Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Lun 24 Sep - 20:31
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Chronologie : 14 & 15 septembre


Le Coupe Papier de Ravix



Liam avait reçu le joli cadeau de Ravix sur sa porte, un couteau de combat planté sur un paquet de chewing-gum. Ce soir là, du 14 septembre vers 20h, Liam n’était pas à son quartier à cette heure-ci, une horaire qui correspondait davantage, soit à un footing de soirée, soit à une bière de début de soirée, soit à un début de service de nuit à l'infirmerie, ou soit à une activité lambda, car Liam était aussi aléatoire qu’un jet de dés à six ou dix ou vingt faces.

Ce soir là, Liam s’entraînait à faire de tours de magie au bar athosien. Il s’entraînait aussi au jeu des gobelets. Pourquoi ? Pour s'amuser et amuser. Pis, pourquoi pas pour arnaquer. Liam était un homme assez vif dans ses mouvements pour tenter sa chance dans ce genre de trucs. Bref, de nouvelles lubies sur lesquelles l’infirmier planchait, mais, pour l'instant, il débutait. Il lui fallait donc pratiquer et pratiquer encore, et donc s'entraîner.

Il revint à son quartier tard dans la soirée et ne remarqua pas le couteau. Il ne le remarqua que le lendemain, en sortant de son quartier, pour aller bosser à l’infirmerie. La tête dans l’cul, il retira le couteau, tête ébouriffée, il vit le nom gravé, « Ravix ». Dans un réflexe débile et des plus cons, il regarda à droite et à gauche dans la couloir. Pour sûr, elle n’était plus là, et depuis bien longtemps. Liam revint au couteau du regard et il le tourna sur lui-même. Il tenta de réfléchir ce qu’il avait bien pu faire à Ravix pour recevoir ça de sa part. Pis, il haussa les épaules, et s'attarda sur le paquet de chewing-gum. Il fourra le couteau de combat dans sa besace et se prit un chewing-gum pour la route. En chemin, il s'amusa à se faire gaiement des bulles. C'était quand même kiffant, de se faire des bulles, tout en pensant à Ravix, qui, elle détestait ça. Le soir, du 15 septembre, après sa journée de travail, où il demanda de sortir plus tôt, il passa à l’armurerie, s'y rendant en courant pour s'assurer d'y arriver avant le service de nuit, un peu plus galère pour y socialiser et pour y négocier.

Arrivé à l'armurerie, il ralentit le pas et se présenta jusqu'à un militaire. Par chance, ou aussi parce que Liam le savait que le militaire en question y serait sûrement, il avait déjà croisé le militaire auprès duquel il se présenta. Bah quoi ? Liam était un gars sociable et il se faisait même des potes parfois hein !

« Ah salut Hale ! La forme ? » Salua-t-il le militaire.
Mais, connaissant Hale, Liam embraya bien vite sur le pourquoi de sa venue. « J’peux avoir un holster de couteau de combat ? »

Hale


Bizarrement, mais très logique pour certains, le militaire soupira à reconnaître Liam et le voir se pointer vers lui.

« Salut. » Dit-il succinct.
« J’allais bien jusqu’ici » Dit-il laconique.

Il toisa Liam d'un regard fusillant. Mais Hale était comme ça. Il ne fallait pas s'y attarder.

Hale avait rencontré Liam au bar athosien, malheureusement, décrédibilisant Hale alors aux yeux de Liam, puisque Liam avait bien vu que derrière la froideur se cachait un gars en fin de compte plus accessible qu'il n’y paraissait.

Hale le regarda de haut en bas et en deux fois.
« Qu’est-ce que tu peux bien foutre avec un hostler de couteau toi ? »

« Bah c'est parce que j’ai un couteau de combat. » Liam lui répondit-il tac au tac.

Hale eut un rire aux éclats mais un seul et unique rire du genre « Ha ! » puis un rire carnassier derrière. Pour Hale, c'était la meilleure de l'année !

Liam lui sortit une moue du style « j’suis sérieux gars alors te fous pas de ma gueule. »

Et, de là, d'autant plus que Liam connaissait Hale, un gars qui ne croyait qu'en ce qu'il voyait, Liam lui sortit, spontané, le couteau qu’il reçut de Ravix, pour lui montrer qu'il ne racontait pas que des conneries dans la vie. Il le lui tendit mais Hale regarda le couteau puis regarda Liam l'air de dire "qu'est-ce que tu m'veux ?" ou encore "j'm'en fou de ton couteau".

Hale garda ses bras croisé.

« Qu’est-ce que tu fous avec un couteau militaire mec ? » Dit-il protecteur.

« Allez donne moi ça. » Dit-il même en tendant le bras.

Mais, Liam, vif, rabattit le couteau et refusa de le remettre à Hale tout compte fait. Il n'avait qu'à le saisir plus tôt après tout ! Et puis Liam l'aimait bien ce couteau !

« Hé ! Pas question ! » Eut-il une moue sur la défensive.

« C’pas un coupe papier Sandon. Qui t’as donné ça ? »
Dit-il en se redressant droit, militaire, alors qu’il était adossé près de l’entrée de l'armurerie à l'image d'un videur, véritable chien de garde qu'il ne fallait pas faire chier. Hale était en partie chargé de l’armurerie avec d'autres militaires qui avaient eux aussi cette charge. Le soldat de première classe avait une large connaissance sur les armes blanches et les armes à feu.

Liam Sandon


« La Capo Ravix. »
« Connait pas. » Répondit-il abrupt.
« T'as dû déjà la voir passer pourtant. »
« C’pas pour ça que j’la connais. »

« Une blonde, assez petite, 1m65 et quelques, dans les 1m67-68 j’dirais, un visage qui fait froid mais charmante du reste, très charmante derrière le glacial, un air de maline moi j’trouve, un air qui dit un peu « ferme ta gueule » de prime abord mais j'trouve pas tant qu'ça en fin de compte quand tu creuses un peu, et, avec des yeux, d’un bleu, tu verrais, glacial mais joli, qui fout ses p'tits frissons mine de rien, un peu comme toi en fait, même carrément comme toi en fait maintenant que j’te regarde... !, mais en femme et en blonde et en plus petite aussi parce que toi t’es brun et aussi grand que moi alors... Hé ?! Hé mais ! T’es même un peu plus petit que moi en vrai, non ?! » Dit-il gamin en passant sa main sur le haut de son visage et en poussant sa main en ligne droite vers Hale comme voulant mesurer.

Hale


« T’essayes de me draguer là ? T'es devenu bi ça y'est ? » Hale répondit-il froid.

Hale était effectivement plus petit de 5 cm et la main de Liam arrivant vers lui le prouvait.
Hale regarda cette main qu'il fusilla du regard.
Et, comme voulant désavouer le fait, le militaire prit son bras direct à Liam et l’empoigna.

« Hé ! » « Arrête ça. »
« Ok ! » Hale le lâcha alors. Il le crut sur parole mais il le toisa un peu car il savait Liam filou.

« Bon, j’ai le droit à un holster ? » Demanda Liam.

Hale réfléchit un instant.
« C'est qu'un morceau de tissu que je demande... » Ajouta Liam.
« Cuir. Morceau de cuir. » Corrigea Hale.
« Cuir... » Reprit Liam avec une expression du genre "bon c'est bon quoi".

Hale toisa Liam comme le jaugeant du regard et lâcha une rustre grimace.
« Bon ok. Attends-moi là.»

Liam Sandon


« Sérieux ? Allez, j’peux rentrer ? » Commença-t-il à avancer mais Hale lui posa brutalement sa main sur son torse et l’incita ainsi grandement à pas poursuivre sa marche. « Non. Toi tu restes là. »

« Fais pas ton chiant Hale. »
Hale le prit par le t-shirt avec poigne pour s'avancer autant que l’avancer vers lui et lui redire d’un air sévère « Non. » Puis, Hale relâcha Liam et reprit distance avec lui.
« La dernière fois que t’es rentré dans l'armurerie t’y as foutu un boxon monstre. » « Je cherchais quoi prendre. »

« Ah ouais ? T’sais que t’es pas obligé de toucher à tout avant de te décider, surtout si c’est pour prendre toujours la même chose. C’est bon Hale, j’ai trouvé, oh, et qu’est ce que tu prends, bah, le Zat, quelle question Hale. La prochaine fois j’te fais un petit carton avec ton nom étiqueté dessus et j'te mets ton Zat et ton gilet Molle dedans et défense de toucher le reste comme à l'école primaire. Ça va, tu t'en sortiras tu crois ? Ca va le faire ? »

La dureté de Hale, Liam en était vacciné et il avait connu plus dur à entendre avec son vieux pote Joe.
En bref ça n’allait pas l’arrêter Liam qui le prit sur le ton de l’humour.
Bon Liam savait aussi et surtout que c’était de l’humour du côté de Hale.

« On peut faire ça ?! » Demanda-t-il alors curieux et même enthousiaste à l’idée. Aucune idée si Liam était sincère ou jouait la comédie. Mais c'était un gars du genre à s'émerveiller alors…
« Non. » Hale répondit-il succinct.
« Mais c'est pas l'envie qui m'en manque pour des gars comme toi. »

Hale croisa les bras et regarda Liam.
Liam lui adressa une moue d'attente et d'ennui et un peu dépité aussi. Hale roula les yeux vers le ciel.
« Bon, vas-y, rentre. Mais tu touches à rien ! » Pointa-t-il du doigt Liam.



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Liam Sandon

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Lun 24 Sep - 20:50
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Chronologie : 14 & 15 septembre


Le Coupe Papier de Ravix



Les deux hommes entrèrent dans l’armurerie. Liam appréciait bien Hale. Ça s'voyait pas trop comme ça, mais, en vrai, les deux s'appréciaient. C'était tout bien ranger à l'armurerie. Le petit doigt de Liam lui disait que Hale avait dû passer par là. Hale était un première classe sans histoires dans le sens obéissant quoique de temps à autre il en faisait qu’à sa tête en disant que de toute façon il était première classe donc voilà rien à péter. Liam aimait bien ce côté là chez lui. Ça faisait ressortir sa personnalité.

Hale avait une passion débordante pour les armes. S’en était presque dérangeant. Il sortait une arme et sortait alors avec, un sourire carnassier, et il se mettait à la décrire avec des précisions de ouf et comme s’il en était amoureux. C’était pour certains, flippant. Liam trouvait ça drôle. Il lui pointait des armes et le questionnait et lui il les présentait et les décrivait. Bon, Liam ne retenait rien, et Hale finit par le remarquer. C’était juste pour voir Hale « in love ». Et, Hale finit par le remarquer. Donc, Hale ne le faisait plus pour Liam. Sauf si, ce dernier insistait ou s'il arrivait à lui faire croire qu'il était sincère à le demander, qu'il voulait vraiment se renseigner, ce qui devenait de plus en plus difficile, car Liam ne résistait jamais à lui demander juste pour le kiff de le voir le dans sa passion. En vrai, d'ailleurs, Hale aimait bien aussi, surtout que Liam posait plein de questions et se lassait jamais d'écouter mais Hale avait la fausse impression qu'il se moquait de lui à lui demander juste pour demander alors...

Liam suivit Hale qui se rendit à une étagère et donc il le suivit jusqu'à l'étagère.

Hale


« Cuisse ou ceinture ? »
« Quoi ? »
« Tu le veux à la cuisse ou à la ceinture ton couteau ? »
« Mmhh. J’sais pas, tu m’conseilles quoi ? »
Hale prit un holster et le lui tendit.
« C’sera ceinture. »
Et Hale le lui remit, ayant pas envie d’y bavarder davantage. Et puis, le militaire trouva ça logique, vu que Liam partait souvent en mission avec un Zat. Il serait malvenu d'encombrer sa cuisse, le Zat se portant souvent à la cuisse, et Sandon en tout cas, le portant à la cuisse, de ce que Hale avait pu observer.

« Merci. » Remercia Liam. Liam s’en équipa et rangea le couteau dedans.
« Tu vas te balader sur la cité avec ça hein ? » Précisa Hale.
« C’pas la même catégorie d’arme que ton couteau d’intervention j’te signale. »

« C’pas la Caporale Ravix qui est responsable de ça ? Ou même toi. »
« Quoi moi ? »
« Bah t’aurais pas dû me le confisquer ? »

« Tu veux que je te le confisque finalement ? J’vais pas te priver de ce grand privilège d’avoir reçu un si charmant cadeau de la part de la si charmante Caporale Ravix. » Dit-il sur un ton monotone. C’était du Hale tout craché ça et son humour sans sourire.
« On n’y sera pas étrangers mais c’toi le seul responsable de tes actes Sandon. » Dit-il ferme.
« Et pour ta gouverne, chacun est responsable de son cul dans la vie. » Liam lâcha un soupir léger face au pic moralisateur. « Tu s’ras gentil de ne pas nous foutre dans la merde puisque t’es gentil hein ? Sinon ton couteau il crèche chez moi compris ? Et même si tu chouines tu ne le reverra jamais.» Dit-il carnassier.

Liam Sandon


« Chez toi, tu veux dire, dans ton quartier ou dans cette armurerie ? Tu dormirais avec ? Tu le mettrais sous ton oreiller hein j'suis sûr ? » Le taquina-t-il. Mais Hale lui adressa air froid et lui lança un pic en réponse, « C’pas toi plutôt qui va dormir avec ? » Dit-il carnassier. Liam haussa les épaules. « De quoi ? Nah. Pourquoi je dormirai avec ? C'est ton trip à toi les armes. Ca va c’est bon, j’ai compris Hale, et j’vais pas le trimballer sur toute la cité hein. J’sais même pas c’que j’vais faire de ce couteau... Elle aurait pu me fournir le holster avec hein, tu crois pas ? »

Hale


Le militaire garda son air fermé et croisa les bras mais en vérité chez Hale ça voulait dire qu’il allait converser qu’il croise les bras comme ça. Hale posa même son dos contre l’étagère pour s'y appuyer. « Ca dépend. Elle te l’as remis comment ? En main propre ? » « Non. Placardé. Sur ma porte de quartier. Y’a son nom gravé sur le couteau...Alors à moins que quelqu'un se fasse passer pour elle... »

« T’as fait quoi encore Liam ? » Questionna Hale avec les yeux ronds et lâcha-il alors son prénom au Sanson.
« Mais rien ! »
« A d’autres ! »
« Mais j’te jure. J’ai beau y réfléchir, et j’y ai réfléchi, pour te dire, toute la journée, j’vois vraiment pas. Ca doit faire même pas mal de semaines qu'on s'est pas revus j’crois bien, depuis notre dernière mission, donc j’vois vraiment pas. Elle m’a placardé un paquet de chewing-gum aussi avec.. »
Hale eut comme des hauts de sourcils. « Oulà, elle a un langage particulier ta Caporale. Elle cause pas comme les autres. » Liam sourit et rigola un peu à cette remarque en y acquiesçant par un “ouais”. Hale lui ne rigolait pas du tout. Il garda toujours son faciès fermé. Mais Liam perçut une lueur dans ses yeux, rieuse, alors il se marrait à l'intérieur c'était sûr… hein... ? « Ouais, enfin, après, elle déteste qu'on mâche des chewing gum en mission aussi donc bon. .

« Tu vas faire quoi ? » Demanda Hale intéressé. Bah oui, puisqu'on vous le disait, et Liam le savait, avec Hale fallait insister. Et, aussi, rentrer dans son « antre » l'armurerie et hop, ça l'ouvrait un peu plus à la discussion. Pis, fallait dire que la situation était assez originale et inédite. Hale était alors intrigué. Pour lui, ça ne pouvait qu’avoir une suite même tout ça, un peu comme, une série à plusieurs épisodes, qui venait de sortir sur Netflix. Et pourtant, Liam, lui, il questionna comme un con, comme si, il avait raté un épisode lui, et qu’il ne connaissait pas Netflix, « Parce que, j’dois faire quelqu'chose ? »

Hale soupira. « Ok. On n’est pas sorti de l’auberge. J’vais faire plus clair. Tu vas le garder donc son couteau ? Tu vas lui rendre ou tu vas le garder ? »
Merde. Hale voulait savoir quoi. Ca se faisait pas de démarrer un épisode et de couper en plein milieu.

Liam Sandon


« Pourquoi je lui ramènerait le couteau ? Attends, j’ai un couteau militaire de combat gratis, autant le garder non ? C’est tellement bon quand c’est gratuit. Ca ajoute un petit plus. C’est encore meilleur quand c’est volé. C’dommage c’est pas du vol. A une gradée en plus, ce s’rait la classe ! Ce s’rait grave fat !. »

Hale



Il avait de ces expressions mais ce n’était pas ça le pire à entendre pour Hale.
« T’as vraiment un problème toi. Faut que t’aille voir Sidney. Si j’apprends que t’as volé un ou une gradée, j’te fous mon poing dans ta gueule c’est pigé ? »

En vrai Hale n’oserait pas tant que ça de lui coller un pain à Liam ou alors faudrait vraiment qu’il le cherche ce con même si Hale avait pourtant le coup de poing facile. Il était mine de rien assez difficile de foutre son poing sur Liam pour Hale. Le militaire ne savait pas pourquoi mais il avait tendance à l’excuser, un peu comme l’araignée du soir que t’as la flemme d’écraser surtout que bah tu te dis que mine de rien elle te bouffe les moustiques. Ah, saleté de civil, se disait parfois Hale, qui dans le fond l’appréciait ce civil. Liam avait rendu service à Hale, un gros service, car le militaire allait faire une belle connerie en pariant comme un con toute sa solde dans une partie de poker. Car même s’il reprochait à Liam d’avoir un problème psychologique, lui le sien c’était de kiffer de se mettre dans le rouge et dans l’endettement ne pouvant s’empêcher de vider sa solde chaque mois comme un con.

« On en parle de tes problèmes à toi ? »
« Ca va. Moi quand j’mise, j’mise tout. C'est tout. »
« Ouais, et quand tu »
Liam fit comme un signe de bourrage avec le poing de sa main.
« Quand tu fais ça aussi ? »
« Quand je quoi ? »
« Bah tu sais quand tu… » Liam remima le signe.

« T’as vraiment un problème sérieux. Ramène-lui son putain de couteau. Porte pas ça comme si c’était un cadeau ou une relique ou j’sais pas trop quoi. Elle aurait pas gravé son nom d’ssus j’dis pas, ouais, ça t’aurait fait un couteau gratis, mais là elle a gravé son nom dessus, alors c’est différent. Ça change tout. Franchement, ça craint mec si tu te balades avec ça. Ça fait genre t’as une photo d’elle partout avec toi.» Mais ce n’était que l’avis de Hale qui lui attribuait d’ailleurs parfois des noms à ses armes un peu comme quand on nomme des bateaux alors pour lui les armes ça rappelait une personne.
« Ca veut bien dire c’que ça veut dire, “c’est mon couteau, y’a mon nom d’ssus”. Tu sais, on fait ça avec les fringues aussi, en maternelle, ça doit te parler. »

Liam Sandon


Parfois Liam se demandait si Hale était un papa parce qu’il parlait comme un papa avec des références de papa. Il lui avait curieusement jamais demandé alors que Liam était prompt à toujours poser des questions quitte à se montrer déplacé de temps à autre. Peut-être Liam avait-il envie de laisser planer le mystère ou peut-être qu’il était déjà persuadé que Hale ne lui répondrait pas là-dessus. C’était amusant pour Liam d’imaginer Hale papa avec une femme et des gosses sur Terre ou sur Atlantis ou sur Lantia. Han ! Ce serait trop mignon ! Mais il était fort à parier que Hale n’avait pas de gosses mais qu’à ses yeux Liam en était un.

Liam passa une main dans sa nuque.
« Tu crois ? Ouais t’as p’t’être raison. Un peu comme toi avec tes armes quoi… Elle en aura peut être besoin en plus. » Dit en se grattant le bas d'une joue. « Pardon ? Quoi moi avec mes armes ? » Hale se redressa-t-il et s’avança-t-il vers lui. « Bah, avoue qu’avec tes armes, t’as un rapport fétichiste. » Liam savait de quoi il parlait.
Il avait le même rapport avec sa veste rouge carmin ! Face la carrure du militaire, qui, soudain, s’avança vers lui, Liam tint tête tout de même, de sa carrure assez équivalente, mais pour Hale, carrure toutefois plus développée, car Liam ne pouvait pas s’entraîner autant que lui après tout, c’était juste impossible, Liam à l’infirmerie la plupart du temps, alors que le militaire, toujours entraîné au cas où il serait déployé au combat du jour au lendemain. Hale le toisa « Et ? C’est un problème ? »

« Aucun problème. Vraiment ! J’t’assure ! Mais, tu vois, j’me dis, du coup… est-c’que ça craint tant qu’ça de garder ce couteau sur moi… pour… pour les missions tu vois ! »
Trouva-t-il l’utilité sur le vif.

