Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

[MJ28] Opération NORMANDIE

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Mar 8 Mai - 2:16
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Dans le secret total, de manoeuvres orchestrées par le CODIR uniquement avec les autorités de la Terre, l’Athéna se glissa discrètement hors d’une mission de ravitaillement pour se rendre sur le site Alpha, profitant d’une orbite basse et d’une condition optimale pour ne pas être détecté par la base souterraine. Depuis un moment, un émissaire venait à la rencontre des Tairis sans utiliser la Porte des Étoiles. De faux diplomates étaient envoyés pour des préparations de guerre qui n’avançaient que lentement. Mais le vrai, lui, débarquait depuis les croiseurs en toute discrétion. Les tigres avaient parfaitement joué le jeu, préparant également leurs troupes dans le secret et les réunissant pour une téléportation.

Sous la coupe de la Dominatrice Aya, les forces félines furent embarquées puis amenées jusqu’à une planète discrète. Accueillante, simple, méconnue des Wraiths comme d’Atlantis en terme d’activité.

L’Athéna se dirigea alors jusqu’à l’orbite Lantienne, fournissant un ravitaillement habituel et tout à fait anodin, en profitant pour transiter par téléportation du fret supplémentaire sur le Dédale...principalement de l’armement. Et là encore, sous direction d’un nombre limité de personnes de confiance. Difficile d’accès pour un changeforme.

L’Athéna repartit ensuite pour une mission de surveillance de nos frontières. Il venait d’embarquer en pleine nuit l’intégralité du corps expéditionnaire Natus. Pour donner le change, et brouiller les pistes, leurs menuisiers en avaient profité pour installer sur les remparts un certain nombre d’épouvantails avec des tenues usagées, de quoi faire songer à leur présence. A part un petit groupe que l’on laissa sur le Dédale, comme pour quelques félins en particulier, le reste fût transporté sur la planète secrète.

Le croiseur de Caldwell s’était minutieusement préparé à un entraînement intensif ayant pour but une invasion. Le personnel ne s’attendait donc pas à une véritable mobilisation. Tout comme les effectifs qui avaient été invité par le CODIR et leur supérieur hiérarchique.
Sur la liste de convocation : Le colonel Sheppard, Pedge Allen, Alek Hamilton, Mikkel Hansen, Alex Stones, Matt Eversman, Rodney McKay et Skyler McAlister.
Le même motif : un départ pour un entraînement de groupe.

La nuit passa tranquillement jusqu’aux aurores. Ils avaient tous rendez-vous à six heures du matin pour la téléportation. Pas besoin d’emmener d’équipement ni d’arme, tout se trouverait sur le Dédale. Les hommes ne savaient rien de la réalité, du départ pour la Guerre.

Lorsque la téléportation eut lieu, ils furent surpris par le départ immédiat du Dédale en hyper-espace. Un homme de l’équipage les accompagna tranquillement jusqu’à une grande salle où avaient été installé des sièges en rang face à un tableau sur trépied. Un grand écran sur le coté était en l’attente de commande pour diffuser des images supplémentaires. Mais sur ce tableau, il y avait une carte avec différents signes...un plan d’attaque. Un intitulé bien visible et en gras indiquait “Opération NORMANDIE”.

Le guide ferma le sas dans leur dos et le colonel Sheppard prit place à côté de la carte, face aux sièges.
Dans l’atmosphère qui découlait, soudainement, il n’y avait plus rien d’un exercice. C’était l’heure des révélations...



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Ceci est une amorce avant le briefing.
Voici les éléments importants :

  • Vous avez tous été convoqués pour participer à une mission d'entrainement.
  • Vous aviez rendez-vous à six heures du matin en salle d'embarquement.
  • Le Dédale part peu de temps après votre transfert.
  • Vous êtes amené directement en salle de briefing et la porte se ferme derrière vous.
  • Vous n'amenez pas de matériel militaire/médical/scientifique, tout sera disponible sur le Dédale.


Pour l'amorce, vous n'êtes pas obligé de répondre. La Deadline est prévue le dimanche 13 mai à minuit.

N'hésitez pas si vous avez des questions.
Bon RP !
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Mar 8 Mai - 21:59
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Opération NORMANDIE
Ft. Les membres d'Atlantis

"Vous êtes sûre, docteur McAlister, vous n'oublieriez rien pour cet exercice ? Vous avez tout votre matériel à votre disposition ? Un sac à dos entier, en plus de quelques autres affaires qui pourraient être très utiles ?"

"Pour la cinquième fois docteur, oui, je suis sûre que rien ne manque. Comme je vous l'ai déjà dit, je n'ai rien sur moi pour l'instant, mais on m'a garantit que le matériel que j'ai sélectionné avait été envoyé sur le Dédale".

Décidément, les autres membres d'Atlantis avaient raison à propos de Rodney McKay. Certes, c'était quelqu'un de très intelligent, mais un poil énervant quand il s'y mettait. Depuis l'annonce que certains membres avaient reçu pour participer à une mission d'entrainement, le scientifique avait débarqué en trombe à l'infirmerie, sachant très bien que je faisais partie de la liste des noms sélectionnés. Et très rapidement, il m'avait envahi de questions pour savoir si j'avais pensé à emmener tout le matériel nécessaire pour un médecin. Etait-il sérieux ? C'était mon rôle de ne rien oublier. Et bien que je n’emmenais rien moi même jusqu'au vaisseau, j'avais donné une liste de tout ce qui devait être envoyé sur le Dédale. Cependant, McKay donnait l'impression de ne rien comprendre, et continuait de me harceler jusqu'à aujourd'hui, jour du départ, alors que nous nous rendions ensemble, malheureusement pour moi, jusqu'à la salle d'embarquement pour la téléportation. Pas ma faute, nos chemins s'étaient croisés au détour d'un couloir. Comme par hasard, d'après ses mots.

"Bien, c'est important que vous ayez tout à disposition. Vous savez, même s'il s'agit d'un exercice, on peut être gravement blessés, et j'ai besoin de soins spécifiques. Vous comprenez ? Alors, n'hésitez pas à prendre tout ce que vous jugerez nécessaire, il en va de notre vie à tous, et en particulier de la mienne. Etes vous vraiment certaine de n'avoir rien oublié ?"

"Ecoutez McKay, pour la dernière fois : non, je n'ai rien oublié. Oui, j'ai pensé à tout. Et ce n'est pas à vous de me dire comment faire mon travail, et comment gérer cet exercice. Maintenant, occupez vous de vos propres affaires, et arrêtez de me coller aux basques. C'est clair ?"

Je n'étais pas de nature méchante, sauf quand quelqu'un me cherchait ou me faisait du mal. Mais là, McKay m'avait poussé en dehors de mes limites. Le ton de ma voix était dur, et mon regard était noir, prêt à fusiller le scientifique sur place s'il l'avait pu. J'avais beau être plus petite que lui, et être aussi fine et chétive qu'une brindille qui menaçait de s'envoler dans le vent, Rodney avait l'air impressionné par mon charisme et mon tempérament. Il sortit un petit "désolé" intimidé, voyant bien qu'il m'avait poussé à bout, avant de poursuivre son chemin en silence, même si cela devait être très difficile pour lui. Enfin la paix.

Nous arrivâmes tous les deux dans la salle d'embarquement, en attendant les autres membres de la liste, sélectionnés pour un entrainement grandeur nature. Une fois le groupe constitué et prêt, tout le monde fut téléporté à bord du Dédale. Je suivis le groupe, mais je remarquai que, à peine arrivés dans la salle de téléportation, le vaisseau se mit en route et passa en hyperespace. Ce qui était très étrange. Sans un mot, j'entrai dans une salle avec les autres, dans laquelle se trouvait des sièges alignés face à un tableau, sur lequel était écrit "Opération Normandie". Qu'est ce que c'était que ça ? Etrange exercice. Un buffet se trouvait également sur le côté de la pièce, sur lequel se trouvaient de nombreuses viennoiseries, des tasses et une cafetière remplie. Je fus surprise de voir les portes se fermer derrière nous, pendant que le Colonel Sheppard venait se placer près du tableau. Pour ma part, je me servis un café, ce qui n'était pas de refus vu l'heure très matinale, avant de prendre un siège. J'étais un peu perdue sur ce qu'il se passait en cet instant.


"Je ne comprends pas. Je croyais que nous étions ici pour une mission d'entrainement, non ?"

Pendant ce temps là, j'aperçus McKay du coin de l'oeil qui venait de se jeter sur les viennoiseries, tout en se servant lui aussi un café. Quel goinfre celui là, il avait mérité sa réputation. La bouche pleine, il ne prit même pas la peine d'avaler ce qu'il était entrain de mâcher avant de désigner le tableau et de prendre la parole.

"Qu'eche que ch'est, l'opérachion Normandie ? Drôle de nom pour un exerchiche."

Vraiment désespérant. Je levai les yeux au ciel en attendant une réponse à ma question, intriguée.

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Mer 9 Mai - 1:09
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A l’heure transmise des 6h du matin, j’arrive en salle d’embarquement pour la téléportation sur le Dédale et pour l’entrainement de groupe. C’était là le motif du ralliement. Combien on sera ? Pour une fois, je m’étais posé une question et cette question. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que, ayant essentiellement des faits d’armes dans des opérations en escouades sous les ordres d’un Caporal, je n’avais pas tant que ça d’expériences avec des groupes plus importants et de plus hauts gradés. Aussitôt cette question m’avait en tout cas traversé l’esprit. J’en étais le premier étonné. Depuis quand je réfléchissais ? Depuis mon arrivée sur Atlantis. Depuis que les choses prenaient de l’ampleur. Depuis qu’on me parlait de galaxies, de planètes, de Wraiths que je n’avais encore jamais eu dans mon viseur et qu’aperçu en photos et en vidéos lors de briefings. Depuis tout ça.

En chemin, j’avais vite oublié cette question qui m’était venue. J'avais comme vidé mon esprit, un peu comme un militaire qui recharge son arme et qui passe à l'objectif suivant. Ce n’est rien : ce n’est qu’un entrainement de toute manière. Inutile d’y penser. Ça me faisait bizarre de me pointer sans rien. Malgré l’uniforme que je portais bien et n’avait pas oublié de mettre, j’avais comme l’impression de venir en touriste sans mon équipement. Je ne me sentais pas bien à l’idée de venir sans rien. C’était… inhabituel pour moi. Ça m’inciterait presque à m’interroger sur la situation. Je me sens comme si je me pointais nu comme un ver et c’est un peu déplaisant vu le contexte. Je tiens mon sérieux malgré tout et persiste à rester calme. Ce n’est pas si mal de se sentir léger après tout.

Une fois tous réunis et regroupés, on nous téléporte sur le Dédale. Je suis la marche en silence. En cours de route, sur le Dédale, je sens malgré tout et soudain comme une impulsion pendant la progression dans ses couloirs aux fausses allures de sous-marin. Je m’arrête net sous le coup de l’impulsion. Le pilote ne pourrait-il pas y aller mollo sur la vitesse ? Je dévie le regard sur ma gauche comme si je m’adressais par mes pensées à la cabine de pilotage que je ne parvenais pas à bien situer. Je pouvais en déduire que c’était comme sur un bateau, mais, sur un vaisseau, je perdais comme mon sens du cap. Il faudrait que j’en prenne peut-être plus souvent de ces engins volants afin que je puisse m’y habituer, mais ça ne m’attire pas plus que ça les trucs qui volent. Je déteste voler. Ça me donnerait presque le mal de mer. Pourquoi ne pas prendre la mer et le bateau ? Bon, ok, j’ai cru comprendre que la mer entre planètes n’existe pas mais… mais ce n’est pas une raison ! Je reprends ma marche d’un pas assuré. Je ne m’interroge pas plus que ça. En silence, je reprends la marche jusqu’à un sas.

Comme les autres et en leur compagnie, j’arrive à une grande salle avec des chaises en rang et un tableau qui… qui ressemblait pour beaucoup à un plan stratégique avec... avec son titre… évocateur... et ces… ces indications de... un peu… comment dire… bah qui ne faisaient pas trop « entraînement de groupe » quoi. Pour résumer à la hache. Ça ne me fait ni chaud ni froid d’apparence. A l’esprit non plus. Je reste dans le sang-froid. Pas attiré par le buffet, être en vol dans ce vaisseau me coupant définitivement l’appétit pour la matinée, je prends place sur un siège et je tiens silence, comme emmuré dans le silence. Taciturne, je ne suis pas du genre bavard, et je le suis encore moins en service. J’attends et j’écoute. J’entends la jeune femme et le friand de viennoiseries qui confirment bien dans leurs questions qu'il ne s'agit pas d'un exercice de groupe. Je sens que du coup je peux déjà me dire avec certitude qu'il s'agit bien d'une opération... Bon, eh bien, c'est parti pour une opération alors... J’écoute. Indélogeable de mon siège. J'attends d'en apprendre davantage. J'attends que le Colonel Sheppard nous donne les ordres à suivre. Je reste silencieux. Comme d'hab.

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Mer 9 Mai - 10:45
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J'avais été convoqué pour un entrainement grandeur nature à 6h du mat...non mais ils étaient sérieux? Ils pouvaient pas les faire à 9h ou 10 h leurs entraînements? Oh j'étais pas Panda pour rien hein, le sommeil c'est sacré. Donc c'est la tête dans le cul que j'arrivais pour monter dans le dédale. Bizarre le fossile qui m'avait interdit l'accès à son précieux vaisseau, là j'étais ok ? Je suppose qu'il fallait que je me tienne à carreau sinon il n'hésiterais pas à me jeter dans l'espace. Nous étions déjà plusieurs prêts à partir, je reconnus Skyler et Mikkel...et la fillette de Mckay. Re bizarre, tout ça, ça ne m'étonnais pas de voir une médic avec nous bien que soit censé être un exercice, mais un rat scientifique?

Kalash était resté bien sagement à mes pieds et comme moi il observait tout le monde. Des têtes connues comme Matt et Allen. La dernière mission qu'on avait fait tous les trois ne s'était pas trop passée comme on l'avait espéré. Un autre truc que j'avais trouvé louche c'était de devoir partir sans nos équipements, que soit disant le dédale avait tout à bord. Ca j'en doutais pas mais quel était intérêt? Quand je disais partir en mission avec la bite et le couteau c'était une façon de parler ...fallait pas prendre ça au pied de la lettre. Par précaution j'avais fais envoyer de la nourriture adapté pour Kalash à bord de l'Enterprise.

On embarqua et le vaisseau partit de suite en hyperespace. Ouais bon alors j'étais pas un gradé mais j'étais quand même pas con, dans l'armée quand on embarquait dans un avion et qu'il partait de suite c'est qu'il y avait urgence. Je devenais curieux de savoir où on allait pour cet "entrainement". On nous dirigea vers une salle de conférence qui devait servir de salle de briefing. L’accueil était sympa y'avait de quoi manger et boire, je me servis un chocolat histoire de me sortir la tête du cul et je pris un pain au chocolat et le premier qui me disait chocolatine il passait par dessus bord.

Je posais mon cul sur une chaise prêt pour le briefing et je voyais le nom sur le tableau...opération Normandie...bon on allait donc à une boucherie annoncée? Honnêtement ce nom n'était pas trop fait pour rassurer. Autant l'appeler Overloard et là on était sûrs et certains de partir au casse pipe. J'avais comme une intuition de mission foupoudav 2 les Wraiths contre attaque. Enfin que ce soit un entrainement ou une vraie mission c'était niquel pour moi car dans les deux cas, j'avais besoin de me dérouiller;

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[MJ28] Opération Normandie



Lorsque le réveil sonna, Eversman eut l’impression de s’être tout juste endormi. Comme si la Cité ou les techniciens avaient compris qu’il ne serait pas capable de se lever sans aide ou sans insister, la lumière s’activa l’obligeant à se protéger sous son oreiller. Et voilà maintenant qu’une musique douce mais particulièrement entêtante était diffusé par les hauts parleurs. Matt émit plusieurs jurons et après quelques minutes de lutte pour tenter de se rendormir, il dût s’avouer vaincu et sorti du lit. La douche s’avéra obligatoire pour lui décoller les yeux et essayer de lui redonner un peu de contenance. Bon finalement ça allait, il n’avait pas une tête de déterrée. Son regard n’incitait pas à la conversation. Une chose était sûre, Matt n’était pas du matin.

