Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Dim 5 Aoû - 17:17
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L'enfer by Calahan // Chrono 23/07/2018


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Le capitaine Calahan dirige une compagnie à effectif réduit de 74 soldats (soit 10 escouades de 7 hommes et quatre officiers composant l’organe hiérarchique). Après le décès d’une bonne partie de ses soldats durant la guerre, plusieurs recrues dont Ravix venait de poser le pied sur la cité.

La capitaine procéda à un long remaniement de ses troupes. Le fonctionnement était assez exceptionnel car, en remplaçant le Capitaine Harris coupable de trahison l’an dernier, Calahan avait changé pas mal de son organisation. Ainsi, la compagnie C des militaires de la cité s’organisait comme une armée propre, unie avec affectation permanente. En revanche, le tableau de service faisait qu’en-dehors de toute mission particulière ou d'entraînements, ils étaient tous répartis selon les besoins de la cité.

C’est comme ça que, par exemple, le soldat Ravix avait fait sa première mission avec le Major Frei. Elle pourrait être appelée pour de futures missions ou de la garde.

Mais le capitaine était l’officier le plus détesté de toute la cité pour une raison précise : il était ignoble. D’aucun de ses soldats n’iraient le critiquer sur ce qu’ils leurs avaient fait subir. Car leur entraînement étant bien plus poussé que les autres, ils étaient plus solides, plus dur à briser. Et c’était très important pour leur boulot.
La haine demeurait malgré tout.

Indrick Calahan ne laissait personne se reposer sur ses lauriers. Chaque session d'entraînement, il prenait une seule section avec lui et il procédait à un roulement. Le sergent Tim Brass, un ancien de SG-10, avait passé l’année sous son commandement. Il était un peu trop humains par moment, un peu trop proche des hommes. C’est pour ça que le capitaine l’avait affecté à une toute nouvelle section de recrues.

Le sergent savait à peu près ce qui les attendait et il redoutait déjà ce moment. La manoeuvre militaire allait durer trois jours. Trois jours d’un véritable enfer.
Le rendez-vous était prévu dans la baie des jumpers et la majorité des soldats étaient en avance.

« Essayons de cacher ça... » fit Ruth.

Cette grande femme à l’air de fouine avec ses lunettes ajustait la coiffure du médecin de l’escouade. Les mèches rose et violettes ressortaient et elle essayait d’assurer un chignon strict pour le faire disparaître à l’arrière de son casque de combat.

« Est-ce qu’il est aussi terrible qu’on le dit ? » Lui demanda-t-elle en se laissant faire.
Will Sandoval, le plus fin de la troupe, était en train d’assurer la besace qu’il avait sur le flanc. Il se trouvait près du jumper qui se préparait pour les emmener et il accosta le sergent pour lui dire :
« Vous le connaissez, vous, sergent. C’est vrai ce qu’on raconte ? Il a fait boire sa propre pisse à un mec parce qu’il avait picolé en service ? »
« Des histoires, il y en a assez pour écrire un bouquin. » Répondit-il en grinçant des dents. Il le regarda de bas en haut. « T’es paré ? »
« Ouais chef. »
« Parait que quand une section revient, il y en a toujours qui finissent à l’infirmerie. Y’a Isia, une toubib de la cité, qui en a tellement marre de revoir les soldats dans un tel état, qu’elle est venue dans son bureau avec un scalpel pour lui couper les couilles. Tu le crois ça ? »
« Pfouuuuu ! » fit Danny Blake en sortant du jumper. Il avait fini d’installer le Godzilla à l’intérieur. « Tu parles d’Isia Taylor Laurence ?!? Cette nana est complètement fumée. J’ai entendu cette histoire, il paraît qu’il a fallu quatre gardes pour l’arrêter. Une tornade cette gonz... »

Le grand jour était arrivé, l'entraînement du tyran. Elana ravix avait entendu pas mal de rumeur aux sujets de ces petites sauteries en forêt. Cela ne l'inquiétait pas plus que cela, puisqu'elle avait fait l'armée pour en chier et non pour être dans une colonie de vacances. Néanmoins, elle redoutait quand même l'homme qui l'avait pris en grippe depuis qu'elle avait fait du sport en legging. Passez quelques jours à s'entraîner en legging avant de partir en mission avec le major Frei était mine de rien... une sacré humiliation. Ainsi, elle était restée tout le temps en uniforme, s'autorisant plus aucuns habits civil autre que son pyjama dans ces quartiers. De toute manière, elle n'en avait pas beaucoup sur Atlantis, les vêtements protocolaires de l'armée lui convenaient bien.

Ainsi, elle arriva dans la baie des jumpers en avance comme la majorité des représentants de sa future galère. Les cheveux tressés pour ne pas être gênée par leur longueur, elle était déjà en uniforme, un sac à la main contenant ses affaires et elle n'était que très peu maquillée, elle ne s'était mis qu'un baume à lèvre légèrement rosé, où on ne voyait que peu la différence avec la carnation de sa bouche. De toute façon, cela allait partir en forêt donc autant ne rien prendre. Mécaniquement son regard balaya l'endroit saluant d'un signe de tête les personnes qui croisait son regard.

Les différents soldats cessèrent de s’occuper pour la regarder avec un léger sourire. Le sergent se détacha pour aller jusqu’à elle.
« C’est toi Ravix ? »
« Oui c’est bien moi. » affirma t’elle de son ton morne, l’homme la salua d’une bonne poignée de main, qu’elle lui rendit avec une fermetée surprenante.
« Je suis le sergent Tim Brass. Tu peux m’appeler par mon prénom. Bienvenue dans l’escouade des bleus. »
Machinalement le regard de la jeune femme, parcouru une nouvelle fois les personnes présentes. Les “Bleus” … cela devait être encore du Calahan, mais bon, ils étaient certains que peu ici étaient vétérans certe, mais novices… enfin bon qu’importe, elle ne releva pas ce petit sobriquet.
« D'accord Tim. Pour ma part qu’importe, nom ou prénom je répond bien sagement aux deux. » avait-elle dit avec un petit rictus au coin signe d’un humour assez piquant. En tout cas, il semblait agréable, de toute façon, ils allaient vivre l’enfer donc ça rapproche.

