Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Dim 15 Juil - 11:43
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allo v'la les pompiers

"L'homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute aventure technologique."


Au réfectoire de la Cité, Liam portait son plateau de nourriture avec entrain à dîner après avoir survécu à la file d’attente comme beaucoup dans les parages et dans le brouhaha de la cantina.
Il s’approcha d’une table. Il posa son plateau et s’y attabla. Il s’assit sur une chaise. Bon dieu elle lui parut inconfortable. Molle. Il rejoignit là plusieurs personnes qu’il salua et avec qui il discuta avec joie dans la bonne humeur. Il ne reconnut pas les visages des deux femmes et de l’homme aux uniformes atlantes mais ils avaient tous l’air très sympathiques. L’ambiance se voulait conviviale. Il était sur les coups de midi – en tout cas la salle était lumineuse. Les discussions parurent légères.
Une parole perça : « Ottawa alors ? »
Et puis arriva une autre personne qui rejoignit la table. Celle-ci arriva avec son fauteuil roulant. Liam reconnut son ami Joe. Il ne s’étonna pas de le voir sur Atlantis. Il l’accueillit même avec le sourire. Il devait être en visite. Peut-être lui avait-on proposé un job ici. Ce serait top ! Ça le changerait de son métier de pompiste. Il portait l’uniforme atlante et même à l’épaule le drapeau canadien. Sa femme était-elle aussi ici ? Joe s’y connaissait en moteurs. Il pouvait même faire redémarrer les voitures bonnes à la casse. C’était certain, même les technologies atlantes, il les décoderait avec son grand sens du pragmatisme et ses connaissances des moteurs à explosion. C’était le maître de la fourgonnette dans son ancienne équipe et le plus solide de la bande.
« Ottawa ouais. Caserne 3. L’un des meilleurs pompiers de notre section. Un sacré veinard. Un sacré petit veinard ouais. »
Liam sourit et puis peu à peu il ne se sentait plus sourire. Il était en train de manger avec les doigts son repas. Joe le regardait d’un air étrange.
« Il n’a rien. Moi j’ai perdu mes jambes. Sam la vie. Regardez-le. »
Joe sourit. Le sourire avait un côté étrange. Il refilait soudain de l’effroi. Il passa comme dans des notes ténébreuses. Joe n’aurait jamais laissé sa femme sur Terre pour rejoindre Atlantis. Jamais.
« Regardez ce Liam plein de vie. »
Liam se regarda le mains. Il vit ses mains pleines de sang. Il vit des bouts de chairs et de tissus sur ses doigts. Il bouffait des organes. Il bouffait des intestins, un cœur broyé, des poumons en pièces, des organes déchiquetés - des viscères humaines en guise de repas. Il sentait en avoir plein la bouche. Il avait la gerbe soudain et une nausée atroce – inimaginable. Il rejeta là son repas en s’y éloignant. Il se sentait dans la honte. Il sentait les gens s’horrifier autour de lui. Il sentait encore le regard de Joe posé sur lui. Liam regarda Joe. Il se sentit l’appeler à l’aide. En vain. Joe, toujours, gardait cet air aussi souriant que de ténèbres.
Mais Joe leva le regard sur le côté. Liam ne se souvenait plus qu’il avait autant une gueule cassée ce brun aux cheveux ternes et à la mâchoire carrée très tracée. Les lumières grésillaient. Quelque chose grésillait ici ou ailleurs. Liam pouvait l’entendre. Joe revint du regard à Liam.
« Saleté de lumières.»
Lui dit-il. Liam y resta interloqué. Il parut s’agripper à un message. Il sentait comme un message qu’on voulait lui adresser mais qu’il n’arrivait pas à saisir – à décoder. Tout lui parut trop brouillon.
Derrière lui, au self, il entendit soudain une voix familière.
« Qui en veut encore ? »
Une voix de femme. Elle servait des organes en sang dans les plateaux du self-service de cette cantine étrange d’Atlantis. Liam se retourna. Il se sentit de là comme dans la cuisine de Sam tout d’un coup. La jeune femme servait alors ses enfants d’un court bouillon – une recette française. C’était la femme de Sam. Souriante. Liam sentait comme l’hiver canadien et percevait et vit par la fenêtre de la cuisine des flocons de neige. Il devait faire si froid ici et peut-être même ailleurs.
« Liam nous a encore vidé notre frigo Sam. Depuis quand j’ai un adopté un autre enfant ? N’a-t-il pas une famille ? Ne peut-il pas gâcher sa famille plutôt que la mienne ? Oh Liam ! Tu es encore là ? Tu en as encore là. »
Désigna-t-elle son coin de lèvres a priori en sang à en vomir. Liam se leva de sa chaise. La table avait comme disparu. Il avait l’impression que le sol – du carrelage soudain marron - penchait sur le côté et se biaisait. Lorsqu’il marcha, il avait cette l’impression que ses jambes se décomposaient sur place. Il les sentait comme de sable – de cendres peut-être – et il peinait à avancer comme s’il cherchait à marcher ici alors qu’il ne pouvait pas ailleurs.
Lorsqu’il avança, il ne crut jamais parvenir à rejoindre la scène comme si elle s’éloignait sans cesse au bout d’un tunnel.
« Sais-tu de quoi ont peur les marins ? » Demanda Sam à une de ses filles. « Des tempêtes ! » Lui répondit-elle fièrement se sachant détenir la bonne réponse. « Eh non perdu ! » « Mais si. Ils ont peur des tempêtes. Il ont peur de quoi alors ? » « A ton avis ? Qu’est ce qu’on peut bien redouter au beau milieu de l’océan? » « Des requins ! Un iceberg ! Comme dans le Titanic ! » Sam rigola. « Eh non ! » « Dis moi papa ! » « Demande à Liam. Il te répondra. » « Liam, c’est quoi la réponse ? »
La pièce parut comme noire. Il faut que je parte d’ici , sentait-il en lui. Liam voulait partir. Il avait l’impression de se le répéter. Il se sentait rester là où il était alors qu’il n’appartenait pas à ici.
Soudain, il se sentit se retrouver en fauteuil roulant. Il vit des liens sur ses poignets. Attaché sur le fauteuil roulant. Les mains en sang. Les jambes en sang. Le corps en sang. Il avait chaud. Il sentit comme des flammes autour de lui. Il sentit comme brûler vif bientôt. Il cherchait à se défaire de ses liens sur le fauteuil. Il ne sentait plus ses jambes. Il ne pouvait les bouger. Il cherchait à revenir. Il cherchait à se réveiller. Mais il se sentait attaché. Attaché dans son cauchemar.
« Joe ! JOE ! » Gueula-t-il ici et ailleurs. « JOE ! »
Liam se redressa en sueur. Il était dans son lit. Il se sentit bizarre. Il se sentait réveillé mais bizarre. Il reconnut sa chambre altante. Il se sentit sur Atlantis. Il se calma. Puis il prit la couette et la releva, comme lorsqu’il faisait pour se lever. Et, alors, il remarqua, ses jambes carbonisées. Il entendit grésiller. Les lumières vacillaient – venaient et disparaissaient – crépitaient comme le feu.
Il se réveilla de nouveau. Il se redressa un peu mais resta figé un temps. Il se rendit à la salle de bain laborieusement après quelques minutes. Il ouvrit l’eau pour s’asperger. S’aspergea-t-il ? Il ne savait déjà plus. L’eau dépassait le lavabo. Déjà ? Si vite ? La salle d’eau avait déjà une surface d’eau sur le sol. Il était pieds nus dedans. Il avait envie de pisser. Il pensa aux chiottes de sa chambre mais il n’alla pas pisser. Il n’osa pas se regarder dans le miroir – fuyant son reflet. Il ne se vit pas. Il faut que je parte d’ici, sentait-il encore. De là sa radio sur sa table de chevet se mit en marche. Il entendit son grésillement. //Liam… // Appelait-on d’une voix faible un homme qui parut comme engouffré Liam le savait dans des décombres. La voix de Sam il reconnut. Il faut que je parte d’ici, tenta-t-il encore de se réveiller. Mais il n’y parvint pas. La radio grésilla.
Elle grésilla de plus en plus fort à ses oreilles… jusqu’à lui parvenir…

