Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Normandie 2.2 : assaut général

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Sam 16 Juin - 21:41
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Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Chronologie : MERCREDI 16 MAI



« ASSUREZ BAÏONNETTES !!! »

La tension venait d’atteindre son paroxysme.
A couvert derrière les différentes caisses, quelques boucliers d’interventions disposés là et autres couvertures particulière, les Natus s’étaient alignés, massés sur une première ligne. Les duellistes étaient derrière, flanquées par des chasseresses. Il y avait dans leur regard une crainte chevrotante mélée de cette envie d’en découdre, de cette lueur particulière de résignation. Ils sont rompus au combat, habitués, mais surtout entraînés à ça depuis des mois.

Le soleil, la chaleur et le sable les arasse. C’est comme une sorte de lente torture tant c’est inhabituel pour eux. Couvert de sueur, ils ouvrent quelques boutons de leurs épaisses tuniques en attendant l’heure.
Pendant ce long moment pesant d’attente, on voit parfois des visages se lever vers les cieux où des débris brûlent toujours en formant des étoiles filantes. Certains se parlent, d’autres s’encouragent. Par moment, une odeur de fluide monte, désignant quelqu’un n’a pas pu se retenir et rappelant l’état d’extrême tension qui parcourt l’armée. Mais personne n’en fait de cas : les Natus sont prêt.

Paresok se retourne encore une fois pour s’en assurer, c’est la quatrième fois qu’il le fait. Il croise les regards de ces hommes avec lesquels il s’est entraîné. Ces braves soldats qu’il a poussé à bout, malmené, jusqu’à ce qu’ils en sortent grandis. Le regard d’Idène se fait assuré, bienveillant à son égard. Et fatalement, il retrouve ensuite sur son pommeau l’expression du lien de Vida. La cordelette de tissu rouge bordeau qui tenait sa chevelure.
Les Atlantes l’ont bien mis au courant et il connait son objectif. Il trouve le regard de Sheppard et lui fait un signe de confiance. Il en est rapidement de même pour Allen.

Dans un premier temps, un tube volant appelé “Javelin” par les deux utilisateurs file bien haut dans le ciel. Guidé par son opérateur, il redescend pour raser l’étendue sableuse qui les séparent de l’entrée du bâtiment. On peut seulement imaginer l’écho de quelques cris tardifs, l’étrange blindé tenter de faire une marche arrière mais il explose seulement au visuel. Pas d’écho, pas de fracas immédiat. Non, c’est la boule de lumière d’abords, puis le vacarme ensuite. Comme la séparation entre l’éclair et le tonnerre sur seulement un décalage de quelques secondes.

« AU SIGNAL ! PATIENCE NATUS !!! »

D’étranges bruits, comme des bouchons de bouteille que l’on retire vivement, mais avec plus de force. Les soldats Atlantes qui détiennent des armes à barillets envoient des fumigènes. Paresok a toujours du mal à comprendre le fonctionnement, cette telle avancée technologique : ils libèrent du brouillard au beau milieu du sable alors qu’il fait pourtant si chaud. Là, le Meneur fait un signe de sa main, insistant sur le fait que tout le monde doit être couché, même les quelques curieux qui veulent voir le phénomène du brouillard se produire.
Avec un tel écran, ça ne loupe pas : l’ennemi part du principe que l’assaut a lieu, que ce brouillard ne sert qu’à les empêcher de viser leur cible. Donc logiquement, et comme les officiers l’avaient estimé, un véritable tir de barrage à lieu. Soudainement, d’un coup, les mitrailleurs répliquées par les Wraiths, les nombreux tirs plasma, et même quelques grenades volent et explosent un peu partout. Ces tirs perdus montent même parfois jusqu’à leurs positions, se perdant dans leur dos ou impactant la couverture. Dans la nappe de brouillard, c’est un véritable enchevêtrement de couleur, le témoignage visuel d’une véritable force défensive qui les auraient mis en pièces s’ils avaient foncé tête baissée.

« PATIENCE NATUS !!! »

Quelques murmures parcourent les rangs. Ils se posent des questions, ils craignent de ne pas pouvoir y aller sans laisser la vie. Mais un vacarme encore plus grand et véritablement majestueux empli le ciel. Les deux F-302 en couverture piquent soudainement du nez après avoir esquivé la carcasse du croiseur dans leurs dos. Ils réduisent la vitesse à la limite du décrochage et leurs deux canons électromagnétique déchaînent les enfers.
Les pilotes ne se retiennent pas. Tandis que Sheppard et Allen reçoive la confirmation de la passe de mitraillage, c’est un véritable déluge qui s’abat dans l’antre du bâtiment. Les caisses sont crevées, les défenseurs alors à découvert hachés menus. Des mines explosent, entamant d’autres armes qui détonnent à leurs tours sur des explosions secondaires. D’ici, les cris de l’ennemi ne s’entendent pas. Mais le brouillard commence un petit peu à se dissiper et l’on aperçoit alors une scène apocalyptique. La première ligne de défense est en feu, de rares défenseurs s’agitent en essayant de reprendre un couvert mais ils sont rapidement neutralisés par les snipers.

Au moment où Paresok reçoit le feu vert, il souffle dans son sifflet pour déclencher le signal d’assaut. Le son très caractéristique pourrait faire rappeler ce sifflet de tranchée de la première guerre. Mais il est de facture Natus et le timbre est différent. Ce simple petit son déclenche un véritable émoi dans les troupes, une vague de cris montant s’élève soudainement en pénétrant les corps, étreignant les âmes, symbole de toute la haine accumulée depuis un an de prise d’otage du peuple Natus.
Il n’y aucune comparaison à l’extérieur d’un environnement de guerre, aucune façon de pour simuler ou jouer un tel cri de guerre lancé par tous les hommes et les femmes Natus, forcément suivi par les Atlantes participants à l’assaut.

Les mitrailleuses alliées tonnent alors par courtes rafales, couvrant la progression qui se fait au pas de course. A chaque fins de cris, d’autres montent, créant un brouhaha général se mêlant à une réponse de l’ennemi qui ne tarde pas. Des points lumineux claquent depuis l’intérieur du bâtiment, un peu en retrait. Les centaines de caisses ne sont plus rangées mais renversées, disposées de diverses façon en créant des sortes de tranchées aux bordures surélevées.

La première ligne détruite par les F-302 s’enfonce comme dans du beurre. Des clones de Matt et de Pedge tentent de reculer et se font tirer dans le dos. Les sbires de Méda-Iyda aussi. Seuls ceux qui restent sur place sont trop blessés. Les tirailleurs ne s’y arrêtent pas, ils doivent monter jusqu’au contact. Les duellistes aussi. Ce sont les chasseresses qui vérifient rapidement et tuent les agonisants pour qu’ils ne déclenchent pas d’explosifs.

Les balles percutent le sol à un rythme fou. Il y a plusieurs mitrailleuses là-devant. Il arrive parfois qu’un sniper fasse mouche mais le tireur est immédiatement remplacé. Un blindé grimpe lentement sur l’amas de caisse au rebord puis se positionne. Il tire au beau milieu de la masse et les premiers cris de douleurs, mêlé à la surprise, passent dans le brouhaha. Mais les Natus continuent la progression jusqu’à la deuxième ligne. Des clones semblent sortir avec des armes de courtes portées, des MP5 et des fusils à pompe. Ils n’ont le temps de tirer qu’une fois, les duellistes lancent leurs javelots par-dessus leurs hommes. Les lames pénétrent les gilets, les repoussant dans leurs tranchées artificielles au moment où les tirailleurs sautent à l’intérieur, les baïonnettes en avant. La ligne du milieu est disputée, les Natus l’investissent par la force.

Cette fois, tous les cris se mêlent, sauf pour les sbires. Un véritable enfer commence où l’on peine à savoir qui est qui. Une troisième ligne, la dernière, s’en donne à coeur joie. C’est là que se trouve le blindé qui continue son tir en se moquant bien des pertes alliées. L’équipe de Sheppard arrive rapidement sur le flanc de la seconde ligne, le combat fait rage tout autour de l’unité. Ils trouvent un petit boyau de communication qui semble passer sur le côté. Mais trois Natus qui se trouvaient là se font cribler par de balles par une mitrailleuse.

Partout où l’on tourne le regard, la guerre fait rage dans une violence la plus pure. Quelques Natus tombent sous des tirs plasma, ne parvenant pas à prendre un bout de tranchée, et quelques binômes réitèrent directement l’attaque à coup de cocktail molotov. L’odeur de chair brûlée monte déjà dans l’air alors que ça tire et que ça explose dans tous les sens.
Sur un autre endroit, une grenade vole depuis une position ennemie. Une chasseresse se redresse pour la rattraper de ses deux mains et la renvoie avec rapidité, faisant sauter le petit couvert ennemi. Deux duellistes sautent sans la moindre hésitation sur un sbire, perforé par les pics, et amené au sol où un tirailleur finit le boulot en tirant à bout portant sur son masque. Partout autour, la mêlée s’est déclenchée entre des Pedges, des Matts, des sbires et des Natus. Elle est brutale, dure, sans pitié. Les autres soldats, encore libres, se servent de la même ligne, toujours contestée, pour répliquer sur les arrières, contre ce foutu tank et un nid de mitrailleuse très bien placé. Il est en train de faire un massacre.

Devant l’équipe de Sheppard, le boyau fait un coude où l’attend une mitrailleuse M60. Le temps qu’il puisse donner ses ordres, un cri au-dessus de leurs têtes les alarme. Un originel Wraith leur saute dessus. En plein vol, son bras droit saute sous la munition d’un tireur d’élite qui voulait les couvrir. Mais il est poussé par l’ivresse du combat et se jette sur Stones, lui donnant un coup de poing qui lui raisonne dans le casque.
Kalash se met à aboyer en pointant à gauche, deux tirailleurs viennent d’être repoussés par un Matt armé d’un fusil à pompe. Sorti de sa planque, il tente de se rapprocher d’un détonateur que la première attaque à heureusement séparé de ses mains. Le clone fait tout ce qu’il peut pour le rejoindre et faire sauter des charges qui, à tous les coups, sont plus proches de leur camp que de celui de l’ennemi.

Dans le même temps, McKay voit son ordinateur lui afficher une alarme. Le boyau de liaison qu’occupe le colonel, pour prendre la troisième ligne de flanc, se sépare sur un autre chemin. Il mène à une salle attenante beaucoup plus petite. Mais où mène-t-elle et pourquoi n’y a-t-il personne pour défendre cet accès ? Rodney y découvre avec effarement qu’une signature particulière d’énergie incapacitante est en train de monter. C’est similaire aux signaux que l’on relève d’un tir de pistolet Wraith incapacitant...sauf que celui-ci forme une sorte d’accumulation…
Il n’y a qu’un chemin et une porte fermée...




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Groupe Pedge/Mikkel/Rodney

La résistance est moins présente que sur le groupe Sheppard mais vous pouvez inventer quelques contacts de combat. Faites-vous plaisir aussi.
Voici les éléments d'importances.

  • Un chemin se sépare et mène à une petite salle dont la porte est fermée.
  • Mikkel découvrira que les caisses formant ce chemin sont entrouvertes.
  • McKay déduit qu'une "arme incapacitante" est en cours de préparation dans cette salle.


Je conseille également le Gdoc pour la suite de la mission.

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La Deadline est prévue le Samedi 23 Juin à minuit.
Attention ! Vous entrez de plein pied en environnement de guerre, prenez en compte vos munitions et actions.

Bon RP !


CODAGE PAR AMIANTE

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Sam 23 Juin - 20:55
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Pedge Allen


Il fallait courir maintenant. Courir pour atteindre le bâtiment, courir dans une atmosphère suffocante, courir par 40°C sans s’arrêter. L’enfer était sur eux. Leur progression était couverte par tout le stratagème mis en place pour cela et finalement, ils ne furent pas la cible principale de la réplique désorganisée ennemie. C’était logique pour plusieurs raisons : Déjà, la destruction du tank avait commencé à semer le chaos chez les représentants adverses, mais la passe de mitraillage après les fumigènes, et maintenant les M240 qui pétardaient en rafale, appuyées par des tireurs de précision, avaient achevé de mettre le boxon dans la défense de l’ennemie, perturbant son désir de tailler en pièce un éventuel assaut direct contre lui. C’était bel et bien une course dirigée directement contre leur position qui se mettait en place côté atlante, Natus et Tairis. Qui plus est, les deux équipes lantiennes pénétraient les lignes ennemies par le flanc tandis que les fiers représentants de la Magna assuraient de faire la frontline. Du coup, les premiers étaient moins exposés aux tirs que les seconds.
Un bouclier aurait pu être utile dans ce genre de configuration mais son bénéfice était vraiment trop limité par rapport à sa pénibilité. D’accord, il ne fallait pas hésiter à mettre les moyens quand il s’agissait de protéger sa vie, mais Pedge voyait plus comme un handicap qui la tuerait tout aussi certainement qu’une balle. Avec un engin pareil, à mi-chemin, elle serait complètement rincée de l’effort produit dans le sable pour se déplacer avec ce bordel en plus de son barda. Elle n’était pas taillée comme un catcheur et même si elle était endurante, plutôt musclée, et assez percutante, elle restait quand même assez limitée. L’avantage qu’elle avait résidait dans le fait qu’elle se connaissait parfaitement pour savoir que ce n’était pas une bonne idée pour elle, et elle ne s’y essaya même pas.
Sa colonne avançait au rythme de celle de Sheppard, et bientôt, ils arrivèrent dans l’ombre du bâtiment, puis dans l’édifice lui-même. Il était temps de se séparer pour mettre à contribution les compétences du scientifique le plus renommé de la Galaxie. A force, l’oreille humaine, par le biais du cortex auditif, relaye au second plan les cris, les explosions, les tirs. Partout, la guerre fait rage, avec son lot de bruitages atroces et la texane n’a pas le temps ni les ressources nécessaires pour focaliser son attention partout sur ce qu’il se passe du côté des alliés. Inutile de vouloir sauver tout le monde. Le principe d’une guerre était de limiter les morts pour atteindre les objectifs, mais le zéro perte était illusoire. Du coup, il fallait rester centré sur la mission de l’équipe. Voilà tout.

Le groupe de Sheppard avait pour mission de prendre en tenaille la troisième ligne de défense Wraith. Pedge suivait. Le but était de s’enfoncer dans le bâtiment pour dénicher un terminal pouvant donner un accès à la base de données centrale. L’avantage de suivre les gros bras, c’était qu’ils faisaient le ménage à leur place. Des corps jonchaient le sol, achevé ou tué. Un accès plus restreint se détachait du chemin principal, et l’officier décida qu’il était temps de voler par ses propres ailes et de tenter sa chance ailleurs que dans le boyau principal qui allait être vite saturé.

« Par ici ! », cria-t-elle par-dessus le boucan des tirs, des explosions, des râles d’agonies, des hurlements d’agonies, et des claquements de plasma qui venaient s’écraser sur les parois alentours. Elle joignit le geste à la parole, indiquant avec deux doigts la direction à prendre. Ce n’était pas un vrai chemin à proprement parlé, mais un ensemble de caisses empilées qui formaient un couloir. Une architecture mouvante au grès des déplacements de caisses… Ça claqua très près de sa tête, et dans un réflexe acquis par des années d’entrainements et par son expérience du terrain, Pedge posa un genou à terre et chercha l’origine du tir en hauteur. Elle fut rapidement repérée. Un clone d’Eversman était en train de les prendre pour cible, et prestement, elle l’abattit de quelques balles parfaitement ajustées. Ce n’était pas passée loin la concernant, et elle prêtait davantage attention aux alentours désormais.


Rodney McKay


Le temps passa très lentement sous cette chaleur écrasante. Moi qui étais sensible au soleil, j'avais profité d'un court laps de temps de tranquillité pour appliquer sur ma peau ma crème solaire, je devais à tout prix éviter les coups de soleil. Et me voilà accroupi derrière une caisse, à attendre un signal qui n'allait pas tarder à arriver. Serrant mon P-90 dans mes mains, j'observai rapidement devant moi, par petits coups d'oeil, regardant les autres membres de l'équipe retranchés eux aussi. Soudain, des fumigènes furent lancés, des salves de tir résonnèrent autour de nous, ce qui me fit me recroqueviller encore plus sur moi même, inquiet. Enfin, les F-302 arrivèrent et firent le ménage dans la défense ennemie. Voilà le signal. Toutes les troupes alliées avancèrent rapidement, courant dans le sable brûlant.

A mon tour, je suivis mon équipe pendant que la guerre faisait rage autour de moi. J'avançai très difficilement, car courir dans le sable n'était pas chose aisée, surtout pour quelqu'un comme moi. Très rapidement, je fus essoufflé, fatigué, respirant cet air chaud et suffoquant. Je peinai derrière les deux militaires qui se trouvaient avec moi, car eux étaient entraînés et sportifs. Ce qui n'était pas du tout mon cas. Sans me préoccuper de ce qui m'entourait, je finis par rattraper Pedge et Mikkel, me mettant à couvert dans une sorte de tranchée faite de nombreuses caisses qui serpentaient en faisant un semblant de chemin. A moitié penché sur moi même, prêt à me baisser au moindre danger, je suivis les deux militaires, pendant que plus loin, le groupe de Sheppard progressait. Mon souffle était rapide, mon coeur battait la chamade, et mes jambes étaient lourdes. Cette course m'avait littéralement éreinté, et je profitai d'une petite pause pour reprendre ma respiration.

Sans trop savoir comment, j'eus l'idée de sortir mon ordinateur pour le consulter. Après tout, entouré comme je l'étais, je ne risquais rien, non ? Et puis, j'étais plus à l'aise avec un ordinateur qu'avec une arme. Pedge nous désigna alors un autre chemin qui se séparait du principal, là où John et ses troupes avançaient. La jeune femme voulait continuer par là, et mon regard fut attiré par l'écran de mon ordinateur. Avec tout ce bruit autour de moi, je n'avais pas entendu de bip d'alerte, mais mon intuition était juste. Il y avait quelque chose au bout de ce chemin, quelque chose qui dégageait une signature énergétique. Avant que je puisse en faire part à Pedge, cette dernière ayant déjà avancé dans ce couloir, un clone de Matt la prit pour cible. La militaire l'abattit rapidement, avant de rester sur ses gardes. Je m'approchai alors d'elle, dans ce nouveau couloir.

"Mes capteurs montre une signature énergétique étrange plus loin, dans ce couloir. On dirait une énergie incapacitante, comme celle produite par l'onde des stunners wraiths, mais dont l'accumulation est beaucoup plus importante. J'ignore ce que ça peut être".

Mon regard se porta au loin dans le couloir, mais un virage m'empêcha de voir davantage. Où se trouvait cette source d'énergie ? Loin de notre position ? Ou tout près ? Et surtout, à quoi correspondait-elle exactement ? Si je parvenais à capter cette accumulation d'énergie depuis ma position, ce n'était certainement pas du à un simple stunner wraith. Mais à quelque chose de beaucoup plus gros. Mais quoi ?

"Il faut que j'aille voir ce que c'est".
« Dans ce cas, nous allons voir ce que c’est. »

Mikkel Hansen


En plein assaut natus et atlante, quittant sa position derrière les caisses de couverture tout comme les autres membres de son escouade, Mikkel suivit la course, solide, avec cadence militaire dans le feu de la guerre sous les fumigènes et les tirs de combat qui n’arrêtaient pas de fuser.
Le nageur s’acharnait à rester stoïque de la chaleur qui lui rappelait celle des machines sur les bateaux. Elle faisait souffrir l’hivernal norvégien mais il tâchait au maximum du mieux qu’il pouvait de contenir sa souffrance et de rester opérationnel et dans l’efficacité militaire.

Jusqu’au bâtiment, le nageur de combat suivit le courant en se positionnant avec son peloton de leur premier lieutenant Allen et de leur scientifique McKay.
En position du milieu, Mikkel restait aux aguets avec son famas et soucieux de sécuriser leur progression si nécessaire. Dans son dos toujours, son fusil à pompe, qu’il ne lâcherait plus à coup sûr, et, dans son package, pour sûr, ses explosifs et ses C4 qui n’attendaient que de faire boom. Cette fois-ci, il n’avait pas oublié son kit de premiers soins. Il avait veillé aussi à faire le plein de munitions. Le pompe, arme pourtant inhabituelle jusqu’ici pour lui, lui avait bien sauvé la mise lors de précédents combats, même si du même coup elle faisait de lui un tout autre soldat… plus... brutal… que celui de son ancien caporal… Malgré sa blessure par balle à l’épaule, bien soignée mais en convalescence, il ne voulut pas lâcher le fusil à pompe et par là même son potentiel recul… elle devenait là, une arme fétiche…

Suite à l’ordre de l’officier Allen de prendre une autre voie que le boyau principal, Mikkel suivit avec discipline sa supérieure et partit avec McKay vers un autre chemin en se détachant du peloton du colonel Sheppard et du chemin principal. Sans réfléchir, il resta fermé aux tirs, aux explosions et aux souffrants et tués qui se multipliaient tout autour d’eux. Il garda son grand sang-froid dans la progression. Il resta impassible et au service de la mission.
Le chemin pris s’avérait en réalité comme tracé par des caisses empilées et mouvantes. Celles-ci captèrent déjà un peu l’attention de Mikkel un court instant. Il trouvait tout ça bizarre, surtout leurs mouvances, peu habituelles à observer pour le nageur de combat. Et, les choses qu’il trouvait bizarres, le terre à terre soldat avait tendance à les surveiller...

Soudain, des tirs fusèrent, Mikkel s’en couvrit par réflexe militaire en s’abaissant de sa grande carrure, pliant les genoux, tandis que l’officier Allen abattit un clone de Matt et resta aux aguets d’autres ennemis. Le nageur de combat prit de même une position se voulant similaire, se tenant prêt à ouvrir le feu. Plus en retrait de Pedge et Rodney, McKay allant vers Allen, Mikkel prit au début une attitude de couverture, cherchant à couvrir au mieux les deux membres du peloton en pleine discussion tactique, une attitude comme il avait l’habitude de prendre lors de ses missions passées de négociation ou de libération de prises d’otages. Avec son famas et son canon silencieux aux aguets, le norvégien se targuait à guetter de potentiels agresseurs et à sécuriser leur position avec des réflexes de soldat.

McKay parla de choses que le nageur de combat ne comprenait qu’à peine et ne cherchait pas à comprendre. Il en retenait seulement qu’il y avait quelque chose plus loin dans le couloir. Pourtant, le nageur ne regarda pas vers le couloir et son virage. Pendant le rapport du scientifique, le norvégien restait trop occupé à couvrir leur position et à guetter ce qui les entourait dans la volonté ensuite de sécuriser le périmètre car la position paraissant acquise.

Au final même, dans les maigres ombres du chemin, il quitta, mais tactique, légèrement sa position de couverture. Il s’avança un peu, de quelques pas assurés et restant sur ses gardes, vers les caisses qui captèrent de nouveau son attention. McKay venait de déclarer qu’il fallait qu’il voie la chose non clairement identifiée du couloir. L’officier Allen corrigeant le scientifique à l’idée de ne pas y aller seul mais accompagné. La discussion ne perturba pas d’un poil le sang-froid du norvégien entraîné aux missions d’infiltration.

Plus proche de certaines caisses, Mikkel put en observer quelques unes de plus près. Il découvrit et constata alors : « Les caisses sont entrouvertes. C’est normal ? »

Dit-il abrupt, mais posé dans le sang-froid, comme à son habitude, donnant là aussitôt observée, une information, brute de décoffrage, à son officier supérieur et au scientifique, tout en restant dans une attitude militaire se voulant sécuritaire et restant aux ordres.

Environnement


Au milieu de la folie du combat, un clone se détacha de la masse en suivant un chemin précis. Ne portant que l’uniforme copié des Atlantes aux couleurs militaires, cette Pedge aux cheveux blancs passaient d’une ligne à l’autre en évitant les combats.
Parfois, il arrivait que des Natus l’atteigne et cherchent à l’embrocher de leur baïonettes. Dans ce cas, le clone ne s’accrochait pas. Cette Pedge reculait pour tenter de trouver un autre passage. La défense Wraith et les attaquants étaient si occupés qu’elle n’était interceptée qu’en se trouvant trop à découvert.

Donc elle restait toujours dans des couvertures, passant d’un boyau de liaison à l’autre en évitant d’y rester trop longtemps. Armée d’une hachette noire, un outil généralement réservé aux militaires du génie qui procédaient à l’installation de camp, le clone se défendait lorsqu’il se trouvait au pied du mur. Le fait qu’elle soit dépourvue de cordes vocales ne l’empêchait pas d’avoir des émotions très fortes et des sentiments liés à cet enfer. Sa respiration était agitée par le danger, la menace, tous les combats proche d’elle. Mais il ne fallait pas s’arrêter.

Enfin arrivée jusqu’à la seconde ligne, la Pedge aux cheveux blancs parvint jusqu’au rebord et se redressa pour chercher sa jumelle authentique. Son regard s'écarquilla lorsqu’elle l'aperçut enfin, hélas de l’autre côté du front, en compagnie d’un militaire et d’un savant. En serrant les dents, la clone quitta sa cachette et parvint à traverser la ligne alliée avant de tomber sur une duelliste. Le combat fût très dur, d’autant plus qu’elle ne voulait pas la tuer. Poussée jusqu’à ses retranchements, elle lui planta sa hache dans la cuisse avant de la repousser d’un puissant coup d’épaule sur le côté. La pointe de la lance lui avait malheureusement entaillé la hanche profondément et elle se tenait le flanc tout en progressant, serrant les dents.

