Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Ven 8 Mar - 13:28
Steven Caldwell
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L'ENFER BY CALAHAN
23/07/2018


« Elle s’est encore barrée la belle aux bois dormants... »
« Un problème, Danny ? »
« Il se pourrait bien que ouais. »
Le sergent acquiesça tout en mangeant.
« Et bien partage nous ton avis, ne garde pas ça pour toi. »
« Mais oublie pas, si tu te fais griller, on te laisse crever tout seul sous les roues de ton Divorce. »
« Et qui pilotera la mise à mort ? »
« Elana. Elle a prit des cours de conduite. »
« Et en plus, elle t’a déjà def la gueule en une patate ! »
Le tankiste fit mine de regretter profondément de lui avoir montrer les commandes du blindé.
« J’en étais sûr, j’aurai pas dû ! »
« Ne t'inquiète pas l'élève n’a pas encore dépassé le maître... » répondit Elana avant de manger un bout de loup, finalement cela n’était pas si dérangeant qu’elle l’avait imaginé au début, personne ne s’en formalisait.
« Et sinon ? Tu as quoi sur le coeur ? »
« Y’a que notre princesse cul serrée fait de la magouille dans notre dos ! » Râla-t-il brusquement.
« Avec la version polie, Danny. Je te rappelle qu’on a un enfant parmi nous. »
Matt se fit automatiquement rabrouer par le reste de l’équipe. Le tankiste reprit.
« Elle a pioncé au lieu de prendre les quarts, elle nous explique même pas ce qu’est venu foutre le tas de merde volant qui est arrivé, elle se barre sous la tente avec le doc. Hé... »
Il fit un large geste avec sa cuillère, envoyant malencontreusement un filet de “sauce” (surtout de l’eau et de la graisse animale) sur le visage de Will qui ne put l’esquiver. Sans s’offusquer, il s’essuya tout en écoutant.
« Les gars, je croyais qu’on était une équipe ? Pourquoi la galonnée fait bande à part ? »
« Elle a sûrement ses raisons. »
« Ouais ben c’est vexant ! Elle pourrait l’ouvrir deux minutes pour faire autre chose que sa starlette...à croire qu’elle tire la bourre à Calahan ou qu’elle veut te faire fermer ta gueule, Tim. »
« Elle nous connait depuis moins d’une journée Danny. » Evoqua le sergent. « Et elle communiquera quand elle sera un peu plus à l’aise dans cette équipe. »
Il but une gorgée tout en appréciant la musique que le bot leur sortait depuis tout à l’heure. Il s’attendait presque à le voir venir quémander de la nourriture mais il préférait s’intéresser à tout ce qui était métallique. Il vit Ruth prendre un morceau de ferraille qu’elle avait récupéré et l’envoyer au loin. C’était vraiment comme un chien, le drone volant s’y était envolé à vitesse grand V pour ensuite venir lui rapporter.
« Je te rappelle que cette galonnée a du bagage, comme Matt. »
« Ok, on est foutu !!! »
« Avec Allen, je te confirme. » Répliqua-t-il avec un sourire malicieux aux lèvres.
« Seigneur, Matt, tu t’enfonces ! »
L’équipe ria encore une fois.
« Ne te prend pas la tête Danny pour le capitaine. Concentre toi sur des choses plus importantes. » conclut Elana qui trouvait cela parfaitement inutile de demander des comptes à un haut gradés qui sait sûrement mieux qu’eux ce qu’elle faisait.
« C’est important, Elana. Elle joue avec nos vies et nos avenirs je te rappelle ! »
Alors qu’ils continuaient de discuter et que Danny, malgré tout, continuait de ronger son frein, Will tapota l’épaule de Ravix. Il s’était installé à coté d’elle et retira de son quart un morceau étrange.
« T’as vu ce truc ? C’est bleu...ça se mange pas quand c’est bleu hein ? »
Elana tourna la tête vers lui… elle se demandait ce que c’était que cette chose… Elle tapota de sa fourchette l’étrange masse bleue pour l’analyser. Il s’agissait d’un morceau de racine que Rita avait dû récolter et couper. Effectivement, si elle avait su le faire bouillir, le légume avait une couleure affreusement bleue et tirant même sur le fluo. Ca ne donnait pas du tout envie de le consommer mais ce n’était pas là par hasard.
« C’est les légumes de l’espace. Rita a dû juger ça bon pour le mettre dedans. » Conclu-telle, même si bon, la couleur n’était pas avenante. Cependant, elle faisait confiance dans l’italienne pour manger ce qu’elle avait dans son assiette sans chercher à savoir si cela était bon ou non.

Un peu plus tard, le groupe entièrement réuni profita des quelques minutes avant l’heure H. Dès l’arrivée de la texane, le sujet avait changé de direction pour quelques petites anecdotes personnelles et des blagues. Un moment sympa que chacun n’avait pas vraiment envie de voir se terminer. Rita s’était un peu plus intéressée au drone maintenant qu’elle avait vu sa collègue jouer avec. Mais au lieu de lui envoyer le morceau de ferraille, elle restait assise à sa place en tentant de le garder dans les mains, Morfalou exerçant des tractions de plus en plus brutale. L’italienne ricanait, émerveillée par l’ingéniosité de cet engin et de l’intelligence artificielle qui rappelait véritablement le comportement d’un chien à part entière.
Mais au moment où elle cru que le bot allait tirer très fort, il alla dans le sens inverse pour lui ravir son casque. En le magnétisant sous son ventre, Morfalou s’éloigna avec Rita qui le poursuivit en s’écriant.
« MON CASQUE !!!! SALE TRAITRE ! »
Le groupe rigola de bon coeur mais un flash soudain coupa brusquement tout entrain. Ils se regardèrent tous en se demandant s’il y avait bien eu une téléportation, regardant autour d’eux sans trouver ce qui avait changé.
« Bougez pas... » Marmonna Tim en se redressant.
Une main sur son neuf millimètres, le sergent approcha du lieu suspect et sentit une odeur de pizza. Il se relâcha immédiatement et soupira.
« C’est ta livraison, Matt. »
Brass trouva la pizza disposée sur la pile de munitions piégée. Il récupéra la boite avec prudence et fit marche arrière. Quand il lui donna son repas, dégageant une odeur alléchante pour tous mais moins pour lui, Danny lui tapota l’épaule d’un air compatissant. Parce que tout le monde savait ce qu’il y avait dedans, à peu de choses près.

Quand Matt ouvrit la boite cartonnée, il trouva inscrit sur sa surface :
« Régalez-nous, mon brave petit soldat, n’omettez rien. Je surveille. »
Et avec s’y trouvait sous plastique un feuille de papier imprimée. Il y avait deux photos de caméra de vidéosurveillance du Dédale. Un cliché où il se voyait embrasser Pedge. L’autre où le soldat Stones toquait à ses quartiers.
Ignorant de tout cela, l’équipe était encore enjouée, préférant rire qu’en pleurer.
« C’est l’heure de l’histoire que papa me racontait quand j’étais petit ? » Blagua Will.
« C’est anecdotique Matt, fait ça comme un pansement qu’on arrache. »
Pedge n’était pas au fait de cette “tradition” et elle observait ça d’un air neutre. Elle se pencha vers Bowers pour lui demander :
« Qu’est-ce qu’il se passe ? »,
Par respect pour Matt, Izabel murmura discrètement :
« Matt a fait une réflexion à son colonel un jour, en lui demandant s’il ne voulait pas une pizza en prime. Depuis le début de la manoeuvre, à chaque repas, il force Matt à engloutir une pizza entière. »
Elle pinça des lèvres en supposant son état mental.
« Et en plus de ça, il lui donne un de ces manquements à nous révéler. S’il le fait pas, nous paierons tous. »
Izabel secoua la tête, dégoutée, et compatissante envers l’ancien Rangers.
« On dirait que Calahan ne le trouve pas assez humilié comme ça. Dans la boite, il y a le sujet qu’il doit nous décrire en entier. »
« Je vois... », observa Pedge tout simplement. Elle était clairement en train de méditer l’information, l’air absente.

Une pizza, une putain de livraison de pizza. Il n’en fallait pas davantage pour gâcher la journée du Rangers. Ce dernier avait sa tête des mauvais jours alors qu’il réceptionna la boite des mains de l’officier le remerciant d’un signe de la tête. Le fumet qui s’en dégageait était des plus alléchants. Qui n’aurait pas rêver de dévorer une pizza dans un moment pareil ? Ce n’était pas les quelques légumes et le morceau de viande cuisinés par Rita qui risquait de câler l’ogre sur pattes qu’il était. Pourtant là, il aurait donné beaucoup pour pouvoir donner ce met de rêve à un autre. Avec un soupir sonore, Eversman prit place sur l’un des rondins qui leur servait de banc avant d’ouvrir la boite y découvrant sa pizza préférée. Ça lui crevait le cœur et lui filait déjà l’envie de vomir. Pourquoi les aimait-il bien garni ? Pourquoi ce supplément de sauce barbecue ? Et ce mot de Calahan lui donnait des envies de meurtres. Cette manie qu’il avait de l’appeler ainsi. C’était humiliant et lui donnait envie de lui en mettre une et de lui gueuler qu’il n’était pas son garçon, ni même un gosse.

Matt ferma les yeux avant de prendre son visage entre les mains l’espace de quelques instants. Il n’avait pas le choix. Il lui fallait engloutir cette pizza et le plus rapidement possible. Chaque hésitation lui faisait perdre du temps et il n’en avait pas à revendre. Il se devait d’atteindre le point de rendez-vous pour Yin. Pas question d’être en retard. Il n’y avait pas de solutions, il devait manger cette pizza. C’est donc sans un regard vers les autres qu’il prit une part en main puis en bouche, le gruyère encore fondant créant des filaments. Mâcher et avaler le plus rapidement possible. Il n’y avait aucun plaisir là-dedans. Eversman gardait le regard rivé sur le met, n’ayant pas jeter un regard vers les autres depuis son arrivée. C’est en saisissant d’une nouvelle part qu’il aperçut la petite surprise dissimulée en dessous. Il interrompit son geste pour s’en saisir découvrant ainsi les deux clichés tirés des caméras de surveillance. Sûr que le rouge lui était monté aux joues et aux oreilles. Quel connard… Le pouce du Ranger passa sur le visage de Stone avant de descendre vers l’autre demoiselle qu’il embrassait sciemment. Révéler la fraternisation avec Stone n’était pas un vrai problème en revanche pour l’autre. Il n’était pas seul là-dessus et forcément son regard se riva sur Pedge Allen. Sûr qu’il aurait préféré garder cela secret, elle aussi certainement. Il attendit un signe de sa part pour en parler. Les photos furent posées, face contre terre pour ne rien dévoiler. Le temps des révélations était venu et il se mit à table gardant la tête basse.

