Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Normandie 3.2 : La rencontre interdite

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Sam 7 Juil - 22:01
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Chronologie : MERCREDI 16 MAI


Caporal Kim Jones



Le secteur de l’usine de triage.
Un regroupement de plusieurs salles ouvertes et de machineries organique qui s’entrecroisaient, formant comme une série de bâtiments dans un immense dépôt. L’accès se faisait sur un grand couloir de transit avant de s’ouvrir sur ces reliefs. Des tonnes d’architecture organique, de couverts, de fenêtres. Autant d’emplacement pour une véritable bataille de position qui s’était enlisée.

Alors que le colonel approchait avec son équipe, il vit tout un cortège de blessés aller dans le sens inverse en direction de la ZA. Il s’agissait des forces restantes du hangar qui avaient effectué la poussée pendant que l’officier préparait son unité. Ils étaient visiblement tombés sur un os et le nombre de blessés, ainsi que leurs blessures, témoignaient d’un trop rude combat. Heureusement, une solide position avait été maintenue en attendant l’arrivée de renforts. C’était des Natus pour la grande majorité qui occupaient l’endroit mais leur survie ne venait que de leur ténacité. La seule position de retrait, c’était cette antichambre dans laquelle Kim se tenait.

Une trentaine d’hommes et de femmes gisaient là, morts, alignés en colonne dans une forme d’humilité et de respect, en l’attente d’être rapatrié. Le caporal prenait le temps d’aller auprès de chacun d’eux, veillant à leurs fermer les yeux avant de récupérer les plaques d’identification. Pour chaque soldats, elle posait leur casque sur le visage afin de les couvrir dans un signe de respect pour le mort. Elle avait le visage livide, manquant d’expression, les épaules voûtées. Une intense fatigue physique mais également psychologique se lisait sur ses traits. Une respiration lente.
Son visage était encrassé, les cheveux collés par du sang caillé, provenant d’une vieille blessure sur son cuir chevelu.

Quand elle entendit du bruit, elle tourna mollement la tête dans sa direction sans avoir peur de la menace. Les silhouettes qui se dessinaient dans le léger brouillard étaient atlantes, elle en était certaine. Kim se redressa doucement dans cette direction, patientant, accrochant l’énième plaque d’identification militaire avec les vingt autres Atlantes.
La gorge serrée, elle regarda les différents noms avant de les enfermer dans la poche de son gilet devenu flasque. Les différents logements à munitions étaient vides, la bataille avait été longue.

Kim s’attendait à beaucoup de monde. Mais pas à ce que le colonel en personne se déplace ici. Il devait y avoir une raison particulière.

« Mon colonel, mon lieutenant. » salua-t-elle de manière très plate.

Elle regarda le reste du groupe, s’attardant un instant sur la tigresse qui les accompagnait. Elle ne voyait pas ce que pourrait faire ce gros machin carapacé mais elle s’en moquait. Ses expériences de guerre l’avait aigrie au point qu’elle se moquait de tout sauf des derniers survivants de son unité.

Tout autour d’eux, dans l’antichambre, quelques soldats épuisés se reposaient, comme cachés dans la pénombre et le brouillard wraith. Ils se tenaient dans les recoins, agenouillés ou assis, dos au mur. Certains étaient blessés, recevant des premiers soins avant d’être retourné vers la ZA. Et d’autres avaient pris suffisamment cher pour prendre le temps de fumer une cigarette. On les situait surtout la petite lumière incandescente qui grandissait lors de l’inspiration.

« Je suis le caporal Jones. »

Elle se demandait si le colonel allait la remettre. Il avait tant de soldats sous ses ordres qu’il ne pouvait pas apprendre le nom de chacun d’eux. Mais Kim s’était déjà retrouvée deux fois dans son bureau pour divers problèmes qu’elle avait causé...ou dont elle était victime. C'était selon le point de vue.
Elle ne pouvait pas saquer le major Frei et elle ne manquait pas une occasion pour lui faire une crasse. Ça devait se régler dans le bureau de Sheppard mais Kim était une tête de mule.
Maintenant, avec la guerre, tout ça n’avait plus d’importance.

Kim posa son regard sur Coleen et la dévisagea assez longuement, fixant un instant son brassard avant de retourner sur un point de vue plus général. Pas mal de clones étaient à l’origine de la mort de ses amis. Elle fit un signe de tête pour les inviter à la suivre dans le couloir d’accès. Elle l'accompagna d'un demi-tour qui se moquait de savoir si on la suivait ou non. C'était un air désabusé, lassé. Là-bas, une fusillade interminable tonnait et résonnait en remontant dans le couloir. Des échanges qui ne prenaient jamais fins, des cris, des explosions. Deux Natus revinrent en traînant un des leurs, il avait perdu ses deux jambes. Le pauvre hurlait, ses os étaient à nus.

« Beryl, Sharpp l’emmènera en civière jusqu'à la ZA, demandez-lui de la morphine. »

Le tirailleur acquiesça tout en disparaissant dans son dos. Son blessé laissait une large traînée de sang sur son sillage. Kim progressa d’un air fermé, un peu avachie, faisant son rapport à contrecœur. Elle n'avait vraiment pas envie. Sans vraiment savoir pourquoi, elle en voulait au colonel. Il lui fallait détester quelqu'un pour vivre encore alors que tous les autres étaient morts, quelque part, là-bas. Sur ce point, Kim ne se comprenait pas elle-même.

« Le capitaine Jenner a été tué, mon colonel. Le lieutenant Malone. Les sergents Valdez et Blake aussi. »

Elle ne signalait pas les quinze autres soldats des unités diverses qu'ils avaient enjambés pour venir ici. La militaire tourna sur la droite arrivé au bout du couloir. La gauche s’était effondré suite au déclenchement d’une charge de démolition pour en interdire l’accès.

« Ils nous ont laissé venir. Ils ont attendu qu’on investisse l’usine avant de lancer l’assaut. Ils ont débarqué avec des moyens importants. Blindés, automitrailleuses, roquettes. Quelque chose a dû les attirer, ils étaient bien équipés et ils se sont donnés les moyens de nous massacrer. »

Le caporal ralentit l’allure et prit son P90 dans une démarche de prudence. Il était couvert de sang.

« Nous nous sommes repliés avec beaucoup de pertes. Nous tenons une ligne de front assez étroite. Ils ont peut-être stoppé notre progression mais nous avons interdit la leur en détruisant leurs blindés. Depuis ils se terrent dans l’usine de triage et ils renforcent leurs positions. J’ignore pourquoi. »

Une forte odeur de poudre brûlée émanait dans l’air. Le couloir se terminait sur une énorme salle réduite à néant, dont les murs organiques étaient perforés et démolit un peu partout. Des hommes s’y tenaient derrière, à couvert, autant Atlante que Natus. Ils se battaient ensemble sur cette guerre de position en tirant sur ceux d’en face. On les remarquaient aux éclats lumineux des tirs, planqués dans un bâtiment en face. Et entre les deux, un no man's land jonchés de cadavres de toutes sortes et d'épaves de blindés encore en feu.

Dans leur camp, il y avait des déchets qui recouvraient le sol, notamment des bandages usagés, du sang, des douilles à un nombre hallucinant. Quelques armes trainaient, surement abandonnées par des soldats blessés ou mort. On avait disposé des caisses de munitions en les séparant, quelques Natus blessés qui refusaient de quitter le front faisaient la distribution et décomptaient fidèlement l’inventaire.

Là aussi, quelques soldats essayaient de souffler autant que possible.
Ernie Yates, un survivant de l’unité de Kim, était en train de retirer à la pince à épiler des éclats qu’une duelliste avait pris dans la figure. Une douille de morphine usagée encore planté dans la cuisse, la Natus regardait dans le vague tout en parlant. Elle ne voulait pas rentrer, elle voulait rejoindre les tirailleurs et les duellistes qui se trouvaient une dizaine de mètres plus en avant. La taille des éclats et la profondeur des plaies étaient impressionnantes.

Il y avait aussi un artificier en train de faire le compte des charges qui lui restaient. Il faisait cet inventaire avec Adrian Cobb, un autre survivant de l’unité. Il remarqua l’arrivée de Kim et se redressa avant de fixer les autres. Il ne salua pas militairement, son regard restant braqué sur Coleen avant qu’une lueur bestiale n’illumine son regard.

« Kim ! Qu’est-ce qu’ils foutent là, ceux-là. Et pourquoi il est encore debout ce putain de clone !!! »
« Du calme, Adrian, ne t’excite pas. »
« ”Ne t’excite pas” ?!? Tu charries ? » Cracha-t-il alors que sa main venait empoigner le neuf millimètres à son holster de cuisse.

Le caporal Jones eut une réaction immédiate. Elle empoigna la main armée de son collègue avant même qu’il ne puisse dégainer et l’attrapa par le col de sa main libre.
« Tu te calmes, soldat. Celle-là, elle est avec nous. »
« Ah ouais ? Et pour combien de temps ? T’as oublié le nombre de potes qu'on a perdu à cause de ces saloperies ? »
« Tu as eu la com radio comme moi. Les clones au brassard blanc, on touche pas. »

Cobb tourna un regard mauvais et chargé de haine sur Coleen. Il leva ses deux mains pour montrer au caporal qu’il ne touchait plus à son arme et elle le relâcha.
« Va prendre l’air, je te remplace. »
Le soldat souffla sa haine et sa colère avant de se déplacer lentement. Il passa à côté de Coleen en crachant au sol et s’en alla dans le couloir, disparaissant peu à peu. Le caporal soupira, tout autour la fusillade continuait et se transformait en un environnement presque habituel.
« Ne faites pas attention. Il a de la gueule mais c’est un soldat loyal. » fit Kim en s’approchant d’un poste d’observation. Des jumelles avaient été monté sur un rail, différents rajouts d’optique permettant de regarder à l’extérieur sans dépasser la tête. C’était une sorte de double périscope de fortune que les Natus avaient installé.
« Il ne reste plus que moi, mon colonel : un petit caporal. Si vous prenez le relais, faites vous plaisir... » lança-t-elle avec aigreur.

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Groupe Sheppard/Allen/Mikkel

Tour en deux temps.
Je vous laisse vous organiser si vous voulez échanger ou adapter votre équipement.
Voici les infos importantes :

  • L'ennemi a fait une percée et s'est installé entre vous et les Affranchis. Ils ont transformé l'usine de triage en place forte, c'est le seul chemin.
  • Kim Jones dirige les survivants qui tiennent la position. Ils sont en sale état et ne pourront pas lancer une offensive. Ils peuvent néanmoins vous apporter un soutien important.
  • La centrale du lieutenant Allen s'anime, le dédale vient de récupérer ses communications. Les requêtes pourront à nouveau passer.
  • Coleen a tendance à rester proche de Mikkel ou de Pedge. Surtout avec la réaction de Cobb, elle n'a pas encore pris d'arme, elle est donc vulnérable.


Je vous laisse le choix de poster librement ou en Gdoc.

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La Deadline est prévue le Samedi 14 Juillet à minuit.

Bon RP !

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Mer 11 Juil - 21:33
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John Sheppard


Avant de partir définitivement dans la fourche pour rejoindre la faction ennemi, Matt l’interpella avec Allen. Pour une histoire qui avoue-le était assez ironique voir paradoxal. Le soldat ingérable et casse pied par excellence qui vient demander à ces supérieurs de ne pas prendre un autre qui semble caractériel. Cela aurait pu faire rire John dans un autre contexte mais dans celui-ci… il en était dépité. La conclusion de l’échange arriva très vite et le colonel avait d’autres chats à fouetter surtout vu le manque d’argument et la petite pique très polie du sergent. Il se demerderai avec Reinho qui attendait qu’une chose : reprendre le combat pour oublier l’échec d’avoir perdu son unité et penser à autre chose. Celui-ci se tiendrait même si peut-être avait-il à cet instant une envie de meurtre sur Matt et son manque de sollicitude. Peut-être bien, mais cela allait faire prendre un peu de plomb dans la tête du sergent qui avait pour une fois des responsabilités et qu’il allait se frotter aux décisions.

Enfin bon, il allait partir avec Allen et Mikkel quand soudainement une ombre passa près d’eux. la tigresse qui avait attaquée sauvagement le mastodonte les rejoignait. Entre son allure et son pelage, son appartenance à la famille du chef de clan des Tairis de guerre était indéniable. Mais son armure couleur sang, elle avait des peintures de guerre sur tout le corps via des motifs runiques dans sa langue, souvent rouge ou blanc, cela lui donnait un air terrifiant elle avait aussi des surdents entièrement sculptées de manière fine. Sa carapace aussi portait certes les reflets et les ornements des Tortouffes à l’état naturel, mais il avait bon nombre de gravures purement esthétiques. Arwé’Shara n’était pas du genre à demander l’avis des autres comme la plupart des félins. Mais, elle devait faire des efforts n’étant pas avec son clan. Elle pencha la tête vers les quatre humains.

« Arwé’Shara. Je viens avec groupe de guerre voir les alliés double lune. » Double lune une manière très jolie de parler des clones. La tigresse toisa d’ailleurs la Pedge aux cheveux blancs et fit une sorte de grognement appréciateur sur la couleur. « Il est pratique d’avoir double lune de soi. Cela permet de savoir si nouvelle couleur de poil nous va. » cela était de l’humour pur et dur et elle avait son regard or sur la silhouette de Coleen. Etrangement la tigresse ne semblait pas agressive ou dédaigneuse envers la “copie”.


Coleen "No-Fire"



S’il y avait bien une chose que Coleen partageait avec son authentique, c’était bien l’inexpression de son visage. Depuis sa venue sur la ZA, elle avait remarqué la présence de plusieurs tigres qui portaient des carapaces sur le dos. Son attente avec Mikkel lui avait permis de les examiner de loin en laissant sa curiosité s’assouvir par son simple regard. Le fait que ces créatures d’une telle taille l’approche de si près avait forcément un côté impressionnant et intimidant. Mais la jeune femme, justement, ne voulait pas être impressionnée et intimidée.
Elle regarda de son air neutre et endormi la tigresse faire son monologue, levant les sourcils lorsqu’elle comprit qu’elle parlait d’elle. Elle n’était probablement pas au courant qu’elle n’était pas dans la capacité de s’exprimer oralement et Coleen se voyait mal agiter son morceau de papier pour entamer une relation avec un animal de deux mètres.

Son regard migra vers Sheppard et Pedge, se demandant ce qu’elle pourrait bien répondre, puis elle fixa l’animal pour hocher positivement la tête. Elle n’avait vraiment pas compris les propos du Tairis et encore moins son trait d’humour. Double lune, couleur de poil, c’était un mystère pour elle.

Ce tigre comptait-il les accompagner ? C’était à se demander comment les affranchis réagiraient ? Ils avaient eux aussi un instinct animal, plus primaire, et ce n’était pas forcément quelque chose de positif. Coleen nota intérieurement qu’il lui faudrait annoncer la composition de l’équipe pour éviter les mauvaises réactions dans le camp rebelle.

John Sheppard


La tigresse semblait arquer un sourcil ne voyant aucune réaction de la susnommée. Elle toisa Sheppard, seul humain qu’elle connaissait ici du moins, connaître était un grand mot comme elle l’avait soutenu durant la guerre...Enfin seule tête connue (hors Pedge qui était partout).

John n’avait rien dit laissant la tigresse interagir avec la clone, de toute manière la femelle Tairis n’avait pas vraiment laissé le choix. Il releva la tête vers elle, elle était grande mais bien plus fine et agile qu’un mâle.
« Coleen n’est pas en mesure de parler. Double lune c’est ? »
« Dommage, cela aurait pu être intéressant de comprendre si l’esprit est aussi bien fait que le corps. » affirma la tigresse qui marquait quand même une forme de curiosité envers la Pedge blanche. Peut-être était-ce la raison de pourquoi, elle était venue ? John n’en savait rien « Double lune c’est les clones. Clones c’est moche, nom Atlante disgracieux. Double lune bien plus agréable et réalité. On peut avoir deux lunes dans un ciel sans pour autant dire qu’elles sont une copie de l’autre. Les doubles lunes sont tous différents, aucun n’est pareil physiquement. » Elle haussa les épaules.

Avec l’explication, Coleen comprit un peu mieux et essaya de s'imaginer ce qu’elle disait. Pedge l’authentique serait finalement comme une jumelle que seule la main Wraith et la couleur de cheveux différenciaient. Encore une fois, elle acquiesça, se permettant un léger sourire pour souligner sa gratitude. La tigresse lui fit un clin d’oeil en réponse avant de grogner sur un camarade tigre qui venait de la frôler pour bondir vers une autre position vers d’autre Tairis. On pouvait voir que ce fut plus un jeu comme entre frère d’arme.

Il partit avec l'équipe se réapprovisionner d'équipement et cette fois, il ne prit pas un P90 mais un fusil d'assaut type Colt M4 avec le lance grenade intégré dessus. Les AT4 lui faisait de l'oeil, il en prit un, qu'il mit sur l'épaule, au pire cela restera dans la zone de soutien du capitaine Jenner. Celui-ci avait eu comme mission de déblayer le passage.

Enfin bon. Ils approchaient de la zone et ce fut un vrai massacre. Une nouvelle fois, il se dit qu'il ne pourrait jamais être blasé ou s'habituer à la tristesse de la guerre et ces horreurs. Il n'y a pas à dire... le chemin était long et surtout désastreux. En arrivant près du hangar cette zone transformée en sanctuaire mortuaire entre Atlantes et Natus alliés... L'union de l'alliance même dans la mort... il avait de quoi avoir l'estomac en vrac. Un pincement violent attrapa le coeur du colonel, il n'avait jamais aimé perdre ses hommes et cela allait en faire de nouvelles pages dans son carnet... son deathnote à lui, sauf que les noms inscrits ne sont pas des gens à tuer, mais ceux qui sont mort sous son commandement. Une manière un peu étrange vous me direz, de vous souvenir de toutes vos décisions et de la responsabilité de toutes ces vies. Cela le fit penser à Nelly, se demandant si elle ne rongeait pas son frein là-haut... Après elle devait être occupé si le Dédale était en mauvaise posture, il avait hâte d'avoir des nouvelles du vieux grincheux…

Le cortège de blessés attira l'oeil de John qui répondait au pauvre salut militaire et en retour il leur adressait un regard confiant et encourageant. Garder l'espoir et se montrer humain c'est ce qu'il pense et ce qu'il fait. Il n'était pas bien dur de voir qu'il était sincère vu l'expression de ses prunelles et la compassion sur son visage. Ils se dirigèrent vers une jeune femme qui fermait les yeux à des cadavres dans un geste presque tendre. John pressa un peu le pas pour la rejoindre et avoir des nouvelles. Son regard tourna un peu ne voyant pas les deux officiers fusionnel du coin...Jenner et Malone. Les deux hommes étaient comme cul et chemise et faisant un duo détonant autant dans le commandement que dans les soirées entre militaires. Une belle amitié qui les rendait complémentaire sur le terrain.

Le caporal Jones le rappela à sa recherche du regard se présentant, lui il la connaissait que trop bien. Il l'avait déjà eu quelques fois dans son bureau pour des conflits avec le major Frei. Elle ne pouvait pas se la voir et ne lui pardonnait rien et n'arrêtait pas de lui chercher des noises. Au point que John en avait eu marre et avait gueulé un peu fort. La caporale lui avait avoué à demi-mot qu'elle ne trouvait pas Frei proche de ses hommes et qu'elle n'aurait pas dû être à cette place sans empathie. John n'avait jamais compris ce besoin qu'elle avait et en parlant avec Natasha (en pensant à elle il mit une main vers son cou, se souvenant qu'il n'avait plus le précieux pendentif) du comportement féminin, il avait fini par comprendre que ce ne fut que de la rancoeur et de la jalousie professionnelle. Jones n'est pas un mauvais soldat, elle est juste très entière et si elle n'était pas aussi tête à refuser les promotions en "oubliant" de se présenter aux concours interne au plus grand malheur de Jenner, elle serait plus que caporal à l'heure actuelle.

« Caporal Jones »

Le passage d’un Natus sans bas renforçait le côté déplaisant de l’endroit. John déposa son At4 avant de suivre Jones dans le secteur qui sentait l’urine, le sang, les tripes et la poudre.

Cela semblait agresser les narines de la féline, mais Arwé’Shara ne fit aucune remarque se contentant de suivre le mouvement en observant les autres humains. Son regard d’or s’arrêta sur les Natus qui se levaient en retirant leur couvre-chef sur son passage. Par politesse et surtout par esprit de guerre, elle leur répondait en hochant la tête avec un grognement signe de courage et de fierté de combattre avec des alliés aussi farouches.

Le caporal Jones fit son rapport les nouvelles n’étaient pas bonnes sur le nombre de mort dont le célèbre binôme qui fila un coup à John. Jenner avait été promu il y a peu et il avait une femme et deux beaux enfants… John s’entendait bien avec lui et allait faire du golf avec le capitaine qui le bombardaient des dernières photos de son petit de 3 ans… L’homme avala sa salive, ne se rendant pas compte que son regard était un peu plus sombre. Regard qu’il lança au soldat qui fut repris par la caporale qui prenait ses responsabilités comme une grande, étant la plus haute gradée, de ce qu’il restait de l’unité de 45 personnes… Cela était compréhensible cette haine envers les clones. Mais bon, il fallait garder son sang-froid ce qui allait être difficile.

L’aigreur de Kim le percuta, il mit cela sur l’épuisement du combat et la perte de son équipe. Il ne lui tenant pas rigueur. Mais cela commençait à le gonfler qu’on lui parle mal pour un oui et un non. Au point qu’il se demandait où était le respect. Mais il ne devait pas se baser que sur quelques cas particulier.

« Vous avez l’air de bien vous débrouiller pour un petit caporal qui n’aime pas les concours internes. » Ajouta t’il avec un peu d‘humour, avant de s’approcher des jumelles et d’y jeter un coup d’œil. Il se retira. « Ils doivent se douter qu’on veut rejoindre les Affranchis… »


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JohnSheppard

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Jeu 12 Juil - 21:25
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Pedge
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Sur le coup, Pedge était tentée d’ignorer Matt et de le laisser faire son barbouze tout seul, mais ce comportement aurait été puéril de sa part, et de toute façon, le colonel releva les propos du sergent et un débat s’installa. Elle n’aimait vraiment pas les méthodes d’Eversman, et son insubordination lui revenait dans les narines de plus en plus. Elle se demandait si ce n’était pas un effet secondaire de sa rancoeur envers lui, surtout depuis cette nuit foireuse sur le Dédale et ses envies soudaines de la balancer pour X ou Y raisons. Voilà maintenant qu’il revenait vers eux pour se plaindre qu’un de ses subordonnés n’étaient pas parfait et gentil comme un bon toutou, serviable comme un bon militaire, toujours prompt à fermer sa gueule et à exécuter les ordres dans la déférence et le respect. Ouais, en gros il venait se plaindre de lui-même quoi.
La texane s’était retenue de balancer cette pique devant le colonel, sans parler du fait que là aussi, ce serait complètement puéril et déplacé. De plus, elle était quasiment certaine qu’il ne comprendrait pas - ou ferait style de ne pas comprendre - et qu’il continuerait à se plaindre, ne faisant avancer en rien le débat. En sa qualité d’officier supérieur, même si Pedge aurait aimé l’alléger de ce fardeau lié aux ressources humaines, Sheppard pris les choses en main. Elle espérait que tous ses désagréments ne jouent pas sur la propagation du parasite et elle en voulait à Matt de venir se plaindre comme un gamin prétentieux qui ne savait pas régler ses problèmes dans sa cours de récréation. Oui, ce serait vraiment facile si les officiers pouvaient faire comme il le suggérait : tu ne veux pas de quelqu’un, tu le refiles à quelqu’un d’autre, et basta. Non, mais il se croyait où le petit père ? Ça ne fonctionnait pas comme ça. Au moins, il avait une idée de ce que pensait les officiers quand il devait se tapper un gars comme lui, qui répondait tout le temps et qui n’observait jamais la discipline militaire. Même Hamilton était plus malléable que cette tête de mûle de Ranger. Bref, ça lui faisait un peu les pieds, et de toute façon, en terme de tir allié, il était bien placé pour savoir si ça allait se produire ou pas. A lui de garder à l’oeil ses hommes et d’être inspirant, source de modèle et de dépassement de soi pour entraîner son groupe vers le succès.
Sheppard expédia le problème en se mettant en colère, chose que Pedge pouvait parfaitement comprendre.

Il était temps de se rééquiper et d’y aller. Une tigresse arriva sur ses entrefaits. Elle balança ce qui devait être son prénom, à moins que ce ne soit un “bonjour” en Tairis, et elle commença à parler de “double-lune” et de poils. La texane, suivant le regard de la tigresse, en vint à la conclusion qu’elle parlait de Coleen, et de son “poil” différent du sien. Elle qui avait maintenant les cheveux rouges, trouvant d’ailleurs quelques similitudes avec l’armure caparaçonnée de la Tairis, faisait bel et bien contraste avec celle aux cheveux blancs. Au final, elle ne serait pas si moche que ça quand elle perdrait la pigmentation de ses cheveux… Pour ce qu’elle en avait à faire en fait. Pedge jeta un coup d’oeil à son homologue féminin étant donné qu’on parlait d’elle, tandis que John demandait des explications sur les termes employés. La vision de la tigresse s’accordait plus ou moins avec celle que partageait Pedge à l’heure actuelle. Elle ne voyait plus dans les clones de pâles copies sans vie, conditionnées pour tuer et pour haïr. La majorité l’était, certes, mais il y avait au sein de ce groupe, une minorité qui avait fait fonctionner son cerveau et qui, à partir de leur éveil, construisait une vie différente de la sienne. Ils ne partageraient, au final, que des fragments de souvenirs, triés comme une mémoire véridique et authentique le ferait simplement. Désormais, Coleen ne partageait avec elle que ses traits, et les moments passés ensemble. Rien de plus, même si c’était déjà beaucoup. Sa vie se construisait au delà de son originale.

Pedge se chargea avec un AT4 elle aussi. Elle ne savait pas si elle allait le porter tout au long de la bataille, mais ce serait utile à court terme, très certainement. Elle compléta ses munitions, refit le plein de flashbangs, de grenades, bref, tous les consommables déjà utilisés lors de leur dernier raid sur la salle au fauteuil.
Enfin ils partirent vers la prochaine étape de la guerre. Le secteur de l’usine de triage. Il fallait rejoindre les affranchis afin d’obtenir un vaccin pour le Colonel Sheppard. Plus ils approchaient, et plus les détails liés à un environnement de guerre lente et pénible s’installaient dans le paysages alentours. La cohorte de blessés qui remontait en sens inverse vers la ZA en était un des principaux éléments, et Pedge essayait, tant bien que mal de croiser les regards de ses camarades blessés. Certains avaient l’oeil encore vif, d’autres l’avaient bien torve, d’autres encore marchaient avec l’aide d’un collègue, la tête baissée et les yeux dans le vide, quand ils n’étaient pas fermés. C’était là le véritable visage de la guerre, le reste n’était que matériel.
Ils arrivèrent dans une antichambre dans laquelle se trouvait le Caporal Jones que Pedge connaissait comme ça, de nom et de visu, mais pas intimement ou professionnellement. La jeune femme, bien marquée par le conflit, était en train de fermer des yeux qui eux, ne verraient jamais plus. Ils étaient vides, morts. Il y avait une trentaine de corps alignés, intimant une forme de respect et de compassion muette, dans laquelle l’officier ne devait pas tomber trop bas pour continuer à pouvoir exercer son commandement. Il en allait de même pour les soldats. Ils savaient tous pourquoi ils étaient là, et quelle était la conséquence ultime de leur dévouement. Le brouillard donnait une dimension assez surnaturelle à cette pièce dans laquelle des soldats se reposaient, non loin de cette ligne funeste.

Pedge rendit son salut au caporal. Tout comme avec Mikkel, elle préféra ne pas relever l’utilisation de l’adjectif possessif, qui de coutume ne s’utilisait pas sur les personnels féminins associé à leur grade. Pour ce qu’elle en avait à fichtre en réalité. La situation et le cadre hors norme dépassaient largement ce genre de considération d’enculeur de mouche. La jeune femme à l’air fatiguée toisa un moment Coleen puis finalement, elle les invita de façon non verbal à la suivre, largement désabusée. Plus ils approchaient, et plus l’ambiance sonore s’éloignait de la quiétude presque palpable de l’antichambre funéraire et les bruits de la lutte qui continuait se faisaient entendre de plus en plus. D’ailleurs, ils croisèrent deux Natus qui trainaient un des leurs à qui il manquait tout le bas du corps, les os bien dégagés. Ses hurlements étaient terribles et filaient des envies de gerber à la texane. Le caporal avait pris les choses en mains ici, comme on pouvait le constater quand elle orienta ce petit monde vers la zone qui servait à dispenser les premiers soins. Où était l’officier en charge ? C’était la question. Et Pedge eu sa réponse dans la seconde une fois que le trio de Natus se fut éloigné. Les officiers, et les sous-officiers étaient donc morts.

Une guerre de tranchée s’était installée et tout le monde semblait maintenant camper sur ses positions. Le front était fixé mais toute progression était stoppée, d’un côté comme de l’autre. Il ne fallait pas rester éternellement dans une ce genre de situation sinon cela allait jouer en leur défaveur. Si les affranchis étaient de l’autre côté de ce barrage, peut-être qu’ils pourraient faire une sorte de prise en tenaille du bastion de fidèle à la reine qui les séparait. Il fallait voir avec Coleen ce qu’en pensait leurs chers alliés du jour. Néanmoins, le fait que les Wraiths se renforcent sur une position n’augurait rien de bon. Soit, ils voulaient absolument barrer le passage aux atlantes, ce qui ne serait pas déconnant puisque toute progression de ces derniers dans le complexe était un handicap pour eux, soit ils voulaient que la jonction avec les affranchis ne se fassent pas, soit il y avait quelque chose ici qui intéressait trop la reine pour le laisser aux atlantes et à leurs alliés. Dans tous les cas, il fallait faire sauter le bouchon.

Ils arrivèrent sur le dernier endroit tenu par l’alliance. Une énorme salle aux murs défoncés et dont le sol rappelait combien le combat était acharné. Il y avait là aussi des blessés, mais aussi des hommes et des femmes valides qui se battaient encore avec hargne. Aucune raison de laisser l’ennemi reprendre cette endroit. Le bruit de la bataille était à son apogée. Ils furent accostés par un soldat qui manifestement, était bien trop en colère pour rester lucide et se rendre compte que, outre qu’il y avait maintenant un lieutenant, il y avait un putain de colonel et qu’on ne chiait pas sur les bottes d’un officier qui a plus de décorations que de boutons de chemise. Pedge se crispa alors que la tension prenait un cran quand l’autre porta la main à son arme alors qu’il enrageait de voir Coleen ici. Automatiquement, sa main se referma sur la crosse de son propre pistolet, et elle était prête à le dégainer dans la seconde même où il en ferait autant. Mais Jones fut plus rapide et empêcha son collègue de faire une connerie monumentale.

Finalement, il alla prendre l’air comme le suggérait sa supérieure, laquelle leur dit de ne pas faire attention. Elle était marrante elle. Ca commençait à bien faire les mecs relouds qui se torchaient avec le protocole et qui n’avaient que de la haine, de la colère et de la rancoeur à proposer. Ils pensaient quoi ? Que c’était en faisant des caprices qu’ils allaient se sortir de ce merdier ? La texane commençait à bouillir malgré les apparences, et heureusement, heureusement John fit une touche d’humour pour répondre à l’aigreur palpable de Jones qui leur disait carrément de se faire plaisir. Un peu plus et elle la remettait à sa place. Il était bien cool, malgré ses propres emmerdes, trouva la lieutenant qui commenta elle aussi les propos stratégiques de son supérieur :

« Ou alors ils préparent quelque chose et ils essaient de tenir le plus longtemps possible pour que ça nous pète à la gueule quand on se décidera à les déloger. » Et quand elle parlait de “péter à la gueule”, ce n’était pas forcément une bombe. La reine avait tellement mieux en stock généralement. Elle profita que John s’écarte des jumelles pour jeter un oeil elle aussi.

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Mikkel Hansen


Mikkel garda son famas hors-série. Il lui ajouta un rail lance grenades et prit grenades adéquates. Il retira le silencieux qu’il embarqua tout de même avec lui dans son gilet Molle. Il le glissa dans la poche où il avait glissé les messages de Coleen. Il se souvint alors sur l’instant qu’il les avait gardés. Faudrait p't'être qu'il pense à les détruire. Mikkel ne pouvait rester sans silencieux. C’était plus fort que lui. Il prit alors un holster de cuisse et un 9 millimètres avec silencieux. Le norvégien persévérait à vouloir garder du silencieux en équipement basique. Il pensait toujours, même après explosions sur explosions, qu’il était toujours envisageable de faire dans le silencieux. Peut-être parce que le soldat, saboteur de bâtiments, mariait toujours les deux dans son équipement de base. Et puis, il s’était trop souvent retrouvé au corps à corps, et la dernière fois, sans son famas, ça avait failli puer les pommes. Car oui pour Mikkel les fruits ça puait. De là il hésita à garder son fusil à pompe. Il lui avait bien servi jusqu’ici, et il avait toujours sa portée symbolique : celle de ne pas hésiter, contre les clones à l’origine, oui mais… le tireur restait maître de ses tirs et porter cette arme l’aidait bien à garder la tête froide alors… A observer ses officiers supérieurs prendre de l’AT4, il hésita pourtant à switcher. Mais, lorsqu’il prit le fusil dans ses mains, il ne put s’y résoudre. Il le remit dans le dos et prit en prime un AT4. Il avait la carrure pour. Il avait déjà porté autant lorsqu’il avait été sous les ordres du colonel avec Eversman. Au-delà de son matériel basique, il prit des grenades frag en prime des grenades flash et remixa ses explosifs entre C4 et claymore afin d’avoir les deux à disposition.
Mikkel voulait un panel d’explosifs plus large en ajoutant là des mines à son arsenal avec les claymores.

Mikkel, son famas bien empoigné et en posture de déploiement, resta dans l’ombre et dans les pas de ses deux officiers supérieurs ainsi que dans ceux de Coleen. Comme de coutume, le soldat de première classe s'attelait surtout à surveiller les arrières de son groupe d’affectation, légèrement d’autant plus les arrières de Coleen, puisque celle-ci était désarmée.

Soudain, survint alors une tigresse qui s’adressa à tous puis en particulier au colonel Sheppard et Coleen. Mikkel eut une légère interrogation à sa vue, connaissant les tigres, bien sûr, mais pas de ce genre ! Il resta pour autant distant des échanges bien qu’il en entendit la teneur. Il s’entêta à surveiller les environs, un peu à l’écart, dans un écart proche de l’anglais so british mais bien plus nordique et norvégien. Il observa aussi, un peu curieux, la tigresse. C’était la première fois qu’il voyait... bah... un tigre comme ça taper la discu et en armure ! Ça avait de la gueule, son armure, ses peintures et ses ornements de guerre, se disait-il viking. Ça faisait guerrier. Mikkel entendit la nomination que la tigresse proposa pour désigner les clones. Le norvégien avait eu du mal à passer du terme de « clone » au nom de Coleen en discutant d’elle avec Matt avant de se rendre à l’infirmerie et de reprendre là la guerre. Le terme de « clone » en tous cas connoté. Il était peut-être à envisager de changer de terme. L’idée de la double lune lui faisait penser à cette scène de Star Wars où Luke Skywalker était face aux deux soleils de Tatouine. Cette scène annonçant comme un nouveau départ. Mais bon. Mikkel avait l’âme d’un pilleur d’épaves et pas du tout d’un poète !

Mikkel eut un regard pour les tombés de la guerre. Le regard parut viking, autant très respectueux que comme de glace et alors un peu distant. Il revint vite du regard au groupe dont il se targuait à assurer les arrières en restant dans l’appel de la guerre. Les atrocités de la guerre résonnaient. Mikkel en resta fermé et suivit la marche. Cette aisance à y rester de sang-froid et à se terrer dans la force tranquille était typique du nageur de combat. Rien ou presque le déstabilisait. Car, parfois, ça lui arrivait, il se sentait dépassé. C’était que, entre la mer et la galaxie, il y avait des différences, mais peut-être était-il temps de se dire qu’il n’y en avait pas et qu’il ne devrait pas y en avoir. Il se souvint d’une nuit orageuse où ses frères d’armes racontaient l’histoire de ce bateau fantôme hollandais sur le pont de sa frégate pour tenter de foutre la frousse à tout le monde, le tout, dans les remues intempestives de la marée en pleine tempête. Avaient-ils eu peur de cette histoire ? Non. Ils avaient rigolé. En vrai, ça les avait tous fait marrer. Personne n’avait eu peur. Personne ne redoutait de croiser ce bateau de cruels pirates, au moins dans l’imaginaire, aussi cruels que les Wraiths, si Mikkel pouvait se permettre des rapprochements désormais. Mikkel était plus jeune à l’époque. Il n’avait pas encore ces balafres sur la tronche et ses maudits pansements qui le grattaient. Il avait horreur des bandages. Il préférait cicatriser à l’air libre. Il finirait par les retirer, c’était certain, dès qu’il sentirait qu’il n’en avait plus besoin. Pourquoi n’avaient-ils pas tous eu peur à l’époque ? Parce que, peut-être que c’était eux le hollandais volant. C’était eux le funeste présage pour leurs ennemis. Eux les plus cruels. Eux les victorieux. Et ça, ça leur donnait une force incroyable à rester de sang-froid. Eux les plus armés de sang-froid. C’était eux qui gagneraient à chaque bateau qu’ils croiseraient. Quoi qu’il adviendrait. Il y avait tout de même un truc de différent. Eux, ils étaient en vie, et n’avaient rien de fantômes. C’était la seule différence avec le vaisseau hollandais. Ils y croyaient. Leurs rires guerriers en témoignaient. Ils n’avaient rien de fous ces rires, ils étaient profondément guerriers. Mais peut-être ne mesuraient-ils pas encore jusqu’à quel point la différence était de taille. Il y avait alors, celui qui parut comme la mesurer, et qui disait dans les ombres, refilant de l’effroi et pourtant ne voulant que en encourager : tu d’viens un hollandais volant quand tu perds ton cap, ton pilote, et que tu t’emportes, les fantômes ne gagnent des guerres que dans les cauchemars.

L’un des hommes du Caporal Jones s’emporta lorsqu’il vit Coleen. Mikkel était resté, comme avec la tigresse, à l’écart des échanges, bien que, toujours, il en entendit la teneur. Les gradés, un caporal sur cette ligne de front, son colonel et le lieutenant du leur, faisaient le point sur la situation jusqu’à arriver au dernier point de rupture entre alliés et ennemis auprès des hommes du caporal où l’un deux passa dans la haine. Mikkel en resta très glacial. Il avait serré son famas, car le gars empoignant déjà son arme trop sur le coup des émotions, Mikkel prêt à réagir en cas de nécessité, et seulement en songeant qu'à intimider et calmer le soldat sans envisager de tir, famas qu’il empoignait déjà ferme depuis le départ de cette mission. Mais, de manière froide, et relâchant assez vite un peu la prise au final, car le Caporal réagit aussitôt et Cobb leva les bras. De plus, le lieutenant Allen son officier parut déjà comme prêt à réagir. Mikkel, dans la protection, avait aussi fait un pas net et assuré vers Coleen durant l'instant comme pour initier sa couverture et la distancier elle et le soldat en s'interposant mais il s'était alors interrompu face au désamorçage du conflit. D’un regard de côté, Mikkel vit bien l’attitude de haine de Cobb et son cracha au sol. De là, Mikkel eut un regard discret vers lui vers l’arrière, histoire de bien vérifier qu’il ne fit aucun autre geste de suspect malgré que sa caporale rassura de sa loyauté. Juste pour checker. Le but n'était que de s'assurer que ça restait calme.

Mikkel resta toujours de sang-froid et revint du regard au groupe.
En compagnie du caporal Jones, ses deux officiers supérieurs, le colonel Sheppard et le lieutenant Allen, observèrent aux jumelles, et jaugèrent de la situation.




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Caporal Kim Jones


Le regard du caporal était resté rivé sur son officier sans qu’elle ne réponde.
Elle voulait le détester, qu’il soit la cible idéale de toute sa haine et sa frustration dont l’ennemi était seul responsable. Mais comment faire quand on lui laissait pas la possibilité ?
La présence de cet homme et de l’officier Allen, plutôt reconnu comme étoile montante de la stratégie, avait son petit côté rassurant et salvateur. S’en était fini, elle pouvait passer la main maintenant, les laisser prendre le relais et les décisions difficiles à sa place. Pourtant, une petite part d’elle s’y refusait, trouvant qu’elle devait continuer puisqu’elle avait commencé, comme si ces deux-là allaient lui voler le beau rôle.
C’était le bazar dans sa tête en somme.

Kim sentit ses lèvres s’étirer sur un sourire involontaire et elle s’installa sur un débris de caisse pour avoir le dos au mur. Elle retira son casque et se passa une main dans les cheveux, ses doigts accrochant d’innombrables noeuds et saletés.

« Le petit caporal est une geek, mon colonel. Passer les nuits sur Arma 3 plutôt qu’à la révision du concours, c’est tellement plus fun...d’ailleurs, c’est là que je tiens ma stratégie... » répondit-elle avec le même humour.

Le colonel eut un rictus, un peu de légèreté dans un environnement lourd était appréciable pour le moral et détendre autrement que par l’agressivité les tensions.
« Une belle manière d’affirmer que les jeux vidéo ne sont pas si nocifs ! » c’est après tout le seul moyens de faire des stratégies en simulateur sans risquer des vies innocentes.
Comme à son habitude, Pedge était trop terre à terre pour entrer dans la boutade, et elle restait en retrait à ruminer son agacement, l’air toujours aussi neutre. Elle zyeutait ici et là les alentours.

Jones suivit du regard les deux officiers prendre la température du terrain tout en écoutant leurs échanges. Elle se redressa quand Allen donna son opinion, replaçant son casque sur sa tête.

« J’ai envoyé des éclaireurs. Sur les quatre, pas un est revenu. Je pense qu’ils tiennent vraiment à ce qu’on reste dans l’ignorance jusqu’à ce qu’ils aient fini... »
Pedge apprécia cette initiative, qui allait faire l’objet d’une question d’ailleurs. Mais le caporal lui coupa l’herbe sous le pied. Elle avait de la ressource, et elle irait loin, pour peu qu’elle se sorte les doigts.
John semblait un peu pensif, les lèvres pincées, il regarda Allen avant de porter son regard sur la caporale...
« Hum...un mixte de tout cela alors, autant pour nous empêcher de rejoindre nos nouveaux copains que pour préparer un sale coup. La reine adore tellement les surprises… » Il jeta un nouveau regard sur la ligne ennemis… John semblait un peu pensif, les lèvres pincées.
« Il va falloir faire péter tout ça avant qu’ils ne soient trop encré. »
« Peut-être que... » commença Kim. Mais sa voix s’éteignit dans l’hésitation.
« Allez au bout de votre pensée, Caporal. Vous êtes ici depuis plus longtemps que nous, c’est vous qui avez les infos. », l’encouragea Pedge un peu sèchement, comme d’habitude. John confirma par un signe de tête, il attendait la suite.
Kim la fixa un instant, la bouche entrouverte, avant de s’exécuter :
« Effrel, un Natus qui était mineur à l’époque. Il m’a suggéré une idée intéressante...passer dans le niveau en-dessous pour miner les fondations qui tiennent l’usine de triage. »
Elle secoua négativement la tête.
« Nous n’avions ni le temps, ni les ressources. Mais maintenant, on pourrait surement leur faire sauter leurs lignes...comme lors de la première guerre... »
« L’idée est très intéressante. » Confirma John, il faudrait ramener plus de matériel mais cela n’était pas un problème. Il faudrait lister le matériel restant et ce qui manque pour que ça arrive au plus vite. « Caporal, listez moi le matériel restant. »
« Adrian a fait le compte, je lui demanderai de vous faire un rapport. » John hocha la tête.
Pedge était un peu dubitative, mais pourquoi pas. Elle ne voyait pas trop comment faire un tunnel rapidement, car ils n’avaient pas une éternité pour parvenir à leur fin. Néanmoins, elle attendait de voir ce que ça pouvait donner sur le papier, même si elle fit part de sa perplexité :
« Un tunnel ? Ca ne va pas prendre une éternité pour le creuser ? »
« Non, du tout. Nous avons trouvé un accès lieutenant, une sorte de trappe de service. J’ai permis à Effrel et quelques volontaires Natus de l’investir pour investiguer, voir si l’opération est possible. Je peux l’appeler si vous le souhaitez... »
« Oui et qu’il nous explique son idée. » Puisque s’il existe déjà, ça serait plus rapide pour les neutraliser, avec un pilonnage via les AT4… une couverture pour lancer une offensive et achever le restant. Il serait même plus appréciable si le Dédale donnait signe de vie maintenant.

Kim acquiescça. Elle avait donné une radio à la petite expédition pour qu’elle puisse rendre compte ou demander des renforts s’ils tombaient sur un os, la jeune femme avait insisté malgré le scepticisme du mineur.
//Effrel, c’est Kim, vous êtes là ?//
La fréquence était couverte de parasite.
//Effrel, il faut appuyer sur le bouton sur le côté, répondez-moi...//
De longues secondes s’écoulèrent. La caporale commençait à angoisser et se faire des idées lorsqu’une voix sourde raisonna soudainement.
//EFFREL VOUS PARLEEEEEEEEEEE...//
Un large sourire s’étira sur son visage.
//Doucement Effrel, doucement...//
//EFFREL ECOUTEEEEE...EFFREL...//
//Nous entendons Effrel, nous entendons. Avez-vous terminé ?//
//PAR MA FOIS QU’INVENTION DES TRÉFONDS, KIMJONES, ENTENDEZ-VOUS ? FINI, OUI...//
//Cessez de hurler et rejoignez-moi. C’est compris ? Revenez me voir...//
//EFFREL REVIENS. OUI !!! ENTENDU, ATLANTE !!!...//

Malgré la situation de guerre, Kim avait envie d’éclater de rire. Elle serrait fortement la mâchoire, le visage rougi par l’envie d’exploser. Sa voix était éraillée lorsqu’elle expliqua aux officiers :

« Une flash a explosé très près de son oreille, excusez-le...il hurle depuis... »

Pedge comprenait la situation mais elle avait perdu de l’audition, elle en était certaine. D’ailleurs, elle avait écarté l’oreillette de son conduit auditif en faisant une grimace. Heureusement qu’il pouvait venir sinon ça aurait été un calvaire.

John Sheppard


Tout comme Pedge John avait eu une grimace en retirant son oreillette et même éloignée de ces tympans on entendait correctement le son du Natus. La tigresse s’était approchée, toisant l’objet. Bien entendu elle avait eu vent de cette technologie pour parler à distance et les Tairis n’en étaient pas dotés à cause de leur physique, mais elle savait qu’Aya avait dû parler dans cette petite boite pour informer la ZA à un moment. Cela était étrange pour elle, mais il n’était pas l’heure de poser des questions. Alors, elle écouta avec une petite moue amusé d’entendre cet homme gueuler comme un bébé !

Mikkel grimaça un instant à l’écoute du Natus dans son oreillette. Il ne la toucha pas au début et serra un peu son famas d’une main comme dans un réflexe à encaisser la hausse du son. Il bougea un peu la tête sur le côté opposé de l'oreillette dans sa grimace. L’autre main finit par choper l’oreillette pour la retirer avant de la remettre. Ça montait trop en décibels.

Cela aurait pu être un sketch. D’ailleurs, quand le concerné arriva quelques minutes plus tard avec sa moustache tressée, ses cheveux blanchis, et sa bonne cinquantaine, il donnait tout l’air d’un grabataire rustre. L’expression amusée et l’étincelle dans son regard laissait à penser que c’était un sacré comique et que ses cris n’étaient probablement pas dû qu’à la flashbang.

« Ola femme JONES ! Voilà que vous vous ennuyez au point de chasser de la célébrité de Magna ? Sheppard, Allen et seigneur Tairis, belle brochette à inspiration ! » La tigresse lui fit un signe de tête de salut.
Il les regarda en souriant, il se grattait son oreille droite avec une certaine effervescence : elle était brûlée.
« La boite à voix a parlé !!! Que puis-je ? »
Kim pointa Sheppard du doigt pour lui montrer qu’il était son interlocuteur. L’homme se détourna avec un sourire malicieux et déclara :
« Ah ! Moi appelé par le pourfendeur de monstres ! Voilà beau sujet à vanteries pour mes garnements !!! C’est pour quoi, Atlante ?!? »

Pedge hocha de la tête simplement, attendant que John engage simplement la conversation du coup.

Mikkel resta toujours à distance norvégienne et à disposition militaire. Il se gratta juste sa joue barbue dubitatif un court instant avec une sorte de très léger petit sourire - quelque chose de ce genre - mais il revint très vite à son grand calme habituel et à son sang froid indécrottable.

« C’est bien la peine de faire perdre l’entente à tout le monde, si c’est pour parler normalement après. » lança la tigresse en fixant le Natus. Elle n’était pas agressive, plus taquine.

John regard la tigresse qui n’avait aucun filtre mais ça c’est typiquement félin. Il avait salué l’homme poliment à sa venue avec un simple rictus aux lèvres… il remit son oreillette se disant que les Natus avaient quand même de l’humour malgré la scène de guerre et qu’il serait bon que les Atlantes prennent exemple sur eux sur ce point. Ça éviterait les grognons.
« Comment sont ces souterrains ? »


Caporal Kim Jones



« HMM ??? COMMENT VONT MES GAMINS ?!? BIEN, BIEN ! »

Kim ne put s’empêcher de rire cette fois. La tigresse eu un rire aussi, ces canines sorties et elle fit un coup de patte dans le vent signe de son hilarité. Même John eut un petit rire involontaire et contagieux. Seul Pedge resta de marbre, à l’instar de son clone.

