Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Chassez le naturel, il revient au bungalow

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Lun 8 Jan - 11:14
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Chronologie : Les minutes qui suivent la soirée de Noël 2017 sur le continent.



Pedge retournait vers la cité en compagnie d’Isia, après cette folle soirée passée à danser, une activité qu’elle ne maitrisait pas vraiment et qu’elle pensait hors de sa portée, car elle demandait d’extérioriser vachement pour se laisser aller à se déhancher. En passant devant le Jumper qui servait de médivac, elle avisa une silhouette avachie. Elle approcha, transie de froid dans sa robe.

« Tu sais que tu es dans le Jumper qui sert de navette médicale pour le continent et qui ne participe pas aux rapatriements des invités pour cette soirée ? », fit Pedge, plantée devant Matt qui somnolait à moitié sur la banquette arrière de l’engin lantien.

Le bungalow qu’elle empruntait sur le continent quand elle séjournait sur Terre, en dehors des murs de la cité, n’était pas loin, et toutes ses affaires étaient dedans. Il était différent de ceux sur le littoral, car implanté dans la forêt, et à usage purement militaire. Peut-être qu’avant de retourner rejoindre Isia dans ses quartiers, elle devrait repasser par là. Il était réservé aux cadres qui restaient sur place quand ils formaient les troupes athosiennes, dont Pedge faisait partie. Elle l’avait pour elle seule ce soir là, puisque tous les autres rentraient sur Atlantis pendant les fêtes, sans parler de ceux qui étaient repartis sur Terre tout bonnement. D’un côté, elle l’avait souvent pour son propre usage car elle était une des rares militaires à avoir la casquette de formatrice des troupes étrangères, une spécialité qui restait anecdotique même si elle faisait le cœur d’action des Forces Spéciales. Certainement que le commandement jugé qu’une personne sur place, dans la galaxie de Pégase, était amplement suffisante. La texane n’aurait pas été contre d’avoir une seconde personne avec elle, parce qu’au final, la charge de boulot était importante. Mais qu’importe, elle fonctionnait bien seule.



Le temps passa lentement, très lentement. La fatigue ne venait pas, c’était bien dommage. Ça aurait pu passer un peu le temps mais non. Une visite du cockpit s’imposa. Il put pour une fois se glisser au poste de pilotage, prenant même les fameuses commandes en main sans pour autant faire réagir l’appareil. C’est ça d’avoir aucune compétence en pilotage. Il ne savait pas sur quel bouton appuyer pour allumer la machine et vu qu’il possédait le gène ennemi, il ne fallait pas espérer quelque chose de positif. Retour à la case départ à savoir la banquette arrière du vaisseau pour une nouvelle attente. Les ongles de la main gauche avaient servis d’occupation et pourtant toujours pas de pilotes. Ils devaient être en train de picoler aux frais des dirigeants. Matt fut tenté de retourner à la fête lui aussi. Non pas par envie particulière mais histoire de cesser d’attendre là comme un con et en plus ça commençait à cailler…

Les mains blotties sous les aisselles dans un vague espoir de les réchauffer un peu, une voix traînante le sortit de ses pensées. Il jeta un coup d’oeil à la jeune femme avant d’observer un peu mieux le véhicule. Deux brancards sanglés en hauteur, pas mal de matériel médical sur les côtés ainsi que pas mal d’objets dont il ignorait le nom. Ça ressemblait effectivement plus à un véhicule médical plutôt qu’à un vaisseau de transport… ça expliquait pas mal de choses sur cette attente et le fait qu’il soit seul. Pourquoi ne l’avait-il pas remarqué plus tôt ? Il n’avait pas bu beaucoup pourtant… Matt se maudit intérieurement avant de se lever avec l’air d’un gamin pris en train de commettre une connerie.

“Je me suis trompé.” bredouilla-t-il vaguement ne voulant pas lui donner raison. Pedge sur la rampe lui bloquait la sortie. Il hésitait à lui faire signe de reculer ou de se pousser un peu mais décida d’y renoncer. Elle venait de l’aider après tout. “J’aurais pu attendre longtemps...”


« Manifestement oui. », fit-elle dans la foulée des propos du jeune homme. Elle le toisa de pied en cape avant de croiser les bras sous sa poitrine, dans une vague idée de retenir la chaleur qui s’échappait de son corps. Il faisait un froid de canard, surtout depuis qu’elle avait quitté la proximité de la seconde responsable du pôle médical. Elle ne savait pas trop quoi faire, le laisser passer, le raccompagner, s’en aller sans un mot de plus… Après tout, il avait passé la soirée à l’esquiver, sans parler des six derniers mois. C’était un peu con comme comportement, et elle devait reconnaître, si elle voulait être pleinement honnête avec elle-même, qu’elle avait contribué à entretenir ce petit “jeu” entre eux sans trop s’en rendre compte. C’était plus confortable de faire semblant de ne pas le voir que d’essayer de discuter une nouvelle fois.

« D’habitude, c’est toi le dernier à t’en aller d’une soirée... », constata-t-elle, juste pour lancer la discussion. Elle frissonna. L’hiver était bien là, et elle allait choper la mort à rester dans sa tenue dans ses conditions. Mais bon, elle n’allait pas le planter là alors qu’il semblait complètement à l’ouest, sans parler de sa solitude peu coutumière. Décidément, elle avait un côté Saint Bernard qui s’exprimait de plus en plus.


C’était étrange de discuter avec elle, d’être seul avec Pedge dans ce vaisseau. Il en était mal à l’aise ne sachant pas trop où regarder, ni même quoi faire. Il l’observa vaguement remarquant sa tenue aussi légère et féminine avant de baisser les yeux trouvant un certain intérêt au revêtement du jumper. Les nouvelles paroles d’Allen le firent levé vers son interlocutrice.

“Oui... Faut croire que je me fais vieux.” répondit-il en haussant les épaules. C’était bien plus facile de mettre ça sur le compte des années plutôt que sur un changement de comportement. Pedge ne serait pas dupe. Il le savait bien qu’elle n’en croirait pas un mot. Il remarqua qu’elle frissonnait. Normal avec sa robe légère. Même lui n’avait pas chaud maintenant qu’ils étaient loin de la foule et de l’agitation de la foule. La galanterie aurait dû le pousser à retirer sa veste pour lui filer. On parlait de Pedge Allen en face, même si elle portait une robe et puis il avait froid lui aussi.