Avec un peu de chance, il pourrait dormir un peu pendant le briefing. Non mais on n’avait pas idée de mettre une réunion à cette heure-là. C’était un entrainement, pas la venue du Président des Etats-Unis. Valait mieux pour la technicienne en charge de la réunion de ne pas le chercher. Vêtu d’un BDU noir, Matt parcourut les coursives sans rencontrer personne. Normal à part le personnel de garde, tous dormaient paisiblement. Logique… Le militaire traina les pieds jusqu’à la salle d’embarquement où il retrouva différentes têtes connues qu’il salua. Il ne put s’empêcher de charrier certain devant leurs têtes de déterrées à l’image de Mikkel, Alek ou même Pedge. Valait mieux éviter Mckay du matin, il n’avait pas envie d’entendre sa petite voix criarde dès le matin.

La téléportation eut lieu. Les voilà à bord du Dédale, univers connu désormais d’Eversman. Il jeta un coup do’eil aux opérateurs présents essayant de repérer quelques visages mais rien. Il suivit le groupe jusqu’à la salle de briefing repérant de suite le petit déjeuner préparé sur les tables. Sourire aux lèvres, il en prit de suite la direction attrapant deux viennoiseries ainsi qu’un bon café qu’il déposa sur la tablette de sa chaise. Hop 2 sucres dedans. C’était déjà une bonne entame même s’il se connaissait, il allait y retourner au fur et à mesure que son estomac se réveillait. Il fallut un coup de coude pour qu’Eversman lève le nez de son café. Tiens Sheppard avec l’air grave. Et c’était quoi ce titre ? Opération Normandie. Oh ça sent l’arnaque ça ! ça pue même !






@ pyphi(lia)

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Jeu 10 Mai - 18:39
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Comme toujours, le lieutenant Allen était à l’heure, fut-ce pour un exercice. A six heure, elle était en salle d’embarquement prête à se faire téléporter avec les autres personnes convoquées. L’équipe était hétéroclyte, composée de militaires et de civils, même si ces derniers étaient sous représentés. C’était curieux un exercice avec autant de participants, et Pedge soupçonnait que quelque chose se préparait. Elle n’était pas dupe et encore moins conne. Ca faisait presque un mois maintenant qu’elle savait pour ses copains les clones, et elle se doutait bien que l’état major ne laisserait pas la situation dégénérer à leur désavantage, en attendant, par exemple, que toute l’armada de cette putain de salope de Méda-Iyda ne passe à l’offensive avec son armée de Matt et de Pedge.

Il y avait Eversman, Hamilton, et McKay qui était de la partie lors de la Magna. Une petite brune plutôt mignonne attendait elle aussi, du pôle médical au regard de son uniforme aux bandes jaunes. Il y avait Stones également, cette militaire caractérielle qu’elle ne connaissait finalement pas tant que ça. Hormis le fait qu’elle était blonde, rien ne semblait avoir changer chez elle, et Pedge ne pouvait pas se prévaloir de constater qu’elle était plus féminine, puisque la seule et unique fois qu’elle l’avait croisé, cette première classe était tout juste vêtue d’une serviette nouée autour de la taille. Il y avait un autre type, un militaire première classe lui aussi au regard de ses épaulettes, et norvégien de surcroît. Pedge ne le connaissait ni d’Eve, ni d’Adam, et elle vit là une bonne façon d’apprendre à connaître une nouvelle tête. Les exercices étaient souvent propices à ce genre de chose.

Quoique… Avec Hamilton, elle n’avait jamais réussi à avoir une conversation normale, ou à entretenir un lien quelconque. Elle n’avait pas d’affinité avec lui, et la réciproque semblait vrai. Ils se respectaient en tant que collègue, et ça n’allait pas plus loin. La jeune femme ne se formalisait pas de ce genre de chose, sachant très bien que son côté sec et raide n’était pas dès plus avenant et ne permettait pas souvent de développer des liens. Quoiqu’il en soit, l’équipe faisait gros bras, et même si elle ne connaissait pas les compétences de Stones et du scandinave, elle sentait qu’on n’allait pas forcément faire qu’un exercice. Quelque part, elle venait à tirer ces conclusions car elle espérait que ce ne serait pas le cas. Elle voulait qu’on fasse quelque chose pour ses doubles et ceux de Matt. D’accord, avoir autant de clones pouvait lui permettre d’avoir des organes à vie gratis si jamais elle s’en faisait perforer ici et là par des saloperies à tentacules que la Reine des ingénieurs étaient capables de produire dans son imagination délirante, mais ce n’était pas là son soucis premier. Son soucis premier était qu’elle reste la seule Pedge Allen dans l’univers. Son cul lui appartenait, merde !

Mais bon, ce n’était qu’un exercice, songea-t-elle en ignorant Eversman qui cherchait à l’ennuyer à peine arrivée dans la salle d’embarquement. La téléportation fut faite, et elle se retrouva sur le Dédale en compagnie de tout ce petit monde. On les convia à la salle de briefing, et le léger tangage qu’elle sentit sur le chemin lui indiqua que le vaisseau venait de faire un bon en hyperespace. Un petit rictus l’accompagna jusqu’à la salle, où Sheppard attendait, qu’elle salua sombrement avant de prendre place, délaissant les viennoiseries et autres boissons.

Elle poussa un soupir en s’asseyant. Isia avait été vraiment brute, la veille, lors de leur petite session calin et plus si affinité. Ce n’était pas pour déplaire à la jeune femme, mais c’était peut-être un peu trop cette fois-ci, surtout qu’elle avait des courbatures, et même des bleus ici et là, sans parler des traces de griffures dans son dos à faire pâlir un amateur de SM. Le clou du spectacle, et qui l’avait conduite à ne pas lui demander ce qu’elle avait foutu de sa bague (elle espérait qu’elle ne l’avait pas perdu quelque part en elle, mais elle l’aurait senti quand même…) et pourquoi tant de "passion", c’était qu’Isia, en refermant la porte de ses quartiers, lui avait dit qu’elle l’aimait. Pedge était restée conne, tandis que l'huisserie s’était refermée sur elle. La militaire n’étant pas quelqu’un qui extrapole à tout va, elle avait mis ce déploiement de bestialité et de prédation sur le compte qu’elle devait partir en exercice et qu’elles ne se verraient pas pendant quelques jours, et surtout, surtout, sur le fait que ça avait dû coûter à la chirurgienne de lui avouer ses sentiments, elle qui avait un problème avec ça. Du coup, Isia s’était montrée brutale avec elle parce qu’elle appréhendait. Tout simplement. Tout simplement. Ne réfléchis pas plus, Pedge.

Quoiqu’il en soit, tout cela sentait bon le déploiement opérationnel. Ça flairait la guerre, parole de texane, et rien que le nom “Normandie”, pour quelqu’un qui avait opéré pendant ses débuts et pendant de longues années, dans la 101ème aéroportée de Fort Campbell, augurait des choses glorieuses et brillantes. Pedge se souvenait avec une certaine nostalgie de son casque avec un pique accolé à son nom. Les enseignes de cartes à jouer étaient un signe distinctifs chez les militaires de cette compagnie, qui était la seule parmi toutes celles de l'US Army à mettre ce genre de sigle sur ses casques. Toutes les compagnies de la 101ème avait le leur. Le cœur, le carreau, le trèfle et le pique, selon le numéro de régiment. C’était décidé, si c’était vraiment une mission de guerre et pas un exercice, elle irait foutre un pique sur son casque en mémoire du bon vieux temps, et en hommage à l’opération Normandie.

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Ven 11 Mai - 0:33
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Opération NORMANDIELes guerres sont gagnées sur les champs d’entrainement
Pas sur les champs de bataille
Une mission d'entraînement grandeur nature ? Voilà qui était parfait pour Alexia qui trépignait d'impatience depuis qu'elle avait reçu la convocation. La jeune femme avait besoin d'action, d'exercice, d'aventure,... Bref, elle avait besoin de bouger, et surtout elle avait besoin de montrer qu'elle avait changée, qu'elle était devenu un meilleur soldat, enfin... Du moins, qu'elle essayait de devenir un meilleur soldat, même si elle n'était pas encore sûre d'être capable d'obéir à un seul ordre sans en faire qu'à sa tête, comme à son habitude jusqu'à maintenant. Mais elle avait promis à sa mère de faire des efforts, elle avait promis de ne plus avoir de blâmes, chose qui était très dure à promettre au vu de son caractère, mais Alexia n'était pas Alex ! Alexia était une jeune femme qui avait ouvert les yeux sur le monde et surtout son père qui avait essayé de la détruire depuis qu'elle était née. Alexia était plus forte qu'Alex, car tout simplement, elle acceptait qui elle était, elle acceptait le fait d'avoir des formes, des courbes qui pouvait faire baver quelques hommes, bien que certaines femmes étaient mieux garnies de ce côté-là, enfin bref... Alexia avait changé et elle comptait bien le prouver coûte que coûte !

C'est donc de bon matin, très bon matin même, qu'Alexia c'était lever, ayant le temps d'avaler un bon café bien serré, ainsi qu'une pomme et qu'une barre protéiné. La jeune femme était tellement impatiente d'effectuer cet entraînement, qu'elle en était presque tombé du lit, du coup en attendant l'heure fatidique, elle fit quelques pompes et abdos dans sa chambre, ne cessant de scruter l'heure de son réveille toutes les deux minutes. Mais au bout d'un temps elle avait finit par se lever, déambulant un peu dans les couloirs, cherchant à perdre le plus de temps possible pour ne pas arriver trop en avance au lieu de rendez-vous. C'est donc dix bonnes minutes en avance qu'elle arriva au lieu de téléportation, saluant respectueusement les personnes déjà présentes sur les lieux, ainsi que les personnes qui arriva après elle.

Elle reconnut quelques têtes, d'autre lui était inconnu au bataillon, d'ailleurs, elle fit un petit clin d'œil amical à son "ami" Matt, enfin ami... Avec un petit plus... Puis mes yeux se posèrent sur le Sous-Lieutenant, enfin, maintenant, sur le Lieutenant Allen, qu'elle toisa longuement. Les deux femmes ne c'était rencontré que brièvement et ce ne fut pas la plus belle des rencontres qu'Alexia avait pu faire, surtout que c'était à l'époque ou elle n'était qu'un garçon manqué en mal dans sa peau qui croyait que son père était dieu, en quelque sorte. Alors, c'est en la voyant là, prête à embarquer pour l'entraînement avec elle, qu'elle se fixa comme objectif de l'impressionner. Elle voulait changer l'image que pouvait avoir sa supérieure d'elle, qui d'ailleurs ne devait pas être joli joli... Et pour finir son regard se posa sûr... McKay ? Sérieusement ?! Nan, mais... Comment vous voulez qu'elle prouve qu'elle a changé si cet homme est là ? Alexia allait avoir besoin de sang froid, de beaucoup de sang froid, pour sûr !

Une fois tout le petit groupe réunis et prêt, ils furent tous téléporter sur le Dédale, qui d'ailleurs, à peine arrivée, se mit en mode hyperespace, mais pourquoi ? Aucune idée, et cela n’inquiétait pas du tout Alexia, qui n'était pas plus inquiété à l'idée d'être venu à un entraînement sans équipement. Il faut dire que pour quelqu'un qui pouvait passer deux semaines dans la nature avec juste un couteau et une boussole, un entraînement avec juste ses mains comme armes ne lui faisait nullement peur, sachant quant plus elle se débrouillait très bien aux combats aux corps-à-corps.

Tout le groupe fut conduit jusqu'à une salle, ou un petit-déjeuner de bienvenue les attendait. Par reflex, Alexia n'approcha pas du buffet, tellement habitué à manger peu et à ne jamais grignoter en dehors des repas, a part des barres protéinées, elle avait donc évitée naturellement le buffet, allant s'asseoir comme un bon petit soldat, souhaitant se tenir à carreau lors de cet entraînement. D'ailleurs, Alexia n'était toujours pas inquiète quand les portes de la salle se refermèrent sur eux, non, toujours rien. À croire qu'elle était tellement impatiente et obnubiler par le fait de prouver quelque chose, qu'elle ne remarquait rien d'étrange, jusqu'à...

Le Colonel Sheppard s'approcha de la carte, il n'avait pas l'air d'être là pour rigoler, bien au contraire... Et ce nom inscrit en gras : Opération Normandie... On ne pas donner pas ce genre nom à une simple mission d'entraînement. Peu à peu des morceaux du puzzle se mirent en place dans la tête de la jeune militaire, qui comprit que ce n'était pas un entraînement, mais quelque chose de bien plus grave et sérieux que cela... C'était une vraie mission et le mot était faible... C'est donc le dos droit, la tête haute et gardant le plus sang froid possible, qu'elle s'apprêtait à écouter les paroles de son supérieur.
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C’est pas possible Apollo, tu triches !

Adam se mit à rire tendre, avant de tendre la queue de billard à Stardust. Pied-de-Biche fulminait, observant la table de billard à la recherche d’un nouveau coup à tenter.

Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? On a le talent ou on l’a p...

LE LIEUTENANT ROSS EST ATTENDU DE TOUTE URGENCE EN SALLE DE BRIEFING. LE LIEUTENANT ROSS EST ATTENDU DE TOUTE URGENCE EN SALLE DE BRIEFING.

Adam fronça les sourcils, relevant les yeux vers le haut-parleur. Qu’est-ce qui pouvait bien encore se passer ?

Terminez sans moi.

Adam reboutonna correctement sa tenue avant de s’élancer vers la porte blindée de la salle de repos des pilotes, qu’il dépassa au pas de course. Encore un entraînement surprise ? Depuis quelques semaines, lui et son escadrille enchaînaient les exercices et simulations de combat à une vitesse impressionnante. Caldwell préparait quelque chose, mais malgré les recherches qu’il avait effectué, le CEG ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Une mission spéciale en prévision peut-être ? Il aurait normalement dû être informer, à moins que l’opération en question soit bien plus à risque qu’il n’y paraissait. En tous cas, il avait l’intuition qu’il n’allait pas tarder à le découvrir.

En dépassant à toute vitesse un groupe d’ingénieurs en train de déplacer un morceau d’aileron, Adam se fit la réflexion qu’il s’était excellemment bien, sinon totalement remis de sa mission d’il y a quelques mois. Les derniers séquelles de l’asphyxie avaient disparues, et il avait récupéré sa forme athlétique à force de rééducation et d’exercices divers. Au niveau psychologique.... le psychologue du Dédale l’avait bien aidé à surmonter plusieurs épreuves et doutes qui lui minaient l’esprit. Ne restait plus que ce fichu cauchemar, qui continuait de raccourcir ses nuits, déjà rendues bien trop brèves par les alarmes réveillant son groupe en pleine nuit pour participer à un nouvel exercice. Mais, il tenait le coup. Il le fallait bien, pour son escadron et pour le Dédale. A force d’efforts et de persévérance, ils étaient désormais parés à toutes éventualités. Même la nouvelle copilote de l’escadron, Stardust, se débrouillait comme une cheffe. Il l’avait pris sous son aile, pour le moment, afin de s’assurer de son intégration et de ses capacités.

Après un dernier virage, Adam arriva finalement en vue de la salle de briefing. Il ralentit l’allure, prenant quelques secondes pour se recoiffer et remettre sa tenue d’officier en place, avant de s’avancer pour passer la porte..... et s’immobiliser, surpris, en découvrant des visages familiers et pourtant inhabituels : Sheppard, Hamilton, Pedge, Mckay, Eversman... et deux autres militaires qu’il ne connaissait pas. Sur le tableau du débriefing qu’il utilisait habituellement pour indiquer les simulations de vol de ses pilotes, le titre « OPÉRATION NORMANDIE » s’affichait en grands caractèresY Son intuition avait vu juste. Il se préparait quelque chose de gros, très gros. Le pilote se dirigea rapidement vers le dernier siège de libre, s’y asseyant en silence pour poser son regard vers Sheppard, fébrile, attendant les explications qu’allait donner le colonel.

