Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Dim 23 Sep - 17:51
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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00




Il y a bien une chose qui en embêtante quand on doit faire des alliances avec d'autres civilisations : c'est la trahison. Il existe une règle fondamentale dans les alliances : celui qui gagne est le premier à trahir. Cela est très pratique à savoir quand on fait un jeu de plateau mais quand on dirige une civilisation qui se bas contre des super prédateurs on préfère que nos alliés le reste ! Surtout que le gagnant dans ce cas se sont les Wraiths et non les humains. Par moment Alexander ne comprenait pas vraiment, pourquoi les Geniis au lieu de jouer cavaliers seuls et emmerdeurs numéros deux d'Atlantis, ont décidés de leur faire la guerre au lieu de profiter des ressources et du soutiens militaire d'un peuple plus évolué. Une question d'égo et de bêtise encore. Surtout que même si les Geniis étaient une sacrée épine puisqu’ils adoraient tout mettre en l'air quand il avait des Atlantes dans le coin… était un problème bien moins important qu'une guerre contre une faction Wraiths par exemple. Et maintenant que cette guerre s'était terminée en mai, il fallait revenir aux éléments courants et aux fameuses épines qui pourrissent la vie.

Et en parlant d'alliance douteuse avec une potentielle rose accrochée, il avait ce peuple : les Uzon's. En premier abord, ils semblent être pacifistes et calme. Des éleveurs de bétails, leur civilisation est basée exclusivement sur l'élevage d'animaux pour la chaire, la laine ou même le lait. Ils commercent avec beaucoup de peuple, troquant leurs produits issus de leurs animaux contres, des céréales, des légumes ou même d'autres richesses qu'ils ne produisaient pas. Leur planète était assez particulière, surement dessiner au fil des ans par leur mode de vie, puisque composé de grandes collines herbeuses… avec autour de leurs villages des forêts denses pour les protéger des agressions et d'être plus difficile à capturer par les Wraiths, lors des sélections.

Leurs animaux de bas ou de boucheries étaient bien différents des simples, vaches, moutons, poules ou cochons. Ils étaient bien plus grands et plus rustiques. Le climat étant assez frais 20 degrés en saisons la plus chaude il fallait bien résister aux températures fraiches, qui ne descendait pas en dessous de quatre degrés l'hiver. Anis, des bovins aussi grands que des bisons mais version laineuse, des sangliers aux poils long, des volailles aussi grosses que des autruches et moutons similaires aux bufflons avec les poils bien denses. Tout était grand surement justifier par la sélection de produire plus et de l'espace environnant d'une herbe riche. Leurs couleurs étaient particulières aussi, tirant vers du vert pour se confondre avec les herbes des grandes collines, tirant parfois sur du brun avec des rayures similaire au tigre pour se camoufler près des forêts. Bref des animaux atypiques pour des terriens, mais affreusement commun pour les Uzon's qui avaient aussi leurs lots de différences. Même s'ils étaient humains, leur peau avait aussi évolué en fonction du climat, leurs teins était grisonnant et il ne portait pas de chevelure chatoyante restant dans le brun fade et standard. Amateur de tatouage qui raconte leur vie et leur affiliation a une famille d'éleveur, il se tatouait avec de l'encre blanche qui ressortait bien sur leur peau grise. Leurs vêtements étaient par contre, dotés de véritable couleur, comme le témoignait leur bas violet ou leur chemise en fibre végétales jaune. Ils avaient l'aspect et la technologie des gaulois si on voulait un comparatif. Avec néanmoins un certain goût pour le commerce et une culture guerrière proche du zéro.

Enfin bon, les Uzon's avaient connues les Atlantes par l'intermédiaire des Athosiens et ils étaient assez intéressant pour la cité de pouvoir recevoir de la viande fraîche d'animaux imposants pour nourrir le personnel. Bon, ça ne serait pas la seule source d'arrivage, mais ça permettait de diversifier et de petit à petit se créer des liens solides avec des populations pégasiennes. Et puis mine de rien, c'est avec les alliances qu'on apprend certaines faits ou événements ! Ainsi, la cité était en pleine négociation avec les leaders des familles Uzon's et … et oui, là était peut-être le problème, Alexander avait un fort doute sur leur « bienveillance ». Ce doute n'était pas un mauvais feeling, non… mais quand ils s'étaient rencontrés avec l'un des leaders, il avait pu remarquer que sous la chemise bariolée d'orange, une masse sombre ressemblant aux communicateurs radio des Geniis. Et l'empressement de faire affaire rapidement, comme s'il fallait vraiment que cette alliance se fasse et la curiosité un peu étonnant lors de négociations des leaders sur les autres sites de replis des Atlantes… trop d'indices qui mettaient qu'une énorme puce à l'oreille de l'anglais.

Il avait un autre problème, celui d'un Athosien un peu trop bavard qui avait donné quelques réponses aux Uzon's et cela devenait critique niveau diplomatie. Soit l'alliance se réalisait en bonne entente sans couteau dans le dos… soit il fallait la défaire avant que tout soit enclenché et qu'il ait des répercussions désastreuses par la suite. Le temps pressait et la prochaine rencontre allaient se faire dans quatre jours. Et Alexander avait eu une idée folle celle d'enquêter directement, pour avoir une réponse rapide. Différents espions avaient remarqué des arrivages d'animaux morts chez les Geniis, bon rien d'étonnant qu'ils se fournissent chez les Uzon's mais entre fournisseurs ou alliance ce n'est pas la même chose. Et il était grand temps de mettre son nez là où il y a de l'eau ! Comme disait Erin.

Ainsi, Alexander se mit en quête de dénicher un militaire spécialiste en drone ou en reconnaissance. Il lui fallait une approche à distance sans risquer de mettre en porte à faux la cité. Et quoi de mieux que la technologie ? Un jumper en invisible serait trop encombrant et on ne peut pas faire du vol stationnaire. Alors, il mit en place sa sortie, peu de gens savaient qu'il comptait faire sa petite escapade dans la nature Uzonienne. Histoire que ça ne fuite pas auprès des Athosiens qui étaient eux aussi en négociation pour acheter des bêtes avec les Uzon's. Il valait mieux être trop prudent que pas assez. Seules les personnes du CODIR et les responsables militaires aux faits et c'est grâce à cela qu'il écopa d'une pauvre âme qui allait devoir l'accompagner. Enfin pauvre âme… il avait pire que d'accompagner le RDA en mission secrète. Du moins, il l'espérait car sinon, cela voudrait dire qu'il est sacrément chiant et il ne s'estimait pas de cette tranche-là.

Ainsi l'heureuse élue serait donc Hailey Spalding jeune caporale et ami de sa compagne. Il ne l'avait jamais rencontrée mais Erin lui en avait parlée plusieurs fois d'elle et de son humour, une femme qui aime la vie et qui semble de bonne compagnie. Pour ce genre de mission, mieux vaut quelqu'un d'optimiste que de taciturne. Et il fallait maintenant la trouver…un coup d'œil au plan de garde avec l'autorisation de la dégager de son plan de charge pour la journée entière et il se rendit vers le local où était entreposé les drones.

Il avait plusieurs techniciens qui œuvraient dans cette pièce, pour peaufiner et entretenir tout ce matériel de pointe. Il finit par trouver la jeune femme qui avait dû recevoir à l'instant son changement de programme, lui disant qu'elle était en mission toute la journée avec A.Hoffman. Sans rien de plus. Quand Alexander entra dans la pièce, il salua les personnes présentes qui se figèrent avant de lui rendre son salut poliment.

« Caporale Spalding, pouvez-vous venir avec moi s'il vous plait ? » Le ton était calme, agréable mais on sentait qu'il n'y avait pas d'autre choix que de dire oui. Cela n'était pas pour autant méchant … Et cette impression pouvait être renforcée par son aspect charismatique et froid rien de plus rien de moins.



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Lun 24 Sep - 12:01
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Ce matin, c’était censé être la journée type. Lever à 6h30 grâce à un réveil ô combien honni qui me chanta, que dis-je, me hurla avec la plus grande des cruautés ce son insupportable, digne de la plus atroce des tortures pouvant être infligées aux mauvais musiciens aux enfers. Naturellement, il traversa la pièce pour venir s’exploser contre un mur, provoquant un bruit de verre brisée qui ne venait non pas de ce malheureux sonneur mais du verre d’eau que j’avais posée là la veille, plein pour ne rien arranger. La journée commençait donc, non pas par un retour sous la couette, ou une bonne douche chaude mais par une partie de nettoyage. Heureusement, j’avais une pelle et une balayette sinon il m’aurait fallu aller trouver le placard à balais et, tout juste sortie du lit, sans avoir pu prendre la moindre gorgée de café, je suis persuadée que ça m’aurait mis d’équerre pour la journée.

Une fois les dégâts nettoyés, je pris la direction de la salle de bain, y passant rapidement pour me décrasser de la veille. J’étais rentrée tard de l’entrepôt des drones où j’avais vérifié le matériel, aider à monter les derniers arrivés et je sentais la transpiration et l’huile. La féminisation de l’odeur virile par excellence ? Ca pourrait faire l’objet de blagues, voire d’une petite joute verbale bien débridée… Faudrait encore trouver quelqu’un pour suivre le délire.

