Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Normandie 5 : La dernière offensive

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Mar 25 Sep - 21:21
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L’envol des temps anciens



Au soleil couchant de la fournaise qu’était la planète Le Boc hors de l’oasis verte, les hommes avaient été acheminé par deux camions au travers d’un chemin de sable. Ils n’avaient pas été informé, simplement mobilisé comme étant le fer de lance de la prochaine attaque. Atlantes, Natus, Clones et Tairis représenté par Arwé’Shara. Ils étaient tous transférés sur un nouvel endroit qui tendait à les éloigner de la ligne de front.

Par ce regroupement soudain et inhabituel, les hommes se regardaient tous en chien de faïences. Notamment Atlante/Natus contre copies silencieuses. Il n’y avait cependant pas de préjugés ou fortement dissimulé depuis que le cas d’Eversman avait fait le tour du camp.

Dans un dernier rugissement, le camion avala le reste de la pente pour déboucher sur la piste de décollage. Malgré la pénombre progressive de la nuit, ils remarquèrent tous le vieil avion de transport. Les remarques et exclamations de surprises fusèrent, mélange de scepticisme et d’inédit. La découverte du moyen de transport goma instantanément les différences pour la surprise de la découverte. Même si les clones avaient eu accès à l’information grâce à Coleen. Et de même les Natus par leur Meneur. Chez chacun d’eux se découvrait la surprise et l’étonnement.

Le camion grignota la distance restante, passant devant les deux darts demeurés au sol et recouvert d’un filet de camouflage couleur désert. Les techniciens étaient encore là, montés sur la carlingue, vérifiant les moteurs et effectuant les derniers réglages qui se voulaient plus précis. Dans un accoup sec, le camion s’arrêta et le garde-fou bascula.

« Descendez du camion ! Section, placez-vous devant les hommes en tenue orange, regroupez-vous par escouade, de Alpha à Delta. »

Sous la supervision des sergents, les quatre groupes de sept soldats se formèrent très rapidement devant les techniciens du Dédale. Peu habitué à travailler ensemble, les carrés mirent un peu plus de temps à se dessiner mais ces rudiments militaires étant les mêmes, tous les soldats s’organisèrent naturellement.
Pour chaque groupe se trouvait un sergent à la tête d’un caporal et cinq soldats.

Le sergent Graham se déplaça d’un groupe à l’autre tandis que les techniciens équipaient chaque homme de ces anciens parachutes. Ils répondaient aux questions tout en vérifiant les attaches et les baudriers. Chacun de ces soldats étaient ensuite muni du parachute ventral standard puis d’une longe auquelle se rattachait leur équipement personnel. Ils prenaient le temps de bien les informer, notamment les Natus, les clones disposant des souvenirs adéquats.

Indépendamment, on avait demandé à Aya d’accompagner Arwé’Shara devant le module de stase. Afin que leur soit expliqué le système et convaincre la tigresse de l’intégrer pour participer, en représentante des Tairis, à cette manoeuvre tactique. Le chef Tyrol lui-même expliquait dans les termes qui se voulaient les plus simple la façon dont elle serait transportée afin de participer. Impossible pour elle d’entrer dans ce C-47 et de sauter de façon conventionnelle. Ne serait-ce par question de surcharge mais également à cause de sa masse. Dans ce module, elle serait dématérialisé et rematérialisée après le parachutage.
Afin d’éviter ses inquiétudes, le chef Tyrol lui avait expliqué qu’elle pouvait choisir le soldat de son choix pour veiller à sa sécurité. Mikkel pouvait être ce choix si elle le souhaitait. Et la présence d’Aya était nécessaire pour que les Tairis soient au courant de la façon dont serait emmené leur représentante.

Pendant une bonne heure, la troupe d’assaut fût entièrement équipée et pourvue en munitions. Rien ne fût oublié. Les soldats pesaient alors si lourds et étaient si encombrés qu’on les fit asseoir en ligne, les uns derrière les autres, pour éviter de les épuiser. Le sergent Graham continuait de passer d’une escouade à l’autre pour vérifier que tout était prêt et que personne ne manquaient de rien.

Le lieutenant Allen fût la dernière à se rendre sur la piste de décollage. Elle avait traité des derniers détails avec le lieutenant Jacobs concernant la défense de la ZA et la gestion des blessés. Un dernier échange vidéo avait eu lieu avec le colonel Caldwell puis elle avait quitté le cantonnement en jeep. La vie fourmillait maintenant outrageusement dans ces bois solides et bien formés. Les petits animaux avaient laissé la place aux plus gros qui ne s’enfuyaient qu’à l’approche du véhicule.

Lorsque la texane atteignit la piste d'atterrissage, elle découvrit les lignes de soldats triés sur le volets comme convenus. De grands projecteurs sur trépieds leur fournissaient un éclairage suffisant. A part pour son unité, les autres étaient répartis entre trois Atlantes, deux clones et deux Natus. Ils se tenaient tous prêt, les visages rongés par l’excitation et l’impatience de découvrir le plan.

L’équipe technique avait terminé son travail. Elle s’était regroupée un peu plus loin, à l’écart, dans la zone d'atterrissage. Ils étaient tous là, même Peter et Kate, à considérer le lieutenant Allen avec discrétion. Le chef Tyrol l’aborda en premier. Il la salua militairement avant de s’exprimer.

« Tout est prêt de notre côté. Nous retournons sur le Dédale pour quitter l’orbite. »
Il lui tendit un objet gauchement emballé dans du papier bulle et ajouta d’un ton beaucoup plus discret :
« C’est pour vous. De la part des poètes. Revenez-nous en vie lieutenant. »

Il lui fit un signe de tête, demeurant très pro, puis fit un appel radio. L’instant d’après, l’équipe technique disparut dans un grand flash lumineux. Pedge savait le colonel pressé de rejoindre la zone de combat rapidement, le croiseur amorçait déjà son départ pour une nouvelle bataille qui se ménerait en parallèle de celle-ci.
Le temps que le lieutenant se prépare de son coté, il avait été convenu que son aide de camp fasse le briefing. Il se positionna devant tous les soldats et se racla la gorge avant de commencé.

« Mesdames, Messieurs, soldats de toutes armées confondues. Bientôt, vous montrez dans cet appareil qui se trouve dans mon dos et partirez pour un voyage long de six heures. Il s’agit du dernier moyen de transport pour couvrir les deux milles kilomètres nous séparant de la base ennemie. »

Il s’approcha un peu, regardant les soldats qui l’écoutaient. Il était géné, ayant l’impression de trop en jouer ou de se faire général. Mais James comptait aller jusqu’au bout et ce moment était l’un des plus importants de la guerre. Une manoeuvre sur laquelle reposait de très nombreux espoirs.

« A trois heures du matin, cette nuit, vous serez parachuté au-dessus de la cité sous contrôle Wraith. Cet engin est si obsolète que les détecteurs ne devraient pas repérer notre approche. Vous atterrirez sur ou en-dehors de la structure. Pour vous guider, vous avez tous deux clones vous accompagnant. Ils connaissent la cité comme leur poche, ayant été formé à l’origine pour nous frapper. Ils sont dignes de confiance, sachez-le. »

James longea les équipes et reprit :

« Nous sommes l’avant garde de notre armée. Nous avons pour mission de frapper les hangars à drones. Deux équipes pour chacun d’entre eux, les cibles vous seront désignés selon votre zone de posé. Votre objectif principal consiste à faire sauter toute la structure et priver l’ennemi de ses capacités anti-aériennes. Pourquoi ? »

Il les fixa avec un léger sourire.

« Parce que l’intégralité de nos troupes sera déposée demain matin, à l’aube, grâce aux deux darts que vous pouvez voir sur votre gauche. Si l’ennemi est capable de se servir de ses drones, c’est la fin de la guerre, nous l’aurons perdue. Mais si nous y parvenons, nous avons de très nettes chances de remporter la victoire. »

Il acquiesça, sûr de lui.

« Vos sergents et caporaux vous brieferont sur les objectifs secondaires. Je porterai la centrale pour condenser l’essentiel de vos rapports et le lieutenant Allen, ici présente, dirigera la mission. Elle fera partie de l’équipe Delta composée du Docteur McKay, du soldat Hansen, de l’agent de liaison Coleen, de la Tairis Arwée et du tirailleur Natus Elesdo. »

Il termina sur ses dernières phrases :

« Dans six heures, lorsque je vous ferais signe, vous vous lèverez pour former une ligne parfaite et vous accrocherez votre pince sur le câble au-dessus de votre tête. » Il montra son propre crochet pour exemple. « Le reste se fera tout seul. Durant le vol, je viendrai vérifier que chacun d’entre vous connaisse les éléments de missions les plus importants et la procédure de saut. »

James garda le silence un certain temps avant d’ajouter avec gravité et sans vouloir surjouer :

« Nous avons tous fait un long chemin. Nous avons tous saigné côte à côte, résisté à cette guerre sanglante. Cette nuit, nous y mettons fin. Quelqu’un a-t’il une question ? »

@ pyphi(lia)


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Consignes :

Vous êtes sur le point de partir au combat !

  • N'hésitez pas à poser des questions.
  • Profitez de ce moment pour parler entre vous.
  • Arwée est placée en module juste avant le départ, elle a le choix de son "protecteur"
  • Vous pouvez passer si vous ne savez pas quoi écrire, faites-le savoir. Nous avancerons plus vite.


Votre équipe possède la désignation Delta et comprends :

* Lieutenant Allen Pedge
* Sergent Graham James
* Soldat Mikkel Hansen
* Tairis Arwé'Shara
* Docteur Rodney McKay
* Tirailleur Elesdo Carbel
* Agent Coleen "No-Fire"

**************

La Deadline est prévue le Dimanche 30 septembre à minuit.

Bon RP !

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Sam 29 Sep - 17:20
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Arwé Shara

Arwé”Shara


Les demi-lunes étaient revenues. La nouvelle leadeur des sans poil avait dû réparer les erreurs de ses deux rebelles. Voilà la simple constations d'Arwé, qui montait sans dire un mot de plus dans le camion avec les autres humains. Il avait des tensions entre les sans poil véritables et les demies lunes et la tigresse semblait en avoir rien à faire. En réalité, elle restait neutre, après tous les demis lunes étaient des alliés, certes peut être dérangeant par leurs aspects et création, mais des alliés. Et ce n'est pas elle, guerrière Tairis ou même Tairis qui allait porter jugement ou même partie. Elle était pour la fin de cette guerre avec la mort de la reine. Les Atlantes et les Natus étaient leurs alliés et si pour cela ils avaient choisi d'avoir d'autres alliances, chaque tigre respectait ce choix. Tant que personne ne vienne faire de nouvel esclandre qui retarderait l'opération.

Le voyage en camion, lu fila le mal des sables… coucher, elle tentait de garder un peu de son équilibre sans rendre son repas. Elle n'aimait pas du tout ce voyage y trouvant un inconfort important et surtout qu'elle voulait vomir. Un soldat avait compati lui disant que son chat n'aimait pas non plus les voyages en voiture. Elle ne savait guère ce qu'était un chat avant qu'il lui explique… Elle devait avouer que sur le coup elle s'était vexée, il la comparait à un animal de compagnie servile et non libre de penser ! Mais l'homme s'était rattrapé assez vite et avec beaucoup de tact pour lui montrer que morphologiquement ils étaient tous deux félins d'où sa référence. Elle avait fini par accepter se demandant si les autres Tairis appréciait ce voyage autant qu'elle. Mais elle devait avouer, qu'elle passa le reste du temps, à ne rien dire, ruminant son mal être et surtout cette référence au chat. Ainsi, quand le camion s‘arrêta, elle n'était pas mécontente de pouvoir sauter hors de cet engin de l'enfer et revenir près des siens, pour faire le bilan de leurs aventures. La majorité n'avait pas aimé non plus.

Pendant que les sans poil s'organisait en section, Arwé fut interpellé par sa dominante ainsi que son frère Rion Lastar. Un homme l'attendait vers un dart, commençant à lui expliquer qu'elle ne pourrait pas voyager avec les humains dans l'avion. Machinalement, elle avait tourné la tête vers cet « avion…oui un gros camion avec deux ailes quoi. Elle n'était pas mécontente, cet engin ne lui aspirait pas plus confiance et elle était certaine qu'elle rendrait sa viande bouillie que trop vite.

Elle était plutôt honorée de participer avec l'équipe Atlantes à ce dernier round, en représentante des Tairis comme le faisait Vilma pour les éléments politiques. Mais très vite son nouvel égo très modeste se dégonfla, quand Tyrol lui annonça la manière dont elle devait voyager. Instinctivement, elle avait reculé d'un pas, comme pour se protéger de cette nouvelle et surtout de la technologie. Un Tairis ne montre pas la peur, dû moins essaie… mais là, la tigresse, avait les oreilles plaquées sur le crane et le regard fuyant. Elle ne voulait pas être dans une petite boite où son corps aurait disparue. Et si on n'arrive pas à la rematérialiser ? Cela lui semblait être de la pure magie et pour ce domaine il avait déjà un clan Tairis avec Eura. Elle, elle était une guerrière non un chaman ou un truc dans ce genre et qui serait ravie de quitter son corps pour voir un autre monde dématérialisé. La réaction était naturelle, face à l'inconnu et la peur de cette nouvelle. Le pauvre Tyrol eut bien du mal à continuer son explication, qui ne rassurait pas du tout la tigresse qui décida de couper cours à cet échange, pour faire un tour et calmer sa peur galopante qu'elle ne pouvait maitriser devant témoin. Oui, elle était terrifiée par cette boite, par cette technologie et comprenait bien qu'il n'aura pas de couac dans cette affaire… Mais non, son cerveau refusait d'être rationnelle et la peur lui coupait les dents !

Elle pensait pouvoir être seule, mais le temps pressait et Aya et Rion la rejoignit à grands pas pour la rassurer. Eux aussi n'étaient pas rassurés par cette technologie, mais la confiance absolue D'Aya en elle pour réussir ce qu'aucun Tairis n'avait encore fait, donna un peu de force à Arwé. Le pouvoir du dominant était grand chez les félins, si celui-ci a confiance en eux, généralement, les fauves se sente plus galvaniser et prêt à se battre plus férocement. Une marque de confiance est si importante chez eux qu'elle ne peut être que signe de bienveillance. Aya aillant fait son rôle de commandant, laissa sa guerrière dans les pattes réconfortante de son plus proche parent : son frère qui était aussi un chef de clan. Le grand mal avait été blessée et avait continuer la guerre en ligne arrière pour coordonner les tigres. Il était fatigué comme tout le monde et il sut trouver quelques mots réconfortants pour sa sœur. Notamment avec le mot simple d'étoile. Oui, après cette guerre elle serait surement une étoile, Aya en avait l'intime conviction et son frère en était convaincue. Un rêve pour Arwé qui voulait atteindre cette reconnaissance proche du héros pour les humains. Elle allait avoir son nom dans l'histoire et elle ne devait pas faire doter les écrits. Même si le doute et la peur étaient parfaitement normal.

Après un câlin et un coup de tête à son frère elle se décida à marcher vers Tyrol les pattes tremblantes pour lui confirmer qu'elle était prête et qu'elle avait choisi un protecteur portant le nom de Mikkel. Et qu'elle désirait qu'on la mette dans la boite le plus rapidement possible avant qu'elle ne change d'avis. Bien sûre elle aurait pu demander un protecteur Natus, elle était certaine qu'ils prendraient grand soin d’elle, au vu leur croyance, mais la tigresse avait confiance dans ce sans poil a trois balles et elle ne se voyait pas mieux protéger que par lui.
Elle entendue le discours du sergent maitre, l'écoutant attentivement, contrôlant sa respiration, puis elle fut chargée dans son module. Machinalement, elle avait fermé les yeux, marmonnant des mots en Tairis avant que son corps ne disparaisse. Aya informa Mikkel de son nouveau rôle par ses quels mots durs et fermes :

« Arwé Shara est dans un module pour le voyage, elle ta désignée pour être son protecteur. Ne failli pas à cette noble tâche de confiance. Trahir la confiance d'un Tairis ne se finie jamais par un souffle, mais par l'arrêt de celui-ci. » Elle se montrait peut-être intimidante la grande alpha Tairis, mais elle ne tenait pas à perdre sa future étoile à cause d'une défaillance de sans poil qui ne prend pas à cœur son rôle.


° CODAGE PAR DITA | EPICODE °


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JohnSheppard

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Lun 1 Oct - 18:29
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Avant le départ
Du côté de Mikkel & l’Alpha Aya


Mikkel Hansen


Sur la piste de l’avion, Mikkel vit une Tairis, qu’il songea Alpha de son charisme imposant, l’abordant et l’informant que Arwé était dans un module de voyage, l’ayant alors désigné comme protecteur de ce module, chargé de porter ce module et de veiller sur ce dernier ainsi que de le manipuler pour faire sortir Arwé dans les meilleurs conditions une fois au sol.

L’Alpha Tiaris lui donna directive ne de pas faillir à cette noble tâche traduisant la toute grande confiance que Arwé avait en lui et au détriment d’y perdre son souffle de vie. Mikkel acquiesça d’un geste de hochement de tête viking sur l'affirmative à s’y engager dans ce rôle de protecteur qu’il prenait à coeur considérant Arwé comme une frère d’arme et une co-équipière et peut-être même d’ailleurs sa co-équipière la plus proche durant toute cette guerre ayant été à ses côtés durant le premier assaut général multi-factions et s’étant lancé avec elle dans ce grand moment de guerre. « Je m’y engage. Je ne faillirai pas. Je mesure tout l’honneur de cette tâche de confiance que je remplirai. » S’y engagea-t-il aussi viking que militaire et surtout frère d’arme.

Avant le départ
Du côté de Mikkel & Elesdo


Tirailleur Elesdo


Il était agenouillé dans la tente dortoir de son unité. Les braves avaient amenagé un petit coin pour le recueillement de leurs amis et de leurs proches perdus. Un autel, chargé de présents, symbolique, de gravures et de dessins fidèles aux visages voués à l’oubli. Des pères, des mères, des époux et épouses. Des fils, des filles. Et même des grands-parents.
Le régiment expéditionnaire était entièrement basé sur les volontés les plus fortes de retrouver les familles prises en otage. Chacun de ces soldats avaient une raison personnelle d’aller se battre dans le nid de l’ennemi.

Si l’éthique Atlante interdisait le parti pris pour qu’il n’y ai pas de forte désobéissance, la culture Natus en était à l’inverse volontaire. Qui de mieux qu’un père chargé d’espoir pour abattre l’ennemi et retrouver son fils ?
Cet autel n’était pas la figure de la défaite et de la honte. Tous ces braves avec qui ils avaient combattu le Wraiths. Ces nouveaux environnements méconnus, la vie proche des Athosiens et des Atlantes, le fort Natus sur le continent. Toutes ces épreuves qui les menaient jusqu’à cette dernière étape.

Elesdo soupira.
Prostré, il baissa la tête en un signe de profond respect. Une bague, c’est tout ce qu’il restait d’elle désormais. Son corps se trouvait dans son sac de couchage, fermé et étiqueté comme un simple bagage. Mais elle avait reçu les sacrements d’un Tairis et l’Atlante Hansen avait promis. Son voeu le plus cher était exaucé.

Le tirailleur murmura une dernière prière. Un espoir de vivre suffisamment longtemps pour participer à la victoire et libérer, pour de bon, tant la nation Atlante que Natus. Un effeuillage, dans son dos, indiqua que quelqu’un avait poussé le pan de tissu qui le séparait des autres pièces de la tente. Un frère se racla discrètement la gorge, il était temps. Le Natus garda le silence et récupéra son arme posée au sol. Il se redressa dans un mouvement pleinement guerrier, à l’image même de ce que les Natus ambitionnait du LiberTairius. La force et la vaillance, le courage, l’empreinte des Trois.

Elesdo prit le chemin de la sortie, martelant l’épaule de son frère d’un échange martial et fraternel, replaçant ensuite son couvre-chef sur la tête. Il vérifia en chemin la bonne tenue de ses affaires, de son sac, l’état impeccable de son uniforme. Les autres désignés s’étaient déjà rassemblé autour de Paresok. Il se tenait droit, le marteau posé sur le sol, le menton levé. La Meneuse duelliste était là, à côté, mais son regard avait été attiré ailleurs. En suivant cette direction, Carbel trouva la silhouette en mouvement de la nouvelle commandante Atlante. Une célébrité en Magna pour l’exemple symbolique fort de cohésion. Namara s’y trouvait aussi. Tout le monde connaissait l’histoire, le récit héroïque de leur bataille contre l'engeance Wraith. La dualité de la lance et du cracheur de feu nommé P-90.

Elesdo était aussi l’un de ces vétérans. Il avait été là à l’époque, témoin de cette osmose presque divine. Sans besoin d’exercice ni de concertation verbale, la solidarité au centre de la bataille, noyé de peine et de chaos, les avait mené à la victoire. Elle n’était que duelliste prometteuse en ce temps. Et elle avait gravi les échelons par un travail titanesque que bien peu de soeur aurait eu la patience et la ténacité de suivre.
Elesdo comprenait. Il n’y avait pas besoin de mots ni de questions pour savoir ce que signifiait cette étincelle luisant dans son regard. Il s’approcha doucement de la Meneuse pour regarder dans la même direction puis bifurqua sur elle.

« Ordonnez-moi. Et je la protégerai au péril de ma vie. »
Namara eut un léger sourire. Elle lui posa la question comme si les rôles étaient inversés.
« L’accepterais-tu ? L’accepterai-je ? » La Meneuse secoua négativement la tête et se para d’une absence d’émotions. Elle se sentait soudainement percée à jour par ce tirailleur expérimenté et se refusait à discourir plus longtemps.
« L’Atlante ne voit nulle flatterie à telle volonté protectrice. Et encore moins celle-là. Obéissez simplement à ses ordres comme s’ils venaient de votre Meneur. »
« Fort bien, Meneuse. Je suivrais parfaitement votre exemple. »

Elesdo la salua avant de rejoindre le groupe.
Les camions arrivèrent pour le voyage. Les Atlantes et leurs doubles se trouvaient déjà là. On les aida à grimper, les conducteurs pressants les nombreux curieux qui voyaient pour la première fois une telle machine motorisée. Beaucoup eurent du mal à comprendre son principe, son fonctionnement. Pourquoi user d’une machine à transporter le Natus puisqu’il n’était pas impotent et pouvait marcher ?

