Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Ven 20 Avr - 11:54
avatar
√ Arrivée le : 29/06/2017
√ Messages : 237

Dossier Top Secret
√ Age: 35 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
Chronologie : 10/01/18


Natasha se laissa tomber par terre, près d’un arbre dont elle chercha l’appui. Elle avait volontairement délaissé les bancs, désireuse de se trouver au plus près du sol et de la nature, bien qu’elle soit parfaitement contrôlée et régulée ici. Sur Terre, certain appelait ça « l’ancrage ». La technique consistait à se détournait pour quelques minutes des écrans, des technologies, de retirer ses chaussures, se relier à soi-même et avec la nature qui nous entourait en arrêtant de courir toujours plus vite à la recherche des logiques de performances modernes. D’ordinaire, Natasha aurait retiré ses chaussures pour profiter de la sensation des brins d’herbe sous ses orteils qu’elle adorait, mais aujourd’hui la jeune femme n’avait pas envie de rechercher le plaisir. Elle était revenue trois jours plus tôt de mission, une mission qui avait été un enchainement de désagréments pour finir en totale boucherie pour leurs ennemis. Le fait qu’elle ait joué un rôle dans ladite boucherie la rendait malade. C’était une question de survie pourtant, elle ne se faisait pas d’illusion sur les traitements que leur auraient infligés les geniis s’ils les avaient capturés, mais c’était une bien maigre consolation. Lorsqu’elle fermait les yeux c’était pour voir leurs cadavres déchiquetés, broyés par les explosions de drones, et les nains qui jouaient avec les membres coupés de manière si innocente que cela en devenait totalement malsain. Quand elle avait compris qu’elle ne pourrait échapper aux cauchemars, elle avait simplement cessé d’essayer de dormir.

Les autres n’avaient pas semblé affectés par cette horreur ou pas autant qu’elle. Etait-elle faible ? Avait-elle vraiment les tripes pour continuer à travailler dans cette cité si ce genre d’horreurs était une norme ici, que les autres pouvaient se relever et continuer à travailler comme si de rien était ? Elle qui avait traversé tant d’épreuves par le passé, qui se croyait forte, elle déchantait. Mais comment une simple vie dans un pays en paix sur Terre pouvait la préparer à affronter ça ?

Le premier soir, à leur retour, elle avait fini par frapper à la porte de John vers 22h pour se réfugier dans ses bras mais elle ne pouvait lui faire subir ses états d’âmes chaque nuit, aussi s’était-elle abstenue d’aller le retrouver le lendemain. Le colonel avait ses propres problèmes à gérer, il n’avait pas à supporter les siens.

Natasha avait passé sa vie à protéger les autres au détriment de son propre bien-être, cela avait forgé son caractère et fait d’elle une personne capable de se relever après les coups durs, celui-ci ne ferait pas exception. Du moins tentait-elle de s’en convaincre. C’était la raison pour laquelle elle avait accepté de se présenter au rendez-vous. Elle avait collaboré avec des psychologues, jadis, mais jamais en tant que patiente, elle avait toujours nourrit une peur de ce qui pourrait émerger si elle se faisait suivre… mieux valait que certaines choses restent profondément enterrées dans son passé. Mais le soignant qui avait vu son état psychologique à leur retour de mission ne lui avait pas vraiment laissé le choix. En tant que praticienne, elle avait suffisamment été formée pour savoir qu’il fallait parfois lâcher la bride et s’en remettre aux conseils du corps médical. Par ailleurs, le psychologue était soumis au secret médical, ce qui était plutôt agréable dans une cité à la population aussi réduite où les ragots allaient bon train. Ils s’étaient donnés rendez-vous au jardin botanique, le Patrick Sidney lui conseillant de choisir un lieu où elle se sentait bien. Le jardin avait le mérite d’être calme et peu fréquenté à certaines heures, il y faisait chaud et ensoleillé, il lui avait semblé que c’était un bon endroit pour sa première rencontre avec le croque-mitaine Sidney. Si elle s’était un jour imaginé franchir le pas et consulter un psychologue ! Les poules allaient avoir des dents, c’était certain ! Quoi que, ce ne serait même pas étonnant dans une galaxie aussi bizarre que Pégase.
Revenir en haut Aller en bas
Dim 22 Avr - 1:38
avatar
√ Arrivée le : 03/10/2017
√ Messages : 103