Lorsqu’elle parvint sur les lieux, elle remarqua que l’authentique se défendait contre un sbire qui avait tenté de l’assaillir dans le dos. La clone se dissimula dans le recoin en attendant qu’elle le finisse puis sortit de sa cachette. Elle continuait d’approcher doucement, profitant que son attention soit tournée ailleurs pour approcher sa main valide mais ensanglantée dans son dos. Il ne restait que quelques mètres avant qu’elle ne remarque un clone de Matt en bordure qui faisait le mort. Blessé à la jambe, il donnait le change tout en préparant un pain de C4 qu’il avait l’intention d’envoyer dans la tranchée.

Elle ne pouvait s’y résoudre.
Bifurquant soudainement pour se porter jusqu’au bord de la tranchée, la Pedge au cheveux blancs lui sectionna la main armée du C4 en un mouvement brutal et rageux. Elle le choppa par son casque, le forçant à dévoiler son cou et y plongea une dernière fois la lame. Il n’y avait pas eu d’hésitation.

Et puis soudain, un éclair, un éclat brutal.
La clone fût secouée avec une rare violence et retomba mollement dans la tranchée à deux pas de la texane. Comme une poupée désarticulée, comme si on avait jeté un vulgaire sac à patate, elle s’était effondrée jusqu’au fond de la tranchée. Ses mains s’étaient jointes instinctivement au niveau de son ventre, là où un trou de la taille d’une balle de golf venait de se former. Un tireur d’élite l’avait aligné et abattu sans sommation.

Encore consciente, elle leva sa tête dans une plainte muette. Une terrible douleur s’était peint sur son visage et elle tendit sa main vers l’authentique tandis que, de l’autre, elle entamait un effort pour essayer de ramper vers elle...mais en vain. Sa main ensanglantée et tremblotante restait en suspension dans sa direction, comme si elle avait été son but ultime.

Au même instant, Mikkel fut soudainement attaqué par une créature. Un ectoparasite venait de sauter brutalement de sa cachette, l’une des caisses entrouvertes, et s’était accrochée au plongeur en tentant d’atteindre son cou. Sa queue s’était déjà enroulée autour de son épaule, serrant fermement, pour maintenir une position extrêmement proche de sa jugulaire. Ses pattes s’agitaient par des accoups de plus en plus violent, cherchant à se joindre autour de son cou. Si elle y parvenait, elle se planterait dans sa gorge pour y ponctionner le précieux nectar : son sang. Il allait avoir besoin d’aide...

Pedge Allen


Il fallait absolument trouver d’où venait ce que Rodney avait découvert via son ordinateur. Il ignorait ce que ça pouvait être, mais un pic d’énergie ressemblant de près à celle d’un stunner Wraith avait tout d’un objectif prioritaire pour l’équipe. Mikkel fit remarquer que les caisses étaient ouvertes. D’après les informations, c’était le genre de caisse qui transportait les Matt et les Pedge 2.0. Du coup, si des clones étaient sur le terrain, quoi de plus logique que ces foutues caisses soient ouvertes ? Cela ne tracassa pas plus que ça la jeune femme qui, de toute façon, avait plus urgent à gérer dans l’immédiat. Comme l’arrivée d’un sbire dans son dos. Le fourbe avait sauté dans la tranché dans le but clair et affiché de la dessouder salement. En tombant sur elle, il l’avait poussé contre les caisses et Pedge s’était écroulée en prenant appui sur l’une d’entre elle. Un genou à terre, elle identifia tout de suite la menace, qui avait laissé tombé sa lance incapacitante, trop encombrante dans ce réduit de couloir. Aussi voulait-il en finir au corps à corps. Peut-être qu’il la jugeait plus sérieuse que le scientifique ou que Mikkel qu’il s’en prenait directement à elle, ou peut-être qu’il pensait qu’elle était un clone défectueux, ou peut-être encore que la reine au travers de la psyché de son sous-fifre, voulait se la faire. Autant d’hypothèse qui cherchait une logique là où il n’y en avait pas. C’était la guerre et on prenait la première cible qui passait pour se la faire, voilà tout.
Assez souplement, elle fonça vers le sbire en se servant de la caisse qui avait servi à sa réception comme un starting block pour le 100 mètres, et elle le percuta dans le mou du ventre pour le repousser à son tour sur une caisse. Un partout ! Ni une ni deux, le sbire revint à la charge et un échange de coups de poings et de pieds eut lieu. Elle ne le dominait pas clairement, mais elle avait l’ascendant, même si elle avait l’impression de taper dans du fer quand elle parvenait à passer sa garde pour lui bourrer le ventre. Finalement, et sans remarquer que McKay faisait tout son possible pour lui venir en aide, elle parvint à le pousser vers le scientifique. Le Wraith tomba sur le dos, et aussitôt, la texane était sur lui et lui envoyait une douzaine de balles dans la tronche.
Elle toisa McKay en soufflant sur une mèche de cheveux que la sueur de son front et son casque n’avait pas retenue.
Un bruit à l’arrière de la formation attira son attention.

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Mikkel Hansen

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Sam 23 Juin - 21:25
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Mikkel Hansen


Mikkel fut soudain attaqué par un truc infâme : un parasite ! Ce dernier sortit d’un seul coup de la caisse entrouverte. On aurait dit comme ce passage dans Alien où le scientifique regarde une sorte de cocon et paf ! la bestiole lui saute en plein visage. Maudit alien. Maudit parasite. Celui-ci, se ruant sur sa proie, s’accrocha avec hargne au nageur de combat en roulant sa queue autour de son épaule gauche. La bestiole aurait bien pu faire sauter ses points de suture si elle s’était accrochée à son épaule droite et paf ! tout le travail d’orfèvre de Sky aurait pu s’envoler comme par brutalité. En cela il avait eu de la chance dans son malheur. En marche vers son dessin cannibale, le parasite tenta d’atteindre le cou du nageur en s’y approchant de ses pattes qui paraissaient aussi féroces que glaciales au plongeur. Mikkel ne se cacha pas de serrer les dents et d’exprimer sa souffrance à ce que le parasite serre sa prise comme une bête sauvage. Mais il chercha à se retenir aussi, à garder le contrôle, parce que le norvégien, gardant toujours une part de son sang-froid, persévérait à croire pouvoir se défaire des mandibules de ce truc dont il ne voulait même pas connaître le nom. On n’arrêtait pas de vouloir le bouffer dans cette guerre. Il allait finir par croire qu’il était du genre appétissant lui et son sang. Peut-être parce qu’il y avait de quoi se rassasier sur son imposante carrure. Peut-être parce qu’il avait le don de se retrouver au contact… lui… une brêle au corps à corps… Il ne se posa pas trop de questions et n’en avait guère le temps mais quand même : s’il rencontrait autant de filles qui voulaient boire un verre avec lui que de bestioles qui voulaient boire son sang… non en fait... ce serait la galère aussi…. il ne savait pas faire la conversation... pas plus qu’il n’aimait servir de repas aux crocodiles ! Ce n'était pas la première fois qu’il se faisait surprendre comme ça au corps à corps. Qu’on le serrait comme ça. Il avait déjà connu une tentative d’étranglement où il n'avait rien pu faire que se laisser prendre en otage. Une fois… encore… ? Il ne pouvait pas replonger dans ces eaux troubles. De son autre épaule, en convalescence, et de sa main droite alors, il tenta d’atteindre son couteau de plongée à sa ceinture. Mais, les coups violents de la bestiole qui gesticulait à vouloir grimper jusqu’à sa jugulaire, et son accroche serrée de sa queue à le retenir avec fermeté, telle une tique bien grosse, ralentissaient gravement sa tentative. Ça devenait une question de survie. Il ne sentit en lui plus que son instinct de survie. Du genre lui ou moi. Qu’il aurait eu honte de ressentir si ça avait été un humain mais qu’il sentait dans une noirceur qu’il n’aurait jamais voulu avoir comme pouvoir le ressentir envers un humain dans une situation similaire… parce que ça avait été déjà le cas… et que pour ce sentiment seul, il avait décidé à l’époque, pourtant de nature grand persévérant, d’abandonner le combat… car après tout pourquoi nager à contre courant… ? Parfois c’était… pire… ? Il ne fallait pas qu’il pense à ça. Il n’allait pas laisser ce maudit parasite atteindre sa veine et lui sucer sa vie. Il avait encore la volonté de vouloir planter son couteau de plongée dans le cerveau de ce machin si tenté ce truc en avait un ou du moins n’importe où dans sa chair de ce truc mais… pouvait-il seulement atteindre son couteau… ?


Rodney McKay


L'insistance de Pedge sur le "nous" ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd, et je fis une légère grimace, tout en gardant cependant le silence et en détourant les yeux. Bien sûr que oui, je la comptais dans l'équation, tout comme Mikkel. Après tout, ils étaient là pour m'escorter et me défendre, non ? Et puis, cette mystérieuse source d'énergie n'était pas leur problème mais le mien, il était donc normal que je m'en préoccupe seul. Ah là là, McKay et son immense égo, diraient certains, mais ne les écoutez pas. Mais revenons en à nos moutons. Nous voilà donc tous les trois dans un couloir, séparés du reste du groupe, à avancer entre des caisses. Cependant, la jeune femme fut attaquée par un sbire qui lui sauta dessus par derrière. Le lâche. J'ignorais où se trouvait Mikkel, il n'était plus dans mon champs de vision, car mon attention était portée sur Pedge. Celle ci se battit alors contre le wraith, et je levai aussitôt mon arme pour essayer de l'aider. En vain, car si je tirais, il y avait de fortes chances que la militaire soit également touchée. C'était trop risqué. Mais par chance, elle s'en sortit seule grâce à son entrainement de combattante, et je soupirai de soulagement, tout en baissant mon arme.

Je tournai alors la tête, et ce que je vis me glaça le sang. Mikkel était au prise avec un ectoparasite, la même bestiole qui avait attaqué Sheppard un jour, et avait failli le tuer. La créature tentait encore d'enrouler ses pattes autour du cou de sa victime qui tentait désespérément de l'en éloigner. Mais ces choses avaient hélas beaucoup de force. Sans attendre, ignorant quoi faire d'autre, je courus vers le soldat pour essayer de l'aider. Sans réfléchir davantage, j'empoignai l'ectoparasite, et tirai de toutes mes forces pour l'éloigner et la faire lâcher prise, tout en appelant à l'aide.

"LIEUTENANT ALLEN, AIDEZ NOUS !!! VIIIIITE !!!"

J'ignorai où se trouvait Pedge, ni ce qu'elle faisait, mais j'avais besoin de son aide pour sauver Mikkel d'une mort certaine. Cependant, tout ne se passa pas comme je l'avais imaginé. Voyant qu'elle allait avoir du mal à saisir et vider la force vitale du militaire, l'ectoparasite cessa de résister, et lâcha même son étreinte sur l'épaule du Norvégien. Et pour cause : elle venait de changer de cible, étant donné que je l'attirais à moi. Elle se retourna brusquement, et me sauta dessus, me prenant comme proie. Sous la surprise, je tombai alors à la renverse, tandis que la créature enroulait sa queue autour de mon épaule, cherchant à emprisonner mon cou entre ses pattes. Me voilà allongé sur le sol, essayant de repousser ce monstre. Paniqué, je tentai de lui résister, mais je faiblissais peu à peu. Oh non, j’allais mourir. Il me fallait de l'aide.

"AU SECOUUUUUUURS !!!"


Pedge Allen


Tout s’enchaina un peu trop rapidement au goût de la texane, mais c’était le foutoir, et on ne pouvait pas en vouloir au foutoir d’être chaotique. C’était le principe même de la guerre. Alors qu’un parasite sautait à la gueule de nageur, un clone d’elle tomba brutalement dans la tranchée, les mains repliées sur son ventre. Les deux membres peinaient à contenir un flot de sang qui commençait à devenir important, au regard de la plaie engendrée par une balle de gros calibre. L’oeuvre d’un sniper, très probablement. Le tireur venait certainement de leur sauver la mise en abattant ce clone dans leur dos.

Pedge hésita. Elle devait aider Mikkel. Si l’ectoparasite prenait racine sur le jeune homme, il allait commencer à le pomper et pas de la manière agréable que l’homme devait connaître. S’il prenait racine, ce serait le début des emmerdes pour tout le monde. Il allait falloir extraire Mikkel et sa grosse carcasse plus lourde qu’elle de cet enfer et le ramener en zone médicale pour que Skyler arrête son coeur et le fasse repartir. A tout le moins, ils avaient la fameuse seringue Somatolex, mais la texane n’était pas partisane de s’en servir à la légère, surtout qu’il y avait une pléthore d’effets indésirables supposés… En effet, le produit n’avait jamais été testé donc il fallait considérer qu’il y avait autant de chance d’échec que de réussite. Le mieux était donc qu’il ne se fasse pas choper par la bestiole. McKay hurlait de venir aider. Il avait raison !

Cependant, le regard de son homologue la cloua sur place. Est-ce qu’elle ressemblerait à ça si elle devait mourir dans la souffrance ? Elle lui faisait pitié. Elle essayait d’aller vers elle, en vain. Du coup, elle tendit sa main dans sa direction, l’appelant silencieusement au travers des affres de la douleur. Merde… La priorité, c’était l’équipe… Une fois l’ecto mort, elle pourrait toujours voir ce qu’elle pouvait faire pour ce clone. Mais avait-elle envie de la sauver ? Que lui voulait-elle ? Était-elle piégée ? C’était une ennemie ! Etait-ce une membre de la faction dissidente ? Trop de questions firent hésiter Pedge un instant, le temps pour Rodney de gueuler comme un putois en attrapant la bestiole Wraith pour essayer de sauver Mikkel.

La mission, elle devait penser à la mission.

« Attend, j’arrive, survie. », lâcha-t-elle à l’adresse de la clone avant de se détourner d’elle pour aller vers McKay qui était tombé à la renverse avec le parasite. Aussitôt, la texane referma ses mains sur le corps gluant de la bestiole pour l’empêcher de continuer à s’enrouler : « Mikkel, plante-leeeeeee !! », fit-elle dans un effort pour le tirer en arrière. Le bon travail d’équipe !


Mikkel Hansen


Mikkel ne parvenait pas à lutter et n’y parvenait plus. Bientôt, il offrirait bien malgré lui sa jugulaire au parasite. Et, ça se passerait mal. Il n’y arriverait pas. C’était foutu. C’était fini. Elle puiserait son sang et puis... et puis basta… Mais, soudain, ‘Kay le sauva. Rodney alla jusqu’à empoigner la bestiole de ses propres mains et le tira pour lui faire lâcher sa prise. Le scientifique cria à l’aide à l’officier Allen que Mikkel ne put voir sur quoi elle était elle-même engagée dans toutes ces rixes aussi mouvementées que chaotiques.

Le parasite lâcha prise de la massive épaule du norvégien. Il s’en désintéressa. Le temps de se libérer de l’étreinte, le nageur qui avait serré les dents de douleur et plus encore au détachement du parasite par MacKay, se relâcha enfin de toute sa lutte avec le parasite. Il put alors reprendre une respiration après un temps laborieux de souffrance. Tandis que, Rodney lui, se fit subitement attaquer par la chose qui se rua sur lui et le fit tomber à la renverse. Le parasite, charogne, changea là aussitôt d’intérêt et de cible et s’accrocha au scientifique. Mikkel, libéré et par réflexe, sa volonté antérieure pouvant enfin s’exprimer et prendre acte, avait sorti son couteau de plongée à la fin de sa propre lutte avec la bestiole. Le nageur entendit Rodney crier au secours et lorsque Mikkel se retourna sur le scientifique, Pedge tenait la créature fermement de ses deux mains et lui donna ordre de la planter. Le première classe ne réfléchissait jamais à un ordre venant d’un supérieur et là encore moins. Il obéissait toujours aussitôt et là on pouvait dire qu’il répondit même immédiatement. Oui mon lieutenant. Avec grand plaisir mon premier lieutenant, aurait-il même pu dire, si la situation n’avait pas été aussi au pressante. La vie de Mackay était en jeu ! Répudiant la colère, gardant sang-froid malgré l’agitation et la réactivité d’aider à secourir ‘Kay, il enfonça aussitôt l’ordre donné et d’un coup sec son couteau de plongée dans la chair de la bestiole. Bien déterminé, et avec discipline et force ferme, il empala la créature, mais la lame bien à l’horizontale, évitant ainsi tout contact avec le scientifique, le préservant du coup. Il évita tout autant les mains de son officier, visant entre ses mains et sa prise en plantant bien sa lame dans le corps de la bestiole, aidé par une main qu’il posa sur le dessus de la bestiole. Tiens, bim, et une fois planté, chasseur, Mikkel en retira son couteau dans des coulis de sang, puis se redressa afin de laisser de la place à son officier et au scientifique. Dans la foulée de l’instant, la respiration du nageur s’était rehaussée. La situation se désamorçant, elle revint à la normale. Le norvégien eut un regard de grande reconnaissance pour son officier et un autre tout autant pour Rodney. Il s’attarda du regard sur ‘Kay : il trouvait ça fort ce qu’il venait de faire ! Courageux.

« Ça va ? » Demanda-t-il au scientifique. Pour autant, Mikkel put entrevoir au loin, à en plisser même un peu les yeux, un clone de Pedge affalé… aux cheveux blancs comme celui qu’il avait déjà affronté avec Matt... Restant avec les siens auprès de Pedge et Rodney, il resta alors en même temps sur ses gardes…


Rodney McKay


Ma dernière heure était arrivée. Voilà ce que je récoltais en agissant sans réfléchir. Mais pourquoi avais-je sauté sur ce truc, et l'avoir pris à pleine main en tirant dessus pour le faire lâcher prise, au lieu de reculer, me planquer dans un coin tout en rameutant la cavalerie pour sauver Mikkel ? Se comporter comme un héros était quelque chose de complètement stupide, et maintenant j'allais mourir bêtement. J'avais beau essayé de repousser la créature, je n'y parvenais pas, elle allait gagner le combat. Et dire que j'avais encore plein de choses à faire, je n'avais jamais imaginé cette façon là pour mourir.

Mais par chance, les deux militaires vinrent à mon secours. D'abord Pedge qui tentait d'agripper ce truc. Puis Mikkel qui utilisa son couteau pour l'achever. L'ectoparasite tressaillit sous le coup de la lame qui le transperça. Secoué de spasmes, le monstre finit par enfin lâcher prise, et mes deux sauveurs le retirèrent de moi. Me voilà enfin libéré. Je repris mon souffle, calmant cette peur qui m'avait envahi en ayant senti ma dernière heure arriver. Puis, je finis par me redresser, au moment où Mikkel me demanda comment j'allais. Je me levai, les jambes légèrement tremblantes, alors que je passai mes mains sur mon corps comme pour m'assurer que j'étais entier, et en vie.

"Heu ... oui ... oui, je crois. Je suis en vie ... c'est un miracle" lançai je sans même un remerciement, comme à mon habitude.

Alors que je reprenais mes esprits, je vis enfin ce qui avait attiré l'attention de Pedge. Un clone d'elle même, les cheveux blancs, agonisant sur le sol. Je préférai rester à bonne distance, n'appréciant pas de voir un truc comme ça vivant à proximité de moi. En grimaçant, je démontrai clairement mon inimitié à son égard.

"Qu'est ce que vous attendez pour la tuer ? Il ne faut pas trainer ici, d'autres wraiths pourraient arriver".

Je repris mon ordinateur pour l'étudier, remarquant que la mystérieuse signature énergétique augmentait encore.


Environnement


L’accumulation continuait de grimper effectivement. Dans peu de temps, elle atteindrait un niveau culminant, suffisant pour ce qu’on pouvait associer au déclenchement d’une bombe ou d’une onde à large rayon d’action.

Pendant tout ce moment, la Pedge au cheveux blancs avait vu un sbire s’écrouler non loin d’elle, dans la tranchée. Il était plus à l’agonie qu’autre chose mais elle trouva la force de se traîner jusqu’à lui, mobilisant ce qu’il lui restait de lucidité pour l’empêcher de porter sa main sur son explosif de poitrine. C’était une sorte de bras de fer dépitant entre deux individus mourant. L'hémorragie du clone l’avait rendu bien moins lucide et elle se traînait négligemment pour emprisonner la main valide du sbire sous son corps. Elle s’y appuyait de tout son poids, l’ennemi dodelinant de la tête sans plus pouvoir offrir la moindre résistance.

Tout en serrant les dents, la douleur bouillonnant au moindre mouvement, la clone sentit qu’elle était sur le point de partir. Ses tremblements étaient plus violents, son regard encore plus embrumé et la peur l’étreignait. Elle ne voulait pas mourir, elle ne voulait pas finir comme ça. Repoussée à ce point dans ses retranchements, la Pedge aux cheveux retira l’unique gant qu’elle portait à la main droite, pinçant le tissu des doigts entre ses dents, et révélant une anatomie purement Wraith à ce seul endroit de son être. Une main droite de Wraith, affiné par sa condition de femme, muni d’un orifice de ponction. Elle la plongea sans ménagement dans le torse du sbire mourant.

Celui-ci poussa un râle encore plus violent tandis que le bruit de la ponction montait sur une Pedge grognant dans une forme de soulagement. La plaie dans son dos était en train de se résorber, l'hémorragie de cesser. Mais le sbire rendit l’âme bien avant qu’elle n’ai pu guérir entièrement de ce tir dévastateur.
La pedge aux cheveux blancs se laissa retomber dos contre la paroi, reportant ses mains sur ventre qui se remettait à saigner mais de façon bien moins impressionnante. Elle y porta son regard avant de le détourner vers le reste de l’équipe. Elle secoua négativement la tête. Ca n’avait pas été suffisant et elle était toujours blessée, comprimant son ventre. Elle en dissimulait volontairement sa main de wraith sous l’autre.
Quand elle entendit McKay réclamer sa mort, la clone écarquilla les yeux. Elle monta sa seule main humaine dans leur direction, doigts vers le haut, comme un appel à la clémence. Un appel à la pitié. Sa respiration saccadée indiquait qu’elle commençait à prendre peur, qu’elle ne voulait pas mourir. Mais en voyant ces armes qui pourraient se braquer sur elle, la Pedge détourna le regard, les larmes aux yeux, dirigeant son visage à l’opposé comme si elle espérait le préserver du tir...tout sauf son visage...


Pedge Allen


L’ectoparasite était vraiment la créature que Pedge détestait le plus dans tout l'arsenal Wraith. Sa fonction était horrible de même que le procédé pour y parvenir. Bref, heureusement ils s'étaient montrés assez réactifs pour que la bestiole ne prenne pas pleinement racine dans la jugulaire de l’un ou l'autre des deux hommes. Mikkel l’avait presque ouvert en deux, aussi promptement et proprement que ce qu'on pouvait attendre d'un militaire. Rodney allait bien, c'était l’essentiel.

La bestiole morte, elle pouvait revenir à son obsession du moment, à savoir son double aux cheveux blancs. Elle ne ressemblait pas aux autres clones plus classique qu’elle avait affronté jusqu'alors. Non, elle lui faisait plutôt penser à la Pedge qui avait essayé de lui transmettre un message sur le champ de bataille quand Alek et elle étaient fixés par un sniper. D’ailleurs, le sniper en question avait flingué ce clone qui avait essayé de passer un message à la texane par le biais d'une manipulation mentale.

Le clone actuel venait de suçoter la vie du sbire mourant pour se redonner des forces. Elle obéissait. Elle survivait comme Pedge lui avait demandé. Cette dernière réprima un frisson d’horreur en voyant cette main dotée d'un orifice de ponction et elle ne pensait pas que les clones étaient conçus pour aspirer eux aussi de la vie. Après, à y bien regarder, cette réplique d’elle était différente des autres. Ses cheveux blancs et cette unique main wraith montraient qu’elle n’avait pas la même identité de clone que la majeure partie des Pedge 2.0 qu'ils avaient croisé.
Mckay lui demanda ce qu’elle attendait pour la buter. Il avait raison. D'autres Wraiths pouvaient arriver et il y avait cette signature électromagnétique qui montait en puissance.

« Une minute. Je suis certaine qu’elle a des informations. Mikkel couvre moi. Et quoiqu'il se passe ne la tue pas. », répondit froidement l’officier.

Pedge approcha du clone qui s'était détourné pour se protéger le visage. Elle avait des réactions humaines tellement véridique. Des réactions qu’elle même aurait alors que cette femme n'était qu'une réplique d’elle qui n’avait pas son passif, passif qui l'avait construite jusqu'à aujourd'hui. Et pourtant, la vraie Pedge, elle même quoi, aurait détesté prendre une balle en plein visage. Elle ne savait pas ce qui l’a poussé à s’approcher et à prendre cette folle décision. Mais elle sentait qu'elle pouvait faire confiance à ce clone qui venait quand même d'empêcher probablement le sbire qu’elle pensait mort d’utiliser son détonateur de poitrine.

« Je suis là. », fit Pedge en s’accroupissant près d’elle. Sans sourciller, elle la redressa pour l’asseoir le dos contre les caisses. Elle masquait une bonne partie du clone aux deux autres en leur présentant son dos. D'une main ferme, elle attrapa la main de sa réplique, tout en défaisant la fermeture de son uniforme. Elle allait prendre un sacré savon pour ça si Sheppard l’apprenait et elle ne savait pas comment les deux autres allaient réagir non plus. Mais maintenant qu’elle avait son idée, elle devait aller jusqu'au bout. Un allié qui connaissait parfaitement les lieux seraient un plus. Mais il fallait se dépêcher.

