Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Normandie 3.1 : Le mystère de L'Energizer

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Jeu 2 Aoû - 11:51
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Dossier Top Secret
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Rodney McKay


Alors que je venais de demander à Primèlys pour quelle raison son peuple s'était caché ici, sur cette planète, dans cet étrange paradoxe, une racine poussa à mes pieds et grandit rapidement, avant de s'emparer de mon ordinateur. Je la laissai faire, comme si c'était quelque chose de tout à fait normal. Après tout ce que je venais de traverser, plus rien ne me choquait ou me paraissait étrange. Ou presque. Les racines placèrent l'ordinateur entre l'entité et moi, et en le piratant par les ports USB, une image s'afficha à l'écran. Celle de la galaxie de Pégase, mais bien différente des plans que je connaissais. La gardienne me raconta alors l'histoire de son peuple, et au fur et à mesure de son récit, les images se succédèrent, montrant ainsi différentes planètes, avant de finir sur la carte actuelle de la galaxie, alors que les Anciens et les Wraiths se livraient à une guerre sans merci. Et bien entendu, Primèlys m'expliqua alors d'où venait cette haine farouche qu'elle avait à l'égard de ces deux civilisations puissantes. Son récit était incroyable, et je me rendais compte que j'avais devant moi ce qui restait de la plus ancienne civilisation que je n'avais jamais vu. Une entité qui avait souffert à cause des Lantiens, vu la vidéo qu'elle me montrait. Et les Wraiths s'étaient ajoutés à la partie, ne se souciant guère de provoquer la fin d'un peuple juste pour servir leurs propres intérêts. Après le récit de Primèlys, les racines cessèrent de pirater mon ordinateur, et me le rendirent. Je pus constater que toutes ces données, toutes ces informations étaient restées sur le disque dur, comme si l'entité voulait que les souvenirs de sa civilisation, un peuple de création de la vie, soit sauvegardés.

"Et ben, c'est ... impressionnant. Je comprends mieux pourquoi vous détestez autant les Anciens et les Wraiths".

Parcourant mon ordinateur, je revins sur les données concernant cette fameuse orbe qui était au coeur de toute cette histoire, la clé d'une civilisation perdue. Et qui allait disparaître si les Atlantes ne faisaient rien pour empêcher la reine de mener ses plans à terme.

"Donc, si je comprends bien, cette orbe renferme ... comment dire ... l'esprit de tout votre peuple, attendant un jour propice pour revenir physiquement fouler cette galaxie, lorsque la maladie qui vous tuait aura disparu ?"

« C’est la mission qui m’a été confié. »

Cette orbe était un objet puissant, dégageant beaucoup d'énergie vu les millions d'âmes qui s'y trouvaient. Voilà pourquoi les Anciens et les Wraiths avaient créé le Syphon, afin de pouvoir exploiter cette énergie. Les Lantiens avaient probablement été les premiers à avoir fabriquer le Syphon, ou son ancêtre. Et la reine wraith l'avait trouvé et sans doute modifié. Quoi qu'il en soit, j'étais sans doute le mieux placé parmi les Atlantes pour déconnecter l'orbe de cet appareil.

"Je connais aussi bien la technologie des Anciens que celle des Wraiths. Je pense pouvoir réussir à arrêter le Syphon d'utiliser l'énergie de l'orbe. Il faut juste que je sache où il est".

Je jetai un oeil derrière moi, regardant les membres de mon équipe, toujours inconscients.

"Quand vont-ils se réveiller ?"

Gardienne Primèlys


« Je vous mènerai. »

La gardienne fit demi-tour pour rejoindre les différents soldats qui recevaient des soins. Ils commençaient tous à montrer des signes d’éveil, plus réceptif à ce qu’il se passait autour d’eux. L’entité les regarda, comme si elle évaluait le temps encore nécessaire à une complète guérison. Kalash n’avait toujours aucune réaction hostile, il se détacha de son poste d’observation pour aller renifler les pieds de McKay puis ceux de la gardienne qui le fixa de manière neutre. L’affection de la vie non humaine était inhérente à leurs race et ça se voyait bien sur sa façon de considérer le chien.

Sous l’un de ces nouveaux gestes, un buisson se forma devant le chien qui recula soudainement, plutôt surpris, avant de s’approcher de nouveau afin de renifler les baies qui s’étaient formées rapidement. Il trouva surement l’odeur très agréable puisqu’il se mit à les dévorer en battant de la queue.
Primèlys eut un sourire satisfait puis elle regarda le scientifique.

« Il se réveilleront bientôt. Vous avez faim ? »

Elle avança sa main en direction d’un certain nombre d’arbres qui se modifièrent d’eux même, se muant en des plantes tropicales aux fruits très attrayants. Certains étaient tirés de ce que la gardienne savait des Lantiens, des espèces se trouvant sur le continent ayant été reproduites, et d’autres fruits étant tout à fait inconnu.


Rodney McKay


J’acquiesçai d'un hochement de tête lorsque l'entité m'affirma qu'elle me conduirait jusqu'au Syphon. Heureusement d'ailleurs, parce que je n'avais aucune idée où il pouvait bien se trouvait. Déjà que je ne savais pas comment revenir dans le couloir par où nous étions arrivés, avant la salle remplie de monstres dans les cocons. Content donc d'avoir un guide. Par la suite, je m'inquiétai pour mon équipe. Enfin surtout, pour ma protection. Bon d'accord, je m'inquiétai quand même un peu pour leur santé, mais bon, je n'allais pas cacher que je pensais avant tout à protéger mes fesses si on rencontrait du danger, non ? Alors que Kalash mangeait dans son coin, mon estomac commença à se réveiller. Ce n'était pas la petite barre de céréales mangée un peu plus tôt qui allait me rassasier. Et la ration de survie était digérée depuis longtemps. Quelle chance il avait, ce chien. J'aurais pu manger ce qui me restait, mais bon, mieux valait ne pas tout consommer tout de suite, n'est ce pas ? Primèlys me répondit que mes équipiers allaient bientôt se réveiller, avant de me demander si j'avais faim. Avait-elle entendu le grognement de son ventre ? Possible. Je hochai lentement la tête avec envie.

"Oh oui, je meurs de faim".

Du pur McKay. Incapable de résister à de la nourriture. Devant moi, de nombreux arbres s'animèrent, et plusieurs fruits apparurent. J'en reconnus certains, mais pas d'autres. Bon, j'aurais bien voulu de la viande, mais je n'allais pas refuser ça. Du moment que je remplissais mon estomac. Les yeux pétillants d'envie, je m'approchai des arbres, et pris plusieurs fruits. Je commençai déjà à en manger goulument, comme si j'étais tout seul. Soudain, j'eus une hésitation, et je regardai Primèlys.

"Dites, il n'y a pas de fruit comme le citron ? Parce que je suis mortellement allergique au citron".

Environnement



La gardienne ne répondit pas, ignorant visiblement ce qu’était un citron. Mais heureusement pour McKay, rien de ce qu’il goûta n’approcha ce goût. Et le peu d’acidité qu’il perçu tenait du sucre naturel de ces fruits. Comme une corne d’abondance, à chaque fois qu’il en cueillait un, un bourgeon se formait et un nouveau fruit prenait forme.
Le temps passa doucement, une bonne vingtaine de minutes avant que Kalash ne se mette à aboyer. Il signala l’arrivée de Reinho, complètement déboussolé, qui demanda ce qui lui était arrivé. Ce fut la même rengaine avec Christenson.

Peu de temps après, Matt se réveilla de son inconscience. Il était toujours maintenu par les racines et pouvait voir, depuis ses mains entièrement restaurées et valides, les fourmis rouge le parcourir. Mais elles étaient en train de quitter son corps, pas seulement en surface, mais aussi de l’intérieur. Quand les grandes racines se déplacèrent pour le laisser libre, il se mit à tousser et dégager ces mêmes fourmis qui retournèrent dans leurs nids souterrains. Le Rangers se sentait étrange, comme s’il allait avait été “refait”, le même sentiment que l’on ressent après une bonne nuit de sommeil qui suit l’effort : ce sentiment que cela a été bénéfique. Que les muscles se sont renforcés.

Il était courbaturé, sa tête lui tournait, mais la puissante douleur à la gorge avait disparu et il ne ressentait plus la piqûre diffuse de la morsure qu’il avait sur la joue. Tout avait disparu... Plusieurs sensations étranges sous son uniforme lui indiquaient que quelque chose était collé sur sa peau, comme une sorte de “sève”. Gratter ne le ferait pas partir.

Un bruit attira son attention, un aboiement de Kalash qui jappait gaiement en faisant des bonds, comme si on lui tendait une friandise trop haut pour qu’il puisse l’attraper. Le Ranger découvrirait bientôt Alek qui avait repris connaissance, la toile d’araignée dans laquelle il avait été suspendu se dégradant volontairement et rapidement. Le maître-chien, de ses gestes, entamait déjà bien l’intégrité de sa “prison”.
Mais Kalash parvint finalement à sauter suffisamment haut, comme mue par une envie de sauver son maître, et il l’accrocha de sa gueule par le bas de son pantalon, s’y suspendant lourdement. Ce poids ajouté, hormi le fait de faire glisser le pantalon d’Hamilton jusqu’à ses genoux, termina de faire craquer l’entrave et il se receptionna lourdement sur son séant. Kalash n’attendit pas pour sauter sur son maître au caleçon bien en vue. Il le couvrit de longues léchouilles inhabituelles de son comportement, témoignage de la peur qu’il avait eu de le voir mourir. Le chien de combat jappait de bonheur n’attendant que le premier ordre pour s'exécuter bravement et reprendre du collier, à ses côtés.

Alek n’avait plus de fractures, il ne ressentait plus douleur.
Il savait pourtant que son expérience avait été réelle, tout comme le moment où, poussé à l’extrême, il avait eu des hallucinations. Mais son chien, Matt et les autres n’en étaient pas. Ils étaient bien réels.
En remettant son pantalon, Alek découvrirait son épiderme vierge de sang ou de fracture ouverte. Tout comme les autres, il avait été soigné avec une efficacité déconcertante. Seul restait l’impact psychologique et une sensation de légère nausée qui ne le quittait pas. Mais plus de fractures, plus de traces de morsures, son épaule répondait parfaitement.

Quand tout le monde fût réunis, Primèlys leur laissa le temps de comprendre la situation, notamment par les explications de Rodney. C’était d’une complicité extrême donc il se devait de vulgariser les circonstances, s’en tenir au plus important qui était ceci : leur nouvelle alliée les amènerait jusqu’au syphon sans danger contre la promesse de lui restituer la source. Et ils avaient été soigné pour respecter cette part du marché.

Quand tout le monde fut prêt à prendre la route, la gardienne leur fit passer un nouveau portail mais tous les nouveaux environnements furent accueillants cette fois. Comme si Primèlys veillait à ce que rien ne leur arrive en les traversants. Ils finirent par retomber dans un couloir et tourner à un embranchement qui alarma Christenson.
C’était...la suite du plan que Coleen avait fait... La salle, le rubics cube de plan dangereux, Primélys, n’y étaient pas, non. Mais en franchissant ce portail, la route qu’ils prenaient alors était similaire au dessin, à l’accès au Syphon.

La gardienne les y accompagna jusqu’au bout.
Le sas s’ouvrit alors sur une étendue impressionnante, assez grande, où se trouvait de la technologie lantienne. Se tenait au centre un grand dispositif tournoyant autour d’une orbe verte à la dimension ridicule comparée au complexe mécanisme de Syphon qui l’entourait. Une orbe en suspension dans le vide.
La gardienne pointa un poste de contrôle lantien qui se trouvait en hauteur, une plateforme élévatrice allait y mener McKay mais un seul homme pouvait s’y rendre. Il n’y avait pas de place pour les autres dans cette cabine étroite, il leur faudrait poursuivre la sécurisation de l’endroit et préparer un accueil pour les Wraiths, qui sans nul doute, les assailleraient bientôt.

Du côté du scientifique, donc, l’élévateur le mena à un poste de contrôle à la taille réduite. Il découvrit tout de suite les différents mécanisme d’exploitation sensiblement comparable au support triple E2PZ de la cité. Mais à la différence que les connecteurs étaient différents, la technologie visiblement moins à la pointe qu’Atlantis. Il n’eut pas de mal à se connecter et, au fil de ses analyses, découvrir que le concept du Syphon était lié à un principe touchant essentiellement la science exotique. La matière la plus difficile à étudier et calculer, la bête noire des scientifiques.

Il s’agissait des théories qui rendaient la matière de la nature, du vivant, du matériel, exempt des règles de la physique complexe. Ce qui expliquait, par exemple, la présence d’environnement totalement incohérent dont les normes naturelles semblaient bafoués. Mais comprendre pourquoi, comme cela pouvait exister, le principe même entourant le rubics cube de défense de Primélys. Tout ça demanderait une vie de travail et il y avait fort à parier que les Lantiens n’avaient pas tout percé de ces mystères. Raison pour laquelle ils avaient simplement conçu un moyen de capter l’énergie et de la puiser.

McKay s’était confronté une seule fois à cette partie de la science hasardeuse. Cette fois où il avait fait détonné un quart d’un système solaire en espérant faire fonctionner une arme ancienne. C’était donc une vieille ennemie de défi d’intellect qui revenait à lui.

Cet endroit, c’est donc ce qui expliquait en partie la signature essentiellement lantienne de cette énergie, malgré tout tirée d’un artefact bien plus ancien et inconnu. Mais les découvertes de Rodney ne s’arrêtaient pas là. S’il n’y avait pas la menace de la guerre, peut-être que ce lieu aurait été le plus merveilleux des cadeaux qu’on aurait pu lui offrir en terme d’étude scientifique.

Car il avait devant les yeux l’application cohérente et crédible, d’une science intrinsèquement incohérente et imprévisible...ce n’était plus arrivé depuis l’explosion de ce fameux système solaire.
Alors...deuxième round ?

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Jeu 2 Aoû - 13:25
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Matt Eversman


Les signes de réveil étaient là depuis quelques secondes du côté du Ranger avant qu’il n’entrouve les yeux. Quelques secondes furent nécessaires pour s’adapter à la lumière des lieux. Les premières sensations lui parvenaient. Une sortie de plénitude mais aussi de nombreux fourmillements et pour cause, les fourmis rouges étaient nombreuses sur ses avants-bras. Par réflexe, le militaire gesticula avant de chercher à s’échapper de là. Ce fut un échec, immobilisé par des espèces de grandes racines. Qu’est-ce qu’elles faisaient là elles ? Et lui que fichait-il en dessous ? Eversman ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait, ni la situation dans laquelle il se trouvait. En parlant de situation, l’attelle protégeant son doigt était au sol, inutile. Il n’y avait plus de fracture, le doigt semblait comme neuf.

Les racines finirent par se rétracter, le Ranger s’empressa de retrouver sa liberté de mouvements se remettant vite sur pieds époussetant les dernières fourmis. Un éternuement lui fit expulser quelques autres ainsi que quelques jurons devant l’étrange situation. Un pansement ensanglanté au sol attira son attention. Nul doute, c’était de conception Atlante. Matt fut comme pris d’un doute et toucha sa propre joue. Il n’y avait plus rien, plus de sensation de tiraillement ou de douleur, même plus de cicatrice. Rien. Sa santé mentale fut questionnée quelques instants mais il fallait se rendre à l’évidence, il était soigné. Les techniques médicales employées étaient digne de la science-fiction et feraient certainement pâlir bon nombre de soignants.

Un peu groggy, le Ranger rejoignit le reste de l’équipe. Tous semblaient aller bien ce qui n’était pas le cas lors de leur dernière rencontre. L’avait-il rêvé ça aussi ? Il n’eut pas le temps de questionner les autres qu’Alek fit une arrivée qu’on ne pouvait qualifier de silencieuse tant Kalash semblait ravi de retrouver son maître.

« Original ton boxer. » Personne n’avait pu raté les motifs exotiques, Matt le premier et ne put s’empêcher de le charrier tout en lui adressant une légère tape dans le dos, bien content de le revoir en un morceau. D’ailleurs en y repensant, il ne put s’empêcher de poser la question.

« Dites, la dernière fois qu’on s’est vu, vous étiez dans un sale état non ? » Enfin il n’y avait que Mckay qui pouvait lui répondre vu qu’il était le seul encore conscient, les autres étant dans un état déplorable. Le scientifique le rassura quelque peu sur sa santé mentale avant de s’annoncer la suite : terminer son enquête sur le Syphon. Ah ça tenait toujours ça comme objectif ? Matt l’en aurait presque oublié avec les différents événements. En y réfléchissant un peu cela lui revint en tête : Récupérer les données et sécuriser le temps nécessaire. Il y avait aussi une histoire de téléporteur leur permettant de récupérer du matériel. Cela ne serait pas de trop vu l’équipement Atlante. Lui ne disposait plus d’armes à l’exception de son couteau de combat, il ne risquait pas d’aller loin avec ça.

« Il vous reste quoi comme arme ? » Ça semblait à peu près pareil du côté des autres. Chouette, ça risquait d’être sympa s’il croisait des ennemis. Une armée de clones à brassards par exemple. La gardienne leur assura les mener jusqu’au Syphon sans encombre. Mckay attira l’attention du sous-officier en croquant dans un fruit qui dégageait un odeur sucrée et fort appréciable. Bien entendu il le questionna sur la source et croqua rapidement dans l’un d’eux. Un vrai délice. Il s’en délecta jusqu’au signal du départ. Matt était parvenu à récupérer un M9 avec ses chargeurs à l’un des soldats. Bon c’était mieux que rien. Il le gardait en main, le canon baissé laissant aux autres le soin de sécuriser l’escorte, lui essaya de communiquer avec l’extérieur. Il lui semblait reconnaître les couloirs dessinés par le vague plan de la traitre. La preuve en était qu’elle les avait mené en bateau contrairement à la Gardienne qui les remettait sur le chemin.

// Ici le Sergent Maître Eversman. Quelqu’un m’entend ? //
// Eversman ??? Bon sang ! C’est le caporal Jones, renforts envoyés par Sheppard. On essaie de vous atteindre depuis deux heures. Je suis avec le docteur McAlister et une équipe d’intervention. Quel est votre situation, sergent ? //
// Désolé pour l’attente, Caporal. C’est une longue histoire. Tout le monde va bien. //
// J’ai trouvé un chemin mais ça m’oblige à faire le grand tour. Je peux espérer arriver à contre sens de votre progression dans un quart d’heure.//
// On avance en direction du téléporteur. Un peu de renfort ne serait pas de trop. //
// Reçu. Tenez le coup, on arrive. //
// Dites aux renforts prévus au téléporteur de se tenir prêts. On aurait besoin de quelques fusils d’assaut en plus. //
Il y eu un instant de silence, un silence pesant avant que le caporal ne réponde.
// Sergent. C’est un ravitaillement qui était prévu au téléporteur. Nous sommes les renforts...il ne reste plus que nous. //
Un soupir se fit entendre avant qu’il ne reprenne la parole. // Ok dommage, j’aurais bien espéré quelques soldats supplémentaires. Que le ravitaillement soit prêt // Il laissa passer quelques instants avant de rajouter quelques mots. // Et merci Caporal. // Après tout ne s’était-elle pas tenu prête à venir les aider ? ça méritait bien un petit remerciement de sa part.
// Il ne faudra pas espérer de renforts supplémentaire sergent, j’ai quitté Sheppard en cata. C’est lui qui m’a envoyé. Les derniers rapports indiquent des affrontements très coûteux en hommes sur la position du colonel. Et la colonne de Ferguss a disparu. //
Le caporal se tut, quelques coups de feu résonnèrent à travers la radio, signe qu’ils rencontraient de la résistance.
// On sera bientôt là, tenez le coup. La manoeuvre de ravitaillement est parée. Jones, terminé. //



Le SAS s’ouvrit sur une pièce gigantesque et visiblement de conception lantienne. Il y avait là de la technologie reconnaissable notamment les différentes postes de contrôles qui ressemblaient à ceux de la salle de contrôle ou de quelques laboratoires d’Atlantis. Leur utilité ou leur fonctionnement lui était inconnu. Nul doute que Mckay se ferait une joie de tripoter tout ça. Matt se contenta, et c’était déjà suffisant, de sécuriser la pièce en l’inspectant rapidement avant de retrouver les autres au centre de la pièce.

« RAS. La pièce sur ma gauche devrait normalement contenir le téléporteur. Une fois sécurisée, Mckay le remettra en état. Une fois les renforts reçus, il faudra le mettre hors de service pour que l’ennemi ne l’utilise pas. Alek et Christenson, c’est pour vous. Grimes et moi, on sécurisera la pièce principale ok ? » Matt chercha le contact visuel de chacun pour s’assurer de leur bonne compréhension. Une fois l’accord de chacun obtenu, le Ranger put continuer sur sa lancée. « Allez on sécurise cette pièce. »

L’équipe se positionna de chaque côté du sas. Lui et Christenson étaient appuyés du côté gauche de la porte, prêts à rentrer dans la pièce et se confronter à son contenu. L’interrupteur se trouvait du côté de l’autre duo. Matt n’était pas particulièrement serein, se sentant comme nu de ne pas avoir un calibre plus important dans les mains. S’il y avait une forte résistance, ce serait difficile de prendre le dessus avec un M9 mais après tout un tir bien placé pouvait faire bien davantage de dégâts que plusieurs balles perdues. Après une grande inspiration, il croisa le regard d’Alek lui faisant un léger signe de tête pour l’ouverture de la porte.

Le sas s’ouvrit depuis le contacteur Wraith, il n’y eu aucune mauvaise surprise. D’ailleurs, les soldats supposés garder l’endroit n’étaient pas là. C’était une salle vide, rectangulaire, avec un téléporteur Wraith comme l’on pouvait trouver dans les croiseurs de ces derniers. Le paradoxe était néanmoins assez déstabilisant. On passait d’un environnement et d’une technologie Lantienne à celle Wraith en une seule porte.
Tout semblait normal et alimenté en énergie, accessible. Pour une fois, l’équipe n’était pas tombé sur une nouvelle embûche. Ils allaient pouvoir faire venir leur matériel.

Alek Hamilton


J’étais complètement désorienté en sortant de ce cocon...ouais, on pourrait presque appeler ça comme ça. Je ressentis une douleur sur mon postérieur en touchant le sol et après une grosse boule de poil me sauta dessus. Je mis quelques secondes à réaliser ce qu’il se passait. J'étais vivant, premier bon point...truc bizarre j’étais guéris ...deuxième bon point. Par contre je n’avais pas la moindre idée de comment tout ça avait pu arriver.

Je reconnus Kalash, et le serra contre moi. Il n’avait rien. Par contre je foutais quoi en calbut moi ? J’avais pas souvenir de m’être envoyé une femme...quoi que dans mes souvenirs brumeux, j’avais vu Vadrielle et Norah, de quoi passer un bon moment sauf que Norah m’aurait certainement déboité pour seulement avoir pensé un truc pareil donc non mais c’était pas ça. En regardant mes jambes, je réalisais que je n’avais vraiment plus aucunes traces de blessures. J’étais refait à neuf.

Je me relevais, tout en laissant toujours une main dans le pelage de Kalash, c’était mon repère. Je remontais aussi mon pantalon et je fis bouger mes poignets, mes bras ...tout fonctionnait. Comment j’avais pu passer de mort à encore plus beau qu’avant ? Bonne question à se poser mais là pas trop envie d’y réfléchir, je profitais de la chance que j’avais.

C’est là que je vis les autres, Matt, Rodney, Christenson et le dernier dont toujours pas moyen de me rappeler son prénom...et en plus j’en avais rien à foutre. Il y avait aussi une femme. Un peu chelou d’apparence. Je m’adressais à elle

”C’est vous qui m’avez sauvé? Si oui merci.”

