Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 8 Jan - 17:06
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L’enfer by Calahan // Chrono 23/07/2018

Pedge était plus ou moins confiante vis-à-vis de Rita, et ça démarrait bien, même si elle trouvait curieux de répondre son nom, son prénom, son matricule et son armée d’appartenance. C’étaient déjà des informations susceptibles d’être utilisées. Enfin qu’importe dans le contexte actuel puisque tout le monde était censé d’être du même bord. Pour le moment, il n’y avait rien de spécial dans ce que demandait Calahan. Pedge trouvait ça juste sadique à souhait parce que ce connard connaissait l’information puisqu’il leur avait donné… Enfin, elle n’était pas certaine de ce point, ne sachant plus si c’était le cas ou pas dans les informations que lui avaient communiqué Brass.
Un coup de poing c’était quand même la base. Au moins, il n’y avait pas de superglue sur une muqueuse. Ravix allait déguster un max avec cette connerie. C’était une mutilation gratuite et qui n’aurait pas dû se produire pendant une manoeuvre. Wakks avait dérapé, du coup Pedge surveillait un peu le comportement de Calahan pour voir si ce serait son cas. Bon, il était en train de cuisiner Rita, et il commença à faire du chantage avec du gel termite et un fusil M1. Manifestement, il n’en fallait pas plus à l’italienne pour s’effondrer quelque peu. Pedge ne comprenait pas… C’était un fusil. Ok, elle évoquait un héritage familial, et une histoire liée à ce fusil, mais après ? C’était qu’un fusil bordel…

« Capitaine Calahan ? », fit Pedge. Personne ne semblait vouloir ouvrir sa gueule, pourtant ils étaient une équipe. Ils devaient jouer le teamplay pour emmerder l’ennemi.
« Capitaine Allen ? » Répondit à la suite l’officier sans se retourner. Il continuait de faire peser un regard mauvais sur sa victime. Le regard fou de Rita ne cessait d’alterner entre le fusil et le détonateur mais elle refusait visiblement de donner l’information.
« Vous comptez me répondre à la place de ce soldat ? »
« Pas du tout. Je voulais savoir si vous aviez donné carte blanche à vos soldats pour mutiler des élèves en manoeuvre ? », lança Pedge sur le ton de la conversation. Elle gardait ses mains le long de son flanc, pourtant elle sentait qu’elle tremblait et qu’elle avait froid. Si elle n’était pas aussi déshydratée, elle transpirerait certainement.

Un sourire mesquin illumina le visage du gradé qui se retourna. Le fait de ne plus faire face à l’escouade déclencha immédiatement les hostilités. Sur les deux extrémités, Tim et Danny s’étaient lancés. L’un visait le détonateur, l’autre voulait renverser l’officier. Un but quasiment commun sans s’être concerté. Malheureusement, le temps qu’ils ne donnent l’élan de l’impulsion, ils furent immédiatement matés par les gardes dans leur dos. Un violent croche pied pour Danny. Une prise commando autour du cou de Tim. Voyant les autres réagir et se ruer, le Ranger initia aussitôt le mouvement pour se remettre sur pieds. C’était trop tard ! S’il avait pu voir le signal deux secondes plus tôt, cela aurait pu provoquer un bon bazar mais là un violent coup de crosse entre les omoplates stoppa tout agissement le renvoyant en position agenouillée.

Elana n’avait pas spécialement bougé, même si son corps s’était tendu quand les deux mecs avaient décidé de s’élancer. Elle retenu son mouvement, pour la bonne est simple raison : qu’il fallait réfléchir. Elle avait bien le bon rôle de dire cela tient… Mais cela ne servait à rien d‘agir quand autour de vous les gardes vous matraquent la gueule. Il fallait agir oui, mais de manière efficace. Surtout que le danger le plus proche n’était pas le regard de Calahan qui de toute façon verrait l’action, ce n’est pas un jeu de Collard Maillard ! Son regard profita de la chahut pour visualiser et retenir la position des gardes. Pour l’instant, elle n’en voyait qu’une dizaine circulant dans le camp. Mais il devait y en avoir davantage. Avec les gardes derrière eux. Bon, ils étaient bien gardé autant rester sage pour le moment, ils étaient trop faible.

Calahan ne semblait pas surpris. Il en était presque amusé lorsqu’il se porta à sa hauteur.
« C’est ce que vous demandiez à votre bourreau l’an dernier ? Si c’était autorisé ? »
Pedge fut agréablement surprise de la tentative des deux hommes. Finalement, ça jouait quand même teamplay, ils attendaient le bon moment. Elle ne devait pas les juger trop rapidement. Agir sans réfléchir serait préjudiciable, et faire chier pour faire chier ne servait à rien. Autant qu’ils essaient de profiter d’une occasion comme là maintenant. Elle reporta son attention sur le capitaine, qui manifestement avait travaillé ses gammes en lui parlant d’une de ses expériences de vie dans le domaine des sévices corporels et psychiques.
« Ah…. Votre inspiration vient donc de là. C’est intéressant. », fit Pedge en opinant du chef. « Et donc, carte blanche ? », relança-t-elle.

Au lieu de répondre verbalement, l’officier Calahan appuya sur le bouton de son détonateur. Un flash lumineux se produisit très soudainement en faisant fondre l’arme et toute sa garniture sous un terrible cri de peine qui devait venir de Rita. Elle s’égosilla si fort et enragea a tel point que deux gardes lui sautèrent dessus pour la retenir.
« JE TE BUTERAI ORDURE !!! JE TE BUTERAI !!! »
« Leçon numéro un ! » fît tranquillement Calahan en tapotant le visage d’Allen avec l’antenne du détonateur. Il recula avec méfiance, tout de même, avant de considérer le groupe. Ils s’excitaient tous, leurs gardes respectifs les tenant et les molestant en cas de rébellion.
« LEÇON NUMÉRO UN ! » Hurla-t-il pour capter leur attention.
« Vous êtes humain. Les machines...n’existent que dans le fantasme militaire ! Vous avez tous quelque chose à perdre. Vous avez TOUS une faiblesse. »
Après avoir rangé le détonateur dans sa poche, l’officier passa ses mains sur son baudrier et les regarda.
« Celui qui ne reconnaît pas cette réalité est une bombe à retardement. NOUVEL EXEMPLE ! »
Son regard se détourna lentement vers l’aspirante.
« Votre officier ici présent aura le choix entre faire fondre ce métal précieux qui cercle son doigt. Ou bien vous offrir à tous un quart d’heure de matraquage. »
Il leur fit un sourire de sale gosse sadique.
« Quel meilleur exemple pour définir la carte blanche, n’est-ce pas ? Allen, c’est à vous. »
« Puis-je m’adresser à mes hommes, pour une petite leçon moi aussi ? », demanda Pedge, qui restait neutre. C’était un enculé, mais elle ne montrait rien, parce qu’elle ne voulait pas lui montrer une quelconque faille. Si on en montre une, l’ennemi va s’engouffrer dedans, qu’on coopère ou non, et la preuve était devant elle. Ce morceau calciné de fusil qui était le seul vestige du M1 de l’italienne. Elle n’avait franchement pas envie de donner sa bague, mais elle le ferait quand même, parce que ce n’était qu’un objet… Bon, pas que en réalité, c’était un objet chargé d’une symbolique particulière et qui avait un passé. Mais ce qu’il symbolisait, elle l’avait avant tout dans le coeur, et dans la tête, et on pouvait toujours faire un deuil d’un objet chargé sentimentalement auprès de l’être humain qui l’avait doté de ce pouvoir. Elle ne cherchait pas à se donner du temps, juste à rendre tout cela plus instructif que ça ne l’était.

