Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)
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Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


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le Mar 5 Juin - 0:42

Anonymous
Fin avril. 27/04/2018

Mikkel venait d’arriver il y a quelques jours sur Atlantis.

Avant de quitter la Terre, peu de temps après son entretien avec le SGC, Mikkel avait revu son caporal. Ce dernier avait lui-même été interrogé sur Mikkel par le SGC.

Le caporal en savait peu sur la situation, mais on lui avait fait comprendre qu’on proposait une promotion à son nageur de combat qui serait alors affecté ailleurs. Le caporal avait demandé à l’un de ses meilleurs éléments qu’elle était sa décision et s’il avait déjà décidé. Face au silence de Mikkel, il lui avait dit que, bien qu’il ne sache fichtrement rien sur sa future affectation, il était prêt à parier qu’il ne devrait pas laisser passer cette chance qui ne se présenterait qu'une fois dans sa vie. Lorsqu’on vous offre LE truc rêvé sur un plateau d’argent, pourquoi hésiter ? Le caporal savait de Mikkel qu’il pouvait lui hésiter face à une telle proposition. « Bien caporal » avait répondu succinct Mikkel dans toute sa discipline parfois inappropriée et presque déplacée. Mikkel avait toujours été un gars plus « affectif » qu’on ne pourrait le penser de prime abord. Il avait pensé à son escouade avec qui il avait des liens et ça le faisait chier de la quitter.

Le connaissant bien, son caporal le savait, et il lui avait alors dit que, de toute manière, beaucoup de cette escouade allait être promu à droite et à gauche, et qu’il était temps pour lui qu’il intègre une nouvelle escouade. Le caporal avait alors passé à un autre sujet pour donner deux-trois conseils à un de ses poulains. Le caporal l’avait mis en garde que, s’il acceptait cette affectation, il rejoindrait surement un corps d’élite, bien plus élitiste encore que leur propre corps d’armée. C’était dans la logique des choses. Le caporal ne savait pas à quel point il avait raison lorsqu’il avait dit qu’il serait certainement entouré par des très bons et qu'il devrait en être et être à la hauteur. Que cela ne voulait pas dire qu’il devait douter de lui, mais que, peut-être, il serait judicieux qu’il envisage de se former sur ses faiblesses. Le caporal n’avait pas manqué alors de lui rappeler qu’il n’était pas bon au corps à corps, comme brisant alors un tabou sur une mission passée. « Vous parlez de la fois où on m’a attaqué avec un lacet étrangleur et où j’ai été pris en otage comme un con ? » « Hé, je ne sais pas qui te recrute, mais s’ils te recrutent, c’est qu’ils estiment que tu es capable de faire partie des leurs. Mais, juste, entraîne-toi là-dessus Hansen. » « C’est compris caporal. » « Fais-le ok ? »

Ainsi, discipliné, Mikkel suivit les ordres d’un ancien supérieur quand bien même il n’était plus obligé de le faire puisque affecté ailleurs. Mais pour Mikkel, son caporal était encore son caporal dans sa tête, et à repenser à l’un de ses plus cuisants échecs de ses états de service passés, Mikkel savait que son caporal avait raison. Il était hors de question pour le nageur de combat que ce genre de choses se reproduise. Il s’en voudrait à mort. Mikkel ne voyait pas ce qu’il y avait de pire dans une prise d’otage que de se donner en otage supplémentaire au preneur d’otage. Ce tabou n’avait jamais été cassé avec son caporal, mais, avec ce changement d’affectation, la glace avait été brisée, et Mikkel se savait ne pas s’être acquitté d’une sorte de colère envers lui-même depuis cette mission. Il ne pouvait que remercier son ancien supérieur de lui avoir suggéré l’idée en suivant son conseil dès qu’il en aurait l’occasion.

Le norvégien fit ainsi, dès son arrivée sur Atlantis, la demande de cours particuliers pour se former au combat au corps à corps. Le temps du dépôt de sa requête, de la paperasse et d’avoir l’attribution d’un instructeur, un temps passa pour qu’au final on l’inscrive avec le Major Frei. Karola Frei.

Ce jour là, en matinée, il se rendit donc à son premier cours au gymnase et rejoignit son instructeur.