Les quelques tirailleurs et duellistes triés sur le volets suivirent sans broncher, copiant les Atlantes dans leur réactions jusqu’à l’arrivée et la descente du camion. Beaucoup d’interrogations, de petites expressions et de surprise englobèrent les guerriers en découvrant l’appareil volant. On les aida à enfiler des sacs sans qu’il ne comprennent véritablement le principe. En tout cas, Elesdo nageait véritablement dans le flou. Il se répétait inlassablement l’information la plus importante : il faisait partie du groupe Delta.
Aussi, lorsqu’il découvrit que ce groupe se trouverait le plus à droite, il s’y rendit avec son arme et son sac mystérieux jusqu’à découvrir sa nouvelle équipe.
Une silhouette, plus que les autres, attira son attention. Il semblait la reconnaitre et s’en approcha de dos, y abattant une main lourde avant de voir le visage de Mikkel Hansen se tourner vers lui. Le tirailleur s’esclaffa :

« Eh là, gaillard. Mille fois des Trois, curieux hasard de s’en retrouver ici, n’est-ce pas ? »

Il était soulagé de se retrouver en terrain connu. Ce Hansen lui laissait un bon pressentiment et il était heureux de savoir qu’il se battrait à ses côtés. La dernière mémoire vivante de Maupah. La boucle était bouclée. Il dégrafa sa grande vareuse pour en retirer une flasque qu’il tendit à son frère Atlante. Et Mikkel après lui avoir souri à ces heureuses retrouvailles prit volontiers la flasque pour s’y abreuver et partager ce breuvage avec Elesdo. A boire le nectar, Mikkel en échappa une légère grimace en réaction au goût rustre de la boisson mais afficha tout autant satisfaction de bon coeur car Mikkel aimait les alcools bien corsés et partagés entre amis !

« J’ai traversé mille enfers à convaincre mon Meneur de me choisir. C’est grand honneur que d’aller verser le premier sang. Mais mon esprit s’égare au plan de ton chef, nous allons faire saut éternel ? Avec ce curieux sac inutile à transport d’objets ? »

Mikkel Hansen


« C’est un grand honneur de t’avoir avec nous Elesdo. » Dit-il sincère avant de lui répondre à tenter de lui rassurer l’esprit, « Oui, nous allons sauter, et ce sac va déployer un parachute. » Désigna-t-il le sac d’Elesdo.
« C’est un genre de voile qui va te retenir dans les airs et amortir ta chute pour atterrir. » Donna-t-il définition du parachute. Oui, bon, il fallait s’attendre à du très basique avec Mikkel. C’était loin d'être un grand pédagogue le norvégien même si’l enseignait la plongée sur Atlantis. Et puis, Mikkel n’était pas du tout un parachutiste, mais alors pas du tout, étant donné que lui et le ciel, ça faisait trente-six, lui n’aimant que la mer. Il désigna son parachute ventral.
« Si rien ne s’ouvre quand tu sautes, il faudra que tu tires ici pour déployer ton parachute une fois qu’tu seras dans les airs. » Le norvégien lui montra-t-il la languette à tirer en la désignant sur l’équipement du tirailleur. « Grosso Modo faut penser à sa toile et faire en sorte d’avoir assez d’place pour la déployer. Mais ça, c’est si ton sac à dos ne s’ouvre pas quand tu sautes. » Ouais, Mikkel, encore une fois, fidèle à lui-même, restait assez abrupt dans ses explications.
« Quel curieuse idée de vouloir nager dans l’air, hein ? Notre être n’est point conçu en cela ! »
Elesdo lui martela l’épaule, tout sourire.
«J’suis bien d’accord ! » Mikkel acquiesça-t-il en bon marin qui était bien d’accord avec ça et lui lança-t-il un sourire.
« J’ai grande hâte à exécuter telle folie avec toi. Angoisse et anxiété, certes, quoi de plus normal. Mais nul Natus ne ferait de grandes hésitations à cela : c’est notre force. Est-ce vrai que tu te fais protecteur d’un Seigneur Tairis ? »
« Moi aussi Elesdo j’ai bien hâte. » Hâte de guerroyer avec son ami Natus, hâte de sauter aussi, et d’arriver au sol à vrai dire surtout, car Mikkel n’aimait pas trop le ciel. « Oui je fais bien protecteur.[/color] » Répondit-il assez succint sur son rôle et acquiesça-t-il. Mikkel se demandait un peu pourquoi cette question de la part du tirailleur et eut comme un sourcil songeur mais il resta pour autant assez viking.
Elesdo se frotta la barbe avant d’ajouter avec gravité :
« C’est bien première fois qu’Atlante se fait protecteur de nos Seigneurs. Après la guerre, je te mènerai aux scribes de la Magna. L’Histoire mérite de connaître cet événement ! » Mikkel se gratta un peu la joue de ses doigts comme sur la réserve et peut-être un forme de gêne mais lui adressa un sourire honoré de cette proposition sur laquelle il acquiesça d’un hochement de tête viking en accord. Ce serait avec plaisir d’aller sur Magna.

Pendant une bonne quinzaine de minutes, Elesdo et Mikkel discutèrent ainsi. Ils profitaient du temps de libre et le Natus posaient des questions sur les habitudes Atlantes. La façon qu’ils avaient de s’inviter les uns les autres, de partager le dîner ou la fête. Le tirailleur semblait vouloir faire une comparaison pour des projets qu’il nourissait. Finalement, au terme de la discussion, le sergent-chef attira l’attention de tous pour débuter son briefing.

Bientôt, ils iraient dans l’appareil volant…


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Mikkel Hansen

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Lun 1 Oct - 22:08
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Un dernier trajet en famille...



Il était l’heure.
James Graham déclara au lieutenant que tous les hommes étaient prêts. Peut-être allait-elle ajouter des consignes, approfondir le briefing ou régler de derniers détails. Lorsqu’elle en donna l’ordre, on aida chacun de ces hommes à se redresser avec leur lourd équipement pour passer la portière et s’installer sur les banquettes de flancs. Le sergent passa ensuite dans les rangs en trimballant son gros sac noir. Il distribua pour chacun des soldats des bouteilles vides en cas de “besoin urgent”. Même les femmes y eurent le droit avec, en prime, des rigoles en plastique copiant le principe des escaladeuses. Comme un petit entonnoir pour compenser ce qui ne permettait pas à une femme de se soulager de la sorte.

James se fit assez diplomate. Il expliqua que l’avion en aurait pour six heures de vol et qu’il ne se poserait pas pour les pauses pipis. Un brin d’humour accompagnait cette affirmation pour réduire un peu la pression qui s’était emparée de l’assemblée. Heureusement, la bouteille vide s’accompagnait de quelques barres céréales et de médicaments contre le mal de l’air.

Cette préparation dura un bon quart d’heure. De son côté, Nelly Bricks vérifiait ses instruments pour la quatrième fois en se référant à son document. L’excitation lui dévorait les entrailles. L’odeur de vieux cuir, de l’Histoire se mélangeant à cette aventure, lui donnait l’impression de se lancer dans un moment historique et unique. Comme les aviateurs qui avaient fait décollé des B-17 modifiés d’un porte-avion pour bombarder Tokyo. Ou bien ceux qui avaient décollé pour lâcher la première bombe atomique.
Question moralité, c’était toujours un sujet épineux. Mais Nelly n’avait que ce comparatif pour essayer d’expliquer cette impression de suspension, d’extrême gravité dans sa préparation.

Ils étaient tous dans les temps. Fidèle à sa parole, Pedge vint la rejoindre dans le cockpit pour lui apporter son aide au décollage. L’hispanique passa le vieux casque radio sur ses oreilles, insistant du regard pour que son amie comprenne qu’elle devait l’imiter.

//Test radio. Contrôle de démarrage avant lancement.//

Là, en contrebas, un soldat se présenta devant la carlingue. Il fit signe de sa main droite et Nelly tira la languette de démarrage. Le moteur bâbord hoqueta, comme contraint à un effort très déplaisant, puis il ronfla brusquement en éjectant une brusque nappe noire. L’hélice se mit en mouvement dans un grondement infernal, d’autant plus que la jeune femme avait ouvert sa verrière pour procéder au contrôle.
C’était bon…

Le soldat leva sa deuxième main. Le moteur tribord se mit en branle à son tour. Nelly tapota l’épaule de la texane, il fallait qu’elle ouvre sa vitre.
//Est-ce que tu vois le marqueur blanc sur l’hélice ? Il donnera un air gondolé puis ça se stabilisera pour être bien droit. Tu confirmes ?//
//Je confirme.//
Nelly hocha la tête et fit un signe de pouce à l’homme au sol. Elle posa la main sur les manettes des gazs qu’elle poussa d’un chouilla.
//Alors on décolle. Quand je te donnerai le signal, tu tirera lentement pour accompagner mon mouvement. Le manche peut s’incliner par rotation sur la gauche ou la droite. Comme un volant. C’est l’assiette. Garde là bien droite, horizontale. Tu tireras le tout bien droit vers ta poitrine. Pose les pieds à plat sur le pédalier. Si ça bouge, tu accompagnes. Toujours en douceur...//

L’avion, très pataud et lourd, grinça sur ses roues en se déplaçant. Bien loin des transporteurs traditionnels et plus évolués, l’amorti se faisait mal et les petits nids de poule se sentaient déjà. Les moteurs faisaient un vacarme. Sans les casques, il serait impossible de pouvoir se comprendre. Le C-47 se traîna douloureusement jusqu’à la ligne de peinture désignant le point de départ puis Nelly regarda une nouvelle fois ses jauges. Elle rangea sa notice technique avant de faire monter progressivement les gazs. Une force de poussée semblait vouloir faire avancer l’appareil mais rien ne se produisait, comme s’il était collé au sol par des poids invisibles. Le grondement caractéristique des deux moteurs jumelés gagnaient en puissance.

//On y est. Tu vois cette manette avec l’embout jaune ? A mon signal, tu vas l’abaisser d’un coup. Trois...deux...un...//

A mesure que le compte descendait, Nelly augmentait la puissance des moteurs. Les roues se mettaient à grincer affreusement. Et Pedge dans son pragmatisme habituel, faisait ce qu’on lui demandait, s’en remettant totalement aux compétences de Nelly dans le domaine.
Grâce à la puissance retenue, la manette désengagea les freins et le C-47 parti enfin sur la piste. La route fila d’abord lentement puis à toute allure, toujours plus rapidement à mesure que Nelly montait la manette des gaz jusqu’à son maximum.

//Tirer dans trois...deux...un...maintenant..//

Nelly tira doucement le manche mais celui-ci offrit une bonne résistance que Pedge dû affronter. Sur ce moment précis du décollage, l’avion semblait se rebeller, vouloir rester au sol comme un fainéant enragé de devoir sortir les poubelles un matin.
La texane pu se rendre compte que l’un des jauges indiquait près de 250 km/h au moment où les chaos cessèrent. Le nez s’était un peu abaissé, signe qu’elles avaient atteint la vitesse suffisante. La queue de l’appareil ne reposait désormais plus sur sa roue. Un geste expérimenté de Nelly fit baisser davantage le nez puis elle tira une dernière fois, de façon un peu plus brusque cette fois. Enfin, le sol disparu au profit du ciel et des quelques rares nuages. L’avion monta progressivement avec l’aide de Pedge pour atteindre son altitude idéale pour la vitesse de croisière.

Dans le vacarme continu des moteurs, la petite hispanique secoua lentement la tête avant de dire, sur le ton de la confidence :
//Sheppard aurait adoré ça.//
//On lui fera une reconstitution historique dans quelques années. // , fit Pedge en hochant de la tête.
La petite espagnole eut un grand sourire à cette idée. Il ne fallait que ces mots et un peu d’imagination pour qu’elle ne se voit voler dans ce C-47 avec Sheppard. La présence du lieutenant à ses côtés touchait à son terme et c’était trop court à son goût. C’était humain et surtout “Bricks” de vouloir profiter un peu d’elle. Mais comme la texane l’avait dit, elle n’avait pas le temps. Pourtant Nelly faisait une fixette depuis un petit moment sur la même idée. Peut-être que le drame qu’avait connu Sheppard la contraignait à faire un parallèle. Elle qui s’attachait si facilement avait pas mal de peine à ne rien laisser paraître. La disparition de l’officier ne l’avais pas laissé indifférente. Si Pedge n’avait pas été directe à sa dernière visite, peut-être qu’elle serait allée au bout.
Là, elle n’avait plus vraiment le choix. Soit se taire...ou bien être directe à son tour. Elle ressentait comme une crainte viscérale du rejet, de se permettre l’intolérable. Il lui fallut prendre plusieurs inspirations et mobiliser son courage pour se lancer.
//Tu me prends dans ton équipe ?// Demanda-t-elle de but en blanc.
L’ascension du C-47 l’obligeait à garder les yeux rivés sur la verrière, de ne pas affronter son regard de peur d’être rejetée, qu’elle lui disait qu’elle rêvait, que ce n’était pas le moment. Elle se mordait néanmoins les lèvres. Elle se les malmenait même en prenant une respiration plus lente à mesure de ce silence.
Peut-être une façon de lui faire part de son affection sans vouloir sortir de la profession. D’ailleurs, elle ajouta avec une petite voix peu convaincante :
//C’est la professionnelle qui parle...//
Oui, bon. Pas qu’elle...Nelly tirait sur l’ambulance là...
// Tu ne poses pas ton avion ? // , demanda Pedge qui s’interrogeait sur l’équipe dont elle parlait, si c’était pour l’assaut en perspective ou non.
//Je...laisse tomber...// Murmura-t-elle, trop angoissée pour approfondir.
// Négatif première classe. De quoi est-ce que tu parles exactement ? //
//Je...te...//
Elle se racla la gorge. La jeune femme se sentait comme prise au piège. L’affaire virait au drame...
//Je demande une...mutation...dans votre unité, mon lieutenant...// Prononça-t-elle difficilement.
Il y avait de bonne chance qu’elle voit ça comme une tentative de se rapprocher davantage. Et elle n’aurait pas tort d’ailleurs. Mais Nelly se disait qu’elle avait prouvé avoir de quoi offrir dans des missions d’exploration. Elle s’était pas si mal débrouillée à part la première fois. Ce serait un bon deal, non ?
//Je demande...sérieusement...//
Ca lui mettait un trac d’enfer.
// Qui est ton officier référent actuel ? //
//Sheppard.//
Elle expira lentement. Elle avait beaucoup de respect pour lui. D’ailleurs, aucun colonel mis à part lui l’aurait laissé sortir de la cellule du Dédale. Ou aurait eu la patience face à ses scrupules. Il l’avait emmené personnellement sur un endroit discret pour inhumer les restes d’un clone à l’effigie de Pedge abattu lors de sa mission de reconnaissance. Elle ne voulait pas que cet homme, s’il revenait à la vie, voit dans la demande de mutation de Nelly une complète ingratitude. Mais il y avait des faits et des ambitions qui l’amenaient à regarder au-delà de cette unité pour celle de sa comparse.
//Je me sens utile sous ton commandement...pour pas dire bien. Sheppard y est pour rien. Mais je veux me battre sous tes ordres...//
// Pourquoi moi et pas quelqu’un d’autre ? // Pedge cherchait à connaître ses motivations profondes. Elle ne posait pas ses questions pour tenter de la mettre mal à l’aise ou pour la piéger.

Nelly ne répondit pas tout de suite. Ce moment l’importait beaucoup et il était carrément hors contexte. Ils partaient tous pour une mission dangereuse sur un vol long de six heures et Nelly demandait sa mutation de but en blanc. Comme ça, comme deux nanas qui referaient le monde pendant un trajet en voiture avant d’atteindre Ibiza.
//Parce que tu as été là, pour moi, dans ce croiseur. La mission Eternal qu’on a faite ensemble. Peut-être parce que je tiens à toi aussi, je serais une menteuse de dire l’inverse. Mais surtout parce que je me suis senti à ma place, en professionnelle, sous tes ordres...//
Nelly sentit son visage se crisper. Elle savait bien qu’il y avait à boire et à manger dans ses propos. Du personnel comme du pro. Et ça, la texane n’allait pas vraiment être emballée. Enfin...elle apprécierait pas non ?
//Ca fait un moment que j’y réfléchis. Depuis que tu es venue me voir à l’infirmerie en fait. Mais après, j’ai jamais trouvé le moment alors...//
Elle soupira et n’alla pas plus loin. L’ascension se terminait, le manche revint peu à peu à son équilibre initial. Nelly fit un effort démesuré pour regarder la texane mais ses prunelles eurent le même effet que le fer rouge. Quand ça lui tenait autant à coeur, rien ne l’aidait à ignorer cette pression et cette angoisse, l’idée d’être violemment refoulée.
// Je vois. // , fit simplement Pedge qui observa un long silence. Elle n’était jamais à l’aise avec tout ça. Au bout de quelques secondes, elle ajouta : // J’ai entendu ce que tu avais à dire et j’ai pris en considération ta demande. Je verrai ce que je peux faire si on revient de ce foutoir. // , dit-elle sans s’avancer. Ce n’était ni un “oui”, ni un “non” au final.
Le côté très officiel de la réponse n’avait pas surpris Nelly. Elle s’y attendait en fait. Peut-être pas à cette froideur qu’elle extrapolait toute seule de ces mots mais elle positivait. C’était pas un “oui”. MAIS ce n’était pas un “non”. Cela lui arracha un demi-sourire avant qu’elle ne réponde en essayant de copier ce même air protocolaire dont elle avait le secret :
//Merci, lieutenant...//
Elle changea rapidement de sujet, sentant un vrai malaise s’installer.
//Nous...nous sommes stationnaire sur l’altitude de croisière. Nous arriverons dans six heures...//
// Bien reçu première classe. Je vais voir les hommes derrières et je reviens ensuite faire un somme avant le grand saut. // , fit Pedge en dégrafant son harnais et en se levant.
//D’accord...//
Nelly la regarda filer et attendit qu’elle se soit un peu éloigné avant de souffler soudainement. Elle avait été si crispée qu’elle ne l’avait pas remarqué sur le coup. Un somme dans le cockpit, en revanche, ce serait l’éclate. L’hispanique n’aurait jamais passé autant de temps avec elle, c’était comme offrir un cadeau surprise à un garnement qui sortait du coin. Un beau “Ooooohhh super” qui tonnait dans sa tête. Pas encore la discussion enflammée mais c'était agréable, quel que soit la motivation finale de l'officier Allen.


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Un dernier trajet en famille...



« VINGT MINUTES !!!! » hurla Nelly.

Elle ne parvint qu’à s’engouer. La jeune femme replaça le micro de son casque et l’activa manuellement. Vieille technologie, la détection vocale n’existait pas à l’époque. Elle attira l’attention de la texane.

//On approche. Plus que vingt minutes...//

Il faisait nuit noire, il était impossible de voler à vue. Nelly ne se fiait plus qu’à son altimètre et à sa vitesse, mettant régulièrement à jour sa position sur la carte en travaillant à l’ancienne. C’était tout aussi difficile que gênant. Son poste de contrôle à l’arrière d’un F-302 ne lui avait jamais autant manqué. Il suffisait d’appuyer sur un bouton pour avoir l’emplacement exact et en temps réel de l’engin. Là, c’était à la règle, au chronomètre et au crayon à papier. Le tout en maintenant le manche d’une main. Heureusement, dans les airs, le C-47 était un petit nuage docile. Les courants aériens étaient constants, les trous d’airs assez rares. Nelly profitait même de la présence de Pedge pour lui laisser les commandes et vérifier ses instruments. Le vol s’était relativement bien passé à l’exception d’un élément qui inquiétait de plus en plus Nelly. Deux jauges n’avaient cessé de grimper depuis le début du vol. Au début, la jeune femme avait pensé que l’environnement différent vis à vis de la Terre ne causait qu’une petite variation. C’était d’ailleurs l’hypothèse des scientifiques sur le Dédale. Mais ils avaient omis de se pencher sur la composition du sable qui était véritablement différent que sur Terre. Plus lourd, plus épais, beaucoup plus sale.

Le moteur droit, du côté du lieutenant, se mit à brouter soudainement et avoir des ratés. La pilote grimaça en tapotant une jauge dont l’aiguille flirtait avec la zone rouge. A côté, celui du moteur gauche était tout aussi élevé mais il fonctionnait encore.

//Pas maintenant. Encore un effort...//

La commande des gaz se réduisit, faisant hoqueter de plus en plus ce fameux moteur puis elle le relança brusquement à puissance maximum. Il reprit sa course avec des variations qui s’entendaient bien mais ne s’éteignit pas. Cinq minutes après, elle répéta la manœuvre sur le moteur gauche.

Chez les passagers, le voyage avait été long et éprouvant. Une bonne partie de la journée dans la chaleur de la carcasse, dans le bruit du métal grinçant sans cesse et le grondement des moteurs. Quelques hommes avaient réussi à se faire des parties de cartes sous la lumière de torches rouge. D’autres avaient fait connaitre le goût de la cigarette à quelques Natus. Des Atlantes essayaient de communiquer par signe avec les Matt et les Pedge clonés.
Bref. Tout le monde avait essayé de s’occuper du mieux possible en attendant le fameux signal. Mais celui-ci ne venait toujours pas...jusqu’à ce que le lieutenant Allen les prépare.

Nelly, de son côté, chercha la cité des yeux. Réduisant peu à peu l’altitude de l’engin pour atteindre le palier de droppage, elle se pencha sur sa verrière pour essayer de repérer la structure ennemie. Au début, elle fut stupéfaite en ne découvrant que de grandes étendues de sable. S’était-elle trompée sur son plan de vol ? Et si elle s’était perdue ? Avec tout le monde, tous les soldats, dans un avion qui n’avait plus assez de carburant pour faire le voyage retour ?!?

//Non, non, non, pas ça...//

Fébrilement, la petite espagnole s’empara d’un monoculaire qu’on lui avait conseillé. McKay avait eu la gentillesse de le paramétrer pour faire ressortir les signaux énergétique. Le coeur de Nelly l’avait martyrisé jusqu’à ce qu’elle la découvre enfin, loin à l’horizon, luisant à peine. Mais elle était bien là.

« DIX MINUTES !!!! » Cria-t-elle en ajoutant le nombre de sa main libre à l’adresse de Pedge.

Le moteur se mit encore à hoqueter et s’éteignit soudainement. C’était dramatique, elle ne parvenait plus à l’allumer. Le sable avait fini par encrasser entièrement le moteur et il ne lui en restait plus qu’un pour couvrir la distance. Pas question de tomber maintenant, ils étaient proche, si proche. La jeune femme baissa un peu la vitesse pour soulager un peu le dernier moteur et pointa en direction de la cité ennemie. Elle allait la frôler d’un coté, portière dans sa direction, pour lâcher le stick en procédant à un virage.

L’ennemi avait éteint l’éclairage pour être le moins voyant possible. Mais malgré tout, la flèche centrale et les immeubles les plus imposants se distinguaient très bien. Nelly prit l’angle et revérifia encore les valeurs de ses instruments. Elle voulait que ce soit parfait. Véritablement parfait. Arrivé à cinq minutes, elle activa la lumière rouge qui alerta tout le monde de l’imminence du saut. Ils allaient exécuter l’attache et le premier soldat serait sur le bord de la portière.

