Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 6 Mar - 1:22
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Sidney ne se lassait jamais de la vue particulière que procurait les balcons de la tour d’Atlantis. C’était quelque chose de vraiment singulier que de voir l’océan d’aussi loin, paisible et élégant, sans le moindre once de pollution ou de suractivité humaine. La brise marine balayait ses cheveux alors qu’il était penché sur la balustrade, les bras croisés comme un promeneur du dimanche, avec sa tasse de café et son béret vissé sur la tête.

Depuis que le régiment expéditionnaire des Natus avait été formé par la dénommée Vida, Atlantis avait autorisé qu’il puisse s’établir sur une part sécurisée du continent lantien pour s'entraîner et gagner l’habitude de nouveaux éléments qu’ils ne connaissaient pas. Autant dire que le soleil, le vent, la pluie, les différences de température, leur étaient tout aussi mystérieux que le ciel, l’astre qui brillait et l’immensité de l’océan.
Au début, les hommes avaient été fortement dissipé par toute cette découverte avant que leur chef ne reprenne les choses en main et lancent l'entraînement des troupes. A ce que l’on disait, ils étaient exceptionnellement rigoureux et ne lésinaient pas sur les moyens. Trop même.

Ce peuple était féroce et fier. On ne pouvait pas le nier lorsque l’on lisait les rapports qui les concernaient. Mais ils étaient hélas très en retard sur tous les sujets de médecine. La psychologie, donc, était un terrain totalement inconnu et bon nombre de ces guerriers la voyait d’un mauvais oeil, considérant cela comme “l’aveu de faiblesse” de l’esprit. Mais heureusement, ce régiment n’était pas buté. On devait cela à ses deux commandants, le Meneur de Combat Paresok d’une part. Et la Meneuse Duelliste Namara de l’autre.

Avec quelques négociations, ils avaient accepté le soutien médical continu et un suivi psychologique constant. Même sur la base du volontariat, la visite d’une centaine de Natus à la tente que l’on avait dressé pour les psychologues les laissaient avec une charge de travail impressionnante. On avait rapidement cherché des médecins supplémentaires et les regards du Codir s’était tourné vers le Dédale, lorsque l’Athéna ne le relevait pas.
Caldwell ruminait dans son coin, voyant d’un mauvais oeil que son ami et psychologue de bord soit ainsi “emprunté” tous les quatre matins.

Sidney, lui ?
Ca ne le dérangeait pas. Avoir des patients supplémentaires ne le révulsait pas et il avait le bonheur de pouvoir profiter du continent Lantien et de ses beautés. Cette fois-ci, pourtant, il demanda à ne pas être téléporté sur le campement Natus mais dans la tour de la cité. L’homme avait profité de son avance pour prendre ce café si salvateur en considérant l’immensité cristalline de l’océan d’un regard ravi.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Consultant sa montre, Sidney découvrit qu’il allait rapidement être en retard s’il ne se pressait pas. Le colonel Sheppard se rendait également au campement et ils avaient convenu de faire le voyage ensemble en jumper. Il trouva son chemin en demandant à plusieurs braves âmes sa route puis grimpa jusqu’au hangar pour trouver une bonne demi-douzaine de techniciens affairés sur l’engin volant.

C’était la motivation de Sidney pour cette téléportation. Il n’avait jamais vu de Jumper ni voyagé à l’intérieur. Ajouté à cela sa rencontre avec une icône reconnue de la cité, John Sheppard, et il trouvait cet événement particulièrement palpitant. Le psychologue salua les techniciens et souria en découvrant que tout l’intérieur du vaisseau était plein à craquer de ravitaillement de toutes sortes. Les différentes malles, caisses et bagages étaient consciencieusement empilés, emboîtés, comme le célèbre jeu du Tétris, pour pouvoir intégrer un maximum de fret.
La Magna ravitaillait ses hommes par le biais de la Porte, une partie demeurant sur Atlantis en guise de dédommagement pour le transit, tandis que le reste était à destination du campement. Tout en trouvant la situation cocasse, Sidney appuya sur sa veste pour ne pas la froisser au contact des bagages et se déplaça de profil jusqu’à la cabine de pilotage, là où tous les sièges sauf celui du pilote et du copilote étaient encombrés. Le regard acéré de Sidney détailla la silhouette fine et plutôt grande d’un militaire qui se préparait sur son écran tout en manipulant des cristaux dont il ignorait bien la fonction.
Pendant ce petit laps de temps de quelques secondes où il ne s’apperçut pas de sa présence, Sidney laissa traîner son regard un peu partout en admirant le travail des Anciens. Il était vraiment triste qu’un tel peuple ait disparu mais ils avaient laissé un leg des plus ahurissant.
Finalement, le pilote découvrit sa présence et Patrick lui tendit la main de son air paternaliste.

« Patrick Sidney. Je ne suis pas trop en retard, j’espère ? »


Les pilotes n’étaient pas les plus nombreux en ce moment, beaucoup de missions demandaient des experts en pilotage pour découvrir certaines planètes. Et puis le colonel, devait se rendre sur le continent, il avait eu une plainte Athosienne contre les Natus. La cohabitation n’était pas toujours au beau fixe apparemment. Et surtout, John désirait rendre visite à ses deux amis du contingent Natus. Il avait besoin d‘évoquer quelque chose à Idène. Cela n’était pas grave ni rien, mais il se devait de la tenir au courant, qu’elle n’était plus la seule à partager les bras du colonel. Sa relation avec Natasha, qui était au début une belle histoire d’amitié très particulière avait fini par aboutir à plus que deux bons copains en novembre. Et cela ne semblait pas être qu’un coup de tête puisque depuis lors, ils se voyaient régulièrement. Tout était clair, du moins pour le colonel, ce fut limpide. Il ne serait comment décrire cette relation, autrement que de la même façon qu’avec Idène sauf que cela avait commencé autrement et que les deux femmes n’avaient pas la même affection venant de l’homme.

Il n’était point question de préférence, quoiqu’au final si. Tout était naturel et il était heureux voir très avec Natasha et leur relation lui allait parfaitement mais éprouvait de l’affection pour Idène. De toute manière il n’était pas question de choix à l’heure actuelle, John ne désirait point d’exclusivité. Garder en somme sa liberté si durement gagné et il adviendra ce qu’il adviendra au futur. Même si bon, Natasha prenait chaque jour plus de place dans le cœur du colonel. Comme le montrait, ses gestes avant, pendant et après la mission chez les nains tordus.

Enfin c’est pour l’informer de cette seconde « copine » que John voulait se rendre sur le continent et aussi après voir tout le monde en réglant cette histoire avant que ça devienne trop délicat entre les deux peuples.

Le jumper craquait de diverses caisses et autres, les techniciens avaient joué à un jeu célèbre d’organisation et avaient réussi le pari. Le colonel, faisait quelques réglages sur le jumper, vérifiant que la charge était supportable et n’allait pas faire tanguer le vaisseau léger. L’avantage de ce type de transport c’est son incroyable solidité, les jumper semblait presque incassable, mais ils restaient avant tout des vaisseaux de type léger/lourd, ce ne sont pas des véhicules de FRET, malgré leur polyvalence.

Les derniers réglages et concentré sur les différent panneau, l’homme sursauta quand une voix l’interpella. Il avait presque oublié, qu’il allait voyager avec une nouvelle tête. Patrick Sidney, le psychologue du Dédale et que très souvent loué auprès des deux RDA et plus particulièrement d’un. John ne l’avait jamais vu et il était assez curieux de connaître cet homme qui possède l’unique veste civil du croiseur du vieux dinosaure et l’amitié d’un anglais amateur d’échec.

Le colonel, comme beaucoup de militaire n’est pas foncièrement fan des psychologues, ou des personnes qui peuvent le percer à jour sans aucune difficulté. A croire que les psys étaient la peste pour les militaires. Mais bon, John commençait à avoir l’habitude avec les deux fouines de ne plus avoir de secret. De toute manière il avait un constat édifiant : l’homme avait les prunelles qui le trahissaient !

Ainsi, John tourna la tête en direction de la voix… Il ne s’attendait pas à voir un homme d’un âge avancé avec un air amical et surtout familial. Enfin l’air paternaliste, John ne savait pas trop à quoi cela pouvait ressembler, puisque son père n’avait qu’un seul air : celui du grand connard qu’il était. Mais bon, il savait voir la bienveillance quand elle était aussi flagrante qu’une claque dans la figure. En retour il lui fit un rictus.
« Enchanté. Colonel John Sheppard » Il regarda sa montre, juste pour le principe « Non, nous partons d’ici quelques minutes, prenez donc place. » l’homme lui indiqua le siège à côté de lui.
« Première fois en jumper ? ».
« Effectivement... » Répondit-il en déposant son sac à dos sur ce qu’il restait de place ainsi que sa sacoche. « J’attendais ça depuis un... »
Soudainement son oreillette sonna, il fit un geste à Sidney, prenant l’appel.

// Colonel Sheppard ? … hum oui… Je vois qui c’est oui et ?... …C’est une blague ? Le jumper est plein, je vais la mettre où ?... … Sur mes genoux sérieusement ?... Très drôle sergent…. Et Hoffman il était au courant ? Car c’est lui le spécialiste quand même ! ... …. Il est où ? … A d’accord…. Bon… Non je la prends, pas besoin de le déranger…. De toute façon, je n’ai pas le choix ? … Mais non, elle ne va pas vous manger ! …. Quoique je ne sais pas… Bien. Merci Terminé. //

John soupira… ce genre de surprise c’est quand même mieux de la savoir, mais bon apparemment personne n’était au courant et maintenant qu’elle était là, il allait falloir faire avec. Le colonel, soupira, il n’avait pourtant pas que ça à faire. Il se tourna vers Sidney, tout en se levant.
« Nous avons une invitée surprise. Il va falloir réorganiser quelques éléments. ». L’homme se faufila entre les caisses, heureusement qu’il n’avait pas de brioche vraiment. Sidney, pouvait entendre, John donner des ordres pour réajuster certaines caisses et les empiler autrement. Des techniciens commençaient à réajuster la cargaison.
« Un invité surprise encombrant je présume ? Capable de dévorer un homme si l’envie lui venait ? »
« Exactement avec des griffes, des crocs et un pelage tout doux !! » Fit John.

Sidney eût un moment de silence. Il était bouche bée.
L’homme avait souvent entendu parler de ces grands tigres par Alexander mais il ne s’attendait pas à en rencontrer un directement. Et qu’allait-il faire sur le continent ?
« Cette journée est décidément pleine de surprise. J’espère que vous m’introduirez auprès de ce représentant comme il se doit. Je n’en ai jamais rencontré. » Expliqua-t-il doucement en ressortant du jumper.
Autant laisser les techniciens faire le travail pour trouver de la place à ce nouvel arrivant.

John le regarda quelque instant… Oui, il lui présentera ce tigre s’il le connaît. Enfin cette tigresse. Il y a de forte chance que ça soit Vilma, mais il n’était pas certain, puisque le nom du tigre n’avait point été mentionné et le sergent semblait avoir peur.
« Bien entendu. » Dit-il avec un rictus, avant qu’une silhouette s’approche de lui, une immense silhouette gracieuse et parfaitement silencieuse d’1m80 au garrot.
« J’ai le pelage tout doux ? As-tu au moins essayé de poser ta patte sur mon encolure John Sheppard ? » la voix était agréable et presque ironique. John ne l’ayant pas entendu comme beaucoup d‘humain avoue-le, sursauta. Il se tourna, se trouvant nez à nez avec non pas Vilma, auquel il avait l’habitude… mais bien plus flippant et space… Eura. Alors là… alors là, John était stupéfait, il ne savait pas ce qu’elle faisait là et elle était bien plus grande que la tigresse grise et surtout, Eura possède une aura inquiétante. Il sentait déjà, cette étrange sensation au fond de son cœur. La tigresse le toisa de ses yeux cristallins avec un rictus sur le visage amusé de l’étonnement de l’humain. Il fallait avouer qu’elle était magnifique avec sa fourrure d’un poil épais et d’un blanc éclatant.
« Alors ? As-tu perdu ta langue ? » fit-elle d’un petit air provoquant.
« Hum… Non, mais je crains de perdre celle-ci si je m’y risque. » Après tout c’est la plus bizarre des Tairis, enfin de ceux qu’il avait rencontré.
« Pourtant, Vilma ma louée l’art des petites préhensions au bout de vos pattes qui font merveille sur les muscles. Mais passons, je dois apparemment être sur tes genoux… et je crains que cela ne soit guère possible. »
Elle avait donc entendu l’échange… Combien de fois, il va falloir le dire à tout le monde ? Les Tairis ont une ouï incroyable… cela allait être compliqué par moment. En tout cas, la tigresse se décala un peu, observant les caisses.
« Une prochaine fois les genoux… »

Elle tourna la tête amusée et hocha la tête. John ne se voyait pas avoir la tigresse sur lui mais bon, quand un Tairis veux…
Celle-ci s’avança pour voir le jumper…Toujours de son pas, incroyablement silencieux, comme si elle ne touchait pas le sol. Elle n’était jamais entrée dedans et ressentait une vive excitation. Finalement son regard se déporta sur l’autre homme d’âge plus mûre que le colonel, lui aussi devait sentir d’être sensation en étant proche de la féline, elle pencha la tête sur le côté se questionnant de son identité, il sentait une autre odeur que les autres humains.

John s’approcha. « Monsieur, je vous présente Eura … Cheffe de la tribue des Atamas. Eura, je te présente Patrick Sidney, psychologue du Dédale, notre grand vaisseau. » Il était bien content d’avoir appris par coeur le nom des tribus et d’avoir eu la piqûre de rappel en octobre.
« Enchanté humain Patrick Sidney. Les “psychologues” sont vos médecins des âmes, je me trompe ? » Le regard était toujours plongé dans celui de l’homme, comme si elle le sondait au plus profond de son âme.


Sidney avait été tout aussi surpris que le colonel, voir plus, en découvrant pour la première fois un Tairis. Alexander ne tarissait pas de détails à leur sujet lorsqu’ils conversaient durant leur partie d’échec et le psychologue était rarement avare en questions quant à leur profil psychologique félin. Néanmoins, il ne s’attendait vraiment pas à faire cette rencontre ce jour, comme ça dans le hangar, ce qui le surprenait tout en dérangeant quelque peu. La nervosité était bien présente alors qu’il assurait sa cravate tout en écoutant la conversation entre les deux personnes. La tigresse était immense, bien au-delà de ce qu’il avait imaginé, et il posa une main sur sa poitrine lorsqu’il sentit comme une présence étrangère.

**Stupéfiant...et terrifiant…** Remarqua-t-il intérieurement.

Lorsque Sheppard vint à le présenter, les traits de Sidney s’étaient durcis et il se demanda s’il ne devait tout bonnement pas garder ses distances. Les tigres ne devaient probablement pas se rendre compte combien ils pouvaient être intimidant en dominant les hommes de la sorte. Mais le psychologue prit son courage à deux mains et gratifia la dénomée Eura d’un fin sourire lorsqu’elle lui parla.

« Enchanté. Davantage des médecins de l’esprit je dirai. Nous pouvons faire des parallèles de votre art sur des peuplades de notre monde, Eura, des mystiques qui excellent dans l’art de l’âme. Je pense que j’ai à faire à l’une de ses représentations les plus expérimenté à en croire les sensations dans ma poitrine... »

Il eut un léger sourire tandis qu’il gardait son calme. Bien difficilement, il fallait l’avouer.

La seule chose qui empêchait Sidney de se sentir “violé” dans son intimité spirituelle tenait des expériences qu’il avait faite pendant ses longs voyages. Il avait rencontré des prêtres vaudous et autres sorciers de tribus en voie de disparition qui géraient la psychologie avec une toute autre dimension mystique. Il n’irait pas dire qu’il avait ressenti la même chose qu’avec Eura, puisqu’il était confronté à une expérience dix milles fois plus forte, mais c’était là le seul parallèle qui lui permettait de ne pas trop s’inquiéter.

La tigresse l’écouta attentivement, un rictus se dessina sur ses babines ivoires. Ainsi, il savait qu’il avait en face de lui et ce qui se passait dans son corps. Elle sentait sa peur, son intimidation, mais cela était courant chez cette race quand ils voyaient un Tairis pour la première fois et plus particulièrement elle.
« Esprit ou âme, tout dépend de la signification. L’esprit étant plus une glorification intellectuelle et une faculté, tout être vivant n’a pas un esprit développé. Alors que tout le monde à une âme et celle-ci ne sait que souffrir ou jouir d’allégresse, une boule mouvante et fragile. Et ce n’est pas votre esprit qui vous a fait souffrir, il y a six lunes… mais bien votre âme, sinon vous l’aurez guérie selon vos dires sur votre fonction. » Dit-elle d’un ton agréable et normal. La pression chez Sidney semblait s’atténuer dans sa poitrine, en réponse à ces propos, il s’y habituera et elle ne pouvait pas lui retirer complètement. C’est son aura, comme le charisme que peuvent exercer certains humains sur d’autre. Elle ne pouvait que limiter son impact chez les humains.

Cela ne lui avait pas échappé, il en était presque soulagé puisque cette sensation étrangère franchissait ses frontières personnelles. Sidney ne se sentait pas en pleine possession de ses moyens face à cet être immense, d’autant plus doué d’un esprit et d’une perception au-delà du commun des mortels. Il aurait été heureux de l’étudier en sa compagnie mais la situation ne s’y prêtait pas vraiment.

Sidney chercha un instant ce qu’elle voulait dire par “six lunes”, jusqu’à ce qu’il les traduisent en six années, et que cela faisait directement référence à son épouse décédée. Il fût particulièrement surpris qu’elle le découvre de la sorte, sans même avoir à lui poser de question, et sentit à un moment la colère légitime d’avoir été arraché à son secret. Il avait pourtant fait le deuil et il était en paix avec le départ de Judith. Mais ce n’était jamais plaisant d’être démasqué, il ne le savait que trop bien pour le faire lui-même lors de ses séances.
Il soupira silencieusement, un instant, avant de lui répondre avec un léger sourire:

« Vous me percez à jour, je le reconnais. Mais je vous conseillerai de ne pas exercer votre art si délibérément. Chez les humains, certains secrets sont chéris et conservés dans le secret. Cela pourrait être mal pris... »
Il acquiesça avant d’ajouter.
« J’aurai beaucoup à apprendre de vous, lorsque vous aurez du temps à me consacrer. »
La tigresse l’écouta attentivement et eu soudainement une sorte de petit rire sur sa première phrase. « Votre race se vexe facilement de se qu’elle pense garder secret. Mais je garde en tête votre conseil. Même si je crains, que cela ne change rien. » La franchise Tairis, voilà une autre expérience à vivre, mais néanmoins, elle se gardait ce petit élément en tête tout en ne faisant aucune promesse, cela était spontanée chez elle. La tigresse avait bien remarqué que cela était gênant pour bon nombre d’entre eux. Il lui faudrait du temps, pour ménager cette susceptibilité chez les hommes.
« Je ne parlerai pas de vexation mais plutôt d’intimité. Les humains aiment à y laisser entrer ceux qui y sont invités. Une clairvoyance comme la vôtre pourrait parfois être perçu, à tort, comme une intrusion malpolie. Mais nous avons tous à gagner d’apprendre les uns des autres : vous êtes impressionnante Eura. »

La tigresse hocha la tête d’accord avec les propos de l’homme. Sachant qu’elle entrait dans la vie des autres sans vraiment y faire une place. « Et encombrante… je ne sais pas comment je vais réussir à entrer sans déranger plus de caisse. » Dit-elle en détournant le regard vers le jumper… « Nous aurons surement un peu de temps par cette nuit… enfin jour plutôt. Vous m’êtes curieux et intriguant, peut-être votre sagesse dû à l’âge ou bien même votre fonction. Et j’aime assouvir ce qui me pique les yeux. » Ajouta-t-elle, toujours en examinant le jumper.
« Oui, j’aime à faire évoluer mon savoir. Il n’est pas bon de stagner et vous éveillez également ma curiosité. »

Eura, hocha la tête avec une noblesse propre à sa race, acceptant l’échange entre eux. Elle se décala de lui, un autre problème était là et il fallait le régler. Elle ne désirait pas spécialement gêner les Atlantes… Elle interpella un technicien, lui indiquant, qu’elle devrait se glisser avant qu’il ne retire tout, et qu’ils aviseront du remplissage après. Le pauvre homme, avait une main tremblante mais hocha la tête, laissant la tigresse, pénétrer dans le vaisseau et s’asseoir vers le cockpit essayant de pas prendre trop d’espace. Elle pouvait bien faire un effort, après tout elle avait déjà imposé sa présence.

John quant à lui, avait regardé l’échange entre la tigresse et Sidney, il ne savait pas trop quoi en penser, ne pouvant que le rejoindre sur le fait qu’elle était impressionnante. Il marcha vers l’homme, par respect, il ne fit aucun commentaire sur les sous-entendu d’Eura et avait essayer de ne pas déchiffrer l’âme blessée que mentionnait la tigresse. Il observa celle-ci se faufiler, aussi immense soient-ils ils reste de gros chats qui peuvent se contorsionner à leur guise. Le colonel regarda Sidney quelque instant.

« J’aurais préféré Vilma elle est moins effrayante. Pour une première rencontre vous avez eu la chance d’avoir une femelle, puisque les mâles sont encore plus grands, mais la malchance d’être en face de la plus étrange et déroutante des Tairis que j’ai pu rencontrer. » John lui fit un pauvre sourire.
Sidney acquiesça.
« Oui, c’est un concept très particulier que notre culture accepte plutôt mal. Le chamanisme n’est plus pratiqué depuis des siècles que dans des tribus réduites du tiers monde et des communautés des plus discrètes. Je suis tout aussi impressionné que dérangé par cette...aptitude. » Confia Sidney avec un léger sourire.
« Mais que serait Atlantis et la galaxie de Pégase sans ces impressionnantes découvertes ? » John hocha la tête en ricanant oui la galaxie est que trop riche pour être sur c'est simple acquis.
« Le chamanisme est plus vu comme des charlatans par bon nombres de personnes civilisés… Et avec elle, c’est un peu comme si on nous disait que les licornes existaient… » Il attendit que les techniciens réajustent les caisses, les civils savaient ce qu’il voulaient et les aider servaient a rien, sauf à la gêner.
« Vous avez déjà eu vent de cette tigresse ? Puisque vous avez directement évoqué son “art”. » Demanda-t’il curieux.
« Grâce à Monsieur Hoffman, heureusement. Ou la découverte aurait été plus déstabilisante encore ! » Répondit Sidney en souriant. « Nous parlons très régulièrement des Tairis lors de nos rencontres. Nous échangeons sur l’impact qu’ils ont durablement apporté aux Natus ainsi que ce que nous supposons de leur base morale et psychologique. Cela dit, je ne m’attendais pas à croiser son représentant le plus spirituel aujourd’hui. J’en suis ravi... »

John aurait pu le déduire facilement mais bon, il était bien mieux de demander, surtout qu’il se questionnait sur le fait que son vis-à-vis soit content ou non de cet évènement surpris.
« Il les a en fascination oui. Vous pourrez alors compléter vos hypothèses. » ajouta le colonel et pas qu’un peu se dit-il avec cette tigresse. Il se demandait bien, pourquoi elle voulait se rendre sur le continent. En tout cas, vu l’épaisseur de son pelage, il devait faire froid en cette saisons sur sa planète.
« Je crains qu’il n’y en ai pour toute une vie de travail... » Fit-il amusé. John ricana doucement. « Je le crains aussi. »
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Mar 6 Mar - 11:29
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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // 14h00 ⚜️


Finalement, il ne fallut pas plus de quinze minutes pour que tout soit réajusté. Seul une caisse ne pouvait pas rentrer et elle fut divisée en petit sacs. Franchement, John admirait ce sens de l’organisation, il était presque prêt à demander à l’un des techniciens de lui ranger ses dossiers aussi efficacement. Il laissa Sidney s’engouffrer comme il le pouvait dans le passage, pour lui suivre juste après et prendre place sur son siège avec un peu trop près à son goût la tigresse. Ce n’est pas qu’il ne l’aimait pas, au contraire, il était plutôt neutre avec un penchant pour le moins positif envers elle, mais il la redoutait. Après John, n’était pas le plus à l’aise des hommes avec un Tairis à côté de lui. Et cela depuis toujours et il n’était pas le seul. Mise à part Erin et Alexander qui faisaient preuve d’un contact très intime avec les tigres, bon nombre d’Atlantes ne se sentaient pas à leur place face à ces créatures. L’aspect prédateur et félins n'aidait pas. Mais, petit à petit chacun s’y ferait.

Les commandes bien en mains, il surprit le regard curieux et pétillant d’excitation d’Eura… oui sur le coup, il voyait un gros chaton… Et cela était un peu déroutant, il espérait qu’elle ne mette pas les pattes sur le tableau de bord. Il la toisa un peu et elle semblait lui rendre un rictus amusé, restant sage. En fait, Eura fut sage tout le temps de la manœuvre jusqu’à ce que le jumper soit en vol. la bouche entre ouverte elle ouvrait de grand yeux face au spectacle. John ne put s’empêcher de lui lancer une pique.

« Pour une fois qu’un humain vous impressionne. »
« Serait-ce de la provocation John Sheppard ? »
« Juste un simple constat… » Oui cela en fut et la tigresse ricana.
« Vous savez ce qui est le plus impressionnant dans votre race ? »
« Notre incroyable beauté ? »
« Il est vrai que les tigres peuvent trouver chez des humains une certaine beauté, comme vous, vous pouvez nous trouver beau sans pour autant nous désirer… mais non ce n’est pas ça. Plus votre capacité à créer de grande chose qui impressionne les autres. »
« Quel compliment. »
« ça sera le seul, pour cette nuit… Sinon vous restez juste des êtres sans moyens de se défendre autre que vos objets, donc pas de bons partis pour une noble Tairis... » Dit-elle sérieusement, mais elle lui jeta un regard au coin, pour jauger de sa réaction.
John lui lança un regard un peu étrange… elle ricana « Je vous mène en herbe John Sheppard. » John ricana à son tour, oui elle l’avait bien eu, après il était facile à mener en bateau par moment.

Sidney eut une expression amusée en constatant que même ces tigres intelligent étaient doués du sens de l’humour. Le jumper fila dans cet ambiance bon-enfant un certain temps jusqu’à ce que les contours du continent ne se dessinent et que le colonel ne prenne la direction du campement Natus. Il allait néanmoins être soudainement surpris en découvrant que les tentes de base des soldats du corps expéditionnaire, d’il y a deux semaines, avaient fait place à un tout nouvel environnement complètement inédit. La place qui leur avait été octroyée avait été littéralement métamorphosée.

Le camp s’était transformé en une place forte entourée d’un solide mur de terre qui avait été retiré pour aplanir le terrain. Un énorme rectangle se dessinait donc depuis leur vue du ciel, encerclé d’une muraille mêlant la roche à la terre avec une profonde tranchée dans laquelle des soldats semblaient être en patrouille, l’arme à l’épaule.

Cette vue était le plus impressionnante, on se serait cru dans une Magna à ciel ouvert, des abris entièrement constitués de rochers ingénieusement disposés pour faire de véritables structures complexes et communicantes...exactement comme dans leur grotte. Ils avaient fait des bâtiments, carrément ! Les Natus avaient visiblement trouvé un filon de rocaille à exploiter et ils avaient littéralement reproduit une version moins vaste mais représentative de leur foyer. Les Natus étaient tous des guerriers mais, en-dehors de leur entraînement, ils occupaient des métiers et des artisanats différents. Les bâtisseurs, les tailleurs et les sculpteurs s’en étaient donc donnés à cœur joie. D’ailleurs, dans une partie plus éloignée du camp se trouvait l’endroit où ils taillaient des blocs de pierre. Des piles étaient déjà stockées en prévision de nouvelles constructions et plusieurs personnes semblaient à l’œuvre. Le travail semblait propre, un minimum de pollution visible, tant ils étaient soigneux et cherchaient à réutiliser la moindre matière arrachée à la terre.

Depuis cette position de vol dans le jumper, on pouvait distinguer nettement, malgré la distance, ces dizaines de structures alignées avec rigueur. De quoi faire jalouser un général romain sur l’organisation de son avant-poste.

« Je me souviens d’un rapport mentionnant la volonté des Natus à reconstruire leur foyer...mais là...c’est tout bonne impressionnant... » Souffla Sidney en se penchant sur la verrière.

John était sur le cul aussi… Les Natus étaient des bâtisseurs incroyables… est-ce en cela que les Athosiens avaient trouvé déplaisant ? La construction d’un fort en pierre ? John ne comprenait pas, la forêt était intacte non loin…
« Je suis aussi assez impressionné de voir ce camp…»
Eura ne disait rien, se contentant d’observer avec son regard translucide les bâtisses et les autres fortifications. Un rictus sur les lèvres, reconnaissant bien cette témérité chez ce peuple, semblable à celui des tigres.

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JohnSheppard

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Mar 13 Mar - 19:04
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En s’approchant, on verrait certains soldats sortir de ces bâtiments tandis que d’autres se groupaient autour de marmites et de tables. Ceux-là étaient de quart de repos. Mais en ce qui concerne les autres, ils étaient tous en train de s'entraîner où de travailler à la suite de leur chantier de construction. Ils avaient exploité un filon de rocaille mais, visiblement, n’avait pas touché à un seul arbre de la forêt.
Aire d'entraînement, champ de tir, dépôts, dortoirs, officine pour les médecins d’Atlantis, latrines. Vous donnez un morceau de terrain à un Natus, il vous en fait un véritable camp militaire, une forteresse. Dans un coin, visiblement protégé par une tonnelle de tissu, les mitrailleuses à tube s’alignaient aux cotés de leur coffres à munitions. Quelques soldats les entretenaient et les nettoyaient.

Lorsque les Natus dans le campement découvrirent le Jumper en approche, signe de ravitaillement, ils firent de grands gestes joyeux et accueillants. Soit à grands coups de bras en rebondissant, soit avec leurs casquettes. Ils attendaient celui-ci depuis quelques temps déjà et ils s’étaient habitués à voir une boite métallique carrée voguer dans l’air pour apporter le matériel. Cela avait été, la toute première fois, une expérience plutôt pénible pour les Natus.

Durant l'atterrissage du vaisseau sur l’aire qui avait été conçu du temps des tentes en tissus, aire qui était désormais délimitée par un sol dallé de rochers en un carré parfait, un homme sortit du bâtiment d’en face. Le plus grand, rectangulaire, orienté à la perpendiculaire de toutes les autres lignes de bâtisse. C’était signé “poste de commandement” et la carrure de Paresok se devinait déjà à l’encadrure de la porte. Le Meneur dû surement reconnaitre Sheppard puisqu’il lui montra toutes ses dents après avoir discerné la silhouette au travers de la verrière. Faut dire que le colonel, lui avait fait un signe de main.

John prit appui sur la porte de la soute et laissa Eura se glisser la première étant la plus encombrante. Il lui fit une petite révérence et la femelle Tairis, lui lança un rictus sarcastique.
« Quand vous aurez plus de crocs, vous pourrez me flatter John Sheppard. » dit-elle. John arqua un sourcil un peu déstabilisé par cette remarque, se qui fit rire encore plus la tigresse qui semblait aimé le mettre en boîte.
« Hâte toi, au lieu de croire que je te drague. »
« Oh mais c’est qu’il donnerait des ordres à une cheffe de tribu ? » Elle avait la tête proche de celle de John, qui n’en menait pas large. Pourtant, il lui répondit, sachant bien qu’elle le provoquait clairement et qu’un Tairis aime pas qu’on fasse carpette.
« Pourquoi pas ? »
« Pourquoi pas ! » dit-elle en haussant les épaules d’un air ironique.

Les hommes et Eura étaient à peine sortis que quelques volontaires commençaient déjà à décharger le jumper pour tout emmener dans ce qui semblait être leur dépôt. Comme à chaque fois, ils étaient intimidés par la présence d’un Tairius et faisait le signe de leurs armes en guise de respect sur son passage que rendit la tigresse. Ils étaient très touchés d’en avoir l’honneur de sa visite et plusieurs murmuraient déjà des “Seigneure Eura”. Les Natus connaissaient par coeur les noms des représentants Tairius et savaient les reconnaître sans peine.

Paresok vint directement à la rencontre de Sheppard, visiblement content de le trouver, son visage rougi par des coups de soleils malgré la période.

« Ah, fiston ! Grande joie étreint mon coeur de te revoir ! J’étais à songer que tu me rendais visite par travers le désert d’eau à la nage ! »
« Je ne suis pas suffisamment bon nageur ! » Dit-il en prenant dans ses bras l’homme dans une accolade masculine et lui tapotant l’épaule de la paume de sa main.

Le regard du meneur dévia vers Eura et il lui fit également ce signe particulier de respect avec un air profondément révérencieux. La belle tigresse ivoire, lui rendit son salut silencieux. Puis son regard pétillant se posa sur Sidney.
« Et vous ! A cheveux grisonnants et blanchâtre, force de sagesse et connaissance, vous êtes le médicastre de l’esprit, forcément ! »
« Sidney, enchanté. Vous avez deviné. Monsieur ? »

Le psychologue serra la main du Natus, qui lui connaissait cette pratique de salut, et se sentit à la fois troublé et heureux de faire la rencontre d’une des personnalités Natus dont il avait souvent lu le nom dans les rapports. Quelque part, sa curiosité professionnelle le poussait déjà à l’examiner sous toutes les coutures pour déduire les bases sur lesquelles reposaient son esprit. Mais l’homme se fit violence pour se concentrer sur l’essentiel.

« Paresok ! Gradé au même titre que ce compagnon de guerre, fourbe et insatiable dévoreur d'assiettes !!! » Fit joyeusement l’homme en bourrant l’épaule de John, qui lui rendit naturellement. Pas besoin de cacher son affection pour son frère d’arme, il n’avait pas de raison de la faire, même devant Sidney. « Nombre gaillards rechignent encore à vous faire aveu, médicastre, mais témoin je sois de leur bonne volonté ! Nous avons bâti dispensaire rien que pour vous, à votre usage de grande convenance, j’espère qu’il vous plaira ! »
Paresok avait pointé un bâtiment de pierre carré avec une fenêtre unique qui se trouvait au beau milieu du camp.
« Je ne demandais pas tant de confort, je vous remercie de votre attention. »
John suivit du regard, un peu stupéfait que les Natus aient fait ça, ils avaient vraiment le sens de l'accueil.
« Remerciez Sheppard, grison ! Ses mots sont forts et convaincants. S’il jure votre art utile à mes Natus, alors soit ! Cette nouvelle terre est grande source de mystères pour nous, mille désorientations nous guettent chaque jours et questionnement à faillir de folies ! D’ailleurs, qu’est-ce donc que cette sorcellerie à subir régulièrement obscurité Sheppard ? »
Paresok était effectivement dérangé par un élément des plus naturels pour les Terriens.
« Bien belle voûte céleste à scintiller de milles feux quand les ténèbres l’envahissent mais quelle utilité si ce n’est envoûter le regard et distraire l’esprit ??? »

John tourna son regard vers Paresok, enfin ces mots étaient surtout guidés par l’assurance et la valeur que représentait Sidney aux yeux d’Hoffman. Sheppard avait su que le psychologue avait fait des miracles sur Allen et Eversman mais n’en savait guère plus. Alexander, l’avait convaincue à 100% que cet homme grisonnant était une personne plus que compétente et qu’il avait toute la confiance des dirigeants et donc de Sheppard pour œuvrer auprès de leurs alliés.

Néanmoins, il ne le souligna pas, il était en accord avec ces patrons et avait vu les preuves du travail de son vis-à-vis. Donc, il ne précisa nullement cela, se contenant de sourire à la mention de la nuit de son ami.

« C’est la nuit, toute planète à généralement un cycle jour nuit. La nuit étant fait pour se reposer quand on est diurne... En tout cas, je dois avouer que vous avez pas chômé ! »
« La Magna nous manque cruellement, gaillard. C’est comme refaire peinture de ce qui nous aspire au grand retour. Il ne peut y avoir de perte de motivation à construire le symbole, l’espoir ! »
« Je vois, fais moi penser à prendre des photos la prochaine fois et je vous les tiraient en grand format. »
« Hum...photo ? »
Ah oui John oubliait que trop souvent que les Natus n’avaient pas leur culture.
« Les images fixes… Attends … » John alla dans le jumper, fouillant dans son sac à dos, revenant près du meneur pour lui montrer des images de paysages qu’il avait prit avec son nouvel appareil photo : un nikon offert par Natasha !
« Tiens regarde ! C’est ça des photos, on prend des images de la vie qu’on conserve pour faire des souvenir ! » Il leva sa tablette activant l’application photo et prit une image de Paresok en lui montrant.
« Ca alors !!! » Fît le Meneur, le regard étonné. « Une peinture réelle ? Quel homme est capable d’un tel art pour faire capture en ce morceau plat ? »
« L’homme qui a inventé la photographie ! Grâce à nos appareils photo ou une tablette, on peut faire ça. »
« Belle invention. Toujours surprenant qu’est ton peuple, John. Pense donc à faire capture de nos images pour la postérité et le souvenir de nos descendants, foi de Tairius ! »
John hocha, la tête gardant sa tablette avec lui, enfilant son sac à dos, pour faire une reportage photo. Il se mit vers Paresok, et le prit par les épaules pour faire un selfie.
« On va commencer par les deux meilleurs officiers de la galaxie ! »

La Tairis devaient avoir le problème inverse… Après les scientifiques sur le site alpha avaient remarqué que de plus en plus de journée ensoleillée apparaissent et cela était dû à la déformation de l’une des planètes qui cachait le soleil à la terre sans jour. Un phénomène étrange. De toute façon, les tigres avaient les deux facultés même si l’obscurité était leur milieu par prédilection. En parlant, d’elle, il la chercha du regard… Elle avait tout bonnement disparue… Elle avait un don pour ça ! Outre le fait qu’on entendait jamais ces pas.

