Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mer 25 Juil - 0:00
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Deux-trois mois après l’Opération Normandie. 00h00.


Je suis assis. Je suis sur mon lit. Jusqu'ici, j'arrive à me repérer. J'ai mon cap. Oui, je sais très bien où on est. Je suis sur un vaisseau Wraith. Je suis en pleine navigation à son bord. Je suis condamné. On l'est tous. On est tous, sans exception, condamnés. Je suis dans une cellule. J'ai une main qui tremble. Je n'en ai même pas conscience. C'est ma main droite. Elle vient se poser sur ma cuisse. On dit pourtant, moi l'a déjà entendu, que la main du Diable c'est la gauche. Oui, notre siège Atlante, il est devenu Wraith. C'est Rodney. Il l'a déjà dit à Hansen sur le Normandie. Kay n'est pas un militaire. Mais Kay a raison. Hansen n’obéit pas à Kay. Mais ça n'empêche qu'il a raison. Le siège d'Atlantis est devenu un siège Wraith. Le navire est en train de chavirer.

J’ai le regard ouvert. J’ai les yeux ouverts. J’ai un regard inexpressif. Norvégien, est-ce que j’ai, de toute manière, un regard si expressif que ça ? Ça m’arrive. Ça se souvient qu’il y a eu tant d’ombres dans ce regard il y a un temps. Il y a combien de temps ? Le temps n’a aucune importance. Ça est intransigeant sur ça. Il est viking. Le temps pour ça, c’est un tabou. Chuuut. Il ne faut pas parler du temps avec ça. Il faut le laisser se lever. Il faut partir. Je, je ne peux pas abandonner le navire. Non ! Même s'il sombre. Je ne peux pas. Comme ça non. Je ne peux pas. Je dois rester. Je dois revenir. Mais, Mikkel, il dort. Je sens comme mes pieds nus dans l'eau. Moi je sens que ça. Je dois alors partir. Il le faut. En vrai, je suis sec. C’est dommage. Ce regard n’est pas si sombre. Il l’est. Il a des touches de clair. Vert ou bleu ? MIDORI. Osaka. Le temps d’une escale. AOI. AOZORA. Le ciel on le pointe tous du doigt non ? J’ai comme l’impression d’avoir autant 5 ans que 30 ans ou d’avoir 20 ans.

Je me lève de mon lit. Je suis en t-shirt noir et en short noir. Il parait que moi est quelque peu pudique. Il dort comme ça. Ça est à l’aise. Il l’est. La guerre ça ne lui fait pas peur. La guerre ça l’a marqué. Je me lève. Je marche, qu'à peine, dans ma chambre. Jusqu'à ma table de chevet. J’ouvre ma table de chevet. Elle s’ouvre sur une peluche d’écureuil. Ça appartient à ma petite sœur. Ça, c'est l’animal de ma sœur. Le mien c’est, c'est quoi déjà ? Je, je le sais. Je prends la peluche. Je la pose sur la table de chevet. « Bien mon colonel. » Je dis. « Compris mon colonel. » Je vois ma main en sang. Je tente de la retirer. Elle est retenue par la peluche. Je ne tremble pas. Je devrai. Je ne vois rien. Je n’ai que images. Je vois une matière organique. Elle se fond et se colle dans ma main. Comme une grenade fondue. Ça n’explose pas, les grenades ? Je laisse le tiroir ouvert. Où ça se croit-il ? Où suis-je moi ? J’évite les meubles. Ce n’est pas la première fois que j’y arrive quand c’est ça qui dirige mon cap. Ça, s’il fait peur ? Qui n’a pas peur de ça ?