J’écoutais la question des armes posée par Matt. Comment dire ? Je n’avais plus rien. De ce que je compris rapidement, des Wraiths allaient nous tomber dessus en grand nombre. Rohhh le pied, rien de mieux qu’un bon massacre des familles pour se sentir à nouveau vivant. Je n’étais pas en forme mentalement car l’expérience de mort prochaine n’avait pas été agréable à vivre mais ma haine pour cette race en ressortait grandit. Je vous le répète, un bon Wraith est un Wraith mort.

”Je n’ai plus aucunes armes...et si on doit se la jouer à tenir un siège...fais nous venir du matos lourd. Genre un truc bien utile comme un lance flamme...Sinon il me faut la totale, salade, tomate, oignon...donc armes de poings, couteaux, grenades et fusil mitrailleur.”
« On a déjà donné nos instructions pour le malp avant de partir, tu t’en souviens plus ? » questionna le Ranger observant Alek en fronçant les sourcils. « On aura les fusils et le malp est équipé d’une mitrailleuse. Je me renseigne pour le lance-flammes si tu veux mais ça m'étonnerait »
”J’ai oublié désolé...j’ai pris pas mal de chocs sur la tête. Tu parles à un mort vivant là..”

Matt s’écartant de quelques pas avant de touche son oreillette radio.
// Eversman pour ZA. Si possible mettez un lance-flammes sur le malp destiné au téléporteur. Merci. //
//Ici Baxton. Tu veux pas bière et pizza au passage, sergent ? C’est envahi de blessés sur la ZA, on sait plus où donner de la tête. Il te le faut vraiment ou c’est du loisir ?//
// Ok on oublie. Courage les mecs ! // Le militaire se tourna vers Hamilton pour le prévenir de la réponse négative avant de finalement s’interrompre le doigt levé portant son attention sur les nouveaux propos.
Dans son oreillette, il entendait cet inconnu baxton s’exprimer à quelqu’un d’autre.
//Ouais...ouais...mais c’est dispo ça ? C’est pas loin ?//
Une voix semblait lui répondre et il y eut une brève coupure.
//T’es là, sergent ?//
// Toujours là, Baxton. //
//Le lance-flamme, y a pas. Par contre, on me dit qu’il y a une caisse de molotov Natus qu’on peut vous apporter. Ca t’intéresse ?//
// C’est des trucs à pierre à feu ? // Questionna-t-il préférant avoir des détails sur l’objet.
//Ben le liquide dedans, apparemment, ouais. Mais ça s’allume à l’ancienne, un coup de briquet sur le chiffon et tu as plus qu’à te faire tes merguez. J’en ai un dans les mains, c’est vraiment pareil que nous...sauf que tu peux pas te foutre une mine avec ça...quoique...faudrait essayer.//
// Ok envoie la caisse alors. Hamilton se débrouillera avec. Merci. //
//Hamilton ? C’est pas l’type qui a fait du baseball avec une tête de Wraith ?//
// Maintenant il a une passion pour le barbecue. //
//Il lui manque une case, à ce mec, mais c’est un foutu artiste. Je t’emmène ça avec des briquets. Laisse moi dix minutes. Baxton, terminé.//
”Alek, pas de lance-flamme à la la ZA. Tu as une caisse de Molotov de conception Natus à la place. Le résultat sera le même.”

J’étais un peu deg qu’il n’y ai pas de lance flamme mais des coktails molotov natus c’était une superbe compensation. Je les avais vu à l’oeuvre sur Magna et y’avait de quoi s’amuser. J’avais hâte de voir les Wraiths courir en hurlant tout en brulant vif. Si j’étais un soldat avec un peu de compassion je les abattrait rapidement mais...je n’étais pas ce style là donc ils allaient brûler jusqu’au bout. Je fis signe à Matt que ça m’allait parfaitement.
Là franchement il n’allait pas falloir me demander de faire dans la dentelle...après tout ce n’était pas mon style et je venais de revenir d’entres les morts….J’étais le Jésus du Carnage. Ceci dit à mon avis quand tout ça allait se terminer j’étais bon pour une baisse mortelle de moral.


Matt Eversman








Légende :

1 - Placement du MALP avec mitrailleuse lourde + Reinho
2 - Placement de Matt sur le balcon
3 - Demande à Primèlys de faire une barricade végétale pour condamner ce passage (trait bleu)
4 - Placement d’Alek + Kalash + Christenson




”Mckay, Hamilton. A vous de jouer les mecs”. Il adressa une tape au plus proche les laissant se débrouiller avec le téléporteur pour revenir dans la pièce principale. Il avait besoin de la parcourir un peu pour repérer les positions viables, les entrées ennemies et se donner un peu de temps pour analyser correctement la situation. Tenir une position c’était l’une des spécificités de son bataillon d’origine. Cela demandait une bonne organisation et une certaine stratégie. La réussite en dépendait. La pression était importante sur les épaules du militaire qui ne pouvait se permettre l’échec. Il se donna jusqu’à l’arrivée du MALP et de son contenu pour prendre les meilleurs décisions.

Comme les autres, Eversman s’approcha du module pour se requiper, se saisir d’un nouveau casque mais aussi d’un armement complet. Dommage, il n’y avait pas de fusil HK, son arme de prédilection et il devrait faire avec un FAMAS. Pas le choix. Il y avait un fusil de précision qui lui était clairement destiné mais il le délaissa pour une mitrailleuse 249. Légère, bonne quantité de munitions, idéale pour ce qu’il avait à faire à son poste. Pas de tir à distance de prévue et au pire il y parviendrait avec le FAMAS. Un sac de munitions, contenant chargeurs mais aussi barres chocolatés, une nouvelle trousse de soins primaires et une gourde, fut rempli et bientôt tout ce beau monde se retrouva à son poste. Il avait presque de quoi tenir un siège avec tout ça. La mitrailleuse était alignée au sol, le bipied deploye, prête à servir. Le FAMAS était déjà sanglé. Après un certain temps, Matt rassembla le groupe en passant un appel radio.


« Les mecs on a 3 entrées à sécuriser. » Il les montra associant à chacun un point cardinal. « L’équipe de Jones devrait arriver par Sud donc pas de mines par la. Pour le reste, on a des claymores et pas mal de grenades. Faites vous plaisir. » Tout en parlant le Ranger regardait chacun de ses hommes pour s’assurer de leurs bonne compréhension mais aussi de la viabilité du plan. « On positionne le Malp entre les contrôles 1 et 2. Chacun se prend une entrée. Je serai sur le balcon pour aider sur les deux flancs. Personne doit atteindre Mckay. En attendant l’assaut, préparez vos positions et reposez vous. »

Les dernières questions et doutes furent levées. L’un après l’autre, les hommes se dispersèrent pour s’équiper comme il le fallait avant de prendre le nécessaire pour tenir sa position. Matt finit par faire de même se rapprochant du Malp pour prendre un AT4. En mettre un en bas, un en hauteur lui paraissait cohérent.

« Hey Grimes. Tu me files un coup de main stp ? » Il aurait certainement pu se débrouiller pour l’amener en haut comme un grand mais ce fut un prétexte pour lui parler seul à seul. Matt montait sur les derniers barreaux de l’échelle avant de stabiliser sa position et se pencher pour attraper le bazooka. Ce fut chose aisée et l’arme fut placée sur les hauteurs, le Sergent vérifia rapidement qu’elle était prête à être utilisée avant de redescendre. Grimes était toujours là à l’attendre. Le Sergent ne lui emboîta pas le pas au contraire, il n’avait pas bougé. Bon c’était le moment d’être courageux. Ce n’était pas particulièrement quelque chose qu’il aimait faire et avec lequel il était à l’aise mais il se devait de le faire. Suite à une inspiration certaine, Matt fit un pas vers lui.

« Je suis désolé pour tout à l’heure. » Nerveusement sa main vint masser sa nuque témoignant de son mal-être. « J’ai été con envers toi et je … je tenais à m’excuser. » Bon au moins, il avait mis les choses au point avec lui. Ça pouvait être pris pour une faiblesse de s’excuser, ça l’était peut être mais Matt n’était pas un de ses connards imbus d’eux même. Il restait un homme de terrain.

Grimes le regarda un instant, suspicieux.
Il le laissa parler et attendit même la suite...qui ne vint pas. C’était déjà un bel effort et il hocha imperceptiblement la tête avant de répondre.
« Ca va ! »
Il haussa un instant les épaules.
« T’étais pas au courant de tout. Mais, quand même, je m’attendais à mieux de ta part. Je croyais qu’on était pote.
Le militaire souffla puis passa ses mains sur son gilet. Il finit par sortir un paquet de cigarettes complètement froissé, s’en calant une entre les lèvres. Il le tendit ensuite à son frère d’arme.
« Tu connais Serra ? Une chasseresse, une brune, petite, avec un air un peu fourbe. Elle était dans l’armée sur le continent. »

« Non, pas vraiment... » Matt hésita quelques instants à se saisir d’une cigarette mais finalement céda. Il n’était pas un fumeur, il l’avait été lors de ses années lycée pour frimer mais pas par plaisir. Stones lui avait offert sa dernière en date. Pas tellement une réussite d’ailleurs. Ce dernier la garda entre ses doigts, la faisant rouler en attendant que Grimes s’allume la sienne avant le lui filer.
C’est ce que fit Reinho en s’adossant au mur à ses côtés. Il avait fait la même chose une fois contre les barrières en bois d’un coral. Échangeant avec le sergent-maître avant cette altercation. Il enleva son casque, gardant la clope entre les lèvres, puis extirpa le cliché d’une grande blonde à l’air sévère qu’il lui fila. C’était une Athosienne.
« J’ai misé sur le mauvais canasson, mon pote. Celle-là, c’est sensé être ma gonzesse. Une putain de carne sadique qui m’a même pas jeté un regard quand je lui ai dis que je partais en manoeuvre... »
Ladite manoeuvre, c’était finalement le départ en mission. Reinho soupira. Une fois qu’il récupéra la photo, il y mis le feu avec son briquet.
« Et de l’autre, t’as cette nana Natus tellement jeune que je pourrais être son père. Amoureuse comme pas deux, sans que je sache vraiment pourquoi, et elle m’a suivi jusqu’ici... »
L’homme serra les dents en regardant droit devant lui. Des petits gestes d’une profonde nervosité commençaient à apparaître.
« Serra...c’est maintenant que je me rend compte qu’elle était prête à tout pour moi. J’sais même pas pourquoi, merde... »
Grimes baissa la tête. Il jeta le reste de la photo enflammée et prit une grande bouffée de sa cigarette.

Matt ne porte pas de suite la cigarette à ses lèvres, observant d’abord la combustion de celle-ci avant d’hurler l’odeur caractéristique. Cela lui faisait repenser à Stones mais aussi aux moments plutôt chauds passés avec elle et forcément il afficha un petit sourire. Il lui fallu faire un effort certain pour se raccrocher à la conversation. Il s’accroupit à côté de lui retirant son casque lui aussi. Il multiplia les soupirs en l’écoutant, il ne pouvait se mettre à la place du soldat même s’il pouvait comprendre ce qu’il ressentait à un moment pareil. L impression d être passé à côté, de ne pas avoir saisi sa chance et maintenant impossible de faire demi tour.
« Fais en sorte que son sacrifice ne sert pas à rien…bat toi pour elle. » Matt n’était pas un fin psychologue ni le plus habile des parleurs mais il avait besoin d’avoir un Reinho opérationnel. Un lion, pas un pleurnichard.
« Que t’es couillon... » ricana nerveusement Grimes en secouant négativement la tête.
Lui avait les larmes aux yeux. C’était donc surement un pleurnichard qui avait perdu quelqu’un de cher à son coeur. Il se confiant parce qu’il considérait toujours Matt comme un ami. L’homme prit une bouffée supplémentaire de sa cigarette avant d’ajouter :
« Je suis vivant parce qu’elle a pris le tir qui m’était destiné...et qu’elle a attendu qu’on se parle une dernière fois avant de s’éteindre. »
Discrètement, il se passa les pouces sur le coin des yeux.
« Tu parles que je vais leur faire payer à ces enculés ! Et pas qu’un peu...j’suis passé à côté de la femme de ma vie. »
Sa voix ne souffrait d’aucun doutes. Le militaire avait toujours à l’esprit ses devoirs de soldats, il n’allait pas partir jouer le rambo seul. Son regard monta sur le ranger :
« C’est pour ça que je voulais pas rester sur la ZA. Je pensais que t’aurais compris ça, on t’a bien récupéré en morceaux à ton retour de Magna. »
« Justement... » Eversman avait fait la comparaison avec son propre état lorsqu’il l’avait vu débarquer comme un taureau blessé, ivre de colère et avide de vengeance. Impossible de ne pas y repenser aussi. « Cette mission sur Magna m’a brisé. Je devrais d’ailleurs pas être là, Bricks m’a sauvé la vie sur ce coup là. » Il ne put s’empêcher de jeter un coup d œil vers son bras gauche. La cicatrice avait beau être dissimulée sous la manche de sa veste, il avait l'impression de la voir. Blanche. Immonde. « Je voulais pas prendre le risque. »
« Je sais pas qui c’est. Mais peu importe. C’est une question de confiance et t’en as pas eu pour moi. Pourtant on a bossé ensemble, on se faisait de ces parties de tirs, je pensais que tu me connaissais. »
Il termina sa clope avant de la jeter.
« Je suis pas pareil. Je m’accroche. Déjà, je vais leur faire payer ça au centuple, je lui offrirai une sépulture décente sur la Magna. Et je trouverai ce qui reste de sa famille, leur dire combien elle était courageuse. Serra mérite bien ça... »
« Je me pensais aussi plus fort que ça, Grimes… je me croyais imbattable, capable de me relever de tout. » il prit une grande inspiration jetant à son tour sa cigarette auquelle il avait très peu touchée. « finissons en...» Matt se remit sur pieds adressant une tape amicale à son pote, satisfait d’avoir mis les choses au clair avec lui.
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Jeu 2 Aoû - 13:36
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Environnement



L'abcès s’en trouvait crevé, c’est simplement ce qu’il manquait. Reinho accepta la main que Matt lui tendit pour se redresser puis il retourna en direction du Malp pour s’équiper. A ce moment-là, Christenson passait. Il fit une tape sur l’épaule de son collègue et approcha du Ranger.
« Eversman. Comment dire...Primèlys...elle est en train de tout nous envahir avec sa forêt... »
Matt allait rapidement se rendre compte que c’était bel et bien le cas. La “nature” sous contrôle de la gardienne avait franchi la porte grésillante, comme lorsqu’il avait dû quitter en urgence la salle qui s’effondrait. Sauf qu’à l’instar d’immenses racines, c’était un tapis de sol qui progressait. D’abords des racines légère, qui grandissaient, puis de la mousse et finalement de l’humus. Un véritable sol de forêt qui envahissait les lieux en progressant graduellement. Dans une demi-heure, la salle entière serait envahie comme si la nature reprenait ses droits.
Primèlys se déplaçait lentement, librement, constatant la progression de son nouveau territoire. Elle regarda Christenson qui déglutit puis le ranger.
« Je comprends pas trop ce qu’elle me raconte, je fais quoi ?... »
« Tu lui souris. Elle te trouve peut être à son goût.. » Dit-il à voix basse.
« Ah non, déconne pas, mec. Rodney m’a raconté le coup des épines de rosiers XXL... » fit Christenson, angoissé. « Bon, je fais quoi alors ? Je l’ignore ? »
« A moins que tu ne t’y connaisses en jardinerie ou que tu n’aies envie de lui parler sinon tu la boucles et tu te trouves très occupé à vérifier ton matos. »

Domenic hocha silencieusement la tête puis reparti.
Rodney était toujours dans le poste de contrôle, en train d’étudier et préparer le retrait de la source avec le matériel à sa disposition. En attendant, il n’y avait pas de signes de mouvements Wraiths. En attendant. Ce qui permettait aux soldats de se préparer efficacement.
Reihno et Chris s’accordèrent donc rapidement pour poser des mines antipersonnelles sur les secteurs désignés par Matt. A ce moment-là, la nature avait quasiment envahi l’endroit et Primèlys les observait, les racines évitant de se fixer dessus. En revanche, quand Grimes trouva les mots pour lui expliquer à quoi ça servait et qu’il fallait les dissimuler, la gardienne demeura silencieuse...puis l’humus recouvrit de lui même les mines. Seuls les embouts jaillissaient.

Les hommes placèrent ensuite le Godzilla, dispatchant les munitions en plusieurs endroits en laissant les sacs à dos derrière des couverts. L’action de Primèlys donna des idées intéressantes au groupe. Si l’entité était loin d’être bavarde, elle accepta de renforcer les positions des soldats. Le balcon de Matt, par exemple, fût envahi par d’épaisses racines qui devinrent progressivement des arbres. Au lieu de se battre dans un salle Lantienne, ils allaient s’affronter dans une forêt, la fraîcheur était d’ailleurs perceptible. Mais l’interêt était bien là...des couvertures supplémentaires et bien placées pour tenir le position avec plus d’efficacité.
Il lui semblait impossible de former d’épaisses barricades sur ces grandes ouvertures. Christenson lui demanda, non sans un peu d’angoisse, de faire pousser des ronces bien épaisses et large. De quoi entraver particulièrement bien les arrivants. Kim, normalement, ne devrait pas être inquiétée lors de son arrivée.

Au final, l’équipe eut largement le temps de se préparer. Kalash, malgré la présence d’Alek, restait étonnamment sensible à la présence de la gardienne qu’il allait voir parfois. Primèlys fixait l’animal avec un regard bienveillant, elle s’accroupit pour le caresser lentement et fit pousser mentalement une petite source d’eau qui ravit le chien.
En électron libre, la gardienne allait et venait. Rodney finit par annoncer qu’il était prêt, la procédure d’extraction était particulièrement complexe, le savant n’avait pas tous les outils. Il devait se contenter d’un ordinateur abimé sur ce qui aurait mérité un laboratoire et une équipe complète. Mais Matt était prêt.
Lorsqu’il reçu le signal, l’astrophysicien démarra sa première tentative. Une alarme sonore s’activa immédiatement et il était évident que les Wraiths étaient alertés. Le rangers reçu un appel radio.
//Sergent, ici Jones. Ca bouge méchamment dans le coin. Il se passe quelque chose. On doit se planquer, on est sur leur route. Je crois que ça vient sur vous, soyez vigilant...//


Rodney McKay


Chacun leur tour, les membres de l'équipe se réveillèrent et me rejoignirent, désorientés. Je leur expliquai ce qui c'était passé, du moins ce que j'avais en souvenir, non sans leur rabâcher comme à mon habitude qu'ils devaient leur guérison à moi seul. Ah là là, je ne changerais jamais, décidément. Puis, une fois rassasiés, nous suivîmes Primèlys dans plusieurs tableaux, devenus inoffensifs cette fois ci. J'avais eu de l'appréhension au début, mais je me calmais rapidement en voyant qu'il n'y avait aucun danger. Nous arrivâmes en dehors de cet étrange paradoxe, dans le couloir que nous devions suivre au début, ce qui était vraiment très étrange. Notre cible était devant nous, derrière cette porte fermée. Je me plaçai derrière un militaire, mon P-90 dans les mains, prêt à m'en servir. La porte s'ouvrit, et l'équipe entra dans la salle. Mais curieusement, celle ci était déserte. Il devait pourtant y avoir des wraiths ici, non ? Rassuré, je parcourus la pièce avec les autres, apercevant de la technologie lantienne partout. Cela contrastait avec ce que j'avais vu auparavant. Et vers le centre de la salle, se trouvait le fameux Syphon, avec au dessus l'orbe verte qui semblait être en lévitation.

Alors que Matt demanda à Alek et moi même de s'occuper du téléporteur, je me déplaçai vers celui ci, en compagnie du militaire. Je branchai mon ordinateur sur la console, et après avoir entré quelques commandes, j'activai le téléporteur pour faire apparaître le MALP et notre matériel. Puis, je contournai plusieurs sécurités informatiquement, et créai un système de blocage, afin que le téléporteur soit hors service.

"Voilà de quoi les ralentir. Enfin, jusqu'à ce qu'ils arrivent à contourner les sécurités que j'ai installé".


Alek Hamilton


Après avoir suivi Mckay, je vis le malp arriver avec un sourire d’enfant le matin de Noel sur le visage. Je pris de suite les armes qu’il me fallait car je me sentais un peu nu sans ça. Et je récupérais aussi les cocktails molotov avec un regard de sadique sur le visage.

”C’est encore mieux que Noel...Je me demande bien ce que ça sent un Wraith qui crame. Je suppose qu’on va vite le savoir.”

Je laissais Mckay faire ses trucs technologiques pendant que je finissais de m’équiper. Même si le scientifique n’était pas un bon soldat c’était un atout précieux face à l’intelligence des Wraiths. Je gardais mon arme pointée vers les entrées histoire qu’on se fasse pas surprendre et pour couvrir la tête d’ampoule à l’égo démesuré. A chaque fois que je frôlais la mort, je me trouvais encore plus fort en revenant et là j’avais fais un peu plus que la frôler. Mais se sentir fort ne voulait pas dire devenir sans cerveau et agir que sur l’instant.


Rodney McKay


Avec mon éternel pessimisme, je m'éloignai du téléporteur, et me dirigeai vers une zone que Primèlys me désigna comme étant une sorte d'élévateur menant à un poste de contrôle. Sans attendre, je me plaçai sur la plateforme qui s'éleva jusqu'à une petite cabine bien trop étroite à mon goût. Il y avait de quoi devenir claustrophobe. D'ailleurs, en parlant de ça, une bouffée de chaleur commençait à m'envahir, la panique pointait le bout de son nez. Aussitôt, je fermai les yeux, essayant de me projeter ailleurs pour tenter de me calmer, comme je l'avais fait une fois, dans un jumper qui coulait au fond de l'océan.

"Tout va bien, Rodney. Tu es sur une grande plage. Une très très très grande plage. Détends toi, tu n'as rien à craindre".

Cela pouvait peut être paraître stupide de me voir parler tout seul, mais au moins, cela fonctionna. Je finis de calmer mon angoisse, avant de regarder la console qui se trouvait devant moi. Je branchai mon ordinateur dessus, et commençai à parcourir la base de données, pour me rendre compte que ce que j'avais devant moi était bien plus complexe que ce à quoi je m'étais attendu. La dernière fois que j'avais vu une telle technologie, c'était avec le projet Arcturus. Et on savait tous comment ça s'était terminé. Oh non non non, pas ça. Allais je encore tout détruire si je touchais à ça ? Mais non voyons, j'étais le grand Docteur McKay, je ne refaisais jamais la même erreur. Et puis, pour ce projet, je restais persuadé que je n'avais commis aucune erreur. C'était la faute des Anciens qui avaient fait n'importe quoi, comme d'habitude. Enfin bref, revenons en à cette science exotique. S'il n'y avait pas eu cette menace de mort imminente avec les assauts de wraiths qui pouvaient se produire, j'aurais sauté de joie et d'excitation en voyant tout ça. Mais ce n'était pas le moment hélas.

Le manque de matériel se fit clairement sentir, je n'avais qu'un simple ordinateur endommagé et rafistolé, alors que j'avais clairement besoin de plein d'autres choses. Mais bon, je n'avais pas le choix, j'allais devoir faire avec. De longues minutes passèrent tandis que je parcourais les données de cette console complexe, ne sachant pas vraiment comment faire pour séparer le Syphon de l'orbe. Il y avait beaucoup de trop d'équations et de variables, et il me fallut pas mal de temps pour trouver un début de piste à suivre. Pendant ce temps, mes équipiers préparaient la zone à défendre avec le matériel reçu, et s'installèrent à leur poste. J'avais une telle pression sur mes épaules. Après quelques vérifications sans trop savoir si j'étais dans le droit chemin, je jetai un oeil à Matt qui se trouvait un peu plus loin.

