Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Dim 29 Avr - 20:24
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L'incertitude des sentiments

Pedge & Isia

Parfois on ne veut pas entendre son coeur battre


Chronologie : 28 mars 2018

Le brancard de fortune avait été posé au pied du ruisseau, les Natus étaient en train de se laver, de boire, et de briquer les plus grosses tâches sur leurs uniformes. Sur tous les visages, on pouvait voir combien l’eau leur avait manqué et le bien fou que cela leur faisait. Et comme d’habitude, Isia était toujours bien accueilli par des signes de politesse et des bonjours, même si les soldats ne se levaient pas, trop épuisés. Que rendait Isia de bon coeur. Elle aimait ce respect constant qu’avait les Natus, cela la rendait importante et aussi ils la respectait pour ses compétences, cela n’était pas “normal” mais cela allait dans un autre sentiment qu’elle ne pouvait pas décrire vraiment, sans que ça fasse égocentrique. Après bon, elle avait une estime très haute d’elle-même.
Yin se trouvait penchée sur son patient, remontant sa tête de son bras replié, exactement comme elle le lui avait appris. Elle donnait de l’eau par de courtes gorgées et le rabaissa très lentement, récupérant un linge humide qu’elle posa sur son front. Lorsque son regard monta, attira par la silhouette qui s’était dessinée devant elle, le regard d’abord interrogatif de Yin se mua en la gaieté presque enfantine qu’elle témoignait toujours à sa venue.
« Dame aux soins !!! » Elle eut un grand sourire. « Bonjour Dame, mon coeur bondit ! »
« Bonjour Yin, qu’avons nous là ? » Elle lui faisait penser à Nelly voir a un petit chiot tout content de revoir son maître. Mais bon… elle était contente de la voir mais Isia est pas du tout sentimentalisme à ce point. Pas au point de dire que son coeur bondit de toute manière elle ne dira jamais vraiement ou pas comme cela qu’elle appréciait la petite médicastre. Mais bon formulation Natus.

Habituée aux cours d’Isia et à sa façon de travailler, Yin savait qu’elle n’aimait pas s’épancher sur ce genre d’effervescence et entrer dans le vif du sujet. Pour cette raison, et parce que Yin ne voulait pas la décevoir, elle lui fit un rapport immédiat.
« Azold a chuté ! Il s’est brisé une cheville et un dylia...tig...non... » Elle chercha dans sa mémoire, les yeux fermés, un doigt en l’air, comme pour s’intimer l’ordre de ne pas faillir face à son mentor.
« TIBIA ! Oui, une fracture...ouverte... »
Isia lui fit un rictus satisfait face à la bonne mémoire de cette brave médicatre qui suivait véritablement ses enseignements et avec sérieux, cela est plaisant.

Yin tira une partie de la couverture qui recouvrait l’homme peu lucide et lui montra les soins qu’elle avait apporté.
« J’ai suivi votre enseignement, Dame. Morphine sans surdose, antibiotiques et bandages en attendant retour au camp. Mais il y a eu problèmes... »
Yin pinça des lèvres et lui montra un sac chargé de bandes et de gazes sanguinolentes, presque noirâtres. Le tout dégageait une odeur horrible.
« Vos consignes, changer le bandage une fois par jour. Et si plus de bandage, les faire bouillir et sécher mais... »
La médicastre secoua négativement la tête, révélant le fait qu’elle avait été longuement perdue et sans solutions.
« Nous n’avions plus d’eau pour faire bouillir. Azold a la fièvre maintenant, pourtant j’ai donné dernières médications en ma possession hier... »
« Je vois… J’attends une trousse de secours, surement rudimentaire, mais on va essayer d'arranger un peu tout ça. Prenez l’eau pour faire bouillir plus tard ces affreux bandages. » Fit Isia en s’agenouillant vers l’homme… Elle verifia quelques constantes à la main, puis se leva et attendit que Pedge arrive en croisant les bras.
« Tout de suite. » Fît Yin, toujours heureuse d’en apprendre davantage d’Isia.


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L'incertitude des sentiments
Les Natus étaient très solidaires, leur médicastre n’avait eu qu’à demander et plusieurs volontaires préparèrent un feu en disposant plusieurs de leurs fontes pour faire bouillir l’ensemble des bandages. En peu de temps, l’eau était déjà en train de chauffer pour répondre à la consigne. Mevel restait près d’Isia, la regardant travailler mais en respectant une certaine distance pour ne pas l’envahir.

« Azold est notre meilleur éclaireur. Il a été floué par trop grande racine qui a cédé sous son poids. Nous le ramenons à marche forcée depuis. »
« Il n’a pas eu de chance... » Ajouta Isia qui était assez étonnée qu’une telle blessure ai put se faire aussi bêtement… mais bon généralement les cas comme ça se font par une action toute simple. Le corps humain pouvait être incroyablement résistant ou à l’inverse très faible. Comme à la loterie. Il fallait juste ne pas flopper son dés de vigueur.
« Oui. Mais il vivra. »
« Bien entendu » confirma Isia
Mevel était devenu bien moins bavard, il n’arrêtait pas de baisser le regard au niveau des mains d’Isia. Il se racla la gorge et lui demanda de but en blanc :
« Tempétueuse, voulez-vous bien m’offrir votre main gauche ? »
Isia ne remarquait pas spécialement que l’homme zieutait ces mimines, elle était sur la plaine en train d’attendre Pedge. La belle détourna le regard levant un sourcil un peu étonné de cette demande. S’il avait été Atlante elle l’aurait charrié sur une demande de mariage, or ce ne fut pas le cas.
« Vous l’offrir non car j’en ai besoin, mais vous la prêter oui. » Elle décroisa les bras et tendit sa main au Natus.

Mevel rigola cette fois, il aimait bien cette façon de répliquer tout le temps. Mais au calme, la tempétueuse se voulait intimidante. L’homme prit sa main entre les deux siennes, passant son pouce sur l’anneau avec un extrême douceur.
« Seigneurs...telle finesse d’ouvrage est travail de mère. C’est une magnifique parure de lien Natus. »
Il remonta jusqu’au niveau de son poignet et palpa un peu à la recherche de quelque chose, retournant sa main pour trouver ce quelque chose en plein centre de son avant-bras. Il interrompit son mouvement pour la regarder dans les yeux.
« Puis-je ? »

Isia avait reporté son regard sur la plaine avant de croiser à nouveau le regard de l’homme… Oui Pedge lui avait dit que ce fût d’origine Natus ainsi que Paresok et Idène. Mais une nouvelle fois, elle n’avait pas creusé plus que ça, peut-être qu’elle aurait dû. Une simple bague issue d’un délire entre deux femmes. Mais elles portaient encore toute deux ce bijou, sans même savoir pourquoi. Isia l’aimait bien et peut-être qu’il avait un peu plus de symbolique maintenant ? Non, elle ne pensait pas. En tout cas, cela la gênait toujours autant quand on lui sortait « mais c’est une bague de fiançailles ton truc » alors qu’il n’y avait rien.
« Une belle bague oui. Mais n’y voyez aucune offense au fait que cette bague n’est pas une parure de lien. Elle n’a pas cette fonction. » dit-elle pour couper court à tout ce délire. Elle posa son regard sur la bague qui lui faisait penser à de l’or blanc et doré mélangé entre eux. Elle ne savait pas qu’il avait un message caché là-dedans. Elle se demandait s’il comptait lui faire du shih Shu avec ces palpitations.
« Si ça vous chante. Comptez-vous me débloquer mes énergies, Mevel ? » elle lui lança un rictus carnassier.
« Seule illusion peut dénaturer à votre regard ceci. Parure de lien Natus au doigt, il ne suffit pas d’en déclarer autrement pour qu’il soit... » Répondit-il doucement en retournant une fois de plus sa main. « Moquerie est défense, je comprends. Je ne veux point vous outrager par ma curiosité...c’est là... »
Il avait de nouveau pressé ses doigts sur l’endroit inconnu. Il remonta alors le chemin, comme s’il suivait un cordon, un élément qu’il était seul à percevoir les yeux fermés, jusqu’à monter jusqu’à l’épaule. L’homme pinçait des lèvres en ayant visiblement du mal à modéliser la chose, à faire son étrange travail, mais il récupéra le “chemin” jusqu’à atterrir pile sur son coeur qu’il ne touchait que de deux doigts pour ne pas être intrusif.

Isia roula des yeux de plus belle. Une bague on peut lui donner le symbole qu’on veut point. Ce n’est qu’un objet et il est bête de croire que tout est acquis sur une fonction précise. Elle aurait dû parié des petites cuillères personne ne viendrait les emmerder. Quoique Isia avait l’impression que ce fut plus elle quand même. Comme la bague qu’elle avait offerte à Pedge n’était pas Natus et pas du tout une alliance… Sur le coup Isia, avait presque envie de demander à la militaire pourquoi elle avait choisi cet article. Dans la tête de la blonde, ce fut parce qu’elle en avait eu l’opportunité et que le bijou lui avait tapé dans l’œil.
« Dans mon cœur ? Sérieusement ? Vous êtes en train de me dire que je suis amoureuse de la personne qui m’a offerte cette bague ? » Il avait du cynisme là dedans.
« Hmm...non. C’est un lien sombre. »
L’homme grimaça, comme s’il avait du mal à percevoir à travers elle ce que Cidyne, à l’époque, avait fait auprès de Pedge.
« Comme mur...bâti tout autour...le mépris et la moquerie pour protéger votre âme. C’est dommage que Cidyne ne soit là, elle aurait su lire mieux que moi. »
Ses deux mains migrèrent pour remonter sur chacune de ses épaules, là où il perdait la trace.
« Mais pas inéluctable...c’est indécis, le lien accroche. »

Oula mais le mec il lui fait le coup de la voyante ? Isia se mordit la langue car elle avait une panoplie de vacherie en tête sur le coup. Oui le côté sombre de la force… mouhaha. Sur un esprit plus faible cela marcherai mais pas sur Isia qui méprisait ce genre de chose. Elle, il lui faut du concret, pas du divinatoire. Alala un mur… ouai un mur ! Le mur il se nomme “raison” point. Manquerait plus qu’elle soit amoureuse encore et qu’elle se fasse une nouvelle fois trahir et jeter comme une malpropre. Cela était très bien comme ça avec Pedge, pas de prise de tête, pas de mise en couple et pas de copine. De toute façon c’est toujours décevant surtout à la fin. Il suffit généralement de laisser la porte ouverte pour que la personne bafoue et chie dans son jardin intime !
« C’est qui Cidyne ? Celle qui vous a enseigné comment lire dans les lignes ? »
Mevel fronça les sourcils, ne comprenant pas sa question. Il répondit simplement, conscient de la réaction d’Isia :
« Cidyne est conceptrice de lien réputée et admirée en Magna. Elle lit et suit le lien avec clairvoyance. »
L’homme secoua négativement la tête, reprenant sa main pour lui montrer la bague.
« C’est grand trésor que vous avez là et mère ne les offre pas à n’importe qui. Elle a lu. »

Isia soupira retirant sa main doucement, pour la regarder et toiser Mevel. Il lui disait des choses bizarre quand même. Enfin, cette bague semblait attirer un peu trop le regard des Natus et leur émerveillement. Un peu trop au goût de la française.
« C’est elle qui a fait ma bague ? Spécialement pour ce pseudo “lien” ? »
« Oui, elle conçoit parures d’après les liens qu’elle lit. Pourquoi être aussi hostile à celui-ci ? »

Isia regarda longuement le pauvre homme et elle fronça des sourcils. On lui avait fait faire une bague ? Spécialement ? C’est une blague… elle ne voit pas Pedge faire ça, surtout qu’à ce moment-là, leur union était pas aussi longue qu’actuellement. Et puis bon, ce ne fut qu’un simple pari. Cela ne l’était pas pour Pedge ? Était-elle amoureuse au final ? Voudrait -elle plus ? … Isia n’aimait pas du tout ce genre de tournure à cet instant. Elle croisa ses bras à nouveau pas du tout contente. De base ce n’est qu’un plan cul avec un intérêt pour la personne. Une sorte de sex-friend en somme. Et encore, elles étaient plus sexe que friend. Chacun y trouvait son compte et elles passaient de bon moment ensemble… des moments réguliers même ! Voir même tendre…
« Car vous voyez dans cette bague un peu trop de choses qui ne le sont pas. Ce n’est qu’une belle bague sans intérêt autre que sa fonction de déco. Point. Ce n’est ni une parure ni un lien. Ce n’est qu’un simple bijou. » Elle se trouvait dure et horrible et cela l’intrigua encore plus… pourquoi trouvait-elle ça injuste ?
« Et c’est raison pour médicastre, reconnue de bienveillance et gardienne de vie, que d’échapper au calme en ce questionnement ? »
Mevel avait levé les mains en signe de reddition. Il voyait que cela dérangeait vraiment la tempétueuse et il ne comptait pas insister. Il commença à reculer.
« Soyez généreuse, dame. Evitez de porter tel discours devant mère. Vous causeriez humiliation par vil comportement. Je vous sais ne pas être telle femme. »
Le chef lui fit un signe de tête avant de tourner les talons et d’aller au milieu de ses hommes, les mains croisées dans le dos, prenant de leurs nouvelles. Ils commençaient à faire bouillir les bandages. Yin, de son coté, s’était écrasée, le regard écarquillé par l’intimidation que lui causait Isia face à cette idéologie Natus. Elle avait déjà vu la bague et elle avait longuement songé aux liens d’Isia, comment elle gérait cela de la façon Natus. Mais sa révélation ouvertement injurieuse d’abaisser une parure à une notion si réduite l’avait presque vexé. C’était comme prendre la croyance Natus pour la rendre aussi sale que leur uniforme...volontairement.

