Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

[MJ26] Accropa - Exploration

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Sam 13 Jan - 20:16
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MJ26 : Les Grands Explorateurs # EQUIPE 2
Karola Frei - Aiden Ford- Skyler McAlister - Cody Fuller- Eiko Asch


Chronologie : 07 janvier 2018

Secteur d’Accropa Sous-secteur 13.5

La toile nacrée s’ouvrit brutalement dans le vide stellaire, dans une zone où les débris étaient les moins nombreux, des éclairs et zébrures déchirant l’espace temps pour former un tunnel d’où le Dédale émérgea soudainement. L’observatoire effectua immédiatement ses vérification tandis que les F-302, mené par le CEG Apollo, sortaient en équipe pour sécuriser les lieux.

Le croiseur se dirigea en direction de la Gyre qui grossissait à vue d’oeil. Dans quelques minutes, le vaisseau serait en position de tir pour envoyer sa torpille d’abordage. L’équipe avait eu tout le temps nécessaire pour s’y installer. Cela était spartiate mais amplement suffisant pour ce type de manoeuvre. Des sièges métalliques avec des ceintures renforcées et des zones de rangements pour leurs matériels.

Durant le voyage, le groupe avait reçu plusieurs formations sur les divers équipements qu’ils utiliseraient. Les combinaisons spatiales en premier lieu, avec les risques inhérents à l’espace et dans les endroits accidentés. Puis vint la présentation de la balise et de son efficacité. Dick, l’un des experts de l’observatoire du Dédale, leur expliqua combien le sac à dos leur serait précieux pour transférer le fret. Il insista sur le fait que la téléportation du Dédale était très instable à cause de la masse très importante de la Gyre et de ses effets gravitationnels. Les puces sous-cutanées n’étant pas suffisantes malheureusement, sinon ça serait trop facile, les balises pouvaient être activées sur un mode de “signes vitaux” pour permettre à l’équipe de se téléporter ou de faire un repli urgent en toute sécurité. Ou d’avoir un mode “normal” téléportant un cercle de trois mètres de rayon au maximum de sa puissance du non biologique (matériel) et si il n’avait que peu de problème d'interférence. Pour ce cas, il fallait compter plus sur du 3 mètres de diamètre, un peu plus avec de la chance.

Seulement voilà, ces balises ne pouvaient pas faire les deux modes en même temps. C’était le matériel ou les hommes. Mais une balise à elle seule ne pouvait pas transporter les deux. Il était donc très important que la répartition de ces émetteurs soit judicieusement choisi.

Pour finir, on présenta à tout le monde la torpille d’abordage Tyran. L’ingénieur de pont Tyrol s’était personnellement déplacé pour leur permettre d’entrer et de se familiariser avec cet environnement particulier. C’était un peu comme s’installer dans les sièges d’un véhicule spatial purement terrien, avec des sangles et des baudriers. Les deux sièges plus à l’avant étaient attribués aux pilotes et les commandes s’y trouvaient. Une nacelle à l’arrière permettait de stocker et d’emporter tout ce dont ils auraient besoin.

Le chef Tyrol présenta le panneau de contrôle des sondes qui devaient vérifier l’atmosphère derrière le blindage, un scientifique serait utile pour le contrôle de ce poste. Il y avait aussi le système magnétique permettant l’accroche de la cible, facile à utiliser, que quelqu’un devait contrôler. Puis suite à cette présentation, il répondit à toutes les questions.
Bref, lorsque l’unité de Karola fût mobilisée avant la sortie d’hyperespace, tout le monde avait reçu les formations nécessaire à l’emploi du matériel. Le sergent d’artillerie Mevelson leur avait fait un signe de son pouce avant de verrouiller définitivement le panneau. Ils étaient tous plongés dans la pénombre de l’intérieur du véhicule.

La torpille tyran fût placée dans l’un des rampes missiles du Dédale et le lancement se fit en douceur après un décompte sonore. Pas de hublots, pas de visibilité sur l’extérieur stellaire, mais les écrans montraient une patrouille de F-302 cernant la torpille qui prenait maintenant de la vitesse. L’équipe n’était pas seule, les communications fonctionnaient très bien. Ils étaient encadrés et la communication était constante.

En seulement quelques minutes, un ping sur le radar signala la présence de l’Esshelo. Une caméra embarquée, ajoutée aux sondes, leur offrit cette fois-ci l’image d’un croiseur de classe Orion plus épais, et surtout plus long, plié et bosselé en tous sens. Une bonne moitié de sa partie supérieure n’était pas refermée, munie d’immenses attaches, pour permettre le transport d’immeuble préfabriqués entiers. Quelques morceaux s’étaient scindés et se pressaient contre la plaine de déchets métallique. On aurait cru à un navire échoué dans un fond marin fait de métal et de gazs en tout genre. De très anciennes marques de brûlures laissaient à penser que le croiseur avait reçu de très nombreux tirs et qu’il avait également subi, sur d’autres parties de sa coque, des incendies et des explosions décompressives.

Comme dit lors de la mission, tous les secteurs d’appontage par F-302 étaient détruits ou ne répondaient plus. Il fallait trouver une zone d’abordage et les appareils de mesure, avec l’aide de l’observatoire du Dédale, ciblèrent trois zones sécurisées. Une au Nord, à l’Ouest et au Sud.

Laquelle allaient-ils prendre ?

-------------------
Vous avez jusqu'au 21 janvier pour répondre
Selon votre réponse, nous donneront un ajout à Karola, pour qu’elle puisse décrire l’environnement de l’autre côté.
Ordre comme vous voulez de préférence Karola en première


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Jeu 18 Jan - 14:06
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L’heure passa rapidement, lorsque Karola fut équipée et prête elle se rendit au point de rendez-vous où elle et son équipe serait téléportée dans le Dédale. Une fois là-bas, ils furent tous pris en charge et couvert d’une tonne d’informations concernant la marche à suivre, les manières de procéder. Karola nota tout particulièrement les limites d’utilisation des balises qui seraient à utiliser avec soin et réflexion. Cependant, les terriens n’étaient pas les plus à plaindre, non Karola s’inquiétait plus pour la pégasienne qui les accompagnait. Eiko avait reçu des cours d’anglais de manière intensive mais les termes techniques employés par les techniciens du Dédale ne devaient certainement pas faire partie du vocabulaire enseigné. Aussi, peu avant qu’ils n’embarquent à bord de la torpille, le major s’approcha d’elle.

« Est-ce que tout va bien Eiko ? Ne vous en faites pas, nous serons là pour vous aider si besoin. »

Finalement, ils arrivèrent bien vite dans le giron de la Gyre, les nombreux discours d’explications aidant à faire passer le temps. Tyrol ayant terminé de les informer sur les spécificités de la torpille Tyran, Karola fit face à son équipe pour donner ses derniers ordres avant embarquement.

« Ford vous occuperez le poste de pilotage et j’essayerais de vous co-piloter du mieux possible. Eiko je vous charge du panneau de contrôle. Le soldat Fuller et le Dr McAlister vous aiderons en cas de problème de compréhension. Maintenant, si tout le monde est prêt, allons-y. »

Elle salua et remercia les intervenants du Dédale pour leur explications et leur patience et elle se dirigea avec son équipe vers leur vaisseau spatial assez spécial. Elle prit place à son poste de co-pilote et attacha solidement les sangles. Elle ignorait quel genre d’effet cela faisait d’être propulsé dans l’espace depuis une torpille mais elle préférait être le moins secouée possible. Tous attachés, elle fit un signe à Mevelson pour lui signifier qu’ils étaient prêts. Ce dernier le lui rendit et initia le largage. La soute se referma petit à petit, réduisant la luminosité intérieure qui mourut lorsque la porte se referma. Seule l’éclairage des écrans permettaient aux voyageurs de ne pas être plongés totalement dans le noir.

Ils ne purent qu’être les témoins passifs du lancement de Tyran, finalement cela secouait un peu mais ce n’était pas aussi terrible que ça. Le major pria silencieusement pour que personne de son équipe ne se montre claustrophobe. Elle espérait particulièrement que ce ne soit pas le cas d’Eiko qui avait vécu une expérience malheureuse à bord de son caisson de survie avant d’échouer dans l’océan lantien. Mais elle savait que Cody et Skyler saurait trouver les mots pour l’apaiser si jamais elle montrait des signes de panique. Quant à elle, elle devait se concentrer sur le co-pilotage. Ses yeux parcouraient l’écran se trouvant devant elle et elle reconnut la signature des F-302 qui volaient devant eux pour les encadrer pendant leur voyage jusqu’à l’Esshelo. Ford n’avait finalement pas grand-chose à faire, alors le voyage se passa relativement bien de ce côté.

Lorsque le signal du vaisseau apparut sur les radars elle le désigna du doigt pour attirer l’attention des autres dessus.

« L’Esshelo est en vue. » Et puis des images de ce qu’était l’épave firent leur apparition sur un autre écran beaucoup plus évocatrices que le simple point du radar. Il leur permettait de voir à quoi ressemblait l’Esshelo, ou du moins ce qu’il en restait. Le vaisseau était immense et ne laissait pas de doute quant à sa classe.

« Les Wraiths s’en sont donné à cœur joie, notre mission ne sera pas une mince affaire. » C’était une évidence mais il valait mieux avertir les autres pour éviter qu’ils ne se fassent trop de fausses idées.

On lui avait précisé avant de partir qu’elle allait devoir choisir leur zone d’atterrissage et ce moment était venu puisque le Dédale les informa que l’observatoire avait pointé trois sites d’accueil potentiels. Elle observa les zones ainsi désignées. La zone Nord et celle de l’Ouest étaient dans son champ de vision mais pas la 3ème.