“D’habitude, tu es bien plus couverte que ça…” annonça-t-il avec un petit sourire. Rien de moqueur. C’était plaisant de la voir ainsi. “On se trouve un coin au chaud en attendant le jumper ?”


« D’habitude, tu te serais foutu de ma gueule. », ajouta-t-elle avec un petit hochement de tête. Il n’empêche que le compliment lui fit plaisir, surtout venant de lui qui ne se privait pas, régulièrement, de la chambrer sur le moindre détail qui sortait de l’ordinaire, ou sur n’importe quoi d’autre qui était prétexte à dire quelque chose de méchant ou de blessant.

Elle acquiesça une nouvelle fois. Oui, il valait mieux se mettre au chaud. Pedge savait que les Jumpers avaient déjà entamé leur rotation de la soirée vers la cité, mais elle n’en fit pas part au ranger. Pourquoi ? Tout simplement pour s’octroyer un peu de temps avec lui, histoire de commencer à recoller des morceaux que des sentiments avaient décollé. Elle savait qu’elle était attendue, mais elle ne pouvait pas vraiment faire autrement, et finalement, la situation était propice. Et puis, cela lui permettrait de ne pas tomber dans le piège d’Isia. Elle savait que cette dernière comptait finir la soirée d’une bien belle manière, mais cela passerait forcément par un moment de faiblesse de l’une ou de l’autre, et la texane mettrait sa main à couper que la française pensait que c’était la militaire qui allait craquer la première. Au moins, cet intermède permettrait de faire retomber la pression.

« Je me rendais dans le bungalow de fonction pour les militaires qui restent sur place sur le continent. On sera plus au chaud là-bas. », mentit-elle alors qu’elle était en train de repartir avec Isia il y a quelques minutes. En temps normal, elle aurait peut-être choisi un autre endroit, mais le froid commençait à faire son œuvre sur sa peau déjà blême, et elle crevait d’envie de se mettre au chaud, aussi ne réfléchit-elle pas longtemps.

Sa petite excuse sur son âge ne lui avait arraché qu’un petit haussement d’épaule, mais Pedge n’était pas dupe en effet. Elle voyait bien qu’il n’était plus le même depuis leur mésaventure inhumaine et horrible. Mésaventure était un piètre mot pour l’horreur absolue qu’ils avaient vécu tous les deux, mais il fallait bien avancer, et ne pas donner trop d’importance à cet évènement, même si, au demeurant, Matt garderait des séquelles à vie de cet épisode de son existence au travers de son patrimoine génétique désormais dénaturé.

Le bungalow en bois n’était pas loin. Il n’y avait pas de lumière à l’intérieur, et Pedge montra l’entrée qu’on discernait dans le noir au jeune homme. Pour sa part, elle passa sur le côté de la bâtisse, et disparue dans les ombres mouvantes. Quelques secondes plus tard, le ronronnement d’un groupe électrogène modifié avec une pile à Naquada se fit entendre, comme un doux ronflement que l’oreille finirait bien par mettre de côté assez rapidement, surtout qu’à l’intérieur, il était encore plus étouffé.

D’ailleurs, l’intérieur était cosy, et avait tout d’un chalet de montagne. « Je te laisse fermer les volets, pour la chaleur. », fit-elle en montrant les quelques fenêtres qui composaient les ouvertures dans les travées de rondins de bois qui composaient les murs du bungalow. Elle alluma la lumière dans la pièce également, avant de se diriger vers l’âtre dans lequel des braises rougeoyantes étaient en train d’agoniser. Elle tisonna le tout, remis du bois, provoquant une nouvelle flambée. En arrivant de dehors, surtout dans leur tenue respective, il ne faisait pas froid dans le bâtiment. Il y avait des fauteuils autour de la cheminée, dans ce qui était la pièce à vivre. Plus loin, au fond, se trouvait deux chambres, et dans la pièce principale, il y avait des lits de camps si jamais il y avait du monde. Ils étaient pliés dans un coin. Mais ce n’était pas le seul bungalow des environs. Le personnel pouvait donc se répartir dans chacun d’entre eux. Il y avait une table aussi, un coin cuisine, et quelques équipements électroménager, mais on était loin du grand luxe de la cité. C’était spartiate, fonctionnel, tout ce que l’armée aimait en fait.

« Alors ? Comment ça va ? », finit-elle par demander en revenant près d’un des fauteuils proche de la cheminée, ou elle se laissa tomber tout en lui jetant un regard.


Se moquer d’elle ne lui était pas venu en tête. N’étaient-ils pas déguisés avec ces tenues civiles ? C’était certainement plus flagrant avec elle qui était toujours dans un uniforme à l’allure finalement masculine. Il afficha néanmoins un sourire cette fois un peu plus moqueur en la voyant marcher difficilement jusqu’au logement. Les talons ce n’était pas le mieux pour les chemins de terre. Il doutait qu’elle parvienne jusque-là sans se rompre une cheville mais finalement l’objectif fut atteint. Matt marqua l’arrêt devant ce pavillon en bois. Il ne put s’empêcher de jeter des coups d’œil autour, Pedge l’ayant quitté pour faire certainement une petite commission. Il n’était pas vraiment convaincu sur le côté hutte athosienne mais bon c’était toujours mieux que rester là dans le froid.

L’intérieur coincidait avec l’extérieur. C’était assez rustre niveau confort mais il y avait l’essentiel à savoir un bon feu. Quoique là le feu était plutôt à l’état de braise mais ça dégageait quand même un peu de chaleur et ça c’était bien plaisant. Matt obéit docilement en fermant les quelques volets de la pièce, bien content de ne plus sentir l’air frais avant de s’asseoir dans l’un des fauteuils tendant les mains vers les flammes. Pedge se démena encore quelques minutes avant de finalement se poser à son tour.

“ça va nettement mieux maintenant. Merci !” lui répondit-il avec un sourire. La politesse aurait voulu qu’il lui retourne la question. A quoi bon ? elle aussi devait apprécier cette chaleur après avoir braver le froid de la soirée. Il préféra plutôt observer un peu ce nouvel environnement qui semblait bien familier à la jeune femme. Elle avait su de suite quoi faire ce qui témoignait d’une certaine habitude des lieux. “Tu viens souvent ici ?”