Enfin... d'abord... il avait passé une nuit blanche des plus blanches et très tôt le matin avant le cours devant le miroir de la salle de bain, il avait pu voir de jolies cernes sous ses yeux... Ça devait lui faire des nœuds dans ses pensées toute cette histoire de cours. Ensuite, pour couronner le tout, le nageur de combat avait tourné un peu dans les couloirs à la recherche d’un plan de la Cité avant de trouver ses repères et le gymnase et la salle d’entraînement. Il avait dû courir tout azimut pour arriver à l’heure... Tout ça, ça ne lui ressemblait pas. D’habitude de sang-froid, on aurait dit un autre Mikkel que son caporal n’aurait pas reconnu. Il pressa le pas dans une petite foulée jusqu'au gymnase et ralentit l'allure pour rejoindre son Major.

Major. Première classe Hansen.

Il se présenta à son Major, la saluant, discipliné, avec respect militaire. Mikkel chassa là autant que possible sa fatigue à ne pas avoir dormi et son essoufflement à avoir couru.

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le Ven 15 Juin - 20:49

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Karola Frei
Malgré l’incroyable distance qui séparait Atlantis de la Terre, la cité était régulièrement en contact avec le monde d’origine de ses habitants. Ainsi donc, régulièrement les effectifs étaient renouvelés c’était particulièrement le cas de ceux du contingent militaire qui accusait les pertes les plus importantes. En tant que seconde responsable des militaires, Karola avait bien sûr à chaque fois accès aux dossiers des soldats qui les rejoignaient à chaque passage des vaisseaux mis à leur disposition pour faire le lien Terre-Atlantis.

Ayant du travail à n’en plus savoir que faire, Karola n’avait pas vraiment eu le temps de se pencher sur le cas des nouvelles recrues, tout au plus avait-elle lu leurs noms. Aussi, lorsqu’elle reçut une demande pour donner un cours particulier de combat au corps à corps, le nom du demandeur ne lui dit absolument rien. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle décida de consulter le dossier de ce première classe Hansen pour savoir à quel genre de profil son cours allait s’adresser et pouvoir l’adapter en conséquence.

Elle donna une réponse favorable et fixa le rendez-vous au matin, deux jours plus tard. Elle devait de plus en plus prendre sur son temps personnel pour effectuer ce genre de tâche mais il n’était pas question pour elle d’abandonner son rôle d’instructrice. C’était quelque chose qui lui tenait à cœur et qui lui permettait de faire une pause bien appréciable entre d’intenses séances de travail administratif.

Au matin de la séance prévue, le major se rendit au gymnase en avance afin de se préparer et surtout de prévenir les utilisateurs de la salle qu’elle allait donner un cours et que par conséquent, ils étaient priés de ne pas utiliser une certaine partie de la pièce qui pour le coup, se retrouvait privatisée. C’était suffisamment à l’écart pour qu’ils puissent être tranquilles. Une fois prête, il ne lui restait plus qu’à attendre son élève qui se présenta tout juste à l’heure. Karola lui rendit un salut tout aussi impeccable et relâcha sa position pour jeter un coup d’œil à sa montre de manière ostensible. Plus pour ajouter un petit côté théâtral à ce qu’elle s’apprêtait à dire que pour réellement regarder l’heure à laquelle il était arrivé.

« Vous avez failli être en retard première classe. » Lâcha-t-elle d’un ton détaché alors qu’elle le détaillait de pied en cap afin de vérifier s’il était bien en tenue et quel était son gabarit. Elle ne manqua pas de remarquer qu’il été essoufflé, signe qu’il était venu ici en courant.

« Au moins vous avez l’air d’être échauffé, ça nous fera gagner du temps. Mais avant de commencer, j’aimerais connaître les raisons qui vous ont poussé à demander des cours et quel niveau vous pensez avoir. »

Car s’il y avait bien une chose qu’un dossier militaire ne disait pas, c’était quel était le niveau en combat qu’une personne pouvait avoir. Par ailleurs, cela permettrait au norvégien de reprendre son souffle.

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le Lun 9 Juil - 10:16

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Mikkel remarqua son Major regarder sa montre et indiquer son presque retard. Le norvégien avait bien failli être en retard à son cours avec son Major Frei. Le première classe accepta en bon soldat le constat factuel.