« Ford, dirigez-vous un peu plus vers la zone Sud si vous voulez bien. »

Après que le lieutenant se soit exécuté, Karola considéra l’endroit et se rendit compte qu’il semblait un peu moins accidenté que les deux précédentes. Ils ne pouvaient que se fonder sur cela car ils n’avaient guère de plus amples informations, en tout cas pas tant qu’ils seraient à bord.

« Bien, je pense que nous allons débarquer de ce côté. » Annonça t-elle à son équipe avant de l’annoncer au Dédale.

//« Pôle Com, ici le Major Frei. Nous allons apponter depuis la zone Sud.//

Il n'y avait plus qu'à espérer que par cette entrée ils parviendraient facilement à s'infiltrer à l'intérieur de cette immense épave.



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Jeu 18 Jan - 22:46
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Tout se passait comme prévu.
La torpille Tyran se positionna en face du blindage encore sain de l’Esshello et, sous les commandes et les vérifications de Ford et Karola, les attaches magnétiques se fixèrent sur la carlingue. Les sondes s’activèrent pour détecter l’environnement à l’intérieur et l’atmosphère fût signalé : du chlore gazeux, héritier d’un oxygène décomposé avec l’âge. Très toxique à la respiration. Mais l’équipe s’y attendait.
Il ne semblait pas y avoir d’autre menace.

Le système s’activa.
Un procédé basé sur la technologie vieille mais sûre du gel thermite : un faisceau de chaleur si intense que le pourtour d’occupation de la torpille dessouda littéralement le blindage. L’intérieur du Tyran étant peu à peu soumis au vide, il n’y avait plus qu’à ouvrir la porte pour pouvoir accéder à l’intérieur de l’Esshelo.
La première chose qu’ils purent observer fût cette horrible pénombre qui ne fuyait qu’en face des faisceaux lumineux de leur lampes. L’air vicié était chargé de débris, comme des milliards de grains de poussières voltant sous le manque de gravité, malgré celle exercée par la gyre. Mais ici, cela ne se sentait pas trop.
Il s’agissait d’une simple coursive de l’Esshelo, rectiligne, allant de la droite à la gauche.

A droite, toute la structure s’était effondrée, ramassée sur elle-même, laissant apparaître l’ossature interne de ce vaisseau en témoignage d’une horrible agonie. A gauche, en revanche, il y avait une porte automatique qui semblait encore, et curieusement, alimentée. Son témoin lumineux indiquait que le panneau se léverait en l’approche du gène ATA ou de l’activation de la commande manuelle.

L’équipe en était là de ses constatations, prêt à entamer le voyage dans les entrailles de l’épave, lorsqu’un bruit très inquiétant eu lieu. Un grincement remonta le long de la paroi au-dessus de leur tête, des vibrations visibles à l’oeil nu parcourant le métal et migrant jusqu’à eux.
Et soudainement, comme si le diable les y avait attendu, une détonation eu lieu. Un morceau du plafond s’ouvrit soudainement en laissant paraître des tuyaux éventrés, érodés et abimés qui laissèrent filer des gazs dans le couloir à un rythme fou. La pression avait dû s’y exercer depuis ces milliers d’années et, maintenant, elle cédait sous la simple action de découpe du tyran.

Karola fût soudainement engloutie dans un brouillard épais et blanc. Elle disparut littéralement des yeux de son équipe, le gaz trop opaque pour pouvoir discerner sa position. Du côté des détecteurs de la scientifique, plusieurs alarmes se mirent à sonner. La pression augmentait de plus en plus. D’ailleurs, ça se sentait sur leur combinaison, elle était plus comprimée qu’avant. De nouveaux bruits inquiétants montèrent dans la coursive. Des craquelures, des bruits de tôles pliées et qui grincent, malmené par ce nouvel environnement.
Il y eut comme un puissant coup de feu, la détonation d’un énorme pétard, qui résonna à l’instant même où le sol explosa comme un chou fleur sous les pieds de Ford et Skyler, les propulsant furieusement jusqu’au plafond.

Un éclat de métal plat s’était arraché et avait impacté la visière de Cody qui commença à entendre un sifflement puissant, signe d’une perte d’oxygène. L’alarme de son casque s’activa pour signaler la fuite alors qu'une fissure de cinq centimètres s'était dessinée sous son nez.
Et la porte, qui s’était pourtant doucement ouverte dés qu’elle avait capté leur présence, se referma en faisant passer son témoin au rouge, signe de fermeture d’urgence.

Pourquoi ? Parce que la paroi sur laquelle s’était fixée le Tyran commença à montrer d’inquiétant signe de faiblesse. C’était elle qui faisait des bruits de pliures sous la pression et un petite ouverture se dessina sur la droite.

Puis une sur la gauche.
Puis deux, quatre, douze !!!!

Le brouillard qui avait englobé Karola commençait à être tiré en direction de celui-ci, montrant bien que l’atmosphère fuyait dans cette direction.
Il fallait agir vite. La formation de base contenait un chapitre qui s’appelait “la décompression explosive”. Tous les signes étaient réunis. Il fallait stabiliser la situation et c’était URGENT !




Citation :
Karola : Dans le brouillard, tu es aux prises avec quelque chose qui s’est accroché à toi. Comme si un corps te faisait “un calin”. Tu te rendras compte que le gaz à propulsé un cadavre Lantien momifié sur toi.

Ford : Tu as été éjecté jusqu’au plafond et la gravité ne fonctionne plus vraiment. Tu vois les deux tuyaux devant toi expédier du gazs à toute vitesse, de plus en plus, augmentant la pression interne.

Skyler : Tu as vu Cody se prendre un débris en plein visage ! Il semble que ça va mais il ne se rend pas compte que le métal gonfle dans son dos. Il va y avoir une nouvelle détonation de gaz et il va tout se recevoir de plein fouet sous peu.

Cody : L’alarme sonne mais l’atmosphère de ta combinaison ne fuit pas vite. Le danger est limité, il te reste une minute avant que tes réserves partent à l'extérieur !

Ash : Tu vois la paroi de blindage se couvrir d’entailles à cause de la surpression. C’est à cause de ça que la porte se ferme : mesure de sécurité. Il faut soulager la pression et colmater les fuites pour faire croire au système que cet endroit est sain ! Il y a le nécessaire dans la soute de la torpille mais ça demande de la main d’œuvre et le temps est compté.
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Ven 19 Jan - 3:23
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Les autres membres de l'équipe posèrent à leur tour leurs questions, à commencer par Karola qui demanda s'il y avait une possibilité de rencontrer des wraiths sur le vaisseau lantien. Cette idée me fit frissonner, car bien que n'ayant jamais rencontré ces créatures, je savais parfaitement ce qu'elles étaient, et le danger qu'elles représentaient. Que ferais-je si je me retrouvais devant l'un de ces monstres ? J'espérais qu'il n'y en avait pas sur l'Esshelo, ça serait plus simple. D'autres questions fusèrent, notamment sur les conditions de vie que nous aurions à bord du vaisseau en perdition, en particulier par rapport aux différents gaz que nous pourrions rencontrer. Une fois que toute l'équipe eut terminé de poser des questions, le major Frei prit la parole et donna des instructions pour mener cette mission à bien. Puis, les deux autres militaires se présentèrent, ainsi que la jeune femme inconnue, dont l'accent et la façon de parler anglais démontraient bien qu'elle était étrangère, et qu'elle venait d'arriver. Il s'agissait sans doute la pégasienne qui s'était crashée dans l'océan il y a près de deux mois. Je fis un petit sourire à l'assemblée, me présentant également.

"Bonjour, je suis le docteur Skyler McAlister".

Vint enfin le moment du top départ afin de se préparer. Tout le monde se levait pour quitter la salle. Je fis de même, attrapant mon gobelet où se trouvait un fond de café froid. Mais, au moment où je me tournais, quelqu'un me heurta, et je laissai échapper le gobelet de ma main. Ce dernier tomba par terre, renversant le reste de café sur les chaussures de cette personne. Aussitôt, gênée même si ce n'était pas vraiment de ma faute, je me penchai pour ramasser le gobelet, tout en m'excusant.

"Je suis désolée, il m'a échappé. Heureusement, il n'y avait presque plus rien dedans".

Je jetai le gobelet vide dans une poubelle, puis je me dirigeai à mon tour vers la sortie de la salle. Je suivis les autres jusqu'à l'armurerie pour recevoir mon équipement. J'avais très peu de missions interplanétaires à mon actif, et c'était la première fois que j'allais être aussi bien équipée. Je fus d'ailleurs un peu impressionnée de voir tout ce qu'il fallait emmener. Heureusement, le Caporal McArty était patient, et m'expliqua tout ce qu'il y avait. Il m'aida à enfiler le gilet MOLLE, s'assurant qu'il était bien attaché. Je mis du matériel dans les poches du gilet, pratique d'accès, mais je me figeai lorsque le militaire me tendit un holster de cuisse. Une arme. Je secouai la tête en le regardant.

"Désolée Caporal, je ne prends pas d'arme".

Certes, partir sans arme était suicidaire, et ne pas savoir les utiliser signait son propre arrêt de mort. Mais je ne pouvais pas donner la mort, ni blesser quelqu'un. J'avais fait serment de protéger la vie et non de la prendre. Le Caporal sembla comprendre mes craintes, et il me rassura aussitôt.

"Ne vous en faites pas Docteur, ce n'est pas une arme létale. Il s'agit d'un stunner wraith, il envoie un rayon paralysant à la cible, c'est tout. C'est pratique si vous voulez neutraliser quelqu'un sans le tuer ni le blesser. Les armes à feu sont prohibées pour votre mission, trop dangereuses si vous vous retrouvez entourés de gaz inflammable ou explosif".