//Monsieur Sandon ? Monsieur Sandon ? Vous êtes attendu près du pôle médical pour contre-expertise de l’incendie Morphéas. Monsieur Sandon ? A vous. //

Liam tendit le bras et prit la radio.
// J’arrive. Terminé. // Signala-t-il.
Il la reposa sur la table de chevet. Il se leva difficilement et alla tant bien que mal se préparer. Liam bel et bien réveillé.

Le Liam de l'anti-incendie arriva sur place trois quarts d’heure après.

Il arriva au détour d’un couloir en fauteuil roulant. Liam en avait emprunté un parmi d’autres à l’infirmerie avant de venir sur le lieu de rendez-vous. Il avait bien justifié cet emprunt. Il avait bien noté quelque chose sur un papier et l’avait accroché sur le tableau pour prévenir ses confrères.

« Monsieur Sandon ? » L’atlante mécanicien le regarda interloqué un instant à cause du fauteuil.
« Bon on a quoi ? » Demanda Liam comme si de rien en tournant ses roues pour se caler du regard sur les traces de brûlures. Le mécanicien oublia alors le fauteuil roulant en fin de compte.
« Oui. Nous voulions vous montrer ça, avant que nous avancions sur les réparations. C’est ici… jusqu’à là-bas » Désigna-t-il du doigt plus loin. Liam alors fit un état des lieux toujours en roulant de son fauteuil.
« Vous nous avez déjà bien retardés... » Ajouta le mécanicien un peu agacé.
« Ouais... » Répondit Liam en observant les dégâts occupé par autre chose sur l’instant. « Désolé ! Panne de réveil. Le Jet Lag. J’ai encore du mal à m’y faire. »
Le mécanicien acquiesça à moitié. Il chercha un drapeau sur l’épaule du pompier mais Liam ne portait pas l’uniforme atlante. « Vous venez d’où ? »
« Canada. » « Argentine.» Répondit le mécanicien alors. Liam vit son drapeau sur son épaule. Il connaissait mal les drapeaux mais désormais il connaissait celui de l’Argentine. Liam lui sourit.
« Y’a des photos de tout ça ? » « Oui. Enfin les militaires ont dû sûrement tout récupérer. » « Les militaires ? » Grimaça-t-il. Il chercha dans sa poche intérieure dans un réflexe terrien puis soupira. « J’suis con… J’ai plus de smartphone ici... » « J’ai un gars qui a un appareil et peut vous prendre des photos. On les déposera à la sécurité. »
« Merci. J’y vais. Je vous laisse travailler. J’ai du travail aussi. Encore désolé pour le retard. » « Vous nous ferez un compte rendu Monsieur Sandon ? »
« Euh ouais ok. Je vous ferai ça. »
Liam partit alors, toujours, en fauteuil roulant.
L’argentin le regarda partir un peu interloqué mais revint vite à sa besogne. Il fit signe aux deux autres mécaniciens qui attendaient plus loin. Les techniciens s’attelèrent aux réparations.

Liam se rendit quant à lui au pôle sécurité où il frappa à la porte vitrée pour s’annoncer.

« J’suis passé voir. » Déclara-t-il. Les gars ne comprirent pas ce que Liam foutait en fauteuil roulant mais ils laissèrent tomber. « Faudrait faire le point sur tous les dispositifs de sécurité de la Cité et faire une enquête pour vérifier que tout le monde connaît les protocoles de sécurité. » Enchaîna-t-il.
Un des gars ne saisit pas trop pourquoi en faire autant soudain. « Y’a un problème ? » Liam fit un signe négatif de la tête. « Oh non. Tout va bien. » Lui sourit-il. « Je commence par les bureaux administratifs. » « Attendez Monsieur Sandon, on peut avoir quelques explications là ? » « Bah, je commence avec l’administration, car si ça put les huit couleurs des smarties chez les gestionnaires de cette Cité, ça veut dire que c’est chaud chaud cacao pour tout le reste de la Cité. » « Que voulez-vous dire ? » « C’est de la merde vos dispositifs anti-incendie. » Lui répondit-il. De là Liam prit son badge de sécurité avec ses autorisations d’accès et s’apprêta à partir. Les gars restèrent un peu sur le coup. « Faites nous un rapport en fin de journée Monsieur Sandon. » « Ok. Pas de problèmes. » S'engagea-t-il avant de partir. Il leva les yeux. Il avait déjà deux comptes rendus à faire quoi ! Il prit en passant un brassard rouge de la sécurité et un brassard jaune réfléchissant de la sécurité. Il se mit tout ça autour des bras - un par bras. Il embarqua du papier et un stylo qu’il mit sur ses cuisses puisque ce dernier toujours assis.