« Où est Eura ?... Ce n’est pas vrai, on va réussir à perdre un tigre de 500 kilos et d’1m80 au garrot ! » Dit-il en soupirant, elle avait disparue aussi discrètement qu’un chat ! Ce n’est pas un félin pour rien ça ! Il tourna le regard avant de voir une masse blanche sur le toit d’un des bâtiments. Ça aussi c’est félin. La tigresse était en train d’observer un groupe de Natus et avec les rayons du soleil, son pelage semblait scintiller encore plus. Cela n’était point de la magie, mais John n’avait pas remarqué, que la tigresse portait plusieurs parures de bijoux en pierres cristallines finalement décorée. Dont un bracelet à la patte avant droite. Son corps, avait aussi des fils de pierre discret sur son pelage touffu d’hiver. Il l’avait remarqué chez les Natus, lors de la grande cérémonie que les tigres portaient tous des colliers ou d’autre bijoux que ça soit sur les crocs, les pattes ou même le corps.

« Il y a quoi là bas ? ! »

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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // 14h00 ⚜️



Paresok avait bugué un instant en voyant Eura perchée sur le toit d’un des bâtiments. Un large sourire le gagna lorsque son frère d’arme lui posa la question, le détournant de la scène d’Eura. Il l’invita d’un geste joyeux et l'entraîna jusqu’à une cour arrière où des Natus, torse nu pour les hommes, et en sous-vêtements pour les femmes, s’entrainaient vigoureusement en plein air, dans les vents glacés, sur une forme de gymnastique Natus. L’art était étrangement esthétique et gracieux, comme une forme de danse en solo, exécuté en une parfaite chorégraphie. Les hommes et femmes Natus se tenaient donc côte à côte, tellement concentré qu’ils ne regardaient ni leur chef, ni Eura, pour s’exécuter avec une précision et une extrême rigueur. Les pas, les gestes, les postures, faisaient fonctionner chacun de leurs muscles pour les renforcer et les assouplir.

Ils s’exerçaient de la sorte, consciencieusement, pleinement voué à leur art martial. Ils étaient en état d’hypothermie, visiblement éreintés par une longue journée d'entraînement loin d’être fini. Et pas un seul ne s’autorisait à montrer des signes de faiblesse malgré les traits tirés et le visage rougi.

« Nous reprenons entrainement de nos enfances en ce nouvel environnement. Une véritable renaissance par retour aux sources. Nous prenons habitude aux tremblements et vide des muscles. Ce sera joie et honneur que de t’exercer avec nous, tu veux faire un essai à mes côtés fiston ? »

John ouvrit de grands yeux, après avoir jeté un regard à la tigresse haut perchée… Les Natus étaient pas à moitié nus en pleins hiver à faire de la baston ? Mais ils vont tous choper une pneumonie !!! Et adieu la guerre et espoir de vengeance ! Non mais sérieusement, il les admirait mais quand même… Là ils étaient pas bien …
« Paresok… tes hommes vont être malades… Nous sommes en hiver, il fait trop froid ! Ils sont au bord de l'hypothermie ! » Il le toisa longuement, le visage un peu plus fermé. Il était normal et effrayant de constater que les Natus, habitué au même climat, ne le prenne pas en compte une fois à l’air libre.

« AH OUI ????? » S’exclama joyeusement Paresok. Il envoya une bourrade dans le dos de son frère d’arme avant de s’écrier : « Ola les gars ! Qui est malade ?!? »
« TAIRIUS !!!! » Hurlèrent les combattants d’un seul cri.

Paresok ricana dans une évidente fierté alors qu’il bourrait à nouveau l’épaule de Sheppard en un silencieux “Alors ??? Hein ????”.

John soupira… bon, ils ne viendront pas se plaindre quand ils seront cantonnés dans l’infirmerie. Même si bon, un Natus ne se plaignait jamais… Il allait râler, quand Paresok lui fit un signe de tête avant de s’approcher de quelques pas et d’ajouter :
« Il suffit ! Prenez répit et bonne chaleur : beau travail ! »
Les hommes cessèrent leur gymnastique avec une joie affichée et reprirent les vestes qu’ils avaient déposé le long du mur du bâtiment le plus proche. Ils étaient comme soulagé et discutaient déjà gaiement, composant des petits groupes ici et là, s’organisant pour savoir ce qu’ils feraient de leurs pauses, avant de se dissiper dans les plus grands baraquements qui devaient servir de dortoir. Quelques-uns avaient fait des signes à Sheppard, probablement des vétérans qui avaient combattu à ses côtés pendant la guerre et qui ne l’avait pas oublié. Lui-même ne les avaient pas oublié et leur fit un signe de main amical. En tout cas, l’homme était plutôt satisfait de voir que son ami, arrêtait les manoeuvre dans ce froid. Cela était illogique pour lui de voir des soldats à “poil” faire de la lutte.

« L’intelligence n’a pas brillé en mon esprit les premiers temps, Sheppard, je le conçois. Plusieurs de mes braves soldats ont eu faiblesse et toux étrange. Ça s’est répandu très rapidement dans le camp. Chaleur au front, tremblement, sueur malgré le froid ; Certains ont même dû être envoyé auprès de tes médicatres pour traiter ce mal inconnu. Il me semble avoir entendu les termes “rhube” et “gride”. »

En effet, sur ce coup John rejoignait Paresok, il n’avait pas été très vif d’esprit. Il avait du mal à concevoir que cela avait été une bonne idée pour lui. Il ne sentait pas le froid mordant de cet hiver ? Même en ayant vécu dans une grotte, les températures étaient suffisamment vives non ? cela était de la logique pour lui, mais apparemment les Natus ne l’avaient guère eu. Et John se fit la remarque qu’il ne pourrait peut-être pas comprendre pourquoi les Natus agissaient ainsi alors que lui c’est de la survie, conditionné depuis la création de l’homme.
« Encore un rhume ce n’est pas très grave, mais la grippes, ça peut tuer un homme, surtout que vous n’avez pas les anti corps nécessaire, puisque ayant jamais connu cette fichue maladie. Je suppose que nos médecins vous ont vacciné contre dans la foulée. » Cela ne serait pas étonnant, ainsi, qu’a tout autre maladie qu’ils auraient pu attrapée au final. Afin d’éviter de les tuer comme certain indien de la forêt tropicale, qui hors de leur tribu étaient mort de maux très simples, par manque d'anticorps.

« Pas tous, non. Très peu même. Insinuer fluide inconnu en nos corps est particulièrement mal vécu. D’où quelques “frictions” avec ton amie médicastre. »
« Ah... » Oui, cela avait dû agacer la belle blonde, voir même énormément, elle était très chiante avec les campagnes de vaccination et surtout de protection intimes, mais heureusement… Si elle n’était pas aussi téméraire à faire ça, il pourrait avoir des maladies qui passent et contamine toute la cité. « Paresok, il faudrait que tu convaincs les tiens d’être vacciné, c’est pour votre bien. Et ça vous évitera de souffrir de maux encore plus grave… Vous avez aucune défense dans votre corps… Mais le Dr Taylor Laurence à du vous le dire. » Fait étrange, elle n’aimait pas les Athosiens et donc évitaient d’avoir affaire à eux… Alors que les Natus non, elle était à chaque fois dans le lot de médecin, John ne savait pas trop pourquoi et en quoi ils avaient le droit aux faveurs de la belle blonde. Mais tant mieux dans un sens.

Eura était encore sur le toit de la bâtisse, allongé avec les pattes avant qui pendaient dans le vide. Elle observait le reste du camp d’un regard intéressée. Surtout, vers le fameux jeu d’échec, qui lui rappelait de bon souvenir avec Rashar et Alexander Hoffman. Elle semblait occupée pour le moment. Mais John, avait fini par oublier sa présence, alors que ce fut elle qui avait attiré son attention sur les combats Natus.

Paresok fit demi-tour, attirant le gradé avec lui. Sidney n’était plus dans le coin, il discutait visiblement avec quelques soldats Natus qui le reconnaissait et un petit groupe s’était déjà formé devant son “bureau” offert par l’ingéniosité Natus. Le psychologue fit un signe de loin aux deux hommes. Il venait apparemment de commencer à travailler. John hocha la tête, plutôt content de voir les Natus accepter cette aide et de ne pas le prendre mal pour leur fierté. Le Meneur de combat était néanmoins sceptique.

« Cette infernale criarde intenable n’a eu de cesse de faire insistance de ce terme : vaccin. Mais, fiston, il faut comprendre que c’est nouveauté pour nous de voir que médecine Atlante injecte étrange liquide pour fortifier le corps. Nombre de mes hommes ont encore doutes et craintes. Je ne compte pas les contraindre à violence et force, ils sont déjà désorienté de cette nouvelle vie...et il faut bien que Natus apprenne à combattre ce nouvel environnement, ces nouvelles sensations, à échapper à ce mal par renfort du corps et de l’esprit. »

Il haussa les épaules. Ils prenaient le chemin du bâtiment d’où il était sorti à l'atterrissage du jumper. Le concernant, il était déjà pratiquement vide. Les alliés n’avaient pas traîné à tout envoyer au dépôt.

« Certain mal, ne peuvent être combattu qu’avec les bonnes défenses. Après je comprends, ça fait beaucoup pour vous d’un coup. » John ne pouvais pas le forcer, mais savait que son avis avait son poids et donc que Paresok y prêtait attention.
« La bienveillance de la Tempétueuse n’échappe pas, fiston. Même à hurler de la sorte à vocalise, nous savons qu’elle agit pour notre bien. Je conseillerai à raison les miens pour lui octroyer plus de confiance mais je ne les forcerai pas. »

John lui fit un rictus, bon elle était pas si mal vue, après elle faisait son rôle et elle n’avait pas peur de l’extrême pour le bien de tous. En tout cas, il allait lui ressortir ce surnom… Ou le dire à Hoffman pour qu’il aille l'asticoter, il était le meilleur pour ça et ainsi, le colonel se vengera de la dernière vacherie, certes mignonne de la blonde.
« D’accord. Tu sais, nous aussi elle nous hurle dessus. Dès qu’on rentre de mission, on a le droit à une batterie de test, surtout les militaires réputés charmeurs, qui on double punition : test pour les maladies sexuelles. Et si par malheur elle apprend qu’on a couché sans préservatif, on se prend une sauce monumentale ! » Cette anecdote étaient surtout pour faire rire Pareosk, pour lui signifier que tout le monde était logé à la même enseigne.
« Préservatif ? » Se questionna Paresok. « Ne serait-ce pas l’étrange habit transparent que tu recouvrais sur ta vaillance pour protection ? Idène m’en a fait détail de curiosité... »
« C’est exactement ça. » Cela était toujours gênant, mais bon il devait s’y faire. Idène était la femme de Paresok et il était normal qu’elle lui en parle.

À côté de chaque entrée se trouvait des fusils alignés contre les murs : ceux des soldats qui étaient de quart. Quelques-uns d’entre eux s’étaient assis, chaudement habillé, et jouaient à un étrange jeu d’échiquier qui mêlait la dextérité. Un autre écrivait apparemment une lettre sur un parchemin tandis qu’un autre faisait la représentation d’un animal croisé sur le continent dans un morceau de bois, avec son poignard. Paresok revint sur le sujet principal de leur conversation.
« Depuis, j’ai largement réduit le temps d’exercice. Mes soldats font épreuve peu de temps. Ils obtiennent plus long répit à l’abri et source de chaleur comme conseillaient les tiens. » Il fit un moment de silence avant d’ajouter, l’air intrigué :
« Au fait, mon fiston, que signifie le terme “Triple buse” ? C’est curiosité qui a scellé discussion avec ton amie mais je n’arrive pas à le définir, même si je sais qu’elle porte l’offense... »

John hocha la tête, plutôt content que son ami ait ajusté le tir finalement, son regard allait sur les différentes activités des Natus. Par contre, il tourna la tête un peu surprise de l’insulte… Il ouvrit un peu la bouche, cela était du français… mais pas dans le registre qu’il connaissait. Pourtant, on dit bien que les insultes sont souvent plus faciles à apprendre que le reste… Faudrait qu’il demande à Natasha.
« “Triple buse”… c’est du français, sa langue natale… mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Je me renseignerai. »
« Hum...certes. Je serais mieux avisé à savoir quoi rétorquer la prochaine fois. Tempétueuse semble affectionner la répartie à s’égosiller, je ne voudrais pas lui faire deception. »
John était bien incapable de lui dire quoi répondre, il n’était pas calé en français…Il pourrait contacter quelqu’un, mais bon, cela n’était pas pro.
« M’en parle pas… elle fait des batailles de verbes avec Hoffman, généralement Steele s’y met avec son petit air de fouine et moi je me retrouve comme un idiot à compter les points ! » Il soupira, il n’était pas le meilleur en répartit. Et généralement, les deux RDA le faisait tourner en bourrique.
« Navré je ne sais pas quoi te dire... »
« Ah, rien à dire mon garçon. C’est loisir de verbalistes, les adroits de la langue. Nous, nous sommes d’une autre étoffe : le combat, la confrontation. Attire-les donc en ce sujet et ils compteront les points à ta place !!! »
John soupira doucement « Je suis généralement d’accord. Les civils ont moins de compétences martiales. Mais bon, notre verbaliste est presque aussi bon en corps à corps que moi. Donc même là, il ne nous fiche pas la paix ! » Cela était dit sur un ton presque boudeur de la part de John. Une petite compétition qu’il s’était fait, déjà que Teyla et Ronon le pouillait...« On va prendre une valeur sûre : le tir ! La au moins on surclasse n’importe quel directeur ou directrice. » Il se marra doucement.
Ils étaient presque arrivés sur la seule bâtisse qui surplombait le reste du camp, forcément le poste de commandement de Paresok. Il n’y avait personne à l’intérieur et le Meneur ouvrit la porte pour l’inviter à entrer.
« Tu pourrais être le premier à recevoir enseignement martial Natus pour les flouer. Grand invité que tu serais à partager notre entraînement l’ami. »

« Ça serait avec grand plaisir ! » Rien que d’y penser il en ressentait une grande joie. Il admirait les Natus pour leurs techniques de combat.
Paresok eut une mine réjouie à l’idée de partager cet entraînement avec son frère d’arme. Il avait compris depuis un petit moment maintenant que les Natus étaient les seuls à avoir une pratique et une expertise aussi poussée des offensives. La façon de charger une ligne avait beau donner l’air absurde et arriéré, personne n’arrivait à tenir la défense, pas même les Wraiths, lorsque les Natus se jetaient sur eux. Alors que serait Sheppard en hurlant à leurs côtés en montant au front...
« Je t’apprendrai personnellement, que les Tairius m’en soient témoins. » John eut un large sourire, il avait déjà hâte de commencer.


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JohnSheppard

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Eura, fit comme d’habitude, elle arriva dans le dos des deux hommes, qui n’avaient pas pu l’entendre à cause de sa discrétion impressionnante et les dépassa dans un bond étonnant pour se mettre devant eux. John pila net, après avoir sursauté tout comme Paresok. Non, décidément cela n’allait pas le faire, elle était trop fine et s’en était pénible.
« Je vais me rendre dans la forêt là-bas. » Elle tourna la tête vers l’immense forêt épaisse de conifères non loin, avant de toiser directement John puis Paresok dans les yeux. Ce fut à cet instant, que John remarqua qu’un petit sac en peau pendouillait à son cou. Elle l’avait attaché autrement, sous son ventre au début. Le sac, était assez joli, en cuir beige avec des motifs travaillé de tigre et d’étoile, comme de l’estampage. Il avait des franges à perle. « L’un des sans poil à la veste verte, ma donnée une carte, je ne me perdrai pas. Je reviendrai tour complet de vos montres je pense. » La tigresse, informait juste John, de son départ pour pas qu’il s’inquiète. Une convention humaine qu’elle avait pris en compte. L’homme ne comptait pas l’empêcher de partir, trouvant plutôt sympa que la Tairis l’informe de son mouvement.
« Bien. Bonne balade alors Eura. » Il était superflu de lui dire de faire attention, qui va attaquer un tigre de cette grandeur franchement ?
« Prenez garde, Seigneure Tairius, plusieurs contingents s'entraînent à guerroyer dans ces forêts. Les zones devraient être indiquée sur carte Natus, les balles volent couramment là-bas... »

Eura, s’assit, pour fouiller dans son sac, parfaitement adapter aux manœuvres de ces pattes. Elle sortit la carte terrienne et le tendit à Paresok. Cela était étrange, mais elle avait calée le bout de papier entre ces coussinets assez dextres.
« Indiquer moi les zones, je te rayonne. » Demanda t’elle.

Le Meneur était lui aussi très étonné. Il écarquilla brièvement des yeux en la voyant faire avec une telle simplicité, se questionnant sur la façon qu’ils devaient avoir de se vétir de ces décorations et de ses sacs sans pour autant être bloqué par les limites de leurs corps. Pas de pouces opposables, les membres en détente, les dimensions aussi importantes de leurs pattes vis à vis du matériel qu’ils bougeaient. Mais c’est surtout la familiarité qu’avait employé Eura qui le destabilisa un petit moment. Émotion qui, bien entendu, n’allait pas lui échapper et la tigresse eut un fin rictus. Après tout les Tairis ne vouvoie pas. Mais Paresok balaya tout ça pour ouvrir le pan de sa tunique aux dorures et sortir une sorte de crayon à base de charbon de bois. En tant que chef du contingent, il avait littéralement la carte dans la tête et il dessina les zones avec une certaine précision.

Une fois fini, Eura eu quand même quelque difficulté à replier la carte correctement, mais elle réussit à faire des plis qui semblaient lui convenir pour ranger sa carte dans son sac. Elle avait surtout mémorisé les zones dans sa tête.
« Merci, meneur Paresok. » Dit-elle d’un ton assez joyeux. Puis, elle se tourna après un signe de tête et partie dans des foulées toutes aussi silencieuses vers la forêt.
John se tourna vers son ami. « Je ne sais pas toi, mais Eura me fout des frissons à chaque fois. »
« Belle assurance que tu me prêtes, je pensais en être seule victime. Bien dérangeante est cette aptitude à percer songes et esprits, j’en préfère bien plus l’art de ton ami aux cheveux blancs ! »
Paresok acquiesça à sa propre constatation et invita une nouvelle fois le colonel à entrer dans le bâtiment.
« Oui… Mais ce n’est pas la même chose. Eura, me fait penser à quelque chose de magique, de surnaturel. Alors que le Dr Sidney est une science plus pragmatique. Et donc moins effrayant. » Il entra donc dans le bureau.
« Bien d’accord...Sais-tu que ce Tairius a eu très mauvaise réaction en se rendant, avec Vida, en un lieu de rude combat en Magna ? La Batailleuse voulait lui montrer symbole d’union Atlante/Natus avec la statue de Namara et Allen. Mais le Seigneure Eura y a vu tout autre chose qui a causé colère et fuite de sa part... »

Le sol était fait de bois mort qu’ils avaient débité en planches. Il y avait des chaises sommaires, des bureaux chargés de divers documents et des armoires...toutes visiblement construite avec ce qu’ils avaient récupéré dans la forêt. Le travail n’était pas aussi poussé de ce que l’on trouvait en Magna, surement à cause de l’absence d’outils ou d’installations adaptées à cet artisanat, mais le mobilier sortait des mains des Natus et en irradiait de leur culture. Le bureau au centre des quatre autres dans la plus grande pièce était forcément celui de Paresok, et le plus beau meuble, puisque finement taillé avec beaucoup de gravures qui semblaient représenter le nouveau camp. Comme toujours John était impressionné de leur savoir faire avec trois fois rien.

Paresok avança jusqu’à l’armoire au fond de la pièce, il y avait beaucoup de livres visiblement importé depuis la Magna. Le meuble faisait office de séparation à une couchette avec une table de nuit et quelques vêtements. C’était là que Paresok dormait, sûrement avec Idène, dans un confort beaucoup plus rude que leurs quartiers en Magna. Le Meneur tira un livre et en sortit un alcool ainsi que deux verres. Il les disposa sur la table par-dessus une énorme carte qui représentait le camp Natus ainsi que ses alentours.
Les soldats avaient exploré et cartographié une petite partie du continent. Les détails qui figuraient sur la carte concernant les Athosiens laissait présager qu’il y avait eu une surveillance particulière à leurs égards. Et plusieurs zones, dont la nature serait inconnue à Sheppard, étaient régulièrement matérialisé entre les deux camps.
Si le colonel ne connaissait pas son ami, il aurait pu croire que les Natus se préparaient à la guerre contre les Athosiens. Ce qui n’était heureusement pas le cas. Paresok versa un peu de liqueur dans chacun des verres et tira l’un d’eux devant Sheppard.

« Nous avons mené nouvelle expérimentation d’alcool avec notre alambic. C’est de l’écorce d’arbre... »
John observait encore la carte avec les Athosiens, avant de venir prendre place. Il refusa d’un geste de la main. « Je ne peux pas boire d’alcool pour le moment. Je suis en service. » Il n’allait pas déroger à une régle alors qu’il avait sanctionné une militaire pour consommation d’alcool en mission quelque jours avant.
« Il faut que je te parle des Athosiens. Mais avant, cela, Idène est dans le camp ? il faut que je l’informe de quelque chose… Enfin je suppose que vous êtes tous les deux concernés aussi. » Il voulait régler ce sujet au plus vite, puisque au final, c’est ça qui le “stressait” le plus. Ne sachant pas trop comment dire tout ça. Même si ce ne fut pas grave en soit. Mais cela lui faisait bizarre avouons-le. Il ne savait pas trop comment définir son ressenti, sauf d’une manière : ça le tendait.

Paresok ne se vexa pas et s’installa derrière son bureau pour consommer son verre. Le fauteuil grinça doucement alors qu’il défaisait les derniers boutons de sa veste et posait son tricorne sur la table. Il avait invité Sheppard a s’installer face à lui avant ça.
« Les Athosiens, oui. Grands problèmes nous avons avec eux. La diplomatie est bien étrangère pour les rudes soldats que nous sommes. Idène n’est pas là, elle accompagne ses chasseresses. Elles ne devraient plus être longues maintenant... »

Bon cela devrait attendre. Cela embêtait un peu John, mais tant pis, il serait patient. Il s’attendait à avoir une question de son ami, mais ce ne fut pas le cas. Alors John, passa au sujet suivant : les Athosiens.
« Hum accord. On verra à son retour. Que se passe-t’il avec les Athosiens ? »
« Mauvaise rencontre. » Fit Paresok en devenant très sérieux.
Il écarta son tricorne et les deux verres pour lui montrer la carte.
« Représentants Athosiens s’étaient déjà présentés à me demander audience. Les manoeuvres militaires et exercice de guerre en forêt font trop de bruits, selon eux, à gêner leur confort de vie et faire fuir le peu de bétail qui s’y trouve. »
Il montrait les différentes aires matérialisées sur la carte entre les deux camps. Il glissa ensuite pour en montrer trois autres beaucoup plus en retrait.
« J’ai fait déplacer les groupes sur des secteurs plus éloigné. Hélas... »
Cette fois, il montra les abords du camp Athosien et les quelques signes sur leur pourtour.
« Ils font grande colère de nous voir porter la chasse sur ce qu’ils considèrent être leur territoire. Mais nos chasseresses n’ont pas de nouveaux filons. En ce temps de froid et de gelures, c’est seuls terrains pour ramener gibier à nos hommes. »
L’officier se retira de la carte pour se réinstaller. Il termina son verre.
« Les rencontres avec les Athosiens sur place ont souvent mené à palabres et verbe haut. Pourtant les miens ont consigne d’attitude avenante mais la colère les gagnent rapidement au même rythme que nos voisins. J’ai puni plusieurs soldats Natus pour avoir porté la main sur représentants des leurs en chasse. Mais ils ont prit décision de porter la plainte en votre attention. »
Il fit silence avant de reprendre.
« Depuis je tiens mes soldats loin des Athosiens. Mais je sais de propos rapporté qu’ils exècrent la création de notre campement, l’exploitation de la carrière que nous avons trouvé et notre présence sur leur terrains de chasse. J’ai plusieurs fois fait appel à l’usage du verbe pour trouver entendement avec le représentant qui vient en mon bureau. Mais il repart à chaque fois plus enragé encore. Je crains que l’incompréhension finisse à conflit entre nous et je ne le veux pas. »

John écouta attentivement les propos de son ami. Cela était irritant en effet. Il avait une version du coté Athosien. Déjà John, ne comprenait pas en quoi, ils se sentaient propriétaire de cette terre. Ils habitent ici, parce que les Atlantes les avaient hébergés sur leur continent à eux. Avec un accord, pour exploiter une terre que les terriens ne pouvaient pas faire et donc d’alimenter en sorte leur hôtes tout en jouissant d’un continent riche. Enfin dans la tête de John, il n’avait pas de possession de terre en somme. Comme un propriétaire qui loue ces apparentements… Bref en gros, les propriétaires c’est les Atlantes et ils font bien ce qu’ils veulent de ce continent. plusieurs installations avaient été faites sans qu’on ait à leur dire quoique ce soit.
« Je vois… Faudrait faire une réunion en terrain neutre sur Atlantis. Avec le chef du village, Teyla, toi et des membres d’Atlantis… Sinon ça va être rapidement un conflit sans nom entre vous. » Dit-il. Après tout, il n’est pas diplomate ce n’est pas son rôle, mais il pourrait être à cette réunion, comme il avait un bon contact auprès des deux peuples.
« C’est sage idée que celle-ci. Mais n’oublie pas que je reconnais que quelques uns de mes soldats ont été les premiers à joindre les poings aux mots lors de frictions avec leurs chasseurs. J’en paierai l’amende en temps voulu mais nous ne pouvons pas quitter les terrains de chasse en cette heure. Les miens ont besoin de cette viande et de ces fourrures... »
« Niveau fournitures Paresok, nous pouvons vous en donner aussi. Idem pour de la nourriture. » Après tout Atlantis, restaient à disposition pour les Natus.
« Je le sais. Les Atlantes n’ont jamais montré autre chose que générosité. Mais mis à part ravitaillement de la Magna et soin des médicastres, nous avons besoin d’être indépendant pour nous adapter en ce nouvel endroit. J’aspire bien davantage à l’apaisement avec les Athosiens. Il y a autre problème... »

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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // 15h30 ⚜️




Paresok se pencha sur le côté, regardant à travers la fenêtre en évitant la silhouette du colonel. Quelqu’un arrivait en furie jusqu’au bâtiment, une duelliste à en voir l’uniforme. John tourna la tête aussi, pour mirer la silhouette. Elle passa soudainement la porte du poste de commande en la faisant violemment claquer. Sa lance fondit pour s’enfoncer sur l’un des meubles alors qu’une blonde s'engouffrait dans les minuscules quartiers de Paresok pour y briser le premier objet venu. Les yeux de John s'écarquillèrent de stupeur, voyant Idène dans une colère monstre… Bêtement, il se dit qu’elle était en état de rien entendre.

« Idène... » Fit le Meneur en se levant pour aller la rejoindre.
Un nouvel objet se brisa sur le sol et la Candide démolit une étagère à coup de poing avant de cesser lorsque les bras du Meneur lui cernèrent le corps. Idène cessa de se montrer aussi brutale, restant raide comme un piquet, tandis qu’elle baissait la tête. Elle était sujette à de violents tremblements et sa poitrine se gonflait régulièrement sous une nervosité extrême et inquiétante.
« Idène, mon amour... »
« Les vils traîtres ! Saleté d’adorateurs de Wraiths ! Chiens et moqueurs, je les hais ! »
« Du calme, voyons. Reprends toi ! »
Elle se tourna soudainement pour se réfugier dans les bras de son homme. Elle était tellement haineuse dans ses propos, un ton si meurtrier, que le problème exposé poliment par Paresok prenait une toute autre ampleur dans cet exemple. Elle n’avait même pas remarqué la présence de John d’ailleurs.
« Une créature qui aurait pu nourrir les hommes pour deux jours !!! Ces scélérats l’ont embarqué couvert de flèches Natus à arguments qu’il était longuement traqué des leurs. Mais c’est nous qui l’avons abattu !!! Je les hais ! »

John ne resta pas longtemps, à observer la fureur de la jeune femme… Il ne l’avait jamais vu ainsi et vu cet état qui était peu courant chez la Idène qu’il connaissait il présageait un tout autre problème bien plus grave. Il se leva, alors qu’elle entamait sa plainte. Ainsi, les Athosiens avaient pris la proie des Natus. La guerre des proies était donc déclarée, surtout en hiver où les bétails étaient peu sacrifiés pour éviter de trop le consommer. Les Athosiens avaient subi beaucoup de perte à cause des renards, enfin sorte de loup roux qui attiraient leurs moutons. Et les bovins servaient pour le lait généralement et autres produits laitiers. Les vaches à viandes étaient tuées au printemps, quand l’herbe était bien grâce.
Le militaire, alla rejoindre le couple et posa une main sur l’épaule d’Idène, lui massant celle-ci d’un geste tendre, elle tremblait de rage.
« Idène… » Il regarda Paresok, finalement, il devrait pas tarder à faire un coucou aux Athosiens…

Idène releva soudainement le menton, écarquillant les yeux comme si elle se disait qu’elle avait rêvé puis elle se tourna légèrement pour voir son second. Elle n’était toujours pas redescendue de sa colère mais elle l'agrippa de son bras libre pour le serrer fortement contre elle. Celui-ci se laissa faire et la serra dans un geste de soutien. Il était évident que les altercations de chasse n’étaient pas l’ensemble du problème. La Candide donnait tout l’air d’avoir le mal du Pays et les Athosiens n’arrangeaient rien du tout. La jeune femme se calma petit un petit en restant serrée auprès de ses deux hommes et finit par se détacher, acquiesçant silencieusement, comme pour leur dire que la tornade ne reprendrait pas tout de suite.
« Ryta et Selvyss sont reparties. Elles ont trouvé quelques baies à rapporter avant que ces vauriens ne nous les prennent. La nouvelle s’est rapidement répandu mes amours, si Namara n’était pas là, toutes les chasseresses auraient déjà montée expédition pour récupérer la prise...en plein cœur du camp Athosien...j’ai espoir qu’elles ne se passent pas de l’autorité de cette jeune meneuse. Il serait bon de doubler la garde pour vigiler les soeurs quand viendra l’obscurité... »

John frotta le dos de la jeune femme, avant de se décaler un peu. Il fronça des sourcils, cela n’allait pas…Cela était inquiétant et il se devait de prévenir le CODIR qu’une petite guerre était en train de se jouer ici.
« Il faut que je prévienne mes dirigeants, avant qu’un conflit n’éclate … » John était soucieux et il ne voulait pas de règlement à la OK Coral, surtout que les Athosiens, pour certains notamment, un peu trop fougueux attendent que ça. C’est aussi un peuple guerrier de base.
Il se détacha du duo… Toisant longuement Idène, ce n’est pas le bon moment, mais de base, ce fut une des raisons de son déplacement, parmi tant d’autre.
« J’avais quelque chose à te dire, mais je vais d’abord régler ce problème. Je repars au jumper. » Il fit quelque pas dans la pièce.
« Hm...d’accord... »
Paresok haussa le ton pour que Sheppard l’entende avant qu’il ne quitte la salle, celui-ci ralentit pour se tourner et écouter Paresok.
« Je ne veux pas de guerre, fiston. L’ennemi est le Wraith, pas l’Athosien. Je vais rappeler l’ensemble des troupes, nous fermons le camp ce soir. » Il se tourna vers Idène. « J’ai besoin de ta lucidité, de toi, mon aimée. Tu veux bien transmettre le message ? Que tous retournent au camp sans broncher ! »
La jeune Candide souffla un bon coup et hocha la tête. Elle embrassa Paresok puis repartit de son côté alors que le Meneur suivait le colonel. Mais Idène avait à peine fait quelques pas qu’elle se ravisa et fit un brusque demi-tour pour aller coller ses lèvres contre celles de l’Atlante. Son visage était toujours rouge de colère malgré sa contenance. Mais maintenant qu’elle avait réparé cette forme d’injustice, un quart de sourire sur le bord des lèvres, elle repartit plus rapidement en lui promettant de revenir. John avait pas bien tilté, mais oui Idène ne lui avais pas encore sauté dessus et sur le coup, lui non plus. Puisque l’esprit encombré par le conflit naissant, il était passé en mode officier et donc en mode professionnel. L’homme lui fit un rictus et lui caressa le bras avant de la laisser s’en aller.

Paresok se porta à la hauteur de John au moment où ils reprenaient la route.
« Il est hors de question que Natus soit fautif du premier sang. Pas un de mes hommes ne se rendra en ce camp Athosien, que j’en sois puni si je défaille ! » Fit-il sombrement en suivant Sheppard jusqu’au jumper.
« On va régler ça mon ami. Avant que ça ne devienne l’escalade. » Affirma John d’une voix que certains militaires connaissaient que trop bien. Celui du dirigeant militaire.
« Je ne le permettrai pas. Nous serions la honte de Vida si ce problème venait à être traité entre elle et les verbalistes. Mais plus encore, Natus ont leur code de morale et elle exclue le conflit de cette sorte. » Il secoua négativement la tête.
« Cette terre nous fait tourner l’esprit... »
« C’est normal, on vous met dans un nouvel environnement et on a pas pensée que les Athosiens pourraient poser des problèmes. Mais vous allez vous y faire, on y vit très bien quand le printemps est là. L’hiver c’est toujours source de conflit. Il fait froid, il fait moche et il n’y a pas de proie… Bref, on va régler ça rapidement et on va délimiter des zones de chasse s’il le faut. Avec nos dirigeants, ça ne va pas trainer. » Et même avec lui même dans la boucle. Plus le conflit est pris tôt plus c’est saint.
« Oui, Athosiens comme Natus respecteront la parole des verbalistes Atlante. C’est une bien meilleure voie que celle d’aller récupérer la prise en foyer de nos voisins... »

John hocha la tête, oui c’est la meilleure solution, puis parcouru rapidement le campement pour se diriger vers son vaisseau, il marchait vite et il avait le visage fermé. Il ne voulait pas prendre parti, surtout pas, puisqu’il avait de très bonne relation avec les deux peuples.
La porte du jumper était ouverte et il y pénétra sans plus attendre, prenant place sur son siège, pour composer la fréquence radio. Paresok avait hésité quelques secondes mais il avait déjà voyagé une fois dans cet engin pour venir sur le continent. Il s’y engoufra et rejoignit le colonel en restant silencieux. John lui montra le siège copilote pour qu’il prenne place. Le Meneur ne se fit pas prier, trouvant qu’il était bien plus confortable malgré la texture étrangère.
// Ici le colonel Sheppard, j’aimerai parler à un membre du CODIR //
// Reçu colonel… // Il eut quelques minutes d’attente avant que la voix féminine qui s’élevait dans l’habitacle reprit la parole : // Hum colonel, ça va prendre un peu de temps, Woolsey et Steele sont en mission diplomatique. Je n’arrive pas à contacter Hoffman. Attendez quelques minutes ... //
John leva les yeux. « Elle va quand même pas me dire, qu’on a réussi à perdre un directeur ? Si ? » Maugrea-t’il dans sa barbe, puis se souvenu qu’Alexander était en repos et avait prévu quelque chose. Mince, ça se trouve, ils ne vont pas réussir à avoir un membre du CODIR. Il regarda Paresok, mettant sa tête sur son poing.
« Nul besoin d’une telle urgence d’appel au verbaliste. Seigneure Eura est avec nous, tout comme toi, nous pourrons convaincre les miens de ne rien tenter et vigiler ce soir. Nous pourrons toujours demander soutien au verbaliste après l’obscurité ? »

John avait un doute sur Eura quand même. Les Natus connaissait Vilma et son sens des relations inter-races ce qui n’était pas le cas de tous les tigres.
« Hum tu sais les Tairis, ne sont pas tous de grands diplomates comme Vilma. Déjà qu’Eura fait peur à nous, alors imagine aux Athosiens, qui n’en n’ont jamais vu… »
« Alors...ce n’est peut-être pas une bonne idée qu’elle soit seule à explorer la forêt. Mais nous ne la retrouverons plus tant qu’elle ne reviendra pas de sa propre volonté. » Il resta silencieux. « Nous sommes seuls fiston. Et nous saurons nous débrouiller en adulte jusqu’à ce que l’un des verbalistes soit disponible. Ensemble, nous pourrons veiller à ce que nul Natus ne quitte le camp. J’ai grande confiance en leur respect de la hiérarchie. Ils ne désobéiront pas à un Meneur de Combat et moins encore à héros de guerre en visite. »

John hocha la tête… Il ne s’inquiétait pas trop pour Eura, puisqu’elle avait le don de passer inaperçu mais bon… qu’elle ne tarde pas trop. Il allait répondre quand une nouvelle voix s’éleva dans le jumper, ce fut celle d’Alexander en personne. Toujours froide mais elle semblait plus faible que d’habitude. John se demanda s’il ne l’avait pas réveillé, après tout l’homme travaillait beaucoup et dormait peu.

