Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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RPG sur Stargate Atlantis
 

Première sortie de l'infirmerie [Arnault Järvi]

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Mer 26 Sep - 15:57
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Chronologie : 05 aout 2018


Emilia Zein’ Eidolas


Un silence absolu régnait, seulement troublé par une respiration régulière. Et l’obscurité… Emilia ne se rappelait plus comment elle s’était retrouvée piégée dans cette immense maison mais elle n’arrivait plus à retrouver le chemin de la sortie et elle les sentait… les wraiths. Ils étaient là, elle le savait, ils la traquaient. Des cycles, des cycles qu’elle courrait et ces monstres la poursuivaient inlassablement. Elle n’en pouvait plus et elle se sentait prête à bondir à la Porte des Sages, implorer l’aide de son peuple, seulement voilà, elle ne pouvait pas car elle était piégée dans cette maison digne des plus grands films d’horreur. Au jeu du chat et de la souris, elle n’était pas sûre de gagner. La menace se rapprochait, elle captait sa présence, son plaisir, sa faim... elle se tenait recroquevillée derrière une armoire quand soudain une main abattit sur elle et elle se redressa avec un sursaut violent.
Il fallut quelques instants à la princesse pour réaliser où elle était, une pièce où nul wraith ne pouvait rentrer, solidement gardée...
Atlantis.

La belle prit une grande inspiration pour tenter d’apaiser les battements de son cœur. Fallait-il qu’elle continue de rêver des wraiths alors qu’elle était enfin en sécurité ?! Son esprit, constamment en alerte, l’avait protégé trois cycles durant et lui avait permis de survivre à l’épreuve de la chasse, mais il avait du mal à intégrer le fait qu’elle était désormais à l’abri. C’était trop récent.

Avec un grand soupir, elle se releva et décida de faire quelques pas dans sa chambre pour finir d’émerger. La perspective de replonger dans son cauchemar si elle fermait à nouveau les yeux l’angoissait trop pour qu’elle retourne dormir, aussi décida-t-elle de se faufiler dans la salle de bains pour prendre une douche. Même si la pièce était plus petite que son placard et qu’elle s’y sentait à l’étroit, le fait d’avoir récemment renoué avec l’eau chaude était un pur bonheur. Les atlantes avaient mis des vêtements et quelques affaires de toilette à sa disposition, ils se comportaient comme des hôtes sobres mais courtois. De toute façon, elle ne s’attendait pas à ce qu’on lui déroule le tapis rouge alors que leurs deux peuples n’étaient pas alliés, ce qu’on lui offrait était déjà énorme par rapport à ce qui aurait pu être.
Combien de temps s’était-il écoulé depuis son premier réveil dans la cité ? Il lui était difficile de mesurer le temps car elle dormait beaucoup, à moitié assommée par les médicaments que la doctoresse caractérielle, Taylor Laurence, lui donnait. Elle avait eu l’occasion d’entretenir une longue discussion avec l’un des trois gouverneurs de la cité et de faire des examens médicaux pour comprendre l’origine du problème concernant l’absence d’expression de son gêne ATA, comme ils l’appelaient ici. Hmm… Cela devait faire 24h environs, peut-être le double si l’on comptait le temps qu’elle avait passé inconsciente après l’intervention chirurgicale pour retirer l’implant. Suffisamment longtemps pour qu’on lui retire les perfusions, pas assez pour qu’elle ait le droit de s’éloigner très longtemps de l’infirmerie.
La nuit était tombée dehors, cela devait être le début de soirée même si elle ignorait l’heure exacte. Elle sortit de la douche et enfila les vêtements atlantes, terriblement simples et banals, mais confortables et propres, c’était mieux que rien. La jeune femme fit une grimace en observant son visage dans le miroir… sa joue s’était imprégné du coup que le wraith lui avait asséné, le bleu était énorme et bien visible. Sans compter sa tête qui avait violemment heurté la pierre et dont la plaie était protégée par des bandages. Heureusement que le gouverneur Hoffman lui avait permis de demeurer ici le temps de se soigner avant de prendre contact avec Orzan car son égo en aurait pris un coup si elle avait dû se présenter dans cet état à son peuple. Cela ne lui plaisait déjà pas de se pavaner devant les atlantes avec ses blessures apparentes (heureusement que les autres étaient dissimulées en grandes parties sous ses vêtements) mais elle avait trop peu de temps pour apprendre à connaitre ses hôtes pour le perdre à se cacher dans sa chambre. Elle devait sortir, parler au plus de monde possible et poser des questions pour s’assurer que les terriens ne représentaient pas un danger pour la Gaëllie. Maintenant qu’elle tenait sur ses pieds et qu’Alexander Hoffman lui avait donné l’autorisation d’accéder à certaines zones, plus rien ne l’empêchait d’aller découvrir l’ancienne cité des Sages.

