Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 1 Mai - 12:39
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Famille et Rivale
Chronologie 23 mars 2018

Chronologie : le 22 mars à l'infirmerie.


Au début, ça n’avait été qu’une succession d’éveil et de sommeil.
La petite hispanique ouvrait les yeux pour se découvrir sur un lit d’infirmerie, ou bien en cours de brancardage pour un endroit inconnu, puis elle s'endormait d’épuisement. Impossible de savoir ce qu’ils lui faisaient, elle ne parvenait pas à reconnaître les visages. Même pas celui d’Isia quand elle était penché sur elle pour l’ausculter. Tout ce que Nelly savait, c’est qu’elle reconnaissait ce parfum quand elle s’amusait à surprendre la chirurgienne dans le dos pour la serrer contre son coeur, et également, qu’elle était en sécurité ici.
C’est tout. Elle n’avait pas le temps de penser à autre chose, même pas le temps de faire des cauchemars sur la mésaventure qui avait bien failli lui coûter la vie. C’était un vide de ténèbre entièrement vierge de sensation et d’émotion. Il n’y avait même pas le réconfort d’une récupération physique.

Au fur et à mesure, Nelly se réveilla de plus en plus souvent. Les médecins qui s’occupaient d’elle lui parlaient mais elle n’était pas certaine de leur avoir répondu tant elle était paumée. La chambre changea juste un beau jour, la rangée de lits se troquant pour un seul, avec le minimum vital : commode, armoire, plateau de lit, une télévision et la fenêtre polarisée qu’on lui avait ouverte pour lui offrir du soleil. Le genre d’environnement qui indique que les soins intensifs sont terminés et qu’elle ne passera plus sur le billard...

Sa jambe droite était suspendue légèrement au-dessus du drap, entourée d’un nombre important de bandages marqués des auréoles de l’antiseptique qu’on lui avait appliqué sur la blessure. Elle fronça des sourcils en voyant ça, ne trouvant plus dans sa mémoire depuis combien de temps elle était dans cette position. Nelly tourna juste les yeux, n’ayant que peu conscience de son environnement, mais cherchant à connaître son état. Elle comprit qu’elle ne pouvait pas bouger son bras droit, immobilisé par une écharpe de contention, laissant son épaule abimée au repos. Elle avait dû subir une opération.

Alors avec son bras valide, elle mobilisa suffisamment de force pour traîner sa main jusque là et sentir des bandages. Elle rejeta un peu la couverture qui la recouvrait malgré tout et se découvrit en chemise, cette fameuse chemise ouverte dans le dos pour la laisser cul nu. La petite espagnole souffla avec les efforts qu’il lui fallait déployer mais elle parvint à l’écarter pour découvrir toute une surface de gaze et de bandage sur son ventre. Elle en releva quelques uns pour trouver des points de sutures, ça faisait un arc de cercle et elle se rappela enfin ce qu’il s’était passé. Le monstre qui lui était tombé dessus et qui l’avait...massacré.
Nelly ne chercha pas à enlever ses bandages. Dans la brume de son état second, elle ressentit un brusque coup au moral en prenant conscience que, pour l’opérer comme ça, ils l’avaient carrément foutu à poil. Elle était très pudique, le dernier accident datait de septembre avec les tordus qui l’avait humilié sur la place publique et, franchement, elle ressentit la même impression.

Les heures passèrent. Nelly s’effondrait parfois dans le sommeil sans se rendre compte. Et des fois elle découvrait qu’elle était éveillée, simplement absorbée par des pensées dont elle ne se souvenait plus du tout. Son regard monta sur le goutte à goutte. Il y avait trois poches de perfusion dont une qui lui évitait d’avoir mal, ou la nourrir, qui sait ?
Juste qu’elle commençait à sentir une envie de plus en plus pressante maintenant que le contrôle de son corps lui était rendu. Nelly se débattit longtemps, presque éternellement, pour ne pas se faire dessus. Elle resta humble jusqu’à l’arrivée d’une infirmière qui fût ravie de la voir un peu plus alerte...et elle apprit la nouvelle. Deux semaines...ça faisait deux semaines qu’elle était comme ça...dans cet état.
L’infirmière refusa de l’emmener aux sanitaires, Nelly ne pouvait pas bouger. Elle lui raconta, comme si c’était tout à fait normal, le plus singulier du monde, qu’une coupole en plastique était placée sous son séant et qu’elle n’avait qu’à se relâcher. Que l’infirmière se chargerait du reste pour la nettoyer et vider le réceptacle.

C’était une blague non ? Une blague odieuse et malsaine !
Où est-ce que c’était placé exactement entre la honte et l’humiliation ça ?
A vrai dire, Nelly n’avait jamais fait de séjour d’aussi longue durée sans pouvoir contrôler son corps. Il y avait bien eu son cancer, une période véritablement horrible où le SGC lui avait offert une souffrance atroce pour la sauver d’une mort trop jeune ou d’une mammectomie. Elle leur en était éternellement reconnaissante pour lui avoir donné une seconde chance. Mais là, au moins, elle pouvait se lever pour faire ses affaires en toute discrétion.

Peut être était-ce simplement de la fierté.
Mais l’hispanique refusa de faire dans cette foutu coupole. Elle résista jusqu’à sentir la pression malgré les antidouleurs et fut contrainte à se vider au milieu de la nuit. Elle en pleura longuement, tout comme lorsque l’infirmière la nettoya le lendemain en la félicitant de ce signe de “meilleure santé”, et le moral s’effondra définitivement.
La soignante dû surement en parler à Isia. Parce que dès le lendemain, elle se retrouva avec une quatrième poche à intraveineuse et strictement plus aucune pensée négative. C’était comme avoir le positivisme facile.

***Tu vis, t’es toujours là, tout va bien se passer…***

C’est comme ça que Nelly récupéra petit à petit au cours de sa deuxième semaine. Elle parvint à bouger de plus en plus souvent le bras, à manger seule et, dans son meilleur moment, à pouvoir se refaire une bonne position dans son lit. Mais franchement, qu’est-ce qu’elle s’emmerdait !!! On peut pas dire qu’elle comptait les amis “sérieux” sur le bout des doigts. Ceux qu’elle appelait par cette dénomination, c’était les gens qu’elle aimait emmerder. Pas étonnant qu’ils ne venaient chercher leur ration du jour quand elle se trouvait dans ce lit. Alors qui restait-il ?

Nelly se sentait véritable seule.
Peut-être que Sheppard était passé prendre de ses nouvelles mais pas pendant son éveil. Pedge avait été introuvable dans sa mémoire et elle ne pouvait que déduire les passages d’Isia qui devait pas mal bosser de son coté.
Sans ce foutu produit, Nelly se serait certainement lâché dans la déprime sans même se débattre. Mais ce n’était pas possible, il y avait toujours cette barrière, ce petit truc qui l’en empêchait.

***Tu vas les voir bientôt, t’en fait pas. Tu sais bien qu’ils pensent à toi en plus.***

C’est peut-être se mentir à soi-même mais ça faisait du bien.
L’infirmière, une nouvelle certainement spécialisée, passait deux fois par jour pour lui faire bouger les bras et les jambes. De la rééducation et une façon de la prémunir des escars. Au début, ce n’était que des blocs de béton qui ne réagissaient même pas. La soignante était obligée de se faire aider ou d’y aller à deux mains. Mais un beau jour, ça se mit à bouger...Nelly s’en rendit compte en remuant faiblement les orteils. Puis ça revint, petit à petit, que ce soit son épaule ou sa jambe. Cela lui rendit de l’espoir...tout comme elle avait cette fixette de ne plus porter cette foutue chemise réservée aux gogo-danseuses qui voulaient faire admirer leur croupions !
Au début de la troisième semaine, elle décida de passer à l’action.

Entre les antidouleurs, l’antidépresseur et le fait qu’elle avait une connaissance très sympathique parmi les infirmières, la petite espagnole parvint à se faire ramener son uniforme et une poche de guimauve au chocolat. Elle attendit le moment de la journée où il n’y avait jamais personne qui venait faire ses soins, quand tout était vide d’activité pendant trois heures minimum, pour quitter son lit. Une mission longue en plusieurs étapes, avec des actions stratégiques et des tas de gestes prudents. La jeune femme progressa aussi lentement qu’un escargot mais elle parvint jusqu’à la salle de bain en boitillant. Ou alors elle portait du poids sur sa jambe blessée avec une infinie douceur.
Elle s’était accroché à tout ce qui était passé sous sa main valide. Meuble, mur, porte, tout et n’importe quoi. Elle avait fichu les magazines par terre et d’autres trucs dont elle n’avait pas fait attention MAIS elle était enfin dans cette fameuse salle de bain.

Nelly commença par enlever son écharpe de contention, grimaçant en sentant la pression soudaine dans les muscles de son épaule. Elle soulagea le poids de son bras quasi-paralysé pour le poser sur le bord du lavabo et elle s’observa dans le miroir. Elle était affreusement moche, les cheveux en pétards, cernée comme une droguée et le visage couvert par endroit de quelques croûtes de sang coagulé depuis longtemps.
La jeune femme fit un effort pour se rendre plus présentable. Au moins ses cheveux, elle y tenait beaucoup. Puis elle s’inspecta lentement, demeurant en appui sur une seule jambe. Elle aurait une énorme cicatrice sur le dessus de l’épaule droite, des traces de perforation sur l’abdomen et deux grosses marques sur la jambe droite. Pour une femme, ça comptait quand même. Son corps était abimé, elle allait se sentir laide lorsqu’ils lui enlèverait l’anti-dépresseur, elle le savait. Mais heureusement, ce n’était pas la priorité du moment.

Nelly retira temporairement sa perfusion et commença à enfiler ses sous-vêtements. Le soutien-gorge rose bonbon, c’était pour son côté puéril, pour la fierté de se dire qu’elle resterait la même malgré les coups de crocs d’un monstre aussi moche. Nelly resterait Nelly et elle eut un sourire à cette pensée. On ne l’aurait pas. Même après tout ça, dans sa tête, ce serait le rose girly ! Ses mouvements étaient vraiment compliqués, surtout en restant en équilibre sur une jambe mais elle prenait son temps.

Encore une fois, le haut du corps pourrait aller. Il lui suffisait de commencer par son bras mollasson et faire le reste avec sa main valide. Ca ne prendrait pas longtemps. Elle rebrancherait ensuite sa perfusion en faisant comme Isia lui avait montré un jour.