Il l’attira dans son sillage où elle le suivit sans rien dire de plus. Dans le même temps, une autre femme entra dans la baie en s’excusant pour son retard. Elle ramenait avec elle un énorme chariot qui servait à l'armurerie et fit un signe au sous-off pour dire qu’elle avait fait le boulot. Tim, satisfait, fit un signe de bras pour que tous se rassemblent.

« Bon, je vois que tout le monde est là. Vous êtes tous nouveau ici. On se présente ? »
Il les regarda avant de débuter.
« Sergent Brass, j’étais à SG-10 avant d’entrer dans ce bourbier. Toi ? »
« Izabel Bowers, 12e compagnie de campagne médicale. Vous pouvez m’appeler Iza. »
Les regards se déplacèrent. Le plus fin à la besace prit la parole :
« Je viens du génie Canadien. Appelez-moi Will. »
Naturellement, les présentations suivirent.
« Danny Blake. Je suis de la 3e division blindé. »
« Des blindés ? Tu charries ? »
L’homme tapota son casque spécial pilotage.
« J’ai l’air de blaguer ? Ils veulent tester un nouveau concept là-haut. On a le godzilla 4 qui vient de sortir de l'ingénierie. Il est petit mais c’est un blindé léger...donc me voilà. »
Elana haussa les sourcils… elle ne savait pas trop comment cet homme allait s’y prendre et à quoi ressemblait cette nouvelle version du Godzilla… cela était original soyons clair. La guerre de mai, avait dû déclencher de nouvelles innovations.
« Bon ok. Et toi, t’es une italienne ? »
La jeune femme fit un grand sourire.
« Rita, Arditi Incursori. Force Spéciale. » fit-elle avec un accent craquant.
« Et c’est quoi, ça ? »
Le tankiste venait de pointer son arme. C’était un vieux garand M1 de la seconde guerre mondiale avec une lunette montée dessus. Elana regarda l‘arme avec un simple sourire neutre, mais elle trouvait le goût de la jeune femme pour l’Antiquité assez symbolique. Ce n’est pas rien de vouloir combattre avec d’ancien modèle, il doit avoir une belle histoire dessous. Elle avait hâte de l’entendre et peut-être que cette Rita leur en dirait plus devant le feu de camp de ce soir.
« Arme de collection. Je combats avec. »
« Bien, il en reste deux. » Coupa le sergent en regardant Ravix et Ruth.
« Qui se lance ? »
Ce fût donc Ravix qui sans aucune once d’hésitation se présenta de a voix particulière.
« Caporal Elana Ravix. Infanterie française, 1er régiment des chasseurs parachutistes » Elle ne pensait pas que cela disent quoique ce soit aux autres, qui étaient tous américains ou de nationalités autres que française (et vu son accent très prononcée tout le monde avait deviné son pays). Mais qu’importe, il y a une forme de superbe pour son régiment et même si elle avait un air neutre intérieurement cela lui procurait une boule de fierté assez plaisante. Pour le moment elle remarqua qu’elle était la seule à avoir un peu de galons avec le sergent… pourtant elle était certaine de ne pas être la plus âgée, bien au contraire...

Elle fit d’ailleurs sa petite impression.
« Tu seras mon bras droit Elana. » fit Tim. Elana hocha une nouvelle fois la tête, elle ne pensait pas être bras droit pour cet entraînement, généralement, elle ne l’était jamais, qui veut d’un simple caporal après tout ? Et puis, elle ne chercha pas vraiment à se mettre en avant pour obtenir des responsabilités, elle les évitait. La française estimait qu’elle avait atteint le rang le plus élevé (ou passer sous-officier maximum) qu’elle n’aurait durant toute sa carrière au-delà, cela demandait des actions et des responsabilités qu’elle ne voulait pas assumer. Elle était une des rares à ne pas espérer un déroulement de carrière dans les grades. Ainsi, être bras droit ne l’enchantait guère mais elle ferait avec sans rien dire. De toute façon, elle ne pouvait pas contester (et elle ne l’aurait pas fait), Tim avait déjà tourné la tête vers la grande fouine à lunettes. Celle qui avait aidé la toubib à dissimuler sa coiffure.
« Bon et toi ? Tu parles pas des masses... »
« Seulement quand je suis obligée... » Répondit-elle avec un sourire.
« Je m’appelle Ruth... »
« T’étais où avant ? »