Une arme paralysante qui ne blessait pas, ni ne tuait la cible ? Bon, je pouvais la prendre. Elle n'allait pas à l'encontre de mes convictions. Encore fallait-il que je sache m'en servir, mais il valait mieux l'avoir avec moi. Avec l'aide de McArty, je plaçai le holster autour de ma cuisse, l'arme à l'intérieure. Puis, je mis les lentilles de vision nocturne, j'ajustai l'oreillette en vérifiant que la radio fonctionnait. Côté équipement, j'avais tout pris. Mais, il me manquait quelque chose d'important. Je quittai alors l'armurerie pour me diriger vers l'infirmerie. J'y pris un sac médical complet, m'assurant qu'il ne manquait rien à l'intérieur. Ce sac pesait quelques kilos à lui tout seul, quatre ou cinq, mais j'étais formée pour le porter. Et étant sportive, je n'avais pas trop de mal à avoir ce poids sur le dos. Du moment qu'on ne me demandait pas de faire un marathon avec. Et puis, je ne voulais rien oublier. Une fois l'inventaire terminé, je refermai le sac, le mis sur mon dos, et partis en direction de la salle d'embarquement, rejoindre mon groupe. J'arrivai quelques minutes avant la téléportation sur le Dédale qui passa en hyperespace peu après notre arrivée à bord.

Pendant le voyage, le groupe eut le droit à une grosse formation sur l'équipement que nous allions utiliser. Comme les balises et les combinaisons spatiales. La formation était longue et indigeste, il fallait le dire. Assimiler autant d'informations en si peu de temps était difficile mais nécessaire. Comme les autres, je retirai mon gilet tactique pour enfiler la combinaison spatiale, m'assurant qu'elle était bien hermétiquement fermée, sans risque que l'air ne s'échappe. Puis, je remis mon gilet par dessus, ainsi que le holster. La suite du programme fut la présentation de la torpille Tyran, notre moyen de transport pour aller jusqu'au vaisseau lantien. Le chef Tyrol expliqua alors son fonctionnement, et donna diverses instructions pour le piloter et procéder à l'amarrage et à la découpe de la paroi du vaisseau, ainsi que l'utilisation des différents capteurs. Je n'avais pas de questions concernant cette partie du plan, je gardai donc le silence, tout en écoutant les autres. Puis, le Dédale quitta l'hyperespace, s'approchant lentement de la Gyre. Des F-302 filèrent autour du vaisseau, prêts à nous escorter. L'heure était venue de prendre place dans la torpille. Chacun s'installa dans l'appareil. Karola et Aiden se placèrent à l'avant de la torpille pour le pilotage, et Eiko, Cody et moi, nous nous installâmes derrière eux. Je bouclai ma ceinture au moment où le panneau se referma, nous plongeant dans le noir. Les écrans de contrôle donnaient un peu de luminosité, mais ce n'était pas terrible. Je respirai calmement pour économiser mon oxygène, heureusement que je n'étais pas sujette à la claustrophobie. Cependant, j'étais quand même anxieuse par rapport à cette mission. Je plongeai entièrement dans l'inconnue pour ma première vraie mission. Regardant Eiko, je me demandais si elle n'allait pas paniquer un peu, ou juste stresser à l'idée d'être enfermée dans cet espace restreint, vu ce qu'elle venait de traverser. Mieux valait éviter ce genre de comportement, et en tant que médecin, mon professionnalisme me poussa à essayer d'apaiser une éventuelle crise qui pouvait surgir avant qu'elle n'arrive. Je lui lançai un petit sourire qui se voulait rassurant.


//Ca va aller, ne vous en faîtes pas. Respirez profondément//

La torpille fut enfin larguée dans l'espace, et avança jusqu'à notre cible. Alors que nous arrivions tout près du vaisseau, je vis sur la caméra l'image de l'appareil, l'Esshelo, un immense vaisseau en ruine, près à sombrer dans la Gyre comme les restes des épaves. Je fus fascinée en le voyant, c'était la première fois que je voyais un vaisseau lantien autre que les jumpers. Beaucoup plus gros et beaucoup plus impressionnant. Karola choisit un lieu d'appontage, et l'opération commença. Il fallut attendre un peu, le temps que la coque soit découpée, nous permettant d'entrer à l'intérieur de l'Esshelo. Par chance, rien de menaçant ne nous attendait de l'autre côté. Juste de l'air vicié et toxique, mais notre combinaison nous protégeait de ça. J'attendis que les militaires quittent la torpille, s'assurant que la zone était hors de danger, avant de défaire ma ceinture. Je mis mon sac sur le dos, et je pris ma lampe torche dans la main pour éclairer mon chemin. Il y avait peu de gravité, cela se voyait par les petits débris qui flottaient dans l'air, et par nos mouvements plus lents. Mais, grâce à nos bottes magnétiques, nous pouvions marcher sur le sol assez facilement. Je m'avançai lentement dans le couloir, regardant tout autour de moi, à la fois fascinée et inquiète. Le faisceau de ma lampe n'allait même pas jusqu'au bout du long couloir qui se présentait devant nous.

//C'est tellement grand// dis je doucement, sans même me rendre compte que tout le vaisseau était bien plus immense que ça.

Je fis quelques pas, restant près du groupe, avant de m'arrêter soudainement. Un bruit de grincement retentit au dessus de nous, faisant vibrer le plafond. J'eus un mauvais pressentiment, avant qu'une détonation ne retentisse tout près de nous. Une partie du plafond s'effondra, et je reculai pour éviter les débris, bien que je n'étais pas dessous. Un simple réflexe. Le couloir semblait se décomposer par endroit, mais pourquoi ? L'idée de la pression ne me vint pas à l'esprit.

//Qu'est ce qui se passe ?//

A peine ma question fut posée qu'un nuage opaque semblable à du brouillard échappé de je ne savais où envahit une partie du couloir. Karola, qui se trouvait à cet endroit, disparut à l'intérieur. Au même moment, de nouveaux grincements métalliques et craquelures de la paroi se firent entendre autour de nous. Je regardai tout autour de moi, à côté d'Aiden. Puis, à mes pieds, le sol tremblait, mais je n'eus pas le temps de réagir. Une nouvelle explosion se produisit, m'envoyant violemment dans les airs comme une poupée de chiffon. Je heurtai brutalement le plafond, me faisant pousser un petit cri de surprise. Heureusement pour moi, mon sac avait été le premier à être en contact avec le plafond, il avait amorti le choc. Cependant, maintenant que mes bottes magnétiques n'étaient plus en contact avec le sol, me voilà entrain de flotter dans les airs comme si j'étais dans l'espace. Je dus m'appuyer contre le plafond pour tourner sur moi même, et voir ce qui se passait autour de moi, même si j'avais la tête en bas.

Soudain, le brouillard fut évacué en direction de la torpille, et s'échappa à l'extérieur du vaisseau. Oh non, il y avait plusieurs fissures. Elles commençaient à être visibles autour de la paroi découpée. Je tournai la tête, sans savoir quoi faire pour remédier à la situation, lorsque mon regard se posa sur Cody. Ce dernier avait une fissure au niveau de son casque, et l'air s'y échappait. Mais plus grave, je remarquai la paroi qui se trouvait derrière le militaire. Elle commençait à se bomber à cause de la pression. Je compris alors que cette partie du couloir allait exploser, et le militaire était bien trop proche. Il ne voyait pas ce danger.


//FULLER, ATTENTION !!!//

J'ignorai s'il m'avait entendu, ou si son attention n'était pas entièrement tournée vers la fissure de son casque. Je devais intervenir, étant la seule à avoir vu ce danger imminent. Mais pour ça, il fallait que j'aille vers lui. Et comment faire quand on flotte dans les airs ? Sans même réfléchir davantage, je posai mes pieds sur le plafond, avant de fléchir les jambes pour pouvoir me propulser vers Cody. Ce geste me permit de traverser à grande vitesse la distance qui me séparait du militaire, et grâce à l'inertie de mon corps, je percutai lourdement celui de Fuller, l’entraînant plus loin. Juste à temps, car à peine nous étions entrain de nous éloigner, que la détonation se produisit. La déflagration nous balaya, et nous plaqua contre un mur un peu plus loin. Heureusement, sans gravité pour nous. Au moins, mes pieds purent enfin retrouver le sol au moment où je me redressai péniblement avec l'aide du militaire. A travers la visière de mon casque, je le regardai pour savoir s'il était blessé.

//Ca va ?//

Je vis distinctement la fissure de quelques centimètres qui se trouvait sur son casque, ainsi que le petit morceau de métal qui était coincé à l'intérieur. Il fallait faire quelque chose rapidement, sinon Cody n'aurait bientôt plus d'air. Je réfléchis, puis le jeune homme m'expliqua que chaque combinaison était équipée d'une petite bombe de gel rustine qui permettait de colmater ce genre de fissure.

//Ca devrait fonctionner. Ne bougez pas, je vais m'occuper de refermer cette fissure, vous n'y arriverez pas tout seul//

Je cherchai dans mes poches ce petit tube, et lus rapidement la notice en quelques secondes, sans me préoccuper du chaos qui nous entourait. Bon, ce n'était pas très compliqué à priori. Je plaçai l'embout contre la fissure, et j'y appliquai le gel. Au contact de l'air, celui ci se solidifia, colmatant complètement la petite faille. Bon, ce problème était réglé. Mais, nous étions toujours pris au piège dans ce couloir infernal. La situation ne s'arrangeait pas du tout, il fallait vite faire quelque chose, où nous allions bientôt être aspirés dans le vide sidéral. Mais quoi ?

