Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Normandie 5 : La dernière offensive

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Mar 25 Sep - 21:21
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L’envol des temps anciens



Au soleil couchant de la fournaise qu’était la planète Le Boc hors de l’oasis verte, les hommes avaient été acheminé par deux camions au travers d’un chemin de sable. Ils n’avaient pas été informé, simplement mobilisé comme étant le fer de lance de la prochaine attaque. Atlantes, Natus, Clones et Tairis représenté par Arwé’Shara. Ils étaient tous transférés sur un nouvel endroit qui tendait à les éloigner de la ligne de front.

Par ce regroupement soudain et inhabituel, les hommes se regardaient tous en chien de faïences. Notamment Atlante/Natus contre copies silencieuses. Il n’y avait cependant pas de préjugés ou fortement dissimulé depuis que le cas d’Eversman avait fait le tour du camp.

Dans un dernier rugissement, le camion avala le reste de la pente pour déboucher sur la piste de décollage. Malgré la pénombre progressive de la nuit, ils remarquèrent tous le vieil avion de transport. Les remarques et exclamations de surprises fusèrent, mélange de scepticisme et d’inédit. La découverte du moyen de transport goma instantanément les différences pour la surprise de la découverte. Même si les clones avaient eu accès à l’information grâce à Coleen. Et de même les Natus par leur Meneur. Chez chacun d’eux se découvrait la surprise et l’étonnement.

Le camion grignota la distance restante, passant devant les deux darts demeurés au sol et recouvert d’un filet de camouflage couleur désert. Les techniciens étaient encore là, montés sur la carlingue, vérifiant les moteurs et effectuant les derniers réglages qui se voulaient plus précis. Dans un accoup sec, le camion s’arrêta et le garde-fou bascula.

« Descendez du camion ! Section, placez-vous devant les hommes en tenue orange, regroupez-vous par escouade, de Alpha à Delta. »

Sous la supervision des sergents, les quatre groupes de sept soldats se formèrent très rapidement devant les techniciens du Dédale. Peu habitué à travailler ensemble, les carrés mirent un peu plus de temps à se dessiner mais ces rudiments militaires étant les mêmes, tous les soldats s’organisèrent naturellement.
Pour chaque groupe se trouvait un sergent à la tête d’un caporal et cinq soldats.

Le sergent Graham se déplaça d’un groupe à l’autre tandis que les techniciens équipaient chaque homme de ces anciens parachutes. Ils répondaient aux questions tout en vérifiant les attaches et les baudriers. Chacun de ces soldats étaient ensuite muni du parachute ventral standard puis d’une longe auquelle se rattachait leur équipement personnel. Ils prenaient le temps de bien les informer, notamment les Natus, les clones disposant des souvenirs adéquats.

Indépendamment, on avait demandé à Aya d’accompagner Arwé’Shara devant le module de stase. Afin que leur soit expliqué le système et convaincre la tigresse de l’intégrer pour participer, en représentante des Tairis, à cette manoeuvre tactique. Le chef Tyrol lui-même expliquait dans les termes qui se voulaient les plus simple la façon dont elle serait transportée afin de participer. Impossible pour elle d’entrer dans ce C-47 et de sauter de façon conventionnelle. Ne serait-ce par question de surcharge mais également à cause de sa masse. Dans ce module, elle serait dématérialisé et rematérialisée après le parachutage.
Afin d’éviter ses inquiétudes, le chef Tyrol lui avait expliqué qu’elle pouvait choisir le soldat de son choix pour veiller à sa sécurité. Mikkel pouvait être ce choix si elle le souhaitait. Et la présence d’Aya était nécessaire pour que les Tairis soient au courant de la façon dont serait emmené leur représentante.

Pendant une bonne heure, la troupe d’assaut fût entièrement équipée et pourvue en munitions. Rien ne fût oublié. Les soldats pesaient alors si lourds et étaient si encombrés qu’on les fit asseoir en ligne, les uns derrière les autres, pour éviter de les épuiser. Le sergent Graham continuait de passer d’une escouade à l’autre pour vérifier que tout était prêt et que personne ne manquaient de rien.

Le lieutenant Allen fût la dernière à se rendre sur la piste de décollage. Elle avait traité des derniers détails avec le lieutenant Jacobs concernant la défense de la ZA et la gestion des blessés. Un dernier échange vidéo avait eu lieu avec le colonel Caldwell puis elle avait quitté le cantonnement en jeep. La vie fourmillait maintenant outrageusement dans ces bois solides et bien formés. Les petits animaux avaient laissé la place aux plus gros qui ne s’enfuyaient qu’à l’approche du véhicule.

Lorsque la texane atteignit la piste d'atterrissage, elle découvrit les lignes de soldats triés sur le volets comme convenus. De grands projecteurs sur trépieds leur fournissaient un éclairage suffisant. A part pour son unité, les autres étaient répartis entre trois Atlantes, deux clones et deux Natus. Ils se tenaient tous prêt, les visages rongés par l’excitation et l’impatience de découvrir le plan.

L’équipe technique avait terminé son travail. Elle s’était regroupée un peu plus loin, à l’écart, dans la zone d'atterrissage. Ils étaient tous là, même Peter et Kate, à considérer le lieutenant Allen avec discrétion. Le chef Tyrol l’aborda en premier. Il la salua militairement avant de s’exprimer.

« Tout est prêt de notre côté. Nous retournons sur le Dédale pour quitter l’orbite. »
Il lui tendit un objet gauchement emballé dans du papier bulle et ajouta d’un ton beaucoup plus discret :
« C’est pour vous. De la part des poètes. Revenez-nous en vie lieutenant. »

Il lui fit un signe de tête, demeurant très pro, puis fit un appel radio. L’instant d’après, l’équipe technique disparut dans un grand flash lumineux. Pedge savait le colonel pressé de rejoindre la zone de combat rapidement, le croiseur amorçait déjà son départ pour une nouvelle bataille qui se ménerait en parallèle de celle-ci.
Le temps que le lieutenant se prépare de son coté, il avait été convenu que son aide de camp fasse le briefing. Il se positionna devant tous les soldats et se racla la gorge avant de commencé.

« Mesdames, Messieurs, soldats de toutes armées confondues. Bientôt, vous montrez dans cet appareil qui se trouve dans mon dos et partirez pour un voyage long de six heures. Il s’agit du dernier moyen de transport pour couvrir les deux milles kilomètres nous séparant de la base ennemie. »

Il s’approcha un peu, regardant les soldats qui l’écoutaient. Il était géné, ayant l’impression de trop en jouer ou de se faire général. Mais James comptait aller jusqu’au bout et ce moment était l’un des plus importants de la guerre. Une manoeuvre sur laquelle reposait de très nombreux espoirs.

« A trois heures du matin, cette nuit, vous serez parachuté au-dessus de la cité sous contrôle Wraith. Cet engin est si obsolète que les détecteurs ne devraient pas repérer notre approche. Vous atterrirez sur ou en-dehors de la structure. Pour vous guider, vous avez tous deux clones vous accompagnant. Ils connaissent la cité comme leur poche, ayant été formé à l’origine pour nous frapper. Ils sont dignes de confiance, sachez-le. »

James longea les équipes et reprit :

« Nous sommes l’avant garde de notre armée. Nous avons pour mission de frapper les hangars à drones. Deux équipes pour chacun d’entre eux, les cibles vous seront désignés selon votre zone de posé. Votre objectif principal consiste à faire sauter toute la structure et priver l’ennemi de ses capacités anti-aériennes. Pourquoi ? »

Il les fixa avec un léger sourire.

« Parce que l’intégralité de nos troupes sera déposée demain matin, à l’aube, grâce aux deux darts que vous pouvez voir sur votre gauche. Si l’ennemi est capable de se servir de ses drones, c’est la fin de la guerre, nous l’aurons perdue. Mais si nous y parvenons, nous avons de très nettes chances de remporter la victoire. »

Il acquiesça, sûr de lui.

« Vos sergents et caporaux vous brieferont sur les objectifs secondaires. Je porterai la centrale pour condenser l’essentiel de vos rapports et le lieutenant Allen, ici présente, dirigera la mission. Elle fera partie de l’équipe Delta composée du Docteur McKay, du soldat Hansen, de l’agent de liaison Coleen, de la Tairis Arwée et du tirailleur Natus Elesdo. »

Il termina sur ses dernières phrases :

« Dans six heures, lorsque je vous ferais signe, vous vous lèverez pour former une ligne parfaite et vous accrocherez votre pince sur le câble au-dessus de votre tête. » Il montra son propre crochet pour exemple. « Le reste se fera tout seul. Durant le vol, je viendrai vérifier que chacun d’entre vous connaisse les éléments de missions les plus importants et la procédure de saut. »

James garda le silence un certain temps avant d’ajouter avec gravité et sans vouloir surjouer :

« Nous avons tous fait un long chemin. Nous avons tous saigné côte à côte, résisté à cette guerre sanglante. Cette nuit, nous y mettons fin. Quelqu’un a-t’il une question ? »

@ pyphi(lia)


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Consignes :

Vous êtes sur le point de partir au combat !

