Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


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le Sam 21 Avr - 23:16

Anonymous
Chronologie : Du 02 février au 03 mars 2018


Tout était prêt.
L’heure du rendez-vous approchait, les documents étaient en ordre et Matt devait le rejoindre à son bureau. Pour éviter qu’il ne soit oppressé par la dimension psychologique ou la probabilité d’une nouvelle consultation, l’homme prit sa veste et attendit patiemment devant la porte de son propre bureau. Il avait décalé certains de ses rendez-vous afin de pouvoir s’occuper exclusivement du soldat qui, forcément, devait être bien stressé.

Il y eut néanmoins un petit inattendu. Un accrochage ayant eu lieu entre deux soldats sur une question d’argent, il valait mieux crever l'abcès au plus vite avant que la sécurité, beaucoup plus expéditive, ne s’en mêle. Sidney avait donc demandé aux deux hommes de le rejoindre devant son bureau et il s'attela alors à faire la médiation entre eux, relevant l’incompréhension et les rancunes qui étaient à l’origine de la discorde.

Le fait d’avoir un équipage entièrement soudé qui savait mettre ses problèmes de cotés représentait une nécessité absolue pour l’exercice en milieu spatial. En cas de conflit, de mobilisation armée, les hommes ne devaient pas être retenu ou distrait par des animosités. Sans oublier la difficulté que représentait les longues missions et la vie confinée à bord.

Il s’agissait donc d’un chantier dantesque qui mêlait très subtilement l’extrême psychorigidité de Caldwell à la protection, par sa qualité de civil, qu’opposait Sidney sans retenue envers l’officier du navire. Grâce à cela, le pont douze avait vu le genre, le moral de l’équipage est au mieux depuis ses premières années sans aménagement et cette technique contribuait à une efficacité qui avait trouvé écho chez l’équipage de l’Athéna. Bien que leur organisation leur soit propre et différente.

Sidney écouta les deux hommes et releva les points de détails qui déclenchait les hostilités. Ceux qui donnaient l’impression que l’homme d’en face était malhonnète et peu intégre. Et ce n’était pas le cas. Au final, même si une certaine tension subsistait, la querelle prit fin par une poignée de main ferme au moment où Matt apparut dans la coursive.
Sidney le reconnu et l’accueilli d’un sourire tout en s’approchant.

« Bonjour Matt. Je vois que vous n’avez pas croisé de gobelet de café sur la route... » Fit-il avec un mélange d’amabilité et d’humour alors qu’il lui serrait la main.

Petite référence à la dernière fois où l'inattention du ranger lui avait valu un passage en cellule.

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le Mer 2 Mai - 18:15

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Matt Eversman
Le sac avait été vérifié plusieurs fois avant de finalement le refermer et de le hisser sur l’épaule. Aussitôt de nombreuses interrogations lui vinrent en tête : Avait-il bien pris le chargeur de sa tablette ? les écouteurs de son ipad ? Ne devait-il pas rajouter quelques barres de céréales au cas où le mess ne soit pas à la hauteur ? Les lunettes de soleil étaient-elles vraiment indispensables ? N’avait-il rien oublié ? Le Ranger avait l’impression d’avoir ômi de nombreux éléments importants et balaya plusieurs fois la pièce du regard à la recherche de ses précieux. Il ne parvenait pas à les trouver… Bon après le Dédale n’était pas si loin - il parviendrait bien à se faire transmettre les oublis par quelques copains - simplement en orbite autour de la planète. Il y avait une part d’excitation de découvrir l’inconnu, d’avancer vers une guérison espérée mais aussi pas mal de trouille. S’il rencontrait l’échec là bas. S’il ne parvenait pas à se faire à cet environnement confiné et clos. Certes il avait déjà vécu ça avec les années souterraines au Stargate Command mais après avoir vécu à l’air libre d’Atlantis, il y avait une part d’appréhension à lui.

Sac hissé sur l’épaule, l’uniforme impeccable pour une fois, le militaire fut téléporté à bord débarquant dans une zone spéciale. Le comité d’accueil était déjà là, à croire que tout était réglé sur du papier à bord. C’était certainement le cas au vu du Commandant. Il fit d’ailleurs attention aux personnes rencontrées dans les couloirs. Pas question de tomber sur un Caldwell armé de café. Pas la peine de se mettre le Chef à dos. Il avait bien l’intention de baisser la tête, rentrer les épaules et afficher un profil bas pour le temps qu’il avait à passer à bord. Ne pas se faire remarquer, ni faire de vagues. Il espérait bien être fidèle à ses bonnes intentions. Le soldat le mena jusqu’au bureau du psychologue. Il n’avait pas vraiment besoin de lui pour retrouver l’endroit tant il l’avait parcouru ses derniers mois mais c’était l’un des uniques lieux connus avec les cellules du vaisseau. Sidney apparut au bout du couloir, l’accueillant de suite. L’accompagnant le laissa parcourir les derniers mètres en solitaire.

“Bonjour Monsieur.” Dit-il en lui tendant la main, bloquant le sac sur son épaule pour qu’il ne le gêne pas pendant la poignée chaleureuse. “Vous n’aurez effectivement pas à aller me chercher en cellules aujourd’hui.” Ajouta-t-il avec un petit sourire. C’était amusant de savoir que les deux avaient pu avoir eu la même pensée à propos de leur ami chauve et grincheux. Sidney avait ce ton paternaliste qui lui plaisait. Il ne le maternait pas mais avait une certaine bienveillante, sympathie avec lui. Parfois quelques petits coups de pieds aux fesses pour le faire avancer mais toujours de la bienveillance. C’était peu habituel pour lui et appréciable.

“Dois-je aller me présenter de suite au Colonel Caldwell ? ” Non pas qu’il avait hâte de faire face de nouveau au grand Gourou des lieux mais c’était une obligation de se présenter au Chef des lieux pour lui dire qu’il se placerait désormais sous ses ordres. Il allait certainement adorer ce moment et serrer fortement la mâchoire.

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le Jeu 3 Mai - 8:15

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« Vous souhaitiez passer un peu de temps en tête à tête avec le commandant ? » Ironisa le psychologue.

Sidney sortit une enveloppe qui se trouvait dans sa veste et la lui donna tout en expliquant :

« Votre situation particulière a donné lieu à une concertation au cours de la dernière réunion du CODIR. Vous êtes présentement démobilisé du service actif pour raison médicale mais vous n’êtes pas muté sous l’autorité du colonel Caldwell... »

Le psychologue lui sourit. Oui, il avait bien entendu, le rangers ne travaillerait pas sous les ordres du chef de la galère. Il faisait toujours partie des effectifs d’Atlantis sous l’égide de Sheppard. Mais il y a toujours un “mais”. Sidney se fit un peu plus sérieux alors qu’il entamait un chemin à la destination inconnue dans la coursive.

« Cela étant, vous comprendrez que ce statut ne doit surtout pas représenter pour vous un permis d’impunité... » L’homme eut un petit sourire en lui rappelant par la suite de sa phrase : « Vous ne pourrez pas choisir d’accepter ou de refuser des consignes que l’on vous donne sous prétexte de votre état de santé, ou parce que vous n’avez pas d’ordre à recevoir. Ne faites pas l’erreur de vous considérer comme un électron libre... »

Petit retour à la fois où Matt refusait de nettoyer la coursive en se cachant derrière son état. La conversation houleuse qui avait fait suite entre Sidney et Caldwell était resté dans les mémoires et les deux hommes avaient évidemment envisagé le retour d’Eversman bien avant que les supérieurs ne donnent l’autorisation. L’homme emprunta des anneaux de transport et se rendit jusqu’au pont huit, en plein coeur du vaisseau.

« Le Dédale et son équipage s’apprêtent à quitter l’orbite. Nous profitons de la présence de l’Athéna pour entamer trois semaines de manoeuvres et d'entraînements. La vie d’un équipage de vaisseau n’est pas la même que celle sur la cité, il faut beaucoup d’ordre et de discipline... »

En quelque sorte, Sidney prenait les devants pour prévenir le rangers.

« Des traits dont vous avez pour réputation d’être à l’opposé. Le colonel a été clair, mon jeune ami, il ne veut pas entendre la moindre plainte vous concernant. La sécurité du Dédale est tenue de procéder à votre arrestation en cas d’insubordination ou de rébellion...il semblerait que ce petit briefing soit le seul avertissement poli que vous recevrez de la part du colonel. » Sidney ponctua son explication de gestes de mains. « Je lui ai toutefois assuré que vous étiez un homme compréhensif et prêt à respecter la dure vie d’un équipage de croiseur... »

Le psychologue avait ponctué le dernier mot d’un clin d’oeil amusé.

« Vos journées seront entièrement vouées à votre thérapie. Je vous en ferais la présentation sous peu. Mais si vous vous demandez comment vous allez pouvoir survivre... »

Sidney tournait depuis un moment dans une multitude de couloirs. Il y avait devant chacune des portes un énorme chiffre croissant écrit de différentes couleurs. Des membres de l’équipage allaient et venaient. Certains étaient en uniforme, d’autre en simple draps de bain en ressortant de ce qui semblait être les douches, et l’on sentait à l’environnement qu’il s’agissait du lieu de vie de l’équipage. En effet, chacune de ces portes donnaient sur des dortoirs. Il y en avait des vides, les membres étant déjà au travail. Et d’autres qui s’apprétaient à prendre leurs quarts. Sidney avait attiré Matt dans le noyau du croiseur, sa force vive, en plein centre de la famille du Dédale : un environnement qui lui était entièrement inconnu. Il y avait bien sûr tous les “on-dit” venant de la cité. Mais cet endroit allait refléter une réalité qui n’apparaitrait qu’à celui qui la vivrait. Jusqu’alors, Pedge Allen avait été la seule à en faire l’expérience.

