Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Ven 24 Aoû - 19:57
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Dans un couloir...
En pleine après-midi...
Chronologie : Fin Août


Liam


Le gars fila comme une fusée à travers le couloir. Il percuta en passant une jeune femme, maladroit et brusque, et, avant de s’en détacher, il croisa son regard, lui dévoilant son visage, comme dans un regard s’excusant, mais trop tard, il lui fallait partir ! A voir le militaire au loin, le gars en effet, se détacha vif et bien vite de la jeune femme, quitte à la bousculer, afin de reprendre sa folle course, de ses rangers qui, bien que de pompier, pouvait paraître tout autant militaire, et de sa veste rouge carmin…. qu'il portait toujours et qui le caractérisait depuis qu'il avait débarqué sur Atlantis. En son dos, un package militaire, un sac à dos militaire, qui ne paraissait pas vide de choses… à en croire ses rebonds dans la course…

Derrière lui, le brun courait à sa poursuite, qui, bientôt, ralentit course et arriva près de la jeune femme, se proposant de l’aider à se relever, lui offrant une main avec bonne poigne.

Billy


L'homme qui venait de courir, avec, bonne carrure, ralentit le pas de ses rangers, remontées par-dessus son pantalon de militaire, ce dernier engouffré dedans, aux sangles serrées de manière impeccable sur les chevilles. L'homme ralenti alors ainsi sa marche, avec bonne allure, bien droit, et, dans une démarche, presque calculée. Peut-être avait-il l’habitude de faire des opérations tactiques sur le terrain pour avoir un pas de ce genre. Il parut après tout militaire. Il le parut avec une allure, même si musclée, agile, et de son t-shirt kaki, dont on ne pouvait toutefois déceler son drapeau et sa nationalité. Mais, l'américain était américain, sans accent anglais que l'américain new-yorkais. Il portait à la taille, une ceinture bien ajustée, presque trop, à croire qu’il aimait le contrôle, ou, peut-être, serrer à fond les sangle, et peut-être bien d’autres choses d'ailleurs, son t-shirt, bien rentré dans son futal. Il avait une allure en bref impeccable. Rasé sur les côtés, ses cheveux sur le dessus, mi-longs, plaqués en arrière, de manière tout aussi impeccable. Ce pas ralenti, parut très glacial, par rapport à la course plus échaudée. L’homme parut, de la même manière, aussi froid que charmant.

« Rien de cassé ? » Demanda-t-il avec grand calme et assurance.
Et, pragmatique, il demanda. « Vous l’avez déjà vu cet homme ? »

Dans l’ombre, une autre personne parut comme accompagner cet homme.

Ruth


Une jeune femme, tout aussi militaire, un peu en arrière et en retrait, avec une veste militaire ouverte sur un débardeur noir sans manche, et avec le drapeau de l’Afrique du Sud sur les épaules. Un air tout aussi militaire que malicieux la caractérisait dans l'ensemble. Elle avait de l’allure. Elle parut pour autant insolente et hautaine. Elle ne portait aucun galon sur sa veste. Sans doute, une première classe, à vrai dire très serviable si on faisait partie de son entourage, mais peut-être fidèle qu'à certaines personnes. Elle avait sans doute un côté exclusif. Tout autant que l’homme, elle portait ses rangers au dessus de son futal. Peut-être, une habitude de militaire, ou de sous-groupe militaire. Elle ne les approcha pas encore mais elle observait l’homme et la jeune femme avec un regard insistant et en croisant les bras. Elle aussi venait sans doute d'interrompre sa course à poursuivre le châtain clair à la veste rouge. Elle parut avoir déjà comme un regard entre l’envie et la jalousie envers la jeune femme. Il y avait aussi autre chose auquel elle veillait au grain : la jeune femme devenait là un témoin… Ruth n’était pas près pour l’heure de la lâcher du regard… comme de la lâcher tout court…

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Le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. » Couleur : Tomato / Signature : endlesslove / DC : Mikkel Hansen ▵
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Sam 25 Aoû - 13:54
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Chronologie : Fin Aout, Fin d'Après-Midi - Feat. Liam Sandon

Les Atlantes avaient un goût de chiotte en terme de boisson. Franchement, qui aimait boire ce breuvage noirâtre et amer qu’ils appelaient “café” ? C’était absolument imbuvable, même avec une tonne de sucre dedans. Je détestais ça… Par contre, ils avaient le coca. Cette merde était acide comme pas possible, mais qu’est-ce que c’était bon ! Le pire dans tout ça, c’était que c’était tellement acide que ça servait à plein de chose, comme dérouiller une pièce en métal par exemple. Bref, je trouvais le composé chimique assez intéressant, et je cherchais à associer quelques applications de mon crû, histoire d’en faire quelque chose de plus… personnel. Le mot convenait.
Néanmoins, je devais déclarer tout ce que je faisais, et cela freinait fortement mon imagination. Heureusement, j’avais un plan. Je comptais monter un labo clandestin quelque part pour faire des expériences moins encadrées, des expériences qui ne seraient pas approuvées par l’éthique du coin, foncièrement coincée. En plus, si je trouvais un lieu assez éloigné, je pourrai même me débrouiller pour trouver des cobayes que personne ne reverrait jamais. Mais il fallait la jouer fine, sinon j’étais cuite, et mon frère avec. Je cherchais donc ce fameux lieu, l’air de rien. Je laissais faire le temps et ma curiosité, espérant avoir un coup de chance.

Mais pour l’heure, j’étais en direction des quartiers de Naalem, mon frangin adoré. Je lui ramenais un gobelet de coca histoire qu’il goûte quand même. Peut-être qu’il avait déjà goûté d’ailleurs… Qu’importe, il y en avait un pour moi. Ça faisait un petit moment qu’on n’avait pas pris un moment ensemble, lui et moi, pour nous retrouver, et je sentais notre lien en souffrir. Cela m’embêtait un plus haut point, et j’allais me rappeler à son bon souvenir : J’avais mis une tenue spéciale sous cet uniforme de merde. Mes cheveux assez longs et fins, d’un blond pâle, encadraient mon visage. Ils étaient complètement détachés, ondulant au fil de ma marche, tombant sur mes épaules et jusqu’à mes omoplates. Une partie était même descendue dans le col de ma veste d’uniforme ouverte de moitié, dévoilant le haut de mon débardeur blanc.

Et voilà, encore un couloir et j’y étais. J’avais des réflexes, mais j’étais perdue dans mes pensées, si bien que je me payais l’espèce d’inconscient qui venait de prendre son virage à toute vitesse dans les couloirs. Et bim, me voilà sur le cul, le dos contre la paroi, et les deux coca venaient de se répandre de chaque côté de moi. La situation aurait pu être pire. Soyons clair. Si jamais les deux boissons s’étaient retrouvées SUR moi, alors là, je mettais le feu à toute la cité pour retrouver cet enfoiré !
OUI PARFAITEMENT : A TOUTE LA CITE !!

Ben quoi ? C’était connue que j’avais des problèmes de gestion de la colère non ? J’suis une personnalité antisociale, c’est mon papa qui l’a dit, puis les médecins. Je n’y peux rien, je suis comme ça.

« Hey ! Reviens byakti !! », fis-je en me redressant quelque peu. Déjà, d’autres personnes étaient en train d’arriver. Ils étaient avec lui ? Ou bien est-ce qu’ils le coursaient ? Dans les deux cas, ils étaient autant coupable que lui. S’ils étaient avec lui, alors ils devaient payer, s’ils le coursaient, ils étaient directement responsable de sa fuite, et donc… ils devaient payer !

C’étaient deux militaires. Je n’arrivais pas encore à reconnaître les nationalités dépeintes sur les drapeaux de leur uniforme. Clairement, cela ne me passionnait pas du tout à apprendre, et comme je ne mettrai probablement jamais les pieds sur Terre pour des raisons propres à leur sécurité, il y avait peu de chance que ce genre de savoir me soit utile. Aussi, je m’en contre fichais bien de savoir si Monsieur était d’un pays de la Terre, et Madame d’un autre. Pour moi, ils étaient dans le même camp : celui qui course ce bonhomme.

« Si justement, ces deux gobelets ! Va falloir réparer. », dis-je d’un ton sec en me redressant. Et l’autre là… Qu’est-ce qu’elle a à me regarder comme ça ? Je venais de quitter le militaire des yeux et voilà pas que sa comparse me toisait d’une drôle de façon, comme si elle était… jalouse ? Sérieux ? Ouais je vois tout de suite le mauvais côté, mais entre femmes, on se comprend sans se parler. Ok, elle en pince pour son beau militaire ? Pas de problème.

Je me relevais, en prenant appuis sur l’homme à l’allure froide, mais aimable. Bien sûr, j’exagérai un peu. Il fallait reconnaître que j’étais une bonne comédienne. Forcément, je levais les sourcils vers l’autre histoire de lui montrer qui était la prédatrice ici. Mais bon, je ne devais pas oublier qu’ils me devaient deux coca. Je laissais quand même ma main posée sur son bras.

« Comme je ne connais pas votre gars, va falloir qu’on trouve une solution ensemble. Alors, comment on s’arrange pour ça ? », les interrogeai-je en pointant du menton le liquide pétillant répandu par terre.




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Sam 25 Aoû - 17:03
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Billy


Le militaire apprécia le ton sec de la jeune femme et eut un rictus de passage qui ne pouvait qu'embellir sa belle gueule de beau gosse. L’homme aimait le serré et donc « le sec ». Il donna de son appui avec droiture et la laissa maintenir son appui sur lui. Après tout, la jeune femme, le militaire, il la trouvait bien mignonne. La jeune femme plaisait bien à Billy. Car, il sentait, bien qu'il en resta sur ses gardes derrière les apparences, qu’elle lui facilitait une ouverture d’alliance qu'il se voyait bien saisir. C’était une bonne chose, car, autant que Ruth, Billy savait qu’elle avait été témoin d’une scène qu’ils auraient voulu ne pas divulguer. D’apparence, il ne resta, toujours, que cet homme aussi froid que charmant.

« Commençons par appeler notre gars Byakti. »

Dit-il en adressant un regard, comme, de conclusion, à la jeune femme, qui, elle, croisait toujours les bras et d'autant plus. Le militaire adressa ainsi ce bref regard à sa consœur dont il était encore difficile de savoir qui était le leader des deux, car, le militaire, il n'aimait ne pas le dévoiler, mais Billy était bel et bien le leader entre eux. Etait-il un autre leader ? Etait-il un gradé ? Pour l’heure, aucun indice ne pouvait renseigner là-dessus.