Isia ne se tourna pas elle était énervée une nouvelle fois. Qu’est-ce qu’ils sont chiant les Natus à vouloir à tout prix montrer un lien qu’il n’y a pas. Puisque le lien est un signe d’amour. Elle avait été vache, elle le savait et elle l’assumait que moyennement car quelque chose la dérangeait au final. Elle bienveillante, il y a bien qu’eux qui pense aussi ce genre de chose. De toute façon, elle avait été cassante et sur la défensive. Et Mevel avait bien fait de ne pas trop insister car sinon elle aurait lâché bien pire. La diplomatie ce n’est pas son fort surtout quand elle est dans une zone d’inconfort.
Elle regarda la plaine, voyant au loin Pedge arriver… ce n’est pas trop tôt ! Elle en mettait du temps pour trouver une trousse de merde ! Bon voilà qu’elle porte son gourou sur elle. Isia soupira pour marcher et courir vers la militaire qui était à l’orée de la maisonnette. Au vu de son visage il était clair qu’elle était en colère. Elle stoppa vers la brune, se mordant la langue car elle allait cracher son venin la vipère elle le sait bien.

« Les Natus m’ont encore pris la tête avec cette bague. Parfois je me demande si vous… » Non, elle ne voulait pas savoir la réponse en fait. Car si elle lui dit oui, elle ne voulait pas la rejeter… ou même assumer quoi que ce soit là-dessus. Elle ne voulait pas voir quelque chose qu’elle éloignait depuis trop longtemps. Ni même tenter l’aventure de quelque chose qu’elle savait décevant. « Non laissez tomber, donnez-moi la trousse que je soigne ces allumés du lien. » dit-elle en bougonnant. En plus elle les adoraient les Natus mais là, Mevel avait voulu faire quelque chose de sûrement gentil mais il avait reçu une baffe dans la gueule en remerciement.

Pedge revenait en effet de la maison avec cette foutue trousse de soin. Les athosiens ne l’avaient pas rangé au bon endroit, et forcément, elle avait mis son sac dessus sans faire attention et cela lui avait fait perdre du temps. Elle commençait à être sérieusement agacée par cet intermède pénible. Pourquoi fallait-il qu’elles soient toujours dérangées ? N’aurait-elle pas dû s’en douter ? A chaque fois qu’elles sont ensembles, il y a une couille dans la soupe. Forcément, forcément elle aurait dû se douter que même au milieu des bois, elles allaient tomber sur quelqu’un. Mais là, c’était pire que quelqu’un en fait, c’était sur toute une tribue de Natus au grand complet ! Et les seins à l’air en plus ! Bref, l’agacement manifeste d’Isia qui était clairement affiché sur son minois si rieur il y a quelques minutes, l'énerva d’avantage. Pedge se rembrunit à l’évocation de la bague. Elles allaient devoir en discuter pour éviter ce genre de désagrément supplémentaire. Le fait qu’elle ne termina pas sa phrase la rendit perplexe, mais sa colère évidente n'incita pas Pedge à la questionner tout de suite. Autant aller à l’essentiel.
« Je laisse tomber alors. Tenez. », dit-elle en tendant le trousse.
« Je n’ai pas envie de retourner là-bas, ça m’agace. Alors, je prépare le terrain pour le prochain tir. » , fit-elle simplement. Elle comptait bien continuer les exercices ensuite, une fois qu’elles seraient tranquilles, même si le goût de la provoc n’y était plus vraiment. Néanmoins, elle pouvait changer les cibles et les rondins, histoire de. Sinon, et bien, elles feraient autre chose, et peut-être qu’elles discuteraient de ces foutues bagues, et adviendra ce qu’il adviendra.

Bon tant mieux qu’elle ne cherche pas à savoir la fin de sa phrase muée par la colère. Au moins, avec Pedge ce n’est pas trop prise de tête. Tant mieux, elle en avait pas envie, déjà que les Natus étaient suffisamment chiant sur le coup.
« D’accord. »
Isia lui fit un rictus, elle lui passa une main sur le bras et se détourna pour rejoindre la troupe au pas de course… (Oui ce soir elle allait tomber comme une souche avec tout ce sport !) et Yin près du blessée fiévreux.



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L'incertitude des sentiments

Pedge & Isia

Parfois on ne veut pas entendre son coeur battre


Chronologie : 28 mars 2018
Partie Natus écrites avec Papi

Mevel avait observé la scène en silence.
Il prenait peu à peu conscience que la présence de ses hommes génaient ces deux femmes et, s’il ne regrettait pas d’avoir cherché l’accès à ce ruisseau pour ses hommes, il regrettait néanmoins de ne pas avoir compris plus tôt cette notion d’intimité et de besoin de solitude. Les Natus qui partageaient leur liens de manière charnelle aimaient également la discrétion. Le voyeurisme des autres étant considéré comme une tare. Mais cette situation en forêt mêlant l'entraînement des armes sur une cabane Athosienne supposée vide l’avait véritablement perdu. Tenala aussi, elle qui songeait à des guerrières Athos.

Ajoutez à cela l’hostilité manifeste d’Isia pour ce qui était la norme la plus classique en terme de sentimentalisme dans la culture Natus et le chef se pensait responsable d’une forme de sabotage. Ces Atlantes étaient compliqués et il comprenait mieux pourquoi la consigne prédisposait à ce que le Meneur Paresok et la Duelliste Idène soient les porte-paroles auprès d’eux.

Mevel, néanmoins, détestait rester sur ce qu’il considérait être un échec.
Après avoir distribué quelques consignes pour que ses soldats ne trainent pas trop, il prit le chemin de la plaine calmement pour aller retrouver Pedge Allen, la guerrière qui s’était illustrée auprès de Namara.

L’homme la trouva en train de changer les cibles, un acte qui lui était également inconnu. Mais Mevel ne s’en formalisa pas et dépassa le point de tir pour aller dans sa direction. Il s’interrompit en arrivant à mi-chemin, par respect, la main sur le pommeau de son épée. Il portait dans son autre bras une sacoche assez petite et très fine.

« Votre lien nous gratifie de sa houle à fracas. Il m’est préférable de vous aborder à requête. Puis-je ? »

Pedge l’avait observé arriver tout en changeant les cibles, et elle guettait son approche en coin, sans le regarder directement, attendant pour cela qu’il ne prenne la parole. Aussi se tourna-t-elle vraiment vers lui que lorsqu’elle répondit dans un soupir : « C’est parce que vous dites “votre lien”, qu’elle vous gratifie de sa houle. Que puis-je pour vous ? ». Elle combla légèrement la distance en avançant de quelque pas pour le toiser, sa mine toujours aussi neutre, tout comme son ton, si on laissait de côté ce petit soupir d’introduction.

Mevel resta silencieux quelques secondes, loin d’être malmené par le comportement de l’Atlante. Elle aussi était visiblement ennuyée, son hypothèse se confirmait, les deux femmes partageaient un moment qui n’aurait jamais dû être vu. Il y avait outrage…
Il écarta le pan de sa grande vareuse noire pour y retirer une petit tas d’enveloppes finement reliées par une cordelette. Il regarda les messages de ses hommes pour leur famille avant de fixer l’Atlante.
« J’ai certitude en votre coeur de nous voir disparaître. Votre silence fait miroir au fracas sonore de votre lien. Mais vous retournerez sur le foyer Atlante bien avant le cube volant qui va en notre camp. Voulez-vous bien transmettre en Magna ? »
« Je retourne sur Atlantis dans trois jours. Enfin… Normalement. Je peux transmettre en rentrant. ». Elle n’était plus sûre de rien désormais, mais le délai maximum était de trois jours.
« Grand acte de générosité ce serait là. Cela gonflerait mes hommes à satisfaction. »
Elle pouvait bien faire preuve de générosité, elle n’était plus à ça près maintenant qu’elle était en culotte devant un type sortie des bois avec tout une troupe à sa suite. Tant que ce n’était que la perspective qu’elle distribue le courrier qui gonflait ses hommes de satisfaction, et pas ses nichons, tout était en ordre. « Je vous en prie. », fit-elle laconique, comme toujours.

L’homme lui tendit ensuite la petite pochette en cuir. Il y avait une carte des environs, de facture Atlante, avec les positions de toutes les troupes Natus qui étaient en train de s'entraîner à plusieurs heures de marche de là. Avec leur manoeuvres et les endroits où ils comptaient aller. De quoi permettre à la texane de savoir ce qui se passait pour les jours à venir et les éviter si elle se déplaçait.
« C’est pour vous. Si vous questez solitude pour consommer lien sans regard sur vos épaules. Qui brusque votre âme par notre outrage. Acceptez rédemption de mes hommes à vous offrir cette assurance. »
Pedge observa la carte d’un air entendu, puis reporta son attention sur Mevel. « Vous n’avez pas à vous excuser. Nous nous sommes exposées, on l’a cherché quelque part. Je pensais juste que cette cabane ne servait pas en dehors des périodes de chasses. Gardez votre carte, je ne compte pas bouger d’ici pendant les trois prochains jours. », dit-elle en lui tendant la fameuse carte, gardant la pochette en cuir qu’elle devait transmettre à son retour sur Atlantis.
« Pensée identique j’en avais de l’absence de vie en ces lieux. » Fit Mevel en rangeant sa carte. « Nul Natus ne reviendra. J’y veillerai pour votre paix, j’en fais serment. C’est principe de respect. »
« Je ne doute pas du tout que cela était une méprise de votre part. Et je sais que vos intentions ne sont pas viles Mevel. Je n’en tiens pas rancoeur, si cela peut vous rassurer. », dit-elle posément, trouvant qu’elle était en train d’adopter un phrasé similaire au sien.
« Cela me rassure. » Confirma Mevel. « Votre valeur est grandement reconnue en Magna et vous faites effigie aux côtés de Namara sur le carrefour d’Ethrus. Ce serait grand regret à perdre entente pour vingtaine de regards en moment inadéquat. »
Pedge hocha de la tête. « Au moins, puisque vous parlez d’elle, Namara ne sera plus la seule parmi les Natus à savoir ce qu’il y a là dessous. », fit Pedge en tirant sur le haut de son t-shirt pour bien faire comprendre de quoi elle parlait. Elle avait dit cela d’un ton détaché, faisant preuve de son humour pince sans rire qui la caractérisait tant. C’était aussi une façon pour elle de passer à autre chose. Et puis, franchement, avec une armée de Pedge quelque part dans la galaxie, ses seins n’avaient plus rien de privé, si ?

La blague ne passa pas chez Mevel qui prit la déclaration au premier degré.
« J’ignorai la Meneuse-Duelliste parmi vos liens...vous avez accroché durant la Guerre ? »
« Mon brave Mevel... » soupira Pedge, qui n’avait pas percuté que Namara avait pris du galon, pas encore tout à fait au fait des grades chez les Natus. C’était assez abstrait en somme. « Vous voyez des liens partout. On dirait une femme que j’ai rencontré pendant la guerre. Une certaine Cidyne. Arrêtez les fixettes avec les liens. »
L’homme se renfrogna. Pourtant elle avait parlé comme si elle partageait l’intimité de cette seconde.
« C’est pourtant vos mots à déclarer offrir intimité à duelliste...c’est en notre nature de concepteurs de trouver les liens et les forger en parure. Mère a conçu si bel ouvrage à votre intention...alors elle a dû lire en vous...et ce n’est pas “fixettes” qu’elle y a vu. »

Pedge voyait bien que son discours ne plaisait pas au Natus, mais c’était surtout la différence de culture qui s’exprimait. D’un côté, elle marchait sur des oeufs, de l’autre, elle n’avait pas envie de prendre des pincettes. S’ils ne voulaient pas comprendre leur culture, pourquoi le voudrait-elle ? A chaque fois, ils ramenaient tout à leurs idées, leurs croyances, leur dogme. Si Pedge faisait comme eux, la discussion tournerait en rond et chacun partirait frustré, non ? Néanmoins, la militaire qui avait combattu aux côtés de Namara, et qui avait partagé des moments avec elle, arrivait à rester indulgente, même si là, l’agacement avait envie de parler pour elle.
« Donc, si je vous suis, j’ai offert mon intimité à tous vos compagnons en leur exposant ma poitrine ? Parce que je n’ai pas dit plus concernant Namara. » Bon certes, la duelliste pouvait reproduire son intimité en dessin étant donné qu’elle l’avait vue de près, mais ça, ils n’étaient pas obligés de le savoir. Elle savait que sa question était stupide, que ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire, mais cela l’agaçait d’autant plus qu’il se permette de voir des liens là où il y en avait pas forcément, sur la base de quelques mots. Pour la bague, c’était différent. Après tout, même sur Terre, deux personnes qui portent une alliance sont mariées. Elle pouvait comprendre que ce soit tendancieux.