Ça se reproduira plus Major.

Lui certifia-t-il et s’engagea-t-il.
Il avait couru. Il avait cherché la salle. Désormais il savait où elle était située dans la Cité Atlantis. A priori ça ne devrait plus se reproduire. Enfin a priori.

Mikkel avait pu faire des foulées et son Major en décréta qu’elles feraient partie de son échauffement. Mikkel s’attendit alors à ce que la séance s’ouvrit. Mais avant toutes choses, son Major Frei souhaitait tout d’abord connaître les raisons de sa demande de formation au corps à corps et quel niveau le norvégien estimait avoir.

Un niveau d’merde Major.

Lâcha-t-il abrupte, mais très serein et très calme, fidèle à sa nature.
Mikkel était de nature abrupte. Il restait pour autant presque toujours dans la force tranquille et même lorsqu’il s’agissait d’utiliser des tournures fâcheuses dans le verbe. C’était parce qu’il avait aussi un vocabulaire très variable. Souvent, il était assez cru. Parfois, il faisait des liaisons abruptes. De temps en temps, il lui arrivait d’utiliser un terme raffiné. Et, de manière générale, il ne parlait pas. C’est pourquoi son parler était très variable. Le norvégien ne s’entraînant pas plus que ça à prendre la parole préférant adopter le silence. Mais, globalement, il y mettait les formes, bien que, de manière assez brute et assez viking.

J’obéis à mon ancien supérieur Caporal de la Terre Major.

Répondit-il à son Major avec sang-froid malgré l’histoire derrière tout ça, mais comme se retirant dans l’ombre alors en ne citant que la directive qu’il avait reçu et restant plus que très factuel sur le sujet. Cela ressemblait aussi beaucoup à Mikkel : le discipliné qui répondait toujours aux ordres sans réfléchir.
Mikkel ne pensa pas à développer plus que cela sur le moment sur les raisons de sa demande de cours. Quelque part il parut vouloir garder là alors la face immergée de l’iceberg sous silence… Il ne faudrait sans doute jamais envoyer Mikkel chez un psy...
Il n'en sortirait peut-être bien pas une...



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le Mer 11 Juil - 15:16

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Karola Frei
La réponse de Mikkel quant à son niveau avait au moins le mérite d’être honnête. Il n’avait dans tous les cas aucun intérêt à lui mentir et Karola aurait tôt fait de le découvrir. C’était évident, mais il lui arrivait parfois de se retrouver face à des jeunes coqs qui croyaient pouvoir l’impressionner en ventant leur mérite dans la discipline et qui se retrouvaient bien vite au tapis lorsque les choses sérieuses commençaient.

Puis il évoqua l’ordre donné par un de ses caporal, la jeune femme fut intriguée par une telle révélation mais elle ne creusa pas plus le sujet. Tout comme elle, Mikkel semblait au premier abord peut disposer à s’étaler et à vrai dire ils n’étaient pas vraiment là pour cela.

« Bien, commençons avant que vous ne perdiez le bénéfice de votre échauffement. »

Elle décroisa les bras et s’éloigna de lui de quelques pas avant de lui refaire face afin de lui expliquer comment la séance allait se dérouler.

« Dans un premier temps, je voudrais évaluer votre force et la coordination de vos mouvements. Vous allez mettre ces gants et frapper sur ce sac. » Elle lui tendit la paire de gants qu’elle avait préalablement posé au sol auparavant et lui désigna le sac de frappe suspendu non loin d’eux.

« Vous êtes libres de procéder de la manière qui vous convient le mieux. Ne vous arrêtez pas avant que je vous aie donné le signal. »

Elle laissa le soldat s’équiper convenablement avant de prendre un peu de recul Bien évidemment, elle observerait plusieurs paramètres en plus de la force et de la coordination mais elle ne voulait pas non plus en dire trop pour éviter d’influencer le comportement du militaire. Le but ici était de lui faire une petite évaluation basique de son niveau, ainsi plus les consignes restaient larges, plus Mikkel agirait naturellement. Sa montre devant les yeux, elle activa l’option chronomètre et donna le feu vert au norvégien qui devait à présent s’adonner à une démonstration de deux minutes. Deux minutes au terme desquelles Karola lui indiqua qu’il pouvait s’arrêter.


