Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Normandie 3.2 : La rencontre interdite

 :: Galaxie de Pégase :: Planètes explorées :: Le Boc Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Sam 7 Juil - 22:01
avatar
√ Arrivée le : 24/01/2017
√ Messages : 549
√ Localisation : Sur le Dédale


Dossier Top Secret
√ Age: 64
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Non
Voir le profil de l'utilisateur
Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Chronologie : MERCREDI 16 MAI


Caporal Kim Jones



Le secteur de l’usine de triage.
Un regroupement de plusieurs salles ouvertes et de machineries organique qui s’entrecroisaient, formant comme une série de bâtiments dans un immense dépôt. L’accès se faisait sur un grand couloir de transit avant de s’ouvrir sur ces reliefs. Des tonnes d’architecture organique, de couverts, de fenêtres. Autant d’emplacement pour une véritable bataille de position qui s’était enlisée.

Alors que le colonel approchait avec son équipe, il vit tout un cortège de blessés aller dans le sens inverse en direction de la ZA. Il s’agissait des forces restantes du hangar qui avaient effectué la poussée pendant que l’officier préparait son unité. Ils étaient visiblement tombés sur un os et le nombre de blessés, ainsi que leurs blessures, témoignaient d’un trop rude combat. Heureusement, une solide position avait été maintenue en attendant l’arrivée de renforts. C’était des Natus pour la grande majorité qui occupaient l’endroit mais leur survie ne venait que de leur ténacité. La seule position de retrait, c’était cette antichambre dans laquelle Kim se tenait.

Une trentaine d’hommes et de femmes gisaient là, morts, alignés en colonne dans une forme d’humilité et de respect, en l’attente d’être rapatrié. Le caporal prenait le temps d’aller auprès de chacun d’eux, veillant à leurs fermer les yeux avant de récupérer les plaques d’identification. Pour chaque soldats, elle posait leur casque sur le visage afin de les couvrir dans un signe de respect pour le mort. Elle avait le visage livide, manquant d’expression, les épaules voûtées. Une intense fatigue physique mais également psychologique se lisait sur ses traits. Une respiration lente.
Son visage était encrassé, les cheveux collés par du sang caillé, provenant d’une vieille blessure sur son cuir chevelu.

Quand elle entendit du bruit, elle tourna mollement la tête dans sa direction sans avoir peur de la menace. Les silhouettes qui se dessinaient dans le léger brouillard étaient atlantes, elle en était certaine. Kim se redressa doucement dans cette direction, patientant, accrochant l’énième plaque d’identification militaire avec les vingt autres Atlantes.
La gorge serrée, elle regarda les différents noms avant de les enfermer dans la poche de son gilet devenu flasque. Les différents logements à munitions étaient vides, la bataille avait été longue.

Kim s’attendait à beaucoup de monde. Mais pas à ce que le colonel en personne se déplace ici. Il devait y avoir une raison particulière.

« Mon colonel, mon lieutenant. » salua-t-elle de manière très plate.

Elle regarda le reste du groupe, s’attardant un instant sur la tigresse qui les accompagnait. Elle ne voyait pas ce que pourrait faire ce gros machin carapacé mais elle s’en moquait. Ses expériences de guerre l’avait aigrie au point qu’elle se moquait de tout sauf des derniers survivants de son unité.

Tout autour d’eux, dans l’antichambre, quelques soldats épuisés se reposaient, comme cachés dans la pénombre et le brouillard wraith. Ils se tenaient dans les recoins, agenouillés ou assis, dos au mur. Certains étaient blessés, recevant des premiers soins avant d’être retourné vers la ZA. Et d’autres avaient pris suffisamment cher pour prendre le temps de fumer une cigarette. On les situait surtout la petite lumière incandescente qui grandissait lors de l’inspiration.

« Je suis le caporal Jones. »

Elle se demandait si le colonel allait la remettre. Il avait tant de soldats sous ses ordres qu’il ne pouvait pas apprendre le nom de chacun d’eux. Mais Kim s’était déjà retrouvée deux fois dans son bureau pour divers problèmes qu’elle avait causé...ou dont elle était victime. C'était selon le point de vue.
Elle ne pouvait pas saquer le major Frei et elle ne manquait pas une occasion pour lui faire une crasse. Ça devait se régler dans le bureau de Sheppard mais Kim était une tête de mule.
Maintenant, avec la guerre, tout ça n’avait plus d’importance.

Kim posa son regard sur Coleen et la dévisagea assez longuement, fixant un instant son brassard avant de retourner sur un point de vue plus général. Pas mal de clones étaient à l’origine de la mort de ses amis. Elle fit un signe de tête pour les inviter à la suivre dans le couloir d’accès. Elle l'accompagna d'un demi-tour qui se moquait de savoir si on la suivait ou non. C'était un air désabusé, lassé. Là-bas, une fusillade interminable tonnait et résonnait en remontant dans le couloir. Des échanges qui ne prenaient jamais fins, des cris, des explosions. Deux Natus revinrent en traînant un des leurs, il avait perdu ses deux jambes. Le pauvre hurlait, ses os étaient à nus.

« Beryl, Sharpp l’emmènera en civière jusqu'à la ZA, demandez-lui de la morphine. »

Le tirailleur acquiesça tout en disparaissant dans son dos. Son blessé laissait une large traînée de sang sur son sillage. Kim progressa d’un air fermé, un peu avachie, faisant son rapport à contrecœur. Elle n'avait vraiment pas envie. Sans vraiment savoir pourquoi, elle en voulait au colonel. Il lui fallait détester quelqu'un pour vivre encore alors que tous les autres étaient morts, quelque part, là-bas. Sur ce point, Kim ne se comprenait pas elle-même.

« Le capitaine Jenner a été tué, mon colonel. Le lieutenant Malone. Les sergents Valdez et Blake aussi. »

Elle ne signalait pas les quinze autres soldats des unités diverses qu'ils avaient enjambés pour venir ici. La militaire tourna sur la droite arrivé au bout du couloir. La gauche s’était effondré suite au déclenchement d’une charge de démolition pour en interdire l’accès.

« Ils nous ont laissé venir. Ils ont attendu qu’on investisse l’usine avant de lancer l’assaut. Ils ont débarqué avec des moyens importants. Blindés, automitrailleuses, roquettes. Quelque chose a dû les attirer, ils étaient bien équipés et ils se sont donnés les moyens de nous massacrer. »

Le caporal ralentit l’allure et prit son P90 dans une démarche de prudence. Il était couvert de sang.

« Nous nous sommes repliés avec beaucoup de pertes. Nous tenons une ligne de front assez étroite. Ils ont peut-être stoppé notre progression mais nous avons interdit la leur en détruisant leurs blindés. Depuis ils se terrent dans l’usine de triage et ils renforcent leurs positions. J’ignore pourquoi. »

Une forte odeur de poudre brûlée émanait dans l’air. Le couloir se terminait sur une énorme salle réduite à néant, dont les murs organiques étaient perforés et démolit un peu partout. Des hommes s’y tenaient derrière, à couvert, autant Atlante que Natus. Ils se battaient ensemble sur cette guerre de position en tirant sur ceux d’en face. On les remarquaient aux éclats lumineux des tirs, planqués dans un bâtiment en face. Et entre les deux, un no man's land jonchés de cadavres de toutes sortes et d'épaves de blindés encore en feu.

Dans leur camp, il y avait des déchets qui recouvraient le sol, notamment des bandages usagés, du sang, des douilles à un nombre hallucinant. Quelques armes trainaient, surement abandonnées par des soldats blessés ou mort. On avait disposé des caisses de munitions en les séparant, quelques Natus blessés qui refusaient de quitter le front faisaient la distribution et décomptaient fidèlement l’inventaire.

Là aussi, quelques soldats essayaient de souffler autant que possible.
Ernie Yates, un survivant de l’unité de Kim, était en train de retirer à la pince à épiler des éclats qu’une duelliste avait pris dans la figure. Une douille de morphine usagée encore planté dans la cuisse, la Natus regardait dans le vague tout en parlant. Elle ne voulait pas rentrer, elle voulait rejoindre les tirailleurs et les duellistes qui se trouvaient une dizaine de mètres plus en avant. La taille des éclats et la profondeur des plaies étaient impressionnantes.

Il y avait aussi un artificier en train de faire le compte des charges qui lui restaient. Il faisait cet inventaire avec Adrian Cobb, un autre survivant de l’unité. Il remarqua l’arrivée de Kim et se redressa avant de fixer les autres. Il ne salua pas militairement, son regard restant braqué sur Coleen avant qu’une lueur bestiale n’illumine son regard.

« Kim ! Qu’est-ce qu’ils foutent là, ceux-là. Et pourquoi il est encore debout ce putain de clone !!! »
« Du calme, Adrian, ne t’excite pas. »
« ”Ne t’excite pas” ?!? Tu charries ? » Cracha-t-il alors que sa main venait empoigner le neuf millimètres à son holster de cuisse.

Le caporal Jones eut une réaction immédiate. Elle empoigna la main armée de son collègue avant même qu’il ne puisse dégainer et l’attrapa par le col de sa main libre.
« Tu te calmes, soldat. Celle-là, elle est avec nous. »
« Ah ouais ? Et pour combien de temps ? T’as oublié le nombre de potes qu'on a perdu à cause de ces saloperies ? »
« Tu as eu la com radio comme moi. Les clones au brassard blanc, on touche pas. »

Cobb tourna un regard mauvais et chargé de haine sur Coleen. Il leva ses deux mains pour montrer au caporal qu’il ne touchait plus à son arme et elle le relâcha.
« Va prendre l’air, je te remplace. »
Le soldat souffla sa haine et sa colère avant de se déplacer lentement. Il passa à côté de Coleen en crachant au sol et s’en alla dans le couloir, disparaissant peu à peu. Le caporal soupira, tout autour la fusillade continuait et se transformait en un environnement presque habituel.
« Ne faites pas attention. Il a de la gueule mais c’est un soldat loyal. » fit Kim en s’approchant d’un poste d’observation. Des jumelles avaient été monté sur un rail, différents rajouts d’optique permettant de regarder à l’extérieur sans dépasser la tête. C’était une sorte de double périscope de fortune que les Natus avaient installé.
« Il ne reste plus que moi, mon colonel : un petit caporal. Si vous prenez le relais, faites vous plaisir... » lança-t-elle avec aigreur.

--------------------------------------


Groupe Sheppard/Allen/Mikkel

Tour en deux temps.
Je vous laisse vous organiser si vous voulez échanger ou adapter votre équipement.
Voici les infos importantes :

  • L'ennemi a fait une percée et s'est installé entre vous et les Affranchis. Ils ont transformé l'usine de triage en place forte, c'est le seul chemin.
  • Kim Jones dirige les survivants qui tiennent la position. Ils sont en sale état et ne pourront pas lancer une offensive. Ils peuvent néanmoins vous apporter un soutien important.
  • La centrale du lieutenant Allen s'anime, le dédale vient de récupérer ses communications. Les requêtes pourront à nouveau passer.
  • Coleen a tendance à rester proche de Mikkel ou de Pedge. Surtout avec la réaction de Cobb, elle n'a pas encore pris d'arme, elle est donc vulnérable.


Je vous laisse le choix de poster librement ou en Gdoc.

**************

La Deadline est prévue le Samedi 14 Juillet à minuit.

Bon RP !

CODAGE PAR AMIANTE

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Mer 11 Juil - 21:33
avatar
√ Arrivée le : 04/09/2015
√ Messages : 2806

Dossier Top Secret
√ Age: 42 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Co écrit avec Matt Eversman & Pedge Allen


John Sheppard


Avant de partir définitivement dans la fourche pour rejoindre la faction ennemi, Matt l’interpella avec Allen. Pour une histoire qui avoue-le était assez ironique voir paradoxal. Le soldat ingérable et casse pied par excellence qui vient demander à ces supérieurs de ne pas prendre un autre qui semble caractériel. Cela aurait pu faire rire John dans un autre contexte mais dans celui-ci… il en était dépité. La conclusion de l’échange arriva très vite et le colonel avait d’autres chats à fouetter surtout vu le manque d’argument et la petite pique très polie du sergent. Il se demerderai avec Reinho qui attendait qu’une chose : reprendre le combat pour oublier l’échec d’avoir perdu son unité et penser à autre chose. Celui-ci se tiendrait même si peut-être avait-il à cet instant une envie de meurtre sur Matt et son manque de sollicitude. Peut-être bien, mais cela allait faire prendre un peu de plomb dans la tête du sergent qui avait pour une fois des responsabilités et qu’il allait se frotter aux décisions.

Enfin bon, il allait partir avec Allen et Mikkel quand soudainement une ombre passa près d’eux. la tigresse qui avait attaquée sauvagement le mastodonte les rejoignait. Entre son allure et son pelage, son appartenance à la famille du chef de clan des Tairis de guerre était indéniable. Mais son armure couleur sang, elle avait des peintures de guerre sur tout le corps via des motifs runiques dans sa langue, souvent rouge ou blanc, cela lui donnait un air terrifiant elle avait aussi des surdents entièrement sculptées de manière fine. Sa carapace aussi portait certes les reflets et les ornements des Tortouffes à l’état naturel, mais il avait bon nombre de gravures purement esthétiques. Arwé’Shara n’était pas du genre à demander l’avis des autres comme la plupart des félins. Mais, elle devait faire des efforts n’étant pas avec son clan. Elle pencha la tête vers les quatre humains.

« Arwé’Shara. Je viens avec groupe de guerre voir les alliés double lune. » Double lune une manière très jolie de parler des clones. La tigresse toisa d’ailleurs la Pedge aux cheveux blancs et fit une sorte de grognement appréciateur sur la couleur. « Il est pratique d’avoir double lune de soi. Cela permet de savoir si nouvelle couleur de poil nous va. » cela était de l’humour pur et dur et elle avait son regard or sur la silhouette de Coleen. Etrangement la tigresse ne semblait pas agressive ou dédaigneuse envers la “copie”.


Coleen "No-Fire"



S’il y avait bien une chose que Coleen partageait avec son authentique, c’était bien l’inexpression de son visage. Depuis sa venue sur la ZA, elle avait remarqué la présence de plusieurs tigres qui portaient des carapaces sur le dos. Son attente avec Mikkel lui avait permis de les examiner de loin en laissant sa curiosité s’assouvir par son simple regard. Le fait que ces créatures d’une telle taille l’approche de si près avait forcément un côté impressionnant et intimidant. Mais la jeune femme, justement, ne voulait pas être impressionnée et intimidée.
Elle regarda de son air neutre et endormi la tigresse faire son monologue, levant les sourcils lorsqu’elle comprit qu’elle parlait d’elle. Elle n’était probablement pas au courant qu’elle n’était pas dans la capacité de s’exprimer oralement et Coleen se voyait mal agiter son morceau de papier pour entamer une relation avec un animal de deux mètres.

Son regard migra vers Sheppard et Pedge, se demandant ce qu’elle pourrait bien répondre, puis elle fixa l’animal pour hocher positivement la tête. Elle n’avait vraiment pas compris les propos du Tairis et encore moins son trait d’humour. Double lune, couleur de poil, c’était un mystère pour elle.

Ce tigre comptait-il les accompagner ? C’était à se demander comment les affranchis réagiraient ? Ils avaient eux aussi un instinct animal, plus primaire, et ce n’était pas forcément quelque chose de positif. Coleen nota intérieurement qu’il lui faudrait annoncer la composition de l’équipe pour éviter les mauvaises réactions dans le camp rebelle.

John Sheppard


La tigresse semblait arquer un sourcil ne voyant aucune réaction de la susnommée. Elle toisa Sheppard, seul humain qu’elle connaissait ici du moins, connaître était un grand mot comme elle l’avait soutenu durant la guerre...Enfin seule tête connue (hors Pedge qui était partout).

John n’avait rien dit laissant la tigresse interagir avec la clone, de toute manière la femelle Tairis n’avait pas vraiment laissé le choix. Il releva la tête vers elle, elle était grande mais bien plus fine et agile qu’un mâle.
« Coleen n’est pas en mesure de parler. Double lune c’est ? »
« Dommage, cela aurait pu être intéressant de comprendre si l’esprit est aussi bien fait que le corps. » affirma la tigresse qui marquait quand même une forme de curiosité envers la Pedge blanche. Peut-être était-ce la raison de pourquoi, elle était venue ? John n’en savait rien « Double lune c’est les clones. Clones c’est moche, nom Atlante disgracieux. Double lune bien plus agréable et réalité. On peut avoir deux lunes dans un ciel sans pour autant dire qu’elles sont une copie de l’autre. Les doubles lunes sont tous différents, aucun n’est pareil physiquement. » Elle haussa les épaules.

Avec l’explication, Coleen comprit un peu mieux et essaya de s'imaginer ce qu’elle disait. Pedge l’authentique serait finalement comme une jumelle que seule la main Wraith et la couleur de cheveux différenciaient. Encore une fois, elle acquiesça, se permettant un léger sourire pour souligner sa gratitude. La tigresse lui fit un clin d’oeil en réponse avant de grogner sur un camarade tigre qui venait de la frôler pour bondir vers une autre position vers d’autre Tairis. On pouvait voir que ce fut plus un jeu comme entre frère d’arme.

Il partit avec l'équipe se réapprovisionner d'équipement et cette fois, il ne prit pas un P90 mais un fusil d'assaut type Colt M4 avec le lance grenade intégré dessus. Les AT4 lui faisait de l'oeil, il en prit un, qu'il mit sur l'épaule, au pire cela restera dans la zone de soutien du capitaine Jenner. Celui-ci avait eu comme mission de déblayer le passage.

Enfin bon. Ils approchaient de la zone et ce fut un vrai massacre. Une nouvelle fois, il se dit qu'il ne pourrait jamais être blasé ou s'habituer à la tristesse de la guerre et ces horreurs. Il n'y a pas à dire... le chemin était long et surtout désastreux. En arrivant près du hangar cette zone transformée en sanctuaire mortuaire entre Atlantes et Natus alliés... L'union de l'alliance même dans la mort... il avait de quoi avoir l'estomac en vrac. Un pincement violent attrapa le coeur du colonel, il n'avait jamais aimé perdre ses hommes et cela allait en faire de nouvelles pages dans son carnet... son deathnote à lui, sauf que les noms inscrits ne sont pas des gens à tuer, mais ceux qui sont mort sous son commandement. Une manière un peu étrange vous me direz, de vous souvenir de toutes vos décisions et de la responsabilité de toutes ces vies. Cela le fit penser à Nelly, se demandant si elle ne rongeait pas son frein là-haut... Après elle devait être occupé si le Dédale était en mauvaise posture, il avait hâte d'avoir des nouvelles du vieux grincheux…

Le cortège de blessés attira l'oeil de John qui répondait au pauvre salut militaire et en retour il leur adressait un regard confiant et encourageant. Garder l'espoir et se montrer humain c'est ce qu'il pense et ce qu'il fait. Il n'était pas bien dur de voir qu'il était sincère vu l'expression de ses prunelles et la compassion sur son visage. Ils se dirigèrent vers une jeune femme qui fermait les yeux à des cadavres dans un geste presque tendre. John pressa un peu le pas pour la rejoindre et avoir des nouvelles. Son regard tourna un peu ne voyant pas les deux officiers fusionnel du coin...Jenner et Malone. Les deux hommes étaient comme cul et chemise et faisant un duo détonant autant dans le commandement que dans les soirées entre militaires. Une belle amitié qui les rendait complémentaire sur le terrain.