En approchant de la cité sur les trois dernières minutes, la tension était à son paroxysme. Le moteur gauche se mit à hoqueter, produisant encore plus de bruit. Autant toquer à la porte de l’ennemi, pas question, il fallait veiller à la discrétion. Nelly aurait voulu souhaiter bonne chance à tout le monde. Pas qu’à Pedge. Tout le monde. Elle regrettait presque de ne pas être avec eux, de n’avoir rien d’autre à offrir que cet aller simple. La jeune femme était néanmoins tellement prise qu’elle ne jeta même pas un regard en arrière. Prenant la décision d’éteindre volontairement le dernier moteur, prenant le risque de ne plus pouvoir le réallumer, elle plana volontairement sur son axe d’approche et garda la main posée sur le déclencheur de la lumière verte. Elle décompta dans son esprit...elle décompta sans empressement, voyant les détails de la cité hybride de plus en plus distinctement. Puis elle appuya enfin.

La lumière verte éclaira toute la nacelle....

...

...

Et les parachutistes de fortune sautèrent.


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Position:
 

Les parachutes de la seconde guerre ne disposaient pas de manettes pour diriger la descente. L’escouade du lieutenant Allen sauta en premier, ses voilures se déployant comme il y a soixante dix ans sans accrochage. La descente serait plus brutale et rapide que les habitués de parachutisme pourraient découvrir. Mais mis à part quelques soldats paniqués qui se retenaient de hurler, tout le monde descendit sans encombre.

Pour quelques minutes seulement.
Car le sol se rapprochait de plus en plus et les militaires avaient tendance à s’écarter les uns des autres. L’escouade Delta se dirigea au grès des quelques courants aériens au-dessus de l’un des hangar à drones. Si McKay et Pedge parvinrent sur le toit d’un bâtiment suffisamment large. Mikkel fût soufflé sur le côté et loupa la passerelle en contrebas. Elle reliait cet immeuble à son voisin et se retrouva pendu sous le nez de l’officier. Coleen, James et Elesdo arrivèrent au sol un peu plus bas.

Très vite, des coups de feu claquèrent en écho. Une des équipes avait dû atterrir directement sur les Wraiths et se battaient. Pour le moment, Delta avait d’autres chats à fouetter. Les premiers problèmes se présentaient déjà.

--------------------------------------


Nous sommes le vendredi 18 mai. Il est 3H12 du matin.

Vous venez d'atterrir sur l’une des digues contenant un hangar à drone. Plusieurs accès s’ouvre à vous mais, avant ça, il y a les premiers problèmes.

  • Mikkel se retrouve pendu par son module de stase sur le rebord de la passerelle. Le système de secours va faire émerger Arwée sur la passerelle, pile sur une patrouille de cinq Wraiths se dirigeant droit sur eux. Ils ne se sont encore douté de rien.
  • Mikkel peut agir librement. Arwée se réveillera pile devant ces Wraiths montant leurs armes sur elle.
  • Soudain, une énorme explosion aura lieu. Un écho provenant de l’opposé de votre position. Pedge et McKay pourront apercevoir une vive lueur orangée brillera sur l’énorme flanc d’une dune de sable au-delà de la cité, l’incendie d’un engin.


Détail:
 

VOUS AVEZ REÇU DES MPS ! LISEZ LES AVANT DE PRÉVOIR VOTRE RÉPONSE.

Deadline : Samedi 6 octobre au soir.

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Le vol ne fut pas des plus agréable. En effet, il ne fallait pas compter sur un calme ambiant. Les réacteurs vrombissaient comme des fous furieux, et même si à la longue, l’oreille parvenait à occulter le bruit, ça ne faisait pas tout. Il était toujours présent, même en arrière plan. Quand enfin le code vert fut donné pour opérer les sauts, Pedge fut la dernière de son équipe à sauter, tapotant le dos de ceux qui devaient y aller. Pour ceux qui hésitaient à y aller, elle n’hésitait pas une seconde à les pousser une fois qu’ils étaient arrivés près du chambranle de la porte. Il y avait des timing à respecter. Quand elle s’élança dans l’air, le parachute se déclencha rapidement grâce au lien de vie. C’était assez frustrant de ne pas pouvoir chuter pendant quelques secondes, mais qu’importe. En tout cas, c’était d’un calme luxueux comparé à l’ambiance sonore de l’avion. Malgré le claquement des voiles dans l’air, c’était assez paisible. Son sac à dos pendait mollement en dessous d’elle et il n’y avait plus qu’à laisser faire le vent, puisqu’ils n’avaient rien pour se diriger.
Vu de là haut, la cité était majestueuse. Cela ferait un bon endroit pour les clones de l’alliance, afin qu’ils puissent y vivre paisiblement. C’était une idée à suggérer pour leur relocalisation d’après guerre, puisqu’il allait bien falloir prendre une décision les concernants.

Pedge avait passé la cagoule sur son visage pour se protéger de l’air. Ses yeux scrutaient les environs, nettement éclairé par les lentilles de vision nocturne. Ces petits bijoux étaient de vraies merveilles de technologies. Le sol se rapprochait rapidement, bien moins rapidement il est vrai que s’ils n’avaient pas eu ces voiles en guise de garde fou. Malgré tout, des écarts se creusaient entre tous les soldats même si les sauts avaient été rapproché. C’était normal sans manette pour se diriger. C’était vraiment un saut archaïque, mais la sensation de voler était toujours aussi exaltante.

La jeune femme entendit son sac toucher le sol en premier, et dans les trois secondes qui suivirent, elle toucha elle aussi le toit sur lequel elle venait d’arriver. Ses genoux se fléchirent pour absorber le choc tandis qu’elle accompagnait de quelques pas la course du parachute. Elle tira sur les filins pour le rabattre au sol, et rapidement, avec les gestes de celle qui a l’habitude de faire ça, elle ramena l’ensemble de la voile pour en faire une boule qu’elle plaqua contre le toit pour ne pas se faire repérer. En temps normal, elle l’aurait enterrée, mais là, sur un toit en dur, c’était peine perdue. Elle aida Rodney à faire de même, vérifiant par ailleurs que le scientifique allait bien. Sa réputation de chuteur n’était plus à faire, surtout depuis qu’il était une légende dans la Magna pour ce genre d’action.

// Escouade Delta, confirmez votre position. //, demanda-t-elle par radio pour savoir un peu où le reste de son groupe avait atterri. Un éclair orange suivi d’une déflagration s’éleva dans l’air largement plus loin que la cité. Pour Pedge, il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait de l’avion qui venait de les parachuter. Elle espérait que Nelly avait eu le temps de sauter avant la catastrophe. Elle l’espérait vraiment.

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Opération NORMANDIE

Feat les membres d'Atlantis


Et me voilà dans un avion, un très vieil avion en partance pour la cité de la reine wraith, à nouveau harnaché d'un maudit parachute. Sauf que contrairement à la dernière fois, ce parachute là ne disposait pas de manettes de direction. Merveilleux. J'allais devoir me laisser porter par le vent, et avec ma chance légendaire, j'allais sans doute atterrir au milieu d'un groupe de wraiths affamés. Pauvre de moi. Et maintenant, me voilà assis à côté des autres membres de l'équipe, tellement nerveux que je ne cessais de tapoter du pied en jouant avec mes doigts. Le bruit assourdissant des moteurs eut au moins le mérite d'empêcher les autres d'entendre mes longues jérémiades. Puis, le signal fut donné. Le moment de sauter. Ce fut avec la peur au ventre que je me rapprochai lentement de la porte ouverte où chacun sautait dans le vide. Quand ce fut mon tour, je serrai les sangles du parachute autour de mon corps, mais je ne fis aucun pas en avant. J'étais bloqué, tétanisé, comme la dernière fois sur Magna. Et comme la dernière fois, quelqu'un eut l'extrême gentillesse de me pousser dans le vide pour me faire sauter. Ce qui ne fut pas du tout à mon goût.

"Non ... attendez ... je ne ... AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!"

Mon cri se perdit dans la nuit alors que Pedge m'avait poussé pour que je saute. Aussitôt, mon parachute s'ouvrit tout seul, et ralentit d'un seul coup ma chute de façon brutale. Cela eut au moins le mérite de me faire taire, cessant d'hurler à la mort. J'étais toujours vivant, mais pour combien de temps ? Le vent m’entraîna vers la cité que je parvenais à distinguer malgré l'absence d'éclairage pour la rendre tapie dans l'ombre. Une silhouette se trouvait non loin de moi, mais impossible de savoir qui était sous ce parachute. Agrippé aux lanières en cuir, je ne pus que prier pour ma vie, jusqu'à ce qu'une surface en hauteur, plate, apparut droit devant moi. Et le sol se rapprochait vite. Bien trop vite à mon goût. Lorsque mes pieds touchèrent brutalement le sol, je chutai pas terre, entraîné par le parachute qui avait toujours une prise au vent. Je roulai plusieurs fois sur moi même, m’emmêlant dans les nombreux cordages, avant de glisser sur le sol à cause du vent qui continuait de m'entraîner.

Soudain, mes mains ne touchèrent plus rien, tout comme le haut de mon corps. Mes yeux fixèrent alors le vide au dessous de moi. Oh non, me voilà au bord du bâtiment sur lequel j'avais atterri. J'allais tomber, et si le vent décidait de se lever encore une fois, le parachute m’entraînerait ailleurs. Paniquant, je tentai tant bien que mal de me mettre en sécurité, mais quelqu'un vint aussitôt à mon secours. C'était Pedge qui avait atterri à côté de moi. Elle m'aida à m'éloigner du vide, et à me débarrasser du parachute, avant qu'un nouveau coup de vent n'entraîne ce dernier au loin, disparaissant dans la nuit. Je l'avais échappé belle. En regardant autour de moi, je remarquai qu'il n'y avait que le Lieutenant dans mon champs de vision. Il n'y avait personne d'autre. Où étaient passés les autres ?

Maintenant que j'étais loin du vide, j'examinai attentivement la cité autour de moi. Je constatai alors que nous avions atterri sur un hangar, comme sur Atlantis. Ou plutôt, sur le toit d'un petit immeuble qui se trouvait sur le hangar. Cependant, il y avait non pas deux mais trois hangars, dont deux d'entre eux étaient reliés par une passerelle. Une petite alarme retentit dans mon dos, et j'ouvris mon sac pour prendre l'ordinateur portable. Différentes données s'affichèrent à l'écran, et je fus stupéfait par ce que je découvrais. Etant donné que cette cité était à la fois Lantienne et Wraith, je n'eus aucun de mal à paramétrer mes réglages correctement pour analyser toutes ces données. Alors que Pedge demandait des nouvelles des autres équipes, je m'approchai d'elle.

"Lieutenant, nous nous trouvons au dessus d'un hangar comme sur Atlantis, mais je ne détecte pas la signature de drones. La signature émise dans ce hangar est très semblable à celle qui émanait du croiseur modifié et créé par Méda'Iyda. Je pense qu'il s'agit non pas d'un hangar à drones, mais d'un laboratoire de génétique. Peut être que nous y trouverons les modules des Natus. Ou alors l'une des clés de formatage. Mais, connaissant les wraiths, ce hangar doit être bien défendu, nous ne pouvons probablement pas y pénétrer en force".

Un bruit d'explosion m'interrompit, alors que mon regard fut attiré par une lueur orangée plus loin, derrière une dune. Trop loin pour distinguer quelque chose, je sortis mes jumelles et tentai de voir ce qui s'était passé. Plusieurs wraiths avaient quitté la cité, et se dirigeaient vers l'origine de l'explosion. Plus loin, il y avait de nombreux débris, ainsi qu'un gigantesque incendie. Qu'est ce qui avait bien pu causé ce bruit assourdissant et cet incendie ? Une seule idée me vint en tête : c'était sans doute l'avion qui nous avait largué au dessus de la cité. Et vu le regard de Pedge, celle ci pensait la même chose. Il y avait sans doute encore du monde à bord lors du crash. Et nous ne pouvions rien faire pour eux. Je retournai m'occuper de mon ordinateur. Le plus important était de retrouver les autres membres de l'équipe, ainsi qu'un moyen d'entrer dans ce hangar. Vu mes connaissances de la cité, je n'eus aucun mal à afficher un plan de la zone qui ressemblait à s'y méprendre à Atlantis. Et comme les hangars sur Atlantis, il y avait une faille, que je montrai aussitôt à Pedge.

"On peut peut être entrer par ici, en infiltration. C'est le système de dégazage du hangar, qui permet d'évacuer l'air vicié produit par les tirs de drones. Ce hangar doit avoir ce dispositif même s'il n'y a aucun drone actuellement. Quand on descendra de cet immeuble, il faudra trouver une trappe sur le sol, qui nous permettra de descendre dans les conduits de ventilation du hangar".

Je n'avais pas d'autre idée par rapport aux données que j'avais sur l'ordinateur portable. Rentrer discrètement par le système de dégazage, sans nous faire repérer, était pour moi la seule option. Rangeant mon ordinateur, je regardai autour de moi. Ne pas voir les autres était inquiétant. Jusqu'à ce que mes yeux, grâce aux lentilles, se posent sur la passerelle qui reliait les deux hangars. Sur cette passerelle, il y avait une grosse caisse, sans doute le module qui contenait la Tairis. Ainsi que ... non, je devais rêver. Il y avait un homme qui pendait mollement dans le vide, sous la passerelle, retenu uniquement par son parachute. Mais avant que je ne puisse prononcer un seul mot, je vis un groupe de wraiths arriver à l'autre bout de la passerelle. Dans quelques secondes à peine, ils remarqueraient le module de stase, ainsi que la présence du pendu. Sans réfléchir davantage, je lançai un cri en direction de Pedge, tout en levant mon P-90.

"LIEUTENANT ! DES WRAITHS SUR LA PASSERELLE !"

J'ouvris alors le feu sur le groupe ennemi.

©️ Starseed

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Rodney avait eu chaud aux fesses en rebondissant comme un ballon. Heureusement qu’elle avait réussi à l’attraper, sinon il aurait fini quelques mètres plus bas avec des membres probablement dans des angles anormaux. Bref, ils étaient maintenant sur le toit, mais nulle trace du reste de l’équipe. La jeune femme espérait vraiment qu’il n’y avait pas de blessé dans les chuteurs. C’était toujours un problème, les blessés. De toute façon, c’était connu dans toutes les armées du monde et certainement de la galaxie. Les blessés étaient une plaie pour une section qui devait déployer des moyens considérables pour leur venir en aide, ce qui perturbait l’objectif final de la guerre en cours. Néanmoins, on ne pouvait pas laisser quelqu’un agoniser, c’était moralement dégueulasse.

Merde. Ce n’était pas un hangar de drone. Pedge était devant un choix cornélien comme elle les détestait. A peine posé et elle était déjà dans l’obligation d’adapter le plan de départ. Cela faisait partie des choses de la guerre. Rien ne se dérouler comme prévue. Ils avaient une position privilégiée pour descendre dans ce hangar et récupérer soit un module Natus soit les clés de formatages. Est-ce qu’il fallait occulter la position et chercher les hangars de drones à tout prix pour protéger l’avance des troupes régulières ? Elle avait défini elle-même les enjeux et les objectifs principaux. Est-ce qu’elle devait s’y tenir ou diviser l’équipe en deux ?

La décision se prendrait ensuite. Pour le moment, elle se laissait le temps d’y réfléchir. Avant tout chose, il fallait recomposer l’équipe.

« On garde l’idée sous le coude Rodney, le temps de reconstituer l’équipe on y réfléchit. », fit-elle en reportant son regard sur le scientifique, après avoir contemplé l’explosion de l’avion, les prunelles attirées par les flammes orangées qu’on distinguait de loin. Au moins cela ferait une sorte de diversion pour les Wraiths.

Pedge allait inspecter les alentours, laissant Rodney prendre un côté qu’il avait déjà choisi manifestement. Ce dernier poussa un cri d’alerte, ce qui fit accourir la lieutenant alors qu’il commençait déjà à tirer. L’officier cerna la scène rapidement. Un groupe de Wraith sur une passerelle, Mikkel pendu sous cette foutue passerelle et le module qui contenait Arwe… Merde.

Pedge était tentée de tirer au lance patate sur le groupe mais est-ce que la passerelle tiendrait le coup ? Bon, il fallait agir vite. Elle passa sur la gâchette associée au lance grenade intégré à son Colt M4. Elle visa le groupe de Wraith que McKay était en train d’arroser. Il y eu un bruit d’éjection caractéristique tandis que l’ogive partait vers la passerelle. Au chiotte la discrétion largement entamée par les tirs du scientifique. La grenade déflagra au milieu du groupe de Wraiths.


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Commandos Delta



Au terme de son saut en parachute, Mikkel se retrouva pendu par le module de stase en rebord de passerelle. Il se rassura malgré tout que Arwé avait pu sortir du module et réapparaitre sans trop d'encombres sur la passerelle bien que le norvégien entendit des pas sur cette dernière qui ne pouvaient que s’attribuer à des Wraiths. Les pas lui parurent assez nombreux sans qu’il puisse exactement en décompter le nombre. Ce n’était pas non plus la situation idéale alors pour la Tairis. C’était ainsi et Mikkel savait Arwé puissante guerrière mais ça faisait chier le soldat quand même que de ne pas pouvoir lui prêter main forte.

Quant à lui, suspendu dans le vide, il se sentait aspiré par le bas de son parachute pendouillant, les courants d’airs venteux n’y aidant pas à accentuer l'attractivité.

Dans cette sensation, le norvégien, capté par le bas, regarda donc en bas et aperçut soudain deux Wraiths, qui, furtivement, s'approchaient de Coleen, Elesdo et le Sergent, son gradé direct, vraisemblablement déjà occupé à la radio. Mikkel se disant alors sur le vif qu’il ne pouvait le prévenir des Wraiths et de la situation de sa propre radio, décidant de là donc d’ouvrir le feu sur les deux Wraiths, au coup par coup par légères rafales, d’abord un puis enchaînant sur l’autre au plus vite, avec son famas silencieux à portée de main et dès qu’il eut une solution, une ouverture de feu sur eux… tout en tâchant de ne pas trop bouger alors…

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Mikkel Hansen

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Arwé Shara

Arwé”Shara


En toute franchise Arwé fut étonnée de se rematérialiser sur une pacerelle instable… et surtout avec cinq affreux dévoreurs en face d'elle. Directement dans le combat sans même de prémices. C'était quoi cette histoire ? étrangement, elle ne se sentait pas mal ou même fatiguer, l'expérience dans la boite était véritablement étrange. Elle en gardait aucun souvenir, comme si elle venait juste d'y entrer. Cela était perturbant, mais bon, elle décida de relayer cette étrange sensation a plus tard. Elle gronda férocement, voyant le groupe d'ennemis s'avancer vers eux. Son regard balaya la zone rapidement pour savoir où étaient les autres sans poil... Il en avait deux en contre bas qui déjà donnait du feu pour abattre la petite troupe de vilains. Quant à Mikkel… les bruits de son arme attirèrent l'attention de la tigresse qui l'aperçut pendre mollement au pont. Cela expliquait surement son apparition précaire. Et comment il avait échoué ici lui ? Et c’est quoi ses ailes toutes moches et toutes fines ? Il avait volé avec ça ? Ou c’était une protection en tissus bien précaire ? Elle ignorait comment était venue les atlantes dans ce coin étrange… mais passons, elle questionnerait le sans poil à deux balles quand ils auront fini la guerre en ripaillant sur la tête de la reine !

Tout cela avait pris quelques secondes, la réactivité des Atlantes étaient légendaires à ce niveau-là et pendant que la cheffe et le sans poil pleureur occupait les Wraith, Arwé, se pencha dans le vide pour lancer une patte griffue et attraper Mikkel, avant de le tracter avec son autre patte et finir par le choper via la sangle du dos de son gilet MOLLE. Mine de rien il était lourd le petit sans poil ! Et elle le jeta sur le sol, avec une délicatesse relative. Mais elle ne pouvait guère faire plus à cet instant.

Il était temps de se charger du groupe qui se faisait canarder en règle quelques corps vacillait suite à un bruit immonde qui semblait souffler de la vapeur chaude et brûler les affreuses créatures. La tigresse poussa un grand rugissement d'intimidation qui ne semblait guère marché face à des sbires mais c'est plus un cri de courage et de rage qu'autre chose. Cela la galvanisait et elle s'élançait sur le groupe, profitant que leur occupation était fixée sur les deux sans poil en bas. Mais bon, les tirs de lumière essayaient quand même de la toucher et elle se félicitait d'avoir pris les devants puisqu'au moment où elle allait bondir, elle aperçut un vicieux avec une drôle de chose dans les pattes… Il avait encore la force de lancer un objet après que la cheffe Atlantes lui envoie son feu dans la tronche ? Eh bien, qu'elle fougue ! Une fougue qu'elle allait mater ! Elle en avait déjà vu, cela faisait un gros boom mortel et il semblait viser dans la direction des deux tireurs… elle eut juste le temps de sauter un peu plus sur la droite et atterrir lourdement sur le sbire, pour lui faire envoyer dans le vide sa grenade via un coup de patte d'une grande violence. Mais cela lui coûta une droite dans les dents qui lui fit affreusement mal ! L'odeur était désagréable, l'odeur de la peau cramée. Elle se retrouvait au milieu des sbires et marteler de coup de patte vengeresse le détendeur de l'objet boom. Les autres semblaient moins vivace. Arwé comptait bien faire le ménage pour que chacun soit mort. Mais à cet instant, elle martelait le sbire à la grenade pour qu'il rende l'âme. Son masque avait volé et son affreuse tête déformée sifflait ses dernières volontés, avant que les griffes lui arrachèrent la gorge. Une fois mort, elle s'occupa d'un autre, un sbire qui se remettait de l'explosion un peu trop vite. Arwé la tigresse de ménage bonjour !



° CODAGE PAR DITA | EPICODE °


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Commandos Delta



Les différentes escouades s’infiltrèrent dans la cité ennemie. Certaines se battaient et se repliaient sans cesse en se faisant passer pour la seule force de frappe, attirant volontairement l’attention de l’ennemi, tandis que les autres s’attaquaient aux hangars. La mission fut couronnée de succès malgré la perte de communication avec l’escouade jouant les appâts. La cité fût rapidement privée de ses moyens anti-aériens et un terrible jeu de chasse se déroula alors.