« Ok, finissons-en. La nuit précédant l’Opération Normandie, j’ai brisé la loi de non-fraternisation à deux reprises. Avec cette soldate et avec… » Il marqua l’hésitation avant de se reprendre. « le Lieutenant Allen. ».

Nul doute que cela allait faire grand bruit parmi la section. Matt choisit de noyer sa gène dans la pizza en portant le nouveau morceau à ses lèvres.

Dès qu’il prononça le nom, une bonne moitié du groupe le prit si peu au sérieux qu’ils s’esclafèrent, en soulignant la folie qu’il avait de mettre l’officier dans la donne. Comme un grand provocateur qui prenait le risque de se cramer la tronche juste pour amuser la galerie. Mais Tim n’ayant pas réagi, les sourcils froncés et le visage fermé. Ruth regardant son quart en faisant mine de s’intéresser à son contenu vide, il y eut un soudain un malaise qui compensa ce rire par un silence terriblement gênant.
« Nan mais c’est une blague...toi ! Avec le Capi ?!? » S’écria Will, à la ramasse. Il arriva en dernier à la conclusion fatale en sentant son sourire s’ébrécher.
« J’ai l’air de rigoler ?! » Lâcha-t-il en lui envoyant un regard noir, le morceau de pizza en main.
« Heu...non... »
« Hé, Rocco ! Calme toi vite fait, c’est normal d’être étonné ! » Râla Rita en prenant la défense du Canadien. Elle aussi eut le droit à son regard noir mais Matt n’ajouta rien de plus.
« Quoi, t’as un problème en plus ? » Lâcha-t-elle, bien bouillante. « Espèce de cleps ! »
Impossible pour Eversman de rester sans réaction, il se redressa rapidement prêt à en découdre s’il le fallait. Rita prit ça pour une provocation et se leva à son tour. Elle le questionna du regard, comme s’il avait vraiment envie de danser avec elle.
« J’serai toi, je ferai coucouche panier. Tu commences, on va jusqu’au bout ! »
« Ferme la »
« Arrêtez tous les deux, vous êtes fous ?!? »
« Et au nom de quoi j’la fermerai ! Mais tu te prends pour qui avec tes regards là ! »
« Et toi ?! Tu te prends pour qui pour m’insulter ! »
« Tu respectes rien ni personne, connard ! Tu te vautres dans la merde et tu nous en fous tous une couche ! Et en plus tu te fais pas petit ? »
Elle leva les mains, lui faisant signe d’approcher.
« Ben viens te battre alors, si c’est tout ce que tu sais faire. Baiser et te battre. »
Tim avait filé sur eux. Il rattrapa Rita au vol et la fit reculer.
« Vous êtes cinglés ! Je vous donne l’ordre de vous calmer, tout de suite !!! »
Bowers s’occupait de faire écran à Matt.
« Arrêtez...ça va, arrêtez... » disait-elle tandis que tous les autres n’en revenait pas.
La part de pizza toujours en main, le poing libre d’Eversman ne cessait de se former puis de se délier comme s’il se tenait prêt à attaquer et qu’au dernier moment il décidait d’y renoncer. La lutte contre son impulsivité était âpre. Rita méritait une bonne droite. Elle n’avait pas le droit de lui parler ainsi, de le juger de la sorte...Matt fulminait, les pieds bien ancrés dans le sol et prêt à bondir sur sa proie.

Elana avait soupiré en voyant la pizza, le grand moment que tout le monde attendait dans le show Eversman, de quoi leur rappeler qu’il avait sacrément merdé dans sa carrière. Qu’allait-il leur avouer cette fois ? Et en toute franchise, Elana fut estomaqué quand elle entendit le nom de la capitaine. Elle fronça les sourcils, à bah bravo au final, ce n’est pas une super capitaine qu’on leur envoie, mais une sirène pour emmerder Matt. Elle venait à se demander sérieusement si le but n’était pas de faire une grande leçon à cet abrutit. Une leçon pour lui et lui seul, eux n’était que des pions qui seraient sacrifié pour sauver la grande cause perdu d’un soldat déchu ! Et en prime ternir l’image si flatteuse et héroïque d’un capitaine qui n’avait pas su tenir sa chatte. En plus avec l’autre … il était pas mal mais faut avoir envie de se faire radier pour coucher avec. Elle secoua la tête, ils n’avaient pas toute l’histoire après tout et pourquoi quelqu’un d’aussi talentueux que Pedge avait décidé de se tacher les ailes avec un soldat qui n’avait plus l’ambition d’être nommé pareillement. Elle soupira, une mascarade… oui une belle blague, tout était taché et violé au final. Elle n’appréciait pas que son idéal de capitaine soit bafoué par une réalité amère et dégueulasse… Elle eut pitié de Matt qui avait au final de plus en plus l’air d’une victime, une victime de ses démons et de bien d’autre chose. Et avant même qu’elle se lève pour manger ailleurs, Rita péta un câble et Tim intervenu plus vite qu’elle. Elle se leva pour prendre le bras de Rita et l'entraîner vers elle.

Danny se passa un main sur le visage, blasé et dépité.
« Mais c’est pas possible, cette putain de cour des miracles... »
« T’y mets pas Danny. »
« Ah mais si, justement ! » Fit le tankiste au visage rouge. « Parce que moi, mon avenir, il dépend de ces deux là ! Elle pouvait toujours faire la Sainte Nitouche la galonnée ! »
« Blake, la ferme ! »

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Sam 9 Mar - 14:38
Pedge Allen
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L'ENFER BY CALAHAN
23/07/2018


Pedge ne s’attendait pas à se faire impliquer là dedans, pourtant elle aurait dû le voir arriver. Mais elle était encore une jeune louve qu’on pouvait mordre impunément avant qu’elle ne comprenne qu’elle devait montrer les dents elle aussi. C’était un coup bas de la part d’un capitaine déjà en place et qui voyait certainement d’un mauvais oeil son arrivée au même grade. Une simple soldate qui en arrive là, oh mon Dieu... Pour elle, dévoiler ce genre de truc, ça revenait à mener une campagne de salissage sciemment menée, à l’instar de ce qu’on pouvait voir en politique dans son pays pendant les élections et après. La jeune femme s’était fermée comme une huître. C’était complètement personnel, et ça n’aurait jamais dû arriver sur le tapis, même pour faire ravaler sa fierté à Eversman.
Le pire dans tout ça, c’est que ça foutait la merde dans l’unité et qu’elle allait devoir y remettre de l’ordre avec Brass et Ravix, les deux gradés. Néanmoins, elle savait que son autorité et sa légitimité venait d’en prendre un coup, et un sérieux.
Elle se leva, car elle devait intervenir, même si l’envie de jeter l’éponge et de se barrer était forte. Mais ça, c’était à cause de la charge émotionnelle qui pesait sur ses épaules et qu’elle ne voulait pas assumer, comme toujours. Qu’importe, en se fermant et en se blindant, elle y survivrait. C’était pour ça aussi qu’elle redoutait les cours de théâtre, car elle savait qu’elle n’y arriverait pas. Mais pour le moment, il fallait traiter le problème le plus urgent, et c’était ici que ça se passait. Elle avança dans le cercle quelque peu disloqué avec une apparente neurtralité et un air atone à tout épreuve. La texane se positionna entre Rita et Matt. Elle s’occuperait de Blake ensuite.

« Le premier qui veut taper sur l’autre devra m’en mettre une aussi. Non seulement je vais vous la rendre, mais ensuite, je vous vire de cette manoeuvre avec mon pied dans le cul. », dit-elle froidement en lançant un regard à l’un et à l’autre.
« Nous sommes une unité, on lave notre linge sale entre nous, d’accord. C’est facile pour vous de juger et de condamner sur la base d’une information envoyée par l’ennemi qui a pour seul but de vous diviser. Bravo, je vous félicite. », fit Pedge en les regardant un par un en hochant lentement de la tête.
« Il vous suffit d’une photo sortie de son contexte pour mettre le feu aux poudres ? Beau raccourci de jugement humain rapide et expéditif. J’imagine que si les rôles étaient inversés, et que c’était vous sur cette photo, vous aimeriez vous expliquer, avant d’être jugé sur cette seule base. ».
Pedge ne regardait plus seulement les deux concernés par la bagarre, mais l’ensemble du groupe, espérant y remettre un peu de calme.
« Alors, tout le monde se calme, et tout le monde commence par aider le soldat Eversman à bouffer cette pizza de merde. ET je ne veux pas de DISCUSSION sur le fait que Calahan va vous le faire PAYER. Est-ce que c’est clair ? On est tous en train de payer l’addition déjà. », dit-elle en élevant la voix. Mais elle ne comptait pas s’arrêter là.
« Si l’un d’entre vous estime qu’il a suffisamment mangé pour se payer le luxe de refuser une part supplémentaire, alors c’est un trou du cul. Vous êtes en manoeuvre, vous êtes là pour être déstabilisé, persécuté, ramené plus bas que terre par votre officier instructeur, mais vous êtes dans une unité de survie, et la survie passe par la bouffe et l’eau. Et moi là, je vois de la nourriture. Je vois une unité. Une UNITÉ. On fonctionne comme une entité à plusieurs tête, mais on a le même corps. Si vous n’êtes même pas prêt à briser les règles pour survivre, à quoi est-ce que vous êtes bons ? Personne n’a besoin de types qui se laissent mourir de faim sciemment, pas même une unité d’élite. Alors considérez ça comme un ordre. En fait non, c’est un ordre. »
Elle laissa planer quelques secondes avant de conclure :
« Maintenant réglons cette affaire de photo. Raconte ton histoire Eversman, puisque c’est le but de ce cinéma pathétique. ». Elle se pencha pour attraper une part de la pizza de la honte, et elle commença à la manger en regardant le groupe. Si personne ne l’imitait dans la seconde, les têtes allaient tomber.