Mevel grattait sa barbe tout en considérant les propos de l’Atlante. Il ne comprenait pas la comparaison et songea que cette jeune femme n’estimait pas le terme de lien à sa juste valeur. Surement que lorsqu’il était consommé et paré de bijoux, comme elle avait forcément dû voir au temple. C’était le plus officiel, une forme de consécration, d’officialisation du lien. Mais cela n’empêchait pas d’en avoir d’autre bien moins important. C’est pour cela qu’ils usaient souvent de ces dénominations : “mon premier”, “mon deuxième”, etc...il demeurait une petite forme de priorité ou de préférence. Pedge pouvait tout aussi bien avoir une trentaine de liens dont seul celui de la tempétueuse était paré : sa première.
Le chef ne se voyait pas du tout lui expliquer ça, il ressentait cet atmosphère de dialogue de sourd et demeura silencieux tout en attendant la suite.

N’obtenant pas spécialement de réponse à sa provocation, car mine de rien, s’en était une, Pedge relança sur autre chose. La perspective que Cidyne soit la mère de ce jeune homme expliquait beaucoup de chose. « Enfin... », soupira Pedge qui ne souhaitait pas se lancer dans un débat stérile, mais qui ne le ferma pas brutalement en proposant : « Elle a essayé de lire en moi, mais passons, je sens que nous pourrions en discuter des heures, et je n’y tiens pas aujourd’hui. Mais à un autre moment si vous le souhaitez, je serai ravie d’échanger sur nos conceptions relatives des liens. Bref, comment va votre mère ? » Elle conservait un sentiment de frustration relatif à cet épisode de sa vie. Elle se souvenait être revenu vers le camp Atlante assez déboussolée, avec l’impression qu’on l’avait forcé à prendre des décisions, ou que Cidyne avait choisi pour elle qui elle devait aimer, et elle se souvenait avec plus de précision encore son sentiment de réactance qui en avait découlé. Au final, elle n’aurait pas dû accepter que cette bague soit forgée exprès, et se contenter d’un truc plus quelconque qu’elle aurait trouvé sur le continent. Au moins, elle n’aurait pas eu d’emmerde à long terme. Elle était quand même libre de juger Isia comme un plan cul ? Ou de l’aimer sans avoir à avoir la bénédiction de quelqu’un ? Elle se sentait bien avec elle, pourquoi devait-elle voir plus loin ? Pourquoi devait-elle mettre des mots ?
« Ce sera grand plaisir. Beaucoup de vos coutumes paraissent aussi obscures que le voile noir qui recouvre votre voûte bleu. Je gage de votre volonté à repousser concept de ces liens que nous reportons en nos habitudes et j’apprécierai d’y connaitre raison. Il est rumeur que les Atlantes partagent plus souvent la voie des Pondérés, du lien unique. Et ne voit pas l’attachement comme nous le percevons... »

Il se détourna en voyant du mouvement près de la cabane. Tenala lui fit un signe de tête, la troupe était prête. Pedge, elle, se contenta d’opiner du chef, n’apportant rien de plus à ces propos.

« Mère fatigue...l’âge la priverait de transport de rocailles, pourtant elle est désormais seule. Père a été emporté par le dévoreur lors de la Guerre. Si vous visitez, vous nous trouverez au temple. »

Il acquiesça avant de saluer militairement, présentant son arme à la vue.

« Mes respects, Atlante...nous repartons. »
« Je la visiterai dans ce cas. Bonne continuation. », fit Pedge, qui était désolée d’apprendre que le père du jeune homme était décédé, ou emporté par les Wraiths, pendant la guerre. Comme tant d’autres malheureusement, et tout Natus restant devait avoir cela en son coeur. Elle inclina posément la tête, avant de reprendre son occupation première.

Mevel revint jusqu’à son groupe près du ruisseau. Les hommes et femmes étaient tous debout, s’aidant à accrocher leurs gourdes ou le surplus en eau sur les sac à dos désormais plus lourd. Ils y avaient ajoutés les bandages humides qui sécheraient pendant la marche. Ils discutaient entre eux à voix basse et se préparaient au départ. Sur les visages, la fatigue restait bien perceptible, ils ne voulaient pas forcément repartir mais ne se plaignaient tout simplement pas. Le camp Natus serait assez long à atteindre mais il se rapprochait, de plus en plus. Les brancardiers reprirent en charge le blessé, Yin saluant Isia en lui demandant quand est-ce qu’elles pourraient se revoir. Isia lui annonça qu’elles se verraient dans cinq jours puisqu’elle reviendrait au camps Natus. La belle blonde, lui fit un rictus agréable dont seule elle avait le secret. Soigner le pauvre homme lui avait occupé l’esprit. Cinq jours, Yin était aux anges, elle lui promit de “réviser ses cours”, chose qui était entièrement inconnu pour cette Natus jusqu’à l’enseignement d’Isia. Elle tenait à parfaire ses connaissances auprès de la chirurgienne à chacune de ses visites et lui prouver qu’elle ne perdait pas son temps avec elle.

Mevel glissa quelques mots à Tenala au passage puis il remonta la colonne, l’inspectant brièvement, avant de déclarer d’une voix forte :
« Ola, les gars. A la marche ! Retour au camp ! »
Pas de pas cadencé ou, à l’inverse, d’approche prudente. Ils avancèrent simplement l’arme à l’épaule en respectant au mieux la disposition de la colonne, longeant le ruisseau dans le sens inverse pour repartir vers le secteur de patrouille. Le chef considéra ses hommes, soulagé d’avoir pu leur offrir ce moment de répit, puis il trouva le regard de la chirurgienne. Il hocha la tête en signe de respect et de gratitude, les mains croisées dans le dos, avant de se tourner et d’avancer en tête. Signe qu’elle lui rendit naturellement. D’ailleurs, juste après le brancard et Yin qui suivait le blessé en faisant de grands au revoir à son mentor (cela fit sourire Isia), Tenala se détacha de l’arrière garde composée de plusieurs chasseresse et du train de bagages.
Elle se sépara d’une bretelle de cuir qu’elle portait sur l’épaule pour la tendre à Isia sur le chemin, la lui plaçant directement dans les mains avant de disparaître au travers des fourrés en compagnie de ses soeurs. Cette longue lanière de cuir servait à transporter les corps de deux sortes de lapins fraîchement abattus et de quelques légumes sauvage qui avaient été déterré. C’était visiblement une offrande pour l’hospitalité des deux femmes. Des remerciements.

Isia reçut le présent en ouvrant les yeux, elle n’en voulait pas spécialement, mais l’attitude de la Natus lui montrait que ce fut un cadeau et dans leur tradition. Bon, ce soir ça sera… rongeur aux légumes. Par contre hors de question de dépecer ces bêtes ! Quoique bon, cela n’allait pas spécialement la dégouter… elle ne savait pas faire tout simplement. Bref elle ferait marcher son talents de chirurgie et de cuisinière.

Plus aucun Natus n’étaient en vue maintenant. Le bruit du déplacement se réduisit de plus en plus, jusqu’à devenir imperceptible, et l’environnement angélique de cette cabane de chasse reprit ses pleins droits. On aurait cru que les Natus n’étaient jamais venu. Ils avaient “rangés” les abords du ruisseau où ils s’étaient installés, ne laissant pour seules traces que les dernières cendres de leur petit feu de camp.
C’était fini…

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L'incertitude des sentiments
Isia les suivit du regard avant de repartir vers Pedge avec son chargement de nourriture. Elle trouvait toujours aussi incroyable cette adulation de la part de Yin, mais cela lui convenait parfaitement. Au moins, cette jeune femme était studieuse et efficace pas comme les Athosiens qu’elle avait essayé de former avant de les virer. Dans un grand soupir elle arriva près des cibles, elle se sentait un peu lasse et au fond elle était encore agacée.
« On a le repas de ce soir en dédommagement ! C’est quand même dingue cette capacité qu’on a toujours être dérangé ! » Demanda t-elle simplement en montrant les deux rongeurs aux grandes oreilles et les légumes sauvages.
C’était une maigre consolation mais cela améliorerait le quotidien, même si Pedge n’avait pas une seule compétence en dépeçage et en préparation de lapin. Ses notions de survies dans la nature se limitaient aux rations de survie, qu’elle n’avait qu’à ouvrir comme une boite de conserve. Bien plus pratique que de vider un animal ou de lui ôter sa fourrure.
« Oui, finalement j’aurai du m’en douter, on l’est toujours. Désolée pour tout ça, je pensais qu’on serait tranquille ici. », fit Pedge en embrassant du regard les environs, comme pour vérifier que la troupe était bien partie. Quant aux lapins...Isia haussa des épaules « Pas grave, on en est débarrassé ! »


Isia soupira regardant le nouvel agencement des cibles : « On n’a pas de frigo donc on le conserve comment ? »
« Je suppose que s’ils sont frais, ils peuvent attendre la fin de journée, qui est proche de toute façon, pour être cuit… Mais je ne sais pas comment on prépare ces machins là... », fit la militaire, qui pour le coup, se rapprochait nettement de la citadine pommée. Après, cela ne devait pas être très compliqué, même si elles salopaient un peu le boulot en ne procédant pas comme dans les règles de l’art.
« Je ne sais pas non plus. Je peux le vider ça je sais faire, vider et opérer des corps. Mais la peau... » Elle regarda les lapins « Bah on va se démerder ! Tant qu’on arrive à les manger ! »

Pedge acquiesça. Effectivement, elles se débrouilleraient bien. Même si elles n’optimiseraient pas ce qu’elles pourraient récupérer et manger sur ces deux lapins, elles arriveraient probablement à s’en nourrir convenablement, pour qu’ils ne soient pas mort pour rien. Du coup, elle proposa :
« On peut s’occuper de ça, plutôt que de reprendre les exercices, si ça vous dit. », observa Pedge, qui ne savait pas si le soupir était de guerre lasse d’être dérangée, ou si Isia en avait plein les bottes de tout ce qu’elle avait fait dans la journée.
« Les deux me vont. On devrait profiter du soleil avant de plus voir les cibles. » Elle se pencha vers Pedge pour lui faire un bisou sur la joue. Puis tourna les talons vers la cabane pour déposer les lapins sur la poutre en bois pour éviter qu’ils traînent au sol.
« J’espérai bien que vous me répondiez cela, je n'entraîne pas les tirs au flanc. », fit Pedge avec un brin de malice. Il était temps de reprendre du service donc, et de se remettre sur le pas de tir. Isia eut un rictus, oui elle était loin d’être une feignasse et après tout, elle n’était pas en vacances avec son amante ! Donc autant profiter un max de cet enseignement qui lui faisait terriblement défaut.

Bon, du coup, elles étaient toutes les deux un peu plus vêtu qu’à la fin de la précédente session, et l’arrivée des Natus avait bouleversé les plans de Pedge. Elle se voyait mal mettre en place la conséquence initiale qui serait arrivée comme une cerise sur un gâteau après ces préliminaires vestimentaires sous forme de jeu d’adresse au tir.


« Du coup, phase de tir allongée. C’est toujours utile dans certaine situation. Ca peut paraitre con, mais des fois, on se gêne avec nos bras, et on n’arrive pas à bien viser. » Pedge s’allongea sur les vêtements disposés là par Isia juste avant que la troupe ne débarque… La chirurgienne ouvrit de grand yeux…. Allongée ? mais déjà qu’elle avait du mal debout alors en position carpette ! « Vous pouvez vous disposer comme ça. » Pedge mis ses coudes dans le sol, tira sur sa nuque pour redresser la tête et aligna son oeil dans les réticules de visée. Elle avait le ventre sur le sol, mais à partir des abdominaux, son corps se redressait pour conserver l’alignement naturel des yeux. Seulement, ce n’était pas super confortable sur la durée. « Le mieux reste de s’accroupir ou de poser un genou au sol sans s’allonger pleinement. Au pistolet, en position allongée, il y a une façon de faire en situation d’urgence qui est très pratique. ». Pedge se redressa, passa ses jambes vers les cibles, se mit sur le dos, les épaules plaquées contre le sol, et leva les bras pour aligner l’arme avec la cible.
« Visée optimale, le recul est compensé par vos épaules et vos coudes tendues, la stabilité est parfaite. » Il y avait des variantes stratégiques de cette position. Fuir un ennemi, passer un couloir, s’allonger après l’angle et l’attendre comme ça. Généralement, le temps qu’il baisse son arme après avoir sonder le couloir à hauteur d’homme, et vous aviez déjà eu le temps de l’abattre.

