Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Tout le monde attend la chute d'un homme

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Mer 23 Mai - 18:49
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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : soirée du mercredi : 01 septembre 2018
PO-6669 … Un code qui peut être évocateur, diront certain mais tout dépend du sens qu’on veut y mettre. Le chiffre du diable ou bien un chiffre symbole d’une célèbre position sexuelle ? Parfois les algorithmes de nom des planètes réalisaient des blagues que seuls les humains pouvaient comprendre. En tout cas, cette planète avait l’air assez charmante d’un point de vue climatique. Composée en majorité de conifères répartis dans l'immense forêt rappelant sans peine le parc de Yellowstone dans le Wyoming. La saison était douce, le printemps était bien installé et la température ronflait d’un bon 25 degrés et de ne descendait pas en dessous de 19 la nuit. De bonnes conditions, si quelqu’un avait des envies de randonnée dans l’étendue magnifique de cette forêt qui semblait sans fin.

Au début, les premiers aventuriers Atlantes avaient été ébahis de découvrir non seulement une forêt qui pouvait rappeler aux américains le célèbre parc naturel, mais celui-ci semblait plutôt différent dans certaines moisissures et autres lichens qui parasitaient les arbres. Même au niveau fleur, une seule végétale avait mutés dans une multitude de fleurs pour un seul brin. Cela était déroutant pour les biologiques qui y voyaient un fabuleux mélange d’ADN.

Cette équipe avait découvert cette planète il y a huit mois. Au début, elle était sur la planète voisine, un globe bien moins accueillant à cause des vents violents qui fouettaient la terre rocheuse la moitié de l’année. Cet autre astre était nommé : PO-9975, dit la Venteuse, et avait une réserve importante de gaz VPN. Atlantis l’étudiait depuis plusieurs mois pour y installer une base d’extraction. Les scientifiques avaient aperçu PO-6669 et au vu des conditions favorables, ils devaient y avoir de la vie... et peut-être même du gaz. Il serait plus aisé de mettre une installation sur une planète au climat moins contraignant que la première. Alors, ils avaient pris un jumper pour jeter un coup d’œil, étant à peine à 7 heures de voyages. Les deux planètes étaient véritablement proches et dans le ciel des deux, on pouvait les voir, cela était étrange au début, comme un peu voir une lune d’une taille incroyable dans le ciel. Il ne serait pas surprenant que dans des milliers d’années les planètes rentrent en collision ou s’éloignent.

En tout cas, cette équipe avait très vite rencontrée de la civilisation en survolant la planète. Une civilisation complexe avec des codes et des morales assez strictes. En effet, il n’y avait pas un peuple général comme dans la majorité des planètes pégasiennes, mais plusieurs clans gouvernés par un autre. Autre fait surprenant, leur niveau d’avancement était assez différent. Ils se nommaient non pas par des noms de clans mais par des noms de civilisations, marquant clairement le gouffre entre chaque peuplade.

En effet la civilisation dominante se nommait les Érudits. Pas de roi ou même de président, mais un gouverneur élu par la classe dominante de son peuple et qui pouvait transmettre son pouvoir à l’un de ses héritiers. Leur technologie était plutôt avancée pour un peuple de pégase dans le sens où, pour faire une comparaison avec l’histoire de la Terre, qu’ils ne dépassaient pas l’avancement de la Renaissance Française. Ils avaient des armes à poudre et une médecine plus importante que les peuples connus jusqu’ici, même s'ils restaient très en retard en comparaison des Geniis qui eux, étaient à l’ère industrielle depuis longtemps. Nous reviendrons après sur leurs mœurs.

Puis, en plus des érudits, il y avait trois autres civilisations à des stades inférieurs, allant sur la période dite du Moyen Âge central.

Les Cultivateurs, qui comme leur nom l’indiquait, était une civilisation de paysans cultivant la terre et élevant leur bétail avant tout. Loin d’être belliqueux, ils avaient prêté allégeance depuis très longtemps aux érudits. Leurs territoires étaient répartis autour de la ville de ces derniers, nommée “Erudias”, composés de grandes plaines de céréales, de légumes et de bétails. Ce bétail n’était pas composé de vaches ou même de moutons, mais de sorte de cervidés avec des bois fleuris : . Ils n’ont pas de régimes particuliers, gouvernés par les érudits pour ne pas dire asservis en toute conscience. Ils avaient cependant une cheffe, nommée Lop, pour gérer de manière interne la civilisation.

La troisième civilisation de PO-6669 se nommait les Voyageurs. Ils étaient des marchands qui commerçaient avec les autres planètes et qui apportaient à la capitale Erudias de nouveaux produits. Ils n’avaient pas, à proprement parlé, de technologie, ils profitaient des savoirs qu’on voulait bien leur donner et ils n’avaient pas de terre, juste un quartier à l’extérieur de la capitale, une sorte de souk où on pouvait trouver de tout et où ils vivaient quand ils ne voyageaient pas sur une espèce de grand cerf aux bois fleuris de couleurs blanches plus lourds que le bétail. Ils étaient facilement reconnaissables à leurs vêtements jaunes et orangés. Ils étaient guidés par une marchande renommée : Hyn.

La dernière civilisation était la plus difficile, puisque étant une peuplade de guerriers et qui était souvent en conflit. Ils faisaient une guerre continuelle avec les Érudits, se refusant de se soumettre au pouvoir suprême de cette élite. Cependant depuis une vingtaine d’années, le gouverneur avait réussi à les faire rentrer dans les rangs. Mais malgré cela, il y avait encore des conflits de quelques rebelles qui estimaient qu’ils étaient un peuple libre. Les Fers Rouges (une référence à leurs armes souvent couvertes de sang), est le genre de peuple auquel on ne veut pas avoir affaire. Les vikings de ce monde, sans scrupules, aimant le sang et la bonne tripaille. Toute la civilisation était basée sur le combat, la fierté et l’honneur de mourir en se battant le plus férocement possible. C’était le peuple le plus soudé qu’il y ait. Le commandeur savait très bien que les poches des rebelles étaient soutenues par l’ensemble des Fers Rouges et qu’un jour, il y aurait une guerre. Mais tant qu’ils les tenaient à la gorge, les Fers Rouges ne pouvaient que se soumettre. Apparemment, il y avait une question de tenir les âmes de chaque guerrier et qu’ils pourraient leur interdire le cercle de lumière (le paradis). Les Atlantes soupçonnaient que le commandant tenait leurs amulettes. Des amulettes que les Fers Rouges portaient autour du coup, issues des mines de minerai du SUD. Sans cette amulette, leurs âmes seraient damnées. Les Fers Rouges étaient menés par un chef de guerre : Cokan le féroce, le chef de guerre le plus meurtrier de leur histoire.

Toutes les civilisations croyaient à la même divinité, mais lui prêtaient des rôles différents. Delfela-fan, une déesse qui n’était représentée que par ce prénom. La religion était soumise à un certain culte très secret et peu affiché en public autrement que par des expressions ou des moments de recueillements.

La planète comportait bien du gaz VPN qui pouvait être extrait sans entraîner de pollution ou de dérangement pour la structure de l’environnement. En quantité bien moins grande que l’autre planète, mais qui pouvait être exploitée sans problème pendant 90 ans, ce qui serait amplement suffisant pour les besoins de la cité actuels. Les négociations avec ce peuple et le CODIR avaient alors débuté et étaient sur la bonne voie, puisque le dirigeant avait accepté la présence d’une base d’extraction sur sa planète.

Depuis lors, le commandant Landmara était en communication régulière avec le CODIR et plus particulièrement avec Alexander Hoffman, qui planifiait la construction de la base d’extraction, et avant avec Erin Steele, qui s’était occupée beaucoup du côté humain, en compagnie des diplomates, des anthropologues et des biologistes, complètement fascinés par la planète et les peuples. Ce n’était pas souvent qu’on rencontrait des civilisations si différentes avec leurs cultures, leurs langues mais asservies par une plus dominante qui imposait son idéologie aux autres, tout en tolérant certaines pratiques internes sans pour autant vouloir les intégrer à 100% chez eux.

Oui, parlons un peu des mœurs… Les Érudits se proclamaient comme la civilisation dominante, puisque issue d’une élite incontestable sur le plan des sciences, de la médecine et de la technique. Ils étaient les plus évolués comme en témoigne certes leur technologie mais aussi la complexité de leurs rythmes et coutumes. Ils avaient façonné les autres civilisations et les méprisaient comme des êtres inférieurs. On supposait qu’au début il ne devait y avoir qu’un seul peuple, soumis aux sélections Wraiths et qu’au fil des années il y a eu une sélection très forte au point de vue humain pour faire une césure aussi marquée (bonjour la consanguinité, mais cela était le cas pour tous). Chaque civilisation a valorisé certains traits physiques et mentaux pour leur peuple, empêchant ceux qui ne correspondaient pas à ne pas se reproduire.

Chaque peuple se différencie par des traits d’habits mais surtout, des traits physiques.
Les cultivateurs sont pacifistes, naturellement doux et facilement serviables (esclaves). Des cheveux brun foncé couleur bois, une peau plus foncée et un physique endurant.
Les voyageurs, sont fin, avec des couleurs chatoyantes sur le visage, une peau mate voir noir avec des cheveux épais généralement noir également.

Les fers rouges sont puissants, grands et massifs, musclés (tout sexe confondu), des cheveux longs bruns et très souvent ébènes. Ils aiment particulièrement les nuances de châtain brun ou auburn, puisque certain guerrier se font des mèches de cette couleur pour rappeler le sang qui coule sur leurs cheveux.

Pour toutes les civilisations, la couleur des yeux dominante est le marron, sauf chez les érudits qui arrivent à avoir des yeux clairs. Les érudits ont tous des cheveux blancs, le teint très clair et les yeux marrons mais ils favorisent beaucoup le bleu ou le rouge. En réalité, il y a une valorisation de l’albinisme, assez rare et sélectionné depuis des générations. Les véritables albinos ont accès à des postes de gouvernement alors que les « faux » sont en dessous. Une double élite dans l’élite. Le commandant était un véritable albinos, avec la peau presque translucide et de longs cheveux blanc, des yeux bleus si clair qu’ils tendent également vers le blanc. Il ne lui manquait que les grandes oreilles et il serait un haut elfe.

Alors, comment font-ils pour être tous avec des cheveux blancs ? En plus d’une sélection comportant le moins de mélamine dans la pigmentation… il existe la coloration des cheveux. Les enfants subissent des couleurs à l’ammoniaque très agressives, blanchissant les cheveux et le rendant prématurément blanc… généralement ils deviennent chauves rapidement et des perruques sont alors faites pour compenser, puisque chez les Érudits et on le voit aussi chez les autres civilisations, la couleur naturelle était le brun, sauf que cette couleur de cheveux est signe d’appartenance à la basse classe et donc aux trois autres peuples plus primitifs. Cela était intolérable et les personnes ne naissant pas albinos, se teignaient les cheveux (jusqu’au moment où elles en n’avaient plus et se mettaient de belles perruques soyeuses).

Ainsi le brun foncé et plus particulièrement les cheveux ébènes sont la couleur des autres civilisations. Il y a très peu de cheveux brun clair ou châtains... quant aux cheveux blonds… cela tient de l’exception. Autant les châtains sont très prisés niveau canon de beauté chez les fers rouges… les Blonds sont eux considérés comme des demi-divin : Des êtres supérieurs, qu’il faut instruire pour la déesse, un don de leur divinité qui veut leur rappeler qu’elle les aime. Ainsi, généralement, les jeunes gens blonds, naissant dans n’importe quelle civilisation, sont arrachés à leur famille par les érudits pour être instruit, et généralement sont soumis à quelques désirs sexuels des dirigeants. Des hommes ou femmes de compagnie qui servent à atteindre le divin d’un peu plus près. Le seul problème, c’est que les blonds n’existent pas, ce ne sont que des châtains un peu plus clairs que la moyenne (Erin serait, par exemple, blonde pour eux). Et toutes les civilisations veulent garder leur part divin avec eux et donc, certains ont été caché et son mort prématurément dans des conflits entre personnes.

Quand ils ont vu des Atlantes bruns et châtains, arriver pour les discussions diplomatiques, cela a chamboulé quelques peu les Érudits qui se sont dit que cette civilisation était plus claire qu’eux. Cependant, dans le lot d’Atlantes, il n’y avait encore jamais eu de blond. Après, les Érudits ont toujours été respectueux et très agréables avec les terriens. Ce peuple n’avait jamais posé de problèmes et ils étaient réellement intéressés par une alliance avec la cité.

Après plusieurs mois de négociations et surtout d’attente pour mettre en place le complexe d’extraction, le commandant convia le CODIR et l’ingénieure en charge de la construction du site à venir participer à une fête à l’honneur de cette alliance et pour célébrer le changement de saison. Ce changement est illustré par la coloration des mousses et lichen dans un camaïeux incroyables et de la pousse d’arbre cristallin. Ce changement de saison marque ce qu’on pourrait qualifier de printemps. Un moment très important pour les habitants de PO-6669, seule fête de leur année.


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Mer 23 Mai - 18:57
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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman




Ainsi le 01 juin 2018, Alexander attendait patiemment dans son bureau la venue de sa compagne et de Perrine Carrier. Il avait demandé une escorte militaire qui devait bien s’habiller pour ce grand jour. Ils resteraient tous deux jours, en dormant sur place, puisque le soir il y avait une activité particulière. Sur son bureau trônait un grand présent, un chandelier en cristal, puisque le commandant était un homme appréciant la translucidité du verre et que cet objet est signe de confiance dans leur culture.

Alexander était vêtu d’un costard trois pièces encore plus élégant que d’habitude, un beau bleu ni trop foncé ni trop clair. Une chemise bleu clair presque blanche était en dessous. Harry restait près de son assistante pendant ces deux jours. Il devait dire qu’il ne savait pas trop à quoi s’attendre, le commandant Ladmara avait prévu cette grande fête et selon les diplomates ça serait comme au temps de la renaissance, avec les poudres et le faste de ce temps de lumière. Et même s’il avait parlé via la radio régulière avec Ladmara, il restait assez sceptique sur plusieurs éléments qui le concernait. Des éléments qu’avait reporter les équipes d’études. Cet homme semblait d’un âge assez élevé… mais comme les habitants de cette planète ne comptait pas leurs années, il était difficile de connaître les âges de tous. Ladmara savait juste qu’il était né un jour bleu durant la chute des feuilles. Les jours, n’étaient point chiffré mais coloré. On pouvait sous-entendre qu’il était né en octobre mais allez savoir le jour et l’année. Puis bon, Ladmara était vu comme un véritable prophète une sorte de demi dieu par son peuple, autant respecté que craint par sa sature d’albinos mais aussi pour les grandes choses qu’il a fait pour eux. après tout, c’est le seul à avoir réussi à mettre la paix entre les Érudits et les Fers rouges. Et comme toute grande figure ces faits et gestes avaient très bien pu être amplifié et déformé, lui donnant toutes ces légendes sur lui.

La dernière sélection de Wraith remontait il y a quatre ans, cette sélection avait dû aider Ladmara à maintenir encore plus son pouvoir chez les autres peuples affaiblis et glorifier son pouvoir, puisque aucuns Érudits n’avaient été pris, seul le bas peuple avaient subi cette infortune. Erudias avaient réussi à s’évacuer dans les catacombes sous la cité de cristal. Après, peut-être que les historiens mettaient et ajustait pour son profil les écrits. Surtout que la porte des étoiles était au centre d’Erutdias dans un temple dédié à la déesse dans un espace fermé. La sélection avait dû se faire par voie aérienne, puisque maintenir un dart dans ce temple serait tout bonnement du suicide.

Richard ne serait pas de la partie. Il devait rester sur la cité et il était surtout malade, il avait attrapé une sorte de gastro en allant sur le continent rendre visite aux Athosiens. S’il écoutait Shepard, ça serait une indigestion à cause de cette horrible soupe de tortue, mais Carson avait été formelle, Richard avait attrapé une gastro issue de son état de fatigue qui avait affaiblie ses défenses immunitaires. Rien de bien grave, l’homme s’en remettrait sans peine. Avec en plus une obligation de se reposer.

Quelqu’un frappa à la porte de l’anglais et Perrine ouvrit la porte avec un air malicieux s’adossant à la chambranle de porte. Il était évident qu’elle avait une connerie en tête.

« Alors ? Prêt pour danser au milieu des rois le baron ? »
« Tant que vous seriez à mon bras Perrine »
« Oh oui, je compte bien voir le septième ciel ce soir ! » Dit-elle dans son air éternel provoquant. Elle ricana de plus belle, entrant d’un pas ferme dans l’office pour saluer son supérieur et ami. Elle tourna sur elle-même, elle était vêtue d’une robe de cocktail noire qui volait autour d’elle et des collants en dentelles.
« Alors tu en penses quoi ? »
« Pas mal, je désespérais de te voir un jour féminine ! » La jeune femme ricana et lui fit de gros yeux.
« Herra dit que je ressemble à Maryline ! Il a véritablement aucune culture ! »
« C’est parce qu’il est amoureux » fit l’homme avec un rictus.