Ruth


Ça ne lui plaisait guère que Billy reprenne le terme de la jeune femme, et, ça se voyait plus que bien. Son regard, il ne s'accentuait qu'encore davantage dans la jalousie. Mais, elle ne répondit rien et parut acquiescer alors. Elle usa sans doute de sang-froid militaire. Elle en avait à revendre jusqu’à un certain point. Du genre hautaine, elle garda la tête haute et lança, en fin de compte, un air de défi pour la jeune femme. À tout moment, elle pouvait après tout tomber de haut, et, Ruth, à coup sûr, elle en profiterait pour accentuer cette chute. Elle s'imaginait déjà, très bien le faire, et avec grand plaisir, peut-être malsain, mais grand plaisir.

Billy


Billy revint du regard à la jeune femme. C’était une question qui l'intéressait pour beaucoup de savoir comment ils allaient s’arranger pour tout ce bordel, tout ça, à cause d'un hurluberlu. Le glacial mais charmant jeune homme, et donc, avec toujours cet air assez charmant, scruta la flaque de coca, en veillant à ne pas la toucher, car, le mec, toujours dans la volonté à rester impeccable sur lui, le tout avec grand sang-froid.

« C’est lui qui a foutu ce bordel, c’est à lui de vous réparer ça. » Juste retour des choses pour le militaire. « Mais, ça tombe bien, on le cherche aussi, pour qu’il répare du bordel. On devrait pouvoir s’entendre ? »

Posa-t-il la fausse question mais la posa-t-il tout de même. Billy n’avait pas grand-chose sur la tête blonde à la veste rouge. Et, malgré qu’il ne le montra pas, ça le faisait bien chier. Mais, sûr de lui, il se disait que ce n’était qu’une question de temps. Bientôt, il l'aurait sa petite tête blonde entre les mains. Et, il passerait un sale quart d'heure. Pour Billy, recruter une nouvelle personne, extérieure, en laquelle la tête blonde pouvait peut-être bien faire confiance, en tous cas, de pas fuir à sa vue, pourrait peut-être permettre de faciliter les choses dans leurs affaires. Billy ne savait pas encore s’il pouvait en prime tremper la jeune femme dans leurs petites affaires. Mais, c’était marrant, car, le coca, eux aussi ils aimaient bien ça.

Ruth


Pour sûr, à côté, Ruth soupira un peu et faisait la gueule. Et, toujours, ça s'voyait. Elle, elle ne voyait pas l’intérêt de tenter de lui proposer de bosser ensemble à la jeune femme pour le retrouver le gars. Pour elle, ils se débrouillaient très bien tout seuls. Ils n'avaient pas besoin d'elle. Car, Billy et Ruth n’étaient pas les seuls d’un groupe composé de plusieurs. Ruth avait, aussi, un penchant pour Billy, qui faisait qu'elle faisait la gueule de voir tout ça. Billy était beau gosse après tout et elle aimait son côté impeccable et sa personnalité « j’adore le contrôle » qu’elle avait déjà expérimenté sous la couette et qui donnait des résultats très sympas. Mais Billy était trop volage pour se contenter d’elle et pour réitérer avec elle l’expérience. Car, en prime, Billy avait la fâcheuse tendance à aimer la nouveauté. En soi, un petit défaut, car, grâce à lui, mais aussi, à cause de lui, leur petit groupe s’élargissait, au risque de perdre en discrétion, mais gagnant en efficacité. Parce que, peut-être, Billy se lassait-il vite, donc, ça aussi, Ruth comptait déjà là-dessus pour que la jeune femme tombe de haut, si jamais elle les rejoignait sur l'affaire. Ruth n'était vraiment pas persuadée qu'elle soit utile. Alors, par pure provocation, elle enchérit sur Billy, et balança, sec, de but en blanc, sans cri et gare,

« Elle ne le retrouvera pas. On perd notre temps avec elle. »

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Mar 28 Aoû - 15:39
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Chronologie : Fin Aout, Fin d'Après-Midi - Feat. Liam Sandon

Byakti était l’équivalent de connard en Génii. C’était sorti tout seul sous le coup de la colère, et cela ne me dérangeai pas le moins du monde que d’appeler ce mec ainsi. Il n’avait rien fait pour mériter un surnom plus respectueux. L’idée de le nommer de la sorte ne plaisait pas à l’autre pouffiasse qui transpirait des fesses et des yeux dès que son collègue posait son regard sur elle. Une grosse possessive comme Teshara les aimait tant.

Finalement, je n’irai pas voir Naalem. De toute façon, mon plan qui consistait à lui apporter du Coca en plus de lui rendre visite pour des motifs gémellaires douteux venait de tomber à l’eau à partir du moment où ce fuyard m’avais bousculé et fait tomber au sol, en compagnie de mes breuvages. Forcément, forte de mon caractère de merde, je comptais reporter la faute sur ceux qui le poursuivaient, mais il fallait reconnaître que je ne m’en serai pas satisfait et que je voulais coincer le véritable fautif de toute cette affaire.

Alors soit, autant m’embarquer avec eux. A trois, nous aurions plus de chance de le retrouver, et je devais me satisfaire de faire du copinage, même le temps d’une course poursuite, avec deux atlantes. Ce n’était pas chose courante, et malheureusement – ou heureusement, c’est selon – je n’étais pas très douée pour me faire des relations stables dans les environs. Généralement, ils me fuyaient comme la peste. Oh, il y avait bien ces hommes qui venaient me voir, certainement dans l’optique de draguer de la blonde facile, bien galbée et pulpeuse… C’étaient ceux là qui s’enfuyaient le plus vite.

Puis franchement… Rien que la réplique de miss « je bave partout et je suis prête à te pisser dessus pour que tu ne viennes pas ou juste pour te montrer que la pute du binôme c’est moi et que je prends plus cher que toi parce que je suis la reine de la pipe » me donnait envie de venir. C’était vrai quoi. Elle pensait que je ne servais à rien et elle affichait clairement son hostilité contre moi. Que fallait-il faire ? Foncer et coopérer bien entendu !

« On peut s’entendre. », fis-je en minaudant, répondant juste après la réplique sèche de la brune. J’enrobais tout ça d’un beau sourire, tant pour le beau gosse que pour l’autre coincée du cul. Décidément, ces femmes atlantes avaient souvent quelque chose dans le fondement, les rendants agaçantes. Putain, mais personne ne les baisait bien ici ou quoi ??! Pourtant, ça faisait quelque temps que Naalem était là, il avait dû en sauter de la sauterelle...

« Du coup, tu sais qui c’est ? Ou bien faut juste deviner dans la mauvaise humeur de ta collègue la direction qu’il faut prendre ? », demandai-je en m’adressant uniquement à l’homme, faisant comme si l’autre n’existait pas. Diviser pour mieux régner est un passe temps pour moi.



Billy


Intérieurement, Billy était très satisfait, car la jeune femme, ses réponses le témoignant, allait les rejoindre, et, l’homme en était persuadé, cela allait aider pour beaucoup à retrouver la tête blonde à veste rouge. Le Byakti. Billy ignorait la sens de ce terme mais cela ne lui parut pas important que le connaître. Tout ce qu’il voulait en cette heure, c’était de retrouver le Byakti à tout prix, et il lui fallait le trouver vite. Plus le temps passerait, plus Billy, le gars du contrôle, s’en agacerait. Il ne pouvait pas laisser courir ce lapin plus longtemps. Alors, qu’ils puissent s’entendre, et observer la jeune femme l’approuver d’un beau sourire, le militaire ne pouvait que s’en réjouir en son for intérieur. Ils allaient peut-être gagner du temps, et, en tout cas, ne pas en perdre davantage. Pour le militaire, tout était donc parfait et tout allait bien.

« Excellent. » Répondit Billy, succinct de froideur, mais dans un beau sourire, fort charmant. Cette jeune femme lui plaisait bien. Billy avait un faible pour les femmes qui savaient se montrer efficace et qui ne lui faisaient pas perdre son temps.

Ruth


Quant à Ruth, pour sûr, elle croisa les bras, et elle prit sur elle et sur son tempérament de furie à croiser les bras ainsi, à se contenter de tirer la gueule, et d’un air noir. Toujours, avec cet air hautain, qui lui allait si bien, pas prête à se laisser marcher dessus malgré tout, dans l'attente vengeresse.

La jeune femme questionna Billy sur le Byakti en l’ignorant totalement. Elle demanda à Billy s’il savait qui il était ce Byakti, ou bien, s’il fallait en découdre avec la mauvaise humeur de sa confrère, autrement dit elle ! Là s'en était trop pour Ruth ! Pour Ruth, elle commençait à prendre trop ses aises la fille ! Ruth commença à s’échauffer, bien qu’elle garda un certain port de tête, une certaine prestance, dans son allure de chat, prête à siffler sur tous ceux qui la cherchaient.

«Espèce de petite... ! »
Décroisa-t-elle les bras et s’approcha-telle de la jeune femme.

Billy


« Oh, du calme, du calme. » Interrompit Billy avec calme et sang-froid.
« Ruth, et si tu faisais un topo à notre nouvelle collègue ? » Dit-il. Billy posa une main sur une épaule de Ruth. C’était aussi une façon d’officialiser l’alliance avec la jeune femme, même pour Ruth, qui s’en montrait réticente, mais qui devra bien faire avec !

Tesh'


Et bien, il ne lui fallait vraiment pas grand chose pour démarrer à la princesse. Moi qui pensais que j’allais m’amuser à la provoquer un petit peu pour voir ce qu’elle avait dans le pantalon, je me retrouve à faire face à une nana qui pète les plombs directs après une petite provocation plus affichée.
Je conservais mon calme. Après tout, je n’avais pas besoin de me faire passer pour la jeune femme intelligente et compétente que j’étais, cette garce en réagissant de cette façon le faisait pour moi. Je n’avais pas spécialement envie de plaire à ce mec, mais comme il semblait avoir le pouvoir sur ce groupe… il devenait une cible pour moi, jusqu’à ce que je décide de reprendre l’affaire pour ma gueule ou non.

« Oui un petit topo ne serait pas un luxe. », ajoutai-je à toute fin inutile. C’était juste pour enfoncer le couteau dans la plaie de sa frustration et tourner le manche jusqu’à l’aigreur. Elle finirait bien par essayer de me frapper, cette sanguine.