// John ? Il y a un problème avec les Natus ou bien même Eura ? //
// Non par rapports aux relations Natus/ Athosiens. Je te dérange ? //
// Non. Je vois, que se passe-t’il ? //

John lui fit un rapide topo de ce que lui avait dit Paresok et le vol du gibier. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’Hoffman reprenne la parole.
// Je vois. Reste là avec Paresok, puisque je suppose qu’il est avec toi. Je prends le prochain Jumper, avec quelques vivres pour compenser la perte. Je suis là dans trente minutes. //
John se fit la remarque qu’Alexander semblait plus tranchant que d’habitude.
« Hm...je connais peu le verbaliste Hoffman mais il me semble que l’émotion de ses propos traduit une forme de colère. Il est regrettable de lui porter dérangements. » Il regarda Sheppard. « Mais je préfère cela à tout risque de tragédie. »


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« Mes liens ? »
Idène apparut dans l’encadrure du jumper.
« Message transmis. Tous les corps font retour sur le camp mais il y a un problème. Une équipe d’artificiers est portée manquante... »
« Crénom !!!!! » Vociféra Paresok. « Ne me dit pas que c’est celle d’Herfalek ?!? »
Idène ne répondit pas, laissant présager le pire. Le Meneur passa une main sur sa barbe. John n’était pas enchanté non plus de cette expédition surement punitive.
« Ils ont des charges de pierre à feu pour l’exploitation de la carrière et leur route les plaçait au même endroit que les chasseresses restées à la collecte des baies... » Annonça-t-il particulièrement géné. John serra la mâchoire encore moins satisfait… cette histoire sentait mauvais.

Paresok ni même Idène ne pouvait pas se douter que le canal radio était ouvert et qu’Alexander entendait tout de son côté. John n’eut pas le temps de lui faire la remarque que l’anglais répondit. // Hum… Ce ne sont pas de bonnes nouvelles que nous amène Idène… Je vais me faire téléporter par le Dédale, active la balise près du jumper s’il te plait. // Il avait supposé au vu de la voix et surtout du petit surnom.
// On t’attend donc. //
// Pour information, je ne suis pas seul. Terminé //

John resta un peu déconcerté, cela fut rapide. Soit il n’est pas content et ça va être du grand patron, soit il y avait un problème de l’autre côté. John, se leva, se tournant vers Idène, pour attraper a côté d’elle, une petite balise, qu’il positionna devant la porte du jumper.

« Entre dans le Jumper, sinon tu vas avoir un anglais sur toi. » Dit-il d’un air taquin. Même si la situation était plutôt inquiétante…Il y a de forte chance, qu’il parte en jumper, essayer de trouver ce petit groupe de porté disparu.
« Oui. » Fit-elle simplement en s’éxécutant. « J’aurai aimé passer du temps en meilleure circonstance en ta compagnie mon second. Mais j’ai crainte que les miens veuillent en découdre... »
« Ce n’est pas grave… Bon, je pense que j’aurais pas l’occasion de te le dire après… Mais je voulais t’annoncer que je fréquente une seconde femme. »
Idène eu d’abord l’air surprise de cette information tombée de but en blanc. Plus sur l’annonce soudaine que sur le contenu qui, lui, était tout à fait normal. La Candide eut un sourire gagnant en intensité alors que son regard pétillait. Son comportement provocant étant toujours le même, elle lui répondit avec un air malicieux.
« J’aurai songé cela bien plus tôt venant d’un tel parti...et quelle place j’occupe désormais ? » Lui demanda-t-elle doucement.
John n’en savait strictement rien pour être franc. ce n’était pas la même relation qu’il avait avec Natasha et elle.
« Je ne sais pas trop… Je fréquente Natasha depuis trois mois. Nous sommes amis et nous ne formons pas un couple a vraiment parlé, quoique ça dépend … Bref je ne sais pas trop comment définir tout cela. Elle connait ton existence bien entendu et je n’ai pas à rompre de lien ou à choisir, comme le veut les mœurs de mon peuple. Donc niveau place, je dirai que je garde l’ordre initial. »
Idène avait toujours le même sourire, trouvant mignon le caractère indécis de ses propos. Elle lui posa une main sur l’épaule qu’elle pressa de manière rassurante.
« Tu es homme libre, John. Et je t’ai appris lien Natus. Natasha a le droit à autant d’intérêt que j’en gagne de ton attention. Quand tu sauras quelle est ma place et quelle est la sienne, ne trouve pas ombrage à m’en faire aveux. Il n’y a pas de colère en ces sentiments. »
Et la Candide lui fit un clin d’oeil avant d’ajouter sur un ton d’humour :
« Ce qui n’empêchera pas de faire valoir douce concurrence par mes atouts... »
John lui sourit, il y a pas a dire les Natus sont pas compliqué et ça lui va bien. Il était très proche de Natasha et il ne pouvait pas nier qu’il avait plus que de la simple tendresse, comme le témoignait bon nombre de geste et d’attention qu’ils se faisaient multiplement. Mais bon, il n’était pas prêt ou ne voulait pas de quelque chose de trop sérieux… même si son corps semblait montrer le contraire.
« Merci. » Dit simplement avec un rictus. Autant Idène serait contente de rencontrer Natasha mais l’inverse ne serait surement pas vrai. Elle ne voulait rien connaître des femmes que côtoyait John et dans un sens, lui ne voulait pas savoir avec qui elle passe du bon temps. Même si John n’avait dans ces bras que deux femmes aux final.

La téléportation se fit à ce moment-là. Alexander apparaissait non pas en tenue civil, comme d’habitude mais en uniforme d’Atlantis, le fameux noir que portait John mais avec des bandes rouges. Il était de dos et la masse immense à ses côtés était reconnaissable par tous : Vilma. La tigresse se tourna immédiatement vers l’entrée du jumper, l’air soucieux, avant de passer la tête, étant plus petite qu’Eura, elle eut moins de mal et salua chaque membre d’un signe de tête Tairis.
John lui sourit en tendant une main, pour la toucher, avant de beuguer complètement sur le visage de son ami…Il ouvrit la bouche…

« Que t’est-’il arrivé ? » Fit John en levant le ton de la voix un peu stupéfait.

En effet, l’anglais, venait de se tourner et pénétra dans l’habitacle du jumper, saluant respectueusement Idène qui était la plus proche à cet instant, puis le reste de l’équipage. Il leva son regard sur Paresok puis John. Tous purent voir qu’il avait quatre griffures sur le côté droit partant du cou jusqu'au haut de la joue, comme une baffe donnée par une patte griffue. Un film transparent était appliqué sur ces balafres pas si profondes que ça, signe qu’il avait eu une crème et un pansement transparent, pour ne pas étouffer la plaie. Vilma, tourna la tête d’un air un peu gênée.
« Inconvenu Tairis. » répondit-il simplement. John fronça les sourcils…
« C’est-à-dire ? » S’il croyait qu’il allait l’avoir comme ça !
« Il y a plus important à faire. » Ce fut Vilma qui répondit, puisque bon, c’est un peu de sa faute aussi, du moins elle se sentait responsable, de ne pas avoir dit à Kalam de retirer les griffes…
« C’est à dire que Mentra était sur la grande terre et alors qu’il jouait avec les Hazel et Ketri’… Un autre jeune tigre a joué avec eux… Et il s’est disputé avec Hazel… Mentra s’est interposé et petit Taigrion à oublier de faire patte douce… Et à toucher Mentra... » Elle pencha la tête mal à l’aise…
« C’est donc un bébé qui lui a fait ça ? »
« Oui jeune tigre, plus grand qu’Hazel… Adulte n’aurait pas fait petite marque… Mais … »

John avait du mal à visualiser et Alexander fit un geste de main pour toiser la bête qui était une fois et demi plus grosse qu’un berger allemand. John ouvrit des yeux et secoua la tête… Même jeune les tigres étaient immenses, Presok et Idène n’avaient encore jamais vu de jeunes tigres et si cela arrive ça leur ferait tout drôle.
« Un adulte m’aurait décapité, mais bon, ce n’est pas grave. Ça m’apprendra à être considéré comme un tigre. » Il haussa les épaules, au final, il aurait pu avoir pire. Et c’est normal d’être blessé dans un jeu qui excite les petits… Comme des gros chats. Sauf que les chats, c’est plutôt anodin. Mais bon, la prochaine fois, il coupe les griffes ! Les Tairis avaient oubliés que les humains (enfin Alexander et surement Erin), n’avaient pas une peau et un pelage épais pour amortir les hallebardes de leurs pattes. D’ici quelques semaines, avec le baume réparateur il n’aurait plus rien. Quand John l’avait appelé il était à l’infirmerie justement. Les Tairis avaient été très mal et le jeune tigre avait présenté ses excuses… Tout penaud, surtout que le coup de patte n’était pas destiné à l’humain… un concours de mauvaise circonstance. Alexander était donc bel et bien chez les Tairis quelques heures auparavant. Il devait y avoir d’autre tigres sur la cité. Vilma avait choisi de venir avec lui, l’anglais étant en congé, elle désirait profiter de sa présence et ce qui n’avait rien d’illogique et puis venir chercher Eura pour faire un tour sur le continent après. Profitant de sa présence pour faire un tour chez les Natus et voir comment ça se passe. La tigresse ne se doutait pas un seul instant qu’il aurait un conflit à régler.
Alexander était calme, il n’était pas spécialement en colère, mais faut dire que l’appel de John tombait au moment critique, où sa blessure lui faisait mal et qu’il était tripatouillé avec plus ou moins de délicatesse par une infirmière. Ravivant la brûlure des griffes du jeunes tigres. Cela expliquait donc son ton plus expéditif.

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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // ⚜️


Idène et Paresok avait respectueusement salué le verbaliste et Vilma sur son apparition. Ils avaient été tout aussi surpris que John en découvrant l’entaille, surtout en apprenant que cela venait d’un petit. Ils étaient restés muets et sentaient que le problème Natus intervenait véritablement mal. Déjà, les portes du fort s’ouvraient et une longue colonne de Natus investissait la cour. Les sous-officiers qui les dirigeaient firent le compte et un messager vint signaler à Paresok que tous les Natus étaient présents. Sauf le groupe d’artificiers d’Herfalek. Les deux chasseresses suspectées de leur avoir fait part de leurs déboires avec les Athosiens avaient été retenu pendant que le reste des troupes prenait le repos.
Les deux jeunes femmes à la tenue bien différente, les arcs débandés et les carquois à la taille, se tenaient contre le mur d’un bâtiment proche, visiblement très ennuyées par leur situation et redoutant une confrontation avec Paresok.

Le Meneur n’attendit pas plus longtemps. Il fît un geste poli à Alexander et Vilma pour s’excuser de se retirer de la sorte et leur fit signe d’approcher. Les deux chasseresses se regardèrent avec une forme de crainte avant de progresser jusqu’à lui, devant le jumper, et d’abaisser la tête. Elles voyaient un Tairius pour la seconde fois seulement, reconnaissant en Vilma la porte-parole Tairis, ce qui ne les aidait pas du tout à se rassurer.
« Ryta, Selvyss, par les Trois ! Vous allez tout de suite me dire où sont passés ces félons qui ont l’audace d’ignorer mes ordres. »
« Mais, Meneur, c’est la faute des Athosiens !!! Pourquoi nos hommes seraient-ils réprimandés de... »
« SUFFIT !!!! » Vociféra brutalement Paresok en laissant éclater sa colère. Les deux chasseresses tombèrent sous le coup d’un poids invisible, les yeux mirant leurs chaussures, alors qu’elles attendaient la suite. Mais l’officier Natus se reprit et déclara d’une voix plus calme, malgré une colère toujours perceptible :
« Mes jeunettes. Est-ce que je dois vous rappeler que nous ne sommes que des invités en ces terres ? » Il les regarda à tour de rôle.
« Comment vos coeurs réagiraient à intrus venant en vos foyers briser vos meubles et s’installer en vos couches ?!? N’y aurait-il pas rancoeur et colère ? »
« C’est comportement de ces traîtres, non le nôtre... » Fit Selvyss sans relever la tête. « Ils nous ont porté offense meneur : ils nous volent, nous provoquent, nous hèlent à sournoises moqueries. Ils riaient alors que l’on peinait à décrocher Aguela d’un de leurs pièges. Elle était pendue la tête en bas, comme vulgaire proie, et ils riaient pendant que nous oeuvrions pleins d’inquiétude pour l’en défaire. Ils riaient de nous, meneur. Et son pied souffre de mille feux maintenant. Elle peine à marcher sans appui de bois... C’est droit Natus que de laver l’affront. »
« Nous ne sommes pas en Magna. C’est terre des Atlantes que nous devons partager avec les Athosiens en adulte, en conscience, en intelligence ! Voyez Seigneure Tairius venu nous aider. Voyez verbaliste reconnu dérangé par cette sombre affaire. »
Il se tût, le temps pour ces jeunes femmes de voir que Paresok n’était effectivement plus seul.
« Nous souffrons tous mes filles. La Magna nous manque beaucoup. Les restes de nos familles aussi. C’est vrai, justice mérite d’être rendue, mais pas par Natus en colère. Certainement pas ! Nos peines et épreuves ne sont pas faute de nos voisins, ni grief à faire aux Atlantes. Voulez-vous que nous rentrions en Magna défait, en misérables ? »
Les deux chasseresses secouèrent négativement la tête en s’écriant. Comme si cette simple perspective serait une incroyable honte et qu’elles en seraient fautive.
« Alors dites-moi où sont ces hommes... »
La jeune Selvyss se mordillait la lèvre. Une larme tomba le long de sa joue et elle baissa la tête tout en refusant de répondre. Cela fit remonter la colère de Paresok qui s’approcha d’un air particulièrement menaçant, quasiment meurtrier.
« Tu oses me désobéir, chasseresse ? »
Selvyss se mit à trembler, une plainte de panique s’échappant d’entre ses lèvres, mais elle garda le silence.
« De grâce, meneur ! » Supplia soudainement Ryta, parlant visiblement au nom de son binôme. « Son jeune frère est parmi eux. Elle serait mortifiée de chagrin à le voir expulsé injustement. Elle ne peut le donner, c’est traîtrise. Pourquoi payons-nous le prix de la bassesse Athosienne ! Nous qui vous témoignons à morale !! »
« Comment s’appelle ton frère ? »
« Andégo... » Murmura Selvyss entre ses lèvres tremblantes.
« Meneur, je vous prie... »
« Et s’il se blesse ? S’il perd la vie dans ce stupide désir de justice ? N’est-il pas mieux que nous le ramenions à tes côtés ? »
Paresok soupira. Il réduisit soudainement la distance qui le séparait de la jeune femme, la faisant trésaillir et baisser la tête encore plus basse. Il l’empoigna doucement pour lui murmurer une longue phrase à l’oreille. Selvyss parut soulagée un instant et elle acquiesça lentement, les larmes coulant encore le long de ses joues. Elle finit par lâcher d’une voix tremblante :
« La pêcherie... »
« Laquelle ? Ryta ?? »
« Ils ont dit avoir repéré édifice servant à l’octroi de nourriture marine. Ils...ils ont fait voeux de nous ramener leur réserve et de faire sauter le bâtiment pour laver le déshonneur... »

Paresok eut une longue inspiration en apprenant cette nouvelle dramatique et en-dehors de toute considération d’esprit Natus. Jamais un soldat n’aurait eu une telle idée en Magna, même avec des querelles de grande ampleur. Il doutait qu’Herfalek et ses hommes en viennent jusqu’à menacer des vies Athosiennes, ils n’étaient pas si sots. Mais ils avaient un entraînement et un équipement suffisant pour causer des dégâts importants à la production nourricière de leurs voisins. Ils s’apprêtaient à priver des innocents de vivres pour la conception que les Natus avaient de leur justice sur un terrain étranger. Le Meneur se demandait comment cette terre pouvait à ce point changer le plus droit des soldats en ces éléments libres et destructeurs, qui frôlait dangereusement l’acte criminel en plus de la trahison.

Une part de lui ressenti une profonde honte à l’idée qu’il était le responsable de ce danger. Déjà parce qu’il en était le chef militaire et qu’il devait veiller à tenir ses hommes, ce qui était un échec déshonorant en son sens. Mais également parce que leur vie et leur acte en ces lieux témoignaient de leur image vis à vis des relations diplomatiques entre Vida et les Atlantes. Paresok secoua négativement la tête, les deux chasseresses craignaient d’être radiée et expulsée sans délai sur la Magna. Elles se jetaient des regards craintifs en attendant que la sentence tombe. Mais Paresok savait bien que la situation n’était pas aussi simple que ça. Un Natus n’avait pas le droit de faillir mais ils n’étaient plus chez eux maintenant. Jamais aucun des représentants de leur peuple n’avait mis un pied en extérieur, voyant la Magna comme un univers borné et limité sans rien au-delà. Il y avait de quoi devenir fou à être arraché loin de leur foyer, les familles détenues par les Wraiths, avec des incertitudes et des tensions de voisinage. La vie dans ce nouvel univers n’avait rien de facile, bien au contraire, il les mettait à rude épreuve. Du jamais vu...

L’homme posa délicatement une main sur l’épaule de chacune de ses filles et attendit qu’elles le regardent, plutôt hébétées, alors qu’il déclarait d’une voix douce :
« Je vous retire du service. Ce n’est point punition, vous restez dans le camp parmi les vôtres. »
Les deux jeunes femmes eurent une forme de peine et de tristesse sur leurs expressions mais elles acceptèrent sans rechigner. Elles le vivaient visiblement comme un échec cuisant.
« Prenez du repos et allez voir le médicastre de l’esprit. L’Atlante aux cheveux blancs : il soulagera vos âmes. Moi je vais ramener les garçons et nous réglerons le problème avec l’aide des Atlantes et de Seigneure Vilma. Il n’y aura pas sanctions si vous faites respect de ma volonté. Vous comprenez ? »

Ryta et Selvyss opinèrent ensemble. Elles déposèrent leurs arcs dans les mains de Paresok la mort dans l’âme et s’éloignèrent docilement. En ayant fait quelques pas, malgré le fait qu’elle soit de dos, Selvyss s’effondra soudainement en pleurs et Ryta la prit tendrement dans ses bras. Elle l’attira en direction du bureau de Sidney tout en lui murmurant des mots doux et réconfortants. Cette image témoignait de la difficulté terrible que supportait les Natus à vivre ici. Certains arrivaient au bout mentalement et ils finissaient par craquer.



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JohnSheppard

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Le trio s’était approché à distance respectable, pour écouter sans intervenir. Vilma étant entre les deux hommes, Idène près de John. Ils écoutèrent silencieusement les paroles de Paresok et surtout celles des deux chasseresses. Alexander se fit la remarque que le changement d’environnement avait dû être trop brutal pour les Natus. Tant de chose à découvrir et à apprendre, loin de leur monde qui était l’unique chose connu pour eux. Par contre, il était déçu du comportement Athosien, les leaders avaient pourtant assuré que tout se passerait bien et les Natus étaient pas si près d’eux au final. La moquerie et laisser des gens dans le besoin, n’était pas digne du comportement de ce peuple. Il devait avoir quelque chose d’autre, une bande de jeune un peu trop fougueux…

Il en fit part à John, qui lui confirma qu’il y avait de forte chance que ça soit des jeunes à peine en âge d’être enfin des hommes, qui pour s’affirmer dans une société préservée des Wraiths cherchent querelles pour se glorifier ou même se donner un peu de distraction. Teyla l’avait évoqué en réunion, les quelques difficultés rencontrées avec la jeune génération qui n’avait plus peur et qui se pensait roi sans en avoir le trône. En somme, un problème d’hormones, aurait dit Alexander mais l’acné semble devenir plus problématique. Mais bon, les problèmes ne pouvaient pas se généraliser à causes des petits jeunes qui s’ennuient dans les campagnes. John avait bien précisé que plusieurs représentant Athosiens étaient venu voir Paresok sans aboutir à une quelconque entente. Le problème devait venir de plus loin et la rancœur avait finit par prendre les cœurs des deux peuples.

John soupira doucement, il n’était pas du tout ravi d’apprendre que ce groupe de Natus désiraient prendre la pêche des Athosiens et détruire ce spot. Il sentait un vif agacement envers ce comportement. Bon, certes cela pouvait être compréhensible, mais ce n’était pas très sain de faire cela. Mais bon, les conflits commencent généralement par des échauffourées et des bases vengeances.

Alexander tourna la tête, pour suivre le mouvement des deux chasseresses qui se dirigeait vers un bâtiment. Il n’avait pas encore pris la peine de bien observer le camp Natus. Le constat était là, ce fut tout bonnement impressionnant ! Avec la délicatesse de faire une maison pour le psychologue. Cela était agréable et il se fit la remarque de passer voir Sidney tout à l’heure. L’anglais, se remit en place quand Paresok s’adressa à la cantonade.

Cette réaction de larmes avait bien impacté Paresok qui baissa le nez sur les deux arcs débandés qu’il avait en main. Il poussa un long soupir puis les donna à Idène en retournant voir Hoffman, Sheppard et Vilma. Il leur rendit compte tout de suite, sa voix témoignant de l’urgence de la situation.

« Verbaliste, Sheppard. Seigneure Vilma. Quatre de mes hommes ont mauvaise intention de porter destruction sur structure nourricière Athosienne : une pêcherie à bord de lac non loin de notre carrière. Ils ont des charges de pierre à feu et je gage de leurs compétence, hélas, pour réduire à néant ces installations par vengeance. »

Alexander serra un peu la mâchoire, il fallait les empêcher rapidement. Il tourna le regard vers John, qui avait surement une idée ou du moins une similaire : utiliser le jumper. Le colonel, ne se fit pas prier pour déclarer celle-ci : « Je vais prendre le Jumper, avec Paresok et les personnes qui désirent m’accompagner. Afin de les empêcher de réussir leur coup. »
« Fait donc. Je vais contacter les Athosiens pour une réunion diplomatique. »
Les Athosiens avait une radio, avec un poste de communication pour que les Atlantes puissent échanger avec eux régulièrement. Étant sur le continent, cela était largement possible. John hocha la tête.
« Je peux venir avec toi, patte folle. La présence d’un Tairis peut vous aider à résonner ces jeunes Taigrions. » Proposa Vilma, qui toisait aussi Paresok, puisque c’est lui qui connaissait le mieux ces hommes.
« Mes hommes ne se risqueront pas à si folle désobéissance en ma présence. Mais votre participation sera des plus appréciées, Seigneure Vilma. Il nous faut partir rapidement. »
Vilma hocha la tête « Je viendrai donc. »
« Bien dans ce cas, allons au Jumper. » lança John qui ne voulait pas perdre trop de temps.

Soudainement, il eut des cris dans le village Natus, mais ce ne fut pas d’effroi bien au contraire. Plutôt de joie. Une silhouette blanche se dessinait vers l’entrée du village, comme d’habitude personne ne l’avait entendu. Eura était de retour et traînant dans sa puissante gueule le corps d’un grand cervidé. La tigresse ne savait pas grand-chose du conflit qui se tramait dans ce camp militaire. Comme tout Tairis, elle avait chassé pour donner quelques choses en échange de l’accueil qu’elle s’était imposé aux Natus. Elle avait quelques expérimentations à faire avec eux et la proie était plus un signe de remercîment ou de dédommagement. Son regard translucide toisa chaque personne, qui semblait un peu trop ravi de la voir. La tigresse n’avait pas assisté au vol de la proie, mais plus à la rage des chasseresses et donc d’Idène. Aucun des Natus n’avaient pu la voir, puisque étant très discrète et perchée sur un immense rocher. C’est en voyant la colère de ce groupe, qu’elle avait trouvé l’idée parfaite pour son “don”. Bon, cela lui avait prit plus de temps que nécessaire, n’étant point une chasseuse aussi experte que Shira ou Vilma. Surtout que son pelage immaculé n’aidait pas… Mais bon, le résultat était là et elle avait cueilli rapidement les plantes qu’elle était venue chercher. Eura avait pensé prendre plus de temps, pour sa cueillette or, elle était tombée directement sur un bon filon.
Elle déposa la proie au milieu du campement, avant de tiser le monde autour d’elle et de s’approcher de Vilma.

Les soldats Natus lui avaient tous fait un salut guerrier, témoin du respect qu’ils avaient pour elle, et plusieurs d’entre eux s’emparèrent du gibier après lui avoir demandé l’autorisation. Ils le débitèrent en plusieurs quartiers, le vidèrent, et le préparèrent pour le repas du soir. Le ressentiment général dans le camp semblait avoir été gommé par l’action d’Eura. Mais ce n’était que temporaire, il s’agissait d’un problème relationnel qu’un bon repas n’allait pas soudainement effacer. Néanmoins, avec cette nouvelle occupation, les soldats Natus semblaient oublier leurs mésaventures. Idène eut un large sourire sur son approche et la remercia de sa compassion, du geste que cela représentait pour les siens. La tigresse lui adressa quelques paroles agréable lui expliquant qu’il était normal de dédommager les Natus, surtout qu’elle aurait besoin d’un ou deux volontaires. Puis elle toisa Alexander qui avait une belle marque sur le visage.

« Un jeu qui a mal tourné je suppose ? » Lui demanda t-elle.
« En effet. »
« Cela devait arriver un jour ou l’autre. Garderas-tu les marques ? Ou je vais devoir utiliser mes talents pour masquer la fougue de tes filleuls ? »
« Ce fut Kalma. Mais non, mes médecins ont fait le nécessaire. Merci Eura. »
« Quitte à avoir blessures Tairis sur le corps, il est plus préférable que cela
ne soit pas dû à une patte perdue.
» Dit-elle simplement, mais lui lança un regard au coin. Alexander hocha la tête d’un air amusé « Pourquoi tant d’agitation ? »
Vilma, donna un coup de tête de salut à Eura qui était aussi un membre de sa famille. Elle lui explication le conflit Natus/ Athosiens. Eura semblait pensive.
« Je vais rester là. J’ai effrayé sans le vouloir une bande de jeune Taigrions de ce peuple qui allaient pêcher non loin… Ma présence est suffisamment dérangeante, je ne vais pas ajouter plus. Cela serait mauvais pour la diplomatie. »
Le groupe Natus allait avoir de la visite donc...

Paresok pesta brutalement en entendant la nouvelle. C’était de pire en pire, à croire que le destin s’acharnait pour les pousser sur le sentier de la guerre. Avec l’aide de Sheppard ; Idène, Vilma et lui prirent la route de la position supposée de la cabane de pêche. L’officier avait veillé à ce que le commandement soit transmis à la jeune Namara avec l’ordre de contenir tous les Natus. Aucune sortie n’était autorisée, même exceptionnelle, sauf à la décision personnelle de la jeune femme. Le jumper filait donc au-dessus du continent pour rejoindre l’endroit où les artificiers semblaient s’être rendu. Il n’avait pas été difficile à trouver puisque les détecteurs du jumper signalèrent une poussée énergétique dans cette position. Un filet de fumée noirâtre servait même de balise sur la ruine d’un cabanon pulvérisé et en flamme. Il y avait de l’animation en-dessous, plusieurs personnes présentes, et Paresok enrageait déjà de ce qu’il découvrait. Il était dans une colère noire tout en demandant à Sheppard de se poser le plus rapidement possible.

Le sas du jumper s’était à peine ouvert que le Natus filait sur le groupe de quatre hommes, dont certains avaient le visage ensanglanté. Il alla directement sur le plus vieux, à couvert derrière une rangée d’arbre et regardant le dernier cabanon d’un air étrange.
« Par les Trois Herfalek !!!! Mais qu’est-ce qui vous prends ?!? Cessez cela tout de suite ! »
L’homme se redressa soudainement. Il avait la pommette gauche anormalement gonflée et il crachait régulièrement du sang. Au garde à vous, il tourna un regard quasiment paniqué en direction de ses camarades...qui étaient en train de pendre trois Athosiens par les pieds depuis l’énorme branche d’un arbre.
« Crénom ! Auriez-vous perdu la tête ?!? Vous vous êtes battu contre ces jeunots ?!? »
« Meneur, ils nous ont sauté dessus ! Nous n’avons fait que nous défendre !!! »
« Et les pendaisons ? Maudits pleutres ! Elles sont de leurs fautes aussi ? »

John se leva plus calmement que son frère d’arme qui avait filé comme un lièvre levé par un chien de chasse. Il descendit, reconnaissant le neveu de Teyla dans le lot des jeunes Athosiens. En tout cas, il y avait bien que de jeunes coqs dans ce lot de pendus et encore cela n’était pas si grave, ils étaient en vie, mais leur spot de pêche avait explosé… Hoffman allait être furieux. Quoique John se dit qu’il avait suffisamment de sang froid pour ne pas se mettre en colère face à cet acte purement débile et dicté par la rage de la vengeance.
« Yehh Sheppard !! » héla justement le neveu de Teyla qui semblait rouge, non pas à cause du sang qui avait monté sur son visage mais par sa colère.

« T’as vu ce qu’on fait ces sauvages ?? ça va se payer ! Des raclures de Wraith ! »
« Tais-toi Julan. Tu es responsable aussi de cette situation. » Le jeune homme allait répondre, quand soudainement lui et ses compagnons se mirent à hurler en s'agitant comme des beaux diables.
« Un chat à dent de sabre !!!!!!!!!! Un autre !!!!!!!! Un géant ! » Il existait un prédateur dans les montagnes ressemblant aux Tairis mais nettement plus petit et ces dans l’ivoire de ces crocs que Britt Hata avait sculpté des couteaux de combats à John pour ses quarante ans.
Vilma s’était approché de son pas gracieux, toisant les brochettes d’humain. Elle secoua la tête.
« Je ne suis pas un chat. Un Tairis… »
« Il parle !!!! Les Natus ont offensé nos dieux !!! » Voilà un nouveau trucs...
« Julan ferme là ! Vilma est un Tairis, et non un prédateur des montagnes. Protégez vos têtes ! » John était agacé et sa voix ferme semblait faire enfin taire les jérémiades Athosienne. Il sortit son couteau, pour trancher les cordes et les faires tomber.
Pendant ce temps, Paresok avait regroupé ses hommes pour les mettre à l’amende. Ils se faisaient petits et semblaient honteux de leur actes, surtout en présence d’un Tairius.

« Mais...meneur... »
« Suffit, traîtres ! Où sont vos dernières charges ?!? »

Herfalek blêmit.
Il pointa la dernière cabane de pêche du doigt et, comme s’il venait de le commander à distance, le bâtiment vola brutalement en éclat en envoyant des morceaux de bois dans tous les sens. Les copeaux retombèrent en pluie, un incendie ravageant la base de la cabane désormais décapitée.
L’explosion fit sursauter tout le monde et Vilma poussa un rugissement, oreille rabattue sur son crâne. Elle n’avait pas peur du feu, puisque sa race utilisait celui-ci mais elle n’aimait guère ce bruit encore plus bruyant pour ces tympans. Son regard se dirigea vers les Natus et elle n’était pas contente du tout. Les jeunes Athosiens qui venaient de tomber sur le sol, poussèrent tous un hurlement un beau « NOOONNNN » et ils vrillèrent tous leur regard mauvais vers le groupe Natus.

Paresok se redressa et considéra l’homme d’un regard noir.
« Retour au camp, Natus, où je vais m’occuper personnellement de votre cas. »
« Je...pardonnez...c’est... »
« Ce n’est pas moi qui doit être le garant de rédemption. Lorsque griefs auront été réglés avec les Athosiens, vous reviendrez ici, et vous y resterez jusqu’à avoir reconstruit la moindre poutre, la moindre planche, de leurs possessions. Et vous n’en redeviendrez Natus qu’en ayant achevé cela ! Est-ce clair ?!? »

Herfalek s’écrasa sur lui-même en se confondant en excuses, les autres acquiesçant également.

« Même punition pour vous. Maintenant, placez-vous en ordre dans le cube volant. Et en silence ! »

Paresok bouillait intérieurement.
Il attendit que les quatre félons aillent vers le jumper, la mine basse, avant de s’approcher d’un air gêné. Il avisa Sheppard.

« Le cas est réglé de mon côté... »

Mais John avait un autre problème Julan était hors de lui et à peine relevée il s’était précipité vers Herfalek et lui décrocha une droite monumentale. Il lui cracha dessus.
« Fils de Wraith ! Toi et les tiens vont payer ! ! » Il arma son poing, quand ce fut Vilma qui bondissait plaquant lourdement l’autre homme, coupant toute retraite aux autres Athosiens, qui étaient partie pour imiter leur leader. Julan, tremblant de tout son corps, gémissant, sentant les lourdes pattes sur son torse qui semblait bien petit et faible. Il avait oublié la tigresse et cela fut une grande erreur. Paresok, lui, retenait Herfalek qui regagna plutôt vite son calme et repartit dans le jumper.
« Pitié… »
« Toi et les tiens devrait avoir honte de se laisser aller à colère ! Vous trop jeune pour avoir acte de réflexion apparemment ! Si toi lever encore patte sur Natus toi avoir ma patte dans le visage et peut-être même plus tête ! Moi être compris par cerveau immature ? » Elle feula et l’homme s’urina dessus sous la peur hochant la tête. Elle le lâcha et regarda les autres qui faire de même. « Tous dans le jumper ! »
John regarda Paresok d’un air surpris, un instant il s’était demandé s’il n’allait pas annoncer une mort. La tigresse escorta tout le gang mélangé Natus ou Athosien jusqu’au vaisseaux. Le colonel ricana doucement.
« Les Tairis ne rigolent pas. Donc de mon côté les Athosiens sont maîtrisés. On rentre, Hoffman va être content de cet éclat. Heureusement que c’est un bon diplomate... » Pour rien au monde, il voudrait être à sa place !
Paresok maugréa dans sa barbe, en colère quant au fait qu’un seigneur Tairius avait été contraint d’intervenir. Une part de lui était touché que Vilma ai défendu un Natus. Mais il était intérieurement vexé que la désobéissance d’Herfalek ai abouti à un tel résultat. L’affaire serait fatalement porté à Vida et son conseil, les sanctions allaient pleuvoir.

L’homme remercia Vilma d’un signe de tête, celle-ci haussa les épaules d’un air de dire “normal, ils m’ont énervé”, et veilla à ce que les hommes se tiennent à carreaux dans le jumper. Les regards haineux s’échangeaient sans la moindre retenue, même du côté Natus, mais personne n’ouvrait la bouche. Paresok n’était pas rassuré quant à la suite des événements, la destruction des installations étaient une véritable provocation signée de la part des Natus et il comptait redresser la barre avec l’aide du verbaliste.

John et Paresok prirent aussi la direction du Jumper dans le silence. Vilma se mit volontairement au milieu de la soute, entre les deux camps, pour éviter tout geste malencontreux. De toute façon, les jeunes Athosiens étaient mortifié de peur et cela devait aussi faire plaisir aux Natus qui se sentait soutenu et à la fois honteux d’avoir un seigneur présent. Le retour se fit encore plus en silence, il parut interminable jusqu’à ce que le camp soit en vue. Il fourmillait du contingent Natus et personne n’avait tenté de quitter l’endroit, la Meneuse Namara ayant fait un excellent travail. Au plus grand soulagement des deux hommes, qui n’avaient nullement l’envie de gérer une nouvelle croisade.

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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // ⚜️



Pendant l’absence des deux meneurs humains, Idène avait proposé à Alexander de visiter le camp puis de s’installer dans les quartiers de Paresok. La concernant, la tension et la haine était plus que palpable mais elle se rappelait de ce qu’était l’homme et, même si elle rêvait d’écraser son poing sur la figure d’un Athosien, elle se fit violence pour revenir sur un raisonnement plus diplomate.

Alexander l’avait suivi s’étonnant de voir toutes ces constructions en si peu de temps. D’habitude il aurait émis un compliment face à cela, mais l’heure était à autre réjouissance. Enfin bon, un conflit un de plus. Il avait l’impression de gérer que ça en ce moment, entre les chinois qui avait essayé de fêter le nouvel an sur le Dédale, les différents sujets politique… Et maintenant les indigènes locaux s’y mettaient. Il louait son sang-froid et son goût assez pragmatique sur la gestion de conflit qui lui permettait d’y trouver un certain intérêt à ces situations indélicates. Machinalement, il toucha un peu sa joue, retirant immédiatement sa main, cela le brûlait par moment.