Perrine était toujours un peu scandaleuse dans ces propos surtout envers lui, où cela était devenu un jeu. L’ingénieur ne dirait peut-être pas non à un échange plus intime, mais elle n’espérait plus draguer l’anglais depuis longtemps. Tout simplement parce qu’elle aimait trop sa copine Erin et qu’elle n’était pas de ce genre-là. Dès que les deux bureaucrates étaient effilement ensemble, l’ingénieur n’avait plus rien tentée. Elle s’amusait juste à être elle-même et taquiner les deux avec son verbiage particulier. Elle se révélait être une bonne amie (même un peu lourde parfois) assez cash et adorait prendre un café avec Erin quand elle était sur la cité. Après elle travaillait très régulièrement avec Hoffman et étant brillante elle avait rapidement pris la fonction de responsable d’ingénierie sur le site alpha.

« Ouai…il est concon mais gentil ! » Dit-elle en pouffant. Herra était toujours avec son Athosienne, la jumelle de la femme de Torin. Et l’homme commençait à parler de mariage voulant en témoin sa meilleur amie Carrier.
« En tout cas tu es à tomber ! Erin va avoir du mal à te garder ! »
« Je pense que j’aurais tout autant de mal » Il hocha la tête face au compliment de l’ingénieur.
« Je pense aussi. Enfin faut que je lui dise qu’elle me laisse quand même de beaux chevaliers ! »
« Tu n’as pas de soucis à te faire dans cette robe by June »
« Ah merci ! » dit-elle toute contente, du compliment qu’elle attendait depuis le début. Il faut dire qu’elle était toute jolie dans cette robe qui la grandissait, tout en la mettant en valeur de manière élégante et raffinée. Par contre les chaussures on repassera Perrine avait un don pour avoir des chaussures étranges. Elle avait les cheveux longs au vent. Elle portait des bijoux imposants qui donnaient un peu de couleur à tout ça.
« Tu sais qui va être là pour nous escorter ? »
« Non pas encore, je sais juste que le lieutenant Jacobs sera avec nous »

Perrine hocha la tête posant son sac d’affaires pèse de celui d’Alexander, elle ne connaissait pas ce lieutenant et espérait qu’il soit mignon. Puis, elle alla s’asseoir dans le canapé alors que l’homme était toujours adossé au rebord de son bureau, les deux mains sur le coin. Erin n’allait pas tarder. Et comme toujours, il avait hâte de voir comment elle s‘était vêtue, il adorait quand elle était sur son 31, pour une raison simple et évidente et plus particulièrement parce que cela lui rappelait aussi leur première fois ensemble. Il ne fallait pas grande chose pour satisfaire l’anglais. Il était 19h30 sur la cité.


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Mar 29 Mai - 18:23
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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman




Que ne fallait-il pas faire pour sceller des accords ? Erin était sur son trente et un en cette belle soirée du premier juin. Elle devait se rendre sur une planète en compagnie d’Alexander et de Perrine Carrier, pour participer à un bal auquel ils étaient conviés par le représentant d’une faction dominante qui gouvernait les autres civilisations d’une planète au nom équivoque, dans le sens des trois premiers chiffres de son indicatif, 666, ou dans les deux derniers, le 69. Erin préférait largement s’attarder sur ce dernier que sur le premier, même si elle était d’accord avec une phrase de Marc Twain, qui disait qu’il irait au Paradis pour le climat et en enfer pour la compagnie. Au moins, en enfer, elle pourrait faire un 69 sans devoir rendre des comptes à Saint Pierre ensuite. BREF, comme toujours, elle divaguait sur des choses qui n’avaient pas lieu d’être, alors qu’elle terminait d’ajuster sa coiffe, guère élaborée si on s’arrête à la coupe, mais magnifique si on s’attarde sur l’esthétisme. Elle avait longuement hésité sur son accoutrement. En effet, elle devait représenter Atlantis, il est vrai, mais elle avait peur de faire trop Natus. Finalement, elle avait cédé à la tentation, et par ses atours, elle montrait aussi que la cité était une terre d’échange, d’accueil, et de partage culturel. Qui plus est, elle doutait fortement que les Erudits ne connaissent l’existence même du peuple de la Magna, alors pour ce que ça ferait de savoir si ses vêtements venaient d’Atlantis ou non… Et puis les anciens étaient du genre à se draper de la sorte, alors pourquoi pas elle, elle qui avait du gène dans le sang, et qui descendait de cette civilisation éteinte ?

Elle se regarda dans le miroir, trouvant le résultat plus que satisfaisant. Elle serait une vraie reine. Oh, cela pouvait paraître prétentieux de sa part de raisonner ainsi, mais elle savait qu’elle pouvait se le permettre. Fin prête, elle quitta ses quartiers pour se rendre au bureau d’Alexander. Sur le chemin, elle reçut quelques compliments de collègues. Elle était un peu gênée de divaguer de la sorte dans la cité, mais elle gardait la tête droite. Beaucoup savait qu’un coup diplomatique se tramait et ils mirent cela sur ce compte-là. Il n’y avait pas loin à aller pour retrouver le bureau d’Alexander. Elle avait laissé dans son sillage une trainée de parfum et de paillettes dans les yeux des hommes et des femmes, et elle frappa à la porte avant de s’inviter dans l’office du chef de projet maintenant RDA tout comme elle. D’ailleurs, elle avait appris que Richard ne serait pas de la partie. Quelque part, elle était déçue de cette absence, mais d’un autre côté, il était préférable de maintenir une tête de l’hydre dirigeante sur la cité, au cas où on déciderait de couper celles des deux autres. On ne savait jamais vraiment à quoi s’en tenir avec les peuplades de Pégase, surtout que sur PO-6669, le système de caste semblait créer quelques tensions, sans parler du caractère presque divin du Commandant Ladmara. Un bon cocktail d’ingrédients qui faisait ressembler tout ce merdier en une bonne vieille dictature.

Elle avisa une Perrine transcendante dans le fauteuil, puis son homme les fesses contre son bureau, manifestement en train de la guetter. Elle lui fit un sourire. L’américaine était drapée dans la robe vert bouteille Natus, sur laquelle miroitait l’ensemble de pierre à feu incrustées à la main dans un motif des plus fantasmagorique, dans une harmonie parfaitement poétique. Elle était parfaitement ajustée à la taille d’Erin, s’ouvrant en décolleté vers ses épaules, dispatchant des voiles transparents sur ses bras, voiles garnies eux aussi de pierres scintillantes. Le bustier était sous forme d’un corsage assez serré, noué dans le dos par une multitude de lacets, dont le nœud tombait de façon élégante en deux belles boucles bien rondes. Le bas de la robe allait jusqu’à ses pieds de façon plus ample, en s’évasant sur la fin, masquant les escarpins de la même couleur de la robe, à talon haut et à bout arrondi, garnis de sangles entourant sa cheville et son coup de pied. Elle avait les cheveux complètement détachés, cascadant sur ses épaules, et à chaque extrémité était sertie les petites pierres à feu qu’elle avait arborait pendant son duel d’arène avec Idène. Elle avait hésité, après s’être renseignée, à se maquiller style Renaissance, mais elle n’aimait pas beaucoup ce style de maquillage trop poudrée, trop rose au niveau des jours. Ça lui foutait les pétoches. Du coup, elle s’était contentée de son maquillage discret habituel, fond de teint à la couleur de sa carnation, lèvres légèrement teintées d’un rose plus vif et brillant, les yeux soulignés d’un trait de pinceau.

« Waaa Erin, tu es plus classe que moi, je fais pétasse à côté… Enfin je la ferme, c’est pas à moi de commenter la première normalement. », fit Perrine en mettant ses mains devant sa bouche pour joindre le geste à la parole.

Erin lui fit un clin d’œil, tout en approchant d’Alexander pour aller quémander un bisou. Il était vraiment beau dans son costume trois pièces des plus chiques. Un anglais à l’état pur, bien classieux.


Alexander avait grande hâte de voir sa compagne, curieux surtout de voir quel vêtement elle avait choisi. Au vu de l’effort qu’avait fait Perrine, il serait presque déçu si Erin ne la surclassait… enfin presque, il serait carrément déçu ! Elle est quand même juste au-dessus de la moyenne féminine et puis zut c’est la dirigeante ! Bref, il était dans son petit délire de majesté quand enfin Erin se dessina dans l’encadrement de la porte. Son regard acier, détailla la tenue de l’américaine qui était transcendante, il fallait bien le reconnaître. On a beau être naturellement bien doté par la nature, mais si la tenue est bof, on descend rapidement en beauté. Cette robe Natus, faite par un artisan aux mains de fée n’avait jamais été mise avant par la demoiselle. Depuis qu’elle l’avait reçu, Alexander se demandait quand elle allait daigner la mettre. Faut dire qu’ils n’avaient pas eu d’occasion pour qu’elle se vêtisse ainsi. Le problème des belles robes de bal, c’est qu’on ne peut pas les mettre de manière commune.

En tout cas et sans grande surprise elle lui plaisait encore plus. Un beau rictus charmant se dessina sur les lèvres blanches de l'anglais. Oui, ce soir, elle allait être la reine. Le commentaire de Perrine fusa, comme toujours sans filtre, elle faisait loin d'être pétasse la Carrier, mais bon... Il se leva, passant une main sur la hanche de sa compagne, trouvant inconfortable les épis de pierre de feu, mais ce n'est important. Il l'embrassa avec beaucoup de tendresse, avant de remonter sa main sur la chevelure brune avec ces sortes de pierres très esthétiques. Il adorait ces petits rayons de soleil dans cette chevelure sombre. Entortillant une mèche sur sa main, il lui répondit.
« Perrine, voulait savoir si tu pouvais avoir l'amabilité de ne pas voler le cœur de tous les chevaliers ce soir. » Niveau compliment, Erin aurait pu largement voir le regard acier de l'homme s'illuminer et lui envoyer un wagon complet de compliment tellement elle était incroyable là-dedans. Mais comme bien souvent les gestes ne suffisent pas en communication, il faut mettre les évidences en avant. Il fit glisser sa main sur la mèche de cheveux soyeuses avant d’ajouter : « Tu es époustouflante dans cette robe... Il faudrait qu'on fasse une photo à envoyer à ce brave homme. » lui murmura t'il avant de lui coller un bisou sur la joue et de marcher dans la pièce sous le regard de Perrine.

« Je ne veux pas dire... mais on a pris des capotes ? Car bon avec deux bombes comme ça et une belle mèche ! On va tout faire péter ! » Elle faisait de l'ironie bien étendu. Elle comprenait très bien la notion d'accord diplomatique, même si, elle ne serait pas contre de se faire draguer, pour l'égo.


Erin était contente de ce qu’elle lisait dans les yeux d’Alexander. Elle aurait détesté voir autre chose, tant elle se trouvait jolie dans cette robe. En plus, il n’y avait aucune couleur agressive pour ses beaux yeux, ce qui n’était pas plus mal. Elle aimait bien qu’il triture ses cheveux, et elle reconnaissait que de les voir scintiller de cette façon, ils donnaient envie d’être touché. Elle lui rendit son baiser avec fougue, sans trop insister pour ne pas paraître lourde auprès de l’ingénieur. La question de Perrine posée par Alexander fit rire Erin, avant que le compliment ne mûe son rire en petit sourire espiègle. Elle eut à peine le temps de répondre un petit “merci” au compliment que Perrine balançait une nouvelle énormité. Cette nana lui avait manqué.

« C’est toi la belle mèche ? Tu es ravissante ma chère, tu vas affoler tout le monde.», lui confia Erin, qui la trouvait en effet assez splendide. La robe lui allait à merveille, et ces collants en résille et motifs lui donnait un air sexy sans être vulgaire. Elle avait la classe la française, et c’était bien la première fois qu’Erin pouvait la mirer ainsi.


« Mais non ! Je n’ai pas de bit… euh zizi pour allumer les bombes moi ! » fit Perrine en roulant des yeux avant de rire. Elle avait fait un petit effort sur le langage. Erin gloussa. Elle venait de saisir l’allusion de la mèche ! Sur le coup, elle n’avait pas été percutante dans son esprit pour faire l’analogie.
« Très bien, il manque plus qu’un feu et nous sommes prêt ! » enchérit Alexander qui se prenait au jeu. Après tout, les deux femmes étaient véritablement très belles et méritaient le surnom de bombe… bombe galactique soyons fou … et si elles l’étaient, il voulait bien être la mèche d’au moins une. Cela lui suffit amplement. En tout cas, la soirée s’annonçait très bien !

Erin allait répliquer qu’il n’y avait pas forcément besoin d’une mèche pour allumer une bombe, sous entendu qu’un sexe masculin n’était pas obligatoire, comme par exemple dans un rapport lesbien, mais soudainement, la musique de James Bond s'empara de la pièce alors que la porte s’ouvrait sur un Hanz en costard noir dès plus élégant. Il avança en roulant des mécaniques, mima un flingue avec ses doigts, posa le genou à terre, et flingua Carrier avant de souffler sur son doigt. Celle-ci était en train de rire aux éclats … mais elle se stoppa directe en voyant le soldat… En toute franchise… personne dans cette pièce n’aurait pu penser voir un jour Hanz en costard cravate coiffé et avec une once d’élégance. Perrine ouvrit la bouche stupéfaite se demandant si cet homme était bien le gros lourd de service… elle avait de forts doutes.

« Bah alors la moule tu as avaler ta langue en même temps que ta pelle pour le maquillage ? » Fit Hanz en se dandinant à la manière de Jame bond, prenant même une voix suave ! Bon, il n’y avait plus aucun doute sur la personne et Perrine répliqua aussitôt en lui balançant un coussin du sofa dans la figure !

« Tu vas la sucer ma pelle !! » ragea Perrine. Hanz ricana en réceptionnant le cousin et lui tirant même la langue.

« On se calme les enfants ! » fit Alexander qui avait repris son visage habituel, qui juste avant avait été fendu par la surprise, avec même la bouche entre ouverte en mode… non il doit rêver… Il serait presque beau l’Allemand avec de vrai habits ! Enfin bon, il se dit que cette soirée allait virer au drame très vite avec le duo des deux infernaux et surtout Hanz qui allait en avoir après son popotin. Hoffman, se dit qu’il aurait dû choisir lui-même les soldats qui allait les accompagner, quitte à prendre un 1er classe, il aurait convoqué Stones cela aurait été largement mieux ! Il était sérieusement en train d’hésiter à lâcher Erin, pour prendre sa radio et demander le changement immédiat. Bon, il lâcha les hanches d’Erin… ses mains avaient glissées sur elle comme de l’eau en voyant le nouveau Daniel Greg.

« Bond est toujours calme. Agent 009, Alexander Hoffman, je suis l’agent 007. », fit Hanz en approchant d’Alexander, en lui tendant une main en inclinant un peu la tête pour faire classe, surtout avec les sourcils relevés en mode “et ouais”.

Voilà qu’il se la jouai réellement agent secret, Alexander esquissa un rictus fortement amusé. Cela faisait longtemps mais bon… il ne lui avait pas manqué quoique juste pour les énormités qu’il sort à longueur de journée... il doit avouer que c’est quand même à mourir de rire… à petite dose. Mais bon, non, il se portait bien loin d’Hanz. Sa présence était peu appréciée par l’anglais qui ne le montrait pas, il redoutait plus un conflit avec Perrine ou même une atteinte contre son corps… Un jour, il allait se retrouver dans une fâcheuse posture et comme chaque fois qu’il part en mission il à 80% de chance qu’il perde au moins un vêtement...Cela allait faire dresser de la saucisse allemande. Par contre, il n’avait pas prévu la bombe à poivre pour se parer du viol.

« Enchanté agent, il vous en faudra du calme, nous avons avec nous l’agent 005 qui est réputé pour enchaîner les bombes vocales ! » Il parlait de Perrine, celle-ci s’était reconnue et eut un sourire sardonique en toisant Hanz. Alexander, sera donc la main de l’Allemand, redoutant qu’il lui tienne prendrait trois heures. Mais non, cette fois Hanz fut raisonnable. C'était dingue, Alexander s’attenait à tout avec lui. Après, tout il avait déjà eu pas mal de chose avec lui … la main au cul, l'érection contre son dos et la pelle !

Il y avait toujours la musique qui résonnait dans la pièce, certainement propulsée par le portable de l’allemand qu’il devait avoir dans sa poche.