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Mar 28 Aoû - 16:20
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Ruth


Ruth n’en menait pas large. Elle garda sang froid, même après la réplique de la jeune femme, mais, franchement, ce n’était pas l’envie qui lui manquait de s’emporter contre elle ! Cependant, Billy était son leader dans toute cette affaire, toute cette affaire dans laquelle ils trempaient tous entre eux et d’autres. Et, Billy, il les tenait tous en laisse. Il les tenait chacun pour différentes raisons, mais, tous, ils avaient ce point commun d’être sous sa coupe. Elle croisa les bras. Elle était désormais plus proche de Billy et de la jeune femme. Elle n’avait donc pas à faire porter sa voix pour enchaîner à faire un topos à la jeune femme sur le blondinet. « On ne le connais pas. On l’a rencontré au bar athosien. » Dit-elle succincte à son sujet.

Billy


En effet, ils ne connaissaient ni son nom ni son affectation sur Atlantis. Billy pourrait sans doute jouer de son assise militaire, et finir par le retrouver avec son faciès. C’était ce que Ruth devait se dire. Mais, pour Billy, ils perdraient un temps de chien, et, surtout, ils ne seraient pas assez discrets. Billy, de plus, s’il ne connaissait pas le terme de Byakti, se disait que ça sonnait bien terme pégasien, et non terrien, ce qui était là selon lui, une bien belle aubaine !

« A une table de jeu.» Compléta Billy, plus ouvert à donner de plus amples détails à la jeune femme pour qu’elle puisse mener à bien son enquête et retrouver le Byakti. « Tout ce que l’on sait sur lui, c’est qu’il est joueur de poker, et qu’il fréquente le bar athosien. » Puis, Billy enchaîna, consultant sa montre, en ce milieu d’après-midi. « Je vous laisse entre vous les filles. Je suis certain que vous allez bien vous entendre et faire des merveilles toutes les deux. » Dit-il calme. Il y avait un brin d’ironie. Mais, après tout, les deux femmes avaient un but commun, celui de retrouver un type. « Il me faut voir Loan. Ruth, donne lui ton oreillette. »

Ruth

Et Ruth faisait clairement la gueule à cette directive ! Déjà qu’elle tiquait à se dire : mais pourquoi voir Loan ?! « Pourquoi voir Loan ? Pourquoi lui donner une oreillette à elle ? » L’ouvrit-elle. Les bras, croisés, sur la réticence. Car Ruth était du genre à l’ouvrir.

Billy


Billy soupira. Il appréciait peu à ce qu’on lui demande des explications. Il lui répondit tout de même mais non sans un air très froid et un regard ombragé. « Loan en saura peut-être sur notre homme. » Il ne répondit pas sur l’oreillette. A la place, il lui lança un regard et un geste de tête, l’invitant à donner son oreillette, avec un air très noir.

Tesh'


Encore une occasion de la faire disjoncter. Elle me tendait trop de perche, ça en devenait limite énervant. Néanmoins, j’étais surprise que Billy décide de nous laisser à deux, surtout dans cette atmosphère de tension. Manifestement, il y avait plusieurs membres dans ce groupe, et il devait en voir un. Je ne savais pas si cela avait à voir avec une quelconque fraternité militaire, ou si c’était normal.
En tout cas, j’avais retenu une chose : une table de jeu. Il y avait une table de jeu sur cette cité, et ça, c’était quelque chose qui serait susceptible de m’attirer. Je ne savais pas ce qu’était le poker, mettant ça sur le compte de nos cultures différentes, mais cela ne me dérangeait pas le moins du monde. Il y avait déjà beaucoup de jeu dans toutes la galaxie, et, ayant baroudé avec mon frangin un peu partout dans Pégase, j’en savais un rayon.

Je tendais la main, coude replié le long de mon buste, vers Ruth, paume vers le haut, dans une position d’attente pour recevoir la fameuse oreillette, comme si cela était un dû. Je n’étais vraiment pas le genre de personne à appréhender, ou à mettre de l’eau dans mon vin pour le plaisir qu’une situation sociale se passe bien. J’aime trop le chaos pour ça, et Billy ne devait pas s’en rendre compte. Tant bien, dans quelques minutes, Ruth serait partie chialer dans sa chambre tellement je lui aurai fait son affaire.

Mais ça, le temps le dira.

Ruth


Ruth, alors, scella ses lèvres, et, dans le contre cœur, afficha clairement une moue de contrariété. Elle retira oreillette de son oreille, sur, un geste délicat, un peu “princesse”, et la tendit à la jeune femme, sur, un geste de dégoût, assez élégant malgré tout. Elle l’aurait bien jeté sur elle cette oreillette, telle une furie, mais elle s’était contrôlée à ne pas le faire, et ce, malgré l’attitude de la jeune femme en face d’elle, à attendre son dû, comme si de rien. Ruth, elle le savait, elle venait là de passer derrière la jeune femme, aux yeux de Billy. Elle n’avait même pas fait ses preuves ! Pourquoi Billy faisait ça ?! Ruth n’était pas prête, elle, à lui faire confiance, à cette femme. C’était après tout son job dans l’équipe. « Cerbère » de la team.

Billy


« Contactez-moi quand vous aurez du nouveau. Inutile de surveiller ce que vous dites. Parlez-y librement. » Billy dit-il, à la jeune femme. Puis, il s’adressa à Ruth, sur un ton presque amical, mais, avec Billy, l’amitié ne faisait pas vraiment partie de son lexique... « T’inquiète Ruth, j’en demanderai une autre à Spike pour toi. » Lui dit-il avec un léger clin d’œil, son regard noir pour elle, s’effaçant alors. Combien était-il dans la team ? Pas très nombreux. Juste assez pour mener barque. Il y avait donc au moins un gars, Spike, qui gérait le piratage et le détournement d’une ligne de communication privatisée pour la team, par brouillage.
« Bonne chasse. » Dit-il à la jeune femme, toujours, fidèle à lui même, aussi froid que charmant, militaire, droit, et tout autant dans son charme alors. Celui du type qui brillait d’une assurance, pas hautaine, juste sur l’assurance et le sang-froid, épris dd contrôle. Il était prêt à amorcer marche pour s’éloigner et laisser les deux femmes à leur enquête…

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« Ok pas de problème chef. », fis-je un peu sarcastique, histoire de montrer que je n’étais pas sa gentille petite fifille comme Ruth. L’homme lâcha un rictus de passage pour la jeune femme et parut décoder son sarcasme. Il se contenta de l’apprécier car il apprécia. Il avait à faire et les quitta donc toutes les deux. J’examinai l’oreillette pour vérifier que rien de visqueux et de collant provenant de la copine à Billy ne vienne se glisser dans mon oreille. Je détesterai ça.
Tout ce qui rentre en moi est testé et approuvé.

Je regardais l’homme s’en aller, restant avec ma copine de circonstance. Je ne savais pas trop dans quoi je m’étais embarquée, et j’étais limite prête à laisser tomber pour aller rejoindre Naalem, même sans coca. Ma frustration était passée, mais ma curiosité restait assez haute, si bien que je ne pouvais pas me résoudre à ne pas retrouver ce garçon. Ok, j’avais aussi envie de lui en coller une pour m’avoir bousculé. Mais maintenant que je percevais un genre d’organisation secrète guère légale, et qui enfreignait manifestement les règles de la cité, je commençais à me dire que je n’étais pas là par hasard.

Ma parano pourrait me conduire à penser que l’autre chauve dirigeant la cité, m’envoyait là deux de ses hommes pour m’appater avec un truc imaginaire et vérifier que j’étais bien clean, mais je n’avais pas perçu ce genre de mesquinerie chez lui, ni cette faculté à tromper pour savoir. Il était bien trop réglo, bien trop droit dans ses bottes, pour oser se lancer dans ce genre d’entreprise hasardeuse.
Non, ici, quelque chose sentait vraiment le truc pas net, et ça me plaisait un max. Il fallait que j’en sache vraiment plus.

Ayant constaté qu’il n’y avait rien sur l’oreillette, je l’enfilai avant de me tourner vers Ruth.

« Il te traite comme une merde qu’on remplace et pourtant tu tortilles encore du cul pour le séduire. C’est ça que tu es ? Une fille à papa qui voit dans son corps l’occasion d’avoir du pouvoir au travers d’un mâle alpha ? Pathétique.»

J’affichais une moue dégoûtée, avant de remettre mes longs cheveux blonds devant mes oreilles, camouflant ainsi l'oreillette.

« Aller la soumise, en route. Il est parti par là. »

Un coup de menton pour indiquer la direction, et sans trop attendre de réaction de la part de Ruth, j’avançais dans le couloir.

Ruth


Ruth n’adressa pas de regard à Billy sur son départ aussi bizarre que cela puisse paraître. C’était comme si les deux là formaient un duo depuis assez longtemps pour s’avoir qu’ils se reverront de toute manière dans pas très longtemps.

Une fois seules toutes les deux, la blondinette s’adressa à elle. Sur le coup, Ruth trouva ça assez étonnant, et arqua même un sourcil tout en restant dans son attitude classique, à garder un certain port de tête, presque princière, dans les apparences. Ah oui, il lui semblait bien aussi, ce serait encore pour la chercher ? Ruth devait se résigner à faire équipe avec elle. Elle devait bien, alors, reprendre sang-froid. Et puis elle avait une certaine fierté. Le chien de garde n’aboyait que pour défendre la porte. Maintenant, la jeune femme faisait partie de la team. Enfin, ce n’était que passager. Face à la jeune femme, Ruth croisa les bras. Au moins, elle savait camoufler son oreillette, la blonde. Ruth put le constater en la toisant de son air hautain habituel, et, reconnut, mais intérieurement seulement, il ne fallait pas déconner non plus, ne pas avoir à faire à une amateure. C’était déjà ça pour Ruth.

« Qu’est ce que ça peut te faire qui je suis ? Le pouvoir ne m’intéresse pas, blondasse.» Elle lui répondit, froide et d’un ton sec, et suivit son lead et son indication de coup de menton.

