Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

[MJ26] Accropa - Exploration

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Sam 13 Jan - 20:16
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MJ26 : Les Grands Explorateurs # EQUIPE 2
Karola Frei - Aiden Ford- Skyler McAlister - Cody Fuller- Eiko Asch


Chronologie : 07 janvier 2018

Secteur d’Accropa Sous-secteur 13.5

La toile nacrée s’ouvrit brutalement dans le vide stellaire, dans une zone où les débris étaient les moins nombreux, des éclairs et zébrures déchirant l’espace temps pour former un tunnel d’où le Dédale émérgea soudainement. L’observatoire effectua immédiatement ses vérification tandis que les F-302, mené par le CEG Apollo, sortaient en équipe pour sécuriser les lieux.

Le croiseur se dirigea en direction de la Gyre qui grossissait à vue d’oeil. Dans quelques minutes, le vaisseau serait en position de tir pour envoyer sa torpille d’abordage. L’équipe avait eu tout le temps nécessaire pour s’y installer. Cela était spartiate mais amplement suffisant pour ce type de manoeuvre. Des sièges métalliques avec des ceintures renforcées et des zones de rangements pour leurs matériels.

Durant le voyage, le groupe avait reçu plusieurs formations sur les divers équipements qu’ils utiliseraient. Les combinaisons spatiales en premier lieu, avec les risques inhérents à l’espace et dans les endroits accidentés. Puis vint la présentation de la balise et de son efficacité. Dick, l’un des experts de l’observatoire du Dédale, leur expliqua combien le sac à dos leur serait précieux pour transférer le fret. Il insista sur le fait que la téléportation du Dédale était très instable à cause de la masse très importante de la Gyre et de ses effets gravitationnels. Les puces sous-cutanées n’étant pas suffisantes malheureusement, sinon ça serait trop facile, les balises pouvaient être activées sur un mode de “signes vitaux” pour permettre à l’équipe de se téléporter ou de faire un repli urgent en toute sécurité. Ou d’avoir un mode “normal” téléportant un cercle de trois mètres de rayon au maximum de sa puissance du non biologique (matériel) et si il n’avait que peu de problème d'interférence. Pour ce cas, il fallait compter plus sur du 3 mètres de diamètre, un peu plus avec de la chance.

Seulement voilà, ces balises ne pouvaient pas faire les deux modes en même temps. C’était le matériel ou les hommes. Mais une balise à elle seule ne pouvait pas transporter les deux. Il était donc très important que la répartition de ces émetteurs soit judicieusement choisi.

Pour finir, on présenta à tout le monde la torpille d’abordage Tyran. L’ingénieur de pont Tyrol s’était personnellement déplacé pour leur permettre d’entrer et de se familiariser avec cet environnement particulier. C’était un peu comme s’installer dans les sièges d’un véhicule spatial purement terrien, avec des sangles et des baudriers. Les deux sièges plus à l’avant étaient attribués aux pilotes et les commandes s’y trouvaient. Une nacelle à l’arrière permettait de stocker et d’emporter tout ce dont ils auraient besoin.

Le chef Tyrol présenta le panneau de contrôle des sondes qui devaient vérifier l’atmosphère derrière le blindage, un scientifique serait utile pour le contrôle de ce poste. Il y avait aussi le système magnétique permettant l’accroche de la cible, facile à utiliser, que quelqu’un devait contrôler. Puis suite à cette présentation, il répondit à toutes les questions.
Bref, lorsque l’unité de Karola fût mobilisée avant la sortie d’hyperespace, tout le monde avait reçu les formations nécessaire à l’emploi du matériel. Le sergent d’artillerie Mevelson leur avait fait un signe de son pouce avant de verrouiller définitivement le panneau. Ils étaient tous plongés dans la pénombre de l’intérieur du véhicule.

La torpille tyran fût placée dans l’un des rampes missiles du Dédale et le lancement se fit en douceur après un décompte sonore. Pas de hublots, pas de visibilité sur l’extérieur stellaire, mais les écrans montraient une patrouille de F-302 cernant la torpille qui prenait maintenant de la vitesse. L’équipe n’était pas seule, les communications fonctionnaient très bien. Ils étaient encadrés et la communication était constante.

En seulement quelques minutes, un ping sur le radar signala la présence de l’Esshelo. Une caméra embarquée, ajoutée aux sondes, leur offrit cette fois-ci l’image d’un croiseur de classe Orion plus épais, et surtout plus long, plié et bosselé en tous sens. Une bonne moitié de sa partie supérieure n’était pas refermée, munie d’immenses attaches, pour permettre le transport d’immeuble préfabriqués entiers. Quelques morceaux s’étaient scindés et se pressaient contre la plaine de déchets métallique. On aurait cru à un navire échoué dans un fond marin fait de métal et de gazs en tout genre. De très anciennes marques de brûlures laissaient à penser que le croiseur avait reçu de très nombreux tirs et qu’il avait également subi, sur d’autres parties de sa coque, des incendies et des explosions décompressives.

Comme dit lors de la mission, tous les secteurs d’appontage par F-302 étaient détruits ou ne répondaient plus. Il fallait trouver une zone d’abordage et les appareils de mesure, avec l’aide de l’observatoire du Dédale, ciblèrent trois zones sécurisées. Une au Nord, à l’Ouest et au Sud.

Laquelle allaient-ils prendre ?

-------------------
Vous avez jusqu'au 21 janvier pour répondre
Selon votre réponse, nous donneront un ajout à Karola, pour qu’elle puisse décrire l’environnement de l’autre côté.
Ordre comme vous voulez de préférence Karola en première


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Jeu 18 Jan - 14:06
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L’heure passa rapidement, lorsque Karola fut équipée et prête elle se rendit au point de rendez-vous où elle et son équipe serait téléportée dans le Dédale. Une fois là-bas, ils furent tous pris en charge et couvert d’une tonne d’informations concernant la marche à suivre, les manières de procéder. Karola nota tout particulièrement les limites d’utilisation des balises qui seraient à utiliser avec soin et réflexion. Cependant, les terriens n’étaient pas les plus à plaindre, non Karola s’inquiétait plus pour la pégasienne qui les accompagnait. Eiko avait reçu des cours d’anglais de manière intensive mais les termes techniques employés par les techniciens du Dédale ne devaient certainement pas faire partie du vocabulaire enseigné. Aussi, peu avant qu’ils n’embarquent à bord de la torpille, le major s’approcha d’elle.

« Est-ce que tout va bien Eiko ? Ne vous en faites pas, nous serons là pour vous aider si besoin. »

Finalement, ils arrivèrent bien vite dans le giron de la Gyre, les nombreux discours d’explications aidant à faire passer le temps. Tyrol ayant terminé de les informer sur les spécificités de la torpille Tyran, Karola fit face à son équipe pour donner ses derniers ordres avant embarquement.

« Ford vous occuperez le poste de pilotage et j’essayerais de vous co-piloter du mieux possible. Eiko je vous charge du panneau de contrôle. Le soldat Fuller et le Dr McAlister vous aiderons en cas de problème de compréhension. Maintenant, si tout le monde est prêt, allons-y. »

Elle salua et remercia les intervenants du Dédale pour leur explications et leur patience et elle se dirigea avec son équipe vers leur vaisseau spatial assez spécial. Elle prit place à son poste de co-pilote et attacha solidement les sangles. Elle ignorait quel genre d’effet cela faisait d’être propulsé dans l’espace depuis une torpille mais elle préférait être le moins secouée possible. Tous attachés, elle fit un signe à Mevelson pour lui signifier qu’ils étaient prêts. Ce dernier le lui rendit et initia le largage. La soute se referma petit à petit, réduisant la luminosité intérieure qui mourut lorsque la porte se referma. Seule l’éclairage des écrans permettaient aux voyageurs de ne pas être plongés totalement dans le noir.

Ils ne purent qu’être les témoins passifs du lancement de Tyran, finalement cela secouait un peu mais ce n’était pas aussi terrible que ça. Le major pria silencieusement pour que personne de son équipe ne se montre claustrophobe. Elle espérait particulièrement que ce ne soit pas le cas d’Eiko qui avait vécu une expérience malheureuse à bord de son caisson de survie avant d’échouer dans l’océan lantien. Mais elle savait que Cody et Skyler saurait trouver les mots pour l’apaiser si jamais elle montrait des signes de panique. Quant à elle, elle devait se concentrer sur le co-pilotage. Ses yeux parcouraient l’écran se trouvant devant elle et elle reconnut la signature des F-302 qui volaient devant eux pour les encadrer pendant leur voyage jusqu’à l’Esshelo. Ford n’avait finalement pas grand-chose à faire, alors le voyage se passa relativement bien de ce côté.

Lorsque le signal du vaisseau apparut sur les radars elle le désigna du doigt pour attirer l’attention des autres dessus.

« L’Esshelo est en vue. » Et puis des images de ce qu’était l’épave firent leur apparition sur un autre écran beaucoup plus évocatrices que le simple point du radar. Il leur permettait de voir à quoi ressemblait l’Esshelo, ou du moins ce qu’il en restait. Le vaisseau était immense et ne laissait pas de doute quant à sa classe.

« Les Wraiths s’en sont donné à cœur joie, notre mission ne sera pas une mince affaire. » C’était une évidence mais il valait mieux avertir les autres pour éviter qu’ils ne se fassent trop de fausses idées.

On lui avait précisé avant de partir qu’elle allait devoir choisir leur zone d’atterrissage et ce moment était venu puisque le Dédale les informa que l’observatoire avait pointé trois sites d’accueil potentiels. Elle observa les zones ainsi désignées. La zone Nord et celle de l’Ouest étaient dans son champ de vision mais pas la 3ème.

« Ford, dirigez-vous un peu plus vers la zone Sud si vous voulez bien. »

Après que le lieutenant se soit exécuté, Karola considéra l’endroit et se rendit compte qu’il semblait un peu moins accidenté que les deux précédentes. Ils ne pouvaient que se fonder sur cela car ils n’avaient guère de plus amples informations, en tout cas pas tant qu’ils seraient à bord.

« Bien, je pense que nous allons débarquer de ce côté. » Annonça t-elle à son équipe avant de l’annoncer au Dédale.

//« Pôle Com, ici le Major Frei. Nous allons apponter depuis la zone Sud.//

Il n'y avait plus qu'à espérer que par cette entrée ils parviendraient facilement à s'infiltrer à l'intérieur de cette immense épave.



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Jeu 18 Jan - 22:46
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Tout se passait comme prévu.
La torpille Tyran se positionna en face du blindage encore sain de l’Esshello et, sous les commandes et les vérifications de Ford et Karola, les attaches magnétiques se fixèrent sur la carlingue. Les sondes s’activèrent pour détecter l’environnement à l’intérieur et l’atmosphère fût signalé : du chlore gazeux, héritier d’un oxygène décomposé avec l’âge. Très toxique à la respiration. Mais l’équipe s’y attendait.
Il ne semblait pas y avoir d’autre menace.

Le système s’activa.
Un procédé basé sur la technologie vieille mais sûre du gel thermite : un faisceau de chaleur si intense que le pourtour d’occupation de la torpille dessouda littéralement le blindage. L’intérieur du Tyran étant peu à peu soumis au vide, il n’y avait plus qu’à ouvrir la porte pour pouvoir accéder à l’intérieur de l’Esshelo.
La première chose qu’ils purent observer fût cette horrible pénombre qui ne fuyait qu’en face des faisceaux lumineux de leur lampes. L’air vicié était chargé de débris, comme des milliards de grains de poussières voltant sous le manque de gravité, malgré celle exercée par la gyre. Mais ici, cela ne se sentait pas trop.
Il s’agissait d’une simple coursive de l’Esshelo, rectiligne, allant de la droite à la gauche.

A droite, toute la structure s’était effondrée, ramassée sur elle-même, laissant apparaître l’ossature interne de ce vaisseau en témoignage d’une horrible agonie. A gauche, en revanche, il y avait une porte automatique qui semblait encore, et curieusement, alimentée. Son témoin lumineux indiquait que le panneau se léverait en l’approche du gène ATA ou de l’activation de la commande manuelle.

L’équipe en était là de ses constatations, prêt à entamer le voyage dans les entrailles de l’épave, lorsqu’un bruit très inquiétant eu lieu. Un grincement remonta le long de la paroi au-dessus de leur tête, des vibrations visibles à l’oeil nu parcourant le métal et migrant jusqu’à eux.
Et soudainement, comme si le diable les y avait attendu, une détonation eu lieu. Un morceau du plafond s’ouvrit soudainement en laissant paraître des tuyaux éventrés, érodés et abimés qui laissèrent filer des gazs dans le couloir à un rythme fou. La pression avait dû s’y exercer depuis ces milliers d’années et, maintenant, elle cédait sous la simple action de découpe du tyran.

Karola fût soudainement engloutie dans un brouillard épais et blanc. Elle disparut littéralement des yeux de son équipe, le gaz trop opaque pour pouvoir discerner sa position. Du côté des détecteurs de la scientifique, plusieurs alarmes se mirent à sonner. La pression augmentait de plus en plus. D’ailleurs, ça se sentait sur leur combinaison, elle était plus comprimée qu’avant. De nouveaux bruits inquiétants montèrent dans la coursive. Des craquelures, des bruits de tôles pliées et qui grincent, malmené par ce nouvel environnement.
Il y eut comme un puissant coup de feu, la détonation d’un énorme pétard, qui résonna à l’instant même où le sol explosa comme un chou fleur sous les pieds de Ford et Skyler, les propulsant furieusement jusqu’au plafond.

Un éclat de métal plat s’était arraché et avait impacté la visière de Cody qui commença à entendre un sifflement puissant, signe d’une perte d’oxygène. L’alarme de son casque s’activa pour signaler la fuite alors qu'une fissure de cinq centimètres s'était dessinée sous son nez.
Et la porte, qui s’était pourtant doucement ouverte dés qu’elle avait capté leur présence, se referma en faisant passer son témoin au rouge, signe de fermeture d’urgence.

Pourquoi ? Parce que la paroi sur laquelle s’était fixée le Tyran commença à montrer d’inquiétant signe de faiblesse. C’était elle qui faisait des bruits de pliures sous la pression et un petite ouverture se dessina sur la droite.

Puis une sur la gauche.
Puis deux, quatre, douze !!!!

Le brouillard qui avait englobé Karola commençait à être tiré en direction de celui-ci, montrant bien que l’atmosphère fuyait dans cette direction.
Il fallait agir vite. La formation de base contenait un chapitre qui s’appelait “la décompression explosive”. Tous les signes étaient réunis. Il fallait stabiliser la situation et c’était URGENT !




Citation :
Karola : Dans le brouillard, tu es aux prises avec quelque chose qui s’est accroché à toi. Comme si un corps te faisait “un calin”. Tu te rendras compte que le gaz à propulsé un cadavre Lantien momifié sur toi.

Ford : Tu as été éjecté jusqu’au plafond et la gravité ne fonctionne plus vraiment. Tu vois les deux tuyaux devant toi expédier du gazs à toute vitesse, de plus en plus, augmentant la pression interne.

Skyler : Tu as vu Cody se prendre un débris en plein visage ! Il semble que ça va mais il ne se rend pas compte que le métal gonfle dans son dos. Il va y avoir une nouvelle détonation de gaz et il va tout se recevoir de plein fouet sous peu.

Cody : L’alarme sonne mais l’atmosphère de ta combinaison ne fuit pas vite. Le danger est limité, il te reste une minute avant que tes réserves partent à l'extérieur !

Ash : Tu vois la paroi de blindage se couvrir d’entailles à cause de la surpression. C’est à cause de ça que la porte se ferme : mesure de sécurité. Il faut soulager la pression et colmater les fuites pour faire croire au système que cet endroit est sain ! Il y a le nécessaire dans la soute de la torpille mais ça demande de la main d’œuvre et le temps est compté.
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Ven 19 Jan - 3:23
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Les autres membres de l'équipe posèrent à leur tour leurs questions, à commencer par Karola qui demanda s'il y avait une possibilité de rencontrer des wraiths sur le vaisseau lantien. Cette idée me fit frissonner, car bien que n'ayant jamais rencontré ces créatures, je savais parfaitement ce qu'elles étaient, et le danger qu'elles représentaient. Que ferais-je si je me retrouvais devant l'un de ces monstres ? J'espérais qu'il n'y en avait pas sur l'Esshelo, ça serait plus simple. D'autres questions fusèrent, notamment sur les conditions de vie que nous aurions à bord du vaisseau en perdition, en particulier par rapport aux différents gaz que nous pourrions rencontrer. Une fois que toute l'équipe eut terminé de poser des questions, le major Frei prit la parole et donna des instructions pour mener cette mission à bien. Puis, les deux autres militaires se présentèrent, ainsi que la jeune femme inconnue, dont l'accent et la façon de parler anglais démontraient bien qu'elle était étrangère, et qu'elle venait d'arriver. Il s'agissait sans doute la pégasienne qui s'était crashée dans l'océan il y a près de deux mois. Je fis un petit sourire à l'assemblée, me présentant également.

"Bonjour, je suis le docteur Skyler McAlister".

Vint enfin le moment du top départ afin de se préparer. Tout le monde se levait pour quitter la salle. Je fis de même, attrapant mon gobelet où se trouvait un fond de café froid. Mais, au moment où je me tournais, quelqu'un me heurta, et je laissai échapper le gobelet de ma main. Ce dernier tomba par terre, renversant le reste de café sur les chaussures de cette personne. Aussitôt, gênée même si ce n'était pas vraiment de ma faute, je me penchai pour ramasser le gobelet, tout en m'excusant.

"Je suis désolée, il m'a échappé. Heureusement, il n'y avait presque plus rien dedans".

Je jetai le gobelet vide dans une poubelle, puis je me dirigeai à mon tour vers la sortie de la salle. Je suivis les autres jusqu'à l'armurerie pour recevoir mon équipement. J'avais très peu de missions interplanétaires à mon actif, et c'était la première fois que j'allais être aussi bien équipée. Je fus d'ailleurs un peu impressionnée de voir tout ce qu'il fallait emmener. Heureusement, le Caporal McArty était patient, et m'expliqua tout ce qu'il y avait. Il m'aida à enfiler le gilet MOLLE, s'assurant qu'il était bien attaché. Je mis du matériel dans les poches du gilet, pratique d'accès, mais je me figeai lorsque le militaire me tendit un holster de cuisse. Une arme. Je secouai la tête en le regardant.

"Désolée Caporal, je ne prends pas d'arme".

Certes, partir sans arme était suicidaire, et ne pas savoir les utiliser signait son propre arrêt de mort. Mais je ne pouvais pas donner la mort, ni blesser quelqu'un. J'avais fait serment de protéger la vie et non de la prendre. Le Caporal sembla comprendre mes craintes, et il me rassura aussitôt.

"Ne vous en faites pas Docteur, ce n'est pas une arme létale. Il s'agit d'un stunner wraith, il envoie un rayon paralysant à la cible, c'est tout. C'est pratique si vous voulez neutraliser quelqu'un sans le tuer ni le blesser. Les armes à feu sont prohibées pour votre mission, trop dangereuses si vous vous retrouvez entourés de gaz inflammable ou explosif".

Une arme paralysante qui ne blessait pas, ni ne tuait la cible ? Bon, je pouvais la prendre. Elle n'allait pas à l'encontre de mes convictions. Encore fallait-il que je sache m'en servir, mais il valait mieux l'avoir avec moi. Avec l'aide de McArty, je plaçai le holster autour de ma cuisse, l'arme à l'intérieure. Puis, je mis les lentilles de vision nocturne, j'ajustai l'oreillette en vérifiant que la radio fonctionnait. Côté équipement, j'avais tout pris. Mais, il me manquait quelque chose d'important. Je quittai alors l'armurerie pour me diriger vers l'infirmerie. J'y pris un sac médical complet, m'assurant qu'il ne manquait rien à l'intérieur. Ce sac pesait quelques kilos à lui tout seul, quatre ou cinq, mais j'étais formée pour le porter. Et étant sportive, je n'avais pas trop de mal à avoir ce poids sur le dos. Du moment qu'on ne me demandait pas de faire un marathon avec. Et puis, je ne voulais rien oublier. Une fois l'inventaire terminé, je refermai le sac, le mis sur mon dos, et partis en direction de la salle d'embarquement, rejoindre mon groupe. J'arrivai quelques minutes avant la téléportation sur le Dédale qui passa en hyperespace peu après notre arrivée à bord.

Pendant le voyage, le groupe eut le droit à une grosse formation sur l'équipement que nous allions utiliser. Comme les balises et les combinaisons spatiales. La formation était longue et indigeste, il fallait le dire. Assimiler autant d'informations en si peu de temps était difficile mais nécessaire. Comme les autres, je retirai mon gilet tactique pour enfiler la combinaison spatiale, m'assurant qu'elle était bien hermétiquement fermée, sans risque que l'air ne s'échappe. Puis, je remis mon gilet par dessus, ainsi que le holster. La suite du programme fut la présentation de la torpille Tyran, notre moyen de transport pour aller jusqu'au vaisseau lantien. Le chef Tyrol expliqua alors son fonctionnement, et donna diverses instructions pour le piloter et procéder à l'amarrage et à la découpe de la paroi du vaisseau, ainsi que l'utilisation des différents capteurs. Je n'avais pas de questions concernant cette partie du plan, je gardai donc le silence, tout en écoutant les autres. Puis, le Dédale quitta l'hyperespace, s'approchant lentement de la Gyre. Des F-302 filèrent autour du vaisseau, prêts à nous escorter. L'heure était venue de prendre place dans la torpille. Chacun s'installa dans l'appareil. Karola et Aiden se placèrent à l'avant de la torpille pour le pilotage, et Eiko, Cody et moi, nous nous installâmes derrière eux. Je bouclai ma ceinture au moment où le panneau se referma, nous plongeant dans le noir. Les écrans de contrôle donnaient un peu de luminosité, mais ce n'était pas terrible. Je respirai calmement pour économiser mon oxygène, heureusement que je n'étais pas sujette à la claustrophobie. Cependant, j'étais quand même anxieuse par rapport à cette mission. Je plongeai entièrement dans l'inconnue pour ma première vraie mission. Regardant Eiko, je me demandais si elle n'allait pas paniquer un peu, ou juste stresser à l'idée d'être enfermée dans cet espace restreint, vu ce qu'elle venait de traverser. Mieux valait éviter ce genre de comportement, et en tant que médecin, mon professionnalisme me poussa à essayer d'apaiser une éventuelle crise qui pouvait surgir avant qu'elle n'arrive. Je lui lançai un petit sourire qui se voulait rassurant.


//Ca va aller, ne vous en faîtes pas. Respirez profondément//

La torpille fut enfin larguée dans l'espace, et avança jusqu'à notre cible. Alors que nous arrivions tout près du vaisseau, je vis sur la caméra l'image de l'appareil, l'Esshelo, un immense vaisseau en ruine, près à sombrer dans la Gyre comme les restes des épaves. Je fus fascinée en le voyant, c'était la première fois que je voyais un vaisseau lantien autre que les jumpers. Beaucoup plus gros et beaucoup plus impressionnant. Karola choisit un lieu d'appontage, et l'opération commença. Il fallut attendre un peu, le temps que la coque soit découpée, nous permettant d'entrer à l'intérieur de l'Esshelo. Par chance, rien de menaçant ne nous attendait de l'autre côté. Juste de l'air vicié et toxique, mais notre combinaison nous protégeait de ça. J'attendis que les militaires quittent la torpille, s'assurant que la zone était hors de danger, avant de défaire ma ceinture. Je mis mon sac sur le dos, et je pris ma lampe torche dans la main pour éclairer mon chemin. Il y avait peu de gravité, cela se voyait par les petits débris qui flottaient dans l'air, et par nos mouvements plus lents. Mais, grâce à nos bottes magnétiques, nous pouvions marcher sur le sol assez facilement. Je m'avançai lentement dans le couloir, regardant tout autour de moi, à la fois fascinée et inquiète. Le faisceau de ma lampe n'allait même pas jusqu'au bout du long couloir qui se présentait devant nous.

//C'est tellement grand// dis je doucement, sans même me rendre compte que tout le vaisseau était bien plus immense que ça.

Je fis quelques pas, restant près du groupe, avant de m'arrêter soudainement. Un bruit de grincement retentit au dessus de nous, faisant vibrer le plafond. J'eus un mauvais pressentiment, avant qu'une détonation ne retentisse tout près de nous. Une partie du plafond s'effondra, et je reculai pour éviter les débris, bien que je n'étais pas dessous. Un simple réflexe. Le couloir semblait se décomposer par endroit, mais pourquoi ? L'idée de la pression ne me vint pas à l'esprit.

//Qu'est ce qui se passe ?//

A peine ma question fut posée qu'un nuage opaque semblable à du brouillard échappé de je ne savais où envahit une partie du couloir. Karola, qui se trouvait à cet endroit, disparut à l'intérieur. Au même moment, de nouveaux grincements métalliques et craquelures de la paroi se firent entendre autour de nous. Je regardai tout autour de moi, à côté d'Aiden. Puis, à mes pieds, le sol tremblait, mais je n'eus pas le temps de réagir. Une nouvelle explosion se produisit, m'envoyant violemment dans les airs comme une poupée de chiffon. Je heurtai brutalement le plafond, me faisant pousser un petit cri de surprise. Heureusement pour moi, mon sac avait été le premier à être en contact avec le plafond, il avait amorti le choc. Cependant, maintenant que mes bottes magnétiques n'étaient plus en contact avec le sol, me voilà entrain de flotter dans les airs comme si j'étais dans l'espace. Je dus m'appuyer contre le plafond pour tourner sur moi même, et voir ce qui se passait autour de moi, même si j'avais la tête en bas.

Soudain, le brouillard fut évacué en direction de la torpille, et s'échappa à l'extérieur du vaisseau. Oh non, il y avait plusieurs fissures. Elles commençaient à être visibles autour de la paroi découpée. Je tournai la tête, sans savoir quoi faire pour remédier à la situation, lorsque mon regard se posa sur Cody. Ce dernier avait une fissure au niveau de son casque, et l'air s'y échappait. Mais plus grave, je remarquai la paroi qui se trouvait derrière le militaire. Elle commençait à se bomber à cause de la pression. Je compris alors que cette partie du couloir allait exploser, et le militaire était bien trop proche. Il ne voyait pas ce danger.


//FULLER, ATTENTION !!!//

J'ignorai s'il m'avait entendu, ou si son attention n'était pas entièrement tournée vers la fissure de son casque. Je devais intervenir, étant la seule à avoir vu ce danger imminent. Mais pour ça, il fallait que j'aille vers lui. Et comment faire quand on flotte dans les airs ? Sans même réfléchir davantage, je posai mes pieds sur le plafond, avant de fléchir les jambes pour pouvoir me propulser vers Cody. Ce geste me permit de traverser à grande vitesse la distance qui me séparait du militaire, et grâce à l'inertie de mon corps, je percutai lourdement celui de Fuller, l’entraînant plus loin. Juste à temps, car à peine nous étions entrain de nous éloigner, que la détonation se produisit. La déflagration nous balaya, et nous plaqua contre un mur un peu plus loin. Heureusement, sans gravité pour nous. Au moins, mes pieds purent enfin retrouver le sol au moment où je me redressai péniblement avec l'aide du militaire. A travers la visière de mon casque, je le regardai pour savoir s'il était blessé.

//Ca va ?//

Je vis distinctement la fissure de quelques centimètres qui se trouvait sur son casque, ainsi que le petit morceau de métal qui était coincé à l'intérieur. Il fallait faire quelque chose rapidement, sinon Cody n'aurait bientôt plus d'air. Je réfléchis, puis le jeune homme m'expliqua que chaque combinaison était équipée d'une petite bombe de gel rustine qui permettait de colmater ce genre de fissure.

//Ca devrait fonctionner. Ne bougez pas, je vais m'occuper de refermer cette fissure, vous n'y arriverez pas tout seul//

Je cherchai dans mes poches ce petit tube, et lus rapidement la notice en quelques secondes, sans me préoccuper du chaos qui nous entourait. Bon, ce n'était pas très compliqué à priori. Je plaçai l'embout contre la fissure, et j'y appliquai le gel. Au contact de l'air, celui ci se solidifia, colmatant complètement la petite faille. Bon, ce problème était réglé. Mais, nous étions toujours pris au piège dans ce couloir infernal. La situation ne s'arrangeait pas du tout, il fallait vite faire quelque chose, où nous allions bientôt être aspirés dans le vide sidéral. Mais quoi ?

//Que fait-on, maintenant ? Il doit y avoir un moyen de colmater ces brèches, mais comment faire ?//

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Karola Frei, Aiden Ford, Skyler McAlister, Eiko Asch & Cody Fuller
Après la rencontre avec la technicienne et les membres de l'expédition, je me rends à ma chambre pour vérifier si Zelda a tout ce dont elle a besoin. En même temps, j'en profite pour me calmer et me dire que tout se passera bien. Je sais qu'il y a des risques, mais nous sommes des professionnels. Nous saurons nous sortir de là. Je me rends ensuite à l'armurerie. J'ai déjà une idée du matériel à emporter. Pas trop pour pas que le sac et la combinaison spatiale soient lourds. Juste assez pour gérer les situations auxquelles nous pourrions être confrontés. Une heure pour se préparer mentalement et physiquement. J'aurais préféré avoir un dossier complet, mais je ne vais quand même pas émettre de commentaire à ce propos.

En arrivant dans l'armurerie, je mets les lentilles de vision nocturne. Au début, j'éprouve un petit picotement, comme si j'ai une poussière dans l'œil. Après un moment, je ne ressens plus rien. Si je regarde dans des endroits un peu plus sombres, je vois plus clairement. Si j'ai besoin d'aide avec le matériel, je ne me gêne pas pour poser des questions, histoire de bien comprendre le fonctionnement. Dans les poches du gilet MOLLE et le sac, il y a tout plein d'outils essentiels. Ils seront bien appréciées s'il y a des blessés ou des survivants. Ils auront besoin de toute l'aide dont nous pourrons leur offrir. Je ferai mon possible. Il m'est déjà arrivé de devoir m'occuper de coéquipiers blessés, mais disons que je préfère laisser la place à un médecin. Lui seul sait vraiment comment se charger d'eux. Ne m'y connaissant pas beaucoup, je tremble juste à l'idée d'empirer la situation.

Une fois le matériel choisi, je me rends ensuite au point de rendez-vous. Peu de temps après, nous sommes téléportés sur le Dédale. Une fois tous réunis, nous recevons des tonnes d'information au sujet des balises et des combinaisons spatiales. Malgré la quantité d'information, je m'efforce de bien comprendre. Bien que je ne le montre pas, je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qui arrivera si un de nous effectue une mauvaise décision. J'inspire par le nez, retiens ma respiration pendant quelques secondes et expire par la bouche. Les battements de mon cœur se calment. Je ferme les yeux et les rouvre, observant autour de moi.

« Ne t'inquiète surtout pas... Tout va bien se passer. »

Je fais comme les autres et enfile la combinaison spatiale, m'assurant qu'elle est bien fermée. Ensuite, je place le gilet par dessus. J'effectue une dernière vérification du matériel pour m'assurer qu'il est toujours là. J'ai tout, c'est bon. Ensuite, le chef Tyrol nous présente la torpille, le Tyran, notre moyen de transport pour nous rendre sur le vaisseau. Il nous explique comment le piloter, comment découper la paroi d'entrée ainsi que les différents détecteurs. N'ayant pas de question, je me contente d'observer les autres et respirer calmement. Le Dédale quitte l'hyperespace et s'approche de notre destination. Puis vient le moment de s'installer dans la torpille.

Frei et Ford prennent les commandes. Asch, McAlister et moi prenons place derrière eux devant le panneau de contrôle. Nous sommes plongé dans le noir, éclairés seulement par les écrans. Heureusement que je porte les lentilles. Mon cœur bat rapidement alors que je pense à l'endroit où nous allons nous retrouver. La suite des choses décidera si oui ou non nous reviendrons sur Atlantis. Ce ne doit pas être facile pour les deux femmes. Je me tourne vers elles et leur offre un sourire qui se veut rassurant.

//Nous sommes une équipe.

Si Asch a des questions, je fais de mon mieux pour lui répondre avec des termes qu'elle peut comprendre. Les explications scientifiques, c'est pas mon truc. Je suis du genre à rassurer les gens ou exceller sur le terrain. Piloter ces engins me fout la boule au ventre. Une fausse manoeuvre et tout peut foirer ! Frei annonce ensuite que le vaisseau est en vue. Enfin, ce qu'il en reste. Nous avons devant nous probablement le vaisseau lantien le plus vieux. À mesure que nous approchons, je sens ma respiration s'accélérer et je m'efforce de la calmer.

La major choisi un point d'appontage. Nous devons attendre un peu avant de sortir. Je place le casque sur ma tête et m'assure qu'il n'y a pas de fuite de gas. Je descends rejoindre les autres, m'assurant qu'il n'y a aucun danger. Voilà. Nous sommes maintenant à l'intérieur du vaisseau. Autour de nous, des parois sont effondrées, des gas toxiques remplissent l'air, mais nos combinaisons nous protègent et des particules flottent dans l'air. Ce doit être le manque de gravité. Celle exercée par la Gyre doit sans doute être faible. Heureusement que nos bottes magnétiques nous aident à rester au sol. Je sors ma lampe torche et l'allume. Mes yeux s'ajuste au faible éclairage. Nous sommes plongés dans le noir. Je n'ai pas peur de ce dernier, mais ce qui m'inquiète est ce à quoi nous serons confrontés.