Erin le considérait de haut en bas, alors qu’il l’avait complètement zappé en approchant d’Alexander. Comme toujours, la grande saucisse teutonne n’avait d’yeux que pour son bel anglais. Elle croisa le regard de Perrine qui peinait à rester sérieuse en voyant les manières de Hanz pour serrer la main d’Alexander. Il était quand même sacrément classe dans son costard. Le fait qu’il soit musculeux lui donnait un côté carré assez impressionnant, et ses cheveux coiffés, avec un effet mouillé, le rendait plus foncé que d’habitude et c’était à la fois étonnant et esthétique.

« Ça me fait chier de le dire, mais il va en péter des culs ce soir. », fit remarquer la française en soupirant.
« Ça te laissera plus de minou à brouter, et tu ne devrais pas avoir de mal gaulée comme tu es. », fit Hanz en tirant sur le bas de son costard pour le tendre un peu plus, comme si c’était possible, avant d’extirper son téléphone de sa poche intérieur, comme Bond le ferait avec un flingue, et de couper la musique. Alexander roula des yeux, et voilà ça commence. Il jeta un regard à Erin...
« Oula Alex, on ne devrait pas y aller. J’ai un mauvais pressentiment, ces deux là viennent de se faire un compliment réciproque, il va se passer quelque chose.», fit Erin avec un sourire mutin. Il n’eut pas le temps de répliquer qu’Hanz prit les devants d’un air surpris :
Ah mais c’est toi Erin ! Je pensais que tu étais un lampadaire !», fit-il en rigolant et en venant lui mettre ses deux indexs dans le ventre comme pour l’emmerder. Cela déclencha les pierres à feu qui s’illuminèrent en dessinant l’arabesque poétique de son vêtement. « Oh merde j’ai allumé les leds !», s’écria-t-il alors qu’Erin chassait ses doigts qui l’embêtaient en lui faisant des chatouilles.
« Tu es en forme en tout cas...», observa-t-elle d’un air résigné. La soirée promettait d’être houleuse… Comment partir en mission diplomatique avec Perrine et Hanz réuni. La personne qui avait affecté les équipes voulaient vraiment que ça capote ou quoi ?

« Toujours quand je sais que je pars avec vous. Vous m’avez boudé longtemps… Ahhh...» Il poussa un soupir alors que son regard s’attardait sur le cul d’Alexander dessiné dans son costume trois pièces taillés sur mesure. L’homme avait tourné les talons, pour rejoindre l'arrière de son bureau. Hanz en prit pleins les mirettes. « Oui… vous m’avez manqué.»
« Ben pas à nous. », fit Perrine, qui lui laissait croire qu’elle avait plus vu les deux administratifs que lui. Ce qui était faux, sauf pour le cas d’Alexander comme elle travaillait beaucoup avec lui à distance, notamment sur ce projet. Il fallait intervenir vite, sinon ils allaient encore s’engueuler.


Alexander se tenait debout derrière son office et posa les deux mains sur le bois du bureau et toisa Hanz puis Perrine.
« Vous avez intérêt à vous calmer et ne pas faire un scandale ! Nous avons besoin d’une bonne image auprès des Érudits ! Si cela échoue à cause d’un comportement déplacer, les conséquences seront très difficiles pour vous. Suis-je assez clair ? » La voix et le regard suffisait à être impressionnant, le charisme donnait un coup de poing plus fort. Hanz déglutit et hocha la tête et Perrine fit de même. « Bien. » lâcha l’anglais avant de se détourner vers une l’armoire accolée à son bureau, plus une bibliothèque qu’autre chose. Il semblait y chercher quelque chose. Hanz profitait encore qu’il soit de dos, puis dans un soupir, il leva les yeux vers Erin et lui fit un clin d’œil complice. Elle lui avait manqué sa copine. Cette dernière lui fit un petit sourire en inclinant la tête, pour ne pas trop en faire avant que la rodomontade d’Alexander ne soit pas inutile.

« Aufaite, vous avez fait un beau match avant-hier soir. J’ai hâte que vous retrouviez votre 4eme place. »

Alexander tourna la tête vers l’Allemand, ainsi il était dans les gradins ? Pour une fois, il avait été discret le bougre. Après, Hoffman, ne s’était pas attardé en toute franchise. Il avait repris les matchs de boxe et il plafonnait à la 5eme place, espérant bien retrouver son rang.
« Que je sois 4eme ou que je tente la 3eme place ? » demanda t’il avec son petit air provoquant. Il savait très bien qu’Hanz était 3eme et qu’il n’avait pas put honorer ce match à cause du travail. Et Alexander n’était pas mécontent car il redoutait la confrontation avec Hanz et son érection de maçon ! Erin suivait le débat sans trop d’intérêt, sachant très bien où il allait aller.

Hanz se sentit un peu con mais ne se démonta pas. « Les deux ! J’étais trop triste de ne pas voir le justicier au thé sur le ring le jour où il aurait dû affronter le démonte pneu ! »
« Le démonte pneu ??? MAIS WHAT ! C’est quoi ce surnom ? » fit Perrine en se levant, pour rejoindre Erin, elle lui jeta un regard complètement surpris en secouant la tête. Hanz était vraiment un gros bourrin pour elle. Et celui-ci ignora complètement sa remarque et vu sa petite moue, il faisait un effort pour ne pas lui répliquer quelque chose. Erin secoua la tête de dépit, bien qu’elle connaissait le surnom de l’allemand.

« Vous savez bien que j’adore vous briser le coeur » répondit sans pitié l’anglais avant de détourner la tête sur un dossier blanc et le tendit à Hanz. L’allemand plissa des yeux en disant un « outch » face à la répartit de l’anglais. Mais bon, il aimait ça, le tranchant Hoffman, cela le rendait encore plus inaccessible. Il prit le dossier et l’ouvrit et il fit de gros yeux.
« WOW !!! Mais c’est Noël ? C’est vraiment vous là-dessus ? » Il releva le nez vers Alexander qui semblait plus dur… ah bon ce n’est pas se qu’il attend comme réponse… « Euh… non ce n’est pas moi qui ait fait ça. Mais je veux bien les garder ! »
« Si ça vous chante … bon » Il soupira, ces photos ne devaient pas être bien grave comparé de ce que devait s’imaginer Hanz avec lui même… donc bon.

Perrine vola le dossier de l’Allemand qui râla de plus belle. Cela enquiquina encore plus l’anglais, qui s‘était résigner à penser que ce fut Hanz … il n’y avait que lui pour faire ce genre de chose complètement dingue. Et pour fantasmer sur lui de la sorte. Mais apparemment non.
« EH mais c’est à moi ! »
« Chuttt !» Elle lui fit des gros yeux et l‘ouvrit devant Erin… des photomontages de l’anglais à poil. Mais cela n’était pas son véritable corps, Erin pouvait en témoigner… La brunette leva des yeux vers son amie…« C’est d’un mauvais goût de mettre un corps bronzé avec une tête ivoire quand même… » Il avait d’autres personnalités, comme Sheppard, Hamilton, Eversman, Fuller, Ford, Grayson, Lorne, Candom, le nouveau plongeur, Lays et Hirsch. Un total de 12 comme les 12 mois de l’année. Quelqu’un avait envie de se faire un calendrier cochon.

« C’est une idée. Mais ce serait d’autant plus intéressant si c’était leur vrai corps...», fit Erin songeuse en feuilletant les pages, dans les mains de Perrine.
« Je pense que la personne qui a fait ça n’a pas osé demander... », répliqua Perinne qui buguait sur le corps de Candom, franchement bien foutu et bien monté, tant sur la photo que dans le montage.
« Faudrait trouver qui… Mais je pense que les modèles ne voudront pas..», ajouta Erin en détaillant ce corps également.
« EH mais arretez de fantasmer là dessus ! J’ai des images de couples hétéro maintenant ! », râla Hanz qui revenait vers elles.
« Ça te fait du bien de partager gros cochon. », répliqua Perinne sans lui rendre les photomontages.
« Tu as trouvé ça où ? », demanda finalement Erin à Alexander. Ca ne pouvait pas être ce scientifique encore une fois, qui remettait ça, comme il l’avait fait avec elle, non ? Là, ça devait être une femme qui avait ces trucages, elle en était presque certaine.
« T’es sûre que c’est pas lui hein ? », fit Perrine en chuchotant de façon pas discrète en bourrant le mou à Erin du coude. Hanz fit de même en ajoutant :
« Ouais t’es sûre ?? »

Alexander roula des yeux, voilà il avait trouvé une occupation pour les trois personnes… bon, lui-même par curiosité il avait regardé et s’était foutue de la figure de Sheppard qui avait un corps un peu trop blanc pour sa carnation. En faite il s’était déjà fait une séance gossip avec le colonel.
« Je l’ai trouvé dans le vestiaire du gymnase »
« Chez les mecs ? »
« Non chez les femmes voyons. » affirma Alexander sérieusement. Il ne pouvait pas s’empêcher de le mettre en boîte.
« Et on ne me prévient pas ???? »
« Genre tu voulais mater de la chatte toi ? »
« Non mais faut bien assurer la sécurité de l’agent 009 en terrain hostile. »
Alexander était dépité intérieurement, il ne répondit pas surtout que quelqu’un venait de frapper à sa porte.

Erin quant à elle, secoua une nouvelle fois la tête. Elle n’était pas au bout de ses peines avec tout ce beau monde, et cela promettait une sacrée migraine au bout du compte. Heureusement que la diversion vint de la porte, sur laquelle on frappait. Perrine était vraiment la reine de la grossièreté quand même, et Hanz n’améliorait vraiment pas le niveau. Elle appréhendait vraiment le déroulement de la soirée avec ces deux là.



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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman



« J’aurais dû te le donner plus tôt … mais entre les événements de la guerre… Il n’y avait pas de bonne occasion. ».







Le lieutenant Jane Jacobs entra tenant une caisse avec le caporal Alexis Candom. Les deux militaires déposèrent la caisse près du canapé, avant de venir saluer de la tête les membres présents. Jane était très élégante avec sa robe longue orange près du corps, qui mettait en valeur sa peau bronzé et ces muscles finement dessinée. Elle n’avait pas l’habitude de s’apprêter pour ce genre de chose et avait dû faire une escale sur le continent pour trouver une robe descente. Quelques cicatrices parsemaient son corps dû à ces différentes missions et surtout celle de la guerre de mai. Elle leva les yeux sur les protagonistes en face d’elle… elle jeta un regard surpris à Hanz, se disant que c’est bien la première fois qu’il ressemble à quelque chose d’autre qu'à une bite sous hormones ! Puis son regard dévia sur l’autre homme de la pièce, toujours aussi élégant et raffiné pour ne pas changer, mais il pourrait peut-être faire chanceler des cœurs, celui de Jane fit qu’un bon en voyant la seconde RDA… elle beuga carrément. Mais ce n’était pas tout, la seconde femme était tout aussi canon… elle se sentait ridicule dans sa robe unie au couleur de l’été alors que la petite brune était ravissante en dentelle (avait-elle les sous-vêtements assortie ?) ou mademoiselle Steele encore plus brillante que d’habitude avec une robe qui ne laisse pas indifférent. Ne voulant pas restée plantée comme un Papillon de nuit qui découvre une lumière au milieu de la nuit, elle secoua la tête pour échapper à cet attrait. La diplomatie allait être facile avec des phares pareils !


Alexis, quant à lui, avait toiser Hanz levant le pouce en l’air face à son effort vestimentaire. Il se voyait mal le hélé de manière familière pour le féliciter d’être enfin présentable, alors qu’il avait les deux patrons dans la pièce. Et en parlant de patron… Hoffman était comme toujours mais encore plus, comme si cela pouvait être possible. Lui, qui se sentait irrésistible près à aller pécho de la Teshara aigris dans son beau costume, il se sentait mal à l’aise. Enfin bon, il ne faisait pas tache non plus. tout comme Jane, il leva le regard sur les deux jeunes femmes et ils se fit une remarque désagréable… Il ne pourrait pas draguer la RDA sans se faire bouffer par le lion derrière ! Dommage car là … bon dieu qu’elle était bandante ! Et s’il ne suivait pas un traitement novateur que lui avait filé en toute discrétion le Dr Taylor Laurence, il serait parti précipitamment aux toilettes sous l’émotion de voir cette femme déjà si belle… être wow…

« Messieurs dames bonjour. Je suis le lieutenant Jacobs. » dit-elle en se présentant naturellement, pour que la femme qui lui était inconnue fasse de même. Elle posa d’ailleurs son regard sur une Perrine qui ouvrit de grand yeux, déçue de savoir que son beau lieutenant n’était pas l’homme à côté.
« Caporal Candom » enchérit le dénommé avant de saluer du regard ces deux supérieurs civils.
« Lieutenant, caporal. » fit l’anglais poli, qui s’était avancé de l’autre côté de son bureau vers Perrine et Erin.

«C’est une blague ? » La brunette toisa Erin avant de toiser le militaire qui portait un patronyme particulier. Alexander reconnaissait que cela était étrange mine de rien. Il avait déjà lu ce nom sur un rapport et au même titre que le soldat Stormtrooper il avait ricaner tout seul, mais voir en vrai un homme qui se nomme comme les préservatifs c’est étrange et heureusement qu’Hanz l’avait mis d’humeur maussade, sinon il aurait eu un léger rictus. Mais ce n’était pas fini, puisque Perrine, fouilla dans les mains d’Erin pour trouver la photo de ce soldat… elle regarda sa copine avec de grand yeux. Et elle se mit à rire.


Tout le monde s’était mis sur son trente et un décidément. Les deux militaires qui venaient d’entrer, et qu’Erin n’avait pas le loisir de connaître, étaient bien habillés, plus classiques, mais néanmoins élégant. Elle sentit le regard de la brune aux cheveux court la parcourir mais elle n’en fit pas grand cas, surtout que c’était un peu le même cirque depuis toute à l’heure, quand elle était passée dans les couloirs. Le Caporal Candom s’attarda lui aussi, et un rictus poli étira les lèvres d’Erin qui ne souhaitait pas se moquer de son patronyme. Perrine elle, ne put s’empêcher de constater à haute voix ce fait en demandant si c’était une blague, sans se présenter.

« Voici Perrine Cartier, et je suis Erin Steele, mais vous devez déjà le savoir.», fit la RDA en allant leur serrer la main.
« Et ce n’est pas une blague. Moi qui aime enfiler des condoms, je n’ai pas eu le loisir encore de l’essayer. »
«Et quand on lui roule une pelle, il a un goût particulier ? Menthe ? Fraise ? Il parait qu’ils en font des senteur cannabis maintenant. »
« On est sérieusement en train de se moquer de ce jeune homme là ?», coupa Erin qui voyait que les deux larrons, quand ils ne se mettaient pas sur la gueule, n’étaient pas les derniers pour se moquer des autres.
« Laissez Madame, j’ai l’habitude, et ça me fait rire, les gens sont tellements imaginatifs. »
« Vous allez regretter vos paroles Caporal, mais c’est vous qui voyez.»

Hanz ricanait bêtement, tandis que Perrine avait pris la photo et comparait maintenant en aillant d’un oeil, l’image, et de l’autre, le vrai bonhomme.
« Vient voir comment tu es bandant. », fit l’allemand en rigolant de plus belle.
« Hein ??! »
« Je sens que ça promet... », fit Jacobs en poussant un soupir.


Alexander soupira, non mais vraiment ils sont en train de se foutre joyeusement de la figure de ce brave soldat… bon il semblait en avoir vu des vertes et des pas mûrs apparemment mais bon. Il sentait qu’il allait en prendre un pour taper sur l’autre, il alla vers son armoire, il hésita à se servir un verre de whisky mais cela ne le faisait pas… Puis finalement il se détourna pour voir ce que fut cette caisse mystérieuse. Il fallait qu’il s’occupe sinon il allait rugir.

Candom s’approcha timidement de l’ingénieur et celle-ci lui tendit le photomontage. Le jeune homme était un peu surpris puis il se marre doucement.
« Mais … mais je suis quand même mieux en vrai… »
Jacobs jeta un coup d’œil et roula des yeux.
« Encore Stormtropper qui fait mumuse avec Photoshop ! Pfff ce gamin ! J’irais le voir et lui dire qu’il arrête de faire n’importe quoi ! Il a déjà fait le même avec les femmes de la cité ! »
« Vraiment ? » fit l’anglais à se retournant très intéressé par ce que vennait de eidre naturellement l’officier.
« Oui, il a en tête de faire des calendriers et allez savoir pourquoi… parce que c’est un mec surement… » Elle toisa le RDA puis se racla la gorge… elle avait parlée trop vite « Sauf mon respect monsieur… mais il a l’imagination
plutôt en bas qu’en haut.
»
Candom était en train de fouiller les autres feuilles très curieux, quand il tourna la tête vers jacos, lui donnant un coup de coude, en lui montrant discrètement qu’il avait aussi Hoffman dedans. Cela empira la gêne du lieutenant qu’il décida de s’avancer vers l’anglais pour ouvrir la caisse. Surtout qu’elle était suivie par le regard de celui-ci. « Rien de bien méchant sir. »

« Ce n’est pas grave. Il avait qui pour le calendrier féminin ? » bon, si ce n’est que de l’amusement oisif, il touchera juste un mot à ce soldat de ne pas laisser trainer ces affreuses créations n’importe où. Le fait de venir le voir le calmera. En tout cas, il se demanda s’il avait Erin dedans.
« Taylor Laurence, madame Steele, Teshara, Nora Storm, Norah Ayoun, Natasha Avalon, le major Frei, Nelly Bricks, Thyra White, Kalindra et Eva Ridley… » énuméra Candom qui se souvenait bien, il avait gardé les trois photos d’Isia, Erin et Teshara. Alexander leva un sourcil amusé vers sa compagne resplendissante avant de se baisser pour aider Jacobs qui était en train d’ouvrir plusieurs cadenas de sa caisse. Celle-ci, fut satisfaite d’avoir un peu d’aide et ça lui permettait d’éviter d’être dans le délire des autres.