Je virais ainsi t-shirt et sous-vêtements, si crasseux que je sus qu’il me faudrait changer mes draps avant de quitter mes quartiers. Ils allaient me maudire au service de nettoyage, puis je rentrai dans la cabine, ouvrai l’eau et retenais à peine un hurlement suraigu : l’eau était à son plus froid. Lorsque l’on ne s’y attend pas, ça surprend ! Un petit tour du thermostat et c’était désormais une eau chaude, agréable qui venait glisser sur ma peau sombre. Je ne trainai toutefois pas et me lavai rapidement, insistant bien sur ma chevelure qui ressemblait alors plus à une pelote de laine ayant trempée dans la graisse d’un mouton qu’à autre chose. Une fois sortie de la douche, je m’habillai de l’habit militaire classique, enfilai mes rangers lustrées avec amour la veille, prenais mon colt 1911, mon couteau de chasse et le poignard de combat et consultai rapidement mon emploi du temps de la journée. J’étais, c’était un peu logique vue mes fonctions, astreinte à l’entrepôt des drones pour l’entretien et le montage. Je pris donc ma besace à outils, que je ne laissai jamais trainai à la vue de tous, n’aimant guère voir une clef ou un tournevis disparaître et venir garnir la trousse d’un autre, puis je me rendais au mess. A cette heure (environ 6h50) il n’y avait encore pas grand monde, des militaires essentiellement. Je les saluai d’un bonjour, remarquant à peine l’un des lieutenants qui mangeait dans son coin, ne prêtant que peu d’attention à ce qui se passait autour de lui, puis me dirigeai vers la machine bien aimée qui m’offrirait ma première gorgée de ce nectar divin qu’est le café. Je regrettai une fois de plus que le choix de café soit si limité, repensant à toutes les variétés terrestres avec nostalgie, puis appuyai sur la touche du café noir que je regardai couler, lentement, beaucoup trop lentement. A peine eut-il fini de couler que je m’en emparai et me brûler les lèvres. Quelle idiote je peux faire ! Tous les matins, je me fais avoir ! Et comme tous les matins, je le laissai refroidir pendant que je composai mon petit déjeuner d’œufs à la coque, de pain beurré, de bacon et quelques pièces de charcuterie. C’était un petit-déjeuner solide, fait pour tenir jusqu’au prochain repas dont l’heure n’était jamais garantie. J’allai m’asseoir à une table, l’avalai en moins de dix minutes puis me rendais sur mon lieu de travail, retrouvant le drone qui me posait un joli problème : le dernier utilisateur avait réussi à l’amocher sévèrement et la plupart des circuits avaient fondus. Il était irrécupérable mais lorsque l’on est à des milliers d’années lumières de chez soi, même avec l’assurance d’un approvisionnement, l’on récupère le récupérable. C’est une question de prudence, et aussi d’économies, notion très appréciée de la direction ! Evidemment, ce n’était pas pour les pièces que l’on m’avait demandé de le mettre en pièces mais pour récupérer les données de la boîte noire, ce que j’avais fait en premier lieu. Je retrouvai donc avec une joie feinte mon bon ami « pièces détachées » et commençai le travail.

Il ne devait pas être huit heure quand je vis un mail arrivé sur ma tablette, que j’avais posé à côté de moi pour avoir les plans du drone, le regardai rapidement par habitude, ne réalisant pas de suite que « mission » et « autres activités suspendues » voulait dire que je n’allais pas pouvoir en finir ici, pas aujourd’hui du moins. Il n’y avait toutefois aucune indication de la mission, du lieu, des partenaires et encore moins d’un lieu et d’une heure pour le rendez-vous. Ca, ça pouvait vouloir dire deux choses : mission discrète ou incompétent à la communication ; la première solution me semblait plus probable. Faute de savoir ce qu’il me fallait faire, et le petit message que j’envoyais en réponse, pour avoir plus d’informations restant sans réponse, je continuai de jouer dans les circuits, maniant du tournevis, de la clef et de la pince avec un plaisir inavoué ; plus ça allait, plus j’adorai le casse-tête qu’était le démontage.

J’avais presque intégralement désossé le bébé quand je remarquai un silence parmi les techniciens : les discussions enjouées, les jurons et les bruits de perceuse-visseuse avaient cessés. Je regardai donc ce qui avait pu provoquer une telle anomalie dans cette pièce d’habitude si animée et découvrais Alexander Hoffman, l’un des responsables d’Atlantis. Mais qu’est-ce qu’il fichait là ? Il s’était perdu ou quoi ? Et pourquoi il me demandait, ou plutôt m’ordonnait de le suivre ??? J’avais fait quoi comme connerie au juste ? A ce moment, je pensais à tout sauf à la mission, cherchait une faute de conduite, un manque de respect à un supérieur mais je ne voyais pas. J’ai même pensé qu’il pouvait vouloir me poser une question sur Erin, vu que c’était le seul point commun qui nous unissait mais nous n’étions pas proche d’un quelconque évènement particulier pour eux de ce que je me rappelai. En deux mots : je flippai.

Affichant un sourire, je rangeai en quelques secondes mes outils, fermai la pochette et la passai à ma ceinture tout en le rejoignant rapidement, l’air faussement assuré. Je ne m’étais pas exécutée si promptement parce qu’il était charismatique, ou froid, mais bien parce qu’il était juste l’un des plus gros responsables du coin. C’est donc avec mon ineffable politesse que je me présentai devant lui.

« Caporale Spalding au rapport, monsieur. Puis-je savoir ce qui se passe ? » traduction : j’ai fait quoi ? Mais, devant lui, avec mon air poli et respectueux, je parvenais très bien à cacher mes craintes. J’étais la fille polie et assurée que l’on connaissait tous. J’attendais pour lui emboîter le pas et marcher à sa hauteur, sans le dépasser. C’était plus simple pour parler et il me paraissait évident qu’il n’aurait aucune envie de parler fort pour que je l’entende depuis derrière. Avant de sortir de la pièce, j’adressai un geste de la main rassurant à mes collègues qui retournaient lentement à leurs tâches, jetant quelques regards dans notre direction. Eux aussi devaient se demander ce que ce bel homme voulait à la jolie petite caporale, doctoresse en blagues foireuses !

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Sam 29 Sep - 17:49
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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00




Oh ce qu'il lui voulait être simple, il désirait la briefer avant qu'ils partent le plutôt possible. Il se fit la remarque intérieurement qu'il devrait se changer …. Il n'était pas du tout en uniforme enfin… costard oui, dans un sens s'en ait un après tout ? Une norme d'élégance et de travail pour les hommes civils et cadres. Ou pour une grande occasion qui demande une tenue descente. Enfin bon, il n'appréciait pas l'uniforme standard de la cité, une forme de rébellion ? (Ça le fait bien pour un dirigeant tiens !). Non simplement d'esprit plus libre, qui préfère avoir le choix de comment il s'habille de bon matin. Avoir le choix est très important ! Et puis bon, il trouvait dommage que : pour une expédition civile, il faut faire comme les militaires avec leurs habits fades et sans saveur… la richesse humaine et si belle et se traduit par les vêtements tout comme le jugement. Et ça malheureusement on ne peut le retirer. On n'empêchera personne ne le faire avec ou sans uniforme. Mais là, n'était pas la question, pour vadrouiller en forêt il fallait une tenue plus résistante et moins chère, surtout si on devait les écorcher… et vaux mieux un uniforme qu'un beau costard fait sur mesure non ?

La question de la caporale, surprit un peu l'homme qui pensait qu'elle avait reçu l'ordre de mission, enfin l'ordre cas vierge et mystérieux…Et cela laissait sous-entendre clairement une demande, comme si elle avait fait une connerie. Elle prit la peine de se mettre à sa hauteur, chose appréciable, puisqu'il ne parlait pas très fort pour cette occasion. Même si habituellement Alexander à un timbre de voix modérée, ce n'est pas le genre de personne à avoir une vocalise reconnaissable à plusieurs mètres.

« Vous briefer pour qu'on parte en mission. Celui qu'on vous a envoyé est bien pauvre en information. À moins que vous n'ailliez pas vu vos mails ? » demanda t'il avec un regard de renard malicieux, il se doutait qu'elle avait dû le voir, quand même c'était un prérequis, surtout les militaires qui pouvaient changer d'affectation selon les besoins rapidement. « Nous en parlerons dans mon bureau. » affirma t'il comme cette sortie était secrète. Et il se dirigea vers le premier téléporter au bout du couloir, laissant la jeune femme passer devant lui. Oui, il était bourré de bonne manière ce garçon !

En traversant la baie de commandement pour accéder aux bureaux administratifs une femme de bonne corpulence, ronde comme une lune, blonde avec de belles boucles anglaises au visage sympathique aborda sans aucune présentation l'anglais. Enfin du moins, elle s'approchait des deux protagonistes dans ce but. Le RDA, l'aperçut et fit un écart pour l'éviter avec un geste et une voix suffisamment ferme pour couper les tendons à n'importe qui, surtout avec ce son digne d'une lame tranchante.

« Je n'ai pas le temps Sunny ! »

Oui il n'était pas ravi de voir cette jeune femme, qui habituellement est un rayon de soleil, puisque de caractère agréable et joviale… mais depuis plusieurs mois, elle harcèle littéralement Alexander pour l'ouverture de « SON » Club. Et le RDA lui avait refusé, bon il n'était pas le seul dans la décision au vu de la particularité qui ne plaisait guère aux grandes pompes au-dessus de lui. Et pour cause : un club de pool dance était assez mal perçut. Surprenant non ? Mais Sunny avait un caractère tellement buté qu'elle ne lâchait rien, pire qu'un lézard vert ! Et même si elle était impressionnée par le ton impérial de l'homme, (et elle commençait à en avoir l'habitude comme il l'envoyait bouler avec tact et politesse, mais ces derniers il en avait vraiment marre… elle s'en accommoda avec un grand sourie à croire qu'elle aimait ça) elle décidait de quand même forcer le passage et Alexander eut un long soupir, pressant le pas, l'ignorant royalement. Au bout d'un moment, il ne pouvait pas toujours être patient, sinon, il en avait pour minimum une heure avant de s'en défaire.

« Rha ! Je vous coincerait u retour ! » dit-elle en rigolant comme un canari, au plus grand désespoir de l’homme qui continua son chemin jusqu’à son bureau. Il ne le montrait pas, mais il était de mauvais poil rien qu’en croisant Sunny. Elle le gonflait littéralement. Qui ne le serait pas après tout ? Enfin qu’importe, il laissa la caporale s’installer dans son office lui désignant le coin canapé cuir tout en lui proposant poliment à boire avant de s’installer à son tour.

« Bien. Je vous ai convoqué pour partir en mission secrète. Nous serons que tous les deux. J'ai besoin de vos talents d'opératrice de drone afin de faire de l'espionnage et de la reconnaissance de nos futurs alliés : les Uzon's. Je les soupçonne de commercialiser et surtout d'échanger des informations avec les Geniis. Je voudrais m'assurer que mes soupçons sont infondés avant de faire une alliance avec un peuple qui aurait pu négocier la tête d'Atlante auprès de nos seconds ennemis ». Il se leva, lui déposant devant la table basse une tablette contenant tout le dossier sur la planète Uzon et quelques informations sur le peuple, pour qu'elle puisse se préparer au mieux. « Voici les informations que nous avons sur cette planète et ce peuple. J'aimerai qu'on parte au plus vite, une trentaine de minutes pour vous préparer équiper vous serait suffisant ? »

Pendant, qu'il parlait, Hailey fût accoster par une charmante boule de poil tigré aux grands yeux verts : Harry le chat. Celui-ci très amicale, venait la sentir avant de s'installer sur ses genoux en ronronnant.