Pour le moment, il n'y a rien d'inquiétant.

Non.

J'ai rien dit. Un grincement à faire froid dans le dos se fait entendre, suivit de vibrations à l'œil nu et boom, une détonation ! Malgré que je m'y attendais, je ne peux pas m'empêcher de sursauter. Il y a un problème. C'est évident. Faut le régler pour pouvoir avancer. C'est alors que le plafond décide de céder. Des tuyaux abimés, érodés et éventrés apparaissent, laissant filer des gaz à un rythme incroyable. La major disparaît sous nos yeux. Impossible de voir avec ce nuage.

C'est alors que je vois le sol sous les pieds de Ford et McAlister s'ouvrir. Il va y avoir une autre explosion. Je me lance vers eux pour les pousser de là, mais je n'ai pas le temps. Ils sont projetés sur le plafond et moi je manque presque de perdre l'équilibre. Par chance, je tombe à la renverse sur le sol toujours présent. Cependant, je vois une fissure de cinq centimètres sous mon nez. J'entends un léger sifflement et me rends compte que je perds de l'oxygène. Sur le coup de la panique, ma respiration s'accélère, mais je me souviens que je vais la perdre plus rapidement. Me rappelant d'un gel dans ce genre de situation, j'essaie de le trouver.

//FULLER, ATTENTION !

Quoi ? Eh merde... Je regarde derrière moi instinctivement et vois la parroi se bomber, indiquant qu'elle est sur le point d'exploser. Alors que je m'apprête à me dégager de là, je sens une masse se jeter sur moi. Si la personne n'avait pas été là... Je me relève et aide la personne à se remettre sur pieds puis me tourne vers elle, remarquant la docteure McAlister. Je hoche la tête en réponse à sa question puis elle semble chercher quoi faire pour réparer le casque.

//Chaque combinaison a un gel qui peut colmater les fissures de ce genre.

La femme cherche son propre gel et l'applique sur mon casque. La craquelure se referme, malgré qu'il y a encore un morceau de métal dedans.

//Merci de m'avoir sauvé la vie. je lui souris et me tourne pour voir la merde dans la quelle nous nous sommes embarqué.

Je lève les yeux et vois qu'il y a des fissures autour de l'entrée. Ma combinaison se resserre sur mon corps et je me dis qu'il doit sans doute y avoir un problème du côté de la pression. J'ignore comment y remédier.

//Il semble y avoir un problème de pression. Nous devons sans aucun doute avoir le matériel nécessaire dans la torpille.

Soudain, j'entends un sifflement en direction d'un des tuyaux et regarde vers eux pour voir ce qui se passe. Derrière eux, le mur commence à se gonfler, indiquant qu'il explosera bientôt. Nom d'un chien pas ça. Bordel de merde, pas ça !

//PROTÉGEZ-VOUS m'écrié-je pour que les autres puissent entendre avec ce chaos. Suite à cela, je m'accroupis au sol.

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J'écris en #4B86B4


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Sam 20 Jan - 0:26
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Attendant que tout le monde ai quitté la salle je passais à côté de la chef technicienne et lui demandait :

" Excusez-moi de demandez ça, peut-être ai-je manqué ce point dans toutes ces infos, mais ne serait-il pas plus simple d'aller démanteler cette arme et de récupérer la source d'énergie ? Ça doit en faire des E2PZ un machin pareil ! "

Elle me répondit que, malheureusement, cet effet gravitationnel était seulement le résultat de l'arme qui, elle, était partie depuis longtemps ! Je remerciais la dame et saluais avant de rejoindre la salle d'équipement. Ce fut fait avec promptitude, j'avais une bonne idée de ce dont je pourrais avoir besoin, en suhaitant fortement ne pas avoir à l'utiliser. Je fis un au revoir à MacArty et allais rejoindre les autres pour la téléportation sur le Dedale. Là on fut mis aux faits des fonctions de la torpille d'abordage Tyran, je m'intéressais plus particulièrement au pilotage puisque c'était ce poste qui m'était affecté. Je posais divers questions au chef Tyrol afin de bien être sûr d'avoir tout assimilé correctement ! On fit la checklist et il ne resta plus qu'a attendre le moment du largage dans le vide.

Nous sortimes d'hyperespace et le temps vint de prendre place ! Ma combi sur le dos, casque fermé, vérification de la radio, Mon sac et mon gilet bien en place : le premier dans la soute avec les balises et le second pardessus la combi ! Tout le monde prit place, le Major a côté de moi, Eicko sur la console scientifique et Fuller et McAllister derrière. Pour un peu calmer les éventuelles craintes claustrophobes je lançais pour plaisanter :

" Mesdames et Messieurs, bienvenue à bord du Tyran Spaceship, la compagnie Atlantis airlines est ravie de vous recevoir à son bord ! Les commandants de bord, Frei et Ford, vous souhaite bon voyage ! Veuillez éteindre vos portables, ramasser vos tablettes et attachez vos ceintures ! Notre vol durera peu de temps, la température extérieure est de "ouh là là ça caille des miches !", Merci d'avoir choisi notre compagnie !"

Le Major donna le signal du départ et on fut largués, on ne sentit pas grand chose, enfn moins que j'aurais attendu, dehors la ronde des F-302 était opérationnelle, pas d'intrus nous pouvions continuer notre périple et bien vite on le vit ce vaisseau : enfin, vaisseau est un bien grand mot ! Il avait salement morflé le monstre de métal : une coque pleine d'impact de tir ou d'autres collisions, le compartiment immense qui servait à transporter des immeubles était en partie encore ouvert ! Me fiant aux coordonnées je me dirigeais à coup de fusées latérales vers deux des zones : ouest et nord, mais le Major me demanda de me diriger vers la zone sud, ce que je fis, l'endroit lui plu et on se dirigea vers la cible, ces européens ! Vous leur dites sud et ils ont des étoiles dans les yeux ! Moi, j'avais un faible pour l'ouest, mais c'est du pur atavisme d'americain du nord !

Je me concentres sur l'accostage : une erreur et on se retrouve prit parmi les débris qui tournent autour de l'Esschelo et là bonne chance pour s'en sortir ! Ouf, c'est bon ! Perçage de la coque et envoie des sondes ! Atmosphère toxique ! Bon, on a de la chance ! Comme il semble n'y avoir rien de plus dangereux on finit par sortir et aborder le vaisseau. C'est un couloir, un côté s'est écroulé et de l'autre se trouve une porte qui fonctionne encore ! Voilà qui est cool ! On est tous dehors, personne n'a encore récupérés son paquetage et là on entend des craquements, puis bientôt un nuage blanc nous entoure et c'est le chaos : des sirènes, des craquements, des cris des bruits de fuites des gaz, je vois le Major disparaitre dans le brouillard ! J'appelles !

// Major ! Major !//

Pas de réponse ! Je sens que ma parano monte dans les tours ! Je me tournes vers mes compagnons pour leur dire :

// Gardez votre calme ! Surtout on...//

J'ai pas le temps de terminer ma phrase que soudain je suis soulever du sol par une explosion et me retrouve au plafond. Je crois que j'ai quelqu'un près de moi mais j'entends une femme crier, je ne reconnais pas la voix et un mouvement à côté de moi me fait tourner la tête, je suis seul maintenant face contre le "plafond" du couloir, je regardes d'un côté et de l'autre, j'entends des sortes de sifflements, comme de l'air qui fuit d'un tuyau, je cherche et je trouve : deux tuyaux relies entre eux dans une gaine de je ne sais quel matériau se soulagent sans vergognes, rajoutant de la pression à la pression que notre arrivée à provoquée. Je m'approches encore, ouais la gaine se continue tout le long sous le plafond. C'est pas très large mais en faisant gaffe je devrais pouvoir y glisser et avec de la chance, trouver un bouton ou une valve d'urgence pour purger le couloir. J'entends soudain une voix qui me fais sourire ! // "Ford qu'elle est votre situation ?" //

// Ici Ford ! J'ai trouvé un conduit de tuyau de gaz, je vais rentrer dedans pour voir si je trouves de quoi couper tout ce merdier ! On devrait essayer de regrouper les civiles et de sortir l'équipement de la soute ! Faudrait pas qu'une explosion fasse valser la torpille avec tout le matos dedans ! Je vous dirais quand j'aurais trouvé quelque chose ! Si vous le permettez Major ! //

Non, je ne vous permets pas Lieutenant. Attendez mes ordres je vous prie. Eiko, tout va bien ? Pouvez-vous me dire ce qui s’est passé ? »

Bon encore une fois, je peux pas m'amuser ! // A vos ordres Major !//

J'avais l'air malin moi, accroché au plafond comme une mouche sur le lino du salon ! Piuis au bout d'un moment le Major se manifesta !

//"Très bien. Lieutenant Ford vous allez rejoindre Eiko et veiller sur elle pendant que Fuller, le Docteur et moi allons retourner à la torpille récupérer le matériel. Nous vous rejoindrons ensuite pour voir où en est la situation. Fuller, McAlister, rendez-vous à la soute dans les plus brefs délais."//

// A vos ordres Major !//

Je rejoignis donc la pégasienne sortie des eaux ! // Miss Asch ? Je suis au plafond ! Mon sac contient des cyalumes, si vous pouviez le prendre avec vous et en allumer certains je pourrais mieux vous distinguer ! //

Une fois trouvée la jeune femme je l'aidais à monter près des tuyaux et de la coursive qui menait, on l'espérait, vers les systèmes de contrôle des gaz

// Vous voyez, normalement en suivant ces gaines on devrait forcément atteindre un truc comme une vanne ou une valve pour couper l'arrivée du gaz ! Si vous avez mon sac, peut-être voulez-vous que je vous attaches une corde que je pourrais tirer pour vous aider a revenir ici ?//

Dans ce brouillard et avec les bruits de grincements du métal, pas sûr que tous mes mots soient compris ! Mais qui vivra verra !


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Sam 20 Jan - 11:46
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Karola n’eut pas vraiment le temps de comprendre ce qui leur arrivait. Tout se déroulait bien, malgré le piètre spectacle de débris et ruines que le vaisseau leur offrait, et l’instant d’après elle se retrouvait déboussolée, prisonnière d’une atmosphère qui n’avait rien de rassurant. Elle battit des paupières, tenta de dégager son champ de vision en utilisant sa main comme d’un éventail pour disperser le brouillard mais rien n’y fit. Cela ne pouvait être que le résultat de la détonation qu’ils avaient entendu juste avant. Sous la force de l’explosion, du gaz devait avoir été projeté. Ford l'interpella d'ailleurs, inquiet de ne pas la voir sûrement.

// Je vais bien Ford ne vous en faites pas, je suis simplement envelopée dans un épais brouillard. C'est pour cela que vous ne me voyez pas.//

Le major se mit en mouvement pour atteindre une des poches de son gilet MOLLE quand elle sentit que quelque chose pesait sur son dos. Une masse importante mais pas non plus écrasante, lui semblait-il. Elle y porta ses mains et sentit quelque chose de dur et de compact. Elle empoigna la chose et fut surprise de son poids tandis qu’elle s’en désolidarisait et se tournait pour voir ce dont il s’agissait. Elle sursauta vivement en tombant nez à nez avec un cadavre momifié donc le visage était tordu d’horreur. Ce devait certainement être les restes d’un Ancien qui avait dû périr dans d’atroces souffrances. D’un geste du bras, elle le repoussa loin d’elle pour ne plus l’avoir dans son champ de vision et reprendre là où elle avait été interrompue.

Karola attrapa son détecteur de signes de vie et sortit son taser au cas où. En approchant l’appareil ancien devant ses yeux elle put constater avec soulagement que les autres n’étaient pas très loin d’elle, mais éparpillé. Seulement, sa méconnaissance de l’agencement des lieux et donc, le peu de visibilité, l’empêchaient de savoir où elle était et surtout de se déplacer. Elle préféra rester sur place pour éviter tout problème.

Elle sursauta lorsqu’elle entendit Skyler hurler à Fuller de faire attention. Karola tourna la tête à droite et à gauche mais n’y voyait vraiment rien. Un regard sur le détecteur lui permis de repérer deux points relativement proches, elle devina qu’il devait s’agir de ces deux-là. Elle écouta leur échange et ignorant si Cody s’adressait aussi à elle quand il s’écria, elle se plaqua au sol immédiatement, relevant prudemment les yeux pour s’apercevoir que le brouillard qui l’englobait tandis que quelque part derrière elle le bruit de tôle qui ploie et menace de s’effondrait faisait un peu vibrer le sol. Ils devaient dégager le terrain et ce, rapidement !

// Docteur, Fuller, est-ce que tout va bien ? //

// Tout va bien, Major. Il y a eu une explosion, mais Fuller et moi ne sommes pas blessés. Le casque de Fuller est endommagé, mais j'ai réussi à colmater la brèche. //

// Bien. Ford, quelle est votre situation ? //

Suite à la réponse de Ford, le major fit une légère grimace, ce plan ne lui paraissait pas faisable en l’état des choses. Le lieutenant avait beau être volontaire, cela ne remplacerait en rien le fait qu’il n’était pas un scientifique ou un technicien et qu’en la matière elle préférait avoir avant tout l’avis d’un expert et en l’occurrence celui de la personne qui occupait ces fonctions dans leur équipe.

// Non, je ne vous permets pas Lieutenant. Attendez mes ordres je vous prie. Eiko, tout va bien ? Pouvez-vous me dire ce qui s’est passé ? //

// Tout va bien karola, ne t'inquiète pas, enfin je suppose que ça pourrait être pire, heu, le problème...//

C’était plutôt rassurant, elle ne sentait pas la panique poindre dans la voix de son interlocutrice. Cependant, elle semblait hésitante quant à la réponse à fournir pour sa seconde question. Le major l’encouragea donc.

// Est-ce que vous avez une idée de ce qui est arrivé ou de comment nous en sortir ?//

//Heu, alors, heu, dans les grandes lignes Karola, on a un gros problème de pression au niveau du système de verrouillage de la porte. Si on ne le règle pas, ce n'est pas bon pour nous. J'ai besoin de temps pour analyser ça. //

// Le lieutenant Ford a évoqué l'idée de passer par les tuyaux pour couper l'arrivée de gaz. Qu'en pensez-vous ? //

// Il me sera plus facile pour moi de m'y faufiler que le lieutenant je pense. Ça me parait risqué mais faisable. //

Karola pinça les lèvres, elle n’aimait pas les choses risquées surtout dans un environnement hostile et qui puisse mettre ses hommes en danger. Mais ils n’avaient pas vraiment d’autre échappatoire et le temps jouait en leur défaveur.

// Très bien, voyez ce que vous pouvez faire. Lieutenant Ford vous allez rejoindre Eiko et veiller sur elle pendant que Fuller, le Doc et moi allons retourner à la torpille récupérer le matériel. Nous vous rejoindrons ensuite pour voir où en est la situation. Fuller, McAlister, rendez-vous à la soute dans les plus brefs délais. //

Tous obtempèrent donc et Karola fut rejointe par Cody et Skyler au niveau de la soute et sans aucune forme de procès, ils s’emparèrent du matériel emporté. Ils devaient toutefois rester vigilants à leur environnement pour éviter de quelconques dommages mais dans l’ensemble tout se passa bien. Chargés, ils purent rejoindre Eiko et Ford qui semblaient ne pas avoir perdu de temps. Les cartes étaient désormais aux mains de la jeune pégasienne qui devait user de ses compétences pour les sortir de ce mauvais pas.

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Sam 20 Jan - 17:52
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[MJ26] Accropa - Exploration
Karola Frei, Aiden Ford, Skyler McAlister, & Cody Fuller
L’heure restante passa trop vite. Je partis me préparer à l'armurerie, dont j'avais réussis à retrouver le chemin. Je pris tous le matériel nécessaire. Il valait mieux prévenir que guérir après tout. Je fus très bien conseillée d’ailleurs, et on acceptait de répondre à mes questions doucement et simplement pour que je puisse comprendre ! Je partis rejoindre l’équipe au point de rendez-vous, la salle d’embarquement, afin d’être… téléportés sur le Dédale ? Ce nom me ferait toujours sourire.

Je me demandais bien qui avait pu donner le nom à ses appareils. C’était assez sympa, et original. Enfin, si j’avais bien capté, parce que leur langue me paraissait compliquée, et encore, apparemment, ce n’était pas la seule de parler dans leur monde. Il faudrait que je me renseigne quand j’aurais du temps libre… parce que dernièrement mon emploi du temps fut assez chargée…

J’étais émerveillée par le Dédale, une merveille technologique à tout point de vue. Tous ici était tellement différent de chez moi, tout comme le fonctionnement. Quelque part, je me sentais mal à l’aise sur le Dédale. Je jouais avec une mèche de cheveux tout en regardant le vaisseau passer en hyperespace. Je pris une grande respiration pour me calmer. Encore toute sonnée de la téléportation.

J’écoutais pendant les diverses formations que nous avions. J’essayais de comprendre un maximum de chose histoire de ne pas être une gêne. Après tous, j’avais une dette envers les Atlantes. Eux qui m’avait accepté après m’avoir accueillie chez eux. Karola, la cheffe d’équipe, s’inquiétait d’ailleurs pour moi, ce que je trouvais très gentil. Je lui fis un sourire pour tenter de la rassurer tandis que j’emmagasinais le plus d’info possible.

« Merci Karola, tout va bien pour le moment… j’essaye de comprendre le plus possible ».

Le plus dur à comprendre pour moi, fut le moment ou on aborda… la torpille d’abordage. « Torpille », pour moi une torpille… faisait référence à un missile. Ce que je retenais fut principalement que les deux sièges plus à l’avant étaient attribués aux pilotes, donc aux militaires, à Karola, et Aiden, j’ai compris que les commandes s’y trouvaient. Nous ne perdions pas de temps, et une fois toutes les explications finit, commençâmes à prendre place à bord, à s’installer quoi.

Je ne me fis pas prier pour m’asseoir et boucler ma ceinture. Prenant simplement ma tablette après avoir déposé mon sac dans la soute et m’être équiper de la combinaison, et du gilet comme les autres. Je fus ensuite assignée à la place du scientifique, et je devais m’occuper du panneau de contrôle, chose que je fis, et tous allait bien. Tout marchait impeccablement. J’avais juste à surveiller le tout du coup. Le Docteur Skyler tenta de me rassurer elle aussi, heureusement que j’avais une tâche à faire pour essayer de me contrôler. Je tentais de ne rien montrer. Les paroles du docteur me réchauffèrent le cœur, et je me sentais apaisée. Esquissant un sourire bien que nerveux, je pris la peine de la remercier à son tour.

« Merci beaucoup Docteur Skyler, je, je vais essayer ! » Fis-je jouant à surveiller les panneaux de contrôles. Heureusement qu’ils donnaient un peu de lumière. C’était digne… des abîmes d’un océan…sauf qu’on se trouvait dans l’espace parmi ses milliers d’étoiles. Cody se retourna et nous offris un sourire rassurant. La torpille s’élança, et je me mise à regarder nos commandants de bords lorsqu’Aiden prit la parole. Présentant ça comme un vol d’une compagnie aérienne chez eux. Cela eu pour effet immédiat, de me calmer, de repenser à mon propre chez moi.

Enfin, le vaisseau apparu devant nous comme une lueur d’espoir que tout irait bien. L’abordage se passa bien, et fut tous aussi calme que le voyage. J’avais l’impression que ça avait duré une éternité. Je me mordille la lèvre lorsque nous nous dirigeons vers la zone sud pour atterrir. Nous y étions, enfin. A l’intérieur du vaisseau lantien de classe orion, l’Esshelo. J’attendis avant de pouvoir m’y aventurer moi-même.

Je tentais alors de prendre ma lampe torche se trouvant dans le gilet Molle. Afin de pouvoir éclairer les lieux moi aussi, de ce que je pouvais observer, je constatais qu’à droite, la structure était effondrée sur elle-même, montrant à quel point le temps et la bataille d’il y a dix mille ans avaient affectées la coque et la structure même du vaisseau. A gauche, il semblait y avoir une porte automatique qui semblait marché encore, et qui semblait encore étrangement alimentée.

Alors que je me dirigeais vers la porte qui m’intriguait énormément vérifiant si mes compagnons étaient toujours là, derrière moi. Un bruit sourd se fit entendre de partout dans le vaisseau, un bruit qui ne me disait rien de bon et qui était de mauvais augure. Tout le long de la paroi, puis au-dessus de nos têtes, allumant ma tablette, je pouvais constater que plusieurs alarmes se mirent toutes à sonner en même temps à la suite de ce bruit. A la suite de cela, Karola fut entraînée dans un nuage de brouillard disparaissant de la visibilité. Mon regard se figea à la vue de celle-ci qui disparaissait.

Je compris tout de suite, en observant les différents voyants, que le problème venait de la pression, notre présence n’avait fait que rallumer et enclencher quelque chose rester silencieux, accumulé depuis si longtemps, la porte se referma instantanément. A la vue de cela, je me précipitais vers elle tandis que le sol se dérobait, et s’ouvrit sous les pieds de Ford et Skyler. Je sentis ma combinaison se resserrer sur moi. Comme pour me protéger d’un danger imminent.

« Non, non, non, ce n’est pas vrai ! » M’écriais-je alors une fois sur place. Et là ce fut le drame, la pression fit augmenter le nombre de fissures déjà présente un peu partout, et l’explosion se fit en à peine quelque minute. Après notre arrivée… « Ce n’… Ce n’est pas vrai ! ». J’entendis ensuite karola me parler, je lui répondis

// Eiko, tout va bien ? Pouvez-vous me dire ce qui s’est passé ? //Soulagée d’entendre la voie de la militaire, je réussis à ne pas paniquer et à lui exposer le problème bien que très très hésitante, car j’avais encore besoin de temps pour analyser la chose, le problème, pour savoir d’où venait la pression !

// Tout va bien karola, ne t'inquiète pas, enfin je suppose que ça pourrait être pire, heu, le problème...//

// Est-ce que vous avez une idée de ce qui est arrivé ou de comment nous en sortir ?//

//Heu, alors, heu, dans les grandes lignes Karola, on a un gros problème de pression Si on ne le règle pas, ce n'est pas bon pour nous. J'ai besoin de temps pour analyser ça. //

//Le lieutenant Ford a évoqué l'idée de passer par les tuyaux pour couper l'arrivée de gaz. Qu'en pensez-vous ? //

// Il me sera plus facile pour moi de m'y faufiler que le lieutenant je pense. Ça me parait risqué mais faisable. // Fis-je à Karola, il fallait bien essayer de faire quelque chose pour se sortir de là, pas vrai ? même si la chance était mince, je savais que je pouvais réussir à régler le problème.

//Merci Karola, ne vous inquiétez pas, tout ira bien//.

Je fus surprise en entendant Aiden dans la radio, puis je fis ce qu’il me demanda, allumant alors un cyalumes, permettant à celui-ci de me rejoindre, rassurée de voir qu’il allait bien, malgré sa petite mésaventure. Aussitôt la communication coupée avec la brune, je commençais par analyser plus en profondeur grâce à Aiden qui m’aida à monter, me faufiler, dans la cursive, passant les deux gros tuyaux se trouvant devant moi en rampant comme je pouvais pour accéder enfin jusqu’à 50 mètres plus bas, devant mon objectif, un levier à tirer... essoufflée, je réussis à me mettre à quatre patte afin d'appuyer dessus. Je le maintenais avec mes deux mains de toute mes forces, dans sa position activant les dispositifs. Je leur demandais ensuite de colmater les brèches qui s'ouvraient, à cause de la pression.

//Vous avez colmater les brèches ? Avec n'importe quoi ce que vous avez sous la main !//

J'attendais ensuite le temps qu'ils réalisent leurs manœuvre pour demander à la suite :


//Est-ce que quelque chose c'est passé ? A changé ? Genre, un système lumineux qui s'éteint ? Demandais-je alors à mes compagnons. Si c'était le cas, ça voulait probablement dire que j'avais réussi, dans le cas contraire que j'avais échoué... et qu'on était encore plus dans la mouise. J'essayais de voir si la lumière rouge avait disparue... peut-être qu'il faudrait un peu de temps ?! avant d'avoir un résultat concret ? ... Il ne restait plus qu'à prier. Je fixais les résultats avec attention. Le stress montant grandement... et la peur de l'échec aussi.
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MJ26 : Les Grands Explorateurs # EQUIPE 2
Karola Frei - Aiden Ford- Skyler McAlister - Cody Fuller- Eiko Asch


Chronologie : 07 janvier 2018

ATTENTION : CONTENU CHOQUANT

Dans cette coursive condamnée de l’Esshello, la pression augmenta de plus en plus, créant toujours de nouvelles fissures et des fuites de gaz dans l’espace. Les équipiers qui s’y trouvaient posaient un regard craintif sur cette paroi abimée et amochée. Elle leur montrait ses ignobles faiblesses comme un cancer incurable qui gagnait du terrain. Les pliures et crevasses couraient tout autour de la zone d’entrée de la torpille de la même façon qu’un marmot qui aurait sauté à pied joint sur une flaque gelée un matin d’hiver. Les failles ne cessaient de se rejoindre les unes au autres, se multipliant à chacune des tentatives des réparateurs pour les combler.

Le brouillard, d’ailleurs, faisait de lui un magnifique témoin de fuite. Le nuage s’étirait, dans une attraction hypnotique, en direction de la fuite. Sa matière vaporeuse blanche se scindait alors pour se munir de multiples branches et s’insinuer dans chaque interstices menant au vide spatial. Aucun des hommes n’étaient ignorant de la catastrophe que donnerait la déchirure finale de la paroi blindée : une décompression brutale, comme la bourrasque de vent d’une terrible tornade, qui éjecterait tout ce beau monde dans le vide.

Lorsque Eiko atteignit le levier, il refusa d’abord de lui répondre, grippé par tant d’années d’inactivité. Elle y mis toute sa force, le mécanisme grinçant avant de lui répondre à contre-coeur. Il y eut un brusque déclic avant qu’une fermeture automatique ne scelle l’intérieur des conduites. Le vacarme du souffle perpétuel s’épuisa rapidement et, en une quinzaine de seconde, l’évacuation dramatique de gaz cessa tout simplement de s’accumuler dans le couloir.

A cet instant là, le reste de l’équipe se battait encore pour colmater les nombreuses brèches et fissures. (Donc vous êtes en train de colmater avec ce que vous pouvez pendant ce temps) L’excédent continuait alors de s’évacuer, transformant ce danger extrême en un avantage discutable. Eiko n’avait alors plus qu’à inspecter les réparations tout en considérant les données de sa tablette. L’environnement venait d’être stabilisé, l’équipe avait fait un travail suffisant pour survivre. La réponse apparut lorsque le témoin lumineux cessa d’être au rouge. La sécurité s’était enfin retirée et les Atlantes pourraient enfin évacuer cette coursive de malheur.

Le déplacement était toutefois assez contraignant puisqu’il n’y avait plus de gravité. Le sol transformé en gruyère laissait une explication assez plausible à cette avarie. Il fallait donc se déplacer et le seul accès se révélait être un sas à double porte permettant un transfert d’une zone condamnée à une zone libre : un système architectural assez courant dans les vaisseaux.

Petit inattendu cependant !
La gravité était active dans cette nouvelle section. Les équipiers qui flottaient donc en direction du sas eurent le droit à une réception très lourde et brutale en sentant les lois physique de la gravité s’appliquer de nouveau. (Si vous voulez tomber sur quelqu’un et lui faire un câlin c’est le moment) Il fallait se reprendre et continuer le chemin, tout semblait bien se passer, cette petite zone étant même éclairée. Elle faisait à peine 2 mètres sur 3 mètres, complètement vide. La porte à l’arrière se ferma, les privant enfin de la vue chaotique du couloir, et ils attendirent que l’accès devant eux leur offre le nouveau chemin.


...
Mais rien ne vint…

Eiko aurait beau vérifier le fonctionnement de la porte. Il n’y avait pourtant aucun problème. Mais lorsqu’elle se rendit compte que son contrôle était commandé à distance, que cela venait d’une tierce personne extérieure à l’équipe, et qu’une alarme clignota en l’avertissant du déclenchement d’une commande spéciale, elle n’eut pas le temps de réagir.

Une lumière très vive et brutale éclata à l’intérieur du sas. L’éclairage avait soudainement gagné une intensité extrême, contraignant tout le monde à détourner le regard malgré les lentilles conçues pour gérer ces sources lumineuses. La porte du sas s’ouvrit sur une étrange machine qui s’activa en un timing parfait, projetant un étrange écran bleuté qui paralysa toute l’équipe. Et quand je dis paralysé, c’est paralysé ! Les soldats, le médecin, la scientifique, tous étaient figés dans leur position de surprise, pleinement conscient, sans pour autant pouvoir bouger un cil.
La lumière se réduisit, permettant d’offrir une vue alarmante sur une foule de rustres et de barbares en extase.
Et des cris ! Des dizaines de cris ! Des vingtaines !

La foule se pressa devant l’écran incapacitant en se saisissant de perches. Des hommes pour la majorité, gras et vulgaire, se félicitaient de leurs prises tout en s’activant. C’est comme s’ils avaient attendu ça depuis des années. La perche à collet, similaire à celle que l’on use sur la voie publique pour capturer les chiens errants, alla emprisonner Karola pour la retirer de l’écran.

Elle suffoqua tout de suite avec ce lien autour du cou et malgré sa combinaison. On la mit à terre avant de la dépouiller de ses affaires, elle pouvait à nouveau bouger loin de cet écran. Deux seulement s’en occupaient, les vingt autres l’entourant comme des rapaces, prêt à la rouer de coups dès le moindre signe de résistance. Et ils n’attendaient que ça, les salauds, ils cherchaient l’excuse, ils cherchaient la moindre petite ouverture qui leur donnerait le droit de tuer leur proie. Ils martellaient leurs armes sur le sol, impatient de pouvoir en découdre. Le regard fou, la bouche ouverte avec la langue sortie, ils n’étaient que des diables avides de meurtre et de sang. “Allez Karola, allez l’équipe, faites un geste, un seul, levez le moindre pouce, que l’on vous détruise, que l’on vous ruine !”. C’était ce message de non-verbal qui s’affichait clairement sous leurs yeux.
Karola ne fût relevée que lorsqu’elle fût dépouillée et entièrement fouillée. Elle n’eu plus de combinaison et de gilet Molle, ainsi que d’objets. Seul lui restait l’uniforme. Elle avait les mains liés dans le dos par une étrange entrave mélangeant le fer et le plastique, hérissé de pointes de barbelé. En somme, il suffisait de forcer pour s’ouvrir les poignets et se vider de son sang. On la mit de côté tandis qu’on cherchait Skyler et qu’on lui faisait subir le même sort.

Passer du calme morbide du vide spatial à une telle activité sauvage avait de quoi désorienter. Et le reste de l’équipe voyait très bien ce qu’ils risquaient en cas de résistance. La coopération était la seule issue de secours, ne serait-ce que pour rester en bonne santé. D’ailleurs, ils furent naturellement plus méfiant envers les deux hommes, plus baraqués et puissants que les femmes, ayant bien l’intention de leur offrir une triple dose s’il avait ne serait-ce que l’idée de gonfler leurs muscles.

Et à chaque fois, les uns après les autres, les membres furent volés et capturés sans même qu’ils n’aient l’ombre d’une chance. C’était tout aussi injuste que dégoûtant. Oui, dégoûtant, car privé de leurs combinaisons, ils sentirent une terrible odeur répugnante. Un mélange de sueur rance, de fluide en tout genre, de déjections, bref : un bourbier infâme.
Les agresseurs riaient à outrance. Ils bavaient, ils ricannaient outrageusement dans la nuée de commentaires salaces qui s’élevaient dans tous les sens. Car entravés comme ils étaient, les atlantes étaient soumis et les sauvages s’en donnaient à coeur joie.

Par exemple, l’un des agresseurs les plus sales, couvert d’une épaisse couche d’huile séchée sur le visage, alla cueillir le sein droit de Skyler d’une main. Il le soupesa allégrement et harmonieusement, un sourire gras et gourmand enlaidissant son visage, alors qu’une demi-douzaine de lames et de tube en fer cherchaient la moindre ouverture de confrontation pour mettre fin à la vie e la dotoresse L’homme tatait la pauvre femme, comme si ce fut un bout de viande, ou une vache qu’on tâte pour savoir si elle fera un bon steack dans l’assiette.
« Gnéhéhéhé ! Erk ! Hark hark ! R’garde ! R’garde c’te mâmelon tout dodu ! C’quand le dernière fois qu’on a eu d’vaches laitière dans l’coin ??? Hein ??? »
Celui d’en face secoua négativement la tête. Il tournait autour de Ford depuis un moment qui bénéficiait d’une double garde, on s’en méfiait. Il ricana puis cracha sur ses rangers avant de répondre.
« Pfeuu ! Ta gueule ! Moi j’préfère mon café bien noir...mais alors bien bien noir, ouais ! C’est du bon... »
Et une main alla claquer le derrière de Ford, comme pour dire “que ça c’est de la bonne bête”.

Les autres n’étaient pas en reste.
Quand l’un était en train de se moucher sur la veste de Cody, au niveau de son épaule droite, un autre passait sa lame le long des cheveux d’Eiko. Karola ? Deux hommes comparaient la finesse de son ventre, ouvrant quelques boutons de sa veste pour vérifier si elle avait également un nombril.