Isia essaya de prendre la même position que Pedge et a l’évidence elle était septique sur ces chances de réussite.
« Bon… c’est grave si on mange du pigeon en plus ? » dit-elle avec humour, essayant de viser dans cette position inconfortable. Elle redoutait le moment où elle tirer réellement… avec le petit recul.
« Nous ne sommes plus à ça près je crois. », fit observer Pedge, qui voyait qu’elle était tendue. « Détendez-vous, avec les bras tendus, vous ne risquez rien, et au pire, on mangera un peu plus ce soir. », tenta-t-elle pour détendre l’atmosphère.
« Oui… Ou demain au petit déj’ »
Ajouta Isia qui soupira avant de se jeter à l’eau, après avoir hésité quelques longues minutes. Ce fut une vraie cata. Elle détesta faire ça aussitôt ! Son poignet était rentré dans son entre jambe et elle avait grogné d’une manière désagréable.
« Triple buse ! » pesta-elle contre le pistolet en français.
Bref, ce fut une farandole de tir infructueux. Et ce fut après les nombreux conseils de Pedge qu’elle mit une balle dans cette fichue cible. Isia se releva se mettant en tailleur, se massant un peu le haut du pubis. Ça lui apprendra à mettre ses mains n’importe comment !

Pedge ne pensait pas une seule seconde qu’elle allait se foutre le flingue entre les jambes. Avec les bras tendus, elle aurait pu compenser le recul en verrouillant ses épaules. Elle était étonnée, sachant qu’au lit, Isia pouvait se montrer assez musclée pour la retourner.
« Vous savez, se mettre un pistolet entre les jambes, c’est un fantasme de texan ça. », fit la militaire avec humour en écartant l’arme pour venir se mettre en tailleur, elle aussi, face à la chirurgienne.
Isia eut un rictus complice. « Je m'adapte à mes amants ! » En tout cas, c’est la dernière fois qu’elle fait ça. Elle avait mal prévu son coup et ce fut inconfortable et elle s’est fait avoir comme une bleusaille ! Si elle avait levé un peu plus les poignets elle aurait pu encaisser avec les épaules. Mais non, il faut toujours qu’elle foutre un truc là où il ne faut pas !

Pedge secoua la tête. Elle avait réponse à tout, comme toujours.
« Je vous proposerai bien de regarder, mais je ne suis pas médecin. ».
« Vous regarderez avec une autre fonction plus tard ! » lança Isia avec un air très coquin après avoir retiré son casque de sourd.
Pour le tir, ce serait bon pour aujourd’hui. Isia avait quelques arguments à faire valoir sur le terrain désormais. Tir debout, tir allongé, elle parviendrait à répondre à deux situations différentes désormais. Et puis, la clarté commençait à descendre quelque peu, et avec elle, les solutions de tirs en toute sécurité. Elle fit basculer son cache oreille, les sons de la forêt reprenant leur droit dans ses écoutilles. C’était comme si elle s’était enlevée un pansement auditif. Tout redevenait perceptible aux alentours. Pour sûr, sans ce casque, elle aurait entendu les Natus arriver. Il n’allait pas tarder à faire froid, et heureusement, quand elle était retournée dans la maison les deux dernières fois, elle avait alimenté la cheminée.
Enfin bref, si ce n’était pas un appel au crime sexuel cette petite phrase… Pedge était bien tentée de ne pas différer à plus tard ce coup d’oeil mais elle était un peu vaccinée par le fait de montrer ses fesses et sa poitrine au beau milieu des bois.
« Je ne suis pas médecin, mais je sais qu’un bain chaud pourra faire passer la douleur de vos muscles. Venez. », fit Pedge en se redressant et en lui tendant la main pour l’aider à se relever. Elle avait reprit la formulation exprès pour enfoncer le clou, sans trop savoir pourquoi, ou peut-être pour faire dire la fonction en question qu’elle occuperait plus tard. « Je meurs d’envie de me prélasser dans l’eau. »

Isia se leva, constatant qu’elle aimait bien dire qu’elle n’était pas médecin.
« Demain vous ne serez pas médecin mais vous saurez soigner un peu ! Quant au bain je suis partante pour en prendre un second ! » Elle adorait tellement l’eau qu’elle pouvait se doucher 20 fois si besoin et puis bon, il avait Pedge dans la baignoire ! Et comme elle ne se cachait pas d’avoir des envies peu chastes ou même des envies de contacts elle en profitera allégrement. Être maintenant seule, loin de rien et loin de civilisation avait un coté sensuelle et Isia devait se l’avouer… Réduire les tensions avec le sexe est une des meilleurs choses. Alors dès qu’elle fut debout, elle attrapa Pedge par le bras avec énergie et marcha joyeusement vers la cabane !
« J’adore l’eau ! Donc je peux prendre un nombre de bain défini surtout quand j’ai une naïade dedans ! »
« Alors, allons prendre ce bain. »

Pour sûr, Isia semblait emballée à l’idée d’aller reprendre un bain, surtout avec la composante Pedge dans l’eau. Cette dernière, bien que neutre comme toujours, recevait très bien les messages pas très implicites de la jolie blonde qui lui demandait clairement de faire tourner le bain dans une autre fonction que celle de l’hygiène basique. Le rentre dedans subtile, sans l’être, ne dérangeait pas vraiment la militaire qui, de temps en temps, pouvait ne pas être en reste et faire de même. Il n’y avait pas de mal à faire comprendre à l’autre qu’on aim… à l’autre avec qui on a des relations sexuelles récurrentes qu’on a envie de lui.

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L'incertitude des sentiments

Pedge & Isia

Parfois on ne veut pas entendre son coeur battre


Chronologie : 28 mars 2018
Partie Natus écrites avec Papi

Pedge avait mis une grosse bûche dans la cheminée, et elle constata qu’elle était bien entamée mais qu’elle résisterait le temps du bain et du repas. Il régnait une chaleur agréable dans la maison, coupant avec l’air désormais plus frais de l’extérieur, air qui allait encore tomber en température dans les minutes et heures suivantes, avec l’arrivée de la nuit. Il ne gèlerait pas, car l’océan, et la forêt, étaient tous deux trop proches pour permettre cela, mais en dessous de 10 degrés celsius, la sensation de froid était palpable.

Une fois dans la petite maison de bois, la doctoresse fit couler l’eau et commença à retirer ses chaussures pour se poster et surtout se coller contre le corps de la texane. Sans plus attendre elle lui retira ses vêtements, un petit sourire sur les lèvres, il n’avait rien de coquin cette fois, juste le désir présent de finir dans les ondes bouillantes et de se prélasser. La nuit commençait à tomber et mise a part le feu crépitant, tout était d’un calme apaisant.

A peine l’eau coulait-elle à flot dans le bac qui servait de large bain, qu’Isia se retrouva contre elle, à lui retirer ses vêtements. Ces derniers ne résistèrent pas à l’envie de la doctoresse de mettre nue sa partenaire, et la militaire ne fut pas en reste, car elle effeuilla doucement la française dans le même temps. Une fois nue, les deux femmes purent passer dans le baquet, qui se remplissait petit à petit d’eau. Pedge aimait bien être dans le bain avant qu’il ne soit rempli d’eau. Ainsi, l’onde montait sur ses jambes, puis ses hanches, son bassin, son ventre, sa poitrine, jusqu’au cou, progressivement, en diffusant une chaleur agréable. Qui plus est, cela permettait à son corps de se détendre et de s’habituer à la température élevée de l’eau. Elle avait envie de contact humain. C’était une bonne idée que de se mettre au vert quelques jours pour accepter la nouvelle qu’elle n’était plus seule dans la galaxie. Mais la solitude au final, ne lui réussissait pas. Elle n’arrivait pas à se focaliser sur autre chose que ses pensées, et cela la faisait ressasser, cogiter, à l’infini. Finalement, elle aurait dû conserver son activité et de la compagnie.

Isia était tombée à point.

Du coup, elle tira la française vers elle, collant son dos contre son propre torse, entre ses jambes. Elle allait faire preuve de tendresse, et pas d’envie bestiale, mais elle sentait qu’elle avait juste besoin de ça pour l’instant, le temps de refaire monter la chaudière largement éteinte depuis l’arrivée des Natus. Ils faisaient chier, car elle était bien partie pour oublier ses problèmes et ses soucis dans les affres plaisant d’un jeu de séduction peu banal, qui aurait fini dans ce même bain à batifoler bien autrement que dès lors. Les bras de la texane passèrent par dessus les épaules d’Isia pour l’enserrer, et elle décala sa cuisse légèrement sur le côté en l’ouvrant largement pour décaler un peu la jeune femme et lui permettre de tourner un peu la tête pour la toiser, afin de chercher ses lèvres pour un baiser prolongé. Avant de le lui donner, elle ramena les cheveux blond sur l’épaule opposé, les faisant passer devant pour qu’ils ne viennent pas se perdre entre leurs lèvres respectives. Pedge ferma les yeux au premier contact de ses lèvres sur celles douces et charnues de sa compagne, appréciant la proximité physique dans ce cocon d’eau.

Tout du long Isia s’était laissée manipulée, cela lui convenait bien et elle profitait clairement de ce moment d’apaisement. Elle aussi avait des angoisses à gérer et une pression un peu irraisonnable à canaliser. Le fait d’avoir quand même réussit à tirer sur des cibles la rassurait un tantinet. Elle ne se sentait pas prête à défoncer du Wraith mais au moins, elle pouvait donner une résistance un minimum correct. Quoique correct ça serait juste un brin de rébellion face à ces monstres qui trouveront ça vite fait amusant. Les images de l’état lamentable dans laquelle était revenu son ex infirmière en cheffe lui trottait dans la tête avec les avertissements de Panda. Non, elle ne voulait pas finir comme Coralie qui avait beaucoup souffert et qui par un miracle incroyable n’était pas morte après ce martelage. Le Wraith avait fait en sorte de ne pas la tuer dans toute sa mesquinerie odieuse.

Elle lui rendit son baiser avant de caler sa tête sur l’épaule de la texane, cheveux qu’elle avait défait de l’étreinte de son kiki. Elle soupira d’un air las.
« Vous comptez vous porter volontaire si la cité doit combattre à nouveau la reine des ingénieurs ? » Une question qu’elle avait posée à Panda aussi. Pourquoi ? pour savoir l’étendu des personnes auquel elle tenait qui risquait de mourir en guerre. Et cela la turlipinai.

Pedge posa sa tête sur le rebord du bain, regardant le plafond. Tout était parfait à l’instant présent. Elle avait son plan cul dans les bras, et ce plan cul ne fuyait pas les moments de tendresse comme celui-là, l’eau était chaude, relaxante, le feu crépitait allègrement dans la cheminée à foyer ouvert, dégageant une bonne odeur de bois dans la pièce, et la lumière chutait progressivement avec la tombée de la nuit, si bien que seul le feu projettait sa lumière dansante désormais. La question d’Isia l’a prise au dépourvu, et elle se contracta bien involontairement dans le bain. Cependant, elle conserva sa posture, regardant toujours le plafond, tout en poussant le même type de soupir que la chirurgienne.
« Je ne sais pas encore. J’ai plusieurs dettes à régler avec elle. », fit Pedge en fermant les yeux pour ne plus regarder le plafond. Elle se concentrait sur ce corps qu’elle avait contre elle, sur la respiration qu’elle devinait, sur ce parfum qu’elle dégageait, sur ce petit chatouillement que produisait les cheveux de la belle dans son cou. C’était relaxant, tout autant que l’ambiance et le bain.

Isia l’avait sentie se contracter, mais elle l’ignora, se contentant de frotter sa tête contre l’épaule de la texane. Elle avait un don pour parler de ça au mauvais moment.
« D’accord » elle ne dit rien de plus fermant les yeux, pour se concentrer sur Pedge aussi et profiter de ce moment détente loin de ces angoisses.

Pedge laissa filer un moment de silence. Une minute très certainement, et elle demanda :
« C’est pour aller là bas que vous vous entraînez ? » La précédente question d’Isia ne lui semblait pas anodine. Elle se faisait du soucis car elle pouvait sentir que quelque chose se préparait, et dans sa réponse, Pedge ne l’avait pas démenti d’ailleurs, et peut-être que ce soucis qu’elle se faisait résultait des sentiments qu’elle avait pour elle, fut-ce un simple attachement. Ou peut-être qu’elle essayait de savoir, tout simplement, ses motivations.
La question de Pedge fit frissonner Isia qui se fit la remarque qu’elle n’avait pas été fine sur le coup. Mais bon, elle ne le cachait pas spécialement au final.
« Oui. Je suis sur la liste des médecins qui devront s’y rendre… . » dit-elle dans un soupir. « Je suis la première de cette liste» Lâcha t’elle entre les dents.

