Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Normandie 4.1 : Les frontières fraternelles

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Sam 25 Aoû - 16:51
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Opération
&
NORMANDIE
MJ28 : Opération Normandie
Chronologie : JEUDI 17 MAI


La nuit s’écoula lentement sur Le Boc.
Les différents groupes de Natus/Atlante/Tairis se séparérent peu à peu pour aller trouver la chaleur réconfortante de leurs lits. L’atmosphère bien pesante de la guerre était toujours là mais son spectre avait perdu en influence avec toutes les scènes de vie et les festivités qui s’étaient déroulées ce soir là. Parmi les tentes sans éclairage intérieur, on pouvait en trouver parfois quelques unes qui s’animaient encore d’ombres chinoises. D’hommes et de femmes éprouvés par le combat qui s’étaient retrouvés pour partager un moment en intimité et oublier l’atrocité de ce que l’on trouvait plus loin.

Le cantonnement représentait la vie et un espoir que la guerre se terminerait sur une bonne note. Mais la ZA et la tente médicale dissimulaient à peine les murs de cadavres qui avaient été empilé là. Par chance, ou plutôt grâce à la réussite de la mission de Rodney, Alek et Matt, l’entité avait stabilisé la majorité des blessés de guerre. On les trouvait tous en sommeil dans ces enchevêtrements de racines, permettant au personnel médical de changer de priorité et de remettre sur pied les soldats qui pouvaient retourner au combat.

Dans cette nuit douce et clémente où la température était devenue confortable, il ne restait pour activité que les gardes de la zone de commandement, quelques insomniaques ponctuels et le dispositif de Jacobs à l’extérieur de la base. Tous les autres s’étaient profondément endormi et personne n’avait réellement réalisé la progression de ce nouveau biome naturel.

Au petit matin, lorsque le soleil revint larder de sa chaleur les dunes de sable, cette oasis de verdure fit un écran protecteur et très agréable aux occupants. C’est naturellement que les soldats s’éveillèrent, réveillant ceux qui avaient du travail et laissant les autres dormir encore un peu. Le sergent Graham avait travaillé une bonne partie de la nuit, il n’avait dormi que deux ou trois heures comme le reste du personnel essentiel en charge du fonctionnement du camp.

La lumière perçait difficilement l’épaisseur du feuillage des arbres, ce toit de verdure, et on se serait cru dans une jungle tropicale très jeune, débutant à peine sa croissance. Quelques chants d’étranges créatures, de criquets ou autres petites bestioles signaient joyeusement l’arrivée du matin. Et les soldats qui sortaient de leurs tentes découvrirent ce changement brutal de panorama avec scepticisme et réserve. Aussi investi qu’il l’était, James n’hésitait pas à s’arrêter en chemin pour les rassurer, leur faire comprendre que la “nature” était en train de reprendre ses droits et que la vie revenait petit à petit. Ce qui n’était pas tout à fait faux.
Lorsque l’on se rappelait cette chaleur étouffante et ce sable qui s’insinuait partout. A présent, le sous-officier marchait sur une nappe d’herbes folles, de racines et d’humus. Parfois, des courants d’airs filtraient à travers la frondaison de ces différents arbres incohérents. Des conifères qui cotoyaient de près des palmiers et autres espèces tout à fait inconnue.

Pas étonnant que les soldats se sentaient perdus ou menacés. Un savant fou jouant à l’apprenti sorcier de la nature n’aurait pas atteint ce résultat. Pourtant, l’environnement était d’autant plus agréable et vivable. Le seul point véritablement problématique résidait sur le fait que cette végétation ne permettait plus de s’y retrouver ou de voir à l’extérieur. Sous la supervision de Meurlay, quelques volontaires s’étaient déjà armés de machettes pour tracer des routes empruntables balisées par des codes couleurs peinturlurées à même les troncs.

Le naturel revint très rapidement chez les Natus. Il n’avait pas fallu longtemps pour qu’un menuisier se serve de bois jeune pour le travailler et en faire des pancartes. Les chasseresses s’étaient toutes réveillées plus tôt, très enthousiastes, pour aller explorer cette nouvelle terra incognita à l’intérieur même de la base. Les Atlantes, quant à eux, étaient en droit de râler en voyant que le lierre avait investi toutes les surfaces de leurs tentes.

Il était six heures trente du matin lorsque le sergent alla frapper aux différentes portes.
« Soldat Hansen ? » le sergent insista. « Réveillez-vous soldat ! »
James attendit que la porte s’ouvre et salua le militaire d’un signe de tête.
« Vous partez en mission prochainement. Veuillez faire lever de force notre cher Rodney et retrouvez-moi au point de ralliement Charlie. Il se trouve à côté du mess. »
L’homme pointa la direction du doigt, conscient que Mikkel allait se demander comment une jeune forêt équatoriale avait eu le temps de pousser en une nuit.
« On a balisé le chemin, suivez les peintures bleue ou les pancartes qui indiquent la direction du mess. Pensez à vous rééquiper au stock avant ça. »

Il se retira rapidement pour aller avertir le Tairis qui faisait partie de l’unité. Une certaine Arwé’Shara qui se trouvait, avec les autres tigres, dans le secteur le plus dense de cette nouvelle jungle. Un Natus avait eu la gentillesse de tendre une corde de la fin des tentes jusqu’à la grande source d’eau au bord de laquelle ils reposaient. Comme un fil d’ariane pour ne pas perdre son chemin.
Heureusement, la surveillance du commandement et du Dédale indiquaient que cette zone de forêt se trouvait limitée à la base. C’était à se demander si l’entité n’avait pas recréé ce noyau de verdure rien que pour eux, afin qu’ils ne souffrent pas trop de l’environnement désertique.

Quoiqu’il en soit, James termina sa tournée par la zone carcérale en allant chercher son prisonnier.
« Sergent Eversman ? C’est l’heure ! »
Graham désactiva le champ de force le temps de l’amener à lui puis lui demanda de le suivre. Conformément aux consignes données par le lieutenant, il ne serait pas ligoté et garderait les mains libres. Personne d’autre que le sergent Graham n’avait été affecté pour le surveiller.
Consciencieux, l’aide de camp amena le sergent jusqu’à un endroit, au milieu des tentes, qui servaient à la toilette. Pas mal de tirailleurs Natus s’y trouvaient déjà, se rafraîchissant aux bords de petites bassines de bois. Il offrit une trousse de toilette au sergent-maître et lui laissa le temps de se remettre de sa nuit sans lit.
L’homme resta à l’écart, une main posée sur l’oreillette, pour gérer la suite de sa matinée qui s’annonçait chargée.

Le point de ralliement Charlie se constituait d’un simple panneau en bois relié d’une cordelette à un piquet. Maintenant que la végétation avait tout envahi et qu’il était plus compliqué de se retrouver, même avec les radios, ces zones de rendez-vous évitaient pas mal de malentendus et de perte de temps. A l’instar de la veille où tous les soldats s’étaient partagés leurs rations, un grand barnum avait été monté pour la distribution du repas. C’était un mess Natus en plein air où une bonne soixantaine de soldats, tout confondus, attendaient en ligne devant les quelques volontaires cuisiniers.

Graham demanda un peu d’aide à Matt pour tout transporter. Etant donné que leur groupe de combat partait en mission, il était passé devant tout le monde pour se servir. Le sergent, accompagné de Matt, vint donc à la rencontre de Mikkel, Rodney et Arwé’Shara.

« Bonjour tout le monde. » fit-il sobrement. « Vous repartez en mission dans le complexe dans peu de temps, je vais vous faire le topo mais avant : restaurez-vous. »

Chaque soldat, Matt inclus, obtenait un quart militaire standard rempli de café et une grande tranche de pain artisanal provenant des boulangers de la Magna. Ce met n’avait strictement rien à voir avec l’image de notre bonne vieille baguette ou du pain complet. Celui de la Magna donnait davantage l’air d’une crêpe épaisse à l’aspect repoussant, comme une éponge comestible, mais qui avait pour particularité de se conserver longtemps à l’air libre et résister aux variations de températures.

Il ne fallait pas s’attendre à un repas de luxe mais il n’était pas non plus ignoble. Les cuistots avaient étalés un mélange de confiture sur ces tranches pour rendre le tout acceptable. Accompagnant le café, chaque soldats recevaient également des fruits inconnus, fraîchement cueillis sur les arbres naissants du cantonnement par les chasseresses. Pour ceux qui se méfiaient, des boites de rations de l’armée avaient été ouvertes et leurs contenus disposés en évidence sur les tables restantes. Si quelqu’un préférait de la vieille rillette à sa confiture ou du fromage chargés de bromure, il en avait également la possibilité.

Malheureusement, mis à part les tables de service pour les cuisiniers, il n’y avait rien pour s’installer. Les soldats allaient devoir se contenter des irrégularités du terrain comme les cinquante autres militaires qui déjeunaient gaiement. Il n’était pas rare d’entendre monter quelques éclats de voix et des rires joyeux alors que les groupes se formaient.

Arwé’Shara eut ni café, ni tranche de pain. Pour les Tairis, ces énormes ballots de viande avait été descendu du Dédale et mis à disposition dans un coin. Il était heureux que les tigres aient pu amener les vivres en embarquant car ni Atlantis, ni la Magna, n’aurait pu assurer en si peu de temps une telle consommation de viande.

Graham en profita pour libérer sa tête de son casque. Il s’agenouilla au sol, plaçant la protection sous son derrière pour s’en servir de tabouret de fortune, puis il dégusta son café. Il avait cravaché toute la nuit comme un dingue et ce n’était pas fini. Il voulait que tout soit parfait et chaque objectif rempli lorsque le lieutenant reviendrait en zone de commandement prendre son rapport.

Cette situation lui ouvrait des perspectives intéressantes. James se disait qu’au retour de la guerre, il pourrait demander à devenir l’un des aides de camps officiels. Il pensait plutôt bien s’en tirer et ça lui plaisait de préparer les choses aux petits oignons comme Meurlay avec son intendance. Donc, pourquoi pas ?

« A la vôtres messieurs. » Fit le sous-officier en levant son quart.

Il attendit encore quelques secondes que tous aient pu au moins avaler un morceau avant d’entreprendre le briefing.

« Voilà la situation. Le camp est au repos, on est en train de chercher un moyen pour rejoindre la nouvelle zone de combat qui se trouve à plus de deux milles bornes de là. Pour les détails, voyez McKay. »
Il avait fait un signe de menton dans sa direction.
« Le lieutenant Allen va diriger votre équipe. La mission : retourner dans la salle du fauteuil Wraith et brancher l’officier pour une communication avec les clones. »

Son regard se posa sur le scientifique et le sergent-maître.

« Matt et Rodney, vous devez travailler ensemble pour remettre en marche ce fauteuil et faire en sorte que votre officier puisse l’utiliser. Ensuite, vous devrez restaurer le terminal, si c’est possible, et localiser la dernière position de l’otage Bruce Pierson, pilote de F-302. »

Graham jeta son fond de café dans un buisson puis se redressa, récupérant son casque.

« Enfin, Mikkel et Arwé’Shara devront s’assurer que rien ne vienne perturber les activités du lieutenant et celles de l’équipe. Il n’y a plus de présence hostile dans le secteur mais il n’est pas exclu que quelques vicelards nous aient échappé. Donc restez alertes. »

Il pensait avoir fini lorsqu’il se sentit obligé d’ajouter, en fixant Matt avec insistance :

« La sécurité, c’est le boulot de Mikkel et Arwé. Et eux seuls... »

Son regard migra de l’un à l’autre pour s’assurer qu’ils avaient tous compris leurs objectifs.

« Votre officier va bientôt vous rejoindre, ce briefing est susceptible de changement en cours de route. Bonne chance à tous et revenez entiers. Messieurs... »

James les salua d’un sourire aimable puis il les quitta.
Il récupéra au voyage un nouveau quart de café avec une tranche de pain Natus et des fruits puis suivi le code de peinture rouge qui menait jusqu’à la zone de commandement. Les petites brises de courant d’air qu’il sentait sur son visage lui faisaient un bien fou et il levait parfois le nez en recherchant d’où provenait ces chants d’oisillons. Etait-ce des oiseaux comme sur Terre ou des espèces extraterrestre ? Et de quelle planète ?

Après tous les morts qu’il y avait eu la veille, ça lui faisait quelque chose de voir de la vie coloniser ce joyau de verdure, même si ce n’était pas humain. C’était comme si la nature faisait une promesse qu’ils gagneraient cette guerre, qu’ils finiraient par s’en tirer. Mais c’était pas aussi évident, la bataille de la vieille avait été si intense et rude que ça lui avait semblé durer des mois. Mais non, une journée, juste une journée.
Perdu dans ses pensées, James songea à la Première et Seconde Guerre Mondiale. Quand ces journées terribles s’enchainaient, parfois avec de périodes de privation ou des sièges. Avaient-il connu une telle intensité ? Le sergent en doutait, c’était une époque différente où les Guerres ne se gagnaient plus sur le temps mais sur la tactique.

Quelques appels radio plus tard et cinq minutes de marche, James toqua à la porte des quartiers du lieutenant. Il attendit patiemment avant de recommencer une deuxième fois puis de saluer l’officier, se demandant s’il venait de la réveiller ou non.
« Bonjour lieutenant, mes respects, il est sept heures... »
Il lui tendit le quart de café ainsi que la tranche de pain dont la confiture collait les fruits, les empêchant de tomber.
Question con. Mais quel comportement adoptait un aide de camp le matin vis à vis de l’officier ? Il le laissait manger avant de revenir ? Il le suivait dans les quartiers pour donner l’essentiel ?
Graham fût surpris de se retrouver devant cette question qu’il n’avait pas vu venir et eu un moment d’hésitation, n’osant pas entamer le sujet. Il se racla la gorge, se disant qu’il le saurait rapidement s’il était trop insistant, puis il reprit la parole en entrant dans les quartiers de son supérieur. Il était si tendu qu’il se tenait au garde à vous sans même s’en rendre compte.

« Votre équipe est prête pour la mission, ils ont reçu un briefing préliminaire... »
Et comme d’habitude, il sortit son fameux calepin pour en étudier les croix, signe des éléments qui méritaient d’urgence l’attention du lieutenant. Ou bien des informations qu’elle lui avait demandé pour le lendemain.
« Quatre Natus et trois soldats Atlantes n’ont pas survécu à leur blessure malgré la stase de l’entité. La cause pour la majorité concerne une ponction qui les a laissé dans un état de vieillesse trop avancé. Un Tairis est également très mal en point, ses pairs songent mettre un terme à sa souffrance dans l’heure qui vient. »
James pinça des lèvres. Ce n’était que le début des bonnes nouvelles. Il attendit quelques secondes, essayant de chercher les mots pour annoncer la suite.
« Je me dois également de vous avertir que certaines unités ont souffert de troubles mentaux... »
L’aide de camp croisa son regard et acquiesça.
« McIntosh et Talheart de notre côté. Héréald, Finly et Torald chez les Natus. Ils sont...devenus fous lieutenant. La Meneur Paresok a choisi quelques uns de ses hommes pour les garder en sécurité le temps que nous sachions...quoi en faire... »

L’homme referma son calepin. Il avait donné l’essentiel, le reste attendra.
« Les rapports s’accumulent à la tente de commandement, vous avez déjà deux demandes d’entretien et un rendez-vous liaison...je vais aller vous condenser tout ça, mon lieutenant. »

Graham défit sa veste et en sortit un stunner Wraith dans son holster. C’était une arme qui provenait de l’armurerie du Dédale et qui n’était pas verrouillée par le gène. L’homme le déposa sur la table tout en concluant :

« Je n’ai pas informé le soldat Hansen de son “second” rôle. Conformément aux instructions reçues... »

James fixa l’officier et attendit patiemment, attendant de voir si elle allait lui donner de nouveaux ordres ou s’il pouvait disposer pour reprendre son travail.

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GROUPE DE COMBAT ALLEN

  • Vous rejoignez le point de ralliement Charlie.
  • Nous sommes le lendemain, jeudi 17 mai à 06H45 lors du briefing. Votre officier vous rejoint peu après 07H15.
  • Seuls Rodney, Mikkel et Pedge se sont rééquipés.


Ceci n'est qu'une simple amorce si vous souhaitez échanger avant le départ.

Pas de deadline, nous rédigeons au fil.


CODAGE PAR AMIANTE

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[MJ28] Opération Normandie



Matt Eversman


L’endormissement avait été rapide. Yin y était certainement pour beaucoup. Le réveil fut beaucoup plus délicat. Il y eut l’impression d’avoir à peine fermé les yeux qu’on le tirait des songes. C’est assez désagréable et cela ne s’améliora pas avec l’émergence de courbatures lorsqu’il chercha à se redresser. Il payait les efforts de la veille mais surtout sa nuit sans confort. Une main passa négligemment sur son visage pour tenter de le réveiller un peu. Il constata alors l’unique présence du Sergent Graham de l’autre côté et non d’un contingent armé. Nul doute que l’autre avait ses consignes mais le Ranger apprécia. Tout comme l’absence de liens. L’ordre de le suivre fut reçu avec un mouvement positif de la tête avant qu’il ne l’exécute effectuant quelques mouvements rapides « d’étirement sur le chemin.

« Merci, Sergent. » Dit-il en réceptionnant le kit. Rien de bien extravagant : de quoi se débarbouiller un peu, se raser et une brosse à dent. Une douche aurait été fortement appréciée mais ils n’étaient pas dans un hôtel mais dans une base avancée. Il pouvait déjà se réjouir de pouvoir faire un brin de toilette. C’était déjà un petit luxe pour lui. Sans ajouter un mot, Matt passa son t-shirt par la tête dévoilant un imposant bandage blanc destiné à protéger les points et strips des frottements et de nouvelles simulations. Pouvoir se passer un peu d’eau sur le visage, se débarrasser des stigmates de la veille, de la crasse et de cette poussière. Ce n’était pas grand-chose mais c’était des petits plus qui faisaient du bien au moral. Ce n’était pas les quelques poils qu’il pouvait avoir sur le menton qui risquait de poser problèmes mais il fit le nécessaire pour être le plus présentable possible.

