Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

[MJ28] Opération Normandie - Moment de répit avant la guerre

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Mar 29 Mai - 5:22
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Opération NORMANDIE - Prélude Côté techniciens
Ft. Papi Caldwell pour les techniciens !



[Chronologie : Période de voyage du Dédale en Hyperespace pour se rendre sur la zone de conflit du Boc pour porter la guerre chez les Wraith. 14-15 mai 2018]

00h30

En provenance d'ici.

Un an s’était écoulé depuis son stage chez les techniciens. Pourtant, c’est comme si rien n’avait changé. La coursive était toujours la même, quoique bien plus neuve qu’à son époque suite à l’attaque du croiseur, les différents dortoirs supportant toujours leurs tableaux écrit à la craie. Un par équipe, celui du matin, de la journée, et enfin celui du soir : sujet de l'intérêt de la texane. “Les poètes du Cambouis” étaient au même endroit, l’économat toujours au fond, tous les repères étaient restés les mêmes comme une régularité immuable.

Quand Pedge ouvrit le sas qui menait au dortoir dans lequel elle avait vécu deux semaines, elle trouva toute l’équipe à l’intérieur. Les tables sur lesquels l’équipe avait l’habitude de diner avait été déplacé dans le centre de la salle. On y avait monté un rétroprojecteur visiblement amélioré et trafiqué pour reproduire un film issu d’une clé USB. Devant, les bancs avaient été disposé sur la gauche et la droite, pour éviter d’occulter la projection. L’ensemble de l’équipe s’y trouvait installée en plusieurs rangs, les plus intéressés devant et les plus dissipés à l’arrière.
Ils tournaient tous le dos à l’entrée de leur dortoir, donc à Pedge, et ne semblaient pas s’être rendu compte de l’arrivée de l’invité surprise.

Tout au fond du dortoir, donc, par-dessus l’habituel agencement de leur cuisine trafiquée entre four, plaque et frigo de fortune, le film “Les Bronzés font du ski” en était arrivé à la fameuse partie de la dégustation d’alcool et de tartine aux vers. L’assemblée était tout simplement tordue de rire en voyant les différents protagonistes souffrir de l’alcool des montagnards français.

Il y avait pourtant quelques indifférents.
Si Matty, Katleen, Peter, Malarkins, Eugène et Lipton étaient pleinement embarqués dans leur fou rire. Il y avait sur le côté, un peu à l’écart, Harry Welsh avec son éternelle Game Boy. Il était présent avec eux pour ne pas se désolidariser mais il avait connecté les écouteurs à son appareil et il bougeait la tête au fil de ses actions dans le jeu.

Sur le banc le plus retiré, Marta et Franck se trouvaient côte à côte, ils se provoquaient. La main de Franck s’enfonça dans le flanc de la jeune femme qui se cambra sur le côté, serrant les dents, avant de répliquer d’une bonne claque bien sentie derrière son crâne. Un “CHPAKKK” bien sonore retentit et il leva les mains en signe de reddition...juste le temps qu’elle se reconcentre sur le film pour aller tapoter son épaule opposée et faire pleinement l’innocent.

Il ne restait plus que Tyrol, assis à côté du rétroprojecteur, comme s’il contrôlait le bon déroulement du film. Mais en réalité, il était tourné de flanc, la tête baissée et le regard vide, visiblement plongé dans des pensées très profondes et personnelles. Ses mains serraient une lettre manuscrite qui avait été broyé et réduite en confettis avant d’être scotché. Le morceau de papier pendait donc lamentablement, trop souple, comme un parchemin maudit.

Ils étaient dix en comptant le sergent. Le remplaçant n’était plus là, sa couchette vidée et retiré de ses draps. Il n’y avait plus de nom sur l’armoire attenante, comme si le départ de Pedge après son stage n’avait jamais été remplacé. En réalité, l’homme avait été viré la veille du départ du Dédale. Caldwell et Tyrol s’en étaient débarrassés tant il ne faisait pas l’affaire. Il avait fait d’ailleurs l’objet d’une correspondance entre les membres de l’équipe et le lieutenant Allen.
Citation :
Salut Allen,

Comme tu as tendance à t’évanouir dans la nature et oublier tes copains d’en haut, moi, je viens te rappeler à nos bons souvenirs. Eh ouais, tu t’en tireras pas comme ça !

Déjà, on ne t’a pas vu pour le concours de tir. Forcément, les gars de la sécurité interne sont arrivés premier mais Franck nous a sauvé la mise. On a gagné un plateau de charcuterie (surtout de la spécialité Athosienne), on s’est tapé une de ces cloches, si tu savais : on a passé une sacré moment, il manquait plus que toi dans le paysage.

Je pense que tu t’en doutes, le reste c’est surtout de la routine. On est bien moins à flux tendu depuis que le Dédale a fait sa rénovation à l’ancrage. Il est comme neuf ! Du coup, on respire depuis le nouveau cycle. Le problème, c’est qu’on est tombé sur un cas. Et quel cas !

Ton remplaçant, Mc Conrad, est tout ce que je déteste le plus. Il passe son temps à me draguer, il est d’un lourd. (Il sent tout le temps la transpiration en plus !)
Il a pris notre unité pour Meetic Land. Un pro de l’esquive du boulot et de la vantardise. Il sait naviguer en plus ce con-là. Ce n’est pas rare que le chef soit obligé de rattraper ses conneries et, forcément, il n’y a personne quand il demande qui est le responsable.
Même Marta en a marre. A tel point que la semaine dernière, elle a dit que…

(L’écriture devient hachurée et instable, comme s’il y avait eu lutte. C’est une nouvelle main qui écrit alors : )

Que t’es toujours qu’une grosse PÉTASSE ! Mais au moins, avec toi, il y avait du sport. Il est insipide ce mec ! Je vais m’arranger pour lui broyer les couilles dans un accident pro...

