Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Tout le monde attend la chute d'un homme

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Mer 23 Mai - 18:49
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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : soirée du mercredi : 01 septembre 2018
PO-6669 … Un code qui peut être évocateur, diront certain mais tout dépend du sens qu’on veut y mettre. Le chiffre du diable ou bien un chiffre symbole d’une célèbre position sexuelle ? Parfois les algorithmes de nom des planètes réalisaient des blagues que seuls les humains pouvaient comprendre. En tout cas, cette planète avait l’air assez charmante d’un point de vue climatique. Composée en majorité de conifères répartis dans l'immense forêt rappelant sans peine le parc de Yellowstone dans le Wyoming. La saison était douce, le printemps était bien installé et la température ronflait d’un bon 25 degrés et de ne descendait pas en dessous de 19 la nuit. De bonnes conditions, si quelqu’un avait des envies de randonnée dans l’étendue magnifique de cette forêt qui semblait sans fin.

Au début, les premiers aventuriers Atlantes avaient été ébahis de découvrir non seulement une forêt qui pouvait rappeler aux américains le célèbre parc naturel, mais celui-ci semblait plutôt différent dans certaines moisissures et autres lichens qui parasitaient les arbres. Même au niveau fleur, une seule végétale avait mutés dans une multitude de fleurs pour un seul brin. Cela était déroutant pour les biologiques qui y voyaient un fabuleux mélange d’ADN.

Cette équipe avait découvert cette planète il y a huit mois. Au début, elle était sur la planète voisine, un globe bien moins accueillant à cause des vents violents qui fouettaient la terre rocheuse la moitié de l’année. Cet autre astre était nommé : PO-9975, dit la Venteuse, et avait une réserve importante de gaz VPN. Atlantis l’étudiait depuis plusieurs mois pour y installer une base d’extraction. Les scientifiques avaient aperçu PO-6669 et au vu des conditions favorables, ils devaient y avoir de la vie... et peut-être même du gaz. Il serait plus aisé de mettre une installation sur une planète au climat moins contraignant que la première. Alors, ils avaient pris un jumper pour jeter un coup d’œil, étant à peine à 7 heures de voyages. Les deux planètes étaient véritablement proches et dans le ciel des deux, on pouvait les voir, cela était étrange au début, comme un peu voir une lune d’une taille incroyable dans le ciel. Il ne serait pas surprenant que dans des milliers d’années les planètes rentrent en collision ou s’éloignent.

En tout cas, cette équipe avait très vite rencontrée de la civilisation en survolant la planète. Une civilisation complexe avec des codes et des morales assez strictes. En effet, il n’y avait pas un peuple général comme dans la majorité des planètes pégasiennes, mais plusieurs clans gouvernés par un autre. Autre fait surprenant, leur niveau d’avancement était assez différent. Ils se nommaient non pas par des noms de clans mais par des noms de civilisations, marquant clairement le gouffre entre chaque peuplade.

En effet la civilisation dominante se nommait les Érudits. Pas de roi ou même de président, mais un gouverneur élu par la classe dominante de son peuple et qui pouvait transmettre son pouvoir à l’un de ses héritiers. Leur technologie était plutôt avancée pour un peuple de pégase dans le sens où, pour faire une comparaison avec l’histoire de la Terre, qu’ils ne dépassaient pas l’avancement de la Renaissance Française. Ils avaient des armes à poudre et une médecine plus importante que les peuples connus jusqu’ici, même s'ils restaient très en retard en comparaison des Geniis qui eux, étaient à l’ère industrielle depuis longtemps. Nous reviendrons après sur leurs mœurs.

Puis, en plus des érudits, il y avait trois autres civilisations à des stades inférieurs, allant sur la période dite du Moyen Âge central.

Les Cultivateurs, qui comme leur nom l’indiquait, était une civilisation de paysans cultivant la terre et élevant leur bétail avant tout. Loin d’être belliqueux, ils avaient prêté allégeance depuis très longtemps aux érudits. Leurs territoires étaient répartis autour de la ville de ces derniers, nommée “Erudias”, composés de grandes plaines de céréales, de légumes et de bétails. Ce bétail n’était pas composé de vaches ou même de moutons, mais de sorte de cervidés avec des bois fleuris : . Ils n’ont pas de régimes particuliers, gouvernés par les érudits pour ne pas dire asservis en toute conscience. Ils avaient cependant une cheffe, nommée Lop, pour gérer de manière interne la civilisation.

La troisième civilisation de PO-6669 se nommait les Voyageurs. Ils étaient des marchands qui commerçaient avec les autres planètes et qui apportaient à la capitale Erudias de nouveaux produits. Ils n’avaient pas, à proprement parlé, de technologie, ils profitaient des savoirs qu’on voulait bien leur donner et ils n’avaient pas de terre, juste un quartier à l’extérieur de la capitale, une sorte de souk où on pouvait trouver de tout et où ils vivaient quand ils ne voyageaient pas sur une espèce de grand cerf aux bois fleuris de couleurs blanches plus lourds que le bétail. Ils étaient facilement reconnaissables à leurs vêtements jaunes et orangés. Ils étaient guidés par une marchande renommée : Hyn.

La dernière civilisation était la plus difficile, puisque étant une peuplade de guerriers et qui était souvent en conflit. Ils faisaient une guerre continuelle avec les Érudits, se refusant de se soumettre au pouvoir suprême de cette élite. Cependant depuis une vingtaine d’années, le gouverneur avait réussi à les faire rentrer dans les rangs. Mais malgré cela, il y avait encore des conflits de quelques rebelles qui estimaient qu’ils étaient un peuple libre. Les Fers Rouges (une référence à leurs armes souvent couvertes de sang), est le genre de peuple auquel on ne veut pas avoir affaire. Les vikings de ce monde, sans scrupules, aimant le sang et la bonne tripaille. Toute la civilisation était basée sur le combat, la fierté et l’honneur de mourir en se battant le plus férocement possible. C’était le peuple le plus soudé qu’il y ait. Le commandeur savait très bien que les poches des rebelles étaient soutenues par l’ensemble des Fers Rouges et qu’un jour, il y aurait une guerre. Mais tant qu’ils les tenaient à la gorge, les Fers Rouges ne pouvaient que se soumettre. Apparemment, il y avait une question de tenir les âmes de chaque guerrier et qu’ils pourraient leur interdire le cercle de lumière (le paradis). Les Atlantes soupçonnaient que le commandant tenait leurs amulettes. Des amulettes que les Fers Rouges portaient autour du coup, issues des mines de minerai du SUD. Sans cette amulette, leurs âmes seraient damnées. Les Fers Rouges étaient menés par un chef de guerre : Cokan le féroce, le chef de guerre le plus meurtrier de leur histoire.

Toutes les civilisations croyaient à la même divinité, mais lui prêtaient des rôles différents. Delfela-fan, une déesse qui n’était représentée que par ce prénom. La religion était soumise à un certain culte très secret et peu affiché en public autrement que par des expressions ou des moments de recueillements.

La planète comportait bien du gaz VPN qui pouvait être extrait sans entraîner de pollution ou de dérangement pour la structure de l’environnement. En quantité bien moins grande que l’autre planète, mais qui pouvait être exploitée sans problème pendant 90 ans, ce qui serait amplement suffisant pour les besoins de la cité actuels. Les négociations avec ce peuple et le CODIR avaient alors débuté et étaient sur la bonne voie, puisque le dirigeant avait accepté la présence d’une base d’extraction sur sa planète.

Depuis lors, le commandant Landmara était en communication régulière avec le CODIR et plus particulièrement avec Alexander Hoffman, qui planifiait la construction de la base d’extraction, et avant avec Erin Steele, qui s’était occupée beaucoup du côté humain, en compagnie des diplomates, des anthropologues et des biologistes, complètement fascinés par la planète et les peuples. Ce n’était pas souvent qu’on rencontrait des civilisations si différentes avec leurs cultures, leurs langues mais asservies par une plus dominante qui imposait son idéologie aux autres, tout en tolérant certaines pratiques internes sans pour autant vouloir les intégrer à 100% chez eux.

Oui, parlons un peu des mœurs… Les Érudits se proclamaient comme la civilisation dominante, puisque issue d’une élite incontestable sur le plan des sciences, de la médecine et de la technique. Ils étaient les plus évolués comme en témoigne certes leur technologie mais aussi la complexité de leurs rythmes et coutumes. Ils avaient façonné les autres civilisations et les méprisaient comme des êtres inférieurs. On supposait qu’au début il ne devait y avoir qu’un seul peuple, soumis aux sélections Wraiths et qu’au fil des années il y a eu une sélection très forte au point de vue humain pour faire une césure aussi marquée (bonjour la consanguinité, mais cela était le cas pour tous). Chaque civilisation a valorisé certains traits physiques et mentaux pour leur peuple, empêchant ceux qui ne correspondaient pas à ne pas se reproduire.

Chaque peuple se différencie par des traits d’habits mais surtout, des traits physiques.
Les cultivateurs sont pacifistes, naturellement doux et facilement serviables (esclaves). Des cheveux brun foncé couleur bois, une peau plus foncée et un physique endurant.
Les voyageurs, sont fin, avec des couleurs chatoyantes sur le visage, une peau mate voir noir avec des cheveux épais généralement noir également.

Les fers rouges sont puissants, grands et massifs, musclés (tout sexe confondu), des cheveux longs bruns et très souvent ébènes. Ils aiment particulièrement les nuances de châtain brun ou auburn, puisque certain guerrier se font des mèches de cette couleur pour rappeler le sang qui coule sur leurs cheveux.

Pour toutes les civilisations, la couleur des yeux dominante est le marron, sauf chez les érudits qui arrivent à avoir des yeux clairs. Les érudits ont tous des cheveux blancs, le teint très clair et les yeux marrons mais ils favorisent beaucoup le bleu ou le rouge. En réalité, il y a une valorisation de l’albinisme, assez rare et sélectionné depuis des générations. Les véritables albinos ont accès à des postes de gouvernement alors que les « faux » sont en dessous. Une double élite dans l’élite. Le commandant était un véritable albinos, avec la peau presque translucide et de longs cheveux blanc, des yeux bleus si clair qu’ils tendent également vers le blanc. Il ne lui manquait que les grandes oreilles et il serait un haut elfe.

Alors, comment font-ils pour être tous avec des cheveux blancs ? En plus d’une sélection comportant le moins de mélamine dans la pigmentation… il existe la coloration des cheveux. Les enfants subissent des couleurs à l’ammoniaque très agressives, blanchissant les cheveux et le rendant prématurément blanc… généralement ils deviennent chauves rapidement et des perruques sont alors faites pour compenser, puisque chez les Érudits et on le voit aussi chez les autres civilisations, la couleur naturelle était le brun, sauf que cette couleur de cheveux est signe d’appartenance à la basse classe et donc aux trois autres peuples plus primitifs. Cela était intolérable et les personnes ne naissant pas albinos, se teignaient les cheveux (jusqu’au moment où elles en n’avaient plus et se mettaient de belles perruques soyeuses).

Ainsi le brun foncé et plus particulièrement les cheveux ébènes sont la couleur des autres civilisations. Il y a très peu de cheveux brun clair ou châtains... quant aux cheveux blonds… cela tient de l’exception. Autant les châtains sont très prisés niveau canon de beauté chez les fers rouges… les Blonds sont eux considérés comme des demi-divin : Des êtres supérieurs, qu’il faut instruire pour la déesse, un don de leur divinité qui veut leur rappeler qu’elle les aime. Ainsi, généralement, les jeunes gens blonds, naissant dans n’importe quelle civilisation, sont arrachés à leur famille par les érudits pour être instruit, et généralement sont soumis à quelques désirs sexuels des dirigeants. Des hommes ou femmes de compagnie qui servent à atteindre le divin d’un peu plus près. Le seul problème, c’est que les blonds n’existent pas, ce ne sont que des châtains un peu plus clairs que la moyenne (Erin serait, par exemple, blonde pour eux). Et toutes les civilisations veulent garder leur part divin avec eux et donc, certains ont été caché et son mort prématurément dans des conflits entre personnes.

Quand ils ont vu des Atlantes bruns et châtains, arriver pour les discussions diplomatiques, cela a chamboulé quelques peu les Érudits qui se sont dit que cette civilisation était plus claire qu’eux. Cependant, dans le lot d’Atlantes, il n’y avait encore jamais eu de blond. Après, les Érudits ont toujours été respectueux et très agréables avec les terriens. Ce peuple n’avait jamais posé de problèmes et ils étaient réellement intéressés par une alliance avec la cité.

Après plusieurs mois de négociations et surtout d’attente pour mettre en place le complexe d’extraction, le commandant convia le CODIR et l’ingénieure en charge de la construction du site à venir participer à une fête à l’honneur de cette alliance et pour célébrer le changement de saison. Ce changement est illustré par la coloration des mousses et lichen dans un camaïeux incroyables et de la pousse d’arbre cristallin. Ce changement de saison marque ce qu’on pourrait qualifier de printemps. Un moment très important pour les habitants de PO-6669, seule fête de leur année.


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Mer 23 Mai - 18:57
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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman




Ainsi le 01 juin 2018, Alexander attendait patiemment dans son bureau la venue de sa compagne et de Perrine Carrier. Il avait demandé une escorte militaire qui devait bien s’habiller pour ce grand jour. Ils resteraient tous deux jours, en dormant sur place, puisque le soir il y avait une activité particulière. Sur son bureau trônait un grand présent, un chandelier en cristal, puisque le commandant était un homme appréciant la translucidité du verre et que cet objet est signe de confiance dans leur culture.

Alexander était vêtu d’un costard trois pièces encore plus élégant que d’habitude, un beau bleu ni trop foncé ni trop clair. Une chemise bleu clair presque blanche était en dessous. Harry restait près de son assistante pendant ces deux jours. Il devait dire qu’il ne savait pas trop à quoi s’attendre, le commandant Ladmara avait prévu cette grande fête et selon les diplomates ça serait comme au temps de la renaissance, avec les poudres et le faste de ce temps de lumière. Et même s’il avait parlé via la radio régulière avec Ladmara, il restait assez sceptique sur plusieurs éléments qui le concernait. Des éléments qu’avait reporter les équipes d’études. Cet homme semblait d’un âge assez élevé… mais comme les habitants de cette planète ne comptait pas leurs années, il était difficile de connaître les âges de tous. Ladmara savait juste qu’il était né un jour bleu durant la chute des feuilles. Les jours, n’étaient point chiffré mais coloré. On pouvait sous-entendre qu’il était né en octobre mais allez savoir le jour et l’année. Puis bon, Ladmara était vu comme un véritable prophète une sorte de demi dieu par son peuple, autant respecté que craint par sa sature d’albinos mais aussi pour les grandes choses qu’il a fait pour eux. après tout, c’est le seul à avoir réussi à mettre la paix entre les Érudits et les Fers rouges. Et comme toute grande figure ces faits et gestes avaient très bien pu être amplifié et déformé, lui donnant toutes ces légendes sur lui.

La dernière sélection de Wraith remontait il y a quatre ans, cette sélection avait dû aider Ladmara à maintenir encore plus son pouvoir chez les autres peuples affaiblis et glorifier son pouvoir, puisque aucuns Érudits n’avaient été pris, seul le bas peuple avaient subi cette infortune. Erudias avaient réussi à s’évacuer dans les catacombes sous la cité de cristal. Après, peut-être que les historiens mettaient et ajustait pour son profil les écrits. Surtout que la porte des étoiles était au centre d’Erutdias dans un temple dédié à la déesse dans un espace fermé. La sélection avait dû se faire par voie aérienne, puisque maintenir un dart dans ce temple serait tout bonnement du suicide.

Richard ne serait pas de la partie. Il devait rester sur la cité et il était surtout malade, il avait attrapé une sorte de gastro en allant sur le continent rendre visite aux Athosiens. S’il écoutait Shepard, ça serait une indigestion à cause de cette horrible soupe de tortue, mais Carson avait été formelle, Richard avait attrapé une gastro issue de son état de fatigue qui avait affaiblie ses défenses immunitaires. Rien de bien grave, l’homme s’en remettrait sans peine. Avec en plus une obligation de se reposer.

Quelqu’un frappa à la porte de l’anglais et Perrine ouvrit la porte avec un air malicieux s’adossant à la chambranle de porte. Il était évident qu’elle avait une connerie en tête.

« Alors ? Prêt pour danser au milieu des rois le baron ? »
« Tant que vous seriez à mon bras Perrine »
« Oh oui, je compte bien voir le septième ciel ce soir ! » Dit-elle dans son air éternel provoquant. Elle ricana de plus belle, entrant d’un pas ferme dans l’office pour saluer son supérieur et ami. Elle tourna sur elle-même, elle était vêtue d’une robe de cocktail noire qui volait autour d’elle et des collants en dentelles.
« Alors tu en penses quoi ? »
« Pas mal, je désespérais de te voir un jour féminine ! » La jeune femme ricana et lui fit de gros yeux.
« Herra dit que je ressemble à Maryline ! Il a véritablement aucune culture ! »
« C’est parce qu’il est amoureux » fit l’homme avec un rictus.

Perrine était toujours un peu scandaleuse dans ces propos surtout envers lui, où cela était devenu un jeu. L’ingénieur ne dirait peut-être pas non à un échange plus intime, mais elle n’espérait plus draguer l’anglais depuis longtemps. Tout simplement parce qu’elle aimait trop sa copine Erin et qu’elle n’était pas de ce genre-là. Dès que les deux bureaucrates étaient effilement ensemble, l’ingénieur n’avait plus rien tentée. Elle s’amusait juste à être elle-même et taquiner les deux avec son verbiage particulier. Elle se révélait être une bonne amie (même un peu lourde parfois) assez cash et adorait prendre un café avec Erin quand elle était sur la cité. Après elle travaillait très régulièrement avec Hoffman et étant brillante elle avait rapidement pris la fonction de responsable d’ingénierie sur le site alpha.

« Ouai…il est concon mais gentil ! » Dit-elle en pouffant. Herra était toujours avec son Athosienne, la jumelle de la femme de Torin. Et l’homme commençait à parler de mariage voulant en témoin sa meilleur amie Carrier.
« En tout cas tu es à tomber ! Erin va avoir du mal à te garder ! »
« Je pense que j’aurais tout autant de mal » Il hocha la tête face au compliment de l’ingénieur.
« Je pense aussi. Enfin faut que je lui dise qu’elle me laisse quand même de beaux chevaliers ! »
« Tu n’as pas de soucis à te faire dans cette robe by June »
« Ah merci ! » dit-elle toute contente, du compliment qu’elle attendait depuis le début. Il faut dire qu’elle était toute jolie dans cette robe qui la grandissait, tout en la mettant en valeur de manière élégante et raffinée. Par contre les chaussures on repassera Perrine avait un don pour avoir des chaussures étranges. Elle avait les cheveux longs au vent. Elle portait des bijoux imposants qui donnaient un peu de couleur à tout ça.
« Tu sais qui va être là pour nous escorter ? »
« Non pas encore, je sais juste que le lieutenant Jacobs sera avec nous »

Perrine hocha la tête posant son sac d’affaires pèse de celui d’Alexander, elle ne connaissait pas ce lieutenant et espérait qu’il soit mignon. Puis, elle alla s’asseoir dans le canapé alors que l’homme était toujours adossé au rebord de son bureau, les deux mains sur le coin. Erin n’allait pas tarder. Et comme toujours, il avait hâte de voir comment elle s‘était vêtue, il adorait quand elle était sur son 31, pour une raison simple et évidente et plus particulièrement parce que cela lui rappelait aussi leur première fois ensemble. Il ne fallait pas grande chose pour satisfaire l’anglais. Il était 19h30 sur la cité.


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Mar 29 Mai - 18:23
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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman




Que ne fallait-il pas faire pour sceller des accords ? Erin était sur son trente et un en cette belle soirée du premier juin. Elle devait se rendre sur une planète en compagnie d’Alexander et de Perrine Carrier, pour participer à un bal auquel ils étaient conviés par le représentant d’une faction dominante qui gouvernait les autres civilisations d’une planète au nom équivoque, dans le sens des trois premiers chiffres de son indicatif, 666, ou dans les deux derniers, le 69. Erin préférait largement s’attarder sur ce dernier que sur le premier, même si elle était d’accord avec une phrase de Marc Twain, qui disait qu’il irait au Paradis pour le climat et en enfer pour la compagnie. Au moins, en enfer, elle pourrait faire un 69 sans devoir rendre des comptes à Saint Pierre ensuite. BREF, comme toujours, elle divaguait sur des choses qui n’avaient pas lieu d’être, alors qu’elle terminait d’ajuster sa coiffe, guère élaborée si on s’arrête à la coupe, mais magnifique si on s’attarde sur l’esthétisme. Elle avait longuement hésité sur son accoutrement. En effet, elle devait représenter Atlantis, il est vrai, mais elle avait peur de faire trop Natus. Finalement, elle avait cédé à la tentation, et par ses atours, elle montrait aussi que la cité était une terre d’échange, d’accueil, et de partage culturel. Qui plus est, elle doutait fortement que les Erudits ne connaissent l’existence même du peuple de la Magna, alors pour ce que ça ferait de savoir si ses vêtements venaient d’Atlantis ou non… Et puis les anciens étaient du genre à se draper de la sorte, alors pourquoi pas elle, elle qui avait du gène dans le sang, et qui descendait de cette civilisation éteinte ?

Elle se regarda dans le miroir, trouvant le résultat plus que satisfaisant. Elle serait une vraie reine. Oh, cela pouvait paraître prétentieux de sa part de raisonner ainsi, mais elle savait qu’elle pouvait se le permettre. Fin prête, elle quitta ses quartiers pour se rendre au bureau d’Alexander. Sur le chemin, elle reçut quelques compliments de collègues. Elle était un peu gênée de divaguer de la sorte dans la cité, mais elle gardait la tête droite. Beaucoup savait qu’un coup diplomatique se tramait et ils mirent cela sur ce compte-là. Il n’y avait pas loin à aller pour retrouver le bureau d’Alexander. Elle avait laissé dans son sillage une trainée de parfum et de paillettes dans les yeux des hommes et des femmes, et elle frappa à la porte avant de s’inviter dans l’office du chef de projet maintenant RDA tout comme elle. D’ailleurs, elle avait appris que Richard ne serait pas de la partie. Quelque part, elle était déçue de cette absence, mais d’un autre côté, il était préférable de maintenir une tête de l’hydre dirigeante sur la cité, au cas où on déciderait de couper celles des deux autres. On ne savait jamais vraiment à quoi s’en tenir avec les peuplades de Pégase, surtout que sur PO-6669, le système de caste semblait créer quelques tensions, sans parler du caractère presque divin du Commandant Ladmara. Un bon cocktail d’ingrédients qui faisait ressembler tout ce merdier en une bonne vieille dictature.

Elle avisa une Perrine transcendante dans le fauteuil, puis son homme les fesses contre son bureau, manifestement en train de la guetter. Elle lui fit un sourire. L’américaine était drapée dans la robe vert bouteille Natus, sur laquelle miroitait l’ensemble de pierre à feu incrustées à la main dans un motif des plus fantasmagorique, dans une harmonie parfaitement poétique. Elle était parfaitement ajustée à la taille d’Erin, s’ouvrant en décolleté vers ses épaules, dispatchant des voiles transparents sur ses bras, voiles garnies eux aussi de pierres scintillantes. Le bustier était sous forme d’un corsage assez serré, noué dans le dos par une multitude de lacets, dont le nœud tombait de façon élégante en deux belles boucles bien rondes. Le bas de la robe allait jusqu’à ses pieds de façon plus ample, en s’évasant sur la fin, masquant les escarpins de la même couleur de la robe, à talon haut et à bout arrondi, garnis de sangles entourant sa cheville et son coup de pied. Elle avait les cheveux complètement détachés, cascadant sur ses épaules, et à chaque extrémité était sertie les petites pierres à feu qu’elle avait arborait pendant son duel d’arène avec Idène. Elle avait hésité, après s’être renseignée, à se maquiller style Renaissance, mais elle n’aimait pas beaucoup ce style de maquillage trop poudrée, trop rose au niveau des jours. Ça lui foutait les pétoches. Du coup, elle s’était contentée de son maquillage discret habituel, fond de teint à la couleur de sa carnation, lèvres légèrement teintées d’un rose plus vif et brillant, les yeux soulignés d’un trait de pinceau.

« Waaa Erin, tu es plus classe que moi, je fais pétasse à côté… Enfin je la ferme, c’est pas à moi de commenter la première normalement. », fit Perrine en mettant ses mains devant sa bouche pour joindre le geste à la parole.

Erin lui fit un clin d’œil, tout en approchant d’Alexander pour aller quémander un bisou. Il était vraiment beau dans son costume trois pièces des plus chiques. Un anglais à l’état pur, bien classieux.


Alexander avait grande hâte de voir sa compagne, curieux surtout de voir quel vêtement elle avait choisi. Au vu de l’effort qu’avait fait Perrine, il serait presque déçu si Erin ne la surclassait… enfin presque, il serait carrément déçu ! Elle est quand même juste au-dessus de la moyenne féminine et puis zut c’est la dirigeante ! Bref, il était dans son petit délire de majesté quand enfin Erin se dessina dans l’encadrement de la porte. Son regard acier, détailla la tenue de l’américaine qui était transcendante, il fallait bien le reconnaître. On a beau être naturellement bien doté par la nature, mais si la tenue est bof, on descend rapidement en beauté. Cette robe Natus, faite par un artisan aux mains de fée n’avait jamais été mise avant par la demoiselle. Depuis qu’elle l’avait reçu, Alexander se demandait quand elle allait daigner la mettre. Faut dire qu’ils n’avaient pas eu d’occasion pour qu’elle se vêtisse ainsi. Le problème des belles robes de bal, c’est qu’on ne peut pas les mettre de manière commune.

En tout cas et sans grande surprise elle lui plaisait encore plus. Un beau rictus charmant se dessina sur les lèvres blanches de l'anglais. Oui, ce soir, elle allait être la reine. Le commentaire de Perrine fusa, comme toujours sans filtre, elle faisait loin d'être pétasse la Carrier, mais bon... Il se leva, passant une main sur la hanche de sa compagne, trouvant inconfortable les épis de pierre de feu, mais ce n'est important. Il l'embrassa avec beaucoup de tendresse, avant de remonter sa main sur la chevelure brune avec ces sortes de pierres très esthétiques. Il adorait ces petits rayons de soleil dans cette chevelure sombre. Entortillant une mèche sur sa main, il lui répondit.
« Perrine, voulait savoir si tu pouvais avoir l'amabilité de ne pas voler le cœur de tous les chevaliers ce soir. » Niveau compliment, Erin aurait pu largement voir le regard acier de l'homme s'illuminer et lui envoyer un wagon complet de compliment tellement elle était incroyable là-dedans. Mais comme bien souvent les gestes ne suffisent pas en communication, il faut mettre les évidences en avant. Il fit glisser sa main sur la mèche de cheveux soyeuses avant d’ajouter : « Tu es époustouflante dans cette robe... Il faudrait qu'on fasse une photo à envoyer à ce brave homme. » lui murmura t'il avant de lui coller un bisou sur la joue et de marcher dans la pièce sous le regard de Perrine.

« Je ne veux pas dire... mais on a pris des capotes ? Car bon avec deux bombes comme ça et une belle mèche ! On va tout faire péter ! » Elle faisait de l'ironie bien étendu. Elle comprenait très bien la notion d'accord diplomatique, même si, elle ne serait pas contre de se faire draguer, pour l'égo.


Erin était contente de ce qu’elle lisait dans les yeux d’Alexander. Elle aurait détesté voir autre chose, tant elle se trouvait jolie dans cette robe. En plus, il n’y avait aucune couleur agressive pour ses beaux yeux, ce qui n’était pas plus mal. Elle aimait bien qu’il triture ses cheveux, et elle reconnaissait que de les voir scintiller de cette façon, ils donnaient envie d’être touché. Elle lui rendit son baiser avec fougue, sans trop insister pour ne pas paraître lourde auprès de l’ingénieur. La question de Perrine posée par Alexander fit rire Erin, avant que le compliment ne mûe son rire en petit sourire espiègle. Elle eut à peine le temps de répondre un petit “merci” au compliment que Perrine balançait une nouvelle énormité. Cette nana lui avait manqué.

« C’est toi la belle mèche ? Tu es ravissante ma chère, tu vas affoler tout le monde.», lui confia Erin, qui la trouvait en effet assez splendide. La robe lui allait à merveille, et ces collants en résille et motifs lui donnait un air sexy sans être vulgaire. Elle avait la classe la française, et c’était bien la première fois qu’Erin pouvait la mirer ainsi.


« Mais non ! Je n’ai pas de bit… euh zizi pour allumer les bombes moi ! » fit Perrine en roulant des yeux avant de rire. Elle avait fait un petit effort sur le langage. Erin gloussa. Elle venait de saisir l’allusion de la mèche ! Sur le coup, elle n’avait pas été percutante dans son esprit pour faire l’analogie.
« Très bien, il manque plus qu’un feu et nous sommes prêt ! » enchérit Alexander qui se prenait au jeu. Après tout, les deux femmes étaient véritablement très belles et méritaient le surnom de bombe… bombe galactique soyons fou … et si elles l’étaient, il voulait bien être la mèche d’au moins une. Cela lui suffit amplement. En tout cas, la soirée s’annonçait très bien !

Erin allait répliquer qu’il n’y avait pas forcément besoin d’une mèche pour allumer une bombe, sous entendu qu’un sexe masculin n’était pas obligatoire, comme par exemple dans un rapport lesbien, mais soudainement, la musique de James Bond s'empara de la pièce alors que la porte s’ouvrait sur un Hanz en costard noir dès plus élégant. Il avança en roulant des mécaniques, mima un flingue avec ses doigts, posa le genou à terre, et flingua Carrier avant de souffler sur son doigt. Celle-ci était en train de rire aux éclats … mais elle se stoppa directe en voyant le soldat… En toute franchise… personne dans cette pièce n’aurait pu penser voir un jour Hanz en costard cravate coiffé et avec une once d’élégance. Perrine ouvrit la bouche stupéfaite se demandant si cet homme était bien le gros lourd de service… elle avait de forts doutes.

« Bah alors la moule tu as avaler ta langue en même temps que ta pelle pour le maquillage ? » Fit Hanz en se dandinant à la manière de Jame bond, prenant même une voix suave ! Bon, il n’y avait plus aucun doute sur la personne et Perrine répliqua aussitôt en lui balançant un coussin du sofa dans la figure !

« Tu vas la sucer ma pelle !! » ragea Perrine. Hanz ricana en réceptionnant le cousin et lui tirant même la langue.

« On se calme les enfants ! » fit Alexander qui avait repris son visage habituel, qui juste avant avait été fendu par la surprise, avec même la bouche entre ouverte en mode… non il doit rêver… Il serait presque beau l’Allemand avec de vrai habits ! Enfin bon, il se dit que cette soirée allait virer au drame très vite avec le duo des deux infernaux et surtout Hanz qui allait en avoir après son popotin. Hoffman, se dit qu’il aurait dû choisir lui-même les soldats qui allait les accompagner, quitte à prendre un 1er classe, il aurait convoqué Stones cela aurait été largement mieux ! Il était sérieusement en train d’hésiter à lâcher Erin, pour prendre sa radio et demander le changement immédiat. Bon, il lâcha les hanches d’Erin… ses mains avaient glissées sur elle comme de l’eau en voyant le nouveau Daniel Greg.

« Bond est toujours calme. Agent 009, Alexander Hoffman, je suis l’agent 007. », fit Hanz en approchant d’Alexander, en lui tendant une main en inclinant un peu la tête pour faire classe, surtout avec les sourcils relevés en mode “et ouais”.

Voilà qu’il se la jouai réellement agent secret, Alexander esquissa un rictus fortement amusé. Cela faisait longtemps mais bon… il ne lui avait pas manqué quoique juste pour les énormités qu’il sort à longueur de journée... il doit avouer que c’est quand même à mourir de rire… à petite dose. Mais bon, non, il se portait bien loin d’Hanz. Sa présence était peu appréciée par l’anglais qui ne le montrait pas, il redoutait plus un conflit avec Perrine ou même une atteinte contre son corps… Un jour, il allait se retrouver dans une fâcheuse posture et comme chaque fois qu’il part en mission il à 80% de chance qu’il perde au moins un vêtement...Cela allait faire dresser de la saucisse allemande. Par contre, il n’avait pas prévu la bombe à poivre pour se parer du viol.

« Enchanté agent, il vous en faudra du calme, nous avons avec nous l’agent 005 qui est réputé pour enchaîner les bombes vocales ! » Il parlait de Perrine, celle-ci s’était reconnue et eut un sourire sardonique en toisant Hanz. Alexander, sera donc la main de l’Allemand, redoutant qu’il lui tienne prendrait trois heures. Mais non, cette fois Hanz fut raisonnable. C'était dingue, Alexander s’attenait à tout avec lui. Après, tout il avait déjà eu pas mal de chose avec lui … la main au cul, l'érection contre son dos et la pelle !

Il y avait toujours la musique qui résonnait dans la pièce, certainement propulsée par le portable de l’allemand qu’il devait avoir dans sa poche.

Erin le considérait de haut en bas, alors qu’il l’avait complètement zappé en approchant d’Alexander. Comme toujours, la grande saucisse teutonne n’avait d’yeux que pour son bel anglais. Elle croisa le regard de Perrine qui peinait à rester sérieuse en voyant les manières de Hanz pour serrer la main d’Alexander. Il était quand même sacrément classe dans son costard. Le fait qu’il soit musculeux lui donnait un côté carré assez impressionnant, et ses cheveux coiffés, avec un effet mouillé, le rendait plus foncé que d’habitude et c’était à la fois étonnant et esthétique.

« Ça me fait chier de le dire, mais il va en péter des culs ce soir. », fit remarquer la française en soupirant.
« Ça te laissera plus de minou à brouter, et tu ne devrais pas avoir de mal gaulée comme tu es. », fit Hanz en tirant sur le bas de son costard pour le tendre un peu plus, comme si c’était possible, avant d’extirper son téléphone de sa poche intérieur, comme Bond le ferait avec un flingue, et de couper la musique. Alexander roula des yeux, et voilà ça commence. Il jeta un regard à Erin...
« Oula Alex, on ne devrait pas y aller. J’ai un mauvais pressentiment, ces deux là viennent de se faire un compliment réciproque, il va se passer quelque chose.», fit Erin avec un sourire mutin. Il n’eut pas le temps de répliquer qu’Hanz prit les devants d’un air surpris :
Ah mais c’est toi Erin ! Je pensais que tu étais un lampadaire !», fit-il en rigolant et en venant lui mettre ses deux indexs dans le ventre comme pour l’emmerder. Cela déclencha les pierres à feu qui s’illuminèrent en dessinant l’arabesque poétique de son vêtement. « Oh merde j’ai allumé les leds !», s’écria-t-il alors qu’Erin chassait ses doigts qui l’embêtaient en lui faisant des chatouilles.
« Tu es en forme en tout cas...», observa-t-elle d’un air résigné. La soirée promettait d’être houleuse… Comment partir en mission diplomatique avec Perrine et Hanz réuni. La personne qui avait affecté les équipes voulaient vraiment que ça capote ou quoi ?

« Toujours quand je sais que je pars avec vous. Vous m’avez boudé longtemps… Ahhh...» Il poussa un soupir alors que son regard s’attardait sur le cul d’Alexander dessiné dans son costume trois pièces taillés sur mesure. L’homme avait tourné les talons, pour rejoindre l'arrière de son bureau. Hanz en prit pleins les mirettes. « Oui… vous m’avez manqué.»
« Ben pas à nous. », fit Perrine, qui lui laissait croire qu’elle avait plus vu les deux administratifs que lui. Ce qui était faux, sauf pour le cas d’Alexander comme elle travaillait beaucoup avec lui à distance, notamment sur ce projet. Il fallait intervenir vite, sinon ils allaient encore s’engueuler.