Je marche vers la porte du jumper. Pour moi, c’est celle d’un jumper. Je ne cherche pas de logique. Il s'est fait dévorer par le vaisseau Wraith. Le jumper. Ici, il y a une cohérence, même si là-bas, personne ne me croirait. Ici elle existe. Ici c'est une réalité. Non, pas encore, pas encore un pliage de papier blanc qui vole dans le ciel et qui retombe par terre. Ça coupe. Ça tranche des têtes. Non ! J’entends un frisson. Comme du papier frotté. Il me faut sortir d'ici. Je pose ma main sur la porte. J’y cherche une poignée terrienne. C’est tout lisse. Il n’y a pas de poignée terrienne. Je recommence. Je tâtonne. Je gratte. Je m’active à le faire. Est-ce que je suis capable de perdre mon sang froid avec ça ? Moi presque toujours de sang-froid ? La porte, automatique, elle finit par s’ouvrir. Saleté de jumper. J’entends comme du papier qui se froisse derrière moi. Je dois partir. Il le faut. Allez ! Rompez soldat.

Je marche. Je déambule. Moi pense marcher. En vrai, je déambule. Je marche dans un couloir. Je me pense marcher comme un militaire. Je suis un militaire ! Hansen est militaire depuis son stage militaire. Hansen n’a jamais fait d’autres métiers. Il a toujours été militaire. Si ça le regrette ? Non ! Il n’a connu que ça. Il a toujours été première classe. Pourquoi il le regretterait ? Il n’a jamais monté une échelle. Où est l’échelle ? Il faut que j’évite les échelles. Il faut que je les évite. J’obéis aux échelles. Ça il veut éviter les échelles. Il sait qu'il peut tomber des échelles. Il a appris. Ce n'est pas la première fois qu'il navigue et qu'il est le pilote. Elle est par là. Je change de couloir alors. J’en prends un autre. Je m’éloigne des bureaux. Ça, il connait bien Atlantis. Peut-être même qu’il la connait mieux que moi. Même si elle est devenue Wraith, elle est restée Atlantis. Ça aime Atlantis. Il aime plonger dessus. Je sens de l'organique autour de moi. Les murs, ils me paraissent Wraith.

Ça évite alors les escaliers qui mènent aux bureaux. Il les regarde. Je les regarde. « Non. » Je dis, timide, vers les escaliers. Je dis comme endormi. Ça ne les a pas évités ? Mais pourquoi ? Moi qui le croyait. Moi qui lui faisais confiance. Pourquoi moi est-il en guerre avec ça ? Mais pourquoi ? Non. Ça ne doit pas s’énerver. Mikkel toujours de sang-froid. Oh, Mikkel est là ? Depuis quand ? Ça me rassure. J'suis pas rassuré lorsqu'il n'est plus là. Il n'a, pourtant, toujours pas réussi à se réveiller. Il pionce comme un loir. Sa sœur dit de lui, Mikkel, je ne sais pas pourquoi, il a tout pour faire peur, mais il ne parvient jamais à faire peur. A-t-elle raison ? Ça n'en est plus si sûr désormais. Il n'en est plus si sûr. Mikkel, pour cette nuit, il est parti. Il cherche. Tu te souviens, une fois, il a cherché comme ça les affaires perdues d'un confrère militaire. Je, je ne peux pas retourner la revoir. Ma sœur. Pas après tout ça. Non ! Je, je ne sais pas. C'est, c'est si triste. J’suis pourtant sûr qu'il connait Altantis comme sa poche. Je savais bien qu’il ne fallait pas lui faire confiance. Il veut continuer à marcher. Pourtant il s’est arrêté. Il veut comprendre. Il entend des choses. Il n’est pas fou. Hansen a déjà été examiné. Il n’a aucune folie. Il est juste ailleurs. Pas là. Je suis là mais pas là. Ça est là. Il est là et pas là en même temps. On n’est pas là. On dort. Il fait nuit. Il fait nuit noire. Il n’y a guère que lucioles atlantes. Ça n’a jamais eu peur du noir. Même gosse. Pourquoi ça aurait peur du noir ? Chez moi il fait noir l’hiver. Ça n'a peur de rien ! Chez moi, c’est où ? Je, je ne sais plus. « Chez les marins où tous les chats volent. »