En parlant de tenue, un vêtement lui manquait ou plutôt lui avait été volé. Matt ne put s’empêcher d’imaginer son avenir autour des formes appréciables de Yin, frottant contre elles constamment. Déjà que chacun de ses propres mouvements lui rappelait le vol. Il valait mieux pour lui vite revenir à d’autres pensées plus chastes, un petit sourire venait déjà d'apparaître sur ses lèvres. Cette fille était folle, pleine de surprises et sa compagnie était des plus appréciables. Elle avait eu raison d’insister, il ne regrettait pas de lui avoir céder. Il lui fallait néanmoins revenir sur Terre, ou plutôt sur cette planète. Il ne pouvait pas rester ainsi. Ce serait des plus génants. Ce l’était déjà un peu. Il n’y avait pas de cantines avec des vêtements de rechange, il ne pouvait donc pas en obtenir un autre. Il ne lui restait plus que de demander à Graham. Super. C’est avec le t-shirt sur l’épaule qu’il se rapprocha du sous-officier.

« Sergent ? » Fit-il lorsque ce dernier avait achevé son appel radio afin d’attirer son attention. Le kit de toilettes lui fut tendu afin qu’il le récupère. « J’aurais besoin d’un nouveau bas si possible. » Même une personne comme lui sentait forcément le rouge lui montait aux joues. Il espérait ne pas avoir à se justifier davantage.

D’un premier abord assez surpris, le sergent le fixa tout en se faisant quelques hypothèses. Il imaginait tout de suite que le combat ou la violence l’avait fait quelque peu défaillir. Mais lorsqu’il s’attarda sur l’expression gênée de son collègue, il finit par deviner en faisant le lien avec la visite la veille d’une soignante. Le responsable de la garde lui avait simplement dit que les soins d’Eversman avaient duré un peu plus de temps que prévu. A voir ce sourire sur sa figure, il comprenait que lesdits soins avaient dû prendre une toute autre dimension.

« Je pense pouvoir vous dégoter ça. Attendez-moi ici. »

Quelques minutes plus tard, Graham revenait avec un caleçon neuf et le lui tendit. Il échangea silencieusement un regard avec Eversman avant de faire un coup de menton en direction d’une tente qu’il savait vide.
Graham fut remercié d’un signe de tête, autant pour lui avoir dégoté un caleçon que pour ne pas avoir posé de questions, avant qu’il ne rejoigne la dite-tente pour se changer. Cela ne prit à peine plus de deux minutes avant qu’il ne revienne vers lui, le t-shirt remis en place cette fois et se plaça les mains dans le dos montrant ainsi sa nouvelle disponibilité.





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Du côté de Rodney & Mikkel
Baraquements, 6h30, avant le briefing.


Mikkel Hansen


Il était 6h30.

« Soldat Hansen ? Réveillez-vous soldat ! »

Mikkel se leva. Il enfila deux-trois trucs puis ouvrit la porte de son quartier. Il vit un militaire et reconnut les galons de sergent. Il salua son sergent et son grade d’un salut militaire mais à l’égal du signe de tête du sergent dans un geste plus décontracté que dans l’officiel. Malgré tout, il y avait bien marque de respect bien présente. Mikkel était déjà habillé en tenue militaire du pantalon et de ses rangers, propres et cirées, mais il était encore t-shirt noir avec la chaleur et dans l’empressement de ne pas faire trop attendre celui qui frappa à sa porte. Graham lui annonça qu’il partait prochainement en mission, mais, avant cela, il devait faire lever Rodney pour l’emmener avec lui au point de ralliement Charlie, situé à côté du mess. Le norvégien suivit du regard la direction que lui indiqua du doigt le sergent et, de là, le norvégien remarqua qu’ils étaient comme en pleine forêt tropicale ! Fort de son sang-froid, et encore dans le réveil, il n’y réagit pas plus que ça, mais fut content alors d’avoir la précision du sergent sur la localisation bien qu’il n’en afficha aucun émoi. Il s’agissait de suivre les peintures bleues ou les pancartes de direction. Il leur faudrait se rééquiper au stock avant de rejoindre ce point et de recevoir leur briefing. Mikkel avait déjà un package qu’il avait préparé la veille mais pourquoi pas pour McKay. Mikkel acquiesça à toutes ces informations.

« Compris mon sergent. » Répondit le soldat à son supérieur.

Mikkel consulta sa montre de plongée. Lui et McKay n’avaient qu’un quart d’heure pour tout ça. Heureusement, Mikkel avait déjà pris une douche dans les douches communes hier soir, en revenant de la cellule de détention de Matt, et avait même pu se retailler un peu sa barbe pour rester présentable et impec là-d’ssus. Le norvégien enfila sa veste militaire et prit son package déjà prêt ainsi que son famas de l’Alliance. Il s’équipa de son 9 millimètres en le sanglant et l’attachant à sa cuisse. Mikkel avait décidé d’abandonner le fusil à pompe. Il avait estimé qu’il lui fallait se calmer avec ça. Ca suffisait bien pour son épaule. Il avait trop besoin de son épaule pour rester opérationnel au combat. Au détriment, allégé en poids, il avait donc pris juste un peu plus d’explosifs pour un mixage, toujours, entre C4 et claymores, et n’avait pas manqué de prendre, toujours, un rail lance-grenades sur son famas. Il garda pour autant, toujours, un silencieux, glissé dans son gilet, pour toujours avoir l'occasion de switcher sur du discret si besoin. Il avait pris aussi un couteau en plus. Il portait désormais deux couteaux : un de marine et un de combat. Il avait par ailleurs refait le plein de munitions et de cartouches de cigarettes puisque Mikkel se mettait à fumer ces temps-ci.

Ainsi prêt, le soldat se rendit à la porte du quartier de McKay juste à côté du sien. Il frappa à la porte d’une bonne poigne de sa bonne carrure. Il frappa, de premières fois, plusieurs coups. Puis, une seconde fois, de plusieurs coups, histoire de bien réveiller le scientifique.

« Rodney ? Debout Kay ! Briefing dans 10 minutes. »

Dit-il de sa voix forte de son bon coffre sur un ton abrupte et viking plutôt reconnaissable en fin de compte : du Hansen tout craché. Le parler n’était pas pour autant ultra militaire non plus. Il restait calme et de force tranquille. En vrai, dans 14 minutes exactement le briefing, mais le norvégien avait souvent fait ça avec ses coéquipiers lorsqu’il était chargé de les réveiller histoire d’anticiper les retards. Et puis, il y avait la marche à compter. Ca faisait sans doute pas 4 minutes mais bon. Il y avait aussi le détour au stock et une marge qu’il ajoutait !

Rodney McKay


La nuit était courte, il fallait l’avouer. Mais je dormais tellement profondément que ces quelques heures de sommeil me permirent de recharger un peu mes batteries. J’ignorais encore que le réveil serait difficile et pénible, à cause des nombreuses courbatures qui apparaîtraient, causées par la guerre de la veille, ce maudit lit inconfortable, ainsi que ce qui s’était passé cette nuit. Pourtant, je continuais de dormir comme un bien heureux, lover contre un corps chaud que je serrais inconsciemment contre moi. Le lit était petit, donc pas le choix que de se serrer, mais ce n’était pas déplaisant. Même mes ronflements ne vinrent pas déranger ce moment de tranquillité. Jusqu’à ce qu’un autre bruit plus désagréable arrive et perturbe ce moment. Un son atroce qui me réveilla lentement, me ramenant à la dure réalité. Quelqu’un frappait comme un bourrin sur la porte de mon baraquement, tout en m’appelant. J’eus beaucoup de mal à émerger, et lorsque mon corps sortit également de cette torpeur, les courbatures se firent enfin sentir, me faisant gémir alors que mes yeux étaient toujours fermés. Par réflexe, je serrai ce corps chaud contre moi, comme si cela pouvait me renvoyer dans le sommeil. Mais hélas, ce ne fut pas le cas. Toute bonne chose avait une fin. Et la personne qui martelait la porte n’avait visiblement pas l’intention de s’arrêter. On ne pouvait jamais être tranquille.

Je finis par me redresser, par dépit, repoussant ma compagne qui dormait sur moi. Cette dernière commença elle aussi à émerger. Je la délaissai à regret, me demandant si elle allait se rendormir ou non. Elle en avait de la chance, elle avait le choix, contrairement à moi. Alors que je m’assis sur le bord du lit, mon corps me fit atrocement mal. En particulier mes jambes et mes bras trop sollicités la veille pendant la bataille, mais également mon dos qui avait souffert à cause du matelas miteux servant de lit. Pourtant, tout le monde savait qu’il me fallait un matelas spécial, particulier pour mes problèmes de santé, non ? Ils auraient pu faire un effort de ce côté là. Toujours gémissant et souffrant alors que j’étirais mes muscles et mes membres, je finis par me redresser sur mes jambes tremblotantes. La personne à l’extérieur, un homme d’après sa voix, continuait de frapper fortement sur la porte. Il allait réveiller tout le camps, s’il continuait comme ça. Je me rendis compte que j’étais complètement nu, je n’allais pas pouvoir ouvrir dans cette tenue. J’enfilai le premier vêtement qui me tomba sous la main, voyant à peine dans l’obscurité. Un mince filet de lumière éclairait l’intérieur du baraquement, mais pas suffisamment pour voir comme un plein jour. Hélas, moi qui pensais attraper mon pantalon, ce fut mon formidable caleçon jaune qui me tomba sous la main. Tant pis, pas le temps de chercher davantage. Ma compagne du moment dormait encore, il fallait empêcher l’autre bourrin de la réveiller. Qu’elle profite du sommeil contrairement à moi. J’enfilai en vitesse le caleçon, toujours en gémissant sous les courbatures, avant de me diriger vers la porte en tâtonnant. Dès que j’ouvris la porte, la lumière de l’extérieur agressa violemment mes yeux, et je dus patienter quelques secondes en les frottant pour m’y habituer. Puis, ma vision devint plus nette, et je vis que le bourrin en question n’était autre que Mikkel. Mais, qu’est ce qu’il faisait là, lui ?

"Hansen ? Qu’est ce que vous faites ici ?"

J’eus du mal à remettre mes idées en place. Je dus me faire violence pour ne pas laisser les courbatures me faire la vie dure. Même l’idée ridicule de me retrouver un caleçon pour la seconde fois devant un membre de l’équipe ne m’effleura pas du tout l’esprit. Je n’avais pas compris ce que Mikkel m’avait lancé à travers la porte, lorsqu’il m’avait réveillé. Aussi, je ne comprenais pas le motif de sa présence.

"Mais quelle heure est-il ?"

Je remarquai enfin ce qui se trouvait à l’extérieur, et je fus surpris de voir qu’un forêt avait émergé pendant la nuit. Cela ne pouvait être que l’oeuvre de Primèlys, aussi je fus moins stupéfait que la plupart des personnes présentes sur le camps. Mais trêve de rêverie, l’endroit était magnifique, mais il y avait plus important à faire que de s’émerveiller devant la nature qui reprenait peu à peu ses droits dans ce désert. Mikkel prit la parole, mais sur un ton trop fort à mon goût. Pas pour moi, mais pour quelqu’un d’autre.

"Chut, ne parlez pas si fort. Vous allez la ..."

J’interrompis mes paroles, me rendant compte que je venais d’avouer la présence de quelqu’un dans mon baraquement, alors qu’elle n’aurait pas dû y être. Par réflexe, je tournai la tête en direction de mon lit, voyant que la petite blonde bougeait de plus en plus dans le lit. Elle avait été réveillée lorsque je m’étais levé, mais j’ignorais si elle allait pouvoir se rendormir après tout ce tapage. Puis, je reportai mon attention sur Mikkel. Ce dernier aurait peut être du mal à croire à une telle chose, je n’étais pas du tout connu pour mon relationnel avec les autres, en particulier avec les femmes.

« Hummmmmmm »

Elle s’était finalement levée. Prenant la couverture qui traînait par terre, elle en avait faite la maigre muraille entre elle et sa nudité avec de s’approcher de moi. Elle se colla contre mon dos, posant son menton sur mon épaule gauche afin de voir mon interlocuteur. Le visage défiguré par la nuit agitée et la fatigue, elle demanda d’une voix pâteuse :

« Est-ce ton lien ? Tu aimes les hommes ? »

Je sursautai légèrement en sentant une présence contre moi, je ne m’étais pas attendu à ce que la petite blonde se soit levée, et encore moin collée contre mon dos. A sa question, je ne pus m’empêcher de la dévisager, très surpris par sa demande. Comme si elle venait de dire une plaisanterie.

"Hein ? Quoi ? Non, bien sûr que non. C’est juste l’un de mes équipiers. Un casse pied qui m’empêche de dormir".

Audryn leva un sourcil.
De sa main libre, elle me pressa délicatement le bras tout en répondant du tac au tac.

« Je n’en ferais point jalousie. Il est bien bâti et tu as le droit d’aimer s’il se montre doux avec toi...mais il ne parle pas beaucoup. Il s’appelle comment, l’Atlante muet ? »

Je n’en revenais pas de ce que j’entendais, c’était bien la première fois que quelqu’un me demandait si j’aimais les hommes. Il y avait de quoi être gêné dans ce genre de situation. Et cela me fit tellement perdre mes moyens que je ne présentais même pas Mikkel à Audryn.

"Non … mais … non … je ne suis pas attiré par les hommes … jamais … c’est juste un … ami".

Audryn m’embrassa dans le cou sans la moindre gêne. Elle me chariait forcément devant lui.

« Si tu es à moi seule, je n’en suis que plus fortunée. »

Son baiser me fit frissonner, cette femme ne me laissait décidément pas indifférent. J’eus cependant un petit sourire pour elle, avant de reporter mon attention sur Mikkel.

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Mikkel Hansen

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Mikkel Hansen


Mikkel avait encore un peu d’alcool dans le sang avec le festin Natus auquel il avait participé cette nuit avec la duelliste Sytie. Et, il fallait le dire, l’alcool Natus, ce n’était pas du p’tit degré. Alors, en ce petit matin, c’était un Mikkel un peu plus décontracté qui s’était levé d’son pieu.

Le scientifique ouvrit enfin sa porte et répondit au soldat. McKay lui demanda ce qu’il faisait ici. Bah, il ne venait pas faire les carreaux, en tout cas, parce que, y’en avait pas, de fenêtres, sur les parois d'ce conteneur, se disait le norvégien, encore un peu dans le gaz. Ah, mais, ah tiens, y'avait des plantes, un genre de lierre, un truc comme ça. Bah, il ne venait pas non plus débroussailler. Ça devait être la "Nature" dont Matt lui avait parlé cette nuit, donc, une instance alliée, donc, inutile de s'y attarder plus que ça. Oulà… la décuvée allait être difficile… Il fallait qu’il soit moins abrupte… qu’il redescende… Oui. Voilà.

Mikkel aurait pu répondre des trucs comme ça à Rodney, dans les restes d’alcool, à lever un sourcil, mais, devant lui, ce n’était ni Matt ni Grayson, alors, alors il resta silencieux. Pourtant, Mikkel appréciait autant Kay, mais, c’était juste que, il ne savait pas s’il pouvait blaguer avec Kay, s’il pouvait se le permettre, s’il ne devait pas plutôt lui faire grâce d'son humour un peu pourri. Déjà qu’il l'avait appelé Kay et qu'il l'avait tutoyé, dans le jus de la mission, sans, au final, trop savoir si ça le gênait ou pas, alors, il s’disait qu’il n’allait pas trop pousser le bouchon avec le scientifique. Mais, la tentative fut trop grande, concernant son caleçon jaune poussin. Mikkel le vit et s'attarda un peu dessus du regard, toujours, un peu dans le gaz, bien qu’il parut frais et dispo, en apparence. Par pudeur norvégienne, il ne s'y attarda pas trop non plus, mais il le vit bien et ne pouvait pas le manquer de sa couleur.

«Salut Kay. Sympa ton caleçon couleur Pikachu. »

Mikkel avait un niveau neveu qui jouait à Pokémon sur Terre et qui adorait le pokémon Pikachu. Il en avait même un coussin jaune trop doux. Et, franchement, neveu ou pas, il lui aurait bien piqué, parce qu'il était, mais vraiment, mais vraiment, trop doux. Enfin bref. Après le boxer rose de Matt, Mikkel avait ainsi le privilège de voir le caleçon jaune de Rodney. Mikkel devrait sans nul doute s’habituer à de plus en plus délaisser sa pudeur de norvégien.

« 6h32.. »

Abrupte, lui répondit-il sur l’heure, sur ton habituel de parole. Mais Rodney lui répondit alors de ne pas parler si fort à la surprise du norvégien qui pour autant n’exprima aucun émoi. Mikkel avait une voix par nature assez portée même s’il en gardait toujours un ton calme. Il restait toujours dans la force tranquille le norvégien. Qu’il allait la… La quoi ? Qui ? Mikkel regarda McKay avec cette expression de visage du « Quoi donc ? ». Mais, très vite, Mikkel guetta dans la même direction que Rodney, à savoir, vers son lit à l’intérieur. Bien que le norvégien fût à la porte et Rodney à son seuil, il vit derrière le scientifique, une tête blonde dans le lit. Mikkel, norvégien, était assez pudique, même si norvégien dévergondé avec son ancien voyage au Brésil, mais, sa pudeur norvégienne, elle restait tenace. Mince, Rodney aussi ?! Mikkel avait cru entendre des bruits de coïts dans le campement Natus qu’il crut attribuer au Lieute Allen. Pas qu’il avait déjà entendu des gémissements d’elle auparavant, mais il avait cru l’entendre « parler » aussi... alors… Eh bien. Avec le reste d’alcool, et la soirée Natus, et à voir un autre équipier prendre aussi ce plaisir de lit, il se gratta la joue et sa barbe, mais, au final, lâcha un léger sourire, passager, et lâcha un léger signe négatif de tête. Baaah c’était la nature ! M’enfin Kay ?! Il ne l’aurait pas cru bourreau des cœurs. McKay parut plus guerrier encore au norvégien. Il allait avoir une place au Valhalla. Sûr !