//Que fait-on, maintenant ? Il doit y avoir un moyen de colmater ces brèches, mais comment faire ?//

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Karola Frei, Aiden Ford, Skyler McAlister, Eiko Asch & Cody Fuller
Après la rencontre avec la technicienne et les membres de l'expédition, je me rends à ma chambre pour vérifier si Zelda a tout ce dont elle a besoin. En même temps, j'en profite pour me calmer et me dire que tout se passera bien. Je sais qu'il y a des risques, mais nous sommes des professionnels. Nous saurons nous sortir de là. Je me rends ensuite à l'armurerie. J'ai déjà une idée du matériel à emporter. Pas trop pour pas que le sac et la combinaison spatiale soient lourds. Juste assez pour gérer les situations auxquelles nous pourrions être confrontés. Une heure pour se préparer mentalement et physiquement. J'aurais préféré avoir un dossier complet, mais je ne vais quand même pas émettre de commentaire à ce propos.

En arrivant dans l'armurerie, je mets les lentilles de vision nocturne. Au début, j'éprouve un petit picotement, comme si j'ai une poussière dans l'œil. Après un moment, je ne ressens plus rien. Si je regarde dans des endroits un peu plus sombres, je vois plus clairement. Si j'ai besoin d'aide avec le matériel, je ne me gêne pas pour poser des questions, histoire de bien comprendre le fonctionnement. Dans les poches du gilet MOLLE et le sac, il y a tout plein d'outils essentiels. Ils seront bien appréciées s'il y a des blessés ou des survivants. Ils auront besoin de toute l'aide dont nous pourrons leur offrir. Je ferai mon possible. Il m'est déjà arrivé de devoir m'occuper de coéquipiers blessés, mais disons que je préfère laisser la place à un médecin. Lui seul sait vraiment comment se charger d'eux. Ne m'y connaissant pas beaucoup, je tremble juste à l'idée d'empirer la situation.

Une fois le matériel choisi, je me rends ensuite au point de rendez-vous. Peu de temps après, nous sommes téléportés sur le Dédale. Une fois tous réunis, nous recevons des tonnes d'information au sujet des balises et des combinaisons spatiales. Malgré la quantité d'information, je m'efforce de bien comprendre. Bien que je ne le montre pas, je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qui arrivera si un de nous effectue une mauvaise décision. J'inspire par le nez, retiens ma respiration pendant quelques secondes et expire par la bouche. Les battements de mon cœur se calment. Je ferme les yeux et les rouvre, observant autour de moi.

« Ne t'inquiète surtout pas... Tout va bien se passer. »

Je fais comme les autres et enfile la combinaison spatiale, m'assurant qu'elle est bien fermée. Ensuite, je place le gilet par dessus. J'effectue une dernière vérification du matériel pour m'assurer qu'il est toujours là. J'ai tout, c'est bon. Ensuite, le chef Tyrol nous présente la torpille, le Tyran, notre moyen de transport pour nous rendre sur le vaisseau. Il nous explique comment le piloter, comment découper la paroi d'entrée ainsi que les différents détecteurs. N'ayant pas de question, je me contente d'observer les autres et respirer calmement. Le Dédale quitte l'hyperespace et s'approche de notre destination. Puis vient le moment de s'installer dans la torpille.

Frei et Ford prennent les commandes. Asch, McAlister et moi prenons place derrière eux devant le panneau de contrôle. Nous sommes plongé dans le noir, éclairés seulement par les écrans. Heureusement que je porte les lentilles. Mon cœur bat rapidement alors que je pense à l'endroit où nous allons nous retrouver. La suite des choses décidera si oui ou non nous reviendrons sur Atlantis. Ce ne doit pas être facile pour les deux femmes. Je me tourne vers elles et leur offre un sourire qui se veut rassurant.

//Nous sommes une équipe.

Si Asch a des questions, je fais de mon mieux pour lui répondre avec des termes qu'elle peut comprendre. Les explications scientifiques, c'est pas mon truc. Je suis du genre à rassurer les gens ou exceller sur le terrain. Piloter ces engins me fout la boule au ventre. Une fausse manoeuvre et tout peut foirer ! Frei annonce ensuite que le vaisseau est en vue. Enfin, ce qu'il en reste. Nous avons devant nous probablement le vaisseau lantien le plus vieux. À mesure que nous approchons, je sens ma respiration s'accélérer et je m'efforce de la calmer.

La major choisi un point d'appontage. Nous devons attendre un peu avant de sortir. Je place le casque sur ma tête et m'assure qu'il n'y a pas de fuite de gas. Je descends rejoindre les autres, m'assurant qu'il n'y a aucun danger. Voilà. Nous sommes maintenant à l'intérieur du vaisseau. Autour de nous, des parois sont effondrées, des gas toxiques remplissent l'air, mais nos combinaisons nous protègent et des particules flottent dans l'air. Ce doit être le manque de gravité. Celle exercée par la Gyre doit sans doute être faible. Heureusement que nos bottes magnétiques nous aident à rester au sol. Je sors ma lampe torche et l'allume. Mes yeux s'ajuste au faible éclairage. Nous sommes plongés dans le noir. Je n'ai pas peur de ce dernier, mais ce qui m'inquiète est ce à quoi nous serons confrontés.

Pour le moment, il n'y a rien d'inquiétant.

Non.

J'ai rien dit. Un grincement à faire froid dans le dos se fait entendre, suivit de vibrations à l'œil nu et boom, une détonation ! Malgré que je m'y attendais, je ne peux pas m'empêcher de sursauter. Il y a un problème. C'est évident. Faut le régler pour pouvoir avancer. C'est alors que le plafond décide de céder. Des tuyaux abimés, érodés et éventrés apparaissent, laissant filer des gaz à un rythme incroyable. La major disparaît sous nos yeux. Impossible de voir avec ce nuage.

C'est alors que je vois le sol sous les pieds de Ford et McAlister s'ouvrir. Il va y avoir une autre explosion. Je me lance vers eux pour les pousser de là, mais je n'ai pas le temps. Ils sont projetés sur le plafond et moi je manque presque de perdre l'équilibre. Par chance, je tombe à la renverse sur le sol toujours présent. Cependant, je vois une fissure de cinq centimètres sous mon nez. J'entends un léger sifflement et me rends compte que je perds de l'oxygène. Sur le coup de la panique, ma respiration s'accélère, mais je me souviens que je vais la perdre plus rapidement. Me rappelant d'un gel dans ce genre de situation, j'essaie de le trouver.

//FULLER, ATTENTION !

Quoi ? Eh merde... Je regarde derrière moi instinctivement et vois la parroi se bomber, indiquant qu'elle est sur le point d'exploser. Alors que je m'apprête à me dégager de là, je sens une masse se jeter sur moi. Si la personne n'avait pas été là... Je me relève et aide la personne à se remettre sur pieds puis me tourne vers elle, remarquant la docteure McAlister. Je hoche la tête en réponse à sa question puis elle semble chercher quoi faire pour réparer le casque.

//Chaque combinaison a un gel qui peut colmater les fissures de ce genre.

La femme cherche son propre gel et l'applique sur mon casque. La craquelure se referme, malgré qu'il y a encore un morceau de métal dedans.

//Merci de m'avoir sauvé la vie. je lui souris et me tourne pour voir la merde dans la quelle nous nous sommes embarqué.

Je lève les yeux et vois qu'il y a des fissures autour de l'entrée. Ma combinaison se resserre sur mon corps et je me dis qu'il doit sans doute y avoir un problème du côté de la pression. J'ignore comment y remédier.

//Il semble y avoir un problème de pression. Nous devons sans aucun doute avoir le matériel nécessaire dans la torpille.

Soudain, j'entends un sifflement en direction d'un des tuyaux et regarde vers eux pour voir ce qui se passe. Derrière eux, le mur commence à se gonfler, indiquant qu'il explosera bientôt. Nom d'un chien pas ça. Bordel de merde, pas ça !

//PROTÉGEZ-VOUS m'écrié-je pour que les autres puissent entendre avec ce chaos. Suite à cela, je m'accroupis au sol.

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J'écris en #4B86B4


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Sam 20 Jan - 0:26
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Attendant que tout le monde ai quitté la salle je passais à côté de la chef technicienne et lui demandait :

" Excusez-moi de demandez ça, peut-être ai-je manqué ce point dans toutes ces infos, mais ne serait-il pas plus simple d'aller démanteler cette arme et de récupérer la source d'énergie ? Ça doit en faire des E2PZ un machin pareil ! "

Elle me répondit que, malheureusement, cet effet gravitationnel était seulement le résultat de l'arme qui, elle, était partie depuis longtemps ! Je remerciais la dame et saluais avant de rejoindre la salle d'équipement. Ce fut fait avec promptitude, j'avais une bonne idée de ce dont je pourrais avoir besoin, en suhaitant fortement ne pas avoir à l'utiliser. Je fis un au revoir à MacArty et allais rejoindre les autres pour la téléportation sur le Dedale. Là on fut mis aux faits des fonctions de la torpille d'abordage Tyran, je m'intéressais plus particulièrement au pilotage puisque c'était ce poste qui m'était affecté. Je posais divers questions au chef Tyrol afin de bien être sûr d'avoir tout assimilé correctement ! On fit la checklist et il ne resta plus qu'a attendre le moment du largage dans le vide.

Nous sortimes d'hyperespace et le temps vint de prendre place ! Ma combi sur le dos, casque fermé, vérification de la radio, Mon sac et mon gilet bien en place : le premier dans la soute avec les balises et le second pardessus la combi ! Tout le monde prit place, le Major a côté de moi, Eicko sur la console scientifique et Fuller et McAllister derrière. Pour un peu calmer les éventuelles craintes claustrophobes je lançais pour plaisanter :

" Mesdames et Messieurs, bienvenue à bord du Tyran Spaceship, la compagnie Atlantis airlines est ravie de vous recevoir à son bord ! Les commandants de bord, Frei et Ford, vous souhaite bon voyage ! Veuillez éteindre vos portables, ramasser vos tablettes et attachez vos ceintures ! Notre vol durera peu de temps, la température extérieure est de "ouh là là ça caille des miches !", Merci d'avoir choisi notre compagnie !"