La militaire accueillit la nouvelle en silence. Intérieurement, elle n’était pas satisfaite de cette réponse. Elle poussa un profond soupir cette fois, bougeant légèrement pour s’ajuster. Pourquoi est-ce qu’Atlantis ne faisait pas venir un médecin militaire ? Pourquoi est-ce qu’on se bornait à conserver que des civils à ce poste ? Ce n’était pas un environnement pour la fleur délicate qu’elle avait dans les bras, même si cette fleur avait des aiguilles aussi tranchantes qu’acérées.
« Demain, nous continuerons les exercices pour vous préparer un maximum dans ce cas. » Elle n’avait pas son mot à dire de toute façon, alors autant faire de tout son mieux pour la préparer, même si elle ne le serait jamais au final. Elle-même, avec son cursus dans l’armée, son appartenance aux forces spéciales, son expérience, elle-même n’était pas préparée à tout ça. Elle devait s’adapter. Isia hocha simplement la tête la gorge un peu nouée. Oui elle devait s'entraîner plus et encore… mais elle ne serait jamais militaire elle en avait pas les moyens.
« Cela m’inquiète néanmoins. », fit-elle comme une constatation pour conclure son propos. Ce n’était pas souvent qu’elle parlait d’un sentiment qui l’animait, et quelque part, elle lui faisait part de son inquiétude et donc, d’une certaine forme d’attachement à elle.
Isia fut quand même surprise qu’elle lui dise cela. C’est peut-être la première fois que Pedge lui avoue quelque chose à l’intérieur d’elle-même. « Je ne serais pas sur la ligne de front. Mais à l’arrière. » dit-elle pour apaiser l’inquiétude. Elle se le répétait souvent pour se calmer elle-même aussi. En tout cas, si elle se retrouve avec Panda et Pedge, elle va être mal d’un point de vu intime… Manque plus qu’Erin et voilà comme balayer son petit monde. Quoique Nelly en supplément serait la destruction totale.

La texane était bien placée pour savoir qu’on n’était à l’abri nul part quand il s’agissait de Méda’Iyda, mais elle ne fit pas de commentaire. Handicapée des émotions comme elle était, elle ne percevait pas vraiment l’inquiétude chez sa vis-à-vis, mais elle pouvait la concevoir, et elle ne voulait pas l’inquiéter plus que ça. « D’accord. C’est surement mieux ainsi. », fit-elle observer. C’était quand même la position la moins risquée.
« Je crois bien que j’irai. », dit-elle après un silence, comme si elle méditait là dessus. « Je m’en voudrais de ne pas y aller, et il faut bien que la favorite de cette salope Wraith vienne se pavaner sous son nez pour la pousser à faire des erreurs. », lâcha-t-elle avec une certaine forme d’ironie.

Isia ouvrit les yeux, venait-elle parce qu’elle lui disait qu’elle irait surement ? Ou elle ne voulait pas lui dire avant. Sur le coup, la jeune femme ne voulait pas chercher plus loin surtout quand elle sentait son cœur s’alourdir et que son cerveau lui hurlait de lui dire de ne pas venir. Tenait-elle à elle autant que ça ? Apparemment et c’est un peu flippant, surtout pour un simple plan cul. Machinalement, elle fit rouler sa bague sur son doigt marquant sa gêne, ces doutes et son incompréhension face à tout ça… Pourquoi ressentait-elle tout cela avec elle ? Non, elle ne voulait pas réfléchir à ce genre de chose… Isia ria légèrement à la blague de la texane.
« Elle à eu le coup de foudre pour vous. Vous faites plus de ravages que moi, je suis jalouse ! »

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L'incertitude des sentiments
Et Isia avait sans doute pensée juste. Pedge avait pris sa décision en sachant que la doctoresse irait. Pourquoi ? Parce que c’était comme ça. Son coeur balançait déjà. Elle ne se voyait pas, dans un premier temps, se battre contre des répliques d’elle-même. Mais au final, elle se devait de participer, elle ne pouvait pas rester en arrière, les bras croisés, et attendre que les copains rentrent - ou pas - de cette satané guerre. Pour une fois, pour une fois les atlantes allaient avoir l’avantage de la surprise ! Il ne fallait pas rater ça. Alors ok, Isia y allait, mais ce n’était pas l’unique raison qui la poussait à se porter volontaire. Il y avait tout le reste. Il y avait ce passif qu’elle entretenait avec cette reine depuis un an maintenant, et elle comptait bien, par un sursaut d’orgueil sans doute mal placé, lui montrer que toutes ses copies de merdes ne seraient qu’une pâle réplique de la vraie Pedge. Elle était la meilleure, même face à elle-même, et ça changeait tout. Quoiqu’il en soit, le petit revirement humoristique de la conversation eu le mérite de faire redescendre la tension. A chaque fois que Pedge tendait une perche de cette nature à Isia, cette dernière s’en saisissait avec subtilité.
« Vous pouvez l’être, j’ai toujours soutenu que j’étais au dessus de vous. », répliqua Pedge. Cette réplique, et celle d’Isia juste avant, avait des relents d’un petit jeu auquel elles jouaient toutes les deux au début de leur relation, à savoir laquelle des deux plaquerait le plus fortement possible l’autre sur un mur. Cela lui avait valu sa solde d’un mois complet quand il s’était s’agit de remplacer un miroir dans les chiottes du Dédale. Ça coutait une blinde n’empêche.

Isia se redressa se mettant au-dessus de la texane ! Quoi ? elle osait dire qu’elle était supérieure ? Rho mais ça va mal finir tout ça ! Sans prévenir elle se recula et fit gicler de l’eau du bain sur son amante. Cela donnait une diversion au sujet un peu glauque et angoissant. Alors Isia s’y engouffra de plus belle.
« Tsss, on entend des choses bien vilaine de cette bouche ! »

Pedge avait cessé de contempler le plafond en sentant Isia bouger et se retourner pour se mettre au dessus d’elle. Elle n’eut pas le temps de se protéger de l’eau qu’elle lui envoya, et ce fut le visage ruisselant et l’oeil provoquant, qu’elle s’entendit répondre :
« Et bien, trouvez un moyen de faire taire cette bouche dans ce cas. », dit-elle avec un léger rictus à la commissure des lèvres. Elle n’avait, pour sa part, pas bougée d’un poil.
Isia esquissa un rictus coquin « Je la mettrai bien quelque part, mais vous n’avez pas de branchies ! ». Ce ne fut que de la provoque elle s’étira en levant les bras en l’air, elle se sentait fatiguée et il avait encore le repas à préparer… Épluchage de lapin sans carotte !

« Pas de moyens, je vois. J’ai encore gagné alors. », fit Pedge dans le même registre et avec ce petit air suffisant qu’on lui connaissait. Elle l’observait s’étirer, peu focalisée sur les tâches “ménagères” restantes à faire. Elle était dans l’instant.

Isia roula des yeux en passant une main le long de ses cuisses pour la remonter sur son pubis de manière langoureuse, puis pinça la hanche de la militaire. Avec un rictus digne d’une chipie. Mais au lieu de continuer elle s'allongea contre le torse de Pedge, torse contre torse et elle lui mordit la lèvre inférieure tout en lui caressant le bas des reins.
« J’avais en tête quelque chose de plus agréable mais comme vous êtes de mauvaise foi. »

La militaire la laissa faire, ne bougeant pas d’un pouce en laissant cette main la parcourir. Le pincement la fit réagir néanmoins, lui faisant donner un petit coup de hanche du côté opposé de cette main baladeuse. Mais voilà qu’elle s’allongeait sur elle pour venir lui mordre la lèvre inférieure. Pedge avait les yeux grands ouverts, et toisait sa vis-à-vis sans rien dire, sans bouger. Elle restait neutre pour la forcer à trouver mieux pour la faire réagir.
« Seulement, je ne suis pas dans votre tête pour savoir de quoi est-ce que vous parliez. Je me base sur les faits, tout simplement. », fit Pedge toujours de mauvaise foi. Elle approcha son visage de celui de la française, déjà fort proche après son mordillement, et s’arrêta à quelques millimètres de sa bouche pour murmurer :
« Je n’ai pas besoin de branchie si vous faites preuves d’imagination. » cela fit frissonner Isia qui avait bien envie de renverser la baignoir pour lui montrer l'étendu de son imagination. Elle continua à la caresser doucement avec un rictus et l’embrassa tout bonnement alors qu’il n’avait plus beaucoup d'espace entre leurs lèvres.
« Oh si vous en avez besoin pour mon imagination. »
« Parce que vous vous bornez à ne vouloir adopter qu’une position pour satisfaire votre imagination. », enchérit Pedge en allant chercher un autre baiser à la fin de sa phrase, baiser qu’elle agrémenta d’un coup de langue sur les lèvres de son amante qui se lécha les lèvres amusée. Elle sentait qu’elle était en train de monter en pression avec ces bêtises de provocation imaginaire.
« Oui, car j’aime être capricieuse ! » Elle remonta sa main sur les seins de la militaire avant de l’embrasser tout en la flattant langoureusement. Les jambes d’Isia commençaient à coulisser le long de celle de la texane. Bien entendu, elle commençait à avoir des envies peu chastes.

Cette fois, Pedge ne fut pas insensible du tout. Elle adorait qu’on lui touche les seins, ou qu’on s’en occupe, et quand on combinait ça à un baiser langoureux, ça lui faisait des projection agréable dans son entrejambe. Le fait que la blonde se laisse à coulisser un peu sur ses jambes ne faisait qu’augmenter les envies qui commençaient à poindre nettement en elle. « Vous aimez surtout qu’on vous montre la voie. », fit Pedge en se décrochant de ses lèvres quelques secondes, avant d’y replonger. Elle était à deux doigts de lui montrer comment elle percevait la chose sans branchies, mais elle attendait de voir ce qu’elle allait répondre. Du coup, sa propre main remonta vers la poitrine de sa compagne, tandis qu’elle pliait un peu son genou pour offrir une prise plus simple aux jambes féminines qui coulissaient sur la sienne.

Isia ricana doucement, lui attrapant de son autre main sa tête pour l’embrasser mais pas n’importe comment dans un french kiss. Bien entendu elle continuait ses caresses sur les tétons durcies de la belle. Un soupir s’échappa de ses lèvres.
« C’est mon côté dominant qui aime voir l’autre force de proposition. » Mumura-t-elle langoureusement, avant de se lever du bain et sortir de la baignoire. Elle était contente de l’avoir chauffer et ne comptait pas en rester là, bien sure, un peu de frustration pour aguicher la lionne. Sauf que l’eau du bain commençait à être trop froide pour elle.


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L'incertitude des sentiments

Pedge & Isia

Parfois on ne veut pas entendre son coeur battre


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L'incertitude des sentiments
Et puis bon, il fallait bien manger et à contre cœur Isia se leva, pour se pencher vers la baignoire et laver son visage et ses doigts, elle en profita pour se sécher et enfiler des vêtements un peu plus chauds. Elle se dirigea en soupirant vers ces deux sortes de lapins énormes et au pelage bigarré pour essayer de se faire une idée de ces futures incisions. Elle fouilla dans les affaires à proximité pour trouver un couteau qui lui semblait aiguiser et elle commença à faire des coupures aux pattes arrières pour essayer de retirer la peau comme une chaussette. Cela n’était pas fameux du tout et la peau se déchirait mal ou venait pas bout disgracieux. Elle devait s’y reprendre à plusieurs fois et elle était proche de tout foutre en l’air tellement cela avait l’air ridicule

Finalement, elle changea de technique et essaya avec l’outil peut précis à sa disposition de faire comme pour le lifting en chirurgie esthétique et cela semblait porter ses fruits. Elle était concentrée sur son travail et rien ne semblait pouvoir la perturber.

Pedge de son côté, était restée quelques secondes de plus dans sa torpeur, profitant des derniers relents de la chaleur du corps maintenant disparu. Elle baignait dans les hormones et elle se sentait bien, loin des problèmes qu’elle avait en début de journée. C’était quand même sympa un orgasme, l’air de rien. Bon pour le coeur, bon pour le corps, bon pour la santé. Finalement, elle se leva et elle se replongea quelques instants dans l’eau tiède pour se rincer les parties intimes et ensuite se sécher tranquillement tandis qu’Isia avait attaqué la découpe des lapins bien laborieusement.

La militaire approcha. Elle regarda la jeune femme faire pendant quelques minutes. Elle était appliquée, concentrée, et rien ne semblait plus exister. Alors, elle en profita pour la détailler franchement, surtout au niveau de son visage. Elle avait son petit nez qui ressortait franchement de son visage. Il n’était pas gros, quoiqu’un peu long, mais les proportions étaient agréables. Ses petites lèvres étaient fermées, bien jointées et elles demandaient à être embrassées tout simplement. Leur côté rose se suffisait bien à lui-même et elle n’y avait pas franchement besoin de les colorer pour les rendre attirante. Pedge aimait bien les cheveux de la blonde qui cascadaient sur le côté de sa mâchoire, mâchoire carrée qui lui donnait un aspect strict, légèrement cassé par ce menton qui revenait un peu en avant. Elle était pas simplement jolie, elle était belle, tout simplement. La texane poussa un soupir et s’arracha à sa contemplation pour se diriger vers le feu. Elle était inutile là.