Elle opina une nouvelle fois du chef, avant de virer ses talons. Elle en avait plein le dos de ces foutues chaussures, préférant de loin le confort d’une paire de ranger bien faite. Elle était contente de se poser dans un fauteuil, et surtout, d’être au chaud, et l’urgence de rejoindre une certaine blonde devenait moins oppressante. Elle fit aller ses doigts de pieds, avant de reporter son attention sur le jeune homme.

« Oui, quand je forme les gens sur le continent. C’est là où je dors pour ne pas revenir tous les jours à la cité. J’aime assez. »

Pas étonnant pour qui la connaissait un peu. Elle aimait être seule et être peinarde, et généralement, ici, personne ne venait la faire chier, et elle ne criait pas sur tous les toits qu’elle passait pas mal de temps dans cet endroit. Au moins, elle n’avait pas de visite, surtout venant de Nelly. Elle redoutait que l’hispanique ne trouve son petit sanctuaire. Matt ne devait pas se douter qu’elle prenait pas mal sur elle pour l’introduire dans cet endroit, mais qu’importe.

Elle ferma les yeux, reprenant des couleurs avec les flammes qui étaient plus vigoureuses. Tout était ordonné, il n’y avait pas un poil de bordel. Le bois de chauffage était bien rangé, les couvertures pliées, la table clean et débarrassée, même pas de vaisselle, rien, tout était en ordre. Elle tenait l’endroit d’une main de maître, et ça la faisait toujours chier de revenir au bout de quelques semaines et de voir que les précédents occupants n’en avaient pas pris soin. Enfin qu’importe, c’était les joies de l’armée ça.

« Si tu as froid, il y a des couvertures là bas.. », fit-elle en ouvrant les yeux et en lui montrant un coin du bungalow. Après tout, il avait passé un bout de temps dans le jumper médical. Était-il bourré ? Elle n’en savait fichtrement rien, mais ce ne serait pas étonnant. Comme il pouvait le remarquer, elle restait dans le factuel, sans trop s’avancer dans les conversations.


Ah oui, son statut de formatrice lui revenait en tête. Il n’y avait pas pensé jusque-là mais maintenant ça venait de faire tilt dans son esprit. Forcément maintenant sa question lui semblait complétement con. Il aurait dû savoir et surtout faire le rapprochement. Tanpis il mettrait ça sur l’heure tardive ou sur l’alcool au pire… Pedge sembla lire dans ses pensées en lui proposant des couvertures. Il ne se fit pas prié pour se lever du siège et se diriger dans le coin désigné d’une démarche fluide. Il en profita pour balayer l’endroit du regard. C’était spartiate mais il y avait tout le nécessaire pour vivre ici. C’était bien mieux que ce que les soldats pouvaient avoir une fois au front. Il y avait même une machine à café quoi et avec un peu de chance certainement le wifi ! Tout était impeccable, prêt à l’emploi. Pas de doutes, c’était géré d’une main de maître ou plutôt il mettrait sa main à couper, d’une main de sous-Lieutenant.

Bon les couvertures, c’était plus des sortes de peau de bête que des morceaux de tissu bien doux. C’était surement de fourniture athosienne. Il faudrait faire avec. Tanpis pour l’hypothétique odeur ou problème moral. Tant que ça apportait un peu de chaleur, c’était tout ce qui compte pour lui. Il revint vers l’âtre de la cheminée avant de déposer gentiment une couverture sur les genoux de son interlocutrice.

“Cadeau !” annonça-t-il avant de s’asseoir. Au diable les chaussures. Il appuya dessus avec son pied pour les retirer les envoyant un peu plus loin avant de faire de même avec l’autre. Assis en indien et il s’empressa de vite mettre son plaid autour de lui pour ne plus laisser de peau à nu.
“Ah c’est mieux comme ça !!” soupira-t-il d’aise.


Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui ramène une couverture. Pour sa part, la chaleur du feu lui suffisait, sinon elle aurait trop chaud, et comme la galanterie n’était pas la première qualité du sergent maître, elle ne lui avait pas demandé d’en ramener une, pensant qu’il ne penserait qu’à sa gueule pour le coup. Mais non. Elle le remercia d’un signe de tête, laissant le tissu en peau d’elle ne savait trop quoi sur ses jambes, couvrant le bas de ses jambes de sa robe légèrement relevée. Au moins, ses pieds n’étaient plus en contact avec le plancher froid du bungalow.

« Je ne te ferai pas cher la nuit si tu dors ici. », fit-elle pour le taquiner. Finalement, elle remonta la couverture sur ses bras, couvrant le haut de sa robe et ses épaules nues, ainsi que la fente sous sa poitrine. Cela lui permit de se recroqueviller sur le fauteuil, de ramener ses pieds sous ses fesses, sans crainte de voir le tissu remonter jusqu’à ses hanches et d’être exposée à la vue de Matt.


Une couverture et un feu, des plaisirs simples de la vie qui rehaussaient le moral du jeune homme. C’était vraiment plaisant d’être ainsi blotti dans ce fauteuil. Ça valait presque une bonne couette. Quoique non impossible de rivaliser avec une bonne couette dans laquelle on peut se rouler mais c’était déjà très bien. Matt était en train de bailler, peu discrètement lorsqu’elle reprit la parole. Il tourna la tête dans sa direction fronçant légèrement les sourcils. C’était assez étrange comme proposition. C’était gentil et ça ça ne lui ressemblait pas.

“C’est quoi le piège ? J’aurais le droit de couper le bois, de faire le ménage et la popotte au réveil. Ah j’oubliais corvée de toilettes et dormir dehors, c’est ça ?”


« Oui à tout sauf, pour dormir dehors, j’ai quand même pitié de ton petit corps tout frêle. », répliqua la jeune femme du tac au tac sans sourciller. La chaleur du feu et de la couverture commençait à l’envelopper pleinement, et elle était bien là. Personnellement, elle aurait bien la flemme de repartir au Jumper maintenant qu’elle était calée, mais Matt faisait bien ce qu’il voulait. Néanmoins, elle avait dit à Isia qu’elle la rejoindrait, et il faudrait bien qu’elle prenne la navette et donc, qu’elle ressorte dans le froid. L’avantage, c’était que ses affaires étant sur place, elle pourrait déjà se couvrir un peu mieux. Quoiqu’il en soit, pour Matt, il y avait deux chambres, des lits de camps, il pouvait fort bien squatter ici, surtout qu’à la base, c’était une installation faite pour les militaire.