Ruth venait de lui répondre avec sincérité, le pouvoir ne l’intéressait pas tant, bien que, peut-être, on pourrait bien le croire, car, en effet, elle aimait bien rester près de son leader et ex-amant, et, en effet, elle avait peut-être bien un petit faible pour ceux qui maniait bien cravache, mais, au final, une autre ambition l’animait dans ce groupe. Si Billy la traitait comme une merde ? La jeune femme n’avait peut-être pas tort. Ruth le savait bien. Mais, de toute manière, cela importait peu dans l’immédiat. Il fallait retrouver le blond à veste rouge. C’était le plus urgent. Elle aussi avait joué avec Billy, à le séduire, mais, ce temps avait passé, et les choses avaient évoluées, et elle avait joué ensuite, avec quelqu’un d’autre, du groupe, rien que pour faire un coup à Billy, et, alors, elle pourrait à tout moment tenter d’abattre une carte, assassine, si l’envie l’en prenait, ou faire chanter Billy, menaçant de l'abattre cette carte. Bref : elle avait son 21 dans le jeu de Tarot et s’en était assurée. C’était peut-être bien d’ailleurs la seule qui en avait un dans le groupe de Billy. Ruth marcha, comme elle marchait à son habitude, avec beaucoup d’assurance, et non sans une touche féline, mais tout en restant austère, et donc dans une certaine froideur. Ruth suivit la blonde dans le couloir. Elle ne la suivit que de très peu en arrière et un peu sur le côté et son flanc avec une allure gardienne mais comme elle avait toujours. Fidèle à son habitude, observatrice, elle ne garda pas les yeux dans sa poche, malgré qu’elle n’en montra rien, qu’avec regards discrets et soldats. Ruth, il fallait bien l’avouer, même si elle ne le montra pas, était bien curieuse de savoir comment la blonde allait prendre en main l’enquête, avec, peut-être d’ailleurs, curiosité malsaine, peut-être bien et sans nul doute ! Elle ne donna pas encore d’avis quant à elle sur la question et attendit, observatrice, de voir.

Tesh'


Huhu, “blondasse”. Elle m’a sortie l’insulte de l’année là. Je lui fais un grand sourire en continuant d’avancer. J’ai envie de l’emmerder, mais j’ai aussi envie de savoir qui elle est. Ouais, je suis assez curieuse de nature et… j’aime bien connaître les petites faiblesses des uns ou des autres, surement pour les exploiter ensuite. Cela me rassure de voir que j’ai un coup d’avance sur eux. Ruth partageait cela avec moi, même si je n’en avais pas conscience, ou que je la sous estimais peut-être. Ce n’était pas toujours évident

« Le pouvoir intéresse toujours. Tout dépend sous quelle forme il s’exprime. », fis-je remarquer à Ruth. « Je trouverai bien ce qui t’intéresse, ne t’en fais pas pour moi la Soumise. Parole de Lays. »

Je n’aimais pas sa façon de m’escorter. On aurait dit qu’elle me protégeait, ou pire, qu’elle me surveillait. Qu’avait-elle donc à craindre dans toute cette affaire ? En tout cas, elle n’était pas très pourvoyeuse d’initiative. Elle était donc habituée à suivre. Peut-être qu’elle m’observait ou qu’elle me gardait à l’oeil, mais j’étais tout autant dans l’analyse de sa personne.

Bref, il semblerait que dans cette affaire de Byakti, je d’eusse compter sur moi-même. Il me fallait donc une orientation, un semblant de piste à suivre. Seulement le mec s’était enfui, mais par où ? Je regardais autour de moi pour voir s’il n’y avait pas eu d’autres victimes collatérales de cet homme. Pourquoi n’avais-je pas pensé à lui jeter mon coca dessus tiens. Au moins, j’aurai pu le suivre à la trace.

Ruth


Eh bien, Ruth s’étonna une nouvelle fois et arqua un sourcil de nouveau. Il lui parut que la blonde avait une once de sagesse et elle ne s’attendait pas à ça de la blonde de prime abord. « Alors comme ça, tu parles comme une sage, Lays. Cherche donc, cherche donc. Mais d’abord le blond à la veste rouge. » Dit-elle presque soldate.

Ruth était habituée à suivre un objectif. Et puis, tout comme Billy, elle savait que cet objectif était prioritaire sur les autres, car, tout comme Billy, elle ne savait pas dans quelle mesure le blond à la veste rouge était au courant pour leurs affaires, et, à cause de ce package et sac à dos à eux qu’il venait de dérober, le groupe était dans la merde. Ruth n’avait pas peur de son investigation à la blonde. Femme aboyante mais discrète, elle cachait plutôt bien ses secrets. Cela l’amuserait un peu que quelqu’un se mette à la cerner. Car, jusqu’ici, Ruth était restée assez peu sondable, du moins dans son groupe. Pour l’heure, Ruth cherchait surtout à observer la jeune femme dans son investigation, mais peut-être allait-elle se mettre à l’observer de manière générale, histoire de s’en méfier un peu, et qu’elle n’en apprenne pas trop sur son compte. Ruth aimait bien garder ses petits secrets surtout les plus stratégiques.

Emilien


Un peu plus loin, dans un autre couloir que les deux femmes venaient d’aborder, un type était en train de ramasser tout un tas de documents, comme s’il venait de tomber à terre et de se relever, toujours à genoux pourtant, en train de ramasser ses papiers et de remettre en ordre son porte-documents et mallette, à même le sol, un peu sale à force de passages. Il parut ronchon. Surement, un administratif de la Cité, vu son allure. “ Non mais c’est pas possible ces gens qui courent comme ça ! Et ce sol pas propre ?! Ils font quoi les agents d’entretien ? Il s’touchent la nouille ?! ” Grommela-t-il à demi-ton.

Tesh'


« T’inquiète, je le cherche celui-là. ». Elle croyait quoi ? Que j’allais oublier le type qui venait de me bousculer sous prétexte que je cherchais ce qui pouvait motiver ce petit bout de femme aux allures guindées et austères ? Elle se mettait le doigt dans l’oeil. Quand un Lays avait envie de quelque chose, il n’avait de repos que lorsqu’il l’avait trouvé.

En tout cas, c’était bien la première fois qu’on me disait que j’étais sage. Ou alors, on me connaissait vraiment mal. Qu’importe, autant qu’elle pense que je sois une femme raisonnable. Elle finirait bien par me connaître tôt ou tard.
Au détour d’un couloir, notre petit groupe composé de moi-même et de la Soumise (j’adore donner des surnoms, même si celui-là, je l’avais déjà attribué à quelqu’un. Il allait donc falloir que je lui en trouve un autre) tomba sur un type qui manifestement avait croisé la route de notre fugitif.

Je me penchais pour l’aider à ramasser les papiers dispersés aux alentours, et je lui offrai mon plus beau sourire.

« Il parait qu’ils baisent toute la journée dans un placard à balai au pied de la tour de commandement. », commençai-je, répondant à sa question sur les agents d’entretiens. Je lui tendai dans le même temps quelques feuillets que je venais de ramasser.




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Mer 29 Aoû - 17:59
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Emilien


Euh... ” Répondit-il d’abord. Il parut comme un peu gêné qu’une si jolie femme avec un si beau sourire puisse avoir entendu ses propos quelque peu déplacés, et même, assez moches ! Le type faisait partie de ces personnes qui se montraient poli devant les autres, mais qui, derrière, ne se cachait pas de se lâcher un peu plus sur les termes…!

" Merci. ” Dit-il pour son aide à ramasser ses papiers.

Il rigola un peu à sa blague tout en récupérant les derniers papiers qu’elle lui tendit et tout en finissant de ranger tout ça dans son porte-documents en les glissant dedans. Il put alors se redresser et se lever bien debout. Il lui offrit un sourire, satisfait que tout était bien rangé, et, en ordre ! Aussi, parce que son beau sourire lui donna à sourire. Il réajusta sa cravate dans un réflexe d’administratif. Le gars aimait que les choses soient bien classées. Il aurait aimé que le sol soit propre pour que ses papiers restent propres… mais bon… il ferait avec ! De toute manière, ces papiers n'étaient pas pour lui. Le type avait un petit côté comptable même s’il ne l’était pas tout à fait. Il faisait des statistiques et des rapports statistiques pour la direction.

" Ca ne m’étonnerait pas d’eux ! ” Dit-il avec un certain dédain sur les agents d’entretien. "
" Ces rapports m’ont pris des journées entières ! Ce sont des statistiques sur la Cité sur le bien être au travail.” Commença-t-il à dire et à se plaindre un peu alors même s’il garda son air de comptable et plutôt assez professionnel alors. " Je dois les apporter à la direction.

Tesh'


J’avais remarqué que les bonhommes en cravates n’étaient pas les derniers pour se prendre pour des petits chefs. Chaque civilisation avait les siens, et ici, les types comme lui représentaient une forme de pouvoir pour les terriens. J’en eus la confirmation quand il ajusta ladite cravate d’un geste sec et bien codifié par le signe de l’habitude. Cela voulait dire : regarde cocotte, j’ai une cravate, respecte moi. Je faisais peut-être fausse route dans mon analyse, mais j’étais presque certaine de mon coup, à force d’observer le monde vivotant dans la cité. Ici il y avait un pouvoir et un contre pouvoir. Les civils versus les militaires. Les administratifs versus les militaires, pour être plus précise.

Deuxième phase : il va se plaindre. Et cela ne manqua pas. Le pauvre vieux avait bossé toute la journée pour faire ces rapports, et maintenant ils étaient dégueux d’être tombés par terre. J’étais bien tenté de lui dire de se torcher avec ses papiers, mais je devais d’abord savoir dans quelle direction était partie l’opportu qui l’avait bousculé. N’empêche, il gardait son petit air guindé qui le plaçait définitivement dans la catégorie des administratifs.

« Je ne veux pas m’avancer mais je crois que vous avez des machines qui vous permettent de sortir des feuilles bien faites avec l’écriture très bien alignées. Il vous suffit pas d’appuyer sur un bouton ? », fis-je un peu sarcastique, je devais le reconnaître. Mais bon, c’était plus fort que moi. Le gars n’avait qu’un truc à faire pour imprimer tout ça et il se plaignait.
« Enfin, pour éviter que cela se reproduise, j’ai besoin de retrouver l’homme que vous a bousculé. Blond, assez grand, veste rouge, tête de con. C’était lui ? »
Le dernier qualificatif était juste là pour la décoration. Je n’avais pas bien vue sa tête, mais il devait en avoir une belle. J’offris un nouveau sourire à l’homme dans l’espoir qu’il ne me tienne pas trop la jambe et qu’il me donne des infos.

Emilien


La jeune femme lui répondit qu’ils avaient des machines pour sortir les feuilles toutes bien faites avec l’écriture toute bien alignée et qu’il suffisait d’appuyer sur un bouton. L’administratif en tira un air râleur bien qu’il resta sur son air guindé le rendant moins râleur.