La jeune femme se mordit la lèvre inférieure et regarda ses camarades à tour de rôle avant de secouer négativement la tête. Elle trouva le regard neutre de Ravix qui attendait qu’elle daigne passer le cap tout en restant silencieuse écoutant les arguments des autres. Immédiatement, les quatre autres soldats parlèrent tous en même temps, y allant chacun de son argument pour qu’elle lâche le morceau. Un soudain ras de marée qui fit davantage sourire la militaire. Le sergent s’égosilla, levant les bras pour produire un geste qui se voulait réduire le niveau sonore.
« PAS TOUS EN MÊME TEMPS !!! » Râla-t-il finalement.
Il regarda Ruth.
« T’es sûr que tu ne veux pas nous dire ? »
Elle soupira et joua de sa rangers sur le sol avant de déclarer, au grand étonnement de tous :
« J’étais au NID... »
Un calme plat envahit subitement la baie. Ravix la toisait de son air particulier, avant d’observer la réaction des autres. Le NID avait écopé d’une bien triste réputation ...
« Ben merde alors... »
« Mais...ils sont pas officiers au NID ? »
Ruth haussa les épaules avec un sourire gêné et se décala de trois quarts.
« Peu importe. Quelqu’un à quelque chose contre le NID ici ? »
« A part qu’ils ont été méchamment infiltré par les Goa’ulds ? » fit l’italienne avec un air malicieux. « Même moi je le sais. »
« Aucun cela n’a pas d’importance maintenant que nous sommes sur Atlantis » Affirma Ravix sans aucun état d’âme, si elle était ici c’est pour une raison point.
« Moi je m’en fiche. Et puis de toute façon, on peut demander : t’es un goa’uld, Ruth ? » Lâcha la toubib en lui mettant un coup de coude. Cela fit rire plusieurs soldat donc le caporal.
« Nannn ! Me cherchez pas avec ça ! » Fit-elle par répondre en riant.
« Je suis spécialiste du renseignement, particulièrement sur la conception des réseaux d’espionnage en territoire extérieur... »
« Donc...toi tu sais qui est Calahan. »
« Je répondrais pas à... »

Une nouvelle fois, une grande montée de propos se mélangea au point de les rendre incompréhensibles. Toujours aussi stoïque Elana attendait la fin des débats tout en écoutant chacun y mettre du siens. Personne ne rejetaient Ruth pour son ancienne affectation, loin de là, mais dans une angoisse inexplicable, elle avait soutenu le regard de son sergent. Celui-ci calma tout de suite la bande mais ajouta avec sincérité :
« Je te forcerai pas, Padilla. Mais j’aimerai bien savoir aussi comment ce tordu à pu arriver ici. »
« Comme tout le monde ici » compléta la jeune femme.

Elle hésita longuement. Ce n’est que lorsque tout le monde lui promit de garder le secret qu’elle céda enfin, rouge comme une tomate.
« Ok ok... » fit elle en levant les deux mains en signe de reddition. « Calahan, il était au Département de la Sécurité Mondiale... »
« Tu charries !... » fit Danny avec les yeux ronds.
« Mais...c’est pas le truc où il y a des cadors du programme ? Genre Hammond, O’neill ? »
Naturellement, toute l’unité avait entouré Ruth pour connaître la suite de l’histoire. Elle hocha la tête avant de reprendre :
« Calahan, c’est un peu le paradoxe de l’armée. D’un côté, c’est le plus performant des instructeurs. Il a le plus faible taux de soldats perdus sur le terrain et une bonne expérience des escouades multi-nationalités. Mais d’un autre, il détient le record de plaintes pour harcèlement et discrimination sexiste. Il se traîne un paquet de casseroles et de rumeurs, sur des crimes de guerre notamment, et des enquêtes mystérieusement inachevées. » Elle fit silence, en même temps qu’un poids semblait s’abattre sur tout le monde. « Je suis pas certaine pour la suite. Mais il parait que le CODIR et Sheppard aurait fait barrage quand il est venu remplacer Harris. Mais ils ont pas réussi... »
« A se demander d’où il tire ses soutiens... » fit l’italienne.
Machinalement Elana essaya de chercher aussi, comme beaucoup, cet avait t’il le bras suffisamment long ou même des dossiers ? Elle avait entendu parler d’Harris mais elle avait un doute. Elle trouvait ça incroyable que les gens comme le CODIR et le colonel, n’ait pas réussi à faire barrage à cet homme… il devait avoir de sacré cadavre dans le placard.
« Harris, c’est l’officier à l’origine des viols de 2017 ? »
La toubib fut la première à lui répondre :
« Celui-là même. Parait que c’est un goa’uld infiltré qui orchestrait tout. »
« Il y a pas mal de rumeurs. Mais on raconte que ces drames laissent des cicatrices encore aujourd’hui, des malentendus et des altercations. »
« J’aime pas spéculer. Mais si ça se trouve, c’est sûrement l’argument principal qui a fait passé Calahan malgré ses casseroles. Ils ne veulent plus que leur armée soit tachée par des histoires comme ça... »
« Surtout si les “violeurs” venaient de l’armée, ça se comprend...sauf qu’on paie les pots cassés maintenant. La blase quoi... »
« On est chez les civils faut pas oublier que nous sommes que des gros bourrins contre des gens “civilisés” » dit-elle avec une pointe d'amertume.
« Hum... » fit Rita, curieuse. « Tu as eu des antécédents avec ces bons vivants ? »
« Ouai. Ils ont gâché plusieurs missions ou mit en péril leur réussite. Ils sont bien sympa dans le personnel, mais pour le professionnel c'est une catastrophe quand on doit manoeuvrer... » On ne pouvait pas lui enlever sa franchise, un peu tranchante mais bon, on s’y fait.
« On évitera de faire de toi la nounou dans ce cas... » Il lui fit un sourire puis acquiesça. Ravix confirma d’une signe de tête. Elle détestait faire la nounou pour un groupe de civile, mais bon...
« Bon, ça explique un tas de choses. Merci pour les infos, Ruth... »
Le sergent Tim s’écarta un moment, visiblement plongé dans ses réflexions, puis il se retourna pour regarder les recrues avec un regard bienveillant.
« Peu importe. On survivra tous à ce pourri. »
Il leur fit un sourire puis s’approcha de la desserte que Rita avait ramené avec elle.
« Section, approchez. »
Il attendit que tout le monde l’entoure et ouvrit le chariot.
« Bien. Si on vous a dit de venir sans vos munitions, c’est parce que vous en embarquez des spéciales. Celles-ci ressemblent en tous points à nos munitions standard sauf que... »
Le sergent retira une balle d’un chargeur de neuf millimètres pour leur montrer. La tête de l’ogive était d’un rouge lancinant comme une cigarette sous l’inspiration du fumeur.
« Qui reconnaît ce truc ? »
Will, le génie canadien, leva la main. Il répondit dès que le sergent l’en autorisa :
« Ce sont des munitions d'entraînement du SGC. Pour les premiers affrontements en condition de terrain. »
« Bien vu. Iza, les effets ? »
« Hmm...c’était dans ma formation de base, je ne me souviens plus vraiment. Si mes souvenirs sont bons, c’est un quart d’heure de sommeil. Son impact est différent d’un blast incapacitant Wraith, il ne déconnecte pas les synapses mais surcharge le système nerveux en cas de cumul, d’où le “désagrément”. »
« Le désagrément ? » Fit Danny.
La toubib le regarda et eut un léger sourire, ne lui répondant pas. Puisqu’il insistait du regard, Ruth se pencha à son épaule pour lui dire, ironique :
« Si tu en prends une de trop, tu fais ton pipi au lit comme quand tu étais petit... » Le reste de l’équipe s’esclaffa.
« Calahan nous gratifie même d’un retour en enfance ! Quel homme de bien ! » lança cyniquement la caporale. Elle n’avait pas hâte d'expérimenter ces balles… après bon, il y a de forte chance que chacun d’en deux se pisse dessus ne serait-ce qu’un jour face à un wraith ou même à des créatures effrayantes de cette galaxie. Qui ne serait pas en train de vider sa vessie face à un Alien comme dans le film ?
Quelques recrues rigolèrent de sa boutade.
« Il te plait, alors, ce vieux ronchon ?!? » Railla l’italienne en lui mettant un coup d’épaule.