Alexander se tenait debout derrière son office et posa les deux mains sur le bois du bureau et toisa Hanz puis Perrine.
« Vous avez intérêt à vous calmer et ne pas faire un scandale ! Nous avons besoin d’une bonne image auprès des Érudits ! Si cela échoue à cause d’un comportement déplacer, les conséquences seront très difficiles pour vous. Suis-je assez clair ? » La voix et le regard suffisait à être impressionnant, le charisme donnait un coup de poing plus fort. Hanz déglutit et hocha la tête et Perrine fit de même. « Bien. » lâcha l’anglais avant de se détourner vers une l’armoire accolée à son bureau, plus une bibliothèque qu’autre chose. Il semblait y chercher quelque chose. Hanz profitait encore qu’il soit de dos, puis dans un soupir, il leva les yeux vers Erin et lui fit un clin d’œil complice. Elle lui avait manqué sa copine. Cette dernière lui fit un petit sourire en inclinant la tête, pour ne pas trop en faire avant que la rodomontade d’Alexander ne soit pas inutile.

« Aufaite, vous avez fait un beau match avant-hier soir. J’ai hâte que vous retrouviez votre 4eme place. »

Alexander tourna la tête vers l’Allemand, ainsi il était dans les gradins ? Pour une fois, il avait été discret le bougre. Après, Hoffman, ne s’était pas attardé en toute franchise. Il avait repris les matchs de boxe et il plafonnait à la 5eme place, espérant bien retrouver son rang.
« Que je sois 4eme ou que je tente la 3eme place ? » demanda t’il avec son petit air provoquant. Il savait très bien qu’Hanz était 3eme et qu’il n’avait pas put honorer ce match à cause du travail. Et Alexander n’était pas mécontent car il redoutait la confrontation avec Hanz et son érection de maçon ! Erin suivait le débat sans trop d’intérêt, sachant très bien où il allait aller.

Hanz se sentit un peu con mais ne se démonta pas. « Les deux ! J’étais trop triste de ne pas voir le justicier au thé sur le ring le jour où il aurait dû affronter le démonte pneu ! »
« Le démonte pneu ??? MAIS WHAT ! C’est quoi ce surnom ? » fit Perrine en se levant, pour rejoindre Erin, elle lui jeta un regard complètement surpris en secouant la tête. Hanz était vraiment un gros bourrin pour elle. Et celui-ci ignora complètement sa remarque et vu sa petite moue, il faisait un effort pour ne pas lui répliquer quelque chose. Erin secoua la tête de dépit, bien qu’elle connaissait le surnom de l’allemand.

« Vous savez bien que j’adore vous briser le coeur » répondit sans pitié l’anglais avant de détourner la tête sur un dossier blanc et le tendit à Hanz. L’allemand plissa des yeux en disant un « outch » face à la répartit de l’anglais. Mais bon, il aimait ça, le tranchant Hoffman, cela le rendait encore plus inaccessible. Il prit le dossier et l’ouvrit et il fit de gros yeux.
« WOW !!! Mais c’est Noël ? C’est vraiment vous là-dessus ? » Il releva le nez vers Alexander qui semblait plus dur… ah bon ce n’est pas se qu’il attend comme réponse… « Euh… non ce n’est pas moi qui ait fait ça. Mais je veux bien les garder ! »
« Si ça vous chante … bon » Il soupira, ces photos ne devaient pas être bien grave comparé de ce que devait s’imaginer Hanz avec lui même… donc bon.

Perrine vola le dossier de l’Allemand qui râla de plus belle. Cela enquiquina encore plus l’anglais, qui s‘était résigner à penser que ce fut Hanz … il n’y avait que lui pour faire ce genre de chose complètement dingue. Et pour fantasmer sur lui de la sorte. Mais apparemment non.
« EH mais c’est à moi ! »
« Chuttt !» Elle lui fit des gros yeux et l‘ouvrit devant Erin… des photomontages de l’anglais à poil. Mais cela n’était pas son véritable corps, Erin pouvait en témoigner… La brunette leva des yeux vers son amie…« C’est d’un mauvais goût de mettre un corps bronzé avec une tête ivoire quand même… » Il avait d’autres personnalités, comme Sheppard, Hamilton, Eversman, Fuller, Ford, Grayson, Lorne, Candom, le nouveau plongeur, Lays et Hirsch. Un total de 12 comme les 12 mois de l’année. Quelqu’un avait envie de se faire un calendrier cochon.

« C’est une idée. Mais ce serait d’autant plus intéressant si c’était leur vrai corps...», fit Erin songeuse en feuilletant les pages, dans les mains de Perrine.
« Je pense que la personne qui a fait ça n’a pas osé demander... », répliqua Perinne qui buguait sur le corps de Candom, franchement bien foutu et bien monté, tant sur la photo que dans le montage.
« Faudrait trouver qui… Mais je pense que les modèles ne voudront pas..», ajouta Erin en détaillant ce corps également.
« EH mais arretez de fantasmer là dessus ! J’ai des images de couples hétéro maintenant ! », râla Hanz qui revenait vers elles.
« Ça te fait du bien de partager gros cochon. », répliqua Perinne sans lui rendre les photomontages.
« Tu as trouvé ça où ? », demanda finalement Erin à Alexander. Ca ne pouvait pas être ce scientifique encore une fois, qui remettait ça, comme il l’avait fait avec elle, non ? Là, ça devait être une femme qui avait ces trucages, elle en était presque certaine.
« T’es sûre que c’est pas lui hein ? », fit Perrine en chuchotant de façon pas discrète en bourrant le mou à Erin du coude. Hanz fit de même en ajoutant :
« Ouais t’es sûre ?? »

Alexander roula des yeux, voilà il avait trouvé une occupation pour les trois personnes… bon, lui-même par curiosité il avait regardé et s’était foutue de la figure de Sheppard qui avait un corps un peu trop blanc pour sa carnation. En faite il s’était déjà fait une séance gossip avec le colonel.
« Je l’ai trouvé dans le vestiaire du gymnase »
« Chez les mecs ? »
« Non chez les femmes voyons. » affirma Alexander sérieusement. Il ne pouvait pas s’empêcher de le mettre en boîte.
« Et on ne me prévient pas ???? »
« Genre tu voulais mater de la chatte toi ? »
« Non mais faut bien assurer la sécurité de l’agent 009 en terrain hostile. »
Alexander était dépité intérieurement, il ne répondit pas surtout que quelqu’un venait de frapper à sa porte.

Erin quant à elle, secoua une nouvelle fois la tête. Elle n’était pas au bout de ses peines avec tout ce beau monde, et cela promettait une sacrée migraine au bout du compte. Heureusement que la diversion vint de la porte, sur laquelle on frappait. Perrine était vraiment la reine de la grossièreté quand même, et Hanz n’améliorait vraiment pas le niveau. Elle appréhendait vraiment le déroulement de la soirée avec ces deux là.



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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman



« J’aurais dû te le donner plus tôt … mais entre les événements de la guerre… Il n’y avait pas de bonne occasion. ».







Le lieutenant Jane Jacobs entra tenant une caisse avec le caporal Alexis Candom. Les deux militaires déposèrent la caisse près du canapé, avant de venir saluer de la tête les membres présents. Jane était très élégante avec sa robe longue orange près du corps, qui mettait en valeur sa peau bronzé et ces muscles finement dessinée. Elle n’avait pas l’habitude de s’apprêter pour ce genre de chose et avait dû faire une escale sur le continent pour trouver une robe descente. Quelques cicatrices parsemaient son corps dû à ces différentes missions et surtout celle de la guerre de mai. Elle leva les yeux sur les protagonistes en face d’elle… elle jeta un regard surpris à Hanz, se disant que c’est bien la première fois qu’il ressemble à quelque chose d’autre qu'à une bite sous hormones ! Puis son regard dévia sur l’autre homme de la pièce, toujours aussi élégant et raffiné pour ne pas changer, mais il pourrait peut-être faire chanceler des cœurs, celui de Jane fit qu’un bon en voyant la seconde RDA… elle beuga carrément. Mais ce n’était pas tout, la seconde femme était tout aussi canon… elle se sentait ridicule dans sa robe unie au couleur de l’été alors que la petite brune était ravissante en dentelle (avait-elle les sous-vêtements assortie ?) ou mademoiselle Steele encore plus brillante que d’habitude avec une robe qui ne laisse pas indifférent. Ne voulant pas restée plantée comme un Papillon de nuit qui découvre une lumière au milieu de la nuit, elle secoua la tête pour échapper à cet attrait. La diplomatie allait être facile avec des phares pareils !


Alexis, quant à lui, avait toiser Hanz levant le pouce en l’air face à son effort vestimentaire. Il se voyait mal le hélé de manière familière pour le féliciter d’être enfin présentable, alors qu’il avait les deux patrons dans la pièce. Et en parlant de patron… Hoffman était comme toujours mais encore plus, comme si cela pouvait être possible. Lui, qui se sentait irrésistible près à aller pécho de la Teshara aigris dans son beau costume, il se sentait mal à l’aise. Enfin bon, il ne faisait pas tache non plus. tout comme Jane, il leva le regard sur les deux jeunes femmes et ils se fit une remarque désagréable… Il ne pourrait pas draguer la RDA sans se faire bouffer par le lion derrière ! Dommage car là … bon dieu qu’elle était bandante ! Et s’il ne suivait pas un traitement novateur que lui avait filé en toute discrétion le Dr Taylor Laurence, il serait parti précipitamment aux toilettes sous l’émotion de voir cette femme déjà si belle… être wow…

« Messieurs dames bonjour. Je suis le lieutenant Jacobs. » dit-elle en se présentant naturellement, pour que la femme qui lui était inconnue fasse de même. Elle posa d’ailleurs son regard sur une Perrine qui ouvrit de grand yeux, déçue de savoir que son beau lieutenant n’était pas l’homme à côté.
« Caporal Candom » enchérit le dénommé avant de saluer du regard ces deux supérieurs civils.
« Lieutenant, caporal. » fit l’anglais poli, qui s’était avancé de l’autre côté de son bureau vers Perrine et Erin.

«C’est une blague ? » La brunette toisa Erin avant de toiser le militaire qui portait un patronyme particulier. Alexander reconnaissait que cela était étrange mine de rien. Il avait déjà lu ce nom sur un rapport et au même titre que le soldat Stormtrooper il avait ricaner tout seul, mais voir en vrai un homme qui se nomme comme les préservatifs c’est étrange et heureusement qu’Hanz l’avait mis d’humeur maussade, sinon il aurait eu un léger rictus. Mais ce n’était pas fini, puisque Perrine, fouilla dans les mains d’Erin pour trouver la photo de ce soldat… elle regarda sa copine avec de grand yeux. Et elle se mit à rire.


Tout le monde s’était mis sur son trente et un décidément. Les deux militaires qui venaient d’entrer, et qu’Erin n’avait pas le loisir de connaître, étaient bien habillés, plus classiques, mais néanmoins élégant. Elle sentit le regard de la brune aux cheveux court la parcourir mais elle n’en fit pas grand cas, surtout que c’était un peu le même cirque depuis toute à l’heure, quand elle était passée dans les couloirs. Le Caporal Candom s’attarda lui aussi, et un rictus poli étira les lèvres d’Erin qui ne souhaitait pas se moquer de son patronyme. Perrine elle, ne put s’empêcher de constater à haute voix ce fait en demandant si c’était une blague, sans se présenter.

« Voici Perrine Cartier, et je suis Erin Steele, mais vous devez déjà le savoir.», fit la RDA en allant leur serrer la main.
« Et ce n’est pas une blague. Moi qui aime enfiler des condoms, je n’ai pas eu le loisir encore de l’essayer. »
«Et quand on lui roule une pelle, il a un goût particulier ? Menthe ? Fraise ? Il parait qu’ils en font des senteur cannabis maintenant. »
« On est sérieusement en train de se moquer de ce jeune homme là ?», coupa Erin qui voyait que les deux larrons, quand ils ne se mettaient pas sur la gueule, n’étaient pas les derniers pour se moquer des autres.
« Laissez Madame, j’ai l’habitude, et ça me fait rire, les gens sont tellements imaginatifs. »
« Vous allez regretter vos paroles Caporal, mais c’est vous qui voyez.»

Hanz ricanait bêtement, tandis que Perrine avait pris la photo et comparait maintenant en aillant d’un oeil, l’image, et de l’autre, le vrai bonhomme.
« Vient voir comment tu es bandant. », fit l’allemand en rigolant de plus belle.
« Hein ??! »
« Je sens que ça promet... », fit Jacobs en poussant un soupir.


Alexander soupira, non mais vraiment ils sont en train de se foutre joyeusement de la figure de ce brave soldat… bon il semblait en avoir vu des vertes et des pas mûrs apparemment mais bon. Il sentait qu’il allait en prendre un pour taper sur l’autre, il alla vers son armoire, il hésita à se servir un verre de whisky mais cela ne le faisait pas… Puis finalement il se détourna pour voir ce que fut cette caisse mystérieuse. Il fallait qu’il s’occupe sinon il allait rugir.

Candom s’approcha timidement de l’ingénieur et celle-ci lui tendit le photomontage. Le jeune homme était un peu surpris puis il se marre doucement.
« Mais … mais je suis quand même mieux en vrai… »
Jacobs jeta un coup d’œil et roula des yeux.
« Encore Stormtropper qui fait mumuse avec Photoshop ! Pfff ce gamin ! J’irais le voir et lui dire qu’il arrête de faire n’importe quoi ! Il a déjà fait le même avec les femmes de la cité ! »
« Vraiment ? » fit l’anglais à se retournant très intéressé par ce que vennait de eidre naturellement l’officier.
« Oui, il a en tête de faire des calendriers et allez savoir pourquoi… parce que c’est un mec surement… » Elle toisa le RDA puis se racla la gorge… elle avait parlée trop vite « Sauf mon respect monsieur… mais il a l’imagination
plutôt en bas qu’en haut.
»
Candom était en train de fouiller les autres feuilles très curieux, quand il tourna la tête vers jacos, lui donnant un coup de coude, en lui montrant discrètement qu’il avait aussi Hoffman dedans. Cela empira la gêne du lieutenant qu’il décida de s’avancer vers l’anglais pour ouvrir la caisse. Surtout qu’elle était suivie par le regard de celui-ci. « Rien de bien méchant sir. »

« Ce n’est pas grave. Il avait qui pour le calendrier féminin ? » bon, si ce n’est que de l’amusement oisif, il touchera juste un mot à ce soldat de ne pas laisser trainer ces affreuses créations n’importe où. Le fait de venir le voir le calmera. En tout cas, il se demanda s’il avait Erin dedans.
« Taylor Laurence, madame Steele, Teshara, Nora Storm, Norah Ayoun, Natasha Avalon, le major Frei, Nelly Bricks, Thyra White, Kalindra et Eva Ridley… » énuméra Candom qui se souvenait bien, il avait gardé les trois photos d’Isia, Erin et Teshara. Alexander leva un sourcil amusé vers sa compagne resplendissante avant de se baisser pour aider Jacobs qui était en train d’ouvrir plusieurs cadenas de sa caisse. Celle-ci, fut satisfaite d’avoir un peu d’aide et ça lui permettait d’éviter d’être dans le délire des autres.

« Sérieusement il avait Bricks ? C’est pour les mecs qui ont une tendance pédophile ou quoi ? »
« C’est qui Bricks ? »
« Une militaire foldingue qui vous le bordel de partout avec des paillettes et du rose ! »
« Ah bah tu dois être content d’avoir trouvé ton âme sœur ! »
Hanz lui fit un fuck monumentale.
« Perrine ! Hanz ! Je vous ai dit quoi ? » ronfla Alexander froidement, se qui fit tendre tout le monde. Jacobs était en train d’ouvrir la malle et elle sursauta un peu surprise. surtout que l’anglais s’était baissé avec elle pour voir ce qu’il avait dedans et l’aider, elle lâcha son cadenas dans la main du RDA avant de relever les yeux vers lui et de pincer les lèvres. Elle était en train de se dire qu’elle allait devoir mandater un autre soldat. Mais ce n’est pas la peine Alexander toujours calme mais menaçant se releva le cadena en main formant le poing dessus.

« Si vous continuez, je vais demander un autre soldat, comme on en peut pas remplacer Perrine ! Et je pense que le 1ere classe Stones ferait très bien l’affaire ! »
« HEINS ? La demi garçonne là ? Mais elle n’a même pas de b … »
« Un mot de plus Hanz et je vous vire du bureau ? c’est clair ? »
« Euh oui, je n’ai rien dit…» fit Hanz en regardant Erin comme si elle avait une réponse ou pour faire son chien battu. Il chuchota. « Stones
elle courre avec Rondoudou la lèche minette …
» dit-il grognon.
Perrine ne savait pas qui était Stones et tout le bordel, mais elle décida de rien dire de plus, et fila les feuilles à Candom. Celui-ci haussa les épaules, il trouvait ça normal que ça pète déjà qu’Erin avait commencée à gueuler un peu. Il se retenu aussi de demander qui était Rondoudou mais bon…


Au final, Erin n’était pas surprise qu’il existe le pendant féminin de ce torchon de calendrier obscène. Le problème, d’un point de vue purement juridique, c’était qu’on exposait des personnes sans leur conssentement, en trafiquant qui plus est les photos pour les présenter dans des positions assez dégradantes. Quelque part, c’était amusant à regarder, et elle s’en était d’ailleurs amusée, mais elle ne devait pas laisser passer ce genre de chose, c’était la porte ouverte à trop de déviance et de permissivité. La loi terrienne devait s’appliquer.

« Aller, ça suffit. », dit-elle en ignorant la remarque de Hanz. Alexander et elle discutaient suffisamment pour savoir que ce dernier courrait avec le soldat Stones, et vu la gueule de la jeune femme, elle n’avait pas trop à craindre pour la fidélité de son couple. L’anglais avait quand même des goûts élaborés et raffinés, et il n’était pas certaine que même pour tirer un coup, il se contente d’une garçonne.
« Perrine, donnez-moi ce calendrier. Jane, quand nous serons revenus, nous irons voir ce Stormtrooper et on lui demandera quelques explications, tout en lui faisant un rappel sur les règles d’éthiques et la loi. »
Elle était désolée de jouer les rabats-joies, mais cela prenait des proportions ridicules. Et puis franchement, il était temps de se concentrer sur la mission, car ok ils partaient à une réception classieuse, mais il y avait des objectifs derrière tout ça, et tout le monde ici présent ne devait pas l’oublier.

Jane hocha la tête donnant son accord. De toute façon fallait bien que ça tombe un jour, à force de faire des calendriers douteux… surtout avec les huiles dessus. Elle était étonnée qu’Hoffman l’ai trouvé, pire qu'une fouine celui-là et sa copine était pareil. Cela allait chauffer. Et elle n’était pas contre.

Erin se positionna au côté d’Alexander pour ne pas l’inclure dans ce qu’elle allait dire, toisant tour à tour Jane, Alexis, Perrine et Hanz :

« Pour le moment, tout le monde garde la tête froide et se concentre. Si jamais, si jamais l’un d’entre vous, pour un comportement déplacé, nous fait passer l’occasion sous le nez, il gagne un aller simple pour la Terre. Est-ce que je me fais bien comprendre ? », conclua-t-elle en toisant Hanz en particulier. Perrine était franche en parole, mais elle n’était pas aussi demeurée que l’allemand, qui des fois, semblait le dernier des cons et des lourdaux. Ce dernier opina de la tête en la rentrant dans les épaules, sans faire de commentaires. Candom et Jacobs acquiesèrent, le premier plutôt impressionné, tandis que la seconde avait parfaitement confiance en elle, et Perrine fut seule à répondre :
« Tu peux compter sur nous Erin, ne t’en fait pas. »
Erin avait quelques raisons de s’en faire au regard de ce qu’il venait de se passer. Elle répondit par un signe de tête affirmatif avant de se détourner et de ranger dans un tiroir du bureau d’Alexander, le calendrier qu’elle tenait jusqu’alors dans la main.

Bon les grands manitous avaient fait leurs discours moralisateurs… pour tenir avant tout Hanz qui était quand même le mec le plus surprenant qu’elle connaisse niveau connerie… Jane s’occupait de la malle avec l’anglais. Une fois les cadenas retirée, Jacobs, ouvrit le couvercle et se racla la gorge. « Bon, on va passer aux choses sérieuses. Comme nous sommes tous très beau et tout pimpants, le port d’armes et certes interdit et pas esthétique. Alors, j’ai demandé à notre armurier d’adapter le tout pour qu’on ait quand même quelque chose au cas où que les Fers rouges décide de se révolter ce soir. Sachant, que dans notre paquetage du lendemain armes et uniformes sont prévu. »
Elle sortit des holsters avec des armes de petites tailles, des pistolets bien connu d’un célèbre agent secret. « Pour les costars vous allez m’enfilez ça. Sauf vous monsieur Hoffman, vous n’avez pas eu de cours de tirs et je ne tiens pas à ce que mon patron soit troué. Pour les femmes ça sera sur la cuisse, sauf les deux civils…. Donc juste moi. » dit-elle d’un ton professionnel. « Je me suis permise de regarder vos résultats de corps à corps pour les civils. Chacun à des notions plus ou moins importantes. Mademoiselle Steele et Carrier, vu votre niveau, je vais vous confier qu’un zat à mettre sur l’une de vos cuisses. Pour monsieur Hoffman vous aurez le supplément arme blanche ! »
« Pas de couteau pour nous ? »
« Non mais vous pouvez prendre votre rasoir ! »
« Et BIM ! Au cas où qu’il te reste des poils… »
« Tu seras le premier égorgé apparemment… » lança Candom avec une œillade amicale envers Hanz, qui toisait Hoffman pour savoir s’il allait se faire engueuler. Mais l’anglais était trop dépité sur le coup. En tout cas, Perrine ne répondit pas, mais elle n’en pensait pas moins.

Erin elle, poussa un profond soupir en assassinant Jacobs et Hanz du regard, et elle prit sans trop de bienveillance le zat. Elle remonta sa robe, dévoilant des bas sexy tenus par ce qu’on pouvait deviner comme étant une jarretelle. Elle passa le holster pour le zat autour de sa cuisse gauche et elle redescendit la robe proprement, en prenant soin de la lisser pour que ça ne se voit pas. Ce poids à sa cuisse lui faisait bizarre, mais elle s’y habituerait très rapidement, elle en était certaine. Elle jeta un coup d’oeil à Alexander, tandis que tout le monde s’équipait de son côté. C’était une saine précaution que de prévoir une capacité de riposte au cas où.

Candom avait jeté un regard discret vers Erin qui portait des dessous plus qu’intéressant, Hanz masquait son regard furtif et il était bien content… sinon bonjour la scène d’avoir mater la patronne.

Jane faisait la distribution, des équipements, les militaires avaient de nombreuses caches dans leurs costards pour des lames fines. Alexander se fit la remarque qu’ils ne manquaient pas d’idée pour avoir des armes… cela le fit repenser à Ford et ces babioles de gilet trafiqué sur Renégats 25.Puis elle s’approcha d’Hoffman, pour lui demander d’ouvrir sa veste et elle lui fourra sans aucune gêne-puisque cela était de l’équipement- le poignard de facture Athosiens, assez fin et léger dans son fois. Avant de lui mettre deux lames très fines dans les manches de sa veste et une sous son gilet… Elle hésita quelques instants avant de décider que cela était déjà bien… elle vérifia le zat et referma le tout. Sous le regard un peu étonné d’Alexander qui prenait sur lui, puisque n’aimait pas trop les contacts, mais bon cela était pro. Et de toute façon, la militaire passa à Perrine rapidement, vérifiant aussi le holster devant le remettre car l’ingénieur ne savait pas le fermer et elle lui colla entre les mains une lame souple qui ressemblait à un rasseoir. Finalement elle ne rigolait pas tant que ça avec le coup du rasseoir.

« Vous me collez ça dans votre soutifs » Elle passa sans attendre la réponse de Perrine à Erin et lui donna la même chose, avant de demander à voir son holster.
«Euh… et si je n’en ai pas ? » demanda l’ingénieur rouge pivoine. Jane se tourna vers elle surprise… Elle n’a pas de soutif elle ? Elle secoua la tête roulant des yeux ! Hanz se prit un coup de coude de la part d’Alexis en prévision d’une future connerie.
« Dans votre culotte… si vous en avez une ! » Jane
reporta son attention sur la belle brune de la direction.

Alexander réajustait sa tenue (et il n’avait pas pu voir le kinder surprise qu’était sa compagne au contraire d’un certain soldat) , essayant de ne pas regarder Perrine puisqu’il avait aussi eu une idée très conne en tête pour la mettre en boîte. Il se contenta de le garder pour lui… Cette jeune femme était vraiment impressionnante sur tout point et pas forcément en bien. Normalement, une femme ne dit pas tout haut cela, sauf quand on est aussi spontané que l’ingénieur qui se fichait bien des avis de tous. Il était assez étonné de constater que les lames dans leurs fines manches tenaient par un système ingénieux de velcros.

Erin prit la lame de rasoir, ne sachant pas trop où elle allait la glisser. Elle se demandait d’ailleurs comment les lames pouvaient tenir dans les manches d’Alexander, espérant qu’aucune ne tombe pendant la réception… Cela ne devait pas être confortable pour deux sous qui plus est. Mais maintenant, elle avait à décider de l’endroit où elle allait devoir planquer cette arme blanche. La réponse de Perrine lui arracha quand même un rictus. Cette femme était quand même un numéro à elle toute seule. L’administratrice savait que l’ingénieur n’avait pas dit cela pour amuser la galerie, mais parce qu’elle ne portait réellement pas de soutien-gorge. L’américaine n’en portait pas non plus, pour la bonne et simple raison que les Natus ne connaissaient pas ce genre d’instrument, comme elle l’avait remarqué face aux questions des suivantes d’Idène quand elles l’avaient vu se déshabiller avec le combat dans l’arène. Du coup, leurs vêtements intégraient des brassières assez confortables qui s’ajustaient sur la poitrine par un système de cordelettes, qu’on retrouvait dans le lassage du bustier.

Jacobs semblait attendre pour vérifier son holster de cuisse, et elle remonta une nouvelle fois la robe. La militaire vérifia qu’il était bien fixé en tirant sur les sangles, essaya de le faire bouger, et opina du chef pour donner son aval.
« Je me contenterai du Zat, je n’ai aucun endroit pour cacher une lame, pas même une culotte. », fit Erin en rendant le rasoir à Jacobs. Si elle avait encore eu un chignon, elle aurait pu la glisser dedans, mais ses cheveux étaient lisses et tombant. Le bustier était trop serré pour laisser passer une lame et la robe n’avait pas de poches, ou de doublures intégrées. Il allait donc falloir faire sans. De toute façon, elle ne se voyait pas du tout larder quelqu’un de coup de couteau, ou scalper un type avec un rasoir.

« De toute façon, je ne serai jamais bien loin, et je me prendrai une balle à votre place, enfin surtout à la place du baron quand même, s’il le faut ! », fit Hanz dans le dos de Jacobs, fier comme un paon en la rejouant James Bond. C’était plutôt James Bande avec l’allemand, bien qu’il semblât se contrôler dans ses approches physiques avec Alexander pour le moment.
«Comptez pas sur moi pour prendre un coup à votre place, je vous aime bien mais quand même. »
Erin fit un sourire à Perrine, toujours aussi franche. Cette dernière s’était tournée pour se fourrer la lame dans un endroit conseillé par Jacobs.

Alexander fit les gros yeux à Erin… comment ça pas de culotte ? mais c’est le festivales des nudistes … elles font la paires les deux brunes. Il secoua la tête comprenant que même dans sa petite lingerie elle aurait bien du mal à fourrer une lame quelque part. Enfin bon, Hanz était là… il ne doutait pas qu’il ferait tout pour sauvegarder les deux administratifs au moins, ça on ne pouvait pas lui retirer.

Jacobs soupira reprenant l’arme pour la mettre dans son soutiens gorge à elle. Cela la rassurait. Elle aurait bien insisté auprès de la RDA mais elle ne voulait pas être lourde et puis bon tant pis, elle avait son garde du corps.

« Bon comme vous avez James bond en bouclier… je pense que nous sommes prêts pour ce bal. » annonça Jane qui se tourna pour replier la malle de son pied et ouvrir la porte.
« On se rejoint devant la porte lieutenant. Il faut que j’entretienne Erin d’un dernier point sensible. »

« Bien, comme ça je vais bouger les techniciens pour qu’il ouvre le vortex. » fit le lieutenant sans état d’âme. Elle se fichait de savoir si cela était vrai où non. Candom la suivit sans protester ainsi que Perrine, qui n’eut pas d’idée tordue pour une fois. Elle emporta cependant le présent destiné à Landmara après avoir reçu l’autorisation de le faire. Et Hanz fut coupé une nouvelle fois par Alexis, qui revenu sur ces pas, pour lui choper le bras… afin qu’il ne dise rien de plus.

« Mais… Je suis leur garde du corps, je dois rester là... », protesta le grand blond à l’endroit de Candom, en lui faisant les gros yeux et en tirant un peu sur son bras, sans violence néanmoins, pour essayer de rester dans le bureau.
« Hanz du vent ! » lança Alexander un peu taquin en voyant ce cinéma digne d’un enfant. Le grand blond soupira et se laissa entraîner sans grande envie par son collègue en bougonnant “mais moi je ne voulais pas !”. Il devait en jouer clairement.


Alexander soupira, puis alla vers son bureau pour l’énième fois et sortit un sachet en velours noir qu’il mit dans sa main, en revenant vers sa belle compagne étincelante. D’un geste tendre, il lui souleva l’une de ces mains et lui mit le sachet qui avait un poid relatif dans sa paume. « J’aurais dû te le donner plus tôt … mais entre les événements de la guerre… Il n’y avait pas de bonne occasion. ».

À l’intérieur, il avait un collier avec une immense perle noir aux reflets bleu et argenté tout droit venue de chez les Azurians. Quand il avait vu ces perles, il avait eut immédiatement l'idée d’en ramener une pour sa belle. Il l’avait prise quand il était parti négocier avec ce peuple féministe avec Natasha Avalon. Au début il avait envisagé d’en faire une bague, mais la grosseur de la perle n’était pas du tout appropriée et puis bon… s’il lui offrait une bague ça serait pour une occasion particulière. Ce qu’il n’avait pas dû juste avant, était qu’il avait mis plusieurs mois à se décider de comment réaliser cette petite pièce de joaillerie… il avait dessiné plusieurs choses et rien ne lui avait plus. Cela était pour son anniversaire mais le bijou n’était toujours pas prêt. Ainsi, Erin venait d’être doté d’un collier certes avec une belle pièce, mais incrusté dans une entremêlé d’argent et de zircon assez raffiné qui gravitait autour de la perle. Et comme toute perle Azurian, elle avait des vertus sur le stress et le bien être des personnes.


Erin ne savait pas trop de quoi il voulait l’entretenir en privée, mais elle n’était pas mécontente de s’octroyer un moment seule avec Alexander, qu’elle avait trouvé en compagnie de Perrine en arrivant. Dire qu’elle en avait déjà marre des autres… Qu’est-ce que ce sera à la fin de leur séjour là-bas ? Enfin, ils étaient un peu plus cadrés et ça allait bien se pas… Ses yeux se fixèrent sur le sachet en velour que tenait l’anglais. Elle suspecta directement l’imminence d’un cadeau, et ses pensées commencèrent à spéculer, chassant Hanz et toute la clique de son esprit.
« Oh.. », fit-elle simplement en éprouvant le poids du sac dans sa main, une fois qu’il le lui avait déposé d’une façon délicate. Elle le regardait un sa petite étincelle dans les yeux, lesquels étaient plissés pour essayer de le percer à jour. Mais elle n’aurait pas de réponse sur le contenu par ce biais-là, et elle allait devoir mettre son nez dedans pour le savoir.

Elle extirpa donc de son écrin un splendide collier dont la pièce maîtresse était une perle d’une taille… conséquente. L’américaine n’était pas une grande fan des perles, mais elle devait reconnaître que le collier, assorti de la sorte avec son entremêlement d’argent et de zircon, qui s’étirait comme une constellation autour de la perle, qui faisait office de planète au demeurant, rendait l’ensemble très esthétique et bien plus plaisant à mirer qu’une “simple” perle au bout d’une chaîne. Le nuancier de couleur de la nacre était assez plaisant à regarder et on retrouvait aisément toutes les couleurs de l’arc-en-ciel selon l’orientation de la lumière sur le spectre lumineux.

« Elle est vraiment magnifique. J’adore l’harmonie de l’ensemble et le décorum autour de la perle. Ça la magnifie vraiment. » Elle leva les yeux sur son anglais à elle, avec son petit sourire spécial. « Je suis presque certaine que tu as participé à la conception du bijou. », dit-elle en le toisant, tour à tour avec le bijou. Elle pensait reconnaître sa patte. Elle s’approcha de lui, et se tourna, pour lui présenter le fermoir ouvert afin qu’il la passa autour de son cou. Une fois qu’il aurait les deux parties de la chaine dans ses mains, elle releverait ses cheveux pour lui faciliter l’accès.


Alexander lui rendit son rictus content que son présent lui plaise, c’est tout bête mais il avait un peu appréhendé sur le résultat. « Tu peux l’être. C’est une perle qui vient du peuple Azurians. ».
Il lui avait déjà parlé de ce peuple étrange et surtout de leur relation avec la nature et des bienfaits de ces perles sur le corps. Il lui accrocha le collier avant de regarder l’ensemble, oui cela allait lui allait bien et ça ne faisait pas du tout blingbling. Son regard se leva sur les yeux verts de sa compagne et un sourire sincère sur le visage il la toisa simplement, avec cette lueur de l’homme tout bêtement amoureux.


« Elle est magnifique. », répéta-t-elle un peu gaga en revenant face à lui. Effectivement, il lui avait parlé de ce peuple, et elle s’en souvenait bien. Elle était curieuse de voir si ça allait réellement lui faire quelque chose ou pas. En tout cas, le nuancier de couleur allait parfaitement avec l’ensemble vert bouteille de sa tenue. « Et donc là c’est une bonne occasion ? », roucoula-t-elle en allant chercher un bisou et ses bras pour se nicher un petit peu. Elle aurait tellement aimé qu’il la découvre seul, mais bon, Perrine était arrivée avant elle.


Alexander l’accueillit dans ses bras avec grand plaisir, tout comme elle, il aurait aimé être seul avec sa belle chérie… mais bon le destin en avait fait autrement. Il remonta sa main, pour chercher le visage de sa compagne et l’embrasser un peu plus passionnellement. Les mois de stresse n’avait pas été très convainquant pour les deux RDA qui se couchaient tard ou tôt selon l’heure de la journée et n’avait plus vraiment passé de petit moment simple autre que pour se rassurer ou calmer leurs tensions. Il y a des choses comme ça qui montre qu’un couple va bien, quand même dans les moments les plus dur ils ne se sente pas seul.

« Oui… quoi de mieux pour magnifier ta tenue… » il soupira doucement, ils ne devaient pas trop tarder. Il lui chuchota « J’en auras presque hâte d’être ce soir, pour profiter un peu mieux de la mode Natus. » ajouta il avec un brin coquin… mais ce soir ils dormiront sur place espérant qu’ils aient une chambre et non un dortoir avec Hanz et toute la clique de super héros.