Le Major donna le signal du départ et on fut largués, on ne sentit pas grand chose, enfn moins que j'aurais attendu, dehors la ronde des F-302 était opérationnelle, pas d'intrus nous pouvions continuer notre périple et bien vite on le vit ce vaisseau : enfin, vaisseau est un bien grand mot ! Il avait salement morflé le monstre de métal : une coque pleine d'impact de tir ou d'autres collisions, le compartiment immense qui servait à transporter des immeubles était en partie encore ouvert ! Me fiant aux coordonnées je me dirigeais à coup de fusées latérales vers deux des zones : ouest et nord, mais le Major me demanda de me diriger vers la zone sud, ce que je fis, l'endroit lui plu et on se dirigea vers la cible, ces européens ! Vous leur dites sud et ils ont des étoiles dans les yeux ! Moi, j'avais un faible pour l'ouest, mais c'est du pur atavisme d'americain du nord !

Je me concentres sur l'accostage : une erreur et on se retrouve prit parmi les débris qui tournent autour de l'Esschelo et là bonne chance pour s'en sortir ! Ouf, c'est bon ! Perçage de la coque et envoie des sondes ! Atmosphère toxique ! Bon, on a de la chance ! Comme il semble n'y avoir rien de plus dangereux on finit par sortir et aborder le vaisseau. C'est un couloir, un côté s'est écroulé et de l'autre se trouve une porte qui fonctionne encore ! Voilà qui est cool ! On est tous dehors, personne n'a encore récupérés son paquetage et là on entend des craquements, puis bientôt un nuage blanc nous entoure et c'est le chaos : des sirènes, des craquements, des cris des bruits de fuites des gaz, je vois le Major disparaitre dans le brouillard ! J'appelles !

// Major ! Major !//

Pas de réponse ! Je sens que ma parano monte dans les tours ! Je me tournes vers mes compagnons pour leur dire :

// Gardez votre calme ! Surtout on...//

J'ai pas le temps de terminer ma phrase que soudain je suis soulever du sol par une explosion et me retrouve au plafond. Je crois que j'ai quelqu'un près de moi mais j'entends une femme crier, je ne reconnais pas la voix et un mouvement à côté de moi me fait tourner la tête, je suis seul maintenant face contre le "plafond" du couloir, je regardes d'un côté et de l'autre, j'entends des sortes de sifflements, comme de l'air qui fuit d'un tuyau, je cherche et je trouve : deux tuyaux relies entre eux dans une gaine de je ne sais quel matériau se soulagent sans vergognes, rajoutant de la pression à la pression que notre arrivée à provoquée. Je m'approches encore, ouais la gaine se continue tout le long sous le plafond. C'est pas très large mais en faisant gaffe je devrais pouvoir y glisser et avec de la chance, trouver un bouton ou une valve d'urgence pour purger le couloir. J'entends soudain une voix qui me fais sourire ! // "Ford qu'elle est votre situation ?" //

// Ici Ford ! J'ai trouvé un conduit de tuyau de gaz, je vais rentrer dedans pour voir si je trouves de quoi couper tout ce merdier ! On devrait essayer de regrouper les civiles et de sortir l'équipement de la soute ! Faudrait pas qu'une explosion fasse valser la torpille avec tout le matos dedans ! Je vous dirais quand j'aurais trouvé quelque chose ! Si vous le permettez Major ! //

Non, je ne vous permets pas Lieutenant. Attendez mes ordres je vous prie. Eiko, tout va bien ? Pouvez-vous me dire ce qui s’est passé ? »

Bon encore une fois, je peux pas m'amuser ! // A vos ordres Major !//

J'avais l'air malin moi, accroché au plafond comme une mouche sur le lino du salon ! Piuis au bout d'un moment le Major se manifesta !

//"Très bien. Lieutenant Ford vous allez rejoindre Eiko et veiller sur elle pendant que Fuller, le Docteur et moi allons retourner à la torpille récupérer le matériel. Nous vous rejoindrons ensuite pour voir où en est la situation. Fuller, McAlister, rendez-vous à la soute dans les plus brefs délais."//

// A vos ordres Major !//

Je rejoignis donc la pégasienne sortie des eaux ! // Miss Asch ? Je suis au plafond ! Mon sac contient des cyalumes, si vous pouviez le prendre avec vous et en allumer certains je pourrais mieux vous distinguer ! //

Une fois trouvée la jeune femme je l'aidais à monter près des tuyaux et de la coursive qui menait, on l'espérait, vers les systèmes de contrôle des gaz

// Vous voyez, normalement en suivant ces gaines on devrait forcément atteindre un truc comme une vanne ou une valve pour couper l'arrivée du gaz ! Si vous avez mon sac, peut-être voulez-vous que je vous attaches une corde que je pourrais tirer pour vous aider a revenir ici ?//

Dans ce brouillard et avec les bruits de grincements du métal, pas sûr que tous mes mots soient compris ! Mais qui vivra verra !


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Sam 20 Jan - 11:46
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Karola n’eut pas vraiment le temps de comprendre ce qui leur arrivait. Tout se déroulait bien, malgré le piètre spectacle de débris et ruines que le vaisseau leur offrait, et l’instant d’après elle se retrouvait déboussolée, prisonnière d’une atmosphère qui n’avait rien de rassurant. Elle battit des paupières, tenta de dégager son champ de vision en utilisant sa main comme d’un éventail pour disperser le brouillard mais rien n’y fit. Cela ne pouvait être que le résultat de la détonation qu’ils avaient entendu juste avant. Sous la force de l’explosion, du gaz devait avoir été projeté. Ford l'interpella d'ailleurs, inquiet de ne pas la voir sûrement.

// Je vais bien Ford ne vous en faites pas, je suis simplement envelopée dans un épais brouillard. C'est pour cela que vous ne me voyez pas.//

Le major se mit en mouvement pour atteindre une des poches de son gilet MOLLE quand elle sentit que quelque chose pesait sur son dos. Une masse importante mais pas non plus écrasante, lui semblait-il. Elle y porta ses mains et sentit quelque chose de dur et de compact. Elle empoigna la chose et fut surprise de son poids tandis qu’elle s’en désolidarisait et se tournait pour voir ce dont il s’agissait. Elle sursauta vivement en tombant nez à nez avec un cadavre momifié donc le visage était tordu d’horreur. Ce devait certainement être les restes d’un Ancien qui avait dû périr dans d’atroces souffrances. D’un geste du bras, elle le repoussa loin d’elle pour ne plus l’avoir dans son champ de vision et reprendre là où elle avait été interrompue.

Karola attrapa son détecteur de signes de vie et sortit son taser au cas où. En approchant l’appareil ancien devant ses yeux elle put constater avec soulagement que les autres n’étaient pas très loin d’elle, mais éparpillé. Seulement, sa méconnaissance de l’agencement des lieux et donc, le peu de visibilité, l’empêchaient de savoir où elle était et surtout de se déplacer. Elle préféra rester sur place pour éviter tout problème.

Elle sursauta lorsqu’elle entendit Skyler hurler à Fuller de faire attention. Karola tourna la tête à droite et à gauche mais n’y voyait vraiment rien. Un regard sur le détecteur lui permis de repérer deux points relativement proches, elle devina qu’il devait s’agir de ces deux-là. Elle écouta leur échange et ignorant si Cody s’adressait aussi à elle quand il s’écria, elle se plaqua au sol immédiatement, relevant prudemment les yeux pour s’apercevoir que le brouillard qui l’englobait tandis que quelque part derrière elle le bruit de tôle qui ploie et menace de s’effondrait faisait un peu vibrer le sol. Ils devaient dégager le terrain et ce, rapidement !

// Docteur, Fuller, est-ce que tout va bien ? //

// Tout va bien, Major. Il y a eu une explosion, mais Fuller et moi ne sommes pas blessés. Le casque de Fuller est endommagé, mais j'ai réussi à colmater la brèche. //

// Bien. Ford, quelle est votre situation ? //

Suite à la réponse de Ford, le major fit une légère grimace, ce plan ne lui paraissait pas faisable en l’état des choses. Le lieutenant avait beau être volontaire, cela ne remplacerait en rien le fait qu’il n’était pas un scientifique ou un technicien et qu’en la matière elle préférait avoir avant tout l’avis d’un expert et en l’occurrence celui de la personne qui occupait ces fonctions dans leur équipe.

// Non, je ne vous permets pas Lieutenant. Attendez mes ordres je vous prie. Eiko, tout va bien ? Pouvez-vous me dire ce qui s’est passé ? //

// Tout va bien karola, ne t'inquiète pas, enfin je suppose que ça pourrait être pire, heu, le problème...//

C’était plutôt rassurant, elle ne sentait pas la panique poindre dans la voix de son interlocutrice. Cependant, elle semblait hésitante quant à la réponse à fournir pour sa seconde question. Le major l’encouragea donc.

// Est-ce que vous avez une idée de ce qui est arrivé ou de comment nous en sortir ?//

//Heu, alors, heu, dans les grandes lignes Karola, on a un gros problème de pression au niveau du système de verrouillage de la porte. Si on ne le règle pas, ce n'est pas bon pour nous. J'ai besoin de temps pour analyser ça. //

// Le lieutenant Ford a évoqué l'idée de passer par les tuyaux pour couper l'arrivée de gaz. Qu'en pensez-vous ? //

// Il me sera plus facile pour moi de m'y faufiler que le lieutenant je pense. Ça me parait risqué mais faisable. //

Karola pinça les lèvres, elle n’aimait pas les choses risquées surtout dans un environnement hostile et qui puisse mettre ses hommes en danger. Mais ils n’avaient pas vraiment d’autre échappatoire et le temps jouait en leur défaveur.

