Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 9 Oct - 20:43
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Chronologie : Dimanche 20 mai 2018, 09h30 du matin.



Le vendredi 18 mai, le Dédale avait fait une halte à la Porte des Étoiles la plus proche afin de délivrer ses premiers rapports et transférer d’urgence les blessés graves. Parmi ce groupe se trouvait Matt et Alek, destiné à un emprisonnement, ainsi que les quelques Wraiths savamment muselés pour un futur interrogatoire.
Le CODIR, donc, avait obtenu les premiers résultats de l’Opération Normandie. Un avis mitigé les gagnait, compte tenu du fait qu’ils ne pouvaient s’appuyer que sur des rapports papiers, et que l’ennemi n’avait toujours pas été détruit à cette heure. Impossible d’en discuter davantage, d’avoir une conversation directe. En effet, le Dédale repartait sans délai à la rencontre de l’ennemi sur son point de rendez-vous. Les directeurs, en consultant les informations, apprirent à la volée la prise de commandement du lieutenant Allen suite à la disparition de Sheppard.

Les circonstances étaient particulièrement floues et seul un rapport rédigé par Coleen, l’agent de liaison, expliquait la probabilité réaliste de la survie du colonel dans un “plan prison”. Elle le pensait inlassablement pourchassé par l’insecto.

Les dirigeants restèrent tout à fait indécis du devenir de Sheppard. Du devenir de la guerre. Ils ne pouvaient qu’espérer la réussite de cette audacieuse offensive tout en continuant de réparer les dégâts occasionnés par les Morphéas sur la cité. Le lendemain, samedi 19 mai, la Porte des Étoiles fût activée. Le colonel Caldwell annonça la réussite de l’Opération Normandie et la récupération du colonel Sheppard.

Pour sa sécurité, les médecins du Dédale l’avait plongé dans un coma artificiel. L’officier fût transféré dans les plus brefs délais à l’infirmerie d’Atlantis où le personnel restant pratiquèrent les examens d’usage. Une fois encore l’attente fût longue mais le résultat, tomba rapidement sur le bureau des patrons au milieu de la nuit : Sheppard n’était pas blessé. Physiquement parlant, sa santé était optimale. Psychologiquement, en revanche, il y avait du soucis à se faire. De nouvelles informations précisaient sa longue errance et une chasse quasi-perpétuelle, une forme de torture psychologique basée sur un épuisement progressif. Le risque que le colonel ne sache plus faire la différence entre son retour à la réalité et le plan-prison était important.

Sidney fût dépêché afin de préparer le réveil en douceur du colonel. Le CODIR avait confiance en ses capacités et souhaitait une prise en charge complète de leur ami. Patrick avait bien sûr accepté, demandant les fameux rapports afin d’adapter l’environnement à son éveil.
Très tôt dans la matinée du dimanche 20 mai, l’homme demanda un petit entretien avec les membres de la Co-direction afin d’obtenir quelques exceptions sur les pratiques médicales. Le déplacement de plusieurs effets personnels important du colonel dans sa chambre d’infirmerie pour servir de repères. Comme son poster de Johnny Cash, ses bandes dessinées et autres objets symbolique comme le grand cadre photo composé de pas moins d’une cinquantaine de clichés de John et de ses proches, photos amusantes, sérieuses ou même simple souvenir via des paysages… un patchwork d’images que le colonel enrichissait au fil de l’eau, depuis qu’il s’était pris une passion pour la photographie. Le nouvel appareil que lui avait offert Natasha suite à la perte du premier lors d’une chute du haut d’une falaise, n’avait que renforcé ce nouvel hobbie. Ainsi que la présence d’un proche.
Alexander opta très vite pour Natasha.


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Mar 9 Oct - 20:50
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Natasha Avalon


A la victoire contre les morpheas s’était succédée l’attente la plus longue de la vie de Natasha. Chaque jour qui passait était une épreuve pour ses nerfs à tel point qu’elle avait finit par réclamer des sédatifs à l’infirmerie pour pouvoir chasser les cauchemars et dormir d’un sommeil profond. Elle n’aurait pas tenu la route autrement, et Atlantis avait tout sauf besoin d’un soignant qui s’effondre. Si elle avait pu ainsi se garantir quelques heures de repos d’une nuit à l’autre, les journées n’en étaient pas moins terribles.
Autant dire que, lorsqu’elle reçut un message radio de son patron un matin pour l’avertir que John était revenu, elle sauta de son lit et s’habilla en quatrième vitesse. Pourquoi là-bas plutôt qu’à l’infirmerie ? Son état était-il si grave que son chef préférait la préparer à affronter ce qui l’attendait ? Rongée par l’angoisse, elle se fit du tort pour ne pas courir à l’infirmerie et se rendit au lieu de rendez-vous où on lui expliqua que John avait été torturé par une créature destinée à l’absorber dans une sorte d’autre dimension… elle demanda plusieurs fois de répéter tant l’histoire était farfelue, mais elle se trouvait dans la galaxie de Pégase où le mot “impossible” n’existait pas… Autrement dit…
John n’écopait d’aucune blessure physique mais il était ravagé sur le plan mental à tel point qu’il n’était plus en mesure de distinguer le réel du faux. Il était brisé.

Accusant le choc, elle sentit la colère la gagner à mesure de la discussion et proféra une bonne centaine d’insultes mentales à l’égard de cette pourriture de reine wraith. Puis ce fut l’angoisse qui la gagna à nouveau… qu’arriverait-il si John était réellement brisé ? S’il ne retrouvait jamais sa pleine conscience ? Si… il la rejetait ?

Un moment plus tard, elle obtint enfin l’autorisation de se rendre à l’infirmerie. Il ne fallut pas le lui dire une seconde fois et elle partit en courant pour retrouver Patrick Sidney qui attendait près de l’entrée d’une chambre, celle de John certainement.

L’homme se tenait devant la porte, toujours habillé en civil dans un complet trois pièces élégant et sa fameuse sacoche qu’il trimballait toujours avec lui. Lorsqu’il entendit les bruits de pas provenant de la jeune femme, il se retourna et l’accueillit d’un sourire aimable. Sidney était plutôt satisfait, intérieurement, d’avoir affaire à la soignante. Il la connaissait un peu au travers des quelques consultations concernant ses troubles du sommeil passés et il savait qu’elle n’était pas sujette facilement à la panique. Ce serait important pour la suite, pour ce qu’il avait besoin de lui demander.
Mais chaque chose en son temps. Il avait su de la part d’Alexander la relation actuelle qui liait les deux jeunes gens et devinait sans peine l’angoisse dans laquelle elle devait se trouver. Surtout que la présence du colonel avait été maintenu secrète jusque là depuis son arrivée.

« Bonjour jeune femme. » fit-il à son adresse. Elle le salua en retour. « Le colonel est plongé dans un coma artificiel. Je compte préparer un environnement favorable à son retour. J’aurai besoin d’aide. »
Son regard se tourna vers la porte close de sa chambre personnelle.

« Est-ce que vous voulez entrer un moment ? »
- Bien sûr…

Avec un mélange de crainte et d’urgence, la rouquine poussa la poignée pour se faufiler dans la pièce. Comme on le lui avait dit, John était là, inconscient. S’il n’y avait pas eu le contexte, si on ne l’avait pas prévenu, elle aurait pu croire qu’il était en parfaite santé. Elle s’approcha de lui le cœur lourd, posa doucement une main sur son bras. Aucune réaction, il dormait profondément. Elle repoussa du bout des doigts une mèche de cheveux qui lui tombait sur le front, prenant une grande inspiration. Il lui fut difficile de s’arracher à sa contemplation, mais elle prit sur elle et ressortit de la pièce.

Sidney l’attendait toujours. Par politesse, il n’était pas entré avec elle, lui laissant cet instant d’intimité. A son retour, il reprit doucement :
« Le colonel est en bonne santé. Les médecins lui ont fait un contrôle complet. Mais psychologiquement parlant, ce n’est probablement pas le cas. Alexander vous a-t-il informé à ce sujet ? »

La jeune femme acquiesça.
- Il a été piégé dans un lieu et traqué par une… chose ?
« Malheureusement. » Confirma Patrick. « En sa qualité de responsable militaire, John détient des informations très précieuses et secrètes. Des informations qui attirent beaucoup de convoitises et peuvent faire pencher l’issue d’une guerre. »
Il ne lui apprenait pas grand chose. Plus le grade capturé était élevé, plus la valeur des informations et leur potentiel valait le coup. Mais ce faisant, Sidney participait à éclairer la situation. Il avait conscience que cela ne devait pas être facile pour Avalon. Elle quittait un homme sur le pied de guerre et le retrouvait en pleine forme. Mais mentalement torturé et à bout.
« D’après les rapports que nous avons, la reine est parvenue à infecter notre ami avec un parasite. C’est une experte des armes génétiques et du détournement des espèces vivantes. John a été piégé dans un endroit où personne ne pouvait l’aider et une créature l’a longuement poursuivi pour le dévorer. »
Il fit une pause. Il avait l’air grave et soupira en devinant le cauchemar que cela avait dû être. La solitude, l’errance, la poursuite incessante.
« Si l’ennemi était arrivé à son but, nous aurions perdu le colonel et toutes ses connaissances, sans exception, seraient entrées en possession de notre ennemi. Je sais de mes consultations et de patients concernés que cette reine est expérimenté dans les méthodes de torture. Je ne serais pas surpris que le colonel en ai longuement été exposé au cours de sa fuite...il est fort probable qu’il ne nous reconnaisse pas à son réveil. »

- Un… parasite l’a envoyé dans une autre dimension ? demanda t-elle avec une légère grimace. Le concept n’était pas simple à saisir.
« Je pense que c’est beaucoup plus compliqué mais c’est une bonne vulgarisation. » Répondit-il. « Je ne veux pas vous malmener plus que vous ne l’êtes déjà. Mais c’est vrai. Votre compagnon a été touché par un parasite qui s’est étendu dans son corps en le consommant petit à petit, en modifiant son comportement pour le contraindre à finir dans cette “dimension”. Je pense que ce principe atypique avait surtout pour but de se passer de torture physique et d’obtenir des informations authentique. »

Sidney cessa sa description. Il regarda un instant vers la porte de la chambre puis s’en retourna de nouveau vers Natasha.