Mais surtout, il restait dans cet environnement absolument néfaste et pervers, une volonté réelle de trouver un moyen de faire démarrer le groupe, que la moindre excuse soit utilisée pour les tuer. C’était d’ailleurs le but et cela se voyait bien dans la lueur bestiale de leurs regards, dans leur comportement. Toute l’équipe l’avait bien senti : la provocation n’était pas jouée, elle était gratuite et consommée. Mais elle n’avait pas seulement pour but de les malmener. C’était aussi pour les massacrer !!! Ces gens n’étaient tout simplement pas des humains. Ils en avaient l’apparence, malgré la crasse, mais pas la moindre once d’humanité ou de compassion en eux. Karola et son équipe n’était qu’une prise, un trésor, un cadeau. Ils étaient confrontés à des barbares sans la moindre morale ni conscience logique. Quelque part, ils ne considéraient même pas l’équipe de Karola comme des prisonniers humains. Ils n’étaient, à leurs yeux, que des objets que l’on espérait détruire, ravager. Et quelque chose faisait qu’ils ne pouvaient les abattre qu’en étant confronté à de la résistance. Seulement dans ce cas-là. Alors ils le cherchaient de tout cœur…

C’est surement pour ça que le tripoteur de Skyler la fixa dans les yeux pour une ultime provocation. Il n’avait pas relâché sa prise, manipulant son sein droit par des pressions dansantes de ses doigts, jouant pour le faire danser au travers de son uniforme, avant de le relâcher brusquement d’un air presque vexé, comme si on l’avait privé de sa soirée d’anniversaire.

« Chienne d’obèse ! » vomit-il sordidement. « Voulez vraiment pas vous défendre ? Hein ? Pourtant on fait s’qui faut ! Alors attaquez !!! »
« Ouais...s’te plait ! J’veux t’enfoncer mon beau gourdin dans l’boubou... » Susurra l’autre à l’oreille d’Eiko. « J’vais t’agrandir tes p’tis yeux en amandes ouais...et pas qu’ça...va t’plaire... »
Il mit de la salive sur le bout de son doigt avant d’aller l’enfoncer dans l’oreille de Skyler, juste à côté.
« T’ain quoi ! Son con à pas s’défendre ! Chié ! »
« Tant pis. On ment, on les butes...C’sra facile ! Enfin, j’garde mon café moi. »
« Nan ! On les emmène à Glugue. Il dira quoi ! »

L’un d’entre eux fouilla le matériel des nouveaux arrivants… trouvant un taser… Idiotement, il l’alluma et les deux sondes allèrent se ficher sur un autre et le choc électrique se fit. Cela fit hurler plusieurs autres hommes ! Qui riait du malheur du malheureux… Comprenant l’engin, ils tuerait celui-ci avec le taser. Dans l’horreur la plus morbide. Ne comprenant pas, que l’autre ne bougeait plus… Ils s’approchèrent et toisèrent l’arme avec horreur, avant de la jeter comme si ce fut le diable en personne.
«Va me le foutre dans la fosse lui là ! » Les autres hommes restèrent silencieux quelques instants, comme s’ils comprenaient qu’ils avaient tué l’un des leurs. Une lueur d’humanité, de regret et puis tout disparut.

Dans un soupir, ils leur mirent des colliers en métal, avec des chaines, pour les guider comme des chiens. Les deux chefs de ce groupe odieux les trainèrent de force jusqu’à la prochaine porte. Encore une fois, ils cherchaient la moindre raison pour les attaquer en chemin. ( a vous de voir si vous voulez tentez le diable). Ils ont des armes a feux, mais les factures sont issues de différents peuples, dont certain d’un peuple de voyageur de l’espace connue d’Atlantis. Des armes bidouillées avec trois fois rien, des pics, des bouts de métal, des tuyaux… et surtout des armes de confection Wraiths et des armes étranges qui ne sont pas humaine. Eicko, pourra reconnaître celle d’un peuple presque disparu qui avait des contacts avec sa planète… Un peuple non humain mais pacifiste...Très pacifiste. Que faisaient-elles là ?

Ils furent amené jusqu’à un nouveau sas qui s’ouvrit sur le règne de la puanteur, de la crasse et du dégoût. La soute qui s’ouvrit à eux faisait la surface d’un bon terrain de football. Il était littéralement recouvert d’une étendue de bidonvilles crasseux d’où s’élevaient par endroit des petites fumées blanches. Les constructions faites sans la moindre notion de sécurité s’élevait le long des parois, remontant même en haut de ce plafond digne d’un cinq étages. Et des ordures, partout. Des déjections, des souillures, des fluides en tout genre. Des hommes violents, d’autres humains soumis et apeurés… Au loin, il avait un grand enclos de barrière de métal, Cody, put entrapercevoir des humains et d’autre créatures étranges, qui les observait avec pitié et compassion. Ces créatures étaient humaine sans l’être, il avait du mal à les voir véritablement. L’une d’entre elle passa son bras de couleur blanche avec des taches brunes pour lui toucher le sien et il reçut une décharge étonnante, cela n’était pas douloureux, mais agréable, comme si la créature lui transmettait le sentiment d’espoir.
Les badauds qui escortaient l’équipe, pressèrent le pas en voulant frapper, au passage, le bras qui avait osé sortir de son enclos… Mais celui-ci s’était vivement retiré.

Amis du bon goût et de la poésie adieu ! Vous aimez la bienséance, vous appréciez la politesse, le bien, l’ordre, la morale ? Et bien vous voilà dans son antithèse ! Ici, c’est la débauche, la ruine, la bassesse, et surtout l’animal ! La bête ! La bête abandonnée dans le cosmos qui essaie de survivre en ne luttant plus contre son animal ! Oubliant les valeurs de l’humanité.

L’escorte amena le groupe dans une ruelle où les gens se pressaient déjà. Des mains se tendirent et allèrent à la rencontre de ces hommes et femmes méconnus. Pour les saluer ? Les toucher, comme pour voir s’ils étaient réels ? BIEN SÛR QUE NON !
Les mains aux paniers, pour hommes comme pour femmes, les doigts dans les oreilles, les yeux et la bouche. Des coups de pieds au passage, des hurlements, des jets d’ordures et de toutes sortes de choses tout aussi sordides que méconnaissable. Et toujours, toujours, ces sbires qui les regardaient, trop heureux de ne voir que l’esquisse d’une révolte chez les prisonniers pour les tuer.

On les plaça dans un petit monte charge en bois trafiqué. Quelques personnes, à l’air bien plus calmes et désespérés, furent fouettés pour activer le dispositif en corde. De pauvres hommes, encore fort mais qui semblaient mal nourrit et surtout maltraités. L’un d’entre eux leva la tête vers Skyler et lui fit un petit rictus… Comme s’il voulait lui dire que tout allait bien. Tout irait bien… Il s’écroula sous un coup de fouet et se releva courageusement.

Le groupe monta de deux étages, jusqu’à une plateforme de bois dont l’intérieur se voulait plus luxueux. Il y avait deux hommes enchaînés l’un à l’autre par le cou, et ils portaient de leurs quatre mains un large plateau en argent où se trouvait un amoncellement de nourriture. Ces hommes étaient nus...et couverts de cicatrices dûes à de vieilles entailles, certaines encore récentes.

Juste devant, dans un divan semblable à ce que l’on trouverait chez un psychologue, un fort bruit de déglutition, suivit de gaz malodorant, accompagna une mastication intensive et bestiale. Lorsque le tripoteur vint jusqu’à lui, l’inconnu le refoula lui et le plateau pour dégager la vue. Karola et son équipe découvrirent donc un homme trempé de sueur, gras, laid et repoussant, qui les considérait en s’étouffant avec de la viande. Il toussa fortement en se redressant, crachant de la nourriture mastiquée et de la bile sur son ventre proéminent, avant de se déplacer d’un air fatigué et de les observer avec un fin sourire malfaisant.

« Han...ouais...trois vaches laitière...bien...bien...et ces beaux gosses là... »
« Heu...c’est qu’Duc voulait l’black pour lui et... »
« A moi ! Ta gueule ! »
« Ouais...ok... »

Glugue, le chef de ce dépotoire, passa de l’un à l’autre tout en grattant un reste qu’il avait entre les dents. Il considéra longuement Skyler avant de passer aux autres, s’attardant également sur ce “black” qui faisait l’intérêt de son sous-fifre, avant de passer aux autres. Au passage, il s’était curé les dents d’un doigt gras et dégoutant. Il l’essuya sans la moindre gêne sur la veste d’Eiko et bouscula Karola pour fixer Cody.
« Hmmmm...gueule d’angelot ! » Fit-il d’un air gourmand.
Il enfonça brusquement ses doigts entre les lèvres du maître chien pour lui ouvrir la bouche et inspecter ses dents.
« Bonne haleine...belle langue... »
Sa main claqua son fessier.
« Hm...tout doux et rebondi...slurp... »
Il se retourna pour considérer le tripoteur.
« Lui, je le garde. Les autres vont à l’enclos ! »
« Donc le black... »
« Ouais j’te l’donne… Mais va pas t’enticher, faut les nourrir ! »
« Ouais… Il a l’air résistant, il servira à la charge aussi ! Et même s’il se bat, il va aider le café ! »

L’un des hommes tenant le plateau d’argent, jeta un regard effrayé à Cody… Il serra le plateau en tremblant et détourna le regard, regardant son autre confrères… Ils échangèrent des regards navrés.

Glugue s’écarta ensuite pour venir s’installer sur son sofa. D’un simple signe de main, le plateau revint à lui et il enfourna un morceau de viande dans sa bouche baveuse avant de déclarer d’une voix forte, des filaments s’ajoutant au feu d’artifice de postillons :
« C’qui l’chef ? Toi ? Toi ? » Il montra du doigt les deux hommes.


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Ven 26 Jan - 15:06
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Ft. Karola Frei, Aiden Ford, Cody Fuller et Eiko Asch

C'était le chaos dans ce couloir, alors que nous étions à peine arrivés. La mission commençait très mal, car nous étions sur le point d'être éjectés dans le vide spatial. Pendant que Eiko tentait de faire baisser la pression de son côté, Karola, Cody et moi nous occupâmes de sortir le matériel de la torpille, au cas où ce dernier soit définitivement perdu. Une fois ce travail difficilement effectué à cause de l'absence de gravité, il fallut s'occuper de colmater les nombreuses brèches qui parcouraient la paroi autour du point d'entrée de la torpille. Cela aiderait le travail d'Eiko, et nous éviterait de terminer dans le vide sidéral. N'ayant pas de matériel à disposition pour ce travail, il fallut faire avec les moyens du bord. Grâce aux nombreux débris qui flottaient dans le couloir suite aux explosions, ainsi qu'aux bombes de gel rustine, nous nous mîmes rapidement au travail. De longues minutes plus tard, notre tâche était achevée. Nous avions fait ce que nous avions pu. Je reculai pour regarder notre ouvrage.

"Espérons que ça tienne suffisamment longtemps pour nous empêcher de mourir".

Après nos efforts et le travail d'Eiko, la pression diminua enfin, tout revint à la normal. Ou presque, car la gravité était toujours absente. Maintenant que la situation semblait s'être calmée, et que la porte était à nouveau déverrouillée, il fallait partir d'ici. Mieux valait s'éloigner au cas où les brèches ne réapparaissent. Chacun notre tour, nous passâmes la porte, et nous arrivâmes dans un nouveau couloir. Le sol était parsemé de trous, mais par chance, l'absence de gravité nous permirent de flotter dans les airs. Je m'appuyai contre la paroi pour me propulser en avant, en faisant attention à ne pas aller trop vite. L'avancée fut lente, et la seule issue semblait être une sorte de sas à double porte situé un peu plus loin. J'avais déjà vu ce genre de sas dans des films de science fiction, avec des vaisseaux ou même des stations spatiales. Nous rentrâmes dans le sas, et lorsque la porte derrière nous se ferma, la gravité apparut soudainement. Ce qui était très étrange en y repensant, je ne pensais pas que le processus serait aussi rapide. Sans pouvoir m'accrocher à quelque chose, mon corps tomba et percuta brutalement le sol, tout comme mes coéquipiers. Quel atterrissage. La bonne nouvelle, c'était que dorénavant, il nous serait plus simple de nous déplacer en marchant plutôt qu'en flottant dans les airs. Alors que je me relevais péniblement, j'aidai la personne la plus proche de moi à faire de même. Les combinaisons handicapaient un peu nos mouvements.

"Tout le monde va bien ?"

Je regardai autour de moi, nous étions dans un sas hermétique. Il devait sans doute y avoir un mécanisme pour modifier les paramètres de cette petite salle. Comme sur un vaisseau spatial, pour re pressuriser la pièce et augmenter le taux d'oxygène, avant de pouvoir passer à une autre salle. Si ce sas fonctionnait, peut être trouverions-nous de meilleures conditions de l'autre côté ? Pourtant, rien ne se passa. La porte devant nous refusa de s'ouvrir. Il n'y eu aucun bruit, aucune console qui se serait automatiquement mise en route. Peut être que c'était manuel ? Eiko s'occupait de ça, mais une lumière vive et agressive vint soudainement envahir la pièce. Je fermai aussitôt les yeux en détournant la tête, très incommodée par ce changement brutal de luminosité. Il me fallut un court instant, et plusieurs battements de paupières pour m'habituer à la lumière, et à ce moment là, la porte s'ouvrit enfin. J'eus à peine le temps de voir ce qu'il se passait, les yeux encore à moitié fermés à cause de la lumière, lorsqu'un rayon bleuté fut projeté sur nous, comme une sorte d'écran incapacitant. Sans comprendre, je me retrouvais paralysée, incapable de faire le moindre geste, figée dans la position que j'avais une seconde auparavant. Même mes yeux ne pouvaient pas bouger. La peur commença à m'envahir, car bien que je ne pouvais pas bouger, je pouvais toujours entendre les bruits autour de moi. La lumière faiblit enfin, et comme mon regard était toujours braqué vers la porte ouverte, je pus apercevoir des individus situés dans une autre pièce visiblement plus grande qu'un simple couloir. Des dizaines et des dizaines de personnes amassées près de l'entrée du sas, à hurler, à rire, et à manipuler des armes, tout en nous regardant. J'ignorais qui étaient ces personnes, mais je me rendis compte d'une chose rien qu'en les voyant : ils n'avaient pas du tout l'air sympathique.

Une perche fut tendue, et attrapa Karola en s'enroulant autour de son cou pour la tirer hors du sas, comme un chien qu'on capturait. Ces rustres l'encerclèrent, et bien que je ne distinguai plus la jeune femme, je pus voir son matériel et sa combinaison passer entre plusieurs mains et tomber au sol. Ces hommes étaient tout simplement entrain de la dépouiller. Au bout de quelques instants, la perche apparut à nouveau, et ce fut mon propre cou qu'elle saisit, me tirant violemment en avant. Sans pouvoir réagir, je fus obligée de suivre le mouvement, jusqu'à ce que mon corps ne soit plus paralysé, après avoir traversé l'écran incapacitant. La corde serrait mon cou, et je toussai plusieurs fois, luttant pour respirer. Je tentai même de desserrer ce lien à mains nues, mais en vain. Alors qu'on me tirait toujours en avant comme un animal, je perdis l'équilibre et m'écroulai sur le sol, mais je fus aussitôt remise sur mes pieds avec brutalité par des mains sales qui s'empressèrent de retirer toutes mes affaires. Les cris d'intimidation étaient assourdissants, tous ces rustres autour de moi qui n'attendaient qu'une chose, que je leur résiste et que je me débatte pour leur donner une occasion de me frapper, ou pire. J'avais peur, je ne pouvais pas le nier, mais il était hors de question de leur donner ce plaisir de voir une femme terrorisée devant eux. Je fis un effort colossale pour ne pas trahir cette peur. Après avoir été dépouillée de ma combinaison et de mon matériel, je me retrouvai uniquement vêtue de mon uniforme. Puis, on m'attacha les mains dans le dos, et je sentis comme des piques contre ma peau. En regardant l'entrave de Karola qui se trouvait à côté de moi, dans la même posture indélicate, je constatai avec effroi que les piques étaient des barbelés, prêts à s'enfoncer dans la chair à la moindre résistance. Mieux valait ne pas tenter de briser ces liens, au risque de se blesser gravement.

Tandis qu'un groupe d'hommes hideux et puants continuaient de nous entourer, la troisième victime de mon groupe arriva et subit le même sort. Jusqu'au dernier. L'air autour de nous était nauséabond, j'eus un peu de mal à respirer tout en fronçant le nez comme pour échapper à cette odeur infecte. Nous voilà prisonniers de ces types écoeurants et visiblement sanguins, aux manières totalement déplacées. Tout en riant et en bavant devant leurs prises du jour, plusieurs d'entre eux osèrent des gestes choquants et grossiers. Tout le monde y eut droit, mais lorsque l'un d'entre eux prit mon sein dans sa main, le malaxant et le soupesant à travers mes vêtements, tout en me désignant comme une vache laitière, la colère prit le pas sur la peur. Il fit tout pour me pousser à la révolte, comme s'il n'attendait que ça. Cet acte était écoeurant et odieux. Non mais, de quel droit osait-il me toucher, celui là ? Si j'avais pu le gifler, je l'aurais fait depuis longtemps. Je le fusillai du regard, les joues rougies, en essayant de me soustraire comme je le pouvais à cette main baladeuse.


"Ne me touchez pas, espèce de sale porc répugnant !"

Je me tortillai sur moi même pour lui résister et reculer, afin de le faire lâcher prise, mais en vain. D'autres mains m'empêchèrent de fuir, et le crétin qui se trouvait devant moi n'avait visiblement pas l'air de s'offusquer par mes paroles. Au contraire, il commença à rire devant ma pitoyable tentative de lui résister en me débattant, comme pour se moquer de moi, avant de prendre la parole à son tour.

"C’qu’elle se rebelle la vache !"

Au moins, ma pathétique prestation eut au moins le mérite de lui faire lâcher sa prise. Cependant, ce type était vraiment immonde, car il se rapprocha de moi, se trouvant ainsi tout près de mon corps, me faisant face. Puis, il posa ses mains sales sur mes hanches, et m'immobilisa fermement dans son étreinte. Je tentai de me débattre un peu, mais c'était peine perdue. Je n'avais aucune chance face à lui, avec mon 1 mètre 60 et mes 55 kilos toute mouillée, alors que lui était plus grand et plus imposant. Le rustre se contenta seulement de me maintenir immobile, pour me démontrer que je n'étais rien d'autre à ses yeux qu'une chose, un objet avec lequel il pouvait s'amuser s'il le voulait. C'était de la pure provocation à laquelle il valait mieux que je ne réponde pas. D'ailleurs, les autres barbares n'attendaient que ça, eux aussi. Finalement, je cessai de résister, avant de baisser les yeux. Il avait gagné, pour cette fois en tout cas. Il fallait faire profil bas. Les mâchoires crispées par ce que je venais de vivre, furieuse et choquée d'avoir subi une telle agression qui n'était rien de moins qu'un attouchement sexuel, je préférai garder le silence, ruminant cette colère à l'intérieur. Le barbare eut sans doute un sentiment de victoire, car il lâcha enfin mes hanches, tout en continuant de rire avec les autres. Je n'osais pas lever mon regard, honteuse d'avoir été ainsi touchée. Je sentis même que mes yeux devenaient lentement humides, mais je ravalais ces larmes qui voulaient couler. Hors de question de pleurer devant ces fous. Pendant ce temps, les sacs furent ouverts, et les barbares jouèrent avec notre matériel. Jusqu'à ce que l'un d'eux se tue avec un simple taser. Quel idiot. S'ils pouvaient tous faire la même chose, ça nous arrangerait. Puis, des colliers furent mis autour du cou de chaque membre de l'expédition, reliés à des chaînes, comme à de vulgaires animaux.

Sans aucun signal donné, la chaîne reliée à mon collier se tendit brusquement pour me faire avancer de force. Je failli trébucher, mais je parvins à garder mon équilibre. Cela aurait été trop plaisant de me voir m'écrouler de tout mon long, ces rustres en auraient peut être profité pour me sauter dessus en riant aux éclats. Silencieuse, je me contentai de suivre mon ravisseur, marchant à côté des autres membres de mon équipe. La peur et l'inquiétude reprirent le dessus, je n'osai pas imaginer ce qui nous attendait. Je jetai un oeil autour de moi, observant chaque individu. Leurs armes étaient différentes selon qui la détenaient. Il y avait vraiment de tout, de simples gourdins cloutés ou des barres de fer jusqu'aux armes wraiths, en passant par différentes armes que je ne reconnaissais pas. Pourquoi avaient-ils autant d'armes différentes ? Et surtout, qui étaient cette bande de dégénérés ? L'Esshelo était censé être abandonné depuis des milliers d'années, alors comment ces barbares s'étaient retrouvés ici ?

Nous passâmes un nouveau sas, pour se retrouver dans une salle encore bien plus grande que la précédente, visiblement leur lieu de vie, comme un petit village. Ou plutôt un bidonville, un véritable dépotoir où la puanteur et la saleté régnaient en maître. L'air était tellement vicié et nauséabond que je faillis vomir de dégoût. Voyant tous ces gens vivre dans ces horribles conditions, j'imaginais toutes sortes de maladies les toucher. Mon dieu, dans quoi étions nous tombés ? A notre passage, tout le monde nous regarda comme si nous étions des bêtes de foire. Les gens s'amassaient autour de nous, j'eus à nouveau le droit à des mains baladeuses, notamment aux fesses, ou alors à des coups de pieds et des insultes. Il y avait des hommes mais aussi des femmes, moins nombreuses, mais à l'air tout aussi dégénéré que les rustres barbares qui nous avaient accueillis. Cet odieuse escorte nous suivit jusqu'à un monte charge, qui fut finalement une courte bénédiction pour nous, si on pouvait dire ça comme ça. Alors que la plate forme commençait à s'élever, je regardai en bas, et mes yeux tombèrent sur un groupe d'humains, ou plutôt des esclaves, chargé de faire fonctionner le monte charge sous les coups de fouet. L'un d'entre eux, un homme visiblement fort mais maigre et sous alimenté me regarda et eut un petit sourire. Je n'en croyais pas mes yeux, car il semblait me dire que tout allait bien se passer. Comment cette situation pouvait-elle aller bien au vu de ce qui nous arrivait ? L'homme fut alors fouetté sous mes yeux, et j'eus un sursaut face à ce geste brutal. Je détournai aussitôt les yeux de cet horrible spectacle, me mordant la lèvre pour contenir cette peur qui m'envahissait un peu plus.

Le monte charge s'arrêta enfin, et nous fûmes amené devant un homme de forte corpulence, bien gras et sale, qui semblait être le roi ou le maître de tous ces dégénérés. D'ailleurs, il avait ses propres esclaves qui tenaient un large plateau où trônait de la nourriture. Ce type était tout aussi écoeurant que les autres, et il nous inspecta chacun à notre tour, s'attardant un peu plus sur Cody qui semblait être à son goût pour rejoindre ses esclaves. Quant à nous, il parla d'un enclos. Ce mot me fit frissonner à la fois de crainte et de dégoût, car j'avais peur de ce que nous trouverions une fois là bas. Le grand manitou retourna s'asseoir pour s’empiffrer, tout en demandant qui était le chef de notre groupe. Je baissai les yeux, silencieuse, laissant le soins aux autres de prendre la parole.


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[MJ26] Accropa - Exploration
Karola Frei, Aiden Ford, Skyler McAlister, Eiko Asch & Cody Fuller
//Très bien, voyez ce que vous pouvez faire. Lieutenant Ford vous allez rejoindre Eiko et veiller sur elle pendant que Fuller, le Doc et moi allons retourner à la torpille récupérer le matériel. Nous vous rejoindrons ensuite pour voir où en est la situation. Fuller, McAlister, rendez-vous à la soute dans les plus brefs délais. //

La voix du major se fait entendre dans mon oreille. Elle demande à McAlister et moi d'aller la rejoindre à la torpille pour récupérer le matériel nécessaire et revenir dans le vaisseau. Il faut trouver un moyen de colmater ces brèches sinon nous allons nous retrouver dans le vide spatial. Notre combinaison est résistante, mais je ne pense pas qu'elle puisse nous protéger longtemps.

//Bien reçu, Major.//

Je me dirige vers le trou dans la coque du vaisseau et regarde derrière mon épaule pour m'assurer que la femme suit. Je passe devant pour sécuriser la zone et me tourne vers la femme, lui offrant mon aide si elle en a besoin. Je me rends ensuite à la torpille. Chacun prends du matériel, faisant bien attention où nous posons les pieds. De retour dans le vaisseau, nous faisons de notre mieux pour réparer les brèches avec le gel de notre combinaison. Ce n'est pas parfait, mais j'espère que les réparations pourront aider la paroi à tenir...

Après un moment, le vacarme dans le couloir cesse. Je comprends à ce moment-là qu'il n'y a plus d'évacuation de gaz. Nous avons réussis ! Nous allons pouvoir partir de cette zone et atteindre notre objectif. Je suis loin de me douter de ce qui nous arrivera par la suite. Nous prenons le matériel et nous nous mettons en route. Le vaisseau est énorme, même après plusieurs milliers d'années !

Il n'y a plus de gravité. Mes bottes magnétiques ne fonctionnent plus et il faut se déplacer. Le seul moyen est de flotter comme les astronautes le font sur la lune. Après avoir passé la porte verrouillée, nous nous retrouvons dans un sas à double porte menant sur une zone libre. La porte derrière se ferme. Jusqu'à présent, le trajet se fait sans aucun imprévu. Tant mieux si nous pouvons avancer. Cependant, nous tombons au sol une fois arrivés dans le sas, attirés par une soudaine gravité. Elle doit sûrement avoir été activée. Mais par qui ou quoi ? Une masse solide amortit ma chute et je baisse les yeux pour voir la personne. Je ris doucement, me lève et lui offre une main pour l'aider à se relever.

« Désolé. C'était fun jouer les astronautes »

La porte devant ne s'ouvre pas. Est-elle défectueuse ? Eiko vérifie si elle l'est et elle ne semble pas l'être. Une lumière vive et brûlante apparaît, me forçant à détourner la tête malgré les lentilles que je porte. Que se passe-t-il ? Nous sommes pris au piège ! C'est la seule explication logique ! Une machine apparaît devant nous et projette un écran bleuté. Sur le point de prendre une arme en main, je me rends compte que je ne peux pas bouger. Soudain, un groupe d'hommes en extase gras et vulgaires fait son apparition. Des cris, tous pleins de cris ! Je veux bouger, mais je ne peux pas. Ils sont fiers de leur prise ! C'est quoi leur problème ? Ils veulent nous tuer, nous butter ?

Des hommes se munissent de perches et s'avancent vers Karola pour la retirer de l'écran. Je veux aller la rejoindre et l'aider, mais mes jambes ne peuvent pas bouger. Je veux crier et les butter, mais je ne peux pas. Ils ont le contrôle sur moi avec cet écran et c'est chiant. D'ailleurs, à quoi sert-il ? À nous exposer devant leurs congénères ? Karola est poussée au sol et deux hommes la fouillent. Ils lui retirent gilet MOLLE, combinaison et équipement. Elle n'est plus qu'en uniforme d'expédition. Quoi ? L'oxygène est respirable dans cette partie du vaisseau ? Décidément, il y a quelque chose qui ne va pas. Les mains liées, la major est mise de côté et ils font subir le même sort à Skyler. C'est à ce moment là que je comprends que tous les membres de l'équipe subira la même chose.

Ces monstres cherchent à obtenir une réaction de notre part. Ils sont prêts à nous massacrer si nous posons le moindre geste. Je ne vais quand même pas me laisser faire ! Ils sont répugnants ! Crasseux, gras, vulgaires. L'un d'eux a de l'huile séchée sur le visage. Ils ne sont pas humain. Ces êtres n'ont aucune compassion, aucune empathie, juste... de la méchanceté et un manque de respect flagrant. Ils me donnent envie de gerber.

Puis vient mon tour. Je sens l'air se couper quand la perche me prends par le cou et m'attire à eux. Loin de cet écran, je peux enfin bouger. Je sens mon esprit reprendre le contrôle de mon corps. J'essaie de me débattre, gigotant dans tous les sens et tentant de marcher sur les pieds de la personne qui se charge de moi. On me pousse au sol et il n'y a aucune autre résistance de ma part. Au moment où l'on retire ma combinaison, je suis accueilli par une odeur agréable, tellement agréable que je manque presque de vomir mon petit-déjeuner.

« Bordel de merde... Vous sentez pas la rose, vous le savez ? C'est répugnant. »

« Bah le petit, il trouve que l'on sent mauvais ? Ohhh la petite fiotte ! » Il eut des rires gras et autres insultes sur ma virilité.

Je décide de me taire alors qu'ils me retirent mon équipement pour me laisser en uniforme. Je n'ai pas d'arme. Je leur aurai bien donné un coup de zat, moi ! Quelles ordures ! Devant moi, je peux voir des hommes tripoter Skyler et Karola. L'un d'eux se permet de prendre un des seins de Skyler et deux autres ouvrent la veste de Karola.

« Hé, vous les porcs, ôtez vos sales pattes d'elles ! » dis-je à l'intention d'eux. Elles ne l'ont pas demandé ! Et puis qui voudrait se faire toucher par des mecs aussi sales et irrespectueux qu'eux ? Ouais, moi non plus.

L'homme qui tripote Skyler me regarde et se mets à rire : « Jaloux ? » fait-il d'un air absolument horrible et lubrique.

« Jaloux d'un porc comme toi ? Jamais ! »

L'homme se mets à rire suite à ma réplique.

Quelqu'un se mouche sur mon épaule droite et je plisse le nez, dégouté. Ouep, j'ai de la morve de monstre. Je ne peux même pas l'essuyer. On me lie les mains ensemble avec un mélange de métal, plastique et barbelé. Bordel de merde, faut vraiment pas que je tire dessus sinon je risque de m'ouvrir les veines. C'est hyper inconfortable et douloureux. Je me tourne vers les autres membres de l'équipe, sentant mon cœur battre rapidement à l'idée d'être à leur merci. Il faut trouver un moyen de sortir de cette situation et au plus vite.

Un des hommes fouille dans nos sacs et trouve un taser. Idiotement, il l'allume et atteint un de leurs congénères. Non, mais faut vraiment pas voir de jugeote pour faire un truc pareil. Je ne dis rien. Une lueur d'humanité et de regret apparaît dans leurs yeux, puis plus rien. Alors ils peuvent ressentir autre chose que de la méchanceté. Dans un soupir, ils nous mettent des colliers au cou avec des chaîne pour nous mener à la prochaine porte. Ils ont des armes en tout genre telles qu'armes à feu, des pics, des bouts de métal, des tuyaux, des armes alien. Comment les ont-ils obtenus ? Avec des échanges ? Des rançons ? La coopération est le seul moyen pour sortir de là vivant.

« Ça va, ça va ! J'avance ! » dis-je alors que les hommes nous tirent de force.

« Plus vite la graille ! »

Nous arrivons ensuite dans un autre sas qui s'ouvre sur une surface aussi grande qu'un terrain de football. La puanteur, la crasse et le dégoût y règne. Ayant les mains liées, je ne peux pas me pincer le nez. Il faut endurer cette odeur dégoutante. Je fais de mon mieux, mais elle est juste tout simplement immonde. Dans la pièce, il y a des étendues de bidonvilles. De la fumée blanche s'élève de quelques uns. Les ordures sont partout. Des déjections, des fluides en tout genre, des souillures... C'est vraiment répugnant. J'ai beau faire attention où je pose les pieds, les ordures sont partout.

Alors que je marche, j'aperçois au loin un enclos avec des humains et créatures en tout genre. Mais pourquoi dans un enclos ? J'ai pitié d’elles... Elles ne méritent pas ça ! J'ai de la difficulté à bien distinguer leurs traits. Même si je plisse les yeux, cela ne m'aide pas. L'une d'elle passe son bras entre les barreaux et prends le mien. Surpris, je jette un coup d'oeil et vois un bras blanc avec des taches brunes. Il n'y a aucune douleur. Étrangement, une chaleur me parcourt le corps et j'ai ce sentiment que tout va s'arranger. Bien vite, la sensation se dissipe et je lance un coup d'oeil à l'enclos. Les brutes nous traînent de force et je n'ai pas le droit de les observer plus longtemps.

Soudain, nous sommes accueillis par des hommes et femmes hurlant et lançant des ordures. Ils nous plantent les doigts dans les oreilles, les yeux, la bouche. J'ai envie de leur cracher au visage pour qu'ils arrêtent, mais je me retiens. Comme si ce n'est pas assez, je reçois des coups de pieds.

« Arrêtez ! »

Des éclats de rire s'élèvent et je devins la cible privilégiée des badauds encore armés de leurs détritus.

Nous sommes placés sur un monte-charge en bois. Des gens bien plus calmes sont fouettés pour activer le dispositif à corde. Ils sont maltraités et mal nourri. J'ai pitié d'eux eux... Comment font-ils pour vivre dans ces conditions ? Ils sont encore forts, mais ils faut les nourrir sinon ils risquent de s'écrouler. J'ai pas envie de finir comme eux ! Nous montons de deux étages pour arriver sur une plateforme en bois. La pièce à l'air beaucoup plus luxueuse et je suppose que cela doit être le repère du chef de ce dépotoir. Deux personnes enchaînées portent des plateaux d'argent où de la nourriture y est déposée. Je remarque leur nudité. Ils ont des entailles vielles et récentes sur le corps. D'autres gens maltraités ? J'en peux plus de cet endroit ! Je détourne le regard et celui-ci se pose sur un homme en sueur, gras, laid et repoussant installé sur un fauteuil comme chez les psy. Oh mon dieu, je veux vomir. Je prends de grande respirations pour me forcer à ne pas vomir le contenu de mon estomac. L'odeur de la pièce aide pas, mais bon... Je veux juste réussir à ne pas vomir.