Kim approcha du Natus, lui agrippant l’avant bras pour qu’il se tourne et que son oreille valide soit du bon côté cette fois. Le tirailleur avait vécu des aventures aux cotés de Kim, il la considérait un peu comme une fille adoptive sans même que celle-ci s’en soit aperçu. Le fait d’être allé dans ces souterrains pour préparer le projet ne tenait pas que du grand courage Natus mais également de sa volonté de l’aider.

« Effrel, ne hurlez pas. Nous voulons savoir pour votre proposition, le sabotage. »
« Oh oui ! Si j’ai nouvelles réjouissantes, je pourrais enfin savoir ?!? »
« Savoir ? »

Effrel leva doucement sa main pour pointer de ses doigts le regard de Kim. Il était complètement dévoré par la curiosité en lui disant :

« Par les Trois, jeunette, ces prunelles d’Atlante tiraillées bien sûr ! Comme si visage bloqué après...hum…euh...après défèque de rocaille...et figé éternellement par la suite. Est-ce maladie ? Y’a t’il onction pour vous guérir ? Quête peut-être ? »

John était un peu interloqué par cette phrase Natus sur les yeux asiatiques… il lança un petit regard à Pedge comme pour lui dire “on est pas rendu”… Pedge était tellement loin d’une remarque de ce genre qu’elle ne percuta pas tout de suite de quoi il voulait parler. C’est en observant Kim, puis le gugus, et re Kim qu’enfin elle percuta qu’il parlait de ses yeux bridés ! La texane arqua les sourcils en croisant le regard de John.

Abasourdie, le caporal regarda le Natus avec des yeux ronds, n’y croyant pas. Un large sourire gêné lui était venu alors qu’il avait balancé tout ça au beau milieu de ce public, devant les officiers, sans aucune gène.

« D’accord, je répondrais à ces questions. C’est promis. Mais j’ai besoin de connaître l’état de votre proposition concernant la ligne ennemie. Les chefs Atlantes sont intéressés. »

Effrel, avec son air goguenard et comique, baissa ses doigts qui dessinaient toujours à distance les contours amandes de ses yeux pour fixer le colonel et le lieutenant. Il se rendit compte qu’il était en train de leur faire perdre du temps et il se passa la main d’un air gêné dans les cheveux.

« Oh, euh...oui, mon enfant. C’est nouvelle agréable que j’ai pour vous. »

Il s’approcha du petit groupe pour parler avec le visage de biais, son oreille valide demeurant dans la bonne direction.

« J’ai trouvé et signé structures. Si nous les piégeons, la ligne entière va s’effondrer. Je suis concepteur de nos réseaux de mines, je sais créer et démolir. Mon équipe est d’ailleurs ici-lieu, encore vivante. Avec un peu de temps et de vos étranges explosifs, nous pourrions surprendre l’ennemi. »

Il ajouta néanmoins en levant une main.

« Mais ce sera grand désordre, Atlante. Grand désordre pour ensuite passer leurs lignes à pieds. Effondrement du sol, c’est descendre et remonter par la suite. A l’escalade par force des bras et des pieds... »

John Sheppard


John hocha la tête, il ne répondit pas, prenant son temps pour réfléchir. Puis son regard se posa sur la tigresse qui était passive et perdu dans des reflexion et elle lui rendit son regard en secouant la tête
« Je ne suis pas une monture. Si écroulement il y a il faudra utiliser vos frêles patounes ! » dit-elle avec un rictus avant de se lever et essayer de voir dans les jumelles, mais pas facile avec sa taille. Elle ferma un œil, pour essayer de voir dedans en orientant avec sa grosse patte. Elle commençait à s’agacer de faire des mouvements trop vifs !

John eut un rictus, il ne pensait pas faire cela, il avait juste eu le regard attiré par la féline. Il ne lui répondit pas, comme elle s’était détournée, signe qu’elle se fichait clairement de la réponse après sa vanne. « On revient vers vous d’ici quelques petites minutes. » Il fit un signe aux deux “Pedge” de venir avec lui et dès qu’ils furent éloigné et toisa Coleen. « Escalader et courir sur un terrain accidenté va accélérer la propagation de mon parasite non ? »

Mikkel teint sa position - toujours un peu à l’écart.
Aussi il n’entendit pas les échanges entre son colonel et les deux Pedge.

Coleen "No-Fire"


Coleen ne restait pas silencieuse qu’à cause de son mutisme.
Elle se faisait discrète parce qu’elle attirait de plus en plus les regards des défenseurs. Des lueurs d’hostilités étaient parfois décelable et elle jeta un coup d’oeil à son brassard, bien malgré elle, pour vérifier qu’il était toujours présent. L’appel du dénommé Effrel et la scène qui suivit son arrivée était amusant sur certains points. Mais tout comme son authentique, elle alterna d’un interlocuteur à l’autre en mettant du temps à comprendre de quoi il parlait.

Préférant se concentrer sur l’environnement du combat, la jeune femme s’écarta un peu pour regarder à travers les jumelles. Elle distinguait le no man’s land, les carcasses de chars, les différents tirs depuis les postes renforcés.
Effectivement, faire sauter les fondations de ce niveau allait très certainement leur donner un avantage pour l’approche. Mais cela allait aussi rendre le terrain difficilement praticable. Le sujet était assez sérieux pour être discuté stratégiquement et Coleen observa un peu plus consciencieusement le terrain.

Elle ne relaya pas l’information qui lui venait des Affranchis. Ils rencontraient également une résistance féroce, il ne faisait aucun doute que cette manoeuvre ennemie avait pour but d’empêcher Sheppard d’accéder au vaccin. Se rendait-il compte que les flagelles bien visibles à l’oeil nu débordaient de chaque côté de son pansement pour le repousser et le faire bientôt tomber ?
Dans quelques minutes, l’horrible conversion qui prenait quasiment toute la joue de Sheppard serait visible. Et le parasite ouvrier se dégageait le terrain en attendant l’action. Le pansement tomba à ce stade de son examen, comme une feuille séchée.

Coleen soupira et retourna à son observation. Elle découvrit un élément très intéressant qu’elle voulait partager avec l’unité mais ils étaient déjà préoccupés par d’autres problèmes. Le signe de Sheppard ne lui échappa pas et elle rejoignit son authentique pour participer à la conversation, laissant la tigresse menacer les jumelles de ses coups de pattes.

A la question de Sheppard, elle fit une grimace de douleur. Elle secoua négativement la tête sur une expression de détresse, lui montrant que le temps pressait. Sa main s’avança pour enserrer son arme et elle la remua, comme pour reproduire le recul d’un tir, avant de faire le nombre “1” du doigt.
C’était son dernier baroud en somme. Sheppard était sur la fin.

En se retournant, elle agrippa l’avant bras de Pedge et la mena jusqu’aux jumelles, essayant de prendre la place de la tigresse afin de pointer l’objectif sur le char le plus proche. Il était renversé sur le côté, l’originel qui le pilotait raide mort, la tête aplatie. Coleen ne savait pas se servir de cet appareil donc elle centra bien l’objectif sur ce char Wraith avant de laisser Pedge l’observer.
Une fois fait, Coleen posa alors une main sur sa poitrine et mima ensuite un volant de voiture.

////Scchrrrrr….TexMex ici Robin. Soyez avisée, transmission réparée, reprise du soutien orbital, à vous...////

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Pedge Allen


La question de Sheppard était légitime, surtout qu’il ne pouvait pas se voir. Mais ce qu’il avait sur la figure et qui parasitait finalement tout son corps était proprement à gerber. Il ne semblait pas souffrir, fort heureusement. Coleen confirma que c’était sa dernière partie de poker avec le destin, que c’était là son dernier baroud d’honneur. Il fallait vraiment trouver le vaccin, et Pedge était tentée de proposer au Colonel d’allait s’installer avec une bière sur la ZA et d’attendre qu’elle revienne avec. Peut-être qu’en formant un petit groupe, juste Coleen et elle, elles parviendraient à s’infiltrer et à récupérer la dose… Ou bien Mikkel et Coleen. Le norvégien semblait assez à l’aise dans tous les milieux.
Elle savait néanmoins que le colonel n’accepterait pas de se la couler douce pour se préserver pendant que les autres suaient sangs et eaux pour récupérer le produit de son salut. Elle poussa un soupir de frustration, bientôt coupé par son alter égo Wraith qui l'entraîna vers les jumelles.
La texane posa son oeil sur la lentille et elle trouva dans son champ de vision un beau char Wraith renversé sur le flanc. Quand elle le quitta des yeux et qu’elle les reporta sur Coleen, cette dernière lui mima quelqu’un en train de conduire. En l'occurrence, elle.

« Tu veux conduire cet engin ? »

Coleen répondit par l’affirmative, elle répéta son geste du volant puis une mimique de tir au fusil avant de pointer la ligne adverse.
N’empêche, ce n’était pas con du tout. Sur cet entrefait, elle reçut un appel radio du Dédale. Une bonne nouvelle, ils renouaient avec leur soutien orbital.

//// TexMex bien reçu Robin. ////

Elle opina du chef vers Sheppard, qui avait sans doute entendu la communication lui aussi. Donc, le Dédale revenait dans la course au niveau de la ZA. Elle réfléchissait à l’idée de tout faire péter par le dessous. C’était risqué, et peut-être que le tank ne suffirait pas à traverser un champ de décombre. Probablement pas même.

« Colonel, et si l’ingénieur Natus fait péter qu’un côté du champ de bataille ? Ça nous laisse un côté viable à nettoyer et on élimine une grande partie de l’ennemi en même temps. En plus, on peut récupérer ce tank, le remettre je ne sais pas comment sur le ventre et nettoyer ce qu’il reste avant de faire la jonction avec les Affranchis. »

John Sheppard


En effet John ne se voyait pas et comment l’aurait-il pu ? Il sentait parfois des choses le démanger mais il n’osait pas se toucher la joue de peur faire tomber le pansement. Ainsi, il ne s’attendait pas vraiment aux jeux du mime de la clone que… enfin qu’il était sur sa dernière action avant de mourir ? De disparaître ? Cela lui fila un coup. Il détourna le regard serrant les dents. Il ne devait pas se laisser aller, il le savait et pour cette raison son regard alla vers un autre point. Il se savait trop expressif. Que devait-il faire ? Se retirer pour se préserver ? Mais il ne pourrait pas le faire il le savait, contre toute logique il se mettrait en danger. Il est indéniablement qu’un grand suicidaire...ou alors le parasite le poussait à vouloir courir le danger...

Le cœur lourd, il eut une pensée pour Atlantis et plusieurs personnes qui lui tenait à cœur surtout une en particulier : Natasha… Cela le rendit un peu plus sombre avec une sensation désagréable dans la poitrine. Non il n’était pas temps de se laisser allez à diverses pensées… Pourtant, il se sentait un peu lourd soudainement, comme si un poids immense était sur ses épaules pour l’enfoncer et le pousser à se mettre contre un mur et attendre … Un moment d’abattement et d’impuissance immense. Il ne voulait pas mourir de cette manière, mais au combat, en action ! Ainsi, il secoua la tête avant de toiser les deux jeunes femmes sans rien dire d’autre qu’un hochement de tête. Il ne savait pas quoi prendre comme décision à cet instant et comme Coleen reprenait son jeu de mime après avoir zyeuté dans les jumelles. La tigresse la laissant faire…

Il eut un petit temps, ne comprenant pas, et Allen prit les devants et cela lui allait bien. Piloter un tank complètement avachi sur les flancs ? Oui ça serait une idée à dire vrai… et surtout un véhicule avec une belle protection pour évoluer sur un terrain hostile.
En même temps le Dédale reprit les communications, cela lui convenait encore mieux, le soutien aérien était une nouvelle force qui pouvaient les dispenser de faire le ménage eux même avec les AT4.

« L’autre côté peut être nettoyé par une frappe orbitale en même temps. Les deux combinés rendraient la position de l’ennemi encore plus instable. » répondit l’homme. Sa voix était loin d’être habituelle, plutôt monocorde et brut. Comme si sortir de son mutisme était douloureux. Mais on ne sentait rien d‘autre, il se maîtrisait et sauf la fermeture totale de son visage en mode : officier a fond, rien ne changeait de l’homme qui s’était barricadé dans son monde militaire. La mort imminente le gênait surtout de la façon avec comme récompense de trahir toute sa race et conviction. Cela, il ne le supportait pas. Et il faisait un effort surhumain pour ne pas penser a la suite et se concentrer sur le présent.

Coleen "No-Fire"


Coleen tapota la cuisse de Pedge, mimant ensuite quelqu’un en train de soulever une charge de ses deux mains. Elle fit ensuite un signe de menton en direction de la tigresse. Elle s’interrompit alors soudainement, comme si quelque chose d’invisible aux autres avait attiré son attention.

Le clone s’écarta de quelques pas, les sourcils froncés, le regard très inquiet puis elle pencha la tête, comme lorsqu’elle avait communiqué avec les Affranchis. Quelque chose semblait se tramer, quelque chose d’horrible. Coleen entrait visiblement dans une intense concentration, mobilisant visiblement tous ses efforts. Elle avait les yeux fermés, la respiration vacillante et son visage se crispa de douleur au point qu’elle mit un genou au sol.

Mais tout s’arrêta soudainement. Coleen ouvrit les yeux, une étincelle de colère illuminant son regard puis elle se redressa brusquement pour se rendre jusqu’à un mur. Elle l’impacta d’un coup de poing rageux avant de s’affaisser un peu, y plaquant le dos, et tomber à genoux. Elle se prit la tête entre les mains.

Elle ne fit aucun signe, d’un air véritablement dépité, résigné. Elle attendit simplement quelques minutes avant de lever les yeux quand tout le monde reçu une communication générale. La voix de Matt Eversman, à peine reconnaissable, horriblement faible. Il était essoufflé, en véritable détresse respiratoire, on aurait cru que quelqu’un venait de l’étrangler.
Il déclara avec toutes les peines du monde :

// Eversman pour Sheppard. C’est une traître... elle nous a mené droit dans un piège. Je répète Coleen est une traître//

John était aussi en train de toiser le manège de Coleen quand l’appel de Matt en détresse l'interloqua et il fronça les sourcils, pour mettre la main à son oreillette et répondre froidement :
// Précisez Eversman //

Comment ça une traitre ? Cela commençait à devenir préoccupant et si ce fut le cas… les maigres chances de sa survie étaient vouées à l'échec. Il avait de fort doute dans cette affirmation et il se demandait même s’il n’avait pas une mauvaise interprétation de son soldat, cela ne serait pas la première fois après tout. Matt n’est pas l’homme le plus logique de la cité, ni le plus malin quand il s’y mettait…Les conclusions faciles sont courantes. Mais le ton de son homme était véritablement inquiétant, quand était-il de Rodney et d’Hamilton ? Les avaient-il envoyé à la boucherie ? Ou étaient-ils tombés dans une embuscade et que la conclusion facile était de se dire : Coleen les avaient trahis en leur montrant le lieu, alors que ce ne fut qu’un mauvais hasard ? Il n’en savait rien. Et puis Matt n’appellait pas sans raison… Il avait quelque chose de bizarre et John était en plein dilem. Naturellement, il aurait cru Matt, mais le manège de la clone était trop perturbant pour s'arrêter sur de simple paroles.

Il toisa la clone qui semblait réellement en détresse… son non verbale était signe d’une grande tragédie, lié à la nouvelle du soldat, cela, il n’y avait aucun doute… Et tout cela ne tournait pas rond, elle semblait complètement dépité...


Pedge Allen


Automatiquement, le regard de Pedge, qui n’avait pas quitté Coleen et son étrange manège, qu’elle pouvait comprendre pour avoir vécu un moment dans le lien psychique qui liait la ruche, devint plus dur. Elle sortit son arme de poing et braqua la clone. En attendant que Sheppard communique avec Eversman et tire des informations sur son affirmation, elle ne devait pas prendre de risque. Elle ne connaissait pas Coleen depuis plus d’une heure, ce qui n’était pas le cas du ranger. Il était atlante, et sa parole comptait quand même plus que celle d’une création de Méda-Iyda supposée les détruire.

Pedge n’était pas débile. La réaction non verbale de la clone montrait qu’il s’était passé quelque chose. Le tout était de savoir quoi, pourquoi, comment, et si elle était trempée là dedans.
« Coleen, prend du papier et un stylo et parle. », fit la texane inflexible en la gardant en joue. Elle comptait lui procurer une arme et elle se félicitait de ne pas l’avoir fait pour le moment. La situation était critique. Si Coleen était une traître, alors les Affranchis et la Multitude aussi, ce qui laissait penser qu’ils ne leur donneraient pas le vaccin, et au regard de la tronche à Sheppard… Pas besoin de faire un dessin.

John ne sortit pas son arme, il devait éviter les combat et Pedge avait réagi avant lui. Il toisa aussi la clone en attendant une réaction, le temps que Matt lui réponde.

Coleen "No-Fire"


Coleen était restait assise.
Prostrée au sol, dos contre la paroi, elle détourna un peu le visage en soupirant, anxieuse. Faire face à l’oeil noir d’une arme, on ne s’y faisait jamais, surtout lorsque c’est l'authentique qui le tient avec cet air aussi sévère.

S'exécutant mollement, avec des gestes désorganisés et des prises peu précises, elle tira un feuille de sa poche puis un stylo. Coleen serrait des dents, essayant de se concentrer, juste pour pincer le crayon entre ses doigts. Elle avait l’oeil torve et le visage blême. La mine toucha le papier et elle amorça un mouvement qui agonisa sur la longueur, ne formant qu’un long trait qui ne voulait rien dire. Elle n’y arrivait pas...

La jeune femme souffla, frustrée. Elle secoua la tête comme si elle essayait de chasser quelque chose de son esprit et elle fit une nouvelle tentative. Le crayon trembla, dessinant une première lettre, puis la mine redescendit mollement.
Coleen baissa les bras. C’était inhabituel de ce que l’on pourrait connaître d’une Pedge. Mais celle-ci abandonna. Elle savait parfaitement que son authentique était si méfiante, à présent, qu’elle n’accepterait pas un lien pour voir ce qu’il s’était passé. Et d’un autre côté, elle avait eu le message émotionnel de Matt.
Elle avait entendu à travers cette porte résolument fermée son cri de haine et de colère, ce « TRAÎTRESSE ! » balancé avec un désir fou de la voir morte. Il ne savait même pas ce qu’il lui en avait coûté d’essayer de le joindre.

La feuille et le stylo glissérent de la cuisse de Coleen, qui servait d’appui, pour rouler au sol. Coleen s’affaissa un peu plus en baissant la tête, regardant ses mains. Ses doigts avaient perdu leur tonicité, elle savait exactement ce qui lui arrivait.

Matt la voulait morte, Pedge ne lui ferait pas plus confiance, les deux authentiques tournaient le dos. Son ressentiment était très fort. C’était comme un “échec et mat”, Coleen se sentait acculée et baissa les mains en se fermant, attendant tout simplement que les Atlantes se fassent leurs opinions et fasse tomber la sentence.


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Pedge Allen


Pedge ne savait pas trop comment se comporter face à l’état apparent de faiblesse de sa vis-à-vis. Est-ce qu’elle jouait la comédie ? Son sentiment intérieur était que non, qu’elle avait accusé le coup juste avant qu’ils ne reçoivent le message radio d’Eversman. Que se passait-il bon sang ? Elle n’en savait fichtrement rien et ce n’était pas l’attitude clairement résignée de Coleen qui lui disait comment agir. D’habitude, elle était si prompte à savoir quoi faire, mais là…
Manifestement, le clone n’arrivait pas à trouver la volonté ou la vivacité pour écrire. Tout témoignait qu’elle en chiait. Mais à quel propos ? Est-ce qu’elle avait fait quelque chose psychiquement qui l’avait vidé ? Y a deux secondes elle mimait King Kong en train de conduire ! Elle était en pleine forme, alors pourquoi subitement elle n’avait plus de jus ?

« Colonel, y a un truc qui cloche avec Coleen. », fit Pedge qui essayait de suivre la conversation entre Sheppard et Matt s’il y en avait une.

« Permission d’essayer de... » De quoi d’ailleurs ? De la toucher et de plonger dans le courant de la ruche ? Elle ne savait même pas si c’était vraiment possible ? « de… de rentrer en contact avec les rebelles pour savoir ce qui se passe pendant que vous communiquez avec Eversman. Mikkel va me couvrir. »

Comment ? Elle n’en savait foutrement rien non plus. Ca commençait à faire beaucoup d’inconnues pour une nana terre à terre comme elle qui aimait bien connaître tous les paramètres avant de se lancer dans un truc, même si elle avait ce petit côté impulsif qui ressortait de temps en temps, comme quand elle avait pété le miroir dans le Dédale avec le popotin d’Isia. Il fallait qu’elle aille se frotter, se mettre en danger. En bonne soldate, elle demandait quand même la permission à son supérieur. Elle ne venait pas d’assassiner Eversman et Jones dans sa tête pour leur insubordination et leur manque de respect pour ensuite n’en faire qu’à sa tête de son côté.

Mikkel Hansen


Mikkel, un peu à l’écart, comme toujours il restait, était toujours en posture de surveillance. Parfois il bougeait de quelques pas comme dans une sorte de ronde restreinte mais sans aller trop loin et restant sur sa position.
Les échanges et discussions stratégiques se multiplièrent jusqu’à ce que Coleen frappa un mur en colère avec de concert une communication radio qui arriva dans les oreillettes atlantes : Eversman comme à bout de force appelant pour avertir le colonel Sheppard que Coleen s'avérait être une traître. Le norvégien avait appuyé sur son oreillette à la voix de son sergent-maître et pote Matt. Il se demandait si ce dernier se portait bien ainsi que Hamilton et Kay. Mikkel espérait qu’ils allaient bien. Il eut une once d’inquiétude en lui grandissante. Il se faisait du soucis pour son pote Matt et se demandait ce qui avait bien pu lui arriver à lui et à son équipe. Le regard du norvégien se teinta d’une noirceur passagère à l’idée que Coleen puisse s’avérer être une traître et puisse avoir tendu un piège à l’équipe Eversman. La lueur dans le regard s'annonçait comme clairement de mauvaise augure pour la traître mais la lueur ne resta que lueur et passa. Coleen lui avait pourtant parut sincère sur certaines choses...

Mikkel suivit son lieutenant dans le sens où il se plaça sur le côté pour avoir deux angles de tir avec son officier sur Coleen mais il resta de sang froid et calme et ne leva qu’à l’horizon son famas sans pointer arme encore - mais pas loin de la pointer. Il proposait là une position pour éviter toute tentative de fuite et en cas de nécessité une position de tirs éventuels sous ordres de ses officiers supérieurs Allen et Sheppard. L'officier Allen ordonna à Coleen d’écrire. Cette dernière n’y parvint pas et le stylo lui échappa. Le stylo roula sur le sol.

Tandis que le lieutenant Allen échangeait avec le colonel Sheppard, Mikkel s’approcha calmement du stylo et d’un coup de pied léger de sa ranger boueuse il le refit rouler vers Coleen. Le geste parut très calme. Pas directif. Juste un juste retour des choses dans l'esprit du norvégien : un retour à l'envoyeur - à un propriétaire. Le norvégien se disait que pour Coleen le stylo c’était comme une voix et, traître ou pas traître, elle avait une voix pour s'exprimer - s’expliquer - le lieutenant venant comme de lui demander de s’expliquer par l'écriture. Pour le norvégien, il ne renvoyait pas là une arme à son propriétaire mais sa voix. Le stylo glissa jusqu’à Coleen. Mikkel resta pour autant distant et à l’écart tout en se maîtrisant à garder son sang froid. Il tenta de rester de glace mais à l’intérieur il avait de l'inquiétude qui s'enracinait et se déployait. Il s'en cacha à rester distant et très militaire.

Mikkel revint au lieutenant Allen du regard et ainsi donc au colonel Sheppard se montrant disponible et prêt à obéir pour toute éventuelle couverture comme ordonnée par son officier supérieur Allen ou pour tous autres ordres de ses deux officiers supérieurs.

John Sheppard


John s’écarta un peu, il n’arrivait pas à tendre les messages radios de manière distincte, surtout que la tigresse s’était approchée aussi auprès de Mikkel, comme pour faire pression. Elle n’avait pas eu le message radio, mais savait très bien qu’il avait un souci avec la double lune.
// Pris… au piège…// Répéta-t-il difficilement, la voix sifflante indiquant une respiration laborieuse.
// Sur quelle affirmation c’est Coleen la traitre ? // reformula Sheppard. Celui avait une voix très dure mais il ne s’en rendait pas compte.

Le sergent était en train de mourir ? John n’en savait trop rien, mais son inquiétude monta davantage en l’entendant en chier grave dans sa communication. Et Coleen qui refusait d’écrire comme si elle avait lâché l’affaire… Si elle ne disait rien pour se défendre, cela allait être difficile de prendre une décision. Il avait trop d’enjeux et de risque. S’ils tuaient la clone comme ça sur les simples propos de Matt, ils perdraient les Natus et les vaccins. Il ne lui restait plus qu'à se tirer une balle dans la tête et prier pour que les Atlantes réussissent quand même la guerre avec un dirigeant en moins. Au fond de lui, John avait du mal à croire à ce genre de chose pourquoi se donner autant de mal ? Pourquoi communiquer avec Pedge ? Cela était trop facile de rester là dans l’ombre pour buter les Atlantes, au lieu de les piéger de cette manière, trop de risque et surtout trop de preuves à montrer tout ça à une personne. Et le comportement de la seconde Pedge était clairement signe d’un abattement, comme si elle attendait la décision, ne trouvant plus la force de se justifier comme une immense déception. Et John savait à quel point cela pouvait l’être…

// Besoin… aide// Matt n’avait ni la capacité de développer ni la force. La gorge continuait de le brûler, de le faire souffrir et chaque mot demandait un effort certain.

John compris qu’il n’aurait pas plus d’information et cela était bien dommage, mais qu’importe, il devait prendre les devants. Il fit un signe de main d’attendre à Pedge, il ne pouvait pas tout faire en même temps ! Surtout que son coeur venait de prendre des tours avec l’appel de son ami et soldat… Alors on se calme deux minutes...Il sentait que la situation et le manque d’information pour affirmer la traîtresse était agaçante ! Son regard alla sur la clone qui ne bougeait pas plus… Pourtant la tigresse insistait aussi sur le stylo tout comme Mikkel l’avait fait avant. Mais là n’était plus le sujet… Matt était en danger et en conséquence son équipe et il fallait réagir et leur trouver un soutiens avant de les perdre.

// Ta position ? //
// Complexe….//
// Dans le bâtiment ou tu n’en sais rien ? // Oui ils n’était pas rendu vraiment… Il soupira, regardant sa montre par un simple tique d’impatience. Manquait plus que ça… Il avait pleins de question à poser à Matt mais il souffrait trop.
// Laisse tombé, je t'envoie des renforts sur le lieu où vous devez censé être. Terminé.// Sinon il allait lui claquer dans les doigts et pas la peine de demander la nature du piège au final.. Matt et ces pauvres réponses n'apporteront rien de plus, John le sentait.
// ZA ici Sheppard, besoin de renforts hommes et armements, l’équipe du sergent Eversman a été pris au piège, surement par une équipe de clones et de Wraiths, prenez garde et faite attention à votre environnement. Je vous tiens informé avec des précisions. Terminé //

Il grogna intérieurement… il avait une multitude de sentiments intérieurs et il était agacé, angoissé et à la fois juste blasé. Il se reconcentra une nouvelle fois, pour pas que ses pensées dérives et le prennent à la gorge. Il regarda Pedge et reconsidéra sa proposition de rentrer en communication avec le clone, il n’y avait que cette solution pour avoir des réponses… Mais pouvait-elle modifier ces visions ? Là était la question.

« Allen, faites, on a pas plus d’information du côté d’Eversman. Et j’ai un doute sur la “trahison” de la nouvelle alliance. Mikkel vous tenez en joue Coleen, prêt à la neutraliser de manière non létale en cas de dérive. Arwé’Shara pareillement. »

Arwé”Shara


La tigresse le regarda d’un air étrange, avant d’hausser les épaule et de lever sa patte en l’air, signe qu’elle l’abbaterait sans soursoullier sur la tête de Coleen pour la mettre KO.

Mikkel Hansen


"Bien mon colonel."

Répondit Mikkel à l’affirmatif dans la force mais cette fois ci pas si tranquille comme de coutume car le norvégien avait entendu Matt dans la galère et même demander assistance. Aussi le soldat s’autorisa au-delà du première classe après la fin des échanges entre le colonel Sheppard et le sergent-maître Eversman un viking
//Tiens bon Matt. Tenez bon. //
à la radio pour Eversman. Mikkel songea aussi à Kay et Hamilton.
Puis Mikkel s’attela à sa mission de tenir en joue Coleen en se rapprochant de la clone - la “demi-lune” - de concert et aux côtés de la tigresse Arwé’Shara. La norvégien s’assura dans l’idée de rester non létal dans sa visée sous les ordres de Sheppard. Il songea aux jambes ou aux bras - au mieux pour couvrir le lieutenant Allen dans sa tentative de communication et en tous cas en s’assurant de ne pas atteindre son officier dans la visée`pour laquelle il opta.

Mikkel se positionna ainsi bien droit et campé dans une posture de couverture. Le norvégien trouvait ça interpellant que Coleen eut comme perdu de sa force de “combattre” - de communiquer. Il sortit de son gilet Molle un serflex au cas où pour avoir le truc à portée de main...

John Sheppard


Il ne pouvait jamais être tranquille… puisque la responsable de la ZA fit grésiller sa radio… une nouvelle fois…
// Mon colonel, ici Jacobs, vous me recevez ?//
// Je vous reçois Lieutenant//
/// Mon colonel...// la jeune femme soupira. // Mon colonel, les blessés ne cessent d’affluer. McAlister et son service sont débordés. Le peu de gars encore valide pour défendre la ZA essaient de stabiliser les blessés. Ferguss n’est pas là...je n’ai aucun renfort à envoyer...//
John soupira, il fout quoi Ferguss… Ils commençaient à manqué de moyen et ça se sentait grave ! La poisse était là… et ce n’est pas bon quand on attaque ! Le flux d’homme aurait dû se renouveler avec le convoi...quoiqu’en tant qu’attaquant, il pouvait perdre plus d’hommes qu’il n’en ramenait // Plus une seule troupe ? Même Tairis ou Natus ? Des nouvelles du convoi ? //
// Toutes les unités sont au front mon colonel. Le Dédale a téléporté du renfort Tairis mais ils sont allés rejoindre leur chef. Ils ont trouvé un moyen de prendre l’ennemi sur ses arrières...je suis sans nouvelle de Ferguss//

Caporal Kim Jones



Kim s’était tenue à l’écart avec Effrel.
Le brave homme était si intrigué, si curieux, qu’elle avait tenté de lui expliquer son origine et la particularité de son visage pendant que les huiles préparaient le plan de bataille. Ce qu’ils ignoraient, néanmoins, c’est que la jeune femme avait récupéré la radio de feu Jenner après sa mort. Elle l’avait fait pour pouvoir appeler Sheppard si jamais leur mission était un véritable échec et que ça menaçait la ZA.

Elle s’était bien évidement abstenue de lui révéler lors de son arrivée. Mais voilà, Kim entendait toute la conversation entre l’officier et Eversman. Cela éveilla des soupçons à l’encontre du clone, d’autant plus qu’elle connaissait un peu le rangers. Le caporal écouta attentivement la conversation entre les deux, gommant les questions du pauvre Effrel et comprit à quel point c’était devenu tendu.
L’équipe d’Eversman avait besoin d’aide et Sheppard n’avait plus de réserves.

« Moi. » Lui fit-elle doucement. « Moi, je peux y aller. »

Elle s’approcha du colonel.

« Je ne suis plus aussi vitale ici depuis votre arrivée. Je peux me constituer une petite équipe. Avec votre autorisation, je prendrais le reste de mon unité et quelques Natus. »

La jeune femme parlait tout en réfléchissant.

« J’ai une radio branchée sur fréquence officier. En chemin, je m’arrange pour connaître la dernière position connue d’Eversman et j’essaie de le tirer de là. Je serais prudente... »
John considera la proposition de la caporale, il n’avait que cette solution pour envoyer du soutien à l’équipe de Matt. Son regard alla sur les troupes restante, s’ils se tenaient au plan de faire sauter la ligne et d’envoyer une frappe il ne fallait pas beaucoup de personnel pour faire le ménage.

« Bien faites, vous me faites un retour de votre effectif Caporal et passez par la ZA pour le matériel. » Il hocha la tête de l’initiative de la jeune femme.
« Bien, je me mets en route... » Répondit le caporal avant de s’éloigner.

« // Matt, ici Sheppard, une petite équipe va arriver tiens bon ! Terminé // » Fit-il dans son oreillette avant de se concentrer sur les mouvements de la clone. Il était en mode officier, sous l’urgence, il était expéditif.

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Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Co écrit avec Matt Eversman & Pedge Allen



Coleen "No-Fire"



L’état de Coleen se dégradait très vite.
Elle était de plus en plus amorphe. Faible, lente.
Sa tête s’était à peine levée quand son authentique avait demandé la permission d’entrer en contact avec elle à son colonel. Elle prenait peu à peu l’attitude d’une coquille vide, comme si elle perdait progressivement tout ce qui faisait sa personnalité, les différences qui commençaient à la séparer de son authentique au profit d’un regard vide et absent.

Elle remarqua difficilement Pedge essayer de lui prendre sa main humaine et elle eut la force de secouer négativement la tête. Sa main gantée se leva lourdement et vint entre celle de la texane. Il ne se passait toujours rien mais Pedge comprit très rapidement que le gant n’était pas là que par esthétisme.
Coleen l’avait pris également pour ne pas aspirer Pedge dans le courant au beau milieu d’un combat en cas de contact. C’était pour gérer cet accès, le contrôler. Après tout, le vieux Matt ne lui avait-elle pas dit que Coleen était la clone la plus compatible avec elle pour communiquer dans ce réseau psy ?

Le gant fût ôté et Coleen leva le menton. Son regard était mi-clos, le visage décomposé par un étrange épuisement. Elle était maintenant en sueur. C’était comme si elle était soudainement tombée malade et que quelque chose la rongeait de l’intérieur. La texane allait-elle avoir le courage de se lancer ? De risquer ce contact qui pourrait lui transmettre cet étrange mal ?
La main Wraith de Coleen progressa jusqu’au visage du lieutenant. Doucement, tremblotante de fatigue. Elle était chaude au contact, témoin d’une fièvre qui s’était probablement déclenchée chez sa vis à vis. Puis il y eut la pression, une pointe mentale similaire à celle qu’elle avait vécu sur le fauteuil. Mais cette fois, au lieu d’être absorbée quelque part, c’est l’esprit de Coleen qui fut attiré à elle.

Ce fut comme une onde de choc brutale, un éclat soudain où se dessina l’ensemble du courant. Plus de corps, plus de matière physique. Pedge voyait sans voir les différentes vies, la multitude et les Affranchis qui communiquaient. Dés qu’elle regardait l’un d’eux, elle le sentait en train de se battre, de s’accorder avec ses partenaires les plus proches. De lutter pour survivre. C’était comme percevoir une myriade d’étoiles et qu’une vie représentait chacune d’entre elles. Parfois, certaines vacillaient et s’éteignaient subitement. D’autres perdaient progressivement de leurs éclats dans une lente agonie.
Très souvent, chacune de ces pertes étaient vécues comme une perte unique. C’était comme si la texane avait perdu un membre de son équipe : Sheppard, Mikkel...c’était unique. C’est cette même peine qu’elle retrouvait dans le courant.

Dans ce maelstrom d’informations et de pensées, elle n’eut qu’à se demander où se trouvait Coleen pour que les “étoiles” les plus proche lui pointe un endroit. Il y en avait une toute petite étoile, très jeune et mourrante, qui répondait à la volonté de Pedge avec beaucoup de timidité. Elle n’osait pas s’approcher d’elle, révélant une crainte qui ne correspondait pas à une Allen.

Consciente que c’est elle qui attirait Coleen sur son propre terrain, elle matérialisa un environnement par la volonté de son esprit. C’était un endroit sécurisant de son passé, un partage émotionnel qui devrait rassurer le clone. Comme pour sa première expérience en rejoignant la plage des dirigeants de la rébellion, elle sentit le souvenir se former tout autour d’elle. L’immatériel qu’elle était devenait matériel, faire de son image le corps allongé d’une jeune Pedge de quinze ans, enfermé dans un coffre d’une voiture abandonnée dans un jardin.
Il faisait nuit et il flottait. Ca par contre, ça ne faisait pas partie de sa volonté. Des ténèbres d’une profondeur inégalée trainaient dans le coin.

Cette scène, Pedge l’avait vécu enfant, quand elle fuyait un père violent en s’y cachant avec sa petite soeur. L’odeur était exactement la même, les trous du joint usé exactement au même endroit avec la même forme, la dureté du cuir bien trop abîmé pour empêcher de sentir le cric s’enfoncer dans leur cotes. Tout était fidèle à son souvenir. Même la texture des vieux tapis.

C’était une bulle ferrée qui offrait un sentiment de sécurité, comme une forteresse secrète, un jardin secret invisible, l’endroit parfait pour amener Coleen et lui parler entre quatre yeux. Des petites respirations rapide d’une enfant paniquée s’élevaient tout près d’elle. Les doigts de Pedge palpèrent dans la pénombre l’espace étroit pour tomber sur la vieille lampe rouillée des années cinquante. Celle qu’elle avait toujours utilisée dans ce coffre de voiture.




Le faisceau, éblouissant au début, permit d’y voir enfin un peu plus clair. Sa petite soeur, Sally, se trouvait être remplacée par une Pedge aux cheveux blancs du même âge. C’était Coleen. Son image mentale collait au souvenir de Pedge en représentant une gamine de onze ans, qui plaquait un doigt tremblant sur ses lèvres comme le faisait parfois Sally.
Sauf que cette fois, c’était le visage d’une Pedge gamine avec des cheveux blancs et une petite main wraith.
Elle était paniquée, fragile, et particulièrement faible. Pedge pouvait sentir, comme un septième sens, une cassure très nette chez elle. Une blessure psychique encore fraîche et profonde qui la privait de la majorité de sa force spirituelle. De sa force de caractère. Coleen était salement blessée mais ça ne se voyait pas de manière physique. Peut-être ces grandes cernes et cet air affligé...mais le regard endormi était une marque de fabrique.

« Pedge… » Souffla Coleen en lui plaquant sa main wraith sur la bouche. « Surtout...ne fait pas de bruit...elle est ici...elle vient...chuuuuuut. »

Un grincement odieux et horrible apparut soudainement.
Une influence que Pedge ne contrôlait pas, ces ténèbres profonds, rôdaient autour de la carcasse du véhicule. Ca avait suivi Coleen jusqu’ici et écumait le souvenir de Pedge en cherchant une faille. Une toute petite brèche pour s’introduire dans la bulle de sécurité. Une main griffue racla le métal par-dessus le coffre, juste au-dessus de leurs têtes, en passant doucement. Un signe de ce prédateur qui a faim, qui cherche sa proie en essayant de les débusquer par la peur.
Le grincement alla jusqu’à l’aile de la voiture puis des bruits de pas s’éloignèrent doucement. Les ténèbres rôdaient toujours cela dit et la pluie continuait à torrent, les gouttes impactant le métal dans un grondement persistant.

Coleen ferma les yeux et souffla. Elle enleva sa main et regarda Pedge avec une forme de reconnaissance et d’attachement. Il y avait un lien très particulier entre elle et la messagère.

« Pedge…c’est vraiment toi ? Tu es venue...pour moi ? »

C’était quelque chose d’inédit pour elle. Comme une chance d’avoir enfin un échange verbal dans le courant, à l’intérieur de l’esprit de la texane. De lui faire entendre sa voix, d’avoir cette interaction avec elle.

Pedge Allen


Pedge opina du chef. Oui elle devait procéder, c’était le meilleur moyen d’avoir une information plus complète. Une information qui pourrait peut-être sauver Eversman et son équipe. Il ne fallait négliger aucune piste, et tout comme Sheppard, l’officier Allen se disait que ce serait quand même un sacré coup tordu que de les trahir maintenant alors qu’ils avaient mis pas mal d’énergie pour les rencontrer. Après tout, Coleen avait quand même aidé à sauver Mikkel et indirectement Rodney, non ? Quand Pedge était entrée dans le flux mental de la ruche, par le biais du siège, elle était à la merci du clone, des clones même. Elle aurait pu être attaqué à ce moment là, tant physiquement que psychiquement. Alors pourquoi trahir maintenant ? Surtout… Pourquoi trahir une équipe secondaire… Rodney devait être un objectif principal pour Meda-Iyda, mais Eversman et Hamilton ? Ils n’étaient qu’un cailloux dans une botte, sans grand intérêt. Toute à l’heure, elle avait eu Rodney à disposition, s’il avait fallu le tuer ou le récupérer, c’était toute à l’heure qu’il fallait le faire, pas maintenant. Ou bien espérait-elle voir Sheppard bien atteint pour ensuite se permettre de récupérer Rodney ? Maintenant que tout était foutu pour le colonel, il n’y avait plus qu’à récupérer le scientifique de génie et laisser la décadence tomber sur le reste des atlantes qui allaient s’enliser et crever petit à petit ?

Tout cela était trop tiré par les cheveux, même pour Méda-Iyda. Il ne fallait cependant pas oublier que cette salope avait laissé repartir du “gibier” exprès pour pouvoir récupérer tout le troupeau ensuite. Elle était capable de tout. Elle pensait à tout, elle avait un coup d’avance à chaque fois, mais là, avec l’effet de l’attaque surprise, conservait-elle son avantage ? Pedge espérait que non.
Bref, cela ne tenait pas, elle n’arrivait pas à trouver une logique dans la trahison envers Eversman, Hamilton et McKay. Le seul motif légitime qui pourrait être avancé sur la table, était la vengeance. En effet, la Multitude et les Affranchis avaient quelques rancoeurs tenaces envers les deux soldats qui avaient dégommé la messagère qu’ils leur avaient envoyé. Est-ce qu’ils prenaient leur revanche, rompant derechef une alliance qu’ils venaient tout juste d’accepter ? Pedge avait à coeur de croire qu’une Reine Pedge ne ferait pas ça, pour la bonne et simple raison qu’elle même ne ferait pas ça. N’étaient-ils pas des extensions d’eux-mêmes ?
Matt ne leur faisait clairement pas confiance, et pour la texane, c’était une fragilité qu’il avait. Cela voulait sans doute dire qu’il ne se faisait pas confiance non plus, qu’il n’était pas sûr de lui, et que plutôt que de réfléchir et de se livrer un peu, il préférait effacer les images de lui purement et simplement. Se détestait-il à ce point ? Pedge se posait la question, mais elle trouvait que cela puait les relents psychanalytiques à deux balles. Aussi, ne poussa-t-elle pas la réflexion plus loin. Elle n’avait pas envie de trouver des excuses à Eversman ou même des causes à sa façon d’être. Le seul point qui n’avait pas changé depuis qu’ils avaient été torturé, c’était… En fait tout avait changé. Il y avait une phase où il était plus docile, à tel point que c’était une loque sans volonté. Mais au fur et à mesure qu’il reprenait du poil de la bête, son côté chiant se renforçait. Elle avait toujours eu du mal avec lui, et c’était de pire en pire.

Néanmoins, elle espérait qu’il allait vivre, qu’il allait s’en sortir, qu’il allait trouver une solution. C’était surement simple de charger Coleen parce qu’ils étaient tombés sur un os. Après tout, la Reine n’était pas la dernière des cruches et elle allait tout faire pour que telle ou telle saloperie leur tombe sur la gueule, comme en Magna.

Le sous-lieutenant se pencha donc sur le clone qui semblait vraiment mal en point. Elle était fortement affaiblie, et la raison restait mystérieuse. Se voir contaminée par son mal ne traversa même pas l’esprit de Pedge. Cette dernière voulait une information, et elle l’obtiendrait d’une façon ou d’une autre. Elle prit la main libre de Coleen, celle qui était bien visible et normale. Forcément, et comme Pedge s’en doutait un petit peu, il ne se passa rien de probant. Aussi, dans un effort qui semblait lui coûter beaucoup, la Pedge aux cheveux blancs manipula la main de l’authentique pour l’attraper avec sa main déformée par la présence de son génome Wraith. Aussitôt, le contact se fit et Coleen fut aspirée dans Pedge. Elle l’avait clairement sentie la rejoindre. C’était diffus mais pas suffisamment pour qu’elle l’ignore. Aussi, son esprit matérialisa une scène confortable pour elle, une scène sécurisante : Le coffre de la vieille Chevrolet Caprice de 1972 complètement à l’abandon dans un coin du jardin familial.

Quand son père pétait un cable et qu’il tapait sur sa mère, il était quasiment certain qu’il s’en prenne ensuite à Sally et elle. Il y avait toujours une bonne raison. Alors Pedge avait trouvé cette astuce, et elle s’enfuyait avec sa soeur par la porte de derrière et pour que son père ne les trouve pas, elles se planquaient dans le coffre de la voiture abandonnée. Au début, Sally n’était pas chaude pour entrer dans cet endroit obscur et qui sentait le moisi, mais finalement, c’était assez pratique pour se retrouver seule ou avec sa soeur, en sécurité. Le coffre était verrouillé de l’extérieur, aussi les deux jeunes femmes rentraient par la banquette arrière qu’elles repoussaient ensuite pour en fermer l’accès. Ainsi, le vieux ne manquait jamais de regarder avec sa lampe torche dans la voiture, mais il ne pensait pas qu’elles étaient assez malignes pour aller dans le coffre. Ou alors il n’avait tout simplement pas percuté. Bref, quand il était passé, elles mettaient un peu de lumière avec cette vieille lampe de poche qu’elle retrouva instinctivement dans le noir.
Le faisceau lui montra l’intérieur familier de la voiture. Le coffre était grand, mais il fallait rester allongé. Deux corps d’adolescentes tenaient facilement côte à côte. D’ailleurs, elle semblait avoir rajeuni à cette époque là, tout comme son homologue, qui avait l’âge de la Sally d’alors mais qui n’était pas elle.

La texane opina du chef positivement, et elle suivit son conseil pour ne faire aucun bruit. Le vieux rodait. En réalité, c’était la reine, à n’en point douter, et elle reproduisait presque ce que faisait son père. Il gueulait dans la nuit après ses filles, et souvent, de rage, il frappait un grand coup avec sa lampe (qu’il cassait à chaque fois), sur le coffre de la voiture. Du coup, ça l’énervait encore plus et il se mettait à taper dans les roues dégonflées aux pneus pourris par le temps et la moisissure, ne se doutant pas du vacarme et de la terreur qu’il faisait subir à ses filles réfugiées à l’intérieur de la voiture. La Caprice ne les avait jamais trahi, et ce serait le cas aujourd’hui encore alors que de terribles grincements se faisaient entendre à l’extérieur. Cette salope devait parcourir son royaume psychique pour chercher et détruire ceux de ses sbires qui flirtaient avec l’insubordination, pour ne pas dire clairement ceux qui avaient fait sécession.
Pedge avait un pincement au coeur en revoyant cet intérieur familier. Elle s’était toujours promise, comme un enfant qui investit une peluche en lui prêtant une âme et des sentiments humains, qu’elle ne la quitterait pas et que quand elle aurait les moyens, elle la ferait réparer. Malheureusement, elle n’avait jamais pu. Sa famille s’était dissoute l’année suivante, quand son père avait fini par agresser les flics envoyés par les voisins, et il s’était retrouvé au trou. Sally, sa mère et elle avait fini dans un appart miteux d’Austin, et sa nouvelle vie avait commencé, avec la promesse faite à une voiture qu’elle protégerait sa famille par la suite si jamais cela devait se reproduire.

