Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


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le Mar 8 Mai - 13:02

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Skyler McAlister
Opération à hauts risques
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RP écrit par Skyler et Steven

Skyler McAlister

Cassandra Frasier

Le chirurgien Swassons

Le radiologue Towell

L’anesthésiste Penn

L'infirmière Stross

L'infirmière Quincey

Cotelo


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le Mar 8 Mai - 13:06

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Skyler McAlister
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Suite de la MJ 26 : Accropa



Alors que le rayon téléporteur apparut dans la cale de l'Esshelo, m'entourant avec le reste de mon équipe, je me retrouvai l'instant d'après dans une autre salle à l'abri sur le Dédale. La téléportation venait de déposer tout le monde dans une zone de quarantaine du vaisseau. Autour de nous, des militaires assuraient la sécurité, tandis qu'une équipe médicale s'occupait des victimes à notre arrivée. C’était un protocole classique et obligatoire pour tout transbordement de personnel alien dans des locaux habités. La présence de germes, bactéries, virus et autres - anodin et sans effets pour les uns - pouvaient être dévastateurs pour les autres. Il s’agissait là de règles sanitaires que tout bon médecin était au fait, une procédure qui permettait de réduire de manière drastique les risques. Rydac fut disposé sur une civière tandis que le personne médical vérifiait l’absence de contamination chez lui et moi même. Une jeune femme vint par la suite à ma rencontre.

"Bonjour docteur, je suis l’infirmière Cassandra Frasier, je vais vous assister".

Elle était très jeune, à peine passé la majorité. Son regard trahissait un stress qu’elle semblait gérer suffisamment bien et elle articulait ses propos, quitte à en devenir plus lente, mais afin de ne pas perdre de temps en bafouillant. A ses paroles, j'acquiesçai d'un hochement de tête, soulagée d'être de retour sur le Dédale après cette horrible mission.

"Bonjour, infirmière Frasier. L'état de santé de cet homme est très préoccupant, il n'y a pas une minute à perdre".

"Bien docteur".

J'étais peut être un peu brusque, mais pas le temps de faire les présentations en bonne et due forme, j'étais dans un tel état de stress que je devais me concentrer pour rester dans ma petite bulle protectrice, et mener cette opération à bien. Et comme je venais de le souligner à Cassandra, il fallait faire très vite pour que Rydac ait une chance de survie. Alors que l'homme blessé était transporté hors de la pièce, suivit par Cassandra, je m'approchai rapidement de Cotelo qui avait beaucoup de mal à laisser son frère partir sans elle. Je tentai de la rassurer sans rien lui cacher.

"Je vais m'occuper de lui. Je ne vais pas vous mentir, son état de santé est très critique, et ses chances de survie après une pareille blessure sont faibles. Mais, je vous promets que je vais faire tout mon possible pour le sauver".

"Je n’ai que lui ! Je vous en prie, pitié, c’est ma seule famille ! J’avais promis ... je lui avait promis ..." s’affola la Traveler tout en restant sur place. Elle s’effondra de pleurs, à genoux, alors que son frère disparaissait dans la coursive.

Je m'accroupis et posai délicatement ma main sur l'épaule de Cotelo, pour essayer de la rassurer comme je le pouvais.


"Je viendrais vous donner des nouvelles dès que j'aurais terminé".

Laissant Cotelo avec les autres Travelers, je me redressai et quittai à mon tour la pièce, marchant d'un pas rapide pour rattraper le cortège, avant de me placer aux côtés de Cassandra. Le reste de l’équipe attirait déjà rapidement Rydac dans les coursives du Dédale, les quelques membres d’équipage habitués aux exercices et expérimentés, se poussant dans les temps pour laisser la voie libre.

"Le bloc opératoire est prêt. Le personnel s’est préparé pour vous assister : le chirurgien de bord, le docteur Swassons. L'anesthésiste Penn. Les infirmières Quincey et Stross. Et le radiologue Towell".

Nous bifurquâmes dans la salle des anneaux et descendîmes de plusieurs ponts avant de reprendre la route. Frasier continua.

"Nous portons les noms sur nos blouses, pas d’inquiétude. Tout est prêt pour votre intervention, docteur".

Dès mon arrivée à l'infirmerie, et comme je l'avais vécu des centaines de fois, je regardai Rydac disparaître de ma vue pour être admis dans le bloc opératoire tandis qu’on me tendait la blouse et différents équipements stériles. Les effectifs se chargèrent de transborder le patient sur la table de chirurgie, alors qu’on découpait ses vêtements et qu’on le branchait de toutes parts. Je finis par entrer dans l'infirmerie, puis dans un sas de décontamination, première pièce avant d'accéder au bloc opératoire, pendant que dans celle ci, Rydac était anesthésié. J'enfilai la blouse ainsi que les chaussons et la charlotte emprisonnant mes cheveux. Je me lavai soigneusement les mains, prenant bien le temps de frotter du bout des doigts jusqu'aux coudes, avant de désinfecter mes blessures aux poignets et d'y appliquer un bandage. Je m'en occuperais plus tard. Je me regardai alors dans le miroir. J'avais une petite mine, probablement à cause de la fatigue accumulée lors de la mission. Certes, cette dernière n'avait pas été très longue, mais tellement chargée en émotion que cela usait peu à peu le corps. Heureusement, je n'étais pas du tout épuisée, et suffisamment lucide pour me concentrer et pratiquer une lourde opération. Je respirai profondément, afin de m'enfermer dans une bulle protectrice, faisant abstraction de tout le reste. Seule comptait l'opération en cet instant, rien ne devait venir me perturber. Comme tous les chirurgiens, j'avais acquis cette capacité à me couper du monde extérieur pour me concentrer uniquement sur mon travail. Et vu ce qui m'attendait, je devais être concentrée au maximum. Je pris donc quelques minutes, le temps de finir de me préparer, pour prendre de profondes inspirations et ne penser qu'à une seule chose : la réussite de cette opération.

Une fois prête, j'entrai dans le bloc opératoire, mettant mon masque sur le visage et enfilant mes gants. Rydac était allongé sur le côté, la tête rasée et calée pour ne pas bouger. Le radiologue Towell brancha le scanner et effectua les premières modélisations. A mon arrivée dans le bloc, le personnel était toujours en activité, occupant les places assignés selon les méthodes d’intervention usuels. Je ne les connaissais pas et pourtant je pourrais travailler exactement de la même manière. Un homme plus vieux, le visage buriné par l’âge, se devinant au travers de son masque, me salua tout en se présentant.


"Swassons, chirurgien de bord. Je vous seconderai".

"Docteur, anesthésie administrée, pas de contre-réaction. Intubation nette, l’assistance respiratoire fonctionne" fit Penn.