« Hum, mais non, mais non ! Oui, nous avons des imprimantes, mais encore faut-il fournir le travail à imprimer ! Mon job consiste à réceptionner les données collectées par d’autres agents administratifs qui interrogent les résidents de la Cité et de traiter ces données, les analyser, pour en faire une synthèse et en tirer des conclusions et des suggestions de recommandations à mes supérieurs. Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton enfin ! » Marqua-t-il une pause.
« Je saisis les données, informatiquement, je râle sur les agents lorsqu’elles sont mal collectées, afin que, la prochaine fois, il les collectent d’une plus correcte manière, je fais tourner mon modèle sur l’ordinateur, sur un logiciel, pour tester des variables, je laisse le logiciel calculer ces lourds calculs, mais, ici, avec les serveurs performants, ça ne dure pas longtemps, si vous saviez à l’université française – je suis français, et, il faut bien le dire, les universités françaises manquent de moyens financiers, bref – le process dure des jours et des jours durant voire des mois pour certains calculs complexes, et je n’en rajoute pas, puis, j’analyse tout cela, je fais tourner à nouveau le logiciel si les résultats ne sont pas concluants, jusqu’à trouver en fin de compte les variables significatives qui expliquent, par exemple, ce qui cause le bien-être au travail. » Poursuivit-il à raconter son travail !

Mais Emilien ne manqua pas de lui répondre sur la tête de con.

« Ah, vous allez le retrouver ? Ce vaurien mériterait un blâme pour son attitude insolente ! » Oui, carrément, un blâme pour Emilien. « C’était bien lui oui ! Il portait bien une veste rouge d’un mauvais goût ! Comment peut-on porter cette horreur ? Je suis certain que ce n’est même pas du crocodile ! J’ai l’œil pour ça. C’est sûr c’est du cuir très standard. Il est parti par là. » Pointa-t-il la direction, de la main, et de sa mallette alors. Or, le couloir donnait un peu plus loin sur l’infirmerie. « Il me semble l’avoir vu entrer à l’infirmerie. Il y a, je ne sais pas, une minute ou deux de cela déjà. Peut-être même davantage. » Et sans compter les digressions de l’administratif !
« Mais, ensuite, j’étais trop occupé à ramasser mes papiers... »

Tesh'


Je ne pensais sincèrement pas que parler d’une imprimante (c’était ça le mot, je ne m’en souvenais plus) allait le lancer dans un monologue aussi rébarbatif. Mon sourire perdais peu à peu de sa superbe au fur et à mesure qu’il avançait dans ses propos. Je devais avoir une drôle de tête au final, certainement en mode ultra dubitative. J’acquiesçai sur sa mini conclusion concernant son bien être au travail par un petit bruit de gorge qui faisait un peu “j’en n’ai rien à faire” ou “ah d’accord” ou “cause toujours”, c’était au choix.
Je comprenais son délire, étant moi-même une scientifique, je procédais par étape et par variables, sauf que je n’avais pas besoin d’ordinateur. Bon, il fallait reconnaître que mes échantillons étaient plus petits que les siens… Et je devais reconnaître aussi que depuis que j’étais sur Atlantis, je trouvais ça vraiment bien, les ordinateurs. D’ailleurs, il fallait que je trouve une tablette tactile pour une fille de l’infirmerie qui m’avait prêté la sienne pour me détendre, en me faisant jouer à un jeu débile. Candy crush ou un truc comme ça. Ok, j’avais été vite captivée par le concept et le côté jeu sur tablette, mais finalement, la détente fut de courte durée quand les échecs se succèdèrent de plus en plus.

Qui me connait connait le destin funeste de la tablette, écrasée sur un mur avec un “bien fait pour ta gueule !” en prime. Mais voilà, il fallait que je la rende, et il fallait bien que j’en trouve une autre… J’aurai du mal à expliquer ce qui s’était réellement passé… Oh bah je lui raconterai un bobard, ce n’était pas un problème, et si cela la faisait chier, je lui ferai remarquer qu’elle n’avait qu’à pas prêter ses biens de valeurs à des gens qu’elle ne connaissait pas. Et toc.

Bon, qu’est-ce qu’il racontait l’autre costume cravate ? D’ailleurs, j’avais appris une expression ici : faire une cravate de notaire. Il paraitrait que j’avais la poitrine pour, selon Moritz du pôle mécanique. Ma foi, à essayer à l’occasion, même si je n’aimais pas tellement me faire juter dessus.
Bon, qu’est-ce qu’il racontait l’autre costume cravate ? Deuxième fois que j’essaie de m’intéresser à lui mais mes pensées partent dans tous les sens. Quelle chiotte d’être trop intelligente !
Je reprenais le fil de la conversation quand il indiquait l’avoir vu rentrer dans l’infirmerie il y a peu. Bordel ! Il y était sûrement encore !

« J’vais le chopper !! », fis-je avec entrain, et je bousculai le type une nouvelle fois pour ne pas perdre plus de temps. Je fonçais comme une furie vers l’infirmerie, bien décidée à le débusquer ce salopard de Byakti ! J’avais déjà oublié Monsieur Imprimante en poussant la porte de l’infirmerie. Mon troisième ou quatrième chez moi, je n’avais pas décidé.

Emilien


Emilien, bousculé à nouveau, et, à nouveau, subitement, comme, d’un seul coup et tout d’un coup, vola un peu sur le côté, et refit alors tomber sa mallette par terre ainsi que tous ses documents ! « Oooh non ! » Il eut à peine le temps de dire. Quelle idée aussi de se trimballe un porte-documents ! Il devrait investir dans une mallette qui se ferme !

La belle blonde, quant à elle, partit sur un pas plus que décidé, comme une fusée, à l’image, finalement, du gars à la veste rouge, il y avait peu, que le pauvre Emilien s’était pris !

Emilien n’eut même pas le temps de lui proposer un café !

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Le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. » Couleur : Tomato / Signature : endlesslove / DC : Mikkel Hansen ▵
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Ven 7 Sep - 4:46
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Pistons ce con !
EXORDIUM.

Chronologie : Fin Aout, Fin d'Après-Midi - Feat. Liam Sandon

Ruth était restée silencieuse et avait laissé Lays interroger le gars à la paperasse. Ce dernier lui avait finalement livré la dernière localisation connue du type à la veste rouge. Et, à cette info, la blonde réagit aussitôt, comme une furie, en se rendant direct à l’infirmerie.

Ruth eut à peine le temps de décroiser les bras et de la suivre alors, dans une légère foulée, pour la rattraper avant de marcher de nouveau plus à son rythme habituel et d’un pas plus posé. Ruth eut un rictus de satisfaction. Lays avait l’air motivé à la tâche à retrouver ce blond ! C’était une bonne chose. Peut-être allaient-ils vite le retrouver, ce blond, avec Lays menant l’enquête. Finalement, Billy avait bien fait de la recruter ? Ruth en resta sur ses gardes. A voir. Elle paraissait tant vouloir le retrouver que Ruth se demandait si Lays n’allait pas le garder pour elle. Elle ne savait pourquoi elle eut ce ressenti mais elle eut soudain cette hypothèse. Or, pour le groupe, il fallait que Billy veille à le récupérer. Pouvait-on faire confiance à Lays ? Elle resta taciturne mais entra elle aussi dans l’infirmerie. Ruth ne put que rester en retrait tant Lays avait débarqué si vite dans l’infirmerie. Elle resta en arrière.

Infirmier Zoil


L’infirmerie était un peu animée. Elle avait eu, il y avait peu, deux retours de missions de deux sections, avec des blessés dans les deux équipes. Malgré tout, l’entrée subite de la blonde, capta l’attention d’un infirmier non loin, qui, venant de s’éloigner d’un patient qu’il laissa à une docteure, lui remontant alors d’autres lits médicaux et leurs rideaux, certains ouverts, certains fermés, passant près de l’entrée, vit la jeune femme et ne put que se retrouver là, comme un con, à l’aborder. Il la croisait là, au seuil, soudain, comme s’il arrivait à un carrefour et POUF. Elle avait l’air dans l’urgence. Elle était suivit, d’une autre femme, militaire, à en juger de sa veste militaire. Sur le coup, on pouvait confondre l’infirmier avec le type à la veste rouge : blond, grand,... En tout cas, ça arrivait au personnel médical, de confondre les deux infirmiers. Ils ne partageaient pas les mêmes traits de visages, mais ils avaient des points communs, et, tous deux, une manière d'être nonchalante, avec, le même poste, d’où la confusion, parfois, dans l’urgence, même si Zoil, lui, n’était pas un ex-pompier.

« Un problème ? Je peux vous aider ? »

Tesh'


J’étais en mode Soleil Rouge. Y a pas à dire, les vieux réflexes reviennent vite, et quand j’ouvrais la porte de l’infirmerie, j’étais prête à toute éventualité dans le cas où j’aperceverai mon homme. Progression tactique, prise de conscience de l’environnement, et action.
Mes yeux balayaient les lieux de gauche à droite, avant de s’arrêter sur le type qui venait vers moi. Alors qu’il commençait sa phrase, je m’exclamai, certaine de reconnaître l’autre tronche de con :
« Te voilà Byakti coca !! »
Et alors qu’il terminait sa question sur l’aide éventuelle qu’il pouvait m’apporter, mon épaule venait percuter son ventre à l’issue d’une courte course rapide dans sa direction, et nous roulâmes sur le sol de l’infirmerie. Toujours dans une optique militaire, ce que j’étais au fond en plus d’être médecin, je reprenais le dessus à l’issu du rouler bouler, et je me retrouvais à califourchon sur la tête blonde, les cuisses de par et d’autre de son corps, bien serrées pour le tenir en respect.
« Je te tiens toi. », déclarai-je triomphalement en l’attrapant par le col.
Mais ses cheveux étaient marrants… J’ai vraiment un problème avec les têtes moi. Les chauves, j’ai envie de les emmerder, de dessiner sur leur crâne par exemple, genre leur faire des yeux, un nez et une bouche derrière pour faire croire qu’il avait deux visages, mais les frisés comme ça, ça me fait penser aux gwais de la planète Paturna, une colonie Génii de fermiers. Ces bestioles qu’on tondait une fois par an, avaient le même poil.