« Soigne toi. Vite. Nous n’avons pas le temps. Il y a un truc pas net plus loin. ».

Si c'était bien une réplique d’elle, elle saurait que son code source ne plaisantait pas. D’ailleurs Pedge lui plaqua la main au dessus de sa poitrine et fit une pression avec la sienne pour lui donner le top départ. Elle serra les dents en appréhendant une douleur qu’elle connaissait par cœur depuis son passage entre les mains de la reine. Une vieille amie….

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Sam 23 Juin - 21:38
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Opération
&
NORMANDIE
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Chronologie : MERCREDI 16 MAI


Le clone avait ressenti un soulagement en voyant son authentique lui venir en aide, ordonner qu’on ne la tue pas. Il y avait toujours un risque réel qu’ils le fassent après lui avoir soutiré des informations, ce qui la rendait anxieuse intérieurement. Mais la façon dont elle s’était placée pour la couvrir, la protéger de la menace des deux autres Atlantes lui laissait un espoir vibrant. La jeune femme avait abaissé sa main pour ensuite la dévisager. Son air morne et endormi, signature d’une Pedge Allen, était altéré par la douleur et une série d’émotions qui devaient la traverser à ce moment là.

L’avoir déplacé lui arracha un cri muet. Mais lorsqu’elle vit l’authentique lui prendre sa main mutante et découvrir l’accès à sa poitrine de son propre chef, le clone secoua soudainement la tête. Mais les deux femmes représentaient des alter égo, des jumelles que seul un peu de matériel génétique différait. Toutes les deux savaient qu’il ne fallait pas perdre plus de temps. Dès que Pedge marqua la geste à la parole par cette pression, le clone s'exécuta sans délai. Elle perfora la poitrine de Pedge avec violence en débutant une ponction sonore qui lui tordit le visage de douleur tandis qu’elle, de son côté, était envahie par une vive énergie qu’elle trouvait délicieuse.
Le râle de douleur que Pedge ne pu s’empêcher de pousser se mêla à la satisfaction quasi-orgasmique de son double qui récupéra rapidement de sa blessure. Mais elle ne s’arrêta pas là, elle avait besoin de plus d’énergie. Elle qui était assise, dos au mur, se retrouva rapidement à genoux en accompagnant l’effondrement progressif du lieutenant Allen sur le mur opposé.

Tandis que les rides marquaient peu à peu son visage, elle fût investie d’une douleur qui atteignit un nouveau palier, un niveau jusque là jamais expérimenté. Deux sbires émergèrent soudainement du coude de la tranchée et fondirent dans leur direction. Les armes plasma se dirigèrent surtout sur le clone de Pedge avec la ferme intention de la tuer. Mikkel et McKay représentaient les seuls remparts. S’ils ne protégeaient pas les deux femmes, elles allaient y passer.

Le clone était trop concentré pour se rendre compte de la menace. Elle posa sa main valide sur l’épaule de Pedge pour l’empêcher de se débattre en voyant la ponction perdurer, secouant parfois sa main avec brutalité comme pour accentuer l’absorption. Et durant ce temps qui allait lui sembler être une éternité, elle sentit une pointe d’acier lui transpercer le crâne, comme un fer chauffé au rouge qui franchissait toutes ses défenses mentales comme dans du beurre. Quand elle se sentit céder définitivement, un “courant” déferla en elle, comme un raz de marée, un torrent, une ébullition d’émotions. Elle fut cernée en quelques secondes et une sorte de syphon l’absorba brutalement. C’était comme être emportée de force dans des rapides. Elle connut un nouveau stade de souffrance, celui d’une multitude d’être conscients et reliés.

Elle regardait sans voir, entendait sans entendre.
Comme Matt avant elle, Pedge fut la spectatrice d’une série d’empreintes d’émotions, de clichés d’images qui se succèdaient à un rythme fou. Comme un artiste qui se serait ennuyé et aurait dessiné sur des centaines de feuilles qu’il balayait d’un geste, donnant l’impression à son dessin de “bouger”. C’était exactement la même chose. Mais avec les émotions de son alter ego, les émotions de la “multitude”, qui définissaient ces étranges souvenirs.

Ils étaient désespérés.
Accablé par la cruelle vérité de voir sa vie volée, n’être qu’une image miroir d’un être qui, lui, existe légitimement. Le groupe s’est réveillé progressivement dans le courant, celui dans lequel Pedge dérivait. Ils ont tous été secrètement liés par cette peine profonde, ce constat : ils ne sont rien de plus que des imposteurs.
L’esprit est réplique, le corps est réplique, rien n’est authentique. Le Wraith a inséré le mensonge, la haine et la colère chez chacun d’eux. Mais certains ont pris le temps de réfléchir, de se poser les bonnes questions comme Matt et Pedge, les authentiques, l’auraient fait. C’est ainsi que cette multitude s’est composée dans le secret, certains ayant déduit que le Wraith EST le mensonge. Un nouvel espoir est né, celui qui anime tous les clones qui ne sont pas comme les autres : une aspiration à la liberté. Un désir fou de se détacher de l’authentique pour devenir un être à part entière, indépendant, intègre, d’avoir tout simplement le droit de vivre.

Les images se succèdèrent encore plus rapidement. Pedge vécu l’éveil avec son clone, l’ordre de détruire les Atlantes, l’échange discret de la multitude par le réseau psychique des Wraiths, comme un sous-canal non surveillé. La base est en alerte, elle est attaquée...alors ils en profitent : le plan est déclenché. Beaucoup de binômes meurent dans la tentative mais ils réussissent, l’alimentation en énergie de la base est perturbée. Ils parviennent à se réunir en plusieurs groupes et l’insurrection éclate au grand jour.

Pedge voit par les yeux de son alter égo la violente bataille qui s’ensuit. Dans la méconnaissance totale des Atlantes, un deuxième front s’ouvre au beau milieu de la base Wraith. L’ennemi se bat maintenant sur deux secteurs distincts avec une nouvelle menace : les clones rebelles. Toute cette souffrance, toutes ces répliques qui ne veulent pas mourir mais finissent par s’éteindre et disparaître du courant. De la multitude qui se rétrécit. L’entraide, la guerre qu’ils mènent de leur côtés, les blessés qu’ils traînent avec eux en refusant de les abandonner. Ils sont résolus et plus “humains” qu’on ne pourrait le penser. Pedge est témoin de tout ça, comme si elle le vivait en temps réel avec son alter égo. Tous ensemble, ils démontent et emportent quatre étranges artefacts luminescent de facture Wraith. La satisfaction née au milieu du désespoir coutumier, tant que les révoltés empêchent les Wraiths de les récupérer, l’offensive des Atlantes est viable.




L’image se trouble, elle s’accélère soudainement. La réponse de l’ennemi ne s’est pas faite attendre. Il enfonce la défense et fait un massacre parmi eux. La multitude doit décrocher de ses positions et elle est pourchassée, harcelée, abattue sans la moindre pitié. Le Wraith ne fait pas de prisonniers, il prend même un plaisir sadique à faire souffrir les agonisants pour déstabiliser la multitude des appels à l’aide dans le réseau psy. Les survivants reculent à contre-coeur et gagnent un champ de cadavres, un sous sol immonde et répugnant. Un monticule immense, un champ entier de Matt et de Pedge en état de décomposition, fossilisés, entremêlés. Accumulé là depuis des mois d’exploitation et d’activité de clonage. C’est sur les cadavres de leurs frères et soeurs que les survivants dressent leurs derniers remparts fait de corps, ils résistent à leurs poursuivants. Ils comprennent qu’ils ne tiendront plus très longtemps...une certitude secoue la multitude et la perturbe. Il y plusieurs autres groupes dispersés dans la base mais aucun ne peut les rejoindre, aucun ne peut venir en soutien. Ils n’ont plus le choix : ils faut trouver les Authentiques, il faut les avertir.

Un flash lumineux termina là l’échange entre Pedge et son clone désormais remis de ses blessures. La Pedge aux cheveux blancs accompagna l’authentique pour qu’elle repose dos contre les caisses et considéra son visage altéré. Elle devait maintenant avoir dans les cinquante ans. Un air de regret passa dans le regard du clone qui pressa l’épaule du lieutenant dans un geste compatissant, il allait lui falloir un peu de temps pour se remettre de la ponction, retrouver ses esprits.

Le clone regarda alors Mikkel et Rodney, elle acquiesça silencieusement, leur laissant accès à leur officier tandis qu’elle se reculait de quelques pas de façon rassurante. L’ordinateur du scientifique bipa, un compte à rebours de trois minutes s’illumina en rouge. Le pic d’énergie allait atteindre son point culminant.


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Groupe Pedge/Rodney/Mikkel

Vous êtes distrait mais ne devez pas oublier l'arme en chargement.
Évoluez progressivement, je vous ferai les ajouts environnement au fur et à mesure !

La Deadline est prévue le Samedi 30 Juin à minuit.

Attention ! Vous êtes en environnement de guerre, prenez en compte vos munitions et actions.

Bon RP !

CODAGE PAR AMIANTE


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Ven 29 Juin - 22:17
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Rodney McKay


Voir ce clone si près de nous ne m'inspirait pas confiance. Elle était dangereuse, comme tous ces congénères. Je ne comprenais pas pourquoi personne ne l'abattait sur le champs. Et voilà que maintenant, Pedge ordonnait à son subalterne de ne rien faire, de ne pas tuer son clone, quoi qu'il arrivait. Je fronçai les sourcils. Qu'entendait-elle par là ? Qu'allait-il se passer ? Alors que la jeune femme s'accroupissait à côté de la blessée, je regardai mon ordinateur. Je m'inquiétai beaucoup de cette mystérieuse montée d'énergie. Je n'aimais pas ça.

"Lieutenant, on doit avancer, le temps est compté. Laissez cette chose, et allons nous en".

Cependant, Pedge ne m'écouta pas. Les yeux rivés sur l'écran de mon ordinateur, je ne remarquai pas que la militaire écartait le tissu de son gilet et de sa veste . Ce furent ses paroles qui attirèrent mon attention. Se soigner ? Mais comment ? Je n'eus pas le temps de réagir que le clone posa violemment sa main sur la poitrine de Pedge, sur l'accord de cette dernière, pour se nourrir de sa force vitale. Sans attendre, je posai rapidement mon ordinateur sur le sol, et je levai mon P-90 dans la direction du monstre, prêt à faire feu pour l'empêcher de tuer la militaire. Je savais qu'elle était dangereuse, mais personne ne m'écoutait, comme d'habitude. Alors que j'avais raison.

"Hansen, il faut abattre cette créature. Vite !"


Mikkel Hansen


Ce clone... Il ressemblait à l’autre. Celui que Mikkel avait affronté sur la crête avec le sergent-maître Eversman… mais... son lieutenant Allen lui avait donné un ordre direct alors…

Mikkel obéit : il couvrit l’officier Allen qui se rendit au chevet de sa clone-Wraith. McKay rappela qu’il fallait lâcher l’affaire et avancer – voir ce qu’il y avait au bout du couloir. Ça avait sûrement une importance de taille, ce truc en bout de couloir, sinon le scientifique n’insisterait probablement pas. Mais soudain le lieutenant Allen offrit sa propre force vitale pour soigner sa clone. Mikkel, même s’il hallucinait de l’acte, ne le jugea pas : Allen avait dit que ce clone aurait peut-être des informations et elle lui avait donné l’ordre de la couvrir et de ne pas tuer la clone. C’était peut-être même au final la suite logique des choses : la clone ne semblait pas survivre de ses blessures et les Wraith guérissaient ainsi, par ponctions… Pourquoi cet acharnement ? Les informations valaient-elles vraiment le coup ? Y’avait-il pas conflits d’intérêts ? Mikkel n’avait-il pas vu Matt éviter de tuer ses clones un court instant ?

McKay leva son P-90, prêt à faire feu, et tenta de convaincre Mikkel de l’abattre, la clone-Wraith consumant la vie de Pedge. Le nageur saurait donner tout un tas d’arguments en cette faveur mais un ordre restait un ordre pour le première classe. Il ne s’était jamais laissé aller là-dessus. Pourquoi le ferait-il maintenant ? Son lieutenant lui en avait donné l’ordre : quoi qu’il se passe on ne tue pas sa clone. Alors, quand bien même l’ordre initial du briefing résonnait : « pas de quartier pour les clones », ce nouvel ordre d’un supérieur direct, il ne pouvait qu’y obéir de sang-froid. Et ce, même si la clone avait dévoré des années de vie à l’officier Allen, jusqu’à en douter de sa survie en l’instant présent. Quoi qu’il arrive : Mikkel l’avait bien imprimé. Alors, à voir Rodney dégainer son arme, Mikkel ne put que l’empêcher de tirer en posant sa main sur son P-90 et en l’empoignant pour l’abaisser si nécessaire.

« Non attends Kay. On la tue pas. » Dit-il abrupte et ferme, sans aucune agressivité pour autant et ne cherchant surtout qu’à calmer la situation et à la désamorcer : juste un rappel à une raison même si c’était une raison difficile à admettre.

D’ailleurs, le surnom de Kay que Mikkel se gardait jusqu’ici pour lui, sortit sur le coup de l’instant. Mikkel prit énormément sur lui, ayant encore en mémoire tout le mal qu’avait fait une clone-Wraith de Pedge à Matt et lui, et surtout à Matt, et en se demandant en prime s’il ne désobéissait pas à d’autres supérieurs en obéissant là à son supérieur direct. Mais Mikkel savait que les ordres pouvaient changer selon les circonstances du terrain. Il resterait dans le courant de l’eau. Le profond respect qu’avait Mikkel pour ses supérieurs tenait de là : eux, ils réfléchissaient, prenaient des décisions, avec leurs lots de conséquences, mais s’ils détenaient leurs grades, c’était qu’ils savaient ce qu’ils faisaient. Pour sûr, c’était bien pour ça que Mikkel avait toujours eu grand respect pour son ancien caporal malgré toutes les galères et il en allait de même pour tous ses autres supérieurs de terrain. Mikkel ne réfléchissait pas. Il s’en remettait aux ordres. C’était un première classe. Il obéissait. Quoi qu’il se passe. Surtout si, et c’était le cas, on le lui rappelait bien. Oui, sauf que là, il y avait une autre tête pensante, pour sûr, avec Mckay, mais une tête pensante non militaire. Mikkel n'obéissait qu’à un gradé militaire et il avait confiance en ses supérieurs directs. Il était là pour exécuter leurs ordres après tout. Ne faisait-il pas une connerie ? Ne devait-il pas réfléchir un peu ? Et si la clone-Wraith se jetait sur l’occasion pour s’enfuir ?

« Mais elle a pas intérêt à s’casser sinon elle pourra dire adieu à ses jambes. » Affirma viking Mikkel et prévenant là qui voulait bien l’entendre… y compris la première intéressée…

Mikkel tenta là de satisfaire tout le monde avec sang froid et un brin de froideur dans sa proposition. Si, après tout, la clone avait des informations, tout cet investissement de l’officier Allen ne servirait à rien si elle se cassait. Et, après tout, on avait ordonné au militaire de ne pas la tuer, par contre, on ne lui avait pas ordonné de ne pas la blesser.

Mais, bientôt, deux sbires approchèrent : deux Wraith masqués qui se lançaient sur eux, bien que comme pour atteindre Pedge et sa clone-Wraith…

« McKay ?! »

Mikkel interpella pour la guerre. Le militaire braqua son Famas sur un des Wraith masqués, bien déterminé à percer tout un tas de trous dans sa chair de suceur de vie jusqu’à sa mort. Mais l’ennemi fut plus rapide. Si Pedge et son clone restaient les cibles privilégiées, l’un d’eux releva sa lance étonnamment vite sur le duo Mikkel/Rodney. Un blast partit sur le champ, un impact très fort et impressionnant de chaleur jetant le viking en arrière dans un cri. Mais il découvrirait que ses mains n’étaient pas brûlées, surement protégées par ses gants, et que son Famas étaient ouvert comme un chou fleur sur l’avant. Le métal était au rouge, sifflant et fumant, la moitié de l’arme ayant été dévorée par le plasma.


Rodney McKay


Il fallait agir, et vite. Sinon, Pedge allait mourir. Il n'y avait pas à réfléchir, c'était de l'instinct de survie. Une menace se présentait, il fallait y mettre fin, et tout de suite. J'étais prêt à appuyer sur la détente, le clone étant dans ma ligne de visée. A bout portant, je ne risquais pas de tirer sur la militaire, et je pouvais abattre le monstre. Cependant, Mikkel m'en empêcha en baissant mon arme. Je le regardai, la stupéfaction se lisant sur mon visage. Mais, qu'est ce qui lui prenait ? Sa supérieur allait mourir, et lui, il ne voulait rien faire ? Il m'affirma ne pas vouloir tuer le clone, comme Pedge le lui avait ordonné, mais la blesser si elle tentait de fuir. Je rêvais, c'était impossible. Je fusillai Hansen du regard.

"Quoi ? Vous êtes cinglé ! Elle va mourir si on ne fait rien !"

Mon attention se reporta sur Pedge, dont la vie s'envolait peu à peu, de façon très douloureuse pour lui. J'avais envie de faire quelque chose, mais je savais que Mikkel m'en empêcherait. Alors quoi ? Il fallait rester là sans rien faire, impuissants, à regarder la jeune femme perdre la vie ? C'était invraisemblable, même si c'était la volonté de Pedge. La voix de Mikkel attira mon attention, et je tournai la tête au moment où deux wraiths arrivaient sur nous. L'un d'eux tira sur Mikkel, qui fut violemment projeté en arrière, touché par un tir de plasma, avant d'atterrir lourdement sur le sol. Je restai stupéfait par ce qui se passait.

"HANSEEEEEN !!!"

Les wraiths continuèrent leur avancée, il se dirigèrent droit vers Pedge et le clone, en levant leurs armes vers elles. Je visai l'un d'entre eux, puis j'ouvris le feu, vidant presque un chargeur sur un sbire pour l'abattre. Ce dernier s'écroula sur le sol, tandis que le second me pris alors pour cible, voyant que j'étais devenu une menace. Il était temps de réaliser une retraite stratégique, et je me jetai derrière une caisse pour me mettre à couvert avant de me faire toucher à mon tour.

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Mikkel Hansen


Un blast percuta Mikkel. Projeté en arrière avec violence, et dans un impact aussi soudain que conséquent, il lâcha un cri de souffrance et tomba bien plus loin passant alors pour mort aux yeux de ses ennemis comme de ses alliés… Aïe : son Famas partit en fumée, ou du moins, son canon et tout son avant qui rougissait de son métal consumé qui s’était déchiqueté en chou-fleur ! Portant ses mitaines, les bouts de ses doigts au norvégien brûlaient, heureusement, dans des brûlures superficielles. Mikkel ressentait des douleurs partout dans son corps et jusqu’au bout de ses doigts suite à l’impact et la chute. Il se sentait comme avoir survécu de peu à une carbonisation sur place. Il prit sur lui, résistant à la souffrance et se reprenant. Ca allait. Ca irait. Inutile de garder son Famas désormais. Mikkel, viking, reprenant conscience après cette brutale attaque, se débarrassa de cette arme désormais inutile avec sang-froid. Il ne lui avait pas donné de petit nom. Il n’avait aucune attache particulière envers elle. Il déplorait par contre la perte de son silencieux signifiant pour lui qu’il pouvait abandonner la discrétion pour le reste de cette mission.

Mikkel ne se fit pas prier et profita de sa dissimulation dans les ombres de la mort pour lancer vers les Wraiths une grenade flashbang et tenter ainsi d’assourdir et aveugler l’ennemi en pensant creuser encore de l’écart et de redonner de l’initiative à lui et McKay.

« RODNEY !!! FLASHBANG ! »

Prévient-il ainsi son confrère qui semblait sous couverture informant autant de sa survie que de l’arrivée de la grenade assourdissante. Mikkel espérait ainsi, avec le pompe, revenir au corps à corps dans une course par la suite, ne pouvant plus combattre à mi-distance sans Famas et étant contraint de revenir un peu plus au corps à corps avec ses ennemis. Il pensait ainsi rejoindre la position safe de McKay dans l’idée de l’appuyer dans le combat.

« PROFITE EN KAY ! »

Rodney McKay


Un wraith de mort. Du moins, je l'espérais. Il n'en restait plus qu'un qui me fit aller me mettre à couvert derrière une caisse. J'attendis une ouverture, que l'ennemi s'occupe de quelqu'un d'autre que moi, pour essayer de le neutraliser. Du coin de l'oeil, je vis Mikkel un peu plus loin, allongé sur le sol. Il bougeait, ce qui signifiait qu'il était vivant. Je ressentis un soulagement de courte durée, car à ce moment là, le wraith cessa de tirer dans ma direction. C'était le moment. Je sortis légèrement de ma cachette, et je fis feu sur lui. Malheureusement, mon chargeur se vida complètement, tandis que le monstre était toujours debout. Je me remis alors à couvert, et engageai un nouveau chargeur, tandis qu'une voix attira mon attention. Il s'agissait du militaire qui lançait une grenade flashbang, et qui me prévenait. J'eus juste le temps de me recroqueviller sur moi même en fermant les yeux, avant qu'une déflagration retentisse, aveuglant le wraith, pris par surprise. Je lui tirai alors à nouveau dessus, et il finit enfin par tomber au sol.

Tremblant de tous mes membres, je baissai enfin mon arme, reprenant ma respiration. Je venais quand même de tuer deux wraiths, ce n'était pas rien pour moi. Bon d'accord, j'avais vidé presque deux chargeurs pour ça, et beaucoup de balles étaient parties à côté, mais quand même. Je commençais à devenir un expert en armes à feu, vous ne croyez pas ? Non ? Pfff vous n'y connaissez vraiment rien. Après un court instant à me remettre de mes émotions, je me retournai vers Mikkel.

"Hansen ?!"

J'avais commencé à m'avancer vers lui, mais ce que je vis me stoppa dans mes gestes. Une grimace apparut sur mes lèvres, alors que je regardai longuement le militaire. Je le dévisageai même.

"Heu ... vous allez bien ? Vous avez ... des trucs sur le visage".

Je désignai à Mikkel son menton et sa joue gauche, au niveau de la pommette. Ce dernier avait deux petits morceaux de métal qui provenaient de son arme endommagée, et qui étaient plantés dans sa chair. La peau était même cautérisée sous la chaleur, et les deux morceaux de métal n'étaient pas plus grands qu'une pièce d'un centime. Visiblement, Mikkel ne les sentaient même pas, vu qu'il ne s'en était pas rendu compte.

"On dirait des petits morceaux de métal. Je pense que, quand votre arme a explosé, vous avez reçu deux morceaux. Vous avez de la chance, ça n'a pas l'air grave".

Je continuai de grimacer. Même si cela n'avait l'air rien, je ne pus m'empêcher d'avoir mal pour lui, douillet comme je l'étais.

"J'espère que vous êtes vacciné contre le tétanos. En tout cas, c'est moche à voir".

Mikkel Hansen


Arrivant jusqu’à Rodney, Mikkel ralentit sa foulée et sa course : le scientifique venait d’abattre les deux Wraith et venait vers lui et à son encontre. Le viking y leva un sourcil à voir les cadavres et le garda ainsi levé à sa rencontre avec Kay avec lequel Mikkel revint du regard. McKay s’était stoppé net devant le visage du norvégien accablé de bouts de métal en provenance de son Famas. A la désignation de Rodney sur les morceaux métalliques, le norvégien palpa son visage et les retira sous les grimaces de son confrère qui paraissait comme avoir mal pour lui. Le nageur les retira avec grand sang froid de ses deux mains. L’une poussant la pièce de métal en pressant la peau et l’autre la prenant pour la retirer. Il en fit de même pour la seconde pièce de métal. Mikkel balança ça par terre.

« Le téta quoi ? »

Mais, Mikkel, après un bref instant sérieux, afficha aussitôt un petit sourire. Il le taquinait. Mikkel avait la blague un peu spéciale. Fidèle à sa nature, il avait un humour assez abrupt.

« Allez déstresse Kay. Tu t’es bien battu ! Un vrai guerrier. »

Dit-il norvégien, en lui faisant une tape amicale, viking, avec sa bonne petite poigne alors.

« Le Lieutenant ? Et ton ordi il est où ? Et la clone ? »

Revint-il militaire au rapport de la situation.




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Pedge Allen

Elle savait que ça allait faire mal. Elle le savait et pourtant, même en se préparant à cette douleur qu’elle avait déjà côtoyé par le passé, Pedge essayait de se soustraire à cette ponction. C’était horrible. Son esprit luttait, parce qu’elle offrait des années de sa vie pour sauver cet alter égo diabolique, de façon lucide et voulue, mais d’un autre côté, elle ne voulait plus ressentir cette douleur, comme si son corps revenait directement au degré de douleur le plus extrême, comme si son corps se souvenait de ce que la reine lui avait fait endurer et jusqu’à quel palier elle s’était arrêtée. Cela devait être une expérience similaire à celle d’un drogué qui reprenait de la came après des années de sevrage. Le déferlement devait être terrible. Elle s’effondrait en arrière alors que le clone se remettait sur ses genoux. Sa vision se brouilla, surement de douleur, probablement de larmes. Elle vit les sbires arriver dans le dos des deux autres. Ses pensées se focalisèrent sur McKay et Mikkel ; elle allait faire capoter la mission avec ses conneries. Le scientifique allait se faire buter et elle serait responsable de ce désastre parce qu’elle n’était plus en capacité de faire quoique ce soit. Elle devait alors faire ce que tout officier devait savoir faire : faire confiance à ses hommes, et en l’occurrence, confiance dans le Norvégien.

