Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Normandie 3.1 : Le mystère de L'Energizer

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Sam 7 Juil - 18:25
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Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Chronologie : MERCREDI 16 MAI


Soldat Christenson


« Matt ? J’ai les infos. » Fit-il en arrivant avec Reinho.

L’homme avait un air abattu, il se mit à l’écart en essuyant son visage avec ses mains gantées, reniflant et écarquillant les yeux pour se forcer à retrouver un air convenable. Christenson le regarda un instant avec inquiétude avant de se retourner vers le sergent-maître.

« L’escouade de Carrey est anéantie. Il reste plus que lui. Je l’ai vu sortir de la tente médicale dans cet état. »
« Domenic...putain. Tu veux quoi ? Qu’on me foute dans un jumper ? »
« C’est pas ce que je veux dire, Grimes. »
« Je suis volontaire pour vous accompagner en mission, sergent. On a oublié de me réaffecter et je compte pas suivre les fantômes que composent ma brigade. »
« Tout le monde est là ? »

Christenson regarda les hommes qui constituaient le groupe. Hamilton, forcément, le sergent Eversman, lui et McKay.

« Ok. J’ai les infos que tu as demandé, Matt. Mais je peux pas la faire courte. »
Le militaire se positionna entre ses collègues pour montrer un plan dessiné à main levée.
« Le gros de nos forces progressent dans le complexe pour fixer l’ennemi sur une nouvelle ligne de front. On signale du mouvement sur l’axe de progression de Sheppard. Nous, on passera pile entre les deux pour rejoindre le point stratégique. On a un plan des lieux pour s’y rendre, c’est le clone qui l’a fait. »

Domenic fit une pause, regardant fixement le sergent avant de continuer :

« Toutes les infos qu’on a viennent d’elle. Mais à priori, on aura une résistance limité. Ils ont reculé dès qu’on a pris le hangar. J’ai demandé au clone. Heu...Coleen...pour en savoir plus : Pas de blindé, ni de nid de mitrailleuse. La salle n’est pas renforcée. Mais il y a une petite garnison limitée constituée de sbires. Avec armement standard et présence potentielle de quelques clones. Par contre, il y a un téléporteur dans une pièce attenante qui pourrait faire venir des renforts. »

C’était la salle juste à côté. Le militaire la pointa du doigt.

« Une fois la salle nettoyée, McKay va faire son boulot. Mais selon le clone, ça va mettre les Wraiths sur les nerfs et ils vont nous assaillir. Il y a l’unité de Sheppard et nos forces armées sur leur chemin. On aura les restes. »
« Et s’ils trouvent un autre moyen pour venir ? »
« Ben...Fort Alamo. Mais j'imagine qu'on est là pour défourailler non ? »

Reihno fit une grimace avant de regarder Eversman.

« Je veux me joindre à l'équipe, sergent. »
« Ouais, on s'organise comment ? »


--------------------------------------


Groupe Eversman/Hamilton/McKay

Tour en deux temps.
Je vous laisse vous organiser si vous voulez échanger ou adapter votre équipement.
Voici les infos importantes :

  • Le chemin jusqu'à la salle du Siphon est en territoire conquis, pas d'ennemis.
  • La salle sera fermée, les ennemis se sont isolés à l'intérieur.
  • Une salle de téléportation à coté peut amener des troupes ennemies rapidement.
  • McKay doit revenir sans égratignure.


Je vous laisse le choix de poster librement ou en Gdoc.

**************

La Deadline est prévue le Samedi 14 Juillet à minuit.

Bon RP !

CODAGE PAR AMIANTE

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Mer 11 Juil - 8:57
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[MJ28] Opération Normandie



Partie Briefing

Matt Eversman


Le fait d’être nommé Leader d’équipe obligea le Ranger à se montrer davantage attentif lors du briefing des officiers. Il était assez étonné de leur choix, après tout ils auraient pu se séparer et chacun prendre une équipe. Ce n’était pas le cas. Il n’avait pas refusé sa nomination. Même s’il n’aimait pas être désigné responsable, il faisait confiance aux têtes pensantes du groupe. S’il l’avait mis à ce poste, c’est qu’il avait besoin de lui à cette place-là. Il allait falloir faire avec et mener à bien le groupe pour atteindre les objectifs désignés. Christenson était de la partie, Reinho semblait vouloir en être aussi. Deux soldats de plus, ce ne serait pas de trop pour tenir la position suffisamment de temps pour McKay.

Le premier lâcha les dernières informations obtenues leur faisant un rapide topo sur la situation. D’abord atteindre la pièce, y pénétrer et la nettoyer avant de pouvoir la sécuriser le temps nécessaire pour McKay.
[color=darkcyan]”Une estimation du temps nécessaire, McKay ?”|/color] Demanda-t-il en se tournant vers le scientifique.


[color=darkcyan]”Ce téléporteur, il faudra le neutraliser d’une manière ou une autre. Hamilton, ce sera pour toi.”|/color] Nul doute que le militaire saurait faire ce qu’il faut pour réduire la menace de ce côté là, il avait toute la confiance du Ranger. Peut être que ses quelques années supplémentaires lui avaient aussi amené quelques neurones en plus ? Ce ne serait pas de trop.

”Équipement lourd pour tous. Christenson, tu m’embarques une caisse de munitions et nous mène là bas.”
« Ok. Je rajoute de l’explosif au menu ? »
« Et quelques fusils mitrailleurs en plus si les nôtres viennent à avoir un problème. »

Tout en parlant Matt était en train de cogiter à son propre équipement. Le fusil de précision resterait sagement à la ZA, il lui faudrait du plus lourd pour tenir la position. A voir entre une mitrailleuse ou bien un fusil à pompe avec une préférence pour la deuxième option. Reinho le sortit de sa rêverie en renouvelant sa demande de participation. Le seul survivant d’une escouade décimée, ça puait ! Le mec devait être en état de choc et qui sait de quoi il était capable ? Certainement avait-il une forte rage envers les wraiths quitte à faire des actes insensés… Matt était bien placé pour le savoir ayant déjà connu cette situation.

”Tu vas voir McAlister et tu lui demandes de me confirmer par radio que tu es apte. ” ça l’embêtait au plus haut point de passer pour un vieux con. Il appréciait le soldat mais ne pouvait pas prendre le risque de prendre un mec capable de leur tirer une balle dans le pied.
« Apte ? Tu te fous de moi ??? » vociféra brutalement Grimes. « T’es le premier à râler sur ce genre de conneries et maintenant tu fais la même ? Tu crois que j’ai perdu mes couilles au voyage ?!? »
Reinho secoua négativement la tête d’un air dégoûté.
« Eversman. Le grand Eversman, le rebelle, la plaie des officiers, qui m’envoie me faire ausculter. Comme si les responsabilités te tenaient à coeur soudainement…. »

Il n’avait pas tort. C’était d’autant plus dur pour le Ranger qui ne parvenait pas à afficher un visage impassible, tiquant à chacune des remarques aggressives. Il avait raison. Lui le rebelle donnait des leçons et aurait certainement réagi de la même manière si les rôles avaient été échangés. Il comprenait la détermination du soldat mais quand les rôles étaient inversés : Que c’était agaçant ! Eversman ne se démonta pas pour autant, il soupira avant de faire un pas en avant pour bien faire face à Grimes. La tension monta d’un cran supplémentaire, le visage de Reinho se ferma davantage tandis qu’il plantait un regard noir dans celui d’Eversman.

”Tu vas voir McAlister et tu lui prouves que tu es apte. J’ai cet appel, tu viens avec nous. C’est clair ? ”
« Garde tes petits airs pour impressionner les filles. »

Grimes regrettait amèrement les moments qu’il avait partagé à l’époque avec le soldat. Il avait l’impression de ne plus pouvoir compter sur lui. Un fort sentiment de trahison l’habitait. Du genre “fait ce que je dis, pas ce que je fait”. L’égoïsme par excellence, Matt aurait été le premier à monter au créneau s’il s’était ramené à faire face comme ça. Le premier à râler. Là, il changeait carrément de fusil d’épaule.

« McAlister a autre chose à foutre que de m’examiner. Sauver des vies, par exemple. Plus urgent et plus utile que de rassurer tes doutes. »

Reinho s’écarta du sergent d’un air mauvais en direction du stock de matériel.

« Je vais m’équiper. Si tu veux toujours jouer les Sheppard, j’irai me greffer sur une autre unité et tu iras te foutre notre amitié là où je pense. »

Quelle tête de con, ce Reinho ! Peut-être qu’une bonne droite le ramènerait à la réalité du terrain ? ou alors un bon seau d’eau glacée dans la tronche ? Matt demeura immobile observant son subordonné s’éloigner. Ses paroles vindicatives ne cessaient de lui revenir en tête. Devait-il laisser parler son coeur et le laisser participer au combat pour qu’il obtienne sa dose de vengeance ? Devait-il écouter son esprit qui lui gueulait de ne pas l’accepter sous peine d’avoir un membre ivre de vengeance et incontrôlable ? C’est là qu’on détestait être le responsable. Matt se devait de prendre une décision, il sentait bien les regards des autres sur sa personne attendant une réponse de sa part. Après encore quelques secondes d’hésitation, il soupira longuement avant de se mettre en mouvement, bien décidé d’obtenir un autre point de vue sur l’affaire.

"Allen, Sheppard" Déclara-t-il les coupant dans leurs échanges et focalisant l'attention sur sa personne. Il accorda un regard à chacun d'entre d'eux avant de prendre la parole. "J'ai un problème avec un soldat. Reinho veut absolument se joindre à nous. C'est le dernier survivant de son unité qui a été massacré. Je l'ai envoyé voir McAlister, il refuse. Je peux comprendre son désir de vengeance mais je le sens pas..." Exposa-t-il aux deux officiers. Habituellement c'était lui qui causait des problèmes aux gradés et le voilà à rechercher l'aide de ses supérieurs pour gérer le cas.


« Il est blessé ? Et pourquoi tu ne le sens pas ?»
"Non mais il a l'air pas mal secoué, agressif... Difficile d'expliquer un ressenti, une impression sur quelqu'un. Autant il était un homme qui allait vers les autres, très sociable mais là quelque chose clochait et l'incitait à la plus grande méfiance. "J'ai peur qu'il fasse une connerie, qu'il soit ingérable..."
« Eh bien entre deux ingérables il est dans la bonne équipe. » fit John avec une tape dans le dos de Matt et un rictus agréable
« Tant qu’il ne tue pas les brassards blancs. »
"Ce mec est en état de choc, je le sens capable de tirer sur les brassards blancs comme sur nous si on se met de travers." Répliqua le Sergent, le visage toujours fermé.
« Hum » répondit le colonel en toisant Pedge ils semblaient avoir la même idée… même si ce fut dur de décrypter la texane.
// Reinho ? Ici Sheppard, rejoignez moi immédiatement. terminé //
//Quoi ? Eversman est venu chialer dans vos jupons ?...j'arrive...//
"Sérieusement ? Prends le dans ton équipe. Répliqua le militaire avant de soupirer.
« Si on pouvait dire ça à chaque fois qu'un de vous fait sa mauvaise tête, ce serait tellement simple. », fit Pedge avant John.
John regarda Matt d’un regard mauvais, il commençait à le gonfler de plus en plus.

Reinho était toujours en colère. Peut-être même plus en voyant tout la dimension que ça prenait. Un peu de compréhension non ?
Tous les copains décèdent et il devient le pestiféré du groupe ?

Le soldat se mit en route et retrouva les grands pontes avec ce qui était censé être son pote. Il lui lança un regard assassin avant de se placer au garde à vous et de déclarer :
« Deuxième classe Grimes Reinho au rapport, mon colonel. »
« Vos raisons pour intégrer l’escouade d’Eversman ? »
« Mes raisons ? Destruction complète de mon unité. Et la nana a qui je dois la vie gît raide morte dans la tente médicale, là où cette lopette veut m’envoyer...mon colonel ! » Le militaire était rouge comme une tomate. « Mettez-moi où vous voulez, je veux seulement retourner au front, faire mon travail. Ne pas rester sur la ZA comme un poids. »
Le regard était assassin. Le poing du Ranger s’était fermé au même moment que les traits de son visage. L’insulte lui restait en travers de la gorge. Les lèvres pincées témoignaient de son envie de répliquer méchamment. Il y avait un peu de retenue mais cela ne durerait pas longtemps.
« Le Sergent Eversman pense que vous n’êtes pas apte. », fit Pedge à l’adresse du bonhomme qui semblait brut de décoffrage.
« Ouais lieutenant, j’étais encore en train de chialer, si ça vous intéresse de l’apprendre. Et vu que Monsieur se donne les airs d’un général, il faudrait que j’aille déranger McAlister pour “prouver” que je suis apte alors qu’elle a bien d’autre chose à faire. »
Grimes leva les bras.
« Et au lieu de prendre sa décision, le rebelle de la bande, il va chouiner dans les bras de papa et maman. »
"Ferme-la" Finit par répliquer le Ranger n’y tenant plus.
« Ou sinon quoi ? Tu vas me refaire ton intimidation à deux balles devant tes officiers ? »
Le militaire secoua négativement la tête.
« J’ai plus d’unité. Je veux retourner au front, c’est pas compliqué... »
« On se calme !» fit John autoritaire. Il fixa les deux hommes, puis s'attarda sur Grimes. « La consigne est simple vous ne tirez pas sur les brassards blancs, maintenant rompez et tâchez de ne pas vous entretuer ! » John en avait sa claque. Il fit un signe à Allen pour qu’ils aillent de leur côté, sauf si elle voulait ajouter quelque chose.
« Compris, colonel... » Lâcha Grimes avant de tourner les talons.
Il glissa un regard colérique en direction du sergent et se dirigea ensuite vers le matériel pour s’équiper. John retourna voir quelques minutes après le soldat pour lui toucher quelques mots.
« Soldat. Il va falloir garder la tête froide, si vous en êtes incapable, vous pouvez toujours tourner les talons. Je ne souhaite pas un débordement de plus avec Eversman, même s’il est doué pour être agaçant. C’est la dernière fois compris ? »
« La dernière fois de quoi, colonel... » fit Reihno, encore en train de charger un magasin. « Ce couillon me voit dans un instant de faiblesse et je dois courir l’infirmerie pour lui prouver que je suis “apte”. J’en connais un qui aurait été le premier à foutre le bordel pour ce principe. Mais bizarrement, la “responsabilité” lui a vite fait changer de camp. »
John comprenait bien, peut être trop bien, mais il se devait de refroidir l’homme, puisque l’autre on ne pouvait le résonner. « Je vous autorise le combat, a vous de rester calme. Même face à Eversman. Ignorez le, vous avez une guerre à gagner et ce n’est pas en s’énervant que ça va avancer. Faite votre job. »
« C’est simplement ce que j’ai demandé, repartir au combat, avant que ça tourne au cirque. J’ai enregistré, colonel. »
« Bien. Bon courage» Il lui tapota sur l’épaule et ce geste était pour l’unité… Bon maintenant plus qu'à espérer que l’équipe volcanique réussisse.

C’était n’importe quoi. Reinho venait de l’insulter devant les deux officiers et voilà qu’on le fichait officiellement dans son équipe. Matt ne comprenait pas la logique. La situation était désormais bien pire qu’avant et il regrettait d’être venu les voir. Ça n’avait fait qu’empirer les relations. Il avait envie de gueuler à Sheppard d’ouvrir les yeux ou au pire de le prendre avec lui mais à quoi bon ? ça ne servait à rien. Tout comme cette entrevue. Il ne les remercia pas se contenta de rester là passant ses nerfs sur un caillou qu’il propulsa d’un coup de pied.





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Rodney McKay


Les équipes étaient maintenant formées. Et j'allais être escorté par Eversman et Hamilton, et deux autre militaires qui seraient chargés de me protéger pendant que j'étudiais le Syphon. Au moins, je n'aurais plus le clone dans les pattes, je serais loin de cette chose, pour mon plus grand soulagement. Christenson arriva alors, et expliqua la situation à Matt, en lui donnant les informations qu'il avait obtenu. Et la plupart venait de ... Colleen. Oh non, ce n'est pas vrai. Je fixai le militaire, méfiant.

"C'est cette chose qui a donné ces informations ? Je n'aime pas ça. Je pense toujours qu'elle veut nous conduire dans un piège".

L'idée de faire aveuglément confiance à un clone me dépassait, et je ne comprenais pas pourquoi Pedge et John le faisaient. Mais avais je mon mot à dire ? Bien sûr que non. En tout cas, tant que nous récupérions le vaccin pour John, c'était tout ce qui importait. Après, qui sait, peut être que quelques balles perdues pourraient éradiquer les clones une fois la guerre terminée. Une discussion s'engagea entre les deux militaires, ce qui me fit sortir de mes pensées. L'un d'eux avait perdu son équipe ? A le regarder, il n'avait pas l'air bien. Et s'il craquait en mission ? Heureusement, je n'étais pas le seul à m'inquiéter pour ça, vu la demande de Matt de passer à l’infirmerie. Mais vu la réaction de Reinho, cela allait être difficile. Après cette vive discussion, Matt me demanda par la suite pour combien de temps j'en aurais avec le Syphon. Il était vraiment sérieux ? Comment le saurais je sans même savoir à quoi j'avais à faire ? Je soupirai avant de regarder Matt, une lueur arrogante dans les yeux.

"Comment voulez vous que je le sache ? Peut être 10 minutes ou bien 3 heures, je n'en sais rien tant que je ne serais pas là bas pour étudier ce truc".

Matt donna ensuite des instructions à Alek pour détruire le téléporteur qui pourrait amener des renforts wraiths contre nous. Bonne idée, mais quelque chose m'interpella. Je claquai des doigts à plusieurs reprises, comme toujours lorsque j'avais une réflexion à l'esprit.

"Je pourrais peut être réussir à le désactiver. S'il peut nous être utile plus tard, il nous suffira juste de le réactiver. Certes, cela n'apportera plus de renforts s'il est détruit, mais il sera totalement inutilisable".

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Alek Hamilton


Donc maintenant on faisait amis amis avec des Wraiths? Oh excusez moi ceux là avaient soit disant une conscience et pouvaient nous aider. Ouais….ça c’est ce qu’ils disaient car nous n’avions pas de preuves concrètes. Bref je fermais ma gueule car à quoi bon l’ouvrir ? Ils faisaient plus confiance à un Wraith qu’à leur propres hommes maintenant. Donc on m’assigna à une mission de protection de McKay avec Matt en supérieur. Niquel pour moi. Matt était cool et juste que bon protéger McKay risquait d’être galère car ce mec était un aimant à emmerdes.

Christenson se greffa aussi avec un autre soldat que j’avais juste entrevu. De ce que j’avais compris son unité avait été décimé et il voulait repartir au combat. Logique il voulait sûrement se venger. ”Je suis d’accord avec McKay, depuis quand on suit les informations des Wraiths ?” Je savais que Matt n’était pas plus ok avec ça que nous.
« Je n’aime pas ça non plus… mais on a pas trop le choix. »

Bon je devais neutraliser un téléporteur, ça me semblait pas trop difficile. Et effectivement il nous fallait de l’équipement lourd car on allait sûrement devoir tenir une position contre les Wraiths, sentiment que me confirma McKay en exprimant son avis sur le temps nécessaire. ”A mon avis on a pas un temps extensible sans que les Wraiths nous tombent dessus, donc McKay si vous prenez du temps à tenter de désactiver le téléporteur se sera du temps en moins sur la mission principale.”
« Faut croire que tu es devenu plus sage, Alek. Mckay peut tenter quelque chose avec un minimum de temps. Si échec, tu es libre de piéger, neutraliser ce teleporteur.»
”T’y habitues pas trop quand même...Sergent Maître. Ok pour le téléporteur.”
McKay allait devoir travailler sous pression car ni Matt ni moi n’avions envie de finir aux mains des Wraiths.

J’écoutais de loin l’échange verbal entre Matt et ce soldat. Les deux n’avaient pas tort et ça me fit sourire de voir Matt dans une situation de donner des ordres alors qu’il aurait réagit comme le soldat si Sheppard ou Allen lui avaient dit d’aller avoir un aval médical. D’ailleurs pour le char, il avait clairement désobéit à Sheppard. Karma,...karma… Par contre moi c’était le type d’équipement qui me posait problème car la dernière fois qu’on avait “tenu” une position avec Matt...on avait mal fini. ” J’aurais une question, on prend de l’équipement lourd d’attaque ou de défense ? Car vois-tu j’ai pas envie de te porter une nouvelle fois alors que tu sens la merguez. A mon nouvel âge respectable je pense que je ne pourrais pas”
« J’espère bien ne plus renouveler ça aussi. Une fois, pas deux. Pour ça que je mets Christensen avec toi. » répliqua-t-il avec un air malicieux. « On prend d’assaut la pièce et après on tient la position. Prends ce qui te paraît le plus cohérent Alek. »

Ouh là pas garanti que Christenson soit encore ok pour partir en mission avec moi...bah ça lui ferait les pieds...humour de merde bonjour. On prend d’assaut et on tient...merci ça m’aide vachement ça car du coup je vais avoir besoin d’armes d’attaques ET de défense. Question attaque j’avais déjà le matériel qu’il me fallait, j’allais donc prendre un chargeur de plus, par contre pour la défense, peut être des explosifs ? J’étais déjà bien chargé. ” On prend Godzilla avec nous ? Et du coup qui se dévoue pour prendre les explosifs ? “ Je n’aimais pas porter des explosifs hors grenades et de ça j’en avais déjà le compte.

Les nouvelles interrogations du maître-chien firent soupirer le Ranger lui faisant perdre sa bonne humeur. Il prit une nouvelle inspiration essayant de prendre sur lui pour ne pas l’envoyer balader. C’est bien l’une des raisons que le faisait détester être responsable : devoir répondre aux questions. Ne pouvait-il pas se débrouiller sans lui ? Matt n’avait pas envie de se prendre la tête, il avait déjà suffisamment à penser de son côté.

« Prends ce qu’il te faut pour neutraliser ce téléporteur. Je compte sur toi pour tenir cette position. » Non, il ne lui apporterait pas la solution sur un plateau repas. Au maître-chien bourrin d’assumer ses responsabilités à son tour mais aussi à lui de lui montrer sa confiance en le laissant libre. Matt chercha à croiser son regard avant de s’écarter d’eux pour aller s’équiper à son tour, adressant une tape dans l’épaule d’Alek au passage.

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Soldat Christenson



« Une caisse de munitions, quelques armes de rechange, de l’explo et de quoi tenir la position. C’est bien joli sur le papier mais en pratique ce sera intransportable... » Constata Christenson d’un air sceptique.

Matt était parti s’équiper en conséquence. Le militaire le regarda s’éloigner avant de se retourner d’un air songeur.