Le pompier arriva jusqu’à la place centrale de la Cité. De son fauteuil roulant, il regarda les escaliers et les fixa. Il se fixa là et regarda les paliers impraticables pour son deux roues. Il regarda les passants et tourna un peu ses roues se tournant un peu.
L’un des passants s’arrêta : « Vous, vous cherchez à monter ? » « Oui s’il vous plaît. J’aimerai rejoindre les bureaux administratifs. » « Il y a un ascenseur de service. Si vous voulez bien me suivre. » Liam le suivit tournant roues. Ils entrèrent dans l’ascenseur. Pas très grand.
« Attendez euh… C’est de la technologie atlante. » Liam observa de sa hauteur et vit très bien alors le panneau de contrôle. Il voulut répondre qu’il n’y avait aucun problème mais la réflexion de l’atlante l’avait comme bloqué sur le moment sans trop savoir pourquoi. L’atlante ne parut pas souvent emprunter l’ascenseur mais finalement l’ascenseur fonctionna. Il sourit à Liam d’un air forcé et Liam lui sourit d’un air un peu forcé aussi. Les portes s’ouvrèrent. « Merci. Bonne journée. » Remercia Liam en sortant. « Je vous en prie. Bonne journée à vous aussi. »

Liam s’arrêta un peu après la sortie de l’ascenseur pour ne pas gêner le passage. Il annota deux-trois trucs dans son dossier. Il s’agissait d’une pochette regroupant tout un tas de papiers le tout sur un support dur – le même que les dossiers médicaux de l’infirmerie sauf qu’il n’utilisait pas le clapet en métal pour coincer les feuilles. En tournant les feuilles, il semblait que Liam n’avait pas que du vierge mais aussi des formulaires et des plans de sécurité de la Cité. Il écrivit de la main gauche. Liam gaucher. Liam regarda à des endroits qui parurent précis mais où il n’y avait pourtant rien. Il ajouta notes supplémentaires. Il semblait avoir un regard d’inspection. Il posa le dossier sur ses jambes et repartit sur ses deux roues.

Il se rendit jusqu’aux bureaux des hauts gradés et administratifs.
De là il se rendit jusqu’à un bureau administratif. Celui de Erin Steele.

Liam était déjà passé devant ce bureau lorsqu’il ramena le chat Harry à son maître Hoffman. Le chat s’était arrêté à ce bureau et y avait gratté de sa patte griffue. Liam ne fit encore aucun rapprochement. Il ignorait même qu’il se rendait là au bureau de Steele.
Toujours il était en fauteuil roulant avec son dossier sur les cuisses. Il portait autour du cou son badge de son cordon avec photo, identité, attribution de fonctions ainsi que le code barre des accès. Sur la photo, il avait une tête de déterrée assez drôle d'un lendemain de fête.
Liam en profita pour regarda un peu le couloir d’abord, et, bien sûr, il annota deux-trois choses sur son dossier à l’arrache. Liam notait que par mots-clefs et ne formulait aucune phrase. Il écrivait aussi très mal mais bon il pouvait se relire donc ça lui suffisait lui. Il soupirait déjà à l’idée de faire des rapports. Il en profita pour annoter deux trois trucs sur les traces de l’incendie Morphéas qu’il avait encore en mémoire avant d’oublier comme un con de poisson rouge.
Pendant ses prises de notes, il tendit le bras et frappa à la porte, avec poigne de pompier et énergie de gars bien taré, et continua à prendre quelques notes rapides. Si tout était assez mal écrit, tout semblait structuré, car on y voyait des tirets, des numérotations - des écrits qui parurent assez structurés.`Mine de rien.

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Liam Sandon

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Allo v'la les pompiers
Feat. Liam Sandon


Diriger n’était pas simple tous les jours. Ça demandait des responsabilités, des heures de sommeils en moins, des heures de travail en plus, des crises de nerfs, des interrogations stratégiques, tant financières que militaires, du management, du social, du comptable, bref, une panoplie de compétences qu’il fallait utiliser à tour de rôle selon les situations. Le côté chronophage était un sacrifice personnel, compensé par une paie plus large il était vrai. Mais est-ce que cela valait vraiment le coup ? Erin faisait une petite rétrospective de sa vie ici. Arrivée sur Atlantis en mars 2016 après avoir été recruté par la Commission Internationale de Surveillance comme consultante, et envoyé ici pour garder un œil sur l’expédition pour la ladite commission qui n’avait pas d’agent sur place, elle était maintenant co-responsable de la direction d’Atlantis, au service du Directeur de la cité. Elle avait pris du galon assez rapidement après les affaires de mœurs de Janvier 2017, ce qui avait plus que satisfait son ambition d’évoluer. Seulement voilà, elle n’était pas toujours armée pour tout cela, même si elle faisait de son mieux et qu’elle s’appuyait sur des personnes compétentes pour la conseiller.