« Son retour parmi nous sera difficile. Chargé de scepticisme, peut-être même de violence. Il aura du mal à différencier nos deux réalités et savoir quelle est la bonne. Il lui faudra des repères, comme des effets personnels qui comptent pour lui. »
Il la regarda un instant.
« Et vous aussi, ma jeune amie. Je suis certain que vous avez marqué sa vie avant son départ à la guerre et il aura besoin de se remémorer ces bons souvenirs. »

Natasha demeura imperturbable mais la crispation de ses muscles trahissait le fait qu’elle n’aimait pas du tout ce qu’elle entendait.

- Ca me dépasse mais… soit. Mais je ne comprends pas pourquoi il ne nous reconnaîtrait pas.
Sidney n’avait pas forcément envie de lui répondre mais il trouvait presque dangereuse cette forme de naïveté. Non pas qu’elle devait se faire experte militaire et savoir comment procéder pour détruire une personnalité mais son nouveau rôle dans la vie de Sheppard faisait de son image une cible privilégié.
« Dans une torture psychologique, tous les moyens sont bons pour faire céder les défenses de la victime. » Fit-il doucement. « Et vous êtes sa compagne. Il ne serait pas étonnant que les sentiments que vous porte le colonel ait été utilisé, détourné, pour le fragiliser. En se servant de vous, de votre image. »

- Comment les wraiths auraient-ils pu se servir de mon image ? Je croyais qu’ils cherchaient justement à dérober les souvenirs de John.
« La technicité des Wraiths en matière de manipulation est très avancée. Ils sont très ingénieux dans ce domaine. Nous avons des preuves concrètes de leur capacité à conditionner un sujet en montant de faux-souvenirs de toutes pièces. Avec les images de tierces personnes. »
Sidney ne comptait pas lui révéler l’existence des clones et du conditionnement dont ils avaient fait l’objet pour nourrir une haine sans limite envers le contingent Atlante. Mais c’était une très bonne source de comparaison. Les Wraiths avaient su implanter des images rudes et très réalistes d’avatar à l’image du Codir, du colonel, et d’autres personnes importantes pour devenir des cibles.
« Nous devrions éviter de nous égarer sur ces suppositions et opter pour le pire scénario. Ce serait une erreur de prendre à la légère les troubles dont le colonel a été la victime. Qu’en dites-vous ? Voulez-vous bien m’aider à préparer son éveil ? »

- Vous êtes en train de dire que John risque d’avoir une réaction violente en me voyant, il me semble que ce n’est pas un petit détail…
Elle ferma les yeux un instant pour digérer toutes ces informations. C’était dur. Une chose au moins était sûre, elle allait devoir se documenter sur les tortures mentales au plus vite.

- Qu’est-ce que je dois faire ?
« Que devons-”nous” faire. » Corrigea gentiment Sidney. « Notre objectif consiste à accompagner John à prendre conscience de sa réalité, du fait qu’il n’est plus prisonnier de cette “dimension” et qu’il n’y a plus de danger. Pour cela, nous devons fournir des repères sécurisants, opter pour des éléments non-verbaux, symbolique. Et ne surtout pas apporter une influence volontaire. »

Il posa sa sacoche qui commençait à lui fatiguer la main.

« Il serait bien de pouvoir personnaliser un peu sa chambre avec des éléments qui lui tiennent à coeur. Et que vous portiez une tenue qui lui rappelle un souvenir agréable d’avant-guerre. Qu’en dites-vous ? »

Natasha baissa les yeux sur la veste floquée au nom de « Sheppard » qu’elle portait et eut un léger sourire ironique. Oui, ça ne devrait pas être trop difficile de trouver un objet symbolique.
- Je suis prête à enfiler toute ma garde-robe si ça peut l’aider, déclara t-elle sans humour. Elle soupira, son front se plissa d’inquiétude. Qu’appelez vous « influence volontaire » ?
Sidney ria de bon coeur. Il trouvait de l’humour malgré tout dans ses propos. Ce serait des plus utile le moment venu. Il lui expliqua ensuite :
« Plus vous tenterez de le convaincre et plus il en sera méfiant. La conviction d’être enfin en sécurité, d’être en présence d’élément de confiance, ne doit venir que de lui. Il ne faut pas s’approcher s’il semble réfractaire, obéir s’il donne un ordre, pour qu’il comprenne qu’il maîtrise pleinement son environnement. C’est un paysage contraire à toute situation de torture psychique qui le forcera à réfléchir et retrouver ses esprits. »
La kiné fit une légère grimace, le rire de son interlocuteur lui semblait un brin inapproprié étant donné les circonstances.
D’accord je ne chercherai pas à le forcer ou à la brusquer… autre chose ?
« Oui... » Sidney lui fit un sourire. « Je serais seul lors de son éveil pour examiner son comportement. S’il ne présente pas de danger, je vous ferai signe pour que vous puissiez entrer. Vous êtes d’accord ? »

Natasha hocha la tête. Elle ne se sentait pas du tout prête à faire face et elle ignorait si elle serait assez forte pour affronter ce qui l’attendait, mais elle ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour aider son compagnon, dut-elle en souffrir.

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Mar 9 Oct - 23:17
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Le reveil de John n'était pas sans douleur et il avait tout à réapprendre, donc notamment se faire aimer et qu'il n'était plus seul !






Il était neuf heures trente.
L’infirmière venait de retirer la poche de sédation responsable de son long sommeil et son corps était en train d’éliminer progressivement la molécule. Assis à ses côtés sur un fauteuil, une jambe repliée par-dessus l’autre, Sidney était plongé dans la lecture d’un roman des années cinquante. Sa posture le rendait avenant, calme, accueillant. Parfois, son regard se levait dans sa direction, notant les signes caractéristiques de l’émergence de sa conscience. Bientôt, John ouvrirait les yeux et trouverait des éléments de sa propre chambre, l’architecture de la cité et Sidney. La pauvre Natasha faisait le pied de grue juste derrière la porte en attendant son signal. Le psychologue lui avait aimablement demandé de porter la dernière tenue dans laquelle il l’avait vu. Ou la tenue qui l’avait le plus marqué. Pour qu’il puisse resituer le contexte, son sentiment d’appartenance à ce qu’il avait construit dans la cité.

Appliqué dans son petit effet, Patrick patienta l’éveil de son patient et le laissa regarder autour de lui, prendre ces fameux repères avant d’abaisser son livre et de l’accueillir d’un sourire agréable.

« Bonjour colonel. »

John Sheppard


Il n’y avait rien dans cette pièce… enfin s’en était une non ? Il avait été attiré dans d’affreuses souffrances dans ce nouveau monde et pourtant il n’avait plus rien à découvrir. La mort était donc le vide et l’ennui ? A moins que l’enfer lui ait réservé un nouveau châtiment. Cela lui rappelait cette série que lui avait fait découvrir Alexander pour changer des Marvels : Lucifier. Assez sympa et l’approche de la religion y était original. Pas de conception de bien ou mal au final, on va en enfer parce qu’on se sent coupable et responsable et donc on façonne notre propre châtiment. Lui, il se sentait affreusement coupable et donc il se punissait tout seul non ? Après l’errance dans ce désert orange, il devait faire face à une nouvelle épreuve, est-ce encore une farce de la reine ? Ou était-il définitivement mort ? Il se souvenait vaguement que la fatigue l’avait pris, lui coupant les jambes, pour qu’il s’effondre dans le sable et que le sommeil le prennent sans lui demandé son consentement… Et quand il s’était éveillé, il avait vu une silhouette, une silhouette commune qui lui ordonnait de se battre avant de rendre un dernier soupir. Cette silhouette, il la connaissait bien c'était celle de Caldwell, dernière personne à le tourmenter dans son errance. Puis, il ne sait plus trop bien, il s’était battu avec lui non ? Cela lui paraissait dingue de livrer bataille contre un homme qui avait passé l’âge de la retraite ! Puis le vide, le grand vide et la souffrance encore et encore. Vaguement il avait cru se retrouver sur la planète du Bloc… mais il n’en était pas certain. Il était certain de rien au final.

Une sensation lui parcourait le corps, comme si celui-ci revenait à un état normal, plus du tout engourdi… tiens donc il était engourdi ? Une fine lumière sur ses paupières, enfaite il les avait clauses… En les ouvrant difficilement, il vu floue et plus rien au-dessus de lui, lui demandant de livrer bataille encore et encore. Son premier réflexe fût de porter ses mains à son visage, de toucher sa joue… elle était lisse comme dans le désert, mais pas sales… Un long soupir, il tentait de relever un peu son buste et de voir autour de lui. Les vieux réflexes de survie étaient présent, il se mouvait doucement prenant gaffe à chaque bruits autour de lui… sa vision devenait nette et il se trouvait dans une chambre… à la fois familière et étrange, on aurait dit l’infirmerie d’Atlantis avec en prime une déco qui appartenait à ses quartiers… le sable c’est surfait, on vient donc sur le terrain ennemi pour mieux torturer ? Franchement elle espère quoi ? Il vive dans ce monde, et lui montre les codes ? Et pourquoi pas petit tour sur terre ! Soyons fou !

Son regard s’attarda quelques minutes sur le grand poster de Johnny cash qu’il avait ramené de la terre et qui créchait sur son mur depuis qu’il était ici… Puis le grand cadre photo réceptacle de milles souvenirs. C’est à cet objet qu’il s’attarda le plus, cherchant à voir s’il ne manquait rien, ou même s’il n’y avait pas un intrus. Il en était dégoûté de voir que la reine essai de jouer avec ce qu’il a plus symbolique en lui. Son esprit commençait à se terrifier de cette nouvelle vision, mais étrangement son corps restait calme… On l’avait drogué ou s’était un nouveau tour ? La porte était close et John s’adossa sur les coudes, pour s’observer lui, voyant que son corps était intact… Il n’avait mal nulle part, alors que son esprit lui souffrait de fatigue et de lassitude.