Et les deux heures restantes de la mission spéciale “habillage Nelly”, ce serait pour ce foutu pantalon, qu’elle ne savait pas encore comme elle pourrait enfiler avec une jambe à moitié morte et un bras qui répondait à peine. Mais soudainement, un bruit retentit dans la chambre et Nelly poussa une plainte de surprise, écarquillant les yeux en direction de la porte qui menait à la chambre. Elle garda plaqué contre son torse son soutien-gorge qu’elle galérait à boutonner et demeurait là, presque paniquée, en priant pour que ce ne soit pas l’officier, ou un homme quelconque, qui débarque à ce moment critique.



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Famille et Rivale
Chronologie 23 mars 2018

Cela faisait plusieurs semaines que Pedge était revenue de cette mission sur le croiseur, mission terrible sur un plan émotionnel. A chaque fois qu’elle était confrontée à une œuvre de Méda’Iyda, elle en revenait traumatisée par des expériences de vie terribles. Physiquement, elle n’était pas rentrée trop amochée, même si elle conservait quelques douleurs de contusions au niveau de son ventre surtout, et d’affreux bandages entourant son cou. Mais une visite matinale chez le chirurgien lui avait appris que ce n’était qu’une question de jour avant qu’on ne lui enlève les points au niveau de sa gorge, et donc les bandes qui les masquaient. Du coup, elle portait un col roulé basiquement noir, sous sa veste d’uniforme réglementaire, dont la fermeture éclair était tirée jusqu’en haut.

Comme si cela ne suffisait pas à son malheur, une réunion importante avec le Codir lui avait appris qu’elle était l’objet d’un clonage en masse de la part de la reine Wraith qui se constituait une armée digne de ce nom pour combattre Atlantis. Elle s’était certainement emparée de son matériel génétique quand elle était soumise à son bon vouloir, entre les phases de tortures psychologiques et physiques, et les moments de répits. Eversman avait le droit au même traitement de faveur, et bientôt, la galaxie compterait plus de réplique de leur personne que de Wraiths. Elle ne savait pas comment elle devait prendre la nouvelle. En réalité, elle était perdue et perplexe. Elle savait que ce ne serait pas elle qu’elle devrait combattre, et pourtant, elle avait vu des photos, et les Pedge de Méda’Iyda étaient en tout point identique à elle, si ce n’était les yeux. Un sentiment de viol de l’être humain qu’elle était lui taraudait l’esprit, accolé à un sentiment revanchard des plus affirmés.

Non, elle se mentait. D’ailleurs, pour qu’elle cesse de le faire, pour qu’elle digère cette nouvelle, elle était cantonnée au continent pour quelques jours afin de faire le point avec elle-même. On lui proposait même un soutien psychologique qu’elle avait refusé d’emblée. Avant de partir, elle devait voir Nelly. La dernière fois qu’elle était venue, après les opérations que la texane avait subit de son côté, l’hispanique dormait. Il paraissait qu’elle était éveillée, et le moment ne pouvait pas être mieux choisi pour la rencontrer après ces épreuves de malheur. Aussi entra-t-elle dans la chambre, la trouvant singulièrement vide.


« Nelly ? », demanda Pedge à la chambre vide. Elle était peut-être dans la salle de bain. Si tel était le cas, elle pourrait toujours repasser plus tard… Enfin, quand elle serait revenue de son séjour sur le continent. Elle ne souhaitait pas déranger.


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Famille et Rivale
Chronologie 23 mars 2018


Un soudain soulagement la fit frissonner quand elle reconnut la voix de la texane. Sheppard, ça l’aurait rendu terriblement mal à l’aise. Isia, elle aurait tout de suite comprit qu’elle cherchait à se faire la malle et l’aurait ramené au lit en la tenant par l’oreille. Pedge ? C’était différent…

Une petite partie d’elle était heureuse de l’entendre dans cette chambre, elle était venue lui rendre visite et ses idées sombres sur l’indifférence possible du lieutenant s’évaporait.
Mais d’un autre coté, elle se rappelait très bien lui avoir laissé un message vidéo sur son portable où elle avait ouvert son coeur. C’est le problème lorsqu’on a si peur que l’on est persuadé de mourir : on fait ce que l’on aurait jamais osé en situation normale.

Sauf que voilà. Nelly n’était pas morte et elle pensait véritablement ce qu’elle avait dit.
Elle s’était beaucoup rapprochée de Pedge, d’un point de vue amical et même “familial” dirait-elle. Et rien ne lui foutait plus la trouille que de lui faire face pour se prendre tout ça dans la figure. Qu’elle lui rit au nez ou lui apprenne simplement que ce ne serait jamais réciproque. Après tout, Pedge avait une famille, il y avait la photo qu’elle avait vu dans son bureau. Nelly avait quoi à part l’expédition ?
Strictement rien.

Elle avait bien tenté de se rapprocher du major, en relevant le défi de faire fondre la glace, et cela avait été une cruelle déception. Mais depuis qu’elle avait rencontré Isia et Pedge, et qu’elle jouait en plus de leur relation pourtant discrète pour charrier les deux...elle s’était véritablement prise d’une saine affection pour la texane. Et le refus lui faisait peur.
Elle l’avait dit sur le portable...c’était devenue sa grande soeur. Elle représentait un idéal de charisme, de capacité physique, mentale et martiale qu’elle ne pouvait que rêvait d’atteindre. Ca n’aiderait pas à cesser de l’aduler ça…

« Je suis là. Entre. » Fit-elle finalement après avoir hésité.

Elle avait eu dans l’idée de faire la morte, se doutant que Pedge n’entrerait pas dans la salle de bain. Mais cela aurait repoussé la conversation à beaucoup plus tard. Nelly s’en serait mordu les doigts.
La texane apparut dans l’encadrure de la porte et Nelly ne pu s’empêcher de sourire, la trouvant plutôt en forme. Ca faisait plaisir de voir que, pour une fois, elle n’était pas revenue de mission couverte de sang. Elle se rappelait bien de la Magna avec son épaule trouée par une arme de poing.

« Hé, salut toi. » Fit-elle en se décalant pour lui masquer un peu la nudité de sa poitrine par son bras valide. Les bretelles du soutien gorge pendait sur les côtés. « C’est mon amie ou l’officier qui me rend visite ? Tu m’aides ? »

La voix étouffée de Nelly lui vint de la salle de bain, pièce intégrée dans la chambre d’infirmerie, comme c’était toujours le cas dans les hôpitaux terriens. Elle était donc là dedans, et Pedge y voyait là une façon de fuir, mais elle lui indiquait qu’elle pouvait entrer. Pourvu, pensa la texane, qu’elle ne soit pas coincée sur les toilettes dans l’attente qu’une infirmière ne vienne lui essuyer les fesses. Elle ne se sentait pas capable de ce genre de chose, surtout par pudeur et par gêne, car elle se mettait à la place de la personne en question. C’était là une notion d’empathie qu’elle ne développait pas toujours, mais heureusement, elle existait belle et bien. Du coup, elle poussa la porte qui n’était pas fermée, tout juste si elle était simplement appuyée pour qu’on ne la remarque pas dans la salle d’eau.

« Salut. », fit-elle de son ton le plus morne, comme à son habitude. Certaine chose ne changeait pas, tout comme son faciès des plus atone. En quelques secondes, elle se fit une idée de la situation. Nelly était en culotte, et elle essayait manifestement de terminer de s’habiller, éprouvant des difficultés à passer son soutien gorge et à le fermer.
« Je ne sais pas encore. », répondit-elle simplement en approchant, signifiant la réponse à sa seconde question quant à l’aide qu’elle pouvait lui apporter. Elle attendit qu’elle se tourne pour passer les bretelles correctement et fermer l’ensemble dans son dos en faisant passer les crochets dans les trous, avec la dextérité que confiait l’habitude de la chose.

« J’arrive au bon moment manifestement. », ajouta-t-elle tranquillement en détaillant la jeune femme des yeux, la laissant se retourner ou rester de dos, qu’importait avec le miroir qui réfléchissait les regards en diagonale. Pourquoi une infirmière n’était pas là à l’aider à s’habiller ? Franchement, c’était quand même la base, non ?

Nelly restait quelqu’un de pudique. Avec d’autres personnes, elle ne se serait même pas laissée approcher. Même dans cette situation compliquée. Et pourtant, avec la considération qu’elle avait pour Pedge, elle se sentait en confiance.
Nelly attrapa donc le t-shirt réglementaire sur la cuvette des toilettes, là où on trouvait également le pantalon et la veste, et elle entreprit de passer son bras affaibli à l’intérieur.

« Si. Je te dirai pas quel Dieu j’ai prié mais tu es là....merci. » Fit-elle en grimaçant sous le mouvement qu’elle essayait d’opérer. Elle ignora la crainte que son amie soit venue en mode officier. « Tu vas bien toi ? »

« J’ai connu des jours meilleurs, mais je crois que je ne vais pas me plaindre. J’arrive toujours à enfiler mon t-shirt moi. », fit la texane en approchant une nouvelle fois pour écarter le tissu un peu plus amplement afin que Nelly puisse passer son bras manifestement pas très mobile pour le moment.


La jeune femme rigola doucement. Elle appréciait beaucoup l’aide de la texane, sans même qu’elle ai à réclamer davantage. Elle était venue pour elle, pour lui parler, l’aider à s’habiller. La petite espagnole n’en avait pas l’habitude. Et quelque part, ça lui faisait vraiment du bien. Elle se tut un instant, le temps de parvenir à enfiler son t-shirt avec l’aide de Pedge. Puis elle récupéra le pantalon qu’elle lui tendit.

« Je vais bien... » Fit-elle dans un demi-mensonge. Elle se mordit la lèvre en croisant le regard de son amie, bien incapable de se dissimuler, et développa : « Je vais peut-être pleurer toutes les horribles cicatrices que je vais avoir...et la honte...quand ils m’ont lavé pendant deux semaines. Mais ça ira...je vais m’en remettre. »

A cet instant là, la gamine qui se plaisait à charier la texane était à mille lieux. Il suffisait de risquer de mourir pour que Nelly reste en adulte auprès de Pedge. Avec son aide, elle parvint à se faufiler dans le pantalon, serrant les dents en sentant la douleur se réveiller. Il fallait qu’elle remette sa perfusion rapidement, elle était en train de trainer.
Nelly s'exécuta sous le regard de son amie, passant la canule sous la manche de sa veste lorsqu’elle l’eut placée, puis elle rebrancha le tout.

« Tu...voulais me parler ? » Hasarda-t-elle en retournant dans la chambre, évitant de lui avouer qu’elle voulait elle-même crever l’abcès un bonne fois pour toute.