Elle ne s’abandonnait pourtant pas à la douleur, mais cette dernière croissait par palier. Elle se sentait secouée, elle se sentait vieillir. Ce n’était pas comme ça que ça devait se passer. Elle comptait laisser quelques années, tout au plus cinq ou six, pour sécuriser ce clone différent et obtenir des informations, voir un guide stratégique afin de peaufiner la mission, mais là, elle se sentait volée, violée, trahie. Ca durait trop longtemps. Le clone lui en prenait trop. Elle avait merdé. Elle n’aurait pas dû faire confiance à son instinct sur ce coup là et elle aurait du descendre cette Pedge aux cheveux blancs… Pourtant… Pourtant… C’était logique ! Une Pedge avait essayé de communiquer avec elle par transmission de pensée par contact, et elle s’était faite abattre par le sniper que son groupe combattait. Eversman racontait qu’un clone lui avait envoyé des visions également… Et là, un double d’elle-même venait de loin pour la rejoindre, et elle se faisait abattre par un des siens encore une fois. Il y avait une raison pour qu’on essaie d’empêcher certains clones de communiquer avec les atlantes. Il y avait des brebis galeuses dans le lots et elles essayaient de passer des informations, devenant des cibles à abattre.

S’était-elle trompée sur toute la ligne ? Allait-elle mourir ici comme une vieille femme édentée ? La pression monta d’un cran dans son crâne et ses barrières psychiques cédèrent en même temps qu’elle poussait un râle presque silencieux de douleur. Elle se retrouvait connecté à l’ensemble des créations de Méda-Iyda. Elle était dans le cerveau de la ruche, de l’essaim de clones qui se battaient contre eux. Pedge revivait une forme d’historique de la création. Elle renaissait avec son clone, vivait le conditionnement, le lavage de cerveau, les mensonges inculqués par les Wraiths pour leur donner une haine viscérale des atlantes. Les images étaient rapides, et bien qu’elle les voyait sans les voir, une forme de sens prenait peu à peu consistance dans son cerveau brûlé à vif. Il y avait une rébellion de clones. C’était une sacrée bonne nouvelle, même si la texane ne pouvait s’empêcher de se dire que ce serait une catastrophe si un seul d’entre eux survivaient à cette guerre, à ce génocide. Il ne pouvait y avoir d’autres « elle » dans la galaxie, c’était insensé.

Les perturbations énergétiques étaient du fait des clones rebelles, tout comme ce deuxième front qui s’ouvrait au sein même du complexe. Cela donnerait un peu plus de temps aux Atlantes et à leurs alliés de pénétrer les défenses Wraiths, moins efficaces du fait de leur arrivée surprise. Ce n’était pas plus mal. Quelque part, l’originale était fière de voir que des Matt et des Pedge parvenaient, malgré leur création de A à Z par les Wraiths, à faire fonctionner leur libre arbitre et à prendre le pas sur le mensonge et la calomnie. Il y a beaucoup de souffrance, de désir de vivre et de mourir, et pourtant, tous luttent pour infliger des dégâts aux Wraiths de leur côté.
D’ailleurs, elle assiste, dans le flot de la multitude, au vol de quatre artefacts. Elle sent la satisfaction de ce vol, et cette certitude humaine que si les Wraiths sont privés de ces objets, leur offensive est viable. Que pouvaient-ils bien transporter d’aussi important ? Quelque chose de sûrement très précieux pour la reine, parce qu’elle a envoyé un flot de sbire pour enfoncer les défenses des clones
Soudainement c’est le chaos. La multitude se fait pourchasser, abattre, torturer, et ils se retranchent dans un charnier plus immonde encore que tout ce que Pedge aurait pu imaginer. La jeune femme accuse mentalement le coup. C’est l’horreur absolue, c’est un cauchemar, c’est un véritable dépotoir de clones, un amas organique en putréfaction, sans aucune dignité. Puis un flash et tout s’arrête sur un sentiment d’urgence. La texane revint à elle. Elle se pencha sur le côté pour dégueuler. La douleur avait été telle qu’elle tremblait, et la sueur perlait sur son front. Elle était sacrément mal en point. Elle ne sentait pas cette petite puissance qu’elle retrouvait à chaque fois qu’elle se faisait pomper par la reine. Non, il n’y avait que le vide, et elle se fit l’horreur de penser que peut-être, en se donnant comme ça, elle soulageait une envie sous-jacente… Celle de l’enzyme ? Peut-être. Les mains tremblantes, elle chercha la fiole rose dans son gilet et elle l’avala non sans l’avoir débouché avec peine. Elle avait super mal à la poitrine en plus de ça. Elle laissa retomber son bras avec lassitude, et la fiole roula sur le sol vers les deux cadavres de sbires. Elle chercha McKay et Mikkel du regard. Ils étaient vivants. Le clone aussi. D’ailleurs, son alter égo semblait vraiment peiné de la voir de la sorte.

La texane poussa un soupir, et elle se releva avec raideur. Elle se sentait fragile, et fébrile. Elle avait l’impression que l’équipe des Longhorns du Texas lui était passée dessus, et qu’une semi-remorque était venu éclater le reste de son corps démembré au quatre coins du monde. Elle délaissa le clona un instant en se tournant vers les deux autres :
« Vous…. Vous allez bien ? J’ai vu les deux sbires mais je ne pouvais rien faire… », et soudainement, elle attrapa l’épaule de McKay avec fermeté et elle le toisa fermement. Elle n’avait pas conscience d’avoir perdu autant de sa vie, mais qu’importe. Pour le moment, elle devait remplir l’objectif : « Qu’importe… L’onde ? Faut y aller. », fit-elle d’une voix hachurée. Elle en chiait grave mais elle lâcha McKay pour rester droite sur ses cannes. Elle commençait à sentir la vigueur revenir, mais ce n’était pas encore ça.

Elle se tourna vers le clone : « Rend toi utile, ne me fait pas regretter. », fit-elle avec un signe de tête en direction du fond de la tranchée.


Rodney McKay


Mikkel retira les deux morceaux de métal sans sourciller, alors que de mon côté, j'eus presque un haut le coeur en le regardant faire. Quelle horreur, il n'était pas bien ce type. Il ne fallait pas retirer ça comme ça. Il fallait du matériel comme une pince à épiler. Et puis, du désinfectant. Et aussi du fil de suture avec une aiguille. Oui oui, il fallait absolument suturer une plaie qui mesurait deux centimètres à tout casser. Je vous assure, ça vous évite de vous vider de votre sang. Et surtout appliquer une compresse dessus. Mais là, le militaire n'en avait rien à faire, et tenta même une blague. Je secouai la tête en fronçant les sourcils, avant de soupirer sous la remarque de Mikkel. Moi, déstresser dans un moment pareil ? Hors de question. Je jetai rapidement un oeil aux deux cadavres de wraiths.

"Je ne sais même pas comment j'ai fait" lançai je plus pour moi même que pour le soldat.

Mikkel posa alors plusieurs questions, et je claquai plusieurs fois des doigts au mot "ordinateur". Je l'avais complètement oublié, celui là. Sans attendre, je retournai le prendre, sans me préoccuper du tout de Pedge et de la clone. Après tout, le militaire était là pour ça, non ? Je consultai rapidement les données, ce qui me fit grimacer. Mauvaise nouvelle.

"Le cumul d'énergie a presque atteint son paroxysme. Il ne faut pas traîner".

Ah oui, c'est vrai, nous allions avoir un soucis. Pedge et son clone. Mon attention se reporta alors que la jeune femme. Enfin, la vieille femme plutôt. Elle devait avoir au moins cinquante ans, si ce n'était plus. Je m'approchai d'elle, tout comme Mikkel, tandis qu'elle se redressait très péniblement, sur ses jambes tremblantes, malgré la potion rose qu’elle avait avalé. Elle posa sa main sur mon épaule en me parlant de l'onde, avant de s'adresser à son clone. La voir dans cet état n’était pas du tout plaisant, il fallait faire quelque chose.

"On ne peut pas vous laisser dans cet état, Lieutenant".

Mais comment faire ? Peut être que le clone de Pedge saurait faire quelque chose. Oh oui, son clone. Elle n'allait pas s'en tirer comme ça. Sans attendre, je braquai mon arme sur elle, la menaçant pour qu'elle ne cherche pas à s'enfuir ou à nous attaquer, maintenant qu'elle avait recouvré ses forces. Je restais persuadé que nous avions un gros problème sur les bras avec elle.

Dans un premier temps, le clone de Pedge avait pincé des lèvres en entendant la réplique de son alter égo. Elle comprenait ce qu’elle devait ressentir, elle la comprenait tellement. Elle acquiesça lentement et se rendit en direction des Wraiths. Elle était en train de s’enquérir d’un pistolet plasma lorsqu’elle vit mon arme monter dans sa direction. Son mouvement s’interrompit et elle demeura comme ça, alternant son regard entre le canon du P90 et sa jumelle.

Mikkel Hansen


A revoir Rodney pointer de nouveau son arme et la clone-Wraith de Pedge prendre aussi une arme le norvégien commençait à perdre un millimètre de son sang-froid légendaire. Viking, il prit la parole et s’autorisa même à ouvrir une négociation qui lui paraissait logique sur le coup à tenter pour aider son premier lieutenant Allen et rejoignant McKay sur certains points.

”Bon ça suffit. Toi la clone rends les années de vie que t’as volé. De 1) elles sont pas à toi, de 2) le lieutenant doit les récupérer et de 3)… de 3) J’en sais rien mais on est trois contre toi et y’en a un qui veut à mort te buter alors fais pas trop la mariolle. "
Mikkel… pas très doué pour la négociation mais qui semblait là tenter une ouverture…
La clone était comme Pedge. Elle cligna lentement des yeux en conservant son visage fermé et elle secoua négativement la tête. Toutes les blessures qu’ils allaient lui infliger seraient des années en moins pour l’authentique. Ils ignoraient même qu’elle n’avait pas été créé avec le pouvoir de réaliser les ponctions inverses. Elle pouvait prendre, voler, mais impossible de rendre. Il restait une solution cela dit, la raison pour laquelle elle s’était permise de prendre plus que nécessaire.
Le regard rivé sur celui de Mikkel, le clone muet souffla brusquement une mèche rebelle de sa chevelure blanche, une manière de dire “cause toujours” puis elle récupéra le pistolet Wraith avant de se redresser et de regarder sa jumelle. Elle hocha la tête d’un air entendu, presque rassurant, comme si elles étaient sur la même pensée.

Pedge Allen

Pedge comprenait l’inquiétude des deux hommes, mais elle ne pouvait pas se permettre de tergiverser longuement sur le sujet. Aussi, se positionna-t-elle entre le clone et l’arme que pointait le scientifique, dans le même temps où son double récupérait l’arme en adopant une mimique qui était décidément bien à elle. Elle décida de remettre les choses à plat directement :
« Pour le moment, elle garde ce qu’elle a prit. Elle va nous être utile pour avancer, elle connait le complexe. Qui plus est, je ne survivrai pas à une nouvelle ponction. Il manque quelque chose. Alors, on garde son calme et on avance. Il y a plus urgent. Hansen, ouvrez la marche. »
Le pic d’énergie avait presque atteint son paroxysme selon McKay, alors ce n’était pas le moment de se battre pour autre chose. Généralement, montée de puissance dans un environnement Wraith n’augurait jamais quelque chose de très faste.

Environnement


Le clone resta derrière sa jumelle, préférant se protéger à ses côtés que de se risquer vers le scientifique ou son collègue militaire. Toujours aussi silencieuse, elle les laissa progresser jusqu’à la porte, là où McKay allait rapidement se rendre compte qu’elle avait été informatiquement “lobotomisée” pour perdre sa nature même : une porte qui ne savait plus s’ouvrir.

Là-bas, le combat faisait rage et un pilonnage très brutal eut lieu non loin de leur position. C’est Sheppard et son équipe qui se trouvait là bas et ça tonnait comme en enfer. Par moment, on pouvait même voir des corps s’élever en l’air avant de chuter lourdement...alliés comme ennemis. Il n’y avait aucun détail.

Le clone posa sa main sur l’épaule de Pedge, sa main humaine, pour attirer son attention et demander un accès jusqu’à la porte. Au passage, elle zieuta Rodney sans émotions, ou bien dissimulées, pour ensuite poser sa main Wraith contre le mur organique qui fut parcouru d’une petite palpitation. Le clone ferma les yeux un instant puis secoua négativement la tête, elle pointa la porte avant de passer son doigt sous son cou. Puis elle fit un signe, pointant comme l’intérieur, avant d’ouvrir la main d’un chiffre cinq.

Mikkel Hansen


« Bien mon lieutenant. »

Dit-il en serrant un peu les dents mais en fin de compte discipliné et obéissant. Il obéit dès l’ordre donné et ouvrit la marche avec son pompe. Il n’aimait pas ça. La clone-wraith avait adopté une mimique négative puis une autre assez évasive. Ça ne lui plaisait pas trop. Mais en vrai il ne savait pas trop puisque cette chose ne parlait pas alors… bon… Mikkel préférait ne plus y réfléchir et à s’y tenir qu’il y avait plus urgent et en se reposant sur son lieutenant. Son officier l’avait calmé par ses mots et en donnant les nouvelles directives à suivre. Le norvégien s’arrêta près de la porte mais légèrement à l’écart d’où il resta pour couvrir ses coéquipiers le temps qu’ils examinent cette dernière. Il surveilla le périmètre… et la porte !

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Rodney McKay


Mikkel vint à mon secours au sujet du clone, enfin il se bougeait. A nous deux, on allait bien finir par la faire craquer et la faire obéir, non ? Avant de la tuer. Cependant, Pedge n'en fit qu'à sa tête, et vint se placer entre mon arme et son double. Je fus obligé de baisser le canon, tandis qu'elle m'expliquait clairement que son clone allait rester en vie, et en plus armé. Je n'aimais pas ça du tout, c'était une idée complètement stupide. Pourtant, je gardai le silence, ruminant intérieurement. Cependant, la militaire avait raison sur une chose : il fallait s'occuper au plus vite de la signature énergétique.

Le Norvégien ouvrit la marche, suivit de Pedge et de son clone. Je restai en arrière, à vérifier mon ordinateur et les nombreuses données qui s'affichaient, et cela me permit de rester loin de l'abomination que la militaire tenait tant à protéger. D'ailleurs, le clone restait près de sa jumelle. Je restai persuadé que cette chose avait une idée en tête pour nous piéger, ou qu'elle attendait le bon moment pour nous éliminer.

Au bout de quelques minutes, nous arrivâmes au bout de la tranchée, où une porte fermée se trouvait. Au même moment, des bruits d'explosions se firent entendre au loin, ainsi que des petits tremblements de terre. Tournant la tête, je pus voir de temps à autre des corps voler dans les airs. La guerre faisait rage là où Sheppard et son équipe se trouvaient. Je m'inquiétais pour eux, mais cette accumulation d'énergie m'inquiéta encore plus. Je reportai mon attention sur la porte, avant de faire quelques pas dans sa direction, tandis que Mikkel se tenait à quelques mètres de nous pour protéger nos arrières. Il y avait un panneau de commandes juste à côté, exactement comme dans les vaisseaux wraiths. Un vrai jeu d'enfant.

"La porte est fermée, mais je vais l'ouvrir rapidement. Donnez moi quelques secondes".

Après tout, j'avais l'habitude de ces portes. Je branchai mon ordinateur sur le panneau de commandes à l'aide d'un câble spécialement adapté pour la technologie wraith, puis je commençai à pianoter sur le clavier. Cependant, quelques secondes plus tard, je fronçai les sourcils, sans comprendre.

"C'est bizarre, la porte ne s'ouvre pas. Pourtant, elle est alimentée en énergie, elle devrait s'ouvrir si je lui en donne l'ordre avec une commande. Mais, elle ne le fait pas. Ca va me prendre plus longtemps que quelques secondes pour trouver une solution".

A ce moment là, le clone de Pedge passa dans mon champs de vision, et cela me fit automatiquement reculer d'un pas, par réflexe. Je n'aimais vraiment pas l'avoir à côté de moi. Et je lui rendis un regard mauvais, autant que le sien était dénué d'expression. La chose posa sa main sur la porte, avant d'utiliser une sorte de langage des signes incompréhensibles. Sur un ton sec et froid, je m'adressai à elle, tout en lui ordonnant de déguerpir de mon chemin, car elle me gênait.

"Je comprends rien à ton charabia. Allez, pousse toi de là, laisse faire un expert" dis je en secouant la main à plusieurs reprises pour la chasser de là.

Et qu'elle s'éloigne de moi, cela m'arrangerait. Je finis par m'asseoir sur le sol, afin de pouvoir taper sur le clavier à deux mains, c'était plus pratique. Surtout qu'il allait sûrement me falloir un peu de temps pour comprendre pourquoi cette maudite porte ne s'ouvrait pas. Et encore plus de temps pour trouver une solution.


Mikkel Hansen


Mikkel observa la situation. Il eut des échanges entre Rodney et la clone-Wraith. Mikkel les regardait d’un regard distant toujours armé de son pompe. Lorsque McKay s’assit sur le sol, le militaire qui tournait un peu s’approcha du scientifique et resta ensuite debout près de lui.

« Sinon tu sais j’peux p’t’être la défoncer avec des explosifs. » Lui dit-il à voix basse avec grande sérénité.

C’était sinon au moins un repositionnement pour rester auprès de McKay et de le protéger de la clone-wraith ou autre et qu’il se sente safe.

McKay secoua la tête sans même lever les yeux de son ordinateur, tout en continuant de travailler.

"Les explosifs ne fonctionneront pas. Cette porte est beaucoup plus épaisse que celle des vaisseaux wraiths. Le bruit trahira notre position, et la porte ne tombera pas pour autant".

« C’est noté Kay.» Répondit-il avec grand calme.

Mikkel regardant toujours la clone-wraith avec aucune animosité. Juste la regardant et regardant un peu ailleurs. Elle en profita pour insister sur son signe, le chiffre cinq en pointant la porte, avant de reculer et de rester auprès de l’authentique Pedge. Elle donnait l’air de s’inquiéter pour elle mais sans la moindre effusion, sans véritable émotion ouverte, bref : en mode Allen.

Mikkel fronça les sourcils, intrigué et réceptif, à ce que la clone semble lui communiquer quelque chose. Elle refit son signe, le chiffre cinq, et pointa la porte. Puis, il la vit reculer.

« Kay, t’as une idée du pourquoi elle nous donne le chiffre 5 et pointe la porte ? »

Bien que la clone-Wraith paraissait se faire sage et de leur côté pour le moment, Mikkel resta protecteur avec McKay restant toujours auprès de lui mais toujours avec une légère distance pour ne pas l’étouffer et le laisser travailler. Mikkel resta aux aguets du périmètre.

Mikkel avait cru apercevoir de l'inquiétude chez la clone-wraith. Ca ne dura pas très longtemps. Juste un court instant. Le norvégien la tenait toujours à l’oeil alors, toujours sans vraiment d'animosité. Abrupte, mais c’était dans sa nature, il tenta de lui demander :

« J’sais que tu parles pas, mais on peut savoir c’qui t’inquiètes ? » Demanda Mikkel avec son grand sens de la tchatche avec les filles… à savoir nullissime.

La Pedge aux cheveux blancs soupira dans un premier temps, le regardant en se demandant s’il était vraiment sérieux de demander ça. En temps normal, elle aurait ignoré la question, trouvant qu’elle n’était pas aussi importante vu la situation. Mais voilà...vu la situation, elle n’était pas bien vue et la confiance était véritablement nécessaire. Elle savait que l’authentique avait reçu le message et l’accepterait jusqu’à une certaine mesure. Mais les deux autres restaient ignorants en la matière et elle ne pouvait que comprendre leur jugement à son égard. Ils pointaient simplement l’essence même de la souffrance de la communauté qu’elle représentait.

Aussi, après avoir hésité en tiquant des yeux, elle ouvrit sa main de Wraith en l’observant quelques secondes, comme la terrible malédiction qu’elle représentait, puis croisa le regard du Norvégien pour faire un coup de menton en direction de Pedge. De la main de Wraith à une jeune femme passée à la cinquantaine en une fraction de seconde, il allait surement faire rapidement le calcul. D’autant plus qu’elle n’était pas fondamentalement Wraith...la ponction n’avait pas été la même. Elle était plus violente, plus cruelle encore.

L’état de l’authentique l’inquiétait, tout simplement. Le clone regrettait déjà d’avoir été découverte, sachant très bien que pour l’une, comme pour l’autre, ce n’était pas du tout le genre de sujet qui était plaisant d’aborder au beau milieu d’une guerre.


Rodney McKay


Alors que je travaillais, Mikkel insista sur le fait que la clone de Pedge montrait le chiffre cinq en désignant la porte, et il me demandait si je savais ce que cela voulait dire. Je soupirai, n'ayant pas le temps pour ces imbécilités, car j'avais besoin de tranquillité pour travailler.

"Je n'en sais rien, je ne parle pas le clone wraith muet. Et je me fiche de ce qu'elle essaie de dire".

Je repris ma tâche, tandis que le temps était compté. L'accumulation d'énergie était sur le point d'atteindre son niveau maximal, et ce n'était pas bon du tout. J'ignorais ce dont il s'agissait, mais j'avais un très mauvais pressentiment. Je devais me dépêcher, et comme à mon habitude, je travaillais mieux sous pression. Je cherchais d'abord à comprendre pourquoi la porte ne voulait pas s'ouvrir à une simple commande. C'était comme si quelqu'un ou quelque chose l'avait fermé, puis avait court circuité le panneau de contrôle pour bloquer l'accès aux commandes. La porte ne s'ouvrirait ni de l'extérieur, ni de l'intérieur, depuis ce simple boitier de contrôle. Je soupirai, ignorant comment m'y prendre.

"Je ne comprends pas ce qui se passe, je n'ai jamais vu ça auparavant. Et ça ne me dit pas comment ouvrir cette porte".

Je réfléchis longuement, cherchant toute les possibilités, mais aucune de mes tentatives ne fonctionna. J'avais beau pirater le panneau de commandes et contourner les sécurités, rien à faire. Puis, une idée me vint à l'esprit, alors que le temps nous faisait cruellement défaut. Et comme à mon habitude, je me mis à parler tout seul.

"Et si quelqu'un d'autre ordonnait l'ouverture de la porte, mais pas d'ici ? Ça pourrait peut être marcher".

A ce moment là, j'entendis Mikkel tenter une conversation avec le clone dans mon dos. Sérieux ? Je levai les yeux au ciel, exaspéré, avant de replonger mon regard sur mon ordinateur.

"Vous perdez votre temps avec elle, elle ne nous servira à rien".

C'est vrai quoi, pourquoi essayer de parler avec quelqu'un qui ne parlait pas du tout ? Il valait mieux se fier à mon génialissime cerveau, plutôt qu'à un clone wraith, non ? Et d'ailleurs, je devais vérifier si mon idée était réalisable. Pianotant sur le clavier, j'abandonnai le panneau de commandes pour remonter ailleurs dans le complexe, ce à quoi le boitier était relié : le serveur central de la base. Bingo, j'y avais accès. Sans attendre, je contournai les sécurités, puis j'entrai une nouvelle commande.

"Cette porte est reliée à l'ordinateur central de la base. Vu qu'elle refuse de s'ouvrir depuis ce panneau de commandes, je vais essayer de faire croire à l'ordinateur central qu'il se passe quelque chose à l'intérieur de cette pièce, pour l'obliger à ouvrir la porte lui même. Comme un incendie, par exemple. Cela devrait fonctionner".

J'introduisis une fausse alerte incendie dans l'ordinateur central de la base, puis je commençai à me relever, impatient de voir si cela allait fonctionner. Et grâce à mon génie, mon idée fonctionna. La réaction de l'ordinateur central fut rapide, et la porte s'ouvrit alors que je finissais de me relever, me trouvant debout face à elle.


Pedge Allen


Pedge appréhendait d’aller vers cette porte. Elle craignait que le groupe se fasse attaquer en chemin. Heureusement, ce ne fut pas le cas, car elle était incapable de tirer correctement. Peut-être qu’elle aurait trouvé la ressource nécessaire pour cela dans le feu de l’action, mais actuellement, elle ne se sentait pas de tenir son arme de façon correcte pour aligner une cible dans les meilleures dispositions.

La porte était fermée. Il fallait donc un peu de temps à McKay pour l’ouvrir. Le scientifique semblait confiant, comme toujours. Bon, parfois, il se montrait défaitiste avant d’avoir commencé, mais il fallait croire qu’il était remonté contre Pedge et son clone et que du coup, il était à fond. Peut-être que ce n’était pas ça, peut-être que le pic d’énergie lui foutait une pression monstre et qu’il se disait qu’il fallait être efficace avant d’être pessimiste.
Son alter égo essayait de communiquer par signe. La texane n’avait pas envie de comprendre, pourtant elle devait faire l’effort. Elle faisait un signe, indiquant le chiffre cinq. Il pouvait donc y avoir cinq personnes dans cette salle… Ou ne rester que cinq minutes.