Dossier Top Secret
√ Age: 60 ans
√ Nationalité: Irlande Irlande
√ Gêne: Non
Voir le profil de l'utilisateur
La dernière fois que Sidney avait pu voir de la verdure, c’était en se rendant sur le continent. Suite au rendez-vous convenu avec la jeune Avalon, il prenait conscience qu’il n’avait encore jamais pris de temps pour lui. Du véritable temps libre en fait, pour apprécier ce que la cité avait à offrir. L’homme avait pu apprécier la digue par temps clair et la vie qui animait l’endroit, les membres de l’expédition qui en profitaient pour se retrouver autour de différents loisirs. Mais c’était des plus limités, il avait eu une consultation ce jour-là.

Sidney ignorait l’existence d’un jardin botanique jusqu’à ce que sa nouvelle patiente l’y invite. Le psychologue avait hâte de le visiter et il trouvait que ce serait une très bonne façon d’intégrer l’univers de la jeune femme sans paraître trop intrusif. Comme toujours, il avait amené dans sa sacoche en cuir une copie du dossier de la kiné et il avait fait un travail de fond pour comprendre, dans un premier temps, le motif de sa demande de consultation et connaître ses antécédents. Elle avait la “chance”, si on puis dire ainsi, de faire partie des effectifs qui partaient en mission d’exploration. Mais il semblerait que la dernière avait été particulièrement choquante pour elle.

Sidney avait lu attentivement le rapport concernant la mission qui s’était déroulée sur cette fameuse montagne avec le peuple nain. Il en avait déjà discuté avec Alexander, autour de leur habituel duel d’échec, celui-ci requérant son avis d’expert sur la mentalité naine. Il était à souligner une différence très profonde, voir inverse, en terme de moralité. La cohérence du comportement semblait justement être une norme qu’ils ne voulaient pas adapter à leur société et tout était axé sur l’étrange, l'extravagant, au même titre d’une norme sociale terrestre qui nous paraissait légitime et acquis.

Sans en révéler le motif, Sidney s’était permis de contacter le colonel Sheppard pour avoir son ressenti et un retour de cette mission que le rapport ne traduisait pas forcément. Cette piste était, selon lui, la plus sérieuse en terme de source traumatique pour la jeune Avalon et le psychologue, sans être soumis au préjugé, préférait connaître son sujet avant d’ouvrir une consultation. Pour aider un patient, il est important de commencer à le connaître et d’apprendre son historique. C’est une base.

Ainsi, le vieil homme déambulait dans une part du jardin botanique en s’émerveillant du travail particulier qu’il avait fallu fournir pour l’entretenir. Il semblait évident que cet endroit n’existait pas durant les dix milles longues années de sommeil de la cité et Sidney avait été stupéfait d’apprendre, par l’intermédiaire du grand panneau à l’entrée, qu’il s’agissait en réalité d’un étage réhabilité par les ingénieurs et les botanistes. Le crash d’un dart lors du siège de la cité avait dévasté l’endroit et les Atlantes avaient su en faire une endroit magnifique.
Sidney suivait le petit chemin, un sourire ravi sur le visage, la veste tenue sur son épaule, alors qu’il s’arrêtait parfois pour lire les panneaux expliquant la nature et les caractéristiques des différentes plantes. Il se repéra plutôt bien et atteignit le lieux de rendez-vous. La jeune femme était déjà là, assise à même le sol, et Sidney lui offrit son sourire avant d’approcher.

« Bonjour, mademoiselle Avalon ? »

Il posa sa veste sur l’herbe avec un geste doux.

« Enchanté, je m’appelle Patrick Sidney. Permettez à mes vieux rhumatismes de se faire au mouvement, je vous saluerai ensuite... » Fit-il avec humour en se penchant pour s’installer à ses côtés.