« J’espère que j’aurai le temps de te mettre dans tous tes états pour te voir te débattre avec mon corsage. », répondit-elle avec un petit regard, mi taquin, mi coquin, et son petit sourire de fouine. Elle lui prit la main. Il fallait malheureusement y aller, mais ce petit moment serein entre eux deux lui avaient donné un bon coup de boost. Elle avait repris une consistance plus saine, et les tensions qui étaient nées suite aux échanges entre Hanz et Perrine notamment, s’étaient envolées. Elles reviendraient bien assez tôt à la prochaine engueulade des deux jeunes gens, qui étaient impossible à éviter. Leurs deux personnalités étaient trop foncièrement différentes pour que tout se passe bien. Enfin, il incombait aux deux administratifs de faire la police et de manager ces deux-là en bonne synergie, mais ce n’était pas simple.


Typiquement le genre de réponse qui pouvait allumer la lace. Il lui lança un regard assez parlant. Et si elle ne lui avait pas pris la main, dans un rappel à l’ordre inconscient elle finissait contre le bureau juste pour la forme.
Ils arrivèrent et la fine équipe était là à les attendre, le regard d’Hanz les scrutait, comme si en quelques minutes ils avaient pu faire des cochonceté… Alexander ignora clairement les regards et attendit que les militaires ouvrent la marche comme d’habitude pour traverser.


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Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman




Perrine était contente de partir en « mission », cela était plus à une soirée dans la cours royale qu'autre chose. Mais sortir de la cité et du site alpha lui faisait plus de bien que prévue. Elle avait hâte que les deux dirigeants se bougent le cul. Elle voulait voir cet autre monde et profiter des paillettes et d'un moment plus festif (même s'il avait l'autre débile congénitale) ! Elle en avait besoin dans un sens. En mai, elle avait été capturée et copié par une affreuse bête et même si maintenant cela allait mieux, elle avait fait de nombreux cauchemars, comme si elle entendait son Perrine maléfique parler de plan machiavélique. Le pire avait été de savoir tout ce qu'avait fait cette créature avec son image et que parfois, elle trouvait ça tellement juste ou même qu'elle comprenait... elle en avait eu honte elle doit l'avouer, elle ne voulait pas croiser l'archéologue, sinon elle était certaine d'avoir un moment de gêne mais surtout de revivre les pensées du morphéa qui la voyait comme une princesse. Bref, tout le monde avait morflé dans cette équipe... Hanz moins, il avait secouru une ingénieure des griffes d'une créature avec lieutenant mutant et voilà. Les deux autres gris avaient participé à la guerre au vu de leur conversation avec l'allemand qui leur demandait des informations sur un truc purement militaire dont elle s'en foutait royalement... les deux RDA avaient été gazés... Bref tout cela était sympa, le mois de mai n'avait pas été très agréable, pourtant, elle se rappelait bien que quand elle était sur terre, ce fut son mois favori à cause des ponts.

Les deux RDA arrivèrent enfin, elle leur fit un sourire complice, signe qu’elle était contente, avant de se mettre sur le côté libre d’Erin.
« On a quand même la classe… il faudrait faire un ralenti ! » lui souffla-t’elle en pouffant.
« Oui tu es ravissante. Tu vas faire sensation.», souffla Erin en retour, avec un grand sourire pour son amie qui lui avait finalement manqué. Elles ne se voyaient pas assez souvent. Il fallait dire qu’avec les récents évènements au cours desquels Perrine avait été investi par un Morphea, et Erin, Alexander, et Richard gazés par ces mêmes créatures, elles n’avaient pas eu l’occasion de réellement se voir, si ce n’était pendant la convalescence de l’ingénieur. Sous ses airs bravaches et fière, Perrine était pleine de remords, même si au final, elle n’y était absolument pour rien dans toute cette histoire. Elle avait croisé, au mauvais endroit, et au mauvais moment, un Morphea, et d’aucun s’accordait à dire que c’était probablement celui que l’équipe de Sheppard et d’Allen avait laissé filer sur la planète herbeuse sur laquelle ils avaient exploré un croiseur immergé.

Perrine lui fit un ravissant sourire, elle espérait bien et elle se trouvait incroyablement belle ce soir ! Elle lui donna un petit coup de hanche amicale avant de sortir de son sac un petit appareil photo, elle sautilla sur place. « On devrait faire une photo ! Ce n’est pas souvent qu’on part tout beau comme ça ! Même toi Hanz ! » dit-elle ne pouvant s’empêcher de le bâcher. L’allemand se mit à ricaner.
« Ouai, tu vois que tu sais être aimable ! » dit-il simplement, mais un big sourire quand même. Il était certain d'accrocher cette photo puisqu'il avait son rondoudou trop sexy dessus !


Jacobs n’était pas contre une photo, elle n’était pas habituée à porter ce genre de robe et il avait un côté flatteur de poser avec les deux dirigeants de la cité pour partir dans une mission diplomatique de grande importance. Elle hocha la tête.
« Je suis d’accord. »
« Tous en place pour la photo !». Erin n’était pas contre ce genre de petit souvenir sur papier glacé, bien qu’aujourd’hui, elle devait reconnaître qu’il était plus souvent sur écran numérique qu’imprimé. Quoiqu’il en soit, elles pourraient toujours rejoindre sa collection sur son cadre photo numérique, dans ses quartiers.



La pause fut prise et la petite ingénieure eut un large sourire aux lèvres...
Alexander n’était pas spécialement ravi d’avoir l’Allemand à côté de lui, mais prit sur lui comme souvent, se rapprochant de sa compagne pour éviter la tentation des mains baladeuses de l’autre homme. Autant la première était pas si mal… mais la seconde fut une catastrophe Hanz s’énerva sur Perrine qui voulait qu’il se mette autre part… cela partit en dispute et, agacée, l’ingénieure décida de fermer sa bouche avant qu’elle se fasse engueuler par l’un des deux RDA. Voulant fuir le conflit et faire une plus jolie photo, elle décida d’en faire une avec un support en hauteur. Elle grimpa l’escalier rapidement malgré ses talons et déposa son appareil photo au-dessus des marches. Elle prenait son temps et à peine eut-elle le temps de se retourner pour redescendre que son pied se prit dans sa robe et elle chuta de tout son poids dans les marches, roulant, poussant un petit cri quand elle sentit son bras se fracasser sur l’une d’entre elles, bien plus dures que son petit corps mou !

Candom n’eut pas le temps de courir pour la rattraper que la jeune femme boula jusqu’à ses pieds, les larmes aux yeux et le bras dans une bien vilaine position. Sans plus attendre l’homme, la releva, mais cela semblait trop douloureux pour l’ingénieur qui ne pouvait pas empêcher les larmes de couler le long de ces joues, elle resta au sol en couinant. Alexander s’était aussi précipité sur la jeune femme, la soutenant, pour qu’elle se leva avec Candom...

« Mais qu’elle débile ! Elle va se faire bouffer par le premier Wraith cette conne ! » lâcha l’allemand.


Erin avait pris la pause sur la première photo avec Perrine, faisant une mine chic pour se la raconter un petit peu, qui allait fort bien avec la coupe de sa robe. Elle avait aussi Alexander à côté d’elle, dont elle soupçonnait l’envie de fuir Hanz, ce qu’elle ne pouvait pas lui reprocher. Forcément, les choses ne durèrent pas longtemps dans la joie et la bonne humeur, les deux inséparables dans la dispute refirent parler d’eux, même si Perrine capitula rapidement pour ne pas se faire engueuler par les deux administratifs. Erin reconnaissait volontiers qu’elle en avait marre de ces chamailleries puériles, immatures, et saoulantes, et elle commençait sérieusement à envisager d’en laisser un des deux derrières, pour ne pas dire les deux afin qu’on ne dise pas par la suite qu’il y avait une préférence pour l’un ou pour l’autre. Connaissant Hanz, il ne manquerait pas de le faire remarquer, surtout si c’était lui qui dégageait, option qu’il prenait de plus en plus en n’arrêtant pas d’houspiller une Perrine qui mettait clairement de l’eau dans son vin.

D’ailleurs, histoire de ne pas se retrouver mêlé à tout ça, l’ingénieur grimpa dans l’escalier pour faire une photo quand soudainement, probablement agacée, voir énervée, contre l’allemand, elle se ramassa la gamelle du siècle. Erin, prise d’effroi, mit ses mains devant sa bouche en un cri muet. Elle était morte, elle était forcément morte ! Elle avait dû se rompre le cou en tombant de la sorte ! Elle se précipita au côté d’Alexander et Candom qui essayaient tant bien que mal de la relever, mais manifestement, elle avait trop mal pour cela. Ouf, elle était vivante, mais son bras était probablement cassé. Un bien maigre soulagement. La phrase de Hanz acheva Erin qui fit volte face vers lui :

« Ecoute Hanz, tu as deux secondes pour t’en aller.»
« Warum ?! », brailla-t-il en allemand tellement il était surpris.
« Il n’y a pas de pourquoi qui vaille, monsieur Hirsh. Je ne veux plus te voir. Alors tu prends tes affaires, et tu t’en vas !», ajouta Erin qui venait d’élever la voix sur la fin de sa phrase, chose qui lui arrivait assez rarement. Mais elle était clairement à bout et elle n’avait pas envie de s’installer dans un débat avec le teuton.
« Erin, ce n’est pas ma faute si elle ne sait pas marcher en talon. Je sais ce que c’est moi, je marche souvent en tal...»
« Hanz, si tu crois que je plaisante, je vais te montrer que ce n’est pas le cas et tu vas regretter de m’avoir poussée à bout..». Elle ne le dominait pas, il était vraiment grand, mais elle en imposait tellement qu’il semblait se ratatiner devant elle. Deux larmes de rages et de frustration rouleur depuis ses beaux yeux bleus, qu’il essuya avec un poing rageur et tel un enfant à qui on refusait son caprice, il déclara sur un rythme soutenu et sans prendre sa respiration :
« Toute façon, vous ne vouliez pas que je vienne avant même que je sois là. Si vous aviez su que c’était moi l’escorte, vous auriez tout changé ! Voilà, vous avez gagné !!» Il renifla un grand coup, jeta un coup d’oeil mauvais à Perrine à qui il adressa une grimace de dégoût, qu’elle ne perçut pas puisqu’elle était trop hagarde de douleur pour ça, et il tourna brusquement les talons devant une Erin impassible qui ne s’y laissait pas prendre, même si elle sentait poindre un sentiment de culpabilité. Elle poussa un soupir de résignation et revint près de la française. L’angle de son bras était vraiment horrible et la RDA préférait ne pas se focaliser dessus sous peine de tomber dans les pommes.



Alexander entendit sans détourner le regard vers la scène de colère d’Erin amplement justifié. Toisant rapidement le départ précipité de l’autre homme. Il n’allait pas dire que la non présence de Hanz allait le manquer oulà non, il était au fond de lui assez content de cette décision. Même si les larmes de frustrations d’Hanz donnaient un peu de remords, remords qui ne dura pas plus d’une seconde.

Voyant que Perrine ne voulait pas se lever à cause de la douleur trop importante, Alexander appela une équipe médicale pour la jeune femme qui souffrait sans hurler... même si cela la démangeait fortement. Tout le monde était autour d'elle et elle avait l'impression de n'être qu'une enfant. Très vite une équipe de soins arriva et se fut avec aigreur qu'elle devait les suivre... elle ne verrait donc pas Érudits et cela lui filait une méchante envie de frapper Hanz... Hanz qui ne venait pas non plus, et qui était parti au moment même où l’équipe médicale était appelée.


Jacobs avait quant à elle fait une demande pour qu'on leur envoie un nouveau soldat afin de remplacer le grand teuton, au moment même où Erin commençait à s’en prendre à lui. Elle avait suffisamment roulé sa bosse pour savoir que quand l’huile avait quelqu’un dans le nez, il valait mieux lui chercher un remplaçant directement. Elle donna ses informations et fila à l'armurerie, ordonnant à deux gardes de la Porte de prendre sa caisse pour équiper le prochain élu de la mission. En espérant qu'il ou elle ne soit pas chiante. Ils allaient avoir du retard ! Mais bon... agacée la lieutenante, attendit donc la nouvelle personnalité, qui aurait la surprise de devoir enfiler une tenue présentable. Anne avait mis suffisamment d'informations dans son descriptif pour que le militaire responsable des effectifs lui trouve une personne et qu'elle n'arrive pas comme une fleur !


En attendant la nouvelle recrue pour cette mission diplomatique, qui se voyait amputé de deux membres désormais, Erin trépignait et finalement, mue par un agacement palpable, elle remonta sa jupe et vira le Zat qui lui faisait une bosse assez disgracieuse sur le tissu. Elle ne savait pas comment le mettre pour qu’il tienne bien, et ça commençait à la saouler grave.
« Lieutenant, ce truc m'insupporte, j’ai l’impression d’avoir une grosseur sur la jambe et je ne vois que ça. »
« Je ne peux pas vous laisser partir sans rien... », soupira Jacobs, qui semblait réfléchir à la situation. « Levez votre robe sur votre cheville madame s’il vous plait. », finit-elle par demander. Erin s’exécuta, de mauvaise grâce, mais elle fit l’effort.
« Bon, ce ne sont pas des bottes, mais ça peut faire illusion, surtout que votre robe tombe sur vos pieds. »
La boite dans laquelle se trouvait le matos revint donc en salle d’embarquement. Jacobs replaça le Zat et extirpa un poignard à glisser normalement dans une botte, mais qui irait parfaitement bien sur la cheville d’Erin. Ainsi, la RDA se retrouva avec Jacobs à ses pieds en train de lui glisser un étui derrière les sangles de ses escarpins à bout arrondi.

Alexander s’approcha de sa compagne qui était en train de se faire équiper une nouvelle fois, d’un geste discret en passant dans son dos il lui toucha celui-ci dans le but de l’apaiser. Il lui fit un rictus confiant.

Quant à Candom il avait regardé la fuite d’Hanz avec un peu de compassion, mais même s’il appréciait ce grand dadet il avait été prévenu… et il avait perdu. Il soupira, allant vers les deux directeurs pour observer ce que foutait Jacobs avec la cheville de la belle demoiselle.
« Je m’en occupe lieutenant » dit-il en se baissant pour reprendre la main, Jacobs galérait à faire tenir le tout surtout que sa robe la gênait affreusement. Sans rien dire, la lieutenante laissa la main à son subordonné, pour s’éloigner un peu et passer un appel radio plus précis, on venait de lui donner les disponibilités de plusieurs soldats et elle avait fait son choix. Elle espérait sincèrement que celui-ci irait à la directrice et qu’elle ne déciderait pas de l'envoyer bouler aussi. Les huiles et leurs humeurs …

Erin ne commenta pas. Elle savait qu’elle était chiante, aussi trouvait-elle cela un peu déplacé que de laisser faire ce soldat, mais qu’importe. Au final, il n’était là que pour lui mettre cet étui à la cheville, rien de plus, et si cela lui plaisait que de lui toucher cette zone aguichante, qu’il en profite, ce serait sûrement la dernière fois. En tout cas, cela s’ajusta bien, et quand elle fit aller sa cheville, avec la crainte que cela ne la dérange, elle constata avec satisfaction qu’elle ne sentait pas l’objet. C’était donc parfait.

« C’est très bien, merci. »

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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman




Dure journée.
Après la guerre, Atlantis s’était retrouvé en sous-effectif de militaires dont les pilotes de jumpers.
Bosser dans l’aérien de la cité, c’est un peu comme être un chauffeur de bus. Il y a un trafic chargé selon les heures, l’embauche et la débauche, les missions spéciales et le transport de fret. Quand Nelly n’était pas mobilisée pour les missions d’explorations - et dieu merci, il y en avait - c’était pour tracer quotidiennement les plans de vol et les feuilles de route de manière optimale.
C’était sa routine, en sa qualité de copilote, d’assurer ces trajets, de les organiser, de les sécuriser.

Mais voilà, depuis que la guerre était terminée, et vu que l’Athéna et le Dédale étaient tous les deux mobilisés à ce moment là, les nouvelles recrues n’allaient pas revenir avant un mois. Quinze jours l’aller, quinze jours le retour.
Maintenant que les bonnes vieilles habitudes revenaient, il fallait emmener les scientifiques sur le continent (pour ceux qui n’y dormaient pas), les militaires qui partaient en manœuvre, les différents porte-parole auprès des Athosiens ect…

Et il manquait de pilote sur le planning de rotation. Nelly et ses collègues devaient assurer le même flux de transport alors qu’ils étaient moins nombreux. Moins de pause, cycle quasiment doublé, c’était véritablement éreintant et la bonne humeur de l’hispanique se manifestait à hauteur de son agacement, sa frustration, sa fatigue...c’est à dire qu’elle en était tout bonnement...INTENABLE !!!

« Allez !!!! Juste un tout petit !!! »

« NOONNNN !!!!! » hurlèrent les douze passagers qui surchargeaient le jumper en vol. Il y en avait huit dans la nacelle arrière, quatre par banquette, ainsi que les quatre places assises dans la cabine de pilotage.
Nelly sautilla sur son siège.

« Oh...s’il vous plaît !!! C’est à connaitre au moins une fois !! Et puis ce sera un bon souvenir pour vous ! Promis, je baisse pas trop l’inertie !!! »

La jeune femme approcha sa main du sélecteur mais fut retenue par la soudaine huée négative qui monta tout autour d’elle.

//Soldat Bricks, répondez...//
//Jenny mia !!!! Comment va ?!? T’es pas partie avec le chevalier et sa dame ???//
//Tenez vous, Bricks.//
//Mais j’me tiens, lieutenant ! J’me tiens, c’est promis ! J’ai les deux mains sur les commandes de mon Jumper, c’est pas un mensonge !!!!//
//Vous vous souvenez m’avoir harcelée pour vous joindre à la troupe ?//
//Et comment mi Jenny. Une boom pareil quoi ! Et j’suis même pas invitée ! C’est la fiesta du siècle, je voulais te bouder mais j’sais que ça t’aurait rendu service alors...je t’aime quand même moaaa.//
L’officier soupira. Elle devait surement envisager de prendre quelqu’un d’autre. Elle reprit néanmoins :
//Il y a eu un désistem...//
//JE POSTULE !!!!!!!!// Cria soudainement Nelly à la radio.
//Je vous veux prête en salle d’embarquement dans trente minutes max, en tenue festive, une arme dissimulée. Je vous veux SÉRIEUSE. Ou j’emmène quelqu’un d’autre...//
//Ah non non non non !!! Je serais sérieuse, promis...enfin...dés le passage de la Porte, promesa jurada !!!//
//Salle d’embarquement, trente minutes, pas une de plus...//
//Si mi lieutenant !!!//

Dès que la transmission fût coupée, Nelly poussa un grand cri de victoire en faisant sursauter la moitié des passagers et inquiéter le reste.

« CE SOIR JE FAIS LA JAVA !!! JE FAIS LA JAVA ! JE FAIS LA JAVA !!!!!!!!!! »

Quelques passagers, les plus proche, commencèrent à hausser le ton pour essayer de la calmer mais c’était trop tard. Ils sentirent tous le poids s’exercer de plus en plus, signe que le jumper gagnait en vitesse et pas qu’un peu. Le temps que les premières plaintes s’élèvent, Nelly s’écria dans une joie éclatante :

« JAVAAAAA ! OUAIIIIIIIIIIS ! »

Et elle mit la gomme, accélérant jusqu’au maximum de ce que le jumper pouvait tolérer en milieu atmosphérique sans risquer de décrocher. Elle n’allait pas risquer la vie des douze passagers mais elle leur fit goûter, dans son extase ultime, un exemple de voltige en rasant la mer avant de décrire un cercle resserré en arrivant à destination. La décélération fut aussi brutale et chatouillante que l’accélération. Si les quelques adeptes de sensations fortes levaient les mains comme s’ils étaient en montagne russes, la majorité des autres la gratifiait d’insultes en tout genre.
Temps record pour rejoindre la cité, le jumper se posa enfin et la petite hispanique dépassa tout le monde en sautillant. Elle courut jusqu’à ses quartiers en esquivant le personnel, manquant d’en renverser plusieurs, avant de franchir la porte de ses quartiers. Tout en poussant des cris de joie et de victoire, elle se débarrassa de son uniforme qu’elle envoya nonchalamment sur son lit. Pas le temps de prendre une douche, c’est ce qu’elle regretterait sûrement le plus, mais elle se fit une bonne toilette avant de se parer de sa tenue.

Bon, fidèle à elle-même, les dessous seraient d’un rose bonbon bien flash. C'était du Nelly, sa signature, son coté gamine indéfectible. Mais elle gardait à l’esprit les informations qu’elle avait récolté, à l'époque, quand elle était venu harceler le lieutenant Jacobs (c’était le bon mot) pour avoir une place. Du populo mondain qui faisait une réception diplomatique, la petite espagnole avait tout fait pour essayer d’obtenir gain de cause.
Il allait falloir veiller sur le chevalier et sa dame. Deux des trois têtes du CODIR et il n'était pas impossible que ça chauffe ce soir-là. Coup d'état, intrigue politique, tout le blabla. Raison pour laquelle il fallait des militaires sur qui ils pouvaient avoir confiance. Nelly en avait le cœur qui battait, Jane l’avait prise malgré qu’elle lui tapait parfois sur les nerfs.

Lavée et propre, la jeune femme se rendit jusqu’à son armoire pour choisir parmi les quelques robes qu’elle avait. La grise l’attirait beaucoup, elle serait très utile avec sa bretelle, cela lui permettrait de bouger et courir sans risquer de perdre sa poitrine en chemin. Il lui suffirait en plus de retirer une bretelle d’un soutien gorge un peu bas et on ne le verrait pas. Idem pour les dessous, la robe descendait suffisamment bas sans pour autant gêner le mouvement.

Nelly la sortit de l’armoire pour l’accrocher en évidence et s’interrompit avant de tourner le regard vers l’étagère des uniformes militaire. Il y avait le pantalon qu’elle avait emprunté à Pedge sans jamais lui rendre, le petit quelque chose qu’elle avait d’elle. Dedans, elle y avait dissimulé une petite mallette sécurisée qu’elle récupéra avant de l’ouvrir.

Il y avait des photos de l’escadrille à l’intérieur et divers petits objets de son passé en tant que copilote de F-302. Mais sa main alla récupérer un holster de cuisse en jarretière très élégant avec son lacet rose. Un large sourire gagna le visage de Nelly, nostalgique.
Les membres de l’escadrille le lui avait offert pour son trentième anniversaire. C’était Julie, sa pilote, qui avait choisi cet objet particulier pour elle. Comment être sexy à souhait tout en portant un flingue !
Elle lui avait promis qu’elle serait la seule à allier le côté charme et guerrière. Pour tout dire, ça avait séduit la copilote au point qu’elle en avait pleuré. C’était un très beau cadeau.
Nelly n’était pas spécialement portée sur les armes mais elle avait été très touchée par ce présent. Elle trouvait le holster des plus élégants et n’avait jamais eu l’occasion de le porter...jusqu’à maintenant.

Le pistolet était un Taurus Slim argenté, une taille réduite, mais conservant le calibre 9mm, seulement huit projectiles. Mais pour le boulot qu’elle avait à faire, c’était tout simplement parfait. Il fallait qu’elle bouge vite et puisse défendre les deux administratifs si les choses se corsaient.
La jeune femme enfila son holster dissimulé sur sa cuisse droite puis enfila sa robe tout en souriant. Elle essaya d’être rapide pour le maquillage et la coiffure de ses cheveux mais refusa de prendre des risques. Pas question de se louper.
En revanche, un dernier point péchait. Courir, se déplacer rapidement en talons, c’était bon pour les films d’agent secrets et de fantasmes incohérent. Nelly n’était pas du tout habituée à ces chaussures même si elle en avait une paire, ça faisait des années qu’elle n’avait pas marché avec.
Avec le temps, ses rangers étaient devenus des pantoufles. Elle les enfila donc et vérifia qu’on ne remarquerait pas trop l’énorme différence de taille entre bottes et robe fine. Question glamour on repasserait mais ça ne sautait pas forcément aux yeux. Et puis, un bon coup de rangers dans les roustons du premier goujat venu sera tellement plus appréciable...

Fin prête, la jeune femme se reluqua dans le miroir à la recherche de la moindre imperfection qu’elle pourrait corriger. Un petit éclat de regret lui vint en faisant courir ses doigts sur les marques cicatricielles de son épaule nue. Elle avait complètement oublié ce détail, même si elle était encore contrainte d’aller à sa rééducation. Ça allait beaucoup mieux maintenant mais, comme elle l’avait dit à Pedge, elle avait parfois envie de pleurer ces cicatrices qui l’enlaidissaient.
Elle en avait aussi en cercle sur toute la surface de son ventre. Ça ne partirait jamais...

Nelly avait bien espéré quelques mots réconfortants de la part de la texane, sa sœur comme elle aimait à le penser. Mais c’était trop demandé au vu du personnage...
La jeune femme prit un peu de maquillage pour essayer de les dissimuler et veilla à ce qu’ils soient le plus discret possible. Elle se voyait mal devoir expliquer comment elle avait eu cette blessure.

Une fois terminé, elle fit un dernier tour d’horizon puis s’adressa un regard malicieux dans le miroir avant de quitter ses quartiers. Elle croisa les regards de ses différents collègues au passage, hommes comme femme, et leur fit de grands sourires tout en leur disant :

« Fiesta pour moi ce soir ! Fiesta fiesta fiestaaaaaaaaaa ! »

Elle fit la route jusqu’en salle d’embarquement et retrouva le petit groupe qu’elle trouva des plus élégants. Il y avait du level !!! Candom était là en mode beau gosse, Alexander qui devait surement poser pour des marques de vêtements, Erin qui lui faisait clairement de l’ombre (petit pic de jalousie), puis Jane avec sa grande robe.
Nelly se planta devant cette dernière et lui fit un salut militaire déformé par la joie et la bonne humeur.

« Soldat Bricks au rapport, armée, tenue festive et “presque” sérieuse !!! » envoya-t-elle avec un sourire radieux.

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Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman



La nouvelle recrue au bal était arrivée et prestement en plus. Au moins ça ne traînait pas, Alexander pensait qu’ils allaient arriver plus en retard que cela le temps que le/la replaçant(e) d’Hanz se change et se prépare. En voyant la bouille lumineuse de l’espagnole, l’anglais était plutôt ravi du changement. Il associait Nelly à un rayon de soleil. Il ne la connaissait pas personnellement, mais chaque fois qu’il la voyait était une source de bonne humeur appréciable, faut dire qu’elle faisait beaucoup parler d’elle et même les deux fois où ils s’étaient côtoyé, la première sur le Dédale où elle se baladait avec sa photo et que s’était aussi grâce à elle qu’un odieux personnage pervers fut mis sous les projecteurs (même s’il s’était suicidé après) et la seconde à une soirée d’halloween où le petit clown avait quelques larmes avant de finir sur le dos de Richard. En somme il en gardait de bon souvenir, renforcé par les anecdotes que racontait John lors de leur repas. Oui car le colonel, se plaignait rarement de ses hommes aux deux RDA, il privilégiait les petites histoires drôles que les désagréments de comportements. Et Nelly était au top 3 de ce genre de discours, même si elle était un peu trop souvent recadrée par John. Sans parler du fait qu’Isia rajoutait une couche en racontant plusieurs éléments à Erin, notamment quand Nelly faisait des mauvais tours à la belle doctoresse et à Pedge. Un « couple » assez discret, Isia n’en parlait pas énormément sauf à la RDA et le peu de fois où elle mentionnait Pedge devant Alexander fut avec la mention Nelly… et quand elle avait été morphéa si on peut dire. Sa déclaration ouverte et publique devant Natasha l’avait surpris, il aurait dû trouver ça étrange, mais Isia étant tellement imprévisible il n’avait rien dit. Il se sentait con de n’avoir pas associé déclaration et pas de bague mais bon… Il se demandait où en était cette histoire et si le morphéa n’avait pas fait trop de dégâts aux deux jeunes femmes. Erin devait savoir, mais ils n’en avaient pas beaucoup parlé. Enfin bref, la venue de Nelly était agréable et l’anglais l’accueilli avec un rictus agréable. Elle au moins, n’allait pas lui tripoter l’arrière train ou faire des blagues graveleuses comportant au moins le mot « bite et cul » associé dans la même phrase.

« Bienvenida Bricks. » répondit-il en espagnol. « Vous devez avoir le record de la préparation la plus rapide. » Elle était élégante et très belle aussi, bref tout le monde était pimpant pour ce soir.
« Ouai… et sans se foirer avec les pinceaux. » lança Candom avec un petit air taquin à la suite du RDA.
« Parce que j’ai triché !!! » Avoua Nelly avec un grand sourire. « J’avais préparé en avance pour m’inviter de force mais mi Jenny...enfin je veux dire le “lieutenant Jacobs”...avait dit un gros gros NADA ! J’étais triste moi. »
« Ohhh pauvre Nelly…. Vilaine Jane ! » fit l’homme en regardant sa supérieur qui lui fit les gros yeux. Cela fit sourire l’anglais, et amusa Erin.


Jacobs était neutre sur le coup, elle toisait Nelly qui était superbe aussi. Cela la gonflait intérieurement, elle ne se sentait pas à l’aise avec sa tenue de soirée et elle avait essayé de faire un effort pour se sentir belle et ne pas rougir face aux autres personnes… même si rivaliser avec Erin était peine perdue. Là, en voyant Bricks, qui était loin d’être vilaine en temps normal… encore plus resplendissante dans sa tenue de soirée préparée en quelques minutes chrono en main, elle se sentait la plus moche de la soirée. Et même si elle n’était pas envieuse elle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir cette pointe de jalousie envers les deux autres jeunes femmes. Elle aurait aimé être aussi éblouissante physiquement, plus grande et moins garçonne… en plus chose dégueulasse pour Erin elle n’était pas juste super belle mais surtout elle était gentille, agréable, charismatique et intelligente. Normalement les filles trop belles ne sont que des plantes vertes qu’on a au bras pour valoriser sa puissance ! Mais non ! Là ce n’était pas le cas ! Sur Atlantis, il avait quelques femmes comme ça : trop belles mais aussi trop intelligentes. Une forme d’injustice. Elle grogna intérieurement… finalement être trop jolie lui aurait desservie dans l’armée, elle aurait encore plus galéré à s’imposer.

Donc ce n’est pas si mal elle avait les autres qualités faute d’être magnifique ! Voilà une manière de se rassurer mais le regard de Candom sur Erin l’énerva encore plus. Bon, il ne fallait pas grand-chose pour que cet homme bave sur une belle nana (suffit qu’il ait Isia ou l’autre connasse de Teshara et c’est fini)… Le soldat avait fini d’accrocher l’arme à la cheville de la belle, il s’était reculé pour garder un œil plus loin en attendant Nelly, mais son regard s’était une nouvelle fois posé sur la RDA, il ne la matait pas de manière saugrenue ou perverse, mais simplement l’admirait dans cette robe incroyable. Elle comprenait, elle aussi s’obligeait à ne pas laisser son regard traîner sur la belle brune trop longtemps… Mais Alexis n’est pas discret pour trois sous. Et il allait se faire bouffer par le lion à côté de la lionne non ? En parlant de ça, elle détourna le regard sur le RDA qui avait bien remarqué le regard en pâmoisons du soldat. Aie aie aie… mais non, l’homme semblait amusé de voir cette fascination. Ouf.


Faut dire qu’Alexander savait très bien l’effet d’Erin sur autrui surtout quand elle se mettait autant en valeur, elle brillait de mille feu et encore plus parce qu’elle était réellement. Voir Candom en extase devant sa compagne ne le dérangeait pas, il était normal dans un sens d’être admiratif. Puisque s’il jalousa tous les hommes qui la mâtaient, il n’aurait pas fini, tant qu’ils ne font pas comme le pro des télécoms à être insistant ouvertement… Il pouffa silencieusement, lançant une œillade maline à Erin.

« Merci pour l’invitacion. » glissa gentiment Nelly à l’adresse de Jacobs. « Je ferais très bien mon boulot, tu verras. Et en plus...je sais danser tout plein de truc, même le boogie woogie !!! »
Surexcitée, elle lui fit un clin d’oeil avant d'exécuter quelques pas de danse énergique qui la rapprocha des deux RDA. Un petit tour sur elle-même puis elle les salua.
« M’dame la directrice. El caballero. »
Son regard se détourna vers Condom, l’oeil pétillant, avant de le saluer également d’un peu élégant mais amusant :
« El couillatator. Tu fais boogie woogie toi ? »


Erin avait bien remarqué que le jeune homme n’avait d’yeux que pour elle. Il n’avait pas de lueur coquine dans les prunelles, mais son regard était invariablement attiré par celui de la dame. Cette dernière commençait à avoir de l’expérience dans la vie, et elle n’en tenait pas rigueur à ce jeune homme qui devait avoir les hormones en ébullition. Quelque part, c’était flatteur qu’un jeune comme ça en pince pour une femme qui allait avoir la quarantaine dans pas si longtemps que ça. Bref, tant qu’il se contentait de la regarder et qu’il ne se mettait pas en quête de la conquérir inutilement, il n’y avait pas de mal. Elle savait que c’était plus fort que lui, et qu’il finirait par se rendre compte qu’à chaque fois qu’il poserait les yeux sur elle, elle croiserait invariablement son regard, et que, même s’il n’avait pas envie de la regarder spécialement à un moment précis, il le ferait sans trop s’en rendre compte et il se maudirait certainement d’être aussi flag.

« Mademoiselle Bricks. », salua Erin à son tour avec un sourire. Ils étaient au complet, ils allaient pouvoir y aller. La RDA arqua un sourcil quand Nelly nomma Candom “El Couillatator”. Ce dernier toisa Nelly et répondit : « Jamais avant la prière du soir, tu sais bien El Pepito de la Galaxia. »


Quel surnom se fit Alexander en toisant le pauvre homme qui écopait d’une réputation avec ça. Déjà qu’il avait un nom de famille douteux… mais là. Cela le fit sourire amusé, et Jane n’était pas de cet avis. Elle ne voulait pas que les deux directeurs soient outrés par ce comportement puéril, si elle savait qu’il en fallait bien plus… La lieutenante voulait faire bonne impression tout simplement.
« Vous aurez tout votre temps Bricks pour nous montrer votre danse durant ce bal ! Maintenant on y va ! Sans les sobriquets bien entendu ! » dit-elle d’un ton ferme, cela fit soupirer Candom qui lança un clin d’œil à Nelly, il n’était pas très joyeux qu’elle le nomme couillotator devant les deux RDA surtout devant LA RDA mais il avait beaucoup d’humour sur lui-même. Il en fallait plus et les deux dirigeants avaient peut-être vu sur le réseau social de la cité ce faux compte.

Il ajusta son costard et passa devant quand Jacobs ordonnant que les militaires soient en première ligne. L’homme se penchant vers Nelly.
« Janette elle veut impressionner les huiles … elle prend ses airs de super héros militaire ! » murmura-t’il sans se douter que l’anglais avait entendu et l’homme tourna la tête vers Erin avec un sourire de conspirateur avant de déclarer tout haut : « Mince… j’ai oublié le masque et le lycra… » Alexis se retourna ouvrant un peu la bouche et s’embrumant un peu honteux avant de tousser sous le regard étonné de Jane qui demanda l’activation de la porte d’un signe de main.


« Là où nous allons, les supers que nous sommes ne sont pas connus. Pas besoin de masque El Caballero. », répliqua Erin d’un air pétillant, sans s’attarder sur la réaction de Candom afin de ne pas lui donner du grain à moudre. Et puis, elle ne voulait pas lancer le jeune homme dans des conneries verbales, ne souhaitant pas que le lieutenant montre les muscles à chaque fois. En tant que civil, elle comprenait que la hiérarchie militaire devait tenir. Alexander lança un regard du même acabit à sa compagne, il était plus préférable de se taire sinon la pauvre lieutenant n’avait pas fini. En tout cas, la bonne humeur était à nouveau au rendez-vous malgré l’accident de Perrine et le renvoi larmoyant d’Hanz. Candom quand à lui, tourna la tête vers Erin et lui fit un petit sourire au coin des lèvres, le jeune homme devait se faire la même remarque que beaucoup, qu’en plus d’être belle, Erin était drôle.