Et puis, finalement, la jeune femme arriva près de McKay. Durant leurs échanges, Mikkel resta taciturne, s'effaçant. Fort de son sang-froid, il ne montra aucune gêne, mais il n’en fut pas moins gêné. Les norvégiens n’étaient pas des gens très expansifs. De son éducation, il aurait voulu laisser le couple dans leur intimité, et, se congédier, mais, le soldat, il devait bien rester, et, alors, il resta. Lorsque la Natus demanda si Mikkel était son « lien » et si Rodney aimait les hommes, Mikkel passa sa main sur son menton et baissa un peu la tête mais comme gardant un regard sur eux. Au final, dans une attitude assez nordique et viking, même si, celle d’un réservé. Comment ça, un casse-pied qui l’empêchait de dormir ? Ah bah… C’n’était pas lui non plus qui avait fixé l’heure du briefing... Oh, bordel, l'alcool avait dû être fort cette nuit pour que vienne pensée abrupte... Mikkel ne revint à la conversation que lorsqu’on lui demanda son nom mais il en resta taciturne. Rodney répondit qu’il n’était pas attiré par les hommes et que Mikkel n'était qu'un ami. Euh, ah, euh, ami ? Oui, c’était bien ça, ils, ils étaient amis. Mais, c’était bizarre, que, ça se dise, ouvertement, si, soudainement ? Pour un norvégien, un peu. Mikkel était aussi assez pudique en ce qui concernait l’affection.

« Mikkel .» Répondit-il. Pourquoi donna-t-il son prénom ? Peut être à cause du contexte un peu plus décontracté…? « Hansen .» Se corrigea-t-il. Rodney l’appelait après tout Hansen. « J’m’appelle Mikkel Hansen. Ouais, on est juste ami Kay et moi. Kay m’a sauvé la vie. . » Répondit-il à la Natus et glorifia-t-il un peu Kay de son fait d’arme à sa gente dame comme le ferait un bro.

« Euh, pardonnez d’vous déranger, vous, vous allez super bien ensemble, vraiment, mais, . » Mikkel était sincère. Ils allaient bien ensemble tous les deux. « Kay, . » S’adressa-t-il à McKay. « On repart en mission. Briefing dans 10 minutes. . » Il en consulta sa montre au passage.
« Faudrait que tu t’prépares et que tu prennes tes affaires. . »
Mikkel détestait donner un semblant de directives mais il avait été mobilisé par le Sergent à mobiliser McKay... « On passera au stock si t’as b’soin de compléter. P’tit déj’ là-bas sur place. Enfin, si on arrive à l’heure. . » Le militaire revint-il ainsi au galop. Mais, Mikkel eut un ton calme, posé, comme d’hab, dans la force tranquille, et même, comme tâchant de s’faire plus doux, car s’adressant à McKay, et, en plus, qui venait tout juste de se lever.

Audryn répondit d’un sourire entendu.
« La guerre ne peut se passer de notre glorieux érudit. » Elle lui tapota l’épaule pour s’écarter, consciente que son temps à ses cotés venait de prendre fin.

La jeune femme retourna jusqu’au lit picot, ne montrant que son dos, pour récupérer ses sous-vêtements et les replacer. Ce n’était pas spécialement pour cacher ses atouts au colosse s’il pouvait la voir, elle comptait sur McKay pour lui bloquer la vue et se garder l’exclusivité de son intimité.
En revanche, ça lui évitait de faire face au scientifique pour qu’il s'aperçoive qu’elle avait pris peur et qu’elle aimerait bien le revoir. En vie, de préférence.

« C’est drôle d’impression que de se sentir revenir il y a long-cycle. » Admit-elle en remettant son pantalon.

Elle se tourna vers le savant une fois certaine que la porte s’était refermée et fit face à Rodney pour le prendre dans ses bras.

« Puisses-tu prendre bien soin de toi, McKay. »
Elle fit une pause avant d’ajouter, espiègle :
« Tu veux poser tes mains sur ma poitrine ? »

C’était un petit rappel de l’an dernier, lorsqu’ils s’étaient quittés. Audryn lui avait fait faire ce geste pour qu’il se rappelle de ce bon moment et que ça l’aide dans ses pires moments. Elle lui proposait de recommencer mais ce n’était pas sérieux, surtout de la blague. Elle se percha sur la pointe de ses pieds pour prendre plus de hauteur et l’embrasser tendrement.

« Je loge au cercle des historiens en Magna. Ma porte te sera toujours ouverte, noble McKay. Je n’oublierai pas cette nuit. »


Rodney McKay


Je fusillai Mikkel du regard au moment où il me dit qu’il trouvait la couleur de mon caleçon très sympa. Je baissai aussitôt les yeux, ne comprenant pas pourquoi il se moquait de superbe vêtement. Ben quoi, il était pas beau, mon caleçon ? J’aurais pu lui râler dessus, mais la présence d’Audryn m’en empêcha. Je gardai donc le silence à ce sujet. Décidément, ce simple vêtement avait l’art d’être un sujet de conversation. Les autres n’avaient donc visiblement jamais vu de caleçon. Il n’y avait que Pedge qui ne m’avait rien dit.

Et voilà que Hansen en rajoutait une couche en disant que la Natus et moi allions bien ensemble. Je levai les yeux au ciel, n’aimant pas du tout parler de ce sujet devant les gens, et mon regard s’assombrit davantage. J’étais vraiment à deux doigts de lui claquer la porte au nez. Sérieusement, il était venu me réveiller pour parler de mon caleçon et de mes affinités ? Ah non, il m’expliqua qu’il y avait un briefing de mission d’ici une dizaine de minutes. Je soupirai, pensant que j’aurais eu encore un peu de sommeil avant de repartir à la guerre. Pendant ce temps, Audryn s’était présentée, avant de retourner vers le lit pour s’habiller. Par réflexe, pour cacher au maximum sa nudité, je me plaçai un peu plus dans le champs de vision du norvégien. Même si celui ci me dépassait de plus d’une tête, et qu’il pouvait sans doute voir ce qui se passait à l’intérieur s’il était pervers.

"Dans 10 minutes ? D’accord, je vais m’habiller. Je vous rejoins dès que je suis prêt".

Mikkel Hansen


Mikkel acquiesça viking d’un geste de tête. Il n’avait adressé aucun regard à Audryn et était resté du regard qu’à son interlocuteur McKay. La pudeur nordique faisait qu’il ne prêta même pas attention qu’il avait une ouverture de vue sur la Natus et il n’était pas homme à épier. Il attendrait patient une fois la porte fermée en se grillant une clope pour meubler l’attente.

Rodney McKay


Après avoir fermé la porte, je laissai Audryn continuer de se rhabiller, pendant que je me dirigeai vers le lavabo situé dans le coin salle de bain du baraquement. Pas le temps de prendre une douche, je fis seulement une petite toilette rapide, commençant par passer de l’eau sur mon visage, afin de finir de me réveiller. Une fois que ma toilette fut terminée, je me séchai, m’habillai et retournai près du lit, alors que la jeune femme se rapprocha et se lova contre moi. Je fis de même, étant étrangement calme en sa présence. Cette nana avait le dont de me tranquilliser quand elle était là.

"Toi aussi, prends soin de toi Audryn".

Sa question me fit sourire, je comprenai la plaisanterie, et je me souvins de ce fameux jour, au réveil sur Magna, après notre nuit endiablée. La jeune femme voulait se montrer taquine en mettant sa poitrine sous mon nez, mais contrairement à mon habitude, je rentrai dans sa plaisanterie, me sentant bien et détendu avec elle.

"C’est vrai, c’est tentant de pouvoir caresser ta poitrine pour me donner du courage. Mais, j’avoue que je préfère une autre partie de toi, un peu plus en bas" lui lançai je pendant que mes deux mains vinrent se poser sur l’agréable fessier de la candide.

Puis, mon sourire s’envola pour reprendre un air sérieux, conscient de ce qui m’attendait pendant cette guerre. La Natus m’embrassa, et je répondis à son tendre baiser. A ses paroles, je levai une main pour replacer l’une de ses mèches de cheveux qui tombait sur son visage, avant de doucement caresser sa joue.

"Moi non plus, je n’oublierais pas cette nuit. Comme celle sur Magna, d’ailleurs. Je viendrais te voir dès que possible, je te le promets".

Je savais parfaitement qu’Audryn était une candide, mais je m’étais attaché à elle malgré moi, alors que les sentiments n’étaient pas du tout mon truc. L’heure était arrivée de se séparer, et ce fut étrangement difficile. Je soupirai, tout en serrant un peu plus la jeune femme contre moi. Sa présence allait me manquer, je devais le reconnaître.

"Il faut que j’y aille".

J’embrassai une dernière fois Audryn pour la saluer, puis j’enfilai mon gilet MOLLE, et je pris mon sac à dos. Regardant la jeune femme avec une lueur de regret, j’ouvris la porte, la saluant, avant de quitter le baraquement pour retrouver Mikkel.

"Je dois passer prendre du matériel informatique, ainsi que mes armes".

Mikkel Hansen


« Très bien. Allons-y. . » Lui répondit-il toujours calme et la clope au bec. Le viking l'accompagnerait au stock pour faire tout ça avec grand calme et continuerait à fumer tranquillement. Mikkel lui n’avait rien de particulier à y prendre ayant déjà tout préparé la veille et ayant son package sur lui avec son casque attaché dessus ainsi que son famas avec brassard blanc sur sa poignée. L’arme enfilée de sa sangle en son dos.


Rodney McKay


En compagnie de Mikkel, je me dirigeais dans un premier temps vers le baraquement me servant de bureau. Je mis dans mon sac à dos mon matériel, comme un nouvel ordinateur portable et d’autres gadgets. Puis, je suivis le militaire afin d’aller chercher des armes. Reprenant un P-90 et un pistolet 9 mm comme avant, avec plusieurs chargeurs, je fus prêt rapidement. N’étant pas un guerrier, je n’avais pas beaucoup d’armement à prendre, contrairement aux autres. L’heure arrivait, il ne manquait plus qu’à rejoindre le point de ralliement Charlie. Aux côtés de Mikkel, je traversai la forêt qui était apparue, suivant les panneaux indiquant la bonne direction. Une chose était sûre : Primèlys était vraiment douée. Se retrouvant dans une forêt plutôt qu’un désert, c’était beaucoup plus agréable.

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Matt Eversman



Une plaisante odeur de café se faisait de plus en plus forte au fur à mesure qu’ils s’approchaient du pseudo-mess improvisé. L’odeur ainsi que la vue de nourriture suffit à faire grogner l’estomac du Ranger. Celui-ci n’avait avalé qu’un peu d’eau ainsi deux barres de céréales. C’était bien maigre pour un ogre tel que lui. Matt dût se faire violence pour ne pas se ruer. Graham leur évita la file, passant devant tout le monde. Le Sergent sentit bien les regards sur sa personne. Les informations circulaient rapidement, nul doute que chacun devait être au courant de sa condition de “prisonnier” et certainement s’interrogeait sur sa présence en ce lieu. Matt s’efforça de baisser la tête, de garder les lèvres pincées jusqu’à atteindre l’équipe. Mikkel, Mckay et une Tairis. Il se contenta d’un signe de la tête en guise de salutations. Son oeil avisé remarqua l’équipement lourd de chacun. Si seulement il avait pu réagir autrement, il aurait pu en être lui aussi. Là, le Sergent Maître avait l’impression d’être nu comme un vers sans armes. Ne manquait plus que les serflex pour lui rappeler sa condition de prisonnier. C’était affligeant, déprimant mais il n’avait pas le choix. Il avait merdé et en subissait les conséquences. Il pouvait juste se réjouir d’être là plutôt qu’enfermé en cellules comme l’était Alek.

Les éléments du petit déjeuner reçus, le Ranger rejoignit les autres prenant place sur le cercle informel qu’ils avaient formé. Assis en tailleur, le dos n’appréciait pas lui rappelant en lui soutirant quelques rictus, pas encore remis de cette nuit sans matelat. Matt se lança dans l'inspection de l’espèce de crêpe à la confiture. L’aspect ne donnait pas envie mais ça avait l’air de se manger. Il avait les crocs de toute manière et ne fit donc pas dans la dentelle en attaquant celle-ci. C’était pas terrible. Il avait l’impression de mordre dans une éponge. La confiture rehaussait un peu le truc. Eversman avait faim et s’en contenta.

Le briefing débuta, chacun se voyant attribuer son rôle. Le sien : activer le fauteuil pour permettre à Allen d’établir une connexion avec les clones. En gros : profilter qu’il ait le gène wraith pour essayer de réparer un peu ses conneries. Ce n’était pas une surprise, Pedge Allen lui avait proposé ce rôle quelques heures plus tôt. Il acquiesça d’un signe de la tête de sa compréhension. La sécurité incombait aux autres. Graham insista en cherchant à croiser son regard. Matt comprenait le sous-entendu : sa condition n’avait pas changé. Il ne pouvait donc pas exercer un quelconque commandement et demeurerait désarmé. Juste le gilet tactique en guise d’équipement de mission et encore les poches étaient vides.

« Compris, Sergent. » Répliqua-t-il sans gaieté de coeur. C’était une manière de signifier aux autres qu’il acceptait sa condition sur cette mission. Ce n’était pas à lui de prendre des décisions. Il était relégué en tant que simple civil et encore Mckay était bien plus armé que lui.

Les instructions délivrées, James Graham les quitta. Il le suivit du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse de son champ de vision avant de revenir les autres. On l’avait gardé sous étroite surveillance depuis la veille et là maintenant il était dépourvu de gardiens. C’était assez étrange et Matt s’attendait presque à ce qu’on lui tombe dessus. Il jeta un coup d’oeil à chacun de ses coéquipiers attendant une réaction ou un mot de leur part.

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Du côté de Matt et Mikkel
Au briefing, au petit déjeuner.


Mikkel Hansen


Mikkel arriva sur place tout comme McKay et la Tigresse Arwé. Le norvégien avait déjà une clope au bec dès le matin qu'il avait allumé en chemin. Il fallait dire qu’il avait encore un peu d’alcool dans le sang avec sa nuit de festivités avec les Natus alors c’était un Mikkel un peu plus relâché ce matin qui avait émergé du pieu. Il restait toujours ce gars taciturne, distant et calme, dans la force tranquille, mais comme un peu plus abrupte, juste le temps de décuver.

Comme McKay et Arwé, Mikkel revit Graham, que Mikkel avait pu voir déjà, et déjà saluer à la militaire, à son réveil, de si bon matin, puisque le Sergent l’avait réveillé. Mais il vit aussi Matt avec lui, qui accompagnait le Sergent, et, sans équipements, encore moins équipé que McKay. Pourtant, civil scientifique. Aux abords du Sergent, Mikkel écrasa sa cigarette sur un de ses gants en mitaine, soucieux de l’éteindre et de n’en garder qu’un mégot par discipline de ne pas fumer devant un supérieur. Le Sergent leur souhaita la bonne journée et leur annonça mission et briefing à venir. Mais, auparavant du briefing, il les convia à se restaurer.

Le norvégien alla s’asseoir près de Matt à même le sol et en tailleur. Il en profita pour saluer son pote d’un geste de tête et dans le silence pour ne pas gêner le briefing à venir du Sergent. Ça faisait chier de voir Matt démilitarisé. Quelque part, de la sorte, Matt ne paraissait comme pas revenu dans l’équipe, aux yeux du norvégien, mais il devait bien y avoir une raison, le première classe se disait, pour que les supérieurs en avaient décidé ainsi. Quelle pouvait bien être sa mission s’il restait “ en civil” tout en rejoignant les rangs ?

Mikkel ne portait pas son casque. Ce dernier était accroché à son package à l’arrière du sac à dos. Il resta ainsi à cette place. Avant que le briefing ne s’amorce, comme c’était l’heure déclarée de manger, le norvégien commença à regarder l’attablée, déployée à même le sol, dans une végétation assez dense. Il but des gorgées de café comme pour s’aider à décuver un peu. Mikkel testa le pain étrange qui leur était servi en mettant un doigt dessus et en l’enfonçant de plus en plus sur celui-ci, l'aplatissant, comme dans un rebond alors, lorsque le norvégien releva son doigt. Ça avait l’air gélatineux. On aurait dit que ça buvait de l’eau. Mikkel aimait manger de tout, ou presque, alors, ça lui allait. En prenant la crêpe dans les mains, il s’apprêta donc à mettre tout ça en bouche, un peu comme un sandwich en plein pique-nique, sans trop élégance et abrupte. Mais, soudain, il vit un truc qui l’interrompit net avant même qu’il croqua dans la crêpe. Mikkel reposa direct le pain étrange et s’en éloigna tout en fixant un truc du regard… Car Mikkel vit là des trucs qui lui parut ressembler à…

Des fruits ?!!?! Des fruits aliens et à même le sol ?!!
Ayant la phobie des fruits, carpophobique, il les regarda avec un air distant, noir, dans le recul, et, alors, avec une once de peur… C’était comme s’il croisait là son Némésis. Mikkel ne mangea absolument rien du repas. Il ne rebut pas même de son café. Car, si Mikkel avait peur des fruits, même s’il n’en avait pas conscience, c’était parce que, petit, il avait eu le malheur de croquer dans une pomme où il y trouva un ver. De cette phobie, il croyait que les insectes pouvaient très bien sortir de leurs fruits et contaminer tout ce qui était à proximité. C’était irrationnel… Comme toute phobie... C’était comme si, quelqu’un qui avait une peur bleue des araignées, voyait au beau milieu du repas, une mygale géante, bien poilue, qui ne bougeait pas, mais qui, peut-être, avait plein de bébés qui eux bougeaient partout et se planquaient un peu partout. Ça ressemblait à ça. Ça aurait pu être qu’une petite araignée, mais, Mikkel ne connaissait pas ces fruits, bien qu’il pût voir que ça en était surement avec leurs peaux et leurs jus qui paraissaient en sortir... bouarf... et leurs pépins qu’il crut voir dans ceux qui étaient découpés… et… et... à même le sol… pouah... ! C’était sûr, ils devaient regorger de bestioles ! Il était hors de question que Mikkel mange quitte à avoir une faim de loup ! Il avait de toute façon bien mangé cette nuit ! P’tain de sales fruits à la con…!

Mikkel tenta de dévier son regard et de se raccrocher au briefing en regardant le Sergent. Mais, c’était plus fort que lui, des regards revenaient aux fruits, comme pour les surveiller qu’ils n’étaient pas trop près de lui, car ces horribles choses n’étaient pas si éloignées de lui. En somme, il avait une terrible envie de plus en plus saisissante de les repousser. En enfilant sa manche dans la poigne de sa main, il en écarta certains, qui roulèrent vers Matt.