‹c› Vanka


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L'enfer by Calahan
Chronologie 23 juillet 2018
••••





Soudainement, le jumper se mit en route. Les moteurs chauffaient et il allait bientôt partir. Le sergent donna ses ordres, replaçant son casque sur la tête.
« Ok. On est sur le départ. Ravix, veille à ce que tous les gars se soient équipés de ces munitions. Vérification rapide armes et équipements. Et tu me les embarque dans la conserve. »
Il lui fit un signe de pouce amical puis fit demi-tour pour entrer dans le jumper et aller voir le pilote.

La jeune femme hocha la tête, elle aida à charger les quelques caisses, s’équipant des munitions, prenant toujours un chargeur en rab à cause de sa parano de n’avoir jamais assez de munition au combat, puis vérifiai que chaque soldat ait prit ses “balles pipi”. La jeune femme parlait peu ou très directement, ainsi, elle demandait d’un simple “Tes munitions ?” Attendant que la personne lui montre avant de passer au suivants sans sourcilier.

Danny semblait être le plus réticent à moins qu’il veuille faire la blague à la jeune caporale, mais à la place de lui montrer ses balles il lui montra sa réserve de chewing gum… Il devait avoir tous les parfums existant que pouvait avoir la cité vu sa ramette complète allant de la l'indétrônable menthe aux fruits de la passion... Il ne le savait pas, mais Elana avait en horreur les gommes à mâcher depuis que Liam Sandon ruminait comme une vache laitière ! Et qu’il y prenait un malin plaisir à la chercher avec ça. Elle releva les yeux vers lui, les fixant sur ces prunelles sombres avant d’avoir un fin rictus neutre.
« C’est gentil de pas vouloir rendre les copains incontinent Blake. » Avec son air fermé, on aurait pu penser qu’elle n’était pas sujette à l’humour, la petite lueur pétillante dans son regard montrait qu’elle était en pleins dedans.
« Je suis un gentleman ! » répondit-il avec un clin d’oeil, qui amusa intérieurement la jeune femme.
Il insista de son geste pour qu’elle se serve puis pinça son vêtement pour l’attirer au centre de la nacelle, là où se trouvait son Godzilla solidement arrimé. Faute de lui prendre une gomme, elle se laissa entraîner sans aucune résistance.

L’engin était un MALP d’exploration conditionné pour le combat. Cette fois-ci, les ingénieurs l’avaient dotés de chenilles très malléables, ce qui permettait d'accéder à des terrains accidentés.
« Le dernier bijou de l’union ingénieurs-scientifiques de la cité, je te présente le “ Divorce”. »
Le divorce ? Ravix lui lança un regard le toisant longuement avant de répondre d’un ton morne.
« Au moins, il est sans illusion lui ! » Elle trouva le nom parfait ! quoi de mieux qu’un gros engin pour briser des vies comme pouvait le faire le divorce qui mettait un point à une histoire belle ou moche.

Danny était fier de lui présenter l’engin. Ce nom avait même été peint avec une calligraphie très poétique sur le large bouclier frontal. Iza et Ruth furent intriguées et se levèrent pour examiner le MALP. Ca les avait fait rire, demandant à Danny s’il était vraiment sérieux d’appeler son petit blindé comme ça. Il hocha la tête, tout sourire.

Recouvert d’un habillage supplémentaire conçu pour résister à l’assaut du plasma, il semblait muni de quelques systèmes avancés. Il expliqua rapidement en s’appuyant sur le long tube du canon, le tapotant avec fierté. La jeune femme suivait de ses doigts fins les courbes de la machine appréciant son côté doublement résistant contre leur nouveaux ennemi… enfin “nouveaux” pour elle. Un rictus carnassier était sur ses lèvres en pensant aux dommages qu’allait faire le “Divorce”.