« Prenez le risque. » Lâcha-t-il, lui faisant un signe de main comme si elle était libre de se déplacer devant les hommes.
Cela ne l’empêchait pas d’entendre du mouvement dans son dos. Les sbires de Calahan étaient méfiants, prêt à agir.
Oh, Pedge n’était pas conne au point de bouger. Elle était déjà face à eux, alors elle resta sur place. Matt leva les yeux vers elle, espérant un geste ou un mot qui lancerait le top-action se tenant prêt à agir. Il n’avait pas vu le signal la première fois, il ne le raterait pas la deuxième fois.
« Merci Capitaine. Je pense que vous le savez déjà, mais vous venez de constater que l’ennemi préfère torturer que dialoguer. Il avait la possibilité d’avoir l’information en discutant avec moi, mais il préfère faire un exemple. Il ne veut pas parler. Ne prenez pas cette torture simplement en subissant. Analysez ce qu’il se passe et ce qu’il fait.
», Pedge se tourna alors vers le Capitaine, et elle défit sa bague de son doigt pour la lui tendre.
« Vous allez détruire cet objet vous même, aspirant ! » Ordonna l’officier en faisant un geste de menton. Le type qui avait badigeonné le M1 était toujours là, il lui tendait le gel termite mais pas de détonateur. Un coup dans le dos de Pedge lui indiqua qu’on la pointait avec le canon d’une arme.
Pedge attrapa le gel termite. Elle avait toujours les mains qui tremblaient, mais elle n’allait pas reculer. Elle n’en revenait pas qu’elle allait détruire cet anneau. Elle jeta un regard à l’italienne. Ça leur ferait un point commun… Si Rita n’avait pas perdu son arme, peut-être qu’elle ne l’aurait pas fait, mais maintenant la donne avait changé. Si ce connard lui avait dit qu’ils avaient carte blanche, elle lui aurait donné l’information, mais il n’avait pas saisi sa chance. Alors, ça devenait presque un jeu pour elle, parce qu’elle avait une putain de fierté mal placée, ce qui la plongeait dans des spirales à emmerdes. La mine grave, elle traça un trait sur les pierres. Elle leva le regard vers Calahan :
« Je veux bien le détruire moi même mais je n’ai pas de détonateur. »
« Bien sûr. » fit-il simplement. « Montrez l’exemple aux hommes, aspirante. »
Pedge avait bien des idées pour se servir de la bague comme arme, mais ce n’était manifestement pas possible. Elle aurait pu la glisser dans un uniforme, même dans une poche, et menacer de la faire fondre, mais elle avait dû poser au sol l’objet pour avoir le détonateur. Elle était baisée. Elle plissa son nez, hésitant à appuyer, mais elle ne fit pas durer le suspens plus longtemps et elle cliqua un coup avant de balancer le détonateur sur Calahan. Elle ne regarda pas la bague partir en fumée, ses pensées allaient vers Isia à ce moment précis. Ce n’était pas elle qui fondait, mais un anneau. Un anneau qu’elle remplacerait par un autre s’il le fallait en continuant sa relation avec elle.

Elana regarda la destruction de l’anneau avec un soupir… elle ne bronchait pas restant fixe et attentive. Elle analysait comme l’avait demandé son capitaine qui venait de détruire un objet personnel et surement pleins de symbole pour le petit plaisir d’un pervers. Au fond, elle, elle trouvait ça quand même assez dégueulasse, car on touchait aux affaires personnelles pour un simple entraînement et s’était tout bonnement dégueulasse. Dans une véritable mission, il fallait choisir certes, mais là dans un entraînement, s’était proche …non c’était une forme de torture. Enfin bon, Allen avait le courage de ne pas s’attacher à un objet comme Rita qui hurlait encore. Un acte que prit Elana en exemple pour la capitaine qui montrait la voie à suivre. Ils seraient donc torturés et devrait abandonner leur « faiblesse » pour gagner. Enfin bon, Calahan avait dû préparer un dossier sur chacun, un petit dossier sur chaque actes et pseudos faiblesses qu’il explorait. Puisqu’il devait viser juste, par contre impossible de savoir si Allen était touchée. Admirable.

‹c› Vanka

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Mar 8 Jan - 17:21
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L'enfer by Calahan
Chronologie 24 juillet 2018
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Calahan laissa l’engin glisser sur lui, comprenant la frustration vécu par le soldat. Mais non content de lui avoir fait détruire un symbole d’union, il progressa jusqu’aux restes de métaux fondu et les racla sous sa botte comme une cigarette que l’on éteint.

« LEÇON NUMÉRO 2 ! »

Il releva le nez pour les observer, ils étaient dégoûtés.

« Votre morale, l’éthique, vos convictions, votre honneur. Tout cela n’existe plus une fois sorti d’Atlantis. A chaque passage de la Porte, vous vous exposerez à des cultures, des drames, des sévices sans AUCUNE LIMITES. Peu importe la raison, peu importe la motivation. Une fois sous le pouvoir de l’ennemi, vous ne pouvez compter... »

Calahan s’arrêta pour se positionner à côté de l’aspirante.

« Que sur vous-même. Que sur le frère d’arme qui partage la mission, la douleur, à vos côtés. »

Son visage était rude, sévère, et il continuait en fixant chacun d’eux.

« Il n’y aura pas d’aide miraculeuse venue du ciel. Vos ressources et vos frères d’armes seront les seules clés de votre salut. Jusqu’à rejoindre la Porte, obtenir des renforts...ou tout simplement mourir. »

Une nouvelle fois, un sourire en coin plein de sadique le gagna. Il visa les effectifs qui avaient déjà vécu des missions difficiles pour souligner son enseignement.

« Eversman ! Ravix ! Le contestez-vous ?!? »

Les propos de Calahan faisaient écho en Eversman, aux souvenirs enfouis de cette mission sur la Magna et qui forcément remontaient. Ne comptez que sur soi et sur son coéquipier qui partageait ces moments horribles. Il ne pouvait que donner raison à l’officier : la morale, l’éthique ou même la convention de Genève, rien de cela ne s’appliquait une fois de l’autre côté de la Porte. Ils étaient livrés à eux-même. A l’écoute de son nom, l’Aspirant leva les yeux vers son interlocuteur, vers ce sourire qui semblait occuper l’ensemble de son visage et qui donnait envie de le lui faire disparaitre immédiatement.

« Non, mon Capitaine. » Répliqua-t-il, la soif lui déformant le ton de sa voix. iI aurait pu mentir mais à quoi bon ?! Il aurait subi davantage et cela n’avait pas de sens. Il jeta un coup d’oeil rapide vers Ravix, qui devait avoir subi elle aussi la torture. Cette dernière ne pouvant désormais plus s’exprimer normalement, mutilée.



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by Wiise

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Mer 9 Jan - 17:46
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L'enfer by Calahan // Chrono 23/07/2018


Elana écoutait tout en restant comme toujours impassible. Son esprit avait déconnecté quand Rita avait hurlé, elle devait le reconnaître que c’était purement volontaire. Elle avait toujours eu cette faculté à retirer les câbles pour penser à autres chose quand cela lui déplaisait. Une manière d’autodéfense qu’elle avait utilisé durant son viol il y a dix jours. Comme pour accepter l’inévitable. Pour dire que de toute façon, elle ne pouvait pas se soustraire à ce genre de chose alors autant faire passer la pilule. Elle était lasse au fond d’elle. Elle avait soif et la bouche coulé avec le sang sécher sur son menton signifiait que s’ils devaient boire à un moment, elle ne pourrait pas. Ou qu’il faudrait lui décoller sa bouche et Elana n’a jamais été quelqu’un d’optimiste. Elle se voyait déjà forcer à être ouverte avec une lame d’un couteau de combat. En gros ça serait douloureux. Elle restait droite comme un I, quand Calahan reprit la parole dans son besoin de donner des leçons et dans un sens c'était ce qu’il faisait et eux ils étaient là pour ça. Leçon un : ne pas s’attacher à quoique ce soit ou pas l’emmener en mission comme le fusil si précieux de Rita ou cette bague que portait le capitaine et la deux étaient de compter sur personne d’autre que son propre cul et les partenaires dans la même merde que vous. Personne d’autre ne viendrait...

Elle ne s’attendait pas à être héler comme ça. Et à la fois, elle ne fut pas surprise, Calahan avait dû lire dans son dossier son rapport avec son feu frère d’arme Éric sur terre. Et son besoin de se sacrifier pour les autres. Mais surtout la mission avec le major Frei, où elle devait l’avouer, elle avait espéré un moment que les secours viennent… mais elle s’était résigné à se dire qu’elle devait se démerder seule avec Liam et elle avait tout fait pour se détacher et attendre que l’autre connard arrive pour utliser ses dernières forces et le défoncer pour fuir avec Liam… Oui, elle avait oublié Atlantis à ce moment là.
Mais qu’importe, s’était donc à son tour et elle était en binôme avec Matt. Au moins, ils avaient un point commun, elle le vit ainsi, il n’était peut-être pas si à jeter que ça ce mec. De toute façon, il était peut-être actuellement une honte, mais avant tout ça, il avait été choisi par Atlantis et c’était ce point qu’elle respectait, même s’il devait (re)faire ses preuves encore et encore pour que chacun et surtout elle, ait confiance en lui. Son regard se tourna sur le visage de Matt qui venait de répondre et lui lançait un regard. Elle lut quelques mots sur la couronne dont le mot « égoïste » qui l’avait le plus dérangé au final. Il ne devait peut-être pas l’être autant… Puis elle tourna la tête mécaniquement vers le capitaine en hochant la tête solennellement et surtout négativement.

« Bien ! »

Il marcha tranquillement jusqu’à la française. Il se donnait l’air d’un promeneur du dimanche, les mains jointes derrière le dos. Il déambula en faisant parfois crisser ses bottes sur ce que l’herbe ne colonisait pas encore. Finalement, il se planta devant elle pour l’observer. Son regard d’acier brilla alors qu’il la détaillait, elle, si droite comme un I, si sûre d’elle. Il claqua de la langue de manière sceptique et stoppa son observation sur l’amas de glue qui scellait ses lèvres.