Et puis, du briefing, comme tous, il en apprit davantage sur la mission de Matt et de Rodney avec l’officier Allen, ce qui donnait comme davantage de présence à Matt à ses côtés, mais, par respect du briefing, Mikkel ne lui adressa qu’un léger regard. Mikkel redoutait alors de comprendre mais comprenait bien : on réquisitionnait Matt pour son gène Wraith. Mikkel, en pote de Matt, savait pour Matt et son gène. Son regard, au norvégien, se perdit alors au-delà du fruit, et, dans un vide proche, il paraissait cogiter, avant de lever de nouveau son regard pour le Sergent à son prénom. Il devrait avec Arwé s’assurer de sécuriser cette intervention. Mikkel acquiesça d’un signe de tête rapide mais aussi viking que respectueux à la directive donnée. Il en resta taciturne. Le Sergent eut un regard accompagné d’une recommandation pour Matt et partit au final sur l’information que les ordres pourraient bien changer en cours de route. Mikkel y froissa un peu sourcil un instant. Pourquoi briefer des ordres susceptibles de changer ? Bon, pourquoi pas, mais, quand même, ça ne lui parut pas net tout ça, ou, peut-être bien, que c’était à cause de la présence des fruits, qui en rajoutait une couche…

Les sourcils du viking revinrent à la normale et sans émoi, car, une fois le Sergent partit au loin, Mikkel put alors y aller de manière plus sauvage avec les fruits et enfin assouvir sa sauvage envie. Sans prévenir personne, il sortit son couteau de combat, et, viking, le planta dans le fruit le plus proche de lui. Et PAF ! Il prit le pommeau et le tout qu’il tendit sur le côté. Il veilla à que ce soit le côté opposé de Matt. Il allait pas l’éclabouser avec tout ça. Il tenta de plusieurs coups de main de jeter le fruit de la lame du couteau sans toucher le fruit en montrant comme un recul qu’il prenait avec le fruit jusqu’à ce que le fruit dégouline de la lame. Mikkel observa le cadavre du fruit de loin. C’était quoi ce fruit ? Ça puait le fruit non ? Le jus lui parut rouge. Ça ressemblait à une pastèque mais en plus horrible. Il ne vit aucun insecte. Ça ne voulait pas dire que les autres n’en avaient pas ! Il ne mangerait toujours rien. Le pire, c’était qu’il n’avait pas peur des insectes. Il essuya la lame sur son futal et rangea son couteau. Il regarda sa tâche sur son pantalon… Comme se disant qu’il était trop con…

Mikkel commença à vouloir se justifier, comme, sentant que, peut-être, on le regarderait, et parce que la peur faisait que Mikkel cherchait toujours à justifier qu’il n’avait peur de rien !
« Il a pas d’tronche ce fruit. » Justifia-t-il. « Et ceux là non plus. » Désigna-t-il les autres près de Matt avec un maigre regard et du doigt. « Faut pas manger ça. » Dit-il abrupte.

Matt Eversman


Non mais l’autre, il va jusqu’à planter son couteau de combat comme s’il empalait une araignée ou même un wraith. Matt ne manqua pas se sursauter en entendant le mouvement sec observant le comportement bien étrange du Norvégien en fronçant les sourcils.

« Tu rigoles ?! Ils sont supers bons. » Répliqua-t-il après avoir croqué dans l’un des fruits, ce dernier toujours dans la main avant de le croquer de nouveau.

Mikkel Hansen


Mikkel observa Matt comme interloqué, et lâcha une grimace passagère, viking, mais grimace quand même, à ce que Matt croque dans le fruit et même plutôt de bon coeur. Beuuh. Super bons ?! Mouais.

La peur faisait qu’il perdait son filtre. Cette combinaison des fruits et ce qu’il décodait de la situation le faisaient comme cogiter. Mikkel savait pour son pote. Il savait pour son gène. Il savait pour sa tentative de suicide l’an passé. Il savait pour sa torture par la Reine et qu’il avait été utilisé par la Reine contre ses coéquipiers. Il se doutait bien. Il n’était pas con. Il se doutait bien qu’on réquisitionnait Matt pour le siège Wraith. Matt ne devait pas se sentir bien… Pour Mikkel, et avec cette soirée Natus, à montrer ses blessures entre guerriers de la guerre, Matt, il avait peut-être bien la plus grande blessure de guerre, vétéran de guerre...

« Bon retour parmi nous Matt. Même si c’est zarbe comme retour, ça reste un retour. On s’occupe de rien laisser passer sur vous avec Arwé, Sergent. »

Dit-il amical. Il aurait aimé être plus encourageant mais il resta pudique avec tout cet environnement où tout le monde pouvait les entendre. Il tenait à reconnaître le grade de Sergent de son pote. Matt restait son Sergent et Matt était de retour à la guerre. Après tout, tout le monde avait continué à l’appeler Sergent, même pendant sa détention. Eversman, il restait son supérieur direct, durant cette Opération Normandie. Et, celui avec qui, ils s’’étaient sauver chacun les fesses, au début de cette Opération. Qui se couvraient. Pour lui, son Sergent revenait. Et, après tout, si La Lieute plongeait en communication, et, Mikkel avait déjà vu comme ça s’passait, c’était la perte de conscience assurée pour elle dans c’qui s'passait autour d’elle pendant sa communication, le gradé d’en dessous, c’était Eversman. Bien sûr, la Lieute Allen avait re-précisé à Mikkel, qu'aux arrêts, un officier perdait son grade, mais, Matt restait le vétéran, alors, Matt restait Matt, revenu d’l’Enfer, fort de son expérience.

Matt Eversman


Le Ranger lui fit un sourire discret tout en lui tapotant le bras. Cela faisait toujours chaud au coeur d’être soutenu de la sorte, surtout après les derniers événements. Pour peu, il l’aurait bien pris dans ses bras ou plutôt coincé la tête sous son bras pour lui caresser rugeusement le poing avec son crâne mais le coeur ni la folie n’y était pas.

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Rodney McKay


Après m’être équipé, je suivis Mikkel jusqu’au mess pour prendre le petit déjeuner. Ou plutôt ce qui était un réfectoir improvisé, en plein milieu de la forêt, à l’air libre, sans mobilier. Il fallait soit rester debout, soit s’asseoir par terre, sur le sol dur. Déjà que mon dos me faisait atrocement souffrir à cause de ce matelas inadapté pour moi, mais maintenant, c’était mon délicat fessier qui allait prendre cher. Et pour couronner le tout, il y avait une énorme file d’attente de soldats qui attendaient d’être servis. Je n’étais pas prêt de manger. Comme à mon habitude, en voyant cette situation, je m’arrêtai de marcher, et je râlai.

"Manger par terre ? C’est une plaisanterie ? Je vais être courbaturé de partout, j’ai déjà très mal au dos".

Matt et un autre militaire nous rejoignirent, et par chance, vu l’importance de notre future mission, nous passâmes devant tout le monde. Enfin, je fus prêt à prendre tout ce que je pouvais pour me restaurer. Hélas pour moi, les quantités étaient réduites. Mais en plus, certains mets ne me donnaient vraiment pas envie. Notamment cette tranche de pain bizarre, ressemblant à une éponge gorgée d’eau, sur laquelle était étalée de la confiture. En la voyant, je fis une grimace de dégoût, pas du tout convaincu par cette nourriture. Mon ventre grognait, mais la vue de ce truc me coupa presque l’appétit. Tout bas pour ne pas être entendu par les cuisiniers, je m’adressai aux autres membres de l’équipe.

"Ils veulent vraiment que nous mangions ça ? Je vais mourir si j’avale une bouchée de ce truc".

Dépité, je balayai la table du regard, espérant trouver autre chose. Il y avait bien du café, en quantité limitée à mon grand regret, mais ce n’était pas ça qui allait remplir mon estomac. Par chance, il y avait des fruits, mais là encore ce n’était pas suffisant. Cependant, je soupirai presque de soulagement en apercevant des rations militaires. J’adorais ça, je sais, j’étais quelqu’un de bizarre. Délaissant la crêpe Natus, je m’empressai de prendre une ration militaire, préférant largement manger ça.

Une fois mon petit déjeuner pris, je suivis les autres, et m’installai sur le sol. Je gémis au moment où mes fesses entrèrent en contact avec la dureté de la terre. Qu’avais je fait pour mériter ça ? Mes muscles et mes articulations étaient déjà douloureuses, cela n’allait pas arranger leur état. Me plaignant en murmurant que j’avais mal au derrière, j’essayai de me focaliser sur autre chose que la douleur. Sans attendre, et sans même un “bon appétit” aux autres, j’engloutis mon petit déjeuner assez rapidement, buvant café sur café, attendant le début de la mission.

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Arwé Shara

Arwé”Shara


Arwé était revenue près des Atlantes au moment de l’éveil générale, elle avait passé la nuit avec ses paires à faire un dernier hommage aux âmes Tairis qui avaient rejoint les étoiles. Sans parler de sa rencontre avec la créatrice de cet endroit. Ne devait-elle pas dire nouvel endroit ? Puisque le sable avait laissé place à une forêt primaire bien plus intéressante et appréciable pour les immenses tigres à dents de sabre. Elle n’avait pas remis son armure pour déjeuner avec les sans poil. Elle profitait de quelques minutes de plus ou son pelage orangé surmonté de rayures épaisses et fendues d’ébène, soit à l’air libre avant d’être enfermé dans son imposante armure en carapace de Tortouffes. Elle avait quelques plaies bandées par des pansements mais elle semblait en pleine forme. Son regard vert émeraude balayait l’endroit saluant d’un signe de tête les humains qu’elle croisait.

Elle fut contente de retrouver son « trois balles » et lui adressa un rictus avant de le suivre silencieusement découvrant une multitude de fruits à terre et d’autres victuailles qui ne lui faisaient pas du tout envie. En tant que carnivore stricte ce genre de cochonnerie ne lui faisait ni chaud ni froid. Et si Mikkel n’avait pas ressentie de l’effroi, elle ne serait pas restée plus longtemps que ça pour se chercher un véritable repas. Son regard passa sur lui avant de regarder autour d’elle aux aguets. Mais il n’avait véritablement rien… nada. Finalement, ne voyant rien qui croyait pour sa vie, elle se dirigea vers un groupe Natus qui l’avait interpellé lui montrant plusieurs viandes qui avait été transportées sur le Dédale. Elle se prit un imposant morceau le transportant dans sa gueule pour le dévorée auprès de son équipe de bipède mangeurs de fruits.

Un autre homme le sergent Graham avec à ses côté l’homme qui avait attaqué la demie lune, elle regarda l’homme à côté de lui, il semblait n’avoir pas beaucoup d’arme pour se défendre. Pourquoi il était là lui ? Il avait le droit de manger avec les autres alors qu’il avait manqué d’honneur ? S’il avait été Tairis il serait mort de honte dans un coin du campement dans l’espoir qu’on ne lui retire au mieux la vie suite à cette trahison. Mais bon, les sans poils avaient d’autres traditions donc elle ne devait pas juger maintenant. Et elle ne le ferait pas, tant qu’il ne vient pas trahir sa nouvelle équipe… sinon elle se chargerait elle-même de son cas. Cependant, elle ne tarderait pas à demander pourquoi il était là au lieu d’être dans son coin à méditer sur ses actes et a demandé pardon. À moins qu’il l’ai demandé à sa cheffe ? Dans ce cas, il pouvait avoir une nouvelle chance de se racheter avec une amende honorable pour gagner son honneur qu’il avait bafoué. Si c’est le cas c’est courageux et ce sang poil aurait du respect de la part de la tigresse qui le considérait comme étant neutre.

Enfin bon il eut le briefing et elle hocha la tête sur la raison de sa mission qui était de la protection pure et simple. Et aussi elle put comprendre ce que faisait là Matt. Elle tourna la tête vers lui :

« Que ton honneur soit racheté. » une phrase Tairis qui voulait dire beaucoup. Eversman opina du chef, il ne pouvait qu’approuver la créature et espérait bien profiter de ce moment pour se racheter.

Et s’était à ce moment-là que Mikkel décida de malmener un fruit sous le regard circonspect de la tigresse…
« Toi avoir pris un coup sur la tête… » dit-elle en haussant les épaules avant de donner un coup de dents dans sa pièce de viande saignante. Les sans poil sont parfois un peu bizarre quand même.

Mikkel Hansen


Lorsque Mikkel vit la Tigresse et son rictus, Mikkel lui adressa un bon sourire viking dans l’échange. Il resta lui aussi silencieux. Il était content de revoir Arwé et de la voir les rejoindre. Mikkel, de son âme viking, avait même impatience de guerroyer en sa compagnie.

Durant le repas, la Tigresse adressa des paroles sur l’honneur à Matt, que Mikkel trouva profondes et justes, comme pour beaucoup de paroles Tairis et paroles d’Arwé pour Mikkel. Le norvégien appréciait beaucoup l’état d’esprit Tairis, comme il appréciait beaucoup la culture Natus. Il adorerait festoyer de nouveau avec Sytie et Elesdo une prochaine nuit jusqu’à pas d’heures !
Mais Mikkel, au final, il venait surtout de démolir soudain un fruit avec son couteau de combat sans cri et gare. La Tigresse lui en dit alors qu’il avait pris un coup sur la tête tandis que Hansen examinait le cadavre du fruit de ses miettes et de son jus. Le norvégien regarda la Tigresse qui mordit dans sa viande saignante de si bon matin. Il grimaça, mais pas pour le gigot de viande, davantage parce que se sentant un peu con, quelque chose de ce genre là. Il n’osa pas avouer sa peur des fruits à Arwé ! Il n’avait peur de rien ! Il était norvégien !

« Alcool Natus … »

Justifia-t-il et accusa-t-il presque alors, sur comme une once de mauvaise foi. Il avait un ton toujours calme mais un chouilla presque gêné de son attitude et comme s’en excusant et en même temps avec comme un brin de fierté à tenter de rester viking. Il était rare que le norvégien réponde avec mauvaise foi car Mikkel était quelqu’un de sincère comme gars mais il ne pouvait pas non plus avouer avoir peur d’un truc et surtout pas d’un simple fruit…


Arwé”Shara


« Petite patte va ! » fit la tigresse pour l'embêter a propos de l'alcool qui l’aurait rendu un peu fou avec ce pauvre végétal. « Si tu veux je te met un fruit sur chaque tête de Dévoreur et tu auras pas à justifier de ta petite patte avec le breuvage Natus. » enchérit t’elle avec un rictus malicieux sur les babines.

Mikkel Hansen


« Ah ah très drôle Arwé. » Mikkel resta-t-il encore un peu dans une once de mauvaise foi et répondit-il à Arwé un peu comme il avait répondu à Grayson lorsque le scientifique avait tenté de lui faire peur (voire réussi) avec un Jumper lors d’un transit Atlantis-Lantia en lui lui racontant des anecdotes de crash dont une vraie et une fausse. La tigresse lui fit un rictus malin sur les babines.
Il se voulut complice à enchaîner, « Avec plaisir ! J’en ferai qu’une bouchée. » Affirma-t-il alors, guerrier, prêt à zigouiller du Wraith et bien trop encouragé à reprendre du poil de la bête pour ne pas passer pour un peureux de Banana-splits. « Et j’en neutraliserai bien plus que toi. » Lança-t-il le défi à Arwé, que de compter leurs proies dans leur mission à venir, sur un bon petit sourire très viking, presque malicieux, restant soldat à employer le vocable “neutralisation”.

Arwé”Shara


La tigresse regarda Mikkel d’un drôle d’air avant de ricaner à sa dernière phrase.
« Tsss tu te vante comme un jeune apprentis qui a découvert qu’il avait des crocs ! Mais va, celui qui en dévora le plus aura gagné le droit d’un gage ! » dit-elle dans un ton provocateur à destination du plongeur qui venait peut-être de se mettre dans un sacré pétrin avec une tigresse guerrière.

Mikkel Hansen


Mikkel autant que faire se peut garda un air viking et acquiesça guerrier sur le deal.
« Deal. » Etait-il d’accord.
Dans quel pétrin venait-il de se mettre avec cette historie de droit d’un gage ? Oh, il verrait bien l’heure venue… A revoir la Tigresse, et son imposante carrure guerrière, il gratta sa joue et sa barbe d’une main comme prenant conscience qu’il s'embarqua là peut-être dans un défi de taille… Mais maintenant le deal conclu, il irait jusqu’au bout, guerrier, pour tenter de gagner.
Arwé hocha la tête avec un large sourire satisfait.

Arwé”Shara


Et voilà qu’un autre sans poil arrivait, lui s’était le genre ronchon et râleur… il avait l’air moins pénible quand il avait défendu les deux « manque d’honneur » la veille… là il fait son Taigrion fatigué et qui en a pleins les pattes... eh bah dès le matin il avait un sacré culot de se plaindre. Elle découpa de sa griffe un bout de son déjeuner et lui lança dessus.
« Au lieu de geindre comme une vulgaire proie, mange et arrête de pleurnicher sinon tu vas finir là où vont les petits : à la hutte avec une patoune sur les fesses ! » en gros au lit avec une fessée…

Rodney McKay


Je fus très surpris de voir la Tairis me parler ainsi. J’aurai pu répliquer, mais je ne le fis pas. Certes, je n’en pensais pas moins, mais bon, mettre un tigre en rogne était sans doute une mauvaise idée. Cependant, le nez baissé en direction de ma ration militaire pour ne pas regarder davantage le félin, je ne pus m’empêcher de bougonner dans mon coin.

"Pfff, j’ai quand même le droit de râler, non ? On est dans un pays libre, je fais ce que je veux. C’est pas cette bestiole qui a mal partout, ça se voit".

Cela se voyait qu’Arwé ne me connaissait pas du tout moi et mon mauvais caractère. Je continuai de manger, engloutissant davantage de nourriture que mes compagnons.

Arwé”Shara


Le problème c’est que les Tairis ont une bonne ouïe et elle avait entendu clairement le mot “bestiole” et cela lui déplut et elle se leva d’un bon pour se mettre phase au petit humain babine découverte grognant sourdement. Il y a bien une chose qu’il ne faut pas faire, c’est considérer les Tairis comme de simples et vulgaires animaux. Surtout quand ils accordent le même respect d’égal à égal entre humain et tigre. C’était une insulte ignoble et la tigresse ne tolérait pas ça d’un membre de son équipe.