La pluie avait un côté rassurant. Quand il pleuvait, le vieux ne pouvait pas les entendre parler dans le coffre. Elles pouvaient se permettre dans ces moments là, de pouvoir chuchoter. Ce fut de cette manière là que Pedge répondit à Coleen qui semblait stupéfaite de la voir. D’ailleurs, elle avait la même voix qu’elle, enfin… très certainement, mais comme on s’entendait différemment de ce que percevait les autres, cela ne dérangeait pas vraiment l’authentique.
« C’est moi oui. Qu’est-ce qu’il t’arrive Coleen ? », chuchota-t-elle alors que tous ses sens se tendaient pour percevoir les bruits au dehors du coffre.
Coleen voulut répondre mais les bruits de pas se rapprochèrent et elle se crispa. Mais rien, la chose ne parvenait pas à les trouver. Elle chuchota du même timbre de voix, sensiblement plus jeune :
« Matt a failli mourir...il était si mal. J’ai voulu l’aider. »
Coleen secoua négativement la tête.
« Mais je ne suis pas compatible avec lui, j’ai pris trop de risques. Je me suis sérieusement blessée dans le courant...et la reine m’a trouvé...elle me chasse maintenant. »
« Matt est persuadé que c’est de ta faute… qu’est-ce qu’il s’est passé ? », voulu savoir Pedge, qui reviendrait à la reine et à sa chasse ensuite.
« J’ai senti sa haine quand j’ai tenté de l’aider. Il me hait, Pedge, il veut ma disparition. Il a été attaqué par la dernière arme de la reine. Je ne savais pas que c’était là-bas. »
Elle soupira.
« Je...je ne suis pas un guide michelin. J’ai reproduis fidèlement mon souvenir sur ce plan mais la reine a peut-être changé les choses. J’ai essayé d’aider Matt mais il m’a repoussé. J’ai rien pu faire... »
« Je comprends... », fit Pedge qui semblait réfléchir maintenant. Matt fermait les portes, et il pensait que Coleen essayait de les trahir en participant à sa mise à mort. Elle soupira.
« Je pense que tu connais Matt comme moi. Laisse tomber, n’essaye plus d’entrer en contact avec lui ou de l’aider. Au mieux, donne nous les informations si ça ne va pas et on voit ce qu’on peut faire, mais n’intervient pas toi même. Tu as pu constater à quel point il était en colère contre vous, sa lucidité est entamée et Dieu sait que quand il a quelque chose dans la tête, il ne l’a pas ailleurs. » La texane la toisa pour s’assurer qu’elle comprenait. Elle avait l’impression de filer des conseils à sa soeur cadette, comme à l’époque.
Coleen acquiesça lentement. Pedge et elle étaient comme jumelles, ses propos faisaient forcément un bel écho en elle. La colère qu’elle avait eu pour Matt s'atténua parce que c’était vrai : c’était Matt de réagir aussi bêtement.
« Je te dirai, oui. »
La jeune Pedge hésita avant d’ajouter :
« J’ai senti chez Matt que les autres étaient encore en vie. Mais je crois qu’ils sont blessés et ils souffrent. C’est tout ce que je sais. »
« D’accord, c’est plutôt une bonne nouvelle. Ils ont des ressources. » Il fallait maintenant savoir comment empêcher la reine de mettre la main sur Coleen.
« Pour la reine, comment peut-on... » Pedge s’arrêta. Du bruit dehors indiquait un nouveau passage dans les environs, mais cela s’estompa rapidement.
« Il faut qu’on trouve un moyen pour que tu ailles mieux. », chuchota-t-elle plus rapidement, pressée par l’urgence de la situation.
« Je suis mourante à cause de la reine. Je n’arrive à me défaire de son emprise. Elle draine ce qu’il reste de ma volonté. Je dois la fuir, me cacher dans le courant, et j’irai mieux. »
« Comment je peux t’aider ? »
Coleen secoua frénétiquement de la tête.
« Je veux pas que tu sois en danger. Tu es l’authentique.. »
« Et si on te perd, on perd notre lien avec les autres. »
La jeune femme ferma les yeux, inspirant profondément. Le lien qui se faisait dans le courant permettait une forme de septième sens du côté de Pedge. Elle était en mesure de sentir le doute et la crainte de Coleen. Le genre d’émotions que la texane aurait pu avoir mais qu’elle n’aurait jamais montré ouvertement. Le clone finit par abdiquer et révéla la seule solution qu’elle avait en tête :
« Il faut détourner son attention, que je puisse aller me cacher dans le courant. Si elle ne me suit plus, elle ne pourra plus m’atteindre... »
« Du genre si je me montre, ça pourrait le faire ? », demanda Pedge un peu perplexe. Elle ne saisissait pas tout encore. Cette notion de courant, ou encore d'immatérialité, lui rendait les choses difficiles.
« Elle va sentir que tu es différente. Elle va te poursuivre dans le courant, sur tes environnements. J’irai me cacher pendant ce temps... »
Pedge s’ajusta. Sa position n’était pas aussi confortable que dans son souvenir.
« En plus, elle m’adore. », fit la texane cyniquement. Avant d’ajouter : « Qu’est-ce que je risque concrètement ? Peut-elle agir sur mon physique ? Mon esprit ? Si elle m’attrape par exemple ? Et comment je sors de tout ça ? » Elle avait un milliards de questions.
Coleen comprenait, un léger sourire marqua son cynisme et elle essaya d’être concise :
« Le courant, c’est comme une rivière. Une goutte, une vie, un souvenir...pour s’exprimer, on matérialise. Un lieu, un souvenir, selon le but. Elle va te poursuivre dans tes lieux pour t’attraper, t’attirer dans les siens. Si tu n’arrives pas à lui échapper, elle te fera comme moi. Elle fera de toi un être vide. »
La jeune femme s’expliquait mais elle avait peur pour Pedge. Elle avait peur qu’elle se fasse prendre par la reine.
« Tant qu’elle ne t’attrape pas, tu contrôles là où tu vas. Si tu tombes dans ses lieux, il y a toujours une échappatoire. Pedge... »
Elle la regarda dans les yeux avec gravité.
« Nous savons ce qu’elle t’a fait...ne te bats pas contre elle. Dans le courant, elle est bien plus puissante. C’est une reine Wraith. Ne te bats surtout pas... »
« Alors il me faudra fuir si c’est la seule solution. » Pedge était tentée d’affronter la Reine. Si elle gagnait, elle réglait le problème de la guerre. Mais la texane n’avait pas le complexe du héros comme pas mal de soldat. Elle était consciente de ses faiblesses et de ses qualités, et elle s’était déjà frottée à la reine avec le succès qu’on lui connaissait. Autant dire qu’elle serait la dernière des connes de se jeter dans la gueule du loup par pure vanité. Certes, elle se pensait souvent meilleure que le péquin du coin, mais elle n’était pas non plus imbue d’elle-même au point de pouvoir penser qu’elle rivaliserait avec une reine Wraith dans son univers.
« Dernière question, comment je sors du courant ? »
« Il suffit d’y penser...comme quand tu étais sur le siège. Mais la reine ne doit pas t’atteindre ou elle fera comme pour moi. Elle te dévorera. Quand tu auras fui et que tu seras sûre de ne pas être “accrochée” par sa volonté, tu pourras rentrer. »
Coleen eut une expression de reconnaissance à son égard. C’était vraiment de gros risques qu’elle prenait. La main de Coleen se posa sur son épaule.
« Tu n’es pas habituée à rester dans le courant si longtemps, ça va abimer ton esprit...ne tarde pas. »
« Tout est clair pour moi. Bonne chance alors. », fit-elle en s’apprêtant à pousser la banquette pour ressortir par l’habitacle. Coleen la retint soudainement pour ajouter :
« Je ne suis pas une traître. Je suis comme toi...et tu m’as donné un nom. »
« Pedge… C’était le prénom que voulait absolument p’pa. Coleen c’était plus pour maman. Alors autant que je garde celui-là pour moi, non ? ».
La texane n’attendait pas spécialement de réponse.
« Merci Pedge. On se retrouve de l’autre coté ! »

La nuit était noire.
Véritablement noire, comme de l’encre. La pluie se faisait battante, comme si l’état était touché par l’une de ces catastrophes naturelles, les cyclones. De violentes bourrasques de vents soufflaient en envoyant les grosses gouttes contre la jeune Pedge qui peinait à y voir. Parfois, quelques éclairs zébraient ce ciel sans nuage ni étoiles. Il était évident que la reine avait renforcé son influence sur le souvenir sécurisé de la texane, essayant de le corrompre. Mais la voiture avait très bien tenu.

Soudain, un bruit de verre cassé attira son attention. Sur le porche de la maison devenue flétrie et étonnamment rongée par la pourriture, le bois gondolé et terne, sans couleur, se trouvait la silhouette de son père. Mais seulement la silhouette. Il faisait si noir qu’on ne remarquait pas les détails de son habit ni même son visage.
Pourtant, quand un éclair illumina soudainement les environs, la silhouette s’éclaira pour révéler rien de moins que la reine Méda’Iyda, engoncée dans ce “vêtement” de paternel, qui la fixait d’un air atrocement cruel et malsain.
Le septième sens de Pedge l’alerta que c’était bel et bien la reine. La vraie, pas un clone. Sa puissance spirituelle était tout simplement incommensurable, elle en faisait plier le lieu de Pedge, la maison commençant à craquer de partout et la voiture s'aplatir comme si elle avait été placée au rebut. Le père de Pedge s’avança lentement, de manière fantomatique, les mains ouvertes en se terminant sur une série de griffes particulièrement inquiétante.
En approchant, elle cherchait à sonder la texane, trouvant en elle quelque chose de foncièrement différent que les clones qu’elle avait pour habitude de fliquer.

Dans le nouvel éclat de tonnerre, la voix de la reine monta comme une promesse de malédiction.
« Toi... »

La vision soudaine de son paternel lui fila un coup quand même. Elle ne s’y attendait pas en fait. Heureusement, elle fut rapidement convaincue que c’était là la reine. Néanmoins, la colère était belle et bien présente, et elle se combinait avec le ressentiment qu’elle avait pour son vieux.
« Tu m’as l’air en forme. », fit Pedge avant de tourner les talons et de se tirer en courant. Elle ne devait pas jouer le jeu, elle devait fuir, fuir le plus loin possible de cette engeance. Elle ne pourrait pas la battre ici et elle ne pouvait pas se permettre de discuter sous peine de se faire avoir. Cette petite constatation était simplement une petite boutade pour lui rappeler qu’elles s’étaient quittées toutes les deux dans un état lamentable, rien de plus. C’était son terrain, et même si la reine pouvait le modeler ou le pervertir à sa façon, ça restait son terrain. Elle avait cavalé ici une grande partie de son enfance, et elle connaissait les lieux par coeur. La pluie battait son visage alors qu’elle courrait à en perdre haleine. Elle pouvait se diriger vers le champ de maïs qui poussait d’un côté de la cloture de la maison, mais c’était se risquer à l’aveuglette dans un environnement qui serait certainement plus avantageux pour un prédateur comme la Wraith. Du coup, elle fila vers le village, qui lui donnerait bien plus de cachettes.

Il suffisait simplement à Pedge de penser et l’environnement lui répondait comme par magie. Si une porte se trouvait verrouillée, un déclic soudain lui permettait d’entrer et la clé se trouvait derrière. La texane avait l'embarras du choix mais, malgré tout, son septième sens était cruellement mis à mal. Les ténèbres que représentait la reine recouvrirent soudainement le village. Les lampadaires cessèrent d’éclairer les uns après les autres, en séquence, comme mourant sur le passage de Méda’Iyda. Les ampoules finissaient toutes par éclater.
Arrivé sur la place centrale, la reine aux contours du paternel se mit à tourner sur elle-même, sifflant en regardant toutes ces cachettes potentielles.
« Mon chiot m’est revenu...Pedge Allen...comment trouves-tu tes soeurs ?!? »
La reine avança pour longer quelques bâtiments, regardant par les vitres qui, comme soumises à sa corruption, se fendaient progressivement avant d’éclater en morceaux.

Pedge ne comptait pas répondre. Elle avait trouvé refuge dans l’épicerie du père Goriot. Il y avait une porte arrière, ce qui pouvait faciliter la fuite au cas où. Le but était de faire gagner du temps à Coleen en attirant la reine ailleurs. Pour le moment c’était réussi. La véritable Allen était du pain béni pour cette femme. La texane se sentait assailli par les ténèbres. Elle avait un poids sur elle et elle ne parvenait pas à s’en défaire. C’était opprimant. Elle vit, depuis sa planque derrière le comptoir, son ennemie regarder par la fenêtre. Les carreaux étaient en train de se fissurer avant d’éclater. Ni une ni deux, par la force de son esprit et parce que c’était possible ici, elle embrasa le vieux comptoir en bois et elle le propulsa vers la devanture aux fenêtres brisées. Nul doute que ça allait foutre le feu à la bâtisse entière, mais qu’est-ce qu’elle en avait bien à foutre finalement ? L’essentiel était de fuir. Encore et toujours. Elle s’élança donc vers la porte arrière mais quelque chose lui aggripa soudainement la gorge.
Une longue saucisse perche qui pendait par la poutre...une foutue saucisse perche transformée en serpent et qui sifflait, venait de la chopper à la gorge.
Pedge commençait à comprendre les mécaniques de l’environnement et ce qu’elle pouvait en faire. Elle se retrouva avec un hachoir dans les mains, et, la stupeur passée de se retrouver avec une saucisse serpent autour du cou, elle abattit d’un coup sec la feuille de boucher sur la charcuterie vivante.

La texane était en train d’être soulevée par cette chose, ses pieds battant au-dessus du plancher lorsqu’elle parvint son geste. Mais lorsqu’elle retomba, elle eut l’impression de s’enfoncer dans le parquet comme dans des sables mouvants...ou une dalle de béton qui n’avait pas séchée.
Dans son dos, un rire sadique et cruel monta. Le comptoir venait de mettre le feu à toute la façade et, comme un démon des enfers, la reine se dessinait à l’intérieur sans être inquiétée de la chaleur. Les vêtements et les contours qui faisaient son paternel se mirent à brûler dans une odieuse odeur de chair grillée rappelant le poulet. Méda’Iyda prenait sa douche dans le feu…

« Si divertissante...ça m’a manqué. »
« Ce n’est pas réciproque. », fit Pedge en cherchant un échappatoire. L’odeur était horrible et ne donnait absolument pas faim. Elle tenta de se grandir pour accrocher quelque chose au plafond, mais ses jambes qui s’allongeait s’enfonçaient dans le sol au fur et à mesure et elle comprit que ce n’était pas la solution. Du coup, elle ramena le plafond à elle en faisant rapetissir la bâtisse en flamme tout simplement. Elle se hissa à l’aide d’une poutre qui commençait à s’embraser, mais elle décréta que son propre feu ne lui ferait pas de mal. Par contre, elle fit céder l’ensemble de la charpente sur la position de la reine, histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce. Elle ne devait pas se lancer dans un duel de la sorte. Elle sentait que ça lui en coûtait plus qu’elle ne le pensait que de manipuler son environnement mental. C’était un duel d’esprit, et elle n’avait pas les ressources, aussi têtue et bornée était-elle. L’entraînement manquait certainement.

Le bois et l’étage du dessus s’écrasa soudainement sur la reine qui râla. L’endroit où elle se trouvait se transforma en un monceaux de bois brisés, de lattes de planchers et de mobiliers provenant de l’étage supérieur. Les flammes grimpèrent et emportèrent le tout sans que Méda’Iyda n’en sorte. La fumée était en train de devenir omniprésente, étouffante. Elle piquait les yeux et la gorge. Le temps que la texane se rende compte que ce n’était pas normal, elle sentit cette épaisse fumée prendre vie et lui sauter dessus. Comme une bourrasque de vent très soudaine, elle arracha un placard de son logement en direction de Pedge. Elle le reçut de plein fouet et tomba de son perchoir avec une terrible brutalité, retomber mollement du peu de hauteur qui restait.
La fumée d’incendie se compacta alors en une silhouette progressive, la silhouette de la reine qui reprenait une matière organique tout en approchant d’elle. Pedge sentait que la puissance de l’esprit de la reine n’avait même pas baissé.

« Tu vas venir avec moi. »

Elle n’avait vraiment pas l’avantage. Elle ne savait pas si elle avait mal ou pas. Est-ce qu’elle le ressentait ? Ou son cerveau, sous la violence du choc, lui disait qu’il ne pouvait en être autrement ? Qu’importe, elle devait remettre de la distance entre elle et cette reine. La reine approchait, et elle était acculée contre un mur. Soudainement, son corps s’incrusta dedans et elle s’en extirpa de l’autre côté. Oh, d’un moment à un autre, ce mur allait exploser avec la progression de la Reine, mais elle aurait un peu le temps de courir pour gagner du temps. Coleen ne devait plus être dans le coin maintenant. Au fur et à mesure de sa course, Pedge dressait des murs droits derrière elle, autant d’obstacle que la reine devrait casser si elle voulait la suivre. D’ailleurs, derrière un mur, elle imagina une immense cuve d’eau, qui, en cassant, ne manquerait pas d’emporter cette salope avec elle, lui faisant perdre encore plus de temps.

Les différentes détonations confirmèrent bientôt que la reine usait de la force pour essayer de passer les multiples défenses. Même la citerne fonctionna avec brio. Néanmoins, il n’y eut plus aucun bruit après. Juste...des aboiements...la clinique vétérinaire d’à côté !!!
Les vitres se brisèrent soudainement et trois molosses couvert de plaies béantes lui foncèrent dessus. La reine n’était pas en vue, elle cherchait probablement à compenser son retard. Pedge sentait qu’elle avait mis un bel écart entre elles deux.

Elle maîtrisait le concept maintenant. Ça devenait intuitif en réalité et c’était presque jouissif de modeler un environnement par la pensée. Rien que pour ça, elle ne voulait pas s’en aller. Elle savait que Coleen était maintenant en sécurité, elle le sentait dans le lien qu’elles partageaient toutes les deux. Elle devait donc s’en aller. Oui, mais pourquoi ? Elle était toute puissante ici, non ? Ou presque. D’ailleurs, elle entoura les clébards de cage aux barreaux épais, les coupants dans leur élan. Ils s’écrasèrent le museau entre les barreaux, lesquels étaient en train de se rapprocher de plus en plus. Bientôt, ils seraient écrasés. Pedge continuait de courir maintenant. Elle devait se raisonner, c’était le moment de sortir du flux. Tant pis pour la frustration.

Mais soudain, un voile de ténèbres recouvrit ce qu’il restait de l’environnement. Plusieurs silhouettes de la reine se formèrent autour de Pedge, l’entourant, la privant d’issues. Elles étaient toutes là, l’air sadique et goguenard, avec une voix d’ensemble qui lui vrillait les oreilles.
« Tu t’en vas déjà, mon petit chiot ? Nous faisons que commencer... »
La texane semblait prise au piège. Pourtant, une timide petite lueur se dessina au fond, tout au fond, à la sortie du village. Comme une porte que l’on avait laissé entrouverte avec la lumière allumée.
« Tu es à moi...tu m’appartiens. »

La fuite aurait été trop simple. Elle était maintenant entourée, et pourtant, là bas dans le lointain, il y avait quelque chose, une issue pour s’en sortir.
« Dans tes rêves. Ca n’a jamais été le cas. », maugréa Pedge.
Dans le même temps, Pedge explosa en un nuage de fumée avant de se rematérialiser devant chaque reine présente. La voix d’ensemble, un peu nasillarde et blasée de la jeune femme s'éleva elle aussi :
« Ça n’a jamais été le cas ! »
Et chacune des Pedge poussa chaque réplique de la reine, avant que l’originale ne s’extirpe du rond en tapant un sprint vers la sorte qu’elle voyait au fond du village. Il lui fallait de la vitesse, beaucoup de vitesse.
Un terrible hurlement de frustration lui prouva qu’elle avait réussi son coup. La reine était maintenant trop loin derrière pour pouvoir la rattraper. Ces images miroirs n’avaient que pour but de la retenir, la véritable Méda’Iyda était encore plus en arrière pour essayer de combler le retard. Les copies de la reine disparurent donc.
Pedge était sur le point d’atteindre la porte quand un soudain vacarme attira son attention. Sur la route qui descendait du village, entre les collines boisées, descendait un énorme objet sifflant dans sa direction. Des moteurs en feux, deux ailes, un nez métallique.
UN PUTAIN DE BOEING 747 LUI ARRIVAIT DESSUS !

Tout cela défiait toute logique. Pedge n’était pas connue pour son imagination débordante, mais là, c’était délirant. Mais pourquoi pas une fusée tant qu’à y être ? Ou un porte avion ?? Il fallait qu’elle conserve son calme et qu’elle dévie l’objet d’une manière ou d’une autre. Et qu’est-ce qui pouvait transporter quelque chose d’un point A à un point B ? Une Porte des Etoiles. Elle en matérialisa une énorme avec le vortex déjà allumé. La Porte d’arrivée se matérialisa au niveau des doubles de Pedge et cette dernière laissa faire en augmentant encore sa course vers la sortie.
Dans le terrible vacarme d’une explosion, suite à ce crash aérien “transféré”, Pedge pu sentir l’esprit de la reine vaciller. Elle n’eut aucune faiblesse mais elle le sentit parfaitement : elle lui avait balancé un poing en pleine figure. La reine avait prit l’avion sur le coin du nez. Retour à l’envoyeur.

Quand elle passa l’étrange porte de sortie, elle sentit tout son environnement se désagréger. Pedge repassa dans l’immatériel qu’était le courant et découvrir la masse sombre, informe, et dangereuse qu’était la reine dans ce réseau psy. Perdue et désorientée, elle chercha frénétiquement parmis ces innombrables étoiles à la recherche de Pedge. Tout le monde se tenait à carreaux, rendant impossible de discerner le rebelle du clone obéissant. Un “nuage” de ces étoiles avait étrangement bougé pour entourer la texane et la noyer dans la masse. Comme avait dit Coleen, une goutte, une vie, un souvenir. La reine ne parvint pas à la retrouver, Pedge pouvait enfin revenir dans sa réalité sans craindre de sévices.

Coleen "No-Fire"


Du point de vue extérieur, Pedge s’était connecté à Coleen durant dix interminables minutes où toutes les expressions étaient passées sur son visage. Pourtant d’habitude si neutre, la texane avait exprimé involontairement tous les efforts et les souffrances liés à son combat contre la reine.

Quand elle émergea dans sa réalité, elle fut soudainement prise d’un tel mal de crâne qu’elle faillit tomber dans l’inconscience. Pedge fut victime d’une véritable crise nerveuse qui impacta sa respiration et ses mouvements.

Coleen avait repris des couleurs. Elle était revenue en même temps que Pedge, beaucoup plus alerte, comme si son agonie n’avait été qu’un jeu de théâtre. Elle receptionna Pedge dans ses bras et accompagna la chute de son corps en la faisant pivoter petit à petit, que sa tête repose sur ses cuisses. Le clone la garda allongée ainsi, lui massant l’épaule d’un geste de compassion et rassurant, comme pour lui dire que ça allait passer.

Mais personne, à part elle, ne pouvait savoir l’horrible contrecoup que vivait la texane après être resté si longtemps dans le courant. Et surtout avoir disputé une telle rencontre spirituelle contre la reine. Tous ses membres s’étaient engourdis et elle avait l’impression de faire une crise d’asthme mêlée à une profonde panique involontaire.

Coleen déboutonna le haut de sa veste, abaissant également la fermeture éclair de son gilet, afin de libérer sa respiration. Son regard se détourna sur Mikkel, la tigresse, Sheppard, angoissée à l’idée qu’ils puissent penser qu’elle soit responsable de l’état de la militaire. Mais elle allait reprendre bientôt ses marques. La séparation entre courant et réalité allait bientôt lui revenir et son esprit cesserait de s’emballer comme ça.
Pedge avait fait quelque chose d’impressionnant que les Affranchis comme la Multitude avait observé. Ils savaient tous le violent revers qu’elle venait d’imposer à la reine.



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JohnSheppard

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Pedge Allen


Pedge sortit du bain d’eau froide dans lequel elle était. Elle émergea comme si elle devait reprendre une respiration depuis longtemps trop retenue. La jeune femme avait basculé sur le côté en se tenant la tête. Ça tambourinait tellement là dedans qu’elle avait envie de faire qu’un avec ce tambour et de frapper son crâne sur le sol en pierre. Elle était crispée, les muscles lourds et soumis à des formes de crampes nerveuses. Elle se sentait tellement las, mais douloureusement las. Ce n’était pas une bonne douleur, comme l’on pouvait ressentir après une bonne séance de sport, le lendemain ou le surlendemain. C’était vraiment en elle. Finalement, ce n’était pas le sol en pierre qu’elle avait sous elle, mais les cuisses de Coleen qui l’avait réceptionnée quand elle était sortie du courant. Ça portait bien son nom mine de rien. Elle avait vraiment l’impression d’avoir nagé dans une eau tumultueuse, mais dans le sens opposé.

Pedge peinait à reprendre sa respiration, et cela se traduisait par des prises d’airs intenses et rapides, saccadées par moment, et des bruits de gorge qu’on ne lui connaissait pas. Elle avait besoin d’oxygène et pourtant, alors qu’elle en avalait de pleine gorgée, ce n’était pas suffisant. Elle était revenue dans la réalité. Elle n’était plus dans cet immatériel, dans ce flux d’esprits interconnectés, et son cerveau s’emballait parce que la cassure était trop nette, trop rapide. Comment savoir si elle était revenue ou pas ? Son corps qui lui disait merde par milles souffrances était une bonne indication.

« Elle est... », voulu dire Pedge en se redressant mais Coleen força sur son épaule pour l’en empêcher. Il fallait visiblement qu’elle reste allongée un peu plus longtemps. Pedge insistait parce que c’était important : « elle est... » nouvelle prise d’inspiration avant de finir par un : « ok. »

Mikkel Hansen


Mikkel observa l’échange entre le lieutenant Allen et Coleen. Il resta patient et calme des minutes qui s’écoulèrent. Elles purent pourtant paraître comme interminables car toujours dans ce stress que les choses partent d’un seul coup en vrille et en naufrage.
Au bout d’un moment, au terme de l’échange, l’officier Allen s’effondra tandis que Coleen la réceptionna. La demi-lune lui dégagea son col et ainsi ses voies respiratoires. Mikkel suivit du regard les gestes de Coleen qui lui parurent “alliés” et dans l'assistance. Le norvégien ne put s’empêcher d’adresser pour autant un bref regard à la tigresse comme pour s’assurer qu’il interprétait dans le bon sens et du même temps checker la réaction de la tigresse.

Arwé”Shara


La tigresse ne comprenait pas tout ce qui se passait avec cette sans poil qui touchait la demi-lune comme pour voir sans son esprit. Ce genre de chose, c’est le clan d’Eura qui réalise ce genre de prouesse et elle n’était pas très à l’aise avec cette “magie”. Surtout que l’homme a moitié mort dans l’objet d’oreille du colonel parlait de trahison, alors il fallait se montrer prudent. La Tairis abaissa sa patte en voyant Pedge revenir et son regard se leva sur le soldat en face d’elle qui devait protéger la femme au pelage rouge.

« Pas de coup de patoune. » dit-elle sérieusement, voyant que la demi-lune était là en assistance et non en attaque envers celle qui devait vérifier les paroles.

Mikkel Hansen


Mikkel acquiesça viking à la tigresse d’un hochement de tête à l’affirmatif. Ìl aurait pu décrocher un sourire à l’expression de la tigresse dans un autre contexte.

Le norvégien revint très vite du regard sur Coleen et de là au lieutenant Allen.

Le lieutenant parut comme en crise. Le norvégien tenait du regard autant le lieutenant que Coleen. Il contrôla ce qu’il se passait là. Il tâcha de rester de sang froid face à la crise de son officier mais il sentit en lui de l’inquiétude et un coup d’effroi. Collen accusé de traîtrise pouvait bien continuer sur sa lancée à faire un à un des altantes des fantômes. Mais la tigresse aussi parut avoir confiance : la demi-lune ne paraissait pas agir de manière suspecte.

Le lieutenant avait pu prononcer quelques mots : “Elle est ok”. L’officier Allen avait-elle... confirmé... ? Mikkel se disait que le lieutenant parlait sûrement de Coleen.

Il garda pour autant en joug Coleen gardant l’ordre de son colonel actif et glissa son regard sur son colonel Sheppard.



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John Sheppard


John s'était approché aussi de la scène sans pour autant gêner l'éventuelle intervention du tigre et de Mikkel. Franchement voir un Tairis avec la patte levée avait un côté assez drôle et inquiétant ... les dix longues minutes semblaient interminables et John se laissait aller à quelques pensées, autant diriger sur l'équipe de Matt espérant que la caporale arrive à temps, sur Pedge qui était dans un autre monde et le reste du front. Le nombre de blessé important et les jumpers qui n'arrivaient commençait à être difficile pour les Atlantes. Comme dans chaque guerre il y a des hauts et des bas et dans celle avec la reine grognasse chaque petite victoire se payait chèrement et il redoutait de n'avoir pas assez d'effectif avec lui. De ramener un Dédale transformé en morgue qu'en vaisseau de combat.

Quand Pedge reviens parmi les ombres, John ne put s'approcher davantage tellement il avait du monde et surtout que Coleen était là en train de rattraper son double.

« Lieutenant? » Celle-ci répondit difficilement ... elle est ok... Son regard alla sur Coleen. Une forme de soulagement l’inonda… un souci en moins. Il fit un signe pour abaisser les armes métallique ou naturelle de chacun.
« Que c'est t'il passé alors ? » Mais il se rappela que Pedge ne pouvait pas encore bien parlé et la blanche... comment dire ? Cela serait trop long.

« Elle ne parle pas. Pour le moment on a autre chose à faire. Double lune est loyale. Maintenant, il fait attaquer le dévoreur avant qu'il décide que vos popotins sont alléchants ! Et puis j'ai faim ! Je n’ai pas mangé et j'aimerai qu'on se dépêche de trouver les autres double lune sinon je n'aurais pas de viande à la prochaine phase de repos ! » Cela était faux, elle n'avait pas faim, mais elle voulait que ça bouge, elle sentait que le temps était suffisamment coulé pour devenir un désavantage pour eux.

Le colonel hocha la tête amusé par la réplique de la féline qui avait raison, Pedge devait se reposer encore... elle n'était pas en capacité. Donc autant la laisser tranquille le temps que tout soit mis en place.

« Mikkel, regroupez les Natus restant avec Arwé'Shara. »
« Bien mon colonel » Acquiesça Mikkel - et aussi de la tête.
Quant à lui, il attrapa Effel pour l'informer qu'il devait mettre en place son plan de ligne et de faire attention à sa tête, puisque une frappe aérienne allait venir. L'homme se dirigea vers les jumelles, lançant un regard tout en hochant la tête vers la clone, pour lui affirmer qu'il était en confiance. Avec l'aide des jumelles et de sa grille d'officier pour quadriller le terrain le colonel, était en train de calculer la zone de frappe, ainsi quelques longues plus tard sa radio grésillai :

// Ici Sheppard pour Dédale. Demande frappe aérienne sur le secteur F-80 degrés 5 et horizon H sur la droite. Ligne de bâtiment à percer pour frapper ligne ennemie.

Arwé”Shara


De son côté la tigresse lança un regard vers Mikkel et elle lui fit un signe de tête tout en se levant.
« Bon agitons nos patounes avant que le temps nous transperce ! » Et elle començan à zyeuter autour d’elle, pour voir où était les Natus vivants et non partis avec la sans poil aux yeux en fente.

Mikkel Hansen


Mikkel acquiesça viking à la tigresse. Cette fois-ci le norvégien ne put s’empêcher de lâcher un brin de sourire au parler aussi animal que guerrier de la tigresse - “patoune” pour sûr ce terme ça allait lui rester en mémoire.
Le norvégien s’engagea bien vite à regrouper les Natus encore capables de se battre en se dirigeant vers eux dans de bonnes foulées et en pas de courses.
Il lui arriva de poser une main encourageante sur épaule à certains d’entre eux avant de se hâter à en rassembler d’autres par-ci par-là.
Mikkel désigna le point de ralliement voulu aux différents Natus.

Arwé”Shara


La tigresse n’eut aucun mal à rassembler les Natus qui vouaient un véritable respect à sa race, cela avait un certain avantage mais comme la majorité des félins, elle n’en profitait pas. Elle finit par rejoindre Mikkel à la zone de regroupement, s’étirant comme un gros chat.

« Première fois que tu fais guerre ? » demandat’elle au norvégien, elle tourna la tête vers le colonel qui était en train de faire quelque chose d’étrange avec sa carte et les jumelle… elle ne chercha pas à comprendre plus, les Atlantes sont compliqués mais efficace et c’est le principal.

Mikkel Hansen


« Ouais, de cette envergure ouais. »

Répondit-il avec grande spontanéité à la tigresse.
Ouais. C’était un soldat. Il avait déjà servi la Norvège avant Atlantis. Il avait vu des trucs. Il s’était déjà battu sur des bâtiments maritimes de guerre. Il avait fait des missions. Mais une guerre de cette ampleur… de cette envergure... c’était bien la première fois… ...
Dans l’agitation, il n’avait même pas eu le temps de s’interroger - de réfléchir. Il eut un regard au loin pour son officier Allen et pour Coleen puis pour son colonel Sheppard. Alors.. Coleen était bel et bien dans leur camp... Il eut envie d’en tisser un brin de sourire. Mais le norvégien eut une pensée trop inquiète pour Matt et l’équipe Eversman - Kay et Hamilton. Drôle de guerre. Et comment allait le colonel Sheppard avec sa blessure due au mystérieux parasite ?

« Drôle de guerre. »
Confia-t-il à la tigresse.
Mikkel resta viking dans la confidence.
Ouais ça restait la première fois qu’il faisait ce genre de guerre - perturbante.

« Et toi ? T’en as beaucoup à ton actif ? »
Demanda-t-il ayant déjà observé ses ornements de guerre.

Arwé”Shara


Elle était bien d’accord, c’est une étrange guerre, mais surtout à cause de ce mélange de peuple. Il fallait s‘adapter aux coutumes et aux manières de faire de chacun, même si tout le monde se callait sur les techniques de guerre des Atlantes. Autant les Natus pouvaient prendre leurs armes ou matériel mais ce n’était pas le cas des tigres qui devaient faire avec leurs propres armes. Elle trouvait ça dommage, puisqu’elle trouvait les fusils étaient très bien, car tuaient à distances.

« Mon clan est spécialisé dans le combat et la guerre. Nous nous entraînons beaucoup et nous partons loin pour combattre toute sorte de créatures et sécuriser nos plaines. J’ai eu beaucoup de réussisses…Mon frère et le chef du clan des Waldna. Ça ferait rayure que la sœur ne soit pas aussi bonne que le prétentieux Rion Lastar ! » dit-elle avec humour. Son frère était connu pour être très sûr de lui et se vanter de manière amusante, généralement, il était le tigre qui avait le droit aux vannes de la part des autres chefs, puisque Rion était très naturel et un peu bourrin parfois et il adorait la taquinerie donc tout le monde s’en donnait à cœur joie avec lui. Il n’y avait rien de méchant, juste de l’amusement bon enfant. Rion était très aimé et respecté des autres clans et des autres Tairis en générale.
« Je suis meilleure que lui, mais il ne faut pas lui dire, cela lui ferait tomber ces crocs » dit-elle d’un air malicieux avec un clin d’oeil en prime.


Mikkel Hansen


Mikkel écouta les récits de clan et de guerre de Arwé’Shara. Le norvégien lâcha un brin de sourire guerrier à l’humour de la tigresse qui évoquait comme son devoir d’être digne voire d’égaler et qui savait peut-être même de dépasser son frère et chef de clan.

« Je ne dirai rien. »

Répondit Mikkel réceptif à la malice en acquiesçant dans un baissement de tête viking et avec un franc sourire.
« C’est sage parole, car tu ne courras jamais assez vite si je décide de te croquer les fesses ! »
« Tu n’arriverais jamais à temps avant mes salves de tirs. »
Dit-il guerrier - viking - et dans l’humour.
La tigresse se mit à rire dévoilant ses crocs ornées. « Et en plus tu comptes tricher ? Aucun crocs ! » elle le provoquait un peu dans l’humour.
Mikkel resta de sourire et parut malicieux sur la tricherie - pilleur guerrier.
« Mais des balles ! » Acquieça-t-il dans l’humour.
« Aucun crocs ! Est une expression, pour dire aucun courage, le sans poil a balle ! » ajouta t’elle en ricana.
« Quoi ? Aucun courage ? » Grimaça-t-il un peu. Il secoua la tête dans le négatif. Mais il resta dans le sourire. « On s’combat au corps à corps quand tu veux. » Dit-il guerrier - viking sûrement insouciant sur le moment.
« J’aime bien comme expression. Le sans poil à balle. La poil à crocs. » Ajouta-t-il viking et proposa-t-il en retour une expression pour elle avec un regard.

Il voulait se battre avec elle ? Sérieusement ? la tigresse eut un large sourire carnassier qui sur un félin de 1m80 fait clairement flipper ! Le prédateur dans toute sa splendeur ! Son nouveau surnom la fit rire un peu plus fort et elle donna un coup de patte aux jambes, plutôt doux pour pas envoyer valser l’homme, qui pouvant quand même sentir la force. Il n’aurait pas de bleu mais pas loin.
« Dès qu’on a déchirés les derniers ennemis, je t’attrape le sans poil à balle et je te montre ce que c’est que le courage ! » Elle haussa des épaules d’un air magnanime « Promis je ne mettrais pas les griffes, il faut bien que tu te reproduises et ce n’est pas avec la demi face en moins que tu vas séduire ! »

Mikkel sentit le coup de patte - heureusement contrôlé dans la force par la tigresse mais dont on pouvait sentir sa grande force. Le viking eut une grimace avec quelques serrages de dents mais se força à y rester stoïque. La grimace voulut ainsi s'effacer vite. Il faillit jeter un aïe mais il s’y ferma et se contrôla. Trop de fierté à vouloir rester viking. Il voulut en rester viking même face au sourire carnassier de la tigresse. Il vit bien ce sourire. Il en resta guerrier. Mikkel de sang-froid. Mais à l’intérieur il se disait que quand même il voudrait pas s’y frotter ! Pourquoi avait-il dit ça ?! Rha la la. Elle lui certifia que dans le combat où elle lui montrerait le courage elle ne le grifferait pas pour qu’il.. qu’il puisse se reproduire ! Mikkel la regarda avec un sourcil en l’air un court instant. Il revint à un visage viking.
« Et pourquoi pas. J’peux séduire même avec des cicatrices. »
Répondit-il guerrier. Lui-même il n’y croyait pas du tout. Déjà qu’il séduisait pas de base alors avec des cicatrices bonjour ! D’ailleurs le ton de parole parut moins affirmé et moins solide.

La tigresse hocha la tête dans un « mais oui mais oui ». Elle se rapprocha de lui, levant la patte vers son visage et lui montra la taille de sa patte à comparer de sa tête. Elle sortit même ses griffes longues de 5 centimètres.
« mouai…Sacré cicatrice … femelles sans poil aiment visage déformé ? » elle fit retomber sa patte au sol.

Mikkel leva le regard sur la patte de la tigresse. Il avala salive. Il resta viking. Il s’y entêta. Mais il avala salive. Il quitta du regard la patte qui pourrait en vrai lui décoller la tête de son cou. Bon… ok… l’esprit viking avait ses limites peut-être bien... Il vit les longues griffes... Il regarda de nouveau la tigresse. ll se targua à rester viking en apparence même s’il grimaça un chouilla.
« Non… Non je ne crois pas qu’elles aiment ça… Enfin de c’que j’comprends moi des femelles sans poil… enfin de la gente féminine j’veux dire . »
Répondit-il et mélangea-t-il les expressions. Fallait pas qu’il retienne cette expression…

La tigresse semblait bien s'amuser, elle était satisfaite d’avoir trouver quelqu’un avec un peu d’humour et de le provoquer de la sorte. Elle se ravit de la voir être moins sûre de lui, une manière d’avoir une forme de victoire en somme. Arwé lui fit un clin d’œil en reposant sa patte.
« Elles ont compliqué vos femelles ? » guerrier ou non, les Tairis sont curieux par nature. En tout cas l’homme commençait à prendre le pli tigre et cette erreur de langage plaisait bien à la tigresse.

« Bah j’sais pas… Peut-être bien... » Lui répondit-il d’abord en se grattant sa joue barbue. « J’arrive pas à savoir quand la fille est intéressée en fait. » Se confia-t-il à la tigresse. « Pis j’sais pas trop toujours ce que veut la fille. Genre, par exemple, tu vois, j’ai été avec une femme sans poil, une pilote, bon déjà ça ça craint mais passons, elle m’avait dit qu’on partait sur une relation libre, que chacun pouvait voir ailleurs si tu préfères, parce que chacun était réquisitionné sur sa plaine en gros, elle sur des avions et moi sur des bateaux, pis au final elle m’a demandé si j’étais resté fidèle. Le pire c’est que comme un con je l’étais resté mais je lui ai dit bah non c’est logique que non. Par fierté peut-être. Pour pas avoir l’air con. T'imagines elle m’aurait dit derrière bah moi non j’suis pas restée fidèle. J’aurai eu l’air trop con. Enfin bref. » Eut-il une toux comme pour s’excuser d’avoir trop parler.
Le norvégien n’était pas du tout bavard à l’origine comme gars…

Il n’y avait pas grand monde, car les Natus s’organisait non loin et John était en train de passer son appel radio pour le Dédale. Arwé écouta l’homme un peu circonspecte par son histoire de femelle. Elle ne comprenait pas bien pourquoi cette sans poil lui demandait d’être infidèle puis après lui demander de l’être après. Elle n’avait pas la définition de « relation libre » mais elle le devinait par la suite des propos du viking.
« Elle n’est pas fiable dans ces paroles… J’ai l’impression que vous les sans poil vous n’êtes pas très fidèles dans vos amours. Il y a toujours un mâle ou une femelle qui décide de voir ailleurs. » Elle allait souvent aux site alpha, pour discuter avec des sans poil et a force elle entendait les bruits de couloirs sur leurs vies...Pour les tigres ce n’est pas aussi problématique, quand un membre du trio voulait avoir un autre tigre il en informait les autres qui acceptait le nouvel amant ou non dans leur vie de famille mais acceptait le choix de l’autre tigre d’aimer un autre aussi. L’infidélité chez les Tairis étaient inexistante à cause de leurs franchises et de leur loyauté impressionnante.
« Et elle, elle était restée dans votre union ? Ou elle a trouvé d’autres mâles ? »

A l’avis de la tigresse que la jeune femme n’avait pas été fiable le norvégien en soupira un peu. Elle avait peut-être proposé cette relation libre pour se protéger vu les métiers de chacun elle hôtesse de l’air et lui dans la marine. Ca leur aurait peut-être compliqué la vie la fidélité.
« Je sais pas. Je l’ai jamais su. Elle a dit que oui, qu’elle a été voir ailleurs, mais elle a peut-être fait comme moi, elle a peut-être menti. Après oui elle a trouvé d’autres… mâles… enfin hommes. » S’étonna-t-il à dire en prenant le parler tigre.
« Ouais, t’as peut-être raison, les sans poil ne sont pas très fidèles dans leurs amours. »
« Dans ce cas faut pas chercher à l’être. » Logique Tairis par excellence : ne cherche pas à être quelque chose que tu ne peux pas être.
« Ou faire comme nous, couple à trois. » dit-elle naturellement avec un rictus.
Mikkel, viking, même si par fierté ne le disait pas, voulait quand même y croire un peu en la fidélité mais bon… à quoi bon… Ouais peut-être fallait-il réfléchir à ne pas persister de l’être. Mais bon le viking était du genre persévérant et… et là il entendit la suggestion de faire un couple à trois. Les tigres faisaient ça eux. « Un couple à trois ? »
Il eut un temps de réflexion. Ca pourrait peut-être le faire mais…
« Oh non je ne peux pas supporter deux femmes sans poil en même temps. » Il imaginait déjà les crêpages de chignons. « Et deux hommes et une femme ? Ouais non. Pas question que je me mette en couple avec la femme d’un autre. Je crois que je vais m’en tenir au couple à deux... Enfin je sais pas comment ça se passe pour vous mais ça me parait encore plus compliqué qu’une femme sans poil seule pour moi... »


La tigresse eut un petit sourire amusé, cela avait l’air assez pénible d’être un sans poil mine de rien. « Qu’importe composition des sexes, deux mâles une femelle, deux femelles un mâle ou trois mâles et trois femelles… cela n’a pas d’importance tant qu’il y a de l’amour et de la loyauté. Ça se passe bien, car on parle et on accepte les avis et les paroles des uns aux autres… Le Tairis est franc. Si un Tairis veut ajouter une autre personne, les autres peuvent refuser de partager leur hutte avec mais laisser le tigre voir son autre mentra. Ça forme d'autres huttes, mais généralement, le nouvel amour est accepté et intégré dans la famille, les autres ne sont pas forcés d’avoir de l’amour pour lui. De l’affection comme on apprécie un nouvel ami oui. » Dit-elle avant d'ajouter :
« Je suis avec ma “mentra”, une femelle qui est restée sur la grande plaine, elle avait un autre compagnon, un mâle qui est ici à la guerre. Je ne suis pas amoureuse de lui, mais il vit avec moi sous ma hutte. Il est le “mentra” de ma “mentra” et voilà. Chacun vie ensemble et tout se passe bien. »
« Tu trouveras une femelle sûre de ces paroles qui ne viendra pas mélanger ton esprit inutilement. Tuas du pelage au menton donc tu fais viril » ajouta-elle par humour avant de tourner la tête vers les autres humains, tout le monde se mettait en place. « Bon ça va être le moment du boum. »

Mikkel trouva cette manière de vivre des tigres très intéressante - rafraîchissante. Il écouta avec attention. Il acquiesça. Il eut un sourire amusé à ce que la tigresse lui dise qu’il trouvera une femelle et surtout à ce qu’il fasse viril de son pelage au menton réceptif à l’humour. Le terme de “mentra” lui plaisait bien à l’oreille de viking.
« Merci Arwé’Shara. »
Remercia-t-il son écoute, leur échange, le partage - ce moment. Il trouva un écho similaire chez la tigresse qui lui rendit son salut avec la tête.
Il acquiesça de nouveau et de plus belle et plus sérieux à l’annonce du boum.
La guerre allait reprendre. Mikkel revint au soldat de première classe prêt pour ça.


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Pedge
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Allen
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Pedge Allen


Pedge reprenait petit à petit ses esprits. C’était dur, terriblement dur. En réalité, c’était surtout cette douleur en elle qui lui était insupportable, comme si elle n’avait jamais su respirer et que ses poumons découvraient l’air pour la première fois, et que cet air là était diablement irritable.
Sheppard avait tenté de communiquer avec son lieutenant rouge tomate tellement elle inspirait fort. La texane était une habituée de la douleur, une robuste personne souvent soumise à un défi physique, mais là, elle en chiait grave.
Coleen essayait de l’apaiser, et force était de reconnaître que ça fonctionnait. En tout cas, elle fut satisfaite de voir qu’on lui laissait de l’air, et elle ne chercha pas à retenir Mikkel, ou Sheppard, ou encore même le gros nounours de destruction massive. Elle avait besoin de reprendre ses esprits, et le fait de s’afficher bien malgré elle dans ces râles de douleurs plutôt éloquents et bien visibles, la gênait énormément.

« Merci Coleen... », souffla Pedge en se redressant cette fois. Elle n’aurait pas vraiment accepté d’être maintenue de la sorte par une autre personne qu’elle. Son esprit rebelle et indomptable aurait pris le dessus pour ne pas se montrer faible, mais avec un double d’elle-même, qui avait maintenant la place d’une soeur, ou presque, puisque son esprit l’avait placée de cette façon là dans le courant, elle éprouvait moins de pudeur.

Il fallait qu’elle communique avec le colonel pour échanger des informations. Ce dernier s’était un peu éloigné pour parler avec l’ingénieur Natus, tandis que Mikkel et la tigresse n’étaient pas dans les parages proches. Elle emmena Coleen avec elle, à qui il allait falloir trouver une arme.

« Mon Colonel. », souffla Pedge, qui n’était plus rouge pivoine mais blême. Elle reprenait néanmoins des couleurs plus normale. « Le groupe d’Eversman est tombé sur une nouvelle arme de la Reine. Coleen ne pouvait pas savoir qu’elle serait là. Elle a essayé de les aider en s’insinuant dans l’esprit de Matt mais ce dernier l’a dégagé. Du coup, elle s’est affaiblie, et la Reine lui est tombée dessus dans le courant psychique. J’ai du faire diversion pour empêcher Méda-Iyda de lui prendre son énergie et la tuer. » Elle marqua une pause d’une seconde et ajouta : « Me revoilà prête au service mon Colonel. Coleen aussi. »

Elle se tenait assez droite et raide comme à son habitude. Pedge avait, sans trop s’en souvenir, dégrafé son casque pour se donner de l’air, à moins que ce ne soit du fait de son alter égo. En tout cas, elle le remisa sur son crâne, passant ses mèches de cheveux sous les sangles, ajustant cette crinière un peu revêche par moment. Elle remonta aussi les fermetures éclaires de son gilet.

Coleen "No-Fire"

Coleen s’en était remise rapidement.
Enfin libérée du terrible étau psychique de la reine, elle avait senti l’énergie déferler en elle dans une vague salvatrice et bienfaisante. Cela ne l’empêchait pas d’avoir encore une mine fiévreuse et un air fatigué mais son corps encaissait bien plus que Pedge. A son sujet, elle lui avait transmit un message non verbal alors qu’elle la rassurait durant la crise. Non seulement parce qu’elle n’était pas habituée à une lutte aussi rude dans le courant mais, surtout, parce qu’elle lui témoignait sa reconnaissance dans la plus grande discrétion.

Les expériences personnelles de Coleen commençaient peu à peu à la différencier de l’Authentique. Effet secondaire du clonage ou différence du vécu actuel, la jeune femme était en train de se construire en empruntant un chemin qui s’écartait un peu du sujet original. Mais la pomme n’était pas tombé bien loin de l’arbre. La clone lui disait merci pour son aide, pour la confiance qu’elle lui témoignait, mais pas ouvertement. Et encore moins en public.

Dès que la texane fut en mesure de reprendre un peu ses esprits, de ne plus être aussi déboussolée, Coleen la relâcha tout en hochant la tête. Elle préférait ça, un merci plutôt que l’oeil noir de son neuf millimètres. La jeune femme récupéra son morceau de papier et son stylo avant de combler la distance. Il était temps de reprendre du service et elle avait hâte.

Heureusement, Pedge fit un résumé concis et rapide, relayant le message de Coleen. Quand elle lui indiqua être prête à reprendre du service, de même que son clone, celle-ci confirma d’un signe de tête tout en ajustant son gant qui dissimulait sa main Wraith.

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John Sheppard


John avait tourné la tête vers son lieutenant, l’accueillant avec un rictus satisfait de la voir a nouveau sur pied. Elle et sa jumelle. Il semblait soulagé de les voir à nouveau opérationnel, surtout la véritable Pedge soyons clair. Mais les informations qu’elle lui donnaient n’était pas franchement réjouissante, son sourire s’évapora bien vite. Il secoua la tête, vraiment Matt était véritablement le dernier des imbéciles sur ce point ! Il était prêt à mettre en péril une future alliance qui détenait l’un des objectifs de cette guerre c’est-à-dire les civils Natus, pour une rancœur et une haine !

Se rendait-il compte un seul instant, que s’il lui avait fait confiance aveuglément, ils auraient perdu le soutien des rebelles et ainsi, toute chance aux Natus de revoir les siens ? Sans parler de l’autre élément, certes plus égoïste de ne pas avoir le vaccin pour le soigner et donc de tuer clairement son officier supérieur et soi-disant ami ? Après tout, John avait envoyé Matt avec Rodney et s’il l’avait gardé avec lui ? Le sergent n’aurait-il pas déjà tiré une balle dans la tête de Sheppard depuis longtemps ? Surtout en entendant qu’il allait mourir ? Après tout, pourquoi réfléchir ? Il justifiera cela en disant que John lui avait demandé. Mais là n’était pas la vraie demande du soldat, il voulait qu’on le tue avant d’être un monstre, chose qu’il n’était pas… pas encore. John soupira, il commençait en avoir marre des neurones fuyants ! Entre l’insubordination, le coup de la pizza (qui ne passait pas) l’idiotie de râler alors qu’il y a un tank et que pour le battre ils n’avaient rien sauf peut-être leurs bites et quelques munitions… John en avait ras le bol et il sentait que si la guerre se perd ça ne serait pas à cause de la stratégie mais à cause de feignant du cerveau ! Et Matt en devenait très décevant !