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Lun 1 Oct - 14:10
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Mes mails ? Bien sûr que je les avais consultés mais la nouille qui avait écrit le mail du jour avait été si chiche en information que je ne pouvais pas deviner grand-chose. Je notais toutefois qu’il disait « qu’on parte en mission » et pas « pour votre mission » et ça, ça ne pouvait vouloir dire qu’une chose : il faisait partie de la mission. Savoir cela coupa court au plus gros de mes craintes : ce n’était pas pour me faire engueuler qu’il était là. Il me fallait désormais attendre d’être dans son bureau pour en savoir plus mais je dressai déjà une liste d’hypothèses sur la mission : espionnage, technicien militaire apte à se défendre, besoin d’un pilote… Il y avait toute sorte de possibilités, trop pour que ça ne serve à quelque chose de me questionner dessus mais ça m’occupait l’esprit et m’éviter de lancer une blague à la noix comme lui demander s’il invité souvent des sous-fifres de sexe féminin à venir dans son bureau (j’essaie d’éviter ce type de blague d’ordinaire mais je ne sais pas pourquoi elle me chatouillait… Peut-être parce que je ne sais pas grand-chose de lui au final et que je n’avais rien d’autre à me mettre sous la dent ?).

« J’ai bien vu le mail mais son auteur a été des plus avares en informations… Pour dire, il ne disait même pas où je devais attendre ou même me rendre pour être briefer. J’ai envoyé un mail mais il n’a pas été jugé bon de me répondre. » à cette réponse faite sur un ton poli, j’ajoutai un sourire aimable et un regard amusé qui disait clairement « eh mon mignon, tu crois vraiment que j’ai pas compris ce que tu voulais dire là ? ».

L’on emprunta alors le teleporter le plus proche, traversa la baie de commandement pour accéder aux bureaux administratifs quand une femme corpulente, pour ne pas dire sphérique. Je pensai instinctivement à un poisson lune mais pour Hoffman c’était un calvaire, une source d’énervements. Je savais, ou plutôt devinais, pourquoi il était aussi sec, tranchant avec elle car l’adorable Sunny avait en tête d’ouvrir un club de pool dance et les refus successifs ne l’avaient pas découragé au contraire. Personnellement, je ne trouvai pas que l’idée du club de pool dance était mauvaise mais elle sur la barre… L’image avait de quoi faire débander tous les mâles en rut d’Atlantis. Ca donnerait quoi si elle avait gain de cause ? Le Show de l’horreur ? J’en frissonne rien que d’y penser !

Nous étions désormais arrivés à son bureau. Hoffman était d’une humeur exécrable mais n’en était pas moins assez poli pour m’offrir à boire, proposition que je déclinai poliment avant de m’asseoir dans un canapé en cuir, très confortable d’ailleurs. Je n’allais pas boire avant une mission et un verre d’eau ne me faisait pas envie sur le moment.

Je ne fus pas surprise d’apprendre que la mission était secrète, je l’avais envisagé après tout. Par contre que l’on ne soit que deux pour une mission de reconnaissance et d’espionnage m’étonna. Je n’étais pas la plus douée question combat. Je l’écoutai toutefois sans l’interrompre, parcourue rapidement les informations présente sur la tablette qu’il posa sur la table basse, sur la tablette Uzon et son peuple, tout en caressant affectueusement le petit tigré qui avait décidé de jeter son dévolu sur mes genoux. C’était le bon Harry, le chat, pas le sorcier !

« Je serais prête en bien moins de temps que cela. Il me faudra pas quinze minutes pour m’équiper, prendre le bon drone et vous retrouver à la porte des étoiles. » je replongeai alors dans les informations, essayant d’en mémoriser le maximum, ne relevant la tête que pour ajouter, en le regardant dans les yeux « Je n’ai que deux questions : Avez-vous besoin d’aide pour vous préparer et surtout quelles sont vos aptitudes sur le terrain ? Erin ne m’a dit que du bien de vous mais je n’ai pas souvenir qu’elle m’est déjà parlé de vos exploits sur le terrain ! ». C’était dit poliment, mais il était clair que je m’attendais à une réponse honnête et aussi complète que possible. Je suis l’une des plus respectueuses envers la hiérarchie et je suis toujours prête pour les accompagner pour faire joujou avec une boîte volante en métal mais j’aime mieux savoir si j’ai en face de moi une bille ou un petit génie de la guerre. La mission n’était pas compliquée mais une brêle reste une brêle et je me voyais mal expliquer comment et pourquoi monsieur Hoffman s’était retrouvé dans une boîte en bois ou, plus ennuyant pour la sûreté d’Atlantis, prisonnier des Uzon’s voire des Geniis. Quant au fait d'évoquer Erin, c'était surtout parce que je me disais que ça lui permettrait de penser à des choses moins énervantes qu'une boule de bowling désirant se déhancher sur une barre. Il avait l'air vraiment à cran depuis, pas du tout le bon état d'esprit pour partir faire de l'espionnage de possibles futurs alliés.

Une fois ma lecture terminée, je reposai la tablette, en me penchant en avant, ce qui me valut un regard courroucé de sa gracieuse divinité féline qui retrouva tout de suite sa nonchalance dès que les papouilles reprirent. Harry avait intérêt à bien profiter des quelques minutes qui lui restaient car dès que j’aurais ma réponse je filerai à l’armurerie, attraperait un ou deux pistolets, un fusil, des couteaux, des vivres, des jumelles, un appareil photo, et bien entendu j’irai prendre mon drone à l’entrepôt. J’en avais un petit, doté de capteurs et de caméra assez performants pour observer ça de près sans être vu. Il était toujours possible de prendre un gros pépère mais l’on perdrait toute la discrétion qu’il semblait vouloir sinon nous aurions fait le tour en jumper, scanner la planète et serait rentrés en quelques heures à peine.


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Mar 2 Oct - 19:22
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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00



La réponse de la caporale lui arracha un rictus, il n'était pas étonnant qu'elle n'ait rien de plus. Aucune trace pour les missions secrètes et comme il devait venir la chercher. Le sourie assez parlant lui arracha un rictus entendu qui l'amusa fortement. Il comprenait toutefois qu'elle pouvait en être déroutée. Et a juste titre. Mais cela était une source bien moins fâcheuse que la bombe de Sunny, qui fit envoler la bonne humeur de l'anglais. Bon, il resta toujours aussi maitre de ses émotions et même s'il ronchonnait sans sa tête, il avait le visage plus froid que d'habitude. Elle lui sortait véritablement par les trous de nez !

Hailey ne prit aucune boisson même pas un verre d'eau, qu'importe. Il s'installa lui donnant les informations pour cette mission ensemble. Son humeur revenait neutre, celle qu'il avait habituellement. De toute manière, cela ne servait strictement à rien de rester irrité à cause d'un soleil un peu trop insistant qui vous file des coups de soleil.
L’annonce qu’elle ait toute ses affaires en quinze minutes l’enchantèrent, il ne prendra pas plus de temps non plus. Enfilé la tenue formelle et passer à l’armurerie prendre le nécessaire pour une mission comme celle-ci ne serait pas long et généralement McArthy préparait tout à l’avance. Alexander pensait qu’elle aurait pris un peu plus, pour se munir d’un drone ou même de tester l’engin.

« Très bien, on se rejoindra là-bas dans ce cas », même s'il y a de forte chance qu'ils se rendent au même endroit. Décidément Harry était un véritable pot de colle. Il avait de la chance d'être tombé sur une boule de poil aussi sociable et amicale que ce minet. Une véritable star qui se pavane un peu partout. Même si généralement, il restait dans la zone administrative suivant son maitre ou même Erin. Après, d'autres personnalités kidnappaient le chat pour avoir leur ronronthérapie du jour. En somme Harry voyageait de bureau en bureau et pouvait échouer dans le bar Athosien, ce chat avait plus de vie sociale et de rencontre que n'importe quel humain sur cette cité.

« Non merci. Mais c'est aimable à vous de le proposer » répondit-il poliment comme toujours avec un rictus de remercîment pour sa proposition que faisait rarement les militaires en ce moment. Partant surement du principe que tout le monde sait s'équiper et c'est une fois en galère dans l'armurerie qu'il y a une aide fort heureusement. La question sur ses aptitudes de terrain ne le surpris pas, elle ne pouvait pas connaitre les talents de chacun. Cependant, la mention d'Erin, le surpris un peu, même s'il restait impassible. Il aurait été étonnant que sa compagne vente de quelconque mérite en mission lors de ses échanges avec son amie. Généralement, il l'entendait plus parler des activités ensemble que des missions, une manière de couper avec la vie professionnelle. Faut dire qu'ici pro et perso était intimement mêlé et il n'était pas toujours aisé de faire la part des choses. Pour cela, qu'il avait de temps à autre des conflits. Conflits qu'on retrouve sur terre, ce genre de difficulté n'est pas propre à la cité bien au contraire, c'est propre aux humains. Enfin bon, il parlait peut de sa compagne dans le contexte professionnel, du moins pas pour la cité autrement comme étant une RDA et une éminente collègue.

Dans tous les cas, il comptait bien répondre avec honnêteté à cette jeune femme pour qu'elle puisse s'adapter à son coéquipier éphémère.

« C'est déjà un bon début. Concernant mes capacités sur le terrain, je suis entrainé au corps à corps deux fois par semaine par le lieutenant Ford. Ça ne fait pas de moi, un champion dans ce domaine, mais je sais me défendre. » Il eut un simple sourire, il avait de bonne base et participait au combat de boxe du club de boxe sur le Dédale. Il était bien classé : quatrième. Mais bon, Alexander ne s'estimait pas au-dessus de quiconque et surtout pas de professionnels militaires.