« Je vous ai trouvé une place dans un dortoir, auprès d’un groupe qui ne pourra que vous correspondre... » Conclut mystérieusement le médecin en entrant dans le bloc numéro vingt.

Tout le monde était présent.
Dans la petite salle, il y avait sur le mur de droite, encastré contre le mur, trois colonnes de deux lits en mezzanine. Un agencement de deux tables avec des bancs occupaient le centre de la salle. Sur le côté gauche, une très longue commode chargé de consoles de jeux vidéos, d’un écran plat, d’un disque de lancer de fléchettes. Et pour finir, au fond de la salle, entre les casiers, se trouvait ce qui semblait être un flipper aux côtés d’un...squelette ?
Oui, c’est bien ça. Un squelette d’étude comme l’on pouvait trouver dans les facultés médicales avait été agencé. Le poing osseux sur sa hanche comme pour bomber du torse façon Superman, il portait en cape le drapeau américain. Un petit moteur électrique monté sur renfort prenait le bras restant pour lui faire, dans un geste continu et perpétuel, une sorte de “Non-Non” de la main. Ce seul doigt levé faisait donc un mouvement de pendule et le crâne sans expression, affublé ainsi, donnait vraiment l’air de se foutre de la tronche du moindre visiteur venu.

Question compagnie de chambrée, il y avait un vieil homme allongé sur l’un des lits. Il avait placé un chapeau de cowboy pour faire sa sieste et il faisait bouger son fin petit cigare au gré de son envie. Un colt du Far West se trouvait dans un étui fermement sanglé contre sa cuisse. Il gardait toujours la main dessus, comme prêt à dégainer. A chaque fois, il grognait et marmonnait lorsqu’il entendait des mots dans une langue étrangère. Sur un banc qui avait été reculé, un homme plus jeune, en tenue militaire, se trouvait debout dessus. Il prononçait distinctement des mots en Navajo qu’une blonde, affairée à lui refaire les ourlets des jambes, répétait consciencieusement. comme si elle cherchait à apprendre sa langue. La tenue de l’Amérindien était visiblement un peu longue et sa collègue lui réglait le problème en conversant en même temps dans cette langue très dure à apprendre. Souvent, elle lui posait des questions, cherchant fébrilement les mots en Navajo et l’homme la corrigeait gentiment pour parfaire sa connaissance.

Sur la table du centre, un autre soldat qui portait la tenue noire caractéristique de la sécurité interne était assis devant un château de carte. Coinçant sa langue entre ses dents, signe d’une profonde concentration, il terminait le quatrième étage en faisant montre d’une maîtrise et d’une précision digne d’un chirurgien. Une belle brune, une main en support de son menton, faisait jaillir une grande flamme à chaque fois qu’elle ouvrait la main. Elle jouait avec pour étouffer la flamme lorsque son poing se resserait puis s’amusait à écarter soudainement les doigts, comme d’un élan de gestuelle pour allumer un briquet, et faisait réapparaître cette grande flamme. Elle souriait d’un air étrange puis, considérant le travail parfait de son collègue d’en face, un coup venu de genou venu de nulle part fît trembler la table et anéantit brusquement le chef d’oeuvre.

La toute dernière carte encore dans la main, le type de la sécurité dévia un regard colérique en direction de la brune qui exhultait. Son regard pétilla d’un air malicieux, elle lui fit un clin d’oeil, puis et elle “craqua” encore sa main faire naître une nouvelle flamme.

Matt et Sidney étaient entrés à ce moment là, étant témoin de toute cette scène de vie qui semblait faire l’affaire de tout le monde.

« Bonjour soldats... » Fit gentiment Sidney en entrant.

Les sourires qui gagnèrent les visages montraient bien combien le psychologue était apprécié. Tous le saluèrent avant de considérer Matt. Le cowboy avait retiré son colt et s’aidait du canon pour lever son chapeau et pouvoir examiner l’entrée. Les ourlets terminés, l’Amérindien sauta du banc en remerciant la blonde et s’approcha de Sidney avec elle. Le type de la sécurité aussi. Seule la brune, hypnotisée par son feu, n’avait pas bougé. Ni le cowboy. Ils observaient le rangers de loin.

« Mes amis, je vous présente Matt Eversman. Il sera votre compagnon de chambrée pour un mois, il nous vient d’Atlantis... »

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le Sam 5 Mai - 19:32

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Matt Eversman
Matt s’évertua à être le plus attentif possible aux différents éléments du briefing du psychologue. Pas de rencontre avec le Grand Chef mais ce dernier avait fait passer ses consignes. Il lui fallait être le plus invisible possible. Ne pas se faire remarquer et surtout adopter un profil bas pour ne pas se faire repérer par son radar. Il n’avait aucune envie de se retrouver de nouveau en cellules. Il espérait juste trouver la guérison en ces lieux. Apprendre qu’ils quittaient Lantia lui fit un petit pincement au coeur. Cela voulait dire rester confiné à bord pour les trois prochaines semaines sans possibilité de voir autre chose. Pas de missions extérieures, juste ces fichus couloirs. Il faudrait faire avec.

“Reçu, Monsieur” Finit-il par déclarer approuvant ainsi la réception de ses propos essayant de montrer qu’il essayerait de se plier aux règles de bord. Le Ranger suivit docilement le psychologue préférant se concentrer sur ses paroles plutôt que sur l’environnement local. Il avait le plus grand mal à se repérer. Il y avait bien quelques numéros sur les cursives, quelques indications brèves et surtout quelques flèches de couloirs mais tout se ressemblait. Il aurait le temps pour ça plus tard.

La porte du quartier s’ouvrit, le psychologue l’invita à pénétrer à l’intérieur et à se placer à ses côtés, ce qu’il fit. Le rouge s’installa lentement sur les joues du militaire. Il avait l’impression d’être un peu le nouveau venu que le Maître présentait devant la classe. Tous les regards étaient concentrés sur sa personne le passant au rayons X de haut en bas pour essayer de se faire une première impression. Lui-même avait le plus grand mal à fixer son attention, son regard papillonnant sur les lieux. Des lits pour chacun des occupants. Une étagère avec des consoles de jeu ainsi qu’un bel écran plat. Rien que cette vision lui fit apparaître un petit sourire. Ça c’était le pied. Il n’avait pas pu embarquer la sienne mais cette vue le rassura. Il saurait au moins comment occuper ses soirées et ce serait aussi un bon moyen pour se faire quelques copains, s’intégrer tout simplement. L’espace était assez vaste. Il s’attendait à quelque chose de beaucoup plus étroit. Un peu chacun empiétant sur l’autre mais ce n’était pas le cas. Certes ce n’était pas l’intimité de son propre quartier mais c’était déjà nettement mieux que ce les gars pouvaient avoir sur les théâtres de guerre.

Sac toujours épaulé sur le dos, le militaire passa ensuite en revue les différents occupants. Un cowboy avec un vrai pistolet et son épi de blé. Un vrai mec du Texas, un peu brusque et qui n’avait pas envie de bouger ses fesses. D’ailleurs on avait droit d’avoir ça à bord ? Une qui fait mumuse avec son briquet. Trois autres qui quittaient leur position pour s’approcher de lui, sourire aux lèvres. Il bloqua le sac en place de manière à pouvoir tendre une main et ainsi échanger une poignée avec eux.

“Bonjour.”

Il salua chacun des membres venant vers lui, leur adressant aussi un signe de la tête croisant leur regard quelques instants. Il tâchait de faire la meilleure impression possible au début. Il ignorait s’ils étaient au courant de la cause de sa venue à bord. Forcément ils sauraient. Il se doutait que les informations confidentielles se propageaient encore plus rapidement dans un milieu clos d’autant plus qu’il demeurait soldat d’Atlantis. Il n’était pas un des leurs, juste un passager de plus profitant des technologies du Dédale pour obtenir enfin son répit. Papy et l'Incendiaire semblaient décidé à ne pas aller vers lui, il ne s’en formalisa pas tournant la tête vers le psychologue pour connaître la suite du programme. Avait-il d’autres choses à lui montrer ? D’autres conseils à lui prodiguer ? Ou tout simplement son planning à lui communiquer ? Ou alors allait-il le laisser faire connaissance avec les autres ? Il en profita pour descendre le sac de l’épaule le déposant le plus délicatement possible au sol le plaçant un peu sur le côté pour qu’il ne soit pas gênant pour les autres.

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le Jeu 10 Mai - 11:53

Anonymous
Équipe dortoir:
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Les trois membres l’avaient salué chaleureusement avec la même impression que l’on pouvait avoir avec un nouveau venu dans son environnement professionnel. Un coté assez accueillant et sympathique mais qui ne cachait pas le fait qu’il était jaugé. C’était évident que les hommes n’allaient pas s’ouvrir tout de suite avant de découvrir qui était le rangers.