« C’est un calibre 50 qui est monté sur Godzilla. C’est vraiment pas ce qu’on fait de mieux pour un siège...surtout qu’il faut qu’on l’emmène là-bas... »

Chris tiqua. Amener le Malp prendrait du temps. Il avait beau être conçu pour évoluer sur du terrain accidenté, il avait quand même ses limites et le gros bourbier du hangar allait véritablement les ralentir. C’est là qu’une idée lui vint en tête.

« Hé, McKay. Les téléporteurs Wraiths, ça transporte du matériel aussi ? On pourrait faire venir le nôtre ? »

Il fixa Hamilton.

« On aura qu’à monter une mitrailleuse plus adapté sur Godzilla et lui accrocher les caisses dessus. Mines antipersonnelles, les grenades, tout le tromblon. On part nettoyer la zone du téléporteur en voyageant léger et on se fait apporter le Godzilla avec tout le matériel... » Il fit alors un signe de menton à Rodney. « Tu pourrais nous faire ça toi ? »

”Ouais pas con d’avoir Godzilla en livraison si c’est possible, ça éviterait qu’on se charge comme des mules. J’ai mon équipement full pour l’attaque. Mais du coup en orga ça donne quoi ? On attaque en mode éclair, une fois que la zone est sécurisée on se fait livrer godzilla, Mckay tente de neutraliser le téléporteur ou je le fais péter et après on attend l’orage ?”
« Plutôt pas mal pour le début de plan non ? Je vais essayer de voir s’il y a du barbelé au dépôt. Ils ont bien dû en ramener pour la sécurité de la ZA. On fout ça aux accès avec des claymores, des télépéages de C4, et une bonne position, il y a de quoi faire mal. »
”Bon plan amigo...et s’ils nous emmerdent on leur fait des bombes sales.”

Que les questions plaisent à Matt ou pas j’en avais rien à faire, il était le chef, et on devait avoir un plan clair. Partir sans plan c’était valable quand j’étais seul mais pas en équipe.

”Rassurez moi on aura pas de soit disant rebelles dans les pattes ? Que des vrais Wraiths à tuer ? “
« On se trouve entre les deux forces principales de notre armée. En théorie, on a aura pas d’alliés aux brassards en face. »
Christenson grimaça.
« En théorie, Alek... »
”Ouais ben j’espère...que les gradés se les gardent leurs nouveaux amis.”

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Rodney McKay


La conversation devenait houleuse entre Matt et Grimes, mais je gardai le silence, réfléchissant à la mission qui nous incombait. La question du matériel arriva, et chacun se demandait ce qu'il fallait prendre. Un détail semblait être important, mais difficile à mettre en place : faire venir le Godzilla pour aider à la défense de la salle que nous allions prendre. Se déplacer avec cet appareil était bien sûr hors de question, il était beaucoup trop lent et encombrant. Cependant, son efficacité était redoutable. A ce moment là, Christenson eut une idée. Il fallait utiliser le téléporteur pour faire venir l'appareil. Et comme d'habitude, on me donnait plus de travail à faire en pensant que je pouvais faire des miracles. A sa question, je levai les yeux au ciel, prenant mon air agacé.

"Bien sûr, comptons sur McKay pour résoudre tous les problèmes difficiles, comme s'il pouvait y arriver en un claquement de doigt".

« Je te fais porter le Godzilla sur tes solides épaules de scientifique, si tu préfères... » Ironisa Chris en réponse. « On pourrait même demander à Kalash de te motiver à avancer... »

"Je ne suis pas une mule, je vous signale".

Je soupirai aux paroles du militaire, mais une idée me vint en tête. Et oui, comme d'habitude, je râlais, mais je trouvais des solutions.

"Attendez, j'ai une idée. Toute à l'heure, quand j'étais dans cette étrange salle avec le siège sur lequel Allen s'est assise, j'ai remarqué quelque chose. En m'approchant du terminal que j'ai piraté, j'ai cru voir au fond de la pièce ce qui ressemblait fortement à un téléporteur. Il suffirait que quelqu'un emmène le Godzilla jusque dans cette pièce, pendant que nous ... enfin vous nettoyez la salle où se trouve le Syphon. Quand j'y serais, je piraterai le téléporteur, et je pourrais activer l'autre pour faire venir le MALP jusqu'à nous".

A peine fini, je grimaçai, mon côté pessimiste revenant à la charge.

"Enfin ... si bien sûr, l'autre téléporteur fonctionne. Je ne suis pas allé l'étudier, j'ignore s'il est en état de marche".

« On demandera aux copains de nous installer le matos là-bas. Faut rester positif Rodney... »

Alors que Matt quitta le groupe quelques instants, j'en profitai pour me diriger vers le militaire, afin de me ré-équiper comme les autres. Je passai de l'eau sur ma tête, mon cou et mes mains, afin de retirer cet immonde couche d'entrailles et de sang wraith. Une fois cette tâche effectuée, je changeai mon gilet MOLLE endommagé, puis transférai mon matériel dans les poches du nouveau gilet. Par chance, le collier que John m'avait confié était toujours là, il n'avait pas été touché par le tir plasma. Je le remis bien à l'abri, avant de mettre mon gilet sur moi. Je pris trois chargeurs pour mon P-90, sans compter celui qui était déjà engagé. J'en profitai également pour changer mon ordinateur portable. Avec la chute, il était peut être endommagé, je ne voulais pas prendre de risque. Je transférai toutes les données dessus, avant de le ranger dans mon sac à dos. A ce moment là, Grimes revint, puis Matt, l'air furieux.

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Environnement



L’équipe était fin prête.
Sur le chemin, Christenson passa un appel radio au responsable de la sécurité de la ZA pour lui demander un soutien en matériel. Il lui expliqua la présence du téléporteur dans la salle que le lieutenant Allen et son équipe avait conquis puis fit une liste assez complète du matériel qu’ils auraient besoin.

Ce travail lui demanda de la concentration et du temps qu’il ne pouvait pas mettre sur la progression de l’unité, raison pour laquelle il se plaça en avant dernière position. Grimes, lui, nourrissait une rancoeur farouche à l’encontre d’Eversman. Il avait relevé son regard lorsqu’il était revenu et n’avait pas hésité à le soutenir jusqu’à ce qu’il se détourne. Si Reinho avait cru en leur amitié avant la guerre, celle-ci n’était plus qu’un vague souvenir à présent. Le militaire avait un bon paquet de reproches contre le rangers, notamment son absence d’empathie qu’il attribuait à un égoïsme puéril.

Le temps de la préparation, il avait eu dans l’idée d’aller voir ailleurs et de rejoindre une unité au responsable un tantinet plus “clément”. Mais cela aurait été au bénéfice du sergent et Reinho était resté rien que pour l’emmerder.
Cela dit, pour éviter davantage d’ennuis et apporter à l’équipe ce qu’il était supposé être : un soldat opérationnel ; Grimes occupa les arrières.

L’unité évolua jusqu’au bout du hangar et Christenson prit le relais, étudiant le plan confectionné par Coleen afin de pouvoir se diriger. Les couloirs et les différentes salles portaient toutes les traces de la guerre et les cadavres se trouvaient régulièrement sur le chemin. Au bout d’un moment, le soldat déclara qu’ils entraient en territoire non investi, ce qui signifiait qu’ils évoluaient en parallèle de leur armée mais qu’elle n’était pas encore passé par ici.

La plupart du temps, les couloirs d’accès étaient ouverts. Il fallait se couvrir les uns les autres, progresser avec prudence. Mais deux coursives avant d’atteindre le téléporteur, premier objectif de mission, la porte se referma dans leur dos. Kalash se mit soudainement à grogner en pointant l’avant de ce couloir, qui débouchait sur une salle plus large contenant des cocons suspendus depuis le plafond.
Ce n’était pas évident de tout distinguer à cette distance mais depuis la grande porte, c’est ce qu’on remarquait le plus, un éclairage, une sorte d’étrange brouillard rouge, et des dizaines de cocons pendus depuis le plafond. On se serait cru dans l’immense chambre froide d’un boucher avec un alignement des plus fidèles de carcasses. Mais impossible de savoir ce que ces “sacs” contenaient.

Quel allait être le premier choix d’Eversman ?

Matt Eversman


C’est un Matt avec la tête des mauvais jours qui rejoignit l’ensemble de l’équipe, désormais prête au départ. Les traits du visage étaient fermés. Le regard noir n’incitait pas à la conversation. Il n’avait de toute manière pas envie de parler. Cela ne s’arrangea pas quand son regard se posa sur le dénommé Reinho, bien présent. Il s’empressa de détourner les yeux, soupirant de frustration tout en trouvant un soudain intérêt à vérifier le bon sanglage de son fusil d’assaut. On ne lui reprendrait pas à deux fois de prendre le leadership d’une équipe. Ce cadeau empoisonné… Matt en voulait autant à Sheppard qu’à Reinho, c’était dire. Étant particulièrement rancunier et têtu, difficile pour lui de passer à autre chose. Il multiplia les soupirs essayant de prendre sur lui, de penser à autre chose notamment aux objectifs de la mission mais c’était vraiment difficile pour lui de passer à autre chose. Il dut faire un effort certain pour observer les membres de l’équipe à l’exception du dernier venu vérifiant que tous étaient prêts avant de donner le signal du départ se mettant en route.

La progression fut bien trop aisée. Certes l’endroit avait nettoyé mais quand même. C’était assez louche de trouver des portes ouvertes, pas de résistance. Matt ne semblait pas être le seul à ne pas aimer cela, il jetait régulièrement des regards rapides vers ses coéquipiers qui affichaient tous des airs sérieux. Ils progressaient sans dire un mot, chacun faisant signe à l’autre d’avancer, de couvrir. Le fusil d’assaut bien en main, Eversman s’efforçait de regarder partout. Et bien évidemment les portes furent par se refermer derrière eux. C’était beaucoup trop facile et les voilà menés dans un piège.

« C’est quoi ça ? » Emit-il plus pour lui même s’immobilisant.

« N’avancez pas » Ordonna-t-il à ses coéquipiers ne cessant de balayer les différents cocons avec la lampe de son arme pour essayer d’en apercevoir davantage. Quand il les voyait, il ne pouvait s’empêcher de repenser à une mission avec ce genre de trucs dégoutants. Ce n’était pas bien clair dans son esprit mais il y avait un rapport entre ces trucs et un Sheppard sous une forme alien et infectée. Allaient-ils leur tomber dessus ? ou bien s’ouvrir pour laisser sortir une bête immonde ? Et ce brouillard d’un rouge étrange ? Etait-il là pour dissimuler des mines ou bien était-il corrosif ? Dans tous les cas, ça rimait avec danger.

Rien ne bougeant immédiatement, il tourna la tête quelques instants en direction de ses coéquipiers, prêt à attraper par la peau du cou le casse-cou qui irait trop loin et notamment Mckay qui devait s’afférait à réouvrir cette porte derrière eux. Matt n’avait aucune envie de devoir traverser cette pièce avec les deux menaces qui n’annonçaient rien de bon. Si elles étaient là, c’était pour une bonne raison. Il avait envie de gueuler pour obtenir davantage d’informations du scientifique mais prit sur lui se doutant qu’il était déjà au travail.

« On dirait les cocons qui ont transformés Sheppard en wraith... » Dit-il à voix basse. ça n’annonçait rien de bon et il espérait qu’un des leurs allait le contredire.

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Alek Hamilton



Notre équipe partit donc pour notre mission. Sur le papier rien de bien compliqué mais on s’avançait dans les lignes Wraiths et je me doutais qu’ils n’allaient pas gentiment nous laisser faire. L’idée de Christenson de nous faire livrer Godzilla en mode Amazon Prime était la bonne car au moins nous n'étions pas chargés pour progresser. Progression qui se fit dans le calme et de manière facile.

Le soldat dont je ne tentais même pas de retenir le nom respirait la colère et franchement je n’aimais pas trop ressentir ça dans un des membres d’une équipe où j’étais. Après bien sûr je comprenais sa colère mais là fallait aller au feu donc les ressentiments on se les foutaient dans les rangers sinon c’est pas dit que s’il déconnait, il n’y aurait pas que les brassards blancs à prendre une balle perdue.

On traversait des zones de guerre, et pour le moment aucuns Wraiths vivants pour venir nous chercher des noises. Parfait, que ça dure. Christenson nous annonça qu’on venait de passer dans une zone merdique. Alors pour moi ça signifiait qu’on était totalement en terrain ennemi et c’est là que le fun commençait réellement. Par contre mon côté radar à emmerdes me disait que voir ces couloirs vides...portes ouvertes...c’était louche. C’était comme si on nous laissait progresser. Je ne dis rien mais je me mis à l’affut du moindre bruit, mouvements ou autres. Kalash se mit à marcher contre ma jambe, lui aussi avait senti le danger et je l’entendais grogner légèrement. ”J’ai un mauvais pressentiment…”

Une porte se referma derrière nous ...non sans dec ? Un piège...rohhh comme c’est étonnant. Donc nous voilà contraint de ne pouvoir prendre qu’une seule direction. Le seul passage possible était via une salle avec des cocons..” Très réaliste le nouvel Alien y’a pas à dire.” Matt nous ordonna de ne pas avancer, ça tombait bien car je ne comptais pas trop aller les voir de plus près. On s’était donc tous arrêtés en attendant de trouver une idée lumineuse pour nous sortir de là.

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Rodney McKay


Nous voilà enfin prêts, nous pouvions nous mettre en route. Alors que Christenson demandait à une équipe de s'occuper du MALP, je me plaçai derrière Matt qui ouvrit la marche. Alors que nous traversions une sorte de hangar désert, je regardai tout autour de moi. La zone avait été nettoyée auparavant, il était donc normal de ne pas y trouver d'ennemi. Mais ce silence pesant était angoissant pour moi. Tout comme pour Alek, mon pressentiment était mauvais. Sans attendre, je lâchai mon P-90 d'une main pour sortir le détecteur de signes de vie. Pour le moment, seulement six points lumineux apparaissaient à l'écran. Nous étions seuls. Je continuai de progresser avec le reste de l'équipe, m'engouffrant à mon tour dans un couloir. Christenson avait pris la tête du groupe pour nous guider, et je secouai légèrement la tête. Je n'aimais pas l'idée de suivre les indications d'un clone, mais je n'avais pas le choix que de suivre, même si ça ne me plaisait pas.

Au fur et à mesure de notre avancement à travers un dédale de couloirs, je regardai les nombreux corps qui jonchaient le sol, ainsi que différentes marques de combat sur les murs. La bataille avait fait rage ici, et d'après notre guide, nous étions en territoire ennemi. Toutes les portes étaient ouvertes, c'était très étrange. Comme si quelqu'un voulait qu'on suive ce chemin. Alors que nous continuions d'avancer, une porte se ferma derrière nous. Je me retournai aussitôt, apeuré, pendant que le chien d'Alek se mis à grogner en direction de l'avant du couloir.

"Oh non, pas ça. Je ne le sens pas. On devrait essayer de forcer la porte et faire demi tour, vous ne croyez pas ?"

Hélas, notre objectif était devant nous, et faire demi tour, même si nous parvenions à ouvrir la porte, n'était pas une option envisageable. Alors que les autres avançaient avec prudence vers le bout du couloir, je soupirai puis je suivis mon équipe. En approchant jusqu'à l'ouverture d'une nouvelle salle, une pièce très vaste, je regardai autour de moi comme les autres. L'éclairage était très faible, impossible d'apercevoir à plus de quelques mètres. La salle était visiblement alimentée en énergie, mais impossible d'en savoir plus à ce sujet. Un étrange brouillard comme celui des vaisseaux wraiths, mais rouge, parcourait la salle. Et plusieurs cocons étaient visibles, pendant du plafond. Cette vision me fit froid dans le dos, et je dus faire un gros effort pour ne pas m'enfuir en courant. Voir ça avait quelque chose de terrifiant, et Alek en rajouta une couche en comparant ça au film "Alien". Il avait raison, on aurait cru à un film d'horreur. Gémissant de peur, je pris une voix un peu plus aiguë que la normale.

"Christenson, est ce que la salle du Syphon est encore loin ? On peut peut être faire demi tour, et trouver un autre chemin, non ?"

Évidemment, c'était impossible. Tout ça, c'était de la faute de ce clone. C'était elle qui nous avait guidé jusqu'ici. Il était clair qu'elle voulait notre mort, ou pire que ça. On n'aurait jamais dû lui faire confiance.

"Si on est ici, c'est la faute de cette chose que Sheppard et Allen protègent. C'est elle qui nous a dit de venir jusqu'ici, et regardez le résultat. Vous comptez vraiment traverser cette salle ?"

Je regardai mon détecteur de signes de vie, mais l'image se brouillait. Quelque chose perturbait l'appareil, mais je vis de multiples points apparaître sur l'écran. Trop pour réussir à les compter. Sans compter que l'écran grésillait, il m'était donc difficile de faire une estimation.

"Je détecte beaucoup de signes de vie dans cette salle, mais impossible de dire combien exactement, ni de savoir combien de cocons il y a en tout. Quelque chose perturbe le détecteur, j'ignore quoi. Et quant à savoir si ces signes de vie proviennent des cocons, ou si quelques uns d'entre eux se baladent dans la pièce, je ne pourrais pas le dire".

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Soldat Christenson


Il y a pas à dire, Alek est devenu le fanfaron du groupe.
Avec sa mèche à la Clooney, son air de Dark Vador et ses répliques de cinéphile, il y avait tout pour foutre le blues. Dès que Matt avait donné l’ordre, Christenson s’était immobilisé pour faire une comparaison entre leur position supposée et le plan. Il fronçait les sourcils, prenant le plan dans le sens inverse puis sur un nouveau côté avant de revenir à la position initiale.

Il ne s’était pas trompé, l’erreur ne venait pas de lui. Pourtant cette salle était bien là et jamais, non jamais, il n’avait entendu parlé d’un brouillard rouge. Si on percevait les tas de sacs qui pendaient mollement depuis le plafond, il était en revanche impossible de pouvoir voir le fond de cette salle. Se limitait-elle à la vue ou était-elle deux fois plus étendue ? Trois fois plus ? Cinq ?

Christenson soupira en entendant Rodney faire le lâche. Il soupirait parce qu’il avait raison en plus. C’était un coupe-gorge cet endroit, plus voyant encore que si on avait planté un panneau “RIP HERE”.
Il n’avait pas répondu à l’interrogation du scientifique pour une bonne raison. Détournant un peu le visage, il fit un signe pour que Matt s’approche de lui. Il valait mieux qu’il ai l’information en premier plutôt qu’il ne crée la panique en l’annonçant ouvertement. Ca allait se savoir de toute façon. Mais c’était Matt le lead, c’était à lui de gérer la merde ce coup là.
Et bon sang, ce qu’il ne l’enviait pas à ce moment précis.

Dès que le rangers fut à ses côtés, Christenson pointa du doigt son plan dessiné à main levée. Il évolua sur les différents couloirs qu’ils avaient pris pour ensuite s’arrêter au beau milieu d’une coursive...au beau milieu d’une coursive qui faisait une ligne droite...là où ils étaient...sans la moindre salle devant.
Cet endroit là ne figurait tout bonnement pas sur le plan.

Christenson ne savait pas si Coleen était véritablement digne de confiance et cette découverte forçait à la paranoïa. Mais est-ce qu’un clone de Pedge Allen, qui avait vécu dans cet endroit, était capable d’oublier littéralement une salle avec ces étranges choses ? En plus avec McKay qui déclare de nombreux signes de vie et cette porte qui se ferme dans son dos ?

Christenson croisa le regard du soldat en charge du groupe. Il termina la déduction qu’il se faisait forcément par :
« C’est soit ça...soit on s’est paumé...et je m’égare jamais... »

Soldat Grimes Reinho



Reinho suivait sans faire de bazar. Il occupait fidèlement son poste et couvrait ses camarades pour procéder à la progression. Comme c’était prévu, comme on pouvait l’attendre d’un soldat. L’homme avait oublié ses ressentiments à l’encontre d’Eversman en reprenant du collier. Il trouvait, comme les autres, le chemin bien trop aisé et il en était d’autant plus prudent.

Quand on ordonna de s’arrêter, il prit une position de tir favorable et observa la salle en question. Ce brouillard avait l’air de tout sauf accueillant. Pas étonnant que le sergent et le reste de l’équipe se faisait bien méfiant. Mais lui, de son côté, se demandait si ça n’allait pas servir l’ennemi d’être aussi lent à la réaction. C’est pour ça qu’ils avaient fermé la porte derrière non ?

Quand il vit Christenson tourner et retourner la carte, Grimes comprit tout de suite. Cette salle, il ne savait pas qu’elle serait là. C’était comme un putain d’arbre en travers de la route, ils allaient perdre un temps monstre. Qui sait ce que les Wraiths magouillaient en attendant.
Reinho n’était pas du genre suicidaire mais il fallait trouver rapidement une solution. Il quitta son poste de tir pour s’agenouiller à côté d’Eversman, le fusil pointé vers la salle.

« J’ai une corde dans mon sac. Je m’attache avec...j’y vais...et s’il y a la moindre emmerde, vous me ramenez en tirant comme des boeufs. Si j’arrive au bout de la salle sans encombre, il suffira de progresser en la suivant comme un fil d’ariane...et on se rejoint tous de l’autre côté... »

Grimes ne l’avait pas regardé. S’il le faisait, il savait que son regard allait de nouveau devenir noir. Mais de tous, qui pouvait se proposer ? Pas le scientifique, Hamilton avait son chien, Eversman devait diriger. Chris avait le plan.
Il en fallait un pour tâter le terrain...alors pourquoi pas. Il n’était pas suicidaire, regrettait déjà d’avoir proposé ça. Mais s’il était certain d’une chose, c’est que leur hésitation, le temps qu’ils allaient mettre, ne servirait qu’à l’ennemi.
Qu’à eux...
Il fallait bouger.

Alek Hamilton


Mckay ne semblait pas vouloir nous apporter de solutions et voir même trouver un moyen de s’échapper. Bref du Mckay dans toute sa splendeur, rien de bien étonnant, je me rappellais encore son cri de fille sur Magna quand je l’avais poussé pour sauter en parachute. Ceci dit je ne pouvais pas lui en vouloir de ne pas vouloir traverser cette pièce, elle foutait les jetons.

Matt et Christenson étaient en train de parler et vu les mouvements ça ne semblait pas être une conversation réjouissante. Le futur marié avec ma vitalité semblait dire qu’il y avait un soucis avec soit la carte soit la pièce. Si l’autre clone de mes deux nous avait envoyé dans un piège, je me ferais un plaisir de lui éclater la tête avec une pierre ou à coups de rangers au choix sur le moment.

Je regardais autour de moi et la salle avec les cocons semblait réellement être la seule issue, génial. Je m’approchais doucement devant l’entrée pour jauger du problème. Donc des cocons pendus, ça ok...un brouillard rouge réduisant la visibilité au minimum. On aurait dit un incubateur géant.