Elana soupira, elle n’était pas d’accord avec le discours de la capitaine sur la pizza qu’on devait aider soit disant à bouffer. Matt pouvait la manger sans que chacun y participe mais soit. Elle fut la seconde à prendre une part de pizza, prenant même ma plus grosse pour aller plus vite. Cette histoire de cul ternissait tout et cela ne servait que Calahan… franchement quelle idée avait eux ces deux jeunes gens pour se toucher ? Bref… elle attendait l’histoire, même si au fond d’elle elle s’en foutait clairement de cette histoire, la finalité était là. Fraternisation et une perte de légitimité pour Allen.

« MAIS JE M’EN FOUS DE VOS HISTOIRES DE CUL ! » Ragea l’italienne en ne parvenant pas à quitter l’entrave de Tim. « Il s’est occupé à rembarrer le mec qui l’a habillé il y a même pas dix minutes, stronzo ! »
« Mais c’est pas bientôt fini ? »
Le sergent poussa un râle tout en la soulevant, ses pieds battants dans le vide, et il la reposa à sa place, forçant sur son épaule pour qu’elle y reste.
« ASSIS ! ET JE VEUX PLUS T’ENTENDRE RITA ! »
Il lui piqua son fusil tout en grommelant :
« Confisqué ! »
Et telle une môme, elle frappa dans un caillou en voyant son arme favorite disparaître. Bowers s’installa à ses cotés dans l’espoir fou de la calmer.
« Rien à foutre des détails ! »
Il accepta un part de pizza que Will lui tendait.
« Ils se sont juste bien foutus de notre gueule ces deux là. Une unité ça communique ! »
Le tankiste porta la pizza mais ne la consomma finalement pas. Rendu comme au bout de sa réflexion, il ajouta d’un air complètement blasé :
« Moi je vote pour le retour de Brass... »
Will avait la bouche pleine. Il écarquilla les yeux, cessant de macher, et leva finalement la main pour voter du coté Brass, néanmoins apeuré. Rita suivit peu après.

Voyant ça Elana roula des yeux de plus belle… Elle commençait à être agacé par la tournure des événements… Oui clairement et les paroles de la capitaine n’avait servi à rien ! cela la désespérait intérieurement, ça puait la mutinerie et ils avaient pas besoin de ça ! Elle ne parlait pas beaucoup, elle avait envie de tous les claquer pour leur remettre les idées en place, même certains en avait plus besoin que d’autre...Finalement, elle décida de monter sur une bûche qui servait d’assise et pour la première fois du début de la manoeuvre elle leva le ton et c’était limite la voix d’un cimetière en colère qui se déversait, mais avec un flot calme et lent habituel.
« Bon ça suffit ! Nous avons un capitaine, un capitaine qui a certe fraternisé avec la honte des militaires Atlantes ! ET ALORS ? Je ne vais pas vous citer ses hauts faits vous les avez entendu ! Vous les connaissez et cela fait foi dans sa capacité à commander ! Ce n’est pas un coup de bite qui va la dégommer ! Elle est là, elle va faire comme NOUS tous ici ! C’est à dire son taff pour intégrer notre but : ne pas se faire jeter et faire des explorations ! Alors si vous ne voulez pas du capitaine, vous faites un traits sur votre objectif final ! On est une équipe, on doit apprendre à se faire confiance et cela est aussi valable pour notre officier ! C’est dans les deux sens ! Alors on arrête de s’emporter on sait tous que c’est le but de Calahan de nous noircirs et cela est fait clairement dans ce but ! BORDEL on est plus fort que cet officier ! Vous savez pourquoi ? Parceque sous nos airs différents, sous nos hontes, sous nos petits secrets, ont est une TEAM de choc qui a botter une fois le cul de Calahan ! Et on va le faire autant de fois que nécessaire ! » Elle montra chaque personne du doigt « J’ai foi en chacun d’entre vous ! Et nous devons TOUS nous faire confiance maintenant ! Montrer qu’il faut plus qu’un cliché de caméra et des histoires honteuses pour nous diviser ! » Elle descendit de son perchoir. « Maintenant, si vous voulez faire un vote parfaitement inutil qui s’apparente à une mutinerie, faite, mais décrochez vos écussons, puisque vous ne serez plus soldat d’Atlantis ni même soldat. Et dite à Calahan qu’il à gagner grâce à une pizza et un cliché de caméra ! » Elle en avait finit, jamais elle n’avait autant parlée. Elle jeta a regard à chaque personne gradé ou non. Il était l’heure de montrer s’ils étaient encore une équipe de et jouer carte sur table ! Le visage pincé on aurait dit une furette comme disait son père avec son nez fin et son regard franc. Si après ça, si après la capitaine, si après Tim personne ne réagissait, franchement… elle ne voyait pas pourquoi ils continuraient !

« Merci Ravix pour votre speach et vos jugements à l’emporte pièce, mais je pense que je n’ai pas besoin de vous pour me défendre. », lâcha Pedge glaciale. « Qu’on soit tous clair. Vous n’êtes pas dans une démocratie, dans un régime parlementaire, ou dans je ne sais quelle entreprise civile dans laquelle il y a un syndicat pour la ramener, ou pour vous embarquer dans de beaux discours. Vous êtes des militaires, vous êtes des troufions, et vous êtes là pour servir, et vous savez pourquoi ? Parce que vous vous êtes engagés volontairement. Alors c’est ballot, mais j’en vois trois qui sont là à critiquer Eversman et moi dans le même temps, mais qui ont presque déjà une couronne sur la tête avec gravé dessus insubordination et acte de rébellion. Continuez comme ça, l’écrémage va commencer et Calahan en sera très satisfait. On ne va pas faire mentir ses statistiques n’est-ce pas ? 100% de réussite, ce serait trop beau, non ? Parce que c’est pour ça que je suis là. 100% de réussite. Alors, faites moi mentir, donnez raison à ce type, et on n’en parle plus. »
Si Pedge détestait quelque chose, c’était bien ça. Les jugements de valeurs, l’insubordination, la remise en question de la hiérarchie. Elle ne comptait pas les laisser respirer. Elle se déplaça dans la formation, les toisant un à un. « Bref, Eversman et moi n’avons pas couché ensemble. Vous ne vouliez pas les détails, il n’y en a pas. Ce cliché est tiré d’un contexte où Eversman voulait une relation sexuelle avec moi avant l’opération Normandie, et j’ai refusé. Fin de l’histoire. Maintenant, vous pouvez continuer de le traiter comme un paria pour la moindre raison, pour le moindre regard de travers... », ses yeux se braquèrent à ce moment là sur Monciatti. Aussi sanguine, elle le relevait de façon défiante. «... mais le fait est que vous le jugez parce que quelqu’un à mis une couronne sur sa tête, ni plus ni moins. Vous pouvez aussi remettre en cause mon autorité, c’est votre droit, mais dans ce cas, je vous invite à vous séparer du reste de l’unité et je demande votre sortie de la manoeuvre et votre renvoi dans vos unités d’origines avec un blâme au cul pour non respect de la hiérarchie militaire. »
« C’est votre protégé, reçu ! » Siffla l’Italienne.
« Au même titre que vous. », répliqua-t-elle directement.

Toujours dans l’optique de leur coller la pression, Pedge s’avança et se campa devant Blake, le toisant dans les yeux, lui demandant à haute voix et de façon claire et audible : « Dites moi soldat, ça fait combien de temps que vous traînez votre cul dans l’armée ? », lui demanda-t-elle, toujours aussi glaciale, pour conclure en prenant quelqu’un directement à partie parmi les mutins.
« Suffisamment pour savoir qui j’ai en face de moi. » Maugréa-t-il en se redressant pour être à la même hauteur. « Vous parlez cohésion, communication, équipe. Vous êtes une menteuse. Y’a rien de tout ça chez vous. “Capitaine” »
« Pardon, je ne savais pas que je devais vous prendre par la main quand je suis arrivée dans cette équipe. Je vous invite à quitter la formation. », fit Pedge en mettant un coup de menton sur la droite pour désigner l’extrémité du camp. « On n’a pas besoin de pleureuses et de ballerines. Maintenant dégagez. C’est des gars comme vous qui font les types comme lui. Ca commence comme ça, et ça finit avec une courone sur la tête. Je ne vous laisserai pas vous gâcher une minute de plus, alors prenez la poudre d’escampette tout de suite et épargnez vous une humiliation plus cuisante. ».
Il laissa glisser un sourire insolent, provoquant presque.
« Vous savez faire la garce mais c’est tout. Brass est là pour nous, il nous a promis de nous ramener à “100%”. Vous, vous êtes là pour votre putain de grade. Sûr qu’il vous faut pas des pleureuses et des ballerines pour les petites ambitions perso. »
Il baissa la tête en soupirant. Il lâcha une info de but en blanc.
« Mon petit garçon à la leucémie. »
Le tankiste remonta son regard, un brin colérique, pour ajouter :
« Pour prétendre à la médecine extraterrestre, faut être dans une équipe d’explo. C’est ma seule chance. Je laisserai pas une bouffe-merde se mettre sur mon chemin, j’aurai ma validation avec l’aide d’un bon leader. »
« Le problème, soldat, c’est que vous n’avez que moi. », répondit Pedge qui se censura pour ne pas aller plus loin. « Alors je vous propose un truc, et croyez moi, c’est ça ou la porte. Fermez votre gueule, courbez l’échine, et laissez moi le temps de vous prouver que je vous mérite autant que vous, vous me méritez. Et peut-être que j’oublierai votre petit écart de conduite à deux dollars. »
« Vous êtes pas digne de confiance. »
Danny Blake s’arrêta là. Il la salua militairement et s’abaissa pour reprendre sa place. Il prit le carton de pizza que Will lui tendait timidement et le fit passer.