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John
&
Sheppard
MJ28 : Opération Normandie
Chronologie : LUNDI 14 MAI


Bon… c’est le grand jour. Son réveil sonna à 5h30 du matin et l’homme s’extirpa doucement des draps pour ne pas éveiller Natasha. La veille, ils avaient passé la soirée ensemble, une soirée qui pourrait être la dernière et celle-ci s’était achevée sur leur sentiment respectif. Il se demandait encore s’il n’aurait pas dû éviter ça… Mais bon au cas où qu’il ne revienne pas, il est plus préférable de s’avouer ça que de ne rien dire sans jamais savoir. L’homme, lui jeta un dernier regard et soupira… Voilà un mois qu’il est soumis au stress et à la confidentialité… s’ils échouent ils mourront tous… Le Dédale rasera tout pour sauver la cité … Dans tous les cas, s’ils échouent, il ne reverra pas la cité et encore moins Natasha. Mais ce ne serait qu’en ultime recours, dans le cas d’un véritable charnier sans once d’espoir… Caldwell allait tout faire pour téléporter le plus de troupes avant de jouer à “monsieur propre”. Au cours d’un tête à tête, entre quatre yeux, l’officier lui avait assuré qu’il n’accepterait pas la facilité de ce recours et qu’il lui garantissait tout son soutien. Le Dédale ferait également la guerre à leur côté et Sheppard pouvait compter sur eux, même dans le cas d’une défaite.

Sur ces pensées sombres, il fila sous la douche, s’habillant, n’oubliant surtout pas le collier qu’elle lui avait demandé de prendre, il était sûr que Matt allait lui faire une remarque s’il voyait la boule étrange sous sa chemise F. Enfin si celui-ci n’était pas trop occupé avec Alek à s’empiffrer de viennoiserie.

En sortant de la salle de bain, il essaya de boire un verre de jus de fruit… Celui-ci avait un horrible goût d’amertume et de désillusion. Il avait l’impression de partir à la boucherie et d’y emmener avec lui 54 Atlantes, 148 Natus et 100 Tairis. Il secoua la tête, se tournant vers le lit pour se pencher sur le corps assoupi de sa petite amie. John déposa un dernier baiser sur les lèvres de la jeune femme qui s’éveilla et l'enlaça tendrement et fortement surtout. Il lui rendit bien entendu lui murmurant quelques mots. Il espérait, que tout irait bien de son côté. Puis quitta ses quartiers, une boule au ventre, ce n’est pas facile de partir en guerre surtout quand on sait qu’on va se battre contre la pire “salope” de l’univers. Et qu’elle a créé de nouveaux monstres en plus d’avoir des clones en prime ! Heureusement, ils avaient prévu le nécessaire pour ne pas confondre les Pedges et Matts avec les vrais. John n’était pas très enclin à les amener surtout Matt… Mais le soldat avait repris du poil de la bête et avait demandé tout comme Pedge à faire partie de l’attaque si guerre il y avait. Après des tests plus que rigoureux et affreusement chiants ils avaient été acceptés.

Il se dirigea dans le bureau de Woolsey. Cette fois, Karola ne sera pas de la partie. Et peut-être que ce n’est pas plus mal. S’il vient à mourir elle reprendra les rênes sans problèmes. Un dernier brief avec les trois membres du CODIR. Tous étant tendu, voilà plusieurs mois qu’ils étaient stressés et mettaient en place cette double opération : d’une part l’attaque surprise chez la reine des grognasses et la chasse au Morphéa sur Atlantis. Tout cela était tenu secret pour l’unique raison qu’il avait cette menace. Si le ou les Morphéas n’étaient pas présents comme des espions que trop bien infiltrés, tous auraient été au courant de l’attaque version Kinder. En parlant de ça, John aurait trouvé presque ça ironique de la nommer ainsi.

Il salua une dernière fois ses supérieurs et embarqua sur le Dédale. Les 54 Atlantes avaient eu la veille une vaccination. Un simple rappel soi-disant contre les germes aliens. Mais non, ce fut pour ne s’assurer qu’aucun n’était Morphéas. Il avait eu un contaminé : le sergent Bastch… Le corps de l’homme s’était dissocié dans cette forme étrange qu’est le Morphéa avant d’être pris de convulsions. Il avait été habitué. Il risquait plus qu’à savoir où était le véritable sergent. Mais, ce n’est pas à lui de le découvrir.

L’homme était avec Caldwell relisant les informations pour être le plus clair possible, puis entra dans la salle en même temps que l’équipe d’assaut. Petit à petit les membres de l’équipe arrivaient. Il y avait d’autres salles autour qui était composée des autres participants, tous ne pouvaient pas entrer ici. Les Natus étaient aussi dans d’autres salles du Dédale, cependant tous pouvaient voir sur l’écran Sheppard et entendre le brief. Plusieurs écrans étaient devant Sheppard. Il n’aurait pas de question, ils partaient pour deux jours de voyage et chacun aurait le temps de les poser à tête reposée sur le groupe intranet pour que chacun lise.

L’homme attendit que chacun arrive et prenne place. Comme prévu il y avait les gourmands dont Mckay en prime. Il esquissa un petit rictus faiblement amusé par cette constante. Il laissa filer quelques instants observant les têtes de chacune des personnes présentes dans l’équipe d’assaut. Il fut un peu surpris de voir Alex Stones en blonde et surtout… elle semblait plus “femme”. Il beuga un peu en la voyant arquant un rictus. Elle avait eu une permission sur terre suite à un sujet familial. Faut dire que là… il ne la reconnaissait pas du tout. Il lui fit un signe de tête avant de reporter son attention sur les autres membres. Il s’attarda sur Skyler, espérant qu’elle tiendrait le coup. Elle était la seconde dans la liste des médecins qui pourrait partir en guerre. La première étant Isia. Elle s’était durement entrainée et elle avait dû décliner pour une raison médicale. John n’avait pas eu le détail mais celle-ci s’était blessée en allant sur le site alpha. Il avait une nouvelle recrue sélectionnée sur ces aptitudes, il avisera sur le terrain ce que ça donne. Même si là c’est du sérieux. John capta le regard d’Adam son chef d’escadrille de F 302 et lui rendit son œillade et lui fit un simple rictus.

À 6h05, il se racla la gorge et demanda le silence. Le visage de Sheppard était fermé, celui qu’il avait quand c’est très sérieux. Aucune once de joie sur son faciès si agréable d’habitude. Il avait entendu les remarques de Skyler et de Rodney… Ils auront bientôt leurs réponses.

« Bonjour à tous. Je vous demanderai de garder le silence jusqu’à la fin. J’ai des informations importantes à vous communiquer et il n’y a pas de façon subtile de le dire donc : Atlantis, le site Alpha, et la Magna cavernum sont en grand danger. Nous avons été infiltrés par des espions de Méda’Iyda, la reine Wraith de la faction des ingénieurs. Et celle-ci prévoit une attaque pour détruire simultanément nos trois mondes. A cette heure, elle en a les capacités militaires et les renseignements nécessaire. Grâce à cette nouvelle création espionne : le Morphéa, capable de simuler l’apparence et la personnalité de n’importe qui. »

Les images des morphéas désarticulés et sous formes humaines étaient affiché à l‘écran à cet instant, John expliqua brièvement leur méthode de duplication autant de l’esprit que de la forme de leurs victimes..

« En ce moment même, la cité est en train d’organiser le plus gros bal-trapp de l’année ! C’est pour cette raison que vous avez été vacciné les premiers...sous un faux prétexte. Ce vaccin n’est pas un rappel qui vous protège des bactéries, il tue les morphéas et nous garantit que vous ne soyez pas l’un d’eux... Félicitation, vous êtes tous humains ! Et vous faites maintenant partie de la confidence. » Pause, il était devenu sombre « Ici même, 54 Atlantes, 148 Natus et 100 Tairis font route pour filer la raclée du siècle a cette connasse de Méda’Iyda ! » Son regard balaya l’assistance « Vous aurez compris que nous n’allons pas à un entraînement. Nous composons la force d’invasion qui doit l’empêcher de lancer sa stratégie. Nous allons la prendre de vitesse, exercer une frappe surprise sur son propre terrain, là où elle s’est réfugiée : une planète désertique très difficile d’accès. »
L’homme commença à expliquer le plan stratégique pour que chacun comprenne leur rôle. Puis enchaîna sur la composition de l’armée de la reine. Celle-ci était formée de mastodontes de première génération, des nouvelles qui détectent le gène ATA, de soldats Wraiths comme vu sur la première guerre et surtout… et surtout d’une armée de clones de Pedge et de Matt.

« Les soldats Eversman et Allen ont répondu présent pour combattre la reine. Ils sont au courant de leur copie. Et pour éviter de tuer nos deux soldats, ou même d’autres clones à notre image vous serez tous équipé de nouvelles technologies :
1- Un marquage invisible à l'œil nu mais qui ressort sur vos lentilles de vision :Torse, dos, et bras
2- Un uniforme différent qui ne correspond à aucun standard d'Atlantis, récent, qui ne pourra donc pas être dupliqué par la reine
3- Une reconnaissance de la balise sous cutanée
Pour vous, comme pour tous nos alliés : un bracelet simple qui détecte leur balise et affiche un signal lumineux : Vert, ils sont porteurs de la balise, donc nos vrais camarades ! Rouge, pas de signal, vous faites feu sans sommation.
Vous aurez aussi à disposition les fameuses fioles rose utilisées durant la première guerre. Toutes ces informations vous sont transmises dans vos tablettes
» Plusieurs éléments s’affichaient aussi à l’écran. « Nous allons nous battre avec des Tairis et des Natus. Cette guerre aura une dimension multiraciale et je vous demanderais à tous de respecter cette différence ! Au moindre écart de comportement, qu’il soit d’ordre racial, tiré d’un traumatisme, ou d’une instabilité due à cette mission : vous serez écarté sans sommation ! Les enjeux sont trop grand pour que je sois tolérant ! Tout repose sur nos épaules. Nous n’avons pas le droit de faillir ! Sinon nous pourrons dire adieux à Atlantis, la magna et le site alpha ! » Son discours était retranscrit dans les autres salles avec les Natus et Tairis pour cela qu’il ne contentait pas de dire seulement Atlantis.
L’officier fit un nouveau tour de table du regard.
« Vous trouverez sur vos tablettes, en plus d’un dossier complet de l’opération, les procédures testamentaires que vous pourrez compléter si ce n’est pas déjà fait. Un officier de liaison du Pôle-Com s’est aussi porté volontaire pour filmer les messages vidéo que vous voudriez laisser à vos familles.»
Il soupira avant de reprendre… Le siens était déjà près depuis la dernière fois avec des pettes modifications mineurs.
« Messieurs, dans deux jours, nous serons en guerre. D’ici là, nous passerons ce temps à peaufiner notre plan d’attaque, le rôle de chacun. Vous devrez apprendre les détails de cette opération par cœur, autant ceux qui vous concernent, que ceux de nos alliés. Nous prévoyons un débarquement aérien et minutieux ! »

John leur expliqua les différents éléments. Le plus important était de savoir qu’ils allaient être déposé sur la zone d'atterrissage de la base, la ZA, avec pour objectif de constituer une tête de pont. D’empêcher l’ennemi de rester souverain de leurs installations afin de faire venir les renforts. L’autre point, était de comprendre qu’ils représentaient l’unité d’assaut principale sur laquelle le reste de la stratégie s’appuyait. Un dossier complet les attendait sur la tablette et Sheppard pourrait répondre aux questions pendant ces deux jours, en direct comme sur l’intranet du Dédale. John hocha la tête.

« Avez-vous des questions ? »

------------------
Information sur les fioles roses :
http://www.atlantisinsurrection.com/t2112-fiche-medicaments-crees-a-base-de-plantes-de-pegase
Vous trouvez en dessous le biref
CODAGE PAR AMIANTE

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JohnSheppard

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Brief et informations



Planète “le Boc”

Climat : Désertique
Température moyenne : 33 - 42 °C
Atmosphère : Respirable, condition de vie acceptable.
Environnement : Mélange de dunes de sables fins, plateaux rocheux, ravins étendus en réseau. Probabilité de rivières souterraine.
Théâtre d’opération : Complexe de clonage de masse.

Cinq structures proéminentes en surface.
Hauteur estimée comparable à un immeuble de quatre étages.
Deux niveaux enterrés en sous-sol.
Possibilité d’un immense charnier dans un accès troglodyte souterrain.

Stratégie d’assaut :

1- Phase préparatoire

Le dédale atteindra un vecteur de saut optimal sur le sous-secteur “Carpental” de la grille de navigation 19. Les F-302 sortiront pour se préparer à un saut hyperspatial coordonnés avec le Dédale sur une orbite géosynchrone déterminé.

Cela aura pour but de dégager les baies afin d’y faire disposer les huits jumpers de transport d’un accès suffisant pour l’embarcation du matériel et de son personnel.

Dans le même temps, l’observatoire procédera à une recherche de présence ennemie en orbite spatiale.

A l’heure H, le Dédale effectuera un saut simultanément avec ses F-302. Les forces aéroportées d’assaut seront dans les jumpers parés au décollage.

2- Assaut orbital

Sécurisation par le Dédale de l’orbite géosynchrone.
Le premier objectif consiste en l’éradication de la menace spatiale, destruction des croiseurs présents et de leurs flottilles pour sécurisation du point de rentrée atmosphérique et installation de la Porte des Étoiles en mode orbite.

Dès sécurisation, le convoi de jumper se formera sur les coordonnées fournies par le contrôle-mission du Pôle-com (motif : attribution d’une zone sécurisée pour organisation)

Une fois la zone nettoyée, le croiseur procédera à un bombardement massif sur le spatioport ennemi pour garantir l’absence d’engin spatiaux en atmosphère et la préparation du terrain.
Sous la protection des F-302 menés par le lieutenant Ross, la force d’assaut procédera à sa rentrée en atmosphère.

3- Approche aéroportée
Le renseignement militaire suspecte la présence d’une défense anti aérienne (DCA) implantée dans le secteur. Il semble peu probable que la reine n’ai pas muni ses structures d’un minimum de ces armements et ils sont introuvables pour l’instant.

L’objectif consistera à tracer la route optimale d’invasion tout en se protégeant de cette défense. Les F-302 ont pour objectifs de les amoindrir et d’atteindre en premier la zone de largage pour une frappe aérienne. Les pilotes auront pour tâches de détruire la majorité des défenses et du personnel ennemi sur ce secteur pour le dépôt des forces au sol.
Site d'atterrissage conseillé : Spatioport ennemi, un hectare.

4- Débarquement aéroporté

Constitution d’une tête de pont servant de base pour manoeuvre militaire et retrait des personnels blessés. Les jumpers feront des voyages entre la Porte des Étoiles en orbite et le spatioport pour pratiquer un pont aérien et déposer les forces en continu.

Détails : La Porte aurait pu être installée au sol pour éviter l’exposition des voyages de jumpers qui ne peuvent ni être occulté, ni placé sous bouclier. Néanmoins, une invasion pourrait être pratiquée par ce biais depuis une autre planète, laissant la possibilité à l’ennemi d’ouvrir un front dans votre dos.
La mise en orbite empêche tout engagement de forces physique. Seuls des darts pourraient en émerger et seraient directement détruit par le Dédale, responsable de la sécurisation de l’espace environnant.


5- Balisage et renforcement

L’installation d’une tête de pont va obligatoirement exposer les soldats à une contre-attaque ayant pour but de briser la manoeuvre. L’ennemi pourrait tenter d’utiliser des positions stratégiques et sa supériorité numérique une fois l’effet de surprise passée. Pour juguler ce désavantage, le contrôle du secteur aérien vous permettra de commander des frappes missiles et des opérations de mitraillage au sol.

IMPORTANT : En raison des conditions climatiques difficile à prévoir, l’emploi des fumigènes et des lasers seront nécessaires. Les militaires “marqueurs” devront disposer des deux pour éviter les erreurs de tirs des pilotes. Les munitions étant limité et le retour à bord du Dédale pour ravitaillement possible que si le bouclier est baissé, il est important de gérer intelligemment le nombre de frappe. Sélectionnez bien le responsable de ces opérations et les membres capable de faire ces appels pour éviter un encombrement radio et différentes sources d’erreurs.


Un balisage devra être pratiqué au sol, sur une zone de téléportation délimitée, afin que les premières forces Tairis soient déposées. La technologie de téléportation n’est pas économe en énergie et, si le Dédale est au combat, les dépôts de force sont soumises à ses consommations internes.