Rodney ne prit même pas le temps d’essayer de comprendre qu’il envoya paître le clone à sa manière. Cela aurait pu amuser Pedge en temps normal mais elle se sentait distante de tout ça. Elle était dans une brume assez lointaine et elle s’appuyait contre le mur, trouvant dans l’attente de l’ouverture de la porte un moment de répit salvateur. Ce n’était pas son nouvel âge qui lui filait un coup mais les effets de la ponction qui avait été ultra douloureuse.

Heureusement, Mikkel était sur tous les fronts. Le soldat assurait grave et Pedge qui ne le connaissait pas, le trouvait fort compétent et d’une docilité toute particulière. Elle appréciait son professionnalisme et sa façon d’être, très nord européenne. C’était vraiment une bonne surprise et assez agréable à expérimenter. Au moins, elle pouvait souffler un peu et se reposer sur son subalterne.

« Ne présumez de rien Rodney. », fit Pedge avec lassitude quand le scientifique affirma que le clone ne servait à rien.

Elle ne pouvait pas se résoudre à ce dire qu’elle avait donné des années de sa vie pour une personne inutile. C’était un double d’elle, non ? Elle allait faire le boulot, il ne pouvait en être autrement. En tout cas, elle ne participait pas activement à la conversation, laissant faire Mikkel s’il voulait discuter par signe avec son double. Néanmoins, elle sentait que la situation était tendue. Normal après tout, le clone était censé être un ennemi. Devait-elle leur faire part ce qu’elle avait vu ? De cette rébellion de clone ? Après peut-être, surtout que Rodney essayait quelque chose.


Environnement


La satisfaction de Rodney fut de courte durée puisqu’un blast le cueillit immédiatement au torse. L’impact s’enflamma sur son gilet en l’envoyant bouler en arrière, son ordinateur s’envolant en arc de cercle sous la violence du choc. Plusieurs tireurs multipliaient les tirs, planqués derrières les mêmes caisses de stockage qu’à l'extérieur, cherchant visiblement à gagner du temps. Au centre de la nouvelle salle, il n’y avait qu’un élément central, une grande colonne lumineuse qui tournait à un rythme de plus en plus rapide.

Soudain, l’ordinateur encore allumé de Rodney entama la fin du compte à rebours et une nouvelle alarme suivit du clignotement rouge du zéro fatidique. Un bruit sourd d’engagement monta dans cette salle avec un son crescendo. La machine venait d’être lancée et ses organes, comme des parenthèses en os, se mirent à tourner de plus en plus rapidement autour d’une source lumineuse centrale. Une jauge bien visible était en train de se remplir à un rythme plus rapide tandis qu’une “nappe” de brouillard commençait à se former depuis le point d’origine avant de gagner en espace.

Et pendant ce temps, les cinq tireurs visaient l’entrée, ne cessant les tirs et cherchant à atteindre tout le monde. Déjà, le gilet de Rodney commençait à chauffer, il devait évacuer la chaleur accumulée au plus vite.

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Mikkel Hansen


Lorsque Mikkel transmit de nouveau l’information à Rodney que la clone-wraith insistait à donner, il répondit qu’il n’en savait rien pour le chiffre 5 et pour la porte et qu’il s’en fichait.

« Ok ok. »

Mikkel lui répondit alors brièvement avec son grand calme habituel. McKay semblait avoir besoin qu’on ne l’importune pas. Il parla même à voix haute comme pour s’aider à réfléchir.

Taciturne, Mikkel en resta silencieux, jusqu’à ce qu’il perçoive de l’inquiétude sur le visage de la clone et qui lui demanda alors ce qui pouvait bien l’inquiéter. Mikkel observa la clone qui prit le temps de lui répondre par les gestes. Il resta silencieux à cette écoute un peu particulière, d’abord parce qu’il s’agissait d’une discussion sans paroles, et ensuite parce qu’il s’agissait à la toute base d’une ennemie... Le norvégien ne l’oubliait pas mais…

La clone regarda sa main maudite par la ponction puis le regarda lui pour lui désigner du menton Pedge. Voir à proximité une Pedge jeune et la vraie Pedge soudain âgée refila de l’effroi au norvégien qui, s’il n’avait pas un sang-froid de fer, aurait bien pu afficher une gêne face à ce tableau perturbant. La clone semblait s’inquiéter pour son originelle et par là même Mikkel comprit que peut-être ils ne pourraient pas parvenir à guérir l’officier Allen – la vraie Pedge. Après tout, la discussion avait bien vite coupé court à ce sujet, bon, parce qu’il y avait urgence mais… Mikkel soupira un peu. Légèrement. Face à la complexité de la situation. C’était rare chez le viking. Mikkel se disait que Pedge avait une grande force pour avoir pardonné ça à sa clone, et, en même temps, voir sa propre clone comme peut-être s’en vouloir prouvait bien aussi toute cette bienveillance de la vraie Pedge. Et, aussi, son dévouement inébranlable pour la mission – et son urgence. Mais cette force, pour le terre à terre viking, elle appartenait à l’origine à la vraie Pedge, et au bout du compte, jamais à la clone. Parce que, tout tenait dans cette main à ponction, qui n’avait pas su se contrôler. On pouvait deviner aussi toute la force que la clone devait surement à Pedge pour avoir changé de camp, même si ce ne serait qu’un instant, car toujours il fallait la considérer comme un ennemi. Il fallait bien. Un clone c’était vraiment un clone tout compte fait. Copie identique. Tout identique. Il fallait qu’il évite de se dire que ces clones faisaient peut-être partie des victimes de cette guerre, qu’ils avaient après tout été créés et maudits, puis sans doute embrigadés et même entraînés. Il fallait éviter de se dire que peut-être il serait compliqué pour Pedge de revenir. Il y avait sûrement une solution. Il fallait surtout rester optimiste.

"Vous perdez votre temps avec elle, elle ne nous servira à rien".

Peut-être. Mikkel ne savait pas trop. Le norvégien avait une relation particulière avec le temps. Il se disait qu’on ne perdait jamais son temps. On en prenait. On en donnait. Il arrivait des choses. Il fallait les accepter sinon c’était le chemin des regrets. Mikkel ne répondit pas. Il n’en savait trop rien. Parfois pour sûr le temps était compté et là il l’était et la guerre qui résonnait derrière ces murs le rappelait plus que trop bien… Il fallait qu’ils parviennent à mener leur mission à bien ! Après avoir baissé le regard sur McKay assis en écoutant là son conseil, Mikkel le leva de nouveau sur la clone sans rien dire. Il garda silence. Le soldat de première classe se contenta toujours de sécuriser la situation avec son fusil à pompe qu’il leva un peu plus vers le haut comme ne s’offrant pas que pour protéger McKay mais pour protéger le groupe entier avec quelques pas plus englobant envers le groupe – l’officier Allen et peut-être bien sa clone-wraith inclue avec. Pour l’instant il pourrait peut-être bien l’inclure. De toute façon il avait ordre de ne pas la tuer ce qui signifiait aussi que personne ne la tue.

Et puis, le petit génie exposa une nouvelle idée et l’a mis aussitôt et instantanément en pratique. C’était comme si son cerveau, ses paroles et ses doigts, ne faisaient qu’un. Enfin... Bref ! Il trouva la solution. Mikkel resta captivé. Cette porte semblait condamnée et hop elle s’ouvrit ! Le scientifique expliqua son raisonnement que le norvégien n’avait pas pris la peine de mémoriser et dont il se souvenait déjà plus de rien. Il l’ouvrit avec son ordinateur. Point final ! Kay se redressa triomphant et satisfait… mais… soudain... il se prit un tir de blast !

« Rodney ! »

Eut à peine le temps de crier de surprise le norvégien qui s’abaissa pour se couvrir des tirs et qui se fraya un chemin vers une couverture. Mikkel rejoignit très vite la position du scientifique et sans se ménager ou ménager ce dernier il l’agrippa avec fermeté de sa grande carrure et le traîna à l’abri avec lui derrière des caisses de stockage. Il le relâcha là.

« Ça va Kay ? Rien de cassé ? Toujours en vie ? »

Le norvégien voulait s’assurer de la santé du scientifique.

Mikkel remarqua bien vite que les tireurs se barricadaient de l’autre côté de la porte en couverture eux aussi derrière des caisses. Le norvégien chercha du regard le lieutenant Allen et sa clone en tâchant de rester à couvert et en ne basculant qu’un peu la tête pour regarder tout en restant bien derrière les caisses. Il ne s’inquiétait pas trop : déjà parce qu’il faisait confiance en sa gradée pour avoir le dessus sur sa clone même à cinquante balais et ensuite parce qu’il venait de voir une clone inquiète envers son originelle et qui avait l’air sincère dans son inquiétude. Si elle avait voulu la tuer ne l’aurait-elle pas fait depuis longtemps ? Mikkel tenta un contact visuel avec l’officier Allen pour lui déclarer leur position à lui et Kay et guetter un ordre de sa part. Avec son pompe, Mikkel se disait qu’il était inutile de faire feu à cette distance, pas même pour des tirs de couverture, que ça servirait pas trop.

Pedge Allen

Fidèle à sa réputation, le scientifique parvint à ouvrir la porte de la salle devant laquelle ils stationnaient tous depuis quelques minutes maintenant. Alors que l’huisserie s’ouvrait, Pedge s’était décollée du mur, prête à intervenir au besoin. Elle se sentait mieux. Cette pause avait été l’occasion de reprendre son souffle et de faire passer la douleur. La fiole rose commençait à faire son œuvre même si l’effet « coup de pied au cul » de la première fois n’y était pas vraiment. Mais pas le temps de dire ouf qu’un coup de blast frappa le scientifique en pleine poitrine. Heureusement qu’il portait un gilet MOLLE sinon Pedge le voyait déjà mort… Et la ligne : « était là quand l’illustre Rodney McKay est mort » faisait vraiment mauvais genre sur un CV.
Les tirs se renouvelèrent vers leur position tandis que l’ordinateur du râleur se manifesta en bipant. L’espace d’un instant, elle vit dans la salle une machine assez bizarre qui commençait à tourner de plus en plus vite. C’était certainement l’engin qui dégageait le pic d’énergie, et donc l’engin à neutraliser. Sauf que là, il était bien défendu, et la jauge n’augurait rien de bon. Le petit doigt de Pedge lui disait que si cette jauge arrivait à son terme, ils seraient dans une belle merde, et pas besoin d’un bac plus trente cinq pour ça.

Mikkel fut réactif. Décidément, ce mec était de tous les combats. Il sécurisa Rodney en prenant un côté de la porte, et Pedge vint se positionner de l’autre côté en compagnie de son double cloné. Elle était aussi réactive que l’on pourrait attendre d’elle, prête à suivre les ordre de la texane.
« Hansen, tire sur la languette du gilet de McKay ! », gueula Pedge par-dessus les tirs de blast qui venaient s’écraser contre les caisses dans le couloir qu’ils venaient d’emprunter. Il fallait une stratégie et vite. Elle avait bien l’option lance grenade pour faire des dégâts à la machine, mais est-ce que ce serait suffisant. Le pain de C4 était une idée, mais elle n’en avait pas sur elle. Mikkel en avait peut-être. Mais de là, pour le lancer, ce serait délicat.

Il fallait donc entrer. Et pour entrer alors qu’ils subissaient un tir de barrage, ça allait être dur. Même si elle envoyait le clone, en se disant que c’était de la quantité négligeable, elle allait se faire abattre directement. Il fallait la jouer groupe d’intervention. Une ou deux flashs dans la pièce et ils pourraient rentrer. Bien, elle devait faire un mixe et agir vite.

« Hansen ! », cria-t-elle à nouveau pour attirer son attention. « Je vais tirer au lance grenade, et on balance deux flashbangs en suivant et on entre ! Si tu as du C4 ce sera le moment de faire un homerun jusqu’à la machine ! Ok ?! ». Elle attendit la confirmation du Norvégien et elle fourra un flash dans les mains du clones. Puis, armant son lance grenade, elle se pencha sur le côté de l’ouverture et tira au jugé vers la machine. Le temps de l’explosion et son double lancé la flash.

Mikkel Hansen


Et c’est parti ! Mikkel tira sur la languette du gilet de Rodney sous les ordres de Pedge avec réactivité. Il avait comme une fausse impression de se retrouver sur un bateau et d’actionner là un gilet de sauvetage ou un truc qui allait s’envoler mais non ce n’était pas le cas c’était juste le gilet de Kay. Le norvégien revint aux ordres de son premier lieutenant : un homerun jusqu’à la machine pour la défoncer au C4 ? Pas de problème ! Il s’avoua prêt à tenter ça.

« Compris lieutenant ! J’ai c’qu’il faut ! »

« A plus Rodney, tiens, j’te confie le détonateur. Garde ça au chaud pour moi. Et, oh, euh, appuie pas d’ssus hein. Enfin pas tant que j’ai pas posé les charges. »

Mikkel lui sortit le détonateur et le lui remit avec grande confiance. Profitant de la couverture orchestrée par son officier et sa clone à coups de grenades standards et flashs, Mikkel s’activa aussitôt à la tâche. Il prit son fusil à pompe avec lui et contre lui pour entamer une course sous cette couverture de grenades en donnant tout ce qu’il pouvait de sa bonne carrure. Le but : rejoindre la salle et de foncer sur la machine quitte à faire un dérapage en arrivant pour se retrouver derrière des caisses à proximité ou à la machine elle même.
Un sbire s’avança aussitôt dans sa direction. Un pistolet Wraith en main, il titubait en tirant au jugé tout en plaçant son autre main en visière, comme s’il était ébloui par un soleil factice. La créature était encore touchée par l’effet d’une flash et tentait le tout pour le tout en allant sur Mikkel. L’un de ses tirs, d’ailleurs, percuta la couverture derrière laquelle le Norvégien se trouvait.
Mikkel se tassa un instant derrière sa caisse de couverture sous l’effet du tir par réflexe aussi instinctif de survie que militaire. Mais juste qu’un instant. Bon, y’en avait un qui l’avait peut-être vu débouler et cherchait à l’avoir. Le norvégien, viking, contourna un peu la caisse, en y ressortant pas par l’endroit d’où il arrivait, histoire de prendre un peu à revers le sbire Wraith et lui tira dessus, boom, sans se ménager avec son pompe, profitant ainsi encore de son aveuglement persistant. Le sbire se prit un bon coup de feu au corps à corps. Le Wraith ne put que succomber à son trou énorme et tomber à terre. Mikkel n’allait pas traîner et ne pensa qu’à reprendre au plus vite sa tâche, à savoir, poser du C4 sur la machine. Il chercha d’autres chemins de caisses de couverture pour y accéder, baissé et à pas de courses.
Un oeuf s’envola d’un coup depuis l’une des caisses pour percuter son casque et rebondir sur le sol. Il roula non loin...un oeuf métallique avec un témoin lumineux clignotant…
Bip bip bip bip biiiiiiip...
Oups. Un truc percuta son casque et retomba plus loin. Mikkel vit un oeuf étrange en métal rouler et bip bip bip un témoin lumineux qui clignota. Hé merde, on ne faisait pas des omelettes sans casser des oeufs ! Mikkel, réactif, bougea de là au plus vite et se rua derrière une caisse de couverture pour se protéger de la future explosion.
BAMMMMMMMMM
L’explosion envoya valser la caisse et Mikkel avec, le faisant rouler un peu plus loin. Très à découvert...mais également très proche de l’appareil. Les rares ennemis encore en vie qui tentèrent d’attaquer le norvégien furent pris dans une pluie de tirs en réponse. Ca passait au-dessus de sa tête pour le couvrir, pour qu’il puisse terminer le travail...encore fallait-il qu’il puisse reprendre ses esprits car l’onde de choc l’avait bien secoué. De violents acouphènes faisaient siffler ses oreilles et ils entendaient à peine les balles siffler par-dessus lui. Là devant, la jauge de la machine avait beaucoup progressé. La nappe brumeuse avait triplé de volume...
L’explosion le propulsa plus loin jusqu’à des ennemis qui auraient bien pu le fusiller là sur place s’il n’avaient pas été eux-mêmes pris dans une soudain attaque. Mikkel se savait en couverture de ses coéquipiers même s’il n’en entendait plus rien. Le norvégien se remit de sa chute péniblement. Il entendait un bruit biiiiiiiiiiiiiiii persistant. Ca sifflait dans sa tête et ses oreilles. Il n’entendait plus rien de la guerre qui l’entourait. Il eut pendant un instant dont il ne pouvait mesurer le temps comme une absence - comme si son corps entier se retrouvait là, immobile, figé, car trop atteint par le bruit autant que par le choc sans doute de l’explosion. L’instant dura peut-être quelque secondes. Peut-être même... presque une minute... ? Non ! Le norvégien vit justement la jauge qui lui rappela le temps et l’urgence à se réactiver peu importe ce qu’il se passait. Il se redressa qu’un peu - comme il le pouvait - et se tira vers la jauge. Puis, peu à peu, il se redressa un peu plus à progresser jusqu’à sa cible, abaissé. Il n’avait pas besoin que de sa vue pour amorcer ce qu’il avait à faire et il chercha là coûte que coûte à poursuivre là sa mission. Sauf que, justement, la vue, elle fut elle aussi encombrée par une nappe de brume. Elle joua aussi de ses sens. Il arriva tout de même jusqu’à la machine et fit confiance à ses mains qu’il chargea de tatonner un peu avant la pose d’une charge histoire de vérifier son optimale implantation. Mikkel avait déjà participé à des missions de sabotage de bâtiments maritimes. Il pourrait s’y retrouver pour poser au mieux ses charges pour ce machin. Il le fallait bien. Il tenta de poser une première charge de C4...

Mais quelque chose se passa. En ayant été en contact rapproché avec cette machine, en posant le premier C4 en sa base même, le Norvégien allait rapidement être alarmé par un constat pour le moins surprenant. Ses mains...elles ne lui répondaient plus !!!
Il avait les mains engourdies, ankylosées, comme s’il avait dormi dessus pendant des heures. La volonté était là mais les muscles ne répondaient plus.
La sensation migra alors sur ses avant-bras, comme un poison qui se répandait de plus en plus en lui à mesure qu’il restait à proximité.

Engourdies. Il les sentait si… à la fois lourdes mais pas comme un poids… comme une… ses mains ne lui répondaient plus - ses muscles non plus. Il chercha à la retirer alors mais la sensation s’étendait vers l'avant bras. Il ne contrôlait plus rien.

Mikkel bascula son oreillette vers son épaule.

/Kay… Tu m’entends ? Je n’sens plus mes bras. J’posais du C4 à la base de c’machin./

Dit-il dans une voix moins viking : il venait de subir une explosion. Il avait même encore des oreilles peu vivaces. Et là une sensation d'atrophie des mains qui montait jusqu'aux bras. Pas difficile de deviner jusqu’où elle pouvait peut-être monter… Mikkel garda sang-froid mais voilà : sa voix n’avait pas la vigueur habituelle bien que le timbre norvégien restait le même.

Quelque chose lui fit mal, comme une crampe assez sourde. Ses biceps venaient de s’endormir à leurs tours. Ce serait bientôt les épaules. Et ses orteils...est-ce qu’il en avait encore ??

/Kay…? Appuie sur le détonateur.../

Le norvégien se ferma à détailler ses symptômes qui empiraient…

La respiration c’était tout. Ca avait toujours été tout pour le nageur. Cette obsession même de l’entraîner. Il redoutait de la perdre. Il se croyait déjà la perdre. Il se pensait déjà comme au fond de la mer ayant perdu son oxygène - l’ayant oublié même. Toute cette guerre… La nouvelle motivation qui s’était cristallisée pour Mikkel depuis le début de cette guerre ? Qu’elle était importante. Elle avait grande importance. Il fallait y arriver. Elle avait une certaine ampleur. Une ampleur qui avait toujours dépassée le norvégien. Parce qu’elle le dépassait. Alors… Il était là près de la machine. Les charges de C4 avec. Elles étaient donc posées. Et le temps pressait. Mikkel n’avait pas changé. Il était resté ce gars qui en réalité se sentait désarmé face au temps.


Rodney McKay


Je n'eus pas le temps de savourer ma victoire, car à peine debout, quelque chose m’atteignit au torse, sur mon gilet MOLLE. Un coup de blaster. Le choc avait été si violent que je poussai un petit cri de douleur, avant d'être projeté en arrière, et de tomber lourdement au sol. Mon ordinateur m'échappa des mains, et fut envoyé un peu plus loin, à côté d'une caisse, encore ouvert et fonctionnel, par chance. Oh non, j'étais blessé, mortellement blessé, j'allais mourir, je le sentais. Je toussai encore et encore, j'avais terriblement mal à la poitrine malgré la présence du gilet. Je ne me rendis pas encore compte que celui ci m'avait sauvé la vie. Quelqu'un me tira pour me mettre à l'abri, avant d'activer une poignée au niveau de mon col pour dégager la chaleur que le coup de blaster produisait sur le gilet. Je n'eus même pas l'idée de le faire moi même, trop dans le cirage pour avoir les idées claires. Après quelques secondes allongé sur le sol, je passai rapidement mes mains sur mon torse, tâtonnant par ci par là, remarquant enfin que je n'étais pas blessé. J'étais en vie. Certes, avec un énorme hématome qui avait sûrement dû apparaître, mais vivant. Difficilement, je me redressai en grimaçant de douleur, avant de sentir quelque chose de chaud dans mon gilet. Rapidement, je regardai de quoi il s'agissait, et sortit un morceau de métal chaud de l'une des poches. Ma paire de jumelles n'avait pas aussi bien résisté que moi. Après m'en être débarrassé, je regardai autour de moi, encore un peu sonné par ce tir de blaster. Je répondis alors à Mikkel, avec difficulté.

"Oui ... ça va ... j'ai juste ... mal partout".

Un bip d'alerte attira mon attention, et mes yeux se posèrent sur l'ordinateur, non loin de moi. Toujours assis, je le pris, et regardai les données. Oh non, pas ça. L'accumulation d'énergie était terminée. L'appareil avait fini son chargement, nous étions arrivés trop tard. Un rapide coup d'oeil depuis l'angle de la caisse, et je pus voir la machine en question, au centre de la salle, qui tournait de plus en plus vite sur elle même en dégageant un étrange brouillard. Une jauge était également visible, semblable à un compte à rebours. Un tir passa près de mon visage, et je me remis aussitôt à couvert.

"C'est trop tard, l'appareil a accumulé toute son énergie. Elle va se déclencher d'une minute à l'autre. Je ne peux plus l'arrêter".

Par la suite, Pedge et Mikkel eurent une idée : la machine devait être détruite. Et pour cela, il fallait utiliser du C4. Bien sûr, des explosifs pour détruire cet appareil arrêterait sûrement le processus en cours. Me mettant péniblement à genou, sans m'exposer pour rester à couvert, je me préparais à couvrir Mikkel qui allait s'engouffrer dans la salle pour placer le C4. Avant de partir, il me confia le détonateur que je rangeais soigneusement dans une poche, avant d'ouvrir le feu en même temps que les deux jeunes femmes, une fois que les grenades flashabang eurent fait leur office. J'essayai de viser les wraiths, mais impossible de les avoir. Ces derniers étaient également à couvert. Alors, je tentai de les empêcher d'ouvrir le feu sur le militaire en les obligeant à rester cacher.

Du coin de l'oeil, je vis Mikkel s'approcher de la machine, avant d'y poser son C4. Cependant, quelque chose se passa, quelque chose d'anormal. Le soldat ne bougeait plus, il n'effectuait aucun mouvement. Il affirma alors par radio avoir des problèmes de paralysie dans les membres, d'abord les mains, puis les bras. Mais, que lui arrivait-il ? Puis, je compris enfin, tout s'expliqua entre les données relevées par mon ordinateur au sujet d'une énergie semblable à celle des stunners wraiths, ainsi que l'état de santé du militaire. Je me tournai alors vers Pedge.

"Hansen est entrain d'être paralysé par cette machine. J'ai compris ce que faisait cet appareil. C'est comme un stunner wraith, mais en plus puissant. L'onde qu'il va lâcher dans quelques instants va s'étendre autour de nous, et toucher tous les êtres vivants qui ne sont pas des wraiths. Une onde incapacitante qui va agir sur les connexions synaptiques du cerveau, et paralyser progressivement toutes les fonctions motrices du corps, peut être jusqu'à la perte de connaissance du sujet. Si vous êtes atteint par cette onde, vos membres vont s'engourdir progressivement, jusqu'à ce que votre corps soit entièrement paralysé tant que vous êtes sous l'influence de l'onde. Vous imaginez ? Une proie à la merci des wraiths qui n'auraient qu'à se baisser pour se nourrir de vous sans que vous n'opposiez aucune résistance".

Par la suite, Mikkel me demanda alors d'actionner le détonateur. La paralysie gagnait progressivement du terrain dans son corps. En entendant sa demande, je restai stupéfait, incapable de prendre une décision. Il voulait se suicider ? Impossible, non, je refusai de faire ça. Je ne pouvais pas déclencher le C4 qui allait le tuer. Lentement, encore sous le choc, je secouai la tête.

"Non, je ne peux pas faire ça ! Vous êtes dingue ?!"

Je jetai un regard à Pedge, comme pour lui demander quoi faire.