// Très bien, voyez ce que vous pouvez faire. Lieutenant Ford vous allez rejoindre Eiko et veiller sur elle pendant que Fuller, le Doc et moi allons retourner à la torpille récupérer le matériel. Nous vous rejoindrons ensuite pour voir où en est la situation. Fuller, McAlister, rendez-vous à la soute dans les plus brefs délais. //

Tous obtempèrent donc et Karola fut rejointe par Cody et Skyler au niveau de la soute et sans aucune forme de procès, ils s’emparèrent du matériel emporté. Ils devaient toutefois rester vigilants à leur environnement pour éviter de quelconques dommages mais dans l’ensemble tout se passa bien. Chargés, ils purent rejoindre Eiko et Ford qui semblaient ne pas avoir perdu de temps. Les cartes étaient désormais aux mains de la jeune pégasienne qui devait user de ses compétences pour les sortir de ce mauvais pas.

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Sam 20 Jan - 17:52
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[MJ26] Accropa - Exploration
Karola Frei, Aiden Ford, Skyler McAlister, & Cody Fuller
L’heure restante passa trop vite. Je partis me préparer à l'armurerie, dont j'avais réussis à retrouver le chemin. Je pris tous le matériel nécessaire. Il valait mieux prévenir que guérir après tout. Je fus très bien conseillée d’ailleurs, et on acceptait de répondre à mes questions doucement et simplement pour que je puisse comprendre ! Je partis rejoindre l’équipe au point de rendez-vous, la salle d’embarquement, afin d’être… téléportés sur le Dédale ? Ce nom me ferait toujours sourire.

Je me demandais bien qui avait pu donner le nom à ses appareils. C’était assez sympa, et original. Enfin, si j’avais bien capté, parce que leur langue me paraissait compliquée, et encore, apparemment, ce n’était pas la seule de parler dans leur monde. Il faudrait que je me renseigne quand j’aurais du temps libre… parce que dernièrement mon emploi du temps fut assez chargée…

J’étais émerveillée par le Dédale, une merveille technologique à tout point de vue. Tous ici était tellement différent de chez moi, tout comme le fonctionnement. Quelque part, je me sentais mal à l’aise sur le Dédale. Je jouais avec une mèche de cheveux tout en regardant le vaisseau passer en hyperespace. Je pris une grande respiration pour me calmer. Encore toute sonnée de la téléportation.

J’écoutais pendant les diverses formations que nous avions. J’essayais de comprendre un maximum de chose histoire de ne pas être une gêne. Après tous, j’avais une dette envers les Atlantes. Eux qui m’avait accepté après m’avoir accueillie chez eux. Karola, la cheffe d’équipe, s’inquiétait d’ailleurs pour moi, ce que je trouvais très gentil. Je lui fis un sourire pour tenter de la rassurer tandis que j’emmagasinais le plus d’info possible.

« Merci Karola, tout va bien pour le moment… j’essaye de comprendre le plus possible ».

Le plus dur à comprendre pour moi, fut le moment ou on aborda… la torpille d’abordage. « Torpille », pour moi une torpille… faisait référence à un missile. Ce que je retenais fut principalement que les deux sièges plus à l’avant étaient attribués aux pilotes, donc aux militaires, à Karola, et Aiden, j’ai compris que les commandes s’y trouvaient. Nous ne perdions pas de temps, et une fois toutes les explications finit, commençâmes à prendre place à bord, à s’installer quoi.

Je ne me fis pas prier pour m’asseoir et boucler ma ceinture. Prenant simplement ma tablette après avoir déposé mon sac dans la soute et m’être équiper de la combinaison, et du gilet comme les autres. Je fus ensuite assignée à la place du scientifique, et je devais m’occuper du panneau de contrôle, chose que je fis, et tous allait bien. Tout marchait impeccablement. J’avais juste à surveiller le tout du coup. Le Docteur Skyler tenta de me rassurer elle aussi, heureusement que j’avais une tâche à faire pour essayer de me contrôler. Je tentais de ne rien montrer. Les paroles du docteur me réchauffèrent le cœur, et je me sentais apaisée. Esquissant un sourire bien que nerveux, je pris la peine de la remercier à son tour.

« Merci beaucoup Docteur Skyler, je, je vais essayer ! » Fis-je jouant à surveiller les panneaux de contrôles. Heureusement qu’ils donnaient un peu de lumière. C’était digne… des abîmes d’un océan…sauf qu’on se trouvait dans l’espace parmi ses milliers d’étoiles. Cody se retourna et nous offris un sourire rassurant. La torpille s’élança, et je me mise à regarder nos commandants de bords lorsqu’Aiden prit la parole. Présentant ça comme un vol d’une compagnie aérienne chez eux. Cela eu pour effet immédiat, de me calmer, de repenser à mon propre chez moi.

Enfin, le vaisseau apparu devant nous comme une lueur d’espoir que tout irait bien. L’abordage se passa bien, et fut tous aussi calme que le voyage. J’avais l’impression que ça avait duré une éternité. Je me mordille la lèvre lorsque nous nous dirigeons vers la zone sud pour atterrir. Nous y étions, enfin. A l’intérieur du vaisseau lantien de classe orion, l’Esshelo. J’attendis avant de pouvoir m’y aventurer moi-même.

Je tentais alors de prendre ma lampe torche se trouvant dans le gilet Molle. Afin de pouvoir éclairer les lieux moi aussi, de ce que je pouvais observer, je constatais qu’à droite, la structure était effondrée sur elle-même, montrant à quel point le temps et la bataille d’il y a dix mille ans avaient affectées la coque et la structure même du vaisseau. A gauche, il semblait y avoir une porte automatique qui semblait marché encore, et qui semblait encore étrangement alimentée.

Alors que je me dirigeais vers la porte qui m’intriguait énormément vérifiant si mes compagnons étaient toujours là, derrière moi. Un bruit sourd se fit entendre de partout dans le vaisseau, un bruit qui ne me disait rien de bon et qui était de mauvais augure. Tout le long de la paroi, puis au-dessus de nos têtes, allumant ma tablette, je pouvais constater que plusieurs alarmes se mirent toutes à sonner en même temps à la suite de ce bruit. A la suite de cela, Karola fut entraînée dans un nuage de brouillard disparaissant de la visibilité. Mon regard se figea à la vue de celle-ci qui disparaissait.

Je compris tout de suite, en observant les différents voyants, que le problème venait de la pression, notre présence n’avait fait que rallumer et enclencher quelque chose rester silencieux, accumulé depuis si longtemps, la porte se referma instantanément. A la vue de cela, je me précipitais vers elle tandis que le sol se dérobait, et s’ouvrit sous les pieds de Ford et Skyler. Je sentis ma combinaison se resserrer sur moi. Comme pour me protéger d’un danger imminent.

« Non, non, non, ce n’est pas vrai ! » M’écriais-je alors une fois sur place. Et là ce fut le drame, la pression fit augmenter le nombre de fissures déjà présente un peu partout, et l’explosion se fit en à peine quelque minute. Après notre arrivée… « Ce n’… Ce n’est pas vrai ! ». J’entendis ensuite karola me parler, je lui répondis

// Eiko, tout va bien ? Pouvez-vous me dire ce qui s’est passé ? //Soulagée d’entendre la voie de la militaire, je réussis à ne pas paniquer et à lui exposer le problème bien que très très hésitante, car j’avais encore besoin de temps pour analyser la chose, le problème, pour savoir d’où venait la pression !

// Tout va bien karola, ne t'inquiète pas, enfin je suppose que ça pourrait être pire, heu, le problème...//

// Est-ce que vous avez une idée de ce qui est arrivé ou de comment nous en sortir ?//

//Heu, alors, heu, dans les grandes lignes Karola, on a un gros problème de pression Si on ne le règle pas, ce n'est pas bon pour nous. J'ai besoin de temps pour analyser ça. //

//Le lieutenant Ford a évoqué l'idée de passer par les tuyaux pour couper l'arrivée de gaz. Qu'en pensez-vous ? //

// Il me sera plus facile pour moi de m'y faufiler que le lieutenant je pense. Ça me parait risqué mais faisable. // Fis-je à Karola, il fallait bien essayer de faire quelque chose pour se sortir de là, pas vrai ? même si la chance était mince, je savais que je pouvais réussir à régler le problème.

//Merci Karola, ne vous inquiétez pas, tout ira bien//.

Je fus surprise en entendant Aiden dans la radio, puis je fis ce qu’il me demanda, allumant alors un cyalumes, permettant à celui-ci de me rejoindre, rassurée de voir qu’il allait bien, malgré sa petite mésaventure. Aussitôt la communication coupée avec la brune, je commençais par analyser plus en profondeur grâce à Aiden qui m’aida à monter, me faufiler, dans la cursive, passant les deux gros tuyaux se trouvant devant moi en rampant comme je pouvais pour accéder enfin jusqu’à 50 mètres plus bas, devant mon objectif, un levier à tirer... essoufflée, je réussis à me mettre à quatre patte afin d'appuyer dessus. Je le maintenais avec mes deux mains de toute mes forces, dans sa position activant les dispositifs. Je leur demandais ensuite de colmater les brèches qui s'ouvraient, à cause de la pression.