Accuser quelqu’un de traîtrise en sachant que l‘éliminer entraînerait des pertes très importante pour l’alliance et la mort d‘un ami… soit on est très con, soit on est très égoïste et John préférait penser Matt con que juste animé par un mauvais sentiment. Devait-il lui faire encore confiance ? Il n’avait plus de nouvelle de lui… ni même de l’appel radio qu’il avait fait à Hamilton… Il l’avait bien passé au moins ? Oui bon…Qu’ils se démerdent un peu, ils devaient se battre là, il fallait rejoindre l’alliance au plus vite. Voyant qu’il partait dans ces pensées sans répondre à Pedge il secoua sa jolie tête, il était véritablement irrité et il devait se calmer.
« Quel con… »
lâcha t’il dans un soupir déçu. « Ravi de vous revoir opérationnelle, il va falloir l’être une frappe… »

À cet instant, le colonel avait reçu une réponse à son appel radio. Le lieutenant Jacobs commençait à beaucoup s’inquiéter pour lui.
//Mon colonel ?//
avait-elle dit d’une anxieuse. //Les frappes s’ordonnent depuis une centrale radio. Et sur pointage laser trépieds pour coordonnées précises...//
Il y eut un bref silence avant qu’elle n’ajoute.
//Mon colonel, on dirait que vous êtes désorienté. Vous devriez passer la main...//

Une station radio… C’est Pedge qui l’avait, pourquoi diable avait-il passé son appel avec son oreillette ? Il devenait benêt lui aussi ou quoi ? Il roula des yeux, il était vraiment trop énervé au point que tout cela le tenait à cœur, comme ça mort imminente et l’angoisse pour tous ces hommes et femmes au front. Et le message de Matt qui renforçait tout ça. Car même s’il était en colère contre le soldat il s’inquiétait pour cette tête de nœud et les deux autres personnes…
« // Erreur d’habitude lieutenant. Merci du rappel // Bon cela l’avait un peu vexé, il allait très bien ! Qu’on lui foute la paix un peu ! Ce n’est pas une gonzesse en pleur ! Il regarda Pedge lui tendant la grille avec le papier griffonné des coordonnées « Passez cet appel lieutenant, comme vous avez le nécessaire… et donnez-moi votre trépied pour que je pointe la zone.




Pedge Allen


Pedge toisa son officier supérieur un moment alors qu’elle suivait la conversation avec Jacobs elle aussi. Elle ne s’était pas avancé sur Matt, mais d’entendre Sheppard le qualifier de con lui fit quelque chose. Elle ne savait pas comment interpréter son ressenti, mais elle sentait que le colonel en avait marre du ranger. Après, elle n’était pas là quand ce dernier avait fait preuve d’insubordination dans ses réflexions. Enfin, qu’importe. Elle avait conseillé à Coleen de ne plus essayer d’interférer avec Matt, et de le laisser se débrouiller. Après tout, on n’avait pas de servant psychique habituellement, il ferait donc sans, surtout qu’il avait failli faire capoter l’alliance avec sa communication radio. Ce mec était vraiment étroit d’esprit et il ne voyait pas plus loin que son propre nombril. C’était déprimant, et un peu agaçant. Elle n’avait pas souvenir qu’il l’était autant… Etait-ce fameux traitement qu’il avait subi dont il lui avait parlé rapidement sur le Dédale dans sa tentative infructueuse de la menacer de la sortir de la mission ? Si ça avait fait de lui un terminator sans cervelle, et sans sentiment, sans même la faculté de se rendre compte que ces putains de clones étaient tous des êtres humains, qu’on le veuille ou non, alors elle était bien heureuse de ne pas l’avoir suivi !

Les conversations radios étant commune, elle suivit l’échange avec Jacobs. Pedge n’était pas trop d’accord avec la lieutenant. De quoi est-ce qu’elle se mêlait celle-là ? Habituellement, les communications se faisaient par radio simple, et elle était certaine que si elle n’avait pas la centrale sur le dos qui se rappelait à elle à son bon souvenir par le biais de son poids, elle aurait fait comme le colonel et demandé une frappe avec son oreillette.

« Je m’en charge mon Colonel. » Pedge inclina la tête, avec dans le regard un truc qui pouvait laisser penser qu’elle avait toujours confiance dans son officier. Elle dégrafa son trépied et lui donna et elle passa l’appel radio à Robin en lui indiquant les coordonnées GPS de la frappe orbitale souhaitée. Ça allait secouer un max, et la texane avait hâte de voir ce que ça allait donner vue du sol.

John Sheppard


Le regard confiant de Pedge le rassura, au moins une qui ne venait pas le surcouver ou le décevoir par un manque de réflexion. Il se sentait lassé et pourtant ce n’était que dans l’esprit, la fiole rose était toujours active dans son corps. Il pouvait être aussi gradé et droit qu’un piquet, qu’il n’en resterait pas moins humain et l’homme s’égarait à vouloir respirer un peu sans qu’on pose le regard sur son bandage et qu’on le juge. Ne serait-ce qu’une minute … être un homme avec le droit à l’erreur. Mais on ne pardonne pas au boss on lui montre qu’il n’est pas top sans pour autant valoriser sa propre connaissance oula non c’est mieux de critiquer. Il soupira secouant la tête, prenant le trépied de la lieutenante, pour le placer au bon endroit. Sheppard revenu vers Allen.

« Dès que le Dédale et Effrel ont fait leur œuvre, on y va. Nous avons perdu suffisamment de temps comme ça. » Il regarda Coleen d’un air agréable avant de dégrafer son sac à dos et mettre dans les mains d’Allen, son kit de soin.
« Vous pouvez me rafistoler ? Mon pansement est en train de prendre les voiles et j’ai pas envie de rajouter plus d’horreur que ça ! » dit-il par humour.




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Pedge Allen


Pedge était d’accord. Cela faisait trop longtemps qu’ils étaient ici sans que rien n’avance. Elle avait hâte que ça bouge. Avant tout chose, il fallait trouver une arme à Coleen, pour qu’elle puisse faire sa part du marché elle aussi. Elle serait la plus safe pour canarder ses confrères car elle saurait qui elle ne devait pas tuer. Pedge se retrouva avec un kit de soin dans les mains.
Franchement, ça ne lui disait pas du tout de rafistoler la tronche de Sheppard. Le parasite était horrible avec ses petites flagelles qui s’agitaient, comme balayées par un vent imaginaire ou comme ces petits tentacules de coraux qui se balançaient au gré d’un courant sous-marin.
« Je veux bien, mais j’ai peur qu’il ne faille poser une bande, et à part vous enrouler la mâchoire, je ne sais pas trop comment la faire tenir... », fit-elle un peu dépitée. Le pansement n’allait pas tenir plus longtemps que l’autre, c’était certain. Enfin, elle pouvait toujours essayer.
« Arrangez vous… quitte à me coller pleins de pansement les uns sur les autres... » Il ne pouvait pas demander à quelqu’un d’autre, elle était la seule à pouvoir lui faire ou Coleen...
« J’vais faire ça dans ce cas. », fit Pedge guère enthousiaste. Mais bon, avec sa trogne habituelle, cela ne se percevait pas. Elle enfila une paire de gants en latex, ne désirant pas attraper cette merde, et comme elle ne savait pas si c’était contagieux ou pas, elle préférait ne pas tenter le diable. Elle débarrassa le colonel des vieux pansements, et elle fit un patchwork avec les nouveaux pour essayer de coller ça au mieux. Elle s’appliqua, en se concentrant sur les zones saines pour ne pas observer les zones contaminées qui lui filaient la gerbe.
« Et voilà. », dit-elle simplement en enlevant ses gants qu’elle bazarda avec les reliques de pansements dans un sachet hermétique.
Tout du long John ne bougea pas, il essayait de se concentrer sur autre chose, son regard observait la zone au loin de combat… il avait hâte d'en finir. De bouger…
« Merci » Il lui en était reconnaissant.


Coleen "No-Fire"

Coleen s’était tenue un peu à l’écart.
Elle avait observé la scène sans véritablement s’impliquer. Après que le Dédale eut reçu les coordonnées de la frappe orbitale et que l’observatoire analysa l’endroit, Robin répondit à Pedge qu’il y aurait deux tirs successif. Un brise structure pour faire l’ouverture et un anti personnel pour détruire la position fortifiée. Il fallait que le croiseur manoeuvre pour le tir et il attendrait le signal pour ouvrir le feu, sachant qu’il fallait une bonne dizaine de minutes pour la descente de l’ogive.

En attendant, la texane était en train de replacer un pansement sur la joue du colonel. Coleen observa du coin de l’oeil l’étendue du parasite et n’eut pas le coeur d’arrêter tout ça. Il était trop étendu maintenant pour le dissimuler, la chose allait faire tomber ce nouveau pansement au cours du combat pour être à l’air libre. Chose à laquelle John ne se rendit pas compte.

Son regard rencontra celui de sa jumelle et elle lui fit un signe de tête. Elle regarda la ligne de front et compris que si elle voulait les aider, il lui faudrait des armes. La clone se retira donc pour s’approcher de l’endroit où on avait laissé les fusils des morts. Elle sentait que ça allait la géner pour bouger, surtout qu’elle aurait besoin d’avoir les mains libre pour piloter le blindé Wraith qui était renversé.

Finalement, Coleen opta pour un MP5 se fixant au gilet tactique. Il avait des traces de brûlure et sa lampe ne fonctionnait plus. Le reste semblait encore en état en revanche. La jeune femme récupéra les deux chargeurs qu’elle fourra dans ses poches et en engagea un troisième.
Fidèle à son poste, Mikkel l’avait suivi et elle lui montra le flanc de son arme, passant le sélecteur sur la sécurité pour lui montrer qu’elle savait s’en servir, de un, et surtout qu’elle ne le retournerait pas contre ses alliés. Mikkel regarda l’arme de Coleen et son geste. Il acquiesça en hochant la tête toujours de manière un peu viking comme à son habitude.

Évoluant auprès des différentes caisses, elle opta pour deux fumigènes blancs et un couteau de combat qu’elle passa à sa ceinture. Elle était maintenant prête et fit mouvement pour rejoindre Pedge. En chemin, elle s'arrêta pour regarder son garde.
Elle tira son stylo et son papier pour lui marquer :

Citation :
Le vaccin est dans un tube en aluminium.

Si injecté à Sheppard, besoin de toi pour le retenir.

Risque de comportements violents pour se défendre.

Effrel revint de ses galeries. Il était essoufflé et ses hommes avaient fait un véritable record de vitesse pour piéger les soubassements de la structure. Il vint à la rencontre de Sheppard, fronçant des sourcils en voyant les flagelles qui venaient de faire un creux dans le pansement neuf, puis lui tendit le détonateur non sans une certaine méfiance. Pour être pleinement efficace, ils avaient fusionné leurs charges de pierre à feu avec le C4 et leurs détonateurs. Tout était donc prêt. Quand le signal fut donné, le Dédale fit le décompte de son tir ainsi que de la descente de l’ogive.

////TexMex ici Robin. Dernière minute avant frappe, faites-vous petit, ça va secouer !!!////


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Environnement


Les défenseurs Natus avaient cessé le feu. Tous calé sur les signes du colonel Sheppard et du lieutenant Allen, ils se préparaient à se mettre à couvert. L’escouade prête à progresser avec eux rechargeaient leurs armes, s’assuraient d’avoir tout leur équipement sur le dos pour reprendre l’avancée.
Une minute passe vite, très vite. Coleen se plaça non loin de Pedge et échangea un dernier regard furtif avec elle avant de se mettre en position. Un simple échange qu’elles seules pouvaient déterminer. Comme la texane l’aurait fait si elle était simple militaire, elle avait une bonne couverture et se tenait prête à progresser sur la position du blindé à récupérer.

////Attention TexMex, décompte imminent. Bonne chance à tous ! Dix...neuf...huit...sept...six...////

Tous les hommes furent à couvert.

////Quatre...trois...deux...////

La première explosion donna l’impression d’un pétard mouillé vu ce qu’ils avaient déjà enduré. Juste un petit tremblement, une détonation éloignée et lointaine qui semblait être à mille lieux. Mais un grondement gagna en intensité. D’abord comme un vague murmure faiblard puis plus grand, plus puissant, jusqu’à atteindre une telle force qu’on se demanderait jusqu’à ça allait aller.

« GARE !!!! ATTENTION PARTOUT ! GARE !!! »

D’énormes craquements sinistres éclatèrent soudainement dans leur grande salle en même temps que d’immenses failles qui se dessinaient sur les murs. L’architecture fut comme “poussée” vers l’intérieur, se bombant odieusement avant de faire l’inverse dans une explosion qui, cette fois, fût terrible. Tout le plafond parti en morceaux, s'émiettant dans une destruction totale. Le toit du complexe qu’ils avaient investi s’était volatilisé avec une onde de choc telle que les soldats eurent les oreilles qui sifflèrent et Arwé’Shara se retrouva sans audition.
Pedge n’entendit donc pas la suite, la voix de Robin qui décomptait dans sa centrale.

C’était une ogive beaucoup plus petite, comme un missile de croisière en somme, qui descendit lentement depuis le plafond. Sa tuyère était encore fumante mais éteinte, trois parachutes alors déployés pour le faire descendre sans violence. On aurait pu le comparer à une capsule spatiale qui redescendait en mer avec ses voilures de parachutes rouges. Mais la colonne noircie que composait l’arme se disloqua soudainement, envoyant ses lourds panneaux atterrir sur la position défensive ennemie en écrasant quelques sbires au passage.

Les défenseurs eurent dans l’idée de tirer quelques blasts en l’air, espérant surement interrompre l’activation de cette ogive, mais les multiples têtes qui s’alignaient avec rigueur détonnérent toutes à la fois. Ce fût un véritable feu d’artifice, comme lorsque ça claque d’un coup très secs en éparpillant des centaines et des centaines de têtes colorées. Ce fut très exactement la même scène, une descente de couleur dorées en parapluie qui recouvrit toute la zone forteresse et même plus. Une descente qui se fit en quelques secondes avant que le sol ne se secoue furieusement en faisant tomber tout le monde avec brutalité.

Les cris s’élevèrent depuis la position ennemie, des cillements de créatures, un énorme incendie de phosphore venait de dévaster l’endroit en créant de multiples foyers. D’énormes colonnes de fumées noirâtres montaient déjà alors que des torches vivantes se dessinaient à l’horizon. C’était une scène véritablement effroyable, intimidante. Coleen regardait ça, la bouche entrouverte, le regard écarquillé.
C’était ses ennemis. Mais ils étaient tous en train de brûler dans d’horribles souffrances.

Lorsque le signal fut donné, toutes les unités firent mouvement en même temps. Il n’y eut quasiment aucune résistance en face. Coleen atteignit le blindé sans mal et l’alluma dés que sa main Wraith fût en contact avec la machine. La lumière du jour produisait un immense halo entourant ce qu’il restait de la fortification ennemie. Les torches vivantes s’étaient effondrées et les Natus évoluaient en ligne, les lames en avant, prêt à se défendre. L’air était vicié, chargé d’une terrible odeur de brûlé à laquelle s’accompagnait la chaleur exécrable de l’extérieur. On devinait même les débuts de la tempête qui revenait.

Avec l’aide d’Arwé’Shara, le blindé ennemi fut remis en place et Coleen en prit les commandes. L’engin organique répondait mal, abimé, mais pouvait encore se déplacer et tirer. Un cri monta brutalement, fort et puissant. Sur le cratère nouvellement formé suite à la détonation des charges du sous-sol, le dernier accès sur le terrain formait une sorte de pente.

Un flanc de vallée par exemple mais uniquement causée par la distorsion du sol. Une pente assez raide, donc, où une silhouette se dessinait dans cet halo lumineux, comme une incarnation déifique qui surplombait les envahisseurs qu’ils étaient.
Cette silhouette leva son arme en hurlant une nouvelle fois. Un cri féminin très fort, très violent, une voix que Sheppard n’oublierait jamais...et Pedge encore moins pour en avoir subi la torture. La reine...était ici…

De nouvelles formes apparurent alors. Des dizaines au début, formant une ligne sombre sur ce relief, puis plusieurs centaines en entendant la montée soudaine de toutes ces voix. La reine pointa sa lance en avant et tous les Wraiths descendirent brutalement cette pente au pas de course dans une charge aussi impressionnante qu’inquiétante.
Loin de se démonter, le faible cordon Natus se déploya. Des femmes duellistes se positionnèrent sur les avants tandis que leurs hommes allumaient des molotovs. D’autres se plaçaient en position de pics, la lame en défense.

Coleen effectua ses premiers tirs, pulvérisant plusieurs Wraiths et creusant des trous dans cette véritable vague sombre. Mais alors que le contact se faisait dans une rare brutalité, un nouveau cri général monta sur leurs flancs. Par un trou percé sur toute une façade, l’armée Natus conduite par Paresok lui-même fonça sur leur flanc.
« EN AVANT, SANS PITIÉ !!!! »

L’épée bien levée au-dessus de son crâne, il fonçait à bride abattue, la Meneuse Duelliste Namara à ses côtés...et tous les Natus dans son sillage. Plusieurs contingents Atlantes suivirent, Sheppard et Pedge reconnaissant bon nombre de collègues. Dont des troupes fraîches : les renforts de Ferguss.

La vérité apparaissait maintenant...la reine avait envoyé toutes ses réserves sur ce secteur pour faire une percée sur leur ligne. Affaibli, les hommes de Kim n’auraient jamais tenu et l’ennemi se serait enfoncé jusqu’à la ZA pour les priver des jumpers une bonne fois pour toutes. L’assaut orbital avait démoli une bonne part des forces de la reine. Mais puisqu’elle ne voulait pas que Sheppard obtienne le traitement et qu’elle le savait maintenant sur ce secteur, du fait du harcèlement de Coleen dans le courant, elle avait pris la décision de poursuivre cette offensive. Car elle pouvait encore fonctionner.

C’était une nouvelle bataille qui se joua sous leurs yeux. Avec des enjeux terribles. Les officiers se rendraient rapidement compte que c’était l’un des conflits les plus déterminants de la guerre. Dans tous les sens, le combat se faisait avec une terrible brutalité. Les objets s’envolaient d’un côté et de l’autre de la masse. Entre cocktail molotov et grenades wraiths. Les baïonnettes se plantaient dans les torses wraiths avant que les cartouches ne soient déclenchées, les duellistes allaient de l’un à l’autre en plantant leur lances, en criant. Les chasseresses passaient sur les flancs, les génant, les harcelant de flèches qui ne tuaient pas mais faisaient de bonnes diversions.

Les cris se mélaient, le chocs des corps, des armes. Les multiples tirs, la pétarade.
Sheppard, Pedge et Mikkel furent très rapidement prit dans une terrible mêlée générale entre Natus, Atlante, et Wraiths dans l’ensemble. L’armée ennemie était celle des sbires menés par des originels et l’unité d’élite de Méda’Iyda.

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Pedge Allen


Pedge s’attendait à mieux venant d’un bombardement orbital. La première explosion fit bel et bien l’effet d’un pétard mouillé, comme une déflagration sous-marine ou quelque chose dans le genre. Elle arqua un sourcil, voyant que rien ne bougeait ou presque. Mais le grondement qui en résultat allait en s’accroissant dans les décibels, et bientôt ce fut le chaos sonore. La salle semblait imploser, avant d’exploser. La texane se boucha les oreilles avec ses deux index. La sensation de soulagement s’imposa directement à elle une fois le bruit atténué. De toute façon, dans ce barouf, elle n’aurait rien entendu de plus, alors autant préserver ses oreilles qui étaient déjà fortement agressées rien que lors des phases de tirs avec son fusil d’assaut. Pour sûr, elle finirait appareillée un jour ou l’autre, à moins que les multiples ponctions Wraiths dans le sens positif du terme ne lui ait aussi régénéré les lésions de son système auditif. Qu’importe !
A couvert, la militaire regarda descendre, un peu comme Mary Poppins avec son parapluie, la seconde ogive avec ses parachutes. Elle se balançait paresseusement au bout des filins quand soudainement, les panneaux latéraux se détachèrent et de multiples ogives s’alignèrent avant de détonner. C’était un véritable feu d’artifice de mort qui s’abattait sur la zone tenue par l’ennemi, pris entre deux feux. Là terre qui se dérobait sous leurs pieds, et le ciel qui s’enflammait au dessus de leur tête. Une véritable boucherie à l’état pure.
Pedge se retrouva sur les fesses, un peu sonnée, et prise par le violent orage de bruit qui s’abattait maintenant aux alentours. Elle n’avait pas réussi à conserver ses doigts dans ses oreilles et le retour à la réalité auditive était assez violent.

Quand elle se redressa, elle put observer de multiples torches vivantes se dessiner sur le champ de bataille ravagé. Des volutes de fumées noirâtres indiquées clairement que des incendies s’étaient déclarés ici et là. La texane avait du mal à croire que tout cela était l’œuvre de son propre camp. Les humains avaient une telle imagination pour concevoir des armes aussi horribles, aussi efficace, avec un potentiel de destruction incommensurable. C’était une chose de savoir que des avions avaient bombardé une zone, s’en était une autre d’être aux premières loges du massacre… La militaire vint poser une main sur l’épaule de Coleen pour la soutenir. Elle était directement connectée au courant, et la souffrance des clones qui étaient en train de brûler devait être pleinement perceptible. Sa jumelle travaillait sa respiration pour ne pas laisser paraître les terribles émotions qui l’assaillaient à ce moment précis. Elle fit un signe de tête à la texane, appréciant cette entorse à son côté morne “bouclier” venant de sa part. Allen espérait qu’il n’y avait pas d’allié dans la zone d’impact… Elle n’avait pas demandé à Coleen de communiquer avec la Multitude ou les Affranchis pour leur dire de déguerpir, mais elle espérait que son homologue cloné avait pris cette initiative, ou que les leaders l’avaient vu au travers des yeux de son image aux cheveux blancs.

Il n’était pourtant pas temps de rêvasser, ou de cauchemarder, face à ce paysage de désolation, de mort et de détresse. Il fallait capitaliser sur l’avantage pris par ce bombardement et investir les lieux depuis trop longtemps défendus par ce bastion Wraith et qui avait causé tant de perte chez eux. Aucune résistance ne vint les empêcher de s’engouffrer sur le terrain et Coleen fut rapidement sur le blindé, lequel fut relevé avec l’aide de la puissante tigresse. Les Natus investissaient les lieux eux aussi. Les rares torches encore vivantes furent tuées. L’air était chargé d’immondices, de relents organiques brulés, d’odeur insoutenable. L’ouverture dans le plafond inondait l’endroit de la lumière cru du jour et heureusement, les lentilles compensaient à merveille les aléas sombres et plus lumineux. Pedge nota dans un coin de sa tête que la tempête revenait. Ce n’était pas bon signe, car cela voulait dire que leur appui logistique venu du ciel ne serait plus aussi efficace.

Soudainement, un cri retentit dans l’air. Un cri qui glaça les sangs de Pedge.

« Elle est ici… », murmura-t-elle plus pour elle-même que pour les autres. Aussitôt, le regard vert de la texane balaya l’environnement, et il se fixe sur cette silhouette qui se détachait dans le halo de lumière, sur une pente douce. Derrière elle, une masse informe se rassembla, d’abord peu nombreuse, elle fut rapidement composée de centaine d’individus. La charge fut ordonnée par la Reine en personne, et la vague déferla sur leur position. Les Natus se déployèrent sans crainte. Coleen commença à tirer, faisant des ravages dans cette marée d’ennemi. Forcément, le contact se fit. Ce n’était plus une guerre à distance, mais une véritable bataille rangée, au corps à corps, dans le sang et la sueur.

Mais des renforts Natus arrivèrent, mené par Paresok en personne. Namara était à ses côtés, et cela fit plaisir à Pedge. Dans leur sillage, des contingents Atlantes étaient eux aussi de la partie, dans ce qui ressemblait de plus en plus au théâtre principal de la guerre. Les forces étaient là, et en nombre, et surtout, la reine était présente en personne. Les pièces étaient sur l’échiquier, à eux de se montrer déterminant.

Le corps à corps s’enclencha avec brutalité, et bientôt il rejoignit leur position. La guerre faisait rage dans un vacarme assourdissant, partagé entre détonation d’armes Natus, d’armes Atlante, de blasts Wraith et de cris en tout genre. A quelques encablures de là, une escouade Natus était aux prises avec un originel. Son but semblait clair. Cela faisait une petite minute que Pedge l’avait repéré. Il fonçait droit sur leur position. Il venait pour eux et ne faisait pas grand cas des malheureux qui croisaient sa route. En deux trois passes, il en éliminait un, écartant la gêne comme s’il s’agissait d’un vulgaire moustique.

« Je m’en occupe Colonel, il vient pour nous, je ne veux pas le décevoir. ».

Pedge en faisait presque une affaire personnelle. Elle ne voulait pas impliquer Sheppard pour que la propagation de l’agent pathogène et parasitaire ne continue dans son organisme. Ce serait un beau combat. Munie d’une lame et d’un pistolet Wraith, il semblait pratique un art martial associant les deux armes, avec une certaine efficacité et une grâce morbide. Il fallait lui reconnaître au moins ça. Mais il mourrait aujourd’hui. Pedge attendit quand même l’approbation de Sheppard avant de rejoindre son nouveau Némésis.



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John Sheppard


Le colonel pensait naïvement que l'amas de pansement que lui avait fait Pedge allait tenir... mais vu la façon dont Effrel l'avait toisé, il avait un doute sur sa solidité. Machinalement, il porta une main à sa joue, sentant avec effroi des petits tentacules sortir de l'épais bandage. Une forme de dégoût profond le fit frissonner et il essaya de les remettre dessous en vain. Il s'essuyait après longuement les mains.

*c'est vraiment dégeulasse... * une simple constatation mentale alors que son esprit se reconcentrait sur l'avenir de la ligne ennemi. La première ogive était décevante et le colonel se demanda un instant si elle allait véritablement péter ... les secousses qui suivirent cela confirma ses doutes. La seconde onde rendit tout le monde sourd et surtout la tigresse qui rugissait de rage ne s'attendant pas du tout à cette technologie. Lui aussi plissa les yeux, mettant ses mains sur ces pauvres oreilles qui bourdonnaient. Il se baissa comme beaucoup, pour contenir la douleur auditive et surtout l'important flash de lumière. Le colonel, se redressa un peu en retard à comparer des autres qui étaient témoins d'un spectacle new age !

Une forme de satisfaction sadique le prit à son tour en voyant que la seconde ogive venait de faire son œuvre dans un beau bordel sans nom. Combiné avec les hommes du Natus Effrel, la ligne ennemie s'écroulait petit à petit laissant des torches humanoïdes brûler et dégager une odeur fortement désagréable. Il faudrait se rendre là-bas, dans ce brasero pour achever et forcer la passe au dernier résistant veinards de ne pas être mort sous le napalm… Avec le bonus barbecue. Autant il avait été le dernier à se lever, mais il ne perdit pas le nord, lançant l'attaque pour que l'équipe s'engouffre sur ce champ de bataille ! Le temps, il ne l'avait plus et il fourmillait d'en découdre avec toutes ces horreurs ! Avec cette putain de guerre qui devait se terminer avant de créer un bourbier digne de la première guerre mondiale !

Et le cri arriva... pas de doute, elle était là... John ignorait pourquoi, elle avait fait le déplacement en personne. Cela pouvait être l'un de ces clones après tout ! Mais si c'est la vraie grognasse, cela signifie qu'une chose : elle est acculée et n'a pas de choix et surtout qu'elle veut quelqu'un ou quelque chose en particulier. Il ne dit rien, cherchant du regard la silhouette à l'origine de tout ça…

Entendre la voix rageuse de Paresok donna un nouveau souffle au colonel, qui constatait avec une grande satisfaction qu'il était aussi accompagné des nouvelles recrues encore bien fraîches amenées par les jumpers ! Quelques tigres étaient aussi avec eux, toutes griffes dehors et crocs doublés d'ornement sorties, pour déchiqueter de l'ennemi !! La guerre est souvent moche, mais voir avancer une troupe d'humain et de tigres représentant l'alliance, la fameuse triples alliance prête à défendre leurs terres, avait quelque chose de beau ! L'unité est belle !

« Pour ATLANTIS » gueula t'il avec une œillade malicieuse, alors que d'autres atlantes hurlait la même chose que le colonel, suivit de rugissement impressionnant mentionnant « POUR LA GRANDE TERRE » avec les Natus qui eux étaient tout aussi passionnés « POUR LES TROIS ! ». Une bouffée de fierté envahit l'homme ! Les Wraiths allaient se prendre une déculottée monumentale, il en était persuadé à cet instant ! Oui il le fallait, ce combat lui semblait être le dernier ! Celui qui définirait leur suprématie dans cet affrontement ou le perte ! Canalisé par le souffle guerrier, il s'élança à son tour, toisant au loin que la tempête était en train de recommencer son cirque... cette once d'inquiétude ne lui traversa plus l'esprit, il était focalisé sur ce qui était devant lui, suivant Pedge... Il est incroyable comme le bruit assourdissant d'un combat pouvait rendre sourd ceux qui s'y trouvaient. John était dans ce cas, il n’entendait plus rien, tout était devenu mécanique et son objectif était clair ! Il ne l’avait jamais été aussi limpide à cet instant !

John arme en main couvraient les arrières de sa lieutenante, aucune pitié tout passait au crible de son P90... Il stoppa en constant que non loin, il avait un originel... celui était en train de faire le ménage tout simplement et semblait se diriger vers eux. John écouta sans écouter la jeune femme à ses côtés, secouant un peu la tête à cause de l'ivresse qu'il l'envahissait. Cette ivresse causée par l'adrénaline à son paroxysme ! Non, elle n’allait pas se farcis du vieux vampire seule !

Alors, en réponse, il arma son P90 qui dégoulinait de sang… il ne savait pas si ce fut le siens ou bien même celui de quelqu’un d’autre… mais l’arme fut rechargée, peut être à tort, de nouvelle munition et partit en direction de l’originel qui semblait désirer les deux atlantes. Il allait recevoir sa dose le bougre ! Ainsi, John ne laissait nullement le choix à Allen, de toute manière, ni lui ni elle n’avait les compétences pour le buter efficacement sans être blessé mais à deux… à deux cela allait être un massacre ! L’arme commençai à vider son chargeur sur le chevelu blanc… le contact était éminent et serait indéniablement violent, John se préparait littéralement à lui rentrer dedans pour engager le corps à corps endiablé à la monde bélier ! Dommage que son signe du zodiaque soit Gémeaux ! Sont double serait donc Allen et son art martiale de tank !

L’originel, à ce moment là, avait planté sa dague effilée dans une pauvre duelliste Natus qui hurla. En sentant les premières balles l’atteindre, il jeta le cadavre en devenir sur la ligne de tir de Sheppard et accepta ce contact fou. Un premier tir de son pistolet le percuta en plein gilet et il se servit du laps de temps que le coup lui accorda pour grignoter les derniers mètres sur le colonel. Sa lame alla chercher son flanc, pile à l’endroit où se trouvait les sangles et où il n’y avait pas de protection.

Le choc le fit reculer d’un bas en arrière, pour encaisser le tir du blast. John évacua le plasma avec une des languette, son regard noir était focalisé sur cet originel… Oui il allait déguster. L’homme, tira toujours avant de lever son arme pour accueillir l’originel dans le but clair de lui donner un coup de P90 dans la gueule.

L’adversaire l’encaissa sans broncher. On aurait même cru que ça lui avait fait plaisir de tester la force du colonel et de voir à quel point elle était faible. Il plaqua la lame de son couteau brusquement contre sa gorge et le fixa en râlant de son air sadique avant de lever brusquement son genou. Un coup puissant et violent, bien placé sur l’entrejambe, qui arracha un cri étouffé à Sheppard avant qu’il ne se fasse chasser d’un coup de botte comme un moucheron. Celui-ci roula au sol, se tachant de se qu’il contenait...étrangement, il semblait presque rire et ce coup... Mais le colonel, était bien plus résistant, plié en deux avec la perte de son service trois pièces que déploirait sûrement Natasha, il attrapa son M9 chargé de munition balle RIP, se releva partiellement (bonjour douleur sur le service trois pièce) pour tirer dans les jambes du Wraith. Mais au moment où il fit feu, quelque chose ou quelqu’un l'agrippa par sa poignée dorsale.

Sheppard ne comprit pas comment il avait pu s’envoler au-dessus du champ de bataille. Mais il s’envola… lui qui aimait voler était servi et il n’y prit aucun plaisir particulier, surtout balancé comme un vieux sac de déchet, avant d'atterrir lourdement sur un mélange de wraiths et d’alliés. Les os craquèrent mais pas forcément les siens, son souffle fut coupé et un brin de lucidité le prit. Pourquoi avait-il foncé aussi connement sur l’originel sans faire attention aux autres ? Maintenant Pedge était seule contre ces monstres…


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Du côté de Coleen & Mikkel

Mikkel Hansen


C’était la guerre. Mikkel, avec Arwé’Shara et aux côtés des Natus, avait pu sentir en lui les secondes de l’avant-guerre. Elle aurait pu s’amorcer dans un court silence. Mikkel n’en entendit pas moins que souffles guerriers atlantes et Natus dans une atmosphère lourde. Puis, l’explosion, annonçant la guerre, et annonçant bientôt d’autres explosions plus virulentes, qui ne tarderaient pas à se semer, sifflantes, sur le champ de bataille. Le feu d’artifice aura-t-il droit à son bouquet final ? Qui y assistera ? Ce serait bien, au moins un Atlante et un Natus - ou un Tigre. Ce serait bien. Au moins un. Un Double-lune ? Oui. Mais pas un seul putain de Wraith. Pour qui osaient-ils se prétendre ? A traficoter. A traficoter avec des êtres. A semer le bordel jusqu’à guerres intestines. Le viking n’appréciait guère les guerriers de ce genre - vicieux. Non. Pas un seul Wraith. Pas un.

Mikkel participa aux combats, sans pitié comme cria Paresok, lors de cet assaut bestial, de plein contact. Mikkel quitta le flanc de Arwé’ lorsque cette dernière alla prêter assistance à Coleen. Mikkel put voir ainsi Coleen embarquer dans un engin de guerre et projeter de se rendre sur une position d’où elle pourrait massacrer du Wraith à foison et plus que de raison.

Bientôt, Mikkel, tout comme ses officiers supérieurs Allen et Sheppard, se battait dans la mêlée générale contre des Wraith. Tirant à mi-distance, il arrivait à Mikkel de sortir son neuf millimètre pour les plus courtes, avant de le ranger et reprendre famas. Il ne sortit pas encore le couteau. Le poil à balles, comme l’avait appelé Arwé’Shara, resta à balles.

Mais bientôt, près de lui, des Natus tombèrent, dans le sang et l’inconscience. L’un deux ne put que lâcher sa lame qui tomba près de Mikkel. Le norvégien, déjà en sang Wraith par les combats, entendit comme la lame tomber sur le sol, mais vit soudain et surtout du même temps, un Wraith tenter une grenade. Mikkel en décoda la trajectoire d’un regard. Le Wraith visait le blindé de Coleen qui, arrivant sur position, pourrait en dégommer du Wraith…

Aussi il n’hésita pas.
Elle est ok, avait-elle dit la Lieute Allen.
Et Coleen lui avait montré son arme et geste en accord avant bataille.
Et puis, il lui devait la vie.

Aussi il n’hésita pas.
Pas une seule seconde. Et, puisqu’il vit un autre se ruer sur lui, lui il se rua sur le Wraith à la grenade, osant prétendre l’indifférence face à son autre assiégeant. Qu’il vienne, le viking aurait-il pu balancer guerrier. Car il ne fallait absolument pas que l’autre dégoupille sa grenade.

Aussi Mikkel n’y réfléchit pas plus.
Il sortit son pompe et lui tira dans la zone de la tête et de la poitrine et épaule directrice.

Environnement


L’habitude et l’urgence du combat lui fit oublier qu’il avait des points situés à cet endroit. La violence du tir du fusil à pompe lui ouvrit sa blessure et lui arrachant un cri de douleur. Le wraith avait été embarqué par la chevrotine et il tomba à la renverse. A peine avait-il touché le sol que l’explosion de la grenade le souleva brutalement en lui faisant faire une vrille. Sa jambe droite se détacha pour disparaître dans un coin tandis que la gauche avait pris un angle bizarre.
L’ennemi retomba mollement sur le sol, sa tête dodelinant en fixant le plafond.

Hélas pour Mikkel, ce sacrifice pour Coleen lui valut un coup de bélier très brutal du sbire survivant qui lui retira son fusil à pompe. Dans l’assaut, une nouvelle cartouche fut déclenchée et se perdit au-dessus de l’immense mélée qui s’était produite. Puissant, le sbire manoeuvra le fusil pour imposer un violent retour de crosse qui impacta le torse de Mikkel, l’envoyant valser en arrière.
Comme si cela avait été une matraque de fortune, l’adversaire prit le fusil par le tube et l’écrasa avec férocité à l’endroit où le militaire se trouvait quelques secondes plus tôt. Dès que Hansen parvenait à se retirer, il recommençait son attaque. Si bien que la crosse se féla et que le canon se tordit.
Mikkel devait trouver un moyen de reprendre l’avantage s’il ne voulait pas finir en bouillie. Il n’avait pas senti que son épaule s’était remise à saigner…

Mikkel Hansen


Mikkel cria de douleur à la réouverture de sa plaie à l’épaule qui se remit à saigner les points de sutures lâchant tout autant que son fusil à pompe qui bientôt n'appartiendrait plus qu’à son assiégeant. Sous un tir qui partit en l’air avec une cartouche de 12 qui valsa sans trouver cible, le norvégien perdit son fusil qui changea de main et en encaissa un violent coup dans le torse qui l’envoya en arrière et au tapis. De là, le sbire tenta de le rouer d’un coup puissant avec le pompe qu’il se servit comme matraque. Mikkel se dégageant in extremis, l’arme ne percuta que le sol, et à coup sûr, jamais celle-ci ne retirerait plus de balles, le canon autant que la crosse, se défigurant. Alors que Mikkel se retrouvait coincé dans la prise et à se débattre, le norvégien ne pouvait que sentir la rage du sbire à vouloir le mettre en pièces, à le frapper et le bastonner avec bestialité, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mikkel, dans le combat, ne perçut pas le saignement de sa plaie à l’épaule droite, et autant dans la résistance de la douleur que la douleur elle même de ce combat, il s’avoua, viking, bien décidé à persévérer à se battre lui aussi, bien que entêté à ne rester que guerrier de sang froid et jamais de sang chaud. En ce corps à corps, Mikkel, assassin, sortit son couteau de plongée, et le lui planta avant une nouvelle attaque, bien déterminé à le déstabiliser et à tenter de reprendre un peu d’initiative. Il le fit avec son bras et épaule directrice. Il le fit alors dans la douleur, l’exprimant avec rage entre dents serrés se desserrant, hurlant autant de sa plaie en sang que de sa hargne à batailler…

Environnement


A peine la lame plantée dans l’endroit le plus proche : le genou. Que la créature lui attrapa le poignet pour l’interdire de répéter la manoeuvre, jetant le fusil à pompe de l’autre main. Le sbire approcha son visage masqué de quelques centimètres de plus, lui laissant deviner qu’il grognait d’une même rage puis il choppa par le gilet à deux mains. Une bonne prise pour le soulever et le replaquer au sol, dans un mouvement violent dans le but de lui rompre les vertèbres. Le sbire retira ensuite lentement le couteau de plongée et chercha à lui rendre la pareille, voulant lui ouvrir le torse. Il n’avait pas l’intention de le consommer...mais clairement de le tuer dans un attitude bien sadique. Les deux flèches que les chasseresses lui tirèrent à ce moment là (une dans le dos et une dans l’épaule) l’avait à peine surpris.

Mikkel Hansen


Mikkel côtoya la rage du Wraith au plus près de son masque. Il put la sentir. Il put l’entendre. Il sentit son grognement. Le norvégien ne lui offrit en échange qu’un regard froid et se voulant de sang-froid malgré tout. Il ne lui offrirait jamais rien de plus osait prétendre le viking. Jamais il ne lui offrirait de sang-chaud. Il lui offrit un regard déterminé à persévérer combat avec lui jusqu’au bout. Il sentit que lui aussi irait jusqu’au bout. Mikkel ne s’y déroberait pas. Il lui offrit un regard avec une ombre noire. Celle de l'assassin qui venait de le frapper au genou. Il ne lui offrit qu’une intense rage égale à la sienne - une rage glaciale - dans le silence. Il n’eut que souffles crispés que par la prise du Wraith à le prendre là par le gilet. Le Wraith qui le prit là avec ses deux mains et le souleva, le plaqua soudain avec violence. Mikkel hurla. Il hurla de douleurs comme jamais. Le coup intense claqua dans son dos. Il sentit son dos craquer. Mikkel serra les dents avec la douleur. Il souffrait. Il desserra alors les dents autant qu’il les serra de nouveau. L'expression de la douleur traîna entre les dents et s’exprima encore un temps durant comme une parole qu’il aurait voulu lâcher pour signifier son horrible douleur et la verbaliser. Mais il n’en prononça aucun mot. Il n’en prononça aucun. Il ne lâcha que de la douleur intense qui s’exprima. Il haleta avant de revenir. Il lui fallait rester là. Le Wraith récupéra le couteau de son genou. Il vint vers lui se ruant à tenter de le planter de plein flanc. Le sbire reçut des flèches mais de son corps puissant il parut à peine les sentir. Ce n’était tout de même pas rien. Que de se sentir moins seul à se battre contre un ennemi. C'était même beaucoup. Ça comptait même énormément.

Mikkel, avec souffrance, déplaça sa main qui rejoignit son famas. Il tâcha de joindre l’autre à son famas. Il tenta. Il s’agissait de la main droite de son épaule droite en sang. Il pensa à son neveu. Il pensa à sa soeur. Il se souvint qu’elle lui avait dit que son neveu, encore jeune, avait un jour dit qu’il voulait rejoindre l’armée. Pour faire comme son père - un défunt ami de Mikkel de la marine norvégienne. Pour faire comme son oncle Mikkel. Faire comme son oncle qui lui même avait fait comme son oncle. Au début juste pour voyager. Motivé par des récits de voyage de l’oncle. Puis après pour d’autres motivations. Elle lui avait dit qu’elle ne le comprenait pas lui son grand frère. Qu’elle se doutait bien que ses visites répétées de son neveu cachait sans nul doute une envie de paternité. Qu’elle le voyait bien papa. Pourquoi ne s’y mettait-il pas ? Peut-être parce qu’il aurait pensé à un fils ou une fille en plus de son neveu et que ça aurait été plus dur encore ? Que c’était déjà difficile ? Pourquoi ne prendrait-il pas alors retraite de l’armée ? Pourquoi préférait-il continuer à se battre ? Pourquoi était-elle certaine que même dans d’atroces douleurs il n’appelerait aucun nom même si pourtant elle savait qu’il tenait à eux et à ceux qu’il aimait. Mikkel n’avait pas trop souri à apprendre l’envie militaire de son neveu. Il avait un peu souri. Le neveu voulait faire l’armée de terre. Pas du ciel. C’était déjà ça. Mais, Mikkel, plus sérieux, s’était demandé si c’était bien pour son neveu et sa soeur - sa soeur qui semblait-il se retrouver toujours plus abandonnée encore à cause de l’appel de l’armée qui paraissait comme ne jamais cesser animer la famille Hansen et sa belle famille et jusqu'à son propre fils unique…
Mikkel saisit son famas et tenta une salve de tirs sur son assiégeant de là où le nageur de combat resta avec sa souffrance. Au sol. Il visa, bougeant un peu tête à le faire, dans des douleurs dorsales alors. La main gauche avec plus de force que la main droite du droitier.

Coleen "No-Fire"


La mêlée était maintenant complète.
Il n’existait plus de cible sans risquer de toucher les alliés. D’ici, Coleen voyait la reine et son unité d’élite faire un massacre. Même les deux Tairis qui avaient foncé dans le tas en renversant tout le monde comme un jeu de quille venaient d’être stoppé net par l’expertise de ces originels. La garde d’élite de Méda’Iyda...ils faisaient un véritable massacre... Les combats créaient des mouvements de foules importants, rendant méconnaissables les différents camps tant ils étaient emmêlés les uns des autres.

La clone n’avait pas vu que Mikkel l’avait sauvé. En revanche, elle aperçu très clairement le colonel Sheppard s’envoler d’un point à l’autre du champ de bataille. Un originel l’avait littéralement balancé comme un fétu de paille.
Les dents serrés, la jeune femme chercha du regard jusqu’à les voir enfin. Là-haut, par la crête que la reine avait descendu avec son armée. Une Wraith qui ressemblait à une reine avec le visage de Pedge : la cheffe des Affranchis. Son arrivée lui fit un bien fou, lui arracha même un sourire. Elle leva son arme et son équipe fonça à bride abattue, se mêlant à la bataille avec une terrible férocité, accentuant encore plus la mêlée et ce monde présent.

Ca grouillait dans tous les sens, une véritable marée humaine qui hurlait, criait, s’entrechoquait et se plaignait. Les mousquets Natus commençaient à créer un véritable brouillard de poudre brûlée qui rendait certains point du champ de bataille difficilement visible.

Coleen reçut enfin le message dans le courant. Les porteurs des affranchis approchaient, ils essayaient de localiser Sheppard pour le traiter. La jeune femme sauta du char pour aller en direction de Mikkel, il terminait un sbire en vidant son Famas sur lui. Le lourd corps de la créature lui tomba dessus et la faille qui s’était créé dans son dos sans qu’il ne le sente...s’ouvrit brutalement. Une faille qui se dessina sur plus de dix mètres du champ de bataille et envoyant tous les combattants un étage plus bas sur un lit de décombres...dans un hurlement général.

Quand Mikkel revint à lui en repoussant son ennemi, un pied se posa soudainement dessus, forçant de tout son poids pour que le militaire reste piégé sous ce cadavre. Un autre sbire se trouvait là, il avait une lance plasma endommagé qu’il retourna pour que la pointe lui serve de pic. De ses deux mains, il visa la gorge du soldat et…

PAPAPA - PAPAPA - PAPAPA

Coleen avait descendu l’étage en glissant le long de la pente. Le MP5 bien pointé en avant, elle tirait sur la cible par rafales de trois balles, visant l’efficacité en cherchant la tête et les épaules. L’un de ces tirs lui arracha le masque et, malgré tous les pruneaux qu’il recevait, le sbire fonça soudainement sur Coleen. Un violent corps à corps démarra et la jeune femme reçu un coup violent au visage. Le sbire en profita, il lâcha son arme endommagée puis agrippa Coleen, envoyant sa main pour la ponctionner. Elle retint l’orifice de ponction in extremis et hurla dans son mutisme, la bouche ouverte sans qu’aucun son ne sorte, de tous ses efforts pour tenir cet odieux bras de fer. Encore sonnée par le premier coup, elle faisait son possible pour le retenir…

Mikkel Hansen


La salve de tirs perça dans l’ennemi. Le chargeur du famas se vida sur lui. Le corps inerte du Wraith tomba lourd sur Mikkel. Le norvégien en grimaça un peu n’appréciant déjà peu la soudaine grande proximité et encore moins avec un ennemi. Il resta pourtant de glace et totalement indifférent à son ennemi qu’il ne regarda même pas. Il n’aurait de toute façon pas eu le temps. Il se relâcha à peine du combat le temps de reprendre qu’une respiration et n’eut à peine le temps de lever quelques centimètres sa main songeant à appeler un médecin de son oreillette qu'il sentit déjà une faille s’ouvrir et jusque dans son dos. Car, soudain, une faille sur le champ de bataille se forma, et Mikkel ne put que se faire dévorer avec le cadavre par les antres de la terre jusqu’à dix mètres plus bas…

De la surface alors il chuta. Il partit en chute et sentit la chute et le choc à arriver plus bas. Il perdit conscience sur le coup. Le corps humain. Il sait lorsqu’il faut s’endormir pour se préserver. Mais j'ai tellement l'impression qu'il ne se réveille que comme par hasard. J'ai entendu parler d'un laveur de vitres qui, d'une chute de 150 mètres, très gravement blessé, a pourtant survécu. Mikkel s’absenta un temps lorsqu’il tomba lourdement sur le sol des bas-fonds du champ de bataille et au terme de sa chute qui lui refila comme un vertige pendant lequel il ne pensa à rien. Il vit les choses défiler mais davantage la vie présente elle-même que de sa vie antérieure. Jusqu’à percussion. Percussion avec le sol. Il n’eut qu’après, peut-être, une pensée sur laquelle il perdit conscience. Ce jour où il passa son dernier examen d’entrée chez les nageurs de combat, un dernier entretien, où il rencontra son ancien caporal. Je crois que la vie est terriblement aléatoire. Un peu comme ce soldat dont il se souvenait et se souviendrait, Bellings, qui s'était attardé dans un mauvais trou, même trou de guerre qui pourtant profita au norvégien Mikkel. La vie, mortelle, comme une partie de roulette russe. Pourquoi passer son temps à chercher un sens à être ici et maintenant alors que peut-être il n'y en a pas tant que ça ? Il ne sert à rien d'y penser plus que ça ? Il faut se réveiller à point ? Mikkel se sentit soudain à la fois jeune et vieux en même temps. Peut-être qu’il confondit avec la sensation de fragilité qu’il sentit dans son corps après cette chute de dix mètres. Peut-être sentit-il la vie. Il se sentit engourdi. Au final si engourdi qu’il ne sentit plus rien. Il serait incapable de dire ici et maintenant si son corps lui parut être en mesure de bouger. Son dos, il devait être dans un sale état, tellement que pendant un instant, il n'osa pas bouger d'un poil. Pourtant il lui parut comme pouvoir bouger. Car il sentit ses pieds et ses jambes. Mikkel revint à lui. Il avait toujours sur lui une masse. Il avait toujours sur lui son lourd ennemie inerte. Il tenta de repousser le cadavre en le levant par la force de ses bras.