Tout comme elle, il s’installa à même le sol pour partager sa façon d’apprécier l’environnement. L’homme avait gardé un certain écart pour éviter le sentiment d’intrusion. Une forme de conversation non-verbal débutait déjà, ni trop près ni trop loin, un juste milieu pour ne pas s’installer dans la zone d’intimité de la jeune femme tout en étant disponible pour elle.
Il lui tendit alors la main et ajouta d’un air sage :

« Je suis content que vous m’ayez fait découvrir cet endroit. Je vais le visiter un peu plus sérieusement durant mon temps libre...avez-vous participé à sa création ou son entretien ? »
Revenir en haut Aller en bas
Lun 23 Avr - 13:47
avatar
√ Arrivée le : 29/06/2017
√ Messages : 237

Dossier Top Secret
√ Age: 35 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
« Bonjour, mademoiselle Avalon ? »

Natasha ouvrit les yeux, étonnée de ne pas avoir entendu approcher l’homme. S’était-elle assoupie quelques minutes ? La personne qui lui faisait face avait un certain âge, son visage inspirait la sympathie et lui rappelait un médecin avec lequel elle avait travaillé jadis, en France. 

-Monsieur Sidney ?

Elle s’apprêtait à se lever pour se mettre à sa hauteur et le saluer mais suspendit son geste en le voyant déposer sa veste près d’elle dans l’intention de s’asseoir par terre.

-Enchanté, je m’appelle Patrick Sidney. Permettez à mes vieux rhumatismes de se faire au mouvement, je vous saluerai ensuite...

-Nous pouvons-nous installer sur un banc, répondit Natasha avec douceur.

Si le geste était louable, il n’était pas nécessaire qu’il se fasse mal pour elle alors qu’il y avait d’autres solutions. Mais c’était sans compter sur la ténacité de son interlocuteur qui s’installa au sol malgré sa proposition.

Natasha lui serra la main, légèrement anxieuse. Le psychologue n’était pas intrusif, bien au contraire, mais il n’en restait pas moins un praticien payé pour être là et elle était la patiente qui allait devoir accepter de céder du terrain en révélant certaines de ses faiblesses. Sa fatigue ne l’aidait pas à avoir les idées claires et elle se sentait sur la défensive, heureusement qu’elle savait enfiler un masque pour cacher ses émotions la plupart du temps. Mais c’était plus dur avec l’épuisement physique et nerveux.

« Je suis content que vous m’ayez fait découvrir cet endroit. Je vais le visiter un peu plus sérieusement durant mon temps libre...avez-vous participé à sa création ou son entretien ? »

La rouquine pensa à Marie qui s’était brusquement montrée belliqueuse avec elle lorsqu’elle avait commencé à se rapprocher de John et son visage la trahi avec une petite grimace. Leur liaison avait beau être secrète, ils renvoyaient tous les deux une image aux autres qui ne plaisait visiblement pas à la botaniste. Natasha n’aimait pas les conflits et elle n’allait certainement pas aller déranger Marie sur son propre terrain. De toute façon, elle avait peu de temps libre et elle n’avait jamais montré beaucoup d’intérêt pour l’entretien des plantes. Elle aimait leur présence mais ses connaissances sur le sujet étaient trop limitées.

-Non, je n’ai pas vraiment la main verte, répondit-elle avec un léger sourire, le masque étant de retour. Mais j’aime être entourée par les plantes. Et puis… un de mes amis vient souvent ici, dit-elle en balayant les arbres des yeux par réflexe. Il est fin, long de quelques mètres, une jolie couleur verte et c’est un sacré chanteur.

Elle marqua une légère pause, songeant que le psychologue ne comprenait peut-être rien à sa description.

-Vous n’avez peut-être pas entendu parler des serlianes ? Nous les avons découvertes dans une aile inexplorée de la cité qui servait de laboratoire à un Ancien il y a quelques temps. Moitié serpents, moitié végétaux, Emeryan est leur alpha, il vient ici parfois pour se laisser étudier par les scientifiques et apprendre de notre culture.
Revenir en haut Aller en bas
Mar 8 Mai - 12:59
avatar
√ Arrivée le : 03/10/2017
√ Messages : 103