« Sérieusement il avait Bricks ? C’est pour les mecs qui ont une tendance pédophile ou quoi ? »
« C’est qui Bricks ? »
« Une militaire foldingue qui vous le bordel de partout avec des paillettes et du rose ! »
« Ah bah tu dois être content d’avoir trouvé ton âme sœur ! »
Hanz lui fit un fuck monumentale.
« Perrine ! Hanz ! Je vous ai dit quoi ? » ronfla Alexander froidement, se qui fit tendre tout le monde. Jacobs était en train d’ouvrir la malle et elle sursauta un peu surprise. surtout que l’anglais s’était baissé avec elle pour voir ce qu’il avait dedans et l’aider, elle lâcha son cadenas dans la main du RDA avant de relever les yeux vers lui et de pincer les lèvres. Elle était en train de se dire qu’elle allait devoir mandater un autre soldat. Mais ce n’est pas la peine Alexander toujours calme mais menaçant se releva le cadena en main formant le poing dessus.

« Si vous continuez, je vais demander un autre soldat, comme on en peut pas remplacer Perrine ! Et je pense que le 1ere classe Stones ferait très bien l’affaire ! »
« HEINS ? La demi garçonne là ? Mais elle n’a même pas de b … »
« Un mot de plus Hanz et je vous vire du bureau ? c’est clair ? »
« Euh oui, je n’ai rien dit…» fit Hanz en regardant Erin comme si elle avait une réponse ou pour faire son chien battu. Il chuchota. « Stones
elle courre avec Rondoudou la lèche minette …
» dit-il grognon.
Perrine ne savait pas qui était Stones et tout le bordel, mais elle décida de rien dire de plus, et fila les feuilles à Candom. Celui-ci haussa les épaules, il trouvait ça normal que ça pète déjà qu’Erin avait commencée à gueuler un peu. Il se retenu aussi de demander qui était Rondoudou mais bon…


Au final, Erin n’était pas surprise qu’il existe le pendant féminin de ce torchon de calendrier obscène. Le problème, d’un point de vue purement juridique, c’était qu’on exposait des personnes sans leur conssentement, en trafiquant qui plus est les photos pour les présenter dans des positions assez dégradantes. Quelque part, c’était amusant à regarder, et elle s’en était d’ailleurs amusée, mais elle ne devait pas laisser passer ce genre de chose, c’était la porte ouverte à trop de déviance et de permissivité. La loi terrienne devait s’appliquer.

« Aller, ça suffit. », dit-elle en ignorant la remarque de Hanz. Alexander et elle discutaient suffisamment pour savoir que ce dernier courrait avec le soldat Stones, et vu la gueule de la jeune femme, elle n’avait pas trop à craindre pour la fidélité de son couple. L’anglais avait quand même des goûts élaborés et raffinés, et il n’était pas certaine que même pour tirer un coup, il se contente d’une garçonne.
« Perrine, donnez-moi ce calendrier. Jane, quand nous serons revenus, nous irons voir ce Stormtrooper et on lui demandera quelques explications, tout en lui faisant un rappel sur les règles d’éthiques et la loi. »
Elle était désolée de jouer les rabats-joies, mais cela prenait des proportions ridicules. Et puis franchement, il était temps de se concentrer sur la mission, car ok ils partaient à une réception classieuse, mais il y avait des objectifs derrière tout ça, et tout le monde ici présent ne devait pas l’oublier.

Jane hocha la tête donnant son accord. De toute façon fallait bien que ça tombe un jour, à force de faire des calendriers douteux… surtout avec les huiles dessus. Elle était étonnée qu’Hoffman l’ai trouvé, pire qu'une fouine celui-là et sa copine était pareil. Cela allait chauffer. Et elle n’était pas contre.

Erin se positionna au côté d’Alexander pour ne pas l’inclure dans ce qu’elle allait dire, toisant tour à tour Jane, Alexis, Perrine et Hanz :

« Pour le moment, tout le monde garde la tête froide et se concentre. Si jamais, si jamais l’un d’entre vous, pour un comportement déplacé, nous fait passer l’occasion sous le nez, il gagne un aller simple pour la Terre. Est-ce que je me fais bien comprendre ? », conclua-t-elle en toisant Hanz en particulier. Perrine était franche en parole, mais elle n’était pas aussi demeurée que l’allemand, qui des fois, semblait le dernier des cons et des lourdaux. Ce dernier opina de la tête en la rentrant dans les épaules, sans faire de commentaires. Candom et Jacobs acquiesèrent, le premier plutôt impressionné, tandis que la seconde avait parfaitement confiance en elle, et Perrine fut seule à répondre :
« Tu peux compter sur nous Erin, ne t’en fait pas. »
Erin avait quelques raisons de s’en faire au regard de ce qu’il venait de se passer. Elle répondit par un signe de tête affirmatif avant de se détourner et de ranger dans un tiroir du bureau d’Alexander, le calendrier qu’elle tenait jusqu’alors dans la main.

Bon les grands manitous avaient fait leurs discours moralisateurs… pour tenir avant tout Hanz qui était quand même le mec le plus surprenant qu’elle connaisse niveau connerie… Jane s’occupait de la malle avec l’anglais. Une fois les cadenas retirée, Jacobs, ouvrit le couvercle et se racla la gorge. « Bon, on va passer aux choses sérieuses. Comme nous sommes tous très beau et tout pimpants, le port d’armes et certes interdit et pas esthétique. Alors, j’ai demandé à notre armurier d’adapter le tout pour qu’on ait quand même quelque chose au cas où que les Fers rouges décide de se révolter ce soir. Sachant, que dans notre paquetage du lendemain armes et uniformes sont prévu. »
Elle sortit des holsters avec des armes de petites tailles, des pistolets bien connu d’un célèbre agent secret. « Pour les costars vous allez m’enfilez ça. Sauf vous monsieur Hoffman, vous n’avez pas eu de cours de tirs et je ne tiens pas à ce que mon patron soit troué. Pour les femmes ça sera sur la cuisse, sauf les deux civils…. Donc juste moi. » dit-elle d’un ton professionnel. « Je me suis permise de regarder vos résultats de corps à corps pour les civils. Chacun à des notions plus ou moins importantes. Mademoiselle Steele et Carrier, vu votre niveau, je vais vous confier qu’un zat à mettre sur l’une de vos cuisses. Pour monsieur Hoffman vous aurez le supplément arme blanche ! »
« Pas de couteau pour nous ? »
« Non mais vous pouvez prendre votre rasoir ! »
« Et BIM ! Au cas où qu’il te reste des poils… »
« Tu seras le premier égorgé apparemment… » lança Candom avec une œillade amicale envers Hanz, qui toisait Hoffman pour savoir s’il allait se faire engueuler. Mais l’anglais était trop dépité sur le coup. En tout cas, Perrine ne répondit pas, mais elle n’en pensait pas moins.

Erin elle, poussa un profond soupir en assassinant Jacobs et Hanz du regard, et elle prit sans trop de bienveillance le zat. Elle remonta sa robe, dévoilant des bas sexy tenus par ce qu’on pouvait deviner comme étant une jarretelle. Elle passa le holster pour le zat autour de sa cuisse gauche et elle redescendit la robe proprement, en prenant soin de la lisser pour que ça ne se voit pas. Ce poids à sa cuisse lui faisait bizarre, mais elle s’y habituerait très rapidement, elle en était certaine. Elle jeta un coup d’oeil à Alexander, tandis que tout le monde s’équipait de son côté. C’était une saine précaution que de prévoir une capacité de riposte au cas où.

Candom avait jeté un regard discret vers Erin qui portait des dessous plus qu’intéressant, Hanz masquait son regard furtif et il était bien content… sinon bonjour la scène d’avoir mater la patronne.

Jane faisait la distribution, des équipements, les militaires avaient de nombreuses caches dans leurs costards pour des lames fines. Alexander se fit la remarque qu’ils ne manquaient pas d’idée pour avoir des armes… cela le fit repenser à Ford et ces babioles de gilet trafiqué sur Renégats 25.Puis elle s’approcha d’Hoffman, pour lui demander d’ouvrir sa veste et elle lui fourra sans aucune gêne-puisque cela était de l’équipement- le poignard de facture Athosiens, assez fin et léger dans son fois. Avant de lui mettre deux lames très fines dans les manches de sa veste et une sous son gilet… Elle hésita quelques instants avant de décider que cela était déjà bien… elle vérifia le zat et referma le tout. Sous le regard un peu étonné d’Alexander qui prenait sur lui, puisque n’aimait pas trop les contacts, mais bon cela était pro. Et de toute façon, la militaire passa à Perrine rapidement, vérifiant aussi le holster devant le remettre car l’ingénieur ne savait pas le fermer et elle lui colla entre les mains une lame souple qui ressemblait à un rasseoir. Finalement elle ne rigolait pas tant que ça avec le coup du rasseoir.

« Vous me collez ça dans votre soutifs » Elle passa sans attendre la réponse de Perrine à Erin et lui donna la même chose, avant de demander à voir son holster.
«Euh… et si je n’en ai pas ? » demanda l’ingénieur rouge pivoine. Jane se tourna vers elle surprise… Elle n’a pas de soutif elle ? Elle secoua la tête roulant des yeux ! Hanz se prit un coup de coude de la part d’Alexis en prévision d’une future connerie.
« Dans votre culotte… si vous en avez une ! » Jane
reporta son attention sur la belle brune de la direction.

Alexander réajustait sa tenue (et il n’avait pas pu voir le kinder surprise qu’était sa compagne au contraire d’un certain soldat) , essayant de ne pas regarder Perrine puisqu’il avait aussi eu une idée très conne en tête pour la mettre en boîte. Il se contenta de le garder pour lui… Cette jeune femme était vraiment impressionnante sur tout point et pas forcément en bien. Normalement, une femme ne dit pas tout haut cela, sauf quand on est aussi spontané que l’ingénieur qui se fichait bien des avis de tous. Il était assez étonné de constater que les lames dans leurs fines manches tenaient par un système ingénieux de velcros.

Erin prit la lame de rasoir, ne sachant pas trop où elle allait la glisser. Elle se demandait d’ailleurs comment les lames pouvaient tenir dans les manches d’Alexander, espérant qu’aucune ne tombe pendant la réception… Cela ne devait pas être confortable pour deux sous qui plus est. Mais maintenant, elle avait à décider de l’endroit où elle allait devoir planquer cette arme blanche. La réponse de Perrine lui arracha quand même un rictus. Cette femme était quand même un numéro à elle toute seule. L’administratrice savait que l’ingénieur n’avait pas dit cela pour amuser la galerie, mais parce qu’elle ne portait réellement pas de soutien-gorge. L’américaine n’en portait pas non plus, pour la bonne et simple raison que les Natus ne connaissaient pas ce genre d’instrument, comme elle l’avait remarqué face aux questions des suivantes d’Idène quand elles l’avaient vu se déshabiller avec le combat dans l’arène. Du coup, leurs vêtements intégraient des brassières assez confortables qui s’ajustaient sur la poitrine par un système de cordelettes, qu’on retrouvait dans le lassage du bustier.

Jacobs semblait attendre pour vérifier son holster de cuisse, et elle remonta une nouvelle fois la robe. La militaire vérifia qu’il était bien fixé en tirant sur les sangles, essaya de le faire bouger, et opina du chef pour donner son aval.
« Je me contenterai du Zat, je n’ai aucun endroit pour cacher une lame, pas même une culotte. », fit Erin en rendant le rasoir à Jacobs. Si elle avait encore eu un chignon, elle aurait pu la glisser dedans, mais ses cheveux étaient lisses et tombant. Le bustier était trop serré pour laisser passer une lame et la robe n’avait pas de poches, ou de doublures intégrées. Il allait donc falloir faire sans. De toute façon, elle ne se voyait pas du tout larder quelqu’un de coup de couteau, ou scalper un type avec un rasoir.

« De toute façon, je ne serai jamais bien loin, et je me prendrai une balle à votre place, enfin surtout à la place du baron quand même, s’il le faut ! », fit Hanz dans le dos de Jacobs, fier comme un paon en la rejouant James Bond. C’était plutôt James Bande avec l’allemand, bien qu’il semblât se contrôler dans ses approches physiques avec Alexander pour le moment.
«Comptez pas sur moi pour prendre un coup à votre place, je vous aime bien mais quand même. »
Erin fit un sourire à Perrine, toujours aussi franche. Cette dernière s’était tournée pour se fourrer la lame dans un endroit conseillé par Jacobs.

Alexander fit les gros yeux à Erin… comment ça pas de culotte ? mais c’est le festivales des nudistes … elles font la paires les deux brunes. Il secoua la tête comprenant que même dans sa petite lingerie elle aurait bien du mal à fourrer une lame quelque part. Enfin bon, Hanz était là… il ne doutait pas qu’il ferait tout pour sauvegarder les deux administratifs au moins, ça on ne pouvait pas lui retirer.

Jacobs soupira reprenant l’arme pour la mettre dans son soutiens gorge à elle. Cela la rassurait. Elle aurait bien insisté auprès de la RDA mais elle ne voulait pas être lourde et puis bon tant pis, elle avait son garde du corps.

« Bon comme vous avez James bond en bouclier… je pense que nous sommes prêts pour ce bal. » annonça Jane qui se tourna pour replier la malle de son pied et ouvrir la porte.
« On se rejoint devant la porte lieutenant. Il faut que j’entretienne Erin d’un dernier point sensible. »

« Bien, comme ça je vais bouger les techniciens pour qu’il ouvre le vortex. » fit le lieutenant sans état d’âme. Elle se fichait de savoir si cela était vrai où non. Candom la suivit sans protester ainsi que Perrine, qui n’eut pas d’idée tordue pour une fois. Elle emporta cependant le présent destiné à Landmara après avoir reçu l’autorisation de le faire. Et Hanz fut coupé une nouvelle fois par Alexis, qui revenu sur ces pas, pour lui choper le bras… afin qu’il ne dise rien de plus.

« Mais… Je suis leur garde du corps, je dois rester là... », protesta le grand blond à l’endroit de Candom, en lui faisant les gros yeux et en tirant un peu sur son bras, sans violence néanmoins, pour essayer de rester dans le bureau.
« Hanz du vent ! » lança Alexander un peu taquin en voyant ce cinéma digne d’un enfant. Le grand blond soupira et se laissa entraîner sans grande envie par son collègue en bougonnant “mais moi je ne voulais pas !”. Il devait en jouer clairement.


Alexander soupira, puis alla vers son bureau pour l’énième fois et sortit un sachet en velours noir qu’il mit dans sa main, en revenant vers sa belle compagne étincelante. D’un geste tendre, il lui souleva l’une de ces mains et lui mit le sachet qui avait un poid relatif dans sa paume. « J’aurais dû te le donner plus tôt … mais entre les événements de la guerre… Il n’y avait pas de bonne occasion. ».

À l’intérieur, il avait un collier avec une immense perle noir aux reflets bleu et argenté tout droit venue de chez les Azurians. Quand il avait vu ces perles, il avait eut immédiatement l'idée d’en ramener une pour sa belle. Il l’avait prise quand il était parti négocier avec ce peuple féministe avec Natasha Avalon. Au début il avait envisagé d’en faire une bague, mais la grosseur de la perle n’était pas du tout appropriée et puis bon… s’il lui offrait une bague ça serait pour une occasion particulière. Ce qu’il n’avait pas dû juste avant, était qu’il avait mis plusieurs mois à se décider de comment réaliser cette petite pièce de joaillerie… il avait dessiné plusieurs choses et rien ne lui avait plus. Cela était pour son anniversaire mais le bijou n’était toujours pas prêt. Ainsi, Erin venait d’être doté d’un collier certes avec une belle pièce, mais incrusté dans une entremêlé d’argent et de zircon assez raffiné qui gravitait autour de la perle. Et comme toute perle Azurian, elle avait des vertus sur le stress et le bien être des personnes.