Durant ces trois heures, l’équipe Delta fût témoin de toute l’étendue de la cruauté de Méda’Iyda en entrant dans son laboratoire expérimental : la clé de toute sa supériorité technologique sur le reste des Wraiths. Elle s’était approprié les capacités de recherche et de modélisation organique des anciens pour les jumeler avec sa propre technologie. En travaillant sur une banque d’ADN et en se servant de cobaye, elle avait conçu toutes les armes auquel l’armée Atlante s’était confrontée. Dans l’une de ces salles les plus profondes, l’horreur les attendait. Des dizaines d’exemplaires de Matt et de Pedge étaient maintenus en vie par des machines. Leur corps souffrant d'innombrables difformités, de maladies, reposaient en ligne sur des tables. Ils étaient encore conscients. Cela était véritablement horrible et déplaisant pour beaucoup… Arwé grimaçait à plusieurs reprises se demandant bien, si la reine n’était pas juste empreint à la folie pour mutiler autant de créature intelligente. Même eux, félins de leur état ne jouait pas autant avec leurs proies, préférant certaine une forme de « torture » (pour eux cela n’en était pas, le chat ne s’inquiète pas des cris de la souris) mais la fin arrivait vite. De toute façon on ne gâche pas la bonne viande ça la stresse… Mais là, il n’avait pas notion de se repaître, il avait juste un besoin expérimental pour servir sa propre destinée et sa propre folie.

McKay découvrit rapidement qu’il s’agissait des tous premiers sujets de la recherche de Méda’Iyda pour le clonage. L’un de ces clones, plus conscient que les autres, leur appris qu’ils ne servaient plus depuis l’an dernier. Méda’Iyda venait les voir pour assouvir son penchant sadique, choisissant les maladies ou les mutilations qu’elle voulait voir s’abattre sur eux. Elle se délectait de les voir dans une perpétuelle agonie, de les voir résister en leur ayant retiré jusqu’à la dernière once d’espoir. C’était comme un loisir, comme si elle allait simplement se faire une pièce de théâtre ou qu’elle dînait à la carte. Tous ces clones ne rêvait que d’une chose : que le cauchemar finisse. Qu’on les “éteigne” pour de bon.
C’est la requête qui fut formulé au groupe Delta. Une mise à mort demandée en faveur, un appel à leur humanité.

Arwée’Shara, pendant ce temps, découvrit un peu plus loin deux de ses frères dans le même état. L’un avait été entièrement dépecé et laissé les muscles à vifs. L’autre avait été méticuleusement autopsié avec un soin malsain qui lui donnait des envies de meurtre dans d’atroce souffrance auprès de l’auteur de cette oeuvre douteuse. Le tout pour les laisser vivants et conscient de leur agonie, comme pour les clones. La tigresse ne pouvait plus rien pour eux mais il en restait encore trois, retenus prisonniers quelque part, résignés sur leurs sorts. Ils avaient été déplacé dans une autre aile pour être manipulé, transformé, afin d’infiltrer les clans du site Alpha et répandre un virus très virulent chez les félins.
La tigresse se devait d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard, elle partit à leur recherche avec Mikkel et Elesdo. Elle en informa Pedge de son souhait, elle devait secourir ses frères et sœurs, les sauver ou même libérer leurs âmes pour qu’ils ne finissent pas dans le même état que ses tigres là… Arwé avait versé une larme pour chacun et quelques mots en Tairis pour rendre hommages à leur courage… D’un geste lent elle avait enfilé chaque collier d’âme pour les restituer à leur famille à son retour. Cela lui pesait lourdement sur le cœur et elle savait qu’Aya ferait une grande fête pour honorer les âmes disparues. Qu’ils rejoignent le ciel et qu’ils trouvent maintenant l’honneur.

Pedge était confrontée à une décision difficile, mais le choix était quasiment pris pour elle. Il fallait délivrer ces malheureux de la cruauté de la reine, tout comme elle avait souhaité qu’on la délivre quand elle en était le sujet. Ils étaient trop “cassés” par leur maîtresse pour être sauvé désormais. Quant aux Tairis, Pedge avait laissé faire Arwé les concernant. Leur corps bruleraient avec le reste de ce dépôt de malheur.
L’officier demanda à ce qu’on plastique l’endroit. L’ensemble du laboratoire des horreurs de Méda’Iyda partit donc en fumée dans une gerbe de feu cataclysmique.

Ils se dirigèrent alors vers les générateurs pour préparer l’arrivée imminente de l’armée alliée. L’assaut conjuguée des équipes restantes se solda par un échec désastreux et Pedge fût contrainte de reculer jusqu’à une zone de moindre importance pour perdre l’ennemi. Elle tomba, avec James, McKay et Coleen, sur une ruche contenant tous les enfants Natus en hibernation. Les Wraiths s’apprétaient à les déployer sur toutes les entrées et les secteurs stratégiques. McKay pirata la console attenante et découvrit avec effroi qu’ils étaient tous porteurs d’une terrible maladie. Une forme de peste de la galaxie de Pégase qui avait provoqué un tel désastre que les Wraiths, en ce temps, furent contraint de trouver un antidote à leur administrer. Sauvegarder leur nourriture.
Méda’Iyda l’avait boosté pour tuer son sujet en une dizaine d’heures. Et pas d’antidote cette fois-ci. Cette arme ne laisserait que des Wraiths en vie. Tous les petits de la Magna étaient d’ors et déjà condamnés. Et ils allaient bientôt condamner le reste de l’armée à son contact.
Ces enfants allaient inconsciemment répandre une épidémie mortelle impossible à juguler. Il fallait agir avant qu’ils ne quittent cette ruche, amenant le lieutenant à un terrible choix de morale. McKay détenait la commande d’auto-destruction, une stérilisation complète par un jet de plasma qui transformerait cette ruche en une boule de feu où rien ne résisterait.

Là aussi, le choix était fait pour elle. C’était horrible, mais elle devait donner l’ordre à McKay de le faire. Elle ne savait pas comment le scientifique allait réagir face à ça, mais le pragmatisme devait prendre le pas sur la morale. N’était-ce de toute façon pas amorale que de laisser des êtres humains contaminés en contaminer d’autres ? Ok, c’étaient des enfants, ce qui rendait les choses d’autant plus difficiles, mais c’était nécessaire.
La jeune femme s’était blindée. Elle visualisait la ruche, pas les enfants. Elle visualisait une menace, pas les enfants. La mâchoire bloquée et serrée, elle donna cet ordre, cet ordre qu’elle allait trainer le restant de sa vie. La fautive était toute désignée, mais malgré tout, Pedge culpabilisait quand même. Elle devait vraiment faire payer toutes ses ignominies à cette garce de Reine Wraith. Au centuple. Elle avait la rage.

Malgré l’ordre donné par Pedge, Rodney hésita à lui obéir. Certes, il détestait les enfants, tout le monde le savait. Enfin, en vérité, il faisait croire qu’il ne les aimait pas. Il suffisait de le regarder agir avec sa nièce, ou encore sur cette planète peuplée d’enfants après son arrivée dans Pégase. Un vrai nounours au coeur tendre qui râlait tout le temps. Et ici, il ne connaissait pas du tout ces gamins, mais l’ordre était de les tuer. Les éliminer. Les exterminer. Pour le bien de tous, une partie de lui le savait. Préserver les autres en faisant des sacrifices d’êtres déjà condamnés. Mais malgré cet état de fait, la décision n’était pas simple à faire. Surtout que c’était lui qui allait enclencher la machine, et appuyer sur le bouton qui mettrait fin à la vie de ces innocents.

L’espace d’un instant, McKay secoua la tête, ne voulant pas faire ce qu’on lui demandait. Qui aurait pu agir sans ressentir quoi que ce soit ? Il avait l’impression de commettre un meurtre, et ce n’était pas du tout la même chose que de tuer un wraith ou même un Genii. Ces enfants étaient des alliés. Et ils commençaient à peine leur vie. Les Atlantes étaient là pour les libérer, pour les sauver. Et non pas pour les tuer. Pourtant, c’était déjà trop tard, et chaque seconde d’hésitation supplémentaire risquait la vie des autres.

Pourquoi est ce que c’était à lui de faire ça ? Parce qu’il était le meilleur pour accomplir cette tâche. Comme quoi, l’intelligence était parfois une malédiction. Malgré ses protestations, et voyant l’air résigné et sérieux de Pedge, Rodney ne put qu’obéir. Déglutissant avec difficulté, il paramétra l’auto destruction, et valida la commande de sa main tremblante. Alors que la vie des enfants s’éteignait devant les Atlantes, le scientifique détourna les yeux, n’osant regarder. Il se sentait honteux d’avoir fait ça, même s’il n’avait pas eu le choix. Il espérait juste que plus jamais, il n’aurait à faire un acte comme celui ci. Alors que l’auto destruction terminait son oeuvre, McKay rejoignit les autres pour poursuivre leur chemin. C’était bien la première fois depuis un moment que le scientifique restait silencieux, serrant les dents en repensant à ce qui venait de se passer.

Le débarquement de l’armée alliée eût lieu à l’heure prévue. Ils montèrent tous à l’assaut des barricades Wraiths et les enfoncèrent avec une terrible violence, déplaçant les combats dans les couloirs, les moindres salles d’immeubles, les différents niveaux et les passerelles. Très rapidement, l’armée de Méda’Iyda et celle de la Triple Alliance ne formèrent qu’une masse compacte au combat dans toute la base. L’escouade Delta, qui se dirigeait vers la tour centrale, partagèrent un très rude combat aux côtés de leurs alliés. Piégé sur une passerelle entre des tirs croisés, quelques drones vinrent mettre fin à la menace et un jumper quitta son occultation.
Le pilote disparu, Bruce Pierson, conduisait l’engin et ouvrit sa nacelle arrière pour les faire entrer. Nelly se porta à l’entrée pour les y inviter. Ils servaient de taxi pour déplacer toutes les escouades stratégiquement sur la cité. Ils devaient leur liberté au coup d’éclat d’Arwée, de Mikkel et d’Elesdo, lorsqu’ils avaient mené l’assaut pour libérer les Tairis prisonniers. Nelly et Bruce s’étaient rendus seuls dans le hangar sous-marin pour voler un jumper et participer au combat.

Pendant que l’équipe d’Arwée s’attaquait au dernier lieutenant de Méda’Iyda qui tentait un ultimatum sur les modules contenant les otages Natus, celle de Pedge fût amenée au bord de la flèche centrale, là où l’on signalait la présence d’un bouclier impénétrable. Calqué sur celui de la cité, il ne pouvait être que manipulé de l’extérieur que par une reine Wraith. Rodney fut escorté jusqu’à l’ordinateur central et y découvrit les derniers secrets de l’ennemi.
Sheppard était retenu prisonnier dans une phase invisible et continuellement pourchassé par l’insecto. Seule une reine pouvait lui ouvrir une sortie. Comme pour ce bouclier en somme. Méda’Iyda se garantissait le monopole pour empêcher les Atlantes de pénétrer ses dernières défenses. Mais elle n’avait pas tout prévu.

Même si cela déplaisait fatalement au scientifique, il localisa le bassin génétique : source des implantations de matériel Wraiths dans le code humain. Le processus qu’avait subi Matt Eversman et qui l’avait presque détruit pouvait être reproduit. Pedge Allen, commandant de l’armée du dernier assaut, pouvait devenir une reine Wraith au même titre que Méda’Iyda. Elle pouvait ramener Sheppard et briser le bouclier pour le dernier combat.
La technologie employant une base de conception Lantienne, Rodney était capable d’ajuster les procédures pour protéger au maximum l’intégrité de son officier. C’était une possibilité qu’il ne pouvait pas rejeter et l’escouade Delta, de nouveau réunie, eut à faire son choix.

Pedge était encore et toujours face à des choix qu’elle n’avait pas. Elle pouvait refuser de devenir une Reine Wraith, mais si elle ne le faisait pas, elle ne pourrait pas récupérer Sheppard et combattre son ennemie mortelle. Si elle devenait l’équivalent physique de Méda’Iyda, elle aurait une chance de rivaliser et de contrecarrer ses plans. Elle devait mettre un point d’honneur à finir cette guerre. Elle ne pouvait pas condamner des clones mutilés, et des enfants contaminés, pour le bien de tous, si elle n’était pas capable de le faire pour elle-même.

Alors oui, elle deviendrait une reine Wraith, pour le bien de leur proie, de leurs ennemis. Elle passerait de l’autre côté, en espérant rester elle. Rodney le lui garantissait plus ou moins. Elle serait comme Matt quand il s’était retrouvé dans le bassin génétique… Elle était presque déçue qu’il rate ça, lui qui aurait tellement voulu prendre sa revanche sur cette Reine, mais il avait fait ses choix.

Elle donna donc son accord.

Rodney avait beau vérifier encore et encore ses calculs, il n’était pas rassuré à l’idée que Pedge se transforme en reine wraith par ce processus. Il regardait la jeune en secouant la tête, car il n’était pas sûr du résultat final. Certes, il ne s’était pas trompé dans ses ajustements, loin de là. Il était un génie après tout, il ne faisait jamais d’erreur. Ou presque. Mais là n’était pas la question. Ce qui l’inquiétait était le résultat sur la personnalité de la militaire. Et si le processus éliminait complètement la partie humaine dans son corps ? Les wraiths étaient insatiable, alors une reine, il n’osait pas imaginer. Il tentait de prévenir Pedge du danger, mais peine perdue. La jeune femme avait visiblement pris sa décision.

Le choix ayant été fait, il fallait de la matière première. Des Wraiths pour former le liquide dans lequel la texane serait plongée. Les deux chefs respectif de la Multitude et des Affranchis se proposèrent naturellement. Coleen ne put masquer son émotion et son refus de les voir se sacrifier mais l’enjeu la dépassait littéralement. Le vieux Matt et la Pedge à l’apparence de reine firent des adieux silencieux mais douloureux à Coleen, lui offrant le commandement de toutes les unités restantes de clones. Ils saluèrent l’escouade Delta et se placèrent dans les cellules qui mirent fin à leurs vies. Coleen eut beaucoup de mal à refléter de l’indifférence, elle avait été très attachée à eux. C’était maintenant elle qui dirigeait les clones et qui aurait pour tâche de veiller sur eux.

Arwé n’était pas présente quand la leader Atlante décida de s’offrir pour changer de nature et essayer de mettre fin à cette guerre. Mais on la tenue informée et en conséquence, elle décida de faire passer un message a celle-ci avant qu’elle disparaisse sous une autre forme. La tigresse avait compris que peut-être elle ne pourrait jamais plus être une sans poil, mais cela n’avait guère d’importance face à ce sacrifice et à ceux des autres demi lunes pour la victoire. Ainsi, la tigresse demanda de transmettre et Mikkel transmit à la radio-oreillette cette phrase de la tigresse à la leader : « Que le courage devienne une étoile et que l’honneur soit dans l’âme ». Une phrase de grand respect guerrier qui ne trouverait peut-être aucun écho pour cette sans poil mais qui devait être dite, il en allait de la mentalité Tairis.

McKay débuta la procédure.

La perception du monde venait de changer pour la reine Wraith Allen. Le premier exercice pour tester son pouvoir fût de ramener Sheppard de la dimension dans laquelle il avait été retenu prisonnier. La procédure semblait innée, d’une facilité déconcertante. C’était comme plonger la main dans l’eau pour récupérer une victime de noyade. Pedge ramena Sheppard qui tomba instantanément dans l’inconscience. Il semblait en bonne santé, sans blessure. Mais Rodney pâlit en découvrant une terrible réalité. Une différence entre le cas de Matt l’an dernier et celui de Pedge devenue Reine : l’application de ses pouvoirs tendait à la faire sombrer davantage dans la part Wraith. Son temps était compté si elle ne voulait pas devenir une véritable reine, d’autant plus que d’innombrables influences se jouaient secrètement dans son mental. Elle était liée à l’ensemble des clones, à Coleen. Parvenant à discuter mentalement avec elle sans l’aide de machine cette fois. Mais elle l’était également avec toute l’armée Wraith qui se battait encore dans la cité.

La texane découvrit que ces sbires, les originels, et toutes les créatures composant la force de Méda’Iyda ne se battaient que sous sa contrainte, sous la peur. Ils voulaient survivre au même titre que les clones et les Atlantes, ce qui rendaient les choses encore plus difficile pour Pedge. Elle pouvait sentir tous ces regards, de ce qui était autrefois l’ennemi, se tourner vers elle avec une nouvel espoir. Ils se battaient encore pour Méda’Iyda. Mais une concurrente venait d’entrer dans la danse et elle pouvait percevoir, pour la première fois, les sentiments profonds de son ennemie. Bien dissimulé sous la haine et le dégoût : de la peur et de l’incertitude pour son avenir.

Pedge pouvait maintenant empêcher la reine d’utiliser ses pouvoirs psychiques, de couper les connections entre tous les Wraiths pour leur faire perdre leur avantage tactique dans la communication. Dès lors, la bataille tourna en leur faveur.
Il y eut de grandes victoires un peu partout dans la cité et l’armée ennemie fut envahie par l’angoisse de la mort. Toujours, les regards intimidés se tournaient vers Pedge. Elle qui s’enfonçait toujours de plus en plus dans une nature Wraith, commençant à percevoir l’homme de manière naturelle comme un vulgaire morceau de steak.
Pedge, malheureusement, était progressivement corrompue par l’intense pouvoir qui gangrenait son esprit d’origine. Coleen faisait tout son possible pour rester garante de son humanité, de ses souvenirs, de toutes les souffrances que l’ennemi lui avait infligé. Mais la vérité était là : Pedge pouvait devenir la reine de tous et refouler l’Atlante. Elle aura sa propre armée, sa propre cité, ses propres projets.

Pedge se nourrissait de la peur et de l’incertitude de son ennemie. C’était une douce mélodie à ses oreilles de prédatrices surpuissantes. Jamais elle ne s’était sentie aussi forte, aussi rusée, aussi… souveraine. Elle était la nouvelle reine et il y avait une usurpatrice sur son territoire. Une ruche ennemie qui voulait exterminer la sienne. Elle ne pouvait laisser faire. C’était inconcevable. Elle aimait trop la vie. Elle savait pourquoi elle s’était engagée, et elle ne pouvait laisser perdurer le massacre.
Elle se perdait dans de bas instincts, elle le savait. Pourtant, elle sentait la conscience de Coleen, et celle des clones de la rébellion venir lui marteler son humanité dans le crâne. On aurait dit une multitude de mouches qui venaient planter des clous dans son cerveau, ou des pancartes avec écrit dessus “tu es humaine” ; “tu es Pedge Allen” ; “Méda’Iyda est ton ennemie”.
Pourtant Pedge le savait, elle savait la terrible vérité qui se présentait à elle. Si elle le souhaitait, elle mettait fin à tout ça, tant côté Wraith que Atlante. Elle pouvait devenir une reine, et régner sur la Galaxie de Pégase. Avec ses connaissances sur Atlantis, elle n’aurait pas de mal à prendre le dessus sur la cité. Elle serait impitoyable, elle serait une conquérante bien plus aboutie que Méda’Iyda. Pedge ne doutait de rien, car c’était là sa personnalité la plus profonde. Et pourtant, elle restait elle-même. Elle résistait à la corruption du matériel Wraith en elle. Elle le devait pour tous les sacrifiés de cette guerre. Cela avait assez durée.
Méda’Iyda serait son objectif, et rien d’autre !

Nelly et Bruce vinrent chercher l’escouade Delta en jumper.
Ils amenèrent tout le monde à la base de la tour centrale, faisant un tour supplémentaire pour Arwé. La tigresse était fière de mener une équipe, cette confiance qu’on pouvait lui attribuer alors qu’elle n’était pas sur deux pattes et sans poil ! Elle se révélait être une bonne cheffe due moins elle le pensait, elle était entraînée à la guerre et elle ne lâchait rien pour sauver les derniers Natus. La pression était sur ses épaules et elle devait avouer qu’elle adorait ça ! Elle se sentait utile et ce combat avait encore plus de sens à chacune de ses victoires dans les coursives !

Sous la pression mentale de Pedge, le bouclier se leva et l’accès fût ouvert sur un dédale de couloirs vides et sans vie. Dans leur dos, les deux armées continuaient toujours de s’affronter dans la violence et la brutalité. Malgré les victoires et la balance bien favorable, les morts s’accumulaient des deux côtés. Sheppard fut laissé sous la vigilance de Skyler et des Natus, le temps pour Nelly de le rapatrier d’urgence sur la ZA. L’homme était complètement inconscient, mais son visage était marqué par une chose : la douleur la plus évidente et la plus violente, comme si son retour avait été fait avec beaucoup de souffrances.

Dans la salle d’embarquement, là où aurait dû se trouver la Porte des Étoiles, lévitait la fameuse sphère dont Coleen les avait prévenu si longtemps. Devant se trouvait la reine, vêtue pour le combat et accompagnée de sa section d’élite. Deux mastodontes derrière, des originels et quelques sbires. Il ne restait plus que ça des forces saines. Mais elles restaient bien supérieure à la petite escouade Delta. En revanche, il y avait maintenant une reine dans chaque camp. Méda’Iyda n’acceptait pas l’idée que sa victime de l’an dernier, son jouet, lui ai résisté et soit allée jusqu’à lui devenir semblable pour la concurrencer. Pedge, à ce moment là, venait de perdre le reste de sa perception humaine. Elle prenait un ascendant Wraith en voyant en cette reine la décadence de la race. Se voyant bien supérieure à la tête de tous.
Elle le savait. Méda’Iyda se sentait en danger comme jamais et cela se traduisait par une haine sourde et surjouée. Sa voix trahissait sa peur, son air enjoué et moqueur avait disparu. C’était la première fois que les Atlantes voyait l’ennemi numéro un ne plus afficher cette arrogance et cette certitude.
Il n’y avait plus de coup d’avance, c’était fini.

« Comment oses-tu !!! » Siffla-t-elle à sa concurrente. « Tu ne seras jamais Wraith, tu n’es qu’une pathétique humaine. En sous-effectif. Massacrez-les ! »

L’unité d’élite avait amorcé le premier pas. Mais ils se stoppèrent en entendant une exclamation cadencé par des dizaines de voix. C’était un “Oh !” général qui remontait les couloirs à chacun de leurs pas. McKay avait profité de cette occasion pour s’approcher des consoles. Il s’était servi du canal de communication de la cité pour transmettre les propos de la reine, permettant aux alliés de comprendre qu’ils avaient besoin d’aide.

Bientôt, sous le regard interloqué de la reine, quarante tirailleurs et duellistes Natus approchèrent les armes en avant, marchant comme à la parade avec un air pleinement défiant pour les intimider. Ils claquèrent de leurs pas une dernière fois derrière Pedge et son escouade, prêt à en découdre pour ce tout dernier combat. Positionné en un carré parfait, quelques clones présent dans le contingent, ils donnaient l’air de ne pas avoir été malmené par cette longue guerre et n’attendait que le signal. De cette unité se détacha le Meneur Paresok et la duelliste Namara. Les deux chefs Natus encadrèrent Pedge et Coleen. Aya se rajouta aux côtés d’Arwé et de Mikkel.

La reine Méda’Iyda avait son unité d’élite.
La reine Allen avait la sienne.