La princesse se saisit de son collier sur son chevet, une fiole de poudre de lapis arcus (un minerai raffiné) protégé par une gaine de cuire, et le passa autour du cou. L’objet n’était pas destiné à être esthétique, mais débarrassé de sa protection, le lapis arcus émettait une lumière vive et naturelle qui faisait office de lampe torche. Il s’agissait de l’un des très rares objets de chez elle qu’elle avait pu ramener sur Atlantis, ce qui lui donnait une valeur sentimentale importante en plus de son côté pratique.

Emilia jeta un coup d’œil sur le tatouage sur le dos de sa main droite… et elle avait demandé à ce qu’on lui confie des mitaines ou des gants pour le dissimuler, d’autant plus que les gens parlaient le langage des Sages ici, mais ils n’avaient pas encore accédé à sa requête. Elle n’avait pas honte de l’inscription, bien au contraire c’était un signe de fierté, mais elle n’avait pas envie de répondre à des questions dérangeantes à ce propos. Après tout, elle avait délibérément caché le vrai du message au gouverneur qui ne savait rien de ses pouvoirs… pas question de les lui révéler sans savoir comment il risquait d’accueillir la nouvelle ! La princesse ne perdait pas de vue qu’elle était blessée et sans escorte, enfermée dans une cité étrangère et que, si ces fameux étrangers lui avait témoigné de la gentillesse jusqu’à présent, rien n’était figé dans le temps.

Armée d’un plan sommaire de la cité qu’on lui avait confié avec les zones auxquelles elle avait le droit d’accéder, la jeune femme décida de sortir de sa chambre seule, pour la toute première fois. Elle ne fut guère surprise d’apercevoir un soldat qui gardait sa porte, elle nota simplement qu’il ne s’agissait pas du même visage que la veille. L’attention de l’homme se focalisa rapidement sur elle de sorte qu’elle eut la confirmation qu’il était présent pour elle. Le sentiment de pitié qu’elle capta chez lui donna la chair de poule… elle détestait ça. D’ordinaire, la princesse inspirait des sentiments telles que la méfiance ou l’adoration à cause de son rang ou de ses pouvoirs, pas de la pitié. Cela la conforta dans l’idée qu’elle devait attendre avant de rentrer chez elle, même si son monde et sa famille lui manquaient terriblement.

Sans un regard pour le soldat, elle sortit de l’infirmerie et se mit à longer un couloir en lançant des coups d’œil curieux autour d’elle, sa carte à la main. Du métal… partout du métal… où étaient les espaces verts ? Les zones à ciel ouvert ? Elle se sentait piégée, mal à l’aise… les gaëlliens étaient des enfants de la nature, les végétaux étaient partout chez eux, y compris dans les grandes villes. Ici, tout était si froid…

Derrière elle, le soldat lui avait emboîté le pas. Inutile de se retourner pour le savoir, elle sentait sa présence et toutes les émotions qu’il dégageait aussi sûrement que s’il s’était tenu en face d’elle. La perspective d’être suivi ne la dérangeait pas, elle avait l’habitude d’être escortée dans ses déplacements, mais elle savait aussi qu’elle allait devoir faire un effort pour parler à cet homme. Chez elle, les soldats peu gradés venaient du petit peuple, les nobles commandaient et ne faisaient pas bien évidemment pas le piquet devant une porte. Elle avait beau savoir que la hiérarchie était différente ici et qu’il n’y avait pas de noblesse, elle ne pouvait s’empêcher de chercher des points de comparaison entre ce qu’elle connaissait et ce modèle social si différent du sien. L’adaptation allait être laborieuse…

Emilia pivota sur ses talons et étudia l’homme qui la suivait. Jeune, le visage dur mais pas désagréable, armé… les soldats n’étaient pas si différents d’un monde à l’autre, leur allure droite, solide, voilà un point commun qu’elle retrouvait avec son propre peuple.

- Puisque nous allons vraisemblablement faire un bout de chemin ensemble, venez donc marcher à mes côtés, dit-elle en faisant preuve d’une autorité qui lui était naturelle.
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