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Mar 1 Mai - 15:24
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Chronologie 23 mars 2018

Pedge n’avait pas commenté. Si elle avait dû pleurer les cicatrices de son corps, elle n’aurait plus d’eau dans son corps. Evidemment, elle préférerait que sa peau reste vierge de tout cela, mais c’était aussi son histoire, celle de sa vie et de ses expériences, tant de bouleversements gravés dans le marbre blanc de son épiderme. Elle n’y pouvait rien, strictement rien, et sa philosophie, quand elle était dans les bons jours, consistaient à ne pas se faire de mouron sur des choses dont elle n’avait d’emprise. Bien facile à dire, pas facile à faire. Peut-être qu’elle pourrait avoir une conversation avec le millier de Pedge qui vivait là quelque part. Avec autant de cerveau comme le sien, elles arriveraient sans doute à réfléchir pleinement sur sa façon d’être et ses handicaps sentimentaux. Alors qu’elle retournait dans la chambre avec elle, Nelly lui posa une autre question.

« Je voulais voir comment tu allais avant de repartir sur le continent. », dit-elle simplement.


Arrivé dans la chambre, Nelly préféra s’installer sur le fauteuil. Elle y parvint sans l’aide de Pedge, surement dans un élan de fierté et se refusant d’être résolument la petite chose fragile, et demeura interdite en comprenant le message différemment.

« Tu t’en iras longtemps ? » Lâcha-t-elle d’une petite voix, un pincement au coeur perceptible.
« Je suis mise au vert quelques jours. », répondit-elle directement, ne sachant pas vraiment combien de jour exactement pour ainsi dire. Elle avait perçu la déception de Nelly, mais elle n’en laissait rien paraître.

La petite espagnole se sentit oppressée. Il n’y avait qu’une raison pour envoyer Pedge sur le continent durant quelques jours. Avec ce qu’elle se souvenait de la mission du croiseur, ça ne faisait pas de doute que le CODIR avait fini par lâcher le morceau...et que Pedge avait en plus déduit qu’elle lui avait menti pendant des semaines…
Le visage de Nelly se tendit. La texane restait à mi-chemin entre elle et la salle de bain. Donc à deux pas de la porte, prête à partir. Quelque part, elle n’y tenait pas, elle ne voulait pas qu’elles se quittent sur une brouille.

« Alors...ils t’ont dit... » Fit-elle dans une question qui n’en était pas une. Son regard craintif et nerveux monta sur son amie, cherchant confirmation. « Je...j’avais pas le choix tu comprends ? Ils m’ont obligé... »

Nelly ne savait pas comment faire, se sentant légèrement piégée. Elle avait bien envie de se confondre en excuses mais elle connaissait le tempérament de la texane. Elle n’aimait pas l'apitoiement et la petite n’était pas non plus d’une nature à s’allonger. Mais clairement, cela lui avait fait du mal pendant longtemps.

« Je crois...que c’est la pire chose qu’ils m’ont demandé de faire. Rester là...avec toi...sans pouvoir te le dire... » Elle secoua la tête. « J’ai souvent voulu t’en parler. »


Pedge l’observa en silence pendant quelques secondes, interminables. Elle jaugeait l’hispanique, qui pouvait croire qu’elle avait quelques mauvais sentiments à son endroit, hors, la militaire ne savait pas trop quoi répondre ou dire, sans trop savoir ce qu’elle ressentait exactement. C’était comme si elle était détachée de son corps et qu’elle observait cette scène par les yeux de quelqu’un d’autre. Etait-ce une façon de se protéger ? Peut-être que oui au final.
« Je… Je comprends Nelly. Les ordres sont les ordres, aussi durs peuvent-ils être. Je… Tu n’as pas à t’en vouloir. » Elle n’avait pas envie de rentrer dans un truc sentimental à la noix, du coup elle tâtonnait avec ses mots : « Te connaissant, j’imagine bien que tu avais envie de m’en parler, et c’est une bonne chose que tu ne l’ais pas fait. Ça prouve que tu es faite pour l’armée, quoiqu’en disent certains. »

Pedge recula d’un pas et s’appuya sur le mur derrière elle, en considérant la jeune femme face à elle. Elle avait les deux mains derrière son dos, au niveau de ses fesses, pour s’appuyer tranquillement. Elle était toujours aussi fermée, les yeux lourds de ses paupières mi close, et elle semblait réellement normale.



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Mar 1 Mai - 16:52
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Le visage de Nelly s’était morcelé.
Elle luttait pour ne pas pleurer, ressentant dans son coeur comme un raz de marée de tous les sentiments négatifs, toutes les peines et les frustrations de ce qu’elle avait été obligé de faire depuis la mission Echo-Natus. Le fait que Pedge reconnaisse qu’elle avait bien fait, qu’elle lui fasse même ce qu’elle prenait pour un compliment, déclenchait cette émotion soudaine. Nelly leva les yeux sur ses poches de transfusions, se demandant si elle n’était pas émotive après avoir lâché la perfusion durant une demi-heure. Peut-être que l’anti-dépresseur faisait moins d’effet.
Mais d’un autre côté, c’était Pedge. C’était SA Pedge, la vraie, qui lui disait ça. Même sous acide, elle en aurait pleuré. Là, c’était juste quelques larmes qu’elle tentait maladroitement de dissimuler en déviant légèrement son visage vers la fenêtre. Alors si la texane avait été sentimentale, le résultat aurait pu être atroce.

La petite hispanique se sentait quand même mieux. De tout son passage à l’infirmerie, même si elle était stressée et chamboulée, ça restait la plus belle de ses journées. Elle aurait bien voulu lui parler de sa mission maintenant qu’elle n’était plus tenue au secret. Mais si Pedge était envoyée au vert, ce n’était pas pour rien. Il valait mieux aller au coeur du sujet, sur ce qui lui importait le plus, et arracher ça comme un sparadrap. Un coup vif et rapide pour ne pas avoir trop mal.

« Tu m’as sauvé la vie, Pedge. Je t’avais dit de ne pas revenir...tu as tout risqué pour moi. »
Pedge détourna les yeux en lâchant ces quelques mots dans ses dents : « Quel genre d’officier je serai si je laissais mes hommes derrière moi pour me sauver hein ? Pas du genre que j’aimerai être en tout cas. ». Ce n’était pas spécialement la réponse que Nelly devait attendre, mais c’était celle qui était la plus simple à donner pour la sous-lieutenant.
Nelly eut un léger sourire qui s’était évanoui.
« Oui, il a bon dos ton grade, lieutenant. » fit-elle avec un ton qui se voulait comique.
L’hispanique observa Pedge durant ces mêmes longues secondes qui avait instauré un profond malaise. Elle hocha distraitement la tête avant d’ajouter :
« Ce que je t’ai dis, sur cette vidéo, j’étais sincère...je comprendrai si tu préférais l’ignorer. C’est juste que...j’ai cru que j’allais y rester. Je me suis dis que ce serait bien que tu saches pourquoi je te faisais toutes ces farces. »

On y venait. Pedge aurait préféré ne pas aborder le sujet, mais pourquoi serait-elle venue sinon ? Elle se dandina sur le mur, déplaçant son centre de gravité d’un pied sur l’autre. « Maintenant que je sais, ça ne m’empêchera pas de les détester, comme d’habitude. », fit-elle avec précipitation. Cela pouvait sonner comme de la méchanceté gratuite, ou un appel à la normalité, comme si rien ne devait avoir changé, comme si faire face à ce qu’elle avait vu et entendu sur ces images, dans ce croiseur, ne l’avait pas impacté. C’était de la pudeur et de la gêne, et elle ne voulait pas s’enliser là dedans. Pourtant elle ne fermait pas la porte puisqu’elle sous-entendait que dans un futur proche, elle pourrait continuer avec ses farces de gamine puérile. « Mais... » Elle ne savait pas comment tourner sa phrase pour conclure rapidement. « Mais rien. Je vais devoir te laisser. », dit-elle en se décollant du mur sur lequel elle était appuyée.

Nelly ne savait pas vraiment comment le prendre.
Elle connaissait suffisamment la texane pour savoir qu’elle ne parlerait pas de ce sujet ouvertement, ou à demi-mot. Le sentimental et l’échange, le drama, tout ça ne faisait pas partie de ses habitudes. Ou alors c’est quelque chose qu’elle subissait. Quand elle se détacha du mur en disant qu’elle allait s’en aller, surtout avec ce “mais rien”, cela eut l’effet d’un coup de fusil dans le coeur de Nelly. Elle eut l’impression qu’elle s’enterrait pour de bon la tête dans le sable et qu’elle n’aurait plus à faire qu’à l’officier à présent.
« Pedge !! » S’exclama-t-elle, une légère empreinte de peur dans la voix.
« Quoi ? », répondit-elle en la toisant directement, en restant plantée là.
Nelly s’était préparée à lui sortir une phrase mais cette réaction soudaine lui fit fermer son clapet. Elle en était presque intimidée, ne sachant comment formuler, avant de trouver une comparaison.
« J’ai un cadre photo sur mon bureau, comme toi. Pas de mère, pas de père, pas de soeur que je peux y afficher. J’ai pas eu cette chance... mais il y a toi : voilà. » Elle fixait obstinément la texane, comme si rendue au pied du mur elle en devenait effrontée. « On choisit pas sa famille. C’est comme ça et ça me plait. Alors... »
Nelly grimaça en se penchant sur le côté. Si Pedge voulait s’enfuir, elle allait lui offrir sa porte de sortie. C’était l’aveu à demi-mot mais un aveu quand même. Nelly n’avait jamais connu sa mère, le paternel était amoureux de son travail. Fille unique. La petite espagnole sentait un réel rapprochement pour la texane et elle préférait le lui dire. De toute façon la vidéo avait été assez équivoque et peut-être y avait-il une raison pour laquelle Pedge ne lui avait pas rendu son portable. Peut-être qu’elle l’écouterait encore.

C’était particulier comme moment. Comme une déclaration d’amour en quelque sorte mais sans la connotation charnelle. Pas d’attirance de ce genre, Nelly n’était pas lesbienne. C’était comme ça, à s’être imposée dans la vie de Pedge et avoir travaillé sous ses ordres, elle le vivait de cette façon : c’était devenu sa grande soeur. La texane avait son mot à dire bien sûr. Mais il fallait déjà pouvoir en discuter un jour. Et ce ne serait visiblement pas maintenant. Pedge ne voulait pas.