Et la reine Allen donna l’assaut à ses troupes. La bataille finale pouvait commencer pour de bon. Une seule reine serait gagnante. Le seul ordre qui claqua dans les airs donné d’une voix gutturale parfaitement Wraith, de la part de l’officier était : “Tuez les tous”. On ne pouvait pas faire plus primaire.


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DU COTE DE MCKAY :


Environnement


Rodney venait de voir son plan couvert de succès.
L’équipe Delta avait reçu des renforts et la pression atteignait son paroxysme, comme un pari dantesque qui verrait une issue entre la vie et la mort de tout le groupe. Ils avaient tant donné pour en arriver jusque là, tant de sacrifices pour atteindre le siège de la reine et l’acculer jusqu’au mur. Mais même là, ce n’était jamais terminé. Il y avait toujours une dernière bataille à livrer, même pour un astrophysicien qui faisait face à une technologie inconnue.

La dernière invention de Méda’Iyda, déployée au fond de cette salle d’embarquement, dont les clones n’avaient eu de cesse d’avertir de son extrême dangerosité.


Un dernier combat dans l’arène du savoir. Une course contre la montre qui se déclencha dès le signal de la bataille finale. La sphère avait une forme commune à la technologie Atlante mais de la matière Wraith se devinait à l’intérieur. L’engin s’amorça sous le geste de la reine, comme si elle avait appuyé sur un déclencheur qui débuta une concentration d’énergie catastrophique. Tous les instruments de l’appareil de mesure de McKay s’affolèrent. Au point que les valeurs montèrent, montèrent, montèrent, jusqu’à atteindre un tel palier qu’ils mirent en échec le système d’interprétation de sa tablette.

Il y avait là une invention d’une telle puissance que le matériel de Rodney était complètement dépassé. Des cristaux s’étirèrent en pyramide depuis plusieurs ouverture et la sphère se mit à émettre un bruit de chargement inquiétant. Des courants électriques commençaient à le parcourir tandis que les couches externes de l’engin entamait des échanges, des parties troquant leurs emplacements comme si un être invisible s’amusait à résoudre un casse-tête.

Si Rodney voulait comprendre cette chose, il lui fallait un matériel de pointe. Il lui fallait toutes les ressources à sa disposition. Sa tablette n’affichait que des messages d’erreurs, il ne pouvait même pas se baser sur les toutes premières données. Son premier objectif, donc, consistait à trouver un système de détection fiable.

Dans le même temps, quelques blasts le frolèrent de près. Il sentit même l’un des tirs lui chauffer le sommet du crâne au travers de son casque tandis qu’un originel et quelques sbires fonçaient droit sur lui. Les quelques pas qu’il restait à faire pour l’atteindre furent interrompu par l’apparition brutale de quelques Natus qui se jetèrent sur eux pour offrir du temps au scientifique. Ils hurlaient, râlaient. C’était une mêlée incroyable que le scientifique dominait malgré lui par sa position en hauteur.

Un éclat, soudain, vrombissant comme des cristaux Lantien, signèrent un palier que la sphère venait de franchir. Les échanges devenaient de plus en plus rapide et les éclairs, au lieu de s’entendre, commençaient clairement à se voir. Comme un crépitement inquiétant. Le temps était compté. Toujours compté.
McKay devait se surpasser cette fois. Comme jamais...


Rodney McKay


Le combat n'était pas pour moi, je le savais très bien. Voir toutes ces créatures qui entouraient la reine wraith, prêts à tout massacrer pour la protéger, ne m'inspirait pas confiance. Nous étions en sous nombre, et je ne comptais pas parmi les guerriers capable de les anéantir. Il nous fallait de l'aide. Heureusement, Méda’Iyda ne semblait pas s'intéresser à moi, elle était trop obnubilée par Pedge, ou plutôt ce qu'elle était devenue. Une salle en hauteur attira mon attention. Après tout, nous étions dans la même salle d'embarquement que sur Atlantis, à la différence près était cette gigantesque sphère qui se trouvait à la place de la Porte des Étoiles. Et donc, en hauteur, il y avait sûrement les mêmes consoles que la cité. Furtivement, je m'éclipsai et gravis rapidement les marches, n'attirant aucun regard. Prudemment, le P-90 levé, j'avançai dans la salle de contrôle qui, par chance, était déserte. Alors que la confrontation était sur le point de commencer en bas, j'activai sans attendre la console qui commandait le canal interne de communication. Les paroles de la reine retentirent alors dans toute la cité, et les autres équipes allaient pouvoir nous rejoindre pour nous aider à la combattre. Mon plan ne plut pas du tout à Méda’Iyda, mais c'était trop tard pour elle. Les autres arrivèrent, et la bataille s'engagea. Un combat féroce.

Je regardai tout ce qui se passait, mais je dus m'accroupir rapidement afin d'éviter les nombreux tirs qui traversèrent la salle de part en part. Soudain, la reine agita sa main, et la sphère commença à s'agiter. Des signaux d'alerte retentirent dans mon sac, et je dus retirer mon P-90 et le poser au sol à côté de moi pour ne pas être gêné. Je sortis l'ordinateur de mon sac, mais celui ci affichait à l'écran de nombreux messages d'erreur. Comme si le capteur ne parvenait plus à analyser tout ce qu'il recevait. Cela ne voulait dire qu'une seule chose : cette sphère était quelque chose de très puissant. Mais quoi ? De quoi pouvait-il bien s'agir ? Un frisson me parcourut l'échine, cette chose était visiblement nouvelle et bien différente de ce que j'avais vu jusqu'ici. Qu'est ce que cette reine avait bien pu créer, encore ? Pour le savoir, il me fallait absolument analyser toutes les données que la sphère envoyait. Mais pas depuis mon ordinateur, il n'était pas suffisamment puissant.

Mon regard balaya la salle de contrôle, et une lueur de génie passa dans mon regard. Mais oui, bien sûr. La console qui gérait les détecteurs internes de la Cité. Si je parvenais à les bidouiller à mon goût, j'allais pouvoir analyser cette sphère. Et le plus tôt serait le mieux, car cette chose vrombissait un peu plus, elle semblait gagner en puissance. Sans attendre, je désactivai les capteurs de mon ordinateur, avant de brancher ce dernier sur la console. Un nouveau tir passa près de ma tête, et j'eus juste le temps d'activer la console, avant de m'accroupir sur le sol, pianotant sur le clavier de mon ordinateur. Il me fallut quelques instants pour paramétrer les détecteurs internes de la cité comme je le voulais, avant que les données s'affichent enfin sur l'écran. Il y avait des montagnes de données à analyser, une quantité phénoménale. Et plus j'avançai dans ma lecture, plus mon visage pâlit. Cette découverte faisait froid dans le dos. Parmi les nombreux relevés détectés en provenance de la sphère, il y avait des valeurs radiantes d'atomes comparables à une éruption solaire, mais aussi des valeurs comparables à l'établissement d'un micro pont caractéristique d'un transfert entre deux Portes des Étoiles. Également des matériaux complexes imputables à un E2PZ, des condensateurs de Porte des Étoiles et un amas d'hydrogène en feu, auto-régulé, dont le noyau est compressé comme on le retrouve dans des soleils à mi-vie. Et pour finir, je détectai aussi des particules exotiques échappant aux lois physiques.

Je compris enfin ce qu'était cette sphère. C'était une terrible arme, la dernière création d'une reine wraith folle à lier. Et son ultime recours maintenant qu'elle sentait sa chute. Elle n'avait plus rien à perdre, voilà pourquoi elle avait activé cette arme. Une arme qui allait tous nous tuer. Cette sphère était dotée d'un E2PZ qui, conjugué aux condensateurs de Porte, servait de bombe à la puissance effroyable. Mais cette bombe ne nous était visiblement pas destiné. Car en plus, il y avait un système complexe reproduisant un environnement de transfert entre deux Portes qui passait à travers des éruptions solaires artificielles, comme pour essayer de reproduire volontairement cet incident. Ce système emmagasinait par la même occasion des particules exotiques très instables. L'E2PZ atteindrait un niveau de surcharge catastrophique et finirait par exploser, libérant ainsi une énergie colossale qui détruirait probablement la moitié du système solaire. Comme le jour où la Confrérie avait piégé Atlantis, et où l'E2PZ devait exploser à l'activation de la Porte des Etoiles. La sphère était une véritable bombe à retardement, mais Méda’Iyda n'avait pas l’intention de la faire exploser ici. Pourquoi seulement nous tuer avec elle ? Non, elle avait une autre idée en tête, et toutes les données que j'analysais le démontraient. Cette sphère allait être envoyée à travers l'espace temps, et retourner dans le passé. Pourquoi ? Pourquoi détruire cette planète dans le passé ? Il y avait forcément autre chose. La présence d'une technologie d’hyper-navigateur donna l'explication. Une fois envoyée dans l'espace temps, et arrivée à la date choisie, la sphère serait envoyée dans l'hyperespace pour voyager. Et il n'y avait qu'un seul endroit où c'était judicieux de la faire exploser : Atlantis. Si la cité était détruite quelques jours auparavant, idéalement pendant que l’Athéna et le Dédale était en orbite pour charger les troupes, nous ne serions pas ici aujourd'hui pour lutter contre Méda’Iyda. Cette reine n'aurait plus aucune résistance, et elle pourrait continuer d'envahir la Galaxie comme elle le voulait, détruisant tout sur son passage. Elle allait perdre aujourd'hui, et sa seule chance de survie était de tenter une destruction massive. Dans le meilleur des cas, la moitié du système solaire Lantien serait rayé de la carte. Dans le pire des cas, les particules exotiques créeraient une déchirure dans l'espace temps, détruisant ainsi l'univers en entier. La reine tentait vraiment le tout pour le tout. Quitte ou double.

Si cette sphère était envoyée dans le passé, si l'E2PZ atteignait son pic d'accumulation d'énergie, tout serait terminé. Il fallait à tout prix l'en empêcher, et désactiver cette arme. Devais je prévenir Pedge du danger ? Non, pas la peine. Déjà, la jeune femme était trop occupée à se battre. Et puis, elle ne pourrait rien y faire. Tout reposait sur mes épaules. Il me fallait trouver un moyen, et vite. Mais comment ?

Je devais impérativement faire le point. La liste de ce que je savais, dont j’étais certain. Cette technologie, surement le point culminant des nombreuses recherches de Méda’Iyda, n’avait été possible que grâce aux extraordinaires outils Lantiens. La base même de cette bombe à déploiement temporel, ses différents organes, ses systèmes, provenaient de matériaux des Anciens. Et comme toute technologie de ce genre, elle communiquait à distance. Je pouvais donc trouver un moyen pour faire un lien entre mes consoles et cet engin avant de pouvoir y toucher.

La bataille continuait de faire rage à l'étage du dessous, et je n'osais pas sortir de ma cachette pour voir comment cela se déroulait. Même si j'avais voulu savoir comment mes coéquipiers s'en sortaient. J'avais d'autres chats à fouetter, et pas des moindres. Cette sphère était ma priorité absolue, je devais l'arrêter à tout prix. Mes connaissances de la technologie lantienne furent d'un grand secours, car il me fallait me connecter à cet engin. Et d'après ce que je savais, la machine était dotée d'un hyper-navigateur. La reine aurait-elle commis l'erreur d'utiliser la même chose que celui de la cité ? Je devais vérifier cela. Me connectant à la console contrôlant l’hyper-navigateur de la cité hybride, je bidouillai quelques programmes pour me connecter directement à la sphère. Et contre toute attente, cela fonctionna. Méda’Iyda avait bel et bien omis de prendre ce paramètre en compte. Peut être ne s'était-elle pas attendue à ce qu'un génie comme moi puisse détourner l’hyper-navigateur de sa base pour s'infiltrer dans la sphère. Ou alors, elle n'avait pas voulu se prendre la tête. Un très bon point pour moi.

Sans attendre, je parcourus mon ordinateur afin de trouver le moyen d'arrêter la sphère. Hélas, après quelques minutes de recherches, mon regard se figea. La réalité me tomba dessus, me faisant déglutir avec difficulté.

"Oh non, c'est impossible. Je ne peux pas arrêter cet engin".

Malgré mon génialissime cerveau, je ne pouvais pas arrêter la sphère, maintenant que l'E2PZ était presque arrivé à son point de surcharge. L'engin allait être envoyé dans le sub-espace temps quoi que j'essayais de faire. C'était un échec, nous allions tous mourir. Une alarme retentit sur mon ordinateur, me faisant baisser les yeux sur l'écran. Les données reçues m'indiquèrent que la sphère était sur le point de disparaître pour être envoyée là où elle devait aller. Avec rapidité, je créai un petit programme qui me permit de savoir quand cette bombe à retardement allait être envoyée dans le sub-espace temps. Quoi ? Seulement quatre minutes ? Dans quatre minutes, nous allions mourir ?

"Cette fois, c'est fini".

Soudain, un éclair de génie me traversa l'esprit. Je ne pouvais pas arrêter cette sphère. Quoi qu'il arrivait, elle allait exploser en réduisant tout à néant, c'était vrai. Cependant, il y avait quelque chose que je pouvais faire pour sauver Atlantis. Si je ne pouvais pas arrêter la sphère, je pouvais au moins pirater son hyper-navigateur pour entrer de nouvelles coordonnées. La sphère partirait à travers le sub-espace temps, comme prévu, mais elle entrerait en hyperespace pour aller non pas vers Atlantis, mais autre part où elle ne ferait pas de dégât. Sans réfléchir davantage, je me mis au travail, pianotant sur le clavier aussi vite que possible. Le temps diminuait rapidement, il restait un peu moins de deux minutes seulement. Cependant, il ne me fallut que quelques instants pour contourner les sécurités de l’hyper-navigateur, effacer les coordonnées enregistrées, et en programmer de nouvelles. Où envoyer cette sphère sans causer de dégât ? Mais oui, bien sûr. Les coordonnées de la planète Doranda, là où j'avais tenté d'activer le projet Arcturus. Le système solaire étant déjà presque entièrement détruit par ma faute, la sphère de Méda’Iyda explosera sans faire d'autre dégât supplémentaire. Finalement, c'était une bonne chose d'avoir échoué avec le projet Arcturus, non ?

Je me dépêchai d'entrer les nouvelles coordonnées, cela ne me prit que quelques secondes. C'était la partie la plus simple. Lorsqu'un message apparut sur l'écran, me demandant de valider la dernière commande pour l'exécuter, un sourire se dessina sur mes lèvres. Méda’Iyda avait échoué, elle n'allait pas détruire Atlantis, car en face d'elle, il y avait le célèbre génie Rodney McKay qui pouvait tout faire. N'étais je pas le meilleur des meilleurs ? Mais, avant que mon doigt appuie sur la touche "entrée" pour paramétrer les nouvelles coordonnées, quelque chose agrippa ma jambe, et me tira violemment de dessous la console. Sous la surprise, je lâchai mon ordinateur qui tomba sur le sol, toujours allumé, l'écran figé sur la demande de confirmation de la commande. Ainsi que sur le compte à rebours qui continuait de défiler. Je n'eus pas le temps de m'en préoccuper car un sbire se trouvait maintenant au dessus de moi, levant sa main pour essayer de me ponctionner. Par réflexe, je me mis à crier comme une fille bien sûr, et j'attrapais cette main juste avant qu'elle ne s'abatte sur mon torse. Mais, la force de ce monstre était telle que je n'allais pas le retenir longtemps, même si le désespoir et la peur décuplaient mes forces pour lutter pour ma survie. Je lâchai son poignet de ma main droite, qui se mit à tâtonner sur le sol. Oh non, mon P-90 était trop loin. Mes doigts effleurèrent la crosse, mais sans parvenir à s'en saisir. C'était peine perdue. Pourquoi l'avais-je posé sur le sol au lieu de le garder sur moi ? Quelle idiot. La main du wraith était presque collée sur mon torse, je n'arrivais plus à le retenir. J'allais mourir, oh oui, et de façon très douloureuse. Mais ... ah oui, mon pistolet. Mais bien sûr. Délaissant le P-90, ma main s'orienta vers ma cuisse, et je sortis le 9 mm de son holster. Sans attendre, dirigeant le canon vers le ventre du sbire, je vidai le chargeur en entier, voyant la mort sur le point de me prendre.

Le sbire poussa un cri de douleur à chaque balle qui pénétrait sa chair. Hélas, 15 balles ne parvinrent pas à le tuer, mais seulement à le faire se redresser, désorienté. Pas le temps de réfléchir davantage, il me fallait absolument m'occuper de la sphère. Luttant contre mon envie de prendre immédiatement la fuite, je me retournai sur moi même, maintenant que le wraith m'avait libéré de son emprise en se redressant, et je rampai aussi vite que possible pour saisir mon ordinateur. Sans voir que le compteur n'affichait que trois secondes, j'appuyai violemment sur la touche "entrée" pour valider la commande du changement des coordonnées de destination, tandis que derrière moi, le sbire venait de reprendre ses esprits et s'avançait vers moi.

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Du coté de Arwé Shara

Arwé”Shara


Le combat était là, le dénouement de la fin ! Et Arwé avait hâte de rugir avec les vainqueurs. Son cœur se gonfla d’une fierté assez peu descriptible quand sa leader la grande cheffe Aya les rejoignit pour se battre à ses côtés. Il n’y avait pas plus grand honneur après être une étoile pour un tairis que la cheffe des clans daigne se battre avec vous et vous seul. Elle devait lui faire confiance au point de mettre en jeu sa vie pour un échange bestiale ! Arwé en était ravie, elle avait toujours admiré Aya au plus haut point et le fait d’être la sœur d’un chef de clan ne lui donnait pas plus de privilège qu’une sœur de chasseur. En sommes, les privilèges se méritent et ne sont pas acquis par la lignée. Fort heureusement, sinon, les tigres ne vaudrait pas grand-chose.

La tigresse ne put retenir une forme de roucoulement de ravissement et salua sa dominante d’un regard appréciateur. Aya lui rendit comme à son habitude, mais avec cette grandiloquence et cette sagesse qu’elle avait. Pas besoin de perdre plus de temps, la leader lui indiqua un des mastodonte confirmant le choix d’Arwé d’abattre ses montres qui ferait qu’une bouché des sans poil et des demi-lune. C'était leur job de défoncer du titan, les tortouffes avaient peu de chance, les mastodontes iraient goûter la force de leur griffes !

Les deux tigresses s’élancèrent prenant à droite et à gauche les flanc du monstre qui déjà était en position d’attaque. Aya le pris de front finalement, chargeant dans ses grandes pattes, tête baissée pour se protéger alors qu’Arwé plus souple bondissait sur la gauche pour atteindre la tête. La manœuvre était simple : le faire tomber à terre.

Comme si les deux bestioles s’étaient concertées, l’autre mastodonte atteignit Arwée au moment où elle faisait sa manoeuvre. La coordination entre elle et Aya était parfaite, rodée par leur technique de guerre et de chasse, mais l’autre avait été plus rapide. Sa main griffue se saisit de la gorge d’Arwée par le côté, se refermant douloureusement sur le pli de sa peau de féline. La force de la bestiole la surprit, étrangement beaucoup plus élevée que ce qu’elle avait combattu jusque là, et elle se sentit projetée de l’autre côté. Elle eu le temps d'apercevoir qu’Aya était également surprise par cette force supplémentaire.

L’intelligence du mastodonte était peut-être bestiale mais pas dénuée de logique. La saleté avait profité de l’élan de son assaut pour faire chuter Arwée en profitant du poids de son armure. Il veillait à ce qu’elle ne puisse pas se replacer sur ses pattes à l'atterrissage, visiblement conscient qu’elle en était capable. Atterrissant lourdement sur le flanc, elle vit le mastodonte lever ses poings bien haut pour les écraser sur son flanc, un peu à la manière d’un gorille en furie. Le choc fut violent, douloureux, l’impact passant au travers de sa protection qui empêcha néanmoins ses côtes de céder.

Le monstre hurla en montrant ses dents. Il agrippa tout de suite la gueule d’Arwée et arma son autre main griffue pour lui lacérer le visage. Quelques tirs claquèrent, des impacts se dessinant sur la trogne du monstre, mais il semblait totalement indifférent jusqu’à ce qu’un molotov ne se brise sur son dos. Cela donna le temps nécessaire à Arwée pour reprendre son équilibre et son souffle, elle comprenait que son ennemi avait tenté de l’ensevelir de ses attaques pour qu’elle ne puisse y répondre : raté !
Par contre, son instinct lui hurla que celui-ci n’était pas comme les autres mastodontes qu’elle avait croqué. Il semblait comme conscient de ce qu’elle était, comme si on lui avait enseigné la façon de tuer un Tairis. Peut-être était-ce lié à l’horrible étude dont ses frères prisonniers avaient été le sujet. Quoiqu’il en soit, vu les difficultés qu’Aya rencontrait aussi de son côté, ces deux monstres étaient plus coriaces que les autres. Ils étaient de force égale...

Le sien hurla une nouvelle fois. Il venait d’écraser le Natus responsable du jet de molotov. Il balança son corps désarticulé comme un déchet et se claqua les poings dans un signe bien notable de provocation. Une façon de dire à Arwée : “Approche !!! Proie !”

Bien entendu cela déplu à Arwé. Elle, comme tous les autres Tairis n’aimait pas qu’on leur dise qu’ils étaient des animaux ou même des proies. La pire des insultes était le mot « proie » et quand un tairis vous dit que vous en êtes une, ne vous attendez pas à avoir du respect de sa part, vous n’êtes même plus digne d’être un être intelligent. Et quand bien même que ce mastodonte ne parlait pas, il lui traduisait cette insulte assez bien formulée en secouant le reste d’un corps de sans poil. La guerre est cruelle oui, mais le respect des corps était apparemment quelque chose de bien surfait pour ses mastodontes. Ils étaient bel et bien de simple proie. Mais une proie dangereuse qui avaient eu son lot d’amélioration. Et ça Arwé devait combattre son instinct et son besoin de laver son honneur suite à pareille insulte. Elle ne devait pas se laisser avoir par de la simple provocation, surtout après le cuisant échec de son bond, qui lui avait coûté un martelage en règle.

Cette créature semblait connaître leurs faiblesses et comment les massacrer. Elle aussi, mais elle devait se montrer plus prudente, puisque l’ennemie avait le même niveau d’information qu’elle. Elle avait fait le lien tout comme Aya sur ce nouveau savoir martiale de ses choses et les dépouilles de ses frères et sœurs dans le laboratoire des horreurs. La reine avait dû commencer à les étudier, étudier son ennemi pour le contrer était la base. Un simple regard vers sa dominante montrait qu’elle était elle aussi en difficulté mais qu’elle semblait s’adapter pour éviter et contrer la créature… La force était de se battre à deux contre un face à eux… Et en réponse aux hurlements de l’autre décérébré, la tigresse émit un rugissement fantastique. Cela était de la véritable intimidation, un rugissement sourd puissant et fracassant, couvrant les hurlements de la chose.