(L’écriture redevient normale, la première rédactrice reprenant visiblement le contrôle de son document. )

Désolé. Je vais pas l’effacer sinon Marta va réécrire par-dessus. C’est peine perdue.
Mais elle a pas tort tu sais ? Mc Conrad nous emmerde depuis son arrivée. Il a pris ses marques les deux premières semaines et maintenant il passe son temps dans le paraître, un gros prétentieux. C’est impensable que Caldwell ai pu le laisser passer. On est forcé de le supporter et de faire bonne figure mais je le hais. Il s’en est pris à Peter.
Peter ! Le mec le plus gentil de tout l’équipage. Il essaie de lui filer son boulot et il le bouffe dès qu’on a le dos tourné.

Enfin bref. J’imagine que tu dois avoir des branques chez toi aussi.
Pour ce qu’il reste à te raconter, Eugène a été reçu à son concours d’ingénieur. Kate est un peu triste en ce moment, son copain l’a quitté. Et Harry a réussi son coup, il y a une annonce générale depuis des mois pour que les responsables du “colis” se présentent au bureau de Caldwell. Tu penses bien qu’il n’y a personne !!
Les dessous sont déjà parti à l’incinérateur, on en est sûr !

Voilà. J’espère que tu nous donneras de tes nouvelles.
Tu nous as laissé de bons souvenirs et on aimerait bien te revoir de temps en temps. Tu fais partie de la famille maintenant.

Bon courage Allen et à très vite.
Matty Blesha et les Poètes du Cambouis.
Citation :
Bonsoir Lieutenant,

Une réunion est prévue le jeudi 16 novembre 2017 à onze heures entre les équipes techniques du Dédale et de l’Athéna. Nous mangerons chez eux et disputerons quelques parties sur leurs cours de tennis.

Nous profiterons également de la fin de cet événement pour nous entretenir tous ensemble, techniciens du Dédale, afin d’organiser le dernier projet d’aménagement du pont 12, notre secteur de divertissement. Nous voulons marquer les esprits par notre ingéniosité et projetons l’installation d’une piste de karting.

Caldwell a fait de sacrés bonds en l’apprenant prématurément mais cela reste un chantier très sérieux qui trouve un nombre croissant de soutien.
L’équipe et moi-même vous y convions. Vous avez toujours votre place parmi la section et, lorsque je vois vos successeurs à l’oeuvre, je me dis que j’aurai dû être plus convainquant lors de votre départ.

Je reconnais que votre spécialité et votre grade représenteraient un gâchis de compétences si vous officiez parmi nous durablement. De même qu’une absence totale “d’aventures” risquerait bien de vous rendre folle. Mais n’oubliez jamais ceci : s’il vous vient un jour le besoin de raccrocher les armes pour une existence plus calme et routinière, il y aura toujours une place pour vous parmi les Poètes du Cambouis.

La méconnaissance du métier pourra être comblée par les formations et je n’ai aucun doute quant à votre faculté d’apprentissage. Et en ce qui concerne vos fonctions et votre grade, je ne serais pas éternel. Je vous vois bien gérer à l’avenir les trois équipes techniques.

Je n’aurai pas l’audace de vous dire que notre section serait plus palpitante et attractive que votre vie sur Atlantis. Juste que vous manquez à pas mal des nôtres là-haut et que vous vous êtes révélé être un élément bien plus légitime que les nouvelles recrues que l’on m’envoie en ce moment. Des candidats qui s’avèrent des plus décevants. Il n’est pas rare que j’entende parler des anecdotes vous concernant. Les hommes vous perçoivent toujours comme partie intégrante de l’unité, je les comprends.
Gardez cela à l’esprit.

La section et moi-même espérons vous voir à la rencontre ce jeudi.
Contactez-moi au besoin.

Le chef Tyrol.

Pedge avait mis du temps à se calmer après l’entrevue avec Matt. Elle était sur les nerfs, et la parano gagnait du terrain dans son esprit. Et s’il était vraiment parti baver à Sheppard ? Bon, à cette heure là, le risque était faible. Il n’allait pas se payer le luxe de dire qu’il venait de la voir, et qu’elle était au bord de la rupture. Et puis, il tournerait ça comment ? “Je voulais la baiser et puis elle a pas voulu, elle a cru que j’étais un clone alors elle a pété un cable ?”. Non, ce n’était pas crédible. Il lui suffisait juste de dire qu’elle n’allait pas bien depuis son arrivée et elle se retrouverait convoquée, débriefing, entretien et tout le bordel et hop, elle se verrait consigné dans ses quartiers jusqu’à la fin de l’opération Normandie. Ce serait tout à fait inacceptable, et si Matt faisait ça, jamais elle ne lui pardonnerait. Il lui laissait un ultimatum de deux jours. Pour qui il se prenait sérieux ? De toute façon, elle ne comptait le croiser pendant tout le reste du voyage. Qu’il aille se faire mettre.

Elle chemina un moment dans les coursives, connaissant maintenant le chemin. Marcher lui faisait du bien. Elle sentait le vêtement frotter sur ses tétons, et sur son sexe, puisqu’elle n’avait pas mis de sous-vêtement en s’enfuyant dans la précipitation. Mais qu’importe, c’était désagréable mais pas handicapant. Elle arriva dans la zone des techniciens, et elle se dirigea naturellement vers le dortoir des “Poètes du Cambouis”. En approchant, elle entendit les bruits caractéristiques d’un film. Ils devaient se faire une petite séance ciné, et elle présumait que du fait du voyage en hyperespace, ils étaient libres. Tant mieux, elle aurait détesté trouver le dortoir vide en arrivant, elle avait besoin de compagnie, mais comme ils étaient l’équipe nuit, ça aurait pu être le cas.