"Sergent, je suis prêt" lançai je d'une voix forte pour qu'il m'entende à cette distance.

// Eversman a tous. Tenez vous prêts. Mckay, vas-y. //

Matt me donna le top départ, et je lançai le début de la mise en oeuvre de l'extraction. Enfin, le résultat ne fut pas celui que je voulais obtenir, ce fut même un formidable échec. Cette extraction allait être beaucoup plus complexe que je ne le pensais. Et mon intrusion dans l'ordinateur central de cette pièce eut un autre impact moins reluisant. Une alarme retentit, les wraiths étaient maintenant au courant de notre présence ici. Inquiet, enfin plus qu'inquiet en réalité, je regardai Matt au loin.

"Je n'ai pas réussi à extraire l'orbe du Syphon, il va me falloir du temps pour y arriver ! Et maintenant les wraiths nous ont repéré, ils savent que nous sommes là !"


Alek Hamilton


Comme souvent avec l’informatique, rien ne se passa comme on l’avait prévu et la manoeuvre de McKay fut un échec qui déclencha une alarme. Bah au moins maintenant on pouvait se préparer à se faire tomber sur le dos. Il fallait choisir un coin donc je me dirigeais vers l’Est et je remarquais que Matt s’était placé en hauteur avec vu sur Mckay pour le couvrir. Moi je serais dans mon coin pour faire des dégâts et seul avec Kalash, de quoi m’amuser.

Environnement


Jones avait donné l’alerte. En plus de celle qui leur perçait les oreilles dans la salle et que Rodney ne parvenait pas à interrompre, trop occupé à se battre virtuellement contre le système exotique, le caporal avait signalé une approche dans leur direction. Mais où ?

Le seul accès se trouvait être le téléporteur et celui-ci était désactivé par Rodney. Alors par où allaient-ils passer ? S’agissait-il de couloir secret, d’accès dissimulé ?
Peut-être.

Ce qui est certain, c’est que l’alarme n’aidait pas à se concentrer. Christenson et Reinho de leur côté, en tout cas, assuraient leurs mains sur leurs armes en soufflant pour calmer leur rythme cardiaque. Ils n’entendaient rien à cause de ce hurlement continu mais ils sentirent une vibration. Une vibration à travers les rangers et les bouteilles molotov Natus qui tintaient d’un son joyeux. Chris baissa le regard, ces bouteilles s’agitaient par accoup, comme si un dinosaure marchait en faisant trembler tout le batiment dans une lenteur infinie.
Ces vibrations n’étaient pas régulière mais elles gagnèrent en puissance.

L’alarme cessa soudainement, laissant un silence très déstabilisant s’installer. Christenson regarda un instant son comparse avant de lui dire :
« Je sais que t’es pas dans le délire, Alek. Je le sais bien...mais tu parles à ma femme si je tire pas le ticket gagnant ok ?... »
Son regard se faisait insistant. Il était sérieux.
« Allez mec, fait ce geste... »

Ce silence de mort n’était là que pour accroître la pression. Ce n’était pas Rodney qui avait désactivé l’alarme, c’était l’ennemi. Juste pour les occuper un peu. A l’Ouest et à l’Est, les murs qui composaient les salles si tranquilles sautèrent brusque. Un éclat soudain et puissant, bien synchronisé, qui envoya un énorme panache de débris fumants. Ceux-ci retombèrent jusqu’à leurs positions et ce fut à ce moment que l’alarme sonna de nouveau, l’éclairage se coupant brutalement en les plongeant dans le noir total.

Les lentilles des soldats leur permirent de s’y faire petit à petit. Mais l’éclat des lances plasma et des loupiotes d’alarmes créaient un contraste extrêmement désagréable, rendant leur visée moins précise. Tout le monde s’attendait à voir une armée de sbires débouler, en rang serré, bien ordonné, les lances plasma en avant en profitant du brouillard. Mais celui-ci se dissipa en révélant les murs crevés en plusieurs points sans que la moindre silhouette ne soit distinguable.

Reinho était cramponné à la mitrailleur de Godzilla, refusant de se laisser avoir par le délais. Il attendit patiemment, comme tous les autres. A cause de ça, une petite partie des pains de C4 qu’ils avaient placé s’étaient envolés. Ils avaient préparé ces explosifs en cas d’ultime recours en cas d’invasion trop importante.
Soudain, Christenson hurla :

« Attention, PARASITES !!!!! »

C’était ceux de la salle anti-intrusion qui avaient bien failli les abattre. Ces horreurs se déversèrent par les ouvertures par paquets de dix, évoluant très rapidement dans leurs directions. Mais ils n’avaient pas pour but de les occuper ou de les atteindre, non. Contrôlé par les Wraiths, ils filèrent sur un ordre régulièrement espacé afin de tester le terrain. Malgré les premiers tirs, cela ne manqua pas, les premières détonations eurent lieu.
Parfois, les parasites faisaient même demi-tour pour chercher les mines, trouvant même quelques C4 dont les détonateurs furent arrachés.

L’escouade ne pouvait pas savoir que ces créatures, malgré leurs intelligences, servaient de également de drone organique aux Wraiths. Ils préparaient le terrain en les faisant sauter sur les mines. Et lorsqu’ils n’eurent plus de parasites, la majorité de ces défenses explosives absorbées, là les sbires débarquèrent soudainement.
Le vacarme des tirs débuta. Depuis l’ouest et l’est, des sbires s’avançaient en se courbant, tirant à la lance plasma et allant se chercher une couverture pour les occuper. Autant dire que les premiers qui montrèrent leurs nez furent littéralement pulvérisé. Mais les autres s’étaient bien placés et commençaient à faire feu.

Primèlys se tenait au centre, observant la scène avec une absence totale de sentiments, comme si elle regardait un simple film. Son regard allait et venait entre plusieurs directions tandis que les Atlantes intensifiaient le feu. La boucherie venait de commencer...Si Reinho tenait particulièrement bien sa ligne, Alek remarqua qu’un sbire muni de grenade tentait de les prendre sur le flanc en longeant un panneau métallique. Sa carrure le rendait peu discret.

Matt Eversman


C’était le calme avant la tempête. Un calme très relatif étant donné l’alarme qui tambourinait aux oreilles. Désagréable. Entêtante. Usante. Les doigts resserrent l’emprise autour du FAMAS, le tenant des plus fermement. Rien ne venait. C’était d’autant plus stressant de savoir que quelque chose se préparait mais qu’ils ne pouvaient qu’attendre. La patience était loin d’être là que alité première du Ranger qui faisait de son mieux pour se calmer, tenter de rester zen et baisser son rythme cardiaque.

La tempête arriva tel un tsunami. D’abord la surprise avec l’arrêt brutal de l’alarme. Matt tourna la tête en direction du scientifique qui venait de réussir cet exploit. Quoique il semblait tout aussi étonné que lui vu sa tête. Puis les explosions dévastatrices, le noir complet et le retour bruyant de l’alarme. La totale. Les sens venaient de prendre un sacré coup qui nécessitaient plusieurs dizaines de secondes d’adaptation. Les wraiths avaient soigné leur entrée en beauté.

Matt se positionna de nouveau, prêt à ouvrir le feu à l’ouest quand une nuée de créatures volantes firent leur apparition. Des parasites. Ces putains de trucs qui étouffent. Hors de question de revivre ça. Il fut le premier à ouvrir le feu aussitôt imité par les autres. Ces derniers éclataient toutes les défenses explosives des Terriens, préparant le terrain pour les troupes. En quelques secondes, le plan de défense venait d’être réduit à néant. Impossible de recommencer, on était pas en plein milieu d’un jeu vidéo. L’assaut débuta… entre l’alarme, les coups de feu et explosion, difficile de comprendre quoique ce soit. Du mouvement fut repéré sur le côté ouest. Les wraiths étaient en train de monter un truc. Difficile d’en voir davantage et encore moins de les atteindre. Le Sergent devait savoir ce qui se passe.

// Christenson. Bouge toi sur le flanc ouest. //

Pas de réponse. Il mit ça sur le compte du bordel ambiant et renouvela sa demande. Toujours rien. En se décalant à l’extrémité du balcon, il eut un visuel sur le soldat. Au sol. Un juron s’échappa de ses lèvres quand à la perte précoce d’un des leurs.

Bon, de sa position, il repéra deux originels en train de monter un trépied. L’œil vissé sur la mire de son arme, Eversman s’apprêtait à appuyer sur la gâchette pour ne pas les laisser continuer mais il ne pouvait qu’atteindre celui de droite. Celui de gauche pourrait donc continuer. Il fallait trouver quelque chose et vite. Et voilà que les deux sortaient une sorte de drone ancien recouvert de substance de conception wraith. Si l’un deux se prenait ça, c’était la mort assuré et plein de morceaux partout. Matt se devait d’agir. Il ne fit pas dans la demi mesure en allant rechercher le AT4 qu’il déploya de suite avant de tirer en direction du trépied.

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Mar 7 Aoû - 11:06
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Alek Hamilton


Tout le monde attendait l’attaque de manière fébrile. Enfin c’était ce que j’observais en les regardant car moi j’étais calme. Je l’étais toujours quand je savais qu’on allait me tomber dessus. J’avais mes cocktails molotov proches de moi, mon arme dans la main et Kalash était aux aguets. Concrètement nous avions peu de chance de nous en sortir mais il fallait gagner le max de temps possible pour McKay. Je savais que les Wraiths allaient frapper fort car soyons clairs, ils n’avaient pas d’autres choix. On était dans leur coeur et il fallait éliminer le virus que nous représentions. Christenson était à côté de moi. Je l’écoutais. ” Je le ferais et si moi je m’en sors pas, je veux que ce soit toi qui ailles voir Norah s’il te plait. Et tu veilleras à ce que Kalash soit confié au Docteur Taylor Laurence.” Je n’avais pas eu envie de plaisanter pour une fois. Sa femme ou future femme était ce qu’il avait de plus cher avec son fils donc je respecterais son souhait. Par contre je ne pouvais être sérieux trop longtemps. ”Si tu meurs...je peux me faire ta femme ? “ Là je savais que je le ferais réagir, il serait capable de revenir d’entres les morts pour me tuer si je faisais ça.
Avec la pression et l’anxiété, Christenson mit un moment à comprendre que c’était une blague. Il éclata de rire sans vraiment s’en empêcher, secouant négativement la tête en imaginant son pote satisfaire sa future femme alors qu’il avait toutes les peines du monde à lui faire accepter sa personnalité paradoxale.
L’homme ne se démonta pas et surenchéra pour essayer d’agacer le maître-chien.
« Si tu meurs...je peux me faire Ayoun ? Parait que les archéos adorent qu’on passe par la plus petite porte... »
Je savais que c’était une blague mais mon regard se durcit quand même un peu. ”Pourquoi crois tu que j’ai flashé sur une archéo ?” Si Norah m’entendait, pas besoin d’une armée Wraith pour être mort, elle ferait très bien le boulot elle même.
Domenic ricana.
« Merci mec. Ca sent la petite lettre anonyme si tu viens pas à mon mariage !!! » Menaça-t-il faussement. Il reprit un ton très sérieux. « Ma femme, je veux que tu lui dises ce que j’avais prévu pour elle et que je l’aime...Un message pour Norah ? »
Un message pour Norah ? Bonne question, je n’y avais pas réfléchis. ”Je viendrais à ton mariage poulet et franchement comme je ne me rappelle plus ce que tu avais prévu pour ta femme, ben donc fais moi plaisir, meurs pas.” C’était vrai en plus j’avais oublié. ”Pour Norah, dis lui juste qu’elle m’a fait redevenir moi même et que je l’aime.”
Chris avait bien failli lui envoyer un bon taquet derrière le casque histoire de lui remettre les idées en place mais cela l’aurait mené à se détourner de sa position de combat, de sa surveillance. Il répondit simplement :
« Le mariage en Italie, l’amnésique...ok, je transmettrai. Et je veillerai à ce que la toubib soigne bien Kalash. »

Domenic avait échangé un dernier regard avec son frère d’arme, toujours en position de combat. Il y avait pas à dire, ça l’avait bien rassuré l’idée qu’un message transiterait si un des deux s’en tirait...le mieux restant qu’ils s’en tirent bel et bien TOUS LES DEUX, histoire qu’il puisse pousser ce tordu à aller à son mariage sans dire que son gamin est moche et que sa femme sent la transpiration…

Je m’étais habitué au bruit de l’alarme. Kalash se mit à grogner avant qu’on sente les vibrations dans le sol...voilà l’attaque allait commencer. Le rythme n’était pas contenu. ”Merde..ils ont un T-Rex ces cons? “ Les vibrations me faisaient penser à ça.
« Si seulement... »
L’alarme se coupa et je mis un genou à Terre prêt à tirer. Pourquoi je faisais ça ? Parce qu’en restant debout c’était plus simple pour se faire atteindre par les premières salves de tir. Les murs volèrent en éclats et des débris nous tombérent un peu partout.

Le son revenu, l’obscurité, les éclats de lumières à cause des armes plasma, tout ça créaient une ambiance très bizarre. Comme un lazer quest des plus réalistes. Des parasites entrèrent et ne nous attaquèrent pas. Ils faisaient le tour, sautaient parfois en tombant sur des mines. Là je ne comprenais pas du tout, ils servaient de démineurs ? Mais ...ils y allaient volontairement ? Je les observais et oui ils étaient là pour déminer...comme quoi j’avais bien fait de garder mes molotov proches de moi. Ceci dit c’était trop fou pour y croire mais bon fallait être un peu observateur et logique pour se rendre compte de leur rôle.

Donc quand les Wraiths rentreraient il n’y aurait plus que nous. Sérieux ? Même pour moi ça commençait à devenir un peu trop à gérer. Les vrais guerriers débarquèrent à leur tour et avec un feu nourri contre nous. Je tirais à mon tour, touchant des affreux pas beaux, ils tombaient mais il en venait encore plus. Pffff mais j’aimais pas avoir raison dans ces cas là. Les échanges de tirs étaient continus, Kalash ne me quittait car pour le moment étaient trop loins pour qu’il puisse agir.

Je regardais autour de moi vérifiant que personne ne venait sur mes flancs et que je me fasse fumer comme un bleu. C’est là que je vis un wraith avec un truc à la main : des grenades. Il en portait aussi d’autres avec une ceinture et des trucs bizarres. J’avais un petit problème avec les gens qui portaient des ceintures d’explosif, j’avais à chaque fois une furieuse envie de les faire sauter. Personne ne l’avait vu et il était pas loin d’être en position pour lancer ces machins. Je me tournais vers la droite et lui tirait dans la main puis dans la ceinture. Les explosifs n’étant pas armés, il n’y eut aucun détonation à ma grande déception. Mais le sbire se releva aussitôt, se tenant solidement au bord de son couvert et préparant l’envoi d’une de ses grenades : active cette fois ! Nouveau tir de ma part et il fit un gros boum balançant des morceaux de partout. Je rigolais, amusé du spectacle, à chaque fois ça me faisait marrer de les faire sauter en leur tirant dessus.

A croire que cela n’avait pas plu aux autres copains, une volée de tirs me passa de s’y près que je sentis la chaleur rester sur mon visage. Kalash venait de se coucher, craignant avoir été touché, avant de revenir auprès de moi.
Ils avaient l’air de m’en vouloir, j’étais davantage ciblé cette fois… Non mais ils allaient me faire un caca nerveux parce que j’avais exploser l’un des leurs ? Genre les Wraiths avaient un esprit d’équipe ? Et puis quoi encore? En tout cas je me faisais bien arroser et j’avais bien du mal à répliquer car à peine je bougeais je me prenais une salve de tirs. Je n’avais pas d’autres choix que demander de l’aide et je détestais ça. “//Ici Panda si quelqu’un pouvait tirer sur le groupe de Wraiths en face de moi, se serait sympa..//” Je levais l’arme et tirais mais c’était en aveugle et donc fichtrement inutile donc j’arrêtais vite de faire ça car je n’avais pas envie de gaspiller des munitions. Si personne ne pouvait m’aider j’enverrais un cocktail molotov.

C’est là qu’une paire de jambes fines se dessina à côté de moi.
Bien droite et debout, ne cherchant même pas à se cacher des tirs plasma, la gardienne avançait vers le surplus de Wraiths. Primèlys avait levé sa main droite, paume ouverte vers le ciel, d’où sortait une plante qui s’enroulait autour de son bras. L’entité avisa les Wraiths avec une profonde expression de dégoût et d’aversion puis elle poussa un cri de colère. Il était unique, puissant. A cette image, un épais amas de ronce jaillit soudainement du sol en entravant les adversaires, lesquels se mirent à gesticuler pour essayer de se défaire de l’emprise. Les épines larges et épaisses cisaillaient leurs peaux tandis que les gestes se faisaient de plus en plus violent, le plasma crevant les végétaux et les brûlant...avant qu’il ne repoussent plus épais encore.
Non mais j’en croyais pas mes yeux...j’avais Groot version fille pour venir m’aider. Elle dégageait une réelle puissance et je compris direct que celle là j’avais pas intérêt à venir la faire chier. Elle était en train de broyer les Wraiths, très belle note artistique. ”Merci pour l’aide et j’adore votre style.” Si elle pouvait nous aider comme ça tout le temps alors on avait peut être une infime chance de tous nous en sortir.

Le groupe de Wraiths se débattait pour sortir du piège mais j’avais l’impression que plus ils bougeaient, plus ils étaient oppressés. Seulement Mme Groot n’avait pas eu tous les Wraiths et j’en vis deux se décaler sur le côté pour lui tirer dessus. J’ordonnais à Kalash d’attaquer celui qui était le plus proche de notre alliée et je fusillais le deuxième.

L’entité ne m’avait pas répondu mais je savais que la causette n’était pas vraiment son fort. Une série de craquements sinistres retentit, signes qu’elle avait véritablement broyés les sbires comme des canettes de bières. Kalash arracha la gorge d’un Wraith mais il reçu soudainement un coup de lance-plasma façon matraque, l’envoyant valser sur le côté dans un couinement à fendre l’âme. Si j’étais habitué à ce genre de situation déplaisante par le combat, ça ne fit pas, mais alors vraiment pas plaisir à la gardienne.
Elle râla de frustration et fit un brusque geste de la main. Les racines qui se trouvaient sur le sol firent un remous, comme quand on allumait trop vite une lance à eau et des pieux en bois jaillirent brutalement, sur un angle très étroit. Celui qui avait fait du mal à Kalash se retrouva littéralement crucifié sur un ensemble de pieux effilé.

Christenson se faisait plaisir aussi, il mitraillait quand il avait besoin de contenir la foule puis il passait en tir sélectif quand il pouvait se permettre de la précision. Kalash revint en boitant, prêt à répondre au prochain ordre de son maître. Primèlys avait jugulé une part de l’avancée, elle repartit sur un autre endroit pour aider.
Chris se retourna vers moi pour me dire quelque chose mais il poussa un « Ohhhhhh » de surprise sous l’impact d’une balle qui résonna fort. Un bruit métallique, son casque s’était envolé et il tomba mollement sur le sol. Ce tir était unique, il venait d’en haut. Ca ne pouvait être que le sniper qui s’était enfui au début...il fallait le tuer !!!


Environnement



Du côté d’Eversman, il n’avait pas été avare en munitions. Reinho était seul pour contenir le front Ouest et les Wraiths l’assaillaient par wagons entiers, exerçant une pression de plus en plus difficile à encaisser. Ils ne se jetaient pas ouvertement sur le feu d’ailleurs. Ceux qui occupaient volontairement la mitrailleuse permettaient aux autres d’aller chercher des couverts.

Soudain, il y eut une détonation de grenade qui leva une gerbe sombre juste devant lui. Le militaire s’avachit un peu sur sa mitrailleuse et reprit le tir. Deux autres explosions suivirent, puis une nouvelle, Reinho n’allait plus tenir très longtemps et il poussa soudainement un cri. Un cri qui recouvrit l’alarme.

Le coup de la roquette sur le lance-drone avait bien fonctionné. Mais là, un foutu blindé Wraith débarqua dans la salle. Il déchira littéralement les morceaux de murs qui rendaient l’accès trop étroit et détourna son canon. Ce n’était pas un blindé bipède mais une caisse organique, un foutu Sherman Wraith qui déviait lentement sa tourelle plasma. Il se ficha bien de Reinho qui encaissa une explosion supplémentaire.
Non, le tir de plasma était pour lui, pour Matt ! L’énorme blast fusa et explosa juste en-dessous de son balcon, brisant les supports qui le retenaient. La plateforme s’affaissa soudainement en une pente très raide qui l’envoya par dessus le garde fou. Accroché plus par un réflexe inattendu qu’une véritable volonté, il vit la tourelle adapter sa visée pour que la prochaine ogive le transforme en miettes.

Ca aurait été le cas si une roquette venu du couloir du téléporteur n’avait pas fusé directement sur le canon. L’explosion fut sévère et décala le tir de plusieurs mètres, loin de Matt. L’onde de choc le fit néanmoins chuter et il s’écrasa lourdement en contrebas.

« C’est pas l’endroit pour faire des cours de voltiges, Eversman ! » S’écria une voix de femme.

Le caporal Kim Jones était penchée au-dessus de lui. Elle agrippa son gilet tactique et l’aida à se redresser, l’attirant jusqu’au couvert qui produisaient la dernière défense du front ouest, derrière le MALP de Reinho qui encaissa quelques blasts.

« Allez les gars, on occupe le périmètre ! McAlister, planquez-vous bien !!! »

Ils étaient six...que six.
Trois vinrent en soutien autour d’eux, mitraillant les Wraiths qui en avaient profité pour avancer. Le blindé était toujours actif et il reprit sa route pour avancer sur eux. Kim avisa le soldat qui tenait McAlister par le col, il était responsable de sa sécurité et alla la placer derrière la cabine de Rodney. Les deux derniers vinrent à la rencontre d’Alek pour le soutenir.

BADAMMMMMMMMM

L’obus plasma exposa juste sur le nez du Malp. Reinho fut éjecté sur le sol tandis que la mitrailleuse était arrachée de son fut et jetée sur le côté. L’engin se retourna sur le flanc en grinçant affreusement, fumant et fondant sous la chaleur du plasma. Grimes n’allait pas bien, un soldat prit le risque d’aller le chercher et le tira jusqu’à Skyler.

Ils en étaient rendu à se planquer et se découvrir temporairement pour une série de tir. Les Wraiths, malins, s’étaient placés dans le dos du char pour se protéger. Ils allaient lancer l’offensive dès qu’ils seraient suffisament près.

« MERDE ! TALBERT, T’ACCOUCHES OUI ???? »

Le type qui protégeait McAlister avait déployé une balise permettant la téléportation par le Dédale. Il lui fit un signe de pouce puis elle s’écrasa dos au couvert pour passer son appel radio.

//C’est Kim, la balise est posée, appelez le Dédale !//

Elle se replaça en position. Un nouvel obus éclata si prêt que leur couverture se lézarda. Le caporal cria par dessus le vacarme.

« Le Dédale nous a conservé un cadeau, sergent ! »

Le flash lumineux et le bruit caractéristique engloba la salle. A l’endroit de la balise se matérialisa le fameux cadeau...et pas des moindres !




UN CANON ANTICHAR ! Mille fois plus intéressant qu’un AT4. Il fallait au minimum un chargeur et un tireur !