« Dites-moi Ravix. Il paraît que vous êtes d’humeur joueuse lorsque l’on vous ligote. Est-ce vrai ? »

Elana le regarda dans les yeux, il avait déjà l’habitude puisqu’elle ne baissait pas souvent le regard. Même quand il l’apostrophe dans on bureau lui faisant la morale sur un certain legging. Fierté, arrogance ? Non, simplement droite. Elle se demandait comment il allait la manger et la question qu’il posa la surprit a l’intérieur, elle était d’humeur cynique avec la méchante envie de répondre un truc. Mais, elle le garda pour elle-même. Car ça ne servait à rien de répondre. À un connard de sous soldat comme Wakks oui, car il se prenait pour le roi du monde sans respecté grand-chose. Après peut-être qu’elle jugeait vite sur cet homme. Mais qu’importe-lui, elle l’avait pris en travers et c’est comme ça. Elle devait mesurer ses propos sur le coup. Reconnaître qu’elle avait jouer la maline oui c'était vrai et s’était décidément une constante en ce moment. Elle avait bien fait la maline avec les barbares ... Alors, elle hocha la tête en toute franchise, ne souhaitant pas mentir car sinon ça serait pire.

Calahan siffla. Il fît signe à un binôme en patrouille de s’approcher.
En attendant, il reprit.
« Est-ce que cela aurait apporté quelque chose de bénéfique à votre groupe ? »
Elana observa les deux hommes cagoulés qui s’approchait… ça sentait mauvais cette histoire. Puis elle regarda une nouvelle fois le capitaine en secouant la tête. Non ça n’avait rien apporté.
« Alors pourquoi ? » fit-il d’un air sombre et mesquin.
« Aviez-vous une raison valable autre que votre petit nombril ? Imposer votre pensée ? »
Il posait une question ouverte… alors qu’elle ne pouvait pas parler. Elle avait simplement parler c'était autant pour elle au final, que Wakks entende était juste un dommage collatéral elle se fichait de son avis à cet abruti en fait. Alors soit, elle lui répondrai, puisqu’elle pouvait toujours communiquer… mais cela allait être aussi difficile avec ses poignets soudés. Pas de signe… Son regard alla sur le sol… écrite un truc ? Cela serait fastidieux et inefficace. Alors, elle décida de faire simple, elle montra son ventre avec son pouce, le nombril pour être plus précise. Pour dire, que c'était elle et elle seule qui avait parler et qu’il pouvait en tirer la conclusion qu’il voulait au final. Elle ne pouvait pas faire plus. Bref, elle se montrait, puisque c’était au final un jugement venant d’elle et sans apport pour les autres.

Le capitaine la regarda faire le signe avec un air mauvais sans rebondir. Il comprenait le “c’est moi” mais n’y voyait pas une raison. Et encore moins une excuse. Les deux sbires s’étaient arrété et le capitaine se pencha de côté.
« Amenez le tankiste. » ordonna-t-il sèchement.
Ses yeux glissèrent sur la française jusqu’à ses rangers avant de remonter, son faciès dégageait une impression de dégoût. Au lieu d’annoncer tout de suite la sentence, il l’empoigna pas son gilet tactique et l’attira hors de la ligne pour la présenter au milieu de tous. Pile entre le Capitaine Allen et ses collègues soldats. En face, le duo de sbire et le garde de Danny le choppèrent malgré sa résistance. Ils l’obligèrent à venir se placer devant elle.
« Lâchez-moi !!! » Râlait-il avant qu’on le fasse tomber à genoux.
« LEÇON NUMÉRO TROIS ! L'ADAPTABILITÉ ! »
Il donna des consignes aux soldats qui, avec le garde de Ravix qui les rejoignit, formèrent un dispositif encerclant autant la para que le tankiste. Calahan, lui, s’était reculé un peu pour admirer le spectacle.
« Sous le pouvoir d’un ennemi, la dernière chose à faire est de le contrarier. Vous êtes des moutons, vous êtes des prisonniers conciliants, soumis, et faibles...EN APPARENCE. Et ce, jusqu’à ce que l’occasion se présente. »
Son regard rude se porta sur Elana.
« Le danger des petites effronteries n’est pas de recevoir ce que l’on est capable de supporter soi-même. Ces petits mondes tirés de films pour adolescentes boutonnées n’existent pas ici. Non...en agissant de la sorte, vous faites peser le risque sur vos collègues...en déclenchant l’imagination sadique de l’ennemi. »

Il fit un signe de tête.

« En joue. Détachez le caporal. »

Le dispositif se déclencha, trois P90 pointaient sur eux. Danny levait ses mains liés, la respiration tremblante, regardant autour de lui. Il ne comprenait toujours pas. Elana fût la seule à être débarrassée de ses liens, le garde qui les lui avait coupé reprit sa place avant de la pointer de son arme.

« Ravix ! Vous avez inutilement fait peser la menace sur les vôtres au cours de la captivité. Vous avez fait une victime...cet homme, là, devant vous. Vous allez l’abattre de vos poings, vous allez le rouer jusqu’à l’inconscience ! »
« QUOI ?!? MAIS MERDE ! C’EST UN ENTRAÎNEMENT ! » S’écria-t-il soudainement.
« Caporal Ravix ! » Rappela-t-il d’un ton sentencieux en ignorant Danny. « Vous allez abattre cet homme de vos poings. Ou bien je veillerai à ce que chacun de vos collègues y passent, ce qui signera la fin inéluctable de cette manoeuvre ! »
Danny regarda autour de lui avant de fixer la jeune femme, angoissé.
« Non...non attends... »

Passer à tabac l’un des leurs ? Le rouer de coups jusqu’à le rendre inconscient ? Non mais il était sérieux ce type ?! Eversman avait une furieuse envie de se lever et d’attraper un des soldats cagoulés qui lui tournait le dos. Il n’était qu’à un bon mètre. Il serait sur lui avant même qu’il n’ait le temps de réagir et là ce serait trop tard car le lien qui nouait ses poignets serait déjà autour de son cou. La scène se matérialisait parfaitement dans son esprit. Une pression suffisante entre les omoplates le ramena à la réalité, le faisant soupirer tout en jetant un regard derrière lui. Le simple geste suffit à recevoir la bouche du P90 sur le front, une tape humiliante qui lui transmettait un message. Le type cagoulé dans son dos l’avait à l’oeil. C’était comme si c’était lui, Matt Eversman, qui surveillait un mec. Il ne se laisserait pas embobiner, surtout avec ce que Calahan exigeait. Matt pouvait oublier toute tentative d’assaut avec cette surveillance étroite et reporta son attention devant lui, se refusant pour le moment à assister à la scène. Il avait eu déjà à le faire et ne souhaitait à personne de devoir en faire autant. Pour eux, il y avait eu une issue : sauver le perdant mais là il n’y avait rien. Juste du sadisme.

Pedge trouvait ça vraiment limite… Mais d’un autre côté, c’était une bonne façon de faire passer la leçon. En tout cas, elle se demandait ce qu’elle ferait dans cette situation. Elle n’était pas certaine de taper sur un copain. Pourtant, à l’instar de Matt, elle repensait à cette situation où elle avait dû se battre avec lui… C’était différent. Si elle gagnait, elle le sauvait, et si elle perdait, elle se sauvait. Les enjeux n’étaient pas les mêmes et à l’époque, ce n’était pas une manoeuvre. Enfin qu’importe, prendre des baignes était une composante du métier. Ce qui dérangeait l’aspirante, c’était qu’elle d’eusse le taper jusqu’à ce qu’il soit K.O. Cela était emmerdant. Qu’elle le frappe pour faire passer la leçon était une chose, mais l’obliger à lui faire perdre connaissance en était une autre. Calahan faisait peser la fin de la manoeuvre pour tous, du coup il devenait tentant de déroger à ses principes pour ne pas pénaliser le groupe. Il n’empêche que c’était trop.

Elana s’était laisser tracter sans rien dire de plus elle avait observé outre cette agitation sans rien dire ou réagir… Bon, elle l’avait énervé, pourtant elle avait répondu à sa question du mieux qu’elle put, elle n’allait pas lui faire des excuses en dansant la java si ? Son regard se posa sur Danny… quoi ? QUOI ? Elle devait le frapper avec ces poings jusqu’à qu’il tombe dans les pommes ? Mais c’est quoi cette idée stupide encore ? Elle jeta un regard à Calahan affreusement neutre, puis Danny… elle n’allait pas le frapper. Elle ne pouvait pas être le bourreau d’un membre de sa « meute ». Mais l’autre tomate qui portait la couronne de la honte elle hésitera et renoncerait à le frapper. Même Calahan au final, car pourquoi ? Ils étaient d’Atlantis, des membres « alliés »…(quoique Calahan elle n’était pas tout à fait sûre… sur le coup). Et Danny était de sa putain de meute merde ! Cela lui était difficile de n’être un bourreau, pourtant si cela avait été un autre humain sans appartenance au pégase elle n’aurait pas hésiter. Elle aurait frappé au plus juste. Mais là… Danny avait peur, il transpirait elle le sentait au fond d’elle, il était terrifié. Elle sera la mâchoire, elle s refusait de regarder quiconque d’autre que Danny a cet instant. Les autres gardes, elle le savait étaient pas con au point de se mettre trop près d’elle… elle ne pouvait pas en choper un, pour le prendre otage.