Info : Le Pôle-Com du Dédale sera en charge des transmettres les réquisitions du terrain aux services concernés.


6- Opération de combat


Le Colonel Sheppard est désignée seule autorisée en charge de l’attribution des objectifs et de sa gestion sur le terrain. En sa qualité d’officier commandant la force d’invasion, il dispose d’un soutien armé réparti comme suit :

*Frappe orbitale :

Le Dédale peut procéder à une frappe par bombardement. Les missiles suivant peuvent être commandé :
- Ogive anti-structure Odin (perce les structures et anéantit l’équipement intérieur)
- Ogive anti-infanterie Croisillon (Usage interne, large impact d’éclats)
- Ogive nucléaire (en cas d’ultime recours, éradication complète de la base)

*Frappe de F-302 :

Selon la disponibilité des munitions et des forces aériennes à portée.
Nécessité de désignation laser ou par fumigène.

- Missile Pex (Explosif de catégorie moyenne pour destruction de véhicule ou bâtiment)
- Roquettes Hydra-70 (Fusée explosive Air-Sol pour pilonnage anti-infanterie)
- Auto canon magnétique (mitraillage au sol)
- Bombe Napalm-C M79 (largage d’un mélange incendiaire Kérosène/Benzène/Naquada en particules)

*Frappe de Jumpers :

Il peut être possible de demander une frappe de drone depuis les jumpers en transport.
Attention ! L’exposition du couloir de renforts peut vous priver du pont aérien. A utiliser de manière stratégique.

*Logistique téléportée !

L’utilisation des balises Gardiens, déjà utilisés lors de la mission Accropa, reflètent vos seules possibilités d’obtenir des téléportations depuis le Dédale. Cet outil ne doit surtout pas être sous-estimé, leur nombre étant limité (5) dispatchez les consciencieusement pour application sur le terrain. Les dépôts des équipements et ravitaillements se feront librement sur la tête de pont.
Sur théâtre d’affrontement, ils seront déposés sous module verrouillé par codes. Des identifiants à apprendre par coeur feront office de clé d’ouverture.






codes par shyvana



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JohnSheppard

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Mer 16 Mai - 16:34
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Opération NORMANDIELes guerres sont gagnées sur les champs d’entrainement
Pas sur les champs de bataille
Alexia avait à peine esquissé un sourire quand le Colonel Sheppard l'avait salué de la tête, elle ne sentait pas d'humeur à sourire et encore moins rire au vu du titre "Normandie" qui était affiché en gros et en gras. N'importe quelle personne qui se trouvait dans cette salle s'avait ce qu'était la Normandie et l'histoire qui tournait autour d'elle, cette ville Française était surtout connue grâce aux plages du débarquement pendant la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup de gens étaient mort de jour-là, mais ce que les gens retiennent ce n'est pas ça, mais le fait qu'Anglais, Américain, Canadien et quelques Français avait pu rentrer en France commençant à libérer peu à peu les villages Français qui étaient sous la menace des Nazis. Alors donner un tel nom de mission à un simplement entraînement... C'était clair et net aux yeux de la militaire, l'entraînement était juste une couverture et ce qu'elle s'apprêtait à entendre lui confirma ses soupçons immédiatement.

C'est donc silencieuse, le dos droit et le visage fermé à toute expression facial, qu'Alexia écouta avec la plus grande des attentions les paroles de son supérieur. Il partait donc en guerre et le mot était bien faible... Devenir militaire c'est savoir aussi qu'on risque sa vie à tout moment, mais bien souvent aucun des soldats n'a réellement conscience de ça, se disant bien souvent qu'ils sont trop jeune pour mourir, que Dieu ne voudrait pas d'eux, mais... Entendre qu'un officier de liaison du Pôle-Com du Dédale, c'était porté volontaire pour filmer les messages vidéo que certain voudrez laisser à leurs familles... Cela signifiait clairement qu'il n'y avait pas cent pour cent de chance de rentrer vivant sur Atlantis. Alexia n'avait pu s'empêcher de ressentir d'horribles sueurs froides dans le dos, c'était la première fois qu'elle avait l'impression de voir la faucheuse l'attendre dans un coin de la pièce, lançant une pièce en l'air pour connaître le destin de la militaire : face, elle mourrait, pile, elle vivait. Dire que la jeune femme se trouvait encore il y à peine un mois au chevet de sa mère à l’hôpital, lui promettant de devenir une meilleure personne, un meilleur soldat pour son pays et la voilà, maintenant prête à mourir pour ce dernier. La jeune femme se sentait, en tout cas, incapable de faire une telle vidéo, elle ne trouverait jamais les bons mots, elle n'était pas douée pour cela et puis que dire ? Si vous voyez cela, c'est que j'ai crevé quelque part sur une planète à des billions d'années-lumière de la Terre et avec un peu de chance voilà mon cadavre si il n'a pas été pulvériser. Et puis c'était peu une façon d'accepter sa mort en faisant cette vidéo et Alexia le refusait ! C'est donc pour cette raison qu'elle refusa de faire une vidéo d'adieu pour sa famille, et même pour quiconque d'ailleurs. Alexia comptait bien se battre comme jamais, et elle reviendrait vivante qu'importe le prix à payer !

Mais ce n'était pas la chose la plus importante qu'avait retenue la jeune militaire, en écoutant le Colonel Sheppard parler. Des Morphéa ? Des créatures capables de simuler l’apparence et la personnalité de n’importe qui, et ils avaient déjà copié l'apparence du Lieutenant Allen et de... Matt ?... La jeune femme allait donc devoir tuer des créature qui ressemblerait trait pour trait à eux deux ? Dire qu'elle allait tirer était une chose, le faire une autre malheureusement. À ce moment précis, le regard de la jeune femme s'était tourné discrètement vers Matt, le regardant comme ci c'était la première fois qu'elle le voyait. Elle allait devoir tuer des êtres ressemblant à son ami, à son sexefriend... Est ce qu'elle en était capable ? Même si elle pourrait reconnaître le vrai grâce à une tenue unique, tuer une copie parfaite pouvait être perturbant. Le premier sera sans doute difficile à tuer, le deuxième le sera sûrement moins et puis après ça ira sûrement mieux peu à peu, mais pour en être sûr il fallait attendre la vraie guerre.

Il avait deux jours de repos devant eux. Deux jours pour ingurgiter toutes les informations sur leurs ennemis et sur la planète ou ils allaient se battre et tout. Deux jours où ils étaient sur de rester vivant à cent pour cent. Deux jours pour se préparer mentalement à la guerre.

Est ce qu'Alexia avait des questions sur tout ce que venait de dire son supérieur ? Aucune pour le moment, bien trop sous le choc par autant d'information, même si elle ne laissait rien paraître en surface. Inspirant et expirant calmement, comme ci tout cela n'était vraiment qu'un simple entraînement.
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Adam de la Rossette pirouette brésilienne sans wifi


La lumière se tamisa doucement, tandis que Sheppard s’approcha du projecteur pour commencer sa présentation. Adam croisa les bras contre son torse, s’appuyant un peu plus sur sa chaise en fronçant les sourcils. Qu’est-ce que le CODIR avait bien pu leur préparer ?...

Deux heures plus tard, salle de briefing des escadrilles du Dédale

Adam tapotait nerveusement sur son pupitre en relisant son compte rendu de briefing. Son intuition avait vu juste. Quelque chose d’énorme était en préparation. La guerre, la véritable. Cela faisait déjà un moment que ses hommes n’avaient plus participé à une opération de cette envergure, et cela ne le rassurait pas vraiment. Il était comme un père qui devait veiller sur ses enfants, et ce qu’on leur demandait ici, c’était littéralement d’aller au casse-pipe. Pourtant, ils devaient le faire, ils étaient entraînés pour accomplir ce genre de mission, et l’heure H, il savait qu'aucun d’entre eux ne reculerait face à l’ennemi. Aucun d’eux ne reculeraient. Pourquoi ?

Car la première chose que l’on apprend en montant dans un F-302, c’est qu’on est déjà mort. Car un mort n’a pas peur de risquer sa vie. Et pour eux, risquer sa vie était un lot quotidien.

Les derniers membres de l’escadrille bâbord s’installaient à leur chaise, discutant à voix basse entre eux. Un total de 32 pilotes et copilotes. Adam avait en sentiment de fierté en les voyant tous réunis ici. Oui, chacun d’entre eux était prêt à donner sa vie pour protéger la galaxie.

Apollo se racla la gorge, et immédiatement le silence se fit. Il alluma son projecteur, affichant le nom de l’opération, et une carte tactique des lieux, approximative.

Bien. Bonsoir à tous. Si je vous ai tous réuni ici, c’est qu’une opération d’envergure est en préparation. Vous vous souvenez certainement du croiseur Wraith de la faction des ingénieurs ayant mis à mal le Dédale il y a quelques temps de cela. Et bien, grâce à plusieurs missions de reconnaissance, et quelques incidents sur Atlantis, dont vous pourrez prendre connaissance dans le dossier face à vous, nous avons finalement monté un plan d’attaque pour s’emparer des lieux, et l’assaut est imminent. Dans deux jours pour être exact.

Quelques murmures se firent entendre dans la salle. Adam les laissa prendre connaissance des détails de l’opération dans leurs dossiers, les observant, le visage strict et sérieux.

Notre mission sera multiple ici, et je compte sur vous pour faire preuve d’une parfaite cohésion de groupe. Dans un premier lieu, les deux escadrilles quitteront le hangar, et se prépareront à faire un saut hyperspacial sous la couverture du Dédale, une fois atteint le sous-secteur “Carpental” de la grille de navigation 19. C’est là que les ennuies commencent.

Adam appuya sur sa télécommande, et une projection du Dédale entouré des F-302 apparut en orbite autour de la planète.

D’après nos sources, la planète est protégée par une importante force de frappe Wraith. Notre objectif sera de sécuriser la zone avec l’aide du Dédale. Ce dernier s’occupera des croiseurs, nous devront éliminer toutes les flottilles pour permettre d’établir une tête de pont spatiale où sera installée la Porte des Étoiles.

Apollo passa à la slid suivante, affichant un tunnel invisible de couleur verte, reliant l’espace à la planète.

Une fois l’espace sécurisé, le Dédale relâchera les Jumpers de débarquement. L’escadrille bâbord aura pour objectif de sécuriser la Porte et le Dédale, tandis que l’escadrille tribord sous mon commandement plongera dans l’atmosphère juste devant les Jumpers. Et la... ce sera probablement l’enfer.

Sur l’écran s’afficha une vidéo prise lors de la mission quelques mois plutôt, montrant l’atmosphère de la planète.

Les conditions de vol risquent d’être terrible, il faudra vous fier aux instruments. D’après nos informations, la reine aurait installé des batteries de DCA pour protéger la ZA. Nous devrons attirer le feu sur nous pour permettre aux Jumpers de s’approcher, et effectuer le maximum de dégâts possibles sur place pour permettre aux troupes aéroportées de débarquer le plus sereinement possible. Vous aurez à disposition des missiles Pex, des Hydra-70 et des bombes Napalm-C M79. Les bombardements se feront toujours par deux, pour plus de sécurité, on évitera qu’un appareil se retrouve seul sous le feu ennemi. Gardez un œil sur votre altimètre, et protégez vos camarades. La présence de Darts est envisageable, et si c’est le cas, le groupe d’assaut 2 sous les ordres de Patron devront les distraire le temps de l’assaut.

Adam déglutit difficilement. C’était la partie la plus difficile de la mission. Ils allaient devoir se jeter dans un gouffre en espérant atterrir dans une flaque d’eau. Il afficha la slid suivante, représentant une tête de pont sur la planète.

Une fois les troupes en position, nous auront divers objectifs à accomplir. Premièrement, sécurisation de l’espace aérien, afin d’éviter à nos troupes d’être encerclées. Deuxièmement, appui au sol via guidage laser, sous l’ordre du colonel Sheppard. Troisièmement, protection des Jumpers de débarquement depuis la Porte des Étoiles, pour permettre d’alimenter les troupes au sol en renfort. Des engins de ravitaillement furtifs seront camouflés non loin du Dédale, pour vous réalimenter en carburant, en munitions, et pour éventuellement effectuer quelques réparations sommaires.

Une dernière image apparut sur l’écran, représentant un plan de F-302 décortiqué de l’intérieur.

Une dernière chose, et pas des moindres. Le protocole Gardien sera inactif à cause de l’atmosphère et des boucliers du Dédale. Cependant, Tyrol nous a préparé une solution de secours. A la moindre anomalie structurelle indiquant une destruction proche, vous serez immédiatement éjectés du cockpit. Si vous êtes dans l’espace, activez votre balise de détresse, et on enverra un Jumper vous récupérer. Si vous vous faites abattre dans l’atmosphère, vous aurez chacun à disposition un ZAT. Activez votre balise et mettez vous à l’abris. Si vous le pouvez, rejoignez nos troupes au sol, et évitez un maximum tout contact avec les Wraiths. Quelqu’un a une question ?

Adam coupa l’écran de présentation, et passa son regard sur chaque homme et chaque femme présents dans la salle. Tous affichaient un air sérieux et décidé. Apollo opina légèrement, avant de se redresser.

Alors si ce n’est pas le cas, je n’ai plus qu’à vous souhaitez une bonne chasse. Montrez à ces enfoirés ce que les escadrilles du Dédale ont dans le ventre !

Quelques acclamations s’élevèrent dans la salle. Adam ne put s’empêcher de sourire légèrement. Oui, il était fier d’être le CEG du Dédale.


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Ven 18 Mai - 0:19
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A l’heure H, une alarme inhabituelle raisonna dans tous le vaisseau, accompagné d’un message général.
Alarme:
 

//LANCEMENT DE L'OPÉRATION NORMANDIE. LANCEMENT DE L'OPÉRATION NORMANDIE.//


La sirène continua de toner. L’équipage était en effervescence, tout le monde se déplaçait rapidement sans courir.

//TOUTES LES UNITÉS AUX POSTES DE COMBATS. TOUTES LES UNITÉS AUX POSTES DE COMBATS. CECI N’EST PAS UN EXERCICE.//

Il était temps.
Après un an d’enquête. Après un an à chercher la reine, à subir ses opérations de clonage et de sa prise de pouvoir croissante parmi les factions Wraiths, ce moment, enfin.

L’équipe de Sheppard, les Natus qui avaient été selectionnés, tous furent appelés à se rendre dans les baies bâbord et tribord. Les F-302 étaient déjà parti pour libérer la place, le convoi de jumpers maintenant disposés, sas ouvert, pour les accueillir. Les hommes entrèrent à l’intérieur tandis que les pilotes et copilotes déjà présent faisaient le dernier check-up, un stress bien légitime présent sur tous les visages.

Dès que l’appel fût rendu complet parmis les équipes d’assaut, les portes des jumpers se refermèrent tandis que la lumière à l’intérieur de la baie s’amenuisait. Malgré l’environnement hermétique, un vrombissement résiduel indiqua que le croiseur gagnait en puissance, mobilisant tous ses systèmes.
Fergus Randall était le pilote du jumper du Colonel. Il avait été “prêté” par l’Athéna suite à ses excellentes compétences de vol et parce qu’il fallait un autre chef d’escadrille pour diriger le convoi lors de l’Opération. L’homme activa la radio du jumper et la connecta aux hauts-parleurs afin de ne pas laisser les collègues dans le doute. La voix de Caldwell, depuis sa passerelle de commandement, se faisait entendre ainsi que les différents intervenant.

// Observatoire et contrôle mission, paré. //
// Centre de contrôle des dégâts, paré. //
//Salle des machines, paré.//
//Armement et défense, paré.//
//F-302 et ravitaillement, paré.//

C’était leur tour. Le copilote reçu la validation des septs autres jumpers réparti dans le Dédale et fit un signe à Fergus qui se tourna forcément vers le colonel. Il attendit son approbation avant de signaler à son tour le feu vert du convoi d’assaut.
La réponse vint ensuite dans toutes les oreillettes et tous les hauts parleurs.