Profitant de l’air surement étonné du mastodonte, elle sauta pour lui tourner autour telle un animal, l’agaçant par des coups de pattes rapide et précis sur certaines parties, évitant les coups. Elle montrait sa souplesse et sa réactivité via des attaques éclaires évitant les énormes bras de la chose. Le but était de la harceler de la faire craquer de la pousser à l’erreur. Du coté d’Aya s’était une stratégie toute autre, elle misait dans une attaque dévastatrice, avant de se retirer et d’être attrapé. Elle visait les jambes ou le corps pour lui faire le plus des dégâts possibles de manière rapide et intense. Plus rien ‘n’était frontale tout était en mode roublard, cela changeait des techniques habituelles des fauves.

Les deux techniques payèrent sur le début. Du coté d’Aya, la créature avait été pris par l’une de ses articulations, ne parvenant à se libérer qu’en répondant d’un coup violent qui aurait crevé l’un de ses yeux si elle ne s’était pas retirée à temps. Mais du côté d’Arwée, sa rapidité supérieure à ce mastodonte ne lui permettait pas de placer des coups en profondeur. La chose défendait surtout ses parties les plus molles, ses griffes et crocs ripant alors sur sa carapace.

La supériorité d’Arwée cessa lorsque son ennemi ouvrit la gueule en grand, comme s’il avait voulu rugir de la même manière qu’elle, mais c’est une projection de liquide qui vola droit dans la face de la tigresse, l’aveuglant par cette gelée opaque. Ni une ni deux, la créature fonça sur elle mais ne visa pas directement sa tête. Bien conscient que la Tairis pourrait se servir de son ouïe pour compenser, il exerça une feinte. Son avancée se modifia soudainement par un bon sur le côté, pour aller trouver son flanc, et passer ses griffes sous son poitrail. Le mastodonte les planta rageusement là où son armure ne la protégeait pas et s’y enfonça jusqu’à percer sa chair.

Arwée sentirait que la blessure ne lui serait pas fatale. En revanche, cet appui lui permettait de tenter une sorte de levier pour la renverser de force sur le flanc. Il essayait de le faire d’ailleurs. Si la tigresse ne parvenait pas à se sortir de ce piège, il aurait accès à toute la zone tendre que l’armure ne couvrait pas. Ce monstre n’avait qu’une hâte : l’éviscérer.

Et Arwé ne comptait pas se laisser faire ! Manquerait plus qu’elle se laisse évider de son contenue sacré par un semi prédateur ! Outre l’urgence de la situation, elle était contente de vivre un combat qui relevait du défi ! Au moins si elle meurt ça serait contre un adversaire – faute d’être noble d’esprit – difficile à battre. Elle aurait détesté mourir contre un autre mastodonte faible et sans cervelle. La main griffues dans son flanc, la tigresse se tortilla rugissant pour attraper la main dans sa gueule et fermer d’un coup sec, enfonçant ses crocs dans la chaire pour lui briser les os et l’empêcher d’utiliser sa main un peu plus profondément. Sentant la douleur de la créature, elle se dressa sur ses pattes arrière pour se dégager et revenir à la charge en se protégeant mieux les flancs, mais elle était moins précise comme elle ne voyait rien. Son flanc lui était douloureux, mais elle s'inquiéterait de sa souffrance quand le menace gisserait à ses pieds. Elle bondit sur le côté, pour tenter de retirer la substance affreuse de sa patte, laissant un peu de répit à la créature, mais cela ne durerait pas…
Aya ayant réussi à affaiblir sa proie, décidait de la harceler encore, mais en utilisant des impacts puissants de son dos carapacé qui boulait contre la créature en tout restant en boule pour se protéger. Elle désirait faire tomber l’immonde hybride, pour atteindre les zones molles et lui ôter la vie.

Le temps qu’Arwée reprenne pleinement ses esprits, ayant découvert qu’un fin filet de sang s’échappait continuellement de sa plaie, le mastodonte s’était enfui en bousculant tout sur son passage. Autant les alliés que les ennemis. Est-ce qu’il était en train de s’enfuir ? Avait-il eu peur ? Arwée était-elle victorieuse et témoin de sa lâcheté ? Elle se questionnait beaucoup, sa plaie la brûlait et elle ne pouvait pa encore donner de coup de langue… elle aviserait plus tard, avant que se forces soient moins puissantes.

...
...
Ou...était-il en train de charger en direction d’Aya avec une vitesse fatale ?!?

La tigresse fût prise de cours. Comme la cheffe des clans qui était beaucoup trop occupée à achever sa cible lorsqu’elle fût embarquée avec puissance. Sa capacité martiale lui avait permis de réagir mais le monstre l’avait empoigné par les morceaux de sa carapace, la traînant à l’aide de son élan jusqu’au bord du montant...là où se trouvait cette grande verrière.
Elle se brisa en mille morceaux sous l’impact. Les deux grandes masses l’avaient transpercées avant qu’elles ne disparaissent dans le vide. Immédiatement, le souffle chaud de l’atmosphère désertique envahit la salle d’embarquement. La mélée s’était éclaircie, la bataille faisait rage et atteignait son paroxysme.
Arwée savait qu’un tigre, aussi souple soit-il, ne pourrait pas survivre à une telle chute. Mais malgré l’émotion, son regard tomba sur la rembarde de métal complétement tordue...là où se trouvait un bon quart de la carapace d’Aya. Elle était disloquée, comme si l'enchevêtrement d’écailles s’était coincé dans ces quelques barreaux. Et elle comprit ! Elle comprit alors, en les voyant trembler, que l’armure de sa cheffe lui avait sauvé la vie.
Mais pour combien de temps ?!? Elle pouvait le voir, depuis sa position, cette armure se défaire progressivement. Les attaches céder les unes après les autres, n’ayant pas été conçu pour soutenir un poids. Surtout qu’Aya était loin d’être un petit gabarit. Le visage de la cheffe se déformait par l'appréhension de la chute, elle était immobilisée en attente d’une solution. La femelle, était toujours aussi calme une véritable guerrière qui savait se maîtriser même aux portes de la morts ! Et là, le mastodonte qu’Aya finissait, il se relevait. Dans un grondement d’agonie, ignorant des coups d’estocs portés par quelques duellistes, il s’approchait de la verrière brisée dans un baroud d’honneur.
Il voulait mettre fin à la vie de la cheffe des Tairis !!!

Arwé n’avait pas le choix, il fallait sauver la leader des Tairis coute que coute ! Son regard scanna les environs voyant Mikkel se rapproché à grand pas. D’un rugissement puissant elle lui élan cette phrase simple : « Je lui saute dessus et vous achever ! Moi sauver Aya ! ! » et elle partit comme une flèche en direction du mastodonte, pour lui sauter dessus sur son dos et le faire tomber (que cela marche ou non, s’était pour le retarder) l’empêchant d’atteindre la rambarde. Mais la tigresse ne s’attardait pas, elle laissait les deux humains s’occuper de la bestiole, son objectifs était de bondir une nouvelle fois au bord de la verrière pour tendre les pattes vers sa cheffe !

Mikkel arrivant sur place en compagnie probable de Elesdo hoche la tête à acquiescer à la directive de Arwé la croisant sur le champ de bataille alors que cette dernière déstabilise le mastodonte avant de rejoindre Aya sa cheffe. Mikkel se rue sur le mastodonte pour le marteler du marteau-canon dans les jambes cherchant à accompagner cette déstabilisation voire ruer de coups le mastodonte s'affaissant. Dans un sursaut d’énergie, celui-ci se retourna. Il était à moitié à genoux, moitié rampant. Il parvint à chasser Mikkel de sa grosse main et se traîna vers Arwée malgré les assauts d’Elesdo. La Tairis était une cible en or alors qu’elle tentait d’aider sa cheffe.

« Aya ! Prend mes pattes ! ! ! »

Pile au même moment, la rambarde grinça de plus belle et s’affaissa. Deux attaches de plus cédèrent, faisant sombrer un peu plus la cheffe Tairis.

Aya regardait en bas en soupirant, il lui était intolérable de mourir de cette manière et elle sentait chaque minute se rapprocher de l’inévitable, là ou le monstre avait fini gisant plusieurs mètres plus bas. La voix d’Arwé lui fit relever les yeux, elle ne savait jusqu’au pas comment se sortir de cette affaire déplaisante. Un rictus se forma sur les babines de la cheffe, qui tendit les pattes, armées de griffes vers celles de sa guerrière. Toutes deux savaient que pour ce sauvetage, il allait falloir, faire acte de douleur. Arwé planta ses pattes fermement dans celle de sa cheffe qui fit de même arrachant deux rugissements impressionnants des deux tigresses. Arwé commença à tracter essayant de rapprocher le cou de sa leader près de sa gueule. L’effort était intense et il ne fallait pas grand-chose pour qu’on la fasse basculer d’un geste malveillant si besoin. Mais cela n’arriva pas, elle tendait le combat de Mikkel derrière elle et elle se concentra sur Aya. Elle avait toute confiance dans le sans poil à trois balles pour mettre fin au mastodonte !

Avec force, Arwé la tira, pour finir par l’attraper par le cou et tirer encore plus, alors que les pattes se défaisait pour laisser place à une meilleur accroche, l’effort était grand et Aya essayait de soutenir les tensions de la guerrière en s’appuyant sur la plateforme qui avait retenue sa carapace qui s’effritait et tombait en morceau. Il ne restait plus rien de l’impressionnante carapace d’or, juste des morceaux brillants qui scintillait dans les airs avant de se fracasser.

De nombreux efforts, un labeur qui vidait toutes les forces d’Arwé, elle réussit à mettre sur la « terre ferme » sa dominante qui soufflait bruyamment à son tour. Les deux tigresses se regardaient et dans un mouvement fraternel elles se frottèrent la tête en signe de remerciement pour l’une et en signe de bonheur pour l’autre. Le soulagement … la perte de l’une des plus grandes étoiles aurait été un drame difficile à surmonter pour les tigres. Aya était la cheffe la plus respecté et apprécié de tous les temps. Jamais une étoile n’avait brillé aussi fort depuis sa naissance. Aya était l’inspiration pour beaucoup et Arwé était heureuse de se dire qu’aujourd’hui elle avait réussi à sauver celle-ci. Elle se sentait gonflé d’honneur et de bonheur au contact si rare de sa dominante qui lui faisait part de sa gratitude via un ronronnement affectueux. Cette affection était aussi le signe de l’appartenance dans le cercle fermé des tigres qui compte pour Aya, une reconnaissance qui était au-delà de ce qu’aurait rêvé Arwé.

« Bienvenu dans les cieux étoile » conclut Aya qui dévoilait le titre et l’honneur suprême auquel pouvait s’attendre un Tairis. Une larme de bonheur se figea sur le pelage roux de la tigresse qui savoura quelques minutes son rêve. Ce temps, était permis car les combats avaient cessé sinon les deux tigresses auraient reprit la charge.

Arwé décala son regard pour voir les alentours et se préparer au pire… elle était fatiguée et son corps lui demandait du repos, surtout après sa blessure qui coulait encore. Il avait quelque chose d’étrange… comme si tous les ennemis étaient en suspens, au loin il n’avait plus de reines… les deux étaient au sol mais Allen semblait victorieuse. Le combat était terminé, la guerre prenait fin et très vite la nouvelle se répandait dans la pièce. Aya se dressa pour rejoindre Allen et vérifier son état, elle dormait profondément. Le regard de l’impressionnante tigresse se porta sur Coleen et d’un grognement d’effort, elle essaya de mettre Pedge sur son dos. Cela était autant de l’aide que de l’honneur de porter un chef pour escorter son courage !

« Nous rentrer, guerre finie. Aide-moi à la mettre sur moi » Arwé alla voir Mikkel et Elesdo et très vite des cris d’hourra mélangé aux rugissement frappant des Tairis sonnant la victoire des alliées et de l’alliance en général.

END pour arwé

° CODAGE PAR DITA | EPICODE °


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Du côté de Mikkel

Co-écrit avec Papi.

Mikkel Hansen


Mikkel resta témoin et observateur de beaucoup d’horreurs dans un sang-froid qui ne paraissait comme jamais lui échapper. L’usure de son être pointait pourtant comme un soleil cassé à une nouvelle aube après une nuit d’hiver bien longue d’un soleil encore bien glacial et qui sans nul doute peinera à reprendre chaleur car les vastes plaines enneigées avaient comme davantage de sens. Mais cette heure ne venant pas encore tant l’heure de la guerre résonnait encore. Il resta témoin de toute la torture à vif de la Reine Wraith sur les êtres qu’elle avait emprisonné demi-lunes comme Tairis et s’il en resta distant et silencieux autant dans les paroles que dans les pensées il en retint toute la lourdeur qui frappait comme une masse et qui incitait à frapper tout autant comme une masse. Mikkel resta auprès de Arwé lorsque cette dernière rendit hommage aux Tairis. Il apprit distant mais bien en apparence que la Lieute Allen consentit à devenir Wraith elle-même pour mener à bien cette dernière attaque et transmit le message de courage de Arwé à son officier. Mikkel portait comme un masque qui n’avait rien à envier à ceux des sbires Wraiths. Ennemis pour lesquels il opta d’ailleurs en priorité se sachant pouvoir rivaliser avec ces ennemis et peu avec les autres. Armé de son FAMAS il progressa alors ainsi et tira rafales en priorité sur les sbires et se proposa soldat en appui et en support dans cet assaut final avec ses confrères.

La mêlée fût très soudaine, violente.
Les soldats se mélangèrent en hurlant entre les groupes au corps à corps et ceux qui se tiraient dessus à distance. Mikkel eut l’occasion d’aider plusieurs d’entre eux jusqu’à ce qu’il entende un cri familier.

Tirailleur Elesdo


« A MORT, PLEUTRES !!! »
Il se trouvait sur les escaliers qui menaient aux consoles, là où McKay travaillait en étant parfois la cible de tir. Elesdo avait perdu plusieurs des siens et il jurait sans cesse, maugréant, criant, pour attirer l’ennemi sur lui. Mais les défenseurs s’étaient largement réduit sur cet escalier et, brusquement, un originel monta sur lui au corps à corps. L’ennemi agrippa la baïonnette de son fusil d’une main et la brisa avec un sourire sadique avait d’envoyer un coup de botte qui fit reculer Elesdo. Le regard rond, le visage rouge, il fouilla sa tunique et en sortit un neuf millimètres qu’il avait récupéré sur un Atlante. Le Natus pointa l’arme sur l’originel qui s’approchait lentement et appuya sur la détente...RIEN.
Forcément, Elesdo ne savait pas ce qu’était une sécurité sur une arme à feu. Complétement abasourdi, il s’écria :
« PAR LES TROIS ! MANGE DONC CETTE FARCE D’ARME ATLANTE !!!! »
Il avait envoyé le pistolet à la gueule de l’originel qui ne s’attendait pas du tout à cette réaction. Cela le mit en colère et il râla en montrant toutes ses dents avant de lui sauter dessus. Elesdo para les deux premiers coups et se prit une droite monumentale qui l’envoya sur le côté. Il se redressa avec peine et fit un geste de ses deux mains.
« TU TE BATS COMME PLEUREUSE ! VIENS DONC, TRAÎTRE !!! »

Mikkel entendit Elesdo crier dans les escaliers menant aux consoles et à McKay. L’atlante rejoignit le Natus et la mêlée de l’escalier. Lorsqu’il arriva, Elesdo venait de balancer un pistolet atlante en pleine tronche d’un originel en parjurant sur les trois et sur l’arme atlante. Même pour le glacial norvégien cette rage guerrière du Natus qui prit cette forme toute spontanée avait eu envie de lui tirer un sourire viking mais le combat faisait que le norvégien resta concentré lui et son sang-froid. Le Natus venait aussi de parer des coups de l’originel pour au final se prendre malgré tout un bon coup et se retrouver sur le côté de l’escalier. Pendant ce temps alors et avec efficacité de soldat Mikkel avait sorti son neuf millimètre et s’était positionné en visant sur le côté opposé à Elesdo qui venait alors de lui donner bien malgré lui une ouverture de feu sur l’originel. Mikkel avait pu se frotter déjà à un originel et avait saisi que le corps à corps était une option à éviter - du moins pour lui. Il n’allait pas alors se retenir que d’ouvrir le feu avec son pistolet si cette ouverture de feu assurait évidemment de ne pas toucher le Natus. Mikkel tira pour faire reculer l’originel tandis que lui progressa sur l’escalier et rejoignit Elesdo. Mikkel prit son pistolet alors que d’une seule main et de son autre main il sortit son couteau qu’il tendit à Elesdo pour armer son pote Natus lui adressant un regard guerrier de frère d’arme avant de revenir à empoigner son pistolet et à se remettre en posture en joug bien prêt à tirer.

(Concernant le couteau, il s’agissait de son couteau de combat de la marine (un bon couteau tactique de la marine et donc assez massif) bien entretenu qui lui avait servi jusqu’ici depuis qu’il était dans l’armée sur Terre et dans cette guerre. Dans la marine, les couteaux de combat ayant assez grande signification, et notamment dans l’ancienne escouade de Mikkel où il y avait eu un as des couteaux qui gravait ses couteaux, ce couteau avait des gravures sur son manche où était annoté chaque mission du soldat par simple trait depuis la mort de “Colombe Blanche” ce défunt coéquipier à lui.)

Le Natus avait pris le couteau pour sauter aussitôt sur son ennemi. Bien entraîné, l’orginel le chassa d’un coup de pied violent pour se tourner vers Mikkel et s’approcher. Sa poitrine et son flanc se trouvait parsemé de trous causés par ses projectiles mais cela ne semblait pas l’arrêter. Plus rapide que le Norvégien ne pouvait s’y attendre, l’adversaire lui arracha le neuf millimètres pour s’en servir de matraque. Il l’abattit de toutes ses forces sur son casque, encore, encore et encore. Il usait de toute sa puissance pour lui démonter de manière sadique combien il était capable de le blesser en traversant cette couche de métal. Il força le viking bel et bien sonné à se mettre à genoux par cette multiplication de coup, le désorientant suffisamment pour ouvrir sa main et s’apprêter à le ponctionner.

C’est la qu’un marteau-canon venu de nul part, probablement lancé par un Natus un peu en retrait dans la mêlée, le cueillit de pleine face. L’engin retomba avec un bruit sourd sur le sol, sa pointe de minerai de fait émettant un sifflement. Cela le tira un peu de sa torpeur, lui qui était bien sonné par ce matraquage. Le temps qu’il revienne à la réalité, Elesdo lui avait planté le couteau dans le dos et s’y était cramponné à deux mains pour agrandir la faille entre ses deux omoplates.

Malheureusement, l’originel parvint à lui accrocher une jambe et l’envoya une nouvelle fois au sol. Il abattit rageusement son pied contre ses côtes avant de plonger sa main en direction de son torse. Elesdo, mue par son instinct de survie, plaça ses bras en défense. L’orifice atteignit son avant bras qui se perça dans un claquement sinistre. Une gerbe de sang arrosa son propre visage et il hurla de douleur avant de propulser sa tête en avant. Un coup de boule magistral qui n’eût malheureusement peu d’effet.

La seconde main du Wraith s’apprêtait à lui voler sa vie pour de bon… Mais Mikkel qui venait de ramasser le marteau-canon Natus frappa la tête de l’originel avec et d’une bonne poigne viking. L’ennemi tenta bien d’esquiver mais sa réaction ne fût pas assez rapide. Si la pointe fulminante ne le toucha pas, la masse métallique le percuta et lui éclata une bonne part de sa boîte crânienne. L’ennemi râla de douleur en se tenant le visage mais il n’avait pas été tué. Sonné dans le meilleur des cas. Il se remit bien plus vite, surement mû par une détresse instinctive qui le fit sauter sur Mikkel avec des gestes désordonnés. L’originel le balaya et le renversa en tentant de se frayer un chemin vers sa poitrine. Mais n’y parvenant pas, il planta ses dents sur son épaule, pile là où Skyler avait refait les points faisant souffrir atrocement le norvégien dans le sang et la douleur qu’il exprima dans un râle. Cet endroit maudit se perça de nouveau et l’adversaire ne cessa que lorsque Elesdo revint à l’attaque. A moitié sonné également, il tituba et s’écroula en s’accrochant au manche de sa lame au voyage : celle qui était restée plantée entre les omoplates de l’originel.

Le Natus cria en même temps, essayant de porter le maximum de poids. Dans ses gestes désordonnés et ses tours de bras, le monstre parvint à accrocher la goupille d’une grenade frag encore accrochée au gilet de Mikkel. Il tenait encore la goupille entre ses doigts lorsqu’il exerça un brutal mouvement de flanc pour chasser le Natus et lui placer un sordide coup de pied entre les côtes.

Voyant Elesdo persister à exercer son poids sur l’originel et se débattre, Mikkel prit la grenade frag accrochée à son gilet pour la jeter dans une zone plus loin vers le fond de l’escalier en gueulant à quiconque dans le flux de la bataille “ Grenade ! ” afin de prévenir les alliés et éviter que tous alliés se la prennent par mégarde. Hélas, dans le feu du combat, les guerriers ne réagirent pas et plusieurs tombèrent sous l’explosion de la grenade. Mikkel ne s’en était pas rendu compte. Il se releva aider le Natus dans son combat en reprenant le marteau-canon et chercha à utiliser sa pointe pour perforer le crâne de l’originel. Si le premier coup loupa, la masse étant bien peu maniable, le second pulvérisa littéralement la boîte crânienne de son ennemi dans un horrible bruit de chair déchiqueté. Le corps soudainement détendu de l’originel s’affaissa comme un sac à patates tandis qu’Elesdo tentait de reprendre ses esprits.

Il allait remercier son ami, bien heureux d’avoir obtenu son aide, lorsque son sourire s’effaça brusquement. Il pointa du doigt l’opposé du champ de bataille, là où une verrière venait d’exploser en mille morceaux.
Il y avait Arwée qui tentait désespérément de rejoindre Aya. Elle semblait avoir été jetée dans le vide, un morceau de son armure la retenant temporairement au-dessus du vide.
« Par les Trois !! Que je trépasse dans le déshonneur si je n’apporte pas assistance au Seigneur Tairius. Aide-moi ! »

Mikkel Hansen


Mikkel hocha la tête acquiesçant sur l'affirmative à Elesdo en réponse positive à l’aider dans cette tâche et se rapprocha avec le tirailler de la bataille jusqu’à rencontrer Arwé.

Mikkel arrivant sur place en compagnie de Elesdo hocha la tête à acquiescer à la directive de Arwé la croisant sur le champ de bataille alors que cette dernière déstabilise le mastodonte avant de rejoindre Aya sa cheffe.