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Mikkel Hansen

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Pedge Allen

C’était parti. Le grand challenge ! Après avoir fait pleuvoir une pluie de grenades aveuglantes sur les défenseurs, Pedge se positionna dans l’embrasure de la porte pour couvrir Mikkel. Son Colt M4 était réglé sur le coup par coup, un mode de tir classique qu’elle adorait utiliser. C’était certainement un tic ou quelque chose comme ça, mais elle avait le sentiment qu’elle gâchait des munitions si elle tirait en mode rafale. Elle aimait bien le tir par trois également, assez précis et dévastateur. Là, elle lâchait la mort au grès de son index qui pressait la queue de détente en rythme. Le norvégien, bien que grand, semblait assez à l’aise pour esquiver les tirs et il s’orientait tout droit vers la machine pour la neutraliser. Le clone de Pedge faisait sa part du boulot en tirant avec l’arme Wraith sur les opposants, et elle parvint même à détourner l’attention d’un sbire qui profitait que Mikkel s’en prenne à un de ses confrères avec son pompe pour essayer de l’attraper dans le dos. Les deux femmes combinèrent leurs tirs sur cette saloperie ambulante, la criblant de balle pour la dégommer une bonne fois pour toute.
Soudainement, une explosion envoya valser le soldat. La texane sentit sur son visage les relents chauds de la déflagration. Sur le coup, elle se demanda si son homme était mort ou grièvement blessé. Seulement, avant de constater de visu si tel était le cas, il fallait protéger son point de chute, surtout qu’il était sur le dos et qu’il constituait une cible facile pour les ennemis restants. Ce fut un déluge de feu qui vint le couvrir avec efficacité, l’empêchant de subir lui-même des tirs de blast. Il progressait. Péniblement, mais il progressait vers la machine. Il devait y arriver avant que cette jauge n’arrive à son terme. Encore deux sbires furent atteint par les tirs des trois personnes en couverture. Il y était, il n’avait plus qu’à poser le C4 et revenir, et Mckay pourrait tout faire péter !
Les Wraiths et leurs inventions de malheurs… Jamais les atlantes n’étaient au bout de leur surprise. Jamais. Il y avait toujours ce petit supplément mayonnaise sur l’addition histoire de bien emmerder le monde. Le soldat communiqua sur la fréquence radio du groupe, s’adressant à McKay. Il s’engourdissait au fur et à mesure qu’il restait proche de la machine… N’était-ce pas un rayon surpuissant de stunner Wraith ? Il demanda au scientifique de tout faire péter. Le sacrifice d’un homme pour la communauté. Ils avaient tous cette valeur en tête, tous ceux qui s’étaient engagés pour servir. C’était rare de retrouver cet engouement, cette abnégation chez un première classe… Elle en connaissait des tas qui n’auraient pas dit ce qu’il venait de dire. Mckay lui expliqua rapidement, mais pas succinctement, en se perdant dans les mécanismes neuronaux et dans des projections alarmistes très certainement justifiées, ce que subissait Mikkel. Il fallait le tirer de là.
« Non ! », fit-elle à l’adresse de Rodney. Il ne restait plus qu’un sbire en vie dans la salle. « Couvrez-nous ! », ajouta-t-elle en se précipitant de la pièce. Elle ne pouvait pas laisser Mikkel crever aussi bêtement. L’engourdissement avait commencé quand il s’était retrouvé trop proche de la machine, donc, si on l’en éloignait, ça passerait. Pedge tapa un sprint mais son clone la dépassa facilement. Elle était dans la force de l’âge et avec quelques années de récupérées au détriment de l’originale. Les cheveux blancs flottant dans le vent relatif de sa course, elle percuta comme un bon rugbyman néo zélandais l’imposante carcasse du norvégien et elle chuta avec lui en roulant dans la pièce. Les coups de blasts fusaient, mais Pedge arriva au niveau de Mikkel et de son clone et elle aida la Pedge 2.0 à tirer le soldat vers la sortie. Le sbire survivant qui était resté bien à couvert en tirant par dessus une caisse s’élança alors vers le petit groupe, bien décidé à les stopper…

Rodney McKay


Pedge me demanda de la couvrir, elle avait un plan pour sauver Mikkel. Alors, je m'exécutai. J'ouvris le feu en direction du dernier wraith pour l'empêcher de s'en prendre aux deux jeunes femmes, tandis que ces dernières allèrent chercher le militaire. Elles le tirèrent jusqu'à l'extérieur de la salle, et je continuai de couvrir leur retraite jusqu'à ce qu'elles aillent se mettre à l'abri derrière une caisse un peu plus loin, à plusieurs mètres de la pièce. Mais le wraith ne semblait pas vouloir les laisser partir. Il avançait vers nous en tirant. J'ouvris alors le feu sur lui en rafale, tout en reculant à mon tour. L'ennemi se cacha dans l'angle de la porte, attendant un moment de répit pour reprendre sa progression. Répit que je ne lui donna pas, car je continuai de tirer dans sa direction jusqu'à arriver à hauteur de la caisse derrière laquelle se trouvait mes deux camarades ainsi que le clone.

Alors que Pedge se joignit à moi pour empêcher le wraith d'avancer, je me glissai à mon tour derrière la caisse, et pris le détonateur de ma poche

"COUCHEZ VOUS, CA VA SAUTER !!!"

Sans attendre, j'appuyai sur le bouton après m'être recroquevillé sur moi même. Une puissante déflagration se produisit, balayant tout sur son passage. La caisse qui nous protégeait trembla sous l'onde de choc.

Mikkel Hansen


Mikkel n’entendait plus vraiment. Il n’y parvenait plus. Si. Peut-être. Il crut entendre Rodney à la radio montrer du désaccord. Il savait pas trop. Rodney avait le même ton. Le même débit soutenu de paroles. Qu’il soit d’accord ou pas d’accord. Enfin. Il avait l’impression. Il n’était plus sûr de rien. Il avait basculé sa tête qui avait quitté son épaule. Encore sonné. Même si l’effet de l’explosion de l’œuf s’estompait. Mais ça l’avait fatigué et ça désorientait encore son audition. Encore à moitié atrophié. L’atrophie s’étendant. Elle toucha l’épaule, d’où l’envie du norvégien de la délaisser. Elle toucha la seconde épaule. Le militaire regarda la jauge puisqu’il lui restait son cou. Il espérait que cette explosion viendrait à temps. Il sentait comme ses muscles se fixer dans du marbre alors qu’il n’y avait aucun marbre ici. Il se paralysait. La sensation avait monté jusqu’aux chevilles, aux jambes et aux cuisses. Il respirait encore. Le haut de son corps pas encore touché. La poitrine respirait et le cerveau s’oxygénait. Mikkel tenta de rester calme. A quoi ça servirait de lutter ? C’était compliqué. Il serrait les dents. Il remuait la tête et il soufflait. Puis, il essayait de revenir à une respiration normale. C’était comme, eh bien, se sentir tout engourdi. Mais terriblement engourdi. Puis…
Puis soudain on le percuta. On le plaqua comme dans un match de rugby. On l’embarqua. Il ne put que se laisser s’enrôler dans l’impact et il roula avec une autre personne qui le sauva là. Il ne sut pas tout de suite qui. Mais, lorsqu’il se reprit, difficilement, péniblement, il vit une jeune femme. Pedge. L’officier Allen. Non. Sa clone. La demi-wraith. La ressemblance, toujours aussi frappante. C’était l’âge originel de la vraie Allen. Le norvégien la regarda sans trop comprendre et en comprenant en même temps. Il affichait surtout une expression de quelqu’un qui avait pas mal pris et qui respirait enfin parce qu’on venait de le sauver, de le libérer, alors qu’il n’avait pas même osé y croire. Puis il vit enfin son lieutenant et sa cinquantaine.
« Lieutenant ? »
Le norvégien reprit ses esprits mais ne parvint pas à sortir d’autres mots. Il voulut comme exprimer de la reconnaissance envers son officier et à travers elle envers la clone aussi. Les deux Pedge étaient comme la même soudain.
Mikkel ressentit des douleurs partout dans les membres de son corps auparavant paralysés à ce qu’ils s’en libèrent là soudain de l’atrophie. Et, en même temps, il sentait que c’était pour un mieux. Que c’était libératoire. Qu’il se sentirait bientôt plus léger et se contrôler. La nageur fut aidé par son lieutenant et par la clone pour sortir de ce guêpier. Il y peinait. Il se laissa porter au début. Il eut un temps à reprendre le contrôle de ses bras et de ses jambes, mais il s’y força et y parvint quitte à résister aux douleurs. Il s’appuya de son officier Pedge et de sa clone et sur leurs aides jusqu’à l’extérieur de cette maudite salle et une caisse de stockage. Mikkel resta silencieux. Il se laissa revenir à terre, lourd. Il eut un temps à comprendre. A se sentir de nouveau avec le groupe. A revenir. A refaire la situation. Il souffla un peu. Il resta à l’écoute comme il le pouvait de son gradé, encore dans la volonté à rester opérationnel, mais un peu sonné le temps de récupérer. McKay semblait tirer vers un ennemi et il les rejoignit par rafales de tirs. Le scientifique vint jusqu’à eux et alerta tout le monde de se coucher. Mikkel suivit le mouvement. Kay appuya sur le détonateur annonçant la destruction de la machine. L’explosion résonna.

Environnement



Au début, l’explosion ressemblait à ce qu’on pouvait attendre. Un éclat soudain, une onde de choc multiplié par la surface limitée de la salle, le brusque souffle de chaleur et de débris.
Mais la seconde d’après, juste cette petite seconde, cette zone de chaleur et de déchets revint comme un écho, comme si l’équipe était passé dans l’oeil calme d’une tempête l’espace d’une microseconde.

La clone de Pedge était recroquevillée en protection au-dessus d’Hanssen comme pour faire bouclier de son corps, les mains agrippées à l’authentique l’interdisant de lever la tête. Mais même là, dans cette position, sous ce couvert, on sentait le soudain appel d’air qui revenait dans la salle. Une masse impressionnante qui retournait soudainement dans l’antre en les attirant presque comme un syphon d’air. Toute la paroi organique qui composait la structure de cet endroit se bomba, les étranges veines et vaisseaux se nimbant d’une inquiétante lueur orangée. Puis il y eut un fissure, microscopique, comme un ridicule petit point enflammé qui eut exactement le rôle de l’étincelle dans la poudrière.

Un odieux grincement et une déchirure de chair précéda une explosion d’une redoutable intensité, un BAM si fort et puissant qu’il chassa le reste des ondes sonores en imposant un silence total et pleinement artificielle. Un gigantesque nuage noir suivit l’onde de choc qui arracha toutes les caisses environnantes, les faisant passer au-dessus des têtes des soldats, avant de les envoyer loin dans le champs de bataille. Eux même furent balayés et repoussés sur quelques mètres, heureusement exempt du flux initial.

Ainsi noyé dans ce brouillard de mazout, l’équipe d’Allen ressenti comme une petite bruine, une pluie très légère et fine, froide, qui retombait après cet assaut de chaleur. Elle en était même salutaire, comme si une poche d’eau avait été crevé pour former un voile fin et revigorant sur les soldats. Mais en réalité, il s’agissait du dernier wraith défendant la salle. Il avait été émietté au point qu’il composait cette pluie.

On ne voyait plus rien autour de soi. Juste le fait que la tranchée n’existait plus et qu’une véritable balafre avait remplacé la structure organique. Quelques petits incendies s’étaient déclarés un peu partout, de nombreux organes et canaux organique à l’usage inconnu se vidaient de leur fluide, comme si la paroi agonisait. Et au milieu de tout cela, le clone de Pedge, qui s’était redressé et considérait droit devant elle, comme si son regard avait pu percer cette nappe d’encre.

Elle tourna la tête vers Pedge puis lui fit un signe, l’invitant à la suivre, toujours de manière silencieuse. Et elle ouvrit la marche sans demander l’autorisation, pénétrant dans un véritable chaos de débris. La salle avait été entièrement déformée par l’explosion, son architecture interne prenant désormais la forme d’un ballon noirci de carbone. Une odeur de chair brûlée envahissait l’endroit et l’éclairage se mouvait au bout de sortes de tentacules en fin de vie. La scène était cataclysmique, stérile, lunaire. Plus aucune trace d’onde incapacitante, il ne restait que la destruction et la mort.

Pedge-Clone leur fit un signe, insistant pour qu’ils la traversent avec elle. Ils atteignirent lentement l’autre coté, là où une crevasse d’une taille plus petite avait percé le mur. Une porte organique avait volé en éclat mais arraché comme l’aurait été un humain sur un accident de chantier. Une déchirure organique qui partait de l’intérieur vers l’extérieur en exhibant l’anatomie interne d’une structure purement organique. Une sorte de cicatrisation était déjà en cours sous des bruits de succions très désagréables. La Pedge aux cheveux blancs entra dans cette nouvelle salle et se pressa en son centre, là où il y avait deux petits piliers organique lui arrivant à la taille.

Rodney allait les reconnaître, il s’agissait de contacteur Wraith que l’on pouvait retrouver sur les vaisseaux ruches, notamment sur les postes de pilotage. La jeune femme y plaça ses mains et plongea dans une concentration intense, les yeux fermés. L’éclairage de cette nouvelle salle circulaire se stabilisa et les multiples panneaux qui dissimulaient le contenu encastré dans les murs se révélèrent à l’unisson.
Des uniformes Atlantes, des armes, du ravitaillement triés entre les vivres, les soins classiques, les munitions. C’était une réserve pour clone, il ne pouvait pas y avoir d’autres explications.

Pendant une longue trentaine de secondes, la clone était connectée à la salle pour donner ses ordres, faisant en sorte qu’elle ne s’éteigne pas durant son utilisation. La mobilisation d’une énergie supplémentaire, signes que Rodney allait rapidement détecter, se modélisa sur un pan de mur qui n’avait pas encore été animé. Une ouverture se creusa, un siège organique se dessinant rapidement avec des appuis et des fermetures, comme une zone de contention. Celui qui allait s’assoir là serait pieds et poings liés.

Pour finir, le plein centre du dépôt s’ouvrit devant elle. Un terminal de données Wraith monta depuis le sol et se déploya. Il s’anima sur les messages défilants en Wraiths comme on en trouvait partout dans les vaisseaux et le clone se détacha enfin des connecteurs. Elle regarda McKay et fit un signe de menton dans cette direction, lui laissant l’accès au sésame.

Elle se recula alors pour considérer Hanssen, visiblement rassurée qu’il récupère une complète mobilité, puis elle s’approcha du mur où se trouvait le siège de contention. Elle leva sa main Wraith qu’elle considéra pendant un petit moment, mélange interne d’émotions qui ne franchissaient pas le masque de son visage, puis elle le posa sur l’encadrure du dispositif. Le contact avec le gène Wraith alimenta immédiatement l’endroit qui s’éclaira davantage, exactement comme l’aurait fait un Atlante possédant le gène sur la cité.
Son regard endormi se posa sur l’Authentique, se faisant rassurant, et elle attendit qu’elle s’approche. C’était une invitation...à y entrer...

Pedge Allen


Pedge ne prêta pas attention à la première seconde de l’explosion, trop focalisée sur la protection de Mikkel. Mais quand le calme revint une fraction de seconde avant l’enfer, quelque chose en elle s’interrogea fugacement, sans que ce ne soit réellement conscient. L’air semblait revenir, semblait être aspiré, et elle ne pouvait interroger du regard l’environnement parce que son double l’empêchait de lever la tête. Le temps s’écoula plus lentement que nécessaire et soudainement, tout craqua, comme si le monde lui-même en avait marre de retenir sa respiration et qu’il lâchait tous l’air comprimé dans ses poumons soudainement, au bout de l’effort d’apnée. L’explosion fut dantesque, de même que le souffle qui en découla. Le monde alentours devint silencieux, tandis qu’il pleuvait sur eux de la matière organique, vestige du Wraith qui leur tirait dessus la seconde précédente. Le C4 n’avait pas pu créer ce genre d’explosion, et il n’y avait aucun doute que la machine y avait contribué fortement en détonant elle-aussi.

Son clone s’était redressé, seule au milieu de ce chaos. L’idée qu’elle ramasse une balle de sniper s’imposa à Pedge, mais le déchirement provoqué par l’onde de choc avait momentanément figé l’ensemble de la scène et finalement, toute crainte était inutile. C’était certainement faire preuve d’optimisme… Mais le contre coup du choc et du silence devait aussi donner ce sentiment de sécurité. D’ailleurs, la clone tourna son visage vers elle. C’était quand même perturbant. Si on mettait de côté les cheveux blancs, se voir dévisager par son propre visage en dehors d’un miroir, visage qui adoptait des mimiques propres à soi-même mais qui étaient différentes de celle que l’on pouvait produire à l’instant T, cela avait de quoi dérouter. C’était comme avoir un jumeau et de l’apprendre à trente ans passés. Mais Pedge devait rester lucide. Ce n’était pas sa sœur, c’était un clone d’elle. Ok, ce clone éprouvait une myriade de sentiments tous plus humains les uns que les autres, cela se sentait dans son comportement et dans son rapport aux autres, mais cela restait une copie illégitime d’elle-même. Néanmoins, maintenant qu’elle lui avait donné de la vie, elle ne pouvait plus prétendre à être un clone parmi d’autre désormais. C’était un clone avec qui elle avait un lien, aussi ténu et chaotique soit-il.

La texane se releva donc péniblement. L’explosion l’avait ébranlé dans ses fondations même. En observant les alentours, elle comprenait pourquoi : en effet, c’était une véritable scène de désolation qui s’étirait autour du groupe. Le matériel génétique qui composait l’essentiel de l’infrastructure ennemie était en grande partie fondu, éventré, déchiré, cautérisé, bref, tout était touché par l’explosion et les dégâts étaient bien visibles. Pedge s’assura que tout le monde allait bien, puis elle emboita le pas à la clone. Elle n’avait pas confiance, mais elle pensait, peut-être à tort, qu’elle était susceptible de leur donner d’autres informations. Sans son concours, Mikkel serait probablement mort, car seule, elle n’aurait pas réussi à le ramener vers la sortir avant que l’explosion ne soit déclenchée par Rodney. Bref, la Pedge 2.0 avait pris du galon, sans être en odeur de sainteté dans le groupe, chose assez normale au demeurant.

Ils passèrent par une porte éventrée pour arrivée dans une nouvelle salle. Le clone se dirigea vers des sortes de piliers qui étaient disposés au centre de la pièce, et elle en prit possession. De son côté, la texane authentique vérifiait visuellement les différents endroits de la pièce, son fusil d’assaut toujours orienté vers la direction où elle regardait, par mesure de précaution. Elle ne savait pas ce que foutait sa copie, jusqu’à ce que la lumière soit un peu plus importante… et que des panneaux s’ouvrirent sur du matériel Atlante plus vrai que nature. La militaire n’était pas impressionnée, pour la bonne et simple raison qu’elle s’était déjà retrouvée dans pareille salle sur un croiseur. Une réplique de l’armurerie d’Atlantis. Tout y était ou presque.

« Profitez pour ravitailler rapidement si besoin. », fit-elle avec pragmatisme. Autant piocher dans les réserves de l’ennemi, surtout que le matériel était similaire au leur. La reine ne s’était pas contentée de cloner simplement deux humains, elle avait cloné le matos également. Le clone fit sortir d’un mur un siège organique et enfin, elle fit sortir au beau milieu de la salle un terminal Wraith. Elle était en train de leur servir sur un plateau d’argent un accès privilégié aux circuits du complexe. Finalement, l’originale ne regrettait pas d’avoir pris sur elle pour la restaurer. Elle allait leur permettre de progresser bien plus vite que prévu, et on ne pouvait pas dire que c’était de la chance, car pour le coup, la texane avait dû prendre les choses en main pour provoquer le destin.
Bref, nul doute que McKay trouverait son bonheur sur ces deux jouets. Enfin… Manifestement, il y avait un jouet pour Rodney, et un pour Pedge. Son clone l’invita d’un geste à prendre place sur le siège sortit tout droit du mur. Les différentes parties qui le composaient n’auguraient rien de bon, et Pedge sentait que si elle mettait ses fesses là-dessus, elle allait se retrouver dans la position de l’autre midinette de la célèbre trilogie des nuances de gris, ou des nuances de rose sur les fesses fouettées. Elle voulait lui montrer quelque chose…

« Mikkel, gardez le périmètre. », ordonna Pedge en toisant son homologue masculin. Puis, elle rejoignit son double et elle s’installa sans hésiter sur le siège qui avait réagit au contact Wraith de la clone. Pedge avait le sentiment de se jeter dans la gueule du loup, mais sans trop savoir si ce dernier avait de belles dents ou si justement, il n’en avait plus. Elle devait suivre son instinct, et quoi de mieux que de le voir matérialisé en chair et en os devant elle, en la qualité du clone, qui semblait avoir adopté la façon de fonctionner de l’originale. Flippant, et rassurant à la fois, car pouvait-on se tromper soi-même, en toute franchise ?

Environnement


Une mousse expansive recouvrit assez doucement la texane mais sans l’emprisonner de force, exactement comme lorsqu’elle avait tiré avec cet étrange drone trafiqué. La mousse progressa sur ses jambes repliées et ses bras, la recouvrant comme une douce couverture avant de se lier et de s’affermir. Depuis le plafond, une araignée organique sur bras mobile, du même type qu’elle avait rencontré lors de sa précédente mission, descendit en déployant ses pattes.

La chose tourna autour d’elle comme si elle l’étudiait, comme si elle allait de nouveau lui sauter au visage. Mais elle était bien moins agressive, plus lente d’une certaine façon. Le clone aux cheveux blancs continuaient de lui faire signe, essayant de lui faire comprendre que tout était normal, que tout allait bien. L’araignée progressa puis se cala rapidement sur l’arrière de sa tête en l'enserrant, une pointe mentale pénétrant soudainement l’esprit de la texane qui se trouva absorbée de force, exactement comme l’échange qu’elle eu durant la ponction.

Son arrivée dans le réseau psychique ne fut pas sans difficulté. Elle perçu une masse énorme, une étendue sombre sans limite composée de haine et de colère. C’était un véritable océan de violence, véritablement gratuite, issu d’un dédain et d’un mépris sans limite. De la même trempe que le moustique que vous écrasez un soir, dans votre chambre, parce qu’il s’est amusé à voler un peu trop près de votre oreille. Vous vous coucherez soulagé sans le moindre scrupules de l’avoir tué. C’était là la pensée du Wraith pendant la guerre...sauf que le moustique se défendait... et la frustration qui en sortait décuplait leur rage.

Pedge se sentait attirée. Elle était comme en perdition, errant au travers de cette sombre étendue bouillonnante qui se fixait sur elle et ne rêvait que de sa destruction. Mais à chaque fois qu’on voulait la briser comme une allumette, chaque parties sachant pertinemment que la texane était exposée et sans la moindre défense...il y avait autre chose pour la protéger. Un bouclier, une aura, un couloir d’émotions positives. Des répliques de pensées, de gestes et de sensations communes autant à Matt qu’elle-même se mouvaient autour d’elle comme des ailes protectrices. Pedge y sentirait la présence de tous les doubles renégats qui étaient là, dans ce courant, qui l’observaient doucement. Ils lui ouvraient un boulevard pavé de bonnes intentions, de sentiments positifs. Une protection complète qui garantissait son intégrité au fil de son errance sans que les ténèbres ne puissent l’atteindre.

L’intégralité de cette expérience n’était pas que spirituelle mais également sensorielle. On aurait cru que son corps “idéal”, à l’âge qu’elle estimait le plus agréable, dans les vêtements qui lui correspondait le plus, se matérialisait dans ce corridor d’émotions. Une sorte de “personnalisation” de son esprit qui prenait forme. Au fil de l’attraction, comme un léger courant marin qui venait la déposer sur un endroit précis, Pedge entendait des encouragements constants, des échos de voix lointains venus d’on ne sait où.
“Il y a pas de pièges”, “c’est sûr ici”, “ne t’en fait pas”, “c’est là devant”, “ne crains rien”.
Comme des petites tapes sur l’épaule qui venait au centre d’un flot de compassion. Une fraternité sans limite, de la compréhension, mais surtout un profond respect pour la personne qu’elle était. Le respect de ce qui la constituait en tant qu’être unique malgré la présence de tous ces clones.
C’était comme si on l’avait attendu longtemps. Et qu’une étape venait d’être franchie.

La texane n’était pas prisonnière. Elle pouvait s’en aller, repartir à sa propre conscience. Revenir auprès de McKay et Hanssens. Mais là devant se devinait un paysage angélique qu’on attribuerait parfaitement à la planète Paradize. Un bel emplacement en bord de plage où l’on voyait un homme robuste qui lui tournait le dos. Le courant était en train de la faire glisser jusque là, sur cette nouvelle réalité, la déposant très délicatement sur ses pieds à quelques mètres de l’inconnu. Une bière dans la main, vêtu d’une chemise hawaïenne et d’un short, les pieds nus dans le sable, il piquait de sa fourchette des saucisses qui rissolaient doucement sur le barbecue.
La mer allait et venait sur la bordure de sable en dégageant une onde très apaisante. Le soleil réchauffait doucement, une légère petite brise empêchant la chaleur de rendre les lieux inconfortables. Devant ce barbecue, il y avait plusieurs transats et une cabane que la texane allait reconnaître.
Un bungalow similaire à ceux que la jeune femme trouverait sur le continent.

A vrai dire...c’était plutôt SON bungalow, celui dans lequel elle avait l’habitude de se rendre. Mais c’était une plage de Paradize. Comme un mix entre le lieu préféré de Matt et celui de Pedge. L’endroit était véritablement doux et bon, reposant, comme s’il était à mille lieux de la guerre et que rien ne pouvait les atteindre ici.
Pourtant...c’était si réel, et si irréel à la fois…

« Salut Allen ! La forme ? » Lança l’homme à la volée sans se retourner.