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Nelly ne donna pas suite au dialogue en remarquant l’air sévère de sa supérieure.
Elle l’interrogea du regard un instant avant de se dire que les festivités les rendaient peut-être un peu trop “détendu”. Pourtant, elle savait bien que la mission ne serait pas de s’éclater comme une bande de potes qui se rendaient à la dernière boîte en vogue. La mission, c’était de protéger les deux huiles et leur éviter le retour dans les housses mortuaires. Car après tout, dans les réceptions mondaines, ce n’était pas rare d’entendre parler d’intrigues à base de couteau dans le dos ou d’accidents “inopinés”.

C’est surtout pour cette raison, et avec cette idée en tête, que Nelly n’avait pas rebondi sur les blagues. Le fait qu’Alexis se soit fait attraper la main dans le sac était une sacré aubaine, elle aurait pu en rajouter une couche rien que pour le charrier, mais la jeune femme n’en fit rien.
Au lieu de ça, elle glissa sérieusement au lieutenant :
« Tu me donnes les consignes, mi teniente ? Je surveille qui en priorité et on réagit comment en cas de menace ? »

Jacobs ne parlait aucun mot d’espagnol et elle se demanda immédiatement ce que voulait dire « teniente »… elle regarderai en rentrant dans un dictionnaire s’il elle y pense. En tout cas, elle tourna légèrement la tête vers Nelly qui s‘était approchée d’elle.
« Les deux sont à surveiller, tu as qu’à prendre Steele, Candom Hoffman et moi les deux. En cas de menace on se replie et on fait un barrage avec nos armes pour se diriger soit en lieux sûr soit vers la porte. On ne cherche pas à dénicher le coupable on se barre. »
Elle fronça les sourcils. Elle avait moins d’une vingtaine de cartouche avec son perce-oreille et elle ne savait pas trop ce que portait les autres. Le barrage aurait pas grand chose d’efficace mais au moins le plan était là. Son humour revint tout de même au galop.
« Un barrage avec quoi ? » Demanda l’hispanique avec un regard pétillant. « On jette Alexis sur l’ennemi pour freiner leur course d’accord ?!? C’est un hombre et puis, même si c’est l’USAF, ce sont les femmes et le CODIR d’abord, si ? »
Jacobs lui lança un regard noir.
« Tir de barrage Bricks, je vais pas vous apprendre votre métier. Bien entendu que c’est eux en avant, je n’ai pas été clair ou vous le faite exprès ? »
« Vous êtes stressée mon lieutenant. » Nota l'hispanique en lui faisant un petit clin d’œil.

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Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman



La porte des étoiles était dans un bâtiment fermé et sans fenêtre… le fameux temple. Mais le manque de luminosité n’était pas un problème, plusieurs sources de lumière étaient présentes via des boules de verres immenses contenant une myriade d’insectes. À première vue, on pourrait penser à des lucioles si ceux-ci n’étaient pas aussi minuscules et informes L’atmosphère était assez mystérieuse et féerique, surtout que les murs étaient recouverts de plantes grimpantes abordant des fleurs diverses entre les lupins et les orchidées. Des couleurs chatoyantes faisaient échos à des lichens arc en ciel… et cela était parfaitement naturel…

La présence divine était là, représentée par une divinité aux formes changeantes ne sachant si cela fut un homme ou une femme et avec le visage à demi voilé par une longue chevelure. Cette statue était de taille modeste et plusieurs tapisseries richement cousues montraient des extraits de ce que devait être les récits “bibliques” de cette divinité commune à toutes les factions de cette planète.

Le groupe d'Atlante était reçu par quatre hommes, des gardes aux armures dorés et brillantes comme des miroirs. Le reste de leurs vêtements étaient blancs et ils portaient sans aucun doute des perruques blanches sous leurs casques représentant un oiseau de proie. Les quatre hommes ne bougeant pas, tenant fièrement leurs lances d'apparats surmontées de motif animalier. La terminaison de l'arme était une pointe biseautée comme une langue de serpent. Ils portaient tous une sorte de pistolet ressemblant à une pétoire rudimentaire de la renaissance terrienne, une arme contenant de la poudre explosif, elle devait plus être décorative comme leurs sabres dans leur dos bien loin d'être efficace !


L'endroit était véritablement impressionnant et surtout emplis de curiosité qu'Alexander avait envie de tout découvrir. Son regard papillonnait à droite et à gauche avant de saluer les quatre hommes qui répondirent par des hochements de tête très protocolaires. Il avait une odeur florale qui flottait dans les airs et plusieurs coupes dorées étaient garnies de végétaux avec une petite flamme qui diffusait le parfum. Tout ce raffinement et cette beauté avait un côté rassurant sur la civilisation, ils n'allaient pas chez les gros bourrins qui trinquent dans des chopes graisseuses et sanguinolentes... pour le maniaque qu'il était, cela avait quelque chose de rassurant.

Etrangement, il repensa à ce qu’il avait vécu en septembre, plusieurs mois avant, les geôles du dédale à l’hôtel où il avait trouvé la mort avec son équipe, les souvenirs le hantaient parfois. L’endroit primitif et peu accueillant le faisait frissonner. Ici, non il avait cette atmosphère rassurante et surtout fascinante par la beauté qui y régnait, tout semblait parfaitement ajusté pour rendre honneur à cette déesse ou dieu ? Personne ne pouvait décider du sexe de cette représentation divine. Il trouva ça intéressant, ce peuple vénérait un androgyne, pas besoin de s’encombrer de sexer la chose au final, seule la foi comptait.
Les gardes avaient des perruques, du moins, vu leur blancheur immaculé cela ne pouvait être que des cheveux synthétique et non des vrais surtout qu’il en avait un bien jeune. Les rapports des anthropologues parlaient de ce besoin capillaire de connaître l’ivoire tous les érudits semblait arboré cette couleur pure. On se croirait vraiment revenir à la renaissance se dit’il.



À cet instant, il n'avait rien à dire... Candom esquissa un "wow" et ouvrit la bouche émerveillé tel un enfant devant le sapin de Noël, alors que Jacobs observait les lieux, vérifiant qu'il n'avait pas d'autre danger que les autres matons, même si elle était sensible au lieu très raffiné. Elle ne se sentait pas à l’aise avec sa robe longue se trouvant une nouvelle fois ridicule mais elle passa cette sensation dérangeante au second plan.


A première vue, c’était assez agréable. Le manque de luminosité n’était vraiment pas flagrant, et les zones d’ombres que les boules luminescentes n’arrivaient pas à dissiper dans les tréfonds des plantes grimpantes, donnaient un air mystérieux à cet endroit. Reconnaissait ce qui ressemblait être des orchidée, Erin s’étonna de voir pareil végétation pousser dans un endroit éclairé par autre chose que du soleil, et qui restait relativement sombre dans certains recoins. Les couleurs des fleurs et du lichen étaient pourtant stupéfiantes de vivacité, s’étirant sur la gamme totale du spectre lumineux de l’arc-en-ciel.

Là où les murs n’étaient recouvert de cette végétation palpitante de vie, des tapisseries étaient disposée pour cacher la pierre, représentant des scènes déifiées de leur divinité commune, d’ailleurs représentée par une statue androgynes à la longue chevelure. Il n’y avait pas à dire, ils étaient tout de suite dépaysés. Erin sentait qu’elle pénétrait dans un lieu riche en mystère et lourd d’un passé chargé. C’était une atmosphère qui flottait dans l’air, sans qu’elle ne s’explique pourquoi. C’était cette sensation qu’elle pouvait retrouver en entrant dans une immense cathédrale, ou un lieu saint. Quelque chose flottait dans l’air qui allait au delà du sentiment des mortels. Quelque chose de plus grand, de plus profond, même quand on n’était pas croyant.

Les hommes en armures n’arrangeaient rien à cette situation de grandeur. Ils portaient de riches métaux, finement ouvragés et qui rappelaient très bien des animaux. Le métal était si poli qu’on pouvait se voir en reflet dedans, et la combinaison or et blanc donnait un effet plus que sympathique. Les armes, manifestement d'apparat, étaient impressionnantes sans vraiment l’être, et Erin doutait clairement de leur efficacité, même si un bon coup de lance, fut-ce avec cette pointe biseautée, devait engendrer quelques dégâts sur un corps mou comme le sien.

Quoiqu’il en soit, c’était une entrée en matière assez sympathique. A l’instar d’Alexander, Erin salua les hommes d’un hochement de tête. Ses narines étaient emplis des fragrances de parfum dégagées par les plantes alentours, et ses yeux étaient emplis des petits joyaux qu’elle voyait ici et là dans l’architecture, dans les armures, dans les plantes, dans le lieu en lui-même quoi. Sa curiosité avait envie de fonctionner en plein.


Le “woaaa” d’Alexis se fit l’écho sonore de la bouche entrouverte de l’hispanique qui fixait tout ce décorum avec une forme d’admiration. Elle n’était pas fan de la grande démonstration de luxe qui avait tendance à la rendre encore plus petite mais elle devait avouer que c’était un travail de titans pour avoir bâti tout ça. Elle se rappelait aussi qu’elle était en mission sur une autre planète. Pourquoi était-il là déjà ?
Il faudrait le redemander au lieutenant, quitte à passer pour l’imbécile de la bande. Comment travailler sur une mission dont on ne connaît pas l’utilité en fin de compte ?

Nelly était intimidée par cet accueil. Elle ne savait pas du tout si les armes de ces gardes étaient en toc ou véritablement menaçante. Toujours est-il qu’elle eu la forte envie d’aller vérifier ça de plus près.
Bien sûr, elle n’allait pas s’approcher pour demander aux gardes “Dites-voir, est ce que c’est de la merde vos machins ou ça tranche son homme comme un rien ? Pas que je veux tester personnellement mais c’est histoire d’estimer le rapport de force si je vous agite mon perce-oreille sous le nez !”

Bonjour l’entrée en matière et l’insulte diplomatique d’entrée de jeu.
Le problème, c’est que de diplomatie, Nelly n’en était pas la spécialiste non plus. MAIS L’HUMOUR !!!! Ca, elle avait tout le stock en magasin.
« Hola ! » Fit-elle joyeusement d’une voix chantante en s’approchant du garde le plus proche. Celui-ci lui jeta un regard en hochant la tête pour répondre à ce qu’il pensait être un salut. L’homme avait une moustache blanche et un air sévère, pourtant il ne semblait pas âgé, peut être la quarantaine.

Cette façon de débarquer lui fit immédiatement penser à cette mission où elle avait insisté pour avoir un adversaire en particulier. Et finalement, les Wraiths avaient dévasté le village sous le regard de celui-ci. Quémal de son nom...est-ce qu’il vivait encore ?
C’était une petite pensée éclair. La jeune femme se pencha pour voir son reflet que lui renvoyait le plastron rutilant du soldat et ajusta soigneusement sa coiffure. Le garde ne réagit nullement, le regard attiré sur les autres personnes avant de rester droit en attente.
« Sont super utiles ces gardes ! Miroir, double-emploi !!! » railla-t-elle en tirant une mêche pour copier la mode Pedgienne. La petite soeur copie toujours la plus grande : loi naturelle.

Mais au-delà de la question d’esthétisme, elle mira discrètement l’emplacement de l’arme. Le pistolet à silex, elle savait à peu près comment ça fonctionnait parce que son père en avait eu un dans son bureau. Un pistolet de collection datant de la Guerre d’Indépendance contre l’Empire Britannique. A chaque fois que le paternel se sauvait, Nelly entrait dans son bureau pour piquer le pistolet et s’amuser à faire le femme fatale.
Et oui, quand on est ado et qu’on se cherche encore, les garçons imitaient les kaméhaméhas, les filles faisaient les princesses et Nelly...elle recopiait la scène du duel au pistolet. Quand les duellistes se tournaient le dos et se séparaient avant de faire feu.

La petite hispanique faisait tout pareil...appuyant sur la queue de détente et réarmant le chien mécanique...jusqu’à briser le silex en deux. Ce jour-là, elle détruisit toute la valeur de l’arme de collection et ce qu’il restait du peu d’amour dans le regard de son paternel. La trempe qu’elle avait reçu en retour lui faisaient encore mal, rien que d’y repenser.

En observant plus près les imposants fusils richement décorés, Nelly pouvait voir qu’ils étaient fait de matières nobles mais surtout que leur déclenchement était un système à base de poudre et d’une petite chandelle comme les premiers fusils d’une époque révolue de l’Europe. Ils devaient mettre du temps à charger les balles de plombs, mais la finesse du canon laissait à penser qu’ils devaient tirer des balles très fines. Ils ne devaient pas être très efficace contre des armes atlantes. Par contre le sabre semblait être la seule arme véritablement dangereuse, mais elle ne pouvait pas voir s’il était émoussé ou non. Ces gardes semblaient être là pour le décorum, l’intimidation et non pour l’attaque.




« Par contre, ils parlent pas beaucoup. » Nota-t-elle pour elle-même en continuant de laisser trainer son regard.

Position de l’armement, où se trouvait la poudre, s’il s’agissait bien de billes de plomb, tous les détails qui méritaient d’être connus en cas de conflit. De quoi était constituée l’armure, est-ce qu’une balle de neuf millimètres pourrait la transpercer, y avait-il des points faibles aux articulations. Bref, pour cette bonne minute, quand Nelly eut terminé, elle se passa un peu de salive sur sa mèche rebelle puis quitta le garde après l’avoir remercié. Elle retourna vers le groupe en faisant un petit clin d’oeil complice destiné à Jane...histoire de lui faire deviner que son petit tour avait un objectif professionnel.

Et Jane lui rendit un regard un peu sombre, elle n’avait pas apprécié la remarque sur les miroires et elle lui fit signe de se tenir derrière.

« J’espère que vous en avez profité pour voir s’il y a quelque chose d'intéressant » souffla t’elle entre les dents, espérant que Nelly n’ait pas fait son intéressante pour rien. De toute façon personne n’avait vraiment fait gaffe à la petiote espagnole le lieu était tellement riche de découverte que tous (dans la majorité) étaient obnubilés par l’endroit. Il y avait Hoffman qui avait esquissé un simple rictus en entendant l’espagnole trouver une utilité relative aux plastrons des soldats même si cela n’avait pas forcément lieu d’être sur le coup. Mais par chance les gardes n'avaient pas réagis, à dire vrais ils étaient calme et ne faisaient rien d’autre que produire des hochements de tête en guise de salut.

« No sé. Je pense qu’ils essaient de compenser quelque chose avec leur gros pétards ! » Souffla-t-elle à son tour. « A part ça, ils ont pas beaucoup de munitions et nos balles traverseront leurs armures comme du papier. »
Au début Jacobs leva les yeux au ciel avant d’hocher la tête, Nelly avait fait son boulot sous ses airs de folle ! Elle lui lança un regard avant de se concentrer sur l’environnement.


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« Nos invités sont donc tous présents. » Fit une voix sur la droite, une silhouette sauta au sol avec souplesse et un humain s'avança vers eux. Habillé richement de vêtements du siècle des lumières avec les froufrous qui vont bien, du blanc et un long manteau bleu ciel avec des fleurs blanches stylisées sur celui-ci. Il ou elle était de taille respectable un bon 1m78 avec une chevelure légèrement ondulée d'un blanc immaculé (oui ils aiment le blanc ici) qui lui arrivait aux épaules. En passant vers la zone de lumière, le détail de sa tenue bien faite et très riche en détail, démontrait que c'était un homme... par contre... car là était la nuance, son visage était étrange, on ne savait pas si de l'homme ou de la femme, il tenait le plus ! Dans tous les cas il ou elle était d'une grande beauté assez dérangeante. Ses yeux bleus si clairs allant presque sur de l'ivoire, renforçant le côté perturbant, sa démarche particulière à cause du peu de bruit que faisait ces talonnettes... Tout cela consolidait l'impression de voir un fantôme... un fantôme séduisant. Les Japonais en seraient dingue, eux qui sont dans le fantasme du transgenre.

« Bienvenue à Erudia, je suis le commandant Landmara. » Ajouta l'homme d'un mouvement révérentiel et d'une grande bienveillance vers eux. Même dans sa voix il avait le doute et Alexander compris pourquoi, les gens de sa planète le pensaient immortel... il avait l'air jeune trop jeune même comme s'il était âgé d'à peine 25 ans, pourtant il devait avoir au moins la quarantaine si ce n’est plus selon les interprétations des scientifiques. L'homme se remit droit devant ces invités, les détaillant de son regard perçant, avant d'être troublé par quelques éléments sur eux... d'abord les cheveux bruns et châtain des deux femmes (Nelly étant bien brune cela ne le marqua pas), surtout Erin qui était véritablement la plus claire et qui représentait ce qu'ils nommaient eux : le blond... avant de s'attarder un peu sur Candom et de rester fixer quelques secondes de plus sur Alexander... ils avaient tous les cheveux clairs et la couleur d'or de l’un des hommes semblaient mettre une forme de surprise dans les airs si maîtrisés de Landmara et les gardes étaient aussi troublés (leur regards étaient fuyants). Mais cela ne dura pas, Landmara esquissa un rictus charmant à l'attention du groupe dans l'attente d'une présentation.


Erin était restée hermétique aux échanges entres les militaires, et entre les pitreries de Nelly. Tant que la jeune femme ne faisait pas tout capoter… L’administratrice se tenait en position d’ambassadrice, si bien qu’elle ne se souciait pas, en apparence du moins, des gardes, autant des siens que de ceux qui étaient là. D’ailleurs, ces derniers étaient clairement là pour leur en mettre plein la vue. Toutes les armées faisaient pareille. Les Gardes Républicains à Paris quand des invités de marques venaient à l’Elysée, ou encore les gardes Suisses ou les fameux Coldstream Gard anglais. Bref, c’était de bonne guerre. Il était vrai qu’elle avait envie de regarder ici et là les différentes choses qui se présentaient à elle, étudier cette relique sur le garde, cette armure, etc. mais elle ne devait pas oublier qui elle représentait. L'émerveillement ne devait pas être trop visible, sinon c’était donner un avantage à l’autre délégation qui pouvait y voir une faille.

Un homme se détacha d’un côté de la salle, en annonçant que tout le monde semblait être arrivé chez les invités. Il était habillé d’une étrange manière, mais cela allait bien avec l’ensemble du décorum. Erin le toisait franchement alors qu’il approchait. Son genre ne se déterminait réellement que par sa tenue, car son visage était parfaitement androgyne. C’était perturbant, mais l’américaine ne montrait rien d’autre qu’un masque affable, comme si elle était justement dans l’attente de cette personne précise.
Elle était néanmoins surprise de constater, au fur et à mesure de son approche, qu’il semblait si jeune. Un véritable fantôme en chair et en os. Habituée maintenant avec toutes les excentricités de la galaxie, la jeune femme n’était pas étonnée ; elle n’était pas blasée non plus. Elle admirait ce qu’elle voyait, y trouvant des intérêts esthétiques et dépaysants.

« Commandant. », fit Erin, ne se gaussant pas du trouble palpable de toute la clique, face certainement à leurs cheveux plus clairs. Elle n’était pas blonde, mais ses mèches plus claires agrémentaient sa chevelure de reflets. « Nous sommes ravis d’être arrivés. Je suis la co responsable Erin Steele. ». Erin fit une petite courbette de circonstance, bien maladroite très certainement face aux standards qu’ils devaient avoir dans pareil endroit. Comme dans les cours lors des époques royalistes de l’humanité. Elle laissa le soin aux autres de se présenter si besoin.

Immédiatement le regard translucide de l’homme se figea dans les yeux verts de la demoiselle qui venait de se présenter. Un rictus se fis au coin de ses lèvre entre le charme et l’appréciation de cette première présentation. Il hocha la tête y mettant des mains dans un geste très gracieux pour lui rendre son ravissement.
« Il est agréable de voir que les femmes Atlantes ont aussi le droit d’être libre de diriger un peuple. » Il était indéniable qu’il avait dû voir d’autre civilisation ou partageait les cultures si riches et diversifiées dans cette planète. Son regard s'attardait sur le raffinement de cette robe brillante lui arrachant un simple rictus comme s’il admirait une œuvre d’art, rien de pervers ou bien même déplacé. Juste un regard qui admirait la beauté de la tenue et sa richesse.



Il avait un côté dérangeant dans la manière et le regard de cet homme. Alexander ne savait pas encore quoi et se demandait si ce n’était pas dû à son apparence et son étrange manière de se déplacer, comme s’il parlait à un fantôme, un être qui n’existait pas. Il était persuadé que tout le monde devait ressentir ce genre de sentiments, ne sachant pas vraiment l’identifier ni le clarifier. Landmara était particulier et semblait charmant à la fois. Son charisme n’était pas le même qu’il pouvait rencontrer habituellement chez les leaders, il avait quelque chose d’un peu divin, de surnaturel. Mais bon, tout comme Erin qui était impeccable dans sa posture, l’anglais était fait du même bois ou du même acier.
« Alexander Hoffman » Il n’eut pas le temps de finir que Landamara venait de le cibler de ses flèches bleus.

« Ah mon interlocuteur, je suis tout aussi enchanté que mademoiselle Steele de rencontrer les deux responsables d’Atlantis. ! » Erin avait communiqué beaucoup avec les seconds de Landmara pour son côté humain et l’articulation avec les scientifiques. Elle connaissait plus des noms comme Jurian qui était le responsable scientifique du gouvernement ainsi que le médecin de Landmara, que le gouverneur lui-même qui avait échangé majoritairement avec l’anglais.
« Le plaisir est partager. Monsieur Woolsey ne pourra se joindre à nous, il est souffrant. »
« Quel dommage. J’espère qu’il n’a rien de grave. » Il avait une forme de compassion dans sa voix. Il était dommage qu’ils ne soient pas tous les trois ici, mais au moins la majorité des représentant de la cité était dans sa cité. Et cela semblait contenté l’homme qui avait grande hâte de leur montrer Erudia.
« Non. »
« Tant mieux, j’aurais le plaisir de le rencontrer une autre fois. Je me contenterai de la chance d’avoir deux dirigeants sur trois lors de la cérémonie » Alexander hocha la tête, alors que Jacobs allait prendre la parole à son tour.


La jeune femme était moins bonne pour être aussi impénétrable que les deux RDA. Mais, elle n’avait pas à rougir, mise a part quelques étoiles dans les yeux, elle restait professionnelle et elle s’avança d’un pas purement militaire pour se présenter et marquer son rang de protectrice envers ses deux responsables. Même si elle n’était pas politique, elle savait très bien que dans ce genre d’invitation « anodine » il se jouait des enjeux de force qui se marquait par l’art subtile de l’intimidation et de la manipulation. Alors, par se pas, elle marquait qu’elle était la femme à abattre si on devait s’en prendre aux dirigeants. Une manière de faire pipi autour d’eux, pour éviter toute confusion ou geste déplacé. Il était hors de question, qu’elle rentre sans Erin et sans Alexander. Même blessés ! Ils étaient là pour en mettre pleins les yeux à ce mec étrange et sacrément mystérieux ! Et non pour se battre au sens, littéral du terme !
« Lieutenant Jacobs. Mon rôle est de protéger les deux dirigeants d’Atlantis. Voici le Caporal Candom et le soldat Bricks » Elle montra d’un signe de tête les deux autres soldats.
Landmara hocha la tête. « Enchanté, gardienne. Je crains que ça ne soit que faste et bonne entente, vous allez vous ennuyer. Mais sait-on jamais les Fers rouges sont actifs en ce moment, il se pourrait qu’ils tentent de saccager notre belle cérémonie. Mais ma milice se chargera d’eux avant même qu’ils forcent la première porte d’Erudia. La sécurité est garantie. » Il était toujours affable et souriant, Jane se contenta d’hocher la tête même si elle n’en pensait pas moins. Elle gardait ses commentaires pour elle.



A son nom, le jeune homme fit un petit salut de la tête, avec ses deux doigts. Un salut militaire en mode moins formel, qui voulait se la jouer cool. Quoiqu’en dise le bonhomme qui ressemblait à un cadavre, Alexis comptait bien monter la garde. Il n’était pas né de la dernière pluie et il savait que les masques et les faux semblants étaient légions dans ce genre de petite sauterie entre gens de bonnes conditions. Il ne se sentait pas vraiment à l’aise mais il relativisait, comme toujours, tout en faisant bonne figure..
« Enchanté m’sieur. On garde un oeil vigilant, et un autre pour profiter.», dit-il avec sa bonne humeur habituelle. Au départ, il ne comptait rien dire, et puis finalement, puisqu’on le présentait…

Landmara lui lança une oeillade assez complice avant d’ajouter d’un ton assez entraînant : « Une bonne philosophie jeune homme ! »


Un léger rire, presque enfantin, venait de raisonner dans sa gorge.
Les lèvres scellées, le regard pétillant comme si elle était à la recherche d’une connerie, Nelly répondit d’un coucou de la main quand le lieutenant les présenta. En gros, elle lui disait clairement qu’il fallait viser en premier quand la soirée ferait naufrage. Parce que s’il y avait une loi universelle qui s’appliquait même en traversant la Porte des Étoiles, c’est que le mot garantie était une façon polie de dire que ça allait chauffer dur pour leur matricule.

Jacobs était délicieusement folle.
Coucou mon gars, on est trois contre toute ta milice, pas touche aux copains.

Son sourire s’était encore plus élargi lorsqu’elle entendit l’échange entre Alexis et le coton tige géant. Un oeil vigilant et un autre pour profiter, ça lui rappelait quelque chose. Aussi, quand Landmara s’intéressa un peu moins au collègue, elle se pencha vers lui pour lui murmurer :
« Comme les caméléons, c’est ça ??? »
Elle plaça chacun de ses doigts au niveau de ses yeux pour reproduire les directions de ses orbites. Avec une belle grimace, elle mima la surveillance de Condom par des déplacements complétement contradictoire, un oeil demeurant sur Alexander quand l’autre se baladait pour pointer les différentes femmes qui passaient dans le coin.
« C’est ça moque toi le ouistiti ! » souffla Candom.



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Sur toutes ses présentations, Landmara pivota d’un mouvement gracieux sur ses chaussures à talonnettes dorés. Il invita d’un geste tout aussi raffiné et mesuré le groupe d’Atlante à le suivre à l’extérieur du temple. Ils traversèrent un grand couloir sombre, avec comme lumière les mêmes lampes étranges composé d’insectes luisants. Les gardes de la porte ne les suivaient pas du tout, ils restaient à leur place en matons parfait. Le commandeur, profita de ce temps calme, pour leur expliquer l’importance qu’avait la porte pour son peuple. La grande déesse était venue par ce cercle l’apprenant que la vie était aussi ailleurs et que grâce à sa bienveillance ils ont pu croître et commercer avec d’autres peuples pour affirmer leur puissance et faire grandir Erudia. L’homme était fier de son peuple, mais ne parlait nullement des “autres” il semblait n’y avoir que des exploits des Erudias. Quand il parlait il avait une sensation étrange, tout le monde était captivé.

De nombreuses tapisseries toutes aussi riches les unes aux autres, représentait des scènes divines de la grande déesse qui apportait son aide dans diverses actions de l’artisanat, commerce et guerre. Ces longs cheveux blancs étaient surement à l’origine du culte du peuple de Landmara.

Le couloir fit place à une vive lumière de l’extérieur, en sortant du temple qui était construit dans le cœur d’une montagne, les Atlantes pouvaient se retourner et voir qu’une arche décorée d’or et de pierre marquait l’entrée et en face d’eux : un immense pont blanc nacré sur lequel ils étaient. Ils étaient dans le vide, puisqu’au loin on pouvait voir la ville qui semblait briller tellement elle était recouverte d’or et autour des cascades qui se jetaient dans le vide. Erudia était construite sur un îlot rocheux. Le bruit des cascades était présent et il ne fallait pas avoir le vertige quand on se penchait pour voir où tombaient l’eau : 25 mètres plus bas.

Aperçut de la cité :

Mais ce n’était pas forcément le plus spectaculaire, une armée de cavaliers les attendaient pour les escorter. Ils n’avaient pas de chevaux, mais des sortes de cerfs aux jambes effilés et à l’aspect fragile. Chaque monture portait des harnachements en ors et aux motifs très floraux. Un bon cavalier comme Alexander pouvait constater que les mors des créatures ressemblaient au hackamore, mais lui avait un mors dans la bouche et non un effet de levier sur le chanfrein. Les barres métalliques descendaient assez bas et cela devait offrir une pression terrible dans la bouche de l’animal. Mais étrangement, les cavaliers semblaient avec des mains aussi douces que du velours. Leur main était assez haute avec le poignet plié, comme si tenir des rennes étaient juste pour l'esthétisme. Les cerfs semblaient tellement fragiles pour supporter les hommes richement carapacés comme les garde d’avant, leurs armes et leur matériel en plus. Et pourtant aucun animal ne semblait faible malgré leur maigreur qui semblait être leur poids normal.

D'ailleurs, la robe des cerfs étaient toutes immaculés que les cheveux des de leur hôtes. Leur immense bois torturé était recouvert de fleurs et doré tout comme leurs sabots fendus. Une calèche décapotable digne des rois se trouvait au milieu des dix cavaliers, tiré par cinq cerfs tout aussi blancs et fins. C’est en s’approchant d’eux qu’on pouvait constater que les animaux toisaient à peine 1m50 au garrot.
Rappel des cerfs : .


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L’histoire de Landmara était intéressante, Alexander aimait bien en apprendre plus sur les mœurs et les coutumes de chaque peuple et cela fait partie de la diplomatie que de s’intéresser aux histoires certes divines de son futur allié. Il savait qu’il avait d’autres peuples sur cette planète mais les Erudias étaient le peuple majoritaire et celui qui recevait les Atlantes, alors cela ne le choqua pas d’entendre autant de gloire sur une seule civilisation, qui semblait avoir soumis les autres. En sortant de ce temple, tout était encore dans le luxe opulent et la décadence … Les Erudia étaient des orfèvres mais aussi des grands kéké qui aiment en mettre pleins la vue. Il avait tellement de détail et d’élément à voir que l’anglais ne savait plus où jeter son regard d’acier.

La cité au bout du pont était impressionnante et très voyante, comme si les Erudias avaient tout mis en œuvre pour montrer qu’ils étaient les maîtres de cette planète. Et il avait une certaine élégance et majesté dans cette architecture florale. A se demander depuis combien de temps, ils ont cet édifice incroyable. Il ne semblait pas avoir de demi-mesure et l’escorte en face d’eux était véritablement à la hauteur de tout ce faste… Au fond de lui Alexander était mal à l’aise, il avait l’impression d’être un roi ou même une sorte de divinité qu’on attend avec joie depuis des millénaires. Il y a de grande chance que le bal soit du même acabit et il félicitait son équipe d’avoir pris de beaux habits pour ne pas faire tache devant un peuple qui semble porter une importance a l’apparence.

Alexander ne parlait pas, il avait la voix coupée par tout ça et surtout il se demandait bien si s’était dans les mœurs de ce peuple dans faire des tonnes, ou juste une stratégie de Landmara pour leur clouer le bec et les mettre dans une situation d’inconfort : son peuple est plus riches et au-dessus du leur. Cela était simplement de la méfiance et il décida de profiter de tous ces efforts pour observer les cavaliers… avec leur étranges monteurs aux mors qui pourrait scandaliser tous les anti mors terriens. Pourquoi de tel outils ? Les bêtes étaient aussi sauvages que ça ? Il en avait de la peine pour elles. Leur silhouettes squelettiques leur donnaient un aspect mystérieux et surtout mortuaires, franchement ils ne les trouvaient pas belles, même avec leurs bois fleuris, il y trouvait un coté très malsain … La rigidité des cavalier qui semblait attentif à leur monture ne le rassura pas plus. Ils semblaient tendus et les animaux les fixaient sans broncher.



Nelly avait du mal à rester sérieuse. Tout ce qu’elle voyait autour d’elle lui donner envie de blaguer. Landmara était un général, c’est ça ? Un dirigeant ? Mais il avait un air si efféminé se disputant à la virilité qu’il y avait de quoi se poser des questions.
Et si, finalement, ces représentants étaient assexués ? Ou qu’ils disposaient tout autant d’attributs masculins que féminins ?
Les talonnettes dorées faillirent lui faire éclaté de rire et elle releva un instant sa robe pour comparer ses rangers bien cirées.
« Papa adorerait les chaussures. Je dois passer commande ! » Se dit-elle, le surnom désignant Isia.
Jacobs lui lança un regard intrigué avant de baisser la tête et d’afficher un rictus amusé, Nelly avait choisi le confort et elle avait eu une bonne idée même si ça manquait d’élégance. Elle regrettait de n’avoir pas mit une robe qui couvre aussi ses pieds… elle en avait déjà marre de ses talons.

En partant, Nelly fît un grand “au revoir” joyeux de la main à son garde miroir (qui lui rendit un signe de tête discret) et suivi tranquillement la troupe. Elle surveillait les alentours, évoluant en restant un peu en retrait mais à coté d’Erin. L’histoire du peuple ne l’intéressait pas vraiment. C’était de l’officiel, un joli conte pour enfant avec tout plein de poudre aux yeux. La jeune femme se sentait gênée par cette extrême invasion de luxure et de bling bling claquant. Elle se demandait si cette richesse ne cachait pas un esclavage massif. Un peu comme les pharaons qui préparaient leurs sépultures dantesque dans les pyramides en sacrifiant une bonne partie du peuple.

Ce qu’elle vit en débouchant du couloir n’était pas pour la rassurer. Encore du luxe, de la pierre précieuse, tout dans l’extrême. Ou est-ce qu’ils avaient eu toute cette matière rare à travailler ? Est-ce que c’était aussi abondant chez eux que les océans sur Terre ? Ou est-ce qu’ils avaient envahi et massacré tout un tas de peuplades pour faire un centième de ce pont ?
« C’est magnifique. » Mentit Nelly, préférant de loin la sobriété de la cité. « Ca a dû être très dur à construire, n’est-ce pas ? »

Landmara s’était tourné pour observer les réactions des Atlantes de son regard translucides, avant de s’approcher de Nelly comme un fantôme puisqu’elle prenait la parole.
« De nombreuses années. L’entretien est fastidieux aussi. Mais cela en vaut la peine. Il faut bien marquer l’histoire pour les générations futures avant que notre civilisation disparaisse et faire honneur à Delfela-fan » répondit-il de son ton tout aussi affable et agréable comme une mélodie.