Je reculais vers Matt alors que je voyais l’autre soldat en train de lui parler. Bon rien à cirer de ce qu’il disait mais la configuration me faisait penser à un truc. Un entraînement chez les vertueuses que j’avais lamentablement échoué mais pas ensuite dans le sous sol de Magna, ceci dit ça Matt était pas censé le savoir.

”Avec ton accord, je vais y aller Matt. J’ai subi un entraînement avec les vertueuses dans une salle me privant de mes sens. Ça y ressemble fortement. Kalash va m’accompagner. “

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Matt Eversman


Le signe de la tête de Christenson fut repéré, Matt hocha de la tête avant de se déplacer faisant bien attention à ne pas faire un pas de trop dans cette pièce. Ce dernier lui mit un plan sous le nez montrant l’endroit dans lequel ils étaient supposés être : un couloir… Pas de pièce au bout… Ce serait une illusion d’optique ? Impossible de modifier un couloir en pièce en aussi peu de temps et pourtant ça avait l’air si réaliste. Il n’eut pas le temps d’en parler aux autres ou du moins au scientifique du groupe que Reinho proposa une solution. Traverser la pièce, attaché à une corde. Ça lui semblait complètement fou. Qui voudrait évoluer au milieu de ses cocons et surtout ce brouillard rouge ? Ce serait presque suicidaire. Impossible de le couvrir avec cette purée de pois. Alek se proposa pour le remplacer, justifiant d’un entraînement.

Le regard du militaire alterna entre les deux avant de se diriger vers les cocons. Ils ne pouvaient pas rester là à prendre racine, il fallait bouger.


« Tu es sûr de toi, Alek ?»
”A moins que quelqu’un d’autre ai fait ce genre d’entrainement ...je suis sûr oui, façon faut y aller.”
Etrangement personne ne se manifesta. Matt n’avait pas particulièrement envie d’y aller même si ça l’embêtait de voir son ami aller au devant du danger. Il n’avait pas trop le choix. Le Sergent-Maître finit par acquiescer de la tête lui adressant une tape sur l’épaule croisant son regard essayant de lui témoigner sa confiance
« Je te couvre. Choisis un signal et Reinho te ramènera immédiatement. Christenson, tiens toi prêt à l’aider si jamais… Il est pas léger notre Maître chien » Déclara-t-il avec un petit sourire aux lèvres avant de modifier sa position d’un bon mètre sur le côté de manière à avoir le meilleur champ de tir possible.


Rodney McKay


La situation se compliquait, et en regardant Christenson tourner son plan dans tous les sens avec un air de "j'y comprends rien", je sus qu'il y avait un problème. Hélas, l'option de faire demi tour n'était pas du tout envisageable, mais de là à tenter sa chance dans cette salle effrayante, c'était suicidaire, non ? Reinho se porta volontaire, puis Alek. Qu'ils y aillent si ça les enchantaient. Moi, c'était hors de question que j'entre dans cette pièce. D'une part, parce que j'étais un brillant scientifique sans qui la cité ne tiendrait pas debout, et donc essentiel à la survie de tout le monde. Et d'autre part parce que ... ben cette salle foutait la trouille, c'était une raison valable, non ?

Une idée me vint en tête, et après avoir rangé temporairement mon détecteur de signes de vie, je pris mon ordinateur dans mon sac à dos. Je décrochai le scanner qui était connecté à l'ordinateur, et je le tendis à Alek, le malheureux volontaire pour entrer dans la salle.

"Tenez, prenez ça et rangez le précieusement dans votre gilet. Grâce à ce scanner, je vais pouvoir étudier cette salle à distance. Peut être y découvrirai-je quelque chose d'intéressant sur cet endroit".

Après avoir donné l'objet à Alek, j'allumai l'ordinateur, et pianotai sur le clavier. Pour l'instant, je recevais toujours des données.

"Par contre, faites y très attention. Si le scanner est détruit, ça pourrait me poser des problème pour la suite. Alors, préservez le au péril de votre vie, d'accord ?"

Quoi ? Vous vous attendiez à quoi venant de moi ? Je mis une petite tape d'encouragement sur l'épaule d'Alek, sans être un instant gêné par mes précédentes paroles.

"Bonne chance, Hamilton".

Aussitôt, je vins me placer contre la paroi, le plus loin possible de l'entrée de cette effrayante salle, mon ordinateur en main. Je ressortis également le détecteur de vie au cas où, même s'il continuait de grésiller.

Alek Hamilton


Mais qu’est ce qu’il m’avait pris de me porter volontaire moi? Ah oui le fait que malheureusement ce genre de salles je pouvais y faire face. Bon sauf si tous les aliens décidaient de sortir de leurs cocons car là se serait “cours Forrest, cours”. Matt donna des instructions à Reinho et à Christenson pour me tirer de là en cas de pépins. Ouais m’enfin mon petit doigt me disait que si ça dégénérait vraiment ils auraient pas vraiment le temps de me sortir de là.

Mckay me donna aussi un appareil à mettre dans mon gilet, ce que je fis de suite. Allez savoir peut être que finalement y’avait pas de quoi avoir le trouillomètre à zéro et qu’en plus on allait apprendre des trucs. Je passais la corde autour de ma taille et me dirigeais vers l’entrée de la pièce. Là pour le coup je pense que j’aurais encore préféré affronter la Reine sans avoir d’armes mais bon comme on dit quand faut y aller…

Je fis un pas et j’entrais dans la pièce...allez courage, un deuxième pas. Bon pour le moment j’étais pas mort c’était déjà bien mais par contre je ne voyais pas mes pieds avec ce foutu brouillard. Et c’est en me retournant que je voyais que Kalash était resté sur le pas de la porte. Je reculais et lui ordonnait d’avancer. Rien...le chien ne bougeait toujours pas.

[color=DarkTurquoise]”Kalash go, allez on l’a déjà fait, tu restes avec moi.”|/color]

Je refis un pas, mais pas le chien. Il ne grognait pas, juste il ne bougeait pas. Il n’avait pas l’air non plus d’avoir peur mais son regard restait braqué sur la salle, attentif au moindre bruit ou mouvement. Sauf que là s’il ne venait pas avec moi j’étais mal pour traverser la nurserie.
Je devais prendre une décision. Retourner sur mes pas ou m’enfoncer dans le brouillard, là où je disparaîtrais rapidement de la vue de mes camarades...et de Kalash. Je n’aimais pas cette situation mais je devais y aller même sans Kalash car il était hors de question qu’on reste ici pris au piège comme des rats. Tant pis pour le chien, je réglerais ce problème plus tard. Je me retrounais vers Matt.

”Jette un oeil sur lui quand même qu’il ne fasse pas un truc bête. Et au fait pour le mot de secours c’est help...simple, efficace, tout à mon image.”

Je repris donc mon avancée dans cette salle avec le brouillard rougeâtre qui recouvrait mes pieds et mes potes les bébés aliens dans leurs cocons. Je ne progressais pas vite, car j’assurais chacun de mes pas. Un pas après l’autre, l’arme bien tenue en main. J’écoutais chaque bruit, je tentais de percevoir si je sentais des déplacements d’air, des changements de température. Ce n’était pas facile de faire ça tout seul sans l’aide de Kalash mais c’était comme ça. Je progressais de plus en plus au milieu des cocons et pour le moment il n’y avait rien de suspect. Je ne sais pas si le scanner remontait des informations intéressantes pour Mckay ou pas. Mon sang commençait à battre tellement fort dans mes oreilles que je ne pouvais plus entendre de bruit autour de moi, donc je m’arrêtais, le temps de me calmer. Je n’étais pas capable de me calmer tout en marchant. Ca c’était le niveau vertueuse élite et euh j’en étais loin.

Une fois que j’entendais moins mon sang et que je pouvais à nouveau entendre les bruits ambiants, je repris ma progression. Pour arriver face à une porte. Pour être honnête je ne sais pas trop combien de temps ça m’avait pris pour arriver là, mais rien ne m’avait attaqué donc c’était plutôt positif. C’était bizarre on aurait dit que le brouillard arrivait de là, je passais la porte ou pas ? Bah au point où j’en étais de tenter le diable. J’hésitais quelques secondes. Si là j’étais attaqué, le temps qu’ils me rapatrient je serais déjà mort. Tant pis j’étais là j’allais pas faire demi tour et puis si j’y passais j’irais hanter leurs précieux rebelles...

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Christenson et Reinho s’étaient entendu.
Ils attachèrent la corde dans le dos d’Hamilton, la fixant au niveau de sa poignée de nuque du gilet pour avoir une accroche convenable et que le combattant ne soit pas gêné dans ses mouvements. L’un comme l’autre n’avait pas compris l’explication de l'entraînement et Reinho avait attribué, à un moment donné, le changement de choix parce qu’Eversman ne voulait pas de lui dans l’équipe, ne le trouvait pas assez fiable.
Cette idée même l’agaçait mais il n’avait clairement pas le temps pour s’attarder là-dessus. Le sergent avait prit sa décision, ils agissaient dans son sens.

Ils étaient donc à deux pour tenir la corde, Matt les couvrant de son arme et Rodney analysant les résultats de son ordinateur. Alek débuta sa progression mais, très vite, l’immobilité de Kalash fût des plus inquiétantes. Christenson, surtout, qui connaissait un peu mieux le maître chien se disait que cela n’augurait rien de bon.
Peut-être que son pote le savait, il connaissait suffisamment son chien pour savoir que quelque chose n’allait pas au point qu’il n’en suivait pas son maître. Mais Alek décida de continuer son chemin...sans son compagnon. Est-ce que c’était pour le protéger de cette fameuse menace que seul le canidé pouvait percevoir ?

Alek devint une silhouette sombre dans le brouillard. Puis une vague forme fantomatique avant qu’il ne soit irrémédiablement avalé. Kalash se mit à japper et à gémir, avançant et reculant à la fois, comme s’il voulait rejoindre son maître mais sans le pouvoir. Quelque chose n’allait pas, Chris était certain que ça allait merder.

L’angoisse le faisait respirer un peu fort, il amenait la corde pour laisser toujours un peu de mou. Mais lorsque celle-ci retomba soudainement, de manière molle, Christenson retint sa respiration. Alek s’était arrêté.
Kalash lui, aboya un peu plus fort, à croire qu’il appelait Alek. Il se coucha et rampa comme s’il essayait de passer en-dessous du brouillard mais, encore une fois, recula aussitôt. Le militaire regarda Eversman avec un regard inquiet puis, comme ça, la corde se mit à avancer. Le maître-chien était reparti.

Cette corde, c’était à présent le seul élément qui leur permettait de suivre la progression d’Alek. Elle filait doucement au rythme de ses pas, doucement, doucement...avant de prendre brutalement une vitesse phénoménale. Comme quelqu’un qui aurait chuté et cherché à rattrapé la corde, celle-ci s’enfuya à toute vitesse. Le réflexe humain voulu que Chris la serre fortement de ses deux mains. Et celle-ci, tendue par une force extraordinaire qui ne pouvait être celle d’Alek, siffla entre les doigts de Christenson, lui brûlant la peau.

« MERDE !!!! CA BRULE ! RETENEZ LE ! RETENEZ LE VIIIITE ! »

Reinho donnait tout ce qu’il avait dans son dos. A deux, ils forçaient comme des boeufs pour que les derniers mètres de corde ne leur échappe pas. Celle-ci était tendue au maximum, arrivée au bout de son élasticité, et au moment où ils allaient échouer, le fil d’ariane se stabilisa enfin.

« TIRE GRIMES ! MAIS TIRE BORDEL !!!!!! » hurla Christenson en reculant comme il pouvait. Ses pieds glissaient sur le sol tant sa force était dérisoire comparée à celle exercée sur la corde.

« TU CROIS QUE JE FAIS QUOI !!!!! AIDEZ-NOUS VOUS AUTRES, LA !!! »

La corde vibrait de plus en plus. Elle partait un peu en avant, les deux hommes récupéraient l’écart en redoublant d’efforts, puis elle repartait encore. On se serait cru à un concours de traction de corde entre deux camps adverse. Là, c’était ce foutu brouillard contre les Atlantes. Alek ne donnait aucun signe de vie. Il ne hurlait pas, ne criait pas, n’appelait pas à l’aide. Il n’y avait qu’un odieux silence avec cette corde dont l’extrémité, noyée dans le brouillard, se mit soudainement à se déplacer par accoup sur des positions rocambolesque.
A deux mètres au-dessus du sol, à droite, à gauche, naviguant comme un poisson piégé par son hameçon.
Et la cerise sur le gâteau...jusqu’au plafond. La corde monta jusqu’à un point inconnu sur le plafond. Elle se stabilisa là une bonne dizaine de secondes, le silence n’étant perturbé que par les aboiements insistants de Kalash et les plaintes d’efforts des soldats qui mettaient tout en oeuvre pour ramener le maître chien.
Mais un nouvel accoup encore plus puissant envoya tomber tout ce beau monde vers l’avant. Personne n’avait lâché la corde.

« TIREZ !!! Il FAUT TIRER EN MÊME TEMPS. A TROIS….TROIS !!!! »

Et cette fois, il s’écroulèrent tous en arrière.
La force herculéenne qui transitait dans cette corde avait littéralement disparue. Elle retomba mollement sur le sol, comme tous les braves qui s’étaient décarcassé pour ramener Alek. Matt, Rodney, Reinho et Christenson regardaient, essouflés, ce soudain vide morbide qui ne donnerait rien de bon.
Kalash semblait être devenu fou d’inquiétude. Il aboya, aboya encore et s’élança brutalement dans le brouillard avant qu’on ne puisse l’attraper. Il galopa, ses pattes claquant le sol, ses aboiements continuant jusqu’au bout...avant qu’il ne couine brusquement de douleur.

Puis plus rien…

« ALEKKKKKKK ! » Hurla Christenson.

Aucune réponse…
Plus rien…


Matt Eversman


« Bonne chance, Alek. »

C’est sur ces derniers mots que le Ranger vit son ami détourner les talons et s’enfoncer dans la brume rouge. Que Kalash ne suivait pas son maître l’inquiétait fortement. Qu’est ce qu’il y avait de si dangereux pour que son meilleur ami ne lui suive pas ? Le chien avait une confiance aveugle en Alek pourtant il ne l’accompagnait pas. C’était des plus déroutants. La poigne se renforça sur le fusil, prêt à expédier une rafale en direction du quelconque danger. Il n’y avait plus un bruit, un mot du côté des Atlantes. Alek disparut bientôt. Seule la corde leur donnait des indices sur son avancement.

// Alek ?! //

La tentative de communication avec le militaire sembla échouer ne rencontrant pas de réponse. Il la renouvela à deux reprises avec à chaque tentative un ton un peu plus élevé comme pour décourager Alek de jouer au con. Et soudain l’horreur ou plutôt la panique avec la corde brûlante et les mouvements incontrôlables.

« ON LE RAMÈNE » L’ordre fut inutile, les deux étaient déjà en train de tirer de toutes leurs forces pour le ramener vers eux. Une force exercée de l’autre côté ne leur facilitait pas la tâche. A croire qu’une équipe entière de rugbymen était dissimulée derrière la brume et les obligea Mckay et lui à quitter leur poste pour les aider. Ce fut loin d’être facile, ils durent se coordonner pour parvenir à gagner centimètre après centimètre. Les mitaines tactiques protégeant les paumes des brûlures du chambre, Matt mettait tout ce qu’il avait pour ramener son pote s’égosillant en l’appelant à plusieurs reprises. Aucun retour. Rien à part les hurlements de Kalash qui ne faisaient que renforcer la panique du moment.

Après un dernier effort conjugué les amenant tous au sol, le bout de la corde apparut. Brûlée sur une belle portion, carbonisée même mais vide...Le chien se précipita dans la brume.

KALASH ! NON ! Trop tard, il avait disparu. Des gémissements et puis plus rien… Venait-il de se précipiter à l’aide de son compagnon et d’y périr à son tour ? Certainement. Leurs noms furent gueulés, toujours rien. Uniquement ce silence inquiétant uniquement rompu par leurs cris ou leurs souffles courts. L’un des soldats fit un pas en avant, peut être bien décidé à leur porter secours. Les doigts du Ranger l’aggripèrent par la poignée du gilet, le tirant dans le sens inverse.

Personne n’avance ! L’ordre claqua. Sec. Matt ne laisserait personne aller de l’avant tant qu’il n’avait pas d'informations supplémentaires. Pas question de perdre encore d’autres éléments. Alek, bordel… Matt n’acceptait pas sa perte, ne voulait pas y croire. Pas Alek, bordel… Il dût se faire violence pour détourner le regard de cette brume se tournant vers le scientifique.

Mckay, trouve moi une explication et vite !! Matt n’y mit pas les formes. Il voulait des réponses quant à l’état d’Hamilton, quant à cette brume. Tout. Son poing s’était refermé autour du bout brûlé de la corde, le serrant fortement dans son poing ne comprenant pas ce qui avait pu se passer. Alek était-il là un peu plus loin ? Etait-il en train d’agoniser quelques mètres plus loin ? Ou déjà mort ?

// ALEK ! BORDEL SI TU M’ENTENDS, JOUE PAS AU CON ET REPONDS ! ! Gueula-t-il après avoir activé son oreillette radio.

Mais il n’y eut pour seule réponse qu’un fourmillement parasite insistant. Pas la moindre émission radio…


Rodney McKay


Alek commença à avancer dans la pièce, avant de disparaître dans la brume. Curieusement, son chien ne le suivit pas, ce qui était très étrange. Et pas du tout rassurant. C'était connu que les animaux avaient un sixième sens, et ressentaient le danger bien plus efficacement que les humains. Alors que Christenson et Reinho tenaient la corde qui était reliée à Hamilton, je regardai les données sur mon ordinateur. Jusque là, rien d'anormal.

"Je ne détecte rien de curieux. Les relevés indiquent des traces de gaz carbone et de fréon en petites quantités avec une émission radiante delta. C'est de la radioactivité dangereuse, mais le niveau est très bas, c'est tolérable".

Au bout de la corde, Alek continuait de progresser, s'arrêtant à un moment avant de reprendre sa route. Cela faisait près de deux minutes qu'il était dans cette salle. Une alarme retentit sur mon ordinateur, me faisant froncer les sourcils. Les données qui s'affichaient indiquaient quelque chose d'étrange.

"Bizarre, les niveaux du gaz carbone et de fréon sont en augmentation. C'est très dangereux si Hamilton reste trop longtemps dans cette salle. Par contre, le niveau de radiation est en baisse, et je ne l'explique pas. Attendez, je détecte un pic ..."

Je n'eus pas le temps de terminé ma phrase que la corde se tendit brutalement. Christenson et Reinho retenaient la corde avec force, puis ils essayèrent de ramener le militaire jusqu'à nous, mais sans y parvenir. Quelque chose semblait tirer Hamilton de l'autre côté, et aucun cri ni aucun appel à l'aide ne nous parvint. Voyant leurs difficultés, je posai aussitôt mon ordinateur sur le sol, et je les rejoignis tout comme Matt pour apporter mon aide. Cependant, nous avions beau tirer sur la corde, rien ne se passa. Au contraire, à l'autre bout, Hamilton semblait être secoué dans tous les sens, jusqu'à atteindre le plafond sans aucune raison logique. Kalash aboyait sans s'arrêter en sentant que son maître avait des problèmes.

Après quelques secondes de lutte, quelque chose lâcha. La corde. Nous fûmes brutalement projeté en arrière sous notre poids. Kalash se lança alors dans la brume rouge, mais un gémissement de douleur semblait indiquer qu'il venait de rencontrer un grave problème lui aussi. Et tandis que Matt ramenait la corde qui avait l'air d'être brûlée, je le regardai, ahuri, sans comprendre ce qui venait de se passer. Eversman me demanda une explication, mais je n'en avais pas. Je me contentai de secouer négativement la tête.

"Je ... je n'en sais rien. Je suis comme vous, je ne comprends pas".

Je retournai alors précipitamment vers mon ordinateur, le pris et étudiai les données enregistrées par le scanner. Ce que je vis était tout simplement incompréhensible.

"Le scanner a détecté un pic d'énergie au moment où la corde s'est tendue, mais j'ignore ce que ça peut être. Et quand on se débattait à essayer de ramener Hamilton, il y a eu une très forte concentration de gaz carbone et de fréon. A ce niveau là, c'est létal. Mais il n'y avait plus d'émission radiante delta. Par contre, la température est montée à 40,4 degrés, sans qu’il n’y ait d’explication sur cette hausse brutale et inquiétante".

Je poursuivis mes analyses qui n'avaient toujours aucun sens.

"Je n'y comprends rien. Au moment où la corde a lâché, le scanner a détecté une forte concentration en H20 avec du sélénimum. De l'eau de mer. Et la température ambiante est descendue à 3,8 degrés. Après ça, j'ai reçu de multiples données erronées, l'appareil a probablement été endommagé. Puis, plus rien. Plus de signal, comme si le scanner avait été détruit. Impossible d'acquérir un signal".

Je levai les yeux de mon ordinateur en regardant Matt, complètement perdu.

"Je ne sais pas ce qui a pu se passer, tous ces relevés ne veulent rien dire. C'est comme si Alek, ou le scanner, avait été téléporté dans un océan. Hors, nous sommes sur une planète déserte, dans une base wraith. C'est impossible".

Je rangeai mon ordinateur, devenu inutile depuis la perte du scanner. Cela n'allait pas arranger les choses.

"J'ignore si Hamilton et son chien sont encore en vie ou morts. Je ne peux pas non plus savoir si le taux de gaz carbone et de fréon est revenu à la normal dans la pièce, ou alors s'il est toujours très élevés. Par contre, ce qui vient de se passer n'est pas normal, du moins je n'ai jamais vu ça. On aurait dit une sorte de téléportation, mais ça ne semble pas être de la technologie wraith ni lantienne. Comme si on avait à faire à autre chose, une autre technologie que je n'avais encore jamais vu".

Maintenant, il fallait savoir ce que nous allions faire.

"Que fait-on ? Revenir en arrière me semble être la seule solution. Et aller voir ce maudit clone qui nous a conduit jusqu'ici. Je suis sûr qu'elle nous a berné depuis le début, et qu'elle était au courant pour cette salle. Elle nous a tendu un piège, c'est plus que clair, non ?"

Pouvions nous au moins forcer la porte close ? Cela semblait difficile, mais avions nous un autre choix ? Mon regard se posa alors sur la salle effrayante, et je fronçai les sourcils en voyant ce qui s'y passait. Encore une fois, sans comprendre.

"Regardez. On dirait que la brume se dissipe. Elle disparaît lentement. Mais qu'est ce qui se passe, ici ?"