Mais alors soudain un autre Wraith vint, qui se son pied interrompit la tentative de dégagement du norvégien. Le Wraith força sur le poids. Mikkel se sentit aussitôt comprimé par le cadavre. Le soldat regarda son nouvel ennemi. Il n’offrit toujours qu’un regard avec cette ombre noire. Le Wraith visa sa gorge avec la pointe de sa lance et son pic. Mikkel regarda un instant la lance puis regarda le masque du Wraith. Il lui lança un regard se voulant comme percer ce masque et son anonymat. Comme si, se faire tuer par un anonyme, ça rendait aigri. Y'a de quoi ne finir que fantôme ne sachant pas de qui se venger. Y'a de quoi partir avec du sens qui manque. Mais, ça devait bien être un Wraith, derrière ce masque. Ce sens pourrait bien suffire alors. Mikkel aura fait ce qu'il devait faire. Aussi il le regarda, toujours, avec sang-froid. Il eut pourtant pendant un instant cette impression que tout allait s’arrêter. S'il avait pensé à Grayson, la dernière personne jusqu'ici qui lui avait foutu la frousse, lors d’un vol de jumper, il aurait pu se souvenir lui avoir dit, le norvégien, avoir peur de rien, parce que soldat, parce que norvégien. Il espérait quelque part en lui que Matt s'en sortirait. Pourquoi ? Par fraternité. Parce que, aussi, c'était le premier sur Atlantis que le plongeur avait eu sous son monitorat... son tout premier élève de plongée sur Atlantis... Mikkel n'avait pas peur de la mort mais il redoutait de mourir avec la sensation de ne pas avoir rempli jusqu'au bout son devoir, celui du soldat, depuis qu'il s'était engagé, depuis qu'il avait échoué puis persisté pour se faire recruter comme nageur. C'était à espérer qu'il aurait suivi ses deux officiers atlantes suffisamment. Il l'espérait. Il crut avoir en image le brassard de Coleen. Il crut avoir en tête son geste le norvégien à serrer le brassard autour de son bras. Peut-être parce que, ça aurait pu donner du sens, du sens qui lui manquait, celui de se battre, au-delà du service, pour la liberté, la liberté sous l’oppression Wraith, que finalement, tous les peuples qui se battaient contre eux avaient peut-être bien en commun. Mais Mikkel n'eut pas le temps de penser vraiment à tout ça et n'eut le temps que pour deux-trois gestes en pensée. Celui de son neveu taper de sa crosse dans le galet de hockey sur glace et progresser avec son équipe jusqu’aux buts. Celui de son caporal lors de son entretien refermant le dossier de sa nouvelle recrue. Le refermant. C’était ce geste qui lui viendrait en dernier ? Comme si, sa vie, elle se résumait à un dossier ? Oui mais, à l’époque, avec le « Bienvenue chez les nageurs de combat première classe Hansen. » Si vous voulez mon avis, Caporal, ça put bien l’entrée en Enfer. Aurait-il pu lui dire dans une réalité alternative où tout se brouillait et se mélangeait pour n'avoir plus aucune rationalité. Et alors ? Un problème Hansen ? Non. J’suis partant. Ça doit être sympa. Y’a pas de raisons. J’suis sûr qu’il n’y fait pas si chaud. J’suis sûr même qu’il y fait froid. Ce s'ra comme rentrer à la maison. J’regrette juste deux-trois trucs. Comme d’autres première classe. Comme d’autres. Vous en faites pas, soldat, vous n’êtes pas si seul. Ça résonnait comme la réalité. Voyons première classe, ne vous faites pas si solitaire, vous n’êtes pas si seul, ou vous ne survivrez jamais dans mon escouade. Le soldat a cette chance de ne pas être si seul. Mettez-vous ça dans le crâne, Hansen, où j’vous dépose à la prochaine escale, et terminé votre voyage ! Mikkel aurait deux-trois regrets, que, taciturne, il préférerait garder sous silence, pour ne plus penser au final qu’aux terres de son enfance.

Mikkel avait encore en lui et sur son visage la volonté de vivre et de se battre. Mais, coincé, piégé, ce n’était plus qu’à son ennemi d’en décider... de décider de son sort… Qu'il le dégage de là et qu'il vienne se battre avec lui, il n'en ferait qu'une bouchée, se disait le viking, toujours à croire pouvoir se battre jusqu'au bout... même jusqu'en Enfer… Pourtant... une part de lui de plus en plus plongeait aussi comme dans la glaciale acceptation de son sort... Et puis…

PAPAPA - PAPAPA - PAPAPA

Le masque de son ennemi se cribla de rafales de balles ainsi que son corps. Pour autant, il ne tomba pas. L’ennemi chercha alors l’origine des tirs. Mikkel ne la vit pas encore. Mais il entendit. Il vit son ennemi quitter le cadavre et dévier son attention sur quelqu'un d'autre. Mikkel entendit le combat qui s'annonça avec son sauveur. Il lui parut plus silencieux qu'il n'avait entendu jusqu'ici de la guerre. Comme si, son sauveur, n'avait pas de voix. Pas question de partir de c'monde et encore moins avec une dette de vie. Il devait encore servir. Servir et aider.

Le norvégien, avec énergie qui lui restait bel et bien, poussa la carcasse du Wraith qui pourrissait sur lui. Il la laissa rouler sur le côté dans toute sa putréfaction. Le corps inerte se poussa sur le côté et sur le dos. Mikkel eut alors vue sur le combat entre l’autre sbire et Coleen qu'il reconnut et vit en danger. Ah non, ça suffisait bien comme ça, mais laissez-la tranquille bordel ! Il savait son famas vide et avait entendu les coups de feu répétés qui avaient été plus que très utiles mais semblait-il pas suffisamment pour terrasser l’ennemi. Mikkel jugea qu'il aurait été trop long, surtout dans son état, de prendre un chargeur de son gilet Molle et de recharger son famas puis tirer. Il jugea que ce Wraith devait saigner pour crever mais les balles lui parurent insuffisantes pour ça. Le cerveau de Mikkel avait sa connerie. Celle-ci reposait sur un principe. Il était du genre à ne vouloir prendre aucun risque, mais, pour se faire, prêt alors à prendre quelques risques. Pis, n'y en avait-il pas toujours ? Mikkel se releva tant bien que mal. Il s’appuya sur son épaule saine. En Mikkel, viking, ça y résonnait comme du œil pour œil dent pour dent. Aussi il délaissa son couteau de plongée du cadavre près de lui qui lui parut lame plus faible qu'une autre qu'il repéra là sur le sol. Pilleur et tueur, il prit autre chose qu’il saisit de ses deux mains malgré sa plaie ré-ouverte à l’épaule droite et ses douleurs dorsales. Mikkel se redressa péniblement et qu'à demi se leva. Le principal, c'était de faire ce qu'il avait à faire...

Et soudain, une pointe de lance plasma endommagée perça l’agresseur de Coleen. Le marin préféra le harpon au couteau. Dans la mesure de la force qu'il pouvait mobiliser de son état de santé, Mikkel irait bien même au-delà de la pointe elle-même et jusqu'au manche à embrocher le Wraith...

Coleen "No-Fire"


Coleen était encore en train de résister quand cette aide miraculeuse lui vint. Le sbire se raidit soudainement dans sa douleur et s’affaissa, un genou en sol, la mâchoire tirée dans une expression de douleur. La jeune femme écarquilla les yeux et fixa Mikkel, comprenant alors que ça venait de lui puis elle réagit immédiatement d’une puissante droite qui le chassa sur le côté. Si elle n’avait pas été muette, le militaire l’aurait entendu hurler sa rage.

Avec l’aide du Norvégien, Coleen le plaqua dans la même position de vulnérabilité qu’il fut quelques instants plus tôt et lui vida le reste de son chargeur en pleine tête. Déjà, la jeune femme rechargeait, avisant un regard autour d’elle et s’attardant sur l’auréole sombre qui commençait déjà à teinter un endroit de son uniforme.

Tout autour d’elle, la guerre continuait de faire rage. Même dans ce niveau inférieur où les belligérants étaient également tombés. Dans le courant, elle sentit une présence importante proche d’elle, la cheffe des Affranchis qui insistait pour lui dire qu’il fallait injecter le remède le plus vite possible à Sheppard. Coleen sentait que l’officier ne se serait pas retiré et c’était pas bon du tout, vraiment pas bon.

En réaction, elle agrippa la manche du militaire et lui pointa une direction. Il fallait à tout prix qu’il l’aide à atteindre cet endroit. Elle entreprit donc de grimper les dix mètres en se servant des irrégularités de la paroi effondrée et atteignit le bord. La situation était encore plus tendu qu’au début de combat, la mêlée était pleine et entière, les corps qui gisaient au sol s’étaient multipliés.

Coleen entama alors sa progression. Elle était lente, incertaine, régulièrement coupée par des Wraiths qui voulaient l’atteindre ou des mouvements de foules qui lui coupaient la route. Par moment, elle s’arrêtait pour envoyer quelques tirs opportunistes, empêchant la mort de certains Natus ou les aidant à finir des Wraiths.
Il n’était pas rare que des explosions déclenchées par des soldats mourants la contraigne à s’abaisser, des corps alors propulsés dans les airs. L’atmosphère viciée rendait maintenant la respiration difficile et chaque pas, sur ce champ de bataille, était devenu compliqué. Mikkel et elle évoluèrent bientôt d’un duel à un autre, leurs munitions s’épuisant très rapidement.

Coleen s’arrêta brusquement, le Norvégien lui rentrant dans son élan, alors qu’elle faisait face à un cordon de sbires. Six guerriers bien resserrés qui montaient leurs lances sur elle. Elle était certaine de se faire démolir lorsqu’une bande Natus hurlant à tout va leur foncèrent dessus comme un jeu de quille.

« A MOI ATLANTE ! A MOI, PAR ICI !!! »

Une Natus se trouvait auprès d’un de ses collegues blessé au bras, un blast l’avait entièrement brulé et il tentait difficilement de placer un bandage pour contenir son hémorragie. Coleen rencontra le regard du militaire et se mit en route, elle fut temporairement retenue par un sbire qu’elle martyrisa à coup de poignard jusqu’à le décapiter de moitié puis elle atteignit la position.
L’un de ces fameux canons de campagne Natus se trouvait au sol avec un servant encore en vie.

« Ola Atlante ! Sacrées festivitées n’est-il pas ?!? » fit la jeune femme en découvrant un sourire aux dents cassées. Elle avait une énorme entaille sanguinolente qui lui partait de la pommette et sillonait jusqu’à ses lèvres.

« Je suis Maupah, prêtez votre force Atlante, il me faut diriger le canon sur ces lâches qui nous tirent dessus depuis les hauteurs. »

En effet, plusieurs sbires avaient grimpé l’effondrement d’un mur pour atteindre une corniche d’où ils tiraient copieusement sur le moindre soldat isolé. Ils se faisaient plaisir et ne tarissaient pas de munitions. Le servant blessé se recula un peu et prit son arme pour les défendre des Wraiths qui pourraient leur sauter dessus. Il laissait ainsi sa place au norvégien. Coleen approcha du canon avec Maupah et attendit l’aide de Mikkel pour l’orienter sur l’ennemi. C’est lui qui aurait l’honneur de tirer en percutant la plaque de détonation au marteau. Ce position ennemie était trop dangereuse, il fallait impérativement la nettoyer.

Mikkel Hansen


Une fois l’ennemi achevé que Coleen, guerrière, finit par mettre à terre et tuer d’une salve de tirs, Mikkel reprit un peu son souffle, lâchant quant à lui la lance qu’il venait de lui planter.

Rejoignant le sol, le militaire chercha dans son gilet Molle la potion rose que Skyler lui avait donnée. Il mordit dans son couvercle pour l’expulser de la bouche et but aussitôt le liquide. Il délaissa la fiole vide. Il regarda un peu sa blessure avec un regard par-dessus l’épaule. Coleen parut passer dans une absence - une communication. Mikkel, pendant ce temps, se redressa et alla ramasser son couteau de plongée sur l’autre cadavre Wraith. De nouveau à terre, avec la lame du couteau et en prêtant garde, il déchira un peu le tissu afin de découvrir la plaie sanglante. Il sortit de son kit de soins de quoi désinfecter la plaie rapidement. Ouais, comme si, il entendit Rodney brailler sur ses plaies de joue et dire qu’une plaie, ça se désinfectait. Il le fit avec un geste barbare un peu à la vie va vite. De la même manière, il se fit un bandage d’une main et s’aidant de ses dents, un peu laborieusement, et serra ainsi sur son garrot de fortune afin de stopper le saignement.
Il se leva ensuite. Il avait des douleurs dans le dos, mais, il se disait que, avec la potion, il devrait finir par oublier. Le fait de sentir ses jambes le rassurait quant à pouvoir s’bouger et courir.

S’en suit, Coleen lui agrippa la manche et lui pointa une direction. Mikkel reprenait encore respiration. Il regarda. La direction pointait jusqu’à un peu plus de hauteur. Il acquiesça norvégien. Mais avant, il sortit un chargeur de famas de son gilet Molle et rechargea son arme, militaire, avec froideur et efficacité, puis se montra prêt à décoller et à déguerpir de cette fosse aux lions.
Mikkel aida ensuite Coleen à grimper sur les irrégularités de la paroi. Derrière, lui, il suivit. Il chercha à se servir davantage de son épaule gauche que sa droite. Skyler allait le maudire. C’était sûr. Mais il se sentit déjà et peu à peu mieux avec la décoction. Qu’allait-il pouvoir inventer comme excuse ? Mmh, le norvégien n’avait pas pour habitude de mentir…

A mesure de la progression, le soldat aida Coleen à nettoyer le passage et leur passage jusqu’en haut et bien au-delà. Il combattit à ses côtés autant avec son famas que son 9 mm jusqu’à se trouver face à un surnombre d’ennemis par rapport à eux. Fort heureusement, des Natus vinrent à la rescousse et écrasèrent les six guerriers qui leurs barraient la route.

De là, ils furent interpellés dans l’urgence par une Natus. Mikkel vint à son encontre avec Coleen. Le militaire vit l’autre Natus blessé au bras. Il s’approcha de lui et prêta assistance dans les soins avec la Natus du mieux qu’il put. Il n’était pas très doué dans les soins mais il fit là de son mieux. Mikkel eut un bref regard pour Coleen, qui, de son côté, poignarda un sbire plus loin – et comme en s’acharnant. L’ex nounou soupira un peu. Mikkel partit une fois le Natus soigné et délaissa les deux Natus dans un regard guerrier, mais en même temps, comme jeunot, en tous cas, animé de vitalité, d’encouragement, avec, comme un brin d’acquiescement militaire. « Bonne chance. » Salua-t-il aux deux Natus en partant. Car Mikkel ne croyait plus qu’à ça à souhaiter avec ce qu’il venait de traverser. Il aurait pu tout autant souhaiter bon vent mais il n’y avait ni bateaux ni voiles par ici. Il ne sentait plus que ça, le vent de la guerre qui voulait bien faire avancer ou reculer.

Il courut et rattrapa son maigre retard par foulées à pas de course et vint à la position de Coleen la rejoindre et la partager devant une Natus non loin d’un canon Natus et son servant.
A l’interpellation de la Natus, Maupah, le norvégien lui adressa un bon brin de sourire guerrier en échange de son sourire. Mikkel ne s’attarda pas ni à ses dents cassées ni à son entaille. Il s’attardait peu sur les cicatrices et d’autant plus dans le courant de la guerre.
« Ouais ! Ça pète de partout ! » Acquiesça-t-il aussi soldat que viking aux festivités. « Hansen. » Il se présenta lui aussi, abrupte et bref, de son nom militaire, comme à son habitude en opération militaire.
Mikkel vit la corniche en hauteur à défoncer au canon d’où visaient les Wraith.
« Comme si c’était fait Maupah. » Acquiesça-t-il viking.
Mikkel vit le servant quitter sa position pour lui laisser sa place et se mettre en position de couverture. Faire boom ? Mais avec grand plaisir. Mikkel prit la place du Natus au canon. L’atlante regarda un peu tout l’attirail afin de tenter de s’y retrouver. Il prit le marteau. Il le tourna dans sa main. Pour jauger son poids. Uniquement pour jauger son poids ! Rho allez ça n’avait jamais tué personne de se prendre une seconde pour Thor mais c’était avant tout pour jauger de son poids et aussi par rapport à son épaule droite. Ah bah la voilà sa bonne excuse à vendre pour Skyler ! Il percuta ensuite la plaque de détonation en y donnant de sa bonne force de sa grande carrure de norvégien et de nageur.

Environnement



SCHBBBBBAAAAAAAAANG

Le Norvégien avait de quoi être surpris par le recul du canon qui, sous l’impulsion du tir, failli lui briser la poitrine. Il n’avait été que jeté en arrière, ne le privant néanmoins pas du spectacle de cet obus de pierre à feu qui monta en cloche durant de longues secondes avant d’atteindre le perchoir des Wraiths et de sauter brutalement. L’explosion avait était tout aussi puissante que du C4, peut-être même plus, c’était un véritable obus d’artillerie qui venait de faire sauter la position. On le devait à l’ingéniosité des scientifiques de la cité qui avaient donné de leur temps pour améliorer le potentiel destructeurs des canons de campagne Natus.

Le panache de fumée qui suivit l’impact lumineux produisit une onde de choc qui réduisit en morceaux quelques Wraiths. Les autres furent projetés aux quatre coins du champ de bataille avec des membres en moins. Ironie du sort, l’un d’eux alla s’écraser non loin de lui, un sbire qui n’avait plus de tête et seulement un bras. Un tronc, en somme, qui percuta le mur dans un bruit de succion horrible avant de rouler jusqu’au sol.
Maupah éclata de rire et hurla sa joie. Mais Coleen, elle, pointait déjà cette même position. La fumée se dissipa en révélant un blindé Wraith qui venait tout juste de s’installer, juste après la déflagration. Il avait profité de ce brouillard pour ajuster patiemment sa visée et il tira droit sur eux, le blast fusant à une vitesse ahurissante dans leur direction. Le sol trembla, il y eut une chaleur impressionnante et ce fut le black out.

Ce qui tira Hansen de sa torpeur fût la chaleur qu’il sentait sur sa tête. Au début, il pouvait attribuer ça à ce que l’on ressentait sur le pont du navire quand on oubliait sa casquette et qu’on bossait sous le caniard. Mais la température s’élevait de plus en plus, rendant son inconscience si inconfortable qu’il ouvrit brutalement les yeux.
Il n’entendait plus, ça raisonnait comme dans une église et un acouphène persistant diffusait un sifflement aigu. Il allait rapidement se rendre compte que son gilet était gorgé de chaleur et se détériorait parce qu’il n’avait pas encore enclenché la dispersion.

De même, son casque sur sa tête le brûlait affreusement. Il était littéralement en train de fondre, un schhhhhhhhhhhh bien sonore s’élevant maintenant qu’il recouvrait peu à peu l'ouïe. Ca continuait à se battre tout autour de lui, mais à l’instar de ces gars là, ils ne fumaient pas d’une trainée blanche. Il était littéralement en train de bouillir et il fallait agir maintenant.

Un coup d’oeil lui permit de se rendre compte d’une terrible réalité. Coleen se trouvait couchée sur le ventre, bougeant mollement à cause d’une totale désorientation et d’une semi-conscience. Dans la malchance, ils avaient néanmoins été verni. Car en éclatant trop court, le canon n’avait pas été détruit par l’obus, juste fortement dévié de son axe de tir.
Un mouvement attira son attention alors qu’il était encore plus ou moins groggy. Maupah se trouvait devant la bouche de l’artillerie. Une part de son visage avait été complètement déchiqueté et brûlé, révélant les horribles détails de muscles à vifs et de tendons à moitié sectionnés. Elle perdait du sang, sa langue pendait sur le côté depuis une crevasse béante qui s’en trouvait creusé. L’un des os qui faisait l’architecture de sa machoire se perdait dans le vide, un gros éclat encore planté dedans. L’un de ses orbites était percé, se vidant de son contenu oculaire.

De sa dernière main, elle finissait de recharger le canon avec une lenteur imputable à son état de choc. C’était un miracle qu’elle ne tombe pas immédiatement dans les pommes. Elle rampa alors jusqu’à l’avant et sortit une plaque de détonation qu’elle remplaça, serrant les dents, se servant même de son moignon d’un avant bras raccourci de moitié. C’est la hargne qui la tenait encore. La haine à l’état pur.
A ce moment là, Coleen avait repris ses esprits. Elle se positionna sur le flanc du tube et poussa de toutes ses forces, révélant dans sa crispation une dentition ensanglantée et une large entaille cautérisée qui lui courait sur la partie droite de la figure. Elle saignait de l’intérieur de la bouche, seul endroit épargné par la chaleur.

Le canon ne bougeait pas par sa seule force et il fallait l’orienter de nouveau, viser avec, alors que Mikkel ne s’était jamais servi de ce genre d’outils. Dans le boucan du combat, il entendit distinctement un nouveau tir. Son corps en vibra de danger tant son instinct le secouait. Son esprit décompta même les trois secondes que mit le blast à arriver sur lui et survoler sa tête d’une trentaine de centimètres. L’obus ennemi explosa dans son dos en pulvérisant autant d’alliés que d’ennemis. L’onde choc faillit même le jeter à plat ventre sur son canon.

Coleen tentait toujours de pousser, l’engin grinça et accepta de se tourner de quelques centimètres. Elle n’y arriverait pas seule, Mikkel devait se reprendre au plus vite...le prochain tir du blindé ennemie serait juste.

Mikkel Hansen


SCHBBBBBAAAAAAAAANG

Mikkel se prit un bon recul et coup de poitrine le jetant en arrière. Eh bien, les armes Natus, ça envoyait du lourd ! Le norvégien put voir une bonne explosion sur la corniche à Wraiths.

Maupah ria à cœur joie. Les rires, ils me paraissaient soudain contagieux ; la guerre peut-être, peut-être ça. Mikkel en décrocha un sourire et se redressa un peu comme pour mieux voir l’explosion. Après tout, en le norvégien, somnolait un militaire habitué aux explosifs et aux mines, une spécialité qu’il avait plus que jamais envie d’approfondir et qu’il espérait un jour en devenir meilleur qu’aujourd’hui. Cette discipline s’entendait à merveille avec son sang-froid, et, en même temps, le rendait comme plus jeune. Et puis, booyah, y’en avait eu du Wraith qui vola ! Mais Coleen pointa la position. Le sourire de Mikkel s’envola alors dans l’immédiat pour un doute bien lourd que son visage de ses traits ne se retint pas d’exprimer.

Soudain, un blindé Wraith se révéla à travers la fumée dont il tira profit, et, siégeant déjà et ayant déjà la parfaite visée, il tira un blast sur eux. Mikkel perdit conscience sur le coup.

Le norvégien parvint à se réveiller un temps plus tard qu’il ne saurait déterminer. Sans doute pas si long. Il avait chaud. Il faisait une chaleur infernale. Où pouvait-il bien naviguer ? Il se crut un instant dans une salle de machine sur une frégate. Il lui était arrivé d’y aller voir des mécanos. Il lui était arrivé d’en saboter sur des navires de guerre ennemis. Il se souvint de quelques images, mais trop brèves et rapides – plutôt des sensations. Il faisait une chaleur insoutenable, plus insoutenable encore. La chaleur devenait pire encore. Il ne put qu’ouvrir les yeux. Il vit, dans le flou, Coleen sur le ventre et à demi-consciente. Il vit aussi, Maupah, brulée à vive sur son visage, en sang et comme cadavre encore vivant, de ses tissus, ses os, de son membre amputé. Mikkel la vit recharger le canon en sortant une nouvelle plaque.

schhhhhhhhhhhh

A la fois, Mikkel entendait comme une cocotte-minute dans sa tête et au plus près de ses oreilles. C’était horrible. C’était, impossible à supporter. Mikkel redressa un peu la main vers son casque. Il s’interrompit. Il grimaça de souffrance. Le temps aussi, de revenir à la conscience. Enfin, il détacha l’attache de son casque, et, tenta de le repousser. Il sentit sur ses doigts malgré ses gants, une chaleur insoutenable, mais il repoussa bien son casque. Il tira sur la languette de son gilet Molle et activa le déclencheur mécanique au niveau de son col. Il évacua ainsi la chaleur qu’il sentit de son gilet qui lui parut comme fondre sur place.

Mikkel vit, Coleen, bien amochée, en sang de son visage, reprendre conscience. Elle poussait le canon comme pour en réajuster sa visée. Mikkel rejoignit la position. Mais, ce canon était une technologie qui lui était inconnue. Alors, il s’interrogea plus qu’autre chose à venir là assister Coleen. Dans le courant du combat, Mikkel sentit un tir passer près de lui. Il tressaillit de l’intérieur et son corps en vibra tant le tir passa très près et éclata de son obus derrière lui. Il put rester sur ses appuis, mais, à quelques centimètres près, il aurait pu tout aussi bien venir sur le canon et s’y agripper. Mikkel, dans la vie en jeu, eut un sursaut d’intuition et poussa avec Coleen le canon pour en ajuster la visée sur le blindé. Comme le temps se jouait d’eux, dès que le canon eut la visée ajustée, Mikkel alla vite empoigner le marteau pour frapper sur la nouvelle plaque de détonation que Maupah avait placée.

Environnement



Le nouveau tir en cloche fila sur le blindé ennemi qui le reçut en pleine face. Les deux pieds mécanique qui faisaient sa motricité cédèrent brutalement, couchant le bout du canon sur le sol au moment où le pilote, prit dans le choc, déclenchait son tir. Obstrué, la détonation soudaine eut raison du reste du blindé qui vola littéralement en éclat. Des morceaux de corps et des débris tombèrent en panache par dessus un champ de bataille dont la masse s’était quelque peu éclaircie mais dont l’ensemble grouillait d’un combat toujours plus oppressant. La violence et la brutalité ne cessaient de gagner en intensité de cet énorme mélange qui s’étalait sur toute la surface de cette usine de triage.

A ce moment là, Coleen fut attaquée par un sbire blessé qui pointa sur son visage un pistolet plasma. Elle esquiva le tir in extremis en faisant un bond de côté puis progressa rapidement au corps à corps pour annuler son avantage. Elle lui roua la face de coup de crosse de son MP5 puis l’amena à terre, rejetant son gant pour absorber la vitalité de celui-ci dans une expression d’extase. A ce moment-là, elle se comporta plus comme une Wraith qu’une humaine, martyrisant le torse de l’ennemi pour en absorber jusqu’à la dernière goutte de vie.

Coleen souffla, ignorant volontairement le regard témoin de Mikkel. Toutes ses plaies s’étaient résorbées. Elle se redressa doucement puis approcha d’un corps Natus.
Maupah s’était éteinte en bougeant, sa main valide encore posée sur le prochain obus qu’elle voulait charger dans le canon. Elle se tenait allongée de trois quart sur les débris pour s’y appuyer, son moignon également orienté dans cette direction, comme si elle avait été au beau milieu de son action et qu’elle ne s’était pas senti partir. Son corps avait simplement cédé et elle demeurait sur cette position de travail, de rechargement, sans bouger, le regard vide rivé sur la caisse de munitions se trouvant à côté. Comme un tableau figé, une photographie. Coleen posa sa main humaine sur sa carotide pour en tester les battements...plus rien.

Le clone soupira et se détourna pour approcher de Mikkel, secouant négativement la tête. Elle s’agenouilla devant lui et lui prit le bras pour le retourner. Un éclat de métal assez épais provenant du canon se trouvait planté dans son triceps, pile au dessus de l’aisselle et ressortait à peine de l’autre côté. Avec le feu de la bataille, le Norvégien ne sentait strictement rien et, si un engourdissement le rendait moins précis, il sentait qu’il pouvait toujours se servir de son bras.
La clone sortit un bandage de sa poche, le déroulant rapidement pour aller enrouler la gaze autour du corps étranger et chaque point d’entrée. Elle passa d’un côté et de l’autre, croisant par moment, avant de terminer par un simple noeud.

Son regard s’attarda une dernière fois sur Maupah puis elle mit une tape sur l’épaule de Mikkel, signe qu’il fallait repartir. La jeune femme prit le temps de sortir son crayon et son papier :

Ils sont bloqués, on doit les rejoindre. On y est presque ! Griffona-t-elle avant de le lui donner.

Son arme principale désormais vide, elle récupéra un neuf millimètres dans le holster d’un Atlante qui avait été momifié suite à une ponction complète. Elle enleva sa plaque au passage, la fourrant dans sa poche, avant de lui faire signe et de progresser de nouveau au travers du champ de bataille. Ils arrivèrent, au bout d’un échange acharné, à un petit groupe de clones à dominante Wraith aux brassards blancs. Ensemble, ils formaient une petite zone de sécurité. Ils étaient tous au corps à corps contre des Wraiths, ne démordant pas de répondre à chaque atteinte. Ils étaient quasiment submergés et Mikkel, arrivé là de son constat, reçu brutalement un coup dans le dos.
Il sentit l’une des bretelles craquer et s’ouvrit, son sac pendant sur un côté au risque de tomber au sol. Le Norvégien remarqua soudainement qu’un ennemi lui avait mis un coup de couteau en traître. La bretelle, au niveau de son épaule, ainsi que son gilet tactique, venaient de le préserver de ce violent coup de taille. Et il était déjà reparti à l’assaut en pointant la lame d’un coup d’estoc qui visait sa gorge.

Coleen, de son côté, fût soudainement agressée par un originel. Il venait d’émerger de la masse en un bond soudain et lui avait assené un coup violent du plat de la main. Elle entra également dans un nouvel échange au corps à corps. La pression continuait d’augmenter sans arrêt, de plus en plus. Allait-elle s’arrêter à un moment ? Les Atlantes allaient-ils finir par prendre le dessus ? Ou perdaient-ils la bataille ?!?

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Mikkel Hansen

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Pedge
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Allen
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Chronologie : LUNDI 14 MAI


Du côté de Pedge...

Pedge Allen



La texane aurait préféré y aller seule, tandis que Sheppard se serait posé en officier de dernière ligne et aurait dispatché ses troupes pour coordonner la mêlée. Ainsi, il aurait pu préserver ses forces pour lutter contre le parasite. Mais le colonel en avait décidé autrement et il fonça lui aussi dans la bataille, arrosant l’originel qu’elle se réservait pleinement. Elle comprenait parfaitement le sentiment de l’officier qui n’était pas du genre à rester en retrait et à ronger son frein en attendant que d’autres se fassent charcuter à sa place. C’était un officier de terrain, de contact, ce n’était clairement pas un officier d’Etat-Major. Toujours est-il qu’elle lui avait emboîté le pas pour participer elle aussi à tout ce joyeux bordel. Son Colt M4 claquait dans l’air, comme beaucoup d’autres armes Atlantes, Natus et Wraiths. Elle visait l’originel mais pas que, abattant ici ou là des clones ennemis quand l’occasion se présentait, n’hésitant d’ailleurs pas à les flinguer de dos. C’était la guerre. L’honneur était au vestiaire, en compagnie de la bienveillance et de la paix, plongés dans une partie de cartes.

Pedge avait vu le colonel s’envoler par-dessus la masse.
Elle ne s’attendait pas à ce que cet originel soit seul. Il se tenait devant elle, présentant sa lame et son pistolet en un signe de maîtrise, lui tournant autour. Mais un deuxième approcha, celui qui avait jeté Sheppard. Un large sourire sadique gagna son visage. Ils savaient bien que la texane ne résisterait jamais à deux originels l’assaillant en même temps.

Ils jouèrent avec elle, restant face à elle mais sur une bonne largeur. Les deux ennemis étaient complémentaires, quand l’un faisait mine d’attaquer, c’était l’autre qui portait le coup. Et si la militaire parvenait à bloquer le coup, l’autre le lui faisait payer en cognant fort.
Parfois quelques combattants Natus ou Atlantes tentaient d’intervenir mais ils les repoussaient comme des mouches. Pedge savait qu’ils ne la tueraient pas...la reine la voulait pour se divertir.
Mais elle passerait un sale quart d’heure. Et elle ne tiendrait pas si elle ne recevait pas de renforts...

Pedge était en sueur. Elle n’avait pas de blessure spécifique, si ce n’était dans son orgueil. Elle qui se pensait être une bonne combattante au corps à corps voyait qu’elle n’arrivait à rien avec ces deux là. A chaque fois qu’elle en engageait un, c’était le second qui prenait la relève et qui la taclait dans le dos assez méchamment. Cela faisait presque quatre fois qu’elle se relevait, et à chaque fois, c’était un peu plus compliqué que la fois d’avant. Elle avait des coupures sur les cuisses et sur les bras, mais jamais rien de bien profond, juste des estafilades causées par la lame de l’un ou l’autre des deux originels qui prenaient un malin plaisir à la faire tourner en rond pour l’épuiser. La texane n’était pas femme à se laisser dominer longtemps, aussi essayait-elle par divers moyens, ruses, feintes, assaut frontal et violent, de prendre l’avantage sur un des deux originels, pour avoir au moins cette satisfaction personnelle d’en avoir trucidé un, mais c’était peine perdu, ils anticipaient trop bien.

Elle pensait n’avoir à faire qu’à un seul… La tâche aurait été compliquée mais pas impossible. Maintenant qu’ils étaient deux, la montagne était sans doute trop haute, même pour elle. Elle ne se résignait pas encore, non pas encore. Une nouvelle fois, elle se releva, non sans prendre une bonne inspiration cette fois. Quand elle tardait trop, les deux salopards venaient lui titiller les côtes avec leur bottes, et pas d’une façon très tendre, loin de là.
D’un revers de main rageur, elle vint essuyer une trainée de sang qu’une entaille sur la joue provoquait. Cela n’arrêta pas l’écoulement et contribua à étaler le sang. Elle sentait qu’elle fatiguait.

« Tu parles d’une race supérieure, à deux contre un… », pesta Pedge qui commençait à se montrer mauvaise joueuse et à communiquer avec eux.

Sans attendre de réponse, elle s’élança sur celui devant elle, et au dernier moment, elle se retourna pour balancer son pied dans le bide du second qui s’était à son tour avancé vers elle pour l’empêcher d’atteindre son collègue. Elle commençait à être rodée. Cette fois, elle l’avait surpris, et même si la victoire était mince, elle était palpable… Surtout quand la pointe d’une lance pointa le bout de son nez au niveau du pectoral droit de l’originel que Pedge venait de percuter sournoisement.

« Encore à te chercher des excuses. Cette fois pour ne pas les tuer. »
« En fait je t’attendais et je commençais à me demander si tu ne t’étais pas sauvée. »

Namara fit un sourire à sa soeur de bataille atlante. Pedge ne put s’empêcher de lui en faire un aussi. L’une comme l’autre était contente de se revoir, malgré les circonstances. Depuis la Magna, Pedge n’était pas vraiment retournée voir son amante Natus. Malgré tout, il n’était pas temps d’échanger quelques commodités. En effet, ce n’était pas une perforation aussi banale qui allait achever un originel. Ce dernier se tenait d’ailleurs bien doit, la main refermée sur la hampe de la lance. Avec un sourire sadique, il tira le manche vers lui et il fit coulisser toute la lance au travers de son corps pour la ressortir par son buste. Le second originel faisait crisser doucement sa lame sur son pistolet, en tournant autour des deux femmes et de son collègue.

Voilà, sa lance était maintenant hors de portée et la Meneuse levait les mains sur un style de combat bien propre à elle. Les duellistes étaient reconnues être des combattantes au corps à corps encore plus expérimentées que leurs hommes. S’ils avaient pour eux la puissance de l’impact et leurs baïonnettes, elles avaient l’agilité et la précision de leurs lames.
Aussi, quand il y eut le prochain assaut, Namara fila droit sur son adversaire et sur le flanc, juste sous son bras pour aller rouler et faire un saut acrobatique qui l’a remis solidement sur ses deux cannes et avec sa lance.

Mais le problème, c’est que cela avait placé Pedge dans une situation de vulnérabilité que les deux originels exploitèrent. L’un perça la défense de la texane pour la repousser d’une bonne droite contre son frère qui l’agrippa et par les cheveux, et par sa poignée dorsale, pour ensuite la balancer en direction de Namara. Ce n’était pas pour les regrouper mais détourner son attention. Le véritable assaut eu lieu immédiatement, alors que la texane se redressait une énième fois.

Le premier sbire fonça sur Namara pour lui tirer dans la jambe au paralysant tandis que l’autre armait un coup de pied monumental pour casser les dents de l’Atlante. Pas d’inversement de rôles ce coup-là.

Pedge en avait clairement marre de jouer les punching ball pour ces deux Wraiths. Voilà maintenant qu’ils l’envoyaient promener comme un vulgaire sac de patate, et si ça faisait partie de ses féculents préférés, texane oblige, elle n’avait pas le goût de se faire traiter de la sorte. Namara amortie sa chute, et la Natus râla quelque peu sous le coup de boutoir, surtout qu’elle ramassa le casque dans le bide. Pedge se redressait, mais les originels ne comptaient pas leur laisser le temps de voir clair. Déjà, ils leur fonçaient dessus.
Namara esquiva le tir avec souplesse en pivotant sur son autre jambe et profitant de la force centrifuge, elle s’enroula sur elle-même pour balancer un coup de pied dans le flanc du wraith, dans la zone située au dessus de la hanche.
Pedge quant à elle, vit le coup arriver. Elle vit aussi la puissance qu’elle allait ramasser. Ni une ni deux, elle préféra bloquer le coup de pied en levant ses bras, à l’instar d’un boxeur, en plaquant ses avant bras sur le haut de son casque, en angle avec son coude. Le choc fut terrible mais au moins, elle ne prit pas la semelle dans les dents. Pedge boula en arrière sous l’impact, les avants bras en feu. Ce n’était pas un blocage très pertinent mais dans l’urgence, on faisait comme on pouvait. Maintenant qu’elle était sur le dos, elle dégaina son arme de poing, et elle vida carrément son chargeur sur le wraith, répartissant ses tirs sur le torse et la tête jusqu’au fameux clic du chargeur vide. Plus de dentelles !

Les originels



C’était parfait.
La reine était satisfaite.

Les deux originels qui se battaient avaient plusieurs objectifs et Pedge était l’un d’eux. Ils ne s’étaient pas attendu qu’elle soit aidée par une duelliste qui maniait plutôt bien la lance. L’arme était loin d’être aussi obsolète que ça. Donc c’était l’originel le plus doué au corps à corps qui s’occupait d’elle, lui tournant autour avec les mains grandes ouverte.
Les enchaînements presque chorégraphique de Namara, pourtant vive et rapide, étaient interrompus par des coups qui visaient régulièrement la partie non armée de la lame. Il s’amusait à intercepter la lance avant qu’elle ne toucha sa cible, progressant, acculant la Meneuse qui commençait à montrer quelques signes de fatigue mais qui ne lâchait strictement rien.

A force d’effort, de se surpasser sur ses gestes et faire preuve d’ingéniosité sur des attaques toujours plus aléatoire et non répétitive, elle glissa sur le flanc en esquivant un coup de poing et fila en laissant sa lame pénétrer le tissu du vêtement. Le Wraith râla en sentant un profonde entaille se dessiner entre ses côtes et il se détourna vivement, prenant un coup de manche qui le laissa complètement indifférent. Il gronda encore plus fort en montrant les dents puis, cette fois, il reçut un coup d’estoc dans l’épaule qu’il cueilla d’une main solide.
Namara sentit le danger la menacer directement, autant son instinct que son sens tactique, mais il existait une faiblesse que toutes duellistes partageaient au même titre qu’un tirailleur : celui de perdre son arme. Quand le Wraith l'agrippa par les cheveux en la tirant sur le côté avant de la chasser d’un puissant coup de pied, elle sentit la lance lui glisser des mains. Elle se remit immédiatement sur pieds avec souplesse. Il la lui avait prise et Namara rechercha à la récupérer, se battant cette fois sur un terrain différent du sien. Elle fut amenée au sol plus facilement qu’elle ne l’aurait pensé et l’ennemi lui tomba dessus, se servant du bois pour faire descendre une barre de pression à l’horizontale, droit sur sa gorge.
La Meneuse y mit ses deux mains, exerçant toute sa force pour l’empêcher de descendre sur elle. Non ! NON ! Elle ne pouvait mourir par sa lame ! C’était un déshonneur, une humiliation. Elle cria mais un coup d’oeil sur le côté lui permis de se rendre compte que l’Atlante était dans une position plus inconfortable encore.

L’originel qui avait reçu la majorité des balles s’était bien gavé précédemment. Il s’effondra sur elle de tout son poids, comme raide mort. Mais Pedge n’était pas dupe et elle sentit même, au contact de son corps contre le sien, les impacts de balles se résorber comme dans un film de science fiction. L’originel ricana tout en se redressant, juste un petit peu. Son visage finissait de se cicatriser sous ses yeux à la façon wolverine et, sans attendre, il percuta la texane de son front. Elle sentit l’impact se faire entre ses lèvres et ses dents, la partie charnue et sensible claquant soudainement en une gerbe de sang qu’elle ressentit distinctement. Même ses dents de devant résonnèrent de l’onde de choc.
Les originels Wraiths n’étaient pas que solides, ils étaient aussi puissant. Sheppard l’avait dit, l’armée de Méda’Iyda était plus petite que les autres, expliquant son utilisation d’armes biologique et de clones. Mais ce peu d’unité n’était pas du tout néophyte. C’était une armée de terrain qui avait combattu contre les Anciens et avait un passif de dix milles ans, même si une bonne part s’était déroulé en hibernation.

La militaire, encore un peu groggy, se sentit agrippée sans ménagement. L’originel la releva brutalement et lui passa dans le dos pour lui envelopper la tête de ses bras, comme s’il tentait une clé d’étranglement. Mais le temps qu’elle tente de se défendre, elle sentit un orifice de ponction chercher le plat de sa gorge. Le fait qu’il plaque une main contre son visage et tire en arrière pour la tendre pleinement à sa merci en était la preuve…

Cela la ramena à l’an dernier, lorsqu’elle avait été torturée. Un Wraith l’avait entravé en la prenant par derrière avant de lui déchirer la gorge dans une ponction des plus sales. Son agonie avait été particulièrement douloureuse et lente, source de cauchemar. Elle n’avait strictement rien pu faire jusqu’à ce qu’on la ramène.

Cet originel cherchait à reproduire ce cauchemar ! Il n’y avait pas de doutes...La reine !!! La reine lui avait donné des directives de mise à mort !!! Une vengeance pour le coup qu’elle lui avait mis dans le courant !



Pedge / Namara



Pedge ne pouvait rien faire pour Namara et l’inverse était vrai également, ce qui rendait la situation assez tragique pour l’une comme pour l’autre. Namara ruait dans les brancards pour essayer de se défaire de la prise du Wraith, et Pedge faisait la même chose en gigotant dans tous les sens. Mais, tout violeur professionnel savait sûrement ça, une proie qui gesticule était une proie qui se fatiguait, et en bon prédateur qu’ils étaient, les Wraiths le savaient très bien.

Mais voilà, ils avaient en face d’eux deux bonnes guerrières qui avaient plus d’un tour dans leur sac et qui n’en était pas à leur premier affrontement, fut-ce contre des affreux comme eux. Namara gesticulait pour faire diversion. Bien entendu, elle ne pouvait pas lâcher la hampe de son arme sous peine de voir sa trachée se faire écraser par cette dernière, alors elle devait se servir de ses jambes. Elle rua une dernière fois, et soudainement, elle se ramassa le plus possible pour balancer son genou dans le flanc de l’originel qui tentait de l'étouffer, le tout avec un cri de rage et de douleur mêlée. Le salut vint surement de l’intervention de deux duellistes qui venaient prêter main forte à leur Meneuse, la voyant en difficulté. Les deux femmes avaient traversé quelques mètres d’enfer pour la rejoindre, et elles étaient dégoulinantes de fluide en tout genre, en plus de la sueur qui inondait leurs fronts. Elles percutèrent de la pointe de leur lance l’originel.

Du côté de Pedge, ce n’était pas très glorieux. Prise par une panique soudaine de se retrouver confronté une nouvelle fois à une ponction au niveau de la gorge, elle n’en menait pas large. Elle voulait se soustraire à cette technique barbare mais l’animal la tenait fermement. Elle savait que ce n’était pas anodin. Les vampires ne s'embarrassent pas pour trouver une façon originale pour se nourrir, et ils allaient souvent au plus vite. Celui là faisait tout pour atteindre sa gorge. Rouge pivoine du fait de l’effort qu’elle faisait pour se soustraire à la prise d’étranglement qui ne cachait qu’une volonté affirmée d’accéder à sa gorge, Pedge essayait de rester calme mais elle sentait qu’elle perdait pied. Des larmes de frustration et d’appréhension roulèrent sur ses joues. Il ne fallait pas que la ponction débute ! Avec une rage non dissimulée par son faciès ordinairement si calme, elle vint écraser une fois, deux fois, trois fois, plusieurs fois, le pied de l’originel, tout en se débattant comme une cinglée. Elle frappait aussi avec son coude dans le ventre du vampire, plusieurs fois et avec force, armant bien devant elle son bras libre pour venir percuter les abdominaux. Il fallait qu’il lâche, il le fallait vraiment. Tout cela lui rappelait de trop mauvais souvenirs. Elle allait perdre ses moyens si elle ne se sortait pas de ce cauchemar. Elle voulait un combat, pas une prise psychologique !






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Pedge
&
Allen
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Chronologie : LUNDI 14 MAI


Du côté de Pedge...

Environnement



Gaëléa et Sytie, deux jeunes duellistes pleine de fougue d’à peine dix sept ans, considéraient Namara comme une icône. Elles la voyaient comme l’héroïne de la Magna qui s’était démarquée aux côtés d’une Atlante, ayant été appelée à présenter ses actes au Haut Cercle des Vertueuses. Cette duelliste était entrée dans tous les livres d’histoire par les multiples qualitées martiales et la déontologie Natus qu’elle véhiculait.

Toutes les deux, alors trop jeune du haut de leur seize ans, s’étaient dissimulées dans des bâtisses abandonnées lors de la Guerre. Elles refusaient d’être amenée au site de repli et c’est ce qui avait valu leur survie. Depuis, elles s’étaient entrainées courageusement, s’étaient approchées de Namara en s'abreuvant de ses conseils et de ses récits pour se montrer aussi forte et audacieuse qu’elle.

Si elle n’était pas devenue Meneuse Duelliste suite au décès de Doane durant la guerre, Paresok aurait refusé leur intégration au corps expéditionnaire, les trouvant encore trop peu mature pour subir les horreurs de la guerre. Il reconnaissait néanmoins leur potentiel mais, quelque part, voulait préserver leur innocence. C’est Namara qui avait eu le dernier mot et les deux jeunes femmes étaient parvenues à la convaincre pour la même raison que les autres : leur mère, leur père, se trouvaient ici.

Aussi, Gaëléa et Sytie avait vaillamment combattu l’ennemi sans la moindre défaillance, portant malgré tout par moment un regard horrifié par temps de répit, mais faisant la satisfaction de la Meneuse. Elles s’étaient perdues de vue durant la bataille et avait eu pour dessein de la retrouver. Ce fut chose faite au meilleur moment, leur lance se plantant dans leur course effrénée contre cet originel qui roula sur le côté.
Dans des cris et des plaintes d’un effort intense, les deux adolescentes le plaquèrent sur le sol tandis qu’il râlait, abattant ses mains sur les lances qui vibraient dangereusement. Mais de leur stature de jeunes adultes à peine formées, elles étaient loin d’avoir la carrure pour contenir une telle force adverse. Il finit par balayer Sytie d’un violent coup de pied et empoigna Gaëléa d’une main puissante pour lui décocher une droite extrêmement rude. Namara, néanmoins, avait pu se relever et même trouver une belle occasion. La diversion était parfaite.

Du côté de Pedge, rien n’allait plus.
Ses coups auraient dû faire lâcher prise un homme. Elle savait qu’il y avait de quoi fêler des côtes tant elle se donnait du coeur à l’ouvrage mais son ennemi ne faisait que râler davantage. A croire que la douleur qu’elle lui infligeait, malheureusement en trop petite quantité, ne le rendait que plus fort et déterminé. Cela dit, la force employée et les gesticulations de la texane rendait sa tentative très aléatoire et il devait s’y reprendre à plusieurs fois pour réussir cette torture.
Pedge fut donc témoin de la scène avec Namara et les renforts qui venaient de lui parvenir. Sytie commençait à se redresser et son regard tomba sur le lieutenant, découvrant tout autant son identité que sa position très délicate. Elle avait une longue natte de cheveux qui serpentait de sa tête jusqu’à son épaule pour se perdre dans la veste de son uniforme, à l’avant. La duelliste avisa rapidement sa soeur puis la texane. Elle passa rapidement sa main dans sa veste, trouvant au sein de sa natte le petit fourreau en cuir dont elle extirpa un couteau de lancer.

Impossible de viser le Wraith. Pedge se trouvait entre les deux et, à voir le regard écarquillé de l’adolescente, elle n’était pas sûre de son coup. Alors elle prit le petit couteau bien à plat dans sa main et fit un lancé en cloche dans sa direction, lui offrant cette chance avant de s’en retourner vers l’originel qui avait repris ses appuis et rejeté Gaëléa dont l’arcade venait de rompre...

Pedge / Namara



Pour Namara, c’était parfait. Les deux adolescentes avaient fait une diversion, et elle était de nouveau libre de ses mouvements. Néanmoins, elle ne pouvait pas laisser les deux filles seules face à l’originel. Elles y passeraient aussi sûrement que deux et deux font quatre. Il fallait donc profiter de l’avantage surnuméraire pour prendre le dessus sur ces saloperies. Namara devait reconnaître que cet originel n’était pas mauvais, et qu’il était un ennemi honorable à combattre. Mais ça n’allait pas plus loin. Elle n’avait pas une once de respect pour ce vampire, et elle voulait le voir mort. Le temps qu’elle récupère sa lance, et ses esprits, la Meneuse assista au lancé de couteau vers Pedge.

