Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Un coin de verdure sur un monde bleu [Hailey Spalding - Aiden Ford]

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Jeu 13 Sep - 22:15
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Un coin de verdure sur un monde bleu

Deux années se sont écoulées depuis que j’ai posé les pieds pour la première fois sur le sol d’Atlantis. Je me souviens encore de l’excitation que je ressentais à l’époque à l’idée de me trouver sur une autre planète, dans une autre galaxie. Tout semblait différent et pourtant familier. La cité des anciens me paraissait merveilleuse, démentielle ; aujourd’hui je crois que j’étais bien en-deçà de la réalité. Elle regorge de tellement de recoins, de secrets encore si bien gardés que je ne serais pas surprise de découvrir, au détour d’un couloir dans lequel nous serions passée mille fois, une porte menant à une armurerie, de nouvelles armes défensives, des merveilles nées de la technologie des Anciens ou des bains.

S’agissant des habitants d’Atlantis, chaque jour m’en apprends un peu plus, sur leurs rêves, peurs, espoirs, intelligences, stupidités… Certains ne sont rien de plus que des geignards. Pourquoi faire les choses avec le sourire lorsque l’on peut se plaindre de ses supérieurs qui vous demandent simplement de fermer votre boîte à fromage moisie et faire votre boulot ? Vous pensez à quelqu’un en particulier ? Ils sont hélas nombreux. Heureusement il y en a qui se plaignent au début puis mettent la machine en route et vous trouvent la petite solution qu’il vous fallait et il y aussi, ce que j’estime être la majorité, qui ne vous lavent pas les ovaires (vous avez déjà vu une fille se faire casser les couilles ? Moi pas), vivent leur petit bout de vie et participent à La Mission. Et à côté de cela, y a ce type qu’il me faut aller repêcher sur le continent à bord d’un joli petit jumper, qui manque cruellement de fantaisie sur la carlingue, Aiden Ford. Je ne lui ai jamais parlé très longtemps, trois mots au détour d’un couloir tout au plus. On le dit dingue, j’ai jamais vraiment cherché à savoir si c’était vrai. C’est pas qu’il m’effrayait, que je ne voulais pas être vue avec un dingue car de ça je m’en moque royalement. Non, c’est simplement que sortie de mes occupations de geeks à savoir faire joujou avec les drones depuis le siège (t’as l’air gland quand t’es pas foutu de te servir d’une arme pendant une bataille), avec de bons vieux drones depuis la cité, le continent ou sur un monde et essayer de concevoir un prototype avec des pièces récupérées de-ci de-là je n’ai pas le sentiment d’avoir fait grand-chose pendant ces deux années. Y a bien eu quelques missions, ça c’est certain. Personne ne saurait y échapper éternellement de toute façon et ce serait se priver d’une occasion unique que d’aller se cacher au fond d’un placard à balais -surtout que l’on peut tomber sur des scènes traumatisantes dans ces petites pièces- dans l’espoir que l’on parte sans vous.

Bref, je me suis donc mis en route, un peu en retard parce que j’ai pris une branlée à l’entraînement, que je me suis disputée si violemment avec la machine à café que j’ai réussi à me parfumer avec, que j’ai pris un peu mon temps pour me changer et pour me rendre aux Jumpers. Au moins je suis présentable, c’est plus sérieux. Pantalon gris, chemise noir, veste en cuir d’exploration (que j’apprécie assez), de bonnes vieilles rangers cirés avec amour (et non pas au crachat pour les lustrer !) ; une mise sobre et classique qui me convient plutôt. Par prudence, j’ai pris mon couteau de chasse, un couteau de combat, un couteau pliant que je cache dans ma botte (yep, la planque classique) et un colt 1911. C’est mon équipement minimal en quelques sortes, celui que j’essaie d’avoir toujours à porter de mains. Y a pas de raisons pour que j’ai des problèmes mais ne dit-on pas que prudence est mère de toutes les vertus ?