Alexander pénétra dans l’office, parcourant du regard celle-ci avant de se trouver agilement vers Idène qui entamait une phrase à son encontre.

« Mes deux hommes ne seront pas de retour avant un peu de temps, Namara tient bien ses troupes, voulez-vous témoignage de ma part, verbaliste ? Que je vous fasse précisions de nos griefs ? » Fit Idène d’une voix légèrement plus calme en versant un alcool dans le verre que John n’avait jamais touché.
Elle le proposa à Alexander.
« Une liqueur venant de ces bois... »

Cela lui faisait bizarre d’entendre « mes deux hommes », comme s’il avait quelque chose de choquant ou d’anormal. Mais bon, cela était juste étrange et il trouvait cela un tantinet amusant de voir ce lien. John était un bel aimant à femme et il n’était pas certain qu’il ait qu’une Idène à son actif. En fait, il savait plus ou moins l’existence de la kiné, puisqu’il n’avait pas manqué de l’interroger suite à l’achat de l’huile pour un soi-disant pari.
Il toisa le verre et le prit par pure curiosité pour le sentir, la remerciant… Il hésita à boire, mais bon, il pouvait goûter sans être pompette. Déjà, il fallait y aller, c’est un anglais après tout et un amateur de whisky expérimenté. Il y trempa les lèvres, cela était une liqueur aux fruits comme on pouvait le trouver sur terre, sauf que ce fut similaire à celle d’une framboise avec un autre goût très sucré. Cela était fort et il ne but qu’une petite partie, avant d’avoir la gorge brûlée. « Je vous avoue, que je préfère celle-ci à celle verte qui pétille. » lui dit-il simplement avec un rictus au coin, reposant le verre sur la table, il restait debout pour le moment.
« La verte... » Fit Idène avec un tendre sourire. « ...n’est que l’expression de la persévérance de mon Paresok en la culture et conception d’un alcool qu’il estime apprécié et recherché... »
Son sourire s'agrandit en recherchant si le verbaliste avait compris qu’il n’y en avait pas d’autre en Magna si ce n’est la propre production du Meneur. Alexander eut un rictus, comprenant bien. « Une marque de sa personnalité alors. » Une manière de le définir et une part de lui même.

Idène leva le petit verre en réponse et l’avala cul sec. Elle grimaça avant de le reposer et de reprendre.
« Pour les griefs... »
« Je veux bien votre retour Idène si cela ne vous dérange pas. » dit-il avec son accent anglais prononcé et de sa voix d’un calme olympien.

La jeune femme hocha la tête puis écarta les différents objets du bureau pour dévoiler la carte que Paresok avait montré à son frère d’arme quelques instants plus tôt.
« Les chasseresses peinent à trouver gibier pour nous, il nous a fallu nous rapprocher du camp ennem...du camp Athosien, pardonnez l’égarement, je ne suis pas force d’esprit d’un verbaliste. »
Alexander lui fit un signe de main, pour lui dire que ce n’était pas grave.
« Vous pouvez vous permettre d’avoir la langue qui fourche, je comprendrais. » Ajouta-t’il conciliant.
« Ce serait grand soulagement de décharger mon âme de haine et colère qui bouillonnent en mon coeur, verbaliste, mais outre défaillance en mon devoir Natus, je peinerais énormément mes liens. J’ai fais expérience des moqueries et provocations orchestrées par nos voisins. Et si nous sommes aussi à charge de blâmes, ils donnent malheureusement grand désir de répondre à l’affront par violence physique... »
« Je vois. Il aurait été que trop facile que cela ne soit que superficiel et sans verves dans les deux camps »
Idène hocha lentement la tête.
« Petites vengeances ont déjà été porté pour laver le déshonneur mais c’est bassesse que d’agir de la sorte. Malheureusement, les Natus ne sont pas exempt de soupçons et doléances des Athosiens à comportements peu respectueux pourraient être avérés. »
Cela coûtait apparemment à Idène de l’avouer. Et l’anglais était d’accord, la vengeance est indigne, mais bon elle est tellement humaine aussi. Elle reprit.
« Mes soeurs ont croisé en plusieurs occasions voisins qui répondaient à notre docilité par verve, expressions à nargue et dédain. Grande portée de mots pour faire de ces terres les leurs et refuser partage. Nous avions tenté acte diplomatique par échange, abandonnant moitié des prises en les accrochant aux branches pour eux, mais je sais que c’est vécu comme provocation à leur considération...alors nous avons cessé. »
Les mains d’Idène couraient sur la carte pour ponctuer ses explications. Alexander fronça un peu les sourcils, oui les Athosiens devaient voir cela comme du gachie de la vie.
« Je ne suis pas Meneuse. Mais je sais de mon Paresok que les groupes d'entraînements ont été reculé car Athosiens blâmaient du vacarme à nos manœuvres...mais notre bonne volonté n’a pas suffi à apaiser tensions. »
Elle se recula pour s’adosser entièrement dans le siège qu’occupait Paresok, faisant face à Alexander.
« Il y nombre de joutes verbales à chaque rencontre avec les miens. J’ai en ma connaissance semblables histoires de la carrière de pierre que nous exploitons...ainsi qu’aux pourvoyeurs qui partent quérir le bois et la corde. A croire que terre environnante est leurs, que nous les volont...sans meneurs, nombre de Natus auraient déjà levé le fusil. Mais ils écoutent encore, à fidélité, j’en suis soulagée... »

Ces révélations déplu à Alexander, puisque les Athosiens se pensait maître de cette terre ? Ils n’étaient que locataire par le bon vouloir Atlantes qui a la fâcheuse tendance à jouer les bons samaritains en récupérant tous les chiens errants de la galaxie. Il devait bien émettre cette critique-là. Après les Athosiens servaient bien et ils n’avaient que peu posé de problèmes.
Il soupira légèrement. Il n’avait pas constaté encore les Athosiens, ils voulaient en savoir un peu plus, avant d’entamer une discussion dans les meilleurs auspices.
« Bien… Merci Idène pour votre témoignage. Il y a un véritable problème d’appropriation d’une terre et d’interprétation de vos rôles ici. » Il regarda la carte une dernière fois, on aurait vraiment dit un plan d’attaque. Pour une candide, du moins, pour l’image qu’on pouvait se faire de cette femme provocante et agaçante, elle était plus surprenante et pragmatique qu’il aurait pu s’imaginer s’il avait porté jugement hâtif. Chose qui ne fut point le cas. Il savait juste qu’Erin ne pouvait pas se la voire en peinture depuis la dernière fois. Il remarqua qu’il avait du sang sur la table. Machinalement, il le regarda puis constata qu’il en avait aussi sur le sol… Il eut un temps d’arrêt… Puis releva le regard vers Idène, elle n’avait rien, était-ce lui ?

En effet, en touchant involontairement juste avant, il avait ouvert la protection transparente du pansement et sa blessure saignait à nouveau. Et cela, seule Idène pouvait voir la joue maculée de sang qui coulait.
« Votre trophée de guerre est récent. Il est beau, marque de votre force et courage, mais il se répand sur le bureau de mon homme. Je vais faire appel à notre médicastre, Yindie, elle a reçu enseignement de la Tempétueuse.... » Déclara Idène en se levant.
Alexander mit machinalement sa main sur sa joue, pour éviter de répandre son groupe sanguin sur le bureau de Paresok. Elle entra dans la chambre qu’elle avait dévasté un instant plus tôt et en revint pour lui tendre une étoffe, le temps de sortir aller chercher là toubib du camp. Celui-ci la prit la remerciant se mettant celui-ci sur sa joue. Cela était affreusement gênant et embêtant ! Idène semblait trouver ça normal.

« Si guerre est d’être un père refoulé auprès des tigres… je crains que cela marque plus ma capacité à être pas aussi résistant que mes neveux et nièce à longues griffes » ajouta-il d’un air malin. Cela n’était pas une blessure de guerre, par contre il en avait pleins d’autre sous l’uniforme qui serait vu comme tel. « La tempétueuse ? » demanda t’il d’un air intrigué.
« C’est déjà grand trophée que d’échange paternel avec la descendance des Seigneurs...bien qu’il m’est difficile à concevoir. » Répondit Idène en souriant. L’anglais lui sourit, cela fut un peu plus tendre aux souvenirs de ces deux Taigrions qu’il aimait tant. Mais ce sentiment fut fugace sur le visage flegmatique de l’homme
« Un jour, j’espère que vous les verrez. Eux ont hâte de découvrir le continent. »
« Si les Trois m’en donnent l’occasion, j’en serais grande heureuse. »
Alexander ne lui dit pas que les petits sont censés venir ces prochains jours. Il les amènera surement au camps Natus.

Elle s’interrompit alors qu’elle allait franchir la porte. Elle l’ouvrit pour demander l’arrivée de la médicastre Yindie rapidement et se reporta sur le verbaliste. La Candide détailla pour qu’il puisse deviner :

« La médicastre aux cheveux de feu qui exècre à l’enseignement. Hurlante à vocalise plus puissante que les torrents, plus redoutable que les fins verbes de fer de vos joutes. Grande colère à tempêter sur Natus qui refusent ses assauts par fine épines de fer sur nos bras.... »

Alexander n’eut pas besoin de réfléchir longtemps, il ricana doucement. Il allait être ravi de l’embêter avec ce sobriquet qui lui allait à merveille. Il espérait juste, qu’elle ne soit pas trop mal vu auprès des Natus. Lui savait qu’elle semblait les apprécier pour venir aussi souvent les soigner. Au contraire des Athosiens qu’elle ne pouvait pas supporter.

Rapidement, le bruit d’un trot se fit entendre jusqu’à la porte et quelqu’un frappa timidement. La très jeune femme qu’était Yin se présenta, saluant Idène. Elle avait deux besaces, une sur chaque flanc, et elles étaient de conception Atlante. Aucun doute qu’elle contenait une pharmacie autrement plus complexe que les kits de cautérisation des Natus. Yin était celle qui apprenait le mieux, le plus vite, et elle n’avait de cesse de vouloir se perfectionner auprès d’Isia. Elle voyait en ses connaissances une application révolutionnaire des sciences médicales et elle l’adulait secrètement comme la “Dame de la vie”, surnom qui lui avait été attribué exclusivement parmi les médecins Natus de la Magna lorsqu’elle avait sauvé toutes ces vies. A la fin de la guerre, beaucoup de soldats considérés comme “perdus” avaient retrouvé une jeunesse grâce à elle et ce n’était pas rare que des lettres atterrissent sur le bureau du CODIR avec pour seule mention “Dame de la vie” sans qu’ils n’obtiennent davantage d’indications. Les Natus n’avaient jamais utilisé son nom et ne la reconnaissait surtout, outre sa renommée des soins, que pour son incroyable capacité de répartie lorsqu’elle était en colère.

Yin, donc, accourait à chaque fois qu’Isia posait le pied à terre. Et lorsqu’elle n’avait pas le temps de lui apprendre, la jeune femme se contentait de l’observer pour apprendre de ses gestes. Il y avait d’autres médicastres dans le camp Natus mais Yin était très rapidement devenue la “représentante” du savoir médical Atlante en l’absence de la Tempétueuse.
Du coup, lorsqu’elle approcha d’Alexander, elle ressortit exactement les mêmes produits médicaux que le directeur avait reçu en traitement à l’infirmerie. Une pommade coagulante à base de l’algue adaptée par l’équipe de scientifique et une nouvelle toile à disposer sur le visage. Pour la plus grande surprise de l’anglais, qui s’était assis sur la chaise un coude accoudé sur la table avec dans sa main le chiffon. Ses doigts avaient du sang.

« Vous avez subi par déchirures provoquées par vos ongles, verbaliste. Loué soit l’absence de la Tempétueuse où elle aurait fait présomption de votre sottise de ne point préserver votre santé... » Fit-elle d’une voix douce en s’appliquant sur son soin. Alexander eut un rictus. « Bêtise ou non j’ai l’habitude de ses cris. » Dit-il nonchalamment, même quand il ne faisait rien, elle pouvait débarquer dans son bureau et lui piquer une crise.
« J’aimerai recevoir enseignement de pareille assurance. La Tempétueuse me fait trembler à chacun de ses éclats de voix. Pourtant grand ressenti de sa bienveillance, j’en ferais gage de foi, mais elle ferait courber l’échine à horreur des Dévoreurs rien qu’à la vocalise... »
Alexander eu un autre rictus, imaginant Isia qui dit “couché” à un Wraith. Oui, elle serait bien capable de le faire tellement elle est têtue et vindicatif.
« Il y a de forte de chance oui... » Il ne lui dit pas que s’il n’avait pas peur d’elle ou qu’il n'était pas intimidé par la blonde, c'est parce qu'il était plus dominant qu’elle et qu’il était celui qui faisait plier l’autre quand ça le gonflait trop.

Elle était beaucoup plus lente qu’un médecin ou une infirmière de la cité mais le travail avait été fait avec beaucoup de minutie. Si bien qu’Alexander avait un pansement tout neuf qui se claquait par-dessus l’ancien en compensant la déchirure. L’homme s’était laissé faire comme habitué à être soigné et surtout à ne pas moufter.
« Merci mademoiselle Yndie. » La remercia-t’il poliment. Cela le démangeait encore et il devait lutter avec le geste primaire de se gratter.
« Yndie. » Le corrigea-t-elle doucement. « Familiarité m’est plus souple à conscience, je suis Candide...j’ai connu l’Atlante Eversman durant la Guerre. »
Alexander arqua un sourcil… pas besoin de chercher plus loin sur comment elle l’avait connu. John n’était pas seul à avoir eu plaisir avant de voir des horreurs. Au moins Matt avait connu la félicité avant la torture.
« Et vous avez un lien avec le sergent ? » Demanda-t’il, cela était peu habituel, mais il était curieux de savoir si les Natus se liait directement ou si bien le cas d’Idène avec John était une forme de coup de foudre. Car en somme il se fiche bien de la vie d’Eversman, il fait parti de la foule grouillante et sans peu d'intérêt à ces yeux.
« Je n’y ai jamais eu réflexion. Mes deux femmes me suffisent amplement et j’ai grand espoir d’attirer nouvel homme Natus en mes liens. J’ai fait mon devoir de Candide auprès de l’Atlante, est-ce condamnable à votre regard ? » Fit-elle avec un léger sourire.
Bon il avait sa réponse, cela était indélicat de lui demander cela mais bon devait il condamner une curiosité envers un peuple différent du sien surtout quand il n’avait rien de méchant là dessous ? Les Natus semblaient ne pas s'encombrer de ce genre de chose.
« Absolument pas. » La rassura-t’il.
« Vous devriez vous accorder expérience auprès d’une Candide pour compréhension. »
Alexander eu un rictus au coin, oui s’il était célibataire, il aurait peut-être été curieux pour voir ce qu’est tout cela. Enfaite non, il aurait été allé voir car il est trop intrigué par tout pour ne pas tester. Mais ce ne fut pas le cas et Erin lui suffisait largement.
« Nullement. » Fit Idène en rigolant. « Le verbaliste suit la voie des Pondérés... »
Yin écarquilla les yeux, étonnée d’être face à ce type très rare de lien.
« Oh... » Fit-elle simplement.
« Cela est la norme chez les Atlantes. » Ajouta-t’il simplement.
« Cependant, je comprends. Le second d’Idène me l’a longuement expliqué. Du moins concernant cette jeune femme. » Oui cela était une pique envers Idène. Le chat ne pouvait pas s'empêcher longtemps de ne pas titiller un peu.
Et il n’en fallait pas plus pour que le regard d’Idène ne se nimbe d’une pétillante provocation alors qu’elle répondait de but en blanc.
« Par si grande amitié, je n’ai nul doute de sa langue, bien exercée, pour votre détail ! »
Yin pouffa avant de se faire discrète. Alexander lui lança un regard évocateur puisque l’acier était un peu plus ténébreux signe de jeu comme un grand félin.
« Et vous savez à quel point il aime le détail. »
« Et pouvoir faire argument de son expertise si délectable...grande perte serait la rupture de ce lien ! »
Il n’était pas déçu avec elle, il avait bien vu sa proportion à provoquer et pas forcément de manière vulgaire et cela était plus fort que lui de lancer les hostilités.
« Le craignez-vous ? »
« Non. C’est liberté de John. Les liens se font et se délient. Mais j’aurai eu grands plaisirs de son égard, nuls regrets. » Elle plissa des yeux avec son sourire presque sadique avant d’ajouter sur le même ton : « Et vous, pondéré ?!? »
Alexander affrontait une Candide. Elle ne parlait plus de John…
Il hocha la tête allant sur l’autre front puisqu’elle emmenait le sujet « Qui serait assez présomptueux pour avoir une chance de remporter la reine dans son camp ? » Oui, il en avait un qui avait essayé mais bon, l’espoir est si beau et navrant. Quand on chasse l’oiseau rare autant être à sa hauteur pour qu’il voit votre plumage.
« Menace à maladie nommée routine, grand danger pour un pondéré, de voir survenir un jour le “présomptueux” que l’on pensait si petit et incapable... » Fit-elle avec un clin d’oeil. Yndie écoutait la joute avec amusement.
« Et connaitre d’autres amants, n’installe t’elle pas une double routine avec une lassitude de ne plus pouvoir combler ces amants ? Avec la fatigue que cela engendre en prenant l’art. »
« Comme culture de champs, attention et conscience. Ne pas laisser flétrir par vanité de l’impossible menace. Rechercher la source, le filon, pour gagner l’originalité. Nul épuisement à celui qui sait tisser ses liens avec bon aloi... »
« Que cela soit un ou plusieurs nous sommes donc d’accord. » Il n’avait pas peur de la concurrence mais ne restait pas dans la simplicité avec sa compagne. « Je vous apprendrai la tricot cela est un bon tissage. » Et a tricoter une belle toile d’araigné pour lier tous ces liens en un centre. L’image lui plaisait bien.
« Qui sait si mon art du tricot ne produit pas meilleure qualité, est-ce proposition de concurrence ? »
Petite référence à la provocation avec Erin durant leur voyage diplomatique lorsque Idène n’avait pas eu honte de vouloir comparer les “cernes” des hommes par leurs ébats de la nuit. Le tout, rien que pour provoquer Erin qui avait une image peu glorieuse de la Candide.
Sachant qu’elle ne se privait pas de l’en défaire, bien au contraire.
« Peut-être bien. » affirma-t-il, alors que ce n’était nullement des avances, mais la suite de leur provocation, un art qu’affectionnait Alexander.
« Hmmmm. J’ai pourtant déjà fait valoir supériorité en dernière occasion. J’ai rendu à votre cité homme couvert de courbatures et satisfaction...pourquoi vouloir nouvelle défaite ? »
« Puisque ce n’est pas moi qui est perdu. »
« Mais votre lien unique...à ne pas vous avoir tant porté l’épuisement... »
« La nuance est de croire que ce fut à moi d’être épuisé... »
« Vous ??? » Lâcha-t-elle dans un éclat de rire moqueur.
« A renfort d’art verbaliste pour changer règles ? Tricherie que cela si ce n’est pure vanité masculine. Nulles cernes à bel ornements de votre dame au départ ! »
« Non, pure certitude de partage. Il serait ombrageux de croire que cela ne se fait que dans un sens. Les verbalistes, contrairement aux combattants, sont habitués à dormir peu et faible cerne difficile à créer sur un visage. Mais cela vous savez, de quoi en parle en tant que Candide. » Il ne savait pas où il allait mais la pause était amusante. La pauvre Yndie ne savait pas où se mettre malgré le fait qu’elle admirait l’art de provocation d’Idène, elle serait incapable de faire ça...
« Pauvre de votre défense fébrile, à vous valoir à palabre comme un Natus, mais manipulation Atlante ne m’atteint point. Bien sûr que c’est échange et nul sens unique sans risque de tarir le lien. Mais cacher activité victorieuse à partage sans marque au visage fait preuve de menteries plus que d’art de vivacité !!! »
Point intéressant de la culture Natus dit au détour de phrases de “jeu”, les Natus tiraient une satisfaction à voir la marque sur le visage de leur amants, signes de belles nuits. Alors que chez les Atlantes tout rapport au sexe était mal vu. Un suçon ou autre devait être caché. Surtout en tant que leader. Il eut un rictus au coin des lèvres.
« Menterie pour Natus. Encore un point qui diffère de nos cultures. La mienne est bien fermée à comparer de la vôtre. »
Idène releva l’information et se montra curieuse.
« J’ai connaissance de par mon second la propension des vôtres à trouver vulgarité en la beauté affichée des femmes. Mais est-ce aussi outrage que d’avoir traces d’amour et attaches de sentiments visibles ? C’est pourtant preuve de sincérité et de bon échange ! »
« Non atteintes à l’intimité que les miens garde jalousement. peu aime affiché leur nuit, ceux qui le font sont souvent des vantards sans respect pour leur conquêtes. Ce qui est en rapport à la sexualité est depuis des temps obscures mal vu et cela a du mal à changer. »
Idène ouvrit de grands yeux.
« Ébats à but de vantardise masculine ?!? Mais à quel intérêt ?... »
« Ou féminine. »
« Mais quel intérêt ? » Répéta Idène, piqué au vif, ne comprenant vraiment pas le principe.
« De se vanter ? Pour gonfler un égo qui est déjà bien bas et se valoriser dans les seules compétences où cette personne ne peut que médiocrement briller. » Voilà que ça devenait sérieux.
Idène tourna un regard intrigué vers Yndie avant de s’exprimer.
« Curiosité Atlante que cela. Vantardise chez Natus n’est que jeu, à raconter histoire de bataille autour de banquet ou par joutes mais jamais plus. Nulle volontée propre à faire valoir supériorité autre que l’aspiration à s’améliorer au combat, à la voie des Trois par leurs préceptes du LiberTairius. Seules Sœurs Vertueuses auraient droit à vanterie mais nulle ne le fait de part code d’honneur et modestie. »
« Pour cela que votre peuple est intéressant. » conclut-il, il dirait bien plus que le sien même. Son regard alla (dans la mesure du possible) vers la fenêtre où il voyait Eura sur ses deux pattes arrière faire une étrange danse… Avant de sauter sur le toit de ce bureau de pierre. Il se demanda ce qu’elle faisait et il leva les yeux au plafond, entendant nullement les pas d’une tigresse immense...Idène avait suivi la même scène et se posa la même question.

Yndie saisit l’occasion de les laisser et elle s’écarta non sans avoir vérifié une dernière fois son travail. L’échange entre les deux lions étaient terminé pour le moment, Alexander en tira une certaine satisfaction autant sur la provocation distrayante que sur des éléments culturels. Pour Idène, c’était aussi une façon d’apprendre des Atlantes, appréciant les différences même si certaines lui semblaient vraiment péjoratives et dévalorisantes pour leur image.
« J’ai fini Idène... »
« Merci soeur. Des nouvelles de Namara ? »
« Oui. Les chasseresses sont convaincues. Elle dardent à grande vexation de ne pas être comprise de l’affront qui a été fait par blessure d’Aguela. Ryta et Selvyss sont encore à décharger leurs âmes auprès du médicastre de l’esprit. Mais nulle ne part à vengeance... »
« C’est heureux. » Son regard se tourna vers Alexander, elle eut un léger sourire. « Namara est promise à grand avenir, cela ne fait aucun doute. » Alexander hocha la tête ne doutant pas du peu qu’il avait vu.
« Elle semble disposée en effet. »
« Je dois m’occuper d’Aguela. Je vais disposer. Soeur, verbaliste... » Fit-elle en signe de respect avant de repartir.
« Merci pour vos soins Yndie » Il hocha une nouvelle fois la tête puis se tourna vers Idène. « Pour une rencontre diplomatique, Idène vous serez en mesure d’y participer ou cela ne serait que le meneur Paresok ? »
« Je saurai garder sérénité en mon coeur si telle est votre question. Mais je ne suis pas Meneuse, que duelliste, je n’irai que si mon Paresok l’en ordonne. » Elle soupira. « Mais étant témoin auprès de mes soeurs chasseresses, j’en ferais requête d’accompagnement, oui. Je n’aimerai pas qu’elles soient victimes du discrédit par notre absence de représentation aux pourparlers. »
Il ne doutait pas de son calme, elle semblait se maîtriser.
« Savez combien de Natus emmènerait avec lui le meneur ? »
Idène essaya de se projeter.
« Il nommera Namara au commandement du régiment durant son absence. Donc...lui et mon second. Seigneure Vilma pour sa sage parole. Et moi, s’il m’en fait l’honneur. »
Alexander avait parlé de Natus, il comptait bien prendre son responsable militaire et sa tigresse avec lui… quoique Vilma… cela était discutable. Elle pouvait effrayer les Athosiens… Après la présence imposante de la tigresse calmerait les petits coqs, même si sa simple présence suffisait.
« Donc une seule Natus préposée si je compte bien » Dit-il avec un rictus malicieux au coin des lèvres.
« Le nombre ne serait-il pas voeu d’intrusion et invasion ? »
« Une armée entière oui, quelque Natus dans un nombre raisonnable non. » Il se leva, mettant sa main droite dans sa poche pour ne pas se gratter.
« Je vais contacter les Athosiens pour faire au plus vite cette rencontre. »
« C’est sage décision de verbaliste. Nous ne devons poursuivre tels enfantillages, nous serions la honte des Trois. »

Alexander hocha la tête et se décala vers un mur, il aimait bien marcher, observant l’endroit avant de mettre sa main à l’oreille pour contacter via sa radio le campement. Il ne reçut pas de réponse immédiate le temps que le leader par délégation autre que Teyla vienne lui répondre.
// Halling, ici Hoffman... Je suis sur le continent suite aux échauffourées entre votre peuple et celui des Natus. J’aimerai que vous vous rendiez sur la plage à l’emplacement des lucioles d’ici une heure pour régler avec les parties intéressées ce conflit. //

Oui, l’anglais ne lui proposait pas un rendez-vous il lui imposait sans sommation sur un terrain neutre. Sa voix était sans appel et sans même contre argument. Qu’il soit disponible ou non, il en avait rien à faire, cela devait se faire maintenant sans prendre le temps de rassembler des preuves ou d’en faire. La voix du second leader Athosien, semblait négocier un délai, mais Alexander était intraitable.

// Je ne vous aie pas demandé vos disponibilités Halling. Mais votre présence. //

L’homme accepta surement à contre cœur, mais on ne discutait pas avec un membre du CODIR, il le savait bien, il n’avait plus Weir en face de lui. De toute façon, Alexander avait généralement ce qu’il voulait et on sentait bien le chef d’entreprise a cet instant. L’échange fini, il se rapprocha d’Idène.

« Allons attendre vos deux compagnons et le fruit de leur pêche. »

La Candide acquiesça et le suivit sagement jusqu’au bureau. Dans le camp, la majorité des Natus étaient au repos et ils s’étaient tous regroupés différentes activités. Certains étaient en train de faire chauffer plusieurs tonneaux d’eau pour se laver. D’autres briquaient et entretenaient leurs uniformes. D’autres encore s’étaient mis à jouer le jeu de stratégie et d’agilité Natus qu’Alexander avait testé. Pour le reste, ils se chargeaient de la carcasse ramenée par Eura. Les chasseresses donnaient des consignes à leurs frères et sœurs, se chargeant des parties les plus compliquées. Dans peu de temps, la peau sera travaillée et les quartiers de viande mit au feu. Un quartier d’une taille bien plus importante que les autres avaient été réservé pour Eura et Vilma.

Idène racontait à Alexander comment était vécu, en généralité, la vie en-dehors de la Magna. Le malaise qui régnait souvent dans le cœur des guerriers et le fait qu’ils étaient désormais encore plus soudé qu’à l’époque, élément difficilement croyable compte tenu de leur extrême solidarité. Et les lettres et colis personnels qui s’échangeaient entre Magna et Régiment expéditionnaire ne cessaient de s'accroître.
La Magna manquait beaucoup et il n’était pas rare que des soldats craquent temporairement par le mal du pays. Tout du long l’anglais l’écoutait avec attention, comprenant le mal du pays, puisque sur Atlantis aussi certaine personne souffrait de ces maux. Après on s’y faisait comme tout. L’humain avait l'extrême faculté de pouvoir s’adapter… même au pire.



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    Alexander Hoffman
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Puis le bruit caractéristique du jumper s’éleva, prenant le pas sur leur discussion, alors que l’on voyait au travers de la fenêtre l'atterrissage de l’engin. Un attroupement de Natus avaient déjà commencé et Paresok sorti en premier pour leur interdire toute approche. Namara était très réactive et relayait les ordres aux subordonnés, ordonnant qu’ils s’écartent et retournent à leurs occupations. C’était heureux d’ailleurs car, dans un premier temps, les soldats avaient cru que ces Athosiens étaient fait prisonniers. Il valait mieux éviter que cela ne termine en lynchage.

Alexander et Idène rejoignirent très vite le vaisseau en fendant la foule. Il avait une odeur de brûlé et les vêtements de certain avait de la suie. L’anglais fronça des sourcils en voyant ces petits détails déplaisants. Étaient-ils arrivé trop tard ?

Les jeunes Athosiens, baissant la tête pour ne pas montrer leur haine et surtout en voyant l’un des chefs Atlantes la honte les submergeait ainsi que la crainte. L’un d’entre murmura même “On est dans la merde…” alors que d’autre se demandait si les Atlantes n’avaient pas pris le parti Natus ! Leur grondement furent tuer dans l’oeuf par une Vilma qui poussa, (elle) un grognement assez impressionnant. Cela fit trembler non pas les Athosiens, mais la majorité des humains autour. Sauf Alexander qui lui, avait déjà entendu pire mais eu quand même un frisson désagréable sur l’échine. La tigresse tourna la tête vers lui et alla lui donner un coup de tête d’une extrême douceur sur la face de son visage non blessé. Elle était tendue et agacé, une marque purement Tairis de réconfort pour abaisser son agitation interne. Alexander ne lui refusa pas le contact et cela le touchait toujours d’avoir une immense tête se frotter contre sa joue. Joue de tigre contre joue d’humain, cela était ubuesque et il avait encore du mal à se dire qu’il bénéficiait de câlin et d’affection purement intime d’un peuple aussi incroyable que les Tairis.

John descendit du jumper en dernier voyant l’échange de la tigresse avec son patron. Il ne saurait comment réagir si on lui fait ça… quoique Alexander avait une tigresse mais lui, il avait le don pour s’attirer toutes les blondes incendiaires de la galaxie. Et sur le coup, il préférait ça à une peluche géante qui peut vous décapiter sans faire gaffe en jouant ! Il devait être aux alentours de 17h00, John avait l’estomac qui gargouillait, il n’aurait pas le temps de grignoter un quelconque quatre heures ! Tsss. En plus la nuit commençait à pointer son bout de museau.

« color=firebricks] Que s’est t-il passé ? [/color] » demanda Hoffman aux deux officiers. Vilma, s’était éloignée vers le bureau de Paresok, pour chercher Eura. La tigresse l’avait aperçu et la belle blanche semblait l’attendre les pattes avant dans le vide sur la toiture.

Durant tout ce temps, Idène s’était approchée de Paresok et captait son regard. L’homme était dans son rôle d'officier, elle le devinait facilement, alors elle évitait le contact pour garder un comportement martial. Elle lui pressa l’avant-bras, comprenant l’état dans lequel il était intérieurement et lui offrit tout son soutien avant de reculer au même titre que les soldats. Sous l’effet du rugissement de la tigresse et les ordres mélés de Namara, les Natus repartirent tous à leurs occupations, allant bon train de nombreuses hypothèses quand à ces Athosiens. Le groupe d’Herfalek, néanmoins, demeurait près de l’entrée du jumper, également silencieux, en attendant la sanction.

« La pêcherie Athosienne est détruite. Il n’en reste que des miettes... » Fit le Meneur avec aplomb. En sa qualité de chef militaire du contingent, il en prenait la responsabilité et ne cherchait même pas à se défausser sur ses hommes. Il donnait lui-même l’information à Alexander.

John fit signe aux groupes d’Athosiens de cinq jeunes gens de rester et de s’asseoir à côté du jumper. Ils furent obéissant malgré leur regard mauvais sur chaque Natus à leur portée. Le colonel, se mit aux côté de Paresok hochant la tête pour valider ces propos. Alexander eu très peu d’expression sauf un voile plus sombre sur ces prunelles d’acier.« C’est regrettable. » Il avait son air froid. Il toisa John : « Ramenez aux campements ces jeunes gens. » Le colonel obéissait, il savait ce qu’il avait à faire et il y a de forte chance qu’Hoffman l’envoi pour calmer un peu le jeu … du moins il le supposait et le ferai de lui même. « Je reviens d’ici vingt minutes. » Il fit signe au groupe pour qu’ils rentre à nouveau dans le jumper et celui-ci s’envola vers le campement.


Alexander fit signe à Paresok de le suivre, ils s’éloignèrent de quelques pas, pour pas que les jeunes Athosiens ou Natus assiste à cette conversation.

Paresok se sentait prit entre plusieurs feux.
Il y avait d’abord son devoir envers ses soldats, celui envers Vida, celui envers les Atlantes. Puis il y avait sa fierté d’officier, d’homme, à devoir être avenant et ouvert à la diplomatie là où les Natus crevaient d’envie de foncer sur les Athosiens à la baïonnette. L’expression froide et soudaine d’Alexander, qui laissait percevoir l’étendue d’une colère latente et maitrisée, n’était pas forcément bien vécu par le Meneur qui se posait des questions quant à l’avenir du camp et de la mission.
Avec son frère d’arme qui était envoyé chez les Athosiens, Paresok lui faisant un signe au passage que lui rendit John avant de fermer la porte du jumper, il se sentait seul et prit à parti face au verbaliste. Car, comme tel était son devoir, il endossait la responsabilité des actes de ses hommes malgré tous ses efforts pour les tenir. Et même si les Natus n’étaient pas fautifs dans ce qui avait dégénéré en conflit. On ne peut pas dire non plus qu’ils avaient usé de tous les moyens pour apaiser la situation.

Donc, forcément, le Meneur se braqua lorsqu’Alexander l’amena plus loin. Idène lui avait lancé à distance tout son soutien depuis son regard et il le capta avec intérêt, ne l’en remerciant que d’un vague signe de tête alors qu’il s’éloignait, la main sur la garde de son épée. Généralement, chez les Natus, deux personnes qui s’écartaient discrètement au milieu d’un problème se défiaient en duel pour passer des mots au mains. Une pratique qui s’était largement perdue et étiolé avec la solidarité Natus, ainsi qu’une justice efficace. Mais ici, est-ce que ce n’était pas pour faire aveu des griefs et régler ça aux mains ?
Le meneur n’y croyait pas, surtout venant d’un verbaliste, mais il restait sur ses gardes. Élément qui n’échappa point à Alexander qui se demanda bien pourquoi il tenait son épée ainsi.

« Il reste à peine une quarantaine de minutes, j’ai donné rendez-vous au chef Athosiens sur la plage près de leur campement. Je vous demanderai de vous entourer des Natus qui représentent vos intérêts pour commencer cette entrevue diplomatique. » Dit-il simplement. « J’aimerai aussi connaitre vos intentions suite à l’action de vos soldat, meneur. »

Lorsqu’il lui parla, l’homme prit de lui-même le petit chemin de terre, entre des renforts de pierre taillée, qui permettait de monter au sommet des remparts. Il dominait les environs et la lisière de la forêt.

« J’amènerai représentants de nos divers corps de combat. Ceux qui commandent les activités extérieures au camp. Idène pour les chasseresse. Herfalek pour la carrière, Netany, Velbek et Sodra aussi. Namara demeurera au camp pour commander en mon absence. »

Il fronça néanmoins des sourcils sur la dernière question d’Alexander.