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Matt Eversman


C’était déjà difficile de comprendre les explications de Mckay en temps normal alors là avec le stress, c’était le chaos complet. La seule chose à retenir : mckay n’avait aucune idée de ce qui était arrivé à Hamilton. Ce n’était pas bon du tout. Ils ne pouvaient rester là à attendre sans rien faire. Il lui fallait prendre une décision et la plus logique était de se replier pour chercher des explications auprès de la clone quitte à lui refaire la dentition au passage. Matt s’apprêtait à leur dire lorsque le génie du groupe témoigna de chang
ement dans la brume. S’il y avait une chance de trouver Hamilton, de lui porter assistance, il devait la tenter. Pas question de laisser un pote sans tenter quelque chose.

« J’y vais… Si je reviens pas, vous rentrez direct à la base et vous pétez les dents du clone. C’est clair ?! » ordonna-t-il en observant chacun des membres pour avoir leur confirmation. Une fois cela obtenu, il demanda à reinho de l’accrocher à son tour avant de faire un pas après l’autre, très peu rassuré. Déglutir, avancer, soupirer et surtout jeter des coups d’œil de partout. Le palpitant était à fond. Matt se rassura comme il pouvait resserrant son emprise sur son fusil.

« Je vois quelque chose... ». Il y avait bien quelque chose au sol, une sorte de forme. Matt n’hésita plus et se précipita vers lui. C’était Kalash, allongé sur le flanc.
Il ne semblait pas respirer, juste un léger filet d’air, minuscule, à peine perceptible. Sa gueule était entrouverte...avec quelque chose...dedans. Le pied du Ranger toucha la bête cherchant à la faire réagir. Ce simple coup fît réagir Kalash qui braqua soudainement ses pattes arrières, comme répondant à une soudaine douleur. La “boule” qui occupait sa gueule bougea lentement, comme si elle changeait de position. C’était organique. Matt se pencha vers l’animal, posant une main sur lui pour le rassurer le caressant lentement.

« Ca va aller. » Dit-il tout en jetant un coup d’œil autour de lui à la recherche de son maître. Rien. L’animal fut pris en main afin de le rapporter aux autres.
Hélas, à peine le ranger exerça une pression que Kalash se mit à gémir comme si on lui retournait le couteau dans la plaie. Il s’agita, secoua ses pattes dans tous les sens jusqu’à ce que Matt s’arrête. La boule organique s’était enfoncée davantage, la gorge de Kalash était anormalement enflée et l’on découvrait alors comme des tentacules en mouvement à l’intérieur, la pression dessinant la progression au travers de sa peau.

« Sergent… » Fit Grimes d’une voix chargée d’inquiétude. La corde venait de se tendre, le tirant en arrière. « Abandonne-le...recule doucement...très doucement... »

La tension se fit l’obligeant à se redresser, il exerça une pression inverse par réflexe. « Attends » Matt observa l’étrange progression de l’objet dans la gorge du chien, chose qui devait gêner sa respiration voir même l’en priver. Il ne pouvait rester là à l’observer s’éteindre doucement. Il ne le pouvait pas pour Alek. S’il ne pouvait le ramener en le portant, il devait essayer autre chose et entreprit de délier la corde de son gilet dans l’idée de l’attacher autour du collier.

« Matt !!! Mattttt...putain...recule...recule...les sacs !!! » souffla Reinho paniqué.
« Quels sacs ?! » Gueula-t-il tout en continuant sa manœuvre.
« Les... »

Environnement


Trop tard.
Les sortes de cocons suspendus qui entouraient Matt s’étaient gonflés progressivement comme des ballons de baudruche. Le temps que Reihno s’en rende compte avec la disparition progressive du brouillard, le rangers ne l’avait pas écouté et la poche avait atteint son summum. Le bruit d’une détonation, comme un ballon d’air qui cédait soudainement, s’ensuivit d’un horrible sifflement bestial. Une créature inconnue, encore jamais vue, qui avait la taille d’un ballon de basket se jeta sur lui. Elle s’agrippa à son gilet, courant sur son dos, passant sur son flanc en glissant sous ses coups. Il se déplaçaient à l’aide de quatre pattes reliées comme les chauves souris, se montrant vif et agile. Et sa texture était semblable à de la gelée, il glissait sous la force du militaire pour essayer de se frayer un passage jusqu’à son visage.
Elle lui sauta rapidement à la face, lui écartant la mâchoire pour essayer de s’y engouffrer pendant la lutte.



Les cris de terreur de Christenson et de Reinho suivirent rapidement.
En voulant porter secours à Matt, ils déclenchèrent plusieurs autres cocons dont les occupants les assaillirent immédiatement. Le cri de terreur de McKay vint bientôt. Il était également prit pour cible. Et comme pour Matt, toutes ces choses tentaient de s’insinuer dans leurs gorges. Ils venaient de rencontrer une arme conçue par la reine…



Matt Eversman


Comment avait-il pu oublier ses fichus cocons ?! Une bestiole immonde en sortie. Il la vit se jeter sur lui et rua aussi dans tous les sens pour chercher à s’en débarrasser. Il multiplia les mouvements en tous sens cherchant à l’écarter de n’importe quel moyen. C’était si petit, gluant. Impossible de la retirer. Elle approchait de son visage, cherchant à rentrer en lui. Panique totale chez le militaire qui chercha à la dégager, de l’attraper mais rien n’y fit. Matt prit une résolution folle. Sa main partit à la recherche de son arme de service, là délogeant de son logement avant de l’appliquer perpendiculairement à son visage, le canon sur la créature et tira. Hors de question que ce truc pénètre en lui. La gâchette fut actionnée.

La créature cessa d’appliquer sa force étonnante en direction de son visage. Dès que le premier coup de feu eut lieu, la chose fit preuve d’une rapidité stupéfiante pour s’étaler sur sa main, celle qui tenait l’arme. La matière gluante dont elle était composée épousa son index et appliqua une horrible pression qui l’écrasa contre la queue de détente. Matt ne pouvait plus tirer. Mais pire que tout ! Pire, il sentait son index être tiré vers l’arrière. C’était comme subir une horrible crampe, comme si quelqu’un avait empoigné cette unique phalange à deux mains pour la tordre dans le sens inverse. Le doigt du rangers se tendit et atteignit déjà son amplitude maximum. Mais l'écartèlement continuait, lui déclenchant une douleur atroce.
La créature s’apprétait à lui casser le doigt !

« Aidez-moi !!! Aidez-moi !!! » Hurlait Christenson, emporté par la panique.

La main fut agitée en tout sens pour faire lâcher la créature, il chercha même à jeter son arme espérant y emmener la créature avec elle. L’autre main essaya d’agripper la bête pour la faire lâcher.
Hélas, la chose était trop bien accrochée. La douleur éclata dans tout le bras du rangers en un horrible et odieux CRAC !. Et cela servit à la créature pour se jeter une nouvelle fois sur le visage de Matt, à présent que l’arme était tombée à terre. Un bruit sourd indiqua que Christenson s’était effondré au sol, il faisait d’horrible bruit d’agonie, étranglé par la chose qu’il avait dans la gorge.
Reinho suivi juste après…

La douleur irradia dans tout le bras le faisant hurler de douleur. Temps que mis à profit la créature pour chercher à s’infiltrer de nouveau. Il tenta de nouveau de l’empêcher de s’y engouffrer bougeant dans tous les sens. Il n’y avait rien à faire. Désespéré, Matt fit une ultime tentative cherchant à rejoindre les autres, à quitter cette fichue pièce. La démarche était des plus incertaines et précaires. C’était un échec critique même. Impossible d’atteindre la sortie, Matt venait de s’écrouler sous cette sensation immonde de progression de ce truc. Il mettait toutes ses forces pour empêcher la créature d’avancer. Le manque d’oxygène commençait à se faire ressentir. Dur de respirer avec cette entrave. Moins d’air, moins de lucidité et de forces. D’abord à genoux, le voilà maintenant sur le dos. Dans une ultime tentative, une main quitta la bestiole extrayant une grenade d’une poche de son gilet. Un flash bang. Il tira sur la goupille avec son annulaire avant de laisser l’objet rouler, mue par un véritable désespoir.
L’explosion soudaine perturba l’audition du militaire et l’aveugla avec brutalité. La créature profita de cet instant pour percer les dernières défenses du rangers désormais trop faible. Dans l’impuissance, témoin de sa propre agonie, il sentit la chose installer ses tentacules à l’intérieur de sa gorge. Elle força le passage et s’installa dans sa mâchoire en se lovant en boule, lui ouvrant la bouche en grand, bien au-delà de ce qu’il pouvait habituellement faire lors de ses concours de “fourrage” de biscuit. Il agonisa horriblement jusqu’à tomber dans l’inconscience.

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En train de bronzer sur Paradize du 22/07 au 05/08


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Ven 13 Juil - 20:39
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Rodney McKay


Alors que le nuage se dissipait lentement, Matt se proposa d'entrer dans la salle pour essayer de retrouver Alek et Kalash. Je ne l'empêchai pas de partir, mais je n'étais pas du tout rassuré. Serrant mon P-90 dans mes mains, je regardai la progression du militaire, jusqu'à ce que ce dernier arrive près du corps du chien. Celui ci avait un gros soucis d'après ses jappements. Reinho demandait à Matt de laisser l'animal, mais le ranger ne voulut pas l'écouter. Peut être aurait il dû. Au dessus de lui, les cocons grossissaient à vu d'oeil, et l'un d'eux explosa non loin de Matt. Une bestiole visqueuse en sortit et sauta sur le militaire, tentant de se frayer un chemin vers sa bouche. Les deux autres soldats hurlèrent, ce qui provoqua l'éclosion d'autres cocons. D'autres bestioles arrivèrent sur nous, et j'eus juste le temps de crier avant que l'une de ces choses m'attaque.

Alors que je me débattais contre la créature, je tombai lourdement en arrière, poussant un petit cri de douleur. La bestiole en profita pour tenter de rentrer dans ma bouche, mais je l'agrippai fermement pour l'en empêcher. Une bataille perdue d'avance, car elle avait beaucoup de forces. Je tentai d'émettre quelques plaintes à l'encontre des mes coéquipiers.

"AU SECOURS ... AIDEZ ... MOI !!!"

Mais personne ne vint. J'ignorai que mes trois compagnons étaient évanouis à cause des créatures, et que j'étais la dernière personne vivante, en lutte contre ce truc. Je devais l'empêcher d'entrer dans ma gorge. Ma main chercha dans les poches de mon gilet et en sortit au hasard mon foulard. A quoi cela pouvait bien me servir ? Peu m'importait, je n'avais rien d'autre. J'essayai de le placer entre ma bouche et la créature, mais celle ci ne me laissa pas faire.

La créature enserra ma gorge avec violence pour m’étouffer, me faire tellement mal que j’en sortis la langue pour pouvoir respirer. Elle se jeta dans ce boulevard nouvellement formé et s’introduisit dans ma gorge en me faisant horriblement agoniser. J’agitai les bras et les pieds jusqu’à ce que la privation m’interdise de lucidité. Je sombrai dans les ténèbres et l’assurance de ma mort jusqu’à ce qu’un éclair me vint…
Un constat que je m’étais fait durant le briefing, la présentation des créatures que l’on attendait dans l’armée adverse.
Récemment...elles connaissaient un problème de fabrication, une tare qui les rendaient sensible à un élément que certains avaient en eux...que j’avais en moi …
Les inventions de Méda’Iyda ne pouvaient être parfaites, elles ne pouvaient pas être si performantes sans connaître une faiblesse majeure. Atlantis l’avait découvert et en avait conçu un objet particulier.
Il n’y en avait que dix exemplaires…
Alek en avait pris trois...et pas sur son gilet...
Les grenades ATA qui se trouvaient sur le gilet de Kalash.

Mon corps eut un sursaut, ce qui me réveilla un peu. L’air me manquait cruellement, j’avais beau essayer de l’aspirer, rien ne se passa. Un simple petit filet d’air arriva à mes poumons, mais bien insuffisant pour me maintenir en vie. Je fus sur le point de m’évanouir à nouveau, mais non, il fallait lutter. Les grenades. Où étaient-elles déjà ? Ah oui, sur Kalash. Mes yeux balayèrent le couloir, puis se posèrent sur l’entrée de la salle aux cocons. Le chien était là bas, ça me revenait. Bougeant sur moi même, je ne parvins pas à me lever. C’était trop dur, trop épuisant. Et le manque d’oxygène n’aidait pas du tout. Je me sentais partir, c’était affreux. Alors, je me mis à ramper avec l’énergie du désespoir. Chaque geste était très douloureux, et comme je ne pouvais pas parler, seuls des gémissements plaintifs et des petits couinements se faisaient entendre à travers la bestiole qui se trouvait dans ma bouche. Plusieurs fois, je voulus abandonner la lutte. Mais non, je devais continuer avant de mourir.

La créature qui avait infesté ma gorge, m’ouvrant la bouche en grand à la limite de faire céder mes muscles, ne cessait de bouger à chacun de mes mouvements. Comme pour m’intimer l’ordre de me recoucher ventre au sol, de me laisser mourir. Si je bougeais, elle me faisait souffrir, elle piquait mes nerfs à vifs, à tel point que j’avais l’impression de recevoir un fer chauffé au rouge dans l’oeil que l’on tournait et tournait encore.
Mais j’étais proche, si proche. Le gilet tactique de Kalash était bien en vue...et les trois grenades...les trois grenades à diffusion d’ATA étaient là.
D’ici, je voyais briller les anneaux des goupilles. Elles étaient à portée de mes mains mais la douleur était si horrible…

Tellement horrible que je m’immobilisai à seulement quelques centimètres de Kalash. La douleur était bien trop importante, mon corps me faisait très mal. Et cette créature me tourmentait. Sans compter le manque d’air qui m’empêchait de réfléchir ou de penser correctement. Un voile noir commença à obscurcir mes yeux, et je me sentis partir. Mon corps fut secoué de quelques spasmes du au manque d’oxygène. Je voulais abandonner, je voulais que tout ça s’arrête. Pourtant, ma volonté me poussa une dernière fois hors de mes limites. Je tendis lentement mon bras vers le chien, tâtonnant sur le gilet sans le voir. La douleur était insupportable, et j’avais l’impression que mon corps était léger et flottait dans les airs. C’était donc ainsi quand on mourrait d’asphyxie ? Mes doigts se refermèrent alors sur un petit objet rond et métallique. Sans réfléchir, je tirai sur l’objet qui émit alors un sifflement. Puis, mes doigts arrivèrent jusqu’à un second cercle de métal, que je retirai aussitôt. Ma main tomba alors mollement sur le sol avant même d’atteindre la troisième goupille. A bout de force, le corps endolori par la créature, je cessai de lutter et m’enfonçai dans l’inconscience.

Environnement



Le gaz des deux grenades ne firent qu’une maigre petite colonne de fumée au début. Comme pour une cigarette que l’on aurait laissé se consumer avant d’observer ses volutes de fumée former des impressions, des dessins, des oeuvres d’art digne de contemplation. Et enfin, le bruit prit en force, la fumée créa un petit nuage qui devint un brouillard progressif, de plus en plus gros.

Alors que Matt et les deux autres militaires s’en trouvaient éloigné, Rodney sentit une brusque activité dans sa gorge. La chose tenta de s’y enterrer plus profondément, étendant ses ramifications jusqu’au seuil de ses poumons. Mais n’y parvenant pas, elle remua, gesticula, produisant une véritable tempête de douleur. Un tel niveau que le terme en lui même ne pouvait plus désigner une souffrance aussi monumentale.

Mais cela disparut.
La chose cessa de trembler, elle cessa de se débattre, ne devenant plus qu’un corps étranger qui obstruait la trachée du scientifique. Il ne pouvait pas entendre dans son dos Matt s’agiter, être parcouru des mêmes spasmes. Ni Reinho et Chris qui suivaient encore après. Non, Rodney ne pouvait s’occuper que de lui, au milieu de son inconscience vacillante, il savait la créature en train de mourir, rétrécir jusqu’à n’être qu’une vulgaire et énorme glaire gluante.

Rodney eut un violent haut le coeur et il se pencha sur le côté pour tout rendre. Comme un repas aux produits gâtés, une dernière crampe lui fit tout expulser avant qu’une inspiration involontaire ne remplace le geste. Une inspiration d’une rare intensité, la plus longue et la plus grande qu’il n’eut jamais prise de sa vie.
Ses poumons craquèrent, il en râla, soudainement bloqué durant deux secondes, avant qu’il n’expulse l’air dans un odieux cri de douleur qui raisonna affreusement dans la salle.

L’oxygène fit une véritable invasion de son corps, le soulageant, lui rendit une vie qu’il croyait irrémédiablement perdue. Il sentit Kalash battre de la queue, mollement, mais exprimer ce même contentement. Puis Matt qui régurgita à son tour. Puis Reinho...et Chris.
La douleur était malheureusement là, insupportable, faisant payer chèrement au scientifique de s’être déplacé.

Plus personne ne pouvait se lever. Plus personne ne pouvait parler ou raisonner clairement. Le manque d'oxygénation les avait privé du fonctionnement optimal de leurs cerveaux, les rendant quasiment en l’état de légumes. Matt, Reinho et Chris souffriraient beaucoup moins que le scientifique. Les deux derniers étaient d’ailleurs en train de ramper, poussant de longues plaintes, pour rejoindre Matt et Rodney.
Ils passaient par dessus les cadavres gluants et malodorants des odieux parasites. Tout autour d’eux, les cocons se secouaient, s’agitaient avant de s’éteindre, une marque noirâtre de gangrène s’étalant à la vue.

La salle était sécurisée pour de bon cette fois.
L’équipe de Matt Eversman revenait de loin. Très très loin.
La mort avait été à deux pas…

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Sam 14 Juil - 9:22
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Rodney McKay


Le retour à la vie fut terriblement douloureux. D'abord, la mort effroyable de cette chose qui endolorit davantage mon corps déjà meurtri, et qui m'empêcha de sombrer dans l'inconscience. Puis, le fait de régurgiter ce qu'il en restait, horrible. Enfin, l'air envahissant mes poumons. Respirer me faisait terriblement mal, je toussais même plusieurs fois. Tout n'était que douleur dans chacun de mes membres. Ma gorge et mes poumons étaient en feu. Ma bouche me faisait atrocement souffrir. Je gardais les yeux fermés, allongé sur le sol sans bouger, respirant le plus lentement possible.

J'entendis du bruit autour de moi, mais impossible de dire de quoi il s'agissait. Ouvrir les paupières semblaient être beaucoup trop dur et douloureux, mais je fis cet effort colossal. Je tournai doucement la tête, émettant une longue plainte atroce. Je distinguai les formes de mes coéquipiers, dont l'un se rapprochait de moi. Trop affaibli pour bouger, je tentai de lui parler.

"Aid ... ez ... m ... oi"

Parler était dur, je toussai plusieurs fois, m'arrachant des gémissements de douleur. Même prononcer ces simples mots dans un murmure me firent grimacer. La souffrance était horrible, je voulais que ça s'arrête. Mon corps était secoué de légers spasmes, je ne sentais même plus mes membres ni mes muscles. Rien d'autre que la douleur. Je fermai les yeux, espérant sombrer dans une inconscience bienfaisante qui ne vint hélas pas du tout.

Christenson arriva jusqu’à moi. Il avait le visage tiré, les yeux mi-clos. Il agrippa mon gilet d’une main rageuse, révélant sa propre détresse et sa difficulté à se déplacer. Le militaire tenta d’arriver jusqu’à ma hauteur.

« Ro...dney...»

Il s’interrompit, l’air hagard, comme s’il cherchait un nouveau souffle, avant de passer les doigts sous ma gorge. Il savait que je souffrais le martyr, il savait que ce n’était pas un jeu, pas du cinéma. J’avais mal et je n’arrivais pas à l’ignorer, je n’arrivais pas à la faire cesser.

« Ca...hum...» Il toussa. « va...aller...accroche...toi...»

Pendant ce temps, Reinho s’occupait de Matt. Christenson s’allongea sur le dos à côté de moi, la tête posée sur le flanc de Kalash. Il faisait quelque chose avec ses mains tremblantes, un kit de soin. Il en mettait partout, l’éventrant et faisant tomber tout son contenu. Mais j’avais compris...j’avais compris !

« Tiens bon...morphine...arrive...»

Il me piqua la jambe. Et juste après, la douleur me quitta enfin. Elle céda du terrain sous l’anesthésiant…
Abattu, Christenson jeta la douille et s’affaissa. Il s’endormait sur Kalash.

« Tu...nous a...sauvé...»

Je voulus répondre à Christenson, mais aucun son ne sortit de ma gorge. La morphine fit rapidement effet, et la douleur s’envola comme par enchantement. Je fermai les yeux quelques instants, le temps de reprendre des forces maintenant que la souffrance partait. Mais sans m’en rendre compte, je m’endormis à mon tour dans un sommeil plus que réparateur.


Matt Eversman


La douleur était là, effroyable. Il n’y avait qu’elle, rien d autre ne comptait. Vive et lancinante, elle ne le quittait pas. La gorge devait être en sang, presque perforée par cette créature. L’éjection de cette boule ne se fit pas sans souffrance, bien au contraire. Ce fut encore pire. La créature semblait tout avoir ravagé pour se maintenir au maximum. La bouche entrouverte, chaque inspiration était une délivrance avant qu’elle ne ravive les plaies intérieures. Matt se sentait faible, si faible. Il ne parvenait pas à bouger, seuls les mouvements de sa poitrine témoignaient de son état vivant. Minute après minute, il réalisait un peu plus l’état dans lequel il était. Déplorable.

Bouger la main droite le fit gémir déclenchant une nouvelle vague de souffrance en plus. Il stoppa tout, laissant passer l’afflux avant de reprendre avec la gauche. Une main finit par passer sur son visage s’assurant que la mâchoire était toujours bien accrochée à son visage, chose dont il doutait. Pas de trous aussi sur la gorge ou même de sang. Quelques traces au niveau de sa bouche, témoignant de dégâts internes.

Une silhouette passa devant ses yeux. Reinho. Il fallut un bon moment avant qu’il ne le reconnaisse. Ce dernier le palpa vérifiant certainement son statut ; vivant. Matt avait terriblement envie de dormir et de se laisser aller. Il s’apprêtait à y céder lorsqu’une sensation lui revint en tête. Plutôt quelqu’un. Coleen. Elle avait cherché à rentrer dans son esprit, à y pénétrer pour certainement dérober les informations essentielles comme les codes de GDO, des emplacements stratégiques. Ce n’était pas de l’aide, c’était du vol. Il avait refusé de lui donner l’accès préférant mourir avec les données. Le visage de cette sbire lui revint en tête, l’image gravée dans sa tête. Traître… c’était ce qu’elle était. Il devait avertir les autres du danger ne pouvant laisser avec ce couteau prêt à être planté dans leur dos. Elle avait réussi son coup avec son équipe, elle ne devait pas faire de même avec les autres. Il lui fallait transmettre et surtout parler, chose qu’il ne pensait pas possible tant respirer lui demandait tant. L’oreillette radio fut activée d’une pression de l’annulaire. Rien que ce simple geste lui demanda pas mal.