Un homme, en particuliers, était un peu plus prêt de lui. Il était vêtu de la combinaison noire de la sécurité interne du Dédale et sa tête pourrait lui dire quelque chose. En effet, le jour où Matt avait été placé aux arrêts sur l’ordre de Caldwell, cet homme là avait été son geôlier. En tout cas, lui se souvenait très bien de lui et un léger sourire lui venait à l’idée qu’il allait très mal vivre un retour en cellule s’il faisait le clown maintenant qu’il avait pour ordre de le surveiller.

« Bien bien... » fit Sidney d’un air satisfait. Il se tourna vers le rangers. « Je vous laisse vous faire à votre environnement et vos nouveaux amis. Vous avez rendez-vous à quinze heures en zone de confinement médical. Votre guide vous y amènera...je reste joignable par radio. »

Il lui fit un clin d’oeil.

« A tout à l’heure Matt... »

Sidney salua poliment le reste de l’unité qui répondait d’un air assez enjoué. De quoi ressentir le profond respect qu’ils nourissaient tous pour le médecin. Lorsqu’il fut parti, un léger silence retomba, débutant un sentiment de malaise qui se serait bien installé si personne ne réagissait. Le gars de la sécurité lui posa une main sur l’épaule pour l’amener un peu plus profondément dans le dortoir, jusqu’aux tables, pendant que l'amérindien lui prenait son sac pour aller le mettre sur la couchette au-dessus du cowboy.

« Ok, je te fais les présentations. Moi je suis ta nouvelle maman. Je vais te coller au train comme pas permis. Y’a qu’aux latrines que tu seras peinard et encore...j’écouterai...alors fait moi plaisir : gaffe à ce que tu bouffes. » Il avait un air amusé en disant ça. « Les potes de chambrée. Le type qui vient de poser ton sac, c’est Tomahawk. Un Navajo de la tribu des Hautes-Mers qui rêvait de filer dans les étoiles. Il bosse au Pôle-Com. »
L’homme lui offrit un grand sourire en le saluant d’un geste qui traduisait bien la tradition des Natifs. Un salut de loin et sincère alors qu’il disait d’un ton sans accroc :
« Hohawa’Jdé »
« Une perle ce type, il y en a pas deux comme lui. »

Arrivé devant la table, il pointa ensuite la blonde du doigt qui avait versé du café dans un quart. Elle était en train de le compléter avec du sucre.

« Vicky, dit Opérette. Experte Cartographe à l’observatoire. C’est la star de la famille. Elle nous régale tous les soirs. »
La bonde joua le jeu et approcha de Matt tout en lui donnant le quart de café. Elle chantonna d’une voix étonnamment douce et mélodieuse, véritablement artistique :
« Happy Birthday to You, Mister Président... »
Une parfaite reproduction de Marilyn Monroe qu’elle ponctua d’un clin d’oeil. Sean rigola en secouant la tête.
« Ouais. Moi je m’en lasse jamais. Elle nous prépare un grand cru pour ce soir. »

Son doigt passa à la suivante dont le sourire s’était élargi maintenant qu’on parlait d’elle. N’ayant toujours pas bougé, la brune claqua de ses doigts pour faire apparaître la boule enflammée. C’était digne d’un Marvel et elle la laissa brûler dans sa main en la présentant devant lui pour l’égarer. Son air malicieux et profondément provocateur ponctuait son petit tour de passe-passe. Elle était quasiment hypnotisée par les flammes au point qu’on aurait pu la croire pyromane. Elle portait un dispositif que les magiciens utilisaient pour jouer les super-héros sans que cela ne se voit.

« Si tu ne fonds pas avec la voix d’Opérette, notre allumeuse pro va s’en charger. Milla Stappleton est... »
« Pompière. » Le coupa-t-elle d’une voix séductrice. « Secouriste et équipe anti-incendie. J’adore le feu, ça me fait monter... »
« C’est même pas pour ça le surnom. » Ponctua Tomahawk.
« Oh non. » Renchérit Opérette.
Elle donna un coup d’épaule à sa comparse pour qu’elle lâche le morceau. Elle en devenait encore plus malicieuse.
« Tu la trouves sexy la pompière ? Un autre kiki tout dur qui frétille sans voir mon alliance ? Alors approche un peu, beau gosse, que je te fasse flamber avant la grande douche froide ! Une croix de plus sur mon beau tableau de chasse. »
« Tu en joues vachement Milla, tu en es à combien maintenant...un quart du Dédale... »
« Hé ! T’es pas la plus belle. Redescends sur Terre ! » Fit le Cowboy dans sa couchette avec une voix empreint de mauvaise foi.
Milla s’en moquait. Elle planta son regard dans celui de Matt à la manière d’une mante religieuse et elle termina sa présentation en disant :
« J’ai pas mon pareil pour chauffer un mec qui croit au jackpot. Alors il brûle, il brûle, il crame. Et quand il est bien mûr, mon prétendant, j’ai plus qu’une chose à faire... »
Elle referma sa main pour faire disparaître la petite boule de feu. Comme si elle l’avait écrasé entre ses doigts pour les ouvrir en ne laissant que le vide et le néant. Maintenant, elle souriait d’un air sadique. Ca se passait de commentaires.
L’équipe rigola et alla bon train en boutade. Il ne restait plus qu’une dernière personne.
« Et le meilleur pour la fin...je te présente Robert alias Vieux Con, notre commandant d’artillerie. Tu vois les missiles qu’on expédie à la gueule des Wraiths ? Et bien c’est lui qui coordonne les frappes. »
L’ancien retira rageusement son chapeau de cowboy et pointa Matt avec son colt. Il s’était redressé en position assise et la façon dont il tenait son arme, à la façon cowboy, montrait néanmoins qu’il savait très bien s’en servir. Là, il le menaçait clairement.
« Tu as dit “Bonjour”. Tu as dit “Bonjour” bordel. Comment tu peux savoir si cette foutue journée sera bonne ou non ? A tous les coups, tu vas nous la pourrir bien comme il faut, espèce de branleur ! »
Sean éclata de rire en voyant la scène et mit un bourrade sur l’épaule de Matt. Le genre à dire “oublie, ce sera ça tous les jours” et énuméra sur ses doigts.
« Un : il y a jamais de munitions dans son colt. Deux : il est pas si méchant, faut juste apprendre à lui renvoyer la balle. Trois : le mystère est entier, on a jamais su pourquoi un officier ne veut pas de quartiers perso. »
L’homme se retourna ensuite pour faire face au rangers et lui tendre une nouvelle fois la main.
« Moi tout le monde m’appelle “Tonton”. Je suis là pour surveiller Allumeuse et veiller à ce que tu ne fasses pas de connerie pendant ton séjour. Autant te le dire tout de suite, le Bon Dieu m’a convoqué pour me donner des consignes stricts à ton égard. »
« Je te le dis, Matt, tu le fais bander cette vieille chouette... »
Les autres s’esclaffèrent.
« Peut-être qu’il a aimé la douce piqûre de la brûlure de café sur son torse viril. »
La petite troupe, excepté Vieux Con, entrait dans un beau délire concernant l’accident de café de Matt sur le colonel. Ils étaient visiblement habitués à partir très loin dans leur délire et ils englobèrent le rangers sans inquiétude.

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le Jeu 10 Mai - 12:07

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Matt Eversman
« Quel guide ? » Demanda-t-il en froissant les sourcils suite aux propos du psychologue. Ce dernier ne sembla pas l’avoir entendu quittant la pièce. Il n’eut pas le temps de s’en préoccuper, une poussée régulière sur l’épaule le fit avancer de quelques pas. Cette fois, il était au milieu du quartier. Impossible de s’en échapper, même si ce n’était pas vraiment son intention. Du coin de l’œil, il remarqua que l’un des membres se chargea de porter son sac, le hissant plutôt facilement jusqu’à la couchette du haut. Celle au dessus de Cowboy. Pas de bol. Un mauvais appui sur la gâchette et… Il n’eut pas le temps d’y penser davantage, son interlocuteur se lança dans de multiples présentations et explications. Bon maintenant il savait qui était son guide ou plutôt sa nourrice.

« Et tu vas me frotter le dos aussi ? » Répondit-il avec un petit sourire montrant bien qu’il s’agissait d’humour. Il n’espérait pas une réponse. Si ce type le suivait jusqu’aux toilettes, il valait mieux bien s’entendre avec lui. Enfin il espérait quand même que le coup des toilettes était une blague. Pas le temps d’y réfléchir davantage, sa moman de substitution continuait les présentations. Tomahawk. Ok, il voyait pourquoi. Le type semblait plutôt sympathique, discret et serviable. La preuve avec le sac. La prochaine fut beaucoup plus étrange.

« Merci. » Dit-il tout en fronçant les sourcils, amusé et intrigué par l’attitude de la jeune femme. Là aussi le pseudo semblait évident. Il espérait cependant qu’elle avait d’autres cordes à son arc que des classiques des vieilles années car ce n’était pas franchement son registre. Il allait lui faire la remarque avant de constater les galons sur l’avant de sa combinaison. Un adjudant. Bon il fallait mieux éviter de la taquiner de suite. Valait mieux tenter le terrain avant. Il dissimula son hésitation en portant le liquide à ses lèvres.