Je suis devant la porte des étoiles. Je ne l'avais pas remarqué. J'viens de le remarquer. Je suis dos à l'échelle. L'échelle est énorme. Elle monte jusqu'au ciel. Ici il fait froid. Je me sens froid. C'est l'hiver. Il neige c'est sûr. C'est certain. J'ai ma main qui veut se lever et se tendre vers la porte. J'y parviens à peine. J'ai qu'un élan avec un pas vers l'avant. Puis je m'arrête. Non ! C'est horrible ! Je ne peux pas aller par là. Je ne peux pas retourner sur Terre. Que va penser ma sœur ? Elle va me dire que... Elle va... Elle va me dire que c'est Wraith ici. Que faire ? Si moi rester là et si porte des étoiles s’activer, moi pouf désintégré ! Je n’en ai pas conscience. Y’a le bouclier. Y’a l’ŒIL de toute façon. L’ŒIL qui regarde. Je me sens regardé. J’aime pas ça. Ça aime pas ça.

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Mikkel Hansen

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Jeu 26 Juil - 7:12
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En vadrouille
Mikkel Hansen & Chenoa Penikett
Chronologie Juillet 2018 - 23h15
Salle d'embarquement


Chenoa n’était pas sur le Dédale. Encore une fois, la jeune femme explorait la cité pendant ses permissions, pour se faire une idée de l’environnement qu’elle était amenée à défendre depuis l’espace, dans son F-302. Au-delà de ça, la curiosité qu’elle avait pour ce lieu ne cessait de croître avec le temps, et se sachant porteuse du gène ATA, qualifié vulgairement de gène des anciens, elle venait à penser que ses ancêtres Navajos avaient vécu dans ce monde par le passé, puisque tout ce qu’elle approchait comme objet y appartenant, s’activait pour elle. Si elle avait le gène, elle avait appartenu à ce monde, elle avait donc des ancêtres qui avaient vécu ici. CQFD. C’était à la fois perturbant, excitant, et déroutant. Sa mythologie avait du sens dans ce qu’elle voyait, et elle était certaine que les ancêtres, au travers de leur conte, narraient une existence passée ailleurs. Les Navajos disaient toujours qu’ils étaient actuellement dans le quatrième monde et qu’ils en avaient traversé trois. L’existence même de la Porte des Etoiles suffisait à créditer cet aspect là de la mythologie amérindienne de sa tribu. C’était fantastique.

L’indienne était donc là, plantée devant la Porte des Etoiles, étudiant de loin cet artefact ancien. Elle était tentée d’en faire le tour et de le toucher, mais elle n’osait pas, paralysée par le fait que c’était là une sorte de totem puissant qu’elle avait devant elle. Du coup, elle se contentait de l’admirer, et elle prenait un malin plaisir à voir la Porte s’activer et cracher son vortex pour mieux le ravaler. Ensuite, c’était une onde miroitante et chatoyante qui ne demandait qu’à être traversée pour changer de monde et d’endroit. Mais voilà, il était tard, et les activations seraient donc plus rares. La salle d’embarquement était en veille. Il y avait toujours, pas loin, des gardes prêts à intervenir en cas d’activation de la Porte, qu’elle soit désirée ou non, mais pour l’heure, c’était calme et paisible, et les lumières étaient au diapason de la nuit : sombre et tamisée.

La jeune femme n’avait pas pris le dernier saut de téléportation du Dédale pour rentrer dormir. Scott allait se poser des questions, et ça lui ferait bien les pieds. Elle comptait dormir ici, sur la cité, bien qu’elle n’avait pas de logement à proprement parlé. Ce n’était pas bien grave, habituée qu’elle était depuis toute petite à dormir à la dure, à la belle étoile. C’était cependant dommage qu’elle eût ratée la dernière navette vers le continent. Là-bas, elle aurait pu dormir sur la plage ou dans le sous-bois à proximité, loin d’un sol aussi dur que celui-là. D’ailleurs, elle commençait à avoir mal au cul et elle poussa un soupir. Elle se leva, comptant mettre fin à la contemplation de la Porte pour aller se trouver un coin où dormir. Quelqu’un lui avait parlé de la salle des écumes, dans laquelle il y aurait des divans, des sacs suspendus, et autres trucs cool où elle pourrait se nicher jusqu’au petit matin. On lui avait vendu le tout avec une vue magnifique, alors il lui tardait de trouver où cela se trouvait.