//Vous avez colmater les brèches ? Avec n'importe quoi ce que vous avez sous la main !//

J'attendais ensuite le temps qu'ils réalisent leurs manœuvre pour demander à la suite :


//Est-ce que quelque chose c'est passé ? A changé ? Genre, un système lumineux qui s'éteint ? Demandais-je alors à mes compagnons. Si c'était le cas, ça voulait probablement dire que j'avais réussi, dans le cas contraire que j'avais échoué... et qu'on était encore plus dans la mouise. J'essayais de voir si la lumière rouge avait disparue... peut-être qu'il faudrait un peu de temps ?! avant d'avoir un résultat concret ? ... Il ne restait plus qu'à prier. Je fixais les résultats avec attention. Le stress montant grandement... et la peur de l'échec aussi.
(c) D?NDELION
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MJ26 : Les Grands Explorateurs # EQUIPE 2
Karola Frei - Aiden Ford- Skyler McAlister - Cody Fuller- Eiko Asch


Chronologie : 07 janvier 2018

ATTENTION : CONTENU CHOQUANT

Dans cette coursive condamnée de l’Esshello, la pression augmenta de plus en plus, créant toujours de nouvelles fissures et des fuites de gaz dans l’espace. Les équipiers qui s’y trouvaient posaient un regard craintif sur cette paroi abimée et amochée. Elle leur montrait ses ignobles faiblesses comme un cancer incurable qui gagnait du terrain. Les pliures et crevasses couraient tout autour de la zone d’entrée de la torpille de la même façon qu’un marmot qui aurait sauté à pied joint sur une flaque gelée un matin d’hiver. Les failles ne cessaient de se rejoindre les unes au autres, se multipliant à chacune des tentatives des réparateurs pour les combler.

Le brouillard, d’ailleurs, faisait de lui un magnifique témoin de fuite. Le nuage s’étirait, dans une attraction hypnotique, en direction de la fuite. Sa matière vaporeuse blanche se scindait alors pour se munir de multiples branches et s’insinuer dans chaque interstices menant au vide spatial. Aucun des hommes n’étaient ignorant de la catastrophe que donnerait la déchirure finale de la paroi blindée : une décompression brutale, comme la bourrasque de vent d’une terrible tornade, qui éjecterait tout ce beau monde dans le vide.

Lorsque Eiko atteignit le levier, il refusa d’abord de lui répondre, grippé par tant d’années d’inactivité. Elle y mis toute sa force, le mécanisme grinçant avant de lui répondre à contre-coeur. Il y eut un brusque déclic avant qu’une fermeture automatique ne scelle l’intérieur des conduites. Le vacarme du souffle perpétuel s’épuisa rapidement et, en une quinzaine de seconde, l’évacuation dramatique de gaz cessa tout simplement de s’accumuler dans le couloir.

A cet instant là, le reste de l’équipe se battait encore pour colmater les nombreuses brèches et fissures. (Donc vous êtes en train de colmater avec ce que vous pouvez pendant ce temps) L’excédent continuait alors de s’évacuer, transformant ce danger extrême en un avantage discutable. Eiko n’avait alors plus qu’à inspecter les réparations tout en considérant les données de sa tablette. L’environnement venait d’être stabilisé, l’équipe avait fait un travail suffisant pour survivre. La réponse apparut lorsque le témoin lumineux cessa d’être au rouge. La sécurité s’était enfin retirée et les Atlantes pourraient enfin évacuer cette coursive de malheur.

Le déplacement était toutefois assez contraignant puisqu’il n’y avait plus de gravité. Le sol transformé en gruyère laissait une explication assez plausible à cette avarie. Il fallait donc se déplacer et le seul accès se révélait être un sas à double porte permettant un transfert d’une zone condamnée à une zone libre : un système architectural assez courant dans les vaisseaux.

Petit inattendu cependant !
La gravité était active dans cette nouvelle section. Les équipiers qui flottaient donc en direction du sas eurent le droit à une réception très lourde et brutale en sentant les lois physique de la gravité s’appliquer de nouveau. (Si vous voulez tomber sur quelqu’un et lui faire un câlin c’est le moment) Il fallait se reprendre et continuer le chemin, tout semblait bien se passer, cette petite zone étant même éclairée. Elle faisait à peine 2 mètres sur 3 mètres, complètement vide. La porte à l’arrière se ferma, les privant enfin de la vue chaotique du couloir, et ils attendirent que l’accès devant eux leur offre le nouveau chemin.


...
Mais rien ne vint…

Eiko aurait beau vérifier le fonctionnement de la porte. Il n’y avait pourtant aucun problème. Mais lorsqu’elle se rendit compte que son contrôle était commandé à distance, que cela venait d’une tierce personne extérieure à l’équipe, et qu’une alarme clignota en l’avertissant du déclenchement d’une commande spéciale, elle n’eut pas le temps de réagir.

Une lumière très vive et brutale éclata à l’intérieur du sas. L’éclairage avait soudainement gagné une intensité extrême, contraignant tout le monde à détourner le regard malgré les lentilles conçues pour gérer ces sources lumineuses. La porte du sas s’ouvrit sur une étrange machine qui s’activa en un timing parfait, projetant un étrange écran bleuté qui paralysa toute l’équipe. Et quand je dis paralysé, c’est paralysé ! Les soldats, le médecin, la scientifique, tous étaient figés dans leur position de surprise, pleinement conscient, sans pour autant pouvoir bouger un cil.
La lumière se réduisit, permettant d’offrir une vue alarmante sur une foule de rustres et de barbares en extase.
Et des cris ! Des dizaines de cris ! Des vingtaines !

La foule se pressa devant l’écran incapacitant en se saisissant de perches. Des hommes pour la majorité, gras et vulgaire, se félicitaient de leurs prises tout en s’activant. C’est comme s’ils avaient attendu ça depuis des années. La perche à collet, similaire à celle que l’on use sur la voie publique pour capturer les chiens errants, alla emprisonner Karola pour la retirer de l’écran.

Elle suffoqua tout de suite avec ce lien autour du cou et malgré sa combinaison. On la mit à terre avant de la dépouiller de ses affaires, elle pouvait à nouveau bouger loin de cet écran. Deux seulement s’en occupaient, les vingt autres l’entourant comme des rapaces, prêt à la rouer de coups dès le moindre signe de résistance. Et ils n’attendaient que ça, les salauds, ils cherchaient l’excuse, ils cherchaient la moindre petite ouverture qui leur donnerait le droit de tuer leur proie. Ils martellaient leurs armes sur le sol, impatient de pouvoir en découdre. Le regard fou, la bouche ouverte avec la langue sortie, ils n’étaient que des diables avides de meurtre et de sang. “Allez Karola, allez l’équipe, faites un geste, un seul, levez le moindre pouce, que l’on vous détruise, que l’on vous ruine !”. C’était ce message de non-verbal qui s’affichait clairement sous leurs yeux.
Karola ne fût relevée que lorsqu’elle fût dépouillée et entièrement fouillée. Elle n’eu plus de combinaison et de gilet Molle, ainsi que d’objets. Seul lui restait l’uniforme. Elle avait les mains liés dans le dos par une étrange entrave mélangeant le fer et le plastique, hérissé de pointes de barbelé. En somme, il suffisait de forcer pour s’ouvrir les poignets et se vider de son sang. On la mit de côté tandis qu’on cherchait Skyler et qu’on lui faisait subir le même sort.

Passer du calme morbide du vide spatial à une telle activité sauvage avait de quoi désorienter. Et le reste de l’équipe voyait très bien ce qu’ils risquaient en cas de résistance. La coopération était la seule issue de secours, ne serait-ce que pour rester en bonne santé. D’ailleurs, ils furent naturellement plus méfiant envers les deux hommes, plus baraqués et puissants que les femmes, ayant bien l’intention de leur offrir une triple dose s’il avait ne serait-ce que l’idée de gonfler leurs muscles.

Et à chaque fois, les uns après les autres, les membres furent volés et capturés sans même qu’ils n’aient l’ombre d’une chance. C’était tout aussi injuste que dégoûtant. Oui, dégoûtant, car privé de leurs combinaisons, ils sentirent une terrible odeur répugnante. Un mélange de sueur rance, de fluide en tout genre, de déjections, bref : un bourbier infâme.
Les agresseurs riaient à outrance. Ils bavaient, ils ricannaient outrageusement dans la nuée de commentaires salaces qui s’élevaient dans tous les sens. Car entravés comme ils étaient, les atlantes étaient soumis et les sauvages s’en donnaient à coeur joie.

Par exemple, l’un des agresseurs les plus sales, couvert d’une épaisse couche d’huile séchée sur le visage, alla cueillir le sein droit de Skyler d’une main. Il le soupesa allégrement et harmonieusement, un sourire gras et gourmand enlaidissant son visage, alors qu’une demi-douzaine de lames et de tube en fer cherchaient la moindre ouverture de confrontation pour mettre fin à la vie e la dotoresse L’homme tatait la pauvre femme, comme si ce fut un bout de viande, ou une vache qu’on tâte pour savoir si elle fera un bon steack dans l’assiette.
« Gnéhéhéhé ! Erk ! Hark hark ! R’garde ! R’garde c’te mâmelon tout dodu ! C’quand le dernière fois qu’on a eu d’vaches laitière dans l’coin ??? Hein ??? »
Celui d’en face secoua négativement la tête. Il tournait autour de Ford depuis un moment qui bénéficiait d’une double garde, on s’en méfiait. Il ricana puis cracha sur ses rangers avant de répondre.
« Pfeuu ! Ta gueule ! Moi j’préfère mon café bien noir...mais alors bien bien noir, ouais ! C’est du bon... »
Et une main alla claquer le derrière de Ford, comme pour dire “que ça c’est de la bonne bête”.

Les autres n’étaient pas en reste.
Quand l’un était en train de se moucher sur la veste de Cody, au niveau de son épaule droite, un autre passait sa lame le long des cheveux d’Eiko. Karola ? Deux hommes comparaient la finesse de son ventre, ouvrant quelques boutons de sa veste pour vérifier si elle avait également un nombril.