Je les saluai avant de m'approcher de mon patient endormi. L'anesthésiste aidait les infirmières à maintenir Rydac sur la position latérale de sécurité, présentant la plaie particulière de son crâne et le corps étranger à portée de main des médecins. Les équipements étaient amovibles, permettant l’usage de blocs en mousse pour caler le patient et l’empêcher de bouger. Avec efficacité et rapidité, le linge fût placé au carré autour de la blessure, faisant disparaître le visage de Rydac, puis on badigeonna la plaie d’antiseptique de couleur brune juste après l’avoir rasé. Cassandra ramenait alors une desserte de chaque côté, une pour moi même et une pour Swassons. Il y avait tous les outils possible pour les opérations transcraniennes. Le radiologue nous montra alors des clichés sur lesquels je pus voir nettement la tige de métal, ainsi que des petits débris osseux situés à l'avant du crâne.

"Rendu du scanner. Docteur McAlister ?" fit Towell en s’écartant de l’écran. Il détailla les constatations : "Perforation par corps étranger d’un diamètre de 1.3 cm. Il passe par le lobe pariétal. La tige métallique exerce un angle sur le lobe occipital et ressort au-dessus du cervelet. Débris osseux de petits diamètres dans le lobe frontal, hémisphère droit".

Le scanner modélisa la tige de fer. Elle s’était pliée sous l’impact et était ressortie de l’autre côté en faisant un angle très particulier, piégeant littéralement le cerveau dans sa pique comme le ferait un hameçon. Tout était prêt, c’était à moi d’entrer en scène. J'avais tout ce dont je pouvais avoir besoin ce coup-ci. J'examinai attentivement chaque cliché, analysant le moindre détail qui allait me servir pour l'opération, tout en faisant part de mes idées au chirurgien.

"L'opération ne va pas être simple. Il va falloir pratiquer une ouverture du crâne ici, sur tout cette surface" dis je en montrant le cliché avec mon doigt.

"Le but étant dans un premier temps d'atteindre cette longueur de tige métallique, de la découper et de la retirer, tout en essayant de ne pas causer davantage de dégât sur le cerveau".

Je gardai le silence quelques secondes, observant les débris osseux situés à l'avant du crâne. Ces derniers avaient évolué à travers le cerveau peu à après que la tige se soit enfoncée dans la tête de Rydac. En soit, les retirer allait être l'étape la plus simple de l'opération, mais quelque chose m'inquiéta. La pression exercée par la tige faisait progressivement enfler le cerveau du jeune homme, et bientôt, les débris n'allaient plus être visibles sur un scanner. Il me sera alors impossible de les trouver pour les retirer, à moins de s'occuper de ce problème de pression. Je désignai alors l'avant du crâne sur le cliché, là où se trouvait les débris osseux.

"On va également pratiquer une ouverture sur cette zone là. Dans un premier temps, pour soulager la pression causée par la tige. Et dans un second temps, cela nous permettra de retirer les débris osseux après".

Par la suite, je vins me placer devant la tête de Rydac, à côté de la desserte qui m'était attribuée. Mon collègue se plaça à côté de moi. L'opération pouvait alors commencer. Je mis les lunettes binoculaires qui se trouvaient à ma disposition, puis j'attrapai un scalpel. Une petite caméra était dirigée vers la tête du patient, et pendant l'opération, les autres personnes présentes dans la pièce pouvaient voir sur l'écran ce que moi je voyais avec mes yeux. Ce qui leur serait très utile, surtout pour le chirurgien qui me secondait. Regardant de temps en temps les radios, je commençai alors à pratiquer une incision sur la zone désignée précédemment par mes soins, découpant la peau avec délicatesse sur quelques centimètres. Aussitôt, le sang se mit à couler.

"Aspiration".

Cassandra approcha le tube d'aspiration chirurgical de l'entaille, et commença à aspirer le sang pour que l’incision reste propre. Je poursuivis ma tâche, tout en demandant un écarteur que j'insérai dans la peau découpée. J'écartai les bords, avant de laisser le soins au chirurgien de placer un bandage stérile sur les bords, ainsi que des cales pour éviter à l’incision de se refermer. Je continuai d'entailler la peau sur plusieurs centimètres, suivant la tige de métal sur presque toute la longueur, jusqu'à ce que je dévoile la membrane recouvrant le crâne. Avec un autre scalpel et une pince, je retirai la fine membrane protectrice pour faire enfin apparaître l'os, pendant que Cassandra continuait d'aspirer tout ce qui pouvait poser problème, afin de laisser la zone découpée propre. Avant de pratiquer l'étape suivante, et sans quitter la tête de mon patient, je m'adressai aux autres infirmières.

"Comment sont ses constantes ?"

"Tension légèrement élevée. Le rythme cardiaque a augmenté. Le reste est stable" fit Quincey qui ne décrochait pas des écrans.

Je ne prononçai pas un mot lorsque Quincey me répondit, concentrée sur mon travail, mais j’en pris bonne note. L’augmentation de la tension et du rythme cardiaque pouvaient être expliqués par l’opération en elle même. Ou alors, il se passait autre chose. Le chirurgien Swassons me secondait efficacement en prenant les bords du cuir chevelu découvert avec des pinces à clamper. Le poids des outils suffisait à maintenir tout le scalp sur le côté en laissant la surface crânienne libre et dégagée.

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le Mar 8 Mai - 13:08

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Skyler McAlister
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Pendant que je procédais à l'opération, l’homme vérifia la petite scie circulaire en l’allumant à plusieurs reprises. Il attendit mon signal pour entamer la découpe avec une extrême minutie, vigilant le moindre signe de ma part, maîtresse de l’oeuvre, tandis que Cassandra continuait d'écarter le moindre débris et accumulation de sang.

"Docteur !" fit Swassons en écartant soudainement sa scie circulaire.

Du sang venait de monter brusquement sur la fin de la découpe et jaillissait alors en éruption, comme si le liquide avait été sous pression. Il n’était pas possible que le chirurgien se soit trompé et ai découpé aussi profond. Le sang était là avant et cela indiquait un nouveau problème. Déjà ... alors que l’opération commençait à peine. En voyant le sang couler à flot, je demandai au chirurgien de cesser la découpe pour le moment. De toute manière, il l'avait déjà compris avant mes dires. Puis, je m'écartai légèrement pour laisser la place à Cassandra.

"Aspirez tout ce qui sort jusqu'à ce que je vous dise d'arrêter".

La jeune infirmière acquiesça d’un air fébrile. Elle commençait à douter et avoir un début de panique qu’elle contrôlait néanmoins. Ses mains étaient un peu tremblantes mais elle se chargea d’aspirer toute la perte sanguine, se focalisant sur l’objectif. Par la suite, je regardai les deux autres infirmières, tout en remontant mes lunettes pour les caler sur mon front. Elles étaient devenues inutiles pour l'instant.