Le vol en lui-même a été tranquille. Je me suis même risquée à faire un bout de trajet sous l’eau, à faible profondeur. J’étais curieuse de voir ce que ça pouvait donner mais je suis très vite remontée ; j’avais déjà assez perdu de temps. Lorsque je suis arrivée au point de récupération, le vent commençait à souffler, non sans force mais rien d’inhabituelle ni même dangereux. Disons qu’il décoiffait et dérobait les chapeaux sans mal. L’herbe, qui ployait déjà sous le vent, s’est couchée pour former un tapis vert et moelleux à ma navette dont je coupais aussitôt les moteurs puis aller ouvrir le sas arrière.

Je ne voyais nulle part le sieur Ford, sans doute à l’ombre des arbres qui ne se trouvait qu’à quelques minutes de marche depuis ma position, au sommet d’une butte qui méritait à peine le nom de colline. C’est assez surprenant d’ailleurs, j’ai presque l’impression de voir un paysage terrien quand je contemple la nature lantienne. Dans les lointains, je pouvais apercevoir la mer, tâche bleu embrassant le ciel à l’horizon et plus proche une plaine sans grand relief, entrecoupées parfois de champs de culture athosien. Le coin était calme, agréable, parfait pour un piquenique mais j’étais là pour récupérer quelqu’un et une blague pourrie me vint à l’esprit alors je pris ma radio, me mit sur la fréquence de Ford et balança de ce ton si sérieux que je sais si bien prendre et qui est tel que l’on oublie aisément que ce n’est qu’une bête plaisanterie :

// Hey, ici le livreur de pizza. J’attends devant votre porte avec une trois fromages ! //

C’est pas la meilleure de l’année. Je ne sais même pas s’il aime ce parfum mais qu’importe : je suis tout de même contente de moi. Oui, il m’en faut peu pour être heureuse. Plus qu’à attendre une réponse que j’espérais ne pas devoir tarder. En attendant, je passai ma main dans mes cheveux, frottant le cuir chevelu, ébouriffant ma tignasse en parcourant le paysage du regard, tentant de me rappeler ce qui avait pu conduire ici Ford. On me l’avait dit et j’ai oublié, pas un truc que je mentionnerai sans rechigner dans un rapport de mission ! Enfin, après tout, il n’y avait pas mort d’homme et avec un peu de chance ça me reviendrait avant que quelqu’un ne me pose la question.

Quelques minutes devaient s’être écoulées quand je décidai que faire le pied de grue près de la navette, en plein soleil, n’avait rien d’agréable et que je me décidai à remonter à bord, prendre une gourde et m’asseoir sur le bord, fixant le paysage en dégustant un cru qui avait de la bouteille (de l’eau quoi) et un peu de chocolat noir qui avait commencé à fondre dans la poche du blouson. Mais ce dont j’avais envie c’était d’une tarte tatin, avec de bonnes pommes et un peu de crème ; on aurait dit une envie de femme enceinte, s’en était qu’une comme on en a souvent dans la vie. Un instant, j’ai même regardé vers le cockpit, posé le regard sur mon sac où m’attendait ma tablette et mes notes sur les différentes technologies que je risquai fort de rencontrer dans la galaxie de Pégase : celle des anciens, celle des wraith, des peuples connus de Pégase et évidemment la technologie terrienne. Beaucoup de domaines m’échappent, mais je suis déjà contente de comprendre plus que monsieur tout le monde quand il s’agit de bidules qui font « bip bip tut tut » et parfois « boom ». Toutefois je ne me suis pas immédiatement précipitée dessus ; je venais d’arriver alors je pouvais bien attendre dix minutes sans rien faire, surtout avec une bonne demi-heure de retard.
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Lun 17 Sep - 23:37
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Normalement j'étais parti pour une petite rando sportive, mais j'ai croisé un botaniste qui me voyant en tenue de sport, s'est demandé, et à moi aussi d'ailleurs, si par un heureux hasard je n'irais pas sur le continent. Se faire passer pour un type normal ça a des inconvénients que j'avais oublier durant mes années d'errance. Mon psy m'a recommandé d'aller vers les autres,de ne pas craindre d'attaques imaginaires donc je lui ai sourit et lui ai répondu oui. Lui aussi a souri, et parut soulagé. Il me sortit une liste sortie d'imprimante il y a peu. Dessus on trouvait des prélèvements à faire parmi, plantes, lézards, moisissures et autres bizarreries de têtes d'œuf. On me fournissait les boîtes de Pétrie et autres ustensiles pour faire mon office. Il y avait aussi de jolies images pour illustrer le nom du spécimen recherché.