Et Calahan semblait bien la connaitre car il vociféra que si elle ne le faisait pas, tout le monde y passait. Et dans ce cas, Elana faisait toujours prévoir le groupe sur l’individus...Elle se mordait la langue si fort que le goût métallique fit irruption dans sa bouche, elle déglutie. Elle avait la rage au cœur. Une nouvelle fois, elle toisa Danny elle était affreusement dénuée de vie à cet instant, le sang glacée…

Elle fit rouler son poignet comme pour les détendre après l’étreinte qu’ils avaient subi. Non, elle tourna pas la tête vers les autres, ni même vers Allen. Elle s’approcha lugubrement vers Danny, avant de se pencher vers lui et de lui prendre de ses mains ses joues, comme pour orienter sa tête. Elle était à chier niveau communication… mais c’était un geste de pardon avant de se redresser brusquement. Elle allait frapper.

« Arrête...arrête putain. Fait...fait pas ça...fait pas ça, c’est...c’est un...c’est forcément un piège t’entends ? » Sa voix tremblait. Il finit par craquer. « FAIT PAS ÇA ESPÈCE DE TARÉE, MERDE !!!!!!!! »

Ta gueule, Danny… Se répétait le Ranger. Il pouvait comprendre la panique du Tankiste mais il ne faisait que rendre l’acte encore plus douloureux pour Ravix, pour eux aussi. Matt avait fini par s’abaisser sur ses chevilles et par baisser la tête, fermant les yeux pour ne pas assister à ça. S’il avait pu aussi ne pas entendre, il l’aurait fait. Au lieu de ça, le militaire se prit à penser à une chanson qu’il avait entendu avant de partir. La mélodie lui revenait, les paroles aussi. Il focalisa ses pensées dessus essayant de retrouver les mots exacts. Ne pas penser que pendant ce temps-là un des leurs se faisait tabasser. ça aurait pu être lui. Quelque chose l’aveugla soudainement le faisant relever la tête et ouvrir les yeux cherchant la source. Il n’y avait rien. Pas de point lumineux, pas même de quelconque lumière. La pression s’accentua dans le dos le forçant à l’immobilité. Avait-il rêvé ? Matt était pourtant sûr d’avoir été aveuglé et continua à jeter des regards à droite et à gauche. Les coups et gémissements ne l’atteignaient pas, il était dans sa bulle essayant d’être sûr de son ressenti. Il n’y avait qu’une chose qui pouvait procurer une telle sensation : un laser. Quelqu’un lui avait braqué un laser sur la tronche. Soit Calahan se fichait de sa tronche en ayant sa tête dans le viseur, soit il y avait du NID là dessous.

Le tankiste n’aidait pas vraiment en se gueulant de la sorte. Il aurait dû garder le silence. Néanmoins, Pedge comprenait sa motivation et son horreur face à cela. C’était une manoeuvre oui, il n’avait pas à subir de commotion ou quelque chose dans ce genre là. C’était trop. Pedge ne pouvait pas vraiment intervenir. Elle avait déjà essayé de savoir si ces connards avaient carte blanche, et elle avait plus ou moins eu sa réponse sans en être certaine. Ravix pouvait toujours refuser. Ils payeraient sans doute tous, mais après ? Ils étaient un collectif merde.

De tous Danny était peut-être le plus émotif et elle se demandait si Calahan ne le savait pas, comme s’il mettait le moins résistant devant elle… Il avait déjà craqué avec l’eau son besoin de se précipiter vers l’onde et là, de parler de piège… Oui, il en avait un et s’était pour elle, d’affronter ses propres démons. Elle était le bourreau, revivant à l’inverse ce qu’elle avait vécu dix jours plus tôt. Elle avait trouvé limite plus facile d’accepter cette chose que de lever la main sur quelqu’un. Elle pouvait refuser et c’était le reste qui y passe et Calahan ne bluffait pas, il le ferait qu’importe le prix. Il le ferait pour que la leçon rentre dans le crâne de chacun. Et elle ne pouvait pas se permettre que tous y passent, parce qu’elle a refusé de lever la main sur Danny. Et les supplications et autres paroles n’arrangeait rien, il allait la haïr elle le savait… Et cela lui fit quelque chose mine de rien. Celui-ci s’était relevé, pour se protéger de ses mains, ne lui facilitant pas la tâche. Mais, la zone qu’elle voulait viser était libre.

Elle lui lança un regard qui voulait dire désolé, et elle ne prévient pas quand son corps se contracta pour se détendre pour frapper, levant un premier point gauche pour qu’il se concentre là-dessus et abaisse sa garde enchaînant avec la véritable frappe de l’autre main sur la tempe. Son cerveau allait se secouer avec force dans sa boîte crânienne et il allait déconnecter comme une machine qu’on débranche d’un coup sec. Le geste était précis et
suffisamment fort pour causer le KO. Le but était de l’allonger avec un seul coup de poing. Pas de le fracasser, ne pas lui infliger une fracassage en règle et limiter la souffrance ... Comme certains autres militaires des forces spéciales elle avait reçu un entraînement de combat, visant perdre peu de temps possible pour neutraliser les autres. Elle aurait pu le stranguler mais Calahan avait dit “poing” et elle ne voulait pas prendre le risque de faire la maline une nouvelle fois et que les autres le paie. Encore, encore à cause d’elle. Et mettre fin à la manoeuvre dont certain avait misé leur carrière la dessus ! Elle ne pouvait permettre ça.

Danny s’effondra comme un sac de pomme de terre sous la cohue générale. Rita, Izabel, Tim, ils s’écrièrent en même temps parce qu’ils ne pouvaient pas supporter ça. Rita fût agrippée par la gorge et elle se débattit dans un geste de rage et de désespoir. Une sorte de gesticulation nerveuse où elle tentait de porter des coups sans réussir. Tim se retrouva encore une fois à mordre la poussière, les gardes s’étaient préparés.
« Danny. » Appela Tim dans une forme de détresse. Il soupira en se laissant relever.

Sous la consigne du Capitaine, les gardes encerclèrent Ravix pour lui rattacher ses poignets. Il approcha alors, posant à peine un regard sur la victime, pour venir à la rencontre de la française. Il ignora les suppliques de Bowers qui demandait “respectueusement” à accéder au blessé pour lui prodiguer des soins. Non, il en était sourd. A la place, il plaqua ses doigts contre la gorge de Ravix. Étant assez près, deux des quatre sbires la tenait par les épaules. Avec son air de pourriture, il lâcha un “hmm” dépité et agita son index sous son nez.

« Quel contrôle de soi Ravix. C’est...surprenant. » fit-il, bien loin de tout compliments. Le capitaine claqua des lèvres et posa son pied sur le ventre de Danny, l’humiliant dans un air de triomphe.
Tim râla, dégouté, alors qu’Izabel continuait de demander, expliquant combien ça pouvait être dangereux. Mais Calahan était toujours sourd.
« Ca ne vous fait rien de frapper vos camarades ? Vous vous regardez parfois dans un miroir soldat ? »
Il chercha son regard.
« Vous avez été violenté il y a dix jours seulement. Un miracle thérapeutique vous remet dans le circuit, ce n’est pas exceptionnel pour un humain ? Pas pour Elana Ravix, le soldat qui change de rôle plus vite que son ombre. » Une grande provocation. Indrick Calahan appuya davantage sur la victime en s’essuyant pratiquement les pieds sur lui. Il cherchait à la faire réagir, la faire craquer.
« Ce regard, ce comportement, vous vous croyez être un soldat exemplaire. Un soldat capable du plus grand sacrifice mais, voyez vous... »
Il pointa son doigt sur les autres.
« Ceux-là réagissent en humain, face à l’impuissance, l’horreur. VOUS, Ravix. Dites-moi ce que vous êtes ? »
Ses mains revinrent prendre son pouls.
« Vous ne me donnez pas l’impression d’être humaine... »