« Je suis tombé où encore… » Murmura’til pour lui-même avant d’entendre un salut qui le fit sursauter. Sur sa droite se tenait un homme d’un âge avancé… Sidney ? oula…. Cela ne présageait rien de bon, si c’est le psy qui vient le torturer. En position de défense, le colonel foudroya l’homme. Il en avait marre… mais au moins le soleil ne le brûlait plus et il avait l’impression que sa peau rougissait encore sous les rayons… Il allait délirer encore…

« Et vous êtes là, pour me sortir une belle phrase pleine de sens qui me ferait comprendre qu’il est tant que je laisse échapper la lumière parceq’Atlantis est dans les mains des morphéas et que la guerre est perdue ? Que ça ne sert à rien de lutter que je devrai me donner ? Eh bien avant que vous ouvrez encore la bouche, je tiens à vous dire que vous et tous les autres allez-vous faire foutre ! Je meurs si je veux et foutez moi la paix ! Je trouverais une sortie et je vous botterai le cul avec un malin plaisir ! Le même que vous avez eu quand vous avez tué Idène ! » Dit-il en se levant… mais cela fut un cuisant échec, son corps encaissait la sédation et donc il ne pouvait pas faire le mariolle. Mais cela ne l'empêcha pas de tirer la couverture voyant qu’il n’avait plus d’uniforme mais un pyjama médical super ! Encore moins de fringue résistante ! La prochaine fois il finit à poil ! … Il continua à fouiller dans son lit pour le retrouver …Et il commençait à angoisser sans son objet ! Son ballon quand il était seul au monde, un objet lui avait tenue compagnie et qui l’avait aidé à se défendre !

« Mais… Wilson tu es où ? » Oui, il l’avait nommé comme dans le livre, y trouvant une forme d’amusement, John avait pris l’habitude de parler pour lui-même, cela remplissait un peu son errance. Sa voix était assez sombre et surtout écorché à vif, il la voix des mauvais jours quand la fatigue et l’usure le prenait…


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Pando

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Ven 12 Oct - 17:40
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Il n'y a de solitude que celle que l'on s'impose !




La réaction du colonel n’étonnait pas vraiment le psychologue. Il avait dû errer si longtemps que son esprit avait développé divers mécanismes de défense pour le préserver d’une folie incapacitante. Même si, pour cela, il pouvait se trouver être le sujet d’hallucinations ou de comportements incohérent. Pour ne pas le brusquer, Sidney accueillit sa colère sans sourciller et attendit patiemment, l’entendant parler d’un ballon prénommé Wilson. Pas difficile de faire la similitude avec ce film de Tom Hanks. C’est probablement la solution qu’il avait trouvé pour tenir un peu plus longtemps dans le plan prison.
Sidney profita d’un moment de silence pour attirer son attention. Il savait comment faire. Quatre mots feraient l’affaire.

« Idène est en vie. »

Patrick avait employé son ton paternaliste et avenant. Il attendit d’accrocher toute son attention par ce rebondissement qu’il exploitait avant d’ajouter :

« Le Docteur McAlister est parvenue à stabiliser son état. Elle a été admise d’urgence à l’infirmerie et ses jours ne sont plus en dangers. »

Le psychologue rangea son livre tout en décroisant les jambes. Il plongea son regard dans celui de John et poursuivit :

« Vous êtes de retour chez vous John. Vous êtes à l’infirmerie d’Atlantis, dans la réalité que vous avez toujours connu. La guerre est terminée depuis peu, nous vous avons récupéré et rapatrié sur la cité. Votre cauchemar se termine là. C’est fini. »

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Sam 13 Oct - 15:00
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Le reveil de John n'était pas sans douleur et il avait tout à réapprendre, donc notamment se faire aimer et qu'il n'était plus seul !






Il était neuf heures trente.
L’infirmière venait de retirer la poche de sédation responsable de son long sommeil et son corps était en train d’éliminer progressivement la molécule. Assis à ses côtés sur un fauteuil, une jambe repliée par-dessus l’autre, Sidney était plongé dans la lecture d’un roman des années cinquante. Sa posture le rendait avenant, calme, accueillant. Parfois, son regard se levait dans sa direction, notant les signes caractéristiques de l’émergence de sa conscience. Bientôt, John ouvrirait les yeux et trouverait des éléments de sa propre chambre, l’architecture de la cité et Sidney. La pauvre Natasha faisait le pied de grue juste derrière la porte en attendant son signal. Le psychologue lui avait aimablement demandé de porter la dernière tenue dans laquelle il l’avait vu. Ou la tenue qui l’avait le plus marqué. Pour qu’il puisse resituer le contexte, son sentiment d’appartenance à ce qu’il avait construit dans la cité.

Appliqué dans son petit effet, Patrick patienta l’éveil de son patient et le laissa regarder autour de lui, prendre ces fameux repères avant d’abaisser son livre et de l’accueillir d’un sourire agréable.

« Bonjour colonel. »


John Sheppard


Mais au lieu d’un ballon avec un visage dessiné au feutre, le colonel cherchait un bâton, un bâton tout simple auquel il tenait. Une seule et unique arme pour se défendre dans cette errance ! Il n’y avait rien dans ce désert, que du sable et un étrange donjon qui lui avait valu que des malheurs. Il ne savait pas encore comment il avait atterrit dans ce nouveau monde, ou plutôt nouveau décor, mais il comptait bien, un jour, voir la véritable cité. Cela était un espoir fou et plus le temps passait plus il n’y croyait plus. Et cette maudite illusion de Sidney commençait son œuvre, en lui annonçant qu’Idène n’était pas morte. Cela lui arracha un rictus qui pouvait très bien dire « mais oui c’est ça »… ce genre de phrase il l’avait espéré, les illusions lui avaient fait croire, il avait même entendu la voix de son ex amante et amie. Alors bon, on ne lui faisait plus à toutes ces histoires ! Il n’était pas naïf, celle-ci il l’avait perdue.

Il ne releva pas la tête vers le psychologue, semblant l’ignorer, mais comme toujours John l’écoutait, se demandant quels autres supplices il allait lui dire. Pendant que son homologue se fatiguait à lui expliquer qu’il était dans la réalité, le colonel retourna ses draps dans tous les sens pour chercher son objet. Ne le trouvant nullement part. Il avait du mal à cacher son angoisse et pourtant il se sentait plus tranquille à la fois. Etrange sensation qu’il ne pouvait expliquer. Pourquoi, il n’avait plus son bâton ? Il soupira… tout en relevant le regard sur Sidney qui semblait sincère… tout le monde avait eu l’air sincère… John ne voulait pas lui répondre, il s’était de trop nombreuses fois fatigué à répondre… et cela ne lui avait apporté qu’encore plus de mal. Comme la fois, où il avait vu Alexander… Puis Erin et surtout Karola. En seule réponse, il se saisit d’un coussin et le balança sur la tête du vieil homme dans un bon Head shoot ! Habituellement, les illusions se dissipaient quand ils les touchaient ou les frappaient, sauf quelques-unes comme celle de Steven ou même de Natasha. Là, celle de Sidney semblait être de la même trempe et ce n’était pas très bon… pourtant il voulait le croire et se rassurer se dire qu’il était bien là où on prétendait… Le doute arrivait il devait le dissiper.

John savait qu’il aurait du mal à faire la différence entre la réalité et le monde où il avait erré et même dans ce désert, parfois il vérifiait ses bandages pour voir la lumière s’évacuer de son corps… Là son corps était intact, il devait se blesser, prenant le risque de perdre un peu de lumière encore… il devait vérifier, histoire de… histoire de se dire que ce n’était qu’une illusion, de garder un semblant d’esprit … et qu’il pouvait attaquer les silhouettes pour les faire disparaître. Qu’elles arrêtent de le tourmenter. Même si de nouvelles réapparaissaient.
Cependant, il n’y avait rien autour de lui qui pourrait le blesser… rien du tout mise part les perfusions… sans même parler il en arracha une, cela lui fit mal et machinalement il posa sa main en compression sur sa blessure. Il n’osa pas regarder desuite… puis souleva prudemment sa main, voyant du sang liquide s’écouler et non plus de la lumière… DU SANG ! Il … il était revenu ? Il n’y croyait pas du tout… non cela n’était une vaste blague ? Et pourtant… et pourtant non, il saignait !

Le sol s’échappa sous ses pieds. Enfin le lit comme il ne pouvait pas se lever sans avoir la tête qui tourne.

Sous choc, son corps tremblait involontairement, il sentait une foule d’émotion en lui. Une main tenant sa blessure et l’autre contre son visage pour voiler son regard. La tête baissée, il ne sentait pas les larmes couler doucement le longs de ses joues… il était là, sur Atlantis, tout était fini… et … Idène était en vie… cela était un miracle, il l’avait vue mourir pourtant…sous le choc, il ne se releva pas, son esprits s‘agitait se demandant ce qu’était advenu des autres et la culpabilité d’avoir disparu le prit et l’étouffait au plus profond de sa gorge.


Le psychologue ne s’attendait pas à recevoir un oreiller en pleine figure. Il poussa involontairement une plainte mêlant la mauvaise surprise au côté désagréable de se prendre un objet sur la figure à soixante piges mais se garda de tous reproches. Au contraire, il laissa son patient entamer ses propres doutes sans le brusquer, espérant qu’il ne passerait pas véritablement dans la violence. L’homme prit l’oreiller par un coin et le déposa tranquillement sur le siège d’à côté avant de voir la dernière tentative de l’officier. Il avait arraché sa perfusion et, ayant été peu soigneux, quelques gouttes de sang n’avaient pas tardé à faire leur apparition. Sidney nota la lividité soudaine de son visage, la façon dont il tomba sous le poids d’une vérité dont il ne croyait plus depuis longtemps.