Hale



« Tu parais d’mander un avis, j’t’en donne un. T’en fais c’que tu veux après. Si t’en pinces pour elle, tu peux garder son couteau sur toi ouais. Pour des missions ouais. Ça m’parait pas mal. Un peu trop mignon selon moi mais ça reste passable. » Dit-il dans une moue de la déduction assez abrupte et carnassière. Le style de Hale en somme.

Liam Sandon


« Quoi ?! Mais non mais tu délires là ! J’en pince pas pour elle ! »

« Donc tu vas le ramener ? » Demanda Hale curieux de connaitre la suite quand même. Il en était même grave curieux. Ca le faisait marrer à l’intérieur que Sandon soit dans cette situation avec une militaire qui plus est caporale alors que Liam se prétendait anti-militaire.

« J’en sais rien Hale. »
Hale leva les yeux au ciel. « Bon bah t’en pinces pour elle alors.

« Tu m’fais chier.»
« C’toi qui fait chier. Girouette. » Dit-il sur un ton sec sur la girouette mais une fois encore c’était dans le style de Hale qui laissa un blanc exprès pour que ça ressorte un peu comme les pancartes des motels qui clignotaient la nuit. « « Moi j’veux la suite de l'histoire.»
Oui, Hale avait un côté, “j’m’en fou d’ta vie”, mais, en vrai, ce n’était pas toujours le cas.
Pis, d’habitude, quand Sandon lui racontait des histoires, il y avait toujours une fin. Là c’était frustrant car il y en avait pas. Alors Hale il n’aimait pas. Il voulait une fin comme d’habitude.

Liam haussa les épaules. « Tu l’auras. » Il s'engagea à lui raconter.
« Et demande lui pourquoi elle a fait ça. J’veux des détails. »

« Tu crois quoi ? Bien sur que j’vais demander. Tu me prends pour qui ? J'suis pas un fuyard. » Hale arqua un sourcil. « Ah ? » Hale ajouta-t-il une couche juste pour le plaisir de le faire. Il se gratta le cou et la pomme d’adam dans un geste rustre et un peu provocateur.

Liam le regarda en deux fois l’air de dire “non mais t’es sérieux ?!” et hocha la tête sur le négatif comme dans un léger soupir puis il regarda autour d’eux, pompier, avec mains sur les hanches, mettant un peu en arrière sa veste ouvrant sur son t-shirt du jour avec comme couleur du jour du orange. Hale le savait : Sandon cherchait un sujet de conversation dans l’armurerie. « Et sinon, t‘as reçu des nouveautés ? »

Bien sûr qu’il allait demander Liam ! C’était évident ! Liam voulait lui aussi comprendre pourquoi il avait eu le droit à ça. Ca y’est, il avait Alzheimer, il ne se souvenait plus des conneries qu’il avait pu faire et à qui il avait pu les faire, et comme dans le jeu vidéo Morrowind et comme le Nérévar qui avait tout oublié de son passé et qui se réveillait sans souvenirs, la Morag Tong venait soudain le chercher, cette faction d’assassins qui tuait sur contrats avec des couteaux, sans qu’il ne sache pourquoi, ouvrant sur une quête !


Hale



« Ouais, on a des nouveaux gilet Molle, pour les tarés comme toi qui tiennent pas en place, avec un harnais dessus et avec une laisse aussi. Un modèle spécial pour les civils qui font grave chier. J’attends les muselières qui vont avec. » Dit-il sérieux en mimant quand même la laisse de la main. C’était bien une blague pour ceux qui connaissait Hale et pour ceux qui ne tombaient pas dans le panneau. Liam se marra. Il le trouvait drôle.

Mais Hale n’avait pas plus que ça envie de rire. Il s’interrogeait un peu pour Liam. Hale commençait à bien connaître Sandon et ses esquives de sujet à faire style “je me marre”

« Mec, ramène lui, tu pourras pas te trimbaler avec un couteau militaire bien longtemps d’toute façon ou laisse-le moi en gage jusqu’à ce que tu t’décides à le ramener. J’le garderai dans mon quartier histoire que tu t’attires pas des emmerdes inutilement et que t’arrêtes d’y réfléchir toute les 36 secondes sur j’le ramène ou j’le ramène pas. Franchement, s’tu veux mon avis, tu sauras même pas t’en servir en mission. Il faudrait te former à l’arme blanche pour ça et j’souhaite bien du courage à celui qui voudra bien te former sur ça... »

Liam Sandon


Liam soupira. Il avait rien d’mandé quoi. Bon, ok, Ravix, il l’avait pas mal cherché, de manière générale, mais merde là il avait rien fait enfin il commençait à en douter du coup…

« [color=tomato] Ok ! Merci pour ta proposition. J’vais le garder encore un peu et soit j’lui ramène soit j’te le ramène. » Hale se contenta d'acquiescer et lui tapota l’épaule. C’était chose rare que de voir un Sandon se décider alors ça méritait bien une tape amicale. C’était l'occasion aussi d’initier un départ. « Bon, maintenant toi tu sors et moi je retourne à mon poste. »

Liam, sur le départ, et durant la marche, avec Hale, l’infirmier lança au militaire, « C’pas si compliqué qu’ça de se servir d’un couteau de combat si ? » « Bah, ça s’appelle pas un couteau de combat pour rien. C’est fait pour le combat quoi. Tu t’vois combattre avec ça ? Refais moi voir ton couteau que j’vois le modèle. » Liam le sortit et le montra au regard de Hale. Pour autant Hale le laissa dans les mains de Liam. « Ah, un couteau commando de para. Bah au moins t’es pas tombé sur un couteau d’la marine. C’modèle tu vois… »

Hale commença-t-il à faire son passionné d’arme. Les deux hommes continuèrent à bavarder et se quittèrent devant l’armurerie où Hale reprit son poste en bon soldat de première classe. Liam quant à lui rejoignit son quartier pour se reposer de sa journée. Hale en avait encore pour quelques heures encore avant d’en faire de même à rejoindre son propre quartier et de revenir à son poste à l’armurerie dès le lendemain matin lui et son faciès de fermé mais accessible donc.

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Liam Sandon

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Sam 29 Sep - 18:23
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Le Coupe Papier de Ravix



Elana Ravix


Le 16 septembre : 10h00


Depuis qu’elle était rentrée de mission avec Chenoa elle n’avait plus eu de nouvelle de son couteau. À dire vrai, elle ne pensait pas le voir réapparaître le lendemain, mais quand même… Elle se demandait bien ce qu’en avait fait Liam. Elle s’attendait, pour être franche, à le voir débarquer comme un soudard un soir pour lui demander pourquoi elle assassine de pauvres gommes à mâcher, ou même pour lui donner une explication sur son geste. Mais rien ! Il se terrait comme un lâche le coupable ! Cela agaça un peu la jeune femme qui se demandait toujours pourquoi grand dieu Liam avait mis ses putains de gomme à la menthe chez elle…

Trop fière ou trop têtue, elle ne s’abaissa pas à aller le voir. Même si cela la titillait et qu’elle commençait avoir des pulsions d’emmerdages prononcés envers sa personne de pompier. Allez chercher pourquoi, elle a de pareilles envies avec lui. Franchement, elle devrait s'éloigner car ça ne va pas du tout ! Mais alors pas du tout. C’est qu’un civil après tout… Mais bon, elle l’aimait bien malgré tout et ils avaient vécue des choses ensemble les deux moustiques. Surtout quand ils avaient été kidnappés ça rapproche les événements forts dans ce genre.

Elle rentrait justement d’une mission nocturne par l’équipe du grand capitaine Calahan qui les avaient mis à rude épreuve encore. Comme le témoignait sa joue balafrée de sang et diverses blessures sur tout le corps et sa veste à moitié éventrée. Elle devait passer à l’infirmerie c’est certain. Mais avant ça et parce que ce n’était que des griffures sans grande gravitée… (quelques brûlures et ça pique quoi), elle se décida à se rendre à l’armurerie pour prendre un nouvel uniforme pour se changer après. Et surtout faire réparer son arme qui avait morflé. Dans les faits Ravix était tombée et avait dû rouler dans une grande pente forestière incrusté de cailloux et de ronce… expliquant son état terreaux. Et puis son P90 avait servi de gourdin contre un sanglier… oui en mode gauloise, elle y était habituée, pour la seconde fois qu’elle le faisait. Enfin bon, elle avait chuté de manière étrange, à cause d’un piège. Tonton Calahan était imaginatif pour torturer ces bleusailles !

Ainsi, elle se présenta à l’armurerie, regardant de gauche à droite si elle voyait McArthy ou bien un autre soldat qui tenait l’antre des armes !

Hale


Ce n’était pas McArthy ou un autre soldat qui tenait l’antre des armes mais bel et bien Hale. Hale le gars au sourire carnassier. Hale le gars qui avait la peau aussi blanche qu’un cachet d’aspirine et il en fallait bien avec lui car il n’était pas toujours facile comme gars.

Hale était la plupart du temps adossé près de l’entrée de l’armurerie. Cependant, lorsqu’il n’y avait pas grand monde, et qu’il y avait du boulot à l’armurerie, comme du rangement ou de l’entretien à faire, Hale était aussi, un peu plus à l’intérieur, toujours à l’entrée, en train de, soit ranger soit bichonner. Là il bichonnait une arme. Un M249 SAW qu’il nettoyait avec un chiffon avec soin comme un adepte du tunning le ferait avec une voiture et ses belles jantes.

S’en était presque… gênant !

Hale crut voir quelqu’un entrer à l’armurerie et plus précisément une jeune femme aussi blonde que militaire. Hale se redressa un peu militaire et lui jeta un regard avec son chiffon dans les mains. On aurait dit un mécano. Il vit une jeune femme entrer là avec sa joue balafrée, blessée de partout, la veste défoncée. Hale arqua un sourcil dans de la grosse froideur. Que pouvait-elle bien foutre ici ? Il lui dirait bien, vot’e place, c’est à l’infirmerie, pas dans l’armurerie. Mais bon, le sourcil ne s’arqua pas longtemps. Les gens faisaient bien ce qu’il voulait. Hale n’en avait rien à fichtre. Enfin, en apparence, Hale n’en avait rien à fichtre. Peu se doutait qu’il était protecteur en vrai tant il le cachait bien mais il l’était bel et bien…

Hale s’essuya les mains avec son chiffon en regardant cette superbe M249 SAW. Il parut avoir un regard de passionné sur l’arme à feu. Il avait l’air satisfait de son travail quoique pas tout à fait. Hale revint du regard à la jeune femme qui parut comme se présenter ici. Elle était toute crade. Hale espérait franchement qu’elle n’allait pas cradosser l’armurerie avec toute sa crasse. Il parut la toiser elle et sa crase d’ailleurs comme à y soupirer bien qu’il n’y soupira pas. Ah ! C’était toujours comme ça ! Les militaires, ils croyaient qu’on pouvait se rendre à l’armurerie tout crasseux, vu que c’était l’endroit où on entreposait les armes ? Eh bah non ! Les choses devaient y rester propre. Les armes et la saleté ça ne faisait pas bon ménage. Ça faisait que ça s’enraillait. Bon, ok, Hale était assez adepte du rangé et propre. Pour ça qu’il ne supportait pas quand Sandon se pointait ici. Il espérait ne pas avoir affaire à une autre tornade. Son P90 avait l’air dans un état déplorable. Bah voyons. Hale eut un regard pour cette pauvre petite chose qu’elle avait semblerait-il martyrisé. Il avait par l’air très content mais bon son faciès resta froid et fermé donc difficile d’y percevoir quelque chose. Et en plus elle ne prenait pas soin de ses armes. Hale aperçut son grade de Caporale qu’il reconnut mais il en avait peu faire car ça revenait au même au fait qu’elle ne prenait pas soin de ses armes. Putain, il ne savait pas pourquoi, mais elle lui rappelait quelqu’un. Pourtant il aurait juré ne pas la connaître. Elle lui faisait peut-être penser à la description de quelqu’un. Hale n’aurait pas engagé la conversation sans l’état déplorable de son P90 car il n’engageait jamais vraiment la conversation comme gars. Il n’aimait pas ça.

« Caporale. » Dit-il dans rictus carnassier.
Salua-t-il vite fait avec respect quand même histoire de, en première classe mais rustre.
Hale avait le sens de la famille. Mais bon il restait très rustre par nature aussi.

« C’quoi ça ? »
Désigna-t-il du regard et d’un coup de menton son P90 sur un air très sévère et rustre.
Le ton était celui du reproche.
Oui, ce n’était pas non plus un gros engagement de conversation. Ça restait du Hale…

Elana Ravix


Elana tourna immédiatement la tête tel une chouette mécanique et complètement sans vie vers l’homme qui venait lui demander des comptes. Son regard bleu glacé alla sur son P90, son pauvre bébé était en bien piètre état mais pour la bonne cause ! Et c’était le principal. Elle lui rendit son salut tout aussi rêche. Elle se fichait bien de savoir comment il la salue tant que ce n’est pas insultant.

« Soldat. Un P90 en mauvais état. » dit-elle morne avant de le déposer sur la table en métal devant elle. Ravix n’aimait pas perdre du temps.

Hale


« En mauvais état ? C’pas un mauvais état ça. C’est un état déplorable. Pitoyable. » Dit-il rustre et moralisateur.

Il y avait quelque chose qui faisait que c’était un ton sec mais pas sec non plus comme un militaire ou un gradé. C’était sec comme un armurier et un bon. Hale faisait partie des meilleurs. Eh oui, sinon, il ne serait pas sur Atlantis hein après tout. Hale passa son chiffon sur une épaule. Il observa son P90 qu’elle venait de poser sur sa table en métal comme à voir déjà comment il pourrait réparer ses conneries. Le gars en était capable tant son amour pour les flingues triomphait toujours comme dirait ce Sandon avec ses expressions à la con.

Cela ne fit ni chaud ni froid à la demoiselle qui ne bougea pas d’un pouce restant toujours aussi inexpressive. « On ne vous demande pas de juger de son état. Il est suffisamment remarquable. » dit-elle de son ton cassant tout en le toisant l’homme qui semblait être un fervent amoureux des armes comme tous les armuriers. D’un coin de l’œil elle avait remarqué le beau bébé qui trônait fièrement après un beau lustrage en règle. Enfin bref, elle n’avait pas besoin qu’un “inlovearmsamerica” en plus, elle avait déjà se faire défoncer par Calahan et ça s’était nettement moins plaisant !

« Et alors ? Remarquable ou pas j’dis c’que j’veux non ? Si j’ai envie d’juger je juge. Liberté d’expression. » Répondit-il le portugais avec son drapeau sur l’épaule.
« Je n’ai pas à les entendre soldat. » dit-elle en le fixant droit dans les yeux. Avec toute la sympathie d’une gardienne de prison comme dirait certain.

« Ah bah manque de bol, dans mon armurerie, j’parle à voix haute. »
Humour à la con et à la Hale avec son air carnassier.
Quelque part, ça avait presque son côté sympathique. Enfin….! Presque !

Elana Ravix


Elle ne le lâcha pas du regard, le soutenant comme un pitbull prêt à lui arracher la carotide en même temps qu’une ou deux côtes pour le fun. Elle ne sourit pas, faut dire qu’elle n’était pas le genre à avoir la risette facile. Il voulait jouer au malin et même si elle avait horreur de commander (et pour cela qu’elle ne voulait pas qu’on la promeut plus), elle du reconnaître qu’elle aurait aimé être plus haut gradé pour qu’il se la ferme comme il doit le faire en étant un simple et petit première classe. Mais bon, elle restait au-dessus de lui et elle avait une conception bien trop droite et bien rangé de l’armée pour laisser passer quoique ce soit. Elle était intransigeante comme femme.
« Éditer un règlement validé par les huiles et vous pourrez être autorisé faire le malin autant que vous voulez. 1ere classe Hale. » elle avait articulé le Hale avec une lenteur qui laissait sous-entendre qu’il allait se prendre une douche.

Hale, militaire, tint le regard avec fermeté et sans se démonter avec elle quand bien même son regard pitbull non pas par provocation mais parce que c’était un militaire. Voilà tout.

« Retenu Caporal. »
Dit-il aussi glacial que carnassier avec un air carnassier et dans un équivalent très proche du “compris Caporal”. Si on pouvait plus parler comme on voulait dans son armurerie ! Hale respectait la famille militaire. Ça le faisait chier mais elle le rappelait à son statut de première classe donc il devait bien un minimum respecter la hiérarchie même s’il restait fidèle à lui-même et donc rustre à le faire. « Mais j’donnerai quand même mon foutu avis sur l’état des armes qu’on m’rapporte. Ça va d’pair avec mon travail. » Dit-il rustre.

Bon, il avait bien une chose qu’elle n’aimait pas c’est qu’on est le dernier mot sur elle. Et elle l’avait toujours, sauf avec la hiérarchie. Elle hocha la tête quand il abdique bien sagement, s’apprêtant à lui demander son uniforme quand il renchérit, manquant de la faire soupirer.

Ce débat était aussi stérile que ses paroles et elle ne décrocha pas son regard, lui faisant comprendre qu’elle ne daigne pas lui répondre face à autant de mauvais foie et de bêtise. Généralement c’est ça avec elle, quand elle juge que c’est perte de temps et inutile, elle prend l’arme de l’ignorance qui était encore pire que le reste, puisque l’ignorance chez Ravix, était aussi agréable qu’une paire de baffe d’ours. Et cela se sentait clairement. Et puis, il était en train de lui faire perdre du temps et en conséquence, il n’en valait encore moins la peine. Alors, elle lui demanda sans transition pour l’uniforme, n’y mettant pas plus de forme.

« J’aurais besoin d’un nouvel uniforme. Ils sont consignés dans l’équipement du capitaine Calahan » par cette information, l’homme devait savoir, qu’elle faisait partie des hommes et des femmes de l’élite du capitaine et qu’ils en bavaient plus que les autres à causes de leur entraînements dignes de l’enfer. Et aussi, qu’il était difficile d’y rester à cause de la rudesse autant physique que mentale, les soldats qui tenaient étaient de vraie machine ! Et surtout que Calahan aimait bien consigner chaque uniforme pour forcer ses soldats à en réclamer un nouveau quand ils avaient la bêtise d'abîmer le premier, car un uniforme se mérite et se bichonne ! « Ainsi que sauver mon arme, si elle peut être réparer. » Elle regarda son P90 et soupira un peu, ses blessures la piquaient mais elle avait connu pire comme une flèche dans l’épaule par exemple.

Hale


Hale leva le regard sur elle lorsqu’elle évoqua son besoin de nouvel uniforme. Il afficha un air du genre « qu’est-ce que ça peut me foutre ? » à ne pas s’en vexer car ce n’était que du Hale. Mais elle précisa ceux consignés dans l’équipement du Capitaine Calahan.

Ah ! Oui ! L’autre chieur de première. Hale afficha un air dépité mais à la Hale donc avec une grosse dose rustre. Il faisait chier sérieux celui-là. Pour Hale, une armurerie, c’était déjà bien assez complexe en matière de logistique pour qu’en plus un gradé fasse chier avec ses délires à la con et sa gestion à part. Pour Hale, l’armurerie était accessible de la même manière à tous. Oh que c’était beau hein ? Ça devait être le cœur qui battait derrière l’aigri.

Hale apprit donc là que la jeune femme faisait donc partie du fameux groupe VIP enfin groupe d’élite du Capitaine « Enfer ». Hale la regarda de bas en haut et de haut en bas vite fait comme jaugeant un peu la militaire. Il ne fallait pas s’y faire. Hale faisait tout le temps ça. Et puis merde fallait bien jauger un peu ce qu’il recrutait ce Capitaine comme militaires.