« Tairis respecté la vie intelligente et pas considéré sans poil comme alimentation. Alors toi gardé respect en considérant mon espèce comme intelligente et non comme une “bestiole”. C’est le premier et dernier avertissement, sinon tu iras répondre de ta bêtise devant tes chefs et chefs Tairis. Et aucun sans poil n’a envie d’avoir justice Tairis sur le nez. »

McKay ne répondit pas, bougonnant tout en continuant de manger, cependant il regardait Arwé d'un œil très inquiet et la tigresse haussa les épaules regagnant sa place puisque l’humain n’avait pas de cran, juste une grand gueule.

Mikkel Hansen


Mikkel, soucieux que ça ne dégénère pas pour aucun de ses deux coéquipiers, observa la scène, dans son habitude et réflexe de soldat souvent affecté à la surveillance et la sécurité.

° CODAGE PAR DITA | EPICODE °


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JohnSheppard

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Pedge
&
Allen
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Chronologie : MERCREDI 16 MAI


Pedge Allen


Comme toujours avec des Natus dans les parages, la nuit avait été spéciale pour pas mal de monde, et Pedge n’y avait pas échappé. D’un autre côté, elle était plutôt satisfaite d’avoir renoué avec Namara, même si le noeud de leur lien ne s’était jamais vraiment dénoué. La corde s’était étirée, par la distance et le temps, mais finalement, pas grand chose n’avait changé depuis l’année dernière.
Elle se sentait bien ce matin. Elle était reposée malgré le manque évident de sommeil, mais la petite sauterie de la nuit, ainsi que les différents baumes et cataplasmes que Namara lui avait posé sur le corps pour la soigner lui faisaient étonnement du bien. Bien sûr, la texane avait été dubitative sur l’ensemble de l’opération, mais force était de constater que ça allait nettement mieux, même si elle restait roidie par les contusions et les efforts de la veille.

Ce fut une Pedge fraîchement vêtu d’un treillis propre qui ouvrit au sergent. Comme toujours, elle était nickelle chrome. Pas un pli, pas un bouton loupé, rien. Elle avait même tiré ses cheveux en un chignon simple mais raide, dévoilant ses oreilles et lui donnant un air austère.

« En effet, il est sept heures. », répondit-elle en s’effaçant pour le laisser entrer. Toujours donner l’impression qu’on attendait la personne qui venait nous visiter. Une recette de sa mère. « Bonjour Sergent Graham, et merci pour ça. ».

Elle leva le café et la tartine. C’était surfait, mais pas malvenu. Elle posa le tout sur une petite desserte latérale près de l’entrée. Elle attendait le rapport de Graham avec impatience, espérant ne pas avoir trop de mauvaises nouvelles. Elle s’en voudrait à coup sûr si tel était le cas, surtout qu’elle avait quelque peu oublié toute forme de bienséance dans la nuit, oubliant même que partout, des hommes et des femmes agonisaient dans les affres de la mort prochaine. Et elle ? Ben elle se tapait la blonde du coin, pour compenser sa blonde atlante, ou tout simplement parce qu’elle avait beaucoup d’estime pour la guerrière qu’était Namara. La dernière hypothèse lui était plus supportable.

D’ailleurs, l’introduction de Graham ni alla pas par quatre chemins, et elle apprit le décès de sept personnes… sans compter les Tairis qui allaient calancher dans pas longtemps. Elle opina du chef pour confirmer qu’elle avait bien reçu l’information, le laissant continuer.

« Je traiterai les rapports quand j’aurai le temps. Qu’est-ce que vous entendez par “devenu fou” ? »

C’était là l’essentiel de l’information qui intéressait l’officier maintenant.

« Et bien...McIntosh n’arrête pas de parler d’une stratégie miracle contre les Wraiths. Qu’on devrait se mettre à les manger, comme eux cherchent à nous manger, et qu’on sera gagnant à force. Cette nuit, il a échappé à la vigilance de son collègue. On l’a retrouvé dans le complexe en train de débiter un cadavre de Wraith et en faire cuir une partie dans son réchaud.
Talheart ne parle plus. Pendant le combat, son meilleur ami a explosé et s’est déversé sur lui, il se gratte le visage jusqu’à l’os depuis. Il est parcouru de tout un tas de tic nerveux. Il regarde en l’air et sur les côtés comme...un autiste je dirais...
»

Le sergent soupira, la gorge serrée. Il le connaissait bien celui-là, c’était un bon camarade. Il ne fallait surtout pas que le lieutenant voit que ça l’affecte, il avait un boulot à faire, des infos à donner. Mais mine de rien, ça l’affectait quand même. Tous ces gars étaient solides, personne n’aurait imaginé un jour les voir dans cet état.

« On se croirait en 14-18, chef. Avec les traumatisés de guerre...Côté Natus ce n’est guère mieux. Héréald voit des Wraiths partout, on a dû l’attacher, et même le bâillonner quand il s’est mit à mordre tout ce qui passait. Finly fait une crise de démence à chaque fois qu’elle voit un uniforme d’Atlante, elle a été retrouvée au milieu d’une bonne dizaine de clones, il semblerait qu’elle s’est battue seule contre eux après que sa lance se soit brisée. Elle a failli faire sauter une patrouille de nos hommes en dégoupillant une de leurs grenades. Il a fallu l’attacher elle-aussi. Et Torald…lui...il parle aux fantômes de ses fils et de sa fille. Ils ont tous été ponctionné, lui-même à perdu plusieurs années. Il erre partout dans le camp en tenant des propos incompréhensibles. »

Graham comptait lui dire qu’elle trouverait tout ça dans les rapports mais il n’en avait pas la force. Elle allait partir en mission et elle avait d’autre chose à faire que de lire ce qu’il pouvait raconter en quelques minutes, aussi déplaisant que ce soit.

« Le Meneur Paresok a sélectionné quelques hommes qui s’occupaient des Natus séniles en temps de paix et il a déterminé une tente pour les faire garder. Ils sont tous là-bas depuis cinq heures ce matin. »

Pedge avait écouté, les bras croisés. Elle ne savait pas que penser. Etait-ce un coup de l’insecto encore une fois ? Ou bien était-ce une forme de stress post traumatique ? C’était sacrément rapide pour un PTSD. Elle avait eu, comme beaucoup de personnel dans l’armée, une formation sur les risques de cette maladie mentale qui apparaissait dans les six mois après le traumatisme subit. La c’était sacrément rapide, mine de rien.

« Sergent, je sais que nous n’avons pas l’habitude encore de travailler ensemble, mais à l’avenir, j’aimerai être prévenue plus rapidement. », fit Pedge de sa voix habituelle.
« Bien lieutenant. J’ai présumé que cela pouvait attendre le lendemain et que vous deviez vous reposer. Je respecterai la consigne. »

Il hésita avant d’ajouter :

« Ce qui m’amène à vous annoncer que nous avons eu un cas d’agression durant la nuit. C’est le lieutenant Jacobs qui s’est chargé de l’affaire. »

« L’affaire est donc réglée ? », demanda Pedge qui n’était pas très heureuse d’entendre ça, même si elle devait se douter que ça arriverait sur un camp de la sorte, avec cette mixité de culture.
« Oui lieutenant. Les deux soldats ont été placé aux arrêts. »
« Bien sergent. Faites procéder à un transfert sur le Dédale dès que possible de ces deux hommes, ainsi que de ceux qui sont délirants. »
« A vos ordres. »

Un silence génant s’installa. Le sergent dandina un peu sur ses pieds.

« Bien...euh...j’ai encore beaucoup d’informations pour vous mais ça pourra attendre votre retour. Permission de rejoindre la tente de commandement pour vous préparer un compte rendu condensé ? »

« Accordée. Je me rends à la réunion. ».

La jeune femme partie donc en direction de l’équipe, pour commencer le briefing ainsi que les préparatifs. Elle n’attendit même pas qu’ils se mettent au garde à vous en arrivant sur place, en annonçant le très banal :

« Section, repos. ». Elle toisa tour à tour Mikkel, Matt, Rodney et Arwé, cherchant à voir s’ils étaient reposés, tranquille ou stressé. Le Sergent Graham avait déjà fait le briefing, elle ne se voyait pas recommencer. Aussi, pour leur laisser le temps de déjeuner, et ensuite de s’équiper, elle annonça simplement l’heure de départ :

« Il est sept heure douze, nous partons pour sept heure quarante cinq. ».

Elle se rendit compte alors qu’elle avait laissé, et le café, et la tartine, dans son baraquement. Ce n’était pas très élégant vis-à-vis de Graham, mais tant pis.


Matt Eversman



L’arrivée d’Allen dans le champ de vision du Ranger coupa toute envie de conversation, focalisant son attention sur la nouvelle Commandante. C’était bien ainsi qu’il la voyait désormais. Ce n’était plus Pedge Allen, plus celle qu’il avait pu connaître. Là, c’était la personne qui tenait tout le campement Atlante et il était bien placé pour le savoir. Néanmoins s’il était là, maintenant au milieu des autres, c’était grâce à elle. Certes, il n’aurait pas un grand rôle à jouer. Graham avait été clair là dessus : son statut de prisonnier n’avait pas évolué mais il était là. Matt ne la quitta pas des yeux jusqu’à ce qu’elle annonce la suite du programme. Il se contenta d’opina du chef pour marquer sa compréhension avant de reprendre ce qu’il faisait avant son arrivée : prendre son petit-dejeuner.

Mikkel Hansen


Mikkel eut un maigre élan mais non ce n’était pas nécessaire : pas de garde à vous. Le norvégien à l’ordre de repos de l’officier Allen interrompit donc élan et resta donc dans la force tranquille, un brin léger décontracté, mais pas en apparence, et bien qu’il commençait à décuver au fur et à mesure qu’il se réveillait. Il lui aurait fallu peut-être manger un peu pour que la pilule passe encore mieux et plus vite mais il était hors de question de manger des trucs qui avaient côtoyés de près ou de loin des fruits qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam et de leur jardin d’Eden. Comme d’hab, Mikkel resta taciturne et sans émois particuliers voire sans émois du tout. Pourtant, il eut un regard pour la Lieute, ne pouvant s’empêcher de se souvenir, qu’il avait cru entendre qu’elle avait eu… une nuit… agitée… au camp Natus... Il se força à pas y penser. Il frotta joue et barbe d’une main sur ce souvenir. Puis, après ce geste de réserve, il glissa mains dans les poches de sa veste militaire, ce qui était assez inhabituel de sa part puisque le norvégien ne sentait pas les baisses de températures et n’y régissait pas d’habitude. Il parut pour autant se montrer de nouveau de bon sang-froid mais toujours il regardait le repas sans rien vouloir manger. Hors de question ! Y’avait des fruits intergalactiques ! Avec calme, force tranquille, il comptait attendre l’heure annoncée.

Arwé”Shara


La tigresse n’avait pas bougé, elle était allongé tel un lion. Elle tourna néanmoins la tête vers la cheffe de la section et des Atlantes pour l’écouter. D’un mouvement gracieux, elle se leva pour se mettre en marche. Elle ne connaissait pas l’heure des Atlantes mais elle se doutais qu’elle n’avait pas de temps à perdre pour enfiler son armure et partir au combat. Se rappelant que les sans poils ne comprenait pas le langage autre que vocale elle se força à formuler son intention.
« Je vais mettre mon armure et je reviens. S’il y a d’autre information pour la défense je les prendrais juste après. » et sur ceux, elle marcha vers un groupe de Tairis, échangeant avec eux, avant de partir avec une tigresse Jolyne qui allait l’aider à s’équiper. Arwé revenu auprès des Atlantes une vingtaines de minutes après. Elle s’assit attendant avec patience qu’ils partent qu’on lui adresse la parole.



CODAGE PAR AMIANTE

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Opération
&
NORMANDIE
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Chronologie : JEUDI 17 MAI


La longue descente qui menait à l’entrée du complexe contrastait avec tous les souvenirs.
Cette longue étendue de sable à découvert, qui aurait été mortelle si les F-302 n’avaient pas fait de passe de mitraillage, ne ressemblait vraiment plus à un environnement désertique. Comme s’il avait suffi qu’une source d’eau proche alimente le secteur pour que tout foisonne, on trouvait maintenant un nombre impressionnant d'arbustes, de buissons et d’herbes folles. Il était presque agréable de marcher par dessus, les rangers rencontrant une surface solide. Fini le sable qui s’insinuait partout, fini l’impression de s’enfoncer à chaque fois jusqu’aux chevilles.

Le chemin les amena jusqu’à la clairière du nouveau biome, là où la nature était encore en cours d’invasion sur le désert et la façade effondrée du complexe. La pelouse, la mauvaise herbe et le lierre progressaient quasiment à vue d’oeil. On aurait cru qu’une entité invisible et ingénieuse supervisait personnellement quelle herbe poussait où et pourquoi. En sortant de la protection des arbres, la chaleur désagréable du désert se rappela brusquement à eux, leur faisant expérimenter un conflit de température très surprenant.
A l’abri dans ce “joyau vert”, les militaires connaissaient un environnement très clément. A l’extérieur, ils retrouvaient le soleil de plomb qui avait bien failli les terrasser.

Le complexe fût guère plus accueillant.
Si facilement ouvert à l’extérieur, l’ombre de son toit offrait à peine un répit suffisant. La température approchait facilement les quarante degrés d’un plein été sans la moindre humidité ni goutte d’eau dans les environs. A cause de ça, une odeur épouvantable de putréfaction montait au travers de tout cet ancien champ de bataille.
Tandis que l’équipe voyageait en direction de la salle du fauteuil, chacun d’eux pouvait constater le terrible résultat. Dans le feu du combat, durant cette journée entière de bagarre, ils n’avaient jamais eu le temps de regarder derrière eux.

Ils n’étaient pas les premiers à entrer là.
Une bonne trentaine de tirailleurs Natus ramassaient les corps pour les empiler, comme s’ils étaient en train de “ranger” le secteur. Ils vérifiaient que tous les ennemis étaient bien morts, plantant la tête à coup de baïonnette s’il le fallait, puis ils prenaient le corps pour le déplacer dans un grand monticule. Sauf pour les clones de Matt et Pedge qui, étonnamment, étaient traités avec déférence. Mais cela avait surement quelque chose à voir avec le fait que, l'un comme l'autre, se trouvait être considéré comme héros en Magna. Peut-être voyait-il dans le traitement désintéressé des dépouilles de leurs copies une forme d'insulte.
En revanche, concernant les Wraiths, ils ne se gênaient pas d'en faire des montagnes. Pour les défunts Natus, ils les plaçaient dans leurs draps de couchage et inscrivaient leurs noms à l’encre noir.
Partout où le regard se posait, une scène morbide différente se déroulait. Un silence pesant régnait ici, un mélange de respect et d’impression de drame. Il arrivait parfois que certains Natus se recueillent devant l’un de leur frères d’armes, psamoldiant quelques prières avant de s’éloigner. L’un des tirailleurs alla même à la rencontre d'Arwé pour lui demander de faire la prière, le défunt ayant toujours rêvé de rencontrer des Tairius.

L’odeur de viscères, d’excréments et d’urines se mélaient à la viande avariée. Il y avait de quoi se révolter, se dire “Alors on est que ça ? Pas mieux que des clébards écrasés sur la route ? Un tas de viande malodorant ?”
Les Atlantes n’étaient pas en reste. Deux équipes s’occupaient également des corps, récupérant le double des plaques militaires pour les remettre à un sergent qui en avait un nombre ahurissant dans la main. L’homme salua d’ailleurs le lieutenant Allen d’un signe de tête au passage.
Et enfin, dans tout ce décorum, un dépôt de munition se trouvait en plein centre du champ de bataille. Des petits pont de bois, des gros débris ou encore des échelles de fortune permettaient d’éviter d'aller dans les tranchées. C’est là que le reste des soldats ramenaient armes et munitions à deux Atlantes qui faisaient le calcul. L'un inscrivait chaque équipement et munitions rapportés tandis que l'autre, visiblement un artificier à en voir son insigne, vérifiait le bon état de l'objet avant de le ranger dans la bonne boite métallique.

L’armée en était rendue à récupérer le matériel et les munitions sur le champ de bataille, signe que ça commençait à manquer.

L’endroit qui menait à la salle du fauteuil n’avait pas changé. Une énorme crevasse courrait toujours sur la paroi, couverte des traces d’une impressionnante explosion qui avait tout déformé. Quelques morceaux ici et là étaient même encore un peu rougeoyant, sur la fin d’un incendie qui avait très longuement brûlé.
Il fallait traverser ce champ de ruine informe pour atteindre la prochaine salle, circulaire, et dans un foutoir incompréhensible. Un troupeau était passé là-dedans et avait tout ravagé, le sol se trouvait jonché de bandages usagés, de seringues de morphine employée, d’outils chirurgicaux abandonné, de diverses couvertures de survie et de tout un tas de déchets.
Quelqu'un avait très certainement dû se servir de l'endroit comme relais pour l’antenne médicale durant la suite de la guerre. Et forcément, personne n’avait pris soin des lieux, une décharge publique aurait été mieux rangée.

Les mauvaises nouvelles ne faisaient alors que commencer.
La salle n’était déjà pas alimenté en énergie mais, en plus, le terminal avait été ravagé, déchiré à coup de couteau. Quelqu’un avait visiblement passé ses nerfs dessus. Pour le siège, il avait servi à un soldat blessé, du sang caillé s’étalait sur toute la surface du dossier et l’araignée pendouillait à côté, ayant visiblement reçu plusieurs rafales de pistolet mitrailleur.

Rodney et Matt allaient avoir du boulot pour réparer tout ça...[/font]


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GROUPE DE COMBAT ALLEN

  • Vous rejoignez la salle du fauteuil sans rencontrer de résistance.
  • McKay & Matt : A l'approche de Matt, le fauteuil reprend immédiatement vie. Rodney découvre qu'il est aussi résistant que le fauteuil Lantien et, comme le système de la Porte, il lui resterait tout juste assez d'énergie pour une connexion. Le terminal est beaucoup plus endommagé. Session en Gdoc conseillé avec Matt et Rodney après connexion de l'officier.
  • Arwé et Mikkel : vous avez la possibilité d'assurer les derniers sacrements des Natus. vous pouvez dans le même temps surveiller le seul accès qui mène à la salle du fauteuil. Les deux sont faisables en même temps.
  • Pedge : Possibilité de contacter Graham pour savoir ce qu'il s'est passé. Expérience de connexion en Gdoc séparé. Mystère...