Dans ces cas là, l’envie primitif de tout ami, de tout proche qui se respecte, serait d’engloutir la distance en grandes enjambées pour lui porter assistance. Mais Sidney savait d’expérience que cela pourrait être perçu comme une offensive, une intrusion soudaine, ou le fait de vouloir profiter de son inattention. Sheppard allait devoir se faire à cette nouvelle, il fallait lui laisser le temps de l’intégrer, de l’accepter.

Les informations sur le plan-prison et ce que le colonel y avait vécu restait mystérieux, pleinement énigmatique. Mais un officier, colonel qui plus est, ne se retrouvait pas sur le point de fondre en larmes, sans avoir vécu l’enfer. Cet environnement ayant été soumis à la volonté de la reine, il n’y avait aucun doute quant à la souffrance qui avait été la sienne durant quarante huit heures.

« Nous sommes le dimanche 20 mai, il est neuf heures quarante. »

Sidney ne bougeait pas, il voyait mal le colonel et avait donc des difficultés à définir son état, s’il fallait continuer à donner ces éléments pour le situer ou s’il était préférable de se taire.
Dans le doute, le psychologue continua de lui offrir des repères.

« Nous vous avons gardé sous sédation. Le temps pour nous de vérifier votre état de santé et préparer votre réveil dans les meilleures conditions. Vos effets personnels sont là pour vous éviter une désorientation trop violente. »

Maintenant il fallait diriger Sheppard sur des pensées uniques et neutre. Il ne fallait pas le laisser ressasser.

« Vous voulez bien épeler votre nom, prénom et donner votre grade ? »

La base acceptable. Le genre d’informations que l’on pouvait donner même à l’ennemi et qui ne souffrirait d’aucun doute. De quoi rappeler à son patient qui il était et qu’on s’occupait de lui.

John Sheppard


Comment décrire ce qui se passait en lui ? Était-il soulagé ? oui dans un sens, mais dans l’autre il n’était sûr de plus rien. Encore et encore le doute le taraudait et si cela était encore une ruse ? Une manière plus horrible de le torturer. Il avait erré tellement longtemps dans ce désert couleur coucher de soleil… qu’il ne savait pas s’il aurait la force mentale de faire face à une nouvelle épreuve. Il avait peur de tomber dans la folie… de sombrer définitivement dans cette part de maladie. Il ne désira pas cela, il avait tant de chose à vivre et à faire et la folie serait la première marche vers un beau suicide. Un suicide qu’il avait terriblement envisagé durant cette errance, plusieurs fois, il s’était demandé s’il n’était pas plus préférable de mettre fin à ses jours. Il en avait eu même très envie et il avait été tenté avant de se raviser par une force mystique en lui. La pire chose n’était pas la souffrance, mais le doute constant, même après avoir vu son sang, il recommençait.

Et Sidney ouvrait encore la bouche pour lui annoncer, qu’il était le 20 mai… John ne comprenais pas, il ne savait plus la notion du temps. Il prit une profonde inspiration, essayant de calmer son corps et ses pensées de plus en plus violentes et tortionnaires. Son regard vert parcourra la chambre, redécouvrant ses effets personnels, qui semblait l’agresser comme étant un sacrilège de les avoir emmenés ici. Cela l’angoissait, puisqu’il se demandait si ce n’était pas une stratégie pour lui faire dire des informations…

« 20 mai de quelle année ? » souffla t’il avant de regarder Sidney méfiant… il n’avait pas disparu avec le coussin. Il était de retour, oui, mais s’était véritablement certain ça ?

« Le 20 mai 2018. » Répondit posément Sidney après la réplique cinglante, comme s’il en était tout à fait indifférent. « Vous avez été touché par un parasite et maintenu prisonnier pendant 72 heures, environ. Mais c’est fini maintenant, vous êtes en sécurité. »

John l’écoutait… ça il s’en souvenait, mais cela lui paraît bien court, trop court même… À peine 72H dans cet enfer ? ce n’était pas possible, cela lui avait apparu comme des mois et des mois… Il secoua la tête soupirant une nouvelle fois, tout en chassant un peu d’humidité sur sa joue droite. Il ne pouvait pas le croire même avec toute la volonté du monde, tout lui paraissait hostile encore et dangereux. Il redoutait d’être dans une nouvelle manipulation.

« Il m’est incapable de vous croire Sidney. Qu’est-ce qui me garantit que je ne suis toujours pas dans cet autre monde. Avec un nouveau décor en plus ? Avec des illusions plus résistantes et plus perfides ? Absolument rien. Je saigne… je n’ai plus de lumière qui s’échappe de moi, mais cela peut être le bonus de ce décors tout à fait familier. Ou autant je suis vraiment sur Atlantis … mais … je … Foutez le camp ! Laissez moi seul, de toute manière c’est ce que j’ai toujours été ! Seul ! » Ils ‘emportait sans le vouloir vraiment. La raison lui disait de se calmer, mais le reste lui disais de ne plus compter sur personne, il avait été trop déçu et tout le monde semblait adorer se jouer de lui. Cette prise de conscience surement fausse, il l’avait eu dans son errance, et il ne pouvait pas s’en dépêtrer.

Le psychologue en profita pour l’examiner, le sonder. Il ne comprenait pas tout de ses propos, de cette fameuse lumière, mais il sentait que sa première hypothèse avait été la bonne. L’ennemi avait usé de ce qui lui tenait le plus à coeur pour le pervertir, l’isoler.

« Je ne vais pas vous contraindre à nous croire. Et je n’entrerai pas dans ce jeu : vous avancer des preuves et des garanties. Vous le verrez rapidement. Demandez-vous simplement si l’isolement que vous êtes en train de me demander n’est pas justement ce que l’ennemi a longuement souhaité. »

Sidney se redressa lentement. John avait plus l’air de lui porter attention. Ce genre de propos, était typique d’un psychologue et ils en étaient déplaisant. Pourquoi, il faut qu’on vienne toujours l’embêter pour lui tordre l’esprit ? La reine était une véritable harceleuse et il aimerait rester véritablement seul. Et cette solitude lui était aussi insupportable, puisqu’on ne laisse pas un homme sans communication sous peine d’être fou. Voulait-il sombrer ? Non, mais il avait l’impression que ses souhaits était contradictoire. Personne n’avait voulu lui donner des preuves, cela le conforta dans ses doutes et il soupira, laissant son regard sur la toile de photo.

« De toute manière vous finirez bien par disparaître. Comme les autres et je serais seul. » Dit-il simplement en haussant les épaules dans une lassitude tellement habituelle, qu’il semblait résigner.

« Vous vous trompez. Nous sommes venus pour accompagner votre réveil. Tout ceci n’a que pour but de vous rappeler que vous êtes chez vous, qu’il n’y a plus de menaces à craindre. Vous ne pouvez opter que pour deux comportements : rester éternellement méfiant et fermer la porte à toute aide extérieure, celle que vous avez longuement espérée. Effectivement, vous resterez seul. Ou bien faire un acte de foi et vérifier par-vous même que votre cauchemar a effectivement pris fin, avec nous. »

John avait semblé l’ignorer royalement tout du long de son discours. Mais ça, la reine avait dû bien voir, sinon elle n’aurait pas créé autant d’illusions pour l’embêter, que John écoutait toujours et feignait de ne rien entendre. Il voulait encore une fois, le croire, mais il avait encore ses doutes et ses peurs… allait-il être un clone de Ford sur ce point ? Sur le coup, il se mit à comprendre l’homme qui était en proie à d’éternelle doute et peur.
Il avait la gorge sèche, sa voix, sa propre voix, il ne la reconnaissait pas et cela le perturbait. Il macha se rendant compte qu’il avait terriblement soif. L’impression surement fantomatique d’avoir du sable encore… Il eut un flash, il voyait encore le colonel Caldwell lui avait avaler le sable… tout en lui disant quelques phrases de son cru pour l’attendre au plus profond du reste d’estime qu’il portait pour sa personne. Une estime qu’il n’avait plus, sous le poids de la culpabilité.



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Le reveil de John n'était pas sans douleur et il avait tout à réapprendre, donc notamment se faire aimer et qu'il n'était plus seul !





De ce qu’il conclut de Sidney c'était qu’il devait maintenant choisir entre rester dans cet enfer de paranoïa ou bien s’ouvrir… cela lui paraissait impossible, il ne pouvait pas faire ce choix, alors qu’il ne savait pas, du moins n’était pas certain d’être dans le bon monde. Il soupira signe que oui, il l’avait écouté. Devait-il faire comme dans un jeu ? Faire des faux semblant et aviser après de la suite ? Il ne savait pas mentir, il était un piètre artisan dans ce domaine. Il tourna la tête vers Sidney, celui était presque arrivé à la porte lorsqu’il se retourna avec un léger sourire, qui faisait tâche a comparer du visage neutre et fermé de John.
« C’est normal d’avoir peur John. Mais la paranoïa ne vous sera plus utile maintenant. Monsieur Hoffman a autorisé votre compagne à vous rendre visite, Mademoiselle Avalon, et nous sommes bien malpoli de la laisser si angoissée dans ce couloir. »
Il haussa doucement les épaules.
« Elle attend votre autorisation pour venir vous voir, si cela ne vous effraie pas, bien entendu... »

John Sheppard


Natasha était là ? John se tendis encore plus…Souvenir encore et encore… Sa mâchoire claqua et il détourna la tête. Elle était venue lui dire au revoir… dans ce monde-là. Mais ici dans le véritable, Idène était en vie, de se que lui avait dit Sidney… Qui d’autre est en vie ? Il avait cruellement envie de savoir, mais à la fois, il redoutait… Paresok était toujours sur pieds ? Ou il l’avait tué aussi ? Allen, Hamilton, Matt, Mikkel, Stones, Mckay et bien d’autres… la liste de nom s’arrêta sur Nelly… puis sur Adam avant de revenir vers Natasha. Voulait-il la voir ? Il avait envie et dans un sens non. Il n’avait pas ses esprits et il voulait être seul… Il tourna la tête vers la fenêtre qui lui rendait une image terrifiante. Il semblait immaculé de toute souffrance, comme si, tout son délire n’était qu’un mensonge… Il se pencha vers la fenêtre, posant ses deux paumes de mains sur la vitre, risquant d’être en équilibre, pour s’observer longuement…

Il délire… il n’avait pas vécu tout ça ? Jamais ? son corps était tout beau et tout soigner ...On l’avait drogué, sédater ? Et si finalement… non, il ne devait pas penser à ça. Il ne devait pas se dire qu’on l’avait trahis. Il avait eu ce parasite étrange tout du long… beaucoup l’avais vu, il ne pouvait le nier. Il se toucha une nouvelle fois, la joue, essuyant de gratter un peu, pour voir si on ne lui avait pas mit une prothèse… Non rien… Il secoua la tête, revenant dans une position plus confortable dans son lit. Il était fou… Il n’avait que ça, il avait imaginé tout ça...