Erin ne savait pas trop de quoi il voulait l’entretenir en privée, mais elle n’était pas mécontente de s’octroyer un moment seule avec Alexander, qu’elle avait trouvé en compagnie de Perrine en arrivant. Dire qu’elle en avait déjà marre des autres… Qu’est-ce que ce sera à la fin de leur séjour là-bas ? Enfin, ils étaient un peu plus cadrés et ça allait bien se pas… Ses yeux se fixèrent sur le sachet en velour que tenait l’anglais. Elle suspecta directement l’imminence d’un cadeau, et ses pensées commencèrent à spéculer, chassant Hanz et toute la clique de son esprit.
« Oh.. », fit-elle simplement en éprouvant le poids du sac dans sa main, une fois qu’il le lui avait déposé d’une façon délicate. Elle le regardait un sa petite étincelle dans les yeux, lesquels étaient plissés pour essayer de le percer à jour. Mais elle n’aurait pas de réponse sur le contenu par ce biais-là, et elle allait devoir mettre son nez dedans pour le savoir.

Elle extirpa donc de son écrin un splendide collier dont la pièce maîtresse était une perle d’une taille… conséquente. L’américaine n’était pas une grande fan des perles, mais elle devait reconnaître que le collier, assorti de la sorte avec son entremêlement d’argent et de zircon, qui s’étirait comme une constellation autour de la perle, qui faisait office de planète au demeurant, rendait l’ensemble très esthétique et bien plus plaisant à mirer qu’une “simple” perle au bout d’une chaîne. Le nuancier de couleur de la nacre était assez plaisant à regarder et on retrouvait aisément toutes les couleurs de l’arc-en-ciel selon l’orientation de la lumière sur le spectre lumineux.

« Elle est vraiment magnifique. J’adore l’harmonie de l’ensemble et le décorum autour de la perle. Ça la magnifie vraiment. » Elle leva les yeux sur son anglais à elle, avec son petit sourire spécial. « Je suis presque certaine que tu as participé à la conception du bijou. », dit-elle en le toisant, tour à tour avec le bijou. Elle pensait reconnaître sa patte. Elle s’approcha de lui, et se tourna, pour lui présenter le fermoir ouvert afin qu’il la passa autour de son cou. Une fois qu’il aurait les deux parties de la chaine dans ses mains, elle releverait ses cheveux pour lui faciliter l’accès.


Alexander lui rendit son rictus content que son présent lui plaise, c’est tout bête mais il avait un peu appréhendé sur le résultat. « Tu peux l’être. C’est une perle qui vient du peuple Azurians. ».
Il lui avait déjà parlé de ce peuple étrange et surtout de leur relation avec la nature et des bienfaits de ces perles sur le corps. Il lui accrocha le collier avant de regarder l’ensemble, oui cela allait lui allait bien et ça ne faisait pas du tout blingbling. Son regard se leva sur les yeux verts de sa compagne et un sourire sincère sur le visage il la toisa simplement, avec cette lueur de l’homme tout bêtement amoureux.


« Elle est magnifique. », répéta-t-elle un peu gaga en revenant face à lui. Effectivement, il lui avait parlé de ce peuple, et elle s’en souvenait bien. Elle était curieuse de voir si ça allait réellement lui faire quelque chose ou pas. En tout cas, le nuancier de couleur allait parfaitement avec l’ensemble vert bouteille de sa tenue. « Et donc là c’est une bonne occasion ? », roucoula-t-elle en allant chercher un bisou et ses bras pour se nicher un petit peu. Elle aurait tellement aimé qu’il la découvre seul, mais bon, Perrine était arrivée avant elle.


Alexander l’accueillit dans ses bras avec grand plaisir, tout comme elle, il aurait aimé être seul avec sa belle chérie… mais bon le destin en avait fait autrement. Il remonta sa main, pour chercher le visage de sa compagne et l’embrasser un peu plus passionnellement. Les mois de stresse n’avait pas été très convainquant pour les deux RDA qui se couchaient tard ou tôt selon l’heure de la journée et n’avait plus vraiment passé de petit moment simple autre que pour se rassurer ou calmer leurs tensions. Il y a des choses comme ça qui montre qu’un couple va bien, quand même dans les moments les plus dur ils ne se sente pas seul.

« Oui… quoi de mieux pour magnifier ta tenue… » il soupira doucement, ils ne devaient pas trop tarder. Il lui chuchota « J’en auras presque hâte d’être ce soir, pour profiter un peu mieux de la mode Natus. » ajouta il avec un brin coquin… mais ce soir ils dormiront sur place espérant qu’ils aient une chambre et non un dortoir avec Hanz et toute la clique de super héros.


« J’espère que j’aurai le temps de te mettre dans tous tes états pour te voir te débattre avec mon corsage. », répondit-elle avec un petit regard, mi taquin, mi coquin, et son petit sourire de fouine. Elle lui prit la main. Il fallait malheureusement y aller, mais ce petit moment serein entre eux deux lui avaient donné un bon coup de boost. Elle avait repris une consistance plus saine, et les tensions qui étaient nées suite aux échanges entre Hanz et Perrine notamment, s’étaient envolées. Elles reviendraient bien assez tôt à la prochaine engueulade des deux jeunes gens, qui étaient impossible à éviter. Leurs deux personnalités étaient trop foncièrement différentes pour que tout se passe bien. Enfin, il incombait aux deux administratifs de faire la police et de manager ces deux-là en bonne synergie, mais ce n’était pas simple.


Typiquement le genre de réponse qui pouvait allumer la lace. Il lui lança un regard assez parlant. Et si elle ne lui avait pas pris la main, dans un rappel à l’ordre inconscient elle finissait contre le bureau juste pour la forme.
Ils arrivèrent et la fine équipe était là à les attendre, le regard d’Hanz les scrutait, comme si en quelques minutes ils avaient pu faire des cochonceté… Alexander ignora clairement les regards et attendit que les militaires ouvrent la marche comme d’habitude pour traverser.


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Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman




Perrine était contente de partir en « mission », cela était plus à une soirée dans la cours royale qu'autre chose. Mais sortir de la cité et du site alpha lui faisait plus de bien que prévue. Elle avait hâte que les deux dirigeants se bougent le cul. Elle voulait voir cet autre monde et profiter des paillettes et d'un moment plus festif (même s'il avait l'autre débile congénitale) ! Elle en avait besoin dans un sens. En mai, elle avait été capturée et copié par une affreuse bête et même si maintenant cela allait mieux, elle avait fait de nombreux cauchemars, comme si elle entendait son Perrine maléfique parler de plan machiavélique. Le pire avait été de savoir tout ce qu'avait fait cette créature avec son image et que parfois, elle trouvait ça tellement juste ou même qu'elle comprenait... elle en avait eu honte elle doit l'avouer, elle ne voulait pas croiser l'archéologue, sinon elle était certaine d'avoir un moment de gêne mais surtout de revivre les pensées du morphéa qui la voyait comme une princesse. Bref, tout le monde avait morflé dans cette équipe... Hanz moins, il avait secouru une ingénieure des griffes d'une créature avec lieutenant mutant et voilà. Les deux autres gris avaient participé à la guerre au vu de leur conversation avec l'allemand qui leur demandait des informations sur un truc purement militaire dont elle s'en foutait royalement... les deux RDA avaient été gazés... Bref tout cela était sympa, le mois de mai n'avait pas été très agréable, pourtant, elle se rappelait bien que quand elle était sur terre, ce fut son mois favori à cause des ponts.

Les deux RDA arrivèrent enfin, elle leur fit un sourire complice, signe qu’elle était contente, avant de se mettre sur le côté libre d’Erin.
« On a quand même la classe… il faudrait faire un ralenti ! » lui souffla-t’elle en pouffant.
« Oui tu es ravissante. Tu vas faire sensation.», souffla Erin en retour, avec un grand sourire pour son amie qui lui avait finalement manqué. Elles ne se voyaient pas assez souvent. Il fallait dire qu’avec les récents évènements au cours desquels Perrine avait été investi par un Morphea, et Erin, Alexander, et Richard gazés par ces mêmes créatures, elles n’avaient pas eu l’occasion de réellement se voir, si ce n’était pendant la convalescence de l’ingénieur. Sous ses airs bravaches et fière, Perrine était pleine de remords, même si au final, elle n’y était absolument pour rien dans toute cette histoire. Elle avait croisé, au mauvais endroit, et au mauvais moment, un Morphea, et d’aucun s’accordait à dire que c’était probablement celui que l’équipe de Sheppard et d’Allen avait laissé filer sur la planète herbeuse sur laquelle ils avaient exploré un croiseur immergé.

Perrine lui fit un ravissant sourire, elle espérait bien et elle se trouvait incroyablement belle ce soir ! Elle lui donna un petit coup de hanche amicale avant de sortir de son sac un petit appareil photo, elle sautilla sur place. « On devrait faire une photo ! Ce n’est pas souvent qu’on part tout beau comme ça ! Même toi Hanz ! » dit-elle ne pouvant s’empêcher de le bâcher. L’allemand se mit à ricaner.
« Ouai, tu vois que tu sais être aimable ! » dit-il simplement, mais un big sourire quand même. Il était certain d'accrocher cette photo puisqu'il avait son rondoudou trop sexy dessus !


Jacobs n’était pas contre une photo, elle n’était pas habituée à porter ce genre de robe et il avait un côté flatteur de poser avec les deux dirigeants de la cité pour partir dans une mission diplomatique de grande importance. Elle hocha la tête.
« Je suis d’accord. »
« Tous en place pour la photo !». Erin n’était pas contre ce genre de petit souvenir sur papier glacé, bien qu’aujourd’hui, elle devait reconnaître qu’il était plus souvent sur écran numérique qu’imprimé. Quoiqu’il en soit, elles pourraient toujours rejoindre sa collection sur son cadre photo numérique, dans ses quartiers.



La pause fut prise et la petite ingénieure eut un large sourire aux lèvres...
Alexander n’était pas spécialement ravi d’avoir l’Allemand à côté de lui, mais prit sur lui comme souvent, se rapprochant de sa compagne pour éviter la tentation des mains baladeuses de l’autre homme. Autant la première était pas si mal… mais la seconde fut une catastrophe Hanz s’énerva sur Perrine qui voulait qu’il se mette autre part… cela partit en dispute et, agacée, l’ingénieure décida de fermer sa bouche avant qu’elle se fasse engueuler par l’un des deux RDA. Voulant fuir le conflit et faire une plus jolie photo, elle décida d’en faire une avec un support en hauteur. Elle grimpa l’escalier rapidement malgré ses talons et déposa son appareil photo au-dessus des marches. Elle prenait son temps et à peine eut-elle le temps de se retourner pour redescendre que son pied se prit dans sa robe et elle chuta de tout son poids dans les marches, roulant, poussant un petit cri quand elle sentit son bras se fracasser sur l’une d’entre elles, bien plus dures que son petit corps mou !

Candom n’eut pas le temps de courir pour la rattraper que la jeune femme boula jusqu’à ses pieds, les larmes aux yeux et le bras dans une bien vilaine position. Sans plus attendre l’homme, la releva, mais cela semblait trop douloureux pour l’ingénieur qui ne pouvait pas empêcher les larmes de couler le long de ces joues, elle resta au sol en couinant. Alexander s’était aussi précipité sur la jeune femme, la soutenant, pour qu’elle se leva avec Candom...

« Mais qu’elle débile ! Elle va se faire bouffer par le premier Wraith cette conne ! » lâcha l’allemand.


Erin avait pris la pause sur la première photo avec Perrine, faisant une mine chic pour se la raconter un petit peu, qui allait fort bien avec la coupe de sa robe. Elle avait aussi Alexander à côté d’elle, dont elle soupçonnait l’envie de fuir Hanz, ce qu’elle ne pouvait pas lui reprocher. Forcément, les choses ne durèrent pas longtemps dans la joie et la bonne humeur, les deux inséparables dans la dispute refirent parler d’eux, même si Perrine capitula rapidement pour ne pas se faire engueuler par les deux administratifs. Erin reconnaissait volontiers qu’elle en avait marre de ces chamailleries puériles, immatures, et saoulantes, et elle commençait sérieusement à envisager d’en laisser un des deux derrières, pour ne pas dire les deux afin qu’on ne dise pas par la suite qu’il y avait une préférence pour l’un ou pour l’autre. Connaissant Hanz, il ne manquerait pas de le faire remarquer, surtout si c’était lui qui dégageait, option qu’il prenait de plus en plus en n’arrêtant pas d’houspiller une Perrine qui mettait clairement de l’eau dans son vin.

D’ailleurs, histoire de ne pas se retrouver mêlé à tout ça, l’ingénieur grimpa dans l’escalier pour faire une photo quand soudainement, probablement agacée, voir énervée, contre l’allemand, elle se ramassa la gamelle du siècle. Erin, prise d’effroi, mit ses mains devant sa bouche en un cri muet. Elle était morte, elle était forcément morte ! Elle avait dû se rompre le cou en tombant de la sorte ! Elle se précipita au côté d’Alexander et Candom qui essayaient tant bien que mal de la relever, mais manifestement, elle avait trop mal pour cela. Ouf, elle était vivante, mais son bras était probablement cassé. Un bien maigre soulagement. La phrase de Hanz acheva Erin qui fit volte face vers lui :

« Ecoute Hanz, tu as deux secondes pour t’en aller.»
« Warum ?! », brailla-t-il en allemand tellement il était surpris.
« Il n’y a pas de pourquoi qui vaille, monsieur Hirsh. Je ne veux plus te voir. Alors tu prends tes affaires, et tu t’en vas !», ajouta Erin qui venait d’élever la voix sur la fin de sa phrase, chose qui lui arrivait assez rarement. Mais elle était clairement à bout et elle n’avait pas envie de s’installer dans un débat avec le teuton.
« Erin, ce n’est pas ma faute si elle ne sait pas marcher en talon. Je sais ce que c’est moi, je marche souvent en tal...»
« Hanz, si tu crois que je plaisante, je vais te montrer que ce n’est pas le cas et tu vas regretter de m’avoir poussée à bout..». Elle ne le dominait pas, il était vraiment grand, mais elle en imposait tellement qu’il semblait se ratatiner devant elle. Deux larmes de rages et de frustration rouleur depuis ses beaux yeux bleus, qu’il essuya avec un poing rageur et tel un enfant à qui on refusait son caprice, il déclara sur un rythme soutenu et sans prendre sa respiration :
« Toute façon, vous ne vouliez pas que je vienne avant même que je sois là. Si vous aviez su que c’était moi l’escorte, vous auriez tout changé ! Voilà, vous avez gagné !!» Il renifla un grand coup, jeta un coup d’oeil mauvais à Perrine à qui il adressa une grimace de dégoût, qu’elle ne perçut pas puisqu’elle était trop hagarde de douleur pour ça, et il tourna brusquement les talons devant une Erin impassible qui ne s’y laissait pas prendre, même si elle sentait poindre un sentiment de culpabilité. Elle poussa un soupir de résignation et revint près de la française. L’angle de son bras était vraiment horrible et la RDA préférait ne pas se focaliser dessus sous peine de tomber dans les pommes.



Alexander entendit sans détourner le regard vers la scène de colère d’Erin amplement justifié. Toisant rapidement le départ précipité de l’autre homme. Il n’allait pas dire que la non présence de Hanz allait le manquer oulà non, il était au fond de lui assez content de cette décision. Même si les larmes de frustrations d’Hanz donnaient un peu de remords, remords qui ne dura pas plus d’une seconde.

Voyant que Perrine ne voulait pas se lever à cause de la douleur trop importante, Alexander appela une équipe médicale pour la jeune femme qui souffrait sans hurler... même si cela la démangeait fortement. Tout le monde était autour d'elle et elle avait l'impression de n'être qu'une enfant. Très vite une équipe de soins arriva et se fut avec aigreur qu'elle devait les suivre... elle ne verrait donc pas Érudits et cela lui filait une méchante envie de frapper Hanz... Hanz qui ne venait pas non plus, et qui était parti au moment même où l’équipe médicale était appelée.


Jacobs avait quant à elle fait une demande pour qu'on leur envoie un nouveau soldat afin de remplacer le grand teuton, au moment même où Erin commençait à s’en prendre à lui. Elle avait suffisamment roulé sa bosse pour savoir que quand l’huile avait quelqu’un dans le nez, il valait mieux lui chercher un remplaçant directement. Elle donna ses informations et fila à l'armurerie, ordonnant à deux gardes de la Porte de prendre sa caisse pour équiper le prochain élu de la mission. En espérant qu'il ou elle ne soit pas chiante. Ils allaient avoir du retard ! Mais bon... agacée la lieutenante, attendit donc la nouvelle personnalité, qui aurait la surprise de devoir enfiler une tenue présentable. Anne avait mis suffisamment d'informations dans son descriptif pour que le militaire responsable des effectifs lui trouve une personne et qu'elle n'arrive pas comme une fleur !