Pedge sentait une réplique acerbe lui monter dans la gorge, mais elle prit sur elle. C’était lui le plus faible. Il craquait, les nerfs lâchaient, et c’était juste un prétexte pour s’énerver. Peut-être que dans quelques temps, il reviendrait s’excuser, ou peut-être pas. Quoiqu’il en soit, elle estimait qu’elle ne pouvait pas le laisser dire des conneries sans le remettre à sa place, sinon c’était la porte ouverte à un foutoir sans nom. Déjà qu’on en était pas loin. Elle avait envie de tout bazarder. Elle n’avait rien à leur prouver. Sa carrière était déjà bien avancée, et elle pouvait très bien continuer sans eux. Pourtant, en acceptant sa charge d’officier, elle acceptait aussi de devenir une meneuse d’homme, et de ne plus suivre bêtement ce qu’on lui disait de faire. Son style ne plaisait pas ? Rien à foutre. Elle constatait seulement qu’il avait des couilles quand il s’agissait de lui rentrer dedans, mais quand il fallait se rebiffer contre Calahan, y avait qu’un encéphalogramme plat. Peut-être que c’était parce qu’elle avait une paire de nichons dans ce métier d’homme, mais ça, elle s’en foutait royalement.
« Ca nous fait un point commun. », répliqua-t-elle finalement en se détournant de lui. C’était pas le trouffion de merde qui allait avoir le dernier mot non plus. C’est bien, au moins, ce con lui avait mis suffisamment le feu pour qu’elle oublie ses engourdissements passager. Une bonne montée d’adrénaline en perspective.


C’était la merde… Il y en avait un qui devait apprécier la scène tant il avait semé le trouble dans l’unité. Il devait même se marrer en les voyant s’engueuler. Les lèvres pincées et sur ses appuis, Eversman se tenait prêt à lancer soit une floppée d’insultes ou même à aller régler ses comptes avec les autres. Eux se servaient de ce prétexte pour foutre la merde, pour le juger et elle au passage. Il avait merdé, il le savait et en payait les conséquences. Il ne manquait plus qu’une étincelle pour l’unité vole en éclats et que chacun ne règle ses comptes avec ses poings. La Grognon s’exprima. Tiens elle savait s’exprimer celle-là ? Au moins elle tenait tentait de faire ouvrir les yeux aux idiots d’en face… ça semblait peine perdue tant ils s’enfonçaient, Rita en premier. Matt dut se mordre la lèvre pour ne pas répliquer, les ongles étaient enfoncés dans la paume. Ne pas réagir, ne pas répliquer et surtout ne pas tout faire foirer maintenant…Ce fut bien difficile. Il avait sa fierté et se voir rabaisser de la sorte n’était nullement plaisant. Il n’était pas la merde qu’on tentait de décrire, il n’avait pas fait que merder dans sa carrière. Pedge prit la suite mettant les choses à plat tout en se plaçant comme officier. Les ordres n’avaient pas à être discutés, c’était elle la Chef que ça plaise ou pas. Ils formaient une unité qu’ils se supportent ou pas. Ceux qui avaient un problème avec ça étaient invités à se barrer. Pas lui. Il avait confiance en elle et surtout il ne lâcherait pas désirant retrouver Atlantis coûte que coûte. Têtu comme il l’était, rien ne le ferait changer d’objectif. Danny le faisait pour son fils, lui pour retrouver son poste…

La capitaine l’envoya bouler et commença sa ronde. La caporale ne dit rien, la laissait faire, mais en était pas moins irritée. La capitaine n’avait pas l’air d’avoir compris le véritable but de son discours et cela l’énerva autant que ça lé déçue. Voilà qu’Allen se vexait, elle ne remettait pas en doute ses capacité à se défendre loin de là, mais qu’importe ce qu’elle dirait à l’équipe, il était trop tard, avec une voix intérieure que ça soit la sienne ou celle de Tim pour soutenir cet officier en perdition était un poids non négligeable. Et cette aide venait d’être balayé sur un sentiment humainement légitime : la vexation et se sentir visé. Oui Elana avait parler de coup de bite et alors ? On se fichait bien de qu’avait fait cet officier avec Matt, il n’avait pas que des « jugements à l’emporte-pièce » mais bien autre chose concernant la valeur de leur cheffe et du pourquoi du comment il fallait se calmer. Mais tout cela balayer une nouvelle fois, par l’irritation d’être jugée. Mais que croyait-elle ? Que personne ne jugeait ? Que personne ne trouverait ça inamissible ? Que personne n’aurait des aigreurs d’estomac ? Elana était persuadé que si elle n’avait pas été visé, Allen aurait porté de même jugement sur la personne ayant fraternisé. Voir même pire vu le caractère droit et intransigeante de cette femme. Et la réaction de Rita prouvait que les paroles qui suivit de la leader étaient aussi utile que de pisser dans un violon. Elana ne savait pas qui était les « trois, » elle voyait Danny et Rita mais Will ? il n’avait pas fait grand-chose mise à part lever sa main en l’air. A moins qu’elle soit dedans, pour avoir ouvert sa gueule et prit la défense de la si charmante capitaine. Elana n’espérait pas que ça soit ça, car il avait clairement une injustice puisqu’elle ne se rebellaient pas vraiment à cet instant. Enfin le reste était tout aussi pathétique que l’histoire de base. Cela était pénible, dans les propos de la capitaine on y trouvait tout ce que pourquoi elle s’était vexée avant, des jugements, des insultes et une explication qui n’intéresse personne et qui en plus foutait Eversman dans la catégorie des gros pervers. S’il était jugé par les autres c’est bien pour ses actes qui foutait la honte à l’armée et pour sa couronne… quant à elle, elle était jugée par d’autres qui n’avait pas confiance dans son commandement et là était peut-être le problème. Pedge ne semblait pas rectifier le tir pour calmer le feu au contraire elle l’attisait encore plus.

Si Ravix n’avait pas été disciplinée depuis sa tendre enfance, elle aurait eu envie de se barrer de ce merdier, prendre du recul et attendre qu’ils règlent leur problème en adulte. Mais non, elle resta là serrant les dents et avalant sa frustration en plus d’avoir été piqué à vif par une personne estimable et qui s’enfonçait sans briller. Elle tourna le regard vers Tim pour chercher à voir ce qu’il pensait.

Quand la capitaine s’attaqua à Danny cela puait la vengeance, elle s’approchait doucement du stéréotype de Calahan qui devait se bidonner et à la fois soupirer de désarroi face à ça. Elle se desservait et Danny aussi. Elle avait sa part de pizza dans la main et quand ce fut la fin elle croqua dedans la finissant sans rien dire, marchant vers Tim tout en s’essuyant les mains. Que la capt’ soit butée et préfère monter son équipe contre elle, cela restait son problème, elle pouvait malheureusement ou non compté sur sa caporale pour tenir les rangs…Oui, elle lui avait montré juste avant ce soutien, mais qui semble être oubliée. Enfin qu’importe, cela partait en sucette cette histoire et il allait falloir travailler en interne. Comme s’ils avaient besoin de ça. elle allait parler avec Tim, quand une voix fracassa le silence.

« Sergent, mettez la section en ordre de marche s’il vous plaît. », dit-elle d’un ton las en se penchant pour récupérer son arme. Il était temps de les faire crapahuter, ça allait leur griller les neurones. Un soldat occupé est un soldat obéissant.
« A vos ordres. » fit-il en approchant des hommes.
« Sur ordre de l’officier, paré au mouvement. Allez, récupérez les affaires ! »
La majorité grinçaient des dents. La pizza fît son atterrissage dans le feu tandis qu’ils se redressaient tous et prenaient leurs sacs à dos. Danny monta sur son blindé, le visage fermé, et démarra l’engin. Discrètement, le sergent passa auprès d’Izabel et de Ruth pour leur demander de l’aide, histoire de calmer toutes ces tensions qui s’étaient installées. Il songeait à travailler à de l’intérieur.
« Ruth, je vous laisse ouvrir la marche. Ravix vous la fermez. », disposa Pedge.
« Reçu» Affirma Elana qui s’équipait en vitesse.
« A vos ordres. » fit la jeune femme en sortant sa carte de sa veste.

La texane chercha le robot du regard. Ce dernier ne s’était pas manifesté depuis un bon moment, et quelque chose lui disait qu’il n’était pas loin, et qu’il se mêlait de son os en métal à ronger, loin des affaires des humains. Elle le repéra à une toile de tente qui bougeait toute seule à quelques encablures de là.
« Morfalou ? Viens ici Morfalou ! », l’appela-t-elle.
La toile de tente se leva un peu. Les lentilles du drone lui donnaient un regard brillant dans la pénombre. Ses divers éléments mécanique s’étaient agencés sur une forme d’angoisse peinte. L’appareil la mirait de loin sans obéir.
« Aller Morfalou, c’est pas contre toi. », lui dit-elle d’un ton plus amical en tapant sur ses cuisses. Si elle ne ramenait pas la mascotte des techos, elle allait disparaître dans un tuyau d’évacuation d’air en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire.
Le pod quitta sa toile de tente en s’approchant lentement, il alla jusqu’à elle en se tenant à distance, imitant le comportement animal d’un compagnon intimidé. Il s’intéressa d’ailleurs aux autres membres de l’équipe dont il devinait la tension et, forcément, elle était transmissible. La chose vola alors de l’un à l’autre avec une certaine distance de sécurité, voulant se faire tout petit.
« La section est parée à la manoeuvre, Capitaine. » fit Brass.
« Ok, en avant. »

Un signe de la tête accueillit l’ordre de s’équiper. Matt ne consentit néanmoins à bouger qu’en voyant le clan des gueulards se mettre en mouvements eux aussi. Il préférait se méfier d’un coup bas ou d’une tentative désastreuse. L’agacement était toujours là. Matt tentait de le focaliser sur Calahan plutôt que sur les deux autres. C’était loin de bien fonctionner, les propos des deux lui revenant en tête. La sangle du P90 passée, il fit une rapide vérification du matériel histoire que tout soit bien en place et attaché comme il le fallait. A défaut d’un gilet tactique, il avait coincé deux chargeurs avec l’élastique de son boxer. C’était pas le mieux mais au moins ils étaient facilement accessibles et on ne risquait de lui voler.