Mikkel se rua sur le mastodonte pour le marteler du marteau-canon dans les jambes cherchant à accompagner cette déstabilisation voire ruer de coups le mastodonte s'affaissant. Dans un sursaut d’énergie, celui-ci se retourna. Il était à moitié à genoux, moitié rampant. Il parvint à chasser Mikkel de sa grosse main et Mikkel ne put que reculer en arrière et s’éloigner de la créature qui se traîna vers Arwée malgré les assauts d’Elesdo. La Tairis était une cible en or alors qu’elle tentait d’aider sa cheffe.

Profitant que le mastodonte soit moitié à genoux, moitié rampant, et alors, son dos accessible, Mikkel s’enhardit, viking guerrier, à parcourir ce dernier en se hissant dessus, sur le dos de cette vile créature, le parcourant à rejoindre le haut de son corps et sa nuque, dans l’assassin projet et de lui planter la pointe du marteau-canon à l’arrière du crâne. La chose était encore suffisamment alerte pour sentir sa tentative. Elle remua dans tous les sens, s’appuyant sur ses jambes abîmées, et parvint à chasser Mikkel. Son bras se leva et l’impacta brutalement sur le flanc, l’envoyant valdinguer sur une série de combattants encore en train de se battre de leur côtés. Le marteau canon était tombé, le mastodonte le considéra un instant avant d'agripper le manche et de faire un mouvement ample du bras. Il comptait lui mettre un coup de marteau d’une telle force que le viking ne s’en relèverait jamais.

Tirailleur Elesdo


Mais avant qu’il n’aie eu le temps de finir son geste, un bruit de verre brisé éclata par-dessus la mêlée et une gerbe de flamme dansa sur le dos du monstre.
« A MOI, PARASITE DES TRÉFONDS ! TE VOILÀ RÉGIME PARTICULIER !!! »
Une bonne diversion qui laissa Mikkel sauf. Hélas, la créature s’en prenait maintenant à son compagnon Natus qui esquiva très difficilement le premier coup. Il tomba sur les fesses et se recula vivement, un coktail molotov toujours en main, et se jeta sur le côté pile au bon moment. Quelques secondes de plus et sa tête aurait été réduite en bouillie.

Le Natus ne parvenait pas à lui envoyer sa bouteille enflammée. Il avisa un regard vers Mikkel et, dans un cri de rage profondément guerrier, il alla droit sur le mastodonte. Il fit rouler la bouteille entre ses jambes, l’élan l’envoyant jusqu’en direction du soldat qui en bout de course il ramassa.
« TUE-MOI ! FAIT MOI GRAND HONNEUR DE REJOINDRE MA MAUPAH !!! » S’écriait l’homme en lardant la cuirasse ennemie de quelques coups de couteau parfaitement inutiles.
Le mastodonte poussa un nouveau cri et l’attrapa par les bras. Elesdo poussa un hurlement, lâchant son arme, et se vit écartelé petit à petit. Mais loin d’avoir peur, il plongeait un regard défiant dans celui de la bête.

Mais, ramassant le coktail molotov du tirailleur Elesdo dans l’intensité de la bataille, Mikkel empoigna l’explosif le tendant en arrière à lui donner un bon élan et le balança de bonne poigne et avec grand rage même si rage très glaciale vers la gueule du mastodonte.
Un beau jet, il la reçu de flanc, la gerbe flamme soudaine couvrant une bonne part de sa face. Mais elle éclaboussa également Elesdo qui hurla immédiatement :
« GREDIN ! JE NE SUIS PAS CIBLE !! »
Sa remarque se termina par un hurlement lorsque la chose l’envoya valser avec puissance contre Mikkel. Ils tombèrent tous les deux à la renverse, complètement sonnés. Une partie de la tunique du Natus avait pris feu et il ne s’en rendait pas compte, cherchant encore à retrouver sa lucidité. Pendant ce temps, le mastodonte se grattait la gueule sur le sol, continuant de ramper et de gronder. Ses gestes étaient de plus en plus lents. Il était à l’agonie.
« Hmmfff ! Mes os s’émiettent... » Souffla le tirailleur dans sa souffrance.
Il roula sur le côté pour dégager Mikkel de son poids et porta la main sur le brasier grandissant de sa tunique.
« Crénom ! Tu m’as confondu en bûche pour feu de festoyade. »

Mikkel Hansen


Mikkel qui avait repris ses esprits et se sentait tout aussi tout cassé de partout mais soudain il reprit comme davantage conscience encore lorsqu’il vit le brasier sur la tunique du Natus et ce dernier s’apprêtant à y mettre la main.

« Fais gaffe ! » Alerta Mikkel du feu. Le soldat s’enhardit à retirer sa veste militaire et la fouta sur le brasier afin de chercher à étouffer le feu.
Le Natus se laissa faire en retenant ses plaintes de douleurs. Il avait déjà été blessé au flanc lors de la dernière bataille et Mikkel appuyait sur cette zone bien malgré lui. Il continua même lorsque les dernières flammes furent étouffées, juste pour être certain. Mais Elesdo le chassa d’un geste de main en maugréant :
« Suffit l’ami ! On dirait vieille mégère à ne pas vouloir voir partir son garçonnet à la guerre. » fît il avec humour en lui tendant la main pour qu’il l’aide à se remettre sur pied.

« Vieille mégère ? » Interrogea-t-il sur un râle très ours. Mais Mikkel sourit un peu quoique dans un sourire très viking. Il prit la main tendu d’Elesdo et se releva aux côtés de son ami de guerre avec belle vue sur le mastodonte effondré et à l’agonie.
« Parfaitement ! Au moins, ton ouïe fonctionne ! »
L’homme eut du mal à se remettre sur pied, il gardait l’une de ses mains plaquées contre son flanc. Son visage s’étirait de douleur sous sa respiration, signe qu’il devait avoir quelque chose de cassé. Mais un Natus ne le montrait jamais bien longtemps. Malgré cette souffrance, Elesdo se redressa et considéra le mastodonte avec un sacré mépris.
« Immondice du Dévoreur, tu es fais ! »
Il s’avança en soufflant de douleur et se pencha pour ramasser le marteau canon. Sans décrocher son regard du monstre qui les fixait en se raclait encore la gueule sur le sol, Elesdo tendit l’arme à son comparse et Mikkel le prit en main tournoyant un peu le marteau de combat. Elesdo avança alors de façon assurée, récupérant une lance de duelliste restée plantée dans un corps de sbire et se positionna de manière adéquat. Le mastodonte, en cherchant à éteindre le feu, s’était arraché une bonne moitié de la face sur le sol. Sa carapace ramollie et sa chair s’était étalée tout le long en traînée.

D’un cri perçant et reflétant son entraînement, le Natus perça la gorge du monstre en passant par un endroit où il n’y avait plus de carapace. La chose hurla immédiatement sous le coup du pic. L’homme garda le manche de l’arme bien en main, gardant l’autre plaquée contre ses côtes brisées. Il maintenait ainsi la figure du monstre bien dégagée et libre pour Mikkel.
« Nul Dévoreur ne survit à la volonté Atlante et Natus ! A mort ! Pour Maupah ! Pour les nôtres ! »

Mikkel s’avança avec le marteau de combat à la pointe fulminante vers la créature que Elesdo tenait sous leur coupe. Guerrier, après les mots du Natus et donnant acte aux paroles, Mikkel brandit le marteau pour frapper et percuter la figure de la créature avec grande férocité défigurant la bête. D’un bout de rangers à toucher la tête, il vérifia son inactivité, mais au final, peu convaincu par la non mort de la bestiole, il l’acheva, viking, d’un autre coup en pleine figure l’explosant davantage en chair.

Tirailleur Elesdo


Le tirailleur vérifia à son tour que le monstre était bien mort en remuant la lance.
Il jeta un regard alentour, surpris de voir que le combat s’était interrompu et se rassura en voyant la cheffe Tairis en sécurité. Les nerfs lachèrent quasiment aussitôt et le Natus s’affaissa doucement, finissant assis, dos contre la créature, en se tenant le flanc. Il souffrait en silence et secouait la tête négativement.
« C’est la fin de la guerre dirait-on. Je n’ai pas envie de la festoyer... »
Il cracha sur le côté.
« Nul dessin maintenant que Maupah n’est plus. Mais c’est fini...enfin...tout cela s’est achevé. »

Mikkel leva aussi le regard aux alentours et observa un instant les Tigresses saines et sauves et toute la fin de la guerre. Il vit Elesdo s'asseoir près de la bête et cracher. Mikkel le rejoignit à prendre sur lui aussi de ses douleurs. Le Natus évoquait la funeste destinée de Maupah et la fin de la guerre où il semblerait que les alliés s’en sortaient victorieux. Pour de nombreux alliés, non sans en avoir payé le prix, car, comme avait pu dire Arwé au chevet de Sheppard, la guerre prenait autant qu’on prenait. Enfin, de mémoire, de ce que Mikkel avait retenu de sa sagesse Tairis. Mikkel s’assit près d’Elesdo.

« Oui. C’est fini. Pour un renouveau. » Dit-il très norvégien, très viking, sans préciser la nature de ce renouveau, comme peut-être l’aurait dit un viking de l’ancien temps.
« Aux prochaines festivités, nous lèverons nos verres ensemble. Qu’en dis-tu ? »
Mikkel hocha la tête sur l'affirmative et lui adressa un discret sourire viking.
« On fera ça ouais. Ca me dit bien. » Dit-il.
« Alors me voilà nouveau but. Je te ferai découvrir la Magna. Que les Trois soient témoins de la splendeur que je t’en présenterai. Merci l’Atlante ! »

Elesdo et Mikkel furent rejoins par Arwé tandis que tout autour la victoire se célébrait dans les hourra.

Fin pour Mikkel

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Mikkel Hansen

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Commandos Delta



Co-auteur Steven Caldwell.

On y était. Le combat final qui opposerait une alliance respectable contre la plus grande folle furieuse de la galaxie. Quatre clans unis pour arrêter la démence de cette Reine qui avait dépassé les bornes depuis bien trop longtemps. Ce qu’elle avait fait à la Magna était intolérable, et ses projets contre Atlantis, les Tairis, et les Natus l’étaient tout autant. Son armée de clone, sa façon de les créer, de les conditionner, de les éliminer s’ils n’entraient pas dans le moule standard de sa fabrication, tout cela était intolérable. Pedge, en accédant au statut de Reine, savait tout cela maintenant. Elle était nourrie de tout le passif du courant. Elle pouvait piocher ici et là les informations utiles.

Et elle avait la haine.

Un sentiment qu’elle ne s’autorisait que rarement. Elle préférait de loin conserver son sang-froid, ses capacités de réflexions, et faire preuve de pragmatisme. Un flot d’émotion trop important n’était jamais bon pour avoir les idées claires. Pourtant, cette haine venait alimenter une sourde détermination d’en finir avec cette saloperie de wraith. Elle n’était pas fébrile, ni fiévreuse. Elle était en pleine conscience de son environnement ; ces humains qui sentaient bons la vitalité, ces tairis tout en muscle, et ces Wraiths, ceux de la Reine adverse, sa concurrente sur le monde souverain. Mais le plus atroce dans tout ça, c’était l’odeur de son adversaire du jour. Elle puait la concurrente, elle puait le doute. Elle sentait tellement bon qu’elle puait tout court. C’était paradoxal. Pedge le savait. Mais elle ne se l’expliquait pas vraiment. Son instinct altéré par sa condition de Wraith qu’elle n’arrivait plus vraiment à réfréner, lui disait qu’elle était une concurrente sur un territoire qui pourrait lui appartenir. Si elle la tuait, ou s’en délectait, elle aurait tout pour elle. Absolument tout. Elle devait donc mourir.

Le combat s’engagea entre son équipe et celle adverse. Malheureusement, elle ne pourrait pas faire grand chose pour ses hommes. Peut-être que ponctuellement, elle pourrait faire pencher un combat en leur faveur, mais pas plus. Elle aurait un gros poisson à combattre qui allait demander toute son attention.

Pedge fonça. Il y eut bien une tentative pour l’intercepter en chemin, mais elle attrapa le sbire par la gorge et le leva comme s’il s’agissait d’un vulgaire pantin. C’était tellement simple. Elle le ponctionna dans un râle d’extase. Plus d’énergie, plus de vitalité, plus de force. Lui percer le cou était jouissif, comme une forme de vengeance lointaine. Les yeux de Pedge s’étaient posés sur la reine pendant qu’elle tuait son sbire. Elle lui faisait passer un message, une promesse future des affres qu’elle allait endurer sous sa main. Qu’elle se ramène cette salope.

Mais comme un écho dans le courant, du côté de Méda’Iyda, elle la fixait également avec une lueur de défi en tenant un tirailleur qu’elle avait débarrassé de son arme. Le sbire n’était plus qu’un amas d’os et la reine, de son côté, poussa la tête du Natus sur un côté de manière très sèche. Un CRAC sordide l’éteignit, la perception de la reine Allen étant assez poussée pour voir cette vie s’éteindre, comme une dernière petite flamme qui disparaissait sous un coup de vent. Méda’Iyda jeta le cadavre en direction de son ennemie et en profita pour s’élancer sur elle, la pointe de sa lame passant du bas pour aller cueillir son flanc et cibler une artère.

Pedge était restée impassible. Elle ne pouvait pas s’émouvoir des pertes que subissaient les siens même si elle les percevait nettement plus que d’ordinaire. Elle venait de tuer un des siens, elle lui rendait la pareil. Ca n’allait pas plus loin que ça. C’était basique. Dent pour dent, oeil pour oeil. Pedge avait son couteau de combat elle aussi. Il lui semblait évident que les hostilités se dérouleraient au corps à corps.
L’action était rapide, mais maintenant, elles jouaient toutes les deux à armes égales. La ponction lui avait fait un bien fou et elle débordait d’énergie, de vitalité ! Pedge dévia la lame de la reine avec la sienne et elle profita du mouvement de balancier pour lui imposer son poing dans les dents en y mettant toute sa force. Le coup porta, Pedge ressentit parfaitement l’onde de choc parcourir le visage de son ennemie qui suivit le mouvement de ce coup pour faire une rotation et lui écraser son poing dans le foie. Aussitôt, la lame plongea en direction de son épaule comme un pieu qui servirait à la maintenir en place.

//PATHETIQUE CREATURE !!!// beugla la voix mentale de Méda’Iyda dans sa tête.

//Ferme ta grande gueule !!// , répliqua Pedge qui venait de se courber sous l’impact au foie. Elle ne craignait pas tant les coups que la lame. Elle aurait préféré un combat sans arme, à main nue. Parfois, il fallait accepter d’être touché. Et même si Pedge se rendait compte que la lame filait vers son corps sans trop savoir où elle allait arriver, elle profita du fait de s’être courbée pour remonter sa propre lame vers le ventre de la reine. Elle sentit la lame rentrer dans sa propre chair et avec un hurlement bestial de rage et de douleur, elle remonta plus fortement la sienne tout en se redressant pour ne pas laisser l’avantage à Méda’Iyda.
//MEURS !!!//
Le poignard s’était bien planté dans l’épaule de la reine Allen. Méda’Iyda aurait ensuite armé sa main pour lui ponctionner sa vitalité si ce coup de couteau ne lui avait pas ouvert une faille dans l’estomac. Elle agrippa cette main dangereuse et la dépara de l’arme, la récupérant pour abandonner celle planté dans son trapèze gauche. La reine se recula un peu pour passer sa main sur son ventre et constater les dégâts, elle repartit aussitôt à l’attaque, munie de la lame Atlante. Elle tenta plusieurs enchaînements visant à l’occuper avant de tenter un coup qui visait sa tempe.

Pedge se recula elle aussi quand la reine en fit autant. Elle récupéra la lame dans son épaule. La douleur était là, mais elle était bien moins présente que si elle avait son propre corps. C’était sacrément bizarre. Mais elle ne devait pas se permettre de se pencher sur ses sensations. Avant toute chose, elle devait se faire cette reine une bonne fois pour toute. Déjà, elle revenait à la charge. Pedge bloquait, rendait les coups, bloquait, rendait. Elle n’était pas la dernière en corps à corps mais elle ne maitrisait pas les lames comme son adversaire. Elle aurait vraiment préféré un combat au corps à corps pur et dur. Malheureusement, l’ennemi se battait avec ses armes, tout comme elle, et il fallait s’adapter suffisamment pour survivre. Quelque part, elle savait que son épaule n’aurait pas dû lui permettre de faire les mouvements qu’elle faisait, mais déjà la douleur s’estompait alors que son nouveau matériel génétique reformait la chair. Elle était comme neuve.
Dans l'enchaînement, elle vit arriver le coup vers sa tête. Elle avait le coup d’oeil des bons combattants, des fins techniciens et des stratèges. Elle se baissa pour laisser passer la lame au dessus d’elle, et elle tenta à son tour un enchaînement au ventre depuis sa position basse, pour la larder de coup de couteau.
Elle eut le temps d’en placer trois, faisant râler son ennemie qui ne s’était pas attendue à une telle vitesse. En guise de réponse, elle captura son poignet pour maintenir la lame plantée dans son ventre et y exerça une rotation de toutes ses forces dans le but de lui briser l’articulation. De sa lame, elle vola ensuite droit vers la gorge de la reine Pedge.

Pedge sentit son poignet se tordre dans un sens qui n’était pas le bon. Une sourde douleur irradia dans son bras mais ce n’était pas encore atroce. En tout cas, elle parvenait à toucher cette foutue Reine et elle arrivait à faire jeu égal, ce qui n’avait pas du tout était le cas lors de leur premier face à face dans la Magna. Elle avait cependant plus urgent à gérer que ce poignet. Dans un râle de douleur, elle suivit le sens de rotation de son poignet pour le soulager et chuter au sol, évitant ainsi le coup de couteau qui suivait qui aurait fait amplement plus mal. Une fois au sol, Pedge était déjà entrain de chercher le mollet de sa vis-à-vis pour essayer de la ponctionner purement et simplement.
Elle l’atteignit et sentit son orifice de ponction pénétrer ses chairs, détecter une impressionnante source vitale, bien plus puissante qu’elle n’avait jamais connu. Hélas, la jeune femme fit une terrible découverte en sentant son bras s’engourdir dès qu’elle tenta une ponction. Elle se sentait comme nauséeuse, fébrile, et elle remarqua un peu tardivement que sa main était couverte d’un suintement gélatineux. C’était exactement comme Matt lorsque son corps avait débuté un rejet massif : la Reine Pedge était en train d’entamer une lente réversion. Son corps de Reine commençait à lâcher sur les éléments les moins vitaux.
L’énergie qu’elle puisa chez son ennemie était infime, comme un mince filet qu’elle captait depuis un robinet qui ne pouvait pas s’ouvrir davantage. Bien entendu, avec la bataille mentale qui se jouait également dans le courant, elle vit Méda’Iyda se gargariser en parvenant à la même déduction.
//P LE COPIE ! JE ME DÉLECTERAIS DE TON EFFRONTERIE !!!//
Et aussitôt, la main de son ennemie impacta sa poitrine. La Reine Pedge sentit, en plus de sa douleur, un flot très important de ses forces vives la quitter. Méda’Iyda était en train de se repaître d’elle plus rapidement qu’elle. La Wraith en jouait, approchant son visage en râlant de plaisir. Dans le courant, elle sentit l’ensemble des renégats frémir et Coleen lui hurler que son mental était sa seule limite. Un flot d’encouragements qui venaient de tous ces clones qui continuaient le combat avec bravoure.
Le corps de la Reine Pedge lâchait progressivement mais elle pouvait réussir. Ils étaient tous avec elle.

Tout ne se déroulait pas comme prévu malheureusement. D’un côté, un combat au corps à corps était un ballet où les danseurs étaient dans l’improvisation totale vis-à-vis de la prestation de l’autre. Pedge en avait bien conscience, seulement, elle intégra un aspect supplémentaire qu’il n’y avait pas habituellement dans une confrontation physique, et que la Reine lui rappela bien malgré elle, en la provoquant dans le courant. Il y avait cette composante qui pourrait permettre à l’une des deux de prendre l’avantage.
Son corps se délitait avec le rejet massif du matériel génétique Wraith qui lui avait permis de prendre cette forme. Venait avec cet état de fait, le questionnement inhérent à la prédatrice : est-ce qu’elle avait fait le bon choix ? Est-ce que McKay avait eu raison de modifier le code source pour que cela ne soit pas permanent ? Est-ce que sa volonté de se préserver sur le long terme, de préserver sa personnalité, et plus largement son humanité, n’avait pas condamné toute la mission ? N’était-elle pas vaniteuse encore une fois d’avoir pensé qu’elle pourrait se défaire d’un être né comme ça, en quelques heures ?
Non, elle ne devait pas laisser le doute l’assaillir. Elle aurait le temps de se morfondre au moment de sa chute si elle devait arriver. Pour le moment, elle devait rester concentrée sur l’objectif ! Elle sentait une vague qui la poussait dans son dos, une vague de consciences interconnectées qui lui donnait de l’énergie, et qui imprimait une volonté implacable quant à la perte de cette reine. Le futur était en marche, et dans ce futur collectif, il n’y avait pas de place pour Méda’Iyda. Cette salope allait l’apprendre à ses dépends, Pedge en faisait son chemin de croix.
La clé venait du courant.
Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ??

Il y avait ce plan dans lequel elles se battaient toutes les deux comme des chiffonnières, et il y avait le plan dans lequel Méda’Iyda conversait avec elle pour la provoquer. Pourquoi ne pas exporter le combat là bas aussi ?
Pedge sentait qu’elle lui volait sa vie à vitesse grand V. Aussi lâcha-t-elle sa proie qu’elle essayait de ponctionner comme un poumon asthmatique, et elle se concentra sur autre chose.
Sa main tordue commençait à revenir à un état normal, mais c’était plus long qu’au départ. Heureusement qu’elle s’était gavée de ce sbire avant le combat. Elle récupéra la lame dans le ventre de la Reine, et alors que sa main plus valide venait saisir cette main qui la ponctionnait, Pedge attaqua sur l’autre front.
Dans le courant, la texane fixa l’attention de la Reine par quelques mots :
//Je sens ta fin, elle est si imminente, et tous les miens la souhaitent. Ils l’appellent de leurs voeux les plus chers. Entend les.// , dit-elle avec un calme olympien qu’elle s’imposait clairement malgré la douleur. Et alors qu’elle projetait sa tête vers celle de Méda’Iyda, toujours dans le courant, en libérant les voix des clones qui la poussaient à combattre, dans la réalité physique et tangible que tout à chacun expérimenté ordinairement, la lame de Pedge vola vers la gorge de la Reine pour tenter de la trancher très profondément. Le but était clair. Perforer sa gorge avec la pointe de la lame, comme elle l’avait fait quand elle l’avait ponctionnée par cet endroit, puis enfoncer la longueur de la lame et trancher d’un côté pour lui découper la moitié du cou. Elle espérait que sa double attaque allait porter ses fruits !