Le chef se lève et nous observe longuement, se curant les dents et retirant le reste de sa nourriture. Deux vaches laitières et un black... ces personnes ont des noms, mais faut croire que le chef s'en fout. Il bouscule Karola pour venir se positionner devant moi. Ensuite, il me dit que j'ai une gueule d'angelot. Bon, ok, je l'ai déjà entendu celle-là. Oh putain, c'est pas ce que je crois ? Si ? Je veux pas... Je tremble juste à l'idée de finir de cette façon.

Soudain, des doigts s'enfoncent dans ma bouche pour observer mes dents et ma langue. Beurk. Lorsqu'il les retire, je le fixe d'un air mauvais, lui disant que je n'hésiterai pas à lui cracher dessus s'il recommence. Ensuite, sa main claque mon fessier. Là s'en est trop, mais je serre la mâchoire pour m'empêcher de faire une erreur que je regretterai sans aucun doute. Je sens que mon espace personnel a été violé. C'est frustrant, gênant, embarrassant, blessant. Non, mais on demande la permission avant de toucher !

Je sens un regard sur moi et voit un homme tenant un plateau d'argent m'observant d'un air effrayé. Il échange des regards navrés avec ses confrères. Que se passe-t-il ? Sait-il quelque chose que je ne sais pas ? Mon regard s'adoucit en le voyant m'observer de cette façon. A-t-il peur de moi, du chef ? Je ne vais quand même pas le manger ! Puis il y a quelque chose qui attire mon attention. Les hommes ont les mêmes traits que moi. Ils sont plutôt bel homme malgré leurs entailles sur le corps, mâchoire carrée, bien bâti, cheveux foncés et yeux pâles. Je secoue la tête doucement et sens la peur monter en moi. Je ne veux pas finir comme eux ou pire encore. Je retourne à nouveau mon attention sur le chef. Ce dernier reprends place sur son fauteuil et nous demande qui est celui de notre groupe.

« Je réponds au Lieutenant Ford. »

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J'écris en #4B86B4


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Ven 26 Jan - 21:48
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Karola Frei, Aiden Ford, Skyler McAlister, & Cody Fuller
Le levier avait refusé de répondre dans un premier temps, puis le vacarme provoqué par l’enclenchement de l'arrêt des gaz cessa quelques minutes après que j'y mis toute mes forces. Je pouvais enfin souffler, je regardais ma tablette, et le voyant rouge disparu, je fis un signe de victoire avec le poing fermé devant moi. Seule dans cette cursive, personne ne pouvait me voir de toute façon ! Je fis un sourire, contente d'avoir réussi à fermer ce truc. La pression fut remise directe à son état normale. Signe que les collègues avaient aussi réussit à colmater le plus de brèches possible.

Cette vanne lourde, je repris ensuite le chemin vers la sortie afin de rejoindre les autres le plus rapidement possible, une fois avoir vérifier que tout était en ordre. J'inspectais le travail accomplit par le reste de l'équipe, et constata que tous était en ordre assez rapidement grâce aux données de la tablette. Le témoin lumineux qui était rouge, s'éteignit et cessa de vivre. Je fis un signe de la tête après m'être relevée quand le docteur Skyler demanda si tout le monde allait bien. L'équipe reprit alors l'exploration, passant dans un sas à double porte permettant un transfert d’une zone condamnée à une zone libre.

Tout se passa pour le mieux, si la mission avait mal commencée, j'avais espérée qu'elle continue à aller mieux. Mes espoirs, furent réduits à néants, en quelques secondes lorsque la porte de l'arrière se referma derrière nous. Tandis que celle-ci se trouvant devant nous... refusait simplement de s'ouvrir ! Je fis la grimace, en n'arrivant pas à obtenir de résultats, j'avais beau essayer de l'ouvrir, rien n'y faisait. Elle ne voulait pas m'obéir ! Tout simplement, malgré les réglages que je tentais de faire... Rien. J'ai recommencé, deux fois, trois fois, pour être sûre que ça ne venait pas d'une erreur de ma part ! Ben oui hein, tout le monde peut se tromper !

Ha ha ha, la bonne blague ! Je n'ai compris que trop tard, ce qui nous arriverais... j'eu à peine le temps d'ouvrir les lèvres pour parler, et les prévenir que la porte était commandée à distance... que... ce fut trop tard. Comme prévue, une alarme se mise à sonner via une commande spéciale. Je n'eu pas le temps de faire quoi que ce soit pour arranger les choses, qu'une lumière bleue aveuglante s'empara littéralement de la pièce et vint déferler sur nous. M'obligeant par la même occasion à cesser mes tentatives désespérée d'ouvrir la porte. Je faillis même lâcher ma tablette sur le coup de la surprise, mais mes mains la tenaient de toutes leurs forces.

Faut dire aussi... que la pression, montait, et que je commençais à devenir un peu trop nerveuse, prenant même presque peur. J'avais le cœur qui battais à cent à l'heure ! J'ai même crus que j'allais pleurer tellement la lumière me faisait mal aux yeux ! Et encore, ce n'était que le début de la descente aux enfers devant le mur des lamentations ! Paralysée avec les autres, je restais accroupie, dans ma position de travail. C'était bien ma veine... j'avais l'impression d'être à nouveau dans ma capsule, et la peur me prit instantanément. Quelque secondes à peine après que la lumière se dégageait de la pièce. Déjà qu'elle était petite et qu'elle me donnait envie de la fuir... mais alors si je m'attendais à ça... non pas du tout.

Les autres furent aussi surpris que moi. Aucun d'entre nous ne pouvais bouger... j'avais la gorge nouée par le stress et l'angoisse. Je commençais à faire une crise de panique, mais ne pouvant bouger.... ça ne se voyait pas pour l'instant... non, non, tous mais pas ça ! Je voulais clairement rentrer sur Atlantis... je voulais rentrer à la maison... je ne voulais pas y aller ! Pas là-bas ! Mon regard fuyait cette bande dé dégénéré, qui hurlait et criait dans tous les sens. Celaeu pour effet immédiat de me braquer. Je le sentais, j'avais des douleurs dans mes mains et mon corps était tellement tendu qu'il me faisait mal ! Cette vue me brisait le cœur, je ne pouvais pas supporter de voir ces barbares s'en prendre ainsi à Karola, chez nous, dans mon monde natal, ce serait considéré comme un crime contre l'humanité... tous les principes étaient bafoués... en un instant.

Le principe de la dignité humaine surtout... connaissaient-ils seulement le mot "humanité ?". Non. Impossible, il n'y avait pas la moindre compassion dans leurs regards. Je détournais la tête vers le sol, ne pouvant supporter qu'ils maltraitent les filles d'avantage, je ne pouvais pas accepter qu'ils les touchent comme ça. C'est là que j'ai compris, que nous allions subir le même sort. Comme les autres, je fus dépouiller de mes affaires... lorsque l'un deux tenta d'enlever mon gilet molle pour la première fois... je fis des grands gestes et des cris de paniques, me bougeant dans tous les sens pour essayer de me débattre. l'odeur ressentie n'arrangea pas du tout mon affaire. Parlant même quelques mots dans ma langue natale, c'était la première fois de ma vie qu'on me traitait comme ça, et que je vivais... en directe quelque chose qui était généralement... raconté uniquement dans les livres d'histoires sur ma planète.

Le pire fut quand l'un d'entre eux vint passer sa lame le long de mes cheveux. J'ai péter un câble, laissant totalement la panique prendre le dessus tout comme les pensées négatives suites aux paroles dégoûtantes que je comprenais à peine, mais que je ne pensais pas du tout rassurantes.

« Non. Non. Non. Lâchez moi ! Laissez moi tranquille !!! » hurlais-je.

Vu le regard qu'on me jeta... Je n'arrivais plus du tout à me contrôler, perdant mon léger contrôle, tentant même de me rouler au sol. Je pouvais respirer, certes, j'étais encore en combinaison spatiale noire d'exploration, mais cela ne suffit guère à me calmer surtout quand on vint m'en déposséder quelques minutes après.... Moi qui ne voulait plus jamais revivre un moment comme ça. Je détournais le regard lorsqu'il vint me parler, sursautant, je fis un signe de tête. Je préférais me taire, n'ayant plus la force de parler, prise au piège dans ma panique, j'avais la gorge nouée. La crise de panique ne s'arrangea pas avec la suite, la scène du taser me fit fermer les yeux. Ne voulant pas en voir d'avantage.

Déjà rien que les entendre me traumatisait et me pétrifiait littéralement de peur, sur place. Je n'arrivais pas à comprendre comment on pouvait jouer avec la vie des gens comme ça ! C'était horrible, inhumain ! L'équipe reçu les colliers en métal, avec des chaines, je n'ai pas trouver la force nécessaire pour résister, préférant seulement me taire. Cherchant à en profiter pour reprendre mon calme, lorsqu'on me traîna de force avec les autres. Mon calme revint avec la marche, les voyant nous éloigner de tous ça. Même si j'étais consciente que ça ne durerait pas...

J'observais les armes qu'ils possédaient, pour essayer de penser à autre chose... je fus surprise de reconnaître l'une des armes d'un peuple qui faisait du commerce avec le mien... ils volaient les autres peuples ? mais comment ?! Ce n'était pas possible.... ce vaisseau était censé être vide depuis des milliers d'années.... alors comment des armes d'un peuple que je connaissais et qui n'étaient pas de conception lantienne, wraith, pouvaient être ici ?! C'était un peuple pacifiste... Je ne pouvais pas y croire, j'étais littéralement choquée par ce que je voyais. J'étais au bout de ma vie... Un nouveau sas, un nouvel endroit, et toujours autant de fumer et de puanteur. Un gigantesque terrain s'ouvrit face à nous, fermant à nouveau les yeux à cause de la lumière. Je vis au loin l'enclos métallique ou se trouvaient d'autre humains, et créatures apeurées et désespérées. La tristesse que je ressentie à ce moment-là fut inimaginable. Je ne trouvais même pas les mots pour la décrire...

Heureusement que je n'étais pas seule... Placés sur le monte-charge, je restais silencieuse, tentant avec tant bien que mal de redevenir moi-même tout en étant traînée. Le temps que le truc en bois trafiqué finisse sa montée. Fermant les yeux à nouveau face au coup de fouet mis sur celui faisant monter cette chose. Je sentais les larmes couler sur ma joue au moment ou il essuya sa morve sur ma veste, je me taisais ne voulant pas m'en prendre d'avantage dans la figure. Je restais silencieuse, le regard baissée, visage fermé, lorsque le chef demanda qui était nôtre chef à nous.... attendant la suite ne pouvant rien faire de plu désormais !
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Sam 27 Jan - 17:07
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Coincé comme ça, au plafond, à guetter les résultats de travail de notre ingénieure, c'est le genre de truc qui vous exerce une tension nerveuse digne des plus grands films d'Hitchcock ! Et puis le bordel ambiant prit fin : elle avait réussie ! // Bravo ! Miss Asch ! Revenez maintenant ! // La jeune femme finie par se montrer, je l'aidais a sortir de ce plafond toujours dangereux malgré tout et nous rejoignîmes les autres ! Eux aussi n'avaient pas chômés : les nombreuses fissures avaient été, pour une grande majorité, bouchées avec le gel expansé utilisé dans la réparation des combis ! Nous finissons le boulot, sous le contrôle attentif d'Eicko et bien vite on se retrouve enfin autorisés par les systèmes du vaisseau, à pouvoir passer dans une autre section. Et c'est donc en lévitation que nous nous sommes approchés de la porte d'une espèce de sas.

Habitué que je suis aux mauvaises surprise, je me tins au bord de la porte ouverte pour jeter un oeil, un couloir et une porte en face : fermée, comme de bien entendu ! Si c'était bien un sas de décompression, la porte là-bas s'ouvrirait dès que l'autre serait fermée. M'aidant du cadre de la porte, j me remis dans une position verticale et passais le seuil, la gravité était revenue ici, donc mes pieds touchèrent un sol ferme. Nous sommes tous rentrés sans encombres ! Et la porte s'est refermée. Si l'autre restait fermée on était mal, coincés dans une pièce de 2 m sur 3 ! Mais une fois devant l'autre porte, nada ! Pas moyen qu'elle s'ouvre malgré les tentatives de notre ingénieure. Puis une alarme retentie, merci pour mes oreilles sensibles ! Mais ce n'était pas suffisant pour le méchant gremlin qui nous pourrissait notre exploration depuis le début : une soudaine forte lumière nous aveugla pour bien faire : merci les lentilles de vision nocturne comme elles utilisent la lumière ambiante pour fonctionner autant dire qu'on a bien souffert. J'ai bien fermé les yeux mais le mal était déjà fait.

Et la porte s'est ouverte, j'ai ouvert les yeux : chouette ! La lumière était redevenue normale ! Nos ennuis eux, continuaient : une sorte d'appareil high tech fut placé devant nous et un flash s'en échappa, une sorte d'écran d'énergie nous entoura en nous paralysant sur place ! Pour éviter de jouer les héros au moins c'est plus simple ! On entendait des cris, nombreux, sauvages, inquiétants et pas humains. En plus, mon nez sensible perçut des remugles odorants pas dignes de description. une perche à collet traversa l'écran paralysant et vint s'enrouler autour du cou du Major. Je bouillais sur place, elle fut sortie de la zone et aussitôt plaquée au sol et dévêtue de sa combinaison et de son équipement. Se fut le tour de McAllister, d'Asch, de Fuller et enfin de moi : j'eus droit à un traitement de faveur, ils étaient au moins deux à tenir une perche !

Nous fumes tous entravés à l'aide de liens barbelés et d'un collier relié à une chaîne comme les esclaves que furent mes ancêtres ! Je l'avais plutôt mal je dois dire mais, dans ma tête tournaient les diverses recommandations et reproches que l'on m'avait fait. Si j'avais été seul, c'est pas leur liens qui m'auraient arrêtés : je me serais un peu ouvert les poignets et puis c'est tout, eux auraient été éventrés jusqu'au dernier et ensuite j'aurais placé un bandage sur mes blessures qui auraient déjà commencées à se régénérer. Seulement voilà ! Seul je n'étais pas ! Comme dirait Maître Yoda ! Donc je fis profil bas, avec à l'esprit Hoffman et les consignes du Major : rêgler mes actions sur son comportement ! Et en la matière c'était instructif : alors que c'est brutes martyrisaient Skyler et tripotaient à qui mieux mieux toute la chair fraîche disponible, je dis bien "Toute" ! Le Major Frei restait calme et stoïque, enfin c'est ce qui apparaissait, vu son passif l'année dernière, Avec Fuller qui la tire d'une embuscade, les trucs avec les Natus et leurs problèmes ! Je voudrais pas être dans sa tête !

Le comportement de ses types était décidément bien étrange : on aurait dit qu'ils hésitaient à aller plus loin, ils sentaient l'envie du sang mais se contentaient de nous provoquer. Même moi, je trouvais que c'était trop ! Ce qui m'aida à rester résolu dans mon approche taciturne de cette rencontre. Pour une fois, une mission ne serait pas foirée par Aiden Ford, quoi qu'en dise la rumeur ! Pour mes camarades, ce fut tout aussi difficile et certains ne purent s'empêcher de manifester un peu de rebuffade, vite calmée par de nouveaux tripotages, des moqueries ou des coups. Là-aussi, je décidais de montrer l'exemple et de ne leur donner que mon sourire le plus arrogant disponible ! Mais je ne perdais pas un seul des détails qui nous auraient permis de nous libérer ou de fuir, leurs armes, hétéroclites éléments, sans doute récupérés au gré d'autres captures de pauvres pillards spatiaux, il y avait de tout, pour autant que je pouvais en juger, du wraith ou du banal genii et même des trucs de chez nous ! Vu leur attitude bestiale, j'émis en mon fort intérieur des doutes sur leur capacités à s'en servir, idée renforcée par un incident pas prévisible ou le contraire : trouvant un taser et voulant l'utiliser, un pauvre mec balança la sauce sur un de ses potes. Bon ! On a beau vous dire que c'est pas mortel sauf exception, si vous additionné brutes sauvages malnutries et peut-être engin à son maximum, eh ben vous avez un drame !

La cible se raidie, tomba au sol, tressauta sur elle-même devant ses copains hilares ! Tu parles d'une rigolade ! La forme d'un taser est assez évocatrice, si vous avez l'habitude de voir des armes, ça ressemble assez clairement à un flingue ! Surtout certains modèles ! Donc vous savez qu'on pointe pas ça sur quelqu'un sans savoir. Je m'attendais à ce que cette mort soit l'excuse tant attendue par les sauvages de l'espace mais non : au lieu de ça le chef ordonna de le balancer à la fosse, quoi ce puisse être ! C'est ce détail qui me fit penser que leur armement, du moins celui à visée létale et à poudre noire, ne devait pas marcher : j'imagines bien un de ces connards, trouver un flingue sur un type mort depuis des lustres, qui pointe son canon sur un mur, tire et vide le chargeur d'un seul coup, tout content il vise un pote et appuie, mais là rien ! Depuis c'est devenue une de leur légende et se contente de faire peur en les affichants avec eux. En tout cas, ils ne s'attendent visiblement pas à ce que pointer une arme sur quelqu'un peut entrainer sa mort !

Pour moi, il était évident qu'ils n'associaient pas vraiment les armes technologiques avec la mort, sauf à s'en servir comme massues ! Je les vois bien faire ça ! Qui sont-ils donc ? Des descendants de survivants du désastre de l'Esshelo ? Des naufragés venus trouver refuge sur cette épave ? Combien sont-ils ? Nous n'allons pas tarder à le savoir, car, abandonnant leur idée de nous massacrer, avec beaucoup de déception, verbalement annoncée. Ils nous poussèrent vers une destination inconnue. Et toujours cette manie de toucher, palper et baver sur leurs fantasmes abjectes de brutes en rut ! Et cette odeur ! De pire en pire a mesure que leur repère approchait ! J'en regrettais ma chère combi abandonnée entre les pattes sales de ses gros porcs libidineux. Et nous sommes arrivés dans leur domaine ! Et quel domaine ! Un truc grand comme un terrain de football, et des gens, des cages, des détritus des trucs que je préfères ignorer. Le tout dans une atmosphère méphitique qui devait garantir de crever assez vite dans un état lamentable ! Je prêtais peu d'attention aux mésaventures de mes compagnons : trop occupé à recenser le nombre de gardes armés dans cette espèce de camp et il y en avait pas mal. Tous ne portaient pas une arme technologique mais en même temps ça veut rien dire.

On fut conduits sur un monte-charge, en divers matériaux de récup et fonctionnant à la force des bras d'esclaves que leur garde-chiourme n'hésitait pas à frapper pour les motiver. On a eu droit à tout sur le chemin : touche-pipi, caresse lourde, léchage, crachats, jets de divers projectiles dont, là-aussi je vous épargnerait le détail par la pose d'un voile narratif discret ! On nous a conduit dans une sorte d'habitation : la hutte du chef ? Oui, semblait-il, un gros type poilu et graisseux bâfrant comme un affamé nous reçut, enfin il reçut le responsable de la patrouille qui nous présenta comme nouvel arrivage de chair fraiche. Le chef fit des actes de chef pour montrer sa puissance et faire respecter son idée de l'ordre. Puis avant de nous laisser nous faire conduire à notre nouvelle vie ici, il prit place de nouveau sur son...trône, appelons-le ainsi, et posa la question qui tue : qui est votre chef ? Pas dit ainsi mais qui revient au même. le règlement militaire veut qu'un prisonnier ne donne que son numéro matricule et ses nom et prénom devant tout tortionnaire ennemi ou interrogateur quelconque. Certain prisonniers de guerre pouvant même y ajouter un grade quand ils en ont un. Parfois, devant des ennemis respectueux des conventions de Genève, c'est bien de dire qu'on est gradé : ça peut alléger les conditions de séjour.

Mais d'autres fois, c'est une mauvaise idée de se mettre en avant : parlez à Moctezuma, assassiné par les espagnols qu'il avait couverts d'or, à ces chef indiens massacrés par les hommes qui leur avaient promis de discuter en paix ! Bref, les actes inhumains semblant être la norme ici, je suis pas sûr que frei aurait beau jeu de se déclarer comme commandant de la mission. Surtoit que c'est à Fuller et moi qu'il s'adresse, il ne doit pas concevoir que deux types comme nous, entrainés et visiblement en forme, se plient aux ordres d'une femme qu'il ne voit que comme un moyen agréable de se vider les testicules ! Je sais ce qu'on m'a dit mais là, j'ai pas le choix : je peux pas demande conseils à mon chef ni la prévenir avant. Je dois faire le show qu'on m'accuse de faire, je dois materner mes hommes ! Bref, je vais encore jouer les martyrs, pour le bien de tous, en espérant que la ruse permettra au Major et à l'équipe de s'échapper plus aisément ! Je poussais légèrement Fuller pour passe devant lui en tournant la tête vers les filles pour faire un clin d'oeil rapide avec mon sourire de charmeur. J'étais assez vif pour que cela passe comme une marque machiste de mon pouvoir de mâle sur les hommes et les femmes qui me devaient obéissance. J'espérais que tout le monde de l'équipe avait compris et jouerais le jeu.

Fuller me grilla la politesse et dit suivre un certain Lieutenant ! Bon ! pour me faire passer pour Major c'est rapé, quoi que avec du bol, ils ne devaient même pas savoir ce que c'était un lieutenant. Je me dressais fièrement face au chef, plein de mâle arrogance et de testostérone dans le regard :

" Je suis l'officier supérieur ! Ces personnes sont mon équipage, ou ce qu'il en reste ! Veuillez nous libérer je vous prie ! Nous ne vous avons pas agressés et je crois savoir que ça compte pour vous !"

Bon, les jeux sont faits ! J'ai pas de grandes espérances mais j'aurais au moins la satisfaction d'avoir fait de mon mieux. Si par contre l'un de nous se fait tuer, alors là ils paieront tous !


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Sam 27 Jan - 18:08
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Tout reposait à présent sur les épaules d’Eiko mais malgré son action, qui eut le mérite de stopper l’arrivée de gaz, on ne pouvait pas dire que les choses s’amélioraient réellement. Karola avait un tube de gel en main et tout comme ses camarades, s’occupa de colmater une brèche avec.

// Eiko, est-ce que vous vous en sortez ? // demanda-t-elle à la pégasienne, soucieuse de sa progression.

Elle suspendit son geste lorsque la lumière rouge s’éteignit soudain, signe qu’Eiko s’en était visiblement sortie. Ils pouvaient à présent quitter les lieux. Karola attrapa quelques éléments de l’équipement récupéré dans la torpille mais cela rendit ses mouvements encore plus compliqués qu’ils ne l’étaient déjà. Elle dut mobiliser l’ensemble de ses muscles et de sa force pour se déplacer et atteindre la prochaine section. Elle était légèrement en lévitation lorsqu’elle l’atteint et là, la gravité revint à la normal, aussi elle retomba un peu brusquement au sol mais sans se faire mal cependant. Elle tourna la tête pour voir ce qu’il advenait de ses camarades, tous étaient présents et certains avaient malheureusement douloureusement réintégrer l’univers de la gravité.

// Ca va. // répondit-elle à Skyler attendant la réponse des autres pour s’assurer qu’il n’y avait pas de fracture ou autre et pour qu’ils puissent poursuivre leur avancée et notamment vers une nouvelle porte. Mais cette dernière refusa de s’ouvrir et ce, malgré l’intervention d’Eiko. D’ailleurs, suite à ses manipulations, une alarme très désagréable se déclencha et avant que quiconque n’ait le temps de s’enquérir de ce qu’il se passait, Karola se retrouva pétrifiée sur place.

Aveuglée par une soudaine lumière vive, elle voulut se protéger les yeux mais ses bras ne lui répondaient plus, d’ailleurs ses paupières non plus. En fait tout son corps ne lui répondait plus. Elle était littéralement incapable de faire le moindre mouvement comme si elle était devenue une statue. En revanche, son rythme cardiaque était loin de s’être arrêté, bien au contraire. Il avait redoublé de cadence et il cognait dans sa poitrine, signe de peur.

C’est là que des rires gras percèrent le silence régnant. Si elle n’avait pas été figée sur place, elle aurait très certainement sursauté car elle était loin de s’être attendu à cela. Karola déplaça son regard et ses yeux se posèrent sur des silhouettes noires qui se dessinant derrière ce qui semblait être un écran. Des doigts, des gestes dirigés vers eux assortis de tous types d’interventions vocales, indiquèrent qu’on les regardait et qu’au moins on se gaussaient d’eux. La jeune femme n’aimait pas vraiment ça et son estomac se serra davantage d’ignorer ce qu’il se passait.
Sa respiration s’était accélérée et elle avait l’impression que son cœur cherchait à s’échapper de sa poitrine. Elle ne pouvait malheureusement pas tourner la tête pour voir si la même chose arrivait à ses camarades, mais elle le déduisit au silence et à l’absence de mouvement de leur côté. La silhouette d’une perche apparue à l’écran et elle fut balancée par-dessus. Avant que Karola ait le temps de le voir venir, un fin collier lui fut passer autour du coup et son souffle se coupa brutalement. Elle sentit son corps être violemment tiré alors que par reflexe, elle porta ses mains à son cou afin de se défaire de ce qui était en train de l’étrangler.

L’étreinte mortelle se relâcha un petit peu une fois qu’on l’eut trainée là où on le désirait. Mais son supplice était loin d’être terminé. Alors qu’elle tentait de reprendre son souffle et ses esprits car elle n’avait pas réalisé ce qu’il venait de lui arriver, elle sentit des mains la dépouiller de toutes ses affaires. Pas vraiment encline à se laisser faire, la jeune tenta de repousser l’assaillant qui souhaiter attendre son étui qui renfermait son couteau Natus mais en réponse elle reçut une claque magistrale qui la replaqua au sol. La force du coup associé au manque d’air dans ses poumons la sonna suffisamment pour que les malfaiteurs puissent terminer leur œuvre sans problème.

C’est le fait qu’on la redressait sans douceur qui la ramena à la réalité, elle ouvrit les yeux et on lui lia les mains. Puis, on la délaissa, elle en profita pour prendre une profonde respiration mais le regretta bien vite. Ses poumons se remplir d’un air nauséabond, il l’était à tel point que cela lui donna la nausée. Elle préféra éviter d’essayer de reconnaître de quoi elle pouvait bien être composée. Elle décida de se concentrer sur autre chose. Un mal de crâne commençait à lui lancer au niveau des tempes et la peau de son cou la brûlait.

Des protestations l’aidèrent à oublier l’air vicié mais ce ne fut que pour constater une autre horreur. Skyler était en train de subir les attouchements de la part d’un homme qui semblait avoir pris son bain dans une benne à ordures. Il n’était d’ailleurs pas le seul dans ce cas, ceux qui observaient la scène et s’en amusaient avaient la même allure. Cette vision la révolta, bien évidemment. Elle détestait qu’on s’en prenne aux civils mais le supplice infligé revêtait un caractère tout particulier pour elle. Il était hors de question qu’elle reste là sans rien faire alors que la doctoresse subissait ce genre de choses. Elle tenta de se relever sur ses deux jambes mais une douleur lancinant au niveau de ses poignets l’en dissuada tout simplement. Elle sentit une multitude de têtes d’aiguilles tenter d’entrer dans sa peau, certaines entamèrent même sa chair. Les liens qu’elle portait aux poignets n’étaient pas simplement là pour l’empêcher de bouger mais aussi pour lui faire du mal et même la tuer si elle effectuait des gestes trop brutaux. Réduite à l’immobilité et surtout à l’impuissance, elle pinça les lèvres et serra la mâchoire tout en observant attentivement le visage de ces porcs afin de pouvoir s’occuper d’eux dès qu’elle en aurait l’occasion.

Il était plus que frustrant pour le major d’être incapable de faire quoi que ce soit pour venir en aide à son équipe. Qu’on lui subtilise ses armes passait encore mais qu’on l’empêche d’utiliser ses poings ou même ses jambes la mettait dans une position de vulnérabilité passablement désagréable. Utiliser la violence n’était peut-être pas non plus la meilleure des choses à faire dans un environnement aussi hostile dont ils n’avaient aucune information. Ils avaient commis une grosse erreur en se rendant à bord de l’Esshelo en partant du principe que l’épave vieille de 10 000 ans et des poussières et en outre en très mauvais état devait certainement être abandonnée. Elle ne doutait pas que l’information concernant les matériaux qu’elle avait à son bord ne soit pas connue que d’eux. En vérité, ça avait été un peu naïf de le penser. Et à présent ils étaient prisonniers d’un groupe d’individus très mal intentionnés et violents à leur égard. Autant dire que la situation puait autant que l’air ambiant.

Les cris déchirants qui provenaient de la bouche d’Eiko furent recouverts par de nouveaux signes d’hilarité. La jeune femme paniquait littéralement, cela se voyait dans son regard. La colère monta encore d’un cran en elle et si elle ne pouvait et ne devait pas bouger, à tout le moins pouvait-elle faire usage de sa voix.

« Laissez -la tranquille ! » s’exclama-t-elle d’une voix qui n’avait rien d’autoritaire contrairement à ce qu’elle aurait souhaitait. La seule chose qu’elle récoltât se fut une autre salve de rires arrosés d’insultes à son encontre. D’ailleurs, on s’approcha à nouveau d’elle et l’envie de prendre ses jambes à son cou la tenta grandement. Mais au lieu de ça, deux hommes l’encerclèrent et pendant que l’un d’eux s’assurait qu’elle n’allait justement pas prendre la poudre d’escampette, l’autre souleva son uniforme au niveau de son abdomen. La jeune femme retint sa respiration et ferma les yeux craignant le pire, un picotement plus que désagréable lui parcourut l’épine dorsale. De la peur ni plus ni moins. Si jamais l’un d’entre eux osait la toucher, elle ne resterait pas sans rien faire et peu lui importait les liens de fer qui lui ceignaient les poignets. Mais heureusement, ils se contentèrent juste d’observer son ventre et ils la laissèrent tranquille. Pour le moment.

Non seulement l’échec était cuisant mais en plus, tous étaient totalement soumis au bon vouloir et aux gestes déplacés de leurs agresseurs. Elle baissa alors la tête. La solution leur avait échappé et ils devaient à tout prix la retourner à leur avantage. Pour cela, Karola avait besoin de tous ses esprits car elle l’équipe était sous son commandement. Alors, elle essaya de se concentrer sur sa respiration, hermétique aux agressions extérieures, afin de se calmer un peu. Après quelques longues et profondes expirations et inspirations, elle se sentait déjà mieux. Heureusement, elle était rompue à la méditation et cela ne lui prenait guère de temps de retrouver son calme. Elle espérait qu’en restant calme, ses coéquipiers fassent de même.

Quand elle réouvrit les yeux et revint dans l’instant présent, elle avait un collier de métal autour du coup et on l’attrapait pour l’emmener, elle et ses coéquipiers dans un autre lieu. Parfaitement calme, elle en profita pour prendre note de l’environnement qui changeait au rythme de la progression. Karola se laissait tout simplement faire, chercher l’embrouille n’allait pas les empêcher d’atteindre leur prochain but. La seule chose que cela changerait ce serait sûrement l’état dans lequel ils y arriveraient. Autant que cela soit en entier. Mais ils ne rendaient pas la tâche facile, la traversée d’une longue coursive pleine d’autres rustres de leur espèce qui tentaient de les atteindre le confirma.

Ces personnes n’étaient pas sans ressources, ils avaient accumulé pas mal de matériel de diverses origines et semblaient débrouillards si on en croyait l’aménagement des lieux en une espèce de bidonville et la création de ce monte charges qui n’avait rien à voir avec la technologie lantienne. Des pirates, peut-être ? Ou bien des esclavagistes… Le monte charges ne put être fonctionnel qu’après qu’un pauvre hère fouetté sans ménagement eu actionné le mécanisme. Après l’avoir emprunté, ils débouchèrent sur un lieu un peu plus soigné que le précédent.

Ils furent accueillis par un comité de ce qui était à coup sûr des esclaves. C’était révoltant, mais là encore leur marge de manœuvre était nulle. Ils devaient à tout prix savoir ce qui se passait ici. A ce propos, ils furent introduits à un homme tout à fait charmant qui en fait, était la parfaite antithèse de l’image que Karola se faisait d’un homme. C’était à peine si sa vision était tenable, d’ailleurs, le major baissa tout simplement les yeux pour ne pas avoir à endurer plus longtemps cette vue. Il échangea quelques mots avec celui dont elle s’occuperait avec soin lorsqu’elle le pourrait et vint à leur rencontre pour les observer chacun de la tête aux pieds. Encore une fois, Karola resta parfaitement calme quand l’odieux personnage la bouscula sans ménagement. Elle se concentra uniquement sur les paroles échangées et d’après ce qu’elle pouvait entendre, elle conclut dans un premier temps qu’ils avaient l’intention d’en faire eux aussi des esclaves.

Puis enfin, il accorda sa noble attention sur les deux hommes du groupe leur demandant lequel des deux était le chef. Une preuve supplémentaire du peu de cas qu’ils faisaient des femmes. C’était plutôt de bon augure, au moins ne se méfieraient-ils pas d’elle. Fidèle à sa ligne de conduite, Karola resta silencieuse, les yeux rivés sur le sol, attendant la suite. Ce fut sans surprise que Ford se désigna. C’était certainement l’option la plus plausible à suivre à ce moment-là, mais elle espérait que le lieutenant n’allait pas en profiter pour se sentir pousser des ailes. Toutefois, elle commençait un peu à le connaître et savait qu’il ne mettrait pas la vie des autres en danger.