N’ayant pas particulièrement envie de se retrouver en compagnie de Rita, Eversman se plaça en fin de colonne, juste devant Ravix. Il lui adressa un signe de tête tout en prenant position, au moins pouvait-il compter sur elle malgré le fait qu’elle le considère comme un moins que rien. C’était déjà ça. Ne retenir que le positif n’était pas dans ses habitudes, il devait apprendre à passer au-dessus. Il multiplia les soupirs ainsi que quelques mouvements du cou. Marcher permettrait de focaliser les pensées sur l’environnement, sur ses pas et son souffle.

Elana toisa le robot si étrange, ils allaient l’embarquer finalement ? Elle avait envie de demander à son supérieur l’utilité première de cet engin, mais se ravisa, après tout ils n’étaient que des troufions, alors à quoi bon réfléchir ? Elle attendit que chacun soit e place avant de prendre la marche en dernière. Matt passa devant elle cherchant sûrement à éviter le maximum de contact avec les autres. Elle eut de la peine pour lui, comment pouvait-il remonté dans l’estime de chacun si a chaque pizza on apprend des faits désagréables ? Le but était de le mettre en dépression ? Peut-être que Calahan allait réussir, briser un homme avec les autres c’est brillant. Et pour éviter la fêlure déjà bien importante, elle décida de prendre sur elle et sur l’avis peut reluisant qu’elle avait sur ses actions, pour faire le premier pas. Après tout, il était peut-être temps de donner une chance à cet homme qui depuis le début de la manœuvre essayait d’être un bon soldat et il l’avait montré.
Elle déposa une main sur son épaule tapotant doucement après la symphonie de soupirs.
« Ça ira… tout fini par passer. » dit-elle doucement avant de retirer sa main et regarder autour d’elle à l’affût.

Sentant un contact sur l’épaule, Eversman jeta un regard dans la direction du tapotement. Ce n’était pas un grand geste mais mine de rien, ça faisait plaisir. Surtout venant de Ravix qui n’était pas des plus aimables avec lui. Grognon se transformerait-elle ? Ou serait-elle malade ?
« Oui… » Lâcha-t-il sans y croire vraiment. Il tentait vraiment de garder le positif, de mettre de côté ce qui pouvait lui nuire mais c’était loin d’être aisé. Entre les paroles et l’attitude des autres, Calahan, Yin, il se devait d’être costaud pour ne pas tout envoyer en l’air. « Calahan arrivera bien un jour au fond de mon puit à conneries. » Ajouta-t-il en lui adressant un mince sourire.
« Il y est déjà et il est en train de déranger tout ce petit bordel. » dit-elle simplement. « Il va bien finir par se lasser, il a pleins d’autres jouets. »
« Tant qu’il est sur moi, il laisse les autres tranquille. » Matt était prêt à encaisser les remarques. Il en avait presque l’habitude maintenant même si ça n’empêchait pas d’y être insensibles, loin de là.
« C’est courageux. Mais Calahan il est pire qu’une nana, il est multitâche. »
« Tu sous-entends que c’est un trans, Caporal ? » Questionna-t-il, le sourire malicieux aux lèvres se tournant vers elle. Des images pas très nettes lui venaient en tête et ça risquait de lui filer des cauchemars.
Elana eut un faible rictus au coin des lèvres. « Je le vois bien avec des jupes le samedi soir... » joua t’elle.
« Il doit être mignon sans son képi. » Continua-t-il.
« Surtout avec une perruque blonde à frange. »
« Quelle horreur. » Lâcha-t-il alors que les images se matérialisaient dans son esprit.
Elana hocha la tête en ricana doucement. « Regarde ou tu mets tes pieds tu n’avances plus !. » dit-elle pour le focaliser sur le chemin et lui faire un tacle verbale.
« Oui, Caporal » Répliqua-t-il sur le même ton tout en détournant la tête. Fin de la récréation, il était temps de se concentrer de nouveau sur leur progression après ce petit moment d’égarement et de camaraderie. Mine de rien, Elana avait réussi à le sortir de ses pensées sombres. Ce n’était peut être que quelques minutes de gagner avant qu’elles ne reviennent mais c’était déjà précieux. De plus, elle lui avait montré son soutien et ça c’était beaucoup.

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L'ENFER BY CALAHAN
23/07/2018


Une heure avant la fin de l'immunité déclaré par Calahan, le section Charlie prit la direction donnée par Ruth. Avec sa boussole et sa carte, elle donnait ses indications par radio à Danny, lequel ne pouvait pas l’entendre sans ça à cause du bruit que faisait le blindé en mouvement. Dans un silence morbide et caractéristique de la division qui s’était marquée dans l’unité, ils prirent une cadence soutenue et avancèrent en restant méfiant.

La montre de Tim bipa une heure plus tard et il signala à tout le monde la fin de la sécurité. Mais de toute façon, tout le monde était sur ses gardes et respectait les consignes de mouvement. Au cours de ce voyage, le sergent Brass passa d’un soldat à l’autre. En l’attirant légèrement à l’écart, le plus habituellement en arrière garde de colonne. Il opérait une petite distance de sécurité derrière Ravix et Eversman, il s’efforçait de ramasser les pots cassés.

Tout le monde y passa, même les moins concernés. Il discuta un peu plus longuement avec Will. Puis ce fût le tour de Danny, par radio, en essayant de comprendre son malaise. Il lui posa des questions sur son fils et tenta de lui rappeler, malgré tout, l’absolue nécessité de séparer le boulot des problèmes personnels. Il se faisait compréhensif, compatissant, tout en essayant de lui faire comprendre quelques faits intangibles, comme le respect du commandement. Brass se réservait Rita pour la fin car il comprenait mal comment elle avait pu perdre à ce point son sang-froid.

Ce n’était pas évident. Le soldat tenait à tout le monde, sans exception, et au travers de son professionnalisme il souffrait de voir que Calahan avait quasiment atteint son but. La réaction du Capitaine Aspirant avait bien aidé à aggraver l’affaire d’ailleurs. Elle avait imposé et signer sa politique qui se ferait rude et sans appel. Le moral n’était plus au beau fixe.

D’aucun des hommes ne trouvaient à redire au commandement d’Allen. Mais une réalité entachait terriblement sa légitimité et sa réaction naturelle d’officier, qui ne soucie guère des problèmes de scrupules et des petites divisions, avaient été pris en compte. Noté par tous. Comme s’ils savaient maintenant que celle-ci ne seraient pas là pour eux. Car c’était comme ça l’armée. La piétaille pouvait être remplacée, l’officier moins.

Le sergent Brass y voyait là son boulot. C’était à lui que revenait la charge de les souder, de leur faire oublier ces différences, et de continuer d’avancer. Il s’en était peut-être fallu de peu mais Charlie était encore entière. Il voulait qu’elle le reste. Après avoir discuté avec l’italienne, il récupéra avec elle la distance qui les séparait de Matt. Ils se trouvèrent tous côte à côte, Ravix n’étant évidemment pas exclue.

« Matt, Rita. » dit-il en les regardant tour à tour.

Le grand moment de moral approchait. Cela fit soupirer le Ranger. Il s’y était attendu même s’il n’avait pas forcément hâte de passer par là. C’était nécessaire mais pas très agréable à vivre. La marche lui avait permis de faire un peu le point, de repenser à toute cette scène, à l’attitude de la “Ritale” mais aussi sur sa propre réaction. Il ne comprenait pas vraiment qu’on puisse lui reprocher de connaître Allen. Ils faisaient partie de l’expédition depuis plusieurs années donc forcément, ils n’étaient pas des inconnus. Encore moins lorsqu’on avait connaissance de leur background respectif et lié par cette captivité.
Matt renforça l’emprise qu’il avait autour du P90 tournant la tête quelques instants vers Brass pour lui signaler son écoute.

L’italienne marchait en regardant droit devant elle, l’expression dure et figée.
« Peu importe le différend que vous avez. Je vous demande à tous les deux de cesser vos reproches. S’il y a une personne à blâmer, c’est Calahan. C’est lui qui travaille sur nos différences, nos divergences d’opinions, pour qu’on s’écharpe. »
Il les regarda encore une fois.
« Matt, t’es en train de retrouver ton boulot. Tu prouves à toute l’expédition que tu mérites ta place. Tu mérites déjà celle que tu as parmis nous. » Un peu de pommade, c’était toujours plaisant. C’était assez rare en ce moment, il fallait en profiter.
« Merci, Sergent » Répliqua-t-il en lui adressant un signe de la tête, reconnaissant.
Son regard alla dans le sens inverse.
« Et toi Rita, t’es un bon soldat. On a aussi besoin de toi, d’accord ? Je veux savoir si je peux compter sur vous deux... »
« Tant qu’il s’en prend pas à mes collègues ! »
« Il a rien contre Will, tu le sais bien. »
« Justement, je sais pas ! » Lâcha-t-elle sans agressivité. « Pour moi, c’est un ingrat. On se décarcasse pour lui et il oublie tout dès que ça chauffe pour lui. » Ces propos ne tombèrent pas dans l’oreille d’un sourd. Rita protégeait les siens en s’étant monté agressive en sortant les crocs. Il le comprenait, capable du même comportement. Néanmoins avait-il vraiment cet attitude ingrate si néfaste ? C’était possible et c’était peu reluisant. Il était un beau connard si c’était le cas. Il allait devoir y remédier, faire quelque chose. Eversman soupira de nouveau.
« Je veux savoir si vous pouvez travailler ensemble sans rester sur ces enfantillages. » Répéta Brass.
L’italienne ne disait rien, continuant d’avancer. Le sergent ne pu s’empêcher de ricaner en lui bourrant l’épaule. Il lui transmettait par ce geste non-verbal le coté si puéril de l’affaire. Et Rita ne pu s’empêcher de sourire à son tour face à cette vérité. Elana était là aussi, et ça l’aidait un peu à se remettre en question puisqu’elle était restée avec Matt.
« On la sent bien ta culture ritale ! Alors, tu en dis quoi ? Tu fais la gueule ou des efforts ? »
« Des efforts... » Lâcha-t-elle finalement, à contrecoeur.
La jeune femme agrippa l’épaule de Brass pour qu’il se décale un peu et elle se retrouva à côté d’Eversman. Ca lui coûtait visiblement et elle resta silencieuse quelques instants pour choisir ses mots.
« Je pense ce que j’ai dis. »
Elle regardait fixement devant elle, ne se laissant pas distraire par cette phase nécessaire au retour de la cohésion. « Mais je t’ai insulté, c’était gratuit...je m’excuse... »
Aller au delà de sa rancune, ne pas rester braqué sur les derniers propos de Rita et de sa réaction. ça demandait beaucoup au Ranger. Il avait pris l’habitude de rester rancunier et de faire payer à un moment où un autre. C’était plutôt nocif pour le petit groupe qu’ils étaient. Ils leur fallaient unir leur force contre Calahan.
Elle avait un effort, il devait en faire de même.
C’était loin d’être facile. La déglutition ne fut pas aisée. Eversman inspira avant de tourner la tête vers sa voisine et de finalement lâcher une main de fusil pour la tendre dans sa direction en signe d’apaisement.
« Je suis désolé aussi... » Bordel ça n’avait pas été facile de lâcher ces quelques mots.