Donc j'ai pris le jumper qui fait la navette vers le camp athosien et suis parti du village pour crapahuter pendant des heures. Vers la fin de la journée le sac pleins de spécimens pour les scientifiques je suis revenu vers le bord du continent. J'ai contacté le poste de contrôle pour qu'on vienne me récupérer. On m'indiqua un point de rendez-vous et je n'eu plus qu'à m'y rendre tranquillou ! Comme j'avais de l'avance je suis grimpé à un arbre, et j'ai attendu. J'ai dû m'endormir car c'est la radio qui m'a réveillé ! Le pilote, pardon ! La pilote signalais que les pizzas allaient refroidirent. Une marrante ! Chouette ! je décidais de lui faire une blague à mon tour et descendit comme un ninja de ma cachette. et m'approchant en douce, j'observais ma sauveuse : belle femme métisse, sportive je dirais, et pas farouche on dirait vu son message. Je la vis retourner dans le jumper et ressortir une bouteille en main et tranquillement, se boire une longue gorgée.

Je m'approchais d'elle et, arrivé à sa hauteur :

" Trois fromages ? Chouette ! J'adore ça ! Comme j'ai faim, merci d'avoir pensé à un dérivatif à la chair humaine, j'aurais pas à vous bouffer Caporal !"

J'étais curieux de voir sa tête, pour la surprise d'abord et pour l'idée que j'aurais des instincts nourriciers hérités de mon "traitement" à l'enzyme wraith durant des années !



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Mar 18 Sep - 15:06
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Un coin de verdure sur un monde bleu

Je venais tout juste de me poser sur la rampe du jumper et savourer une longue gorgée d’eau quand j’entendis des pas s’approcher de moi, puis une voix qui s’élevait pour me répondre avec un humour certain :

« Trois fromages ? Chouette ! J’adore ça ! Comme j’ai faim, merci d’avoir pensé à un dérivatif à la chair humaine, j’aurais pas à vous bouffer Caporal ! »

C’était vraiment le type de sottises que j’aurais répondu si l’on m’avait fait la même plaisanterie. Ce Ford -impossible de ne pas le reconnaître maintenant que je l’avais devant moi, en chair et en os- était décidément bien différent des racontars qui fleurissaient à son sujet. Il me paraissait encore plus appréciable que l’autodérision ne semblait pas le déranger, ce qui ne faisait que me motiver à poursuivre dans la plaisanterie.

« Ah ? Je croyais que vous seriez plus attirée par l’idée de me vider de mon énergie ! ».

Oui, me surprendre et me désarçonner c’est compliqué. Je trouve toujours un truc à répondre. J’avais une très bonne idée de ce qu’il avait en tête et je répondais donc, sur le même ton, lui laissant le choix de l’interprétation. Me vider, certes mais comment ? Maintenant que j’y repense, je m’aperçois que si je pensais surtout à vider dans le sens m’épuiser, l’on pouvait y voir des allusions digne d’une chienne en chaleur ! Mon style ? Pas vraiment. Après, c’était une plaisanterie. Il le comprendrait sans doute et sinon…Eh bien je trouverais quelque chose à répondre !

Pendant un instant je pris un air légèrement dubitatif, me prenant à espérer qu’il plaisantait vraiment sur sa faim car à part des barres énergétiques et du chocolat, je n’avais rien. Toutefois, très vite, je retrouvai mon air enjoué et mon grand sourire ; pas question de paraître une proie facile ! Sans plus attendre, je me relevai, ramassant au passage les bricoles que j’avais pu sortir et, non sans prendre le temps de détailler l’ex-soldat accro à l’enzyme, je retrouvai un semblant de professionnalisme en lui demandant :

« Caporal Hailey Spalding. Nous pouvons partir quand vous voulez ! Je suis désolée, je n’ai que de l’eau, des barres énergétiques et du chocolat pour faire un casse-croûte ! Ou donner un peu de goût à ma bonne chair ! » quelques secondes plus tard j’ajoutai « Et mes excuses pour mon retard. ».