« Elle peut. » Répondit-il succinct sur l’arme.
Elle pouvait être réparée.
Il y avait un air de reproche réprimé genre comme s’il aurait pu ajouter « de justesse »

Du même temps, parce qu’il n’aimait pas perdre de temps comme gars, et puis, l'armurerie avait une pauvre arme à sauver, Hale sortit du tiroir de la table et bureau un trousseau de clefs. De là alors, il se barra pour aller chercher un uniforme made in Cap’taine Infernal.

« Attendez ici. » Dit-il à Ravix.

Hale revint peu de temps plus tard avec un uniforme dans son emballage en plastique de protection digne d’un bon pressing mais qui restait sobre et simpliste. Militaire. Ouais parait que le Capitaine les voulait impec. Hale le posa sur le bureau pour Ravix à côté de ce pauvre P90 qui pleurait c’était certain en tout cas aux yeux de Hale. Hale sortit du tiroir un carnet et le balança sur le bureau. Il ouvrit le cahier « spécial Calahan » et sa gestion des stocks. Putain, sérieux, comme si ce n’était pas déjà chiant et lourd de le faire tout court il fallait en faire un pour monsieur Calahan ! Hale annota donc le très probable retrait d’uniforme. Hale rangea le tout dans le tiroir dans une attitude aussi militaire que froide.

Puis, Hale se détourna faisant dos à Ravix pour chercher des trucs sur l’étagère derrière lui. Sans doute, pour réparer l’arme, ce pauvre P90. Hale posa le tout, sur la table, de manière plus douce que le cahier, comme si, tout ça, ça avait davantage d’importance pour lui et, il s’assit, commençant à prendre en main, le P90 de Ravix, et à bosser sur la table en métal. Enfin le P90… Ce qu’il en restait ! Pauvre bichon ! Hale parut aussi attentionné que très pro.

« Vous devriez aller à l'infirmerie. Caporale. »
Dit-il soudain tout en regardant pourtant l’arme et commençant à travailler.
Liam dirait que c’était la côté papa du bonhomme mais Hale lui collerait son poing à dire ça.
Hale prenait la peine de dire ça parce qu’elle faisait partie de la team de choc qui en bavait.
Sinon il n’y serait pas attardé. C’était le côté protecteur qu'avait le gars de temps en temps. Attention ! Ce n’était pas tout le temps ! Comme le pompon du tour gratuit dans le manège !

Elana Ravix


L’arme était réparable et cela satisfaisait et soulagea même Ravix qui n’avait pas envie de faire la demande d’une nouvelle arme auprès du Capitaine qui allait lui rappeler la manière dont elle avait traité son ancienne amie de guerre… comme un vulgaire gourdin contre un sanglier enragé.

« Très bien. » dit-elle alors que l’homme rustre comme un paysan de basse campagne s’éloignant pour lui récupérer son saint graal. Elle ne bougea pas plus, observant un peu plus l’endroit avant de plonger son regard sur le paquet transparent réceptionnant le tissu. Elle le vit renseigner la quantité en moins de l’uniforme sans remplir la case à qu’il était destiné, si elle était filoute, elle n’aurait rien dit pour faire chier l’autre con, mais elle était bien trop loyale pour faire ce genre de chose. Elle prit le carnet,
« Permettez faut que je signe le carnet. Il faut bien qu’il sache qui defoncer. » dit-elle en ouvrant le carnet, mettant son prénom et nom et signant d’une signature assez tranchante tout comme son attitude. En tout cas, les deux avait le même comportement et s’en était étrange, même si Ravix ne semblait pas en souffrir, cela était parfaitement normal pour elle.

Hale


Hale la regarda un peu en deux fois avec un sourcil qui s’arqua et resta qu’un petit en l’air car bon, comme d’hab, le sourcil revint vite à l’horizon. Hale aussi était du genre discipliné tout ça tout ça. Oui, mine de rien, il l’était, il était du genre obéissant. Bon un peu grossier donc ça variait quand même là-dessus. Bref ! Hale devait bien avouer que d’autres militaires auraient pu sauter sur l'occasion pour tricher. Ouais, Hale avait encore oublié putain, que, forcément, les militaires de Mister Enfer, enfin, du Capitaine Enfer, devaient signer, histoire que le Capitaine attribue la perte à quelqu’un et le lynche. Hale laissa donc la Caporale signer le carnet et observa le style tranchant sur lequel Hale leva un peu les sourcils et croisa les bras (marque de sociabilité chez Hale même si c’était paradoxal). Il en décoda presque une personnalité tout aussi tranchante donc. Il avait envie de lui dire qu’il fallait y aller mollo quand même parce que faudrait pas percer les pages mais bon c’était le carnet de l’autre alors il s'en foutait. Elle pouvait bien le mettre en miettes ce carnet il ne l'arrêterait pas. À cause du Capitaine, à l’armurerie, il devait gérer deux gestions de stocks au lieu d’un.

Hale resta taciturne face à tout ça. Une fois qu’elle signa il rangea le cahier avec froideur.

Elana Ravix


Quand il lui conseilla de se rendre à l’infirmerie, elle leva le regard vers lui, il était grand mine de rien, elle faisait minuscule à coté … « Je compte bien m’y rendre. » dit-elle mettant son uniforme sous le bras encore recouvert de sa veste. « Vous n’aurez pas reçu en consigne un couteau de combat de para ? Avec gravé “Ravix” sur le bas de la lame, par hasard ? »

Hale


Hale regard la jeune blonde. Il y resta un temps à la regarder plus long que le temps habituel qu’on avait dans une conversation habituelle. Un couteau de combat ? Gravé “Ravix ?”
Non ? Sérieux ? Sans déconner ? Elle était blonde. Assez petite. Un air du “ferme ta gueule” mais si on creuse quoi déjà… ? Ah ouais, d’après Sandon, si on creusait, pas tant que ça, et même maline. Ah bah Hale ne savait pas d’où tiens. Il ne savait pas d’où non plus il lui voyait son air de maline. Mais bon après tout il ne la connaissait pas hein. Peut-être peut-être. Qu’est-ce qu’il s’en foutait lui après tout ?! Ah bah, ça l’amusait de l’intérieur. Parce que, si c’était “la fameuse” militaire de Sandon, bah bon sang que c’était drôle ! C’était elle alors ?!

Hale réprima un sourire carnassier. Il en resta un brin de sourire carnassier.
« Non. Pas en consigne non. »
Répondit-il succinct à la Hale. Il regarda Ravix et afficha un sourire carnassier. Hale ne pouvait pas se reteni. Ce n’était pas possible. C’était trop drôle même pour l’homme glacial.
« Mais il est passé par ici. » Parla-t-il du couteau. Cela dit ça s'attribuait bien à Liam du coup. « Mais il est reparti avec un certain Sandon. »

Elana Ravix


Elle ne le lâcha pas du regard remarquant qu’il semblait soudainement long à la détente le brave rebel de l’armurerie. Elle ne savait pas pourquoi ce grand dadet taciturne portugais avait un fin sourire sur les lèvres. Et elle soupçonnait qu’il l’avait trouvé ou qu’on lui avait ramené après que Liam ait fait une connerie avec. Bon, sur le coup, elle n’avait pas pensée que de mettre une arme entre les mains d’un gosse pouvait attirer des problèmes. Mais elle ne pensait pas qu’il en fasse… et puis bon quand on a un couteau planté dans sa porte on ne fait pas le malin quand même… si ? S’il a fait une connerie, il allait se prendre double tarif par elle tient ! Et ce n’est pas ses kiwis qui allaient finir en smoothie mais ça gueule d’ange qui fait pitié aux juges !

Mais… mais il lui dit qu’il n’était pas en consigne, signe qu’il devait être autre part et ce petit rictus carnassier lui donnait presque une envie de lui coller sa tête de portos sur le blanc du métal pour qu’il parle au lieu de se réjouir…et puis il lui sortit que le couteau était passé par ici, le couteau ou l’autre vache ? Genre comme le furet de notre dame. Ah le couteau avec Sandon qui l’avait bien trouvé du coup. Elle roula des yeux soupirants. Ce n’est pas vrai… il le trimballait !

« Il lui fait prendre l’air… J’aurais dû lui coller un cactus, ça aurait fait animal de compagnie ! » dit-il sombrement en grommelant, plus pour elle que pour l’autre militaire, fallait trouver l’autre girouette maintenant ! Elle avait l’espoir qu’il le dépose ici, mais non, il fallait qu’elle le déniche ! Ce n’est pas vrai ! Elle était certaine qu’il le faisait exprès, juste pour qu’elle vienne l’engueuler de sa mauvaise blague à la con ! Il voulait qu’elle le trouve ? Il ne va pas être déçu !
Sur cette pensée de chasse, elle commença à tourner les talons, avant de s’arrêter elle en avait oublié les bonnes manières. « Merci. Vous m’enverrez un mail quand vous aurez fait votre travail sur le “démolisseur”. » Oui, il fallait bien lui donner un nom à ce pauvre P90 qui en avait vu des histoires et surtout des percussions ! Puisqu’ils avaient gagné ensemble quand même…

Hale


« ’Sûr Caporale. »

Acquiesça-t-il et répondit-il succint sur le mail dans un équivalent de “bien sûr”. C’était du Hale tout craché ça. L’économie de mots. Mais derrière le rustre il y avait tout de même du respect mine de rien. Tant qu’on le laissait avec ses armes de tout de façon…!

Hale s'attèla déjà au travail. Il n’y compterait même pas ses heures. Pour lui, ce n’était même pas du travail. Bien souvent, c’était un frère d’arme qui lui signalait qu’il avait fini sa journée lorsqu’il était dans une réparation et parfois même ça ne l’arrêtait pas vraiment. Il ne faisait guère des pauses que pour se restaurer ou autre. Il aimait bien finir un travail commencé. La Caporale serait sans doute surprise de la rapidité du mail qui tombera car Hale était l’un des plus rapides à réparer une arme. Le mail serait sans doute très succint et l’arme serait en prime nettoyée comme jamais. Elle paraîtrait comme neuve. L’arme serait sans doute consignée avec très grand soin. Bref, son arme était dans de très bonnes mains.

Hale allait-il dire à Liam que la Caporale était passée par-ci ? Bah, si Sandon repassait pas le voir, pourquoi le ferait-il ?!! Hale était du genre à pas aller vers les gens… donc… non… il n'allait rien lui dire. Hale avait comme une lueur dans les yeux. Ça l’amusait bien comme situation. Il n’en garda qu’un air carnassier. Trop glacial hélas pour en afficher autre chose. Il se serait bien pris du pop-corn à songer à toute cette situation loufoque. Il lui manquait quand même une part de l’histoire. Le pourquoi Ravix avait planté ce couteau. Mais Liam lui raconterait bien tout ça plus tard lorsqu’il l’apprendra. A Liam de connaître un peu le boxon. Hale avait hâte que la suite des choses se passent et que Sandon vienne tout lui raconter. Hale se fouterait gentiment de sa gueule ah ah ! Il pouvait déjà le parier. C’était sûr ! Ah ah !

Elana Ravix


Sans plus attendre elle tourna les talons, pour se rendre à l'infirmerie. Elle trouvait que ce Hale était franchement dérangeant avec son rictus de prédateur. Et elle devait avouer que cela lui donnait envie de lui faire passer et qu'il baisse un peu la tête. Malgré son air si peu expressif, pas mal de choses la travaillait à l'intérieur d'elle, comme un volcan endormi qui ne laisse pas voir que la lave le consume. Ravix c'est de ce genre-là, elle ne lâchait rien mais elle pensait beaucoup. Son air si apathique lui avait bien servi pour ses classes, tous pensaient qu'elle n'était qu'un simple soldat bien obéissant sans cervelle et elle aimait se dire qu'elle n'était pas très futée. Or, tous ses supérieurs finissaient par voir qu'elle n'était pas la bonne cruchette qu'elle semblait laisser paraître ou la simple d'esprit qui obéit comme une bonne barbare. Non. Dommage, elle a toujours trouvé plus simple de se faire passer pour la benette que pour l'intelligente, on lui demande généralement moins et on ne vient pas lui proposer des promotions à tir larigot.

Mais passons, elle trouvait Hale dérangeant avec son rictus et elle se demandait bien s'il allait lui filer son arme en bon état ou bien au bout de trois après l'avoir cafté à Calahan. Elle n'en savait rien et elle jugeait un homme à ses actes et non ses moues.

Une fois dans le hall de l'infirmerie, elle fut prise en charge par une hôtesse qui lui indiqua une table d'auscultation en lui demandant de retirer le reste de sa veste. La jeune femme s'exécuta déposant son uniforme neuf sur le tabouret puis s'allongea sur la table en attendant qu'une infirmière, médecin décide à venir lui porter quelque soin. Elle devait avouer qu'elle avait les bras griffés de rouge et son débardeur avait été éventré par ses mêmes branches bourrées d'épines ! Elle ne s'était pas loupée.


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Chronologie : 14 & 15 septembre


Le Coupe Papier de Ravix




Liam Sandon


L’infirmier était de service ce jour là de septembre. La veille, il avait été voir le première classe Tobias Hale à l'armurerie, pour lui faire une demande, un peu particulière. A savoir, s’il pouvait emprunter un holster de ceinture, pour le couteau gravé de Ravix. L’infirmier avait refusé de le confier à l’armurerie ou au militaire. Bah ouais, après, si y’avait un pépin, il s'prendrait tout dans la tronche ! Il l’appréciait bien Tobias, pour avoir déjà squatté chez lui, mais pas au point de lui remettre le couteau de Ravix...

Peut-être que, ça cachait autre chose. Le remettre, ce couteau, comme ça, à l’armurerie ou à Tobias, c’était passer par un intermédiaire, et donc, c’était ne pas revoir Ravix pour le lui remettre en main propre, et, Liam, dans le fond, il voulait revoir Ravix. Déjà, eh bien, pour comprendre un peu plus le schmilblick… le pourquoi donc elle avait poignardé son quartier avec ce couteau gravé à son nom…

Son quartier ! Parlons-en. Parce que l’infirmier s’était déjà fait hacker et fouiller son quartier et même cambrioler des trucs (dont ses pornos !) par Teshara qui avait mobilisé les services d’un certain Spike, ce couteau de Ravix, il l’avait pris avec lui à l’infirmerie. Pas question de le laisser dans un quartier qui avait été déjà cambriolé ! Mais, ce couteau, il l’avait déposé de bon matin dans son casier pour la journée, casier verrouillé à l’ancienne par un bon vieux et solide cadenas dans les casiers de la partie que réservée au personnel médical. Ça suffisait bien les trucs des anciens qu'on pouvait hacker !

La clef de ce cadenas, il la portait sur lui, et, Liam, se sachant courir partout, avait opté pour la porter autour du cou avec un tour de cou de badge qu’il avait emprunté à l’infirmerie. Il portait ça sur son t-shirt geek du jour, un t-shirt jaune qui détournait le logo de « puma » en « pika » avec la même typographie de la marque dans l’écriture et avec un pikachu noir en logo à la place du célèbre puma. Comme à son habitude, par-dessus, Liam avait sa veste rouge carmin, et, portait, son pantalon noir d’intervention et ses rangers de pompier. Là-dessus, l'infirmier changeait peu. Depuis son retour de mission avec Frei, Ravix et Natasha sur la planète de Lyanna, Liam était passé par la case “psychologue” et était redevenu ce bon vieux Liam quoi qu’avec une cicatrice mentale. Ces temps-ci, il avait un duvet un peu plus épais ayant additionné les jours de service et s'étant un peu moins rasé. Le gel passant de son effet, il avait comme aussi, les cheveux qui, bouclaient un peu et légèrement.

Liam avait une touillette de café en plastique bien mâchouillée entre les dents. Fidèle à lui même, il aimait toujours autant machouiller. Liam était en train de s’agiter à remonter quelques lits médicaux ayant quitté un lit médical et un patient qui n’avait plus besoin d’assistance médicale, le médecin que Liam venait d’assister faisant le point avec ce dernier. Sa touillette, elle devait dater de sa dernière pause-café où il avait dû enchainer à la mordiller et n’avait pas pris le temps de la jeter. Liam alla pour se rendre vers un autre lit mais il vit en chemin Zoil, un pégasien de Junon et infirmier, galérer avec son patient. Liam arriva vers lui alors et à sa rencontre. Il s’attela à l’aider sans dire un seul mot.

Zoil peinait avec un militaire qui avait une brûlure de blast. Ce dernier devait revenir d’une mission où il avait dû croiser du Wraith ou des ennemis avec des armes similaires aux Wraiths à énergie. Liam était toujours très sensible à ce genre de blessures qui le faisait pas mal réagir. Sans doute, si Le SGC ne l’avait pas sollicité, dans le prolongement de sa reconversion dans les soins, il se serait spécialisé dans la prise en charge des grands brûlés sur Terre. Mais, de toute manière, pour Liam, dans son esprit, tous les blessés des Wraiths étaient comme des grands brûlés tant il assimilait de plus en plus le feu aux Wraiths. Liam jeta sa touillette et commença à prendre le matériel nécessaire pour prodiguer des soins. Il aida allant jusqu’à même à se substituer à Zoil qui préféra se retirer laissant faire Liam qui parut mieux s’en sortir. Liam acheva le bandage du militaire. Il hocha la tête au militaire et posa sa main sur une épaule saine. Puis, Liam adressa un dernier regard à Zoil, et, amorça son départ. Le tout, comme si, Liam était dans l'urgence, dans une attitude, très urgentiste.

Infirmier Zoil


Alors, Zoil, il ne se sentit pas certain que Liam ne lui en voulait pas d’avoir donné son quartier à Teshara. C’était, après tout, à cause de lui, si Liam s’était fait cambrioler son quartier et ce n’était pas rien. Le pégasien le suivit et l’interpella alors,
« Euh attends Sans-Don ! » Le pégasien de Junon accourut-il derrière Liam et le poursuivit-il. Liam avait de grandes jambes et de grandes enjambées mais le Junon était assez grand lui aussi bien que plus petit que Liam mais de peu. Zoil le rattrapa,
« Sans-Don m’en veut ? » « Pourquoi je t’en voudrais ? »
Liam haussa-t-il les épaules. Liam n’était pas très rancunier comme gars. Mais, Zoil, il se sentit vouloir se justifier malgré tout, « C’est que Teshara Là-Hisse est femme si pulpeuse... et si convaincante dans le verbe… convaincante dans les formes et le verbe ! » Liam le regarda et lui répondit tout en marchant avec lui, « Ouais je vois, tu as un crush sur Teshara quoi ? » « C’est quoi un crush ? » « C’est quand t’as le béguin pour quelqu’un. Un faible pour quelqu’un. » « Un faible ? Mais non c’est pulsion ! » Affirma Zoil. Liam gigota un peu la tête sur une expression négative et roula les yeux presque soupirant mais il arbora au final un léger sourire amusé par la réponse de Zoil. Liam avait envie de lui dire « oui non mais ok mais... » et enchaîner à parler, mais, Liam, comme à son habitude en service, dans la mouvance à prodiguer des soins, n’était pas d’humeur très très bavarde.

« Je le sens, Sans-Don s’est mordu la langue aujourd’hui. » Lui lança Zoil qui remarqua le silence de Liam, qui, d’habitude, à son goût au pégasien, aurait tout de même un peu plus répondu. « Mais non rho j’suis pas de mauvais poil. » Répondit Liam avec des paupières lourdes et marqua-t-il une pause avant de justifier, « J’essaye d’être sérieux. » A apprendre ça, soudain, Zoil se marra d’une traite et se fendit la poire.

Liam Sandon


C’était ainsi que les deux infirmiers, Liam et son air ennuyé et Zoil et son rire éclatant, arrivèrent à la pile de dossiers tandis qu'une hôtesse vint en déposer un. Liam, vif, le prit aussitôt de la pile sans en consulter encore le nom puisque regardant Zoil en lui disant, « Arrête de rire. C’est pas drôle. » Mais Zoil n’en pouvait plus. L’humour Junon était assez particulier et là il n’en pouvait plus. C'était comme, la blague de l'année pour lui. « Fais gaffe, tu vas t’étouffer dans ton propre rire Zoil. » Mais Zoil rigolait encore. Liam, lui, consulta le dossier, « Je ne vais pas te secourir Zoil, et tu auras la mort la plus ridicule de toute la galaxie pégase... »

Mais Liam, qui consulta le dossier avec plus d’attention, lut un nom… quelque peu... familier… Zoil ralentit son rire et vit alors Liam comme emporté ailleurs. Il aurait pu passer sa main devant le gars il n’y aurait vu que du feu. Et, d’ailleurs, Zoil testa son hypothèse. Liam était comme plongé dans le dossier. Alors, Zoil s’approcha, à pas de chat tout de même, et lui piqua, sur le vif, le dossier médical.