« Ils sont vraiment bizarres tes cheveux mec… Et la Soumise, vient voir. », disai-je en passant ma main dans ses cheveux et en les tirant un peu pour voir si c’était des vrais. Je n’avais pas encore eu l’occasion de voir des boucles depuis mon arrivée ici…



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Infirmier Zoil


Byakti coca ?!?!

Zoil était un pégasien. Il était né sur une planète assez pauvre à ranchs de bovins et de chevaux sous l’oppression Wraith. Pour autant il ne reconnut pas le dialecte de la jeune femme mais il le ressentit comme appartenant à la Galaxie Pégase. Zoil avait toujours eu un certain talent pour apaiser et même soigner. Il aurait pu être nommé guérisseur dans sa tribu et sur sa propre planète si celle-ci n’avait pas été entièrement ravagée par les Wraiths…

Zoil eut à peine le temps d’afficher un air étonné que la jolie blonde fonça sur lui en le percutant dans le ventre de son épaule après une course. L’infirmerie ne s’attendait pas du tout ça. Il n’avait pas remarqué de blessures sur les deux jeunes femmes, alors, il ne savait pas non plus à quoi s’attendre, mais il ne s’attendait pas du tout à ça ! Zoil roula avec la jeune femme dans un bon roulé-boulé et traversa ainsi une partie de l’infirmerie. Contrairement à Liam, et même s’ils partageaient une même attitude nonchalante, Zoil était quelqu’un de plus calme. Aussi, il tenta de se débattre dans le roulé-boulé, mais comme, avec une certaine réserve. Pas pu se débattre longtemps ! Les cuisses de la blonde encadraient déjà sa tête blonde à lui et le serrant bien. Dans d’autres circonstances, il aurait pu trouver ça agréable, mais là, ce n’était pas agréable du tout, la prise bien trop combattante ! Elle déclara qu’elle le tenait comme à l’issue d’un safari et d’une prise de photo magnifique ou d’une chasse et d’un trophée gargantuesque.

Puis, elle l’attrapa au col.

« Mais qu’est-c’que vous m’voulez ?! »

Il put lui dire en brève réaction.
Et puis, soudain, elle lui toucha ses cheveux ondulés et ses boucles blondes. Elle lui déclara avec son geste, que ses cheveux étaient bizarres. Et, elle demanda à la Soumise de venir voir. La Soumise ?!?! La jolie blonde passa sa main dans ses cheveux et… Elle tira dessus !

« Hé mais aïe ! Ça fait mal. Allez-y mollo. Si vous les aimez tant que ça mes cheveux, je peux vous couper une mèche, mais laissez-moi respirer et relâchez-moi ! »

Ruth


Ruth, elle aussi, croyait avoir affaire au Byakti lorsqu’elle arriva à l’infirmerie avec Lays. Elle eut à peine le temps de voir l’homme cependant car Lays se jeta immédiatement sur lui pour l’immobiliser. Elle était efficace la blondasse ! Elle paraissait avoir de très bons réflexes au de corps à corps ! Presque militaires. Où avait-elle pu être entraînée ? Elle ne parut pas athosienne à Ruth la pégasienne. Lays monta un peu en respect dans le regard de Ruth.

Puis, soudain, la blonde l’interpella sur les cheveux de leur homme, tout aussi blonds, mais, surtout, bouclés. Ruth s’approcha alors, toujours, assez féline, et s’accroupit, près d’eux, avec un port de tête comme elle savait les tenir. Elle toisa la tignasse blonde. Oh, on aurait dit un mouton, il était si mignon…! Ruth toucha une mèche puis l’attrapa et la tira tout d’un coup et la relâcha. La bouclette se refaisait même après la pression. C’était trop mignon.

« Très bizarre. Mais amusant. »

Dit-elle. Et pourtant elle n’exprima pas un émoi amusé. Elle était pourtant sincère, elle trouvait ça amusant. Elle avait même envie de refaire ce qu’elle venait de faire. Elle eut alors un rictus. Ruth put voir l’homme de plus près, mais, trop captivé par ses boucles et l’instant, elle ne se demanda pas si c’était bien lui ou pas. Elle avait rencontré le Byakti à une table de jeu, de poker, en fin de soirée voire la nuit, dans une salle non réglementée du bar athosien, avec une lumière tamisée. Autrement dit, avec peu de visibilité sur l’homme. Il n’y avait guère que Loan qui l’avait mieux vu puisqu’ils avaient échangé un verre au bar entre deux parties. Loan ?! Était-ce à cause de cette pause que Billy avait décidé d’aller voir Loan... ?

Infirmier Zoil


« Aïe ! » Rala encore un peu l’homme à se faire triturer les cheveux par deux femmes. « Ils sont pas du tout bizarre mes cheveux ni amusant. C’est vous qui êtes bizarres là. Vous allez me relâcher oui ? » Protesta l’homme.

Il avait un côté sympathique dans ses traits de visages et ses expressions. A vrai dire, Zoil était une personne bienveillante et même doux. A la différence de Liam, Zoil n’avait pas de penchant pour l’extrême. Liam aurait pu être Zoil si Liam n’avait pas vécu certains trucs…

Doctoresse Nguyen


Dans l’infirmerie, Tesh, Ruth et Zoil, n’étaient pas seuls. Bien au contraire. Le doctoresse Nguyen était près d’un lit médical avec son patient. Zoil venait de la laisser avec ce patient. Il s’agissait d’une militaire qui venait d’être soignée de ses blessures et qui devait encore se reposer. Nguyen venait de finir de lui prodiguer des soins et lui donnait de derniers conseils.

Et puis, soudain, Nguyen vit et entendit du remue-ménage. La doctoresse vietnamienne vit la scène. Elle vit une jeune femme plaquer Zoil sur le sol, et, une autre femme, militaire, les rejoindre. Mais que pouvait-il bien se passer ? Pourquoi tant de raffut dans une infirmerie ? Nguyen, de sa blouse blanche, arriva d’un pas énergique jusqu’aux deux femmes et Zoil.

« Mesdames ? Lays ? Première classe ? » S’adressa-t-elle aux deux femmes et reconnut-elle au passage Tesh ainsi que le grade de Ruth avant d’enchaîner sur un ton assez froid et ferme, « Infirmier Zoil ? Pouvez-vous m’expliquer cette situation grotesque ? Je vous rappelle que vous êtes dans une infirmerie ici, avec des patients en convalescences... Je vous demanderai un peu plus de tenue en ces lieux. Relâchez cet infirmier Teshara. Voulez-vous ? »

S’adressa-t-elle à Tesh, qu'elle connaissait, semblerait-il. La doctoresse savait par ailleurs que sur la Cité deux Lays résidaient. Elle préférait toujours ainsi finir par utiliser le prénom de Teshara Lays plutôt que son nom familial que portait aussi son frère par ailleurs. La doctoresse était comme soucieuse de les dissocier malgré leur indissociabilité à l'image d’un Yin et d’un Yang. Elle ne connaissait pas trop le frère. Juste de vue.

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Le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. » Couleur : Tomato / Signature : endlesslove / DC : Mikkel Hansen ▵
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Même l’atlante trouvait les cheveux de ce mec bizarres. Je n’en voulais pas spécialement une mèche, mais je devais reconnaître que ça donnait un air mignon au garçon. Ce n’était pas commun, surtout qu’ils se remettaient en place naturellement, c’était assez amusant. Quoiqu’il en soit, je ne devais pas perdre de vue mon objectif, et justement, je le tenais entre mes cuisses, à ma merci. J’enroulais une mèche de ses beaux cheveux autour de mon index fin, et je tirai doucement dessus pour lui faire comprendre d’où venait la menace.

Ce fut le moment que choisit le docteur Nguyen pour ramener son joli petit cul. Elle était vraiment jolie, avec ses yeux bridés et son teint peu commun. Seulement, elle était un peu chiante, sans parler qu’elle respirait la femme coincée à dix kilomètres.
Je ne relachais pas pour autant ma victime, alors que je répondais à la doctoresse :
« Cet homme m’a bousculé dans un couloir, ainsi que plusieurs personnes, et il me doit deux coca. La Soumise lui courrait après, et elle veut le récupérer. Affaire militaire Nguyen. », déclarai-je d’une voix sentencieuse, sans m’affoler devant le ton froid et ferme de la doctoresse.

Je reposais mon regard sur l’infirmier, et je lui pinçais les joues pour lui faire une bouche en cul de poule :
« Hein mon petit, c’est très mal ce que tu as fait, oui oui. ». Je le regardais comme on regardait un enfant, et d’ailleurs, j’usais d’un ton maternelle. La situation m’amusait assez, et j’aimais bien le sentir remuer entre mes jambes pour essayer de se libérer. Un peu de challenge quand même. Je relachais ses joues pour le laisser s’exprimer, non sans lui faire un sourire de circonstance.

Ruth


« Je confirme. Affaire militaire. »

Ruth confirma-t-elle ferme sur la question en qualité de première classe. Elle pourrait même prétexter un vol de matériel militaire. Ça collerait. Le blond venait après tout de leur voler un package militaire en apparence… même si ce qu’il contenait n’était pas très très militaire…

Infirmier Zoil


« Mais arrêtez ça ! J’ai rien fait bon sang ! Lâchez-moi ! Et puis j’suis pas votre petit ! Je suis le petit de personne ! » Répondit-il autant à ses paroles qu’à son geste.
Il se débattait et cherchait à trouver un moyen de se défaire de la prise. Malgrés son jolie sourire et sa jolie personne, il ne voulait pas vraiment rester entre ses cuisses ! Peut-être pourrait-il la mordre ? Il n'allait pas faire ça quand même ? Il aurait mieux fait de rester dans son lit ce matin !

Doctoresse Nguyen


« Ah oui ? » La doctoresse croisa les bras.