« Je vous couvre, foncez ! »


Skyler McAlister


La tente médicale commençait à être saturée par les nombreux blessés qui venaient de la zone de guerre. J'avais fini par boire l'une des potions de renfort qui se trouvait dans mon sac pour lutter contre la fatigue qui commençait à pointer le bout de son nez. Cependant, des personnes avaient également besoin de moi ailleurs, l'équipe du Sergent Eversman était visiblement en grande difficulté d'après quelques messages radio reçus. Malgré ma présence indispensable sous la tente, une équipe militaire vint me chercher pour me conduire à eux si jamais il y avait des blessés graves. Je confiai les rênes à mes deux infirmières, pris mon sac à dos et suivit mes escorteurs jusqu'à l'intérieur de la base wraith. Après un détour à cause d'un imprévu, nous finîmes par arriver à destination, alors que Eversman et son équipe était en plein combat, en sous nombre. Un militaire chargé de ma protection me guida jusqu'au centre de la salle, tandis que je baissai la tête comme je le pouvais, frissonnant sous le bruit des explosions et des armes à feu. Du coin de l'oeil, je vis un MALP sur lequel se trouvait une mitrailleuse lourde être violemment projeté un peu plus loin, tout comme la personne qui se trouvait à côté. Je finis par m'adosser contre la paroi d'une structure lantienne, restant à l'abri. Je ne pouvais pas le cacher, j'étais effrayée de me retrouver ici, dans cette zone de guerre violente.

Alors qu'un soldat tirait le corps d'un homme jusqu’à moi, visiblement blessé, je retira mon sac que je posai à terre, en sortant une paire de gants chirurgicaux. Je ne connaissais pas cette personne, mais je n'en préoccupai pas. Il avait besoin de moi, alors je me mis au travail. Pendant que les militaires autour de moi permirent au Dédale de téléporter un canon anti char, je me mis à examiner mon patient. Au vu de ses blessures, il devait être l'homme qui avait été projeté en arrière lorsque le MALP avait été atteint. L'inconnu avait de nombreux éclats au niveau du visage, et surtout sur les yeux. Mais ma préoccupation était une hémorragie sérieuse au niveau du cou. Je devais d'abord m'occuper de cette blessure. Travaillant sous le stress, entourée d'un vacarme assourdissant, je sortis de mon sac le nécessaire pour recoudre une entaille ainsi qu'un bandage. Je nettoyai la plaie, m'assurant qu'il n'y avait pas de corps étranger à l'intérieur. Puis, rapidement, je recousu l'entaille, travaillant aussi vite que je le pus. L'hémorragie diminua fortement, et sans attendre, j'appliquai une compresse et un bandage dessus pour que le sang ne coule plus.

Une fois ce problème réglé, je vérifiai les constantes du militaire, son état était stabilisé, même s'il était faible. Munie d'une pince, je retirai délicatement mais rapidement les débris qui étaient logés au niveau des yeux du soldat, avant de faire de même sur le reste du visage. Je finis par désinfecter chaque entaille, avant d'appliquer deux compresses sur chaque oeil, entourées par un bandage. Au moins, si le militaire revenait à lui, ses yeux seraient protégés pour le moment. Le reste des blessures n'était pas grave, elles pouvaient attendre un peu, du moment qu'elles étaient désinfectées. Je pris une seringue, et administrai au soldat une bonne dose d'antibiotiques. Puis, je continuai de surveiller les constantes de mon patient, tout en regardant autour de moi, cherchant d'éventuels blessés.

Matt Eversman



L’appel radio d’Alek ne parvient pas jusqu’aux oreilles du Ranger bien trop occupé à canarder le flanc ouest. Ou plutôt si l’appel était arrivé jusqu’à lui mais il n’était pas parvenu à en comprendre un mot entre les vrombissements de la mitrailleuse, les hurlements, les éclats de balles, plasma sur sa position et aussi cette putain d’alarme. Les wraiths progressaient bien trop vite. Chaque atlante défendait pourtant chèrement sa position offrant une défense acharnée. Il perdait pourtant mètre après metre. De nouvelles expositions réduisent à néant les murs de défense, un blindé de composition wraith débarque. Il n’avait pas à rougir des meilleurs chars d’assaut terrien. Matt leva les yeux de sa mire quelques instants pour le constater avec horreur et stupéfaction. Il en resta sans réaction avant qu’un tir ne le ramène à la réalité. L’oreillette radio fut pressée pour en avertir les autre. Il lui fallait du soutien pour le mettre hors jeu.

// BLINDÉ // Gueula-t-il avant de voir le canon dans sa direction. Trop tard il fit feu. C’était pas loin et suffisant pour détruire les piliers du balcon. Matt en perdit l’équilibre, basculant dans le vide entraîné par l’effondrement. N’ayant pas coupé le canal radio, chacun put l’entendre hurler de nouveau. // ahahhahaaaaa //

Dans un réflexe digne de Spiderman, ses doigts agrippèrent la rambarde ou plutôt ce qu’il en restait. Dans un affreux grincement elle bascula de quelques degrés supplémentaires entraînée par le poids du Ranger. Matt renforça sa prise en y ajoutant son autre main. La position était des plus précaires, à peine stabilisée et certainement pas à l’abri d un tir. Au contraire il devenait une cible très facile. La force du désespoir lui permit de remonter d’un barreau. Il stoppa tout mouvement supplémentaire en remarquant que le canon était tourné dans sa direction. Le prochain coup ne le manquerait pas. Il déglutit s’attendant à finir en morceaux d’une seconde à l autre.

Une forte secousse lui fit lâcher le garde fou. Les yeux rivés vers cette échelle précaire, Matt la fit s’éloigner de lui, impuissant. BLAF. La réception fut brutale, violente. Nul doute qu’il garderait une belle marque du corps du FAMAS contre lequel il venait de s’écraser avant de rebondir légèrement basculant sur son flanc. Il en eut le souffle coupé pendant plusieurs longues secondes. Il eut beau inspirer rien ne semblait vouloir atteindre ses poumons avant finalement qu’une puissante expiration n’ouvre de nouveau les alvéoles permettant de nouveau les mouvements d’air. Sans trop comprendre comment ni pourquoi, Kim Jones apparut dans son champ de vision. Il n’eut pas le temps de s’interroger sur son état mental ou son intégralité physique qu’une traction suffisante sur son gilet tactique l’obligea à se remettre sur pieds. Le dos en compote, Matt suivit docilement jusqu’au couvert. Il prit conscience qu’il n était pas mort, de l’arrivée des renforts mais aussi que ce putain de blindé était toujours la.

Les quelques minutes suivantes semblèrent un film pour le Sergent tant il en était spectateur et non acteur. Jones prenait les choses en main, le MALP fut touché projetant son occupant un peu plus loin, les tirs continuaient de fuser de partout. C’était l’horreur, c’était la guerre. L’un blast passant à quelques centimètres de son casque le ramena à la réalité, les mains s’accrochèrent de nouveau autour de son fusil avant qu’il ne cherche une cible. Il n’en manquait pas. Encore fallait il réussir à se mettre en position pour les obtenir, chose qu’il n y parvenait pas sous le feu continu ennemi. Et là un canon antichar apparut dans une lueur blanche. C’était surréaliste comme scène ! Un canon venant du ciel. Le Messi ! Il y vit la une occasion certaine, a ne pas manquer.

« ALEK ! » gueula t-il de toutes ses forces. Le soldat finit par tourner la tête vers lui, il lui fit signe du bras de venir jusqu’à lui. Le sergent n’attendait pas de voir s’il avait compris se précipitant vers le canon. Ça c’était du cadeau ! Sur que les wraiths allaient apprécier. Encore fallait-il savoir le manier ? Eversman en avait vu fonctionner mais n’en avait jamais abordé un. C’était le dada des artilleurs, pas des fantassins. Il échangea un regard inquiet avec son coéquipier ne sachant pas vraiment pas quoi commencer. Ahaha si Vieux Con avait été la, il aurait su lengueuler comme un malpropre pour le faire avancer. Les éclats de balles, de plasma sur la carlingue n’aidaient pas à se concentrer. Le regard du Ranger se posa sur les munitions, les espèces de grosses cartouches. C’est ça, il fallait le charger. Matt ne se posa pas davantage de questions attrapant l’une d’elles et la glissa dans le compartiment ouvert. Est ce que c était bien là ? Est ce qu’il l avait bien positionné dans le bon sens ? Ne fallait il pas retirer quelque chose ?Autant de questions qui lui trottaient en tête. Le compartiment fut repoussé et l’arme devait en être chargée. C’est ce qu’il en conclut.

« Prêt » gueula-t-il à son coéquipier tout en tapant une fois sur son casque. Maintenant à lui de jouer.

Alek Hamilton


De mon côté l’intervention de Madame Groot avait permis de repousser l’attaque. Je pouvais souffler deux secondes. Kalash avait reçu un coup mais il avait encaissé. Après tout c’était un chien de combat donc malheureusement prendre des coups faisait parti de sa mission. Les autres côtés étaient encore bien attaqué et j’entendis un truc s’effondrer et je me tournais pour voir arriver un char d’assaut...merde…

Le blindé ne perdit pas de temps et tira sur la position de Matt. Je vis le balcon s'effondrer, je me commençais à me diriger vers sa position pour voir les dégâts quand Christenson à côté de moi fit un vol et atterrit au sol. La balle avait frappé son casque , heureusement pour lui. Je ne mis pas de temps à comprendre d’ou venait le tir car j’entendis un autre impact de balle proche de moi. Un sniper était présent pour cet assaut. Et vu qu’il ne faisait que louper ses cibles, c’était à coups sûrs le sniper du début de la mission. ”Tu l’as échappé belle...toujours bon pour te marier”

Je tirais Christenson à couvert du sniper. J’avais pas envie qu’il crève aussi connement car pas envie d’aller voir sa femme pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. J’avais dans l’idée d’aller traquer ce sniper mais il y avait encore trop de Wraiths face à nous. Je regardais en direction de la position de Matt, mais le balcon avait été pulvérisé et je crois même que des renforts de chez nous étaient arrivés. Ouais ...bon renfort ou pas car j’en comptais trois. Toujours mieux que rien. Je le vis s’agiter et m’appeler. Punaise il était encore plus dur que moi à tuer celui là.

Je devenais dingo où y’avait un canon à côté de lui ? Je me frottais les yeux bah non je rêvais pas. Je rejoignis la position du ranger. “ L’ancêtre se la joue père Noël maintenant ? “ Ca c’était du très beau cadeau en tout cas. Bon c’est pas tout ça mais comment ça marchait ce truc ? Je voyais que Matt cherchait aussi. Il prit un obus et le mit dans le chargeur prêt à tirer. Dans mes souvenirs j’avais vu ces engins à l’oeuvre au moyen orient. Je repèrais les manettes ou manivelles, je sais plus comment on dit pour orienter le canon et après celle pour l’inclinaison. Fallait espérer que je vise juste.

Je déclenchais le tir ...et loupais le char , par contre j’avais eu les Wraiths qui étaient sur les côtés et derrières. ”Ca vole bien un Wraith dis donc…Matt remet un obus vite” J’ajustais l'angle de tir et je refis le tir qui frappa pile poil le char.

La détonation fit trembler le sol aux alentours. Le son était si puissant qu’il lui filait des acouphènes. Avaler la salive les réduit quelque peu, suffisamment pour comprendre la demande dAlek. Matt se mit de suite au travail éjectant ce qu’il restait de la munition précédente avant d’en mettre une autre en place. « GO » Cette fois il prit soin de se couvrir les oreilles croisant les doigts pour que Panda le touche cette fois.

L’obus avait fusé avec une puissance bien supérieur à celle d’un AT4. Même si les deux soldats maitrisaient mal l’engin, ils étaient certains de pouvoir dégommer le char en frontal. Le seul problème, c’est que l’adversaire avait copié le principe d’angle des blindages : une chose que l’on apprenait à l’école militaire et qui faisait la coupe particulière des blindés.
Pourquoi, sur Terre, ces chars se ressemblaient-ils généralement malgré les différents pays ?

Parce que le blindage, en plus d’avoir une épaisseur variable, avait un angle conçu pour maximiser les chances de ricochet de la munition. Matt et Alek en eurent le parfait exemple en voyant leur projectile percuter la tourelle et rebondir en direction du plafond.


SHBAMMMMMMMM

Des morceaux de structures tombèrent sur le char qui continuait d’avancer inexorablement. Il se détourna de Matt et Alek pour viser en priorité la cabine où se trouvait McKay et un tir très brutal décapita littéralement le toit de la salle de contrôle. Par chance, le scientifique ne semblait pas avoir été emporté. La munition avait simplement arraché tout le morceau de batisse
La tourelle procéda à une nouvelle rotation et se tourna lentement dans leur direction. C’était leur tour…


Je vis l’obus rebondir sur le blindage et je rageais. Je savais que shooter un char de face était quasi impossible mais j’avais pensé au blindage et pas à ce que ça ricoche. Seulement là pas moyen de déplacer le canon pour dégommer l’engin par le flanc. Lui par contre ne perdit pas de temps et tira au plafond en direction de Mckay...heyyyy mais c’était une technique digne de moi ça. Je refusais qu’on me pique mes idées d’attaques non frontales. ” Matt remet encore un obus.” Je réglais le canon sur un angle maximal vers le haut. On allait lui faire tomber le ciel sur la tête et si en prime ça emportait le sniper j’aurais fais d’une paire deux couilles...double effet kisscool. On devait tirer vite car je voyais la tourelle se tourner pour nous allumer. Matt réagit comme un éclair et je pus déclencher le tir avant que le char tire. L’obus partit en direction du plafond et explosa, faisant tomber des morceaux énormes tout autour du blindé et sur le blindé. Il se retrouvait sous un sarcophage de pierres. Seulement à force de tirer comme ça on risquait de faire s’effondrer tout l’édifice.

La manoeuvre eut pour effet d’arrêter net la progression du blindé mais pas de l’anéantir. Sa tourelle se tourna sur une rotation complète afin de chasser l’amas d’organique et de métaux qui le recouvrait, se servant de son tube comme d’un essuie-glace de fortune. Il se dégageait la vue pour son prochain tir...imminent. Matt découvrit qu’ils avaient utilisé la moitié de leurs obus.

« Ça sert a rien ! » Gueula le Ranger en constatant l’efficacité de leurs tirs. Tant que le véhicule ne leur montrait pas ses flanc ou l’arrière, ils n’arriveraient à rien. Les efforts déployés n’étaient pas récompensés. Ni par eux, ni par l’équipe qui continuait de défendre les accès. « On prend chacun un Molotov et on essaie de le passer par l’une des trappes. On le brûle de l’intérieur. » enfin ça c’était dans l’idéal. L’atteindre tenait déjà du miracle alors parvenir jusque là. Matt ne croyait pas tellement en son plan et espérait d’une certaine manière qu’on trouve une autre issue. « Tu me suis ? »

Le plan n’avait fonctionné qu’à moitié, le plafond lui était bien tombé sur le blindage, mais ça l’avait à peine ralenti. Juste le temps de nettoyer les débris. Nous n’avions pas les bonnes munitions...il fallait des obus perceur de blindage. J’écoutais l’idée de Matt. ” Tu veux aller au char, monter dessus, ouvrir la trappe et leur balancer ça...non là désolé trop suicidaire, même pour moi. “
« Tu as une autre id... » Demanda-t-il en cherchant son regard avant de dévier en direction du blindé, prêt à les arroser.
Mais Matt se renversa soudainement en arrière, un impact impressionnant s’étant formé sur son gilet en un SHHPAK brutal et impressionnant. Le sniper, encore lui, l’avait touché en pleine poitrine. Par chance, la balle avait perdu de sa puissance au voyage et le gilet avait fait le reste du boulot. Eversman était encore conscient mais surement en train de se demander quel camion venait de lui rouler dessus.
Le char, lui, avait presque terminé sa rotation…

A côté de moi Matt se prit une balle en pleine poitrine, pas besoin d’être Einstein pour comprendre que le sniper n’avait pas été tué en fracassant le toit. Je ne voyais plus qu’une seule solution // Jones ici Hamilton nous avons besoin d’obus anti char perceurs de blindage en urgence.// Je tentais ma chance mais en attendant on devais couper la vue du char. ”Matt envoie des fumigènes sur le char ou cocktails si tu en as pas...faut l’occuper un peu.” Je n’en avais pas sur moi, mais je sortis un molotov, l’allumait et le balançais pile devant le char pour couper la vue des wraiths à l’intérieur. Matt ne réagis pas de suite, donc je lui piquais un fumigène et le lancais à la suite. J’allais me faire fracasser de prendre des initiatives à la place de mon gradé mais balek mode ON.
//Je fais la demande...ZA, passage via centrale de Skyler. Nécessité d’obus perforant sur la balise. Envoyez...AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !//
Kim s’était redressée en regardant sa main brûlée par un tir de plasma Wraith. Son oreille et une partie de ses cheveux s’étaient volatilisées. Dans la douleur, la caporale s’était redressée sans se rendre compte de l’erreur fatale. Quelques Wraiths opportunistes sortirent de derrière le blindé pour la viser. La jeune femme reçu pas moins d’une demi-douzaine de blasts sur le corps avant qu’elle ne s’effondre lourdement.
L’un de ses équipiers paniqua et jeta son arme sur le côté. Il rampa et tenta de l’atteindre pour la faire quitter cet endroit trop à découvert. Le fait qu’elle bougeait mollement trahissait son état de conscience. Le gilet avait tout absorbé mais elle devait être mal...très mal.
Un flash lumineux se produisit dans la pièce et une caisse en métal apparut. Les ogives perce-blindage venaient d’arriver.
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Matt Eversman


La vache. C’est le visage marqué de rictus qu’ Eversman émergea peu à peu se demandant ce qui venait de lui arriver. Comment était il arrivé sur les fesses ? Pourquoi avait un mal de chien dans la poitrine ? Pourquoi Hamilton gueulait il dans la radio aussi ? Il fallut plus d’une bonne minute avant de recoller à la situation merdique dans laquelle ils étaient et il se remit sur pieds. Son regard se posa sur l’espèce de chou-fleur qui lui servait de gilet. C’était presque un miracle qui soit en vie. Que l’inventeur du gilet MOLLE soit béni. Un fort éclair aveuglant eut lieu sur sa gauche l’obligeant à détourner le regard avant d’en apercevoir le contenu. Une caisse de munitions. Matt chercha du regard son coéquipier qui approuva d’un signe de tête. Il ne réfléchit pas davantage et se rua sur l’une des ogives, la chargeant comme les autres.

« Vas-y »


Alek Hamilton



Mon message radio a été transmis malgré le cri de douleur que j’ai attendu. Malheureusement là je n’ai pas le temps de me préoccuper du pourquoi car le blindé bouge sa tourelle. Le feux du molotov plus la fumée du fumigène l’aveugle et donc je vois qu’il met du temps à bien viser. Une partie de mon plan fonctionne mais si je ne reçois pas les obus ça n’aura servit à rien.

Je vois que Matt commence à reprendre ses esprits et un flash lumineux apparaît à mon côté et une caisse est là. Chouette ma livraison amazon prime est arrivé. Pendant que Matt se lève j’ai déjà mis en place le canon pour viser le char et dès que l’obus est engagé, je tire et l’obus tueur de char file vers sa cible. ” Yipikaye mother fucker”


Environnement



BAAAAAAAAAAAAAMM

L’obus perfora le blindage juste sous la tourelle en dessinant un petit rond bien net. Mais l’explosion interne arracha brutalement une bonne part du ventre de la bête, répandant ses entrailles organique tirées de la technologie Wraith. Le véhicule, qui avait de nouveau entamé sa progression, s’enfonça sur le coté et son canon tomba en direction du sol. Les flammes que l’on percevait à travers l’orifice d’entrée de l’obus montraient bien qu’il y avait un incendie à bord.

Sous le nez des deux Atlantes, les trappes s’ouvrirent et trois originels Wraiths tentèrent d’en sortir, alors transformés en torche humaine. L’un roula le long du blindage avant de s’écraser au sol et se secouer dans tous les sens. Les deux autres râlaient de douleur en essayant vainement de pointer les armes dans leur direction.

Empêtré dans cette situation où le blindé formait un double goulot et un obstacle favorable aux défenseurs, les sbires tentèrent de reculer et ce fût un véritable tir au pigeon. Les derniers défenseurs encore vivant, le reste de l’équipe de Kim en somme, s’était aligné pour effectuer un tir nourri. Quatre P90 vidant chacun 50 munitions, c’était un spectacle à ne pas rater.

Christenson, de son côté, avait veillé au flanc Est. Il avait été sauvé par Alek l’ayant placé sous couvert. Sans lui, il se serait fait sauter le crâne par ce fameux sniper qui ne cessait de les harceler. Le militaire n’avait même pas pu lui répondre, alors en train de reprendre ses esprits.

Maintenant, il se trouvait agrippé de ses deux mains à un panneau métallique. Il se mettait à hurler, Matt et Alek n’ayant pas pu se rendre compte de sa situation. Le militaire changea de tactique pour une encore moins payante.

« KALASH !!!! KALASH ! VIENS ICI !!!! »

Christenson gueula en sentant son corps se tendre. Il était comme écartelé et sentait que sa prise lui échappait.

« KALASH !!!! VIENS LA !!!! »

Sa première main ripa. La seconde suivit quelques secondes plus tard et Domenic fut attiré tout au long du sol en hurlant, d’une air enragé :

« PUTAIN DE CLEPS DE MERDE !!!!!!! »

Il se débatit au couteau sans parvenir à faire le moindre dégât. La chose le balança dans le vide et Christenson retomba contre plusieurs sbires qui le rouèrent de coups comme des lâches. Le militaire gueulait, il appelait Alek et Matt mais personne ne semblait pouvoir l’entendre, personne ne s’était rendu compte de ce nouvel ennemi.

Mastodonte:
 




Quand le grand cri retentit, ce fût trop tard.
Le mastodonte était déjà sur eux et il les balaya de gestes violents. Ses deux bras immondes se levèrent et il abattit avec force ses poings sur le canon antichar. Une fois, deux fois, trois fois. Les roues se plièrent sous le choc mais l’intégrité du tube et de son lanceur restait indemne. Matt et Alek devait réagir au plus vite s’ils ne voulaient pas perdre leur canon. Pire ! Si le mastodonte mettait un coup trop violent sur les obus, il allait tout faire sauter ! Pourtant, Christenson poussait de terribles hurlements là-bas, dans leurs dos. Deux sbires voulaient le bouffer, leurs mains dirigées vers sa poitrine. Il retenait les deux comme il pouvait, gueulant encore et encore pour essayer de se donner plus de force, de retenir plus longtemps ces deux orifices de ponction qui gagnaient malgré tout de la distance.
Il était en danger, il allait y passer…

Matt Eversman


La menace blindée éliminée, le Ranger comptait bien se faire le sniper qui ne cessait de les harceler. Un tir avait eu lieu là où se trouvait son pied quelques instants plus tôt. C’était une affaire personnelle pour le Sergent Maître. Il allait lui montrer ce qu’était un tireur de précision, lui ne loupait pas sa cible lorsque l’occasion se présentait. Encore fallait-il ne pas se faire descendre avant d’y parvenir, Matt se déplaça donc d’un mètre pour se mettre à couvert. Genou au sol, Famas en main et cran de sécurité retiré depuis bien longtemps, il était prêt. Il avait une vague idée de la direction des tirs mais pas de sa position précise. Impossible de rester plusieurs minutes à découvert pour le repérer. S’exposer trop longtemps serait signer son arrêt de mort. Il se contentait de coups d’oeil rapides inspectant méthodiquement la structure mètre après mètre. Matt avait délaissé la résistance aux soldats restants sachant très bien qu’une fois la menace venant du ciel éliminée, tout irait mieux.

Alek gueula quelque chose, l’instant d’après un monstre débarqua de nulle part se ruant sur eux à coups de griffes. Matt dut quitter son couvert pour reculer ouvrant aussitôt le feu vers cette bête. Cela ne servait pas à grand chose, elle y semblait insensible. Même à bout portant comme il tenta de le faire avant d’être repoussé violemment quelques mètres plus loin. L'atterrissage fut rude mais il eut le mérite de lui faire ouvrir les yeux sur la situation désespérée de Christenson. Au sol avec deux wraiths sur le dos, les mains levées prêtes à lui voler des années de vie. Matt ne chercha pas à se remettre sur pieds, il roula sur le côté pour basculer sur le ventre se mettant de suite en position de tir et ouvra le feu visant le premier affreux avant d’envoyer une rafale sur le suivant.