Pedge considérait le corps inerte de Danny sur le sol. Elle était consternée et à la fois impressionnée. Consternée parce qu’elle ne pensait pas que Ravix allait le frapper. Elle restait pro en ne montrant rien, mais l’aspirante avait trouvé cela trop facile à réaliser pour elle. Pas une émotion, rien. Est-ce que c’était l’image qu’elle renvoyait ? Elle se le demandait, et si tel était le cas, elle comprenait mieux pourquoi on l’appelait le glaçon ou la machine. Calahan faisait son petit speech pour l’atteindre psychologiquement. C’était normal, et la texane était en train de se dire qu’elle se laissait manipuler par les paroles du Capitaine en charge de la manoeuvre. Certes, Ravix avait le choix de ne pas le faire et de faire morfler toute la section, mais il fallait se mettre à sa place. Elle était au pied du mur parce qu’elle avait merdé avec Wakks en la ramenant et le capitaine était en train de faire passer une leçon. Elle n’avait pas le choix que de le faire, sinon elle condamnait toute l’équipe. L’intérêt d’un seul ne devait pas passer avant l’intérêt de tous. Qu’aurait-elle fait à sa place ? Elle n’en savait strictement rien. Une chose était certaine, elle ne l’aurait pas allongée du premier coup, malgré ses compétences en corps à corps avancées. Cette nana avait la force d’un boxeur avec un gabarit de mouette. Il ne fallait assurément pas l’emmerder.
En tant qu’instructrice, Pedge avait souvent vu des collègues à elle donner des surnoms à des élèves qui sortaient un peu du lot par une caractéristiques ou autres. Ayant peu d’imagination, la beret vert n’était jamais tombée dans ce travers là. Mais pour le coup, elle était bien tentée d’appeler Ravix “Cassusclé”. C’était l’image qu’elle avait en tête avec ce K.O. impeccable digne d’un boxeur poids lourds, surtout que le tankiste n’était pas une allumette quand même. Elle soupçonnait d’ailleurs le bonhomme de jouer la comédie histoire de, mais elle n’en était pas certaine. Bref, Elana n’était pas une situation où elle avait beaucoup de marge de manoeuvre. Elle avait fait ce que son ravisseur lui demandait, et voilà. Tous ou presque l’aurait fait, un peu comme ces gens qui, pour la science, ou pour un jeu télévisé, électrocutaient un autre humain, sous la pression de l’autorité et de la norme. Un peu comme les allemands qui avaient détruit tant de vie juive sous ce même prétexte. L’être humain en était capable, aussi fou que ça puisse paraître, et personne ne pouvait dire qu’il résisterait avant d’être confronté à la situation.
Calahan était vraiment un pourri. Non seulement il exigeait d’elle qu’elle fasse quelque chose d’abject et de moralement condamnable, mais en plus de ça, il venait la titiller une fois qu’elle l’avait fait. C’était vraiment un connard.

Pedge arqua un sourcil. Elle vit le mec du génie grimper sur la tour de guet et neutraliser le garde qui était en faction. Il enfila la cagoule dudit garde et prit sa place l’air de rien. Tout cela était allé très vite, et la jeune femme risqua un coup d’oeil à droite et à gauche pour vérifier que personne n’avait rien vu, tout en essayant de paraître tout à fait normal. Même si ce n’était pas le cas, avec ce qu’il venait de se passer pour Danny, personne ne remarquerait rien cela dit. En tout cas, Will avait bien géré son approche pour profiter de ce moment de flottement pour pénétrer la défense ennemie. Il y avait un ver dans la pomme, et elle devait gagner du temps pour trouver une faille et exploiter tout ça…. De toute façon, ils avaient certainement un peu de répit avant le prochain round, non ?

Elana avait mal à ses lèvres qu’elle avait tordue…Elle jeta un regard à Calahan si près d’elle et elle eut l’envie de lui coller un coup de boule, cela était très tentant à dire vrai. Mais complètement stupide. Les autres avaient gémi et continuaient… mais qu’ils se la ferment tous à la fin ! Ils savaient qu’ils n’auraient pas le droit de voir Danny ni même le droit à la parole. Cela l’irritait un peu, mais s’était à fond d’elle, la colère et la culpabilité d’avoir fait ça. Elle se foutait des baffes mentales, mais refusait de se laisser aller à la faiblesse devant cette ordure ! Elle avait « achevé » Danny d’un coup, ne voulant pas le faire souffrir plus. Il aurait un bleu et voilà.

Elle suivait du regard Calahan qui posait un pied triomphant sur Danny, comme un chasseur des plaines fier d’avoir abattu un lion…Une nouvelle aigreur d’estomac…une boule d’acide explosa dans son ventre… mais voilà, il n’en avait pas fini avec elle. Non, cela ne serait pas assez drôle, il lui rappelait sans aucun état d’âme son aventure désastreuse. Un coup bas, elle aurait préféré que personne ne sache, non que personne ne sache qu’elle dormait mal les nuits à cause de ça, qu’elle redoutait le contact encore plus qu’avant surtout avec un homme et qui plus ait qui se trouve derrière elle…. Les deux larbins la rendaient nerveuse à être dans son dos… Qu'à cause de ça, elle se déteste encore plus d’avoir accepté l’inévitable dans l’horreur… elle avait crié rager et frapper…Mais en vain. Mais qu’importe, personne n’avait le droit à une quelconque intimité ou secret avec cette fouine. Et il continua encore et encore… c'était quoi son but à la fin ? Qu’elle craque, qu’elle lui offre ses larmes ? Elle ne pouvait pas parler, elle ne pouvait rien dire… non rien dire de plus que d’écouter ce mec qui lui sortait quelques chose… quelque chose qu’elle savait au final. On lui avait déjà dit qu’elle était trop mécanique, qu’elle manquait d’humanité dans son faciès et pourtant… pourtant elle était humaine. Les autres le savaient, Iza le savait… Iza, elle jeta un regard vers sa meute…un fond de détresse dans le regard, qu’elle chassa, oui elle le chassa pour ne pas qu’il hurle et supplie plus… Son cœur battait encore plus fort et son regard était un iceberg de froideur. Pourtant une larme coula le long de son visage si dur… Cette larme la brûlait comme de la lave…Les joues rouges…. Non, elle n’était pas indifférente à toute ces conneries ! Mais que pouvait-elle faire ? Risquer la place des autres ?

Son corps s’était tendu à l’extrême et elle avait occulter les autres… les deux cerbères derrière elle, pouvait sentir son corps se raidir et puis se détendre soudainement en signe d’abandon dans une position de soumission les épaules basses et son regard sur le corps de l’officier dans le vide… n’avait-il pas parlé plus haut de mouton qui devait être docile avant de frapper ? Elle soupira d’un ton las…Détourna le regard…

Elle compta jusqu’à trois… puis, elle l’agrippa d’un geste brusque Calahan avant que les autres réagissent lui colla un coup de boule digne de ce nom, il avait un gémissement étouffé par son mutisme. Elle avait vu l’arme en holster mais il était scindé par cette boutonnière qui l’empêcherait de la prendre… Enfin qu’importe le coup était partie avec violence et elle fut plaquée direct au sol. Elle grognait de colère … putain, elle avait boulé un officier… elle ne valait pas mieux que Wakks. Mais qu’il aille se faire foutre lui aussi ! Cette position, lui rappelait de mauvais souvenir…. Et elle grogna de plus belle… en tout cas elle venait de dire à Calahan à sa manière qu’elle était humaine. Il l’avait poussé… il l’avait poussé à exprimer sa rage et sa colère… Elle qui était assez calme… eh bah voilà le carnage, avait-il eu la réaction qu’il attendait ? Ne voulait t’il pas un peu d’humanité après tout ? Il en avait carrément eu et elle avait surement fait une belle connerie. Mais les conneries c’est humain… et elle n’avait pas à se justifier après tout. Son souffle était fort et elle regrettait de ne pas pouvoir haleter de la bouche… cela était douloureux dans ses poumons qui réclamait de l’air. Mais en tout cas… elle avait encore fait une initiative personnelle avec son coup de boule. Elle s’était fait avoir par se qui la rendait humaine… Elle avait compris un peu tard la leçon du jour de Calahan. Mais cet écart pouvait être utiliser par le groupe, pour semer la zizanie. Elle l’espérait s’était peut-être le bon moment pour montrer qui ils étaient ! Et pas des soldats au rebuts.

« CONTRÔLEZ ! » Gueula Calahan, le cul sur l’herbe, au travers des mains jointes sur son visage.

Les soldats n’avaient pas attendu, ils avaient tous été réactif pour tenter d’interdire toute rébellion que les autres, une nouvelle fois, ne tardèrent pas à déclencher. Même le sbire dans le dos d’Allen l’attrapa pour la contrôler. Le Capitaine mis un moment à se remettre, son visage avait rougi et il appuyait sur sa narine. Le sang n’en sortait pas mais l’humidité dans son regard prouvait que ça l’avait bien brassé. Rien de cassé, à la déception de tous, mais bien visé de la part de Ravix.

« Relevez-la. » Maugréa-t-il en remettant son couvre-chef.