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Karola Frei - Aiden Ford- Skyler McAlister - Cody Fuller- Eiko Asch


Chronologie : 07 janvier 2018

Glugue regardait les aventuriers, puis son nouveau “précieux” qui répondait à un certain “Lieutenant Ford”, c’est qui lui ? Et il ne tarda pas à se manifester dans une voix masculine et une gestuelle digne d’un mâle alpha. Cela était hilarant et le chef grassouillet éclata de rire, ainsi que les deux autres subordonnés… ce fut la meilleur blague de leur vie, mais en réalité ce ne fut que de la moquerie.

« Bah tiens, un borgne à la molle-fesse qui dirige ce ramassis de fiottes ! “Hin..pas agressés...j’crois que ça compte pour vous…” Des lopettes ouais ! Des tites pucelles aha ! Manquerait plus qu’à apprendre à utiliser des armes ! Quelle est bonne tiens. » Il rota bruyamment avant de soupirer. « Que des poules soumises qui baissent les yeux, même pas une paire de bourse pour relever l’ensemble, que c’est pitoyable ! Ca m’endort et j’en vomis mon steack !... LE MARQUEUR ! » Finit il par gueuler.
L’un des servants lui tendit un marqueur étrange avec une main tremblante. Il le tendit à un autre qui alla faire un inscription sur le front de Ford.
« Oubliez pas c’qu’est à moi !!! Tiens mon beau, le chef pour le chef ! On va être copain ! Baisse les yeux lavette ! »

Est-ce un sursaut d’égo ? Oh surement, un homme aussi galant et pleins de valeur que lui, ne peut pas être dominant … nooonnn du tout ! On lui fait pas lui, le coup du mec macho ! C’est lui le seul alpha dans cette casbah !

« Mais chef … je voulai le garder pour moi lui ! »
« Ta gueule ! Il va te monter dessus et il est pas humain ! R’garde la tronche de son oeil connard ! ça on garde pas ! Les animaux savants ont en a déjà ! Foutez-le dans l’terminus, verra bien s’il fait encore son bichon ! »
Duc baissa les yeux et soupira comme un enfant.
« Les autres ? »
« Foutez les moi dans l’enclos, serviront à rien t’façon ! Je garde la gueule d’angelot ! »

Duc se mit à gueuler et plusieurs gardes arrivèrent. Duc prit la chaine du collier de Ford et le tira sans aucune douceur.
« Allez le café, tu vas être pressé ! » Dit-il d’un air presque dégouté, le tirant fort avec des geste vif, signe de sa frustration. Il le poussa dans le monte charge et deux hommes armé se tenait avec lui.

Karola, Skyler et Eicko, furent prise avec autant de délicatesse par le second chef et escorté par trois hommes vers le monte charge après que Ford y soit passé. Elles pouvaient voir la silhouette du pauvre homme s'éloigner dans la foule, tiré et malmené. Quand à elles, elles furent conduites vers cet immense enclos, composé d’une barrière métalliques de plusieurs mètres de haut, du recyclage coupant et effrayant. Une porte de fortune, ouverte et elles furent balancées comme des sacs à patate dedans. Des gardes les maintenait au sol, un sol composé de bois et de silures comme de la litière pour animaux. Elles furent retirées des barbelés, laissant des marques sur certains poignets mais gardaient tous au cou ce signe de soumission : ce maudit collier de chien !

Cody restait seul dans cette habitacle, Glugue, lui lança un regard lubrique et se leva pour sortir de la pièce, il avait apparemment à faire. Surveiller que les autres inconnu soit bien jeté au bon endroit par exemple.

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Consigne :

Vous êtes donc séparé en trois groupes !

- Ford amené vers le “terminus”
- Cody qui est dans la chambre de Glugue
- Karola / Skyler et Eicko dans l’enclo.

Chaque groupe aura un texte d’avancé, qui sera posté en caché sur un gdoc, pour que vous puissiez avancer sans savoir ce qu’il advient des autres et garder les éléments. Il est interdit de communiquer entre vous sauf si vous êtes dans le même groupe.

Deadline : le dimanche 4 février à minuit.

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Dim 4 Fév - 14:06
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Karola Frei, Aiden Ford, Skyler McAlister, Eiko Asch & Cody Fuller
Du côté de Cody
Environnement

Le chef revenu dans les quartier toisant Cody d’un oeil gourmand, il s’approchait de lui dangereusement, quand soudainement Duc déboula comme une flèche :

« Chef ! On a un problème avec les machines ! Elles s’ag... »

« Quoi !!!! T’vois pas que j’allais fendre mon angelot ?!? Qu’est-ce qui y’a ???? »

« Mais les machines ! Elles commencent à percer la barricade ! »

« Par les mamelles de mon père ! Impossible !!!! Organise la défense au lieu de baver comme un rat à mes pieds. Tu les tires tous du pieux, qu’ils se sortent les pines de leur boites à boom boom et qu’ils y aillent quoi ! » Fit-il en gueulant sans aucune peur ! « Ils passeront pas. Sont jamais passés ces sales tas de ferrailles, jamais ! » Il courut de son corps gras vers la sortie et se tourna brusquement, pointant les deux hommes peu vêtus. « Pas touche aux vêtements ! Je m’en chargerai moi même... avec les dents ! » il eut un rire bien gras avant de disparaître.

Dès que le groupe fût séparé, les deux hommes qui portaient les plateaux d’argent allèrent directement sur Cody pour s’occuper de lui. Ils se pressaient pour essayer de le préserver, que sa première expérience ne soit pas aussi rude et douloureuse que ces deux hommes. Dans leur regard brillait une forme de bienveillance, comme si “l’innocence” du maître-chien était un bien précieux qu’ils voulaient impérativement préserver, du moins le plus longtemps.

L’un le prit par l’avant-bras avec une infinie douceur et l’amena dans des quartiers qui se trouvaient derrière l’aire du monte-charge. Là encore, c’était plutôt luxueux, peut-être la plus belle chambre si on ne se fiait pas aux morceaux de viande mâchées qui dégoulinaient un peu partout. Ni les draps poisseux et noirs de crasse qui se trouvaient sur le lit d’en face.

« Ne jamais le mettre en colère, initié. Jamais. Jouer son jeu, faire ce qu’il dit, c’est moins douloureux ! »

« Tu es à la fois le plus chanceux, car tu vivras, mais le plus malheureux car tu souffriras... Tes amis vont mourir. Ton chef sera mangé au prochain repas et les autres femmes... elles y passeront un jour où l’autre comme tout ceux qui vont dans l’enclos... Comme mon frère. » Il soupira et toisa le maître chien. « De toute façon, selon les May’s nous mourrons tous bientôt... »

« C’est une liberté. Il faut se réjouir, pas en pleurer. Liberté de plus souffrir. Liberté de plus pleurer. »

« On était un peuple libre, à voyager dans les étoiles ! On était fier ! Et regarde ce qu’on fait ces lâches ! Ces vendus ! Mais regarde nous ? Et regarde ce qu’il va encore faire à… » Il leva les yeux vers Cody. « C’est quoi ton prénom et ta race ? »
Cody Fuller

Ford se désigne chef et je me tais, les mains liées derrière le dos et le corps bien droit. Je ne dois pas montrer que j’ai peur sinon ces brutes pourront utiliser cela contre moi. Je ne me suis pas attendu à me retrouver dans cette situation en m’engageant dans cette mission, mais faut croire qu’on doit s’attendre à tout dans cette galaxie. Mon cœur me martèle les côtes et je crains que le chef de ce groupe de monstre l’entende. Je m’efforce de prendre des grandes respirations pour me calmer. L’odeur de cet endroit est toujours aussi infâme. Si respirer de cette façon peut m’aider à me calmer alors soit.

Le chef, assit sur son trône, on va dire trône, se mets à insulter Ford et le groupe. Nous sommes traités comme des bons à rien. Il ajoute même que nous ne sommes pas capables de nous servir d’armes. Qui est-il pour nous juger ainsi ? Il nous connaît à peine depuis quelques minutes. Nous sommes extrêmement compétents, mais il ne faut pas le révéler. Comment réussirons-nous à sortir de là, sinon ? Je me mords la joue pour m’empêcher de dire une connerie que je regretterai plus tard. J’ai bien envie de lui dire de se fermer la gueule !

Il finit par demander un marqueur. Un des serviteurs l’apporte au chef et celui-ci le tend à quelqu’un d’autre pour faire une inscription sur le front de Ford. Qu’est-ce que cela veut dire ? Le marquer comme étant le chef de notre groupe ? Glugue n’a pas l’air de vouloir en avoir un autre parmi ses sujets. Il ajoute même que Ford n’est pas humain à cause de son œil noir. Là s’en est trop !

« Il est humain même s’il a subi un accident »

Je suis complètement ignoré par le chef.

Ce dernier ordonne ensuite que Ford soit placé dans le terminus. Mais quel est cet endroit ? Quant aux femmes, elles sont jetées dans l’enclos. Quoi ? Cet enclos que j’ai vu en arrivant ici ? Il n’est pas sérieux ? Soudain, des gardes approchent et les emmènent loin de moi. Mon cœur bat rapidement alors que je me retourne pour regarder les quatre personnes partir, leur suppliant d’être prudents. Quant à moi, je reste avec le chef.

Il me lance un regard lubrique et je frissonne, le regardant partir. Un mec aussi dégoutant et repoussant que lui ? Non merci ! Je prends des grandes respirations pour me calmer. Les sueurs froides coulent sur mon front, mes mains tremblent et ma bouche s’assèche.

Glugue revient et s’approche de moi dangereusement. Mon cœur accélère la vitesse, mais je fais de mon mieux pour rester calme. Soudain, un autre homme arrive en courant. Je soupire intérieurement de soulagement. Sauvé. Les deux hommes s’engueulent au sujet de machines perçant la barricade. Le chef court vers la sortie et se retourne brusquement. Il ne veut pas que les serviteurs touchent aux vêtements, car il veut le faire lui-même.

Deux hommes s’approchent de moi et étrangement il y a une certaine bienveillance dans leurs regards. Mon cerveau se mets à réfléchir à toute vitesse. Il y a des serviteurs à poil, je suis le seul que Glugue regarde d’une façon différente des autres membres de l’équipe et je suis dans son putain d’espace personnel. Ne me dites pas que… Je me recule et m’effondre au sol. J’ai le tournis et la nausée. Malheureusement, j’ai toujours les mains liées. J’essaie de respirer, mais ma cage thoracique se comprime.

« Je suis dans un cauchemars et je vais me réveiller… »

« Non tu ne dors pas… » fait l’un des hommes qui m’aide à me relever.

Un des hommes me prend l’avant-bras avec douceur. Pas de maltraitance ? Il m’emmène vers une aire derrière le monte-charge. Elle ressemble à des appartements. Là encore ils sont bien plus luxueux si on oublie la nourriture et la crasse. Je commence à avoir une petite idée de ce que Glugue veut et cela me rends malade de penser qu’il souhaite ce genre de chose.

Je me retourne vers deux hommes s’adressant à moi. Initié ? Je n’en suis pas un ! Je suis juste un mec qui s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Le premier dit que je ne dois jamais mettre le chef en colère et qu’il faut jouer son jeu pour que cela soit moins douloureux. Je n’ai pas envie d’en faire partie, mais aie-je le choix ?

« D’accord. » réponds-je dans un murmure, avalant ma salive difficilement.

Le deuxième mec ajoute que je suis le plus chanceux, car je vais vivre, mais le moins également parce que je vais souffrir. Je donnerai tout pour que les autres membres de mon équipe ne subissent aucune torture. Je prendrai même leur place s’il le faut. Ce qui s’ajoute à ma peur grandissante est le mec qui dit qu’ils vont tous mourir un jour ou l’autre. Comme son frère. Quoi ? Mais ils sont tous des malades dans cet endroit de merde !

J’espère seulement que mes collègues ne sont pas trop mal traités. Je ne suis pas croyant, mais aujourd’hui je demande l’aide d’une entité omniprésente pour veiller sur eux et faire en sorte qu’ils puissent sortir d’ici vivants.

« Les prisonniers se font manger ? Mais vous êtes… J’y crois pas. » Je secoue doucement la tête, horrifié. « Je suis désolé pour votre frère. Vraiment. » ajouté-je doucement.

« Il faut bien survivre… Quand il y a plus aucune vivre, l’homme devient fou et s’attaque à la seule chose qu’il peut manger. » L'homme baisse la tête à la mention de son frère une lueur triste et dégouté à la fois.

Le premier mec dit que c’est une liberté. Liberté de ne plus pleurer, de ne plus souffrir. C’est une façon de voir les choses, mais je préfère vivre. Je ne veux pas mourir. J’aime ma vie. Bon, ok, peut-être pas en ce moment, car j’ignore dans quel état je vais me retrouver, mais je compte bien vivre et retrouver Atlantis. Nous vivons un épisode difficile de notre vie. Si nous le vivons, c’est sans aucun doute parce que nous sommes assez forts pour le surmonter.

« Si ce n’est pas indiscret, est-ce que je peux savoir comment vous êtes arrivés ici ? »

« Nous vivions dans les étoiles grâce à notre vaisseau. Nous avons été appelé à l’aide par notre faction, un piège de renégats opportunistes, qui nous ont attiré et attaqué. Alors prisonniers dans les cales, fers aux pieds et mains, nous espérions attendre du secours. » Il se tait et regarde son compère avant d’ajouter. « Mais le vaisseau des renégats s’est écrasé ici, avec nous, et l’aide n’est jamais venu. Ils étaient pourtant de notre faction mais ils nous ont trahi. Ils nous auraient vendus aux Wraiths s’il n’y avait pas eu cet accident. »

Lorsque l’homme raconte comment ils sont arrivés ici, je me tais et l’écoute attentivement. Alors ils ont été trahi par leurs semblables ? Ils ont risqué d’être vendu aux Wraiths ? C’est mieux que d’être mangé par ces derniers, même si je dois admettre que c’est tout de même horrible vivre dans les conditions de vie de ce vaisseau en ruine.

« Les Wraiths… qui voudraient être livré à eux. » dis-je, secouant la tête et frissonnant à l’idée de voir un Wraith. « Vous connaissez Glugue et… sa bande ou bien vous êtes uniquement à son service ? »

« À son service ? Mais jamais ! Tu n’as pas écouté ce qu’a dit Xal ? » l’homme semble outré.

« De nom, il a été chassé de notre peuple. Avant qu’il piège notre vaisseau pour en faire cadeau au Wraith ! » précisa le fameux Xal.

Je ferme les yeux et prends une inspiration. Je me suis peut-être mal exprimé. J’expire et rouvre les yeux pour observer les deux hommes. L’un d’eux à l’air outré. Je n’ai pas envie de les avoir contre moi. L’autre ajoute qu’ils connaissent Glugue de nom et il a été chassé de leur peuple avant qu’il ne piège leur vaisseau pour le donner aux Wraiths. C’est horrible traiter ses semblables de cette façon ! Jamais je pourrai faire une chose pareille.

On me demande ensuite mon nom et ma race. Je ne vais quand même pas leur révéler que je suis Atlante. Et si ce groupe de gens veut s’emparer de la cité ?

« Je m’appelle Cody et je suis humain. Vous ? »

« Enchanté Cody… Moi c’est Rydac, je suis un humain mais du peuple Travellers. Enfin ce qu’il en reste. » Il se lève et se penche sous le lit pour trouver un couteau orné de pierre étrange et coupe mes liens. « Ton métier ou ta fonction ? Tu sais te battre ? » Il a une forme d’espoir dans cette question.

« Et moi Xal » se présenta l’autre plus discret.

Les deux hommes s’appellent Rydac et Xal. Ils sont humains d’un autre peuple du moins ce qu’il en reste. Alors il n’y a plus beaucoup de représentant de leur peuple ? J’ai un pincement au coeur à l’idée qu’ils perdent leurs semblables. Je n’ai jamais entendu parlé d’eux, mais peut-être qu’ils connaissent Atlantis ?

« Le mot Atlantis vous dit-il quelque chose ? » demandé-je, tâtant le terrain pour voir si le mot leur est familier. Si oui, cela veut peut-être dire qu’ils connaissent la cité.

« Pourquoi ? C’est le nom de ton vaisseau ? »

« Humft...Une légende ancienne qu’on raconte aux gosses de Pégase pour qu’ils soient sage la nuit. » fait Rydac d’un air un peu dédaigneux, comme si parler de légende lui passait au dessus.

Alors ils semblent connaître Atlantis, mais pas plus que ça. Je doute qu’ils sachent que c’est une cité. Xal demande si c’est mon vaisseau et je secoue la tête pour ensuite répondre à sa question.

« Non, ce n’est pas mon vaisseau. Je viens de la cité d’Atlantis. »

Rydac se penche en dessous du lit et sort un couteau orné de pierre étrange. Je n’ai jamais vu une telle arme. Instinctivement, je fais un pas de recul quand l’homme s’approche de moi. Même s’il a l’air bienveillant, je ne peux m’empêcher de rester sur mes gardes. Je ne le connais que depuis peu. Les liens de mes mains se coupent et je peux enfin les bouger à nouveau. Mes poignets font mal et sont rougis à certains endroits à cause des barbelés.

Je ramène mes mains vers l’avant et les masse pour soulager la douleur et lève les yeux vers l’homme. Il me demande mon métier ou ma fonction. Je suppose que je peux le lui dire. Je ne vais quand même pas lui révéler mon grade. Après tout, qui sait s’ils ne vont pas le dire au chef ? Avant d’être laissé ici, j’ai dit à Glugue que je réponds à Ford. Ce n’est pas faux, mais cela peut compromettre notre plan de ne pas révéler que Karola est la chef de mission.

« Je suis un maître-chien militaire. » réponds-je.

Et s’ils ne savent pas ce qu’est un chien ? Ils sont peut-être humain, mais chez eux ils n’ont probablement pas d’animaux. Pour décrire un peu ce que je fais, j’essaie d’utiliser des termes légèrement plus scientifiques propres aux chiens.

« Des canidés quadrupèdes domestiques. Pour répondre à votre question, oui je sais me battre. »

« Maitre… chien… canidés ? » fait l’homme d’un air complètement largué.

L’autre coupa la parole « Ah ! Si tu sais te battre c’est parfait ! Tu vas pouvoir nous aider à sauver Albale et Cotelo »

J’offre un sourire à Xal. Je me suis douté qu’il ne connaît probablement pas ces animaux même avec des termes un peu plus scientifiques propres à eux.

« Oui. Quadrupèdes. Je l’ai entraîné. » dis-je pour confirmer ses dires, acquiesçant doucement la tête.

Rydac coupe la parole de l’autre et je me tourne vers lui. Il explique que je vais pouvoir les aider à sauver Albale et Cotelo. Des survivants ? Leurs semblables ? Une planète ? Je ne suis pas contre secourir des gens, mais il faut que je retrouve mes coéquipiers.

« Vos semblables, je suppose ? Ils sont ici ? Je ne suis pas contre vous procurer de l’aide. Je dois aider mon équipe »

« Si les tiens ont été emmené à l’enclos, ils seront forcément avec Albale et Cotelo ! »

« Et ils nous diront comment faire avant que les tueuses n’arrivent ! »

Rydac se penche un peu plus sous le lit pour prendre des vêtements et en les déroulant il a des armes type fusils étranges et Aliens marron et blanc ainsi que quatre armes blanches.
Spoiler:
 

« C’est horrible d’être le sac… horrible… mais on a su préparer le départ… »

« Il faut qu’on donne les armes aux prisonniers de l’enclos avant que les machines arrivent. On va profiter que le chef ne soit pas là et que ça soit la cohue. »

Dehors, il y a du bruit et Glugue gueule des ordres.

ALLEZ ! A LA BARRICADE BANDE DE TAS DE FAYOTS ET DE BRANLE-CONS ! A LA BARRICADE J’AI DIS ! Il ajoute d’une voix plus faible, des pas s’approchant de ses quartiers : « Moi j’ai un angelot à déformer. Que je sois rôti chez les Blekhans si j’y arrive pas avant qu’elles soient là. »

« Vite faut qu’on se dépêche ! »

Le jeune homme montre une sorte de trou, une fenêtre où il faudra passer par là, sauf que la chute d’au moins 5 mètres sera rude : sur des amas de paille et d’autres éléments inconnus.

« Mon angelooooooooooooot. Papa arriveeeeeee. Viens voir ton maître bien aimé. Je vais te lustrer comme il se doit, tu vas voir ! »

Je regarde Rydac dérouler des vêtements et vois des armes. Il m’explique que si les femmes ont été envoyé à l’enclos, elles seront forcément avec leurs semblables et leur diront comment faire avant que des tueuses n’arrivent.

« D’accord, d’accord, je vais vous aider » dis-je, sachant que je ne suis pas le seul à vouloir avoir la liberté.

Dehors, je peux entendre Glugue donner des ordres et se rapprocher de ses quartiers. Il m’appelle comme son chien et je sens un frisson me parcourir le corps à l’idée d’être à la merci de cette brute. Je me tourne vers les deux autres hommes qui me disent qu’il faut en profiter pendant que c’est le bordel. Je m’approche d’eux et passe la tête à travers le trou. je peux voir de la paille, mais y a-t-il uniquement cela ? J’ignore ce qu’il y a au sol, mais avons-nous vraiment le choix ? Je jète un coup d’oeil derrière mon épaule et vois que le chef se rapproche de plus en plus. Il faut faire vite !

Étant proche d’un des lits, je m’empare d’une couverture pour amortir la chute et nous blesser le moins possible. Je la lance au travers du trou et me tourne vers les deux hommes.

« Donnez-moi les armes, je vais les tenir. »

Après les avoir obtenu, je les enroule bien serré dans le vêtement et les maintiens contre mon corps pour ne pas les perdre. Je m’approche du trou et avale difficilement ma salive. Je prends une inspiration et essaie de me dire que la chute se passera bien. Je m’installe pour sauter et me lance. J’entoure ma tête d’un bras et essaie de rouler sur moi-même pour me blesser le moins possible.

Arrivé au sol, j'atterris sur le côté. La couverture a aidé un peu, mais je peux sentir un objet coupant faire une entaille dans ma main. Je siffle de douleur, mais fait de mon mieux pour l’ignorer. Je vérifie que les armes sont toujours là et regarde en haut pour voir les deux hommes.

« Faites attention ! Protégez votre tête et essayez de rouler comme je l’ai fait. »

Rydac et Xal sautent sans hésité, comme s'ils ont attendu ça toute leur vie, après s’être habillé d'un uniforme sombre. Ils roulent un peu et l’un d’entre eux se relève d’un air dégoûté en voyant son bras toucher quelque chose de moue et puant.

« Ils se sont cassés !!! LES INGRATS !!! FUMIERS ! ILS SE BARRENT !!! ILS FUIENT LEURS MAÎTRE, LEURS PAPA !!! ATTRAPEZ-LESSSSSSSSSSSS !!! » hurle le maître depuis ses quartiers. Quelqu’un semble lui répondre, un de ses lieutenants peut-être ? La colère de Glugue éclate. « Qu’est-ce tu fais encore là, branleur ?!? T’as pas gardé mes sacs à boum-boum ! T’es qu’un naze, un sac à viande avarié, une cloque de pus ! FAUT TOUT QUE J’FASSE ICI ! Donne moi ton arme ! DONNE J’TE DIS, j’vais les tuer moi-même ces machines !!! »

De grands bruits de pas lourds se font entendre.

« Et quand j’aurai fini, j’l’ai retrouverai MES SACS ! Et j’les remplirai de sauce MES SACS !!! »

Au dessus de notre tête, je peux entendre Glugue. Il doit sans aucun doute avoir remarqué notre absence. J’entends une autre voix qui lui répond et Glugue déverse sa colère sur lui. Je ne bouge pas et fais signe aux hommes de faire comme moi. Des pas lourds se font entendre et puis plus rien.

Je rampe au sol, invitant les hommes à me suivre. Je me suis coupé un peu plus tôt et je n’ai pas envie que cela leur arrive. Cet endroit est aussi infecte que les quartiers que nous avons quitté. Il y a une odeur dégoûtante qui s’échappe. Une envie de gerber me prends, mais je fais de mon mieux pour continuer à avancer. Arrivé à la sortie, je me colle au mur et passe ma tête au travers de l’embrasure.

Je peux voir des gens courir vers le fond de ce vaisseau en ruine. Des gens hurlent et c’est la panique ! Ce doit être les tueuses que Rydac et Xal ont mentionné. Au loin, je vois un enclos. Deux gardes se tiennent devant. Karola, Skyler et Eiko sont dedans. Albale et Cotelo doivent sûrement être avec elles. En leur permettant de sortir, ils auront la chance de vivre. Il y a quelques centaines de mètres qui nous séparent de l’enclos. Je m’avance et demande aux hommes de me suivre le plus silencieusement possible. Je me colle contre le mur derrière. Il n’y a aucune porte de secours, indiquant que la seule entrée est devant. Nous allons devoir battre les gardes pour faire en sorte de sortir les prisonniers de là.

« Essayez d’attirer leur attention » demandé-je aux deux hommes. Je donne le sac d’arme à l’un d’eux, me souvenant que je ne pourrai pas me battre avec.

Ils partent devant et je les suis. Une fois l’attention des gardes détournée, je m’approche de l’un d’eux et lui donne un coup sur la tête. Surpris de voir son congénère frappé, l’autre décide d’utiliser son arme pour me donner un coup. Je le reçois sur la tête. Sous l’effet de choc, je m'affaisse contre la paroie de l’enclos. Celui qui m’a donné le coup s’avance vers moi pour m’en donner un autre et je lui donne un coup de pied après avoir retrouvé mes esprits. Il recule et cela me permet de me relever et de m’avancer vers lui.

Son congénère décide de me donner un coup de poing, mais je lui offre un coup de coude dans l’estomac. Le souffle coupé, il laisse tomber son arme et je cris aux deux hommes de la prendre. Le garde, furax de l’avoir perdu, se jette sur moi et me prends le cou par derrière. Je marche sur son pied et décide de le faire rouler par-dessus mon dos pour le mettre hors d’état de nuire. Nous nous retrouvons dos sur le sol et je lui donne un coup de tête.

Alors que je me relève, le garde restant se jette sur moi. Je lui offre un coup de genou. Il se recule, se redresse et se rejette sur moi. Il tente d’utiliser son arme pour m’assomer. Je lui prends le bras et l’envoie valser contre l’enclos. Les gardes étant maintenant hors d’état de nuire, je demande aux deux hommes de me rejoindre vers la porte.

Cette dernière ne semble pas très solide. Je suppose qu’en utilisant notre force elle pourra tomber. Les gongs semblent rouillés et prêts à céder. Après avoir demandé aux prisonniers de se reculer, je me lance sur la porte, suivis des deux hommes. Après plusieurs coups, elle finit par s’ouvrir. Je prends le paquet d’arme et le lance dans l’enclos.

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Dim 4 Fév - 18:07
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Du côté de chez Ford !


Environnement


Déjà que l’environnement habituel était loin de toute notion sanitaire. Mais il y avait maintenant une odeur supplémentaire qui allait agresser le nez de Ford, une odeur qu’il avait forcément connu un jour : la putréfaction. On l’amenait en direction d’un sas à flanc du bidonville dont les portes avaient été renforcées. On voulait visiblement que l’endroit soit des plus sécurisé, qu’il soit difficile d’en ressortir. Il y avait également un nombre de gardes bien plus importants.

Lorsque le panneau s’ouvrit, une très violente odeur monta. L’intérieur était visible, découpé au travers de la structure, les pièces adjacentes du vaisseau se réunissaient pour former un hangar complet qui sentait la mort et la pourriture. Le sol était d’un brun crasseux, recouvert d’une épaisse couche qui se craquelait sous son poids. C’était du sang, des flaques entières qui avaient fini par sécher avec le temps et dont les restes s’étaient accumulés, agencés, pour former cette couche. Il y avait de vieilles traces, et d’autres plus récente, partout où il tournait son regard. Des traces de mains, de pieds, des longues traînées, dont l’une bien rougeoyante provenant d’un sac qu’un homme tirait tout en ricanant d’un air enjoué. Les sens développés de Ford pouvaient aisément frémir et cela était de l’instinct… Cela puait la mort et la souffrance… Comme les vaches qui sentent la mort dans les abattoires.

La moquerie dont Ford avait été le sujet ne lui avait pas valu moins de gardes, bien au contraire, puisqu’ils le considéraient comme le chef qu’il s’était déclaré. Il eut quatre gardes avec des armes inconnue, assez longues et brune à tache blanche. Elles semblaient puissantes. On l’amena jusqu’à l’une des entrées et on le fit passer dans une pièce remplie de tables en tout genre. Des tables faites en bois, en métal, avec des bâches, des morceaux de civières ou d’élément de vaisseaux qui ne semblaient pas d’origine de l’Esshelo. Et sur toutes ces tables...il y avait des hommes que l’on charcutait, que l’on découpait comme une pièce de viande. Quelques enfants se trouvaient devant des chariots à roulette, considérant ces morceaux de viandes sanguinolente avec un intérêt animal. Ils reniflaient, ils s’emplissaient les poumons de l’odeur de la chair fraîche. Et partout s’élevait les soupirs d’aise et de plaisir des découpeurs, muni de scalpel et de tout un tas d’ustensiles parfait pour le désossage.

Tout était récupéré. Même la peau était embarquée et disposées dans des cadres en bois, étiré sur toute la surface, comme lorsque l’on ferait pour le travail du cuir. A l’arrivée, plusieurs enfants bifurquèrent sur Ford en lui testant les mollets. On aurait cru qu’une énorme friandise ambulante venait de faire son apparition.

Les gardes poussèrent Ford dans un Dédale de couloir étroit issus surement d’ancienne coursives du vaisseau, pour le bousculer dans une pièce étroite, où un crochet y était fixé au plafond. Une lumière faible d’une ampoule fatigué y était. Ils décidèrent, surement dans leur grande bêtise, d'assommer Ford d’un bon coup de la crosse de leur armes étranges a fond de boule. Pour lui détacher les mains et faire l'entrave par devant.

Aiden Ford


Il a pas aimé “le chef” ! Il vocifère ! M’insulte autant qu’il peut ! Fuller me défend ! Cette grande âme est trop sensible, il ne réalise pas le danger, je dois intervenir :

”Arrêtez Fuller ! Ne lui donnez pas la satisfaction de nous voir le supplier ! Vous devez restez fort pour ces pauvres femmes, elles ne savent pas se battre ! Moi je m’en sortirais comme toujours !”
« Aha ! T’va en sortir comme une merde nauséabonde ouais ! Toute flasque et puante, gros café ! » Il renifla bruyamment avant de se gratter l’intérieur du nez avec le gras de son index. « Mahahaha, “M’en sortirai comme toujours”, j’t’aurai bien fait mon bouffon perso, gras du genoux ! »

J’en faisais des caisses ! Mais c’était pour la galerie : le Major comprendrait j’espères, de jouer les pauvres choses fragiles, Fuller comprendrait lui de tout faire pour survivre de manière intelligente, plus que ce gros connard en uniforme gradingue ! Dire que c’est moi qui appelle au calme ! On aura tout vu ! Les autres m’emmènent sans ménagement : désolé mon pote tu devras te passer de café, de toute façon, je suis trop corsé pour toi ! J’ai pas trop le loisir de voir où ils emmènent les autres : on me conduit vers une zone du camp plus éloignée. Cette odeur ! Pire que celle des autres salopards ! Plus on s’approche et plus ça pue ! Une odeur de mort, de merde et de pourriture ! Je crois que le nom Terminus ne laisse aucun doute ! Terminus quand c’est pas dans une gare et votre destination de voyage c’est généralement pas bon signe !

Mes quatres gardes et moi arrivons devant la porte gardée par deux autres types en tenues toutes aussi dégueues que celles des gens ici ! Ils ont tous des armes bizarres, des flingues assurément avec une sorte de boule en guise de crosse, marron et blanc, elles ont l’air impressionnant Même si j’étais libre de mes gestes ! Je serres les dents pour pas vomir tant l’odeur est infecte ! On entre ! Quelle horreur ! Du sang et de la crasse ! Un corps ensanglanté dans un sac trainé par un type hilare ! Des étals de découpes en divers matériaux, des gosses avides qui bavent sur des corps humanoïdes en pleine séance de découpage ! D’ailleurs un groupe de mioches s’amène près de moi et commence à me tâter comme on tâterait un morceau de boeuf encore sur la bête !

” On touche pas c’est à moi ! En plus je suis pourrit ! Et votre chef m’a marqué alors du vent !”

Les gardes leur filent des coups de pieds et ils se barrent ! Pendant cet arrêt je profite de l’occasion pour jeter un oeil sur les lieux : les entrées et sorties, les endroits pour se cacher, les voies d’évasion possible bref je fait déjà mon plan d’évasion perso, dès que j’aurais un moyen d’être libre ! On reprend notre marche, où m’emmènent-ils ?