En attendant la nouvelle recrue pour cette mission diplomatique, qui se voyait amputé de deux membres désormais, Erin trépignait et finalement, mue par un agacement palpable, elle remonta sa jupe et vira le Zat qui lui faisait une bosse assez disgracieuse sur le tissu. Elle ne savait pas comment le mettre pour qu’il tienne bien, et ça commençait à la saouler grave.
« Lieutenant, ce truc m'insupporte, j’ai l’impression d’avoir une grosseur sur la jambe et je ne vois que ça. »
« Je ne peux pas vous laisser partir sans rien... », soupira Jacobs, qui semblait réfléchir à la situation. « Levez votre robe sur votre cheville madame s’il vous plait. », finit-elle par demander. Erin s’exécuta, de mauvaise grâce, mais elle fit l’effort.
« Bon, ce ne sont pas des bottes, mais ça peut faire illusion, surtout que votre robe tombe sur vos pieds. »
La boite dans laquelle se trouvait le matos revint donc en salle d’embarquement. Jacobs replaça le Zat et extirpa un poignard à glisser normalement dans une botte, mais qui irait parfaitement bien sur la cheville d’Erin. Ainsi, la RDA se retrouva avec Jacobs à ses pieds en train de lui glisser un étui derrière les sangles de ses escarpins à bout arrondi.

Alexander s’approcha de sa compagne qui était en train de se faire équiper une nouvelle fois, d’un geste discret en passant dans son dos il lui toucha celui-ci dans le but de l’apaiser. Il lui fit un rictus confiant.

Quant à Candom il avait regardé la fuite d’Hanz avec un peu de compassion, mais même s’il appréciait ce grand dadet il avait été prévenu… et il avait perdu. Il soupira, allant vers les deux directeurs pour observer ce que foutait Jacobs avec la cheville de la belle demoiselle.
« Je m’en occupe lieutenant » dit-il en se baissant pour reprendre la main, Jacobs galérait à faire tenir le tout surtout que sa robe la gênait affreusement. Sans rien dire, la lieutenante laissa la main à son subordonné, pour s’éloigner un peu et passer un appel radio plus précis, on venait de lui donner les disponibilités de plusieurs soldats et elle avait fait son choix. Elle espérait sincèrement que celui-ci irait à la directrice et qu’elle ne déciderait pas de l'envoyer bouler aussi. Les huiles et leurs humeurs …

Erin ne commenta pas. Elle savait qu’elle était chiante, aussi trouvait-elle cela un peu déplacé que de laisser faire ce soldat, mais qu’importe. Au final, il n’était là que pour lui mettre cet étui à la cheville, rien de plus, et si cela lui plaisait que de lui toucher cette zone aguichante, qu’il en profite, ce serait sûrement la dernière fois. En tout cas, cela s’ajusta bien, et quand elle fit aller sa cheville, avec la crainte que cela ne la dérange, elle constata avec satisfaction qu’elle ne sentait pas l’objet. C’était donc parfait.

« C’est très bien, merci. »

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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman




Dure journée.
Après la guerre, Atlantis s’était retrouvé en sous-effectif de militaires dont les pilotes de jumpers.
Bosser dans l’aérien de la cité, c’est un peu comme être un chauffeur de bus. Il y a un trafic chargé selon les heures, l’embauche et la débauche, les missions spéciales et le transport de fret. Quand Nelly n’était pas mobilisée pour les missions d’explorations - et dieu merci, il y en avait - c’était pour tracer quotidiennement les plans de vol et les feuilles de route de manière optimale.
C’était sa routine, en sa qualité de copilote, d’assurer ces trajets, de les organiser, de les sécuriser.

Mais voilà, depuis que la guerre était terminée, et vu que l’Athéna et le Dédale étaient tous les deux mobilisés à ce moment là, les nouvelles recrues n’allaient pas revenir avant un mois. Quinze jours l’aller, quinze jours le retour.
Maintenant que les bonnes vieilles habitudes revenaient, il fallait emmener les scientifiques sur le continent (pour ceux qui n’y dormaient pas), les militaires qui partaient en manœuvre, les différents porte-parole auprès des Athosiens ect…

Et il manquait de pilote sur le planning de rotation. Nelly et ses collègues devaient assurer le même flux de transport alors qu’ils étaient moins nombreux. Moins de pause, cycle quasiment doublé, c’était véritablement éreintant et la bonne humeur de l’hispanique se manifestait à hauteur de son agacement, sa frustration, sa fatigue...c’est à dire qu’elle en était tout bonnement...INTENABLE !!!

« Allez !!!! Juste un tout petit !!! »

« NOONNNN !!!!! » hurlèrent les douze passagers qui surchargeaient le jumper en vol. Il y en avait huit dans la nacelle arrière, quatre par banquette, ainsi que les quatre places assises dans la cabine de pilotage.
Nelly sautilla sur son siège.

« Oh...s’il vous plaît !!! C’est à connaitre au moins une fois !! Et puis ce sera un bon souvenir pour vous ! Promis, je baisse pas trop l’inertie !!! »

La jeune femme approcha sa main du sélecteur mais fut retenue par la soudaine huée négative qui monta tout autour d’elle.

//Soldat Bricks, répondez...//
//Jenny mia !!!! Comment va ?!? T’es pas partie avec le chevalier et sa dame ???//
//Tenez vous, Bricks.//
//Mais j’me tiens, lieutenant ! J’me tiens, c’est promis ! J’ai les deux mains sur les commandes de mon Jumper, c’est pas un mensonge !!!!//
//Vous vous souvenez m’avoir harcelée pour vous joindre à la troupe ?//
//Et comment mi Jenny. Une boom pareil quoi ! Et j’suis même pas invitée ! C’est la fiesta du siècle, je voulais te bouder mais j’sais que ça t’aurait rendu service alors...je t’aime quand même moaaa.//
L’officier soupira. Elle devait surement envisager de prendre quelqu’un d’autre. Elle reprit néanmoins :
//Il y a eu un désistem...//
//JE POSTULE !!!!!!!!// Cria soudainement Nelly à la radio.
//Je vous veux prête en salle d’embarquement dans trente minutes max, en tenue festive, une arme dissimulée. Je vous veux SÉRIEUSE. Ou j’emmène quelqu’un d’autre...//
//Ah non non non non !!! Je serais sérieuse, promis...enfin...dés le passage de la Porte, promesa jurada !!!//
//Salle d’embarquement, trente minutes, pas une de plus...//
//Si mi lieutenant !!!//

Dès que la transmission fût coupée, Nelly poussa un grand cri de victoire en faisant sursauter la moitié des passagers et inquiéter le reste.

« CE SOIR JE FAIS LA JAVA !!! JE FAIS LA JAVA ! JE FAIS LA JAVA !!!!!!!!!! »

Quelques passagers, les plus proche, commencèrent à hausser le ton pour essayer de la calmer mais c’était trop tard. Ils sentirent tous le poids s’exercer de plus en plus, signe que le jumper gagnait en vitesse et pas qu’un peu. Le temps que les premières plaintes s’élèvent, Nelly s’écria dans une joie éclatante :

« JAVAAAAA ! OUAIIIIIIIIIIS ! »

Et elle mit la gomme, accélérant jusqu’au maximum de ce que le jumper pouvait tolérer en milieu atmosphérique sans risquer de décrocher. Elle n’allait pas risquer la vie des douze passagers mais elle leur fit goûter, dans son extase ultime, un exemple de voltige en rasant la mer avant de décrire un cercle resserré en arrivant à destination. La décélération fut aussi brutale et chatouillante que l’accélération. Si les quelques adeptes de sensations fortes levaient les mains comme s’ils étaient en montagne russes, la majorité des autres la gratifiait d’insultes en tout genre.
Temps record pour rejoindre la cité, le jumper se posa enfin et la petite hispanique dépassa tout le monde en sautillant. Elle courut jusqu’à ses quartiers en esquivant le personnel, manquant d’en renverser plusieurs, avant de franchir la porte de ses quartiers. Tout en poussant des cris de joie et de victoire, elle se débarrassa de son uniforme qu’elle envoya nonchalamment sur son lit. Pas le temps de prendre une douche, c’est ce qu’elle regretterait sûrement le plus, mais elle se fit une bonne toilette avant de se parer de sa tenue.

Bon, fidèle à elle-même, les dessous seraient d’un rose bonbon bien flash. C'était du Nelly, sa signature, son coté gamine indéfectible. Mais elle gardait à l’esprit les informations qu’elle avait récolté, à l'époque, quand elle était venu harceler le lieutenant Jacobs (c’était le bon mot) pour avoir une place. Du populo mondain qui faisait une réception diplomatique, la petite espagnole avait tout fait pour essayer d’obtenir gain de cause.
Il allait falloir veiller sur le chevalier et sa dame. Deux des trois têtes du CODIR et il n'était pas impossible que ça chauffe ce soir-là. Coup d'état, intrigue politique, tout le blabla. Raison pour laquelle il fallait des militaires sur qui ils pouvaient avoir confiance. Nelly en avait le cœur qui battait, Jane l’avait prise malgré qu’elle lui tapait parfois sur les nerfs.

Lavée et propre, la jeune femme se rendit jusqu’à son armoire pour choisir parmi les quelques robes qu’elle avait. La grise l’attirait beaucoup, elle serait très utile avec sa bretelle, cela lui permettrait de bouger et courir sans risquer de perdre sa poitrine en chemin. Il lui suffirait en plus de retirer une bretelle d’un soutien gorge un peu bas et on ne le verrait pas. Idem pour les dessous, la robe descendait suffisamment bas sans pour autant gêner le mouvement.

Nelly la sortit de l’armoire pour l’accrocher en évidence et s’interrompit avant de tourner le regard vers l’étagère des uniformes militaire. Il y avait le pantalon qu’elle avait emprunté à Pedge sans jamais lui rendre, le petit quelque chose qu’elle avait d’elle. Dedans, elle y avait dissimulé une petite mallette sécurisée qu’elle récupéra avant de l’ouvrir.

Il y avait des photos de l’escadrille à l’intérieur et divers petits objets de son passé en tant que copilote de F-302. Mais sa main alla récupérer un holster de cuisse en jarretière très élégant avec son lacet rose. Un large sourire gagna le visage de Nelly, nostalgique.
Les membres de l’escadrille le lui avait offert pour son trentième anniversaire. C’était Julie, sa pilote, qui avait choisi cet objet particulier pour elle. Comment être sexy à souhait tout en portant un flingue !
Elle lui avait promis qu’elle serait la seule à allier le côté charme et guerrière. Pour tout dire, ça avait séduit la copilote au point qu’elle en avait pleuré. C’était un très beau cadeau.
Nelly n’était pas spécialement portée sur les armes mais elle avait été très touchée par ce présent. Elle trouvait le holster des plus élégants et n’avait jamais eu l’occasion de le porter...jusqu’à maintenant.

Le pistolet était un Taurus Slim argenté, une taille réduite, mais conservant le calibre 9mm, seulement huit projectiles. Mais pour le boulot qu’elle avait à faire, c’était tout simplement parfait. Il fallait qu’elle bouge vite et puisse défendre les deux administratifs si les choses se corsaient.
La jeune femme enfila son holster dissimulé sur sa cuisse droite puis enfila sa robe tout en souriant. Elle essaya d’être rapide pour le maquillage et la coiffure de ses cheveux mais refusa de prendre des risques. Pas question de se louper.
En revanche, un dernier point péchait. Courir, se déplacer rapidement en talons, c’était bon pour les films d’agent secrets et de fantasmes incohérent. Nelly n’était pas du tout habituée à ces chaussures même si elle en avait une paire, ça faisait des années qu’elle n’avait pas marché avec.
Avec le temps, ses rangers étaient devenus des pantoufles. Elle les enfila donc et vérifia qu’on ne remarquerait pas trop l’énorme différence de taille entre bottes et robe fine. Question glamour on repasserait mais ça ne sautait pas forcément aux yeux. Et puis, un bon coup de rangers dans les roustons du premier goujat venu sera tellement plus appréciable...

Fin prête, la jeune femme se reluqua dans le miroir à la recherche de la moindre imperfection qu’elle pourrait corriger. Un petit éclat de regret lui vint en faisant courir ses doigts sur les marques cicatricielles de son épaule nue. Elle avait complètement oublié ce détail, même si elle était encore contrainte d’aller à sa rééducation. Ça allait beaucoup mieux maintenant mais, comme elle l’avait dit à Pedge, elle avait parfois envie de pleurer ces cicatrices qui l’enlaidissaient.
Elle en avait aussi en cercle sur toute la surface de son ventre. Ça ne partirait jamais...

Nelly avait bien espéré quelques mots réconfortants de la part de la texane, sa sœur comme elle aimait à le penser. Mais c’était trop demandé au vu du personnage...
La jeune femme prit un peu de maquillage pour essayer de les dissimuler et veilla à ce qu’ils soient le plus discret possible. Elle se voyait mal devoir expliquer comment elle avait eu cette blessure.

Une fois terminé, elle fit un dernier tour d’horizon puis s’adressa un regard malicieux dans le miroir avant de quitter ses quartiers. Elle croisa les regards de ses différents collègues au passage, hommes comme femme, et leur fit de grands sourires tout en leur disant :

« Fiesta pour moi ce soir ! Fiesta fiesta fiestaaaaaaaaaa ! »

Elle fit la route jusqu’en salle d’embarquement et retrouva le petit groupe qu’elle trouva des plus élégants. Il y avait du level !!! Candom était là en mode beau gosse, Alexander qui devait surement poser pour des marques de vêtements, Erin qui lui faisait clairement de l’ombre (petit pic de jalousie), puis Jane avec sa grande robe.
Nelly se planta devant cette dernière et lui fit un salut militaire déformé par la joie et la bonne humeur.

« Soldat Bricks au rapport, armée, tenue festive et “presque” sérieuse !!! » envoya-t-elle avec un sourire radieux.

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Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman



La nouvelle recrue au bal était arrivée et prestement en plus. Au moins ça ne traînait pas, Alexander pensait qu’ils allaient arriver plus en retard que cela le temps que le/la replaçant(e) d’Hanz se change et se prépare. En voyant la bouille lumineuse de l’espagnole, l’anglais était plutôt ravi du changement. Il associait Nelly à un rayon de soleil. Il ne la connaissait pas personnellement, mais chaque fois qu’il la voyait était une source de bonne humeur appréciable, faut dire qu’elle faisait beaucoup parler d’elle et même les deux fois où ils s’étaient côtoyé, la première sur le Dédale où elle se baladait avec sa photo et que s’était aussi grâce à elle qu’un odieux personnage pervers fut mis sous les projecteurs (même s’il s’était suicidé après) et la seconde à une soirée d’halloween où le petit clown avait quelques larmes avant de finir sur le dos de Richard. En somme il en gardait de bon souvenir, renforcé par les anecdotes que racontait John lors de leur repas. Oui car le colonel, se plaignait rarement de ses hommes aux deux RDA, il privilégiait les petites histoires drôles que les désagréments de comportements. Et Nelly était au top 3 de ce genre de discours, même si elle était un peu trop souvent recadrée par John. Sans parler du fait qu’Isia rajoutait une couche en racontant plusieurs éléments à Erin, notamment quand Nelly faisait des mauvais tours à la belle doctoresse et à Pedge. Un « couple » assez discret, Isia n’en parlait pas énormément sauf à la RDA et le peu de fois où elle mentionnait Pedge devant Alexander fut avec la mention Nelly… et quand elle avait été morphéa si on peut dire. Sa déclaration ouverte et publique devant Natasha l’avait surpris, il aurait dû trouver ça étrange, mais Isia étant tellement imprévisible il n’avait rien dit. Il se sentait con de n’avoir pas associé déclaration et pas de bague mais bon… Il se demandait où en était cette histoire et si le morphéa n’avait pas fait trop de dégâts aux deux jeunes femmes. Erin devait savoir, mais ils n’en avaient pas beaucoup parlé. Enfin bref, la venue de Nelly était agréable et l’anglais l’accueilli avec un rictus agréable. Elle au moins, n’allait pas lui tripoter l’arrière train ou faire des blagues graveleuses comportant au moins le mot « bite et cul » associé dans la même phrase.

« Bienvenida Bricks. » répondit-il en espagnol. « Vous devez avoir le record de la préparation la plus rapide. » Elle était élégante et très belle aussi, bref tout le monde était pimpant pour ce soir.
« Ouai… et sans se foirer avec les pinceaux. » lança Candom avec un petit air taquin à la suite du RDA.
« Parce que j’ai triché !!! » Avoua Nelly avec un grand sourire. « J’avais préparé en avance pour m’inviter de force mais mi Jenny...enfin je veux dire le “lieutenant Jacobs”...avait dit un gros gros NADA ! J’étais triste moi. »
« Ohhh pauvre Nelly…. Vilaine Jane ! » fit l’homme en regardant sa supérieur qui lui fit les gros yeux. Cela fit sourire l’anglais, et amusa Erin.