Alexander fut intrigué par ce discours « Pourquoi parlez vous de disparition ?» Ce n’est pas courant comme affirmation, comme si cela était inévitable.
« Toute civilisation arrive à son apogée et finit par être en décadence. Un jour cela sera le cas de mon peuple, comme du vôtre. A moins que les Wraiths décide de précipiter cette décadence. » dit-il pragmatique avec une lueur assez étrange dans les yeux, un mélange de mélancolie et de fatalité. Alexander ne savait pas trop quoi en penser, juste qu’il est courageux et un peu effrayant de se résigner au point que de toute façon tout allait disparaître. Landmara leur fit un sourire radieux avant de continuer le chemin.
« A quoi bon s’il ne reste plus personne pour en profiter ? » Nota l'hispanique, sceptique.
« D’autre en profiterons ! Tant que la planète vie, l’humanité aussi. »

Nelly pinça des lèvres, ne voulant pas répondre, tout en continuant de suivre. Il ne fallait pas avoir le vertige. Et franchement, ça ne la ravissait pas du tout cet étalage de richesse. Est-ce que le chevalier et sa compagne en avait l’habitude ? Et que donnerait cette réception mondaine d’ailleurs ?
Apercevoir Condom se pencher pour évaluer la hauteur impressionnante du pont la fit sourire. Elle s’approcha avant de lui dire :
« Je suis sûre que tu as envie de cracher. Faudra attendre que Légolas soit pas là...on le fait à deux au retour ? »
Le caporal ricana doucement, il aimait bien a référence qui collait comme un gant au commandant. « Et sans que le roi et la reine voient les deux hobbits faire ce genre de chose ! » dit-il d’un oeil complice.
« Trop sério ! Ils vont faire les gros yeux, regarder autour d’eux, et ils cracheront con nosotros. D’ailleurs, j’parie que m’dame la directrice, elle crache plus loin et plus vite que nous deux !»
Elle posa un regard guilleret en direction d’Erin, avec sa prestance et son aspect diplomate.
« Elle, elle cache bien son jeu. Obligé !»
Candom toisa Erin a son tour avec une petite moue peu convaincue. « Je ne la voit pas cracher, ça casserait le mythe ! »
« Je la vois TROP cracher avec nous. C’est pas princesse Sissi. C’est encore mieux : Princesse Erin !!!»
« Mouai… les princesses ça ne crache pas ! ça couperait tout son attrait qu’elle crache comme un bonhomme ! » Il n’était pas convaincue et rien que l'imaginer lui filait des aigreur d’estomac !

Le bouquet final venait de l’escorte.
C’était à croire qu’ils étaient des Dieux. On les attendait avec un carrosse, des chevaliers, des bestioles tout droit sortie d’un monde fantastique. Nelly écarquilla les yeux et s’approcha des animaux à grandes enjambées en s’abandonnant :
« OOOOOHHHHH ! Des licornes à tête de pâquerettes ! Même quand j’ai respiré du gaz, j’ai pas fait un si gros délire ! Ils sont beaux !!! Réalisateur : James Cameron, trop fort !!! »
Elle s’approcha de l’une des créatures (sous le regard altérés des cavaliers ! Mais fortement amusé du commandant) sur lequel un chevalier était monté et en profita pour zieuter tant l’animal que le soldat. Toujours le même principe : s’éclater à la Nelly mais récolter les renseignements dans la foulée. C’était bien beau de faire un tir de barrage avec des armes de poings mais il fallait être bien renseigné. Si ces machins les chargeaient alors qu’ils fuyaient sur le pont, est-ce que ça allait les arrêter ?

Telle une enfant, Nelly ria de bon coeur en gratouillant le dessous de la mâchoire de la biche à fleur.
« T’es une belle fifille. T’es une belle fifille toi !!! C’est bien une fille hein ? » Fit-elle au garde pour voir s’il répondrait. « Je vais l’appeler Marie Poppins !!! Elle a pas trop mal au dos avec tout tes muscles et tout ? »

Mais personne n’eut le temps de lui répondre que le regard noir de la créature se plongea dans les pupilles de la jeune femme… celle-ci avaient l’impression que le temps venait de s’arrêter et que la noirceur si profonde des yeux du cerfs la happait, l’invitait à plonger dans la mer noire sans jamais remonter… des étoiles, une galaxie, elle nageait dans une nuée d’étoile ou il faisait soudainement froid… un cockpit de F-302, pleins de cadavre de F-302 et Adam qui agonie devant elle, l’homme étouffe et manque d’air… une planète devant eux, emplie de sable et des darts qui filent droit sur eux… Un mélange assez horrifiant de deux missions, celle où elle avait découvert le complexe de la reine des ingénieurs et celle de Normandie, où il avait fallu livrer bataille… comme si elle revivait tous ces pires souvenirs en quelques instants, toutes ces angoisses, tous ces doutes et voir même bien pire… Il eu un flash et soudainement, le visage d’Adam se transforma en celui de Pedge, Pedge qui la rejette qui l’insulte de honte de l’armée… et la projette dans le ciel étoilé, la laissant flotter comme une méduse… Puis le froid, le terrible froid… et quelqu’un qui lui attrape le bras et des cris autour d’elle. Mais elle ne sentait pas revenir, toujours en train de nager dans cette mer sans fin …

Erin suivait le mouvement tout en laissant son regard fureté ici et là pour en prendre plein les mirettes. Ce petit intermède diplomatique s’annonçait fort reluisant, autant que dépaysant. Ils allaient avoir le droit au grand jeu, de l’arrivée jusqu’à la fin. Du faste, des paillettes, du kitch, bref un cocktail détonnant qui n’avait qu’un but, celui d’impressionner sur la culture du commandant, ainsi que sur sa faction. Mais se souciait-on des esclaves des romains quand on contemplait les vestiges des monuments érigés à travers l’Europe ?

Nelly comme toujours semblait bavarde et elle poser quelques questions qui trouvaient des réponses dans la bouche du commandant Ladmara. La sortie du temple se fit sur un immense pont qui reliait l’endroit où ils étaient arrivés, et où se trouvait la Porte, à une cité qu’on distinguait parfaitement tout au bout de l’ouvrage d’art. L’architecture de la ville dénotait avec tout ce qu’ils pouvaient avoir sur Terre. Parfois, Erin se demandait pourquoi les gens sur Terre ne faisaient pas preuve de plus d’audace, d’immagination, pour réaliser ce genre de truc fantastique ? Pourquoi est-ce que nous étions toujours dans des formes à peu près similaires ? Une histoire de gravité ? De matériaux disponibles ? De compétences ? D’imagination tout simplement ?

La cité brillait tel un joyau dans le ciel. Les reflets du soleil venaient la percuter avec douceur pour se propager alentours, le tout augmenté par les immenses verrières qui constituaient l’essentiel de l’architecture. Est-ce que les Erudiats avaient besoin de beaucoup de chaleur pour vivre ? Ce ne serait pas impossible, car pour l’administrative assez pragmatique, ça devait faire effet serre dans ce complexe, à moins que le verre ne soit traité d’une certaine façon. Mais est-ce que ces gens avaient la technologie et les connaissances pour ? Le climat ne semblait pas très froid pourtant. Enfin, elle avait hâte de parvenir à cette cité pour la découvrir de l’intérieur.

Mais avant, il fallait passer le pont. Et qui dit pont dit vide, et Erin avait pris conscience dès la sortie du temple qu’ils étaient en hauteur, certainement à plusieurs dizaines de mètres de hauteur comme en témoignait les aplombs rocheux aux alentours, ainsi que les immenses cascades d’eaux féériques qui se déversaient ici et là dans un vacarme assourdissant. La cité elle-même était construite sur des à-pic. Bref, le décor parfait pour quelqu’un souffrant du vertige comme c’était son cas. Pour le moment, elle n’avait pas constaté le vide, seulement qu’il était présent là autour. Elle était bien à l’abri au milieu du tablier du pont, à la sortie du temple, et elle préférait ne pas aller voir ce qui se tramait du côté des parapets, comme Nelly et Candom étaient en train de le faire. Elle suivit du regard l’hispanique qui venait maintenant vers l’autre particularité du spectacle local : les cerfs.

Des cavaliers étaient montés sur de véritable créatures fantastiques. Des animaux qui ressemblaient fortement à des cerfs mais qui n’étaient pas en tout point similaire. Il y avait, déjà, ces fleurs qui poussaient sur les bois des animaux. C’était beau sans l’être, car cela semblait contre nature pour Erin, et surtout, ça donnait un air ridicule à l’animal. Le côté rachitique de leur anatomie avait tendance à la rebuter aussi, comme si elle décelait une quelconque maltraitance du fait qu’ils ne soient pas en chair. Mais c’était peut-être leur morphologie, et elle le gardait à l’esprit. En tout cas, elle n’avait pas envie de s’en approcher, ce qui ne semblait pas être le cas de la militaire qui les trouvait bien cool. Une vraie gamine à s’émerveiller de tout.

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Mer 28 Nov - 19:11
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Tout se passait bien, jusqu’au moment ou Nelly décida de faire un câlin au cerf…l’anglais n’eut même pas le temps de la rappeler ou même Jacobs que la catastrophe arriva… l’anglais lança un regard lourd de sous-entendu et d’inquiétude à Erin quand il aperçut le cerf tendre l’encolure pour toucher Nelly… Le silence était une obligation, tout le monde venaient de se tendre comme une corde dans l’attente… de l’attente de quoi ?
« Que ce passe t’il ? » demanda t’il a Landmara qui observait la scène sans siller avant d’ordonner avec violence un ordre aux cavaliers : « Mitos éloignez votre bête ! » Mais le cavalier ne pouvait pas faire bouger son animal, même en lui arrachant la bouche de son mort… le long cou de la créature s’était arqué pour toucher de son chanfreins le nez de Nelly comme pour l’happer dans son regard.
« Il est trop tard, il la dans son regard ! »
« Retirez là ! » dit-il en s’avançant mais il fut devancé par Candom et Alexander qui avait été plus vif, tirant Nelly qui semblait soudainement plus dure comme si tous ses muscles venaient à s’être tendues comme une corde ! Les deux hommes la tirèrent à l’unissons, trouvant qu’elle semblait bien lourde soudainement et finalement l’archère à l’étreinte de l’animal, qui releva la tête secouante celle-ci en poussant une sorte de roucoulement sombre. Comme si elle avait reçu ce dont elle souhaitait.



Nelly put revenir à eux, complètement déboussolée surtout qu'à la fin de sa transe elle ressentait comme un chant joyeux, avec des visions de tout ce qu’elle désirait… elle était arraché à un rêve.

« L CHEZ-MOI !!! » Cria-t-elle, colérique.

Nelly chassa les bras qui l’ensserraient, ne voyant pas qui l’avait tiré en arrière comme ça, dans le seul but de s’éloigner. Les mains tremblantes, elle se raccrocha à la rambarde et longea le garde-fou du pont. Elle était dirigée par le simple but de mettre de la distance entre elle et les autres. Biches, cavaliers, Atlantes. Peu importe. Elle voulait qu’on lui foute la paix et elle leva un doigt d’interdiction au premier qui l’approcha. La paix ! Qu’on la laisse seule au moins une foutue minute.


Erin serait bien allée vers l’hispanique pour lui apporter un peu de réconfort et voir si elle n’était pas blessée, mais son non-verbal traduisait d’un refus catégorique à ce qu’on l’approche. Qui plus est, elle se réfugia près de la rambarde, et Erin senti des fourmillements dans ses jambes rien qu’à la voir si proche du vide.
« Commandant, à quoi venons-nous d’assister ? Est-ce sans risque pour notre soldat ? Que sont ses… choses ?. », demanda-t-elle d’une voix plutôt assurée malgré le gouffre relativement proche et la position de Nelly.

« Vous venez d’assister à une liaison. » Il fronça les sourcil vers Mitos le garde sur son cerf blanc, l’homme trembla sans le vouloir avant que Landmara tourne un visage amiable vers Erin puis Alexander. Landmara était embêté, la Tarv avait choisi une autre personne que son cavalier. Et cela n’était pas tolérable, Mitos avait échoué, pourtant il s’était lié avec elle au moins une dizaine de fois. Elle était peut être jeune cette Tarv, mais quand même, décidé de rompre de but en blanc avait quelque chose de dérangeant. Cette soldate Atlante devait être un réservoir à joie complètement incroyable pour être plus désirable que Mitos… jamais Landmara avait vu un homme aussi heureux de vivre… enfin jusqu’à aujourd’hui.

L’anglais s’inquiétait pour la jeune femme, mais il ne pouvait pas s’avancer plus, elle en avait intimé le besoin avec son rejet. La méfiance montait d’un cran avec ses étranges cervidés. Landmara soupira, les autres gardes étaient surpris et certain toisaient Nelly avec une lueur étrange.
« Les Tarv’s sont des créatures fascinantes. Elles entre en liaisons avec une âme qu’elles ont choisie. Comme une âme sœur. Mais le rôle de cette âme est de la nourrie du sentiment que possède la Tarv’s. Pour une Tarv de joie comme celle qui s’est amarouchée de votre soldat, elle est attirée par la joie. En échange la Tarv’s équilibre ses propres ressentis, la soutient physiquement et diffuse son sentiment. Les Tarv’s ici présentes sont associés à la joie, l’apaisement et la douceur. »

Alexander avait grand mal à entendre ce qu’on venait de lui dire… en gros les cerfs étaient des diffuseurs a hormones. Comme pour les chats… et si la créature était attirée par la joie, il n’était pas surprenant que Nelly soit la cible, elle était tellement joyeuse et enthousiasme.
« Elles influences nos ressentiments ? »
« Ceux de son âme oui. Nous, nous ressentons juste une source agréable. Mais n’y voyez pas de manipulation, notre culture est basé sur la particularité des Tarv’s. »
« Je crois que je comprends, pourtant Nelly avait l’air plutôt décontenancée. Je veux bien croire que l’expérience soit particulière mais cela ne ressembait pas à quelque chose d’agréable, d’apaisant, ou de doux. Non ? », fit Erin en guise de constatation.
« Les premières fois ne sont pas toujours agréables. » répondit l’homme en regardant Nelly, il ne savait pas quoi penser de tout cela.
« Oh, s’il ne s’agit que des premières fois... », fit Erin sans rien ajouter de plus, en laissant planer sa phrase. Elle n’en pensait pas moins.


L’hispanique avait le regard humide. Elle avait mal et se retenait de pleurer. Instinctivement, elle ramena sa main contre son coeur, comme si elle essayait de le protéger d’une menace capable de traverser sa poitrine, passer ses os, et le lui écraser dans un étau puissant.
Assez reculée, elle se tourna vers le vide sans avoir l’intention de sauter et reprit sa respiration. Elle ne savait pas vraiment si elle tremblait de peur ou bien de froid. La seule chose qu’elle savait, c’est que ça semblait réel. Complètement incohérent mais réel.

Nelly prit une longue inspiration et relâcha doucement son souffle, faisant de gros efforts pour ne pas se laisser aller. La gaieté avait quitté son visage. A vrai dire, elle avait entièrement quitté son corps pour ne laisser qu’une impression de froid et de stérilité en dedans. La petite espagnole se fit une conclusion assez claire : les cavaliers menaient les créatures mais elles ÉTAIENT leurs armes. En tout cas, ça en avait bien l’air.
Il suffisait que tout le monde se fasse avoir comme elle et c’était inutile de parler fuite, tire de barrage et tout le toutim.

Ca semblait si réel. Comme si elle l’avait bel et bien vécu.
Mais maintenant qu’elle se reprenait, Nelly savait que c’était impossible. Elle avait réussi ses dernières missions. Apollo allait bien et Pedge ne s’en serait jamais prise à elle comme ça. Plus pro qu’elle tu meurs. La texane aurait usé de mots différents et l’aurait puni mais pas injurié de la sorte.

Face à ce constat, un sourire malicieux reprit peu à peu sa place sur ses lèvres.
Les petits saliguauds de bibiche, ils savaient s’y prendre. C’était bien essayé.

« Si tu crois qu’il suffit de ça ! » S’écria-t-elle de loin à l’adresse de la créature. Le cerf la toisa quelque minutes avant d’émettre un son assez doux. Son cavalier lui détourna la tête. Le regard de Nelly dériva vers Jacobs et elle lui fit un clin d’oeil en ajoutant : « Ils ont pas l’air comme ça mais c’est teigneux. Ca mord l’esprit !»

Le message était passé. La lieutenant comprendrait forcément qu’il ne valait mieux pas laisser les directeurs au contact de ces créatures même si, dans les faits, elle ne voyait aucun des deux gratouiller la bichette. Le message était reçu pour les Atlantes, Jacobs était tendue comme un string et elle était prête à en découdre tout en restant calme. Elle fit quelque pas vers Nelly, mais s'arrêta avant d’être trop prêt attendant que sa soldate soit disposée à recevoir un contact.

« Mitos, partez devant. » l’homme hocha la tête, mais une nouvelle fois, il eut grand mal à faire déplacer son cerf, qui poussa un gémissement quand il dut obtempérer face aux aides de l’hommes… elle ne gémissait pas de douleur, puisqu’elle semblait incroyable résistante, mais parce qu’elle quittait Nelly, d’ailleurs le cerf ne détourna pas la tête de la petite espagnole … et dû se résigner à le faire quand elle était trop lointaine.

Nelly se perdit de nouveau dans la contemplation de la cité, une excuse pour se donner un peu de temps supplémentaire. La fin avait été plus déstabilisante. Elle s’était vue sur la plage de Paradize, tranquillement installée sur les transats, avec Isia et Pedge en maillot de bain. Une partie bronzette entre copines et elle se rappelait de cette sensation de paix et de bien-être. Un souhait très simple qui lui tenait à coeur mais quasiment irréalisable. Déjà parce que la première ne tiendrait jamais en place et n’était pas le genre à se dorer la pilule au soleil. Et que la seconde aurait sûrement des envies pas très catholique et préférerait jouer au docteur dans l’intimité.
Ce que lui avait dit Pedge, après l’avoir copieusement insulté dans le cauchemar éveillé, était très exactement à l’inverse. C’était ce qu’elle rêvait d’entendre un jour de sa part. C’était si paradoxal que ça reflétait la seule preuve qu’elle venait d’être agressée mentalement par la bichette. Qu’au final, rien n’était réel.

Nelly replaça un mèche décoiffée et fit un grand sourire à ses collègues. C’était son grand retour, encore plus folle, plus joyeuse. L’empreinte extrêmement froide lui était restée au plus profond d’elle, comme un gel qui peinait à se liquéfier mais elle ne le montra pas. Peut-être même par fierté et pour ne pas s’avouer vaincue face à une simple bestiole.

« Navrée. » fit-elle poliment à l’adresse de tous. Un peu gênée d’avoir offert ce spectacle. « Poppins n’aime pas les caresses. Maintenant je le sais... »

Alexander était rassuré comme beaucoup d’autre surement de voir revenir Nelly dans un aspect « normal » c’est à dire joyeux et agréable… cependant, il se questionnait sur son état, sur ce qu’elle avait vécue avec ce cerf qui voulait la lier. Il n’était pas l’heure ni le moment de faire preuve d’inquiétude pour un soldat auprès du dirigeant de ce « monde ». Mais discrètement l’anglais lui adressa un rictus et un regard de soutien. Fidèle à la coutume de sa gaieté, elle y répondit immédiatement d’un clin d’oeil espiègle. Mais quand bien même il aurait aimé en placer une pour Nelly, Landmara était déjà en train de reprendre les paroles, pour faire son rôle d’hôte. L’homme ivoire avait adressé un regard assez mystérieux tellement il était indéchiffrable sur la petite soldate surtout quand elle avait donné un prénom à la Tarv. Ils ne nommaient pas les créatures non humaines, cela était un honneur et signe d’intelligence de porter un patronyme.

Jacobs quant à elle réduit la distance entre Nelly et elle, pour laisser passer les deux dirigeants devant, puisque Landmara les faisait monter dans le carrosse.

« Apte ?» murmura t’elle tout en tenant un regard sur les deux Atlantes.
« TOUJOURS ! » S’écria Nelly, à l’inverse, parfaitement indiscrète. Elle fît un grand sourire à son lieutenant avant d’ajouter avec humour, mais en chuchotant : « Marie Poppins, c’est la space mountain du cauchemar. Elle te faire croire que tu es moche, que tu pues du culcul et que personne veut de toi. Et Monsieur Propre qui dit que c’est normal, moi j’y crois pas. Tu finis toute vide en dedans et ça revient que plus tard. Pas bon ça !»
Nelly ajouta de manière très sérieuse :
« On ne devrait pas laisser nos protégés en contact avec. Les bichettes sont plus dangereuses que les cavaliers. »
Jacobs roula des yeux à la mention très enfantine de Nelly, au moins elle souriait là était le principale si tout semblait bien.
« Hum. Elles peuvent prendre des informations psychiques ? » elle n’était pas certaine que Nelly puisse lui répondre mais au cas où oui, elle n’allait laisser aucun des deux RDA s’approcher des cerfs !

Nelly haussa des sourcils, cherchant visiblement une traduction à la question qu’elle ne comprenait visiblement pas. Prendre des informations psychiques ? Comme si la chose en avait profité pour fouiller dans son esprit ? Et pour prendre quoi comme information ?
Finalement, la petite espagnole fit la grimace pour lui faire comprendre qu’elle n’en savait rien. Elle avait vécu la chose sous le coup de la surprise, elle ne s’y était pas du tout attendue. C’était davantage un moment subi qu’un moment vécu. Alors savoir si cette expérience cachait quelque chose de plus, l’espagnole était bien loin de pouvoir le dire. Cela déplut à Jacobs qui déclara dans sa tête que les biches étaient des dangers de catégorie 2.


Erin était moins jouasse qu’à son arrivée. Non seulement l'événement avec la biche fleurie ne lui disait rien qui vaille, mais la perspective de traverser ce pont ne lui disait clairement rien. Il semblait vraiment très haut, et elle sentait déjà des picotements dans ses pieds. Cela n’était pas bon pour la clarté de son esprit et la vivacité de son mental. La peur allait imprégner chaque pore de sa peau et chaque fibre nerveuse et bientôt, elle s’imposerait à elle totalement, effaçant sa cognition et sa perspicacité.
En tout cas, elle était soulagée de voir que Nelly allait mieux et qu’elle revenait vers eux. A l’instar d’Alexander, elle lui adressa un petit sourire, avant que le commandant ne les invite à monter dans le carrosse. Elle n’était pas mécontente non plus de voir les pâquerettes sur pattes s’éloigner.
Ils n’allaient pas traverser à pied, mais à l’abri dans une structure roulante, et cela rassura l’américaine. Quand elle était en voiture sur Terre et qu’elle traversait un pont, cela ne lui faisait rien de spécial, même s’il était très haut comme le Golden Bridge. Mais à pied… Même pas en rêve.


Alexander connaissait la peur de sa compagne, en passant sur son flanc, il lui effleura la main de manière assez discrète en la toisant quelques instants avant de voir si elle se sentait bien. Par son regard, il essayait de lui apporter autant de soutiens que de calme, pour lui éviter la panique. Le carrosse était bienvenu en effet surtout pour Erin. Lui au contraire de sa compagne, adorait être en hauteur et il éprouvait à cet instant un certain confort et apaisement de voir ce vide sous eux. Un apaisement contradictoire avec l’évènement des biches, qui étaient à surveiller.



Candom, lui, s’était porté à la hauteur des deux dirigeants alors qu’ils s’apprêtaient à monter dans le carrosse, laissant les deux femmes discuter ensemble de ce qu’avait vécu Nelly. Il préférait garder un oeil sur les deux administratifs. Vigilance constante Potter ! Euh, Candom !
« Si Madame veut bien se donner la peine.», dit-il d’une galanterie maladroite et pataude en tendant la main pour aider Erin à monter avec sa robe, depuis le bas du fiacre. Le jeune soldat piqua un fard alors que la RDA, avec une expression partagée entre un franc sourire et un rire, posa sa main dans la sienne pour prendre appui et monter dans le véhicule local.
« Merci Alexis. », lui dit-elle alors qu’elle s’installait sur le siège. Le jeune homme bafouilla un “de rien” pas très compréhensible, avant de s’éloigner, ne proposant pas le même “service” à Alexander. Il préférait faire mine d’inspecter visuellement le carrosse, mais il faisait cela surtout pour se donner une contenance. D’ailleurs, il lorgna pour voir s’il ne pouvait pas monter devant avec le cochet, histoire de partager un bout de route dessus, comme dans la petite maison dans la prairie, une de ses séries préférées. Ce serait tellement dément !

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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman



L’anglais fut devancé par l’américain, qui déjà se présentait à sa compagne pour l’aider à prendre place dans le carrosse telle une princesse. L’homme lança un regard presque amusé de voir la gêne du soldat qui se voulait bienveillant et très galant, intérieurement cela le fit rire et il n’aurait pas été en mission diplomatique, il lui aurait sortie une petite pique pour le bousculer un peu. En tout cas, l’anglais monta juste après dans le carrosse fermé, trouvant les sièges exagérément mous et moelleux. Le constat était là, tout était à l’extrême dans la luxure et le confort.

Jacobs, se racla la gorge, faisant un signe à Nelly de se presser d'entrer dans le « véhicule » avant de lancer un regard à Landmara pour soir s’il prenait la suite ou non. L’homme élégant lui fit un sourire avenant l’invitant à passer devant lui avec un « les dames d’abord » qui hérissent les poils de bras de la lieutenante qui n’aimait pas spécialement la galanterie masculine. Cependant, elle mit de côté ses relents féministes pour les conventions sociales. Elle profita d’être proche du dirigeant, pour lui demander si Candom pouvait être auprès du cocher, prétextant un vieux rêves d’enfant. Dans les faits, elle avait vu son soldat lorgner sur cette place et elle avait trouvé l’idée bonne de mettre un éclaireur. Le commandant accepta de bon cœur et la jeune femme monta dans la calèche se plaçant en face des deux dirigeants avant d’être rejoint par Landmara, qui prenait son rôle d’hôte très à cœur, puisque déjà, commençait à narrer quelques particularités des chutes qui bordaient la cité. Et surtout pourquoi ils avaient construit la ville sur cet îlot perché. La raison était simple, il désirait faire hommage à son peuple avec leur grandeur et aussi avoir une cité difficile prenable. Il ne cacha pas le fait, que les Erudias avaient suffisamment de courage pour préférer la mort dans une chute d’eau que l’esclavage. Tout une symbolique tournait autour de cette eau en hauteur, proche de la divinité et du sacrifice pour la liberté.

Bien entendu l’homme demanda aussi comment se portait Atlantis, si elle était impressionnante ou même magnifique. Ce peuple avait un besoin de candeur qui n’était pas forcément aux goûts des terriens. Mais peuvent-ils juger un peuple différent du leur ? Non, Hoffman, répondait dans les grandes lignes sans en dire plus, il manœuvrait habillement, pour éviter les questions précise et détourné du politicien en face de lui. Il avait un échange insidieux entre eux et très vite l’homme mit Erin dans la boucle, comme pour tester l’esprit et l’intelligence de ses deux interlocuteurs. Cela semblait être un jeu, un jeu entre chats qui se partage la même balle, ils se toisent, se regarde et se jauge.

Du côté de Landmara il avait toujours ce rictus agréable et plaisant, cet homme oscillant entre le mystère et la beauté assez surnaturelle de son visage. Alexander était persuadé qu’il devait en jouer pour charmer. Landmara avait un charisme une aura qui ne laissait personne indifférents surtout avec cette voix qui semble vous caresser et vous procurer des frissons. Cette attitude dérangeait Jacobs, elle a toujours éprouvé de l’attrait pour les femmes. D’ailleurs, elle regardait de temps à autre Erin, la trouvant un peu trop jolie. Oui, elle était belle et la nature lui avait offert la chance d’avoir un cerveau et un corps bien fait. De quoi hurler à l’injustice. Mais passons, elle appréciait sans être outrageante la directrice, mais elle se sentait mal à l’aise de trouver Landmara presque attirant. C’était un homme après tout et même si elle appréciait la beauté de certains mâles elle ne ressentait rien dans son bas ventre. Chaque parole du commandant lui soufflait des envies inavouables et elle n’appréciait pas du tout, donc elle se referma comme une huître, se demandant si elle n’était pas la seule cruche à frissonner. Elle cherchait des signes chez les deux autres femmes, occultant Alexander, puisqu’elle ne pouvait pas s’imaginer que l’homme puisse être séduit par un autre homme. Elle ne le voyait pas s’amaroucher d’un zizi comme elle disait. Comme si le raffinement de l’anglais l’empêchait d’aimer autre chose que la beauté d’une femme. Et en l’occurrence Erin. Oui Jacobs avait ce petit air romantique et fidèle, elle adorait au plus profond d’elle-même les comédies romantiques et les couple solide qui transpire l’amour. Même si les deux RDA ne montrait que peut leur intimité, elles les avaient déjà vu échanger au détour d‘un couloir, un regard un baiser discret qui en disait bien plus long que les plus grands discours. A chaque fois, elle avait pensé un « mais c’est trop chouuuuu » avant de remettre son masque militaire et de les aborder comme si rien n’était. Peut-être qu’au fond, elle aimerait bien avoir ce même genre de relation.

Bref, elle se perdit dans ses pensées, au point qu’elle ne se rendit pas compte que le carrosse s'était arrêter et que tout le monde était descendu, sauf une personne. La lieutenante, sursauta avec violence quand elle sentit une main sur son épaule.

« Lieutenant vous venez ? » demanda doucement Alexander.
« Oui oui » se releva t’elle rouge de honte avant de regarder l’anglais puis de voir que Landmara était en train de parler avec Erin de politique.
« Je ne le sens pas. Cet homme est dérangeant. »
« Oui » Jacobs regarda son supérieur quelques instants avant d‘hocher la tête. « Rejoignons les autres, avant qu’il ne garde Erin pour lui. »

Le message était récit, Jacobs soupçonnait Landamara de faire du gringue à Erin. Et qui lui en voudrait ? cette femme était séduisante et intelligente. La militaire s’attendait à ce que l’anglais passe devant, mais une nouvelle fois, il eut un acte de galanterie. Venant de lui, elle le prit pas si mal, puisque…puisque voilà Hoffman ne transpirait pas de choses bizarre et surfaite. Et puis bons ‘était un Atlante. Bref, elle descendit à sa suite l’anglais et se mit directement prêt d’Erin comme pour contrebalancer les paroles de Landmara qui avait l’air d’être anodine. Il se renseignait sur le régime d’Atlantis.


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    Alexander Hoffman
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Ven 30 Nov - 21:22
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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman





Erin était satisfaite, mais vraiment, de traverser le pont en carrosse. Qui plus est, leur hôte était des plus agréables, conversant simplement mais de façon intéressante, même si la jeune femme trouvait qu’il en faisait un peu trop. Mais pour elle, il était à l’image de ces monarques d’antan, qui receptionnaient des confrères à eux dans un luxe et une magnificence censés leur rappeler que leur royaume était bien moisi à côté du sien. C’était à qui en mettait plein les mirettes à l’autre, et elle ne pouvait pas lui en vouloir d’en être encore là… Et puis, sincèrement, elle ne s’était pas apprêtée de la sorte pour rien non plus. Elle passait un message sur la mode et le faste Atlante. Bref, c’était un combat naturel, une sorte de cours de dirigeants, dans laquelle les trois soldats étaient entraînés. Erin jeta d’ailleurs un coup d’oeil vers Nelly, puis vers Jacbos. Cette dernière semblait être dans un état contemplatif avancé à l’endroit de Landmara, ce qui interpella la RDA. Cet homme avait un pouvoir dans la voix qui suscitait attention et intérêt. Elle le sentait, c’était dans le timbre, la tonalité et son élocution. Son non-verbal y jouait grandement, de même que son androgynéité. Jacobs était-elle fascinait par cet homme ? Eprouvait-elle une forme de désir ? Etait-ce une forme de d’hypnose ? Elle passait en revue les possibilités, et elle se décida à se montrer prudente.

Erin se montrait affable et courtoise, mais elle érigeait déjà des barrières mentales par le biais de petites phrases péjoratives envers son interlocuteur. Ainsi, elle gardait son esprit critique en alerte, et elle ne prenait pas tout ce qu’il racontait pour argent comptant. C’était une stratégie comme une autre, qui ne l’empêchait d’être aimable de façade et dans ses propos, jouant la diplomatie avec doigté. Si l’américaine pouvait laisser penser qu’elle n’était pas insensible aux charmes du commandant, il n’en était rien intérieurement. Elle croisa d’ailleurs le regard de Jacobs, qui semblait chercher quelque chose chez elle en la scrutant. Avec tact, Erin changea de cible visuelle et reporta ses deux émeraudes sur Landamara, laissant Jacobs à sa contemplation. Le secret de ses amours saphiques avait fuité jusqu’aux oreilles de la RDA, et elle ne se formalisait pas d’être un objet de désir pour cette militaire, tant que ça en restait là. Ce qu’elle avait dans sa tête ne la regardait pas.

Ils étaient arrivés à destination, et Erin descendit du carrosse, usant du bras de Candom qui s’était encore une fois portée volontaire pour l’aider. Décidément, ce jeune homme était pratique, en plus d’avoir de bonnes manières. Et la conversation continuait avec le commandant, source intarissable de questions sur Atlantis, ou de propagande sur son architecture et sur son peuple.


Dès que tout le monde fut là, Landmara les guida jusqu’au dogme de fleur en verre. Ils pénétrèrent dans un bâtiment très lumineux et emplis de fleurs étranges et d’autres végétaux dignes des plus belles imaginations. Encore une fois, la claque de la beauté venait gifler chaque Atlantes. L’émerveillement était de mise, avant que le commandant, els fasse passer par un couloir de glycine arc en ciel qui menaçait jusqu’à l’entrée de la salle du palais. Dès qu’il pressa la porte en or orné de fleur, une douce musique se fit entendre. Des instruments à vent et à corde diffusaient avec habiletés un son entre le dynamisme joyeux et la lenteur d’un état langoureux, procurant de nombreux sentiments au fond de chacun.

La salle était lourde de décorations murales, des moulures or animalières et végétales à l’image de ce qu’ils avaient vu depuis le début. Un immense buffet en cercle était au centre de la pièce et au milieu des tables un enclos de petite barrière fine en or avec trois cerf. Ils avaient des bandeaux sur les yeux. Les animaux, évoluaient avec grâce et beauté dans cet enclos d’herbe doré tout en ignorant les humains. Leurs mouvements semblaient être une chorégraphie subtile selon le ton de la musique. Les trois cerfs étaient d’un blanc pur avec des fleurs allant du rose au rouge et au bleu pour chaque individus.

Landmara les toisa d’un air satisfait, les cavaliers avaient prit une agréable précaution suite à l’accident.
« Au cas où, nous leur avons caché leurs yeux. Mais vous ne risquez rien d’elles. Ce sont des diffuseur », il apaise les colères et les mauvais sentiments, pour que la fête soit douce et agréable pour tous. » Il eut un sourire amusé. Mais Nelly pouvait reconnaître « sa » biche, elle ne la reconnut pas visuellement puisqu’elle était tellement similaire aux autres, mais elle sentit au fond de sa tête, une caresse… une bouffé de joie impressionne. Comme si sa « Poppins » était en train de la saluer et qu’elle heureuse de la voir ici. Ou heureuse d’être ici avec elle….

« Même civilisé, la cours a toujours ses petites têtes de vipères prêtes à cracher leur venin. Et c’est un jour de fête non de conflits» Il mettait une grande importance à ce point, il voulait que ça soit réussi et cela lui tenait à cœur. Il avait beaucoup de véritables fleurs odorante set magnifiques aux couleurs incroyables et irisées. Mais le plus incroyable là-dedans était peut-être les tenues des personnes, notamment des femmes… outre les perruques blanches orné de coiffures extravagantes, les vêtements faisaient penser à des défilés de mode impressionnistes ! Il avait du monde, surement une bonne soixantaine de personnes sans compter les gardes.

Spoiler:
 


D’un autre côté, Erin se disait que ce dirigeant pouvait se gargariser de présenter un endroit aussi beau. Le fait qu’il le reconnaisse lui-même volontiers était une bonne chose, car bien souvent, les gens étaient blasés de vivre au quotidien dans un cadre de vie, et ils ne voyaient plus la beauté dans ce qui les entouraient. Il fallait reconnaître que tout était très beau, très majestueux, et que ça en mettait plein les mirettes. Erin se demandait si l’ensemble du royaume était comme ça, ou si elle n’avait devant elle qu’une facette microscopique de cette civilisation. Peut-être qu’autour de tout ce luxe gravitait de l’exploitation humaine, d’humain qui vivaient dans des ghettos ou dans des bidonvilles. Pour le moment, elle ne voyait que ce qu’on voulait bien lui montrer, et pour le coup, c’était quand même sacrément beau.