Réprimant un bâillement qu’elle masqua du plat de la main, elle en profita pour passer son membre derrière son dos, et de son autre main, elle tira sur son coude qui était à la verticale, s’étirant les triceps de son bras plié. Elle poussa un profond soupir de bienêtre avant de laisser retomber mollement ses mains le long de son flanc, en faisant rouler ses épaules pour continuer à s’étirer. Elle était roidie par son attente, et le sang dans ses jambes commençait à refluer vers le haut, si bien qu’elle avait des fourmis dans les talons. Chenoa n’avait aucune conscience de l’heure qu’il était. Elle avait laissé sa montre sur le Dédale et elle s’en portait que mieux. Elle se baissa pour ramasser sa veste d’uniforme qui lui servait de coussin, constatant avec dépit qu’elle était toute froissée. Elle la glissa sous son bras, préférant rester dans son t-shirt de l’équipe de basket du Dédale, avec son nom dans le dos et son numéro, le 4, numéro qu’elle avait bien évidemment choisi. Le quatre était, en effet, très symbolique dans la culture Navajo. Elle ne portait pas de débardeur de peur que l'on voit les immenses tatouages qui bariolaient son corps. Non qu'elle ne les assumait pas, bien au contraire, mais avec un copilote comme Scott Greer, il valait mieux ne pas trop s'exposer sous peine de se voir railler. C'était aussi une habitude qu'elle avait prise depuis l'université, sachant très bien que cela pouvait choquer, surtout dans le cursus un peu prout prout qu'elle suivait, même si les gens étaient vraiment brillants.

Alors qu’elle s’apprêtait à partir, un type se présenta dans la salle d’embarquement. Il ne la vit pas et manqua de la bousculer, mais il l’esquiva au dernier moment, comme s’il avait conscience de sa présence. Elle se fit cette réflexion car le bonhomme semblait dormir. Il avait les yeux ouverts, mais le faciès étrangement serein. La démarche était lente, mais affirmée, et il ne semblait pas vraiment être adapté au lieu, surtout à cette heure-ci.
« Excusez moi, je ne vous avez pas vu. », lança Chenoa en chuchotant, de peur de briser l’atmosphère relaxante de l’endroit. Le type ne répondit pas tout de suite, avant de sortir un :
« Bien mon colonel. Compris mon colonel. ».

L’indienne arqua un sourcil.

« Euh…. Je n’ai pas mes épaulettes, elles sont sur ma veste, mais je suis sous-lieutenant juste. Colonel ce n’est pas pour moi… », fit Chenoa en se grattant la tête, gênée et en sortant sa veste de dessous son bras pour lui monter. Mais elle n’eut guère de réaction. Le gars s’était arrêté mais il ne lui prêtait pas vraiment attention, son regard dans le lointain. Et voilà pas qu’il répond un tout simple : « Non. », d’un air timide.
Non quoi ? Non elle n’était pas sous-lieutenant ? Non elle n’était pas colonel ? Le protocole voudrait qu’il salut sa supérieure, mais Chenoa n’était pas très à cheval dessus et le comportement du type l’intriguait. Puis l'heure pour les mondanités militaires était passée. Curieuse et soucieuse, elle jeta un coup d’œil aux alentours. Est-ce qu’on essayait pas de lui faire une blague en lui envoyant ce mec qui faisait le comique ou autre ? Ce ne serait pas la première fois qu’on se foutrait de sa gueule, bien malheureusement, juste à cause de sa couleur de peau dénotant de ses origines ethniques. Elle en devenait parano et cela lui fit pousser un soupir.

Un rictus étira les lèvres de la brune quand il parla des chats qui volent chez les marins. Il suivait un délire personnel ou bien ? L’indienne recula d’un pas, et l’observa. Il était calme, assez placide, et il semblait respirer paisiblement. Ce type était en train de dormir.