« Cependant, je suis qu'un piètre tireur. Je prends habituellement un zat, comme je n'ai pas passé de certificat de capacité pour arme à feu. Il faut que je me trouve un volontaire mais le temps manque » Une constations évidente, il trouvait qu’une journée était trop courte pour tout ce qu’il avait envie de faire, en plus n'avait pas eu une once de temps libre pour s'allouer des cours de tirs, son emploi du temps avait du mal à s'articuler avec les cours dispensés par les formateurs. Mais, il ne désespérait pas, trouvez un jour le moment pour savoir tenir une arme et au moins toucher une cible si celle-ci décide de vous faire un coucou inamical. « Je suis déjà partie sur le terrain si cela peut vous rassurer. Mais je suis avant tout un bureaucrate. Je vous laisserai évoluer et je suivrais vos indications militaires » dit-il pour la rassurer. En gros, elle fera sa militaire en mission et il ne lui donnera pas de bâtons dans les roues, du moins il ne s'amuserait pas à outrepasser ses compétences. Il allait prendre la tête, au vu de son rôle et de ses besoins, mais si elle estime qu'il est temps de partir ou même de se mettre à l'abris pour quelconque raison militaire, il la suivrait.

« J’attends qu’on soit une équipe et qu’n communique pour mener à bien l’objectif. Rien de plus rien de moins. Et je ne suis rétif aux critiques qu’elles soient positives et négatives » Il était normal d’établir les attentes de chacun, ils ne se connaissaient pas et devait partir ensemble au moins, tout était clair. Alexander était un grand partisan de la communication, cela permettait de résoudre toute sorte de problème avant qu’il se créer.




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A son rictus, lorsque je lui avais fait part du manque cruel d’informations de mon ordre de changement d’affectation. Ce qui m’agaçai là-dedans ce n’était pas qu’il était déroutant de ne rien savoir, après tout je m’intéresse bien à la technologie des Anciens en sachant que ce que l’on connaît n’est qu’une infime portion de ce qu’il reste à découvrir et que souvent l’on s’amuse à appuyer sur des boutons sans connaître leur effet. Non, le problème c’était que je déteste purement et simplement ne pas savoir ce qui m’attend. Il avait bien de la chance ce bel Alexander Hoffman que j’ai la bonne manie (ou le vice à vous de choisir) de toujours avoir mon matériel de prêt pour un déploiement rapide. Même sans cela, j’étais l’une des plus rapides dans mon domaine donc 15 minutes s’étaient plus que suffisant pour prendre le barda du petit militaire, un ou deux drones et le matériel de contrôle.

Hoffman avait retrouvé l’air impassible, peut-être plus froid que celui qu’on lui connaissait d’ordinaire, mais moins agacé que devant Sunny… Devrais-je lui suggérer le savon dans la chaussette ? Ou bien proposer de confier Sunny au célèbre lieutenant Curtis, alias le vicelard de la forme physique, afin de la forcer à oublier son idée de club… Après tout le temps qu’elle perde deux kilogrammes, elle en aurait tellement baver qu’elle voudra juste se faire oublier dans le fin fond d’un placard à balais !

J’avais toutefois réussi à le surprendre en mentionnant Erin, preuve que même un haut ponte de l’administration était aussi humain. Il pouvait bien rester impassible, il y a toujours une petite lueur d’étonnement qui passe dans votre regard pour vous trahir. Ses compétences étaient selon lui convenables. Il était entraîné par Ford au corps à corps, mais était piètre tireur. L’excuse du manque de temps pour s’exercer ne me convainquit pas, c’était tellement facile de se servir d’un emploi du temps pour justifier une simple paresse. Si les formateurs ne sont pas disponibles, rend les disponibles, surtout quand tu peux d’un trait de plume modifier le planning de centaines de personnes rien que pour les perturber un peu.

Autre détail bon à savoir : il a déjà vu le terrain. Rassurant ? Non. Ca ne veut rien dire. Au moins il avait la bonne idée de me laisser évoluer et mener la partie militaire de la mission. Il voulait être une équipe et communiquer ? Il allait être servi.

« Bien, je pense que l’on est d’accord. Pour ma part, vous avez dû voir dans mon dossier que je suis moyenne en combat. Sinon je présume que le reste du matériel est déjà préparé ? Si vous en avez l’inventaire, j’apprécierai pouvoir le regarder. » je demandai cela poliment, lui laissant la possibilité de me dire non mais je pensai évidemment qu’il était des plus indispensables de savoir si j’avais une mine ou des pétards mouillés. La stratégie n’est pas la même !

Dès que j’eu sa réponse à cette dernière question déguisée, je me posai une petite question : on marche ou pas ?

« Est-ce une excursion à pied ou nous utiliserons un Jumper pour nous rapprocher des zones à explorer ? Une fois occulté, et posé dans un endroit isolé, il ne sera pas aisé de le trouver. ». Ce détail n’était pas mentionné sur le dossier, ou bien je ne l’avais pas vu passé mais même si c’était le cas, et qu’il nous fallait marcher sur plus long que 3 heures de marche après la porte des étoiles, j’aurai avancé la question. Après tout, ce ne serait pas lui qui se trimballerait le drone, cet âne mort en métal !

A part ça, je n’avais presque plus de questions et était prête à prendre congé, attraper un des drones prêt au déploiement puis direction l’armurerie et enfin la porte des étoiles. Mon petit doigt me disait que je risquai fort de retrouver Hoffman l’air perplexe pour s’équiper mais il racontait sans doute des bêtises. S’il avait déjà été sur le terrain, il savait mettre un gilet, choisir une arme et… Et c’était un bureaucrate donc j’allais prendre mes précautions.

« Vous avez quoi comme excuse si l’on tombe sur les locaux ? Que je ne sois pas surprise. ». Pour raconter des bobards, et les rendre vrai il faut les rendre crédible et je voyais mal comment justifier que deux petits « Atlantes » soient là pour discuter avec eux d’un point oublié lors du dernier entretien avec un système de contrôle de drone. Ce serait tellement beau un bouclier occulteur portatif…

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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00



Oui il avait déjà vu son dossier et ses compétences martiales où elle était bien moins bonne que lui. Mais ce n'était pas pour cela qu'il l'avait choisie elle avait une expertise qui était bien plus profitable pour cette mission. Il serait étonnant qu'ils aient à se battre contre les Uzon's, contre des Geniis oui, cela reste une possibilité, mais il était plus préférable qu'ils ne soient pas identifiés comme des Atlantes. Cela le fit penser à un élément auquel il devait l'informer.

« En effet » Cela était valable pour son affirmation et sa question concernant l'inventaire, l'armurier McArthy avait déjà tout de prêt. « Un matériel standard de mission comprenant un gilet MOLLE, vos lentilles de vision, des serflexs une fusée de détresse, un GDO, un détecteur de mouvement, pour vous une tablette de données, une carte, deux bouteilles d'eau, des rations, une couverture de survie, un kit de soins, une corde, un couteau de combat, l'arme de votre choix avec les munitions qui vont avec. Cet équipement vous pouvez le compléter à votre guise » confirma t'il. Pour sa part il avait un appareil photo, une tablette et un sac de pierres semi précieuses pour un futur échange commerciale au cas où des Uzon's leur demande ce qu'ils font et s'ils veulent commercialiser. Il était tenté de prendre un sac de couchage en plus, mais il espérait qu’ils n’aient tous les deux pas besoin de dormir sur place. Au pire, ils pourraient en rajouter deux sur « Bambi ». « Il faudrait laisser vos insignes portant pégase et Atlantis ici, pour éviter qu'on soit identifié avec nos symboles ». Cela ne bernerait pas des officier geniis qui reconnaîtrons les armes et l'uniforme sombres atlantes, mais le fait de ne pas porter les insignes peut laisser penser à un vol.

Le jumper aurait été une bonne idée, mais leur couverture restait la forêt proche des plaines. Elle avait de bonne compétence en pilotage il est vrai. Il n’avait pas prévu d’en demander un, pour le coté facile et éviter de faire les autorisations nécessaires pour en sortir un en mission. Cependant, il n’était pas contre qu’on lui suggère une autre idée. En conséquence, il ne réfuta pas le jumper de but en blanc. Comme il lui avait dit, il était ouvert à la discussion et il n’était pas seul dans cette affaire.

«J’avais prévu une marche à pied, cependant je peux affréter un jumper si cela vous semble plus aisé. De toute manière il faudrait déposer le jumper au début des sous-bois qui sont denses. » Il fit une pause avant désenchaîner «Nous aurons aussi avec une nous une autre technologie qui permettra de transporter nos affaires les plus encombrantes, je vous laisserais le plaisir de découvrir cela à l’armurerie. » Oui, elle allait être surprise la jeune demoiselle. Il la toisa avec un simple rictus.

Quant à sa dernière question, Alexander eut une phrase assez amusante qui lui venue en tête. Par humour il était tenté de voir comme elle réagirait s'il lui sortait qu'il la proposerait elle à la vente. Et il comptait bien le faire, elle avait une réputation de gai luron cette jeune femme aux yeux clair. Et l'esprit humain joue des tours parfois, il se vit demander un troc aux Uzon's de n'importe quelle bête contre une Sunny râleuse. Cela l'amuse fortement et il esquissa un rictus a l'image de la petite jouissance de se débarrasser de Sunny de cette manière peut bienveillante. Preuve qu'elle lui échauffait l'esprit avec ces histoires de club à la noix. Elle ne pouvait pas commander une barre qu'elle installerait dans ses quartiers au lieu d'embêter son monde ? Et la prochaine étape était d'ouvrir un sexe shop sur la cité ? Cela ne serait pas plus mal pour certaine personne aux tendances frustrées et aigris, mais les hauts responsables n'y verrons rien de bon dans cette démarche. C'est le tabou des humains le sexe et même si tout le monde trouve un moyen de se faire du bien à plusieurs ou en solitaire, entre mettre en place un club fortement connoté il avait un grand pas. Un pas que personne ne voulait franchir pour éviter les dérives et les jugements propres aux hommes avec un grand H. Enfin bon passons, il serait presque curieux de savoir combien elle vaudrait en bétail.

« Que je suis là pour affaire. Je suis certain que vous serez un bon prix » Il la regarda sérieusement quelques minutes pour toiser sa réaction avant de sourire « J’ai des pierres semi précieuse dans mon sac qui feront l’affaire. Quant à notre matériel, ce n’est que pour évaluer nos futurs achats en rapport avec le besoin de notre peuple. Les Uzon’s ne connaissent pas beaucoup de technologie. Si j’explique que nous utilisions des drones pour compter le nombre de bête exactes qu’il leur faut, ils ne diront rien bien au contraire les Uzon’s aiment quand les échanges sont équitables et clairs. » et au vu de la taille de leur troupeau, il en fallait du temps pour compter et choisir la bonne bête.