L’oreille musicale d’Erin fut attirée par les douces mélopées qui s’échappaient d’instruments à corde et à vent, du moins à ce qu’elle pensait reconnaître, et elle se laissa guider par le rythme dynamique sur fond langoureux que les musiciens présentaient. Le faste était toujours partout, s’étalant sur les murs avec outrance. C’était vraiment trop chargé, mais ce n’était pas moche non plus. Ils retrouvèrent les biches blanches aux bois fleuris de différentes couleurs, qui étaient disposées dans un enclos au centre de la pièce, délimité par des barrières et par un buffet immense.

Erin opina du chef aux propos du commandant, non sans considérer les animaux du regard. Elle trouvait cela étrange comme « dope », comme substitut, comme… Elle ne savait pas trop comment le définir en fait. Qu’est-ce que c’était exactement ? Une espèce de drogue douce qui permettait d’aplanir les humeurs de chacun ? Elle ne comprenait pas pourquoi ils utilisaient ce genre d’animaux. A des fins de servitude ? Avilissement ? Après tout, ils semblaient être un puissant moyen de contrôle des humeurs de chacun, donc qui dirigeait ces bêtes pouvait diriger un peuple.

Erin détacha ses yeux des ovidés pour les laisser traîner sur les convives, tout en répondant au commandant :

« Vous contrôlez régulièrement les humeurs de vos gens ? », demanda-t-elle sur le ton de la conversation, laissant penser que c’était intéressant. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle trouvait ça carrément malsain, et que c’était de la manipulation sans foutre en l’air toute la diplomatie déjà engagée. Non, elle préférait savoir à qui elle avait à faire, et qu’est-ce qu’il faisait de ces animaux vis-à-vis de son peuple. N’empêche, ces genre d’animaux devrait être une bénédiction pour les enfants autistes. Elle voyait plus des applications thérapeutiques que des applications de contrôle de foules.

Mais c’était peut-être parce qu’Erin avait tout d’une démocrate et non d’une dictatrice en puissance.


Nelly était mal à l’aise.
Ce n’était pas simplement le fait de se trouver dans le carrosse avec le couple de directeurs et le lieutenant. C’était surtout d’avoir Monsieur Propre en face. La petite espagnole avait tendance à regarder le paysage défiler mais, pour ce qu’elle y voyait, ça ne lui plaisait pas. Du luxe, du luxe, encore du luxe. Et ce grand pont…

Non, pas de pensées d’ordres tactique ou stratégique. Sur le moment, on ne pouvait pas dire qu’elle faisait son travail. Elle avait d’ailleurs carrément décroché de la conversation pour essayer de se couper davantage. Son esprit ressassait sur la dernière expérience, sur le fait que Poppins était entrée dans sa tête à l’aise sans lui demander son avis. C’était un peu comme si un type défonçait ta porte d’un simple coup de pied, te piquait ta poche de chips, s’installait à côté de toi pour ensuite changer de chaîne télévisée.
Il y avait dans tout ça une simplicité très agaçante, et encore, ce n’était pas le plus ennuyant.

Non, le plus ennuyant, c’est qu’elle continuait de ressentir des émotions qui ne lui appartenaient pas, des sentiments qui n’étaient pas produit par sa conscience. Nelly creusait un peu, analysait bien malgré elle, en faisant des comparatifs.

Par exemple : Pedge qui l’avait balancé sur son lit, le jour où elle avait abusé de sa patience, et qui avait falli lui faire du mal. Cela l’avait attristé, vexé, parce qu’elle ne voulait que lui changer les idées à l’origine.
Cette émotion là venait d’elle.

Son accès de jalousie contre Frei qui s’était soudainement déridée à une fête d’Halloween, c’était bien elle.

Les quatre cents cinquante post-it d’inscriptions affectives qui rendaient méconnaissable la chambre de Pedge.
Le dessin enfantin d’une Isia qui terrorise un patient avec son scalpel, habilement exposé à pleine vue sur le verso de sa tablette, alors qu’elle faisait sa tournée.

L’excitation, le plaisir de déconner, la joie d’imaginer le résultat, la malice. Tout ça venait d’elle. En revanche, son regard qui se faisait happer par le Monsieur Propre, ça, ça ne venait pas d’elle.

Le regard de Nelly s’assombrit alors qu’elle l’observait. C’était forcément lui qui dégageait cette influence malsaine. Il y avait cette attirance pas du tout naturelle, comme une manipulation, et c’était dans son corps. Son coeur. Nelly vivait ça comme une intrusion. D’abord par Poppins et maintenant par Landmara. Monsieur “jsuis beau, fort, puissant, ti sourire et tu craques, au calme, ablablabla”.

En son for intérieur, la petite espagnole se sentit menacée. Dans son intimité, dans son intégrité, dans son jardin secret, c’est comme si on ne lui permettait plus de penser en tant que “Nelly”. Ou qu’un regard restait toujours présent par dessus son épaule avant qu’une voix ne lui dise “Nan mais lui tu l’aimes bien, il t’attire. Si si, j’te l’dis”.
Pas question ! Si Nelly était attirée par quelqu’un, elle le choisirait elle-même !!! Mais certainement pas un elfe albinos en talonette. NAN !

Pour compenser cette intrusion, la jeune femme se retrancha naturellement derrière ses défenses habituelles : elle ferait l’enfant. Elle ferait des conneries. Elle serait joyeuse.
C’était peut-être à l’inverse de ses habitudes, elle qui devenait l’adulte et la professionnelle une fois la Porte des Étoiles franchie. Mais ce type, là, c’était tout simplement une menace pour elle. Le coup de la bibiche lui avait fait peur. Alors lui ? De quoi était-il capable ?

Nelly ne pouvait pas en parler aux autres. Et puis elle ne voulait pas se confier comme ça. Sur le moment, Isia et Pedge lui manquait terriblement. L’une comme l’autre aurait eu cette façon particulière de répondre et de l’aider. Mais elles n’étaient pas là.
Nelly haussa des épaules, comme si elle se répondait à elle-même, puis retourna à sa contemplation tout en s’accoudant à la fenêtre du carrosse. Elle se remémora sa dernière activité sympa. Dans son casier trafiqué, en mangeant quelques chamallows tout en matant les garçons qui allaient à la douche.

Le voyage se termina enfin pour une nouvelle vague de luxe et de clinquant. Toujours mal à l’aise, l’hispanique s’avança sans parler. Elle jeta un coup d’oeil à Condom, voir s’il était toujours festif de son côté, puis observa un peu l’endroit. Le coup de l’enclos la laissa pantoise.

« Des diffuseurs ? » répéta-t-elle distraitement en observant les animaux avec une certaine crainte.


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Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : Bureau d’Alexander Hoffman





Alexander était silencieux, admirant tout l’environnement saturé en richesse et en beauté. Il n’avait jamais vu un peuple aussi attentif aux moindres détails et avec un goût presque ironique pour le luxe. Pas même les rois d’Europe avaient eu le loisir d’être aussi frivoles. Et en parlant de frivolité, les tenues des hommes et surtout des femmes étaient tout ce qu’il y a de plus extravagant, il avait l’impression de ne plus être à la renaissance mais dans un défilé de grands créateurs qui auraient abusé des substances illicites.

Son regard se perdit sur une robe composée de plumes de paons et d’un bleu qui changeait de nuance selon les mouvements de la créature qui la portait avec une certaine élégance. Il se fit la remarque qu’Erin devait tout autant attirer les regards avec sa robe en pierre de feu. Et c’était le cas, elle avait le droit à des œillades appréciatrices de certaines femmes, qui la
saluaient de loin, comme pour lui signifier qu’elle avait fait un bon choix. Mais outre ses regards appréciateurs, il avait toujours des personnes étonnées voir un peu intimidé sur le passage de la délégations atlantes. Leurs regards se levaient sur les crânes chevelue de couleur clairs des personnes. Faut dire que mise à part le blanc, il n’avait rien d’autres chez le camps inverse…

Quoique… des serveurs et serveuses, habillés de blanc brodé d’or florale, se déplaçait proposant boisson et petit mets colorés. Ils avaient tous les cheveux longs et tressés et surtout ils avaient les cheveux ébène. Mais encore, là n’était pas leur seule particularité. Ils portaient des tatouages sur le visage à l’encre rouge et au motifs tout aussi complexe que les détails des objets présents dans la pièce. La grande différence était dans les traits moins souples moins courbé, des traits francs et plus « sauvage ». Chaque érudit qui prenait un mets ou un verre sur les lourds plateau d’or, ne portait aucun regard aux serveurs qui semblaient évolué dans l’ignorance la plus totale. L’anglais, quitta son observation au moment où Landmara parla du groupe de biches. Cela lui filait des frissons dans le dos. Il était en effet, de bonne humeur et surtout calme… Le pouvoir de ses biches était passablement inquiétant. Mais avant de faire de telles conclusions, il préféra écouter la réponse du commandant.

Landmara tourna la tête vers Erin avec un de ses rictus agréables et assez perturbant. Puis posa un regard doux sur Nelly qui demandait confirmation.
« Oui, pour de telle réceptions c’est le cas. Ils sont aussi importants et agréables que l’odeur d’une bougie parfumée. L’odeur est douce, mielleuse, cela donne à votre chez vous, un coté agréable et accueillant. C’est le cas pour nos Tarv’s. Cependant, si vous voulez vous mettre en colère, vous pourrez aisément. Et il en serait bien dommage » il parcourut de son regard la salle avant d’ajouter : « Voyez les Tarv’s comme des parfums. »

Alexander se méfia un peu mine de rien. Ce genre d’animaux, pouvaient devenir une arme de contrôle sur un peuple et aussi sur eux. Après, il ignorait leur véritable puissance et les érudits semblaient les utiliser au même titre qu’on allume une bougie parfumé pour apprécier son intérieur. Les animaux n’étaient que des meubles pour eux ? Il n’en savait trop rien, mais préféra être prudent sur le coup. Nouveau peuple, nouveaux mœurs n’est pas toujours facile de ne pas aller contre ceux-ci quand on en a d’autre.


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Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : dans le Palais des Fêtes



Au milieu de cette assemblée et de cette animation, dans ce bouillon de vie, la petite hispanique ressentit la Poppins qui devait être contente de la voir. Tu parles d’un diffuseur avec ce qu’elle avait expérimenté ! Ce sorte de lien, elle ne savait comment le définir, lui déplut davantage. C’était la suite de l’intrusion, ça ne la lâcherai pas. On ne pouvait pas la laisser tranquille dans sa tête ?

Erin posait déjà la question qui lui taraudait l’esprit. Mais en même temps, Nelly avait envie de tester ce truc bizarre de télépathie machin. Savoir si c’est elle qui devenait complètement ravagée, auquel cas elle courrait dans les jupes d’Isia en pleurant.
Ou si elle avait bien un lien avec la bébête...auquel cas...elle irait pleurer dans les jupons de Walker Texas Môman…pour avoir ses conseils de super warrior.

« Hé, mira ! » murmura-t-elle en donnant un coup de coude complice à Alexis.

Profitant du fait que les autres discutent, Nelly posa son regard sur l’enclos et se concentra sérieusement sur ce “sentiment” partagé avec la bibiche. Elle pensa bien fort, se voulant sincère dans un appel joyeux :

***POPPINS ?!? VIENS MA POPPIIIIIIIIIINS !!! VIENS VOIR MAMAN !!! SAUTE LA CLÔTURE ET VIENS ME VOIR ! GRATTE-GRATTE MENTON POUR TOI !!!***



Alexis avait les yeux qui trainaient de partout. Il avait passé un excellent moment sur le fiacre, à côté du cocher, trouvant l’expérience très grisante même si la vitesse n’avait pas été folle. Il avait même eu le droit de prendre les rênes un moment pour guider la voiture sous les instructions du type à côté de lui, qui semblait exercer ce métier depuis longtemps. Se satisfaisant de ce qu’il avait, le jeune homme refréna ses envies de jouer au cowboy et de se déplacer sur le toit et les flancs du carrosse pour simuler une attaque d’indien.

Il s’occupa donc de faire descendre Erin du véhicule une fois arrivée, prêtant sa main de façon galante, et appréciant d’avoir l’espace d’une seconde bien appuyée, les doigts de la belle jeune femme dans le creux de sa paume. Cela le rendait tout chose, et son coeur prenait des tours. Il savait très bien qu’elle était prise par un autre, mais comme il aimait à le dire aux collègues, ce n’était pas parce qu’on était au régime qu’on ne pouvait pas regarder le menu. Il étendait donc une extension à Erin en ajoutant : ce n’est pas parce que la carotte est prise que le lapin ne peut pas baver dessus. BREF, de toute façon, il se satisfaisait de ce qu’il avait, parce qu’il était comme ça. Et puis franchement, on ne pouvait pas faire plus rapprochée comme garde, non ?

Une fois dans la salle de réception, le jeune homme regardait les alentours avec intérêt. Les différentes combinaisons de vêtements que les invités avaient été sympa quoiqu’un peu extravagant. Une femme habillée de bulles qu’on aurait dit en plastique évoluait un peu plus loin et ses formes qui se devinaient par transparence ne cessaient d’attirer son regard. Pourtant, il essayait de ne pas trop mater, et de rester conscient des lieux pour surveiller les deux dirigeants. Néanmoins, quand une espèce de gothique en cuir avec des lanières partout se détacha du lot, le jeune homme commençait déjà à perdre le fil de la mission. Il était partout pour se mêler à la foule et aller draguer, même s’il était très mauvais à ce petit jeu là.

« Hé quoi ?? », répondit-il du tac au tac à Nelly en sortant de ses songes, comme s’il devait se focaliser sur quelque chose en particulier, et quelque chose de dangereux. Mais en suivant le regard de l'hispanique, il vit les ovidés enfermés dans l’enclos au centre la pièce. Il n’était pas fan de ces bestioles. Vraiment pas.

Pour le moment, il était loin de l’attraction du commandant. Trop distrait par l’environnement, il ne le calculait pas vraiment, préférant se réjouir des petites perles visuelles qui se baladaient ici et là, et laissant les grands de ce monde discuter entre eux.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Y a celle qui adore les sentiments épicés à la mexicaine dans le lot ? », blagua-t-il.
« Si, mais tu sais, je suis pas mexic... »

Il fallut attendre quelques secondes de plus avant qu’une onde de bien être inonde Nelly, comme pour compenser son mal être et sa gêne qu’elle exprimait depuis son entrée dans l’immense hall. Elle pouvait voir sa Tarv’s se figer et tourner la tête exactement comme si elle la regardait dans les yeux, sauf qu’elle les avaient cachés…
*** Viens toi, tu peux marcher librement *** Fut la réponse donnée par « Poppins » cela était étrange comme son, comme si, la biche lui répondait avec cette voix intérieure, celle qu’on a quand on pense, elle est légèrement différente de notre propre voix et pourtant elle est si semblable…

« ELLE PARLE !!!! » S’écria brusquement Nelly, stupéfaite, en allant se réfugier aussi vite qu’elle pouvait dans le dos d’Alexis.
Elle profita de sa carrure pour y disparaître et se servir de lui comme d’une couverture imposante.
Sa réaction était bien comique, surtout qu’elle fuyait comme si on tentait de lui jeter de l’eau à la figure et qu’elle craignait pour son maquillage. Ce genre de petite esquive maladroite et précipitée pour se réfugier dans le dos de son collègue ; mais dans le fond, la petite espagnole sentait poindre un début de panique en elle. Elle trouvait des sentiments et des sensations, comme si tout allait bien, comme une conviction extérieure sur le fait qu’il n’y avait pas de risque. Et pour elle, c’était le début d’une réalité : elle était influencée et elle n’y pouvait rien.
Nelly posa une main sur l’épaule de Condom pour pouvoir passer son regard juste au-dessus. La créature continuait de la regarder comme si l’entrave visuelle n’existait pas. Comme si elle perçait le corps d’Alexis au rayon X pour faire une fixation sur elle. Et pourtant le cercle des Tarv’s était au milieu de la pièce et à plusieurs mètres de l’espagnole et de l’américain.

« La biche ! Elle habla dans ma tête comme si elle avait bac+3 ! » fit-elle appeurée.


Candom avaient les yeux qui fouillaient la salle de fond en comble, s’arrêtant régulièrement sur les jeunes femmes en tenues noires et chaires. Mais il essayait de rester discret, en mode je regarde tout ce qui passe parce que je surveille. Autant dire qu’il n’était pas super concentré sur l’histoire de biche de Bricks. Mais quand cette dernière s’exclama soudainement et qu’en plus de ça, elle vint se planquer dans son dos, il était bien obligé de se reconcentrer sur l’instant présent. Le jeune homme posa sa main sur celle qui était sur son épaule, et d’un pas élégant, il fit un demi tour pour se retrouver face à l'hispanique.
« Bac +3 ?? Elle te raconte quoi ? Des théories, des paradigmes, des grands concepts qu’on ne retrouve que chez les cerfs et les biches ? C’est Walt Disney Nelly !!», s’exclama le jeune homme avec enthousiasme. Difficile de dire s’il était sérieux ou en train de se foutre de la tronche de la jeune femme.
« Ohhhh…. » fit-elle attendrie. « C’est trop sexy ta façon de te retourner et tout, et tout, mais tu casses tout juste après ! »
L’expression de son visage changea du tout au tout et elle le rejeta d’une tape façon “fille”.
« Se moquer, c’est mal ! »
Et elle s’en alla. Il fallait qu’elle mette de la distance avec cette créature qui avait envahi sa tête. La peur commençait à l’envahir et, plus ça lui lançait, plus il y avait cette histoire de diffuseur qui cherchait à compenser ça.
« C’est toi la vilaine, fait gaffe que la biche ne moufte pas au renne qui va le dire au père noël gringa !!», balança Candom en se marrant bêtement. Il ne voulait pas la vexer, mais cette histoire l’amusait. Il avait du mal à concevoir qu’une biche pouvait causer. Bref, maintenant qu’il était seul, il allait pouvoir fouiner tranquillement, sans oublier la mission bien entendu. Mais se fondre dans la masse pouvait lui montrer plusieurs choses intéressantes sur ce peuple, ce qui pourrait lui donner des points pour le débrief ensuite !


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Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : dans le Palais des Fêtes




« Bien, profitez de cette fête, pour déguster et vous mélanger aux miens. Ils connaissent vos patronymes et vos fonctions de dirigeants. » Il posa un regard sur Alexis Jane et Nelly qui eut n’étaient pas connus, mais cela avait nettement moins d’importance, ils étaient les gardes du corps des deux dirigeants, donc bien moins important aux yeux des érudits. Mais ça personne ne pouvait le savoir. Landmara, invita d’un geste de la main, les deux RDA à marcher vers une cascade murale ou s’écoulait un liquide doré, tout en leur donnant un verre attrapé au vol sur un plateau, dans un mouvement arrondie digne d’une valse. Naturellement, Jacobs suivit le petit comité.

« C’est un nectar issus de nos fleurs. » avoua l’homme.



Erin était satisfaite de la réponse du commandant sur l’utilisation de ces animaux. Il avouait sans ambages qu’ils servaient de contrôle, dans une certaine limite. Au moins ne cherchait-il pas à lui faire miroiter des vessies alors qu’il s’agissait de lanternes. Son peuple semblait en faire une utilisation quotidienne, à l’instar d’un parfum d’ambiance. Là où les humains sur Terre pouvaient faire brûler de l’encens, ou une bougie parfumée, pour donner une ambiance olfactive à un endroit, une ambiance qui avait un certain poids car les circuits neuronaux de l’odorat traversaient directement les limbes liées aux émotions et aux souvenirs, les Érudits faisaient encore mieux. Ils modifiaient les émotions à la source par la présence de ces animaux, créant ainsi une ambiance générale que tout le monde était contraint de partager.

« Avec plaisir commandant. », répondit Erin en acceptant le verre de bon coeur, tout en observant l’architecture et cette cascade dorée qui s’étalait crânement sur le mur. Elle était curieuse de goûter à ce nectar.


Quelques minutes plus tard, un garde s’avança de quelques pas pour attirer l’attention de son commandant, et Landmara hocha la tête avant de faire tinter son verre avec ceux des RDA et même de celui de jacobs qui en avait attrapé aussi un au passage.
« Veuillez-m'excuser, je dois répondre à mes obligations. » et de son pas sans bruits il s’éloigna vers le garde pour écouter ce qu’il avait à lui dire. Jacobs était étonné de ne pas entendre le bruit des talonnettes sur le sol doré… cela la perturbait au plus haut point et elle frissonna un peu de mal être.

« Étrange peuple… Attendez avant de boire… » dit-elle doucement avant de sentir son verre sans y toucher dans l’immédiat, elle avait posé sa main sur celle d’Erin pour l'empêcher de mettre ses lèvres carmins dans la coupe… Puis elle retira celle-ci avant de fixer son regard sur la salle, trouvant la serveuse qui avait été délaissés des coupes… Il ne restait plus qu'à attendre de voir d’autre personne se servire dans le plateau et boire le contenue. Et il ne fallut pas attendre bien longtemps, deux personnes le fit et ils semblaient parfaitement normaux... « J’attends de voir s’ils s’écroulent. »

« Vous voilà bien méfiante lieutenant. » lança Alexander d’un air taquin, mais comprenant parfaitement cette sécurité légitime. Au moins la militaire ne laissait rien passer.
« Oui. Je n’ai pas envie de vous portez monsieur. » Jane avait répliqué sur le même ton,tout en observant les personnes qui avaient bu le même breuvage.
« Qu’en penses tu ? » demanda Alexander à sa compagne, en parlant doucement, Jane pouvait entendre et le but n’était pas de la mettre de côté, elle avait déjà exprimé son avis.


« Que Jane a certainement raison de prendre quelques précautions. Je serai bien aise d’être une réception où tout le monde joue franc jeu, mais j’ai l’impression qu’on essaie de nous en mettre plein les mirettes pour nous aveugler. ». Erin restait une femme qui avait grandi dans une ambassade où les faux semblants se disputaient entre eux. Elle n’était pas dupe de tout cela, et en bonne diplomate, elle essayait de garder la tête froide.
« Contente d’entendre que j’ai raison. » fit Jane avec un rictus, tout en continuant à scruter les alentours comme une gargouille.
« Et c’est surement le cas, pour les paillettes, ou un besoin de domination. » confirma Alexander qui a son tour profitait du lieu en papillonnant du regard.

Elle coula un sourire à une jeune femme qui semblait la regarder avec insistance, une jeune femme drapée dans un vêtement fait de plumes blanches, couvrant presque tout son bustier mais laissant voir ses longues jambes gainées. Elle sortait tout droit d’un défilé de haute couture, et sa beauté n’avait rien à envier à celle d’Erin. Ses longs cheveux blancs se mélangeaient fièrement avec la blancheur écrue de son apparat.

« Vous m’excusez, je vais essayer de discuter un peu avec les locaux. Faites moi signe si on peut boire en toute tranquillité lieutenant. ».
« Bien, restez dans nos champs de vision madame. » affima Jane, qui se déplaça pas du tout, elle avisa Nelly et Candom un peu plus loin, mais elle restait près d’Hoffman.

Erin fit un sourire à Alexander qui lui rendit, et s’éloigna pour rejoindre cette femme qui la mangeait du regard. Le premier pas avait été fait par ses yeux appréciateurs.

« Bonjour, je suis Erin Steele. L’élégance de votre tenue est pour le moins appréciable. », lança-t-elle en essayant de se montrer aussi courtoise que Landamara l’était à leur égard.

La femme accueilli d’un sourire ravie Erin, en la détaillant de son regard bleu. Un bleu pas méconnue, puisqu’il ressemblait celui de leur hôte. Elle élargit son rictus face au compliment laissant une petite moue charmante sur le coin de ses lèvres avec un “hum” délicieusement attrayant.
« Enchantée dirigeante d’Atlantis » comme l’avait dit Landmara, les gens savaient qu’ils étaient. « Je rejoins ce compliment en vous l’offrant. Quelle robe merveilleuse, on dirait qu’elle brûle d’un feu ardent ! » Elle trinqua sur le verre d’Erin avec un rire doux « Lamra. Commandante de guerre des érudits. » elle semblait jeune, mais à la fois, son regard était loin d’être celui d’une jeune femme, une sagesse et une insolence l’habitait.
« Enchantée Commandante de guerre. », répondit Erin qui reprenait elle aussi le titre de la dame. Elle détaillait le visage de son interlocutrice, trouvant agréable qu’ils aient la même façon de trinquer. Elle se décala d’un pas pour garder Jacobs en visuel et voir si elle pouvait boire ou non. Histoire de jouer la montre, elle fit un petit arc de cercle avec son verre pour désigner l’ensemble de la salle et de la fête : « C’est une réception très fastueuse. ».
« Vous trouvez ? La fête de l’an est bien plus belle. Ce n’est qu’une petite fête qui prend quelque galons pour célébrer une nouvelle saison. » Elle avait un petit ton un peu suffisant, celui des grandes dames de hautes société mais cette arrogance semblait être naturelle et non surfaite pour écraser les autres.
« Vous aimez ? » Elle porta son verre à ses lèvres à ce moment là.
« En effet. Je trouve vos décorations et votre architecture splendides. Je n’ose imaginer l’ampleur de la fête de l’an alors. », feinta Erin qui préférait rebondir les propos de la dame, plutôt que de tremper ses lèvres dans le verre, car là était le sens de la question. Elle fit les gros yeux à Jacobs en tapotant de son index sur son verre pour lui faire comprendre qu’il fallait qu’elle soit certaine si elle pouvait boire ou pas. La lieutenante avait bien vue le mouvement de la RDA, mais elle ne fit encore rien. Elle comptait dans sa tête avant de faire un clin d’œil à Erin et idem à Alexander. Qui lui ne semblait pas toucher la boisson et elle eut un doute sur le fait qu’il l’ait vu, comme il était accaparé par un autre homme tout aussi chelou que Landmara.
« Vous la verrez peut-être si nos peuples deviennent alliés. Père adore ce genre de sauteries frivoles. La cour aussi… tout le monde aime les fêtes. » Elle attrapa un met étrange composé de viande saumoné et de légume sur un plateau tenue par une serveuse de petite taille avec le visage presque entièrement tatoués, qu’elle mangea avec délicatesse. « Vos cheveux sont naturels ? »
Erin s’empara d’un met similaire, histoire de donner le change. Si la Commandante mangeait cela, il n’y avait sans doute aucun risque… Le seul risque probable était de chopper la tourista puisque ce n’était pas des aliments habituels. Il y avait plusieurs choses intéressantes dans sa réponse, dont le fait qu’elle parlait de son “père”. Elle allait répliquer quelque chose quand la question suivante la pris au dépourvu. Erin passa sa main dans ses cheveux en les laissant filer entre ses doigts.
« Tout ce qu’il y a de plus naturels. », répondit-elle du tac au tac. Elle savait que les érudits avaient un attrait certain pour les cheveux clairs. Elle comprenait la question, même si elle arrivait à brûle pourpoint dans la conversation. Erin en profita pour détailler la femme un peu plus. Ce qu’elle avait pris pour des plumes étaient en réalité des origamis en papiers qui représentaient une crinière de lion, ou d’un animal s’en approchant. La tête de ce dernier était posée sur l’épaule de la commandante, et la RDA n’avait pu l’observer alors qu’elle se trouvait avec Alexander. Un mouvement de cette parure qui ne cachait que son buste telle une longue écharpe qu’elle avait autour du cou, révéla à Erin qu’un vêtement couleur chair, presque translucide, emmaillotait le corps de l’érudite. Si ses seins étaient masqués par le montage en papier, il n’en était rien de ses hanches et de son pubis, dévoilant une fine toison blanche qui laissa dire à Erin qu’elle ne portait rien d’autre que cette tenue. Elle discutait avec une commandante d’armée à poil.
Quelqu’un d’autre qu’Erin aurait pu éclater de rire devant ce constat, mais l’administrative gardait son sérieux.
« Et les vôtres ? », ajouta-t-elle dans la foulée, histoire de s’intéresser à la conversation. L’aliment qu’elle venait de manger n’était pas mauvais, et cela lui ouvrait l’appétit, ainsi que la soif. Si Jacobs ne faisait pas signe promptement, elle ferait abstractions de la prudence. Après tout, l’ensemble des garçons et filles de café qui faisaient le service présentaient les plateaux à tout le monde, il n’y en avait pas un de spécifiquement réservé aux Atlantes, ce qui limitait quand même les suspicions d’empoisonnement.

La commandante eut un rictus absolument charmant, montrant ses dents blanches. Elle leva une main sur une des mèches de cheveux d’Erin avant de faire glisser ses longs doigts possédants quelques cicatrices sur la mèche. Erin, pouvait voir qu’elle avait une carnation un peu plus foncée que celui des autres Érudits qui étaient blafards. Comme si elle avait mis de la poudre dorée.
« Je suis née blanche. » dit-elle comme une évidence. « Si vous étiez une Érudits, vous serez une demi-déesse ici. La dernière en date n’était pas franchement à la hauteur … » dit-elle cette fois avec un ton mélangeant la nostalgie, l’admiration et le profond dédain en parlant de cette ancienne déesse.
« Ne soit pas médisante Lamra… » Un homme apparaît vêtu de bleu et d’un habit aussi riche et élégant que celui de Landmara. S’était Maram l’homme qui avait accosté juste avant Alexander et qui s’était fait « chasser » par son dirigeant. La commandante, tourna un regard espiègle vers l’homme avant d’hausser les épaules.
« Quelle horreur… Tu as abusé du soleil, ou bien tu as oublié de te toiletter ? »
« Ne soit pas taquin devant un si agréable invité. Je te prêterai un peu de poudre, pour te rendre moins terne mon oncle. » Fit-elle en buvant une gorgée de verre avec cette arrogance incroyable.
« Tu sais mon avis, sur ta ressemblance avec d’autres mals nés. Mais passons. Ta laideur me fait oublier mes bonnes manières. »
« Chose que tu n’as jamais eu. Pour allonger la vie, tu en oublies ta manucure ! » L’homme lui fit les gros yeux, il semblait avoir une certaine complicité entre eux, comme deux vipères qui aime se cracher leur venin avant de rire aux éclats.
« Maram, médecin de la cour et grand ministre de la santé. Je suis enchanté de vous rencontrer Dirigeante Steele. »
La commandante, tourna la tête dans la direction de Landmara et Alexander qui semblaient être en grande discussion.
« Et bien moi de même. », confia Erin. Elle porta le verre à ses lèvres. Jacbos tardaient trop à donner son avis, et elle se disait que c’était quand même surfait d’empoisonner leurs boissons. Les apparences étaient trompeuses et biaisées dans ce monde de paillettes et de luxe. Elle en était persuadée. Ces deux là jouaient, en se critiquant mutuellement sur leur physionomie, ce qui tenait de l’école primaire selon Erin. Qui disait autre culture disait autres règles. « La guerre et la médecine, voilà une association charmante de compétences antinomiques. », ajouta Erin pour faire la conversation. A dire vraie, la guerre faisait souvent progresser les techniques chirurgicales de médecines.
La commandante de guerre se mit à rire doucement avant de projeter son regard acéré sur Erin, avec un rictus désarment. « Ce qui fait que nous sommes au-dessus des autres peuples, n’est pas notre capacité à faire de belles œuvres mais celle de faire fermer le clapet à nos ennemis et de nous octroyer le confort d’avoir une vie plus longue avec la médecine. Mais je ne vous apprends rien. » dit-elle sur le ton bon entendeur.
« Hum, tu te montres arrogante ma nièce. Mademoiselle Steele, votre peuple vie jusqu’à quel âge ? » s’était une vrai question d’intérêt pour le médecin qui espérait en connaître plus sur les Atlantes.
Si Erin se posait des questions sur le régime de ce peuple, elle avait plus ou moins ses réponses. Quoique les paroles de la commandante pouvaient fort bien s’appliquer à quelques démocraties terriennes. L’homme semblait plus mesuré que la va-t-en guerre féminine.
« C’est une vision des choses parmi d’autres en effet. », fit Erin avant de réfléchir sur l’espérance de vie des terriens. « Nous vivons en moyenne jusqu’à 75 - 80 ans.». Elle pensait ne pas être loin de la moyenne des pays civilisés. Le tiers monde par contre… Ne devait pas être à ça.
La commandante ne disait rien, son regard était sur Erin, la détaillant, impossible de savoir à quoi elle pensait, surtout avec cette posture nonchalante, un bras autour d’elle et l’autre plié en équerre qui tenait son verre. Par contre le médecin, ouvrit de grand yeux stupéfait.

« Nous gagnerons à faire cette alliance…80 ans… » Il semblait très enthousiaste, comme si Erin venait de lui annoncer qu’elle lui offrait le dernier IPAD à la mode pour Noël ! Par contre, la commandante était moins jouasse… elle semblait dubitative.
« A voir l’état aussi. Si c’est pour ne plus tenir son corps et n’être que faiblesse, autant mourir tôt. »
« Qu’importe… Tu ne vois pas, tu n’es que dans l’action. Quand tu ne pourras plus te battre et mener tes armées, tu serais bien heureuse de voir tes générations s’épanouir et mener de grande guerre, dans le confort d’une vie encore longue malgré tes rides. » S’était son combat, rallongé la vie des Érudits dans un conforts et une liberté de pensé.
« Père n’a pas l’air de faiblir. » elle lui offrit un rictus condescendant, qui soulignait surement une pique entre eux.
« Il ne faiblit jamais, tu le sais bien. » dit-il en la foudroyant du regard. Puis il l’ignora pour boire un verre et attraper un met composé de viande et de pétale de fleur et le proposer à Erin avant de se servire la même chose.
« Quel âge avez-vous dirigeante Steele ? »
« Vous savez, dans notre culture, ça ne se fait pas de demander son âge à une dame. », s’amusa Erin qui se sentait un peu décalée par rapport à la conversation des deux personnes. Elle comprenait que l’attrait de vivre plus vieux était plaisant, et la médecine ainsi que l’hygiène y était pour beaucoup. « Mais comme je n’en ai pas honte, j’ai 38 ans. Et vous ? Quelle est votre espérance de vie ? Et vos âges respectifs ? Je suis toute aussi intéressée que vous sur le sujet. ». Elle se gardait quelques questions sous le coude, comme de savoir qui était exactement leur père.
Maram fut surprit et allait s’excuser avec effusions quand finalement Erin lui avoue son âge. Il ricana de bon cœur et soulagé de n’avoir pas offensé leur invitée prestigieuse. Ce genre de « futilités » ne semblait pas gênée la commandante qui attendait la réponse et quand elle la reçut, elle offrit un regard étrange à Erin avant de la regarder de nouveau, comme pour déceler une quelconque pourriture de l’âge puis elle eut un rictus de son crus : désarmant et affreusement séduisant. Elle semblait se satisfaire de cette apparence.

« Pour les érudits nous vivant jusqu’à une cinquantaine d’année. Notre technologie nous offre ce confort. » ce qui n’était pas le cas, des trois autres peuplades qui se partage ce monde. « Les cultivateurs, ne dépasse pas la trentaines, les voyageurs oscillent entre quarante et quarante-cinq ans et quant aux… »
« Fers rouges, ils meurent toujours jeunes. La guerre et les maladies ont raison de leur jeunesse. Mais cela n’est pas plus mal. . »
« Ils restent des enfants de Delfela-Fan… »
« Des enfants capricieux et dangereux. Enfin qu’importe mon oncle je trouve qu’un bon Fers rouges n’est bien que quand il est passé rendre visite à notre déesse. Sans vouloir vous offenser dirigeante Steele. . » Et il était évident que la jeune femme, se fichait bien d’offenser la belle Erin Steele, en affirmant qu’elle méprisait au plus haut point les fers rouges. Landmara avait bien dit de ne pas en parler, mais qu’importe, elle n’était pas du genre à occulter genre de haine et puis s’il fallait faire affaire avec ce genre de personne pour une ressource qui semblent leur tenir à cœur… du gaz soi-disant. Autant qu’ils sachent qu’ils risquent de se faire botter le cul par des barbares. Enfin, elle et son armée feraient en sorte d’être les premiers à retirer les bottes des Fers rouges avant qu’elles ne touchent les prestigieux arrière-trains des Atlantes.
« La fougue de la jeunesse… héhé … » Il ricana jaune avant de donner un coup de coude discret à sa nièce. « Lamra n’a que vingt-cinq ans…et quand à moi, j’ai votre âge. » Ainsi, il espérait revenir au sujet de base. Il coula un regard vers Landmara qui était à six mètres d’eux, toujours en grande conversation avec Alexander et les deux hommes semblaient rire de quelque chose. Maram, eut un rictus un peu fade avant de reporter son regard vers Erin.