  • N'hésitez pas à poser des questions.
  • Profitez de ce moment pour parler entre vous.
  • Arwée est placée en module juste avant le départ, elle a le choix de son "protecteur"
  • Vous pouvez passer si vous ne savez pas quoi écrire, faites-le savoir. Nous avancerons plus vite.


Votre équipe possède la désignation Delta et comprends :

* Lieutenant Allen Pedge
* Sergent Graham James
* Soldat Mikkel Hansen
* Tairis Arwé'Shara
* Docteur Rodney McKay
* Tirailleur Elesdo Carbel
* Agent Coleen "No-Fire"

**************

La Deadline est prévue le Dimanche 30 septembre à minuit.

Bon RP !

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Sam 29 Sep - 17:20
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Arwé Shara

Arwé”Shara


Les demi-lunes étaient revenues. La nouvelle leadeur des sans poil avait dû réparer les erreurs de ses deux rebelles. Voilà la simple constations d'Arwé, qui montait sans dire un mot de plus dans le camion avec les autres humains. Il avait des tensions entre les sans poil véritables et les demies lunes et la tigresse semblait en avoir rien à faire. En réalité, elle restait neutre, après tous les demis lunes étaient des alliés, certes peut être dérangeant par leurs aspects et création, mais des alliés. Et ce n'est pas elle, guerrière Tairis ou même Tairis qui allait porter jugement ou même partie. Elle était pour la fin de cette guerre avec la mort de la reine. Les Atlantes et les Natus étaient leurs alliés et si pour cela ils avaient choisi d'avoir d'autres alliances, chaque tigre respectait ce choix. Tant que personne ne vienne faire de nouvel esclandre qui retarderait l'opération.

Le voyage en camion, lu fila le mal des sables… coucher, elle tentait de garder un peu de son équilibre sans rendre son repas. Elle n'aimait pas du tout ce voyage y trouvant un inconfort important et surtout qu'elle voulait vomir. Un soldat avait compati lui disant que son chat n'aimait pas non plus les voyages en voiture. Elle ne savait guère ce qu'était un chat avant qu'il lui explique… Elle devait avouer que sur le coup elle s'était vexée, il la comparait à un animal de compagnie servile et non libre de penser ! Mais l'homme s'était rattrapé assez vite et avec beaucoup de tact pour lui montrer que morphologiquement ils étaient tous deux félins d'où sa référence. Elle avait fini par accepter se demandant si les autres Tairis appréciait ce voyage autant qu'elle. Mais elle devait avouer, qu'elle passa le reste du temps, à ne rien dire, ruminant son mal être et surtout cette référence au chat. Ainsi, quand le camion s‘arrêta, elle n'était pas mécontente de pouvoir sauter hors de cet engin de l'enfer et revenir près des siens, pour faire le bilan de leurs aventures. La majorité n'avait pas aimé non plus.

Pendant que les sans poil s'organisait en section, Arwé fut interpellé par sa dominante ainsi que son frère Rion Lastar. Un homme l'attendait vers un dart, commençant à lui expliquer qu'elle ne pourrait pas voyager avec les humains dans l'avion. Machinalement, elle avait tourné la tête vers cet « avion…oui un gros camion avec deux ailes quoi. Elle n'était pas mécontente, cet engin ne lui aspirait pas plus confiance et elle était certaine qu'elle rendrait sa viande bouillie que trop vite.

Elle était plutôt honorée de participer avec l'équipe Atlantes à ce dernier round, en représentante des Tairis comme le faisait Vilma pour les éléments politiques. Mais très vite son nouvel égo très modeste se dégonfla, quand Tyrol lui annonça la manière dont elle devait voyager. Instinctivement, elle avait reculé d'un pas, comme pour se protéger de cette nouvelle et surtout de la technologie. Un Tairis ne montre pas la peur, dû moins essaie… mais là, la tigresse, avait les oreilles plaquées sur le crane et le regard fuyant. Elle ne voulait pas être dans une petite boite où son corps aurait disparue. Et si on n'arrive pas à la rematérialiser ? Cela lui semblait être de la pure magie et pour ce domaine il avait déjà un clan Tairis avec Eura. Elle, elle était une guerrière non un chaman ou un truc dans ce genre et qui serait ravie de quitter son corps pour voir un autre monde dématérialisé. La réaction était naturelle, face à l'inconnu et la peur de cette nouvelle. Le pauvre Tyrol eut bien du mal à continuer son explication, qui ne rassurait pas du tout la tigresse qui décida de couper cours à cet échange, pour faire un tour et calmer sa peur galopante qu'elle ne pouvait maitriser devant témoin. Oui, elle était terrifiée par cette boite, par cette technologie et comprenait bien qu'il n'aura pas de couac dans cette affaire… Mais non, son cerveau refusait d'être rationnelle et la peur lui coupait les dents !

Elle pensait pouvoir être seule, mais le temps pressait et Aya et Rion la rejoignit à grands pas pour la rassurer. Eux aussi n'étaient pas rassurés par cette technologie, mais la confiance absolue D'Aya en elle pour réussir ce qu'aucun Tairis n'avait encore fait, donna un peu de force à Arwé. Le pouvoir du dominant était grand chez les félins, si celui-ci a confiance en eux, généralement, les fauves se sente plus galvaniser et prêt à se battre plus férocement. Une marque de confiance est si importante chez eux qu'elle ne peut être que signe de bienveillance. Aya aillant fait son rôle de commandant, laissa sa guerrière dans les pattes réconfortante de son plus proche parent : son frère qui était aussi un chef de clan. Le grand mal avait été blessée et avait continuer la guerre en ligne arrière pour coordonner les tigres. Il était fatigué comme tout le monde et il sut trouver quelques mots réconfortants pour sa sœur. Notamment avec le mot simple d'étoile. Oui, après cette guerre elle serait surement une étoile, Aya en avait l'intime conviction et son frère en était convaincue. Un rêve pour Arwé qui voulait atteindre cette reconnaissance proche du héros pour les humains. Elle allait avoir son nom dans l'histoire et elle ne devait pas faire doter les écrits. Même si le doute et la peur étaient parfaitement normal.

Après un câlin et un coup de tête à son frère elle se décida à marcher vers Tyrol les pattes tremblantes pour lui confirmer qu'elle était prête et qu'elle avait choisi un protecteur portant le nom de Mikkel. Et qu'elle désirait qu'on la mette dans la boite le plus rapidement possible avant qu'elle ne change d'avis. Bien sûre elle aurait pu demander un protecteur Natus, elle était certaine qu'ils prendraient grand soin d’elle, au vu leur croyance, mais la tigresse avait confiance dans ce sans poil a trois balles et elle ne se voyait pas mieux protéger que par lui.
Elle entendue le discours du sergent maitre, l'écoutant attentivement, contrôlant sa respiration, puis elle fut chargée dans son module. Machinalement, elle avait fermé les yeux, marmonnant des mots en Tairis avant que son corps ne disparaisse. Aya informa Mikkel de son nouveau rôle par ses quels mots durs et fermes :

« Arwé Shara est dans un module pour le voyage, elle ta désignée pour être son protecteur. Ne failli pas à cette noble tâche de confiance. Trahir la confiance d'un Tairis ne se finie jamais par un souffle, mais par l'arrêt de celui-ci. » Elle se montrait peut-être intimidante la grande alpha Tairis, mais elle ne tenait pas à perdre sa future étoile à cause d'une défaillance de sans poil qui ne prend pas à cœur son rôle.


° CODAGE PAR DITA | EPICODE °


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JohnSheppard

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Lun 1 Oct - 18:29
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Avant le départ
Du côté de Mikkel & l’Alpha Aya


Mikkel Hansen


Sur la piste de l’avion, Mikkel vit une Tairis, qu’il songea Alpha de son charisme imposant, l’abordant et l’informant que Arwé était dans un module de voyage, l’ayant alors désigné comme protecteur de ce module, chargé de porter ce module et de veiller sur ce dernier ainsi que de le manipuler pour faire sortir Arwé dans les meilleurs conditions une fois au sol.