Et en effet, ils avaient déplacé les meubles de la pièce pour l’aménager comme il se doit pour regarder un film. Ils étaient tous de dos, et ils ne la virent pas rentrer. Elle n’avait pas vu le film qui passait, mais cela semblait marrant. Elle détailla ses anciens collègues, toujours distribués par affinités manifestement. Certains étaient à fond dans le film, d’autre beaucoup moins. Harry était toujours plongé sur un jeu vidéo, fidèle à lui-même. Marta et Franck jouaient les indisciplinés, Tyrol était absorbé dans la contemplation du rétroprojecteur, ou bien il était plongés dans ses pensées, ce qui ne serait pas déconnant quand on le connaissait un peu. Elle ne repéra pas le boulet, McConrad. Il faisait bande à part ou bien ils en avaient eu marre et ils lui avaient fait expérimenter le vertigo sans l’accroche à un filin ?

Pedge resta un moment sur le pas de la porte pour regarder l’équipe, et finalement, elle s’avança dans le dortoir en refermant derrière elle. Elle approcha tranquillement de Marta et de Frank, couverte par les bruits du film et déclara derrière eux :

« Excusez-moi, mais si vous continuez à perturber le film, le lieutenant Pétasse va devoir vous faire sortir par la peau tendre de vos fesses. »

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[Chronologie : Période de voyage du Dédale en Hyperespace pour se rendre sur la zone de conflit du Boc pour porter la guerre chez les Wraith. 14-15 mai 2018]

00h30

Les deux techniciens eurent un moment d’hésitation, se regardant comme s’ils se demandaient s’ils avaient bien entendu, ou si c’était un rêve. Franck avait sursauté d’ailleurs, ne s’attendant pas du tout à cette intrusion. Mais Marta, elle, eut un large sourire victorieux. Elle leva la main de manière impérieuse en disant :
« Le lieutenant GROSSE Pétasse ! »
Et sa main migra pour faire une tape punitive sur son collègue.
« File mon blé ! »
« Merde ! Lieutenant ! »
« Lieutenant GROSSE Pétasse ! »

Franck se retourna en souriant.
« Lieutenant grosse pétasse, pardon Marta...je pensais vraiment pas que tu radinerais ton cul “moins tendre” par ici ! Tu viens de me coûter un paquet de biftons ! »
Il ricana tout en tapotant l’épaule de son ancienne collègue puis approcha du chef en l’attirant dans son sillage. Pedge se laissa entraîner, nullement contrariée par tout ça. C’était leur façon de dire qu’ils étaient contents de la voir. Elle aurait le loisir de sermoner Frank qui manifestement avait parié contre sa venue. Quand même, elle n’allait pas passer deux jours dans le Dédale en les snobant, si ? Marta avait glissé la série de billets dans l’une de ses poches et suivit le mouvement. Tandis que le sergent-chef saluait à son tour la nouvelle arrivante, très agréablement surpris par sa visite, Marta appuya sur le bouton d’alimentation et coupa littéralement le film. Une huée soudaine monta et le reste de l’équipe se retourna dans une indignation générale avant que la surprise ne se peigne sur tous les visages.
« Regardez ce qu’on a trouvé qui trainait dans le coin ! » Mentit Franck. Pedge leva la main droite et fit coucou de la main, un peu gênée de venir perturber la séance. Mais c’était du Marta tout craché de faire ça.
Il y eu une vague très positive, l’équipe entière entamant un brouhaha dans lequel se devinait diverses phrases de politesse et de bienvenue. Ils entourèrent naturellement la texane et allumèrent la lumière. A ce moment là, le film n’existait plus du tout.
« Hey, Allen ! Elle en redemande ! » Ricana Malarkins avec son éternel briquet coincé dans son bob.
« Et elle n’a pas changé d’un pouce. Toujours au top le lieut. » Ajouta Eugène en lui serrant la main, ce que confirma Pedge avec un clin d’oeil en lui rendant sa poignée de mains.
« Même sa bague, elle l’a toujours ! » Ajouta Harry en signe de bienvenue, toujours aussi tordu.
« ELLE EST TOUJOURS MARIÉE ! » S’écria alors Matty par dessus la troupe. Elle venait de rappeler une boutade vieille d’une bonne année et tout le groupe s’esclaffa, alors que Pedge secouait la tête avec un petit rictus. Cela allait la suivre.
La jeune femme vint jusqu’à Pedge et lui fit la bise, en amie, tout en lui mettant un léger coup de poing sur l’épaule.
« Ca c’est pour nous avoir ignoré pendant un an ! »
Kate, comme d’habitude, n’était jamais loin de Matty. Elle lui fît également la bise, ravie de la voir et lui demandant ce qu’elle faisait là, empêchant Pedge de protester à cette accusation.
« Sérieux, tu nous as manqué. On aurait bien un tas de truc de dingue à te raconter ! »

Au final, tout le monde alla de sa petite réplique. Lipton était tout aussi heureux de la retrouver et, dans l’ambiance générale, c’est comme si Pedge avait pris un congé sabbatique et qu’elle retournait voir ce qu’il advenait de son ancienne unité. Autant dire qu’ils étaient tous ravis. Même Peter, l’éternel ours timide, dodelinait d’un pied sur l’autre en restant à l’écart de la troupe mais tout en portant un regard intéressé sur la texane. Il fuya aussitôt lorsqu’il croisa directement son regard.
Finalement, c’est Tyrol qui dissipa un peu l’effervescence en calmant ses hommes, se doutant que Pedge n’était pas très porter sur les retrouvailles de ce genre.
« C’est sympa de vous voir là lieutenant, vous venez aux nouvelles ? »

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00h30

En provenance d'ici.