Le caporal Jones le rappela à sa recherche du regard se présentant, lui il la connaissait que trop bien. Il l'avait déjà eu quelques fois dans son bureau pour des conflits avec le major Frei. Elle ne pouvait pas se la voir et ne lui pardonnait rien et n'arrêtait pas de lui chercher des noises. Au point que John en avait eu marre et avait gueulé un peu fort. La caporale lui avait avoué à demi-mot qu'elle ne trouvait pas Frei proche de ses hommes et qu'elle n'aurait pas dû être à cette place sans empathie. John n'avait jamais compris ce besoin qu'elle avait et en parlant avec Natasha (en pensant à elle il mit une main vers son cou, se souvenant qu'il n'avait plus le précieux pendentif) du comportement féminin, il avait fini par comprendre que ce ne fut que de la rancoeur et de la jalousie professionnelle. Jones n'est pas un mauvais soldat, elle est juste très entière et si elle n'était pas aussi tête à refuser les promotions en "oubliant" de se présenter aux concours interne au plus grand malheur de Jenner, elle serait plus que caporal à l'heure actuelle.

« Caporal Jones »

Le passage d’un Natus sans bas renforçait le côté déplaisant de l’endroit. John déposa son At4 avant de suivre Jones dans le secteur qui sentait l’urine, le sang, les tripes et la poudre.

Cela semblait agresser les narines de la féline, mais Arwé’Shara ne fit aucune remarque se contentant de suivre le mouvement en observant les autres humains. Son regard d’or s’arrêta sur les Natus qui se levaient en retirant leur couvre-chef sur son passage. Par politesse et surtout par esprit de guerre, elle leur répondait en hochant la tête avec un grognement signe de courage et de fierté de combattre avec des alliés aussi farouches.

Le caporal Jones fit son rapport les nouvelles n’étaient pas bonnes sur le nombre de mort dont le célèbre binôme qui fila un coup à John. Jenner avait été promu il y a peu et il avait une femme et deux beaux enfants… John s’entendait bien avec lui et allait faire du golf avec le capitaine qui le bombardaient des dernières photos de son petit de 3 ans… L’homme avala sa salive, ne se rendant pas compte que son regard était un peu plus sombre. Regard qu’il lança au soldat qui fut repris par la caporale qui prenait ses responsabilités comme une grande, étant la plus haute gradée, de ce qu’il restait de l’unité de 45 personnes… Cela était compréhensible cette haine envers les clones. Mais bon, il fallait garder son sang-froid ce qui allait être difficile.

L’aigreur de Kim le percuta, il mit cela sur l’épuisement du combat et la perte de son équipe. Il ne lui tenant pas rigueur. Mais cela commençait à le gonfler qu’on lui parle mal pour un oui et un non. Au point qu’il se demandait où était le respect. Mais il ne devait pas se baser que sur quelques cas particulier.

« Vous avez l’air de bien vous débrouiller pour un petit caporal qui n’aime pas les concours internes. » Ajouta t’il avec un peu d‘humour, avant de s’approcher des jumelles et d’y jeter un coup d’œil. Il se retira. « Ils doivent se douter qu’on veut rejoindre les Affranchis… »


CODAGE PAR AMIANTE


_________________
JohnSheppard

Double comptes : Isia Taylor-Laurence & Alexander Hoffman & Naalem Lays & Elana Ravix//écriture : MediumTurquoise
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 12 Juil - 21:25
avatar
√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Messages : 1417
√ Localisation : Atlantis


Dossier Top Secret
√ Age: 33 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Non
Voir le profil de l'utilisateur
Pedge
&
Allen
MJ28 : Opération Normandie
Chronologie : LUNDI 14 MAI


Sur le coup, Pedge était tentée d’ignorer Matt et de le laisser faire son barbouze tout seul, mais ce comportement aurait été puéril de sa part, et de toute façon, le colonel releva les propos du sergent et un débat s’installa. Elle n’aimait vraiment pas les méthodes d’Eversman, et son insubordination lui revenait dans les narines de plus en plus. Elle se demandait si ce n’était pas un effet secondaire de sa rancoeur envers lui, surtout depuis cette nuit foireuse sur le Dédale et ses envies soudaines de la balancer pour X ou Y raisons. Voilà maintenant qu’il revenait vers eux pour se plaindre qu’un de ses subordonnés n’étaient pas parfait et gentil comme un bon toutou, serviable comme un bon militaire, toujours prompt à fermer sa gueule et à exécuter les ordres dans la déférence et le respect. Ouais, en gros il venait se plaindre de lui-même quoi.
La texane s’était retenue de balancer cette pique devant le colonel, sans parler du fait que là aussi, ce serait complètement puéril et déplacé. De plus, elle était quasiment certaine qu’il ne comprendrait pas - ou ferait style de ne pas comprendre - et qu’il continuerait à se plaindre, ne faisant avancer en rien le débat. En sa qualité d’officier supérieur, même si Pedge aurait aimé l’alléger de ce fardeau lié aux ressources humaines, Sheppard pris les choses en main. Elle espérait que tous ses désagréments ne jouent pas sur la propagation du parasite et elle en voulait à Matt de venir se plaindre comme un gamin prétentieux qui ne savait pas régler ses problèmes dans sa cours de récréation. Oui, ce serait vraiment facile si les officiers pouvaient faire comme il le suggérait : tu ne veux pas de quelqu’un, tu le refiles à quelqu’un d’autre, et basta. Non, mais il se croyait où le petit père ? Ça ne fonctionnait pas comme ça. Au moins, il avait une idée de ce que pensait les officiers quand il devait se tapper un gars comme lui, qui répondait tout le temps et qui n’observait jamais la discipline militaire. Même Hamilton était plus malléable que cette tête de mûle de Ranger. Bref, ça lui faisait un peu les pieds, et de toute façon, en terme de tir allié, il était bien placé pour savoir si ça allait se produire ou pas. A lui de garder à l’oeil ses hommes et d’être inspirant, source de modèle et de dépassement de soi pour entraîner son groupe vers le succès.
Sheppard expédia le problème en se mettant en colère, chose que Pedge pouvait parfaitement comprendre.

Il était temps de se rééquiper et d’y aller. Une tigresse arriva sur ses entrefaits. Elle balança ce qui devait être son prénom, à moins que ce ne soit un “bonjour” en Tairis, et elle commença à parler de “double-lune” et de poils. La texane, suivant le regard de la tigresse, en vint à la conclusion qu’elle parlait de Coleen, et de son “poil” différent du sien. Elle qui avait maintenant les cheveux rouges, trouvant d’ailleurs quelques similitudes avec l’armure caparaçonnée de la Tairis, faisait bel et bien contraste avec celle aux cheveux blancs. Au final, elle ne serait pas si moche que ça quand elle perdrait la pigmentation de ses cheveux… Pour ce qu’elle en avait à faire en fait. Pedge jeta un coup d’oeil à son homologue féminin étant donné qu’on parlait d’elle, tandis que John demandait des explications sur les termes employés. La vision de la tigresse s’accordait plus ou moins avec celle que partageait Pedge à l’heure actuelle. Elle ne voyait plus dans les clones de pâles copies sans vie, conditionnées pour tuer et pour haïr. La majorité l’était, certes, mais il y avait au sein de ce groupe, une minorité qui avait fait fonctionner son cerveau et qui, à partir de leur éveil, construisait une vie différente de la sienne. Ils ne partageraient, au final, que des fragments de souvenirs, triés comme une mémoire véridique et authentique le ferait simplement. Désormais, Coleen ne partageait avec elle que ses traits, et les moments passés ensemble. Rien de plus, même si c’était déjà beaucoup. Sa vie se construisait au delà de son originale.

Pedge se chargea avec un AT4 elle aussi. Elle ne savait pas si elle allait le porter tout au long de la bataille, mais ce serait utile à court terme, très certainement. Elle compléta ses munitions, refit le plein de flashbangs, de grenades, bref, tous les consommables déjà utilisés lors de leur dernier raid sur la salle au fauteuil.
Enfin ils partirent vers la prochaine étape de la guerre. Le secteur de l’usine de triage. Il fallait rejoindre les affranchis afin d’obtenir un vaccin pour le Colonel Sheppard. Plus ils approchaient, et plus les détails liés à un environnement de guerre lente et pénible s’installaient dans le paysages alentours. La cohorte de blessés qui remontait en sens inverse vers la ZA en était un des principaux éléments, et Pedge essayait, tant bien que mal de croiser les regards de ses camarades blessés. Certains avaient l’oeil encore vif, d’autres l’avaient bien torve, d’autres encore marchaient avec l’aide d’un collègue, la tête baissée et les yeux dans le vide, quand ils n’étaient pas fermés. C’était là le véritable visage de la guerre, le reste n’était que matériel.
Ils arrivèrent dans une antichambre dans laquelle se trouvait le Caporal Jones que Pedge connaissait comme ça, de nom et de visu, mais pas intimement ou professionnellement. La jeune femme, bien marquée par le conflit, était en train de fermer des yeux qui eux, ne verraient jamais plus. Ils étaient vides, morts. Il y avait une trentaine de corps alignés, intimant une forme de respect et de compassion muette, dans laquelle l’officier ne devait pas tomber trop bas pour continuer à pouvoir exercer son commandement. Il en allait de même pour les soldats. Ils savaient tous pourquoi ils étaient là, et quelle était la conséquence ultime de leur dévouement. Le brouillard donnait une dimension assez surnaturelle à cette pièce dans laquelle des soldats se reposaient, non loin de cette ligne funeste.

Pedge rendit son salut au caporal. Tout comme avec Mikkel, elle préféra ne pas relever l’utilisation de l’adjectif possessif, qui de coutume ne s’utilisait pas sur les personnels féminins associé à leur grade. Pour ce qu’elle en avait à fichtre en réalité. La situation et le cadre hors norme dépassaient largement ce genre de considération d’enculeur de mouche. La jeune femme à l’air fatiguée toisa un moment Coleen puis finalement, elle les invita de façon non verbal à la suivre, largement désabusée. Plus ils approchaient, et plus l’ambiance sonore s’éloignait de la quiétude presque palpable de l’antichambre funéraire et les bruits de la lutte qui continuait se faisaient entendre de plus en plus. D’ailleurs, ils croisèrent deux Natus qui trainaient un des leurs à qui il manquait tout le bas du corps, les os bien dégagés. Ses hurlements étaient terribles et filaient des envies de gerber à la texane. Le caporal avait pris les choses en mains ici, comme on pouvait le constater quand elle orienta ce petit monde vers la zone qui servait à dispenser les premiers soins. Où était l’officier en charge ? C’était la question. Et Pedge eu sa réponse dans la seconde une fois que le trio de Natus se fut éloigné. Les officiers, et les sous-officiers étaient donc morts.

Une guerre de tranchée s’était installée et tout le monde semblait maintenant camper sur ses positions. Le front était fixé mais toute progression était stoppée, d’un côté comme de l’autre. Il ne fallait pas rester éternellement dans une ce genre de situation sinon cela allait jouer en leur défaveur. Si les affranchis étaient de l’autre côté de ce barrage, peut-être qu’ils pourraient faire une sorte de prise en tenaille du bastion de fidèle à la reine qui les séparait. Il fallait voir avec Coleen ce qu’en pensait leurs chers alliés du jour. Néanmoins, le fait que les Wraiths se renforcent sur une position n’augurait rien de bon. Soit, ils voulaient absolument barrer le passage aux atlantes, ce qui ne serait pas déconnant puisque toute progression de ces derniers dans le complexe était un handicap pour eux, soit ils voulaient que la jonction avec les affranchis ne se fassent pas, soit il y avait quelque chose ici qui intéressait trop la reine pour le laisser aux atlantes et à leurs alliés. Dans tous les cas, il fallait faire sauter le bouchon.

Ils arrivèrent sur le dernier endroit tenu par l’alliance. Une énorme salle aux murs défoncés et dont le sol rappelait combien le combat était acharné. Il y avait là aussi des blessés, mais aussi des hommes et des femmes valides qui se battaient encore avec hargne. Aucune raison de laisser l’ennemi reprendre cette endroit. Le bruit de la bataille était à son apogée. Ils furent accostés par un soldat qui manifestement, était bien trop en colère pour rester lucide et se rendre compte que, outre qu’il y avait maintenant un lieutenant, il y avait un putain de colonel et qu’on ne chiait pas sur les bottes d’un officier qui a plus de décorations que de boutons de chemise. Pedge se crispa alors que la tension prenait un cran quand l’autre porta la main à son arme alors qu’il enrageait de voir Coleen ici. Automatiquement, sa main se referma sur la crosse de son propre pistolet, et elle était prête à le dégainer dans la seconde même où il en ferait autant. Mais Jones fut plus rapide et empêcha son collègue de faire une connerie monumentale.

Finalement, il alla prendre l’air comme le suggérait sa supérieure, laquelle leur dit de ne pas faire attention. Elle était marrante elle. Ca commençait à bien faire les mecs relouds qui se torchaient avec le protocole et qui n’avaient que de la haine, de la colère et de la rancoeur à proposer. Ils pensaient quoi ? Que c’était en faisant des caprices qu’ils allaient se sortir de ce merdier ? La texane commençait à bouillir malgré les apparences, et heureusement, heureusement John fit une touche d’humour pour répondre à l’aigreur palpable de Jones qui leur disait carrément de se faire plaisir. Un peu plus et elle la remettait à sa place. Il était bien cool, malgré ses propres emmerdes, trouva la lieutenant qui commenta elle aussi les propos stratégiques de son supérieur :

« Ou alors ils préparent quelque chose et ils essaient de tenir le plus longtemps possible pour que ça nous pète à la gueule quand on se décidera à les déloger. » Et quand elle parlait de “péter à la gueule”, ce n’était pas forcément une bombe. La reine avait tellement mieux en stock généralement. Elle profita que John s’écarte des jumelles pour jeter un oeil elle aussi.

CODAGE PAR AMIANTE

_________________
#a1931c
DC : Erin Steele & Teshara Lays & Chenoa Penikett
Revenir en haut Aller en bas
Ven 13 Juil - 14:45
avatar
√ Arrivée le : 23/04/2018
√ Messages : 48
√ Localisation : Atlantis, sur la base, dans l'océan ou à la piscine pour de l'entraînement


Dossier Top Secret
√ Age: 32 ans
√ Nationalité: Norvège
√ Gêne: Non
Voir le profil de l'utilisateur
Mikkel Hansen


Mikkel garda son famas hors-série. Il lui ajouta un rail lance grenades et prit grenades adéquates. Il retira le silencieux qu’il embarqua tout de même avec lui dans son gilet Molle. Il le glissa dans la poche où il avait glissé les messages de Coleen. Il se souvint alors sur l’instant qu’il les avait gardés. Faudrait p't'être qu'il pense à les détruire. Mikkel ne pouvait rester sans silencieux. C’était plus fort que lui. Il prit alors un holster de cuisse et un 9 millimètres avec silencieux. Le norvégien persévérait à vouloir garder du silencieux en équipement basique. Il pensait toujours, même après explosions sur explosions, qu’il était toujours envisageable de faire dans le silencieux. Peut-être parce que le soldat, saboteur de bâtiments, mariait toujours les deux dans son équipement de base. Et puis, il s’était trop souvent retrouvé au corps à corps, et la dernière fois, sans son famas, ça avait failli puer les pommes. Car oui pour Mikkel les fruits ça puait. De là il hésita à garder son fusil à pompe. Il lui avait bien servi jusqu’ici, et il avait toujours sa portée symbolique : celle de ne pas hésiter, contre les clones à l’origine, oui mais… le tireur restait maître de ses tirs et porter cette arme l’aidait bien à garder la tête froide alors… A observer ses officiers supérieurs prendre de l’AT4, il hésita pourtant à switcher. Mais, lorsqu’il prit le fusil dans ses mains, il ne put s’y résoudre. Il le remit dans le dos et prit en prime un AT4. Il avait la carrure pour. Il avait déjà porté autant lorsqu’il avait été sous les ordres du colonel avec Eversman. Au-delà de son matériel basique, il prit des grenades frag en prime des grenades flash et remixa ses explosifs entre C4 et claymore afin d’avoir les deux à disposition.
Mikkel voulait un panel d’explosifs plus large en ajoutant là des mines à son arsenal avec les claymores.

Mikkel, son famas bien empoigné et en posture de déploiement, resta dans l’ombre et dans les pas de ses deux officiers supérieurs ainsi que dans ceux de Coleen. Comme de coutume, le soldat de première classe s'attelait surtout à surveiller les arrières de son groupe d’affectation, légèrement d’autant plus les arrières de Coleen, puisque celle-ci était désarmée.

Soudain, survint alors une tigresse qui s’adressa à tous puis en particulier au colonel Sheppard et Coleen. Mikkel eut une légère interrogation à sa vue, connaissant les tigres, bien sûr, mais pas de ce genre ! Il resta pour autant distant des échanges bien qu’il en entendit la teneur. Il s’entêta à surveiller les environs, un peu à l’écart, dans un écart proche de l’anglais so british mais bien plus nordique et norvégien. Il observa aussi, un peu curieux, la tigresse. C’était la première fois qu’il voyait... bah... un tigre comme ça taper la discu et en armure ! Ça avait de la gueule, son armure, ses peintures et ses ornements de guerre, se disait-il viking. Ça faisait guerrier. Mikkel entendit la nomination que la tigresse proposa pour désigner les clones. Le norvégien avait eu du mal à passer du terme de « clone » au nom de Coleen en discutant d’elle avec Matt avant de se rendre à l’infirmerie et de reprendre là la guerre. Le terme de « clone » en tous cas connoté. Il était peut-être à envisager de changer de terme. L’idée de la double lune lui faisait penser à cette scène de Star Wars où Luke Skywalker était face aux deux soleils de Tatouine. Cette scène annonçant comme un nouveau départ. Mais bon. Mikkel avait l’âme d’un pilleur d’épaves et pas du tout d’un poète !