Cette situation avait un je ne sais quoi d’inhabituel et il me fallut plusieurs secondes avant de comprendre ce que c’était : Aiden Ford, ce beau lieutenant noir qui carburait jadis à l’enzyme wraiths, était plus gradée que moi et pourtant l’on plaisantait comme si de rien n’était. Où était ma politesse ? Et surtout pourquoi je reste persuadée que me remettre à lécher des pompes (j’écris ça mais c’est un autre mot qui m’est d’abord venu) était idiot et inutile. Un de ces jours, il faudrait que je fasse quelque chose pour ce petit souci de politesse d’ailleurs mais je ne suis pas très chaude pour la psy. Je lui dirais quoi d’ailleurs ? « Coucou, dîtes y paraît que je suis trop polie. Vous pouvez m’aider ? » ? C’est super bizarre, rien que d’y penser ! Et puis pour le moment, j’étais bien avec ce comparse décalé du Cosmos. J’y pense, il pourrait être intéressant de lancer un concours de vannes avec lui devant un public. L’on pourrait faire notre marché en même temps comme ça !

J’attendais donc sa prochaine répartie. Je n’avais pas d’heure fixe pour rentrer et je n’étais absolument pas pressée. En fait, l’on pourrait se poser peinard dans un coin que je ne trouverais rien à redire. Evidemment il vaudrait mieux pour mon matricule que je ne revienne pas à la nuit tombée. Monopoliser un jumper par caprice personnelle, je ne suis pas sûre que ça passerait chez les huiles.
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La très belle femme que j'avais devant moi ne se démonta pas et me fit une réponse dont certains pourraient faire des phantasmes nocturnes (amis boutonneux s'abstenir !). Quand des nouveaux militaires débarquent j'aime bien consulter leur dossier? Surtout la partie Opinion de la hiérarchie sur le comportement de l'élément cité, et le rapport du psy. Là on disait que Spalding est du genre respectueux, voire obséquieux, bon qui ne l'est pas en début de carrière ? Le psy relevait que les camarades du Caporal Spalding ont tous une excellente opinion de son caractère : le soldat est du genre qui adore les blagues. Donc je ne me fais pas d'idées fausses, et surtout que ma grand-mère ne m'a pas élevé comme ça ! Je cru voir qu'elle aussi réalisait la portée de ses paroles car soudain elle reprit un semblant de discipline, avec deux ou trois petites vannes pour dire que la vanneuse ne s'est pas encore effacée devant le bon petit soldat !

" Pas de soucis Caporal ! Je ne suis pas non plus en mode casse-couilles du livret militaire ! Et ma grand-mère m'a toujours dit qu'avant de vider l'énergie d'une belle femme, fallait l'inviter à diner et attendre le troisième rencard !"

Elle rangeait son petit pique-nique, s'excusant de n'avoir rien amener à manger en fait. Obséquieuse oui, je dirais presque inquiète de mal faire ou dire. Contraste saisissant avec ses blagues. Moi j'avais certes mes boîtes et mes brassées de spécimens insectes et végétaux mais j'avais aussi un cochon sauvage de 10kg, que j'aurais échangé au village athosien contre des bricoles. il y a assez de viande pour que je puisse en faire une petite portion de viande pour deux. Je pose mon trophée au sol et met la main a la pâte pour ranger un peu ce que le Caporal à sortie du jumper en plus de ranger et d'amarrer les courses que m'ont commandées les têtes d'oeuf.