// Evers...man pour Shep...pard. C’est... une traître... elle... nous a me...né droit ….dans un piège. Je... répète Coleen... est une traître//

Matt s’exprima d’une voix très faible, en plusieurs traîtres entrecoupées de respiration. Ce fut un effort intense qui le vida de nombreuses forces. Il ne pensa pas de suite à couper son émission radio, Reinho le fit pour lui. Quelque chose d’humide, râpeux de froid l’empêcha de sombrer de nouveau. Kalash. D’une main qui lui sembla peser le double de son poids habituel, il tenta de l’écarter pour qu’il cesse ses coups de langue, de tourner la tête de l’autre côté mais rien n’y fit. Pour y échapper, il n’eut pas d’autres choix que de se relever ce qui lui demanda un gros effort. La tête sembla lui tourner, il ne fallait pas demander lorsqu’il chercherait à se remettre debout.

”Tout… le monde…est...là ? Questionna-t-il d’une voix faible essayant vaguement d’observer autour de lui ne voyant que des corps plus ou moins allongés. Pas la peine de demander si ça allait bien, c’était pas le cas. Moment choisi par le Colonel Sheppard pour répondre à l’appel.

// Précisez Eversman //
// Pris… au piège…// Répéta-t-il difficilement, la voix sifflante indiquant une respiration laborieuse.
// Sur quelle affirmation c’est Coleen la traitre ? // reformula Sheppard. Celui avait une voix très dure mais il ne s’en rendait pas compte.
// Besoin… aide// Matt n’avait ni la capacité de développer ni la force. La gorge continuait de le brûler, de le faire sortir et chaque mot demandait un effort certain. Ils ne pouvaient nier leur besoin évident d’aide aussi bien médicale que militaire pour sécuriser la zone et partir à la recherche d’Hamilton.
// Ta position ? //
// Complexe….//
// Dans le bâtiment ou tu n’en sais rien ? Laisse tomber, je t'envoie des renforts sur le lieu où vous devez censé être. Terminé // //

Les renforts étaient en chemin, c’était une bonne chose et. ça en était une autre de mettre fin à cette conversation. Il avait tenté de la limiter au minimum mais avait dû forcer pour répondre aux interrogations de son officier. Le regard du Ranger se baissa, se posant sur sa main droite comprenant pourquoi celle-ci ne cessait de lui envoyer des messages de douleur. L’index pendait avec un angle peu habituel et une couleur étrange. Super… ça risquait d’être bien pratique pour actionner la gâchette tout ça. Cette nouvelle découverte fut un coup de taquet en plus derrière le crâne mettant à mal les défenses du Ranger.

« // Matt, ici Sheppard, une petite équipe va arriver tiens bon ! Terminé // » L'information fut ignorée, l'homme avait déjà sombré.

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Environnement


Ils étaient tous mal.
L’équipe entière finit par sombrer dans le sommeil malgré leurs efforts. Même Kalash, qui était parvenu à se redresser et rejoindre Matt, se coucha contre lui en posant sa tête sur sa rangers. Il était lui aussi en piteux état, sifflant des naseaux à chacune de ses expirations. Il fixait l’endroit où son maître avait disparu en couinant presque silencieusement. Cela trahissait toute son angoisse et la douleur qu’il partageait avec l’équipe.

Une demi-heure plus tard, ils se reveillèrent successivement. Reinho et Chris étaient les premiers à avoir ouverts les yeux. Ils faisaient le compte de leur équipement après avoir inspecté visuellement la destruction de tous les cocons. Malheureusement, tout le monde avait les jambes lourdes, se lever tiendrait d’un grand effort et marcher encore plus.

Quelqu’un tapa du coude contre le sergent, l’obligeant à ouvrir les yeux.

« Réveille-toi. »

Il répéta l’opération un peu plus fort.

« Ouvre les yeux, sergent. On a un pépin ! »

Reinho avait mit de côté toute rancoeur après une telle épreuve. Il avait les lèvres gercées et le visage tiré.

« Plus de réception radio. On capte plus personne... »

Un tour d’horizon lui permettrait de voir qu’ils étaient tous là, en train d’émerger. Christenson s’était approcher de McKay pour voir s’il allait bien. Mais son regard s’était posé sur Kalash, couché devant l’endroit où Alek avait disparu, les oreilles basses. Il découvrir que cet accès, bien ouvert, avait l’intérieur qui changeait…

« Hé, Rodney ! »

Il lui tapota l’épaule pour montrer l’endroit.
C’était comme si l’image que l’on voyait au travers de cette encadrure de porte Wraith…”zappait”. Comme si quelqu’un changeait de chaîne.
A chaque fois, un grésillement se faisait en à peine une fraction de seconde et hop : du feu.
Hop : une salle pleine de brouillard rouge.
Hop : une sorte de “nuit”
Hop : une dune de glace frappée d’une tempête de blizzard.
Hop : une salle entièrement immergée d’eau.

Ca n’arrêtait pas de changer. Les dimensions des salles également. Parfois même, on ne voyait pas les contours.
Kalash se mit à gémir, toujours en observant ce changement incessant.
Alek était quelque part là-bas, perdu…

Matt Eversman


Les coups de coudes dans les côtes le réveillèrent, le forçant à ouvrir les yeux. Ce fut laborieux. L’esprit avait du mal à s’en remettre, le corps davantage. La gorge semblait aller un peu mieux. C’était supportable. Matt bascula de nouveau en position assise, non sans multiplier les soupirs. La bouche était sèche, presque pateuse. Il finit par se focaliser sur son interlocuteur, Reinho. Déception du côté du Ranger qui pensait découvrir des renforts auprès d’eux. Personne n’était venu à leur aide et ce que lui appris le soldat ne le mit pas de bonne humeur. Ce n'était pas bon ça. Par réflexe, le Sergent tenta de faire fonctionner sa radio.

// Ici Eversman. Quelqu’un m’entend ?.// Il eut beau modifier la fréquence de la radio, rien. Ils étaient seuls et ce n’était pas bon du tout. Mais soudain...
// Schhh...sman....rrrrr...im….ones....ois ?...//
// La transmision est mauvaise. Répétez // La voix fut un peu plus forte que nécessaire, mue par l’envie d’obtenir une réponse.
// ...ral Kim Jon...Sman...evez ?//
Le prénom Kim ne l’aida pas des masses, Matt était mauvais côté mémoire ayant le plus grand mal à associer un nom à un visage. Il n’allait néanmoins pas cracher sur de l’aide, bien au contraire et s'empressa de répondre. // 2/5 Caporal. Où êtes vous ? // En attente, il attrapa la gourde avec laquelle Reinho s’abbreuvait pour en boire à son tour. L’eau froide faisait un bien fou apaisant les tensions de la gorge.
// ...nière posit...nnue...où..tes-vous ? Bon..ang.//
C’était pénible de devoir déduire les syllabes manquantes. Dernière position connue, ça devait être à l’entrée du complexe. Peut être même derrière cette fichue porte ? Le Ranger fit signe à Reinho de se diriger vers la porte oubliant l’état pitoyable de sa main provoquant un sursaut de douleur. Le gémissement passa dans l’appel radio avant qu’il ne renouvelle de sa main valide.
// On est coincé. Une porte s’est refermée derrière nous //
// ...att...prenez pas...où..tes-vous...loir a dispar...grand vide...ien..ou ete...us ?!?.//
” Les mecs, faites un max de bruit. Les secours sont proches“ Gueula-t-il à ses coéquipiers. Reinho s’empressa de réduire la distance le séparant de la porte avant de taper dessus. Christenson l’imita. // Vous nous entendez ?//
// ...gatif...tendons ri...Sman, plus de coul...plus de coul...rand trou à la place...//
La réponse radio laissa le Ranger dubitatif et sans mots. Son regard passa de l’un à l’autre, chacun affichant une tête médusée par la situation. Où étaient-ils ? Si le couloir n’était plus là, si la pièce n’était plus. Dans quoi étaient-ils enfermés ? Matt inspecta les alentours du regard ne parvenant pas à quoi qu’ils n’étaient plus au même endroit. Au prix d’un bel effort, il parvint à se remettre sur pieds.
” McKay ?“ C’était toujours envers lui qu’on se tournait lorsque la situation prenait un tournant catastrophique. A la vue de sa mine, il semblait tout aussi déboussolé qu’eux. Si lui ne savait, Eversman pouvait difficilement trouver une explication logique.
// Essayez de nous localiser avec nos puces ou avec le signal radio. // Le ton était teinté d’agacement. La situation échappait au Ranger. L’espoir de l’arrivée des secours n’était plus. La joie avait été de courte durée et la surprise au réveil très mauvaise.


Rodney McKay


Au bout d'un moment qui me parut être une éternité, je finis par reprendre lentement conscience. La morphine commençait à ne plus faire effet, et la douleur dans mon corps se réveillait. Mais beaucoup moins forte qu'avant. Mes membres étaient encore endoloris, ma gorge et mes poumons me brûlaient encore un peu, et les muscles de ma mâchoire étaient encore sensibles. Mais ça allait déjà mieux qu'avant. Je commençai à ouvrir mes lourdes paupières, ma vision était floue, pendant qu'autour de moi, l'équipe émergeait aussi. Je tentai de bouger, gémissant encore un peu, avant de me redresser très lentement pour m'asseoir. J'avais encore mal, mais c'était supportable. Enfin, supportable pour quelqu'un de normal. Pour moi, c'était encore trop. Toussant plusieurs fois, je pus enfin discerner les formes autour de moi. Sur le coup, je ne sus pas ce que je faisais là, ni où je me trouvais.

"Où sommes nous ?"

Parler me faisait encore un peu mal, et je toussai encore. Puis, la mémoire me revint. La salle des cocons. La créature. La mort qui avait failli me prendre. Non, je n'étais pas mort. Je ne me rappelai même plus comment je m'en étais sortis d'ailleurs. Plus loin, Matt parla tout seul. Non, dans sa radio, et une voix résonna dans mon oreille en réponse, comme dans celles du reste de l'équipe. Quelqu'un venait nous chercher, mais sans nous trouver. Impossible, il n'y avait qu'un seul chemin à suivre. Quoi ? Un trou dans le couloir où on aurait dû être ? C'était incompréhensible. Et comme d'habitude, le militaire se tournait vers moi pour donner une explication sensée à ce qui nous arrivait. Mais, qu'est ce que j'en savais, moi ? Je secouai la tête, encore affaibli par cette douloureuse épreuve.

"Non ... je sais pas ce qui se passe. Comment ... voulez vous que j'y comprenne quelque chose ?"

J'avais du mal à réfléchir, j'étais encore fatigué, et je ressentais encore un peu de douleur par endroit. Toussant à nouveau, je voulus fermer les yeux et m'endormir à nouveau, mais non, il fallait lutter. Mais comment ? Ah oui, une idée me vint en tête. La fiole rose, quelle bonne idée. Cherchant dans mon sac, je finis par trouver la petite fiole, et avala son contenu. Puis, je pris ma gourde, et but quelques gorgées d'eau qui me firent du bien. Et finalement, je mangeai une ration militaire, parce que j'avais faim, et que je devais reprendre des forces. Peu m'importait que la situation autour de moi était dangereuse, mon estomac n'attendait pas.

Lentement, la boisson de renfort me fit de l'effet, et je récupérai mes forces. Mais au même moment, Christenson m'interpella, et je tournai la tête vers là où il regardait. Une porte ouverte très étrange. Au delà de la porte, il n'y avait pas de couloir ou de salle. Mais du feu. Ah non, maintenant c'était de l'eau. Tiens, un blizzard sur une dune gelée. Et là, ça avait encore changé, c'était une pièce remplie de gaz. D'ailleurs, Kalash aboyait devant cette salle. Je fronçai les sourcils, essayant de me redresser difficilement. Christenson m'aida à me remettre debout, et ce fut en gémissant de douleur, sur mes jambes tremblantes, que je fis quelques pas vers la porte, dont ce qu'il y avait au delà venait encore de changer. Un grésillement se faisait entendre à chaque changement de ... quoi ? Dimension ? Tableau ? Allez, va pour tableau. J'étais tout aussi perdu que les autres.

"Mais qu'est ce que c'est que ça ?"

Et voilà encore la salle remplie d'eau. Puis le noir complet. Tiens, encore le brouillard, avec le chien qui se mit encore à aboyer. Alors que les autres cherchaient à comprendre ce qui se passait, enfin me demandaient ce qui se passait, je levai la main pour les faire taire.

"Donnez moi quelques instants, je réfléchis".

J'allais m'asseoir contre la paroi de la pièce, massant mes tempes pour essayer de réfléchir correctement. Que se passait-il ? Qu'est ce que c'était que cette porte, et ce qu'il y avait derrière ? Plusieurs minutes passèrent, puis je me redressai aussitôt, une lueur dans les yeux. Une idée m'était venue en tête. Je me levai plus facilement que toute à l'heure, l'effet de la fiole rose faisant maintenant complètement effet. Sans me soucier de mes compagnons, je me dirigeai vers la porte qui continuait de changer de tableaux toutes les deux ou trois secondes. Certains tableaux revinrent même plusieurs fois, mais il y en avait beaucoup de différents. Je me mis à chercher quelque chose autour du montant de la porte, puis sur les murs, mais rien. Je soupirai.

"Il n'y a rien. Pas de trace de panneau de contrôle, de boitier de commande, ou autre chose qui me permettrait d'éteindre ce truc".

Et sans mon scanner, je ne pourrais pas faire davantage de recherche. Pourtant, il fallait faire quelque chose. Kalash attira encore mon attention en aboyant une nouvelle fois devant la salle remplie de gaz, et ce fut à ce moment là que je constatai que ce gaz était de couleur rouge. Exactement comme celui qui se trouvait dans la salle des cocons, avant de disparaître mystérieusement. Le comportement du chien m'intriguai, et je me mis à réfléchir à toute vitesse. Jusqu'à ce qu'un éclair de génie traverse mon esprit. Aussitôt, je me dirigeai vers mon sac à dos posé par terre, et en sortis mon ordinateur. Les données que le scanner avaient enregistrés lors du passage d'Alek à cet endroit. Oui c'était ça, c'était la clé.

"Je crois comprendre ce qui se passe ici. Ou plutôt, ce qui s'est passé avec Alek".

Tout en parlant, je vérifiai ma théorie en analysant à nouveau les données. Ce qui se confirmait.

"La technologie qu'utilise cette porte est très différente de celle que nous connaissons. Une seule explication : ce n'est ni wraith, ni lantien. C'est une technologie inconnue. Et je pense que la salle des cocons que la reine a installé n'est pas là pour nous empêcher d'aller vers cette porte, mais plutôt pour empêcher quiconque de venir de cette porte et d'entrer dans la base wraith. Et Hamilton a déclenché une sorte de mécanisme de défense en arrivant à cette porte. Enfin, un double mécanisme de défense".

Le tableau montrant la salle remplie de gaz arriva à nouveau, et je la désignai.

"Regardez, du gaz rouge, comme celui qui était là toute à l'heure. J'ai une théorie qui se confirme grâce aux différents relevés du scanner que j'ai donné à Hamilton. A mon avis, cette porte était ouverte mais inactive depuis le début. Le gaz de la salle inconnue s'est répandue ici. Et lorsque Alek a franchi le seuil, il a déclenché un mécanisme qui empêche quiconque de venir de cette mystérieuse salle jusqu'ici. Un champs de force est apparu dans l'encadrement de la porte, et vu que ça s'est déclenché, le système de défense des wraiths s'est activé aussi en faisant éclore les cocons, car il a cru qu'un intrus était arrivé de là".

Là où ça devenait difficile à expliquer, c'était tous ces tableaux.

"Revenons en à ça" dis je en désignant les différents tableaux qui se succédaient.

"Vous vous souvenez quand je vous ai dit qu'il s'agissait d'une technologie inconnue ? Et bien, je ne peux pas la désactiver ni la contrôler, il n'y a aucun panneau de contrôle. Par contre, je pense comprendre à quoi nous avons à faire. C'est un piège destiné à toute personne qui voudrait aller au delà de cette porte. Et vu que c'est une technologie inconnue, et ce que j'ai détecté toute à l'heure sur la Zone d'Atterrissage, je parie qu'il y a le Syphon de l'autre côté. Mais, les concepteurs de cette technologie l'ont protégé des intrus en ayant créer ces sortes de dimensions successives. Si vous passez cette porte, vous déclenchez le mécanisme de défense, et vous vous retrouvez projeté dans différentes "dimensions" étranges, à errer pour trouver une sortie, comme dans un labyrinthe. Certains tableaux sont à peu près tranquilles, mais d'autres sont très dangereux. Et Alek doit être perdu à l'intérieur, dans l'un de ces tableaux. Kalash n'arrête pas d'aboyer devant la pièce remplie de gaz rouge parce que c'est le point de départ, d'où ma théorie que c'était figé toute à l'heure, et que le dispositif était éteint ou en sommeil".

Y avait-il une chance de tomber sur Alek dans cette salle alors ? Hélas non. D'ailleurs, les relevés enregistrés au moment où la corde s'était tendue, puis agitée dans tous les sens jusqu'au plafond avait apparemment une explication. En réalité, Alek avait simplement fait une chute en passant la porte. La gravité semblait être inversée par rapport à ce qu'on avait constaté. Enfin bref, je repris mes explications.

"Les relevés du scanner indiquent qu'il a changé plusieurs fois de tableau, de dimension, jusqu'à ce que je perde le signal dans de l'eau. Et comme par hasard, il y a une salle remplie d'eau qui passe de temps en temps. Le scanner avait aussi détecté pendant l'incident un taux létal de gaz, une très forte chaleur avant de finir dans de l'eau. Je pense qu'Alek a été téléporté ou a changé de zones je ne sais pas comment dans ces différents endroits. J'ignore combien de temps il est resté dans le gaz mortel, ou dans le feu ou dans l'eau, ni ce qui s'est passé après avoir perdu le signal du scanner. Je ne sais pas s'il est encore en vie. Ou non. Et surtout, où il est maintenant".

Je laissai les autres digérer ces nouvelles. Moi même, j'avais du mal avec tout ça. Puis, autre chose me vint en tête. Quelque chose encore plus dur à comprendre. Je secouai la tête.

"Les renforts n'arriveront pas, car selon moi, on est dans une sorte de paradoxe. Cette pièce est rattachée à celle qui appartient à la technologie inconnue. En voyant les cocons éclore, les wraiths ont cru que cette salle là était perdue, ils ont du vouloir la faire disparaître, ou je ne sais quoi, pour protéger leur base. Mais au lieu de mourir, vu que notre salle est littéralement collée à cette étrange phénomène, c'est comme si cette partie de l'installation était envoyée ... ailleurs. Ce qui expliquerait le trou qui se trouve dans le couloir où nous étions. En clair : on est pris au piège ici".

Je voyais bien à la tête de mes coéquipiers qu'ils avaient du mal à suivre mes explications. Normal, ce n'étaient pas des génies. C'était connu que les militaires étaient loin d'être intelligents. A part la belle Samantha Carter, la seule exception. Enfin bref, revenons en à nos moutons. Je jetai un oeil aux différents tableaux qui se succédaient, avec une seule constatation : il fallait continuer. Rester là ne servirait à rien. Et ne pas bouger n'aiderait pas à retrouver Alek. Ni à étudier le Syphon. Cependant, ces tableaux avaient l'air périlleux pour certains, mieux valait être en pleine forme pour les affronter. Et comme il s'agissait d'un labyrinthe aux propriétés physiques, j'étais hélas tout désigné pour y aller. Oh non, pitié, pas du danger, s'il vous plaît. Mais avais je le choix ? J'étais le plus intelligent du groupe, Matt était blessé, et le Syphon me poussait à la curiosité. Je me retournai vers Eversman.

"Sergent, je pense pouvoir retracer le parcours qu'a emprunté Hamilton. Mais pour ça, je dois aller dans ces tableaux. Ca ne m'enchante pas d'y aller, je n'aime pas aller au devant du danger, mais je crois que je n'ai pas le choix. C'est de la pure physique et de la logique, et ce Syphon doit être étudié. Par contre, les tableaux sont très dangereux, il vaut mieux être valide pour y aller. Kalash va devoir rester là. Et je crois que vous devriez également rester ici, votre blessure risque de s’aggraver si vous entrez là dedans. Sans compter que vous ne pourrez surement pas faire grand chose une fois là dedans".

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Matt Eversman


Mckay avait besoin d’un moment pour analyser la situation et visiblement il y parvenait mieux avec l’estomac bien rempli. Un peu de réconfort, même uniquement physique ne ferait pas de mal, bien au contraire. Gardant le silence, le Sergent l’imita sortant le nécessaire de ses poches notamment un gel énergétique ainsi qu’une barre de céréales chocolatées dans un mauvais état. Tanpis, ça ne suffirait pas pour y échapper et y croquer dedans à pleine dents. Ça faisait du bien, cette pause tout autant que manger quelque chose. Matt dut freiner ses envies de boisson essayant d’économiser l’eau ne sachant pas s’il était coincé là pour un certain temps. La gourde fut néanmoins vidée, lui restait sa poche d’eau inviolée.

Le casque avait été ôté permettant à ses cervicales d’obtenir une petite pause. Lorsqu’il eut terminé de manger, le Génie se lança dans diverses explications visiblement bien plus pour lui même qu’eux. Il le laissa ainsi faire préférant prendre un peu de ce temps pour fixer son doigt. Il récupéra la cuillère plastique de la ration de Reinho, s’en servant d’attelle avant de mettre en place un bandage autour pour bien le maintenir en place. Ce dernier lui vint en aide pour bien le fixer. Le résultat n’était pas très beau ni même pratique. Il doutait même que ce soit la bonne conduite à tenir mais à défaut d’être un expert en soins, on faisait comme on pouvait. Le doigt brisé serait ainsi moins sollicité et peut être moins douloureux par conséquent. C’était supportable et non vital, il ferait avec. Mckay était toujours dans ses explications, il fit de son mieux pour s’y raccrocher et surtout essayer d’en comprendre un petit peu.

Du long monologue du scientifique, il n’en retenu que quelques données : Hamilton pouvait être toujours en vie, coincé dans l’une de ses dimensions et les renforts ne viendraient pas. Ils étaient en quelque sorte coincés ici.