//Ici Caldwell. Au nom de l’expédition d’Atlantis et de sa direction, au nom de nos collègues et de nos familles, au nom des pertes subies, nous assaillons l’ennemi dans son repère. L’an dernier, nous avions été prit par surprise. Nos collègues, sur le terrain, battu par stratégie.//
Il y eut un léger grésillement, tous les éclairages s’intensifièrent et le tremblement caractéristique d’une mise en charge fît vibrer toutes les parois.
//Mais un an plus tard, grâce à votre patience, vos compétences, nous nous apprêtons à leur répondre : à montrer combien les Atlantes, les Natus et les Tairis, ne sont pas pas les cibles fragiles qu’ils imaginaient. Aujourd’hui, l’ennemi cessera son avancée. Nous le détruirons. //
Il y eut un instant de silence avant que la conclusion ne se fasse.
//Vous êtes entrainés, vous êtes prêts. Soyez vifs et réactifs. Atlantis et les peuples de la triple alliance comptent sur nous. Nous ne faillirons pas. Aux forces de combats, bonne chance à tous.//

Le message était à peine terminé qu’une multitude de voix résonna sur la fréquence générale. Tous les chefs de sections, les manoeuvres faites sur le Dédale, juste avant le lancement de l’opération. Puis le Pôle-Com prit l’ascendant :
// Bond hyperspatial dans cinq...quatre...trois...deux...un //
Puis le bond fût effectué.

Le Dédale émergea sur les coordonnées optimale de l’orbite planétaire, franchissant son réseau de surveillance et prenant par surprise les deux premiers croiseurs qui gardaient l’orbite géosynchrone. Les canons magnétiques crachèrent un tir nourri dans leur direction, impactant générateur et propulsion pour les désemparer tandis que les seize F-302 se dispatchèrent. Les huit premiers protégèrent le Dédale des quelques darts de sorties tandis que les autres, dirigés par Adam, établirent le périmètre de sécurité pour les jumpers.
// Ici contrôle mission, lancement jumper, lancement jumper ! //

« Ok, on est parti ! Passez sur le secteur sécurisé et respectez le plan de vol ! »

La baie s’ouvrit sur un théâtre d’affrontement digne des films de science fiction. Les canons du Dédale tonnaient, détruisant maintenant les plates-formes d’envol d’un vaisseau ruche qui tentait de l’intercepter. Au fond, deux éclats lumineux témoignèrent de l’émergence de croiseurs qui mirent les moteurs au maximum. Ils arriveraient trop tard. Partout autour, dans l’espace, les blasts et les tirs fusaient dans tous les sens, des F-302 jaillissants parfois d’un bord ou d’un autre de la verrière pour poursuivre quelques darts trop occupés à survivre. De loin, on aurait cru que le jumper était exposé, qu’un rien pouvait le détruire. Mais il se trouvait en réalité à l’abri sous le ventre du Dédale, encore dans la sphère d’influence de son bouclier.
Les jumpers se rejoignirent, formant un cordon de convoi avec un en tête et les autres derrière. Fergus dirigeait le convoi en occupant la deuxième position. En coordination avec l’observatoire, le copilote vérifia les coordonnées de rentrée atmosphérique vis à vis de la base à atteindre puis, tandis que les différentes phases étaient décrites et suivi à la radio, le convoi reçu le feu vert pour partir.
//Bonne chance Sheppard, à vous et vos hommes.// Eut-il le temps d’entendre.

Les blasts percutaient brutalement le bouclier, ça tirait dans tous les sens dans l’espace et personne ne se faisait de cadeau. Le convoi de jumper sortit de la protection, Fergus étant pleinement concentré sur son pilotage, puis des F-302 apparurent alors sur les cotés. Dirigés par le lieutenant Ross, ils les escorteraient jusqu’au bout.

Là-devant, la planète était recouverte d’un anticyclone sableux gigantesque, une tempête énorme qui semblait rendre l’environnement si chaotique que l’on était en droit de se demander si les conditions de vol étaient possibles. Maintenant qu’il s’y enfonçaient et tournaient le dos au Dédale et ses adversaires, il n’y avait plus que des blasts perdus qui jaillissaient ici et là. L’effet pyrotechnique s’anima sur le nez de l’appareil progressivement nimbé de flammes, un ronflement sourd marquant la rentrée en atmosphère tandis que différentes voix provenant des pilotes rendaient compte en temps réel.

« C’est un putain de mauvais temps. On va suivre le plan de Nelly et passer dans les trous d’air. Blass, vérifie qu’ils sont encore présents ! »

Le copilote s’activa puis les fit apparaître sur la carte holographique. Les jumpers étaient en formation brisées, incapable de tenir une position stable dans une tempête pareille. Des sursauts soudains et des violentes embardées se faisaient sentir malgré la technologie d’inhibiteur inertiel. A une telle intensité, ils ne pouvaient pas tout absorber pour rendre le voyage confortable. Là, l’environnement du champ de bataille spatial s’était troqué par une tempête jamais vue, mélange de vents violents, d’éclairs soudain et de sable occultant la vue. Il fallait piloter aux instruments tant on y voyait rien. Les F-302 n’étaient même plus visible.

« Arrivée estimée, douze minutes ! » Informa Fergus à l’attention du colonel.

Il était en train de donner ses ordres, le copilote transmettant à tout le convoi, lorsqu’ils furent coupés par un message prioritaire qui vint du Dédale.
// Ici contrôle mission à tous les indicatifs aéroportés, l’observatoire signale l’interruption totale de la tempête environnementale. Attention, l’incidence n’est pas naturelle, je répète, l’incidence N’EST PAS naturelle !!! //
Fergus et son copilote se regardèrent, les yeux ronds, avant que le radar de la zone, grésillant à cause de la tempête, ne montre la réduction rapide et soudaine de ce cyclone. Il était en train de se résorber à une vitesse qui n’avait rien de naturel, comme si on avait simplement appuyé sur un bouton pour faire cesser le spectacle.
« Merde, on va voler par beau temps les gars. On va essayer d’en profiter un max. Piquez du nez, vecteur 12-91, vitesse maximale. »
Mais la tempête se réduisit beaucoup trop vite.

Le sable s’éparpilla comme de la poussière au vent, comme si rien n’avait compté au final. Les F-302 se voyaient maintenant très bien, le jumper devant eux aussi, et un soleil radieux qui les illuminaient avant que l’engin ne soit soudainement chahuté par un éclat brutal dans le ciel. Un tir de blast, une sorte de bille énergétique qui explosa. Il y en eut une. Juste une, comme si elle s'était perdue, un tir accidentel.
...
...puis des dizaines, puis des centaines. Elles explosèrent dans tous les sens, prenant les pilotes par surprise. L’une d’elle éclata si près de l’habitacle que le jumper trembla furieusement en faisant un bond, un nuage opaque salissant la verrière. Une alarme du jumper monta brutalement d’un air dramatique alors que Fergus et son copilote s’écriaient soudainement, le stress montant directement à un niveau élevé.

« PUTAIN DE MERDE ! DCA, DCA ! NE RESTEZ PAS EN GROUPE, FORMATION LARGE ! EXÉCUTION !!!! »

VLAAAAAAAAAAAA

Les tirs dansaient devant le cockpit, tout le monde se faisait malmener dans ce véritable champ de mine alors que tous les avions, jumpers comme F-302, s’écartaient les uns des autres. Le système inertiel ne fonctionnait plus, ou peut-être était-il touché, mais la chute en piquée volontaire de Fergus donna l’air d’une montagne russe du diable tandis qu’à l’avant, le jumper de tête s’incendia soudainement sous leur nez. Il fût pris dans un double tir meurtrier qui le perfora de part et d’autres, son blindage s’ouvrant alors qu’un MALP Godzilla en morceaux se déversaient sur le jumper de Fergus. Le tout ricocha.

BAAAAAAAAAAAAM

Nouvelle explosion, le jumper de tête vrilla encore, encore et encore devant leurs yeux, avant de s’écarter sous l’effet de l’atmosphère et partir, hors du champs de leur vue, sur un crash qui ne laisserait définitivement que des miettes. La pluie de tirs ennemi ne cessait plus, les ondes de chocs de ces explosions raisonnant tout le long du blindage comme des impacts de balles qui ricochaient.
Avec les exclamations des pilotes dans leur radio, paniqués mais contrôlés, tout donnait l'air d'être un échec assuré.

RABAAAAAAAAAAAAM

Cette fois, ils furent touchés à leurs tours. L'image d’un des propulseurs du jumper se dessina par-dessus la carte holographique avec différents composants en rouge, signe qu’il y avait littéralement le feu et les deux hommes se criaient des instructions entre eux. Du coté de la radio, c’était également la panique. Mais une panique contrôlée. Le convoi, comme l’escorte de F-302, s’en recevait plein la figure. Quiconque aurait bien regardé vers le sol, au travers de la verrière, aurait aperçu la base à l’horizon, l’air minuscule. Mais d’où un nombre impressionnant de tirs s’en dégageait. Des ogives tombaient en ligne droite depuis le ciel, signe que le Dédale bombardait les installations pour réduire les capacités anti-aériennes.

Mais pour l’instant, c’était le cadet de leurs soucis. Le jumper fût chahuté une nouvelle fois et, en même temps, le propulseur en feu détona. Ceux qui se trouvait de ce coté verraient la paroi se déformer sous l’impact du moteur transformé en miette. L’engin fut immédiatement pris dans un tête à queue endiablé en pleine chute libre.

« ACCROCHEZ VOUS LES GARS, ON VA DANSER !!!! » hurla Fergus, tant à l’attention de Sheppard que de ses hommes.

Le copilote n’arrêtait pas de naviguer entre différents panneaux holographique, cherchant à éteindre la contre poussée qui les faisaient tourner en bourrique comme ça. Le pilote, lui, faisait son possible pour rendre le tout moins violent. Mais en terme de voyage, c’était tout simplement infernal. Tout le monde avait intérêt d’être sanglé, ça écrasait les uns contre la paroi, et ceux d’en face sur un mouvement qui voulait les éjecter.

« Bordel, mais il est où ce putain de ravin de mes deux !!!! » Gronda le pilote tout en essayant de chercher malgré le tourniquet.

Finalement, son collègue cria, avec la joie d’une angoisse qui prenait fin, la résolution du dysfonctionnement. L’image du dernier propulseur se nimba d’un vert complet et la valse cessa d’écraser tout le monde. Le jumper se stabilisa et Fergus trouva le ravin en question, il sinuait entre plusieurs dunes de sable jusqu’à la base ennemie. Quelques jumpers étaient déjà en train de s’y rendre. L’homme les rejoignit bien vite et reprit la tête du convoi. En progressant plus vite le long de la file, la vue donnait sur les engins abimés par la DCA, certains ayant même des creux dans leurs blindages.
La reine ne s’était pas installé ici par hasard. Les jumpers ne pouvaient ni s’occulter, ni utiliser de bouclier. Cette défense aérienne aurait pu tous les anéantir.

« On y est, estimation ?....arrivée dans six minutes. Six minutes messieurs ! »

Ils étaient à l’intérieur du canyon, naviguant au ras des parois et adaptant l’allure aux différents obstacles qu’ils rencontraient. Arrivé à cette altitude, les hommes munis d’oreillettes classiques n’entendaient plus rien. Hormis Pedge avec sa centrale sur le dos qui lui relayait les informations depuis le Dédale.

// Ici contrôle mission, DCA en activité. Flotte ennemie détectée, tentative d’interception du convoi dans le ravin, les F-302 d’escorte se détachent pour neutralisation. //

Les pilotes et Sheppard n’avaient reçu le message que depuis le lieutenant qui leur indiquait de rester à couvert dans le ravin. Les F-302 s’en allèrent à toute vitesse, contre la DCA ennemie dont les tirs fusaient comme des feux d’artifice au-dessus de leur tête, durant leur approche finale.

« Trois minutes avant atterrissage. Nous approchons de la ZA ! Sheppard, préparez-vous. »

Les effets spéciaux du cinéma n’auraient pas suffi à reproduire l’environnement qui s’étalait sous leurs yeux. Les jumpers remontaient lentement en gardant le canyon comme couverture mais permettant d’avoir un visuel sur la base. Les tirs de DCA s’orientait maintenant un peu partout pour tenter de supprimer les forces du lieutenant Ross. Il y avait une violente bagarre qui se jouait dans le ciel entre Darts et chasseurs Atlante.
Un croiseur se trouvait juste à coté, il tentait de décoller pour intercepter les jumpers. On le voyait au loin s’élever depuis le spatioport, la ZA, pour faire une lente rotation et diriger ses canons sur eux. Quelques blasts maladroits avaient d’ailleurs été tiré sans les atteindre. Puis des missiles descendu du ciel, les ogives du Dédale, lui percèrent le toit et le criblèrent d’une multitude d’explosion.

L’engin spatial leva le nez brutalement sous l’effet des différentes détonations, des explosions secondaires le faisant vibrer d’une telle force qu’on percevait ses changements de trajectoire à vue, puis il s’écrasa lamentablement sur le sol.
Trois F-302 s’étaient alors détachés de la bataille aérienne pour piquer sur la ZA. Des roquettes s’envolèrent, des explosions se dessinant un peu partout. Puis des passes de mitraillages, des tirs qui s’alignaient encore, encore et encore pour nettoyer la zone.

// Ici contrôle mission, Sheppard soyez avisé : ZA nettoyée. Présence de forces hostiles encore sur place, affaiblies mais actives. //
« Soixante secondes. Paré, paré tout le monde ! »

Le jumper émergea du ravin, l’un des cinq complexes de la reine étant maintenant bien en vue, immense, d’au moins quatre étages. Fergus ouvrit le sas arrière pour que les hommes soient prêt à descendre sous les ordres de Sheppard et l’offensive commencer véritablement. Les jumpers, trois par trois, se présentèrent sur la surface d'atterrissage qui était nettoyée, jonchée de sbires Wraiths et de quelques clones agonisants. Mais durant la phase d’atterrissage, une roquette Atlante fût tirée. Un AT4 qui fusa jusqu’à la verrière de l’un des jumpers et pulvérisa sa cabine de pilotage.
Le cube fit des vrilles, des tourbillons avant d’aller s’écraser dans le sable, juste au bord du ravin qu’ils venaient de quitter.

Le débarquement eut lieu. Les hommes sortant le matériel, les caisses et les sacs le plus rapidement possible.



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Cette partie se réalise en deux temps comme suit :
1- Moment de descente jusqu'à l’atterrissage
2- Une fois atteint la deadline (vendredi 25 mai), Sheppard désignera vos objectifs, c'est votre nouveau tour.

Voici les éléments importants :

  • Vous êtes tous dans le jumper de Fergus et atterrissez sur la Zone d'Atterrissage (ZA).
  • Des ennemis blessés et à l'agonie sont encore présents.
  • Ne débordez pas vos actions, vous ne pouvez QUE sécuriser la ZA pendant l'atterrissage (demandez à Sheppard en cas de doutes)
  • Vous êtes libre de vos actions/réactions pour nettoyer la zone tant que vous respectez l'environnement (pas d'apparitions de troupes ennemie, ne faites pas d'assauts, vous êtes vraiment dans une optique de sécurisation de la zone. Inventez vos moments de "nettoyage").
  • Si vous n'avez pas d'idées ou ne savez pas comment faire, contactez-moi via MP. Coordonnez-vous sur la conversation Skype pour faire ça ensemble, vous êtes libre !
  • Vous devez tous avoir sur vous une fumigène verte et une fumigène rouge. Équipement minimum pour marquage de cible imposé par le colonel Sheppard.


La Deadline est prévue le vendredi 25 mai à minuit.
Attention ! Sheppard vous fournira ensuite vos objectifs. Ceux-ci amorceront le prochain tour.