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Un matériel standard pour une mission où le but était de ne pas se faire prendre comme Atlantes ? Pourquoi diable ne pas avoir des habits d’un autre style pour cela ? C’était incompréhensible pour moi, tout comme le fait de dire à tout le monde d’où nous venons, agiter le panneau du gentil explorateur… Qui ne résisterait pas à l’envie de venir nous rendre une petite visite non amicale avec ça ?

Bon, récapitulons : gilet Molle, lentilles de vision, serflex, une fusée de détresse, un GDO, un détecteur de mouvement, une tablette de données, une carte, deux gourdes d‘eau, des rations, une couverture de survie, un kit de soins, une corde, un couteau de combat, une arme aux choix avec ses munitions.

Il manquait donc : la boussole pour s’orienter, des jumelles, des flashbang, des fumigènes, un poncho ou un grand manteau pour cacher a minima l’aspect Atlante de l’équipement… Et sans doute d’autres petites choses mais sur l’instant c’était cela qui me venait à l’esprit. Il me restait encore assez de temps pour compléter le matériel, sans trop nous charger non plus. Je devrais prendre des cours de survie, ça me ferait pas de mal…

« Il manque sans doute des petites choses utiles, comme une boussole pour ne pas perdre le nord » non je ne venais pas du tout de faire une blague, pourquoi penser cela ? « des jumelles et éventuellement des fumigènes et flashbang. A part ça… Si je trouve quelque chose d’utile entre temps, je vous en ferai part. » .

J’esquissai une légère moue en entendant qu’il avait prévu une marche à pied. Il y avait toutefois l’avantage d’une technologie inconnue pour le transport du matériel le plus encombrant et l’idée de me laisser dans l’expectative lui arrachait ce petit rictus qui commençait à être agaçant.

« Je ne proposai le Jumper que dans le cas où vous souhaiteriez explorer des zones plus lointaines de la porte. Une installation louche pourrait se trouver à l’autre bout du continent. Mais c’est vous qui dirigez. »

C’était de la pure logique, et je terminai par un sourire entendu, qui trahissait très certainement mes pensées qui sonnaient dans le style du « il faudrait être idiot pour ne pas vérifier chaque recoin quand l’on a des soupçons.

Puis à ma question sur ses excuses à fournir à quiconque nous tomberait sur le pif, je ne pus m’empêcher de sourire et lui rétorquer sur le ton de la plaisanterie :

« Je vois que le colon que vous êtes est des plus vieux jeux… Pourquoi ne pas plutôt proposer la boule de bowling de tout à l’heure ? Je suis persuadée que le spectacle qu’elle offrirait serait plus ravissant ! » . Les hommes aiment les formes pas vraies ? Toutefois il comptait offrir des pierres semi précieuses à l’échange. Et pourquoi pas de la verroterie pendant qu’on y était ? L’excuse de la technologie pour compter le bétail pouvait passer mais il nous faudrait survoler les zones d’habitation, ce qui rendait l’excuse moins crédible. Il me vint alors une idée, digne de la baratineuse que j’étais.

« S’ils aiment que les échanges soient équitables et clairs, il est vrai que notre technologie nous permet de rapidement faire l’inventaire des troupeaux. Mais pour les zones habitées, l’on pourrait leur raconter que l’on désire connaître leur niveau de vie, les problèmes qu’il rencontre dans la vie quotidienne et leur manière de les résoudre afin de leur proposer ce qui serait le plus adapté. Qu’en dîtes-vous ? »

Je n’avais fait qu’élargir son excuse, l’affiner de telle sorte que nous puissions couvrir les différentes hypothèses. Ce n’était pas parfait mais ça permettait de voir venir.

« Je pense que nous pouvons y aller. Tout me paraît clair. »

J’attendais qu’il me donne congé pour prendre la direction de l’entrepôt des drones puis de l’armurerie. Simple preuve de politesse et de respect. Qui sait, il avait peut-être encore envie de parler sur le sujet ?

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Mer 17 Oct - 17:47
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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00



« L’équipement est à compléter selon vos besoins. » Affirma-t-il une nouvelle fois. Ils prenaient du « standard » et comme dans toute mission chacun y amenait se dont il avait besoin, et non se cantonner au simple équipement de base que tout le monde à. C’est justement une base. Sinon, il ne serait pas étonnant que certain partirait avec juste leur couteau ou leur « bites » pour être vulgaire. C’est pour cela que l’équipement de base n’avait pas d’arme, chacun prenait selon sa convenance et ses capacités.

Elle semblait agacée suite à son discours sur la nouvelle technologie. Soit, elle verrait bien sur place de quoi il s’agit. Pour le jumper, il ne comptait pas explorer plus loin, cela serait une grande perte de temps et il faudrait être plus de deux., de plus l’envoie de drone pour cartographier la zone avait été faite en première exploration. Avant chaque contact il avait un malp aérien ou terrestre pour voir si la planète était viable. Les techniciens étaient encore en train d’analyser certaines données pour voir s’il n’avait pas du souterrain. Mais à l’heure actuelle, les Uzon’s étaient juste des agriculteurs qui vivaient en petits villages autour de leur bêtes immenses.

Le sourire entendue de la jeune femme laissait sous entre des éléments déplaisants. Alexander les ignora. Il venait de lui laisser le choix de prendre un jumper et elle augmentait en lui disait qu’il était idiot. Ce qui est bien dommage sur ce fait. Mais bon, elle ne connaissait pas tous les détails, comme le fait que les pierres étaient recherchées par les Uzon’s bien plus que les médicaments qu’habituellement les Atlantes propose pour commercer. Ils n’avaient pas de capacité pour extraire les minerais, bien trop spécialisé dans leur art. avec des pierres ils pouvaient se faire des parures et les rendre à d’autres commerçants pour acquérir de la nourriture, des vêtements... D’autres artisanats qu’ils ne réalise que très peu. S’ils pouvaient rencontrer personne ça serait le mieux. Il avait peu de chance de tomber sur un Uzon’s, bien trop préoccupé par ses activités d’élevage, les étrangers vont directement les voir et ne passe pas par les sous-bois.

L’anglais eut un rictus amusé à la réponse de la caporale. Il n’était pas certain que le hobby de mademoiselle Sunny plaise véritablement, mais sait-on jamais après tout… cela reste une pratique érotique qui peut sensibiliser une autre culture. D’ailleurs, niveau mœurs, il ne savait pas ce que préférait les Uzon’s niveau canon de beauté. En tout cas, le qualificatif « boule de bowling » traduisait d’une forme de dépréciation de la jeune femme sur la technicienne.

« Un terme qui peut être appréciable dans un cet échange en effet » dit-il par humour. Il était amusant qu’ils aient pensée à la même chose. Sauf que la caporale avait eu l’audace de le formuler à voix haute. Concernant l’idée de la caporale, il prit quelques minutes pour réfléchir et peser le pour et le contre. Elle ne manquait pas de ressource.

« Hum. Nous sommes actuellement en négociation avec eux. Je redoute que si nous commençons à parler de ça, maintenant, ils y voient une stratégie malveillante de les nuire. Ils pourraient penser que nous sommes là pour évaluer leur force et faiblesse dans le but de les attaquer. C’est un peuple bien moins avancé que nous, naturellement et ça serait logique, ils vont se méfier de la technologie surtout quand ça touche leur « chez eux ». Mieux vaut rester sur quelque chose qui les intéresse et de simple que de commencer à parler d’amélioration de leur bien-être. » L’idée n’était pas pour autant mauvaise, cela pouvait entrer en compte dans la grande négociation. Mais pas là, pas pour un simple troc où il fallait se débarrasser du marchand.

La conversation se finissait sur les derniers détails ou plutôt questions. Si elle en avait d’autres, elle pouvait le lui poser sans aucun problème. Il partait sur un demi coup de tête et il prenait quelques risques il le savait. Mais le temps était contre eux et il ne les sentait pas les Uzon’s. Après bon, peut-être qu’ils avaient eu des pressions ? Cela ne serait pas étonnant les Geniis sont réputées pour leur manière de faire assez dérangeantes quand ils devaient se dévoiler.

À son tour il se leva pour la raccompagner avant de se changer une fois porte close en tenue. L’anglais rejoignit l’armurerie où déjà McArthy était en train de fournir l’équipement que désirait Hailey tout en lui montrant “bambi”. Bambi était un cadeau qu’avait reçu l’équipe de Sheppard (et plus particulièrement un sergent) pour la mission Irnando. Cette planète était habitée par des nains qui aurait fait pâlir de joie Tolkien tellement ils répondaient aux critères de ses créatures fantaisie. Amateur de bière et à l’humour plus que douteux, ils étaient très difficiles d’établir des liens diplomatiques sérieux avec eux. Pour cela il fallait s’enivrer et être prompte à l’illogique de base terrienne. Ces nains étaient de fabuleux créateurs et inventeurs de machines intelligentes, comme le témoignait ce cerf mécanique cyclope. Son comportement était copié sur le modèle de la faune locale, un animal qui semblait timide mais qui portait confiance rapidement tout en étant apte à supporter de lourde charge ou de faire le rôle d’éclaireur. Bien plus efficace que les chiens mécaniques militaires, Bambi était en phase de nombreux test sur le terrain. Il avait fait d’autre mission auparavant où la discrétion et l’autonomie et l’agilité d’une machine était nécessaire. Il serait parfait pour se déplacer tout en étant rapide et McArthy l’avait proposé au RDA quand celui-ci était venu lui indiquer qu’il sortait. Pour la mission, il avait été recouvert d’une peau imitant un animal de chaire, cela lui donnait des airs un peu flippant avec son œil bleu, mais qui était là pour juger des créatures des autres mondes ? Toutes les planètes n’avaient pas d’animaux comme on peut le voir sur terre.

Bambi portait un bardage lui permettant de stocker de l’équipement et de soulager Hailey avec son drone ou même de tout autre équipement nécessaire pour le transport. Tout en expliquant a la caporale McArthy peaufinait un bout de peau en silicone teinté et recouvert de duvet sur la joue de Bambie. Il était plutôt fier du résultat bien moins effrayant que son aspect original mécanique.