Il revint vers elle, moins près cette fois.

« Vous n’apprenez pas. Quand vous sortez de votre rôle de mouton pour frapper, c’est lorsque vous êtes SÛRE de prendre le dessus. Votre échec va faire peser sur le groupe une punition plus grande encore. »

Le capitaine la pointa du doigt, en colère.

« Si vous tenez à rester dans cette expédition, trouvez le juste milieu. Le contrôle ET l’humanité. Agissez pour tous, non pour vous seule. Apprenez. »

Il se passa un revers de main sur le nez, visiblement souffrant. Il acquiesça et poursuivit.

« Soldat Ravix. Je vous ai reproché votre intervention inutile et dangereuse pour le groupe. J’entame votre intégrité, je vous malmène. Et vous répétez immédiatement votre erreur en exposant les autres. » Il fit un signe de menton à l’adresse des gardes. « Paré à tirer ! »
Les hommes pointèrent de leurs armes chaque prisonnier. Ils étaient sur le point de neutraliser tout le monde.
« Voyez votre échec...une nouvelle fois par votre intervention mal calculée. Vous en prenez de la graine cette fois ?!? »

Elana le fixait, il ne répétait pas son approche au contraire d’elle qui avait répétée son erreur… Cela la tuait au fond, elle avait refoulé pas mal de spontanéité pour éviter ce genre de débordement et aujourd'hui elle avait lâché la sauce... et elle était presque déçu que les autres n’aient pas pu se saisir d’une occasion… Raté... Au moins l’armée Atlante était pas des rigolo. Elle fixait Calahan d’un air une nouvelle fois neutre… avec cette pointe de colère en elle, qui faisait trembler sa jambe droite, mélangé au stresse et à l’angoisse de voir les autres ce faire descendre comme des lapins. Le seul qui était tranquille était Danny inerte au sol. Elle hocha de la tête. Oui les mots “mal calculé” sont justes.

Tiens, Ravix savait cogner. Elle le prouva à deux reprises : Danny qui était de bon gabarit et Calahan. Ce coup de boule fut plaisant à regarder. Il aurait aimé pouvoir le faire lui même, ça en aurait été presque jouissif. Bien entendu, ça n’arrangea pas leur situation. Comme quoi Ravix n’était pas parfaite, elle aussi faisait des conneries et résultat ils allaient tous subir. Merci Grognon. Matt tâcherait de le lui rappeler si elle tentait de lui rappeler ses propres conneries.

Bon, cette fois ils allaient tous recevoir leur châtiment. Ils allaient prendre pour une connerie de merde.
« Capitaine ! », fit Pedge sans bouger de sa place. Elle était contente que ce crétin prenne un coup de boule, même si c’était un peu licencieux étant donné qu’il était l’officier de manoeuvre. Il était là pour les faire chier et les élèves n’avaient pas à répondre par la force physique. Ok, elle avait été tenté deux trois fois depuis qu’elle se trouvait là, mais elle s’était contrôlée, car c’était l’exercice. Ravix avait clairement déconné. Cette fille était impulsive en fait, sous ses airs neutres et atones. Elle se faisait taper sur les doigts pour une bêtise impulsive, et elle recommençait directement après. Cette fois Calahan allait lui faire passer le goût du pain. Elle devait tenter quelque chose.
Elle ne savait pas pourquoi elle avait interpellé Calahan. Pourquoi ? Parce qu’elle était l’officier et qu’elle devait faire quelque chose pour son groupe ? Peut-être oui. Ou peut-être qu’elle ne voulait pas finir fusillée, ce qui en temps normal était plutôt une réaction logique, non ?
« Capitaine Calahan, je vous demande la permission de sanctionner le caporal Ravix moi-même... ».
Elle espérait surprendre ce vieux briscard par cette demande. Elle sentait que cela plairait à son sadisme merdique et maladif. Elle était renforcée dans son idée de gagner du temps pour capitaliser sur l’infiltration en cours.

Le geste de l’officier s’interrompit.
Il demeura immobile un petit instant avant de regarder l’aspirant et d’acquiescer d’un signe de tête.
« Très bien Allen. Montrez-moi vos talents d’instructrice. Et surprenez-moi si vous ne voulez pas que ce soldat s’en retourne au rebut des branlots, une nouvelle couronne sur sa tête ! »
Il s’écarta de quelques pas pour lui laisser le terrain libre.

Pedge fit un pas en avant, tout en jetant un coup d’oeil à ses gardes. Elle avait la permission, mais elle ne souhaitait pas prendre un coup entre les omoplates pour la propulser sur le devant de la scène.
Elle approcha d’Elana en la toisant fixement. Elle procédait ainsi pour ne pas zyeuter du côté de la tour de guet, comme si cet endroit précis devait attirer ses prunelles. C’était con, car personne ne remarquerait rien, mais elle préférait se concentrer. C’était maintenant ou jamais qu’elle allait devoir créer un bazar suffisant pour essayer d’exploiter la faille. Cela allait être délicat car ils étaient quand même un paquet avec des foutus P-90.
« Ravix !! », fit-elle de façon autoritaire et en gueulant presque. Pedge regarda la jeune femme, puis elle poussa un profond soupir. « Je suis particulièrement déçue de cette initiative personnelle qui nous mets dans une situation délicate caporal. Tous vos collègues comptaient sur vous. ». Pour accompagner sa phrase, elle regarda les autres, et en passant, elle fit un clin d’oeil à Matt. Si ce trou du cul ne comprenait pas qu’il allait se passer quelque chose dans peu de temps, elle l’étranglerait elle-même. Un clin d’oeil d’Allen était forcément suspect. En réponse, Matt fronça les sourcils essayant d’en savoir davantage tout en se tenant prêt au cas où.
« Puisque vous avez décidez d’être la reine des branlots, je vous laisse avec votre roi ! ». Sur ce, Pedge la poussa fortement vers Eversman, quitte à la faire tomber par terre. Mains en avant, le Ranger se protégea tout en la stoppant.
« Quelle actrice pitoyable... » fit soudainement le capitaine en grinçant des dents. « Soyez plus réaliste !!! »
Pedge n’était déjà pas à l’aise à jouer la comédie, et l’intervention de Calahan n’aida pas vraiment. Ce n’était pas son truc le bluff. Elle était plutôt du genre prend ma main dans la gueule que de tergiverser. Elle piqua presque un fard, qui ne devait se voir que sur ses oreilles cela dit, étant donnée qu’elle était crade de chez crade. Elle préféra ne pas répondre et se concentrer sur Ravix.

Calahan se doutait-il de la présence de Will ? Ou comprenait-il simplement qu’elle essayait de donner le change ? Le gradé avait réduit la distance de quelques pas et s’empara de la texane. Grincheux, pas forcément fort, mais virulent et tumultueux, il la secoua comme un prunier en lui hurlant dans les oreilles :
« VOTRE BOURREAU EST UN SADIQUE ! DONNEZ LUI SA PART ! ACCAPAREZ L’ATTENTION !!! »
Ce faisant, il en donnait comme l’exemple, attirant son attention par un comportement inhabituel. Il la repoussa immédiatement en direction de Matt et Ravix.

Pedge était définitivement mal à l’aise. Elle venait de se faire secouer les puces par le Capitaine qui ne croyait pas du tout en son jeu d’actrice. Non elle n’était pas douée pour ça. Elle ne percuta pas les deux soldats, mais maintenant elle était dans le lot. Elle réajusta sa veste qui venait de se faire maltraiter, plus par fierté que par confort. Elle attrapa Ravix par la nuque, et elle la força à se mettre à genou, quitte à lui exercer une pression dans le creux des genoux si besoin pour la faire céder. Elle ne pourrait pas opposer de résistance avec les mains attachées de toute façon.
« Reste tranquille. Le groupe va se rappeler à toi. ».