N'hésitez pas si vous avez des questions.
Bon RP !
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Ven 18 Mai - 23:14
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Opération NORMANDIE

Feat les membres d'Atlantis


L'ambiance était lourde dans la salle de briefing, le silence était pesant. Je continuais de manger malgré mes interrogations concernant notre présence ici, car il en fallait beaucoup pour arrêter mon appétit. Et puis, j'avais besoin de ma dose de caféine pour commencer la journée qui serait sans doute très longue vu le tableau affiché, et les nombreux écrans qui nous entouraient. Un exercice, mon oeil. Tout le monde s'installa enfin dans la salle, et j'en profitai pour prendre moi même un siège, une tasse de café chaud dans une main, une viennoiserie dans l'autre, toujours mâchant et avalant goulûment. Sheppard prit enfin la parole, et nous expliqua en détail la raison de notre présence ici, ainsi que tout ce qui allait se passer. A commencer d'abord par le véritable motif du vaccin que nous avions subi la veille. Quoi ? Un subterfuge ? Je faillis m'étrangler avec une bouchée de croissant qui passa mal, et je me mis à tousser fortement. Moi qui détestais les vaccins et autres piqûres, voilà qu'on m'avait menti pour enfoncer cette maudite aiguille dans ma chair. J'avais ressenti un mal de chien à ce moment là. Bon, ce n'était pas vraiment exact, mais je n'aimais pas ça du tout, alors oui j’amplifiai la douleur. Et voilà que maintenant, on nous informait nous avoir trompé pour quoi ? Voir si nous n'étions pas l'une de ces créatures, les morphéas, qui se baladaient en ce moment sur la cité ? Rien que de penser à ça, cela faisait flipper. Avant le départ, j'étais passé voir Zelenka pour le briefer sur un travail en cours à faire pendant mon absence. Et s'il était un morphéa ? Brrrrr j'en frissonnais rien que d'y penser.

Une fois que je me remis de la tentative d'assassinat du croissant sur ma personne, John expliqua le déroulé de la mission, et ce qui nous attendait, en particulier des clones de deux de nos membres à combattre, crées par cette connasse de reine wraith que les Atlantes avaient déjà affronté avec les Natus. Me retrouver en face d'elle, ou en face de ses sbires ne m'enchantaient pas du tout. Pendant un an, j'avais travaillé sur un projet qui me permettrait de repérer et de traquer ce monstre, grâce aux données que j'étais parvenu à voler sur son vaisseau. Et voilà qu'aujourd'hui, nous savions où elle se trouvait, et ce qu'elle prévoyait de faire. Elle voulait notre extermination, il fallait donc agir avant elle. Je pris la tablette qui se trouvait en face de moi, et tout en continuant d'écouter Sheppard d'une oreille, je parcourus les nombreux dossiers concernant cette mission. Il y avait beaucoup de choses à lire et à retenir. Chaque détail avait son importance, et d'après le militaire, j'avais deux jours devant moi pour perfectionner ces connaissances, et vérifier et me familiariser avec le matériel qui serait mis à ma disposition.

A la fin du briefing, la tablette en main, je posai la tasse de café vide et je quittai la pièce pour me diriger directement vers la pièce où était stocké mon matériel. Pendant deux jours, je m'entretins avec l'équipe scientifique et technique du Dédale pour vérifier tout le matériel présent, apprendre à me servir notamment d'une sonde ressemblant à un MALP équipé de la technologie terrienne et lantienne qui était mise à ma disposition. Je posai de nombreuses questions, je pris beaucoup de notes, et je me reposai très peu, le temps d'assimiler toutes ces informations, et d'apprendre le déroulement du combat par coeur, ainsi que celui de nos forces alliées. Nous allions droit vers une guerre importante et spectaculaire, et chaque détail avait son importance. Il ne fallait pas flancher, il ne fallait pas commettre d'erreur. A la fin du deuxième jour, à quelques heures seulement du début de l'opération, alors que j'avais fini mon apprentissage et préparer mon sac, le responsable scientifique du vaisseau me vira presque de la salle pour que j'aille me reposer. Têtu que comme je l'étais, je n'avais pas idée de le faire moi même. Je partis donc jusqu'à mes quartiers après avoir mangé un bon repas. Mon regard se posa alors sur la tablette dans laquelle se trouvait le dossier de la mission, mais aussi toutes les démarches testamentaires. Bien que je n'en avais pas envie, je décidai de laisser un testament pour ma soeur, et je lui léguai le peu que j'avais s'il m'arrivait quelque chose. Puis, je partis me coucher, fatigué.

Le lendemain, je quittai mon lit assez tard. Après tout, c'était peut être ma dernière grasse matinée, et il fallait bien que je me repose au maximum. Ce fut donc en fin de matinée que je sortis de mon sommeil et pris une bonne douche, avant de quitter mes quartiers pour me diriger vers le mess. L'ambiance était très pesante car chacun savait parfaitement que l'heure fatidique approchait. Moi en premier. Si bien que mon estomac refusa de se remplir. C'était bien la première fois que cela m'arrivait. Il était trop noué parce que je ne cessais de penser à cette mission périlleuse pendant laquelle je ne reviendrais peut être pas. Rien de passa excepté quelques tasses de café et une tranche de jambon avec un morceau de pain. Cela devait être étrange de voir le célèbre docteur McKay sans appétit. Alors que je terminai le peu de nourriture que je réussissais à avaler, une alarme retentit dans le vaisseau. C'était l'heure. Le moment était arrivé. Une voix s'éleva, nous expliquant la situation et ordonnant aux Atlantes sélectionnés d'aller dans les hangars situés à bâbord et à tribord du Dédale. Sans attendre, je partis récupérer mon sac à dos, avant de me diriger vers l'armurerie pour m'équiper. Puis, j'empruntai le chemin du hangar où je retrouverais le reste de mon équipe.

A mon arrivée, je constatai que les jumpers étaient entrain d'être chargés en matériel et en hommes, et je me dirigeai vers celui qui nous était attribué, piloté non pas par Sheppard, mais par Fergus Randall. Alors que m'installai sur la banquette arrière, après avoir rangé correctement mon sac à dos pour qu'il ne bouge pas pendant le voyage, la voix de Caldwell s'éleva dans les radios, faisant son discours de Colonel pour ceux qui partaient se battre. Je n'aimais pas ce genre de discours, car je trouvais que c'était de mauvaise augure, et que cela pouvait porter malheur. Automatiquement, je serrai les sangles sur moi, plaqué contre la banquette. Puis, le départ fut donné, et notre jumper quitta le hangar avec tous les autres. Dehors, c'était une véritable guerre qui se passait entre les F-302, les canons du Dédale, et les wraiths, nombreux mais pris par surprise. Les jumpers prirent alors la direction de la planète, et ce fut véritablement une descente aux enfers. Chaque vaisseau essuyait de nombreux tirs, endommageant peu à peu la coque. Certains jumpers n'arrivèrent jamais à destination, et pendant tout le trajet, je restai silencieux et anxieux. Non, apeuré était le bon mot. Déjà, voir que nous nous dirigions vers une gigantesque tempête de sable était inquiétant en soit. Mais voir ensuite que cette tempête disparaissait à grande vitesse de façon anormale ne m'aidait pas à calmer cette crainte. Que se passait-il ? Ce phénomène était très étrange et fascinant, mais malheureusement, je ne pouvais pas atteindre mon matériel pour l'étudier. Quand bien même j'aurais pu, le jumper faisait beaucoup trop d'embardées pour que je puisse travailler sur mon ordinateur. Car étant donné que la tempête avait disparu rapidement, nous étions sans couverture, à la merci du feu ennemi.

Le reste du voyage se passa mal, et le jumper menaçait d'exploser à tout moment. Il partit même en vrille, et je me retrouvai plaqué contre la banquette, incapable de faire le moindre geste. Notre dernière heure était sans doute arrivée. Si j'avais pu pisser dans mon pantalon à cause de la trouille, je l'aurais fait. Mais même ça, j'en étais incapable. Par chance, le pilote reprit les commandes à temps, et le vaisseau parvint tant bien que mal au site d'atterrissage après plusieurs minutes. Alors que le sas arrière s'ouvrait, je me dessanglai comme les autres aussi vite que je le pus, mis mon sac sur le dos, et serrai mon arme dans les mains, inquiet à l'idée de ce que j'allais trouvé à l'extérieur. Je n'eus pas le temps de me poser davantage de questions, je suivis le mouvement de foule, et je me retrouvai rapidement à l'extérieur. Plusieurs jumpers étaient posés, déchargeant leurs troupes et leurs matériels. Autour de nous, les F-302 pilonnaient le sol, pendant que les militaires faisaient un nettoyage approfondi. Il ne restait plus beaucoup de wraiths en vie, la plupart étant morts ou agonisants. Une voix m'interpella non loin de moi.


"Docteur McKay ? Docteur ? Par ici !"

Je regardai l'homme à l'origine de cette voix, il s'agissait d'un militaire assez jeune qui se trouvait sur la rampe d'accès d'un jumper à une vingtaine de mètres du mien, le jumper 6. Sans réfléchir, je courus vers lui sans m'attarder sur ce qui se passait autour de moi. Après tout, le nettoyage, ce n'était pas mon rayon. J'entrai dans le vaisseau, et pris une sorte de télécommande que le militaire me tendit.

"Occupez vous de sortir la sonde, Docteur. On se charge du reste du matériel".

Sans attendre, j'utilisai la télécommande pour faire avancer la sonde hors du vaisseau, tout en cherchant un endroit où la mettre à l'abri. La machine n'avait visiblement pas trop souffert de la descente, arrimée comme elle était, mais elle restait fragile. Sur la zone d'atterrissage, il y avait plusieurs endroits où se mettre à couvert, notamment des caissons wraiths vides suffisamment grands et larges pour nous protéger derrière. Je fis avancer la sonde jusqu'à l'abri le plus proche, jurant devant la lenteur de l'appareil. Autour de moi, quelques militaires continuaient le nettoyage de la zone, éliminant les dernières forces de l'ennemi qui ne s'était pas du tout attendu à notre arrivée, vu le peu d'opposition au sol qu'il y avait. Pendant le trajet, alors qu'il ne restait que quelques mètres à parcourir, je sentis quelque chose me saisir la cheville. En baissant les yeux, je remarquai un wraith agonisant, se traînant sur le sol, qui tentait un dernier acte désespérant avant de mourir. Je poussai un cri aigu, manquant de lâcher la télécommande, tout en essayant de me défaire de la prise du wraith.

"UN WRAITH ! NOM DE DIEU, IL M'A ATTRAPE ! AU SECOUUUUUURS !!!"

Le corps du wraith fut alors criblé de balles, et il tomba inerte sur le sol, relâchant son étreinte sur ma cheville. Je levai les yeux pour voir le militaire de toute à l'heure, son arme pointée sur le cadavre du monstre.

"Un peu de cran, McKay ! Dépêchez vous de mettre la sonde à l'abri !"

A peine ses mots prononcés, il partit rejoindre ses collègues, faisant feu de temps à autre. Etant à peine remis de mes émotions suite à cet imprévu, je continuai de faire avancer la sonde jusqu'à la mettre à couvert, vérifiant qu'elle était à l'abri de tout danger. Une fois arrivé sur place, j'allumai rapidement la sonde pour la déployer, et lançai les analyses de ce qui nous entourait, et de la base de la reine. Puis, je retirai mon sac à dos, pris mon ordinateur et le branchai sur la sonde, afin d'étudier les données qui apparurent sur l'écran. Ce que je découvris était fascinant. Et inquiétant. A commencer par cette tempête de sable. Ainsi que le complexe. Une multitude d'informations à décrypter, que je fis sans attendre, pendant qu'autour de moi, le reste des troupes continuaient de nettoyer et de sécuriser la zone d'atterrissage.

Au bout d'un moment, le calme revint. Si on pouvait appeler ça un calme vu la situation dans laquelle nous étions. Mais la zone d'atterrissage était sécurisée, c'était le principal. J'en profitai pour débrancher mon ordinateur, et me diriger vers John qui donnait ses ordres au reste des membres de l'expédition.

"Sheppard, il faut que tu vois ça. J'ai des informations fascinantes sur cet endroit. Et ça m'inquiète beaucoup. A commencer par la tempête qu'il y avait à la surface de la planète à notre arrivée. Tu te souviens à quelle vitesse elle s'est dispersée à notre approche ?"

Je lui montrai les différentes données affichées sur l'écran de mon ordinateur.

"Je ne suis pas climatologue, mais cette tempête de sable n'était pas vraiment naturelle. Ou plutôt si, mais elle ne réagit pas comme une tempête devrait le faire. Regardes !" dis-je en pointant quelques données.

"C'est une signature énergétique qui semble être activée pour créer cette tempête. Et à notre arrivée, la signature a fortement diminué, ce qui a déclenché la perte de puissance de la tempête, d'où sa disparition. Quelque chose ou quelqu'un commande la création et la suppression des tempêtes, voilà pourquoi elle a brusquement disparu à notre arrivée, bien plus vite qu'une tempête normale aurait du faire. Et ce n'est pas tout".

Je montrai de nouvelles données statistiques.

"Cette signature énergétique est toujours là, faible mais continue et régulière. Comme si le système se rechargeait. Et si elle continue sur cette lancée, sans modification, la tempête de sable se lèvera de nouveau dans environ deux heures".

L'idée qu'une gigantesque tempête de sable frappe la planète ne me plut pas du tout, mais je n'avais pas terminé de transmettre tout ce que j'avais découvert grâce à la sonde.

"Autre chose : les infrastructures wraiths ici et ici sont à un très haut niveau énergétique. Au sommet, même. Je pense qu'il s'agit des chambres de stases des clones, et que la reine a actionné leur réveil. Ce qui nous posera problème, mais pas dans l'immédiat. Réveiller son armée prendra sans doute un certain temps, et il faut s'inquiéter d'autre chose. Ces salles là par exemple, situées à différents endroits de la base. J'ai constaté qu'elles recevaient continuellement de l'énergie, et l'instant d'après, elles la perdaient, avant de la regagner, etc. Comme si l'ennemi ne savait plus vraiment quel secteur alimenter en énergie. C'est très étrange, car les wraiths sont loin d'être stupides pour ne pas alimenter toutes les zones de guerre en énergie, au lieu d'alimenter ce genre de zones qui sont sans doute inutiles en ce moment même".

J'eus alors un court instant de silence, réfléchissant à la signification de cet étrange transfert d'énergie qui se réalisait en boucle de façon inutile.

"Ou alors, cela cache autre chose. Cela pourrait être une défaillance de leur système de transfert d'énergie. Un problème informatique qui interfère dans la gestion du réseau énergétique. Ou bien, ce n'est pas un problème technique, mais volontaire et calculé. Peut être que quelqu'un là bas déroute l'énergie ailleurs que vers les structures de guerre, afin de ralentir leur apport en énergie. Mais qui pourrait faire une telle chose ?"

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Sheppard avait la mine des mauvais jours pour nous faire le briefing.. ça n'annonçait rien de bon. Je l'écoutais nous expliquer tout plein de trucs dont j'en avait strictement rien à cirer et comme d'habitude je faisais en sorte de retenir que ce qui m'intéressait. Assaut aéroporté, infiltrer une base, dégommer les clones et la Reine par la même occasion. Pas besoin de parler longtemps pour dire ça, les détails c'était pour les officiers. Une fois qu'il nous avait tout dit, je sortis de la pièce pour aller un peu me balader dans le vaisseau. Je n'y était jamais venu donc je marchais dans les couloirs, prenant soin de ne pas gêner les préparatifs de l'attaque. Pour un fan de film comme moi, se retrouver dans un vaisseau à préparer une attaque avait quelque chose de grisant. Il n'était pas aussi classe que l'Executor ou le Silencer mais bon c'était déjà chouette d'être là.

Je ne stressais pas trop pour la mission car à quoi ça servirait? Je m'étais donc mis dans une certaine routine de journée jusqu'à ce qu'on atteigne notre objectif. J'avais quand même fait un tour à l'armurerie pour choisir mes jouets à utiliser contre ces saloperies de vampires. C'est là que je vis qu'il y avait des sabres ou épées, qu'importe je ne savais pas reconnaître l'un de l'autre et de toute façon les deux tranchaient très bien. Je souris en coin en voyant ces armes car j'étais sûre que la Reine serait joie et allégresse en revoyant les armes ayant servis à jouer avec son clone.

C'est là que la rapide conversation avec Sheppard après le briefing, me revint en tête. Il me laissait le champ libre pour tuer à ma convenance mais cette fois n'allait pas participer. J'avais pas tout suivi car la seule fois où je lui avais demandé de l'aide c'était pour nous sauver la carcasse à tous les deux. Enfin j'avais saisi le message et je ferais de mon mieux pour être un bon soldat...au moins quelques heures. Et puis comme j'avais pas miss "respect de la morale" dans les pattes ça irait mieux. Guerre et morale...ces deux notions associées me feront toujours rire. Bref mes jouets étaient choisis , donc j'attendais patiemment le feu vert pour aller au charbon.