« Hé ! » Répliqua Liam spontané comme si on venait de lui piquer son goûter.
Zoil lut à haute voix, « Elana Râ-Vit. Oh ! Ancestral patronyme ! Grande Junon avoir connu civilisation de Râ dans temps du passé. » Liam reprit le dossier des mains de Zoil, et, en tant que tuteur volontaire de Zoil durant son stage d’intégration sur Atlantis, il le reprit,
« Caporale Ravi-XE » Liam insista-t-il sur le « X ».
« Les militaires, faut citer leur grade Zoil, sinon ils risquent de prendre la mouche. Je te l’ai pas déjà dit ?» « Pourquoi militaires faire chasse à insecte ? Pis j’suis pégasien j’men fou. » Liam le regarda d’un air un peu surpris. « Bon sang, mais qui t’as appris ça ? » « Sans-Don. »
« Ah ouais ? »
« Pas tant que Janus. » Il s'agissait d'une expression Junon où la figure de Janus était omniprésente. Les Junons évitaient de se montrer trop affirmatif sur les choses mais cela voulait dire « oui » dans ce contexte. Liam, qui, à force de côtoyer Zoil, connaissait de plus en plus la culture Junon et ses expressions, le savait, et alors, arbora un sourire de fierté, « J’suis un bon tuteur hein ? » Zoil haussa les épaules. « Elana Râ-Vit, c’est pas femme dont Sans-Don a déjà parlé ? Parce que ça évoque chose à moi… » Liam, filou, se congédia de Zoil, et, le quitta là. Il préférait d’ores et déjà se diriger vers le lit de Ravix pour aller lui prodiguer les soins dont elle aurait besoin. Décidé à cette tâche, il marcha avec bon rythme et bonnes enjambées.

Infirmier Zoil


Mais Zoil le suivit. « J’ai mémoire qui me rappelle... Je, j’ai mémoire qui revient à moi ! Oh ! » S’arrêta soudain Zoil. Liam se tourna tout de même vers lui comme un peu interloqué et alla pour lui demander s’il allait bien car on aurait cru qu’il avait pris un coup de froid au cerveau mais Zoil enchaîna, « La babiole que Sans-Don a fabriqué avec langues de boissons en acier Atlante, c’est pour Râ-vit ?! » Zoil avait été lui aussi dans son quartier et visiblement l’avait fouillé lui aussi avec Teshara ou du moins avait vu le bracelet en cours de fabrication qui traînait sur son bureau. Liam se détourna de Zoil et reprit sa marche tout en grimaça à grommeler en réponse dans le déni, « Mais non mais qu’est-c’que tu racontes comme connerie ! » Oui, il avait bien eu l’idée de faire un bracelet avec de la récupération de capsules-languettes de canettes de soda qu’il consommait lui et de rubans noirs et bleus aciers récupérés à l’armurerie. Bleu-acier, comme le regard de Ravix. Isia c’est elle qui l’avait incité à faire ça. Sa supérieure. C’était débile. Isia avait tout faux ! Pensait Liam. Le déni y aidant à penser ainsi. Un bijou ça pue ! Pis, pourquoi offrir un bijou à Ravix ? Il s’disait qu’ça ferait un bon cadeau de Noël avec des chips. Il ne savait pas encore s’il prévoyait un colis ou s’il allait lui offrir en main propre… Il avait pensé cacher le bracelet dans une tonne de paquets de chips comme ça il lui apporterait que les chips en apparence et hop…

« Sans-Don veut que j’aille chercher babiole ? » Liam, prenant la mouche, spontané et sur le vif, se retourna aussitôt sur Zoil à lui dire, « Ah non alors ça va bien comme ça ! Tu retournes plus à mon quartier Zoil ! » Le désigna-t-il du doigt et haussa-t-il le ton. Zoil, alors, parut avoir un maigre recul, rentrant les épaules et affichant des yeux de chat botté,
« Sans-Don m’en veut alors ? »
« Mais non… » Liam soupira-t-il et chassa-t-il son émotion. Alors, voyant que Sans-Don n’avait pas l’air d’être vraiment en colère, en marchant, Zoil se sentit d’attaque à enchaîner, confiant sur sa déduction,
« C’est que, j’ai souvenir de Sans-Don disant de Râ-vit que... »
Mais Liam le coupa, « Que rien du tout ! Ou bien j’ai dû dire des trucs sous alcool mais sous alcool ça compte pas. » « Ça compte combien ? » Interrogea Zoil.

Liam, interloqué par sa question, froissa les sourcils.
« Comment ça, ça compte combien ? »

Les deux infirmiers avaient un faux air de ressemblance, et, pour soulager Zoil de son « vide Junon », Liam avait proposé de se déclarer « frères » voire « frères jumeaux » puisqu’ils avaient ce faux air de ressemble, qui, à vrai dire, lui avait fait gagner du temps dans son histoire avec Teshara, puisque Teshara, connaissant peu Liam et ne l’ayant que croisé bien vite, avait confondu Zoil avec Liam en débarquant dans l’infirmerie. Pour ceux qui connaissaient bien Liam ou Zoil, la confusion s'effaçait voire ne venait pas. Les Junons, qui avaient deux planètes, la Grande et Petite Junon, avaient pour coutume d'avoir un « lien » sur leur planète-sœur, et, d’avoir un « lien » « frère » sur la Cité, soulagea Zoil. Il n’y avait pas que des liens de frère et soeur, mais aussi, de parent et enfant, mari et femme,...

Liam poursuit, «C’est une expression. Ça veut dire que ça… »

Liam soupira. Il ne parvenait pas à garder l’envie de lui expliquer. Quelque chose devait le tracasser. Bah oui ! Il se rendait au chevet de Ravix, et, il ne savait pas du tout à quoi s’attendre. Pour une fois, il se faisait prendre par plus imprévisible que lui. Un comble quoi. Décidément, Ravix, elle, elle lui faisait tourner la tête quoi ! Enfin, ce qu’il voulait dire par là, c’était qu’elle le chopait comme ça sans prévenir et là elle lui plantait un couteau comme ça sans raison sur la porte de son quartier ? Il n’aurait jamais cru tomber sur plus imprévisible que lui. C’était déroutant. Comme disait Naleem, c’était un peu une gardienne de prison, alors, ça expliquait le "chopage". Et, comme disait Tobias Hale, elle avait une façon peu commune de causer, alors, ça expliquait le "plantage". Liam aimait bien mine de rien sa façon de "garder" et de "causer". Y’avait un petit côté « saut à l’élastique ». Et, Liam, il aimait bien cette sensation, cette adrénaline, cette poussée en soi. A moins que, il ne confondait avec autre chose ? Il n’était pas très d’accord avec Naleem et Tobias mais il n’était sans doute jamais d’accord avec personne à propos de Ravix et même avec son grand pote Naleem alors c’était pour dire. Il ne comprenait pas le surnom qu’elle avait dans l’armée. Il la voyait pas du tout comme on la surnommait. Liam s’acharnait à la voir autrement. Enfin bon, n'empêche que là, il comprenait que dal à cette histoire de couteau. Il avait fait quoi encore pour mériter ça ? Elle devait avoir une dent contre lui. Peut-être qu’elle voulait sa mort ? Hale lui aurait dit ! Quoique… Peut-être allait-il là au bûcher !!

« Ca veut dire qu’il ne faut pas vraiment prendre en compte ce qu’une personne dit lorsqu’elle est alcoolisée, qu’il ne faut pas vraiment prendre au pied de la lettre tout ce qu’elle est amenée à dire vu qu’elle est torchée. » Parvint-il à expliquer. «Torchée ? » « Alcoolisée. »
« Foutaise ! Même être qui parle ! Alcool ou pas alcool pareil ! Même être ! Et il n’y a pas pieds aux lettres ! » Déclara Zoil qui arbora un ton presque de révolte alors que les deux infirmiers s'approchaient de la table d'auscultation de Ravix.

Liam s’arrêta soudain à préciser comme pour conclure la discussion,
« Oui mais il est dans un état second, tu vois c’que j’veux dire ? Pis, pis c’est une expression au pied de la lettre. Ca veut dire qu’il ne faut pas prendre pour argent comptant. » « Mais Sans-Don disait que c’était pas compter ! Pourquoi compter argent ? » « Non mais, rhaaa, Zoil, as-tu déjà été bourré ? » Demanda Liam, comme pour, s’en sortir une bonne fois pour toute, enfin, il l’espérait, « Bourré ? » « Alcoolisé. » Liam se corrigea-t-il, « Ah oui. A Junon nous avons hydromel. » « Voilà, bon, et, dans cette situation, tu disais plus de la merde que d’habitude, on est bien d’accord ? » Zoil réfléchit. Il plissa les yeux. Il parut y réfléchir dur. « Je me sens piégé par question de Sans-Don » Liam abandonna l’affaire avec Zoil et alla rejoindre le lit médical de Ravix.
Quant à Zoil, il vint aussi, suivant derrière, cherchant comme encore un piège à la question de Liam.

Liam Sandon


« Salut. »
Liam vint-il au chevet de Ravix et salua-t-il Ravix spontané. Il la salua sur un ton doux, mais, assuré, avec, toutefois, un léger sourire qui se crispa, comme s'il ne savait pas s’il devait sourire ou bien… ou bien se faire la malle vitesse grand V ouais ! D’où un air filou qu’il arbora aussi avec tout ça. Pour autant, il était bien là, pour lui prodiguer des soins, et ne comptait pas partir, avec, son dossier médical, qu’il posa sur la table d’appoint de la table d'auscultation, près du matériel médical d’appoint.

« Zoil, de la planète Junon. La Petite Junon » Présenta-t-il Zoil.

Zoil, qui, parut comme, sortir de la lune, d’une réflexion inachevée et d’une réponse non trouvée, adressa un regard à Ravix et la salua aussitôt avec grand respect, d’un geste de salutation Junon, qui pouvait paraître comme militaire en raison de la fermeté avec laquelle on l’exécutait mais qui ne l'était pas pourtant. Un geste, semblable à celui dédié à Janus, en posant poing contre lui sur l’avant de son épaule, le bras couvrant son torse dans toute sa diagonale, honneur qu’il marqua en raison de l’ancestralité qu’il accordait à son patronyme et le lien de cette ancestralité avec la Grande Junon.

« Honneur pour moi Caporale Elana Râ-Vit. »

Les Junons venaient de deux planètes, qui, avant l’arrivée Wraith, entretenaient des relations entre elles par leurs portes des étoiles. Deux planètes en grande partie agricoles entre le moyen-âge et le far west au niveau de l’esprit culturel et de l’esthétique, avec des technologies s’arrêtant à la machine à vapeur avec ses rails et ses trains. Zoil portait des habits, correspondant à cet état d’esprit. Deux planètes, valorisant l’élevage de bovins et de chevaux comme à l’époque terrienne du Far West, mais avec une figure centrale grecque par influence des Anciens et avec des guérisseurs et des chamanes ainsi que des alchimistes parmi leurs soigneurs instituant des croyances atypiques. Deux planètes, qui, depuis leurs élevages par les Wraiths, avaient été brutalement séparé à l’image du mur de Berlin terrien, et dont seule la Petite Junon avait réussi à amorcer une résistance contre l’élevage Wraith.


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Liam Sandon

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Le Coupe Papier de Ravix


Le 16 septembre : 10h00




Elana Ravix


Le temps était long enfin pour elle qui avait encore pleins de chose à faire, elle devait encore s’entrainer pour être en forme pour le lendemain. Ne sait-on jamais si Calahan décide de faire sonner les trompettes à l’aube. Elle se prenait trop la tête, pour cela qu’elle avait accepté l’invitation d’Iza, Ruth et de Rita a une soirée fille de poker. Elle ne savait jouer qu'à la bataille, mais apparemment Ruth lui expliquerait. Tant mieux. Enfin, elle aviserait si elle s’y rend… En tout cas, elle regarda l’état de son débardeur noir qui était éventré sur le ventre et elle était rouge de partout avec de la terre. Son bras avait recommencé à saigner dans cette belle balafre et son ventre zébré de griffures était assortie à sa joue droite. Elle devait être la plus sexy des jeunes femmes. Elle ne serait pas surprise d’avoir quelques bleus en prime.

Elle faisait passer le temps, en regardant son état et en lorgnant son nouvel uniforme qui attendait à côté d’elle. Bon, il n’y avait pas que le débardeur qui avait morflé, le bas aussi, tout était en lambeau dans un air pas très esthétique. Les ronces de pégases ces des buissons à lames !

Finalement, il eut du bruit derrière le rideau, il lui semblait reconnaître une voix que trop familière et une bouffé de colère gonfla en elle. Enfin très minime étant donné que la jeune femme était toujours très peu sentimentale. Et hop, Liam apparut avec un autre mec blond qui semblait dans la lune, elle n’avait pas entendu leur conversation et quand bien même elle s’en foutait grave. Par contre, elle figea son regard acier sur le visage naturel de Liam qui semblait agir comme d’habitude avec cette même spontanéité qui lui était propre. Aucune culpabilité ou comportement suspicieux… le bougre il cachait bien sa blague ! Par contre, il avait un tour de cou avec une clé… comme un toutou avec sa fiole de rhum en montagne. En tout cas, elle ne savait pas s’il était là par hasard ou non, mais elle saisit sans plus attendre cette opportunité en plissant les yeux…

Mais déjà, il lui présentât son collègue qui s’éveilla et l’interpella avec une étrange manière de parler. Il avait une tenue dite civil, donc pas du tout réglementaire à l’image de sa culture qui n’était pas Atlante. La caporale, écouta les paroles saluant Zoil d’un signe de tête respectueux et très militaire comme elle savait très bien le faire. Et dès qu’il eut un blanc, elle braqua son regard tranchant vers l’infirmier.

« Sandon. Fait ça. » dit-elle en levant la paume de la main et écartant les cinq doigt « Avec les deux mains. » précisa t’elle toujours aussi directive, mais le ton semblait un peu plus froid quoique s’était peut-être la manière de le dire.

Liam Sandon


Liam arbora un air de méfiance passager avec la moue qui alla bien avec. Ca lui rappelait la fois où elle lui avait demandé d’ouvrir la bouche avant leur mission sur la planète STG-332. Elle y avait cherché un chewing-gum qu’elle ne trouva pas mais Liam en avait alors pris un par la suite juste pour l’enquiquiner. Tiens, le tutoiement était resté encore entre eux alors, se disait-il l'infirmier. Mais, pas de là à s’appeler par leurs prénoms respectifs, observa-t-il, alors, rien n’était moin certain. Il tâcha de l’observer car Liam ne savait plus s’il devait le tutoyer ou non. Il pensait s’adapter à Ravix. Liam, fidèle à lui même, haussa les épaules, s’approcha et s’exécuta, à, lever les paumes de ses deux mains et à écarter les cinq doigts.

Elana Ravix


Elana observa ses deux mains, aucune des deux n’étaient coupées. Elle ne savait pas si elle devait le féliciter ou non de cet exploit. Lui qui n’était pas très habile du moins, le roi des situations rocambolesque, s’était imaginé une coupure quand il avait dû retirer la lame de la porte. Il en serait bien capable le bougre.
« Bien. Je suis étonné de voir que vous ne vous êtes pas coupé. Il va
falloir le marquer sur un calendrier !
» dit-elle toujours aussi tranchante. Elle restait stoïque dans sa position.

Infirmier Zoil


Zoil observa la scène. Il n’y comprenait pas grand chose. Il passa du regard entre Ravix et Liam et Liam et Ravix. Sur Junon, il y avait des “saloons” comme durant le Far West de la Terre. Il ne savait pas pourquoi mais la situation le faisait penser à ça et aux bagarres et aux duels qui y éclataient par moments tant il s’agissait d’un lieu de rencontres même si en général les gens sortaient du “saloon” pour les duels aux armes. Zoil continua d’observer.

« Ah ah ah » Fit-il un faux rire. «C’est déjà fait pour l'annotation sur le calendrier. Mais j’y ai marqué autre chose. “Le jour où Ravix m’a planté un couteau sur ma porte de quartier sans aucune raison”. » Dit-il avec pour autant volonté de creuser sur la raison. «Je peux utiliser mes mains pour vous soigner maintenant ? » Remua-t-il les mains puis les reposa-t-il le long du corps.

Elana Ravix


Elle arqua un sourcil signe de surprise chez elle quand il lui annonça cette nouvelle annotation.
« Vous vous foutez de ma gueule Sandon ? » Dit-elle sans appel. « Et non gardez les rangées, elles sont bien là, pour le moment ! » Elle se leva de sa chaise d’un geste souple, même si elle eu une légère grimace en s'appuyant sur son bras qui laissa couler un peu de sang sur la table. Elle se figea devant Liam… encore une fois elle se sentait ridicule devant lui, tellement il était grand ce mec et elle si petite. Elle lui tambourina deux fois de son index la poitrine de l’homme, avec une remarque interne se disant, qu’il était plutôt entretenu ! C’est bien il ne se relachait pas.

« C’est vous qui avez commencé en me foutant des boîtes de gomme à mâcher à la menthe sur ma porte ! Avec en bonus un déjà mâché et baveux ! Vous savez combien de temps j’ai mis à retirer cette merde ? Alors que je devais partir en entraînement ? La boite ça passe, mais un chewing gum mâché ! Bordel Sandon ! Et vous avez eu de la chance que je devais me coucher tôt, sinon je vous l’aurais fait avaler cette boite ! Quitte à vous l’enfiler alors que vous êtes en pyjama Pikachu ! » Petite référence à son haut qui était blague à part assez marrant. Mais bon, elle n’était pas contente et cela se traduisait par un ton encore plus aiguisé, un sabre aurait été moins coupant. Soin regard était figé dans ceux de l’infirmier, ne se doutant pas du quiproquo. En tout cas, elle n’avait jamais autant parlé avant.

Liam Sandon


Liam garda donc ses mains bien rangées le long du corps. Oh non, non loin de là l’idée de se mettre sur le chemin de l’entêtement de Ravix. Olalala non.
Ravix, entêté, se leva et grimaça. Liam ne put que remarquer le sang couler de sa plaie alors mais bientôt il sentit son index le désigner et le tambouriner. Liam regarda son doigt avec un sourcil qui se leva dessus. Elle râla et l’accusa que c’était lui qui avait commencé avec sa boite à chewing-gum qu’il aurait a priori laisser à sa porte avec en bonus un mâché qu’il aurait collé sur cette même porte ! Quoi ?! Mais c’était de l’accusation gratuite !! Pourquoi lui tout de suite ?! Et puis, elle enchaîna, qu’il avait de la chance, parce que, sinon, elle le lui aurait fait avaler la boite, et, elle critiqua son « pyjama » Pikachu. Pyjama ? Liam regarda alors son index autant que son t-shirt par la suite. Hé ! Il l’aimait bien son t-shirt lui !

« Hé ! Vous n’avez pas le droit de critiquer les fringues ! Je l’aime bien ce t-shirt moi… » Dit-il spontané à râler. Cela ne lui paraissait pas correct dans ce duel que de s’attaquer aux fringues pensait-il sur la mauvaise foi car c’était aussi et surtout parce que c’était un grand gamin qui ne pouvait pas s’empêcher de dire “hé ce n’est pas du jeu”.

Voilà qui lui parle de son vêtement ! Elle retenu un soupir mais elle ne lâcha pas du regard. Elle avait été vache en l’attaquant là-dessus, mais s’était surtout pour marquer le fait, qu’elle lui aurait fait tout bouffer en pyjama ou en slip qu’importe !
« Et alors ? » dit-elle aussi tête et de mauvaise fois que lui. Elle ne lui avouerait pas que l’humour de ce haut lui plaisait aussi.