Mikkel eut un regard pour les tombés de la guerre. Le regard parut viking, autant très respectueux que comme de glace et alors un peu distant. Il revint vite du regard au groupe dont il se targuait à assurer les arrières en restant dans l’appel de la guerre. Les atrocités de la guerre résonnaient. Mikkel en resta fermé et suivit la marche. Cette aisance à y rester de sang-froid et à se terrer dans la force tranquille était typique du nageur de combat. Rien ou presque le déstabilisait. Car, parfois, ça lui arrivait, il se sentait dépassé. C’était que, entre la mer et la galaxie, il y avait des différences, mais peut-être était-il temps de se dire qu’il n’y en avait pas et qu’il ne devrait pas y en avoir. Il se souvint d’une nuit orageuse où ses frères d’armes racontaient l’histoire de ce bateau fantôme hollandais sur le pont de sa frégate pour tenter de foutre la frousse à tout le monde, le tout, dans les remues intempestives de la marée en pleine tempête. Avaient-ils eu peur de cette histoire ? Non. Ils avaient rigolé. En vrai, ça les avait tous fait marrer. Personne n’avait eu peur. Personne ne redoutait de croiser ce bateau de cruels pirates, au moins dans l’imaginaire, aussi cruels que les Wraiths, si Mikkel pouvait se permettre des rapprochements désormais. Mikkel était plus jeune à l’époque. Il n’avait pas encore ces balafres sur la tronche et ses maudits pansements qui le grattaient. Il avait horreur des bandages. Il préférait cicatriser à l’air libre. Il finirait par les retirer, c’était certain, dès qu’il sentirait qu’il n’en avait plus besoin. Pourquoi n’avaient-ils pas tous eu peur à l’époque ? Parce que, peut-être que c’était eux le hollandais volant. C’était eux le funeste présage pour leurs ennemis. Eux les plus cruels. Eux les victorieux. Et ça, ça leur donnait une force incroyable à rester de sang-froid. Eux les plus armés de sang-froid. C’était eux qui gagneraient à chaque bateau qu’ils croiseraient. Quoi qu’il adviendrait. Il y avait tout de même un truc de différent. Eux, ils étaient en vie, et n’avaient rien de fantômes. C’était la seule différence avec le vaisseau hollandais. Ils y croyaient. Leurs rires guerriers en témoignaient. Ils n’avaient rien de fous ces rires, ils étaient profondément guerriers. Mais peut-être ne mesuraient-ils pas encore jusqu’à quel point la différence était de taille. Il y avait alors, celui qui parut comme la mesurer, et qui disait dans les ombres, refilant de l’effroi et pourtant ne voulant que en encourager : tu d’viens un hollandais volant quand tu perds ton cap, ton pilote, et que tu t’emportes, les fantômes ne gagnent des guerres que dans les cauchemars.

L’un des hommes du Caporal Jones s’emporta lorsqu’il vit Coleen. Mikkel était resté, comme avec la tigresse, à l’écart des échanges, bien que, toujours, il en entendit la teneur. Les gradés, un caporal sur cette ligne de front, son colonel et le lieutenant du leur, faisaient le point sur la situation jusqu’à arriver au dernier point de rupture entre alliés et ennemis auprès des hommes du caporal où l’un deux passa dans la haine. Mikkel en resta très glacial. Il avait serré son famas, car le gars empoignant déjà son arme trop sur le coup des émotions, Mikkel prêt à réagir en cas de nécessité, et seulement en songeant qu'à intimider et calmer le soldat sans envisager de tir, famas qu’il empoignait déjà ferme depuis le départ de cette mission. Mais, de manière froide, et relâchant assez vite un peu la prise au final, car le Caporal réagit aussitôt et Cobb leva les bras. De plus, le lieutenant Allen son officier parut déjà comme prêt à réagir. Mikkel, dans la protection, avait aussi fait un pas net et assuré vers Coleen durant l'instant comme pour initier sa couverture et la distancier elle et le soldat en s'interposant mais il s'était alors interrompu face au désamorçage du conflit. D’un regard de côté, Mikkel vit bien l’attitude de haine de Cobb et son cracha au sol. De là, Mikkel eut un regard discret vers lui vers l’arrière, histoire de bien vérifier qu’il ne fit aucun autre geste de suspect malgré que sa caporale rassura de sa loyauté. Juste pour checker. Le but n'était que de s'assurer que ça restait calme.

Mikkel resta toujours de sang-froid et revint du regard au groupe.
En compagnie du caporal Jones, ses deux officiers supérieurs, le colonel Sheppard et le lieutenant Allen, observèrent aux jumelles, et jaugèrent de la situation.




_________________

Mikkel Hansen

Couleur : DarkSalmon
Code signature : Beylin

ch'veux courts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ven 13 Juil - 20:36
avatar
√ Arrivée le : 04/09/2015
√ Messages : 2806

Dossier Top Secret
√ Age: 42 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Co écrit avec Matt Eversman & Pedge Allen


Caporal Kim Jones


Le regard du caporal était resté rivé sur son officier sans qu’elle ne réponde.
Elle voulait le détester, qu’il soit la cible idéale de toute sa haine et sa frustration dont l’ennemi était seul responsable. Mais comment faire quand on lui laissait pas la possibilité ?
La présence de cet homme et de l’officier Allen, plutôt reconnu comme étoile montante de la stratégie, avait son petit côté rassurant et salvateur. S’en était fini, elle pouvait passer la main maintenant, les laisser prendre le relais et les décisions difficiles à sa place. Pourtant, une petite part d’elle s’y refusait, trouvant qu’elle devait continuer puisqu’elle avait commencé, comme si ces deux-là allaient lui voler le beau rôle.
C’était le bazar dans sa tête en somme.

Kim sentit ses lèvres s’étirer sur un sourire involontaire et elle s’installa sur un débris de caisse pour avoir le dos au mur. Elle retira son casque et se passa une main dans les cheveux, ses doigts accrochant d’innombrables noeuds et saletés.

« Le petit caporal est une geek, mon colonel. Passer les nuits sur Arma 3 plutôt qu’à la révision du concours, c’est tellement plus fun...d’ailleurs, c’est là que je tiens ma stratégie... » répondit-elle avec le même humour.

Le colonel eut un rictus, un peu de légèreté dans un environnement lourd était appréciable pour le moral et détendre autrement que par l’agressivité les tensions.
« Une belle manière d’affirmer que les jeux vidéo ne sont pas si nocifs ! » c’est après tout le seul moyens de faire des stratégies en simulateur sans risquer des vies innocentes.
Comme à son habitude, Pedge était trop terre à terre pour entrer dans la boutade, et elle restait en retrait à ruminer son agacement, l’air toujours aussi neutre. Elle zyeutait ici et là les alentours.

Jones suivit du regard les deux officiers prendre la température du terrain tout en écoutant leurs échanges. Elle se redressa quand Allen donna son opinion, replaçant son casque sur sa tête.

« J’ai envoyé des éclaireurs. Sur les quatre, pas un est revenu. Je pense qu’ils tiennent vraiment à ce qu’on reste dans l’ignorance jusqu’à ce qu’ils aient fini... »
Pedge apprécia cette initiative, qui allait faire l’objet d’une question d’ailleurs. Mais le caporal lui coupa l’herbe sous le pied. Elle avait de la ressource, et elle irait loin, pour peu qu’elle se sorte les doigts.
John semblait un peu pensif, les lèvres pincées, il regarda Allen avant de porter son regard sur la caporale...
« Hum...un mixte de tout cela alors, autant pour nous empêcher de rejoindre nos nouveaux copains que pour préparer un sale coup. La reine adore tellement les surprises… » Il jeta un nouveau regard sur la ligne ennemis… John semblait un peu pensif, les lèvres pincées.
« Il va falloir faire péter tout ça avant qu’ils ne soient trop encré. »
« Peut-être que... » commença Kim. Mais sa voix s’éteignit dans l’hésitation.
« Allez au bout de votre pensée, Caporal. Vous êtes ici depuis plus longtemps que nous, c’est vous qui avez les infos. », l’encouragea Pedge un peu sèchement, comme d’habitude. John confirma par un signe de tête, il attendait la suite.
Kim la fixa un instant, la bouche entrouverte, avant de s’exécuter :
« Effrel, un Natus qui était mineur à l’époque. Il m’a suggéré une idée intéressante...passer dans le niveau en-dessous pour miner les fondations qui tiennent l’usine de triage. »
Elle secoua négativement la tête.
« Nous n’avions ni le temps, ni les ressources. Mais maintenant, on pourrait surement leur faire sauter leurs lignes...comme lors de la première guerre... »
« L’idée est très intéressante. » Confirma John, il faudrait ramener plus de matériel mais cela n’était pas un problème. Il faudrait lister le matériel restant et ce qui manque pour que ça arrive au plus vite. « Caporal, listez moi le matériel restant. »
« Adrian a fait le compte, je lui demanderai de vous faire un rapport. » John hocha la tête.
Pedge était un peu dubitative, mais pourquoi pas. Elle ne voyait pas trop comment faire un tunnel rapidement, car ils n’avaient pas une éternité pour parvenir à leur fin. Néanmoins, elle attendait de voir ce que ça pouvait donner sur le papier, même si elle fit part de sa perplexité :
« Un tunnel ? Ca ne va pas prendre une éternité pour le creuser ? »
« Non, du tout. Nous avons trouvé un accès lieutenant, une sorte de trappe de service. J’ai permis à Effrel et quelques volontaires Natus de l’investir pour investiguer, voir si l’opération est possible. Je peux l’appeler si vous le souhaitez... »
« Oui et qu’il nous explique son idée. » Puisque s’il existe déjà, ça serait plus rapide pour les neutraliser, avec un pilonnage via les AT4… une couverture pour lancer une offensive et achever le restant. Il serait même plus appréciable si le Dédale donnait signe de vie maintenant.

Kim acquiescça. Elle avait donné une radio à la petite expédition pour qu’elle puisse rendre compte ou demander des renforts s’ils tombaient sur un os, la jeune femme avait insisté malgré le scepticisme du mineur.
//Effrel, c’est Kim, vous êtes là ?//
La fréquence était couverte de parasite.
//Effrel, il faut appuyer sur le bouton sur le côté, répondez-moi...//
De longues secondes s’écoulèrent. La caporale commençait à angoisser et se faire des idées lorsqu’une voix sourde raisonna soudainement.
//EFFREL VOUS PARLEEEEEEEEEEE...//
Un large sourire s’étira sur son visage.
//Doucement Effrel, doucement...//
//EFFREL ECOUTEEEEE...EFFREL...//
//Nous entendons Effrel, nous entendons. Avez-vous terminé ?//
//PAR MA FOIS QU’INVENTION DES TRÉFONDS, KIMJONES, ENTENDEZ-VOUS ? FINI, OUI...//
//Cessez de hurler et rejoignez-moi. C’est compris ? Revenez me voir...//
//EFFREL REVIENS. OUI !!! ENTENDU, ATLANTE !!!...//

Malgré la situation de guerre, Kim avait envie d’éclater de rire. Elle serrait fortement la mâchoire, le visage rougi par l’envie d’exploser. Sa voix était éraillée lorsqu’elle expliqua aux officiers :

« Une flash a explosé très près de son oreille, excusez-le...il hurle depuis... »

Pedge comprenait la situation mais elle avait perdu de l’audition, elle en était certaine. D’ailleurs, elle avait écarté l’oreillette de son conduit auditif en faisant une grimace. Heureusement qu’il pouvait venir sinon ça aurait été un calvaire.

John Sheppard


Tout comme Pedge John avait eu une grimace en retirant son oreillette et même éloignée de ces tympans on entendait correctement le son du Natus. La tigresse s’était approchée, toisant l’objet. Bien entendu elle avait eu vent de cette technologie pour parler à distance et les Tairis n’en étaient pas dotés à cause de leur physique, mais elle savait qu’Aya avait dû parler dans cette petite boite pour informer la ZA à un moment. Cela était étrange pour elle, mais il n’était pas l’heure de poser des questions. Alors, elle écouta avec une petite moue amusé d’entendre cet homme gueuler comme un bébé !

Mikkel grimaça un instant à l’écoute du Natus dans son oreillette. Il ne la toucha pas au début et serra un peu son famas d’une main comme dans un réflexe à encaisser la hausse du son. Il bougea un peu la tête sur le côté opposé de l'oreillette dans sa grimace. L’autre main finit par choper l’oreillette pour la retirer avant de la remettre. Ça montait trop en décibels.

Cela aurait pu être un sketch. D’ailleurs, quand le concerné arriva quelques minutes plus tard avec sa moustache tressée, ses cheveux blanchis, et sa bonne cinquantaine, il donnait tout l’air d’un grabataire rustre. L’expression amusée et l’étincelle dans son regard laissait à penser que c’était un sacré comique et que ses cris n’étaient probablement pas dû qu’à la flashbang.

« Ola femme JONES ! Voilà que vous vous ennuyez au point de chasser de la célébrité de Magna ? Sheppard, Allen et seigneur Tairis, belle brochette à inspiration ! » La tigresse lui fit un signe de tête de salut.
Il les regarda en souriant, il se grattait son oreille droite avec une certaine effervescence : elle était brûlée.
« La boite à voix a parlé !!! Que puis-je ? »
Kim pointa Sheppard du doigt pour lui montrer qu’il était son interlocuteur. L’homme se détourna avec un sourire malicieux et déclara :
« Ah ! Moi appelé par le pourfendeur de monstres ! Voilà beau sujet à vanteries pour mes garnements !!! C’est pour quoi, Atlante ?!? »

Pedge hocha de la tête simplement, attendant que John engage simplement la conversation du coup.

Mikkel resta toujours à distance norvégienne et à disposition militaire. Il se gratta juste sa joue barbue dubitatif un court instant avec une sorte de très léger petit sourire - quelque chose de ce genre - mais il revint très vite à son grand calme habituel et à son sang froid indécrottable.

« C’est bien la peine de faire perdre l’entente à tout le monde, si c’est pour parler normalement après. » lança la tigresse en fixant le Natus. Elle n’était pas agressive, plus taquine.

John regard la tigresse qui n’avait aucun filtre mais ça c’est typiquement félin. Il avait salué l’homme poliment à sa venue avec un simple rictus aux lèvres… il remit son oreillette se disant que les Natus avaient quand même de l’humour malgré la scène de guerre et qu’il serait bon que les Atlantes prennent exemple sur eux sur ce point. Ça éviterait les grognons.
« Comment sont ces souterrains ? »


Caporal Kim Jones



« HMM ??? COMMENT VONT MES GAMINS ?!? BIEN, BIEN ! »

Kim ne put s’empêcher de rire cette fois. La tigresse eu un rire aussi, ces canines sorties et elle fit un coup de patte dans le vent signe de son hilarité. Même John eut un petit rire involontaire et contagieux. Seul Pedge resta de marbre, à l’instar de son clone.

Kim approcha du Natus, lui agrippant l’avant bras pour qu’il se tourne et que son oreille valide soit du bon côté cette fois. Le tirailleur avait vécu des aventures aux cotés de Kim, il la considérait un peu comme une fille adoptive sans même que celle-ci s’en soit aperçu. Le fait d’être allé dans ces souterrains pour préparer le projet ne tenait pas que du grand courage Natus mais également de sa volonté de l’aider.

« Effrel, ne hurlez pas. Nous voulons savoir pour votre proposition, le sabotage. »
« Oh oui ! Si j’ai nouvelles réjouissantes, je pourrais enfin savoir ?!? »
« Savoir ? »

Effrel leva doucement sa main pour pointer de ses doigts le regard de Kim. Il était complètement dévoré par la curiosité en lui disant :

« Par les Trois, jeunette, ces prunelles d’Atlante tiraillées bien sûr ! Comme si visage bloqué après...hum…euh...après défèque de rocaille...et figé éternellement par la suite. Est-ce maladie ? Y’a t’il onction pour vous guérir ? Quête peut-être ? »

John était un peu interloqué par cette phrase Natus sur les yeux asiatiques… il lança un petit regard à Pedge comme pour lui dire “on est pas rendu”… Pedge était tellement loin d’une remarque de ce genre qu’elle ne percuta pas tout de suite de quoi il voulait parler. C’est en observant Kim, puis le gugus, et re Kim qu’enfin elle percuta qu’il parlait de ses yeux bridés ! La texane arqua les sourcils en croisant le regard de John.

Abasourdie, le caporal regarda le Natus avec des yeux ronds, n’y croyant pas. Un large sourire gêné lui était venu alors qu’il avait balancé tout ça au beau milieu de ce public, devant les officiers, sans aucune gène.

« D’accord, je répondrais à ces questions. C’est promis. Mais j’ai besoin de connaître l’état de votre proposition concernant la ligne ennemie. Les chefs Atlantes sont intéressés. »

Effrel, avec son air goguenard et comique, baissa ses doigts qui dessinaient toujours à distance les contours amandes de ses yeux pour fixer le colonel et le lieutenant. Il se rendit compte qu’il était en train de leur faire perdre du temps et il se passa la main d’un air gêné dans les cheveux.

« Oh, euh...oui, mon enfant. C’est nouvelle agréable que j’ai pour vous. »

Il s’approcha du petit groupe pour parler avec le visage de biais, son oreille valide demeurant dans la bonne direction.

« J’ai trouvé et signé structures. Si nous les piégeons, la ligne entière va s’effondrer. Je suis concepteur de nos réseaux de mines, je sais créer et démolir. Mon équipe est d’ailleurs ici-lieu, encore vivante. Avec un peu de temps et de vos étranges explosifs, nous pourrions surprendre l’ennemi. »

Il ajouta néanmoins en levant une main.

« Mais ce sera grand désordre, Atlante. Grand désordre pour ensuite passer leurs lignes à pieds. Effondrement du sol, c’est descendre et remonter par la suite. A l’escalade par force des bras et des pieds... »

John Sheppard


John hocha la tête, il ne répondit pas, prenant son temps pour réfléchir. Puis son regard se posa sur la tigresse qui était passive et perdu dans des reflexion et elle lui rendit son regard en secouant la tête
« Je ne suis pas une monture. Si écroulement il y a il faudra utiliser vos frêles patounes ! » dit-elle avec un rictus avant de se lever et essayer de voir dans les jumelles, mais pas facile avec sa taille. Elle ferma un œil, pour essayer de voir dedans en orientant avec sa grosse patte. Elle commençait à s’agacer de faire des mouvements trop vifs !

John eut un rictus, il ne pensait pas faire cela, il avait juste eu le regard attiré par la féline. Il ne lui répondit pas, comme elle s’était détournée, signe qu’elle se fichait clairement de la réponse après sa vanne. « On revient vers vous d’ici quelques petites minutes. » Il fit un signe aux deux “Pedge” de venir avec lui et dès qu’ils furent éloigné et toisa Coleen. « Escalader et courir sur un terrain accidenté va accélérer la propagation de mon parasite non ? »

Mikkel teint sa position - toujours un peu à l’écart.
Aussi il n’entendit pas les échanges entre son colonel et les deux Pedge.