« Passez la porte Sidney et fermer là derrière vous. Je ne veux voir personne d’autre. » dit-il sèchement. Il ne pouvait pas imposer cette image a la femme qu’il aimait, ni même à personne. Il se sentait horrible, sale, mal et il avait déjà du mal à se tenir compagnie à lui-même. Quelques larmes étaient au bord de son regard… la gorge serrée il toisait le plafond luttant contre toute sorte de démon qui se nomme communément la méfiance et le doute. Il ne pouvait nier, pour l’avoir côtoyé si longtemps dans son errance de 72 petites heures…la peur au plus profond de lui. La peur qui était presque une amie avec la culpabilité…
« Combien … combien d’hommes, de femmes et de Tairis sont morts ? » murmurat’il … combien étaient morts sous son commandement, bâclé par sa disparition… combien étaient tombé durant ces 72 heures ? Combien d’êtres vivants, avaient il abandonnés ?
« Le colonel Caldwell a repris temporairement vos fonctions. Il vous fera un rapport et répondra à toutes vos questions quand vous serez remis... »
Sidney laissa quelques secondes s’écouler avant d’ajouter :
« Vous ne voulez vraiment pas de compagnie ? La solitude ne vous aidera pas, croyez-en un professionnel. »
Il avait répondu avec une pointe d’humour.

Steven avait repris ses fonctions ? Voilà une chose qui ne changerai pas et qui était comment dire ? Presque rassurant. Puisque, si le colonel est toujours là, c’est que le dédale n’avait pas explosé. Enfin cela ne l’empêchait pas remarqué. Il avait déjà pris la main en janvier dernier, John aurait pu penser que cela aurait été le tour de Karola, mais c’est toujours le plus haut gradé qui prend la relève. Ce fonctionnement-là, personne ne le savait puisque dans son délire, il voyait Karola tenter de l’atteindre pour être seule maître à bord. Dans l’incohérence, il aurait été logique qu’on mentionne Frei. Hors là non.
Encore ce doute, il regarda son bras et sa main qui avait encore du sang sur elle, il y trouva une certaine fascination temporaire. Le silence était revenu, avant que Sidney tente de l’humour qui glissa sur le colonel, en effet il avait perçut la phrase en retard.

« Dites moi, pourquoi je voudrais de la compagnie, alors qu’apparemment je ne sais plus ce qui est vrai ou faux. Si c’est vrai, elle souffrira, si c’est faux, ça sera pour ma pomme. Voulez-vous lui donner l’occasion de me voir fou ?... » son esprit repartis sur les morts, il n’aurait pas de réponse et dans un sens, ce n’est pas à un psy qu’on les donnent. Il regarda sa table de nuit il avait un verre en plastique dur comme pour les bébés, il était déjà rempli d’eau. Il le prit pour boire un coup, l’eau avait une saveur affreusement délicate et agréable.


« Vous êtes psychiquement affaibli. Cela ne fait pas de vous un fou. » Rappela-t-il avec son air paternaliste habituel. Il fit un signe en direction de la porte avant de reprendre. « C’est à force d’interactions que vous comprendrez qu’il n’y a pas de pièges, pas d’embuscade. Et en communiquant que nous parviendrons à vous aider. Cette jeune femme attend derrière cette porte et je crains que ce ne soit pas de vous voir dans cet état qui l’effraie. Mais plus de vous voir la rejeter. »
Patrick avait déjà connu un tel désordre. C’était très difficile de parvenir à un résultat. Il fallait généralement beaucoup de temps et de patience. Le psychologue opta pour une autre technique. Il fit demi-tour pour atteindre la table de nuit et se sépara de sa radio. Il la déposa doucement sur le rebord, sous le nez du patient.
« Si vous ne voulez pas qu’elle vous voit, je lui dirai de ne pas entrer. Ecoutez néanmoins ce qu’elle a à vous dire. Cette radio ne vous fera pas de mal. »

John Sheppard


John secoua la tête, il se refusait à l’idée de voir Natasha ou même d’autres personnes. Il redoutait une réaction violente de sa part et tout simplement, il avait aussi peur de ne vivre qu’une énième illusion. Son regard s’était reposé sur son bras, le sang qui commençait à coaguler le rassurait bêtement. Il était tenté de voir s’il en avait autre part, ou simplement là, où il avait eu la perfusion.

Le choix encore et encore, il ne désirait pas la rejeter et pourtant, il était en train de le faire et cela n’était pas que pour elle. Encore la culpabilité, une de plus ou de moins… cela allait l’alourdir encore et encore et il aurait un nouveau jouet pour se fouetter. Encore.

Sidney lui apporta son oreille et John regarda la radio et détourna le regard de celle-ci. Silencieux. Cela était pire que de voir surement, l’écoute radio…Pourquoi on ne pouvait pas le laisser pénard ? Parceque cela n’était pas raisonnable lui disait une petite voix. Il devait voir du monde, pour constater qu’il était bien revenu chez lui. Il jonglait avec pleins de sensation différentes et cette oreille il n’en voulait pas, cet objet semblait être brûlant… La prendre reviendrait à vouloir la voir et cela serait plus déchirant de ne pas répondre. Il refusait l'obstacle, il le voyait bien, il redoutait tellement l’autre coté, qu’il préférait stagner dans son coin, pour mieux se préparer à la suite. Il était tenté de se lever et de fuir, oui ça il en crevait d’envie… mais il ne pouvait pas, pas encore. Son coeur s’emballa, et cela se vit sur la machine, cela le fit sursauté et il foudroya cet instrument pire qu’un sérum de vérité.

John ne répondit absolument rien, son regard était tourné sur la fenêtre, comme une vache à l’abattoir. Il regrettait déjà, mais il ne savait pas quoi faire, il était perdu… Il voulait et à la fois non. Il se sentait mal et il luttait contre sa faiblesse d’homme… Il devait garder un peu de dignité et peut-être qu’il voulait être seul pour la retrouver ? Non, cela faisait beaucoup … il cogitait trop, il ne faisait que ça. La prendre ou pas ? Dire oui ou non ? De toute manière on allait lui imposer la présence des autres.

« Ca va aller. » Fit Sidney.

Ces trois mots là ne parlaient pas souvent en temps normal. Mais dans l’état du colonel, ils pouvaient parfois valoir bien plus. Comme une promesse de renouveau, d’une garantie simplement verbale. Peut-être la seule chose dont il avait véritablement besoin avant de rencontrer les autres personnes. Le psy demeurait à côté de lui, avec son air bienveillant, et prit la télécommande du lit médicalisé.

« Souhaitez-vous être assis ? Ou préférez-vous rejoindre ce fauteuil ? »

Ça va aller...ça va aller… John était bien tenté de lui dire que non mais ces simples mots lui firent le plus grand bien. Cela était bête mais aucune de ses illusions n’avaient prononcés ce genre de termes, ou même chercher à le rassurer … du moins, pas aussi longtemps, puisque l’impatience était le maître mot, le but étant de faire mal et de manière rapide. Le colonel, regard Sidney, il ne savait pas trop encore… le “ça va aller” était encore dans sa tête creusant un petit tunnel salvateur, jusqu’à ce qu’il touche une cloche… Soudainement John se mit à regarder de droite à gauche, cherchant quelque chose avec une forme d’horreur sur le visage. Il ne le sentait plus ! Comment avait-il fait pour ne plus le sentir ? Il en était trop habitué ! C’est quand même un paradoxe de se dire ça ! Il était devenu coutumier à cette présence ? Comme une musique de fond agaçante au début et qui se fond dans le décor…Mais maintenant qu’elle n’était plus ? Il ne s’en était pas rendu compte immédiatement ! Surement la faute au sédatif, mais qu’importe, John était loin de trouver une solution au pourquoi du comment, cela l’indifférait. Son cœur s’emballait et puis brusquement, il se figea, se laissant tomber contre le lit…. Il avait disparu ! Pour de vrai ! Il savoura un instant, le calme, la paix et le bien être que cette constations lui fit. Les paroles de Sidney était passé au second plan voir même au quarantième plan, tellement il était au-dessus de tout… dans son petit nuage, telle une bulle de bonheur.

S’il n’était plus là, cela voulait dire que… qu’il était bel et bien rentré sur Atlantis ? Sauf si bien sûre il est mort. Mais bon, si la mort ressemble à ça, il aurait un peu de mal à y croire. Étant croyant, il avait une toute autre image du paradis ou même de l’enfer.

« Il n’est plus là… » marmonna t’il a plusieurs reprise, comme une douce musique… ouvrant les yeux sur un plafond gris… Un large sourire lui vient et un long soupire. Oui, il n’était plus là, il pouvait croire ce que lui racontait Sidney… il avait l’impression que tout son corps se relâchait une seconde fois. Il jouait aux montagnes russes. Cela était si brusque si soudain qu’on pouvait se questionner de son bien être intérieur à cet instant. Il se frotta le visage, de longues minutes, avant de prendre conscience que le psychologue devait attendre qu’il revienne à lui. John détourna la tête se releva un peu, en position assise. Quel étrange sensation, il avait encore des doutes, mais à cet instants ils n’étaient pas en train de prendre l’avant, bien au contraire…

« Assis donc. » Résuma Sidney en activant la manette. John ne semblait pas y porter attention.