« Mes intentions, dites-vous... Je n’ai pas aussi bonne habilité des mots que les vôtres, verbaliste. Y a-t-il double sens à votre questionnement ? »

Alexander hocha la tête tous les corps représentés et avec qui il avait eu des échauffourées avec les Athosiens. Chacun pourrait témoigner de leur vécue. Il fallait juste espérer que cela soit fait d’une manière calme, ce qu’en doutait Hoffman. Les rancœurs et autres éléments se sentait.
« Non. Savoir si vous comptez offrir un dédommagement pour la perte de la pêcherie. »
« Crénom ! Quelle question !!! » Arqua soudainement Paresok en le regardant. « Les Natus ont leur honneur verbaliste ! Possession nous leurs avons détruit, possession nous leurs reconstruirons. Et s’ils souhaitent en mener organisation et architecture, il en sera de leurs bons droits. »
Son regard se tourna de nouveau vers l’extérieur.
« En attendant, des innocents Athosiens ne verront pas leur assiettes vides par la bêtise vengeresse des miens, j’en fais serment. »
« Bien. ma question étant légitime pour orienter la conversation diplomatique. Tous les peuples n’ont pas votre honneur Meneur. » Affirma Alexander suite aux exclamations du Natus. « J’en comprend que vous offrirez de la nourriture en compensation aussi ? »
« C’est le cas ! » Fit Paresok en acquiesçant.
« Pêcherie détruite, c’est diner en moins pour autres Athosiens qui, eux, n’auraient probablement pas hélé les miens de la sorte. Et nous ne faisons pas magie de notre art de la construction, cela prendra du temps. »
Il croisa des bras.
« Ce temps, c’est nombre de dîners que nous fournirons aux Athosiens. Ainsi nulle afflictions de perte autre que créature terrestre au lieu de marine à cuisson de leurs chaumières. Et en leur considération, c’est comme si rien n’aurait changé. »
Paresok soupira. Les siens avaient déjà du mal à trouver de quoi se nourrir. Mais il y avait les terres basses, celles que les Athosiens et Natus évitaient parce qu’elles étaient trop difficiles d’accès et plutôt dangereuse. Ses troupes de combat pourraient s’y entraîner tout en chassant le gibier. C’était une éventualité qui permettrait de régler la dette d’honneur tout en évitant la famine dans le camp Natus.
« Quelque soit l’issue de votre art à la rencontre, verbaliste. Il me faudra trouver audience auprès de la Batailleuse Vida ensuite. Il serait des plus regrettable qu’elle l’apprenne de votre égard plutôt que du mien. Elle en subirait vexation et déshonneur... »

Alexander trouvait cet honneur très agréable, mais il lui semblait bien que de base les Natus avaient grand mal à subvenir à leurs besoins.
« Il faudra donc négocier une quantité de nourriture raisonnable pour ne pas vous affaiblir bien plus. Si le chef Athosien accepte ce gage de bonne foi bien entendu. En plus de votre art de bâtisseur. » L’anglais ne voulait pas desservir les deux parties, surtout que les Natus acceptaient difficilement l’aide Atlantes et avoue-le, les Atlantes avaient déjà leur problématique de nourriture. « Vous rentrez avec moi sur la cité. Nous la contacterons. »
« Si chef Athosien est bien homme d’honneur, il trouvera justice en ce marché. Je doute qu’il soit aussi désireux que moi de voir les siens armes à la main, pour porter combat au “mauvais” ennemi. Quelle tromperie que de se détourner des Wraiths ! »
« Les Athosiens ont des réserves et du bétail, chose que vous, vous ne disposez pas. »
« En ce cas... » fît Paresok en se retournant. « Il fera déclaration du désir de son peuple. Il y a bien fournitures qui leur manquent, de quoi faire gage de dédommagement. »
Le meneur était en train de retourner avec Alexander à son bureau. L'administratif le suivait de son pas nonchalant avant de lever la tête et de constater que sur le toit il avait Eura et Vilma allongée en pleine discussion Tairis. Eura était en train de montrer des plantes à Vilma. Un instant, Alexander les regarda avant de détourner le regard sur Paresok.
« Il me semble avoir entendu détails de vos rencontres verbaliste. Méthode d’offrande pour adoucir la première pensée et ouvrir dialogue. Boivent-ils ? »
« Les offrandes sont généralements pour des premières rencontres dans un but d'échange commerciale. Dans ce cas, cela n’est pas approprié mais un verre d’alcool a toujours eu l’effet de rapprocher les cultures. » Lui dit-il d’un air malicieux.
« Surtout que votre liqueur est bonne. Les Athosiens, ont une distillerie aussi. »
« Alors j'amènerai ma bouteille. Cela ne pourra être que mieux perçu que des armes et des sourires dentés de haine. »
« En effet. » conclu Alexander.

Alexander et Paresok parlèrent encore quelques minutes avant que des bruits de pattes se firent sur le toit de la bâtisse. Les deux tigresses venaient de se lever et Vilma, poussa de sa patte la porte de l’office.
« Mentra ? » Alexander hocha la tête et la tigresse grise se déplaça vers les deux hommes. « Je vais chasser. Ma présence durant la diplomatie sans poil est trop impressionnante et te portera défaut. Autant qu’on apporte un peu plus de nourriture aux Natus en vous attendant. »
Une belle intention de la tigresse qui était une chasseresse de base.
« Grand merci en votre généreuse attention, Seigneure Vilma. Mes Natus seront touchés de votre égard. Vous resterez pour faire festin à leurs côtés ? »
« Cela va dépendre si Mentra reste manger ici ou sur la grotte sur l’eau. » ajouta la tigresse.
Si le Meneur ne connaissait pas le terme Mentra, il aurait fini par se poser des questions sur la dépendance affichée de la tigresse pour le verbaliste. Il acquiesça silencieusement avant de conclure :
« Bien. Les Natus vous feront bel accueil selon votre décision. »

Alexander qui lui, ne savait pas ce que ça signifiait véritablement, regarda Vilma qui refusait poliment l’invitation Natus. Elle pouvait rester si cela lui plaisait. Quoique si elle voulait vraiment, elle le dirait clairement. Là, elle semblait lui laisser le choix. Il était évident, elle voulait rester avec lui, sachant que les quelques moments ensemble allait être très vite volé par les deux Taigrions qui l’attendaient sur la cité. Et aussi pour une autre raison, la tigresse semblait gêné d’accepter l’invitation, elle qui était plutôt du genre à accepter un repas, puisque chez les Tairis c’est un signe de renfort de liens d'amitié entre peuples.
« Hazel et Ketrichen sont sur la cité. Je ne comptais pas rester. Mais Vilma tu peux. »
« Non. Je consomme beaucoup trop de viande, je ne désire pas manger des réserves importantes pour les Natus. » Dit-elle de but en blanc.

Paresok haussa des sourcils, trouvant là une excuse plutôt plate pour leur fausser compagnie. Etant donné qu’une créature avait été ramené par la Seigneure Eura et que Vilma comptait en ramener une autre, il y aura suffisamment à manger pour tous ce soir. Et le partage n’offenserait pas les Natus, surtout avec la présence de représentants Tairius. Le Meneur dévia son regard sur Alexander, plutôt discrétement, et il comprit que celui-ci n’avait pas la moindre idée de l’attachement du tigre. Pas bien difficile de comprendre que là où le verbaliste allait, le Seigneure Vilma irait également.
Paresok demeura donc silencieux et interdit, laissant respectueusement cette conversation se terminer entre Atlante et Tairius.

Alexander arqua un sourcil, pourquoi pas, s‘il ne voulait pas consommer de la nourriture pour ne pas pénaliser ceux-ci tout était à son honneur. Surtout qu’un tigre mangeait en effet énormément. Le grand cerf suffirait à peine pour les deux. Il haussa les épaules. Elle est grande.
« Et Eura ? » encore une fois la blanche était arrivé discrètement :
« Je vais voir le sans poil âgé du nom de Patrick Sidney. Nous avons une discussion à finir sur nos arts. »
Alexander hocha la tête. « D’accord. Soit prudente Vilma. » la tigresse était en train de marcher vers la sortie. Elle tourna la tête les yeux orange luisant de malice avec un rictus sur les babines. « Moi toujours être prudente. »

Eura resta quelque instant avant de suivre Vilma de son pas partculier. Elle lança aux deux humains : « Soyez sages. Malgré les tensions facile à raviver. » La sage était pour la sagesse. Et elle disparut dans l’encadrement de la porte. Alexander hocha la tête avant de toiser Paresok. « Voulez-vous que j'insiste auprès de Vilma ? » Il ne voulait pas que les Natus prenne affront ou quelconque tristesse de son refus.
« Nul besoin verbaliste. La seigneure est bien libre de son temps. » Répondit simplement Paresok. Il avait récupéré sa bouteille ainsi qu’une série de verre qu’il avait placé dans une sacoche en cuir qu’il tenait en besace. « Et il serait inconvenant d’être en retard pour la rencontre. Bien d’autres occasions se présenteront pour partager le dîner avec elle. Ce n’est que partie remise. »
« Exactement. »

Alexander lui emboîta le pas, pour se rendre vers la zone d'atterrissage du jumper. Celui-ci n’était pas encore là. L’anglais laissa Paresok appeler les siens à lui pour l’échange diplomatique.

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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // ⚜️



John arriva quelques minutes après déposant le jumper, l’anglais alla directement à sa rencontre pour recevoir son bilan sur l’état des Athosiens, qui étaient assez en colère quoique de plus normal. John avait calmé un peu les mœurs comme il avait pu et fort heureusement ce peuple l’avait suffisamment en estime pour ne pas s’emporter. John était un peu agacé par cette situation et il ne le cacha pas à Alexander. Il l’informa aussi de quelque griefs Athosiens, qui estimaient avoir essayer beaucoup trop d’échange de paix avec les Natus et ils n’arrivaient pas à s’entendre. Un vrai nid de crabe !

John termina son rapport avant que les autres Natus n’arrivent. Un peu étonné de ne pas voir de tigres, mais plutôt soulagé. Le chemin se fit dans un silence calme et reposant. Le colonel, charia son patron et l’effet qu’il allait faire maintenant avec sa blessure à la joue.

La plage était illuminée de plusieurs grande torches. Les Athosiens, qu’y étaient venu en avance, avaient installé de grand tapis pour le confort de chacun. Dans leurs traditions, ils avaient apporté un peu de nourriture composée de fruits et de graines pour manger et éviter les aigreurs d’estomacs.

Halling était là, emmitouflé dans un long manteau en laine, il était accompagné de quatre autres Athosien, tous ayant eu affaire aux Natus, qu’il soit par la diplomatie ou par un regrettable accident. Le jumper déposa son chargement d’humains et Hoffman ouvrit la marche avec John à ces côtés. Ils saluèrent le groupe d’Athosiens, avant de prendre place sur un côté latéral des tapis. Laissant les Natus en face des Athosiens.

« Bien, nous pouvons commencer par vos différents chacun. Je ne tolérai aucun verbe haut et en vous demandant à chacun d’être respectable envers la partie adverse malgré votre colère respective. Nous sommes là pour trouver un accord et mettre fin à vos irritations commune. »

« J’espère que devant nos amis Atlantes nous trouverons un bien meilleur accord que toutes les autres fois Meneur Paresok » affirma Halling d’un air neutre.

Paresok avait donné ses consignes pendant le vol, rappelant à chacun combien il était important de se tenir et de ne pas laisser inutilement éclater sa colère. La situation menée par la délégation Atlante et la présence des tigres dans le camp avaient largement contribué à un retour au calme et, même si Herfalek trouvait une grande injustice que les Natus soient contraint de se justifier, la plupart du groupe était sûr de bonnes dispositions. Ils ne voulaient ni décevoir les Atlantes, ni leur meneur, et encore moins les Trois qu’ils étaient certains de sentir leur regard sur eux.

Le Meneur était en tête de ses hommes et les invita à s’installer calmement, prenant le centre en face d’Halling pour discerner ses traits de façon neutre. Idène, à sa droite, détourna son regard sur son homme lorsqu’elle entendit le terme “devant nos amis Atlantes”, serrant la mâchoire à l’idée qu’il sous-entendait qu’ils avaient été beaucoup moins avenant en-dehors de leur présence. Mais Paresok ne semblait pas tomber dans le piège, si piège il y avait, pour lui répondre simplement :

« C’est notre voeu commun. »

Il se sépara de sa sacoche et la déposa devant lui pour en sortir les verres et la bouteille. Il en versa le contenu et le tendit poliment à Halling, puis au deux Atlantes, avant de prendre le dernier et de le présenter devant lui.

« Les Natus n’ont pas de volonté à guerroyer l’Athosien. Trouver entendement est vital pour nos deux peuples. »

Et il attendit qu’ils vident leurs verres avant de faire de même.
Alexander et John refusèrent poliment l’alcool. Pour l’un garder toutes ses facultés et l’autre parce qu’il était en service. Les Athosien eux, prirent l’alcool en remerciant les Natus et firent tourner les plats de denrées en contrepartie.

« Je ne souhaite pas partir en guerre contre un peuple qui est allié avec nos amis. » Ajouta Halling simplement. « Cependant, il y a un véritable problème entre nos peuples. Et la destruction de notre cabane de pêche le montre bien. » Il regarda Paresok

Les Natus prirent chacun une baie ou un biscuit. Ils le mangèrent en signe de respect bien que cela ne leur donnait pas faim. Lorsque le coup de la cabane vint sur la table, Idène réagit immédiatement. Son visage était rouge, elle avait les mains jointes, crispées à s’en faire blanchir les jointures, mais paradoxalement elle usait d’un ton souple.

« C’est l’expression bien regrettable de l’amertume Natus à voir ses chasseresses raillés par vos hommes lorsqu’elles s’en trouvent prises en vos pièges. Aguela ne pourra plus se déplacer convenablement avant nombre de cycles et c’était bien la seule à ne pas porter grief à l’égard des fourbes Athosiens qui se sont moqués de sa détresse. En attendant, elle est blessée, peinée, et nous avons vu l’une de nos proies nous être ravir à grand renforts de raillerie de vos chasseurs alors qu’ils l’emmenaient. » Fit Idène d’un ton calme.
« C’est vol et manque d’honneur que cela. Nulle réaction des notres mais bien des votres. Alors j’ai détruit pêcherie en veillant à ne blesser nul Athosien...jusqu’à ce qu’ils nous assaillent de leurs poings...même après intervention des Atlantes pour faire cesser l’escalade. » Ajouta Herfalek. « Je réclame pardon pour telle destruction, basse vengeance il en est. Mais nullement pour les jeunes Athosiens qui nous accusent de connivences avec le Dévoreur. Telles insultes se lavent avec les armes en notre justice... »

Paresok était resté silencieux. Il reprit juste après eux :

« Voyez cela plus témoignage qu’accusations. La destruction de la pêcherie est à l’image de ce que mes hommes endurent du rejet et insultes des vôtres...Un Natus tient à son honneur et c’est dure épreuve que de rester impassible à l’envie de laver l’affront. »

Halling fit une moue et du lever la main pour pas que les siens réplique d’une manière aussi violente.
« Mon fils était dans le groupe de chasseur et de jeunes près de la cabane de pêche. Leur comportement est agressif suite à l’amertume qu’ils ressentent à l’égard des Natus qu’ils jugent responsables de la fuite des proies qui, autrefois, étaient sur ce lopin de terre. Des proies qui nous permettaient d’éviter d’abattre notre bétail pour suivre en temps froid. Un bétail qui causé par votre bruit infernal a été perdu par plusieurs têtes ! Vous êtes sur nos terres et vous ne respectez même pas l’intégrité de celle-ci. Entraînant bruits, défrichement et épuisement de notre nature. » Il se tue quelque instants « Cependant, je ne cautionne pas le comportement agressif de mon fils et de sa bande de chasseurs. »

John croisa les bras, n’aimant pas entendre le mot “notre terre”. Il ne dit rien pour le moment. Alexander était silencieux, laissant chacun s’exprimer.

« Les groupes d'entraînement ont déjà reculé. Que voulez-vous de plus ? Que nous nous effacions ?!? »
« Du calme, Velbek. »
« Accusation d’appauvrir le sol, Meneur, mais nous ne prenons que de ce que nous avons besoin. Les meubles et planches sont tirés du bois mort, la corde des écorces malades, les baies collectées sans dépravations des racines. La carrière est vitale à la construction Natus. Il n’y a nul enrichissement personnel par nos collecteurs ! »

Paresok leva la main et le responsable des collecteurs se mura dans le silence, il n’en fusillait pas moins Halling du regard.

« Température basse et temps à grisaille ont raison des ressources. Et il est vrai qu’entrainement de guerre ont porté préjudice à la vie sauvage. C’est découverte tardive de cet effet, nous avions nullement telle expérience en Magna. Nous avons reculé, j’ai fais respect de cet accord lors de votre première requête. Mais maintenant mais il nous faut vivre, tout comme vous, de ce que la terre a à nous offrir. Devrions nous simplement disparaître pour votre plaisir et confort, Athosien ? »

« Je dirais que vous êtes trop près de nous. » Lâcha Halling, qui désirait qu’ils partent au final.

Alexander inspira une fois puis deux, avant de prendre la parole avant que cela ne parte en conflit du : “dégagez on vous veut plus”.
« Bien. Je vais revenir sur certaines précisions : Le continent appartient aux
Atlantes. Que cela soit clair. Nous le partageons de bon cœur avec les Athosiens, qui en contrepartie nous cultivent de la nourriture. Nous avons décidé d’intégrer une base Natus pour les préparer contre une guerre avec une faction de Wraiths.
» Il regarda les deux leaders avant d’ajouter. « Au vu de votre mésentente et des efforts faits, il faudrait répartir le terrain de chasse. » Il regarda John, qui avait déjà une idée, élément qu’il avait évoqué à Alexander juste avant.

« Laisser la zone actuelle de chasse aux Natus et les Athosiens
iront vers la montagne où le gibier est tout aussi abondant. La zone a été sécurisé il y a peu par mes hommes suites aux problèmes causé par les grands renards.
» John
sortit sa tablette et avait entouré de deux couleurs différentes les zones de chasse sur la carte.

« Quant à la nature appauvrie, les constructions ne sont pas nocives pour celle-ci. Le Meneur Paresok fait gage de bonne foi en vous prêtant main forte pour la reconstruction de la cabane de pêche et vous pourrez constater de vous-même que leurs habitations ne causent pas plus de dégâts que la coupe d’arbre. » Il toisa Halling
« De votre côté, il serait bon de calmer les jeux des esprits fous qui rêvent de faire leurs preuves ou de se trouver une compagne en oubliant les bonnes manières. Me semble avoir entendu des propos sexistes envers les chasseresses Natus. Si chacun fait des efforts pour la bonne entente, vos deux peuples ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre. » Halling regarda Alexander et eu un léger rictus mais cela était dû à l’évocation de trouver compagne. Faut dire que le groupe de son fils était balourds et malgré leur propos haineux, certains étaient intimidés face aux belles guerrières Natus et ne trouvaient rien d’autre à leur dire que des saloperies pour faire les intéressants. Alors qu’ils auraient aimé partager une coupe de fruits avec elles. La maladresse et la bêtise …

Forcément, face à la morale martiale des chasseresses et le sens de la justice Natus, c’est une véritable haine que ces jeunes trouvaient en réponse, l’idée même d’un intérêt pour les jeunes femmes leurs étant à mille lieux de cette réalité.

« Surtout que vous avez plusieurs points communs… L'entraînement martial, la haine des Wraiths, la créativité que ça soit en construction pour les Natus ou dans les habits pour les Athosiens… La fierté, la convivialité et la noblesse d’âme. »

Halling ne disait rien. Par contre les autres Athosiens furent assez intéressés par les points communs qu’ils ignoraient des Natus. Halling avait la tablette entre les mains et observait la nouvelle zone de chasse un peu plus loin, mais inaccessible aux Natus et surtout loin d’eux… Moins de rivalité pour la chasse. Il tendit la tablette à Paresok pour qu’il s’y fasse un avis. Mais pour le moment le leader Athosien ne disait rien. Il réfléchissait… puis se mit à chuchoter avec ses compagnons pour avoir leur avis.

Paresok se terrait aussi dans le silence. Il n’avait pas été d’accord sur l’un des points d’Alexander. Les Natus n’allaient pas “aider” à reconstruire la pêcherie. Ils allaient la construire entièrement en dédommagement. Mais c’était un détail qu’il corrigerait plus tard. Le plus gros des problèmes tenait en ces terres de chasses et la modélisation du partage sur la tablette lui semblait bon, d’autant plus que les différents chasseurs cesseraient de s’affronter.

Sans ces troubles, les mésaventures cesseraient de faire le tour des Natus et les désirs de vengeances s’étioleraient rapidement. Le Meneur passa la tablette à Idène, ce qui permit aux autres Natus de considérer la proposition. Ils étaient assez enthousiastes à l’idée de rester dans un secteur connu à proximité de leurs camps.

« Telle proposition conviendrait aux Natus ! Et si Athosiens sont prêt pour cette forme de paix, peut-être trouverons-nous nouveaux arrangements, à l’avenir, pour ce que nous avons à offrir mutuellement. »

Halling releva les yeux vers Paresok. Il ne désirait pas entretenir un conflit surtout que les Atlantes comptait sur ces Natus pour les aider avec leur ennemi commun. Les Athosiens ne prenaient plus part aux guerres, préférant rester sur un statut plus neutre pour reconstruire leur peuple si lourdement impacté par les Wraiths. Mais soutenant l’effort de leur allié en cultivant leurs ressources alimentaires. Parfois, leur passé de guerriers lui manquait… mais brièvement, commerçant et négociateurs lui convenait mieux, bien moins de soucis.

« Cela nous convient aussi. Cela évitera que nos chasseurs se croisent et qu’ils aient frictions sur les proies. Le groupe de jeunes Athosiens présenteront leurs excuses… Concernant la cabane de pêche je veux bien de l’aide Natus pour que nos avis changent sur leurs destructions de la nature. »

Alexander regarda John, les deux peuples ne voulaient pas de conflits donc sautaient sur l’occasion de cette solution pour aplanir les choses. Cela était gentillet à ses yeux, lui qui avait l’habitude de conflit plus fort. Mais Halling était un sage parmi son peuple et il ne désirait pas entretenir un conflit.

« Les Natus responsables de vengeances présenteront également excuses. Mais nous reconstruirons entièrement la pêcherie de nos propres moyens. Si Athosiens veulent prendre en charge organisation et dessins d’architecture pour efficacité de leurs collecteurs, ce sera grand plaisir. »

« Hum pourquoi pas faire ça ensemble ? Pour montrer qu’on peut s’entendre ? Et faire une construction mixte ? » Les compagnons d’Halling ouvrirent de grands yeux. Paresok fut particulièrement sceptique.

« Méthodes de construction Natus ne sont pas methodes Athosiennes. Il faudra organisateurs de chaque camp qui sachent s’entendre à la direction du chantier... »

Herfalek savait qu’il allait être affecté aux travaux pour avoir détruit la cabane. Lui aussi ouvrait des grands yeux en espérant ne pas avoir à faire aux Athosiens.

Halling n’était pas d’accord, mais prit sur lui pour faire l’effort. « D’accord, vous construirez notre nouvelle cabane de pêche. »
« Cela étant...les vôtres pourront toujours rendre visite pour faire valoir les besoins de leurs activités... »
« Bien entendu. » Fit Halling. Il jeta un regard à Sheppard puis au RDA. Ils avaient pas fait grand chose, mais leur présence temporisaint les deux camps
« Je crois que nous en avons fini pour ce soir. »

Paresok acquiesça et se redressa, plutôt satisfait que la situation n’ai pas dégénéré. Il fallait maintenant espérer que cet effet ne tienne pas simplement de la présence des Atlantes et s’efface plus tard, lorsqu’ils ne seront plus là.
« Certes...les miens commenceront les travaux demain. »
Le Meneur prit la sacoche contenant les verres et la bouteille qu’il avait rangée et la tendit à Halling en guise d’offrande. Les Athosiens ne savait pas quoi donner en échange. Alors Halling défaisait son grand manteau chaud et le donna en échange à Paresok. Cela clôturait cet échange sur un don de chacun. Le Meneur avait récupéré le manteau en hochant la tête en signe de remerciement puis il recula tranquillement en direction du jumper, en compagnie de ses hommes, demandant leurs avis. La plupart semblait plutôt enthousiastes. Seule Idène émettait des réserves, craignant que les Athosiens n’aient fait bonne figure qu’en face des Atlantes pour reprendre d’aussi sec leurs provocations une fois leur attention dissipée. Paresok attendit le retour d’Alexander et de Sheppard avant de leur demander, leur agitant le manteau sous leur nez, s’ils trouvaient également l’accord concluant. Pour lui, c’était le cas, et certainement grâce à eux. Sans la proposition du verbaliste et de son frère d’arme, les Athosiens n’auraient jamais accepté de déplacer leurs terrains de chasse.

Alexander et John restèrent quelques longues minutes avec Halling. Le second leader Athosiens, avait quelques questions et voulaient s’assurer que les Natus ne viendraient pas à rompre leur accord par d’autre provocation. Et il redoutait surtout la construction de la cabane de pêche. Par cette inquiétude, il demandait que les Atlantes surveillent pour faciliter l’échange et que cela continue dans une belle entente. Enfin belle… il espérait que son peuple n’aurait plus de frictions avec celui des Natus. Et qu’au contraire, il s’engageait aux printemps à faire des échanges commerciaux avec eux.

Alexander, hocha la tête chargeant John de mettre quelques soldats, John proposa ceux qui s’entrainaient sur le camp militaire ou en guerre non conventionnelle comme Allen, pour jeter un coup d’œil de temps à autre. En réalité Halling avait besoin de sa rassurer sur la confiance des Atlantes envers les Athosiens. Élément logique, la peur de perdre les accords et surtout la confiance d’un peuple qui comptait pour le siens. Et comme à chaque fois, les Athosiens firent une remarque sur la belle balafre que portait Hoffman. Pour eux, les cicatrices avaient une valeur importante, signe de combat vaincu ! L’anglais ne dit rien, il avait déjà eu la remarque avec Torin il y a plus d’un an. Il se contenta d’hocher la tête et de saluer Halling et son escorte. Les Athosiens ramassèrent les tapis, fruits et soufflèrent les torches.

Les deux Atlantes revénèrent vers le jumper faiblement éclairé, mais cela ils s’en fichaient bien, ils avaient tous deux leurs lentilles de visions. Réflexe à chaque sortie et Alexander ne les avaient pas retirés depuis la terre sans jour. Sur le chemin ils marchèrent en discutant, John joyeux et satisfait que ça se décante reprit une sale habitude : charrier Alexander. Il eut quelques rires, puisque comme souvent John usait de l’humour pour évacuer les tensions. Ceux-ci s’arrêtèrent chez l’anglais quand ils furent proches des Natus reprenant son masque professionnel en un instant.
« Tu es content de ton trophée ? Un beau manteau d’une super qualité ! Tu vas pouvoir t’entrainer avec seulement celui-ci sur les épaules que tu n’auras plus jamais froid. » Enchérit John devant Paresok. Petite pique par rapport aux entraînements en slips que faisaient les Natus.
« AH ! Que je me noie dans les Tréfonds si j’en fais richesse personnelle, fiston !!! » Rétorqua Paresok de sa façon bien particulière. « Voilà beau gage de confiance que de se séparer de sa propre vêture ! Mais quelle perte à en faire trophée, à risque d’accusation de sale arrogance, j’en trouverai bien plus mon compte à l’offrande ! Naidily, la brancardière, saura quoi en faire pour offrir chaleur à ses protégés. Qu’en dites-vous ?!? »
Alexander eut un rictus malicieux et regarda John. Le colonel, secouait la tête... Les Natus sont incroyables !
« Je dois mettre sur la liste des chaufferettes ? »
John tourna la tête vers l’anglais et il lui fit une petite moue comme pour lui dire que ce fut lui la chaufferette !
« Paresok… Tu ne vas pas donner un si beau manteau pour qu’il serve de couverture ? Garde-le et tu seras le Natus le plus à la mode de ce continent ! »
« Je ne sais pas si les Natus ont la notion de mode John… »
« Pas faux… Garde le, Halling sera surement offensé que tu refiles ce manteau à quelqu’un d’autre. »
« Sa confection, indique un talent particulier et un prix important. Il serait plus préférable que ce manteau soit porté avec honneur et distinction. » Compléta Alexander.

Paresok parut ennuyé.
« Bien vantard que je serais de me pavaner avec vêture d’Athosien alors que les miens apprennent à batailler le froid. Je l’offrirai au Natus le plus valeureux, en ce cas, ainsi pareil étoffe méritera meilleur dos que le mien. »
Il passa le vêtement à ses Natus qui l’observèrent sous toutes les coutures, intrigués vis à vis des nombreuses différences avec leurs uniformes. Alexander et John hochèrent la tête, puisque ce fut le choix de Paresok de l'offrir.
« Maintenant enseignez moi ce terme étrange : mode. Il me semble l’avoir entendu d’un Atlante définissant la Tempétueuse comme sa “représentation physique”...encore un mystère que ceci ! »
« Oula, je te laisse ça Alexander ! Moi je vais piloter ! » Lança John bien ravie de ne pas expliquer ce genre de chose à Alexander, après c’est son métier de faire ce genre d’explication et il se marrait doucement, faisant signe aux Natus de rentrer dans le vaisseau. Alexander, lança un petit regard à John qui lui refilait la patate chaude. Il laissa passer Paresok devant lui, pour prendre place à côté et lui expliquer le concept de mode.
« La mode, c’est une manière collective de faire. John évoquait la mode vestimentaire, un style de vêtement qui plaît à beaucoup et qui est mis en avant, durant quelques années.»
« Hm ?? Comme un uniforme ? »
Idène rigola dans son dos.
« Il me semble, mon homme, que le verbaliste fait référence aux vêtures décoratives personnelles qui s'affichent au public. Hmm...comme la Tempétueuse, ce n’est point uniforme…. »
« Oh, je comprends. » Fit le Meneur en hochant la tête. « Donc, comme la tempétueuse, avec sa vêture colorée à attirer l’oeil et ses armes de pieds qui toquent au bois...et quand intérêt s'essoufflera...nouvelle couleur et coupe...c’est cela mode ? »
Idène fixa Alexander et John pour voir si elle avait bien percuté. John qui était de dos, avec un sourire narquois en train de faire décoller le jumper pour ramener tout le monde vers le campement.
« En effet meneur.» Confirma Alexander, même si la mode était plus complexe mais pas besoin de s'épancher sur des détails.
L’homme était fier d’avoir presque trouvé seul. Il rétorqua néanmoins d’un air bien sérieux :
« C’est maladie trop distrayante que cela ! J’en entends nombre de mes filles Natus trouver intérêt aux jolis couleurs et aux étranges armes de pieds de votre médicastre. Armée défaite qu’en serait ses femmes à se draper ainsi aux combats par plaisir d’attrait au regard ! » Idène pouffa et John aussi.
« Mais vous ne pouvez pas nier que cette distraction est aussi agréable pour nos yeux » ajouta l’anglais malicieusement.
« Oh...heu...hum...certes...mais... » Paresok regarda plus John qu’Idène, ses joues s’empourprant quelque peu, tout en s’approchant d’Alexander.
« Mais est-ce parade que ce curieux morceau d’étoffe scindant le derrière de vos femmes ? Je n’en comprends nulle signification à en voir l’une s’être baissé et révéler telle intimité. J’en songeais femme Atlante beaucoup plus réservée pourtant...est-ce appel de séduction féminine ? »

John éclata de rire n’en pouvant plus… Parlait-il de string ? Sérieusement il avait des femmes qui le remontait si haut ? Ou bien Paresok avait eu les yeux qui traine. Alexander resta stoïque mais eu un rictus amusé en entendant John se marrer comme une baleine.
« C’est Isia qui porte des strings ? Et qui trouble la vue de mon frère ! »
« Non, elle ne porte pas ce genre de sous vêtement. »
John toussa et eu un « hinnn » audible.
« Comment tu sais ça toi ? »
« Tu ne veux pas savoir ! »
« OH si je veux savoir ! Car ça veut dire que monsieur n’est pas si exclusif que ça ! » John jubilait ! Il le tenait son potin !
« Ne va pas chercher des idées farfelues pareille… Je te rappelle que c’est moi qui a le droit aux tiroirs de lingeries fine… »
« Elle est dingue cette nana … »
Alexander confirma par un soupir en levant les yeux au ciel. « Tu sais bien comment elle est. » Il regarda Paresok « Pour répondre à votre question : c’est une séduction dans l’intimité. Après que votre regard s’est égaré sur les callipyges de certaines atlantes qui n’avaient pas fait attentions à leur pantalon un peu trop bas, c’est autre chose. »

Paresok avait écouté sans véritablement comprendre l’échange. Il en était à se demander si Isia, la “tempétueuse”, n’avait tout simplement pas le verbaliste et son frère d’arme parmi ses liens. Mais alors qu’il échaffaudait l’hypothèse, Alexander lui expliqua ce qu’il en était de cette chose curieuse appelé “string” et qui était réservé à l’intimité. Il serra les dents, sous le coup d’une fausse douleur, alors qu’Idène déclarait dans son dos :
« Accidentel, donc…. »
Elle tapota l’épaule de son homme.
« Par les Trois, femme, tu n’es qu’une vile traîtresse ! Tu le savais forcément ! »
« Bien sûr que je le savais. J’ai miré avec intérêt la secrète vêture intime de la verbaliste Erin. Pour des Atlantes si peu éclairé sur la beauté du corps, ils font grand art de la tisserie de dessous…allez, tu as perdu ! »
« Je réfute ! Ma femme, c’est grand piège sordide ! »
« Mais vu que tu es homme d’honneur, mon Paresok... »
« Suffit !!! Oui, oui...je le ferai ! »
Idène avait un sourire victorieux, cruel et sadique à la fois. Elle claqua une bise sur la joue de Paresok qui tenta de l’esquiver en enrageant puis, voyant la tête des deux autres hommes, il haussa les épaules tout en expliquant :
« Les Trois se rient de ma bêtise. J’ai perdu pari, je dois m’acquitter du gage. Diantre !!!! » Il regarda Idène qui le gratifiait d’un clin d’oeil pleinement moqueur. « Grand suicide que d’aller voir la tempétueuse pour lui demander de fournir vêtures intimes. Quelle diablerie Candide tiens !!! »
John et Alexander avaient souri aux remarques et à la malinerie d’Idène. Alexander hocha la tête avec un rictus qui voulait dire à Idène qu’elle avait bien monté son coup. Cela confirmait ce qu’il pensait d’elle. Elle était aiguisée.
« Me semble-t-il que nous devons nous rendre ensemble sur Atlantis, vous pourrez donc mettre en pratique ce pari Paresok. » Il jeta un regard à Idène
« Mon brave ami, j’honorai ta mémoire ! »
« J’enrage ! Nul soutien de votre part, à croire que vous faites vœu de dominance à vos femmes, pleutres !!! »
« Moi je fais voeux de rien du tout… Quant à l’anglais, j’ai déjà dit qu’il ne faut pas l'aguicher avec les taquineries ! »
« Ah oui ? J’en append des choses ... »
« Commence pas, sinon je vais me faire “fouiner”. »
« Non, ça c’est quand il y a Erin. » John répondit via une sorte de grognement.

Ne comprenant pas le reste du dialogue, Paresok demeura installé sur l’un des sièges à l’arrière, boudant une Idène qui le trouvait encore plus charmant dans cet état. Elle le consola tout en lui faisant part des détails des dessous qu’il devrait lui ramener. L’homme bougonnait silencieusement en se demandant comment il pourrait se tirer de ce mauvais pas.



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Sam 24 Mar - 14:43
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Pendant ce temps : Eura profita d’une influence bien moins grande pour venir se faufiler dans l'office de Patrick.
« Ils sont partis régler leur différents. Vous n'avez plus d’âme à soigner je vois. » Dit-elle en observant le lieu.

Patrick était penché sur le bureau en bois que les Natus lui avait construit, prenant des notes et constituant des dossiers sur plusieurs cas qui devenaient inquiétants. Le psychologue en était à se dire qu’il faudrait l’aide du CODIR pour organiser des jours de repos dans la Magna afin que leurs esprits se remettent du déboussolement et des nombreuses agressions. Mais la voix d’Eura le fit soudainement sursauter et il se posa une main sur le coeur tout en souriant.
« Vous êtes décidément très discrète, ma jeune amie. » Il referma son dossier, habitué à dissimuler les informations importantes puisque le devoir du secret médical lui tenait à coeur même auprès d’une population extérieure. « Avec Alexander et Sheppard dans la danse, je n’ai pas de doute que nous parvenions à un bon accord. Les Natus n’ont jamais eu de contact avec l’extérieur et les Athosiens ne connaissent pas la vie en “voisinage”. Un héritage de la sécurité qu’offre la vie non loin d’Atlantis, je le crains. Les sélections des Wraiths ne donnaient pas le temps à ces ennuis autrefois... »

La tigresse avait eu un rictus amusé en voyant Patrick sursauter. « Oui. L’avantage d’être un prédateur je pense. » Ajouta t’elle avant d’hocher la tête et de prendre place en face de lui. « Je ne me fais pas de soucis. Les Tairis ne partagent plus depuis de nombreuses lunes de voisinages intelligents. Donc je comprends qu’il n’est pas facile de partager ces terres. »
« Les Athosiens sont d’excellents négociants. Et les Natus ont un code de morale qui les prédisposent à la conciliance. Je pense que l’arrivée impromptus de ces voisins pour les Athosiens d’une part, et la confusion de cette expérience d’une nouvelle vie pour les Natus d’autre part ; soit la simple raison de cette animosité. » La tigresse ne connaissait pas les Athosiens. Elle s’en fichait un peu en tout franchise. Mais elle écouta les propos de Sidney et hocha la tête d’un air satisfait.