Pas de deadline, nous rédigeons au fil.


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Mar 4 Sep - 14:20
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Pedge
&
Allen
MJ28 : Opération Normandie
Chronologie : MERCREDI 16 MAI


Il était temps pour l’équipe de partir, comme Pedge l’avait annoncée à l’heure dite. Elle ne comptait pas retarder l’échéance plus longtemps, surtout que d’une minute à l’autre, ils pouvaient avoir une solution pour se rendre jusqu’au complexe de Meda’Iyda et terminer le boulot. Qui plus est, elle avait une tonne de rapports à lire et à faire dans la tente de commandement, il ne fallait donc pas que l’affaire dure trop longtemps. Elle mobilisait déjà pas mal de ressource pour cette petite entreprise de récupération, qui n’aurait pas eu lieu d’être si la communication avait été meilleure, ainsi que la formation et le tri des soldats qui composaient cette mission, et plus généralement, cette expédition. Bref, la perte de temps était pour tout le monde…

« On marche en formation. Normalement, il n’y a plus de danger et la zone est sécurisée, mais on reste prudent quand même quelque fois qu’on serait passé à côté de quelque chose. Gaffe où vous marchez, et gaffe aux pièges, mines et autres IED de ce genre. ».

Il valait mieux être prudent, surtout dans un environnement composé de sable, lequel pouvant abriter toutes sortes de choses non visibles à l’œil nu. Des démineurs avaient déjà ratissé la zone, mais ils n’étaient pas infaillibles, et il ne fallait pas oublier non plus que la technologie Wraith avait une part d’organisme vivant en son sein, et que les raquettes pour détecter les métaux ne repéraient pas ce qui n’était justement pas en métal. Prudence était donc mère de sureté.
Un peu avant, elle avait demandé à Mikkel de se munir d’un stunner pour neutraliser Eversman des fois qu’il aurait les jambes pleine de fourmis et qu’il voudrait prendre la poudre d’escampette pour échapper à l’entretien avec le commandement concernant ses actes. Elle ne le pensait pas à ça près, bien qu’elle avait du mal à imaginer qu’il se comporte ainsi. Mais comme il était de plus en plus étonnant et instable depuis son retour de la Magna, elle préférait également prendre des précautions.

La végétation avait vraiment pris de l’ampleur et elle gagnait du terrain rapidement sur le désert. Déjà, une partie de ce dernier était recouvert, et si l’on y regardait de plus près, le tapis d’herbe avançait à vue d’œil. C’était un brin flippant quand même et Pedge en vint à se demander si Primélys ne le prenait pas mal qu’on marche sur la gueule de ses petites plantes adorées. Quand ils arrivèrent à l’orée de la forêt, le brusque changement de température ne fut pas agréable. Ils revenaient maintenant dans les conditions désertiques de la planète. Heureusement que la logistique suivait un minimum car il fallait des quantités d’eau non négligeable pour garder tout le monde hydraté. Dans les dix à quinze litres par personne et par jour, très certainement. Pedge n’avait pas fait attention à sa consommation pour le moment.

La température avait des effets sur leurs organismes, mais aussi sur ceux de ceux qui étaient décédés. Une odeur terrible s’élevait du charnier que représentait le complexe. L’ombre, accueillante mais étouffante, dispensée des fragrances d’un parfum mortuaire à faire vaciller quiconque n’y était pas préparé. Un peu plus, et Pedge vomissait le petit déjeuner qu’elle avait pris rapidement après avoir rejoins la section.
Elle remonta son keffieh sur son nez pour se le boucher en partie. Mais l’odeur collait aux murs, stagnant dans l’air immobile ambiant. La chaleur, et non l’odeur, lui rappelait vraiment l’Afghanistan. L’air était aussi irrespirable, et les températures pouvaient même grimper plus haut à l’ombre. Cela ne voulait pas dire qu’on s’habituait pour autant… Ce n’était pas possible. Et pourtant, les soldats devaient avancer, prendre sur eux, et lever les jambes pas après pas pour se dégager du sable.

D’autres étaient déjà là. Ils regroupaient les corps. Il fallait bien le faire. Les braves qui étaient morts au combat devaient avoir une sépulture digne de ce nom, et ne pas rester là dans ce charnier, en compagnie de leurs ennemis. Il n’y avait que les bruits utiles qui s’entendaient. Personne ne semblait parler. Le silence était pesant, tout comme le respect qui pouvait se lire sur les différentes trognes défaites des uns et des autres. Pedge observait tout cela en silence, en poursuivant la marche. La vie s’organisait aussi. On récupérait les munitions, et on en faisait l’inventaire. C’était nécessaire pour ne pas manquer, parce que les ressources du Dédale n’étaient pas inépuisables. Quelque part, Pedge espérait tomber sur des simulacres d’armurerie atlante comme elle avait pu en voir dans le croiseur qu’elle avait investiguée avec Sheppard, où ils avaient découvert les Morphéas.

Fatalement, et finalement, ils arrivèrent à la salle où se trouvait le fauteuil. C’était un véritable dépotoir. On aurait dit un endroit dévasté par des junkies, à cause notamment des seringues et autres matériaux de ce genre-là. Il fallait faire attention à ne rien se planter par mégarde.
La mauvaise nouvelle vint de l’absence d’énergie dans la salle, sans parler du fait que le fauteuil était complètement éventré, et que l’araignée qui le superposait était comme qui dirait morte. Merde, est-ce qu’ils ne pourraient pas passer par là pour communiquer avec les clones rebelles ?

« Voyez ce que vous pouvez faire. », demanda Pedge à Matt et Rodney.

Elle n’avait pas cherché à communiquer de tout le trajet, certainement préoccupée par l’établissement de sa stratégie mentale pour repartir à la conquête des clones. Et puis, les groupes s’étaient formés, et elle ne cherchait pas spécialement à s’intégrer dans l’un d’eux. Elle restait morose, et l’ambiance macabre du complexe n’aidait en rien. Qui plus est, l’odeur nauséabonde qui venait agresser leur narine n’incitait pas à la discussion, et elle avait d’ailleurs passé l’essentiel du chemin avec la main sur le tissu qui lui bouchait les narines.

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Sam 8 Sep - 15:06
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[MJ28] Opération Normandie



Matt Eversman


C’est avec un énième soupir qu’Eversman se mit en marche. La procédure aurait voulu qu’il occupe le flanc gauche d’Allen en tant que second aux commandes, de manière à l’appuyer en cas de coups durs. ça c’était avant. Quand l’équipement était conséquent, que la compression du holster était ressentie et qu’un fusil était tenu entre ses mains, ce n’était plus le cas. Les doigts étaient agités de mouvements nerveux comme s’ils cherchaient quelque chose à agripper, peu habituées à être ainsi laissées libres. Les reflexes avaient la dents dure. Il ne pouvait s’empêcher de guetter l’environnement proche, de jeter parfois de petits coups d’œil pour vérifier que personne ne manquait à l’appel ce qui attisait davantage sa peine. Il baissa alors la tête sur quelques pas pour soupirer, ravaler sa rancœur avant de finalement relever la tête.

La mort était partout… Il y avait d’innombrables traces de sang, des corps jonchés ici et là qu’on tentait de rassembler, d’identifier pour pouvoir la sépulture méritée. Atlante, Tairi, Natus, Wraiths, Clones. La guerre n’épargnait personne. Tous avaient subi de lourdes pertes. Ce qui était récupérable l’était aussi, signe que les stocks ne devaient pas être au plus haut. C’était difficile de voir ces corps, d’autant plus lorsqu’il s’agissait d’une personne connue ou même qui avait son apparence. Il ne pouvait y être insensible. Il avait beau s’être convaincu que ce n’était pas lui, il tiquait. Forcément. La chaleur n’arrangeait rien, l’odeur était épouvantable à en filer la nausée. Le keffieh eut beau être remonté sur l’arête nasale, ça ne changeait pas grand-chose. C’était même plus gênant avec ce souffle chaud qui ne se dégageait plus et après quelques pas, il y renonça.

L’équipe débarqua dans une salle qui n’aurait certainement rien à envier à une scène de crimes où un shoot aurait mal tourné. Il y a tout ce qu’il fallait : les traces de sang sur le fautueil, les seringues, des emballages, des objets ravagée ou incendiés pour dissimuler les preuves et un bordel sans nom. Les cadavres étaient manquants, gisant certainement un peu plus loin. Impossible de les retrouver à l’odeur, son nez n’était plus fonctionnel pour les prochaines heures. Pedge prit la parole brisant le silence morbide du lieu. Par reflexe militaire, Matt scruta l’environnement repérant les différents points d’entrée établissant mentalement une petite carte du lieu pour trouver le meilleur emplacement pour se placer. Il venait de repérer le bon spot quand Mckay le sortit de ses pensées en murmurant des propos incompréhensibles, certainement du charabia scientifique ou peut être autre chose, Eversman n’y prêta pas attention. Lui qui n’avait pas esquissé le moindre mouvement finit par se mettre en marche se rapprochant du dudit fauteuil. Il n’avait aucune idée de la manière de faire fonctionner ce machin. Réparer, bricoler. Ce n’étaient vraiment pas des choses qu’il appréciait faire. Il était même plus mauvais provoquant plus de dégâts qu’avant. Il ne voyait vraiment pas en quoi il pourrait être utile.

L’activation soudaine d’une lueur bleutée dans le socle du fauteuil l’interrompit dans ses mouvements. Le fauteuil semblait reprendre vie. Les regards semblaient tous focalisés dans sa direction, il croyait vraiment qu’il était responsable de ça ? Certainement pas. Matt n’avait rien fait et il n’osa rien faire de plus de peur de provoquer un nouveau désastre.

Me regardez pas comme ça. J’ai rien fait.

Et Mckay le lui confirma. Il n’avait rien fait ou plutôt si involontairement. Le fait de s’être rapproché du fauteuil avait permis à la structure de sentir la présence d’un gène wraith et donc de s’activer. Un peu à la manière de la Cité qui repérait les porteurs du gène ATA, il semblait en être de même pour les wraiths. Matt ne put s’empêcher de jeter un coup d’oeil envers la paume de main s’attendant presque à voir un dispositif de ponction émerger. Il avait ce gène en lui, qu’il le veuille ou non. Cela le dégoutait toujours autant… Un mal pour un bien aujourd’hui. Après un énième soupir et un rappel du scientifique, ce dernier se mit à sa disposition en lui servant d’assistant. Ça non plus ça ne lui plaisait guère. Ce n’était pas son rôle, ce pour quoi il était fait jetant parfois des regards envieux vers le Norvégien.


@ pyphi(lia)

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Jeu 13 Sep - 9:16
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Rodney McKay


Après le petit déjeuner, le groupe fut prêt à partir en mission. Et ce fut dans le calme que tous se mirent en marche vers notre destination. En silence. Du moins, Pedge et Matt n’ouvrirent pas la bouche. Mais pas mon cas, bien entendu. Comme à mon habitude, je passai mon temps à me lamenter et à me plaindre, car la route était longue, et quitter l’oasis pour une fournaise sans nom n’était bien sûr pas une idée reluisante de mon point de vue. Même si on n’avait pas le choix. Je fis part à voix haute de mon exaspération car je n’appréciais pas du tout la chaleur intense. Je ne supportais pas ça. Heureusement, j’avais eu l’idée de mettre ma crème solaire avant de quitter la jungle, sinon j’aurais cuit sur place.

Après quelques minutes de marche dans le sable, nous atteignîmes l’intérieure du complexe, ou ce qu’il en restait. Une horrible odeur me chatouillait le nez, c’était infect. Mélange de sang, de pourriture et de mort. Comme les autres, je mis mon keffieh autour de mon visage, mais cela n’atténua pas l’odeur. Avec la chaleur ambiante, cela rendait celle ci encore plus désagréable. Puis, nous vîmes les nombreux corps qui jonchaient le sol. Un spectacle macabre. J’eus un haut le coeur, mais je parvins à garder mon petit déjeuner dans mon estomac. Je détournai aussitôt les yeux, ne voulant pas regarder les survivants humains, Natus et Tairis s’occuper de trier les corps pour leur offrir un semblant de sépulture, ou récupérer les armes et munitions qui étaient abandonnés depuis le dernier combat. Je préférais me concentrer sur le chemin devant moi, un chemin que je connaissais avec Pedge et Mikkel pour l’avoir déjà emprunté. Cependant, la salle dans laquelle nous arrivâmes était un peu différente que dans mes souvenirs. La grenade qui avait explosé ici avait causé de sérieux dégâts. Et la seconde pièce n’était pas mieux, là où se trouvait encore le fauteuil wraith, ainsi que la console qui avait littéralement fondue après que je m’en sois servi. Des troupes étaient passées là entre temps, vu le désordre qui régnait dans la pièce, le sang séché sur le fauteuil, et l’araignée étrange qui était criblée de balles, et qui pendait dans le vide. Cette salle semblait être totalement dépourvue d’énergie, comment allais-je procéder aux réparations ?

Je me dirigeai déjà vers la console, mais à ce moment là, Matt fit réagir le fauteuil rien qu’en le touchant. Une bonne chose pour moi, car cela voulait dire qu’il y avait encore un peu d’énergie dans cette salle. De quoi me permettre d’accéder à la console si je parvenais à la réparer, peut être. Enfin, réparer était un bien grand mot, car en la regardant, il n’y avait plus rien à réparer. C’était bien ma veine. Cependant, le réseau était peut être encore actif. Tandis que Pedge s’installait sur le fauteuil pour faire ce qu’elle avait à faire, je demandai à Matt de venir à mes côtés, tout en sortant mon ordinateur portable. Je parvins à ouvrir un boitier situé à la base de la console, révélant tout un tas de câbles. J’allais pouvoir brancher mon ordinateur dessus, et entrer manuellement dans le réseau grâce à cette nouvelle interface. Cependant, je n’allais pas pouvoir y arriver tout seul, car la console ne reconnaissait pas du tout la technologie terrienne ni lantienne. Mais le gène wraith serait tout de suite détecté. Comme pour le fauteuil avec l’araignée que Matt avait activé d’un simple contact. Pour la console, cela serait sans doute la même chose.

"Ce va être un vrai jeu d’enfants. Il me suffit juste de sortir quelques câbles et de les brancher sur mon ordinateur, avec vous à mes côtés. Grâce à vous, la console va penser que je suis un wraith".

Je souris à Matt, les yeux illuminés par ma découverte comme un enfant qui ouvrait ses cadeaux de Noël. Cependant, cela était sans doute moins drôle pour le militaire, mais je m’en fichais déjà, concentré sur ma tâche. Choisissant judicieusement, je sortis quelques câbles du boîtier, les donnant les uns après les autres à Matt pour qu’il les tiennent, et que son gène les active. Ce n’était pas une chose simple, et elle me prit plusieurs minutes. Je vérifiai que j’avais sorti tous les câbles nécessaires.

"Voilà. Maintenant, il ne me reste plus qu’à les relier à mon ordinateur".

Cette étape était assez facile, et une fois prêt, je pianotai sur le clavier pour entrer une commande de contrôle, attendant que le réseau se connecte sur l’ordinateur. Par chance, le gène wraith fonctionna, et je pus accéder à l’intégralité de la console par le biais de cette interface de fortune. Assis par terre, je souris à nouveau, continuant de pianoter sur les touches, lisant les informations qui apparaissaient à l’écran.

"Très intéressant. L’énergie récupérable que je dois contourner pour retrouver le pilote provient du système atmosphérique. Ce n’est pas un système vital, je vais pouvoir le détourner facilement, ça me prendra que quelques minutes".

Je désactivai sans problème les protocoles de sécurité pour dérouter l’énergie nécessaire, et il me fallut quelques minutes supplémentaires pour mettre en place la bonne commande de contrôle. Une fois cette étape réalisée, le moment était venu. Il ne me restait plus qu’à appuyer sur la touche “Entrée”. Et alors que mon doigt s’en approchait, une voix féminine m’interrompit. La voix de Pedge qui avait fini par émerger.

« Rodney, arrêtez tout de suite de dériver l’électricité, on trouvera un autre moyen. Maintenant ! C’est une question de vie ou de mort ! »

Et dire que j’étais à deux doigts d'exécuter l’ordre qu’elle m’avait donné en début de journée. Que se passait-il ? Je soupirai d’exaspération, mais je reculai mes mains du clavier, sans comprendre, dévisageant Pedge.

"Comment ça, c’est une question de vie ou de mort ? Et notre pilote, ce n’est pas une question de vie ou de mort ? Comment on va faire pour le retrouver, si je n’utilise pas cette énergie pour découvrir sa trace ?"

« On trouvera un autre moyen de le récupérer une fois qu’on sera sur place. De toute façon, il est forcément dans le secteur où se trouve la reine. Je ne troquerais pas la vie d’une trentaine de personnes contre celle d’un pilote. », répliqua Pedge de son ton neutre, mais sans appel.

Je levai les yeux au ciel, soupirant. Ce n’était pas Pedge qui avait dit la veille que trouver le pilote était très important, et qu’utiliser cette énergie était la seule chose à faire, quoi qu’en penseraient les clones ? Et voilà que maintenant, elle revenait sur ses paroles, et qu’elle laissait tomber. Je n’avais qu’à appuyer sur la touche, et le problème serait réglé. Au diable les clones, ils ne valaient pas la vie d’un atlante. Ce n’était que des créations wraiths. Cependant, quelque chose m’empêcha d’appuyer sur cette touche. Peut être ma conscience, qui sait. Râlant, je retirai définitivement ma main du clavier, fusillant Pedge du regard. Je n’en pensais pas moins de sa décision d’aider les clones au détriment de l’un des nôtres.

"Vous avez intérêt à ne pas vous tromper sur ce coup. Sinon, vous aurez la mort de l’un de nos hommes sur la conscience".

Je supprimai la commande que j’avais installé pour détourner l’énergie, avant de débrancher le câble reliant mon ordinateur à la console. Puis, je me redressai, rangeant mon matériel dans mon sac, avant de venir près de mon groupe, serrant mon P-90 dans les mains, maugréant encore dans ma barbe.