Ses pieds commençaient à se détendre pour de bon, et maintenant, elle rêvait d’enlever cette robe pour ne plus sentir cette pression sur sa taille, encore que dans la position dans laquelle elle s’était mise, ce n’était plus tellement perceptible.

« Et là, pas de cowboy pour nous tomber sur la gueule pour nous coller en prison. », blagua-t-elle de son air pince sans rire, petite référence à la dernière fois où ils s’étaient retrouvés dans une maison en bois, sur une planète Far Ouest. C’était bizarre de parler et de plaisanter avec Eversman, alors qu’ils faisaient tout pour s’éviter cordialement depuis quelques mois maintenant, mais cela revenait naturellement.

“Ta bonté te perdra, Pedge” répliqua-t-il quand aux conditions pour passer la nuit dans ce lieu. Ce n'était pas ce qu’il avait prévu comme fin de soirée mais c'était toujours mieux que de passer la nuit dans ce jumper à attendre un éventuel pilote.

“C’est sûr” lui répondait-il quand a sa remarque sur la fameuse mission de cowboy. “Pas de colonel non plus…” Ils risquaient de ne pas oublier ce fameux entretien qui avait suivi de peu la mission. Matt se remémorait encore la feuille de convocation avec les très nombreux motifs mais aussi les punitions reçues avec la recopie du code. Une horreur. Son poignet s’en souvenait encore…

La position était confortable mais de là à y passer la nuit. lui avait déjà passé pas mal de temps assis sur cette banquette et chercha donc une autre position. “Je pensais pas finir cette soirée avec toi. Enfin pas que je sois pas content d’être la mais…” dit il en essayant de se racheter.

Ce n’était pas la première fois qu’il lui disait ce genre de chose, sur sa bonté qui allait la perdre, comme si elle était un monstre ou quelque chose comme ça, à ne jamais savoir faire plaisir ou prendre soin de quelqu’un. Elle haussa des épaules, distraitement, en méditant la dessus, mais aussi sur le “colonel” en question. Oui, ils avaient pris une sacrée convocation quelques temps après cette mission laborieuse et troublante. Ils s’en étaient bien tirés, même si un petit goût d’injustice trônait toujours dans la bouche du sous-lieutenant. De son point de vue, ils n’avaient pas tant merdé que ça, et ils avaient tout fait pour limiter la casse. Elle poussa un soupir sans s’en rendre compte, s’agaçant toute seule en repensant à tout ça, et notamment à l’entretien avec Caldwell. Enfin, tout cela était du passé, c’était fait, et ils ne pouvaient rien y changer.

« Mais comme tu me fais la gueule depuis quelques temps, tu ne t’attendais pas à finir dans un fauteuil autour d’une cheminée, en ma compagnie. », dit-elle pour continuer sa phrase. Elle marqua une pause et ajouta : « Logique. Moi non plus. »

Il avait mis les pieds dans le plat tout seul comme un grand, et elle saisissait la perche à pleine main pour le coup. Dans le genre direct, elle n’était pas la dernière.

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“Je te fais pas la gueule” répliqua-t-il de suite tout en s’enfonçant un peu plus dans sa couverture de fortune. C’etait un pur mensonge. Comment ruiner un bon moment en quelques mots… bravo champion. “Je… Je…”, balbutia-y-il en essayant de trouver une sortie. Il n’y en avait pas. Il s'enfonçait juste un peu plus.

Elle voyait bien qu’il pagayait bien comme il fallait. En même temps, elle avait été vache de lui balancer cela de but en blanc comme ça, à la débotté alors qu’ils parlaient de banalités et de choses artificielles comme le confort. Mais l’occasion était trop belle, et quoi de mieux pour faire un point que de se retrouver à deux, isolés ?

« Tu as toutes les raisons du monde de me faire la gueule. », dit-elle dans un soupir en ajustant sa position pour le regarder. C’était quand même elle qui l’avait repoussée au pire moment de sa vie, quand il avait besoin de réconfort, et elle ne regrettait pas ce geste. C’était la bonne chose à faire, celle qui demandait du courage, et celle qui était juste.

Matt s’attendait à un retour de bâton violent comme elle savait le faire. Le genre d’uppercut dont elle a le secret et qui t’envoie au tapis. Pedge n’en dit rien. Au contraire elle se raclait elle même. C'était assez déroutant. Il quitta sa position pour basculer en position assise l’observant.
“Ah ouais ?” Lâcha-t-il curieux de l’entendre La dessus

« Ouais... », répondit-elle simplement. Elle laissa le temps filer un peu. Elle réfléchissait à ce qu’elle voulait dire, mais elle ne savait pas trop comment l’amener sur le tapis de jeu de la discussion. En fait, elle pensait qu’il allait lui dire pourquoi il l’évitait, pourquoi est-ce qu’il faisait la gueule, pourquoi est-ce qu’il était distant. Elle pensait le savoir, mais elle aurait préféré que ça vienne de lui, pour ne pas se mouiller.

« Je comprends que tu ais eu besoin de prendre tes distances, tout simplement. »

C’était pas mal comme phrase ça, au moins ça l’obligeait, dans une certaine mesure, à rebondir la dessus avec ses propres mots.

Elle le comprenait maintenant ? Pedge avait donc essayé de se mettre à sa place. C'était nouveau ça et étrangement cela ne le faisait pas jubiler. À lui de lui tirer les vers du nez.
“Alors pourquoi je t’ai fui d’après toi ?”

Le dialogue lui échappait complètement et elle détestait ça. Il faisait chier à lui balançait des questions à ses affirmations censées le faire parler, pas la questionner. Elle poussa un nouveau soupir bruyant en bougeant dans son fauteuil, signe qu’elle n’était pas des plus à l’aise. Mais bon, puisqu’il essayait de la jouer fine en lui posant des questions sans se mouiller, elle n’allait pas tenter de faire le serpent de mer très longtemps.
« Parce que tu as avoué tes sentiments et que je ne t’ai pas suivi sur ce terrain ? Par exemple. »

Les lèvres furent pincées et le regard dévia quelques instants. C'était toujours difficile de se voir rappeler un échec. Surtout lorsque la personne qui en était responsable remuait le couteau dans la plaie.
“Cela me semble une bonne raison de t'éviter….” Murmura-t-il entre ses dents. Il dévia son regard de l’âtre de la cheminée pour revenir vers elle. “Tu m expliques donc pourquoi tu m'as invité ici ? Seul avec toi ?”