En toute franchise le résultat était très bien, la passion de quelques scientifiques pour le maquillage d’horreur et des moyens, on comprenait une seconde peau réaliste et poilue pour un Bambi qui vibrait de plaisir dès qu’on lui effleurait une partie du corps. Un fait que personne ne pouvait comprendre, la créature semblait associer la caresse à une récompense alors qu’il avait été privé qu’elle ne ressentait pas le plaisir ou du moins pas comme pouvait le ressentir un humain. Les scientifiques ignoraient si s’était lié aux comportements inscrits dans ses lignes de programmation ou bien une adaptation faces aux comportements des nains.

Alexander salua l’armurier et échangea brièvement avec lui sur le Bambi, avant de prendre le matériel que lui tendait Jimmy pour s’équiper. Il portait déjà ses lentilles celle-ci compensait sa problématique colorimétrique de naissance, donc ils les avaient tout le temps. Il attacha le Zat a sa jambe puis enfila le gilet et vérifia le contenu de son sac à dos, y ajoutant les ombres qu’il avait emporté de son bureau pour le compléter. Il réfléchit quelques minutes a d’autres éléments qui pourrait prendre. Le risque était de se surcharger bêtement… l’autre était de ne pas prendre l’objet vitale qui allait les tirer d’un mauvais pas.

« Tout est bon pour vous ? »




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Visiblement, j’avais su froisser le grand Manitou, A. Hoffman en insistant un peu trop sur l’intérêt d’un jumper. Il aurait sans doute était opportun de s’excuser mais je préférai ne pas insister et m’enfoncer encore plus. Pareille avec les pierres précieuses mais il ne vit sans doute pas le lien avec sa plaisanterie sur le fait de se servir de moi comme monnaie d’échange. Mais j’avais le don de faire une bourde pour me rattraper ensuite et qualifier Sunny de boule de bowling lui arracha un rictus et même une réponse sur un ton plus humoristique puis ce fut le silence, le temps qu’il pèse le pour et le contre de ma suggestion de complément à son excuse pour notre présence. Le temps me parut long mais au moins sa réponse n’était pas dénuée de sens. En effet, des êtres moins avancés seraient naturellement méfiants mais je ne restais pas moins persuadée que ne pas vérifier les villages seraient une erreur. C’est après tout dans la foule que l’on est le plus discret.

Je commençai par faire un détour par mes quartiers afin d’enfiler l’uniforme requis, pris un drone de petite taille adapté à ce genre de mission, puis j’allai à l’armurerie prendre ce qui me serait nécessaire. J’avais déjà mon couteau de chasse et un couteau de combat. Je rajoutai donc au matériel préparé une gourde, des jumelles, deux flashbang et un colt 1911, ainsi que des munitions en suffisance, hésitant à prendre une arme plus imposante. Le tout en écoutant McArthy présenter Bamby, un étrange engin qui me laissai plus que dubitative qui avait la bonté de porter pour moi mon drone. Entre temps, Hoffman arriva, et s’équipa de son côté avant de me demander si c’était bon pour moi. Je regardai toujours avec hésitation les armes.

« Hmm… Oui. Et du votre ? » répondis-je en attrapant un colt M4 et 6 chargeurs, histoire de ne pas avoir l’air empotée face à un Wraith ou je ne sais quelle horreur que nous réserverai cette planète. J’avais le sentiment qu’il manquait quelque chose d’utiles mais ce serait sans doute une petite chose qui ne se révèlerait que sur place. Aussi je me considérai comme prête et n’attendais que son feu vert pour prendre la direction de la porte des étoiles tout en revoyant dans ma tête le plan en me disant que tout se passerait bien. Je n’aimai toutefois pas l’idée de me retrouver seule sur une planète inconnue, surtout vue mes talents avec les armes.

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Lun 12 Nov - 21:16
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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00



Alexander hocha la tête. Ils étaient aussi prêts. De toute manière il fallait bien y aller et a priori tout se passerait bien. Il se disait toujours cela et généralement, il y a toujours des événements qui contredise ce mantra. C'est peut-être son côté chat noir, il avait la fâcheuse tendance à revenir avec une blessure. Mais passons. S'il était chat noir, la majorité des équipes d'Atlantis aussi, rien ne se passe comme on le prévoie généralement. Mais c'est ça qui fait la saveur de cette nouvelle vie dans une galaxie bien plus sauvage qu'une seule et unique planète sans super prédateur.

La fine équipe, se dirigea vers la porte qui venait de s'ouvrir sur leur destination. Alexander laissa passer Hailey en première pour qu'elle réalise sa reconnaissance habituelle comme tout militaire et la suivi quelques minutes après. La planète était à son aurore, le lever de soleil se dessinait sur le feuillage des arbres. Ils étaient dans une immense clairière bordée d'une forêt dense et sombre. L'endroit sentait une odeur acre et affreuse d'excréments d'animaux divers. Signe que les autochtones faisaient patienter leurs bêtes ici avant de les envoyer par la porte. Pour preuve, plusieurs enclos en bois se dressaient devant eux. L'un d'entre eux était remplis d'une dizaine de … de mouton/mouflon. Animaux imposant avec de larges cornes et un pelage tellement animal qui ferait envie à n'importe qui en pleins hiver pour s'y blottir. Mais comme tout animal de ferme concentrer au même endroit, ils ne sentaient pas très bon.

Alexander releva les narines, en fouissant son nez dans le col de sa veste qu'il remontait, enviait presque « Bambi » qui n'était pas doté de capteurs de ce type. Enfin quoique… il n'en savait rien sur ce fait, mais en tout cas, docilement la créature le suivait sans rien faire d'autre que balayer de son étrange regard azure les environs, comme s'ils sonnaient. Il ne serait pas surprenant que les scientifiques utilisés les enregistrements de sa mémoire pour étudier ce qu'il « voit ». Enfin qu'importe, il faisait frais, mais normal il avait encore de la rosée sur les feuilles des arbres, puisque le sol était tellement tanné par les sabots qu'il n'était que terre battue.

En face d'eux, il avait un seul et unique chemin, assez large pour faire passer les troupeaux. Les arbres semblaient être là pour canaliser les bêtes mais en y regardant bien, il avait une corde sur les troncs pour dessiner la voie, même si celle-ci était tellement emprunter depuis les âges qu'elle était naturellement faite. Alexander sortie sa carte, le village était au nord, au bout de ce chemin unique. Mais l'emprunter serait se montrer directement. Autant le suivre à couvert. Cela lui paraissait plus raisonnable.

« Nous avons qu'à suivre le chemin en utilisant le couvert de la forêt. Le village est au-dessus d'une colline, la végétation nous cachera. »

Et surtout il n’avait pas vraiment de sentinelle. Si la porte était dans cette épaisse foret s’était bien pour éviter les darts de s’envoler facilement. Le seul moyen qui avait était de percer la canopée épaisse et donc de perdre du temps avec un piqué et automatiquement ils étaient vite repérés en jaillissant de la forêt. Il n’était pas certain que ce choix stratégique pour la porte ait été choisie par les ancêtres des Orzan’s, mais en tout cas, ils avaient entretenu la forêt dans ce sens. En tout cas, le chemin était assez large pour un jumper, qui lui aurait eu bien moins de mal à s’extraire d’une forêt et se mettre à couvert via le bouclier qu’un dart.

La forêt vivait, des chants d’oiseaux et au loin des meuglements d’animaux. En somme rien d’inquiétant. Par précaution Alexander avait dans sa mains sa tablette qui affichait la carte mais aussi son détenteur de mouvements.




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Je fus la première à poser le pied sur le sol des Uzon’s. J’avais la main proche de la crosse de mon arme, prête à la saisir et tirer si besoin était, s’il y avait la moindre menace mais à part un bien agréable lever de soleil et les bruits presque oubliés de la forêt -c’était le souci à ne vivre le plus souvent qu’au milieu d’une cité mécanique, d’une forêt de métal et de verre-, il n’y avait rien. La seule menace était olfactive : ça sentait bon les excréments des animaux. Il y en avait en abondance, dans toute la clairière, jusqu’au pied de la porte. Il y avait également ces enclos de bois qui, si c’était nécessaire, rappelaient que les autochtones faisaient commerce ici, avec d’autres mondes. Les bêtes qui y étaient enfermées étaient impressionnantes. Etaient ce des sortes de moutons ou de mouflons voire des bisons qui en étaient leurs plus proches parents terrestres ? C’était une question pour un spécialiste. L’odeur ne me dérangeait pas, elle était forte mais pas insupportable au point de me retourner les tripes. Un coup d’œil derrière moi me montra un Hoffman bien moins à l’aise. Ah les gens de la haute : des petites natures ! Cette pensée me donna un air ironique, moqueur, amusé que je réprimai bien vite. Le charrier pour ça était stupide et puéril.

Mon regard se porta sur Bambi, un bref instant. Il était plus qu’étrange, même et surtout en dehors d’Atlantis. Ses deux yeux azurés balayant le paysage donnaient presque froid dans le dos. J’adressai un bref signe de tête à Hoffman lorsqu’il suggéra ou décida d’emprunter le chemin. Ce n’était pas vraiment l’approche la plus discrète mais passons ce détail. Pour le moment, il fallait bien prendre une voie adaptée à la corpulence de Bambi et même sans être une professionnelle en nature je savais que marcher en dehors des sentiers forestiers pouvaient s’avérer plutôt compliqués, surtout sans machette, scie… L’on aurait l’air bien entre des ronces, à se demander comment désembourber le mulet.

« Il serait peut être bon de quitter le chemin avant d’en voir le bout. Il faudrait être idiot pour ne pas garder un œil dessus. Qu’en pensez-vous ? » demandais-je en me mettant en marche, aux aguets. J’hésitai à lancer un drone, explorer au préalable les environs. Je doutais qu’il y ait quoi que ce soit près de la porte mais c’était un bon moyen de se faire une idée des lieux. Le problème, là encore, était toujours le même : les arbres offraient une protection contre les vaisseaux mais aussi un obstacle à ces derniers. Un Jumper pouvait passait sans trop de mal, par le chemin, même si dans une clairière le plus simple restait de s’envoler en piquet dès la sortie de l’anneau ancestrale. Toutefois les vaisseaux étaient plus solides que les drones et un jumper pouvait être occulté. Pas le drone. Le fait que la mission devait se dérouler dans la plus grande discrétion me dissuada tout bonnement de faire ce choix.