« Mais ferme là toi ! Jamais vu un steak aussi bavard ! » Fit un garde en poussa avec violence Ford sur ces omoplates.
« Ouais j’espère qu’il sera plus digeste que les May’s ! » Les autres gardes se mirent à rire
« Tu avais qu’a leur couper les bouts de leurs membranes ! Et tu aurais pas été malade ducon ! »

Voilà le genre de paroles qui éclairent bien sur votre destin quand vous vous trouvez dans un abattoir de l’horreur et que vous avez encore des doutes sur ce dernier ! C’est quoi ces types ? Le cannibalisme existe depuis longtemps chez l’espèce humaine, j’ai déjà entendu parler de survivants de catastrophes contraint de manger des cadavres d’autres voyageurs ou des sacrifices rituels de certaines civilisations, mais chaque fois on a le respect de l’humain que l’on sacrifie, que ce soit pour la cause commune ou pour la célébration religieuse. Ici pas la moindre once de dégoût, de respect ou simplement de conscience de l’horreur de la chose ! Non, ce ne sont que rires gras, avidité et réduction de l’intelligence à une gêne de confort de dégustation !

On me pousse avec la délicatesse d’un SS devant un résistant français prisonnier et on avance, dans un brouhaha de coup de lames, de rires, de gargouillis dégueux, de sang qui coule, de pleurs et de gémissements étouffés. M’étonne d’ailleurs qu’on laisse une victime manifester sa souffrance sans lui couper la chique, leur insensibilité est telle que ça leur fait ni chaud ni froid ? Ou alors ils ne l’entendent plus ou pas ? Faut que j’enquête sur ce mystère dès que je saurais comment me débarasser de mes quatres nouvelles copines ! Pourquoi les connards de l’univers éprouvent le besoin des couloirs en labyrinthe ? Nous voilà devant une salle on me pousse, j’entre, j’ai le temps de voir un crochet accroché au plafond, la salle d’égorgement ? Et là je reçoit un méchant coup sur le crâne ! Un autre serait k.o pour le compte, heureusement j’ai un petit avantage qui me permets non pas de rester debout, mais d’avoir les idées claires ! Le sol froid, recouvert de matière dont je préfères ignorer l’origine. Me fait du bien pour récupérer plus vite !
On me détache les poignets : sûrement pour pouvoir me pendre en l’air. Eux bien sûr ils se marrent, c’est si drôle de briser le crâne d’un gars qu’on va vider de son sang pour s’en faire des côtelettes ! Rira bien qui rira le dernier ! Le chef de groupe demande aux autres de me relever pour pouvoir m’attacher les mains par-devant. Moi je fais le mort et les laisse ahaner sur mon poids. Me voilà debout, tout mou, tête baissée, deux gars me soutiennent avec difficulté malgré leur carrure, j’en ai un derrière et celui devant qui s’approche pour me prendre le poignet. Dès qu’il est près de moi je lui file un coup de tête dans le nez et un coup de pied dans les roustons, il part en arrière et tombe les mains sur son entrejambe. Les deux porteurs, de surprise, m’ont lâché les bras, du coup j’en profites pour leur envoyer mes coudes dans les côtes et mes poings à pleine vitesse dans la tronche quand ils baissent le corps pour cause de souffle coupé.

La salle est petite, et mes deux gars déséquilibrés recule contre le mur entourant chacun un côté de la porte. Pendant ce temps le quatrième tente de sortir son flingue vers moi, mais d’un retourné acrobatique je lui envoie ma rangers en pleine gueule, j’entends un crac comme son corps suivant la rotation du coup se met à tourner sur lui-même et tombe sur le sol regard vers le plafond. Les deux types aux nez cassés par mes soins commencent à se reprendre, alors je cours vers eux mains tendues pour prendre leur visage et dans l’élan leur fracasse le crâne contre le mur. Je me retourne le type aux couilles croisées de chez Ford, s’est remis debout, enfin debout, disons plutôt en équerre, il tente de reprendre son souffle en me regardant, ses yeux brillent tout autant de colère que de peur et de surprise : un steak qui se rebiffe il avait jamais vu ça on dirait ! Je ramasse un des flingues du quatuor, par le canon et flanque un coup, deux coups, trois coups et plus jusqu'à ce que sa tête ne soit plus reconnaissable !

Je fouilles les corps, me débarasses de la chaïne et du collier et équipé par les arsenaux de mes gardes-chiourmes, je me tiens dans l’encoignure de la porte. Bon quelle est la suite du plan ? La fuite ou ces gémissements ? Est-ce que la bagarre a alertée du monde ? Avec du bol c’est un truc habituel de torturer les victimes du Terminus ! Tiens ! Comment ça marche ces flingues ?

Environnement


Les exploits du lieutenant avait fait du bruit, mais personne d’autre ne vint, faut dire que le bruit en lui-même était chose présente dans le terminus, à se demander comment des humains pouvait œuvrer sans être sourd. A moins qu’ils ne soient devenus fous tout simplement.

Les gémissements et des paroles étranges que Ford n’arrivait pas à décrypter semblait provenir de sa droite. En effet en sortant de la salle avec son flingue alien, qu’il ne pouvait utiliser au passage (à croire que les gardes le prenaient comme gourdin sans savoir comment l’activer) Ford vit un couloir avec cinq salles surement tout aussi similaires que la sienne. Les gémissements semblaient provenir de la troisième.

Sur sa gauche, un autre couloir, avec des traces de sang sur le sol, signe qu’on devait traîner les corps, cela devait mener à l’abattoir. Par contre, le couloir en face de lui était fermé, là où il venait il ne pouvait pas revenir sur ces pas.


Aiden Ford


Ils ont pas grand chose, des couteaux fabriqués dans des barres de fer, je prends les quatre, ça peut toujours servir, pour ce qui est des flingues, j’ai beau les triturer dans tous les sens, pas un qui semble fonctionner. Je pense donc que mon hypothèse est bonne : les armes ne sont pas vraiment les flingues, ils se contentent d’armes de contacts ou de lances, depuis le temps, les munitions des armes à feu se sont sûrement épuisées et depuis ils ont oubliés comment s’en servir autrement que comme des massues ! Et ça doit se compliquer avec les armes aliens ! Je m’assures que tous les gardes sont morts et les fout à poil ! Je devrais prendre l’un des uniformes de ces porcs mais comme il n’est pas question de me mettre ça sur la peau, je choisis le barda du plus large et passe la veste pardessus mon tee shirt, mes bras se hérissent rien qu’à l’idée du contact avec la crasse du vêtement ! Un pantalon au-dessus du mien, et voilà le camouflage fait ! Pas de quoi tromper une observation minutieuse mais pour déambuler parmi des ennemis occupés à autre chose, ça le ferait ! J’attachais les quatres gardes en grappes au crochet de la salle avec les restes de leur fringues découpés en lanière !

Je sors dehors : personne ! J’écoutes : pas d’alarme ! J’ai un couloir face à moi : une trainée de sang parcourt le sol vers l’inconnu ! Y a un autre couloir mais il est condamné, pas possible de fuir par-là ! D’autres salles identiques encadrent chaque côté du couloir sanglant ! Et bien sûr ce gémissement qui m’intrigue ! Comme j’ai rien d’autre à faire je prends mon gourdin high tech et mes couteaux artisanaux empruntés et me diriges avec précaution le long du couloir. J’essaie d’ouvrir les portes des salles que je croise pour voir ce qu’il y a dedans ou même si elle sont ouvertes tout simplement.

...

Puis j’arrive devant la salle où semble se trouver la créature gémissante ! Je poses la main sur la poignée et pousse la porte !

Environnement



Il s’agissait de véritables dépotoirs. On avait visiblement retiré dans ces salles tout ce qui pouvait bien servir au vaisseau à sa grande époque. La moindre pièce de technologie arrachée pour n’en laisser que son système d’éclairage, laissant ces pièces à nues pour y entreposer à outrance tout et n’importe quoi.

En l’occurence, il s’agissait surtout d’une accumulation de toutes les victimes qui avaient été abattue puis dépecée pour alimenter le reste des habitants cannibales. Pour la première salle, des piles incroyablement hautes de vétements y avaient été stockés. Aucun classement, aucune réutilisation visible si ce n’est du cordage fait avec les linges les plus déchirés. La plupart de ces pièces de tissus laissaient apparaître des traces de brûlures, de quelques tirs, mais surtout de très vieilles lacérations et coups pénétrants. A chaque fois, il y avait les traces de sang caillés qui laissaient présager l'hémorragie des victimes.
La salle la plus horrible fût néanmoins la dernière. Des chariots avaient été chargés de cheveux décalotté, encore relié au cuir chevelu des victimes. Ils en avaient fait littéralement des montagnes avec le temps, et cela leur servait visiblement à confectionner des matelas et des oreillers. Plusieurs petites tables présentaient ce travail inachevé mais il ne fallait pas avoir fait les hautes études pour se rendre compte de cette horreur. Ils recyclaient carrément des parties du corps humain pour leur confort, leur vie courante.

Finalement, lorsque le lieutenant parvint à la dernière salle, celle d’où sortait les gémissements, il entendit aussi un cliquetis de chaîne, lui laissant penser qu’il pouvait y avoir exactement la même installation que celle où on avait voulu le suspendre. S’il jetait un oeil, il se rendait compte qu’une extraterrestre à la peau brune tachée de blanc, une May’s, s’y trouvait effectivement accrochée. Ses gémissements s’accompagnaient de spasmes douloureux alors que son visage penché considérait les amputations encore fraiche de ses membranes qui était la version des cheveux pour les humains. Son sang blanc et épais coulait de celle-ci... Quelqu’un les avait découpé sans le moindre soin et jeté à terre. La pauvre créature semblait en souffrir longuement. Elle pleurait. Son regard se tourna vers Ford et elle ouvrit de grand yeux, un éclair de peur mais de grandeur se fit. Elle allait mourir, elle le savait mais, elle ne lui ferait pas le plaisir de le supplier ou d’être comme eux, ces barbares !
La May’s était torse nue, laissant voir une double paire de seins sur un poitrail ferme et amaigris avec des plaie récentes. Elle portait comme seul pantalon, une sorte de legging noir moulant.


Aiden Ford


Je poussais la première porte et j’eus un mouvement de recul : on avait désossé le vaisseau pour créer ces salles mais pas que : ici s’entassait tout un bric à brac de tissus variés, je jetais un oeil, des vêtements ! De tous les sexes et de toutes origines. En lambeaux pour une majorité, mais ceux qui restaient entiers portaient des traces des sévices subis par leurs tortionnaires. Pour certains, qui semblaient être plus anciens que les autres car sous la base de la pile et plus abimés, on devinait des brûlures d’armes à feu mais pour la majorité c’est surtout les déchirures et le sang séché qui marquent l’histoires de morts lente, violentes et douloureuses dans l’agonie.

Bon ! Je passe à la suivante, là des trucs que j’ai pas voulu identifier, puis une autre salle et là j’ai pas pu me retenir : j’ai vomi ! Trop de choses excitaient mon nez sensible et mon estomac manifestait son dégoût depuis un moment. Là devant mes yeux horrifiés s’entassait un amoncellement de scalps humanoïdes, avec comme ce mot scalp l’indique, encore un peu de calotte crânienne et du sang des propriétaires. Si je n’avais pas tué les quatres connards qui m’avaient amenés ici, j’aurais fait demi-tour pour les pelés de la tête aux pieds ! Il faut qu’on quitte cet endroit ! Ce sont des fous ! Des cannibales qui utilisent les corps qu’ils consomment pour la quasi totalité afin de vivre comme les maîtres des lieux. J’imagine bien ce qu’ils font des organes sexuels des mâles bien pourvus. Un camp d’extermination de l’espace ! On est tombé dans un putain de camp d’extermination de l’espace avec une spécialité dans la gastronomie. Dommage c’est pas trop végétarien le régime ! Ni très casher, hallal ou catholique !

J’arrive devant la porte d’où proviennent les gémissements, j’ouvres et ...J’ai devant moi une charmante et désarmante créature : sa peau me rappelait beaucoup ces flingues dont j’avais soulagés les cadavres des gardes, brune et blanche, ce sont ses pleurs que j’avais entendu. Elle pleurait et souffrait aussi : on avait découpé ses “cheveux” et il coulait un sang blanc de ses plaies suintantes ! Je remarquais au sol des sortes de membranes “ensanglantées”. Etait-ce une de ces “mayz” dont parlaient les gardes en blaguant sur les bouts de membranes qui rendent malades si on ne les coupe pas ? Je remarquais aussi qu’elle était nue, enfin torse nu, pour être exacte ! C’était bien une femelle comme l’attestaient deux paires de seins qui auraient été jolis à voir, si le reste de sa peau de femme privée de nourriture, ne portait en plus les stigmates de mauvais traitements !

Je m’approchais, elle me vit et me toisa d’un air de fière arrogance, je dois avouer que d’un coup c’était moi le faible prisonnier ! Puis je réalises qu’elle me prends pour un de ses tortionnaires venu finir le boulot ! Faut dire que je suis déguisé, alors on peut se tromper ! Je lèves les mains vides et souri, ma seule arme de séduction massive et je crois, preuve intergalactique de bonnes intentions, sauf si son espèce voit le sourire à l’inverse de nous !

” Du calme ! Moi ami ! Moi venir aider toi ! Moi prisonnier, moi échappé et tuer gardes ! Moi Ford ! Et toi ?”

Je me trouvais ridicule à parler comme un enfant un peu lent, mais bon soit elle cause ma langue soit un dialecte inconnu alors je verrais bien si je devais rire ou m’excusez !

Environnement


La May’s le toisa de haut en bas avant d’essayer de se redresser, mais ses mains lui étaient douloureuses dans ces entraves de fils de barbelé qui faisaient couler des fins filons de son sang ivoire le long de ses bras.
Elle lui répondit par un rictus semblant comprendre mais ce n’était pas certain, en tout cas, elle avait saisi qu’il ne fut pas là pour la tuer. Sa manière de parler était amusante pour elle. Cela se voyait dans son regard couleur lagon. Elle répondit simplement : « Dy'Méa » Puis leva les yeux vers ses liens puis toisa Ford.

Aiden Ford


Je crois qu’elle m’a compris, enfin j’en suis pas sûr : elle tente de se libérer en se dressant sur ses pieds mais elle ne parvient qu’a se blesser encore plus. Elle me regarde comme je lui parle et son regard change, on dirait que je l’amuse ! Mon aspect ou ma façon de parler ? Ses yeux d’un bleu profond me désigne ses liens alors qu’elle prononce le mot “Diméat”, ça doit être son nom, ou alors le mot pour liberté. Je m’avance et délicatement la décroche de là ! La soutenant pour ne pas qu’elle tombe je commence à ausculter ses liens pour pouvoir lui enlever ça sans la blesser plus encore :

” Diméat ? C’est ...ton nom ? C’est joli ! Attends doucement, je vais ôter ces trucs de salopards ! “

Je tremble de colère, devant les tortures qu’ils lui ont infligées, dire que Frei aurait pu être ici ! Mon dieu ! Quel enfer !

Environnement


La May’s se laisse faire, tout en hochant la tête quand il lui demanda si ce fut son prénom. Dès que ces liens ne furent plus là, elle s’effondra, les jambes tremblantes par la fatigue, mais Ford la soutenait et elle se remit debout. Ces mains touchèrent son visage et il reçut une onde chaleureuse, cela était des sentiments de remerciement et de soulagement.

Elle finit par se décaler de lui, mettant ce bras devant son torse se les frottant comme pour se réchauffer. En réalité Ford, pouvait voir qu’elle faisait autre chose, comme si elle tentait de se donner du courage. Les cercles blancs autour de ces bras, semblait se teindre de couleur bleu puis disparut aussitôt.

Elle leva son regard vers l’homme, puis lui tendit les mains vers son arme, elle parlait une langue, mais le pauvre homme ne pouvait pas la comprendre, alors elle soupira.
« Langue barbare, mais tu comprends pas la mienne. Tu es issu d’un peuple de quel niveau technologique ? Primitif ? Civilisé ? Quel peuple ? » Elle avait une voix mélodieuse et assez sure d’elle.

Aiden Ford


Ses mains touchèrent mon visage : c’était chaud ! C’était doux ! J’ai l’impression de soulagement et de ...reconnaissance ? Elle s’écarta de moi pour se cacher la poitrine, froid ou pudeur ? Elle se frottait les bras, on aurait dit que ses bras se teintaient de bleu mais j’ai dû rêver, elle cherche son courage plutôt vu qu’elle s’adresse à moi dans un langage joli à entendre mais que mes pauvres neurones ne comprennent pas ! Elle désignait le flingue bizarre, elle soupira et me parla dans ma langue barbare, comme elle dit ! Mon niveau technologique ? Elle doit me croire aussi “tebê” que les autres ! Je peux pas lui en vouloir j’ai cru qu’elle était primitive aussi !

” Mon niveau est assez élevé pour savoir que ça c’est une arme mais d’une technologie inconnue pour moi ! On a des vaisseaux intersidéraux et on connait les portes des anciens ! C’est de chez vous ce joujou ? Si vous pouviez débloquer les sécurités ce serait bien deux flingues contre ses brutes à armes improvisés !”

Je me suis un peu emballé : j’espère ne pas parler trop vite ! Et d’ailleurs en signe de bonne volonté, j’ôtes la veste crado puis mon tee shirt et le lui tends : ” Tenez! Pour vous couvrir ! Ce vêtement est à moi ! Pas à eux ! “, puis avec dégoût je remets la veste du garde. Ce qu’il faut pas faire je vous jure !

Environnement


Dy’Méa plissa des yeux, comme pour se concentrer et comprendre se qu’il lui disait. Comme la majorité de son peuple, ils avaient fini par apprendre cette langue, mais refusait de la parler. Cela était logique, pour eux, ces humains étaient des monstres et ils ne voulaient pas s’abaisser à formuler des phrases de leur langues de primitifs attardés. Mais, lui, il devait être nouveau. Et civilisé donc ça allait. Après elle ne pouvait que le croire que parole et elle le toucha, pour ressentir, s’il mentait, ce ne fut pas le cas.
« Tu es de quel peuple ? » Elle tendit une main vers l’arme pour qu’il lui donne. Dès que ce fut le cas, elle caressa la boule arrière et enclencha celle-ci qui s’illumina d’une lueur argentée. Elle montra, la gâchette en dessous qui venait de se déplier.
Elle fut surprise quand il retira ses vêtements et elle enfila le haut d’un air surpris et lui toucha le bras, avec la même sensation agréable de remerciement plus haut.
« Il faut aider les autres et se cacher, elles vont arriver et tuer tout le monde. »

Aiden Ford


Elle me toucha un moment, je ressentis comme une chaleur, son peuple doit communiquer comme ça : par échange de phéromones ou télépathie de contact un peu comme la X-woman Malicia qui chope les souvenirs et pouvoirs de ceux qu’elle touche ! Elle se demande de quel peuple je suis. Je réfléchis et dis : ” D’Atlantis via la Terre ! “ Puis elle prend un des flingue que j’ai piqué et touche la boule, une lumière et la détente fait son apparition. Chouette ! On va pouvoir rigoler ! Puis elle dit un truc qui m’inquiètes un peu :

” Les autres ? Quels autres ? Qui doit venir ? Se cacher où ? Pourquoi ?”

On a pas déjà assez de problèmes ? On est en plein territoire ennemi et la squaw du film me dit que y a des méchants qui viennent en plus ! J’attends sa réponse tout en lui tendant le deuxième fusil pour qu’elle le débloque !

Environnement


Dy’Méa hocha la tête. Elle ne connaissait pas la « terre ». Par contre elle eu un rictus en entendant le mot Atlantis. « La cité des légendes ? Tu es amusant, mais pourquoi pas après tout ! ».
Elle activa la seconde arme et la garda pour elle. « Les Blekhanes. Ce sont des sortes de machines, intelligente d’une race ancienne qui attirent les vaisseaux avec des signaux d’appel au secours. Il y a de nombreux cycles, mon vaisseau s'est écrasé sur cette orbite en pensant sauver un peuple inexistant. On avait repéré ce vaisseau, étant de la race des Alterans, il avait surement de la technologie et peut-être des survivants alors nous, nous sommes faits avoir.
Puis les barbares sont arrivés … ça fait longtemps, qu’on se protège des Blekhanes, mais les barrières n’ont plus assez d’énergie pour les repousser. »
. Elle soupira secouant la tête, avant de marcher vers la porte vêtue de son haut trop grand pour elle.
« Dans les cales en dessous, avec le matériel. Avec un peu de chance, elles emporteront tous ces barbares et elles ne s’intéresseront pas au reste. ».
Il eut des bruits dans ce couloir, des hurlements et des personnes qui gueulait fort, cela semblait se chamailler. Elle leva le regard vers Ford lui touchant le bras, il reçut une vague d’espoir. « Tu occupes quelle fonction ? ».

Aiden Ford


Au nom de la cité elle fit la moue, elle connaissait visiblement puis elle précisa qui elle craignait : des sortes de machines intelligentes ça m’en rappelait d’autres, rencontrées par le SGC. Le plan de la princesse de l’espace est simple : on trouve ses potes je supposes et on va se cacher en attendant que les ..”.blecannes “ débarquent et fassent une razzia sur les brutes ! C’est bien joli tout ça mais moi j’ai des compagnons à sauver. On avance dans le couloir mais des cris et des engueulades nous stoppent . Je lui dit d’attendre et fonce récupérer les autres flingues en bandoulières grâce aux lanières de tissu ! Frei et Fuller pourraient en avoir besoin ! Je reviens ! La… “jeune” ? Femme me touche le bras je me sens comme plein d’enthousiasme, confiant en l’avenir, et elle me demande ma fonction :

” Ma fonction ? Je suis un soldat ! Officier pour être précis ! Et accessoirement sauveur de demoiselles en détresse ! Mais j’ai un groupe avec moi ! Vos compagnons sont peut-être encore en vie comme les miens ! On a des armes et eux des bâtons et des barres de fer ! On devrait y arriver ! Enfin surtout moi ! Vous êtes trop faible ! Restez en soutien !”

Je me prépares à l’action, qui que soit ces gens qui se chamaillent, ils vont passer un sale quart d’heure !
Environnement


Elle hocha la tête le regard sûr, il était donc soldat une bonne chose. Il ne lui demanda pas sa fonction donc elle ne l’informa pas de la sienne.
« Quelle prétention… Mon corps est affaibli mais tant qu’il y a un équilibre d’émotion je suis forte. » Dit-elle d’une voix assez brave. En allant contre le mur, tenant l’arme fermement. Si Ford comptait la laisser en soutiens, il n’était pas tombé sur la bonne May’s.

En avançant, le couloir débouchait sur la salle de découpe qu’avait vu Ford de loin en arrivant. Les humains présents, semblait se hurler dessus et il avait de la panique. Des gardes armés, leur donnait l’ordre de venir combattre alors que les bouchers voulaient se planquer ici. Cela en devenait difficile de parler et ils en venaient aux mains, comme des bêtes !

Au sol, il avait l’un des enfants qui avait tâté le mollet de Ford, le crane en sang, il avait dû se prendre un coup de gourdin. Une secousse se fit et les humains regardèrent la sortie… Une voix familière à Ford gueula des ordres, le chef de ces pirates était ici et leur sommant de venir au plus vite les insultants.

« Z’attendez quoi, bouffeur de glands !!!! A la barricade !!! A la barricade ou j’vous fais mariner dans la cave à merde ! Ca vous lavera la fente, z’en sentirez meilleurs bande de baveurs ! Allez !!! »

Les gardes se précipitèrent dehors laissant cinq bouchers et deux enfants dans cette pièce. Ils étaient armés de couteaux et avait à leur ceinture des armes type Wraiths.
La May’s regarda Ford et lui fit un signe de tête presque arrogant avec une lueur d’amusement, pour lui dire de montrer ce qu’il savait faire. Au fond de la salle, il avait une pile de vêtements et d’armes, celle de son équipe.

Aiden Ford


La demoiselle veut en découdre et me gronde en me disant qu’elle irait au combat en première ligne. Décidément même avec les aliens faut que ça discute les ordres ! ” Vous savez débloquer ces armes mais vous êtes pas soldat ? J’en suis pas sûr ! Tenez cette lanière pour vous faire une ceinture !” Je lui tendis une des lanières de tissu faite à partir des fringues des gentils connards qui pendaient en grappe dans “ma” salle de torture.

La May’s le regarde avec un air taquin. Tout était douceur chez eux.
« J'ai été soldat. Je suis la commandante d'un vaisseau mort » même si la définition de soldat chez les May’s est pas la même. Ils évitent de tuer.


Et je lui fit signe de me suivre, on débouche en plein psychodrame ! Les bouchers s’engueulent, certains se bagarrent avec d’autres gardes ! On dirait que les gardes veulent l’aide des bouchers alors que ceux-ci veulent se planquer. Y a des blessés ! Je remarque un gamin “tâte-bidoche”, au sol le crâne en sang. Les gardes sortent en laissant les récalcitrants sur place.

Dehors le chef des brutes hurle tout son saoul : Il veut des soldats ! Mais avec son sens inné de la formule de politesse, il ne sait qu’insulter les gens dont il prétend avoir besoin ! Je profite de la confusion et m’approches des bouchers qui se cachent. La princesse, semble me défier de mettre mes talents en oeuvre. Piqué au vif je m’élances et tire de ce drôle de flingue sur tout boucher croisé : un drôle de rayon violet sort du canon et les cibles tombent au sol, pas mortes, juste évanoui ou paralysée. J’aimais moyen la secousse subie plus tôt, mais on se débarrassa vite des bouchers présents, ma copine et moi. Il y avait un tas de trucs au fond de la pièce, j’eu le plaisir de reconnaître nos affaires ! Je roule les combis en boudins pour les placer dans les sacs avec leur casque, je me rééquipes de la mienne, casque ouvert, puis je remis mon gilet M.O.L.L.E, du coup je sors une barre énergétique pour la tendre à la jeune ex-prisonnière : ” Tenez, c’est bon ! Mangez ! Vous reprendrez des forces !”, pour lui montrer que c’est sûr j’en prend un morceau que je mange tranquillement. Puis je commence à tout rapatrier, vers l’extérieur, La jeune alien m’y aide de son mieux.

La May’s avait neutralisé certains boucher en les touchant. Les hommes pleuraient ou était figé de peur. Bref inoffensif maintenant.
Elle prit la barre de chocolat enfin de la vraie nourriture. Elle le remercia en le touchant m'étant dans son onde de la bienveillance
« Merci guerrier arrogant. Vous êtes une belle personne »

On a fini par sortir dehors ! En plein bordel ! Des hommes qui hurlent, qui court dans tous les sens, des gardes qui foncent vers un point du vaisseau. Certains me voient et ont des velléités de me punir, je les calme assez vite d’une série de lancer de couteau dans la gorge. Ma copine me fait comprendre qu’elle veut qu’on aille vers l’enclos, on avance donc, chargés comme des mules, enfin surtout moi. Grâce à mon bâton pique-boeufs, je parviens à nous garantir un passage jusqu’au côté opposé. Là, je vois Fuller et deux autres gars qui tentent de défoncer une porte ! ” Fuller ! Vous êtes en vie ! C’est qui vos copains ? Je suis venu avec des cadeaux : votre sac et vos affaires ! Je vous les laisse ! Et où sont les autres ?” Je me rappelais ma copine et la présentait : ” Cette charmante personne c’est Diméah ! Une prisonnière que j’ai délivrée, ces salopards l’ont torturées !”

Maintenant faudrait savoir ce qui était arrivé ! Et comment ce bordel avait pu aboutir à une solution aussi inattendue !

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Du côté de Karola, Skyler et Eiko



Environnement


L’enclos … C’est bien le seul endroit qui semblait un peu près propre sur ce vaisseau et encore, cela tenait de la litière qui donnait cet aspect. Il y avait des odeurs, mais bien moins prenantes, sauf si on allait au fond de celui-ci, l’endroit où les habitants devaient se soulager. Au moins eux, avait décidé de ne pas souiller le sol. De faire une différence entre le sol où il dormait et celui où il chiait.

Il n’avait pas de confort, des vêtements entassés servaient de couche à une forme humanoïde. Mais cela n’était pas vraiment ce qui intéressait le plus les nouvelles. En face d’elles et après que les derniers gardiens avaient refermé la porte se mettant devant pour surveiller, une silhouette se leva et s’approcha d’eux. Une créature non humaine, mais qui avait une apparence d’humanoïde. Un visage marron et tigré de blanc avec comme chevelure une sorte de membrane épaisse avec les deux embouts amputée. Eicko, pouvait reconnaître ces créature des “May’s” et aussi, reconnaître la grande cruauté d’avoir coupé ces embouts qui étaient des réceptacles d’hormones pour réguler leurs corps. Pourquoi avaient-ils fait cela ?

Cette créature, une femme, vu le contour de son visage fin et ses lèvres bleutées, était amaigrie, elle portait un vêtement long marron comme un manteau. Elle avait de nombreuses blessures sur le bars et pourtant, du haut de son 1m90 elle leur fit un sourire presque bienveillant, mais usé par la fatigue et la peur. Elle tendit une main en direction de Skyler. La petite jeune femme reçut une décharge d’émotion, celle de l’espoir et de la bonté. La créature essayait de communiquer avec elle, de lui faire comprendre d’être “amicale” et de ne pas faire de mal aux autres personnes de cet endroit. Bien entendu, de l’enclos. La créature relâcha sa prise et toisa les trois femmes, formulant des mots inconnue aux deux Atlantes, mais connu d’Eicko qui pouvait reconnaître sa langue natale.

“Etes vous civilisées ?” Disait t’elle en boucle. “Quelle race ?”

Karola pouvait voir, qu’il y avait cinq autres créatures comme elle, dont trois hommes, tous vêtus de grands manteaux marrons les regardant de leur grands yeux clairs. Il y avait même deux humains. Ils portaient des vêtements type uniforme militaire. Etait-ce des… Travellers ? Le doute était là, si la major avait lu quelques rapports sur eux. Un homme et une femme, qui se levèrent en les voyant et restèrent méfiants.

Mais aucun des prisonniers ne s’approcha d’eux, laissant la première en avant.

Karola Frei



Sans qu’ils aient le moindre mot à dire, leur hôte décida de les séparer tous les cinq et forcément, c’était quelque chose qui ne plaisait pas du tout à Karola. Au moins, elle et les deux autres femmes du groupe resteraient ensemble mais ça n’allait pas être le cas de Ford et de Fuller. Cela ne faisait que rajouter de la difficulté à cette mission déjà épineuse. Cependant, loin d’avoir l’avantage et leurs vies étant menacées, Karola ne protesta pas et se laisser mener vers un nouvel endroit. Pas n’importe lequel, il s’agissait de l’enclos que le groupe avait pu entr’apercevoir à l’aller tout à l’heure.

On jeta Karola à terre sans ménagement et on la maintint au sol pendant qu'on lui retirait les « menottes ». Elle grimaça de douleur de sentir un poids désagréable lui pressée le dos pour l'empêcher de bouger, puis enfin, on la libéra. Redressée, elle se massa les poignets et se rendit compte que ses liens barbelés lui avaient un peu meurtri la peau lorsqu’elle avait voulu intervenir auprès de Skyler. Mais après vérification de la doctoresse, elle eut confirmations que ça n’était ni très profond ni très grave grâce notamment à ses gants. Cela ne l'était pas autant que leur situation. On fit de même avec Skyler et Eiko puis les portes de métal de l’enclos se refermèrent.

Karola soupira de soulagement mais aussi de dépit. Elles étaient tout bonnement faites prisonnières en attendant qu’on décide quoi faire d’elles, si on décidait de faire d’elles quelque chose. Elle observa son environnement et remarqua qu’elles n’étaient pas les seules à avoir été jetées dans cet endroit. Un petit groupe d’individus se trouvait à une dizaine de mètres d’elle et les observaient avec curiosité. Karola les observa avec méfiance, ils n’avaient pas l’air menaçant pour l’instant ce qui lui permis de se préoccuper de ce qui l’intéressait avant tout.

« Est-ce que vous allez bien toutes les deux ? » pût t- elle enfin demander à ses deux camarades qui n’avaient pas vécu des choses faciles tout à l’heure et qui effectuaient tout de même leur première mission.
« Ne vous en faites pas, on va s’en sortir. » leur assura-t-elle histoire de les rassurer et surtout de leur donner de l’espoir. Si elles voulaient s’en sortir, il allait falloir que les deux civiles soient dans les meilleures dispositions psychologiques possible. Elles n’iraient pas bien loin sans ça.

Alors qu’elle aurait préféré échafauder un plan tranquillement avec ses collègues, elles furent interrompues par une voix derrière elle. N’ayant pas compris, Karola se retourna, se postant même devant Skyler et Eiko pour faire bouclier en cas d’agression. Son regard se posa sur un être qu’elle n’avait jamais vu auparavant et qui s’adressait visiblement à elles dans une langue qui lui était inconnue. Elle était la seule à s’être légèrement avancée vers elles, les autres restaient soigneusement en retrait.

« Je ne comprends pas ce qu’elle dit… » Chuchota Karola mais visiblement c’était loin d’être le cas d’Eiko. Cette dernière leur fit une traduction. Elle s’intéressait à leur niveau de civilisation et à leur race. Karola fronça les sourcils. Le choix de ces questions en guise de prise de contact l’interpella mais cela pouvait tout aussi bien être une manière tout à fait propre à son espèce d’engager la conversation. Dans le doute, elle préférait que de leur côté, elles n’en disent pas trop.

« N’en dites pas trop et soyez prudente. » Lui chuchota-t-elle à l’oreille pour éviter d’être entendue des personnes présentes en face d’elles.

Pendant qu’Eiko dialoguait avec son interlocutrice, Karola observa les autres personnes qui se trouvaient derrière elle. Il y avait d’autres individus de son espèce mais également deux êtres humains qui avaient l’air tout aussi méfiants qu’elle l’était. En tout cas, bien qu’ils soient également prisonniers dans l’enclos, elle n’aspirait pas vraiment à leur faire confiance.