« Eh bien, d’abord, les affaires militaires, elles sont militaires, et, de ce fait, elles n’ont rien à faire ici. Je le répète, ici, c’est l’infirmerie. Donc, si c’était vraiment le cas, je vous demanderai de bien vouloir régler vos affaires dehors. Ensuite, c’est impossible que cet homme vous ait bousculé, Teshara, vous et d’autres personnes, puisqu’il est ici dans l’infirmerie depuis sa reprise de 14h et que nous avons soignés ensemble une patiente pendant presque plus d’une demi-heure, juste à l’instant. Vous vous trompez sur votre homme. Si vous en doutez, interrogez donc ma patiente, et vous comprendrez peut-être en prime que certains ont besoin de repos ici… Cette altercation est pathétique. Relâchez cet infirmier, Teshara, et laissez-le prendre congé. » Elle répéta, assurée que l’infirmier était innocent de ce qu’on l’accusait, puisque ce dernier l’avait assisté une bonne partie de l’après-midi.
« Allez, cessez de gêner le passage ou j’appelle la sécurité. »

Tesh'


Oh il y en avait des hommes et des femmes qui avaient essayé de m’éjecter une fois que j’étais sur eux. Mais peu y étaient arrivés, une fois que j’étais bien en place. Ce n’était pas bouclette dorée qui allait y parvenir, surtout qu’il ne semblait pas bien véhément malgré ses protestations et ses petits coups de reins pour essayer de se soustraire à mon étreinte.
Néanmoins, la douche froide vint de Nguyen qui prit la défense de ce type. J’arrêtais de considérer l’infirmier pour la regarder elle. Je ne la connaissais pas bien, mais elle n’était pas du genre à raconter des calembredaines juste pour le plaisir. Raaa, son visage tiré ne me permettait pas de la décrypter comme tout le monde !

La sécurité ne me faisait pas peur. A dire vrai, je n’en avais rien à faire. Mais bon, si ce n’était pas lui, le Byakti coca, alors je n’avais pas de temps à perdre avec cet homme. Le véritable bousculeur récidiviste courrait toujours dans la nature.

« Bien… Je pense qu’il y a méprise alors. ».

J’étais plutôt du genre à persévérer dans une voie quand je l’avais prise, sûre de mon fait. Mais là… Si elle me disait que ce n’était pas lui, ce ne devait pas être lui. C’était quelque chose que j’avais appris ici. Les gens ne mentaient pas souvent, du moins, pas pour des trucs comme ça. Je n’étais pas niaise au point de penser qu’on me racontait toujours la vérité, mais ce n’était pas comme sur Renégat qui était une station orbitale créée avec toute la merde possible de la galaxie en terme d’humanité.
Et puis sincèrement… Je ne pouvais plus exprimer mon art des interrogatoires sur la cité, sous peine de me faire emprisonner et expulser, si ce n’était pire. Je ne pouvais pas faire ça à mon frère. De nous deux, c’était celui qui s’était adapté le plus rapidement aux règles dans la cité lantienne et qui avait familiarisé le plus avec ses membres. J’avais bien plus de mal de mon côté, et je me sentais contrariée dans mon “moi” profond. J’étais brimée, enchainée, contrainte de me plier aux règles et aux lois qui régissaient cet endroit. On peut me dire que c’était la même chose sous le règne de Druan, mais ce n’était pas vrai. Le gars nous laissait tout faire, tant qu’on participait à ses missions de merdes. Ici, on n’avait le droit de ne rien faire. Je ne comprenais pas qu’il n’y avait pas de révolte, mais la plupart des gens trouvaient leur bonheur dans cet équilibre. C’était moi le problème, je le savais depuis tout petite de toute façon. Naalem était plus “normal” que moi en société.

Du coup, Nguyen et Zoil passaient à côté d’une expérience intéressante d’interrogatoire à la sauce Lays pour savoir s’ils mentaient ou pas. Pas de découpe d’oreille à la scie chirurgicale, comme j’avais pu le faire sur un docteur un peu fou (mon alter égo peut-être?) sur une planète Génii, pour qu’il me donne des infos. Je n’avais pas que ça en stock, j’étais capable d’innover quand il s’agissait de faire parler quelqu’un… Mais pas ici.

Je libérais l’infirmier, et je lui tendais une main pour l’aider à se relever.

« Ne te pense pas tiré d’affaire poils de gwai, j’ai envie de savoir s’ils sont bouclés dans des endroits bien moins visibles. ».

Je lui mettais une tape amicale sur l’épaule comme pour m’excuser de mon comportement, mais c’était surtout pour le chambrer un peu. Je ne m’excuse jamais, et si Nguyen pensait que j’allais le faire pour avoir troublé l’ordre de sa Sainte Infirmerie, elle se foutait le doigt dans l’oeil. C’était presque dommage que nous ne soyons pas tombés sur Isia tiens. Cette garce de blonde presque aussi belle que moi avait tendance à rentrer dans mes délires, et je suis certaine que ce petit Zoil en aurait fait les frais. Ou alors… elle aurait fait la pimbêche mal baisée qui râle et grogne en se pensant charismatique. Tout le monde en avait peur, mais pas moi. Elle m’amusait surtout. Puis fallait reconnaître qu’une fois qu’on m’avait léché l’extrémité des seins, j’avais un peu moins de retenue par la suite. Nous étions intime, non ?

Je la cherchais du regard, mais pas d’éclats de voix à l’horizon, ni même de tambourinements furibards de talon sur le sol. Elle devait être en repos. Je me demandais d’ailleurs si Isia et la directrice Steele se broutaient le minou de temps en temps ? On les disait proches. Peut-être qu’elle se faisait un plan à trois avec Hoffman. Cet homme avait du charisme mais il était un peu trop efféminé par certain côté.

Mais à quoi je pense moi sérieux ?

Je me tournais vers Nguyen :

« Merci d’avoir participé à l’enquête Nguyen. ». Je lui adressais un sourire. « Mais puisque ton protégé est innocent et que mon homme est rentré dans cette infirmerie, vous l’avez tous les deux vus. Par où est-il parti ? Grand, blond, tête de con, manteau rouge. », repris-je en guise de description. « La même allure que poil de gwai, d’où la méprise. », complétai-je en adressant un sourire enjôleur au concerné.

Je jetais un coup d’oeil à Ruth pour voir ce qu’elle foutait. Elle était vraiment passive cette nana. Mais… J’avais tendance à prendre le lead naturellement même quand il ne le fallait pas. Alors bon, cela ne me dérangeait vraiment pas.


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Doctoresse Nguyen


Nguyen n’afficha aucune expression. Pas même elle n’acquiesça. Pas un moindre geste de tête ou un mouvement de lèvres. Rien. Mais elle redevint sereine à ce que Teshara reconnaisse la méprise sur l’infirmier Zoil et que ce dernier se voit lavé de tous soupçons qui n’avaient pas à persister selon Nguyen qui en tant que témoin dans cette affaire était persuadé de son innocence. L’infirmerie allait-elle retrouver de son calme... désormais... ?

Infirmier Zoil


Zoil hésita un instant à saisir la main tendue mais il empoigna en fin de compte la main de la jolie blonde et s’en aida pour se relever avant de la relâcher pour ne pas en abuser.

« De quoi ?! C’est quoi un gwai ? »

Répondit-il et demanda-t-il dans une bonne grimace, suspectant d’avoir hérité d’un surnom qui sentait la ferme, de bovin ou d'un autre animal de ce genre. Il accepta la tape amicale. Zoil lui adressa en échange un sourire fugace qui parut comme se crisper et grimacer.

Zoil venait d’une planète qu’on appelait Petite Junon. Celle-ci avait été en relation avec une autre planète qu’on appelait Grande Junon. Les Junons, eux, n'avaient pas dissocié les deux planètes, jusqu'à l'arrivée des Wraiths, et les avaient appelé toutes les deux « Junon » comme si elles étaient une seule et même planète. Et, pour cause, avant l'arrivée des Dévoreurs, il en était ainsi, grâce à la porte des étoiles. Un temps que, chaque Junon espérait revoir comme n'espérait plus. Car, les Junons étaient ainsi, dans l'ambivalence.

En un temps ancien, les deux portes étoiles servaient de passerelle entre les deux planètes, et les deux civilisations croyaient que leurs portes ne menaient que sur une seule planète, à l’image d’une porte de maison qui ne menait que sur une seule pièce. A travers les âges, on ne savait plus laquelle des deux avaient exploré l'autre la première. Certains anciens de chaque Junon disaient que, ni l’une ni l’autre, fut la première, et que, comme l’homme et la femme, les deux planètes naquirent et se lièrent pour la prospérité de toute une progéniture de fils et de filles. Il était coutume de brasser les deux populations et le voyage entre l’une et l’autre planète était le centre d’une culture unificatrice des Junons. Chaque Junon avait sur la planète-sœur un lien, tant le brassage des deux planètes avaient été pensé pour qu’il en soit ainsi, préservant la paix entre les deux planètes. On imposait des mariages entre indigènes venant de l’une ou l’autre planète. Ces mariages étaient honorés deux fois alors, dans chacune des deux planètes. Dans le même esprit, les deux planètes s’échangeaient ses prisonniers, assurant ainsi neutralité de traitement envers eux, du moins d’après la culture Junon. Et, la mort, quant à elle, était honorée deux fois, sur chacune des deux planètes. Le corps du défunt, voyageant une dernière fois, entre les deux planètes, puis le corps envoyé vers une autre destination, une adresse menant vers un au-delà, pour les Junons, mais, en réalité, l'espace d'une autre planète. Les adresses de la porte, elles n'étaient ainsi qu'au nombre de deux, seulement, auxquelles s'ajoutait une troisième, menant sur la mort. Il était interdit de tenter de composer d'autres adresses. On appelait celui qu'il avait transmises ces deux et une adresse, Janus, une entité plus qu'une personne pour les Junons.

Cependant, avec l’arrivée des Wraiths, toute cette culture s’effondra...