« Tu es quelqu’un qui marche dans les rêves. », dit-elle en faisant aller son doigt tendu vers lui, comme si elle venait de trouver la solution du mystère. Elle ne connaissait rien au somnambulisme mais elle savait au moins une chose : il ne fallait pas les réveiller. Une nouvelle fois, la jeune femme chercha du regard quelqu’un dans les environs, qui pourrait l’aider à ramener ce gugus dans sa chambre, mais elle ne vit personne. Du coup, elle se focalisa de nouveau sur l’homme, mais il ne se trouvait plus devant elle ! Il venait de la contourner tranquillement et continuait de marcher aléatoirement. Quoiqu’il évitait les obstacles.

« Hey, tu vas où comme ça ?! Tu es en mission ? Tu cherches quelques choses ? », chuchota-t-elle à nouveau avec empressement. Cela donnait le sentiment qu’ils étaient en train de faire une connerie d’ado et qu’ils ne voulaient pas se faire choper.

Elle ne savait pas si elle allait obtenir des réponses ou si elle allait se prendre un vent, mais elle tentait sa chance. Souvent, les gens qui parlent dans leur sommeil répondent. C’était peut-être la même chose ici. Quoiqu’il en soit, elle lui barra le chemin. Il allait vers la Porte. Une nouvelle fois, il s’arrêta devant elle, qui avait croisé les bras en le toisant. Elle n’était pas petite, du haut de son mètre soixante quinze, mais il la dépassait largement. S’il voulait, il pouvait l’écarter d’un bras et continuer sa route. Elle ne sentait pas d’agressivité, mais elle restait méfiante. Coyote savait à quoi il rêvait ce marcheur onirique.

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Ven 10 Aoû - 15:35
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Euh…. Je n’ai pas mes épaulettes, elles sont sur ma veste, mais je suis sous-lieutenant juste. Colonel ce n’est pas pour moi… J’ai sa parole qui s'inscrit en ma mémoire. Je l’associe à cette voix que j’entends. Pourquoi ce n’est pas pour vous ? J’ai cette question qui se grave en moi. Je ne sais pas pourquoi. Comme si, si j’avais été ailleurs, dans sa réalité à elle, je n’aurai pas compris, parce qu’il manque une explication. C’est embêtant. Parce que, déjà que dans un rêve, plein de portes s'ouvraient, alors, si une interrogation de là-bas, de la réalité, restait incomplète, quelque chose clochait, et, dans la tête ça restait, ce truc qui clochait, comme en suspends, en attente de réponse. Normalement, tout ce qui se passe ici, là où je suis, c’est incomplet, mais c’est complet là-bas. Enfin je crois. Euh, où suis-je, si je suis ailleurs ?

Quoi ? La salle d’embarquement et à la porte des étoiles depuis le début ?! Mais alors ?! Cette grenade ? Ce doudou de sa sœur ? Cette porte de jumper ? Il était déjà parti ! Il était déjà ailleurs ! Ça se restructura comme soudain. Les images et les paroles n’étaient pas en phase. Le temps se déroulait d’une toute autre façon. Avec la silhouette à voix féminine, ça se refixait. Le temps se rapprochait de celui de la réalité à elle. Là-bas, c’est comment Mikkel ? Il ne savait plus, car, il dormait et dormait toujours. Car, parfois, on était fatigué. On était fatigué alors on dormait. Parfois on était fatigué et on ne dormait plus. Alors, on se levait mais on dormait quand même encore !