« Les grands pontes se sont dit que le réemploi de forces blindées pourraient faire la différence en cas d’affrontement direct, quand les manoeuvres commando échouent. Pour permettre le retrait des gars si le Dédale est pas là par exemple. Enfin...il y a plein d’emploi possible. Mon “Divorce” doit aboutir !!! »
L’homme était content, il usait des jeux de mots avec beaucoup d’entrain. Ravix releva la tête vers lui, elle notait tout ces petits jeux et lui répondait d’une manière non verbale le laissant parler de sa passion. Elle a toujours adoré écouter les gens passionné, elle y trouve une dynamique qu’elle n’éprouve pas. Elle n’a pas de grande passion et elle trouve ça fascinant cette énergie qu’on les gens amoureux d’autre chose que d’un humain.
« Canon de 75. Coaxiale M240 de 7.62. Blindage de front avec légère couverture énergétique. Alimentation par deux piles au naquada. C’est une perle ce truc. » Que des doux mots aux oreilles de la caporale qui trouvait un grand intérêt à ce Divorce.

Will, qui avait fait le tour, posa ses mains sur les épaules respectives de l’italienne et d’Elana. Cette dernière se tendit un peu, mais accepta rapidement le contact étant d’un militaire.
« Alors, z’en dites quoi les filles ? On vous emmène en virée dans notre bolide de luxe ?!? »
« Oui, mais prend tes munitions et tu auras le droit de tâter du contrat ! » affirma Ravix, attendant qu’il s’exécute enfin sur le sujet de base.
Will arma son sourire le plus craquant et lui répondit :
« On pourra discuter des termes autour d’un verre après la mission ? »
Les filles se regardèrent à la façon “et ça est, c’est reparti…”. Un regard dépité de la part de ces deux femmes se posa sur lui tandis qu’il s’accoudait sur le canon du Divorce.
Ravix le toisa, n’ayant pas remarquer les regards des autres filles et quand bien même elle n’en aurait rien interprété de plus.
« Si tu es convaincant sur le terrain... » Elle lui fit un simple rictus (n'ayant rien contre un verre entre militaire, avec toute l’équipe même) avant de porter son regard sur Danny, « Blake, tes munitions ? » Will se frotta les mains comme s’il venait de remporter le rencard du siècle. Il profita qu’Elana se soit tournée vers le tankiste pour égarer son regard dangereusement bas, trouvant que l’uniforme lui allait tout aussi bien que son leggings dans lequel elle avait été contrainte de bosser un sacré moment. Rita remarqua son petit jeu, et surtout l’impunité totale avec laquelle il gorgeait son regard des courbes de sa collègue, et elle lui envoya un taquet parfaitement bien dosé à l’arrière du crâne. Un bon “CLAC” résonna en le faisant tressauter de surprise. A ce moment là, la porte de la soute arrière commença à se fermer. Le jumper se préparait à l’envol et le sergent échangeait de derniers mots avant de revenir auprès de son escouade.

« Allez. On a une demi-heure de route avant de commencer nos manoeuvres. Le pilote dit que le capitaine est déjà là-bas. Ravix, tout est prêt ? »
La caporal avait tourné la tête vers son supérieur avant de le reporter sur Danny, tapant du pied attendant qu’il daigne lui donner sa vérification. Son regard était insistant. Mais lui fut insistant. Il passa ses deux bras par dessus le canon du Divorce, le premier sur l’ouverture de la caisse à munition de la coaxiale, et l’autre lui tendant la gomme à mâcher. Le sourire en coin, il souffla d’un air provocant et bon enfant :
« Tic tac, Ravix. »
Mais la caporale resta de marbre, elle n’en voulait pas de ces gommes à mâcher. Et elle resta droite inflexible. « Dépêche toi. » Toujours d’une voix morne mais plus ferme, elle augmenta le rythme de son pied pour faire le “tic tac”.
Blake siffla en rangeant sa gomme.
« On dirait bien que j’ai trouvé la limite de ton humour, caporal. »
Le militaire tira le clapet de la boite de munitions, révélant une bande aux pointes rougeoyantes. Il ouvrit ensuite le rangement d’obus, ils étaient différents, conçus pour l’exercice.
Cela convenu à Elana qui hocha la tête satisfaite, se tournant ensuite vers le sergent.
« Oui tout est prêt sergent. » Puis reporta son regard bleu délavé sur Blake « Maintenant je peux faire preuve d’humour en ruminant comme une vache. » Il allait falloir s’y faire, elle fait passer le pro avant, elle n’aimait juste pas perdre de temps dans des chamailleries qui pouvaient se faire après. Elle était pourtant réceptive à ce genre de chose, mais pas quand il avait un ordre et que ça faisait perdre du temps. Le sourire de Danny s'agrandit et il lui fila la gomme à mâcher qu’elle mit dans sa bouche. Cela lui en coûtait un peu car elle avait encore l’image de Liam la vache pas du tout laitière en tête mais qu’importe elle posa ses fesses à côté de Rita. Tim s’avança. Dans son dos, on voyait déjà l’océan se profiler après la disparition de la tour centrale. L’homme s’appuya sur le blindé, cherchant ses mots, puis débuta un petit discours pour préparer ses troupes. Tout le monde s’était installé sur les banquettes.

« Je pense que vous le découvrirez par vous même une fois en bas. Mais dites-vous une chose : Calahan fera tout pour vous briser. Que ce soit physiquement ou moralement, il relèvera vos faiblesses, même intimes, et les exploitera pour vous atteindre. »

Il regarda chacun de ses soldats. Ils étaient tous expérimentés sur leur poste précédent...et pourtant tellement novice à la fois. Son regard était empreint d’une petite forme de tristesse qu’il contenait pour lui. Le sergent ne voulait pas les inquiéter outres mesures mais il ne voulait pas non plus qu’ils s’avancent naïvement sur ce premier entraînement. Il trouva le regard sûre et neutre de Ravix, qui se doutait bien que Calahan n’avait pas prévu des fleurs pour eux, mais les épines. Elle restait confiante, ne voulant pas s'angoisser outre mesure, elle allait lui montrer a ce vieux hêtre qu’il en faut plus pour la briser !