”Kalash peut-il traverser cet horizon ?“ Cela n’avait beau n’être qu’un animal, c’était un soldat ainsi que le compagnon de son ami. Il ne se voyait pas le laisser en arrière. ”Y a-t-il un moyen de sortir d’ici ? Autre que de traverser cet horizon ? “

"Je pense que c’est trop dangereux pour lui. On ne sait pas trop ce qui nous attend de l’autre côté de cette porte. Imaginez qu’il se sauve et qu’on le perde également. Il serait condamné. Quant à trouver une autre issue, on peut peut être essayer de forcer la porte close, mais elle a l’air solide. Ca prendrait peut être beaucoup de temps. Et je n’ai trouvé aucun moyen pour l’ouvrir manuellement. Non, l’issue doit être de l’autre côté de ces tableaux, là où se trouve le Syphon. Si j’arrive à l’atteindre et à l’étudier, je pourrais sans doute trouver une solution pour nous sortir de là".

Le chien ne pouvait aller plus loin. Matt ne pouvait se résoudre à l’abandonner tout comme il ne pouvait se permettre de lâcher McKay dans un monde hostile. C’était le génie du groupe mais aussi l’homme le plus important de l’escouade et peut être de l’expédition. S’il y en avait bien un qui ne devait pas mourir ici, c’était lui. Le choix était cornélien. Les communications radios ne fonctionnant pas de l’autre côté, impossible de savoir dans quoi il s’engageait ou ses hommes. Lui ne se souciait pas de sa condition, ce n’était qu’un doigt. Rien de bien vital. Ce serait pénible mais largement supportable. Quelqu’un devait rester là, avec Kalash mais aussi pour faire les communications avec l’extérieur.

”Reinho, Christenson. Vous escortez Mckay.“ Annonça-t-il mine basse ayant un peu l’impression de se tirer une balle dans le pied. Il détestait plus que tout rester en arrière mais pouvait-il laisser l’un des deux soldats seuls ? Non… Tout comme il ne pouvait pas Mckay sans escorte suffisante.

« Négatif, sergent. » fit Reinho sans aucune gène. « Faut au moins quelqu’un pour rester avec toi. Si jamais une menace quelconque débarque, tu brilleras pas avec ton doigt cassé. »
”J’ai Kalash avec moi, ça suffira… Les priorités sont de retrouver Hamilton et de protéger Mckay. ”“ Tout en parlant, il tapota doucement le flanc de l’animal. C’était bien la première fois qu’il faisait réellement attention à lui. C’était ce qui lui restait d’Alek pour le moment. Son regard se posa sur les deux militaires tout en leur énonçant les objectifs de mission, à eux de veiller ou plutôt supporter Mckay et de retrouver Hamilton.

Reinho observa Matt en secouant négativement la tête.
« Un chien de combat et un rangers au doigt cassé, tu es sûr de toi ? »
« Ça ferait un bon scénario de film. » répliqua-t-il bien résolu à ne pas changer de plan. C’est ce qui lui paraissait le plus logique, le mieux pour le groupe.
Il fit silence et s’agenouilla auprès de l’homme.
« J’ai une claymore dans mon sac. Tu la veux ? »

C’était la proposition déguisée pour jouer les kamikazes en cas de problème. Reinho lui proposait par là de s’attacher la mine sur le bide et de la déclencher s’il n’avait vraiment plus aucune chance de survie. Il savait, de lui-même, que le rangers n’était pas spécialement désireux de se faire sauter les dents. Mais s’il y avait menace, peut-être serait-il mieux d’embarquer le danger avec soi non ?

« Non.» S’il fallait en arriver jusque là, il saurait faire en sorte de ne pas se rater cette fois. Il ne se ferait pas capturer de nouveau. Matt ne préférait pas y penser repoussant ses pensées très loin dans son esprit. Ce n’était pas le moment de penser à cela, il devait se focaliser sur la conduite à tenir. Matt se remit sur pieds.

« Protégez Mckay et trouvez Hamilton. » Répéta-t-il une fois de plus. Il aurait aimé les accompagner mais quelqu’un devait rester en arrière. Ce n’était pas de gaité de coeur qu’il avait fait ce choix, ni même pour jouer le héros. C’était simplement le plus judicieux.

Christenson aussi était hésitant. Mais le rangers avait raison sur un point : il fallait protéger Rodney. Il se prépara silencieusement en sentant une vive angoisse monter en lui. Ce truc n’était pas normal, il n’y avait aucun contact radio avec Hamilton depuis sa disparition. Chris espérait le retrouver à temps, qu’il soit en vie. Mais une petite part de lui, un peu plus égoïste, se tournait vers sa femme et son gamin.
Chris ne voulait pas y rester dans ce truc incohérent, incompréhensible.

Piégé dans un paradoxe. Il savait même pas ce que ça voulait vraiment dire. Il se faisait simplement quelques rapprochements avec des films de sciences fictions purement inventés. Le soldat essaya de se calmer en s’équipant, assurant son arme, vérifiant qu’il ne laissait rien derrière.

Le soldat s’éloigna et récupéra les restes de cordes. Après avoir désarmé son neuf millimètre, il l’accrocha au bout puis envoya le tout au travers de la porte qui grésillait. Le tableau qui s’était matérialisé à ce moment-là représentait un désert de dunes rocailleuses. Comme une grande étendue de plaques de pierres, comme de l’ardoise rocheuse, dont la pente semblait inversée. D’ailleurs, la corde partait sur la droite, comme si le poids du pistolet était soumis à une autre gravité.

Domenic avait peur. Il fallait bien le reconnaître.
Il ne voulait pas y aller, trouvant cette salle-là bien plus “sécurisante” que de se jeter dans l’inconnu de ce fameux système à la technologie méconnue. Grimes aussi portait les stigmates d’une anxiété progressive. Le soldat hocha la tête. D’eux tous, c’est Rodney qui en devenait le plus courageux. Ou alors il cachait très bien son jeu.

« On peut stabiliser un passage en balançant un truc dedans... » Il tenait toujours la corde qui pendouillait dans un sens étrange de l’autre côté. « Rodney, il te faut un paysage en particulier ? »


Rodney McKay


La nourriture, l'eau et la boisson de renfort me firent beaucoup de bien, et peu à peu, la douleur disparaissait complètement de mon corps. Je pus enfin réfléchir correctement, comme à mon habitude, et je me lançai dans des explications concernant notre position, et ce qui se trouvait en face de nous. Pas sûr que les militaires aient compris grand chose de mon monologue, mais peut m'importait. Il fallait faire quelque chose, et pour moi, la clé était ce fameux Syphon que je devais étudier pour voir de quoi il s'agissait. Et bien sûr, essayer de trouver Hamilton au passage. Mais, la seule issue était ces fameux portails. Et tous ne pourraient pas passer, à commencer par Kalash qui pouvait s'échapper et se perdre dans ces tableaux, comme son maître. Il devait rester là, mais pas seul. J'expliquai la potentielle dangerosité de la situation, surtout concernant Matt et son état. Ce dernier accepta de rester avec le chien, et il envoya les deux autres militaires me protéger.

La perspective d'aller affronter tout ce labyrinthe ne me plut pas du tout, et si j'avais pu, je me serais enfui en courant. Pourtant, ce n'était pas les militaires qui allaient résoudre la situation. Il n'y avait que moi pour nous sortir de là. Comme d'habitude. Que feraient-ils si je n'étais pas là ? J'étais terrorisé, mais j'essayais de me convaincre qu'il fallait le faire, et que tout se passerait bien. J'ignorais si ma peur se lisait sur mon visage, mais je restais le nez collé sur l'écran de mon ordinateur, vérifiant toutes les données que j'avais à disposition, pendant que mes deux garde du corps effectuaient les derniers préparatifs. Je vis Christenson attacher un pistolet au bout de la corde, et se préparer à la lancer à travers le tableau. Très mauvaise idée à mon avis.

"Non, attendez, je dois vérifier que le ..."

Mais trop tard, Christenson avait jeté l'objet à travers la porte. Et à ma grande surprise, le tableau ne changea pas, il restait ouvert sur une sorte d'étendue rocailleuse. La corde partit un peu sur le côté, signe que la gravité ne devait pas être la même qu'ici. Le soldat me demanda alors quel tableau choisir. Je déglutis un peu, apeuré, réfléchissant à ce qu'il fallait décider.

"Heu ... et bien ... je ..."

Quel tableau prendre ? Là était la grande question. D'après les relevés que j'avais eu au moment où Hamilton avait disparu, le taux de gaz était suffisamment haut pour être létal, alors il valait mieux éviter la salle contentant le gaz rouge, au cas où. Les autres étaient tous aussi dangereux. Et le tableau noir comme en pleine nuit, je craignais soit un vide sans fond, soit une horrible créature tapie dans l'ombre. La plaine rocailleuse située devant moi m'avait l'air d'être un bon compromis pour commencer, et j'acquiesçai d'un léger hochement de tête, pas très rassuré.

"On va prendre ce tableau là, il a l'air moins dangereux que les autres".

Alors que les deux militaires se préparaient à partir, je me tournai vers Matt, debout à côté de Kalash. J'eus un petit sourire tremblant, tout en levant ma main vers lui, comme pour lui dire au revoir. Ou faire mes adieux.

"J'essaierais de voir si les communications radios fonctionnent. Si on ne trouve rien d'ici deux heures, on reviendra".

Du moins, on essaiera. Puis, je respirai profondément, pris mon courage à deux mains, et traversa le champs de force qui me séparait du portail. Je m'attendai à mourir à tout instant, mais rien. Me voilà de l'autre côté de la porte, marchant sur un sol rocailleux. L'air était respirable. Je n'étais donc pas mort. Un sourire de satisfaction naquit sur mes lèvres, mais un son retentit sur mon ordinateur, tandis que Christenton et Reinho me rejoignaient.

"Non. C'est impossible".

Pour une raison inconnue, je continuai de recevoir des données de mon scanner. Il n'était donc pas détruit ? Mais où était-il ? Le signal était très faible, il devait être donc loin de ma position. C'était sûrement pour ça que j'avais perdu le signal toute à l'heure, il s'était trop éloigné. Avant de poursuivre, je devais vérifier quelque chose. J'appuyai sur mon oreillette.

//Sergent Eversman, vous me recevez ?//

Aucune réponse, rien. Les communications ne passaient hélas pas. Je soupirai, puis sans attendre, je me mis à effectuer différents calculs en pianotant sur le clavier. Beaucoup de données nouvellement reçues étaient erronées ou complètement incohérentes. Mais, les dernières données faisaient état d'une raréfaction de l'oxygène, et d'une température de - 28°. Je repensais au tableau représentant une étendue gelée dans une tempête glaciale, et un frisson me parcourut l'échine. Secouant la tête, je continuai mes calculs en intégrant les nouvelles données, afin de savoir quel chemin prendre.

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Du côté d’Alek
Solitude & Ténèbres



Alek s’était mis à tousser.
Le brouillard était de plus en plus opaque à mesure qu’il approchait de ce nouvel accès. Il s’agissait forcément de son origine, la brume émanait de cet endroit par vagues, par nappes, comme le ressac qui se produit en ricochant sur les bords dessinant le contour de la porte. Il était également plus difficile d’y voir à travers, l’intérieur était impossible à discerner, comme si la nouvelle salle avait une dimension bien supérieure.

Au moment où Alek passa l’ouverture, il sentit un courant électrique le parcourir, un éclat d’électricité statique comme nous connaissons tous un jour, le petit coup de bourre bien désagréable lorsqu’il se produit au bout des doigts. Pour Alek, c’était faire cette expérience sur chacune de ses extrémités. Et avant même qu’il ne se pose une question à ce sujet, il sentit la gravité prendre soudainement une nouvelle direction. Alek chuta dans le vide comme si l’environnement qui se trouvait devant lui le rapprochait alors du plancher des vaches.

Alek tomba.
Il tomba littéralement, comme s’il avait sauté d’un avion en plein vol, son corps prenant de plus en plus de vitesse sans que ses mains ne puissent trouver la moindre accroche. La brume était devenue sombre, rouge sang, concentrée. Il suffoquait tout en subissant la chute libre. La salle n’était pourtant pas aussi immense et il fut soudainement absorbé par une toute nouvelle gravité qui le fit tomber sur le côté. Un virage de voltige et le voilà à voir le mur, un mur !!! Pas un sol !! Se rapprocher malgré la tension qui s’exerçait par la corde sur sa poignée dorsale.
Là, Alek dégringola pile en plein centre d’un nouvel accès. On venait de le prendre pour l’homme fléchette à ce compte. Nouveau coup de bourre et l’environnement fût brutalement infernal, une chaleur terrible, horrible. Il sentit son gilet gémir brutalement, son casque chauffer et son uniforme absorber cette terrible hausse de température.
Un couloir, un nouveau. La tension dans la corde le retint soudainement, il se retrouva suspendu de tout son poids dans le vide d’une nouvelle salle cubique remplie...d’eau ?!?

C’est ça. D’immenses bulles d’eau !
Des bulles immenses qui lévitaient comme si elles n’étaient pas soumises à la gravité, évoluant sous une très faible influence que l’apesanteur rendait importante. Le maître-chien était encore en train de se remettre de cet événement incroyable et perturbant lorsque deux bulles s’impactèrent devant lui. Elles rebondirent en se repoussant...et l’une de ces bulles migra jusqu’à lui, le plongeant bientôt dans une orbe d’eau gelée.
Il y avait du sel, c’était de l’eau salée...de l’eau de mer…
Et cette orbe venait de s’arrêter sur lui. Elle l’engloutissait…
Cette corde qui le retenait dedans allait lui coûter la vie s’il ne faisait rien.


Alek Hamilton


J’avais passé cette fameuse porte d’où je voyais sortir le brouillard rouge. Je savais que faire ça pouvait être dangereux mais après tout il fallait que je trouve une issue à cette salle. Je tenais mon arme prête à faire feu si j’étais attaqué.

Mais je ne fus pas attaqué à proprement parlé..je reçu une décharge électrique comme lorsque qu’on travaille sur le changement d’une prise chez soi et qu’on a oublié de couper le courant. Le mérite c’est que ça avait de quoi me réveiller sauf que ce qui suivit ensuite, fut le chaos. Je tombais...déjà what the fuck mais c’était bien la sensation d’une chute libre et ensuite c’est comme si j’étais devenu un pantin désarticulé qu’on envoyait valser un coup à droite, un coup à gauche, un coup en haut. Je voyais des murs se rapprocher de moi, puis des sols, des plafonds, et à la fin je ne savais plus distinguer les paroies.

J’étais complètement désorienté et aussi encore un peu engourdi par la décharge électrique reçue plus tôt. Partout où j’essayais de voir je voyais ce brouillard rouge sang et ces sensations d’être balloté dans tous les sens. Ah ben je savais maintenant ce que pouvait ressentir les vêtements quand ils étaient dans la machine à laver. Ca n’avait rien d’enviable comme sensation.

Tout à coup un nouveau phénomène bizarre se produisit, comme si j’étais toujours secoué mais cette fois dans l’intérieur d’un fou. Oh là fallait se calmer, j’avais la tronche d’un poulet rôti peut être ? Mon casque était brûlant, mon uniforme aussi et je parlais même pas du gilet MOLLE qui était littéralement en train de cuire. Cette fois j’étais vraiment dans un merde noire...pfff ça m’apprendra à me montrer volontaire pour une mission. PLUS JAMAIS.

Pendant tout ce temps j’en avais presque oublié que j’étais encore relié à la corde. D’ailleurs je n’avais pas entendu les cris de panique de mon équipe ni les aboiements de Kalash. D’un coup tout s’arrêta net et j’avais l’impression d’être suspendu en l’air..en me tournant un peu, je me rendis compte que ce n’était pas qu’une impression. J’étais pendu en hauteur comme un jambon qu’on a fumé et qu’on attend qu’il se bonifie avec l’âge. Bah ils étaient mal barrés avec moi.

Je regardais sous moi et je voyais des bulles d’eau géantes. Non, non je vous jure que je n’ai rien fumé de louche...ou alors c’est ce brouillard qui contenait une toxine délirante. Les bulles d’eau bougeaient toutes seules...et se rentraient dedans en se repoussant. Woooow je faisais un bad trip sévère là. Une des bulles d’eau qui avait été repoussé se dirigeait droit vers moi et m’engloutit. Donc après avoir été électrocuté, avoir volé, avoir été chauffé à thermostat 8 et ensuite pendu comme un petit cochon, maintenant j’étais en train de me noyer.

Ca peut sembler bizarre de le dire aussi froidement mais là en cet instant si je paniquais, j’étais mort à coup sûr. Et franchement ça m’aurait ennuyé un chouilla. Par contre je devais agir vite et bien. Après la chaleur intense, j’avais droit au froid intense. Mouais fallait que j’explique mieux aux Wraiths, le concept de douche écossaise… Je tentais de nager mais je me sentis retenu par quelque chose. Ah oui merde la corde..le truc censé me sauver les miches allait me tuer...génial. Je sortis mon couteau de sous mon uniforme au niveau de mon avant bras. Maintenant localiser la corde, elle était attachée en haut de mon gilet. Super pas pratique pour la couper. Je posais le couteau et commençait un mouvement de scie pour la sectionner. L’eau la rendait molle donc ce n’était pas simple mais avec la chaleur précédente elle avait commencé à brûler donc il restait moins de filament qu’au début.

Je sectionnais le plus vite que je pouvais et finalement elle céda et j’étais à nouveau libre de mes mouvements. Je nageais vers un bord, sans trop savoir vers quel bord j’allais. Au prix de beaucoup d’efforts, j’arrivais au moins à sortir la tête de l’eau et heureusement car mes poumons me brûlaient. Ben ouais hein...j’avais plus 35 ans mais plus que ça et tout mon corps me le faisait sentir.

Par contre, dés que je commençais à atteindre la surface, je sentais ces étranges “vagues” remuer davantage. Je me rendais compte soudainement que la bulle cherchait de nouveau à m’engloutir, à me garder en plein centre de son orbe gelée. J’avais les bras et les jambes qui s’engourdissaient...et devant, en dessous, partout : des bulles qui lévitaient en apesanteur en se déplaçant et s’entrechoquant.
Là, en bas, à une hauteur vertigineuse, il y avait comme...une mer...dans une salle qui n’avait rien de Wraith.

J’avais beaucoup de mal à conserver ma tête hors de l’eau de cette foutue bulle. J’étais gelé, et je détestais avoir froid, j’étais beaucoup plus habitué à la haute chaleur mais le froid je ne savais pas comment réagir. Je savais juste qu’il ne fallait pas que j’arrête de battre des pieds sinon j’allais couler et en plus de ça j’allais m’engourdir et de là viendrait la mort. Seulement des vagues se fracassaient sur ma tête comme si elles voulaient me faire revenir dans le centre de la bulle.

Hors de question de les laisser faire, je devais vraiment sortir de là. Je voyais comme un genre de mer plusieurs mètres en bas. Un truc était louche, j’étais pas un super scientifique mais normalement les bulles, ne venaient pas de l’eau? et là elles semblaient ne pas vouloir s’en approcher. Donc si je trouvais un moyen de sortir de cette bulle, j’allais tomber dans cette eau...et là allez savoir ce qu’il y avait et qui allez vouloir me tuer...seulement si je restais là j’étais mort à coups sûrs alors que si je plongeais ben je pouvais peut être mourir...le situation était donc meilleure en sautant.

Seulement voilà il fallait que je trouve un moyen de sortir...réfléchir , voilà ce que je devais faire et j’étais dans la merde car c’était pas mon fort. J’avais mon P90 mais la bulle était énorme je doutais que quelques balles allaient la faire exploser. Donc adieu mes armes de poings aussi...adieu les couteaux. Je devais trouver un truc qui faisait un max de dégâts...j’avais des grenades mais elles étaient frag donc je risquais de me blesser en l’utilisant. Et c’est là que je réalisais que j’avais mon sabre...pas besoin de savoir s’en servir pour juste couper. Je le sortis et le plantais dans la bulle et me mit à nager en gardant le sabre dans l’eau pour qu’il entaille la bulle.

Nager en ayant un bras pris, en étant frigorifié et en ayant dix ans de plus que normalement, n’était pas simple mais j’arrivais à avancer et au pire si ça marchait pas, ben j’enverrais une grenade en croisant les doigts de pas me faire sauter avec l’explosion. Tous mes muscles me brûlaient, et je parlais même pas de mes poumons qui eux étaient au bord de l’agonie. Pfff il faisait pas bon être vieux…

Environnement



Alek se trouvait piégé dans des éléments qui échappaient son expérience de vie.
Des bulles d’eau qui lévitent, qui semblent comme “vivantes” en cherchant à le noyer. Ce qui ressemble à une mer en-dessous, une incohérence complète qui aurait pu lui poser la célèbre question du WTF ?
Il était en droit de se demander s’il ne venait pas d’échouer sur une nouvelle planète aux normes environnementales complètement inconnues.

Tirer son sabre tout en nageant la tête hors de l’eau tenait déjà un bel effort. Mais la lame fut complètement inutile dans un tel milieu. Alek se retrouva très rapidement attiré vers le fond, ainsi privé de toutes ses membres, et ne parvint pas à retrouver l’air libre. La bulle semblait vouloir le garder en elle, comme pour le consommer.
Mais quelque chose d’inatendu se produisit.

Une bulle en compétition impacta celle dans laquelle Alek se débattait.
Il y eu comme une “dispute” en les deux, essayant de l’attirer de l’une à l’autre et inversement, comme deux chiens qui essayaient de s’arracher le morceau de viande.

Alek fût ballotté, partagé entre ces deux éléments inconnus, et ils lâchèrent prise d’un coup. Le tunnel d’eau qui s’était formé pour la contestation du maître chien se brisa et il se retrouva à nouveau dans le vide, plongeant brutalement avec la gravité qui reprenait ses droits. Son katana s’envola alors qu’il battait des bras, le corps tournoyant, privé de stabilité.

Le niveau de la mer se rapprocha à un rythme fou. Une mer entièrement calme, plate, sans aucune vague. A une telle vitesse, Alek eu l’impression de frapper un mur de béton. L’éclat fut d’une rare violence, ses poumons s’incendiant sous la soudaine différence de pression. Ses tympans se percèrent sous l’onde de choc et coula à pic avec le poids de son équipement.

Mais il n’y avait pas de fond.
Il y avait un mur avec une nouvelle porte, son seul salut s’il ne voulait pas se faire bouffer par les bulles qui l’attendaient là-haut. La séparation laissait paraître une pente enneigée, abrupte, où il allait forcément glisser sans en connaître la fin.
Alek était attaqué. Il était exposé à des éléments tous plus hostiles les uns des autres. Ses armes ne lui étaient d’aucune utilité et il ne pouvait essayer de faire qu’une chose : survivre.
S’échapper. Tenir le coup.
S’en était d’autant plus frustrant que ses capacités martiales ne lui étaient d’aucune utilités dans un tel endroit.
Le maître-chien allait-il plongé sur ce flanc de montagne enneigé ? Ou resterait-il dans l’eau en espérant atteindre la surface ?