"Transfusez deux unités de O négatif, et continuez de surveiller le moniteur".

"Deux unités O négatif par transfusion" répéta l’anesthésiste en ouvrant un conteneur réfrigéré. Il tendait déjà les poches aux infirmières qui se chargeaient de les installer.

"Transfusion ! L’anomalie demeure" annonça Quincey.

L'opération tournait déjà mal, alors qu'elle venait juste de commencer. Décidément, ce pauvre Rydac était plus coriace qu'il n'y paraissait. Il fallait trouver une autre solution. La seule chose qui pouvait expliquer tout ce sang était un vaisseau sectionné quelque part. Mais où ?


"Un des vaisseaux sanguins a dû lâcher quelque part dans le cerveau, ce qui explique la présence de tout ce sang sous la boite crânienne. Il va falloir s'occuper de ça avant de retirer la tige, sinon le patient va se vider de son sang".

Je réfléchis à toute vitesse, avant de décider de la manière à suivre. Une idée très risquée, mais avions nous le choix ?

"Docteur Swassons, il va falloir lui retirer la quasi totalité de la boîte crânienne pour trouver l'origine de ce flux anormal".

"Bien docteur. Préparation de la scie".

Pendant que Cassandra poursuivait sa tâche d'aspiration du sang, je m'emparai d'un feutre, et traçait une ligne sur le milieu du front, à l'horizontale, décrivant un cercle parfait tout autour de la tête. Puis, je fis des cercles autour du point d'entrée et de sortie de la tige en métal de plusieurs centimètres de diamètre. Retirer la boîte crânienne sans bouger la tige allait être très difficile et dangereux, il allait nous falloir du doigté et de la patience. Une fois les marques apposées sur la tête de Rydac, je me retournai vers le chirurgien.

"Allez y, procédez au découpage".

"Découpage" répéta calmement le chirurgien.

La scie fit un bruit horrible et strident au contact de l’os. Swassons débuta par les repères se situant sur le dessus de la boîte crânienne, préférant laisser quelques restes d’attaches osseuses que d’insister. Il débuta ensuite la découpe de tout le pourtour de la boîte crânienne après que le patient fût décalotté de l’ensemble de son cuir chevelu. Cassandra continuait l’aspiration tandis que les deux autres infirmières surveillaient les constantes. Le radiologue prenaient des images quasiment en temps réel en suivant la découpe pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’accident. Au final, le docteur Swassons revint à son point de départ après avoir fait tout le tour. Il éteignit enfin la scie et, avec l’aide des deux autres infirmières, tout le monde maintenait fermement la voûte osseuse pour qu’elle ne se décolle pas soudainement.

"Nous sommes prêt, docteur".

A mon signal, Swassons et moi levâmes avec une extrême lenteur la partie découpée en essayant de ne pas toucher la tige de métal. Le moindre contact pourrait avoir un résultat terrible et tout le monde retint son souffle pendant cette manipulation des plus minutieuses. Ils étaient tous mobilisés et attentifs, écoutant mes consignes. Puis finalement, la boîte crânienne dévoila l’ensemble du cerveau ainsi qu’un soudain filet de sang qui battait au rythme du coeur du patient. Voilà donc d’où venait la fuite, j’allais devoir m’en occuper rapidement. Cassandra écarquilla les yeux en voyant la tige de métal ressortir du cerveau de cette manière et se demanda comment il était possible d’imaginer de le sauver. Quincey, qui était retournée à ses écrans, annonça :

"L’anomalie demeure. Baisse importante de la pression intracrânienne. Gonflement libératoire constaté".

"Avalisé par constatation radiologique. Enflement caractéristique d’une dépression cérébrale, 0.8% du volume".

Une première bonne nouvelle, le corps réagissait bien et le problème de pression avait pris fin. Une toute petite étape sur le travail titanesque qui nous attendait maintenant. Cassandra avait préparé avec le chirurgien le nécessaire à cautérisation. Cela ressemblait à un modeste fer à souder mais spécialement conçu pour les actes chirurgicaux. Swassons se détourna pour me tendre l’appareil tandis que l’infirmière reprenait les aspirations. Je rebaissai alors mes lunettes devant mes yeux, et m’emparai de l’appareil de cautérisation. Je vérifiai bien l’emplacement du vaisseau sanguin endommagé, puis j’appliquai délicatement le fer contre l’entaille, tandis que Cassandra continuait d’aspirer le sang. Il ne me fallut que quelques secondes pour cautériser la plaie, et ainsi empêcher le sang de quitter le vaisseau sanguin. Je soupirai discrètement, tout en posant le fer.

"C’est bon, c’est cautérisé".

Puis, je regardai les deux morceaux de crâne qui restaient, entravés par la tige de métal. Cela restait très impressionnant, il y avait de quoi se demander comment le pauvre homme était toujours en vie.

"Constantes au moniteur : retour à la norme. Tension et rythme cardiaque".

"Un problème de réglé, plus qu’une bonne centaine" ironisa le chirurgien.

Les mains levées un peu en lévitation, il analysait avec moi la tige de métal ainsi que les restes osseux qu’elle emprisonnait. Il passa son petit doigt tout en expliquant selon son champ d’expertise :

"Nous pourrions découper les deux extrémités. Ici, entre la matière cérébrale et le débris osseux, cela nous permettra d’avoir le champ libre. Nous ferions pareil au niveau de la nuque. Il ne restera alors qu’un bon morceau prit dans le cerveau que nous devrons retirer avec une extrême minutie. Par étape ? Qu’en pensez-vous docteur ?"

Je suivis les gestes de Swassons, étudiant sa proposition. Elle me paraissait raisonnable. Il fallait s'occuper de retirer cette tige étape par étape, en commençant par les extrémités encore prisonnières des morceaux d'os. Ces derniers exerçaient un poids qu'il fallait soulager. J'acquiesçai d'un hochement de tête, tout en rajustant mes lunettes sur mon nez.

"Je suis d'accord, on va commencer par celui là" dis je en désignant l'une des deux extrémités.

Je laissai le chirurgien maintenir l'os pour éviter qu'il bouge, pendant que je m'emparai d'un cutter plasma, outil parfait pour sectionner la tige d'acier sans provoquer de vibrations qui pourraient endommager davantage le cerveau. Je pris également un écarteur, objet non coupant, afin d'appuyer légèrement sur la matière cérébrale pour l'écarter lentement de la tige, là où j'allais découper celle ci. Avec douceur dans mes gestes, je commençai à appliquer le cutter contre la tige avec une extrême précision, tout en prenant mon temps. Le moindre geste brusque pouvait sectionner le cerveau de Rydac, et je voulais éviter cela. Concentrée, je retenais presque ma respiration pendant que je travaillais lentement. Au bout de longues minutes, la tige céda enfin, et l'os tomba, retenu dans les mains de Swassons. Je respirai alors profondément à travers le masque, tout en regardant le chirurgien.