Elana tentait de retrouver un calme intérieur, un calme qu’elle n’aurait jamais dû perdre, elle le savait bien. Elle ne se reconnaissait plus, elle n’était pas si impulsive d’habitude…. Jamais, elle avait été aussi conne au point de bouler un officier. Jamais ! Elle avait peut-être été un peu présomptueux de penser qu’elle aurait pu reprendre l'entraînement avec le vieux bouc aussi rapidement surtout après son viol. A cet instant, et parcequ’elle n’était pas en accord totale avec elle, même elle se posait cette question. Elle se disait faiblement, que c'était bien le but d’une manoeuvre de faire des erreurs pour apprendre. Surtout quand on est fortement affaiblie. Oui, mais elle n’aimait pas faire d’erreur et cela on ne pouvait pas lui reprocher de se juger encore plus sévèrement. Elle avait bon dos, d’avoir dit à Rita et Iza de se calmer plus tôt. Enfin bon, cela était fait, elle devait vivre avec sa honte et se marteler le crâne de ne plus recommencer. Et voilà, qu’elle était traité comme ce qu’elle méprisait le plus. Et cela était un cuisant échec pour la “machine”. Bien entendu, elle regrettait son geste, usée et malmené par une manoeuvre difficile et des antécédents de mission. Elle aurait du être plus forte, plus maître d’elle et elle n’avait pas réussi. Alors quand Pedge, proclama qu’elle désirait s’occuper d’elle, une sensation de brûlure l’inonda encore plus Elana qui ne se sentait pas à la hauteur de cette femme. Elle se sentait honteuse et véritablement nulle. Elle qui voulait dans un sens impressionner Pedge avait tout foiré et ne valait pas mieux que l’autre “roi”... manquait plus qu’elle ait une couronne elle aussi...Si cela lui arrive un jour, elle ne pourrait pas se regarder dans un miroire ou même demander à recommencer l’armée, elle aurait trop honte. La mention de la “reine des branlots” était assez efficace pour renforcer le couteau qu’elle s’était déjà enfoncé dans le coeur. Et elle commençait à en avoir marre d’être ramené à Eversman ! jamais, elle ne serait son équivalent féminin : JAMAIS !
Cependant, elle accepta sans peine la sanction, de toute façon, elle la méritait et cela permettait aussi aux autres de ne pas se prendre la rafale dans la poire. Elle ne tombait pas à terre, mais alla vers Matt avant que Calahan vienne mettre son grain de sel en engueulant le capitaine… la caporale plissa les yeux quand il mentionna : “accaparez l’attention”... s’était véritablement étrange comme phrase. Pourquoi disait-il ça à Allen ? Avait-il avait une autre leçon ? Cette phrase la fit penser à l’exemple d’agiter un plumeau devant un chat pour qu’il ne voit pas qu’on lui choure ses croquettes… Elana, resta figée, se refusant de mirer les autres gardes en cagoules ou mêmes le paysage. Quelque chose allait arriver ? Docilement, elle se laissa manipulée, sans résistance, tombant à genoux dès qu’elle sentit la pression, restant calme. Elle se mit à chantonner dans sa tête, pour retrouver un peu de sa “paix” intérieur, la phrase de la capitaine, lui apparaissait comme une sanction de groupe, une punition que le groupe allait lui faire subir. Elle se préparait à se faire frapper ou pire… Après tout, le “bourreau était un sadique”, il fallait une punition à la hauteur. Qu’elle fasse son oeuvre, cela ne changerait rien à l’avis qu’elle avait sur cette femme, au contraire, il faut savoir se salir les mains.

“Tu me dis que rien ne passe
Même au bout d’un moment
Qu’un jour c’est une impasse
Et derrière l’océan
Que l’on garde toujours la trace
D’un amour, d’un absent
Que tout refait surface”

Elle se répétait ça dans sa tête, une technique, qu’elle avait eu petite pour calmer sa colère et devenir si atone. Elle devenait revenir à l’essentiel, et faire fit des conséquences ou du passé. Son coeur s’apaissa doucement et surement. Elle agita ses doigts entre eux, les sentant s’engourdir, il avait serré fort l’autre gorille. Et bêtement, elle ne voulait pas perdre sa dextérité une nouvelle fois.

« Ok bien. Mettez vous tous en cercle autour d’elle. Que chacun se rappelle à elle. Manifestement, elle préfère jouer solo pour qu’on en pâtisse tous. ».
Ce n’était pas forcément vrai parce qu’elle avait quand même assommé le tankiste pour le bien du groupe. Mais bon, Calahan voulait du spectacle, elle allait lui en offrir. Quoi de mieux que de lui laisser la perspective de croire qu’ils allaient tous la bastonner pour lui faire payer ce coup de boule.
« C’est ça, ou chacun sort avec une balle dans le dos. ». Elle espérait que Calahan les laisse se mettre en cercle autour de la captive. D’un côté, ils ne présentaient pas vraiment une menace, étant donné qu’ils étaient attachés. Normalement, s’ils pouvaient se mettre en rond, les mecs qui les surveillaient devraient se mettre en cercle autour d’eux aussi, et s’approcher un peu. Ce serait pas mal.

Le capitaine se tenait un peu en retrait. Bien droit, les mains dans le dos, il examinait l’aspirante tenter faire de vains efforts de bluff. Il secoua négativement la tête, presque blasé par ce manque d’entrain, ce manque de jeu de rôle. Le retour général aurait été le même avec un panneau clignotant “Théâtre à deux sous ! HERE !”. Ca n’allait pas du tout, vraiment pas. Un ennemi ne pourrait que constater la tentative particulièrement maladroite. Ca allait un peu mieux que sa première scène mais c’était loin de suffir.

Même la réaction de Ravix lui semblait décalée puisqu’elle occupait maintenant un rôle pleinement soumis. Il n’y avait pas spécifiquement de bonnes ou de mauvaises réactions. Mais sur un terrain ennemi, le bourreau aurait séparé tout ce beau monde pour entrer dans le vif du sujet. Il ne prendrait pas la peine d’en observer davantage.

Calahan laissa néanmoins faire, observant ce qu’allait donner l’acte et les décisions de l’officier du groupe. D’un signe de la tête, il invita les gardes à braquer les prisonniers de leurs armes. Contrairement à ce que Pedge espérait, ils ne bougèrent pas, formant comme un peloton d'exécution de P-90 qui n’attendait qu’un ordre pour tirer.


Ravix avait vraiment déconné. Danny KO, ça ne suffisait pas. Il fallait davantage et bien entendu Calahan ne pouvait se salir les mains laissant le choix à Allen. Quoi de mieux que chacun d’entre eux ait un peu de son sang sur les mains ? ça commençait à prendre une mauvaise tournure cette affaire. Bientôt on leur demanderait de prendre une pierre et de la jeter sur le malheureux choisi. Tanpis s’il finit avec un oeil crevé ou un traumatisme irréversible. Il n’y avait plus d’éthique, plus de morale. Une balle dans le dos, ça lui semblait plus appréciable que de participer à ça mais il y avait eu ce clin d’oeil de Pedge. ça, ce n’était pas anodin. Matt osait croire qu’elle avait un plan, elle avait intérêt d’en avoir un. C’est avec des gestes lents qu’il se redressa histoire de ne pas prendre de court son gardien avant de rejoindre le fameux cercle autour de Ravix. Elle à genoux, eux autour. ça avait un côté lynchage très déplaisant. Même un prisonnier Genii ou wraith ne serait traité de la sorte alors faire ça avec un des leurs. Même Stroumph Grognon. Eversman comme les autres tournaient la tête vers l’aspirant Capitaine, espérant un autre geste révélateur qu’elle renouvela de nouveau.

Atteindre les gardes était impossible là maintenant. Ils étaient trop loin. Il fallait faire en sorte de les distraire ou de se rapprocher suffisamment. Attirer l’attention. ça, il pouvait s’en charger. C’était tout à fait dans ses cordes. Les mains étaient toujours liées ne lui laissant que peu de marche de manoeuvre mais c’était bien davantage que quand elles étaient dans le dos.
« Hey Ravix. » Lança-t-il pour attirer son attention mais aussi celles des autres. La victime était toute trouvée. « ou plutôt sa Majesté, la reine des branlots. » Sûr qu’elle n’allait pas apprécier. « Tu peux me regarder comme ça. Tu vaux pas mieux que moi. Frapper Danny, le cogner Lui. Tu savais forcément qu’on allait déguster pour tes conneries. Tu peux te les garder tous tes principes à la con.. » Tout en parlant, le jeune homme enclencha l’ouverture du dispositif maintenant en place sa couronne avant de la retirer. « Je te prête la couronne, tu en as bien plus besoin que moi. » Tout en parlant, il la disposa sur le crâne de celle-ci déclenchant les hostilités.


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L'enfer by Calahan
Chronologie 24 juillet 2018
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Plan:
 

Une petite rafale de trois balles claqua brusquement dans l’air. Si vive, si rapide, que ceux qui cherchaient déjà l’origine du tir furent surpris par la chute brutale et inquiétante du guetteur sur le sol. Il ne bougeait plus, inconscient. Etait-ce lui qui avait tiré ? Avait-il repéré une menace ?
Nombre des soldats cagoulés dans le camp s’étaient retournés, effarés, mais prêt à réagir. Déjà, quelqu’uns des plus expérimentés se jetaient derrière les tentes pour se mettre à couvert. L’effet de surprise était total. Il impactait autant l’ennemi que l’escouade d’Allen. Mais surtout, à peine ce constat fait, un nouvel assaut ne leur laissa pas le temps de bien se rendre compte.