Alek Hamilton


Mon idée du sabre n’avait été qu’un coup d’été dans l’eau ...sans mauvais jeu de mots. Je continuais à être attiré vers le centre de la bulle pour mourir noyer. Franchement quelle mort de merde. Je ne voyais pas d’issue à part les grenades mais là à coups sûrs j’allais mourir en étant éparpillé en mille morceaux façon puzzle.

Je tentais de trouver une solution mais mes options disparaissaient. Alors que j’étais en pleine réflexion, une autre bulle vient percuter celle dans laquelle j’étais. J’hallucinais là non? On aurait dit qu’elles se disputaient pour ma carcasse. Elles se rentraient dedans et moi j’étais ballotté dans tous les sens. Alors que deux blondes se disputent mon corps j’étais ok...ou une blonde et une brune...ou mieux deux brunes, là je serais ok et surtout vachement partant.

Le combat ne fut pas long car un truc d’eau lâcha et je me retrouvais à tomber une nouvelle fois. Si je m’en sortais vivant j’allais devenir un pro de la chute libre. J'atterris violemment dans l’eau, le choc me coupa la respiration qui n’était pas bien brillante. Je ressentis aussi une violente douleur dans les oreilles. Je fus une nouvelle désorienté pendant plusieurs secondes. Dans la chute j’en avais perdu mon sabre.

Je ne pensais plus à mon équipe depuis de longues minutes, je pensais juste à survivre et sait on jamais trouver une issue ou du moins un moment de calme. Mais rien..maintenant que j’étais dans la mer, je ne voyais pas d’autres issues. Mais point positif aucunes créatures n’étaient venues pour me bouffer genre les dents de la mer.

Il y avait quelque chose de bizarre dans cette mer, c’est qu’il n’y avait pas de fond, enfin si un genre de fond avec une porte. Une porte au fond d’une mer...quoi de plus illogique? J’allais finir par contre que j’étais entré dans le monde d’Alice aux pays des Merveilles mais en mode hard core. Et pour couronner le tout parce que bon y’en a jamais assez, cette porte donnait sur ...de la neige. Je vois même pas pour j’étais étonné au fond… rien n’avait de logique ici et en plus le fait de ne pas arriver à respirer , en étant sourd et avec tous les muscles en feu, mon neurone ne fonctionnait plus trop normalement.

Mais je restais focaliser sur mon entrainement reçu, resté concentré, analyser, prendre des décisions, le tout en prenant le moins de temps pour le faire. Si je restais ici j’étais mort, je passais cette porte j’avais encore une chance car c’était l’inconnu. Je nageais donc pour me diriger vers cette porte et la passait.

Le choc lumineux entre l’eau et la neige me fit un mal de chien et je tombais une nouvelle fois. Cette fois c’était dans la neige, il faisait un froid de canard vu que j’étais trempe comme un rat, j’allais mourir frigorifié.
Environnement


Une pente raide.
Trop raide.

Elle s’était dessinée sous Hamilton et il n’en prit conscience qu’en se sentant glisser comme s’il était devenu une luge humaine. Pas de relief pour ralentir sa descente, pas d’appuis ou d’aspérités, il glissa tout simplement comme s’il avait chuté lors d’une séance de ski et qu’il ne parvenait plus à se rattraper.

Cet endroit voulait sa mort.
Plus le maître-chien cherchait à s’enfuir, plus sa situation s’aggravait. Il se retrouvait dans des paysages différents qui lui laissaient l’impression d’être à mille lieux de la salle sécurisé, à mille lieux de ses collègues, de son chien. Kalash avait-il senti tout ça ? Etait-ce pour ça qu’il n’avait pas voulu suivre son maître malgré tout l’attachement qu’il avait pour lui ?

Alek serait le seul à le savoir, en son for intérieur, alors que son corps meurtri se stabilisait sur une corniche qui donnait dans un nouveau vide. Il avait roulé violemment en tonneau avant de s’arrêter sur le dos, son bras droit pendant mollement dans l’air. Un mètres de plus et, cette fois, la chute aurait été mortelle. Ses tympans percés lui rapportaient le souffle d’un vent glacial, un son déformé par sa blessure, lui donnant l'impression d’entendre un courant d’air dans une église.

Son regard mi-clos lui laissait entrevoir le plafond de la salle dans laquelle il se trouvait. Une architecture à la texture et l’organisation totalement inconnu, qui n’était pas Wraith. Et au lieu d’un agencement artificiel, témoin d’une intervention extérieure, c’était de la nature. Une nature hostile.
Là-haut, très haut, il y avait cette porte qu’il venait de franchir dans le plafond. L’eau y était retenue par une sorte de toile grésillante. Un soudain rayon de soleil le réchauffa. Du moins, il en eut le sentiment et la sensation mais, de soleil, il n’en trouvait aucun. Il y avait un éclairage naturel, comme l’on pourrait trouver en se baladant dehors par temps clair. Et pourtant, Alek était à l’intérieur de cette salle, épuisé.

L’environnement montagneux lui était, là encore, défavorable. Il se sentait en haute altitude, l’oxygène manquait et son souffle était rauque. Son corps s’était mis naturellement à intensifier ses inspirations dans l’espoir de capter davantage.
Il faisait froid, si froid, que l’eau que contenait ses vêtements commençait déjà à geler. Ses cils, ses cheveux sous son casque, tout se figeait petit à petit. Le sommeil, sournois et si tentant, vain rapidement le prendre. Alek avait une telle envie de dormir…

Peut-être ne sentit-il pas ces ténèbres l’emporter. Peut-être avait-il finalement cédé. Ou alors sa tenacité n’avait pas était suffisante ?
Toujours est-il qu’il sentit un reniflement remonter le long de sa jambe gelée. Il sentit un museau parcourir son uniforme, ses mains figées, son torse, pour monter sur sa gorge et son visage. Son inconscient l’associait à Kalash, comme si dans un désespoir que le soldat ne reconnaîtrait jamais se trouvait, se trouvait, le besoin de le retrouver. Mais son chien n’aboya pas. Il se contenta de le renifler longuement avant de pousser quelques grognements qui ne correpondaient pas à Kalash.
Des crocs se plantèrent soudainement dans sa cuisse, passant au travers de son pantalon d’uniforme, sans qu’il ne sente de vive douleur. Le froid l’avait quasiment anesthésié. Mais l’animal se mit à secouer la tête en grognant, espérant arracher un morceau de chair au maître-chien.
Le craquement sinistre de son uniforme et les deux autres grondements supplémentaires qui l’entouraient étaient autant des signaux qui le tirèrent soudainement de son inconscience. Alek entendait toujours très mal, ses paupières s’ouvrirent à peine et ses bras répondaient avec une latence effrayante…

Trois loups blancs aux multiples yeux et muni de rangées de crocs doublées étaient en train de se disputer le repas qu’il était pour eux. Une nouvelle fois, il sentit une mâchoire se refermer sa cheville gauche en faisant craquer le tissu.
Réveille-toi alek ! BATS-TOI !!!

Alek Hamilton


Je glissais, encore et encore, j’étais devenu une luge humaine. Je tentais de me guider avec mes pieds mais en vain car j’allais trop vite. Si ça continuait, j’allais devenir une avalanche humaine. Et je gelais de plus en plus, mais au sens premier du terme...je devenais un glaçon, je perdais la sensation de mes pieds en premier puis de mes mains. Le sang abandonnait les extrémités pour protéger le coeur. Je sais pas ce qui était le pire entre le froid mortel ou l’eau.

Je ferais un débat plus tard à ce sujet, d’abord je devais trouver un moment de pas mourir en mister freeze. Je me croyais presque revenu dans les tréfonds de Magna...un endroit que je n’aurais pas voulu revoir et à croire que la Reine connaissait ce lieu et en avait fait une réplique. Parce que bon j’étais tombé dans un piège Wraith non? Si oui, mais quelle salopeeeee, mais aussi quel géni et si c’était pas un truc Wraith bah je sais pas où j’étais alors et là c’était flippant.

Finalement ma chute s’arrêta juste avant une falaise...plus jamais vous m’entendez? plus jamais je ferais de réflexion sur les scènes de ce style dans les films. J’étais privé de pas mal de sens mais je percevais très bien mon bras qui pendait dans le vide..bon si c’était que le bras c’était pas un soucis. J’étais encore vivant mais pour combien de temps encore? J’étais résistant ok mais pas immortel à mon grand désarroi.

Dans mon état semi conscient je perçus comme un truc qui me reniflait..et des grognements. Je ne pensais pas à Kalash car c’était impossible qu’il soit là. J’étais pas encore devenu fou à avoir des hallucinations. Et là une douleur me saisit la jambe comme si on me plantait des couteaux, j’ouvris les yeux péniblement et vis des genres de loups en train de se demander qui allait manger quoi. Le mérite du froid c’est que ça endort les sensations et donc la douleur était supportable aussi bizarre qu’il puisse paraître. Mais là je décidais que c’était fini de jouer, j’allais quand même pas me faire manger par des loups. J’allais me saisir des armes à feu mais là je tiltais qu’elles avaient pris l’eau et le froid donc j’avais de forte chances de tirer à blanc...un peu comme Matt quoi…

Il me restait donc mes grenades et je commençais à me demander si elles allaient me servir à quelques choses...peut être sur la rebelle à lui faire avaler et boum de l’intérieur comme le serpent chez les Puntas. Ouais voilà ça c’était une bonne idée, donc il me restait mes couteaux contre trois loups… bah voyons j’étais pas Leonardo dicarpaccio contre un putain d’ours dans son film là The Revenant moi j’étais THE Survivor. Je ne sais pas trop pourquoi je regardais autour de moi mais je le fis et je vis mon sabre...nooooon sérieux il était là lui ? J’avais de la chance pour une fois.

Je pris le sabre, me redressais en position assise tout doucement et le planta d’un coup vif avec les rares forces qu’il me restaient dans le ventre de celui qui m’avait mordu la cuisse. Ca eu le mérite d’arrêter et de surprendre les deux autres. Pas de temps à perdre, je ressortis la lame et la planta dans celui qui m’avait mordu la cheville.
Mais le dernier m’agressa soudainement, comme si la peur l’avait rendu encore plus violent. Il me sauta littéralement dessus, ses dents glissant contre mon casque dans un affreux bruits de raclements. Il aboyait, grognait, tout en me plaquant torse au sol. Et il tenta de faire passer mon poignet sous ses crocs...ma main qui tenait le sabre… Je ne pouvais plus me servir du sabre mais j’avais encore mes couteaux. Je tenais le sabre d’une main et de l’autre j’allais récupérer le couteau et tuer le loup comme j’avais tué la clone quelques heures plus tôt et me voilà donc ENCORE couvert de sang.

Les trois loups étaient morts...et moi bizarrement encore vivant. Je voulus me relever mais j’y arrivais pas, entre la cuisse et la cheville.. je plantais le sabre dans la neige et m’en servis d’appuis pour me relever. Je ne savais plus quoi faire, je pouvais pas sauter, et monter dans mon état ? Je pris un moment pour analyser mon état, cheville mordillée, cuisse mordue, tympans out, poumons en vrac.. C’est là que je pensais à la fiole rose que je n’avais pas encore bu, je la sortis de ma tenue et la bu cul sec. J’aurais préféré prendre un rail de coke mais bon à défaut ça allait me filer le coup de fouet pour déjà avoir les idées un peu plus claires pour réfléchir. Monter ? pas possible. Descendre? Je me penchais pour voir ce qu’il y avait en bas, je voyais des prises mais comment les assurer dans mon état ?

Environnement


Alek n’eut pas le temps de se poser davantage de questions.
Dans son dos, un craquement brutal et soudain retentit. Une avalanche se déclencha sur le versant qu’il avait dégringolé, un vacarme terrible accompagna la descente soudaine de ces tonnes de neige roulante. Le maître chien vit ce raz de marée lui arriver droit dessus et l’impacter avec une telle violence qu’il se retrouva une nouvelle fois dans le vide.

Était-ce lui qui hurlait comme ça ? Ou bien le loup agonisant qui avait également été emporté ?
La vue d’Alek se mit à rouler. Tout comme son corps durant le voyage. Plafond, mur, sol enneigé, corniche, plafond, mur, sol.
C’était bel et bien la fin. Impossible de s’accrocher quelque part, impossible de réagir, le militaire s’écrasa violemment dans la neige en contrebas. Il sentit ses vertèbres craquer, son dos se briser en morceaux, l’épaule sur laquelle il venait d'atterrir se démettre, avant que la couche enneigée ne le recouvre petit à petit. De l’homme, il ne restait que le visage et une main en extérieur.

Sa poitrine s’était figée sous la violence de l’impact. On aurait cru que ses poumons venait d’être arraché par l’onde de choc, qu’il ne fonctionnait plus. Pourtant, la contrainte et le besoin d’oxygène l’obligea à lui faire reprendre une inspiration. Alek vécu une douleur atroce, celle d’un corps à l’agonie qui ne lui répondait plus.

Devant lui, une porte devant laquelle s’étalait une nuit d’encre. Comptait-il y aller ? Le pouvait-il seulement ?

Plus rien ne semblait lui répondre. Un mouvement de bras se traduisait physiquement par un vague tremblements du bout de ses doigts. Il ne sentait même plus ses pieds ! Sa gorge sifflait outrageusement à chacune de ses expirations. Et cette douleur qui ne le quittait plus à présent.

Le froid l’avait anesthésié et pourtant il souffrait, ça lui faisait serrer les dents, le faisait geindre malgré son self-contrôle. Il avait mal. Vraiment mal.
Serait-ce la fin d’Alek Hamilton ? Est-ce que c’était comme ça qu’il allait finir, après tout ces efforts, toutes ces aventures ?

La neige craqua sous les pas de quelqu’un qui approchait. Alek ne sentant pas capable de tourner la tête, il ne pouvait voir que cette corniche depuis laquelle il avait chuté ou bien la porte donnant sur la nuit, quand il baissait les yeux. Une silhouette se dessina juste à côté, elle approcha pour venir juste au-dessus de son corps meurtri et les contours du visage de Vadrielle la Septième lui apparut.

Elle était toujours pareille, fidèle à son image, vêtue de son armure de Vertueuse et de cet étendard fixé dans le dos. Le symbole religieux des Natus claquait au vent, avec le même air inébranlable de cette jeune femme qui lui avait fait partagé son quotidien. Elle le regardait avec insistance, avec cet éclat de curiosité qu’elle avait toujours quant à ce qu’il était, ce qui le différenciait des Atlantes et des Vertueuses.

« Est-ce là votre fin ? »

Elle pencha la tête, comme intriguée, se demandant s’il conserverait sa volonté de se battre, de se raccrocher à la vie.

« Nul répit, pour le guerrier que vous êtes, tant que l’ennemi vit encore. »

La Vertueuse tourna doucement les talons et partit, comme si elle prenait les devants en éclaireur, disparaissant par la porte qui donnait sur la nuit. Juste avant, sa voix résonna une dernière fois dans les oreilles abîmée du maître-chien.

« Volonté surpasse toujours la faiblesse...toujours. »

Une des choses qu’elle lui avait appris durant leurs aventures dans les Tréfonds. La volonté qui permettait de se surpasser, d’aller au-delà de la douleur, des blessures, de la démotivation. La porte noire était juste à côté, seulement quelques mètres de lui. Alek ne pouvait plus se lever, ne pouvait plus marcher. Mais elle était là, à portée de main. S’il se donnait à fond, peut-être pourrait-il l’atteindre ?
Allait-il suivre cette apparition ? Ou rester là ?

Alek Hamilton


J’aurais mieux fait de me la fermer quand j’avais parlé d’avalanche car j’entendis un bruit de craquement, puis je me retournais lentement et je me pris l’avalanche en pleine poire. Là c’était le pire de tout, la cerise sur le gâteau des emmerdes. Clairement j’étais abattu et je me laissais aller dans l’avalanche. Je ne tentais même pas de me protéger car peut être que j’allais prendre un rocher dans la tronche qui allait abréger mes souffrances. Mais non..même pas, j’attéris juste dans la neige.

Ca peut sembler doux la neige non? mais pas là c’est comme je venais de m’écraser au sol après avoir fait une chute libre ...en mode crèpe le Alek. Je sentis des craquements sinistre venir de mon dos et de mon épaule. J’étais en mode IKEA. Bon dans le lot de mes emmerdes j’avais eu de la chance que ma tête ne soit pas enneigée donc je pouvais respirer. Et même ça me faisait un mal de chien à cause du poids de la neige sur ma cage thoracique, du moins ce qu’il en restait.

J’avais aussi une main hors de la neige et je fis un beau fuck à la montagne histoire qu’elle comprenne ma façon de la considérer. Rien que faire ça me fit mal ...rohhh mais merdeuhhh, c’était quoi le délire là ? J’avais été violent en tuant donc je devais mourir en souffrant le martyre ? J’entendis des pas sur la neige. Quoi encore ? On venait pour m’achever ? Mouais j’avais quelques doutes. Si c’était le karma il m’aurait laissé crever en souffrant.

J’hallucinais ou bien ? Une personne venait vers moi, Vadrielle ? Hein ? Finalement un rocher avait dû heurter ma tête car cette fois j’avais des hallucinations. La vertueuse était là, devant moi et me débitait ses habituelles conneries. Ce n’était pas des conneries mais là j’étais pas d’humeur à me faire sermonner. J’avais une bonne partie de mes os brisés et elle venait me faire la leçon? Mais je rêve ou quoi elle se barrait ?

”Et quoi ? Tu viens me sortir tes phrases et tu t’en vas ? Compagnons d’armes n’a plus de signification pour toi..”

Oh là je déconnais moi, je parlais à une apparition. Hors de question de finir comme ça, en étant fou. Je me servais de ma main hors de la neige pour racler la poudreuse. Je n’écoutais pas la douleur, je dégageais mon cou, puis le haut de mon corps et mon deuxième bras mais l’épaule était out. Rien à foutre je devais sortir de là et lui faire bouffer son étendard à la vertueuse. Et zigouiller des wraiths au passage. D’ailleurs, pourquoi je l’avais vu elle ? Space. J’ignorais la douleur et sortait de mon cercueil de froid et je passais cette porte sans même réfléchir, en me tenant l’épaule; Je tenais seulement sur l’adrénaline et par le sentiment de vengeance. Comme d’hab elle avait réussi à réveiller le guerrier et elle m’énervait pour ça.

Environnement


Alek avait déjà connu des coups durs.
Mais celui-ci commençait à grimper les échelons sur son classement. Ses blessures étaient sérieuses, la douleur le harcelait alors qu’il se trainait avec une terrible lenteur jusqu’à la porte nocturne. L’image de Vadrielle lui permettait sûrement d’approfondir sa propre réaction face à sa situation. Un mental d’acier pour supporter le mal.

Quand le maître-chien parvint enfin à passer cette porte, il sentit le grésillement habituel avant que son poids ne s’annule. Ses vertèbres fêlées se mirent une nouvelle fois à craquer sous un mouvement de torsion involontaire, ce qui arracha un cri au soldat. Ses bras flottaient dans ce noir, ses jambes aussi, les mouvements étaient lents. On se serait cru comme immergé dans une piscine sauf qu’il avait cessé de faire froid, qu’il pouvait respirer, se laisser aller.

La respiration du maître-chien s’atténua un peu. La douleur était un peu plus supportable en restant immobile, comprenant qu’il se trouvait maintenant en apesanteur en train de dériver lentement sur des axes que son mouvement, pour passer la porte, lui avait donné. Dans cette longue et lente vrille, l’homme pu remarquer qu’il y avait deux portes. L’une semblait donner sur une cascade d’eau et l’autre dans un grand bois vert au soleil radieux.

Hélas, il n’y avait plus rien pour s’accrocher et, s’il voyait ces portes pour la lumière qui en sortait, il était néanmoins incapable de discerner les limites de ce grand vide. Porte = mur non ? Mais dans ce cas, où est-ce que c’était ?

Le silence était absolu, cela avait quelque chose d’apaisant et de morbide, comme si c’était le bon endroit pour s’éteindre tranquillement. Ou alors qu’il s’agissait du tableau le moins hostile.
En dérivant, l’homme vit son épaule démise, et donc son bras, flotter de manière indépendante de son corps. Il venait de perdre toute sensation, tout contrôle. Il n’y avait plus rien. Dans sa vrille, ses jambes passèrent dans le faisceau lumineux et il remarqua deux choses. Sa jambe droite s’était brisé en une fracture ouverte, il voyait distinctement la pointe de son fémur piquer son uniforme non loin du genoux. Et de l’autre, là où il s’était fait mordre par les loups, le sang gelé se défaire et des gouttes parfaitement rondes s’envoler.

Il se réchauffait naturellement, la douleur allait devenir de plus en plus forte jusqu’à ce qu’il tombe dans les pommes. Son état était tout bonnement critique, il fallait réagir.

« Est-ce là tout ce dont vous êtes capable ? »

Vadrielle n’était nulle part.
Mais sa voix avait résonné dans le néant comme si elle s’était tenue à coté de lui. Son image sorti des ténèbres pour s’approcher, en flottant, mais n’ayant visiblement pas d’ennui pour se déplacer. Elle l’attrapa par le gilet afin de caler son mouvement de rotation sur le sien et le regarder dans les yeux.

« N’y a-t-il rien d’autre à faire ? »

Alek Hamilton


J’étais mal...très mal, perdu dans le néant. Je me jouais un remake de Gravity mais je n’avais pas Georges Clooney pour me guider, non j’avais Vadrielle. Enfin on peut pas dire qu’elle me guidait beaucoup. Si c’était tout ce dont j’étais capable ? En bien oui, avec une colonne vertébrale cassée, une épaule démise, une hémorragie et une fracture ouverte on ne pouvait pas dire que j’étais en pleine possession de mes moyens.

Même mon mental était sur le point de lâcher, j’avais fais tout ce que je pouvais pour me sortir de là mais je n’étais pas un surhomme et toutes les épreuves subies de manières répétées avaient finis par me détruire. Sans compter que j’avais été brûlé puis noyé pour enfin être congelé. Franchement là si je m’en sortais j’allais terminer comme Anakin Skywalker, dans une armure pour que je survive et on allait m’appeler Dark Alek. J’écoutais Vadrielle...quoi faire ? Je n’en savais rien. Et puis cette douleur, de plus en plus forte, je voulais qu’elle s’arrête, qu’elle m’emporte une bonne fois pour toutes. Après toutes les personnes que j’avais tué, je pense que je pouvais mourir à mon tour.

Je fermais doucement les yeux. Norah m'apparut et je réalisais que je ne voulais pas la laisser, je voulais revenir, je voulais être avec elle. L’image de Vadrielle suivit, hors de question de la décevoir, puis celle d’Isia, je n’allais pas la laisser sans personne pour la faire chier dans la vie, c’était devenu ma soeur d’adoption. Kalash aussi mon frère d’arme bien plus que tous les militaires de la cité réunis. Je ne savais pas si l’équipe était vivante. Et enfin l’image de la Reine apparut, je la voyais rire et se délecter de nos morts.