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Ft. Karola Frei, Aiden Ford, Cody Fuller et Eiko Asch

Ford prit la parole pour annoncer que c'était lui l'officier supérieur, le chef du groupe. Il valait sans doute mieux que ça se passe comme ça, car si Karola, une femme, avait osé dire qu'elle commandait des hommes, qui sait ce qui lui serait arrivée ? Ou même si l'affreux chef de ce ramassis d'ordures allait la croire ? Ce dernier se moqua ouvertement d'Aiden, et de nous. Je continuai de baisser les yeux. A quoi aurait servi que je gueule pour protester ? Moi qui ne savait pas me battre, je me serais sans doute faite tuer sur le champs. Et puis, je n'étais pas vraiment impressionnante, alors à quoi bon ? Enchaînée comme je l'étais, cela n'aurait fait aucune différence, je devais me montrer intelligente et faire profil bas, comme les autres, même si je n'en pensais pas moins. Par la suite, nous fûmes séparés. Cody avait été désigné pour rester avec ce gros porc, tandis qu'Aiden allait être conduit autre part. D'après la description furtive, il allait passer un sale quart d'heure. Quant Karola, Eiko et moi, nous avions une autre destination.

Sans m'y attendre, je fus tirée par la chaîne, manquant de perdre l'équilibre, pour suivre mon bourreau. Toutes les trois dans le monte charge, avançant comme des chiennes, je tentai de respirer calmement, bien que ce fut difficile à cause de la puanteur qui régnait dans l'air, mais également de la peur qui m'assaillait. L'enclos, qu'était-ce cet endroit ? Pourquoi étions nous emmenée là bas ? Je n'allais pas tarder à le découvrir. Arrivés devant la porte de ce lieu entouré d'une paroi immense, chacune d'entre nous fut jetée de force à l'intérieur. Je tombai en avant, sans pouvoir me retenir, allongée dans ce qui ressemblait à de la paille, faisant office de litière comme dans une cage d'animal. Je tentai de me redresser, mais quelqu'un me maintenait au sol comme les autres. Qu'allaient-ils nous faire ? Je craignis le pire, mais mes liens furent alors retirés, avant que mon bourreau ne s'éloigne. Libérée, si on pouvait dire ça, je finis par me relever, tandis que la porte se fermait, nous enfermant à l'intérieur de l'enclos.


"Qu'est ce que c'est que cet endroit ?" lançai-je pour moi même d'une voix rendue un peu tremblante par la peur.

Je massai mes poignets tout en les examinant. Quelques traces rougies à cause des barbelés, mais rien de bien méchant. Heureusement, cela aurait été dommage de choper une maladie à cause de cette saloperie. Je regardai également les mains des mes deux compagnes de fortune, mais elles n'avaient rien de grave non plus. Puis, je finis par regarder autour de moi. Derrière la porte, des rustres montaient la garde, mais je fus rassurée de voir qu'ils ne s'intéressaient pas vraiment à nous. Ils devaient seulement être là pour nous empêcher de nous enfuir. Ou de nous entre tuer à l'intérieur de l'enclos. En parlant de ce dernier, j'observai en détail le mur qui nous entourait, faisant office de barrière. Il était composé de divers éléments métalliques, comme si l'enclos avait été monté à l'arrache avec ce qui leur étaient tombés sous la main. Cela semblait être d'ailleurs tranchant, mieux valait ne pas trop s'en approcher, et encore moins y toucher. Il y avait même du barbelé par endroit. Levant les yeux, je remarquai que la barrière était très haute. Impossible de l'escalader dans se blesser. Une voix me sortit de mon observation, celle de Karola qui demanda à Eiko et moi si nous allions bien. Je repensai alors à ce que j'avais vécu depuis le début de cette histoire, et notamment les attouchements que j'avais subi. Honteuse, comme pour me protéger d'une nouvelle agression par réflexe, je serrais mes bras contre ma poitrine en baissant la tête, encore sous le choc de ce que j'avais subi. Je me mordis la lèvre, et mes yeux brillèrent à nouveau de larmes refoulées. Mais, je finis par hocher doucement la tête, tentant de reprendre le contrôle de moi même.

"Ca va, je ... je vais bien. Et vous ?"

La militaire essaya de nous rassurer, mais vu la situation dans laquelle nous étions, c'était difficile de la croire. D'ailleurs, je jetai un nouveau coup d'oeil à ce qui nous entourait, désignant les parois de l'enclos.

"Ca ne va pas être facile de sortir de là. Cette barrière est dangereuse. Le métal semble être coupant et rouillé par endroit, et il y a du barbelé partout. Je n'ai pas de matériel pour nous soigner si nous nous blessons, et je parie qu'il y a plein de maladies qui traînent dans les parages. D'éventuelles blessures s'infecteront à coup sûr".

Pas très rassurant, mais il fallait dire les choses comme elles étaient. Cependant, je finis par soupirer doucement, ne voulant pas baisser les bras devant l'adversité.

"Mais il doit bien y avoir une solution pour sortir d'ici, non ?"

A ce moment là, quelqu'un vint interrompre notre conversation, et je constatai enfin que d'autres individus se trouvaient également prisonniers dans l'enclos. Six aliens et deux humains qui se trouvaient un peu plus loin. Tous paraissaient méfiants, et aucun ne s'approcha de nous, excepté l'un des aliens, une femelle à première vue. Karola se mit aussitôt entre elle et nous pour nous protéger, mais l'alien ne semblait pas avoir de mauvaises intentions. Du moins, en apparence. Elle nous observait chacune notre tour, et malgré la présence de la militaire, elle tendit son bras et posa sa main sur moi. Sans aucune animosité. Je ressentis alors une étrange sensation. Un frisson parcourut mon corps, comme si une décharge d'émotion m'envahit. Non pas celle d'une attaque ou d'une agression, mais je ressentis de l'espoir et de la bonté de la part de cette créature. Etrangement, cette sensation calma ma peur, et je me détendis un peu. Comme si l'alien voulait me signaler qu'elle n'était pas dangereuse, qu'elle n'avait pas de mauvaises intentions. Et qu'elle voulait également s'assurer que nous n'étions pas non plus un danger pour le reste des personnes présentes dans l'enclos. Puis, cette sensation quitta mon corps aussi rapidement qu'elle était apparue, tandis que la créature parla dans une langue qui m'était inconnue. Je fronçai les sourcils, en secouant la tête, ignorant quoi lui répondre.

"Désolée, je ... je ne comprends pas".

L'alien répéta plusieurs fois ses paroles incompréhensibles, nous regardant chacune notre tour. Cependant, Eiko semblait comprendre la langue qu'utilisait son interlocutrice, et elle commença à échanger quelques mots avec elle. Pour ma part, je me rapprochai suffisamment près de Karola pour lui parler à voix basse.

"Je ne pense pas qu'elle soit dangereuse. J'ai ressenti quelque chose quand elle m'a touché. Elle m'a apaisé, je ne sais pas comment l'expliquer. Et j'ai eu le sentiment qu'elle cherchait à savoir si nous étions une menace pour elle et ses congénères. Je ne sais pas quoi penser de tout ça".

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Eiko Asch


Je ne dis rien du tout lorsque le lieutenant Ford se permit de dire qu’il était le chef de mission, et qu’il se permette de prendre la place de Karola, cela valait peut-être mieux pour sa santé et sa sécurité. Je ne disais rien du tout, me contentant d’écouter l’immonde créature grasse parler. De toute façon, je ne pouvais rien rien faire ni tenter dans ses conditions, j’étais encore sous le choc pour oser parler, et protester contre quoi que ce soit qui m’aurait déplu jusqu’ici.

Le regard dans le vide, pensive, on vint tirer sur la chaîne pour nous séparer des deux garçons de l’équipe, de Ford et de Cody. Toutes les trois, nous fûmes amenées à une sorte d’enclos, il me semble que c’était l’enclos que nous avions vu au loin tout à l’heure mais je n’étais pas sûre de mon hypothèse. Je suivis alors Karola, Skyler et nos comment dire ? Nos guides ? pour rester très très polie. J’essayais de garder mon calme, et de ne pas m’affoler plus que je ne le fusse déjà, s’affoler davantage ne servirait uniquement qu’à compliquer une situation déjà très tendue…

Nous fûmes libérées de nos chaînes une fois placées toutes les trois dans cette prison. Le sol ici semblait bien plus propre que celui que nous avions traversé jusqu’à présent ! Tant de monde nous regardais arriver…. Je n’avais pas la force de bouger ni de faire quoi que ce soit d’autre.

J’eu à peine le courage d’ouvrir mes lèvres pour répondre à Karola qui s’inquiétait pour Skyler et moi. C’était tellement gentil de sa part après ce qu’elle venait de subir. Je vis Skyler regarder nos poignets, ils n’avaient de grave apparemment… tant mieux, cela faisait une épine en moins à s’occuper ! J’arrivais petit à petit à me calmer, et à reprendre mon calme. Mon visage s’illumina ensuite lorsqu’une créature humanoïde vint s’approcher de nous.

« Ça va bien, merci Karola, Je l’espère aussi… » Trouvais-je le courage de dire d’une faible voix tandis que j’observais en silence le groupe de personne. J’en reconnaissais quelqu’un. Quelqu’un qui avaient fait du commerce avec mon peuple… les May’s… Je fus apparemment, la seule à comprendre la dame qui essaya de nous parler. Répétant plusieurs la même chose.

“Etes-vous civilisé ?” Disait t’elle en boucle.
“Quelle race ?”

J’attendis qu’elle finisse de s’exprimer pour enfin lui répondre simplement et doucement en la regardant :

« Nous sommes des humaines civilisées effectivement, vous êtes des May’s n’est-ce pas ? comment avez-vous atterris ici ? Qui sont tous ces gens ? » Répondis-je faiblement et timidement en pointant du doigt le groupe tout en demandant dans ma langue natale. Engageant ainsi la conversation avec l’inconnue. Tandis que je faisais la traduction de ce qu’elle demandait pour Karola et Skyler dans un anglais basique et les plus simplement compréhensible.

Environnement


L’enclos donnait l’air de compartimenter une ambiance intelligente et civilisée, comme si l’extérieur était infesté par la bassesse, les injures, les cris, le vacarme. A l’opposé, à l’intérieur de cette prison, la tension semblait “saine”. Les filles n’étaient peut-être pas véritablement en sécurité mais il y avait manifestement beaucoup plus d’oreilles à l’écoute ici que précédemment. C’était à croire qu’en se faisant capturer de la sorte, elles avaient finalement réussi à rencontrer des êtres doués d’une réelle intelligence.

La May’s semblait se rassurer un tant soit peu. Elle se tourna vers Eicko, qui parlait la même langue qu’elle, au contraire des deux autres. “Oui je suis une May’s comme les cinq autres personnes présentes. Sauf les deux autres qui sont des humains comme vous. Enfin, je me doute que vous n’êtes pas du même peuple que les autres, vos auras sont différentes. ” Elle posa une main sur le bras de l’ingénieur et lui transmit une onde bienveillante et chaleureuse. “Tu es une Ariestisienne ? Tes amis ne le sont pas ? ” Elle n’avait pas encore répondu a la question sur le pourquoi ils étaient ici là. Elle semblait vouloir en savoir plus, avant de parler. Elle joua avec ses membranes qui faisaient office de cheveux. Les extrémités avaient été coupé vulgairement, de manière barbare et sans méthode. Le tout avait ensuite été cautérisé avec du feu.


Eiko Asch


Je fus surprise de voir que les personnes d’ici semblaient plus chaleureuses et agréables à supporter que les autres que nous avions rencontrés précédemment ! Cela me donna un peu de baume au cœur de rencontrer quelqu’un parlant ma langue dans un endroit que je n’aurais peut-être jamais imaginé… l’extérieur semblait bien loin de toute civilisation.

La May’s sembla plus rassurée également, comme quoi la barrière des langues ne jouait pas dans ce drôle d’endroit. Un truc me choqua par contre, c’était quelque chose que je n’étais pas habituée à voir venant de ce peuple. Les extrémités … les extrémités des membranes avaient été coupées !

Quel blasphème… la pauvre avait dû énormément souffrir ! Elle me parla ensuite de l’aura de Karola et Skyler qui n’étaient pas les mêmes que moi… cela me surprise. Je ne savais pas quoi répondre sur le coup, hésitant sur le coup à répondre.

Lorsque la May’s posa sa main sur mon bras, une onde chaleureuse et bienveillante vint m’entourer et me réchauffer.

« je… oui vous avez raison, je suis une Arietisienne, mes amies ne viennent pas du même peuple que moi en effet, ce sont des voyageuses » Fis-je, puis j’enchainais avec une question un peu indiscrète mais… il fallait que je sache !

« Vos membranes… que leurs est-il arrivées ? » demandais-je ensuite.

Environnement


Des gardes passèrent près de l’une des portes et donnèrent des coups de pieds rageux, espérant faire réagir les jeunes femmes. Les regards chargés de haine et d’envie, non sexuelle, se portaient sur elles et sur la May’s. Ils disparurent peu après dans la suite de leur patrouille autour de l’enclos.
“ Je vois, ils sont comme ton peuple ? ” Par là, elle demandait si elle était avec eux par contrainte ou par désir de suivre un autre peuple “bienveillant”. Puis elle regarda ses membranes. “ Ils me les ont coupé, pour pas que j'empoisonne mon corps. Ces gens, n’ont plus de ressources pour vivre, alors ils nous mangent pour survivre.” Elle soupira “Tous ceux dans cet enclos sont destinés à être consommé et finir leur vie dans ce qu’il nomme le “Terminus” ”

« LA FERME SAC A VIANDE !!! » Avait hurlé une voix dans la masse qui grouillait autour de l’enclos. La May’s soupira et haussa les épaules, pour s’éloigner en faisant un signe a Eicko et ses deux amies de venir plus loin. Le brouhaha revint.

Eiko Asch


Je sursautais en entendant les coups de pieds dans la porte en métal de l’enclos, quelque part je me disais, heureusement que la porte était là et nous séparais de tout le raffut du dehors. Ce monde extérieur si violent et cruel ne me donnait guère envie d’y retourner. Cela me fit même flipper lorsque j’entendis la voix hideuse et barbare hurler.

Les regards haineux m’effraient d’avantage, et me firent porter mon intention sur mon interlocutrice qui me donnait là des informations intéressantes. La question de l’appartenance semblait importante pour la May’s, et ainsi la question qui tue arriva bien vite… Je ne disais que la stricte vérité sans pour autant révéler quoi que ce soit qui pourrait nous mettre à mal. La méfiance était de mise, même si j’essayais de ne pas le faire voir.

« Ces voyageuses m’on sauvée la vie, ma planète a été détruite par les Wraith et elles m’ont recueillies, elles sont comme mon peuple en effet, comme ma famille ! » Fis-je alors pour rassurer la May’s. La partie suivante… ne me rassurait pas du tout… elle m’effrayait même d’avantage.

Consommés ? Mais pourquoi élire domicile dans ce vaisseau en sachant qu’il… n’y avait plus aucun occupant depuis plus de dix mille ans ?! Je réalisais…soudainement… que nous n’aurions jamais dû embarquer là… et si c’était les descendants de ceux ayant occupés le vaisseau ? Cette idée… cette hypothèse me fit froid dans le dos… J’enregistrais tous ça dans un coin de ma tête… il me fallait absolument prévenir Karola et Skyler. Un mot tilta mon attention plus que les autres.

« Je vois… de quoi s’agit-il pour le terminus ? je, je vous remercie, j’ai besoin de prévenir mes amies de notre sors, je reviens » Fis-je en regardant dans les yeux mon interlocutrice avec un air qui montrait que je ne mentais pas ! Que j’avais vraiment besoin de retourner exposer la situation à mes amies, Karola et Skyler.

“ Les “pirates” vous emmènent et vous tuent. Après vous serez des repas, je n’en sait pas plus. Ils ont amené beaucoup des miens, mais notre chair ne semble pas leur plaire plus que ça… Vous avez un vaisseau ? Il faut qu’on s’échappent de là rapidement avant qu'elles n’arrivent et tuent tout le monde !” Fit-elle en soupirant.
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Karola tendit l’oreille pour entendre les paroles prononcées par Skyler concernant le contact physique qu’elle avait eu avec l’alien et ce qu’elle en avait ressenti. La jeune femme hocha la tête et lui répondit en chuchotant.

« Nous verrons bien ce que la conversation qu’Eiko a avec elle donne. »

Car de fait, Karola préférait ne pas se fier à ce genre « d’intuition » qui pouvait être trompeuse. Ainsi, la jeune technicienne se lança dans une conversation avec l’alien dans une langue qui était inconnue aux deux atlantes, elles allaient devoir en référer à Eiko pour la traduction. Elle jeta un regard derrière son interlocutrice et remarqua que les autres individus présents restaient toujours en retrait. Soit ils étaient trop effrayés pour s’avancer, soit l’alien était leur cheffe et avait réagi comme Karola l’avait fait quelques minutes plus tôt, elle s’était mise en avant pour les protéger ou bien établir le contact.

Cependant, ils semblaient attentifs à ce qui se passait devant eux et comme les aliens ne parlaient pas leur langue, elle décida de voir si les humains eux, la parlait. Skyler sur ses pas, elle s’avança vers eux, tout en s’assurant d’avoir Eiko en ligne de mire pour pouvoir intervenir au moindre signe menaçant.

« Et vous, parlez-vous notre langue ? » lança-t-elle simplement de manière un peu brute ne sachant pas vraiment comment ouvrir la conversation.

« Euh oui ? Tu es ? »

« Karola Frei et vous ? Comment avez-vous atterrit ici ? »

« Enchanté, Albale. Hum ont des voyageurs spatiaux et cette bande d’enflures nous ont tendu un piège ! Des renégats de notre peuple !! Ils comptaient nous vendre aux Wraiths après avoir attiré et prit notre vaisseau de civil ! Et cette bande de nazes se sont échoué sur cette aggloméra de déchets ! » Il semblait énervé et Karola ne pouvait que le comprendre. Cette information était plutôt préoccupante et elle se demanda s’ils n’étaient pas des travellers. Ces derniers étaient un peuple de voyageurs avec qui Atlantis avait quelques fois eu des contacts. Ils étaient très indépendants et difficilement pistables car nomades. Elle avait lu quelques rapports à ce sujet et la description pouvait coller.

« Albale ! Attends ! Et si elle était espionne pour eux ...? » Fit la jeune femme à ses côtés, lui serrant l'avant bras d'un air craintif.

« Ont l’aurait vu ! Elle est trop propre pour être une de ces enflures cosmique »

La brune considéra Karola avant de baisser les yeux, respectant la décision de son conjoint. Elle plaqua son visage contre son bras dans la même impression craintive, dévoilant une large cicatrice de brûlure sur sa joue et une part de son front.
Karola les regarda tour à tour et croisa les bras. Il y avait plusieurs choses qu'elle aurait aimé comprendre et des questions se bousculaient dans sa tête.

« Vous êtes des Travellers ? »

L’homme hocha la tête. Cela corroborait le récit des raisons de leur présence sur le vaisseau.

« Depuis combien de temps êtes-vous là ? Et eux ? que font-ils ici ?» demanda t-elle en pointant les May's d'un signe de tête. La conversation avait l’air de tourner à l’interrogatoire mais elle voulait obtenir des réponses et préférait aller droit au but. Karola était loin d’être douée en diplomatie, elle en été parfaitement consciente et peut-être que ce n’était pas une mauvaise chose étant donné leur situation. Ni son groupe, ni celui de ses interlocuteurs ne semblaient enclins à se faire mutuellement confiance alors, elle aurait été encore plus suspecte si elle s’était adonnée aux ronds de jambes que les diplomates, administratifs se plaisaient à faire.

« Hum » L’homme regarda sur l’enclos des traces faite avec un feutre qui avec le temps s’effaçait « Je dirais quatre ans au moins… Mais … Mais je ne suis plus certain, difficile de compter des jours quand on a plus de lumière. »

« Ils s'amusaient a effacer nos marques...ou à en ajouter...juste pour le plaisir sadique de nous faire perdre le compte. Mais ils n'ont pas réussi. Les May's étaient là avant, ils étaient beaucoup plus nombreux mais ils ont disparus petit à petit au terminus. Nous avons essayé de comprendre ... » Répondit Cotelo sans regarder Karola.

« Ils étaient là depuis longtemps, leur vaisseau à reçut un appel de détresse et ils étaient intéressés par ce vieux vaisseau qui aurait de la technologie ancienne d’une civilisation puissante. Ils ont cru que ce fut ces personnes-là et ont voulu les secourir. Et son resté coincés »

« Les may's sont bons par nature. Ils m'ont aidé à tenir. J'ai peur depuis quatre ans, je n'aurais pas survécu sans leur bienveillance à mon égard.... » Cela corroborait ce que Skyler lui avait dit un peu plus tôt sur les sentiments provoqués par le contact avec l’alien.

« Vous parlez leur langue donc si je comprends bien ? »

« Ils sont notre seul appui depuis toutes ces années. Nous avons réussi à apprendre leur langue, c'est très dur. Mais eux ne peuvent pas apparemment. Nous avons beau essayé, la communication est difficile. »

« Ils ont du juger que ce fut une langue de barbare vu ce qu’on fait les renégats. »

« Bien. » répondit la jeune femme sans montrer la moindre émotion mais pour leur faire savoir qu’elle avait entendu ce qu’ils leur avaientt dit.

« Cette may's semble croire que le vaisseau est peuplé de cannibales. Vous confirmez ? »

« Mais...mais...avez vous vu des cultures ici ? Dans un vaisseau aussi vide ? Les prisonniers, nous, vous, NOUS sommes leur nourriture. Et nous sommes de moins en moins nombreux. » Fit Cotelo complètement paniquée. « Comprenez-vous mes mots ? Nous sommes de la viande pour eux. Ils mangent, ils cherchent la défense pour agresser, pour avoir le droit de tuer, et de manger encore plus !!! Tous les jours nous devons nous taire aux insultes, aux attaques, juste pour espérer repousser l'échéance. »

« Calme toi ! Elle n’y peut rien. La folie des hommes est incroyable quand ils ont faim. Ils sont peut-être eus une once d’humanité autrefois, quoique en vendant son propre peuple aux Wraiths faut être profondément cruels… mais là ce ne sont que des animaux qui essaient de survivre alors qu’ils sont condamnés. Ils ne pourront pas les retarder. »

« Mais pourtant vous êtes toujours vivants. Même après toutes ces années. L'un de nos amis à été conduit au terminus tout à l'heure. D'office. Quant à nous, nous avons été conduites ici car nous ne leur serons visiblement d'aucune utilité. L'enclos n'a pas l'air d'être l'endroit où ils entreposent leur nourriture... Vous avez sans doute oublié de nous dire quelque chose...? » Karola ne leur faisait pas confiance, pas encore et elle voulait éclaircir certains points d'ombre. Ce ne lui semblait pas logique qu’on les ait conduites ici alors que Ford avait visiblement directement été conduit à l’abattoir. Elle voyait bien que ces interlocuteurs semblaient effrayés, désespérés mais elle ne voulait pas agir sans avoir le maximum de cartes en main. D'autant plus que la vie du lieutenant était hautement mise en danger.

« On avait des vivres sur notre vaisseaux civils, comme nous sommes des voyageurs et notre peuple vit sur ces mêmes vaisseaux et eux aussi. Les May’s sont passé les premières à la cuisson. Puis, les plus faibles, les enfants qui n’ont pas été choisie par le chef et il y a eu des émeutes… »


Skyler semblait avoir elle aussi des questions à poser, c’était tout à fait légitime et Karola n’avait pas le monopole. Aussi, elle la laissa tout naturellement prendre la parole. A deux, elles avaient plus de chances de leur soutirer des informations utiles et puis, en tant que doctoresse, l’investigation c’était un peu son truc. Elle serait certainement plus subtile et digne de confiance que Karola même si la jeune femme ne s’était pas trouvée si mauvaise ni agressive dans sa façon de faire.

Comme prévu, Skyler leur posa en premier lieu des questions d’ordre médical. C’était tout à fait normal et pas forcément inutile. Ce qui le fut encore moins ce fut qu’elle les interroge sur le sort que Cody allait subir et même si elle était curieuse de le savoir, elle aurait préféré ne pas en connaître les détails. Un sentiment de dégoût à l’idée qu’il devienne le joujou du chef des porcs l’envahie. Elles devaient rapidement trouver un moyen de sortir d’ici pour lui éviter de nombreux traumatisme. Karola n’oubliait pas que Cody l’avait sauvée en janvier dernier, elle se devait de faire de même avec lui aujourd’hui.

Karola avait remarqué les regards inquiets en direction des barrières. Les gardes avaient méchamment demandé à la may's de se taire tout à l'heure mais visiblement, les humains eux avaient le droit de parler. C'était peut-être une simple question de racisme mais la jeune femme formula tout de même une question qui la taraudait.

« Qu’est ce que vous craignez comme ça ? Vous venez de dire que les plus faibles finissaient en chair à pâté. Pourtant, à vous voir, vous semblez très...craintifs… Et ces émeutes ? Que pouvez-vous nous en dire ?»

« Les émeutes ont causé des morts donc de la nourriture, pour ça qu’ils y encore des gens dans cet enclos. » Il frissonna un peu

« Nous ne sommes pas les seuls à habiter ici… Elles ne vont pas tardée à attaquer… C’est pour aujourd’hui… Je l’ai calculé en réparant les barrières de protections. Nous n’avons plus assez d’énergie pour les retenir. »

« Nous perdons du temps !!! Il faut qu'on s'enfuie, Albale ! Il faut qu'on s'enfuie maintenant !!! »

« Elles ? de qui parlez vous ? Des Wraiths ? » Karola ne comprenait plus rien, voilà qu’à présent, un nouvel ennemi faisait son apparition et jusqu’à présent personne ne l’avait mentionné.

Comme pour répondre au major un grand vacarme se fit d’éclats de voix, on ne discernait pas vraiment le comportement général de la foule. C’était comme un être plongé dans un immense poulailler et essayer d’en comprendre les mouvements. Trop anarchique, trop condensé, trop aléatoire. Pourtant, les cris avaient tendance à gagner en force et en intensité. Le temps que cela se décante, les foules se divisèrent dans des hurlements bien différents. Tous les gardes et personnels armés se rendaient dans une direction précise tandis que le reste de cette populace décérébrée prenait le chemin inverse dans une fuite désordonnée et précipitée. Bon nombre de femmes et les rares enfants tombèrent sur le sol et furent littéralement piétinés par la fuite générale.

Très vite, les environs de l’enclos se dépeuplèrent en offrant une vue sur les différentes ruelles du bidonville. Toutes les portes et les fenêtres se refermaient par des personnes fébriles et terrifiées alors que l’on hurlait à pleins poumons :

« AUX ARMES ! À LA BARRICADE ! À LA BARRICADE !!!! »

« LES BALKHANES ! ALBALE, LES BALKHANES ARRIVENT, CA Y EST ! » S'écria-t-elle dans un éclat de larmes. « Je t'en prie, ne les laisse pas m'emmener !!!!! »

L’homme paniqua, les May’s commençait à se rapprocher des humains formant un cercle les touchant, comme pour apaiser les craintes. La May’s qui avait parlé au début se mit à parler et Albale qui traduit.

« On va s’en sortir… ne vous inquiétez pas » Il n’était même pas sûr lui même.

Frustrée de ne pas pouvoir en savoir davantage sur ces nouveaux ennemis qui effrayaient tout le monde, Karola jeta des regards autour d’elle pour tenter d’apperçevoir quelque chose qui puisse lui en dire plus sur leur nature.

Des pas de course leur indiquièrent que les gardes avaient purement et simplement pris la poudre d’escampette. De peur ou bien pour aller se battre ? Karola n’en avait pas la moindre idée et à vrai dire ce n’était pas ce qui la préoccupait le plus. Karola attrapa Eiko et Skyler et se retira vivement pour empêcher les May's de les approcher et de les toucher juste pas précaution. Les créatures semblaient apaiser les travellers et ça avait son avantage mais le major préférait que ses coéquipières disposent de tous leurs moyens pour ce qui s’apprêtait à se passer. L’instinct de survie valait mieux que la résignation ou bien l’absence de peur qui les empêcheraient de se défendre en cas d’attaque. D’ailleurs, Skyler lui fit connaître le fond de sa pensée en ce qui concernait les May’s. Ils étaient effectivement visiblement inoffensifs.

« Elles sont peut-être muent par les meilleures intentions, mais je préfère éviter que notre jugement soit altéré. »

Elle n’avait malheureusement pas le temps de plus développer son propos. Des fracas métalliques fusèrent dans l’air et la porte de l’enclos s’ouvrit à la volée. Karola s’attendait à y voir entrer une quelconque menace et de ce fait, se posta instinctivement devant Eiko et Skyler pour les protéger. Mais au lieu de cela, du matériel fut jeté au sol et y atterrit dans un bruit mat. De nombreuses armes jonchaient la sciure et sans prendre la peine de répondre à Skyler, Karola s’avança vers la porte pour essayer de voir qui avait bien pu leur fournir cet arsenal qui risquait d’être bien utile si on en croyait le chaos qui régnait en dehors de l’enclos.



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Eiko commença une discussion avec l'alien, une May's apparemment, et à chacune des paroles de cette dernière, la jeune femme nous donnait une traduction sommaire. A un moment, l'un des gardes donna un coup dans la porte en gueulant, ce qui me fit sursauter de peur. Heureusement, il n'entra pas. Alors que Karola commençait à s'éloigner de quelques pas en direction des deux humains prisonniers, je la suivis, laissant Eiko avec la May's, mais non sans la surveiller à bonne distance. La militaire entama la conversation avec ses interlocuteurs qui nous apprirent que non seulement, ils étaient des Travelers, mais également que tous les autres abrutis faisaient partis de leur peuple. L'homme s'appelait Albale et la femme Cotelo. Karola discuta un peu avec eux, et je remarquai bien qu'ils se montraient méfiants envers nous. Je les écoutai quelques instants, avant de m'avancer à mon tour pour leur parler.

"Est ce que vous êtes blessés ? Je suis médecin, je peux peut être vous aider ?"

Une façon comme une autre d'essayer de détendre l'atmosphère, et de les rassurer sur nous. Chacun d'eux secoua négativement la tête, mais je pus remarquer diverses cicatrices, ainsi que des brûlures, notamment sur le visage de Cotelo. Quant à Albale, en plus d'arborer de profondes entailles, il semblait marcher difficilement à cause d'un problème à sa jambe gauche. Toutefois, ces blessures ne semblaient pas être récentes, mais beaucoup plus anciennes. Et d'après leur réponse à la question de Karola, cela devait faire quatre ans qu'ils étaient retenus prisonniers dans cet enfer, à subir tout ça.

"D'où viennent vos cicatrices et vos blessures ? Vous avez été torturés ?"

"Oui. Si je ne maintenais pas la barricade en état, ils torturaient Albale pour me faire céder. Ils m'ont brûlé le visage à l'acide pour qu'il construise la sécurité électrique de cette défense. Ils nous menacent sans arrêt..."

Cette nouvelle me fit froid dans le dos rien qu'en imaginant la scène. Ces types étaient vraiment des barbares, pire que des animaux enragés. Et la suite de nos découvertes n'allaient pas apaiser mes craintes. Nous apprîmes que les prisonniers étaient tout simplement dévorer, faisant office de nourriture pour les résidents du vaisseau. Une lueur de peur passa sur mon visage, alors que je regardai Karola. Il fallait partir d'ici, au plus vite. Mais comment faire ? Cet enclos était une véritable forteresse à lui toute seul, impossible de s'en échapper. Pourtant, il fallait retourner près des nôtres avant de se faire manger. Il fallait retrouver les autres. Ford et Fuller. Aiden avait été emmené dans le Terminus, comme les autres l'appelaient. Et il était sans doute en très mauvaise posture là bas. Quant à Cody, qu'allait-il lui arriver ? Je me tournai vers Albale et Cotelo.

"L'un de nos amis est resté avec celui qui se prend pour le chef de cette bande de dégénérés. Savez vous pour quelle raison ce sale type voulait le garder ?"

"Il aime les hommes. Il voulait Albale au début, mais mon homme s'est défendu et il a été défiguré. Ce n'est pas beau pour le maître, ça ne l'excite pas sexuellement. Alors il l'a laissé à l'enclos".

Cotelo avait la mâchoire qui tremblait.

"Deux de nos nôtres sont restés là-bas aussi. Si votre ami est beau, le maître voudra le ..."

Le reste de sa phrase s'éteignit, Cotelo esquiva furieusement mon regard pour se protéger des épaules de son compagnon et de cette horrible réalité. Pas besoin de me faire un dessin pour comprendre ce qui allait arriver à Cody. Mon regard inquiet se posa sur Karola.

"Il faut le sortir de là !"

C'était bien beau de vouloir fuir cet endroit, mais comment faire ? Aux dernières nouvelles, nous étions prisonniers ici, dans cet enclos. Mais, peut être que certains, par le passé, y étaient parvenus, non ?

"Est ce que quelqu'un a déjà essayé de s'échapper d'ici ?"

"Oui et ils ont finit au terminus".