Dossier Top Secret
√ Age: 60 ans
√ Nationalité: Irlande Irlande
√ Gêne: Non
Voir le profil de l'utilisateur
En expert de la profession, Sidney cherchait toujours de nouvelles techniques d’approche. Pour lui, le plus important n’était pas de traiter le plus rapidement, ni le plus efficacement, un patient à court terme. C’était d’être invité dans son cercle, de gagner sa confiance par le mérite, afin que toutes les futures consultations se fassent sur des bases saines. C’était un travail d’ensemble. Patrick aimait s’investir auprès d’eux comme s’ils étaient unique, qu’ils n’étaient pas simplement un nom de dossier sagement rangé dans une étagère. Quand il ouvrait la chemise et en consultait les papiers, les informations, l’homme gardait toujours en tête qu’il y avait une vie derrière. Une vie qui avait besoin d’un coup de main.
Cela dit, l’homme avait souvent la même façon d’aborder son patient pour la première fois. C’est à dire sur son terrain, là où il se sentait le mieux, afin de déduire une première part de sa personnalité et de son comportement.

Pour Natasha, il s’intéressa à sa posture alors qu’elle répondait à ses premières questions. Il avait déjà remarqué son état d’épuisement, par des signes physique comme les cernes et un regard moins vif que la norme. Cela était imputable à des cauchemars nocturnes ou, simplement, le fait de ressasser du vécu choquant. C’était un premier point que nota le psychologue. Mais il s'attarda davantage sur sa position, sa façon de se tenir. Elle ne donnait pas l’air blasée ou résignée, son attitude et sa façon de répondre donnait l’air d’une ouverture malgré des réserves. C’était une excellente base pour engager le dialogue.
Il pouvait arriver que des individus ayant besoin de ses services parviennent à faire le premier pas. Mais une fois au pied du mur, c’était un bouclier d’hostilité qu’ils montaient autour d’eux. Le travail en était d’autant plus difficile.

Cela ne semblait pas être le cas du psychologue qui l’écouta attentivement alors qu’elle parlait d’un ami bien étonnant. Doucement, Sidney se détourna pour essayer d’observer le même endroit qu’elle puis il fît non de la tête. Les serlianes lui étaient en effet inconnue et, autant il était curieux d’en savoir plus sur les interactions qu’elle pouvait avoir avec cette espèce intelligente, autant cela revêtait à son regard un outil parfait pour ne pas amener tout de suite le sujet de son traumatisme.
Pour le terrain d’entente, rien de mieux que de s’intéresser à ce qui plait à son interlocuteur.

Sidney connaissait les schémas types d’espèces extraterrestre. Il était bien loin de toute réalité et il y avait du travail pour des générations de vies d’entomologistes. Mais il était généralement de coutume que la base d’une interaction entre deux espèces se fassent surtout par le non-verbal. Exactement de la même façon que ces signaux et ces repères que Sidney relevait chez Natasha et qui l’aiderait à adapter son approche.
De ce fait, si elle partageait une proximité avec une serliane, celle-ci ne devait probablement pas être indifférente à l’état de la kiné.

« Votre ami est-il venu vous voir récemment ? »
- Il était au bal de noël et nous nous sommes vu ici les jours suivants . Mais ça fait une bonne semaine que je ne suis pas venue, j’ai été débordée avec les préparatifs de l’expédition et après…

Elle se tut et haussa les épaules, le visage fermé. Après elle n’avait plus eut le coeur à aller faire la conversation à Emeryan pour échanger des banalités ou jouer de la musique. Dernièrement, elle avait prit l’habitude d’emmener sa guitare pour en faire profiter la serliane qui était particulièrement sensible aux sons et à la musique et qui “chantait” avec elle. Elle s’étonnait d’ailleurs de ne pas voir Emeryan, d’ordinaire il ne tardait jamais à se montrer lorsqu’elle venait. Mais il y avait le psychologue cette fois ci, la serliane était peut-être intimidée par ce visage inconnu.

- Je suis navrée, c’est la première fois que je consulte un psychologue et je ne suis vraiment pas à l’aise.

C’était une vérité qu’il valait mieux qu’elle partage car elle se doutait que cela transparaissait dans son comportement verbal et non verbal. Elle s’y connaissait suffisament en la matière pour savoir qu’elle se trahissait sans le vouloir alors autant assumer.