// Ici Sheppard, renfort pour secourir Natus… secourir Idène // grésillait la radio. Il avait traversé la fumée orange. Il avait percuté un originel. Bien sûr, il en avait pris plein la gueule. Tout s’accéléra. Comme, dans un film, en avance rapide. Sheppard, fumée orange, originel et Tairis en flamme. J’ai chaud. Je croyais, pourtant, que j’avais les pieds mouillés, comme dans un naufrage. J’ai une image. Là. Cette fois là où j’ai enfoncé mes doigts dans ce sbire de Wraith. Gamin, ma sœur, elle me demandait de lui raconter des histoires. J’étais rien mauvais. Alors, elle cessa de m'en demander. Ça m’faisait quand même quelque chose. J’me disais, merde, elle ne me demande plus rien. J’suis son grand frère. Et, elle ne me demande plus rien. Allez, demande-moi au moins un service à te rendre. Ouais un service. Après tout ça, j’pourrai plus aller sur Terre c’est sûr. Qu’est-ce que j'lui dirai ? Il y avait eu comme, beaucoup plus de brutalité, dans cette guerre, l'opération Normandie, plus de brutalité qu’il n'en avait connu par le passé, de ses anciennes opérations militaires. Y’avait alors, comme une couche de boue. Tiens, il se sentit entouré de boue soudain. De la boue, partout et partout et encore partout. Les murs, il lui parurent boueux. Et le sol aussi. Et, la porte des étoiles aussi, obstruée par de la boue en pagaille. Il se sentit entouré de boue et en boue. Les chats volent ici. Ceux qui ont le gène. Ils volent en jumper. Comme Grayson. « Grayson est un chat. » Mais non Mikkel ! Grayson est un atlante qui a le gène. Trop long comme dénomination. Trop long pour un rêve. Mais pourquoi j’essayais de reconstruire ? En raison de sa présence, de la présence de la silhouette à voix féminine ? Qui venait de là-bas ? « Mikkel un sans poil à balles. » Arwé l’appelait comme ça. Comment va Arwé ? Oh. Ça me rend triste. Est-ce parce que, j'ai dû lui dire au-revoir ? Oh non...

Tu es quelqu’un qui marche dans les rêves. Quoi ? Qui ? Euh ? Comment ? Quoi ? Oh, mais, ça doit être le Caporal. C’est lui qui déduisait sur ma frégate. Et ça ressemble à une déduction. « Ça me va Caporal, mais il n’y a plus de papier toilette. » J’ai plus de munitions. Traversant la fumée orange, je fais tomber mon chargeur de munitions de mon 9 mm qui tombe à terre, comme, dans un ralenti, comme si je me croyais dans un film, à moins que ça ne soit l’arme elle-même, désarmé par l’originel que je percute, qui tombe à terre. A moins que ça ne soit moi. Ça me rappelle cette blague. Cette blague débile de frégate. Putain Oven, tu fais chier ! T’as encore planqué le PQ ! Et toi, tu frappes rageur sur la porte du poing. Toc toc toc. Ou plutôt, boom boom boom. BIP BIP BIP. Un grenade ? Putain Oven ! Tu fais chier ! Et, ce con, il rigole à dire que, tu l’as dis, tu l’as dis mon vieux ! Ça fait chier ! A combien il l’a faite celle là ? Il finissait par balancer le rouleau, qui, de sa longueur, s’étendait sur ta gueule. Putain Oven, si je t’attrape, je te jette par-dessus bord ! Et là, tu la sens, la vengeance au seau d’eau, sur ta tronche alors que t’es sur le trône, hein Oven ? Oven trempé mais c’est le jeu. L’arroseur arrosé. J’suis comme ça. Œil pour Œil. Dent pour Dent. Est-ce que j’ai brûlé un ennemi pour venger ce Tairis en flamme ? Putain, on s’marrait bien en frégate. Mais dès qu’Oven est parti, c’était, c’était devenu lugubre. Oven, sérieux, il était norvégien ce con ? Ouais. Ouais bel et bien, et, ses blagues, elles étaient bien chiantes, comme ce vent bien relou et bien glacial qui te mords la tronche. Mais, que serait l'hiver, sans un peu de vent. C’était quoi déjà, son animal ?