« Et alors vous heurter ma sensibilité » Répondit-il tac au tac toujours sur une palpable mauvaise foi.
« Bichon ! » dit-elle en grinçant des dents !
« Tigresse ! » Répondit-il.
Elle lui lança un regard assez long, elle était surprise par ce nouveau surnom, pour une fois qu’on lui trouve un animal assez félin. Même si dans les faits elle avait une préférence pour les cerfs et les blaireaux. Elle ne lui répondit pas, restant stoïque pour ne pas tomber dans la surenchère car avec lui c’est facile d’y sombrer.

« Bon, vous êtes blessée, et, vous saignez, si vous ne voulez pas que j’vous soigne, voulez-vous bien que Zoil vous soigne au moins ? » Tenta-t-il de négocier.
Liam aurait sans doute préféré la soigner lui-même mais bon il préférait surtout et tout court qu’elle soit soignée en priorité et avant toute chose. C’était là l’urgence pour l’infirmier.

« Pis faut arrêter les champipi hallucinogènes, j’ai jamais mis des chewing-gums sur votre porte ! Si je l’aurai fait, j’aurai pas laissé la boîte avec, c’est trop du gâchis quoi, et j’aurai pas collé le chewing-gum sur la porte de manière bien visible, non, j’aurai été fourbe, je l’aurai collé sur le sol pour que vous marchiez d’ssus avec vos rangers et que vous le portiez pendant tout votre entrainement ou encore dans l’entre-porte vous voyez, pour foutre le bordel sur le système ATA de la porte, et que vous y arriviez en retard à votre entraînement ! Bref, j’aurai fait ça bien. Un amateur vot’e poser de chewing-gum. Ça doit être un militaire vu l’manque d’imagination. » Dit-il à se défendre de l’accusation. Et merde. Il ne se rattrapait pas trop là non ? A dire ce qu’il aurait fait pour l’enquiquiner lui ? Et pourquoi s’en prenait-il aux militaires à dire ça ? Il avait de plus en plus de potes parmi les militaires. Liam au final il appréciait les militaires non ? Mh… Qui aimait bien... châtiait bien ?

Il lui répondit en râlant bien sûr et sur de la belle mauvaise foi même s’il était honnête.

Elana Ravix


Voilà qui tentait une négociation, elle secoua cette fois la tête, elle se soignerait après avoir eu sa réponse. En toute réponse elle croisa le bras avec une affirmation à la Ravix.

« Je n’ai pas dit que je ne voulais pas ! » même ton de lame. Puis vient l’explication… mais c’est quoi ce bordel à la fin ? Genre ce n’est pas lui qui lui a collé le paquet ? Il n’y a personne d’autre qui mâche comme un ruminant ici ! Sa collègue militaire lui était passé au-dessus la tête complètement. Et le pire dans l’argument de Liam était qu’il aurait fait les « choses bien » … ah ouai carrément… s’il tente de faire ça… si un jour il ose lui faire ce coup, il va le payer. Car là, c’est à 4h du matin qu’elle va sonner sa porte, tant qu’il ne se lève pas elle continue et dès qu’il ouvre c’est avec l’extincteur du couloir qu’il sera reçu, mais avec la fumée hin, sinon ça ne serait pas correct. Donc douche intégrale de mousse. Mais bon dieu ! pourquoi elle en venait extrême avec lui ? Parce qu’elle était en colère ? peut-être bien. Elle ne réagit pas sur le militaire non imaginatif, elle n’était pas créative du tout donc elle s’en fichait et comme elle lui avait déjà dit, les avis sur les militaires de civils lui passait au-dessus. Bref, elle haussa les épaules après l’avoir longuement observé, il semblait franc, de toute manière Liam est un enfant turbulent, s’il avait fait le coup, il aurait bluffé avec une blague ou bien il aurait ricané comme un lardon.

Mais rho elle était un brin têtue… mais cela la rendait plus attendrissante encore à ses yeux. Elle lui répondit qu’elle n’avait jamais dit qu’elle ne voulait pas qu’il la soigne. Bon, il n’avait pas tout suivi, alors, soit, peut-être, il ne savait plus, il avait perdu le fil, quoi que et pis non en fait, s’arma-t-il, à nouveau, de sa grosse mauvaise fois, « Olàlà mais vous ne savez pas ce que vous voulez à la fin ! » C’était l’hôpital qui se foutait clairement de la charité de la part de Liam alias la « Girouette ».
« Oh si je sais se que je veux ! » affirma t-elle de son ton implacable ! Il était certain que quand elle voulait elle avait.
« Ah ouais ? Bah ça se voit pas ! J’m’en fous, hors de question d’vous laisser avec cette plaie ouverte plus longtemps ! Alors, décidez-vous, c’moi ou Zoil et pis c’est tout. Ça suffit bien de vous voir saigner comme ça… » Dit-il infirmier, mais aussi, à demi protecteur et à demi attentionné envers Ravix, avec, un ton, râleur, mais aussi, soucieux, assez doux, en fin de paroles, préoccupé par sa plaie ouverte.

Elana le regarda de haut en bas, mais c’est qu’il s’énerve le petit en plus ! Zoil, ça lui rappelait le mot “Poil” mais avec un Z, comme si la langue avait fourchée. D’un haussement d’épaule, elle ne lui répondit pas, elle n’avait pas besoin de choisir, il était là lui et elle n’avait pas refusé ses soins à lui, mais de la soigner dans l’instant T. Et puis, mauvaise foi bonjour, c’était une manière de lui rendre sa terrible mauvaise foi. Liam croisa les bras à se dire qu’elle était vraiment têtue ! Et il semblerait qu’il n’y avait rien à faire ! Ainsi donc, elle pivota sur elle-même pour se rasseoir sur la table. « Bon ce n’est pas vous. » Elle soupira sans ouvrir la bouche, elle aurait préféré que ça soit lui en fait, cela aurait légitimé son acte. Quitte à se bastonner gentiment avec. Elle aimait bien ça se genre de chose et sur le coup, elle avait été presque plus tranchante, autant pour en imposer ce qu’elle faisait naturellement, que pour le pousser dans ses retranchements. S’il était passé au physique elle en aurait presque jubilé. Ouai, elle un problème sur le coup. Elle venait presque à vouloir en arriver aux mains avec un civil .... Oui car Ravix fonctionnait comme un mec par moment ! Une bonne bagarre et hop ça repart. Enfin bref, elle n’expliquait pas toujours ses pulsions avec lui. Et elle ne cherchait pas plus loin la cause, la réflexion ce n’est pas pour elle. Et surtout qu’au final elle marche aussi à l'instinct.

« Bon désolé. Mais je ne connais pas beaucoup de kiwi croisé vache ! » dit-elle en recommençant à le provoquer. Tout en tortillant un peu pour s'asseoir convenablement.

Liam Sandon


Ravix conclut que ce n’était pas lui le coupable. Liam y plissa les yeux. Elle soupira mais de l’intérieur. Elle avait l’air comme déçue mais Liam n’en était pas certain. Il n’était pas facile de décoder Ravix. Liam se disait même qu’il devrait se faire un petit dictionnaire de langue Ravix-Liam pour traduire les réactions de Ravix. A prévoir de poche puisqu’il la croisait toujours comme par magie dans le fruit du hasard. Enfin de ce qu’il en avait l’impression.
C'était triste pour Liam de la voir ainsi. Il n’aimait pas la voir déçue quoi. En même temps, elle venait de le croire sur paroles, et, ça, c’était ouf d’un côté. C’était plutôt cool ! Ca voulait dire qu’elle lui faisait confiance quoi. Ah mais merde ! Elle le faisait tourner en bourrique. Il ne savait plus quoi ressentir. Elle s’excusa. Liam la trouva mignonne à réagir ainsi. A s’assoir, comme ça, à tortiller sur sa table. Rhaaa il ne savait vraiment plus quoi ressentir ! La voir comme ça, ça lui donnait tellement envie de pratiquer l’expérience à lui coller du chewing-gum sur sa porte de quartier. Mais tellement ! Elle le provoqua en disant qu’elle ne connaissait pas beaucoup de “kiwi croisé vache” se justifiant ainsi aussi du même temps alors.

« Bah vous’en connaissez au moins deux j’suppose… » Dit-il à moitié râlant et à moitié comme dans la désamorce en croisant les bras et un peu dans une sorte de compassion ah mais rhaaa mais non ! Il enchaîna sur un sourire, malicieux, et, provocateur, il lui dit « Promis la prochaine fois si c’est moi je signerai mon acte d’un S comme Sandon. » Il fit le signe du S pour s’amuser comme Zorro le ferait avec un Z. Il sourit malicieux.« Vous reconnaîtrez mes chewing-gums j’vous assure. Je ferai des petits smileys dessus. » Enchérit-il. « Pis j’en mettrai plein sur vot’e porte. J’en figurerai des truc. Tiens, j’sais, j’écrirais MEUH avec des chewing gum. » Dit-il en lui disant « Meuh » tout près d’elle soufflant sur ses cheveux comme pour la charrier et déranger ses cheveux. C’était assez comique alors car de sa grande taille il dû s’abaisser. Il prit là le risque de s’approcher donc près d’elle et à portée.

Elana Ravix


Oui, elle devait en connaître deux. Mais la seconde elle ne savait pas. Encore un mystère mais qu’importe, cela n’avait plus d’importance. C’est ainsi avec Ravix, quand elle décide de passer à autre chose, elle le fait avec la rapidité de l’éclair. Et de toute façon la frustration était aussi passé avec ce petit tour de mauvaise foi. Elle le laissa parler quand soudainement il s’emballait… c'était du Liam tout craché, il s’emballe toujours au point qu’il venait à lui sortir une blague d’un colibri amoureux des fesses d’un éléphant, alors qu’ils traquaient du gamins insolents en pleine forêt. Elle leva les yeux vers lui, fronçant un peu son petit nez pointu. Ah non, qu’il ne fasse pas ça ! Sinon c’est avec la langue qu’elle lui ferait enlever… elle allait lui répliquer une phrase de ce goût-là, quand il s’approcha dangereusement d’elle… naturellement, elle resta droite, elle ne bougeait pas face au danger même si c’est un kiwi vache… et il lui souffla sur les cheveux ! RHO Putain ! Elle détestait qu’on lui souffle dessus ! Que ça soit sur le visage ou autre part, elle n’aimait pas ça ! Généralement, elle n’aime pas le vent pour ça et les ventilateurs aussi. Son réflexe fut immédiat, faut dire que Liam aime jouer avec le feu, pour tenter un geste un peu cabotin avec un soldat d’élite. Surtout un soldat qui porte sur le burinage quand même. Ni une ni deux, elle lui colla un taquet avec la main sur le côté de la tête pour le rappeler à l’ordre.
« Si je veux un seul chewing gum en forme de Meuh ou une trace de gomme sur ma porte c’est avec le revers de votre langue que je vous les fais retirer ! » dit-elle en le fixant dans les yeux.

« Aïeuh ! » Dit-il très spontané à recevoir son taquet de la main. Il vint poser sa main sur l’endroit bourriné mais qu’un court instant car c’était par la petite douleur passagère mais aussi et surtout pour la gratuité de râler et pour faire son grand gamin qu’il était le Liam. Elle le rappela à l’ordre que si jamais elle voyait un seul chewing gum en forme de Meuh ou autre truc de ce genre elle le ferait retirer avec sa langue, « Ah ouais ? Et comment vous ferez ça hein ? » Dit-il toujours près d’elle.
« J’aimerai bien vous y voir tiens. » Oulà il aurait pas dû dire ça.

Ce mec était barje vraiment… elle ne cilla point du regard et un sourire carnassier se fit sur son visage, signe que c'était très mauvais signe pour lui. Ses collègues disaient à ce moment-là, qu’elle avait la tête d’un pitbull enragé, la tête avant qu’elle se lance dans un combat.
« A votre avis, il faudra que je tape combien de fois dans l’articulation du coude pour que vous tirez la langue ? » dit-elle doucement en s’approcha un peu plus, menaçante. Liam plissa les yeux à sentir la “Tigresse” s'approcher. Elle prit quelque seconde pour lui laisser le temps de compter, cela faisait tellement mal, qu’il ne fallait pas plus de deux fois… elle le savait que trop bien avant que la personne s’exécute. Son regard dévia sur le bras droit de Liam et sans attendre elle lui attrapa, d’un mouvement vif et lui fit une clé de bras en bougeant sur la table pour compenser les mouvements, une fois réussis il se retrouvait de dos contre ses jambes, puis elle poussa le vice à lui mettre une main ferme sur la nuque pour le forcer à se pencher en avant et donc regarder le sol. Elle le bloqua sur place avec son pied entre ses jambes. Pour le moment, il n’avait pas mal, mais il sentait que cette position, s’il bougeait allait être douloureuse. Surtout qu’il devait savoir qu’il était facile de briser un bras ou d’être déboité avec cette position. Dans les faits elle ne comptait pas lui arracher plus de aie que nécessaire, mais il cherchait la merde donc elle l’intimidait.
« Hum ? Toujours partant ? »

« Oh ! Ca c’est pulsion ! » Commenta Zoil dans son coin. On aurait pu lui apporter du pop-corn qu’il allait continuer à regarder sans pas d’un seul pouce réagir le pégasien. Il aimait bien observer ce genre de scène. Il se croyait au théâtre. Elana tourna la tête vers lui en plissant des yeux, il était encore là ? Il devait trouver ça ridicule comme, situation,n mais il avait l’air de se divertir.
« Qu’est-ce qu’il raconte ... » grogna t’elle tout bas...Mais déjà Liam se plaignait, elle ramena son attention sur lui.

Et hop là il se retrouvait retourné et penché un peu vers le bas pris par une clé de bras par Ravix qui elle resta bien confort sur la table enfin cela dit Liam n’avait pas oublié qu’elle était blessée et il faudrait peut-être qu’il arrête de jouer au con s’il voulait la soigner. C’était peut-être la seule solution. Mais, en même temps, pas question ! « Aïe Aïe Aïe. Mais han ! Comment vous agressez un civil infirmier en pleine infirmerie ! » Dit-il sur le ton gamin du « comment ça s'fait trop pas ! » et sur le ton de la blague eh oui même dans une situation comme ça il blaguait. « Partant pour quoi ? » Dit-il en râlant. Il avait déjà oublié ce con. Liam, têtu, se targua à encaisser pour le moment. Même pour lui il était difficile de déterminer s’il était sincère ou si c’était de la mauvaise foi car en tout honnêteté il pensa à autre chose là sur l’instant… un truc plus tendancieux…

Voilà qui commençait à dire du charabia, mais elle ne le relâcha pas véritablement. De toute façon il avait cherché avec ses conneries de meuh et de « je te souffle dessus ». Elle avait complètement oublié la présence de Poil euh Zoil. Elle tapa avec ces doigts sur la nuque de l’homme, comme dans un signe d’impatience, ce qui n’était pas son cas, elle mimait juste cette sensation, pour encore plus l’emmerder. De toute façon, elle le tenait et il ne pouvait rien faire d’autre que de penser éventuellement ou de finir par se calmer.
« Les meuh’s en gomme à mâcher poisson rouge ! »

« Ah ouais ah ça ! Oui bah bon ça va poisson rouge vous-même ! Oui bah quoi les meuh’s en gomme à mâcher ? Faut pas qu’j’en mette sur vot’e porte de quartier c’est ça ? » Demanda-t-il toujours dans la prise.

Elle tapota plus fermement, puis l’obligea a descend un peu plus en remontant sa clé de bras. Bon, elle était contrainte de se plier aussi pour suivre le mouvement, risquant de tomber de la table, mais elle compensait en visant son pied sur la jambe de Liam comme un crochet pour éviter qu’elle se vautre. Mais qu’est ce qu’elle ne faisait pas ! cela était ridicule mais elle ne voulait RIEN lâcher, car sinon elle allait avoir une nouvelle déco !
« Mauvaise réponse. »

« Ah mais je sais plus c’est bon quoi… Donnez-moi j’sais pas un indice au moins un truc comme ça ! » Tenta-t-il de négocier alors qu’il descendait un peu plus dans sa posture et il avait comme la sensation alors qu’elle venait comme davantage sur lui à mesure qu’il descendait. Liam cherchait filou à gagner du temps juste pour voir et aussi parce que mince il ne voulait RIEN lâcher ! Bref, bonjour bonjour la mauvaise foi ambiante.

Il le faisait exprès ? Non mais sérieux ! Elle avait envie de le cogner sur le coup. Mais elle ne pouvait pas, déjà qu’elle commençait à être trop courte pour la nuque… tant pis, elle l’obligea descendre encore, on va voir s’il est souple ce bougre ! Mais comme il est grand, elle devait adapter sa position, en se soutenant avec son pied sur Liam et l’autre qu’elle avait rabattu sous ses fesses pour avoir un appui sur la table… Finalement cela lui était inconfortable, donc elle lâcha la jambe de Sandon pour mettre ses deux genoux sur son pied d'estale, l’homme pouvait sentir les quelques a’couts de son changement de position, mais elle avait les mains ferme sur lui. Elle aussi se penchait sur lui pour le maitenir.
« Tttttt » le bruit était un claquement de langue. Elle se demandait quand il allait lâcher ce bougre ! De toute façon, il n’oserait rien tenté, de peur de se faire mal. C’est ce qu’elle se disait.

« Bah quoi Tttttt » Imita-t-il son claquement de langue à le reproduire et à le faire. « J’vous demande un indice c’est tout ça va quoi. Vous voulez même pas me donner un petit indice ?! » A descendre, il sentit qu’elle quitta comme la table et sa position qu’elle changea et il la sentit alors comme sur lui et en son dos. Aussi, bah, il descendit jusqu’à s’agenouiller. De son autre bras, il chercha à limiter la casse…

Elle allait lui répondre car décidément ce mec il le faisait exprès ! Quand soudainement, elle sentit son appuis “Liamesque” être plus bas, d’équilibré elle poussa un : « Putain ! » en français bien entendu, Elana lâcha immédiatement le bras figé en clé de bras de Liam, pour ne pas lui faire mal, alors qu’elle perdait l’équilibre petit à petit, essayant de se rattraper à son épaule et sa nuque pour l’autre main. Liam, sur des appuis de genoux, sentit sa main se libérer de la clef de bras de Ravix, dans un réflexe, sentant Ravix en son dos qui chercha prise sur lui, il chercha tout autant à l’aider à se maintenir à s'agripper derrière avec ses deux bras à et ses deux mains à lui, et puis, déséquilibré lui aussi en fin de compte, avec, la descente et elle en son dos, il reprit avec une vivacité un bras à le mettre en avant, se courba et finalement s’étala par terre, comme un merde, évitant cependant de se manger le sol avec son bras en amorti et appui.
« Merde ! » Lâcha-t-il dans son déséquilibre.

Elle se sentie partir sans pouvoir se dresser en arrière avec les abdos, elle n’avait donc pas le choix que de se laisser tomber. Mais qu’est ce qu’il lui a pris encore à celui-là de faire cette connerie ? Hin vraiment ? Elle sentit un bras s’enrouler en haut de ses cuisses et HOP le manège s’écroula et BOUM ! Elle tourna machinalement la tête pour ne pas se manger la face dans la tête de Liam. Bien entendu elle avait grogné durant la chute d’un autre mot très français qui était le pendant du « merde » de son coussin ! En plus, avec ses habits en lambeaux, Liam touchait non seulement le tissu taché de boue et de sang mais aussi la peau froide d’Elana qui n’avait pas très chaud depuis le début en réalité. Mais, elle faisait avec sans rien dire.

Et donc badaboum sur le sol pour Liam avec Ravix sur le dos. La jeune femme en eu un peu le souffle coupé et surprise, elle se raidit comme une barre de métal. Elle n’était pas très contact au contraire d’une autre personne. Et elle tenta de se relever quelques secondes après… mais son bras blessé se déroba sous elle et elle se rattrapant lourdement sur l’homme. En plus, il lui tenait encore le haut des cuisses. Bon étrangement, elle n’était pas contact, mais qu’importe la zone où vous la toucher, hormis les zones intimes, elle n’éprouve pas plus ou pas moins de gène. Tout est sur le même pied d’égalité chez elle. Et idem si c’est du tissu ou de la peau, elle s’en foutait. De toute manière elle était palpée donc le mal était fait.