Nelly sortit du tiroir la poche de guimauve au chocolat qu’elle ouvrit doucement. Elle la tendit à son amie, un léger sourire d’espièglerie sur le visage, pour lui en proposer. Comme si tout ça n’avait jamais eu lieu. Et que la gamine était en train de revenir...
Toute la précédente déclaration se traduisit par un très sérieux :

« Guimauve ? »



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« Non merci. ».
Pedge n’était pas à l’aise du tout. Elle comprenait le message que lui faisait passer Nelly. Elle le comprenait d’autant plus qu’elle l’avait entendu sur le téléphone. Pourquoi est-ce que l’hispanique voulait à tout prix entendre ce qu’elle ne voulait pas dire tout haut ? Qu’elle soit revenue la chercher, par considération hiérarchique, autant que par considération amicale, voir familiale, ne pouvait donc pas lui suffire ? Pourquoi les gens ne prenaient jamais ce qu’elle donnait et s’en tenait là ? Il fallait toujours qu’on lui demande d’extérioriser ses sentiments, et cela lui demandait un effort trop important. Des fois, elle se demandait ce qu’elle foutait avec une fille comme Isia, qui n’avait pas la qualité première de lui jurer fidélité, mais elle s’en accomodait pour une raison toute simple : elle ne lui demandait rien en retour ; pas de déclaration d’amour, pas de sentimentalisme, rien. Rien que du cul, de la tendresse de temps en temps, et des moments à deux. Une furieuse envie de la voir lui pris les tripes, mais c’était quelque chose qu’elle ne souhaitait pas faire. L’histoire des clones lui avait enlevé toute forme de libido, et elle ne pensait qu’à se protéger d’une façon ou d’une autre, en vivant mal la nouvelle.

« Ecoute Nelly. Je suis touchée d’être dans ton cadre photo, je comprends très bien le message. Comprends les miens, et tu verras que peut-être, ils ne sont pas différents des tiens, mais à ma façon. »

C’était le mieux qu’elle pouvait faire, qu’elle pouvait dire, et elle espérait qu’elle allait comprendre qu’elle la considérait comme sa petite sœur également, en quelque sorte.


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L’hispanique ramena le sachet de friandise vers elle.
Si elle ne lui avait pas dit verbalement cette forme de réciprocité, elle se serait clairement perdue dans le malentendu. Là, ce n’était pas le cas. Et Pedge avait été suffisamment “ouverte” sur cette dernière réponse pour faire sourire Nelly.
La jeune femme acquiesça, comme si elle était satisfaite de cet effort provenant de sa part, et eut un regard plutôt tendre sur cette évidence : le sentimentalisme, c’est vraiment pas sa tasse de thé. Cela avait quelque chose de mignon à certains égards.

« Le message est passé, tu n’aimes pas les guimauves et la chantilly ! » Fit-elle malicieusement avec de lui faire un clin d’oeil. Elle regarda en direction de la porte, certaine que Pedge mourrait d’envie de s’en aller maintenant. « Tu prends soin de toi, comme d’habitude ? »

Nelly n’était pas vraiment certaine que laisser Pedge seule au milieu de la nature sur le continent soit une bonne idée, surtout avec la révélation. Mais il fallait se rendre à l’évidence qu’elle ne pouvait pas la suivre, déjà, et que la texane subirait sa présence plutôt que de l’apprécier. Même si ça partait d’un bon sentiment. Chacun son truc…
Par exemple, Nelly avait pour projet d’aller emmerder la nouvelle. Elle aurait beaucoup plus de mal si Pedge l’accompagnait...

« Et oui, il faut bien, et au pire… Y a des tas de Pedge pour me remplacer maintenant. », fit-elle avec un certain cynisme.
« Tu es irremplaçable, Pedgy. Je suis bien placée pour le savoir... » Voulu la rassurer Nelly.
« Je sais, et y en a une qui s’en rendra bien compte. », ajouta-t-elle en hochant la tête.
« Elle paiera. C’est juste une question de temps... »
Nelly l’avait dit comme une forme de promesse. Elle fit un grand sourire à son amie, songeant à son projet de lui faire une méga-farce sur Paradize, et se rassura à l’idée qu’elle n’avait pas changé en son fort intérieur.
« Passe me refaire un coucou si tu as envie. Merci pour tout, sincèrement... »
« Oui, de rien. Je repasserai, promis. », coupa Pedge, préférant que ça en reste là. Elle se sentait toujours fébrile et sur la sellette. « Remet toi bien, et pas de bêtises. », ajouta-t-elle sur un ton plus souple.
Cette fois, le sourire de Nelly gagna en intensité. Elle déclenchait d’elle même le retour de la gamine.
« Là, je peux rien promettre. Il parait que mi Isia s’absente bientôt et je voudrais surtout pas qu’elle m’oublie... »
« Oui, ce serait dommage. ». Pedge fit un petit signe de la main sur ce petit encouragement implicite à se rappeler au bon souvenir d’Isia. Une taquinerie par personne interposée.

Le départ de la texane lui fît un petit pincement au coeur. Elle savait qu’elle n’allait pas avoir de ses nouvelles durant ces jours où elle partirait sur le continent. Même avec cette nouvelle “proximité”, rien ne changerait véritablement la concernant. Il aurait été surprenant et voir malsain que les deux femmes se retrouvent tout le temps ensemble, ce n’était pas dans la nature de l’une et n’aurait pas permis les farces de l’autre.
Ce qu’il fallait en retirer, c’est que Nelly avait le coeur léger, qu’elle était habillée et que son angoisse de voir Pedge lui renvoyer le tout sur la figure n’avait plus lieu d’être. Quelque part, elle avait encore du mal à intégrer le fait qu’elle avait confirmé que c’était réciproque, même à sa manière. Pedge Allen, qui voyait en elle la même proximité.

Nelly resta un long moment assise sur son siège en regardant le soleil. Elle se sentait comme heureuse de ne plus avoir ce sentiment de solitude. Ou de se sentir contrainte d’attirer l’attention par des farces. Non pas qu’elle allait cesser ce petit jeu, ab-so-lu-ment pas ! Mais quand même, ça diffusait de la chaleur humaine partout en elle. Nelly se sentait réchauffée et ce n’était pas seulement par le soleil.

Du coup, ainsi ragaillardie, elle prit le temps pour se lever et projeta de quitter sa chambre. L’infirmière qui lui avait apporté ses affaires lui avait dit que l’un des “nouveaux” membres de l’équipe était encore là, une femme qui avait été sérieusement blessé. Au début, Nelly songeait à Jane, se voyant déjà lui refaire un petit coeur en guimauve sur la couverture. Mais le terme “nouveau” lui avait mis la puce à l’oreille.

Petit problème qu’elle n’avait pas envisagé : le garde de faction devant la porte. Nelly arma son plus beau sourire et s’approcha en boitant, venant directement à sa rencontre.
« Salut toi !!! Tu peux me laisser passer ? Je voudrai parler à mon équipier d’infortune. On s’est fait dégommé tous les deux au même endroit ! »
Elle désigna son état lamentable de sa main.
« Salut, normalement y a pas de visites autres que les officiels et son frangin. »
« Oh allez...moi je suis la frangine ! Ou...je ressemble étonnamment au frangin ? Tu sais, dans l’ombre, ça peut porter à confusion hein ? »
« Oui et moi je ressemble à Hilary Clinton. », répliqua le garde en souriant.
« Nan, j’aurai dis Brad Pitt plutôt mais si tu préfères être femme...je vais pas critiquer... »
« Brad Pitt, rien que ça… La flatterie ça ne marche pas hein. »
Nelly soupira.
« Regarde-moi. Le pôle-dance c’est loupé, je peux que boiter mon loulou. Et puis, de toute façon, c’est un mensonge. Je me montre pas, seulement à mon n’amoureux. La gourmandise alors ??? »
« De toute façon, je n’allais pas te demander de faire du pole dance… Où est-ce que tu vas chercher tout ça... », soupira-t-il en se grattant la tête. « Enfin bref. La gourmandise ça me parle plus. C’est ça que tu apportes à la pégasienne ? »
« Ben dans les films, bien sûr !!! Les hombres soldats, ils veulent toujours que les nanas dansent. Y’a pas, ils ont toujours le cerveau en bas, entre les jambes ! » Fit Nelly sûr d’elle.
Mais dès qu’il lui parla de la gourmandise, en lui apprenant au passage que c’était la Pégasienne, donc Teshara, elle leva un doigt comme si elle venait de découvrir la faiblesse du garde.
« Ourson au chocolat !!!! Si tu me laisses pas passer, je les mange tous sous ton nez ! Et si tu me laisses passer, je te laisse piocher dedans... »
« Hum… Dans les films, il arrive toujours des emmerdes quand le gentil laisse passer sans poser de question. Tu vois ? » Il chercha des yeux les fameux oursons. « Sinon, tu me les donnes, et je le lui transmets. Je peux même reprendre ton accent si tu veux. », fit-il avec un sourire, en essayant de l’imiter sur la fin de sa phrase.
Nelly lui fit un grand sourire et sortit la pochette déjà ouverte. Elle en plaça un dans sa bouche qu’elle dégusta.
« Hmm...ça en fait déjà un de moins ! Dans les films, c’est mal vu de perdre un otage dès le début ! »
« Si tu les manges tous, tu ne pourras pas les donner. », fit observer le jeune homme, qui voyait dans cette rencontre une distraction bienvenue à sa garde chiante et rébarbative devant une porte.
« Mais...de toute...façon...tu me laisses pas....passer... » Répondit-elle la bouche pleine en cumulant les oursons. « Sinon, j’ai un bon contact. Il te livrera ce que tu veux. Bonbons ou chocolat ? »
« Bon, allez, un ourson et tu passes… Mais tu laisses la porte entrouverte, que je vois s’il y a un problème. On ne sait pas à quoi s’en tenir. », fit-il en tendant la main, paume ouverte vers le ciel.
Nelly fit un signe victorieux et lui offrit une double dose. Elle était surexcitée et rebondit sur la consigne du garde.
« Comme ça, si elle veut m’étouffer avec son oreiller parce qu’elle aime pas les oursons, toi, tu voleras à mon secours ??? »
« Par exemple. », fit le garde en machouillant déjà un ourson. Il se décala pour la laisser passer.
« Vilain ! C’est pour sauver mes oursons. Pas la fille. Même pas juste ! » Plaisanta Nelly en claudiquant jusqu’à la porte en trainant sa perche de perfusion avec elle. L’homme ricana en secouant la tête. Marrante cette dingotte.