« Je trouve que vous vous débrouillez très bien. » Fit Sidney en souriant gentiment. « Essayez d’occulter un peu mon rôle et la raison de ma venue voulez vous ? Je ne suis pas ici pour vous ouvrir le coeur de force et “régler” votre situation. »

Elle acquiesça. Tout en parlant, Sidney fit passer sa main sur la surface de l’herbe, appréciant son contact. Il sourit à Natasha, comptant la convaincre de passer un peu sur ce sentiment de “consultation” qui rapportait à la maladie, à l’anormal, pour un environnement un peu plus sain : l’échange.

« Vous avez donc rencontré cette forme de vie étonnante lors d’une mission d’exploration visiblement. Etait-ce votre première mobilisation ? Comment avez-vous créé ce lien avec la serliane ? »

- La première fois que j’allais dans un endroit dangereux avec des militaires, oui. Nous avons pénétré sur le territoire de chasse des serlianes et l’une d’entre elles m’est tombée dessus et s’est enroulée autour de moi, j’ai eu la trouille de ma vie sachant à quel point ces créatures étaient venimeuses. Emeryan ne s’intéressait pas à moi, il mangeait, mais en essayant de me dégager j’ai attiré son attention et il s’est tourné vers moi. Alors… j’ai commencé à lui parler et il a imité mes sons. A partir de là on a essayé tout les deux de communiquer, aucun de nous deux ne comprenait rien à ce que l’autre racontait mais on avait comprit qu’un échange était possible. Un moment plus tard, on a été attaqué par des créatures et il s’est interposé pour me sauver. Plus tard encore nous avons rencontré l’ancien qui avait crée toute la faune et la flore des lieux et cet ancien a transmis la connaissance de notre langage à Emeryan. Vous pouvez lui faire la conversation maintenant, il vous comprend.

« Comment est-ce que vous qualifiriez vos liens avec cette créature ? » Ajouta Sidney, toujours intéressé.
- Euh… je crois qu’on peut parler d’amitié ? Répondit Natasha sans trop savoir quoi dire.

Sidney situait la position de la jeune femme lors de cette mission à l’aide de cette réponse. Peut-être ne voyait-elle pas là où il voulait en venir mais il ne tarda pas à poursuivre. Il regarda la nature alentour avant de reprendre sur un air de confidence.
« Vous étiez donc dans un endroit dangereux et en avez retiré quelque chose de positif au final, une amitié. Est-ce que l’exploration, dans son aspect général, vous attire Mademoiselle Avalon ? »
- Oui, je suis quelqu’un de curieux mais on ne peut pas vraiment dire que j’arrive à m’habituer au danger et au fait de voir mes collègues frôler la mort. C’est trop nouveau, peut-être qu’il me faut un temps d’adaptation, que j’arriverai à me détacher de tout ça.
Revenir en haut Aller en bas
Ven 11 Mai - 15:25
avatar
√ Arrivée le : 29/06/2017
√ Messages : 237

Dossier Top Secret
√ Age: 35 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
Ce n’était pas tant le danger qui la faisait souffrir mais plutôt les choix moraux qu’il avait fallu prendre à chaque fois : tuer Elijah et détruire une partie de l’écosystème qu’il avait fabriqué, rendant orphelines toutes les créatures intelligentes qu’il avait fait naître, parmi lesquelles son nouvel ami serliane ou laisser le lantien les assassiner et tenter d’exterminer les habitants de la cité… et plus récemment la tuerie sur la montagne. Il semblait pourtant facile de se dédouaner en se disant “c’était eux ou nous” mais Natasha ne pouvait s’empêcher de se demander “et s’il y avait eu une troisième option qui nous avait permit de tous survivre ?”. Les explorations ne pouvaient donc pas se faire gentiment, sans avoir à sortir les armes pour tirer sur tout ce qui bougeait ? Elle avait pourtant lu des tas de rapports ou tout s’était parfaitement bien passé.
Les autres avaient l’air de digérer les choses plus facilement qu’elle, repartait plus vite en mission alors le problème devait venir d’elle. Elle en était venue à penser que si elle voulait continuer les explorations il lui faudrait surmonter rapidement sa dernière expérience et s’endurcir. Mais quel était le mode d’emploi pour ne plus culpabiliser ou ressentir de la terreur en se confrontant à des dangers mortels ?