Voilà maintenant qu’on lui présentait la deuxième nana du groupe, ou plutôt de la famille comme l’avait employé le premier. Il avait l’impression d’avoir affaire à Pyro, le mutant de Marvel version féminine. La jeune femme ne cessait de jouer avec le feu, visiblement passionnée par ça. C’était un peu flippant. Ce n’était pas interdit ça dans un univers confiné ? Manifestement il était le seul à s’en préoccuper. Bon ok elle était pompière mais ça ne le rassurait pas plus que ça. Elle était vraiment bizarre celle-là. Il avait l’impression d’avoir affaire à une nana croqueuse d’hommes. Ça intéressait peut-être certains mecs mais lui ce n’était pas son truc. En plus une belle vantarde avec son tableau de chasse. Bah elle pouvait toujours rêver pour qu’il rejoigne sa banquette celle-là. Il éteindrait aussitôt les flammes du désir en les tapant jusqu’à l’extinction. La première impression la concernant n’était franchement pas bonne.

Heureusement pour lui, son guide passa à autre chose notamment au denier membre de l’unité, à savoir le Cowboy ou plutôt Vieux Con. Tiens celui-ci il lui allait bien comme surnom. Bien adapté. Et voilà qu’il levait une arme dans sa direction. Par reflexe, l’Atlante décolla les mains de son corps les levant légèrement, paumes ouvertes pour bien montrer qu’il n’était pas là en ennemi.

« Monsieur ?!! » lâcha-t-il avant que le canon du fusil soit finalement baissé. Le guide éclata de rire avant de le gratifier d’un coup sur l’épaule. Il baissa les bras, pas franchement amusé par la boutade. Il était bien con ce Vieux Con. Les galons ça montait visiblement à la tête. Le Ranger ne lâcha pas le Lieutenant du regard tout en écoutant les propos rassurants du désormais Tonton. N’empêche qu’il n’était pas net ce type. Il parvient à attirer son attention en lui avouant sa rencontre avec le Dieu du Dédale. Pas dur de deviner qui c’était.

« Je suis au courant. Je ne ferai pas de vagues. »

Il ignora la blague d’Allumeuse, ayant du mal avec elle puis celle de Tomahawk les laissant délirer entre eux. Il n’avait pas envie de rigoler avec Caldwell. L’autre Vieux du Dédale était à l’origine de pas mal de maux. Pas la peine de s’en attirer d’autres. Il n’avait pas non plus envie de visiter de nouveau les cellules du vaisseau. Une fois lui suffisait amplement. Il dissimula la gêne que le sujet lui évoquait en buvant de nouveau son café. Il ne cessa de jeter des coups d’œil ici et là essayant de se remémorer les surnoms de chacun ainsi que quelques caractéristiques. La mémoire n’était pas son point fort. Loin de là. Il n’était pas physionomiste. C’était un sacré effort de sa part. Il les laissa parler continuant de papillonner. Plusieurs interrogations lui vinrent en tête au fur et à mesure de ses observations. Il finit par les poser une fois le calme revenu.

« Il y a des indispensables que je dois savoir sur la vie à bord ? » Chaque camp avait son propre fonctionnement ainsi que son règlement propre. Il préférait prendre les devants avant de se faire reprendre pour avoir commis une faute. Le SGC avait été son seul environnement confiné mais il n’y était pas restreint. Là, c’était peut être autre chose.

« Autre chose : vous utilisez pas vos grades sur le Dédale ? » ça, il l’avait remarqué de suite en pénétrant à l’intérieur du quartier. Chacun s’adressait librement à l’autre. Ils devaient se connaître depuis quelques temps et passaient outre les grades de chacun. Sur Atlantis, c’était de même mais là il n’était pas dans cet univers connu et se devait de prendre des pincettes, surtout qu’il y avait des gradés dans le lot.

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le Lun 21 Mai - 20:41

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« Bien sûr qu’on utilise nos grades sur le Dédale ! T’es qui toi ? Un foutu anarchiste à la mode ? C’est le bouquet ! » Grommela l’ancien en replaçant le chapeau de cowboy sur son visage.

Sean avait éloigné Matt de cet homme pour l’attirer de nouveau devant la table.
« Tu es chez toi ici tant que tu manques de respect à personne. On passe nos quarts dans la discipline militaire la plus stricte alors tu peux te lâcher une fois au dortoir, pas de soucis là-dessus. »
« Ouais, c’est le seul endroit où je peux chambrer librement mon amie officier d’être une bi insoupçonnée... » Fit Milla en adressant un clin d’oeil à sa comparse.
« JE NE SUIS PAS BI !!! » Rétorqua Vicky avec un sourire gêné.
« N’empêche que tu ne t’es pas débattue quand cette nana de l'ingénierie t’a sauté dessus. Je dirai même que tu t’es...détendue. »
Vicky finissait rouge comme une tomate en se cachant le visage de ses mains. Elle laissait filer un long “Oh lalalala”.
« Au beau milieu de la coursive qui mène à la passerelle de commandement en plus. » Avait ajouté Tomahawk en répétant des détails que tout le monde savait, sauf Matt, mais c’était le plaisir de renouveler l’anecdote. Il se tourna vers Sean. « Elle a pris combien déjà ? Deux, trois semaines ? »
« Trois semaines de trou hors quart. »
Tonton se tourna vers Matt et lui fit une tape sur l’épaule.
« Tout son temps libre derrière les barreaux. Elle y est encore d’ailleurs, ça fait cher la déclaration d’amour... »
« C’était simplement un pari, rien d’autre... »
« Un pari risqué. J’adore... » Elle fixa malicieusement son amie et se pencha, comme pour obtenir une confidence. Elle n’avait pas baissé le ton volontairement pour que tous entende. Elle demanda avec un sourire goguenard : « Avoue, elle a mis la langue ! »
« Non ! Stop ! On arrête de parler de ça, pitié ! » Lâcha Opérette d’une voix suppliante.
La troupe, sauf Robert, s’esclaffa. Ils allèrent bon train de quelques brimades bon enfant avant de changer de sujet. Tomahawk avait enchaîné sur une anecdote d’une histoire similaire, qui elle, avait mal tournée. Etant un peu trop “insistant” sur des proximités qui n’avaient pas lieu d’être en public, les deux tourtereaux avaient été viré sous l’ordre direct de Caldwell. L’ancien en avait fait un exemple pour ceux qui auraient le goût de la provocation à se montrer en plein public.
« Pense-y si tu as la mauvaise idée de vouloir séduire sur le bâtiment Matt. C’est pas le bon terrain...tu prendras moins de risque à demander de la bromure à Cassandra. » Il l’invita à s'asseoir et prit place à ses côtés. « Bon, pour les indispensables. On se lève tous à la même heure et on mange ensemble au mess. T’es pas obligé mais vu que nous sommes ta nouvelle famille, tu devrais éviter de faire cavalier seul. »
Il pointa ensuite la couchette qui lui était attribué.
« On a tous nos petites habitudes et on aime pas les voir changée. Donc tu ranges régulièrement tes affaires et ton lit. Tu ne laisses rien traîner et si tu veux veiller après le couvre-feu, tu t’arranges pour pas nous déranger dans le sommeil. La base quoi... »
Il fit un signe du menton vers Vicky l’opérette.
« Tous les soirs, elle chante pour nous. Le matin, on choisit à tour de rôle ce qu’on souhaite écouter. C’est un peu la tradition et tu en fais partie maintenant. Robert, tu ne t’accroches pas avec lui, attends de le connaître. Sidney est en train de s’organiser pour que tu bosses un peu avec chacun d’entre nous, que tu ne te sentes pas la cinquième roue. Donc tu peux être familier ici, mais dehors, quand tu franchis le sas, tu respectes nos grades. »
Il acquiesça tout en terminant le briefing.
« N’oublie jamais que je suis de la sécurité. Tant que tu marches droit on s’entendra bien et on passera de bon moment ensemble. Mais voilà, si tu montes dans les tours et que tu poses problèmes aux gars, si tu essaies de me passer dessus ou de jouer au con, je serais un vrai enfoiré avec toi et j’aurai pas de scrupules à te faire dormir en taule... »
Sean appuya ses propos du regard.
« C’est pas une menace, pour l’instant, mais je pense que tu es comme moi. Tu accepterais pas qu’un nouvel arrivant prenne la confiance. Mais je pense pas que tu sois de ce genre là... »
Vicky se mordillait la lèvre. Elle intervint dans la discussion en craignant que Matt interprète les propos de Sean comme de la provocation ou de la menace. Elle changeait volontairement de sujet, sans même se cacher, comme si c’était essentiel :
« Ce soir, je chante italien. J’espère que tu aimes les aigus. »
« Hé ! On fait sortir Shelly de taule et on l’invite. Plus besoin de pari comme ça. »
« Ca c’est une idée. En plus on a un contact à la sécurité dans cette chambre, chiche ! »
« Seigneur. Mais arrêtez !!!! »
Les rires reprirent.

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le Mar 29 Mai - 20:50

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Matt Eversman
Ce Vieux Con portait décidément bien son nom. La surprise passée de sa réaction , l’Atlante fronça les sourcils essayant de savoir s’il comptait l’ouvrir à chaque fois qu’il poserait une question ou pas. Si c’était le cas, se pincer les lèvres ne suffirait plus au bout d’un moment. Cette attitude risquait de fortement l’agacer. Là il prenait sur lui appréhendant son nouvel environnement, marchant sur des œufs et donc faisait attention à son comportement. Pas sûr qu’il soit aussi prévenant après une journée de soins. C’était même certain.