" Vous êtes pressée de rentrer ou pas ? J'ai tué un cochon sauvage, je dois le préparer de toutes façons mais mes potes athosiens ne m'en voudront pas si je prélève deux tranches de bacon de 100 grammes. Avec les plantes comestibles que j'ai parmi les trucs que voulaient les savants, on pourrait se faire un petit pique-nique avec vos barres énergétiques en dessert ! "

Sans attendre sa réponse, je vidais la bête, si elle voulait partir, et bien je me contenterais de cette opération et si l'envie de goûter à la faune locale lui titillait l'estomac, alors je découperais deux fines tranches de viande dans la couenne bien grasse du jeune porc et j'allumerais un feu en accompagnant la viande d'une racine à goût de pomme de terre, de sorte de radis et d'un genre d'ail sauvage natif.

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Un coin de verdure sur un monde bleu

Celui-là, c’était un bon. Au lieu de se faire des idées, il renchérissait, affirmant que sa grand-mère -et c’était sans doute vrai- lui avait toujours dit qu’il fallait d’abord inviter à diner et attendre le troisième rencard pour vider une jolie fille de toute son énergie. Sur l’instant, je n’avais rien de mieux à répondre qu’un sourire charmeur. Parfois une bonne expression faciale vaut toutes les stupidités que l’on peut proférer ! Visiblement il n’était pas furieux de mon léger retard, disant ne pas être un casse couille du livret militaire mais être en retard, ça fait tâche quand même. Je laissai toutefois passer ; inutile de renchérir et s’enfoncer.

Nous entreprîmes de ranger les deux trois bricoles que j’avais pu sortir et ses boîtes d’échantillons qui puaient le piège du scientifique peureux à l’idée d’aller dans la nature. Une fois la cargaison amarrée, il m’offrit un joli prétexte pour plaisanter, et surtout profiter de cette belle journée sans craindre les réprimandes. Après tout, de nous deux, c’était lui le patron non ? Moi, on m’avait dit d’aller le chercher, pas de le ramener, dans l’heure ou même dans le mois… Et puis, il fallait l’admettre, le cochon faisait envie, bien plus qu’une de ces fichus barres énergétiques. Toutefois, il avait beau demander si j’étais pressée de rentrer ou pas, il n’en entreprit pas moins de dépecer la bête. Lui, il n’était pas pressé en tout cas !

« J’ai du temps devant moi. L’on m’a juste dit d’aller vous chercher et je vous ai trouvé. » commençai-je par répondre, lâchant une petite plaisanterie inspirée par la formulation très ouverte de mes ordres, donnant sans doute l’impression que j’étais du genre à les interpréter à ma sauce ce qui était loin d’être le cas puis j’ajoutai « Et pourquoi pas pour une tranche de bacon. Par contre ça fera un sur trois. ». Devrais-je me méfier s’il me propose deux autres moments de ce genre ? Peut-être !

Pendant qu’il s’occupait de vider le cochon, je remontai dans le jumper et entreprenais de faire l’inventaire des choses utiles pour grailler un morceau. Evidemment la batterie de cuisine était inexistante. Je trouvai toutefois une petite boîte de sel fin qui ne saurait que faire notre bonheur. De retour sur Atlantis, je composerai un petit nécessaire de voyage à la Sam Gamegie, sans oublier de mettre une corde ! Oh, l’excellente idée ! Je vais aller voir les techniciens et leur demander d’adapter un jumper en cuisine volante, pour rire bien sûr… Il y en a peut-être un qui se penchera sérieusement dessus en plus ! Je ressortis donc après quelques minutes, découvrant un cochon déjà bien découpé, et montrai ma trouvaille à Ford quand je fus sur son côté droit, juste assez proche pour ne pas avoir à hausser la voix et assez loin pour ne pas le gêner.


« Vous ne faîtes pas régime sans sel j’espère ? ». Je ne sais pas ce qui me prit mais j’eu tout d’un coup la nostalgie des hot dogs et des frittes bien grasses de mon père et comme j’avais visiblement un preux chasseur sous la main, je m’imaginai déjà pouvoir satisfaire cette petite envie « Il y a beaucoup de ces bêtes dans le coin ? Ca devrait faire de la bonne saucisse ça… Je verrais bien une petite roulotte à hot dogs sur Atlantis ! ». J’étais vraiment enjouée par mon idée, et ça s’entendait clairement.
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