Politicienne autant que directrice, elle devait ondulait dans deux univers de prédateurs, largement protégée par la distance entre Altantis et la Terre. Elle savait néanmoins que son poste était précaire, car il suffisait à quelqu’un de décider que l’administration devait changer de tête, pour que ce soit le cas. Sur cela, elle n’avait aucun pouvoir, comme les deux autres responsables avec elle. Arrivée en 2016, presque veuve d’un époux qui n’avait pas eu le temps de la demander en mariage avant de mourir, elle avait depuis rencontré Alexander avec qui elle avait d’abord familiarisé, avant de devenir intime, dans une belle idylle inespérée. Il restait un soutient pour elle, en tant qu’homme et collègue, et cela faisait leur force en quelques sortes, surtout que les deux administratifs étaient régulièrement sur la même longueur d’onde. De ce côté-là, elle savait qu’Hoffman ne lui planterait pas de couteau dans le dos pour briguer une place en solitaire.

Décidément, Atlantis était une expérience unique. Elle qui s’était promis de ne plus mêler vie privée et vie professionnelle… C’était complètement raté. Mais, il fallait reconnaître qu’elle avait quelques circonstances atténuantes, non ? La cité vivait en vase clos, les gens se côtoyaient tous les jours, et forcément, le boulot empiétait sur le personnel, et vice versa. Finalement, il n’y avait plus vraiment de frontière établie. Ils étaient loin de chez eux, et ils y restaient 24h/24 et 7j/7. La civile plaignait les militaires qui ne pouvaient pas laisser libre cours à leur sentiment avec leur confrère. Après tout, ils étaient dans la même situation qu’eux quelque part, et c’était injuste de permettre à des civils de se mettre en couple, et non à des militaires. Elle pouvait fort bien demander au conseil d’administration de lever cette interdiction, l’expédition étant civile, il leur revenait le droit de l’administrer comme bon leur semblait, mais elle avait déjà mis une fois les pieds dans des affaires militaires, en venant chier dans les bottes du Colonel Caldwell sur son propre croiseur, et cela lui avait valu, outre l’inimitié de l’officier, quelques ennuis à son arrivée sur Terre. On lui avait clairement fait comprendre que son pouvoir avait des limites, et qu’il ne fallait pas se coller les instances martiales sur le dos. Bref, elle s’était fait souffler dans les bronches, et elle ne comptait pas recommencer de sitôt.

« Mademoiselle Steele, vous m’écoutez ? »
« Oui, excusez moi Petra. »

Erin était dans le dur de son travail. Pourquoi avait-elle divaguée de la sorte ? Elle ne savait pas trop. Peut-être était-ce parce qu’elle se remémorait son arrivée, où ses responsabilités étaient moindres et où elle n’avait de compte à rendre qu’à la CIS, comme un employé lambda. Maintenant, elle était dirigeante, et elle devait rendre des comptes à la CIS, au président, à l’armée, et aux membres de la cité. Aujourd’hui, elle allait annoncer à un homme qu’il repartait sur Terre, pour un comportement déplacé et des compétences en bernes. Ce n’était pas de gaité de cœur qu’elle se lançait dans ce genre d’entretien, mais elle ne pouvait pas laisser faire Alma pour ce genre de cas. La responsable des ressources humaines avait fait monter le dossier sur son bureau, et il appartenait à Erin de le traiter désormais, et de le mener jusqu’à son terme.

Petra était l’assistante d’Erin, une fille intelligente qui lui rendait beaucoup de service. Au début, elle ne voulait pas s’encombrer d’une collaboratrice, mais force était de reconnaître qu’elle la déchargeait pas mal des tâches subalternes. Elles étaient en train de revoir ensemble le dossier de Mike Miller en vue de son entretien, quand ce dernier se présenta à sa porte en compagnie du soldat Hirsh. Une sécurité allemande toute en muscle qu’Erin avait préféré faire venir également. L’entretien commença :

« Monsieur Miller, merci d’être venu. ». L’autre répondit par un grognement et un signe de tête. Ce n’était pas un mec très ouvert, et il n’était pas bien bavard. Replié sur lui-même, il regardait Erin en coin, sans jamais vraiment la fixer.
« Bien, n’y allons pas par quatre chemin. Comme vous devez vous en douter, votre comportement sur Atlantis n’est plus en adéquation avec ce que l’on attend de nos collaborateurs, par conséquent, je vous informe maintenant que vous repartez sur Terre. »
« Et je vous informe maintenant que je refuse. », répondit l’autre en se tortillant sur sa chaise. Reprendre la phrase d’Erin et y mettre une négation lui avait demandé un effort. Il prenait sur lui pour ne pas se laisser manger par l’administratice.
« Ce n’était pas une question, ou une proposition. C’était un fait. Votre démobilisation prend effet maintenant. Vous êtes libres de faire ce que bon vous semble dans le respect des règles établies, jusqu’au prochain voyage du Dédale vers la Terre dans 48H. »
Comme si c’était acté, Erin ramena les feuilles du dossier devant elle et elle les tapota sur la tranche pour en former un tas uniforme sans que rien ne dépasse. Elle savait qu’il allait négocier, et elle l’attendait simplement, tout en l’écrasant par son charisme et son non-verbal.
« Donc, on me vire comme ça ? Sans préambule, sans savoir pourquoi ? », répondit-il d’un ton qui pouvait être outré, mais qui semblait plutôt blasé.
Erin poussa un soupir.
« Ecoutez Monsieur Miller. Vous êtes un technicien qui a des qualités, et des compétences, sinon vous ne seriez jamais arrivé jusque sur ce programme. Vous avez reçu trois avertissement pour des comportements outrageants, de la consommation d’alcool sur votre lieu de travail, des dégradations volontaires, maintenant ça suffit. » Elle marqua une pause et ajouta en plissant le nez : « Et s’il me fallait une raison supplémentaire, vous vous présentez ici en sentant l’alcool à plein nez. »
« Mais Madame… L’alcool, c’est pour me donner du courage. Je suis quelqu’un de… de… »
« Timide ? Réservé ? »
« C’est ça oui… Et en buvant un peu, j’arrive à parler plus franchement, à moins me laisser faire. » Il fuyait toujours le regard d’Erin, qui elle, ne le quittait pas des yeux.
« Le problème, monsieur, c’est que vous ne vous contentez pas de boire « un peu », mais beaucoup. »
« C’est que… à force ça ne fait plus effet ! Vous savez ce que c’est, on prend l’habitude et on ne ressent plus rien. »
« Vous perdez le contrôle de vous-même jusqu’à dégrader votre outil de travail, est-ce que ça fait partie d’une stratégie quelconque d’affirmation de soi ça aussi ? »
« Je… Non ! C’est que… »
« C’est que vous perdez le contrôle Mike, tout simplement. »
« Vous n’avez pas le droit de dire ça… », commença-t-il à chouiner.
« Il faut vous faire aider, je sais que ce n’est pas simple à entendre mais les faits parlent. Vous avez besoin d’aide, et vous devez retrouver une vie plus normale. »
« Je raconterai à tout le monde ce qui se passe, tout le monde, vous m’entendez ? »
« Et vous osez me direz que vous êtes maitre de vous-même en tenant ce discours ? »
« Je ne rentrerai pas... »