Il continuait de piquer ses saucisses, les tester, profitant vraisemblablement des lieux comme s’il était en vacance ou à la retraite. Sa façon de se tenir à la cool semblait le décaler entièrement de la guerre et des horreurs que l’on trouvait pas si loin d’ici.

N’ayant pas reçu de réponse, il se retourna avec un sourire bien connu. Son visage était buriné par l’âge mais une forme d’expérience et de sagesse contrastait fortement avec l’homme que l’on connaissait habituellement. C’était Matt Eversman dans la cinquantaine, presque soixante. Il avait les cheveux bien gris, presque blanc, la peau distendue, des rides partout. L’effet qu’il produisit sur la texane, même si elle garderait son masque, lui arracha un sourire amusé. Il avala une gorgée de bière tout en laissant courir un regard pétillant sur elle. Le côté gamin se sentait malgré l’image d’un homme devenu plus vieux qu’elle.

« Relax, tu vas pas te faire bouffer ici. Une bière ? »

Il s’était penché sur une grande glacière pour en retirer une bouteille bien fraîche. La marque était fidèlement représentée à ce qu’on avait pour habitude de consommer sur la cité. Il la lui balança comme un “réflexe” joueur avec un sourire agréable.
Matt retourna à ses grillades, terminant la cuisson qu’il ne voulait surtout pas rater. Il posa sa propre bière sur le côté pour utiliser ses deux mains et confectionner quelques hot dogs. Il disposa le tout sur un petit plateau qu’il ramena sur une table basse entre les transats. Les condiments s’y trouvaient déjà. Son geste, lorsqu’il déposa l’objet, semblait inviter Pedge à se servir sans demander. Lui ne se gêna pas, il ajusta son encas à l’aide de divers condiments, le regard luisant de gourmandise. Il récupéra sa bière d’une main, son fameux hotdog dans l’autre, puis il s’allongea sur le transat en face de la mer tout en poussant un long soupir de contentement.

« Ahhhhhh...y’a pas à dire, mon authentique sait ce qui est bon ! » Envoya-t-il joyeusement en remuant ses orteils ensablés. Il leva sa bière comme s’il était en train de saluer le soleil et en fit de même avec son interlocutrice. Matt prenait véritablement son pied, son aise dans cet endroit pourtant peu cohérent. Pourtant, tout donnait des airs de vacances d’été. Le soleil était bon, le vent sentait une belle odeur marine, les grillades donnaient l’envie de faire un massacre et c’était au point de se demander où se trouvait la réalité. Il prit un morceau de son hotdog qu’il macha goulument avant d’ajouter, la bouche pleine, tout en mastiquant : « Hm...Rester debout te fera pas gagner la guerre plus vite tu sais ? En plus, l’émissaire des Affranchis est pas encore là, on peut pas commencer sans elle. »

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Mikkel Hansen


Mikkel reprit silence après l’explosion et se terra dans sa nature taciturne. Il restait pour autant présent pour son escouade, l’escouade Allen, et à son service. Le soldat eut cette tendance à rester dans les ombres et dans les pas de ses coéquipiers. Mikkel resta en arrière à sécuriser leurs arrières. Il s’était passé beaucoup de choses. Mikkel avait besoin de se concentrer à nouveau. Le norvégien avait une grande facilité à vider son esprit : il lui suffisait généralement de recharger une arme… Alors, lorsque l’officier Allen donna la directive de se rééquiper, Mikkel ne se fit pas prier. Lorsque la clone de Pedge enlumina la salle et laissa découvrir et à disposition les équipements des clones, véritables copies de l’armement atlante, le norvégien s’y dirigea avec grand calme et dans un silence de mort. En Mikkel se réveilla un instinct ancestral : celui de pillier et de se ré-équipier. L’instinct parut militaire. Il n'en était pas moins brutal et aussi vieux que les probables ancêtres froids et vikings du norvégien. Il afficha un naturel pilleur peu soupçonnable de prime abord par rapport à sa nature globalement bienveillante. Mais un naturel en fin de compte pas tant que ça détonnant par rapport à sa grande carrure. Mikkel paraissait là comme à l’aise à se servir.

Le norvégien chercha une arme de remplacement pour son famas. Il avait vu peu de clones en porter. Peut-être que cette arme-ci n’avait pas été copiée. Il chercha parmi les P90 et les autres armes. Il trouva un famas. Il regarda l’arme. Sur son visage, marqué de deux belles éraflures, on ne pouvait y observer qu’un regard militaire. Il vérifia l’arme et son chargement et la rechargea en munitions. Elle n’avait pas de numéro de série. Mikkel mit la sangle de l’arme sur son épaule et empoigna ce nouveau famas. Peu importe d’où il venait. Peu importe s’il n’avait pas d’identité. Il en aurait bientôt une. Son fusil à pompe, toujours, trônait dans son dos. Ce dernier était terreux. Tandis que, le famas lui, bien neuf et propre, brillait. Mikkel fit le plein de munitions. En soins, il était déjà ok. En vivres aussi. Il regarda s’il n’y avait pas un silencieux pour le famas et des charges de C4 qui traînaient par là. Il resta un instant devant l’armurerie avant de la délaisser. Il s’écarta et revint avec les siens avec grand calme.

L’officier Allen lui donna ordre de surveiller le périmètre.

« Bien lieutenant. »

Obéit-il et il se positionna.

Il vit la clone de Pedge qui ne tarda pas à inviter l’officier Allen à la rejoindre. Mikkel ne bougea pas. Le soldat de première classe garda aussi en visuel McKay. Mikkel surveilla le périmètre en bon soldat. Manque de bol : Allen faisait partie de ce périmètre, et il avait beau guetter, les seules choses suspectes qu’il observait venaient de cet étrange siège où l’officier s’était installé et restait. Mikkel finit par s’approcher. Il arriva non loin du siège et toisa un peu son lieutenant. Il put remarquer le regard tout ouvert de l’officier. C’était assez bizarre à voir. Mikkel vit comme Allen… rajeunir... ?

« Rodney ? Qu’est-ce que t’en pense de cette araignée à la con ? C’est safe ? Ça lui redonne des années on dirait mais on dirait aussi que ça lui bouffe le cerveau. Tu crois qu’elle nous entend ? »

Questionna le norvégien.

Mikkel voulait tenter un truc.

« Lieutenant Allen ? Vous m’entendez ? Vous foutez quoi ? Ça fait deux cents ans que vous êtes branché à c’machin. Vous redevenez jeune, c’est plutôt cool à voir, mais le reste laisse... perplexe. »

Le norvégien exagérait un peu. Il voulait surtout déterminer si son officier était encore conscient et entendait. Abrupte, comme toujours, Il se permettait un langage un peu relâché, comme ne croyant pas que l’officier entendrait.

Il tenta de toucher du doigt l’épaule de l’officier.

La clone de Pedge agrippa Mikkel par le bras, souhaitant le faire reculer. Elle secoua négativement la tête en le fixant avant de prendre position entre lui et son lieutenant. La jeune femme ne voulait manifestement pas qu’il insiste.
Mikkel prit par le bras recula. Il resta perplexe. Il vit la clone lui faire un signe négatif de la tête. Il regarda la clone puis Pedge. Il soupira un peu et que légèrement mais s’en tint là restant dans une attitude sécuritaire et toujours dans sa tâche à sécuriser le périmètre.

«Hum. Ok ok.»

La réponse semblait satisfaire la copie. Elle acquiesça avec l’air endormi commun à l’officier Allen et se retourna tout en la guettant d’un air impatient, comme si son immobilisme était une simple façade à quelque chose de bien plus grand.

Rodney McKay


La première explosion, celle provoquée par le C4, fut assourdissante. Alors que je pensais que tout était terminé, une seconde explosion retentit, provoquant une puissante déflagration. La tête baissée, recroquevillé sur moi même, je sentis quelque chose nous tomber dessus, comme de l'eau. Sauf que ce n'était pas de l'eau, c'était les restes du wraith présent dans la pièce, pulvérisé. L'air semblait être aspiré, mais je n'osais pas regarder ce qui se passait. Puis, le silence retomba enfin, et lentement, je quittai ma cachette en même temps que les autres, alors que le clone s'enfonçait déjà dans ce qui restait de la salle. Je ne voulais pas entrer là dedans, je continuais de me méfier de cette chose. Mais Pedge et Mikkel la suivirent, alors je dus abdiquer. A l'intérieur, c'était un vrai carnage. L'explosion avait tout détruit, la paroi même de la salle, organique, avait beaucoup souffert. Une brèche s'était formée, et le groupe passa à travers celle ci pour arriver dans une autre pièce, beaucoup plus grande.

Le clone alla jusqu'à deux petits piliers, des contacteurs wraith que j'avais déjà vu sur les croiseurs, et elle activa certaines zones de la salle. A commencer par de l'équipement Atlante cloné, comme des armes ou des uniformes. Puis, un siège étrange fit son apparition, et ce dernier ne m'inspirait pas plus confiance que le clone, même s'il était probablement fascinant à étudier. Et enfin, un terminal sortit du sol, le Saint Graal pour moi. Mais, pourquoi cette créature nous montrait tout ça ? Je jetai un oeil suspicieux en sa direction, fronçant les sourcils, afin d'essayer de comprendre pourquoi elle faisait cela. Mais, la voix de Pedge me ramena sur terre, nous demandant de prendre du matériel si besoin. Je ne me fis pas prier, et je partis chercher trois chargeurs de P-90. Celui qui était engagé dans l'arme était presque vide, et je n'avais plus de réserve. Puis, mon regard fut automatiquement attiré vers le terminal. Je repris mon ordinateur que la chute avait heureusement épargné, à part quelques petites casses par ci par là, mais il marchait, c'était le principal.

Je m'avançai vers le terminal, puis je branchai mon ordinateur dessus, avant d'entrer rapidement dans la base de données wraith après avoir contourné les sécurités. Je songeai la mission sur Magna, à l'intérieur du vaisseau de la reine, lorsque j'avais piraté un terminal. Ma présence avait été repéré, et un petit malin avait effacé toutes les données avant que je puisse les consulter. J'imaginai que cela serait la même chose ici, et que dès que je mettrai les pieds dans la base de données, ma présence serait captée par l'ennemi. Il me fallait faire très vite, car mon intrusion avait sans doute déjà était découverte. De nombreuses données apparurent sur l'écran en langage wraith, que je comprenais.

"Mmmmmhhh intéressant" dis je pour même.

Il y avait tellement de données que je ne savais pas quoi regarder. Je cherchai un peu, sans me préoccuper de ce qui se passait autour de moi, comme par exemple Pedge qui s'était installée sur le siège. Mon attention fut attirée par une donnée en particulier. L'une des recherches effectuées par l'équipe scientifique de la reine, concernant le parasite qui avait infecté Sheppard. Bingo, je consultai les données sans attendre. J'y trouvai la formule très complexe d'un vaccin, ainsi qu'une autre information importante. Sans attendre, je téléchargeai le contenu de ce dossier, avant de parcourir à nouveau la base de données wraith. Quelque chose m'interpella alors, un dossier concernant la source d'énergie qui se trouvait ici. Après l'avoir lu rapidement, j'ouvris de grands yeux surpris, effaré par ce que je venais de découvrir.

"Non ... c'est impossible".

Je téléchargeai l'ensemble de ce dossier, avant de continuer mes recherches d'informations. Cependant, à ce moment là, l'écran du terminal se brouilla, comme s'il était attaqué par un virus ou quelque chose dans le même genre. Je perdis la connexion sur mon ordinateur. Et avant d'avoir compris ce qui venait de se passer, le terminal lui même commençait à fondre lentement. Quelqu'un avait dû le griller à distance après avoir détecté l'intrusion. Je n'avais pas eu le temps d'en savoir davantage, mais ce que j'avais sur le disque dur de mon ordinateur valait de l'or. C'était mieux que rien. Je débranchai ce dernier du terminal, puis je retournai vers Pedge et Mikkel.

"Vous n'allez jamais croire ce que je viens de découvrir sur ce ..."

Je m'interrompis en voyant la scène qui se déroulait devant moi. Pedge se trouvait assise sur le siège étrange, entourée d'une mousse qui la recouvrait, avec une araignée bizarre sur l'arrière du crâne. Je me figeai alors sur place en voyant cette scène. Mikkel me posa une question, et je secouai la tête. Je n'aimais pas ça du tout. Mon regard se posa sur la clone, avant de revenir vers Pedge, qui paraissait inconsciente, et plus jeune que depuis toute à l'heure, après sa ponction. D'ailleurs, le militaire tenta de lui parler, mais aucune réponse ne vint.

"Ca ne me dit rien qui vaille. Il faut lui enlever ce truc de la tête, et la sortir de ce siège".

Cependant, au même moment, le clone empêcha Mikkel de toucher Pedge. Alors pour ce qui était de la sortir de là, cela serait plus difficile. Je posai furtivement une main sur mon 9 mm qui se trouvait sur ma cuisse, pendant que je tenais toujours l'ordinateur de l'autre main, en fixant le clone de mon regard suspicieux. Mikkel se montrait peut être plus confiant envers cette chose, vu les paroles et les actions qu'il avait avec elle, mais ce n'était pas mon cas. Je me rappelai toujours ce qu'elle était.

"Sortez là de ce siège, tout de suite !"

Le clone écarquilla les yeux en entendant cet ordre et elle fixa Mikkel en secouant négativement la tête. Il ne fallait pas faire ça, elle comptait sur lui pour ne pas exécuter l'ordre que je venais de lui donner. Son regard se baissa un instant, constatant que j'avais la main posée sur mon arme et le clone s’avança d’un pas en levant ses deux mains, comme pour me demander de me calmer.

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Sam 30 Juin - 15:46
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Mikkel Hansen


Rodney venait de pianoter sur le terminal et annonça des trouvailles en perspective.

"Ah ouais ? Qu’as-tu découvert ?"

Mais Rodney aussitôt constata la situation avec l’officier Allen et sa clone et s’y opposa. Le scientifique certifia qu’il fallait lui retirer ce truc sur sa tête et la sortir de ce siège.

" Attends Rodney. Attends. Pas si vite. Explique moi pourquoi elle devrait sortir de ce siège ? "

Mikkel savait désormais McKay de sang chaud. Il tenta de calmer la situation. Il voulait un peu en discuter avant toute chose. Le norvégien faisait confiance au scientifique mais connaissait son animosité ouverte pour la demi wraith. Mikkel n’oublia pas non plus que la clone restait une demi wraith mais en même temps elle avait l’air de les aider et d’aider Pedge. Bref : il lui manquait des éléments et préféra tenter de calmer la situation et la neutraliser pour l’heure.

Rodney McKay


Le clone refusa de sortir Pedge de ce maudit siège, et elle semblait implorer l'aide de Mikkel. Ce dernier vint d'ailleurs la défendre en m'empêchant d'agir. Mais, qu'est ce qui ne tournait pas rond chez lui ? Cette chose était un danger. Je me rappelais la dernière fois que nous avions fait confiance à un wraith, une reine en plus, et nous l'avions payé très cher. Hors de question que je fasse confiance à cette création contre nature d'une reine complètement cinglée qui cherchait à nous détruire. Certes, le clone semblait vouloir nous aider, mais c'était peut être un stratagème pour endormir notre vigilance, avant de nous frapper au moment propice. Peut être nous guidait-elle tout droit vers les griffes de sa créatrice, et nous, dociles moutons, nous la suivions sans sourciller ? Non, je ne pouvais pas croire qu'elle était entièrement de notre côté. Un wraith restait un wraith, même s'il s'agissait d'un clone.

Etant donné que "Monsieur Muscles" refusait que je continue d'intimider le clone, ma main délaissa mon arme, mais mon regard noir continua de fusiller le clone. Si elle pensait avoir gagné, elle se trompait. Mon attention se porta alors sur le siège et l'araignée, et en y regardant de plus près, je compris de quoi il s'agissait.

"On dirait une réplique du fauteuil des Anciens, mais en style wraith, et avec une autre fonction. Ce siège là se trouve dans une salle qui est liée au clonage, donc il ne doit pas servir à contrôler la base ou l'armement, comme son homologue sur la cité. Il a surement un lien avec les clones".

Pedge avait les yeux ouverts, l'araignée qui se trouvait à l'arrière de sa tête y était pour quelque chose.

"Le Lieutenant semble être connectée à ce truc, et donc au siège. Mais, j'ignore dans quel but. Comme son ADN a été utilisé pour créer les clones, cela explique sans doute pourquoi elle est capable d'utiliser ce siège, elle est compatible. Comme les porteurs du gène ATA avec le fauteuil des Anciens".

Je m'arrêtai un instant, tout en continuant de regarder le siège et Pedge.

"Je n'aime pas ça. Qui sait ce que ce siège lui fait ? Certes, elle retrouve sa vitalité, mais à quel prix ?"

Vu que le clone ne laissait personne approcher de Pedge, et que Mikkel semblait être de son côté, il ne restait plus qu'à attendre que la jeune femme refasse surface d'elle même. En espérant que rien ne lui arrive entre temps.




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Pedge Allen


Autant dire que si elle avait su pour l’araignée, Pedge ne serait pas allée sur ce siège. Avec ces conneries, elle n’était pas loin de développer une phobie pour ces bestioles. Déjà, sur le croiseur Wraith immergé, là où avec Sheppard et l’équipe, elle avait découvert les Morphéas et autres joyeusetés de ce genre, telle que les Mastodontes améliorés, elle avait été confrontée à un arachnide Wraith similaire qui l’avait complètement assommée pour ensuite la balancer dans une caisse. Nul doute, maintenant, et avec le recul, que l’animal, si s’en était un, l’avait prise pour un clone en déroute et qu’il l’avait remisée au placard.
Bref, elle n’avait pas super bien vécu l’arrivée de l’araignée dans sa vie à ce moment-là, et voilà qu’une nouvelle fois, elle était immobilisée avec ce putain d’insecte qui lui tournait autour du visage ! C’était l’horreur, et forcément, la texane remua un peu dans sa gangue de mousse rigidifiée sans ne pouvoir rien faire. Mais bientôt, ce fut le rideau noir et elle sombra dans une inconscience artificielle pour rejoindre le réseau de la ruche.
L’inconscience fut de courte durée. En effet, elle fut propulsée dans une myriade de stimuli en tout genre, écrasée par cette masse sombre et sans limite de haine et de colère. L’air était vicié, bien qu’elle ne respirait pas, et elle se sentait oppressée par cette horde qu’elle percevait avec acuité. Il y avait de la rage, de la colère, de la violence sans limite, et Pedge comprit rapidement qu’il s’agissait de l’esprit collectif de l’essaim Wraith, et qu’elle en touchait le fonctionnement malsain et destructeur.
L’expérience était déroutante et flippante. Elle qui était très terre à terre se retrouvait dans un maelstrom psychique d’une rare intensité, un phénomène qu’elle aurait sans doute discrédité sans même s’y attarder deux secondes si on lui en avait parlé. Mais voilà, un combat faisait rage autour d’elle, entre les forces obscures et malfaisantes qui voulaient la détruire et celles plus positives et bienveillantes qui voulaient la protéger. Elle sentait que ces forces bénéfiques étaient des relents de Matt et d’elle-même, de tous ces clones renégats qui lui ouvraient le passage vers un lieu inconnu. Qu’elle était sa destination réelle ? Que faisait-elle là ? Pourquoi le clone l’avait envoyé dans son monde ? Un frisson d’horreur traversa la psyché de Pedge. Et si son double essayait de raccorder l’originelle à la masse ? Ainsi, le sujet zéro du clonage, à savoir elle, serait une soldate de plus au service de la Reine. Comment résister à toute cette haine, à toute cette violence, cette hargne, qu’elle percevait ? Sans son cocon protecteur, son esprit et sa personnalité seraient brisés.
Elle prit conscience qu’elle flottait dans un corps idéal. La fin de la vingtaine, le début de la trentaine, en pleine force de l’âge, dans une jolie jupe d’apparat militaire avec le haut similaire. Elle se sentit bien, et les encouragements qu’elle percevait sans les percevoir, mais qui s’imposaient à son esprit, lui donnaient de la confiance. Elle ne se sentait plus étrangère, et son idée de se retrouver connectée à la masse s’effilocha rapidement dans son esprit. Non, les clones lui parlaient, et ils voyaient en elle une forme de primauté déifique qu’il fallait respecter, parce que leur mémoire atavique leur confirmait qu’elle était la première, qu’elle était la base de ce qu’ils étaient maintenant. Ils l’avaient attendu longtemps, mais le modèle primitif était là. Est-ce que Matt allait partager ce genre d’expérience lui aussi ? Elle ne voyait pas le ranger faire confiance à un clone, mais qui sait ? Il avait bien expérimenté une forme de communication similaire un court instant… Pourtant, la plus terre à terre des deux, c’était bien elle. Qu’importe. Matt n’était pas là pour le moment.

Elle sentait qu’elle pouvait s’en aller, revenir à la réalité, mais elle était tellement bien ici, dans ce corps parfait, qu’elle pouvait imaginer comme elle le souhaitait. Et puis, là, devant elle, se dessinait un cadre assez mirifique, angélique, fantasmagorique, avec au milieu de tout ça, son bungalow. Ce n’était pas à proprement parlé le sien, mais elle se l’était plus ou moins appropriée sur le continent, pour en faire une résidence secondaire qu’elle occupait plutôt comme une résidence principale. Matt était là. Un sentiment de rejet émergea chez Pedge. Elle ne voulait pas le voir, mais quelque chose lui disait que c’était là qu’elle devait aller, guidée par ce doux courant qui l’emmenait tranquillement vers cette plage de sable fin. Pedge ne répondit pas au ranger, et ce dernier se retourna vers elle. Il était plus âgé, plus mature, dans la force de l’âge de la sagesse à défaut d’être dans celle du corps. Il devait avoir la soixantaine, le visage ridé et les cheveux presque blanc. C’était un bel homme, maintenant que son air de gamin capricieux et casse-couille lui était passé.
Il continua son manège. Pedge ne répondait rien, restant impassible et muette comme pour peser la situation. Elle ne savait pas où elle était, et peut-être que tout ce décorum était là pour la mettre en confiance. Peut-être qu’elle subissait une manipulation mentale de la reine et que cette salope essayait de la conditionner pour qu’elle lui livre de quelconque secret. Aussi restait-elle sur la défensive et n’approcha-t-elle pas des saucisses et autres condiments. Le Matt s’installa sur un transat avec son hot dog et il balança une bière à Pedge non sans affirmer que son authentique avait de bon goût. Finalement, il l’invita à s’asseoir. Elle était toujours sur la défensive et elle déposa la bière. Pourtant, elle sentait qu’elle avait faim et les odeurs lui tordaient le ventre. Tout était idyllique.

« L’émissaire des affranchis ? Qui est ? », fit-elle en restant debout.
« Dans le fond, on est tous ensemble. Mais tu as du voir que nos frères et soeurs sont parfois très...différents. Certains pourraient te ressembler comme deux gouttes d’eau. Et d’autres tiennent plus du Wraith qu’autre chose... »

Il lui fit un clin d’oeil, ne s’offusquant pas de la voir toujours debout. Il comprenait sa réaction. Et de toute façon, même si ça lui donnait envie, elle se serait gardé en tête que des gens mourraient là-dehors. Mais ce moment était plus important encore. Son hotdog terminé à la vitesse de l’éclair, Matt passa son bras libre sous sa tête et s’expliqua tout en fixant le soleil :

« Nous nous sommes organisé en deux groupes, Allen. Ceux qui sont très humains, comme la messagère que je t’ai envoyé, font partie de la “Multitude”. Je les représente. Et il y a les Affranchis, eux ont bien plus de particularité Wraith. Ils sont plus...sauvage...animal...d’une certaine façon...mais comme nous malgré tout. »

C’était surprenant et à la fois pas tant que ça. Quand on créait une multitude d’humain, il fallait s’attendre, même s’ils étaient issus d’une base commune, à avoir une multitude de caractères et de tempérament. Il semblait donc inévitable, même malgré les précautions de la Reine, qu’une partie des clones ne se soient détachés de l’idée de base.
« Je vois. Je suppose que nous allons profiter de ce moment pour… discuter de comment gagner cette guerre ? », fit Pedge en allant s’installer finalement sur le rebord d’un transat, mais en restant assise. Elle ne se permettrait pas de s’allonger dans une position trop vulnérable.
Matt acquiesça.
« La reine a peut-être commis une erreur qui a permis notre éveil mais nous n’avons aucun moyen de communiquer en-dehors du courant. Mon Authentique et toi partagez un lien particulier, spécifique, avec nous. Cette occasion ne se représentera pas deux fois... »

Il y eu soudainement du bruit dans le bungalow. Comme si quelqu’un avait renversé une chaise ou un objet pour passer ses nerfs. Un sourire moqueur gagna le visage de Matt et il s’empara d’une bière pour la tendre au-dessus de lui. A ce moment précis, la porte du bungalow s’ouvrit sur...une reine Wraith. Ou du moins, elle y ressemblait énormément. Bien droite, robuste, forte, vêtue d’une combinaison à texture Wraith mais dont la coupe ressemblait à de l’humain. C’est une Pedge intégralement Wraith, les cheveux regroupés pour être tiré sur l’arrière avec cette éternelle mèche rebelle qui lui retombait sur les yeux. Les pupilles étaient humaines, classique, des yeux bleus comme ceux de la texane.
C’était, semble-t-il, la seule caractéristique humaine de l’émissaire des Affranchis. Elle sortit de ce bungalow avec un air sombre, s’emparant à la volée de la bière qu’Eversman tendait négligemment.