Sidney était agréablement satisfait de voir que la jeune femme lui ouvrait la porte à ce sujet. Ils allaient peut-être entrer entamer la source du problème beaucoup plus rapidement qu’il ne l’avait pensé mais, comme toujours, il fallait rester prudent. Faire un retour d’éléments potentiellement traumatisant serait une source de stress et d’inconfort. Il ne fallait pas que cet endroit reposant devienne pour Natasha le lieu d’un nouveau mauvais souvenir. Patrick l’écouta donc attentivement et partagea avec elle en usant d’un ton légèrement détaché. Comme s’ils étaient, par exemple, deux lecteurs de romans qui échangeaient leurs interprétation d’une situation. En l'occurrence, Sidney avait l’intention d’aider la kiné à voir les choses différemment.

« Pensez-vous que l’on peut véritablement s’y habituer ? » Demanda Sidney avec un léger sourire paternaliste. « Avez-vous déduit cela par le détachement que vous avez pu voir de certains de vos collègues, lors de telles situations ? »

La jeune femme acquiesça.

« Cela ne veut pas obligatoirement signifier qu’ils y sont immunisés. Au contraire, le danger et la crainte de perdre des membres d’équipe doit faire l’écho de vos propres sentiments. Sauf qu’ils ne le montrent pas. Pour garder une contenance ou rester dans une dimension professionnelle dans le chaos. Comment avez-vous vécu ces moments ? Voulez-vous en parler ? »

- Et le fait de tuer des gens, vous pensez qu’on peut s’y habituer ?   Demanda t-elle, déviant légèrement le sujet sans répondre à la précédente question.

Sidney pencha doucement la tête, relevant le premier problème qui torturait probablement l’esprit de la jeune femme.

« Est-ce la pensée qui vous brime, Natasha ? Vous vous sentez responsable de décès ? »

Natasha détourna les yeux avec l’impression qu’on lui enfonçait un couteau dans le coeur. C’était une chose de ressasser les évènements, s'en était une autre d'entendre cela formulé à voix haute.

- J’ai participé à un massacre, je suis responsable.

Au même titre que les autres, mais les autres avaient l’air de mieux le vivre. Elle repensait à la soldate rebelle qui paraissait même de bonne humeur sur le champ de bataille en foulant la terre ensanglantée et les nains qui agitaient des membres arrachés pour leur dire au revoir.
Revenir en haut Aller en bas
Ven 11 Mai - 16:20
avatar
√ Arrivée le : 03/10/2017
√ Messages : 103

Dossier Top Secret
√ Age: 60 ans
√ Nationalité: Irlande Irlande
√ Gêne: Non
Voir le profil de l'utilisateur
Voilà, ils entraient dans le vif du sujet. L’impact était important chez la jeune femme et Sidney le sentait bien. Le détournement de ce regard indiquait clairement qu’elle commençait à être mal à l’aise et souhaitait fuir cette conversation. Il fallait oeuvrer autrement, ne pas insister sur cette lancée mais trouver un autre moyen.

« Peut-être pourriez-vous me raconter cette histoire comme si une tierce personne l’avait vécu à votre place ? Regardez ces branches et ces arbres, sans vous presser, sans vous forcer. Voulez-vous bien essayer ? »

Sidney avait déjà utilisé cet outil plusieurs fois. Il arrivait que les patients n’en trouvent pas l’utilité, trouvant ça lâche. Mais cet aspect de “séparation” permettaient à d’autre d’échapper à cette forme de responsabilité tout en racontant l’histoire traumatisante. En le proposant, Sidney avait souri tout en lui montrant ces arbres, là où elle regardait alors en parlant de la serliane : un élément favorable, positif, qu’elle avait obtenu malgré le danger.
- Je ne comprends pas. Vous voulez un récit à la troisième personne ?

« Oui. » Fit Sidney sûr de lui. « Il s’agit d’un outil qui aide à extérioriser avec un peu moins d’implication. Si vous ne vous sentez pas de me confier votre histoire, regardez ces arbres, et parlez d’une autre personne. Racontez cette histoire qui, l’espace de quelques minutes, ne vous concerne pas directement. »

Natasha afficha une expression peu convaincue, se demandant comment elle pouvait prendre tant de recul alors que l’histoire était si fraîche. Par ailleurs, l’idée de faire le récit intégral des évènements de vive voix à ce quasi-inconnu la rendait nerveuse. Mais il semblait convaincu que ça pouvait l’aider et c’était lui le praticien. Elle hésita un moment avant de se lancer, le visage fermé.