Erin avança des documents vers Miller. « Voici vos documents de fin de contrat ainsi qu’une copie des serments que vous avez formulé et signé… »
« Je ne rentrerai pas ! », hurla-t-il soudainement, et il attrapa la paire de ciseaux sur le bureau et dans un large arc de cercle qui ouvrit chaque ciseau de l’ustensile, il visa le flanc d’Erin sans doute pour le planter. Seulement, dans un réflexe horrifié, la jeune femme recula avec sa chaise de bureau et il n’arriva qu’à lui entailla l’avant-bras du coude au poignet, dans une diagonale heureusement guère profonde. Hanz avait réagit vite, et l’allemand, massif et musclé, tomba sur le coin du nez du technicien qui prit une mandale en pleine poire, avant de se voir immobilisé au sol comme un vulgaire pantin désarticulé. Il pleurait à chaude larmes entrecoupées d’un hoquet perceptible. Il avait la respiration presque entravée par le genou du soldat allemand dans son dos.

« Hanz, mettez-le en détention jusqu’à son transfert. », fit Erin avec une voix blanche, les yeux horrifiés alors qu’elle regardait le technicien pleurer au sol. Elle tremblait. Certainement le contrecoup de la frayeur. Elle s’était levée, la main posée sur son avant-bras qui saignait quelque peu. Elle comprimait la plaie qui ne piquait pas encore, ses doigts imbibés de sang. Hanz releva le type sans ménagement, lui arrachant un cri de douleur.

« Appel des secours Erin. Je reviens te voir quand je l’aurai mis au trou… Olalalala le baron va me trucider quand il va savoir que j’étais là... », fit l’allemand en tournant son prisonnier vers la sortie. Décidément, il n’y avait que ce que Hoffman pouvait penser qui semblait inquiéter la grande saucisse allemande qui avait le béguin pour son compagnon. D’ailleurs, Harry, le chat du RDA, qui était lui aussi dans la pièce, allongé sur le canapé, feula en voyant passer le technicien devant lui. L’animal avait eu peur au moment de l’attaque et il s’était réfugié sous le meuble.

Hanz ouvrit la porte à la volée, juste quelques secondes après que Liam dans son fauteuil roulant, n’eut tapé. Le militaire bouscula l’infirmier, s’excusa gauchement, et laissa la porte ouverte en emmenant le type qu’il tenait, et par le col, et pas un bras qu’il avait replié dans son dos à la manière des policiers conduisant un suspect.


by Epilucial




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D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Ecriture : Springgreen
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Ven 27 Juil - 23:35
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Liam attendit à la porte du bureau sur laquelle il venait de frapper d'une bonne poigne de pompier. Alors qu’il griffonnait sur ses papiers, il entendit comme du brouhaha à l’intérieur, et puis, soudain, la porte s’ouvrit sur un militaire qui le bouscula. « Héé Hé ! » Le militaire venait de chuter dans son fauteuil roulant, ses papiers alors, pouf tombant par terre ! Le militaire s’excusa un peu maladroit. Quant à Liam, il put saisir les roues de son fauteuil et réagir un peu à amortir la brusque rencontre. Le militaire emmenait avec lui un gars bien amoché sur le visage. « Hé ?! Il s’passe quoi ? » Interpella Liam en vain. Le militaire partit avec son détenu. Le secouriste, de son regard habitué, avait pu décoder que le type embarqué là s'était pris une bien belle mandale.

Liam tourna ses roues et se pencha afin de ramasser ses papiers. Bien décidé à rester sur son fauteuil roulant, il ne parut pas vouloir s’y lever. Il fut tenté de tricher en tendant la jambe et le pied sur un papier pour le glisser et le rabattre vers lui. Il préféra faire rouler ses roues quitte à s’emmêler dans les papiers, à en manquer certains et à rouler dessus de l’avant puis de l’arrière avant de les ramasser. Ah ce Joe, il devait en avoir de la dextérité et de la patience sérieux ! Il ne serait pas question de tricher aujourd’hui. Liam se hâta à faire tout ça. Il reposa tout ça sur ses jambes, puis, il entra dans le bureau, puisque la porte ouverte, bien décidé à savoir ce qu'il s'y passait.

Le secouriste vit alors une jeune femme comprimer sa plaie à son avant-bras d'une main en sang. Liam arriva de suite à son bureau. Il balança ses papiers sur son propre bureau et arriva auprès d’elle en fauteuil foulant. Aussi, il était déjà à sa hauteur de chaise. Avant de trop s’avancer, suspectant l’agression, il s’annonça à son encontre. « Je suis secouriste. Liam Sandon. » Il prit son badge dans une main et le leva un peu de son tour de cou comme pour mieux le lui montrer.
Liam regarda bref son bras. Il put voir, en passant un vif regard autour de la scène d’agression, les ciseaux en sang sur le bureau. Il pouvait déjà imaginer une entaille sur l'avant bras, bien que, pas encore sa profondeur. « Continuez à comprimer votre blessure. »
Il roula vite de son fauteuil, passant derrière elle, à la recherche d'un truc. « Vous avez du matos d’appoint de premiers soins ici ? » Tout en lui demandant, en vérité, il cherchait déjà par lui-même dans son propre bureau, sans se gêner, et trouva une trousse de bureau dans une armoire, une mallette de secours pour les soins les plus fréquents. Eh bien au moins, ça, ils en avaient dans les bureaux administratifs ! Sauf que, la mallette, elle était un chouilla plus haute que pour sa hauteur de fauteuil. « Bah c’est du beau ça. » Grommela-t-il à voix basse sur un ton autant de pompier qu'un peu mécano. Il tendit le bras à son maximum dans la grimace et en fin de compte put la faire un peu tomber et renverser sur lui pour la réceptionner de son autre bras. Liam posa la mallette sur ses cuisses, et, de ses roues, quitta l'armoire.