L’Alpha Tiaris lui donna directive ne de pas faillir à cette noble tâche traduisant la toute grande confiance que Arwé avait en lui et au détriment d’y perdre son souffle de vie. Mikkel acquiesça d’un geste de hochement de tête viking sur l'affirmative à s’y engager dans ce rôle de protecteur qu’il prenait à coeur considérant Arwé comme une frère d’arme et une co-équipière et peut-être même d’ailleurs sa co-équipière la plus proche durant toute cette guerre ayant été à ses côtés durant le premier assaut général multi-factions et s’étant lancé avec elle dans ce grand moment de guerre. « Je m’y engage. Je ne faillirai pas. Je mesure tout l’honneur de cette tâche de confiance que je remplirai. » S’y engagea-t-il aussi viking que militaire et surtout frère d’arme.

Avant le départ
Du côté de Mikkel & Elesdo


Tirailleur Elesdo


Il était agenouillé dans la tente dortoir de son unité. Les braves avaient amenagé un petit coin pour le recueillement de leurs amis et de leurs proches perdus. Un autel, chargé de présents, symbolique, de gravures et de dessins fidèles aux visages voués à l’oubli. Des pères, des mères, des époux et épouses. Des fils, des filles. Et même des grands-parents.
Le régiment expéditionnaire était entièrement basé sur les volontés les plus fortes de retrouver les familles prises en otage. Chacun de ces soldats avaient une raison personnelle d’aller se battre dans le nid de l’ennemi.

Si l’éthique Atlante interdisait le parti pris pour qu’il n’y ai pas de forte désobéissance, la culture Natus en était à l’inverse volontaire. Qui de mieux qu’un père chargé d’espoir pour abattre l’ennemi et retrouver son fils ?
Cet autel n’était pas la figure de la défaite et de la honte. Tous ces braves avec qui ils avaient combattu le Wraiths. Ces nouveaux environnements méconnus, la vie proche des Athosiens et des Atlantes, le fort Natus sur le continent. Toutes ces épreuves qui les menaient jusqu’à cette dernière étape.

Elesdo soupira.
Prostré, il baissa la tête en un signe de profond respect. Une bague, c’est tout ce qu’il restait d’elle désormais. Son corps se trouvait dans son sac de couchage, fermé et étiqueté comme un simple bagage. Mais elle avait reçu les sacrements d’un Tairis et l’Atlante Hansen avait promis. Son voeu le plus cher était exaucé.

Le tirailleur murmura une dernière prière. Un espoir de vivre suffisamment longtemps pour participer à la victoire et libérer, pour de bon, tant la nation Atlante que Natus. Un effeuillage, dans son dos, indiqua que quelqu’un avait poussé le pan de tissu qui le séparait des autres pièces de la tente. Un frère se racla discrètement la gorge, il était temps. Le Natus garda le silence et récupéra son arme posée au sol. Il se redressa dans un mouvement pleinement guerrier, à l’image même de ce que les Natus ambitionnait du LiberTairius. La force et la vaillance, le courage, l’empreinte des Trois.

Elesdo prit le chemin de la sortie, martelant l’épaule de son frère d’un échange martial et fraternel, replaçant ensuite son couvre-chef sur la tête. Il vérifia en chemin la bonne tenue de ses affaires, de son sac, l’état impeccable de son uniforme. Les autres désignés s’étaient déjà rassemblé autour de Paresok. Il se tenait droit, le marteau posé sur le sol, le menton levé. La Meneuse duelliste était là, à côté, mais son regard avait été attiré ailleurs. En suivant cette direction, Carbel trouva la silhouette en mouvement de la nouvelle commandante Atlante. Une célébrité en Magna pour l’exemple symbolique fort de cohésion. Namara s’y trouvait aussi. Tout le monde connaissait l’histoire, le récit héroïque de leur bataille contre l'engeance Wraith. La dualité de la lance et du cracheur de feu nommé P-90.

Elesdo était aussi l’un de ces vétérans. Il avait été là à l’époque, témoin de cette osmose presque divine. Sans besoin d’exercice ni de concertation verbale, la solidarité au centre de la bataille, noyé de peine et de chaos, les avait mené à la victoire. Elle n’était que duelliste prometteuse en ce temps. Et elle avait gravi les échelons par un travail titanesque que bien peu de soeur aurait eu la patience et la ténacité de suivre.
Elesdo comprenait. Il n’y avait pas besoin de mots ni de questions pour savoir ce que signifiait cette étincelle luisant dans son regard. Il s’approcha doucement de la Meneuse pour regarder dans la même direction puis bifurqua sur elle.

« Ordonnez-moi. Et je la protégerai au péril de ma vie. »
Namara eut un léger sourire. Elle lui posa la question comme si les rôles étaient inversés.
« L’accepterais-tu ? L’accepterai-je ? » La Meneuse secoua négativement la tête et se para d’une absence d’émotions. Elle se sentait soudainement percée à jour par ce tirailleur expérimenté et se refusait à discourir plus longtemps.
« L’Atlante ne voit nulle flatterie à telle volonté protectrice. Et encore moins celle-là. Obéissez simplement à ses ordres comme s’ils venaient de votre Meneur. »
« Fort bien, Meneuse. Je suivrais parfaitement votre exemple. »

Elesdo la salua avant de rejoindre le groupe.
Les camions arrivèrent pour le voyage. Les Atlantes et leurs doubles se trouvaient déjà là. On les aida à grimper, les conducteurs pressants les nombreux curieux qui voyaient pour la première fois une telle machine motorisée. Beaucoup eurent du mal à comprendre son principe, son fonctionnement. Pourquoi user d’une machine à transporter le Natus puisqu’il n’était pas impotent et pouvait marcher ?

Les quelques tirailleurs et duellistes triés sur le volets suivirent sans broncher, copiant les Atlantes dans leur réactions jusqu’à l’arrivée et la descente du camion. Beaucoup d’interrogations, de petites expressions et de surprise englobèrent les guerriers en découvrant l’appareil volant. On les aida à enfiler des sacs sans qu’il ne comprennent véritablement le principe. En tout cas, Elesdo nageait véritablement dans le flou. Il se répétait inlassablement l’information la plus importante : il faisait partie du groupe Delta.
Aussi, lorsqu’il découvrit que ce groupe se trouverait le plus à droite, il s’y rendit avec son arme et son sac mystérieux jusqu’à découvrir sa nouvelle équipe.
Une silhouette, plus que les autres, attira son attention. Il semblait la reconnaitre et s’en approcha de dos, y abattant une main lourde avant de voir le visage de Mikkel Hansen se tourner vers lui. Le tirailleur s’esclaffa :

« Eh là, gaillard. Mille fois des Trois, curieux hasard de s’en retrouver ici, n’est-ce pas ? »

Il était soulagé de se retrouver en terrain connu. Ce Hansen lui laissait un bon pressentiment et il était heureux de savoir qu’il se battrait à ses côtés. La dernière mémoire vivante de Maupah. La boucle était bouclée. Il dégrafa sa grande vareuse pour en retirer une flasque qu’il tendit à son frère Atlante. Et Mikkel après lui avoir souri à ces heureuses retrouvailles prit volontiers la flasque pour s’y abreuver et partager ce breuvage avec Elesdo. A boire le nectar, Mikkel en échappa une légère grimace en réaction au goût rustre de la boisson mais afficha tout autant satisfaction de bon coeur car Mikkel aimait les alcools bien corsés et partagés entre amis !