« LACHEZ LE ! » Gueula-t-il tout en continuant de tirer.

Alek Hamilton


Le char avait été éliminé par le tir du canon. J’étais soulagé de voir que les obus que j’avais demandé avaient eu l’effet souhaité. Et même mieux que souhaité vu que des Wraiths étaient en train de brûler vif devant mes yeux. C’était un spectacle plaisant. Le calme fut par contre de très courte durée car déjà le sniper bigleux continuait de nous harceler de tirs mais surtout une créature tout droit sorties des tréfonds de Magna arriva devant nous.

Je n’avais pas entendu Christenson m’appeler, j’étais trop concentré sur cette bestiole qui paraissait insensible à nos tirs. Non mais après ça ils allaient nous sortir quoi ? La créature était en train de réduire le canon en miettes et je ne pouvais pas y faire quand chose car seul je ne pouvais pas le déplacer. La bête mit un coup qui passa tout près de moi et me fit tomber c’est là que je remarquais Christenson en mauvais posture mais je ne pouvais rien y faire, j’avais déjà mon magnifique fessier à sauver. J’ordonnais à Kalash d’y aller alors que Matt était lui aussi en train de tirer sur des Wraiths et voulait surement se faire le sniper en bonus. Il était mieux placé que moi pour ça...donc il me restait à m’occuper de l’affreux.

Honnêtement je lui aurais bien envoyé un obus dessus, mais le temps de charger le canon et de tirer, le truc m’aurait déjà écrabouillé. Il semblait vraiment être focalisé sur le canon..bah tant pis pour la pièce d'artillerie, elle allait être sacrifiée pour le bien de tous. Le monstre frappait de plus en plus proche des obus là par contre c’était pas bien car on allait tout sauter si le stock explosait. Je ne voyais qu’une seule solution, utiliser les molotov sur lui. J’en pris un dans chaque main, les allumais et les lui lancait dessus , les deux impacts produirent de belles flammes Ces trucs étaient vraiment puissants. La créature était en feu mais j’avoue que je ne savais pas trop si ça faisait l’effet que je voulais ou pas.

De son côté Kalash s’était élancé en direction de Christenson et avait sauté sur le dos du deuxième Wraith.

Environnement



C’était devenu un véritable chantier.
Le champ de bataille prenait toute son envergure avec ces soldats mélangés de Wraiths et d’ennemis. Le temps de l’assaut, les Wraiths avaient soudainement fait volte-face pour assaillir le reste de l’équipe de Kim. Les braves collègues essayaient de se débrouiller maintenant qu’ils avaient vidé leur chargeur et ils n’hésitaient à passer au poignard de combat et au neuf millimètres.

L’aide que l’équipe apporta à Christenson fût salutaire mais elle les exposa davantage. Le mastodonte en flamme s’était secoué dans tous les sens, laissant couler des nappes de liquides en feu sur la caisse d’ogives. L’incendie avait démarré, c’était pire que tout. Dans une minute, tout au plus, les ogives détonneraient et ce n’était pas de la petite munition.
La chose siffla et profita qu’Eversman ai le dos tourné, apportant son soutien à Christenson, pour lui envoyer un coup de griffe d’une telle puissance que son gilet tactique, ainsi que son uniforme, furent entièrement tranché. Une balafre très sombre et profonde se dessina dans ses chairs alors qu’il s’écroulait au sol et le monstre lui écrasa sa main griffue sur le visage, enserrant sa nuque pour le soulever comme une plume.

Du coté de Domenic, il parvint à reprendre l’ascendant et sortit son arme de poing pour finir le sbire. En se relevant, il découvrit que Kalash avait été assommé par un coup de crosse d’une arme de poing wraith et que le responsable tentait péniblement de se relever. Le chien lui avait déchiré une jambe sur toute la longueur du mollet.

Le militaire le termina par la fin de son chargeur en plein visage puis il alla directement vers le chien. Celui respirait encore, conscient, regardant brièvement à un endroit puis un autre. Christenson le secoua un peu et l’aida à se redresser mais l’animal demeura couché, la tête basse. Il ne pouvait pas attendre plus longtemps, Matt était en danger. D’un geste fébrile, Christenson récupéra la dernière grenade d’ATA et fit un jet de pétanque, l’envoyant rouler jusqu’au sergent qui s’était fait lourdement renvoyer au sol.

Il reprit son arme et s’appréta à recharger rapidement lorsqu’il découvrit une nouvelle vague de Wraiths. Le militaire hurla puis se mit à faire feu, refusant de se retirer en laissant le chien qui finirait par se faire tuer. Les Wraiths n’avaient aucune retenue pour les créatures qui ne pouvait pas être consommée.
Donc, le soldat agrippa le chien par la poignée de son gilet tout en faisant feu de son autre main. Il recula lentement pour essayer de récupérer une couverture sans se rendre compte qu’il se rendait droit vers une mine qui n’avait pas été déclenchée par un parasite. Matt en avait été témoin mais il était toujours aux prises avec la créature. Il ne pouvait même pas dégoupiller sa grenade.

Primèlys était toujours là, en train de se battre. Elle s’était soudainement arrêtée pour se concentrer puis les quatre soldats de kim furent ensevelis sous des buissons. Matt et Alek peu de temps après. Par le tableau qu’ils avaient empruntés, une terrible tempête de blizzard semblait vouloir sortir. L’écran de protection grésillait de plus en plus et il céda brutalement sous la volonté de la Steghva. La température descendit si vite que tout le monde hurla. Ennemis, alliés, McKay et McAlister. Le givre recouvrit toute la surface naturelle que l’entité avait conçu et l’air fût chargé d’un gel impressionnant.
Les buissons qui faisaient protection craquelèrent sous les mouvements des soldats, se brisant et s’effondrant au sol. La salle était étrangement devenue le palais des glaces et tous ses occupants étaient transis de froid...sauf les Atlantes grâce à la protection. Les sbires et le mastodontes bougeaient encore mais ils étaient irrémédiablement ralentis, se demandant ce qui avait bien pu se passer.

Matt et Alek allaient bientôt ressentir un engourdissement progressif. Mais alors que Christenson continuait de faire feu à reculons en direction de cette saleté de mine, Alek pouvait se rassurer à l’idée que l’incendie avait été éteint.
La guerre repris alors de plus belle.


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Mar 7 Aoû - 13:59
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Skyler McAlister


A peine après m'être occupée de Reinho que je vis un militaire traîner le corps d'une jeune femme jusqu'à moi, assez gravement blessée d'après mes premières constatations. Le soldat en avait profité pour tirer sur la languette présente sur le gilet pour évacuer la chaleur due aux tirs plasma. A l'abri derrière la paroi en métal qui me protégeait des tirs, j'examinai Kim, touchée à plusieurs endroits. De ce que je vis, elle avait une blessure sérieuse au niveau de la tête, plus précisément à l'oreille. Cette dernière avait été arrachée, il n'en restait que quelques lambeaux cautérisés. Si cette blessure n'était pas soignée, elle allait se gangrener. Mais je ne pouvais rien faire ici, pas d'opération, la jeune femme allait devoir attendre d'être amputée chirurgicalement. Une autre blessure à la main droite qui n'étais pas belle à voir, et qui saignait. La paume était touchée, et l'un des doigts était cassé. Deux autres avaient été sectionnés, l'annulaire et l'auriculaire. Ah non, l'annulaire était en parti là. Enfin, il pendouillait. Je devais arranger ça comme je pouvais, loin d'une table d'opération. Je vis une troisième blessure, au niveau de l'entrejambe, là où le pantalon était troué. Du sang avait tâché le tissu, mais une autre odeur parvint jusqu'à mes narines. Etrange, on dirait de l'urine. La jeune femme s'était elle pissé dessus de peur ? Possible, cet endroit était effrayant, même pour un soldat.

Je ne remarquai pas d'autres blessures, du moins pas visible. La militaire était consciente, c'était déjà ça. Sans attendre, je lui administrai une dose de morphine pour calmer la douleur qu'elle devait ressentir.

"Je vais m'occuper de vous, ne bougez pas".

« Il faut...que j’y retourne...docteur...vite ! » Lâcha-t-elle non sans avoir posé un regard horrifié ses doigts manquant.

Je m'occupai d'abord de sa main blessée, désinfectant la plaie qui saignait. Je procédai par la suite à une suture sur les doigts, afin de faire cesser l'hémorragie. La jeune femme eut le droit à deux attelles, l'une pour son doigt cassé, l'autre pour son annulaire, gardant ainsi le morceau qui pendouillait et que j'avais rattaché avec du fil de suture. Une chirurgie plus approfondie lui rendrait peut être l'usage de ce doigt, même partiellement. L'auriculaire quant à lui était définitivement perdu. Une fois la main bandée et les doigts blessés entravés, je m'occupai de la tête de Kim. La chair était cautérisée, je ne pouvais pas faire grand chose pour l'instant à part protéger cette horrible plaie. Avant de désinfecter la chair, j’attrapai un otoscope, ce qui me permit de voir que le tympan avant été percé.

"Vous avez plusieurs blessures graves, je vais demander votre évacuation sur le Dédale".

Cette fois, la main valide de Kim vint cueillir mon col. Elle y avait mis une force surprenante pour approcher mon visage du sien.

« Y’aura...personne à évacuer...si on gagne pas. Je dois...y retourner ! Doc, aidez moi !!! »

"Vos blessures sont trop importantes pour vous laisser repartir au combat. Pour l’instant, vous n’irez nulle tant que je ne me suis pas occupée de vous, d’accord ?"

« Non !!!! Vous comprenez...pas. Je dois...y retourner ! On est pas...assez. »

Kim n’avait pas vraiment tort, nous étions bloqués ici, dans cette salle, assaillis par de nombreux wraiths. La guerre faisait rage autour de nous, et chaque main comptait pour aider à les battre. Sans compter que c’était à moi de m’occuper d’elle, et si je partais, que deviendront les autres s’ils étaient aussi blessés après mon départ ? Pourtant, je n’aimais pas l’idée de laisser la jeune femme retourner au combat dans son état. Après avoir désinfecté la blessure, j'appliquai une crème contre les brûlures, avant de placer une compresse particulière, spécialement conçue pour les chairs brûlées.

La main valide de Kim ne s’était toujours pas décroché de moi. Parfois, son regard vrillait vers les combats. Sa respiration était haletante, elle suait, signe d’un état de choc qui approchait. La virulence de la jeune femme pour retourner au combat semblait l’en garder pour le moment mais elle semblait prête à tout pour reprendre la bataille.

« Me lâchez pas ! Ils sont en sous nombre : je dois y retourner. Doc !!! »

"Je n’ai pas fini de vous soigner. Alors, calmez vous. Vous êtes au bord de l’état de choc, et si vous sombrez, vous ne pourrez plus rien faire".

Après avoir placé un bandage autour de la tête de Kim, je m’occupai de la blessure au niveau de la pliure de son entrejambe. Je découpai sans ménagement le tissu de son pantalon, afin d’agrandir l’ouverture pour mieux voir la plaie, écartant le bord de sa culotte. Une plaie très laide. Certes cautérisée, mais l’entaille avait l’air profonde. Et un morceau de métal était fiché à l’intérieur. La chair cautérisée empêchait l’hémorragie, mais j’avais peur que l’objet ne cause autre chose.

"Vous avez mal à la jambe ?"

« Je sens rien... »

Le fait que Kim ne ressente aucune douleur ne me plut pas. Cependant, la jeune femme semblait pouvoir bouger sa jambe, donc l’absence de sensation venait d’autre chose. La seule idée qui me vint en tête était la section de nerfs sensoriels au niveau de la perforation, d’où l’absence de douleur. Si les nerfs étaient coupés, il devait y avoir une blessure plus importante. En réfléchissant un peu, je compris que l’urine que j’avais senti n’était pas due à la peur ou une quelconque envie pressante. Vu l’orientation du morceau de métal, ce dernier avait du certainement percer la vessie. D’où l’écoulement du liquide à l’extérieur de la blessure, sur le tissu, mais sans doute aussi à l’intérieur. Ce qui était plus grave.

"Je pense que vous avez la vessie perforée, vous risquez une septicémie si on ne fait rien. Il faut vous faire opérer, et je ne peux pas le faire ici".

Kim me regarda pendant un moment, comme si elle essayait de comprendre ce que j’étais en train de lui dire. Elle m’avait à nouveau agrippé, par l’avant bras cette fois et moins violemment.

« T’es une bonne doc. Mais tu comprends pas là. Rafistole-moi McAlister... » Elle me secoua l’avant bras. « Je paierai l’addition plus tard. Rafistole moi ! »

Je voulus répondre rapidement à la supplique de Kim par la négative, car je ne voulais pas la laisser retourner au combat dans son état. Mais, le regard de la jeune femme était si déterminé que j’hésitai. Je jetai un oeil à la zone de combat acharné et brutal, les Atlantes étaient en difficulté. Me voilà confrontée à un dilemme. En temps que médecin, ma raison me poussait à évacuer la militaire blessée le plus rapidement possible. Cependant, nous étions en mauvaise posture, une personne de plus pouvait peut être faire la différence. Que devais-je faire ? Mon attention se reporta sur Kim, tiraillée par ce choix difficile. Car si la jeune femme tardait à recevoir les soins nécessaires, elle ne survivrait pas. J’avais une terrible décision à prendre. Après quelques instants de silence, j’acquiesçai d’un hochement de tête.

"D’accord, je vais stabiliser votre état, et vous laisser retourner vous battre. Mais à une seule condition : vous resterez ici, à distance, pour que je puisse surveiller vos blessures. Et si jamais j’estime que votre état de santé est trop grave, vous n’aurez pas le choix que d’être évacuée".

Sans attendre, je désinfectai la blessure située sur l'entrejambe de la militaire, avant d’appliquer de la crème pour les brûlures, puis le même pansement et bandage que ceux sur la tête. Tout en la soignant, j’examinai visuellement le reste du corps de la jeune femme.

"Vous êtes blessée autre part ?"

« Aide-moi à me relever ! » Lâcha la jeune femme en s’appuyant sur l’épaule de Skyler. Elle n’avait pas répondu volontairement à la question, ça devenait grave du côté allié, il fallait qu’elle reparte au combat d’urgence. « Aide-moi ! »

Dans un geste de refus, j’empêchai Kim de se relever, vu que cette dernière n’avait pas répondu à ma question. Cette fois ci, c’était à mon tour d’avoir un regard dur et déterminé, bien que le ton de ma voix restait calme et normal.

"Hors de question de vous laisser repartir au combat tant que je ne me suis pas assurée que vous n’avez pas d’autres blessures graves. Si vous voulez repartir vous battre, laissez moi vous examiner. C’est dans votre intérêt, plus vous résistez, plus de temps vous perdez. Et je peux encore ordonner votre transfert sur le Dédale si vous ne coopérez pas. Vous avez tout à perdre si vous refusez de me laisser faire".

La jeune femme eut le visage contrit. Elle regarda l’endroit où le combat se faisait encore plus violent avant de me regarder. Ce soldat semblait hésiter à faire une connerie mais, finalement, elle leva ses deux mains. Son regard était noir, chargés d’éclairs, et elle répondit du même ton :

« Je te jure que si on se fait latter parce que tu m’as retenue, je te flingue une deuxième fois ! »

"Si vous survivez à vos blessures, vous me remercierez."

Kim était têtue, mais je l’étais également. Sans attendre, je commençai à retirer le gilet MOLLE de la jeune femme, avant que cette dernière ne pousse un gémissement de douleur, malgré la morphine dans son organisme. Ce qui n’était pas normal. Avec des gestes délicats pour ne pas la faire davantage souffrir, je passai ma main sous son tee shirt, et je commençai doucement à palper sa chair. Vu les grimaces de Kim selon les endroits où j’exerçai une pression, au niveau de la peau qui était d’une couleur violacée, je ne me mis pas longtemps pour savoir ce qu’elle avait. Les tirs de plasma avaient été très violents malgré la présence du gilet. La militaire était dans un sale état, gravement blessée.

"Vous avez une côte fracturée, elle a perforée votre rate. Vous êtes entrain de faire une hémorragie interne".

J’aurais bien voulu la laisser repartir au combat, mais avec cette nouvelle blessure, la donne avait changé. Le temps était compté pour Kim, et même une opération ne garantissait pas sa survie. Alors sans, c’était la mort assurée. Secouant la tête, je sortis de mon sac une seringue de sédatif.

"Je suis désolée, je ne peux pas vous laisser retourner vous battre et vous laisser mourir".

Je n’avais pas remarqué la main de Kim migrer vers son holster de cuisse pendant que j’annonçais la dure nouvelle. Pourquoi me méfier d’elle quelque part ? Le temps que je me retourne avec ma seringue, Kim avait dégainé son 9mm qu’elle plaça sous mon nez, le visage tremblotant par la tempête d’émotions. Ses yeux étaient pratiquement humide lorsqu’elle m’ordonna d’une voix sèche :

« Ne me touche pas ! »

Le canon pointait sur mon gilet, sur une plaque de protection. Elle pourrait me faire mal mais pas me tuer. Elle le savait.
La militaire avait prit des appuis sur sa jambe valide et elle commençait déjà à s’éloigner de moi, le flingue toujours dans ma direction.

Je fus stupéfaite de me retrouver nez à nez avec une arme venant d’une personne que j’étais entrain d’aider et de guérir. Une lueur d’incompréhension se lisait sur mon visage, tandis que Kim commençait à s’éloigner, me menaçant toujours avec son arme. Elle était suicidaire ? Bien que ma partie humaine n’appréciait pas du tout que quelqu’un me menace alors que j’essayais de l’aider, j’étais avant tout médecin, mon devoir était de protéger la vie. J’aurais dû l’empêcher de partir, la raisonner. Mais je l’avais déjà fait, et la jeune femme avait tout simplement refusé de m’écouter. Je n’étais pas suffisamment outillée et assistée pour forcer la militaire à rester ici. Seule face à quelqu’un d’armé, que pouvais-je faire ? Kim ne voulait pas se faire soigner, elle refusait tout traitement qui pourrait la guérir. Je ne pouvais hélas rien faire pour l’empêcher de partir, surtout avec cette arme pointée sur moi. Un cri retentit un peu plus loin, et en tournant la tête, j’aperçus Matt qui venait de se faire violemment griffer par une créature énorme et horrible. Encore un blessé dont j’allais devoir m’occuper. La gorge serrée, je reportai mon attention sur Kim. Mais plus aucune compassion ne se lisait dans mes yeux. Seulement un regard noir, empli de colère à son égard, bien loin de mon idéologie de médecin. C’était simplement mon côté humain qui parlait.

"Soit. Vous préférez mourir, je ne peux rien faire pour vous, surtout en étant menacée par quelqu’un que j’aidais. Vu que vous êtes suicidaire, je préfère aller m’occuper de ceux qui veulent vivre".

En sans même un regard vers Kim, je rangeai le sédatif dans mon sac, et m’éloignai de quelques pas, restant toujours à l’abri de la guerre qui faisait rage autour de nous.

Kim ne répondit pas non plus.
Elle se traîna difficilement jusqu’à un poste de tir et arma son P90. Elle reprit immédiatement le combat en ayant bien conscience qu’elle était sur la fin. Il fallait à tout prix tenir la ligne. A tout prix...même au péril de sa propre vie…
Rendu à son deuxième chargeur, elle visait surtout les sbires en priorité. Parfois, ses tirs passaient à coté sans qu’elle ne le souhaite. Une forme de désorientation commença à la gagner peu à peu puis elle se sentit fatiguée.
Kim avait de plus en plus envie de dormir, sa tête lui tournait et le sol semblait tanguer comme un navire. Elle ne se rendit pas compte lorsqu’elle ferma les yeux...elle sentit juste ce grand voile la recouvrir et le froid l’investir.
Elle posa sa joue contre la crosse de son P90, incapable de supporter le poids de son propre casque. Son esprit s’embruma de plus en plus et ses paupières se scéllèrent de plus en plus longuement.
Dans un dernier souffle, elle pensa à sa vie, son aventure sur Atlantis, et toutes les personnes qu’elle laissait derrière elle. Son seul espoir était d’avoir apporté suffisamment, en risquant tout ça, pour que les autres puissent continuer la bataille...et gagner.

« J’suis désolée... » Murmura-t-elle avant de s’affaisser.

Je ne me préoccupai plus de Kim qui disparut de mon champs de vision, je restai protéger du mur métallique, pendant que la guerre faisait rage autour de moi. J’en profitai pour jeter ma paire de gants tâchés de sang, puis je vérifiai les constantes de Reinho, restant à genoux à côté de lui. Heureusement, l’état de santé du militaire était stabilisé. Soudain, des tiges végétales commencèrent à pousser autour de nous, et rapidement, nous fûmes enfermés à l’intérieur. Que se passait-il ? La température se mit alors à chuter. J’étais terrifiée, je ne comprenais pas ce qui se passait à l’extérieur. Puis, après quelques minutes, les tiges craquelèrent sous le gel, et je fus libérée, découvrant un paysage glacé. Tout était blanc, et il faisait froid. Heureusement, ce n’était pas une température polaire, et le gilet MOLLE retenait quand même bien la chaleur. Mais, il devait faire autour de zéro degré. Sans réfléchir davantage, je sortis une couverture de survie de mon sac, et la dépliai pour recouvrir le corps de Reinho, afin de le garder au maximum au chaud, continuant de m’occuper de lui.

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Matt Eversman


Une plainte forte s’échappa des lèvres du Ranger. Quelque chose venait d’entrer violemment en contact avec son dos, s’enfonçant dans les chairs. En guise de réflexes, les genoux avaient lâché l’envoyant au sol. Matt n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il venait d’arriver qu’une main griffue l'agrippa par la nuque avant de le soulever comme un fétu de paille. Matt ne resta pas là sans rien faire cherchant aussitôt à faire lâcher l’emprise sur sa gorge en l’attrapant à son tour. C’est là qu’il remarqua l’aspect effroyable de son agresseur. C’est quoi ça ? Un vent de panique accentua l’envie d’échapper à l’emprise de peur de finir dévorer par les multiples dents qu’il apercevait. Coups de pieds, griffures. Tout y passa avant qu’il ne soit renvoyé au sol. Une fois de plus. L’adrénaline coulant à flot dans ses veines, il ne se préocupa pas de ses douleurs dorsales n’y prêtant pas attention. IL n’en avait pas le temps de toute manière. La bête s’approchait de nouveau de lui ne lui donnant aucun répit.

“LACHE MOI !!”

Christenson croisa son regard, le temps sembla s’arrêter quelques instants. Ce dernier lui lança quelque chose. Une grenade. Il l’attrapa mais ne put la dégoupiller, le monstre venait de l’attraper et de le projeter de nouveau. Les rudes atterrissages s’enchainaient laissant de multiples écorchures. Se relever devenait de plus en plus laborieux nécessitant un effort certain. Peu lucide, Matt ne lâchait pas cherchant toujours à se remettre sur pieds. Ce fut peine perdue. Avant d’être agrippé de nouveau, il put voir Christenson s’enfuir en traînant quelque chose qu’il n’identifia pas. En revanche il remarqua autre chose avant que cela ne se dérobe de sa vision. Une mine. Une putain de mine. Le soldat filait droit vers l’explosif sans en avoir connaissance. Il fallait l’avertir mais comment ?!