--------- PEDGE

Elle avait toujours réussi à s’intégrer dans ses unités, et elle était toujours contente de retrouver les collègues et amis de ses précédentes affectations. Il y avait que sur Atlantis où elle rencontrait plus de difficulté à se faire un cercle comme ici, ou comme sur Terre auparavant, mais cela tenait plus de la configuration de la vie de la cité, qui faisait moins casernement militaire, comme ici par exemple avec un dortoir commun et des activités pro communes toute la journée. On vivait ensemble, dans le boulot et dans l’intimité, et c’était cet esprit là qui manquait le plus à Pedge sur la cité. C’était cet esprit là qu’elle avait cherché, quand elle n’était que la gamine en mal d’un cadre lors de son engagement dans l’armée. Bref, cela lui faisait du bien, et les photos qu’elle avait pris avec eux étaient venus garnir celles de son album. Quoiqu’il en soit, elle était plutôt satisfaite de retrouver tout le monde, même si elle n’était pas très effusion sentimentale. Même Peter semblait content, bien qu’il assumait toujours pas de regarder une femme. Rien n’avait vraiment changé. C’était ça aussi qu’elle venait chercher. Elle fut contente que Tyrol calme un peu la donne.
« Effectivement. Je n’ai pas souvent l’occasion de passer du temps sur le Dédale, alors c’était l’occasion de revoir vos affreuses têtes. », fit Pedge tout simplement. « Mais je ne voulais pas gâcher votre film. », fit-elle en guise de diversion pour ne pas trop montrer qu’elle était contente.

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Lun 18 Juin - 14:28
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La section s’esclaffa une fois de plus. Ca ressemblait bien à Pedge de réagir comme ça.
Matty, la première, fît une tape de revers sur la texane avant de s’écrier :
« Tu plaisantes j’espère ? On a un bien meilleur film là ! »
« Pedge Allen, le grand retour ! » Ironisa Eugène à coté.

Le chef Tyrol était amusé de voir l’effervescence que cela causait chez ses gars. Il ricana tout en les balayant de la main.
« Allons, allons. Laissez là un peu respirer ou elle va nous faire une syncope. »
Les poètes du cambouis se dispersèrent en petit groupes sous l’ordre du chef et rangèrent le projecteur pour replacer les tables dans leur position initiale.
Gallen en profita pour discuter avec le lieutenant.
« J’imagine que tu es là pour participer à l’opération. Les gars étaient certains que tu ne lâcherais pas l’affaire. »
« Sauf moi. » fît Franck en passant avec un banc dans les bras. « Ca m’apprendra à te sous-estimer. »
« T’es toujours des nôtres. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à demander. »

Le chef Tyrol avait repris le tutoiement. Mais il le faisait avec tous les hommes qui bossaient pour lui...ou qui avaient bossé. Il se disait que, de toute façon, Allen n’aurait pas de mal à le reprendre si elle tenait à ce que son grade soit pris en compte. Mais il en doutait un peu.

Les hommes discutaient de choses et d’autres tout en installant les tables et les bancs comme s’ils s’apprêtaient à dîner. Peter revint de l’économat avec plusieurs sachets de biscuits apéritifs qu’il ouvrit avec Kate. Lipton avait disposé les coupelles le long de la table pour que tous aient un petit quelque chose à portée de main. Naturellement, ils s’installèrent à table tout en se chambrant gaiement. Harry prenait le plus cher puisqu’il avait parlé de la bague. Les hommes l’aranguait sur une hypothétique déception amoureuse et l’homme essayait tant bien que mal de les faire changer de sujet.
En passant, Malarkins fît un signe au chef et celui-ci attira Pedge à sa suite pour venir s’installer. Franck distribuait des bières dénaturées à tout le monde, les ayant sorti du frigo de fortune qui était toujours là, lui aussi. Des visiteurs lambda auraient sûrement trouvé étrange qu’une équipe ait sorti les apéritifs en pleine nuit mais il s’agissait justement d’une équipe nocturne. L’heure n’était qu’une simple indication pour eux. Il vivait le moment comme en pleine journée. Pour eux, cela tombait bien, surtout avec l’arrivée surprise de la texane.
Plutôt content, l’équipe technique s’était disposée en réservant à Pedge la place qu’elle occupait habituellement l’an dernier. On lui posa une bière sur la table, devant elle, puis Franck en donna une au chef. Il était toujours en bout de table, comme d’habitude, en guise de père incontestable de toute l’équipe. Il leva sa bière fraîche tout en prononçant :
« Au lieutenant Allen, notre hôte de ce soir. Et à la victoire prochaine. »
Les hommes répondirent en choeur avant de trinquer entre eux. L’effervescence était vite retombée. Même si la texane n’avait passé que deux semaines parmi eux, les techniciens savaient qu’elle n’était pas très à l’aise avec toute l’attention dirigée sur elle. Ils évitaient donc, d’un fait naturel, de l’assaillir de questions même s’ils en avaient. Le principal était de reprendre la petite habitude de l’an dernier pour l’apprécier grandement.
Kate se trouvait en face d’elle et lui demanda, comme elle pouvait s’y attendre, ce qu’elle avait fait de beau pendant cette année passée. Harry n’avait pas cessé de la regarder, comme si une question lui tournait dans l’esprit au point de le rendre dingue. Il finit par couper la parole, presque gêné, avant de prononcer :