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le Ven 27 Juil - 16:11

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Mikkel acquiesça soldat à l’ouverture de la séance. Le Major Frei lui expliqua qu’elle souhaitait dans un premier temps évaluer sa force et sa coordination. Aux gants tendus, Mikkel les prit et les enfila sous la directive de son Major. D’abord le gauche, puis le droit, dans un réflexe qu’il pensait droitier. Il regarda le sac de frappes désigné et acquiesça à la directive de le frapper. Il ne s’approcha pas encore toutefois et attendit que sa supérieure lui donna toutes les instructions. Le Major lui laissait la liberté de procéder comme il le souhaitait et l’estimait le mieux dans ses frappes sur le sac. Il ne devrait cesser que sous son signal.

« Bien Major. »

Si d’apparence, le sang-froid faisant que, il ne se montra pas déstabilisé par les consignes, en vrai à l’intérieur il cogitait. Franchement il ne savait pas comment s’y prendre. Il avait été un peu initié comme tous les militaires mais très rapidement. Ça devait remonter à son stage militaire. Très vite, Mikkel s’était spécialisé dans la mi-distance à l’arme à feu, l’infiltration et les explosifs et mines. Même s’il avait fait partie d’un groupe d’intervention dans la marine, et s’était déjà retrouvé au corps à corps, il avait eu, même là, surtout des expériences au couteau. En vérité, Mikkel avait du mal avec les poings. Avec les armes, ça lui paraissait... comme si, avec un intermédiaire, les choses lui paraissaient… frapper quelqu’un, en tous cas, c’était autre chose pour lui, ça lui paraissait plus…
Allez, t’as déjà frappé quelqu’un non ? Même, j’sais pas, bourré ? Nope. Le contact de peau à peau, frapper et percuter, c’était autre chose pour Mikkel, autre chose qu’une balle ou un coup de couteau. Ça pouvait paraitre bizarre pour un militaire qui avait déjà tué mais c’était plus fort que lui sans qu'il puisse parvenir à s'expliquer. Mikkel avait le réflexe de l’expéditif. Il admirait les tireurs d’élite qui ne tiraient qu'une balle pour blesser ou neutraliser. Peut-être qu’il idéalisait trop ce corps de l’armée alors que n’ayant jamais été derrière un viseur à longue distance. Dans le fond, peut-être qu’il avait peur de rencontrer un homme qui frapperait, frapperait et frapperait encore, dépourvu de technique de combat, se croyant incapable d’en incorporer, ne pouvant que perdre calme. Comment faisait-on, pour garder sang-froid, lorsqu’on frappait un adversaire ?

Malgré les doutes, discipliné, le première classe se rendit au sac de frappes, sans montrer aucune hésitation, enchainant suite à l’écart de sa gradée qui lui parut comme annoncer l’accès à l’exercice et à son amorce.

Il eut un regard pour son Major afin de ne pas manquer le début du chronométrage.

Pourtant, il ne démarra pas aussitôt. Mikkel posa d’abord son poing sur le sac comme pour jauger à quoi il avait affaire. Mikkel faisait souvent ça – jauger d’abord. Il poussa qu'un peu le sac. Malgré le chronomètre, il voulait d’abord jauger un peu le poids du sac avant de se mettre à le frapper. Euh... la force... ? Il allait peut-être éviter de faire trop... son bourrin... ? Mikkel n’allait jamais vraiment jusqu’au bout de sa force car il n’aimait pas se mettre en colère et s’énerver mais... le Major voulait évaluer sa force… A poser son poing, il n’aimait déjà pas trop ça. Ça lui rappelait son erreur du passé au corps à corps que de se mettre à s’entrainer aux poings…