L’ustensile décrivit une belle cloche arrondie dans les airs. Pedge l’avait remarqué malgré qu’elle manquait un peu de lucidité maintenant dans son combat contre le wraith. Elle ne savait pas si c’était la chance ou un lancer parfait, mais elle réceptionna l’arme par le manche sans même s’y reprendre à deux fois. A peine était-il en main qu’elle le planta dans le bide du Wraith en lieu et place de son coude. Si cette fois ça ne fonctionnait pas… Elle n’avait pas pensé à prendre son propre couteau pourtant à sa cuisse. Elle profita de la première perforation pour rentrer la tête dans ses épaules et baisser son menton derrière l’avant bras du Wraith. Ainsi, elle limitait fortement la strangulation et la possibilité de ponction dans le même temps. Sentir la lame pénétrer la chair de cette saloperie lui donna du courage et elle multiplia les coups. Quand elle sentait qu’il se décalait pour éviter un nouveau plantage, elle frappait dans le bras qui la tenait : biceps, triceps, re biceps, et ainsi de suite.
Bien malgré lui, le Wraith fut contraint de la lâcher s’il voulait conserver la mobilité de son membre. Déjà, les blessures se refermaient, mais elles étaient sérieuses. Pedge avait tourné la lame, l’avait cisaillé, tranché, plantée, coupée, pour faire des plaies importantes qui auraient neutralisé n’importe quel homme. Elle fit deux pas en avant, et elle se retourna, son M4 dans les mains. L’arme pendait jusqu’alors sur son poitrail, retenue par les sangles reliées à son gilet MOLLE.
Sans même chercher à épauler et à viser, elle fit feu. Le sélecteur était réglé sur le coup par coup, son mode de tir par prédilection, et elle pressait la détente à chaque pas qu’essayait de faire le wraith vers elle.

Du côté de Namara, la Meneuse Duelliste avait récupéré son arme. Les deux adolescentes avaient payé le prix de leur intervention. L’une avait la tronche en sang, l’arcade fendue par un coup de poing dantesque de son ennemi, l’autre essayait de garder de la distance à l’aide de sa lance. Une forme de balai était en train de s’instaurer. Les trois femmes s’étaient déployées autour du Wraith en triangle, si bien qu’elles faisaient subir à ce dernier ce qu’il avait fait subir à Pedge avec son copain quelques minutes plus tôt. A chaque fois qu’il se tournait vers l’une ou l’autre d’entre elle, il se faisait frapper de l’embout des lances dans le dos ou dans les flancs. Elles prenaient garde à ne pas se faire voler leur arme, frappant vite et avec moins de force, mais plus de vitesse. Le but était de le fatiguer, de le harceler, jusqu’à sentir l’ouverture et foncer dedans.

Environnement



Le lieutenant Allen avait repris l’avantage.
L’impact brutal causé par les munitions du M4 empéchèrent l’originel de foncer sur elle. A la place, il faisait un pas après l’autre de manière laborieuse, grognant et râlant comme si rien n’avait d’effet sur lui. C’était une image qu’il voulait donner pour semer le doute dans la tête de la texane, la perturber suffisamment pour reprendre l’avantage. Son bras, pourtant, pendait mollement sur son flanc en n’ayant pas fini sa régénération rapide.
C’était un signe très positif, l’ennemi n’avait pas suffisamment d’énergie pour supporter les importants traumatismes causé par le fusil d’assaut et les entailles à la fois. Cela n’échappa pas au lieutenant.

Lorsque l’ennemi fut suffisamment prêt, il attrapa le canon du fusil d’assaut dans un énième cri, de sa main valide, puis il s’affaissa dans le même temps un genou à terre. Suite à ces tirs, l’arme était chaude, faisant comme rissoler la chair du Wraith avec un crépitement odieux. Une odeur détestable commençait déjà à monter. Mais celui-ci ne semblait pas s’en soucier. Au contraire, il conserva cette entrave, continuant d’encaisser toute une série de balles jusqu’au “clic” fatidique. Là, la créature dodelina de la tête, visiblement soulagée que cela cesse. Il était vraisemblablement sur le point de mourir.
Mais l’originel releva le menton et lui offrit un ricanement pleinement sadique lorsqu’il usa de ses dernières forces. Le M4 s’agita avec un force insoupçonnée, envoyant la jeune femme bouler sur le côté après une pression inhabituelle. L’ennemi n’avait pas fait ça pour la chasser ou l’envoyer volontairement au sol, il avait donné ce dernier coup avant de s’effondrer pour de bon.
Pedge allait se rendre compte que l’originel avait tordu le canon de son arme principale, la rendant inutilisable...

Allongé sur le dos, les mains couvrant ses multiples plaies, l’ennemi se mit à rire encore et encore. Son regard allait vers les duellistes dont la situation avait radicalement changé. Si l’autre originel avait fini à terre et les adolescentes acharnées à le couvrir de perforations multiples, Namara venait d’être agrippée en traître par le dos par une créature sombre. Elle quittait un camouflage optique, raison pour laquelle Namara s’était fait piégée si facilement.


Le temps que la jeune femme se retourne, sa lame volant dans sa direction, la créature para son coup de taille avec aisance puis lui plaqua sa main contre la poitrine dans un rugissement. Le mouvement de défense de la meneuse s’éteignit puis elle se raidit soudainement, prenant ensuite une posture, comme si elle saluait militairement avec son arme une délégation de Tairis. Le monstre récupéra aussitôt son camouflage, disparaissant sous les regards éberlués des autres duellistes.

Sytie et Gaëléa n’osaient pas s’approcher. Namara restait droit, leur tournant le dos, comme si elle gardait une porte. Elle était complètement indifférente à la mélée qui se poursuivait tout autour d’elle. Ce n’était pas dans ses habitudes, ça ne pouvait pas être une blague de sa part.
« Me...Meneuse ? »
Sytie avait avancé la main vers son épaule, la posant délicatement pour essayer de la retourner vers elle. L’adolescente poussa un cri en découvrant son idole avec les yeux grands ouverts...mais entièrement blancs. Elle donnait l’air d’un démon.
Namara poussa alors un hurlement de combat et envoya sa lance sur sa propre collègue, lui ouvrant l’uniforme en deux et la rejetant sur le coté d’un enchainement très brutal. Elle se jeta ensuite sur Gaëléa qui para les deux premiers coups tout en hurlant son nom, espérant lui faire quitter ce cauchemar dans lequel elle semblait errer.

Gaëléa reçu à son tour un coup de taille qui lui larda l’épaule dans un cri de douleur mais, surtout, d’incompréhension et de panique. Sytie s’était relevée et avait boulé d’un bon coup d’épaule la meneuse au moment où elle aurait porté un coup fatal. Mais la voilà rapidement debout, avec sa lance, la pointant vers les deux adolescentes aux regards ronds. Elles plaçaient leurs lances pour se défendre mais il était évident qu’elles avaient tant adulé Namara qu’elles ne la blesseraient jamais.

Elles ne pouvaient pas comprendre ce qu’il lui arrivait. Seule Pedge savait qu’Alexia Stones avait subi une épreuve similaire : une forme de contrôle mental. Son témoignage de la créature responsable rejoignait exactement celle qui avait attaqué sur la Meneuse.
« Non ! N’attaquez pas !!! »
« Meneuse ! De grâce !! »
« Revenez-nous ! Revenez !!! »
Mais cela ne servit qu’à la rendre plus en colère encore. Namara s’écria du célèbre « Pour les Trois ! » avant de se ruer de toutes ses forces sur les jeunes femmes. Celles-ci avaient si peur qu’elles n’avaient même pas cherché à résister à l’assaut. Namara les boula comme un jeu de quille, un strike monumental. Bien entraînée, elles roulèrent et esquivèrent les prochains coups. Mais ça n’allait pas durer, la Meneuse était une experte contrairement à ces braves mais trop jeunes duellistes.

Si Pedge n’intervenait pas, les filles allaient mourir. Et qui sait comment Namara réagirait quand elle découvrirait qu’elle avait tué, de sa propre main, les deux aspirantes qu’elle avait pris sous son aile ?!? Elle était Natus, l’honneur avait beaucoup d’importance. Se découvrir coupable de meurtre, même si ce n’était pas de ça faute, la détruirait peut-être au plus profond de son être. Elle aussi avait besoin d’être sauvée...
C’est à ce moment qu’un appel radio, sur la fréquence générale, vint d’un soldat sur le bord de la panique. Un appel placé au plus mauvais moment et qui disait :

//SHEPPARD EST EN DANGER DE MORT ! RENFORCEZ TOUT DE SUITE SA POSITION. JE RÉPÈTE : PÉRIL IMMINENT SUR LE COLONEL, REJOIGNEZ-LE MAINTENANT !!!!//

Les adolescentes ne survivraient pas sans elle. Et d’un autre côté, l’appel semblait sérieux, il venait d’un type qui effectuait des tirs de précision et qu’Allen avait déjà entrainé. Sa façon de parler, c’était sa signature...s’il appelait de la sorte, c’est que c’était vraiment grave…

Pedge ne pouvait pas sauver tout le monde, elle devait faire un choix.
Un choix horrible...

Pedge Allen


Pedge ne voyait vraiment pas ce qui faisait rire l’originel. Il était en train de mourir. Alors certes oui, il avait tordu le canon de son arme, la rendant désormais inutilisable. Et après ? La guerre continuait sans lui. Ok, les Wraiths étaient interchangeables, mais c’était toujours un originel de moins, et elle avait la fierté de s’en être débarrassée presque seule. Heureusement qu’il y avait eu cette jeune Natus pour lui envoyer sa lame. D’ailleurs, l’autre se marrait en regardant du côté de Namara et de ses combattantes. Machinalement, le regard torve de la texane se tourna vers l’endroit en question, et son sang se glaça. Elle était satisfaite de voir qu’elles étaient en train de mettre une rouste monumentale au Wraith qu’elles affrontaient, mais elle vit apparaître la chose… La chose qui avait perverti l’esprit de Stones au point de la faire dérailler, de faire dérailler toute une section dans un Jumper. Elle était sûre et certaine que c’était cette créature des ombres. Rien que de la savoir là, rôdant au milieu des combattants, lui foutait les pétoches.

« Oh putain de merde ! NAMARA !! », cria Pedge en tentant de se redresser. Elle ne sut pas si elle l’avait entendu ou pas, mais elle se retourna pour tenter de planter sa lame dans ce qui venait d’apparaître dans son dos. Mais la créature bloqua la lame, et percuta la duelliste en pleine poitrine. Cette dernière se figea, et déjà, la monstruosité avait disparu.

« Chiotte ! », fit la texane en se roulant sur le côté. Ni une ni deux, elle tâtonna sur son gilet pour défaire le Colt M4 désormais inutilisable. Elle le dégrafa avec fébrilité, s’emmêlant les doigts dans les attaches, tandis qu’une des deux Natus essaya de toucher Namara. Cette dernière hurla avant de se jeter sur elle avec la lame de sa lance, l’ouvrant en deux. Non ! Ce n’était que son vêtement. L’arme de Pedge tomba au sol dans un bruit mat. Son casque l’embêtait et elle le réajusta. Un combat se lança à sens unique. Namara voyait dans les deux adolescentes, des ennemies mortelles qu’il fallait absolument abattre. Et elle y mettait les moyens, ne ménageant pas ses coups. Pour le moment, les deux autres essayaient de s’en sortir sans contre attaquer mais ça ne durerait pas. A trop défendre, elles allaient finir par mourir.

Namara ne se le pardonnerait jamais. Celle que ces deux femmes appelaient meneuse, une distinction Natus la rangeant au rang équivalent d’un colonel dans l’armée Atlante, aimait trop son peuple pour lui faire du mal. Elle se battait pour lui, avec lui, contre ses ennemis. Et maintenant, pervertie par un maléfice Wraith, elle s’en prenait à ses propres filles. Elle ne se le pardonnerait jamais. Pedge en était sûre. Il fallait la neutraliser, et vite. Pedge allait s’élancer dans la mêlée, mais elle avisa que l’originel était en train d’en profiter pour se relever. Il était dans un sale état et il semblait en chier grave. Il fallait capitaliser là dessus. La texane s’élança vers lui avec la ferme intention de le planter encore et encore et ensuite, elle s’occuperait de Namara. Elle ne pouvait pas la laisser continuer dans cette voie.

L’appel concernant Sheppard vint la cueillir alors qu’elle sautait sur le Wraith, la lame découverte, et qu’elle s'abattit sur lui avec son couteau qu’elle lui planta entre l’omoplate gauche et la vertèbre. La lame du couteau de combat luisit une nouvelle fois, et cette fois-ci, elle visa l’interstice entre la vertèbre et l’oreille. Elle laissa la lame dans la chair et elle tira d’un coup sec sur la gauche pour essayer de sectionner l’os autant que la chair, en glissant entre deux jointures.
Un sinistre craquement s’ensuivit. L’originel avait bien essayé de ruer pour éjecter la texane mais elle avait visé intelligemment. En plus de la force employée, elle écartait et accentuait les blessures.

Sheppard, Sheppard était dans la merde ! Il fallait le rejoindre ! Elle ne pouvait pas laisser Namara comme ça. Elle devait avoir le temps, il le fallait. Le combat entre les trois Natus continuait. La Meneuse venait de transpercer l’épaule d’une des deux jeunes femmes qui hurla de douleur. Pedge ne savait plus où donner de la tête. Pour la forme, et par rage et frustration, elle planta de nouveau son couteau à la base de la nuque de l’originel. Mais c’était, quelque part, un coup gratuit. L’ennemi s’affala dans un dernier râle d’agonie, la douleur qu’Allen lui imposait n’agitant même plus les muscles tout autour des plaies. L’appel radio était général. Quelqu’un allait l’entendre. Mikkel, Coleen, d’autres Atlantes dans une situation moins critique que la sienne. Elle devait aider Namara… Mais elle n’était pas lantienne. Elle était son amante. Est-ce qu’elle allait faire le mauvais choix parce qu’elle avait couché avec cette femme ? Parce qu’elle avait du respect pour elle ? De l’estime ? Une forme de camaraderie martiale ? Elle s’entendait tout aussi bien avec Sheppard, et il était quand même LE colonel Atlante par excellence…

Elle ne savait même pas où il était… C’était un cauchemar. Il y avait urgence. Il y avait deux situations à traiter, et elle devait les prendre une par une, tant pis. Elle dégrafa une flashbang de son gilet, et elle la balança au milieu des pieds des trois Natus en train de se combattre. Elle se boucha les oreilles et ferma les yeux juste avant la déflagration de la grenade étourdissante.

C’était inespérée.
Dans l'enchaînement, Namara avait fait voler la lance de Sytie et amorcé un mouvement de pic qui lui aurait perforé la gorge. La détonation suivit du cri mêlé de ces trois duellistes. Les deux adolescentes tentèrent de reculer, se frottant les yeux, se plaignant, butant sur les cadavres avant de tomber sur le sol, complètement désorientées.
Mais la Meneuse, elle, était déjà en train de se remettre. Se redressant peu à peu tout en secouant la tête, son regard blanc mi-clos lui donnait cet air sanguinaire en plus de ses cheveux défaits et de son visage tiré. Un cri de guerre marqua le jet en javelot qui fonça droit sur Pedge.

Et même si Namara courait avec un équilibre particulièrement précaire, elle fonça sur la texane dans le but de la renverser. C’était la pratique de combat des duellistes. Le jet de la lance puis une charge brise-ligne alors que l’adversaire était encore occupé avec ce trait.

Dire que Pedge s’y attendait serait mentir. Elle pensait mener l’affaire rondement en sautant sur Namara une fois qu’elle serait désorientée, la neutraliser avec un Serflex, la remettre en bonne garde des deux Natus, et filer vers la position de Sheppard. Seulement, tout ne se passa pas comme prévu, surtout quand elle vit la lance fuser tel un javelot. Elle ne dû son salut qu’en se jetant sur le côté tandis que la lance venait percuter Dieu seul savait quoi derrière elle, à l’endroit précis où elle se trouvait l’instant d’avant. Elle perdait du temps pour Sheppard !! Cela manquait de la mettre en colère.

« Namara je n’ai pas le temps ! », fit Pedge en se préparant à la recevoir. Pour briser les derniers mètres, elle fonça à son tour sur la duelliste pour tenter de la plaquer façon football américain. Ça lui rappelerait ses classes et les matchs qui s’y déroulaient.
Hélas, la Meneuse semblait complètement indifférente. S’approchant tel deux taureaux près à se renverser l’un et l’autre, la duelliste se laissa soudainement glisser pour lui balayer les jambes. Elle n’en faucha qu’une sur les deux mais sa manoeuvre envoya la texane vers l’avant. Bien déséquilibrée, elle tenta de se rattraper avant d’enfoncer tête la première dans une série de corps. Les cris redoublèrent, le temps que Pedge se reprenne, son “ennemie” avait récupéré son arme. La pointe s’enfonça si près d’elle qu’elle sentit le tirailleur Natus, qu’elle croyait mort, émettre un faible cri avant de s’éteindre pour de bon.

Pedge avait des limites, comme tout le monde. Là, ça commençait à devenir personnel. Ok, elle n’était plus elle-même, mais quand même. Il ne fallait pas plus d’un corps à corps rapproché à la texane pour se mettre en route, surtout avec une femme qu’elle désirait. Si elle ne voulait pas entendre raison, alors elle lui ferait comprendre qui était la patronne des deux et si elle devait lui casser un bras pour la neutraliser, alors soit ! Elle ne devait pas faire que défendre contre elle, sous peine de se retrouver embrochée.

« TU N’ES PAS ELLE ! IMPOSTEUR ! »
« Quand je t’aurai bouffé la bouche, tu vas te souvenir de moi connasse... », grogna Pedge vexée comme un pou. L’urgence de la situation combinée au fait qu’elle ne la reconnaissait pas, avant tendance à faire perdre les pédales à Pedge.
« Traitrise ! »

La pointe se releva visqueuse du sang du tirailleur, et visa sa gorge…

Pedge laissa le coup partir, et l’esquiva à la dernière seconde. Elle devait absolument la démunir de sa lance sous peine de se retrouver prise comme une brochette de poulet. Elle ne pouvait même pas prendre une lance à son tour parce qu’elle ne savait pas s’en servir et cela serait plus un handicap qu’autre chose. Il lui restait son flingue, vide pour le moment, mais elle n’allait quand même pas flinguer Namara ! Pour le coup, elle ne savait pas trop quoi faire à part reculer un peu en attendant une ouverture dans la garde de la meneuse. Son allonge avec sa lance n’en faisait pas une cible facile. Il y avait bien une solution, mais c’était prendre un risque énorme…

Namara n’attendit pas, elle fit mine d’assaillir à la lance mais ne porta pas le coup, profitant alors des premiers gestes de défense de son adversaire pour lui envoyer un puissant coup de botte pile à l’entrejambe. Ca marchait aussi pour les femmes et Pedge prenait confirmation que son amante n’avait pas dérogé à son coté vicelarde quand elle se battait à fond.
« Par les Trois, je piquerai ta tête sur mon pic, horreur ! »
Elle se jeta sur Pedge en tentant de l’étrangler avec sa lance, pile comme l’avait fait l’originel juste avant avec elle. Les rôles venaient étrangement de s’inverser et, le visage de la duelliste étant désormais plus près, la texane remarqua alors soudainement qu’elle n’avait pas l’air d’être pleinement investie de rage…

Mais de peine !

La douleur fut fulgurante quand Pedge prit le coup dans l’entrejambe. Elle ne l’avait pas vu venir et cela la blessa dans son orgueil. D’un côté, Namara était une excellente combattante et cela se confirmait. C’était clairement de sa faute, elle n’osait pas aller au contact comme elle le ferait habituellement, et forcément, l’autre prenait le dessus. Dans quelques secondes, les adolescentes seraient de nouveau opérationnelle pour lui filer un coup de main, mais pour le moment, c’était entre elle et Namara, et cela lui allait bien.

Même si elle était dans une position critique, elle devait le reconnaître.

Pedge tenait le bois de lance à deux mains pour que le manche ne vienne pas se poser sur sa trachée et la comprimer pour l’étouffer. Namara avait bien assuré sa prise, à deux mains et elle avait la position dominante puisqu’étant au dessus d’elle. Bref, elle avait la gravité de son côté.
Pedge remarqua alors que son amante avait les traits peinés, comme si ça rage était produite par quelque chose qui lui faisait du mal.

« Namara... », baragouina Pedge dans l’effort, en faisant tout pour ne pas lacher. « Arrête putain, c’est moi Pedge, regarde ton bracelet !! ». Elle essayait de la raisonner. Mais si cela ne fonctionnait pas, elle devrait se dégager, et elle se gardait une porte de sortie sous le coude. Tout en parlant, elle ramena ses genoux en équerre, et elle était prête à mettre un énorme coup de bassin tout en poussant avec ses bras pour faire basculer la duelliste par dessus elle.
Contre toute attente, elle lui répondit immédiatement :
« Ne me cherche pas d’excuses ! »
Avec l’effort, son visage était devenu rouge tomate, une veine gonflée au coin de son front. Ses yeux s’étaient gorgés d’humidité dont seul la fierté faisait encore rempart. Son timbre de voix fut chevrotant, alors coupé dans ses efforts, tandis qu’elle déclarait :
« Je ne défaillerai point. Je sais que tu l’aurais voulu...je ne peux te laisser ainsi. J’en fais l’amende, crois-moi. Telle amende... »
Et elle donna alors le reste de ses forces, comme à contre-coeur. Il lui en coûtait bien plus qu’elle ne l’aurait pensé de faire progresser le bois de sa lance sur la gorge de la texane.
La radio avait laissé échappé une communication mais, dans l’urgence, Pedge n’avait pas pu la comprendre. La pression se réduisit alors que son regard était rivé dans le sien, visiblement Namara était atteinte d’une faiblesse qu’elle ne parvenait pas à combler, elle était de plus en plus perturbée.

Pedge poussa un petit cri d’effort pour contrer celui de Namara. Elle pouvait la détailler pleinement maintenant qu’elle était allongée avec elle sur le dos. La bestiole avait corrompu son esprit et elle la voyait manifestement atteinte d’un mal imaginaire.
« Namara… Je suis là, je peux décider de ce que... ». Pedge poussa fort une nouvelle fois, en sentant les forces de la Natus faiblir. Elle lâcha, à bout de souffle : « ... je veux ! » La radio qui venait de grésiller lui rappelait l’urgence de la situation, et la criticité de la position de Sheppard. Mais elle était coincée là et cela lui mettait les nerfs en boules.
« Namara merde ! », rugit-elle en essayant de la bazarder sur le côté avec véhémence.
Habituée à la lutte au sol, surtout avec sa lance, la Meneuse ne se laissa pas déborder. Elle répondit en contrant cet élan et affermit sa prise, sentant bien que la force de Pedge était également en train de faiblir à cause de son avantage. Pourtant, les propos qu’elle entendait lui allaient jusqu’au fond du coeur. Si la douleur était toujours criblée sur son visage et qu’elle ne la reconnaissait pas, elle clignait des yeux en peinant à retenir le doute qui était en train de l’investir.

Namara semblait sensible à ce que lui disait sa partenaire et elle adapta la pression pour qu’elle ne cède pas soudainement à son poids réparti sur la lance, ses jambes remontèrent un peu plus sur les flancs de la texane afin de pouvoir mieux se pencher au-dessus de sa propre lance.

Elle venait de prendre un risque en faisant ça. Un risque de se faire renverser plus facilement, de lui montrer son hésitation. La jeune femme se pencha lentement vers elle, rapprochant dangereusement son visage du sien, puis elle déclara d’une voix raide :

« Alors tu le prouves ! »

Pedge ne pouvait pas s’en rendre compte mais les deux duellistes avaient été attaqué par une bande de sbires. Elle ne les voyait pas venir à son secours, elle n’entendait plus que les cris de guerre tout autour d’elle. Namara, néanmoins, semblait être sur le point de bascule, partagée intérieurement entre deux possibilités.

« Tu le prouves ! » Répéta-t-elle une dernière fois, de façon déterminée, en maintenant son visage proche du sien.

Pedge avait clairement senti le changement de centre de gravité de Namara. Elle était tentée d’essayer de l’éjecter une nouvelle fois, mais elle préférait prendre son temps et préparer son coup pour qu’elle ne la voit pas venir. En lui parlant, elle pouvait la distraire, et maintenant qu’elle avait les jambes plus hautes et la tête vraiment penchée vers elle, elle était plus vulnérable à un rouler bouler par dessus tête.
« Tu n’as pas d’ordre à me donner duelliste. », répondit Pedge de façon aussi raide, en tendant la nuque pour lui cracher ça au visage. Comment pouvait-elle prouver qu’elle était elle ? Son identité, c’était son visage, et pourtant, ici, beaucoup portaient son faciès. Son histoire alors ? Idem que pour son minois, les clones connaissaient son passé. Néanmoins, elle n’avait pas trente six milles solutions.
« Tu veux que je le prouve ?! C’est ça ? », ajouta-t-elle toujours aussi tendu. Elle avait les bras en feu, les épaules étaient sur le point de céder. Elle respirait fortement, le visage rougit par l’effort produit alors qu’elle se raccrochait à cette hampe de lance. Elle arrivait à soulager un peu ses bras en les posant par moment sur le sol, mais alors, ça appuyait un peu plus sur sa glotte et elle peinait à prendre de l’air correctement, et donc, à s’exprimer.
« C’est moi parce que… parce que je sais que si tu me tues, tu seras perdue pour toi. », peina-t-elle à dire. Ce n’était pas un souvenir, seulement une constatation de la nature profonde de Namara. Elle avait envie de l’embrasser, elle était si proche. Mais non, elle ne pouvait pas se livrer de la sorte.



« Tu te souviens de la première fois où on s’est vue toutes les deux ? Tu m’as sauvé la vie en me faisant tomber. Ensuite, on s’est battue ensemble contre les Wraiths jusqu’à ce putain de… de... »
Et là Pedge poussa de toutes ses forces qui lui restaient. Vers le haut de sa tête, pour faire perdre l’équilibre à Namara. Et dans cet effort ultime qui allait la sécher pour de bon, elle cria : « de... MASTODONTE !! »
Namara poussa un cri. Le rappel de Pedge l’avait visiblement renvoyé à cette période, lui faisant détourner son regard blanc d’où voyageait parfois ses pupilles. C’était le moment parfait, bien choisi, pour la faire valdinguer et la mettre sur le dos comme l’aiguille opposée d’une horloge. La texane pouvait alors se redresser et voir que sa comparse restait allongée, son visage s’adoucissant un peu tandis qu’elle regardait autour d’elle à la recherche de repères.

Ni une ni deux, Pedge se redressa, roula sur le côté, et elle se précipita sur Namara qui restait allongée. Elle se mit à califourchon sur elle, bloquant ses bras entre son propre corps et ses cuisses, et ses deux mains vinrent appuyer sur les épaules de la duelliste pour la plaquer au sol. Pedge ne disait rien, elle l’observait juste, essayant de voir si elle reprenait ses esprits ou si elle restait complètement barge.

Mais il ne restait de sa folie que ses cheveux en bataille et son air de possédée. Son regard était devenu bien plus alerte et elle mit un peu de temps à se rendre compte que la texane était assise sur elle. N’appréciant pas vraiment d’être dans cette position de vulnérabilité, la jeune femme joua de ses mains et parvint à en extraire une en bougeant un fusil qui faisait l’irrégularité. Un peu d’espace et voilà que la main s’envola, paume ouverte, se plaquer sur la cuisse de Pedge. Son regard demeurait rivé dans le sien, les doigts de sa main libre pratiquèrent une légère pression avant qu’elle n’articule, essouflée :
« Il nous faudra attendre encore un peu... »

Pedge n’avait pas bougé. Elle aurait pu empêcher cette main de bouger mais elle ne voyait plus de menace dans le regard de Namara. Elle avait ses yeux habituels, rien de plus, et cela soulagea vraiment la texane. Elle aurait détesté être amenée à lui faire du mal, même si c’était pour son bien. La militaire se demandait bien de quel illusion elle avait été victime, et qu’est-ce qui l’avait conduite à vouloir la tuer, mais elle ne lui poserait pas la question tout de suite. Peut-être plus tard, quand tout cela se serait tassé. Elle ne répondit rien, se contentant de la toiser pour être bien certaine de son fait.

Namara acquiesça dans le dialogue non verbal, lui confirmant qu’elle était bel et bien revenue. Elle n’oserait pas lui avouer ouvertement quel cauchemar l’avait amené à agir d’une telle façon mais elle comprenait enfin en être sortie, grâce à la texane.
Sa main se décolla de la cuisse de sa comparse, la longeant comme une légère caresse. Un geste qui trahissait probablement une longue attente avant d’aller pincer de ses deux doigts la célèbre mèche rebelle qui ressortait de son casque. Elle y trouva la couleur qui la différenciait véritablement et ajouta :
« Je veux pareil artifice. »

Un sourire s’étira quelque peu sur le visage de Pedge, qui ne cessait de regarder son amante saine et sauve. C’était une petite parenthèse inattendue dans tout ce tumulte. Les vétérans, comme elles, savaient que c’étaient des moments à prendre quand ils se présentaient. La guerre, à l’instar de la vie, était une salope, et il fallait jouir de petits réconforts de temps en temps.
« Je te ferai ça. Je suis certaine que ça t’irait super bien en plus. », fit Pedge en lui lissant les cheveux pour les remettre en ordre. Cette fille lui avait manqué.

Mais la guerre continuait. Avec un soupir, qu’elle ponctua d’un baiser un peu chaste sur les lèvres de la duelliste, elle se redressa et libéra Namara de son poids, avant de tendre une main à son amie pour qu’elle puisse se relever à son tour. Si cela soulagea la duelliste du poids de Pedge, cela soulagea aussi cette dernière qui avait une douleur vive entre les jambes, consécutive au coup qu’elle avait pris. Cette position à califourchon sur Namara faisait pression directement sur la zone impactée, et c’était bien douloureux.

« Allez Meneuse, nous avons du pain sur la planche. », dit-elle en insistant un peu sur le “meneuse”. La texane fit un bref tour de la situation. Les deux adolescentes étaient en train de se battre avec des sbires, ce qui expliquait certainement, d’une part, pourquoi les deux amantes avaient été tranquille ces quelques minutes de lutte acharnée, et d’autre part, pourquoi Pedge n’avait pas reçu d’aide des deux adolescentes. D’un geste positif de la tête, les deux trentenaires foncèrent dans la mêlée pour porter l’aide que les deux duellistes, dont Namara était l’idole, méritait.
La militaire Atlante avait rechargé son arme de poing le temps d’arriver sur les sbires, et elle vida un chargeur sur l’un d’entre eux, avant d’aller chercher les autres au corps à corps. Son corps était sûrement las du combat contre Namara, mais elle avait encore cette maudite fiole rose qui coulait dans ses veines, l’empêchant de ressentir les effets de la fatigue.

Le balai macabre s’installa entre les deux femmes. Elles s’accordaient toujours aussi bien, s’aidant mutuellement quand il le fallait, achevant de façon commune un sbire par exemple, ou se défendant contre deux ennemis en même temps. C’était comme si elles se retrouvaient un an en arrière, à développer leur balai commun pour achever le mastodonte. Elles opposaient une résistance honorable, avec rapidité et efficacité. En effet, Pedge n’avait pas oublié la communication radio concernant Sheppard, et elle voulait le rejoindre au plus vite. Heureusement, le contingent de sbires qui avait maille à partir avec les deux adolescentes n’étaient pas conséquents, et elles en vinrent à bout à quatre. La texane craignait le retour de la créature qui avait empoisonné l’esprit de la belle blonde, mais pour cette menace latente, elle ne pouvait pas faire grand chose.

// Allen… TexMex à tous, situation du Colonel ?? //, demanda-t-elle à bout de souffle. Elle devait vite repérer l’endroit où il se trouvait. Etait-il trop tard ?? Elle espérait vraiment que non.

Meneuse Namara


Comme à son habitude, Namara n’était pas exceptionnellement bavarde en-dehors de leur seul moment d’intimité de l’année dernière. Pedge n’était jamais revenue la voir malgré les multiples occasions qui s’étaient présentées, comme par exemple l’invitation à joindre le Haut Cercle en présence de la duelliste pour entrer dans les manuels d’instructions.

Namara n’avait pas mis ça sur le compte d’une ignorance volontaire ou d’un rejet catégorique. La soirée passée à l’Antre des Egarements à ses côtés était la meilleure qu’elle eut connu jusqu’alors, de sa simple stature de combattante, et puisque c’était humain : elle attendait la fois suivante avec impatience. Chez un Natus, il n’était pas si surprenant d’attendre des retrouvailles pendant un an, de se languir de l’Atlante qui fait la magie musicale. Contrairement aux Terriens qui auraient pu rechercher d’eux même une nouvelle rencontre, la Duelliste avait préféré que le destin s’en charge de nouveau, la faisant végéter un an sur ces souvenirs agréables alors qu’elle faisait sa vie de son côté. Mais cela bien entendu, n’était pas quelque chose qui s’avouait directement, ou alors à demi-mot.

La dureté du combat alentour et l’environnement de cette guerre sanglante s’était effacée face au contact qu’elles entretenaient alors. Elles se retrouvaient sur ce champ de bataille comme la première fois qu’elles s’étaient croisées, en sueur, en saignant, épuisées. Et cela avait quelque chose de bon pour des guerrières comme elles. Un retour aux sources, un petit geste de douceur dans un océan de mal.
Ce moment était décalé, paradoxal, mais il était beau. Agréable. La Meneuse l’avait longuement attendu, alors, maintenant qu’il venait la guerre attendrait bien une minute.

Une minute très courte pour ce signe de tendresse. Namara se laissa toucher les cheveux avec un très léger sourire, profitant de ce geste agréable, puis reçu le baiser comme si elle avait répondu à son envie fugitive bien cachée. Cela lui alluma immédiatement le regard, au détriment des mots, une reconnaissance bien perceptible, et elle accepta sa main pour se redresser au plus vite. Elles étaient professionnelles, il fallait reprendre le combat et rapidement. Elles ne pouvaient pas traîner, même si une petite partie au fond de ses tripes en demandait encore, même sur ce tas de cadavres.

Le temps qu’elle récupère sa lance, Namara remarqua la tension douloureuse qui contractait le bassin de son amie. Son regard s’était attardé à cet endroit, là où elle savait avoir frappé bassement, et elle pencha un peu la tête sur le côté en lui murmurant sérieusement :

« Je soignerai. »

Comme si elle avait cassé quelque chose qu’elle promettait de réparer en somme. Il n’y avait pas forcément de sous-entendu et Namara ne parlait pas de la douleur en elle-même. Plus de l’acte d’avoir blessée son amie et qu’elle se rachèterait.

Pedge ne put s’empêcher de détailler Namara du regard quand elle lui dit, sur un ton de promesse, qu’elle lui soignerait son entrejambe. Si la Natus n’avait pas l’esprit lubrique, ce n’était pas le cas de la texane qui se demandait comment elle allait s’y prendre. Néanmoins, la douleur était lancinante, et elle avait envie de tout sauf qu’on aille trifouiller son vagin. Bref, de toute façon, ça allait passer en continuant de marcher et à se mouvoir. Le sang serait drainé et l’hématome, en chauffant, ferait nettement moins mal.

La mention du “pain sur la planche” lui fit froncer les sourcils. Elle trouvait Pedge adorable de lui proposer à manger mais ce n’était pas le moment. Et si l’occasion se présentait, Namara lui demanderait de se restaurer avec elle pour goûter quelque chose de plus agréable que du simple pain.

La Duelliste n’en dit pas plus, elle repéra ses deux adolescentes et toute la douceur qui s’était écoulé sur ses traits suite au geste de son amie venaient de disparaître pour le masque de la guerre. Elle venait de remarquer Sytie blessée et Gaëléa en mauvaise posture. Avec la même synergie de l’an dernier, Namara et Pedge foncèrent dans le tas. Elle y trouvait quelque chose qui ne se répétait pas chez ses soeurs, l’instinct du combat en binôme, l’échange, la complémentarité.

Les exemples s’étaient enchainés durant la bataille. Quand Namara, par exemple, avait enfoncé sa lance dans la chair d’un Wraith par-dessus l’épaule de Pedge pour l’empêcher d’avancer sur elle quand elle rechargeait. Ou alors quand elle était trop occupée sur son ennemie et que sa comparse interceptait le dévoreur qui lui était venu de flanc. C’était que du bonheur et ce retour de type de combat de l’an dernier l’avait ravi.
Pedge lui était revenue martiallement.

La mêlée se clairsema de plus en plus. Et le moral revint en force à l’évidence que les sbires étaient en infériorité. Namara hurla le célèbre cri Natus avec une force d’âme qui raisonna chez toutes les duellistes environnante et la réponse fut plus vibrante encore, dessinant le couperet qui chutait inexorablement sur la nuque Wraith. Les femmes guerrières seraient sans pitié.
Sytie et Gaëléa terminèrent à deux un dernier sbire, la lance bien plantée dans son crâne. Les deux adolescentes étaient littéralement à bout et elles tombèrent sur le cul, se prenant dans les bras à cause de la peur et de la peine. Namara tentait de les rassurer tout en sortant un bandage pour limiter rapidement l’hémorragie sur l’épaule de Sytie. Elle leur assura de sa fierté de les voir ainsi, vétérante, forte de caractère. Mais les deux jeunes femmes se trouvaient au bord du choc, acquiesçant sans véritablement prendre la valeur des mots de Namara.

Cet instant avait permit à Pedge de passer son appel. Mais elle ne reçut aucune réponse dans un premier temps. C’est la voix d’un homme agonisant, qui lui répondit un peu plus tard : //Ici...Olson...Olson...colonel...Shepp...agonise. J’ai...Sheppard...il est...il meurt...//
Une longue plainte fila sur les ondes.
//Je...j’ai plus mes...jambes. Di...dites à ma femme que...que je l’aime...//

Namara et ses deux duellistes s’étaient refaite une santé en urgence. Uniforme reboutonné, les cheveux reliés, quelques petits soins. Elles se tenaient maintenant auprès de Pedge. Son équipière lui déclara à la volée :
« Je viens avec toi. »

Pedge Allen


Pedge acquesça gravement. Oui, elle aurait besoin de Namara. La situation était urgente… Très urgente. Les dernières paroles du type à la radio n’auguraient rien de bon pour le colonel. Sans parler du fait qu’elle venait d’entendre l’opérateur mourir et demander à ce qu’on transmette quelques mots à sa femme. La texane s’était fermée. Elle érigeait des barrières émotionnelles pour ne pas se faire envahir, reprenant sa stature d’officier.

// Je transmettrai Olson. Je transmettrai. Promis. //, murmura Pedge dans sa radio, ne sachant pas s’il allait entendre ou pas. Elle devait se blinder contre les horreurs de la guerre.

« Il faut rejoindre la position de Sheppard, il est en grand danger. ».

La texane s’élança dans la direction où il avait été éjecté. Son esprit carburait à cent à l’heure. Le colonel ne pouvait pas mourir, c’était impossible, inconcevable. Il était une figure d’Atlantis au même titre que la cité elle-même, il faisait parti du paysage. C’était impensable !

En cours de route, Pedge fit jonction avec Mikkel. Personne n’était donc allé aider le colonel ? Elle avait un terrible pressentiment, qui se disputait la place avec une pointe de culpabilité.


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Du côté de Mikkel

Mikkel Hansen


Et au moins un blindé ennemi en moins ! Mais il n’y allait pas encore avoir de repos pour les guerriers, puisque Coleen fut attaquée, trop subitement pour que le norvégien n’intervienne.

Mikkel put être témoin de toute la scène où elle parut plus Wraith que Clone. Sur le moment, il ne resta que témoin. Il se figea un peu, à la voir absorber la vie du sbire, comme bloqué sur le geste vampire et son expression d’extase. Rien ne lui vient. Il ne savait pas, précisément, quoi en penser. Il ne savait plus vraiment quoi en penser de tout ça. Mais, ce qu’il savait dans le fond, à l’intérieur, ce qu’il n’aimait pas certains trucs, et que, aussi, quelque part, y’avait des trucs qui allaient comme s’imprimer. Il ne put cependant rien mettre encore en forme. Le norvégien qui déviait rarement, ne dévia pas le regard mais vit Coleen, elle, le faire du sien. Il vit ça. Coleen put cicatriser de la ponction. Mikkel finit par dévier le regard dans l’horizon de la guerre avant de revenir à Coleen et Maupah. Coleen s’approcha de Maupah.

Le norvégien vit la Natus. Le regard de Mikkel se posa sur elle, puis sur sa main, encore dans la guerre, posée sur un obus. Son corps, il parut inerte mais encore là, comme figé dans une action de guerre, comme un tableau, un cliché, une photo, alors que la réalité bougeait et que la guerre galopait, et alors, sans elle. Coleen contrôla son pouls. Mikkel resta taciturne. Il ne resta, encore, que témoin. Encore, ne sachant quoi y penser, mais avec des trucs qui - qui s’imprimaient. Coleen vint vers lui et lui il la regarda. Il vit son signe négatif annonçant que Maupah n’était plus. Mikkel s’attarda à regarder Coleen dans les yeux et s’y figea d’un regard comme criant à l’injustice. Il n’en verbalisa pour autant aucune parole. Coleen, elle, s’était retranché derrière le masque inexpressif que l’on connaissait de la véritable Allen. Mais il était évident que cette mort causait en elle la même pensée.

Elle s’agenouilla et lui prit le bras pour qu’il vienne et se retourne. Aussi, s’il eut un léger temps de réaction à regarder Maupah, il suivit au final et se laissa faire. Mikkel n’avait pas senti l’éclat de métal qu’il avait dans le triceps. Il le sentit comme soudain lorsque Coleen fit un bandage et posa une gaze autour de la pièce de métal. Il l’aurait bien retiré lui, le viking, mais, une fois encore, il entendait comme Rodney lui dire qu’il ne fallait pas faire comme ça. Pendant les soins, Mikkel resta calme, patient, et ne parvint pas à penser à quelque chose de précis, comme si, son cerveau soudain, avait trop de pensées et qu’il choisit une forme de censure. Après les soins, Coleen lui tapa sur l’épaule et lui transmis un message que les autres étaient bloqués et qu’ils fallaient les rejoindre. Qu’ils y étaient presque. Mikkel lui acquiesça de la tête. Il eut qu’un léger temps à garder le papier en main avant de le plier et le glisser, toujours, dans son gilet Molle et à s’activer à aller rejoindre les autres. Il eut un dernier regard pour Maupah. Coleen alla récupérer une arme sur un atlante et lui récupéra sa plaque. Le geste n’était pas si anodin. Il parut militaire au première classe. Mikkel était arrivé à un point où il ne regardait plus que les gestes. Comme si, son sens de l’observation, il continuait à œuvrer et à emmagasiner, mais sans aucune pensée, rencontrant une sorte de censure.

Mikkel suivit le signe de Coleen et la progression dans le champ de bataille.

Le norvégien rejoignit un groupe de clones à brassards blancs qui avaient davantage une allure de Wraith que de clone. Une fois encore, quelque chose s’imprima dans son cerveau, sans qu’il ne puisse décrire quoi. Il ne pouvait pas. Il ne fallait pas rater les wagons du train de la guerre en marche. Il était temps de tout faire pour rejoindre les autres. Mais il savait, que, dans le fond, quelque chose le perturbait, changeait ses repères. C’était, une sensation, comme si, le ciel et la mer s’inversaient. Il préféra s’accrocher au brassard blanc. Ça lui rappelait un truc. Il ne savait quoi. Il renvoyait sans doute à une pensée qu’il avait eue lorsqu’il avait chuté de dix mètres. Avec Coleen, Mikkel rejoignit la mêlée des cheveux blancs et surtout aux brassard blancs contre les Wraiths.

Puis, soudain, Mikkel reçu un coup, que, au début, il ne sentit pas. Il ne sentit qu’une bretelle de son sac se rompre et son package pencher sur le côté, désireux de s’faire la malle jusqu’au sol. Il entendit les déchirures de tissus. On venait de l’attaquer dans le dos.

De là alors, le norvégien se tourna sur son assassin qui lui pointa une lame d’un coup d’estoc à vouloir atteindre sa gorge. Mikkel avait longtemps été soldat qui tentait d’esquiver le corps à corps, ou du moins, y privilégiant le couteau, mais, il avait pris résolution à s’y mettre, sous le lead du Major Frei.

Dans le flux de la rixe, il n’arrivait plus à rester que soldat. Il n’y arrivait plus. Il ne sentait même plus son uniforme atlante tout d’un coup. Il ne sentait plus qu’un homme en guerre sans plus trop objectif que de retrouver ses compagnons. Mikkel ne pouvait pas tenir à apprendre ses frères d’armes et officiers bloqués - voilà ce qui restait militaire de lui, retrouver sa compagnie. Il n’avait, plus de casque, et un package qui ne tarderait pas à tomber par terre. Il n’avait plus tant que ça de munitions. Au final, il n’avait guère plus que ses plaques qui lui rappelaient qu’il était un militaire dans cette mêlée où il n’y en avait guère très peu voire plus aucun. Coleen, ayant, soudain, un statut brouillon dans l’esprit de Mikkel en raison de ses gestes militaires. Il ne savait comme plus rien et ne savait plus quoi penser. Les gestes se mélangeaient. Il n’y avait de toute façon plus de ciel et de mer. Il n’y avait plus que la guerre. Tout ça, ça n’avait comme plus trop importance dans l’instant. Il ne pensa qu’au brassard. Il ne pensa qu’à continuer pour rejoindre les autres - bloqués dans ce bordel.

Il tenta du bras de heurter le flanc du bras au couteau de son agresseur avec force et avec élan arrière pour se protéger la gorge et interrompre l’attaque. Cela décala la lame de son cou mais l’ennemi répondit immédiatement d’un revers du pommeau qui l’impacta à la mâchoire. En réplique, Mikkel lui tenta de lui porter coup de poing dans son masque et à la tête en pensant enchaîner sur un coup de genou dans le bas-ventre. Celui-ci n’eut pas la réaction escomptée. Il pencha la tête sur la droite, à la manière Wraith, puis répondit d’un geste hargneux, en lui agrippant la tignasse d’une main pour mieux maintenir la tête lorsqu’il y envoya deux coups. Mikkel recula, sentant le sol vaciller sous ses pieds puis vit son ennemi s’approcher en courant. Il chargeait comme un taureau !!! Mikkel reprit ses esprits après des petites étoiles à l’image d’un boxer puis le voyant charger il se hâta sur le côté à l’image d’un toréador puis tenta un coup de pied dans le dos du Wraith. Le geste était fait dans la précipitation mais celui-ci l’encaissa très bien. Il se retourna soudainement et envoya une droite très sèche au Norvégien, puis un autre, puis un coup de pied le balayant. Cette fois, il termina au sol et le sbire approcha, profitant qu’il soit encore groggy pour lui ouvrir son gilet d’un coup sec (l’une des bretelles avait rompu précédemment). Ce faisant, il découvrit sa poitrine, l’ouvrant à sa main qui plongea dans le but de le ponctionner. Mikkel lui agrippa des deux mains son cou dans le but de l’étrangler et de le retenir à ponctionner.

La lutte fut éprouvante et il sentait ses forces s’affaiblir à mesure que l’ennemi tentait de rattraper la distance qui le séparait de sa vie visiblement bien savoureuse. Dans le geste, le masque du sbire finit par tomber, révélant un visage difforme et sans véritable trait. Il ouvrait la bouche en découvrant des dents pointues et une haleine infecte. Il avança encore et encore, s'aplatissait de tout son poids sur le Norvégien pour l’obliger à céder, alors que la chose lui râlait à plein visage. Il se mit même à baver sur lui...

Mikkel serra serra serra de toutes ses forces sa prise et le cou du Wraith pour toujours davantage l’étrangler et puis lorsqu’il vint jusqu’à lui démasqué avec ses dents pointues et sa sale haleine, il croisa son regard et soudain il lâcha prise à l’étrangler pour lui enfoncer ses doigts dans ses yeux - les pouces en enfonçant comme ça prise avec force et appuyant de toutes ses forces.

Le sbire eut soudain des mouvements de bras en sentant ses globes oculaires éclater sous la pression du Viking. Un acte cruel, sauvage, à la mesure de ce qu’était le Wraith qui s’en était prit à lui. Dans l’urgence, il donna des coups dans tous les sens, cherchant à défaire cette odieuse prise mais Mikkel tenait bon. Il appuya encore plus fort, enfonçant ses pouces jusqu’à la garde, son ennemi étant désormais parcouru de spasme.

Il y avait une odeur abjecte, un odieux bruit de succion. Puis le sbire fit un dernier mouvement avant de s’arrêter de bouge. Un tout dernier mouvement de main en direction de sa poitrine dont l’auréole se nimba d’une couleur clignotante.

Bip bip bip bip…

Mais le cadavre s'effondra sur Mikkel, le recouvrant de son poids alors que ce bruit terrible devenait de plus en plus rapide.

Mikkel poussa le cadavre de ses bras et de ses jambes sur le côté dans un élan autant de survie que de force à le pousser le plus loin possible qu’il le pouvait puis roula dans le sens opposé avec énergie de plusieurs roulades sur lui même jusqu’à une position où il resta au sol et se protégea en ayant compté les bips et ayant anticipé le dernier bip avant l’explosion.

Environnement



VLANNNNNNNNN !

L’explosion secoua le Norvégien même roulé en boule au sol.
L’onde de choc l’avait quelque peu déboussolé et il mit un moment à émerger. Le combat l’avait vidé malgré l’effet toujours actif de cette fameuse fiole rose. Il sentait que ses muscles se plaignaient, son corps entier grinçait et une migraine terrible embrasait son esprit. Lorsqu’il voulut se redresser, il se rendit finalement compte que sa main prenait appui sur le visage inanimé d’un tirailleur Natus. On aurait cru qu’il le fixait sans émotions. Mikkel avait roulé sur un lit de cadavres parmi les sbires, les tirailleurs, des duellistes aussi.