« Tu veux pas revenir bosser avec nous Allen ? »
Il n’avait jamais caché son intérêt pour la texane, ce qui lui valait d’être tout le temps charié à ce sujet.
Quelques remarques volèrent également, des tas de boutades. Ce qui fît rougir l’homme tout en se rapetissant. Marta, qui se trouvait à sa droite, monta dans la surenchère en posant un bras sur ses épaules d’une façon exagérément possessive.
« Tu vois, tout le monde en rêve de ma pétasse ! Surtout depuis qu’on s’est cogné l’autre tordu ! »
« Mc Conrad, le nouveau Voldemort ! C’est le mec a qui on ne doit pas prononcer le nom sans se faire salir ! » Fit Harry en regardant les autres, hilare. « Les gars du matin utilisent son nom quand ils veulent insulter un type !! »
« Une foutue planche pourrie ouais, j’ai bien failli le buter. »
« ON a failli le buter ! » Corrigea Marta en envoyant un coup de coude à son collègue. Il répondit aussitôt en lui tirant la tresse qui faisait la séparation de son crâne rasé.
« C’est vrai, tu sais pas la dernière Pedge... » Lança Malarkins sur le ton de la constatation.

Matty eut un air gênée. Son regard alla vers ses collègues, comme si elle leur demandait de manière non-verbale de la fermer. Mais lancés comme ils l’étaient, surtout de pouvoir se décharger et de faire sentir combien ils préféraient un lieutenant des Forces Spéciales à la place de ce spécialiste, ils n’avaient malheureusement pas fait attention. Surtout dans cet environnement joyeux et un peu festif autour d’une bière, ils ne voyaient pas le mal. Kate, qui comprenait son malaise, la rassura en lui massant gentiment l’épaule.
Lipton l’avait remarqué lui aussi et lui avait fait un sourire compatissant.

« Cette ordure a coincé Matty dans les toilettes des femmes. » Annonça Eugène, une lueur de colère dans le regard.
« Déjà qu’il voulait mon cul. » Lâcha Marta avec son éternel vocabulaire cru. « Et il insistait aussi pour faire du sport avec Kate. »
« Hmmmm ! La bonne petite paire de...dans cette tenue bien rebondissante...ruisselante de... » Fît Harry en mimant des formes généreuses avec l’aide ses mains et en usant exagérément d’une expression de perversité. Avec sa tête et l’expression jouée sur son visage, il donnait littéralement l’air d’un prédateur décérébré. Les techniciens ricanèrent et l’humour atteignit même Matty qui se détendit un peu plus. Elle éclata de rire malgré le fait qu’elle ne voulait pas.
« C’est bon, ça va les gars… » fit-elle gênée. « Je suis sûre que c’était vous. »
« Bien évidement que c’est nous ! Il t’emmerdera plus, c’est réglé maintenant. » Répondit Frank d’un ton très sérieux.

Mc Conrad était tel que Matty l’avait décrite dans la lettre qu’elle avait envoyé à Pedge quelques mois auparavant. Trop fier, vantard, investi seulement dans la dissimulation de son incompétence et le faux semblant. Il prenait les poètes du cambouis pour un terrain de chasse. MeeticTech, avait dit Marta dans une mauvaise ironie.
L'intérêt de ce type se portait sur toutes les femmes de l’unité, le devoir professionnel ne lui servant qu’à se montrer plus “attirant” d’après ses actes. Il se pavanait en disant qu’il avait été sélectionné directement par Caldwell, carrément. Et même si Matty le trouvait lourd, elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui tombe dessus et lui fasse des avances bien grasses. Les choses s’étaient grandement compliquées dans les toilettes pour femmes. Le souvenir était encore assez déplaisant et ce n’était pas faute de voir ses collègues insister pour qu’elle se rende chez Sidney.

Mc Conrad avait voulu “forcer” les choses en l’enfermant avec lui dans les toilettes, voulant la contrôler par l’intimidation, la menace. Il ne s’était rien passé dans un cadre purement charnel...du moins, il n’en avait pas eu le temps. Mais ça ne l’avait pas empêché d’avoir eu les mains baladeuses et de l’avoir insulté des pires noms parce qu’elle avait tenu bon et qu’elle se refusait. Qui aurait accepté d’ailleurs. C’était le Dédale, la famille des techos. Cette bassesse n’existait pas chez eux.

L’équipe racontait toute l’histoire à la texane. Chacun allant de ses détails. Ils ne craignaient pas, qu’en sa qualité d’officier, qu’elle soit en possession d’informations clairement destructrice pour une part de l’équipe technique. Les deux semaines de Pedge avait suffi à les lier et, tout comme elle appréciait cette unité, il l’appréciait également d’un juste retour. La question de confiance ne se posait donc même pas.
Matty apprenait en même temps que la texane le fin fond de l’histoire, la partie qui s’était déroulée dans l’ombre. Ce soir, ils livraient le sort de Mc Conrad et sa dernière “aventure”.

Puisque Matty n’avait rien dit au début, qu’elle avait voulu le cacher, Mc Conrad en profitait pour s’acharner sur elle, la faire passer pour ce qu’elle n’était pas : une salope. Il cherchait à ternir sa réputation auprès des autres équipes, racontant qu’elle couchait avec Tyrol pourtant marié. Et qu’elle faisait régulièrement des saloperies avec Franck dans le dos de Marta. Ils s’entendaient bien mais n’étaient pas ensemble, du moins c’était ce qui ressortait de leurs réactions actuelles.
Mais en plus de ça, il profitait parfois de lui mettre son incompétence sur le dos lorsqu’ils bossaient en binôme. Tout ça parce qu’elle ne se donnait pas à lui. Il voulait donc la détruire.