Toujours en fauteuil roulant, il tourna ses roues et revint à la jeune femme. Il retira la mallette de ses cuisses pour la poser sur son bureau. Pendant ce temps, un chat finit par sortir de sa cachette, et, attisé par la curiosité d'investiguer la mallette, il commença à s'y approcher. Harry devait s’inquiéter pour la jeune femme. Il devait aussi reconnaître Sandon. Ces deux là, en effet, avaient un petit passif ! Liam ouvrit la mallette sur le matériel médical. Il prit les gants, les mit, et prit le nécessaire pour nettoyer et désinfecter la blessure voire la recoudre selon la profondeur de l'entaille et faire un bandage.

Du même moment, Harry débarqua pour venir espionner un peu. Il sauta sur le bureau de l'administrative, et, accessoirement, sur les papiers du pompier, puis vint jusqu’à Erin. « Hé ! Harry ! » Liam reconnut le chat. « On s’connait. » Dit-il à la jeune femme avec un sourire. En même temps, Liam préparait le matériel pour la soigner. L'infirmier ne se gêna pas pour se faire un plan de travail d'appoint sur le bureau de l'administrative. « On a dormi ensemble. Vous auriez vu, quand je l’ai ramené à son maître le lendemain midi, on aurait dit que Harry ne l’avait pas vu depuis un siècle alors qu’ils ne s’étaient pas vu que depuis… une soirée, une nuit et une matinée. » Prit-il soin d’énumérer à y réfléchir.
« Et c’était même pas l’appel de la nourriture parce que je l’avais nourri. Par contre, j’suis sur que c’était pour s’faire pardonner de sa petite virée. Harry sentait l’alcool. » Liam regarda Harry « Oui tu puais l’alcool. Pis pas qu’un peu. » Lui dit-il. « Peut-être pour ça qu’il a gratté à votre porte quand je l’ai ramené. Il était bourré… ou plutôt parce que… vous êtes très jolie. » Dit-il en la regardant et en lui souriant. « Montrez voir votre bras. Je vais vous soigner ça. » Revint-il infirmier, une fois tout le matériel de soins préparé, à la blessure de la jeune femme.

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Erin ne s’attendait pas à voir quelqu’un arriver directement dans son bureau, et bêtement, elle ajouta, de surprise et mentalement : “ surtout quelqu’un en fauteuil roulant”. Elle restait sur le cul de ce qu’il venait de se passer. C’était arrivé si vite qu’elle avait peine à croire que ce type venait de lui mettre un coup de ciseau dans l’avant bras et qu’il l’avait blessé. Peu à peu, l’idée faisait son chemin dans son crâne, et elle en accusait d’autant plus le coup.
Sans trop s’en rendre compte, Erin comprimait la plaie qu’elle avait sur l’avant bras. Elle avait les mains poisseuses de sang, de son sang. Le regard un peu fixe, elle regardait bêtement l’endroit où se tenait son agresseur quelques secondes auparavant, peinant toujours à y croire. Elle était sous le choc, et cela se voyait par son attitude un peu fixe.

« Secouriste ? Déjà… »

Avait-elle appelée les secours ? Hanz l’avait-il fait ? Elle ne se souvenait plus vraiment. Cela faisait-il quelques secondes que ça venait de se passer, ou quelques minutes ? Un laps de temps lui échappait, ou alors ce type était en train de passer devant son bureau et il avait entendu une partie de l’altercation et la suite malheureuse pour les deux parties. En tout cas, elle n’avait pas besoin de passer un appel sur le canal radio de la cité. Si elle annonçait à l’opérateur qu’il fallait une équipe médicale dans son bureau, Alexander serait au courant, ainsi que Woolsey, et ils allaient débarquer tous les deux en trombe pour prendre de ses nouvelles et gérer la crise. Viendrait ensuite Isia qui affirmerait haut et fort que les alcooliques devraient être piqués à la naissance et qui prendrait en charge son amie. On n’agressait pas un co-responsable comme ça, sans conséquence, et sans mesure à prendre pour sa sécurité. Hors là, elle avait envie de rester en petit comité, si ce n’était seule. Elle en parlerait à Alexander, bien entendu, mais pas tout de suite.

Il fallait cependant qu’elle soit raisonnable, et qu’elle fasse examiner la plaie. Cet homme ne l’avait pas raté. Le secouriste parlait, et elle se rendait compte qu’elle ne lui répondait pas autrement que par des acquiescements par onomatopée. Elle était distante.

« Oui c’est du beau... », dit-elle distraitement en regardant son bras, ne parlant pas de la même chose que Liam manifestement.
Quand elle vit Harry s’approcher de la mallette de premier soin qu’elle gardait dans une armoire de son bureau, elle revint plus promptement à la réalité, constatant que le type en fauteuil avait retourné ses placards pour trouver son nécessaire de secours. Il aurait pu demander quand même !

D’ailleurs, le zig prenait ses aises. Il s’étalait et faisait comme chez lui. Cela ne plaisait pas trop à Erin, mais elle comprenait qu’il procède ainsi, surtout qu’elle ne l’aidait pas spécialement, plantée là comme une dinde. Elle posa ses fesses sur sa chaise de bureau. La tête lui tournait légèrement, et son assise serait plus sûre sur le fauteuil. Elle ramena son bras contre elle, bras qu’elle comprimait tant bien que mal du plat de la main. Mais la longueur de la plaie sur l’avant bras était de loin plus longue que ne pouvait la couvrir sa paume et ses longs doigts fins. Elle tâcha son chemisier blanc, mais elle s’en moquait un peu, tandis que l’autre lui expliquait connaître Harry.