“Chris…” Il ne put terminer sa phrase qu’il effectua un nouveau plané. Cette fois, il demeura au sol portant une main à son oreillette radio. // Chris. Va pas par là. Mine. //. Il ne sut si le message lui était parvenu, il fut enseveli sous un buisson avant que la température ne change brusquement. On aurait dit qu’une personne venait de brutalement changer le bouton de climatisation de fournaire à tempête de neige. Matt émit quelques doutes sur sa santé mentale croyant que son crâne avait visiblement tapé une fois de trop. Une main posée sur la tête, il finit laborieusement par se remettre sur pieds découvrant une scène digne du jour d’après. Des wraiths couverts de givre avançant au ralenti. C’était quoi ce délire ? Dans la main gauche, le Ranger avait toujours cette sphère métallique, une grenade ATA. Sans chercher davantage à comprendre, il la dégoupilla avant de l’envoyer en direction du mastodonte. Si c'était qu’un rêve, ça n’empêchait pas de le dégommer.

Alek Hamilton



Le monstre était en feu, jusque là c’était normal, mais par contre il ne semblait pas être dérangé par ça. Et merde ça me plaisait pas ça. En plus il était en train d’enflammer tout le coin notamment celui des ogives. Je ne m’occupais pas de ce qui se passait autour de moi, je me précipitais pour éloigner les obus avant qu’on pète tous. Pendant une fraction de seconde je fus tenté d’en jeter une ou deux sur le monstre mais elles étaient trop lourdes à manier.

Sans que je comprenne pourquoi tout se mit à geler autour de moi sauf moi. Merde qui se prenait pour Elsa maintenant ? Ras le cul du froid ...Il entravait mes mouvements, ralentissait mon esprit, je le haïssais. L’alien avait fait en sorte de ne pas nous affecter mais le froid m’avait rappelé les douleurs de ses tableaux. Le sentiment de faiblesse, l’abandon, la mort, tout ça me revint en tête et je vrillais.

Je fonçeais sur les Wraiths gelés et les massacraient. Je tirais dans la tête, quand je n’eu plus de munitions, je sortis un couteau et les égorgaient; Ils étaient lents, moi pas. Je voulais en finir et vite. De toute façon je devais bouger pour éviter que le froid m’atteigne et quel meilleur moyen pour bouger que de tuer. Seulement quand j’arrivais à un Wraith il avait encore la force de résister et le combat s’engagea. Je pris plusieurs coups dont un qui me mit à terre. Je me relevais difficilement du moins en apparence attendant que le moche soit sur moi pour me retourner et lui planter le couteau sous le menton traversant sa tête. ”Tu transmettras mes amitiés à ta Reine.”

Pile à ce moment là, un parasite sorti de sa cachette et fonça sur moi. Un grognement sonore et puissant, un aboiement, et kalash émergea soudainement pour lui sauter dessus. Il croqua le parasite avec violence, l’empêchant de m’atteindre. Mais je sentis à ce moment une main griffue agripper ma cheville. Ce fichu mastodonte n’était toujours pas mort. Il ralait, recouvert d’une large tache noirâtre. Il se nécrosait sous l’effet de la grenade ATA !!!
Je baissais un regard empli de haine vers cette main noirâtre, et d’autres parties de sa peau étaient dans le même état, je me tournais lentement et l’écrasais avec ma ranger, affichant un sourire de satisfaction.

SHCRAAAKKKKKKK
Un gros morceau de chair était venu avec le coup de pied. J’en avais plein les godasse. Comme pour se venger, la créature donna un coup de son poing valide. Ca raisonna dans mon casque comme une église et il plongea sa mâchoire sur mon épaule. Je sentis les crocs s’enfoncer à travers mon uniforme et percer ma peau. Il ne voulait pas me lâcher ! Les grondements de Kalash indiquaient qu’il venait de lui sauter dessus. Mais moi, il me lâchait pas…
J’aurais pu hurler de douleur réellement mais en cet instant j’étais aveuglé par l’envie de les tuer. Kalash était en train de le mordre, d’enfoncer ses griffes dans sa peau et moi de ma main dégagée je lui donnais des coups répétés de couteaux dans le crâne. Je pense que j’étais en train de le lui broyer.
La lame du couteau, en tout cas, se mettait à crisser en rythme de sa longue agonie. Plus il insistait, plus j’insistais, plus il devenait noir et malodorant. Il finit par me mettre au sol en essayant de m’écraser de tout son poids, sa gueule toujours plantée dans mon épaule. Mais il faiblissait, il se secouait de moins en moins fort. Puis, finalement, il poussa une longue plainte avant de s’éteindre.

J’étais piégé dessous, il perdait ses fluides de partout. Ca se répandait sur moi. Rahh c’était dégueux son truc et ça puait le mort qu’il était. Je tentais de me tortiller et j’arrivais à glisser grâce aux fluides du monstre qui s’était répandus par terre. J’avais sortis ma tête et la moitié de mon buste quand Kalash arriva et me léchouilla la tronche..Je le laissais faire car ça eut le mérite de me calmer. Sa présence à mes côtés était rassurante et j’arrivais à finalement sortir complètement. J’étais couvert de trucs non identifiés et mon épaule me faisait mal. Je restais assis par terre et pris Kalash dans mes bras. Les Wraiths étaient anéantis, nous étions vivants. J’espérais que Mckay ai pu réussir sa mission car je ne sais pas trop comment je réagirais s’il avait échoué. Je jetais un coup d'oeil autour de moi pour voir tous les corps et un sourire satisfait apparut sur mon visage..


Environnement


Ronald Bless, quand il était entré au compte de l’armée d’Atlantis, il avait été complètement paumé. Il faut dire que ses débuts avaient été mouvementé. En tombant sur des connards par excellence, collègues imbus de leurs personnes qui n’avaient jamais été bleus de leurs vies, il avait payé cher sa qualité de novice.
C’était à croire qu’il était en train de refaire ses classes, il avait été traité avec un manque d’égard, du mépris, débutant = nulos.
Et jusqu’à ce qu’il croise la route de Jones.

Ce petit bout de femme était super sympa.
Elle ne s’était pas contentée de lui souhaiter la bienvenue en le bizutant, elle lui avait simplement expliqué comme ça se passait, fait le tour du propriétaire, présenté les têtes importantes de la cité. Même quand Ronald avait failli en venir aux mains, elle avait demandé au capitaine Jenner d’intercéder pour le prendre dans son unité.

Kim avait été un ange, elle l’avait pris sous son aile, l’avait rassuré sur ses qualités, sa présence sur Atlantis, sa légitimité. Alors la voir ainsi, allongée comme ça sur son P90 comme si elle dormait, ça l’avait arraché à son combat pourtant compliqué. Le jeune homme s’était précipité sur elle, dérapant sur la fin de son mouvement pour se tenir à sa hauteur et lui secouer l’épaule. Mais en voyant une telle absence de réaction, l’absence totale de stimulis de ses muscles au contact, Bless comprit qu’elle s’était éteinte et une terrible vague de peine avait déferlé en lui.

La caporale avait tout fait pour emmener son équipe et McAlister jusqu’à Eversman. Malgré les embûches, cette recherche infructueuse, elle avait été tenace, déterminée. D’autres auraient pu tourner les talons en déclarant qu’ils n’avaient rien trouvé : point.
Mais pas elle.

Sa mort lui ficha un sacré coup. C’était cette bagarre de dingue qui l’empêchait de s’y attarder. Il savait qu’il aurait surement fondu en larmes parce qu’elle ne méritait pas ça. Elle ne méritait pas de finir comme ça, dans cette salle de merde, simplement en ayant vaincu des Wraiths. Elle aurait mérité un meilleur avenir, de revoir sa famille, ses proches, et de continuer d’accueillir les nouveaux comme elle le faisait.
Mais non...les types biens finissaient toujours par partir en premier. C’était un sentiment d’injustice si puissant, si violent, que l’homme avait tapoté l’épaule inerte de sa camarade d’un signe fort. Il se promettait de ne jamais l’oublier, d'honorer sa mémoire en accueillant sagement les nouveaux à qui elle faisait place. C’était une promesse interne.

Une explosion le tira rapidement de ce constat.
Il vit Alek se battre comme un fou furieux contre le mastodonte en fin de vie. Il vit Eversman poursuivre la lutte malgré une sacrée entaille dans son dos. Il vit Christenson terminer les Wraiths de sa position avant de les finir à la grenade, ayant évité la mine qu’à l’aide de l’appel radio.

Il fallait continuer, il ne fallait pas s’arrêter. Car McKay n’avait toujours pas fini sa tâche.
Un tir puissant fusa, manquant d’abattre Hamilton. Il ne s’était rendu compte de rien puisque, dans sa défense acharnée, c’est le mastodonte qui avait écopé du projectile. Ronald leva le nez, conscient qu’il s’agissait du sniper, et tenta de le localiser. Le salopard bougeait souvent d’endroits, passant d’un poste de tir à l’autre. La distance faisait que ses tentatives n’étaient pas toutes couronnées de succès.

Mais jusque là, il avait fait de sacrés dégâts.
Bless écarquilla les yeux en voyant que cet ennemi commettait une erreur particulière. Aucun tireur de précision, ou d’élite, ne faisait dépasser son canon du poste de tir. Aucun ! Car c’était signaler sa position plus facilement par l’éclat lumineux, être repéré plus vite par de simples observateurs. Mais ce qu’il prit au début pour de l’incompétence fut en réalité l’occasion unique...il visait Matt Eversman.
Le sergent se relevait à peine d’une nouvelle chute d’un sbire qui l’avait embarqué comme un rugbyman. Il était statique, sur un mouvement prévisible, une occasion en or de le tuer pour de bon.

« Sergent !!! »

Il s’élança de toutes ses forces, abandonnant même son arme sur le sol pour s’alléger. C’était une horrible question de timing et de détails. Une horrible question de choix et de possibilités. Bien sûr que Ronald ne voulait pas se placer autant à découvert. Mais comme Kim avant lui, il était militaire jusqu’au bout des ongles et il devait accomplir la mission.
La mission...la mission...la mission...ELLE DEVAIT REUSSIR !

« Il est là-haut, atten... »

SCHAPPPPPAAAAA !
Au moment où le soldat Bless poussa son supérieur de la main, le mouvement remplaça la tête par la sienne. L’homme n’eût aucune pensée supplémentaire que la mission avant que ce ne soit le trou noir. La balle passa dans son casque en un horrible bruit métallique avant de pulvériser tout son enveloppe crânienne. Les yeux du militaire roulèrent immédiatement, se révulsant, et il s’effondra dans les bras du sergent...aussi inerte que Jones.
Le canon du fusil sortit du poste de tir avait fait un grand éclair, n’échappant pas du tout à l’attention de Matt. Combien de collègues allait-il encore lui supprimer ?!?

Matt Eversman


C’est sans grande réaction qu’Eversman assista au spectacle sanglant de son coéquipier. Alek semblait laisser éclater ses instincts primaires massacrant tout ce qu’il avait sous la main. C’était une belle réussite. Un peu glauque quand même, barbare même mais ce n’était pas le moment de montrer la moindre compassion. Ce moment d’égarement, de manque de vigilance fut aussitôt exploité par l’ennemi. Un nouveau semi-remorque le percuta sur le flanc l’emmenant au sol. Profitant de sa position supérieure, le wraith tenta de suite de le ponctionner. Il vit la main nourricière se levait dans le but de s’abattre sur lui dans la seconde suivante, Matt entreprit aussitôt de bloquer ce bras pour qu’il n’atteigne pas sa cible. Les deux mains étaient nécessaires pour stopper toute progression ce qui laissait le champ libre pour l’asséner de coups dans les côtes, le visage. Cela l’affaiblissait forcément. IL ne pouvait rester ainsi. La main droite lâcha prise, suivant son flanc, sa cuisse jusqu’à atteindre son holster où il dégagea le couteau de son emplacement. Les doigts se refermèrent autour du manche avant que la lame ne s’abatte sur le flanc du wraith à plusieurs reprises. Le poignet bougea tournant la lame dans la chair. Le wraith feûla avant de rendre l’âme dans un dernier soupir.

Après un effort certain de plus pour se dégager de cette carcasse poisseuse, le Ranger se remit sur pieds, le souffle court et le palpitant au plus haut. Il était à peine debout qu’une nouvelle pression s’exerça sur son épaule. Tout en tombant, il aperçut son agresseur. Un des soldats de Jones. L’instant d’après, un tir le toucha en pleine tête. L’homme s’effondra dans ses bras, inerte. Le visage ensanglanté, les yeux révulsés. Mort. Matt en resta absourdi

« Oh putain. » C’était si abrupt, si rapide. Ce mec venait de lui sauver la vie en le repoussant et obtenait en échange une balle dans le crâne. Balle qui lui était destinée. Cette pensée fit monter en lui une colère noire. Il n’avait plus qu’une seule idée en tête : se faire ce sniper. Ivre de vengeance, il délaissa tout le reste : les hommes, la mission, les wraiths.

Le soldat fut repoussé de manière à pouvoir se remettre sur pieds cherchant le couvert le plus proche. Un tir fut décoché, pile sur le couvert métallique qui l’abritait. Un trou était apparu, une dizaine de centimètres plus à droite et c’était bon. L’autre voulait aussi sa peau ne délaissant pas sa cible pour une autre. Cela ne fit que renforcer l’envie de l’avoir de l’Atlante le prenant comme un défi, mortel. L’un des deux y passerait mais ce ne serait pas lui. En tirant, il venait de lui devoiler sa direction. Manquer encore sa hauteur et par conséquent sa position. Pour ça, Matt dut s’exposer mais ne le fit pas n’importe comment. L’autre n’attendait que ça. La sangle du casque fut ôtée de manière à lui permettre de soulager les cervicales mais aussi de faire un leurre. Celui-ci fut poussé avec son pied de manière à devenir visible et fut rapidement transpersé. Matt profita de ce moment pour repérer l’éclat lumineux.

Cette fois, il le tenait. Nouveau tir sur le couvert. Quelques secondes s’étaient écoulées, signe de la vétusté de son arme. L’autre devait certainement éjectée la cartouche usagée avant d’engager l’autre dans la chambre. Ce serait là sa chance. Encore fallait-il réussir ce tir avec une arme qui n’était pas la sienne ni destinée à des tirs aussi précis. D’un mouvement du doigt, le FAMAS bascula en mode coup par coup. Le dos collé au couvert, le rythme cardiaque fortement élevé, Eversman se tenait prêt. iI lui fallait attendre le prochain tir de son adversaire pour tenter le sien. Cela lui parut interminable et puis le fameux bruit métallique. Aussitôt, Matt sortit de sa couverture se plaça de suite en position de tir. L’arme prenait appui sur le métal pour gagner en stabilité, l’œil vissé dans la mire de son arme sachant où le chercher. Dissimulé derrière une poutrelle métallique, à peine visible si le canon ne dépassait pas. Pas le temps d’ajuster son tir. La gâchette fut activée.

Le sort en est jeté.


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Syphon


On ne peut pas reprocher à un astrophysicien émérite tel que Rodney de s’être assuré que son système et sa procédure d’extraction était au point. Depuis son ordinateur, il avait découvert la nature exotique de toute l’installation, et donc, de son plus mauvais souvenir auquel il était de nouveau confronté.

A l’époque, le scientifique avait demandé à John de lui faire confiance. Ca c’était alors traduit par la destruction d’une part du système solaire environnant, le risque qu’avait prit le Dédale pour couvrir leur retraite, sans oublier les sanctions que les huiles auraient sûrement fait pleuvoir sur lui si le Docteur Weir, après un matraquage verbal en règle, ne l’avait pas couvert.

Cette fois, vu la quantité d’énergie dégagée, ce serait le système solaire dans son entièreté qui serait vaporisé. C’était sans compter sur la déchirure de l’espace-temps probable et le chaos qui en résulterait. A croire que le même diable qui avait sévi en jouant sur son égo et la mise fébrile de la réussite (contre l’intelligence des Lantiens ayant échoués), remettait aujourd’hui le couvert avec une terrible surenchère.

La question de la destruction ne se limitait pas au concept du système solaire mais d’une vengeance que Rodney devait prendre, réussir. Là où l’équipe de Matt se battrait avec des armes à feu. McKay, lui, allait se bagarrer avec son esprit. Il le savait, Radek le lui avait rabaché, la physique des particules et la loi de l’exotique était imprévisible. C’était dur à accepter, se faire tirer l’oreille comme un garnement. Sauf que cette fois, il n’avait pas le choix.

L’orbe était comme Primèlys le lui avait décrit sur son ordinateur. Effectivement, c’était des concepteurs, des créateurs de la nature, l’énergie qui en émanait était de la même catégorie que celle que l’on trouvait dans des milieux naturels. Sauf que dans cette orbe, son degré était tout à fait ahurissant. Comme pour le projet Arcturus : l’orbe faisait passer l’E2PZ pour une pile alcaline usagée.

Il fallait qu’il soit certain, qu’il soit sûr. Quand Matt lui donna le feu vert, le déclenchement des alarmes étaient attendus. L’échec de son programme beaucoup moins. L’orbe fut immédiatement destabilisée dans son exploitation, désaxée de son point de lévitation et donc de la captation d’énergie. Un emballement de surcharge tout à fait similaire à son mauvais souvenir se produisit et, le temps qu’il tente de comprendre ce qui avait cloché, il entendit les explosions et les premiers tirs de ses collègues. Il fallait se concentrer. Il n’avait pas le choix.
Alors penché sur les données, vérifiant l’historique des commandes, il découvrit soudainement que le système d’équilibrage avait comme “prit vie” pour désaxer l’orbe de son propre chef. Et pire encore, cette même application lantienne tentait actuellement d’accéder à rien de moins que le processeur de son ordinateur, écrivant sous le nez du scientifique une ligne qui lui fit froid dans le dos…

Rodney McKay



C'était une catastrophe. Non seulement, ma tentative avait été un échec cuisant, mais ça, il fallait s'en douter vu la technologie à laquelle j'avais à faire. Mais en plus, une alarme retentit, prévenant les wraiths de notre position. Et il ne fallait pas oublier l'orbe qui venait de se désaxer, tandis que les relevés d'énergie commençaient à grimper, exactement comme avec le projet Arcturus. Tout cela était très mauvais pour nous. Je tentai de savoir pourquoi cette surcharge arrivait, lorsque mes pensées furent interrompues par des explosions qui se produisaient un peu plus loin dans la salle, de chaque côté. Par réflexe, je m'accroupis dans ma petite cabine, même si j'étais quand même un peu plus en sécurité que les autres membres de l'équipe située au niveau du sol. Un silence glaçial suivit, et je regardai autour de moi, apercevant les énormes trous dans les murs qui entouraient la pièce. Soudain, des parasites arrivèrent, et d'autres explosions, plus petites, retentirent. Probablement à cause des mines qui se déclenchaient à cause de ses bestioles. Mais comment voulez vous que je travaille et que je me concentre avec tout ce bordel ?

Je baissai les yeux sur mon ordinateur, me replongeant dans mon travail. Les autres comptaient sur moi, je ne devais pas échouer. Mais comme d'habitude, j'avais si peu de temps pour faire un miracle. Analysant les données, je fronçai les sourcils, car c'était incompréhensible. Comme si l'orbe ne s'était pas désaxée toute seule, malgré mon acte informatique d'un peu plus tôt. C'était très étrange. Mais je ne pus pousser l'exploration plus loin qu'une ligne apparut alors sur l'écran de l'ordinateur. Et en la lisant, mon rythme cardiaque s'emballa, et je devins aussi pâle qu'un fantôme.

"Autogen source input proc. Autoduplic *9999999999999999"

"Oh non, c'est pas vrai" furent les seuls mots qui sortirent de ma bouche.

Quelque chose était entrain de dupliquer des fichiers de mon ordinateur de façon exponentiel afin de surcharger le processeur. Et ainsi détruire l'ordinateur tout simplement. Mais, comment cela était-il possible ? Un système de gestion ne pouvait aucunement s'infiltrer dans un objet connecté pour surcharger le processeur. Et cette orbe qui avait été déstabilisée sans raison apparente. Tout cela n'était pas normal, et ne pouvait aboutir qu'à une seule explication que je fis à voix haute, comme à mon habitude quand je réfléchissais.

"Le Syphon est une intelligence artificielle. Mais oui, c'est la seule explication".

Que devais-je faire ? Déconnecter mon ordinateur n'était pas une option, sinon comment travailler ? Et d'où sortait cette IA ? Qui l'avait conçu, et dans quel but ? A part bien sûr m'empêcher de déconnecter l'orbe. Je devais réagir rapidement, car la température interne de l'ordinateur était déjà très élevée. Le processeur tournait à toute vitesse, il allait bientôt lâcher face à cette attaque. Il me fallait empêcher cela, puis contre attaquer. Ce n'était pas une IA qui allait mettre des bâtons dans les roues du plus grand génie de l'univers, non ?

Sans attendre, je dressai un puissant pare feu pour bloquer l'attaque de cette IA, avant de choisir un virus terrien, et de l'envoyer dans sa base de données. Cette technologie étant sûrement ancienne, il était inutile de lui envoyer un virus lantien, l'IA devait avoir toutes les protections nécessaires. Alors qu'un virus terrien, elle ignorait ce que c'était. Hélas, le résultat ne fut pas celui que je voulais obtenir. Si le pare feu semblait fonctionner, bien qu'il était maintenant à 85% d'efficacité vu l'attaque très agressive de l'IA sur mon ordinateur, le virus terrien échoua. L'IA se protégea aussitôt en créant un fichier qui devint la cible du virus, et qui se dupliqua à répétition pour empêcher le virus de parcourir le reste du réseau informatique du Syphon. Mon virus était donc bloqué, à tourner en rond sans rien infecter d'autre. Je soupirai, et je voyais lentement le pourcentage de mon pare feu diminuer. S'il cédait, l'IA continuerait de s'attaquer au processeur, et je perdrais toute chance de déconnecter l'orbe. Et probablement d'empêcher une réaction en chaîne explosive qui détruirait tout un système solaire cette fois ci. Il me fallait une autre idée.

"Allez, réfléchis McKay. Tu es plus doué que cette intelligence artificielle. Tu ne vas pas te laisser faire sans combattre".

Combattre. Ce mot me donna une idée. Qu'était-ce cette IA exactement ? A quoi servait-elle ? Pour quelle raison avait-elle été créée ? Je regardai autour de moi, attiré par le combat qui faisait rage entre les wraiths et mon équipe. Mais je n'avais pas le temps de me préoccuper de leur sort, il fallait que je continue, ou tout serait perdu. Sans réfléchir davantage, je reprogrammai le virus pour lui faire faire autre chose, car il me fallait des informations sur cette intelligence artificielle si je voulais la combattre. Après ma manoeuvre, le virus eut un autre rôle que celui d'attaquer. Il me permit de contourner les systèmes de défenses du Syphon, et d'espionner en accédant au fichier cible. Celui du codage. Et ce que je lus me fit presque sauter au plafond. C'était complètement insensé et improbable. Et pourtant, j'en avais la preuve devant mes yeux. D'après les données, cette intelligence artificielle utilisaient des codes à la fois lantiens et wraiths. Et les deux codes cohabitaient très bien ensemble, du jamais vu. J'avais donc à faire à une IA hybride, créé à partir de la fusion entre deux gènes, l'ATA et le wraith, dont le code avait été reporté dans le Syphon. Ce qui était normalement impossible. Comment ces deux gènes complètement différents, et en totale opposition, faisaient pour fusionner ? Ce n'était pas normal, et selon moi infaisable. Et pourtant, j'avais cette IA devant moi, qui répondait à la fois au gène ATA et au gène wraith.