Sauf que le reste de l’équipe n’était pas dupe. Il était impossible de cacher bien longtemps ce genre de chose lorsque l’on vit en famille. Kate étant sa meilleure amie de toujours, et pour toujours. Elle avait su actionner les bons leviers pour savoir ce qu’il s’était passé. Et elle lui avait menti en lui disant qu’elle ne le répéterait pas aux autres.

« Tu m’as menti. Tu leur as tout raconté… » coupa Matty à ce point de la discussion. Elle tournait un regard humide vers Kate, lui en voulant surement pour avoir brisé la confiance qu’elles entretenaient. Très génée, sa binôme assumait malgré tout.
« Oui. Je t’ai menti. »
Il y eut un moment de silence embarrassant où Matty fronça les sourcils. Incapable d’en vouloir à son amie pour avoir fait en sorte de la protéger, elle posa sa tête sur son épaule en poussant un gémissement du genre “T’aurait pas dû !!!”. Kate en profita pour lui faire un câlin tout à fait amical, lui chuchotant qu’ils étaient tous là pour la protéger et qu’elle ne reverrait plus ce type. Chassant de son esprit les divers regards qu’elle avait sur le dos, Matty essuyait ses quelques larmes en se passant une main sur la joue et la remercia, finalement, d’avoir tout dit à l’équipe.

Les autres lancèrent quelques phrases d’encouragement à leurs technicienne d’un air joyeux. Du genre “IL EST PLUS LA LE MAC CONNARD !!!!”, ce qui la fit rire une fois de plus puis l’histoire reprit. C’était les hommes de la section qui s’en chargeait, et Marta également.
« Ce genre de mec, c’est tellement facile de l’allumer. C’est la kékétte qui le dirige et le cerveau s’éteint. Il s’est même pas méfié quand il est entré dans le noir ce con là. »
Et le reste était facile à deviner. Une belle embuscade pour lui défoncer les dents.
Tyrol avait obtenu de quelques contacts à l’observatoire l’emplacement d’une salle dans laquelle les caméras ne fonctionnaient plus. Au bout de sa table, il se contentait d’écouter l’histoire tout en se dissociant entièrement, comme s’il n’avait jamais participé. A un moment, Matty lui demanda avec une voix pleine de gratitude :
« Je...je pensais pas que vous auriez autorisé ça, chef… »
Tyrol fît tourner nerveusement sa bière sur elle-même. Il déclara simplement d’un ton qui soulignait le côté non officiel.
« Quand on aime sa famille, on la protège... »
Matty en était touchée. Elle prenait conscience que pas mal de ses collègues et amis s’étaient exposés pour elle. D’ailleurs, Pedge se dirait surement qu’il aurait été beaucoup plus simple d’aller porter plainte et de veiller à l’arrestation de ce type. Mais elle avait vécu avec eux pendant deux semaines. Leur réaction n’avait rien de surprenant : quelqu’un s’était clairement attaqué à l’une des leurs et ce type d’ordures trouvait généralement un moyen de s’en sortir.

Peter, Eugène, Franck et Harry avaient donc opté pour le plus court chemin.
Ils avaient attendu Mc Conrad de pied ferme et ne l’avait pas loupé. Au lieu de comprendre la leçon et préparer son départ, le type était allé se plaindre à la sécurité quelques jours plus tard. C’était l’acte final. Une enquête venait d’être lancée par le chef Farreli dans la section technique pour une agression caractérisée et Tyrol, cette fois, était monté jusqu’au bureau de Caldwell. Le colonel finissait toujours par connaître le fin mot de l’affaire donc il n’avait pas été secret. Au contraire, il lui avait tout expliqué et prenait l’entière responsabilité des actes qu’il avait permis. Forcément, Caldwell en avait fait des bonds. Mais il avait ensuite fait venir le mis en cause pour une confrontation et, face à l’officier, il s’était littéralement effondrée.

Voilà pourquoi, après cette demi-heure de témoignage, la texane voyait qu’une des couchettes était rangée et sans la moindre trace pouvant rappeler qu’un Mc Conrad était passé par là.


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Opération NORMANDIE - Prélude Côté techniciens
Ft. Papi Caldwell pour les techniciens !



[Chronologie : Période de voyage du Dédale en Hyperespace pour se rendre sur la zone de conflit du Boc pour porter la guerre chez les Wraith. 14-15 mai 2018]

Pedge leur fit un rictus et inclina la tête vers Frank. Non, elle ne comptait pas lâcher, et le jeune homme s’était lourdé dans sa perception qu’il avait d’elle, mais elle ne lui en voulait pas le moins du monde. Elle n’était pas certaine de vouloir en être, avant d’être mise au pied du mur. Finalement, son côté revanchard avait pris le dessus et elle était là, parmi l’équipe d’assaut qui allait foutre le boxon chez la Reine, et ce ne serait que justice. Il lui aurait été difficile d’affirmer honnêtement si elle allait participer ou pas, mais tout ce qui comptait maintenant, c’était l’instant présent. Elle pouvait profiter de ses amis avant d’aller au charbon, et c’était toujours un plaisir pour elle que de retrouver les précédentes unités et les membres qui la composaient, quand ils n’avaient pas été affecté ailleurs par la suite.
C’était l’heure de l’apéro pour des femmes et des hommes qui bossaient la nuit, et ils voyaient dans la venue d’Allen, le bon prétexte pour se réunir autour d’une bière dénaturée et quelques biscuits. Cela ne dérangea pas du tout la lieutenant, même si elle n’était plus calée sur leur rythme. Le sommeil ne la prendrait pas tout de suite, donc autant profiter de tout ça. Et puis, franchement, cela faisait presque un an oui, qu’ils ne s’étaient pas vus, et outre les correspondances, ils devaient avoir pas mal de chose à raconter.
Forcément, Kate voulu savoir ce qu’elle avait fait de son année après que tout le monde eu trinqué à l’initiative de Tyrol, et la jeune femme, toujours aussi loquace et expressive, fit un résumé rapide de son année. Elle n’eut pas le loisir de demander la réciproque qu’Harry, qui la regardait avec insistance depuis le début, même si elle préférait ne pas s’en apercevoir, lui demanda tout de go si elle ne voulait pas revenir bosser avec eux. Forcément, les autres lui tombèrent dessus en le charriant bien comme il fallait, le faisant rougir jusqu’à la pointe des cheveux. Pedge restait indulgente, laissant passer l’orage, mais l’éclair vint de Marta qui balança la raison profonde de cette demande.