Coleen "No-Fire"


Coleen ne restait pas silencieuse qu’à cause de son mutisme.
Elle se faisait discrète parce qu’elle attirait de plus en plus les regards des défenseurs. Des lueurs d’hostilités étaient parfois décelable et elle jeta un coup d’oeil à son brassard, bien malgré elle, pour vérifier qu’il était toujours présent. L’appel du dénommé Effrel et la scène qui suivit son arrivée était amusant sur certains points. Mais tout comme son authentique, elle alterna d’un interlocuteur à l’autre en mettant du temps à comprendre de quoi il parlait.

Préférant se concentrer sur l’environnement du combat, la jeune femme s’écarta un peu pour regarder à travers les jumelles. Elle distinguait le no man’s land, les carcasses de chars, les différents tirs depuis les postes renforcés.
Effectivement, faire sauter les fondations de ce niveau allait très certainement leur donner un avantage pour l’approche. Mais cela allait aussi rendre le terrain difficilement praticable. Le sujet était assez sérieux pour être discuté stratégiquement et Coleen observa un peu plus consciencieusement le terrain.

Elle ne relaya pas l’information qui lui venait des Affranchis. Ils rencontraient également une résistance féroce, il ne faisait aucun doute que cette manoeuvre ennemie avait pour but d’empêcher Sheppard d’accéder au vaccin. Se rendait-il compte que les flagelles bien visibles à l’oeil nu débordaient de chaque côté de son pansement pour le repousser et le faire bientôt tomber ?
Dans quelques minutes, l’horrible conversion qui prenait quasiment toute la joue de Sheppard serait visible. Et le parasite ouvrier se dégageait le terrain en attendant l’action. Le pansement tomba à ce stade de son examen, comme une feuille séchée.

Coleen soupira et retourna à son observation. Elle découvrit un élément très intéressant qu’elle voulait partager avec l’unité mais ils étaient déjà préoccupés par d’autres problèmes. Le signe de Sheppard ne lui échappa pas et elle rejoignit son authentique pour participer à la conversation, laissant la tigresse menacer les jumelles de ses coups de pattes.

A la question de Sheppard, elle fit une grimace de douleur. Elle secoua négativement la tête sur une expression de détresse, lui montrant que le temps pressait. Sa main s’avança pour enserrer son arme et elle la remua, comme pour reproduire le recul d’un tir, avant de faire le nombre “1” du doigt.
C’était son dernier baroud en somme. Sheppard était sur la fin.

En se retournant, elle agrippa l’avant bras de Pedge et la mena jusqu’aux jumelles, essayant de prendre la place de la tigresse afin de pointer l’objectif sur le char le plus proche. Il était renversé sur le côté, l’originel qui le pilotait raide mort, la tête aplatie. Coleen ne savait pas se servir de cet appareil donc elle centra bien l’objectif sur ce char Wraith avant de laisser Pedge l’observer.
Une fois fait, Coleen posa alors une main sur sa poitrine et mima ensuite un volant de voiture.

////Scchrrrrr….TexMex ici Robin. Soyez avisée, transmission réparée, reprise du soutien orbital, à vous...////

CODAGE PAR AMIANTE


_________________
JohnSheppard

Double comptes : Isia Taylor-Laurence & Alexander Hoffman & Naalem Lays & Elana Ravix//écriture : MediumTurquoise
Revenir en haut Aller en bas
Sam 14 Juil - 20:33
avatar
√ Arrivée le : 04/09/2015
√ Messages : 2806

Dossier Top Secret
√ Age: 42 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Co écrit avec Matt Eversman & Pedge Allen


Pedge Allen


La question de Sheppard était légitime, surtout qu’il ne pouvait pas se voir. Mais ce qu’il avait sur la figure et qui parasitait finalement tout son corps était proprement à gerber. Il ne semblait pas souffrir, fort heureusement. Coleen confirma que c’était sa dernière partie de poker avec le destin, que c’était là son dernier baroud d’honneur. Il fallait vraiment trouver le vaccin, et Pedge était tentée de proposer au Colonel d’allait s’installer avec une bière sur la ZA et d’attendre qu’elle revienne avec. Peut-être qu’en formant un petit groupe, juste Coleen et elle, elles parviendraient à s’infiltrer et à récupérer la dose… Ou bien Mikkel et Coleen. Le norvégien semblait assez à l’aise dans tous les milieux.
Elle savait néanmoins que le colonel n’accepterait pas de se la couler douce pour se préserver pendant que les autres suaient sangs et eaux pour récupérer le produit de son salut. Elle poussa un soupir de frustration, bientôt coupé par son alter égo Wraith qui l'entraîna vers les jumelles.
La texane posa son oeil sur la lentille et elle trouva dans son champ de vision un beau char Wraith renversé sur le flanc. Quand elle le quitta des yeux et qu’elle les reporta sur Coleen, cette dernière lui mima quelqu’un en train de conduire. En l'occurrence, elle.

« Tu veux conduire cet engin ? »

Coleen répondit par l’affirmative, elle répéta son geste du volant puis une mimique de tir au fusil avant de pointer la ligne adverse.
N’empêche, ce n’était pas con du tout. Sur cet entrefait, elle reçut un appel radio du Dédale. Une bonne nouvelle, ils renouaient avec leur soutien orbital.

//// TexMex bien reçu Robin. ////

Elle opina du chef vers Sheppard, qui avait sans doute entendu la communication lui aussi. Donc, le Dédale revenait dans la course au niveau de la ZA. Elle réfléchissait à l’idée de tout faire péter par le dessous. C’était risqué, et peut-être que le tank ne suffirait pas à traverser un champ de décombre. Probablement pas même.

« Colonel, et si l’ingénieur Natus fait péter qu’un côté du champ de bataille ? Ça nous laisse un côté viable à nettoyer et on élimine une grande partie de l’ennemi en même temps. En plus, on peut récupérer ce tank, le remettre je ne sais pas comment sur le ventre et nettoyer ce qu’il reste avant de faire la jonction avec les Affranchis. »

John Sheppard


En effet John ne se voyait pas et comment l’aurait-il pu ? Il sentait parfois des choses le démanger mais il n’osait pas se toucher la joue de peur faire tomber le pansement. Ainsi, il ne s’attendait pas vraiment aux jeux du mime de la clone que… enfin qu’il était sur sa dernière action avant de mourir ? De disparaître ? Cela lui fila un coup. Il détourna le regard serrant les dents. Il ne devait pas se laisser aller, il le savait et pour cette raison son regard alla vers un autre point. Il se savait trop expressif. Que devait-il faire ? Se retirer pour se préserver ? Mais il ne pourrait pas le faire il le savait, contre toute logique il se mettrait en danger. Il est indéniablement qu’un grand suicidaire...ou alors le parasite le poussait à vouloir courir le danger...

Le cœur lourd, il eut une pensée pour Atlantis et plusieurs personnes qui lui tenait à cœur surtout une en particulier : Natasha… Cela le rendit un peu plus sombre avec une sensation désagréable dans la poitrine. Non il n’était pas temps de se laisser allez à diverses pensées… Pourtant, il se sentait un peu lourd soudainement, comme si un poids immense était sur ses épaules pour l’enfoncer et le pousser à se mettre contre un mur et attendre … Un moment d’abattement et d’impuissance immense. Il ne voulait pas mourir de cette manière, mais au combat, en action ! Ainsi, il secoua la tête avant de toiser les deux jeunes femmes sans rien dire d’autre qu’un hochement de tête. Il ne savait pas quoi prendre comme décision à cet instant et comme Coleen reprenait son jeu de mime après avoir zyeuté dans les jumelles. La tigresse la laissant faire…

Il eut un petit temps, ne comprenant pas, et Allen prit les devants et cela lui allait bien. Piloter un tank complètement avachi sur les flancs ? Oui ça serait une idée à dire vrai… et surtout un véhicule avec une belle protection pour évoluer sur un terrain hostile.
En même temps le Dédale reprit les communications, cela lui convenait encore mieux, le soutien aérien était une nouvelle force qui pouvaient les dispenser de faire le ménage eux même avec les AT4.

« L’autre côté peut être nettoyé par une frappe orbitale en même temps. Les deux combinés rendraient la position de l’ennemi encore plus instable. » répondit l’homme. Sa voix était loin d’être habituelle, plutôt monocorde et brut. Comme si sortir de son mutisme était douloureux. Mais on ne sentait rien d‘autre, il se maîtrisait et sauf la fermeture totale de son visage en mode : officier a fond, rien ne changeait de l’homme qui s’était barricadé dans son monde militaire. La mort imminente le gênait surtout de la façon avec comme récompense de trahir toute sa race et conviction. Cela, il ne le supportait pas. Et il faisait un effort surhumain pour ne pas penser a la suite et se concentrer sur le présent.

Coleen "No-Fire"


Coleen tapota la cuisse de Pedge, mimant ensuite quelqu’un en train de soulever une charge de ses deux mains. Elle fit ensuite un signe de menton en direction de la tigresse. Elle s’interrompit alors soudainement, comme si quelque chose d’invisible aux autres avait attiré son attention.

Le clone s’écarta de quelques pas, les sourcils froncés, le regard très inquiet puis elle pencha la tête, comme lorsqu’elle avait communiqué avec les Affranchis. Quelque chose semblait se tramer, quelque chose d’horrible. Coleen entrait visiblement dans une intense concentration, mobilisant visiblement tous ses efforts. Elle avait les yeux fermés, la respiration vacillante et son visage se crispa de douleur au point qu’elle mit un genou au sol.

Mais tout s’arrêta soudainement. Coleen ouvrit les yeux, une étincelle de colère illuminant son regard puis elle se redressa brusquement pour se rendre jusqu’à un mur. Elle l’impacta d’un coup de poing rageux avant de s’affaisser un peu, y plaquant le dos, et tomber à genoux. Elle se prit la tête entre les mains.

Elle ne fit aucun signe, d’un air véritablement dépité, résigné. Elle attendit simplement quelques minutes avant de lever les yeux quand tout le monde reçu une communication générale. La voix de Matt Eversman, à peine reconnaissable, horriblement faible. Il était essoufflé, en véritable détresse respiratoire, on aurait cru que quelqu’un venait de l’étrangler.
Il déclara avec toutes les peines du monde :

// Eversman pour Sheppard. C’est une traître... elle nous a mené droit dans un piège. Je répète Coleen est une traître//

John était aussi en train de toiser le manège de Coleen quand l’appel de Matt en détresse l'interloqua et il fronça les sourcils, pour mettre la main à son oreillette et répondre froidement :
// Précisez Eversman //

Comment ça une traitre ? Cela commençait à devenir préoccupant et si ce fut le cas… les maigres chances de sa survie étaient vouées à l'échec. Il avait de fort doute dans cette affirmation et il se demandait même s’il n’avait pas une mauvaise interprétation de son soldat, cela ne serait pas la première fois après tout. Matt n’est pas l’homme le plus logique de la cité, ni le plus malin quand il s’y mettait…Les conclusions faciles sont courantes. Mais le ton de son homme était véritablement inquiétant, quand était-il de Rodney et d’Hamilton ? Les avaient-il envoyé à la boucherie ? Ou étaient-ils tombés dans une embuscade et que la conclusion facile était de se dire : Coleen les avaient trahis en leur montrant le lieu, alors que ce ne fut qu’un mauvais hasard ? Il n’en savait rien. Et puis Matt n’appellait pas sans raison… Il avait quelque chose de bizarre et John était en plein dilem. Naturellement, il aurait cru Matt, mais le manège de la clone était trop perturbant pour s'arrêter sur de simple paroles.

Il toisa la clone qui semblait réellement en détresse… son non verbale était signe d’une grande tragédie, lié à la nouvelle du soldat, cela, il n’y avait aucun doute… Et tout cela ne tournait pas rond, elle semblait complètement dépité...


Pedge Allen


Automatiquement, le regard de Pedge, qui n’avait pas quitté Coleen et son étrange manège, qu’elle pouvait comprendre pour avoir vécu un moment dans le lien psychique qui liait la ruche, devint plus dur. Elle sortit son arme de poing et braqua la clone. En attendant que Sheppard communique avec Eversman et tire des informations sur son affirmation, elle ne devait pas prendre de risque. Elle ne connaissait pas Coleen depuis plus d’une heure, ce qui n’était pas le cas du ranger. Il était atlante, et sa parole comptait quand même plus que celle d’une création de Méda-Iyda supposée les détruire.

Pedge n’était pas débile. La réaction non verbale de la clone montrait qu’il s’était passé quelque chose. Le tout était de savoir quoi, pourquoi, comment, et si elle était trempée là dedans.
« Coleen, prend du papier et un stylo et parle. », fit la texane inflexible en la gardant en joue. Elle comptait lui procurer une arme et elle se félicitait de ne pas l’avoir fait pour le moment. La situation était critique. Si Coleen était une traître, alors les Affranchis et la Multitude aussi, ce qui laissait penser qu’ils ne leur donneraient pas le vaccin, et au regard de la tronche à Sheppard… Pas besoin de faire un dessin.

John ne sortit pas son arme, il devait éviter les combat et Pedge avait réagi avant lui. Il toisa aussi la clone en attendant une réaction, le temps que Matt lui réponde.

Coleen "No-Fire"


Coleen était restait assise.
Prostrée au sol, dos contre la paroi, elle détourna un peu le visage en soupirant, anxieuse. Faire face à l’oeil noir d’une arme, on ne s’y faisait jamais, surtout lorsque c’est l'authentique qui le tient avec cet air aussi sévère.

S'exécutant mollement, avec des gestes désorganisés et des prises peu précises, elle tira un feuille de sa poche puis un stylo. Coleen serrait des dents, essayant de se concentrer, juste pour pincer le crayon entre ses doigts. Elle avait l’oeil torve et le visage blême. La mine toucha le papier et elle amorça un mouvement qui agonisa sur la longueur, ne formant qu’un long trait qui ne voulait rien dire. Elle n’y arrivait pas...

La jeune femme souffla, frustrée. Elle secoua la tête comme si elle essayait de chasser quelque chose de son esprit et elle fit une nouvelle tentative. Le crayon trembla, dessinant une première lettre, puis la mine redescendit mollement.
Coleen baissa les bras. C’était inhabituel de ce que l’on pourrait connaître d’une Pedge. Mais celle-ci abandonna. Elle savait parfaitement que son authentique était si méfiante, à présent, qu’elle n’accepterait pas un lien pour voir ce qu’il s’était passé. Et d’un autre côté, elle avait eu le message émotionnel de Matt.
Elle avait entendu à travers cette porte résolument fermée son cri de haine et de colère, ce « TRAÎTRESSE ! » balancé avec un désir fou de la voir morte. Il ne savait même pas ce qu’il lui en avait coûté d’essayer de le joindre.

La feuille et le stylo glissérent de la cuisse de Coleen, qui servait d’appui, pour rouler au sol. Coleen s’affaissa un peu plus en baissant la tête, regardant ses mains. Ses doigts avaient perdu leur tonicité, elle savait exactement ce qui lui arrivait.

Matt la voulait morte, Pedge ne lui ferait pas plus confiance, les deux authentiques tournaient le dos. Son ressentiment était très fort. C’était comme un “échec et mat”, Coleen se sentait acculée et baissa les mains en se fermant, attendant tout simplement que les Atlantes se fassent leurs opinions et fasse tomber la sentence.


CODAGE PAR AMIANTE


_________________
JohnSheppard

Double comptes : Isia Taylor-Laurence & Alexander Hoffman & Naalem Lays & Elana Ravix//écriture : MediumTurquoise
Revenir en haut Aller en bas
Sam 14 Juil - 20:36
avatar
√ Arrivée le : 23/04/2018
√ Messages : 48
√ Localisation : Atlantis, sur la base, dans l'océan ou à la piscine pour de l'entraînement


Dossier Top Secret
√ Age: 32 ans
√ Nationalité: Norvège
√ Gêne: Non
Voir le profil de l'utilisateur
Pedge Allen


Pedge ne savait pas trop comment se comporter face à l’état apparent de faiblesse de sa vis-à-vis. Est-ce qu’elle jouait la comédie ? Son sentiment intérieur était que non, qu’elle avait accusé le coup juste avant qu’ils ne reçoivent le message radio d’Eversman. Que se passait-il bon sang ? Elle n’en savait fichtrement rien et ce n’était pas l’attitude clairement résignée de Coleen qui lui disait comment agir. D’habitude, elle était si prompte à savoir quoi faire, mais là…
Manifestement, le clone n’arrivait pas à trouver la volonté ou la vivacité pour écrire. Tout témoignait qu’elle en chiait. Mais à quel propos ? Est-ce qu’elle avait fait quelque chose psychiquement qui l’avait vidé ? Y a deux secondes elle mimait King Kong en train de conduire ! Elle était en pleine forme, alors pourquoi subitement elle n’avait plus de jus ?

« Colonel, y a un truc qui cloche avec Coleen. », fit Pedge qui essayait de suivre la conversation entre Sheppard et Matt s’il y en avait une.

« Permission d’essayer de... » De quoi d’ailleurs ? De la toucher et de plonger dans le courant de la ruche ? Elle ne savait même pas si c’était vraiment possible ? « de… de rentrer en contact avec les rebelles pour savoir ce qui se passe pendant que vous communiquez avec Eversman. Mikkel va me couvrir. »

Comment ? Elle n’en savait foutrement rien non plus. Ca commençait à faire beaucoup d’inconnues pour une nana terre à terre comme elle qui aimait bien connaître tous les paramètres avant de se lancer dans un truc, même si elle avait ce petit côté impulsif qui ressortait de temps en temps, comme quand elle avait pété le miroir dans le Dédale avec le popotin d’Isia. Il fallait qu’elle aille se frotter, se mettre en danger. En bonne soldate, elle demandait quand même la permission à son supérieur. Elle ne venait pas d’assassiner Eversman et Jones dans sa tête pour leur insubordination et leur manque de respect pour ensuite n’en faire qu’à sa tête de son côté.

Mikkel Hansen


Mikkel, un peu à l’écart, comme toujours il restait, était toujours en posture de surveillance. Parfois il bougeait de quelques pas comme dans une sorte de ronde restreinte mais sans aller trop loin et restant sur sa position.
Les échanges et discussions stratégiques se multiplièrent jusqu’à ce que Coleen frappa un mur en colère avec de concert une communication radio qui arriva dans les oreillettes atlantes : Eversman comme à bout de force appelant pour avertir le colonel Sheppard que Coleen s'avérait être une traître. Le norvégien avait appuyé sur son oreillette à la voix de son sergent-maître et pote Matt. Il se demandait si ce dernier se portait bien ainsi que Hamilton et Kay. Mikkel espérait qu’ils allaient bien. Il eut une once d’inquiétude en lui grandissante. Il se faisait du soucis pour son pote Matt et se demandait ce qui avait bien pu lui arriver à lui et à son équipe. Le regard du norvégien se teinta d’une noirceur passagère à l’idée que Coleen puisse s’avérer être une traître et puisse avoir tendu un piège à l’équipe Eversman. La lueur dans le regard s'annonçait comme clairement de mauvaise augure pour la traître mais la lueur ne resta que lueur et passa. Coleen lui avait pourtant parut sincère sur certaines choses...