J'étais en train de jouer avec Kalash quand le signal du rassemblement retentit pour enfin partir. J'allais m'équiper, puis j'équipais aussi Kalash et direction le hangar à jumper du vaisseau afin d'embarquer pour aller casser du Wraith. Je m'étais isolé volontairement des autres pendant le vol du Dédale car je n'avais rien à dire. Une fois tous embarqués, le vieux décida que c'était le moment pour nous faire un speech soit disant pour nous motiver. Encore une fois j'en avais rien à faire, pas besoin de belles paroles pour savoir que c'était vie ou mort cette mission et qu'on était envoyés en première ligne. Genre on compte sur vous pour nous sauver...je t'en foutrais moi de cette hypocrisie de la hiérarchie militaire.

Le vol ne fut pas de plus calmes car comme il fallait s'y attendre sa royale mocheté n'allait pas nous laisser atterrir pépére et nous accueillir avec le thé et les petits gâteaux. J'appréciais grandement d'avoir le soutien des F302 et du Dédale et e me dis que le jour J les parachutistes avaient vraiment du faire dans leur froc sans soutien et en étant seulement dans des planeurs...donc je n'avais pas le droit d'avoir la moindre peur. Kalash restait collé contre mes pieds et je voyais que lui n'était pas rassuré donc je devais paraître le plus zen possible pour ne pas lui transmettre ma peur.

Le pilote du jumper fit des merveilles et on arriva à débarquer sans avoir quelques bleus à cause du vol un peu perturbé par de la DCA et des Dards...d'ailleurs moyen comme comité d’accueil faudra que je le dise à la propriétaire des lieux. Je débarquais très vite et devant moi s'étalait une scène de guerre des plus typiques...de la fumée, des odeurs d'explosif et de morts, des blessés et des morts. Manquait plus que quelques civils en pleurs pour compléter le tableau. Je sortis du jumper sur la gauche de l'appareil et je vis de suite des Wraiths morts...voilaaaa ça c'était du comité d’accueil comme je les aime et puis cerise sur le gâteau y'en avait même des agonisants pour que je m'échauffe. Je m'approchais d'un et je tirais une balle dans la tête pour voir l'effet de ces petites beautés sur des ennemis. Le Wraith mourru sur le coup...parfait, j'allais vers le prochain que je voyais mal en point pour lui apporter la miséricorde quand je vis que c'tait un de ces fameux clone.

Celui d'Allen...merde c'était super bien fait. J'eus un léger moment de blocage mais je finis par tirer pour l'achever. Elle avait fait un boulot hallucinant Queen B ...Je décidais de m'endurcir encore plus histoire de ne pas avoir cette fraction d'hésitation que je venais d'avoir. Kalash alla même renifler le cadavre et jappa un coup pour dire lui aussi que c'était pas Pedge. J'avais donc achevé une dizaine de Wraith avant que mon coin soit réellement sécurisé.

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John
&
Sheppard
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Les deux jours suivant sont briefing, John eut quelques nouvelles d’Atlantis, mais sans plus, les communications commençaient à être réduite et le CODIR était peu enchanté de l’affaire Bricks. Mais comme tous, ici, ils avaient mieux à gérer actuellement. Ainsi, quand l’alarme retentit John eut une boule au ventre et se mit en marche. Il était temps d’en finir avec cette reine des connasses ! Aujourd’hui voire même demain, car la guerre ce n’est malheureusement pas une seule journée, elle allait bouffer ses tripes et pas forcément par la bouche ! Hamilton serait lui montrer une nouvelle manière d’avaler ce genre de chose. En parlant de lui, John avait pris la délicatesse ou non, d’informer l’un de ces soldats les moins conventionnelle, de pouvoir se faire plaisir dans la limite du raisonnable. Malheureusement, l’éthique et la guerre, ne fait pas bon ménage.

Il se dirigea vers l’armurerie en silence, commençant à s’équiper avant de voir débarquer une Pedge Allen avec les cheveux rouges. Il la regarda quelques minutes, se disant qu’elle était bien moins flippante avant. Là, elle est dans le thème et elle devait avoir fait ça pour éviter qu’on la confonde encore avec un clone. Même si avec les nouveaux uniformes et la technologie déployée… enfin bon, une bonne chose en plus, au moins là, pas de confusion possible. Il lui fit une remarque en passant à côté d’elle :

« Vous êtes dans le thème c’est bien ! », cela fut agréable comme toujours avec John, avant qu’il bifurqué pour s’équiper de son arme à feux et prendre ces munitions. Pedge avait simplement incliner la tête. John espérait qu’elle tienne le coup ainsi qu’Eversman face aux clones. Et que si cela commençait à être trop difficiles qu’ils aient tout deux l’intelligence de lui en parler avant que ça soit trop tard.

Ils embarquèrent dans un jumper, il ne comptait pas piloter pour une raison simple : il fallait aller vite et il avait pas le temps de piloter et de sortir aussi rapidement que s’il avait un pilote. De toute façon, le jumper devait revenir dans quarante minutes après avec la suite des troupes. Ça serait un caprice de colonel, de vouloir piloter un jumper dans ces conditions. Encore une fois, John se fit la remarque comme quoi, pour un pilote il était plus sur terre que dans les airs.

Caldwell fit son message official, même lui le vieux, il allait galérer sur son croiseur avec la flotte ennemie. John resta silencieux, se passant une main dans les cheveux en ajustant son gilet molle. Il avait ajusté le pendentif de Natasha sous sa veste pour pas que ça le gêne durant les combats. Il avait hésité à le mettre dans une poche de son gilet, mais pour le peut qu’un tir plasma le fasse fondre… Il préférait l’avoir avec lui autour de son cou. Il pensant à elle, se demandant comment elle s’en sortait sur la cité et si tout allait bien là-bas.

Enfin bon, le voyage en jumper fut comment dire… chaotique. Il fallait s’accrocher à la banquette pour ne pas apprendre à voler malgré les ceinture. Par chance l’équipement ne bougea pas trop, malgré les attaches ballantes ! Plusieurs fois, John se demandait s’ils allaient finir par atteindre la ZA sans s’écraser connement ! Pas comme ce jumper qui ne reviendra plus et un autre collègue qui étaient en train de virevolter pour s’écraser après le ravin ! En tout cas, la reine avait bien choisi son emplacement, ils en ont tous chié pour venir ! Et ce n’est que le début. Cela annonce la couleur : aujourd’hui c’est la journée qui filera des aigreurs et une diarrhée d’enfer ! Voilà qu’il en devenait vulgaire sur le coup.

Enfin bon, après de nombreux doutes et risques… le petit groupe arriva à destination, la zone avait été nettoyé à la sauce Caldwell et il avait un tapis de corps entremêlés qui les attendait. En, sortant John donna ses ordres, pour le déchargement et la sécurisation du lieu. Chacuns avait très bien ce qu’il avait à faire. Même s’il avait des premières classes, ils étaient suffisamment rodés pour savoir leurs tâches sans que papa leur tienne la main. Et c’est pour cela qu’ils étaient là ! Ils ne sont pas de simples soldats sans neurones ! Bien au contraire ! Enfin chacun vaqua à son occupation.

Rodney gueula au meurtre et un soldat eut la galanterie de pourfendre le vilain monstre ! John secoua la tête, montrant à Skyler une zone qui semblait pas trop exposé et tranquille pour qu’elle mette en place son hôpital de campagne dès que la ZA sera sécurisée. Il allait lui prêter main forte, quand son regard se posa sur certain corps… il avait des clones, des Matt et des Pedge… cela lui fila un coup mine de rien… ils étaient bien fait et si Allen n’avait pas les cheveux rouges, il aurait pu se demander si elle n’était pas là. La reine était vraiment une connasse avec ces clones guerrier. Après bon, il s’y attendait et ce genre de vision apocalyptique et au fond de lui, il se demandait si la reine n’avait pas d’autres réserves de clone autre que ces deux soldats. Après tout si les Morpheas avaient infiltré la cité et lui avaient transmis des informations importantes… ils avaient très bien put prendre des fibres organiques et autres tissues issus des membres de la cité.

Rodney intervenu alors que l’homme filait un coup de main, il mit sur sa tâche un soldat qui avait fini de sécuriser une zone non loin du futur campement.

« Navré docteur, je vous trouve un remplaçant » ce fut le lieutenant Jacobs qui prit le relai et aider à transporter les caisses médicales. Ensuite John s’écarta un peu avec son ami pour discuter de sa découverte.

"Sheppard, il faut que tu vois ça. J'ai des informations fascinantes sur cet endroit. Et ça m'inquiète beaucoup. A commencer par la tempête qu'il y avait à la surface de la planète à notre arrivée. Tu te souviens à quelle vitesse elle s'est dispersée à notre approche ?"
« Oui, ce fut véritablement étrange. » commenta l’homme, qui trouvait ça simplement irréel que la tempête se retire comme par magie devant eux. dans le jumper, il s’était même demandé si cela était bel et bien naturelle… il avait du mal à se dire qu’on puisse créer un climat comme ça. C’est du genre à être pour les film et pourtant …

"Je ne suis pas climatologue, mais cette tempête de sable n'était pas vraiment naturelle. Ou plutôt si, mais elle ne réagit pas comme une tempête devrait le faire. Regardes !" Oula… la théorie sur une technologie pouvant créer un climat était t’elle pas si fantastique ? John se pencha sur les données… un flux de données et surtout des pic d’énergies qui n’avait franchement rien de bien normaux pour une vulgaire tempête de sable, caprice de la nature.

"C'est une signature énergétique qui semble être activée pour créer cette tempête. Et à notre arrivée, la signature a fortement diminué, ce qui a déclenché la perte de puissance de la tempête, d'où sa disparition. Quelque chose ou quelqu'un commande la création et la suppression des tempêtes, voilà pourquoi elle a brusquement disparu à notre arrivée, bien plus vite qu'une tempête normale aurait dû faire. Et ce n'est pas tout".

« Je n’aime pas trop ça… en tout cas on peut comprendre que la tempête consomme de l’énergie et donc que l reine ne nous avait pas prévue. »
"Cette signature énergétique est toujours là, faible mais continue et régulière. Comme si le système se rechargeait. Et si elle continue sur cette lancée, sans modification, la tempête de sable se lèvera de nouveau dans environ deux heures".

Bon, ça veut dire que les jumpers seront une nouvelle fois dans la merde et privés de vision durant l’un des chargements du pont spatial. John lui fit un arrêt de la main avant qu’il continue, histoire de pouvoir en placer une.

« Nous avons prit deux centrales radio, le lieutenant Allen en a une ici avec le docteur McAlister Il faut que tu préviennes le Dédale de cette information, pour que les pilotes des jumpers et des F-302 soient préparés. »

Puis, il le laissa continuer puisque apparemment il avait beaucoup à dire en quelques minutes d’analyse.

"Autre chose : les infrastructures wraiths ici et ici sont à un très haut niveau énergétique. Au sommet, même. Je pense qu'il s'agit des chambres de stases des clones, et que la reine a actionné leur réveil. Ce qui nous posera problème, mais pas dans l'immédiat. Réveiller son armée prendra sans doute un certain temps, et il faut s'inquiéter d'autre chose. Ces salles-là par exemple, situées à différents endroits de la base. J'ai constaté qu'elles recevaient continuellement de l'énergie, et l'instant d'après, elles la perdaient, avant de la regagner, etc. Comme si l'ennemi ne savait plus vraiment quel secteur alimenter en énergie. C'est très étrange, car les wraiths sont loin d'être stupides pour ne pas alimenter toutes les zones de guerre en énergie, au lieu d'alimenter ce genre de zones qui sont sans doute inutiles en ce moment même".

Bon au moins, ils pouvaient se douter où aller une fois dans l’enceinte géante… en haut pour faire péter les chambres… mise à part monter sur le toit pour pointer le haut afin que les F-302 fassent tout sauter, il n’avait pas d’autres solutions réalisable. John était en train de réfléchir tout en écoutant Rodney. Il est certain que les Wraiths de base ne sont pas la moitié d’un abruti mais avec cette reine, c’est quand même un autre niveau tellement elle était maligne et stratège. Elle aurait pu gouverner les autres Wraiths si sa race n’était pas encline à se foutre sur la gueule constamment ! En sommes comme les humains.

"Ou alors, cela cache autre chose. Cela pourrait être une défaillance de leur système de transfert d'énergie. Un problème informatique qui interfère dans la gestion du réseau énergétique. Ou bien, ce n'est pas un problème technique, mais volontaire et calculé. Peut-être que quelqu'un là-bas déroute l'énergie ailleurs que vers les structures de guerre, afin de ralentir leur apport en énergie. Mais qui pourrait faire une telle chose ?"

« Ça veut surtout dire que la reine a un plan de secours et qu’il faut trouver la zone où part l’énergie. Et essayer de connaitre le but de son utilisation, pour ne pas être pris de cours. Ça, je ne sais pas si c’est possible ! » affirma John. Il continua à discuter de quelques éléments, régulièrement coupé par des soldats. Et le colonel était en train d’évoquer quelques données avec le génie quand Pedge venu l’avertir que les hospitalités étaient sur le point de commencer… ils avaient eu peine dix minutes, oui la reine était là et elle allait tout faire pour réagir ! La guerre commence messieurs !


CODAGE PAR AMIANTE

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Mar 22 Mai - 19:59
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Pedge
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Deux jours d’attente, confinée dans un croiseur. Pedge ne les avait pas super bien vécus, en cause cette histoire avec Matt qui l’avait faite dévisser complètement. Elle se pensait prête, elle ne l’était pas du tout. Et pourtant, maintenant, elle était de la partie, en route pour aller botter le cul de clones et de wraiths, à l’autre bout de la galaxie. Elle faisait partie de ces hommes et de ces femmes qui allaient porter la guerre sur le territoire de la reine, et elle en était plutôt fière. Oui, elle savait que ce ne serait pas une mince affaire sur place… La résistance serait rude, mais pas que. Il allait falloir buter des ennemis qui avaient l’apparence de Matt, et son apparence à elle, et cela semblait simple sur le papier, pourtant elle savait qu’elle allait se faire du mal. Finalement, elle regrettait presque son choix d’être venue, mais fidèle à elle-même, elle n’en montrait rien, préférant évacuer son stress avec l’équipe de techniciens du Dédale avec qui elle avait familiarisé. Une sorte de famille d’adoption qui était toujours contente de voir leur enfant prodige. Un truc du genre quoi.

Pendant les deux jours, elle avait participé aux différents briefings afin de mettre sur pied le plan d’attaque. Officiellement, elle allait seconder Sheppard, et elle écopait du terminal radio qui ferait le pont de liaison entre les équipes au sol et le Dédale. Ainsi, elle serait un véritable relais d’informations, une plaque tournante incontournable pour planifier et organiser les frappes, les ravitaillements, les téléportations, etc. Ce n’était pas son rôle habituellement, mais en tant que stratège affirmée, et spécialiste de guerre non conventionnelle, elle commençait à se sentir dans son élément, des qualités qu’elle n’avait pas pu exploiter jusqu’alors dans son métier à proprement parlé, et pourtant, elle était formée pour ça. Mais bien souvent, elle était dans l’ombre du Major Frei, ce qui n’était pas le cas présentement, et elle comptait bien montrer toutes les qualités dont elle était pourvue.

Le Jour J, Pedge se ramena à l’armurerie pour se préparer. Elle s’était débrouillée pour se faire teindre les cheveux en rouge sang, grâce à Lipton, le coiffeur de la bande des “Poètes du Cambouis” . Ainsi, elle s’octroyait un aspect visuel claquant qui pouvait, en plus des différents systèmes mis en place, la différencier des clones. Elle ne fit rien pour cacher sa nouvelle couleur, histoire que tout le monde dans l’équipe d’assaut imprègne ce nouvel élément. Sheppard lui fit même un commentaire. Oui, elle était dans le thème. Pas besoin de se laver les cheveux ce soir quand elle aura pris un bain de sang. De sang humain. De sang de clones.... Elle s’équipa lourdement, mais sans trop s’encombrer non plus afin de pouvoir rester mobile. Elle n’emportait rien de bien original, et elle restait classique, fidèle à ses marques, ses munitions, et son fusil. Fermée comme une huitre, elle répondait néanmoins aux sollicitations si besoin était, mais elle ne s’étalait pas longuement, préférant répondre de façon brève et sans fioritures.