Le psycologiue s’était tenu silencieux tout du long. Si le colonel ne se confiant pas spontanément, c’est qu’il n’était pas encore prêt. L’homme n’était pas stupide, il savait quel était son rôle et sa mission. Il allait forcément devoir parler de ce qu’il s’était passé durant ces deux jours, ne serait-ce que pour en informer le CODIR sans entrer dans les détails. Dont ce fameux “il n’est plus là” qui éveillait sa curiosité de soignant. Mais chaque chose en son temps. Ce soulagement soudain faisait office de déclic. Même s’il restait un risque de rechute, Patrick avait senti comme un revirement, comme si John avait trouvé de lui-même la preuve qu’il demandait. C’était une bonne chose et il comptait l’exploiter tout de suite. Tout en s’approchant un peu, il posa une main bienveillante sur l’épaule de son patient et déclara d’une voix chaleureuse :

« Oui, votre calvaire est terminé. Je vous laisse libre de choisir ce qu’il advient de votre compagne. Reposez-vous et, un peu après le déjeuner, je reviendrai. Vous pourrez peut-être me parler un peu. Pas forcément de votre mésaventure. Mais parler... »

Il lui sourit simplement.

« D’accord ? »

John Sheppard


Finalement John daigna tourner la tête vers Sidney redécouvrant l’homme qui était le véritable Patrick Sidney avec son air paternaliste et sa bonne éducation anglaise. John se sentait bête pour ne pas dire totalement con de douter de toute cette bonne foi. Et pourtant, il trouvait que tout cela était légitime, même si la culpabilité allait trouver un nouvel argument pour le tourmenter. Même s’il était revenu, son enfer n’était pas terminé, les doutes et la déception avait atteint son cœur et quand c’est le cas… il est malheureusement bien difficile de s’en défaire. Oui il devait parler à cet homme, qui pourrait l’aider à aller mieux, John ne désirait pas errer comme il l’avait fait en janvier 2017, où il s’était sentit profondément mal et que sans l’aide d’amis pour l’obliger à voir un psychologue il serait surement en phase dépressive. De plus il ne voulait pas imposer un état trop difficile à sa nouvelle compagne. Peut-être avait-il peur de la perdre comme la première ? Ou simplement d‘être déçue du manque de soutien qu’elle lui apportera ? Même si Natasha était frontalement différente, John avait quand même ce doute cette peur humaine qu’on ne l’épaule pas, comme il aurait aimé l’être durant sa phase précaire.

« J’en aurais bien besoin … pour éviter que je me laisse dévorer par les doutes qu’on m’a fait croire. » dit-il un peu sombrement sans le vouloir. Il esquissa néanmoins un sourire pour chasser cet état un peu morose qui le ramenait à une période de sa vie qu’il aurait aimé ne pas subir. Il soupira, essayant de trouver une nouvelle position dans son lit, il se sentait encore vaseux avec le sédatif. Il avait aussi un peu de stress de voir Natasha… mais il avait aussi hâte de serrer dans ses bras la vrai et non une illusion machiavélique couleurs ange.

Sidney se fit confiant. Il inclina légèrement la tête avant de lui répondre.
« Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à m’appeler et je viendrai plus tôt. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seul John. Vous ne l’avez jamais été. » Il fit un geste léger en direction de la porte. Il ajouta avec un ton très positif : « Vous avez un bon nombre de visiteurs qui n’attendent que mon accord pour venir vous voir. Je trouve que ce serait très bénéfique pour vous. »

Le psychologue salua poliment le colonel avant de se retirer calmement. Il était satisfait de cette première intervention. Même si le salut du patient avait été trouvé de lui-même et non par l’action directe de Sidney, c’était un signe très positif de sa convalescence. Le colonel présentait toujours un esprit fort et vif malgré son affliction. Il ne faisait aucun doute qu’avec du temps et des soins appropriés, son retour se ferait sous les meilleures auspices.
Sidney avait donc bon espoir. Il passa la porte et s’approcha de la jeune femme qui devait probablement être stressée. L’homme se fit rassurant et afficha dès le début une impression positive.

« Notre ami commun est de retour. Il a repris conscience de son environnement, c’est une bonne nouvelle. Il a accepté de vous voir et je lui ai laissé une radio. »

Sidney lui fit un sourire aimable.

« Vous pouvez oublier toute notre préparation, c’est heureux. Je vous demanderai juste d’éluder ses éventuelles questions sur la guerre. Ils faut maintenir son esprit orienté sur quelque chose de positif. »

Il s'apprêtait à partir. Il ajouta juste avant de la quitter.

« Vous avez le champ libre ma jeune amie. Vous êtes susceptible d’avoir de la visite dans les prochaines heures. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à me joindre. »


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Le reveil de John n'était pas sans douleur et il avait tout à réapprendre, donc notamment se faire aimer et qu'il n'était plus seul !




Alors que Sidney pénétrait dans la chambre, Natasha se prépara mentalement à affronter ce qui allait suivre et elle eut tout le temps nécessaire pour réfléchir très longuement à une multitude de scénarios qu’elle pouvait rencontrer là-dedans et comment y réagir. Après un moment, elle finit par s’affaisser par terre et s’installer plus confortable sur le sol, écrasée par le poids de l’angoisse et par cette attente qui n’en finissait plus. Les minutes paraissaient des heures et elle commençait à imaginer le pire. Comme le lui avait demandé le psychologue, Natasha avait enfilé la dernière tenue dans laquelle John l’avait vu : une longue robe noire à manche courte et au col en V, sur laquelle elle avait enfilé la veste de John qu’elle avait au préalable dépouillée de ses couteaux. Il n’y avait pas de siège dans ce couloir, peu de passage, elle se sentait seule au monde.

Puis la porte finit par s’ouvrir et un visage familier en sorti. La rouquine se releva aussitôt, prête à écouter le compte rendu de Sidney qui ne tarda pas. La situation était bien meilleure qu’il ne l’avait d’abord cru et il lui annonçait qu’elle avait le champ libre pour plusieurs heures. Pas de restrictions sur les horaires de visite apparemment…

- Vous partez ? demanda-t-elle, stupéfaite.
« Ma présence limiterait la reprise des repères du colonel. Repères dont vous faites partie intégrante et qui mérite une certaine discrétion. » Répondit-il doucement.

C’était que la situation devait vraiment être positive pour qu’il prenne cette décision. Cela signifiait que ses retrouvailles avec John se feraient dans l’intimité, mais aussi qu’elle serait seule pour gérer les choses. Et si elle disait ou faisait quelque chose de mal ? Elle n’était pas formée pour parler aux rescapés de guerre… même s’il s’agissait d’un proche. C’était peut-être même pire ainsi, elle avait d’autant plus peur de commettre une erreur. Mais Sidney s’éclipsa malgré tout et elle se retrouva à regarder cette porte fermée, inquiète.
Prenant une grande inspiration, la rouquine frappa timidement à la porte et se faufila dans la pièce, avant de refermer derrière elle. John était là sur son lit, bel et bien réveillé. Elle ressentit une bouffée de soulagement à cette vision et fit quelques pas un peu trop vif vers le lit avant de se figer en se rappelant les conseils du psy… pas de gestes brusques, ne pas forcer le malade. Du coup… elle devait appliquer ses consignes ou pas ? Il avait beau lui avoir dit que ce n’était plus la peine, elle ne savait plus vraiment sur quel pied danser.

- John…

Un sourire s’épanouit sur son visage, contrastant avec l’anxiété qui marquait son visage. La jeune femme n’avait rien à voir avec l’apparition angélique à laquelle John avait fait face dans le désert, ses traits étaient tirés, elle paraissait fatiguée… mais elle était bien réelle.

- Est-ce que je peux approcher ? demanda-t-elle prudemment sans cesser d’observer son compagnon. Ses yeux étaient rougis ? Avait-il pleuré ? Bon sang… elle se faisait souffrance pour ne pas se jeter sur lui et le serrer dans ses bras.

Il n’a jamais été seul ? Il eut une petite moue de travers qui voudrait surement dire le doute et l’air résigné de l’homme. Si, il était seul dans son calvaire et dans sa tourmente. Et vu ce qu’il avait vécue, il allait lui falloir un peu de temps pour retrouver ne serait-ce qu’un peu de confiance dans les autres afin de chasser ses démons. Toutes ses peurs et ses doutes avaient été amplifié et c’est humain de finir par croire à tout cela. La souffrance était non pas devenue une amie mais une compagne qui suis vos pas et qui se rappelle à vous, une compagne jalouse et possessive qui jouit quand vous hurlez. Alors il se contenta d’un hochement de tête pour ce brave homme empli de bienveillance. Il savait qu’il irait le voir, il en avait besoin pour son rétablissement. Il le devait non seulement pour lui-même mais aussi pour les autres et Atlantis. Car personne ne viendrait l’aider et cette idée lui paraissait encore bien trop présente pour qu’il en soit en accord avec.

Son regard se baissa sur son corps, machinalement, il consultait ses mains qui semblait bien propre et indemnes de blessures… enfin du sang avait un peu coulé quand il s’était arraché la perfusion, mais s’était pas grand-chose. Il n’avait rien absolument rien. Comme un nouveau-né. Cela avait un côté affreusement dérangeant en réalité, il avait l’impression de n’avoir pas fait la guerre et cela le déroutant au plus haut point. Comme si tout cela n’avait été qu’un rêve. Perdu dans ses contemplations solitaires il en avait presque oublié qu’il devait revoir une certaine personne. Le « John » le ramena à la réalité et l‘homme releva brusquement la tête dans la direction de sa compagne.