Mikkel suivit son lieutenant dans le sens où il se plaça sur le côté pour avoir deux angles de tir avec son officier sur Coleen mais il resta de sang froid et calme et ne leva qu’à l’horizon son famas sans pointer arme encore - mais pas loin de la pointer. Il proposait là une position pour éviter toute tentative de fuite et en cas de nécessité une position de tirs éventuels sous ordres de ses officiers supérieurs Allen et Sheppard. L'officier Allen ordonna à Coleen d’écrire. Cette dernière n’y parvint pas et le stylo lui échappa. Le stylo roula sur le sol.

Tandis que le lieutenant Allen échangeait avec le colonel Sheppard, Mikkel s’approcha calmement du stylo et d’un coup de pied léger de sa ranger boueuse il le refit rouler vers Coleen. Le geste parut très calme. Pas directif. Juste un juste retour des choses dans l'esprit du norvégien : un retour à l'envoyeur - à un propriétaire. Le norvégien se disait que pour Coleen le stylo c’était comme une voix et, traître ou pas traître, elle avait une voix pour s'exprimer - s’expliquer - le lieutenant venant comme de lui demander de s’expliquer par l'écriture. Pour le norvégien, il ne renvoyait pas là une arme à son propriétaire mais sa voix. Le stylo glissa jusqu’à Coleen. Mikkel resta pour autant distant et à l’écart tout en se maîtrisant à garder son sang froid. Il tenta de rester de glace mais à l’intérieur il avait de l'inquiétude qui s'enracinait et se déployait. Il s'en cacha à rester distant et très militaire.

Mikkel revint au lieutenant Allen du regard et ainsi donc au colonel Sheppard se montrant disponible et prêt à obéir pour toute éventuelle couverture comme ordonnée par son officier supérieur Allen ou pour tous autres ordres de ses deux officiers supérieurs.

John Sheppard


John s’écarta un peu, il n’arrivait pas à tendre les messages radios de manière distincte, surtout que la tigresse s’était approchée aussi auprès de Mikkel, comme pour faire pression. Elle n’avait pas eu le message radio, mais savait très bien qu’il avait un souci avec la double lune.
// Pris… au piège…// Répéta-t-il difficilement, la voix sifflante indiquant une respiration laborieuse.
// Sur quelle affirmation c’est Coleen la traitre ? // reformula Sheppard. Celui avait une voix très dure mais il ne s’en rendait pas compte.

Le sergent était en train de mourir ? John n’en savait trop rien, mais son inquiétude monta davantage en l’entendant en chier grave dans sa communication. Et Coleen qui refusait d’écrire comme si elle avait lâché l’affaire… Si elle ne disait rien pour se défendre, cela allait être difficile de prendre une décision. Il avait trop d’enjeux et de risque. S’ils tuaient la clone comme ça sur les simples propos de Matt, ils perdraient les Natus et les vaccins. Il ne lui restait plus qu'à se tirer une balle dans la tête et prier pour que les Atlantes réussissent quand même la guerre avec un dirigeant en moins. Au fond de lui, John avait du mal à croire à ce genre de chose pourquoi se donner autant de mal ? Pourquoi communiquer avec Pedge ? Cela était trop facile de rester là dans l’ombre pour buter les Atlantes, au lieu de les piéger de cette manière, trop de risque et surtout trop de preuves à montrer tout ça à une personne. Et le comportement de la seconde Pedge était clairement signe d’un abattement, comme si elle attendait la décision, ne trouvant plus la force de se justifier comme une immense déception. Et John savait à quel point cela pouvait l’être…

// Besoin… aide// Matt n’avait ni la capacité de développer ni la force. La gorge continuait de le brûler, de le faire souffrir et chaque mot demandait un effort certain.

John compris qu’il n’aurait pas plus d’information et cela était bien dommage, mais qu’importe, il devait prendre les devants. Il fit un signe de main d’attendre à Pedge, il ne pouvait pas tout faire en même temps ! Surtout que son coeur venait de prendre des tours avec l’appel de son ami et soldat… Alors on se calme deux minutes...Il sentait que la situation et le manque d’information pour affirmer la traîtresse était agaçante ! Son regard alla sur la clone qui ne bougeait pas plus… Pourtant la tigresse insistait aussi sur le stylo tout comme Mikkel l’avait fait avant. Mais là n’était plus le sujet… Matt était en danger et en conséquence son équipe et il fallait réagir et leur trouver un soutiens avant de les perdre.

// Ta position ? //
// Complexe….//
// Dans le bâtiment ou tu n’en sais rien ? // Oui ils n’était pas rendu vraiment… Il soupira, regardant sa montre par un simple tique d’impatience. Manquait plus que ça… Il avait pleins de question à poser à Matt mais il souffrait trop.
// Laisse tombé, je t'envoie des renforts sur le lieu où vous devez censé être. Terminé.// Sinon il allait lui claquer dans les doigts et pas la peine de demander la nature du piège au final.. Matt et ces pauvres réponses n'apporteront rien de plus, John le sentait.
// ZA ici Sheppard, besoin de renforts hommes et armements, l’équipe du sergent Eversman a été pris au piège, surement par une équipe de clones et de Wraiths, prenez garde et faite attention à votre environnement. Je vous tiens informé avec des précisions. Terminé //

Il grogna intérieurement… il avait une multitude de sentiments intérieurs et il était agacé, angoissé et à la fois juste blasé. Il se reconcentra une nouvelle fois, pour pas que ses pensées dérives et le prennent à la gorge. Il regarda Pedge et reconsidéra sa proposition de rentrer en communication avec le clone, il n’y avait que cette solution pour avoir des réponses… Mais pouvait-elle modifier ces visions ? Là était la question.

« Allen, faites, on a pas plus d’information du côté d’Eversman. Et j’ai un doute sur la “trahison” de la nouvelle alliance. Mikkel vous tenez en joue Coleen, prêt à la neutraliser de manière non létale en cas de dérive. Arwé’Shara pareillement. »

Arwé”Shara


La tigresse le regarda d’un air étrange, avant d’hausser les épaule et de lever sa patte en l’air, signe qu’elle l’abbaterait sans soursoullier sur la tête de Coleen pour la mettre KO.

Mikkel Hansen


"Bien mon colonel."

Répondit Mikkel à l’affirmatif dans la force mais cette fois ci pas si tranquille comme de coutume car le norvégien avait entendu Matt dans la galère et même demander assistance. Aussi le soldat s’autorisa au-delà du première classe après la fin des échanges entre le colonel Sheppard et le sergent-maître Eversman un viking
//Tiens bon Matt. Tenez bon. //
à la radio pour Eversman. Mikkel songea aussi à Kay et Hamilton.
Puis Mikkel s’attela à sa mission de tenir en joue Coleen en se rapprochant de la clone - la “demi-lune” - de concert et aux côtés de la tigresse Arwé’Shara. La norvégien s’assura dans l’idée de rester non létal dans sa visée sous les ordres de Sheppard. Il songea aux jambes ou aux bras - au mieux pour couvrir le lieutenant Allen dans sa tentative de communication et en tous cas en s’assurant de ne pas atteindre son officier dans la visée`pour laquelle il opta.

Mikkel se positionna ainsi bien droit et campé dans une posture de couverture. Le norvégien trouvait ça interpellant que Coleen eut comme perdu de sa force de “combattre” - de communiquer. Il sortit de son gilet Molle un serflex au cas où pour avoir le truc à portée de main...

John Sheppard


Il ne pouvait jamais être tranquille… puisque la responsable de la ZA fit grésiller sa radio… une nouvelle fois…
// Mon colonel, ici Jacobs, vous me recevez ?//
// Je vous reçois Lieutenant//
/// Mon colonel...// la jeune femme soupira. // Mon colonel, les blessés ne cessent d’affluer. McAlister et son service sont débordés. Le peu de gars encore valide pour défendre la ZA essaient de stabiliser les blessés. Ferguss n’est pas là...je n’ai aucun renfort à envoyer...//
John soupira, il fout quoi Ferguss… Ils commençaient à manqué de moyen et ça se sentait grave ! La poisse était là… et ce n’est pas bon quand on attaque ! Le flux d’homme aurait dû se renouveler avec le convoi...quoiqu’en tant qu’attaquant, il pouvait perdre plus d’hommes qu’il n’en ramenait // Plus une seule troupe ? Même Tairis ou Natus ? Des nouvelles du convoi ? //
// Toutes les unités sont au front mon colonel. Le Dédale a téléporté du renfort Tairis mais ils sont allés rejoindre leur chef. Ils ont trouvé un moyen de prendre l’ennemi sur ses arrières...je suis sans nouvelle de Ferguss//

Caporal Kim Jones



Kim s’était tenue à l’écart avec Effrel.
Le brave homme était si intrigué, si curieux, qu’elle avait tenté de lui expliquer son origine et la particularité de son visage pendant que les huiles préparaient le plan de bataille. Ce qu’ils ignoraient, néanmoins, c’est que la jeune femme avait récupéré la radio de feu Jenner après sa mort. Elle l’avait fait pour pouvoir appeler Sheppard si jamais leur mission était un véritable échec et que ça menaçait la ZA.

Elle s’était bien évidement abstenue de lui révéler lors de son arrivée. Mais voilà, Kim entendait toute la conversation entre l’officier et Eversman. Cela éveilla des soupçons à l’encontre du clone, d’autant plus qu’elle connaissait un peu le rangers. Le caporal écouta attentivement la conversation entre les deux, gommant les questions du pauvre Effrel et comprit à quel point c’était devenu tendu.
L’équipe d’Eversman avait besoin d’aide et Sheppard n’avait plus de réserves.

« Moi. » Lui fit-elle doucement. « Moi, je peux y aller. »

Elle s’approcha du colonel.

« Je ne suis plus aussi vitale ici depuis votre arrivée. Je peux me constituer une petite équipe. Avec votre autorisation, je prendrais le reste de mon unité et quelques Natus. »

La jeune femme parlait tout en réfléchissant.

« J’ai une radio branchée sur fréquence officier. En chemin, je m’arrange pour connaître la dernière position connue d’Eversman et j’essaie de le tirer de là. Je serais prudente... »
John considera la proposition de la caporale, il n’avait que cette solution pour envoyer du soutien à l’équipe de Matt. Son regard alla sur les troupes restante, s’ils se tenaient au plan de faire sauter la ligne et d’envoyer une frappe il ne fallait pas beaucoup de personnel pour faire le ménage.

« Bien faites, vous me faites un retour de votre effectif Caporal et passez par la ZA pour le matériel. » Il hocha la tête de l’initiative de la jeune femme.
« Bien, je me mets en route... » Répondit le caporal avant de s’éloigner.

« // Matt, ici Sheppard, une petite équipe va arriver tiens bon ! Terminé // » Fit-il dans son oreillette avant de se concentrer sur les mouvements de la clone. Il était en mode officier, sous l’urgence, il était expéditif.

_________________

Mikkel Hansen

Couleur : DarkSalmon
Code signature : Beylin

ch'veux courts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 14 Juil - 20:41
avatar
√ Arrivée le : 04/09/2015
√ Messages : 2806

Dossier Top Secret
√ Age: 42 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Co écrit avec Matt Eversman & Pedge Allen



Coleen "No-Fire"



L’état de Coleen se dégradait très vite.
Elle était de plus en plus amorphe. Faible, lente.
Sa tête s’était à peine levée quand son authentique avait demandé la permission d’entrer en contact avec elle à son colonel. Elle prenait peu à peu l’attitude d’une coquille vide, comme si elle perdait progressivement tout ce qui faisait sa personnalité, les différences qui commençaient à la séparer de son authentique au profit d’un regard vide et absent.

Elle remarqua difficilement Pedge essayer de lui prendre sa main humaine et elle eut la force de secouer négativement la tête. Sa main gantée se leva lourdement et vint entre celle de la texane. Il ne se passait toujours rien mais Pedge comprit très rapidement que le gant n’était pas là que par esthétisme.
Coleen l’avait pris également pour ne pas aspirer Pedge dans le courant au beau milieu d’un combat en cas de contact. C’était pour gérer cet accès, le contrôler. Après tout, le vieux Matt ne lui avait-elle pas dit que Coleen était la clone la plus compatible avec elle pour communiquer dans ce réseau psy ?

Le gant fût ôté et Coleen leva le menton. Son regard était mi-clos, le visage décomposé par un étrange épuisement. Elle était maintenant en sueur. C’était comme si elle était soudainement tombée malade et que quelque chose la rongeait de l’intérieur. La texane allait-elle avoir le courage de se lancer ? De risquer ce contact qui pourrait lui transmettre cet étrange mal ?
La main Wraith de Coleen progressa jusqu’au visage du lieutenant. Doucement, tremblotante de fatigue. Elle était chaude au contact, témoin d’une fièvre qui s’était probablement déclenchée chez sa vis à vis. Puis il y eut la pression, une pointe mentale similaire à celle qu’elle avait vécu sur le fauteuil. Mais cette fois, au lieu d’être absorbée quelque part, c’est l’esprit de Coleen qui fut attiré à elle.

Ce fut comme une onde de choc brutale, un éclat soudain où se dessina l’ensemble du courant. Plus de corps, plus de matière physique. Pedge voyait sans voir les différentes vies, la multitude et les Affranchis qui communiquaient. Dés qu’elle regardait l’un d’eux, elle le sentait en train de se battre, de s’accorder avec ses partenaires les plus proches. De lutter pour survivre. C’était comme percevoir une myriade d’étoiles et qu’une vie représentait chacune d’entre elles. Parfois, certaines vacillaient et s’éteignaient subitement. D’autres perdaient progressivement de leurs éclats dans une lente agonie.
Très souvent, chacune de ces pertes étaient vécues comme une perte unique. C’était comme si la texane avait perdu un membre de son équipe : Sheppard, Mikkel...c’était unique. C’est cette même peine qu’elle retrouvait dans le courant.

Dans ce maelstrom d’informations et de pensées, elle n’eut qu’à se demander où se trouvait Coleen pour que les “étoiles” les plus proche lui pointe un endroit. Il y en avait une toute petite étoile, très jeune et mourrante, qui répondait à la volonté de Pedge avec beaucoup de timidité. Elle n’osait pas s’approcher d’elle, révélant une crainte qui ne correspondait pas à une Allen.

Consciente que c’est elle qui attirait Coleen sur son propre terrain, elle matérialisa un environnement par la volonté de son esprit. C’était un endroit sécurisant de son passé, un partage émotionnel qui devrait rassurer le clone. Comme pour sa première expérience en rejoignant la plage des dirigeants de la rébellion, elle sentit le souvenir se former tout autour d’elle. L’immatériel qu’elle était devenait matériel, faire de son image le corps allongé d’une jeune Pedge de quinze ans, enfermé dans un coffre d’une voiture abandonnée dans un jardin.
Il faisait nuit et il flottait. Ca par contre, ça ne faisait pas partie de sa volonté. Des ténèbres d’une profondeur inégalée trainaient dans le coin.

Cette scène, Pedge l’avait vécu enfant, quand elle fuyait un père violent en s’y cachant avec sa petite soeur. L’odeur était exactement la même, les trous du joint usé exactement au même endroit avec la même forme, la dureté du cuir bien trop abîmé pour empêcher de sentir le cric s’enfoncer dans leur cotes. Tout était fidèle à son souvenir. Même la texture des vieux tapis.

C’était une bulle ferrée qui offrait un sentiment de sécurité, comme une forteresse secrète, un jardin secret invisible, l’endroit parfait pour amener Coleen et lui parler entre quatre yeux. Des petites respirations rapide d’une enfant paniquée s’élevaient tout près d’elle. Les doigts de Pedge palpèrent dans la pénombre l’espace étroit pour tomber sur la vieille lampe rouillée des années cinquante. Celle qu’elle avait toujours utilisée dans ce coffre de voiture.




Le faisceau, éblouissant au début, permit d’y voir enfin un peu plus clair. Sa petite soeur, Sally, se trouvait être remplacée par une Pedge aux cheveux blancs du même âge. C’était Coleen. Son image mentale collait au souvenir de Pedge en représentant une gamine de onze ans, qui plaquait un doigt tremblant sur ses lèvres comme le faisait parfois Sally.
Sauf que cette fois, c’était le visage d’une Pedge gamine avec des cheveux blancs et une petite main wraith.
Elle était paniquée, fragile, et particulièrement faible. Pedge pouvait sentir, comme un septième sens, une cassure très nette chez elle. Une blessure psychique encore fraîche et profonde qui la privait de la majorité de sa force spirituelle. De sa force de caractère. Coleen était salement blessée mais ça ne se voyait pas de manière physique. Peut-être ces grandes cernes et cet air affligé...mais le regard endormi était une marque de fabrique.

« Pedge… » Souffla Coleen en lui plaquant sa main wraith sur la bouche. « Surtout...ne fait pas de bruit...elle est ici...elle vient...chuuuuuut. »

Un grincement odieux et horrible apparut soudainement.
Une influence que Pedge ne contrôlait pas, ces ténèbres profonds, rôdaient autour de la carcasse du véhicule. Ca avait suivi Coleen jusqu’ici et écumait le souvenir de Pedge en cherchant une faille. Une toute petite brèche pour s’introduire dans la bulle de sécurité. Une main griffue racla le métal par-dessus le coffre, juste au-dessus de leurs têtes, en passant doucement. Un signe de ce prédateur qui a faim, qui cherche sa proie en essayant de les débusquer par la peur.
Le grincement alla jusqu’à l’aile de la voiture puis des bruits de pas s’éloignèrent doucement. Les ténèbres rôdaient toujours cela dit et la pluie continuait à torrent, les gouttes impactant le métal dans un grondement persistant.

Coleen ferma les yeux et souffla. Elle enleva sa main et regarda Pedge avec une forme de reconnaissance et d’attachement. Il y avait un lien très particulier entre elle et la messagère.

« Pedge…c’est vraiment toi ? Tu es venue...pour moi ? »

C’était quelque chose d’inédit pour elle. Comme une chance d’avoir enfin un échange verbal dans le courant, à l’intérieur de l’esprit de la texane. De lui faire entendre sa voix, d’avoir cette interaction avec elle.