McConrad.
C’était donc ça son nom, à ce loustic que tout le monde ne pouvait pas encadrer. Son remplaçant en somme. Ou plutôt le remplaçant de Mac en définitive, car elle n’avait été que sa remplaçante temporaire. Et ils avaient tiré le gros lot apparemment… Le bon boulet des familles. C’était étonnant qu’il soit arrivé là, surtout en sachant que c’était Caldwell qui prenait les affectations.

Les insultes fusèrent de bon coeur, et Pedge, qui gardait la tête froide elle, remarqua le malaise de Matty alors qu’on lui demandait si elle ne connaissait pas la dernière. Elle ne secoua même pas la tête négativement, ne souhaitant pas pourvoir au malaise de la jeune femme, mais ils étaient lancés, et ils lui racontèrent la suite. Ce mec n’était pas qu’incompétent professionnellement en fait, il l’était tout court dans sa vie d’humain. Ce n’était qu’un parasite. Elle détestait ce genre de comportement de prédateur pernicieux, qui en profitait pour appuyer sur les faiblesses pour arriver à ses fins. C’était odieux, et Matty aurait vraiment pu se faire violer dans les vestiaires. Le pire dans tout ça, c’était que les conséquences de pareil acte ne venaient même pas à l’esprit de ce genre d’individu. Car, dans un environnement comme le Dédale, en vase clos, dans une section qui l’était tout autant, tôt ou tard, il se serait fait gauler, surtout qu’il en avait après Marta et Kate aussi… Pedge ne comprenait pas comment ce genre d’individu, fusse-t-il spécialiste et le meilleur dans son domaine (encore que là, ça ne se vérifiait pas), pouvait arriver dans ce genre de programme sans traîner un tas de casserole à son cul censées justement le sortir derechef de ce genre d’affectation… Elle ne comprenait pas.

Franchement, Pedge aurait mal pris de la part de Kate d’avoir raconté aux autres les confidences qu’elle lui aurait faite, se mettant à la place de Matty. Mais en officier qu’elle était, et en femme ayant la tête sur les épaules, elle ne pouvait que se féliciter qu’une des deux ait brisé l’omerta de ce genre de situation. Il ne fallait pas garder pour soi ce genre de chose, il fallait les communiquer, les partager, faire front contre ce genre de comportement. Le silence était la pire des réponses à apporter à ces problématiques, la pire des réponses, et un aveu de consentement pour l’agresseur. Après, c’était simple de tenir ce genre de raisonnement, mais en y étant confronté, ça l’était moins. Peut-être même que dans ces vestiaires, face à cette menace, McConrad ne serait pas sorti parfaitement en bonne santé s’il s’en était prise à elle.

Quoiqu’il en soit, Pedge écouta la suite, qui se dévinait. Ainsi donc, ils avaient tendu un guet apen à ce technicien pour lui casser la gueule proprement. Logique quelque part. Pour avoir passé quelques temps avec eux, elle connaissait les mécaniques d’un fonctionnement familial d’une unité, et ils avaient tout simplement lavé leur linge sale en famille, ce que confirma plus ou moins Tyrol. C’était une sacrée histoire, qui s’était fatalement terminée dans le bureau du Colonel. Au final, s’ils avaient opté pour la solution officielle directement, ils se seraient épargnés des désagréments, mais il fallait reconnaître que ces désagréments là valaient bien la satisfaction d’avoir tamponné le dernier des connards. Pedge comprenait. En tout cas, ça expliquait la couchette libre.

« Je suis contente qu’il soit parti et que vous avez pu lui faire passer un message autrement qu’administratif. Il ne méritait pas mieux. », fit Pedge sobrement. Elle ne devait pas approuver ce genre de chose, mais elle était humaine, et les évènements de début 2017 n’avaient rien arrangé.
« Je suis certaine que vous allez trouver quelqu’un de bien, pas aussi bien que moi c’est sûr, mais je ne me fais pas trop de soucis. », ajouta-t-elle pour détendre l'atmosphère.

« Prétentieuse en plus d’être une pétasse. Elle est faite pour toi Harry ! » Balança Marta juste après.
« Ouais mais elle est mariée... » Répondit-il en simulant le début de pleurs capricieux d’un gamin qui n’avait pas l’objet de sa convoitise.
« Hé attends, c’est bien la première fois qu’on l’entend cautionner l’inacceptable au réglement ! » Coupa Franck.
Il pointa sur elle le cure-dent muni d’une saucisse cuite et ajouta, goguenard, un brin provocant.
« Avoue Allen, tu lui aurais péter sa gueule toi aussi. »
Pedge était tentée de prendre la saucisse rien que pour le faire chier, insensible aux pleurs simulés de Harry.
« On ne sait jamais ce qu’on peut faire tant qu’on est pas confronté à la chose tu sais. », éluda-t-elle à moitié. Elle ne savait pas comment elle aurait réagit exactement, mais l’envie de lui faire manger ses phalanges lui aurait forcément traversé l’esprit. Et puis merde, même si ce n’était pas toujours réglementaire, ça faisait du bien.