Aussi remua-t-elle les braises et rechargea le feu qui permettrait de faire cuir les lapins une fois qu’ils seraient préparés par Isia, qui était la plus qualifiée pour utiliser une lame avec précision. Pedge mit de l’eau à chauffer, pour plonger les légumes qu’elles avaient eu aussi. C’était bizarre de se retrouver là, à cuisiner, à utiliser une maison simplement comme un couple lambda. Pedge ne demandait rien de plus en fait. C’était un moment comme ça, qu’elle pouvait savourer en toute simplicité, sans chercher à obtenir plus. Si cela convenait à Isia, cette forme d’homéostasie sentimentale, alors c’était parfait. Elle ne voulait pas d’une vie à deux rangés, de projets sur le long terme, de petits noms, d’une maison, etc. Juste des moments comme ça.

Elle méditait là dessus, plongée dans ses réflexions, et hermétique à ce qui se passait autour d’elle, accroupie devant le feu avec le tison dans les mains, avec lequel elle remuait distraitement les braises, les contours du visage dansant au gré des flammes. Elle avait simplement passée un t-shirt assez long, lui courant le haut des cuisses, mais sans ça, elle était toujours nue. Les bras autour des genoux, elle réfléchissait, l’air neutre comme toujours, mais distante dans ses pensées.

Isia finissait tout juste son œuvre et la chair du premier lapin avait un peu morflé, il faut le reconnaître. Elle s’approcha de Pedge déposant les deux corps rouges dans la marmite, ne sachant pas comment les cuire. À la moutarde ? Bof, elle n’était pas fan de se condiment. La chirurgienne avait les mains en sang. Elle se retourna pour trouver de quoi se les laver puis revint près de son amante. Vu son air songeur, elle se demandait à quoi elle pensait. Mais ce genre de chose lui appartient. En conséquence, elle ne la questionnera pas plus là-dessus. N’aimant pas qu’on lui demande quand elle se perd dans les siennes.
« Vous avez une idée de comment les faire ? »

« Hum ? », fit Pedge en se redressant, libérant ses genoux. Elle était bien, proche du feu, elle n’avait pas froid malgré sa tenue légère. « Les lapins ? J’en sais trop rien... », fit-elle, dubitative. Elle se redressa de tout son long et considéra les deux cadavres écorchés dans la marmite. « Et si on les faisait cuir tout simplement à la broche ? Ca ne doit pas être bien compliqué. », fit la texane. Comme Isia n’avait pas vraiment d’idée pour les faire, et qu’elle en proposait une, elle ne chercha pas plus loin et elle l’a mit à exécution. Surtout que la blonde lui avait tendu les deux lièvres sans chercher plus loin aussi. L’idée devait lui convenir. Pedge prit des piques qui devaient être destinés à ça, disposés sur le côté de la cheminée et elle embrocha les deux lapins qu’elle plaça au dessus du feu. La viande se mit aussitôt à crépiter doucement. Il fallait surveiller le temps que ça cuise, tout simplement.
« Au pire, on se consolera avec les rations de survies si c’est raté. », observa Pedge avec son pragmatisme habituel, cherchant sans doute à dédramatiser la situation. « Je n’avais pas spécialement envie d’inviter toute la troupe à dîner pour qu’ils nous montrent comment préparer un lapin. », termina-t-elle en lançant un coup d’oeil à Isia.
« Au pire oui, même si j’ai un doute sur leur saveur » fit Isia qui avait en tête le cliché de la mauvaise bouffe de l’armée. Même si cela était généralement vrai surtout pour les USA. Pedge confirma, même si elle avait l’habitude maintenant de les manger. « Moi non plus car sinon on aurait dû attendre pour dîner autrement. » Dit-elle avec une œillade complice avant de prendre place sur une chaise le temps que le repas cuise. Elle était vannée.
« C’est vrai. », fit Pedge en lui rendant son oeillade. Elle était tentée de lui parler de la bague, de savoir ce qu’ils lui avaient dit, mais elle avait peur de mettre ça sur le tapis. « De toute façon, ils sont énervants. », conclu-t-elle du coup, ne lançant pas le sujet mais tendant la perche quand même. Elle restait debout près du feu à faire tourner les lapins quand elle estimait qu’il le fallait.
« Ah ça avec leur histoire de lien et de bague ! Bordel qu’ils sont lourds ! » Pedge n’eut pas besoin de parler de la bague en fait, Isia avait lancée toute seule cette phrase d’un coup et sous l'impulsion du sentiment d’énervement que lui avait provoqué l'insistance du Natus.
« Je ne vous le fais pas dire. J’ai eu le droit à une démonstration complète de… je ne sais pas comment on peut appeler ça. D’art divinatoire, de chamanisme, ce genre de truc, quand j’étais à la Magna. », répondit Pedge en s’appuyant contre le chambranle en bois de la cheminée.
« Des conneries d’illuminés ! » Ajouta Isia en grognant.
« Je suis d’accord. Mais en Magna, me suis retrouvée dans un temple, et fallait voir, avec l’ambiance et tout, je me suis faite embarquée dans le truc sans trop savoir comment me soustraire à la conceptrice. »
Isia la regarda étrangement… elle ne pouvait pas s'empêcher de faire le lien avec la bague.
« La conceptrice de ma bague ? »
« Oui. Une sorte de prêtresse de leur monde, qui forge des anneaux pour les liens qui unissent les siens. Je l’ai aidée, là bas, et elle m’a forgé ta bague. » Pedge sentait le sujet brûlant arriver, et elle la tutoya exprès.

Isia trouvait bizarre que Pedge se soit laissée embobiner comme une jeune fille en fleur par ce genre de chose. Elle lui avait donc fait faire une bague… cela n’était pas rien, ça changeait du « je t’achète une pour le fun ». La belle jeune femme la regarda longuement, se demandant inévitablement s’il n’y avait pas un message à travers cet anneau. Un message qu’elle ne voulait pas. Mais en tout cas, ça expliquait le délire des Natus.
Le « tu » choqua un peu Isia qui ne s’y attendait pas du tout. Elle ne savait pas trop si elle devait être irritée ou s’inquiéter de tout ça. Irritée car elle était en train de se faire mille et un scénario en tête ! Et inquiete car elle avait peur d’entendre des sentiments de la part de Pedge.
« Et donc…ma bague a quel sens pour vous ? » elle insista sur le « vous » en le regardant dans les yeux, pour savoir si ce ne fut point une erreur.

La militaire la toisa avant de reporter son attention sur les lapins qu’elle tourna. Elle avait saisi le message, et elle décida de reprendre le “vous” histoire de lui laisser penser à une erreur. D’ailleurs, elle ne savait pas pourquoi elle pensait alors qu’en la tutoyant, ça irait mieux. Peut-être pour prendre un ascendant plus direct.
« C’était un juste retour de votre cadeau. », fit-elle simplement.
« Je ne pensais pas qu’elle allait m’en forger une quand je lui ai demandé si elle avait des bijoux à proposer. », observa Pedge. Pour le coup, c’était la vérité. Savoir, penser, et intégrer qu’elle avait des sentiments pour cette femme c’était une chose. L’affirmer devant elle, s’en était une autre. La texane n’était pas prête à s’ouvrir de la sorte, et elle n’était pas certaine de vouloir entendre ce genre de chose la concernant elle aussi. Elle se contentait de lui offrir du temps, sa présence quand elle en avait besoin, ou quand elle la désirait, et c’était déjà une preuve en soi sans pour autant à avoir à le dire. Cela convenait très bien à l’américaine, pas très à l’aise avec les situations émotionnellements prenantes.

Isia hocha la tête, un instant son cœur avait pris des tours nouées par un stresse d’entendre des mots qu’elle ne pourrait assumer en retour. Pourquoi, se mettait-elle dans cet état ? Cela ne changerait rien… si un peu, car si Pedge l’aime, elle la fuirait et elles diront adieux à leurs moments ensemble. Isia n’est pas courageuse sur ce domaine-là, elle fuit par égoïsme et par facilité de n’être lié à rien de décevant sur ce côté-là. Elle ne voulait pas que Pedge soit une déception. Elle tourna la tête observant les lapins qui doraient trop lentement à son goût.
« Tant mieux. La bague est jolie. » Dit-elle simplement.

« Et elle a un secret. », fit Pedge, soulagée de cette “simple” réponse. Elle savait qu’en disant cela, elle allait relancer Isia. Malgré sa rigidité émotionnelle, l’américaine avait bien perçu que le sujet aurait pu déraper du côté de la française. Plusieurs hypothèses : elle était elle aussi amoureuse et elle attendait la déclaration fébrilement ; elle ne l’était pas et elle voyait Pedge comme un plan cul amélioré et elle ne voulait pas la perdre pour des raisons sentimentales ; l’amour c’est pour les faibles ; etc.

Isia tourna la tête vers la brune… un secret ? Oula elle n’était pas certaine d’aimer ce genre de secret. Elle regarda sa bague avant de reporter son regard azur sur le visage de la militaire plissant des yeux.
« Elle fait des cup cake ?»
« Ce serait mauvais pour vos fesses. », répliqua directement la militaire. Isia lui donna un petit coup amusée.
« Elle fait du café vanille ? » relança t’elle joyeusement comme une gamine turbulente.
« Non, et même pas de croissant au beurre comme vous aimez tant vous autres français. », fit Pedge, qui approcha après avoir tourné les lapins. Isia soupira faussement déçue. En plus elle préférait les pains aux chocolats, mais bon avec du nutella tout passe bien ! Même les oeufs ! « Dommage j’aurais gagner du temps le matin... » Pedge lui fit un sourire pour accompagner sa réplique avant de se pencher vers elle.
« Vous voulez voir ? Peut-être que vous allez disparaître... ». Petite référence littéraire à un certain anneau qui aimait bien faire disparaître les petites gens à pieds velus.
« Je suis déjà suffisamment corrompu comme ça ! » ajouta Isia en pouffant doucement. Elle lui tendit la main décrochant l’anneau de son doigt un peu curieuse de voir. Curieuse mais méfiante quand même.
Pedge le récupéra et souffla simplement dessus avant de le rendre à Isia. « Regardez le. », dit-elle sérieuse. Il était vrai qu’avec sa précédente référence, la française pourrait penser qu’elle la prenait pour une truffe.
Mais si elle regardait, l'inscription “indomptable pouliche” était en train de se dessiner nettement, dans une calligraphie des plus esthétique.

Au début incrédule puis après stupéfaite la blonde toisa son bijou avec l’inscription… elle se prit pour le même prix une baffe dans la gueule. Cela lui fit quelque chose et elle n’aimait pas ce genre de sensation, qui chez quelqu’un d’autre serait une explosion de joie muée par un sentiments agréable. Elle resta quelques minutes toisant la bague jusqu’à ce que l’inscription disparaisse… elle essayait de contrôler son visage, mais n’était pas aussi doué que la militaire. Au fond, elle était touchée et cette bague était véritablement faite sur mesure pour elle. Son cœur, lui, était douloureux et elle n’arrivait pas à calmer les bonds qu’il faisait dans sa poitrine. Bêtement elle resouffla sur la bague, mais cela ne marchait pas… Donc le souffle de Pedge fait apparaître ce petit mot. Cela la fit frissonner marquant définitivement un lien entre elles. Qu’elles le veuillent ou non, cette Natus avait fait ça bien et cet anneau était source de questionnements et de douleur… alors elle remit son anneau maudit à son doigt, ne voulant pas s’en séparer malgré tout ce qu’il pouvait représenter dans la tête de chaque protagoniste qui le verraient. Dont elles deux.
« J’ai l’air ridicule avec ma bague Athosienne… » conclut-elle après de longues minutes, ayant enfin la bouche suffisamment humide pour articuler un son.

La militaire, de son côté, observait la réaction de la chirurgienne avec intérêt, et attention. De là à dire qu’elle la dévisageait, quand même pas, elle était plutôt dans une observation de biais, afin d’éviter de lui mettre la pression inutilement. Elle savait que ce mot, écrit exprès pour elle, et qui, de facto, faisait appartenir cette bague à la concernée, allait la faire s'interroger sur ce que cela pouvait signifier. Pedge craignait que ses sentiments puissent transpirer dans ce qu’elle venait de montrer à la Isia, et c’était surtout la peur de se faire rejeter ou de tomber dans un truc cucul la praline qui lui tiraillait les tripes. Elle voyait bien, à la tête de la française, que cette dernière semblait incrédule. Néanmoins, elle repassa l’anneau à son doigt, ne le jetant pas dans les flammes. Elle avait trouvé ça mignon de la voir souffler dessus, et un rictus s’afficha au coin de ses lèvres alors qu’elle parlait de son ridicule.
« Bien entendu que vous l’êtes ma chère. Qui essaye de jouer avec moi perd toujours. Je mets la barre à chaque fois un peu plus haute. » Elle lui afficha un sourire plus franc pour enrober ce petit moment mégalo, moment qui avait le fumet de ce petit jeu de qui sera la plus forte, qu’elles entretenaient toutes les deux depuis le début de cette relation particulière. Pedge comptait faire diversion avec cela, et Isia le lui avait servi sur un plateau d’argent. Au moins, cela dissiperait le malaise, et peut-être que cette provocation gratuite relancerait la complicité qu’elle engendrait.