Ainsi, quand elle passa la porte, elle progressa en la laissant entrouverte. Elle évolua doucement jusqu’au lit du patient et découvrit le visage de Teshara. Elle ne la connaissait pas vraiment, n’avait pour seul repère que son côté bien provocatrice du genre “coucou, tu veux voir mes seins ?” quand elle parlait à Sheppard. Et aussi le côté “Je t’insulte gratos parce que j’aime ça !”.
Enfin bon, autant l’avouer, elle faisait vraiment pétasse au premier abord. Mais Nelly était certaine que ça cachait autre chose. Que sa personnalité ne pouvait pas être résolument chaotique et néfaste à ce point. Sinon elle ne serait tout simplement pas arrivée jusqu’à cette salle de soin…

Nelly sortit donc son sachet de guimauve, le bruit du plastique faisant un bruit effarant, et elle le déposa à côté de la jumelle pour ensuite débuter le dessin d’un coeur. Avec sa seule main disponible et en se tenant sur une jambe, c’était un exercice plutôt particulier. Allait-elle se réveiller ?



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Teshara dormait beaucoup. C’était, d’une part, le comportement à adopter pour guérir selon elle, puisque le corps le demandait, et d’autre part, une façon de ne pas sentir la douleur. Elle refusait qu’on la sédate de trop, de peur qu’on ne l’endorme pour lui faire des choses. Elle n’avait déjà pas bien vécu son opération, mais elle n’avait pas eu son mot à dire puisqu’elle était à la limite de la conscience. Peut-être qu’elle avait tenté de dire : « ne m’endormez pas, ne m’endormez pas », mais on ne l’avait pas écouté. De toute façon, si les rôles avaient été inversé, elle aurait fait le contraire de ce qu’aurait demandé le patient, rien que pour être chiante, donc elle ne pouvait pas vraiment râler. En tout cas, elle avait une vision diamétralement opposée de ce qu’était la médecine. Les Atlantes, car elle se savait désormais sur Atlantis, ne pratiquaient pas la même façon de soigner qu’elle. Radicalement différent serait même exact. On prenait soin d’elle, on la lavait, on refaisait régulièrement ses pansements, il y avait un suivi du tonnerre de sa guérison. Rien n’était laissé à la nature, si ce n’était la cicatrisation, largement aidée par des baumes.

N’empêche, cette douleur était terrible. Elle savait que son ventre avait été bien amoché, mais le pire, c’était sa hanche. Les deux pointes du Morphéa étaient passées au travers de son corps. Par miracle, elle n’était pas morte. Au début, elle pensait que les atlantes étaient des génies de la médecine, mais on lui avait expliqué que dans son malheur, elle avait eu la chance de n’avoir aucun organe vital de touché par le passage de la liane. N’ayant jamais attrapé ce genre de créature, et ce n’était pas faute d’avoir essayé, Teshara ne se doutait pas une seconde qu’elle puisse avoir ce genre de défenses. D’un côté, pour un animal capable de muter aussi rapidement pour se changer, il ne devait pas être trop difficile de s’adjoindre des modifications supplémentaires de ce genre. Et hop, le poing en forme de marteau dans ta gueule ! Et le coup de pied couteau ! C’était tout à fait plausible.

Son esprit avait tourné en boucle dans les phases de lucidité, et d’autant plus quand on lui prodiguait des soins. Elle ne ratait rien de leur façon de faire, d’utiliser tel ou tel produit, et elle était souvent source de questions. Et fort heureusement, parce que dans le cas contraire, elle aurait été odieuse avec le personnel médical, comme elle savait si bien le faire. Déjà, elle allait mieux, elle reprenait du poil de la bête, mais les démangeaisons et la cicatrisation des zones touchées lui arrachaient des cris de temps en temps, et l’irritaient fortement, si bien qu’elle était capable d’envoyer chier tout le monde. Les visites de son frère lui était d’un bénéfice total, et elle rêvait de se remettre totalement pour confirmer son unicité avec lui. Elle en avait besoin, elle se sentait déphasée, dépassée, dans un environnement étranger, aux soins et à la merci d’étrangers, et elle était obligée, ou presque, de se laisser faire. C’était beaucoup pour une femme aussi indépendante et survivaliste qu’elle. Elle devait prendre soin de Naalem, elle devait prendre soin d’elle, et aux chiottes le reste du monde.

Le bruit attira son attention. Ses yeux s’agitèrent sous ses paupières closes. Elle sentait, dans son sommeil, que quelque chose n’allait pas. Ce bruit, ce froissement de plastique, ce n’était pas normal. Peu à peu, elle revenait à la conscience. On était en train de lui toucher le ventre. Mais où était-elle ? Elle avait écrasé encore une fois, et elle était désorientée. Soudainement, elle ouvrit les paupières, attrapa la couverture, et tira d’un coup sec en basculant du côté où elle s’ouvrait, à l’exact opposé de Nelly. La jumelle tomba de son lit en embarquant tout : perche à perfusion, l’électrocardiogramme, le monitoring, les guimauves déjà sur son ventre, et elle fit voler le chariot roulant avec tout le nécessaire, dans un fracas de diable. Elle portait encore cette blouse qui ne cachait pas grand-chose, mais comme elle était tombée de l’autre côté du lit, Nelly ne la voyait pas vraiment. La blonde émergea, en passant sa tête et avisa l’hispanique :
« Putain, la naine ! ». Elle poussa un profond soupir.
« Oh ?! Qu’est-ce qui se passe ??. », fit la tête du garde par la porte.
« Je me suis cassée la gueule du lit, ça ne se voit pas ! », fit la jumelle de mauvaise humeur.




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Nelly avait été surprise par une réaction aussi brutale.
Elle avait encore sa main en suspension au-dessus du lit, le dernier ourson entre les doigts, lorsque Tesh avait fait son vol de l’ange soudain avec un énorme fracas. Elle était inquiète en se disant qu’elle s’était forcément cassée quelque chose ou qu’elle s’était ouvert les points. Car son ventre semblait porter plusieurs bandages. Mais visiblement, seule sa bonne humeur semblait s’être brisée.

« Ca va, mon gardien tout gentil. Les oursons ont survécu ! » Fit-elle joyeusement à l’intention du garde en faisant le tour du lit. Elle boita doucement jusqu’à Teshara, posant un regard interrogatif sur sa personne et constata le chantier : « Faut pas avoir peur de mi, je vais pas te manger...tu peux te relever ? »
Pour ce qui est de l’insulte, qu’elle releva sans aucun mal, elle se décida à le remettre à plus tard.

« Je n’ai pas eu peur. », répliqua la jumelle du tac au tac, bien que ce n’était pas un visage qu’elle voulait voir dans l’immédiat. « C’est bon, tu peux t’en aller. », fit-elle à l’adresse du garde, qui haussa des épaules et appuya la porte sans la fermer. La jeune femme se redressa pleinement. « Si tu ne me prouves pas que tu es toi, je prends cette perche à perfusion et je te tue avec... », gronda-t-elle en s’agrippant à la fameuse perche en question. D’ailleurs, l’ensemble des perfs avaient sauté dans la chute. Elle n’avait pas besoin du garde pour se défendre, et c’était pour cela qu’elle l’avait congédié, mais la dernière fois qu’elle avait vu la naine d’aussi près, sa tronche s’était fendue en deux avant de prendre l’apparence de Jacobs. Alors, ce réveil brutal n’avait fait qu’exacerber sa paranoïa latente. Il pouvait y avoir un côté hilarant à la voir en blouse d’infirmerie avec son ustensile dans la main droite, qui lui servait tant de soutient que d’arme, mais son visage profondément sérieux coupait court à toute envie de rigoler, sous peine de prendre un coup de trique bien placé.

Les propos de Teshara étaient complètement étrangers à l’hispanique. Elle n’avait pas été mise au courant de l’existence du Morphéa et elle ignorait qu’il avait prit son apparence. Elle ne se souvenait que de deux monstres qui s’étaient battus pour l’avoir et dont l’un avait fini par se casser une dent dans son épaule.
« Heu...comment on prouve quand on se connait pas ? » Elle fit mine de réfléchir avant de claquer les doigts sous une idée qui lui venait. « Je sais ! Ton frère, il est mignon…? »

« Pourquoi tu me parles de mon frère ? », demanda la jumelle méfiante.

« Ben… » fit Nelly en se demandant si elle n’allait pas attirer davantage sa colère. « Parce que je l’ai pris en photo quand il était dans l’herbe. On aurait dit photo de charme mais tout habillé tu vois ? C’est cool, je pourrai le donner aux autres filles. C’est quand même plus classe que toi, par terre, avec el colonel gentil qui te faisait un massage des seins. »

Ce souvenir se tenait. Mais le Morphea avait des souvenirs lui aussi, donc ça ne prouvait rien. Teshara ne savait pas trop quoi penser. Etait-elle vraiment en sécurité ici ? Dans cet environnement qu’elle ne maîtrisait pas… Elle avait une idée.
« Oui, mon frère est plus classe que la lavette ou la coincée. Qu’est-ce qu’ils sont cons et moches. De vraies loques. Je ne sais pas pourquoi ils sont ici sérieusement. Ils servent à rien... » Après tout, elle avait bien compris qu’elle avait morflé parce qu’elle était odieuse avec eux. Si la naine sortait de ses gonds, et se mettait à baver et tirer des lianes dans tous les sens, elle aurait sa foutue réponse !
Nelly fronça les sourcils, quelque peu blessée par les propos.
« Tu devrais pas dire ça... » fit-elle d’un air peiné en s’installant sur le bord lit, le dernier ourson toujours en main. « Tu vois, toi aussi tu es laide. Tu es vulgaire, méchante, là tu sers à rien : boulet. Tu prouves juste que tu vends ton corps pour rien, prostitution on appelle ça : c’est pas beau. Et si tu continues comme ça, il y a personne qui voudra de toi à part ton vice et tu seras toute seule. Parce que ton frère lui, il est moins con, et il se trouvera quelqu’un en te laissant derrière... »
Nelly la regarda et se mit à sourire.
« Pas gentil tout ça…tu peux retirer les saletés que tu as dis ? Je ferais pareil. »

Pas de réactions violentes, juste de la peine, et une façon revancharde de lui répondre, qui sonnait fausse en plus. Teshara était rassurée sans vraiment l’être. Elle n’avait pas survécu dans cette galaxie, en passant par toutes les épreuves qu’elle avait subi, sans une dose de méfiance et de paranoïa. L’absence de peur n’empêchait pas le soupçon, et elle devait reconnaître que quand même, cela lui faisait quelque chose dans le ventre que de voir Nelly ici. Elle redoutait le moment où elle verrait son crâne se fendre en deux pour exposer toute sa vraie nature bien dégueulasse.
« Je verrai bien. Je m’en fou que tu penses cela de moi, ça ne m’empêchera pas de dormir. Et tu te trompes sur mon frère, ça se voit que tu es toute seule, sans famille, ou du moins sans jumeau, et que tu ne connais pas les liens du sang. » Elle repoussa ses cheveux derrières ses oreilles. Ses deux bras étaient en sang, à cause des perfusions arrachées, mais elle ne semblait pas s’en préoccuper plus que de mesure. Et pourtant, cela lui faisait mal, mais elle ne voulait pas montrer une quelconque faiblesse devant la naine. Néanmoins, elle approcha le chariot médicalisé.