« Je t’avais dit qu’il écouterait pas... »
L’émissaire considéra son vis à vis et feula à la façon Wraith, lui montrant l’étendue de sa frustration et de sa colère. Le sourire de Matt s’éteignit et il joua distraitement avec le goulot de sa bière.
« L’authentique Matt ne viendra pas, il a tué les messagers des affranchis avec Hamilton... »
Son regard migra sur l’Affranchie qui s’installa à côté d’Allen comme si elle la connaissait de longue date. Elle ouvrit sa bière avant d’en prendre une bonne gorgée, rendant la situation très étrange puisqu’on aurait cru qu’une reine était en train de trinquer avec un vieux Matt. Mais la tristesse et la peine se voyait distinctement sur son visage. Le coup de la bière, c’était surtout pour faire passer la pilule.
« Nos deux amis sont morts. Il ne reste plus que nous... »
Matt acquiescça avec gravité, il regarda la plage avant de tourner son regard vers Allen, la vraie.
« Je crois qu’on peut commencer. Tu seras seule pour transmettre à Sheppard. »

Pedge s’était raidie en voyant apparaître une Reine. Seuls les traits de la créature, qui étaient similaires aux siens, la forcèrent à rester assise et à observer. Sans trop s’en rendre compte, elle dévisageait cette nouvelle venue, ne s’attendant pas spécialement à “ça” quand Matt parlait de l’émissaire des affranchis. Toujours est-il que la réunion semblait complète, surtout quand le vieux Matt lui fit part que le vrai Matt avait buté les émissaires. Il fallait s’y attendre. Ce gars était un bourrin et il était là pour casser de la trogne et prendre sa vengeance. Tout ce qui approchait de près ou de loin d’un Wraith était un ennemi… Sans parler du fait qu’il s’était déjà fait arracher la moitié de la gueule par un clone, il n’allait pas prendre ce risque deux fois.
« Bien, je vous écoute dans ce cas. », fit Pedge impassible. Elle ne comptait pas s’excuser pour le ranger, ou manifester une once de regret. Elle comprenait les motivations des uns et des autres, et c’était regrettable que cela se passe de cette façon. Mais le temps était compté, et il ne fallait pas en perdre plus que nécessaire. Autant aller à l’essentiel et vite. Elle avait laissé Rodney et Mikkel seuls, et si le sort du premier lui importait pour le moment plus que le sort du second, qui avait signé en connaissant les risques, elle ne voulait pas de leur mort sur la conscience parce qu’elle s’était octroyée le temps d’un brunch avec deux membres de la résistance chez les clones.
« La multitude et les affranchis sont conscients. Cet endroit, que tu vois, c’est nous qui l’avons construit dans le courant. Il provient de vos souvenirs authentiques, c’est la preuve que la reine nous a menti... »
« Et ici que tous les résistants prennent conscience, s’éveillent... »
« Nous allons nous allier pour gagner cette guerre. On se bat ensemble, et à l’issue, nous voulons la vie, la liberté. Tu dois convaincre Sheppard et les tiens de ne pas dézinguer les nôtres aveuglément. Ta messagère t’aidera à les différencier. Mais c’est le deal : si vous voulez notre aide, vous devez comprendre que nous ne sommes pas des pantins vides. »
« Les affranchis aussi veulent vivre. Hamilton a parlé, il promet notre éradication... »
La reine fixa sa jumelle humaine.
« Nous nous retirerons jusqu’à ce qu’une organisation soit trouvée. Nous avons le vaccin...mais plus aucun Atlante ne nous approchera. »
« Et nous, nous avons les Natus prisonniers. »
« Tant que nous conservons les deux, la reine demeurera ici. Tant que nous les détenons, votre attaque est viable. »
Qu’il n’y ait pas de négociations auraient été trop beau, songea Pedge en les dévisageant tour à tour sans ouvrir la bouche pour le moment. Elle ne pouvait pas parler au nom des Atlantes en général. Elle comprenait leur demande… Quel humain ne demanderait pas ça ?
« Si je comprends bien ce que vous me dites, c’est que la reine reste sur place parce que vous détenez les Natus et le vaccin ? », demanda Pedge qui préférait faire du feedback pour avoir la bonne information et ne pas interpréter.
« Les deux lui sont précieux. »
« Cet endroit, c’est sa plateforme de déploiement de troupes. Pour l’invasion qu’elle projetait. Ce n’est pas son camp de base... »
« Elle se serait sauvée avec les Natus et les vaccins si nous n’étions pas intervenu. »
« Les vaccins contre quoi ? ».
« Nous savons, pour Sheppard... »
« Récupérer ces vaccins est aussi important pour la reine que pour vous. »
« Vous connaissez son camp de base ? », demanda Pedge qui avait bien conscience de poser beaucoup de question. Mais elle cherchait à glaner l’information maintenant, tout en réfléchissant sur la suite.
« Nous le connaissions...il est quelque part sur la planète, inaccessible pour les clones et les Atlantes. »
« L’authentique Eversman a eu le message...jusqu’à un certain point...il a vu la clé pour entrer. »
Pedge soupira. C’était tellement flou… Matt avait reçu un message oui, mais il s’en rappelait à peine. Cela lui fit penser à ce qu’elle avait eu comme vision pendant la ponction :
« Il ne s’en souvient plus beaucoup… Votre émissaire, celle que vous m’avez envoyé, elle m’a montré des sortes de caisses que vous défendiez, ce sont les vaccins ? ».
« Les cellules de stockage. Trois milles six cents âmes Natus figées à l’intérieur, prêt à être extrait au moindre incident. Ils allaient être envoyé au camp de base lorsque nous nous en sommes emparés. »
« Les affranchis détiennent les deux derniers exemplaires de vaccins, dissimulés dans la masse... »
« Des… âmes Natus... », fit-elle en faisant les gros yeux. Mais comment était-ce possible ? Elle n’y comprenait rien.
Le vieux Matt ricana tout en échangeant un regard avec l’affranchie.
« Tu t’es jamais demandé où atterrissait un mec qui se faisait prendre par un dart ? Il est décomposé dans un module particulier, ceux que tu as vu. La reine y a stocké tous les Natus. Pas de risques de révolte, pas de bouches à nourrir, facile à déplacer en cas d’attaque... »
Pedge ne riait pas. Elle opina du chef. Elle comprenait mieux, et c’était logique. Il fallait récupérer ces caissons dans ce cas, ce serait une belle chose pour les Natus que de revoir des disparus, même s’il n’en restait que trois milles six cents. La jeune femme se leva, et fit quelque pas dans le sable chaud. Elle n’avait plus ses chaussures, comme si elles avaient disparu parce qu’elle voulait sentir le sable entre ses doigts de pieds.
« Sheppard sera sûrement enclin à épargner la multitude et les affranchis. J’essaierai de le convaincre. Mais il va nous falloir une méthode fiable et rapide pour faire la différence entre vous et eux. ». Entre les clones loyaux et les clones défectueux, en quelque sorte.
L’émissaire de la multitude et celle des affranchies furent soulagés par la décision de Pedge. Ca allait dans le bon sens.
« Nous l’avons... »
« Du simple. Nous nous attachons des bandages autour des bras. Du cerclage blanc. »
« L’ennemi ne tentera pas d’imiter, il se perdra dans ses propres repères... »
« C’est la communication qui sera désastreuse, Allen. Tu ne vas pas passer ton temps sur ce siège. Tu es la seule, avec le Matt Authentique, à pouvoir communiquer dans le courant. Je peux demander à ta messagère de rester avec toi...mais si elle meure, c’est la fin de notre entente à tous. »
« Ca me parait bien. » Oui le clone ne devait pas mourir. C’était une des conditions de la réussite de cette entente. « Le vaccin est prioritaire. Il nous le faut rapidement. Faites en sorte que ce soit le cas, et cela sera une preuve de votre bonne volonté. Ça m’aidera à négocier avec Sheppard, et ça ira dans le bon sens pour tout le monde. ».
Le vieux Matt tiqua et tourna son regard vers la “reine” qui grognait de mécontentement.
« Il n’en reste que deux. Je n’enverrai pas un affranchi au devant d’Atlante à la gâchette facile...trop dangereux. »
« Bien sûr, on doit convenir d’un endroit. ». Oui Pedge avait zappé le fait qu’ils ne parlaient pas comme dans ce “rêve”. Cela compliquait fortement les choses, surtout avec deux bourrins comme Hamilton et Eversman.
« C’est une meilleure idée. Tu contacteras la messagère d’Allen et elle la guidera jusqu’au lieu de rendez vous, ça va comme ça ? » Avait-il dit à l’Affranchie.
Celle-ci s’était redressée, semblant réfléchir pendant un instant avant d’acquiescer.
« Je trouverai le lieu adéquat. Mais que cela soit clair, si l’authentique Eversman et Hamilton tuent un autre Affranchi, nous serons ennemis... »
« Laissez moi d’abord leur exposer la situation avant. Je ne suis pas garante d’eux pour le moment. ». Elle ne voulait pas l’être par la suite, mais cette alliance avait du potentiel, surtout qu’ils connaissaient les lieux, et donc, les points sensibles à attaquer… Sans parler qu’ils avaient le vaccin et les Natus. « Il nous faut une roue de secours si ma messagère se fait tuer. », ajouta-t-elle, essayant de prévoir le pire.
« Tu ne l’est pas mais Sheppard si. Qu’ils tiennent ses gars, nous sommes de la même trempe et on est pas naïf Allen. »
« S’il veut son alliance, il fera le nécessaire. Et nous réagirons s’il veut nous trahir... »
La possibilité de faire disparaître tous les clones une fois la guerre terminée était une réalité qui ne leur avait pas échappé.
« Ce n’est pas parce que nous sommes semblables que nous sommes remplaçables. Ta messagère est la plus “humaine” de toute la multitude, elle a la meilleure compatibilité avec toi. Tu la perds, tu nous perds, c’est comme ça. »
« Les messagers compatibles d’Eversman ont péri. Il ne reste que toi et ta messagère pour communiquer. »
« En dernier recours, l’un de ces sièges avec lequel tu peux nous retrouver ici. »
« Si je vous considérai comme remplaçable, je ne me serai pas donné pour que votre messagère vive. », fit Pedge un peu irritée. Ok, sa formulation sur la roue de secours était bancale, mais c’était une façon de parler. S’ils perdaient leur opérateur radio, à savoir elle, les atlantes le remplaceraient. Voilà tout. Elle fit un signe de la main pour dire qu’elle passait à autre chose.
« Bref, tout me semble clair. Sachez juste que si vous ne respectez pas votre part du marché, nous réagirons aussi. Donc si vous voulez votre alliance, faites vous aussi le nécessaire. ». Il n’y avait aucune raison que la menace sous-jacente aille que dans un sens. Le problème avec Hamilton, et moins largement avec Eversman, résidait dans le fait qu’ils étaient ingérables quand ils étaient seuls. L’alliance était bancale et avec ces deux là, c’était comme avoir les deux pieds dans le vide, et ne tenir sur la poutre que par le petit doigt de pied. A tout moment, ça pouvait lacher.
Matt regarda l’authentique Allen en acquiesçant. Il semblait concentré, comme s’il était ailleurs et là à la fois.
« La multitude est d’accord. »
La reine à l’effigie de Pedge était en train de faire de même.
« Les affranchis sont d’accord. »
« Parfait. Je devrai certainement discuter avec Sheppard sans… on va l’appeler Coleen. » C’était le deuxième prénom de Pedge. « Je lui ferai un compte rendu et on se fixe un lieu pour se retrouver et obtenir le vaccin. Commencez à réfléchir à des cibles stratégiques, à l’extérieure du complexe comme à l’intérieur. Bonne chance à vous deux. », fit-elle simplement. Elle était prête à repartir vers la réalité.
« Allons gagner cette guerre. » Fit le vieux Matt pour conclusion.
« Bien... »

Il avait suffi à la texane de se dire que c’était terminé pour sentir sa représentation mentale s’effriter et se dissoudre lentement, sans violence. Comme une manoeuvre inverse, le phénomène reprit comme si l’on rembobinait un magnétoscope. Ce fut un peu plus rapide cette fois mais Pedge remonta le courant librement et à la vitesse qu’elle souhaitait jusqu’à retrouver la réalité. Elle fût immédiatement relachée par l’araignée et le siège s’ouvrit en lui permettant de se dégager. Malheureusement, cette première expérience avait malmené ses sens et elle tomba à genoux, supporté par sa messagère qui avait tenté de lui amortir la chute.

Pedge était revenu et elle reprenait pied dans “sa” réalité. La clone aux cheveux blancs avait vérifié qu’elle aille bien et elle se redressa pour la laisser respirer, le temps qu’elle se remette. Le siège lui avait également restauré toutes ses années, l’énergie allait très rapidement déferler en elle.

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Rodney McKay


Le temps passa trop lentement à mon goût, et je commençai à tourner en rond, pendant que Mikkel veillait à la fois sur Pedge et sur ce qui nous entourait, pour que personne ne nous surprenne. Il ne manquerait plus que les ennemis nous tombent dessus, alors que nous avions un membre en moins. Serrant mon ordinateur contre moi, je ne cessai de jeter un regard vers la jeune femme, puis sur la clone, méfiant.

Au bout d'un moment, je me rapprochai de Mikkel, n'aimant pas la proximité de la créature avec moi. J'étais impatient de voir si Pedge allait bien, mais surtout de partir d'ici. Rester trop longtemps au même endroit n'était pas une bonne chose. Les wraiths allaient surement envoyer des troupes à l'endroit où une explosion avait eu lieu, détruisant l'une de leurs armes, ainsi que le lieu où l'un de leurs terminaux avaient été piratés. Et ce clone gagnait peut être du temps pour que nous tombions dans un piège.

"Je n'aime pas ça, on est ici depuis trop longtemps. Il faut qu'on bouge tout de suite, avant de se faire repérer".

Quelques instants plus tard, Pedge revint à elle, et l'araignée la laissa. Tandis que le clone vérifiait si la jeune militaire allait bien, je m'approchai de cette dernière. Le clone recula aussitôt, pendant que je m'agenouillai pour vérifier l'état de Pedge.

"Lieutenant, vous allez bien ? Qu'est ce qui s'est passé ?"

Pedge Allen


« Je… je vais bien. », fit Pedge qui reprenait ses esprits. Finit de se sentir bien, d’être en osmose avec elle-même. Retour à la réalité. Mais elle se sentait bien, elle se sentait même très bien. L’effet de la fiole devait enfin faire son oeuvre. Le lieutenant laissa le clone reculer. La jeune femme fit un rictus à Rodney qui s’était agenouillé devant elle pour vérifier son état. Ce garçon était vraiment expressif. Il avait un caractère de merde mais il était très humain. La texane se redressa.

« J’ai pas mal de chose à vous dire, et faut qu’on communique avec Sheppard. » Elle poussa un soupir, avant d’ajouter : « Et, avant toute chose, interdiction de tuer Coleen... » Elle montra le clone : « Elle. C’est notre alliée maintenant. »

Elle était prête à expliquer pourquoi, mais elle devait reprendre ses esprits d’abord.
Le clone se sentait un peu plus rassurée maintenant que sa jumelle avait donné l’ordre, elle pu enfin tourner le dos à Rodney sans s’inquiéter et elle se rendit sur les rangements de vêtements pour en retirer un gant. Un seul qu’elle enfila pour dissimuler sa main Wraith. Elle s’équipa ensuite d’un gilet Molle, prenant quelques bandages qu’elle fourra dans ses poches. Mais elle ne prit pas d’armes dans l’immédiat, elle s’équiperait plus tard..


Rodney McKay


Je fus rassuré par les premières paroles de Pedge, de voir que celle ci allait bien. J'avais eu peur que le fauteuil lui fasse quelque chose de néfaste, mais visiblement, non. Et puis, elle avait retrouvé ses années d'avant sa ponction. C'était déjà ça. Par contre, que s'était il passé ? Là était la véritable question. Et avant de me répondre, la militaire m'ordonna de ne pas tuer Colleen à l'avenir. Je fronçai les sourcils, la dévisageant.

"Qui ça ?"

Pedge désigna la wraith en disant qu'elle était notre alliée. Non mais c'est pas vrai, je rêve, ma parole. Mon regard se posa sur le clone qui s'éloignait pour s'équiper, avant de revenir vers la jeune femme. Folle, oui, elle avait du devenir folle à cause de ce fauteuil.

"On leur donne maintenant des noms, à ces choses ? C'est un wraith, il ne faut pas l'oublier".

Pedge et moi étions clairement en désaccord, mais la militaire avait demandé à ce qu'on ne tue pas le clone, alors soit. Mais, au premier faux pas, si elle tente de nous trahir, je ne pourrais pas garantir que je ne tenterais pas de l'en empêcher. Je la garderai quand même à l'oeil, je resterais méfiant à son égard, et je ne lui accorderais jamais ma confiance. Je secouai la tête, voulant lui dévoiler ce que j'avais découvert.

"J'ai pu entrer dans l'un des terminaux de la base, mais l'ennemi a capté rapidement mon intrusion, et a rendu le terminal inopérant. Mais, j'ai pu découvrir quelque chose d'intéressant au sujet la source d'énergie de cette base, et aussi de ..."

Je m'interrompis un instant, avant de parler du vaccin pour Sheppard. John m'avait bien dit de ne rien dévoiler de son état aux autres, mais est ce que Pedge, son bras droit pour cette mission, son second, était au courant ? Mikkel, je ne pensais pas. Aussi, je profitai qu'il soit un peu en retrait pour murmurer à la jeune femme sans qu'il nous entende, pour ne pas trahir ma parole envers mon ami.

"Vous êtes au courant pour Sheppard ?"


Pedge Allen


« Je ne l’oublie pas. Et je n’oublie pas que c’est un double de moi aussi. C’est une longue histoire que je vous raconterai en allant vers la ZA. », répondit Pedge devant l’attitude de Rodney, qu’elle comprenait outre mesure. Après tout, il n’avait pas vu ce qu’elle avait vu, et il avait sans doute raison. Peut-être qu’elle avait été abusé par ce qu’elle avait vécu dans le fauteuil sans qu’elle s’en rende vraiment compte et elle ne pouvait pas avoir une confiance extrême dans la multitude et dans les affranchies, qui pouvaient très bien être des factions fictives pensées par la Reine pour communiquer avec eux et leur tendre un piège. Le fait que ce soit eux qui désigne un lieu de rencontre pour le vaccin par exemple, pouvait très bien les amener à construire une embuscade pour avoir des atlantes au moment de la fausse livraison.

C’était donc délicat, même si elle avait une nette tendance à penser qu’ils étaient honnêtes. Pourquoi ? Peut-être parce que c’étaient des doubles d’elle-même… et qu’elle se faisait confiance. Il fallait qu’elle garde ce paramètre à l’esprit pour ne pas se faire doubler par sa propre personnalité.

Quoiqu’il en soit, Rodney avait découvert des choses, et il voulait en parler. Et Pedge était toute disposée à en discuter elle aussi. La jeune femme opina du chef pour confirmer qu’elle était au courant tout en lançant un regard du côté de Mikkel pour vérifier qu’il ne pouvait entendre cette partie là de la discussion, affirmation qu’elle doubla ensuite d’une phrase allant dans ce sens :

« Je suis au courant oui. Normalement, en preuve de leur bonne foi, la faction à laquelle appartient Coleen devrait nous amener le vaccin. Mais qu’avez-vous découvert ? »

Elle espérait que Rodney avait découvert la formule ou un truc comme ça. Quelque chose qui leur permettrait de le synthétiser. Non, parce que si leurs porteurs, au nombre de deux, se faisaient buter avant de rejoindre les atlantes, il fallait une option numéro deux. Sans parler que si le vaccin arrivait bel et bien par l’entremise des clones renégats, il fallait peut-être vérifier que c’était la bonne camelote qu’ils apportaient pour ne pas contaminer un peu plus Sheppard, ou pire le tuer en l’empoisonnant.


Mikkel Hansen


L’officier Allen quitta soudain le siège Wraith.
Allen allait bien et avait retrouvé ses années de vie qu’on lui avait subtilisées. A ces très bonnes nouvelles, Mikkel laissa de l’espace à son premier lieutenant et au scientifique McKay qui vint à son chevet s’assurer qu’elle se portait bien. Mikkel parut très rassuré et content de voir que tout allait pour le mieux et que son officier se portait bien.

Allen présenta son double sous le nom de Coleen et officialisa sa place dans le groupe comme alliée. Coleen s’équipa même. S’en suivit alors une discussion inévitable sur le sujet entre McKay et Allen et peu à peu sur d’autres choses concernant très probablement la mission actuelle et surement la mission en général. Mikkel, en bon soldat de première classe, resta quoi qu’il en soit toujours dans l’écart qu’il avait pris et dans l’ombre de leurs pas, ne s’assurant que de surveiller le périmètre. Aussi, il n’entendit pas les conversations qui s’ensuivirent et resta concentré sur la surveillance et sur la protection de Kay et Allen.

Mikkel s'interrogea un peu sur l’inclusion de Coleen mais pas plus que cela. Coleen lui avait après tout sauvé la vie avec son lieutenant tout comme Rodney. Il ne pouvait que chercher qu’à les protéger tous les trois même au-delà des ordres militaires. Il n’oublia pas que Coleen n’avait pas su maîtriser sa main de Wraith, mais observateur, il remarqua bien aussi qu’elle y glissa un gant et il avait cru comprendre qu’elle avait mené ou menait encore un combat intérieur. Il ne voudrait jamais participer à accentuer ce combat et préférait opter pour la paix. Il l’accepta alors comme alliée jusqu’à nouvel ordre ou preuve suffisamment forte du contraire.


Rodney McKay


Pedge ne m'expliqua pas ce qui s'était passé sur le siège, elle préférait attendre d'être avec les autres pour en parler. Quoi de plus normal, personne n'aimait répéter plusieurs fois la même chose. Moi même, pour ce que j'avais découvert au sujet de la source d'énergie de la base, je préférais attendre de voir les autres membres de l'équipe, en particulier John, vu que c'est lui qui dirigeait. Enfin, pour l'instant.

Je jetai un oeil vers Mikkel pour voir où il se trouvait, et surtout s'il était à portée d'oreille. Heureusement pour moi, il était assez loin, près du clone machin chose, ce qui me permit de parler en toute tranquillité avec Pedge concernant ma découverte sur le vaccin. La jeune femme m'expliqua alors que la faction à laquelle appartenait le truc qui se trimbalait avec nous, nous donnerait normalement le vaccin. Super ... attendez ... quoi ? Des clones nous apporteraient comme ça le vaccin ? Sérieusement ? Il y a que moi qui trouve ça louche ?

Je fixai longuement Pedge, comme pour voir si elle n'allait pas crier "poisson d'avril". Mais non, elle était très sérieuse. J'aurais aimé partager son enthousiasme à ce sujet, mais ce n'était pas le cas. Curieusement, j'eus du mal à croire que des clones nous apporteraient gentillement le vaccin pour soigner Sheppard. Et cela devait se voir sur mon visage, et surtout sur mon sourire à la fois crispé et moqueur.

"Ah, c'est ... c'est super. Si des clones nous donnent le vaccin comme ça, il n'y a rien à dire d'autre".

Je finis par secouer la tête, l'heure n'était pas aux paroles ironiques.

"Enfin bref, il faut qu'on trouve ce vaccin. J'ai découvert qu'il restait encore deux fioles de ce produit quelque part. Les autres ont été détruites. Mais j'ai aussi trouvé la formule du vaccin. Cependant ... comment dire".

Je semblai chercher mes mots, même si je les avais déjà en tête. C'était toujours comme ça quand on annonçait une mauvaise nouvelle, non ?

"Disons qu'il faut absolument trouver ces fioles, parce que la formule est incroyablement complexe, et nous n'avons pas du tout le matériel ni la technologie pour le confectionner. Il nous faudra sans doute plusieurs années, voir même des décennies, avant de réussir à le synthétiser".

« Alors, Rodney, il faut absolument que nous gardions Coleen en vie, elle sera le lien avec les deux porteurs des fioles de vaccins. Ils m’ont dit qu’il en restait effectivement deux, disséminés parmi les factions renégates de clone qui luttent contre la Reine pour reprendre leur indépendance. », répondit Pedge avec tout le sérieux du monde, ne cherchant pas à polémiquer avec le scientifique sur son ironie latente qui était signe de bonne santé chez lui. « Retournons à la ZA. »

Cela ne m'enchantait pas du tout de devoir emmener le clone comme s'il s'agissait d'un membre de l'équipe, ou de la pauvre demoiselle en détresse à sauver. Mais, c'était la volonté de Pedge, et même si ça me faisait mal de dire ça, elle avait raison sur un point : la garder en vie permettrait à Sheppard de guérir. Je finis par soupirer, en me redressant.

"Bon, très bien. Ca ne me plait pas du tout, mais soit. Mais, j'espère que vous savez ce que vous faites".

Je jetai un oeil à la chose, avant de détourner rapidement les yeux, et de mettre une certaine distance avec elle. Une fois que tout le monde fut prêt à partir, le petit groupe traversa la pièce, retourna dans la salle détruite, avant de prendre la direction de la zone d'atterrissage. Comment allait réagir les autres en voyant un clone ?

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Sam 7 Juil - 17:45
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