"La première étape est faite. Au tour de la deuxième".

Je dus patienter quelques secondes avant de reprendre mon travail. J'étais soumise à un tel état de tension, mais je devais garder l'esprit clair. Après de profondes inspirations, j'entrepris de faire la même chose avec l'autre extrémité de la tige. Tout aussi lentement, je finis par libérer le cerveau du blessé du second os, avant de reculer pour reprendre mon souffle, laissant Cassandra s'occuper de l'aspiration, ainsi que Towell qui continuait de prendre des radios. Ce travail minutieux me demandait beaucoup de concentration et d'énergie, mais je ne l'avais pas encore terminé. Il restait encore deux tâches à accomplir, dont l'une allait être plus difficile que celles déjà accomplies. Avant de poursuivre, je préférai me préoccuper de l'état de santé du patient.

"Les constantes ?"

Après avoir reçu une réponse positive de la part de Quincey, j'observai le cerveau du Traveler, en me demandant comment j'allais procéder.

"Je pense qu'il faudrait écarter doucement la matière cérébrale pour dévoiler la tige, et sectionner celle ci par petits fragments, lentement, afin de les retirer. Votre avis, Docteur ?" demandai-je à Swassons.

Le chirurgien acquiesça. Il avait déposé le dernier morceau osseux sur la desserte et suivait les gestes avec intérêt.

"Ce sera un travail long mais nous garantirons tout risque de sur-accident cérébral, oui".

L’homme se tourna un instant vers les radios avant de considérer ce morceau de tige problématique.

"Le contact prolongé de notre intervention sur la matière cérébrale risque de déclencher de violentes crises convulsives. Je recommande l’administration d’un décontractant musculaire général avant notre intervention".

"Vous avez raison" dis je avant de me tourner vers Penn. "Donnez lui 10 milligrammes de myorelaxant".

"Dix milligrammes de myorelaxant" répéta l'anesthésiste.

L’homme prit une ampoule, la montra aux deux infirmières qui hochèrent la tête pour la vérification visuelle, puis il prépara la seringue.

"Injection ... injection effectuée".

De son côté, Cassandra avait changé ses gants pour en mettre des neufs et s’était approchée de moi d’un air gêné. Elle tenait dans ses mains de nouvelles gazes et les présenta de sorte à essuyer les nombreuses gouttes de sueurs qui perlaient sur mon front. Ayant du sang plein les mains, je ne pouvais pas le faire moi-même.

"Permettez docteur" fit timidement Cassandra, tandis que je retirais temporairement les lunettes.

Elle m'épongea le front et, surtout, le dessus de mes fins sourcils qui retenaient des gouttelettes entières. Ce n’était pas une question de température, mais plutôt d’une telle concentration que c’était plutôt logique. Maintenant, je ne risquais pas de me retrouver avec les yeux qui brûlaient, ou avec des chutes de gouttes de sueur sur le cerveau du patient. Je restai immobile, les yeux fermés, laissant Cassandra faire son office. Une fois que l’infirmière eut terminé, je la remerciai.

Swason avait donné ses instructions et l’une des deux autres infirmières avait ré équipé la desserte du matériel suffisant. Des bâtonnets en plastique permettant de déplacer mollement des zones cérébrales me furent tendus, et d'autres outils furent placés à portée de ma main.


"Tout est prêt, docteur".

"Très bien, alors allons y".

Je pris les bâtonnets en plastique, puis me penchai au dessus de la tête de Rydac. Très lentement, je commençai à appliquer de légères pressions sur la matière cérébrale, tout en jetant de temps en temps un oeil en direction des radios afin de déterminer l'endroit où devait se trouver la tige. Progressant peu à peu, je poursuivis ma tâche, en faisant attention au moindre signal anormal des moniteurs.

"Allez, montre toi. Où es tu ?" murmurai je comme cela me permettrait de trouver ma cible plus rapidement.

A force de chercher, je finis par dévoiler une petite partie de la tige. J'exerçai de nouvelles pressions avec les bâtonnets, me permettant ainsi d'agrandir la vue sur le morceau de métal.


"La voilà. Docteur, maintenez les bâtonnets dans cette position pour empêcher la matière cérébrale de se refermer".

"Je maintiens" confirma le chirurgien en s’exécutant.

Une fois que Swassons me remplaça, je m'emparai une nouvelle fois du cutter plasma, ainsi que d'une pince. Je saisis la tige avec cette dernière, puis j'entrepris très délicatement de découper le métal, avançant encore plus lentement qu'avec les extrémités. Un faux pas, et je pouvais provoquer de graves lésions irréversibles. La tension était à son niveau maximum, mon corps raidit en était la preuve. Après de très longues minutes, je finis par découper un morceau de seulement un ou deux centimètres. Grâce à la pince, je pus le soulever, et le poser sur le plateau, laissant le soin à Cassandra d'aspirer le moindre petit fragment ou résidu qui pouvait avoir été généré par la découpe du métal.

Pendant ce temps, je repris ma respiration, et je pris mon temps avant de poursuivre l'opération. J'étais dans un tel état de concentration que je dus patienter quelques instants pour pouvoir continuer. Puis, je repris ma lourde tâche, reprenant les bâtonnets pour dévoiler une autre partie de la tige, avant de continuer la découpe du métal, retirant morceau par morceau. Ce travail était très long et minutieux, et je restais concentrée du début à la fin. J'ignorais depuis combien de temps j'avais commencé, mais je n'avais pas encore entièrement terminé. Au bout d'un moment, alors qu'il restait encore quelques centimètres de tige dans le cerveau du Traveler, je dus faire une très courte pause, le temps de diminuer cette forte tension qui m'envahissait entièrement. Pendant ce temps, je pris des nouvelles du patient.


"Comment sont les constantes ?"

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le Mar 8 Mai - 13:09

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La réponse ne vint pas. Les deux infirmières écarquillèrent les yeux en reculant alors que Towell, le radiologue, permutait son écran sur un autre type d’analyse radiologique.

"Attention docteur, suractivité neuronale ! Caractéristique à une crise épileptique !!!"