Elle remonta alors sur le lit, croisant ses longues jambes dénudées en tailleur pour faire face à Nelly. Finalement, un peu de visite ne ferait pas de mal. Elle se pencha vers ledit chariot, et avec la sûreté de celle qui connaît, elle ouvrit un tiroir pour prendre des compresses qu’elle déballa tranquillement en regardant l’hispanique.

« Pourquoi est-ce que tu me touchais alors que je dormais ? », demanda-t-elle de but en blanc, avant de pousser un grognement douloureux. La position ne lui allait pas, ça tirait trop sur sa hanche perforée. Elle ferma les yeux quelques secondes en libérant la jambe reliée à la partie meurtrie de son anatomie, pour l’étendre finalement dans le lit, gardant l’autre repliée pour ne pas l’approcher du cul de Nelly. On ne sait jamais encore. Constatant que cela dévoilait un peu trop son pubis avec cette blouse horrible, elle remonta la couverture sur ses membres inférieurs avant de reprendre son travail de soin sur ses avants bras. La perche à perfusion était toujours proche du lit, et il ne lui faudrait pas deux secondes pour l’attraper et frapper au besoin. Mais, elle allait surtout servir à sa prime fonction, car elle comptait bien se remettre les poches de chips liquides qu’on lui avait mise.


Pan ! Dans les dents Nelly !
Il fallait reconnaître qu’elle avait du répondant cette blonde, surtout sur le côté grincheuse et mauvaise. Mais généralement, ça cachait autre chose qu’on ne tenait pas à voir exposer en public. Une cicatrice encore douloureuse ? Un besoin affectif qui se voulait combler ?

L'hispanique en savait quelque chose pour être elle-même dans ce cas. Si ce qu’avait Teshara aurait pu la blesser et l’atteindre en plein coeur, sur le moment, ça ne lui faisait que rappeler qu’elle avait Pedge pour famille. C’est ce qui lui fit sourire alors qu’elle libérait le lit pour aller s’installer sur le fauteuil à côté, laissant le champ libre à Teshara. La jeune femme la regarda s’installer, ne s’intéressant absolument pas aux détails qui pourraient tomber sous sa vue, jouant avec l’ourson entre ses doigts.

Nelly l’observa se soigner, s’inquiétant intérieurement qu’elle lui ai demandé de prouver “qu’elle était la vraie” mais se décida de lui poser la question pour plus tard. Sur cette mission, elle avait été séparé des autres beaucoup trop rapidement et elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion d’en parler. Elle ne savait même pas comment Pedge s’était retrouvée dans un caisson de clone en fait.

Lorsque Teshara posa enfin sa fameuse question, Nelly répondit précipitamment, comme si elle avait longuement attendu ce moment.
« Pour te faire un coeur bien sûr !!! » Elle fit le signe de ses deux mains avec une expression chaleureuse et aimante. « C’est l’inverse de ton esprit : c’est quelque chose de gentil. Je suis venue pour t’offrir ça, te dire que je compatissais vu que tu avais été blessé. Et en plus... »
Elle lui montra la dernière guimauve survivante.
« Ca se mange. Tous les enfants se l’arrachent et c’est rien que pour toi... » Conclu Nelly en le lançant en direction des mains de Teshara.
« C’est du chocolat et de la guimauve, ça fait craquer tout le monde. »
Joyeuse comme tout, la petite espagnole l’invitait du regard à tester le goût de l’ourson. C’était véritablement dommage qu’elle ai envoyé le reste par terre dans sa réaction surprise.


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Pour lui faire un coeur ? Elle était sérieuse ? Pourquoi est-ce qu’elle voulait lui faire un coeur ? La réponse vint dans le développement qui suivit. En gros, elle venait lui donner quelque chose pour exprimer un sentiment de compassion à l’idée qu’elle soit blessée. Ce n’était pas du tout dans les codes de la jumelle qui ne faisait pas ce genre de chose, elle. Bien entendu, elle arrivait à conceptualiser l’idée, mais elle n’en ressentait pas le besoin. Du coup, l’envie de recevoir ce genre d’attention n’était pas vraiment là, de même que le sentiment naturel de gratitude qui pourrait en découler. De gratitude ou de sympathie pour une personne qui exprime, finalement, la sienne. Le fait que cela se mange était quand même un point intéressant. Elle connaissait le chocolat, mais la guimauve, ça ne lui disait trop rien. Le nom en lui même lui faisait penser à “Gmauve”, qui veut dire crotte de nez en Génii, de façon argotique et familière. Du coup, cela manqua de la faire rire, et l’éloigna de l’envie de goûter. Quoique cela semblait appétissant, et si les enfants se l’arrachaient, c’était qu’il y avait une raison. Après, les enfants mangent leur crotte de nez… Elle réceptionna le nounours.

La jumelle le porta devant ses yeux, mais la première chose qu’elle fit vraiment, fut de le renifler. Il fallait toujours se fier à son flair. Pas de doute, ça sentait rudement bon, et elle avait envie de goûter maintenant. Du coup, elle croqua la tête de l’ourson et la saveur du chocolat mêlait à la guimauve fit son petit effet. Elle termina d’avaler le reste du corps de l’ourson en poussant un petit “hum” d’appréciation.

« Hum, ça n’a vraiment rien à voir avec les crottes de nez. », fit la jumelle, concentrée sur le goût. Teshara était une fille gourmande, même si cela ne se voyait pas vraiment sur sa ligne. En même temps, elle courrait beaucoup ici et là. Ça entretenait.


Nelly éclata de rire.
« Pas du tout ! C’est dur à s’en procurer en plus, tu as mis le reste de ton coeur par terre, tu te rends compte ? »
D’un autre côté, elle aurait pu lui faire cette farce en injectant des épices ou du piment dans la sucrerie. Mais elle se mettait l’idée de coté.
« Tu vois qu’il y a de belles choses à connaître ! Pourquoi tu voulais me tuer au fait ? »
« Et alors ? Tu as vu comment tout est propre ici ? C’est limite de l’assassinat par procuration. Le jour où une bactérie va vous tomber dessus, vous allez tous crever. », fit Teshara en allongeant enfin sa seconde jambe dans le lit et en basculant légèrement sur le côté pour se pencher et attraper quelques guimauves sur le sol. Elle en avala une sans sourciller. Tout en mastiquant, elle répondit à la seconde question de Nelly :
« Parce que tu as voulu me tuer avant. Enfin... » Elle fit un signe de la main comme pour chasser ce qu’elle venait de dire : « Pas toi, mais l’autre. » De toute évidence, elle ne comptait pas être plus explicite.
« Hein ? L’autre ? » Demanda Nelly, soudainement intriguée. « Tu m’expliques ? »
Teshara poussa un soupir profond. Elle n’était donc au courant de rien ? Marrant quand même. « L’autre toi oui. Un Morphéa, tu connais ? Il était bien dégueulasse celui-là. Bref, il avait ton apparence, et alors qu’on pensait tous être avec toi, il s’est révélé. Et malheureusement, il avait une liane contre moi. », fit la jumelle sans vraiment mettre d’émotion dans tout ça, faisant même preuve d’un certain détachement. L’horreur de la chose était passée, et maintenant, elle reprenait le dessus, en faisant presque de l’humour banal.
« Je parie que tu l’as insulté et qu’il a pas aimé... » balança Nelly avec un sourire. « C’est pour ça que tu m’appelles “la naine” alors ? Je comprends mieux ! »
Intérieurement, l’hispanique ne prenait pas encore vraiment conscience de ce que ça impliquait. Quelqu’un avait volé son identité et s’était mélé à l’équipe quand elle était en train d’échapper, de son côté, à un autre monstre qui voulait la tuer ? Du coup, Condom et Jaccobs réagiraient comment s’ils la voyait arriver ?
« Pourquoi tu insultes gratuitement comme ça ? Tu en tires du plaisir ? » demanda-t-elle sérieusement.