Je soupirai, ce n'était pas une bonne nouvelle. Personne n'avait réussi à s'échapper, nous n'avions donc aucun moyen de savoir comment faire. Et puis, même si nous réussissions à quitter l'enclos, comment faire pour rejoindre les autres sans armes ? C'était du suicide, notre arrêt de mort assuré. Et le repas des dégénérés garanti. Je regardai autour de moi, comme cherchant une issue, en vain. Puis, je reportai mon attention sur la militaire qui continuait d'essayer d'en savoir plus. Jusqu'à ce que Albale et Cotelo lâchent une information capitale et très inquiétante. "Elles" ? De qui parlaient-ils ? Avant que je ne puisse le leur demander, Karola s'empressa de savoir qui étaient ces "elles" qui semblaient leur faire si peur. Mais, avant d'avoir pu avoir sa réponse, un énorme vacarme retentit hors de l'enclos, me faisant tourner la tête vers la porte. Une voix s'éleva au loin, comme pour donner l'alerte.

"AUX ARMES ! À LA BARRICADE ! À LA BARRICADE !!!!"

"Que se passe-t-il ?"

J'étais complètement perdue, j'ignorais ce qu'il se passait. Des gardes armés partirent d'un côté du bidonville, pendant que les autres s'enfuyaient dans la direction opposée, terrorisés. Cotelo commença alors à paniquer, en parlant de l'arrivée des Balkhanes. C'était quoi ça, encore ?

"Les Balkhanes ? Qu'est ce que c'est ?"

"On ne sait pas ce que c’est vraiment, des sortes de machines étranges qui étaient là depuis le début. Selon les May’s, c’est une technologie d’un peuple mort depuis des siècles. Mais ces machines terraforment sur les déchets des vaisseaux pour créer sûrement un monde à eux. C’est eux qui attirent les vaisseaux ! On ne sait pas si ce sont des machines, des êtres intelligents ou non, on sait juste qu’elles recherchent de l’énergie".

La May’s se mit à parler à nouveau, et Albale s'empressa de traduire ses paroles.

"Ma’iya dit qu’elles sont aussi là pour les machines et le matériel de ce vaisseau dans les cales".

Des machines ? C'était à n'y rien comprendre. D'après les dires de Albale, il s'agissait sans doute de créations des Anciens, ou quelque chose dans ce genre. Mais, je n'avais encore jamais entendu parler de machines lantiennes qui voulaient créer un monde à eux. Alors que les May's se rapprochaient des Travelers comme pour leur apporter leur soutien vu les paroles traduites par Albale, Karola me fit reculer, ainsi que Eiko, comme si nous étions en danger. Je les regardai faire, tentant d’apaiser les deux prisonniers, et je secouai la tête en direction de la militaire.

"Je ne pense pas que ces aliens représentent un danger pour nous".

A ce moment là, un bruit se fit entendre, derrière nous, et je me retournai pour voir la porte s'ouvrir brusquement. Un sac fut jeté sur le sol, mais rien d'autre n'arriva. En me rapprochant un peu, je pus constater qu'à l'intérieur se trouvaient plusieurs armes aliens. Des armes blanches et des fusils. La vue de ces armes me fit frissonner de peur et de dégoût, je ne les aimais pas et je n'avais pas envie de les utiliser. Ce bidonville était visiblement attaqué par ces Balkhanes, et quelqu'un semblait vouloir nous aider. Mais qui ?

"Qu'est ce qu'on fait, maintenant ?" demandai-je pendant qu'à l'extérieur, c'était la panique, tandis que Karola s’élançait vers la porte ouverte.

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« NANNNNNN ! »

Un mugissement général de la multitude de défenseurs s’éleva avec un tel vacarme qu’il raisonna brutalement dans toute l’immense étendue que composait le bidonville, un écho ramenant l’onde pour ceux qui n’avaient pas compris la première fois. La terreur semblait s’être emparé de tout ce beau monde par une ambiance générale qui n’indiquait rien de bon. C’était comme hurler à plein poumons juste avant de se prendre une balle entre les deux yeux : la même imminence, la même détresse quasi-humaine. La pression qui ne pouvait nullement être feinte. (En gros : c’est la merde !)

Et à peine fait, à peine hurlé, une brutale détonation éclata avec une telle violence dans le bidonville que le sol tangua sous les pieds de tout le monde, manquant de les déséquilibrer.

BAMMMMM !

L’équipe ne pouvait pas voir cette soit-disante barricade depuis leur position. Mais ils eurent une vue parfaite sur la scène stupéfiante d’un panache éruptif de saletés en tout genre et des morceaux composants la barricade. Oui, une volée brutale d’éclats aériens parsemés de débris en tout genre, de poussière et de corps en lévitation.

Deux explosions secondaires eurent lieux juste après, envoyant encore une fois les défenses et leurs occupants en l’air. Certains étaient montés si haut qu’ils firent leur atterrissage avec violence sur les bâtiments alentours. Des structures si peu stabilisées qu’elles s’effondrèrent au choc de ces cannibales devenus projectiles. L’endroit fût malmenés au point que d’anciennes alarmes du vaisseau s’activèrent tandis que l’éclairage vacillait, peinant à retrouver son intensité courante.

L’ironie du sort, ou comme si le diable en personne cherchait à se moquer des dernières paroles de Skyler, fît atterrir l’un de ces corps avec un fracas d’une rare violence, pile sous le nez de la jeune femme. Elle reconnaissait le type qui lui avait malaxé le sein pour la provoquer, il était devenu une véritable crêpe, tous les os brisés, alors qu’il tentait d’articuler quelque chose. Sa seule phrase se noya dans un gargouillis de sang avant qu’il ne s’éteigne pour de bon.

Là-dehors, c’était un chaos comme personne n’avait jamais connu. Les gardiens de la barricade semblait refluer sur eux, les premiers lâches atteignant l’accès en hurlant.

« La barricade est foutue ! Ils viennent ! Ils viennent ! »

Puis des bruits étranges, comme des projections de laser, alors qu’une nouvelle vague de hurlements et d’appels au secours montaient depuis la défense abattue. Parfois, des traits rouge volaient ici et là depuis la brêche, quelques bruits mécaniques, mais surtout de l’effroi et de l’horreur.
C’était tout simplement le jugement dernier !

Cody avait fait son apparition avec les deux esclaves de Glugue. Ford était là avec sa nouvelle copine May’s.

Pendant que les Atlantes se réorganisent (vous avez vingt minutes pour vous organiser, prendre votre équipement et récupérer le matériel), Dy'Méa avait pénétré dans l’enclos et les six May’s se regroupèrent autour d’elle naturellement, comme si elle avait toujours eu un rôle précis pour eux. Ils se touchèrent régulièrement. Ils échangèrent par les contacts physique et cette leader, visiblement, semblait réorganiser ses troupes. Puis, elle marcha vers les Atlantes toujours avec son armes en mains, les armes Aliens furent prisent par les May’s qui les activèrent. Dy’Méa regarda Ford puis le reste des d’Atlantes.

« Il faut aller vers les cales ! Soit vous nous suivez, soit vous mourrez ici.. » Fit-t’elle dans un anglais plutôt chantant mais c’est le timbre de la voix de ce peuple. Les deux Travellers furent étonnés d’entendre cela, ne s’attendant pas à voir les May’s parler leur langue. Les deux ingénieurs étaient en train de serrer chaleureusement Rydac et Xal. Mais ils décidèrent de suivre les May’s en se rappelant bien de la bonté et de la bienveillance qu’ils avaient toujours eu. C’était un meilleur choix que des Atlantes qu’ils ne connaissaient pas bien.

Mais c’était sans compter le grincement terrible d’une partie de l’enclos, là-bas au fond, qui se tordait sous l’action d’une force inconnue. Un trait rougeoyant perçait les renforts, grignotant de plus en plus l’intégrité de cet obstacle, tandis que des pinces métallique s’emparait des brêches pour ouvrir un accès de plus en plus grand.
Une machine surement, la même chose qui projettait ces rayons, se trouvait derrière cette paroi de métal, prête à leur bondir dessus. Mais qu’est-ce que c’était ???

C’est ça :
Spoiler:
 

La May’s, qui avait parlé jusqu’alors aux trois femmes Atlantes, pointa le danger et gueula :
« Commandant ! »

En réponse, Dy’Méa se tourna et fit un signe pour sortir. A ce moment-là, un vacarme signa l’entrée de la machine dans l’enclos, répandant la panique chez les derniers prisonniers qui ne faisaient pas partie du groupe. Elle en captura plusieurs de ses pinces métallique avant de faire fondre de son laser un garde qui venait d'apparaître avec son arme. Dy’méa fût très réactive. Elle fit un signe à son groupe et elle se dirigea à l’opposé de là où courait la foule, pour se diriger vers une porte métallique qu’une bonne âme (l’un de vous) ouvrit.

BADAMMMMM !

Quelque chose avait explosé sur la droite, un contenant de liquide inflammable peut-être, une boule de feu s’était formée en envoyant des éclats dans tous les sens. Les May’s se redressèrent, inquiets, mais ne constatèrent aucune blessure chez les leurs. C’était pareil pour les Atlantes qui devaient avoir les oreilles qui sifflaient. Sur le lieu de la détonation, plusieurs cannibales couraient dans tous les sens, transformés en torches humaines. L’odeur était insoutenable.

« RYDAC ! NON !!! » Hurla Cotelo pleine d’effroi. « RYDAC !!!! »

Elle se jeta sur le travelers qui était resté allongé. Il avait les yeux mi-clos, le corps parcouru de spasmes, alors qu’il approchait une main mal assurée sur son crâne. Un débris métallique s’y trouvait profondément fiché, enfoncé à travers la boîte crânienne, et il n’était pas mort. Incapable de parler, incapable de faire le moindre autre mouvement, Rydac gisait ainsi. Cotelo éclata en sanglot en voyant cette tige de métal et remarqua qu’elle ressortait de l’autre côté de son crâne. Elle tourna un regard suppliant en direction des May’s et des Atlantes.

« Pitié ! Pitié, aidez-nous !!! C’est mon frère !!! »

Déjà, les deux autres tavelers l’empoignaient pour l’emporter à la suite du groupe. Dy’méa s’était assuré du regard qu’il ne soit pas abandonné puis elle continua de guider le groupe.
Un escalier métallique sombre et vous vous retrouvez dans la soute avec du matériel ancien et surtout Lantien, comportant des machines de petites tailles, des boucliers Atlantes, des drones, des caisses d’autres objets intéressants et même des armes lantienne. arme lantienne

C’était l’endroit que l’équipe recherchait, l’essence même de leur mission. Seulement, tout le monde se rappellerait avec horreur de leur formation concernant les balises. Ils ne pouvaient effectuer qu’un seul mode de détection : Signes vitaux ou balisage en rayon. Dy’Méa semblait complètement perdue avec les siens, elle considérait l’épave d’un vaisseau inconnu dont il ne restait que la carlingue, surement le sien. Son moyen de fuir n’existait plus depuis un certain temps et seule la téléportation du Dédale pourrait la sauver.
Le sol trembla sous plusieurs explosions au-dessus leur tête, les hurlements s’enchainaient. Les machines devaient éventrer la moindre maison pour capturer les cannibales.

Les Atlantes se retrouvaient face à un dilemme. Soit ils sauvaient ces gens en utilisant leur balise en mode de détection des signes vitaux. Soit ils se concentraient sur le contenu des cales en les abandonnant à leurs sorts. Il y avait bien un moyen de mêler les deux...mais autant dire qu’ils ne rameneraient presque rien, en terme de matériel, sur le Dédale et que la mission serait un échec.

Dans le même temps, l’un des travelers avait débarrassé violemment un sorte de table de transport pour qu’on puisse y déposer Rydac. Il semblait étouffer, sa bouche ouverte en grand, la langue sortie dehors, alors qu’il toussait une sorte de mousse étrange. La tige était toujours plantée de part et d’autre de son crâne et l’un de ses yeux se révulsait indépendamment de l’autre. Il saignait de l’oreille droite.

« Je ne veux pas qu’il meure ! » S’écria Cotelo entre ses pleurs. « On s’est attendu quatre ans. Pas maintenant ! Pas comme ça !! Aidez-le !!! »

Skyler comprendrait rapidement en voyant l’orientation du corps étrangers que la blessure n’était pas irrémédiablement mortelle. Un neurochirurgien serait capable de le sauver d’une mort douloureuse et terrible. Et elle avait récupéré son matériel. C’était à elle de jouer, elle pouvait faire la différence !
Il restait aux autres Atlantes à faire un choix difficile, sachant que le temps pressait. Les machines au dessus semblaient de plus en plus active et on les entendait en train d’essayer de percer la porte qu’ils venaient de franchir. Une découpe en rouge se faisait d’ailleurs apercevoir sous leurs assauts. D’ici trente minutes, elles les atteindraient et ce serait le massacre !


------------------------------

  • Grâce à Ford vous avez récupéré les balises et la totalité de votre matériel, vous avez donc la possibilité de contacter le Dédale. Mais vous ne pourrez pas prendre TOUT le matériel ET les civils
  • Vous pouvez faire : Soit tout le matériel / Soit tous les civils (May’s + Travelers) / Soit les civils + 1 caisse de matériel / soit autre option qu’on validera ou non.
    caisses : 10 sur du 4m/4m
  • Deadline : dimanche 11 février à minuit



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Mar 6 Fév - 20:09
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Les Grands Explorateurs
Ft. Karola Frei, Aiden Ford, Cody Fuller et Eiko Asch

Un bruit sourd retentit au loin, comme si quelque chose frappait la coque du vaisseau. Les gens hurlaient et couraient partout, terrifiés par ce qui allait suivre. Le bidonville était attaqué, sans doute par ces Balkhanes. Et vu le bruit que ces créatures faisaient, elles n'allaient pas tarder à entrer. Les gardes le savaient d'ailleurs, car la peur se lisaient sur leur visage. Puis, une violente explosion se produisit quelque part dans le bidonville, là où les gardes s'étaient dirigés. L'onde de choc fit trembler la terre sous mes pieds, et comme pour les autres, je faillis perdre l'équilibre. Me ressaisissant avant la chute, je fis quelques pas en direction de la porte ouverte, voyant au loin des débris voler dans tous les sens sans savoir pourquoi. Cette mystérieuse barricade avait sans aucun doute cédé, et ce qui se passait là bas en était le résultat. Des pans entiers de bois, de débris en tout genre et même de corps étaient éjectés dans les airs. Une seconde explosion retentit, puis une troisième, se rapprochant peu à peu de notre position. Les choses étaient entrées, et commençaient à faire le ménage autour d'elles. Les humains tentaient désespérément de les affronter, mais en vain. Une alarme résonna dans le vaisseau, et la lumière perdit son intensité par moment. La panique s'empara davantage de la communauté qui vivait dans le bidonville, et tout le monde chercha à fuir les créatures. Au loin, je pus entendre des sons qui ressemblaient à celui provoquer par un laser ou alors quelque chose de métallique. Mais, je ne sus quelle était leur origine. Des rayons laser passèrent par moment au dessus de l'enclos, et détruisaient tout sur leur passage.

A peine avais-je terminé ma phrase qu'un corps tomba lourdement à côté de moi, me manquant de quelques centimètres. Cela me fit sursauter. Puis, je posai mon regard sur lui, et je reconnus le barbare qui avait osé poser ses sales mains sur mon corps. Ou plutôt ce qu'il restait de lui. Son corps était brisé, ses membres formaient un angle contre nature suite à sa chute, et il était recouvert de sang. Mais, il était encore en vie. Il semblait me regarder, le visage déformé par la terreur, arborant de profondes entailles. Il toussait du sang, et semblait s'étouffer alors qu'il tentait de parler. Mais je ne comprenais pas ses paroles, c'était incompréhensible avec tout le sang qui s'échappait de sa bouche. Il ne lui fallut que quelques secondes pour mourir dans un gargouillis immonde. Je fis alors demi tour, et suivit mon groupe, tandis qu'à l'extérieur de l'enclos, les cannibales continuaient de fuir en hurlant. A ce moment là, Cody et Ford firent leur apparition, accompagnés par les deux humains qui se trouvaient dans les quartiers personnels du chef de ces tarés, ainsi qu'une May's visiblement torturée vu les marques qu'elle arborait. Et surtout, Aiden avait réussi à rapporter notre matériel. Enfin une bonne nouvelle. Tandis que les Travelers et les May's se retrouvaient, je m'empressai de rependre mes affaires, regardant Cody et Aiden.


"Vous n'êtes pas blessés ?"

Cody me présenta sa main blessée par une coupure. Certes, pas très profonde, mais le risque d'infection dans cet endroit sale et répugnant était à son niveau maximum. Sans oublier que la plaie continuait de saigner. Nous avions un peu de temps devant nous, j'en profitai pour m'approcher du jeune militaire.

"Je vais m'occuper de ça. J'espère que vous êtes vacciné contre le tétanos".

Je mis des gants, puis j'inspectai soigneusement la coupure. Une belle entaille ensanglantée. Je commençai d'abord par nettoyer la plaie, puis j'y appliquai de l'antiseptique. Heureusement, le militaire n'aurait pas besoin de point de suture. Un peu de crème cicatrisante dessus, et je bandai la main de Cody afin de protéger la coupure, et d'éviter qu'il ne se vide de son sang. Pour finir, j'administrai au jeune homme une bonne dose d'antibiotiques à l'aide d'une seringue pour l'aider à guérir plus vite, et lutter contre d'éventuelles maladies qu'il aurait déjà attrapé par cette blessure. Une fois les soins apportés, je jetai mes gants et rangeai mon matériel. Puis, j'enfilai mon gilet MOLLE, ma combinaison et repris mon sac à dos. Les autres firent de même, et échangèrent quelques paroles. Je laissai le soin aux autres membres de mon équipe de prendre des armes, en plus des leurs, ce que je ne fis pas bien naturellement. Le stunner wraith que je possédais serait largement suffisant pour moi. Les minutes passèrent, puis la May's qui était venue avec Ford, visiblement la chef de son peuple, donna des ordres pour fuir. Avions nous d'autres choix que de suivre ce groupe ? Si nous restions ici, nous allions sans aucun doute mourir.

Un bruit assourdissant retentit derrière nous, au fond de l'enclos. Je me retournai et constatai avec horreur que la barrière se pliait, déchiquetée par un monstre de métal qui se frayait un chemin à l'intérieur. Cette créature arborait des pinces et un laser semblable à ceux que j'avais vu un peu plus tôt. C'était donc ça, une Balkhane. Cette dernière pénétra enfin à l'intérieur de l'enclos, et s'en prit violemment aux autres prisonniers qui s'y trouvaient encore. Les cris de peur et d'agonie résonnèrent, et les May's se mirent alors en route, quittant enfin cette prison. Je courus derrière eux, tandis que le groupe prit une direction opposée à celle que les cannibales empruntaient pour fuir les Balkhanes. Une porte fermée se dressa alors devant nous. Pourvu que quelqu'un puisse l'ouvrir, sinon nous serions fichus. Heureusement, ce fut le cas grâce à l'un de Atlantes.

Au moment où la porte s'ouvrait, une énorme explosion retentit juste à côté de nous. Je fus soufflée par la violente onde de choc, et projetée au sol quelques mètres plus loin, atterrissant lourdement par terre. J'eus un peu de mal à reprendre mes esprits, je n'entendis rien d'autre qu'un sifflement aigu dans mes oreilles, ce bourdonnement causé par le bruit de l'explosion beaucoup trop proche. Autour de moi, les autres personnes avaient subi le même sort. Je secouai la tête en gémissant. Je n'étais pas blessée, mais j'avais quand même mal partout à cause de mon violent atterrissage. Le feu se propageaient un peu autour de nous, des corps de cannibales se consumaient, rendant l'air encore plus infect qu'il ne l'était déjà. Je toussai un peu pour pouvoir respirer malgré cette puanteur de chair brûlée. Le bourdonnement dans mes oreilles finit par disparaître, et mon ouïe revint peu à peu à la normale, tandis que je me relevai péniblement. Je m'inquiétai de l'état de santé de mes coéquipiers, et je fus rassurée de voir qu'aucun d'eux n'était blessé. Un cri attira alors mon intention, celui de Cotelo qui s'était jetée sur un autre Traveler, allongé sur le sol. Celui ci était blessé, et la jeune femme était en sanglot, demandant de l'aide auprès des May's et des Atlantes. Sans même réfléchir, je m'approchai rapidement d'eux, m'accroupissant à côté du blessé, mais Cotelo commença à se montrer hystérique en voyant que j'acceptai de m'occuper de son frère. Elle m'agrippa le bras comme si elle avait peur que je fasse demi tour, devenant ainsi une gêne pour moi, tout en continuant de me supplier en pleurant.


"Pitié ! Pitié ! Sauvez-le ! Ne nous laissez pas ici !!!" fit-elle dans un rugissement désespéré.

Je ne pouvais pas aider Rydac de cette manière, avec sa soeur complètement hystérique. Je tentai alors de la calmer en lui parlant d'une voix douce et apaisante.

"Rassurez vous, je suis médecin. Je vais m'occuper de lui, mais vous devez me laisser faire si vous voulez que je l'aide".

Cotelo acquiesça difficilement, le visage baigné de ses larmes.

"Oui ... oui ..."

Elle en devint docile alors qu'elle parlait, comme pour elle-même, ou pour justifier le mérite que Rydac avait d'être soigné.

"Il a toujours veillé sur moi ! Il a dit qu'il survivrait ... qu'il ferait tout pour survivre ... pour trouver un moyen de m'emmener loin d'ici ... il ne peut pas mourir !"

Je ne lui répondis pas, et lorsqu'elle me lâcha enfin, je commençai à examiner Rydak. Mon constat était sans appel, il était grièvement blessé. Un débris métallique avait traversé une partie de son crâne, mais il n'était pas mort. Pas encore. C'était la seule blessure visible qu'il avait, aucune autre ne meurtrissait son corps. Je posai mes doigts sur sa gorge, son pouls était très rapide. L'homme ne parvenait plus à parler ni à bouger, ce n'était pas bon signe. Il lui fallait des soins en urgence, ainsi qu'une opération. Sinon, il allait mourir. Cependant, vu le danger qui nous entourait, je ne pouvais rien faire ici. Je regardai alors les autres Travelers, n'hésitant pas à leur donner des ordres car c'était pour le bien de leur ami.

"Portez le, mais faites attention à sa tête".

Après avoir fermé la porte, le groupe reprit sa fuite à travers le vaisseau, empruntant un couloir et un escalier pour descendre à l'étage inférieur, dans la soute, une immense pièce où se trouvait plusieurs caisses contenant du matériel Ancien. Ce que nous étions venus chercher. Je délaissai mes équipiers pour suivre les Travelers qui allongèrent Rydac sur une table. L'état du pauvre homme se détériorait rapidement, et il était entrain de s'étouffer. A ses côtés, Cotelo continuait de pleurer, attentive au moindre geste que je faisais à l'égard de son frère. Je posai mon sac à dos par terre, enfilant une paire de gants, avant de regarder les Travelers.

"Il s'étouffe. Aidez moi à le mettre sur le côté".

Avec leur aide, je plaçai Rydac en position latéral de sécurité, lui ouvrant la bouche et sortant sa langue pour éviter qu'il ne s'étouffe davantage, et qu'il puisse respirer. L'un de ses yeux se révulsait, et du sang commençait à couler de son oreille droite. Il lui fallait une opération en urgence, mais ici, je ne pouvais rien faire. Certes, j'avais un peu de matériel à disposition, mais pas suffisamment pour mener ce genre d'opération à bien. Les risques d'échec étaient bien plus importants que dans une salle d'opération équipée et stérile. Sans compter qu'ici, je n'avais pas le temps de pratiquer cette opération qui nécessiterait sans doute plusieurs heures. Au dessus de ma tête, les machines continuaient à faire des ravages dans le bidonville. Elles ne tarderaient pas à venir jusqu'à nous. Je sortis mon matériel médical de mon sac, plaçant un tensiomètre autre du bras du Traveler. Je vérifiai les constantes de Rydac, regardant la réactivité de ses pupilles, ainsi que la fréquence de son rythme cardiaque. Ces constantes étaient préoccupantes. Hors de question de retirer la tige métallique de son crâne, cela le tuerait sur le champs, ou provoquerait une hémorragie. Je me contentai d'apporter quelques soins, et lui donnai une bonne dose de morphine pour calmer la douleur et stabiliser son état. Mais, je savais que ces effets seraient de courte durée, le jeune homme ne tiendrait pas indéfiniment. Je me tournai vers mon groupe, qui s'occupait déjà d'installer les balises.

"J'ai réussi à stabiliser son état, mais il est gravement blessé. Il a des chances de survivre s'il est opéré rapidement".

Mes yeux se posèrent alors sur les balises, et la formation de ces appareils me revint en mémoire. Et les conséquences que cela impliquaient. Nous ne pouvions pas rentrer sur le Dédale avec tous les survivants et tout le matériel découvert. Il y avait un choix à faire, un cruel dilemme. Mener la mission à bien en ramenant ce matériel sur Atlantis ? Ou bien sauver la vie de tous les prisonniers en mettant la mission en échec ? Mon coeur fit un bond dans ma poitrine à cause de ce choix à faire, et je me rapprochai alors de Karola et des autres. Pour moi, le choix était vite fait. En temps que médecin, des vies ne valaient pas le matériel qui se trouvait là.

"On ne peut pas les laisser ici, alors qu'ils sont dans le besoin ! Ce sont des prisonniers, des victimes, ils ont vécu des atrocités ! On ne peut pas les abandonner, ils vont mourir si on part sans eux !"

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[MJ26] Accropa - Exploration
Karola Frei, Aiden Ford, Skyler McAlister, Eiko Asch & Cody Fuller
Une voix familière se fait entendre et je me tourne pour voir Ford avec une alienne femelle à ses côtés. Un large sourire de soulagement se dessine sur mes lèvres. Il est en vie ! Il a réussi à se sortir de ce trou à rat dégoutant de malheur !

« Ford ! Vous êtes en vie ! »

Je m'avance vers lui et lui offre une tape amicale sur l'épaule pour le remercier et lui montrer le soulagement que je ressens. Je le connais depuis peu, mais le considère déjà comme un coéquipier.

« Je vous remercie » dis-je. Il mentionne ensuite les deux humains avec moi et je me tourne vers eux. « Des Travellers. Rydac et Xal. » je repose ensuite mon attention sur Ford. « Vous ne voulez pas savoir ce que ce porc de chef avait prévu pour moi » expliqué-je, mettant l'accent sur le mot pas parce qu'honnêtement c'est dégueulasse. Grâce aux Travellers, ceux-ci m'ont épargné des traumatismes, même si le fait d'avoir été proche de le vivre est suffisant pour me donner des cauchemars.

Je lance un coup d’œil à l'alienne aux côtés du lieutenant. Il dit l'avoir délivré, car elle a subit de la torture. Sa peau est blanche tachée de brun. Elle me rappelle la créature dans l'enclos qui m'a touché le bras à mon arrivée dans cet endroit de malheur. Elle a des marques sur le corps et je n'ose même pas imaginer ce qu'elle a dû avoir subit.

Des gens crient, pleurent et tombent au sol autour de nous. Il y a un vacarme infernal et je sais que la fin est bientôt proche. D'où je suis, je ne peux pas voir la barricade, mais je sais que les gens de ce bidonville tentent de repousser des envahisseurs.

Des déchets, des corps et de la poussière volent. C'est l'enfer dans ce bidonville. Des personnes crient que la barricade est foutue et que les tueuses viennent. Quoi ? Là ? Tout de suite ? C'est alors qu'il y a un bruit comme un laser. Des traits rouges volent ici et là accompagnés de bruits mécaniques. Ne sachant pas d'où ils viennent, mais ne souhaitant pas finir le reste de mes jours ici, j'essaie de trouver un endroit où me mettre à l'abris. Le danger écarté, je sors et vais rejoindre les autres membres de la mission.

Skyler arrive et demande si nous sommes blessés. Physiquement ça va, mais mentalement ? Disons que je vais avoir des cauchemars pendant longtemps. J'ai la coupure à ma main et j'ignore si elle est grave ou pas.

« Vous n'avez rien ? » demandé-je, inquiet de son état. « J'ai une coupure à la main. » répondis-je, lui informant de mon état et lui présentant ma main ensanglantée. Elle nettoie la plaie, applique un antiseptique, de la crème cicatrisante et me donne une piqure pour que je puisse me guérir plus facilement. Je grimace doucement en sentant l'aiguille percer ma peau, mais la sensation disparaît rapidement.

« Que tout le monde se rééquipe et on se replie. Ford, vous restez derrière et vous couvrez nos arrières. Fuller, vous passez devant et suivez le commandant des May’s pour ouvrir la marche et vérifier qu’aucun danger ne se dresse sur notre route. Ne tirez que si c’est nécessaire, la priorité c’est avant tout de nous mettre à l’abri. Eiko, vous restez près du docteur McAlister et de moi. »

Les Atlantes, les May's et les Travellers se réunissent avec leur groupe. De notre côté, Ford a ramené notre matériel. Il nous sera bien utile pour nous sortir d'ici. Je me dépêche pour remettre la combinaison sur moi sans le casque, le gilet MOLLE ainsi que le sac à dos. Ensuite, j'effectue une vérification pour m'assurer de n'avoir rien perdu. Tout est en ordre.

Karola nos donne comme ordre de nous replier. Ford reste derrière pour couvrir nous arrières. Tandis que moi, je passe devant et m'assure qu'aucun danger ne se dresse sur notre route. Elle demande également de ne tirer que si cela est nécessaire. Je sors donc mes armes et les garde à portée de main pour pouvoir les utiliser. J'empoigne une des armes aliennes que nous avons trouvé. Les May's les ayant activé, il nous sera possible de les utiliser.

C'est alors qu'une des aliennes se tourne vers nous et nous dit d'aller vers les cales sinon nous allons mourir ici. Je ne peux pas m'empêcher de la regarder stupéfait en l'entendant parler anglais. Faut croire que les autres peuples peuvent apprendre notre langue. Je me tourne vers les autres membres présents. S'ils ont un minimum de jugeote, ils accepteront de partir pour se mettre à l'abris. Puis les cales c'est l'endroit où les Atlantes doivent se rendre, l'essence même de la mission. Si nous pouvons ramener avec nous du matériel, la mission sera accomplie.

Je fais ce que Karola demande, mais alors que nous nous préparons à nous diriger vers les cales, un bruit se fait entendre dans le fond de l'enclos. Une des machines apparaît, la réduisant en ruine, faisant fondre un garde et attrapant les autres prisonniers restants. Des cris d'agonie et de peur me glacent le sang dans les veines. C'est horrible. Nous ne pouvons plus rien pour eux, mais il reste les May's et les Travellers que l'on peut sauver. Ils sont des victimes tout comme nous, ils n'ont rien demandé. Rapidement, nous suivons les May's vers le fond du vaisseau direction opposé des autres gens qui paniquent.

C'est alors qu'un contenant d'un liquide inflammable explose, créant une boule de feu et des éclats dans tous les sens. Mon dos heurte le sol et j'ai les oreilles qui bourdonnent. Il y a une odeur de calciné. Des corps sont brûlés et d'autres sont en feu. Je me relève péniblement et vérifie si je n'ai rien de cassé. C'est bon, je n'ai rien. Je lance un coup d'œil à mes coéquipiers. Ils ont l'air de bien aller. C'est alors que je vois Rydac étendu au sol. Je me lève et vais le voir. Un morceau de métal lui a percé le crâne, mais il est encore en vie. Une autre Travellers est hystérique et demande aux gens présents de bien vouloir l'aider. Voyant Skyler approcher et lui dire qu'elle est médecin, je me tourne vers Cotello et essaie de la rassurer alors que nous nous dirigeons vers les cales.

« Tout se passera bien, ne vous inquiétez pas. Ma coéquipière est médecin. Elle saura le soigner. »

« Je ne veux pas qu'il meurt ! Il m'a promit qu'il survivrait ! »

« Il est entre de bonnes mains. »

Nous passons la porte des cales et bien vite, Rydac est installé sur une table pour que McAlister puisse le traiter. Elle dit qu'elle a réussit à le stabiliser, mais qu'il aura besoin d'une opération. Je lui fais entièrement confiance. J'espère seulement que nous allons réussir à sortir d'ici. Au dessus de nous, les tueuses détruisent tout sur leur passage. Nous n'avons pas beaucoup de temps. Cotello est hystérique et je l'enlace dans mes bras pour essayer de la rassurer.

Autour de nous, il y a des caisses de 4 mètres sur 4 mètres remplies de matériel Lantien. Notre mission consiste à le ramener. C'est le moment d'utiliser les balises pour nous téléporter et retourner sur le Dédale. Il y a quelques options. La première consiste de ramener uniquement le matériel. Quant à la deuxième, elle demande uniquement les gens. Pour finir, la troisième une caisse de matériel avec nous, mais deux personnes devront laisser leur place et rester ici. C'est inimaginable. Tous ces gens méritent de vivre. Je suis un militaire. Oui, je suis venu pour le matériel, mais je ne me fiche pas des survivants. Je n'aime pas les trois options. J'ai la nausée à l'idée de laisser les gens ici.

Ford se prononce et propose de prendre toutes les balises pour ramener le matériel et demander au Dédale d'en envoyer d'autres pour que tout le monde puisse être téléporté ensuite. J'aime bien cette idée. De cette façon, nous aurons ramené le matériel, mais en plus nous aurons la chance d'aider ces pauvres gens. McAlister accepte de procéder de cette façon et moi également. Le temps d'attente ne devra pas être trop long, car dans une demi heure les tueuses arriveront ici.

« Je suis d'accord pour procéder de cette façon. S'il faut se battre, je ne suis pas contre, mais je doute que les May's et Travellers aiment la violence ou sachent se battre. »

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J'écris en #4B86B4


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