« Corneille blanche. » C'était ça. Était-ce Corneille blanche, la silhouette avec lui ? Ça me ferait plaisir de le revoir. « Ca f’sait longtemps. Tu vas bien ? » Dit-il doux. J’avais l’image de son visage. Oven était un blond foncé, à la coupe toujours courte sur les côtés, rasée même, et plus longue sur le dessus, les cheveux plaqués vers l’arrière, en mode, j’suis trop beau gosse t'as vu. Je le battais au bras de fer. Il me battait en conquêtes féminines. Clairement. Forcément. On n'avait pas le même délire à ce sujet. Bref. Un plongeur plus agile que corpulent. Des yeux sombres. Geeky, lui, il avait des ch'veux courts un peu mi-longs, coiffés aussi avec du gel, même s’il s’en cachait un peu. Bordel y’avait que moi qui avait les cheveux longs en vrai sur cette frégate. Ça me rassure, je me souviens de tout ça. Corneille blanche, parce que, Oven était notre tireur, celui qui couvre tes fesses, quitte à sortir du rang, alors il filait au vent et dénotait. En vrai, ce gars, c'était notre vent. Dans les rêves, bien sûr, personne n’est mort, sauf si le cauchemar le décide. Alors, là où je suis, des morts peuvent revivre et des vivants peuvent mourir. C’est fou non ? Il n'y a qu'ici que ce genre de chose arrive. C’est peut-être pour ça que certains marchent dans les rêves ? Ça évita les obstacles. Ça avait déjà piloté Mikkel. Ça, il assurait ! Mais ça, il ne connaissait pas tous les obstacles du réel. Et puis, il fallait que le monde réel ne change pas. Et, le monde réel, il changeait ! Une caisse par ci, une caisse par là, qui, habituellement, n’avait rien à faire là. Mais, ça, il avançait avec prudence, comme, comme quelqu’un d'pas réveillé !

Hey, tu vas où comme ça ?! Tu es en mission ? Tu cherches quelques choses ? La silhouette chuchotante, parlait-elle à moi ? Ça, il ne répondit pas. Il continua de marcher alors que la silhouette, de son côté, continuait à lui parler, d'un voix chuchotante, d'une voix de femme. Peut-être que silhouette chuchotante s’adressait à moi ? Il ne connaissait pas cette voix. Ça, il ne la connaissait pas. Moi avait envie alors de se cacher derrière ça. Ça, il n’était pas le plus diplomatique. Il n’allait pas parler à silhouette. Ça, il était taciturne. Il était viking. Où ça va ? Mais moi ne savait pas ! Il n'arrivait plus à rien comprendre ! Il ne devait pas aller ici et puis pouf il était quand même là. Il contrôlait presque plus rien. Malheureusement, il ne contrôlait même pas grand chose. En mission ? Oui ! Oui il était en mission. Il cherchait. C’était Mikkel qui cherchait. Aidez-moi voix chuchotante ! Je suis perdu ! Aurait-elle dit, la petite voix si, toutefois, elle aurait existé. Mais, Mikkel, pas fou, il n'avait pas de petite voix dans la réalité de la jeune femme.

« Haut dans le ciel ? C’quoi c’te voix de femme ? Vot’e parasite ? » Mais non ! Mais non ! Ce n’est pas le Colonel Sheppard ! Pourquoi tu dis ça ?! Et tu ne parlerais jamais comme ça au Colonel ?! S’passe quoi dans ta tête là ?! C’est que, sa réalité, de la jeune femme, elle est si éloignée. J’avais comme un décalage. Mais on me bloquait ? On me bloquait là ?! La silhouette, qui était devant moi, elle me bloquait ! Mais, mais, mais je suis norvégien ! On ne bloque pas un norvégien comme ça ! J’avançais vers la silhouette. De pas, toujours, de plus en plus près, avec, un air guerrier. Parce que, quelque part, il sentait la silhouette croiser les bras. Il sentait la silhouette vouloir l’intimider. Enfin il interpréta ça comme ça. On n'intimide pas un norvégien ! Alors, réaction primaire, le somnambule voulait intimider aussi. De, toute sa carrure. Il était tout près de la jeune femme. Dans la réalité, je n’aurai jamais été aussi près, plus réservé. Je garde mes distances avec les autres. Et, jamais vraiment, je n’intimidais comme ça. La silhouette pouvait être un Wraith. Je suis norvégien ! J’ai peur de rien ! Sous lieutenant ? Pourquoi je pense à ce grade ? Je suis si décalé. Si décalé avec la réalité de la silhouette à voix féminine. Ça ne ressemblait pas à la voix de Lieute Allen. Lieute Allen ne prononçait pas autant de mots. Si. Si quand même. Parfois. Peut-être. Ouais mais non. Pas pareil. Elle avait un ton plus... moins... moins texan ! Oh ! Mikkel avait voyagé au Brésil ! Euh, pourquoi pensa-t-il au Brésil ?! Elle lui parut miliaire. Pourquoi ? J’en sais rien. Comme si elle m’avait dit un truc qui me faisait dire ça mais je ne pourrai pas redire sa parole. Trop endormi.