« Il est très fort pour ça. Il y a toujours une recrue qui craque et qui finit au “rebut des branlos”, comme il aime le dire. »
L’homme haussa les épaules. “Rebut des branlos”... la honte suprême pour Ravix… ça elle l’avait bien entendu durant sa punition legging. Elle eut une pensée pour son pilote favoris qui avait souhaité une bonne chance pour l’enfer avant.
« Ce qu’il y a, c’est que moi je vous aime bien. Vous tous là. Ce serait cool que de voir une escouade entière lui tenir tête et revenir à la maison en entier. Mais c’est un travail sur soi. »
« Je suis prête ! » Affirma Rita, un large sourire sur le visage. Elle avait l’air d’attendre les embûches, le feu dans le sang, prête à se battre et à les surmonter. Le sergent Brass la calma immédiatement d’un doigt levé en l’air.
« Du calme, SuperGirl. C’est toujours facile de dire ça quand on est en forme. Mais pour fatiguer un homme, et une femme, Calahan sait y faire. »
Il avança son poing en une forme de “un pour tous ?”, se moquant du côté risible que cela pouvait donner.
« Vous en dites quoi ? On lui fout la pile à notre officier ? »
Rita ne pouvait pas se retenir. Bouffée par l’excitation et le voyage vers ce nouvel inconnu, elle posa son poing contre celui du sergent et lui répéta, yeux dans les yeux, avec un air très défiant :
« Je suis prête ! »
Will se leva et fit de même, rapidement suivi par Blake, Izabel et Ruth. Ravix fut donc la dernière à se lever et à checker avec force avec les autres. Elle adorait ce genre d’énergie galvanisante et qui soudent bien plus les hommes et les femmes qu’une soirée amicale ! Et l’autre vieux il devait le savoir ça, que c’est dans la merde qu’on s’allie véritablement et non quand tout va bien !
« C’est qui qui va être l'officier au rebut ? » dit-elle avec la même fermeté que son poing.

C’est CA-LA-HAN avait fait le cri à l’unisson des soldats en levant leurs poings. Le moral était au beau fixe et les hommes reprirent leurs places. Le sergent allait retourner dans la cabine de pilotage lorsque Danny se redressa pour dire, au dernier moment :
« Au fait, sergent, tu ferais pas ce discours à tous les mecs qui tombent sous ta main par hasard ? »
La blague fit rire l’ensemble de l’équipe. Iza en profita pour imiter Tim qui répétait son petit effet devant la glace et cela donna lieu à plusieurs petites boutades qui firent rire le concerné lui même. Pendant la demi-heure en question, ils discutèrent de tout et de rien, cherchant surtout à apprendre à se connaitre en profitant du moment de répit.
Généralement Ravix n’était peu bavarde, elle écoutait les autres simplement ou tranchait dans le vif avec l’une de ses phrase cinglante et amusante. Elle toisa Rita qui était sa compagne de banquette, comme l’autre côté il n’avait pas de place pour quelqu’un d’autre, surement au plus grand malheur de Will qui faisait son numéro de tombeur en se vantant d’une anecdote où il était le brave dindon qui s’était fait mettre un lapin !
En tournant ses pupilles vers Rita elle vit surtout une mèche violette et rose tomber sur le côté du casque d’Izabel. Elle se pencha vers Rita pour parler doucement en direction de la médecin.
« Range tes crins la licorne... »

La toubib la regarda avec un air d’incompréhension dans un premier temps puis elle fit soudainement le lien. Se débarrassant un instant de son casque, elle révéla ces couleurs dont certaines étaient délavés par endroit. La jeune femme se refit le chignon en le serrant bien fort.
« Ma soeur a fêté ses trente six ans hier. C’était sensé partir au lavage. » fit-elle avec une bonne nostalgie. « Elle est opératrice radiologue sous les ordres du docteur Beckett. »
Elle replaça ensuite son casque sur sa tête puis, tout sourire, fit un droite gauche à Elana pour tester la disparition de ces fameux crins de licorne. Celle-ci hocha la tête lui confirmant qu’il n’y avait plus rien de visible. « Sympa d’avoir sa famille ici. » commenta-t’elle simplement.
« Ca serait encore mieux si on courrait pas toutes les deux après le même mec ! » lui répondit-elle en ricanant.
Elle ouvrit la poche de sa veste en passant sous son gilet pour retira une photographie plastifiée. Izabel et sa grande soeur cernaient un docteur Beckett qui ne savait plus où se mettre. Dans leur délire, elles lui avaient fait une bise sur chaque joue avec l’oeil étincelant en direction de la caméra.
Elle tendit le cliché à Rita qui l’observa, rigolant sincèrement avant de le passer à Elana. Celle-ci regarda la photo d’un air un peu mitigé, ne sachant pas quoi penser de ce cliché, qui devait être fort gênant pour le docteur, responsable de son secteur. Elle n’aimerait pas être à sa place et il avait l’air un peu trop bon pour faire une remarque. Elle lui rendit le cliché. Il avait un côté comique mine de rien, mais triste… se battre pour le même homme c’est débile pour Ravix qui lâchait l’affaire quand il avait quelqu’un d’autre sur le coup et généralement, elle ne se battait pas, les histoires d’amour ce n’est pas pour elle…au moins ça reste en famille.
« Et aucune de vous deux n’a tenté sa chance déjà ? »
« Ca, c’est top secret ! » fit-elle mystérieusement. Elana n'insista pas, laissant la jeune femme dans son jardin secret.