Son « guide » dont il ignorait le vrai prénom l’éloigna de cette source de mauvaises ondes l’invitant à s’installer à table. Matt obtempéra, notant dans son esprit de passer le moins de temps possible avec le Vieux. Complicité du quartier ou non, il avait l’impression que ce type ne lui laisserait rien penser. C’est tout en maugréant l’officier qu’il écouta d’une oreille malheureusement distraite les différentes interactions. Il dût bien vite se reprendre et se concentrer pour tenter de mémoriser un max d’informations. Il avait beau faire son maximum, ce n’était pas son fort. Il retient : ne rien laisser trainer, faire son lit, se lever comme les autres et donc dire au revoir à ses grasses-mat, manger avec eux et ne pas draguer quiquonque à bord. Ça c’était du basique et du nécessaire lors de la vie en groupe. Lui le Bordélique allait devoir se prendre en main pour quelques jours. Vieux Con risquait de ne pas apprécier de retrouver ses affaires sur sa couchette. A moins qu’il ne fasse exprès de laisser son boxer sur celui-ci. Ce serait à tenter .

Sourire malicieux aux lèvres, le militaire écouta vaguement la suite. Visiblement la chanteuse du quartier se donnait en spectacle tous les soirs. Ça, ça ne l’enchantait pas. Il avait plutôt envie de passer ses soirées tranquille sur la console plutôt que de l’écouter chanter ses trucs de vieux. Bon après il avait toujours son ipod, il pourrait toujours glisser discrètement ses écouteurs ou même choisir ce moment pour prendre sa douche. Ça, c’était un bon plan. Le célèbre Tonton lui fit une menace à peine dissimulée quant à son comportement.

« Comme je t’ai dit, j’ai pas l’intention de faire de vagues » Répéta-t-il d’une voix lasse en baissant les yeux. La Chanteuse vint à sa rescousse en changeant le sujet de conversation. De l’Italien ? Sérieusement ? Non visiblement ce n’était pas une blague. Il s’imaginait déjà un récital de contiques romaines ou de l’opéra et donc à passer une fin de journée merdique. Pas le temps d’imaginer une idée de fuite pour y échapper, les autres s’en chargèrent. Bon visiblement pour changer de conversation, parler de la dénommé Shelly semblait le bon plan. Ça c’était à graver dans sa mémoire.

« J’ai vu qu’il y avait une console de jeu. Ça, ça me plait… Qui joue ici ? » Un bon moyen pour lui de s’intégrer un peu. D’autant plus qu’il était loin d’être mauvais dans le domaine mais ça il préférait le garder pour lui pour le moment.

Dick, le navajo, avait levé la main d’un air fier. La console lui appartenait et il détenait les meilleurs records. Il tourna un regard amusé vers les deux filles qui avaient l’air outrée par cette soudaine indifférence. Le “Ca, ça me plait…” signifiait littéralement, par déduction, que tout le reste ne lui plaisait pas. Et les deux jeunes femmes s’en étaient faite la même idée : le type n’était pas du genre ouvert sur les nouveautés. Milla frotta le dos de Vicky par compassion.

« Ma pauvre chérie. Il t’a bien ramassé là... »
« Ouais. » Fit-elle d’un air bougon et faussement vexé. « Au moins je sais qu’il sera pas bon public. »

Bon vu la tête des filles et leurs réactions, il doutait que les jeux-vidéos soient leur grande passion. Tanpis pour elle, il comptait bien passer une partie du voyage à tester un peu Tomahawk.

« Et à part ça, on peut faire quoi à bord ? Je suis sûr que ma question parait bête mais les rares fois où j’ai posé un pied ici c’était pour aller voir le psy. »

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le Mar 29 Mai - 21:36

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Cette fois, tout le monde s’immobilisa pour le regarder, se demandant s’il était vraiment sérieux. Allumeuse avait envie de se marrer tandis que Tomahawk avait le visage contrit, le signe qui suppose qu’il allait être bien déçu de la réponse et qu’il compatissait à la douleur à venir. Vieux Con s’était redressé vivement pour le fixer, ayant quitté son chapeau, avec une forme d’hostilité dans le regard. Il avait une terrible envie de lui rentrer dans le lard mais, encore une fois, Sean faisant office de guide répondit en premier. Il lui tapota l’épaule pour l’inviter à s’installer à table avec les autres.
« Tu as pas l’habitude, c’est normal... » Fit-il d’un ton rassurant.
Il s’installa à son tour et croisa les bras.
« Dis-toi qu’on est un peu comme l’équipage d’un sous-marin ou d’un porte-avion. Quand on quitte un port, on part en mission... »
« Et quand on est en mission, on ne s’amuse pas Matt. »
« Voilà. Il a cru qu’il poserait ses valoches chez nous pour passer des vacances peinard. T’auras juste à te foutre les pieds sous la table et commenter le repas de grand-mère. Oublie pas de te lever à midi aussi ! » Enragea l’officier. Il tapota l’épaule de Tonton et lui tendit la main, comme s’il réclamait un dû. « File le pognon Sean, j’ai gagné. »
« Pas si vite, Vieux Con, il découvre son terrain c’est tout... »
« Fait toi une autre traduction dans ta tête. » Fit Milla, à l’intention de Matt, après lui avoir fait signe d’ignorer Vieux Con. « On part pour trois semaines d'entraînement intensif. »
Sean reprit à son tour, expliquant la situation tranquillement.
« Le Dédale n’est pas Atlantis. Vous avez une organisation différente, des enjeux différents. Nous, ici, on ne peut pas avoir des jours de repos ou du temps de pause comme un emploi classique. L’équipage est limité pour l’entretien d’un croiseur qui, lui, est continu...donc ici, les trente-cinq heures n’existent pas. »
« Par contre quand on rentre au port !!! »
« Le rêve, la liberté ! »
« Là on s’éclate ! On rattrape tout notre temps. On va au pont douze, il y a tout un tas d’activités. »
« Boxe, cinéma, boite de nuit, bar-billard, piste de bowling et j’en passe. Quand on est enfin hors mission, on peut respirer et s’éclater. Mais là ce sera pas le cas, on va bosser mon gars, pendant trois semaines... »
Ca devait surement être la douche froide pour Matt. Mais un équipage de croiseur ne vivait pas comme un contingent militaire de garde sur Atlantis. Et puisqu’il se trouvait là pour sa thérapie, il allait devoir prendre le pli et s’y résoudre. Tomahawk, qui s’était installé à ses cotés, rigola avant de lui mettre une tape rassurante sur l’épaule :
« Allez quoi, c’est pas la mort. Et il y aura toujours la console pour le peu de temps qu’il te restera en pause. T’en fait pas, ça va passer vite. »

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le Mar 29 Mai - 22:02

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Matt Eversman
Eversman eut un peu l’impression d’avoir appuyé sur le bouton déclencheur d’une bombe nucléaire. Tous l’observaient comme s’il venait de dire la plus grosse connerie du monde. Ça en avait même réveillé le Cow-boy du Dédale. Ça ce n’était pas bon signe. Pas du tout. D’autant plus que le regard du type n’annonçait rien de bon. Le Ranger s’attendait à s’en prendre une ; soit il allait l’attraper par le col de sa veste avant de lui mettre son poing dans la tronche ou peut être lui coller le canon de son arme sous la gorge. Si c’était le cas, Matt ne resterait pas sans broncher. Il avait beau être officier, il n’avait pas à gonfler les bras et à tirer sur tout ce qui passait. Il n’allait pas passer son séjour à être menacé, à faire le dos rond. Ça marchait peut-être sur d’autres. Pas sur lui…

Les réactions ne le satisfirent pas des masses. Ce n’était pas ce qu’il aurait voulu comme réponse. Il afficha une mine fermée. Là il passait pour un glandeur né alors que lui aurait voulu savoir s’il y avait un endroit où il pourrait se dépenser. Une sorte d’échappatoire, de capsule de sauvetage dans laquelle s’enfermer pour laisser échapper la pression. Matt ne consentit qu’à détourner la tête du Vieux pour se tourner vers Allumeuse mais ne pouvait s’empêcher de demeurer vigilant surveillant du coin de l’œil. Un mot le fit pourtant réagir attrapant quelques mots au passage.

« Attends. Répète. Tu as bien parlé d’une piste de bowling ? » L’air du Dédale devait avoir un mauvais effet sur son esprit. La confirmation tomba pourtant. C’était complétement dingue.

« ça, je veux le voir… Enfin dès qu’on pourra. » Ajouta-t-il pour ne pas s’attirer davantage les foudres des officiers du quartier. Le Ranger laissa échapper un soupir. Il avait du mal à imaginer de quoi seraient faites ses journées. Certainement passées à l’infirmerie. Il en saurait certainement plus après avoir rencontré le corps médical mais en attendant, c’était le grand saut vers l’inconnu.