Une seule explication me vint en tête : le matériel des lantiens, présents sur Atlantis. Il permettait de construire et programmer une intelligence artificielle, en faire ce qu’on voulait, comme un Frankenstein Wraith/Lantien. Ce matériel se trouvait dans le laboratoire des scientifiques et seulement là. Pourtant, les wraiths n'avaient pas été faire un petit tour sur la cité dernièrement. Sachant qu'à l'époque, les Anciens avaient créé plusieurs répliques entières ou en partie d'Atlantis, l'une d'elles devait forcément être sur cette planète depuis plus de 10 000 ans. Et cette reine folle à lier l'avait trouvé. La suite était facile à deviner : avec ce matériel, elle pourrait décortiquer la sécurité de la technologie déblocable par le gène ATA. Trouver les failles de cette ingénieuse invention et la surpasser. C’était la porte ouverte pour contrôler et accéder à toute la technologie des Anciens. Voler tout l’héritage technologique initialement réservée aux Terriens…
Quand on savait que les Wraiths n’avaient gagné que par le nombre et que les Lantiens les surclassaient par la technologie...ils étaient clairement en train de s’approprier et assimiler ces connaissances. Ils seraient imbattables.
Douée pour la manipulation génétique, les wraiths de cette faction avaient tout à leur disposition, et grâce à leurs recherches, ils étaient forcément parvenus à fusionner les deux gènes, leur permettant ainsi d'utiliser les deux technologies à la fois. Pour créer cette intelligence artificielle hybride, il n’y avait pas d’autres possibilités. Il ne pouvait y avoir que cette explication, ce qui expliquait bon nombre de curiosité comme ces drones bleu.

Cette découverte me fit froid dans le dos, le problème était bien plus grave que prévu. Il fallait absolument éradiquer l'ensemble de ces wraiths, ils étaient devenus une trop grande menace pour la galaxie. Et pour commencer, il fallait détruire ce Syphon. Mais comment procéder ? La seule idée qui me vint à l'esprit était de mettre fin à cette cohabitation dans le programme informatique de l'intelligence artificielle. Je pouvais lire et agir sur les deux, mais ayant plus d'affinité et de facilité avec la part Lantienne de l’IA, il me suffisait de lui faire prendre de l'importance pour que celui ci prenne le pas sur la part Wraith. Mais comment faire ? Là était la question.

Syphon



Un flash lumineux attira soudainement son attention, l’orbe se mettait à émettre une lumière inquiétante.

Alors que Rodney était encore en pleine défense contre l’IA, son oeil fut attiré par la valeur de surcharge qui venait d’être multiplié par vingt et dépassait de très loin ce que le mécanisme Lantien était capable d’encaisser. Une trainée d’un vert émeraude commença à se former de plus en plus vite autour de l’orbe, comme un résidu qui n’était pas évacué à temps et qui se trouvait influencé par un puit de gravité. Cet élan forma avec l’accumulation une couronne de ce rayonnement, comme des “anneaux de saturne” verdoyant.

Le cercle gonfla puis s’effondra tout aussi rapidement dans une onde de choc détonnante. Un coup de tonnerre plus puissant que la pétarade éclata brusquement et un trait d’énergie pure s’envola au hasard. Un rayon vert qui monta jusqu’au plafond et le perça profondément en faisant brûler le métal Lantien de cette salle. L’alliage, pourtant très résistant, se tordit sous une pression méconnue et donna l’air de se faire “mâcher” avant de retomber lourdement.
Ces projectiles percutèrent le sol avec brutalité, la gravité faisant d’eux des mini comètes chauffées au rouge. Un morceau de plaque transperça même le frêle toit de la cabine pour atterrir dans son dos, fumant et sifflant, tandis que la couleur rouge commençait lentement à disparaître.

Le malheur voulut que cette événement soit la diversion parfait pour l’IA, Syphon, qui désactiva le port d’interface qu’utilisait Rodney. En faisant une comparaison, c’est comme s’il avait ordonné que le port USB par lequel passait l’ordinateur de Rodney soit inactif. Le scientifique devait en trouver un autre afin de reprendre sa lutte. Bien sûr, son paref-feu cessa de descendre, parvenant à une efficacité de 72%. Mais ce n’était qu’un gain de temps pour l’ennemi et une perte pour lui…

Là-dehors, le combat s’intensifiait et les cris se multipliaient. Les camps ne se faisaient pas de cadeaux...

Rodney McKay


Je fus sorti de mes pensées par un scintillement qui attira mon attention. Tournant la tête vers le Syphon, j'aperçus l'orbe en lévitation qui commençait à devenir de plus en plus instable. Elle luisait davantage, créant une sorte de traînée verdâtre autour d'elle. Mes yeux se posèrent à nouveau sur mon ordinateur, et je pus constater que l'objet émettait beaucoup plus d'énergie qu'elle ne devrait, et que le Syphon ne pouvait contenir. Une surcharge phénoménale qui me rappela aussitôt quelque chose, un phénomène que j'avais vu sur cette autre planète, avec le projet Arcturus. Un frisson me parcourut alors que je regardai une nouvelle fois l'orbe, effrayé. Le temps était compté.

"Oh non ... ça va recommencer !"

La surcharge fut tellement grande qu'une détonation retentit, provenant de l'orbe elle même. Des éclairs verts traversèrent la pièce dans tous les sens. Il fallait que je fasse quelque chose, et je me tournai à nouveau vers la console, alors que l'intelligence artificielle continuait de s'attaquer à mon ordinateur. Mais un bruit me fit sursauter, quelque chose venait d'exploser au dessus de moi. L'un des éclats verdâtres avait atteint le toit au dessus de ma cabine, le faisant fondre et le décomposant. Un morceau se détacha, tomba sur la cabine et traversa le plafond, tombant à seulement quelques centimètres de moi. J'étais tétanisé, et l'IA en profita pour déconnecter le port USB sur lequel mon ordinateur était branché, me faisant ainsi perdre un temps précieux. J'en oubliai complètement ce qui avait failli m'arriver, tandis qu'à l'extérieur, la bataille faisait rage. Le balcon sur lequel se trouvait Matt s'effondra, j'ignorais pourquoi. Et puis, je m'en fichais un peu, j'avais d'autres chats à fouetter. Je devais à tout pris me reconnecter à la console.

Je déconnectai le câble, et je cherchai aussitôt un autre port de connexion pour m'y brancher, mais une puissante déflagration se produisit juste au dessus de moi. Le haut de la cabine fut entièrement arraché, et le souffle de l'explosion me fit chuter au sol. Je me recroquevillai sur moi même, les yeux fermés, me voyant déjà mourir. De nombreux débris me tombèrent dessus, c'était la fin pour moi. Cependant, rien d'autre n'arriva. Incroyable, j'étais toujours en vie. Me redressant péniblement, un sifflement aiguë me perça les tympans à cause de la proximité de l'explosion. Un coup d'oeil au dessus de moi me fit déglutir de peur, la cabine était en partie détruite. J'étais effrayé, il s'en était fallu de très peu pour que je sois mort à cause de la déflagration, ou même éjecté à l'extérieur. J'ignorai si j'avais une quelconque blessure, et je secouai la tête en me mettant à genoux. Je ne voulais plus me mettre debout après ça. J'appuyais sur mon oreillette pour rassurer les autres.

//Ca va, je suis encore là. Enfin, pour l'instant//

J'ignorai si mon message radio était entendu par quelqu'un, vu le vacarme qui régnait dans la salle. Mais je ne m'en préoccupai pas davantage. Retrouvant mon ordinateur dans les débris, qui avait miraculeusement survécu lui aussi, je me mis à chercher un nouveau port de connexion, en restant toujours à genou. Je mis un peu de temps, mais je finis par en trouver un, et je branchai aussitôt le câble, avant de m'asseoir sur le sol, regardant l'écran de l'ordinateur. Bon sang, le pare feu était descendu à 72% d'efficacité. Le bourdonnement dans mes oreilles était toujours là, mais je repris mon travail.

Une alarme retentit sur mon ordinateur, et en analysant les données qui s'affichaient sur l'écran, je constatai que la surcharge de l'orbe avait diminué lorsqu'elle avait détonné. Comme avec l'arme du projet Arcturus, lorsqu'elle avait atteint son taux critique de surcharge, elle avait dû libérer cette énergie en tirant partout, devenant incontrôlable jusqu'à sa surchauffe et l'explosion. Et c'était ce que l'orbe venait de faire, évacuant le trop plein de surcharge. Cependant, les données montraient que la surcharge reprenait, et que la détonation serait plus importante à son prochain pic. Il fallait faire quelque chose. Non loin de moi, une lumière éblouissante apparue lorsque le Dédale téléporta un canon anti char, mais je n'y fis pas attention, car mon regard se posa sur le pourcentage restant de mon pare feu. 68%, et il continuait de diminuer. En soupirant, je poursuivis ma tâche, maintenant que j'avais retrouvé une connexion avec le Syphon. Je lançai un programme dans la console afin de trier les fichiers lantiens des fichiers wraiths, ce qui me permis d'isoler ces derniers et de les mettre en quarantaine, afin de donner de l'importance à la partie lantienne de l'intelligence artificielle. Cependant, la partie wraith n'apprécia pas du tout ce traitement, et l'IA lança une nouvelle attaque contre mon ordinateur, augmentant de façon drastique l'apport d'énergie directement dans l'appareil. Un message apparut sur l'écran, la batterie était entrain de chauffer beaucoup trop vite. Voilà la cible de l'IA, elle voulait détruire cette partie de l'ordinateur pour le rendre inopérant, puisqu'elle ne parvenait pas à attaquer le processeur à cause du pare feu. Je devais faire quelque chose rapidement. Comme le Syphon alimentait l'ordinateur, la batterie ne m'étais plus utile si elle voulait mener son plan à bien. Sans attendre, je retirai la batterie de l'appareil, coupant l'herbe sous le pied de l'IA, avant de m'orienter sur les nombreux fichiers contenus dans la base de données du Syphon. Je devais absolument aider la partie lantienne a prendre le dessus, et l'idée qui me vint en tête fut de supprimer la partie wraith.

Je commençai alors à supprimer les fichiers wraiths un par un. La procédure était assez lente, je devais rentrer une commande complexe qui permettait d'atteindre le fichier cible et de l'effacer complètement, sans que l'intelligence artificielle n'ait le temps de faire une sauvegarde. Le résultat de cette action fut plus importante que je ne l'avais espéré. En éliminant progressivement la partie wraith de l'IA, la partie lantienne prit le dessus plus vite que ce que je pensais. Elle activa même des commandes qui étaient jusqu'ici en sommeil, et je constatai sur l'écran de mon ordinateur que la surcharge de l'orbe venait d'être maîtrisée par un protocole de sécurité grâce à cette part lantienne libérée. La détonation n'eut pas lieu, ce qui me laissa un répit pour poursuivre ma manoeuvre. Cependant, l'intelligence artificielle ne l'entendit pas de cette oreille, elle trouva un moyen de me ralentir. Un son retentit une nouvelle fois sur mon ordinateur, et je découvris avec stupeur que l'IA venait d'envoyer un signal de détresse depuis cette base. Un signal subspatial, voulant attirer les autres vaisseaux ruches jusqu'ici.

"Oh non, c'est pas vrai".

Il fallait que j'arrête ce signal rapidement, avant qu'il n'attire tous les wraiths de la galaxie. Mais, l'éteindre prendrait trop de temps, je devais trouver autre chose. Une idée me vint en tête, si je ne pouvais pas arrêter le signal, autant essayer de le modifier, cela sera plus simple. Il me fallut peu de temps pour contourner les sécurités de l'intelligence artificielle, et d'atteindre le code source du signal. Grâce à un programme, je réussis à modifier le message de détresse. Les wraiths utilisaient un signal commun pour annoncer des alertes ou des zones dangereuses, à éviter. Je réécrivis le message, signalant que la planète ciblée par le signal contenait un agent infectieux et mortel pour les wraiths, et que ces derniers ne devaient pas s'en approcher. Une fois le message modifié et transmis, je soupirai. Mon coeur battait la chamade face à tout ce stress, et le combat qui faisait rage autour de moi ne m'aidait pas du tout à me calmer. Difficile de se concentrer avec un tel vacarme assourdissant.

Je n'eu pas le temps de me reposer, je devais continuer le plus vite possible mon travail. Je poursuivis aussitôt la suppression des fichiers wraiths. Ma tâche ardue fut récompenser quand je vis que l'orbe retrouvait un axe correct, et que la surcharge diminuait rapidement, jusqu'à revenir à son état initial, avant que je ne tente de désactiver le syphon. Mais la modification du signal de détresse ne plut pas du tout à l'intelligence artificielle qui trouva une autre idée pour me pourrir la vie, et m'empêcher de l'annihiler. Elle trouva un autre protocole de sécurité, et verrouilla toutes les portes qui menaient à la salle, isolant hermétiquement la section. Pourquoi faisait-elle cela ?

"Qu'est ce que tu fais, saloperie ? Qu'est ce que tu as en tête ?"

Le pare feu était tombé à 36% d'efficacité, il restait peu de temps avant qu'il ne lâche. Le scanner relié à mon ordinateur réagit aussitôt. Le taux de monoxyde de carbone dans la pièce commença alors à monter. Voilà ce que l'IA faisait, elle voulait nous asphyxier. Les wraiths survivraient, mais pas les humains. Ce n'était qu'une question de minutes. Que devais je faire ? Me dépêcher de supprimer tous les fichiers wraihs pour que le protocole de sécurité s'active une fois que la partie wraith serait anéantie ? Ou utiliser mon virus espion pour chercher quel fichier me permettrait d'annuler son ordre ? Cela serait beaucoup trop long, et connaissant l'IA, elle ne me laisserait pas faire, et me volerait un temps précieux à notre survie. Je devais tenter autre chose. Le manque d'oxygène commença à se faire sentir. Je me mis à tousser un peu, cherchant l'air pour mes poumons. Je n'étais pas encore aux portes de l'asphyxie, mais cela n'allait pas tarder si je ne faisais rien. Allez, réfléchis McKay. Mais oui, j'étais parvenu à modifier un signal de détresse depuis le Syphon, je pouvais surement trouver les commandes de ces fichues portes, non ? Le Syphon était relié à l'ensemble de la base pour l'alimenter en énergie, je pouvais donc sûrement contrôler pas mal de chose à distance.

Sans chercher d'autre plan, je naviguai dans les programmes du Syphon, cherchant les protocoles de verrouillages de portes, que je finis par trouver assez rapidement. Le plus long était de contourner les sécurités, et de reprogrammer quelques verrouillages pour désactiver le protocole installé par l'IA. Un rapide coup d'oeil au pare feu m'indiqua qu'il était tombé à 12% d'efficacité. Oh non, je devais me dépêcher. L'oxygène se raréfiait en haut de mon perchoir, et je toussai de plus en plus. Ma vue se troubla légèrement, mais je finis par réussir à envoyer une nouvelle commande qui déverrouilla les portes menant à cette salle, évacuant ainsi le monoxyde de carbone. C'était moins une, et l'air envahit progressivement mes poumons. Mais la lutte face à l'intelligence artificielle, bien qu'affaiblie, ne fut pas terminée pour autant.

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Syphon



Rodney ne se rendait pas compte de son état de stress.
Sa respiration s’emballait, ses doigts collaient de transpiration, il était à moitié couché, recroquevillé dans sa petite cabine devenue décapotable. Là, en-bas, ça tirait dans tous les sens. Il n’était pas rare que le scientifique entendre un cri de la part de ses collègues ou bien des blasts qui passaient non loin.
Il pouvait parfois se rendre compte, d’un bref coup d’oeil, des blessés qu’on envoyait auprès de McAlister. Elle qui se trouvait derrière une simple rambarde métallique pour maigre couverture. Une rambarde qui avait déjà prit deux tirs en formant des trous fumants et rougeoyants.

Mais à l’image de la bataille des plus corsées qui disputait ses collègues, Rodney faisait une véritable guerre d’intelligence et de technicité contre cette étrange IA. Un véritable jeu d’échec, de surenchère, quant à savoir lequel des deux serait le plus vicelard. Mais heureusement, le scientifique prenait de plus en plus de terrain. Son ennemi virtuel, en étant acculé, devenait encore plus dangereux et agressif. Les 12% du pare-feu n’était pas là pour faire joli, il n’y avait plus rien pour le retenir ensuite. Le moyen de Rodney pour se battre partirait en fumée et l’IA serait libre de faire ce qu’elle veut.

McKay ne devait pas lâcher le moindre effort. Il ne devait pas se reposer sur ses lauriers. Il fallait qu’il fournisse encore plus, plus et encore plus. Sans qu’il ne relâche la pression, sans qu’il ne s’accorde le moindre répit. Plus il approchait de son but, plus il devait se surpasser. Mais la part Wraith de l’IA termina dans un cul de sac. Le pare-feu atteignit les 5% et ce qui aurait dû être la dernière bataille la plus sanglante, l’acte qui n’aurait pas laissé le matériel de Rodney indemne...ne se produisit tout simplement pas…

...C’est ça. Il découvrit sans mal une brusque montée de transfert sur le réseau informatique Wraiths en direction d’un endroit inconnu. La part Wraith du Syphon s’était tout bonnement sauvée, elle s’était retirée de ce champ de bataille virtuel en laissant Rodney vainqueur. Sur son ordinateur, la partie Lantienne du Syphon était toujours là. Aussi bienveillante que l’intelligence de la cité, elle attendait sagement les instructions, des sous-programmes actifs réparant visiblement les séquelles dans l’ordinateur du savant. Des petites restaurations de ses fichiers corrompus, une correction de la gestion énergétique en cas de présence de batterie. Toutes les petites tâches d’entretien que l’IA de la cité faisait en période de calme et de repos.

Seulement, Rodney découvrit rapidement que c’était loin d’être une victoire. La partie Wraith avait survécu, elle s’était enfuie ailleurs. Le virus de la première tentative était avec lui, il pouvait s’en servir pour essayer d’en apprendre plus. Mais d’un autre côté, ses amis étaient encore en train de se battre en bas.
La source était sécurisée. Nul doute que l’IA lantienne allait l’aider à procéder à l'extraction sans incidents. Mais il y avait une opportunité de poursuivre l’IA Wraith pour en apprendre plus. Pour grapiller encore davantage d’informations.
Ce risque valait-il le coup ? Qu’allait décider Rodney ?

Rodney McKay


Mon pare feu était très bas, mais je ne devais pas relâcher ma vigilance ni ralentir mon travail. Je me devais de supprimer le plus rapidement possible cette intelligence artificielle wraith pour ne garder que la partie lantienne avant sa prochaine attaque. Qu'allait-elle m'envoyer cette fois ? L'auto destruction de la base ? Possible, je m'attendais à tout avec elle. Pourtant, rien ne se passa. Du moins, aucune attaque n'arriva. Le réseau informatique fut alors presque saturé juste avant que tous les dossiers wraiths ne disparaissent sans que j'y sois pour quelque chose. L'IA était tout simplement partie vers un autre terminal, abdiquant, laissant la place à la partie lantienne qui reprit ses droits. Comme sur Atlantis, cette IA mettaient en place des protocoles de sécurité bienveillants, procédait à des réparations du système et à des corrections. J'avais gagné, je n'en revenais pas. Un grand sourire s'afficha sur mes lèvres, fier de moi.

"Et voilà, je t'ai battu à plates coutures, saleté d'intelligence artificielle. Tu pensais vraiment réussir à vaincre le célèbre Docteur McKay, le génie de l'Univers ?

Toutefois, ma fierté fut de courte durée, et mon sourire disparut peu à peu en analysant les données qui s'affichaient. L'intelligence wraith n'avait pas disparu. Elle n'était pas supprimée. Elle s'était juste installée autre part. Pourquoi ? Après tout, je m'en fichais, non ? L'orbe était sécurisée, j'allais pouvoir procéder à son extraction du Syphon. Et même si le combat continuait de faire rage en bas, nous avions gagné, non ? Cependant, quelque chose m'inquiétait. Cette intelligence féroce et dangereuse qui se baladait ailleurs. Elle pouvait sûrement faire d'autres dégâts. Et maintenant qu'elle m'avait affronté avec mon matériel terrien, elle serait sûrement plus agressive la prochaine fois. Il fallait l'éradiquer complètement, la faire disparaître pour éviter tout problème. Mais si je m'aventurais sur ce terrain là, ça me prendrait encore un peu de temps, et le reste de mon équipe devrait continuer à se battre, prenant encore plus de risques. Le choix était très difficile à faire, et un oeil en contre bas me montra dans quel merdier les autres se trouvaient. Mais, si cette intelligence provoquait quelque chose de néfaste contre nous, je m'en voudrais de l'avoir laissé s'échapper sans rien faire. Que devais-je faire ? Risquer la vie de mon équipe pour pouvoir protéger les autres à l'avenir ?

Avant d'avoir pu prendre ma décision, la cabine, ou plutôt ce qu'il en restait, commença à se couvrir entièrement de végétaux, m'enfermant ainsi dans une sorte de bulle hermétique. Je n'aimais pas ça du tout, et je lançai des regards inquiets autour de moi.

"Oh non, qu'est ce qu'il se passe, encore ?"

La température descendit brutalement, heureusement pas suffisamment pour mourir de froid, mais je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Bref, je m'en occuperais plus tard, le temps était compté, je devais continuer mon travail. Soufflant dans mes mains pour les réchauffer, je commençai à traquer l'intelligence wraith qui avait pris la fuite. Je fronçai les sourcils en voyant jusqu'où elle était allée se planquer. Apparemment, elle avait quitté le complexe, et elle se cachait dans un terminal situé à 2437 kilomètres au nord, nord ouest de ma position. Quoi ? 2437 kilomètres ??? Mais, comment c'était possible ? Qu'y avait-il là bas ? Je compris alors que ce complexe n'était pas le seul sur cette planète, et qu'il devait y en avoir au moins un autre quelque part, beaucoup plus grand. Gigantesque même. Cette histoire était dingue.

Je terminai de traquer l'intelligence, et étant donnée qu'elle était affaiblie, j'en profitai pour accéder à sa base de données. Je tombai alors sur une foule de dossiers mis à ma disposition. Une montagne d'informations que j'allais bien sûr consulter. Je commençai à entrer dans un fichier, et en parcourait le contenu. Il s'agissait de la position des forces de la reine dans la galaxie de Pégase. Il y avait quelques avants postes par ci par là, mais le Boc était le centre opérationnel de ses activités. La quasi totalité de ses forces, de ses ressources et de ses infrastructures se trouvaient sur cette planète. Une bonne chose pour anéantir cette faction, même s'il faudrait sans doute faire un peu de nettoyage ailleurs. Mais ce n'était pas tout. Visiblement, le complexe dans lequel je me trouvais n'était pas du tout le bâtiment central. Mais plutôt celui du déploiement des troupes, comportant le réveil des clones ainsi que des forces d'invasion dédiées aux attaques simultanées prévues par la reine. Cependant, il y avait une structure beaucoup plus imposante sur cette planète. Là où l'IA s'était cachée. Et ce que je découvris me laissa sans voix. Voilà la raison qui avait permis à ces wraiths d'assimiler la technologie lantienne et de pouvoir l'utiliser. Une réplique d'Atlantis, ou ce qui en restait, laissée à l'abandon par les Lantiens sur cette planète. Puis découverte par Méda'Iyda, d'où elle avait pu faire ses recherches, et créer cette intelligence artificielle, tout en hybridant également la structure lantienne. Une cité à la fois ancienne et wraith. Il fallait sûrement s'attendre à ce qu'il y ait le même système de défense que sur Atlantis, dont le siège des Anciens, le bouclier, et pourquoi pas l'occultation. Je m'empressai de télécharger ces informations sur mon ordinateur.