Elle pariait bien, mais elle le faisait avec tout le monde, donc c’était un pari gagné d’avance. « Ce n’est pas gratuit. », soupira Teshara en tournant son regard vers elle. « Quelque part, si je te donne un surnom, c’est que tu existes pour moi. Si je ne t’en donne pas un, alors tu n’es rien. C’est juste plus facile d’appuyer sur un défaut, sur un trait caricatural, que ce soit psychologique, ou physique. » Elle fit un sourire à Nelly et ajouta : « Toi tu es petite, la naine te va bien. », conclut-elle.
« Ca change pas que c’est méchant comme qualificatif. Moi, par exemple, j’aimerai bien t’appeler Blonde-neige plutôt que Connasse. » Nelly haussa les épaules. « Franchement, je préfère le premier, ça sonne mieux. Et c’est plus joli aussi tu trouves pas ? »
« C’est toi qui choisi. Si tu te rappelles plus de moi en m’appelant Connasse, je te conseil de le garder. », observa la jumelle sans sourciller. « Tu vis dans un monde de méchant, beau surnom ou pas. ».
La petite hispanique secoua négativement la tête, faisant un « Hm-Hm » négatif comme une enfant avant de préciser :
« Je suis désolé si ta vie est merdique mais tu vois, ici, c’est un monde de gentil. On se rend tous service, on est tous là les uns pour les autres et on s’insulte pas. On s’appelle par des surnoms sympa. En plus, les mecs sont tous bien gaulés si tu voyais... »
Elle fît la forme d’une armoire à glace avec ses mains.
« Peut-être que tu refuses de croire que le monde des gentils existe mais tu viens de mettre les pieds dedans. Tu vas te sentir vachement étrangère avec tes sobriquets du coup... »
« J’ai l’habitude de m’intégrer dans un environnement, je ne m’en fais pas. Et je te trouve bien ingrate pour le coup... », fit observer Teshara en croisant les bras, sans rebondir sur les mecs bien gaulés. Elle ne crachait pas sur un homme bien musclé, mais ce n’était pas là l’essentiel de son attrait pour la gente masculine.
« Pourquoi je suis ingrate ? » Demanda Nelly en chantonnant comme une gamine. Elle avait voulu battre des jambes pour en donner l’image mais déchanta dès qu’elle sentit la pression des points sur sa peau. Elle s’arrêta illico.
« Est-ce que j’ai laissé tomber la lavette quand elle était prise par une créature ? Non, je lui ai sauvé la vie. Et pourtant, je l’appelle la lavette. Alors je sais rendre service même si je suis méchante. ». D’ailleurs, c’était à ce moment là que la fausse Nelly lui avait tiré dessus. Un avertissement, qu’elle aurait dû entendre. Au lieu de ronger son frein pour faire la belle auprès de la légende et parier sur une entrée possible sur la cité, elle aurait dû, comme son envie de malade mentale le lui intimait, lui sauter dessus et la tuer, ou essayer de la tuer, et au moins, la créature aurait dû se révéler plus tôt. « Je t’aurai soigné aussi si le besoin s’en serait fait sentir. », ajouta-t-elle pour donner du poids à son propos. « Du coup, je vais t’appeler la naine ingrate. Voilà. » C’était purement de la gaminerie là, et le ton de la jumelle le laissait penser assez facilement.
« Ok !!! SUPER CONNASSE !!! » Fit Nelly au quart de tour avec un sourire ravissant. « Après tout, je vais pas te forcer hein ! Moi aussi, si j’avais été là, je t’aurai protégé et tout. Mais je l’aurai pris mal. »
Décidément, Nelly en apprenait des choses. Il fallait qu’elle questionne le colonel dès qu’elle le verrait. Condom avait été touché par une créature ? Est-ce qu’il avait failli mourir aussi ?
« Sinon tu réponds à ma question ? Pourquoi tu préfères être méchante que gentille ? »
Teshara s’amusa de la réplique du tac au tac de la jeune femme. Et là voilà qui revenait sur la notion de gentillesse ou de méchanceté. Pourquoi se borner qu’à ça ? « Pourquoi tu préfères être gentille que méchante ? », répondit-elle derechef en arquant les sourcils de façon interrogative.
« Parce que j’aime les gens bien sûr ! » Fît soudainement Nelly. Elle la pointa du doigt. « Tu vois, toi, tu es SUPER CONNASSE et j’aime pas que tu insultes mes amis. Ca me donne même envie de dire que tu mérites le mal que le méchant t’a fait….oui, lui c’est un vrai méchant...mais bon, dans le fond, je t’aime quand même...mais ce serait tellement génial si tu étais une gentille ! »
L’hispanique eut un regard brillant.
« On pourra jouer des farces ensemble, mater les garçons et discuter de celui qu’on préfère, et tout plein d’autres choses...je te brosserai les cheveux et tout... »
« Ola ola ola... », tempéra Teshara en faisant aller ses mains comme pour lui dire, de façon non verbale “ tout doux tout doux “. « Qui te dis que j’ai envie de faire tout ça ? Tu n’as pas des amis pour faire ça ? Et je ne suis pas une gentille, ou même une méchante, je suis moi d’accord ? Si tu te bornes à deux visions des choses, tu es borgne la naine. »



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Chronologie 23 mars 2018

Un large sourire avait ponctué le “Ola Ola” de la blonde. C’était drôle de la voir sentir la menace de la “girly attitude” poindre sur elle et, pour un peu, Nelly aurait lentement approché en fredonnant l’air des Dents de la Mer.

« Tu sais pas ce que tu loupes ! Mais t’en fait pas, quand tu verras mon super peigne, tu pourras pas résister ! Tu sais dire “je t’aime” ? »
L’hispanique la regarda comme si elle était devenue une curiosité, entrant de plein pied dans son propre délire.
« Je….jeeeeee….jeeeeee t’ai….je t’ai…..meuuuuuuuuuh….jeeee ? »

Teshara était certaine de résister. Elle sentait que la discussion avait basculé dans le délire pur et dur et elle n’avait pas spécialement envie de suivre, même si elle pouvait répliquer comme une gamine à des moments. Après, c’était une attitude très limitée chez elle. « Ça va, tu t’amuses ? », finit-elle par demander, sans répondre à la question.
« Oh, allez…. » fit Nelly suppliante. « Tu sais que la première étape chez les “méchants anonymes”...c’est un groupe d’aide psychologique pour les supers-vilains...c’est de dire “Je t’aime” ?!? » Elle hocha la tête, bien décidé à obtenir ces mots de la blonde. « C’est le plus dur la première fois. Après tu vois la vie du bon côté. Regarde, moi j’y arrive très bien. Je m'entraîne tous les jours : je t’aimeuh-t’aimeuh-t’aimeuh-t’aimeuh-t’aimeuh-t’aimeuh-t’aimeuh-t’aimeuuuuuuuh »
Elle ne s’arrêta qu’à court de souffle.

Teshara la regardait fixement. Elle était aussi barrée qu’elle, mais plus dans le registre petit enfant. « Je vois déjà la vie du bon côté, pourquoi est-ce que dire “je t’aime” me ferait la voir autrement ? C’est quelque chose que tu dois garder précieusement, pas à balancer tout le temps... », fit-elle observer. A dire vrai, à part à son frère, elle ne l’avait jamais dit à personne.
Nelly se leva pour se placer au bord du lit, boitillant difficilement à cause du fait qu’elle était resté immobile. Elle approcha une main du visage de Teshara.
« Ca fait du bien quand on le dit à quelqu’un et qu’on l’entends. Regarde, suis sur mes lèvres. JE….T’AI...MEUUUUUH. »
« Tu parles comme une yamel ! », balança la jumelle sans se rendre compte que c’était du Génii tant c’était venu tout seul sous le coup de l’agacement.
« YAMELLLEUUUEUUUUUH. »
Elle avait le sourire jusqu’aux oreilles.
« JE….T’AI...MEUUUUUH. C’est presque pareil, tu vois ? »
« Nan... », bougonna la jumelle qui commençait à avoir des envies de meurtres. « Je ne t’écoute plus. », ajouta-t-elle en prenant sa couverture et en la tirant sur sa tête pour se cacher.
« Je t’aimeuh ? » Répéta beaucoup moins fort la petite espagnole en recherchant une faille dans l’oreiller pour pouvoir atteindre son oreille. Elle avisa son aisselle désormais ouverte et une soudaine envie la prit.
Non...non...elle allait mal réagir. Elle allait gueuler ou tomber de son lit encore. Mais ça donnait tellement envie...ça l’appelait...et oh, tant pis !!!! Nelly y glissa ses ongles pour la chatouiller tout en s’exclamant gaiement :
« Super connasse ! Je t’aimeuuuuuuh ! »

« Mais arrête ! », fit Teshara en lui balançant un coup de coussin tout en se tortillant sur place brusquement. Elle couina un peu en sentant que ça travaillait ses points au niveau des jointures de son ventre.
Il n’en fallait pas plus pour faire démarrer Nelly au quart de tour. Ayant compris que ses chatouilles pouvait faire céder les points de la blonde, vu comment elle gémissait, l’hispanique fit doucement le tour du lit pour s’armer du deuxième oreiller et impacta le visage de Tesh sans trop de violence en rigolant.
« Tu faisais des bagarres de polochon quand tu étais gosse ? Je t’aimeuhhhhh à l’attaaaaaaaaaaque !!!! »
Et bim ! Un coup sur le sommet du crâne. Nelly veillait néanmoins à éviter de se prendre dans les différents câbles.

Teshara ne répondit rien. Elle prit les deux coups d’oreillers, et il n’en fallait pas plus pour qu’elle veuille faire mal avec le sien. Du coup, quand elle arma son geste, elle frappa assez fort vers Nelly en visant son ventre puisqu’elle était debout. Une fois, puis deux fois, et au troisième coup, l’oreiller embarqua la perche à perfusion en la faisant voler une nouvelle fois dans les appareils de mesure.

Nelly fit soudainement stop de la main, se reculant en étant à moitié courbée. La chute de la perche lui semblait bien peu importante contrairement à la sensation de déchirure qu’elle avait brutalement ressenti sous les chocs. Elle plaqua une main contre son ventre et releva le t-shirt, pensant y trouver du sang. Mais rien. Ce n’était que le signal d’alarme de son corps. La jeune femme serra ses deux mains contre l’endroit douloureux et elle repartit vers son siège tout en murmurant :
« Ah oui. En fait, tu es vraiment méchante. Même jouer, tu sais pas faire... »

« Non, c’est toi qui ne sait pas t’arrêter. » Bon d’habitude, c’était plutôt elle, et c’était bien parce qu’elle était allongée dans le lit, souffrante, et que la perche avait fait diversion, qu’elle n’avait pas remis un coup au moment même où Nelly avait remonté son t-shirt en reculant. Juste pour enfoncer le clou. « Alors je dois te le faire comprendre comme je peux. »
« T’es vraiment une super-connasse. Quand tu dormiras, je te couperai tes cheveux...tu verras si tu comprends pas que c’était du jeu... » Maugréa-t-elle en retournant au niveau du siège. « Tu m’as fait mal alors que tu aurais simplement pu dire deux mots sympa...t’es nulle. »