Erin se mit à rire nerveusement. Oui c’était nerveux. C’était le stress de l’agression qui retombait. Et c’était la faute du secouriste. Entre la confidence sur le fait que le chat sentait l’alcool, qu'il avait papouillé Alexander, et maintenant qu'il grattait à sa porte parce qu’elle était jolie, Erin ne put s'empêcher de rire. Naturellement, parce qu'elle se sentait en sécurité du fait des quelques paroles du jeune homme qui semblait raconter tout cela dans le but de la calmer et de la détendre, la RDA donna son bras. Elle était toujours assise sur sa chaise de bureau et ce serait plus pratique pour Liam d'inspecter son avant bras depuis sa chaise roulante, surtout qu’elle ignorait qu'il n'était pas handicapé réellement.

« Je vous préviens, toute jolie que je suis, je suis une véritable chochotte. », dit-elle plus sérieusement en lâchant la plaie qui suintait déjà moins. Elle préférait toujours prévenir. La blessure n’était pas bien grave en réalité. Elle n’aurait qu'une marque blanche une fois la cicatrisation terminée, fine et nette, qui s’effacerait avec le temps.

Mais Steele était connue pour être assez sensible à la douleur. Ses gémissements avaient défrisés Eversman une fois. Ce dernier avait pris un coup sur la tête et elle, elle s'était prise l’arme de Sheppard dans le ventre en tombant d'une chute d’eau haute comme quatre étages d'immeuble. Franchement, elle en avait fait des choses ici et cette agression n'était pas la première. Est ce qu’elle devait se remettre en question ? Jamais elle ne s'était retrouvée dans ce genre de situation sur Terre. Pourquoi ici alors ? Est-ce que c’était son poste de responsable qui la plaçait dans des situations dangereuses comme ça ? Est-ce que c’était monnaie courante pour des supérieurs de se faire agresser ? Elle soupira. Non, ça ne devait pas l’être. Ce n’était pas une norme, c’était un cas isolé, et elle avait juste un aimant à tarés.

« Aie... », fit-elle alors qu’il posait les mains sur sa plaie. Elle effaça deux sillons humides qui avait fait deux traînées plus vive sur ses joues. Elle avait chouiné légèrement, mais rien d’alarmant. Histoire de ne pas être chiante, elle ajouta :

« Liam Sandon c’est ça ? Je suis Erin Steele. ». Elle se présentait quand même, après tout, elle ne l’avait jamais vu encore, et peut-être qu’il savait qui elle était avec le nom sur la porte, mais c’était tout. Cela lui paraissait toujours important que de faire les petites présentations d’usage. « Vous étiez dans le coin ? Ce n’est pas trop grave j’espère… Je n’aimerai pas avoir des points... »

Elle le laissait répondre, et de sa main libre, elle gratta la tête d’Harry qui la regardait de ses deux yeux de chats trop mignon, l’air de dire : t’as mal maman ? « Ce n’est rien Harry, ça va. ». Le félin lui colla un coup de tête sur les doigts, et commença à ronronner en se lovant sur le bureau, poussant allègrement le petit hôpital de campagne de Sandon, prenant ses aises comme… et bien comme un chat quoi.


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Liam avait pu remarquer l’état de choc de Steele. Elle parut étonnée de la rapidité de l’arrivée des secours. Dans un sens, c’était bon signe, car, cela signifiait que, malgré son état de choc, elle était bien là.
Le secouriste, quant à lui, était en train de chercher le nécessaire pour la soigner. Il avait entamé une approche, sur, le ton de l’humour, comme, pas mal de pompier le faisait, mais, sur le long terme, c’était bien insuffisant, et, notamment, pour soigner les maux psychologiques. Liam en avait bien conscience.

Avant de la soigner, Erin lui prévint que, jolie certes, mais véritable chochotte. « On va y aller mollo alors. On est deux comme ça. Moi aussi j’suis une vraie chochotte ! Vous savez c’que j’déteste le plus ? Qu’on me pince. J’ai horreur de ça. Mais quel enfant a pu inventer ça et dans quelle cour de récré ? C’est ignoble ! » Blagua-t-il.

Erin exprima sa douleur aux soins que Liam prodiguait et il vint un regard mouillé à son joli regard. Liam lâcha un sourire crispé comme à la fois dans la gêne et dans la compassion.

« C’est bien ça ! Enchanté Erin. Madame Steele. »
Liam se corrigea-t-il. Il se souvint comme soudain se savoir dans le bureau de la directrice de la Cité. Il se corrigea alors à y mettre les formes un petit peu !

« C’est trop classe comme nom Steele. Ça fait super-héros ! »
Complimenta-t-il sincère. Liam restait un grand gamin dans l’âme.
Son nom, il sonnait vraiment comme le nom d’un super-héros. Enfin lui, le un peu geek, il trouvait !

« Oui j’étais dans le coin. Je passais pour… enfin rien de très urgent. » Car la santé avant tout. « Je repasserai une autre fois ! Je voulais parler avec vous de la sécu sur la Cité, des protocoles de sécu, de ses sorties de secours et de ses accès tout ça, dont les accès handicapés, et d’où le fauteuil roulant. Je ne suis pas vraiment handicapé. »
Expliqua-t-il son fauteuil.

« Non rien de grave vous n’aurez pas de points de suture je vous rassure. »
Lui assura-t-il avec un beau sourire et sur un ton de secouriste.

Harry rassura Erin. Liam arbora un doux sourire à ce que le chat se montre prévenant avec la jeune femme. C’était tendre. Avec la présence de Harry, il n’était pas difficile de percevoir que Madame Steele devait avoir un lien avec le directeur Hoffman…

Pis, soudain, le chat empiéta sur la mallette de secours du pompier !

« Hé ! Harry ! Fais gaffe. Attention à tes pattes ! » Dit-il prévenant. Le pompier s'autorisa d’attraper le chat et le prit dans ses bras. « Bah alors ? On fait des conneries ? C’est du matos stérile pour ton information Harry. »
Lui dit-il comme paraissant râler mais au final doux.
Liam adorait trop Harry pour le disputer !
C’était peut-être un peu débile de dire cela à un chat comme s’il comprendrait mais Liam était comme ça avec les animaux.