-Il y a quelques jours une équipe a été envoyé sur une planète pour explorer des ruines qui émettaient une source d’énergie. Les lieux devaient être inhabités mais c’était une erreur, à peine les explorateurs ont-il commencé à grimper qu’une voix s’est faite entendre à travers des enceintes et que le sol s’est effrondré. Ils se sont relevés, certains étaient légèrement blessés et une partie du matériel avait été endommagé pendant la chute, puis ils ont commencé à marcher dans les tunnels sous la montagne.

Elle frissonna en se rappelant de l’horreur que ça avait été pour elle de se retrouver piégé sous des tonnes de pierre dans une semi-pénombre.

« Je sais de par votre dossier que vous ne vous sentez pas bien dans les endroits exigus. Vous êtes également claustrophobe. Cela a contribué à une première agression courante de votre personne. Avez-vous pu soigner les blessés ? »
- L’obscurité totale me fait paniquer, rectifia t-elle. C’est pire dans les lieux fermés comme les grottes quand je ne sais pas où est la sortie parce que je n’ai aucun échappatoire. Les blessures étaient légères, à part Mike MCpherson qui s’était tapé la tête par terre mais je n’avais aucun moyen de vérifier la gravité du traumatisme. Rodney avait l’air de souffrir le martyre mais il avait seulement une entorse au poignet.

Natasha et lui en était naturellement revenu à la première personne, la jeune femme n’était visiblement pas à l’aise en narrant depuis un autre point de vue mais l’essentiel était fait : elle commençait à se livrer.

« Que s’est il passé ensuite ? »

Le psychologue continuait de vigiler son état. Restant préoccupé quand à la réaction qu’elle pourrait avoir en retournant dans ses pensées les plus pénibles. Là, ils ne faisaient qu’effleurer le problème.

- On a… ils ont reprit la route et ils ont finit par rencontrer un autochtone qui les a traité de tous les noms parce qu’ils avaient soit disant foulé les tunnels sacrés de son peuple où il les avaient lui-même fait tomber. Et en un rien de temps on… le groupe se retrouvaient à devoir fuir avec une horde de nains fou furieux et de robots tueurs qui leur courraient après. Puis Rodney a déverrouillé une porte et les nains ont cessé d’attaquer les explorateurs pour les acclamer. Apparemment, leur attaque n’avait pour seule visée que de les forcer à dégager ce passage qui conduisaient à l’ancienne forge des nains. Elle fit la main. - Quelle bande de tarés… marmonna t-elle.

Sidney connaissait une partie de la mission et surtout du comportement des nains. Ils détenaient une installation de production en état de marche et se révélaient être une excellente main d’oeuvre. Atlantis avait donc d’importantes motivations à leur égard en terme de diplomatie mais, comme Natasha l’avait défini en quelques mots, la notion même de diplomatie échappait à ce peuple.
Les quelques négociateurs revenaient toujours ivres, ou en colère, face à une difficulté croissante à s’entendre. Le psychologue, des xénosociologues et quelques autres spécialistes avaient tenté de comprendre pourquoi. Et la raison était plus simple qu’il n’y paraissait : ce comportement était un trait tout à fait naturel pour eux.

« Je suis au fait du comportement “particulier” de ce peuple. Le CODIR a toutes les peines du monde à se faire entendre. » Confirma Sidney avec un air entendu, validant malicieusement et dans un langage plus soutenu, le murmure de son interlocutrice.
- Conseillez leur les insultes. Les nains adorent ça, ils ont un côté masochiste. Dit-elle très sérieusement

« Je vais en prendre bonne note. Qu’est ce qui vous l’a le plus blessé ? Une vexation face à de l’injustice ? Voir ses collègues blessés par une motivation puérile et sans fondement de ces autochtones ? Ou une toute autre raison ? »
Revenir en haut Aller en bas
Sam 12 Mai - 16:44
avatar
√ Arrivée le : 29/06/2017
√ Messages : 237

Dossier Top Secret
√ Age: 35 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
- L’absurdité de la situation. La rapidité avec laquelle ils retournent leur veste : tantôt ils vont vous en coller une et vous insulter, puis un instant plus tard ils vous inviteront à faire la fête. Ils sont irrationnels et imprévisibles, ils n’ont aucune conscience de faire du mal aux autres et ils sont aussi comme ça entre eux, comme si la vie des leurs n’avait pas d’importance. L’un d’entre eux y passe ? Ils s’en fichent, ça les fait marrer.