« Je te préviens, si tu touches à mes cheveux dans mon sommeil, je saurai que c’est toi, et tu le payeras très cher. », fit la jumelle menaçante. On ne la touchait pas pendant qu’elle dormait. Ce n’était pas qu’elle tenait plus particulièrement à ses cheveux que ça, même si elle les adorait, mais la notion même de menace avait du mal à passer, elle qui était le plus souvent à l’origine de ce genre de chose. « Tu ne m’aurais pas gonflé avec ton “je t’aime” que je ne t’aurai pas fait mal. C’est donc purement de ta faute. »
« Gna-gna-gna ! T’es plus gamine que moi d’abord ! Je vais te tondre la tête parce que tu sais pas jouer : VOILA ! Et tu me sentiras même pas venir !!! » Maugréa Nelly en la voyant monter sur ses grands chevaux. « Je te laisserai juste assez de cheveux pour qu’on voit marqué “je t’aimeuhhh” sur ton crâne, na ! »
« Tu as intérêt à évacuer tous les cheveux de la chambre, parce que sinon je t'étoufferai avec ! », fit Teshara en lui balançant une guimauve qu’elle avait posé sur la desserte proche du lit.
Nelly rattrapa la guimauve après plusieurs essais, gémissant sous la tension de ses points, avant de pouvoir enfin la récupérer et la renvoyer au visage de l’expéditrice.
« Je courrai toujours plus vite que toi : MÉGA-CONNASSE-TONDUE !!! »
Teshara la dévia avec son avant bras, la sentant rebondir sur le haut de son crâne. Elle allait répliquer quelque chose de bien senti quand une tête passa par la porte entrouverte et gueula : « SILENCE LA DEDANS, ON ENTEND QUE VOUS !!. ».
Nelly pointa Teshara du doigt tout en s’écriant :
« Mais c’est elle qu’a commencé !!! »
« Garde ! Elle me menace ! »
« Putain sérieux, je ne suis pas là pour faire le maître d’école. », fit l’homme en entrant.
« Han la garce ! Tu m’as menacé en premier ! Et en plus tu as jeté les guimauve par terre et...et..tu m’as frappé !!!! Au ventre ! Tu m’as cogné ! » Fit Nelly avec un ton qui n’avait rien de sérieux. Elle s’approcha du garde après avoir quitté son siège. « En fait, elle aime bien quand ça gueule, elle s’ennuie moins...tu sais dire “Je t’aimeuh” toi ? »
Le garde en question regardait tour à tour les deux femmes, se demandant bien si elles se payaient sa tête dans cette dispute. La question de Nelly le lui fit comprendre.
« Vous me faites quoi là ? Un plan lesbien, une connerie comme ça ?. », demanda-t-il, associant gueuler, et je t’aime. En gros, il se pensait en pleine dispute de couple.
« Elle arrête pas avec son putain de “je t’aime” depuis toute à l’heure ! Tu vas voir, dans deux minutes, tu auras envie de la frapper toi aussi ! », enchérit Teshara.
« Nan, lui il est gentil. Il est pas comme toi. Par contre... » Elle se pencha à son oreille pour murmurer : « C’est elle qui est lesbienne, pas moi Mais ça change rien, tu as toutes tes chances tu sais ? En plus, t’es brad pitt ! »

Teshara secoua la tête en poussant un petit “hum” frustré. Elle recommençait avec ses histoires de gentils et pas gentils. Elle croisa les bras sur son lit et regarda obstinément un coin dans la pièce, comme si elle faisait la gueule.
Le garde murmura :
« J’suis Brad Pitt et j’ai mes chances avec une lesbienne ? Je comprends rien, et je veux pas d’emmerdes. C’est moi qui monte la garde, et ça va me retomber dessus. » Il reprit plus fort pour les deux jeunes femmes : « Alors soit vous baissez d’un ton, soit vous sortez ! »
« Hey ! » fit joyeusement Nelly, comme s’il venait de lui faire une fleur. Elle se tourna vers Teshara pour s’écrier : « T’as vu on peut sortir !!!! Je t’emmène en balade ?!? J’suis sûr que tu connais pas la chantilly ! »


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Chronologie 23 mars 2018

Teshara continuait de regarder fixement un coin de la chambre, comme si elle ne voyait plus les deux protagonistes au niveau de la porte. Elle ne savait pas quoi faire. Sortir ? Elle pouvait, puisqu’elle l’avait déjà fait avec son frère. Ses balades étaient toujours limitées, dans le sens où elle se fatiguait assez vite.
« Je préfère que vous alliez faire un tour oui, si c’est pour gueuler comme ça. Puis ça me dégourdira les jambes. », ajouta-t-il, puisque de toute façon, il avait ses instructions : ne pas lâcher d’une semelle la pégasienne, niveau de menace entre moyen et important.
« Bon, ok. Marcher me fera du bien. », finit par dire la jeune femme.
Nelly fit soudainement un “yes” du bras, se sentant victorieuse et heureuse de pouvoir aller se balader.
Teshara extirpa ses longues jambes de la couverture, et poussa sur ses abdos pour sortir du lit. Elle fit la grimace, mais elle se retrouva sur ses pieds nus sur le sol de sa chambre. Son équilibre d’abord précaire prit de l’assurance, et elle fit le tour de son lit, non sans trainer sa perche à perfusion sur roulette. Heureusement, le précédent coup de coussin n’avait pas arraché les perfs qu’elle s’était remise.
Néanmoins, elle ne pouvait pas sortir comme ça, avec le cul à l’air. Dans la salle de bain, il y avait un uniforme que la cité lui proposait gracieusement. Elle passa devant Nelly et le garde, et elle s’enferma pour se changer.
« Hé. » Fit Nelly sur le ton de la confidence. « Il y a le trou de serrure. Tu vérifies qu’elle ne porte pas d’armes sous sa blouse ?? »
« Ca ne va pas la tête sérieux ? Y a pas d’arme dans la chambre. », fit-il, avant de déclarer : « Le temps qu’elle se change, je vais consigner par écrit le départ en visite, et prévenir le collègue pour l’escorte. », dit le bonhomme à Nelly, avant de ressortir.

Il ne fallut pas longtemps à la blonde pour enfiler l’uniforme. Ne mettant habituellement pas de soutien-gorge, elle n’avait pas eu de mal à enfiler juste le t-shirt, modèle féminin, de l’expédition, et la veste premier modèle, le cuir étant trop rigide encore pour qu’elle ne force en l’enfilant. Le pantalon avait été plus délicat à mettre parce qu’il fallait se pencher et lever les pieds. C’était fou comme le moindre geste anodin de la vie quotidienne pouvait être délicat à faire quand on avait mal quelque part. Ainsi, par exemple, quand on se fracassait le petit doigt, on se rendait vite compte que ce dernier frère des quatre autres étaient bien plus utile qu’on ne le pensait dans tout ce que l’on faisait. Là, sa hanche, et son ventre, étaient des points névralgiques de son armature abdominale, qui forcément, tirait sur ces zones. Du coup, elle en avait un peu chié pour enfiler le pantalon, et elle avait abandonné l’idée de mettre des chaussures ou des chaussettes. De toute façon, tout était tellement propre ici… Quand elle ressortit de la salle de bain, environ cinq minutes s’étaient écoulées. Elle avait conservé ses longs cheveux blonds en cascade sur ses épaules. Blanche comme un linge par l’effort et la douleur, elle augmenta le débit d’une des poches qu’elle avait en intraveineuse. C’était celle qui contenait l’antidouleur. L’effet serait rapide. Elle la laissait au minimum, quitte à souffrir le martyre, mais là, c’était trop, et il fallait bien reconnaître qu’on s’habituait vite à l’absence de souffrance.

Marcher lui ferait du bien. Elle avait besoin de remuscler ses cuisses, son ventre, tout ça quoi. A force de rester dans le lit immobile, elle allait fondre, et elle avait une condition physique à entretenir. Elle ne savait pas de quoi le lendemain serait fait, et elle se devait d’être toujours prête. N’empêche, heureusement qu’elle s’était retrouvée chez les Atlantes avec ce genre de blessure… Elle serait probablement dans un plus piteux état ailleurs dans la Galaxie, si ce n’était morte. « Allons-y. », dit la jumelle, qui était aussi mue par l’idée de visiter un peu cette cité, dont elle n’avait pas vu beaucoup d’éléments encore, les balades étant souvent écourtées par sa fatigue.
« Paysage ou repas ? » Questionna Nelly surexcitée.
« Paysage. », répondit la jeune femme sans hésitation. Elle n’avait pas spécialement faim avec les guimauves qu’elle venait de manger, et sa convalescence ne lui donnait pas envie de manger.
« Je te préviens, si tu fais ta tête de blonde, je demande à Brad Pitt de te faire un massage et je t’appelerai ensuite la Méga-connasse-décoincée-de-la-méchanceté ! Compris ??? »
« Je ne sais pas ce que tu appelles une tête blonde la naine ingrate, mais j’en ai strictement rien à foutre. Compris ??? », répliqua-t-elle en imitant Nelly sur la fin.
« Pfouuuuuuu…. » Fit l’hispanique excédée. « Mais en fait, c’est pas Jane la coincée...tu parlais de toi !!! »
« C’est ça, cause toujours. ». Teshara n’avait plus vraiment de patience pour tout ça, et elle sentait qu’elle allait faire une connerie si elle ne faisait pas quelque chose. Il ne fallait pas gâcher stupidement sa place ici pour une naine, non ? Le problème, avec la personnalité qui était la sienne, c’était qu’elle ne mesurait pas toujours toutes les conséquences, ou qu’elle y pensait après, mais aussi, et c’était d’autant plus chiant pour les autres, son humeur pouvait changer, passant de la joyeuse gaminerie à une violence plus ouverte, destinée à faire mal, et sans trop prévenir. Elle faisait un gros effort sur elle-même. Du coup, sans attendre, elle se mit à marcher dans l’infirmerie pour en sortir, et si l’autre voulait suivre, qu’elle le fasse.
« Tu crois aller où comme ça ? » Demanda-t-elle gaiement. « Sans guide, ton paysage, ce sera que des couloirs... »
La jeune femme regarda le garde : « Tu en dis quoi ? On l’abandonne et on se balade sur les digues comme deux n’amoureux ? »
« Je n’ai pas le droit de la quitter d’un pouce. »
« Oui, il me montrera lui, sans me forcer à dire des bêtises. ». Elle continuait d’avancer.
« Comme tu veux. Si tu veux changer de guide, je vais pas te priver. »
L’hispanique fit un gracieux au revoir au garde avant de partir dans son coin, n’ayant pas l’intention de “suivre” la jumelle par pure fierté personnelle.
« Merci Brad Pitt, à plus ! »
« Ouais à plus la naine, n’oublie pas de grandir ! » Et Tesh se tourna vers le garde et ajouta : « Elle a tout pris dans les nichons, si bien qu’elle n’a pas poussé. »
« Je préfère pas commenter ça... », fit-il dépité de farcir la folle seul.
Nelly ignora la jumelle, qu’elle aimait de moins en moins au passage, et fît un clin d’oeil compatissant au garde avant de prendre la direction opposée. Elle avait l’intention d’aller taquiner Isia avant de faire le mur de l’infirmerie. Ce ne serait pas évident mais elle avait un petit plan pour ça. Il lui était difficile de se déplacer mais après tout, n’avait-elle pas tout son temps ?
« Super-méga-connasse, je l’aime vraiment pas ! » Se fît Nelly à elle-même.

Teshara, sans regrets aucun, continua donc seule avec son garde sa petite visite, qui, de toute façon, fut assez brève. En effet, sa petite cavalcade hors du lit toute à l’heure avait réouvert une plaie et elle fut bientôt contrainte de rentrer, surtout quand ses doigts de pieds se teintèrent de sang, lequel ruisselait le long de ses cuisses.

END 2.05.2018




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