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Jeu 20 Sep - 19:13
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Arwé Shara

Arwé”Shara



L’équipe se mit en route, Arwé restait près de Mikkel dans cette nouvelle habitude qu’elle avait prise très rapidement. Plutôt silencieuse la tigresse évoluait dans la forêt primaire, se félicitant de ‘incroyable travail qu’avait fait cette divinité de la nature. Les Tairis ne sont pas croyants de base, mais quand on voit Primelys et ses miracles de créations il est parfois normal d’en douter. Enfin bon Arwé ne comptait pas se mettre à une quelconque croyance, elle trouvait ça juste incroyable qu’elle puisse faire ça. Et même si elle n’avait pas suffisamment évolué pour comprendre le pourquoi du comment de se don, elle n’irait pas se mettre à croire que ce qu’elle ne comprend pas devient divin. Oula non.

Cependant, la forêt avait ses limites, la coupure avec le sable bouillants et le soleil de plombs la fit grogner. Le sable ne lui avait décidément pas manqué. Venant d’une planète nocturne sauf une fois par ans où le soleil inonde les herbes folles de la grande plaine, elle avait toujours un peu de mal avec cette lumière aveuglante. Sans parler de cette chaleur étouffante qui allait la faire tirer la langue comme n’importe quel félin qui régule sa température par la bouche et les coussinets. Le pouvoir de transpiration était réservé aux primates et donc aux sans poil, qui avait bien cette chance de pouvoir sécréter de l’eau pour se rafraîchir ! Même si cette eau pue, surtout chez les mâles. Arwé se demandait si cette capacité n’était pas aussi une manière d’attirer les femelles ou de montrer leur état de santé. Car quand un sans poil pue vraiment la mort, il doit avoir une maladie !

Une chose était sûre, le sable ne lui avait définitivement pas manqué et ses coussinets lui faisait savoir qu’ils n’étaient pas plus contents. Une Natus lui avait mis un baume sur ceux-ci puisqu’ils avaient souffert de quelques brûlures superficielles à cause de ce sable. Machinalement, elle pressa le pas, pour rejoindre l’ombre du complexe quitte à prendre un peu d’avance sur le groupe, qui eux avait les patounes protégées par des chaussures !
Et même si le sable n’était plus aussi brûlant, l’ombre n’avait pas rafraîchie le complexe où il faisait affreusement chaud. La tigresse tirait la langue, ayant super chaud avec sa carapace.

Mais le pire était sûrement l’odeur de mort et de putréfaction. Instinctivement, elle ne volait pas pénétrer dans le lieu qui avait connue tant de ravage et surtout avec cette odeur viciée. Mais il le fallait bien et dès que les sans poils furent auprès d’elle, elle leur emboîta le pas, constatant avec dégoût que l’endroit était aussi bien ranger qu’une tanière de Wizzards. Un charnier de clone, de Natus et d’Atlantes, de la chair morte et pourrie par le temps peu clément. Le regard de la tigresse allait de droite à gauche observant les marques qui avaient causées leurs morts et les visages emplis de peines des proches qui pleuraient sur les corps inertes. La guerre est moche et elle ne prenait de beauté que dans un combat épique. Mais une fois qu’il est terminé, le reste n’est que mocheté et tristesse. Pourtant elle était tigresse de guerre, elle aimait le combat, mais le beau combat. La mort elle ne l’aime pas, sinon elle serait déviante et son âme devrait errée dans la grande plaine seule sans corps… sans jamais rejoindre les étoiles et être une honte pour sa famille et son clan.

Un Natus arrêta Arwé, la tigresse stoppa son pas laissant les autres Atlantes marcher vers le fauteuil maculé de sang… et dessus il avait une… brrr une Arak géante et désarticulée. Arwé détestait les Arak, elle ne manquait jamais de les écraser de sa patoune. Sur la grande plaine les araignées étaient aussi grosses que des mygales mais végétarienne. Le seul problème c’est qu’elles sont un venin défensif qui endort. Et elles sont particulièrement agressifs avec toute autres créatures étrangère à leurs races. Brrr cette Arak là, serait difficile à écraser avec une seule patoune.

La Tairis se tourna vers le Natus qui la saluait avec cet air révérenciel, la tigresse le toisa le saluant de la tête avant de lui demander doucement :
« Je suis Arwé’Shara, que veux tu ? »

Tirailleur Elesdo



Entre Elesdo et Maupah, ça avait toujours été une forme de guerre.
Ils se chamaillaient depuis qu’ils étaient gosses, étant voisin dans le quartier Brivalis. Cela faisait si longtemps maintenant qu’il ne savait pas ce qui avait amorcé ces querelles. Il savait juste que lui, comme elle, n’avait jamais su s’en passer depuis. Qu’importe que les deux familles se réunissent une fois par semaine pour rembourser les pots cassés et punir les garnements. Plus les deux Natus étaient séparés, plus ils se retrouvaient encore pour se battre.

Tout au long de leur vie, ils partageaient un lien très particulier de désordre et de chaos vierge de toute destruction. Jusqu’à l’adolescence et obtenir l’arme qui ferait d’eux des soldats, le futur tirailleur et la future duelliste n’avaient jamais franchi la ligne. Même pas de surenchère. Seulement une confrontation éternelle pour des raisons dont ils ne se rappelaient plus.
Ils avaient grandi et vieilli ensemble.
D’aussi loin que remontaient ses souvenirs, aucun d’eux n’avait su se satisfaire de leurs liens ou les tenir assez longtemps. Il n’y a que ce petit jeu qui les tenait vraiment, si bien qu’en fin de compte, ils s’étaient liés dans un déni total. Ils ne le reconnaitraient jamais.

Cela faisait rire les autres Natus. Ils aimaient cette histoire particulière.
Durant les repas, Elesdo et Maupah se jetaient joyeusement à la figure, ne tarissant pas de boutades et de critiques en tout genre. Mais ils les savaient bien plus proches que ça une fois en intimité.

C’est pour ça que le tirailleur ne s’était pas spécialement inquiété de ne pas la voir à ses côtés la veille. L’homme avait présumé qu’elle avait besoin de temps, ou qu’elle s’occupait de ses soeurs, et qu’elle ne voulait pas se montrer fragile face à lui. Ce serait un aveu de faiblesse quelque part. Mais le lendemain matin, la couche a ses côtés était restée vide et cela l’alarma immédiatement.

Leur relation était ce qu’elle était. Il y avait beaucoup de désavantage de ne jamais baisser les armes au sein même de leur couple, surtout qu’ils suivaient la voie des Pondérés. Mais Elesdo s’en accommodait parce qu’il s’était toujours éveillée aux cotés de sa compagne. Elle n’avait jamais manqué une seule nuit à ses côtés, comme pour lui prouver la sincérité de cet étrange amour qui les liait.
Ce matin-là, lorsqu’il avait ouvert les yeux pour découvrir ce coté de la couche encore froide, sa main rencontrant la couverture bien pliée au carré au lieu des épaules de sa femme, il s’inquiéta pour de bon. Le pauvre tirailleur avait passé quelques heures à errer entre plusieurs groupes de survivants afin de rechercher Maupah jusqu’à ce qu’un chef de groupe lui annonce la terrible nouvelle.

Maupah s’était éteinte durant la bataille, loin de lui et seule.
Sous l’impulsion d’un étrange respect, le tirailleur se garda bien de verser une larme devant ses comparses. Mais il se retira en silence et fit le chemin en solitaire jusqu’à sa position supposée. Il la trouva à l’usine de triage, toujours à la même place, décédée au beau milieu d’une action qui visait à recharger le canon de campagne. Elesdo se sentit soudainement seul, abandonné, un sentiment qu’il n’avait jamais connu depuis son enfance et grâce à elle.

Leur relation était très particulière mais il aimait ça. Et Maupah également, sinon elle se serait écartée de lui et n’aurait jamais porté leur parure sous de faux prétextes moqueurs. Entre ce sentiment d’exil soudain et l’ignoble culpabilité d’avoir fait la fête la veille sans savoir ce qu’il lui était arrivé, Elesdo prit le corps de sa femme dans ses bras et la ramena à lui seul jusqu’à l’entrée du complexe.

Il se chargea personnellement de la place dans son sac de couchage, devenu linceul de fortune, et passa un peu de temps avec elle tout en se demandant comme il pourrait vivre avec son absence. Ils s’étaient mobilisés dans le corps expéditionnaire ensemble et ils avaient toujours pensé qu’ils ne s’en sortiraient pas. Du moins, qu’ils seraient deux à survivre ou à mourir.

Elesdo ne pu retenir ses larmes cette fois. Il voulu prier pour elle mains il n’en eût pas la force, préférant s’agenouiller à coté du linceul, l’ouverture permettant d’y voir son visage. Maupah avait déjà commencé à prendre des teintes vertes et elle dégageait une odeur pestilentielle. Mais le Natus s’en fichait éperdument. Cela ne l’empêcha pas de l’embrasser tendrement avant de lui murmurer dans une sincérité à fendre l’âme.

« Ton lien m’accroche. J’aurai dû te le dire depuis si longtemps déjà. Puisses-tu l’entendre avant d’en rejoindre les Trois. C’est nulle moquerie que mes pensées ont toujours été pour toi...ma femme. »

Le tirailleur demeura un instant en recueillement, se remémorant tous les beaux moments, les franches engueulades qui faisaient rire les collègues et les excuses dissimulées sous de faux reproches. Un fin sourire vint au pauvre homme alors qu’il murmurait ce qu’il lui sortait souvent en réponse :

« Ton visage envoûtant ne te sauvera point. »

Toujours à genoux, le tirailleur poursuivit son recueillement en laissant quelques larmes silencieuse s’écouler le long de ses joues. Il pourrait s’en empêcher, il le savait, il pourrait rester de marbre. Mais sa femme méritait bien cet aveu maintenant qu’il était trop tard. L’espace d’un instant, Eleso regarda autour de lui pour voir tous ses frères et soeurs faire de même. Ils avaient subi des pertes effroyables et tout le monde pleurait quelqu’un. Parfois seuls, comme lui, ou en groupe.

Soudain, il aperçut la masse carapacé d’un tigres qui suivait un groupe d’Atlante. Sur le fait, le tirailleur n’osa pas s’en approcher, gardant la main inerte de Maupah dans la sienne. Mais il se souvenait de ce soir-là, lorsqu’ils étaient au secret, partageant un verre tout en parlant des dernières découvertes concernant les Tairis. Sa femme était surexcitée, elle insistait sur le fait que c’était le plus beau moment de toute l’histoire de la civilisation Natus. Embarquée dans ses rêves, elle se voyait travailler pour devenir diplomate ou coursière, franchir la Porte pour transmettre des messages aux Tairis sur leur Terre, chez eux.

Elesdo soupira.
Sa femme ne rêvait que de voir un Tairis de son vivant et elle n’avait pas eu cette occasion. C’était la moindre des choses que d’y veiller à titre posthume. Malgré le profond respect pour les tigres, ce qu’ils représentaient dans la culture Natus et leur religion déstabilisait profondément le tirailleur. Il s’approcha difficilement, son béret en main dans un signe évident de respect, et il se figea lorsque le Tairis lui parla avant même qu’il ne le fasse. Il l’avait abordé et se rendit compte que ce n’était pas un mâle, ce qui ne la rendait pas moins impressionnante une fois en face. L’homme bomba un peu plus le torse, renifla pour chasser tout semblant de tristesse bien que son visage en était sévèrement marqué.

« Elesdo Carbel. » Répondit-il aux présentations, restant impressionné.

Son regard se décala un instant et il se rendit compte que Mikkel était là. Il avait fait la fête avec lui la veille, c’était un bon gars.

« C’est grand honneur de rencontrer un Seigneur Tairius. Ma femme, Maupah, aspirait de tous ses voeux à cette rencontre. La guerre l’en a privé et...et... »
Il déglutit, se refusant à la faiblesse des pleurs. Son visage était devenu rouge et sa mâchoire tremblante.
« J’en appelle à votre bienveillance seigneure. Puissiez-vous accorder du temps à cette brave duelliste pour la dernière prière. Que son dernier voyage auprès des Trois se fasse dans sa dernière volonté... »

Arwé”Shara


La tigresse avait fixé ses prunelles émeraudes dans le regard triste et perdu de cet homme. Elle pouvait aisément comprendre la douleur qu’elle ressentait en l’observant. Elle aussi, elle avait perdu des tigres qui lui tenait à cœur et un en particulier. Quel lien fou d’avoir accepté avant qu’il rende son dernier souffle d’être sa Mentra. Une mentra mortuem. Arwé ne faisait pas partie des tigres qui avaient traversé la porte pour la magna, non, elle en avait rentré pour la première fois… sur le Dédale ou dans les paroles de ses paires et plus particulièrement de son frère.

Elle n’avait pas eu le désir de pousser la curiosité plus loin et de vouloir en rencontrer a tout prix. Non pas qu’elle s’en foutai, mais elle voulait prendre son temps, laisser passer la nouveauté pour se l’approprier et se renseigner un peu plus. Et puis la préparation de la guerre lui avait prit du temps, elle formait aussi les autre Tairis, elle voulait être une étoile et son rêve demandait beaucoup d’énergie. Cependant, elle était très réceptive au mélange inter espèce, trouvant dans cette salade composée une nouvelle manière d'évoluer et de se lier. De voir autre chose, de briser les habitudes tout en réfléchissant sur les différentes cultures.

En conséquence, elle était assez étonnée que cet homme, dévasté par la tristesse lui demande son temps pour accompagner un mort. Un mort ne voit pas et de constate pas les efforts qu’on fait pour lui… mais Arwé comme tout Tairis avaient un profond respect pour la vie trépassée et ces mœurs étaient surement similaires aux Natus, donc elle accepta d’un hochement de tête. Surtout que le reste de l’équipe avait à faire pour réparer cette affreuse chose… elle pouvait bien donner un peu de son temps tout en gardant un oeil sur l’entrée.

« L’honneur partagé ElesdoCarbel. Je veux bien passer un peu de temps avec ta mantra. La guerre laisse beaucoup d’âme sans sœur. » dit-elle avec un rictus sur les babines compatissant. « Que dois-je faire ? »



° CODAGE PAR DITA | EPICODE °


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JohnSheppard

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Mikkel Hansen


Tout comme la Tigresse et à ses côtés, le norvégien avait tenu silence durant la marche, taciturne, dans la progression, et avait traversé ainsi, dans un mutisme persistant, la dense végétation. Eversman lui avait évoqué une Nature qui leur avait sauvé la mise durant leur mission avec McKay et Hamilton. Mikkel y resta, soldat, malheureusement, et se contenta d’attester sa nature alliée et la contrainte terrain qu'elle imposait. Contrainte qui n’allait pas tarder à changer...

Les rangers du norvégien rencontrèrent bientôt le sable et la chaleur d’un soleil de plomb. Mikkel tenait son famas comme on tenait arme lors d’un déploiement. En son dos, il portait un stunner Wraith, que l’officier Allen lui avait chargé de prendre et d’utiliser pour neutraliser Eversman dans l’éventualité où il le faudrait. Mikkel avait été habitué à marcher sur des plages. Il ne changea guère alors son rythme de pas, comme si la différence de terrain n’y changeait rien, toujours dans un sang froid qui parut revenir de plus belle en ce début de mission et qui se cristallisa pour perdurer. Il était habitué à marcher dans le sable, moins à envisager de neutraliser un frère d’arme et ami. Son corps, réagit à la température, qui s’élevait, avec de surcroît le lourd équipement, mais le soldat resta dans le rythme de sa marche et laissa son front perler sans y prêter garde. En ce début de mission, Mikkel avait fini par décuver, s’étant rassasié d’une barre de céréales, et n’avait aucune cigarette au bec.

Mikkel sentit la marche d’Arwé se presser et il la sentit tout autant quitter le groupe atlante en prenant une avance. Le norvégien avait observé sa difficulté à supporter la chaleur et comprit alors sa hâte à les devancer. Quant à lui, il resta avec son groupe d’affectation, et suivit les instructions de l’officier Allen quant à progresser en formation et avec prudence. Le norvégien se positionna vers l’avant, appréciant pourtant rester dans l’ombre des autres mais devant bien adopter la position du première classe, celui qui devait aller en ligne de front et ses potentielles mines. En cette mission, Mikkel peinait à ne pas creuser une distance norvégienne voire à la creuser davantage encore comme s’il sentait que là était son rôle avec le port du stunner. Ça ne lui plaisait guère, de porter une arme de l’ennemi. Mais, soldat, il n’avait pas à laisser transparaître ce ressenti très personnel. Il aurait préféré le port d’une arme atlante tranquillisante qu’une arme Wraith qui ne faisait que plus encore souligner ce rôle qui semblait lui coller à la peau… à se voir réquisitionné pour tirer à tout moment sur sa propre équipe… comme s’il était toujours dans une sorte de… neutralité… mais forte… presque ennemie... Mikkel n’aimait guère le soldat qu’il devenait. Mais, à nouveau, son avis très personnel, il ne devait le garder que pour lui, derrière son mur de sang-froid, dont il empilait toujours un peu plus de pierres, histoire de. Mikkel avait après tout confiance en Matt et à ce que ce stunner s’avère inutile. Et puis derrière l'ordre, on ne prevoyait que, dans la pire éventualité, assourdir Matt avec un stunner. Les atlantes n'avaient sans doute pas dû prendre avec eux moins offensifs que le stunner...