Elana était resté aux cotés du petit groupe. Elle trouvait admirable le travail que faisait Brass et elle reconnaissait bien là, un véritable leader, un homme proche de ses hommes qui avait de l’or dans ses mains. Elle écoutait sans rien dire, elle n’avait pas sa place dans cette conversation, cela se jouait entre Matt et Rita et elle redoutait que ça pète. Mais la discussion et surtout le grand mot de la communication fait toujours des miracles. Et elle apprenait au contact de Tim, qui savait mettre les bons mots où il fallait. Se trouvant aux côté de l’italienne, elle lui donna un petit coup de main sur l’épaule, contente de voir qu’elle enterrait la hache de guerre d’une certaine manière. En tourna la tête vers la jeune femme elle lui fit un rictus sincère.
« Contente de voir que tout se lisse. » dit-elle pour marquer une réaction plus forte qu’un geste non verbale. Elle avait dit à Matt que tout passe… oui tout passe en effet.
« De vrais bons. » Commenta Brass, satisfait par la tournure de l’échange. « Merci les enfants, vous pouvez disposer. Matt, je prends ta place quelques minutes. »
C’était le signe qu’il voulait un moment d’intimité avec Ravix cette fois. Il aurait bien laissé les deux jeunes gens dans la confidence mais il savait que le caporal n’était pas vraiment du genre à s’étendre. Il attendit que Matt et Rita s’enfonce un peu plus dans la formation pour la regarder, de façon générale.
« Comment tu te sens, caporal ? »
Ah c’était donc son tour dans « la valls Brass ». Elle ne savait pas vraiment à quoi s‘attendre pour être franche. Elle préféra attendre et voir comment cela allait se dessiner avant de spéculer.
« Je vais bien. Merci de faire ce travail Tim. Tu es un bon leader. » elle se devait de lui dire ce qu’elle pensait, cela lui apparaissait comme important qu’il le sache. Et puis il n’était pas que bon leader mais une belle personne, pour faire tout cela avec une grande sincérité et une belle humanité qui forçait le respect.
Ce dernier eut un petit sourire en comprenant qu’elle l’avait observé en train de régler les différents.
« J’ai la meilleure place. » Avoua-t-il. « Je ne prends pas les décisions les plus merdiques et je prête l’épaule aux gars s’ils vont pas bien. »
Brass marqua une petite pause avant d’ajouter.
« Et s’il m’arrive quelque chose, ce sera à ton tour de t’en charger. Même si ce n’est pas vraiment ton terrain... »
Il n’avait pas tort sur les deux sujets : il était à la meilleure place de soutien et elle n’était pas la plus douée en relation humaine. C’est bien pour cela qu’elle ne voulait pas monter en grade actuellement, car elle avait peur de ne pas être à la hauteur que cela soit humainement parlant et surtout sur la responsabilité assez importante des décisions qui mèneront des hommes à la morts ou à la victoire.
« En effet. On a pas de cours de comportement humain à l’armée. Cela manque... » Elle lui fit un rictus, marquant une pointe d’ironie là dedans.
« Ben on a tous découvert que tu fais une superbe oratrice quand tu t’y mets. » La taquina-t-il. Il reprit un peu plus sérieusement : « Ca faisait un peu exception à tes habitudes. J’ai senti un ras-le-bol chez toi, tu m’en parles un peu ? »
Elle ne savait pas si elle devait le prendre bien ou non. Elle lui lança un regard pour voir s’il était sincère dans ses moqueries ou si c’était pour se foutre de sa gueule. Elle avait beaucoup trop parlé à ce moment-là.
« Ils m’ont agacé avec cette histoire. Que tout cela parte en couille à cause d’une histoire à laquelle on s’en fou… que la capitaine se justifie alors qu’elle n’a pas à le faire et que ça frôle la mutinerie pour des raisons aussi bête, ça m’a énervé. D’autant plus, que ça prouve à Calahan qu’on n’est pas futé et qu’il faut une boite à pizza avec la surprise du chef dedans pour faire voler notre belle cohésion. »
Tim ricana dans sa barbe et lui pressa l’épaule.
« C’est pas si simple, Elana. Il fait ça au meilleur moment en jouant sur les fatigues de chacun. » Le sergent fit un petit geste de la main dans la direction de l’équipe. « Il savait que Matt et Allen ne diraient peut-être rien. Il a gardé la cartouche en réserve. Oui, on s’en fout. Mais en même temps, ça aide pas à faire confiance. »
L’homme se tut un petit instant et il ajouta d’une voix moins assurée.
« Il m’a fait la même, en vérité... »
Oui ce n’est jamais simple les relations humaines et Calahan avait un don pour flairer les bons moments. Il fallait bien lui reconnaître ce talent « C’est certain… » Elle lui jeta un regard un peu surpris… il lui avait fait la même ? La même quoi ? Non pas lui ...« Il t’a dénoncé de fraternisation devant ton équipe ? »
« Non... » fit-il en souriant. « Il n’y a pas que la fraternisation qui peut faire voler une cohésion en éclat. »
Tim se colla un peu plus contre Ravix alors qu’ils marchaient pour murmurer :
« A l’époque, quand j’étais dans une équipe SG. J’ai paniqué et j’ai abandonné un homme sur le terrain. » Lâcha-t-il, pas du tout à l’aise. « Des erreurs, on en fait tous un jour...mais Calahan m’attendait. Il a fait des copies du rapport qui m’incriminait. Et il nous a bombardé de ces tracts en jumper pendant notre exercice. Cette preuve est tombée sur mon équipe comme une pluie d’emmerdes. J’ai pas pu rattraper la casse... »
Le contact de Tim déclencha sans qu’elle le désire une contraction musculaire et elle sera la mâchoire, cela était un simple réflexe qui se calma quand elle prit conscience de son corps tendu. Mais la révélation de Tim fut pire qu’une simple fraternisation, elle grimaça… bonjour la confiance, si elle avait eu cette information avant de le voir à l’œuvre… elle aurait été aussi méfiante que n’importe qui et il n’aurait pas eu sa confiance. Le fait qu’il lui raconte c’était quelque chose…« Pourquoi as-tu été obligé de l’abandonner ? »
« J’ai pas été obligé de l’abandonner. Je l’ai fait lâchement, tout simplement. » Corrigea-t-il en devinant que ça ne lui plaisait pas. « SG-10, il y avait rien de bien prestigieux tu sais. On faisait le suivi de travaux que les unités phare avait mis en route. On passait derrière en gros, on nettoyait la merde. »
Tim secoua négativement la tête.
« Mais ce jour là, mon équipe a cru bien faire en voulant récupérer un môme qui s’était égaré. On savait rien de la géographie, on a foutu les pieds là où il ne fallait pas. Une sorte de drogue en spore, boum, fermeture des rideaux. On a commencé à se jalouser et s’écharper pour un rien. »
Le sergent ne se confiait pas juste pour la confidence. Il voulait lui faire comprendre qu’une toute petite erreur pouvait suivre quelqu’un à vie et entacher l’image qu’on pouvait avoir de lui. Comme Matt et Allen par exemple.
Ah…. Cela était encore pire, encore il aurait été contraint… mais là. Mais avant de conclure elle attendit la suite… et elle était assez dérangeante, les pauvres hommes n’étaient plus dans leur état normaux… comment juger un homme qui n’était plus lui-même ?
« Ce n’était pas ton choix finalement. Tu n’étais plus toi-même. » conclut-elle. De toute façon, chaque erreur ou chaque écart bien mit en œuvre et théâtraliser pouvait détruire quelqu’un. Les nanas aux lycées qui font du nu et qui chiale après quand leur ex a fait diffuser cette photo de partout… une erreur et boum plus de vie.
« Si, justement. » Rectifia Tim pour ne pas laisser s’installer cette circonstance atténuante. « On avait toujours notre libre arbitre. Il s’appelait Waid. Quand les deux autres ont sorti les flingues pour régler leurs comptes, je me suis sauvé. Waid était touché à la jambe mais j’avais tellement la frousse que je l’ai laissé là. »
Brass marqua une pause. Il fixa Elana, en lui montrant bien qu’il avait accepté toute cette histoire et qu’il ne la vivait pas comme un traumatisme. Il leva la main pour faire un geste qui illustrait le caractère exceptionnel de sa confidence.
« C’était la seule tâche dans ma carrière. Je n’ai jamais eu ce comportement sur les autres missions. Mais Calahan a su l’utiliser tu vois. Tu aurais pensé quoi de moi s’il avait balancé ça à la place de la fraternisation ? »
Il lui fit un petit sourire entendu.
« Je serais toujours un bon leader à tes yeux ? »
« Encore une fois tu n'étais pas maîtres de tes émotions. Tu avais peur. Mais bon passons. » Que pouvait-on lui reprocher ? d’avoir eu peur et d’avoir fait le geste le plus vieux du monde ? La fuite ? Non cela était terriblement humain. « Sans les explications j’aurais été méfiante envers toi. Avec les explications je comprend ton geste. Mais là a cet instant cela ne change rien, tu prouves ta valeur depuis le début sur le terrain. » dit-elle avec sa franchise habituelle pour répondre à sa question. « Finalement, on vient à se confier des choses honteuses… Merci de ta confiance Sergent. »
« On est simplement dans la même galère. » Conclut Tim. « Du rameur au capitaine, si on prend la flotte : on coule. C’est ce que j’essaie d’expliquer aussi aux autres... »
Le sous-officier considéra Matt et Rita de loin.
« Je compte sur toi pour me les garder à l’oeil, d’accord ? »
« J’avais compris depuis longtemps papa. » dit-elle en lui bourrant l’épaule d’un air compatriote. « Oui. »
« Parfait. » Conclut Brass. « Et j’apprécie de te voir plus bavarde. Au travail... »
Elle hocha la tête amusée, même si elle n’était pas certaine de toujours être super bavarde.