Erin s’attendait à plus, tout simplement parce qu’elle était programmée pour savoir que les humains vivaient vieux à son époque. C’était devenu une norme, pas une exception, et cette norme existait dans son monde grâce aux avancées technologiques. Elle comprenait donc facilement cette envie de reculer l’âge moyen de décès des Érudits. Les autres castes semblaient encore moins mal loties que celle dominante, mais cela était normal au final. Au Moyen- ge, les monarques et la noblesse vivaient certainement plus vieux que les serfs dans les champs… Bon, quand les têtes couronnées ne passaient pas par le fil d’une épée ou d’une hache. Les deux larrons se donnaient la répliques, semblant finalement assez complémentaires dans leur style respectif. La RDA commençait à trouver la commandante de guerre assez antipathique, mais elle n’en laissait rien paraître. D’un côté, elle ne connaissait pas vraiment le passif entre ces deux factions, ni même si cela n’était pas légitimé par une quelconque notion d’autodéfense de la part des Érudits. Après tout, si les Fers Rouge étaient un peuple de barbare assoifés de sang et que leur passe temps était de vouloir faire des barbecues sur les cendres des cités érudites, elle pouvait comprendre l’aversion de la cheftaine de guerre à leur égard.
« Vous ne m’offensez pas Commandante. Je serai bien prétentieuse de m'immiscer dans les affaires politiques des vôtres. » En réponse l'intéressée lui fit un sourire.
Le médecin lui précisa leur âge respectif, ce qui fait hocher de la tête Erin. Ils n’étaient donc pas vieux, et à en croire l’âge moyen, le bonhomme était plus proche de la fin que du début, ce qui motiva sa question suivante :
« Quand vous parlez de technologies pour vivre plus vieux, comment procédez vous exactement ? » L’hygiène ne semblait pas être un problème pour eux, sinon les relents de petite fille négligée en provenance directe de l’entrajambe de la commandante auraient titillé le nez de la RDA depuis un moment déjà. Non, ils semblaient propre sur eux, comme on pouvait l’attendre de gens qui semblaient faire de l’apparence un art de vivre. Elle aussi jeta un coup d’oeil du côté d’Alexander et de Landmara, avant de reporter son attention sur ses deux hôtes.

Maram semblait content de changer de sujet et surtout de ne pas continuer sur le sujet des Fers rouges, il n’était pas du même avis que sa nièce, du moins, une vie restait une vie.
« La médecine. Je travail sur une sève miraculeuse, qui donne l’air jeune… » Il parlait d’une forme de silicone oui. « Mais mise à part lisser la peau, il n’apporte pas grand-chose pour le moment. J'espère trouver d’autres propriétées qui agirait sur nos tissus. »
« L’impression d’être éternellement jeune. C’est une avancée sociale. Mais la modestie est un autre de tes défauts. Parle lui, de la source… » encouragea un peu la commandante de guerre.
« Non, plus tard quand notre alliance sera signée. Je suis certain que votre peuple pourrait nous aider à mieux vivre. » L’homme était plus sage, cela se voyait et mesuré dans ses propos. Il avait une autre différence avec les autres érudits, il n’était pas arrogant. Lamra roula des yeux avant de tourner la tête vers Landmara puis vers le milieu de la salle où une Tarv’s semblait figée.
« Hum… une des Tarv’s est agitée… »

Erin écoutait toujours avec intérêt. Elle prenait des informations sans trop en dire, et elle commençait à identifier des axes de négociations pour une éventuelle alliance commerciale. Elle nota aussi que la modestie était donc un défaut chez ce peuple, quant à l’arrogance… Ce n’était même plus un défaut ou une qualité pour la commandante, mais une façon d’être totale, qu’on pourrait retrouver un peu chez Landmara dans son désir de grandiloquence. Néanmoins, ses bonnes manières compensaient largement cette arrogance latente d’être le plus beau et le meilleur.
« J’en suis certaine aussi. », fit Erin avec un sourire, avant de reporter son attention sur les biches aux bois fleuris. « Ce qui veut dire ? ». Il y avait du gaz dans le parfum ?
« Elle est figée… et je mettrai mes dents à arrachés qu’elle ne produit plus rien. »
Maram fit un sourire sincère à Erin avant de tourner aussi la tête vers les Tarv’s… puis regarda sa nièce. « Tu n’avais pas eu un problème avec l’une d’entre elle sur le pont ? »
« Si… et c’est la même. Elle me pose toujours un problème celle-ci. Elle a déjà refusé trois âmes. »
« Tu vas l’abattre ? »
« Non, c’est la plus équilibrée de toute… et c’est le fils de ma Tarv’s… » Elle regarda Erin, qui ne devait pas comprendre non plus.
« J’ai la chance d’avoir été choisie par une Tarv’s et elle est très puissante. J’ai eu la chance qu’elle tombe enceintes mais elle n’a jamais mené à terme ses grossesses sauf une… » Elle soupira.
« Nous ne partageons pas de lien spécifique avec un animal dans notre culture. Je ne comprends donc pas bien ce que cela signifie exactement pour vous. C’est un lien qui se tisse comment ? Qu’est-ce qu’il vous apporte exactement ? ». Décidément, ce peuple était bien surprenant. Cela lui faisait penser aux livres de Philip Pullman, La Croisée des Mondes, où les humains se liaient dès la naissance avec un animal nommé Daemon qui pouvait prendre plusieurs apparences selon son caractère, étroitement lié à celui de son humain. Si c’était le même genre de lien, alors cela devait être puissant et très fusionnel.
« Hum… comment dire… Nos âmes fusionnent pour n’être qu’une partie de l’une et de l’autre. Cela prend du temps et c’est éprouvant. Les Tarv’s se nourrissent de nos émotions, pour mieux nous équilibrer. Si je suis triste, je sais que ma Tarv’s va me donner de l’espoir pour me consoler. Quand elle a peur, je vais me forcer à être courageuse pour l’aider. C’est comme si dans ma tête j’avais une seconde âme qui me parle et me guide. Les Tarv’s sont attirés par les personnes qui possèdes une émotion forte. Chaque Tarv’s à une émotion propre et plus une personne la possède plus la Tarv’s est attirées. Pour moi c’est la colère. » Erin ne pouvait pas rêver mieux, que la commandante pour parler des biches… elle était la plus calés et surtout elle n’avait pas vraiment de filtre. « [color=lightpink] Ainsi, je ne suis jamais seule. color] » elle eut un rictus tendre avant de reprendre son air arrogant.

Les Tar’v était une force mais aussi une faiblesse. Qui s’attaquait à ces bêtes s’attaquait aux Érudits liés, et le fait que les têtes de pouvoir le soit était une faiblesse selon Erin. D’un autre côté, elle enviait un peu ce lien particulier qui unissait ces deux autres vivants dans une harmonie fusionnelle et presque parfaite.
Que l’émotion forte chez la commandante soit la colère n’étonnait que très peu Erin qui la sentait tout le temps sur le fil quand on approchait d’un sujet brûlant comme celui des Fers Rouge. La RDA opina du chef, fortement intéressé pour le coup. Elle avait vraiment fait mouche en s’adressant à cette personne, qui lui répondait sans ambages quand elle posait des questions.
« Je crois que je saisi. », fit Erin qui réfléchissait en essayant de conceptualiser ce lien. « C’est un beau lien quelque part. Perturbant certes, mais la description que vous m’en faites est intéressante. ». Elle se demandait bien ce que cela faisait d’avoir quelque chose dans sa tête qui pouvait interagir avec son esprit. Elle avait vécu ce genre de chose, mais de façon plus bestiale, dans une station orbitale de prospection de gaz, mais c’était encore différent ici. « Donc… Si j’extrapole un peu, les Tar’v sont des créatures intelligentes ? Ou est-ce que cela se joue dans un registre primaire d’émotion partagée ? », questiona Erin. De ce qu’elle comprenait, la biche sur le pont avait créé un lien avec Nelly, ce qui ne réservait pas cette particularité aux seuls Érudits manifestement.

La commandante hocha la tête avec une certaine fierté, elle aimait sa Tarv’s et parler de ce lien, que les Atlantes ne pouvaient avoir ou un équivalent était quelque chose qui l’intéressait aussi. Elle ne pouvait pas concevoir une vie, sans sa Tarv’s… Mais elle savait qu’ils n’étaient pas beaucoup à être choisit.
« Celles qui se lie au humains oui.... »
« De ce que nous avons observé, la Tarv’s prend la même intelligence que son lien. Si elle se lie entre elles, elles ne sont que des animaux simples comme on en trouve partout. Idem si elles prennent un lien d’une autre espèce… mais quand c’est avec un humain cela est bien différents. »
« Seules les blanches se lient avec les Humains. Les autres refusent le contact. Elles ne sont que des animaux de bas. Que les autres peuples utilisent sans savoir la valeur que ça peut être d’être liés »
« Personnellement, je pense que les autres Tarv’s ont choisi de ne pas se lier avec les humains. »
« Je ne suis pas d’accord avec ta théorie… »
« Pourtant ton père a été lié à une Tarv’s noire »
« Certes, il est dommage qu’elle soit morte... » Elle regardait encore la Tarv’s figée...

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Du côté d'Alexander, le jeune homme alla parler avec un homme qui était directement venu l'accoster un médecin, médecin de la cour et grand ministre de la santé apparemment. Cet homme était simple mais ressemblait à quelques traits près à Landmara aussi, même si les cheveux blancs et les yeux clairs étaient assez trompeurs. Il n'avait pas la même présence ou même élégance que le commandant. Non, il était plus sobre et à bien regarder beaucoup de personnes semblait copier le style du dirigeant. Les cheveux d'un blanc impeccable, voir un peu crème, comme si la teinture avait tourné. Il apprit de cette manière qu'il avait de vrai et de faux albinos, les vrais étaient bien entendus l'élite des sangs purs de la déesse comme Landmara. Et la majorité des érudits avaient les cheveux ébènes et qu'il ne restait plus rien de leurs cheveux noirs à force de les teindres, certains avaient même des perruques puisque leurs chevelures ne poussaient plus. Alexander remarqua le clin d'oeil de la lieutenante, mais ne but pas encore le verre. Maram était heureux d'être né blanc comme il disait. Et il s'enquit des techniques qu'avait le peuple d'Alexander pour ne pas perdre leurs précieux crins quand ils se les coloraient… et qu'elle fut la surprise quand il apprit que l'anglais avait une couleur naturelle comme la totalitée de son escouade de diplomate. Le regard du médecin changea un peu, comme le ton de ses paroles plus douces et plus sucrée… sur le coup Alexander se demanda s'il n'était pas en train de se faire draguer, quand il sursauta. Une main venait de se poser sur son épaule, celle de Landmara toujours aussi silencieux. Au moment où il tourna la tête vers la main, celle-ci avait disparue au point qu'il eut le doute qu'elle fut un jour sur lui.

« Dirigeant Hoffman, je vois que vous avez fait la connaissance Maram, mon frère. Et alors, quel son vos petits secrets de beauté pour garder pareille chevelure ? Avez-vous une solution pour les maux qu’on mes érudits à tenir leurs crinières en place ? » Il avait une forme d’ironie, mais aussi un second dialogue directement adressé à Maram, qui baissa la tête en se raclant la gorge.
« La solution est le naturel, il est heureux de naître de la bonne nuance »
« Il est vrai que nous n’avons pas à nous plaindre de ce privilège. »

Alexander pensait pouvoir continuer sa discussion avec le médecin de ce peuple qui semblait être un homme vif et très intéressé par les Atlantes, mais la présence de Landmara avait brisé quelque chose… Et sans plus attendre, comme s'il avait reçu un ordre silencieux, Maram s'excusa et prit congé, laissant son supérieur suprême avec l'anglais. Cela déçu un peu Alexander, qui sentit l'étrange sensation d‘être tiré vers le haut, celle de la joie… les Tarv's sans aucun doute. Cela était véritablement dérangeant. Il porta son attention vers Landmara qui déjà, lui demandait un avis assez tranché sur ce qu'il voyait. Il était tombé sur la bonne personne, un artiste comme lui, se régalait il était au paradis du bon goût et déjà il avait pleins d'idées de toile en tête. Et il partagea son hobbie avec Landmara pour tester ses réactions, qui fut enthousiasme. Bon… Alexander, se faisait la remarque sans cesse, que le commandeur était perturbant et cela n'allait pas en s'arrangeant au point qu'il chercha au bout d'un moment du regard Erin, pour vérifier si elle se portait bien. Elle avait gagné une bonne compagnie en plus d'une femme avec… le derrière à l'air. Et il n'eut pas le temps de se questionner que Landmara l'emmena vers une œuvre d'art et les deux hommes dérivèrent sur les sujets techniques de l'architecture et … du gouvernement. Landmara parlait beaucoup en sous-entendu et il fallait ruser pour avoir de maigres informations, mais ils étaient deux dans ce cas et l'anglais prit le plis. La conversation devenait un véritable challenge et un défi intellectuel pour son plus grand plaisir. Et très vite des rires se firent entre les deux hommes, qui savaient tout deux les buts de l'un et de l'autre. Landmra semblait apprécié l'échange et confia au travers de quelques mots à triples tranchants qu'il n'avait pas eu de joutes vocales aussi riches depuis bien longtemps. Ils semblaient tous deux hors du temps et de cette cérémonie.


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Tout le monde attend la chute d'un homme
Chronologie : 01 septembre 2018 à 19h30 : dans le Palais des Fêtes



Après avoir quitté Alexis pour s’enfoncer un peu dans la masse et essayé de surveiller Erin, la petite espagnole avait l’impression de se retrouver dans une immense cour des miracles, une foire de surenchère de beauté et de luxe.
C’était beau. C’était même magnifique. Mais horriblement dérangeant. C’était à croire que ce peuple voulait tellement “briller” qu’ils ne savaient même plus quoi inventer pour être encore plus éclatant. Pourtant, tout avait des limites, même la puissance d’un éclat lumineux.

Bricks faisait mine de se balader, voir même se trouver un beau chevalier servant, mais elle laissait traîner son regard pour voir s’il y avait quelque chose d’intéressant. Les gardes présents, les biches, les serviteurs, la disposition des lieux. Essayer de reprendre le cours de son travail, c’était comme essayer de se reprendre soi-même et ignorer la présence de Poppins. Si la créature avait eu le comportement et l’affection d’un chien, ce qu’elle présumait au début, Nelly aurait surement prit le risque. Mais d’avoir entendu une phrase complexe, presque “humaine”, en guise de réponse l’avait profondément troublée. Surtout qu’il y avait encore cet élan de sérénité qui ne venait pas d’elle.

Bref. Ce manque de souveraineté dans son propre esprit dérangeait Nelly et la mettait tout autant en colère. Pour tout avouer, elle ne s’amusait pas du tout. Ça ne l’amusait pas de constater que toute cette bande d’illuminés se défiaient tous du regard “Moi, j’pèse dans le game, plus rien ne me surprend. Noyez-vous dans ma badassitude !”.
Mis à part le côté un peu hautain que ça donnait à la réception, Bricks avait l’impression de faire tâche et de souiller leur décors si éclatant. Elle s’approcha un peu de la position d’Erin pour se protéger sous le parapluie invisible qu’émettait son charisme. Mais en étant venant de face, elle eut une vue quasi parfaite du séant de celle qui lui faisait face.
Elle avait un truc sur le dessus mais...mais...rien en dessous ?!?
Mais qu’est-ce que c’était que cette réception encore ?

Nelly fit un effort désespéré pour ne pas éclater de rire tant ça semblait ridicule. Elle voyait bien cette pauvre femme avoir tout simplement “omis” de mettre la robe ou le pantalon. Et d’avoir quitté sa chambre sans prendre la clé qui ouvrait la porte. Tout de suite, elle chercha du regard Alexis, attirant ensuite son attention d’un large geste de bras.

« Couillatator ! Ella tiene su culo desnudo !!! » Fit-elle joyeuse, et presque choquée, en pointant l’arrière train du doigt.
Elle avait espéré qu’avec son retrait et la concernée étant occupée, elle ne serait pas prise en flagrant délit de son geste qui mimait la rondeur exagérément parfaite de ses callipyges qui visait à informer ce cher Alexis. Et qu’Erin verrait surement par-dessus l’épaule de la concernée.

*** Ce n’est pas la seule.*** Cette même voix qui commentait soudainement sans prévenir alors qu’elle s’était presque tue avant.



Jacobs de son côté avait préféré un peu de solitude, elle avait fait son geste aux deux RDA pour valider les boissons, boisson qu'elle avait goûtée et mise à part la trouver affreusement sucrée elle la trouvait un peu trop neutre à la fois. Il ne semblait pas y avoir de l'alcool, ce qui était surprenant a moins que ça soit son esprit terrien qui associe fête avec beuverie ? Elle ne voulait pas en savoir plus, elle s'était reculée vers un mur orné de cascades scintillantes, pour avoir en visuel à la fois le RDA qui était fortement sollicité par un premier homme avant d'être accaparé par le commandeur et sur la RDA. Bref sur le couple régent d'Atlantis ! Si ça, s’en devient pas une fichue monarchie ! L'homme qui tenait compagnie à l'anglais rejoignit Erin qui parlait avec une femme, portant une étrange écharpe. Elle n'avait pas vu qu'un voile translucide lui tombait sur les fesses ne cachant pas grand-chose de sa nudité. Mais elle remarqua que certaines personnes, avaient une notion de pudeur un peu dérangeante. Il n'était pas rare de voir des tenues sexy, ou des parties de corps inapproprié aux yeux d'un terrien. Cela n'était pas désagréable, elle devait l'avouer et elle appréciait les rondeurs bien faites de certaines dames. Elle ne rechigna pas non plus, sur la nourriture que lui servaient les serveurs qui eux étaient aux antipodes des Érudits…. Cela était choquant comme s'ils appartenaient au bas peuple, les esclaves ? Elle allait essayer d'en choper un, quand un groupe de jeune femme aux robes de papillons, et de bulles l'accostèrent. Par politesses elle répondit à leur question, mais gardaient un œil que trop vigilant sur les deux RDA, avant de prendre congés des charmantes créatures qui lui donnaient envie de voir autre chose. Elle devait rester concentrée et cet environnement était propice à tout sauf à ça ! Et c'est à ce moment, là qu'elle aperçut Nelly avec Candom. Mais une nouvelle, fois elle fut alpaguée par un homme cette fois et elle ne put l'envoyer chier sur l'immédiat donc elle lui parla un peu à contre cœur.


Candom venait de se servir en petit four. Cela ne faisait même pas deux minutes que Nelly l’avait laissé parce qu’il s’était moqué d’elle, qu’il l’entendit l’appeler par son surnom digne d’un téléfilm X. Alexis parlait un peu l’espagnol, du moins suffisamment pour comprendre ce qu’elle racontait. Aussitôt, parce que la promesse de fesses galbées était un appel à la contemplation béate et studieuse, le jeune homme se mit en tête de s’approcher pour aller vérifier l’information. C’était important de confirmer ses sources, et d’en apprendre plus sur une culture, non ? Enfin, il comptait être plus discret que l’hispanique qui montrait la femme concernée du doigt, en gueulant au milieu des convives. Pour parfaire sa couverture, il attrapa sur un plateau un verre de ce nectar que les convives buvait avec gourmandise, et il approcha en portant le verre à ses lèvres. Le vrai James Bond.

Et mise à part le groupe où se trouvait Erin, les autres Érudits autour avaient remarqué le manège de Nelly et quelques rires fusèrent doucement face à ce comportement étrange. Mais, personne ne se formalisaient plus. Voir le cul des autres ne semblait dérangé que Nelly. Et quant à Candom, il se retrouva face au dos d’une jeune femme habillée de noir, qui marchait sans l’avoir vue. Ils se percutèrent et surprise, la grande demoiselle, à la peau poudrée de blanc et aux lanières de cuirs qui l’encerclaient comme une maîtresse SM le toisa de haut en bas, avant de s’attarder un peu sur ses cheveux et de sourire radieusement. Sa robe, était relatif, il avait plus d’ouverture que de vêtement. Mais, elle portait une petite jupette en dentelle qui couvrait partiellement l’enchevêtrement de son entrejambe et de ses fesses. Et chaque lanière avait des motifs complexes et harmonieux couronné d’or. En fait, tout était agencé à ce que ça soit esthétique et non vulgaire.
« Une bien étrange manière d’accoster les gens… » Et sans attendre elle lui piqua son verre en s’éloignant de quelques pas avec une œillade taquine.

Candom n’aurait pas pu torpiller plus belle cible. Sur le coup, il reste extatique devant cette apparition divine. Ses yeux la détaillèrent de bas en haut, ne s’arrêtant pas vraiment sur les motifs harmonieux qui étaient gravés dans les lanières en cuir. Ce n’était pas la première chose qui lui sautait aux yeux. En réalité, au delà de ses envies cochonnes, Alexis adorait détailler les cheveux et le visage d’une femme avant toute chose, parce que c’était là que résidait vraiment la beauté intrinsèque d’une personne selon lui. Les cheveux avaient de trompeur le masque naturel qu’il faisait porter à un visage de dos, et souvent, la déception pouvait être au rendez-vous quand la personne se tournait. Ici, ce n’était pas le cas. La jeune femme à la peau poudrée était dantesque. Elle était une ode à l’érotisme le plus total, l’érotisme parfait qui ne sonnait pas comme une proposition vulgaire au déflorage basique.
Sous le coup de l’émotion, il ne put rien faire pour sa coupe de nectar qui se volatisa de ses mains, au profit de celle de l’étrange créature divine qui venait de croiser sa route. Forcément, le jeune homme reprit bien vite ses esprits, et se décida à lui emboîter le pas.
« Je suis désolé mademoiselle, je ne vous avais pas vu ! Vous êtes apparu comme ça de nulle part. », tenta-t-il de se justifier en la suivant. Il se trouvait con sur le coup de se justifier de la sorte. James Bond aurait sorti un truc plus classe que ça… Mais il allait trouver !!

La jeune femme pouffa gentiment en trempant ses lèvres dans la coupe, en continuant à marcher d’un pas plus lent pour qu’il la rattrape sans peine. « Et nulle part c’est là où nous allons ? » Dit-elle sur le même ton taquin, elle testait les réactions de son interlocuteur.

« A vous de me dire, puisque je vous suis vers votre destination apparemment. Si c’est nulle part, cela me convient. », dit-il en terminant de se porter à sa hauteur. Il réajusta sa veste de costume comme un pro, en gardant bien la tête droite. Inutile de faire sac à patate dans son complet veston trois pièces. Mince, elle l'électrisait juste en buvant dans sa coupe, comme si elle violait son intimité buccale par l’intermédiaire du verre !
Et elle le remarqua très bien continuant à boire avant de lui tendre d’un air langoureux.
« Un homme aux désirs simples. Hya, Cantatrice. » Se présenta t’elle, tout en continuant de marcher tel un chat vers le fond de la pièce où, un sofa en or orné de fleurs noires, était présent. Autour du meuble, il avait des plantes grimpantes, qui formait une sorte de petit toit végétal. Elle fit un signe autoritaire à l’une des serveuses, lui montrant la table basse et immédiatement après, celle-ci déposa un plateau de victuailles sans s’attarder. Hya prit place sur le canapé ferme, digne de la renaissance française, elle croisa ses longues jambes ornées de lanières toutes aussi recherchées, elle portait des talons hauts très fins et ebenes. Elle tourna la tête vers Alexis le regardant de haut en bas.

« Alexis Candom, garde du corps. », répliqua ce dernier en gonflant imperceptiblement ses pecs. Il toisa le canapé, et la serveuse, alors qu’il prenait une gorgée dans sa coupe, faisant style que tout cela était naturel pour lui. Ce qui était loin d’être le cas, mais il ne boudait pas son plaisir de se retrouver en pareille compagnie. Il prit place sur le canapé quelques secondes après elle, non sans détailler ses longues jambes gainées et montées en graine qui étaient ornées de lanières. C’était terriblement sexy, surtout que le tout était terminé par des chaussures à talon qui mettaient en valeur la courbe de ses molettes et son coup de pied.
« Ainsi donc, vous êtes cantatrice. Vous devez avoir une belle voix. ». Et hop le compliment made in Candom, bien évident et bien maladroit, complètement nul.

Elle passa une main dans ses cheveux avant de se pencher pour prendre un met et écouter cet homme. Oui garde du corps elle savait, il était de basse extraction. Enfin, peut-être pas, elle n’en savait rien pour ce peuple bien trop différent et c'était ça qui l'intéressait. Étaient-ils aussi élitistes qu’eux ? Cela avait un côté sauvage et existant tout en étant en sécurité.
« Vous l’entendrez tout à l’heure. Vous savez si vous participer à l'éclosion ? » Elle lui fit un beau sourire.

« J’ai déjà hâte. Par contre, je ne sais pas ce que c’est, l’éclosion... », dit-il un peu décontenancé. Il aurait aimé savoir tout sur tout pour l’impressionner, tout simplement.
« Ah… vous ne savez pas le programme… hum après peut-être que vous ne viendrez pas. » Elle fit courir ses longs doigts sur sa propre jambe, avant de chercher du regard son dirigeant, puis tourna la tête vers Alexis. « Hum ça serait dommage, c’est le meilleur moment de la fête. »
« Si c’est le meilleur moment, alors j’en serai certainement. Est-ce que vous pouvez m’expliquer ? », demanda-t-il poliment avant de se pencher pour attraper un met sur la table. Il essayait de ne pas suivre le moindre mouvement de la jeune femme, pour ne pas dévier dans ses pensées.
« Hum…. plus tard, c’est une belle histoire que je vous chanterai avec grande joie... » Elle se rapprocha un peu de lui « Votre peuple semble évolués ? Mais niveau moeurs vous en êtes où ? Vos tenues sont bien strictes. »
Candom déglutit et ne bougea pas d’un pouce, la laissant venir vers lui. Il espérait sentir son parfum, aussi inspira-t-il par le nez pleinement avant de répondre : « Nous avons un proverbe qui dit que l’habit ne fait pas le moine. En gros, ça veut dire que la tenue ne fait pas la profession, c’est une façon de parler pour dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Nos moeurs sont larges et variées. », dit-il en opinant du chef, sûr de lui, mais ne sachant pas trop ce qu’elle sous entendait pour de bon.
La jeune femme semblait élargir son rictus encore plus quand il parlait de mœurs larges et variés, dans une joie très mal contenue. Il ne se rendait pas compte de ce qu’il venait de dire pour un Érudits. « Oh ! Vraiment ? Nous aussi nous avons des mœurs variés et multiples. C’est un soulagement d’entendre ça ! » en conséquence, elle se rapprocha encore plus, posant une jambe sur les genoux d’Alexis. Cela eut le mérite d'éloigner quelques autres Érudits qui s’étaient approchés curieux.
Le coeur du jeune homme monta dans les tours soudainement. Elle était littéralement en train de le chauffer où il ne s’appelait plus Candom. Bon, ce n’était pas trop sa tasse de thé les allumeuses, surtout qu’il ne se maitrisait pas bien. Mais il fallait reconnaître que ça changeait de d’habitude, et de toute façon, il ne pensait plus vraiment avec son cerveau le plus élevé. « Ah… euh… oui, quel soulagement ! », fit-il en faisant un sourire. Histoire de donner le change, il posa une de ses mains juste au dessus du genou de la jeune femme, sans oser aller plus haut de peur de faire quelque chose de déplacer. Il sentait qu’il y avait comme un développement de personnalité qui se produisait dans son pantalon.
Hya ne réagit pas, elle se contenta de le regarder avec un regard pétillant. Elle ne put résister à passer une main dans ses cheveux découvrant qu’ils étaient vrais… De toute façon, il avait accepté le contact. Bon, elle avait été rapide, pour éloigner la concurrence, mais bon, ce n’est pas tous les jours, qu’il y a des “demis dieux” extérieur. Et elle avait un but et puis franchement, il semblait gentil et de bonne compagnie ce garçon.
« Incroyable… Vous avez donné vos beaux cheveux à vos descendants ? » Il avait dû se reproduire, sur le coup elle en oublia que peut-être que les Atlantes ne vivaient pas comme eux. Enfin bon, cela n’était pas son problème, elle n’était pas une fille très intelligente, elle était moyenne et dans son métier elle n’avait pas à prendre en considération ce genre de chose. Elle avait la chance d’être née noble avec une belle voix. S’était déjà plus que la plupart des gens.

« Euh… Mes cheveux ? », balbutia le jeune homme, avant d’essayer de se faire une contenance. Non, cette fois, il ne laisserait pas sa chance passer ! « En fait non, car je n’ai pas encore de descendance. Et vous ? », demanda-t-il histoire de faire la conversation. Il se pencha un peu vers elle, et attrapa une mèche de ses beaux cheveux blanc pour la faire onduler entre ses doigts.
« Vos cheveux n’ont rien à envier aux miens, leur texture est si douce. », fit-il dans l’espoir de la complimenter, sans trop se douter que c’était surtout la couleur qui comptait ici bas. D’ailleurs, il ne remarqua pas que c’était une teinture. Se faisant, en se penchant, il avait involontairement fait sentir son émoi sur la cuisse de la jeune femme, mais la sensation n’était pas précise, il espérait qu’elle ne s’en était pas rendu compte avec ses lanières en cuirs.

Elle le trouvait mignon à être si peu sûr de lui, ça changeait des autres…Et elle ouvrit de grands yeux quand il lui avoua n’avoir pas d’enfant…
« Ah… ah bon ? Pourtant vous devez avoir l’âge d’en avoir déjà plusieurs… Oui, j’ai eu deux enfants. » dit-elle simplement, en effleura sa mains avec son bras, se disant que son vêtement était plutôt doux. Avant de le toiser ne sentant que peu la dureté de l’homme et cela n’avait pas d’importance, elle savait qu’il était sous le charme. Elle eut un rire rougissant un peu. « C’est gentil ça… Je m’applique à ce qu’ils soient aussi parfaits que ceux des sangs purs. »

« Et bien non, je suis dans l’âge moyen des atlantes. Mais bien sûr, on peut en avoir plus jeune. », fit-il pour se justifier. Bon, elle avait déjà deux enfants. C’était curieux qu’elle aborde le sujet quand même… Ce n’était pas un plan de drague classique comme sur Terre. “Salut tu prends un verre. J’ai deux enfants et toi ?”. Bonjour le cassage d’ambiance… Néanmoins, elle semblait surprise qu’il n’en ait pas, d’où sa justification tout à fait probable. Elle était d’une autre culture alors il voulait bien croire que ce devait être un sujet comme un autre de discussion. En tout cas, il eu plus de succès avec son compliment sur ses beaux cheveux, qui était sincère pour le coup. Candom n’était pas le genre de type à raconter des bobards pour niquer, sinon il l’aurait déjà fait.

« Et bien je ne vois pas de différence ! », ajouta-t-il avec entrain en lui décrochant un sourire. Il ne savait fichtrement pas ce qu’était les sangs purs, mais si elle essayait de les avoir aussi parfait qu’eux, c’était réussi, car du point de vue de la texture, le jeune homme ne voyait pas comment ils pouvaient être plus doux. Il lui approcha la coupe des lèvres pour qu’elle puisse boire un coup, afin de continuer à partager sa coupe.

Hya, roucoula amusé et flattée, elle était bien contente que cet étranger ne soit pas aussi délicat que les siens pour voir qu’elle se teignait les cheveux, mais beaucoup le faisait ici. Soudainement, elle vit son commandant vers l’escalier. Ah !! Elle allait devoir se mettre en scène ! Elle se leva d’un bon radieux.
« On se retrouve après ? Je dois entré en piste ! » Et elle lui claqua un baiser sur le front.
« Avec plaisir, n’hésitez pas à apparaître devant moi comme toute à l’heure ! J’ai hâte de vous entendre Hya. », fit-il avec un sourire. Il était complètement sous le charme, mais de la voir s’éloigner lui remit les idées en place. La mission ! Merde, il ne devait pas faire foirer la mission… Bon diplomatiquement il était bien là ! Il faisait connaissance, et tout le toutim. Bref, si l’alliance se faisait, il pourrait toujours revenir pour la voir. En tout cas, il avait hâte de la retrouver maintenant.

Il se mit en tête de retrouver Jacobs.


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Non !!!
Il s’approchait et...et...il y en avait une qui lui tombait dessus !
Le coup du rentre dedans existait partout, même ici ! Pfeuuu ! Et en plus c’était tellement bien joué la version accidentelle !!!

Nelly baissa les bras d’un air balot et profondément déçu même si, en réalité, elle exultait de joie en son fort intérieur.
***Fonce, el couillatator. C’est vrai, elle est très belle ! J’ai pas mon appareil photo en plus !!***
Son regard se tourna vers Poppins à qui elle avait refusé de répondre. Elle ignorait totalement la créature en se disant que, peut-être, elle finirait par comprendre qu’il n’y avait personne à la maison et que l’ombre qui passait sous la porte n’était qu’une illusion. Dans un malentendu ça pouvait passer non ? Pas vrai ?

Bon. Alexis, c’était rayé. Elle ne pouvait plus compter sur lui.
Nelly ne comprit pas vraiment sur l’instant pourquoi elle ressentait cette pique de jalousie. Même si en réalité l’explication se tenait surtout du fait que le collègue avait préféré suivre un cul cerné de cuir plutôt que celui que lui montrait l’hispanique. Décidément, elle se sentait bien seule si on mettait de côté la biquette bachelière. Plutôt bougonne, Nelly posa ses mains sur ses hanches et regarda le James Bond lui filer entre les doigts. L’envie d’étrangler la reine SM avec ses propres bandelettes lui vint jusqu’à ce que son regard ne se pose sur Jacobs.

Elle...avait l’air de galérer.
Elle galérait là, non ?
OUI !!!! ELLE GALERAIT !!!! GENIAL !

Un rire potentiellement sadique traversa ses lèvres et Nelly avança sur la commandante (dont elle ignorait totalement le grade) pour tapoter son épaule d’un doigt et l’inviter à se retourner.
« Hola !!! » fit-elle d’une extrême politesse. « Je suis messagère, j’ai un mot pour vous la belle dame nue ! »

Et une nouvelle fois, elle sentit une émotion, celle d’une lame glacé
*** Je te félicites pas… tu vas voir la seule personne qui ne faut pas déranger … ***
***Rhooooo tu sais pas rire Poppins !!!! Tu me présenteras les culs nus plus tard alors ! Songea Nelly dans un réflexe de défense à cette sensation qui devenait physique. La peur revenait… et cette peur fut “comblée” par un sentiment de paix de la part de la biche.
*** Tiens tu as trouvé comment me répondre… j’ai faillie me dire que tu étais bête.*** Il eut un temps mort avant *** ça te va comme humour ? ***

Nelly n’eut pas le temps de répondre ou de réagir à cette invasion psychique.
La commandante ne s'attendait pas à être touchée et elle se tourna pour lancer un regard dédaigneux vers la personne qui osait la déranger… Mais elle se força à prendre un air plus polie en voyant que c'était une “Atlante” bon un simple garde du corps, mais bon fallait faire bonne mesure quand même.
« Dit ainsi, cela semble pas être commun chez vous. . » Elle tourna le regard vers Erin, Maram s’était aussi tournée avec un rictus amusé et satisfait de cette intrusion qui embêtait sa nièce.