« Bordel Liam qu’est ce qui ta prit !? » A cet instant elle se demanda si leur boucan n’avait pas été perçu au delà du rideau d’intimité ! Elle percuta (comme souvent) pas de suite qu’il l’avait retenu pour éviter de tomber n’importe comment. Mais cela allait faire son bout de chemin.



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Chronologie : 14 & 15 septembre


Le Coupe Papier de Ravix




Liam Sandon


Liam avait attrapé le haut de sa cuisse de Ravix ayant cherché à l’aider dans un réflexe aussi infirmier que masculin. Liam appréciait bien cette partie du corps chez une femme...

Et voilà ! Par terre !

L’infirmier avait la militaire en son dos. Liam sentit que Ravix chercha à se relever mais paf elle revint sur lui alors il heurta comme de nouveau un peu le sol mais la sensation restait légère. Il crispa un souffle alors comme le retenant avant de l’expulser à respirer. Liam tenait toujours le haut de sa cuisse d’une main un peu ferme puisqu’il avait fallu l’aider à s’agripper à lui mais qui à mesure s’adoucit. Cela, avec, toute honnêteté, en devenait agréable, très agréable même pour Liam… Liam était un gars du genre tactile. Ça lui donnait envie de glisser sa main... voire de la caresser… et… euh NON MAIS NON ! Il entendit la voix de Ravix. Liam ?! Euh il rêvait hein ? Il rêvait ou elle l’avait appelé Liam ? Il devait rêver ! Il ne pouvait pas nier que c’était agréable de l’entendre l’appeler par son prénom… Oh mon dieu… Il ressentait des trucs pour elle… Comme s’il ne le savait pas déjà dans le fond ! Elle lui demanda ce qu’il lui l’avait pris. Mais quoi ? Mais quoi encore ? Il se demandait Liam. Qu’avait-il fait encore… ? Il avait toujours la main sur le haut de sa cuisse…

« J’sais pas… »
Dit-il la tronche contre le sol. Il était bien con quand même.

Elana Ravix


Elana ne se rendait pas compte sous le coup de la surprise qu’elle l’avait encore tutoyé et en bonus, elle l’avait appelé Liam. Cela n’avait de grande importance, mais elle s’était attaché dire toujours « vous » au civil en les nommant par leur nom de famille. C’était un principe, les familiarités viennent avec les membres de la « meute ». Bon sauf exception comme Natasha qui était la sœur de son ancienne meilleure amie, aujourd’hui décédée. Au fond, elle se dit « ehhhh merde ! » car elle avait perdu le control de la situation et dieu sait qu’elle haïssait ça ! Mais bon, pour s’excuser, elle avait l’impression que l’ordre ne pouvait exister avec cet homme qui a chaque fois, la mettait dans de beaux draps ! Si Calahan débarque et la voie dans cette position, elle était bonne pour une punition légendaire encore !
Et voilà qui lui répond avec un « je ne sais pooosssss »… elle ne put s’empêcher de lui en coller une (encore un taquet sur la tête) ! Elle en crevait tellement d’envie ! Là elle rêve de lui en foutre une autre pour le principe, mais elle retenu sa pulsion.
« Bien sûr que si tu… vous savez ! Triple buse ! » Le “triple buse” était dit en français comme toutes les insultes que Ravix prononçait car elle n’en savait pas beaucoup en anglais a part le shit et le fuck. Et puis, elle reste patriote la demoiselle. La jeune femme posa ses mains sur le sol, essayant de gigoter avec les jambes pour se dégager de Liam mais…elle s’arrêta dans son mouvement voyant une ombre dans son orbite. Qu’est ce encore ?

Liam tenta de répéter le juron français qu’il ne connaissait pas avec son accent canadien un peu québécois sur les bords. Liam connaissait un peu le français de son origine canadienne mais pas aussi bien qu’un français et pas à fond « Tri-pe bu-ze…? Ca veut dire quoi ? » Liam adorait apprendre de nouveaux jurons et il sentait que s’en était un. Il avait le flair pour ça. Il en apprenait en ce moment avec Tobias Hale en portugais.
« Benet !! » Répondit du tac o tac Elana en grommelant.

Et puis, Zoil arriva, comme un cheveu sur la soupe, et, s’assit, à hauteur de Ravix. Il avait une posture aux genoux dressés, son fessier sur ses talons, et croisa le regard de Ravix.

« Terre ! » Dit-il à Ravix à la hauteur de son regard.
Elana ouvrit de grands yeux ! mais bien sure que oui, ils sont à terre ! Ils n’ont pas besoin de lui pour qu’il le sache.
« Merci, mais je l’ai bien remarqué ! » grogna t’elle alors que Zoil parut avoir un regard de quelqu’un d'impressionner. Il arbora un doux et léger sourire.
« Elément rare temps d’aujourd’hui. » Ajouta-t-il. Il était de plus en plus rare de sentir la Terre chez les êtres sur Junon.

« Sans-Don pas s’inquiéter. Terre se marrie avec Air car Terre sans Air n’a pas de limite et Air sans Terre n’a pas de limite. Terre et Air à la croisée. Comme carrefour de Janus. » Zoil dit-il à Liam en lui adressa un regard bien que Liam ne put le voir ce regard de Zoil. Dans la logique des choses, la Terre se mariait bien avec l’Eau pour les Junons, car les Junons prétendaient qu’à la croisée ces deux éléments la vie naissait, mais, les Junons, avec, leur culture à double planète et de Janus, croyait plus encore en le double.

« Merci Zoil mais je ne m’en fais pas… ça va super ! »
Liam dit-il toujours par terre.

Zoil revint du regard à Ravix.
« Sans-Don Air et Feu. Homme avec deux éléments. Rare aussi. Instabilité. Maigre Chaos car Dialogue. Apprécié en Junon. »
Zoil tentait d’expliquer que les êtres à deux éléments étaient bien souvent des êtres plus ou moins chaotiques car en eux dialoguaient deux éléments en permanence dans leurs êtres selon les croyances Junons. Zoil tenta d’expliquer par la même occasion que Liam avait cependant deux éléments complémentaires et en dialogue donc d’où le “maigre chaos” qu’il attribua à l’homme malgré tout. Les personnes qui avaient deux éléments opposés étaient bien plus chaotiques et désignées par exemple avec un “grand chaos” ou par le “conflit” intérieur. Les Junons appréciaient ces individus dualistes en vertue de leur goût du “double”.

Élément ? mais qu’est ce qui chante encore lui ? Liam avait des collègues aussi spéciaux que lui ! Elana ne comprenait pas ce qu’il disait et l’apothéose suivit avec l’alliance entre l’air et la terre… Olalala il va lui dire qu’elle a un karma énergique aussi ? Elle secoua la tête, alors que Liam était encore sous elle … comme quoi il était utile en coussin le jeune homme. Mais la caporale, qui était loin d’être multitâche, restait braqué sur Zoil qui enchaînait… Liam était quoi Air ? Mais pourquoi, Sandon ne devait pas s’inquiéter car leur élément ce match ? Olalala mais ça devient du grand n’importe quoi… Par contre oui l’air cela allait bien à Liam car il était un vrai courant d’air lui, toujours en mouvement et instable comme l'élément. Mais pourquoi, Zoil parlait de mariage entre élémentaire ? Franchement, s’était comme les signes du zodiac ? Zoil lança un sourire silencieux à Ravix. Zoil venait de rassurer Sans-Don car Zoil était persuadé que Sans-Don appréciait beaucoup Râ-Vit avec ces histoires de dialogue entres les éléments mais de manière maladroite ce qui ressemblait bien à Zoil.

Elle se pencha vers Liam incrédule « C’est normal ça ? » dans le sens “ton pote il prend pas des champi ?”...

« Ouais… C’est un Junon. Ils, les Junons attribuent des éléments aux individus, Terre, Feu, Air et Eau, et ils, ils s’disent que ça a un impact sur les relations sociales entre individus, un truc de c’genre de c’que j’ai compris. » Liam expliqua-t-il toujours à terre. « Rare. Élément Change. Arrivé déjà. Vide. Arrive déjà. Pas que Relations. Rôles aussi. » Tenta-t-il de compléter Zoil. « Ouais et y’a des exceptions un truc de c’genre et c’est pas que pour les relations sociales. »
Eh bien… cela avait l’air très… pas spirituel mais un truc dans ce genre, en tout cas, ce n’était pas très terre à terre pour la militaire, enfin pas assez pour elle. Mais elle ne jugeait pas, chacun avait sa manière de penser et surtout quand on était issus d’un peuple différent. néanmoins, cela avait quelque chose d'intéressant de voir autre chose que les moeurs et cultures de la terre.
« Hum d’accord » dit-elle, elle avait d’autres questions quand elle se rendit compte qu’elle en avait presque oublié qu’elle ait sur Sandon l’homme air ! Prenant conscience, elle tourna la tête vers son arrière avant de tapoter sur la tête de Liam « Enlève la sécurité enfant ! »« Aïe ! Mais quoi la sécurité enfant ? » Reçut-il la tapote de Ravix. Liam avait toujours sa main le haut de sa cuisse. Il appréciait bien. Il finit par la retirer. « Ah oui. Pardon. »

Elana secoua la tête se relevant, en glissant ses jambes sur le sol à côté de Liam, pour prendre appuis avec ses paumes de mains de la même manière… A quatre patte puis hop sur deux patte. Elle avait un peu mal à la tête. Et se rendit compte qu’elle avait froid, maintenant qu’elle n’était plus sur… sur Liam la bouillote, ce mec était un radiateur ! Un instant, elle se fit la remarque que ce n’était pas si mal le contact... Elle remonta aussitôt sur la table, comme si rien ne s’était passé et pour chasser cette pensée qui n’avait pas lieu d’être, juste parce qu’elle commençait à se les peler grave ! Faut dire qu’elle avait un peu séché mais elle avait été avant trempée par la boue. Secouant son pantalon en flanelle…
« Bon, l’homme courant d’air, vous daignez faire votre travail au lieu de baver sur le sol ? » Elle ouvrit de grands yeux, comme pour s’engueuler mentalement de relancer les hostilités comme ça et gratuitement. Elle se mit une claque mentale, elle n’était pas possible vraiment. Des frissons parcouraient son corps, maintenant qu’il était privé de la source de chaleur humaine de l’homme. Elle frissonna un peu, c'était autant un mélange de gêne que de froid. Pour compenser celle-ci, elle avait fermé ses mains en poing et faisait des petits va et vient sur ses cuisses. Signe discret de son “mal être” d’avoir été sur le dos du jeune homme tout en appréciant la chaleur qu’il dégageait, elle savait plus où se mettre ! Mais tâchait de garder un aspect digne d’une gravure sur un bas-relief : stoïque.

Liam Sandon


Liam resta comme une merde au sol puis il entendit la voix de Ravix lui réclamer des soins. Il leva les yeux en l’air. Toujours, la joue contre le sol. Ah, ça lui manquait ce contact sur sa cuisse… Il était bien lui… lui et sa main sur le haut de sa cuisse… Bon… Bon bah… Liam se redressa. Il se leva. Il reprit sa taille de grande taille. Zoil se releva aussi. Liam restait le plus grand des deux. Liam lança un regard à Zoil. Rhalala il aurait pu éviter ses histoires de dialogue entre éléments ! Zoil lui sourit feintant ne rien comprendre à ce regard. Le traitre !

Liam revint du regard à Ravix. Il lui parut qu’elle avait froid. Liam soupira un peu mais qu’un brin léger. C’était un soupir qui lui permit de ne pas surenchérir sur Ravix sur ses paroles. Au lieu de cela, il retira sa veste rouge carmin, et, il la posa sur ses épaules, doux, la veste passant en son dos, Liam l’enveloppant ainsi de sa veste rouge carmin, bien que, il ne s’imposa pas non plus en gardant un peu distance, en lui laissant son espace, et lâcha sa veste carmin rouge sur elle, toujours doux. Il resta silencieux. Il s’assit sur une chaise d’appoint près de la table d’appoint et se passa gel antibactérien à se nettoyer les mains puis prépara le matériel. Puis, restant assis, glissant avec les roulettes de la chaise, il revint à Ravix, avec, gants en latex, et, son matériel de soins, pour désinfecter et faire bandages.

« J’vais examiner vos blessures, si vous me le permettez, ô dame tremblement de terre. » Dit-il avec un léger sourire.



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Le Coupe Papier de Ravix




Le 16 septembre : 10h00


Elana Ravix


Le geste de la veste la surprit encore une fois, elle lança un regard à Liam qui ne voulait surement rien dire pour quelqu’un d’extérieur. Mais en langage Ravix c’était un merci. Elle ne s’y attendait pas, et trouva dans la nouvelle chaleur quelque chose d’agréable qui calmait ses tremblements, du moins une partie. Ceux qui souffraient du froid, car la gêne augmentait encore plus. Elle souffla par le nez, essayant de se concentre sur les endroits où elle avait mal. Puis, elle regarda la veste et son état…
“Tremblement de terre” cela la fit sourire, elle aimait bien, car ça lui correspondait.

« Elle vous le permet. Mais la veste de l’homme de l’Air va être sale
avec la boue et le sang.
» Alors elle quitta à contre cœur, la chaleur encore présente et surement fumante du vêtement, pour le déposer à côté d’elle. Elle ne désirait pas salir avec ses fluides et autres choses peu agréable. La veste portait l’odeur de Liam, faut dire qu’il l’avait tous les jours donc si ça ne sentait pas le Sandon se n’était pas normal. Elle était assez sujette aux odeurs et aux sons, cela était dû à son métier d’être toujours aux aguets mais aussi à une aptitude naturelle, elle était sensible sur ce point. En tout cas, elle avait l’impression de sentir l’Axe, la version sportive, elle connaissait bien l’odeur car Banks et d’autres militaire avait des déos de cette marque. Et qu’elle avait chouré celui de Banks car elle n’avait plus de déo. Et que bon, elle ne savait jamais où elle le fichait, donc elle prenait généralement toujours celui de quelqu’un d’autre. Bref, en tout cas, ça sentait bon et elle avait l’impression d’avoir Liam sur elle, cela était passable dérangeant sur ce dernier point. Elle venu à se demander ce qu’elle sentait… elle avait transpiré mais l’odeur des végétaux et du sang devait tout masquer depuis longtemps.

Liam Sandon


Liam croisa son regard. Il ne parvint pas à le décoder mais il le retint en mémoire et en son monde non pas des idées mais des émotions. Il retint en mémoire l’émoi qu’il perçut de son visage et de son regard bleu-acier et comme par feeling il lui attribua une signification en ébauche. Liam était une boule d’émotions. C’était un émotif. Ce n’était pas très étonnant pour un « comédien » en herbe et un imitateur qui devait bien saisir les émotions du monde pour les jouer. Il avait parfois et même souvent du mal à les canaliser ses émotions. Il n’avait jamais appris à bien les manipuler. Il marchait à tâtons avec. Pourtant, ça lui donnait des voies d’accès, dont certaines, qu’il n’empruntait jamais, trop obscures pour son cœur, comme celle de la manipulation, mais aussi, plus lumineuses, comme à tenter de s’égarer sur les émotions des autres, même les plus discrètes, à tenter de les comprendre. Son père, à Liam, il n’avait jamais été un homme très émotif. Liam avait toujours ressemblé davantage à sa mère. Il ne la connut pas suffisamment pour qu’elle lui apprenne à mieux se connaître.

Ravix lui donna l’autorisation d’examiner ses blessures. Liam put alors, débuter ses soins. Mais, pas tout à fait encore, car elle lui déclara que sa veste, à l’Homme de l’Air, allait être sale de boue et de sang. Elle retira alors la veste et la déposa. Zoil, qui resta à l’écart, mais entendit le verbe de Ravix, le trouva joli, poétique, proche de sa culture, et, en même temps, il ne parvint pas à sourire, car il trouva le geste de Ravix, assez triste, surtout que, Zoil, avait en tête, les grands principes Junons que l’on accordait au Femmes et Hommes de la Terre.

Zoil ne s’imposa pas, voyant déjà, San-Don, se relever de sa chaise. Zoil observa, captivé, car, dans sa culture, aucun Junon n’aurait réagi comme allait le faire Liam, à s’acharner à protéger un protecteur. Zoil apprenait aussi des atlantes de plus en plus depuis son arrivée.

« Vous’en faites pas dame de la Terre, je la nettoierai. Il ne faudrait pas que vous attrapiez froid . » Liam reprit alors la veste et l’enveloppa de nouveau.
Il préférait que sa veste soit tâchée plutôt que de l’apprendre malade.

Elana Ravix


La dame de terre était à nouveau rigide et pleinement maîtresse de sa posture ainsi que ses sentiments. Elle aida Liam avec son haut troué… cela n’était pas pratique et ça collait en plus de cacher le reste Liam devait ouvrit les trou, cela était une perte de temps pour la militaire. . Elle releva son regard vers lui avant de lâcher avec sa franchise habituelle :
« Je suis en braisière en dessous. Je peux le virer » Dans une autre bouche cela aurait put être une proposition sexuelle, mais venant d’elle avec son ton apathique cela était tout sauf le cas. Et puis bon, c’était une brassière de sport, toutes les civiles se pavanait au gymnase avec ça. Donc rien du petit soutif tout mignon et bandant à souhait. Bref, elle semblait attendre une réponse avant d’avoir une illumination.
« Je ne sais même pas pourquoi je vous demande. »
dit-elle avec un air presque de dédain mais pour elle et non pour lui. Depuis quand elle demandait la permission à un civil ? Par politesse ou simplement par sollicitude pour l’aider ? Elle se sentait conne, donc elle commença à retirer le haut sans aucune gêne. De toute manière elle n’était pas pudique et il l’avait déjà vu en sous vêtement.

Liam Sandon


A ce que Ravix propose de virer son haut et de se mettre en brassière, il eut comme un bug, et, en bon mâle, une pensée qui lui vint aussitôt avec, mais, l’instant faisait que, c’était surtout un bug qui lui vint, et puis, très vite, Ravix lui déclara qu’elle ne savait même pas pourquoi elle lui demandait, et, alors, Liam se sentit, en lui, comme en même temps sentir un peu comme une pulsion et en même temps un peu rougir, mais, il grimaça un peu, comme pour contenir l’émotion, « Euh ok très bien. Ok ! » Afficha-t-il un sourire léger d’infirmier qui revint surtout à se préoccuper de sa santé et de son bien être. Il pouvait pas se cacher à lui-même de son attirance envers elle surtout après lui avoir touché en prime sa cuisse mais bon Liam était aussi dans l’optique de la soigner alors il allait bien se convaincre comme de gigoter sa tête intérieurement à la secouer se raisonner.

Elana Ravix


Elana ne vit pas du tout les rougeurs de Liam, elle retira donc son haut, laissant place à une brassière noire avec des motifs rose foncé presque magenta. Elle déposa son haut sur la table avant de le jauger et de le mettre en boule pour faire un panier dans la poubelle ouverte à côté de la desserte de l’infirmier « Hé, Joli tir ! » ce dernier commenta en bon joueur de basket sur son temps libre. Elana hocha la tête satisfaite de son lancé et puis elle s’en foutait, elle avait un autre uniforme encore emballer à côté d’elle. Et en tant que militaire s’était parfois que du consommable les hauts et autre tee short. Bref elle ne put s’empêcher de se regarder el elle avait une zone rouge et éraflée par un coup de corne … le sanglier l’avait bien eux et elle sentait quelques brûlures à cet endroit. Elle soupira tout en tournant la tête vers un petit miroir sur le matériel de Liam, elle toisa son reflet… Franchement on dirait une femme des cavernes avec les cheveux en vrac. Elle défaisait sa queue de cheval laissant pendre ses cheveux, pour retirer des minis branches de ronces et autres herbes…
« J’aurais dû prendre une douche… » se dit-elle en voyant son corps et sa peau rougie ou brunie…

Ravix déclara qu’elle aurait dû prendre une douche. Liam, occupé à préparer le matériel pour les soins de Ravix, ne la vit pas se regarder dans le miroir, et, à ses paroles, redressa le visage à la regarder. Elle avait détaché ses cheveux et étaient en train d’en retirer des ronces et autres herbes qu’elle avait dû récupéré de son exploration. A la voir, Liam regarda un instant ailleurs puis revint vers elle puis revint à son matériel et haussa les épaules.