Sidney croisa les mains sur son dossier avant de demander doucement :
« Avez-vous trouvé ce que vous recherchiez, Eura ? »
« Oui, assez facilement. Je pensais mettre plus de temps, pour trouver mes plantes. Et vous ? Vous êtes satisfait de vos soins ? »
« Pas vraiment... » Avoua Sidney. « Je fais face à une culture dont je commence à peine à apprendre les complexités. Il est difficile d’être pleinement efficace en ces circonstances. Je ne peux pas soigner sur une conception mentale Atlante, je dois réfléchir et m’adapter en Natus. »
Sidney sourit.
« Mais c’est en bonne voie, en très bonne voie. Les Natus me font de plus en plus confiance et ils m’aident à mesure que je les soulage. »
« Je sens. » C’est la manière de dire en Tairis “ je vois”.
« Il est difficile aux peuples qui sont différents de comprendre les complexités. Nous-mêmes Tairis avons quelques incompréhension sur les Atlantes et eux aussi. Je pense que vous aurez autant de mal à comprendre mon âme que moi la vôtre. Vilma est un très bien lien avec les Atlantes pour permettre à nos cultures de se lier. »
Sidney acquiesça.
« En effet. Découvrir son interlocuteur et accepter les spécificités de sa culture demande du temps. Vilma semble taillée pour cela, c’est heureux. Et les Natus, comme les Athosiens, les Atlantes et les Tairis apprendront à se côtoyer. J’en suis sûr. »
« Les sans poils ne dérangent pas les tairis. Au contraire mon peuple aime la richesse et voir de nouvelle chose. Vilma est très douée, elle est une grande tigresse... » Fit Eura avec une pointe de tendresse.
« Il me semble qu’elle représente beaucoup pour le peuple Natus. Elle a un grand avenir en effet. »
Eura le regarda et esquissa un rictus. « Pas seulement Natus. » Elle se leva pour faire le tour de la pièce une nouvelle fois et s’allonger vers Patrick pour être plus confortable et continuer à le voir. « Comment faites vous pour soigner vos âmes ? »

Sidney eut un léger sourire.
« Je les aide simplement à emprunter le bon chemin. Je les amène à se poser les bonnes questions, à faire les réflexions qui dissipent les doutes, les craintes, les rancoeurs. Qu’ils fassent ce travail par eux même pour qu’il n’y ai pas de sentiment de “formatage” : l’impression d’être manipulé de l’extérieur. »

L’homme tourna son siège pour être face à Eura. Dehors, la nuit commençait sérieusement à prendre le pas et les Natus avaient allumé plusieurs feux. L’un d’eux était même entré pour disposer plusieurs cristaux permettant un éclairage permanent. Ils provenaient de la Magna. Le psychologue l’en remercia avant de continuer. Eura étant parfaitement nyctalope ne s’en souciait guère.

« Certains cas demandent du temps et beaucoup d’implication. Mais ils sont acteurs de leurs propres soins. De leur propre retour. »
La tigresse l’écoutait avec attention, elle essayait de transposer cette méthode à se qu’elle savait elle même. « Comme une discussion ? »
« Oui. Une discussion. Mais celle-ci n’a pas pour but d’échanger ou de convaincre. Elle a pour but d’explorer doucement et sans violence la source du malaise et d’y trouver, ensemble, le remède. Cela demande de la confiance, plus ou moins longue à s’établir. »
La tigresse hocha la tête, comprenant bien ce qu’il lui racontait. « Je sens. Vous avez des questions sur ma culture ? »
« Oh, plein, vous vous doutez... » Avoua Sidney en rigolant. Il ouvrit l’un de ses blocs notes, allant sur une page vierge, puis prit son stylo. La question d’Eura sous-entendait qu’elle était disposée à échanger, d’y prendre le temps, donc le psychologue n’allait pas lui poser bêtement la question. Il prendrait ce qu’il y aurait à prendre.
« J’ai émis, personnellement, l’hypothèse que votre art était tout aussi mystérieux que rare pour les autres représentants de votre espèce. Cet aptitude que vous avez ne doit pas être courante et j’aimerai savoir comment elle se révèle au cours de votre existence, de quelle manière, par quel moyen, à partir d’un moment particulier ?...et où, comment, une “chamane” - si vous me permettez cette comparaison avec ma société - tire ses connaissances ? »

La tigresse était en effet disposée et restait allongé avec une certaine prestance naturelle. Elle esquissa un rictus.
« Mon clan est disposé à ressentir ce genre de chose. C’est un don, comme certains sont plus doués à la chasse ou au combat. Depuis notre âge le plus jeune, nos dons naturels sont mis en avant pour être perfectionné aux âges d’apprentis. Sans oublier le reste, nous avons des enseignements généraux. Cela définit souvent le changement de clan si on désire continuer dans cette voie. » Elle se lécha la patte « Je suis issue d’une famille de chamans assez puissante. Mes deux pères avaient un don très fort. Quant à ma mère, elle possédait un don de guérisons assez impressionnant. Quand je suis né, j’ai eu une forme d’aura qui a défini mon avenir…celui d’être dans les étoiles. Et plus l’âge à été là, plus j’ai honoré les espoirs qu’on fondait en moi, au point d’être choisie pour être la future cheffe des Atmas. » Elle fit une courte pause. « Mon savoir je le tiens des enseignants Tairis, des aventures et du vécue de mes ancêtres ou pairs dans mon domaine ainsi que de mes expériences personnelles que je transmets. »

Sidney avait prit des notes, assez étonné de voir que les Tairis reproduisaient une forme de scolarité générale puis spécifique auprès de ses jeunes héritiers. La connaissance ne se transmettait pas simplement par la lignée du sang mais par l’affinité et les aptitudes. Il y avait des antécédents assez bien fondés sur Terre mais nullement dans le règne animal. Les Tairis seraient-ils donc l’expression qu’auraient été l’évolution plus poussée des tigres sur Terre en l’absence de prédation supérieure ?
Le psychologue était très intéressé et inscrivait tranquillement les informations. Ce serait aussi une très bonne discussion à avoir avec Alexander lors de leur prochain duel aux échecs.

« Merci. » Fit Sidney en tapotant son crayon sur un point final. Il alla sur une nouvelle ligne. « Comment percevez-vous l’esprit ? »
Oui les tigres avaient une scolarité et très poussé. Ils étaient sur un principe de diplomatie et chacun pouvait devenir chef s’ils en avaient les aptitudes.
« Comme la voûte de la nuit. Sombre et ponctué de petite lumières qui définissent des souvenirs qui eux même sont des éléments déclencheur de caractère ou de comportements. »
« Donc...l’environnement dans lequel vous vivez, la terre, le ciel, les différents éléments, vous sont tout autant physique que symbolique ? »
« Notre culture est pas aussi développé que la vôtre. Mais c’est un bon résumé de dire que nous basons d'interprétations sur ce qui nous entoure et ce que nous observons. »
« Les Tairis sont-ils exclusivement originaire de cette planète majoritairement plongée dans la nuit ? L’obscurité vous semble-t-elle plus protectrice, favorable, voir symbolique, que la lumière ? »
« De base oui, mais mon peuple a connu un âge de découverte avant de tout arrêter à la disparition mystérieuse des « Trois » comme disent les Natus. » La tigresse donna un coup de patte rapide sur le sol, pour attraper entre ces coussinets un petit insecte étrange, un mille pattes. Elle l’observait le faisant rouler sur ses doigts. « La lumière est source de vie, la planète fleurit et se ressource pendant les phases de lumière. Nous aimons la chaleur de la boule de feu dans le ciel et l’apaisement de la nuit qui permet de nous camoufler plus aisément. Si vous venez sur notre terre, vous verrez que nos campements sont emplis de feux signe que nous aimons cela. »
« Je serais donc accueilli en invité si je me présentai à vous pour étudier votre façon de vivre ? » Demanda Sidney en levant le nez de ses notes.
« Oui. Mais attendez-vous à devoir donner aussi votre savoir. Je vous conseillerais de venir en même temps qu’Alexander Hoffman ou qu’Erin Steele, afin que vous ne soyez pas étonné ou perdu. Vilma vous guidera avec surement grand plaisir surtout si vous venez accompagné du mâle. »
« Du mâle…de son “mentra” vous entendez ? » Fit malicieusement le psy.
« Bien sentie. » Dit-elle avec un rictus. Elle l’observa pour voir s’il allait la questionner là-dessus ou pas.
« Alexander m’a confié être régulièrement surnommé de la sorte. Je suis assez étonné qu’il ne soit pas plus curieux. Voulez-vous bien me donner la définition de ce terme ? »
Elle lui sourit comme si elle s’y attendait. « Vous êtes ami sincère avec Alexander Hoffman ? » Les tigres et leurs manies de dire à chaque fois le prénom et le nom. Cela était dans leur culture de dire le prénom complet.
« C’est le cas, oui. Mais je sais tenir les secrets lorsqu’ils me sont confiés. » Fit le psychologue en souriant.
La tigresse eu un rictus dévoilant ces imposante canines, comme si cela était très amusant pour elle. « Alors je vous répondrai la même chose qu'à votre ami : Inquiétez-vous de savoir ce que signifie un surnom affectif ? Dans votre langue vous usez à bon ou mauvais terme de sobriquet. Les Tairis aussi. Et mentra est bien plus court que dire : Alexander Hoffman. » Oui, elle n’allait pas lui dire la signification. Cela était en accord avec la dominante principale : Aya. Et fait, les tigres savaient aussi mentir malgré leur légendaire franchise.
« Hum...je comprends. » Fit Sidney avec un air malicieux.
« Donc, si à l’avenir de nos conversations, je vous nomme “Mentra” au lieu d’Eura” par confort, il n’y aura aucun malaise ? »
Elle se mit à rire « Les Tairis ne sont pas soumis au malaise. Je vous demanderai de trouver plus original. J'apprécierai être qualifié d’un mot venant de vous, si vous venez à me nommer autrement que ma naissance a notre prochaine rencontre. » La tigresse resta allongé avant de relâcher le mille patte et le laisser s’enfuir loin. Elle trouvait ça étrange comme créature.
« C’est intéressant. Je m’appliquerai à y réfléchir d’ici notre prochaine rencontre. » Eura hocha la tête d’un air mystérieux. Elle se doutait que l’homme était trop intelligent pour se contenter de ce genre de passe passe.

De son côté, le psychologue voyait cela surtout comme une manière de protéger avant tout le “secret” entourant Vilma. Si le terme “mentra” désignait quelque chose de très particulier et inédit, il serait mal vu qu’un Tairis ai laissé filtrer l’information à un proche d’Alexander. Après tout, cette race féline agissait et se comportait différemment des humains. Ils n’avaient pas besoin d’assouvir la curiosité d’autrui ou s’élever en ayant la réponse. Il valait mieux, quelque part, que Sidney apprenne ce terme en tentant sa chance auprès de Natus plutôt que de Tairis beaucoup plus loyaux pour se permettre un risque, même minime. C’était un comportement que Sidney appréciait particulièrement et qu’il noterait sur son bloc note.
Sidney se redressa, entendant un son caractéristique.
« Ah ? Il semblerait que nos amis soient de retour...avec de bonnes nouvelles j’espère... »
« Allons donc voir dans quel état ils sont. Pensez-vous qu’il aurait put avoir patte levée sur les deux camps ? »
Sidney se laissa aller à rire.
« Je crains tout bonnement que cette hypothèse soit impossible avec la présence d’Alexander... »
« Hum… oui. Il est capable de faire tenir un Tairis en place, alors de faible sans poil sans griffes... » Dit-elle simplement, mais rassuré qu’il ait pas combat, cela aurait été désagréable. Vilma avait beaucoup chassé et Eura leva les yeux au ciel.
« Vilma toujours trop ramener… Elle craint pour le ventre des Natus. Pire qu’une tigresse qui couve son ventre de vie ! » Dit-elle ironiquement, observant les mouvements de sa belle fille qui se dirigeait droit sur le bureaucrate a peine eut t’il le temps de sortir.
« Les Natus ne sont-ils pas, quelque part, issus des ventres des Tairius par leur culture... » Ironisa Sidney en se dirigeant vers la porte avec Eura.
« Oui, pour ça qu’ils mangent beaucoup trop ! » Dit-elle en ricanant.

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Sam 24 Mar - 14:49
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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // ⚜️



Le jumper arriva sur le sol Natus, ouvrant ses portes. La nuit était bien installée et pendant leur absences, Vilma avait chassé deux imposants cervidés et un sanglier. De quoi, donner des réserves pendant longtemps aux Natus. La tigresse accueillit les passagers, enfin surtout un, même si elle hochait la tête à chaque passage de personnalité. Elle s’enquerra de savoir si ce fut un bilan positif ou non. Alexander échangea avec sa tigresse pendant que John alla vers Paresok et Idène.
« Je dois ramener sa majesté et le Dr Sidney sur la cité. Me semble que vous devez vous y rendre pour Vida non ? Et aussi le pari de ce brave Paresok. Vous venez avec nous ? Bien entendu je vous ramènerai ici après. » Il allait en faire des allers et retours, mais cela ne le dérangeait pas pour des amis et en plus, il pilotait activité qui lui manquait en ce moment.
« Allez. Des devoirs m’attendent ici, je ne peux m’y défausser. Et quelqu’un doit rendre compte à la meneuse Namara. »
Paresok acquiesça, visiblement en accord pour être le seul à retourner sur Atlantis. Mais au moment où il s’apprétait à s’éloigner, Idène le rattrapa par la manche et l’embrassa.
« Nulle nervosité ne peut ternir le juste... »
« ...car du juste est perçue sa grande valeur et nul grief ne peut lui être opposé. » Termina le meneur, appréciant la sollicitude de sa femme.

La rencontre avec Vida pour lui parler des altercations et des solutions n’allaient pas être agréables, pour l’un comme pour l’autre. Mais Idène savait le remonter et elle souriait tout en lui ayant cité ce passage du LiberTairius.
Paresok acquiesça puis s’éloigna. Maintenant, la Candide s’attaquait à John. Elle s’approcha puis l’enlaça d’une douce étreinte affective avant de plonger son regard dans le sien.
« Mon second s’assurera-t-il que mon Premier respecte son gage ? Le divertissement refoulé pourrait bien lui faire évacuer crainte des griefs de Vida... »
« Tu es sûre de ne pas vouloir venir ? J’ai cru comprendre que les petits d’Aya sont présent, tu pourrais voir des bébés Tairius. » Dit-il en l’embrassant sur le front. Cela était pour elle, elle et son culte et autre honneur qu’ils ont envers les tairis surtout que ce n’est pas souvent qu’ils pourront voir les petits.
« Quelle rêverie ce serait là de prendre dans mes bras et cajoler descendance de Seigneurs Tairius. Mais j’ai devoir militaire ici, John, et nul Natus n’est favorisé au détriment d’un autre par ses connaissances ... »
Elle ressera son étreinte pour enfoncer sa tête dans le creux de son cou et le caresser de ses cheveux, appréciant le parfum qui émanait de lui.
« Tu viendras m’en annoncer prochaine occasion ? Nul devoir de lien. Mais tu voudras bien ? »
John comprenait bien ces obligations. Tant pis une autre fois. Après Alexander avait bien des photos des deux non ?
« D’accord. »
Idène sourit. Elle l’embrassa avant de le serrer une dernière fois contre son coeur.
« S’il y a toujours de la place pour moi en tes liens, et que tu te languis de ma présence, nous trouverons temps libre à partager ensemble si tu en trouves envie. J’ai trouvé beau ruisseau qui mériterait pratique. » Lui chuchota-t-elle à l’oreille avant de briser l’étreinte et de le laisser en paix. John lui lança un regard coquin avant de se détourner.

Alexander et Vilma attendait patiemment que chacun finisse de se bécoter. Vilma, les observait cherchant à retenir les marques d’affection que se donnent des humains et de les comparer aux siennes. La tigresse, releva son regard orange vers Alexander.
« Souvent être le cas quand sans poil être amoureux ? »
« Oui ! » Même s’il avait plus de complexité dans cette relation. Alexander ignorait si John était “amoureux” d’Idène mais il lui était plus simple de confirmer. La tigresse hocha la tête et soupira. « Patte folle dépêcher de lécher Idène, nous devons y aller. »
John ricana doucement embrassant Idène avant de se tourner vers les deux protagonistes.
« Tu as des photos des deux Taigrions sur ta tablette ? »
« En effet, mais je ne l’ai point sur moi. Navré. » Il leva son regard vers Idène, se doutant que ce fut pour elle.
Idène était resté à l’écart. Elle lui fit un clin d’œil tout en lui offrant son plus beau sourire et demeura jusqu’à ce que le jumper ne s’envole.

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JohnSheppard

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Mar 27 Mar - 20:27
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Eura arriva aux côtés de Sidney, la tigresse blanche frotta affectueusement sa tête contre celle de Vilma, commençant à parler en Tairis. Quant à l'anglais, il fit un grand sourire accueillant et d’amitié en voyant Sidney.
« Heureux de vous voir mon ami. Comment s’est passé votre journée Natus ? » Il tourna la tête vers les deux tigresses qui prenaient places dans le vaisseau, laissant voir aux yeux de Patrick l’immense balafre sur son visage. chose qu’il n’avait pas vu, puisque les deux ne s’était pas encore rencontré.

« Une journée riche en découverte, aussi riche que la vôtre à en voir votre joue. » Fit Sidney avec un léger sourire. « Les Natus tout comme les Tairis apportent un lot d’expérience tout à fait appréciable. J’en serais même ravi de vous en faire un retour lors de notre prochaine partie... »

Alexander esquissa un rictus à la mention de sa joue. Il était parfaitement d’accord que les Natus avaient des similitudes avec les Tairis, même s’il les connaissait moins que les tigres qui le fascinait. Il avait hâte d’avoir le retour de son ami.
« Une griffure faite par inadvertance d’un Taigrion trop heureux et excité de jouer. » Dit-il avant d’ajouter « Si vous êtes libre ce soir, ça serait avec un immense plaisir.»
« Un plaisir partagé...ce sera ma première soirée “complète” sur la cité. Je ne la vois pas autrement qu’autour d’un échiquier et une bonne conversation... »
« Parfait ! Par contre vous aurez en bruit de fond les ronronnements de deux Taigrions. » dit-il avec un rictus.
« Tant qu’ils ne me gratifient pas de la même attention que vous... » Remarqua aimablement le psychologue.
« Non, le petit malin est resté sur la grande terre» rassura Alexander, Ketri’ et Hazel avaient les pattes douces heureusement.
« Je suis rassuré ! »

John s’installa aux commandes, pour faire démarrer le jumper et entamer le vol. Paresok, de son côté, semblait gêné.
« Hum...bien première fois que je ne suis pas là pour tarir les larmes de ton départ... » Il détailla les traits de son frère d’arme, devinant la crainte qu’il devait avoir, et lui bourra l’épaule. Car John était plutôt inquiet de déclencher des larmes, mais parcequ’il avait un problème avec ça. « Du calme mon garçon. Point coup périr à la voir te déclarer propriété unique. Ce n’est qu’attachement du lien pas déclaration d’appartenance...Il en était autant avec Lyséa lorsque je partais à longue manoeuvre en Magna... »
« Tu les auras à ton retour va. » dit-il avec humour, même si intérieurement il était gêné. Il lui montra le siège de copilote. « Prend place, Hoffman, va rester avec les tigres et le Docteur à l’arrière je pense. »
Le Meneur ne se fit pas prier et s’installa. Le colonel fit décoller le jumper. Il demanda finalement, l’idée lui trottait dans la tête depuis un certain temps maintenant :
« Qu’as-tu donc à faire crainte de l’attachement ? Celui Natus est pourtant bien mieux taillé à ta liberté et tu serres les dents comme si furie Pondérée cherchait à t’y enchainer à sa voie du lien unique ! Ma douce ne t’a-t-elle point expliqué les subtilités Natus en la liberté ? »
« Je le connais bien. Mais n'oublie pas que ma culture nous apprend à être pondéré et qu’elle est différente de la tienne sur plusieurs points. J’ai de vieux réflexes on va dire. » Dit-il simplement et plus bas.
« Certes. Respect pour ta culture, fiston. Mais tout de même, cela fait presque un long-cycle que tu partages la couche d’Idène. Ne devrais-tu pas avoir acquis assurance en ta liberté ? J’ai difficulté à concevoir vieux réflexes si pénalisant en ton âme mon garçon... »
John eut un petit rictus, il ne savait pas lui même expliquer la chose.
« Car ça fait quarante ans qu’on m’a conditionné ? On ne change pas, surtout à nos âges ! » Dit-il avec ironie « Tu veux que je sois là, quand tu contacteras Vida ? » Dit-il en changeant de sujet involontairement.

Paresok pinça des lèvres avant de secouer négativement la tête.
« Belle simplicité que ce serait là de parler dans la boite à voix. Mais je vais traverser le cercle pour m’enquérir de son état et lui faire rapport. Tu peux venir avec moi si l’envie te prends de revoir la Magna. Mais je ne peux défaillir en mon devoir. La Batailleuse voudra me voir pour en parler et donner nouvel ordre... »

Vu le ton qu’employait Paresok, il redoutait quelque peu l’entrevue et il ne se permettait cet aveu non-verbal qu’en face de son frère d’arme. La jeune femme lui avait donné l’ordre de veiller à ce que tout se passe bien et que les Natus soient l’exemple parfait pour les relations diplomatiques de l’alliance. Là, il devait pour lui dire qu’il avait échoué. Outre son devoir et le côté martial, il serait peiné de voir la déception luire dans son regard.

John comprenait « Je t’accompagnerai alors. » Il avait bien senti la tension de son frère d’arme et normalement il n’avait pas d’urgence à traiter donc il serait là pour le soutenir et apaiser son stress. De plus avoir aussi une version Atlantes serait bénéfique pour Vida. Il entendait derrière, les deux autres hommes parler ainsi que les Tigres mais dans leurs propres langues. Chacun était occupé.
Paresok lui fit une tape sur l’épaule, reconnaissant à l’idée qu’il ne sera pas seul pour affronter Vida.

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Sam 31 Mar - 22:38
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Le jumper atterrissait à la baie des jumpers par ce long couloir de la tour est. À peine les portes furent-elles ouvertes qu’Alexander fut plaqué au sol par deux immenses boules de poils qui semblaient attendre son retour avec une vive impatience. Deux jeunes Tairis, aussi gros que des saint Bernard était en train de ronronner. L’un était noir avec des rayures grise et des yeux d’un doré impressionnant, alors que l’autre la femelle était blanche composé de tâches et de rayures noires avec des yeux plus clair. Alexander dû les repousser légèrement, pour se relever soutenu par Vilma qui semblait ricaner tout comme Eura. Les deux Taigrions saluèrent la tigresse chamanique en cœur avant de sautiller hors du jumper, posant mille et une question à Alexander qui devait les contenir, avant de se figer en voyant Paresok.
« C’est un Natus ? Il ne sent pas comme les autres ! » lança le petit mâle Hazel. Les deux Taigrions, s’étaient mis derrière les jambes d’Alexander. Non pas de peur, mais pour respecter la distance de sécurité avec un nouvel humain.
John avait beaucoup ri en voyant l’administratif malmené par les tigres. Il devait en avoir des bleus à la fin de journée. Le colonel, descendit à la suite d’Eura.

Paresok d’un côté, et Sidney de l’autre, avaient observé la scène en silence et en retrait. Le Meneur se disait qu’il n’aimerait pas être plaqué à terre de façon régulière. C’est ce qu’il pensait vu la façon qu’avait le verbaliste de se recevoir et de repousser la jeunesse Tairius. Pendant un instant, il se demanda si les Trois avaient eu un comportement similaire. L’homme se raidit un instant lorsqu’il comprit que les jeunes Tairius parlaient de lui en se réfugiant derrière le verbaliste. Du moins ce qu’il en songeait.

Paresok échangea un regard presque gêné à Sheppard avant de s’avancer, une main sur le pommeau de son arme, et mettre un genou au sol pour se mettre à leur hauteur.
« Ma foi, je suis Natus, oui. Et je n’ai nulle mauvaise odeur à faire différences aux Atlantes. C’est un honneur, enfants Tairius, je suis Paresok. »

De son côté, Sidney avait profité de cette occasion pour examiner le comportement que pouvait avoir un Natus vis à vis de la représentation de leur culture, de leur religion, il y trouvait les mêmes procédures pour faire preuve de respect. Le meneur se mettait à leur hauteur pour leur parler et ne pas les prendre de haut. C’était d’autant plus de la curiosité qu’un quelconque devoir professionnel et Sidney trouvait cela très intéressant. C’était donc les deux petits qui allaient accompagner longuement le directeur. Deux tigres et deux enfants dans la cité, c’était étonnant que les membres de l’expéditions n’étaient pas dérangés par cette présence autrefois “prédatrice” qui pouvait ressurgir au tréfond de chacun. Étaient-ils habitués ? Hoffman avait-il effectué une quelconque organisation ou une information générale pour éviter ce trouble ?
C’était encore une fois de la curiosité que le psychologue souhaitait assouvir.

Alexander se massa l’épaule un peu. Il avait beau répéter aux deux Taigrions d’être moins brutaux… cela durait quelques heures avant que l’enthousiasme reprenne et qu’il finisse au sol. Enfin, dès qu’il partait il était accueilli avec cette même joie inconditionnelle ! Entre-eux, les jeunes Taigrions se sautaient beaucoup dessus et ne faisait nullement attention à leur force, surtout face aux adultes. La petite tigresse Ketri’ frotta sa tête contre les jambes d’Alexander en murmurant « Un pardon » en le voyant se toucher les épaules. Le jeune mâle fit de même en se frottant avant de s’approcher de Paresok et de le sentir à un mètre et lui sourire, laissant voir de faibles canines. Oui, ils n’avaient pas encore les grands poignards des adultes.
« Non toi pas sentir mauvais. Toi sentir la nature et la transpiration à cause de forte émotion. » Dit le jeune mâle qui ne pensait pas dire quelque chose de méchant. « Mère nous a parlé de toi ! Je suis Hazel, jeune apprenti du clan de Bajanner et fils d’Aya, Lanille et Galtaym. Honoré de rencontrer le grand meneur ! » Le petit mâle disait ça avec une grande noblesse avant de toiser l’homme d’un regard pétillant il semblait être admiratif, lui touchant le genou de sa très grosse patte. Oui les petits sont très tactiles.
« Moi je suis Ketricken la sœur d’Hazel. Honoré de voir un grand guerrier Natus ! » compléta la tigresse en se rapprochant puis se tournant vers Alexander et Vilma « C’est patoune ! On aura vu le meneur Paresok avant les deux lunes !! On verra un jour la grande Vida et la chérie de patte folle ? » Demanda t’elle avec Naïveté, avant que son regard se pose sur Sidney. « Oh… Et toi sans poil sage… qui es-tu ? »

Vilma observait les petit Taigrions avec attention, les surveillant, alors qu’Eura souriait amusée. John s’était approché de Paresok, observant la scène, oui cela était toujours quelque chose de voir des Tairis mais les petits… c’est un autre monde. Alexander toisait les deux neveux et nièces aussi. Mais il comptait les rappeler très vite, car sinon Paresok allait être assaillie de questions. Il avait eu un flash concernant la venue de plusieurs tigres, mais même avec ça, la tête que tiraient les techniciens de la baie valait tout l’or du monde. Ils étaient impressionnés.


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Après quelques présentations, Alexander calma les deux Taigrions qui étaient curieux comme des pies ! Il salua le colonel et Paresok avant d’emporter la troupe de tigres et le psychologue dans son bureau où la conversation pouvait s’établir sur d’autres sujets ! Et ainsi, mettre à profit cette partie d’échec promise. John accompagna aussi la troupe, pour faire un rapport oral de la suite à son supérieur et organiser le déclenchement de la porte. Il n’eut pas vraiment de négociation sur le fait d’accompagner Paresok ou non. Alexander était d’accord et il avait beaucoup à faire au vu des nombreuses sollicitations Tairis. Les deux petits étaient très curieux auprès de Sidney et il pouvait constater qu’ils se retenaient de l’assommer de question.


L’intervention fût salutaire. Paresok ne savait pas comment réagir face aux jeunes Tairius et il craignait de faillir à ce qu’on attendait des Natus rencontrant les représentations de leurs croyances. Il afficha un sourir mi-gêné, mi-reconnaissant puis attendit le colonel devant la Porte des Étoiles, le temps pour lui de se préparer et de faire le nécessaire.

Pendant ce temps, le Meneur s’était intéressé aux ordinateurs de contrôles des Anciens. Comme à son habitude, il se contentait d’observer les Atlantes au travail sans leur poser la moindre questions, pour ne pas les gêner. Une main se massant le menton d’une barbe naissante, il donnait l’air d’un penseur en pleine analyse d’un environnement tandis que l’opératrice, qui sentait ce regard dans son dos, se retournait parfois d’un air gêné.

« Bien curieuse trouvaille que cela, jeunette. A caresser cristaux chantant pour communiquer de langue étrangère à vos machines vivantes. »

John arriva une dizaine de minutes après, il avait un sac à dos contenant quelques éléments et au cas où que Paresok souhaite dormir sur place. Bref, il avait pris le nécessaire de survie et quelques menus objets et rapports papiers pour Vida de la part du CODIR. Il servait de pigeon voyageur mais pour la bonne cause. Dès qu’il fut là et qu’il hocha la tête, la Porte se mit en branle et s’activa. Le Meneur était encore une fois surpris, hésitant, quant à la traverser. Ce n’était pourtant pas la première fois mais le caractère particulier et technologique du passage continuait de l’intimider. Il tourna un regard confiant en direction de son frère d’arme puis passa en même temps que lui alors que celui-ci l’encourageait à se jeter dans la nappe violette. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus d’appréhension à prendre la porte. Et il trouvait toujours ça curieux que les Natus ne s’y fasse pas. Après tout, ils étaient surpris de beaucoup de chose et cela était normal. Le problème avec John c’est qu’il assimilait tout ce genre de chose comme normal et oubliait régulièrement que sa normalité n’était pas forcément celle des autres peuples. Paresok hocha la tête et prit une inspiration pour se lancer dans l’horizon de manière résolue. Empoigner la garde son épée au mouvement lui donnait un air de certitude mais cela le rassurait surtout en son for intérieur.

Le voyage d’une montagne russe lumineuse, sifflante, se dessina en toboggan, comme d’habitude, avant de les faire ressortir de l’autre côté sur la Magna. Le musée avait été entièrement refait depuis lors et de nouveaux présentoirs avaient été placés. La guerre contre le Wraith avait largement étoffé la gamme de souvenirs et le Meneur sembla soudainement retrouver vie en revenant dans cet endroit particulier.

L’homme inspira longuement en laissant son regard parcourir les gravures des murs, dont certains porteraient éternellement les stigmates de la guerre, mais plus aucune traces ne restaient de la sanglante confrontation qui avait eu lieu sur cette étendue à l’arrivée de l’équipe d’intervention Cougar-Natus. Paresok détailla les environs découvrant, pour la première fois, le plaisir que donnait le retour au foyer. Il en avait posé une main sur sa poitrine et se sentait soudainement plus léger.

« La Magna fait vibrer mon coeur...elle manque temps aux miens. » Fit-il doucement.
Comme souvent… John était médusé par les travaux titanesques que les Natus effectuaient. Cette salle qu’il n’avait jamais vu durant son âge d’or était à nouveau belle et impressionnante. Il ne pourrait pas vivre éternellement dans une caverne, le soleil lui manquerait trop tout comme les arbres et le vent. Mais faut dire que la magna était tout simplement belle. Il hochait la tête, voyant bien ce que cela pouvait déclencher chez l’homme. Il avait été privé de la terre durant tellement d’année que celle-ci ne lui faisait plus rien. Atlantis était son foyer et il était heureux de le retrouver après chaque passage de porte.

En face, un poste de garde était installé. Bien cerné de renfort de sac de sable et de rocaille, une puissante mitrailleuse de calibre cinquante y avait été installée, surement suite aux échanges commerciaux et diplomatique. Le tireur avait dévié le canon par sécurité, comme on le lui avait appris, et les quatre tirailleurs s’étaient placés au garde à vous. Ils semblaient content de voir leur meneur de retour.
Il alla directement vers eux, les saluant chaleureusement avec des tapes amicales. John préféra rester en retrait laissant la joie des retrouvaille garder son intimité.

« Lopars, Felgaud ! Bon sang, je vous croyais auprès des Trois ! »

Les deux tirailleurs étaient heureux de le retrouver et de lui répondre. Ils saluèrent respectueusement Sheppard et le Meneur fît les présentations.

« Ces deux braves gaillards-là faisaient partie de la dernière défense, alors que tu querellais ton ami guerrier devenu Wraith. Par les Tréfonds, ce tirailleur que tu vois là avait réussi à balancer deux d’entre eux au trou avant de se faire empaler en traître par le dos. » Il lui bourra une nouvelle fois l’épaule alors que celui-ci rigolait.
« Trop valeureux pour rejoindre les Trois ? »
John les salua avec chaleur tout en échangeant un peu avec eux.

Le petit groupe discuta un petit moment, dégustant la joie des retrouvailles et le plaisir de voir des têtes connues que les Wraiths n’avaient pas abattus. Le colonel, d’ailleurs, fût accosté par deux jeunes duellistes qui le regardaient que lui. Des adolescentes, à peine seize ou dix-sept ans, qui venaient lui demander s’il était bien LE Sheppard, le chef guerrier Atlante. Les quelques gloussements enfantins, marquant un léger manque de maturité, respectait la norme de leur adolescence. Même règle pour les humaines il semblerait. Mais l’homme avait eu le droit à des questions intelligentes souvent axée sur son expérience ou les batailles qu’il avait mené en Magna. Cette petite scène fit sourire au coin le colonel qui s’amusait de voir ce mini fan club de jeune femme très proche des comportements de sa propre planète. Il leur fit un rictus complice avant de continuer à suivre Paresok dans la magna.

Le temps filait à toute vitesse et Paresok dû se faire violence pour ne pas rester plus longtemps. Il salua tout ce beau monde puis emmena Sheppard jusqu’au poste de commandement de Vida. Au voyage, il lui fit part de nombreux souvenirs ou d’anecdotes qui le liait à ces tirailleurs. Chose que l’homme écouta avec vive attention, tout en lui racontant ses propres anecdotes récentes sur des missions. Notamment auprès des nains alcooliques.

Au final, lorsque le Meneur atteignit l’immense portail du poste où devait se trouver la Batailleuse, il s’inquiéta un instant de ne pas voir de gardes en faction. Mais lorsqu’il essaya d’ouvrir, les grilles restaient désespérément closes. Un groupe de Natus qui transportaient du ravitaillement l’informa rapidement qu’elle était ailleurs, sur l’un des carrefours en reconstruction.

Le Meneur reprit la route pendant une bonne vingtaine de minutes, échangeant tranquillement avec Sheppard et répondant à ses questions. Puis ils passèrent dans des zones qui portaient de plus en plus de traces de la guerre. Une bonne centaine de Natus travaillaient là-bas. Ils excavaient, évacuaient les débris inutilisables, retaillaient les autres.
D’autres, par plus petits groupes, tendaient des cordeaux délimitant les aires des nouveaux bâtiments qu’ils comptaient construire. Sur leur avancée, ils tombèrent sur un petit rassemblement, à genoux et parfaitement au carré, face à une civière recouvert d’un drap blanc et d’un insigne représentant les Trois.

« Les disparus ne le restent pas éternellement. » Expliqua doucement Paresok. Il salua d’un discret signe de tête la Vertueuse Vadrielle qui conduisait les hommages religieux. « Même après tout ce temps, nous continuons de retrouver dépouilles des nôtres et offrons sépulture décente. Grand respect pour les sacrifiés. » John était un peu étonné de voir que même de nombreux mois après ce massacre, il avait encore des cadavres exhumés dans les décombres… pour dire l’horreur de la guerre et sa violence.
« Je suis très surpris de voir que vous découvrez encore des compatriotes dans les décombres... » Après cela était peut-être logique vu la surface de l’endroit… Mais a presque un an de différence… cela était assez perturbant. Après les familles, pour le peu qu’il en reste devaient être soulagée d’avoir un corps pour le deuil et les cérémonies.
« Nous avons longuement cherché nos disparus l’ami. Mais les hurlements de nos canons ont réduit certains à si petits fragments qu’ils ne demeurent guère plus qu’un nom au mémorial de la Guerre. Alors, parfois, nous trouvons ceux que nous pensions réduit à poussière, et nous faisons honneur comme au premier jour. »

Au plus profond de ce quartier dévasté tant par un pilonnage important que l’effondrement d’une corniche d’un niveau supérieur, le reste de ce grand groupe de Natus déblayaient un immense amas de débris. C’était la corniche en question qui, en tombant, avait enseveli une part du quartier. Les Natus ne représentaient que des petites fourmies au vu du travail titanesque que cela semblait représenter. Mais une différence de couleur de la roche, témoignant de leur activité, montrait qu’ils avaient entamé un bon tiers de l’ouvrage. Ils étaient loin d’avoir fini, s’y attaquant à la pioche et à la masse.