Le norvégien démarra des coups, d’abord une droite, puisque droitier, puis une autre droite avec plus de punch, puis une gauche, lente à arriver mais puissante – il continua ainsi sans trop savoir s’il devait faire main gauche ou main droite, et, à force de frapper, jusqu’à bien faire remuer le sac, avec aucun jeu de poings. Il ne s’arrêta pas, parce que sous ordre, mais quelque chose lui disait d’arrêter, que c’était stupide, pas l’exercice, car il n’oserait jamais remettre en question l'exercice d'un supérieur, mais de s’être inscrit à cette formation. Qu’il était mauvais au corps à corps et qu’il devait faire avec. Alors, il s’arrêta un instant, ne donnant plus de coups, puis reprit très vite, pour ne pas désobéir. Mais il sentit que si sa discipline ne l'avait pas convaincu, il se serait arrêté sans reprendre. Et, à force, malgré toute sa grande patience, il commença à s’énerver un peu, surement contre lui-même, et ne donna, que poings puissants, s'y fatiguant, ne sachant pas trop quand reprendre respiration, et reprenant que des respirations entre coups comme s’il partait en apnées et remontait à la surface. Au final Mikkel enchaîna peu de coups, des coups lourds, en accord avec son imposante carrure. Il frappa, frappa et frappa, et pensa à cette erreur où on l'avait pris par un lacet étrangleur passant otage devenant alors un poids pour son équipe. Le regard devenant ombragé, pour au final avoir une colère passagère, et donner un bon coup avec toute sa force faisant bien bouger le sac de sa grande carrure de nageur et de bon norvégien, les chaînes de l’accroche du sac qui se mirent à danser. Bien obligé alors dans un réflexe d’amortir lui-même le sac qui revint sur lui avec bonne force puisque frappé par bonne force. Il ne reprit les frappes qu'avec de maigres coups de poing sous le joug d’un défaitisme et jusqu'au terme des deux minutes où, il ne sut pourquoi, il plaça un coup de genou, avant de lâcher le sac et s'en éloigner, de le pousser, dès qu'il reçut le signal du Major. Malgré le retour du sac sur lui, Mikkel s'était acharné à rester solide sur ses appuis, à rester roc, militaire très acharné et ferme à rester sur ses positions de combat. Et, en effet, lorsqu’il apprit la fin du chrono, il plaça un dernier coup de genou afin d'achever son enchainement, comme si son corps lui rappelait que, on lui avait donné de la liberté, chose qu’il avait peut-être oublié de prendre. Peut-être aussi parce que, à réceptionner, lourd, le sac de son corps, il se rappela soudain qu’il avait aussi des jambes, les ayant sollicitées afin de rester sur ses appuis. Le tout, dans le fond, comme s'il ne voulait plus voir le sac de son champ de vision. D'ailleurs, il délaissa aussitôt le sac et revint à son Major.

Sur le coup, animé par la liberté, il aurait bien aimé tenter de décrocher ce maudit sac comme pour se maudire lui-même, mais il n’avait pas force sur-humaine non plus, même si Mikkel avait beaucoup de force, peut-être même trop pour tout ça pensait-il assez défaitiste. Après tout, n’avait-il pas manqué de précision à son premier examen d’entrée chez les nageurs à poser des mines, et trop dans l’agitation, se blessant gravement au poignet en forçant trop ? N’avait-il pas tenu un frère d'arme norvégien par-dessus le pont de leur bateau sans douter une seule seconde qu’il pourrait tomber parce qu’ayant assez de force pour le retenir ? N’avait-il pas déjà frappé dans un mur et y avait laissé la marque de son poing lorsqu’il perdit son sang-froid à apprendre la mort de son ami marinier, mari de sa sœur et père d’un fils ? Il bougea la tête sur du négatif. Mais, malgré tout, il tâcha de reprendre sang-froid et, de sa respiration haletante, tâcha de revenir peu à peu à une plus posée. Il resta taciturne même s’il mourait d’envie de dire à son Major qu’il avait fait une connerie et qu'il lui faisait perdre son temps. Mais Mikkel était aussi quelqu’un de persévérant. Et puis, c'était à sa supérieure d'en décider, se disait-il. Et puis, il devait bien ça à son ancien Caporal. Il faisait confiance à ancien son Caporal. Il n'allait pas se défiler. C’était trop tard. Il était déjà dans le cours et il ne pouvait que s'entêter à aller jusqu'au bout.

Alors il resta silencieux et attendit soldat le retour de sa supérieure le Major Frei.


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