Son cœur se serra brusquement et son corps se tendait comme une corde de guitare. Natasha était toujours très belle, elle aurait porté un sac poubelle autour de la taille, elle aurait su l’assortir pour y trouver une certaine beauté. C’est l’homme amoureux qui parle, car quiconque avec un sac en plastique en vêtement perdrait fortement en charisme, mais bon, que voulez-vous quand on aime quelqu’un on lui trouve toujours un petit quelque chose qui change tout. Chez elle, s’était son petit rictus fendu au coin, qui plissait ses fossettes d’un air adorable, laissant remonter sa bouche dans un train assez doux et agréable. Le fait que ses lèvres soient un peu plus charnues que la moyenne, lui donnait des airs de pin-up. Il aimait bien son rire, il l’adorait même et il ne lui avouerait peut-être pas, mais son regard et sa lueur bienveillante et si savoureuse, lui avait terriblement manqué. Quand, il ferme les yeux et pense à elle, il ne voit que ça, cette lueur qui lui fait fondre le cœur et ce rire assortie de sa moue. Là, elle avait le visage bien fatigué et blanc. D’habitude il se serait inquiété de son état, mais là, il se sentait encore sur un terrain glissant ne remarquant pas les rides du manque de sommeil, mais ces petits détails si important… Il ne savait pas comment réagir et son regard se perdait dans la contemplation muette de sa compagne, aux traits tirés mais qui était bel et bien l’authentique.

Elle portait une belle robe ébène, la dernière tenue dans laquelle il l’avait vu (du moins en public) quand ils avaient tous deux officialisés leur couple. Cela lui donnait l’effet d’avoir fait ça il y a des années et années …Il avait une nouvelle fois un côté dérangeant dans son errance où il avait perdu la notion du temps. Mais outre sa robe, qui le ramenait à des souvenirs agréables et aussi stressants, elle portait sa veste, celle qui lui avait donnée quand de partir, elle était estampillée à son patronyme… faut dire que si elle s’était trimballée depuis le temps avec cette veste tout le monde savait qu’elle était la copine du colonel. Cela changeait quelque chose ? A dire vrai, cela ne fit rien à John, il s’attendait à une certaine appréhension ou défiance mais non, il était au-dessus de ça. Il assumait clairement et il était plutôt content qu’elle porte sa veste, comme un « doudou » une manière d’être proche d’elle-même au travers d’un stupide vêtements sans âme ! Et en voyant celle-ci, il mit machinalement sa main à son cou… l’angoisse monta d’un craint, il l’avait perdu ? Il ne savait plus où il avait mis le collier… le regard accord comme s’il avait vu un fantôme il chercha autour de lui, ne répondant pas à la question de sa compagne… ou était le collier… cela lui fouta le doute sur la réalité où il se trouvait et après avoir foutue le bordel sur sa table de nuit… il se rappela… Rodney.

« C’est Rodney qui l’a… » souffla t’il comme soudainement plus rassuré par cette simple affirmation. Il aurait très mal supporter d’avoir laissé un « bout » de Natasha sur cette planète de l’enfer !

Natasha le regarda un instant sans comprendre ce qu’il cherchait avec cet air si désespéré. Elle était à des années lumières de penser à son collier… jusqu’à ce qu’il porte la main à son cou. Son collier ? Rodney l’avait ? Mais pourquoi ?

- Oh non, John, c’est pas important ! Dit-elle en franchissant les quelques mètres qui la séparait de son amant. Tant pis pour la distance de sécurité… Tu es revenu c’est tout qui compte pour moi !

John ne régissait pas vraiment quand elle réduit la distance, son regard s’était porté sur elle seule, comme s’il était surpris qu’elle l’ait entendu. Oui il était revenu, mais il ne savait pas comment… Il se souvenait juste de la douleur incroyable encore une nouvelle fois.
« Oui… je ne sais pas comment… » dit-il franc et un peu penaud tout en la regardant encore et encore sans savoir vraiment ce qu’il attendait. Il se donna un violent coup mental pour se bouger un peu et ne pas rester là, complètement sonné. Il tendit une main, pour qu’elle l’attrape. Elle n’hésita pas une seconde à s’en saisir, trop heureuse qu’il prenne l’initiative de ce premier contact. Les yeux hagards de son compagnon étaient effrayants, ça ne lui ressemblait tellement pas… Le contact lui paraissait encore étrange, toucher quelqu’un qui ne s'évanouit pas en illusion ou qui ne vous fait pas de mal. Son corps fourmillait de frissons involontaires. Il la tira vers lui avec peu de force, comme s’il appréhendait quelque chose.

- Honnêtement moi non plus, on m’a prévenu tout à l’heure qu’on t’avait rapatrié…

Elle porta la main de l’homme à son visage pour la serrer contre elle et déposa un baiser dessus. Une nouvelle fois, il frissonna, il avait du mal à se défaire de son sentiment étrange, ne savourant pas le contact qu’il aurait tant aimé avoir dans son cauchemar ! Il s’immobilisa, la main tremblante, avant de la déposée sur le dos de sa compagne … Elle était véritablement là et cela lui procura un mélange de soulagement, tristesse et angoisse qu’il ne savait identifier.

- Je suis tellement soulagée !

La main de John fut rejointe par l’autre et il fit un étrangement, mouvement, la tapotant ou plutôt la pianotant avec les doigts, pour s’assurer encore et encore qu’elle n’allait pas disparaître en morceau. Il sentait la parano revenir au galop, alors il chassa cette idée et soupira, laissant aller la partie heureuse de son cortex qui se sentait soulagé. Il en soupira doucement. S’était bête, mais il avait envie de pleurer… et heureusement qu’il avait les yeux fermés. On ne peut pas s’imaginer à quel point cela fait du bien de se dire qu’on est chez soit véritablement et qu’on ne revivra plus jamais cette horreur.

« Tu n’as pas été blessée ? » Elle ne pouvait pas le savoir,
mais son illusion avait finit par lui annoncer sa mort et tout en parlant de ça, il ne put s'empêcher de lui toucher le ventre, en laissant glisser sa main et il regarda celle-ci… pas de sang… Cela était con, très même, mais bon, quand on sait plus la notion du temps, et qu’on est encore un peu dans les pâquerettes ont fait des choses incohérentes.

La kiné le laissa faire son petit manège avec ses doigts sans commenter, tentant d’interpréter mentalement ce qu’il cherchait à faire. Sidney disait qu’il aurait peut-être du mal à faire la différence entre le réel et le faux, peut-être essayait-il de vérifier quelque chose… ou alors c’était juste un geste nerveux. Elle s’assit sur le lit près de lui.

- Non, comme tu peux le voir. J’étais sous bonne protection avec Emeryan et ses serlianes.

Soulagement… Il la regarda se poussa un peu sur les bords du lit, pour qu’elle vienne le rejoindre.
« Ton don “ami des bêtes” est véritablement efficace. Il s’est passé quoi ? » Il avait esquisser un rictus sincère avant de s’empresser de lui demander la suite.

- Ma vie est un jeu de rôle... plaisanta t-elle. Elle n’avait pas l’impression d’être particulièrement douée avec les animaux mais elle devait bien avouer que sa relation avec Emeryan était exceptionnelle. Il y a quatre morpheas, on les a traqué et exécutés.

Il eut un rire assez étrange comme si ça voix était brisée. Dans un sens s’était le cas. Le jeu de rôle cela le ramène à ses années de hight school quand il fréquentait un petit groupe d’intello, même si John était du genre (trop) sociable et à être avec (trop) d’amis. Il avait connu les jeux de plateau et avait trouvé ça sympa. Mais il n’en avait jamais parlé avant et puis il n’en avait pas touché depuis bien longtemps.
« Qui était contaminé ? »

La tournure de la conversation ne lui plaisait pas, Sidney ne lui avait-il pas dit qu’elle ne devait pas parler des drames de la guerre avec John pour le préserver ? Alors, pour le distraire, elle fit quelque chose qui lui brûlait les doigts depuis qu’elle était entrée dans la chambre : elle posa délicatement sa main sur la joue de John et se pencha pour l’embrasser.

John était un peu dérouté de ce soudain geste surtout qui éluctait sa réponse. Surprit-il sursauta, avant de prendre sur lui et se dire qu’elle ne va rien lui aspirer du tout ! C’est dingue cette méfiance. Mais le naturel revient vite au galop et il se laissa tomber doucement sur le dossier relevé de son lit en attrapant la tête de Natasha pour l’attirer à lui. Elle lui avait tellement manqué ! Il ne pensait pas la revoir, il s’était fait l’idée durant un moment qu’elle ne lui tiendra plus compagnie sauf pour le tourmenter.

Légèrement surprise, elle se laissa tomber contre lui sans opposer de résistance. Elle sentit qu’il avait été surpris par son initiative, qu’il avait sursauté comme un animal inquiet et blessé, mais il ne l’avait pas repoussé et c’était un réel soulagement. Une part d’elle craignait qu’il ne la rejette à son retour de guerre comme il avait autrefois repoussé Nathalie, après tout il lui avait confessé ses sentiments la veille de son départ… un moment dramatique qui aurait pu lui inspirer des émotions fortes… sur lesquelles il aurait pu revenir en rentrant. Mais c’était pire depuis qu’elle avait apprit qu’il avait été torturé, qu’il pouvait ne pas la reconnaître ou lui vouloir du mal.

- Je t’aime John.

Un sourire se dessina sur ses lèvres unis à celle de sa compagne. Quand elle lui « tomba » dessus, il s’était tendue, s’attendant à avoir mal, mais non, il n’avait plus aucune blessure. Cela aussi était très déroutant, son cerveau avait du mal à s’y faire. Pourtant, il était en pleine forme comme si rien ne s’était passé. De quoi devenir fou.
« Je t’aime aussi » murmura t’il, la laissant se mettre dans une position plus confortable. Son regard clair toisait son amie, d’un air sereins. Il se sentait plus calme et il prenait conscience du bien que cela faisait de “rentrer” chez soi.

Natasha se lova contre lui on squattant un bout du lit, seule manière de rester dans ses bras sans tomber par terre. Elle aussi se sentait plus détendue maintenant, John était bien moins affecté que l’avait imaginé Hoffman et Sidney et rien ne semblait avoir changé entre eux. C’était peut-être illusoire de le penser, il était évident que le traumatisme des derniers évènements allait forcément impacter sur leur vie et leur toute jeune relation, mais elle préférait ne pas y penser pour le moment. John Sheppard, l’ami et le compagnon depuis peu, possédait toujours sa santé mentale et c’était tout ce qui comptait pour l’heure.