Peut-être qu’après Atlantis, il se la ferait, sa retraite de ranch à chiens de traîneaux, dans son pays natal, au Canada. Au Canada, il y avait aussi, une place toute chaude qui l’attendait., dans un garage, celui de Joe, son ancien coéquipier pompier et son pote en fauteuil roulant. Juste au cas où, Joe lui avait dit que, il y serait toujours la bienvenue. Sa femme, à Joe, ça ne lui dérangerait pas du tout, de voir débarquer Liam même chez eux. Il avait cette « sortie de secours ». Liam s’accrochait encore à cette sortie comme s’il n’était pas certain d’être à sa place ici. Liam venait juste d’arriver sur la Cité. Il ne savait pas trop s’il allait encore parvenir à s’y faire une place. Il avait ce de mal du pays qu’on pouvait tous avoir surtout à être si loin de sa famille et ses proches. Il n’y avait guère que le temps qui lui apporterait des réponses...

« Vous devriez poser votre journée. Je vais appeler les secours. Il vous faut vous reposer un peu et vous remettre de tout ça. J’m’occupe de Harry si vous voulez. »
Liam n’était pas certain que Harry puisse accéder à l’infirmerie et proposa-t-il alors.

Steele venait de se faire agresser dans son bureau. Sur le plan psychologique, ce n’était pas rien. Liam préviendrait les secours qu’un confrère psychologue passe aussi la voir.


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Il était mignon a essayé de lui changer les idées, mais son bras était de plus en plus en feu et la douleur était vive. Elle détestait avoir mal. Elle ne connaissait pas quelqu’un susceptible d’aimer ça, c’est vrai, mais certaines personnes encaissaient mieux la douleur qu’elle.
« Je ne sais pas non plus, j’ai horreur qu’on me pince aussi, surtout sur les flancs. », fit-elle pour faire la conversation. Oui, elle détestait ça, et Alexander le savait. Il en jouait d’ailleurs, s’en amusant de temps en temps. Elle le lui rendait bien en le titillant elle aussi de chatouilles. L’anglais était vraiment très chatouilleux et il ne fallait pas plus d’une tentative pour le faire se tordre dans tous les sens pour essayer de les éviter. C’était amusant, et elle adorait l’attaquer quand il ne la voyait pas venir… Bon, il fallait reconnaître qu’il la décryptait assez facilement, mais l’inverse était vrai également.

Cette fois, Erin ne put s’empêcher de pouffer. Super-héros. Ce n’était pas faux, et on lui avait déjà fait la remarque. Au moins, cet énergumène lui changeait les idées, elle qui serrait les dents et ravalaient ses larmes par fierté, alors qu’il intervenait sur son bras. Elle ne regardait d’ailleurs pas, cherchant plutôt Harry du regard. L’imperturbable félin était une source de stabilité et de réconfort dans ce moment pas très marrant. Il lui faisait également penser à Alexander, qui serait dans une rage folle s’il apprenait ce qu’il venait de se passer. Elle ne donnait pas cher de la peau du mec qui venait de lui faire subir cela.

Elle serait forcément obligée de lui dire. Après tout, ils couchaient ensemble, et elle ne gardait pas souvent un quelconque vêtement sur elle quand l’anglais était en mode chaud bouillant. Pour un peu et il lui déchirait d’ailleurs, ce qui n’était pas pour plaire à Erin. La plupart du temps, il prenait le temps de faire ça bien quand même.

BREF. Elle revint au moment présent. Son bras lui lançait douloureusement.

« Je ne suis pas la Woman of Steele, pour reprendre le titre du film, sinon la paire de ciseaux se serait cassée sur mon bras. », confirma Erin qui ne se sentait pas du tout l’âme d’une super héroïne à l’heure actuelle.

Du coup, elle voulait savoir s’il était dans le coin pour être arrivé aussi vite. Manifestement c’était bel et bien le cas, puisqu’il venait pour discuter de choses et d’autres selon-lui, pour tout ce qui concernait la sécurité et les accès pour les personnes à mobilité réduite.

« Ah je vois. Si ça ne vous dérange pas de prendre un rendez-vous avec mon assistante pour ça, je vous en serai gré. Je ne vais plus recevoir aujourd’hui. », avoua-t-elle, ce qui était parfaitement compréhensible. Cela la rassura quant à la perspective de ne pas avoir de points de suture. La plaie devait donc être superficielle et peu profonde, signe que des straps suffiraient pour maintenir les lèvres en place et limiter la cicatrice future.

Harry vint à la rescousse de son humaine préférée. Il devait sentir sa détresse et son besoin de réconfort, seulement, fidèle à sa nature de chat, il marcha allègrement sur la mallette du secouriste, n’en ayant rien à fichtre de ce matériel humain. Après tout, on était sur SON territoire, et les humains étaient SES animaux de compagnies. Pas l’inverse.

C’était néanmoins amusant, et cela fit passer le temps, le temps que l’infirmier fasse le nécessaire. Il se proposa comme nourrice pour Harry le temps qu’elle passe à l’infirmerie. Elle y comptait bien, ne serait-ce que pour décompresser en allant voir Isia. Elle ne doutait pas du travail de ce type mais elle était à peu près certaine que la chirurgienne voudrait jeter un œil elle-même.

« Oui merci, vous pouvez le ramener à Alexander. Monsieur Hoffman. Je vais me rendre à l’infirmerie, je pense que je peux marcher tranquillement. N’ayez crainte. Ca va aller. J’en ai vu d’autres, croyez moi. Merci de votre aide Monsieur Sandon. N’hésitez pas à repasser me voir pour vos demandes et remarques. Ma porte est ouverte. Mais prenez un rendez-vous. », conseilla-t-elle pour finir.

Elle se leva. Le sol ne chancelait pas, et elle se sentait bien, si ce n’était cette horrible sensation dans le bras. Les journées se suivaient mais ne se ressemblaient pas sur Atlantis.

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