« Je suis un tireur de précision. Enfin j’étais… et je vois pas en quoi je pourrais être utile au Dédale. Encore moins quand je serai sous traitement…» Eux avaient un boulot cohérent avec les fonctionnalités du Dédale mais lui, ça n’avait rien à voir. Il ne possédait pas de connaissances techniques, informatiques et ne pouvait donc pas leur être utile. Un vrai boulet dans une boite de conserve bien huilé.
« Alors il faudra mettre ton fusil de précision de côté pendant quelques temps. » Répondit Sean en haussant des épaules. « Si Sidney finit la paperasse, tu vas passer du temps avec chacun de nous. Donc à la cartographie avec Vicky. Tu partageras les entraînements de secourisme avec Milla. La communication avec Tomahawk. Et tu patrouilleras avec moi. »
« Tu peux rêver si tu crois que tu vas t’amuser à balancer des missiles et ordonner à mes gars. Toi tu chargeras les silos et t’apprendras à suer quand tu seras avec moi, mon gars. Je vais te montrer ce que c’est qu’un militaire qui bosse ! » Maugréa le Cowboy.
« Je vais vraiment finir par croire que tu es le seul qui bosse ici…» Répliqua-t-il sur le même ton en le regardant fixement.
« Moi ? Non ! J’ai juste aucun espèce de gras double dans ton genre parmi mes gars. Et c’est pour ça que ça bosse sur le Dédale. »
« C’est vrai que sur Atlantis, on se la coule douce. Jamais d’emmerdes en mission… Mais dis moi, toi et tes gars vous étiez où pendant qu’on affrontait les wraiths ? Trop occupés à jouer à Space Invaders ? »
« Trop occupés à se défendre dans une embuscade plutôt. Douze mecs qu’on a perdu. » Il tira son cigare d’entre ses lèvres pour faire un geste dans sa direction. « Deux gars qui se la coulent douce et qu’ont jamais d’emmerdes en mission nous ont vendu, t’as une idée sur la personne, branleur ? »
Le sang du militaire ne fit qu’un tour. Immédiatement il se remit sur pieds, le regard noir et l’air menaçant « Tu n’aurais pas été capable de supporter 10% de ce qu’on a subi là-bas… Mais vas-y répète le encore une fois si tu l’oses.»
Sean s’était levé à son tour, le cowboy avait posé la main sur la crosse de son revolver et il reportait son cigare entre ses lèvres. Il arrêta le geste à mi-chemin avant de répliquer :
« Qu’est-ce que tu veux, un mouchoir pour pleurer jeunot ? Si c’est ça ta répartie, va falloir la retravailler. »
Il se campa bien devant lui avant de poser son regard colérique pour soutenir pleinement le sien.
« Tu poses tes valoches ici à te croire au club med. T’es même pas foutu d’apprécier les gens qui t’entourent pour ta première rencontre. A faire la gueule ou préférer la console à la présentation, et là tu veux finir le jeu de surenchère par la distribution de poings. »
« On se calme les gars. Tout de suite. »
Le reste de l’équipe était assez étonné, terré dans le mutisme, en voyant ce duel se préparait entre les deux hommes. Robert replaça son cigare entre ses lèvres avant de terminer en le fixant droit dans les yeux :
« J’accepte les invités ici. Pas les flemmards tout permis. Tu veux répondre à la provoc par les poings sur un officier ? » Il acquiesça. « Quand tu veux garçon. Mets fin à ta carrière à l’aide de ta connerie, j’attends. »
« Robert, laisse le tranquille, ça suffit. »
« Quoi, t’es pas d’accord ? »
« Il est avec nous pour trois semaines, on peut bien s’entendre non ? »
« Même s’il préfère la console. » Rajouta Allumeuse d’un air doucement moqueur.
« On se calme... » Répéta plus doucement Sean.
Robert Marlow mordillait son cigare en gardant son regard rivé dans celui de Matt.
« Alors, tu le fais ton choix ? »

Les phalanges étaient agitées, prêtes à agripper le haut de son interlocuteur ou à former un poing dur en quelques instants. Une veine palpitait dangereusement. Eversman n’avait pas détourné les yeux. « Tu vaux pas mieux que moi, vieux fou.. Ne te crois pas supérieur parce que tes fesses sont logées au chaud dans ton fauteuil, bien planquées derrière leur écran. Tu n’as aucune idée de ce qu’on affronte en bas. Tu n’as aucune idée de ce que j’ai subi là-bas. AUCUNE !» répéta-t-il un peu plus fort avant de continuer en le fixant bien. « Maintenant si tu veux pas de moi, va te plaindre auprès de Sidney. »
« Nous aussi, on en a chié, espèce de petit con. Et t’as intérêt de bien te rentrer ça dans le crâne quand tu te balades dans le Dédale. Le monde, il tourne pas autour de ton nombril. Alors tu la lâches ta pêche ou tu te rassois gentiment ? »
« En fait, je suis sûr que t’attend que ça. Que je t’en mette une pour que je finisse au trou comme ça tu auras ta petite vengeance. Tu auras eu “celui qui a parlé”..»
« C’est pas au trou qu’tu finiras, crois-moi. Ca vient ? »
« Va te faire voir.» Matt lui lança un énième regard hostile. Il prenait sur lui pour ne pas lui coller son poing dans la figure, certain que ce geste l’apaiserait, ramenerait l’autre à la dure réalité mais aussi lui briserait tout avenir d’où une certaine retenue. Il détourna la tête vers son guide, prêt lui aussi à intervenir à son encontre pour éviter tout mauvais geste.
« Voilà, c’est bien !!! » Fit soudainement Robert. « La prochaine fois que tu veux danser avec moi, mauviette, prépare un peu mieux ton répertoire. Le verbe sans les poings, y’a que ça de vrai. »
Et de manière tout aussi surréaliste, le cowboy passa dans sa couchette en se replaçant tranquillement le chapeau sur le visage, comme si de rien n’était. Le reste de l’équipe était hilare.
« Bon c’est une affaire de réglée... »
« Ouais c’est bon, il sait se tenir heureusement. »
Tomahawk fît une tape dans le dos de Matt, comme pour le féliciter d’avoir passé l’épreuve du feu et repartit un peu plus loin avec Milla sur l’étude d’un étrange fascicule. Vicky s’installa à table et rangea son nécessaire à couture. Elle lui fit un clin d’oeil au passage et envisagea d’écrire une lettre pendant que Tonton regardait fixement Matt, lui proposant alors :
« Tu veux faire un tour pour respirer ? Voir ces fameuses pistes de bowling ? »
L’incompréhension se lisait sur les traits du Ranger qui fulminait, le visage rougi. Comment cette situation explosive avait-elle pu être résolue en quelques instants et sous les rires des autres ? Plusieurs choses lui échappaient mais il espérait avoir autant moins refermer le clapet du vieux pour quelques temps afin qu’il le laisse tranquille. « Je te suis» annonça-t-il à son garde du corps tout en scrutant le Vieux au cas où il remettait ça.

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le Dim 25 Nov - 15:55

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Steven Caldwell
Tonton partit avec le rangers en direction des anneaux de transport. Il resta silencieux un petit moment, préférant laisser à son collègue le temps de se remettre un peu de ses émotions. Il ne semblait pas avoir comprit qu’il venait de remporter haut la main son épreuve de bizutage. Etrange pourtant, qu’un militaire de base comme lui, ne se soit pas méfié de la petite surprise. Vieux Con était fidèle à lui-même, il ne voulait pas d’élément instable dans le dortoir, une étonnante façon de vouloir protéger le reste des occupants auquel il tenait beaucoup.
« Tu t’es bien débrouillé. Encore un peu de travail sur tes nerfs, histoire de ne pas te remettre dans un état pareil. Mais le verbal était bien pour un début. »
Tête baissée et mains dans les poches, le Ranger était peu attentif à son environnement levant juste les yeux à plusieurs reprises lorsqu’ils rencontraient des gens voulant absolument éviter un autre accident café. « Tu parles...» Finit-il par répliquer sans grande conviction. « Je hais ce type.»
Sean éclata de rire.
« Et comment tu crois qu’il a gagné son surnom ?!? »
Tonton tourna dans une coursive puis entra dans la salle des anneaux. Il les fit descendre au pont douze.
« Aussi étonnant que ça puisse paraître, il finit par se faire aimer. Mais les débuts sont des plus chaotiques. »
Sean alla jusqu’au poste de garde et salua ses collègues en tenue noire. Le pont douze était fermé d’accès à tous pour le départ en mission mais il put avoir l’autorisation d’y passer quelques minutes juste pour lui faire visiter la piste de bowling. Le ranger passa la garde et se retrouva dans un couloir immense dont les différentes portes de hangar supportaient des panneaux indiquant les lieux. Il y avait que très peu de mondes à l’intérieur, seulement des bénévoles en quart de repos qui nettoyaient les lieux et veillaient à ce que tout soit propre.
Une fois devant la bonne porte, Sean passa son badge puis tapa un code. La double porte en métal s’ouvrit et l’intérieur de la salle s’alluma doucement, comme un réveil matinal difficile. Il y avait une grande piste de bowling divisée en plusieurs aires, un attirail de rangement mobile pour les boules de bowling devant chacune des pistes. Au bout, les techniciens et les ingénieurs avaient bricolés un système de remplacement des quilles identiques à ce que l’on pouvait retrouver sur Terre. Et quelques volontaires avait construit une façade en bois sur laquelle d’évidents artistes en herbe avaient peint la cité d’Atlantis au-dessus de laquelle le Dédale vigilait. L’Athéna était aussi présent. La peinture avait quelque chose d’épique, comme si le peintre essayait de crier à l’assemblée “Elle est pas géniale notre vie ?!?”.
Sur l’entrée, un grand comptoir faisait la séparation avec un vestiaire et la fameuse chaussure qu’il fallait changer. Un homme d’une cinquantaine d’années se trouvait là, dans la petite salle à côté qui était restée allumée, en train de faire le recensement des tailles de chaussures. Il émergea avec un regard intrigué, le visage assez rond, le crâne chauve. Sean fit les présentations.
« Matt, voici l’intendant général du croiseur, Albert Meurlay. Il tient la piste de bowling quand nous sommes au repos. Albert, voici un rangers qui nous vient d’Atlantis pour trois semaines. »
L’homme le salua chaleureusement avant de lui demander pourquoi il était là. Il discuta un moment avec Sean, lui racontant qu’il manquerait certaines tailles de chaussures qui empêchait une fréquentation idéale. Puis il se tourna vers Matt, un léger sourire sur le visage, l’air d’être un beau diable de tentation avant de lui demander : « Vous voulez essayer un tir ? Vérifier que ma piste marche bien ? »
Il fit un clin d’oeil à Sean, comme s’il lui donnait l’excuse si jamais on venait à les découvrir, et celui secoua négativement la tête en rigolant. Albert était l’homme le plus prévenant et le plus généreux de tout le vaisseau. Trop parfois, il avait tendance à se faire bouffer malheureusement.
« Un seul essai. » Fit-il en regardant Matt. « On est d’accord ? »