Certains bougeaient encore, agonisant et hors combat. D’autres étaient tout simplement décédés, d’énormes blessures sur leurs corps, leurs visages, et parfois des membres en moins. En se redressant, l’homme avisa tout autour de lui. Il y avait encore moins de monde qu’avant mais personne ne voulait lâcher le morceau. Il voyait des alliés gagner, des militaires Atlante qui bougeaient d’un point à l’autre du champ de bataille en alternant tir à courte portée et corps à corps.
Mais aussi, dans l’inverse, des Wraiths qui se nourissaient. Des sbires qui poignardaient des combattants dans le dos, qui se jetaient sur des soldats déjà occupés à se défendre. Il y en avait un, par exemple, qui soulevait un tirailleur comme un catcheur avant de le jeter sur un paquet de ses frères. Une chasseresse étranglée par un originel qui la soulevait littéralement du sol.
Ou alors un autre sbire qui avait récupéré un fusil Natus et s’en servait de matraque, pulvérisant sans la moindre pitié un gosse qui devait à peine avoir la vingtaine. Il avait frappé si fort qu’au bout du huitième coup, son visage s’était détaché des os de sa face.

La guerre était tout aussi horrible que cruelle. Mais il ne pouvait pas s’arrêter là, il fallait continuer. Le regard lassé de Mikkel tomba alors sur les brassards blancs, les représentants des affranchis. Des clones à l’image de Pedge et de Matt mais à large dominante Wraith. Ils se battaient avec encore plus de haine en essayant de percer vers un groupe de quatre. Le Norvégien ressentit alors un courant électrique descendre le long de son dos lorsqu’il comprit la terrible réalité.
Ces quatre-là, trois sbires et un originel, venaient de capturer Coleen.
La jeune femme se défendait corps et âme, donnant des coups à tout va, repoussant ceux qui lui venait à l’avant de violents coups de rangers. Mais voilà, ils étaient trop nombreux et ils l’accrochaient par les bras, l’attirant plus loin dans le champ de bataille.
Coleen était en train d’être enlevée par l’ennemi.

Seulement, dans le même temps, Hansen reçu un appel paniqué sur les ondes générales.
//SHEPPARD EST EN DANGER DE MORT ! RENFORCEZ TOUT DE SUITE SA POSITION. JE RÉPÈTE : PÉRIL IMMINENT SUR LE COLONEL, REJOIGNEZ-LE MAINTENANT !!!!//

Mikkel se trouvait devant un terrible dilemme.
Soit il tentait de sauver Coleen, soit il rejoignait le colonel.
Il ne pouvait pas faire les deux à la fois…

Mikkel Hansen


Mikkel roula jusqu’à des cadavres. Il roula jusqu’à un Natus. Le militaire rencontra son visage sans émoi dont il ne parut rien d’autre que la mort. Et lorsque Mikkel se redressa il ne put que contempler la mort de nombreux autres. Mikkel se sentit soudain comme dans une fosse commune. Il vit certain entre la vie et la mort et pour la plupart dans la pente descendante de la mort. Le militaire vit certains se faire ponctionner de leurs existences. Mikkel vit énormément de brutalité – la guerre parut ne plus avoir aucune règle – comme ce jeune tabassé qui à quelques années près pourrait être son neveu, le Wraith le tabassant comme un malade en se servant d’un fusil Natus comme matraque sur lui. En avait-elle déjà eu, Mikkel, en avait-elle eu ? La guerre avait-elle déjà eu des règles ? Il savait les pirates en mer tout aussi cruels. Mais, malgré tout, et malgré son sang-froid, c’était comme un peu de son âme que soudain il avait l’impression de perdre et de délaisser sur ce champ de bataille. Tout cela ne le heurta pas directement car Mikkel était armé d’un certain sang-froid et c’était là sa plus grande arme mais les vues d’horreurs s’imprimaient et Mikkel parut las et fatigué par la guerre. Il s’en figea et son cerveau imprima un bien horrible spectacle à jamais gravé en lui. Persévérant, courageux, comme toujours il l’avait été, Il s’attarda à percevoir davantage les morceaux de luttes – les guerriers qui ne lâchaient rien peu importe à quelle faction il appartenait dans cette guerre contre les Wraiths. Il ne savait d’où il puisa ce courage. C’était comme si soudain il avait décidé que les petites lumières seraient ces résistances encore là sur un tableau plein de ténèbres et qu’il avait envie de ne plus voir que ça. Je ne savais pas trop où j’avais puisé ce courage. J’imagine que j’ai rencontré ma nature profonde, ou, tout simplement, que je me suis protégé. Le courage n’est peut-être pas si éloigné de la lâcheté. C’est ce que je crois aujourd’hui. Que les mots, versatiles, n’ont plus de sens, et sont comme une pièce de monnaie à double-face. Qu’ils n’auraient jamais pu décrire tout ce qu’il se passe ici et tout ce qu’il se passe en moi. Je croyais, avec tout mon un passif de soldat de la marine et tout ce à quoi j’assistais là, que si les mots avaient été si utiles, on n’en arriverait jamais à tout ça. Et pourtant, fort de cette croyance, j’ai quand même fait ce j’ai fait et je ne comprends pas pourquoi. J’ai dû faire naufrage en cours de route. C’est sûr.

Mikkel jeta des regards perdus mais un regard rencontra les brassards blancs et affranchis. Cette fragile alliance avec les atlantes. Cette difficile communication puisqu’ils n’avaient pas de cordes vocales. Cette apparence de Wraith. Cette attitude de Wraith. N’avait-il pas vu Coleen se ponctionner sur un sbire ? Il se souvint du brassard. Il vit des clones-wraiths de Pedge et de Matt. Ils se battaient contre un groupe de quatre Wraiths, trois sbires et un originel. Le norvégien plissa le regard. Il comprit. Il put interpréter ce qu’il se passait. Coleen était en train de se faire enlever. Elle repoussait ses agresseurs par coups de rangers.

//SHEPPARD EST EN DANGER DE MORT ! RENFORCEZ TOUT DE SUITE SA POSITION. JE RÉPÈTE : PÉRIL IMMINENT SUR LE COLONEL, REJOIGNEZ-LE MAINTENANT !!!!//

J’crois qu’à cet instant, j’ai autant été comme foudroyé que pris par une énorme crispation dont je devais pourtant faire face et m’en réveiller car il me fallait agir et réagir – et vite. Je voyais Coleen avec ses ravisseurs d’un côté et de l’autre Sheppard avec la Reine.

Vous voulez savoir, ce que j’ai ressenti, à ce moment précis ? Comme si j’avais eu le temps. Comme si j’avais eu cette grâce. Je me suis retrouvé autant face à un choix terrible que face à moi-même. Qu’importe le choix, je savais déjà que je m'en voudrais. Que je douterais sur ma décision. Que j’aurai des regrets. Que, malgré tout ce que j’avais vu jusqu’ici, pour moi le pire aurait été ce moment précis.

J’aurais pu penser à une multitude de choses si j’en avais eu la grâce.
Pourquoi je les évoquerai ? Quoi qu’il adviendrait, je ferai un choix que je regretterai. J’suis un marine. Je ne tergiverse pas. Me souvenir que mon colonel, pourfendeur de monstres d’après les Natus, m’avait paru un homme guerrier qui n’appréciait guère qu’on s’en fasse pour lui après lui avoir parlé d’une crise qu’il venait pourtant d’avoir eu à cause d’un parasite inconnu, non au lieu de ça il vous tapait l’épaule et il vous disait qu’il en avait traversé tout un tas. Je me souviens de sa tape sur l’épaule qu’il m’a donnée et de ses blagues qui n’avaient pu que me faire sourire et j’étais difficile à faire sourire. Mais il était là. Face à un monstre, une Reine, et en danger de mort, dans le besoin de ses hommes. Je ne pouvais pas l’abandonner. Je voulais l’aider. On couvrait toujours nos arrières entre nous. J’avais senti tant en moi cet élan militaire de vouloir rejoindre les miens et de les servir – mes officiers. Le message passait sur les ondes générales. Je le savais. Cet appel était pour beaucoup dont moi. Je ne pouvais identifier qui venait de le lancer – quel gradé ou non. Je savais du moins que ce n’était pas la Lieute. La Lieutenant Allen, je ne la voyais pas sur le champ de bataille. Je manquais de temps pour la chercher du regard. Depuis que j’avais été sous les ordres de la Lieute, j’avais eu pour mission de surveiller Coleen, même vis-à-vis de mon propre camp, et jusqu’à face à un frère d’armes et ami Matt. J’avais été soulagé car en fin de compte il ne s’était rien passé. Personne n’avait tenté de l’atteindre. Je pensai que je serai déchargé de cette mission lorsque la Lieute Allen m’avait ordonné de me mettre au repos. Soulagé, j’avais rejoint Matt. Ça me dépassait. Parce que tout ça, c’était nouveau pour moi. Et puis, j’avais reçu de nouveau la même mission. J’avais tenu en joug Coleen pour la Lieute sous les ordres du colonel dans cette affaire d’accusation de trahison afin que la Lieute communique avec elle et en fasse son procès avec verdict rendu. Vous savez, dans les deux cas, je l’aurai fait. J’aurai neutralisé - dans mon propre camp ou dans notre camp allié. Voilà ce que je découvrais, sur moi, qui me rendait amer, et, le pire, c’était que, malgré tout, j’allais m’acharner à agir de la sorte… J’crois que d’la boue, je n’en ai pas qu’sur mes rangers...

Je crois que, le commandement du Lieute Allen a été celui qui m’a le plus marqué jusqu’ici même si alors j'avais changé de commandement à passer sous les ordres de Sheppard. Matt m’avait dit qu’elle jouait souvent au héros la Lieute. Je ne sais pas trop mais je dirai qu’elle a le sens exigu du sacrifice. Je l’ai vu donner comme sa vie pour communiquer avec Coleen. Je la sens capable de sacrifice. Elle m’a sauvé avec Coleen. Je devrai rendre la pareille à en faire de même avec mon Colonel. Il ne faut pas perdre notre Colonel notre plus haut gradé. C’est notre rassembleur ici et j’en étais certain sur Atlantis aussi. Il était irremplaçable comme à vrai dire tous les gradés dans le corps militaire. Je ne connais pas bien mon Colonel mais je crois que je pourrai dire que je connaissais suffisamment la Lieute pour me dire que je n’assumerai jamais lui revenir en lui disant que j’avais perdu Coleen. Elle, elle avait plusieurs fois mis en jeu sa vie pour juste communiquer avec elle, juste pour lui parler. Je me souviens de leur communication lorsque j'avais Coleen en joug. Je me souviens des absences de Coleen communicant dans le courant, de tous ces moments de communications qu’avait eues Coleen et ses messages que j’avais encore sur moi. Que je sentais dans mon gilet. Que je n’avais pas su jeter. Coleen était la communication entre les atlantes et les affranchis - une alliance fragile. J’me souviens des regards de McKay. J’me souviens du regard colérique de Coleen pour Matt. J’me souviens des doutes de Matt jusqu’à l’accusation de trahison. Ça ne marchera pas hein ? Allez, faut le reconnaitre maintenant, que ça ne marchera pas, alors, autant revenir parmi les miens et aider mon Colonel. J’aurai peut-être dû lui parler au Lieute. Lui dire que y’avait conflits d’intérêts. Que j’avais une dette de vie avec Coleen. Mais elle le savait. Elle y avait assisté. Cela dit je n’avais plus de dettes de vie avec Coleen, car de mémoire on était quitte. La Lieute avait dit qu’elle était ok Coleen. Ça me suffisait. Pourquoi vous, vous y croyez Lieutenant à cette alliance ? J’ai pas à vous poser cette question. Juste à obéir. Ça ne marchera pas hein ? Mon avis ? Vous demandez à un gars qui a eu la nausée à voir une farandole de drapeaux sur le Dédale. Sur les eaux internationales, je n’ai jamais vu des nations vraiment bien s’entendre et ne pas se disputer. Mais j’veux bien l’comprendre. Entre la dispute et la guerre, il y a une différence tant qu’on continue à parler, à communiquer, mais moi j’suis censé être celui qui débarque sur un bateau lorsqu’il n’y a plus de dialogue. Je ne suis pas là pour parler. Et la Reine est là. La Reine meurt et la guerre est fini. Alors, au diable les alliances. Pas si simple d’y croire. Les Wraiths se battaient jusqu’au bout. Je le voyais autour de moi. Lâché sans ordres dans la guerre depuis un temps, je me suis rabattu sur le dernier ordre qu’on m’a donné et que j’ai pris comme directive de conduite. Je me suis souvenu du dernier ordre que j’ai reçu de mon officier le plus haut gradé... Sheppard... Non. Laissez tomber. Je parlerai pas de cet ordre. Inutile d’en parler. J’veux pas. J’peux pas invoquer un ordre de mon colonel dans cette histoire. J’peux pas oser faire ça.

Mon Colonel, j’aurai aimé vous rejoindre. Je ne sais plus si j’obéis ou si je désobéis à faire ça. J’sais pas si c’est le courage ou la lâcheté. J’sais plus si c’est sévir ou abandonner. J’sais plus trop si c’est l’atlante ou le soldat. J’sais plus faire la différence. Putain, pourquoi je cours vers les affranchis ? Pourquoi je fais ça ? Peut-être à cause de ce geste. Lorsqu’elle a pris les plaques de l’atlante. Peut-être qu’un seul geste peut peser dans la balance et même l’emporter sur d’autres. Que ce geste a suffi pour que j’y crois autant que mon officier Allen. Pourquoi je ne cours pas vers mon Colonel ? Pourquoi je ne vais pas l’aider lui ? Il va mourir putain. Ça m’tue. A force de se sauver chacun je veux la sauver ? Pas au détriment de mon Colonel. Pour une communication avec des doubles lunes ou des demi wraiths ? Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui cloche pas chez moi ? J’crois que je me sens mort. J’ai l’impression qu’il n’y a plus que la mort – la mort du Colonel – la mort de courir vers ce brassard blanc. J’ai comme l’impression de me balancer par-dessus bord de mon bateau pour foncer jusqu’à un autre qui a été décrété comme allié en me le rappelant à fixer son pavillon. Et ça, ça me tue autant que je me dis que je ne peux pas laisser partir ce navire en mer et prendre le large loin du nôtre. Et, le pire, c’est que peut-être que ça n’arriverait jamais, même si je n’y allais pas, ou que ça allait arriver, même si j'y allais, mais, sur l’instant, je redoutais trop ça, alors que ce n'était peut-être pas rationnel. Il était si difficile de faire accepter Coleen comme agent de liaison...


Mikkel courut vers Coleen et les affranchis. Il devait se dire qu’il fallait un atlante là-bas. Qu’il ne fallait pas perdre Coleen. Qu’il ne pouvait pas revenir parmi les siens sans avoir tenté de maintenir jusqu’au bout la communication. Qu’il ne pourrait pas regarder la Lieute Allen dans les yeux sans avoir tenté le coup. Mais à vrai dire peut-être qu’il ne pourrait plus regarder aucun de ses officiers dans les yeux s’il en recroisait. Il y avait cette phrase de son ancien Caporal qui tournait sans sa tête : « ne vous faites pas si solitaire ». Elle le poignardait de coup de couteaux. Mikkel avait le mal de mer. Et pourtant, toujours il continuait à courir vers Coleen pour aider les affranchis à la tirer de là… délaissant le chemin vers le Colonel Sheppard…

Environnement


La situation était déjà déstabilisante pour le Norvégien mais elle le devint davantage lorsqu’il entra dans le groupe des Affranchis. Les traits familiers de Pedge et de Matt se devinaient sous ces visages à forte composition Wraiths. La façon qu’ils avaient de se tenir et de se battre rappelait effectivement les deux militaires...mais comme s’ils étaient déguisés en Wraiths.

Ceux-là n’utilisaient pas d’armes terrestre lourde à l’instar des clones agressifs, les Affranchis se battaient davantage avec la baïonnette au bout de leurs fusils, les poignards en mains, ou encore, avec de simples neuf millimètres. Étant donné qu’ils semblaient privilégier le contact direct comme les Wraiths purs, cela ne les rendaient que plus dangereux encore.

Pourtant, les ravisseurs de Coleen leur donnait beaucoup de fil à retordre. C’était deux originels solides qui occupaient les alliés pendant que les autres tentaient d’amener Coleen plus loin encore. Une chance, elle faisait bien honneur à Pedge dans sa ténacité et sa virulence. Tout ce qu’elle pouvait toucher à coup de rangers y passait. Et elle n’hésitait pas à distribuer des coups de poings lorsqu’elle parvenait à se libérer temporairement, allant jusqu’à utiliser ses dents. Hélas, elle passait un sale quart d’heure. Mikkel pouvait voir qu’à travers la masse clairsemée des combattants, le nombre de ses ravisseurs ne s’était pas réduit. Et chaque seconde de défense, Coleen le payait chèrement.

A l’approche du soldat, le groupe d’Affranchis eut une réaction étonnante. Comme s’ils avaient tous eu le temps d’en discuter, de préparer un plan d’action, ils appliquèrent soudainement une supériorité numérique en délaissant certains ennemis pour percer pile sur sa lancée. En d’autres termes : les Affranchis lui ouvraient un boulevard pour qu’il puisse passer et foncer.

Coleen n’était pas si loin. Sa résistance acharnée rendait sa captivité plus complexe, leur mouvement encore plus lent, même si elle s’affaiblissait à vue d’oeil. Mikkel avala donc l’écart avec une facilité étonnante, ce qui ne manqua pas d’alarmer les sbires qui brutalisèrent encore plus la jeune femme. Le dernier originel qui commandait ce groupe se plaça sur le chemin et dégoupilla une étrange grenade d’origine Wraith. Elle ne ressemblait pas aux grises, métallique, qui clignaitaient avant d’exploser. Celle-ci, tombée au sol, se mit à trembler et des tubes minuscules en jaillirent dans tous les sens. Un panache de fumée orange s’en dégagea soudainement. Les Natus et les quelques Atlantes encore pris dans le combat, ceux-là même qui semblaient prendre l’avantage en plus, se mirent à tousser en se prenant la gorge, les visages tirés par une intense douleur. Le râle que l’on entendait dans les différentes toux témoignait d’une forte détresse respiratoire et les sbires en profitèrent pour les massacrer, visiblement indifférent, dans une pleine cruauté injuste.
En plus de cela, cette nappe orange opaque lui bloqua le champ de vision comme un fumigène. Il fallait réagir vite où Coleen disparaîtrait...l’originel était-il encore dérrière ?

A ce moment là, il y eut une nouvelle transmission radio. La voix du colonel résonna sur un timbre véritablement différent, comme s’il était enroué. Le ton semblait peiné mais pas tant que ça, à croire qu’il y avait comme une atténuation de sa personnalité.

// Ici Sheppard, renfort pour secourir Natus… secourir Idène //

Il n’y eut rien d’autre…

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Mikkel Hansen

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Du côté de Mikkel

Mikkel Hansen


La mêlée lui parut des plus perturbantes et à tant de niveaux. Mikkel se mêlait avec des Matt et des Allen aux allures de wraith avec des armes qui lui parurent à prédominance brutales. Mais Mikkel n’avait plus le temps de s’interroger. Coleen prenait cher et de nombreux coups et même si elle s’en défendait elle se faisait toujours enlever. Il fallait l’aider… au plus vite...

Le militaire parut surtout un peu perturbé qu’à son approche les affranchis lui accordèrent une ouverture dégagée en direction de Coleen mais il tâcha de ne pas s’en laisser perturber davantage et de suivre la mouvance donnée. Il n’avait pas le temps d’y réfléchir. Mikkel avait déjà pris sa décision depuis qu’il avait choisi ce chemin… au détriment de… celui menant vers son Colonel... Il ne bénéficiait pas de la communication du courant mais il comprit que tout le monde semblait vouloir la même chose par ici : buter du Wraith et récupérer Coleen. Il fonça pour Coleen. Il y était presque. Cependant, tout d’un coup, un originel barra la route et la progression en prime de Mikkel. L’originel dégoupilla une grenade que le militaire ne reconnut pas. Celle-ci tomba au sol et se décomposa en fragments dans un panache de fumée orange. Mikkel ralentit ses pas le temps de la lancée de grenade et porta son foulard aussitôt à son nez par réflexe militaire. Les atlantes et natus à proximité toussèrent et leurs visages se tordirent de douleurs – ils tombèrent. Mikkel, dans l’urgence, se décida à traverser la nappe de fumée et… et pendant la traversée… il reçut un message radio de Sheppard…

// Ici Sheppard, renfort pour secourir Natus… secourir Idène //

La respiration du norvégien derrière son foulard du désert se haussa d’un coup net et sagita à l’appel radio et… et à entendre la voix de... de son Colonel…

Je me plongeais de plus en plus encore dans les ténèbres et elles avaient une allure de fumée orange… un orange et épais brouillard à tordre jusqu’aux veines un homme... les fantômes qui viennent me hanter aujourd’hui ont des teintes orangées… et la souffrance… et la souffrance elle a le son d’un grésille de radio - de papier froissé - et l’odeur d’une fumée de grenade. Je me suis mis à détester le orange... et ce timbre enroué… d’outre-tombe… J’en suis certain… J’en ferai des cauchemars à épais brouillards orangés… où je cherchai en vain et en vain et encore en vain à lui obéir… et à ne jamais y parvenir… à le rejoindre...

Mikkel décida donc à traverser cette nappe quitte à se retrouver au corps à corps avec peu de visibilité dans cette fumée. N’ayant pas de masque autre que son keffieh tactique, il prit son 9 millimètres d’une main et de l’autre il appuyait ferme sur son foulard afin de respirer le moins possible cette substance qui apparemment donnait des toux effroyables. Il resta aux aguets d’ennemis et toujours à la recherche de Coleen guettant aussi une baisse d’opacité...


Environnement


Grâce à ce geste, Mikkel ne respira pas de ce gaz qui avait tout de meurtrier. Par chance, celui-ci se dissipa rapidement mais son effet fumigène fut terrible pour le Norvégien. En effet, dès l’éclaircie, un originel lui empoigna son neuf millimètres et lui laissa lui coller quelques balles dans le buffet avant de lui tordre soudainement le poignet.
L’arme de poing tomba sur le sol et il la poussa de son pied avant prendre le gilet tactique à deux mains et de soulever Mikkel comme un fétu de paille. Il prit toute conscience de la puissance d’un originel contrairement aux sbires. L’homme fût envoyé sur le sol, s’y écrasant lourdement et manquant de se fracturer la clavicule. Son épaule le faisait également souffrir, il lui fallait de nouveaux points et il continuait de saigner malgré tout.

L’originel est un grand spécialiste des mises à terre. Comme Matt, Alek, ou Pedge l’avait connu, le moindre assaut se traduisait par un renvoi systématique sur le plancher des vaches. L’ennemi était beaucoup trop fort pour le Norvégien, il fallait être un expert en arts martiaux pour pouvoir espérer en affronter un. La situation était quasiment desespérée, l’adversaire finissant par s’agenouiller et glissant sa main au travers de son gilet dans le but de le ponctionner. Mikkel sentit une douleur impressionnante consécutive à la perforation de sa peau au niveau du sternum et il sentit le tout début de la ponction. L’impression que sa vie allait lui être volée, que son énergie, sa fougue allait être absorbée dans une totale impuissance.
Mais l’originel n’eut pas l’occasion de lancer cette ponction. Un puissant rugissement attira son attention et l’ennemi poussa un cri quand il vit un Tairis en feu, littéralement recouvert de flammes, envoyer voler d’un coup de tête toute le groupe de sbires qui retenait Coleen. D’ailleurs, elle aussi s’envola.

Le tigre était devenu fou de douleur, les flammes passaient au travers de son armure, signe qu’il avait entièrement prit feu et était devenu une torche Tairis. Mais dans sa course, il emporta carrément l’originel dans ses crocs, avançant tout en le secouant. Le rugissement du pauvre tigre s’éteignit dans un élan de dernière douleur et d’agonie avant qu’il ne s’effondre sur le sol. Finissant d’écraser sa dernière proie.

Des Natus trop optimiste s’étaient précipités sur le tigre. Muni de leur minuscules gourdes ou usant de leurs vestes d’uniformes, ils espéraient éteindre le brasier rapidement.
Mikkel était sauf mais il avait toujours sa mission à accomplir. Il n’avait plus son arme, perdue au cours du combat et cachée dans ce labyrinthe de cadavres. Son regard tomba très rapidement sur Coleen qui se vengeait avait hargne. La Pedge aux cheveux blancs enchaîna des coups de poings et de pieds sur un sbire, y mettant toutes ses forces en espérant lui faire mal, le poussant à se pencher pour le cueillir d’un coup de genou. C’était bien elle, la seule à porter un énorme “USAF” colorié au stylo noir dans le dos. Sa bouche s’ouvrait, s’écartait en grand, signe qu’elle hurlait malgré son mutisme. Elle se vidait de ses forces pour l’abattre à mains nues.
En terminant de le mettre au sol, elle s’installa sur le sbire et récupéra le casque d’un Atlante mort pour abattre le métal sur son ennemi. Solidement empoigné à deux mains, elle écrasa le casque encore et encore, ne s’arrêtant plus et le sang du Wraith finissant par dessiner des arcs de cercle suivant le mouvement de la protection désormais déformée.

Coleen s’était laissée emportée par la haine. Elle ne faisait plus attention.
Le temps que le Norvégien approche, il vit un dernier Wraith s’approcher en traître et abattre un morceau de poutre organique sur son visage. Un filet de sang épais, rouge cette fois, fila jusqu’à lui tandis que la jeune femme s’effondrait en se tenant le visage.
Elle se reçut un nouveau coup dans le torse, ce qui la fit se crisper sous une impressionnante douleur. Malmenée, trop blessée pour esquiver, elle présenta son bras pour se protéger du suivant.
Il fallait agir vite !!!

Mikkel Hansen


Le 9mm de Mikkel vola au sol et dégagea par un coup de pied du Wraith. L’originel venait de le lui subtiliser et de lui tordre son poignet droit dans un crac. Il ne se s’arrêta pas là. Il le prit et le souleva avec une force bien plus impressionnante que les sbires. Mikkel s’écrasa au sol avec une note à lui-même : les originels, il ne valait mieux pas s’y frotter au contact...!

Mikkel cria ses douleurs à la mise à terre. De son épaule, une douleur vive se réveilla, le rappelant à l’ordre sur son état de santé en pente descendante. Secoué, il ne put que rester à terre, et alors qu’il n’y avait plus d’issue, que le norvégien ne pouvait que se faire ponctionner et se faire prendre son existence, Mikkel entendit un rugissement de Tigre, qui, visiblement, interrompit l’originel. En feu, un imposant Tairis de flammes, percuta d’un coup de tête le groupe de sbires qui retenait Coleen, et, elle avec, comme dans un bowling et un jeu de quilles. Le Tigre souffrait, à se faire brûler vif à travers son armure, et dans sa course endiablée, il prit de sa gueule l’originel et le déchiqueta, sauvant in extremis la vie de Mikkel.

Le Tairis, bientôt, n’eut plus qu’un rugissement s’atténuant, et dans de dernières atroces souffrances, il bascula aux portes de la morte et s’effondra avec l’originel qu’il écrasa de sa puissance. Mikkel se releva sur la scène. Une fois encore, fort de son sang-froid, seule une image s’imprima, tenace, avec, le norvégien devait s’en retenir mais qui savait, un émoi en lui de vengeance à la « œil-pour-œil ». Car, Comment pouvait-on oser infliger ça à ces Tigres… ? Des Natus tentèrent de le tirer des flammes avec leurs gourdes d’eau et leurs tissus d’uniformes. Mikkel ne put que quitter du regard le Tairis. Il ne fit pas sans amertume. Même s’il parut armé d’un sang-froid énorme à le faire presque aussitôt et de manière glaciale pour revenir à sa mission, il ne le fit pas s’en espérer que les Natus pourront l’aider et le sauver mais ça ne resta qu’un souhait intérieur qui ne s’exprimera pas. Car, J’suis comme ça…

Il n’avait guère plus que son couteau – son famas vide de munitions et son 9mm aux oubliettes, mais, de toute manière, Mikkel n’avait plus l’âme à se servir d’une arme à feu. Trempé depuis un temps dans la brutalité, il n’avait plus guère que des élans de combats rapprochés et de corps à corps. Mikkel s’avança vers la scène brutale où, Coleen, qu’il reconnut de son équipement, pour avoir assister à la ZA à cette mise en uniforme, s’acharnait encore et encore, frappait avec un casque atlante encore et encore sur le crâne d’un sbire, à l’écraser, à le bousiller, à le réduire en miettes. Elle se laissa se faire consumer par la haine. Le sang pleuvait d’éclaboussures qui ne servaient à rien d’autre qu’à assouvir sa colère. Elle le mutilait de plaies qui ne servaient à rien d’autre qu’à satisfaire sa rage puisqu’il devait déjà être certainement mort. Mikkel n’aimait pas ça. Il n’aimait pas assister à ça pour ses frères d’armes ou alliés. Il se méfiait du sang-chaud et avait attitude à le réprimer avec sang-froid – parfois durement. Il ne voulait pas voir ça pour ni ses frères d’armes ni ses alliés. Mais, il n’avait pas le temps pour tout ça. Car, le temps qu’il approcha, il ne vit que le dernier sbire qui tenta sa traitrise. Ce dernier frappa Coleen avec une poutre aux allures de mucus pour Mikkel et s’acharna à lui mettre un coup dans le torse…

Mikkel parcourut de derniers pas, toujours dans la froideur et le silence d’un tueur, se voulant assassin, et planta son couteau dans la nuque du sbire - de son poignet gauche puisque son poignet droit venait de se faire tordre, et, celui-ci, déjà à l’origine affaibli par d’anciennes blessures du passé, lors d’un examen militaire de nageur. Il dégagea le couteau de la gorge sur le côté par la lame en déchirant alors la chair et la traversant de la lame du couteau...

Environnement


Juste à temps.
Le prochain coup aurait été fatal pour Coleen. La jeune femme demeurait sur le dos, crachant du sang tout en se tenant la poitrine et souffrant visiblement de détresse respiratoire. Un mouvement dans le dos de Mikkel le contraignit à se retourner immédiatement avec sa lame. Il fut intercepté par la main d’un originel, ou plutôt d’UNE, qui démontrait quelques traits familiers sur son visage. On aurait cru une reine Wraith sauf qu’elle avait les pupilles humaines.

La créature ne pouvait être que la cheffe des Affranchis. Elle passa son bras entre Mikkel et elle pour placer sous son regard le brassard que le combat avait rendu terne puis elle cessa de retenir sa main valide. La clone s’agenouilla immédiatement au chevet de la messagère, visiblement inquiète, et elle ouvrit un peu son gilet et uniforme pour pratiquer une ponction inverse. Elle soigna Coleen de traumatismes qui lui auraient finalement couté la vie et elle se redressa péniblement, offrant un regard reconnaissant à sa comparse.

C’est à ce moment-là que Pedge Allen, accompagnée de trois duellistes, émergea des derniers échanges. Il faillit y avoir une méprise que la texane chassa rapidement d’un geste de la main. Elle s’était briévement assuré que tout le monde aille bien, puis, la chef des Affranchis pointa du doigt la ligne de Wraiths.
Ils étaient tous en train de battre en retraite, retournant dans leurs lignes et cherchant à quitter le champ de bataille. Plus loin, Sheppard était visible. A terre, il remuait sous une lente agonie et des cris de douleurs qui ne lui ressemblaient pas. Ils devaient le rejoindre maintenant !

Mikkel Hansen


Coleen était vraiment mal au point. Mikkel ne pouvait rien faire. Qu’allait-il pouvoir faire ? Et puis soudain le norvégien sentit une présence en son dos et se retourna alors assassin avec sa lame. Il fut aussitôt intercepté par une main Wraith. Mikkel regarda la Wraith – elle avait l’apparence d’une originelle mais il croisa un regard qui lui parut humain. L’originelle baissa la main de Mikkel et regarda le brassard signe de l’alliance entre atlantes et affranchis puis elle relâcha sa main. Mikkel comprit alors qu’il était en présence alliée et de son apparence d’originelle sans doute la commandante en Chef. Mikkel assista aux soins prodigués à Coleen de la Chef des Affranchis. Cette ponction inverse lui parut comme… il n’arrivait pas à trouver un terme mais... comme… apaisante à observer après tous ces faits de guerre...

Mikkel acquiesça à son regard de reconnaissance – à demi soldat et à demi humain. Puis Mikkel vit son Lieute Allen arriver. C’était comme revoir son navire après pas mal de temps. Il faillit y avoir une méprise avec cette rencontre entre deux navires qui n’avaient jamais vraiment navigués ensemble mais qui finalement s’estompa et n’eut pas lieu. Mikkel déjà évitait le regard franc avec son Lieute Allen et n’avait plus qu’un regard un peu fuyant.

La Chef des Affranchis pointa une ligne de Wraiths qui visiblement battaient en retraite. C’était une bonne nouvelle mais Mikkel ne vit guère que Sheppard comme dans un purgatoire atroce et puisque Coleen en sécurité Mikkel ne sentit en lui plus que l’envie de courir rejoindre le Colonel qu’il se sentit avoir abandonné. Il y avait en lui pulsation cardiaque prête à accompagner cette course mais il resta soldat à rester avec son Lieute Allen avant de se mouvoir à s’y rendre. Il resta avec son navire et comptait bien bouger avec lui. Il resta aussi ainsi car il le savait déjà ce serait dans de la culpabilité qu’il s’apprêterait à le rejoindre.

Pouvait-on encore le secourir ? Mikkel avait envie de croire qu’il y avait encore de l’espoir.

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Mikkel Hansen

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Opération
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NORMANDIE
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John ragea intérieurement, il était mu par un véritable désir d’évacuer toute sa frustration, de se battre, de faire payer chèrement tous les morts qui ne cessaient de se cumuler depuis le début de la guerre. De foutre une déculotté a cette grognasse ! De lui montrer qu’elle va mourir dans d’atroces souffrances, celle qu’elle a infligée à tant de créatures intelligentes ! Il était temps de se lever et de repartir au combat soutenir la lieutenante… cependant lorsqu’il s’appuya sur le sol, entouré de toute cette masse qui s’entaillaient partout autour de lui, une douleur fulgurante le prit brutalement… Une douleur qui surpassa celle de son entrejambe, de son vol plané, de ses plaies… douleurs qui juste avant était au second plan, il avait l’impression d’être invincible alors que son corps lui hurlait de faire une pause, mais il était sourd à tout cela…sauf là… cette lame de glace dans sa tête était insoutenable.

Il se prit la tête entre les mains en hurlant, il voulait briser son crâne pour évacuer la souffrance interminable, il avait l’impression de voir flou et que son souffle s’amenuisait… mais surtout il se mit à angoisser en voyant la scène qui l’entourait se dématérialiser progressivement pour celle du plan qu’il avait déjà connu. NON NON ! Il ne voulait pas y retourner ! Un désert, un étrange désert orangé… fichu sable couleur fruits et non comestibles ! Il manquait plus que le château et où était la petite-fille qui l’avait construit ? Des auras fantomatique représentaient chacun des corps, clair et sombre, comme si le camp du bien et du mal se trouvait fidèlement représenté. Comme si les Wraiths avaient cette notion ! Une représentation du yin et du yang… Marqué par cette couleur...le blanc contre le noir...

Il savait qu’il devait quitter au plus vite ce plan, qu’il ne devait pas rester là… Et surtout pas s’attarder dans ce plan, sinon il ne pourrait plus revenir dans le siens et il mourrait non ? C’est bien ce que lui a dit Coleen ! Enfin écrit. Une présence inquiétante se fit sentir, cela était particulier comme s’il sentait une autre créature et qu’elle lui glaçait le sang. Il ne pouvait pas la nommer, mais une image informe d’une bestiole humanoïde insecte lui apparaissait : L’insecto, ce mot était comme une évidence alors que s’était la première fois qu’il employait ce nom…

L’insecto rôdait comme un prédateur, il le cherchait et ce n’était pas pour faire une partie de golf ! John pouvait sentir sa faim….il voulait le dévorer. Sheppard sentait qu’il était clairement appétissant pour lui et qu’il était en train de l’appeler rien que par sa présence… cela lui rappela bêtement une phrase qu’avait dit son ex : « jolie cœur » car il attirait un peu trop les femmes à son goût… et bien il n’attire pas que les femmes apparemment. Elle aurait été jalouse d’une créature qui le désire aussi ardemment pour le mettre au menu ? Peut-être bien, tout est possible avec les jaloux compulsif. Et il chassa cette pensée, il se trouvait acide depuis quelque temps, était-ce dû à la guerre ? Ou bien à ce maudit parasite qui appel l’estomac d’un copain ?
Machinalement, l’homme parcoura la zone, els différents spectre pour chercher à entrevoir son prédateur… un beau remake d’Alien soit disant au passage et même s’il était fan de ce film, il ne tenait pas à finir sur un tableau de chasse ! Il balaya les nombreux spectres devant lui. L’un d’eux, en particulier, bien plus sombre que les autres, attira son attention.
La reine...c’était la vraie… C’était Méda’Iyda en personne ! Elle était donc bien ici, se régalant d’un peu de combat avant de finir au bout d‘une pique. L’image d’Hamilton tenant la tête de la clone sur sa barre de fer lui apparut… cela le fit presque sourire.

Il se fit un constat évident… son corps avait disparu du plan réel et il était ici ? La douleur s’était réduite, il pouvait donc évoluer dans cet endroit et réapparaitre ? Peut-être, en tout cas, il sentait qu’il avait encore la force de s’enfuir, qu’il pouvait encore revenir dans la réalité où ça se battait. Et faire une belle surprise par derrière à une personne… comme la reine ! Quelque chose attirait son attention vers la reine, un instinct qui lui criait que quelque chose n’allait pas, qu’un drame était sur le point de se produire… et ça ne serait pas sa mort à elle.
Il se focalisa sur les combattants proches. Son visage se décomposa soudainement lorsqu’il découvrit Idène, entourée des cadavres de ses duellistes. Elle serait l’une d’entre elles contre son cœur, le visage larmoyant. Elle semblait à bout, trop de mort… un combat sans échappatoire autre que la mort. Il se rendit compte que l’unité d’élite wraith l’avait dépassé sans la toucher, poursuivant le combat en creusant dans la masse.

John pouvait voir distinctement le visage défait d’Idène qui considérait toutes ses sœurs gisant autour d’elle, largement surclassées par la capacité martiale des experts Wraiths. Ils continuaient de progresser comme s’ils ne la voyaient pas, avançant en agressant de nouveaux Natus et s’organisant pour défaire la défense acharné du Tairis proche...mais pour une simple raison : elle était reservée. La reine voulait s’amuser avec elle. Cela mit en boule John qui se rapprocha.

Idène avait encore le visage de la jeune duelliste décédée contre son cœur quand elle tourna le regard et rencontra celui de la reine. Elle se tenait là, bien droite, un air narquois sur le visage.

Méda’Iyda se tenait là, avec sa lance, attendant tout simplement l’assaut d’Idène. Le demi-cercle que produisait l’unité d’élite faisait office d’une arène morbide jonchée de cadavres. La Candide renifla, embrassant le front de sa duelliste puis elle récupéra sa lance avant de se redresser. Le dos droit, menton levé, arme en mat de drapeau, elle posa un regard défiant sur la reine et déclara bien fort, malgré sa peur :

« JE SUIS IDENE !!! »

John eut un maigre sourire reconnaissant le courage et l’effronterie de la jeune femme. Mais elle ne ferait pas long feu face à la reine. Idène fonça sur la reine, engageant un terrible corps à corps sous les yeux de John.
L’homme envisagea clairement de la rejoindre en passant au travers de tous ces combattants, tel un fantôme, en restant dans ce plan, mais il entendait aussi l’insecto s’approcher. Il suivait sa piste, il le trouverait bientôt… Il ne fallait pas perdre de temps, alors il s’élança, courant aussi vite qu’il put, qu’importe si son souffle lui manquait il avait une course contre la monte à remporter. Il devait avouer que passer à travers les personnes étaient quand même assez pratique, voir très dérangeant, à chaque fois, il fermait les yeux sans s’en rendre compte de peur peut-être de voir leurs entrailles. Sa course folle était de plus en plus difficiles entant le prédateur sur ces talons, John accéléra le pas, tournant la tête sur sa droite, voyant la forme imposante et informe à quelques mètres de lui… l’angoisse lui prenait et il n’aurait pas le temps d’attendre son point de chute que la bestiole allait le happée. Il devait donc surgir là, maintenant, à moins de deux mètres du violent combat entre la reine et Idène. Tant pis… il lança un regard à l’insecto qui avait grand hâte de le prendre et John matérialisa une sortie, il voulait quitter avec une telle force l’endroit que la douleur revenu comme un gong et il chuta sur les genoux au sol… La lame était là et il souffrait affreusement… mais il n’avait plus de spectre ni rien. Le regard fou de douleur et de rage, il toisa autour de lui, les combats qui faisait rage et surtout les deux combattantes. Il n’attendit pas longtemps, avant de sortir son couteau de combat Natus et prendre à revers la reine qui était avec Idène, hors de question qu’elle tue son ancienne amante et amie. Comme s’il avait appris de ces erreurs, il fit attention à son environnement, mais il resta quand même assez bourrin, il chargea éprit et galvanisé par le fléau du combat, sur la wraith la prenant par surprise, le choc était dur, il était âpre et une nouvelle fois, il ne ressentait plus rien, sauf l’ivresse de ce challenge, il en avait mit de l’inertie dans le but de faire tomber la grognasse … il désirait prendre dessus ne serait-ce qu’un instant pour lui planter sa lame.

Et la lame se planta dans son épaule, un sourire ravi était posé sur le colonel, mais il disparu assez vite, la reine n’avait pas bougé, elle avait même laissé le coup venir après avoir écarté Idène d’un violent coup de pied. Sheppard avait oublié un élément important que Coleen lui avait donné : l’insecto était sous le contrôle de la reine. Elle était au courant de sa venue depuis le début.

Méda’Iyda laissa tomber sa lance et empoigna la main du colonel autour du manche de la lame. Elle serra jusqu’à lui briser quelques phalanges puis le choppa par la gorge en ricanant en entendant les grognements contenus de l’homme qui sentait son annulaire et son petit doigt se rompre… Il aurait bien du mal à manier une arme c’est sa main directrice. Il était affaibli, bien loin de pouvoir véritablement lui opposer de la résistance… malgré sa fougue.

« Ahhhh...Sheppard. Quel naïf ! » L’homme la regarda dans les yeux, la foudroyant du regard. Aucune once de peur, juste celle du guerrier assoiffé d’en découdre ! Il n’avait que de la haine pour cette créature !
« Lâche-le ! » S’écria Idène, la lance pointée en avant. « Lâche-le ! »
« On dirait que nous sommes tous là... » fit-elle de manière sadique en avançant.
Et ce n’était pas une bonne chose, John en conclut qu’il était tombé droit dans un piège… et même s’il aurait su que s’en était un, il n’aurait pas accepté de voir Idène mourir quand même. Il est comme ça, s’il peut sauver la vie de ses amis et de personnes qui lui tienne à cœur et même des inconnus de son régiment, il le ferait. Il était facilement piégeable comme homme, le sentimentalisme le perdrait et ce jour était arrivé. Il se maudissait, remarquant qu’il n’avait plus toutes ses facultés, quelque chose le rongeait, il était en manque… il était plus sanguin et moins réfléchi, comme s’il recherchait la mort !

Idène était blessée, une entaille sur son front laissait filer du sang qui retombait le long de ses sourcils et l’aveuglait à moitié. Le regard écarquillé, la mâchoire tremblante de rage, elle réitéra sa menace d’une voix cassée de craintes :

« Ordure ! Rends-le moi ! »

La reine plaça le colonel devant elle pour l’observer, elle détailla ensuite Idène et comprit l’affection qui les unissaient, ou qui avait pu les unir. C’était justement ce qu’il ne fallait pas, une catastrophe. Ils étaient les nouveaux jouets, comme Eversman et Allen… John redouta de vivre la même chose qu’eux, mais il ne pensait pas que la reine prendrait tout ce temps, surtout avec Idène… après tout il était condamné avec son parasite le temps était le meilleur des alliés pour la reine qui allaient recevoir toutes les informations en sa possession. Cela rendait fou l’homme, qui resta stoïque mine de rien, se laissant trimballer par la reine, essayant de calmer ses pulsions pour réfléchir.

« Parfait. » Lâcha-t-elle dans un profond sadisme.

Elle repoussa le militaire jusque dans les bras de la Candide qui tomba en arrière avec lui. Essoufflée, elle l’aida à se relever, attardant son regard sur le parasite avant de lui dire :

« Tu dois t’en aller John. C’est duperie. Ne reste pas ! »
« Oui, ne reste pas, John Sheppard. Offre-moi la vie de cette délicieuse guerrière... »
Le colonel, avait eu du mal à se relever, il ne sentait pas la fatigue a cause de la fiole, mais son corps lui… lui commençait à ne plus pouvoir le supporter par moment. Il respira longuement, essayant de galvaniser toute sa frustration, envie sauvage, pour se donner de l’énergie et celle de se battre encore, encore une dernière fois. Au moins, il ne mourrait pas d’un parasite devançant un traître, mais suite à un combat.

John déboucha sa seconde fiole et la bue en connaissance de cause. Il serait boosté et il s’écroulerai surement de fatigue à un moment. Enfin qu’il s’écroule de fatigue ou qu’il s’écroule mort, le choix était fait : il allait mourir ou vivre a l’issu de ce combat. Il n’avait jamais été aussi serein à cet instant…

Cependant, le colonel était loin de se douter que cette drogue stimulait d’autant plus le parasite. Enfin s’il avait les idées claires il n’aurait pas fait ça, il n’aurait pas chercher à accroître la performance de son corps pour ce dernier combat, il se suicidait corps et bien dans l’ignorance complète. Même Méda’Iyda ne percevait pas l’effet pervers qui en résultait mais c’est une information que Coleen lui avait pourtant donné : le parasite se servait de la chimie du corps pour croître, enfin elle lui aurait dit de ne pas boire de bière pendant les médicament qu’il l’aurait fait sans se rendre compte. Alors un excitant de performances…c’était du pain béni.

« JOHN ! » Avait crié plus fort Idène en l’empoignant par l’avant de son gilet. Il s’en sentit un peu secoué et à la fois énervé, elle ne devait pas le traiter ainsi, elle ne devait plus intervenir, mais se laisser sauver ! Il reprenait les choses en mains ! Elle devait être protégée, c’est son rôle de femme après tout non ? Oula il allait mal finir avec cette pensée. De toute manière, il se voulait la reine pour lui seul ! Il allait se la faire et cela n’allait pas être beau à voir ! elle allait payer pour tout ce qu’elle a fait et il prendrait un malin plaisir morbide ! Peut-être même qu’il aurait une joie supérieure à un plaisir bien connu d’un homme en couple ! De ces pensées, il ne se reconnaissait pas, mais cette constatation l‘étouffait comme dans un cocon de coton.

Idène avait voulu le faire reculer mais elle s’interrompit soudainement, les yeux écarquillés, horrifiée. Le soldat se sentait bien tout d’un coup, prêt à abattre des montagnes ! Comme si son besoin de récupérer des forces avait été récompensé par son corps qui lui annulait soudainement toute douleur, toute fatigue. Il était maintenant invincible ! Quand il regarda Idène en face en se défaisant de son emprise, dans une sorte de « DÉGAGE LA GONZESSE !!! » qui ne lui ressemblait pas du tout : elle se figea. Et elle avait de quoi avoir peur, ce regard était celui d’une bête assoiffé de sang et d'adrénaline.

La Candide recula d’un pas en secouant la tête. Elle voyait un homme différent dans sa stature et son comportement, comme devenu plus droit, plus rigide, plus mâle dans le mauvais sens du terme.

« Je ne vais pas vous refuser votre dernière danse madame. Vous savez bien que vous ne gagnerez pas, sinon pourquoi venir vous salir les mains au lieu de fuir comme la dernière fois ? » Il la provoquait avec un rictus mauvais sur les lèvre et cette insolence presque enfantine. Il se tient droit, observant ses doigts déformés. Il n’avait plus son P90, qu’importe, il avait d’autres solutions. Autour d’eux la guerre faisait rage, les Wraiths empêchait les autres combattants de s’approcher plus de la reine… Sur sa joue dansait frénétiquement les flagelles et lorsqu’il ouvrit la bouche pour répondre à la reine, Idène poussa une plainte en voyant ces mêmes extrémités sur sa langue, son palais et sa gorge. Ca dépassait de sa bouche alors qu’il parlait, les plus petites et translucide dansaient dans ses narines. Et Sheppard ne sentait rien…

« Non... » fit-elle d’une petite voix indignée alors qu’elle était de nouveau repoussée. Elle en devenait insistante et agaçante, il lui lança un regard de rester à sa place ! Jamais il n'aurait fait ça avant… et pourtant, il lui intimait l’ordre de ne plus le toucher.

Elle se tourna vivement vers la Wraith, déchantant en découvrant une petite part de l’étendue de son sadisme et de son ignominie. Celle-ci se gargarisait, examinant d’un regard étincelant d’une large satisfaction son travail faire son oeuvre sur le colonel. Il était tout simplement fini.

« QU’EST CE QUE TU AS FAIT !!!!!!! »
« Je l’invite à danser ! » Répondit-elle en toute malveillance.

Cela fit également sourire le colonel qui se tenait en position de combat. Idène balaya ses larmes d’un revers de bras et prépara sa lance en se positionnant à ses côtés. La pression psychologique depuis le début de la guerre, les pertes toujours plus nombreuses et maintenant son second, Sheppard, qui avait rompu avait le début des hostilités. Ces larmes-là, elle les avait contenu car il était tout autant un devoir qu’une coutume de la liberté des liens. Mais cela ne réduisait pas pour autant la relation à un simple acte physique et une Candide, plus que les autres, était soumise au sentiment qui en découlait. Même de part son métier particulier, la perte de John dans ses liens, mais maintenant sa déchéance visible la blessait au plus profond de son coeur.