Pedge Allen


Pedge opina du chef. Oui elle devait procéder, c’était le meilleur moyen d’avoir une information plus complète. Une information qui pourrait peut-être sauver Eversman et son équipe. Il ne fallait négliger aucune piste, et tout comme Sheppard, l’officier Allen se disait que ce serait quand même un sacré coup tordu que de les trahir maintenant alors qu’ils avaient mis pas mal d’énergie pour les rencontrer. Après tout, Coleen avait quand même aidé à sauver Mikkel et indirectement Rodney, non ? Quand Pedge était entrée dans le flux mental de la ruche, par le biais du siège, elle était à la merci du clone, des clones même. Elle aurait pu être attaqué à ce moment là, tant physiquement que psychiquement. Alors pourquoi trahir maintenant ? Surtout… Pourquoi trahir une équipe secondaire… Rodney devait être un objectif principal pour Meda-Iyda, mais Eversman et Hamilton ? Ils n’étaient qu’un cailloux dans une botte, sans grand intérêt. Toute à l’heure, elle avait eu Rodney à disposition, s’il avait fallu le tuer ou le récupérer, c’était toute à l’heure qu’il fallait le faire, pas maintenant. Ou bien espérait-elle voir Sheppard bien atteint pour ensuite se permettre de récupérer Rodney ? Maintenant que tout était foutu pour le colonel, il n’y avait plus qu’à récupérer le scientifique de génie et laisser la décadence tomber sur le reste des atlantes qui allaient s’enliser et crever petit à petit ?

Tout cela était trop tiré par les cheveux, même pour Méda-Iyda. Il ne fallait cependant pas oublier que cette salope avait laissé repartir du “gibier” exprès pour pouvoir récupérer tout le troupeau ensuite. Elle était capable de tout. Elle pensait à tout, elle avait un coup d’avance à chaque fois, mais là, avec l’effet de l’attaque surprise, conservait-elle son avantage ? Pedge espérait que non.
Bref, cela ne tenait pas, elle n’arrivait pas à trouver une logique dans la trahison envers Eversman, Hamilton et McKay. Le seul motif légitime qui pourrait être avancé sur la table, était la vengeance. En effet, la Multitude et les Affranchis avaient quelques rancoeurs tenaces envers les deux soldats qui avaient dégommé la messagère qu’ils leur avaient envoyé. Est-ce qu’ils prenaient leur revanche, rompant derechef une alliance qu’ils venaient tout juste d’accepter ? Pedge avait à coeur de croire qu’une Reine Pedge ne ferait pas ça, pour la bonne et simple raison qu’elle même ne ferait pas ça. N’étaient-ils pas des extensions d’eux-mêmes ?
Matt ne leur faisait clairement pas confiance, et pour la texane, c’était une fragilité qu’il avait. Cela voulait sans doute dire qu’il ne se faisait pas confiance non plus, qu’il n’était pas sûr de lui, et que plutôt que de réfléchir et de se livrer un peu, il préférait effacer les images de lui purement et simplement. Se détestait-il à ce point ? Pedge se posait la question, mais elle trouvait que cela puait les relents psychanalytiques à deux balles. Aussi, ne poussa-t-elle pas la réflexion plus loin. Elle n’avait pas envie de trouver des excuses à Eversman ou même des causes à sa façon d’être. Le seul point qui n’avait pas changé depuis qu’ils avaient été torturé, c’était… En fait tout avait changé. Il y avait une phase où il était plus docile, à tel point que c’était une loque sans volonté. Mais au fur et à mesure qu’il reprenait du poil de la bête, son côté chiant se renforçait. Elle avait toujours eu du mal avec lui, et c’était de pire en pire.

Néanmoins, elle espérait qu’il allait vivre, qu’il allait s’en sortir, qu’il allait trouver une solution. C’était surement simple de charger Coleen parce qu’ils étaient tombés sur un os. Après tout, la Reine n’était pas la dernière des cruches et elle allait tout faire pour que telle ou telle saloperie leur tombe sur la gueule, comme en Magna.

Le sous-lieutenant se pencha donc sur le clone qui semblait vraiment mal en point. Elle était fortement affaiblie, et la raison restait mystérieuse. Se voir contaminée par son mal ne traversa même pas l’esprit de Pedge. Cette dernière voulait une information, et elle l’obtiendrait d’une façon ou d’une autre. Elle prit la main libre de Coleen, celle qui était bien visible et normale. Forcément, et comme Pedge s’en doutait un petit peu, il ne se passa rien de probant. Aussi, dans un effort qui semblait lui coûter beaucoup, la Pedge aux cheveux blancs manipula la main de l’authentique pour l’attraper avec sa main déformée par la présence de son génome Wraith. Aussitôt, le contact se fit et Coleen fut aspirée dans Pedge. Elle l’avait clairement sentie la rejoindre. C’était diffus mais pas suffisamment pour qu’elle l’ignore. Aussi, son esprit matérialisa une scène confortable pour elle, une scène sécurisante : Le coffre de la vieille Chevrolet Caprice de 1972 complètement à l’abandon dans un coin du jardin familial.

Quand son père pétait un cable et qu’il tapait sur sa mère, il était quasiment certain qu’il s’en prenne ensuite à Sally et elle. Il y avait toujours une bonne raison. Alors Pedge avait trouvé cette astuce, et elle s’enfuyait avec sa soeur par la porte de derrière et pour que son père ne les trouve pas, elles se planquaient dans le coffre de la voiture abandonnée. Au début, Sally n’était pas chaude pour entrer dans cet endroit obscur et qui sentait le moisi, mais finalement, c’était assez pratique pour se retrouver seule ou avec sa soeur, en sécurité. Le coffre était verrouillé de l’extérieur, aussi les deux jeunes femmes rentraient par la banquette arrière qu’elles repoussaient ensuite pour en fermer l’accès. Ainsi, le vieux ne manquait jamais de regarder avec sa lampe torche dans la voiture, mais il ne pensait pas qu’elles étaient assez malignes pour aller dans le coffre. Ou alors il n’avait tout simplement pas percuté. Bref, quand il était passé, elles mettaient un peu de lumière avec cette vieille lampe de poche qu’elle retrouva instinctivement dans le noir.
Le faisceau lui montra l’intérieur familier de la voiture. Le coffre était grand, mais il fallait rester allongé. Deux corps d’adolescentes tenaient facilement côte à côte. D’ailleurs, elle semblait avoir rajeuni à cette époque là, tout comme son homologue, qui avait l’âge de la Sally d’alors mais qui n’était pas elle.

La texane opina du chef positivement, et elle suivit son conseil pour ne faire aucun bruit. Le vieux rodait. En réalité, c’était la reine, à n’en point douter, et elle reproduisait presque ce que faisait son père. Il gueulait dans la nuit après ses filles, et souvent, de rage, il frappait un grand coup avec sa lampe (qu’il cassait à chaque fois), sur le coffre de la voiture. Du coup, ça l’énervait encore plus et il se mettait à taper dans les roues dégonflées aux pneus pourris par le temps et la moisissure, ne se doutant pas du vacarme et de la terreur qu’il faisait subir à ses filles réfugiées à l’intérieur de la voiture. La Caprice ne les avait jamais trahi, et ce serait le cas aujourd’hui encore alors que de terribles grincements se faisaient entendre à l’extérieur. Cette salope devait parcourir son royaume psychique pour chercher et détruire ceux de ses sbires qui flirtaient avec l’insubordination, pour ne pas dire clairement ceux qui avaient fait sécession.
Pedge avait un pincement au coeur en revoyant cet intérieur familier. Elle s’était toujours promise, comme un enfant qui investit une peluche en lui prêtant une âme et des sentiments humains, qu’elle ne la quitterait pas et que quand elle aurait les moyens, elle la ferait réparer. Malheureusement, elle n’avait jamais pu. Sa famille s’était dissoute l’année suivante, quand son père avait fini par agresser les flics envoyés par les voisins, et il s’était retrouvé au trou. Sally, sa mère et elle avait fini dans un appart miteux d’Austin, et sa nouvelle vie avait commencé, avec la promesse faite à une voiture qu’elle protégerait sa famille par la suite si jamais cela devait se reproduire.

La pluie avait un côté rassurant. Quand il pleuvait, le vieux ne pouvait pas les entendre parler dans le coffre. Elles pouvaient se permettre dans ces moments là, de pouvoir chuchoter. Ce fut de cette manière là que Pedge répondit à Coleen qui semblait stupéfaite de la voir. D’ailleurs, elle avait la même voix qu’elle, enfin… très certainement, mais comme on s’entendait différemment de ce que percevait les autres, cela ne dérangeait pas vraiment l’authentique.
« C’est moi oui. Qu’est-ce qu’il t’arrive Coleen ? », chuchota-t-elle alors que tous ses sens se tendaient pour percevoir les bruits au dehors du coffre.
Coleen voulut répondre mais les bruits de pas se rapprochèrent et elle se crispa. Mais rien, la chose ne parvenait pas à les trouver. Elle chuchota du même timbre de voix, sensiblement plus jeune :
« Matt a failli mourir...il était si mal. J’ai voulu l’aider. »
Coleen secoua négativement la tête.
« Mais je ne suis pas compatible avec lui, j’ai pris trop de risques. Je me suis sérieusement blessée dans le courant...et la reine m’a trouvé...elle me chasse maintenant. »
« Matt est persuadé que c’est de ta faute… qu’est-ce qu’il s’est passé ? », voulu savoir Pedge, qui reviendrait à la reine et à sa chasse ensuite.
« J’ai senti sa haine quand j’ai tenté de l’aider. Il me hait, Pedge, il veut ma disparition. Il a été attaqué par la dernière arme de la reine. Je ne savais pas que c’était là-bas. »
Elle soupira.
« Je...je ne suis pas un guide michelin. J’ai reproduis fidèlement mon souvenir sur ce plan mais la reine a peut-être changé les choses. J’ai essayé d’aider Matt mais il m’a repoussé. J’ai rien pu faire... »
« Je comprends... », fit Pedge qui semblait réfléchir maintenant. Matt fermait les portes, et il pensait que Coleen essayait de les trahir en participant à sa mise à mort. Elle soupira.
« Je pense que tu connais Matt comme moi. Laisse tomber, n’essaye plus d’entrer en contact avec lui ou de l’aider. Au mieux, donne nous les informations si ça ne va pas et on voit ce qu’on peut faire, mais n’intervient pas toi même. Tu as pu constater à quel point il était en colère contre vous, sa lucidité est entamée et Dieu sait que quand il a quelque chose dans la tête, il ne l’a pas ailleurs. » La texane la toisa pour s’assurer qu’elle comprenait. Elle avait l’impression de filer des conseils à sa soeur cadette, comme à l’époque.
Coleen acquiesça lentement. Pedge et elle étaient comme jumelles, ses propos faisaient forcément un bel écho en elle. La colère qu’elle avait eu pour Matt s'atténua parce que c’était vrai : c’était Matt de réagir aussi bêtement.
« Je te dirai, oui. »
La jeune Pedge hésita avant d’ajouter :
« J’ai senti chez Matt que les autres étaient encore en vie. Mais je crois qu’ils sont blessés et ils souffrent. C’est tout ce que je sais. »
« D’accord, c’est plutôt une bonne nouvelle. Ils ont des ressources. » Il fallait maintenant savoir comment empêcher la reine de mettre la main sur Coleen.
« Pour la reine, comment peut-on... » Pedge s’arrêta. Du bruit dehors indiquait un nouveau passage dans les environs, mais cela s’estompa rapidement.
« Il faut qu’on trouve un moyen pour que tu ailles mieux. », chuchota-t-elle plus rapidement, pressée par l’urgence de la situation.
« Je suis mourante à cause de la reine. Je n’arrive à me défaire de son emprise. Elle draine ce qu’il reste de ma volonté. Je dois la fuir, me cacher dans le courant, et j’irai mieux. »
« Comment je peux t’aider ? »
Coleen secoua frénétiquement de la tête.
« Je veux pas que tu sois en danger. Tu es l’authentique.. »
« Et si on te perd, on perd notre lien avec les autres. »
La jeune femme ferma les yeux, inspirant profondément. Le lien qui se faisait dans le courant permettait une forme de septième sens du côté de Pedge. Elle était en mesure de sentir le doute et la crainte de Coleen. Le genre d’émotions que la texane aurait pu avoir mais qu’elle n’aurait jamais montré ouvertement. Le clone finit par abdiquer et révéla la seule solution qu’elle avait en tête :
« Il faut détourner son attention, que je puisse aller me cacher dans le courant. Si elle ne me suit plus, elle ne pourra plus m’atteindre... »
« Du genre si je me montre, ça pourrait le faire ? », demanda Pedge un peu perplexe. Elle ne saisissait pas tout encore. Cette notion de courant, ou encore d'immatérialité, lui rendait les choses difficiles.
« Elle va sentir que tu es différente. Elle va te poursuivre dans le courant, sur tes environnements. J’irai me cacher pendant ce temps... »
Pedge s’ajusta. Sa position n’était pas aussi confortable que dans son souvenir.
« En plus, elle m’adore. », fit la texane cyniquement. Avant d’ajouter : « Qu’est-ce que je risque concrètement ? Peut-elle agir sur mon physique ? Mon esprit ? Si elle m’attrape par exemple ? Et comment je sors de tout ça ? » Elle avait un milliards de questions.
Coleen comprenait, un léger sourire marqua son cynisme et elle essaya d’être concise :
« Le courant, c’est comme une rivière. Une goutte, une vie, un souvenir...pour s’exprimer, on matérialise. Un lieu, un souvenir, selon le but. Elle va te poursuivre dans tes lieux pour t’attraper, t’attirer dans les siens. Si tu n’arrives pas à lui échapper, elle te fera comme moi. Elle fera de toi un être vide. »
La jeune femme s’expliquait mais elle avait peur pour Pedge. Elle avait peur qu’elle se fasse prendre par la reine.
« Tant qu’elle ne t’attrape pas, tu contrôles là où tu vas. Si tu tombes dans ses lieux, il y a toujours une échappatoire. Pedge... »
Elle la regarda dans les yeux avec gravité.
« Nous savons ce qu’elle t’a fait...ne te bats pas contre elle. Dans le courant, elle est bien plus puissante. C’est une reine Wraith. Ne te bats surtout pas... »
« Alors il me faudra fuir si c’est la seule solution. » Pedge était tentée d’affronter la Reine. Si elle gagnait, elle réglait le problème de la guerre. Mais la texane n’avait pas le complexe du héros comme pas mal de soldat. Elle était consciente de ses faiblesses et de ses qualités, et elle s’était déjà frottée à la reine avec le succès qu’on lui connaissait. Autant dire qu’elle serait la dernière des connes de se jeter dans la gueule du loup par pure vanité. Certes, elle se pensait souvent meilleure que le péquin du coin, mais elle n’était pas non plus imbue d’elle-même au point de pouvoir penser qu’elle rivaliserait avec une reine Wraith dans son univers.
« Dernière question, comment je sors du courant ? »
« Il suffit d’y penser...comme quand tu étais sur le siège. Mais la reine ne doit pas t’atteindre ou elle fera comme pour moi. Elle te dévorera. Quand tu auras fui et que tu seras sûre de ne pas être “accrochée” par sa volonté, tu pourras rentrer. »
Coleen eut une expression de reconnaissance à son égard. C’était vraiment de gros risques qu’elle prenait. La main de Coleen se posa sur son épaule.
« Tu n’es pas habituée à rester dans le courant si longtemps, ça va abimer ton esprit...ne tarde pas. »
« Tout est clair pour moi. Bonne chance alors. », fit-elle en s’apprêtant à pousser la banquette pour ressortir par l’habitacle. Coleen la retint soudainement pour ajouter :
« Je ne suis pas une traître. Je suis comme toi...et tu m’as donné un nom. »
« Pedge… C’était le prénom que voulait absolument p’pa. Coleen c’était plus pour maman. Alors autant que je garde celui-là pour moi, non ? ».
La texane n’attendait pas spécialement de réponse.
« Merci Pedge. On se retrouve de l’autre coté ! »

La nuit était noire.
Véritablement noire, comme de l’encre. La pluie se faisait battante, comme si l’état était touché par l’une de ces catastrophes naturelles, les cyclones. De violentes bourrasques de vents soufflaient en envoyant les grosses gouttes contre la jeune Pedge qui peinait à y voir. Parfois, quelques éclairs zébraient ce ciel sans nuage ni étoiles. Il était évident que la reine avait renforcé son influence sur le souvenir sécurisé de la texane, essayant de le corrompre. Mais la voiture avait très bien tenu.

Soudain, un bruit de verre cassé attira son attention. Sur le porche de la maison devenue flétrie et étonnamment rongée par la pourriture, le bois gondolé et terne, sans couleur, se trouvait la silhouette de son père. Mais seulement la silhouette. Il faisait si noir qu’on ne remarquait pas les détails de son habit ni même son visage.
Pourtant, quand un éclair illumina soudainement les environs, la silhouette s’éclaira pour révéler rien de moins que la reine Méda’Iyda, engoncée dans ce “vêtement” de paternel, qui la fixait d’un air atrocement cruel et malsain.
Le septième sens de Pedge l’alerta que c’était bel et bien la reine. La vraie, pas un clone. Sa puissance spirituelle était tout simplement incommensurable, elle en faisait plier le lieu de Pedge, la maison commençant à craquer de partout et la voiture s'aplatir comme si elle avait été placée au rebut. Le père de Pedge s’avança lentement, de manière fantomatique, les mains ouvertes en se terminant sur une série de griffes particulièrement inquiétante.
En approchant, elle cherchait à sonder la texane, trouvant en elle quelque chose de foncièrement différent que les clones qu’elle avait pour habitude de fliquer.

Dans le nouvel éclat de tonnerre, la voix de la reine monta comme une promesse de malédiction.
« Toi... »

La vision soudaine de son paternel lui fila un coup quand même. Elle ne s’y attendait pas en fait. Heureusement, elle fut rapidement convaincue que c’était là la reine. Néanmoins, la colère était belle et bien présente, et elle se combinait avec le ressentiment qu’elle avait pour son vieux.
« Tu m’as l’air en forme. », fit Pedge avant de tourner les talons et de se tirer en courant. Elle ne devait pas jouer le jeu, elle devait fuir, fuir le plus loin possible de cette engeance. Elle ne pourrait pas la battre ici et elle ne pouvait pas se permettre de discuter sous peine de se faire avoir. Cette petite constatation était simplement une petite boutade pour lui rappeler qu’elles s’étaient quittées toutes les deux dans un état lamentable, rien de plus. C’était son terrain, et même si la reine pouvait le modeler ou le pervertir à sa façon, ça restait son terrain. Elle avait cavalé ici une grande partie de son enfance, et elle connaissait les lieux par coeur. La pluie battait son visage alors qu’elle courrait à en perdre haleine. Elle pouvait se diriger vers le champ de maïs qui poussait d’un côté de la cloture de la maison, mais c’était se risquer à l’aveuglette dans un environnement qui serait certainement plus avantageux pour un prédateur comme la Wraith. Du coup, elle fila vers le village, qui lui donnerait bien plus de cachettes.