« Ce n’est rien. Elles vous vont à ravir ces petites branches et vos pommettes terre de sienne, vous paraissez plus encore dame de la Terre, pas vrai Zoil ? » L’infirmier se montra spontané et sincère.

Elana ne s’attendait pas à une réponse, à dire vrai elle parlait pour elle… alors elle détourna le regard vers Liam, trouvant ça presque mignon sa sollicitude. Il était imaginatif quand même. C’est comme dire à une morue qu’elle était belle, alors qu’elle ne serait jamais une sirène. Mais il avait raisons sur le fait qu’elle était proche de la terre vu son état. Elle ne savait pas quoi répondre, et que dire après ça ? Elle n’était pas réceptive avec les compliments et comme toujours elle ne répondait pas, puisqu’elle estimait qu’elle n’avait pas à en recevoir surtout sur son physique. Elle réagissait plus quand cela concernait ses capacités pros que sur son physique. De toute manière elle se trouvait plus que passable et pour une fois, son état reflétait la manière dont elle se voyait réellement : en vrac. Donc, elle ne dit rien, se contentant de regarder les mains de Liam qui étaient à l’oeuvre pour réparer la “terre”.

Liam, loin du médecin, en bon pompier, avait passé la plupart de son temps à soigner des accidentés et très peu voire pas du tout de patients. Sur Terre, il n’y avait guère d’accidentés qui lui avait paru très propres tant c’était trop dans l’urgence à chaque fois. Et, de plus en plus, Liam, qui, ne désirant jamais lâcher son passif de pompier, se voyant infirmier « de terrain », cela ne le souciait assez peu, et, peu moralisateur, pas là-dessus, il n’était pas vraiment celui qui dirait à un militaire qu’il aurait pu prendre une douche. A lui faire un compliment, sur lequel d’ailleurs il évita son regard, Liam se sentit chaud à l’intérieur. Il se sentit rougir dans son corps. Il se sentit un peu gêné. Alors, au vent, il avait interpellé Zoil.

Infirmier Zoil


« Au plus près de leurs éléments les êtres plus beaux sont encore. . »
Zoil certifia. Elana lui jeta un petit regard avec un rictus faiblement amusé par cette phrase.

« Vous voyez. Hé, Zoil, est-c’que ça signifie que j’dois apprendre à voler ? Ça signifie qu’un jour j’volerai dans un Jumper ?! . » Une lubie du grand gamin.

Zoil s’approcha de Liam. « Sans-Don pose question contre nature. » Dit-il. Liam froissa les sourcils. Comment savait-il qu’il n’avait pas le gène ATA ? Mais, Zoil alors, se justifia de ce regard à préciser, « Sans-Don pas de dons pas de Jumper. Être de la Nature. Proche Animaux. »
Elana eut un petit rire silencieux quand Zoil tacla Liam et ses envies de vol. Cela donnait pour leur duo mine de rien. Elle l’aimait bien ce Poil euh Zoil.

« Ah bah super… Merci t’es trop un pote toi ! » Liam parut déçu.
A mesure que Zoil fréquentait Liam, esprit libre, un peu réfractaire à la notion de destinée, le Junon ne s’en doutait pas encore, mais ça ébranlait quelque peu sa vision Junon assez déterministe du monde. Bien que, à vrai dire, les Hommes de l’Air était un peu comme Liam. Et, après tout, lui-même, Zoil, avait quitté sa Petite Junon… pour rejoindre Atlantis…

Zoil, soudain, passa sa main dans les cheveux de Liam et les désordonna.
« Homme de l’Air cheveux en bataille. Au plus proche de son élément quand il court. Au plus proche de son élément quand il ruse. Quand il joue. Quand il rit. Quand il chante. » Zoil le toucha du bout d’un doigt sur sa joue fournie.
« Homme de l’Air rasé de tout le reste du corps. Parfois rasé du crâne aussi. » « Oui bon ça va Zoil. » Grommela-t-il.
« Il n’a pas tord, le vent c’est aussi le désordre.... » dit-elle pour encourager Zoil à continuer. Elle fit un rictus au coin à Liam. Liam la regarda et il arbora comme une petite moue gamine du “mais non n’importe quoi mais non vous dites n’importe quoi”

« Oui ! Homme de l’Air désordre aussi ! » Sourit Zoil à Ravix qui lui rendit un clin d'oeil qui se voulait complice. Elle venait de trouver un copain pour embêter le maître du vent ! Liam arborait la moue un peu boudeuse du “non mais c'est pas vrai mais ils s'y mettent à deux maintenant ?!”

« Mais Sans-Don Feu aussi alors barbes courtes avec motifs travaillés bonne chose mais barbes doivent rester courtes, courtes et travaillées, barbes longues davantage Homme d’Eau. » Zoil partageait ainsi des éléments de l’esthétique Junon influencée par son élément. Tous les Junons, ne les respectaient pas forcément, mais, ça influençait quand même, « Homme de Feu proche de son élément quand il utilise ses doigts. Quand il fabrique. Quand il fait collage et créé babioles. » Zoil charia-t-il au passage Liam. Liam lui lança un regard un peu noir comme lui disant qu’il était tant qu’il s’arrête là. Mais, Zoil ajouta, avec sourire, « [color=yellow Homme de Feu bon en forge, en guérison, bon en prostitué aussi. Bons avec ses mains et son corps. [/color] » Zoil n’avait pas de honte à sortir le terme de prostitué. C’était un rôle en Junon à l’égal d’un autre.

Zoil se tourna vers Ravix du regard. Il, vint, à s'asseoir, sur une partie dégagée de la table médicale, pas occupée par Ravix, faisant en sorte de ne pas trop envahir son espace non plus et de ne pas empiéter sur les soins. Celle-ci, ôta son uniforme emballé pour le mettre sous ses fesses et se poussa un peu au bord de la table pour lui laisser de la place. Cela était fait par pure innocence comme une habitude mécanique. Zoil s’assit en tailleur sur la table d’auscultation sous le regard étonné de la militaire qui se demandait comment il pouvait tenir cette position sur un support aussi peu confortable. Elle, elle n’y arrivait pas et c’est pour ça qu’elle n’avait jamais continué le yoga. Zoil lui sourit comme la remerciant pour son attention.

« Terre rare temps d’aujourd’hui, surtout, parmi femmes, plus forts guerriers et guerrières de Junon sont Terre, mais guerriers et guerrières… en Petite Junon… » Confia Zoil à Ravix. Il arbora un silence à ne pas finir sa phrase sur le funeste destin de ces guerriers. Il commençait à en voir beaucoup ici, des guerriers, Zoil, mais tous n’avaient pas la Terre en eux, comme sur Junons d’ailleurs, car les croyances en les éléments ne faisaient pas tout, et, il n’avait pas autant senti la terre, jusqu’ici, comme en Ravix, depuis un temps.

Elana Ravix


Il serait mentir qu’elle ne soit pas flatté par cette référence ! Elle s’estimait être une guerrière puisqu’elle avait des valeurs martiales et une témérité que Liam avait pu voir face aux barbares ! Une rage de vaincre et de ne jamais mettre un seul genou à terre. Le côté rare, lui fit un peu de bien à l’égo, elle qui se fondait dans la masse et qui ne cherchait pas les projecteurs. Se dire qu’elle pouvait aussi avoir un petite quelque chose était agréable, même si elle faisait très bien sens.

« Merci. » dit-elle, elle n’était pas bonne en communication,
mais son silence marquait son attention et le fait qu’il avait touché quelque chose. Comme un écho aux valeurs cités. Déjà qu’elle trouvait les mentions à Liam le vent et le feu assez réaliste par rapport au personnage, elle se complaisait à confirmer qu’elle était en effet forte et inébranlable. Elle ne relança pas sur la fin de phrase, puisqu’elle avait senti une note plus sombre et elle n’avait pas envie de lancer le pégasien sur ce genre d’élément.

« Honneur pour moi.
Zoil lui sourit à son remerciement. Cela le tira de sa moue assez triste à penser à des guerriers disparus de la Petite Junon qui s'étaient vaillamment et jusqu'à leurs derniers onces d'éléments en eux, combattus face aux terribles Wraiths.

Elle n’était pas sur que l’honneur soit que pour lui, mais partagé. Elle en serait grandement touché de voir une personnalisation sur son casque. Elle ne le montre pas, mais Elana est quelqu’un qui se base sur des actions et non des paroles. Ce genre d'élément, lui donne toujours cette sensation qu’elle trouve à la fois étrange et agréable : le baume au coeur comme dirait certain.

Liam commença à prodiguer soins à Ravix sur son abdomen, avec, douceur. Facilité par son déshabillage en brassière, il s’occupa à désinfecter ses plaies en s’attelant d’abord à la plaie qui saignait qu’il envisageait de panser en priorité pour interrompre le saignement. Il pouvait voir plus tard sur l’épaule de la jeune femme, une petite cicatrice en forme d’étoile, là où elle s’était prise la flèche, qui avait servi à la torturer chez les barbares. Revoir cette cicatrice, lors d’un instant, renvoya Liam à des souvenirs, dont pour certains, il avait, plus ou moins, comme de la culpabilité, si bien que, lors d’un instant, il se figea, lui, pourtant toujours à faire quelque chose, et son regard glissa. Il resta pour autant silencieux, et, il reprit les soins.

Zoil, continua à partager avec Ravix, de sa culture d’alchimiste, sur l’élément terre, avec, un parler, comme hésitant au début, car, moins amusant à dire, « Au plus près de leur élément quand il fauche. Fauche la terre, agriculteur, fauche la vie, guerrier, quand il tranche et gouverne, quand il pourfend l’injustice, quand il protège nos familles, quand il soulève le monde, quand il endure sans jamais faillir… »Encore une fois, elle se reconnaissait là-dedans, la protection des siens, de la meute qui était la famille militaire, des amis et de sa famille. Elle donnerait sa vie pour les autres ou ses économies pour permettre à d’autres de survivre, enfin dans l’ordre de ses affinités pas à un inconnu hin. Comme toujours et parce qu’elle adorait ça, elle était très attentive, Ravix est une personne qui ne parle pas beaucoup mais qui aime écouter les autres. Elle y trouve quelque chose qu’elle n’a pas et les histoires sont ces récits favoris. Elle peut très bien s’asseoir à un banc d’université et passé sa journée à écouter un prof même si cela ne la concerne pas. Tant qu’elle y apprend quelque chose et qu’elle se sent grandit. Là, elle sentait que Zoil avait de l’intérêt et donc ses histoires l'attirait. Et peut-être que l’homme le sentait car il lui souhaita : Moi espère que ailes reviennent à Râ-Vit. »

« Mes ailes ?... » Elle regarda Liam qui rêvait de voler… elle ne comprit pas, mais se demandait à cet instant s’il n’y avait pas encore un sous entendu avec le vent.
Liam froissa un sourcil à regarder Zoil et Zoil le regarda lunaire. Liam n’était pas du genre bavard lorsqu’il prodiguait des soins, mais, il précisa à Ravix, en s’arrêtant lors d’un instant.

« Eumh, en Junon, de c’que j’ai suivi, tous les guerriers portent comme des, des ails qu’ils ont perdus, et, eh ben, c’est une expression difficile à traduire mais… En gros, c’est plus une, une référence à une, une histoire ancestrale... » Dit-il à Ravix.

« Raconte histoire ! » Liam regarda Ravix comme pour lui demander si elle voulait l’histoire ou non.

Elana se tourna un peu, pour que Liam s’occupe des blessures sur son dos, tout en écoutant la référence des ails ! Des ailes… elle avait en tête l’image d’un pégase, mais bon passons, elle apprécia encore plus l’anecdote.

« Vous pouvez me dessiner des ailes sur mon casque si vous le voulez bien » dit-elle doucement… comme si elle était timide. Cela l’était un peu au fond, mais elle avait encore cette voix sans émotion qui restait du Ravix. Et se rendant compte de la faiblesse de sa voix elle se racla pour lancer une vacherie histoire que les hommes ne viennent pas à croire qu’elle était « faible ». « Comme ça, je pourrais narguer Sandon. »




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Chronologie : 14 & 15 septembre


Le Coupe Papier de Ravix



Liam Sandon


« Bah voyons… Pourquoi ça n’m'étonne pas... » Liam répliqua. Mais zut alors ! Quand lui allait-il voler ?! Pas juste ça ! Liam bouda un peu sur le moment.
« Honoré par idée de Râ-vit ! Sans-Don fera ailes de Râ-vit sur casque de guerrier de Râ-Vit ! Sans-Don sait dessiner. » Zoil était touché par l'idée de l'atlante Râ-Vit.
« Pis quoi encore... » Bouda-t-il.
« Sans-Don ne fera pas ailes à Râ-vit ? »
« Non. » Bouda-t-il encore.
« Affront Sans-Don ! » Surtout que, les Junons de la Grande comme de la Petite Junon, ne disaient pas “non”. Ils disaient “Je refuse.” Zoil résistait à prendre le pli atlante.
« Quoi “Affront” ? “Affront” ? » Reprit-il de Zoil
« Pourquoi elle aurait des ailes et pas moi ? » Enchaîna-t-il.
« Sans-Don pas guerrier. »
« Pfff… J’les f’rai si vous’êtes sages » Liam déclara-t-il.
Liam avait parfois un côté “papa” qui s’exprimait sans qu’il ne sache trop d’où. Car, son propre père n’était pas du tout comme ça. Mais peut-être… justement alors...
« Et en plus, il ose faire sa tête cochon.... » répliqua Elana en leva les yeux au ciel. Avant de mettre un tacle à Liam pour le principe.
« Hé ! Mais arrêtez d’me tacler ! »
Grommela-t-il un peu pour le principe.
« Non » affirma Elana
« Comment ça non… Pfff » Reprit-il le non de Ravix et grommela-t-il.
« C’est trop compliqué ? »
« Comment ça c’est trop compliqué ? » Reprit-il toujours.
« C’est quoi que vous ne comprenez pas dans “non” ? »
« Je sais pas, j’idrai, cette forme de négativité qui ne s’accompagne d’aucune justification. » Dit-il à demi poète pour ne que blaguer à demi.
« Monsieur veut une thèse pour justifier un simple non ? »
« Bien évidemment Madame, ça vaut bien une thèse, simplicité peut devenir complexe, avec, introduction, développement, conclusion, ah, et, bien sûr, problématique hein. » Dit-il en blaguant. Liam n’avait jamais été très loin à l’école alors c’était l'hôpital qui se foutait un peu de la charité. Liam voulait surtout l’enquiquiner.
« Hum... » elle semblait réfléchir puis elle le regarda fermement. « Non. Et on ne discute pas! »
Liam plissa les yeux. C’était trop tentant de discuter lorsque quelqu’un disait de ne pas en discuter. Enfin pour Liam. Toujours, il ne faisait que pour l’enquiquiner.
« Vous êtes sûr ? Pourtant, j’suis sûr qu’il y a de quoi développer sur ce non. J’y verrai comme un, un refus catégorique, mais, est-ce un refus à s’autoriser à refaire une action ou est-ce un refus d’écouter l’autre ? »

Zoil fut très captivé par la conversation entre Ravix et Liam sur le “non”. Zoil cherchait à comprendre le sens atlante du “non” que les Junons ne disaient pas.

Elana Ravix


Ravix le regarda longuement, avant de lui choper le menton de la main et le rapprocher de son visage comme une mère qui allait gronder … « La dernière fois, vous avez fini par terre… le sol vous manque ? » elle avait parler plus bas d’un ton tranchant comme elle savait si bien le faire. Cela avait un côté un peu prédation. Mais bon, il ne faisait que gesticuler devant elle donc au final c’est comme si ne gazelle se trémousse devant un lion… il va la bouffer. Bah là pareil, il s’agitait trop… ou putôt c'était comme un plumeau avec un chat. Même si Elana préférait un animal bien moins félin.

C’était toujours sympa pour Liam de se retrouver au plus proche de Ravix. Il ressentait cet effet “saut à l’élastique” en lui qu’il attribuait en raison que c’était toujours un peu borderline, tranchant, avec Ravix, comme là, car bon, il le sentait que, son approche, ce n’était pas non plus pour aller cueillir des fleurs et se promener main dans la main. A vrai dire, le sol lui manquait oui, bah ouais, il avait bien apprécié lui, l’avoir en son dos, bon, il n’allait pas lui dire non plus, et, comme à son habitude, il allait blaguer, « Terriblement. J’ai toujours aimé le catch. Mais j’vais me taire et vous soigner plutôt... » Dit-il sérieux.
Elle le lâcha dans un geste lent qui pouvait laisser sous entendre qu’au moindre bluff de la part de l’homme, il finissait à terre aussi vite que l’éclair.
« Bien. » conclut t’elle, avant de se remettre droite, pour écarter les vestiges de son pantalon et permettre à Liam de faire son œuvre. Un instant, elle s’était dit qu’elle devrait aussi le retirer mais en dessous elle était en sous vêtement. Après bon, c’était un infirmier donc il en avait vu des petites culottes. Comme tous les médicaux du coin. Mais sur le coup, elle n'en fit rien, se disant, qu’elle préférait prendre une douche avant de salir son nouveau pantalon. Agacé par la flanelle de son bas, elle finit par déchirer celui-ci en tirant dessus, se faisant un short. Cela tombait mal comme coupe mais qu’importe. Le bas était mal coupé et il pendait sur ses rangers. Oui elle est bourrine et alors ? Zoil et Liam ? Comme s’il y avait un blanc, elle releva la tête se raclant la gorge.
« Et donc l’histoire ? »

Liam Sandon


Liam, sur le vif, ne put qu’observer la façon bourrine que Ravix prit à faire de son bas un short. Au final, à voir ce geste, il arbora un sourire léger en coin quelque peu malicieux. Du genre, “ah bah ça m'étonne pas ca tiens”. Pour autant, Liam, ça le titillait un peu, alors, il se gratta la joue. Quant à Zoil, il s’en étonna lui, car, beaucoup moins habitué, et écarquilla un peu les yeux.

« Oh, femme avec bonne poigne ! »
« À qui l’dis tu…» Confirma Liam sur un air très filou. Quand elle le chopait, après tout, il sentait sa poigne. Liam l'avait dit comme en aparté même si on l'entendait. Zoil ne saisit pas l'expression.
« A Râ Vit ! »
« Non mais oui je sais mais... »

Elana releva la tête vers les deux hommes avant de ricaner doucement comme elle le faisait toujours. Un rire qui semblait contenue et assez discret, il était rare qu’on l’entende rires aux éclats ou même faire des vocalises. Comme si elle avait honte. En réalité c’était son côté apathique, elle était tellement peu expressive, certain disait carrément “mort” qu’elle ne se lâchait jamais. Enfin bon, la méconnaissance du pégasien et des expression terrine était très amusante. Et oui, elle avait une sacrée poigne, faut dire que le genre de la maison ce n’est pas la douceur.

L’histoire donc.
Liam s’apprêta à amorcer l’histoire. Il y avait toujours ce temps, où, on avalait salive, où, on se mettait dans une micro-préparation, avant de, eh bien, d’se lancer et tenir la prestation !


« Il y a cette histoire. En Junon.

Dans des temps immémoriaux, Pithormim, le plus grand des guerriers de Junon, un jour, dressa une étrange créature, qui le subjugua, un pégase, un cheval ailé capable de voler, et, à mesure de l’apprivoiser, d’approcher le sauvage animal, il finit par le monter, à le chevaucher, jusqu’à devenir le plus grand cavalier de Junon. Il forma, une élite de cavaliers, qui usait de l’épée, et qui dressèrent d’autres pégases, chevaux de la Galaxie Pégase. »


Zoil posa un coude sur un genou et une main sur sa joue. Il aimait le style narratif de Sans-Don. Zoil avait tendance à lui raconter plein d’histoires de Junon car il n’attendait plus alors que Liam les fasse vivre par sa parole qu’il modulait à les mettre en vie voire en geste quand Zoil lui parlait de bataille et que Sans-Don s’amusait à l’amuser de miner les gestes.

Elana était toute aussi captive, en oubliant le contexte de l’infirmerie au passage. Liam avait un don pour la narration et cela en était plaisant. Des pégases… cela était irréel pour une terrienne mais ça serait tellement cool de se battre avec des chevaux volants. Quoique … elle n’avait jamais poser son cul sur un canasson, cela ne l’avait jamais tenté et puis bon, elle est plutôt bien sur le plancher des vaches que sur l’une d’entre elles.