Mais surtout, il restait dans cet environnement absolument néfaste et pervers, une volonté réelle de trouver un moyen de faire démarrer le groupe, que la moindre excuse soit utilisée pour les tuer. C’était d’ailleurs le but et cela se voyait bien dans la lueur bestiale de leurs regards, dans leur comportement. Toute l’équipe l’avait bien senti : la provocation n’était pas jouée, elle était gratuite et consommée. Mais elle n’avait pas seulement pour but de les malmener. C’était aussi pour les massacrer !!! Ces gens n’étaient tout simplement pas des humains. Ils en avaient l’apparence, malgré la crasse, mais pas la moindre once d’humanité ou de compassion en eux. Karola et son équipe n’était qu’une prise, un trésor, un cadeau. Ils étaient confrontés à des barbares sans la moindre morale ni conscience logique. Quelque part, ils ne considéraient même pas l’équipe de Karola comme des prisonniers humains. Ils n’étaient, à leurs yeux, que des objets que l’on espérait détruire, ravager. Et quelque chose faisait qu’ils ne pouvaient les abattre qu’en étant confronté à de la résistance. Seulement dans ce cas-là. Alors ils le cherchaient de tout cœur…

C’est surement pour ça que le tripoteur de Karola la fixa dans les yeux pour une ultime provocation. Il n’avait pas relâché sa prise, manipulant son sein droit par des pressions dansantes de ses doigts, jouant pour le faire danser au travers de son uniforme, avant de le relâcher brusquement d’un air presque vexé, comme si on l’avait privé de sa soirée d’anniversaire.

« Chienne d’obèse ! » vomit-il sordidement. « Voulez vraiment pas vous défendre ? Hein ? Pourtant on fait s’qui faut ! Alors attaquez !!! »
« Ouais...s’te plait ! J’veux t’enfoncer mon beau gourdin dans l’boubou... » Susurra l’autre à l’oreille d’Eiko. « J’vais t’agrandir tes p’tis yeux en amandes ouais...et pas qu’ça...va t’plaire... »
Il mit de la salive sur le bout de son doigt avant d’aller l’enfoncer dans l’oreille de Skyler, juste à côté.
« T’ain quoi ! Son con à pas s’défendre ! Chié ! »
« Tant pis. On ment, on les butes...C’sra facile ! Enfin, j’garde mon café moi. »
« Nan ! On les emmène à Glugue. Il dira quoi ! »

L’un d’entre eux fouilla le matériel des nouveaux arrivants… trouvant un taser… Idiotement, il l’alluma et les deux sondes allèrent se ficher sur un autre et le choc électrique se fit. Cela fit hurler plusieurs autres hommes ! Qui riait du malheur du malheureux… Comprenant l’engin, ils tuerait celui-ci avec le taser. Dans l’horreur la plus morbide. Ne comprenant pas, que l’autre ne bougeait plus… Ils s’approchèrent et toisèrent l’arme avec horreur, avant de la jeter comme si ce fut le diable en personne.
«Va me le foutre dans la fosse lui là ! » Les autres hommes restèrent silencieux quelques instants, comme s’ils comprenaient qu’ils avaient tué l’un des leurs. Une lueur d’humanité, de regret et puis tout disparut.

Dans un soupir, ils leur mirent des colliers en métal, avec des chaines, pour les guider comme des chiens. Les deux chefs de ce groupe odieux les trainèrent de force jusqu’à la prochaine porte. Encore une fois, ils cherchaient la moindre raison pour les attaquer en chemin. ( a vous de voir si vous voulez tentez le diable). Ils ont des armes a feux, mais les factures sont issues de différents peuples, dont certain d’un peuple de voyageur de l’espace connue d’Atlantis. Des armes bidouillées avec trois fois rien, des pics, des bouts de métal, des tuyaux… et surtout des armes de confection Wraiths et des armes étranges qui ne sont pas humaine. Eicko, pourra reconnaître celle d’un peuple presque disparu qui avait des contacts avec sa planète… Un peuple non humain mais pacifiste...Très pacifiste. Que faisaient-elles là ?

Ils furent amené jusqu’à un nouveau sas qui s’ouvrit sur le règne de la puanteur, de la crasse et du dégoût. La soute qui s’ouvrit à eux faisait la surface d’un bon terrain de football. Il était littéralement recouvert d’une étendue de bidonvilles crasseux d’où s’élevaient par endroit des petites fumées blanches. Les constructions faites sans la moindre notion de sécurité s’élevait le long des parois, remontant même en haut de ce plafond digne d’un cinq étages. Et des ordures, partout. Des déjections, des souillures, des fluides en tout genre. Des hommes violents, d’autres humains soumis et apeurés… Au loin, il avait un grand enclos de barrière de métal, Cody, put entrapercevoir des humains et d’autre créatures étranges, qui les observait avec pitié et compassion. Ces créatures étaient humaine sans l’être, il avait du mal à les voir véritablement. L’une d’entre elle passa son bras de couleur blanche avec des taches brunes pour lui toucher le sien et il reçut une décharge étonnante, cela n’était pas douloureux, mais agréable, comme si la créature lui transmettait le sentiment d’espoir.
Les badauds qui escortaient l’équipe, pressèrent le pas en voulant frapper, au passage, le bras qui avait osé sortir de son enclos… Mais celui-ci s’était vivement retiré.

Amis du bon goût et de la poésie adieu ! Vous aimez la bienséance, vous appréciez la politesse, le bien, l’ordre, la morale ? Et bien vous voilà dans son antithèse ! Ici, c’est la débauche, la ruine, la bassesse, et surtout l’animal ! La bête ! La bête abandonnée dans le cosmos qui essaie de survivre en ne luttant plus contre son animal ! Oubliant les valeurs de l’humanité.

L’escorte amena le groupe dans une ruelle où les gens se pressaient déjà. Des mains se tendirent et allèrent à la rencontre de ces hommes et femmes méconnus. Pour les saluer ? Les toucher, comme pour voir s’ils étaient réels ? BIEN SÛR QUE NON !
Les mains aux paniers, pour hommes comme pour femmes, les doigts dans les oreilles, les yeux et la bouche. Des coups de pieds au passage, des hurlements, des jets d’ordures et de toutes sortes de choses tout aussi sordides que méconnaissable. Et toujours, toujours, ces sbires qui les regardaient, trop heureux de ne voir que l’esquisse d’une révolte chez les prisonniers pour les tuer.

On les plaça dans un petit monte charge en bois trafiqué. Quelques personnes, à l’air bien plus calmes et désespérés, furent fouettés pour activer le dispositif en corde. De pauvres hommes, encore fort mais qui semblaient mal nourrit et surtout maltraités. L’un d’entre eux leva la tête vers Skyler et lui fit un petit rictus… Comme s’il voulait lui dire que tout allait bien. Tout irait bien… Il s’écroula sous un coup de fouet et se releva courageusement.

Le groupe monta de deux étages, jusqu’à une plateforme de bois dont l’intérieur se voulait plus luxueux. Il y avait deux hommes enchaînés l’un à l’autre par le cou, et ils portaient de leurs quatre mains un large plateau en argent où se trouvait un amoncellement de nourriture. Ces hommes étaient nus...et couverts de cicatrices dûes à de vieilles entailles, certaines encore récentes.

Juste devant, dans un divan semblable à ce que l’on trouverait chez un psychologue, un fort bruit de déglutition, suivit de gaz malodorant, accompagna une mastication intensive et bestiale. Lorsque le tripoteur vint jusqu’à lui, l’inconnu le refoula lui et le plateau pour dégager la vue. Karola et son équipe découvrirent donc un homme trempé de sueur, gras, laid et repoussant, qui les considérait en s’étouffant avec de la viande. Il toussa fortement en se redressant, crachant de la nourriture mastiquée et de la bile sur son ventre proéminent, avant de se déplacer d’un air fatigué et de les observer avec un fin sourire malfaisant.

« Han...ouais...trois vaches laitière...bien...bien...et ces beaux gosses là... »
« Heu...c’est qu’Duc voulait l’black pour lui et... »
« A moi ! Ta gueule ! »
« Ouais...ok... »

Glugue, le chef de ce dépotoire, passa de l’un à l’autre tout en grattant un reste qu’il avait entre les dents. Il considéra longuement Skyler avant de passer aux autres, s’attardant également sur ce “black” qui faisait l’intérêt de son sous-fifre, avant de passer aux autres. Au passage, il s’était curé les dents d’un doigt gras et dégoutant. Il l’essuya sans la moindre gêne sur la veste d’Eiko et bouscula Karola pour fixer Cody.
« Hmmmm...gueule d’angelot ! » Fit-il d’un air gourmand.
Il enfonça brusquement ses doigts entre les lèvres du maître chien pour lui ouvrir la bouche et inspecter ses dents.
« Bonne haleine...belle langue... »
Sa main claqua son fessier.
« Hm...tout doux et rebondi...slurp... »
Il se retourna pour considérer le tripoteur.
« Lui, je le garde. Les autres vont à l’enclos ! »
« Donc le black... »
« Ouais j’te l’donne… Mais va pas t’enticher, faut les nourrir ! »
« Ouais… Il a l’air résistant, il servira à la charge aussi ! Et même s’il se bat, il va aider le café ! »

L’un des hommes tenant le plateau d’argent, jeta un regard effrayé à Cody… Il serra le plateau en tremblant et détourna le regard, regardant son autre confrères… Ils échangèrent des regards navrés.

Glugue s’écarta ensuite pour venir s’installer sur son sofa. D’un simple signe de main, le plateau revint à lui et il enfourna un morceau de viande dans sa bouche baveuse avant de déclarer d’une voix forte, des filaments s’ajoutant au feu d’artifice de postillons :
« C’qui l’chef ? Toi ? Toi ? » Il montra du doigt les deux hommes.


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