Le poison d’un chef avait toujours été son arrogance. Même Pedge, à sa manière, avait cette fierté qui renforçait son caractère mais pouvait tout autant la perdre. Dans la réalité, Méda’Iyda l’emportait clairement. Elle ponctionnait la Reine Pedge en la dévorant lentement, très lentement, pour qu’elle voit sa vie s’effriter et se tarir. Elle voulait que cette insolente paie le prix fort pour avoir eu l’audace de concurrencer sa place. Mais dans le courant, en se croyant maître de cet univers différent pour avoir toujours été la seule, elle ne se rendit pas compte de ce qui se tramait autour d’elle.
Méda’Iyda se pensait en sécurité, sa victoire assurée. C’est dans un élan de fierté qu’elle tourna spirituellement son regard ailleurs, ne trouvant pas le soutien qu’elle supposait parmi les siens. L’armée de la Reine Allen faisait front commun, chez les clones et la triple alliance. Chez les Ingénieurs, les clones et les originels étaient dubitatifs, dévorés par le doute et une émotion qu’elle n’avait jamais permis : l’espoir.

Chez Méda’Iyda, il n’y avait qu’un pouvoir tyrannique radical et indéfectible. Les inférieurs obéissaient ou mourraient. Ils n’avaient rien à dire, simplement subir. C’était comme les clones à qui l’on avait retiré la parole. Mais maintenant...il y avait une autre reine dans le jeu.
Pedge le savait pour le vivre en continu. Elle sentait toutes ces créatures pour qui il était si naturel de ponctionner de l’humain. C’était comme boire un simple verre d’eau.
Dans le fond, la faction Wraith ne poursuivait qu’un but : la survie.

La présence de Pedge, sa résistance acharnée contre la Reine Méda’Iyda, eut l’effet d’un véritable cataclysme dans les rangs ennemis. En se tournant vers eux - comme si elle pensait voir une représentation miroir de la solidarité et de la ténacité de l’armée d’Allen - la Reine ne rencontra que le vide et cette armée de regards qui la mirait de loin.

//JE SUIS VOTRE REINE ! VOTRE REINE !!!// Avait-elle hurlé dans une telle violence, dans le courant, que toute l’armée Wraith en avait frémi.
Même les clones avaient vécu ce cri comme s’il avait percé leurs tympans.
Mais les ingénieurs restaient en retrait dans le courant. Leurs regards silencieux restaient en spectateur, des expressions d’espoirs continuant de dériver vers Allen. L’Atlante devenue Reine Wraith pourrait anéantir Méda’Iyda, devenir LEUR Reine. Et les aider à survivre, tout simplement.
Quand Méda’Iyda comprit que cet abandon était réel et généralisé, elle prit peur. Elle comprit qu’elle se battait résolument seule dans le courant. Et donc en partie dans la réalité. C’est cette diversion totale que Pedge exploita pour lui découper la gorge avec une totale précision.

La ponction cessa aussitôt que l’ennemi fût privée de son oxygène.
« NONNNN ! » Hurla-t-elle d’une voix altérée par l’inondation de son propre sang.
La panique s’empara de la reine qui tenta de respirer. Ce n’était pas possible donc elle tenta de nouveau de ponctionner son ennemie sans parvenir à atteindre sa poitrine. Méda’Iyda était à l’agonie, sa fin n’était plus qu’une question d’une poignée de minutes. La guerre, tous ces morts, tout ce drame prendrait fin bientôt.

Pedge était déçue. Elle était déçue parce que la mort de la Reine était trop douce. Elle méritait tant de mourir plus salement, plus douloureusement. La seule consolation de la texane résidait dans le fait qu’elle mourrait seule. Elle aurait tellement aimé la faire revivre un peu et la retuer, et ainsi de suite comme elle avait pu lui faire subir quand elle était à sa merci. Matt voulait qu’elle lui colle une balle, mais elle n’avait plus d’arme. Cependant, elle avait respecté sa part du contrat en la tuant. Elle allait débarrasser l’univers de cette menace importante. Enfin, Atlantis allait reprendre l’avantage. Elle avait un goût amer dans la bouche. Tant de morts, de vies sacrifiées, d’innocents tués, pour la simple envie de gloire de cette Wraith qui mourrait comme tout à chacun. C’était pathétique.

Mais la reine commençait déjà à accepter son sort. Elle l’acceptait car elle avait une dernière carte à jouer. C’est un rire bestial et cruel qui résonna dans le courant, englobant entièrement la texane qui se sentait faiblir de plus en plus. Son corps se défaisait très rapidement et sa connection au courant s’étiolait. Elle entendit tout de même ce cri et l’impression d’une menace véritablement inquiétante, impressionnante.
//TU AS GAGNÉ. MA SOEUR !!! PRENDS MON HÉRITAGE !!!//
Employant ses dernières forces, la reine Méda’Iyda encadra de ses doigts le crâne de Pedge. Elle sentit une puissante pointe mentale lui percer l’esprit, l’atteindre jusqu’au plus profond de sa psyché, les endroits les plus intime et personnel pour y apporter de la matière...y apporter la nature réelle des Wraiths.
Dans un éclat de lucidité, Pedge se rendit compte que son ennemie profitait du courant pour l’investir entièrement. Elle envahissait tout ce qui faisait d’elle une humaine, en s’appropriant sa part Wraith, pour y implanter l’ensemble de sa personnalité, de sa bestialité, de sa nature de Wraith. L’adversaire, en somme, formatait l’esprit de la texane. Elle y imprimait littéralement le sien.
Méda’Iyda mourrait...mais Pedge deviendrait une fusion spirituelle Wraith de celle-ci…
Ses souvenirs, ses actes, ses principes. Tout ce qu’elle avait accompli dans sa vie d’humaine. Tout était en train de se dissoudre lentement sous ses yeux !!! A la place ? La faim, un sadisme sans limite, le plaisir tiré de la cruauté, l’affranchissement complet de tout cadre, de règles. Le sentiment de puissance et de souveraineté dans la galaxie.
L’héritage de la reine des Ingénieurs l’envahissait et la parasitait.

La victoire ne serait pas aussi simple à vivre que prévu. Elle ne pouvait donc pas crever en silence et sans tenter un dernier coup pour le style ? Non, il fallait qu’elle essaye par tous les moyens d’imprimer quelque chose dans le temps, comme si elle allait vivre par procuration. La torture que Pedge avait subi sous sa main était déjà un historique bien trop grand à supporter, et pourtant, elle était contrainte d’emmagasiner un surplus de cette femme. Elle n’en voulait pas, elle érigeait toutes ses barrières mentales pour lutter contre cette intrusion. C’était elle la maîtresse de son esprit, de son corps, de son intégrité. Elle était là pour lutter contre un tyran, au nom de valeurs qui lui étaient propres et elle ne pouvait pas se laisser corrompre de la sorte. Qui plus est, elle ne pouvait pas accepter qu’une partie de Meda’Iyda s’intègre à sa personne. Elle ne le supporterait pas.
Et pourtant, l’autre était en train de l’investir via le courant. C’était le canal d’entrée dans son crâne. Sa perception du courant était en train de s'amenuiser avec le délitement de son matériel génétique Wraith, et pourtant un lien ténu existait encore et c’était par ce biais que la reine faisait son office.
Dans un cri de rage propre à une reine Wraith, Pedge l’attrapa par les cheveux, pouvant laisser penser qu’elles allaient terminer ce combat en se tirant les tiffes, mais c’était juste pour tirer sur le côté opposé à la plaie de son cou afin de déchirer les chairs encore et encore en tirant sur la tête de son ennemie de toujours. Ce serait sale, mais elle ne voulait plus d’elle dans sa tête. Il fallait que cela cesse. Elle se laissa aller à cette fureur qui l’inondait par le biais de la transmission de Méda’Iyda, et sa deuxième main rejoignit la première pour tirer de toutes ses forces. Le plus dur pour décoller cette tête restait la colonne vertébrale. Pas facile de la casser ou de la détacher. Dans un dernier effort de rejet, tant de ce que la reine lui transmettait que de ce corps devant elle, elle tira de toutes ses forces une dernière fois.

La colonne céda dans un craquement sinistre et Pedge arracha les derniers lambeaux de muscles et de chair qui tenaient encore le cou de la reine déchu, qui venait de perdre sa couronne et sa tête, à la mode “Révolution Française”. Elle la tenait par les cheveux, et de rage, elle fit un grand arc de cercle avec son bras pour venir écraser la tête par terre, une fois, deux fois, et puis trois fois. Elle venait de remporter la bataille, elle venait de récupérer cette ruche pour elle, elle venait de conquérir un territoire supplémentaire ! Elle était maintenant la reine, et tous pouvaient le constater.

La reine Pedge sentit la ruche s’ouvrir à elle. C’était comme si un cri unique, provenant de toutes les unités vivantes, avaient scandé en même temps : “La reine Méda’Iyda est morte. Vive la reine Allen”. Tout autour, le combat venait de cesser. Les sbires, les originels. Même les créatures comme les mastodontes. Ils s’étaient tous figés dans l’ensemble de la cité, restant entièrement passif aux coups qu’ils pouvaient encore recevoir. Car maintenant, malgré l’agonie progressive du corps malade de la nouvelle Reine, ils attendaient tous son premier ordre avec une obéissance complète.
Et cet espoir désormais fleurit au grand jour.

C’était assez grisant. Elle avait du pouvoir, plus qu’elle n’en aurait jamais en étant officier dans l’armée. Elle pouvait tomber sur des cas comme Eversman ou Hamilton pour salir son commandement, hors là, ils étaient tous réceptifs à ses moindres désirs et à ses moindres ordres. Elle le sentait. Elle avait le pouvoir de vie et de mort sur chacun d’entre eux, et désormais, elle avait le pouvoir de faire cesser cette guerre. Aussi son premier ordre fut d’arrêter de combattre les “ennemis”. Elle ne savait pas ce qu’elle allait faire de “ses” troupes, et pourtant, il faudrait bien en faire quelque chose par la suite, car ils restaient des êtres incompatibles avec sa race d’origine, à savoir, l’être humain.

La réponse fut comme instantanée. Comme un vent qui l’engloba d’une voix unique. Un //OUI, REINE.// . Elle sentit que chaque unité avait baissé ou rangé ses armes. Ils attendaient encore...avec espoir. Du côté humain, les ondes radios se multipliaient sur l’arrêt soudain de la bataille. Les combattants restaient méfiants, attendaient l’ennemi comme s’ils faisaient face à une feinte inventée à la volée.

//Votre reine ne va pas vivre longtemps. J’ai nommé celle qui va me succéder.// , fit Pedge d’une voix lasse. Elle se sentait faiblir. Pourtant, elle ne devait pas paraître faible dans l’instant, car elle devait en imposer pour que son choix soit légitime. Bientôt, elle n’aurait plus accès au courant. //Ployez le genou devant celle qui se fait appeler Coleen. Reconnaissez là comme ma digne héritière. // Elle avait mis tout son courage et sa force dans ces dernières paroles, et elle ne se sentait plus vraiment bien. Sa peau laiteuse était en train de se détacher et de s’effriter. Ses organes en ébullition la contraignait à poser un genou à terre tandis que la douleur irradiait de plus en plus fort en elle.
Une réponse vint.
//ELLE N’EST PAS WRAITH, REINE.// .
La fureur de Méda’Iyda innondait encore les veines de Pedge qui sentait son cerveau cogner contre sa boite crânienne. Elle n’avait pas la patience de parlementer parce que sa vitalité était en train de se faire la malle. Dans un effort surhumain qui tenait plus des derniers relicats Wraith que de sa personnalité réelle, la Reine en souffrance hurla dans le courant, comme si elle voulait imprimer au fer rouge sa décision dans chaque cellule de leur foutu corps : //COLEEN SERA VOTRE REINE !! //

Le choc fut violent. Une détonation de volonté qui traversa tout le courant et atteignit chacun des Wraiths encore vivants. Avant que la texane ne s’effondre dans la souffrance et l’agonie, elle entendit une réponse.
//LA REINE ALLEN EST MORTE. VIVE LA REINE COLEEN.// .
La connection au courant céda peu de temps après. Pedge entama la phase du rejet la plus douloureuse, comme si elle voyait son corps partir en morceaux sous ses yeux. Son calvaire fût si vibrant et si terrible que Coleen prit une arme Wraith pour l'assommer. Ce fût la dernière chose que vit la texane avant de s’enfoncer dans un profond sommeil sans rêve.

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Commandos Delta



La guerre avait été violente, non prévenante, dans la pureté de toutes les horreurs que l’on pouvait y voir et y vivre. La bataille finale s’était jouée dans la salle d’embarquement entre les différents soldats, tous acteurs de la réussite.

Rodney McKay était parvenu à envoyer la sphère sur une nouvelle localisation. Dès qu’il avait appuyé sur le bouton, dans une abnégation de soi face au sbire qui voulait le dévorer, l’engin avait amorcé son transfert. Dans un terrible fracas, l’orbe disparu de la salle dans une forme d’implosion de tunnel. Un flash violent mais très court. Rodney avait réussi à la seconde près.

Le savant se savait foutu, sans munitions et sans moyen d’échapper à son ennemi. Le sbire l’empoigna par la gorge et le colla rageusement contre les dalles de cristaux des différentes consoles. Elle craquèrent et cédèrent sous la pression.Il semblait vouloir se venger de cet échec. Car s’en était bien un.
Même si McKay ne pourrait pas empêcher ce monstre de puiser dans sa force vive, il sentit dans son esprit une étrange apparition. Comme un souvenir depuis trop longtemps oublié qui méritait de retrouver sa place. Le scientifique avait l’impression de se rappeler avoir eu vent d’une activité inhabituelle dans le secteur de Doronda (l’endroit où Rodney avait fait sauté une part du système solaire). Un rapport venant de son équipe et qu’il s’était promis d’examiner en revenant de son “entraînement” qui était devenu mobilisation.
Il savait d’où venait cette activité énergétique maintenant. C’est lui qui l’avait déclenchée…

Le sbire ne le frappa pas.
Il demeura là, la main levée prête à fondre sur sa poitrine, mais il ne bougeait plus. Il se contentait de fixer en contrebas la masse de soldats qui avaient cessé de se battre. Méda’Iyda n’était plus. Allen prenait le pouvoir.

Mikkel et Elesdo, de leur côté, étaient parvenu à empêcher le plus gros des forces ennemies d’atteindre Rodney. Dans une symbiose de combat, en frères d’armes, ils avaient vaillamment retenu le dernier mastodonte pour que Arwée puisse porter secours à sa cheffe.
Blessés mais victorieux, ils voyaient Coleen prendre le contrôle de tous les Wraiths. La clone, à l’origine prévu comme simple outil de guerre, venait d’accéder à ce qu’il restait de la puissance des ingénieurs. Elle s’avança vers l’un des derniers originels encore debout et le défia longuement de son regard. Celui-ci la dédaigna mais il finit par s’agenouiller. Les survivants Wraiths l’imitèrent peu de temps après, ne laissant que les soldats de l’alliance debout et en complète domination.

La jeune femme fut contrainte d'assomer Pedge, dont le corps faisait un rejet massif, d’un tir de blast Wraith. La Tairis Aya décida de la transporter sur son dos et on l’aida à y placer le lieutenant pour l’emmener loin d’ici. L’ordre suivant de Coleen fût relayé à toute la ruche : ils déposèrent leurs armes sur le sol et s’agenouillèrent en position d’hibernation. C’est tout un chemin qui s’ouvrit à Aya jusqu’au jumper qui faisait son atterrissage. Nelly et Bruce procédèrent à son extraction en direction de la ZA pour être prise en charge par l’équipe médicale.

Pendant ce temps, Coleen se concerta avec Arwée et Aya, elle envoya les wraiths dans une zone restreinte de la cité. Le sergent Graham rendit compte par l'intermédiaire de sa radio et ouvrit une zone d’accueil pour les blessés. Le lieutenant Jacobs prit le commandement par intérim, depuis les émissions radio, et veilla à ce que la cité ennemie soit sécurisée. Il n’y avait heureusement plus aucune résistance et les soldats, qu’ils soient Natus, Tairis ou Atlantes, pouvaient enfin s’occuper des blessés.
Pendant deux heures, les troupes restantes occupèrent la position et se reposèrent. McKay, de son côté, avait profité de l’occasion pour achever sa mission en récupérant l’intégralité de la base de donnée de Méda’Iyda. Il assurait ainsi à Atlantis le péril de toute la faction des ingénieurs. Les rares postes avancés seraient découverts et exsangues. Mikkel et Elesdo restèrent avec lui pour le protéger en cas de problèmes.

Le Dédale vint en orbite une heure plus tard. Il était lourdement endommagé mais encore opérationnel. Adam Ross avait mené le reste de son escadrille avec brio. Si ses pertes étaient sévères et qu’il avait perdu bon nombre des siens, son travail avait permis d’empêcher l’ennemi d’approcher de l’orbite. Il demeura en activité sur le Dédale et reçu en personne le retour de son pilote Bruce Pierson. Le colonel Caldwell prit le relais de l’Opération, commandant le transfert des blessés le plus urgent. Toute l’équipe du lieutenant Allen fût appelée à monter pour un retour immédiat sur Atlantis. Le transfert du colonel Sheppard s’effectua dans le même temps.

Arrivé à la Porte des Étoiles la plus proche, l’officier annonça les bonnes nouvelles au CODIR qui confirma bien rapidement. D’après les capteurs longue portée de la cité, les différents clans Wraiths avaient repris les combats. Ils cherchaient tous à prendre un avantage sur la disparition de la faction des Ingénieurs. C’était un très bon signe, la preuve qu’Atlantis avait récupéré sa sûreté stratégique d’antan. Le couperet qui pesait sur l’expédition depuis si longtemps avait tout simplement disparu.
Les huiles demandèrent rapidement à l’Athéna de prendre la relève et commanda l’installation d’une Porte des Étoiles à connecter sur la cité jumelle. Le docteur Zelenka se porta volontaire pour cette mission. Et une demi-journée plus tard, la première connection était établie. Vivres, médicaments, médecins. Le contingent militaire affecté à l’Opération Normandie reçu un soutien complet. La majorité des blessés furent rapatriés dans l’heure.

Pendant que l’équipe Allen restait en traitement à l’infirmerie d’Atlantis, les Natus et les Tairis commencèrent peu à peu à rentrer chez eux. Coleen contacta le CODIR par écrit et lui fit un rapport où elle leur signala que les Wraiths s’étaient placés dans les cellules d’hibernation maintenant que l’alimentation en énergie de cette cité était assuré. Naturellement, il fut convenu que l’ancienne base de Méda’Iyda deviendrait le nouvel avant poste de la Triple Alliance qui comprenait maintenant les clones. Tairis, Natus et clones placeraient une garnison dans cette structure qui recélait encore bon nombre d’inventions de Méda’Iyda.

Les cris de joies et l’euphorie de la victoire qui avaient résonné la veille s’étaient rapidement taris. L’Opération Normandie avait coûté au programme Porte des Étoiles quarante pour cent de ses effectifs. Les pertes chez les Natus étaient encore plus élevées. Et les Tairis étaient déjà parti pour rapatrier les leurs sur les Grandes Terres.
Pendant les jours suivants, une routine morbide s’installa. Des recueillements, le rapatriement des dépouilles sur Terre. Certaines sections ayant été entièrement décimée, des soldats morts au combat n’avaient plus personne pour dire un mot. Plus d’amis ni famille. Juste des connaissances de loin, comme des agents administratifs qui s’étaient occupés de leurs dossiers. Ou des Tairis, des Natus, présents au cours de la guerre, pour rendre ce dernier hommage.

Le colonel Sheppard se réveilla dans l’infirmerie d’Atlantis, accueilli par le docteur Sidney et sa compagne. Le lieutenant Allen, de son côté, émergea d’un coma artificiel après que l’équipe médicale se soit assurée de sa bonne santé physique. Elle souffrait de diverses fractures résorbées par le traitement de nanites conçu par le docteur Taylor-Laurence. Elle ne conserva de cette mésaventure qu’une fragilité physique temporaire. Elle reçu un suivi psychologique, comme le reste de son unité, et fut libérée peu de temps après.

Ironiquement, Skyler McAlister referma pour la troisième fois l’épaule de Mikkel. Puisqu’elle s’était occupée de Sheppard et d’Allen avant leur départ, on lui demanda de rester un peu plus longtemps pour soigner des blessés légers qui ne quittaient pas encore l’avant poste. L’infirmerie de cette cité jumelle était à elle. La jeune femme était encore en train d’exercer lorsqu’un soldat qu’elle reconnaîtrait, le caporal Haddison, vint par la Porte nouvellement installée. Amoindrit, il avait insisté pour la rejoindre et la remercier chaleureusement de l’avoir sauvé. Au passage, il l’informa que sa patiente, Idène, avait été admise sur Atlantis. Et qu’elle montrait des réponses très positifs aux stimulis : elle n’était plus dans le coma. Elle était en train de s’en remettre.

L’avenir vit la dégradation publique de Matt Eversman pour l’exemple.
Durant la convalescence de Sheppard, le colonel Caldwell prit le relais, le travail étant partagé avec le Major Karola Frei. On accorda à chacun des combattants deux semaines de congés que tous ne prirent pas forcément. Par exemple, McKay fut incapable de laisser son équipe préparer l'extraction des otages Natus sans la superviser. Ou Adam Ross qui devait gérer les survivants de son escadrille sur le Dédale. La guerre s’était terminée en laissant un goût amer pour bon nombre. Il était rare de trouver un soldat, un médecin, un technicien ou un administratif qui n’avait pas perdu quelqu’un. Quel que soit le peuple, tout le monde avait payé le prix fort. Les Natus pleurèrent beaucoup leurs enfants disparus sous l’ordre d’Allen. Mais peu de Natus lui porta d’accusations. Au contraire, le retour des otages se fit dans une émotion que les Atlantes, présents à ce moment là, qualifièrent d’indéfinissable.

Le règne de Méda’Iyda avait effectivement pris fin. Son corps enfermé dans un sarcophage fut apporté pour étude sur Atlantis. Quand il n’y eut plus rien à apprendre de ses restes, le Dédale l’envoya ensuite en direction du soleil pour que plus rien ne subsiste de son corps. Peu à peu, la vie reprit sur Atlantis. Et les nouvelles recrues arrivèrent alors en toute naïveté. Le spectre de la guerre s’éloignait petit à petit, les vieilles habitudes ressortaient du néant. Et les collègues, les amis, recommençaient à rire et à sourire. La vie reprenait peu à peu en laissant derrière elle les mauvais souvenirs.

Sur la cité des Anciens, l’aventure se poursuivait. L’aube se levait sur un avenir moins sombre grâce à tous ces hommes et femmes courageux.

Il n’y avait pas de héros lors de cette Guerre. Pas de héros sur Atlantis.
Que des survivants...


FIN DE LA MJ LE 29/10/18



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