Avec l’arrivée des Wraiths sur chacune de ces planètes, la porte des étoiles se retrouva sous l’oppression d’une Reine Wraith et sa ruche, et plus aucun contact ne fut possible entre les deux planètes. A l’image d’un mur de Berlin terrien, beaucoup d’indigènes de chacune des deux planètes avait de la famille de l’autre côté. Les deux planètes étaient comme une seule planète, jusqu’à ce que les Wraiths les dissocièrent, du jour au lendemain ou presque. Durant la période de rupture, les Junons vécurent cela comme une véritable catastrophe et une fin des temps, mais aussi, peu à peu, comme un nouveau cycle après un déluge, par volonté de survivre à la rupture. Sur les deux planètes, les Wraiths imposèrent petit à petit deux systèmes différents faisant de la Grande Junon, une société matriarcale, et de la Petite Junon, une patriarcale. Aussi, dans la Petite Junon de Zoil, les femmes, une fois qu’elles avaient enfantées, étaient livrées aux Wraiths, tandis que dans la Grande Junon, c’était les hommes, qui, une fois ayant eu des enfants de leurs femmes, étaient livrés aux Wraith. La Reine Wraith de la ruche souhaitant tester deux modèles de production différent. Dans la Grande Junon, une nouvelle culture vit le jour, où les hommes étaient au centre, traités comme des princes par leurs femmes, avant d'être livrés aux Wraiths. Le veuvage de la femme ensuite venait, et donnait du prestige et du pouvoir. Ainsi, tout le monde ou presque, excepté quelques rebelles, semblait se convenir à profiter de ce système. Quant à la Petite Junon, elle garda elle, nostalgique, son attache à l’ancienne culture, et la croyance d'un retour à l'unification. Dans cette culture, resurgit la croyance en Janus, et se constitua une rébellion contre les Wraiths, les fils de Janus. La Reine Wraith eut assez de la production de la Petite Junon qui à son goût produisait moins et de la moins bonne nourriture, et qui, de plus, commençait à s'organiser pour se rebeller. Les hommes apportés de la Grande Junon apportaient bien plus de vie et d’énergie que les femmes de la Petite Junon et les enfants y prospéraient mieux, avec, des revendications moindres. Aussi, la planète de Zoil fut ravagée, et seul un camp de survivants survécu à ces attaques Wraiths, et reçut, un jour, la visite des Atlantes. Sur l’instant, les Junons croyaient au retour de la Grande Junon et ses Junons, libérés de l’oppression Wraith, réunifiant les deux planètes. Mais ce ne fut pas le cas. Alors, peu de Junons rejoignirent Atlantis, pour la plupart étant restés, dans l’espoir de ce jour, et préférant rester accueillir les leurs. Chaque Junon connait en lui une forme de solitude. Ce sentiment du Junon est à l’origine de la forte croyance d’espérer un jour croiser un « lien » de l’autre planète. Aussi, Zoil ne refusait jamais une exploration à Atlantis, toujours dans cet espoir de retrouver un Junon de la Petite Junon. Comme tous les Junons de la Petite Junon, Zoil croyait en Janus, et lui prêtait, mystérieusement, comme tous les Junons, l'image d'un Wraith. Zoil faisait partie des rares Junons à croire que Atlantis pourrait faire revenir la Junon, la Junon réunifiée, car les autres Junons attendaient soit des Junons de la planète-sœur, soit un Janus et donc un Wraith, eux seuls capables de réunifier Junon, selon leurs croyances. Zoil avait bravé l'interdit ancestral des trois adresses imposées par Janus dans la culture Junon en rejoignant Atlantis… Les Junons, à la fois cléments et cruels, accorda à Zoil un possible retour, mais seulement sur la Grande Junon, car sur la Petite Junon ainsi avait-il bravé l’interdit, qu’on ne pouvait lui accorder une autre chance que sur la Grande Junon, où, d'après son peuple, il devrait se satisfaire amplement déjà, de pas y être considéré comme un hors la loi.

Doctoresse Nguyen


Nguyen ne répondit pas au remerciement de Tesh. Il était difficile de percevoir les émois de la doctoresse. Cette femme avait énormément de recul sur les choses au point de se montrer très détachée en apparence d'un peu près tout. Nguyen était une femme droite. Elle avait sans nul doute, derrière toute cette apparence assez froide, un fond de bienveillance.

« Non, cela ne me dit rien. Je n’ai pas vu tel homme correspondant à une telle description cette après-midi. Si vous voulez bien, je vais vous laisser à votre enquête. J’ai des patients à ausculter. Je vous souhaite bonne chance et bonne soirée Teshara. »

Répondit-elle à Teshara seule. Nguyen jeta un regard sur les galons de la première classe. Ces galons lui parurent bien « petits » pour une affaire militaire et non… personnelle…
Nguyen était une femme brillante, intelligente et perspicace, et pouvait très bien déduire certaines choses en touchant plutôt dans le mille. Elle n’apprécia guère la fréquentation de Teshara en la personne de Ruth. Elle n’en montra rien et n’en dit rien. A chacun de choisir la voix qu’il désirait prendre. Aussi, même si Nguyen aurait aperçu un tel homme, peut-être ne l’aurait-elle pas donné à Teshara et la soldate... Nguyen était trop insondable pour parvenir à le savoir… Nguyen adressa ensuite un regard à Zoil qui parut tout aussi difficile à déchiffrer avant de se congédier. En cette fin d’après-midi et début de soirée, sans nul doute, dehors, le soleil commençait à tomber, se rapprochant de l’horizon de l’océan atlante. Alors, c’était comme une autre ambiance et des petites ombres au tableau qui, peu à peu, allaient venir…

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Nguyen et ses grands airs. J’avoue, des fois, je lui ferai bien passé son petit air supérieur de femme d’expérience et de savoir. Ok, elle en imposait, je devai le reconnaître, il n’empêche que j’aimerai bien voir son petit visage neutre et bridé se déformer un peu. J’adorais imaginer la tête des gens quand ils avaient un orgasme. Nguyen n’échappait à la règle, et je suis certaine qu’elle devait être moins coincée au plumard que là maintenant. Je détestais ne pas arriver à sonder les gens, ou à savoir le fond de leur pensée. Je me penchais du coup vers Ruth, pour lui proposer sérieusement :
« Je ne suis pas certaine de la croire. Ce qu’on peut faire, c’est la chopper et lui poser les questions de façon plus directe. Tu vois ? », dis-je avec un air de conspiratrice. Bien entendu, j’avais pris garde de dire cela à voix basse pour que seule Ruth entende. Je ne voulais pas d’emmerde, mais si je pouvais le faire discrètement, pas de problème pour moi. Par contre, il faudrait faire disparaître le corps ensuite. Mais ça j’avais mes méthodes.

Ruth


« On peut. Je peux me renseigner sur son heure de prise de repos. »
Répondit-elle sur un ton tout aussi bas que Tesh. De la voix basse de Teshara, Ruth ne prit pas la peine de préciser qu’il fallait se la jouer discrètes, sentant que c’était une évidence et que les deux femmes parurent en avoir conscience autant l’une que l'autre. Ruth avait beau être une militaire, elle était aussi du genre à tout faire pour “protéger” les affaires du “groupe” de Billy… Enfin… Ruth était aussi soldate sur Atlantis… donc jusqu’à un certain point… « Que veux-tu dire par “façon plus directe ?”. » Posa-t-elle la question dans la prudence de bien saisir jusqu’où Tesh proposait d’aller dans son interrogatoire...

Tesh'


Je toisais ma vis-à-vis. Elle était d’accord ? Ben merde, une atlante prête à faire des conneries aussi monstrueuses, ça ne se croisait pas tous les jours ! Il fallait que ce soit ma meilleure amie celle-là ! Je déchantais un peu quand elle posa la question de trop. Façon plus directe se suffisait à lui-même non ? Elle voulait que je lui fasse un dessin aussi ? Bref, je m’expliquais donc, histoire qu’on soit sur la même longueur d’onde. J’avais horreur de me retrouver dans une situation marrante de ce genre avec un ou une partenaire, et de constater que la personne se débinait à la dernière seconde. Ça me mettait généralement très en colère, et quand je le suis, en colère, j’ai du mal à penser aux conseils de mon frère chéri pour rester dans le moule. En gros, je suis ingérable. Je le sais, mais c’est plus fort que moi.
« Arrachage de dents, découpage de doigts, brulure sous les aisselles… J’aime bien aussi découper lentement une oreille, ça fait toujours son petit effet. Y a la piqure qui approche des yeux, ça marche bien aussi. Après, si tu préfères plus exotique, y a l’insertion de truc pas net dans ses orifices, écartèlement, et j’en passe. J’ai de la ressource et un catalogue long comme le bras. ».
Je lui avais fait la totale, comme ça elle pouvait se faire une idée. Pour lui dire ça, et être certaine qu’on ne m’entendait pas, je m’étais rapprochée d’elle pour murmurer vraiment.

Ruth


Ruth l’écouta sans fléchir une seule seconde malgré l’énumération. Hum, elle n’y allait pas de main morte la blondasse lorsqu’elle interrogeait un témoin, c’était le moindre qu’on puisse dire ! « Et tu en fais quoi après ? » Demanda-t-elle à voix basse.

Tesh'


Je lui offrai un petit sourire, non sans faire basculer mes cheveux sur le côté pour les remettre derrière ma nuque. « Plusieurs options. ». Je levais mon index : « Option une : On la bute et on la coule. ». Deuxième doigt : « On la bute et on maquille tout ça pour faire accuser le Byakti. » Troisième doigt : « Avant de la torturer, on la drogue, et quand elle sera de nouveau clean, elle ne se souviendra plus vraiment de nous… Mais c’est risqué. Cependant, c’est ma spécialité. On pourra même s’amuser un peu avec. Tu te demandes pas quelle tête elle a quand elle prend son pied sérieux ? ». Bon je perdais un peu l’objectif de vue, mais fallait pas m’en vouloir, je suis facilement distractible.

Ruth


Ruth écouta Tesh d’une oreille attentive. Vraiment, elle n’y allait pas par quatre chemins la blondasse. La militaire en lâcha un léger rictus qui parut passer pour un sourire sadique. La buter n’était pas envisageable. Même en accusant le Byakti dont il ne savait rien. Trop risqué. Elle ne devait de toute façon pas mourir. C’était trop peu discret sur Atlantis. Encore, ils seraient sur Lantia, elle aurait pu être tentée la militaire. La troisième option de A à Z intéressa beaucoup Ruth même si effectivement elle paraissait quelque peu risquée mais la blonde se disait spécialiste en la matière alors... « La troisième option me plait beaucoup. Mais trop chronophage. » Lui dit-elle cependant. Ruth répondait toujours de manière assez succincte. Le Bytakti était parti déjà depuis bien trop longtemps…

Tesh'

Oui c’était le problème. Ca demandait du temps, et une vision à long terme des choses. On pouvait toujours y revenir plus tard si jamais on ne trouvait pas plus d’informations sur le Byakti. Une idée à se garder sous le coude, et j’en fis part à Ruth.
« On se garde la troisième option pour plus tard si l’enquête n’avance pas. Alors on sortira les gros moyens.. Et si on le trouve avant et qu’un jour tu veux voir sa tête de coincée jouir un coup, tu m’fais signe. » Je lui fis un clin d’oeil, avant de reprendre un peu possession de mon environnement. Poil de gwai devait se demander ce qu’on se racontait toutes les deux.

Ruth


Ruth lui adressa un sourire aussi plaisant que quelque peu sadique voire carnassier si sa touche féline n’en arrondissait par les angles. « Faisons comme ça. » Elle acquiesça. Elle parut réceptive à son clin d’oeil bien qu’elle n’en rendit que ce sourire.


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