Nous avancions sans difficulté, sans que rien ne vienne indiquer la présence d’une sentinelle mais je ne me montrai pas plus rassurée. C’était au contraire stressant de savoir un village proche et de n’en voir aucun signe. J’étais une quiche en nature, je n’aimais pas l’idée d’être seule avec le grand patron et notre bête de somme mécanique. Si ça partait en vrille, je risquai de pas être si gagnante que ça. La seule chose qui me rassurait était que nous ayons un détecteur de mouvements. Au moins nous saurions si quelqu’un approchait.

Je marchai en tête, à moins de deux pas de distance d’Alexander, pas devant lui mais un peu sur le côté pour lui laisser une vue aussi bonne que possible sur l’horizon. Il valait mieux deux paires d’yeux qu’une seule. Vivement que nous fassions halte pour faire s’envoler le drone - comment pourrais-je l’appeler d’ailleurs ? Bijou ? Persifleur ? 007 ? - ; je serais alors dans mon élément.

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Jeu 22 Nov - 17:27
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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00



Alexander leva un regard vers la militaire. Il avait du mal s'exprimer, il comptait en effet suivre le chemin, mais aux couverts de la forêt donc hors sentier, pour éviter de se faire repérer à trois kilomètres.

« En effet » Il rangea la tablette« J'ai du mal m'exprimer, je suggérai qu'on aille a couvert tout en suivant le chemin, de pas trop loin. Je vous suis. ». Suivre le chemin au début éviterait peut-être les mauvaises surprises, comme les ronces ou la végétation plus étroites. Dans tous les cas, et Hailey l'avait bien suggéré il faudrait s'engouffrer dans la forêt pour se planquer pendant le déploiement du drone. Vu la composition de la végétation de feuillus, cette forêt ressemblait à celle d'Europe, mise à part des ronces ou des racines un peu taquines, le déplacement ne serait pas forcément le plus fastidieux. Pas comme dans une forêt tropicale qui demanderait en prime une machette.

Il tourna la tête vers Bambi, qui était bien docile même si son air effarouché propre aux cervidé lui donnait l'impression d'être sur le qui-vive à chaque instant. En tout cas, la machine semblait s'intéresser aux « moutons » laineux dans les enclos et la réciproque était aussi vraie. Les bêtes s'étaient rapprochées contre leurs barrières de bois, pour venir renifler l'air et peut-être espérer toucher le « nouvel ami » de l'autre côté. Alexander, était assez étonné de leur calme voir de leur curiosité. Certes sur terre, il n'était pas rare de voir des génisses s'approcher pour saluer les voyageurs ou même s'intéresser aux chiens, mais les moutons n'étaient pas franchement les rois des curieux. Bien au contraire.

En tout cas, Alexander suivit la militaire, observant l'endroit, ou plutôt le chemin. La lumière ne devait pas beaucoup passer avec l'épaisseur des arbres. Il n'en souffrait pas grâce aux lentilles de visions. Celle-ci indiquait cependant une perte de luminosité en tant que simple information. Au début de leurs créations, cela n'était pas le cas on voyait aussi bien de jour que de nuit et il était déroutant pour les manœuvres militaires de ne plus différencier la chute de lumière. Ainsi, pour pallier ce manque, les ingénieurs avaient intégrés un voile un peu plus simple selon la luminosité présente, histoire d'avoir un indicateur tout en ayant le confort de voir.

Mise à part le bruit au loin d'animaux et l'odeur un peu moins tenue, il n'avait pas grand-chose de dynamique. Cela devait être reposant pour ce peuple, de mener son troupeau sans que des bruits suspects n'interfère avec le timbre imposant des bêtes. Mais, dans le cas, des deux « aventuriers », cela était un peu pesant.

Le campement était sur une colline, en conséquence les bruits qui s‘échappaient du village allaient très vite s'entendre. Enfin, une fois près de celui-ci. Et en parlant de village, une mélodie agréable s'éleva. Une femme chantait dans une langue... enfin dans des vocalises similaires à des bruits d'animaux, tout en gardant une certaine mélodie. Son chant était fascinant, entre la douceur des gorges vocales féminines et la profondeur d'un ténor masculin. Alexander tendit l'oreille, mais impossible pour lui de savoir, si ce bruit venait du village où d'un autre endroit. Dans tous les cas, il appréciait la chanson « bestiale » lui rappelant l'opéra. Amateur de théâtre en général, il avait connu le théâtre assez tard et il avait adoré s'y rendre quand il était sur terre. Faut dire qu'habiter une grande ville était quand même quelque chose de plus aisé pour ce genre d'hobbies.

« Nous voilà chanceux, d'avoir un bruit de fond plus agréable qu'avant » enchérit Alexander doucement. Il ne se risquait pas à parler fort. Il n'avait que ce sont, rien d'autres pas d'instrument, ni d'accompagner, elle était seule. Bambi quant à lui, ne semblait pas partager cet engouement, bien au contraire, sa tête se dressait de droite à gauche, avant de se fixer comme un chien de chasse sur la gauche du chemin. Le corps de l'animal mécanique vrombissait de rouages, comme un grognement dans le but certain d'indiquer la source de l'intrusion. Alexander s'avança pour poser une main sur la création, mais son pied tapa contre une poupée de bois désarticulé avec un œil en moins. Elle avait été piétinée et malmenée par la poussière. Machinalement, Alexander la ramassa, l'étrange poupée était ronde de partout avec des bras qui pourraient faire une écharpe à son petit cou. Sa chevelure était en laine teintée de rose et de jaune avec des perles en agiles dessus… Bambi, tapa du sabot droit trois fois fixant toujours cette zone précise…




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Ven 23 Nov - 11:19
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Effectivement, je n’avais pas bien saisi la pensée d’Alexander. Ce n’était pas sa faute, je n’avais simplement pas bien écouté. Maintenant c’était évident : suivre le chemin en utilisant le couvert de la forêt ça voulait dire le suivre sans être dessus ! Ah mais quelle idiote je peux faire parfois ! Nous mettrons ça sur le compte du stress d’être la seule militaire avec une huile sur une planète possiblement hostile !

« C’est ma faute, je n’ai pas dû bien écouter. » voilà que je m’excusai, gênée que j’étais. Je commençai également à me demander si mon don pour m’égarer dans les bois n’était pas aussi en cause : je me rappelai encore que la fois où je m’étais détournée du chemin principal, je n’avais dû ma sortie rapide qu’à ce bon finlandais d’Arnault Järvi.

Nous nous engagêames donc entre les arbres, à quelques distances du sentier, non sans avoir passée ces étranges moutons guère farouche et qui attirés d’une façon assez comique l’attention de notre mulet mécanique, Bambi. L’on aurait presque pu dire qu’il avait une conscience alors qu’il n’était qu’un assemblage de rouages, non ? Mais passons, bientôt les enclos furent derrière nous, avec tous leurs inconvénients, comme la bouse dans laquelle je faillis mettre le pied et qui m’obligea à faire un bond en avant et me rattraper avec une élégance des plus discutables. Sous le couvert, je remarquai que la luminosité devait être faible, constat que mon comparse devait faire de son côté mais les lentilles de vision n’indiquaient que par un filtre cette chute de lumière. Elles étaient pratiques sur bien des points mais pour cela elles privaient d’un grand nombre d’informations. Elles faussaient les couleurs, l’éclairage, la beauté des lieux mais au moins l’on pouvait voir où l’on mettait les pieds, ce qui méritait bien toutes ces petites pertes. L’on était en mission, pas en randonnée pédestre. Le silence était lourd, un peu pesant mais ce n’était pas dérangeant. J’aimai le calme pour travailler. Et puis il y eut un son qui s’éleva. Une mélopée qui pouvait se rapprocher de bruitages d’animaux. Le problème c’est que ce son ne semblait venir de nulle part et je n’aimai pas ça. Par précaution, je prenais mon pistolet et m’avançai le plus précautionneusement possible, cherchant dans les environs le moindre signe qui pourrait me dire « voilà la chanteuse ! » mais je ne voyais rien. C’était le souci en forêt : trop d’obstacles à la vue. Il y avait une chance que cela vienne du village situé en hauteur de notre position ; je l’espérai ou il nous faudrait servir le plat d’excuses sauce Hoffman. Je ne prenais pas le temps d’apprécier la musique, c’était le genre d’erreur à éviter, comme admirer la beauté d’une bombe sur le point d’exploser.

« Certes mais savoir d’où il vient serait plus agréable encore ! » répondis-je d’une voix basse, peu désireuse de trahir notre position. Hélas Bambi se mit à vrombir, grogner, avant de se fixer comme un bon chien sur la gauche du chemin. Quelque chose puait dans cette affaire et ce n’était certainement pas les excréments d’animaux sauvages qui trainaient de-ci de-là. Je jetai un regard vers Alexander, m’apprêtant à lui dire de rester près de notre bête pendant que j’allais jeter un œil quand je le vis ramasser une poupée rondouillette au bras immense. Bêtement, ou pas, je me disais que c’était un piège, chose que Bambi n’arrangeait pas en tapant trois fois du sabot, toujours en regardant la même zone.

Alors je fis signe à Alexander de rester où il était pendant que j’allais voir, après s’il se décidait à me suivre c’était son problème. Je ne savais pas ce que je trouverai mais je me tenais prête à la pire des éventualités : une réunion de Wraiths ou de Geniis. Si c’était une gentille autochtone, il suffirait de la laisser s’éloigner ou d’engager la discussion. Sinon il vaudrait mieux dégager fissa et se planquer en attendant. Voilà pourquoi il faut toujours avoir un vrai commando dans l’équipe, la fille des drones elle est là pour rester dans les airs, derrière son pupitre de contrôle ! Mais pourquoi fallait-il toujours que les merdes me tombent dessus comme le sucre sur les fraises ?
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Jeu 29 Nov - 18:06
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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00



Alexander s'arrêta comme l'avait demandé la caporale, restant à l'abris. Il ne parla pas du tout. La tension montait et il espérait qu’elle ne trouverait rien de bien dangereux. Si c’était le cas, ils n’étaient pas de taille à affronter des ennemis, même s’ils pouvaient se défendre, mais bon, le but était une infiltration discrète pas de partir en guerre. Dans tous les cas, ils seront fixés que très vite, Hailey s’était éloignée, savant surement ce qu’elle faisait. Tout les militaires partaient en reconnaissance, pour s’assurer qu’il n’avait pas de danger. Cela était parfois étrange pour les civils, pas du tout rôder aux manœuvres militaires… puisque naturellement, on va voir… mais la prudence était de mise et autant laisser faire la professionnelle et éviter de lui apporter un second souci (son métier n’était pas nounou de civil) en plus de ce chant mystique.