« Peut-être parce que tu étais comme un con dans un Jumper qui ne partirait pas ce soir à te geler les miches ? », répondit-elle du tac au tac avec un petit ton aigri, comme s’il la plaçait au centre de cette manigance, alors qu’elle faisait juste preuve d’altruisme pour le coup. Et puis, à la base, il venait juste pour se réchauffer avant de repartir, donc il faisait comme il veut, s’il voulait dormir, qu’il reste, sinon qu’il s’en aille.
Elle poussa un nouveau soupir, voyant que ça ne servait à rien de s’énerver devant son comportement, mais elle préférait attendre une quelconque réponse avant d’ajouter quoique ce soit d’autre.

Pan dans les dents. Ça c’était fait. Pedge avait raison et ça l’embêtait fortement de le reconnaître. Il soupira bruyamment tout en détournant la tête d’elle. Fini le moment cocooning et détente au coin du feu. Il envoya balader la couverture à côté.
“J’arrive pas à passer à autre chose Allen… J’ai passé des heures avec Sidney dans ce putain de canapé… j’y arrive pas.” Lâcha-t-il après un bon moment de silence évitant au possible de croiser son regard. Mettre en évidence une faiblesse, avouer une difficulté était loin d’etre aise ET plaisant.

Le silence s’était installé. Elle l’avait mouché, une pratique qu’elle maîtrisait plutôt bien le concernant, quand il s’agissait de lui balancer quelque chose dans la tronche. Il fut un temps où il répondait à chaque fois, même en étant mauvais, mais ce temps semblait révolu. Finalement, il lâcha sa petite bombe, bombe qu’elle sentait arriver depuis un moment, et qui expliquait largement pourquoi il l’esquivait régulièrement. Elle pensait quand même qu’en six mois de temps, ou presque, il était passé à autre chose, mais non. D’un côté, c’était un peu lourd, d’un autre côté, c’était mignon.

Elle ne chercha pas à croiser son regard, et puisque lui-même faisait tout pour l’éviter, ce ne fut pas un problème. Elle fixa le feu un moment, laissant les reflets des flammes danser allègrement dans ses prunelles bleutées. Ainsi donc, il en avait parlé à Sidney ? C’était logique qu’il suive une thérapie après sa tentative de suicide, et après les tortures dont il avait été victime. Elle-même y avait eu le droit. Elle ne savait pas quoi dire. Il n’y avait pas de chose juste à répondre.

« Pourquoi tu n’y arrives pas ? », finit-elle par demander, en regardant toujours le feu. Cette question sonnait affreusement bête, mais elle essayait de comprendre, et c’était déjà une bonne chose.

Difficile d’avouer un échec, d’autant plus un échec sentimental. Ce n’était pas la première fois que cela lui arrivait mais il n’arrivait pas à passer à autre chose. Cet obstacle était si fort, si haut qu’il avait forcément eu des répercussions notamment au niveau du sommeil. Il avait été d’une certaine manière obligé de s’ouvrir au psychologue. Ce dernier avait tenté de l’aider, de lui proposer des exercices lui permettant de comprendre la position de Pedge mais lui n’arrivait pas à lâcher. C’était bête. Il y en avait plein de nanas sur cette base, pourquoi s’accrochait à une qui ne voulait pas de lui ? Le Ranger n’avait pas de réponse.

La Sous-Lieutenant lui posa justement cette question piège. C’était logique mais il n’avait toujours trouvé de solution à ce piège sentimental. La seule issue trouvée : prendre la fuite et tout faire pour l’éviter.

“Je ne sais pas...” avoua-t-il osant un regard dans sa direction avant de dévier de suite. Difficile d’avouer ses sentiments, encore plus de discuter avec une personne qui l’avait rejeté. De faire comme si tout allait bien alors que dès son regard se posait sur elle, il y avait une petite étincelle d’espoir qui semblait s’allumer en lui. Faiblement mais elle était là.

“Sidney a passé des heures à essayer de me convaincre. Toi tu m’as bien envoyé quelques bons uppercuts pour me faire lâcher l’affaire” Un petit sourire s’afficha sur ses lèvres. “Faut croire que mon esprit têtu et borné ne veut pas lâcher l’affaire...” dit-il simplement en haussant les épaules avant de se gratter nerveusement derrière la tête.. “Je dois avoir un côté maso.”

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Lun 8 Jan - 18:39
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Pedge comprenait la situation dans laquelle était Matt. Elle n’était définitivement pas à l’aise avec tout ça, et elle ne se sentait pas tellement bien dans son canapé, même si elle prenait sur elle pour essayer de faire avancer le bordel. Elle se sentait d’autant plus mal à la mention des uppercuts, qu’elle lui avait envoyé, alors qu’il était au plus mal, après sa tentative de suicide.

Elle aurait bien sourit à sa conclusion hasardeuse, mais elle ruminait ses propos qui n’en disaient, finalement, pas trop. Elle comprenait facilement la position dans laquelle il était, surtout de se retrouver seule avec elle ici, alors que l’espoir persistait chez lui. Néanmoins, le lieu était plus propice à la discussion que sa chambre d’hôpital à l’infirmerie de la cité, alors qu’il venait de passer à quelques doigts de la mort. Elle aurait du revenir le voir quand il allait mieux pour consolider tout ça. Peut-être qu’il pensait qu’il avait rêvé de tout, que ce n’était qu’un cauchemar lié à son anesthésie, ou une connerie comme ça, elle n’en savait rien, elle n’était pas psy comme Sidney.

D’ailleurs, en parlant de ce dernier, elle était curieuse de savoir ce dont ils avaient parlé tous les deux, mais cela resterait quelque chose d'inaccessible.

« Tu es… amoureux, tu te projettes dans une relation ? Ou tu as envie de moi physiquement ? Enfin... » Elle marqua une pause, son regard oscillant entre les flammes et lui, et la luminosité assez basse de la pièce qui vascillait selon le reflet du feu sur les murs, permettait de cacher le fait qu’elle n’était pas très à l’aise avec ce qu’elle était en train de dire. « Comment tu définis ce que tu ressens et ce que tu veux pour et vis-à-vis de moi ? » Là, elle nageait bien comme il fallait dans un domaine qu’elle ne maitrisait pas, qu’elle ne “voulait” pas maitriser, qu’elle préférait éviter habituellement, qu’elle laissait volontairement de côté car c’était trop dérangeant pour ses émotions qu’elle n’assumait pas, ou au strict minimum.