A peine avait-il parlé que le corps du patient fût parcouru de nombreux spasmes malgré l’injection du décontractant. C’est peut-être ce qui lui sauva la vie d’ailleurs car ses tremblements soudain étaient beaucoup plus légers et mous qu’une véritable crise d’épilepsie. Malheureusement, cela ne suffisait pas et une alerte se mit soudainement à biper, alors que Swassons s’évertuait à maintenir le crâne du patient irrémédiablement droit. Il avait été réactif et évitait ainsi un accident catastrophique. Mais le bruit d’une déglutition et d’une toux obstructive monta au travers du tube respiratoire.

"DOCTEUR ! DOCTEUR IL S'ÉTOUFFE !!!" s’écria Cassandra, paniquée.

Les deux autres infirmière et l'anesthésiste maintenaient le corps comme ils pouvaient, réduisant les tremblements de la convulsion. Mais de la bile et du sang caillé remontaient dans la canule d’alimentation en oxygène. Cela risquait à tout moment de redescendre dans les poumons pour l’asphyxier. Et si ce n’était pas le cas, ce serait une terrible septicémie. Il fallait réagir très vite.

"Du calme ! Allons, du calme !!!" avait rugi Swassons.

Il continuait de tenir le crâne de Rydac.

"Vos ordres, docteur !"

Je sentis un coup de stress m'envahir en voyant que l'opération était entrain de mal tourner, mais je me contrôlai. Cette situation était vécue par tous les médecins du monde entier, et il ne fallait pas céder à la panique. Je devais rester concentrée. Analysant le moindre détail, je finis par donner des directives, en me tournant d'abord vers Penn.

"Il faut faire cesser la crise. Administrez lui 15 milligrammes de clonazépam".

Puis, je regardai Quincey et Stross, gardant mon calme bien que je bouillais à l'intérieur.

"Commencez à lui ôter le tube respiratoire".

Tandis que les deux jeunes femmes entreprirent de retirer le tube avec difficulté, vu que la mâchoire de Rydac était crispée, je me saisis d'un petit bloc en plastique et le glissai rapidement au fond de la bouche, contre l'intérieur de la joue, entre les dents. Puis, je fis la même chose de l'autre côté avec un autre bloc, ce qui permettrait à la mâchoire de rester ouverte lorsque le tube serait retiré. Une fois cette étape effectuée, je me reculai, tandis que le tube était ôté de la bouche de Rydac.

"Frasier, aspirez tout ce que la bouche et la gorge contiennent. Aucun liquide ne doit descendre dans les poumons, et les voies respiratoires ne doivent pas être obstruées".

Cassandra s'exécuta, et pendant son travail, j'aidai les autres à maintenir le corps de Rydac pris de convulsions. Peu à peu, la crise s'atténua grâce au clonazépam, et après plusieurs minutes, les constantes revinrent à la normale, et le corps du patient s'immobilisa. Dès que Cassandra eut terminé sa tâche, j'ordonnai de ré-intuber immédiatement le Traveler. Je profitai de ce laps de temps pour reprendre mon souffle. Une fois Rydac à nouveau sous assistance respiratoire, je me replaçai devant sa tête.

"Bon, on reprend".

Avec la même douceur dans mes gestes que précédemment, je repris mon travail, aidée de Swassons, découpant la tige de métal très lentement. Au bout d'un très long moment, je parvins à retirer entièrement la tige du cerveau du malheureux. Cassandra s'occupait d'aspirer tous les petits résidus laissés après la découpe, tandis que je posai mon matériel sur la desserte. Il fallait maintenant savoir s'il restait un morceau oublié quelque part, ainsi que la position des fragments de métal qui avaient migré à l'avant du cerveau pour pouvoir les retirer. Le radiologue pouvait s'en occuper, ce qui me permettrait de me reposer quelques minutes.

"Towell ? Vous pouvez faire quelques radios ?"

"Actualisation de la modélisation" confirma l’homme.

Les clichés radio s’affichaient par coupe les uns après les autres. Mes directives avaient été suivies à la lettre, et ma réaction de maîtrise avait permis de maintenir le calme parmi les infirmières. Cassandra avait reprit son aspiration au niveau du cerveau et le chirurgien était en train de réassembler la tige avec une glue particulière pour vérifier la présence de tous les morceaux.

"Il semblerait que deux morceaux de petite taille soit manquants, docteur" constata Swassons en lui montrant de son doigt ensanglanté les parties incriminées.

"Je n’en trouve qu’un docteur. Sur la position définie au dernier contrôle".

"Nous avions les deux débris en vue précédemment ?"

"Oui. Voyez ..."

Towell passa alternativement les deux clichés. L’un des deux débris était toujours à la même place, mais l’autre avait carrément disparu du cerveau. C’était juste à côté de la cautérisation qui avait eu lieu un peu plus tôt. Je regardai les clichés, puis la tige recollée par Swassons. Les deux morceaux manquants étaient vraiment petits, mais heureusement que l'un d'eux était visible, et donc retirable. Ce qui m'ennuyait était le second morceau, de la tête d'une tête d'épingle. Je ne pouvais pas le laisser dans l'organisme de Rydac, au risque d'avoir des complications plus tard à cause de ce corps étranger. Mais où était-il passé ? La seule explication, vu sa dernière position connue, était que ce minuscule fragment s'était glissé dans la veine que j'avais cautérisé un peu plus tôt. Et s'il était dans cette veine, il pouvait se balader dans le corps du jeune homme jusqu'à atteindre son coeur. Et ça, c'était une mauvaise nouvelle. Mais chaque chose en son temps, j'avais un autre travail à terminer avant de m'occuper de ça.

"Le fragment a dû s'introduire dans la veine. Il est peut être hors du cerveau, maintenant. On va d'abord se concentrer sur le second morceau de métal, ainsi que sur les derniers débris à l'avant du crâne. Puis, on replacera l'os. Une fois qu'on se sera occupé de la tête du patient, on réalisera une angiographie pour trouver le dernier morceau qui doit sûrement se diriger vers le coeur".

Connaissant la position du dernier morceau de tige restant, je retournai tripatouiller dans la matière cérébrale de Rydac, puis je finis par le localiser. Avec l'aide de Swassons, comme pour les précédents, j'attrapai le corps étranger avec une pince, avant de m'occuper des débris osseux situés à l'avant du crâne. Avec l'aide des radiographies de Towell, je retirai lentement les petits morceaux éparpillés jusqu'au dernier. Quelques clichés me permirent de m'assurer que rien ne restait, avant de replacer le crâne osseux sur la boîte crânienne avec le chirurgien. Une fois l'os remis en place correctement, je laissai les infirmières s'occuper des soins post opératoires, tandis que je calmai peu à peu cette tension qui m'envahissait depuis le début de cette opération minutieuse, en respirant profondément.