J’ouvris les yeux d’un coup, ils brulaient d’un bleu déterminé et froid. L’amour pour les gens dans ma vie, la haine pour cette créature, voilà deux émotions qui étaient en moi. Pour me tuer il faudrait viser le coeur ou me couper la tête sinon je me battrais toujours. Je vis à nouveau ces deux portes, soit l’eau soit la forêt. L’eau serait peut être mieux pour la douleur et désinfecter la morsure. Devant moi l’image de Vadrielle était encore là et je braquais mon regard dans le sien affichant un sourire en coin carnassier.

” Se battre voilà ce qu’il y à faire, se battre pour ceux qu’on aime, et utiliser sa haine pour détruire ses ennemis.”

J’enlevais ses mains de mon gilet car je me sentais dériver et je heurtais un mur, ce qui me fit hurler de douleur. Je n’avais vraiment plus aucun os en place, mais je profitais de mon bras valide pour me repousser vers la porte avec la cascade. Je prenais encore un gros risque mais je devais soigner au moins cette blessure et peut être que j’arriverais à faire un garrot une fois que la plaie serait nettoyée. J’avais retrouvé mes esprits, je n’étais pas mort tant que je n’aurais pas reçu le coup de grâce , je me battrais toujours et si j’arrivais à m’en sortir...paix à l’âme de mes ennemis car ils n’avaient encore rien vu de mon déchainement de haine contre eux.

Environnement


Alek pouvait se féliciter d’avoir tenu aussi longtemps.
Affaibli par l’accumulation de ses différentes petites hémorragies et entrant progressivement en état de choc, d’où ces hallucinations, il parvint néanmoins à s’approcher de cette nouvelle porte. De sa seule main, il parvint à se hisser tant bien que mal le long du mur sur lequel il venait d'atterrir (à nouveau) pour progresser jusqu’à l’ouverture. Il était grandement aidé par l’apesanteur.

L’homme se sentait sombrer par moment. Il ne tenait que par cette rage, cet acharnement sans limite, qui le vidait de ses dernières forces. Il avait décidé de continuer et c’est ce qu’il fit en atteignant le tableau de la cascade. Il plongea soudainement dans les flots bouillonnant d’une grande rivière qui s’écoulait après la cascade, se faisant soudainement chahuté par des remous et des courants qui lui passèrent la tête sous l’eau.
Le retour de la gravité fut violente, éprouvante, le maître-chien comprenant soudainement combien son idée de se soigner dans l’eau était impraticable. Trop faible pour se débattre, sans bras ni jambe, il n’avait pour seul pouvoir que de lever sa main valide avec faiblesse pour essayer de s’accrocher quelque part.

Malheureusement, Alek n’avait aucun contrôle depuis le début. Depuis qu’il était tombé dans ces différents pièges, cela n’avait été qu’une succession d’épreuves et de blessures à subir. A croire qu’on ne lui avait jamais demandé son avis et qu’un diable lui avait brisé le corps jusqu’à le jeter, par lassitude, dans une déchiqueteuse. La rivière devint un torrent de plus en plus rapide, le faisant rouler sur lui-même, tomber, plonger, le torturant d’une douleur si importante qu’il ne pensait pas qu’un tel palier pouvait éviter. Ses os brisés et fêlés réagissaient tous à ces mouvements de torsions imposés, le faisant hurler dans l’eau et l’étouffant par la même.

Quand la cascade se termina finalement sur une dernière chute, Alek n’ayant même plus de souffle pour crier, le courant le poussa jusqu’au un rivage. Un courant suffisamment puissant pour qu’il glisse sur la rive sans couler. Son visage était de trois quart enfoncé dans un mélange d’eau et de sable. Son esprit indomptable commandait encore à son corps de se déplacer mais il ne lui répondait plus. Cette fois, le maître chien était cloué, immobile, prostré.

Ses yeux s’ouvrirent mollement sur la vision d’un bosquet de verdure. Il y avait des fleurs aux couleurs magnifiques qui poussaient à vue d’oeil, du gazon prendre dans le sable en progressant dans sa direction. Et dans l’antre que semblait faire ces palmiers qui se rejoignaient, il y avait toutes ses visions “positives” regroupées. Vadrielle qui se tenait bien droite, Norah assise sur un rocher, la main sous le menton, comme si elle était en train de l'attendre et de penser à lui. Et Kalash, assis, qui battait de la queue en attendant impatiemment que son maître le rejoigne.

Mais Alek ne pouvait plus bouger. Son corps s’était éteint de mouvements et il sentait son coeur battre plus faiblement. Une vague d’épuisement sans limite s’abattit sur lui et il ne pu que remuer vaguement des doigts, sa main valide étant tendue dans leur direction par coïncidence.
Il y avait ce gazon qui continuait de pousser vers lui, des racines d’arbres grandissant et longeant ce lit de verdure dans sa direction.
Quand cet amas de bois passa entre ses doigts pour lui emprisonner la main et l’avant bras, il remarqua que l’agencement général semblait former une main humanoïde...mais faites de racines et de verdure. Comme si on répondait à son geste pour l’emporter.

Lorsque cette “nature vivante” le tira vers ses visions, les derniers bourgeons de fleurs se mirent toutes à éclore sur le chemin de ces racines. Vadrielle, Norah et Kalash se tournèrent vers lui, alors retourné sur le dos. Puis au moment où Alek sombrait pour de bon, conscient que sa vie se finissait là, il se sentit “emmené” par les racines au plus profond de la forêt.

Sa conscience s’éteignit.

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Du côté de Rodney :

Environnement


Rodney était donc en train de calculer, à partir des données qui lui parvenaient, un chemin optimal selon les environnements qui se présentaient à lui. Il y avait deux portes empruntables. La première, sur la droite, était emplie de brume. Exactement de la même forme et composition que celle qu’on pouvait trouver dans un sauna ou à la surface d’une étendue d’eau qui se réchauffait soudainement.

Et à gauche, en remontant un peu plus la pente de roche en ardoise, une série de cimes d’arbres dans un ciel bleu. On ne voyait pas le sol, ni aucun autre détails. Il aurait fallu s’approcher pour ça. C’est d’ailleurs ce que fit Christenson. L’homme avait eu un pincement au coeur en laissant Matt derrière lui. Il n’était vraiment pas d’accord, un chien ne remplacerait jamais un militaire. Kalash était bien adorable mais face aux menaces qu’ils rencontraient, il ne ferait pas le poids pour protéger un Rangers déplumé.

« Rodney...de ce côté-là, on est sur le “dessus” d’une forêt. Il faudra se déplacer d’un arbre à l’autre visiblement. »

Reinho, lui, était sur l’autre porte en train de l’inspecter.

« Ben, là. C’est un sauna. Avec de la vapeur qui s’auto-génère. Si ça se trouve, il y a des nanas à poil qui nous attendent là-bas ! » Ironisa grassement le soldat.

Sa blague ne trouva pas écho chez Christenson. Il n’avait vraiment pas encore de rire, vraiment pas. Le militaire redescendit en direction du savant, la main assurée sur son P90, et lui tapota l’épaule :

« On ne devrait pas trainer ici, je crois que... »

PAH !!!

Domenic sursauta en agitant les bras, se retournant soudainement pour regarder le sol. Il ne vit rien...jusqu’au nouvel impact. Un caillou...une pierre grosse comme le poing venait de tomber du ciel en brisant les morceaux d’ardoise. Le regard rond, il leva le nez pendant que quelques autres projectiles chutaient et il resta interdit face à cette scène : un nuage...de roche !
Un nuage sombre, noir, exactement identique à ceux que l’on voit arriver sur soit, porteur d’averses et d’orages garantis. Un grondement soudain éclata dans toute la salle, les pierres soudainement à pleuvoir d’un coup, chutant lourdement au sol avec des tailles différentes.
Reinho hurla. Il venait de recevoir une caillasse pile sur le casque, le sommet de la protection s’était aplatie et il se roulait en boule en cherchant à se protéger.

« Rodney...AHHHH »

Dans le dos, ça faisait un mal de chien ! Ils étaient en train de se faire lapider par une averse de roches.

« RODNEY, BARRONS-NOUS ! »


Rodney McKay


Alors que les deux militaires se rapprochaient des deux portes qui se présentaient face à nouveaux, des tableaux différents l'un de l'autre, je continuai mes calculs. D'après les derniers relevés, le scanner était quelque part où la température était glaciale. Christenson annonça que son tableau donnait au sommet d'un arbre se trouvant dans une forêt, alors que dans celui de Reinho, c'était un sauna. Quelle était la logique de ces tableaux ? Le sauna m'inquiétait un peu pour la chaleur humide, mais l'idée de me retrouver au sommet d'un arbre me faisait vraiment peur. Je devais prendre une décision, mais à ce moment là, Christenson m'appela, la panique s'entendant dans sa voix. J'eus juste le temps de lever les yeux de mon ordinateur avant de le voir se prendre un gros cailloux dans le dos, tandis qu'il poussait un cri de douleur. Levant les yeux, je constatai avec stupeur qu'une pluie de rocher de différentes tailles nous arrivait dessus. Aussitôt, je paniquai.

"C'EST PAS VRAI ! ON VA MOURIIIIIIR !!!"

Refermant l'ordinateur pour qu'il ne prenne pas de dégât sur l'écran, je le serrais contre moi et je me mis à courir vers les deux militaires. Je pris la direction du tableau de droite, tout en levant ma main vers l'endroit pour le désigner.

"VERS LE SAUNA, VIIIIIIIIITE !!!"

Les rochers tombaient tout autour de nous, et c'était très dur de les esquiver. Dans ma fuite, je trébuchai sur le sol, tandis que de nombreux rochers pleuvaient autour de moi. Je ne parvins pas à me redresser tout seul, et j'appelai les autres, effrayé. A ce moment là, un caillou me tomba sur la tête, heurtant violemment le casque, alors que j’appelai les autres pour qu’ils viennent à mon secours.


Environnement


Il n’en avait pas fallu plus pour que les soldats s’éxécutent.
Reinho, qui se trouvait le plus proche, se rendit dans le plan suivant et sécurisa la salle en pointant son arme. McKay se retrouvait alors à terre. Le temps qu’il appelle à l’aide, il sentit un choc impressionnant contre son casque. Cela le fit taire au beau milieu de sa phrase. Il eut l’impression qu’on lui avait mis un coup de marteau en plein sur le crâne, sans la moindre retenue, à croire qu’il n’avait jamais eu cette protection sur la tête.

Le sol se mit à tourner tout autour de lui. Les roches tombaient en impactant violemment les plaques d’ardoises, les pulvérisant, envoyant des éclats dans tous les sens. Dans son dos, quelqu’un se mit à crier. Il y avait une force qui semblait le tirer en arrière, vouloir le remettre sur ses pieds.

« ALLEZ MCKAY ! ALLEZ ! TE REL CHE PAS !!! »

Christenson venait se prendre une autre pierre. Il hurla en regardant son bras. Si personne ne bougeait tout de suite, cette étrange tempête allait les finir. Le militaire cria une nouvelle fois mais il comprit que Rodney n’allait pas bien. Dans la force du désespoir, il chopa le scientifique de ses deux bras pour le traîner avec lui. Il reculait alors jusqu’à la porte en emportant un McKay à moitié sonné, déployant toutes ses forces pour essayer d’aller le plus vite possible. Hélas, l’un de ces projectiles tomba soudainement sur la cuisse du scientifique déjà bien sonné. La douleur fut telle qu’elle le tira de sa léthargie, il en hurla à pleins poumons au moment même où Chris lui faisait passer la porte. Son pantalon s’était ouvert, du sang coulait déjà par une fente sombre et inquiétante d’une dizaine de centimètres.

Christenson tira encore un peu plus Rodney, cette fois-ci aidé par Reinho.

« Salle sécurisée ! » avait-il annoncé au passage.

Il faisait chaud comme dans un four là-dedans, c’était comme un sauna effectivement.

« Grimes, tiens-le bien ! » Ordonna Christenson en ignorant les cris de douleurs de Rodney.

Il fit rapidement le tour pour se pencher sur sa jambe puis il passa les doigts dans l’ouverture du pantalon pour en écarter les bords, faisant craquer le tout de manière sinistre. Il essuya de ses doigts le sang du scientifique qui coulait de manière assez abondante mais le militaire posa ensuite une main sur son épaule.

« Ca va Rodney. Tu as rien, c’est juste impressionnant !! » Envoya-t-il pour essayer de le rassurer.

« Tiens le coup mon pote, on va t’arranger ça ! Tu finiras pas ici ! »

Reinho envoya un bandage dans les mains de son collègue et celui-ci commença à envelopper la jambe de McKay. Le tissu se teinta immédiatement de rouge et se gorgea abondamment du sang. Et ça continuait de couler malgré tout, passant par dessus le bandage. Domenic vira son kit médical d’une main tremblante, il arracha une série de sachet de gaze avec ses dents puis plaqua le tout contre l’énorme fente.

« Merde...appui, appui !!! »

Reinho relâcha Rodney qui se trouvait alors couché. Les deux hommes joignirent leurs mains pour recouvrir le tout. Le sang passa alors entre leurs doigts et ils se regardèrent, blème.


Rodney McKay


Le choc avait été impressionnant et douloureux, malgré la présence du casque qui avait empêché la pierre de fendre mon crâne en deux. Mais le son résonnait encore dans mes oreilles, me faisant perdre tous mes repères. Je fermai les yeux, allongé sur le sol et grimaçant de douleur, tandis qu'un sifflement aiguë prit le pas sur mon audition. Recroquevillé sur moi même, je me laissai alors, sachant que j'allais mourir ici. Mais quelqu'un ne fut pas de cet avis, car je sentis des mains me tirer en arrière pour essayer de me relever. J'étais encore trop sonné et affaibli pour tenir debout tout seul, aussi Christenson me traînait par terre vers notre salut. La situation empirait, et chaque projectile qui heurtait le sol pouvait nous tuer s'il nous atteignait au mauvais endroit.

Groggy, je ne parvins pas à aider le militaire à me traîner, mais une vive douleur insupportable me fit hurler, me ramenant ainsi à la réalité juste avant de traverser la porte, en sécurité. Le sifflement dans mes oreilles s’atténuait progressivement, mais à la place, ma jambe me fit terriblement souffrir. Un rocher était tombé en plein sur ma cuisse, s'enfonçant très profondément dans ma chair, peut être même jusqu'à l'os. La douleur était tellement forte que j'avais l'impression que ma jambe était coupée en deux. Et moi, je continuais de crier sous la souffrance ressentie. Je n'étais pas connu pour être résistant à la douleur, mais là, s'en était trop pour moi. Pire que le jour où je m'étais foulé le poignet, ou qu'un barbare avait planté son couteau dans ma cuisse. Allongé sur le sol, je ne pus rien faire d'autre que crier à plein poumons, paniquant en voyant ce sang qui imbibait mon pantalon. Les deux militaires s'occupèrent aussitôt de moi, Christenson plaçant une compresse et un bandage pour arrêter l’hémorragie tout en essayant de me rassurer. Mais sans y parvenir, je le voyais bien dans son regard. J'allais me vider rapidement de mon sang et perdre la vie dans cette chaleur humide qui nous entourait. Le souffle court, effrayé, je secouai la tête en regardant le militaire, m'accrochant désespérément à son bras.

"Oh non, je vais mourir ! Je ... je ne veux pas mourir ... pitié ... aidez moi !"

Le bandage devint rapidement rouge, et le sang continuait de couler malgré les efforts des deux militaires pour appuyer sur la blessure avec leurs mains, m'arrachant un nouveau cri de douleur au passage. Je voulais que ça cesse au plus vite, c'était trop insupportable. Je commençai à avoir froid alors que dans cette salle, il faisait chaud. C'était incompréhensible. Mais non, c'était une réaction normale du corps humain car je perdais trop de sang. Puis, lentement, la douleur commença à s'estomper un peu. Une bonne nouvelle ?

"Je ... j'ai un peu moins mal ... c'est ... bon signe, non ?"

Je frissonnai de froid, mon coeur battait la chamade, ma respiration était rapide à cause du choc traumatique et de ma terreur. Mais, quelque chose n'allait pas. Certes, je ressentais moins la douleur. Mais en réalité, je ne sentais plus ma jambe blessée jusqu'en haut de la cuisse, là où le sang continuait de couler. Oh non, pas ça. La panique m'envahit de plus belle, et je tentais de me débattre mollement, comme pour fuir cet état de fait. Je secouai la tête, ne voulant pas admettre ce qui m'arrivait. Le fait de sentir de moins en moins la douleur n'était pas une bonne nouvelle, au final. Mais le début de la fin.

"Je ... je ne sens plus ma jambe ... je n'arrive plus ... à la bouger ... je ne sens plus rien".

Peu à peu, je m'affaiblissais. Le souffle court, il n'y avait que mon torse qui bougeait sous ma respiration. J'étais terrorisé, je ne voulais pas mourir maintenant. Pas ici. Pas comme ça. Les deux militaires restaient là, impuissants, me regardant lentement m'éteindre. Je commençai un peu à divaguer, ignorant où était la réalité. Mon regard était fixé droit devant moi, et mes paroles n'étaient qu'un murmure.

"Je ... je vois ... une lumière ... devant moi ... si ... éblouissante ... apaisante".

Je ne devais pas céder. Mais comment faire pour lutter dans mon état ?


Environnement


« Rodney...tiens-le coup... » Lachait Christenson dans la panique sans savoir ce qu’il pouvait faire.

Reinho avait la bouche entrouverte, les yeux hagards, il ne réagissait plus. Le scientifique, le docteur Rodney McKay, il se vidait de son sang. Les quatre mains jointes par-dessus sa cuisse ne permettaient même pas d’endiguer ce flot. Une énorme flaque s’était étalée sur le sol et les tremblements de Rodney était moins violent ce coup là.

Ils n’avaient pas pu lui donner de la morphine puisqu’il avait déjà reçu une dose précédemment. Et rien que ses cris avait gelé les hommes d’effroi. Maintenant, ils se regardaient. Domenic serra les dents, le visage crispé dans la certitude de l’échec. Il relacha la pression, faisant à signe à son collègue pour qu’il poursuive à sa place, et le militaire s’approcha de lui, agrippant sa main pour essayer de le soutenir.

« Je suis désolé...je suis vraiment désolé. »

Il secoua négativement la tête. Il respirait fort, ne croyant pas à ce qu’il allait faire.

« Est-ce que...est ce que je peux faire une dernière chose... »


Rodney McKay


J'avais échoué. Je n'étais parvenu à retrouver Alek. Ni à atteindre le Syphon pour l'étudier. Les autres membres de l'équipe ne pouvaient plus compter sur moi, ils allaient sûrement mourir aussi vu que leur génie allait disparaître. Comment fera Atlantis pour survivre ? J'allais mourir ici, c'était fini. Certains diraient sûrement que j'en faisais trop, que je dramatisais pour rien. Mais ce n'était pas eux qui se vidaient de leur sang. Une voix lointaine me tira de mes songes. Celle de Christenson. Je dus faire un effort colossal pour cesser de m'avancer vers cette lumière envoûtante, et un visage flou apparut alors devant moi. Puis, un peu plus net. C'était le militaire, avec son air désolé de n'avoir rien pu faire pour moi. Je n'avais plus aucune force, je me sentais tout léger. Mais je ne sentais plus aucune douleur. La fin était toute proche, je le sentais. Je n'avais qu'un seul pas à faire pour franchir le voile qui me séparait de la mort. C'était donc comme ça, mourir ? Christenson me parla encore, et j'eus du mal à comprendre ses mots. Les repassant plusieurs fois dans ma tête, je finis par savoir ce qu'il voulait me dire. Mes dernières volontés. Les volontés d'un mourant. Faiblement, je hochai la tête en fermant les yeux quelques secondes.

"Oui ... je ... il faut que ..."

Ma voix était très faible, ma respiration et mon rythme cardiaque devenaient plus lents. C'était dur de parler, mais je devais le faire.

"Il y a ... un collier ... dans mon gilet ... il est à ... Sheppard ... rendez le lui ... moi ... je ne pourrais ... pas le ... faire".

Je réfléchis encore un peu, clignant les paupières qui devenaient lourdes.

"Dites à Zelenka que ... j'ai des programmes ... dans mon ordinateur ... pour gérer l'énergie ... de la cité ... il saura quoi ... en faire".

Ma voix devenait de plus en plus faible, et je fis un effort colossal pour continuer de parler.

"Samantha Carter ... elle doit savoir ... que je l'ai toujours ... admiré et aimé ... elle ne le ... saura jamais ... et ... dites aussi à ... Hope ... une infirmière sur ... Atlantis ... que je la trouvais ... très charmante ... et gentille ... j'avais ... un faible pour elle".

Un petit sourire timide apparut sur mon visage en pensant à ces deux belles blondes. Puis tout s'embrouillait dans ma tête, je ne parvenais plus à réfléchir. Une dernière doléance sortit de ma bouche.

"Dites à ma soeur ... que ... je suis désolé ... je n'ai pas ... agi ... comme un frère ... je regrette que ..."

Je ne parvins pas à terminer ma phrase, et je secouai la tête mollement.


Environnement


« Ok Rodney...ok, ce sera fait... »

Le scientifique sombra à ce moment précis et le visage de Christenson se décomposa subitement. Il n’avait pas remarqué l'enchevêtrement de racines qui avait progressé depuis on ne sait où jusqu’à la flaque de sang. Le militaire retira son casque, faisant des efforts démesurés pour ne pas pleurer, sa respiration devenue trop chaotique. Il appliqua finalement ses doigts contre la jugulaire de McKay et failli s’étouffer soudainement en comprenant qu’il n’était pas mort. L’hémorragie l’avait plongé dans l’inconscience, il y avait donc sûrement encore moyen de le sauver.
Christenson se retourna pour dire quelque chose à son collègue et celui-ci recula soudainement en poussant un cri. Des racines !!! Des sortes de racines enchevêtrées venait de grimper sur Rodney et lui saisir la ceinture de son pantalon. Il fut soudainement trainer sur le sol et Domenic se jeta sur lui pour essayer de le retenir.

« Grimes ! Grimes aide-moi ! Merde !!! »

Mais l’homme ne bougea pas, complètement perdu. La bataille fut peine perdue, Christenson fût repoussé et le corps du scientifique se traîna sans ménagement jusqu’à la prochaine porte. Et encore une autre, puis autre. Toujours relayée par la flore de l’endroit ou son environnement. Le soldat était encore en train de crier lorsque Rodney, dans un dernier sursaut de lucidité, se rendit compte qu’il se trouvait sur du bois. Des troncs qui formaient une forme de civière déplacé par ces racines qui se faisaient et se défaisaient.
Quelque chose l’emmenait...

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DC : Gabriel Grayson - Skyler McAlister - Lyanna
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