Il suffisait simplement à Pedge de penser et l’environnement lui répondait comme par magie. Si une porte se trouvait verrouillée, un déclic soudain lui permettait d’entrer et la clé se trouvait derrière. La texane avait l'embarras du choix mais, malgré tout, son septième sens était cruellement mis à mal. Les ténèbres que représentait la reine recouvrirent soudainement le village. Les lampadaires cessèrent d’éclairer les uns après les autres, en séquence, comme mourant sur le passage de Méda’Iyda. Les ampoules finissaient toutes par éclater.
Arrivé sur la place centrale, la reine aux contours du paternel se mit à tourner sur elle-même, sifflant en regardant toutes ces cachettes potentielles.
« Mon chiot m’est revenu...Pedge Allen...comment trouves-tu tes soeurs ?!? »
La reine avança pour longer quelques bâtiments, regardant par les vitres qui, comme soumises à sa corruption, se fendaient progressivement avant d’éclater en morceaux.

Pedge ne comptait pas répondre. Elle avait trouvé refuge dans l’épicerie du père Goriot. Il y avait une porte arrière, ce qui pouvait faciliter la fuite au cas où. Le but était de faire gagner du temps à Coleen en attirant la reine ailleurs. Pour le moment c’était réussi. La véritable Allen était du pain béni pour cette femme. La texane se sentait assailli par les ténèbres. Elle avait un poids sur elle et elle ne parvenait pas à s’en défaire. C’était opprimant. Elle vit, depuis sa planque derrière le comptoir, son ennemie regarder par la fenêtre. Les carreaux étaient en train de se fissurer avant d’éclater. Ni une ni deux, par la force de son esprit et parce que c’était possible ici, elle embrasa le vieux comptoir en bois et elle le propulsa vers la devanture aux fenêtres brisées. Nul doute que ça allait foutre le feu à la bâtisse entière, mais qu’est-ce qu’elle en avait bien à foutre finalement ? L’essentiel était de fuir. Encore et toujours. Elle s’élança donc vers la porte arrière mais quelque chose lui aggripa soudainement la gorge.
Une longue saucisse perche qui pendait par la poutre...une foutue saucisse perche transformée en serpent et qui sifflait, venait de la chopper à la gorge.
Pedge commençait à comprendre les mécaniques de l’environnement et ce qu’elle pouvait en faire. Elle se retrouva avec un hachoir dans les mains, et, la stupeur passée de se retrouver avec une saucisse serpent autour du cou, elle abattit d’un coup sec la feuille de boucher sur la charcuterie vivante.

La texane était en train d’être soulevée par cette chose, ses pieds battant au-dessus du plancher lorsqu’elle parvint son geste. Mais lorsqu’elle retomba, elle eut l’impression de s’enfoncer dans le parquet comme dans des sables mouvants...ou une dalle de béton qui n’avait pas séchée.
Dans son dos, un rire sadique et cruel monta. Le comptoir venait de mettre le feu à toute la façade et, comme un démon des enfers, la reine se dessinait à l’intérieur sans être inquiétée de la chaleur. Les vêtements et les contours qui faisaient son paternel se mirent à brûler dans une odieuse odeur de chair grillée rappelant le poulet. Méda’Iyda prenait sa douche dans le feu…

« Si divertissante...ça m’a manqué. »
« Ce n’est pas réciproque. », fit Pedge en cherchant un échappatoire. L’odeur était horrible et ne donnait absolument pas faim. Elle tenta de se grandir pour accrocher quelque chose au plafond, mais ses jambes qui s’allongeait s’enfonçaient dans le sol au fur et à mesure et elle comprit que ce n’était pas la solution. Du coup, elle ramena le plafond à elle en faisant rapetissir la bâtisse en flamme tout simplement. Elle se hissa à l’aide d’une poutre qui commençait à s’embraser, mais elle décréta que son propre feu ne lui ferait pas de mal. Par contre, elle fit céder l’ensemble de la charpente sur la position de la reine, histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce. Elle ne devait pas se lancer dans un duel de la sorte. Elle sentait que ça lui en coûtait plus qu’elle ne le pensait que de manipuler son environnement mental. C’était un duel d’esprit, et elle n’avait pas les ressources, aussi têtue et bornée était-elle. L’entraînement manquait certainement.

Le bois et l’étage du dessus s’écrasa soudainement sur la reine qui râla. L’endroit où elle se trouvait se transforma en un monceaux de bois brisés, de lattes de planchers et de mobiliers provenant de l’étage supérieur. Les flammes grimpèrent et emportèrent le tout sans que Méda’Iyda n’en sorte. La fumée était en train de devenir omniprésente, étouffante. Elle piquait les yeux et la gorge. Le temps que la texane se rende compte que ce n’était pas normal, elle sentit cette épaisse fumée prendre vie et lui sauter dessus. Comme une bourrasque de vent très soudaine, elle arracha un placard de son logement en direction de Pedge. Elle le reçut de plein fouet et tomba de son perchoir avec une terrible brutalité, retomber mollement du peu de hauteur qui restait.
La fumée d’incendie se compacta alors en une silhouette progressive, la silhouette de la reine qui reprenait une matière organique tout en approchant d’elle. Pedge sentait que la puissance de l’esprit de la reine n’avait même pas baissé.

« Tu vas venir avec moi. »

Elle n’avait vraiment pas l’avantage. Elle ne savait pas si elle avait mal ou pas. Est-ce qu’elle le ressentait ? Ou son cerveau, sous la violence du choc, lui disait qu’il ne pouvait en être autrement ? Qu’importe, elle devait remettre de la distance entre elle et cette reine. La reine approchait, et elle était acculée contre un mur. Soudainement, son corps s’incrusta dedans et elle s’en extirpa de l’autre côté. Oh, d’un moment à un autre, ce mur allait exploser avec la progression de la Reine, mais elle aurait un peu le temps de courir pour gagner du temps. Coleen ne devait plus être dans le coin maintenant. Au fur et à mesure de sa course, Pedge dressait des murs droits derrière elle, autant d’obstacle que la reine devrait casser si elle voulait la suivre. D’ailleurs, derrière un mur, elle imagina une immense cuve d’eau, qui, en cassant, ne manquerait pas d’emporter cette salope avec elle, lui faisant perdre encore plus de temps.

Les différentes détonations confirmèrent bientôt que la reine usait de la force pour essayer de passer les multiples défenses. Même la citerne fonctionna avec brio. Néanmoins, il n’y eut plus aucun bruit après. Juste...des aboiements...la clinique vétérinaire d’à côté !!!
Les vitres se brisèrent soudainement et trois molosses couvert de plaies béantes lui foncèrent dessus. La reine n’était pas en vue, elle cherchait probablement à compenser son retard. Pedge sentait qu’elle avait mis un bel écart entre elles deux.

Elle maîtrisait le concept maintenant. Ça devenait intuitif en réalité et c’était presque jouissif de modeler un environnement par la pensée. Rien que pour ça, elle ne voulait pas s’en aller. Elle savait que Coleen était maintenant en sécurité, elle le sentait dans le lien qu’elles partageaient toutes les deux. Elle devait donc s’en aller. Oui, mais pourquoi ? Elle était toute puissante ici, non ? Ou presque. D’ailleurs, elle entoura les clébards de cage aux barreaux épais, les coupants dans leur élan. Ils s’écrasèrent le museau entre les barreaux, lesquels étaient en train de se rapprocher de plus en plus. Bientôt, ils seraient écrasés. Pedge continuait de courir maintenant. Elle devait se raisonner, c’était le moment de sortir du flux. Tant pis pour la frustration.

Mais soudain, un voile de ténèbres recouvrit ce qu’il restait de l’environnement. Plusieurs silhouettes de la reine se formèrent autour de Pedge, l’entourant, la privant d’issues. Elles étaient toutes là, l’air sadique et goguenard, avec une voix d’ensemble qui lui vrillait les oreilles.
« Tu t’en vas déjà, mon petit chiot ? Nous faisons que commencer... »
La texane semblait prise au piège. Pourtant, une timide petite lueur se dessina au fond, tout au fond, à la sortie du village. Comme une porte que l’on avait laissé entrouverte avec la lumière allumée.
« Tu es à moi...tu m’appartiens. »

La fuite aurait été trop simple. Elle était maintenant entourée, et pourtant, là bas dans le lointain, il y avait quelque chose, une issue pour s’en sortir.
« Dans tes rêves. Ca n’a jamais été le cas. », maugréa Pedge.
Dans le même temps, Pedge explosa en un nuage de fumée avant de se rematérialiser devant chaque reine présente. La voix d’ensemble, un peu nasillarde et blasée de la jeune femme s'éleva elle aussi :
« Ça n’a jamais été le cas ! »
Et chacune des Pedge poussa chaque réplique de la reine, avant que l’originale ne s’extirpe du rond en tapant un sprint vers la sorte qu’elle voyait au fond du village. Il lui fallait de la vitesse, beaucoup de vitesse.
Un terrible hurlement de frustration lui prouva qu’elle avait réussi son coup. La reine était maintenant trop loin derrière pour pouvoir la rattraper. Ces images miroirs n’avaient que pour but de la retenir, la véritable Méda’Iyda était encore plus en arrière pour essayer de combler le retard. Les copies de la reine disparurent donc.
Pedge était sur le point d’atteindre la porte quand un soudain vacarme attira son attention. Sur la route qui descendait du village, entre les collines boisées, descendait un énorme objet sifflant dans sa direction. Des moteurs en feux, deux ailes, un nez métallique.
UN PUTAIN DE BOEING 747 LUI ARRIVAIT DESSUS !

Tout cela défiait toute logique. Pedge n’était pas connue pour son imagination débordante, mais là, c’était délirant. Mais pourquoi pas une fusée tant qu’à y être ? Ou un porte avion ?? Il fallait qu’elle conserve son calme et qu’elle dévie l’objet d’une manière ou d’une autre. Et qu’est-ce qui pouvait transporter quelque chose d’un point A à un point B ? Une Porte des Etoiles. Elle en matérialisa une énorme avec le vortex déjà allumé. La Porte d’arrivée se matérialisa au niveau des doubles de Pedge et cette dernière laissa faire en augmentant encore sa course vers la sortie.
Dans le terrible vacarme d’une explosion, suite à ce crash aérien “transféré”, Pedge pu sentir l’esprit de la reine vaciller. Elle n’eut aucune faiblesse mais elle le sentit parfaitement : elle lui avait balancé un poing en pleine figure. La reine avait prit l’avion sur le coin du nez. Retour à l’envoyeur.

Quand elle passa l’étrange porte de sortie, elle sentit tout son environnement se désagréger. Pedge repassa dans l’immatériel qu’était le courant et découvrir la masse sombre, informe, et dangereuse qu’était la reine dans ce réseau psy. Perdue et désorientée, elle chercha frénétiquement parmis ces innombrables étoiles à la recherche de Pedge. Tout le monde se tenait à carreaux, rendant impossible de discerner le rebelle du clone obéissant. Un “nuage” de ces étoiles avait étrangement bougé pour entourer la texane et la noyer dans la masse. Comme avait dit Coleen, une goutte, une vie, un souvenir. La reine ne parvint pas à la retrouver, Pedge pouvait enfin revenir dans sa réalité sans craindre de sévices.

Coleen "No-Fire"


Du point de vue extérieur, Pedge s’était connecté à Coleen durant dix interminables minutes où toutes les expressions étaient passées sur son visage. Pourtant d’habitude si neutre, la texane avait exprimé involontairement tous les efforts et les souffrances liés à son combat contre la reine.

Quand elle émergea dans sa réalité, elle fut soudainement prise d’un tel mal de crâne qu’elle faillit tomber dans l’inconscience. Pedge fut victime d’une véritable crise nerveuse qui impacta sa respiration et ses mouvements.

Coleen avait repris des couleurs. Elle était revenue en même temps que Pedge, beaucoup plus alerte, comme si son agonie n’avait été qu’un jeu de théâtre. Elle receptionna Pedge dans ses bras et accompagna la chute de son corps en la faisant pivoter petit à petit, que sa tête repose sur ses cuisses. Le clone la garda allongée ainsi, lui massant l’épaule d’un geste de compassion et rassurant, comme pour lui dire que ça allait passer.

Mais personne, à part elle, ne pouvait savoir l’horrible contrecoup que vivait la texane après être resté si longtemps dans le courant. Et surtout avoir disputé une telle rencontre spirituelle contre la reine. Tous ses membres s’étaient engourdis et elle avait l’impression de faire une crise d’asthme mêlée à une profonde panique involontaire.

Coleen déboutonna le haut de sa veste, abaissant également la fermeture éclair de son gilet, afin de libérer sa respiration. Son regard se détourna sur Mikkel, la tigresse, Sheppard, angoissée à l’idée qu’ils puissent penser qu’elle soit responsable de l’état de la militaire. Mais elle allait reprendre bientôt ses marques. La séparation entre courant et réalité allait bientôt lui revenir et son esprit cesserait de s’emballer comme ça.
Pedge avait fait quelque chose d’impressionnant que les Affranchis comme la Multitude avait observé. Ils savaient tous le violent revers qu’elle venait d’imposer à la reine.



CODAGE PAR AMIANTE


_________________
JohnSheppard

Double comptes : Isia Taylor-Laurence & Alexander Hoffman & Naalem Lays & Elana Ravix//écriture : MediumTurquoise
Revenir en haut Aller en bas
Sam 14 Juil - 20:59
avatar
√ Arrivée le : 23/04/2018
√ Messages : 48
√ Localisation : Atlantis, sur la base, dans l'océan ou à la piscine pour de l'entraînement


Dossier Top Secret
√ Age: 32 ans
√ Nationalité: Norvège
√ Gêne: Non
Voir le profil de l'utilisateur
Pedge Allen


Pedge sortit du bain d’eau froide dans lequel elle était. Elle émergea comme si elle devait reprendre une respiration depuis longtemps trop retenue. La jeune femme avait basculé sur le côté en se tenant la tête. Ça tambourinait tellement là dedans qu’elle avait envie de faire qu’un avec ce tambour et de frapper son crâne sur le sol en pierre. Elle était crispée, les muscles lourds et soumis à des formes de crampes nerveuses. Elle se sentait tellement las, mais douloureusement las. Ce n’était pas une bonne douleur, comme l’on pouvait ressentir après une bonne séance de sport, le lendemain ou le surlendemain. C’était vraiment en elle. Finalement, ce n’était pas le sol en pierre qu’elle avait sous elle, mais les cuisses de Coleen qui l’avait réceptionnée quand elle était sortie du courant. Ça portait bien son nom mine de rien. Elle avait vraiment l’impression d’avoir nagé dans une eau tumultueuse, mais dans le sens opposé.

Pedge peinait à reprendre sa respiration, et cela se traduisait par des prises d’airs intenses et rapides, saccadées par moment, et des bruits de gorge qu’on ne lui connaissait pas. Elle avait besoin d’oxygène et pourtant, alors qu’elle en avalait de pleine gorgée, ce n’était pas suffisant. Elle était revenue dans la réalité. Elle n’était plus dans cet immatériel, dans ce flux d’esprits interconnectés, et son cerveau s’emballait parce que la cassure était trop nette, trop rapide. Comment savoir si elle était revenue ou pas ? Son corps qui lui disait merde par milles souffrances était une bonne indication.

« Elle est... », voulu dire Pedge en se redressant mais Coleen força sur son épaule pour l’en empêcher. Il fallait visiblement qu’elle reste allongée un peu plus longtemps. Pedge insistait parce que c’était important : « elle est... » nouvelle prise d’inspiration avant de finir par un : « ok. »

Mikkel Hansen


Mikkel observa l’échange entre le lieutenant Allen et Coleen. Il resta patient et calme des minutes qui s’écoulèrent. Elles purent pourtant paraître comme interminables car toujours dans ce stress que les choses partent d’un seul coup en vrille et en naufrage.
Au bout d’un moment, au terme de l’échange, l’officier Allen s’effondra tandis que Coleen la réceptionna. La demi-lune lui dégagea son col et ainsi ses voies respiratoires. Mikkel suivit du regard les gestes de Coleen qui lui parurent “alliés” et dans l'assistance. Le norvégien ne put s’empêcher d’adresser pour autant un bref regard à la tigresse comme pour s’assurer qu’il interprétait dans le bon sens et du même temps checker la réaction de la tigresse.

Arwé”Shara


La tigresse ne comprenait pas tout ce qui se passait avec cette sans poil qui touchait la demi-lune comme pour voir sans son esprit. Ce genre de chose, c’est le clan d’Eura qui réalise ce genre de prouesse et elle n’était pas très à l’aise avec cette “magie”. Surtout que l’homme a moitié mort dans l’objet d’oreille du colonel parlait de trahison, alors il fallait se montrer prudent. La Tairis abaissa sa patte en voyant Pedge revenir et son regard se leva sur le soldat en face d’elle qui devait protéger la femme au pelage rouge.

« Pas de coup de patoune. » dit-elle sérieusement, voyant que la demi-lune était là en assistance et non en attaque envers celle qui devait vérifier les paroles.

Mikkel Hansen


Mikkel acquiesça viking à la tigresse d’un hochement de tête à l’affirmatif. Ìl aurait pu décrocher un sourire à l’expression de la tigresse dans un autre contexte.

Le norvégien revint très vite du regard sur Coleen et de là au lieutenant Allen.

Le lieutenant parut comme en crise. Le norvégien tenait du regard autant le lieutenant que Coleen. Il contrôla ce qu’il se passait là. Il tâcha de rester de sang froid face à la crise de son officier mais il sentit en lui de l’inquiétude et un coup d’effroi. Collen accusé de traîtrise pouvait bien continuer sur sa lancée à faire un à un des altantes des fantômes. Mais la tigresse aussi parut avoir confiance : la demi-lune ne paraissait pas agir de manière suspecte.

Le lieutenant avait pu prononcer quelques mots : “Elle est ok”. L’officier Allen avait-elle... confirmé... ? Mikkel se disait que le lieutenant parlait sûrement de Coleen.

Il garda pour autant en joug Coleen gardant l’ordre de son colonel actif et glissa son regard sur son colonel Sheppard.