Jacobs était neutre sur le coup, elle toisait Nelly qui était superbe aussi. Cela la gonflait intérieurement, elle ne se sentait pas à l’aise avec sa tenue de soirée et elle avait essayé de faire un effort pour se sentir belle et ne pas rougir face aux autres personnes… même si rivaliser avec Erin était peine perdue. Là, en voyant Bricks, qui était loin d’être vilaine en temps normal… encore plus resplendissante dans sa tenue de soirée préparée en quelques minutes chrono en main, elle se sentait la plus moche de la soirée. Et même si elle n’était pas envieuse elle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir cette pointe de jalousie envers les deux autres jeunes femmes. Elle aurait aimé être aussi éblouissante physiquement, plus grande et moins garçonne… en plus chose dégueulasse pour Erin elle n’était pas juste super belle mais surtout elle était gentille, agréable, charismatique et intelligente. Normalement les filles trop belles ne sont que des plantes vertes qu’on a au bras pour valoriser sa puissance ! Mais non ! Là ce n’était pas le cas ! Sur Atlantis, il avait quelques femmes comme ça : trop belles mais aussi trop intelligentes. Une forme d’injustice. Elle grogna intérieurement… finalement être trop jolie lui aurait desservie dans l’armée, elle aurait encore plus galéré à s’imposer.

Donc ce n’est pas si mal elle avait les autres qualités faute d’être magnifique ! Voilà une manière de se rassurer mais le regard de Candom sur Erin l’énerva encore plus. Bon, il ne fallait pas grand-chose pour que cet homme bave sur une belle nana (suffit qu’il ait Isia ou l’autre connasse de Teshara et c’est fini)… Le soldat avait fini d’accrocher l’arme à la cheville de la belle, il s’était reculé pour garder un œil plus loin en attendant Nelly, mais son regard s’était une nouvelle fois posé sur la RDA, il ne la matait pas de manière saugrenue ou perverse, mais simplement l’admirait dans cette robe incroyable. Elle comprenait, elle aussi s’obligeait à ne pas laisser son regard traîner sur la belle brune trop longtemps… Mais Alexis n’est pas discret pour trois sous. Et il allait se faire bouffer par le lion à côté de la lionne non ? En parlant de ça, elle détourna le regard sur le RDA qui avait bien remarqué le regard en pâmoisons du soldat. Aie aie aie… mais non, l’homme semblait amusé de voir cette fascination. Ouf.


Faut dire qu’Alexander savait très bien l’effet d’Erin sur autrui surtout quand elle se mettait autant en valeur, elle brillait de mille feu et encore plus parce qu’elle était réellement. Voir Candom en extase devant sa compagne ne le dérangeait pas, il était normal dans un sens d’être admiratif. Puisque s’il jalousa tous les hommes qui la mâtaient, il n’aurait pas fini, tant qu’ils ne font pas comme le pro des télécoms à être insistant ouvertement… Il pouffa silencieusement, lançant une œillade maline à Erin.

« Merci pour l’invitacion. » glissa gentiment Nelly à l’adresse de Jacobs. « Je ferais très bien mon boulot, tu verras. Et en plus...je sais danser tout plein de truc, même le boogie woogie !!! »
Surexcitée, elle lui fit un clin d’oeil avant d'exécuter quelques pas de danse énergique qui la rapprocha des deux RDA. Un petit tour sur elle-même puis elle les salua.
« M’dame la directrice. El caballero. »
Son regard se détourna vers Condom, l’oeil pétillant, avant de le saluer également d’un peu élégant mais amusant :
« El couillatator. Tu fais boogie woogie toi ? »


Erin avait bien remarqué que le jeune homme n’avait d’yeux que pour elle. Il n’avait pas de lueur coquine dans les prunelles, mais son regard était invariablement attiré par celui de la dame. Cette dernière commençait à avoir de l’expérience dans la vie, et elle n’en tenait pas rigueur à ce jeune homme qui devait avoir les hormones en ébullition. Quelque part, c’était flatteur qu’un jeune comme ça en pince pour une femme qui allait avoir la quarantaine dans pas si longtemps que ça. Bref, tant qu’il se contentait de la regarder et qu’il ne se mettait pas en quête de la conquérir inutilement, il n’y avait pas de mal. Elle savait que c’était plus fort que lui, et qu’il finirait par se rendre compte qu’à chaque fois qu’il poserait les yeux sur elle, elle croiserait invariablement son regard, et que, même s’il n’avait pas envie de la regarder spécialement à un moment précis, il le ferait sans trop s’en rendre compte et il se maudirait certainement d’être aussi flag.

« Mademoiselle Bricks. », salua Erin à son tour avec un sourire. Ils étaient au complet, ils allaient pouvoir y aller. La RDA arqua un sourcil quand Nelly nomma Candom “El Couillatator”. Ce dernier toisa Nelly et répondit : « Jamais avant la prière du soir, tu sais bien El Pepito de la Galaxia. »


Quel surnom se fit Alexander en toisant le pauvre homme qui écopait d’une réputation avec ça. Déjà qu’il avait un nom de famille douteux… mais là. Cela le fit sourire amusé, et Jane n’était pas de cet avis. Elle ne voulait pas que les deux directeurs soient outrés par ce comportement puéril, si elle savait qu’il en fallait bien plus… La lieutenante voulait faire bonne impression tout simplement.
« Vous aurez tout votre temps Bricks pour nous montrer votre danse durant ce bal ! Maintenant on y va ! Sans les sobriquets bien entendu ! » dit-elle d’un ton ferme, cela fit soupirer Candom qui lança un clin d’œil à Nelly, il n’était pas très joyeux qu’elle le nomme couillotator devant les deux RDA surtout devant LA RDA mais il avait beaucoup d’humour sur lui-même. Il en fallait plus et les deux dirigeants avaient peut-être vu sur le réseau social de la cité ce faux compte.

Il ajusta son costard et passa devant quand Jacobs ordonnant que les militaires soient en première ligne. L’homme se penchant vers Nelly.
« Janette elle veut impressionner les huiles … elle prend ses airs de super héros militaire ! » murmura-t’il sans se douter que l’anglais avait entendu et l’homme tourna la tête vers Erin avec un sourire de conspirateur avant de déclarer tout haut : « Mince… j’ai oublié le masque et le lycra… » Alexis se retourna ouvrant un peu la bouche et s’embrumant un peu honteux avant de tousser sous le regard étonné de Jane qui demanda l’activation de la porte d’un signe de main.


« Là où nous allons, les supers que nous sommes ne sont pas connus. Pas besoin de masque El Caballero. », répliqua Erin d’un air pétillant, sans s’attarder sur la réaction de Candom afin de ne pas lui donner du grain à moudre. Et puis, elle ne voulait pas lancer le jeune homme dans des conneries verbales, ne souhaitant pas que le lieutenant montre les muscles à chaque fois. En tant que civil, elle comprenait que la hiérarchie militaire devait tenir. Alexander lança un regard du même acabit à sa compagne, il était plus préférable de se taire sinon la pauvre lieutenant n’avait pas fini. En tout cas, la bonne humeur était à nouveau au rendez-vous malgré l’accident de Perrine et le renvoi larmoyant d’Hanz. Candom quand à lui, tourna la tête vers Erin et lui fit un petit sourire au coin des lèvres, le jeune homme devait se faire la même remarque que beaucoup, qu’en plus d’être belle, Erin était drôle.


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Nelly ne donna pas suite au dialogue en remarquant l’air sévère de sa supérieure.
Elle l’interrogea du regard un instant avant de se dire que les festivités les rendaient peut-être un peu trop “détendu”. Pourtant, elle savait bien que la mission ne serait pas de s’éclater comme une bande de potes qui se rendaient à la dernière boîte en vogue. La mission, c’était de protéger les deux huiles et leur éviter le retour dans les housses mortuaires. Car après tout, dans les réceptions mondaines, ce n’était pas rare d’entendre parler d’intrigues à base de couteau dans le dos ou d’accidents “inopinés”.

C’est surtout pour cette raison, et avec cette idée en tête, que Nelly n’avait pas rebondi sur les blagues. Le fait qu’Alexis se soit fait attraper la main dans le sac était une sacré aubaine, elle aurait pu en rajouter une couche rien que pour le charrier, mais la jeune femme n’en fit rien.
Au lieu de ça, elle glissa sérieusement au lieutenant :
« Tu me donnes les consignes, mi teniente ? Je surveille qui en priorité et on réagit comment en cas de menace ? »

Jacobs ne parlait aucun mot d’espagnol et elle se demanda immédiatement ce que voulait dire « teniente »… elle regarderai en rentrant dans un dictionnaire s’il elle y pense. En tout cas, elle tourna légèrement la tête vers Nelly qui s‘était approchée d’elle.
« Les deux sont à surveiller, tu as qu’à prendre Steele, Candom Hoffman et moi les deux. En cas de menace on se replie et on fait un barrage avec nos armes pour se diriger soit en lieux sûr soit vers la porte. On ne cherche pas à dénicher le coupable on se barre. »
Elle fronça les sourcils. Elle avait moins d’une vingtaine de cartouche avec son perce-oreille et elle ne savait pas trop ce que portait les autres. Le barrage aurait pas grand chose d’efficace mais au moins le plan était là. Son humour revint tout de même au galop.
« Un barrage avec quoi ? » Demanda l’hispanique avec un regard pétillant. « On jette Alexis sur l’ennemi pour freiner leur course d’accord ?!? C’est un hombre et puis, même si c’est l’USAF, ce sont les femmes et le CODIR d’abord, si ? »
Jacobs lui lança un regard noir.
« Tir de barrage Bricks, je vais pas vous apprendre votre métier. Bien entendu que c’est eux en avant, je n’ai pas été clair ou vous le faite exprès ? »
« Vous êtes stressée mon lieutenant. » Nota l'hispanique en lui faisant un petit clin d’œil.

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La porte des étoiles était dans un bâtiment fermé et sans fenêtre… le fameux temple. Mais le manque de luminosité n’était pas un problème, plusieurs sources de lumière étaient présentes via des boules de verres immenses contenant une myriade d’insectes. À première vue, on pourrait penser à des lucioles si ceux-ci n’étaient pas aussi minuscules et informes L’atmosphère était assez mystérieuse et féerique, surtout que les murs étaient recouverts de plantes grimpantes abordant des fleurs diverses entre les lupins et les orchidées. Des couleurs chatoyantes faisaient échos à des lichens arc en ciel… et cela était parfaitement naturel…

La présence divine était là, représentée par une divinité aux formes changeantes ne sachant si cela fut un homme ou une femme et avec le visage à demi voilé par une longue chevelure. Cette statue était de taille modeste et plusieurs tapisseries richement cousues montraient des extraits de ce que devait être les récits “bibliques” de cette divinité commune à toutes les factions de cette planète.

Le groupe d'Atlante était reçu par quatre hommes, des gardes aux armures dorés et brillantes comme des miroirs. Le reste de leurs vêtements étaient blancs et ils portaient sans aucun doute des perruques blanches sous leurs casques représentant un oiseau de proie. Les quatre hommes ne bougeant pas, tenant fièrement leurs lances d'apparats surmontées de motif animalier. La terminaison de l'arme était une pointe biseautée comme une langue de serpent. Ils portaient tous une sorte de pistolet ressemblant à une pétoire rudimentaire de la renaissance terrienne, une arme contenant de la poudre explosif, elle devait plus être décorative comme leurs sabres dans leur dos bien loin d'être efficace !


L'endroit était véritablement impressionnant et surtout emplis de curiosité qu'Alexander avait envie de tout découvrir. Son regard papillonnait à droite et à gauche avant de saluer les quatre hommes qui répondirent par des hochements de tête très protocolaires. Il avait une odeur florale qui flottait dans les airs et plusieurs coupes dorées étaient garnies de végétaux avec une petite flamme qui diffusait le parfum. Tout ce raffinement et cette beauté avait un côté rassurant sur la civilisation, ils n'allaient pas chez les gros bourrins qui trinquent dans des chopes graisseuses et sanguinolentes... pour le maniaque qu'il était, cela avait quelque chose de rassurant.

Etrangement, il repensa à ce qu’il avait vécu en septembre, plusieurs mois avant, les geôles du dédale à l’hôtel où il avait trouvé la mort avec son équipe, les souvenirs le hantaient parfois. L’endroit primitif et peu accueillant le faisait frissonner. Ici, non il avait cette atmosphère rassurante et surtout fascinante par la beauté qui y régnait, tout semblait parfaitement ajusté pour rendre honneur à cette déesse ou dieu ? Personne ne pouvait décider du sexe de cette représentation divine. Il trouva ça intéressant, ce peuple vénérait un androgyne, pas besoin de s’encombrer de sexer la chose au final, seule la foi comptait.
Les gardes avaient des perruques, du moins, vu leur blancheur immaculé cela ne pouvait être que des cheveux synthétique et non des vrais surtout qu’il en avait un bien jeune. Les rapports des anthropologues parlaient de ce besoin capillaire de connaître l’ivoire tous les érudits semblait arboré cette couleur pure. On se croirait vraiment revenir à la renaissance se dit’il.



À cet instant, il n'avait rien à dire... Candom esquissa un "wow" et ouvrit la bouche émerveillé tel un enfant devant le sapin de Noël, alors que Jacobs observait les lieux, vérifiant qu'il n'avait pas d'autre danger que les autres matons, même si elle était sensible au lieu très raffiné. Elle ne se sentait pas à l’aise avec sa robe longue se trouvant une nouvelle fois ridicule mais elle passa cette sensation dérangeante au second plan.


A première vue, c’était assez agréable. Le manque de luminosité n’était vraiment pas flagrant, et les zones d’ombres que les boules luminescentes n’arrivaient pas à dissiper dans les tréfonds des plantes grimpantes, donnaient un air mystérieux à cet endroit. Reconnaissait ce qui ressemblait être des orchidée, Erin s’étonna de voir pareil végétation pousser dans un endroit éclairé par autre chose que du soleil, et qui restait relativement sombre dans certains recoins. Les couleurs des fleurs et du lichen étaient pourtant stupéfiantes de vivacité, s’étirant sur la gamme totale du spectre lumineux de l’arc-en-ciel.

Là où les murs n’étaient recouvert de cette végétation palpitante de vie, des tapisseries étaient disposée pour cacher la pierre, représentant des scènes déifiées de leur divinité commune, d’ailleurs représentée par une statue androgynes à la longue chevelure. Il n’y avait pas à dire, ils étaient tout de suite dépaysés. Erin sentait qu’elle pénétrait dans un lieu riche en mystère et lourd d’un passé chargé. C’était une atmosphère qui flottait dans l’air, sans qu’elle ne s’explique pourquoi. C’était cette sensation qu’elle pouvait retrouver en entrant dans une immense cathédrale, ou un lieu saint. Quelque chose flottait dans l’air qui allait au delà du sentiment des mortels. Quelque chose de plus grand, de plus profond, même quand on n’était pas croyant.

Les hommes en armures n’arrangeaient rien à cette situation de grandeur. Ils portaient de riches métaux, finement ouvragés et qui rappelaient très bien des animaux. Le métal était si poli qu’on pouvait se voir en reflet dedans, et la combinaison or et blanc donnait un effet plus que sympathique. Les armes, manifestement d'apparat, étaient impressionnantes sans vraiment l’être, et Erin doutait clairement de leur efficacité, même si un bon coup de lance, fut-ce avec cette pointe biseautée, devait engendrer quelques dégâts sur un corps mou comme le sien.

Quoiqu’il en soit, c’était une entrée en matière assez sympathique. A l’instar d’Alexander, Erin salua les hommes d’un hochement de tête. Ses narines étaient emplis des fragrances de parfum dégagées par les plantes alentours, et ses yeux étaient emplis des petits joyaux qu’elle voyait ici et là dans l’architecture, dans les armures, dans les plantes, dans le lieu en lui-même quoi. Sa curiosité avait envie de fonctionner en plein.


Le “woaaa” d’Alexis se fit l’écho sonore de la bouche entrouverte de l’hispanique qui fixait tout ce décorum avec une forme d’admiration. Elle n’était pas fan de la grande démonstration de luxe qui avait tendance à la rendre encore plus petite mais elle devait avouer que c’était un travail de titans pour avoir bâti tout ça. Elle se rappelait aussi qu’elle était en mission sur une autre planète. Pourquoi était-il là déjà ?
Il faudrait le redemander au lieutenant, quitte à passer pour l’imbécile de la bande. Comment travailler sur une mission dont on ne connaît pas l’utilité en fin de compte ?