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Un petit silence pesant s’installa uniquement rompu par quelques éclats de bois dans la cheminée. Une mise au point sentimentale où un seul passait au crible avait très peu de chance de bien se terminer. Forcément il y aurait engueulade à un moment où un autre. Peut être qu’il retournerait au médivan d’ici peu…avec un bel uppercut en guise de réponse.

Les questions arrivèrent. Aussitôt quelques reponses lui vinrent en tête mais il préféra réfléchir un peu, analyser ce qu’il pouvait ressentir au fond de lui. Ce n'était pas le moment de faire le fanfaron ou de répondre n’importe quoi. Il n’y aurait alors aucun intérêt. L’heure n'était plus à la moquerie. Cet épisode si difficile aura eut le mérite de lui amener un peu de maturité. C'était bien là l’un des seuls points positifs. Beaucoup plus de pertes que de gains.

“Je me projette plus dans l’avenir. Avec toi je veux dire.”. Le côté couple, il avait fait une croix dessus. Difficile d’y croire quand l’autre vous met une belle droite. Il avait pourtant tendu l'autre joue pour en prendre une autre. De toute manière il n'était pas vraiment fait pour le long terme. Toujours ses relations avaient échoué à un moment ou un autre. Il déglutit reprenant une bonne minute en l’observant pour essayer d’analyser des sentiments, ce qui pouvait naître en lui en la regardant. Un fin sourire finit par fairet son apparition sur ses lèvres.

“Tu me plais Pedge…” La réponse était simple, peut être même trop. Entrer dans les détails ne le mettait pas à l’aise mais il fallait y aller une bonne fois. “J’aime bien ton caractère chocobon. Tu joues la dure mais tu es tendre à l'intérieur quand on te connaît bien. Tu es quelqu'un de confiance, qui n’abandonne pas. Je savais là bas que tu m’aiderais… Tu es droite dans tes bottes. Un peu trop même.….ton petit côté coincée aussi.”

Le sourire gagna en intensité se faisant un peu moqueur avant de reprendre un air plus sincère lorsqu'il croisa son regard . C'était difficile de s’ouvrir à l'autre d’autant plus que ce n'était pas réciproque. Pedge Allen. C'était comme un fantasme pour lui. On l’espere. On l’imagine. On en a envie. La baffe sera d’autant plus violente quand elle sera donnée par celle-ci d’ici quelques secondes.

“Je te mentirais en disant que je n’aies pas envie de toi.” Finit-il par avouer.


Là, on était pile poil dans la conversation la plus redoutée pour une Pedge Allen. Quoique non pas tout à fait. Ici, c’était Matt qui parlait de ses sentiments, de ce qu’il aimait chez elle, de ce qu’il pensait d’elle, et même si entendre cela dans la bouche d’un homme était une source d’appréhension pour la militaire, ce n’était pas comme si s’était-elle qui se livrait à ce genre d’exercice. D’un autre côté, ce n’était pas désagréable de savoir qu’elle plaisait à quelqu’un, fut-ce à Matt, le type le plus énervant de la cité, il fut un temps. Il lui disait donc qu’il ne se projetait plus dans l’avenir avec elle… Mais était-ce bien vrai ? Elle ne pouvait en être certaine, surtout si, comme il le lui avait dit, s’il était amoureux. Les sentiments ne se balayaient pas comme ça, et si c’était simplement une envie physique qu’il avait, elle aurait dû passer et il serait passer à autre chose. Pourtant, il bloque, encore, alors que ça fait des mois qu’ils ont eut leur première discussion sur le sujet.

N’empêche, il avait bien sa manière à lui de la décrire. Le caractère « Chocobon », elle ne le vit pas venir, et cela lui arracha un rictus qu’il ne put voir puisqu’elle regardait les flammes, trop mal à l’aise pour croiser son regard. Cela lui faisait bizarre d’entendre ce genre de mots. On ne lui avait jamais vraiment dit car elle gardait toujours une distance professionnelle avec les autres militaires, et ces derniers étaient l’essence même de sa vie. Bien sûr, elle avait déjà couché avec des hommes et des femmes tirés de l’armée, même si elle évitait, mais ce n’était pas parce qu’elle avait entendu ce genre de phrase. Là, cela touchait une sphère émotionnelle qu’elle n’avait pas envie d’explorer. Déjà qu’avec Isia, elle se mentait à elle-même alors que l’attrait était là, c’était d’autant plus simple avec Matt. Pedge releva le nez quand il lui envoya qu’il aimait bien son petit côté coincé, et elle croisa son regard et son petit sourire sincère planté sur le visage.

Elle poussa un soupir, tandis que ses lèvres firent une petite moue contrariée alors qu’il faisait sa petite conclusion qui avait le mérite d’être claire. Cela lui fit une décharge dans le ventre. Ce n’était pas anodin, même si elle lui avait demandé, d’entendre dire de quelqu’un qu’il avait envie de vous. Elle ne savait pas si c’était une forme d’excitation, d’envie, ou de peur primitive. Elle détestait cette dernière idée, en bonne prédatrice qu’elle était. Un silence s’installa dans la pièce tandis qu’elle méditait les propos du jeune homme. Elle réfléchissait à plusieurs options : devait-elle l’interroger plus en avant sur ses sentiments, au risque d’entendre ce qu’elle ne voulait pas entendre ? Devait-elle se satisfaire de son explication lacunaire de « leur relation » ? Devait-elle allait dans le sens de ses espoirs ? Devait-elle le prendre comme un jouet sexuel et se satisfaire de ça ? Est-ce qu’il se satisferait de ça ? Ne voudrait-il pas plus après ? Qu’en serait-il de la chaîne de commandement ensuite ? Comment serait-il sur le terrain après qu’il avait exploré les tréfonds du sous-lieutenant Allen ? Prendrait-il des libertés ? Ferait-il des remarques ?

Elle poussa un nouveau soupir face à ce tourbillon de questions qui lui irritaient le cerveau. Pour elle-même, elle opina du chef, comme-si elle répondait à une question intérieure. « Je vois… », lâcha-t-elle pour gagner du temps. Ce n’était sans doute pas la réponse qu’il espérait de but en blanc comme ça. La miss n’était pas à l’aise et elle ne savait pas quoi faire ni qu’elle orientation donner à cette conversation. Mais il ne fallait pas se leurrer. Elle avait commencé à mettre les pieds dans le plat, à crever l’abcès, il fallait qu’elle continue d’appuyer sur la plaie pour en extraire tout le poison. Elle devait avoir le cœur net sur quelques points que les réponses de Matt qui ne lui permettaient pas de se faire une idée, afin que tout soit clair dans sa tête.