Mikkel arriva quelque temps après Arwé au complexe. Il rejoignit la Tigresse en adressant que quelques regards de contrôle pour l’équipe Allen, car, RAS, il n’avait entendu aucun remue-ménage particulier pour eux. Mikkel prit son keffieh en main et le posa sur son nez avec grand calme pour contenir un peu les odeurs de mort du complexe. Il veilla à le porter en écharpe et ne parut pas tant bandit que plutôt vadrouilleur. Il n’afficha aucun émoi en apparence et, comme toujours, préféra taire ses émois intérieurs, comme s’il n’en avait pas et n’en avait jamais eu. Pour Mikkel, la mort en guerre était à l’égal de la mer en guerre. Elle était là. Elle emportait ou n’emportait pas. Il la respectait elle… et ses combattants qui la rejoignaient... à jamais…

Le norvégien était près de la Tigresse lorsqu’un Natus arriva à son encontre avec beaucoup de révérence. Mikkel reconnut Elesdo qui de plus se présenta à Arwé de son patronyme. Par respect, le norvégien descendit son keffieh jusqu’au menton pour dévoiler son visage et adressa un signe de tête au Natus pour le saluer tout en restant malgré tout à l’écart de l’échange avec tout autant de respect. Mikkel avait cru comprendre que les Natus et les Tairis partageaient un lien spécial – presque sacré – que le norvégien voulut d’autant plus respecter et surtout avec la nature de la demande du Natus pour sa défunte femme. Il remit son keffieh, mais pas sur le nez, juste un peu au niveau de la mâchoire, davantage par pudeur et mutisme que pour les odeurs alors, car il apprit de là que, Elesdo, un bon Natus, sympathique, avec qui il avait festoyé cette nuit, dévasté en lui en cette heure sombre, était le compagnon de la défunte Maupah…

Mikkel avait rencontré Maupah… sur le champ de bataille. Il avait assisté à son trépas… Maupah s’était battue jusqu’au bout… défiant la mort jusque dans son trépas… son corps d’une vie rejoignant l’ailleurs se figeant dans la recharge d’un obus...

Tirailleur Elesdo


Il avait reconnu l’Atlante.
A vrai dire, il était presque soulagé de le voir là, comme un rappel de la fête qu’il avait partagé la veille avant de découvrir l’horrible vérité. Il était là depuis un certain temps. Suffisamment longtemps pour que l’odeur ne l’incommode plus.
Malmenant son couvre-chef entre ses doigts, il acquiesça fébrilement avant de répondre en regardant la Seigneure Tairis d’un regard qui se voulait solide.

« Être présente. Et dire quelques mots, si le coeur vous en fait désir. »
Son regard se tourna vers Mikkel.
« Toi aussi. Les Natus ont dit que tu y étais... »

Elesdo poussa un profond soupir sur la fin de sa phrase. Une expression chargée de tristesse, non verbale, qui semblait lui demander pourquoi il ne l’avait pas prévenu. Pourquoi il ne lui avait pas dit que sa femme gisait à coté d’une épave de canon de campagne et qu’elle passait la nuit dans les amas de défunts et de Wraiths…
Pourquoi ne pas lui avoir dit alors qu’il faisait la fête et qu’il riait tandis que sa femme, elle, était morte.

Tout simplement parce que Mikkel ne savait pas. Qu’il ignorait tout de leurs liens.
Il ne lui en voulait pas, il n’y avait aucune haine dans son regard, pas de reproches. Mais il était tenté de lui demander ce qu’il avait vu, comment elle était morte et si elle avait été brave. Elesdo se trouvait devant un Seigneur Tairius. Des générations entières auraient tout donné pour être à sa place et échanger quelques mots.
Mais dans cet environnement de guerre, ce grand honneur qui franchissait l’imaginable peinait à remplir le vide laissé par la duelliste. Il y avait eu tant de morts et tant de blessés qu’il était impossible de trouver un soldat qui n’avait pas perdu quelque chose maintenant.

Elesdo se retourna pour prendre le chemin menant à la ligne de corps.
Il ne savait pas vraiment si ses deux comparses allaient le suivre immédiatement. Le tirailleur avait tout simplement l’impression d’être la marionnette d’une autre vie, qu’il observait une scène macabre tirée d’un esprit malade et que rien n’était vrai. Mais l’expression sans vie de Maupah lui rappela que c’était bien le cas. Le Natus sentit ce grand vide, l’effondrement de ses repères et de ses convictions.
L’homme s’agenouilla auprès de son amour, il vérifia que sa lance était bien placée entre ses mains puis lui caressa la joue.

« Je te retrouverai. A serment que mon amour restera tiens... »

Le Natus se redressa et inspira un bon coup. Il se positionna à côtés d’Arwé’Shara et de Mikkel pour débuter d’une voix audible :

« Par les Trois Valeureux qui libérèrent nos ancêtres...Puissiez-vous accueillir les âmes des courageux sacrifiés dans la grandeur que nous recherchames de notre vivant. Que leurs sorts ne soient pas vains, comme le furent ceux qui nous ont alors précédé. »

Les Natus qui se trouvaient à cotés, auprès d’autres proches décédés, se redressèrent en fixant silencieusement Elesdo. Ils restèrent un instant interdit puis quelqu’un osa poursuivre la prière. Puis deux tirailleurs, des duellistes, des chasseresses. Comme une onde, la prière fut relayée par tous, comme s’ils participaient au même recueillement. Les couvres-chefs tombèrent les uns après les autres, plus personne n’était assis.

« Voyez la ferveur des sacrifiés en votre exemple.
Voyez, Andrièlus, noble guerrier, la force, le courage et la vaillance dont nous nous sommes investis !
Voyez, Erydéon, sage savant, notre sens logique et intègre !
Voyez, Rohamitra la douce, l’aimante, le lien qui nous unit tous en notre âme commune !
Par le Grand Codex, le LiberTairius, fondement de nos existences.
Guides de nos âmes en peine et Gardiens de nos traditions.
»

Sur la fin, la respiration du Natus était devenue trop chaotique. Il se plaqua une main contre le visage en se détournant un peu, réprimant de violents sanglots qui secouait son corps et s’échappaient par des plaintes sifflants entre ses dents serrées. Les Natus poursuivirent lentement, d’une seule voie, pour clore ce profond acte de respect.

« Recevez nos courageux guerriers pour que leurs âmes vivent à jamais. En esprits bienveillants, protecteur de ceux qui nous suivront.
Pour les Tairius, en qui nous devons tout...
»

Arwé”Shara


La tigresse hocha simplement la tête, tout en toisant Mikkel qui semblait être un témoin de la mort de la mentra Natus. Il était donc le témoin de sa vaillance et de son courage, il serait bon qu’il porte quelques mots pour honorer son âme. La Tairis se leva pour suivre l’homme dévasté par le chagrin et la peine, il semblait perdu et ses pas si lourd le montrait que trop bien. Un Tairis, ne se laisse pas emporter par le chagrin quand il ne se le l’autorise pas, pour cela qu’on voit autant de tigres avec la tête haute. Par contre, dès qu’il est temps d’afficher son deuil, il n’avait plus de museau dans le ciel, mais proche de la terre et chacun se laissait aller à des larmes et cris de souffrances. Il fallait faire sortir tout cela. Elle pleura les siens quand elle retournera sur la grande plaine, le poids était là, mais elle le soulagera que plus tard. La guerre était la priorité.

La femelle se pencha vers Mikkel, pour lui murmurer entre les crocs.
« Toi être dernier témoin de la morte Natus. Tu devrais donner quelques mots sur ses exploits au combat pour honorer son âme, qu’elle aille aux étoiles avec sérénité. Sauf si elle a été complètement lâche et sans intérêt pour être honorer. »

Quelques mètres plus loin, le corps était là, déjà en proie à la décomposition et la pourriture d’un endroit infecte qui agressait les narines si fragiles de la Tairis, qui se retenait plusieurs fois de respirer. Cela lui était difficile et elle avait grand mal à s’habituer à autant de charogne et d’inconfort avec son odorat. Elle ne dit rien tout du long de la prière l’écoutant et se surprenant d’entendre le nom de trois ancêtres. Cela était assez poignant et elle devait reconnaître qu’être cité à chaque prière comme des dieux avait un coté très honorant puisqu’on parlait de leur exploit et de leur compétence et non de simples créatures divines. La fin lui déplut, puisqu’elle jugeait qu’on ne devait rien aux Tairis qui avaient fait se qu’il avait à faire mais soit, les sans poil avaient de nombreuses croyances apparemment.

Elle ne dit rien pour le moment, attendant que Mikkel prononce quelques paroles, avant de faire de même. Elle voulait en connaître un peu plus sur les capacités martiales de cette Natus qui avait rendu son souffle. Savoir ce qu’elle valait avant de choisir au mieux ses mots.

Mikkel Hansen



Mikkel acquiesça à Elesdo par la parole. «Oui. J’y étais.» Confirma-t-il les propos des Natus et sa présence auprès de Maupah lorsqu’elle quitta ce monde à jamais. Mikkel tenait à prendre la parole, parce que certaines choses au goût du viking, ne pouvaient s’acquiescer que dans le silence, mais cela ne restait que son humble avis. Mikkel entendit le profond soupir du Natus et vit son expression de grande tristesse.

Un peu en retrait, Mikkel suivit Elesdo menant à la ligne de corps, avec la Tigresse, après avoir échangé un regard avec elle, regard que Mikkel dévia à le baisser vers le sol. Pendant la marche, où Mikkel reprit regard à l’horizon, Mikkel sentit Arwé se pencher vers lui, et lui adresser des paroles, dans le murmure. Mikkel, en témoin de la mort de la Natus, il serait bon de lui adresser mots à propos de ses exploits de bataille pour honorer son âme et qu’elle puisse partir en paix. « Très bien. Je le ferai. » Répondit-il, dans le murmure, à voix comme monocorde, sans qu’il ne puisse expliquer pourquoi sa voix prit-elle cette nuance. « Elle s’est battue avec courage jusqu’au bout. » Témoigna-t-il, dans le murmure toujours, avec un signe de tête le certifiant, assez viking.

Plus loin, Le norvégien vit Elesdo s’agenouiller auprès de Maupah, lui porter un signe de tendresse et lui parler tout autant avec tendresse. Elesdo parut lui porter un amour profond que même un type armé d’un grand sang-froid comme Mikkel pouvait très bien percevoir et en être sensible. Il s’ensuit prières Natus. Elesdo parut réprimer soudain sa grande émotion.

Il fallait le dire, Mikkel ne prenait peu la parole. Alors, il ne se sentait jamais très doué pour trouver des mots et encore moins les bons mots. Mais, malgré toute sa nature taciturne, il sentait s’assurer d’une chose : tout ce qui comptait, c’était de prononcer des mots. A voir Elesdo, près de Maupah, quelque part, il revit comme Maupah elle-même, sur ce champ de bataille, près du canon. Il se souvint l’avoir rencontré, déjà plus que blessée à son visage, il ignorait par quoi, toujours souriante malgré tout, dans l’entrain de la bataille, se réjouissant même que ça pète de partout, et, aussi bizarre qu’ça puisse paraître, ce sourire abîmé par les cicatrices, avait été beau sourire, elle lui donnant directive à lui, l’atlante, de prêter un peu de sa force au canon, pour le tir du canon, elle, menant l’offensive contre une corniche prise par l’ennemie, submergeant les alliés... Mikkel passa sa main sur ses joues cherchant comme ses mots avant de les quitter très rapidement de cette même main. Il lui fallait parler. Quitter cette trachée qui se serrait, peu habituée à s’animer de paroles. Qu’avait-il dit déjà, le jour de l’enterrement de son frère d’arme de frégate ? C’était assez brouillon. Et, ce n’était guère qu’à Maupah qu’il pensait en cette heure, sans autre pensée, par respect pour la personne, par respect pour son âme. Mais, Mikkel se souvint, qu’il avait tenu à l’interpeller avant tout, son ami, par son patronyme, pour délier le silence. Mikkel prit la parole, sans crainte, assuré, et, de sa voix, déjà suffisamment forte, pour qu’il n’eut pas besoin de la pousser davantage.

« Maupah, eut-il maigre coupure,
s’est vaillamment combattu, avec les siens et pour les siens, pour la victoire de la bataille, elle a mené l’offensive qui effondra une corniche de lâches Dévoreurs piégeant les nôtres, Tairis, Natus, Atlantes, Doubles-Lunes, avec grande force et courage, défiant la mort elle-même, sur son lit de mort touchant de ses doigts l’obus d’un canon, dans élan à le recharger, visant un blindé Wraith, qui de son tir de blast, prive de sa présence mais,

le “mais” ressortit-il,
qui jamais n’aura su avoir raison de son âme guerrière, bienveillante, proche des siens, combative, à mener combats jusqu’à son dernier souffle, vers la victoire. » Ajouta-t-il à son âme guerrière et acheva-t-il son témoignage.
Car, de nombreux guerriers, mais les plus nobles n’en étaient pas moins les plus proches de leurs hommes, de leurs guerriers, du moins, à l’humble avis de Mikkel, qui se permit ce mot peut-être plus personnel, qu’il eut comme dans le vague, quittant un instant ce monde, dans une maigre absence, avant de revenir, devant de nombreux et de nombreux tombés…

Mikkel baissa la tête. Il eut comme cette remontée de sentiment d’injustice qu’il avait ressenti lorsqu’il avait assisté au trépas de Maupah. Car, trépas qui lui avait tant apparu comme irréel, tant son corps, le corps de Maupah, s’était figé dans le combat et comme encore désirant se battre encore, malgré l’envol de sa vie. Mikkel venait aussi, de s’apercevoir que, peut-être, il ne le savait guère, Maupah était peut-être quelqu’un de tourné vers les siens, ou, du moins, vers la victoire, sans en douter, et cela ne revenait-il pas au même, pour des guerriers... ?

Mikkel ne parvint pas à lever la tête encore mais parvint un instant plus tard à avoir un regard pour Elesdo. Ce regard parut exprimer de la compassion. Mikkel parut bloquer un élan à venir poser une main sur l'épaule du Natus. Le norvégien ne bougea pourtant pas et resta là où il était dans ce recueil. Mikkel baissa la tête à nouveau et attendit que Arwé adresse hommage.

Tirailleur Elesdo



Le Natus apprécia le témoignage de Mikkel même si, dans le fond, celui-ci confirmait qu’elle était morte seule.
« Merci l’ami. Tes mots honorent mon aimée. »
Il se tourna alors vers Arwé, penchant la tête sur un signe de respect, prêt à écouter la prière qu’ils faisaient dans leur culture ou si elle souhaitait ajouter quelques mots.

Arwé”Shara


La tigresse ne savait pas trop quoi dire, elle ne connaissait pas cette sans poil et pourtant, elle ne se voyait pas ne rien dire. L’importance de l’honneur pour que l’âme aille dans les étoiles étaient trop important pour faire l’affront d’un silence. Surtout après une requête faite par un homme en deuil.

Les mots de Mikkel étaient inspirants et elle y trouva quelques phrases qu’elle tournait dans tête pour ne pas faire trop répétitif. En tout cas, elle appréciait que le viking parle au final comme elle et utilise ses mots, notamment double lune qui était accepté.
« L’honneur et la vaillance à marquer les pas de Maupah. Le triomphe n’était pas la survie mais le bonheur qu’elle a laissé derrière elle. Son temps est venu de rejoindre les Trois et de connaître une nouvelle vie en renaissant dans dans un nouveau cycle. » Les tigres croient à la réincarnation, cela expliquait les propos de la tigresse qui soutenait du regard le visage enlaidi par le vert de cette Natus bien courageuse. Arwé espérait ne pas dire quelque chose d’offensant pour ce peuple. Elle n’était pas très à l’aise, mais elle ne le montrait pas, elle avait toujours cet aspect digne et inébranlable. Jamais elle n’aurait penser faire ça en tant de guerre, comme quoi, la nouveauté n’est pas là où on l’attend.

Environnement



Si le doute d’Arwé était légitime au vu des différences qui subsistaient entre les Natus et les Tairis, elle eut la confirmation qu’elle venait de soulager ce tirailleur d’un poids. Les mots prononcés par un tigre, digne représentant des Trois, ne pouvaient qu’être des lignes supplémentaires sur une bible. Elesdo s’attela à se les mémorer puis il s’inclina très légérement en guise de respect et de remerciement.
L’homme était conscient que les Tairis n’aimaient pas vraiment ça mais il avait agi plus par instinct qu’un acte réfléchi. Il se trouvait encore en plein milieu de son deuil, chargé de douleur et de tristesse. Mais ce faisant, accompagné de Mikkel et de la tigresse, il avait réussi à offrir un “sacrement” que bon nombre de ses frères jalouseraient.

D’ailleurs, quelques Natus vinrent à la rencontre d’Arwé’Shara, couvre-chef en main, pour demander poliment le même service. Les duellistes et les tirailleurs n’hésitaient pas à donner le noms de leurs proche, l’informant de la nature pour eux, et il était presque triste de constater que certains combattants avaient été les derniers vivants. Le Natus qui s’occupait de ces obsèques de fortune n’était guère plus qu’un simple frère d’arme qui le connaissait que de vue et qui s'acquittait d’un devoir élémentaire.

Elesdo en profita pour s’approcher du Norvégien. Il prit sa main entre les siennes, en une poigne guerrière et fraternelle, et lui déclara avec émotion :

« J’ai service à te demander, entre guerriers. » L’homme hocha la tête. « Si tu t’en retournes en ton foyer et que l’air ne franchit plus mes lèvres, il y a une dernière injustice à réparer. »

Elesdo était très sérieux. Son visage ne se couvrait que de gravité, pas d’émotions exagérée.

« Maupah et moi n’avons jamais concrétisé notre lien. Je crois avoir entendu Atlante prétendre à un terme similaire...euh...marage...nariage... » il secoua la tête. Il avait une idée plus simple. « Je te le demande : trouve Cidyne l’orfèvre. Elle est conceptrice du lien au temple du carrefour Erydéon. Elle te dira quoi faire... »

« Je le ferai. » Hocha-t-il la tête guerrier à s’y engagea avec force dans son ton viking à y répondre tout en tenant poigne guerrière avec Elesdo semblable à la sienne. « Bonne chance à toi l’ami. » Lui souhaita-t-il viking.
« A la réciproque. Que les Trois te gardent, Atlante. »

Elesdo relâcha la main et tapota l’épaule de son comparse. Un groupe de Natus s’était formé et n’attendait visiblement plus que lui. Il déposa un dernier baiser pour sa femme puis reprit un air martial tout à fait solide. Fusil en main, il adressa un dernier salut au Norvégien puis à la tigresse avant de s’en aller. Mikkel lui retourna son salut et resta un temps à le voir partir.

Cela concluait leur participation auprès des Natus.

Peu de temps après, Matt, Rodney et Pedge revenaient, la mission ayant été avorté. Ils auraient l’occasion de retourner au camp plus tôt pour vaquer à leurs occupations. Elesdo, quant à lui, s’était enfoncé dans le complexe en direction du sous-sol. Il allait être le témoin de tout un charnier de clones et avait une tâche précise.
Mikkel et lui risquait de ne plus se revoir jusqu’à la fin de la guerre…

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Mikkel Hansen

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