Bambi ronflait toujours et se figea quand Hailey passa devant lui. Mais, il ne la suivit pas du tout. Il finit par revenir vers le RDA et se mettre devant lui dans l'attente en vibrant de tout son corps…. Hoffman, était un peu dérouté du comportement du cerf, développait-il un sentiment de protection ? On lui avait codé de suivre et obéir à l'anglais durant cette mission, cela inclut la protection ? Il n'en savait trop rien, mais dans tous les cas, le comportement de la machine serait source de joie pour tous les informaticiens. Surtout pour la création d'IA.

Il était curieux de savoir, qui ou quoi produisait cette mélodie et surtout si cela avait un lien avec cet étrange poupée qu'il tenait entre les mains. A bien y regarder elle semblait faite certes, main, mais avait plein d‘élément de personnalisation, comme les perles de ses cheveux, ou même cette petite robe délavée cousue avec soins et à la fois une certaine naïveté. Une petite fille avait elle-même le vêtement de son jouet. Le sourire de la poupée était un peu effacé, surement dû par son utilisation quotidienne. Sous sa robe, il était écrit en Uzon un mot qui pourrait se lire comme « Caliop ».

Du côté d'Hailey, elle découvrit assez vite l'origine de ce chant. Et elle fut accueillie par le grognement sourd d'une immense boule de poil, qui montrait les crocs devant une bûche d'un arbre abattu par la foudre. Cette boule de poil était nulle autre qu'un gros chien. Il ressemblait aux bergers australiens au pelage merle avec des yeux jaunes. L'animal était comme toutes les bêtes présentes ici, immense, toisant sans peine la taille des plus grands chiens terrestre. Mais son pelage fluffly lui donnait un côté bien moins intimidant.

Derrière la souche, se cachait une petite fille…qui sourit passer la tête au-dessus, pour percevoir l'humaine… peau grise, peinture sur le corps et vêtement de couleur orangé, une Uzon's sans aucun doute. Elle avait les joues humides et le chant venait de s'arrêter au moment où le chien avait grogné. Hailey ne pouvait pas encore voir les immenses taches sombres sur le bas de sa robe ni même sur ses mains… des tâches sombres signe de sang et ce n'était pas le sien.





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Diantre ! C’était quoi cette bête ? Un chien ? Elle ressemblait en tout cas à berger australien, mais bien plus immense. Son pelage le rendait moins intimidant mais cela ne voulait pas dire qu’il était dangereux. Et puis, autre problème, la fillette, petite Uzon’s sans aucun doute très mignonne selon les standards de son espèce, avait des joues humides et, si mes yeux ne m’abusaient, des tâches sombres, que j’estimais être du sang, couvraient ses mains et sa robe. Elle ne semblait pas blesser, ce qui signifiait que c’était le sang de quelqu’un ou quelque chose d’autre.

L’enfant m’avait vu, entre les feuillages et le chant s’était arrêté lorsque la bête avait grogné. Je n’aimai pas cela. Je ne connaissais pas grand-chose, avouons-le, sur ce « chien » et si les larmes pouvaient s’expliquer par le fait qu’elle était triste ou perdue, cela pouvait aussi signifier que la bête l’effrayait, la menaçait. Et puis il y avait ce sang. La bête ne me paraissait pas blesser, ce qui impliquait qu’il venait d’ailleurs mais d’où ? Je n’aimai pas cela. Si, comme je l’estimai, le berger australien sous hormone de croissance avait pour idée de l’attaquer, je me devais d’intervenir. Toutefois il y avait aussi un problème : ce peuple aurait pu placer l’enfant sur le chemin de la bête pour des motifs culturels, ce qui posait la question de mon droit à agir. Sauf que dans ce genre de circonstances il n’y avait jamais vraiment le temps de se poser des questions aussi subtiles. Souvent l’on avait une fraction de seconde pour comprendre ce qui se passait, décider d’agir ou non et opter pour l’action la plus adaptée.

En l’espèce, j’avais en tête que nous devions être discrets. User de mon pistolet ne l’était pas et je doutais fort que cela suffise, à moins de l’atteindre en pleine tête du premier coup -autant dire qu’il allait me falloir un sacré miracle-. L’autre solution c’était de l’attaquer au corps à corps. J’y étais à peine plus douée, sauf que c’était plus discret, plus silencieux. Après si c’est un chien, ça doit pouvoir s’amadouer ? Et qui avec moi à l’habitude des animaux ? Alexander Hoffman… Bon après il a un chat mais… Cela allait le mettre en danger et je n’avais pas intérêt à me planter. Je lui faisais discrètement signe de me rejoindre, priant qu’il comprenne tout l’intérêt de laisser penser que je sois seule. Mon idée c’était que si menace il y avait je me retrouve pas seule comme une idiote à tirer sur le clébard avant qu’il ne me croque un morceau !

« Tout va bien ? » lançais-je en direction de la fillette, sortant mon pistolet de son étui. Parfois, il faut savoir dire merde à la discrétion et bonjour à un semblant d’assurance. Sous les grognements de l’animal, je commençai à me dire « Ford n’aurait pas encore un peu de jus de Wraiths ? Ca me ferait pas de mal là… ».

J’étais prête à tirer mais j’avais encore le faible espoir que c’était un animal domestique qui tenait compagnie à une petite fille qui avait seulement vue une chose horrible. J’entendis un bruit derrière moi, je ne me retournais pas pour savoir si c’était Hoffman, puisque j’estimais, sans doute bêtement, que je l’aurais entendu s’il se faisait agresser et puis il m’avait normalement toujours dans son champ de vision, ce qui voulait dire qu’il pouvait surveiller que personne ne souhaite s’en prendre à mes fesses… Je lâchai donc, plus bas : « A votre avis ? C’est son chien ou... » je ne terminai pas ma phrase, la laissant en suspens. Je commençai à douter que ce soit lui derrière moi ; paranoïa ? Je l’espérai du moins en tournant la tête derrière moi pour voir qui s’était rapproché.


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LUNDI 23 SEPTEMBRE 2018 – 9H00



Le grognement sourd et imposant, se fit entendre jusqu’à Alexander et Bambi. La créature se mit en avant, enfin restait plutôt en avant, comme un gardien. Alexander effleura la fausse peau de l’animal, la trouvant douce, les mecs de la robotique s’étaient éclatés à donner un pelage réellement soyeux à la machine. Un détail assez anecdotique à cet instant.

Les grognements étaient toujours aussi forts et Alexander ne voyait pas si bien que ça, ce qui semblait agresser Hailey. Les arbres lui bouchaient la vue, même s’il avait encore la militaire dans son champ de vision. Il se déporta silencieusement sur le côté, en se rapprochant un peu, pour voir ce qui se passait. Il prit en main son zat. Bambi le suivit tout en restant un peu avant, essayant de se dissimuler dans un instinct primitif… Alexander essayait de ne pas jeter un regard vers Bambi et de faire ses constatations sur lui, car sinon il allait faire une connerie. En se rapprochant, il vit un chien… mais la version énorme et pleine de poil, qui semblait protéger quelque chose ou même quelqu’un. Il ne s'avança pas plus, pour ne pas effrayer davantage l’animal qui montrait les crocs en jappant davantage. Il était à un mètre d’Hailey qui avait dû le voir approcher. Il n’avait pas pu rester statique en entendant ce farouche gémissement d’intimidation.

Une petite voix sanglotant répondit à Hailey, les mots n'étaient pas compréhensibles, la petite fille qui se planquait baissait encore plus la tête… Les murmures de la militaire, firent prendre conscience de la présence de la petite à Alexander, qui venait de voir une touffe de vêtement s’envoler derrière ce tronc.

« Il y a de forte chance… il semble la protéger, s'il l'attaquait il n'aura pas pris la peine de nous faire face ».

Le chien jappa à nouveau en voyant Bambi et il fit un pas en avant. Alexander leva les mains, contenant la poupée, pour se baisser, demandant silencieusement à la militaire de faire pareil, afin de montrer à l'animal qu'ils ne représentaient plus de danger. Auparavant il avait rangé son arme.

« Caliop ? C'est ton prénom non ? » demanda t'il, espérant que la prononciation du prénom trouvé sur la poupée était la bonne. Il fallut attendre quelques minutes, avant que la petite fille sorte la tête de sa cachette et regarde la poupée avec un petit sourire de satisfaction, elle prit conscience qu'elle était exposée et son beau rictus d'un enfant retrouvant son jouet favori disparu.

« C'est ma poupée… Caliop… » dit-elle en reniflant.
« D'accord...Nous te voulons aucun mal... » Il avait une voix douce et amicale
« Les autres voyageurs aussi et pourtant, ils ont tué … » elle s'emporta dans des sanglots renforçant le grognement du chien. Alexander n'aimait pas cette nouvelle, mais alors pas du tout... le village était à feu et à sang ? Il se mordit la langue pour ne pas accabler la petite de question, elle semblait bien affectée.

« Nous sommes Atlantes, notre peuple commerce avec le tiens. Tu veux ta poupée ? »
« Oui... mais vous n'allez pas me faire du mal ? »
« Non… on ressemble aux voyageurs qui ont tués ?»
« Non, il avait des habits verts »
Les geniis… ou une autre tribu, mais bon il n'avait pas beaucoup d'autre peuple qui voyage par la porte des étoiles…
« Je peux avoir Caliop ? »
« Oui, je te la donne si tu dis à ton animal de ne pas nous manger... »

La petite se mit à rire doucement sur le ton ironique qu'avait employé Alexander. Elle sortit de sa cachette, la robe en sang et elle se jeta contre son chien, qui recula arrêtant de grogner pour lui lécher le front. L'anglais se releva doucement, en tendant la poupée à la petite qui marcha en boitant vers eux. Elle se saisit de la poupée et observa Hailey d'un drôle d'air, puis son arme puis Bambi, avant de frissonner.

« Maman me manque... » dit-elle en marchant vers Hailey, seule figure maternelle pour une gamine qui semblait chamboulé et complètement perdue. Le chien, suivait la gamine tout en inspectant les deux Atlantes de sa truffe.


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[color=palevioletred] = écriture de la petite fille



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