« Et donc… Qu’est-ce que tu aimerais ? Une amitié physiquement améliorée ? »

Bonjour la conversation naturelle… Surtout pour elle.

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C’était assez étrange de passer aux aveux à un moment pareil. D’habitude, c’était plutôt au réveil après avoir passé un charmant moment avec une demoiselle qu’il commençait un peu à cogiter. Là, c’était dans un fauteuil près d’une cheminée. Ok l’endroit était plutôt romantique mais il devenait plutôt glauque en entendant leur conversation. L’un qui avouait son envie d’aller plus loin avec l’autre et pas de réponse en face. Etant passé aux aveux et d’une certaine manière soulagé d’y être parvenu, le Ranger put scruter les réactions de la jeune femme.

Cette fois ce fut elle qui rompit le contact visuel prenant le temps de la réflexion pour méditer à ses propos. Cela n’empêchait pas le militaire de faire de même. Il s’attendait à se prendre une nouvelle droite en pleine figure. Pedge ne l’aimait pas à sa manière. Il en était conscient mais après tout c’était elle qui l’avait forcé à avouer ce qu’il avait sur le coeur. Il l’avait pourtant prévenu qu’il y avait peu de changement malgré des séances chez le psychologue. Au moins prenait-il la peine de se soigner ou du moins d’essayer même si les résultats n’étaient toujours pas à la mesure des espoirs. Sa prise de paroles fit froncer les sourcils de son interlocuteur. Si elle voyait quelque chose, elle serait bien gentille de venir l’éclairer un peu car lui ne voyait pas grand chose. Lui était dans une impasse, plongé par son esprit mais elle avait encore une échappatoire. Un coup de pied et là voilà remonté à la surface, loin de ses griffres. Matt soupira à son tour reportant son attention sur les flammes. Il attrapa le tisonnier pour déplacer un peu la bûche et ainsi attiser davantage le feu. Une manière de s’occuper l’esprit en attendant sa réponse.

Cette dernière finit par arriver et l’amusa quelque peu. Elle parlait bien de fuck-friend là ? De plans sexes réguliers là ? Il repartit à la recherche de son visage et n’y lu aucune trace d’amusement. Miss Glaçon lui fit perdre son sourire avant qu’il ne baisse les yeux essayant d’imaginer un peu la situation. Leur complicité serait retrouvée au titre de leur amitié, de leur lien de frères d’armes et serait amélioré par une autre complicité. Se retrouver ici et là pour un moment de fun avant que chacun ne retourne de son côté, libre comme l’air. L’idée de s’envoyer en l’air avec la demoiselle dans un recoin de la Cité ou entre deux missions lui vint en tête. Ça c’était plutôt plaisant. Miss Glaçon se transformait-elle en Miss Lave dans une autre situation ? Il jeta un regard vers elle, son sourire malicieux refaisant son apparition. Elle semblait toujours aussi sérieuse...

“Ça m’irait mais il n’y a pas que moi dans cette situation… et toi, tu as envie de quoi ?”

Certes, Matt était celui qui avait les soucis. C’était lui l’origine des problèmes mais dans ce qu’il envisageait, il fallait deux personnes consentantes. Le Sergent-Maître lui avait avoué ses envies...Il n’allait pas aller plus loin sans elle. Il ne doutait pas qu’Allen ne se laisserait pas imposer quoique ce soit. Ce n’était pas une nana soumise pour qui on décidait. Elle restait seule maître de son destin, de sa vie qu’elle verrouillait d’ailleurs à la perfection. Matt avait eu la chance d’en partager quelques brides. Pas suffisamment pour la connaître bien mais suffisamment pour lui donner envie de gratter la surface.

Après quelques secondes, minutes de silence pesant qu’il occupa à observer Pedge : les traits de son visage, sa silhouette, son cou ainsi que les lignes qui descendaient mais qui était malheureusement dissimulés sous cette couverture. Il lui fallait avancer, mettre les pieds dans les plats et poser LA question. Une réponse positive et les voilà un peu plus avancés. Une négative et c’était une nouvelle claque pour lui mais aussi un moment de vérité. Ok elle lui plaisait mais l’inverse était-il réciproque ? Allen avait-elle la moindre considération pour lui qui dépassait le domaine de l’amitié ? avait-elle la moindre vue sur lui ? Il se racla la gorge avant de s’exprimer d’une voix claire, sans fioriture ou même trace de moquerie.

“Hey Sous-Lieutenant Allen, je te plais ? Oui ou non ? ”

Vive le romantisme ! Il savait qu’en interpellant par son grade, il la ferait régir. Ils étaient pourtant bien loin de tout ça… Qu’elle était bancale la relation hiérarchique dans un moment pareil. Elle l’avait toujours été entre eux de toute manière.


De quoi elle avait envie ? Là, sur le coup, de rien de spécial tant elle n’était pas à l’aise du tout. Mais il fallait bien qu’elle réponde quelque chose, puisqu’il s’était montré franc. Quoiqu’il en soit, il avait raison. Ils étaient deux dans l’histoire, et elle savait clairement la position de Matt dans l’affaire, bien qu’elle doutait fortement qu’il soit attirait uniquement que par son physique. Il allait vouloir plus à un moment ou à un autre. C’était évident, surtout après tout ce qu’il avait dit.

Elle se passa la langue sur les lèvres en réfléchissant, alors qu’un silence pesant s’abattait sur la pièce. Elle n’avait toujours pas répondu à sa première question, les yeux plantaient dans les flammes, quand il lui asséna un second coup avec une autre interrogation. Oui ou non ? Il était marrant lui. Elle lui jeta un regard en biais.

« J’en sais rien. Je pourrai coucher avec toi, si c’est le sens de ta question. »

Autant être honnête. Elle avait couché avec pire que lui, juste pour se défaire d’une frustration. Il n’était pas spécialement beau, mais il n’était pas moche non plus. C’était certainement un bon coup, quoiqu’elle se demandait pourquoi il ne gardait pas ses copines plus longtemps. Est-ce qu’il avait juste envie de baiser un coup de temps en temps, et que ça n’allait pas à ses demoiselles ? Si c’était ça, alors ce serait parfait.