« J’ai traversé mille enfers à convaincre mon Meneur de me choisir. C’est grand honneur que d’aller verser le premier sang. Mais mon esprit s’égare au plan de ton chef, nous allons faire saut éternel ? Avec ce curieux sac inutile à transport d’objets ? »

Mikkel Hansen


« C’est un grand honneur de t’avoir avec nous Elesdo. » Dit-il sincère avant de lui répondre à tenter de lui rassurer l’esprit, « Oui, nous allons sauter, et ce sac va déployer un parachute. » Désigna-t-il le sac d’Elesdo.
« C’est un genre de voile qui va te retenir dans les airs et amortir ta chute pour atterrir. » Donna-t-il définition du parachute. Oui, bon, il fallait s’attendre à du très basique avec Mikkel. C’était loin d'être un grand pédagogue le norvégien même si’l enseignait la plongée sur Atlantis. Et puis, Mikkel n’était pas du tout un parachutiste, mais alors pas du tout, étant donné que lui et le ciel, ça faisait trente-six, lui n’aimant que la mer. Il désigna son parachute ventral.
« Si rien ne s’ouvre quand tu sautes, il faudra que tu tires ici pour déployer ton parachute une fois qu’tu seras dans les airs. » Le norvégien lui montra-t-il la languette à tirer en la désignant sur l’équipement du tirailleur. « Grosso Modo faut penser à sa toile et faire en sorte d’avoir assez d’place pour la déployer. Mais ça, c’est si ton sac à dos ne s’ouvre pas quand tu sautes. » Ouais, Mikkel, encore une fois, fidèle à lui-même, restait assez abrupt dans ses explications.
« Quel curieuse idée de vouloir nager dans l’air, hein ? Notre être n’est point conçu en cela ! »
Elesdo lui martela l’épaule, tout sourire.
«J’suis bien d’accord ! » Mikkel acquiesça-t-il en bon marin qui était bien d’accord avec ça et lui lança-t-il un sourire.
« J’ai grande hâte à exécuter telle folie avec toi. Angoisse et anxiété, certes, quoi de plus normal. Mais nul Natus ne ferait de grandes hésitations à cela : c’est notre force. Est-ce vrai que tu te fais protecteur d’un Seigneur Tairis ? »
« Moi aussi Elesdo j’ai bien hâte. » Hâte de guerroyer avec son ami Natus, hâte de sauter aussi, et d’arriver au sol à vrai dire surtout, car Mikkel n’aimait pas trop le ciel. « Oui je fais bien protecteur.[/color] » Répondit-il assez succint sur son rôle et acquiesça-t-il. Mikkel se demandait un peu pourquoi cette question de la part du tirailleur et eut comme un sourcil songeur mais il resta pour autant assez viking.
Elesdo se frotta la barbe avant d’ajouter avec gravité :
« C’est bien première fois qu’Atlante se fait protecteur de nos Seigneurs. Après la guerre, je te mènerai aux scribes de la Magna. L’Histoire mérite de connaître cet événement ! » Mikkel se gratta un peu la joue de ses doigts comme sur la réserve et peut-être un forme de gêne mais lui adressa un sourire honoré de cette proposition sur laquelle il acquiesça d’un hochement de tête viking en accord. Ce serait avec plaisir d’aller sur Magna.

Pendant une bonne quinzaine de minutes, Elesdo et Mikkel discutèrent ainsi. Ils profitaient du temps de libre et le Natus posaient des questions sur les habitudes Atlantes. La façon qu’ils avaient de s’inviter les uns les autres, de partager le dîner ou la fête. Le tirailleur semblait vouloir faire une comparaison pour des projets qu’il nourissait. Finalement, au terme de la discussion, le sergent-chef attira l’attention de tous pour débuter son briefing.

Bientôt, ils iraient dans l’appareil volant…


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Mikkel Hansen

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Un dernier trajet en famille...



Il était l’heure.
James Graham déclara au lieutenant que tous les hommes étaient prêts. Peut-être allait-elle ajouter des consignes, approfondir le briefing ou régler de derniers détails. Lorsqu’elle en donna l’ordre, on aida chacun de ces hommes à se redresser avec leur lourd équipement pour passer la portière et s’installer sur les banquettes de flancs. Le sergent passa ensuite dans les rangs en trimballant son gros sac noir. Il distribua pour chacun des soldats des bouteilles vides en cas de “besoin urgent”. Même les femmes y eurent le droit avec, en prime, des rigoles en plastique copiant le principe des escaladeuses. Comme un petit entonnoir pour compenser ce qui ne permettait pas à une femme de se soulager de la sorte.

James se fit assez diplomate. Il expliqua que l’avion en aurait pour six heures de vol et qu’il ne se poserait pas pour les pauses pipis. Un brin d’humour accompagnait cette affirmation pour réduire un peu la pression qui s’était emparée de l’assemblée. Heureusement, la bouteille vide s’accompagnait de quelques barres céréales et de médicaments contre le mal de l’air.

Cette préparation dura un bon quart d’heure. De son côté, Nelly Bricks vérifiait ses instruments pour la quatrième fois en se référant à son document. L’excitation lui dévorait les entrailles. L’odeur de vieux cuir, de l’Histoire se mélangeant à cette aventure, lui donnait l’impression de se lancer dans un moment historique et unique. Comme les aviateurs qui avaient fait décollé des B-17 modifiés d’un porte-avion pour bombarder Tokyo. Ou bien ceux qui avaient décollé pour lâcher la première bombe atomique.
Question moralité, c’était toujours un sujet épineux. Mais Nelly n’avait que ce comparatif pour essayer d’expliquer cette impression de suspension, d’extrême gravité dans sa préparation.

Ils étaient tous dans les temps. Fidèle à sa parole, Pedge vint la rejoindre dans le cockpit pour lui apporter son aide au décollage. L’hispanique passa le vieux casque radio sur ses oreilles, insistant du regard pour que son amie comprenne qu’elle devait l’imiter.

//Test radio. Contrôle de démarrage avant lancement.//

Là, en contrebas, un soldat se présenta devant la carlingue. Il fit signe de sa main droite et Nelly tira la languette de démarrage. Le moteur bâbord hoqueta, comme contraint à un effort très déplaisant, puis il ronfla brusquement en éjectant une brusque nappe noire. L’hélice se mit en mouvement dans un grondement infernal, d’autant plus que la jeune femme avait ouvert sa verrière pour procéder au contrôle.
C’était bon…

Le soldat leva sa deuxième main. Le moteur tribord se mit en branle à son tour. Nelly tapota l’épaule de la texane, il fallait qu’elle ouvre sa vitre.
//Est-ce que tu vois le marqueur blanc sur l’hélice ? Il donnera un air gondolé puis ça se stabilisera pour être bien droit. Tu confirmes ?//
//Je confirme.//
Nelly hocha la tête et fit un signe de pouce à l’homme au sol. Elle posa la main sur les manettes des gazs qu’elle poussa d’un chouilla.
//Alors on décolle. Quand je te donnerai le signal, tu tirera lentement pour accompagner mon mouvement. Le manche peut s’incliner par rotation sur la gauche ou la droite. Comme un volant. C’est l’assiette. Garde là bien droite, horizontale. Tu tireras le tout bien droit vers ta poitrine. Pose les pieds à plat sur le pédalier. Si ça bouge, tu accompagnes. Toujours en douceur...//

L’avion, très pataud et lourd, grinça sur ses roues en se déplaçant. Bien loin des transporteurs traditionnels et plus évolués, l’amorti se faisait mal et les petits nids de poule se sentaient déjà. Les moteurs faisaient un vacarme. Sans les casques, il serait impossible de pouvoir se comprendre. Le C-47 se traîna douloureusement jusqu’à la ligne de peinture désignant le point de départ puis Nelly regarda une nouvelle fois ses jauges. Elle rangea sa notice technique avant de faire monter progressivement les gazs. Une force de poussée semblait vouloir faire avancer l’appareil mais rien ne se produisait, comme s’il était collé au sol par des poids invisibles. Le grondement caractéristique des deux moteurs jumelés gagnaient en puissance.

//On y est. Tu vois cette manette avec l’embout jaune ? A mon signal, tu vas l’abaisser d’un coup. Trois...deux...un...//

A mesure que le compte descendait, Nelly augmentait la puissance des moteurs. Les roues se mettaient à grincer affreusement. Et Pedge dans son pragmatisme habituel, faisait ce qu’on lui demandait, s’en remettant totalement aux compétences de Nelly dans le domaine.
Grâce à la puissance retenue, la manette désengagea les freins et le C-47 parti enfin sur la piste. La route fila d’abord lentement puis à toute allure, toujours plus rapidement à mesure que Nelly montait la manette des gaz jusqu’à son maximum.

//Tirer dans trois...deux...un...maintenant..//

Nelly tira doucement le manche mais celui-ci offrit une bonne résistance que Pedge dû affronter. Sur ce moment précis du décollage, l’avion semblait se rebeller, vouloir rester au sol comme un fainéant enragé de devoir sortir les poubelles un matin.
La texane pu se rendre compte que l’un des jauges indiquait près de 250 km/h au moment où les chaos cessèrent. Le nez s’était un peu abaissé, signe qu’elles avaient atteint la vitesse suffisante. La queue de l’appareil ne reposait désormais plus sur sa roue. Un geste expérimenté de Nelly fit baisser davantage le nez puis elle tira une dernière fois, de façon un peu plus brusque cette fois. Enfin, le sol disparu au profit du ciel et des quelques rares nuages. L’avion monta progressivement avec l’aide de Pedge pour atteindre son altitude idéale pour la vitesse de croisière.