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Sur la ligne de gardes qui empêchaient toute rébellion, une pluie de balles neutralisantes les touchèrent de toutes parts. Trois malchanceux s’agitèrent dans tous les sens, secoués par chacun des tirs réussis, les faisant bouger comme des poupées jusqu’à ce qu’ils s’effondrent lourdement sur le sol. Quelques éléments de l’escouade Charlie découvrirent qu’ils n’étaient pas pris pour cible par le mitrailleur. Les balles passaient au-dessus d’eux pour neutraliser leurs gardes. Ce constat les fit crier d’une étrange forme de joie, la disparition de la frustration et de cette fameuse opportunité, ENFIN, pour reprendre leur liberté. L’exclamation non-verbale, par ces simples cris, qui traduisaient un “OH PUTAIN !! GO !!!!”. Les collègues qui entouraient Ravix réagirent immédiatement de façon disparate. Sans ordre, sans attendre davantage, ils se lancèrent tous sans exception sur leur propre cible.

Etrangement, les quatre gardes restant dans leur dos n’usèrent pas de leur P90. Ils lachèrent le pistolet-mitrailleur pour tenter d’armer les neufs millimètres. Rita s’attaqua à l’un deux, fonçant sur lui pour saisir le pistolet de ses deux mains et lui envoyer un coup de genou qui le fit crier de douleur. L’italienne savait qu’elle avait à faire à des militaires entrainés, le type n’allait pas se laisser aller. En équipière, elle balança le neuf millimètres armé en direction du groupe, histoire de leur fournir une arme fonctionnelle. Son mouvement de rotation s’arrêta au moment où son ennemi la bousculait soudainement en râlant. Il avait du mal à tenir debout mais, elle, avait toujours les mains liées.
Après s’être écroulée sur le sol et avoir esquivé habilement un coup de botte, elle se redressa avec le visage rougie par la colère. Bouffée par l’envie d’en découdre, motivée par la vengeance, elle se posta en position de combat. Ses mains liées restaient en avant comme pour former une garde de fortune.

« Tu veux danser avec moi ?!? » Siffla-t-elle d’une façon très menaçante.

Son adversaire lui répondit par un élégant sourire avant de se mettre à son tour en position. Un violent échange débuta très vite entre un ancien soldat des forces spéciales qui ne pouvait qu’utiliser ses jambes et un militaire d’Atlantis visiblement compétent. Le combat se montrait tout de suite très serré. Quelque chose entre les deux faisaient qu’ils n’y allaient pas de main morte.

Un peu à côté, Izabel se trouvait à genoux. Depuis le début, elle avait cherché à sortir ses ciseaux d’interventions depuis son gilet tactique. En ayant coincé minutieusement l’outil entre ses jambes, elle parvint à le tenir à l’envers et l’orienter sur ses serflexs. La jeune femme luttait pour réussir son geste malgré le manque très pénalisant de dextérité. Si elle y parvenait, elle pourrait aller à la rencontre de chacun de ses collègues pour leur retirer les entraves. Leur rendre à tous les mains libres !!!
La jeune femme baissait la tête au rythme des échanges, effrayée par la brutalité soudaine qui s’était déversée sur le secteur. Elle avait beaucoup de mal à se rendre compte de la situation et ne faisait qu’une fixette sur sa liberté.
***Je me libère, je les libère. Je me libère, je les libère.*** Ne cessait-elle de se dire pour garder la tête froide. Vu ses compétences de combat, permettre aux autres d’avoir les mains libres était la meilleure stratégie en son sens.
Jurant dans un murmure pressé, elle entamait sévèrement ses serflexs en trouvant ça trop long. Vraiment trop long. C’était vrai d’ailleurs.

Elle ne vit pas le garde l’approcher dans le dos et l’empoigner par la nuque. La surprise lui fit pousser un cri de panique tandis qu’elle sentait le canon d’un 9mm se poser sur sa tempe. Comme dans un vulgaire film de gangster, le type prenait l’infirmière en otage et il se servait d’elle comme d’un bouclier humain. Il avait l’intention d’empêcher celui qui lui ferait face d’agir, étant en position de force, et menaçant Izabel à ce point.
Pourtant, le type ne s’était pas rendu compte de l’acte du toubib. Il ne voyait pas les ciseaux, trop occupé à beugler à qui veut l’entendre qu’il abattrait “la gonz” s’ils se calmaient pas tout de suite. Alors la jeune femme serra les dents et cisalla frénétiquement son entrave en espérant qu’il cède bientôt.
« Du calme ! Du calme ! On peut s’arranger ! » S’écria-t-elle pour l’occuper un peu.
Elle sentait que ses liens étaient sur le point de céder.

Toujours dans ce même temps, en simultané, Tim s’était lancé contre l’un des deux gardes du côté opposé. Encore une fois, ceux-ci relachaient leur P90 et cherchaient à sortir les neufs millimètres pour les armer. Le sergent était trop engagé pour avoir une réflexion sur les deux secondes qu’il lui fallut avant d’entrer au corps à corps. Il n’avait pour objectif que la neutralisation physique de sa cible et il chercha naturellement à s’emparer de son P90. Un beau duel de force entre ces deux hommes s’engagea immédiatement, comme un terrible bras de fer où l’un tentait de passer le canon du pistolet mitrailleur sous le visage de l’autre.
Tim Brass, après des efforts démesurés, parvint à le menacer et appuya sur la gâchette. Un énorme “Clic” retentit et le surprit, ce qui permit à son ennemi de frapper. Ils tombèrent ensemble et se mirent à rouler sauvagement sur le sol. Le garde était parvenu à sortir son neuf millimètre mais Tim, dans de grandes plaintes d’efforts et en plein combat, retint cet arme qui claqua dans les airs et dangereusement près de l’équipe.
L’autre sbire, lui, avait tourné les talons. Il s’était approché au pas de course de la position de Will et lui envoyait une grenade. Le type rata son lancé et l’explosif au plâtre retomba sur le côté. Il sortait alors sa dernière grenade.

Et tandis que chacun des membres de l’escouade Charlie se battait sous le regard d’un Calahan parfaitement immobile et observateur, des cris retentirent à l’autre bout du camp. Un bruit mécanique devenait de plus en plus fort, ça ronflait, couinait, grinçait. Pas mal de neuf millimètres claquaient dans les airs mais cela semblait complètement dérisoire face à la machine qui passa soudainement par-dessus les défenses de sacs de sable en les écrasant.
Ruth Padilla, aux commandes du Divorce, fonça droit sur l’unité Charlie en ignorant complètement ces tirs. Bien protégée par le blindage frontal de ce blindé léger, elle roula à si vive allure qu’elle manqua de planter le canon de 75 dans le sol lorsqu’elle rebascula par-dessus les sacs de sable. La jeune femme poussa une plainte en se cramponnant, elle avait manqué de se faire balancer par-dessus le blindé. L’engin s’immobilisa quelques secondes en se dandinant d’avant en arrière puis elle reprit la progression. Le bout du canon passa sur les tentes qui se plièrent puis le corps massif du MALP amélioré roula par dessus. D’horribles craquements témoignèrent de la destruction du matériel alors que Ruth effectuait volontairement cette manoeuvre.
C’était un message ! Un message qui impacta le moral ennemi et offrit un souffle salvateur à l’escouade Charlie. Le Divorce était là et il leur roulait littéralement dessus ! La cavalerie venait d’arriver, l’unité d’Allen reprenait le pouvoir, la liberté, leur potentiel de combat !!!

Will ne pouvait pas contre-attaquer sur le type qui lui balançait des grenades. Il était entièrement absorbé par son besoin de retenir la majorité des effectifs du camp. Il empêchait les types planqués derrière les tentes de monter sur ses collègues encore aux prises avec les gardes. C’est pour ça que Ruth ne s’arrêta pas à leur hauteur et ne leur prêta pas main forte.

La jeune femme stabilisa le blindé en le présentant de flanc pour offrir un couvert et boucher la vue sur ses collègues puis elle sauta derrière. A l’abri, elle arma son P90, le plaça sur le tir au coup par coup, puis elle s’employa à retenir les ennemis qui tentaient un contournement. Se redressant et se rabaissant, l’oeil sur le viseur, elle entravait leur progression et parvint à en abattre deux.
C’est là que Danny entra en jeu. Visiblement désorienté, il était en train de ramper en direction de son char. Les sauveteurs n’avaient pas utilisé le canon, signe qu’ils ne savaient pas comment s’en servir. Mais Danny, lui, connaissait cet engin comme sa poche, c’était même sa raison d’être dans l’unité. Le regard obnubilé par son outil, il cherchait à l’atteindre le plus vite possible. S’il y arrivait, ce serait un massacre chez l’ennemi. C’est pour cela que les tirs de neuf millimètres provenant de la ligne de front ne tardèrent pas à atterrir tout autour de lui. On voulait rendormir Danny Blake avant qu’il ne soit cette menace irrépressible !

Pendant ce temps, l’action combinée de Will et Ruth avait coupé en deux les effectifs du camp. Ils retenaient le plus gros des forces pour permettre à l’unité de prendre le dessus.


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by Wiise

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