Le chemin du jumper se fit dans une ambiance bon enfant. Le ciel était assez nuageux, rendant la visibilité assez désastreuse. Le sergent Brass se trouvait sur le siège du copilote, regardant d’un air distrait les voluptes dansantes sur la verrière. Il était stressé, de plus en plus, à l’approche du continent. Il jouait machinalement avec son alliance, se demandant sans arrêt si sa nouvelle escouade allait tenir. Il n’avait pas menti à ce sujet, il les trouvait tous sympa, ça changeait. Généralement, il y en avait toujours un dans le lot pour se croire au-dessus de la masse ou péter plus haut que son cul. Mais là, ils se tenaient tous. Même Rita avec son accent italien et son côté un peu sanguin restait modeste dans le fond.
Pour une fois que tout ce beau monde semblait s’entendre d’emblé sans pépin, il se surprenait à les vouloir pour lui. D’en être le chef de manière permanente.

Mais pour ça, il fallait déjà survivre au premier entraînement.

Au travers de ce brouillard céleste, il y eut des flashs de lumières lointains, des flashs bleus qui crépitaient comme un orage de surface. Le pilote et le sergent se regardèrent l’espace de quelques secondes, perplexe, avant qu’une soudaine rafale de tir antiaérien les frôle.

« BORDEL DE MERDE !!! » Hurla Tim en même temps que le jumper faisait une soudaine embardée. « Qu’est-ce que c’était ?!? »
Le pilote regarda, silencieux et très angoissé, ces différents tirs filer autour de son appareil avant d’ouvrir la bouche, outré :
« Ce sont des canons de défense magnétique ! Des canons comme sur la cité !!! »
« Putain, il est complètement fêlé ! »

Quelques projectiles ricochèrent dans la carelingue. La pression monta en flèche à l’intérieur, les soldats se regardant tout en se demandant si c’était réellement un exercice.
Ravix sursauta en entendant son chef hurler et se cramponna à sa banquette, alors que Rita venait de lui tomber sur les genoux, l’italienne essayait de se relever mais les soubresauts de l’appareil la laissa cloué sur les jambes de la caporale.
« Au moins on est dans le bain... » lâcha laconiquement Elana, qui aidait Rita à se relever.
« Il soigne son petit effet ! Je le déteste déjà » Répliqua-t-elle.

« Ils nous mitraillent au projectile d’entrainement. » Nota le pilote en voyant quelques tirs percuter la verrière.
« Si on en prend trop, il va nous déclarer mort avant même qu’on pose le pied à terre. »
« On va descendre. Va falloir jouer serré, dis-leur de s’accrocher. »
Le sergent se retourna, s’accrochant au montant du sas. En prenant de la vitesse, le système d’inertie fut moins efficace et les tressautements de l’appareil commençaient déjà à se faire sentir.
« Les gars ! On est accueilli par de la DCA ! Accrochez-vous, ça va secouer un peu ! »

Ils étaient déjà tous bien accroché, Will n’était pas à l’aise mais trouvait le moyens de faire un peu d’humour, ce qui n’était pas plus mal.
« Les filles, si vous avez peur “PapaWilly” est là pour vous servir de rocher ! »
« Quand on sera près de la mer on avisera pour faire les moules accrochés sur un rocher ! » Répliqua immédiatement Elana, qui était en alarme dans son cerveaux même si son visage restait neutre. Elle s’attendait à un impact imminent avec le sol…
« On en reparlera si on survit à ce manège. »


••••

by Wiise


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L'enfer by Calahan // Chrono 23/07/2018


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Le jumper plongea soudainement. Le sergent se rattrapa in extremis sur le Divorce puis grimpa en direction du siège du cockpit. Il écarquilla les yeux en découvrant le site d'atterrissage. Le terrain était constitué d’une grande plaine vallonnée et cernée par une forêt. Trois canons bien situés étaient en train de tirer dans la direction du jumper qui louvoyait sans cesse, le pilote maîtrisant bien son engin. Ca restait néanmoins un sacré rodéo. Sur l’approche, les balles traçantes d’une mitrailleuse s’ajoutèrent au canon, forçant le jumper à s’éloigner au risque de prendre un trop grand nombre d’impact que Calahan, sans nul doute, décomptait à la jumelle.

« Tim. Si je me pose, on redécollera pas... »
Le sergent serra les dents, ce comité d’accueil était une première. Calahan devait être inspiré et c’était loin de le rassurer. Il énuméra les différentes informations à voix basse puis prit sa décision. Il donna l’ordre au pilote de les descendre en rase-motte...sans s’arrêter…
« Ecoutez ! Le site est sous le feu, il y des forces hostiles qui nous attendent et le jumper ne pourra pas se poser. Il va falloir sauter ! Préparez-vous ! »
« MAIS!!!! CHEF ! ET LE DIVORCE ? » S’alarma Danny.
« Démonte la coax et embarque-là ! »
Blake jura tout en se jetant sur son blindé. Il avait seulement quelques minutes pour démonter la mitrailleuse, ce qui n’était pas si long, mais il devait surtout prendre une bande de cartouches en plus et la visser sur ses épaules.
Les filles et Will s’étaient levés, vérifiant que tout l’équipement était bien attaché.
Le pilote baissa alors la porte arrière, révélant l’océan qui filait à toute allure et les projectiles perdus. Il fallait bien s’accrocher, l’équilibre était devenu précaire à cause de toutes les embardées et il n’était pas rare d’entendre quelqu’un crier par la surprise.
« Ca commence très bien ! J’aurai dû faire para, tiens !!! » S’écria Ruth, très angoissée.
« Tu feras comme moi et ça se passera bien Ruth » affirma la caporale qui se voulait rassurante face à l’angoisse de sa camarade. Elle aussi était plutôt tendue, mais elle gérait très bien ce genre de chose, peut-être parce que tout cela lui glissait dessus comme de l’eau sur des plumes de canard ? Peut-être, en tout cas, elle prit une grande respiration pour se concentrer et ne pas se laisser gagner par le stress des autres.