Dans le vacarme continu des moteurs, la petite hispanique secoua lentement la tête avant de dire, sur le ton de la confidence :
//Sheppard aurait adoré ça.//
//On lui fera une reconstitution historique dans quelques années. // , fit Pedge en hochant de la tête.
La petite espagnole eut un grand sourire à cette idée. Il ne fallait que ces mots et un peu d’imagination pour qu’elle ne se voit voler dans ce C-47 avec Sheppard. La présence du lieutenant à ses côtés touchait à son terme et c’était trop court à son goût. C’était humain et surtout “Bricks” de vouloir profiter un peu d’elle. Mais comme la texane l’avait dit, elle n’avait pas le temps. Pourtant Nelly faisait une fixette depuis un petit moment sur la même idée. Peut-être que le drame qu’avait connu Sheppard la contraignait à faire un parallèle. Elle qui s’attachait si facilement avait pas mal de peine à ne rien laisser paraître. La disparition de l’officier ne l’avais pas laissé indifférente. Si Pedge n’avait pas été directe à sa dernière visite, peut-être qu’elle serait allée au bout.
Là, elle n’avait plus vraiment le choix. Soit se taire...ou bien être directe à son tour. Elle ressentait comme une crainte viscérale du rejet, de se permettre l’intolérable. Il lui fallut prendre plusieurs inspirations et mobiliser son courage pour se lancer.
//Tu me prends dans ton équipe ?// Demanda-t-elle de but en blanc.
L’ascension du C-47 l’obligeait à garder les yeux rivés sur la verrière, de ne pas affronter son regard de peur d’être rejetée, qu’elle lui disait qu’elle rêvait, que ce n’était pas le moment. Elle se mordait néanmoins les lèvres. Elle se les malmenait même en prenant une respiration plus lente à mesure de ce silence.
Peut-être une façon de lui faire part de son affection sans vouloir sortir de la profession. D’ailleurs, elle ajouta avec une petite voix peu convaincante :
//C’est la professionnelle qui parle...//
Oui, bon. Pas qu’elle...Nelly tirait sur l’ambulance là...
// Tu ne poses pas ton avion ? // , demanda Pedge qui s’interrogeait sur l’équipe dont elle parlait, si c’était pour l’assaut en perspective ou non.
//Je...laisse tomber...// Murmura-t-elle, trop angoissée pour approfondir.
// Négatif première classe. De quoi est-ce que tu parles exactement ? //
//Je...te...//
Elle se racla la gorge. La jeune femme se sentait comme prise au piège. L’affaire virait au drame...
//Je demande une...mutation...dans votre unité, mon lieutenant...// Prononça-t-elle difficilement.
Il y avait de bonne chance qu’elle voit ça comme une tentative de se rapprocher davantage. Et elle n’aurait pas tort d’ailleurs. Mais Nelly se disait qu’elle avait prouvé avoir de quoi offrir dans des missions d’exploration. Elle s’était pas si mal débrouillée à part la première fois. Ce serait un bon deal, non ?
//Je demande...sérieusement...//
Ca lui mettait un trac d’enfer.
// Qui est ton officier référent actuel ? //
//Sheppard.//
Elle expira lentement. Elle avait beaucoup de respect pour lui. D’ailleurs, aucun colonel mis à part lui l’aurait laissé sortir de la cellule du Dédale. Ou aurait eu la patience face à ses scrupules. Il l’avait emmené personnellement sur un endroit discret pour inhumer les restes d’un clone à l’effigie de Pedge abattu lors de sa mission de reconnaissance. Elle ne voulait pas que cet homme, s’il revenait à la vie, voit dans la demande de mutation de Nelly une complète ingratitude. Mais il y avait des faits et des ambitions qui l’amenaient à regarder au-delà de cette unité pour celle de sa comparse.
//Je me sens utile sous ton commandement...pour pas dire bien. Sheppard y est pour rien. Mais je veux me battre sous tes ordres...//
// Pourquoi moi et pas quelqu’un d’autre ? // Pedge cherchait à connaître ses motivations profondes. Elle ne posait pas ses questions pour tenter de la mettre mal à l’aise ou pour la piéger.

Nelly ne répondit pas tout de suite. Ce moment l’importait beaucoup et il était carrément hors contexte. Ils partaient tous pour une mission dangereuse sur un vol long de six heures et Nelly demandait sa mutation de but en blanc. Comme ça, comme deux nanas qui referaient le monde pendant un trajet en voiture avant d’atteindre Ibiza.
//Parce que tu as été là, pour moi, dans ce croiseur. La mission Eternal qu’on a faite ensemble. Peut-être parce que je tiens à toi aussi, je serais une menteuse de dire l’inverse. Mais surtout parce que je me suis senti à ma place, en professionnelle, sous tes ordres...//
Nelly sentit son visage se crisper. Elle savait bien qu’il y avait à boire et à manger dans ses propos. Du personnel comme du pro. Et ça, la texane n’allait pas vraiment être emballée. Enfin...elle apprécierait pas non ?
//Ca fait un moment que j’y réfléchis. Depuis que tu es venue me voir à l’infirmerie en fait. Mais après, j’ai jamais trouvé le moment alors...//
Elle soupira et n’alla pas plus loin. L’ascension se terminait, le manche revint peu à peu à son équilibre initial. Nelly fit un effort démesuré pour regarder la texane mais ses prunelles eurent le même effet que le fer rouge. Quand ça lui tenait autant à coeur, rien ne l’aidait à ignorer cette pression et cette angoisse, l’idée d’être violemment refoulée.
// Je vois. // , fit simplement Pedge qui observa un long silence. Elle n’était jamais à l’aise avec tout ça. Au bout de quelques secondes, elle ajouta : // J’ai entendu ce que tu avais à dire et j’ai pris en considération ta demande. Je verrai ce que je peux faire si on revient de ce foutoir. // , dit-elle sans s’avancer. Ce n’était ni un “oui”, ni un “non” au final.
Le côté très officiel de la réponse n’avait pas surpris Nelly. Elle s’y attendait en fait. Peut-être pas à cette froideur qu’elle extrapolait toute seule de ces mots mais elle positivait. C’était pas un “oui”. MAIS ce n’était pas un “non”. Cela lui arracha un demi-sourire avant qu’elle ne réponde en essayant de copier ce même air protocolaire dont elle avait le secret :
//Merci, lieutenant...//
Elle changea rapidement de sujet, sentant un vrai malaise s’installer.
//Nous...nous sommes stationnaire sur l’altitude de croisière. Nous arriverons dans six heures...//
// Bien reçu première classe. Je vais voir les hommes derrières et je reviens ensuite faire un somme avant le grand saut. // , fit Pedge en dégrafant son harnais et en se levant.
//D’accord...//
Nelly la regarda filer et attendit qu’elle se soit un peu éloigné avant de souffler soudainement. Elle avait été si crispée qu’elle ne l’avait pas remarqué sur le coup. Un somme dans le cockpit, en revanche, ce serait l’éclate. L’hispanique n’aurait jamais passé autant de temps avec elle, c’était comme offrir un cadeau surprise à un garnement qui sortait du coin. Un beau “Ooooohhh super” qui tonnait dans sa tête. Pas encore la discussion enflammée mais c'était agréable, quel que soit la motivation finale de l'officier Allen.


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Un dernier trajet en famille...



« VINGT MINUTES !!!! » hurla Nelly.

Elle ne parvint qu’à s’engouer. La jeune femme replaça le micro de son casque et l’activa manuellement. Vieille technologie, la détection vocale n’existait pas à l’époque. Elle attira l’attention de la texane.

//On approche. Plus que vingt minutes...//

Il faisait nuit noire, il était impossible de voler à vue. Nelly ne se fiait plus qu’à son altimètre et à sa vitesse, mettant régulièrement à jour sa position sur la carte en travaillant à l’ancienne. C’était tout aussi difficile que gênant. Son poste de contrôle à l’arrière d’un F-302 ne lui avait jamais autant manqué. Il suffisait d’appuyer sur un bouton pour avoir l’emplacement exact et en temps réel de l’engin. Là, c’était à la règle, au chronomètre et au crayon à papier. Le tout en maintenant le manche d’une main. Heureusement, dans les airs, le C-47 était un petit nuage docile. Les courants aériens étaient constants, les trous d’airs assez rares. Nelly profitait même de la présence de Pedge pour lui laisser les commandes et vérifier ses instruments. Le vol s’était relativement bien passé à l’exception d’un élément qui inquiétait de plus en plus Nelly. Deux jauges n’avaient cessé de grimper depuis le début du vol. Au début, la jeune femme avait pensé que l’environnement différent vis à vis de la Terre ne causait qu’une petite variation. C’était d’ailleurs l’hypothèse des scientifiques sur le Dédale. Mais ils avaient omis de se pencher sur la composition du sable qui était véritablement différent que sur Terre. Plus lourd, plus épais, beaucoup plus sale.