Il aurait été pas surprenant que Pedge ne profite pas de la situation pour faire sa dominante. Isia lui lança un regard amusée. Malheureusement, elle ne pouvait pas rivaliser sur ce point. Et lui répondre par une fausse vexation ferait trop plaisir à la Texane qui voulait jouer. Alors la belle française haussa les épaules.
« C’est moi qui est lancée ce petit délire, il est fort heureux que vous ailliez pu avoir le temps pour surclasser ma bague » dit-elle pompeuse à son tour. Finalement c’est plus fort qu’elle.

Isia prenait la mouche, c’était une bonne chose, au moins ne semblait-elle pas trop perturbée. Pedge ne savait pas vraiment, au final, qu’elles pouvaient être les raisons exactes de son malaise, et peut-être qu’avec le temps, elle finirait par les découvrir dans le détail. Du coup, par analogie facile, et parce qu’il était simple de comparer à soi-même et d’analyser sous son angle de perception, elle pensait que tout comme elle, elle avait un problème pour assumer ses émotions, ou quelque chose dans ce genre là.
« Oui en effet. Mais quelqu’un de lambda se serait contenté de répondre classiquement sans forcément surenchérir. », se targua Pedge histoire de ne pas se laisser clouer le bec par cet argument ô combien logique et censé.

Isia ricana doucement, elle était aussi arrogante qu’un anglais face à la reine !
« Je ne joue pas avec des humains bas de gamme… » dit-elle pour rendre la balle dans le camp de Pedge, avec une double flatterie par-dessus le marché. Mais, il fallait avouer que mine de rien, la texane avait fait beaucoup, pour un simple plan cul avec affinité et cela était perturbant pour Isia. Le plus étrange, c’est qu’au final, elles s’étaient même offert un présent à Noël… normalement on ne fait pas ça pour un plan cul. Elle soupira involontairement, trouvant la situation un peu délicate et ne sachant pas vraiment à quoi s’attendre. Elle décida de faire l’autruche.

Pedge n’aimait pas trop les compliments, même sincères. Elle se contenta de faire un sourire. Sous le regard absolument ravie d’Isia qui pétillait encore plus. Finalement, elle trouvait que ce n’était pas difficile de se laisser aller à être normal, sans jamais contrôler perpétuellement son faciès pour des émotions positives. Elle y arrivait parfaitement, et elle n’avait pas de crampes ensuite, au niveau des zygomatiques ! Il fallait qu’elle affiche plus de sourire, cela lui serait bénéfique.

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Jeu 7 Juin - 10:38
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L'incertitude des sentiments

Pedge & Isia

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Chronologie : 28 mars 2018

Les lapins étaient bien grillés, il était temps de les déguster. Une fois servit, les légumes ont repassera… Isia trouvait la chair bof, que le lapin soit pégasien ou même terrien, ce n’est pas une chaire qu’elle apprécie au final. Elle ne fit pas la fine bouche et se remplit l’estomac pour tenir le coup. La journée de demain allait être tout aussi fatigante et là, elle accusait difficilement sa journée. Son regard azure se leva sur Pedge et elle posa sa tête sur sa main en la toisant quelques minutes.

« Je me demandai. Malgré l’interdiction des militaires de coucher ou même d’avoir une relation sentimentale entre eux… Sur Atlantis, il y a des militaires qui outrepassent cette règle ? » Pourquoi maintenant ? Puisqu’elle n’allait pas demander à John s’il était au courant des coucheries de ses hommes. Et puis l’homme ne sortait qu’avec des civils. Mais oui, pourquoi là ? Tout bonnement, parce qu’elle se demandait si Pedge voyait d’autres personnes qu’elle, non pas qu’elle voulait savoir les noms oula non, mais elle se questionnait pas mal et cette bague commençait à lui prendre la tête. Avait-il d’autre personne qui pourrait avoir ce type de don ? Quelque chose d’anodin ou de plus sentimentale ? Si elle voyait d’autre personne, cela n’aurait pas vraiment de symbolique non ? Faut dire qu’elle accusait le coup certes d’une journée, mais aussi de cet anneau personnalisé auquel la militaire s’était donnée un peu trop de mal. Isia ne savait pas trop quoi en penser et quand elle ne veut pas assumer, elle cherche un sujet de conversation léger voir un peu commère comme celui-ci. Peut-être que la brune aurait des anecdotes amusantes qui resteront ici et qu’elles riraient des situations cocasses.

Elle devait le reconnaître, ce n’était pas sa viande préférée non plus. Pedge préférait un bon steack de boeuf que la chair d’un gibier comme du lapin. Il y avait toujours pleins de petits os ici ou là. Finalement, sans la tête, ça pouvait tout aussi bien être un chat qu’elles étaient en train de manger, mais comme elles les avaient eus entier… Quoiqu’il en soit, elle apprécia plus le lapin cuisiné de la sorte, c’est à dire bien grillé au barbecue, que s’il était en sauce par exemple. Tout comme sa comparse d’aventure, elle ne fit pas la fine bouche, préférant prendre des forces et des protéines sur une viande fraîche que par le biais des rations. La question d’Isia pris Pedge au dépourvue. C’était curieux qu’elle veuille savoir ce genre de chose. Elle devait bien se douter que s’il y avait une interdiction, il y avait des gens pour la transgresser, sinon elle était beaucoup plus niaise qu’elle ne le laissait penser, et la texane se refusa de penser cela, préférant y voir une tentative maladroite de sa part de savoir si elle-même avait déjà outrepassé cette règle régulant les moeurs des militaires.

« Oui bien entendu. Cette règle est désuète sur Atlantis. Nous sommes en vase clos, forcément que des attirances naissent et se consomment. Elle n’a pas de sens si elle n’est pas étendue aux relations civils/civils et civils/militaires selon-moi. La règle pour les militaires est compréhensible, ça évite les situations critiques sur le terrain et la désobéissance. Le problème c’est qu’on retrouve aussi ces mêmes civils sur le terrain, donc le problème reste le même. Après... », fit-elle de façon plus mystérieuse. « .. ça n’empêche pas de la transgresser selon quelques aménagements personnels. », fit Pedge qui avouait donc, à demi-mot, qu’elle avait déjà couché avec des militaires malgré l’interdiction.

Isia l’écouta, attentivement, comprenant à la fin que l’officier si cadré et si strict était comme tous les autres. elle outrepassait certaine loi pour se faire du bien. Cela n’était pas mauvais, puisque bon, cet interdit était pas tenable dans le contexte de la cité et puis même en général. On ne peut pas empêcher les hommes ou les femmes de s’aimer. Il suffit de voir le nombre de personnes qui se rencontre à l’armée et que l’un des deux quitte la grande famille pour faire autre chose et vivre avec l’élu(e) de son cœur.
« Et quels sont ces aménagements personnels ? » demanda la française avec un rictus pétillant sur ces lèvres tendres.

« Hum dans un premier temps... ». Elle s’installa un peu mieux dans le fauteuil, laissant sa jambe nue traîner du côté de celle d’Isia pour établir un contact, sans trop s’en rendre compte, ou sans trop le rendre intrusif. Et la blonde fit de même dans un geste presque naturel. « Je sélectionne quelqu’un qui n’est pas dans la même compagnie ou dans la même unité que moi. Comme ça, je ne risque pas de l’avoir sous mon commandement, ou d’être sous le sien, par la suite. C’est un aménagement fondamental, ça évite les psychodrames. Je déteste les psychodrames. », crut-elle bon de préciser.
« Ensuite, jamais plus de trois fois max, même si je me limite à une fois bien souvent avec la même personne, ensuite je change. Après, les gens s’attachent et tombent dans la routine et les problèmes commencent. » Le genre de problème à s’offrir des bagues, à passer trois jours ensemble, à se voir régulièrement, bref, à adopter une vie de couple lambda de personnes qui bossent dans des activités différentes et qui ne se voient qu’un coup de temps en temps chez l’une ou chez l’autre quoi. Mais ça, il fallait encore ouvrir les yeux là-dessus pour s’inclure dedans. « Et enfin, toujours la nuit et hors de la base, pour ne pas attirer les soupçons. La cerise sur le gâteau est de tomber sur un étranger. Au moins, c’est sûr et certain que ça n’ira pas plus loin. », compléta Pedge, qui était arrivée au bout de ses aménagements.

C’est plutôt malin comme aménagement mine de rien. Mais Isia n’était pas certaine que tout le soldat pense à tout. Une attirance du jour ou à long terme voir aidé avec l’alcool et voilà un duo allongé en position du missionnaire. La doctoresse n’était pas militaire, mais si elle prenait la règle de la texane, elles étaient donc au-delà des trois nuits et Pedge ne l’avait pas jeter comme un vulgaire mouchoir. S’était-elle attachée ? peut-être qu’au même titre qu’elle. après Isia aime bien avoir des amants réguliers, généralement, elle préfère en avoir trois fiables au maximum. Puisqu’on peut faire plus de chose et avoir une « routine » sexuelle sans s’emmerder à toujours draguer. Et puis quand le courant passe, pourquoi pas le garder avant de la couper ?
« Ingénieux et c’est comme ça qu’on ne se fait pas gauler. Mais sur Atlantis ça doit être quand même plus difficile non ? » Au final, Isia trouvait le sujet intéressant. Les petits interdits outrepassés par des petits malins et malines !
« Sur Atlantis, c’est quasiment impossible oui... », soupira Pedge comme à regret. Tout le monde était dans le même bateau, impossible de trouver quelqu’un qui ne serait pas susceptible d’être sous ses ordres en mission extérieure. Même pour les civils, c’était galère. Ils allaient eux aussi en mission. Et pourtant, elle était là avec Isia sans trop savoir pourquoi elle n’avait pas respecté au moins la règle des trois fois.

« Au final ce sont les sentiments ou le rapport sexuel qui est interdit ? Ou ils interdisent les deux ? »
« Les deux logiquement. », fit Pedge, qui s’expliqua en pensant saisir le fond de la règle et de son interprétation : « Un rapport sexuel peut entraîner des sentiments à la longue, et ce sont les sentiments qui peuvent poser problème. Est-ce qu’un soldat va écouter son supérieur qui lui dira telle ou telle chose, alors que dans le même temps, quelque part autour de lui, il y a sa moitié qui est dans une mauvaise posture ? Il écoutera que d’une oreille, ou il n’en fera qu’à sa tête, et peut-être même qu’il prendra l’initiative personnelle d’aller jouer les héros pour sauver cette personne, mettant en péril les objectifs de mission, sa section, et sa vie. » Elle haussa des épaules.
« Je suppose que c’est pour éviter cela qu’ils interdisent les relations de soldats. »
Les soldats devaient être des hommes et des femmes capables d'obéir jusqu’au bout. Rien ne devait entraver cela. Ils étaient un peu comme de bons toutous dociles qu’on apprivoise. C’était cette logique-là. Elle en était certaine, et elle s’en rendrait vraiment compte quelques semaines plus tard à bord d’un croiseur.

Pour Isia cela était tout bonnement con, surtout quand tout le one pouvait outrepasser l’interdit sans problème. Enfin, sans problème, tant qu’ils ne font pas choper par les huiles. De toute façon, à ce niveau-là, ils devaient interdire aussi les liens d’amitié pour éviter ce même type de comportement.
« Autant interdire toute relation sociale dans ce cas. » Sur
Atlantis c’est encore plus malsain, puisque tout le monde se rapproche. Enfin bon,
il faudrait faire des dérogations pour ce type d'entraînement, puisque les militaires qui sont avec des civils en amour ou même en amitié, ça pose le même problème. Cela lui rappelait sa conversation avec Panda, s’ils partent ensemble à la guerre… qu’elle le veuille ou même lui ou non, ils s’inquiétaient pour l’autre. Même plus sur le même terrain qu'à distance. Et la doctoresse devait bien reconnaître qu’elle ne serait pas tranquille de devoir récupérer le véritable corps d’Allen mort au milieu du combat.
« Et sur Atlantis, c’est plus laxiste comme règles ? » dit-elle pour éviter de penser à cette guerre qui la turlupinait.