«J’suis pas un rônin. » Lui déclara-t-il d’un ton viking comme si on l’accusait d’en être un et qu’il répliquait pour s'en défendre. « Secourir Natus Idène. Mon animal, je l’ai perdu. » Dit-il calme, dans la force tranquille. Il voulait lui dire qu’il n’était pas un rônin ! Il s'était égaré pendant la bataille. Je devais confondre avec mon escale à Osaka et ce film que j’avais été voir avec Geeky. Mais, c’était l’image. Elle était appropriée. Rônin, le soldat sans ordres. Je ne sais plus comment on m’appelait moi. Comment m’appelait Corneille blanche. Je ne sais plus quel est mon animal. Celui de ma sœur, c’est l’écureuil. Ratatosk. La silhouette à voix de femme, elle modifie mon rêve. Ça le perturbait un peu. On ne tombe pas de haut si on monte marche par marche. Mais j’y crois plus. Car ici et maintenant, on est tous condamnés. Mikkel les vit soudain, Sheppard et Allen, comme dans un cauchemar. Les deux, au sol, sur le sable, le Colonel, de tous ses tissus et ses os comme s’il n’avait plus de peau. La Lieute, devenue Wraith de toute sa personne, avec, des cheveux rouges de sang, les pointes de cheveux se mêlant à une marre de sang, qui, de plus en plus, inondait la terre boueuse et la rougissait. Ça ne pouvait être qu’un cauchemar. Oui, je marche dans les rêves je crois. Les cauchemars aussi ces temps-ci.

« Au Valhalla. Yggdrasil est perdu. » Voilà où il pourrait peut-être retrouver le Colonel. Là où les grands guerriers allaient après la bataille. Peut-être même y croiserait-il Matt. Et tout plein d’autres. Rodney. Rodney, même si c'était un civil, il y méritait bien une petite place bien chaude. Mikkel partit alors pour le Valhalla, toujours, dans son t-shirt noir et short noir. Toujours, pieds nus. Il se détourna de la silhouette à voix de femme. Il reprit sa marche, enfin, sa déambulation. Sans, reprendre distance. Il fallait espérer que la jeune femme se soit décalée de l’homme sinon elle pourrait peut-être se prendre son épaule et son flanc de côté. Mais, en somnambule, il resterait en fin de compte doux, endormi, à la percuter s'il la percutait. Et, il s’arrêterait à la percuter, pour, se décaler, et reprendre chemin. Mikkel, il lui fallait se rendre au Valhalla. Maintenant ! Peut-être y croiserait-il Sheppard. Peut-être y croiserait-il les guerriers de Normandie. Il était peut-être encore temps. Silhouette chuchotante, à voix de femme, elle était en vie il semblerait, mais, elle était déjà condamnée aussi. Mais il restait le Valhalla. Les Wraiths ne pouvaient pas atteinte le Valhala. Si seulement, il existait, un endroit, non atteignable par les Wraiths ! Dans un rêve, oui, peut-être que ça existait. Mikkel, tu dérailles, tu mélanges avec ces histoires de mythologie nordique que ta sœur te racontait ! Au Valhalla, Mikkel s’apprêtait donc à aller. Confondait-il avec la mort ? Oui, mais il fallait se rassurer, car Mikkel ne pensait qu’à déambuler jusqu’au réfectoire d’Atlantis dans la réalité. Car, après une bonne guerre, quoi de bon qu’un bon repas au Valhalla en guise de repos !

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