« Lâche !!! S’il en est ainsi, je mourrais à ses côtés. Et tu viendras dans le tourment avec moi. »

Elle s’élança brutalement contre elle, précédent Sheppard qui se lança également, cédant à l’appel du combat. Il n’attendait que ça ! Il crevait d’envie de faire couler du sang ! Tel un chien affamé ! Il n’était plus colonel, restait à peine soldat Atlante, l’esprit rongé par ce besoin galopant du contact, de l’adrénaline, du choc. John Sheppard était devenu un mercenaire payé par le sang qu’il pouvait verser sur le sol. Et il en voulait, il en voulait de tout son être ! Et il n’avait pas reçu sa solde !

La reine combattit en se laissant flanquer, passant d’Idène à John, et de John à Idène. Elle se battait avec sa propre lance mais, si la Candide recevait des entailles à chacun de ses échecs, le colonel ne recevait pour sa part que des coups de manche. L’impact qu’il prenait dans le flanc, par exemple, suivait d’une entaille à l’épaule sur Idène. Des blessures volontairement légère et anecdotique, découpant plus de tissu que d’épiderme, dans le seul but de faire durer le combat plus longtemps.

John semblait infatigable, mais la reine était bien meilleure que lui en corps à corps. Sa lame la touchait de temps à autre et elle semblait prendre plaisir à ces petits actes de rébellion et elle se concentrait majoritairement sur Idène qui était sa proie principale. Très vite l’homme se fit à l’idée d’avoir Idène avec lui et ils comptaient ensemble, rentrant dans une forme de symbiose pour battre la reine qui avait bien compris qu’elle devait stopper cette danse avant que les deux jeunes gens apprivoisent leurs technique et se lie totalement contre elle dans un duo de choc.

La reine para un bel enchaînement de Sheppard et répondit, par le plat de la main, d’un puissant coup dans le tibia. Cela l’amena à genou, pile en bonne position pour un revers du manche qui lui fit claquer sa pommette, celle touchée par le parasite. L’officier roula au sol et se tordit comme si on lui avait enfoncé une aiguille dans son système nerveux… La même douleur que quand il se transphasait. Le parasite apprécia ce coup et vibra dans tout le corps du colonel, lui faisant prendre conscience un instant à quel point il se trouvait étendu en lui. Comme une lueur de lucidité et d'angoisse... Ouvrant les yeux tout en serrant les dents (à travers desquelles des flagelles plus fines passaient néanmoins), l’homme vit le plan désertique se calquer sur sa vision, à cheval entre les deux. L’insecto était suspendu en haut d’une tour du château renversé, le fixant avec délice… Il était hideux et John ne le voyais surement pas comme il devait le voir normalement, ces pensées corrompues lui donnait un visage connu et déplaisant… cela lui filait encore plus d‘aigreur de voir cette tête que jadis il avait aimé. Une tête version Wraith et corrompue pour le dévorer pleins de méchanceté !!

« Sheppard !!! Sheppard, à l’éveil ! Les Trois ne te lâcheront pas, JAMAIS ! » hurla Idène au milieu de son combat. Que ferait les TROIS d’un colonel atlantes ? mais rien... pensa t’il faiblement.

Pleinement mobilisée dans l’échange, elle poussait cri et plaintes, oeuvrant pleinement de ses qualités d’acrobate pour garder son maigre avantage sur la reine. Celle-ci plaqua sa main contre la poitrine de la Candide dans le but de la ponctionner mais elle fit un bond très souple pour enrouler ses jambes autour de ses épaules et peser de tout son poids en arrière. La force centrifuge envoya valdinguer la reine, la figure dans la poussière, les cadavres et le sang.

« Ne cède pas ! NE CÈDE PAS ! »

La vision de Sheppard se stabilisa sur le champ de bataille, il ne voulait pas voir cette affreuse créature chimère d’un passé et d’un présent entremêlé il se devait de reléguer ce combat a plus tard. La Reine n’avait pas accepté d’être traîné dans la boue de la sorte et elle monta cette fois-ci à l’assaut d’Idène, à main nue, et en sifflant.

La Candide se défendit bravement, la pression augmentant alors que la vitesse de son ennemie augmentait de plus en plus. Plusieurs coups la destabilisèrent mais, à chaque fois, elle se reprenait de ses manoeuvres d’accrobates en faisant payer l’adversaire par des coups de pieds ou des prises.
Jusqu’à un enchaînement, entravé par la pression psy que Méda’Iyda produisit au moment le plus favorable, et qui lui permit d’empoigner la lance d’Idène pour l’emporter avec elle dans un mouvement qu’elle dirigeait. La lance de la Candide se désolidarisa de ses mains par la force de cet élan et, le temps qu’elle se retourne en une vrille, la pointe lui perça l’abdomen jusqu’à la garde.

Idène s’arrêta de bouger, l’air complètement neutre, comme si elle ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. La reine tenait encore le manche de la lance d’Idène et, en ouvrant la bouche d’un immense plaisir sadique, elle poussa de la lame pour amener Idène jusqu’au sol. Elle hoqueta cette fois, la respiration complètement altérée par ce corps étranger. Elle leva la main alors que le reste de son corps chutait au sol puis entoura la hampe de sa lance.

« Pare...sok...mon...Paresok... »

Le manche formait comme un mât pointé vers le ciel et la jeune femme poussa une plainte très faible mélant la peur à la défaite mal vécue. Méda’Iyda ricana, préférant la laisser agoniser doucement, puis elle se retourna pour fixer le colonel qui peinait à se relever.

« La pause est terminée, à nous deux Sheppard ! »

John était conscient à cet instant et il poussa un hurlement, plus bestiale mêlant colère rage et douleur ! « NON Idène ! »

Quelque chose se brisa en lui. Même s’il avait rompu leur lien, pour ne garder que celui de Natasha, il serait mentir, qu’il ne l’aimait pas. Certes d’un amour bien différent et moins puissant que celui pour la belle rousse, mais n’en restait pas moins qu’il avait de noble sentiment là-dedans. Son cœur était lourd et affreusement douloureux, elle n’était pas morte non, mais elle était en train de souffrir et de se rapprocher de cette éventualité. Une once de lucidité était en lui déclencher par cette vision d’horreur et il porta sa main à son oreillette, pour demander des secours… non pas pour lui mais pour elle.

// Ici Sheppard, renfort pour secourir Natus… secourir Idène // Répéta t’il avant de lever la tête vers la reine qui s’approchait de lui. Il se fichait qu’on l’aide à cet instant, il ne voulait qu’une chose : qu’elle vive. Il n’avait pas su la protéger et il ne voulait pas la perdre dans le jeu sordide de la reine ! Il décrocha son pistolet de sa cuisse. Le sourire de Wraith s’étira davantage.

John finit par se relever, son corps était à fond, boosté mais surtout les sentiments de haine et de colère lui filaient encore plus d’adrénaline dans le corps, stimulant surement le parasite qui devait en être ravi.

« C’est incroyable comme les Wraiths sont lâches ! Dès qu’ils se prennent un coup, ils utilisent leur pouvoir… et ça se prend pour des êtres supérieurs. » feula t’il en ouvrant le feu sans prévenir sur les genoux de la reine qui devait sentir la même douleur que son copain au vu des balles que contenait l’arme. Des balles de gros connard il faut l’avouer ! Mais très efficace ! Il se tenait près à enchaîner dès qu’elle faiblirait un peu pour la canarder. Le corps à corps c’est fini ! Place à la technologie !

Quand les premiers coups de feu lui crevèrent les jambes, la reine n’approcha pas de Sheppard. Au contraire, elle se retira de quelques pas souples pour esquiver certains de ses tirs, râlant sous les efforts qu’elle devait déployer puisque ses genoux se régénéraient dans le même temps. John ne la lâchait pas, il se releva en même temps, le but était de lui péter les rotules, avec ou sans régénération, elle ne finirait pas être fortement blessé. Et l’homme était bon tireur. Elle ria encore plus fort (ce qui énervait encore plus le soldat), son souffle régulièrement coupé par les impacts qui la perçaient de part et d’autres, puis elle attendit le “clic” final. Elle savait que le colonel allait recharger son arme, ne voulant pas lui laisser de répits, tandis qu’elle s’était un peu avachie sur elle-même, laissant le temps à son organisme de fermer les plaies.

John s’était avancé pour réduire la distance et être plus précis, il rechargeait déjà pour remonter son arme sur la tête de cette salope intergalactique, quand il découvrit alors pourquoi elle s’était reculée. Au moment où il était prêt à lui envoyer la deuxième volée de plombs, il découvrit sa proximité avec Idène et la menace qu’elle faisait soudainement peser sur elle.
« Aahhhh...parlons L CHETÉ ! » Fit-elle, heureuse de voir son sadisme se déverser l’officier, alors qu’elle prenait le manche de lance d’une main ferme.
Le regard de John dévia sur Idène avant de s’assombrir encore plus sur celui de la reine. Il ne fallait pas sortir d’Harvard pour comprendre ce qui allait se passer…il grogna entre les dents.

Elle redressa l’arme pour qu’elle soit parfaitement perpendiculaire, faisant réagir Idène d’une douleur si vive qu’elle écarta l’une de ses mains en direction de Sheppard. Elle eut si mal, qu’en plus de ses yeux grand ouverts, elle souffla :

« Seigneurs...aidez-moi... »

Et pour qu’un tel propos soit arraché à Idène, c’est qu’elle devait souffrir le martyr. La moindre pression, le moindre jeu de la lame par la main imposée de Méda’Iyda, se traduisait dans ses souffles et ses plaintes impossible à dissimuler. Cela brisait le cœur de l’homme qui sifflait entre les dents et les flagelles…mais il ne montrait rien, rien de la souffrance et des cris d’Idène qui fragilisait son âme. Il a toujours redouté de voir ça : quelqu’un qui aime se faire torturer et souffrir sans qu’il ne puisse rien faire.
« Quelle belle démonstration de lâcheté ! Viens te battre au lieu de jouer ! » feula t’il comme un tigre.
La réponse fut immédiate, brutale, la lance prit brutalement une autre inclinaison qui secoua Idène d’une folle douleur. Ses pieds se secouèrent en témoignant de sa complète impuissance.

« Voyons voir si le célèbre John Sheppard est un lâche... » Siffla la reine en exerçant une pression progressive.
La Candide réprima un long hurlement à travers ses dents serrées, le métal encore visible de la lame disparaissant dans ses chairs. Idène secoua la tête dans tous les sens, bougeant ses jambes trop faiblement. La volonté y était, quand la douleur se transformait en haine, de ressortir le pic pour le lui enfoncer dans la gorge. Un baroud d’honneur avant de mourir. Mais un tel acte n’aurait été faisable que par une Vertueuse.
Idène était fille d’une telle élite mais avait ses limites. Elle avait beaucoup trop mal et elle se rendait compte que Sheppard allait y rester, si ce n’était pas pire. Que Paresok allait découvrir la perte de son meilleur ami et de sa Première. Sans oublier Erel, leur fils, qui se trouvait quelques parts prisonniers du complexe. Elle ne le reverrait jamais.
Une larme avait coulé, tant de tristesse que de désespoir, alors qu’elle murmurait :

« Je peux pas...pas maintenant...pas comme ça... »

John ne pouvait rien faire, sa main était blanche à force de tenir son arme aussi fermement. Entendre Idène hurler était un supplice des plus désagréables et cette conasse y prenait un réel plaisir. Il avait un mal fou à se concentrer en tant qu’homme, en tant que colonel, la partie sauvage, celle que lui imposait son parasitage voulait du sang et cette partie rugissait de se jeter dans la mêlée sans faire attention au dommage collatéral d’Idène. Mais l’homme ne pouvait pas se permettre de faire ça, il ne souhaitait aucune mort surtout quand on lui imposait… Personne ne se doutait qu’il luttait pour garder cette once d’humanité, de respirer de l’air avant de couler… il était fou et il avait peur de sombrer et de causer la mort de cette ex compagne et amie. Il se forçait à retenir quelques détails, quelques souvenirs bienveillants de lui et de la belle jeune femme avec Paresok, cela l’aidait à lutter contre la rage assoiffée de sang du parasite. De cette nouvelle personnalité qui le rongeait. Il fallait réfléchir et vite avant qu’il ne soit plus rien d‘autre qu’une marionnette dans le ventre d’une hideuse créature couleur Aubrun. Sa lutte mentale lui était tellement douloureux, qui avait l’impression d’être au ralentis… le spectacle d’Idène lui arracha une pique et une plainte inaudible qu’il étouffait entre les dents.

« Viens avec moi Sheppard... » L’invita la Reine en lui tendant sa main valide. Le regard de l’homme dériva vers elle avec un profond dégoût. « Rejoins moi, et je la laisse vivre...tu es en fin de vie de toute façon. »
« Non...mon...second...Non ! »
« Comme si tu pouvais tenir ce genre de promesse… » grogna t’il. Elle lui faisait du chantage. Il ne pouvait pas se permettre de rejoindre la reine, il avait trop d’information compromettante pour la cité. Il était face au dilemme de devoir sacrifier Idène pour Atlantis et aussi lui-même. Son regard alla sur son arme et s’il se tirait une balle dans la tête ? S’il mourrait ? La reine n’aurait rien de lui ? A moins que le parasite le régénère comme pour ces autres blessures et que cela n’accélère que d’avantage son parasitage et qu’il serait perdu. Une simple balle pour en finir… mais quitte à se suicider autant emporter la reine avec lui… il avait une grenade dans son gilet. Un dernier câlin avant de faire le grand saut ? Il sentit son cœur se serrer tellement fort, car s’il se tue là maintenant… qu’adviendrait les autres Atlantes sur le front sans leur leader ? Natasha ? Il avait après tout bien fait de lui dire qu’il l’aimait avant de passer l’arme à gauche… Elle ne le reverrait plus…sa main passa sur son cou, le collier il ne l’avait plus, Skyler le détenait…Ou Rodney il ne savait plus, il avait des souvenirs de plus en plus flou et cela le stressa un peu plus. Allait-il finir par tout oublié ?
Face aux doutes de l’homme, Méda’iyda exprima toute l’étendue de sa cruauté sur son visage, elle n’attendait que ce genre de propos pour faire une rotation à la lance qui, cette fois, fit hurler Idène dans un « NONNNNNNNN » qu’il n’avait jamais entendu venant d’elle, tout le corps de John vibra de douleur et il grimaça pour retenir une larme... Un cri de détresse arraché par la force, au-delà de sa volonté, qui fendait l’âme et lui brisait le coeur. Même avec le parasite.
C’était le jeu préféré de Méda’Iyda, trouver l’affection entre divers individus et jouer avec. Pour ça, elle était experte. Et elle allait le payer se promit John.

« Achève cette femme d’une balle dans la tête. Et tu peux repartir retrouver les tiens, tous mes fils te laisserons passer. » Siffla-t-elle d’un air presque orgasmique. « Ou lâche tes armes et rend toi. Viens assumer ce que tes deux amis ont connu l’an dernier... Si tu l’oses... »
Elle voulait le torturer ? A quoi bon, il suffisait de stimuler le parasite pour qu’il soit à elle…
« Non...non...ne...fait... »
Idène ne parvenait plus à parler tant elle avait mal. Sa main tremblante, recouverte de son propre sang, se levait à moitié dans le vide en une supplique muette.
« J’ai brisé Allen et Eversman. Ma marque réside à jamais en eux. Ils n’oublieront jamais plus. Maintenant, c’est ton tour...Le GRAND Sheppard. Sa vie contre la tienne...ou l’inverse. » elle remua encore une fois la lance. « Choisis...maintenant ! »
John avait pris sa décision. Il soupira abaissant les épaules. Il regarda Idène avant de faire un pas, il avait le regard navré vers elle. Il semblait résigné…
« Laisse-moi lui dire adieu. »
Mauvaise réponse. Comme pour les deux pauvres soldats de l’année dernière, Méda’Iyda ne les avait jamais laissé déborder de ce qu’elle leur proposait. Entre la peste et le choléra, le colonel lui demandait un temps mort comme s’il pouvait compter sur la pitié d’un être foncièrement mauvais et sadique.
«Aaaahhhh….tout aussi divertissant qu’Allen... »

Elle avait l’air de prendre son pied… finalement si on se demandait comment les Wraiths trouvait du plaisir, il suffisait de voir cette scène pour comprendre qu’ils n’ont pas hérités des mêmes canaux de plaisir que les humains. Rien que par cette phrase il savait qu’il avait perdu, ruser avec un Wraith n’est pas une solution, non pas qu’ils sont trop intelligents non… mais constitué différemment. Avec un humain, ce même humain qui prend plaisir à la souffrance et surtout à la domination d’avoir entre ses mains des vies comme un maître de marionnette, aurait accepté cette requête suppliante. Pour le simple plaisir de lui ôter son jouet sous le nez pour le tourmenter encore plus. L’humain est gonflé d’égo et quand celui-ci est trop haut il en devient aveugle. Mais, là, John avait une reine, une reine non humaine et cette technique n’avait abouti à rien de positif…. Pour preuve, la reine exerça une pression très soudaine, la pointe de la lance passa au travers du corps d’Idène qui ne poussa pas de cri cette fois. Elle atteignit un palier de douleur supplémentaire, ses mains reprenant subitement une vigueur renouvelée alors qu’elle tentait de retenir le trait qui venait de l’empaler jusqu’au sol.

Son regard rond vira au blanc et Idène s’affaissa mollement, ne réagissant plus à la douleur. Son visage sans expression tomba sur le côté, orienté vers le colonel.

Comment décrire la situation ? Un profond sentiment d’échec et de nullité l’envahit. Il avait été capable de la protéger et pire, par son action il la projetait clairement dans la souffrance et la mort. Il ne sentait plus ses phalanges blanchir et craquer à cause de la pression inhumain qu’il faisait sur son arme, un fil de sang s‘écoula de sa paume, signe qu’il s’était blessé … heureusement qu’une arme terrienne n’est pas aussi fragile que du verre sinon il lui en resterait incrusté dans la chaire. Idène était perdue... avait-il eu seulement une bonne solution ? Une bonne solution pour la sauver ? Pour qu’elle revienne à Paresok et revoit un jour son fils ? Oui, il avait dû en avoir une, mais il l’ignorait… la bonne solution était de se rendre, d’offrir à la reine son corps et ainsi son esprit. Trahir les siens. Pouvait-on sacrifier des milliers de vie voir des milliards (avec la terre) pour une vie ? Non, bien sûr que non. Même une vie précieuse ne vaudrait pas le poids de l’humanité terrienne. Et autant, on se dit sur le papier : “okay tout va bien, une vie contre mille ce n’est rien”… mais quand on est en face, quand on voit cette vie qui vous lie mourir par votre faute ? Toutes ces belles idéologies de bureaucrates vous semblent caduques et obsolètes. Vous êtes prêt à tout donner même votre raison pour ne pas voir l’autre partir à jamais. Non, elle ne méritait pas de mourir comme ça, mais au moins, elle mourrait en guerrière, maigre consolation se dit –il.

« Sa vie s’éteint. C’est ta dernière chance, traître. Tu fais un bien mauvais compagnon jusque-là. Tue-là ou rends-toi !!! » Siffla-t-elle. Il n’y avait pas d’issues, pas de bonnes solutions. C’était la réalité terrible et cruelle de la guerre, de ces moments où le colonel ne pouvait pas tout contrôler. Pire encore, quand l’ennemi prenait ce contrôle, son terrain était devenu pleinement défavorable : peut importe où le regard se portait il n’y avait pas de fuite possible. C’était cruel, odieux, horrible...c’était la réalité de la guerre. Ce n’était pas un film d’action où le héros surpassait le méchant juste parce qu’il était gentil, parce qu’il était dans le côté du bien.


Le colonel vivait alors la même torture que Matt et Pedge l’an dernier. Un choix terrible à faire, il y serait perdant dans les deux cas.

La phrase de la reine fit lever le regard de John sur son ancienne amante qui ne respirait plus de bonne humeur de cette douce provocation dont il aimait tant. Non, elle était inerte, en train de rendre un souffle rauque et de plus en plus faible. Soutenir ce regard blanc était déplaisant et une foule de souvenirs l'assaillit, et il lutta pour ne pas offrir le regard de peine la plus profonde à cette connasse. Une grosse connasse qui osait le provoquer dans son sadisme… mais cela ne servait plus à rien… ces paroles n’étaient que venin et pathétisme !

La rage l’emporta et sans prévenir, il leva son arme, mais ne la dirigea pas vers sa tendre amante… mais vers la reine ne lui laissant pas le temps de savourer sa maigre victoire. Il lui vida le chargeur en avançant droit sur la tête et le poitrail si elle reculait. Les balles spéciales étaient redoutables et il prenait en même temps une arme blanche pour achever (un manque de précision allait être logique avec ces deux doigts brisés… mais à cet instant il s’en foutait clairement !), il irait au contact… le parasite fourmillait de cette nouvelle dose d'adrénaline ayant sûrement hâte du corps à corps ! Il ne comptait pas la laisser. Elle allait payer chaque coup, chaque rire machiavélique et elle allait hurler comme a hurlé Idène ! Jamais il ne se rendrait, jamais il ne trahirait, il payait le prix de sa fidélité aujourd’hui et ce prix était affreusement douloureux. Ce prix, il l’aurait sur la conscience et il serait sur son carnet, une page qui allait être souillée de larme d’aigreur et de culpabilité ! Ce prix qu’il allait devoir dire à Paresok ! Ce prix qui allait l’empêcher de dormir sur ses deux oreilles, ce prix qu’il allait devoir porter sur ses épaules quand il retrouverait le fils d’Idène ! Ce prix qu’il allait l’étouffer de chagrin !

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Balles de neuf millimètres à dispersion dès le tir, une succession de projectiles envoyés en traduction de la haine profonde que ressentait le colonel en craquant face à son ennemie jurée. La rapidité dont il fit preuve lui laissa une très faible lueur d’espoir, mais une lueur quand même, lorsqu’il vit la reine recevoir les éclats les uns après les autres. La munition était beaucoup moins perforante mais bénéficiait d’un pouvoir d’arrêt supérieur.

Méda’Iyda ne chercha pas à les esquiver. Elle ne chercha même pas à mobiliser ses forces pour tuer immédiatement Idène. Non, la reine se contenta de prendre sagement chacune de ces balles et s’effondra même à terre, sur le dos, alors couchée sur un tas de cadavre. La lance plantée dans la Candide demeurait dans cet affreux axe perpendiculaire alors qu’elle ne réagissait pas à cette liberté inattendue.

Le reine força légèrement sur ses abdominaux pour observer la venue du colonel. Elle en ricana. Oui, vous avez bien entendu, elle se mit à rire, avec sa gueule couvert d’éclats de balle RIP, les plaies profondes sanguinolentes, les dents à moitié cassées, la peau déchirée. Et malgré tout, malgré tout, elle riait.
Elle riait quand John fondit sur elle avec son poignard pour planter la lame de toutes ses forces. Pris dans la tourmente de la rage, agenouillé à côté, les deux mains jointes sur l’arme qui plongeait brutalement. Ce ricanement horrible qui se coupait à l’impact et recommençait ensuite pour s’imprimer à jamais dans son esprit.

Sheppard aurait voulu ne jamais l’entendre. Car il sut au plus profond de lui que sa tentative de désespoir se soldait par un échec. Malgré l’influence néfaste du parasite, sa part d’esprit encore intact avait acquis cet échec tactique irréversible.
Ce rire, il s’insinua dans l’esprit de l’officier, il hanterait ses nuits à jamais. Ce rire était la preuve de son impuissance. Que ses coups répétés dans une frénésie meurtrière et d’attitude de désaxé n’apporterait rien. Il était sur elle, il frappait, il déversait toutes ses émotions...et pourtant il savait malgré tout qu’Idène était condamnée.

Car la reine était toujours entourée de son unité d’élite et qu’elle avait toujours quelqu’un à portée de main pour la régénérer. Qu’on ne lui laisserait pas la chance de l’avoir pour de bon...car elle avait toujours un coup d’avance et qu’elle était experte dans le domaine de l’usure psychologique.

A bout de souffle, l’homme constata son oeuvre. La poitrine couverte de plaies de la reine éjectait de son sang dans tous les sens et elle en cracha même par la bouche avant de prononcer, dans une hilarité étouffée :
« Qui...est le plus...lâche...de nous deux…? »
John n’eut pas le temps de répliquer, que ce soit verbalement ou physiquement. La douleur, terrible, l’emprisonna dans un étau. Un déclenchement, comme une porte qui s’ouvrait contre sa volonté, permettant à une entité terrible de prendre le contrôle. Le parasite s’était gorgé de toutes ces vives émotions, de ces blessures psychologiques, de ce combat contre la reine, captant l’inondation chimique que son corps avait naturellement produit. Le parasite était prêt et il avait atteint le stade ultime. Le remède pouvait arriver, maintenant, il était trop tard. Trop tard pour se soigner, trop tard pour se sauver.
John ne pu réprimer le premier hurlement, constatant que le derme de ses mains venait de se retirer en mettant ses tendons à vifs. Il ne pu s’empêcher quand il vit ses ongles disparaitre, sa pilosité s’effacer, les veines internes se rétracter progressivement. Et cette douleur, si terrible, si horrible, qu’il en tomba à la renverse.

Deux originels se matérialisèrent dans son champ de vision. Ils n’étaient pas pressé, fixant le colonel avec le dédain habituel pour la race humaine. Ils l’observèrent en train de se décomposer lentement, les doigts alors recroquevillés par les traumatismes musculaires et les crampes qui gangrènaient progressivement ses muscles.
La reine fût régénérée sous ses yeux, il fallut beaucoup d’énergie mais elle finit par se relever en époussetant sa tunique, passant les doigts dans les multiples ouvertures que l’officier avait pratiqué. Son sourire sadique regagna son visage dans la même configuration d’assurance et elle s’agenouilla face au visage de Sheppard.

« L’humain n’apprendra jamais. Les Wraiths reprèsentent la race supérieure, souverain de la galaxie de Pégase. Tu n’es qu’un jouet Sheppard...un jouet si divertissant...mais temporaire. »

Méda’Iyda ricana et se redressa, ayant visiblement été attiré par un faible soupir. De sa botte, elle poussa le visage crispé de Sheppard pour que son champ de vision se décale sur Idène qui venait tout juste de reprendre connaissance. Un originel prit la place de la reine et posa ses deux mains sur son visage pour le comprimer sur le sol, les doigts accrochants ses paupières pour le contraindre à regarder dans cette direction.

Doucement, la reine vint jusqu’à elle et examina le poing fermé de la Candide. Un bon coup de pied la contraignit à l’ouvrir et sa parure de liens, qui correspondait à Paresok et John (elle ne l’avait pas encore retiré), tomba à quelques centimètres de ses doigts. Perdue dans le flot de sa douleur, la Candide tendit la main misérablement dans cette direction sans comprendre qu’elle était rivée au sol par la lance. Dans sa chute inéluctable, elle voulait et espérait mourir en ayant l’expression de ses amours entre ses doigts. Elle était sur le point de le récupérer...encore un effort...
Mais la reine ne le lui permit pas en abattant soudainement son talon dessus, la pression exercée entre le sol et son pied brisa le métal qui n’était pas conçu pour résister.

« Nonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn » Lâcha la faible voix de la Candide dans un long sanglot désespéré. « Mes liens….non….mes liens...pas ça !!!!!!! »

Et tout en étant paralysé par la douleur, ses muscles continuant de fondre et disparaître, le colonel ne pouvait plus échapper à cette vision d’horreur, ce véritable enfer que la reine lui faisait vivre, bien à l’abri dans son cordon d’experts Wraiths qui empêchaient tout renfort. Méda’Iyda fit le tour de sa proie pour aller sur son arrière, entourer son cou de ses bras. Trop affaiblie, la Candide tenta de se défendre mais elle ne pouvait que poser ses mains sur l’entrave qui exerça une pression excessive. Le fait de se tenir à l’arrière permettait à la reine d’offrir une vue directe au colonel tout en le fixant dans les yeux, tout en lui montrant ce dont il était responsable, l’étendue totale de son échec. Elle sera d’abord doucement puis de plus en plus fort. Et elle ricana...le même ricanement que lorsqu’il lui avait tiré dessus.

Idène avait sorti la langue tant elle était étouffée et ses pieds remuèrent, ses mains aussi, son visage devint bleu avant que ses paupières ne se ferment. Son malaise fut pleinement perceptible et elle s’enfonça progressivement vers la mort. Sur les derniers tremblements, la reine exerça un accoup très violent, une rotation qui produisit un CRRRRRRRRRRR » monstrueux, signant la fin des mouvements d’Idène Delongeale.

Le bourreau se redressa en laissant le cadavre inerte sur le sol, à côté de la parure de lien détruite, puis se porta au centre de cette arène imposée. Sheppard n’en pouvait plus, il n’avait connu qu’une telle douleur que lors d’un ectoparasite soumis à l’eau. Il remuait des pieds mais il ne contrôlait plus rien, il ne sentait plus ses jambes ni ses bras.

« Nous avons repris les modules de stases, ma reine. »
« Et notre “invitée” ? »
« Les Atlantes nous l’ont repris. »
« Nous en avons fini ici. Replions-nous. »

L’originel partit aussitôt.
Méda’Iyda détourna son regard vers le colonel et lui offrit son plus beau sourire.

« Merci Sheppard. »

Puis elle disparut aussitôt. Le laissant là, sur ce monticules de corps Natus et Wraiths, non loin d’une Idène inerte. Au début, une majorité d’originels et de Wraiths le passèrent sans lui prêter la moindre attention. Dont certains très blessés. Il y eut des “hourras” de victoires provenant de son camp, des Natus heureux, des Atlantes, des grondements Tairis. Tous persuadés d’avoir remporté la victoire sans se rendre compte de ce qu’il en était véritablement.

John Sheppard continua de souffrir. Il remarqua la disparition complètement de ses mains, ses avant-bras alors à moitié dévoré. Il mit un moment avant de se rendre compte qu’il était entouré de ses amis. Impossible de savoir depuis quand ils étaient là, il se savait ne plus avoir de paupières. La peau de son visage n’était plus, des tendons non plus, laissant paraître au travers de veines devenues transparente le bouillonnement de son sang. L’os devenait translucide, montrant à tous un cerveau qui se désagrégeait en rythme.
Pedge, Mikkel, Coleen, la Meneuse Namara, Arwé’Shara, une reine à l’effigie de Pedge, l’entouraient. L’expression de leurs visages ne laissaient aucun doute quant à la réalité. Coleen s’était agenouillée, une seringue à diffusion dans la main, cherchant fébrilement un endroit où piquer. Mais le pantalon était désormais vide, l’uniforme s’abaissait petit à petit, John s’en allait...il ne restait que quelques secondes. Plus de système sanguin, plus de moyen d’injection...aucune chance.
L’agent de liaison refusait de faire face à la réalité, refusait de représenter l’échec sous le regard de ses équipiers et de son Authentique, piquant à plusieurs endroits, toujours plus vide les uns des autres. Sa mâchoire était crispée, son geste s’accélérant dans un désespoir qui la trahissait.

John avait si mal qu’il ne pouvait même pas parler. Seul ce vécu, terrible et odieux, d’un monstre divin qui avait dû décider de le terrasser d’un environnement sadique sans la moindre limite. La reine Pedge, la meneuse des Affranchis, posa un main sur l’épaule de Coleen dont l’expression témoignait de son impuissance totale. Ses tentatives désespérées cessèrent et elle baissa la tête, affectée par la scène qui se déroulait sous son regard.
C’était trop tard. C’était tout simplement fini.

Sheppard n’était alors plus qu’un amas de côtes défait relié d’une colonne vertébrale visible et d’un reste osseux de sa face. Un véritable film d’horreur. Sa langue disparut, dernier vestige de biologie puis ses orbites s’enfoncèrent, se réduisirent. Dans un dernier hurlement inhumain contre nature, l’officier disparut entièrement de ce plan en ne laissant derrière lui que son gilet tactique, le reste de ses armes et ses plaques militaires.

Le silence revint, les cris de victoire demeurant en arrière plan.
Mais au sein du groupe, il n’y eut aucun cri. Qu’un horrible silence morbide face à la réalité. Sheppard venait de basculer dans le plan de l’insecto, un plan inaccessible. Il avait disparu pour de bon, loin d’eux. Si loin...
Ils se regardèrent.

Etait-ce une victoire ?



Ou une défaite ?


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John Sheppard


Il avait sauté… non pas à cause d’un explosif mais dans cet autre plan. La douleur l’avait pris, il l’avait senti plus forte que jamais dans sa mâchoire plus dans chaque partie de son corps. Une douleur qu’on ne peut décrire, une douleur qui vous brise un homme, une douleur qui vous fait prendre conscience que la guerre n’est que soulagement et douceur. Il ne sut combien de temps il était resté dans cette sensation insupportable…Il savait qu’il venait de connaître quelque chose d’inhumain.

1…2…*soupir*… 3… les yeux qui s’ouvre collés…Le souffle qui reprend et inonde d’oxygène les poumons… le sable dans la bouche, ce maudit sable qui allait devenir son enfer. John, se releva, il était sur le ventre en pleins milieu d’un désert orange… tout était orange même le ciel. Peut-être que son sang sur cette terre apporterai un peu de nuance faute de couleur. Le réveil était difficile non pas pour se relever mais sur le terrible constat. Il avait sauté, il avait transmuté dans ce plan définitivement. Et quand il se redressa, il savait, il le s’était au fond de lui qu’il n’avait pas de porte de sortie. Qu’il ne pourrait pas réapparaitre par surprise pour sauver quelqu’un… et pour sauver qui ? Un éclair de douleur lui empala le cœur, quand des flashs arrivèrent en masse dans son cerveau. Il avait oublié quelques minutes ce qu’il venait de vivre… et maintenant il était en train de revivre chaque instant.

La rage immense qu’il avait quand il a défoncer cette chienne de rien, il en avait trouvé un délice suprême, comme un drogué qui s’enfilait deux seringues tellement il était en manque… mais cela n’avait pas suffi, chaque coup donné avec son arme blanche pour lui défaire son affreux rire ne le contentait pas, il voulait lui arracher le cœur en faire un tartare et lui faire bouffer pour qu’elle comprenne dans son dernier souffle que c’était elle la lâche ! elle la lâche à prendre des innocents et s’entourer de son gang en cuir pour la protéger ! Elle n’acceptait pas de perdre car elle avait ces jokers ! Telle une lâche infâme.

«Qui...est le plus...lâche...de nous deux…? »

Il n’avait pu lui répondre, mais la réponse était évidente, lui n’avait jamais fait preuve de lâcheté dans cette guerre, il ne se cachait pas derrière ses soldats, bravant la mort sachant qu’il ne l’aurait pas car un copain lui filerai sa vie. Non, lui il s’était battu, il avait perdu la raison, refusant de se ménager… il aurait surement dû. Il aurait sûrement dû rester en arrière faire l’officier de bureau qui coordonne, mais cela était contre sa nature. Il avait été tête brulée et il en payait le prix. Regrettait-il ? Oui et non, oui, non pas pour ce qu’il était en train de vivre (il était allé jusqu’au bout de sa nature et il ne pouvait pas se rendre ! ) mais que sans ça Idène ne serait peut-être pas… Il ouvrit les yeux, respirant fortement, mais ces souvenirs ne lui laissaient aucune chance d'occulter la suite. Hormis la phrase pompeuse de la reine sur les êtres supérieurs qu’elle n’est que dans sa tête… il se voyait s’effondrer de douleur… mais autre l’angoissante montante de se voir disparaître, il assistait impuissant à la mort de la jeune femme. Malgré la douleur et les deux originels, il avait essayé de tendre le bras pour toucher la pulpe des doigts de la jeune femme qui serait fermement ses liens. Mais elle était trop loin. Il ne pouvait pas lui parler, la douleur ne lui laissant comme seul son des hurlements. Des hurlements qui étaient aussi entremêlé de rage !

Il voulait la rejoindre, lui tenir la main, la serrer une dernière fois contre lui... effleurer ses longs cheveux de ses doigts et l'embrasser juste... juste une dernière fois dans un adieu et un pardon ! Tout cela lui avait été refusé à lui comme à elle... seule les hurlements, les larmes et la souffrance les avaient séparés de cette manière détestable. Il avait reconnu son lien et il aurait aimé lui ramasser pour le donner à Paresok et peut être gardé quelque chose d'elle... non, il ne gardait que sa mort et le rire de la reine. Sa mort dont il était responsable et il avait du mal à digérer ça. Il hurla sous ces souvenirs sadiques, se laissant tomber au sol, il pleurait se tenant des deux mains son visage. Le poids de la culpabilité lui tombait dessus, l'écrasant au sol dans une souffrance qui donnait des envies d'en finir. Tout n'était que peine et chagrin... il revivait ces instants sa peine en était que plus forte. Sans parler de sa souffrance cette fois amoindrie puisque les sentiments prenaient le pas dessus. Si un jour, vous vous demandez ce qui est pire entre endurer la douleur physique ou mentale, vous saurez maintenant que la mentale est la plus difficile des tortures. Car elle ne finit jamais et peut revenir à chaque souffle.

La suite de ces souvenirs continuait avec la reine et son invité et ses modules de stases.... Ce maudit sourire et ce « merci Sheppard » qui lui filait des aigreurs d'estomac ! S'il avait un mur, il aurait tapé dedans jusqu'à que ces phalanges soient toutes brisées... qu'elles soient dans le même état qu'était son cœur et son esprit.

Son cerveau ne le laissait pas en paix, il n'arrivait pas à remonter à la surface pour prendre un peu de répit... que le poids des responsabilités lui tombaient dessus... il avait disparu, les autres allaient le penser mort, il avait vu les visages de Mikkel, la tigresse, Coleen, une... reine Pedge ? (la fameuse ? C'est un peu flippant sur le coup) Et Allen. Ils avaient assisté à sa mort. Tout était fini pour Sheppard, Rodney irait donner son collier à Natasha et le lieutenant ses plaques au CODIR. Il ne reverrait plus Atlantis, il ne reverra plus ses amis ni la seconde femme qu'il aime. Il avait perdu Idène... car il fallait bien avouer, il l'aimait, certes d'un amour différent que sa belle rousse et pour cela qu'il avait dû mettre fin au lien Natus... mais il l'avait aimé et sa perte par sa propre responsabilité le sciait en deux. Idène revenait en boucle ainsi que les autres visages (allaient-ils penser qu'il allait les trahir ? De quoi l'achever définitivement)... la guerre devait continuer sans lui, il n'était pas indispensable, ils avaient juste que cela allait faire un coup, mais ils devaient tous continuer, ne pas laisser cette connasse rire une nouvelle fois ! Ainsi donc il avait perdue Idène et il s'était perdu…

La suite de ces souvenirs continuait avec la reine et son invité et ses modules de stases.... Ce maudit sourire et ce « merci Sheppard » qui lui filait des aigreurs d'estomac ! S'il avait un mur, il aurait tapé dedans jusqu'à que ces phalanges soient toutes brisées... qu'elles soient dans le même état qu'était son cœur et son esprit.

Son cerveau ne le laissait pas en paix, il n'arrivait pas à remonter à la surface pour prendre un peu de répit... que le poids des responsabilités lui tombaient dessus... il avait disparu, les autres allaient le penser mort, il avait vu les visages de Mikkel, la tigresse, Coleen, une... reine Pedge ? (la fameuse ? C'est un peu flippant sur le coup) Et Allen. Ils avaient assisté à sa mort. Tout était fini pour Sheppard, Rodney irait donner son collier à Natasha et le lieutenant ses plaques au CODIR. Il ne reverrait plus Atlantis, il ne reverra plus ses amis ni la seconde femme qu'il aime. Il avait perdu Idène... car il fallait bien avouer, il l'aimait, certes d'un amour différent que sa belle rousse et pour cela qu'il avait dû mettre fin au lien Natus... mais il l'avait aimé et sa perte par sa propre responsabilité le sciait en deux. Idène revenait en boucle ainsi que les autres visages (allaient-ils penser qu'il allait les trahir ? De quoi l'achever définitivement)... la guerre devait continuer sans lui, il n'était pas indispensable, ils avaient juste que cela allait faire un coup, mais ils devaient tous continuer, ne pas laisser cette connasse rire une nouvelle fois ! Ainsi donc il avait perdue Idène et il s'était perdu…

NON ! Il tuera cet insecto, avec un beau fuck à la reine, il vivrait et mourait ici ! Il ne divulguerai rien ! Il se mit en marche, une nouvelle énergie, il n'était pas blessé il était normal comme s'il était dans un jeu vidéo. Cette énergie était celle de la colère, de la haine et du désespoir. Il ne pouvait compter sur plus personne. Seulement sur Allen pour mener à bien ce qu'il avait commencé et il n’en doutait pas pour elle. Maintenant coincé à vie ici, il devait trouver une solution puisque les insectos (s'il en avait plusieurs ?) voyaient dans les deux plans non ? Il devait vivre pour ne pas faire gagner la reine ! Et il allait faire la même chose qu'à Koyla qui se pensait fort en envahissant la cité.... Il allait mettre en péril ce plan de madame supérieure et là, elle verrait vraiment ce que c'est que se prendre une fessé avec du fer rouge !

Première étape, trouver une arme et se planquer pour étudier l'environnement et éviter de se battre avec une créature qui serait dans tous les cas, mieux armé que lui.


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Chronologie : MERCREDI 16 MAI


Environnement



Les films relatent souvent la fin des batailles victorieuses en de grands soulèvements de joie, le rugissement mêlé de ce moment particulier où l’on comprends que le danger recule enfin. Dans cet odieux bras de fer, l’ennemi cède finalement en se retirant, cherchant à aller panser ses plaies dans l’ombre.

Là aussi il y eut des cris de victoires. Mais la réalité du terrain remplaça très rapidement la joie des combattants. Contrairement à ces films, l’émotion de l’armée alliée ne fût pas chargée d’allégresse, d’enthousiasme et du sentiment d’avoir surmonté le mal. D’euphorie victorieuse. Non. C’était en réalité un vaste sentiment de peine et d’amertume.

Il suffisait de regarder autour de soi pour être sans arrêt témoin de scènes apocalyptique. Ce lit de cadavres de Wraiths, de Natus et d’Atlantes entremêlés, parfois par dessus la colline que formait un Tairis décédé. Les rares mouvements se faisaient des agonisants, autant victimes d’entailles, de blasts plasma, que de ponctions qui les avaient rendu vieux.

Les survivants subissaient le contrecoup. Aucun ne continuaient de lever l’arme en hurlant, en scandant la victoire, en lançant le fameux cris de bataille. Cela les avait tenu au plus fort de la tempête mais, maintenant, ils vivaient le résultat. Des corps partout, des rivières de sang, des plaintes de souffrances de blessés gisant à terre. Certains combattants erraient, complètement déboussolés. D’autres se cherchaient, angoissant de plus en plus à l’idée de ne pas voir ce visage familier parmis les guerriers restés debout. Des proches, des familles, des époux et des parents. Certains soldats déplaçaient des corps pour récupérer les leurs.

Il y avait de tout. Et jamais rien de bon.
Un Natus avait pris dans ses bras une jeune femme, une artilleuse qui gisait à côté de son canon de campagne perforé. Encore fumant. Il pleurait toute sa détresse en la serrant contre son coeur, caressant ses cheveux, laissant aisément deviner qu’il s’agissait de sa fille.

Un tirailleur mancho était en train de chercher quelque chose au sol. Il poussa du pied un Wraith et récupéra sa main qu’il tenta de fourrer dans la poche de sa vareuse. L’homme pleurait sans un reniflement, levant le nez pour regarder le ciel et se demander comment une telle misère pouvait exister.

Deux Natus s’approchaient aussi d’un soldat d’Atlantis qui semblait être devenu fou. Il ricanait grassement tout en découpant une jambe de Wraith au poignard de combat. Ils tentèrent de le raisonner et lui prendre sa lame tant il semblait instable.

Un endroit encore, où des Natus et quelques Atlantes, s’étaient tous jetés sur un Tairis en espérant le faire coucher sur le flanc. Ivre de douleur, les boyaux tirés depuis une plaie béante sous sa carapace, il essayait de fuir son calvaire et se débattait en aggravant son cas.
Un peu plus loin, deux autres Tairis s’étaient allongés aux cotés d’un grand mâle transpercé par une multitudes d’armes Wraiths. Les oreilles tirées, les fauves ronronnaient de tristesse.

C’était une victoire au point de vue de l’affrontement. Mais à quel prix ?
A quel prix ?

Un militaire d’Atlantis marchait au milieu de ce champ de cadavre en tremblant, l’air hagard. Il avait une cigarette entre ses lèvres, sans filtre, qui s’était entièrement consumée en le brûlant. Il ne s’était rendu compte de rien. Il s’approcha d’un tirailleur Natus qui levait sa main dans un signe de détresse. Il était mourant et ne voulait pas être seul. Cet Atlante s’installa à coté de lui et lui tint la main jusqu’au bout : ils ne se connaissaient pourtant pas.

Soudain, la cheffe des affranchis et Coleen quittèrent le groupe et allèrent vers un accès à moitié effondré. Le vieux Matt, celui qui dirigeait la multitude, y émergea lentement. Blessé à la jambe, brûlé au visage et une épaule transpercée, il se servait d’un lance-plasma Wraith comme appui qu’il tenait de ses deux mains. Il approcha doucement en boitant, le regard fuyant à tout prix celui de ses proches pour ne pas leurs faire face. La Cheffe des Affranchis fut la première à le rejoindre et le vieux Matt ne parvint pas à soutenir son regard plus d’une seconde. Il se posa une main sur le visage, masquant ses yeux couverts de larmes.

Il était revenu tout seul.
Tous ses frères et toutes ses soeurs n’avaient pas survécu. Ceux qui se battaient dans le sous-sol s’étaient tous sacrifiés quand ils avaient comprit qu’ils ne pourraient plus tenir les modules de stase. Lui seul était resté en vie et l'humiliation qu’il en retirait, l’injustice d’être le dernier vivant, la culpabilité lui faisait verser des larmes silencieusement. Il avait avec lui, tenu en bandoulière par un morceau de corde, un unique module de stase qu’il était parvenu à conserver. Le seul qu’il avait pu sauver quand l’armée Wraith avait poursuivi et éradiqué le reste de ses amis. Tous ceux qui s’étaient battus avec lui, pour la sauvegarde des Natus, pour les Atlantes.
La cheffe le prit dans ses bras, tout aussi peinée que lui. Pas besoin d’être connecté au courant pour savoir quel massacre avait dû avoir lieu en bas. Le cauchemar que cela avait été, partagé dans le courant. Coleen respirait très fort, les épaules avachies, posant sa main sur l’avant bras du vieux Matt. Il se détacha aussitôt en secouant la tête négativement la tête. Coleen et la cheffe semblait vouloir le rassurer mais le vieux Matt était trop abattu pour les écouter. Avec leur aide, il s’asseya sur le sol tout en déposant son maigre butin à côté de lui.

Bientôt, des clones apparurent sur les entrées autrefois sous le contrôle de Méda’Iyda. Des affranchis aux brassards blanc vinrent rejoindre les abords du champ de bataille, se tenant un peu à l’écart. Les soldats encore en forme portaient un nombre conséquent de blessés, aidant certains à marcher, portant les autres par les pieds et les bras. Des clones de la multitude qui se trouvaient sur d’autres fronts vinrent à la rencontre du vieux Matt, le rejoignant, s’installant à ses côtés. L’un d’eux avait récupéré un fusil Natus et l’avait planté dans le sol par sa baïonnette, se servant du bois comme mat pour suspendre une étoffe blanche. Un drapeau blanc pour qu’on ne les confonde pas.

Du côté Atlante aussi, on essayait de retrouver des survivants, d’aider les blessés. Ils étaient très nombreux, les soldats encore debout ne composaient plus que des groupes éparses qui allaient et venaient. Essayant d’aider les agonisants, posant quelques bandages et donnant de leur eau.
L’un d’eux croisa le regard d’Allen et la salua militairement avant de s’éloigner. Il se baissa et récupéra le corps d’un camarade qu’il tira loin des Wraiths. Il était en train de regrouper les militaires décédés de sa section, croisant leurs mains.

Un hurlement de détresse très rauque recouvrit soudainement les autres. Des tirailleurs Natus venaient d’apprendre au Meneur Paresok la mort de sa femme. L’homme avait tenté de la rejoindre et il força contre ses propres soldats comme un rugbyman jusqu’à s’effondrer de fatigue.

« MA FEMME ! MA FEMME ! PAS ELLE ! PAR LES TROIS, PAS ELLE !!!! » Avait-il hurlé en tendant une main vers son corps. « IDENE !! IDEEEEEEENE !!! »

Les quelques tirailleurs parvinrent à le faire reculer. Il s’était effondré en larmes. La Meneuse duelliste Namara respira plus fort en étant témoin de ce moment. Elle se faisait violence pour ne pas sangloter et garder un aspect solide.

La majorité des survivants Atlantes convergèrent vers le dernier officier vivant : Allen. Ils firent un arc de cercle autour des restes de matériels et de plaque de Sheppard. Ils avaient tous fini par comprendre silencieusement. Disparu dans le meilleur des cas, sinon mort.
L’un des soldats, un caporal, enleva son casque dans un signe de respect. La respiration tremblante, la bouche entrouverte, il plaça son casque contre son coeur en un geste de recueillement. Quelques visages se tournèrent vers lui, puis naturellement, ils firent de même. Les trente soldats qui se tenaient là se découvrirent la tête petit à petit. Pour le colonel John Sheppard, US Air Force. Pas un ne lâcha un mot, un silence révérencieux, découvert dans un recueillement respectueux. Peut-être des larmes discrètes mais un silence pesant et morbide.

Pedge Allen devait reprendre le flambeau. Les regards blasés, angoissés. Ils se demandaient s’ils allaient finalement s’en sortir. La disparition de Sheppard, LE SHEPPARD D’ATLANTIS, fichait un sacré coup. Le moral était en train de s’effondrer à vue d’oeil, c’était à elle de prendre les commandes et remonter les gars. Il n’y avait plus que ça à faire...


CODAGE PAR AMIANTE

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