Erin avait déjà fait l’impasse sur le geste grossier de Nelly et sa façon d’alpaguer quelqu’un en montrant les fesses de la commandante, et elle pensait que ça allait en rester là, mais manifestement, c’était sans compter sur la soldate pour en rajouter une couche. Elle s’était focalisée de nouveau sur la conversation, absorbée par le sujet des Tar’vs qui semblaient être des animaux vraiment intéressant, surtout que finalement, ils ne se liaient pas tous avec des humains. De ce qu’elle comprenait, ils se liaient aussi avec d’autres espèces, d’autres vies, selon ce qu’Erin appelerait leur “degré d’éveil spirituel, ou intelligent”. Mais alors qu’elle cogitait sur ce que venait de lui dire Maram et Lamra, Nelly refaisait irruption dans la conversation, cette fois en étant intrusive au possible.

« Nelly Bricks, je vous présente la commandante de la guerre Lamra. En quoi pouvez-vous lui être utile je vous prie ? », fit Erin de son air guindé.

L’hispanique se figea en entendant le titre. La...commandante ? Avec les fesses à l’air ?
Cela stupéfia la jeune femme qui ne sut pas quoi dire sur le moment, transitant entre des « euh...hum...je... » bien dérangeant. L’expression stupéfaite de son visage se réduisit au moment où son esprit fit tilt et que son regard s’alluma. Nelly lui servit une petite révérence qu’elle servait ordinairement à Alexander puis déclara :
« C’était un compliment. Commandante Lamra, c’est une belle dame, très belle dame...mais...je vais vous laisser... »
Et elle recula d’un pas...deux pas...trois pas…
Ils n’allaient pas lui sauter dessus si ???

Lamra avait plissa des yeux en observant la soldate qui partait ou plutôt fuyait...Elle sera la mâchoire et décida de prendre sur elle se disant “diplomatie diplomatie”. Mais il lui était impossible au final…
Maram se retenu de rire, car il savait que sa nièce prenait sur elle, pour ne pas choper l’espagnole et lui dire ce qu’elle pensait.
« Elle est amusante. »
Et cette phrase foutu en pétard la commandante, qui se racla la gorge, pour héler Nelly.

« Eh bien ! Vous dérangez les braves nobles sans aller au bout de votre arrogance ? Voyons… qu’avez vous comme message à me dire ? Et je vous serrez grès de faire vite ! » Elle était resté polie, pour la seule raison qu’il avait Erin, même si son ton était un peu tranchant. Elle eu un frisson et elle frémit des lèvres, les Tarv’s étaient en train de réguler sa colère et cela lui était un peu douloureux. Maram, fit un pas en avant et ce n’était pas pour attraper Nelly, mais pour une autre raison. Il jeta un regard vers le cercle de Tarv’s et fut soulagé de ne pas y voir la Tarv’s de sa nièce.

*** Répond lui.*** conseilla avec une douceur incroyable la biche.
***CHUT !!! Tu me déconcentres Poppins !!!*** Ricana-t-elle de son coté.
*** D’accord ***

Comme lorsqu’elle sentait une menace, Nelly avait tendance à déclencher le massacre au lieu de l’esquiver. Une très mauvaise réaction à la nervosité et la panique qu’elle s’était découverte lors de sa première mission sur le terrain. La mission “Main Froide” si ses souvenirs étaient bons. Une bande de péquenots qui voulaient la clouer sur une croix, elle ne savait plus vraiment. Nelly se rappelait leur avoir demandé s’ils avaient un bon cardio avant de se barrer en vitesse.
Bon, là, elle ne pourrait pas fuir. Mais une lueur de malice gagna instantanément son regard lorsqu’elle entendit les propos de la commandante. Elle amenait un message, elle était pas en train de lui monter un panneau “OPEN BAR HERE” sur le dos avec une flèche clignotante en direction de son derrière.

Le type qui s’approcha d’elle la surprit un peu et la petite espagnole se raidit un peu plus. Pour un peu, elle aurait bien voulu dégainer pour lui faire faire demi-tour mais elle n’était pas si dingue. Au lieu de ça, elle se pencha sur le côté pour pouvoir observer Erin et rechercher son aval, le regard brillant, quant à savoir si elle livrait son message ou s’il valait mieux passer pour la dernière des gourdasses.

Erin restait détendue en apparence, mais elle sentait que la commandante prenait la mouche. Le mieux était de certainement répondre à sa question sans trop se démonter, et elle espérait que Nelly aurait la sagesse de le faire, et qu’elle ne fuirait pas. Elle ne connaissait pas trop la jeune femme pour savoir comment elle fonctionnait encore, et elle n’aimait pas trop comment les choses tournaient. Pourquoi diable avait-elle fait cette intervention complètement puérile ?
Elle capta le regard de Nelly, et elle hocha la tête positivement, comme pour l’encourager. D’ailleurs, elle ajouta à son attention, histoire que tout soit bien claire pour elle :
« Nous vous écoutons. », dit-elle, le tout enrobé dans un sourire positif comme pour contraster avec l’agressivité de la commandante. Les yeux d’Erin avaient suivi le mouvement de l’homme. La RDA scrutait absolument tout les concernant. Elle prenait un maximum d’information, et elle essayait d’analyser la situation en temps réel pour se faire une idée des intentions de ses interlocuteurs, mais elle ne pouvait que faire des projections liées à son expérience de vie personnelle.

Une fois encore, Nelly fit sa petite révérence puis elle s’approcha de quelques pas de la commandante. Avec un air d’effrontée qu’elle n’aurait pas voulu mais...le monde des femmes étant le monde des femmes...elle avait bien envie de lui faire comprendre que ce n’était pas une exhibitionniste qui allait la renvoyer comme ça. Ses pensées se mélangeaient un peu là, probablement avec ces sensations qui ne lui appartenaient pas et l’appelaient à plus de tempérance. Erin et Alexander lui faisaient confiance, elle n’était peut-être pas leur premier choix mais ils avaient avalisé sa venue pour les protéger.
C’était dur de faire le choix mais c’était instantané et Nelly préféra reprendre une posture professionnelle. C’était vachement risqué mais elle ne voulait pas inventer sur le fil sous peine de briser le boulot des diplomates. Autant se servir de bases et de constats existants.

« Dame Lamra, il y a mon amie Atlante, là-bas, qui aurait bien voulu parler avec vous. Elle vous trouve très belle, avec de très beaux habits. Les plus beaux qu’elle n’aie jamais vu. Et vous êtes d’une grande grande prestance. Mais elle arrive pas à venir vers vous...alors je transmets le message...pour que vous sachiez. »

Erin arqua un sourcil, foncièrement surprise par ce… message. A quoi est-ce qu’elles jouaient toutes les deux ? L’américaine n’avait d’autre choix que d’attendre la réaction de la commandante maintenant.

« Commandante Lamra. » corrigea t’elle pour le principe de lui faire remarquer qu’elle n’était pas la bienvenue et surtout qu’elle ne parlait pas à quelqu’un de son niveau, mais de quelqu'un de largement au dessus. Et c’est histoire d’avoir le dessus. Une personne aussi arrogante ne peut tolérer des moues des subalternes. Maram eut un autre sourire, trouvant cette excuse incroyable et il apprécia de voir cette Nelly mettre à mal un peu la grande commandante. Landma regarda Erin puis son oncle, avant de porter un regard farouche sur Nelly. Elle pouvait sentir à cet instant que mademoiselle cul nu était dangereuse et qu’il ne fallait plus rien, pour qu’elle se retrouve comme nouvelle déco sanglante. Elle serra le poing essayant de se contenir et une nouvelle fois, elle tressaillit contenues par les Tarv’s et « poppin’s » se remit en mouvement au moment où la jeune femme allait s’avancer vers Nelly. Mais, elle fut outre bloquée par la vague de joie qui inonda toute la salle soudainement mais surtout Maram qui s’était bien placé pour la bloquer. Celui-ci lança d’un ton joyeux :
« Que c’est adorable. Merci mademoiselle Nelly Bricks de ce message d’importance. » Il fit un clin d’œil à Nelly avant de se tourner vers sa nièce.
« Tu devrais voir cette jeune femme qui semble apprécier ta grande beauté. »
Lamra le foudroya du regard, un regard si fort, qu’elle aurait put le tuer sur place.
« Et ça t’amuses ? »
« Pas du tout…. »
Et il eut un bruit… une sorte de petit cri aigu semblable celui d’un « pouet » d’un paon. Cela fit relever la tête de la commandante qui regarda le cercle des Tarv’s et soupira. Puis elle posa un regard plus agréable sur Erin.
« Je dois aviser d’une Tarv’s. C’est avec un grand plaisir que j’aimerais qu’on continue notre échange au moment de l’éclosion. » Elle salua Erin d’un geste de main complexe et gracieux.

Maram marqua un temps d’arrêt mais ne dit rien, laissant sa nièce faire volte-face avec une élégance incroyable, elle marchant sans bruits vers le cercle et toutes les Tarv’s se mirent à vibrer ensemble et rejoindre le borde de la barrière d’or sauf une… et Nelly savait laquelle. Et s’était la même qui avait hurlé.
Maram toisa Nelly avec un rictus paternaliste.
« Eh bien. En voilà une diversion des plus inattendue. Maintenant que l’épée est plus sur votre jolie tête, pourquoi avez cherché à retirer la commandante de la conversation ? » Il avait juste de la curiosité dans sa phase.

Nelly avait eu peur, c’est vrai.
Peur qu’une bagarre se déclenche, qu’elle se fasse embarquée, brindille comme elle est. La haine viscérale pour cette espèce de péteuse lui avait donné l’envie de lui coller sa rangers dans son ticket de métro apparent. Plus un instinct de conservation qu’une bagarre de fille. Enfin...ça ne l’aurait pas dérangé de lui tirer les tifs et d’en arracher quelques bonnes poignées.
Mais...pourquoi est-ce qu’elle réagissait comme ça ? Nelly était pourtant très rarement sanguine. C’était ces mélanges d’émotions qui devaient la déstabiliser. Mais bon, au final, elle avait évité de justesse la catastrophe. Il fallait qu’elle apprenne à faire un peu plus attention et, peut-être, se mettre à écouter Poppins. Même si ça l’ennuyait de devoir s’ouvrir à une créature qu’elle ne connaissait pas.
Bref. L’intervention de l’autre type calma un peu les choses. Quand il lui posa la question, un sourire espiègle naquit sur son visage. L’émotion de joie commune y était pour quelque chose et elle sautillait presque en expliquant :
« Mais, je pensais pas que c’était mal de donner un mensaje gentil. Elle est très très sensible votre dame. Très très énervée aussi. Elle a ses problèmes de fille ? C’est agréable quand on dit des felicitaciones normalement. Vous, vous êtes beau aussi, et pourquoi ça mettrait en colère ? »

Erin sentait parfaitement la crispation de la commandante et l’orage qui planait sur Nelly. Heureusement, l’homme intercéda en même temps qu’une onde de joie balaya les environs. Erin la réceptionna en pleine face, et elle chercha naturellement Alexander du regard, car il faisait parti de ces personnes qui comptaient pour elle, et qui participaient à son bonheur. Elle ne le vit pas dans les environs proches, et elle en vint à se dire que la foule le masquait certainement. La diversion vint des Tar’v et du bruit bizarre qu’un des leurs produisit. La commandante s’éclipsa sur cet entrefaite, se dirigeant vers l’enclos. L’américaine opina du chef. Elle poursuivrait cet échange avec la commandante donc, au moment de l’éclosion. Elle ne savait pas du tout de quoi elle parlait, mais elle comptait bien mettre cet intermède à profit pour en apprendre d’avantage. Elle laissait Nelly s’expliquer avec le chef des médecins des Érudits, cherchant toujours Alexander du regard.

Maram hocha la tête dans une petite révérence aux propos de Nelly. « Car
je ne suis pas l’épée du royaume qui a plus de sang sur ses mains que dans son
corps.
» Il avait de l’humour là-dedans, mais en dessous, il n’aimait pas la violence. « Ma nièce est ainsi, si elle était trop douce, elle serait incapable de sécuriser notre royaume. Il ne faut pas lui en vouloir. Elle est agréable quand elle laisse ses armes. » Il ne voulait pas lui dire qu’elle n’avait pas la bonne profession pour que la commande ne la méprise pas. « Et merci du compliment qui ne
peut être que renvoyer.
» Lui semblait mieux gérer la vague de joie et chercha aussi dans la foule quelque chose ou quelqu’un avant de remettre son regard sur la dirigeante Atlante et sa garde du corps.
« Maram, médecin de la cour et ministre de la santé. Je suis “enjaillé” de vous connaitre. »
« Je croyais que les gens venaient sans armes ici... » fit-elle un brin provocante. Une manière imagée pour lui demander pourquoi miss cul nu, l’épée au poing et qui a tué plein de monde, ne lâchait pas l’affaire pendant les festivités.
Maram lui fit un rictus « Si vous trouvez une manière de rendre silencieux sans mutilation, je suis preneur ! » et il ricana doucement.
« Excusez moi un instant... », fit une Erin distraite, en s’éloignant des deux convives. Elle souhaitait retrouver Alexander, aussi se dirigea-t-elle vers le dernier endroit où elle l’avait aperçu.
Maram l’intrepella inquiet « Vous allez bien ? »
« A merveille, je cherche juste le dirigeant Hoffman. », fit Erin, en y ajoutant un sourire, toujours sous le coup de l’effet de la vague de joie, même si ça commençait à se ternir.

Au même moment Nelly, sentit des sentiments qui ne lui appartenait pas, un mélange de peur et d’arrogance que peut avoir un esprit libre qui ne veut pas se soumettre aux normes. En regardant vers l’enclos, elle voyait Poppins refuser de s’approcher de l’enclos ou la commandante tournait comme une lionne en l’appelant. Il était incroyable que même avec les yeux bandé les biches semblaient se déplacer sans problèmes.
« Excusez-moi un instant... » Copia Nelly en quittant Maram pour s’approcher de l’enclos.
« Décidément... » Maram porta son attention sur Erin qui cherchait son collègue. Il lui fit une petite moue, parcourant la salle à nouveau, pour avoir confirmation de sa première inspection. « Il ne doit pas être loin. Voulez-vous qu’on le cherche ensemble ? » demandat’il poliment.
« Bien entendu, je ne voudrai pas vous faire faux bond et paraître impolie, surtout que vous êtes de bonne compagnie. », répondit Erin en l’invitant du regard à la suivre. Elle avait observé Nelly qui s’était éloignée, espérant que la jeune femme n’aille pas s’attirer à nouveau les ennuis de la commandante de guerre. Si tel était le cas, elle ferait en sorte que Jacobs la canalise. « Il était en compagnie de votre Commandant. Ils ne doivent pas être loin en effet. », confirma Erin.
L’homme eut un sourire simple qui cachait qu’il était content de ne pas être laissée sur le carreau. Il la suivit tout en parcourant la salle. « Il est surement encore avec lui. Landmara ne le laissera pas seul. » Il avait un ton un peu moins enjoué tout en cherchant. Il jeta un regard vers sa nièce et soupira…« Je suis désolé pour ma nièce, si elle vous a importuné avec ses propos manquant de diplomatie. La guerre et
la politique ne font pas toujours bon ménage.
»
« On ne demande pas à un commandant d’être très diplomate habituellement. Je comprends parfaitement. », fit Erin qui le détaillait du coin de l’oeil. Il hocha la tête. Elle se tourna franchement vers lui, plissant son nez avec sa petite moue de fouine, légèrement moins mignonne que celle qu’elle réservait à son conjoint : « Qu’est-ce qui vous inquiète Grand Ministre de la Santé ? ».
Il fut surpris qu’elle lui demande ça directement. Il esquissa un rictus.
« Beaucoup de chose, je suis un homme anxieux de nature. » Il lui sourit une manière de ne pas parler comme une autre.
« Ca par exemple, c’est mauvais de le garder pour soi et ça limite l’espérance de vie en provoquant des ulcères à l’estomac. », fit Erin en reprenant sa recherche visuelle dans la salle, avec un petit sourire et une touche d’humour que le médecin décelerait sans peine. Et l’homme ricana doucement, appréciant l’humour.
« Et en bonne professionnelle, vous me conseiller de me soigner en l’exprimant ? »
« C’est une des façons de se soigner en effet. », fit-elle mutine. Mais elle ajouta, dans le but de ne pas froisser leur hôte : « Mais je suis certaine que pour un ministre, vous devez avoir des personnes à qui chuchoter vos secrets. Je ne me fais pas de soucis là dessus... », dit-elle pensive, avant d’ajouter d’une voix maintenant un peu plus inquiète. « Mais où est-ce que tu es passé…. ? » Elle voyait tout le monde, Jacobs, Candom (en compagnie d’une belle demoiselle), et Nelly, mais pas son partenaire et amant.


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Ca lui plaisait pas du tout de voir la commandante tourner autour de Poppins comme ça. Si elle pouvait casser ce lien, elle en aurait été tout aussi satisfaite. Mais que ce soit la créature qui ressente cette angoisse lui faisait partager ce sentiment. Poppins angoissait, Nelly angoissait. C’était déstabilisant et elle voulait que ça s’arrête vite.
A ce moment, c’était comme observer le maître d’un chien lui balancer des coups de pieds parce qu’il ne savait pas encore donner la patte. Une part de Nelly enrageait et elle espérait que “cul nu” n’aille pas lever la main sur Poppins.
Il lui fallait des munitions pour agir et la ramener sur le plancher des vaches. Etonnament, les chevilles enflaient à l’hélium. Nelly avait une cruelle envie de corriger ça.
« Gracias ! » fit-elle à un serveur en prenant une coupelle.
***Touche là un peu cocotte et je te refais ton plumage*** Gronda-t-elle intérieurement.
*** Ne t’approche pas !*** Il eut des images qui venaient en tête, comme des souvenirs que Nelly aurait pu partagée dans un passé, mais cela n’était pas les siens. Elle voyait une immense Tarv’s blanche avec les bois rouges et des fleurs orange, un harnachement tout aussi imposant mais très guerrier. Et sur cette Tarv’s il avait la commandante en armure elle semblait mécontente et donner un ordre avec son doigt et une pression mentale se fit… et puis plus rien. Au même moment la commandante sauta par dessus l’enclos et attrapa la tête de Poppins, pour la sortir de l’enclos, mais il n’y avait pas de violence gratuite. Des gardes arrivèrent pour mettre un licol à la Tarv’s et ils la guidèrent vers la sortie. La commandante secoua la tête et suivit le groupe, pour quitter la pièce de réception.
***Dis-moi !*** Songea Nelly en comprenant que la commandante venait d’empêcher ce message. Ca avait l’air important...
*** Je vais dire bonjour à “papa”... *** Il avait une crainte, la Tarv’s redoutait car elle savait à quoi s’attendre et elle n’avait pas envie. Des images réapparurent à Nelly, celles d’un dressage comme on peut le trouver aussi sur terre. Le système de récompense et de punition. Une série d’exercice et surtout sur l'obéissance. Les punitions n’étaient pas physique, mais d’ordre de privations. La Tarv’s n'était pas nourrie, on lui présentait des gens tristes et emplis de sentiments proche de la dépression… elle qui était une Tarv’s de joie, elle en souffrait. Et encore, en fond, il avait cette même Tarv’s qui toisait d’un regard sombre Poppins et qui lui disait mentalement “arrete obéis…” des mots simples, des mots qui pouvaient être ceux d’une bête à une autres et auquelle Nelly ne comprenait pas tout, comme la connexion étaient entre deux Tarv’s. Ce n’était pas les hommes qui faisaient mal physiquement à la Tarv’s mais une autre, qui finissait par lui donner des coups de cornes pour la contraindre. Et elle repetait “Obeissance !”.

La petite hispanique n’avait vraiment pas l’habitude d’être à plusieurs dans sa tête et elle le supportait très mal. Maintenant que l’étrange télépathie s’associait à des images, le coeur de la jeune femme se serrait de détresse. Elle voulait qu’on la laisse en paix et elle se surprenait à regretter d’être venue à cette soirée. Franchement, les directeurs ont pas idée de mettre les pieds dans un endroit pareil avec une bande de tordus cul nu.
Maintenant c’était trop tard. Nelly était militaire, ancien co-pilote, et elle restait assez sensible malgré tout. L’explication de la Tarv était bien loin de la rassurer, c’était comme si c’était elle qu’on envoyait jouer les canidés au dressage. Avec les coups de bâton dés qu’elle ne donnerait pas la patte.
L’hispanique se rembrunit et son verre lui glissa des mains. La commandante cul nu commençait sérieusement à lui pomper l’air et la petite espagnole fit route directement vers elle. Il y avait fort à parier qu’elle se fasse intercepter en chemin mais le but était un peu plus diplomate. Franchement elle n’avait pas vraiment le choix. Si elle voulait se débarrasser de l’influence de cette créature pour récupérer sa solitude et son jardin secret. Ca se ferait SANS les coups de bâtons.

« Dites ! » S’exclama-t-elle très joyeusement en espérant capter l’attention de ce groupe. Elle arma son plus beau sourire avant d’ajouter : « Vous voulez bien, s’il vous plaît, laisser MA POPPINS dans son enclos ? Hm ? C’est que j’ai pas encore fini de faire son éducation mi ! »

Le cortège ne s’arrêta pas, mais la commandante leva la main en entendant la voix familière de l’autre tâche de garde du corps. Chose qui fit stopper le groupe. Elle se tourna vers elle avec un sourire mauvais. Elle commençait à la gonfler cette petite roturière aux prétentions de reine. Et si ça continue, elle allait perdre patience et l’envie de la balancer du haut du pont devenait intéressante.
« Restez à votre place de garde du corps. Vous avez volé le lien d’un autre et vous en avez suffisamment fait. » dit-elle avant de de faire un mouvement de tête pour que la Tarv’s soit emmenée. Le pire, c’est qu’elle comprenait qu’une Tarv’s pouvait préférer une autre personne, mais Mitos avait le coeur brisé et il ne s’en remettrait pas avant quelques années, du rejet de “sa” Tarv’s enfin bon, il avait de la chance que ça ne faisait pas longtemps qu’il s’était lié avec la biche…Et ce n’était pas faute d’avoir essayé, mais cette Tarv’s était une vraie tête de mule. Et la commandante avait du mal à digérer de perdre un soldat ou plutôt son échec de n’avoir pas pu se lier de manière inconditionnelle et pérenne.
*** Va t’en. ***
« Oui !!! » Fit radieusement Nelly en ignorant la voix mentale. « C’est la garde du corps “Atlante” le problème. »
Elle avait appuyé les guillemets de ses doigts tout en restant radieuse au demeurant.
« C’est pas beau d’accuser vos invités de voleurs. Moi je dirai plutôt que les éclatants éclateux brillants...ben ils brillent pas des masses pour contrôler les bibiches. »
Nelly leva les bras, comme pour faire comprendre qu’elle ne cherchait pas la guerre.
« C’est pas grave hein ! Personne n’est parfait !!! Mais bon, maintenant qu’il y a du monde dans ma tête, la place a un peu changé...c’est ma Poppins ! Pas touche ! »

La commandante roula des yeux, elle parlait trop pour brasser du vent. Elle allait ordonner la marche quand soudainement, elle parla du monde dans « sa » tête. La jeune femme tourna la tête vers la Tarv’s avec une moue insatisfaite.
« Tu es vraiment qu’une merdeuse… » La biche ronfla de satisfaction. Si Nelly avait été érudits le problème aurait été réglé depuis longtemps et la commandante regretterait cet état de fait, car elle avait des envies voir des pulsions a assouvir. Elle lâcha la longe du licol, pour s’approcher de Nelly la dominant de toute sa hauteur. Elle avait jeté un regard autour, personne ne voyait, donc… Elle attrapa le col avec une douceur incroyable de la jeune femme, appréciant la texture de sa robe…et la tira à elle d’un mouvement brusque.

« Lamra ! Laisse-lui la Tarv’s. Elles sont liées. Il est trop tard ! »
La commandante lâcha avec un air dégoûté Nelly, reculant de quelque pas sur le passage de Landmara qui était seul. La commandante se raidit tout en reculant déjà par la simple présence de son dirigeant. Un regard de celui-ci dans la direction de Nelly... et la jeune femme baissa la tête en signe d’excuse et elle s’éloigna avec les gardes, en claquant des doigts. Laissant la Tarv’s sur place. Cela lui avait coûté, mais elle ne pouvait pas faire sa forte tête devant son dirigeant, elle avait obéis sans aucune considération d’égo et n’avait lancer aucun regard à Nelly, bref, elle s’était retirée rapidement.

Nelly sentit deux mains se poser sur son épaules pendant ce temps et la tirer en arrière, s’était Jacobs qui l'entrainant pour l’éloigner de la guerrière, car elle l’avait identifiée ainsi.
« Bordel Bricks … » Mais pas possible de fuir discrètement, puisque Landmara, s’était tourné vers elles, avec la longe de la Tarv’s et la donna à Nelly d’un geste délicat.

« Nous aviserons durant nos négociations, comment faire un sevrage... Mais en attendant tenez... » Il regarda la Tarv’s et soupira. « J’espère ne plus interférer dans un conflit. Je vous fais confiance là-dessus. » Dit-il bienveillant.
« Cela n’arrivera plus. Monsieur, je m’excuse de ce conflit... »
« Vous n’avez pas à l’être, la responsabilité est dans les deux camps. » Il salua Nelly avec une extrême politesse et disparue dans la foule aussi vite qu’il était venu comme un fantôme…

*** Merci ***
« C’est quoi le problème soldat ? » fit Jane d’un air sévère, en jaugeant la biche d’un air suspicieux. « Ce n’est pas la SPA ici… et Atlantis, ce n’est pas une ferme ! Même si on a de sacré numéros qui rend chèvre. »

Quand la commandante s’était approchée pour tripoter sa robe, Nelly n’avait pas pensé qu’elle agirait sur le coup. La diplomatie avait ses avantages pour que des invités ne se foutent pas sur la tronche avec les locaux. Et inversement. L’espagnole n’avait pas agi avec hostilité et cette dingue l’avait carrément agressée. La guerrière était visiblement une sanguine qui s’en battait l’oeil de la diplomatie. Nelly n’avait poussé qu’un « Héééé !!! » effaré à ce moment là. Dans un automatisme, sa main s’était posée contre sa cuisse, là où se trouvait habituellement son neuf millimètres. Mais entre ses doigts ne se sentait que le tissu de sa robe et la jeune femme se sentit terriblement menacée à ce moment là. A vrai dire, elle pensait que ce serait la fin.

Le courage la définissait. Ce n’était pas ça qui allait la faire céder et son regard, malgré la peur omniprésente, était resté droit et certain dans l’effronterie. L’intervention de Landmara devint tellement salutaire qu’elle lui demanda intérieurement pardon pour toutes les critiques qu’elle avait émis à son sujet durant le voyage. Clairement, sans armes à feu, Nelly n’aurait jamais été de taille. Et encore, il fallait voir ce qu’elle était capable d’opposer l’autre folledingue.

Après la disparition de l’ennemie, les nerfs lachèrent et Nelly se rapetissa en se sentant trembler de tous ses membres. Autant de nervosité que de peur et de colère. Et à peine relachée par Lamra que Jacobs débarquait avec sa science. A parler et s’excuser à sa place. C’était si humiliant, si insultant. Nelly ressentait une telle injustice dans cette situation qu’elle en aurait pleuré de désespoir. L’intervention de Poppins aurait mis le feu aux poudres et c’est peut-être par respect qu’elle lui laissait un peu le temps de se reprendre sans l’envahir d’émotions et de sentiments fictifs qui ne lui appartenaient pas. Elle sentait toujours cette présence intrusive et indésirable dans sa tête mais qui s’était tapie un peu plus au fond.
Le mot “sevrage” confirma une hypothèse que la petite espagnole avait du mal à reconnaître. Elle était sous influence de cette créature, si bien qu’elle avait mis une mission diplomatique en péril pour la protéger d’une injustice. Le mot n’était pas trop fort visiblement.

Pendant que Jacobs montrait à toute la tribu qu’elle concurrençait Lamra au jeu du commandement, en l’humiliant encore une fois au passage, Nelly remarqua qu’une de ses bretelles avait sauté. La robe n’était pas faite pour qu’on s’y accroche et l’une de ses épaules était désormais à nue. Cela la vexa davantage et elle repoussa le lieutenant d’une main, comme si elle allait s’en aller. Mais elle se ravisa pour lui faire face. Lui dire d’une voix cassante et désespérée :

« C’est ça ! Merci pour votre égard envers vos soldats mi teniente. Vous êtes un bon officier. Vraiment ! Gracias ! »
Jacobs lui fit les gros yeux, voilà que maintenant elle est était revenu la petite fille … elle était à l’armée pas dans un monde où on s’apitoie surtout quand on risque de foirer une future alliance. La lieutenant, était dure, peut-être mais, elle était agacée par ce comportement puérile.

Elle sentait qu’elle pleurait et que Poppins trépignait, de son côté, de compenser à plein régime les sentiments néfastes. Mais la poudrière était toujours là. L’assaut de cette timbrée l’avait en partie humiliée et, malgré sa condition de militaire, elle était dégoutée de ne pas avoir eu d’appui de la part de ses collègues. Il y avait Alexis, là-bas, qui rêvait de fourrer la star SM. Les deux directeurs qui faisaient de la natation synchronisée sur l’océan de bave politique et Jacobs qui faisait sa meneuse de troupe mécontente de son bidasse.
Super ! La grande vadrouille s’éclate dans cette mission ! La croisière s’amuse, sauf elle.
« Je n’ai pas demandé à être sous l’influence d’une faune extraterrestre qui me parle comme si j’étais sa jumelle. Je voudrai vous y voir vous ! Je voudrai vous voir souffrir comme moi ! Mais je vous le souhaite même pas Jane. Même pas. Moi, quand vous êtes mal, je vous fais des coeurs en guimauve ! Je vous humilie pas ! » Lâcha-t-elle, tremblante. « Je peux pas faire mon travail...ça parle dans ma tête. Pleins d’émotions et d’images, et tout ! Alors laissez-moi ! »



« Un peu de respect soldat ! Vous avez manqué de faire un accident diplomatique ! Donc ne la ramenez pas en vous comportant comme une enfant. » Humiliation, n’importe quoi, elle avait présenté les excuses avant que cela ne s’enchaine en jeu politique. Que Nelly souffre d’être avec une autre créature était un fait, Jane le prenait en compte, mais ce n’était pas une raison pour manquer à ses manquement envers son officier.
« Prenez du recu. » dit-elle séchement. Il fallait trouver une solution pour son soldat qui sensible comme elle est, allait péter un cable rapidement. Jane, la retira de la liste de ses effectifs opérationnelle, mais Nelly ne savait pas à quoi pensait la jeune femme, ni qu’au fond elle s’était inquiété et c’est pour cela qu’elle avait couru vers elle, pour l’extraire des griffes de l’autre femme qui allait la dévorer. Il y a bien une chose que Jane avait appris dans son métier et à la guerre, les officier ne reçoivent pas toujours les mérites de leurs hommes. Commandé était source de frustration et elle prenait du recul, pour ne pas s’investir d’un point de vu sentimental, surtout avec Nelly qui était typiquement le genre de personne que vous voulez prendre dans vos bras. Elle ne chercha pas à retenir Nelly, elle était plus une professionnelle à cet instant, mais un humain blessé et perdu. Et la biche qui était en train de la suivre...Jane, la laissa s’éloigner pour qu’elle reprenne contrôle de ses émotions. Mais, elle garderait un oeil sur elle, comme elle le faisait pour chacun d'eux… enfin elle avait perdu le RDA et cela l'énerve un peu surtout quand elle vu Candom roucouler.... Ils sont en mission bordel ! Elle ne pouvait que compter sur elle franchement. Elle traversa la foule, pour repérer Erin et la suivre de loin....

Elle avait de la détresse au fond du coeur.
Nelly chassa le lieutenant de son chemin et alla vers les tables, seule, là où il y avait le moins de monde. En regardant dans cet angle de la salle, elle espérait que personne ne verrait qu’elle en pleurait. Peut-être qu’elle donnait l’image d’une retardataire interessée par les amuse-gueules. C’est ce qu’elle espérait…
Comment pouvait-on se retrouver quand on avait du monde dans la tête ? Avec des influences, qu’on était plus tranquille pour pouvoir réfléchir posément et opter pour une attitude professionnelle.
C’était à se demander si elle n’avait pas été atteinte d’une maladie mentale. Sur Terre, on lui aurait rapidement diagnostiqué de la schizophrénie. C’était tellement perturbant d’entendre des voix, de voir des souvenirs sortis de nulle part et de ressentir des émotions artificielles. Nelly était certaine qu’aucun membre de l’équipe ne pourrait réagir sereinement à ce genre d’expérience. Son regard croisa quelques fétards mais elle regarda rapidement le mur d’en face pour se dissimuler. Pour donner le change, elle tenta d’ajuster sa robe et de faire un noeud avec ce qu’il restait de sa bretelle. Mais en vain…

Elle sentit de belles émotions venir de l’extérieur. Mais très discrètement cette fois. En petite quantité et avec lenteur. C’était comme une lettre d’amour que l’on passait sous une porte verrouillée dans l’espoir que le message passerait. C’était factice mais pas si malvenu. Pedge et Isia lui manquait terriblement. Si elle avait pu faire un souhait, elle aurait voulu qu’elles apparaissent, également envoyées pour cette mission. Pas de câlins, pas de bêtises ni de déconne. Mais elle aurait pu aller les voir sérieusement et obtenir leur conseil. Pedge lui aurait dit de supporter la pression en lui montrant son exemple. Isia l’aurait rassurée en disant qu’elle n’était pas devenue dingue. Et les deux auraient joué les terminators pour lui faire comprendre qu’il ne fallait pas montrer sa vulnérabilité. Oui, elles auraient été d’un tel réconfort dans le domaine professionnel pour la poursuite de la mission.

Nelly renifla et regarda sur sa gauche. Le point d’origine des lettres d’amour discrètement glissées sous la porte close : c’était Poppins.
La bichette l’avait suivi calmement avec sa longe qui trainait par terre. Elle se contentait de regarder les tables sans dire un mot, comme un animal davantage intéressé par le buffet sans oser y toucher. Parallèlement, et mentalement, elle avançait encore une autre lettre sous la porte discrétos, comme quelqu’un qui teste en aillant peur de ramasser un coup de fusil. Cette quasi-timidité dans l’espoir de ne pas la froisser davantage la fit sourire. C’était très exactement sa façon d’aborder la texane ou la docteur quand elles étaient en colère. Nelly se souvenait très bien du coup de la chantilly ou de la douche colorée d’Isia. Elle en sourit bien malgré elle.

« Nan, arrête ! J’ai pas besoin de ça ! » fit-elle en gratouillant le menton de l’animal. Elle lui avoua calmement son problème. « Je veux plus que tu envahisses ma tête comme tout à l’heure, ça me fait du mal... »
*** D’accord… mais tu voulais que je te dise *** formula la biche d’un air penaud.

Elle s’essuya doucement les yeux dans l’espoir que son maquillage n’avait pas coulé puis elle tenta de retirer la longe et défaire ce qui pouvait gêner la Tarv. A ce moment là, elle découvrit que l’ensemble des convives fixaient au même endroit. Le sauveur était en train de progresser vers le balcon.

« ¿Qué hace este Landmara? » Murmura-t-elle perplexe.


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