Pedge n’était pas de cet avis. Cela ne serait pas sain de supprimer totalement les relations sociales, pas sain et impossible, même si dans 1984 de George Orwell, la dictature y parvenait finalement au niveau de ses cadres du partie. Mais ce n’était pas ce qu’on demandait à un militaire. La camaraderie empêchait justement les actions d’éclats à la con qui pouvait mettre en péril tout le monde, et c’était une notion importante pour qu’une section fonctionne bien et réalise les objectifs. Le sentiment amoureux était plus puissant, il rendait plus con surtout, et cela pouvait entraîner des dérapages qu’il fallait ensuite gérer derrière. Elle ne répondit pas, c’était souvent ce qu’on disait quand on parlait de ça.
« Normalement non, on a aucunes consignes qui vont dans le sens d’un laxisme sur Atlantis. Mais je pense que tout le monde fait comme il peut, en vase clos comme ça. »

Isia hocha la tête. « Et combien de militaires ont fait comme il peut avec vous ? » finit-elle par demandée par curiosité, Pedge avait avoué dans ces antécédents que oui, mais ici ? La curiosité d’Isia était parfois un peu trop voyante et voyeurisme. Mais bon, qu’elle ait ou non des partenaires cela ne changeait rien entre elles deux. Et au final, cette question était l’écho de ces pensées d’avant qui l’avait menée à parler de ce genre de chose.

« Ici ? Aucun. Pourquoi cette question ? », demanda Pedge avec un sourire taquin, qui pouvait sous-entendre beaucoup de chose finalement. En même temps, les questions orientées d’Isia pouvaient elles-aussi sous-entendre beaucoup de chose, donc c’était de bonne guerre.

« Pour savoir si le sous-lieutenant est respectueuse du protocole maintenant... » répondit du tac o tac Isia en lui tira la langue retroussant son petit nez. Isia se leva, il était l’heure de se coucher. Elle se sentait partir doucement et son dernier bâillement l’encourageait dans ce sens.

« Je suis toujours respectueuse du protocole. », répondit Pedge d’un air pompeux, tout en se levant également. Elle se porta vers le bois, et l’alimenta. A l’intérieur, il faisait bon, mais dehors, les derniers frimas de l’hiver continental sévissaient, et elle n’aurait pas pu se promener juste en t-shirt sans éprouver les affres du froid. Une fois le feu réalimenté, Pedge alla vers le lit. Elles allaient bien dormir, enfin surtout la chirurgienne qui avait passé une journée assez physique contrairement à ses habitudes. Elle se défit de son t-shirt pour rester nue, et elle se glissa sous la couverture, occupant le côté libre laissé par Isia, qui lui importait peu. Elle se mit sur le dos pour contempler le plafond. Il n’y avait pas de lumière dans la maison athosienne, mais le feu en brûlant en faisait un petit peu, donnant un côté surnaturel à l’endroit, si ce n’était romantique.

Isia lui lança un regard au coin… cette femme est incroyable, elle ajoute toujours quelque chose ! Elle était tentée de lui répondre mais la fatigue était en train de la gagner. Elle se leva à la suite de Pedge, pour la rejoindre dans les draps après s’être dévêtue simplement. Elle aimait bien dormir avec presque rien, généralement un boxer. Mais là, non, le corps de la militaire lui tiendrait chaud. naturellement, elle alla se mettre contre celle-ci, passant une jambe sur les sienne en collants sa tête contre son épaule. Le reste de son corps épousait le côté d’Allen.
« C’est autorisé dans le protocole de dormir nu ? » demanda t’elle en baillant, avant de caller un bisou sur l’épaule de la jeune femme et se dandiner pour se caler un peu mieux.


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Lun 25 Juin - 17:14
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L'incertitude des sentiments
« Bien sûr, le règlement n’intervient pas dans tout quand même. », répliqua Pedge qui se cala donc bien comme il fallait contre Isia qui avait fait de même.
« Bien alors bonne nuit » affirma Isia en baillant.
La blonde lui tiendrait chaud pour la nuit. Elle réprima un baillement. Le feu crépitait doucement, c’était paisible et agréable, masquant sans doute une partie des sons de la nuit liés à l’environnement. Le sommeil arriva assez rapidement l’air de rien, emportant la texane qui ne bougeait pas d’un pouce pendant son sommeil. Habituellement, elle ne dormait pas sur le dos, mais avec son amante sur le côté, elle était bien positionnée et elle ne souhaitait pas la déranger outre mesure.

La nuit, un violent orage secoua les troncs qui composaient l’architecture de la maison, et réveilla Pedge. Il n’y avait pas de fuites, fort heureusement, et finalement, la texane se rendormit assez rapidement. Elle adorait l’orage, quand elle était bien à l’abri, cela allait de soi. Elle était tentée d’écarter les rideaux et les volets pour laisser la lumière éclatante des éclairs inonder brièvement la pièce, laissant des flashs de lumières dans les yeux. Mais elle ne souhaitait pas bouger, et finalement, ce fut le gazouilli des oiseaux qui la tira de son sommeil, sur le matin. Il flottait une odeur de bois brûlé dans la maison, relative à la cheminée. Elle constata qu’elle était en dehors des draps. Elle se souvenait avoir eu chaud dans la nuit. Doucement, elle s’extirpa du lit. Il ne devait pas être très tard, sans doute sept heure du matin, quelque chose comme ça. Avec prudence et silence, elle rechargea la cheminée, méditant sur la journée à venir. Elle s’habilla et quitta la maisonnette pour se rendre dans la forêt. Malgré la saison à peine commencé, elle connaissait un endroit où récupérer des fruits. Elle n’en avait pas pour longtemps.

Tout comme Pedge, Isia fut éveillée par l’orage mais cela ne fut que de courte durée, elle était tellement à bout de force et fatiguée, que ce ne fut qu’un micro sommeil sans intérêt. L’état de la cabane ne lui effleura même pas l’esprit et elle avait sombrer à nouveau dans un rêve sans couleur. Avec son métier elle était habituée à faire des horaires décalés et d’avoir en conséquence un cycle adapté à son rythme de veille. Et depuis quelque temps elle faisait plus des soirées que des matinées… en conséquence et aussi parce qu’elle avait besoin de récupérer, elle dormie comme une souche ne se rendant même pas compte qu’elle était seule dans le couche. Et quand bien même cela ne la dérangeait pas vraiment, puisqu’elle prit la place vacante avec ses jambes, un bras dans le vide alors que son ventre épousait le matelas. Les cheveux en vrac lui tombant sur le visage.

Quand Pedge revint, elle trouva la belle endormie de la sorte, et elle la contempla un moment. Ses courbes arrondies, parfois masquées par les draps, donnaient un petit côté érotique au tableau, et la texane sentait poindre les prémices d’un désir sourd et puissant. Elle s’employa donc à préparer le petit déj avec les fruits qu’elle avait trouvé. Elle savait qu’ils étaient comestibles de source sûre. C’était comme des grenades, mais en moins acidulée et ça passait tout seul pour un matin.

La journée fut consacrée à la séance de tir pour améliorer les capacités de la jeune femme. Comme la veille cela demandait du temps et Isia progressait bien. Elle était couverte de courbatures et tirer n’arrangeait rien. Têtue comme une mule elle ne laissait rien paraître continuant la séance jusqu’à qu’il soit l’heure de manger. Le repas fut frugal et le soleil commençait à taper fort, les deux jeunes femmes s’éloignèrent un peu dans la forêt pour faire quelques échanges de corps à corps. Ce fut à ce moment-là que la belle blonde, put montrer ces quelques bases enseignées par Karola Frei. Base, qu’elle consolida avec Pedge puisqu’elles ne les maitrisaient pas parfaitement.

Pedge ne se montrait pas intraitable, mais elle n’était pas très flexible non plus. Quand cela n’allait pas, elle donnait quelques conseils à la chirurgienne pour parfaire sa technique. Le but n’était pas de la maltraiter ou de se montrer trop gentille, mais surtout de la faire progresser et de la faire repartir avec de nouvelles connaissances. Comme sur Ovidae, la française encaissait sans trop broncher, en laissant sa fatigue et sa lassitude de côté, des qualités que l’américaine appréciait à leur juste valeur. D’un côté, il aurait été décevant de constater que la seconde responsable médicale soit une chiffe molle avec un mental de ratée. En tout cas, elle avait quelques bases surprenantes et ce fut un petit jeu entre elles que d’essayer de se duper. Forcément, la militaire avait régulièrement le dessus car elle pouvait diriger Isia dans toutes les directions sans prendre de gros risques, mais en faisant cela, elle mettait un peu la rage chez la doc et cette dernière se lâchait plus facilement en prenant de la confiance. Et cela marchait bien, Isia était satisfaite de cette séance, elle se trouvait moins faible face aux ennemis. Et puis elle appréciait ce nouvel échange avec la militaire. Elle ne lui cacha pas son engouement pour continuer de temps à autres ce genre d’exercice, pour pas qu’elle perde les bases. Elle trouva un écho positif chez Pedge qui n’était absolument pas contre.

A la fin de la journée, elles étaient trop lasses pour se lancer dans une autre forme de corps à corps. Sans trop s’en rendre compte, elles s’étaient entrainées assez longtemps, et la courte nuit combinée à la séance de la veille avait rompu les corps. La texane se sentait bien, ne se posait pas trop de questions et vivait le moment présent sans trop se soucier de l’avenir, qu’elle ne maîtrisait pas, contrairement au maintenant.

Le repas fut composé des mêmes choses de la journée. Rations de survie, fruits, essentiellement, et de l’eau fraîche tirée à la source. Les cuves d’eaux chaudes s’étaient reformées avec le soleil et la douche bain fut salvatrice. Le lendemain, dernier jour en terre inconnue pour la française, les deux femmes commencèrent rapidement à évoquer les premiers soins que l’on pouvait apporter à une victime. Pedge se montrait didactique et assez bonne en imitation. Elle posait des questions assez adaptées, et elle essayait de toujours faire au mieux. Isia lui apprit à faire des soins « made in nature », avec trois fois rien, comme un garrot avec le lacet de sa ranger, une attelle avec des branches ou même quelques bandages avec des feuilles, faute de matériel. Elle adorait faire ce genre de cours, surtout aux militaires qui y voyaient un véritable intérêt sur le terrain. Cette fois, même si les exercices pouvait évoquer des scénarios assez sanglants, la proximité avec Isia lui chauffa vraiment les sens et forcément, pour un dernier jour, cela dérapa quelque peu. Et cela entrain dans un équilibre assez agréable pour les jeunes femmes : travail et douceur.

La texane avait passé là un excellent moment de trois jours avec la chirurgienne. C’était un peu ce qu’elle pouvait espérer de sa relation avec Isia. Des moments de vies simples dans lesquels elle était naturelle, où elles ne se prenaient pas la tête sur un hypothétique avenir ensemble. Elle était juste bien avec elle, dans le moment présent, et il ne lui fallait pas plus pour apprécier cette relation. Peu lui importait les sentiments de la doctoresse à son égard, car finalement, tant qu’elle lui donnait du temps pour ce genre de fantaisie de quelques jours, c’était là l’essentiel pour la militaire. Il était certain que si cela devait s’arrêter du jour au lendemain parce que c’était la vocation d’un plan cul, elle ne le vivrait sans doute pas bien, mais elle ne serait pas au fond du trou non plus. Elle se protégeait de la sorte, et elle vivait cette expérience saphique à sa manière sans trop imposer ses sentiments, pourtant bien présents, à Isia. Elle vivait le moment, tout simplement, comme un guerrier qui en avait déjà tant vu et qui voyait la mort venir le chercher le lendemain. Le moment présent était sacré, car demain, elle pouvait ne plus être là. Quelque part, la texane avait acquis une certaine forme de sagesse sans trop s’en rendre compte.

Il était temps de partir, Isia était satisfaite de ce séjour qui avait évolué d’une bien bonne façon. Elle ne regrettait pas d’être tombée par hasard sur Pedge et même si elle aurait dit non pour un séjour avec son « plan cul », elle pouvait maintenant envisager de faire quelques jours en toute impunité avec elle. Elles s’entendaient bien et il fallait avouer qu’elle se sentait bien avec cette femme. Elle ne sentait pas agacée ou même en perpétuelle défense au contraire, elle appréciait ce moment et cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas adoré une promiscuité intime avec quelqu’un. Surtout sur un « long séjour ». Pedge la raccompagna jusqu’à point de départ du jumper, il n’y avait que peu de monde et cela indifférait la blonde au final. Mais avant de rejoindre le couvert du campement Athosien, Isia l’embrassa la remerciant de son temps. Puis fila, le sourire aux lèvres voir même charmeur, promesse de retrouvailles délicieuses sur Atlantis.
Elle devait attraper Erin, pour lui faire un bilan de son apprentissage et surtout prévoir cette soirée entre fille dont elles parlaient depuis quelques semaines. Les potins n’attendaient pas ! Comme les moments entre copine ! C’est sacré.


Pedge n’était pas mécontente de retourner à sa petite routine, et à sa solitude mondaine et sociale. Elle était entourée de gens, mais elle restait néanmoins seule, car c’était là une façon de vivre également. Par son charisme, elle n’était jamais à la marge ou persécutée comme pouvait l’être des personnes qui restaient en retrait des autres en étant pourtant parmi eux, non, elle était simplement inaccessible sur certaine période, à quiconque.

[END 25.06.2018]

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