Avec un tel effort, la plupart des hommes et des femmes avaient laissé tomber leurs vestes. Le travail allait bon train et beaucoup tournaient le dos aux deux hommes, ce qui rendit Vida difficile à trouver. Sheppard se serait peut-être attendu à la voir coordonner ces travaux mais elle se trouvait en réalité dans la masse, équipée d’une pioche un peu plus petite et surtout moins lourde. Paresok était resté silencieux en la cherchant du regard jusqu’à ce qu’il la localise un peu en retrait, grâce à la tunique bordeaux et le tricorne qui se trouvait posé à côté sur un grand rocher. Couverte de sueur et en pleine effort, elle avait également laché sa tenue, révélant une sorte de brassière sans bretelle. Une étoffe assez large et épaisse enroulée autour de la poitrine et tressée sur le côté. La norme Natus en terme de sous-vêtements en gros.

« Meneuse et femme du peuple à la fois... » souffla Paresok avec une forme d’admiration et d’affection.

John ne pouvait que confirmer. Comme beaucoup, il appréciait que les dirigeants soient proche du « peuple » et qu’ils se salissent les mains au lieu de pantoufler dans leurs bureaux. Encore une preuve qui font des Natus l’un de ces peuples coup de cœur. Il hocha la tête silencieusement, ne sachant pas comment approcher Vida… Qui semblait être en sous vêtement. Sur ce point, les terriennes avaient bien meilleur goût et il trouvait ça étrange de ne se dévêtir à ce point, alors qu’un débardeur aurait suffi. Mais bon, elle n’était pas la seule dans ce cas apparemment.

Paresok s’approcha d’elle mais s’interrompit, arrivé à une vingtaine de mètres, en levant un bras pour interrompre la progression de son frère d’arme ce qui le surprit et John le toisa d’un air interrogateur... Impossible de savoir quelle mouche l’avait piqué mais il se mit à l’observer en silence. Comme s’il voulait apprécier une occasion, une situation, qui ne se reproduirait peut-être plus. Un regard extérieur considérerait qu’il était en train de se rincer l’oeil, et il y avait un peu de ça, mais le Meneur était surtout en train de vivre l’extrême modestie de la Batailleuse. Il n’y était pas insensible.

En observant le visage de Paresok, John en conclut qu’il regardait sa leader tout simplement. Il roula des yeux au ciel et lui fila un coup pour qu’il arrête de de mâter. En tout cas l’évidence était là, il avait un sérieux béguin pour elle et impossible de le nier. Le Meneur avait grogné en sentant le coup qu’il avait pris dans les côtes et secouait la tête. Pourquoi l’Atlante ne le laissait donc pas à une contemplation qui ne serait probablement plus ?

Toujours de dos, Vida poussait des plaintes d’efforts en abattant sa pioche pour décrocher une gros morceau de roche. Elle parvint à insérer la pointe dans la faille qu’elle avait percé et poussa par accoup en y mettant de plus en plus de force. Sa carrure de guêpe donnait un effet tout à fait paradoxal vis à vis de son obstacle mais elle finit par en avoir raison. La jeune femme, à bout de force après une journée entière à ce rythme, s’affaissa en même temps que le rocher, posant ses mains sur les genoux pour reprendre sa respiration. Elle ignorait les rigoles de sueurs qui coulaient le long de ses joues encrassée et reniflait bruyamment en tentant de reprendre des forces. Elle tremblait comme une feuille et semblait avoir forcé délibérément, comme si elle évacuait quelque chose de douloureux en employant de la colère pour cette tâche. Ou peut-être de la tristesse.
Elle passa son poing fermé le long de ses lèvres avant de remonter sur son front puis elle se redressa, dans une rotation mal assurée par sa fatigue, avant de soudainement s’arrêter en découvrant la présence de Paresok. Elle était tellement surprise de le voir là, comme ça, en compagnie de Sheppard qu’elle resta interdite quelques longues secondes avant de se tourner et d’aller chercher sa vareuse pour la remettre.

Le malaise n’avait pas été le même chez Paresok mais il était néanmoins présent. L’homme referma les boutons de son uniforme d’un air anxieux, se renfermant complètement, puis il grignota les dernières dizaines de mètres en allant vers la Batailleuse. Elle s’était rhabillée mais elle n’avait pas fermé sa tunique, ayant beaucoup trop chaud. Son visage était rouge et ses yeux cernés la rendait tout bonnement fantomatique. Sheppard avait suivi le mouvement retenant un petit rire quand son ami s’était fait prendre en flagrant délit. Son regard alla sur Vida et la toisa vaguement de haut en bas, apercevant une marque cicatricielle d’une ponction un peu en-dessous de sa gorge. Il ne se rappelait pas qu’elle s’était fait avoir par un Wraith ? Cela le surprit un tantinet et il fronça un peu les sourcils face à ce détail. Cela ne lui disait rien même…
« Meneur. Vous me faites surprise de votre visite, il m’est plaisant de vous revoir. » Fit la jeune femme en le saluant. Elle considéra John.
« Bienvenue Colonel. »
« Bonjour Batailleuse Vida » salua respectueusement John, essayant d’être le plus naturel possible pour ne pas avoir un focus sur cette marque intrigante.

Le Meneur n’était toujours pas à l’aise. Il salua d’un air distant, comme s’il ne voulait pas montrer certaines choses à son frère d’arme, et parla :

« Que les Trois me soient témoins de votre bienveillance, Administratrice... »
« Batailleuse. » Corrigea-t-elle avec un fin sourire. Elle reboutonnait sa tunique et récupérait son tricorne. « Grand honneur qu’il m’est donné de diriger notre nation mais j’en reste Stratège en mon âme Paresok. Vous apportez nouvelles ? »
« Oui, Batailleuse... »

La jeune femme eut un tendre sourire en le voyant si nerveux. Elle le connaissait depuis si longtemps qu’elle savait que les mauvaises nouvelles d’ordre militaire étaient bien les seules à le mettre dans cet état. Elle lui posa une main compatissante sur l’avant-bras, comme pour lui faire sentir qu’elle n’allait pas le dévorer pour ce qu’il avait à lui dire, puis se plaça entre les deux hommes.

« Souillure de l’oeuvre me fait seconde peau, meneur, je gâte certainement notre hôte Atlante d’odeur incommodante. Je dois avant tout me... »
« Nul inconfort à grâce de ce parfum d’efforts puisque senteur semblable à belle fleur... » Avait marmonné Paresok en déguisant un compliment sous un trait d’humour. Il enfonça ses mains dans les poches face à son fiasco avec l’expression malicieuse d’un “ t’es sérieux là ?” sur le visage de la jeune dirigeante. John tourna la tête vers Paresok… avant de se mettre à rire, cela était complètement ubuesque ! voilà qu’il la complimentant sur son odeur de sueur… il était vraiment amoureux. Il avait mieux quand même...Paresok répondit immédiatement d’un coup de poing vengeur sur l’épaule de son frère d’arme, la traduction d’un beau et raisonnant “Ta gueule toi !”. Cela fit rire un peu plus John.

Une nouvelle fois, Anelyn eut un tendre sourire et secoua négativement la tête. Ca lui avait vraiment manqué.
« Que diriez-vous de nous retrouver en l’Antre ?... » Elle fixa le colonel. « Vous dînez avec nous Sheppard ? Nous aurons l’occasion de parlementer en bien meilleure situation...je sais la panse de notre bon meneur rugir à grandes retrouvailles des vivres de Magna. »
« Oh...hum, oui... » Avoua-t-il véritablement à contrecoeur dans un sursaut d’orgueil et de fierté militaire. « Belle occasion, il est vrai. »
Son coeur, à l’inverse de son air tendu, dansait la grande joie. Il tourna son regard sur John, se demandant s’il allait accepter de dîner avec lui et la Batailleuse.
« J’ai l’autorisation de mon verbaliste. je peux donc manger avec vous sans avoir à me faire rappeler à l’ordre… Enfin sauf si je ne reviens pas ... » Dit-il d’un trait d’humour. « Nous vous rejoindrons à l’Antre. » Fit John en jetant un regard à Paresok… il avait failli dire “le temps qu’elle se change en fleur” mais il n’était pas intime avec Vida pour se permettre pareille humour.

La Batailleuse acquiesça silencieusement puis quitta le secteur seule en prenant une rue adjacente. Elle avait récupéré son arme et ajustait son tricorne, saluant au passage des Natus qui lui faisaient preuve de respect, avant de disparaître dans un coin. Paresok l’avait longuement suivi du regard puis demeura pensif un certain temps avant de se rendre compte que John le fixait.
« Mille enfers, scélérat moqueur que tu es ! Qu’as-tu donc à me mirer comme si je dansais la gigue le serpent ragaillardi ?!? »
« Cela n’est pas le cas ? Chez moi on dirait que tu étais en train de mâter une belle fleur qui sent les travaux manuels ! » Fit l’homme malicieux.
« Ah mon brave ami, te voilà démasqué ! Le temps te rend encore plus amoureux ! » fit John en lui tapotant l’épaule, pour l’emmener vers la zone de rendez-vous. Il lui prit les épaules, pour le taquiner en lui ébouriffant les cheveux.

Paresok grogna en tentant de lui échapper, il retrouva sa liberté très vite.
« Suis-je si éloquent à pareille clairvoyance ?!? »
« Oui…» confirma John….Paresok se résigna.
« Absence à ses côtés même en fidèle ami fait grand manquement en mon coeur et âme, oui. Quand je l’ai vu à la tâche, j’ai senti mon corps raisonner et frémir par chant d’allégresse. » John trouvait ça mignon comme tout… mais à la fois triste puisque la batailleuse ne partageait pas ces sentiments du moins à la dernière nouvelle. Il se contenta de lui faire un pâle rictus.
Paresok râla.
« Et fourbe que cette traitresse d’Idène qui m’emplit le crâne à rêverie, à certifier que mon deuil de Lyséa prend trop de temps et que je ne suis pas homme à lien unique ! Par les Trois, nul doute qu’elle parle en mon bien à faire faillir toutes réticences de morale. Elle ne m’en connait que trop bien. Nul propos à ma volonté d’avoir Vida en mon lien et pourtant elle le devine, et elle le souhaite. Cette Idène... »
Le meneur marchait avec John jusqu’à l’Antre. Ainsi lancé dans son aveu et percé à jour, il n’avait plus aucune raison de lui cacher cette vérité.
« Mais Anelyn est pondérée, elle porte encore la douleur de la disparition de son lien unique. Qui serais-je donc à prétendre le remplacer et arracher telle femme de cette étrange voie Atlante ?!? » Il battit du bras en signe d’abandon.
« Bah, grande préférence à batailler mille dévoreurs seul que de subir la déception en son regard fiston. »
« Je trouve ça tellement… triste. Tu es voué à l’aimer sans réciprocité. Tourne ton cœur autre part mon ami, souffrir n’a pas pour but. Tu souffres suffisamment à la guerre. » Il était sérieux en lui disant tout cela.
« Nulle échappatoire à quiconque tombe dans la toile des liens d’une femme, Sheppard. Et puis...peut-être que les Trois m’offreront occasion un beau jour ? »
John secoua la tête, finalement Natus ou Terrien il y a la même proportion de personne qui aime souffrir pour la beauté de l’amour et dans ce vain espoir. Il décida de ne pas aller plus loin dans ce débat, Paresok n’avait pas besoin de ça et cela ne mènerait nulle part. Chacun vie comme il l’entend et John avait arrêté depuis longtemps de vouloir changer d’un coup les personnes à cause de ces avis.
« Je te le souhaite » et cela était sincère, la batailleuse serait surement très bien avec le duo Idène/Paresok.

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Sam 28 Avr - 22:22
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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // ⚜️




Sur le chemin, John était encore turlupiné par cette étrange marque sur la poitrine de Vida… Il ne s’en souvenait décidément pas et cela le tracassait. Il finit par se rapprocher de son ami pour lui murmurer quelques mots :
« Mais dit moi, depuis quand Vida a été ponctionnée par les Wraiths ? »

Paresok s’enferma dans le silence. Dans un premier temps, il comptait tout simplement l’ignorer. Il aurait sûrement réussi s’il ne s’agissait pas de son frère d’arme et meilleur ami. Il grogna intérieurement, comme s’il était en train de vendre sournoisement Vida, et abdiqua en lui demandant d’un ton d’une extrême profondeur :
« Soit, Sheppard, soit. Mais les verbalistes ne doivent pas savoir. Par ma foi que tu t’en tiennes à tel serment ou tu le paieras de ton sang... »
Le Meneur fît une pause, attendant qu’il en fasse la promesse solennelle puis hésita longuement, avant de lui révéler ce fait d’importance.

John était un peu surpris, avait-il donc un grand secret là-dessous ? Apparemment… Il n’aimait pas faire ce genre de promesse surtout auprès de ses supérieurs cela était souvent source de conflits d’intérêt.
« Hum… Tu es au courant que je suis le responsable militaire de ma base ? Si c’est sujet à danger pour nous, je serais un traître de ne pas en informer mes supérieurs. »
« Je sais cela. Mais c’est affaire Natus qui ne concerne que Natus. Pour cela que je te passe à serment si tu en veux connaissance... »
« D’accord. Je te promet de ne rien dire alors.» Fit John qui se demandait bien ce que cela allait être.
Paresok acquiesça avant de regarder autour de lui et commencer :
« Faible d’esprit Natus ont protégé et donné asile à un Dévoreur noir. Inconcevable que cela et, pourtant, existence réelle d’une telle corruption. Ils se fait appelés “les aimants”. »

Les aimants… John ouvrit de grands yeux sur le cul…Il ne fallait pas être ingénieurs pour faire le lien… des adorateurs chez les Natus ? Cela était inconcevable. Il tourna la tête vivement vers Paresok entrouvrant la bouche.
« Nulle défaillance en tes oreilles l’ami, tu as bien entendu. »
Le visage de Paresok avait rougi. Il fût incapable d’aller plus loin et s’immobilisa, refermant la main sur le pommeau de son épée. Il vérifia qu’il n’y avait personne dans la rue pour les écouter et s’approcha de John en murmurant, comme s’il se confiait après avoir trop longtemps prit sur lui. Sa voix était chargée de haine et de colère.
« Comment peuvent-ils oser ! Comment peuvent-ils adorer l’ennemi, le destructeur de notre peuple, de notre art de vivre ? Par deux fois à Grande Guerre et ces pestiférés qui assurent survie au dévoreur ? Traîtres ! Souillures d’âmes ! » Il secoua la tête. Ce n’était pas le plus grave. Une nouvelle fois Paresok le regarda avec une certaine hésitation avant de faire une terrible révélation… John était muet assez choqué d’entendre ça de la part d’un Natus… cela était assez étrange qu’ils aient des adorateurs avec leurs histoires et leur enseignements. Comme quoi l’humanité est toujours pourrie… mais c’est louche mine de rien.
« Arrangements avec la garde ils ont prit par abus de la confiance Natus. Le dévoreur noir a été introduit secrètement au commandement. Il a atteint Vida en son sommeil, à désir de la consumer entièrement. Les Trois n’ont pas permis telle infamie, l’élite veillait, il est heureux. »

Le Meneur prit une grande inspiration tout en laissant le silence retomber. Il avait mal à la gorge et son regard s’était embué malgré des efforts incroyables pour dissimuler la peur qu’il avait eu de perdre Vida. Il ne pouvait plus soutenir le regard de Sheppard alors il détourna le visage tout en se confiant d’une blessure trop longtemps cachée.
« J’ai failli de ma présence à ses côtés. J’ai failli, mon garçon. Seule contre cette nouvelle épreuve, seule à telle souffrance. Seule !!! Tout est resté secret. Les aimants qui n’ont pas péri à la défense ont été exécuté à discrétion. La garde ne parle pas. Et Vida n’a plus jamais rien dit...seule à cette épreuve avec si longue distance nous séparant. »

Paresok hocha difficilement la tête, plein d’amertume. A ce moment-là, il était avec le contingent Natus, il n’avait pas été là pour veiller sur elle. Il ne l’avait appris que de Vadrielle par une missive qu’elle lui avait rédigé en secret. Vida ne l’avait même pas avertie, le lui avait caché, même si elle s’en doutait maintenant.
« Si telle question est posée un jour, le Dévoreur a attenté à ses jours lors de la défense du quartier Patriote. Vadrielle a parlé. Nul ne doit savoir, c’est l’ordre. »
Un regard nerveux et presque colérique se posa sur John.
« Pas de délation aux verbalistes, mon frère. Tu as un serment à tenir. »
L’homme reprit alors la route. Avec le silence, un véritable malaise s’était instauré. Il finit par conclure, presque à contre-coeur, mais avec sincérité :
« Chaque jour d’absence à ses cotés m’obsède. J’ai demandé à me retirer pour assurer sa vie mais Anelyn s’y refuse. Hm...Vadrielle veille depuis. Mais mon âme appelle tant à son remplacement. Sa disparition finirait de m’anéantir l’esprit...je l’avoue. »


John secoua la tête… cette histoire était grotesque et il avait du mal à trouver une quelconque logique entre Natus et adorateur…
« Mais… Je ne comprends pas pourquoi au vu des principes de votre peuple que des Natus aient pu s’allier avec un Wraith…» Un dévoreur noir, un originel ? Encore une reine aurait pu soumettre les humains mais un originel sans technologie ? Que restait t’il des vestiges du croiseur ? John essayait de trouver une autre raison, les Natus est l’un des rares peuples aussi forts que fier quelque chose sonnait faux. Il regarda Paresok … il en oubliait presque la détresse amoureuse de son ami, il lui fit une tape dans le dos.
« Tu n’as pas failli Paresok. Arrête de te faire du mal. Le principal est qu’elle est sauve, elle sait se débrouiller seule elle n’a pas besoin d’une nourrice. Alors ne te fais pas de mal en te fouettant le dos d’un devoir qu’elle t’a refusé. Tu aimes une femme libre et forte et non une femme faible qui a besoin d’un homme pour la sauver. »

Paresok demeura silencieux, comme s’il voulait ignorer volontairement l’accolade de son ami et ses paroles rassurantes. Mais elles avaient déjà fait leurs chemin et l’homme se décala pour se porter sur la pente rocheuse qui dominait le sol de la Magna. On y voyait encore toute la partie détruite par la chute du croiseur et des horribles combats qui avaient eu lieu l’an passé. Cet endroit là n’avait toujours pas été reconstruit, les Natus se concentraient surtout sur les quartiers entourant la Porte des Étoiles.
Il inspira longuement avant de se faire l’écho de son frère d’arme. Oui, il était impensable que des Natus, dont la société même était basée sur la haine du Dévoreur, se soient laissés aller à l’adoration. C’était tout à fait inconcevable et le raisonnement du colonel lui rappelait quelques éléments que Vadrielle avait décrit dans son courrier.
« La Septième m’a confié que ces scélérats étaient pris de grande folie. Quand ils ont su leur dévoreur noir anéanti, ils ont supplié qu’ils soient bannis et donnés à un autre, quitte à être jetés au gré à travers l’anneau. »
Paresok se massa le menton d’où poussait une barbe naissante.
« Aucune logique en cela. Mais j’ai pu questionner Vadrielle par missive. Il semblerait que les traîtres portaient tous des traces de ponction du Dévoreur...mais ils n’étaient ni vieux ni faiblissants. Elle m’a même dit qu’ils étaient hommes plus puissants qu’à l’accoutumé. Ils semblaient attendre à grande hâte la prochaine attaque du Dévoreur contre leur âme... »
L’homme reprit son chemin, se disant qu’ils allaient être en retard. Il termina sur ses propres questions :
« Aucun Natus sain d’esprit n’accepterait tel comportement. C’est comme cautionner et rechercher pire humiliation qui soit...je ne sais ce quel tourment ce Dévoreur leur a fait vivre pour en être à ce point de félonie. Mais je sais de par rapports que ces hommes étaient portés disparu depuis un long cycle. Depuis la Guerre. »

John frissonna un peu et soupira de plus belle… avec ces informations il savait très bien ce qu’avait vécu ces pauvres gens.
« Ils ont été drogués et asservit par le Wraith. Quand ils nous ponctionnent ils nous injectent une drogue une enzyme et celle-ci renforce notre corps et nous rend dépendant. Ces Natus ne sont pas des traîtres mais des pauvres âmes qui se sont fait laver le cerveau par l’enzyme. » conclut John trouvant cette explication bien plus logique mais horrible… Où était l’intérêt des Wraith là ? Avoir un espion au sein de la magna ?

Paresok fût très surpris de l’explication de son frère d’arme. Il fût pris d’une intense réflexion en ajoutant ce nouvel élément dans la balance et se rendit compte que toute la Magna faisait erreur sur ces pauvres bougres. Les noms de ces traîtres, en réalité victime de guerre, allaient être connu de l’histoire comme la pire des félonies. Alors qu’ils ne le méritaient pas.
« Crénom...pour les réhabiliter, il va falloir en parler à Vida...ou ils resteront jugés en traître de la Magna. » Il le fixa. « Te sens-tu capable d’être témoin envers la justice Natus pour que leurs noms soient lavés ? »
« Je… oui s’il faut que j’explique ce que je viens de dire. Après si vous voulez plus de détails il faudra faire venir un scientifique Atlante. » Fit John tout simplement.
« Vida décidera. » Conclu le Meneur en invitant son frère d’arme à reprendre la route.

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JohnSheppard

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Une plainte contre les Natus
⚜️ Jeudi 11 Janvier 2018 // ⚜️




Après un certain temps de marche, le quartier Andrièlus se dessina et les deux hommes approchèrent de l’Antre des Égarements. La Magna était encore moins vivante après le départ du contingent Natus et ceux qui étaient restés se concentraient sur les quartiers autour de cette bâtisse et des différents lieux importants, comme le balcon de commandement et la grande salle du conseil. Il y avait un peu de monde sur les balcons et plusieurs transports allaient et venaient dans les avenues principales comme si la guerre n’avait jamais eu lieu. Souvent les Natus saluaient le colonel au chemin ou murmuraient entre eux les histoires qui faisaient sa renommée et celle de l’équipe “Cougar-Natus”. La place d’Andrièlus servait de point de repère pour la préparation de ravitaillement pour le contingent. Un montage en métal avait été forgé pour représenter la structure d’un jumper avec sa taille réelle. Les Natus s’en servaient pour concevoir les caisses et les sacs en toile sur des dimensions qui permettaient un bon stockage pour le transport, une adaptation préventive en somme.

Un homme à la barbichette blanche donnait quelques consiges et s’entendait avec les transporteurs pour réduire la taille des tonneaux contenant de la pierre à feu, des munitions à transiter sur le continent. Tout était fait pour faciliter le travail des Atlantes qui amenaient le fret jusqu’aux Natus. C’était également histoire d’améliorer au mieux le contenu de ce ravitaillement à chaque voyage et limiter la “facture” de ce que la nation réglait au CODIR pour ces transports.

L’Antre des Egarements faisait peine à voir. Il était toujours aussi bien entretenu, toujours aussi grand. Mais avec bien moins de Natus pour profiter des lieux, cela donnait tout simplement l’air d’être abandonné. Ou alors, comme si les visiteurs trouvaient les locaux obsolètes et de moins en moins intéressant. Mais comme toujours, la bienveillante Ascyl accueillait tout nouvel arrivant.
John le trouva véritablement vide à comparer de ce qu’il avait connu en magna et surtout pour la cérémonie en l’honneur des Tairis. Il était un peu étonné qu’après tout ce temps les Natus ne semble pas revenir vers leur seul plaisir un peu « dingue » … surtout que ça faisait de nombreux mois. Après vu le travail de reconstruction, il avait de quoi perdre l’envie de festoyer. Surtout quand 80% de la population a disparu. John ne se rappelait pas que le reste de la Magna en était revenu à leur tradition consistant à n’avoir accès qu’une fois par an à l’antre. Lui pouvait s’y rendre de façon illimitée pour avoir participé à la guerre.
La vieille dame sourit en reconnaissant les deux frères d’armes et elle les salua d’un gracieux signe de bienvenue.

« Bonjour Atlante Sheppard, bonjour Meneur. Je suis ravie de votre visite. »
« Nous attendons notre Batailleuse pour nous restaurer. »
« Elle n’est pas encore arrivée. Voulez-vous vous rendre à l’auberge ? Boire un pot en attendant sa venue ? Je lui ferais savoir votre présence en ces lieux. »

Paresok se passa la main sur le menton, hésitant longuement. Il tourna son regard vers Sheppard qui était partant pour boire un verre en attendant Vida.
« As-tu soif, fiston ? »
Il poussa amicalement le dos de son ami : « Avec plaisir Taigrion! »
« Alors c’est par ici ! Merci, bienveillante. »
« Je vous enverrai notre dirigeante. Bonne soirée. »
Paresok avança dans les différents couloirs, se rendant vers l’étage qui concernait toute la gastronomie et l’alimentation Natus en règle générale, lorsqu’il interrompit sa progression. Il regarda l’escalier, se demandant s’il allait faire demi-tour, puis il redescendit finalement en faisant un signe à son frère d’arme qui s’avança aussitôt.
« Mon esprit dérive l’attention de mon estomac...par ici. »
« Allon donc voir ce que veux ton esprit. » confirma John simplement nullement dérangé de faire un détour.

Le meneur longea plusieurs couloirs en silence. Sheppard les reconnut fatalement, Paresok les amenaient chez lui, là où il vivait avec Idène. Lorsqu’il entra, une odeur de renfermé les accueilli. Quelqu’un passait pour entretenir les lieux, l’uniforme de Lyséa était toujours là, niquel, sans la moindre poussière. Ce qui était surprenant… John le toisa avec curiosité.

« Quand je l’ai retrouvé...il n’y avait plus rien à récupérer d’elle. Même pas des cheveux. » Confia doucement Paresok en comprenant son regard interrogateur. John eut en seule réponse une grimace… rien pour faire son deuil ou caresser une dernière fois du regard les traits de la femme aimée… cela était horrible.
« Son corps était resté là, au plus près des combats, et notre artillerie faisait office donc...il n’est resté d’intact que son ornement de brancardière. »
Il n’y avait pas de fenêtre dans cette pièce et l’absence d’ouverture ou d’aération devait contribuer à cet état. Paresok ouvrit une armoire pour prendre un sac en cuir souple et fourra quelques affaires appartenant à Idène dedans.
« Quand Natus partageant lien ne peut avoir le droit à recueil de la dépouille, il peut déclarer sépulture son uniforme. Quelqu’un passe toujours pour nettoyer, c’est devoir de reconnaissance, respect vois-tu ? »
« Je comprends » Il fallait bien des symboles et qu’importe l’endroit où l’humanité avait trouvé un foyer, tout avait ce besoin de rendre hommage à un corps et faute de celui-ci à un objet. Le colonel, n’était pas à l’aise et avait les épaules lourdes… Il ne dit rien de plus, mais son regard en dit long sur sa compassion pour Paresok.

Il lui rendit un sourire. Il avait fait son deuil depuis et, même s’il lui arrivait encore d’en pleurer et de regretter sa disparition, il était prêt à vivre avec l’absence de Lyséa. Il lui restait encore sa femme, Idène, et leur fils Erel quelque part dans l’espace, prit en otage des Dévoreurs. Rien ne le motivait plus que cela, sans oublier son devoir de Natus et l’appel à la Guerre prochaine. La dimension la plus dramatique était donc gommée et Paresok lui parlait de tout ça surtout pour partager sa culture.

Celui-ci alla vers le seul endroit que John ne connaissait pas, l’endroit où le Meneur pleurait souvent la perte de sa Seconde. Il ouvrit le panneau coulissant avec une extrême douceur puis entra. Une hésitation le prit et il alluma les bougies avec du minerai de pierre à feu. Le tableau était toujours là, avec la brune souriante. Le Meneur posa la main dessus, avec tristesse, puis s’empara du protège poignet qui arborait l’insigne des brancardiers de combat.

John attendit sagement près de l’entrée que Paresok est fini, cela avait un côté trop intime que seul le Natus pouvait comprendre et vivre. ll ne voulait pas le déranger ou s'immiscer dans un endroit trop personnel. Le Meneur alla ensuite dans la chambre et passa le bras sous le lit pour retirer un petit coffret en bois.
« Idène ne pensait pas vivre sur la Terre des Anciens aussi longtemps. Elle a laissé sa parure de liens ici. »
Paresok ouvrit le coffret et retira un bijou étonnant. Dedans se trouvait différents dessins qu’Idène avait surement dû faire. Elle n’était pas bonne dessinatrice, cependant Sheppard eut aucun mal à se reconnaître sur l’un d’eux… Un drôle de sensation bizarre l’envahit, il avait de plus en plus de mal avec l’attachement qu’on lui portait, surtout quand cela était clair. Il ne savait pas pourquoi mais c’est ainsi. À croire que certaine chose avait été brisé et qu’il devait à nouveau être redompté.

Paresok ne s’en était pas inquiété et vérifia le bijou. C’était un mélange de bracelet et de bagues entrelacé, il y en avait deux.
« Elle a toujours aimé porter ses liens sur sa main droite. Si tu acceptais que ton lien accroche avec elle, par exemple, elle en aurait ajouté troisième anneau. Pour toi, son second, te représenter. »
L’homme mit le tout dans sa poche et eut un sourire en fixant le colonel.
« Seul exemple reflète mes propos, te voilà encore à craindre attachement virulent comme Pondérée dépendante. » Il lui bourra l’épaule. « Prêt à semer mort chez le dévoreur mais toujours à grande fébrilité d’idée du lien, mon garçon ! »
« Je n’ai pas eu de bonne expérience avec mes liens officiels au final. Du moins à la fin, comme toute histoire d’amour qui se termine. Alors peut-être que j’ai du mal à m’engager. » répondit John simplement. Même s’il était heureux avec Idène et surtout avec Natasha.
« Nul engagement pour toi l’Atlante. » Répondit Paresok en récupérant son sac. Il y ajouta une ou deux affaires. « Idène t’en a fait bonne leçon, je le sais. Si cela peut soulager ta conscience, à cesser faire défaillir logique, elle respecte profondément ta liberté de coeur et de corps. C’est l’essence même du lien Natus. Nul doute à avoir même si ton coeur s’y évertue à abus. »
John hocha la tête, même en lui répétant sans cesse il avait quand même des réflexes dû à sa propre culture et cela ne changerait pas.
« Oui. Et tes parures sont où ? » demanda t’il curieux.
Paresok eut un large sourire. Il hésita longuement avant de tirer son épée et de la lui présenter à plat.
« Voit » Fit-il simplement pour le laisser chercher.
Le pommeau de son arme était serti. Il y avait deux emplacements dans lesquels des anneaux avaient été enchâssé. Il en manquait un à présent, vu l’air de pièce manquante qui se trouvait au plus bas. On avait retiré volontairement la dernière, c’était le décès de Lyséa.
« Idène me traite de vieux rustre sénile pour mêler mon arme à lien. Jalousie qu’elle concède ouvertement de déduire que j’y considère ma lame comme Troisième. C’est folie... »
John ricana doucement, mais trouva l’idée de mettre son lien dans l’arme qu’il avait toujours avec lui était une bonne idée. Une arme qui ne faillira jamais et qu’il porte à chaque instant et à chaque moment son amour. Il trouva ça bien et peut-être était-ce son côté militaire ? Arme + amour cela n’est pas censé faire un beau mélange, mais il était bien placé pour savoir le lien qu’avait les hommes de guerres avec leur matériel. Certain même nommait leur fusil avec un sobriquet et le lustrait chaque jour avec plus d’amour que s’ils caressaient une femme.

« Oui une épée ne peut pas embrasser de manière agréable ! » fit John taquin.
Paresok eut du mal à comprendre la blague au début, s’apprétant à lui dire qu’un objet inanimé ne pouvait embrasser. Mais il modélisa l’image mentalement, avec le résultat que cela aurait, et pouffa de rire. Les Atlantes avaient un curieux sens de l’humour mais il était inédit. C’est ce qu’il aimait.



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Les affaires ainsi récupérées, le Meneur estimant qu’il ne repasserait pas chez lui de sitôt. Ou peut-être plus s’il mourrait. Il fit un dernier moment de silence devant l’uniforme de sa deuxième puis attira son frère d’arme dans son sillage, ayant tourné la page. Il l’amena dans le même bar qu’Idène lors de son dernier passage, la fois où elle l’avait emmené passer un moment dans la cave des cristaux. Cette fois-ci, le tenancier était là et il salua chaleureusement Paresok, les deux hommes se connaissant visiblement bien. Les présentations furent faites une fois de plus, quasiment inutiles vu la célébrité de Sheppard et de ses hommes.

« Mon ami...connais-tu le jeu de la savoureuse ? » Fit le Meneur, l’air provocant. « Bien envie d’y entraîner mon frère d’arme, voir si même ferveur au combat se lit au défi ! »
John lui lança un regard étrange, la dernière fois que Paresok lui avait proposé un truc ce fut pas très bon.

Paresok fit un signe au barman qui posa deux verres sur le comptoir. Il sortit une bouteille en terre cuite, peut-être en argile, mais elle était étonnamment souple. C’était comme si elle était en train de fondre. Le retrait du bouchon en liège, à moitié rongé, laissa échapper un “pshhh” et une petite fumée résiduelle accompagna la liqueur.
Il y avait de fortes chances que le titre du jeu, la savoureuse, soit bien ironique. D’ailleurs, l’homme disposa une petite coupelle entre eux deux et ajouta un verre d’un liquide sombre inconnu. Paresok distribua le tout en rigolant, fier de ce qui était en train de se préparer.

« Voici jeux de jeunes Natus qui veulent faire les hommes...voit ce petit verre chargé de milles feux. Tu t’en dois d’en prendre le contenu mais ne point l’avaler. Tu le laisses dans ta bouche, tu attends, résiste à ravage de ce breuvage, face à ton adversaire. A celui qui résiste le plus longtemps gagne la savoureuse. »Il lui montra le liquide sombre. Au début John pensait à un jeu très bête : se bourrer la gueule et celui qu’il l’ait en premier avait perdu, mais ce jeu semblait tout autre. Il sentait que le goût allait être ignoble voir avec une surprise à la sauce Natus en plus.

« Le lait de Delhu, seul bon remède à faire disparaître le brasier si tu craques. Car c’est encore pire de perdre, avec l’air qui entre vois-tu ?...pire tourment encore. » Il prit le petit verre et le présenta devant le colonel en un signe de défi. John se dit que ce fut encore pire que se bourrer la gueule, mais il voulait bien essayer juste pour le principe de découvrir ce jeu et de passer un bon moment avec son frère d’arme.
« Ne le crache pas au sol, ça abime le bois. Lâche dans la coupelle si ton corps est trop faible pour me suivre. Moi, Paresok, le meilleur !!! Prêt ? »
« Prête ! »

Paresok sursauta en entendant la voix de Vida dans son dos. Il ne pensait pas qu’elle aurait été si rapide ou que, de son côté, il ai passé autant de temps chez lui. Le meneur se tourna sur son siège de bar pour voir la Batailleuse, toute propre et en uniforme, lui voler son verre. D’une main, elle avait enlevé son tricorne pour ne pas être gêné et elle présenta le breuvage sous son nez, dans un élan de provocation, pour le prendre en bouche sans la moindre hésitation. Devenue muette, les joues légèrement gonflée par la présence de l’alcool, elle plaqua le verre contre le bar et renifla bruyamment tout en fixant le Meneur d’un air défiant.

John eut un rictus amusé en voyant Vida faire ça. Elle avait du culot ! Il se marra doucement.
Éberlué, Paresok regarda un instant le colonel et lui piqua rapidement son verre pour suivre à son tour le duel. Il refusait de voir la jeune femme avoir prit de l’avance sur lui. Il scella ses lèvres et claqua le verre aussi, regardant fixement Vida tout en brillant d’une certaine fierté revancharde. Le genre à vouloir lui crier “Tu ne me battras pas sur ce terrain, femme !”.

Le barman était assez impressionné d’avoir la visite de leur chef suprême mais il ne resta pas très longtemps les bras ballot. Alors que le visage de la jeune femme commençait à prendre des teintes de plus en plus prononcées, le serveur versa un nouveau verre à Sheppard s’il souhaitait suivre le concours.

« Hey ! J'espère que tu seras un bon perdant Taigrion ! » Lança John après une œillade complice à Vida. L’homme gronda sourdement, comme pour lui reprocher son manque de soutien. John prit le verre après avoir remercié le barman d’un signe de tête et mit dans sa bouche ce liquide…. IL est affreux ! cela brûlait ! Bref ! un truc pour maso ! Oui, les jeux Natus sont vraiment bizarre ! La prochaine fois il a le droit à quoi ? Enfin bon tant pis, il comptait tenir ! Mais en toute franchise il n’était pas certain au vu de sa tête rouge et de son air contrarié sur son visage.

Vida lui avait répondu d’un sourire sympathique. Mais le plus souvent, elle se contentait de fixer Paresok droit dans les yeux, lequel le lui rendait bien. Ils étaient tous les deux de plus en plus rouge, les larmes leurs venant aux yeux et les paupières tirées par un effet exponentiel.