« Un jour, Janus apparut en Junon. Pithormim, le plus grands des guerriers, devint alors, le plus grands des diplomates, son peuple le renoma, Dirach, nomination qu’il accepta, et, fort de l'approbation et de toute la confiance que son peuple lui accorda à travers cette nomination, il proposa à Janus, avant même toute guerre, car Janus demeurait ainsi à décider de la Paix comme de la Guerre, un présent en échange de la liberté de son peuple.

« Janus alors dit, « A vous qui aviez l’audace de voler, je vous somme de regagner votre terre, et, alors, seulement, je questionnerai votre liberté. »
Cita Liam en y mettant un ton solennel mais sans caricaturer la figure que Liam savait plus que très importante pour les Junons et donc pour Zoil.
« Dirach, pensant à son peuple, s’exécuta à une révérence, et, sur le champ, il fit venir autant son propre pégase que ses cavaliers ainsi que tous les pégases de ses chevaliers, pégases qui, tout aussi dévoués à leurs maîtres que leurs maîtres l’étaient à leur peuple, se tinrent droits, les cavaliers eux, acceptèrent le coeur lourd la sentence.»

Liam marqua une pause, ce moment de l’histoire s’y prêtant à le faire, et, comme pour mettre en valeur l’instant qui allait suivre, aussi dramatique que coeur même de l’histoire.
« Les ailes des chevaux furent remis à Janus. Les cavaliers, eux-mêmes, de l’épée, fauchant, tranchant les ailes de si magnifiques chevaux, qui de leurs robes blanches devinrent rouges sangs. Janus, voyant ce spectacle, s’offusqua, et, face à la mesure si radicale de Dirach, il offrit la liberté à Junon. Il l’offrit bien oui, la liberté, mais dans la colère, et, de son courroux, il scinda la planète en deux, en la Petite Junon et en la Grande Junon, destinées à jamais, planètes-soeurs, de veiller chacune l’une sur l’autre dans la Paix. »


Elana tiqua avec une moue étrange, ils avaient coupé les ailes des pégases ? mais pourquoi ? Elle ne comprenait pas ce passage mais soit.

« Chaque guerrier se souvint avoir perdu leurs ailes en ce jour. Mais que ne fut pas merveilleux de n’être non plus qu’un mais deux. » Zoil sourit d'un beau sourire à cette parole. Il était heureux d’entendre un atlante, à l’origine étranger alors, qui s'investisse à transmettre avec grande fidélité tout l’état d’esprit Junon et avait su, à son goût, choisir la bonne tournure.
« Il y a des variantes à cette historie. Dans certaines histoires, ce sont les chevaux eux-mêmes, qui, d’un jour ou l’autre, ont perdu soudain leurs ailes et sont tombées, par affection envers les hommes, pour qu’ils puissent les chevaucher sur leur terre et cesse de chevaucher le ciel. En colère, face à cette affection, Janus scinda alors la planète en deux. Des chevaux, on remercie le don qu'ils ont fait aux hommes à abandonner leurs ailes à jamais pour eux. Il y a une autre histoire, qui prétend aussi, que ce ne sont pas les ailes que Pithormin remit Janus, mais les têtes de ses guerriers et la sienne. De ces histoires ancestrales, les Junons s'interdisent de voyager par la porte des étoiles hormis entre la Grande et la Petite Junon, deux planètes qui n’en forment qu’une seule qui se doivent de rester sœurs. »

La jeune femme hocha la tête avec un sourire agréable sur le visage, cela ne dura pas plus de trente secondes, mais elle semblait contente de ce récit qui en apprenant plus sur Junon et puis Liam était un bon conteur.

«Troisième Adresse » Compléta Zoil.
« Hormis entre la Grande et Petite et Junon et la Troisième Adresse.»
Elana tourna la tête vers Zoil, la troisième devait être Atlantis sinon Zoil ne serait pas ici.
« Depuis, en Grande et en Petite Junon, on souhaite aux guerriers que leurs ailes leur reviennent, ces ailes qu’ils ont perdu de leurs propres chefs pour leur peuple. Ca veut dire, j’pense, qu’on reconnaît le guerrier, l'explorateur et son pégase, qui est prêt à sacrifier beaucoup, à se sacrifier pour le peuple, à se sacrifier pour la paix, et qu’on lui souhaite bonne guerre, et qu’on lui souhaite qu’après la guerre, que revienne la paix et la paix en lui, avant une autre guerre, qu'il puisse au moins vivre d'un peu ce pour quoi il guerroie. Enfin moi j’le comprends comme ça. »
Liam déclara-t-il et se remit-il à la place de l’atlante qu’il était à transmettre une culture qui n’était pas la sienne et dont il ne voulait pas prétendre alors la comprendre. Zoil n’avait pas l’air de le contredire. Il arbora même, un léger sourire, et parut apprécier l’interprétation. Après tout, Sans-Don était double élément et pouvait tenter de comprendre la dualité.
Liam se montra alors, infirmier, pas si irrespectueux que cela des guerriers. Après tout, ils étaient venus là, sur Atlantis, pour les soigner... C’était bien eux qu’on soignait le plus ici…
« J’me dis aussi que, Janus n’a pas réagi que sous le joug de la colère, mais aussi, de l’affection, de l’amour. Janus en avait p't'ete marre d’voir ces grands guerriers et ces grands chevaux souffir. » C’était là encore une interprétation toute personnelle de Liam, et qui, à vrai dire, lui ressemblait bien, mais qui paraissait envisageable, car, une fois encore, Zoil ne le contredit pas, et quand bien même Liam évoqua Janus avec familiarité, car, tant qu’on reconnaissait Janus, et qu’on ne faisait que des hypothèses, ça allait. Et puis, Liam avait après tout eu le droit à beaucoup d’histoires de Junon, et, s’en était pas mal acculturé, alors, il voyait assez juste sur certains points, et, en particulier, sur Janus. L'émotion de Janus, pour les Junons, ne pouvaient qu'être ambivalente, à double face, à la Junon, et, à l'autre versant de la colère, de la haine, en effet : l'amour. Janus était LA grande figure ambivalente des Junons. Paix et Guerre. Amour et Haine. Création et Destruction. Et, tous les Junons, par culture, étaient, à cette image, doubles.


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Le Coupe Papier de Ravix




Le 16 septembre : 10h00


Elana Ravix


Elana n’avait pas d’interprétation à donner, du moins, elle ne dit rien sur ce fait écoutant celle de Liam. Dans sa tête, elle voyait la séparation comme un sacrifice et une manière de montrer que même par la douleur on peut trouver le véritable bonheur. Cela lui rappelait les combats, que c’est bien sur le terrain que de vraie amitié se font, alors que la souffrance est tellement présente qu’on en oublie que le bonheur existe. Le problème avec les histoires c’est qu’on y voit tous quelques choses de différents, c’est pour cela que certaines personnes extrêmes y trouvent ce qu’il cherche : une raison de créer la haine ou de faire le mal. Et d’autre de se rebeller contre ce qu’il trouve injuste. Dans son cas à elle, elle tirait une conclusion basée sur son expérience au combat. Liam lui parlait d’autre chose qui était propre à sa sensibilité.

« Elle est bien cette histoire. » affimat’elle avant de tendre ses jambes. Le sang avait séché dans des sillons lui zébrant sa peau rosé.

« Histoire ancestrale. » Acquiesça t’ill. Zoil arbora un air de nostalgie. Il avait comme une moue triste. Il pensa à sa planète, sur laquelle, il n’avait plus le droit de se rendre, parce qu’il avait rejoint Atlantis, et, alors, planète dont il avait été banni, car les Junons ne voyageant pas, dans la croyance de cette histoire ancestrale. Zoil, le seul à avoir accepté, lors de l’exploration d’Atlantis par une petite équipe en Petite Junon, le contact avec les atlantes, et, de là, à avoir rejoint la Cité, en pégasien et alors, en exil de Junon.

Liam adressa un regard pour Zoil. Liam connaissait l’histoire de Zoil.
« J’ai oublié de raconter l’histoire de Mun. Tous les guerriers de Pithormin acceptèrent ce sacrifice sauf un. Mun. » Zoil parut captivé. Il ne comprenait pas encore pourquoi Sans-Don aborda l’histoire de Mun.
« Pour cette traîtrise, à la naissance de la Petite Junon et de la Grande Junon, on emmena Mun à la porte des étoiles de la Grande Junon, enchaîné, de ses poignets et de ses chevilles, comme un vulgaire prisonnier de guerre. On lui accorda, de dicter une adresse, où il serait banni, sans jamais pouvoir revenir ni en Grande ou en Petite Junon.

Il dicta une adresse. La Troisième Adresse. L’Adresse de Mun qu’on ne cita jamais plus que sous le nom du Troisième alors.
» Zoil parut interloqué. On ne nommait pas Mun “le Troisième” mais cela lui parut logique puisqu’on parlait de “Troisième” Adresse et que les Junons la devait effectivement à Mun. Zoil parut impatient de saisir l'adaptation de Liam.

« Une Troisième voie, où, depuis lors, la Grande Junon et la Petite Junon, y emmènent ses défunts, pour qu’ils reposent en paix, où seuls les morts voyagent pour un dernier voyage. Mun, la mort, taxé de traître, Mun, l’incompris, généreux, qui n’a jamais que, pensé à son peuple lui aussi, à une Troisième voie, un renouveau, à avoir cru qu’il y avait une autre voie, même lorsque tout paraissait perdu à jamais et mort de tout espoir. »

« Merci Sans-Don. » Zoil le remercia-t-il avec un certain émoi.
Liam le regarda. Il haussa les épaules et lui sourit comme si ce n’était rien d’un sourire doux.

Zoil comprit que Liam voulait lui dire avec cette histoire que malgré l’image de traite qu’il avait sur sa planète il avait choisi une “troisième voie” pleine d’espoir en rejoignant Atlantis. Cela lui redonnait pour lui de l’espoir aussi que les Junons pourraient comprendre son acte.

Et bien il en avait des histoires sur Junon. Remarque sur terre aussi, mais cela n’avait plus la même importance et narration que celle de Zoil. Encore une fois, Liam se mit à narrer un nouveau récit plein d’émotion et Elana se prit à aimer les tons et les nuances qu’il employait. S’il avait eu cinq ans, elle lui aurait demandé de lire une histoire avant de se coucher. Paradoxalement ou simplement avec naturel, le corps de la jeune femme était détendu, ce qui pouvait peut-être faciliter le travail de l’homme qui se devait de soigner ses nombreuses blessures.

« Et la troisième adresse on la connaît ? »
Aussitôt à la question, Zoil regarda aussitôt ailleurs, ne sachant pas quoi répondre et comme voulant éviter autant la question que la réponse. C’était tout comme si Elana venait de demander quelque chose de tabou pour Zoil. Il hocha la tête sur du négatif comme très agité et comme à s’y forcer sur le geste car il emprunta ce dernier aux atlantes et de ce qu’il avait pu observer des atlantes. La question que Ravix posa était une question réservée aux chamans sur Junon. Pour autant, Zoil, avec Liam, avait l’habitude d’être interrogé sur tout, donc, rien n’était grave. Zoil se sentait juste illégitime de part son statut Junon à y répondre.

Pour une fois Elana le remarqua et regretta d’avoir poser cette question, si cela donnait des gênes à l’homme en tailleur derrière elle. En faite en y repensant cette situation était ubuesque. Elle avait deux infirmiers pour elle et qu’un seul qui bosse. Comme sur les chantiers publique en France quoi… Heureusement qu’il avait un rideau pour cacher tout ça.

Liam, ne comprenant pas très bien la réaction de Zoil, finit par expliquer à Ravix, du moins, d’expliquer un peu plus la situation de Zoil, « Zoil n’a plus le droit de retourner sur sa planète parce qu’il a décidé de rejoindre Atlantis lorsque l’expédition a découvert la Petite Junon. C’est le seul Junon de la Petite Junon qui a rejoint les atlantes. »

Elana trouvait ça par contre très con. Elle tourna la tête vers Zoil, qui devait se sentir bien seul loin des siens... elle ‘n’aurait pas aimée être exilé pour acte de sociabilité.
« Ah bon… mais pourquoi ? »

Infirmier Zoil


Zoil ne répondit pas tout de suite mais il finit par répondre et par se délier de la parole.
« Troisième Adresse adresse pour ceux qui quittent nous pour autre monde. Atlantes appeler Mort. Nous Dernier voyage. Junons de notre monde pas le droit d’y aller. Destination inconnue. Seuls Cavaliers de Petite et Grande Junon aux Masques du Dernier Voyage connaissent Troisième Adresse ont droit de composer Troisième Adresse. Junons de notre monde pas le droit de voyager. Que en Petite et Grande Junon Junons de notre monde avoir le droit de voyager. » Zoil était incapable d'expliquer pourquoi. Cela relevait d’un interdit culturel. La Troisième Adresse était comme à l’image d’un territoire sacré qu’une tribu n’avait pas le droit de fouler excepté une certaine caste de la culture. En Junon, les castes des cavaliers aux masques qui en étaient des intermédiaires, et, les chamanes, certains chamanes même, qui pouvaient prétendre donner du sens à cet interdit.
« Que sur planète-soeur avoir droit de voyager. Moi avoir voyagé pas que sur planète-soeur. Moi avoir traversé porte des étoiles pour ailleurs. Autre destination. Moi banni. Moi avoir cru en atlantes. En Atlantis. Moi pas sûr mais moi avoir cru comme Sans-Don vient proposer interprétation Troisième Voie. Moi avoir senti ça en moi. »
Emprunta-t-il l’interprétation de Liam car elle parut au Junon bien résumer l’émoi qu’il avait ressenti. Zoil tâcha toutefois à tenter d’y ajouter comme une humilité tant cet émoi n’avait été que très intuitif et en fin de compte très personnel puisque pas un autre Junon ne l’avait ressenti ou s’était autorisé à le ressentir ou avait avoué ressentir aux contacts des atlantes.

« Moi considéré traître. Moi avoir appris comme toute Petite Junon Chamane du Dernier Voyage en Grande Junon nommée. Junon Chaman comme Temps Anciens. Chaman capable de nommer Ce qui est Janus. Mais nous plus avoir parler avec Grande Junon. Nous parler avec dans l'obscurité. Par casses-têtes. Malgré occupation Wraith. Nous avoir demandé aide résistance Grande Junon les Fils de Janus. Dernière attaque Wraith sur Petite Junon. Parler rompu. Grande Junon pas pu avoir abandonné nous. Planète-soeur. Moi croire que Fils de Janus voyager ailleurs. Moi y avoir cru plus fort à voir atlantes venir à nous. Mais moi pas le droit de croire que Junons avoir voyager ailleurs. Moi pas savoir pourquoi ressentir mais moi ressentir. Moi pas vouloir croire que planète-soeur a abandonné nous. Petite Junon… certains croire que oui. En silence. Moi révolté. Temps difficile. Difficile comme pour atlante perte de quelqu'un dans une famille. » Zoil se basait sur ce qu’il avait appris à côtoyer Sans-Don qui lui avait évoqué la perte de sa mère et ce que cela avait pu engendrer dans sa famille comme pour se comprendre car Zoil avait évoqué à Liam ce “vide” qu’il ressentait à ne pas avoir de “lien Junon”. Ils avaient pu alors tous deux tenté d’essayer de cerner chacun les ressentis de l’autre et de se comprendre comme davantage.
« Wraiths gagner si plus de lien entre Junons. Sans-Don avoir proposé Lien Junon avec moi sur Atlantis. Sans-Don frère Junon. Moi espérer un jour regagner lien Junon à moi avec ma soeur Junon et garder avec Lien Atlante avec Sans-Don. »

Zoil partagea-t-il ce qu’il avait sur le coeur. Liam resta silencieux. Il connaissait une partie de tout cela mais pas tout et appris certaines choses tout comme Ravix et notamment sur l’existence d’une Chamane. Liam ne savait pas non plus que Zoil souhaitait même s’il espérait retrouver un “Lien Junon” garder son “Lien Atlante” avec lui. Liam parut un peu gêné car touché et lui adressa un fugace doux sourire puis il poursuivit à prodiguer ses soins pour Ravix. Après tout Zoil parlait à Ravix surtout. « Moi avoir perdu femme à moi sur Petite Junon. Don aux Wraiths. Pas pu avoir connaitre Dernier Voyage. Moi espoir que mon lien soeur de Grande Junon toujours de notre monde et redevenir frère. Moi savoir de résistant Petite Junon que elle avoir servi chamane du Dernier Voyage parmi Les Fils de Janus. Moi sentir devoir servir chamane du Dernier Voyage comme ma soeur. »

Liam expliqua, « Être frère et soeur sur Junon n’est pas forcément lié au lien du sang. Ca veut dire surtout que c’est son lien sur la planète soeur. »
« Décidé par Chamane »« Les Junons pensent qu’ils doivent euh, comment dire, j’ai pas super bien compris encore non plus mais grosso modo la voie de celui avec qui on a un lien impacte sur sa propre voie. » Car Liam avait en fin de compte proposé un lien sans vraiment en saisir toute la portée et les incidences aussi positives que négatives.... Mais ça lui ressemblait bien à l'insouciant et le sociable !
« Moi avoir droit accepter avec Sans-Don car Sans-Don infirmier. Moi aussi sur Atlantis. Moi guérisseur mais infirmier sur Atlantis. Junon a droit être propre chamane pour lien Junon si lien respecte coutume Junon. Petite Junon et Grande Junon à jamais planètes-soeurs. Moi oser espérer que atlantes deviennent alliés à nous. Moi être traître à cause de espoir. Mais moi droit d’espérer être autre pour Junon. Junon grand respect pour Junon double. Mais difficile. Très difficile. Maigre espoir. » Zoil confia-t-il son histoire.

Elana Ravix


Eh bien c'est quand même hard comme sentence chez les Junons. Juste parcequ'il à oser parler aux Atlantes ? Eh bien… Elana s'était toujours étonné que les autres peuples qu'ils rencontraient étaient soit amicaux, soit des ennemies en puissance. Il n'avait pas d'entre milieu, après beaucoup de peuple voyage avec la porte depuis bien longtemps et donc ne s'offusque pas de voir des étrangers. Mais là, refuser carrément qu'on parle aux Atlantes… s'était du jamais vu, du moins, il ne devait pas avoir beaucoup de rapports relatant cela. Après ils avaient l'usage exclusif de cette porte entre deux mondes lié. Prendre une autre adresse était surement vue comme une manière de se rejoindre à la troisième adresse et les Atlantes étaient peut-être considérés comme des agents de ce banni de Mun et donc comme étant des envahisseurs ou plutôt des agents de la mort. Du moins elle le comprenait ainsi.

Comme souvent Elana n'avait pas grand-chose à répondre, même si dans sa tête milles question lui venait, mais elle n'était pas bavarde et préférait garder ses ressentis et ses questions pour elle. Ce qui était bien dommage, puisqu'elle s'intéressait aux propos de Zoil.
« J’espère que votre peuple entendra votre espoir. Il est bien triste d’être un traitre juste pour avoir parlé à de futures amis. » elle ne doutait pas que les dirigeants feraient le nécessaire, elle ne doutait presque jamais de l'efficacité des gens qui dirigeaient au-dessus d'elle. Ils sont là pour une raison et leur choix ne sorte pas de leurs fesses le jour d'une pleine lune. C'est pour cela qu'elle ne remettait que peu en cause les ordres de ses officiers. Car ils ont les galons pour décidés à la place des simples soldats. Après, il arrivait des échecs comme ce sergent Eversman dégradé publiquement. Elle était partie en entrainement avec lui, ils en avaient tous bavé plus que nécessaire, dans un sens c'est du Calahan…et son avis sur lui avait été moins tranché qu'au début. Mais bon, il restait sur lui la honte d'avoir été un homme tout sauf respectable. Et il allait devoir encore faire ses preuves à chaque instant pour que tous, ne se rappel plus de l'incroyable déchet de l'armée qu'il a été. Elle leva les yeux vers Liam qui la soignait.

« Il reste encore beaucoup de temps ? » Non pas qu’elle s’ennuyait oula non, mais elle devait rendre des comptes à son supérieur.





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