Cassandra et les deux autres infirmières montraient également des signes de fatigue. Personne ne se rendait compte que nous entamions notre septième heure tant l’opération sur un cerveau humain demandait de la minutie et de la lenteur. Néanmoins, l'opération n'était pas encore terminée. Personne ne se laissa aller et Rydac reprit une allure presque normale au niveau du crâne. Le pourtour de la boîte fut suturée par une glue composite extra-forte et aseptisée. L'un des infirmières nettoya une dernière fois la calotte osseuse avant de replacer doucement le cuir chevelu par-dessus, veillant à ce que tout soit exactement à la bonne place afin d’entamer la pose des points.

Après quelques instants, le temps que les infirmières terminent leur tâche, le matériel pour effectuer l'angiographie fut mis en place. Puis, je m'approchai de Rydac, avant de regarder le radiologue, prenant une décision.


"Towell, pratiquez une incision dans le bras, ici, pour pouvoir insérer le cathéter jusqu'à l'aorte et envoyer le produit de contraste".

"Bien docteur. Je recommande au reste de l’équipe de se retirer derrière la verrière plombée pour l’opération. Risque de contamination radioactive".

Le radiologue me sourit à travers son masque, me trouvant plutôt charmante dans mon élément. Puis, il se refusa à plus d’égarement afin de se réorienter uniquement sur son patient. L’homme effectua l’incision exactement à l’endroit où je l’avais signalé, puis il inséra le cathéter. Le dispositif suivit peu après et le produit de contraste passa dans la circulation sanguine.

"Initiation de l’angiographie" annonça Towell.

Derrière la vitre, j’observai le professionnalisme de Towell pendant l’angiographie, et examinai les différents clichés réalisés pour trouver la défaillance. La radiographie était normale au niveau du bras, le radiologue décida alors de prendre quelques risque et de migrer un peu plus près du coeur afin de pouvoir vigiler le torse. Il songeait que, dans une extrême malchance, le débris aurait créé un agglomérat près du coeur. Mais non, il n’y avait rien de ce côté et les constantes étaient toujours stables. Tout comme le jeune homme, je fronçai les sourcils en me mordillant la lèvre. Le débris n’était pas là où j’avais pensé qu’il serait. Mais alors, où était-il ? Cela m’inquiéta.

Towell poursuivit alors avant de s’interrompre. La vidéo montrait un rétrécissement très net sur l’artère qui alimentait le foie du patient. Il n’y avait pas le moindre doute, un caillot s’était formé à cet endroit et le débris osseux y était l’unique responsable. Il se tourna pour me considérer derrière la verrière, et j’eus alors la même pensée effrayante que Towell. L’insertion du cathéter avait été effectué, malheureusement, au mauvais endroit. Il ne restait plus qu’un choix compliqué à faire. Soit Towell passait à travers le coeur pour redescendre de toute la longueur de son fil jusqu’au foie, et il risquait de causer une fibrillation du coeur à la longue. Soit il pratiquait une nouvelle incision sur la fémorale de l’une des cuisses, et ils risquaient une hémorragie, compte tenu de l’état de dégradation du patient et malgré le taux d’hémostatique. Le choix était très difficile à faire, car quelque soit l’option choisie, les risques que Rydac meure sur la table d’opération étaient très importants.

Le regard de Towell, uniquement tourné vers moi, m’interrogeait silencieusement de la décision qui devait être prise. Fallait-il allait vite et prendre des risques ? Ou aller lentement et risquer une faible chance, même réelle tout de même, de causer un arrêt cardiaque ? Ou bien passer par un autre chemin, qui pouvait s'avérer être encore plus périlleux ?


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Pendant que le radiologue attendait ma décision, je réfléchis rapidement car il ne fallait pas tarder à choisir une solution. Les deux idées étaient très risquées, alors que devais je faire ? Je sentis les regards peser sur moi, chacun attendant mes instructions. Mes yeux étaient posés sur le corps inerte de Rydac, un corps très amoché. Dans un cas normal, vu là où se trouvait le débris, il serait plus judicieux de passer par la fémorale. Mais dans le cas du Traveler, les risques d'hémorragies fulgurantes, ainsi que les effets néfastes liés à tous les produits qu'on pourrait lui donner pour endiguer cette hémorragie, comme la formation de caillots, les risques accrus d'AVC, de thromboses et bien d'autres encore, n'étaient pas du tout à négliger. Cependant, passer par le coeur allait soumettre à ce dernier une forte pression qui augmenterait rapidement tant que l'angiographie ne serait pas terminée. Ce qui provoquerait à coup sûr un arrêt cardiaque. Et vu l'état de santé de Rydac, son coeur très affaibli par sa précédente crise d'épilepsie pourrait ne plus repartir s'il s'arrêtait de battre. Pourtant, le radiologue ne devrait pas être trop rapide dans ses gestes, car s'il perforait accidentellement la paroi de l'artère, le Traveler ferait une hémorragie interne impossible à soigner. Cruel dilemme que je me devais d'exposer aux autres personnes présentes, notamment à Swassons. Ainsi que la décision délicate que je finis par prendre.

"Je pense qu'il faut continuer de passer par le coeur, au risque de provoquer un arrêt cardiaque. Mais on n'a pas vraiment le choix. A mon avis, passer par la fémorale serait encore plus dangereux, vu les conséquences en cas d'hémorragie et d'administrations de produits. Alors que si on continue là où on a commencé, on risque seulement la crise cardiaque, en grande partie. Il faut juste espérer que le coeur reparte, mais je pense qu'il n'y a pas d'autre solution. Votre avis, Docteur ?"

"Je suis de votre avis. Il semble plus stratégique d’isoler une seule menace, même plus importante, sur laquelle nous pourrons nous concentrer spécifiquement".

Après avoir entendu l'avis du chirurgien, je soupirai profondément, tout en espérant que la décision que j'avais choisie était la bonne. Être dans cette situation était très difficile pour un médecin, surtout lorsqu'il savait que les choix qui lui étaient proposés avaient toutes les chances de tuer son patient. Mais, il fallait prendre une décision. Je regardai Towell, et acquiesçai d'un léger hochement de tête dans sa direction.

"Poursuivez l'angiographie par le coeur. Malgré le risque élevé d'arrêt cardiaque, progressez lentement mais sûrement. Mieux vaut éviter une déchirure ou une perforation de l'artère".

Alors que le radiologue poursuivait sa tâche, je me tournais vers les infirmières.

"Préparez vous à faire repartir son coeur s'il s'arrête à nouveau, avec le défibrillateur et des ampoules d'épinéphrines".