Une piste de bowling. Il y avait vraiment une piste de bowling à bord d’un vaisseau spatial de combat. Ça, c’était de la vrai science-fiction. C’était irréel. Personne ne le croirait à la base quand il le raconterait. C’était certain. Eversman ne savait plus où poser son regard papillonnant ici et là comme s’il espérait bien s’emparer de la pièce et la garder en mémoire pour le restant de ses jours. Matt répondit poliment aux présentations mais fut bien incapable de retenir le prénom de ce type. On aurait dit un gosse dans un magasin Disney et lorsqu’on lui proposa de faire un tir, ce fut Noël avant l’heure. Le sourire qui venait d’apparaître sur son visage en disait long.

« Oui, oui. Un tir. Promis.» La réponse fusa. Tel un gosse, il était tout excité à l’idée de faire ses pas sur la piste, une boule à la main. Ne manquait plus que le signal du départ et c’est parti. Il était dans les starting-blocks.
« Alors en avant pour le test... » Fit Sean en direction d’Albert qui offrit toutes ses dents dans un large sourire.

Il donna à Matt les chaussures correspondant à sa pointure pendant que Tonton activait l’alimentation du mécanisme dans l’arrière salle. Toujours aussi serviable, l’intendant lui demanda s’il ne voulait pas la taille au-dessus ou des lacets supplémentaires. Une fois que Matt fût prêt, la piste deux s’éclaira sur la machinerie qui disposait les quilles. L’écran plat, juste au-dessus, laissait paraître son nom avec la disposition du tableau de score. Il n’y avait plus qu’à jouer.
Sean revint à cet instant, il croisa les bras et resta un peu en retrait, observant le militaire s’approcher de la piste.

Un gosse, un vrai gosse ! C’était ainsi qu’il se sentait avec ses chaussures ridicules aux pieds. Bien entendu, il testa la glisse de celles-ci s’en amusant. Cela faisait tellement de temps ! Il ne saurait se rappeler de son dernier bowling Terrien mais il tâcherait de se rappeler de celui-ci, perdu dans la galaxie de Pégase. Le Ranger s’amusa à soulever différentes boules, de la plus légère à la plus lourde avant d’essayer de trouver celle qui lui correspondait le mieux, celle où ses doigts s’inséraient le mieux. La verte fluo en main, le voilà désormais prêt à affronter la piste. Il aurait fallu qu’il prenne un peu d’élan pour s’élancer avec style et professionnalisme mais il était loin d'exceller dans le domaine. Préférant éviter de se retrouver le nez sur le plancher, il opta pour une course sans élan savourant le moment avec cette balle entre les mains avant le lancer. Se concentrer. Bien fixer les petites flèches dans le sol pour la trajectoire et la boule fut poussée vers l’infini et au delà.
« Allez !!»

La boule percuta le sol lourdement mais sans rebond, filant plein centre sur le triangle de quille avant de se déporter peu à peu. Il frôla la gouttière, comme si le destin voulait se moquer de lui, puis finalement la boule s’écarta quelque peu en emportant des quilles avec elle. Une petite musique d’aspect positive accompagna une petite animation où l’on voyait une boule de bowling, accompagné de plusieurs F-302 en fondu, emporter les mêmes quilles et présenter le résultat “SPARE”.

Sean s’approcha, les bras croisés, et regarda avec Matt le mécanisme récupérer les quilles pour les remettre en place. C’était étonnant de se dire que les techniciens et les ingénieurs à eux seuls avaient pu reproduire le dispositif.
« On dirait bien que la piste marche. On aura accès à cet endroit dans trois semaines. Ce sera long mais tu y auras ta place. On y va ? »
« Pas de bowling en mission, c’est ça ?!» Dit-il après avoir enfin détourné le regard des quilles, nostalgique de ce petit moment de plaisir pur.
« Pas de pont douze en mission, c’est comme ça... »
Les membres du Dédale devaient posséder une force de volonté incroyable pour ne pas passer leur soirée sur ce pont. Lui même ne serait pas capable d’en faire de même si Atlantis possédait une telle richesse. On s’en lassait peut être à la longue mais là il avait bien envie de relancer quelques boules. C’est donc à regret qu’il réenfila ses chaussures, se délaissant des autres non sans avoir remercié l’intendant.

« Vous pouvez me les mettre de côté.» Ajouta-t-il avec un petit sourire. Il se tourna vers son guide, prêt à le suivre de nouveau. « Je te suis» Ce n’était pas de gaité de coeur. Il aurait préféré rester là que retrouver cette belle tête de con. Il l’imaginait déjà allongé dans sa couchette à essayer de le chercher. Trois semaines, ça risquait d’être très long avec ce type.

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Dernière étape d'un Ranger 2018_s10

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le Dim 25 Nov - 15:57

Anonymous
Équipe médicale TNS:
Dernière étape d'un Ranger Tns_zo10


Après qu’Albert l’eut salué, ayant noté son nom sur une vignette qu’il plaça dans les chaussures, Sean et Matt repartirent du pont douze en silence. Le guide lui expliqua que les bénévoles étaient les seuls à venir pendant leur quart pour entretenir les lieux et que les loisirs personnels y étaient strictement interdit. Il raconta brièvement que cet endroit avait été possible grâce à Sidney qui avait insisté auprès du colonel. Mais l’officier avait posé une condition claire : un seul incident sur ce pont et il fermait tout pour de bon.
L’équipage était des plus solidaires et tout le monde filait droit depuis, faisant tout leur possible pour conserver cet incroyable atout lors de leur période hors mission. Cela les changeaient des permissions sur Atlantis ou le continent, tout aussi intéressantes, mais beaucoup moins axées sur les loisirs Terriens.
L’heure approchant, Sean amena le rangers jusqu’à l’infirmerie. Il lui apprit à se guider dans le Dédale, lui expliquant que le Pôle-Com était le point névralgique de toute l’information dans le croiseur. Il lui suffisait d’appeler à l’aide de sa radio personnelle et il pouvait accéder à n’importe quelle information. Ils gagnèrent ensuite le pont six où tout un bloc avait été entièrement aménagé pour la thérapie.

Une petite infirmerie spécialisée avec un lit médical et divers instruments, des ordinateurs, et des armoires de rangements s’étalaient pour former un carré, délimitant les contours d’une première zone. Un seul lit, le sien, avec un bureau en face pour la personne qui le surveillerait. Sur la droite, après une séparation vitrée par une porte, un grand bureau rectangulaire avec un tableau blanc sur pieds, long de trois mètres. Il s’y trouvait scotché de manière organisée l’ensemble des rapports médicaux de Matt, le contenu intégral de son dossier. Un autre tableau de la même dimension se trouvait à l’opposé de cette table avec des rapports militaires, des images prises par le renseignement de l’époque sur les multiples missions, les plans de plusieurs secteurs d’opération où le rangers avait exercé. On y trouvait parfois, sur des carrés de vignettes, les différentes équipes affectées. Il reconnaîtrait les visages de ses collègues d’autrefois.

Sur ce bureau, il s’y trouvait déjà deux médecins et deux techniciens. Matt ne pouvait pas les distinguer puisque, contrairement à Atlantis, ils étaient tous en uniforme et sans code couleur. Deux agents de la sécurité se trouvaient également là.