Le moteur droit, du côté du lieutenant, se mit à brouter soudainement et avoir des ratés. La pilote grimaça en tapotant une jauge dont l’aiguille flirtait avec la zone rouge. A côté, celui du moteur gauche était tout aussi élevé mais il fonctionnait encore.

//Pas maintenant. Encore un effort...//

La commande des gaz se réduisit, faisant hoqueter de plus en plus ce fameux moteur puis elle le relança brusquement à puissance maximum. Il reprit sa course avec des variations qui s’entendaient bien mais ne s’éteignit pas. Cinq minutes après, elle répéta la manœuvre sur le moteur gauche.

Chez les passagers, le voyage avait été long et éprouvant. Une bonne partie de la journée dans la chaleur de la carcasse, dans le bruit du métal grinçant sans cesse et le grondement des moteurs. Quelques hommes avaient réussi à se faire des parties de cartes sous la lumière de torches rouge. D’autres avaient fait connaitre le goût de la cigarette à quelques Natus. Des Atlantes essayaient de communiquer par signe avec les Matt et les Pedge clonés.
Bref. Tout le monde avait essayé de s’occuper du mieux possible en attendant le fameux signal. Mais celui-ci ne venait toujours pas...jusqu’à ce que le lieutenant Allen les prépare.

Nelly, de son côté, chercha la cité des yeux. Réduisant peu à peu l’altitude de l’engin pour atteindre le palier de droppage, elle se pencha sur sa verrière pour essayer de repérer la structure ennemie. Au début, elle fut stupéfaite en ne découvrant que de grandes étendues de sable. S’était-elle trompée sur son plan de vol ? Et si elle s’était perdue ? Avec tout le monde, tous les soldats, dans un avion qui n’avait plus assez de carburant pour faire le voyage retour ?!?

//Non, non, non, pas ça...//

Fébrilement, la petite espagnole s’empara d’un monoculaire qu’on lui avait conseillé. McKay avait eu la gentillesse de le paramétrer pour faire ressortir les signaux énergétique. Le coeur de Nelly l’avait martyrisé jusqu’à ce qu’elle la découvre enfin, loin à l’horizon, luisant à peine. Mais elle était bien là.

« DIX MINUTES !!!! » Cria-t-elle en ajoutant le nombre de sa main libre à l’adresse de Pedge.

Le moteur se mit encore à hoqueter et s’éteignit soudainement. C’était dramatique, elle ne parvenait plus à l’allumer. Le sable avait fini par encrasser entièrement le moteur et il ne lui en restait plus qu’un pour couvrir la distance. Pas question de tomber maintenant, ils étaient proche, si proche. La jeune femme baissa un peu la vitesse pour soulager un peu le dernier moteur et pointa en direction de la cité ennemie. Elle allait la frôler d’un coté, portière dans sa direction, pour lâcher le stick en procédant à un virage.

L’ennemi avait éteint l’éclairage pour être le moins voyant possible. Mais malgré tout, la flèche centrale et les immeubles les plus imposants se distinguaient très bien. Nelly prit l’angle et revérifia encore les valeurs de ses instruments. Elle voulait que ce soit parfait. Véritablement parfait. Arrivé à cinq minutes, elle activa la lumière rouge qui alerta tout le monde de l’imminence du saut. Ils allaient exécuter l’attache et le premier soldat serait sur le bord de la portière.

En approchant de la cité sur les trois dernières minutes, la tension était à son paroxysme. Le moteur gauche se mit à hoqueter, produisant encore plus de bruit. Autant toquer à la porte de l’ennemi, pas question, il fallait veiller à la discrétion. Nelly aurait voulu souhaiter bonne chance à tout le monde. Pas qu’à Pedge. Tout le monde. Elle regrettait presque de ne pas être avec eux, de n’avoir rien d’autre à offrir que cet aller simple. La jeune femme était néanmoins tellement prise qu’elle ne jeta même pas un regard en arrière. Prenant la décision d’éteindre volontairement le dernier moteur, prenant le risque de ne plus pouvoir le réallumer, elle plana volontairement sur son axe d’approche et garda la main posée sur le déclencheur de la lumière verte. Elle décompta dans son esprit...elle décompta sans empressement, voyant les détails de la cité hybride de plus en plus distinctement. Puis elle appuya enfin.

La lumière verte éclaira toute la nacelle....

...

...

Et les parachutistes de fortune sautèrent.


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Position:
 

Les parachutes de la seconde guerre ne disposaient pas de manettes pour diriger la descente. L’escouade du lieutenant Allen sauta en premier, ses voilures se déployant comme il y a soixante dix ans sans accrochage. La descente serait plus brutale et rapide que les habitués de parachutisme pourraient découvrir. Mais mis à part quelques soldats paniqués qui se retenaient de hurler, tout le monde descendit sans encombre.

Pour quelques minutes seulement.
Car le sol se rapprochait de plus en plus et les militaires avaient tendance à s’écarter les uns des autres. L’escouade Delta se dirigea au grès des quelques courants aériens au-dessus de l’un des hangar à drones. Si McKay et Pedge parvinrent sur le toit d’un bâtiment suffisamment large. Mikkel fût soufflé sur le côté et loupa la passerelle en contrebas. Elle reliait cet immeuble à son voisin et se retrouva pendu sous le nez de l’officier. Coleen, James et Elesdo arrivèrent au sol un peu plus bas.

Très vite, des coups de feu claquèrent en écho. Une des équipes avait dû atterrir directement sur les Wraiths et se battaient. Pour le moment, Delta avait d’autres chats à fouetter. Les premiers problèmes se présentaient déjà.

--------------------------------------


Nous sommes le vendredi 18 mai. Il est 3H12 du matin.

Vous venez d'atterrir sur l’une des digues contenant un hangar à drone. Plusieurs accès s’ouvre à vous mais, avant ça, il y a les premiers problèmes.

  • Mikkel se retrouve pendu par son module de stase sur le rebord de la passerelle. Le système de secours va faire émerger Arwée sur la passerelle, pile sur une patrouille de cinq Wraiths se dirigeant droit sur eux. Ils ne se sont encore douté de rien.
  • Mikkel peut agir librement. Arwée se réveillera pile devant ces Wraiths montant leurs armes sur elle.
  • Soudain, une énorme explosion aura lieu. Un écho provenant de l’opposé de votre position. Pedge et McKay pourront apercevoir une vive lueur orangée brillera sur l’énorme flanc d’une dune de sable au-delà de la cité, l’incendie d’un engin.


Détail:
 

VOUS AVEZ REÇU DES MPS ! LISEZ LES AVANT DE PRÉVOIR VOTRE RÉPONSE.

Deadline : Samedi 6 octobre au soir.

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Le vol ne fut pas des plus agréable. En effet, il ne fallait pas compter sur un calme ambiant. Les réacteurs vrombissaient comme des fous furieux, et même si à la longue, l’oreille parvenait à occulter le bruit, ça ne faisait pas tout. Il était toujours présent, même en arrière plan. Quand enfin le code vert fut donné pour opérer les sauts, Pedge fut la dernière de son équipe à sauter, tapotant le dos de ceux qui devaient y aller. Pour ceux qui hésitaient à y aller, elle n’hésitait pas une seconde à les pousser une fois qu’ils étaient arrivés près du chambranle de la porte. Il y avait des timing à respecter. Quand elle s’élança dans l’air, le parachute se déclencha rapidement grâce au lien de vie. C’était assez frustrant de ne pas pouvoir chuter pendant quelques secondes, mais qu’importe. En tout cas, c’était d’un calme luxueux comparé à l’ambiance sonore de l’avion. Malgré le claquement des voiles dans l’air, c’était assez paisible. Son sac à dos pendait mollement en dessous d’elle et il n’y avait plus qu’à laisser faire le vent, puisqu’ils n’avaient rien pour se diriger.
Vu de là haut, la cité était majestueuse. Cela ferait un bon endroit pour les clones de l’alliance, afin qu’ils puissent y vivre paisiblement. C’était une idée à suggérer pour leur relocalisation d’après guerre, puisqu’il allait bien falloir prendre une décision les concernants.