Le radiologue s'exécuta et approcha soigneusement du coeur. Cassandra et les deux autres infirmières venaient de migrer en direction des palettes. Elles préparèrent immédiatement les ampoules et demeurèrent près du dispositif. Un signe, un ordre, et elles surgiraient avec tout ce matériel pour essayer de ramener Rydac une nouvelle fois. Alors que l’angiographie reprenait, je fixai avec attention l’écran, suivant la route du cathéter à travers l’organisme du Traveler. La tension était à son comble, et je retenais presque ma respiration, angoissée à l’idée que j’avais peut être pris la mauvaise décision. Mon regard balaya l’écran, puis les moniteurs, avant de fixer brièvement Towell qui poursuivait sa tâche. Dès que ce dernier passa le ventricule pour s’insérer dans l’artère, un petit bip retentit soudainement sur le moniteur. La pression commençait à s’accumuler, le compte à rebours venait d’être lancé. L’homme respirait un peu rapidement sous les enjeux de son oeuvre, il savait la vie du patient entre ses mains et les regards des deux médecins dans son dos. Heureusement, le soignant était maître de ses émotions et il décida de laisser l’alarme de côté pour progresser tout aussi lentement à travers les artères du patient. Towell inspira longuement avant de bifurquer sur un endroit difficile, et à ce moment là, une nouvelle alarme se déclencha.

"Le temps va commencer à manquer" remarqua Swassons.

"J’approche ... murmura l’homme en restant concentré.

Je mordis ma lèvre, sachant qu’à partir de cet instant, la vie de Rydac était encore plus en jeu que toute à l’heure. Affaibli, celui ci pouvait mourir à tout instant, et ce n’était pas cette manipulation risquée qui allait le préserver. Au contraire, elle pouvait le tuer en un claquement de doigts. Intérieurement, je priais pour qu’il s’accroche et qu’il ne succombe pas, comme je le faisais à tous mes patients, surtout lorsque je n’étais pas aux commandes, et que je ne pouvais rien faire, impuissante, comme en cet instant, à observer ce qui se passait. Sur l’imagerie des moniteurs radio, la progression de Towell était bien visible. Il approchait de plus en plus du point d’obstruction et il l’atteignit doucement, sans précipitation, pour gonfler le ballonnet et effectuer l’extraction. A ce moment là, j’eus une petite lueur d’espoir, me crispant nerveusement en attendant la suite des événements. Mais l’alarme atteignit un nouveau palier, maximum cette fois, indiquant que la contrainte exercée sur le coeur était trop importante.


"La tension du patient est très élevée ! Son rythme cardiaque va bientôt s’effondrer" lâcha Cassandra d’un air paniqué.

"Je me retire ... il faut qu’il tienne. Allez ..."

La pression était à son comble. Towell passa le coeur et se retira ensuite un peu plus rapidement. Hélas, Rydac flancha juste après, et l’horrible son continu de la fibrillation ventriculaire alerta tout le monde. Sans même attendre que je ne leur en donne l’ordre, Cassandra et les deux autres infirmières se jetèrent sur le patient, disposant tout le nécessaire une nouvelle fois. Je les suivis, accompagnée par Swassons. L’anesthésiste s’était emparé d’une ampoule d'épinéphrine et l’avait branché au cathéter. Le défibrillateur fut placé à côté du Traver. Tout le monde était sur le point de choquer Rydac lorsque le bip reprit. Très mollement d’abord, à peine perceptible, puis il s’éleva clairement dans le salle d’opération. Je fixai le moniteur, sans le lâcher des yeux.

"Le coeur repart de lui même".

Le docteur Swassons chassa Cassandra, n’ayant pas le temps pour les formules de politesse, puis prit tout de suite les constantes du patient. Il vérifia à deux reprises, consultant sur les moniteurs, inspectant visuellement l’ensemble des opérations comme pour vérifier qu’une ultime mauvaise surprise ne se cachait pas là-dessous. Puis, Swassons baissa la tête, rassuré, ses nerfs se relâchant brutalement.

"Le patient est stable. Succès de l’opération".

La parole du médecin de bord était tombée aussi brutalement qu’une guillotine. Mais celle-ci n’était pas néfaste, elle était libératrice. A ces mots, un grand sourire illumina mon visage, et je fermai les yeux quelques instants, soupirant longuement. Toute la pression qu’avait ressenti l’équipe médicale s’envola soudainement pour un soulagement perceptible chez tous. Cassandra souffla et se mit à rire, contente de l’entendre. Towell, Penn et Swassons me serrèrent la main en me félicitant. En leur compagnie, je m’éloignai de quelques pas du Traveler. Les infirmières prirent le relais, maintenant que Rydac n’avait plus rien à craindre dans l’immédiat, et elles posèrent les premiers bandages et les perfusions les plus courantes.

Je pouvais maintenant me retirer. Le médecin du bord comptait rester encore un peu pour vigiler l’état du patient, demeurant aussi pour diriger les infirmières et préparer la chambre isolée dans laquelle Rydac bénéficierait de soins intensifs. Si ses jours n’étaient plus en danger, il resterait ensuite à déterminer les séquelles inéluctables d’une telle blessure à la tête et procéder à une rééducation selon les sens lésés. Mais le résultat était là sans le moindre doute possible : Rydac vivrait. Je jetai un regard à mon patient, pris en charge par les infirmières. Malmené et affaibli, j’ignorai comment il serait à son réveil. Mais il était en vie, c’était tout ce qui comptait pour l’instant. Tout en retirant mon masque, mes gants et ma charlotte, je regardai Swassons avec un sourire rassuré.


"C’est un miracle qu’il soit encore en vie après une blessure pareille. Mais, s’il s’en sort sans sequelles importantes, il faudra inventer un nouveau mot qui surpasse le miracle".

"Cela n’a été possible que grâce à vos compétences, docteur. Vous êtes un don du ciel" fit le médecin de bord.

Il avait enlevé également ses gants, son masque et sa charlotte. Il se débarrassa ensuite de sa blouse puis sortit un paquet de cigarette, coinçant l’une d’entre elle entre ses lèvres sans l’allumer. Ce geste semblait avoir un énorme bienfait sur toute la pression qu’il avait eu, comme pour moi, durant cette opération. J’observai à nouveau les infirmières qui terminaient de s’occuper de Rydac, avant d’entreprendre de placer ce dernier en salle de soins intensifs. Sans le quitter des yeux, je m’adressai à nouveau au médecin.


"Prévenez moi dès qu’il se réveille, ou s’il y a des complications".

"Bien sûr, gardez votre radio et vous serez la première avertie" confirma-t-il avant de tapoter mon épaule en guise de félicitations renouvelées.