A l’heure H, l’alarme de bord retentit tandis qu’ils étaient conviés à rejoindre les baies d’embarquement. Une fois à bord du Jumper, bien calée entre plusieurs personnes, et sanglée sur son siège, Pedge effectuait quelques petits exercices de respiration pour calmer son cœur. Ils y étaient. Ils étaient prêts à partir pour l’enfer, pour la guerre. Chacun vivait cela à sa façon. Certains priaient, certains pensaient à leur proche, d’autres agitaient leurs jambes de façon intempestives, d’autres encore mâchaient un chewing-gum qui n’avait plus de goût depuis longtemps, bref tout le monde essayait de gérer au mieux le stresse d’un débarquement sous le feu ennemi. Surtout que là, ils ne seraient maître de rien jusqu’à ce que le Jumper les pose. Peut-être qu’en quelques secondes, leur vie à tous prendrait fin, aussi subitement qu’un claquement de doigt, disloqué dans une explosion. Il ne valait mieux pas y penser. La texane n’était pas passée par l’officier qui traitait des enregistrements pour les familles. Elle ne voulait pas laisser ce genre de message à sa mère et à sa sœur. Elles lui en voudraient toutes leur vie restant d’avoir réaliser ce genre de court-métrage, comme un aveu implicite du fait qu’elle allait mourir. Si elle ne le faisait pas, c’était qu’elle comptait les revoir vivante, et c’était un peu le chemin de pensée que les deux femmes de sa famille auraient. Elle avait néanmoins relu son dossier testamentaire, y apportant des corrections s’il n’était plus exact. L’ensemble de ses biens, sauf sa bague, irait à sa famille. La bague elle, devait rester sur son corps s’il pouvait être récupéré. Elle léguait cependant une culotte à Isia, pour la forme, comme un dernier clin d’œil après la mort.

Le pilote, qui n’était pas Sheppard, prit la parole et annonça qu’il était paré. Le Colonel Caldwell se lança alors dans un discours radiophonique afin de motiver les troupes. Ce n’était pas anodin, loin de là. Il fallait des leaders, il fallait trouver les mots, il fallait motiver les troupes pour que ces dernières soient le plus efficaces possibles une fois sur le terrain.

« Bonne chance à tous… », grommela Pedge dans la cabine, à la suite des propos de l’officier. Elle fit un tour du regard, ne s’attardant pas trop sur Eversman. Pourtant, tous les deux allaient être aux petits soins de leur coéquipier, puisqu’ils étaient désignés comme non cible et que les autres allaient devoir faire attention. C’était le moment ou jamais, pensa Pedge, où si quelqu’un souhaitait sa mort, il aurait l’opportunité de réaliser son souhait en le camouflant par une bévue. Le bond en hyperespace arracha la texane à ses pensées morbides. Elle triturait son alliance sans trop y faire attention, gérant son stress. Elle gardait une oreille attentive vers les communications du pilote et les comptes rendus qu’il faisait à Sheppard. Manifestement, le vol n’allait pas être de tout repos.

Ils arrivèrent au beau milieu d’une tempête. C’était prévue, mais cela secouait un max. Seulement, cette dernière sembla se dissiper au fur et à mesure de leur approche. C’était du rapide, et ce n’était pas plus mal pour voler dans de bonnes conditions. Mais ce n’était que le calme avant la prochaine tempête, bien plus meurtrière celle-là. Des tirs de DCA. Un claquement annonciateur de la grêle se fit entendre, et soudainement, ce fut l’apocalypse. Déjà un Jumper de touché. Le claquement de doigt venait de se produire pour l’équipe qui était à l’intérieur. Pedge serra les dents, et elle se força à ne pas regarder par la verrière. Elle colla sa tête contre le dossier, appréciant la retenue des sangles sur son torse qui l’empêchait de valdinguer ici ou là dans l’habitacle. Elle regardait le plafond quand le Jumper fut touché à son tour. Pourtant, ils n’étaient pas morts. Ça avait dû frôler la carlingue ou toucher quelque chose qui ne les avait pas fait exploser. Elle se souvenait de ses missions où elle était parachutée dans les montagnes, ou dans les plaines. L’air de rien, c’était bien plus calme de voler en Jumper que dans les gros Boeing C-17 de l’armée sur Terre.

Ce fut néanmoins le bordel. Le Jumper avait un réacteur de touché et il ne répondait plus efficacement aux pilotes. Il dansait, comme ils l’avaient si bien dit. Et la danse filait la gerbe ! Heureusement, les sangles tenaient tout le monde en place dans l’habitacle. Est-ce qu’ils allaient s’écraser ? C’était long, terriblement long, et ça continuait de péter autour d’eux. Le temps ne passait pas, il s’étirait dans une longueur infinie qui éloignait la mort, tout en la rapprochant à la fois. Franchement, pour une ex de la 101ème, c’était un sacré retour aux sources, si ce n’était qu’elle n’allait pas faire de chute opérationnelle pour fêter ça. Elle serait déposée, proprement (ou en bouillie), sur le sol, et l’affaire serait réglée. Elle se demandait d’ailleurs s’ils ne pouvaient pas faire des exercices de chute à l’aide des Jumpers, et elle se nota cette idée dans le coin de la tête pour la soumettre à l’état-major plus tard, si elle revenait vivante. Six minutes annonça le pilote, alors que l’engin s’était stabilisé, ne les maltraitant plus.

Le temps s’égréna au rythme d’un combat aérien et au rythme de la propulsion des vaisseaux atlantes qui fonçaient dans le ravin à toute vitesse. Ils y seraient bientôt. Ils allaient atterrir, ça ne faisait maintenant plus aucun doute, et la guerre allait commencer pour eux. Fini la passivité, place à l’action. Elle enroula à la mode afghane son keffieh pour ne pas subir les affres du sable à la sortie.

La porte s’ouvrit et une bouffée d’air chaud manqua de clouer tout le monde dans le jumper. C’était comme-ci on ouvrait la porte d’un four, et les lunettes de soleil se teintèrent de buée qui se dissipa très rapidement tant l’air était sec. La jeune femme assura son filet de camouflage sable sur ses vêtements noirs et elle suivit le mouvement. L’air était irrespirable. Le contraste était vraiment saisissant. Elle aida à décharger les balises et le matos du Jumper. Il fallait sécuriser la ZA qui avait été copieusement bombardé. Elle jeta un coup d’œil du côté du croiseur écrasé. La carcasse fumait mais personne n’en venait encore. Ça viendrait, il fallait y penser. Il y avait des caisses ici et là qui permettait de se mettre à couvert des tirs ennemis, peu présents finalement. Il y avait des cadavres de partout, mutilés, déchiquetés, agonisant ou mort. Elle avisa des Wraiths, mais ce n’était pas l’objet de ses recherches. Elle voulait voir un clone, un véritable clone. Elle devait se confronter. Elle acheva quelques créatures avant d’apercevoir, dans les tourbillons de poussières soulevés par les Jumpers qui repartaient après avoir déchargé les troupes, un uniforme atlante dans le sable. Elle approcha. C’était elle. Morte. Cela lui fit bizarre, sans pour autant la toucher vraiment, comme si elle s’était mise loin de ses émotions. Elle était en mode guerrière, dans lequel les sentiments venaient au repos, pas pendant le boulot.

De la pointe de la ranger, elle écarta la main gauche. Pas d’anneau. L’autre saloperie n’avait pas poussé le vice jusque là. Pedge se pencha, et elle écarta les cheveux, ses cheveux, du visage endormi de son double. Elle la contempla un moment. Si elle devait mourir, elle espérait qu’elle aurait cet aspect serein. Elle semblait délivrée, tout simplement. Du poids de la vie ? De sa condition de double ? Pedge n’en savait strictement rien. Elle ne savait même pas si ces êtres de sa chair et de son sang étaient dotés de sentiments, d’une conscience ou autre. Si tel n’était pas le cas, ce serait vraiment plus simple pour les massacrer. Elle se redressa, et elle contourna le corps. Elle ne voulait plus s’y attarder. Elle avait vu ce qu’elle devait voir… Elle alla aider au déchargement du Jumper qui emportait tout le matos nécessaire au montage de la tente médicalisée, et autres trucs de ce genre, bref, tout ce qui pourrait servir à monter un QG de campagne provisoire sur la ZA, car c’était là leur point à eux, leur zone à défendre et à conserver coûte que coûte. Si l’ennemi reprend cette zone, ils sont foutus, car coupés du reste du monde.

//// Ici contrôle mission. Je vous communique votre indicatif radio : Texmex. Confirmez. ////
//// Texmex à contrôle mission. Bien reçu.. ////, confirma Pedge dans le combiné qu’elle avait sur le dos. Elle était le lien, elle ne devait pas l’oublier. Aussi fit-elle un rappel par les communications classiques à l’ensemble de la troupaille sur le terrain :
// Allen à l’équipe. J’assure les transmissions radios vers le Dédale. Si besoin, n’hésitez pas. Terminée. //

Elle ne s’était pas attardée sur le surnom qu’elle avait reçu du contrôle mission. Sûrement un jeu de mot avec ses origines texanes, et avec les plats cuisinés de cette façon dans son Etat. Qu’importe, elle trouvait ça amusant. Oui, elle pouvait être piquante, la texane d’Austin.

Et elle continua d’aider au déchargement.


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[MJ28] Opération Normandie



Les clones. C'était donc le moment de s'y confronter. Il redoutait ce moment autant qu'il avait hâte d'en découdre. Ce n'était pas lui, ce n'était pas Pedge. Juste des copies, des sortes de robots mais certainement pas des humains. le briefing de Sheppard était, on ne peut plus clair. ils partaient en guerre. Les mesures testamentaires furent vérifiées : ses parents récupéraient l'essentiel de ses affaires, quelques cadeaux distribués aux copains comme des DVDs et Sheppard demeurait en charge de la paperasse et l'annonce aux parents. Eversman s'enfuit dès qu'il put de la salle de briefing n'ayant pas particulièrement envie de parler aux autres ou de voir leurs regards sur lui en imaginant les clones.

Les deux jours suivants ne furent pas de tout repos pour le Ranger. Rarement il s’était préparé pour une opération extérieure. Habituellement peu studieux, il prit la peine de s’intéresser au document tactique mis à disposition essayant de retenir le maximal d’éléments. La Magna avait au moins le mérite de lui avoir mis un peu de plomb dans le crâne et donc de se montrer un peu plus responsable. Difficile pour lui d’appréhender autant d’éléments tant il y en avait. Il essaya de se focaliser sur les informations lui paraissant le plus utile. Les briefings tactiques permettaient aussi de mieux comprendre ce à quoi ils allaient être confronté. Il y retrouva les membres de la confrontation, chacun se préparant à sa façon. Mckay parlait beaucoup stressant les autres. Alek peu intéressé au contraire de Mikkel et de Sheppard. Le comportement d’Allen fut particulièrement scruté après leur petite rencontre nocturne mais le glaçon semblait avoir reprendre le dessus. Une bonne chose.

Le matériel pour la mission fut aussi préparé en amont, chaque élément étant vérifié à plusieurs reprises pour être certain de ne pas avoir de mauvaises surprises. L’arsenal du Dédale était aussi vaste que celui d’Atlantis. Il fut tenté de modifier son matériel notamment pour un fusil à pompe mais au vu de ses capacités, ce ne serait pas logique. Il valait mieux prendre un équipement de soutien. Le fusil de précision était un impératif. Il passa un certain temps dans les murs de cet arsenal pour que tout soit prêt, du casque jusqu’au gilet tactique et son contenant.

La détente passa au second plan tant il y avait à faire. Il s’efforça de se vider la tête la veille de la mission avec une bonne séance en salle de sport avec un footing et de nombreux coups portés sur le punching ball. Le but se vider l’esprit et que le corps soit fatigué pour lui permettre une bonne nuit. La séance achevée et la douche prise, il fit un détour par le quartier d'équipage qu'il avait occupé pendant sa thérapie pour saluer les membres. L’alarme inhabituelle troubla son quotidien lui faisant lever les yeux vers les hauts recherchant la cause de cette sonnerie avant que le message d’explication ne soit délivré. Ni une, ni deux, le Ranger quitta son activité pour rejoindre au plus vite l’armurerie. Les éléments étant préparés en amont, il n’eut qu’à les enfiler. Alex étant en train de s’équiper aussi, il s’approcha d’elle avec un marqueur à la main.

« Hey. Tu peux me filer un coup de main ? »

Une fois le service accepté, il lui expliqua d’écrire quelque chose sur sa nuque. Un élément de plus pour le différencier des clônes. Cela lui avait trotté dans la tête, mine de rien. La reine avait-elle poussé le vice en reproduisant le tatouage sur son flanc ? Certainement. Par contre elle ignorait les cicatrices de la Magna comme les plaies ventrales ou celle de son bras gauche, autant d’éléments qu’il avait porté à connaissance des autres. Le keffieh dissimulait maintenant sa nouvelle marque. Le reste de l’équipement suivit ainsi que les armes. Poser les mains sur un Hk-417 fut rassurant. Le chargeur fut ôté avant d’être réengagé. Un geste maintes fois répétées. Une habitude. C’était essentiel de se rassurer par de petits gestes.

Le casque sur le crâne et l’équipement sur le dos, le Sergent Maître rejoignit les autres à bord du jumper. Ils étaient l’un des derniers et prit l’une des places restantes juste à côté d’Alex à qui il tapota la cuisse. Autant il pouvait faire le mariole habituellement, autant là il ne fit pas son casse-cou et tira sur les sangles pour être correctement attaché. Difficile de se dire qu’il allait descendre au front à bord de cette boite en fer métallique. Il fallait donc qu’elle résiste là. Ça aurait pu lui rappeler ses classes et ses ailes de parachutistes s’ils avaient dû sauter mais non, il fallait prier pour rejoindre le sol. Plus le choix maintenant, ils ne pouvaient plus reculer. Matt observa chacun de ses camarades de galère, espérant qu’ils arrivent tous en vie en bas. Mckay semblait pas loin de faire dans son troc. Logique. Certains avaient un petit côté surexcité. Allen en avait profité pour une nouvelle couleur de cheveux. Très spécial pour ne pas dire original et moche. Sheppard était avec eux. Bon s’il était là c’était qu’il avait confiance dans les capacités du pilote.

Ce fut le début de la galère. L’impression d’être pendant de longues minutes dans une machine à laver sauf que cette dernière pouvait être fatale à tout moment. C’était l’horreur. Matt garda les lèvres fermées pour ne pas vomir et les doigts cramponnés autour des sangles. Ne pas crever à l’intérieur de cette boite. C’était là son unique envie. Que ce truc n’explose pas avec eux à l’intérieur. Les dieux Atlantes mais aussi Nintendo furent priés à plusieurs reprises.

Dans un capharnaum pas possible, le vaisseau finit par se poser. Cette fois c’était à eux d’entrer en scène. Le plan avait été maintes fois répétés, chacun savait ce qu’il avait à faire une fois à l’extérieur de l’habitacle. Les sangles ôtées, le Ranger se remit sur pieds reprenant son fusil d’assaut en main. Les jambes étaient flageolantes après cette épopée. Allez vite qu’on en finisse. La plage arrière se baissa lentement. Une chaleur étouffante s’engouffra aussitôt. C’était comme s’ils devaient entrer à l’intérieur d’un four. L’air y était difficilement respirable, chaud. Un bon aperçu de l’enfer. C’est avec un rugissement destiné à se donner un peu de courage qu’il passa la porte arrière, le fusil levé et le doigt sur la gâchette qu’il pressa aussitôt pour envoyer quelques projectiles en direction des êtres verdâtres à proximité. Il contourna de suite le véhicule pour prendre le flanc droit. C’était son rôle avec Alex. Son regard se posa sur le corps déchiqueté à moitié enseveli. Il n’y avait plus que le haut du corps ensanglanté, celui d’Allen. C’était peu agréable comme vision. Ce n’était pas elle. Aussitôt le reflexe s’initia en lui. Ce n’était pas elle. Juste un putain de clone. Une reproduction. Pas le temps de s’éterniser, des coups de feu de son binôme lui firent lever les yeux de ce corps. D’autres vilains approchèrent, tous abattus aussitôt.

@ pyphi(lia)

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