Nelly était intimidée par cet accueil. Elle ne savait pas du tout si les armes de ces gardes étaient en toc ou véritablement menaçante. Toujours est-il qu’elle eu la forte envie d’aller vérifier ça de plus près.
Bien sûr, elle n’allait pas s’approcher pour demander aux gardes “Dites-voir, est ce que c’est de la merde vos machins ou ça tranche son homme comme un rien ? Pas que je veux tester personnellement mais c’est histoire d’estimer le rapport de force si je vous agite mon perce-oreille sous le nez !”

Bonjour l’entrée en matière et l’insulte diplomatique d’entrée de jeu.
Le problème, c’est que de diplomatie, Nelly n’en était pas la spécialiste non plus. MAIS L’HUMOUR !!!! Ca, elle avait tout le stock en magasin.
« Hola ! » Fit-elle joyeusement d’une voix chantante en s’approchant du garde le plus proche. Celui-ci lui jeta un regard en hochant la tête pour répondre à ce qu’il pensait être un salut. L’homme avait une moustache blanche et un air sévère, pourtant il ne semblait pas âgé, peut être la quarantaine.

Cette façon de débarquer lui fit immédiatement penser à cette mission où elle avait insisté pour avoir un adversaire en particulier. Et finalement, les Wraiths avaient dévasté le village sous le regard de celui-ci. Quémal de son nom...est-ce qu’il vivait encore ?
C’était une petite pensée éclair. La jeune femme se pencha pour voir son reflet que lui renvoyait le plastron rutilant du soldat et ajusta soigneusement sa coiffure. Le garde ne réagit nullement, le regard attiré sur les autres personnes avant de rester droit en attente.
« Sont super utiles ces gardes ! Miroir, double-emploi !!! » railla-t-elle en tirant une mêche pour copier la mode Pedgienne. La petite soeur copie toujours la plus grande : loi naturelle.

Mais au-delà de la question d’esthétisme, elle mira discrètement l’emplacement de l’arme. Le pistolet à silex, elle savait à peu près comment ça fonctionnait parce que son père en avait eu un dans son bureau. Un pistolet de collection datant de la Guerre d’Indépendance contre l’Empire Britannique. A chaque fois que le paternel se sauvait, Nelly entrait dans son bureau pour piquer le pistolet et s’amuser à faire le femme fatale.
Et oui, quand on est ado et qu’on se cherche encore, les garçons imitaient les kaméhaméhas, les filles faisaient les princesses et Nelly...elle recopiait la scène du duel au pistolet. Quand les duellistes se tournaient le dos et se séparaient avant de faire feu.

La petite hispanique faisait tout pareil...appuyant sur la queue de détente et réarmant le chien mécanique...jusqu’à briser le silex en deux. Ce jour-là, elle détruisit toute la valeur de l’arme de collection et ce qu’il restait du peu d’amour dans le regard de son paternel. La trempe qu’elle avait reçu en retour lui faisaient encore mal, rien que d’y repenser.

En observant plus près les imposants fusils richement décorés, Nelly pouvait voir qu’ils étaient fait de matières nobles mais surtout que leur déclenchement était un système à base de poudre et d’une petite chandelle comme les premiers fusils d’une époque révolue de l’Europe. Ils devaient mettre du temps à charger les balles de plombs, mais la finesse du canon laissait à penser qu’ils devaient tirer des balles très fines. Ils ne devaient pas être très efficace contre des armes atlantes. Par contre le sabre semblait être la seule arme véritablement dangereuse, mais elle ne pouvait pas voir s’il était émoussé ou non. Ces gardes semblaient être là pour le décorum, l’intimidation et non pour l’attaque.




« Par contre, ils parlent pas beaucoup. » Nota-t-elle pour elle-même en continuant de laisser trainer son regard.

Position de l’armement, où se trouvait la poudre, s’il s’agissait bien de billes de plomb, tous les détails qui méritaient d’être connus en cas de conflit. De quoi était constituée l’armure, est-ce qu’une balle de neuf millimètres pourrait la transpercer, y avait-il des points faibles aux articulations. Bref, pour cette bonne minute, quand Nelly eut terminé, elle se passa un peu de salive sur sa mèche rebelle puis quitta le garde après l’avoir remercié. Elle retourna vers le groupe en faisant un petit clin d’oeil complice destiné à Jane...histoire de lui faire deviner que son petit tour avait un objectif professionnel.

Et Jane lui rendit un regard un peu sombre, elle n’avait pas apprécié la remarque sur les miroires et elle lui fit signe de se tenir derrière.

« J’espère que vous en avez profité pour voir s’il y a quelque chose d'intéressant » souffla t’elle entre les dents, espérant que Nelly n’ait pas fait son intéressante pour rien. De toute façon personne n’avait vraiment fait gaffe à la petiote espagnole le lieu était tellement riche de découverte que tous (dans la majorité) étaient obnubilés par l’endroit. Il y avait Hoffman qui avait esquissé un simple rictus en entendant l’espagnole trouver une utilité relative aux plastrons des soldats même si cela n’avait pas forcément lieu d’être sur le coup. Mais par chance les gardes n'avaient pas réagis, à dire vrais ils étaient calme et ne faisaient rien d’autre que produire des hochements de tête en guise de salut.

« No sé. Je pense qu’ils essaient de compenser quelque chose avec leur gros pétards ! » Souffla-t-elle à son tour. « A part ça, ils ont pas beaucoup de munitions et nos balles traverseront leurs armures comme du papier. »
Au début Jacobs leva les yeux au ciel avant d’hocher la tête, Nelly avait fait son boulot sous ses airs de folle ! Elle lui lança un regard avant de se concentrer sur l’environnement.


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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman


« Nos invités sont donc tous présents. » Fit une voix sur la droite, une silhouette sauta au sol avec souplesse et un humain s'avança vers eux. Habillé richement de vêtements du siècle des lumières avec les froufrous qui vont bien, du blanc et un long manteau bleu ciel avec des fleurs blanches stylisées sur celui-ci. Il ou elle était de taille respectable un bon 1m78 avec une chevelure légèrement ondulée d'un blanc immaculé (oui ils aiment le blanc ici) qui lui arrivait aux épaules. En passant vers la zone de lumière, le détail de sa tenue bien faite et très riche en détail, démontrait que c'était un homme... par contre... car là était la nuance, son visage était étrange, on ne savait pas si de l'homme ou de la femme, il tenait le plus ! Dans tous les cas il ou elle était d'une grande beauté assez dérangeante. Ses yeux bleus si clairs allant presque sur de l'ivoire, renforçant le côté perturbant, sa démarche particulière à cause du peu de bruit que faisait ces talonnettes... Tout cela consolidait l'impression de voir un fantôme... un fantôme séduisant. Les Japonais en seraient dingue, eux qui sont dans le fantasme du transgenre.

« Bienvenue à Erudia, je suis le commandant Landmara. » Ajouta l'homme d'un mouvement révérentiel et d'une grande bienveillance vers eux. Même dans sa voix il avait le doute et Alexander compris pourquoi, les gens de sa planète le pensaient immortel... il avait l'air jeune trop jeune même comme s'il était âgé d'à peine 25 ans, pourtant il devait avoir au moins la quarantaine si ce n’est plus selon les interprétations des scientifiques. L'homme se remit droit devant ces invités, les détaillant de son regard perçant, avant d'être troublé par quelques éléments sur eux... d'abord les cheveux bruns et châtain des deux femmes (Nelly étant bien brune cela ne le marqua pas), surtout Erin qui était véritablement la plus claire et qui représentait ce qu'ils nommaient eux : le blond... avant de s'attarder un peu sur Candom et de rester fixer quelques secondes de plus sur Alexander... ils avaient tous les cheveux clairs et la couleur d'or de l’un des hommes semblaient mettre une forme de surprise dans les airs si maîtrisés de Landmara et les gardes étaient aussi troublés (leur regards étaient fuyants). Mais cela ne dura pas, Landmara esquissa un rictus charmant à l'attention du groupe dans l'attente d'une présentation.


Erin était restée hermétique aux échanges entres les militaires, et entre les pitreries de Nelly. Tant que la jeune femme ne faisait pas tout capoter… L’administratrice se tenait en position d’ambassadrice, si bien qu’elle ne se souciait pas, en apparence du moins, des gardes, autant des siens que de ceux qui étaient là. D’ailleurs, ces derniers étaient clairement là pour leur en mettre plein la vue. Toutes les armées faisaient pareille. Les Gardes Républicains à Paris quand des invités de marques venaient à l’Elysée, ou encore les gardes Suisses ou les fameux Coldstream Gard anglais. Bref, c’était de bonne guerre. Il était vrai qu’elle avait envie de regarder ici et là les différentes choses qui se présentaient à elle, étudier cette relique sur le garde, cette armure, etc. mais elle ne devait pas oublier qui elle représentait. L'émerveillement ne devait pas être trop visible, sinon c’était donner un avantage à l’autre délégation qui pouvait y voir une faille.

Un homme se détacha d’un côté de la salle, en annonçant que tout le monde semblait être arrivé chez les invités. Il était habillé d’une étrange manière, mais cela allait bien avec l’ensemble du décorum. Erin le toisait franchement alors qu’il approchait. Son genre ne se déterminait réellement que par sa tenue, car son visage était parfaitement androgyne. C’était perturbant, mais l’américaine ne montrait rien d’autre qu’un masque affable, comme si elle était justement dans l’attente de cette personne précise.
Elle était néanmoins surprise de constater, au fur et à mesure de son approche, qu’il semblait si jeune. Un véritable fantôme en chair et en os. Habituée maintenant avec toutes les excentricités de la galaxie, la jeune femme n’était pas étonnée ; elle n’était pas blasée non plus. Elle admirait ce qu’elle voyait, y trouvant des intérêts esthétiques et dépaysants.

« Commandant. », fit Erin, ne se gaussant pas du trouble palpable de toute la clique, face certainement à leurs cheveux plus clairs. Elle n’était pas blonde, mais ses mèches plus claires agrémentaient sa chevelure de reflets. « Nous sommes ravis d’être arrivés. Je suis la co responsable Erin Steele. ». Erin fit une petite courbette de circonstance, bien maladroite très certainement face aux standards qu’ils devaient avoir dans pareil endroit. Comme dans les cours lors des époques royalistes de l’humanité. Elle laissa le soin aux autres de se présenter si besoin.

Immédiatement le regard translucide de l’homme se figea dans les yeux verts de la demoiselle qui venait de se présenter. Un rictus se fis au coin de ses lèvre entre le charme et l’appréciation de cette première présentation. Il hocha la tête y mettant des mains dans un geste très gracieux pour lui rendre son ravissement.
« Il est agréable de voir que les femmes Atlantes ont aussi le droit d’être libre de diriger un peuple. » Il était indéniable qu’il avait dû voir d’autre civilisation ou partageait les cultures si riches et diversifiées dans cette planète. Son regard s'attardait sur le raffinement de cette robe brillante lui arrachant un simple rictus comme s’il admirait une œuvre d’art, rien de pervers ou bien même déplacé. Juste un regard qui admirait la beauté de la tenue et sa richesse.



Il avait un côté dérangeant dans la manière et le regard de cet homme. Alexander ne savait pas encore quoi et se demandait si ce n’était pas dû à son apparence et son étrange manière de se déplacer, comme s’il parlait à un fantôme, un être qui n’existait pas. Il était persuadé que tout le monde devait ressentir ce genre de sentiments, ne sachant pas vraiment l’identifier ni le clarifier. Landmara était particulier et semblait charmant à la fois. Son charisme n’était pas le même qu’il pouvait rencontrer habituellement chez les leaders, il avait quelque chose d’un peu divin, de surnaturel. Mais bon, tout comme Erin qui était impeccable dans sa posture, l’anglais était fait du même bois ou du même acier.
« Alexander Hoffman » Il n’eut pas le temps de finir que Landamara venait de le cibler de ses flèches bleus.

« Ah mon interlocuteur, je suis tout aussi enchanté que mademoiselle Steele de rencontrer les deux responsables d’Atlantis. ! » Erin avait communiqué beaucoup avec les seconds de Landmara pour son côté humain et l’articulation avec les scientifiques. Elle connaissait plus des noms comme Jurian qui était le responsable scientifique du gouvernement ainsi que le médecin de Landmara, que le gouverneur lui-même qui avait échangé majoritairement avec l’anglais.
« Le plaisir est partager. Monsieur Woolsey ne pourra se joindre à nous, il est souffrant. »
« Quel dommage. J’espère qu’il n’a rien de grave. » Il avait une forme de compassion dans sa voix. Il était dommage qu’ils ne soient pas tous les trois ici, mais au moins la majorité des représentant de la cité était dans sa cité. Et cela semblait contenté l’homme qui avait grande hâte de leur montrer Erudia.
« Non. »
« Tant mieux, j’aurais le plaisir de le rencontrer une autre fois. Je me contenterai de la chance d’avoir deux dirigeants sur trois lors de la cérémonie » Alexander hocha la tête, alors que Jacobs allait prendre la parole à son tour.


La jeune femme était moins bonne pour être aussi impénétrable que les deux RDA. Mais, elle n’avait pas à rougir, mise a part quelques étoiles dans les yeux, elle restait professionnelle et elle s’avança d’un pas purement militaire pour se présenter et marquer son rang de protectrice envers ses deux responsables. Même si elle n’était pas politique, elle savait très bien que dans ce genre d’invitation « anodine » il se jouait des enjeux de force qui se marquait par l’art subtile de l’intimidation et de la manipulation. Alors, par se pas, elle marquait qu’elle était la femme à abattre si on devait s’en prendre aux dirigeants. Une manière de faire pipi autour d’eux, pour éviter toute confusion ou geste déplacé. Il était hors de question, qu’elle rentre sans Erin et sans Alexander. Même blessés ! Ils étaient là pour en mettre pleins les yeux à ce mec étrange et sacrément mystérieux ! Et non pour se battre au sens, littéral du terme !
« Lieutenant Jacobs. Mon rôle est de protéger les deux dirigeants d’Atlantis. Voici le Caporal Candom et le soldat Bricks » Elle montra d’un signe de tête les deux autres soldats.
Landmara hocha la tête. « Enchanté, gardienne. Je crains que ça ne soit que faste et bonne entente, vous allez vous ennuyer. Mais sait-on jamais les Fers rouges sont actifs en ce moment, il se pourrait qu’ils tentent de saccager notre belle cérémonie. Mais ma milice se chargera d’eux avant même qu’ils forcent la première porte d’Erudia. La sécurité est garantie. » Il était toujours affable et souriant, Jane se contenta d’hocher la tête même si elle n’en pensait pas moins. Elle gardait ses commentaires pour elle.



A son nom, le jeune homme fit un petit salut de la tête, avec ses deux doigts. Un salut militaire en mode moins formel, qui voulait se la jouer cool. Quoiqu’en dise le bonhomme qui ressemblait à un cadavre, Alexis comptait bien monter la garde. Il n’était pas né de la dernière pluie et il savait que les masques et les faux semblants étaient légions dans ce genre de petite sauterie entre gens de bonnes conditions. Il ne se sentait pas vraiment à l’aise mais il relativisait, comme toujours, tout en faisant bonne figure..
« Enchanté m’sieur. On garde un oeil vigilant, et un autre pour profiter.», dit-il avec sa bonne humeur habituelle. Au départ, il ne comptait rien dire, et puis finalement, puisqu’on le présentait…

Landmara lui lança une oeillade assez complice avant d’ajouter d’un ton assez entraînant : « Une bonne philosophie jeune homme ! »


Un léger rire, presque enfantin, venait de raisonner dans sa gorge.
Les lèvres scellées, le regard pétillant comme si elle était à la recherche d’une connerie, Nelly répondit d’un coucou de la main quand le lieutenant les présenta. En gros, elle lui disait clairement qu’il fallait viser en premier quand la soirée ferait naufrage. Parce que s’il y avait une loi universelle qui s’appliquait même en traversant la Porte des Étoiles, c’est que le mot garantie était une façon polie de dire que ça allait chauffer dur pour leur matricule.

Jacobs était délicieusement folle.
Coucou mon gars, on est trois contre toute ta milice, pas touche aux copains.

Son sourire s’était encore plus élargi lorsqu’elle entendit l’échange entre Alexis et le coton tige géant. Un oeil vigilant et un autre pour profiter, ça lui rappelait quelque chose. Aussi, quand Landmara s’intéressa un peu moins au collègue, elle se pencha vers lui pour lui murmurer :
« Comme les caméléons, c’est ça ??? »
Elle plaça chacun de ses doigts au niveau de ses yeux pour reproduire les directions de ses orbites. Avec une belle grimace, elle mima la surveillance de Condom par des déplacements complétement contradictoire, un oeil demeurant sur Alexander quand l’autre se baladait pour pointer les différentes femmes qui passaient dans le coin.
« C’est ça moque toi le ouistiti ! » souffla Candom.



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