Je pouvais enfin respirer. Après toutes ces longues heures d’une intense opération du cerveau, j'avais réussi à garder le Traveler en vie. Cassandra, qui venait également d’être libérée par Swassons, vint à ma rencontre pour me féliciter chaudement. Elle était admirative de la ténacité et de l’endurance que j'avais démontré face à toutes ces épreuves et ces inattendus. Puisqu’elle avait l’oreillette radio, elle en profita pour m’avertir que le Pôle-Com avait transmis un message à mon attention : Cotelo attendait avec deux gardes à l’entrée de la salle de soin, ayant visiblement refusé de suivre le reste du groupe dans le réfectoire improvisé. Je me devais d’aller la voir et de la rassurer sur l’état de santé de son frère, tout en lui expliquant ce qui pourrait se passer à son réveil. Maintenant que l’adrénaline et la tension de l’opération disparaissaient peu à peu, je ressentis une importante fatigue m’envahir. J’étais épuisée, quoi de plus normal après tout. Je revenais tout juste d’une mission périlleuse et intense autant physiquement que psychologiquement, et je venais d’achever une opération qui avait pris environ dix heures. Je n’avais qu’une seule envie, celle de prendre une longue douche bienfaitrice, et de dormir pendant deux jours. Cependant, je voulus quand même prendre quelques instants pour aller voir Cotelo. Je me débarrassai de ma tenue médicale, me lavai soigneusement les mains, puis je quittai l’infirmerie, où j’aperçu la jeune femme entourée par des militaires qui l’escortaient.


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Je la trouvai à genou en train de prier jusqu’à ce que cette dernière remarque ma présence. La jeune femme se leva alors, le visage rongé par la peur et le chagrin, pour s’approcher de moi avec le regard embué de larmes. Son état émotionnel étant trop perturbé pour parler, elle se contenta de me questionner d’un regard fou d’espoir. D’un air résolu de ne pas accepter la possibilité de sa mort alors que la logique ne cessait de lui faire croire à cette possibilité plus que probable.

"Docteur ... est-ce que ... est-ce qu’il ..."

Je patientai quelques secondes, cherchant mes mots, avant d’acquiescer d’un léger hochement de tête, un sourire rassurant aux lèvres.

"Tout va bien, votre frère est en vie. Je suis parvenue à retirer la tige de métal de son crâne".

Je laissai Cotelo réagir à mes paroles, avant de prendre un air grave. Je devais éviter de donner de faux espoirs à la jeune femme. Elle devait comprendre les risques d’une telle blessure.

"Oh ... oh ... ce n’est pas un mensonge ? Vous ne me mentez pas ? Oh, merci !!! Merci du ..."

Elle s'interrompit en voyant mon air, alors je repris la parole.

"Cependant, je dois vous avertir de quelque chose. Je ne veux pas vous mentir ou vous donner une fausse joie. Votre frère a été gravement blessé. Généralement, personne ne se sort indemne d’une pareille blessure. Et pendant l’opération, il y a eu quelques complications que nous avons réussi à maîtriser. Si je vous dis tout ça, c’est pour que vous compreniez que Rydac ne sera peut être pas le même que celui que vous connaissiez".

Je m’arrêtai quelques secondes, laissant la jeune femme assimiler mes paroles. Son expression s’était rembruni et elle malmena ses doigts encore plus sur des mains soudées qui se voulaient en forme de prière. Son regard témoignait d’une toute nouvelle crainte que sa créativité enrichissait sans cesse d’une façon malsaine. Puis, je repris mes explications. Le ton de ma voix était ferme, mais doux et compatissant. Après tout, l’accompagnement des proches des patients faisait également parti de mon travail.

"Il faut attendre son réveil, mais il y a des chances qu’il ait des séquelles. Cela peut aller de la simple perte de la parole ou d’un sens. Il peut aussi perdre la mémoire ou la motricité de ses membres. Mais, il peut aussi aller bien, et être comme avant. Malheureusement, nous ne pouvons pas déterminer la présence de séquelles avant son réveil. Je suis désolée de vous annoncer une telle chose, mais je veux que le sachiez, et que vous vous y prépariez au cas où ça arrive. Vous comprenez ?"

La jeune femme restait interdite, comme si elle essayait d’intégrer les paroles au mieux. Elle semblait chercher une forme de logique, ou bien elle était trop malmenée pour prendre véritablement conscience de l’enjeu. Mais pour une Traveler qui n’avait eu plus aucun espoir. En réalité, elle attendait la suite, l’information critique, l’élément final qu’elle ne pourrait pas gérer. Mais elle ne vint pas. En comprenant ça, Cotelo sépara ses deux mains pour se jeter dans les bras de son ange gardien, c'est à dire moi, et me serrer fortement dans une rafale de sanglots. Pris au dépourvu, les deux gardes s’étaient rapprochés par méfiance, et l’un d’eux gardait une main posée sur l’épaule de la Traveler. D'un signe de la main, je calmai les deux hommes, leur disant d'un simple regard qu'il n'y avait rien à craindre, et qu'ils devaient rester en retrait. Moi même, je fus surprise par le geste de la jeune femme, et je posai une main compatissante sur son dos, le tapotant doucement. Je la laissai s'exprimer, sans rien dire.

"Merci ! De toute les fibres de mon être, je crie ma gratitude. S’il ne parle pas, je parlerai pour lui. S’il ne bouge pas, je le porterais. S’il ne se souvient plus, je lui raconterais ... je ferai tout ce qu’il faut. Mais il vit ! Il vit ! Merci Atlante !"

Le flot de paroles avait été ininterrompu, empli de gratitude et de larmes. Cotelo affermit sa prise sur moi pour m'attirer à elle, et me déposa un baiser sur la joue avant qu’elle ne se retire, les gardes soudainement plus rassurés. Ce geste ne m'était pas étrangé, j'avais déjà connu ce genre de situation où la famille d'un patient me montrait sa gratitude. Et comme à mon habitude, je préférais me montre modeste.

"Vous n'avez pas à me remercier, je n'ai fait que mon travail" dis-je avec un petit sourire.

"Je ... je pourrais le voir ?"

"Oui, bien sûr. Dès qu'il sera placé en salle de soins intensifs, je pense que vous pourrez le voir".

Sans attendre, je passai la tête par la porte de l'infirmerie, et interpella Cassandra.

"Infirmière Frasier, pouvez-vous vous occuper de cette jeune femme ? Elle souhaite voir son frère".

La fatigue devint vraiment prenante. Je saluai Cassandra, puis à nouveau Cotelo qui me remercia une nouvelle fois en retour, avant de partir dans le couloir en direction des quartiers que l'ont m'avait attribué. Une fois à l'intérieur, je me déshabillai, pris une longue douche relaxante, avant de soigner et d'appliquer un nouveau bandage sur mes poignets blessés. Je finis par m'effondrer sur le lit, m'endormant en quelques secondes à peine, dans un lourd sommeil réparateur.


RP TERMINE


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