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Jeu 21 Mar - 4:38
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L'ENFER BY CALAHAN
23/07/2018


Un peu plus tard, après s’être assuré que l’unité respectait bien la formation de déplacement, Tim migra en direction de l’officier. Izabel était sur le Divorce, traînant de plus en plus les pieds comparé aux autres. Il lui tapota la jambe et lui sourit de façon rassurante pour qu’elle cesse de culpabiliser de son répit.
Le drone suivait Allen comme son ombre, virevoltant parfois un peu autour d’eux. Quand quelque chose attirait son attention, il allait s’intéresser et “renifler”. Ce n’était pourtant pas un chien. Cette machine se comportait pourtant de la même façon, ça avait un côté fascinant. Et forcément, il se creusait déjà sa place dans l’équipe. Will lui envoyait parfois une tige de fer qu’il avait gardé avec lui et se planquait dès que l’officier regardait dans sa direction. Brass l’observa un petit moment puis se plaça aux côté du Capitaine Allen.
Etant donné le peu qu’il savait de la galonnée, il ne savait pas comment l’aborder. Il débuta par un simili de retour professionnel.

« J’ai remonté un peu les gars. Ca s’arrange. » Dit-il simplement.
Il surveilla un peu l’angle du virage que le groupe prenait et reprit tranquillement, vérifiant que les autres ne l’entendraient pas.
« Rita et Matt sont rivaux depuis le début. Et les autres, ils s’en fichent de ces histoires, surtout que l’info vient de Calahan. Alors j’ai creusé un peu, il apparaît que c’est surtout le fait d’avoir caché que vous vous connaissiez. »
Tim savait qu’elle lui retorquerait probablement que c’était personnel. Mais ce n’était pas une question de ça. C’était une question de correction envers le groupe, surtout pour son rôle d’officier.
« Les hommes ont besoin d’avoir confiance, chef. Je pense que c’est naturel. Votre… “discrétion”... Matt, le drone, la mystérieuse fiole, bref...c’est peut-être un peu trop. Les gars se demandent si vous ne les utilisez pas. Si vous n’êtes pas prête à tous les sacrifier pour un galon. Et je pense que c’est naturel, ça aussi. La piétaille, on la remplace facilement. »
Il marqua une pause pour conclure.
« Je tenais simplement à ce que vous le sachiez. »
Brass pensait avoir fait le nécessaire et il n’attendait pas de réponse de la part de l’officier. Ce n’était même pas un échange, c’était le simple transfert d’une information. Quelque part, et même si cette histoire restait, il ressentait un vif soulagement en apprenant que l’unité se fichait des histoires de fraternisation. Eux, comme n’importe qui d’autres, pouvaient être susceptibles d’y passer. Et il était de notoriété dans le groupe que Will avait un peu trop d’intérêt pour Elana. S’ils ne lui disaient rien, ce n’était pas pour vitrifier Matt par la suite.

Non. Les gars commençaient juste à avoir confiance envers l’officier, à avoir de l’espoir pour leur avenir, et ils apprenaient qu’ils s’étaient fait mener en bateau. Matt et Allen qui jouaient les inconnus. Ce n’était effectivement pas un geste qui nourrissait la confiance dans le groupe, au contraire.
Ces histoires prenaient une tendance trop personnelle à son goût. Et son retour pour Allen n’était peut-être pas très pro. Mais il n’était pas possible de chasser l’humain. Il semblait même que Calahan l’avait fait contre Ravix.

Mission accomplie. Lentement, le sergent marcha un peu moins vite pour reprendre une nouvelle place dans le groupe. Ruth était en train d’affirmer qu’ils étaient à l’heure sur leur plan de route et cela le fit sourire. Il ne semblait pas y avoir de menace dans l’immédiat.

Pedge avait écouté le sergent en silence. Elle trouvait qu’il faisait ce qu’il fallait pour redonner une certaine cohésion à l’équipe. Même si elle ne se mêlait pas de ce qu’il manigançait avec les uns et les autres, elle n’était pas née de la dernière pluie et elle savait qu’il arrondissait les angles. La texane n’était vraiment pas satisfaite de sa prestation. Elle savait qu’elle s’était montrée conne, odieuse, et certainement prétentieuse. D’un autre côté, elle n’avait pas les armes pour répondre autrement, surtout que les attaques étaient arrivées de plusieurs côtés à la fois et qu’elle s’était sentie débordée :
D’abord cette photo tirée d’un contexte, arrivée là pour foutre le bordel. L’agression la concernant avait été instantanée, et elle s’était repliée sur elle-même à la seconde même où elle avait compris. Puis le groupe qui s’enflamme vis-à-vis de Matt. Puis la défiance des uns et des autres à son endroit. L’agressivité de Rita avait fait écho chez elle, et elle avait répondu en étant encore plus agressive. Est-ce que c’était le genre d’officier qu’elle voulait être ? Est-ce qu’elle avait atteint sa limite ? Elle n’était pas spécialement une meneuse d’homme. A chaque fois qu’elle avait brillé dans sa carrière, c’était d’une façon anonyme, sans froufrous ni paillettes, et sans public. Ok, sur la dernière opération, elle était à la tête de l’armée Atlante contre Méda’Iyda. Mais avant ? Est-ce qu’elle était faite pour être une leader ? Si elle avait commencé en bas de l’échelle, c’était pour une raison non ? Elle ne voulait pas arriver dans cette forme de paradoxe où, parce qu’elle était bonne à sa place, on la faisait monter d’un étage, là où elle serait moins bonne finalement. C’était complètement con. Peut-être que le rôle de capitaine incluait une trop grande notion de management qu’elle n’arrivait pas à intégrer.
D’un autre côté, tout au long de sa carrière, elle avait toujours connu des officiers qui imposaient leur avis, et si elle n’était pas contente, elle mettait son cul au vent et elle fermait la gueule. Elle pliait l’échine, et elle exécutait, car c’était sa place. Pourquoi alors n’en serait-il pas de même pour ceux qu’elle commandait ? C’était quand même la base de l’armée : obéir aux ordres. Elle s’interrogeait du coup. Sa place de femme était-elle remise en question ? Elle espérait que non.

Elle ne se voyait pas justifier tout ce qu’elle faisait. Qu’elle se mette à l’écart pour des raisons médicales ne regardait qu’elle et le médecin. La troupe n’avait pas besoin de savoir. Quand ils avaient reçu les munitions, ils ne s’étaient pas demandé pourquoi ni comment ? Ils avaient rechargé leurs armes et ça n’allait pas plus loin. Alors pourquoi quand un robot se ramène, c’est différent ? Elle ne comprenait pas cette volonté de tout savoir, de tout expliquer. Elle avait toujours eu confiance en ses officiers, elle avait toujours tout donné pour l’armée, pour eux, pour les copains, pour l’unité, pour l’Amérique, et plus largement pour l’humanité. Était-elle niaise au point de ne jamais poser de questions ? De toujours faire ce qu’on lui disait de faire ? Sans chercher à savoir pourquoi, comment ?
Pedge était en pleine crise existentielle sur sa façon de procéder. Les propos de Brass, accueillit avec bienveillance au départ, ne faisait que la chambouler un peu plus maintenant qu’elle y réfléchissait. Au final, son introduction dans l’unité n’avait pas été faite de façon légitime par la hiérarchie. Elle était sortie de nul part d’entre les ombres, en se prenant pour l’aide providentielle, et comme celle qui allait se servir d’eux pour atteindre l’objectif. En les ramenant à leur place toute à l’heure, elle avait montré qu’elle ne s’encombrerait pas des faibles et des tocards, et qu’elle les laisserait sur le bord de la route sans hésiter si le besoin s’en faisait sentir. C’était complètement con. La Pedge Allen des bérets vert aurait tout donner pour son unité. Elle n’aurait laissé personne derrière, et elle avait toujours fonctionné comme ça. Alors pourquoi là est-ce qu’elle prenait le melon ? Parce qu’elle avait l’opportunité de virer les petits branleurs qui l’avaient toujours dégouté par le passé ? Ceux-la même qu’elle ne pouvait pas virer du fait de son rang ? Des types comme Blake qui n’hésitaient pas à mettre en avant un enfant malade pour justifier leur insubordination crasse et dégoûtante ?
Pedge savait aussi qu’elle était sur la défensive à cause de toute cette histoire avec Eversman. Qu’elle le veuille ou non, cette période de sa vie avait encore des conséquences aujourd’hui, la preuve en était qu’une photo revenait foutre la merde. Elle pensait avoir tiré des conclusions de tout ça. Elle pensait qu’elle devait adapter sa façon d’être avec ses subordonnés et ses collègues, et c’était sans doute ce qu’elle faisait à l’heure actuelle, mais est-ce qu’elle prenait le bon chemin ? Elle n’en savait fichtrement rien, et là où elle aurait dû trouver dans Calahan un espèce de mentor pour lui montrer le chemin, elle ne voyait en lui qu’un connard de première. Pourtant, elle s’était presque comportée comme lui toute à l’heure, et elle en était pas fière. Est-ce qu’un bon commandant est un commandant qu’on aime pas ? Elle était presque persuadée. Mais ça ne devait pas être que ça. Ça devait être une personne qu’on désire suivre malgré tout, qui fout les pétoches mais qui galvanise en même temps. C’était le type que t’avait pas envie de décevoir et devant qui tu avais envie de sortir les pecs pour montrer que tu le méritais. Mais pour cela, il fallait être inspirant.