Danny parvint à récupérer le tout au moment où le sergent émergea de la cabine de pilotage. Il s'apprêtait à donner ses ordres lorsqu’une alarme sonore très inquiétante résonna dans l’habitacle. Le jumper eut un mouvement extrêmement brutal qui déséquilibra Ruth. Elle hurla vivement, un cri de panique ponctuel et très sincère, lorsqu’elle perdit son équilibre et chuta dans le vide…

« OH NON ! RUTHHHHHHH ! » hurla la toubib.
Elle s’élança jusqu’au bord de la porte mais fut retenue par Will et Rita qui ne voulaient pas qu’elle prenne plus de risque.
« Arrêtez l'entraînement ! Il y a un accident !!!! Un accident ! CHEF !!! »
Mais il n’eut pas le temps de répondre. Le pilote hurla d’une voix bien plus forte.
« On a piraté mes commandes de vol ! Sautez !!!! Sautez bordel !!! »
« Sautez ! Sautez allez !!! » Suivit immédiatement le sergent.
Il prit la toubib par son sac à dos. pour la pousser un peu
« Chef ! Ruth est... »
« Plus tard !!! Saute Iza ! Saute tout de suite !!! »
Mais la doc semblait refuser l’obstacle ! Elana, attacha ces armes solidement, et sans prévenir, elle attrapa les hanche de la doc, pour chuter dans le vide avec elle. Suivit des autres. Le corps de la caporale se mit en boule pour amortir le sol tout en tenant la jeune femme, pour que ça soit elle qui se prenne le plus dur : le sol et non Iza.

Le jumper tournait dans le sens inverse des aiguilles d’une montre comme un hélicoptère sur le point de se crasher. Heureusement, il était relativement proche du sol et même si les militaires eurent un atterrissage bien douloureux, personne ne se blessa.
Un relief de verdure, une butte assez épaisse avec une pente qui descendait vers le rivage, leur offrait un couvert suffisant. Mais un mitrailleur à la position inconnue se mit à les arroser copieusement tandis que le jumper semblait enfin reprendre un semblant de contrôle. Le pilote, complètement paniqué, fit demi-tour et se carapata en direction de la cité.

Elana releva la tête vers le jumper, le pilote s’en souviendrait de cette aventure et refuserait d’escorter la prochaine garnison de Calahan ! Ce mec est quand même dingue ! Mais au moins ça prépare au terrain, durant la guerre de mai, il avait eu des jumpers canardés de la sorte… ils étaient prêt maintenant ! Et malgré la folie de l’homme, Ravix trouvait que c'était une bonne idée. Et sans même attendre l’ordre de son sergent, la jeune femme était déjà avec son arme en main, en train de balayer l’endroit prête à se défendre, accroupie, pour se protéger des tirs ennemis, elle était à couvert en contrebas avec la doc. Parachuté ou lourdée comme une grosse merde, elle avait eu l’habitude durant ces entrainements d’être réactif rapidement après un saut !

« En position ! » S’écria Brass par-dessus la pétarade. Il sortit un miroir de sa poche et se redressa un tout petit peu pour contrôler le champ de bataille. Il trouva finalement la mitrailleuse.
« C’est une M240. Soixante mètres sur nos deux heures, entre les arbres...Ravix, Will, vous prenez position et vous me canardez ce fumier ! Faites lui réduire son tir. Rita ! »
« Ok, Will bouge tes fesses vers moi ! Contrebas avec les buissons vert fluo ! » Il était temps de faire un plan, pour le prendre de revers et le neutraliser rapidement ce tireur fou ! Et oui les buissons avaient une sale couleur chimique ! pourtant ils étaient véritables !

Le sergent rampa rampa jusqu’à Rita.
« Le tir de précision, ça te connait hein ? »
« Oui ! J’aurai un bon angle si je vais par là-bas, sergent ! »
« Alors soit prudente. Et bouge seulement lors des tirs de couverture. » Il se retourna de nouveau. « Danny, je compte sur toi ! Pas une balle sur Rita. »
« Pas une balle sur Rita !!! » Confirma-t-il en se décalant, cherchant à installer sa mitrailleuse.

Le sergent fit un signe de pouce puis rampa jusqu’à Iza et Ravix (qui en le voyant ramper était déjà partis pour rejoindre Will un peu plus haut et discuter avec lui). Elles étaient placées à couvert en contrebas… mais la doc était un peu plus en avant en essayant vainement d’appeler Ruth à la radio. Les larmes lui coulaient le longs des joues, elle ne comprenait pas pourquoi l'entraînement n’avait pas été suspendu.
« J’ai rien sergent...rien du tout ! Elle ne répond pas !! »
« Est-ce que tu sais où est-ce qu’elle est tombée ? »
« Sur la rive, là, plus bas ! » S’écria-t-elle en pointant l’endroit du doigt.
« Écoute, calme toi. J’ai besoin de toi avec l’esprit concentré. On va y aller tous les deux. On va récupérer Ruth et revenir ici. »
Elle acquiesça, loin d’être rassurée. L’événement lui avait filé un sacré coup et le sergent lui massa l’épaule. Il activa ensuite sa radio :
//Elana. Je ne suis pas loin de la position de Ruth. Je vais la chercher avec la doc. Une fois le mitrailleur dégommé, tu établis une position retranchée. Si je suis pas de retour dans la demi-heure, considère-nous abattu et prends les rennes, reçu ?!?// »
// Reçu. Mais tu as intérêt à revenir, je n’ai pas envie de passer sergent. Moi je bourrine je fais pas dans le management comme disent les civils ! //

‹c› Vanka


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