Pedge avait passé la cagoule sur son visage pour se protéger de l’air. Ses yeux scrutaient les environs, nettement éclairé par les lentilles de vision nocturne. Ces petits bijoux étaient de vraies merveilles de technologies. Le sol se rapprochait rapidement, bien moins rapidement il est vrai que s’ils n’avaient pas eu ces voiles en guise de garde fou. Malgré tout, des écarts se creusaient entre tous les soldats même si les sauts avaient été rapproché. C’était normal sans manette pour se diriger. C’était vraiment un saut archaïque, mais la sensation de voler était toujours aussi exaltante.

La jeune femme entendit son sac toucher le sol en premier, et dans les trois secondes qui suivirent, elle toucha elle aussi le toit sur lequel elle venait d’arriver. Ses genoux se fléchirent pour absorber le choc tandis qu’elle accompagnait de quelques pas la course du parachute. Elle tira sur les filins pour le rabattre au sol, et rapidement, avec les gestes de celle qui a l’habitude de faire ça, elle ramena l’ensemble de la voile pour en faire une boule qu’elle plaqua contre le toit pour ne pas se faire repérer. En temps normal, elle l’aurait enterrée, mais là, sur un toit en dur, c’était peine perdue. Elle aida Rodney à faire de même, vérifiant par ailleurs que le scientifique allait bien. Sa réputation de chuteur n’était plus à faire, surtout depuis qu’il était une légende dans la Magna pour ce genre d’action.

// Escouade Delta, confirmez votre position. //, demanda-t-elle par radio pour savoir un peu où le reste de son groupe avait atterri. Un éclair orange suivi d’une déflagration s’éleva dans l’air largement plus loin que la cité. Pour Pedge, il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait de l’avion qui venait de les parachuter. Elle espérait que Nelly avait eu le temps de sauter avant la catastrophe. Elle l’espérait vraiment.

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Opération NORMANDIE

Feat les membres d'Atlantis


Et me voilà dans un avion, un très vieil avion en partance pour la cité de la reine wraith, à nouveau harnaché d'un maudit parachute. Sauf que contrairement à la dernière fois, ce parachute là ne disposait pas de manettes de direction. Merveilleux. J'allais devoir me laisser porter par le vent, et avec ma chance légendaire, j'allais sans doute atterrir au milieu d'un groupe de wraiths affamés. Pauvre de moi. Et maintenant, me voilà assis à côté des autres membres de l'équipe, tellement nerveux que je ne cessais de tapoter du pied en jouant avec mes doigts. Le bruit assourdissant des moteurs eut au moins le mérite d'empêcher les autres d'entendre mes longues jérémiades. Puis, le signal fut donné. Le moment de sauter. Ce fut avec la peur au ventre que je me rapprochai lentement de la porte ouverte où chacun sautait dans le vide. Quand ce fut mon tour, je serrai les sangles du parachute autour de mon corps, mais je ne fis aucun pas en avant. J'étais bloqué, tétanisé, comme la dernière fois sur Magna. Et comme la dernière fois, quelqu'un eut l'extrême gentillesse de me pousser dans le vide pour me faire sauter. Ce qui ne fut pas du tout à mon goût.

"Non ... attendez ... je ne ... AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!"

Mon cri se perdit dans la nuit alors que Pedge m'avait poussé pour que je saute. Aussitôt, mon parachute s'ouvrit tout seul, et ralentit d'un seul coup ma chute de façon brutale. Cela eut au moins le mérite de me faire taire, cessant d'hurler à la mort. J'étais toujours vivant, mais pour combien de temps ? Le vent m’entraîna vers la cité que je parvenais à distinguer malgré l'absence d'éclairage pour la rendre tapie dans l'ombre. Une silhouette se trouvait non loin de moi, mais impossible de savoir qui était sous ce parachute. Agrippé aux lanières en cuir, je ne pus que prier pour ma vie, jusqu'à ce qu'une surface en hauteur, plate, apparut droit devant moi. Et le sol se rapprochait vite. Bien trop vite à mon goût. Lorsque mes pieds touchèrent brutalement le sol, je chutai pas terre, entraîné par le parachute qui avait toujours une prise au vent. Je roulai plusieurs fois sur moi même, m’emmêlant dans les nombreux cordages, avant de glisser sur le sol à cause du vent qui continuait de m'entraîner.

Soudain, mes mains ne touchèrent plus rien, tout comme le haut de mon corps. Mes yeux fixèrent alors le vide au dessous de moi. Oh non, me voilà au bord du bâtiment sur lequel j'avais atterri. J'allais tomber, et si le vent décidait de se lever encore une fois, le parachute m’entraînerait ailleurs. Paniquant, je tentai tant bien que mal de me mettre en sécurité, mais quelqu'un vint aussitôt à mon secours. C'était Pedge qui avait atterri à côté de moi. Elle m'aida à m'éloigner du vide, et à me débarrasser du parachute, avant qu'un nouveau coup de vent n'entraîne ce dernier au loin, disparaissant dans la nuit. Je l'avais échappé belle. En regardant autour de moi, je remarquai qu'il n'y avait que le Lieutenant dans mon champs de vision. Il n'y avait personne d'autre. Où étaient passés les autres ?

Maintenant que j'étais loin du vide, j'examinai attentivement la cité autour de moi. Je constatai alors que nous avions atterri sur un hangar, comme sur Atlantis. Ou plutôt, sur le toit d'un petit immeuble qui se trouvait sur le hangar. Cependant, il y avait non pas deux mais trois hangars, dont deux d'entre eux étaient reliés par une passerelle. Une petite alarme retentit dans mon dos, et j'ouvris mon sac pour prendre l'ordinateur portable. Différentes données s'affichèrent à l'écran, et je fus stupéfait par ce que je découvrais. Etant donné que cette cité était à la fois Lantienne et Wraith, je n'eus aucun de mal à paramétrer mes réglages correctement pour analyser toutes ces données. Alors que Pedge demandait des nouvelles des autres équipes, je m'approchai d'elle.

"Lieutenant, nous nous trouvons au dessus d'un hangar comme sur Atlantis, mais je ne détecte pas la signature de drones. La signature émise dans ce hangar est très semblable à celle qui émanait du croiseur modifié et créé par Méda'Iyda. Je pense qu'il s'agit non pas d'un hangar à drones, mais d'un laboratoire de génétique. Peut être que nous y trouverons les modules des Natus. Ou alors l'une des clés de formatage. Mais, connaissant les wraiths, ce hangar doit être bien défendu, nous ne pouvons probablement pas y pénétrer en force".

Un bruit d'explosion m'interrompit, alors que mon regard fut attiré par une lueur orangée plus loin, derrière une dune. Trop loin pour distinguer quelque chose, je sortis mes jumelles et tentai de voir ce qui s'était passé. Plusieurs wraiths avaient quitté la cité, et se dirigeaient vers l'origine de l'explosion. Plus loin, il y avait de nombreux débris, ainsi qu'un gigantesque incendie. Qu'est ce qui avait bien pu causé ce bruit assourdissant et cet incendie ? Une seule idée me vint en tête : c'était sans doute l'avion qui nous avait largué au dessus de la cité. Et vu le regard de Pedge, celle ci pensait la même chose. Il y avait sans doute encore du monde à bord lors du crash. Et nous ne pouvions rien faire pour eux. Je retournai m'occuper de mon ordinateur. Le plus important était de retrouver les autres membres de l'équipe, ainsi qu'un moyen d'entrer dans ce hangar. Vu mes connaissances de la cité, je n'eus aucun mal à afficher un plan de la zone qui ressemblait à s'y méprendre à Atlantis. Et comme les hangars sur Atlantis, il y avait une faille, que je montrai aussitôt à Pedge.

"On peut peut être entrer par ici, en infiltration. C'est le système de dégazage du hangar, qui permet d'évacuer l'air vicié produit par les tirs de drones. Ce hangar doit avoir ce dispositif même s'il n'y a aucun drone actuellement. Quand on descendra de cet immeuble, il faudra trouver une trappe sur le sol, qui nous permettra de descendre dans les conduits de ventilation du hangar".

Je n'avais pas d'autre idée par rapport aux données que j'avais sur l'ordinateur portable. Rentrer discrètement par le système de dégazage, sans nous faire repérer, était pour moi la seule option. Rangeant mon ordinateur, je regardai autour de moi. Ne pas voir les autres était inquiétant. Jusqu'à ce que mes yeux, grâce aux lentilles, se posent sur la passerelle qui reliait les deux hangars. Sur cette passerelle, il y avait une grosse caisse, sans doute le module qui contenait la Tairis. Ainsi que ... non, je devais rêver. Il y avait un homme qui pendait mollement dans le vide, sous la passerelle, retenu uniquement par son parachute. Mais avant que je ne puisse prononcer un seul mot, je vis un groupe de wraiths arriver à l'autre bout de la passerelle. Dans quelques secondes à peine, ils remarqueraient le module de stase, ainsi que la présence du pendu. Sans réfléchir davantage, je lançai un cri en direction de Pedge, tout en levant mon P-90.