Il y avait encore un peu de chemin pour méditer tout ça. Elle avait demandé une marche cadencée rapide, pour ne pas perdre de temps, et surtout, elle voulait occuper les hommes pour qu’ils n’aient pas le temps de réfléchir. Néanmoins, elle devait prendre quelques précautions, et elle se demandait si elle ne devait pas envoyer Morfalou faire office d’éclaireur. Elle hésitait entre lui faire décrire des cercles assez larges autour de la formation, ou de lui faire prendre de la hauteur pour qu’il voit arriver les menaces. La première option l’exposait, et s’il lui arrivait quelque chose, elle allait devoir se mettre sur les genoux du chef Tyrol pendant que Marta lui collerait une fessée cul nu. La deuxième option indiquerait leur présence supposée à l’ennemi, pour peu qu’ils le voient de loin.
Tant bien, une balle neutralisante ne lui ferait rien de bien mauvais. Et puis… Il fallait être un sacré tireur pour arriver à le toucher. Ce n’était pas un gros gabarit, toujours en mouvement, et qui ne se déplaçait pas de façon normale. Un sacré tireur, ou un sacré chanceux. Bref, pour le moment, elle préférait le garder près d’elle. C’était quand même un robot de nettoyage.
En tout cas, elle devait adopter une stratégie pour la suite vis-à-vis des hommes. Son principal défi n’était pas de remporter cette bataille avec Calahan, mais plutôt de trouver sa place comme officier. Et même si la mission était foirée, si elle parvenait à faire ça, ce serait déjà une belle victoire pour elle. Décidément, Normandie était bien loin, et tout cela, avec le recul, lui semblait plus simple. Comme quoi, tout était contextuel.


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Elana Ravix
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L'ENFER BY CALAHAN
23/07/2018


A ce point de l’introspection d’Allen, le convoi atteignait une petite pente d’un relief rocailleux. En face, ça remontait assez sévèrement et un petit chemin de piste serpentait en de long zigzag pour permettre à l’homme d’atteindre le sommet de cette crête. Un lit de grande roche comme on pourrait le trouver non loin d’une carrière de pierre. Elle semblait pourtant naturelle. L’unité commençait donc tout juste à sortir de la plaine irrégulière dans laquelle ils avaient progressé, passant au travers d’un petit bosquet d’arbres malades et déplumés. En tête de pointe se trouvaient Ruth et Danny. La jeune femme sonda la pente vallonnée d’en face avec ses jumelles et étudia sa carte.

« Col stratégique à onze heures Capitaine. Deux kilomètres à découvert avant d’atteindre le flanc. Pas de contournement poss... »

SHPAAAAKKKK

Ruth Padilla s’arqua soudainement en poussant un cri et tomba à genou, portant une main à son flanc alors qu’elle se voutait comme un animal blessé.

« SNIPER !!!!! » Hurla Danny en inondant brutalement la zone estimée d’un tir de mitrailleuse coaxiale. L’unité se déploya immédiatement en se plaçant à couvert mais ils étaient pris de vitesse.
« EMBUSCADE ! A COUVERT !!!! »
Un nouvel impact sourd fit hurler Danny et il s’effondra, son canon partant vers le haut sous son erreur de commande, en envoyant un obus se perdre au loin. En atterrissant lourdement sur le sol, il chercha à se mettre à l’abri contre le flanc de son char mais se rendit compte de la position de Ruth. Elle était tombée en évidence, même le soleil l’illuminait comme une cible de choix et elle progressait trop lentement vers un creux dans le sol. Elle allait se faire abattre !

“Pas encore !” S’était dit Danny.

Il était le plus proche. Juste à quelques mètres d’elle. Alors il s’élança en gémissant, une main contre son épaule, pour aller lui choper la poignée dorsale de son gilet et la jeter dans ce couvert. Le nouveau projectile percuta son sac à dos et le fit râler. Cette fois c’est Ruth qui l’empoigna pour le faire tomber avec elle dans ce petit trou à peine sécurisant.

//Ruth et Danny a couvert...on saigne...je répète...ce n’est pas de la munition d’entrainement !//


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Jeu 21 Mar - 19:52
Matt Eversman
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L'enfer by Calahan




Matt & Rita

Tim, de son côté, avait fait immédiatement un signe à Izabel pour qu’elle ne courre pas jusqu’au trou.
« Tout le monde à couvert ! Attendez les ordres du Capitaine ! »
Il se retourna en sentant que quelqu’un lui tapotait dans le dos.
« Sergent ! Il est forcément planqué dans ces rochers, là-bas... »
« Tu peux l’avoir ? »
« C’est un sniper...c’est de la triche... »
Rita était une tireuse de précision. Le type d’en face était mieux caché, mieux équipé et mieux formé. Tim insista :
« Danny et Ruth ont besoin d’aide. Est-ce que tu peux me flinguer ce type ?!? »
L’italienne se mordit les lèvres.
« Avec un bon observateur, peut-être. » Avoua-t-elle sans regarder Matt.
« Avec un tireur de précision, c’est sûr. » Lâcha-t-il se portant ainsi volontaire cherchant à croiser le regard de son éventuelle partenaire.
« Je lui filerai pas mon flingue ! » Rétorqua Rita avant de s’abaisser en entendant une balle passer très près.
« Garde ton fusil. Je te sers d’observateur. » Bien entendu, il aurait préféré être celui qui pressait la gâchette, il fallait ravaler sa fierté et prendre les bonnes décisions. Ce n’était pas avec son P90 qu’il allait pouvoir rivaliser avec la puissance d’un fusil sniper.
« Hé ! » Brass s’approcha d’eux. « Organisez-vous comme vous voulez. Mais dégommez-moi ce fumier. Je rends compte au Capitaine, attendez mon signal. »
L’italienne acquiesça et vit Tim se déporter.
« Will a un télémètre à lunette, ça fera ton affaire ? »
« On fera avec. » Ce n’était pas l’idéal mais il fallait faire avec les moyens du bord. Leur survie en dépendait, la survie de l’unité aussi.
« WILL » Gueula-t-il par dessus les tirs pour attirer l’attention du soldat du génie. « Envoie ton télémètre. »
« HEINNN ? » gueula-t-il à son tour.
« TON TÉLÉMÈTRE ! ENVOIE LE MOI ! »
Will ne répondit pas sur le coup. Il se défit de son sac à dos et récupéra la sacoche qui contenait l’outil. Le jeune homme se redressa, arma son bras pour lui envoyer l’engin.
« Prends en soi... »

SHPAAAAKKKK
« Aaaahhh ! »
Sandoval tomba à la renverse. Le télémètre était très proche mais en-dehors de toute couverture.
« Ca fait mal ! » gueula-t-il en se répliquant illico. « Je saigne ! »

La jeune femme hasarda un coup d’oeil par-dessus le tronc où elle était cachée avec Matt. Elle pointa du doigt un poste de tir potentiel et s’écrasa subitement en voyant une volée de bois lui éclater au visage.
« Sale enfoiré !!! » Cria-t-elle. « Faudrait qu’on arrive là-bas ! Cet énorme rocher, là, tu le vois ? »
Will touché, la moitié de l’unité avait déjà été touché. Eversman jurea à plusieurs reprises. L’envie de se faire cet enfoiré n’en était que décuplé. Quand on jouait, autant affronter les meilleurs, la victoire n’en était que meilleure et ce sniper avait l’air bon. A son tour de s’exposer le temps de jeter un coup d’oeil vers la position de tir. Ce n’était pas très loin, plutôt pas mal mais fort risqué à atteindre. Il s’empressa de se remettre à couvert, bien plaqué contre la paroi rocheuse. « Il nous faut une diversion. » Ils pouvaient être bons sprinteurs, si le sniper était doué comme il semblait l’être, ils se feraient abattre l’un après l’autre. Ce dernier se doutait qu’une riposte se préparait et bientôt aurait repéré la manoeuvre.
« Toi, tu fonces là-bas. Moi, je récupère le télémètre et je te rejoins. OK ? »
« On attends Tim ! » S’écria-t-elle en réponse. « Il nous a dit d’attendre ! »
« On attend la diversion surtout. » Sans ça, impossible de faire quoique ce soit. Le risque d’être touché était trop élevé.

« Iza ? Tu as un miroir dans ton sac médical ?! Il me le faut. »
« Heu...oui...oui... » fit-elle essoufflée. Elle s’activa pour lui donner ce miroir alors qu’elle était en proie à l’envie d’y aller. « Je vais aider Will... »
« Attends la diversion, Iza... » Dit-il tout en resserrant la sangle de son fusil pour qu’il ne gêne pas ses mouvements.
« Il a pas l’air bien. Couvre moi, j’ai juste besoin d’aller derrière ce tronc !!! »
« Non, Iza. C’est trop risqué. Bouge pas. » Répéta-t-il prêt à l’aggriper par le sac ou le gilet pour la garder à couvert.
Bowers se laissa faire à contrecoeur et contacta Will par radio, pour lui donner quelques conseils.
//Je vais bientôt venir Will, tient bon.//
//Je perds du sang...j’ai un trou dans la poitrine...merde...MERDE !!! Je vais crever ?//
//Tu es conscient, tout va bien. Ne t’en fait pas, c’est un exercice. Juste un exercice !// Le rassura-t-elle. //Je te promets que je vais venir.//




@ pyphi(lia)

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merci !                               couleur : darkcyan                               USS Dédale
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