La soirée poursuivit son cours dans la section des Poètes du Cambouis. Tout le monde était content de se retrouver et cela lui fit oublier ses soucis avec Eversman, qu’elle était bien contente de mettre de côté pour un temps. Elle savait qu’une fois au lit, elle allait y repenser, mais elle aurait d’autre chose à mettre en perspective également. Au moins, elle n’était pas seule, à avoir la boule au ventre et à appréhender la mission qui se dessinait doucement mais sûrement.
Après l’apéro, quand fut venu le temps de manger un bout, l’équipe avait sous le coude quelques grillades, et Peter s’occupa des fourneaux, bien content de s’éloigner un peu de Pedge et des autres femmes. Cela ne l’empêchait pas d’être bien plus intéressé par ses discussions lorsqu’elle ne regardait pas dans sa direction. Il était évident qu’il appréciait sa présence mais sans le reconnaître.

Les deux jours étaient de la même veine. Pas d’effusions de sentimentalisme sur sa présence, pas de changements de programme ni de grands éclats. Juste un petit apéro au début de chaque repas pour marquer le coup, parfois une ou deux invitations à taper le carton. L’équipe savait bien que Pedge ne versait pas dans le sentimentalisme et tout le monde appréciait un peu ce retour à une “routine” de l’an dernier. Ca se voyait sur les visages, le lit lui ayant été rendu, le lieutenant était de nouveau “chez elle” pour ces deux jours. Il arrivait parfois que les filles viennent lui parler, que Peter se permette un mot, ou qu’Eugène lui demande un coup de main pour finaliser une commande à la forge. Mais personne ne se montrait étouffant, bien au contraire, c’était tout aussi salutaire pour elle...que pour le reste de l’équipe. Elle demanda à Lipton, le coiffeur de la team, de lui faire une couleur. Le jeune homme était plutôt content qu’elle passe par lui. Heureusement, il avait de quoi faire dans son attirail. Plutôt du genre enthousiaste, il lui avait montré l’étendu de son petit stock et un classeur des coupes qu’il avait fait durant l’année passée. Il marchait clairement sur les plates-bandes du coiffeur officiel du bord. Mais Lipton avait l’avantage de savoir faire des coupes qui sortaient un petit peu de la régularité mais sans trop de fantaisie. Ca plaisait visiblement, Matty et Katleen ne jurant que par ses services. La texane lui avait demandé quelque chose de précis : une couleur ou la boule à zéro. Pour Lipton, c’était un sacrilège que de lui tondre la tête et il avait vivement réagi ; Lui jurant trouver son bonheur plutôt que de voir son crâne nu. Après tout, Allen était de la maison. Elle voulait quelque chose qui la distingue clairement des clones à son effigie, afin de ne pas être prise pour cible. Ok, il y avait déjà trois dispositifs pour la différencier de ses doubles, mais un quatrième visuel tout de suite ne ferait pas de mal. En son for intérieur, elle espérait vraiment qu’il ait de quoi lui faire une couleur, elle aurait détesté perdre ses cheveux. Certes, elle l’aurait quand même fait, puisque sa tignasse aurait forcément repoussée à la longue.

La jeune femme n’aimait pas aller chez le coiffeur, n’aimant pas trop qu’on prenne soin d’elle ou qu’on la tripote. Il fallait faire avec cependant, et quand c’était le cas, elle prenait sur elle, et elle attendait que ça passe en faisant ce qu’on lui dit, muette comme une tombe. Elle n’eut même pas de doute, de doute de se dire que Lipton faisait ça comme ça et qu’il pourrait rater une coloration par manque d’expérience. Non, elle était en confiance, c’était la famille qui lui coupait les cheveux et les lui colorait. Il en profita même pour raboter les mèches et lui offrir un carré. Pour le remercier, Pedge lui refila les crédits qui lui restaient de sa précédente venue, ainsi il pourrait en faire ce qu’il voulait. Lipton lui avait dit, de son air satisfait, qu’il en profiterait pour se racheter quelques couleurs et du matériel en plus.

Bref cet intermède avec les Poètes du Cambouis lui fit un bien énorme. Les gars lui avait souhaité bonne chance avec la même généralité, la même légèreté, comme si elle reviendrait dans quelques jours. Fidèle à lui-même, Harry s’était encore fait remarquer sur son “espoir” de recrutement de la texane. Le chef Tyrol, lui, fut un peu plus subtil en lui disant que la porte lui serait toujours ouverte. Cela l’aida à relativiser l’affrontement qui se profilait tout en lui faisant oublier la pression qu’elle se mettait, sans parler de l’ultimatum de l’autre décérébré de Ranger. Franchement, elle aurait dû faire pression pour le renvoyer sur Terre après son épisode lamentable de la grenade à fragmentation qui avait blessé Kara. Et maintenant, sous prétexte qu’il allait mieux, môssieur se permettait de faire les barbouzes avec elle. Il lui filait des boutons ! Le pire, c’était qu’elle devait le recroiser aux réunions de briefing et tout le toutim, mais bon, elle l’ignorait et ça passait tranquillement. De toute façon, elle ne lui donnait aucun prétexte pour qu’il aille baver auprès de Sheppard, et elle tirait sa force de ses amis les techniciens.

Ainsi fila ses deux jours.

FIN du RP 19.06.2018

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