Sheppard allait bientôt suivre en se rendant compte que la brûlure progressive lui remontait dans les sinus, jusqu’aux oreilles, et se mettait à lui faire flamber la moindre parcelle de peau sur son visage. Il en était au point qu’il ne sentait ni ses dents, ni sa langue, ni ses lèvres. Juste une énorme boule de feu.

Vida poussa une plainte et se crispa, s’interdisant de défaillir. Paresok aussi n’était pas très bien mais il en allait de sa fierté et il ne lâchait pas de terrain.

John ne tint pas plus, trouvant ce supplice horrible et il n’était pas entraîner à foutre le feu dans sa bouche pour le plaisir de vaincre ! Il cracha le liquide dans son verre, avec la nette impression de n’avoir plus rien d’autre qu’une langue inerte dans sa bouche.
« Ché affreux otre ruc » dit-il en alliant du mal à parler et en toussant de plus belle !
Paresok pointa un doigt moqueur sous le nez de son frère d’arme, un rire étranglé et étouffé par le liquide se distinguant aux travers de plaintes de douleur. Il prit la grande chope de lait brun et l’invita à boire, lui signalant par ses gestes non verbaux qu’il avait intérêt de se rincer la bouche avec s’il ne voulait pas que sa douleur soit surmultipliée par l’apparition d’oxygène. Chose que fit John sans plus attendre, il aurait pu lui tendre de la pisse de vache qu’il l’aurait bu aussi ! Tant que ça soulage la douleur qui irradiait sa pauvre bouche.

Le terme du jeu “la savoureuse” prendrait alors tout son sens à ce moment précis car celui qui consommait ce lait juste après l’alcool acide aurait l’impression d’avaler un petit nuage. Et John le traduisait par un soulagement parfaitement audible ! Il s'affala sur sa chaise. Une grande vague d’apaisement allait survenu comme un contrecoup bienfaiteur qui allait faire apprécier d’avoir souffert, une véritable compensation de douceur. Mais malgré ça, John ne buverait plus jamais cette lotion ! Oula non ! Il n’était pas si maso.

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Une plainte contre les Natus
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À ce moment-là, le Meneur reprit sa place face à Vida qui n’en pouvait plus. Elle en pleurait, le visage boursouflé par la crispation volontaire pour en retenir le fluide alors qu’elle venait chercher le bras de son rival dans un besoin de soutien. Celui-ci l’accepta, l’avait même lié d’une empoignade dans une volonté réelle de l’amenait à surpasser ses limites et l’aider à gagner contre lui. Une bien curieuse volonté qui ne trouvait son origine que dans les sentiments qu’il avait pour elle. John les observa sortant sa tablette pour les filmer. Paresok serait content de voir cela d’un point de vue extérieur.

Mais malheureusement, ce ne fût pas suffisant. La Batailleuse Vida fit un bond très brutal pour porter son visage au-dessus de la coupe de fer et recracha le liquide en toussant bruyamment. Elle râla immédiatement après, Paresok lui tapota le dos à chaque fois qu’elle était prise par une quinte de toux. L’homme lui tendit alors le lait alors qu’il tenait encore.

Trente secondes après, il déclara à son tour forfait, demeurant le grand vainqueur néanmoins. Il avait également bien souffert de ce jeu mais après avoir consommé du lait, il ricana de bonne grâce avec la Batailleuse et lui raconta qu’il s’agissait là d’un des jeux préférés du temps de sa jeunesse. Que ce soit lui, sa rivale du moment ou Sheppard, le lait avait effectivement un effet des plus savoureux à chacune des gorgées. Le tavernier avait pris l’initiative de leur offrir un verre à chacun.

« Ce qui me rassure c’est que dans chaque civilisation il y a ce genre de jeu un peu fou. » conclut John en acceptant de boire.
« Ah ! Alors il est rassurant à nous tous ! »
« Je prendrais vengeance lorsque ma gorge cessera d’incendie, Meneur. Je ne suis point vaincue !!! »

La Batailleuse avait souri, mélange de fierté et de provocation pour ne pas laisser là un Meneur victorieux. Le trio discuta de choses et d’autres pendant un petit moment, notamment de jeux d’alcools et des similitudes qu’il pouvait y avoir par rapport aux Atlantes. Puis ce petit monde s’installa à table pour manger. Anelyn avait repris une teinte normale mais révéla, se faisant, un teint blafard et des cernes très prononcées. La journée de travail l’avait visiblement éreintée et elle semblait apprécier ce moment comme si elle avait quitté sa fonction. Ce n’était pas la dirigeante d’un pays qui s’apprêtait à manger avec John et Paresok mais une femme qui avait simplement besoin de son entourage.

Qu’il s’agisse du colonel ou de Paresok, elle était véritablement contente de pouvoir profiter de leur présence et cela se voyait par son air enjoué, ses rires.

John en profita pour leur montrer la vidéo faite d’eux juste avant et quelques photos de Tairis et notamment des deux Taigrions d’Aya. Il avait Hoffman dessus, mais les seuls clichés que pouvait avoir John des deux bébés Tairis étaient quand ils ne bougeaient pas trop : c’est à dire SUR Hoffman qui devait être couvert de bleu avec deux semi-remorque sur lui.
« Et voilà Ketricken et Hazel, les Taigrions de la dominante Aya et de ces deux autres liens. » Fit-il.

Vida était déjà émerveillée par la technologie qui permettait “les portraits instantanés” disait-elle. Mais voir les jeunes Tairis lui donnait des étoiles dans les yeux. Elle avait déjà eut la visite de Vilma il y a quelques temps, moment où elles avaient pu parler plus en détails de leur histoire personnelle et de se rendre compte, qu’en terme de jeunesse, elles partageaient un point commun. Vilma comme Vida s’étaient retrouvées avec de grandes responsabilités et cela les avait rapprochés davantage. La Batailleuse ne pouvait pas quitter la Magna mais elle lui avait demandé si, le jour du retour des otages Natus, elle pourrait rendre visite sur la Terre des Tairis. À ce moment-là, elle estimait que les dirigeants Natus qui avaient été pris reprendraient leurs fonctions, la libérant de ce poids énorme.
C’était un véritable projet que de rendre visite à Vilma dans son foyer et rien que de voir les petits tigres lui faisait quelque chose au coeur.

« Je leur trouve grande beauté. »
« Oui, apparemment ils n’ont pas des pelages communs. » ajouta John en laissant les images dans les mains de la Batailleuse.
Celle-ci avait pratiquement un sourire d’enfant en passant ses doigts dessus. Elle passa accidentellement à la prochaine image et écarquilla les yeux.
« Vos outils sont parfois effrayants... » Fit elle en passant une nouvelle image. « Portraits vivants qui font apparitions et disparitions sous caresse des doigts. Quelle étrangeté ! »

Ils n’avaient pas encore parlé de la raison de leur venue. Bien sûr, le naturel revenant au galop, Vida finit par amener le sujet :
« Qu’en est-il de nos braves ? Résistent-ils bien aux nouveautés ? »
Paresok pinça des lèvres avant d’envoyer un regard furtif au colonel qui hocha la tête, c’est le bon moment d’en parler. Le tavernier arriva à ce moment précis pour demander ce qui plairait. Ici, les “clients” pouvaient visiblement demander ce qu’ils souhaitaient manger. Le meneur répondit juste après son départ et John prit quelque chose avec de la viande, un truc saignant en somme.

« Il y a bien à dire. La tempétueuse lance à vocalise, aussi sévère que chute de rocailles, pour insinuer fluides en nos corps. Mais c’est bien brave médicastre qui maintient les hommes en santé. Et elle enseigne à l’une des nôtres, elle y offre son temps. »
« Des blessés ? Des malades ? »
« C’est régulier... »
« Rien de bien grave. Il est normal vous vivez dans un vase clos ici. Les Natus sont en pleine nature et les éléments sont complètement différents de la magna. Nos médecins et surtout le Dr Taylor Laurence s’occupent bien des vôtres. » confirma John.

« Soyez-en remercié. » Fit Vida avec un sourire en coin.
« Mais une bonne nouvelle ne vient jamais sans son opposé, n’est-ce pas ? »
« Hum...non. » fit Paresok géné. Il démontra néanmoins son aspect professionnel. « Malgré les efforts, il y a eut fortes mésententes entre Natus et voisins Athosiens. »
Vida fronça des sourcils.
« Précisez Meneur. »
« Une escalade de mots et d’actes. Il s’en est fallu de peu que les Natus s’en aillent en guerre. Mais... »
« Paresok, vous plaisantez ?!? » Lâcha-t-elle soudainement, les yeux écarquillés. « Depuis quand Natus voit adversaire autrement qu’en seul Dévoreur ? »
« Situation de l’inconnu et méconnaissance des habitudes de nos voisins. » Spécifia-t-il sans se démonter. « Athosiens comme Natus sont responsables de frictions et les Atlantes nous ont aidé à apporter le calme... »
« Les verbalistes Atlantes plutôt ! »
John les laissa s'expliquer tout en mangeant doucement.
Vida soupira en secouant négativement la tête.
L’aubergiste apporta les assiettes en silence mais s’eclipsa bien vite en voyant l’air contrarié de la dirigeante.
« Vous rappelez-vous que c’est image Natus, de toute la nation, qui s’en trouve sali ? J’avais fait promesse aux conditions données par les verbalistes et bonne entente en faisait partie, vous vous souvenez ? »
La jeune femme n’était pas acide mais son ton avait pris une teinte officielle. La jeune femme qui rigolait la minute passée venait de disparaître.
« Nous ne pouvons-nous permettre de paraître à faiblesse aux Atlantes. La diplomatie fait base de confiance et, de par ces actes, nous risquons de nous montrer indignes. »
« Certes. Mais nous ne sommes en Magna. Les braves sont malmenés... »
Vida hocha la tête.
« Je n’en fais pas reproches, Meneur. Soyez en certain. Je ne sais si mon esprit ne défaillerait pas à être privé de notre foyer. Mais c’est mission cruciale pour récupérer nos familles. Nous ne pouvons plus vivre enterrés, cette partie de notre histoire est révolue... »
Paresok était d’accord avec elle. Il découpa un morceau de sa viande mais n’avala rien, la gorge serrée par un sentiment d’échec. Vida soupira en devinant parfaitement ce qu’il pensait et elle lui pressa le bras de manière compatissante.
« Vous y étiez Sheppard ? » Lui demanda-t-elle alors.
« Oui. Mais ne vous indignez pas de faiblesse, personne ne le pense. Cela arrive. »
« Mes Natus sont au-dehors et moi à l’abri. Je n’ai pas l’intention de les accabler d’un jugement trop facile. » Confirma Vida. « Mais les verbalistes n’ont pas à faire parents de chamailleries enfantins. C’est prendre le temps qu’ils n’ont peut-être pas pour nous. Comment avez-vous apporté l'apaisement ? »
« Nous sommes allés parlementer avec Hoffman et le leader Athosien. Paresok était aussi présent avec des Natus. Il avait aussi une incompréhension de territoire avec les Athosiens que nous avons réglé. Il fallait des interlocuteurs neutres afin de les calmer. Il n’y a plus de problèmes avec un nouveau partage de territoire et des concessions de chaque coté. » Il passa sous silence qu’en effet le verbaliste était en congé et de surcroît blessé en plus. Car sinon Vida allait halluciner sur la perte de temps qu’elle évoquait et le dérangement.

La Batailleuse demeura un instant silencieuse, comme si elle faisait un calcul important dans tête.
« J’irai présenter excuses officielles des Natus en ce cas. Cela scellera l’apaisement et le travail des verbalistes. »
« Cela ne sera pas nécessaire » ajouta-t’il.
Vida n’était pas tout à fait de cet avis mais elle accepta ce que disait Sheppard puis posa son regard sur le Meneur.
« Nos braves en seraient-ils soulagés de mon intérêt à les rejoindre pour encouragements ? »
« Sans conteste ! » Confirma Paresok, le coeur regonflé à l’idée que la Batailleuse vienne apaiser les esprits dans le campement pour compléter le travail de diplomatie. « Mais...il vous faudra entrer dans cube volant. Sheppard en appel de sa volonté pour le diriger et c’est fort déplaisant à vivre la première fois. »
« Je suis Natus. Courage est mien. » Répliqua la jeune femme en souriant. « Vous accepteriez de m’y conduire un jour, Sheppard ? »
« Bien sûr. Ce soir ? »
« Non. Si vous acceptez corvée, je vous donnerai missive à transmettre aux verbalistes quand ils en auront liberté d’en prendre connaissance. Je viendrai à date fixée pour nouveaux échanges commerciaux et parler de cette affaire. Je me rendrais ensuite auprès des Natus, si vous l’acceptez ce jour. »
« D’accord.» fit John.

Aussi étrange que cela pouvait paraître, la soirée dériva tranquillement sur le cliché parfait du resto entre potes. Les fonctions, le lieu, les problèmes : tout ça les attendait au retour à la maison. Que ce soit le balcon de commandement pour Vida, Atlantis pour Sheppard ou bien le campement pour Paresok, tout ça semblait à des lieux et on aurait même peine à croire qu’ils s’étaient tous battus ensemble l’an passé.


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Le repas fût excellent, le dessert aussi. Paresok n’avait pas mangé aussi bon depuis qu’il avait quitté la Magna pour le campement et celui lui avait fait un bien fou. Il devait reconnaître intérieurement qu’Anelyn lui avait manqué encore plus qu’il ne l’avait estimé au début. Et puisqu’Idène ne cessait de le harceler à l’idée que la Batailleuse pourrait trouver un bonheur renouvelé à ses côtés, l’homme était pleinement sous l’influence de sentiments qu’il peinait à maîtriser.

Le fait que son frère d’arme l’ai grillé lui avait donné encore plus de retrait, qui à paraître froid à certains moments, mais Anelyn savait parfaitement comment le désamorcer et le naturel joyeux du Meneur revenait en force. Après que le tavernier leur ai retiré tous les couverts, Vida proposa un jeu de stratégie qui se déroulait sur un plateau. Une zone géographique avec des points stratégiques s’y trouvaient. Les règles et le fonctionnement général ressemblait énormément au jeu “Risk” mais avec davantage d’opportunités et d’enjeux.

« Vous vous risquez sur rocaille bien dangereuse, Anelyn. Je ne suis plus seul cette fois ! »
« J’y compte bien, Meneur. A défaut de vous avoir vaincu à chacune de nos rencontres, j’enchainerai victoire malgré défaveur. » Fît-elle par pure provocation en souriant.
Paresok, comme d’habitude, se faisait un point d’honneur à relever le défi comme si sa nature d’homme en dépendait. C’était en réalité un petit jeu qu’ils avaient entre eux et qu’ils conservaient depuis les classes de la jeune femme. Paresok fila un coup de coude à son frère d’arme tout en lui murmurant :
« C’est Batailleuse et meilleure stratège de l’histoire de la Magna. Allions-nous ou nous serons morts dans l’heure, fiston ! »
« Vous vous sous-estimez, Meneur. Vous n’êtes pas douté que de flatteries, allons. Ne laissons pas Sheppard dans l’embarras, montrons-lui. »
« Oui et ça se trouve c’est vous qui serez tous en train de me supplier de vous achever ! » enchérit John avec un rictus.
« Ah, peut-être. » Répondit Anelyn en souriant. « Mais généralement, la palabre dissimule l’embarras. Nous allons le vérifier sur le terrain ! »

Le premier tour, Vida lui expliqua les règles, la phase de positionnement des troupes, leurs valeurs. Tout était calqué sur les capacités de combat des Natus. S’y trouvaient les tirailleurs, les duellistes, les rares unités d’élites comme les gardiens ou les pugilistes vertueuses. Chaque joueur avait un balcon de commandement et il était particulièrement vulnérable. S’il se faisait détruire, les troupes ne pouvaient plus être déplacées sur le terrain, simplement tenir sa position ou attaquer.

Pendant une bonne demi-heure, Anelyn et Paresok firent un jeu rapide pour que le colonel puisse se familiariser et maîtriser ses pions. Le véritable combat allait ensuite démarrer et, de par ses compétences de Stratège, Vida était déjà de monter un plan pour résister aux assauts d’une alliance de deux joueurs contre elle. Il n’y avait même pas de troupes supplémentaires en bonus, seulement son nombre de base contre une armée deux fois plus nombreuse et deux cerveaux tactiques.
Elle adorait ce défi mais gardait une mine résolument neutre pour s’investir pleinement dans sa stratégie et ne rien laisser paraître.

« Il faut gagner mon garçon ! Je compte sur toi !!! » Insista Paresok, ayant visiblement à coeur de surpasser la jeune femme sur son terrain.
« Oh oui ! » fit John.

John était bien en peine dans ce type de jeu. Lui il préférait les jeux de carte à la bonne franquette qui ne demande pas forcément de plancher sur une stratégie pendant des heures et des heures. La stratégie n’était pas sa spécialité, Frei était bien meilleure d’un point de vue militaire et Hoffman aussi. La dernière fois qu’il a fait une partie d’échec contre lui, il s’était fait battre en quelques coups, alors que bon dieu il est bon d’habitude ! Même au jeu nommé évolution il s’est fait massacrer ! En voyant cette réplique à la sauce Natus de Risk, il ne pouvait se dire que le civil serait déjà en train de botter en touche Vida et qu’elle aurait un adversaire à sa taille.

D’ailleurs, pour ne pas paraître parfaitement inutile, il essayait de se souvenir des stratégies faites avec l’anglais sur ce jeu Risk. Ils s’étaient pris un délire, de faire une campagne ensemble. Pendant plusieurs soirées ils avaient fait une stratégie et mené leur armée contre des IA (ah oui, ce fut un jeu sur ordinateur). D’ailleurs il mit en place l’une d’entre elle, cela semblait anodin comme tactique, mais il comptait endormir les soupçons et revenir en force. John se sous estimait beaucoup, puisqu’il ne faisait jamais attention à ses forces mais plutôt à celle des autres. Mais, il était en réalité très bon à ce genre de jeu, quoiqu’il en pense.

Anelyn fût donc agréablement surprise par l’action conjuguée entre Paresok et Sheppard, les deux hommes n’hésitant pas à faire alliance dès que la Stratège lança un coup très douloureux dans les effectifs de chacun. Très agressive d’emblée, elle avait bien failli emporter le commandement de Sheppard avant de retenter l’action sur Paresok.
Elle se trouva ensuite sur la défensive et fit un massacre en dosant particulièrement l’action de son unité d’élite, une pugiliste, qu’elle envoyait pour affaiblir les flancs et forcer ses adversaires à y allouer des troupes pour consolider les failles.

Autant Paresok prenait le combat très à coeur avec une réactivité et un humour qui lui allait plutôt bien, autant Vida donnait l’air d’un véritable mur, parfaitement concentrée sur ses stratégies. Chaque assaut des troupes de Sheppard et de Paresok étaient particulièrement coûteuse et elle reprit son avantage en parvenant à supprimer la pugiliste du colonel.

Le combat devenait rude et après plusieurs attaques conjuguées et plusieurs moments de crise, la victoire se joua pour Vida qui avait su garder une ressource secrète. John hocha la tête plutôt content de leur stratégie qui avait par moment failli réduire à néant les troupes de la Batailleuse.
« Félicitation Vida. Vous êtes la meilleure !» dit-il en lui tendant une main pour la féliciter oubliant qu’elle ne pourrait pas forcément comprendre.

Heureusement, Anelyn avait pris l’habitude pour saluer les verbalistes Atlante. Elle se cacha de dire qu’elle avait douté d’elle-même à de très nombreuses reprises et qu’elle avait survécu, par moment, grâce à des petites erreurs inespérées qu’elle avait su exploiter. Définitivement, elle ne se sentait pas réconfortée dans sa victoire puisqu’elle n’était pas satisfaite d’elle-même. Mais la jeune femme garda tout cela pour elle en serrant la main du colonel.
« Et vous êtes bon stratège, Sheppard. Je ne donne pas cher de l’ennemi face à votre esprit. » Répondit-elle en guise de remerciement.

John modeste comme jamais eu un peu les joues rouges. « Je ne suis pas si bon que ça. Mon major est une véritable stratège !» Le jour où il reconnaîtra qu’il était loin d’être mauvais, il aurait un torrent de boue et d’acide !
Vida offrit un sourire convenu, elle serra une dernière fois la main tout en déclarant :
« En ce cas, je l’affronterai avec grand plaisir. »
John hocha la tête, il n’était pas certain que Frei aime les jeux comme cela, mais après tout pourquoi pas ? Cela pourrait lui plaire !

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Paresok était bougon. Il voulait la victoire à tout prix dans un besoin d’attirer davantage l'intérêt de la Batailleuse. L’homme n’en avait pourtant pas besoin. Pour terminer cette soirée, le trio prit un dernier verre et ils se donnèrent rendez-vous devant la Porte. Vida avait besoin de rédiger un ou deux documents d’importance. Pendant ce temps, le Meneur reprit ses affaires et progressa sur le chemin à reculon.

« C’était bien belle soirée fiston. Je devrais en faire aveu, j’en avais oublié la douceur depuis la première Guerre et les festivités de la rencontre avec les Seigneurs Tairius. »
Il y avait également un rapport avec ses retrouvailles. Anelyn lui avait beaucoup manqué et il s’était fait un sang d’encre depuis que l’ennemi avait attenté à sa vie. L’avoir enfin vu lui regonflait le coeur, surtout en constatant qu’elle n’avait pas changé. Elle était toujours aussi forte et sûre d’elle. C’était à se demander s’il ne devait pas lui faire sa déclaration juste devant la Porte après que Sheppard l’eut franchie. Mais ce serait du gâchis, il le savait. Elle n’allait pas s’émouvoir comme ça, d’une déclaration à la va vite.

Finalement John repartait sur la cité ce soir. Il était assez content de cette soirée culturellement bien différente de celle sur Atlantis. « J’en suis ravi aussi mon ami. Il faudrait s’en faire d’autres quand tu te sens moroses ! » ajouta John en prenant par les épaules son frère d’arme !

Paresok soupira tout en atteignant la salle du musée, il ne lui avait répondu que par un bref sourire. L’équipe de garde avait changé et il la salua un peu plus distraitement, étant pleinement plongée dans ses pensées et le doute qu’il avait. La soirée avait été un très beau moment et, qu’importe la civilisation, personne ne voulait que ça s’achève. Le dialogue qu’il entretenait avec son frère d’arme l’aidait beaucoup, le plaçait comme en suspension, mais il résidait une pression latente en lui, comme la nervosité néfaste que l’on peut avoir à l’approche d’une décision dramatique.
Sheppard n’était pas bête, il allait finir par s’en rendre compte. Et ce fut le cas, la conversation était agréable, mais le visage du meneur n’était plus aussi réjouissant. Qu’avait-il à se faire du mouron ? John ne comprenait pas vraiment et il décida de ne pas attendre plus longtemps, chaque minute semblait rendre l’homme plus sombre. Craignait-il de retourner sur le continent ?

« Que se passe-t’il Taigrion ? »

Paresok gronda de mécontentement en se voyant découvert une nouvelle fois. Il ne comptait pas faire sa tête de mule et vérifia que la garde ne les écoutait pas avant de se confier.

« C’est bien manque de respect de dissimuler que le lien accroche mon garçon. Idène a dû te l’enseigner. Ce n’est pas en sa visite officielle au fort que j’aurai à lui déclarer telle affaire et la guerre peut très bien m’achever plus tard... »

Il fît un geste témoignant de son dilemme et de sa nervosité.
« Le devoir m’impose. Il n’y a pas d’autres instants qu’en son retour pour nous donner les plis. Mon coeur s’en malmène à outrance. Je m’en croyais pourtant en avoir passé l’âge de tels enfantillages crénom !! »

« Je ne comprend pas Paresok... » avoua John qui n’avait strictement rien compris aux dires de son amis. Et pourtant il devait être habitué mais sur le coup non …
« Par les Trois, est-ce si grand mystère de voir que je suis contraint d’avouer mes sentiments à telle femme car dernière occasion ?!? »
John le regarda un peu perturbé… il avait les neurones cramé ou quoi ? Peut-être bien …
« Ce n’est pas ta dernière occasion mon ami, mais dit lui … une nouvelle fois. De toute façon, cela te monte trop la tête, il ne faut pas garder ça trop longtemps c’est mauvais ! » enchérit John pour ne pas perdre la face sur le coup.
« Hm... » Fît-il pensif.
L’homme donna une tape sur l’épaule de Sheppard tout en souriant d’un air navré.
« Voit donc cela : craintif du lien Natus à force de sagesse par amitié d’un indécis. Si ce n’est pas triste ! »
John n’était pas certain de tout saisir les allusions, mais il haussa les épaules. « Écoute je te laisse ici et demain je viens de récupérer. Si tu n’as pas avoué tes sentiments à Vida, je te pique ta place ! » Il le provoquait pour le pousser à bouger ses fesses. John n’était pas intéressé par Vida, elle était beaucoup trop jeune pour lui et de base, il avait déjà la femme de Paresok il n'allait pas lui prendre son nouvel amour !

Paresok le fixa d’un air ahuri, comme s’il découvrait que son frère d’arme avait également des sentiments pour elle, mais il découvrit rapidement qu’il blaguait et cela le fit éclater de rire. Il lui bourra franchement l’épaule cette fois.
« Voilà bien meilleur acteur que moi feignant la mort !!! J’ai bien cru devoir à concourir de vitesse et d’assurance avec mon propre frère, quelle tragédie. Mais soit, cela fait bonne occasion. Nous nous retrouverons demain ici même... »
Il détourna le regard en découvrant Anelyn qui progressait dans leurs directions. Il serra la main de Sheppard plus sérieusement et le quitta après avoir posé sur lui un regard empreint d’une profonde gratitude. John lui fit un clin d’oeil digne du plus grand conspirateur lui chuchotant : « A demain le petit coeur ! » Et le quitta après un dernier salut avant de voir Vida qui venait vers lui. Il lui fit un salut de loin, ne pouvant rester plus longtemps, sinon Paresok n’allait jamais lui déclarer sa flamme.


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« Meneur ? » Fît Vida, plutôt surprise de voir Sheppard s’éloigner après un simple signe.
Elle comptait lui tendre les deux lettres qu’elle avait rédigé à la hâte. Les plis étaient reliés par une fine cordelette et le sceau personnel de la jeune femme s’y trouvait. L’une d’elle était adressée au CODIR, l’autre se trouvait en-dessous pour un destinataire inconnu. La stratège fût encore plus surprise lorsque Paresok repoussa lentement cette main pour lui signifier qu’il ne partait pas.
« Ma volonté, Anelyn. J’ai fais requête en ce sens à ce brave frère. »
« Je n’aime pas ça, que cachez-vous ? »

Paresok resta interdit et se décala très légèrement pour regarder les gardiens qui se trouvaient non loin. La Porte venait de s’ouvrir et Sheppard avait disparu. Son interlocutrice compris tout de suite la dimension personnelle que prenait la tournure mais elle décida de ne pas l’inviter à aller plus loin. Elle acquiesça, regardant un peu ses lettres qu’elle corna distraitement puis releva sur lui un air plus sombre.

« Alors c’est ainsi ? Vous faites insistence ? »
Le coeur du Meneur marqua un arrêt, angoissé en la voyant deviner aussi aisément. Mais d’un autre côté, il s’agissait d’une Stratège, la Batailleuse, une femme très intelligente et à l’esprit affuté. Il n’y avait pas de nombreuses raisons qui pousseraient Paresok à agir de la sorte.
« Votre lien m’accroche jeunette. Par ma foi, force de volonté d’ignorer celui-ci, jusqu’à le ternir pour ne pas vous offenser d’embarras. Mais je ne puis...malgré tous les efforts je ne puis... »
« Silence Meneur ! » Fît Anelyn d’une manière bien plus sévère.
La respiration lente et profonde, signe d’émotions, montrait bien qu’elle était réceptive aux propos de son interlocuteur. Il ne le voyait même pas, le regard baissé, affairé à lui ouvrir son coeur.
« C’est bien horrible malédiction que ceci, Batailleuse. Mais étreinte est réelle. Je vous ai vu enfant, je vous ai entraîné, je vous ai vu franchir les rangs par esprit si affûté. Je n’ai jamais eu l’ombre d’un doute de votre grandeur. »
« Il suffit, c’est un ordre que j’impose... »

Sa voix était vibrante cette fois, une colère pleine et entière pesant lourdement sur les épaules de l’homme. Elle ne voulait pas se montrer sensible à ces propos mais elle était dans une lutte interne des plus violentes. Dax était son amour et son époux à jamais. C’était un fait, une certitude, une norme intégrée à son environnement et sa vie. Mais alors pourquoi son coeur bondissait joyeusement en entendant cet homme poser des mots sur ces sentiments ? Pourquoi est-ce qu’elle se sentait aussi flattée, heureuse et réceptive à cet effort contrairement aux demi-mots de la dernière fois ?
C’est ce qui la mettait en colère. Car elle avait le sentiment de trahir Dax, de se détourner de lui, de sa mémoire. Mais n’était-ce pas pire encore que de l’avoir remplacé par son frère par imposture en lui refusant plus qu’une simple étreinte ?

Effectivement, Paresok avait été là durant tout son cheminement de vie et il avait deux fois son âge. Mais chez les Natus, cela importait peu et elle ressentait à son égard, à cette déclaration, comme une forme d’aboutissement. Et Vida le refusa de toutes ses forces.

« J’ai souffert de mon absence à vos cotés lorsque le dévoreur a attenté. Tout comme j’ai souffert d’être à l’écart de votre personne et de votre bienveillance... »

Vida avait ouvert de grands yeux, abasourdie par le fait qu’il était au courant de cette événement. Vadrielle lui avait tout expliqué par courrier mais elle s’était bien gardée d’en informer la Batailleuse. Elle n’eut pas le temps de poursuivre que Paresok avait fait un pas, raccourcissant la distance entre eux. Sa première idée fut de reculer mais son corps resta statique. Elle avait le coeur qui tournait à cent à l’heure.
« Vous voir en ce jour eu fini de m’achever la volonté. Je vous aime, Vida. Votre lien m’accroche trop violemment pour en faire ignorance...je m’efforce au contraire. Et me voilà pourtant à vous le dire : je vous aime. »

Anelyn avait voulu le forcer à reculer, sa main était venue se poser sur son torse avec une douceur qu’elle se reprochait instantanément. Mais l’homme absorba la distance séparant leurs lèvres et il l’embrassa avec toute la tendresse qu’il avait à son égard. Le contact proche chassa le tricorne de la jeune femme qui en perdit également son paquet de lettre : le tout au sol. Sa deuxième main migra contre lui pour le repousser mais tout ce qui avait en elle ne voulait pas que ça s’arrête, bien au contraire.

Avant qu’elle ne se rendre vraiment compte, la jeune femme avait les yeux fermés et se laissait aller à l’ébullition soudaine des sentiments qui l’envahissaient. Pourtant contradictoires et pourtant si bons. Elle se laissa aller jusqu’à ce que Paresok se détache, les joues rouges, gêné par son acte. Il n’avait pourtant pas reculé pour demeurer aussi proche que possible de son amour et Vida, qui ouvrit doucement les yeux, serra les dents dans une dernière lutte acharnée.
Elle serra l’un de ses poings qu’elle tapota sur l’homme sans véritablement porter le moindre coup et déclara d’une voix altérée par le sentiment :
« Repartez Meneur... »
« Anelyn... » fit-il dans un début de panique.
« Je ne me refuse pas à vous... »
L’homme la fixa alors, le regard soudainement plus clair et il acquiesça lentement.
« Ce n’est pas le temps. Nous avons tout deux un travail. Alors repartez...gagnez cette guerre. Et vous me reviendrez alors. »

Le Meneur se décolla à contrecoeur.
Il hocha imperceptiblement la tête, attristé, et s’abaissa pour ramasser tricorne et message. Il ne lui rendit que son couvre-chef.
« Il en sera selon votre volonté... »
Anelyn avait encore une respiration irrégulière. Elle tourna un regard vers les gardiens, lesquels préféraient ignorer la scène, et le regarda ensuite partir. De nouveau en proie à un conflit intérieur, elle soupira puis alla à ses côtés pour rejoindre la Porte des Étoiles. Elle attendit son activation et retint Paresok par la manche avant qu’il ne disparaisse dans l’horizon des événements.
Ils s’embrassèrent une dernière fois, un peu plus passionnément cette fois, Anelyn cédant pour de bon.
« Gagnez votre guerre, Meneur. » Lâcha-t-elle plus sérieusement.
Puis elle le laissa partir.

Le Meneur avait composé le code sur le GDO que la cité lui avait laissé. Celui attribué aux Natus en transit pour la cité. L’homme n’était pas du genre émotif ou dans l’explosion du sentimentalisme. Mais il devait avouer que ce départ par la Porte fût pour lui le plus beau et le plus mémorable de tous. Il avait devant lui l’image d’une belle femme qui reposait consciencieusement sur sa tête le tricorne. Fidèle à elle-même, toujours impeccable. Cela fît sourire le Meneur qui passa l’horizon en reculant doucement. Il reverrait surement Vida lors de sa visite. Mais elle serait en Batailleuse, il n’y aurait rien entre eux avant la fin de la guerre cette fois : d’où ses propos. Elle n’était pas si réfractaire aux sentiments finalement. En fin de compte, elle en avait elle aussi. Et visiblement assez puissant pour ne pas le rejeter avec toute la puissance qu’une dirigeante de la nation Natus aurait pu faire pleuvoir sur sa tête.

« La victoire sera notre, Anelyn. Je vous l’apporterai... » Fit-il avec assurance avant de disparaître.

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Le Natus était de retour dans la cité. La Porte qu’il avait juste sous son nez se dématérialisa juste avant qu’un objet n’y soit jeté. Intrigué, il s’agenouilla pour récupérer un fin petit ruban rouge bordeau.
C’était celui qui nouait les cheveux de la jeune femme et son coeur se mit à bondir joyeusement en y voyant ce signe. Il le prit avec beaucoup de soin et l’entoura autour du pommeau de son arme, à côté de l’anneau de lien qui correspondait à Idène puis se retourna, face au poste de contrôle...là où Sheppard se trouvait.
Il avait sûrement dû être appelé puisque le retour de Paresok n’était pas prévu avant le lendemain. Un simple échange de regard entre eux suffit et le Meneur éclata de rire, comme soudainement libéré d’une effroyable pression et exalté à l’extrême par la réciprocité de ses sentiments.
John lui fit un signe de monter le rejoindre. « Ce fut rapide dit donc ! Allez viens, je vais te ramener au campement, sauf si tu veux dormir ici ? »
« Non. » Répondit-il avec le sourire. « J’ai bonnes nouvelles à annoncer aux nôtres et nouveau lien à confirmer à mon Idène... » John hocha la tête et l'entraîna vers la baie des jumper.

Le Meneur laissa les lettres à la personne qui en était chargée. Il avait l’habitude maintenant. Sauf qu’au moment d’entrer dans un jumper, Paresok se confiant à son ami, le préposé revient à sa rencontre pour lui tendre l’un des deux plis.
L’une des lettres lui était adressée. Vida le lui avait écrit dans la foulée. Rien de bien important mais le geste était là, comme une toute dernière attention. C’était exceptionnel et le Meneur était véritablement aux anges.
« J’ai guerre à gagner, mon ami. J’en suis encore plus impatient... »
« Une guerre contre une promesse d’amour… et bien si ce n’est pas mignon. » charia doucement John qui s’installa aux commandes du jumper. « Je suis content pour toi mon ami. »

L’homme en était presque euphorique.
Il dialogua un bon moment avec Sheppard, le remerciant d’avoir fini de le convaincre devant la Porte. Lorsque le jumper se posa, le camp Natus était toujours actif. Beaucoup de soldats passaient leur quartier libre par petits groupes tout en saluant le meneur à la foulée. Idène se trouvait sur le pas de la porte, au niveau du grand bâtiment. Un grand sourire l’avait gagné en voyant l’expression de son homme et elle devina presque immédiatement, hochant la tête en disant « Oui ? Oui ? »
Elément encore très étrange de la culture Natus dont le colonel était témoin : Idène était si ravie que son homme ai conclu ce lien qu’elle lui sauta dans les bras et l’embrassa tendrement, le félicitant de sa réussite et y trouvant un nouveau gage de stabilité. Paresok était heureux de lui montrer le ruban de tissu qui cernait le pommeau et qui qualifiait Anelyn de deuxième de ses liens. Pas de jalousie, pas de colère. Simplement de la joie et de l’humour. Idène ne tarda pas à questionner Paresok, et même Sheppard, sur la façon dont cela s'était déroulé.

Après quelques échanges, la journée ayant été bien longue, le colonel repartit seul dans son jumper, accompagné par des “aux revoirs” sincères et profond de la part d’Idène et Paresok. La plainte qu’avait subi les Natus avait abouti sur une très bonne note. Une aventure humaine de plus qui s’achevait alors sur cette nuit étoilée de Lantia.

Une parmi toutes celles qui restaient encore à vivre...

END 24/05/2018
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JohnSheppard

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