C’était l’accès de droite attenant à cette chambre médicalisée. Et à gauche, maintenant, la paroi vitrée laissait une surface trois fois plus grande. Majoritairement composée de panneaux mobiles et réfléchissants, ils s’agençaient et s’organisaient pour produire différentes salles, avec des dimensions et des contours différents, la surface de tous ces panneaux se recouvrant d’une image holographique si fine qu’on en aurait cru son contenu réel. Et au centre de ce dispositif, le cliché même d’un siège médical avec des attaches de contention.
Deux ingénieurs, avec des tablettes, vérifaient le bon fonctionnement du système et de l’hologramme. L’essai qu’ils réalisaient se traduisait par l’envol d’une multitude d’oisillons issus d’une planète que le Ranger avait déjà exploré. Il les reconnaitrait sans mal pour leur colori particulier et, malgré le verre, on entends le bruit fin et parfaitement reproduit de cette faune. Entre l’image et le son, lorsque les panneaux s’orientèrent et que leur axe furent dans la direction de Matt, il pouvait avoir l’impression que ces oiseaux étaient réellement dans la salle, juste derrière le verre. C’était d’un réalisme tout à fait exceptionnel.

Un ingénieur se rendit compte de la présence du patient. Il songea que cet agencement risquait de l’inquiéter et, après avoir appuyé sur deux boutons sur sa tablette, la salle d’expérimentation se polarisa pour obtenir un aspect teinté, empêchant quiconque de pouvoir en observer davantage depuis l’extérieur.
« Pas mal pour un asile de fou hein ?... » Plaisanta Tonton. « On a décidé ton surnom. Si tu es fan de jeux vidéo tu devrais reconnaître. »
Il lui tapota amicalement l’épaule.
« Bienvenue chez toi, ManHunt. »

Le garde poussa la porte qui donnait dans la chambre d’infirmerie puis l’attira sur la droite, en direction du grand bureau. Il poussa la petite porte en verre et lui fit signe d’entrer en premier. Sidney se leva de son siège et lui offrit un sourire accueillant, pleinement rassurant.
« Bonjour Matt, vous êtes très ponctuel, c’est un beau geste de votre part. » Fit-il gentiment.
Le psychologue offrit un petit sourire à Tonton, lequel alla rejoindre les deux autres gardes de la sécurité interne. Ils se reculèrent pour chuchoter, comme d’une conversation classique mais qui ne devait pas gêner les médecins. Sidney s’approcha de Matt et posa une main bienveillante sur son épaule, lui exerçant une pression pour l’inviter à se rendre devant la grande table où d’autres médecins venaient de s’installer. Ca faisait un bon paquet de blouses blanches.
« Je vais vous présenter l’équipe du projet TNS. Ne soyez pas intimidé par ces installations et cette présence médicale. Il s’agit d’une première rencontre en vue de vous familiariser avec votre nouvel environnement. Si vous ne vous sentez pas bien, dites-le simplement et vous pourrez prendre l’air. Nous ne sommes pas pressés, allons-y doucement. D’accord ? »

Sidney acquiesça, débutant les présentations.

« Voici le médecin du bord, le docteur Darren Swasson. Il veillera au maintien de votre santé et à la transmission des rapports quotidien au docteur Taylor Laurence. Le radiologue Brooks Towell, ici, a pour tâche d’effectuer les différents examens à partir des appareils de mesure. Il procédera notamment à la surveillance de votre activité cérébrale. »

A chaque fois qu’il était présenté, un médecin se levait pour serrer la main du militaire. Leur noms étaient tous inscrit sur un badge accroché à leurs poches.

« L’infirmière Cassandra Frasier, que vous connaissez peut-être déjà, procédera aux différents contrôles et examens, notamment sanguins et hormonaux. Marcus Penn, votre anesthésiste, est responsable des différents outils médicamenteux qui seront utilisés au cours de la thérapie. »

Sa main migra en direction des deux dernières personnes.

« Mandy Vonmoeurs est notre laborantine. D’ordinaire affectée à la criminalistique, elle sera en charge de l’analyse des prélèvements et de l’édification des résultats. Enfin, Russel Zayne est notre ingénieur spécialiste en hologramme Asgard. Il est le concepteur de la chambre de simulation sur laquelle s’articule la thérapie. »

Sidney désigna la chaise qui se trouvait au milieu du bureau. Les différents médecins s’étaient installés à leur tour. Certains se trouvaient en face, d’autres sur les côtés, sans que le ranger ne se sente être le point central de cette disposition. Il ne se trouvait pas face à tous, ou en bout de table, mais bien “mêlé” à tous ces médecins. Il s’agissait d’une consigne de Sidney afin que le militaire ne se sente pas davantage intimidé.

« Vous connaissez déjà votre gardien, le soldat Sean Galaway.. »

Sidney s’installa alors à la droite du militaire, sortant un petit bloc note et un crayon qu’il déposa doucement sur la table. Il croisa ses mains et considéra le médecin du bord, co-concepteur de la TNS avec Zayne. L’homme avait un document épais d’une trentaine de pages qu’il avait intégralement rédigé à la main, une interminable série de notes qui faisaient suite à la prise de connaissance du dossier médical d’Eversman.

« Bonjour à tous. Bonjour Sergent-Maître. Je suis le docteur Swasson, médecin du bord et co-concepteur de la TNS. »
Le médecin du bord tapota une cigarette qu’il avait sorti et la coinça entre ses lèvres avant de l’allumer. Il regarda le militaire avant d’ouvrir le dossier et de lire quelques notes. Le médecin débuta :
« Je vois que vous avez signé les décharges administratives et la documentation afférente à l’essai clinique. Votre état de santé est satisfaisant pour le lancement de la thérapie. Russel ? »
« Le dispositif est encore en cours de vérification, nous serons prêts dans les temps. » Répondit l’ingénieur.
« Parfait. Mandy, votre travail est achevé ? »
« Oh que oui ! » La jeune femme se pencha sur la table pour fixer le sergent. « Ca n’a pas été évident d’étudier et recouper le dossier d’un élément présent sur Atlantis depuis le lancement de l’expédition. Il m’a fallu obtenir les autorisations pour investiguer un peu sur Atlantis avec le sergent-chef Farreli. Le colonel Sheppard était présent. Je connais maintenant sa vie comme la mienne et j’ai suggéré plusieurs scénarios sous la supervision de Sidney. »
Le médecin cocha plusieurs éléments sur sa liste. Il tourna la page et vérifia plusieurs de ses notes avant de regarder de nouveau son patient avec un air particulièrement calme.
« Bien. Sergent-Maître, vous allez faire l’objet d’une thérapie qui se compose de deux éléments majeurs. Une médication hallucinogène contrôlée d’une part, par l’intermédiaire de l'anesthésiste ici présent... »
« Tu peux m’appeler Marcus. Le composé est issue d’une plante découverte sur une planète de la galaxie de Pégase. Le pôle scientifique d’Atlantis en a dégagé un puissant hallucinogène permettant de multiples applications curatives. L’administration sur patients humains a été validé il y a douze mois. Si tu as le moindre effet secondaire, quel qu’il soit, n’hésite pas à m’en parler. »
Swasson reprit dès que son collègue anesthésiste termina.
« ...Et d’une simulation en réalité de précision de pointe dirigée par l’ingénieur Russel Zayne d’autre part. »
Il se trouvait à la gauche du Ranger.
« Avec Mandy, nous avons compilé et collecté l’intégralité de votre vécu militaire sur le terrain, de votre première mobilisation sur Atlantis jusqu’à votre dernière mission. Notre travail consiste à dégager les vecteurs de vos expériences traumatisantes et d’adapter les scénarios à la thérapie de manière progressive. »
« Le programme de thérapie durera un mois. Il se composera comme suit : un jour de test et calibrage sur patient. Trois jours de préparation progressive. Onze jours de thérapie par activité TNS. Deux jours de récupération complète. Onze jours de reprise de thérapie par activité TNS. Et enfin, deux jours de vérification psychologique avant validation finale. »
Il tourna une page.
« Vous obtiendrez de la part de Mandy un planning d’activité reflétant votre présence obligatoire à la TNS et un partage d’activité professionnelle au sein du croiseur auprès de vos hôtes, messieurs et dames... »
Le médecin posa son doigt sur la liste.
« ...Bradford, Galaway, Beach, Stappleton et Marlow. »
« Dans ce même planning, Matt, vous trouverez deux séances par jour de consultation dans mon bureau. Comme je vous l’ai expliqué, je vous suivrai tout au long de la thérapie. »
« En ce qui concerne votre phase de présence pour thérapie, une part du temps sera alloué aux diagnostics permanents de vos constantes. Comme mon estimé collègue vous l’a fait remarqué, vous ne devez pas avoir d’hésitations à nous reporter le moindre effet secondaire d’ordre médical. Vos récupérations entre chaque médication s’effectueront sous la garde de l’infirmière Cassandra Frasier. »
La jeune femme fit un signe à Matt.
« Il vous sera interdit de quitter votre lit médicalisé durant toute la durée de votre présence à la TNS. Toute consommation, de quelque nature que ce soit, est interdite. De même que toutes activités et interfaces à destination ludique. »
« C’est très important, Monsieur Eversman. » Fit l’infirmière en attirant son attention. « Votre esprit ne sera pas le seul à être sollicité et vous devez impérativement respecter les phases de repos pour garantir tout épuisement physique. Un manquement à ce sujet vous pénaliserait au cours de la thérapie et pourrait déboucher sur son échec. Vous ne verrez pas le temps passé donc pas besoin de gérer un quelconque ennui. »
Le silence retomba. Le médecin du bord regarda ses collègues tour à tour avant de se reporter sur Matt.
« Bien, je crois que tout est bien clair. Sergent-Maître, avez-vous des questions ? »

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