« Mais pas ce soir. Pas après cette petite discussion tout ce qu’il y a de plus naturelle. », fit-elle avec ironie. Elle n’était pas chaude du tout et cela tenait de son mal être de parler de tout ça. Ca ne se faisait pas “naturellement”. Ils prenaient une décision réfléchit, comme un pacte, et le côté impulsif qu’elle entretenait pour ce genre de comportement sexuel n’y était pas.

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merci !                               couleur : darkcyan
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L’affirmation de Pedge lui arracha un petit rire tandis qu’il baissait la tête. Ça donnait l’impression que bon elle ne le trouvait pas terrible mais qu’en fermant les yeux, elle arriverait à passer au dessus. En même temps devait-il s’attendre à autre chose d’une femme qui avait passé son temps à lui mettre des droites dans la tronche ? Certainement pas. C’était déjà un miracle qu’elle lui dise oui. Ça devait bien lui arracher la tronche. Matt eut une pensée pour ses précédentes conquêtes. Elle n’avait pas eu l’air de se faire trop prier pour partager ses draps. Pedge savait se faire désirer, c’était sûr.

Il finit par tourner la tête dans sa direction tandis qu’elle précisait ses pensées. OK pour coucher ensemble mais pas ce soir. Elle désirait certainement ne pas lui donner trop d’espoir, de lui casser l’envie de suite d’après plus loin. Dommage. L’envie était là mais il y avait surtout en lui un certain soulagement. Pour une fois, ce n’était pas une droite qu’il se prenait en pleine face. Ça faisait plaisir. Ça changeait un peu de d’habitude.

“Ok” répondit-il simplement comme pour lui faire savoir qu’il n’allait pas se ruer sur elle. Cela faisait déjà beaucoup pour une soirée. Ils avaient effectués de véritables bonds de géants en passant de personnes qui s’évitent comme la peste à amis. Le lien qui les unissait n’avait pas été brisé, il avait simplement été mis à mal et il avait fallu d’un peu d’entretien pour qu’il brille de nouveau. Avec des gestes lents, Matt ramassa la peau de bêtes et entreprit de s’y blottir une nouvelle fois. Il finit par rompre le silence avec un bâillement un peu trop sonore qu’il camoufla bien trop tard. Tanpis pour la discrétion et le côté gentleman. L’heure tardive et la fatigue commençaient à mettre à mal l’organisme. Quelques mouvements rotatifs de la tête furent exécutés dans un vague espoir de lutte. C’était vain. Les paupières étaient lourdes. Le fauteuil confortable mais la position n’était pas non plus des agréables sur le long terme. Il gesticula un peu à la recherche de confort mais rien n’y fit. Trop de temps passé assis dans les dernières heures. Il finit par se masser le visage, insistant notamment sur les yeux.

“Je crois que je vais me coucher.”

Où ? Il n’en avait pas trop d’idée mais il trouverait bien un canapé, un lit de camp voir une surface plane pour l’accueillir. Tanpis pour les chaussures, elles resteront là. Il n’avait pas le courage de les remettre maintenant ou même de se pencher pour les emenner avec lui. Il jeta un vague coup d’oeil circulaire à la pièce avant de revenir vers elle.

“Bonne nuit, Madame l’officier.” Il la gratifia d’une petite pichenette sur l’oreille droite avant de s’éloigner d’elle pour éviter une éventuelle réplique. Matt s’aventura à pousser l’une des deux portes qui donnaient sur la pièce de vie. Bingo ! Il y avait des lits superposés faits de bois, certainement de composition athosienne. Il n’accorda que très peu d’importance à la décoration s’évertuant à trouver un lit de libre pour s’écrouler. Quelques derniers gestes pour défaire cette ceinture et ses derniers vêtements et le voilà dans les bras de Morphée. Avoir l’esprit apaisé facilitait l’endormissement.


Elle opina du chef. S’il était ok, tant mieux. Elle espérait seulement qu’il n’irait pas fanfaronner sur les toits et qu’il garderait ça discret, mais elle sentait que le nouveau Matt n’était pas de ce bois là. Comme elle était chiante, elle le lui dirait certainement, histoire d’être sûre. Enfin, qu’importe, il annonça son désir d’aller se coucher, et elle lui fit un signe de tête qu’il pouvait. Elle avait une flemme monumentale de retourner sur la cité, mais elle l’avait dit, et elle tenait toujours parole. Elle ne pensait pas que la conversation avec Eversman durerait aussi longtemps… D’un côté, c’était un mal nécessaire, et elle n’en revenait toujours pas d’avoir dit qu’elle coucherait avec lui juste comme-ça. Mais n’était-ce pas ce qu’elle faisait habituellement avec toutes les personnes avec qui elle s’envoyait en l’air ? Elle prenait, le temps d’avoir besoin, et elle laissait de côté. Ferait-elle de même avec un coéquipier avec qui elle avait vécu des choses importantes et terribles ? Y arriverait-elle seulement ? Et lui ? Ne faisait-il pas ça juste pour avoir la satisfaction d’avoir dans son lit une femme qu’il aime ?

Bref, si Matt se couchait dans la seconde chambre avec l’esprit apaisé, ce n’était pas le cas de Pedge, qui lui souhaita néanmoins bonne nuit.
« Bonne nuit monsieur le sous-officier. »
Elle le laissa rejoindre ses quartiers pour la nuit, et quant à elle, elle bifurqua vers la seconde chambre pour prendre un uniforme soigneusement plié, ses rangers, des chausettes et sous vêtements, et surtout, un veste. Ça allait faire con de se promener comme ça, mais il faisait trop froid pour y retourner les épaules dénudées.

Sur la pointe des pieds, elle quitta de nouveau sa chambre avec son sac, comme une adolescente qui ne voulait pas se faire prendre (du moins en quittant le domicile des parents), et elle revint dans la pièce principale pour réalimenter le feu avant de partir. Elle chaussa ses talons sur le pas de la porte et elle s’en retourna au Jumper pour attraper le dernier qui partait pour la vingtième fois de la journée vers Atlantis, avec le reliquat des derniers convives. Ca puait l’alcool, la transpiration, ça se bêcotait pour certain.

Pedge passait une soirée intéressante sur bien des plans.

END 08.01.2018

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