Après ce que je venais de découvrir, je poursuivis mes investigations, et je tombai alors sur une information cruciale concernant les Natus prisonniers, et ce qu'il restait d'eux. Ils étaient retenus dans cinq modules, gardés dans un premier temps par les clones renégats, appartenant à la multitude. Cependant, les forces wraiths étaient parvenues à récupérer quatre modules, soient 2200 Natus emprisonnés à l'intérieur. La Multitude n'avait réussi qu'à sauver 500 Natus. Les autres étaient à nouveau entre les mains de Méda'Iyda, et leur sort était funeste. Voyant que l'invasion qu'elle avait prévu allait échouer, la reine avait un tout autre plan : demander de l'aide ailleurs. Et notamment à la faction guerrière des wraths, qui possédait de nombreux vaisseaux ruches et de combattants, notamment des originels. Une alliance pour éradiquer les Atlantes, avant de sélectionner les derniers Natus sur Magna. Un pacte scellé grâce à l'échange des 2200 Natus prisonniers, excellente nourriture de qualité pour les wraiths. Ce qui permettrait à Méda'Iyda de ne plus avoir ses ennemis sur le dos, et de recommencer ses expériences et dominer la galaxie. En regardant les données des modules, je m'aperçus que les quatre qui étaient détenus par les wraiths contenaient essentiellement les Natus les plus jeunes et les plus intéressants au niveau de la génétique. Il fallait reprendre ces modules aux wraiths avant qu'ils disparaissent. Cependant, il y avait un problème. La reine avec tout prévu, elle craignait que les modules ne lui soit arrachés. Elle avait donc remis une clé d'encodage à deux de ses lieutenants, Arthelay qui était le chef de l'armée, et Barlak, le chef de l'armement biologique. Ces clés d'encodage, une fois insérées dans un module, effaceraient définitivement toute signature Natus à l'intérieur du module si ce dernier échappait aux wraiths. Le module serait comme formaté, et les Natus prisonniers à l'intérieur disparaîtraient définitivement. Il fallait empêcher cela. Et pour y parvenir, il fallait aller là où les quatre modules se trouvaient actuellement : dans la cité hybride.

Toutes ces informations étaient importantes et cruciales, et je m'assurais que tout se trouvait sur mon ordinateur. J'espérais juste que à l'extérieur, le reste de mon équipe parvenait à s'en sortir et à repousser l'ennemi. A ce moment là, la couche de végétal céda à cause du gel, et se fissura, me ramenant à l'air libre. Et à une vague de froid. Il ne manquait plus que ça, mais je devais rester concentré. Je poursuivis mes recherches dans la base de données des Atlantes, sautillant sur place pour me réchauffer. J'avais horreur du froid. Je tombais alors sur un dossier concernant les intentions de Méda'Iyda. De quoi m'intéresser grandement, car si on pouvait apprendre son plan à l'avance, cela nous serait bénéfique. Et en lisant les données, je n'en revenais pas. J'avais le Saint Graal sous mes yeux. Comme pour le reste, je téléchargeai toutes ces informations sur le disque dur de mon ordinateur, tout en continuant de lire. La reine avait un plan de secours si le principal échouait. Ce qui était entrain d'arriver, bien entendu, avec l'arrêt de l'apport en énergie provenant du Syphon. Cette énergie était sans aucun doute déroutée en grand partie vers la cité hybride. Mais maintenant que le Syphon allait être désactivé, grâce à l'aide apportée par l'intelligence artificielle lantienne, la cité n'aurait plus beaucoup d'énergie. Elle devrait utiliser de maigres ressources, ce qui serait probablement un handicap pour la reine. Cette dernière ne pourrait pas s'en prendre au Dédale sans cet apport d'énergie, elle devrait se rabattre sur autre chose. Et cette autre chose, c'était nous. Les troupes au sol. Et elle avait déjà commencé.

"Oh non, c'est pas vrai".

La reine venait d'envoyer plusieurs drones bleus que nous avions vu à notre arrivée directement sur la Porte des Etoiles pour la détruire, ce qui allait empêcher tout transport en jumper. Pendant ce temps, la reine était entrain de mobiliser sa flotte pour lancer une ultime attaque. Non pas contre le Dédale, mais contre la Zone d'Atterrissage, un lieu sous notre contrôle où se trouvait de nombreuses victimes de cette guerre. Il fallait absolument que je prévienne John, car l'attaque allait se produire d’ici quelques heures, le temps que la flotte soit regroupée. J'appuyai aussitôt sur mon oreillette.

//Sheppard, ici McKay, tu me reçois ? Méda'Iyda a lancé une attaque pour détruire la Porte des Étoiles. Et elle a l’intention de réunir sa flotte et de bombarder la Zone d'Atterrissage. Sheppard ? Sheppard ?//

Mais aucune réponse ne vint. Peut être que les communications ne passaient pas d'où je me trouvais ? Ou alors, John n'avait tout simplement pas entendu le message ? Ou encore, il lui était arrivé quelque chose ? Bon sang, les autres devaient être prévenus au plus vite. En attendant, je ne pus que continuer de lire et télécharger le reste des données. Si le plan de Méda'Iyda échouait, elle comptait utiliser les moteurs interstellaires de la cité hybride pour prendre la fuite par la voie des airs, dans l'hyperespace. Cela ne devait pas arriver. Nous avions déjà eu tellement de mal à la localiser, il allait falloir tout recommencer si elle s'enfuyait.

Alors que j'étais sur le point de continuer mes recherches, un dossier en particulier m'intrigua, un dossier qui était bien moins protégé que les autres. Ce qui était étrange. Pourquoi était-il facilement accessible ? Je le consultai, tout en le téléchargeant. Celui ci concernait le paradoxe dans lequel nous nous trouvions toute à l'heure, avec le reste de mon équipe, et la découverte de Primèlys. Ce que je vis me fit froncer les sourcils, et j'eus beaucoup de mal à croire ce que je voyais. Cela concernait la salle anti intrusion où se trouvaient les restes des parasites, ainsi que les salles changeantes, contenant les tableaux mortels et piégés, défense mise en place par Primèlys. Ces deux lieux nécessitaient une énorme quantité d'énergie pour apparaître, le paradoxe tirait sa présence du Syphon. Et l'énergie du Syphon avait été fortement envoyée dans le complexe à notre arrivée sur la planète, pour procéder au réveil des clones. Avant cela, le Syphon produisait beaucoup moins d'énergie, donc le paradoxe n'était pas encore apparu. Ce qui voulait donc dire que Colleen ignorait tout du paradoxe, et que son plan datait d'avant l'utilisation intensive de l'énergie vers le complexe. Cela voulait-il dire qu'elle ne les avait pas conduit dans un piège ? Je ne voulais pas y croire, et je secouai la tête.

"Non ... non ... c'est impossible".

C'était un clone, bon sang. Créé par la reine. Ils étaient tous mauvais. Elle aussi, ça ne faisait aucun doute. Et puis, qu'est ce qui me disait que ces informations étaient exactes ? Peut être s'agissait-il d'un mauvais tour de l'intelligence artificielle pour endormir notre vigilance, vu qu'elle était sur le point de disparaître ? Oui, cela devait être ça. Et Sheppard ne répondait pas, il était peut être trop tard. Il me fallait d'autres informations, et je continuai mes recherches.

Syphon


Victorieux, le docteur avait su faire fructifier son avantage avant d’être déconnecté de force de sa liaison. Au voyage retour, il lâcha un programme dévoreur de code source spécialement conçu contre les supports Wraiths. A l’image de ces militaires qui se battaient toujours en bas, c’est comme s’il avait lâché un joli chapelet de grenades avant de fermer la porte. Rodney ne pouvait pas éradiquer l’IA Wraith jusqu’au moindre fichier, cela demanderait trop de temps et un meilleur matériel. Mais son programme, il en était persuadé, allait endommager l’IA si gravement qu’elle serait à peine capable de gérer l’élémentaire de la cité hybride.

Maintenant qu’il était déconnecté et assuré que son ennemi virtuel serait trop estropié pour devenir une menace à l’avenir, il ne lui restait plus qu’à terminer sa mission. L’IA Lantienne était si docile que le scientifique avait l’impression de travailler avec celle de son Atlantis : une intelligence bienveillante conçue pour soutenir la vie et protéger la cité, l’héritage ultime des anciens. Comme si cette petite conscience, malgré son amputation, était devenue guillerette à l’idée de n’être que pure essence Lantienne. Les menues réparations qui se faisaient sur son ordinateur en était la preuve. La serviabilité, la bienveillance de l’IA se trouvait bien là. Rodney récupérait un ordinateur en bon état, contenant l’histoire de la Steghva, ne laissant que le rafistolage physique comme signe de dégâts.

Lorsque Rodney renouvela la commande d’extraction de l’orbe, les alarmes cessèrent enfin de leur casser les oreilles et l’éclairage, pour le peu qu’il en restait, se remit en route. McKay trouva, en levant la tête, un véritable champ de bataille jonché de cadavres...tant Wraiths qu’Atlantes.
Mais la partie technologique et physique du Syphon entama la procédure de repli. Le cône lumineux à partir duquel l’orbe lévitait se réduisit lentement, permettant à celle-ci de descendre petit à petit. Elle serait bientôt à sa portée de main et, comme à son habitude, l’homme contrôla les données avant d’écarquiller les yeux.

Cet artefact-là renfermait une telle puissance...une telle quantité...que s’il parvenait à la brancher sur la cité, son bouclier en serait quasiment invulnérable. Un simple calcul rapide lui permit de déduire que ce que les Anciens avaient échoué avec le projet Arcturus...les Steghvas l’avaient réalisé en enfermant leur essence à l’intérieur.

Ne pas rendre l’orbe serait peut-être malhonnête...mais d’un autre côté...s’en serait fini de la course à l’E2PZ : une ressource que tous savaient devenue fossile puisque non produite. Dix milles ans plus tard, il était rare de trouver de tels générateurs intacts ou encore bien rempli. Le vert était bien utile...mais il ne suffirait jamais à lui seul pour tenir une flotte de vaisseaux ruche à l’écart.
L’orbe des Steghvas...en revanche…

C’était si fascinant de l’avoir en main, de serrer le poing autour d’une telle puissance, de tenir l’expression de sa vengeance de sa défaite sur Arcturus. S’en était grisant mais aussi terriblement tentant. Primèlys était blessée par de nombreux tirs plasma, elle se tenait la hanche d’une main, un énorme trou l’ayant meurtrie. Essoufflée, elle se débarrassa du dernier Wraith qu’elle avait empalé de manière immonde par un pieu de bois sorti du sol. Le corps du sbire s’effondra avec un bruit de succion horrible et désagréable, puis elle s’approcha de Rodney.
Haletante, d’une démarche claudiquante, elle progressa jusqu’au scientifique puis regarda l’orbe avec une expression d’intense soulagement sur le visage. Elle avait dû espérer récupérer cet artefact depuis si longtemps maintenant qu’on aurait cru qu’elle le redécouvrait. D’un geste lent et témoignant d’une émotion très profonde, consciente que tout son peuple se trouvait à l’intérieur, elle avança sa main dans la direction. La lueur verte émeraude irradiait fort, comme un mini soleil, et la nature de la Steghva semblait alors se révéler. Son apparence humaine n’était qu’une image, une interface pour pouvoir échanger avec le groupe d’Atlante. Mais son approche lui rendait sa forme naturelle. Le teint étrange de sa peau, ses contours humains, tous ces signes semblables à l’humanoïde s’effacèrent lentement sous la lumière. C’était comme voir Primèlys sous rayon X, il suffisait qu’une part de son être échappe à la belle lueur verte pour reprendre une allure humaine. Son coeur se voyait parfaitement bien au travers de l'enchevêtrement de bois de sa poitrine. Il battait d’une belle couleur orangée et verte sur un rythme trahissant sa grande émotion.
Primèlys pencha la tête en observant l’orbe dans la main de Rodney.



Elle lui tendit sa main, ses grands doigts de verdure s’ouvrant, paume vers le ciel, en lui réclamant l’orbe. Pendant que l’ennemi battait en retraite face à la dernière contre attaque de ce qu’il restait de l’équipe Eversman, Rodney se trouvait à la croisée des chemins : allait-il conserver pour lui cet ultime artefact, source de tant de promesses pour avoir tenté les Anciens avant lui ?
Ou allait-il tenir sa promesse ?

Rodney McKay



J'avais gagné. J'étais presque tenté de danser dans la cabine, mais vu l'état de cette dernière, j'avais peur qu'elle ne s'écroule. Un grand sourire victorieux illumina mon visage. Qui avait douté de moi, hein ? Non seulement j'avais réussi à télécharger de précieuses informations qui nous aideraient pour gagner la guerre, puis j'étais parvenu à mettre cette dangereuse intelligence artificielle hors d'état de nuire. Et voilà que maintenant, grâce à l'IA lantienne, j'étais entrain de procéder à l'extraction de l'orbe et du Syphon. Voilà la reine wraith sans ce formidable apport d'énergie qui, en analysant les données qui s'affichaient à l'écran, étaient bien supérieures à ce que j'avais imaginé. J'attrapai délicatement l'orbe dans ma main, la regardant attentivement, comme hypnotisé. Cet objet renfermait une puissance colossale d'énergie, de quoi alimenter tous les systèmes d'Atlantis pendant des siècles, des millénaires peut être, même en cas de siège intense. De quoi régler tous nos problèmes. Cependant, cette orbe renfermaient les âmes des derniers représentants d'un peuple entier, d'où l'énergie était tirée. La promesse que j'avais faite à Primèlys me revint en mémoire. Devais-je la lui rendre ? Ou la garder pour protéger les miens ? Un choix difficile à faire.

Après avoir rangé l'ordinateur dans mon sac, que je remis sur le dos, je redescendis de la cabine par l'élévateur, l'orbe à la main. Je continuai de l'observer, plongé dans mes pensées, jusqu'à ce que mon regard se lève sur la gardienne qui s'avançait vers moi. Sa proximité avec l'objet dévoila sa vraie nature, et elle tendit la main, attendant que je lui donne ce qui lui appartenait. L'espace de quelques secondes, je ne bougeai pas, comme hésitant. Je regardai à nouveau l'orbe, cette immense source d'énergie. L'envie de la garder commença à m'assaillir. Après tout, ce peuple était éteint, non ? Rien ne laissait présager qu'il pourra revenir un jour. Alors qu'Atlantis était réelle, présente. Ceux qui y vivaient avec besoin de cette énergie. Plus besoin de parcourir la galaxie en espérant tomber sur un E2PZ. Plus de doute à se faire lorsqu'une flotte wraith nous menaçait de destruction. Je continuai de contempler l'orbe verte qui brillait dans ma main, me doutant que l'entité serait folle furieuse si je m'enfuyais avec. Peut être que les autres pouvaient la retenir si je m'échappais ? Elle avait l'air blessé, elle ne tiendrait peut être pas longtemps. Si je faisais ça, je ne serais pas mieux que les Anciens, n'est ce pas ? Mais après tout, ils avaient peut être raison, tous les moyens de gagner étaient bons, non ?

Un souvenir me revint alors en mémoire. L'une de nos premières missions avec John, Teyla et Aiden, après notre arrivée sur Atlantis. Cette planète peuplée d'enfants qui se donnaient la mort, et qui ignoraient qu'un bouclier les protégeaient des wraiths. Cette fois là, j'avais eu envie de leur voler leur E2PZ, ce qui avait failli causé leur perte. Les autres n'avaient pas voulu de cette source d'énergie, et j'avais fini par comprendre que je n'étais pas dieu. A mon grand regret. Ce n'était pas à moi de décider qui devait vivre ou mourir en volant un objet qui ne m'appartenait pas. Cette orbe, c'était comme l'E2PZ de ces gamins. Il n'était pas à moi. Et il y avait des âmes à l'intérieur. Les Anciens étaient des monstres, mais pas moi. C'était une décision difficile, mais je ne pouvais pas faire ça. Secouant la tête en revenant à la réalité, je regardai Primèlys qui attendait toujours. Peut être avait-elle perçu mon hésitation ? Soupirant, je lui tendis l'orbe, la posant dans sa main, avant de reculer de quelques pas.

"Tenez. C'est à vous".


Gardienne Primèlys


Lorsque l’orbe tomba dans sa main, les longs doigts se refermèrent autour et la lueur chatoyante prit une soudaine intensité, éblouissant brusquement le scientifique qui fut contraint de se recroqueviller. Il sentit toute cette puissance s’infiltrer dans la gardienne, se canaliser tandis que l’artefact se fondait en elle en un noyau de lumière en migration. L’espace d’un instant, Rodney était en droit de se demander si tout ça n’avait pas été une affreuse machination pour que l’entité entre en possession de cette source inépuisable d’énergie.

Mais enfin, lorsque la lumière s’éteignit brutalement, le scientifique retrouva en face de lui l’incarnation humaine de la Steghva. Elle le considérait d’un regard emprunt de reconnaissance et attendit qu’il se redresse pour parler. Son corps n’avait pas changé si ce n’est ces lueurs vertes émeraude qui semblaient circuler sous sa peau, comme un système sanguin de cette énergie résolument étrange.

Gardait-elle l’orbe en elle pour mieux la protéger ? Ou l’avait-elle assimilée ?
Malgré cette légère différence, l’entité semblait être la même qui avait soigné ses amis et avait participé au combat. Le trou dans sa hanche avait disparu et elle semblait en bien meilleure santé.

« Le nouvel Atlante est un homme de parole. Les Steghvas ne l’oublieront pas. » Elle inclina la tête en signe de remerciement. « Je n’oublierai pas votre intégrité. »

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Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Chronologie : MERCREDI 16 MAI



Le silence.
Il était revenu avec une facilité déconcertante, tombant comme une averse qui vous prend par surprise. Dans le feu de la bataille, sur ce dernier corps à corps endiablé, Matt, Alek, Christenson et Kalash avait retenu par leur ténacité l’ennemi. Il n’était jamais parvenu jusqu’à la cabine de Rodney, lequel avait décidé de prendre plus de temps pour extraire des informations d’une valeur inestimable.

Pendant qu’Alek terminait ses ennemis dans son implacable rage, profondément enterré dans la haine, Matt avait fait feu sur le fameux sniper en le touchant de plein fouet. La balle lui était passé par l’épaule droite, s’enfonçant à la perpendiculaire de son corps, pour ricocher sur une côte et ressortir par les lombaires. L’adversaire ne cria pas, il tomba simplement de la dizaine de mètres pour s’écraser lourdement sur le sol.

A ce moment-là, les quelques Wraiths qui restaient battirent en retraite. Oui, ils reculèrent, retournant dans les entrailles du mur éventré pour y disparaître pour de bon. Les adversaires estropiés qui rampaient douloureusement furent, malheureusement, à la merci des actes d’Hamilton.

Bientôt, un flash lumineux très violent attira leur attention. L’entité venait de récupérer la source rendue par le scientifique. Elle reprit sa forme quasi-humaine et remercia l’homme pour son intégrité. A ce moment-là, la bataille s’était achevée sur une véritable scène de désolation. Matt, Alek, Christenson et un autre soldat étaient les derniers hommes encore actifs, en vie.

La pauvre Skyler s’occupait d’un membre de l’équipe de Kim qui n’avait pu éviter un coup de poignard très violent au cours du corps à corps. Allongé sur le dos, à l’agonie, il joignait ses mains à celles de la jeune femme par-dessus un bouillonnement de sang provenant de son flanc. Il formait une flaque informe juste en-dessous de lui, imprégnant l’uniforme de Skyler. Le militaire tenta de lui dire quelque chose mais sa gorge s’était inondée de l’intérieur. Il crachait du sang à chaque expiration et s’étouffait, forcément, à chaque inspiration.

Il tapa faiblement sa poitrine, à l’endroit de sa veste d’uniforme, par dessus son gilet tactique. Son doigt finit par pointer la poche. Son regard s’écarquilla en sentant le grand voile de la mort fondre sur lui puis il chercha le réconfort des mains de Skyler avant de s’immobiliser pour de bon. Il venait de mourir exsangue, d’une perforation si importante que la soigneuse savait son équipement tout à fait inutilisable. Il lui aurait fallu un bloc opératoire avec des chirurgiens, anesthésiste et infirmières.
En fouillant sa poche, là où il tapait, la jeune femme trouva une enveloppe que ses doigts tachèrent de sang. Malgré ses efforts, elle laissait ces traces. A l’intérieur, une lettre destinée à sa femme et sa fille de dix-huit ans. Une photo l’accompagnait, la mère et la fille à une remise de diplôme...sans présence du père…il avait dû manquer ce moment important de sa vie.

Cette bataille avait été rude et coûteuse.
Mis à part l’équipe du sergent Eversman, il ne restait plus qu’un seul homme de l’équipe de Kim encore en vie. Celui-ci s’était agenouillé devant le corps endormi du caporal et il retira son casque dans un geste de lassitude trop violente pour être contenue. L’homme secoua négativement la tête, restant prostré devant elle, puis il lui retira délicatement son casque militaire pour retirer une photo qui se trouvait à l’intérieur. Le cliché d’une grande famille très nombreuses à l’occasion d’un repas officiel, une réunion de famille.
L’Atlante souffla très fort et il se détourna de l’angle de vue de Matt et Alek pour évacuer sa peine. En voulant se retenir, on entendait de lui que des plaintes contenues et de vives respirations.

Soudain, la radio grésilla et une communication générale eu lieu.
On appelait d’urgence le docteur McAlister pour un blessé grave sur le secteur de Sheppard. L’opérateur eu la décence de dire qu’il ne s’agissait pas de l’officier. En revanche, il n’avait pas eu le courage de signaler sa disparition. L’équipe Eversman n’avait pas été avertie que le colonel avait été entièrement consumé par le parasite qui l’infectait.

Du côté de Matt, il remarqua du mouvement un peu plus loin.
Tous les ennemis avaient été achevés sauf celui-là. Quand le ranger s’approcha suffisamment près, il découvrit un double de lui...le sniper...avec une longue chevelure blanche de Wraith. Il l’avait réuni en une queue de cheval et ses prunelles étaient ceux d’un Wraith. Étrangement, il avait réussi à conserver son fusil durant sa fuite. Il s’agissait d’une carabine de tir de précision que le vrai Matt affectionnait. Son double l’avait collé contre son torse comme un chevalier qui voulait mourir avec son épée.
A l’agonie, il fixa le soldat et paru rire de la situation. Il rencontrait son bourreau qui n’était autre que lui-même sans gêne Wraith. Il cligna des yeux, son faciès lui demandant de l’achever dans les règles de l’art, comme un soldat qui s’était battu dans le mauvais camp...mais qui avait tout de même fait son boulot. Une requête d'honneur de soldat à soldat. D'homme à homme. De Rangers à Rangers. Une fin honorable.

Il fallait agir vite. Le dernier homme de Kim, Dylan, connaissait un raccourci sûr pour atteindre la position de Sheppard. Mais il y avait Reinho qu’il fallait transporter jusqu’à la ZA. C’est là que Primèlys apparu au cours de leurs échanges.

« Confiez-moi cette vie. Je la ramènerai auprès des vôtres. »

Etant donné la situation, l’équipe du ranger n’avait pas vraiment besoin de se méfier. La gardienne des Steghvas avait été honnête jusque là et elle n’avait plus qu’un seul ennemi en tête : les Wraiths. Comme Rodney pourrait rappeler, elle était la protectrice de la vie et Grimes ne risquait rien à ses côtés.

C’est une salle complètement dévasté que toute l’équipe laissa dans son sillage. Mais ce faisant, ils avaient rempli leur mission malgré les nombreuses embûches. Rien de moins que la rencontre d’une puissante entité devenue leur alliée et la réussite de leurs objectifs. Cela avait coûté, malheureusement, la quasi totalité des effectifs du caporal Kim Jones. Les corps avaient été laissé là-bas, seulement débarrassé de leurs plaques d’identifications.

Il fallait rejoindre la position et amener Skyler le plus rapidement possible.
Pas le temps de se reposer...
Une nouvelle vie attendait d'être sauvée de cette atroce guerre...

CODAGE PAR AMIANTE

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