_________________

Mikkel Hansen

Couleur : DarkSalmon
Code signature : Beylin

ch'veux courts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 14 Juil - 23:18
avatar
√ Arrivée le : 04/09/2015
√ Messages : 2806

Dossier Top Secret
√ Age: 42 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: ATA
Voir le profil de l'utilisateur
Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Co écrit avec Matt Eversman & Pedge Allen



John Sheppard


John s'était approché aussi de la scène sans pour autant gêner l'éventuelle intervention du tigre et de Mikkel. Franchement voir un Tairis avec la patte levée avait un côté assez drôle et inquiétant ... les dix longues minutes semblaient interminables et John se laissait aller à quelques pensées, autant diriger sur l'équipe de Matt espérant que la caporale arrive à temps, sur Pedge qui était dans un autre monde et le reste du front. Le nombre de blessé important et les jumpers qui n'arrivaient commençait à être difficile pour les Atlantes. Comme dans chaque guerre il y a des hauts et des bas et dans celle avec la reine grognasse chaque petite victoire se payait chèrement et il redoutait de n'avoir pas assez d'effectif avec lui. De ramener un Dédale transformé en morgue qu'en vaisseau de combat.

Quand Pedge reviens parmi les ombres, John ne put s'approcher davantage tellement il avait du monde et surtout que Coleen était là en train de rattraper son double.

« Lieutenant? » Celle-ci répondit difficilement ... elle est ok... Son regard alla sur Coleen. Une forme de soulagement l’inonda… un souci en moins. Il fit un signe pour abaisser les armes métallique ou naturelle de chacun.
« Que c'est t'il passé alors ? » Mais il se rappela que Pedge ne pouvait pas encore bien parlé et la blanche... comment dire ? Cela serait trop long.

« Elle ne parle pas. Pour le moment on a autre chose à faire. Double lune est loyale. Maintenant, il fait attaquer le dévoreur avant qu'il décide que vos popotins sont alléchants ! Et puis j'ai faim ! Je n’ai pas mangé et j'aimerai qu'on se dépêche de trouver les autres double lune sinon je n'aurais pas de viande à la prochaine phase de repos ! » Cela était faux, elle n'avait pas faim, mais elle voulait que ça bouge, elle sentait que le temps était suffisamment coulé pour devenir un désavantage pour eux.

Le colonel hocha la tête amusé par la réplique de la féline qui avait raison, Pedge devait se reposer encore... elle n'était pas en capacité. Donc autant la laisser tranquille le temps que tout soit mis en place.

« Mikkel, regroupez les Natus restant avec Arwé'Shara. »
« Bien mon colonel » Acquiesça Mikkel - et aussi de la tête.
Quant à lui, il attrapa Effel pour l'informer qu'il devait mettre en place son plan de ligne et de faire attention à sa tête, puisque une frappe aérienne allait venir. L'homme se dirigea vers les jumelles, lançant un regard tout en hochant la tête vers la clone, pour lui affirmer qu'il était en confiance. Avec l'aide des jumelles et de sa grille d'officier pour quadriller le terrain le colonel, était en train de calculer la zone de frappe, ainsi quelques longues plus tard sa radio grésillai :

// Ici Sheppard pour Dédale. Demande frappe aérienne sur le secteur F-80 degrés 5 et horizon H sur la droite. Ligne de bâtiment à percer pour frapper ligne ennemie.

Arwé”Shara


De son côté la tigresse lança un regard vers Mikkel et elle lui fit un signe de tête tout en se levant.
« Bon agitons nos patounes avant que le temps nous transperce ! » Et elle començan à zyeuter autour d’elle, pour voir où était les Natus vivants et non partis avec la sans poil aux yeux en fente.

Mikkel Hansen


Mikkel acquiesça viking à la tigresse. Cette fois-ci le norvégien ne put s’empêcher de lâcher un brin de sourire au parler aussi animal que guerrier de la tigresse - “patoune” pour sûr ce terme ça allait lui rester en mémoire.
Le norvégien s’engagea bien vite à regrouper les Natus encore capables de se battre en se dirigeant vers eux dans de bonnes foulées et en pas de courses.
Il lui arriva de poser une main encourageante sur épaule à certains d’entre eux avant de se hâter à en rassembler d’autres par-ci par-là.
Mikkel désigna le point de ralliement voulu aux différents Natus.

Arwé”Shara


La tigresse n’eut aucun mal à rassembler les Natus qui vouaient un véritable respect à sa race, cela avait un certain avantage mais comme la majorité des félins, elle n’en profitait pas. Elle finit par rejoindre Mikkel à la zone de regroupement, s’étirant comme un gros chat.

« Première fois que tu fais guerre ? » demandat’elle au norvégien, elle tourna la tête vers le colonel qui était en train de faire quelque chose d’étrange avec sa carte et les jumelle… elle ne chercha pas à comprendre plus, les Atlantes sont compliqués mais efficace et c’est le principal.

Mikkel Hansen


« Ouais, de cette envergure ouais. »

Répondit-il avec grande spontanéité à la tigresse.
Ouais. C’était un soldat. Il avait déjà servi la Norvège avant Atlantis. Il avait vu des trucs. Il s’était déjà battu sur des bâtiments maritimes de guerre. Il avait fait des missions. Mais une guerre de cette ampleur… de cette envergure... c’était bien la première fois… ...
Dans l’agitation, il n’avait même pas eu le temps de s’interroger - de réfléchir. Il eut un regard au loin pour son officier Allen et pour Coleen puis pour son colonel Sheppard. Alors.. Coleen était bel et bien dans leur camp... Il eut envie d’en tisser un brin de sourire. Mais le norvégien eut une pensée trop inquiète pour Matt et l’équipe Eversman - Kay et Hamilton. Drôle de guerre. Et comment allait le colonel Sheppard avec sa blessure due au mystérieux parasite ?

« Drôle de guerre. »
Confia-t-il à la tigresse.
Mikkel resta viking dans la confidence.
Ouais ça restait la première fois qu’il faisait ce genre de guerre - perturbante.

« Et toi ? T’en as beaucoup à ton actif ? »
Demanda-t-il ayant déjà observé ses ornements de guerre.

Arwé”Shara


Elle était bien d’accord, c’est une étrange guerre, mais surtout à cause de ce mélange de peuple. Il fallait s‘adapter aux coutumes et aux manières de faire de chacun, même si tout le monde se callait sur les techniques de guerre des Atlantes. Autant les Natus pouvaient prendre leurs armes ou matériel mais ce n’était pas le cas des tigres qui devaient faire avec leurs propres armes. Elle trouvait ça dommage, puisqu’elle trouvait les fusils étaient très bien, car tuaient à distances.

« Mon clan est spécialisé dans le combat et la guerre. Nous nous entraînons beaucoup et nous partons loin pour combattre toute sorte de créatures et sécuriser nos plaines. J’ai eu beaucoup de réussisses…Mon frère et le chef du clan des Waldna. Ça ferait rayure que la sœur ne soit pas aussi bonne que le prétentieux Rion Lastar ! » dit-elle avec humour. Son frère était connu pour être très sûr de lui et se vanter de manière amusante, généralement, il était le tigre qui avait le droit aux vannes de la part des autres chefs, puisque Rion était très naturel et un peu bourrin parfois et il adorait la taquinerie donc tout le monde s’en donnait à cœur joie avec lui. Il n’y avait rien de méchant, juste de l’amusement bon enfant. Rion était très aimé et respecté des autres clans et des autres Tairis en générale.
« Je suis meilleure que lui, mais il ne faut pas lui dire, cela lui ferait tomber ces crocs » dit-elle d’un air malicieux avec un clin d’oeil en prime.


Mikkel Hansen


Mikkel écouta les récits de clan et de guerre de Arwé’Shara. Le norvégien lâcha un brin de sourire guerrier à l’humour de la tigresse qui évoquait comme son devoir d’être digne voire d’égaler et qui savait peut-être même de dépasser son frère et chef de clan.

« Je ne dirai rien. »

Répondit Mikkel réceptif à la malice en acquiesçant dans un baissement de tête viking et avec un franc sourire.
« C’est sage parole, car tu ne courras jamais assez vite si je décide de te croquer les fesses ! »
« Tu n’arriverais jamais à temps avant mes salves de tirs. »
Dit-il guerrier - viking - et dans l’humour.
La tigresse se mit à rire dévoilant ses crocs ornées. « Et en plus tu comptes tricher ? Aucun crocs ! » elle le provoquait un peu dans l’humour.
Mikkel resta de sourire et parut malicieux sur la tricherie - pilleur guerrier.
« Mais des balles ! » Acquieça-t-il dans l’humour.
« Aucun crocs ! Est une expression, pour dire aucun courage, le sans poil a balle ! » ajouta t’elle en ricana.
« Quoi ? Aucun courage ? » Grimaça-t-il un peu. Il secoua la tête dans le négatif. Mais il resta dans le sourire. « On s’combat au corps à corps quand tu veux. » Dit-il guerrier - viking sûrement insouciant sur le moment.
« J’aime bien comme expression. Le sans poil à balle. La poil à crocs. » Ajouta-t-il viking et proposa-t-il en retour une expression pour elle avec un regard.

Il voulait se battre avec elle ? Sérieusement ? la tigresse eut un large sourire carnassier qui sur un félin de 1m80 fait clairement flipper ! Le prédateur dans toute sa splendeur ! Son nouveau surnom la fit rire un peu plus fort et elle donna un coup de patte aux jambes, plutôt doux pour pas envoyer valser l’homme, qui pouvant quand même sentir la force. Il n’aurait pas de bleu mais pas loin.
« Dès qu’on a déchirés les derniers ennemis, je t’attrape le sans poil à balle et je te montre ce que c’est que le courage ! » Elle haussa des épaules d’un air magnanime « Promis je ne mettrais pas les griffes, il faut bien que tu te reproduises et ce n’est pas avec la demi face en moins que tu vas séduire ! »

Mikkel sentit le coup de patte - heureusement contrôlé dans la force par la tigresse mais dont on pouvait sentir sa grande force. Le viking eut une grimace avec quelques serrages de dents mais se força à y rester stoïque. La grimace voulut ainsi s'effacer vite. Il faillit jeter un aïe mais il s’y ferma et se contrôla. Trop de fierté à vouloir rester viking. Il voulut en rester viking même face au sourire carnassier de la tigresse. Il vit bien ce sourire. Il en resta guerrier. Mikkel de sang-froid. Mais à l’intérieur il se disait que quand même il voudrait pas s’y frotter ! Pourquoi avait-il dit ça ?! Rha la la. Elle lui certifia que dans le combat où elle lui montrerait le courage elle ne le grifferait pas pour qu’il.. qu’il puisse se reproduire ! Mikkel la regarda avec un sourcil en l’air un court instant. Il revint à un visage viking.
« Et pourquoi pas. J’peux séduire même avec des cicatrices. »
Répondit-il guerrier. Lui-même il n’y croyait pas du tout. Déjà qu’il séduisait pas de base alors avec des cicatrices bonjour ! D’ailleurs le ton de parole parut moins affirmé et moins solide.

La tigresse hocha la tête dans un « mais oui mais oui ». Elle se rapprocha de lui, levant la patte vers son visage et lui montra la taille de sa patte à comparer de sa tête. Elle sortit même ses griffes longues de 5 centimètres.
« mouai…Sacré cicatrice … femelles sans poil aiment visage déformé ? » elle fit retomber sa patte au sol.

Mikkel leva le regard sur la patte de la tigresse. Il avala salive. Il resta viking. Il s’y entêta. Mais il avala salive. Il quitta du regard la patte qui pourrait en vrai lui décoller la tête de son cou. Bon… ok… l’esprit viking avait ses limites peut-être bien... Il vit les longues griffes... Il regarda de nouveau la tigresse. ll se targua à rester viking en apparence même s’il grimaça un chouilla.
« Non… Non je ne crois pas qu’elles aiment ça… Enfin de c’que j’comprends moi des femelles sans poil… enfin de la gente féminine j’veux dire . »
Répondit-il et mélangea-t-il les expressions. Fallait pas qu’il retienne cette expression…

La tigresse semblait bien s'amuser, elle était satisfaite d’avoir trouver quelqu’un avec un peu d’humour et de le provoquer de la sorte. Elle se ravit de la voir être moins sûre de lui, une manière d’avoir une forme de victoire en somme. Arwé lui fit un clin d’œil en reposant sa patte.
« Elles ont compliqué vos femelles ? » guerrier ou non, les Tairis sont curieux par nature. En tout cas l’homme commençait à prendre le pli tigre et cette erreur de langage plaisait bien à la tigresse.

« Bah j’sais pas… Peut-être bien... » Lui répondit-il d’abord en se grattant sa joue barbue. « J’arrive pas à savoir quand la fille est intéressée en fait. » Se confia-t-il à la tigresse. « Pis j’sais pas trop toujours ce que veut la fille. Genre, par exemple, tu vois, j’ai été avec une femme sans poil, une pilote, bon déjà ça ça craint mais passons, elle m’avait dit qu’on partait sur une relation libre, que chacun pouvait voir ailleurs si tu préfères, parce que chacun était réquisitionné sur sa plaine en gros, elle sur des avions et moi sur des bateaux, pis au final elle m’a demandé si j’étais resté fidèle. Le pire c’est que comme un con je l’étais resté mais je lui ai dit bah non c’est logique que non. Par fierté peut-être. Pour pas avoir l’air con. T'imagines elle m’aurait dit derrière bah moi non j’suis pas restée fidèle. J’aurai eu l’air trop con. Enfin bref. » Eut-il une toux comme pour s’excuser d’avoir trop parler.
Le norvégien n’était pas du tout bavard à l’origine comme gars…

Il n’y avait pas grand monde, car les Natus s’organisait non loin et John était en train de passer son appel radio pour le Dédale. Arwé écouta l’homme un peu circonspecte par son histoire de femelle. Elle ne comprenait pas bien pourquoi cette sans poil lui demandait d’être infidèle puis après lui demander de l’être après. Elle n’avait pas la définition de « relation libre » mais elle le devinait par la suite des propos du viking.
« Elle n’est pas fiable dans ces paroles… J’ai l’impression que vous les sans poil vous n’êtes pas très fidèles dans vos amours. Il y a toujours un mâle ou une femelle qui décide de voir ailleurs. » Elle allait souvent aux site alpha, pour discuter avec des sans poil et a force elle entendait les bruits de couloirs sur leurs vies...Pour les tigres ce n’est pas aussi problématique, quand un membre du trio voulait avoir un autre tigre il en informait les autres qui acceptait le nouvel amant ou non dans leur vie de famille mais acceptait le choix de l’autre tigre d’aimer un autre aussi. L’infidélité chez les Tairis étaient inexistante à cause de leurs franchises et de leur loyauté impressionnante.
« Et elle, elle était restée dans votre union ? Ou elle a trouvé d’autres mâles ? »

A l’avis de la tigresse que la jeune femme n’avait pas été fiable le norvégien en soupira un peu. Elle avait peut-être proposé cette relation libre pour se protéger vu les métiers de chacun elle hôtesse de l’air et lui dans la marine. Ca leur aurait peut-être compliqué la vie la fidélité.
« Je sais pas. Je l’ai jamais su. Elle a dit que oui, qu’elle a été voir ailleurs, mais elle a peut-être fait comme moi, elle a peut-être menti. Après oui elle a trouvé d’autres… mâles… enfin hommes. » S’étonna-t-il à dire en prenant le parler tigre.
« Ouais, t’as peut-être raison, les sans poil ne sont pas très fidèles dans leurs amours. »
« Dans ce cas faut pas chercher à l’être. » Logique Tairis par excellence : ne cherche pas à être quelque chose que tu ne peux pas être.
« Ou faire comme nous, couple à trois. » dit-elle naturellement avec un rictus.
Mikkel, viking, même si par fierté ne le disait pas, voulait quand même y croire un peu en la fidélité mais bon… à quoi bon… Ouais peut-être fallait-il réfléchir à ne pas persister de l’être. Mais bon le viking était du genre persévérant et… et là il entendit la suggestion de faire un couple à trois. Les tigres faisaient ça eux. « Un couple à trois ? »
Il eut un temps de réflexion. Ca pourrait peut-être le faire mais…
« Oh non je ne peux pas supporter deux femmes sans poil en même temps. » Il imaginait déjà les crêpages de chignons. « Et deux hommes et une femme ? Ouais non. Pas question que je me mette en couple avec la femme d’un autre. Je crois que je vais m’en tenir au couple à deux... Enfin je sais pas comment ça se passe pour vous mais ça me parait encore plus compliqué qu’une femme sans poil seule pour moi... »


La tigresse eut un petit sourire amusé, cela avait l’air assez pénible d’être un sans poil mine de rien. « Qu’importe composition des sexes, deux mâles une femelle, deux femelles un mâle ou trois mâles et trois femelles… cela n’a pas d’importance tant qu’il y a de l’amour et de la loyauté. Ça se passe bien, car on parle et on accepte les avis et les paroles des uns aux autres… Le Tairis est franc. Si un Tairis veut ajouter une autre personne, les autres peuvent refuser de partager leur hutte avec mais laisser le tigre voir son autre mentra. Ça forme d'autres huttes, mais généralement, le nouvel amour est accepté et intégré dans la famille, les autres ne sont pas forcés d’avoir de l’amour pour lui. De l’affection comme on apprécie un nouvel ami oui. » Dit-elle avant d'ajouter :
« Je suis avec ma “mentra”, une femelle qui est restée sur la grande plaine, elle avait un autre compagnon, un mâle qui est ici à la guerre. Je ne suis pas amoureuse de lui, mais il vit avec moi sous ma hutte. Il est le “mentra” de ma “mentra” et voilà. Chacun vie ensemble et tout se passe bien. »
« Tu trouveras une femelle sûre de ces paroles qui ne viendra pas mélanger ton esprit inutilement. Tuas du pelage au menton donc tu fais viril » ajouta-elle par humour avant de tourner la tête vers les autres humains, tout le monde se mettait en place. « Bon ça va être le moment du boum. »

Mikkel trouva cette manière de vivre des tigres très intéressante - rafraîchissante. Il écouta avec attention. Il acquiesça. Il eut un sourire amusé à ce que la tigresse lui dise qu’il trouvera une femelle et surtout à ce qu’il fasse viril de son pelage au menton réceptif à l’humour. Le terme de “mentra” lui plaisait bien à l’oreille de viking.
« Merci Arwé’Shara. »
Remercia-t-il son écoute, leur échange, le partage - ce moment. Il trouva un écho similaire chez la tigresse qui lui rendit son salut avec la tête.
Il acquiesça de nouveau et de plus belle et plus sérieux à l’annonce du boum.
La guerre allait reprendre. Mikkel revint au soldat de première classe prêt pour ça.


CODAGE PAR AMIANTE


_________________
JohnSheppard

Double comptes : Isia Taylor-Laurence & Alexander Hoffman & Naalem Lays & Elana Ravix//écriture : MediumTurquoise
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Atlantis Insurrection :: Galaxie de Pégase :: Planètes explorées :: Le Boc-