"LIEUTENANT ! DES WRAITHS SUR LA PASSERELLE !"

J'ouvris alors le feu sur le groupe ennemi.

©️ Starseed

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Commandos Delta



Rodney avait eu chaud aux fesses en rebondissant comme un ballon. Heureusement qu’elle avait réussi à l’attraper, sinon il aurait fini quelques mètres plus bas avec des membres probablement dans des angles anormaux. Bref, ils étaient maintenant sur le toit, mais nulle trace du reste de l’équipe. La jeune femme espérait vraiment qu’il n’y avait pas de blessé dans les chuteurs. C’était toujours un problème, les blessés. De toute façon, c’était connu dans toutes les armées du monde et certainement de la galaxie. Les blessés étaient une plaie pour une section qui devait déployer des moyens considérables pour leur venir en aide, ce qui perturbait l’objectif final de la guerre en cours. Néanmoins, on ne pouvait pas laisser quelqu’un agoniser, c’était moralement dégueulasse.

Merde. Ce n’était pas un hangar de drone. Pedge était devant un choix cornélien comme elle les détestait. A peine posé et elle était déjà dans l’obligation d’adapter le plan de départ. Cela faisait partie des choses de la guerre. Rien ne se dérouler comme prévue. Ils avaient une position privilégiée pour descendre dans ce hangar et récupérer soit un module Natus soit les clés de formatages. Est-ce qu’il fallait occulter la position et chercher les hangars de drones à tout prix pour protéger l’avance des troupes régulières ? Elle avait défini elle-même les enjeux et les objectifs principaux. Est-ce qu’elle devait s’y tenir ou diviser l’équipe en deux ?

La décision se prendrait ensuite. Pour le moment, elle se laissait le temps d’y réfléchir. Avant tout chose, il fallait recomposer l’équipe.

« On garde l’idée sous le coude Rodney, le temps de reconstituer l’équipe on y réfléchit. », fit-elle en reportant son regard sur le scientifique, après avoir contemplé l’explosion de l’avion, les prunelles attirées par les flammes orangées qu’on distinguait de loin. Au moins cela ferait une sorte de diversion pour les Wraiths.

Pedge allait inspecter les alentours, laissant Rodney prendre un côté qu’il avait déjà choisi manifestement. Ce dernier poussa un cri d’alerte, ce qui fit accourir la lieutenant alors qu’il commençait déjà à tirer. L’officier cerna la scène rapidement. Un groupe de Wraith sur une passerelle, Mikkel pendu sous cette foutue passerelle et le module qui contenait Arwe… Merde.

Pedge était tentée de tirer au lance patate sur le groupe mais est-ce que la passerelle tiendrait le coup ? Bon, il fallait agir vite. Elle passa sur la gâchette associée au lance grenade intégré à son Colt M4. Elle visa le groupe de Wraith que McKay était en train d’arroser. Il y eu un bruit d’éjection caractéristique tandis que l’ogive partait vers la passerelle. Au chiotte la discrétion largement entamée par les tirs du scientifique. La grenade déflagra au milieu du groupe de Wraiths.


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Commandos Delta



Au terme de son saut en parachute, Mikkel se retrouva pendu par le module de stase en rebord de passerelle. Il se rassura malgré tout que Arwé avait pu sortir du module et réapparaitre sans trop d'encombres sur la passerelle bien que le norvégien entendit des pas sur cette dernière qui ne pouvaient que s’attribuer à des Wraiths. Les pas lui parurent assez nombreux sans qu’il puisse exactement en décompter le nombre. Ce n’était pas non plus la situation idéale alors pour la Tairis. C’était ainsi et Mikkel savait Arwé puissante guerrière mais ça faisait chier le soldat quand même que de ne pas pouvoir lui prêter main forte.

Quant à lui, suspendu dans le vide, il se sentait aspiré par le bas de son parachute pendouillant, les courants d’airs venteux n’y aidant pas à accentuer l'attractivité.

Dans cette sensation, le norvégien, capté par le bas, regarda donc en bas et aperçut soudain deux Wraiths, qui, furtivement, s'approchaient de Coleen, Elesdo et le Sergent, son gradé direct, vraisemblablement déjà occupé à la radio. Mikkel se disant alors sur le vif qu’il ne pouvait le prévenir des Wraiths et de la situation de sa propre radio, décidant de là donc d’ouvrir le feu sur les deux Wraiths, au coup par coup par légères rafales, d’abord un puis enchaînant sur l’autre au plus vite, avec son famas silencieux à portée de main et dès qu’il eut une solution, une ouverture de feu sur eux… tout en tâchant de ne pas trop bouger alors…

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Mikkel Hansen

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Arwé Shara

Arwé”Shara


En toute franchise Arwé fut étonnée de se rematérialiser sur une pacerelle instable… et surtout avec cinq affreux dévoreurs en face d'elle. Directement dans le combat sans même de prémices. C'était quoi cette histoire ? étrangement, elle ne se sentait pas mal ou même fatiguer, l'expérience dans la boite était véritablement étrange. Elle en gardait aucun souvenir, comme si elle venait juste d'y entrer. Cela était perturbant, mais bon, elle décida de relayer cette étrange sensation a plus tard. Elle gronda férocement, voyant le groupe d'ennemis s'avancer vers eux. Son regard balaya la zone rapidement pour savoir où étaient les autres sans poil... Il en avait deux en contre bas qui déjà donnait du feu pour abattre la petite troupe de vilains. Quant à Mikkel… les bruits de son arme attirèrent l'attention de la tigresse qui l'aperçut pendre mollement au pont. Cela expliquait surement son apparition précaire. Et comment il avait échoué ici lui ? Et c’est quoi ses ailes toutes moches et toutes fines ? Il avait volé avec ça ? Ou c’était une protection en tissus bien précaire ? Elle ignorait comment était venue les atlantes dans ce coin étrange… mais passons, elle questionnerait le sans poil à deux balles quand ils auront fini la guerre en ripaillant sur la tête de la reine !

Tout cela avait pris quelques secondes, la réactivité des Atlantes étaient légendaires à ce niveau-là et pendant que la cheffe et le sans poil pleureur occupait les Wraith, Arwé, se pencha dans le vide pour lancer une patte griffue et attraper Mikkel, avant de le tracter avec son autre patte et finir par le choper via la sangle du dos de son gilet MOLLE. Mine de rien il était lourd le petit sans poil ! Et elle le jeta sur le sol, avec une délicatesse relative. Mais elle ne pouvait guère faire plus à cet instant.

Il était temps de se charger du groupe qui se faisait canarder en règle quelques corps vacillait suite à un bruit immonde qui semblait souffler de la vapeur chaude et brûler les affreuses créatures. La tigresse poussa un grand rugissement d'intimidation qui ne semblait guère marché face à des sbires mais c'est plus un cri de courage et de rage qu'autre chose. Cela la galvanisait et elle s'élançait sur le groupe, profitant que leur occupation était fixée sur les deux sans poil en bas. Mais bon, les tirs de lumière essayaient quand même de la toucher et elle se félicitait d'avoir pris les devants puisqu'au moment où elle allait bondir, elle aperçut un vicieux avec une drôle de chose dans les pattes… Il avait encore la force de lancer un objet après que la cheffe Atlantes lui envoie son feu dans la tronche ? Eh bien, qu'elle fougue ! Une fougue qu'elle allait mater ! Elle en avait déjà vu, cela faisait un gros boom mortel et il semblait viser dans la direction des deux tireurs… elle eut juste le temps de sauter un peu plus sur la droite et atterrir lourdement sur le sbire, pour lui faire envoyer dans le vide sa grenade via un coup de patte d'une grande violence. Mais cela lui coûta une droite dans les dents qui lui fit affreusement mal ! L'odeur était désagréable, l'odeur de la peau cramée. Elle se retrouvait au milieu des sbires et marteler de coup de patte vengeresse le détendeur de l'objet boom. Les autres semblaient moins vivace. Arwé comptait bien faire le ménage pour que chacun soit mort. Mais à cet instant, elle martelait le sbire à la grenade pour qu'il rende l'âme. Son masque avait volé et son affreuse tête déformée sifflait ses dernières volontés, avant que les griffes lui arrachèrent la gorge. Une fois mort, elle s'occupa d'un autre, un sbire qui se remettait de l'explosion un peu trop vite. Arwé la tigresse de ménage bonjour !



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JohnSheppard

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