Sidney songeait s’approcher du coeur du problème, ou un de ceux en particulier qui travaillait la jeune femme. De la première impression qu’il avait d’elle, il était évident qu’elle avait vécu une complète opposition de ses principes moraux. N’ayant pas de moyen de le formuler à la troisième personne, le psychologue prit le risque de l'énoncer directement :

« Attardons nous sur ce point...ce manque de morale vous a visiblement affecté. Est-ce parce que vous êtes altruiste ? Le bien-être de vos collègues ne semble pas uniquement en cause, il y a autre chose qui vous a travaillé à ce sujet ? »
- J’ai passé une journée pourrie enfermée dans une montagne sombre en compagnie d’un peuple de tarés versatiles, dit-elle sèchement. Et quand on était enfin sur le point de sortir enfin de tout ça, les geniis ont débarqué. John et Mcpherson sont allés risquer leur vie là-haut pendant qu’on était coincé en bas.

Quelques secondes s’écoulèrent dans le silence. Patrick ne prit pas contre lui l’intonation de ces propos, ce côté très sec. On aurait pu aisément penser que la jeune femme était excédé par l’incompréhension de son psychologue, ou le sentiment qu’il soit à côté de la plaque. Ce qui la forcerait à faire des aveux contraignants et pénibles pour être plus clair. Mais Sidney préférait se dire qu’elle était en train de décharger la frustration et la colère qui avait dû la ronger longuement. Un mal qu’elle avait dû garder ancré en elle sans trouver suffisamment de soutien auprès de confidents, s’il y en avait. Il lui ouvrait la porte en somme et, même si l’effet ne s’en ressentirait que plus tard, extérioriser ses ressentiments était un très bon début. Cette brave soignante lui avait offert beaucoup d’éléments sans véritablement s’en rendre compte. Du moins Sidney le supposait.

Si le peuple n’avait pas eu une telle immoralité et ces gestes à leur encontre, la mission se serait achevée plus vite, avant l’arrivée des Geniis. L’équipe serait repartie sans que Natasha ne soit contrainte de participer à une défense qui sortait du cadre de sa morale et de ses convictions. L’homme mit en place les pièces du puzzle, se remémorant les tous premiers propos, les plus vibrants, de Natasha par : “J’ai participé à un massacre, je suis responsable”.
La raison exacte et les moyens employés pour se tenir responsable à ce point lui échappait encore.
Mais il n’y avait pas que ça. Dans l’émotion, la vigilance à tendance à s’effriter et Patrick n’avait pas loupé le “John et McPherson”. C’était un nouvel élément très intéressant puisqu’elle en avait appelé un par le prénom, et en premier, puis l’autre par le nom de famille. Cela trahissait une attache émotionnelle particulière, un lien qui avait également son importance au cours de la mission. Un nouvel enjeu en somme.

« Vous parlez de John Sheppard je suppose. »

Natasha tiqua légèrement. Ah merde, elle avait appelé John par son prénom. C’était tellement naturel pour elle, elle n’appelait pas ses proches par leur nom de famille. Les soldats le faisaient ici, mais elle n’était pas un soldat et elle avait du mal avec cette habitude.

« Il a risqué sa vie à cause de l’immoralité de ce peuple, du temps qu’ils vous ont fait perdre, vous amenant à être exposé aux Geniis. » Patrick la gratifia d’un léger sourire. Il ne savait pas de quelle nature était la relation entre l’officier et la jeune femme. L’homme ne voulait pas le demander directement au risque d’être trop intrusif.

Natasha secoua la tête.

-Non, les nains ne sont pas responsables de l’attaque des geniis.
C’était une belle fourchette d’abrutis, mais elle ne pouvait pas leur imputer ça.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Atlantis Insurrection :: Cité d'Atlantis :: Niveau 7 - Zone Scientifique et Technique :: Jardin botanique-