- Je ne te fais pas mal ? s’enquit-elle alors qu’elle se trouvait appuyée contre lui.

« Pas du tout. » et quand bien même cela était le cas il n’aurait rien dit pour éviter qu’elle bouge et qu’il profite de cette position cocasse et agréable. Il laissa passer de longue minutes dans le plus parfait des silence laissant échapper qu'un soupire agréable de bien être. Puis soudainement, son esprit se rappela à ses démons.
« On t'a autorisé à me parler de la guerre ou de se qui c’est passé ici ? » John était peut être proche de la folie mais il n’était pas bête, il devinait qu’elle avait peut-être eu l’interdiction de communiquer la dessus, pour son soit disant bien être.

La voix de John sortit Natasha de son agréable torpeur. Elle hésita un court instant à répondre, se rappelant bien des mots de Sidney, mais sa nature franche reprit rapidement le dessus.

- Je suis censée te parler de trucs positifs… tout le monde s’inquiète pour toi, tu comprends…
Ses méninges tournaient à cent à l’heure, une idée était en train de faire sa place dans son esprit, mais elle n’était pas sûre que ce soit une bonne idée. Oh et puis zut, il fallait qu'elle sache ce que John avait vécu et cette stratégie lui permettrait peut-être de faire parler John.

- Mais je suis pas douée pour obéir. Si tu me parles de là-bas je peux bien te dire quelques trucs sur ici, proposa t-elle.

Tout le monde ? John émit une moue sceptique, mais cela était dû encore une fois à cette paranoïa issue de ce monde. Il avait du mal à la croire sur ce point. Il hocha simplement la tête, il avait envie de poser mille question et pourtant il n’en avait le droit cela la mettrait dans une situation déplaisante. Puis elle proposa un échange et John lui lança un long regard et soupira.
« Non. » Il n’était pas prêt à en parler et encore moins à sa compagne. Il savait qu’il devrait le faire mais avec un professionnel. Et puis il avait eu son lot de “rebelle” qui n’écoute pas aux règles pour que sa chérie en fasse partie.

Natasha s’était attendue à de la résistance de la part de son voisin mais pas autant. Un simple « non », pas d’argumentation, juste un refus. Que pouvait-elle répondre à cela ? Le traumatisme devait être vraiment violent pour qu’il se braque autant, ou alors cela touchait à des secrets qu’il n’était pas autorisé à divulguer. Intérieurement, la jeune femme se sentit déçue de la réaction, mais elle n’était pas vraiment surprise. Il allait falloir faire preuve de beaucoup de patience…

- Ok… on évite les sujets sensibles alors…

Un silence s’ensuivit alors qu’elle se creusait la tête pour amorcer une nouvelle conversation. Elle se ne voyait pas parler de la pluie et du beau temps après tout ça, le psy ne voulait pas qu’elle parle des derniers jours et John refusait qu’elle l’interroge… que faire ?

« La rousse toute mimi avec la chaqueta de Sheppard, elle m’a presque fait pleurer... » fît une toute petite voix qui s’élevait depuis la porte.

Si ce n’était cette paire deux jambes vêtue d’un pantalon militaire, le reste de la personne disparaissait derrière une gerbe de fleurs extravagante qui donnait carrément l’air de cette célèbre couronne de fleurs mortuaire monté sur trépieds. Nelly avait eu toutes les peines du monde à la transporter jusqu’à la chambre du colonel et elle s’était démenée pour ouvrir la porte le plus discrètement possible. Elle était si imposante que tout le reste du corps de l’hispanique se retrouvait dissimulé par cette invasion de couleurs.

Bien sûr, lorsqu’elle avait entendu la petite conversation qui se faisait entre les deux amants, elle avait pincé sa langue en souhaitant faire demi-tour mais, finalement, quelque chose l’avait retenu : la scène.

La couronne de fleurs sur patte avança plus bruyamment cette fois dans le but d’atteindre la table de chevet. Elle était si massive qu’il ne restait plus de place pour y déposer quoi que ce soit. En se retirant de cet amas coloré aux effluves envahissantes, la tête joyeuse de Nelly se profila avec quelques feuilles coincés dans les cheveux. Elle souffla sur une mèche qui était venu lui chatouiller le nez, essayant par la même de réduire la transpiration qui perlait de son front dû à l’effort. S’il avait été seul, elle lui aurait sauté au cou dans ses habituelles démonstrations affectives. Mais il y avait sa compagne. Forcément, il valait mieux se tenir.

Mais s’adressa-t-elle au colonel ? PAS DU TOUT.
C’est Natasha qu’elle fixait avec un air particulièrement attendri.

« T’es trop forte toi ! Romantique, magique. El fisioterapeuta qui va au chevet du super vétérans super carisma ! Génial !!! Moi, je veux tout pareil à Noël. A chaque fois que je suis à l’infirmerie, avant de faire la fugue, HOP ! Un épisode de romance...vous êtes trop beau tous les deux ! Vous vous mariez quand ?!? Z’allez faire des beaux bébés, c’est sûr !!! »

Parfaitement lancé dans son monologue plein d’ondes positives et d’enthousiaste, Nelly se sépara de son sac à dos et l’ouvrit pour fouiller à l’intérieur. Elle en ressorti une tablette de chocolat qu’elle avait visiblement taillé en forme de coeur et le tendit au colonel de ses deux mains. Elle trépignait sur ses pieds, sacrément impatiente de lui faire part de toute sa joie de le voir en bonne santé.

« Para ti mi coronel gentil ! Bon retour parmi nous ! » Fit-elle sincèrement heureuse. Son regard malicieux se posa sur la rouquine et elle ajouta immédiatement sur le ton de la confidence : « J’lui ai gravé des mots doux derrière. Mais promis, c’est pas une declaración de amor ! Preum’s à la rousse chaqueta de Colonel gentil ! »

John s’était tendu involontairement sur ce sujet, il s’avérait être un homme têtu quand il le voulait. Il ne s’était jamais qualifié ainsi et pourtant, plusieurs fois on lui avait fait remarquer. Surtout dans les femmes qui avaient partagé sa vie, sa mère lui rabâchait sans cesse. En parlant d’elle, il eut une peine au cœur, elle ne pourrait jamais voir à quoi ressemblait Natasha ou même le revoir tout court. Il se souvenait très bien du jour où il l’avait enterré avec sa famille, le cimetière était à côté d’une école primaire. La douleur et les larmes brouillaient trop son regard pour qu’il réussisse à garder ses prunelles sur le coffret en bois. Seuls les rires des enfants qui prenaient leur récréation avait monopoliser son cortex. Il avait quelque chose de dérangeant dans cette scène, qui avait construit une école à côté d’un cimetière ? Ou bien l’inverse ? Et pourtant, le meilleur soutiens qu’il avait trouvé à cet instant était les cris des enfants. Comme si la fin continuait et que ce n’était qu’un cycle auquel on ne peut échapper. Cela lui permettait aussi, de ne pas s’indigner devant l’effervescence de beauté que portait le caveau de sa famille. Tant de marbre, tant de mots larmoyants, comme si les morts avaient quelques choses à faire du fric dépensé pour leur sépulture. Pour John s’était une manière de bien se voir, de montrer au voisin que les Sheppard était une famille riche et imposante. Cela le débectait au plus haut point. Cet argent aurait été mieux servi durant le vivant de sa mère que durant sa mort. Elle allait faire quoi de ce marbre importé d’une carrière trop loin pour avoir de l’importance ? Aucune. Il tourna la tête vers Natasha qui affirmait qu’il allait devoir changer de sujets. Ce n’était pas ses mots, mais John le compris ainsi, restant un peu silencieux, encore plongé dans son souvenir bien plus nostalgique que terrifiant. Cela changeait. Sans aucun rapport précis, il tourna la tête vers Natasha et l’embrassa sur le front avec une immense tendresse.

Alors quand une petite voix chantante fit son apparition, le colonel sursauta immédiatement, et il eu un geste de défense, en remontant contre le dossier de son lit, une main vers sa cuisse, comme s’il allait dégainer un pistolet. Un pistolet imaginaire mais un réflexe à 100% militaire, comme si au final, il ne se sentait pas si en sécurité que ça ici. La gerbe de fleur immense, formant un pompon parfait avec deux petites jambes était… étrange, John finit par se remettre en place, détendant ses muscles, Natasha avait pu se sentir écrasé contre le torse de son amant, par le bras qui était sous elle. Il avait dû serrer un peu fort, mine de rien.
Il reconnut Nelly et son don, pour toujours être dans des situations ubuesque, il ne l’avait pas entendu et il sentit fortement gêné d’être surpris en plein moment intime avec sa compagne. Et vu les propos de Nelly qui s’écoulait comme une cascade il pourrait limite parler de “femme”. Un mariage et des bébés, il en aurait tout entendu de cette bouche espagnole. Le mariage ce n’était pas quelque chose qui lui avait fait peur à l’époque, mais qui l’avait fortement déçu avec son ex-femme. Mais, il n’était pas forcément contre qu’un jour de renouveler l’expérience, il suffisait pour ça d’être avec une personne en confiance. Et ils étaient à leur début ensemble et il se sentait bien avec Natasha, peut être qu’un jour, il aurait un double Sheppard sur cette cité, mais pas des petits Sheppard’s. (Peut être en avait-il sur d’autre planète ?), il était maintenant trop vieux pour ce genre de connerie et puis bon… ce n’était qu’un grand gamin et il était hors de question de faire quitter l’expédition à l’un des deux parents. A dire vrai John ne désirait pas ou plus d’enfants depuis très longtemps. Mais pourquoi pensait-il à cela ? Franchement, ce n’était pas le moment de s’égarer.
Il suivit du regard Nell qui continuait à parler et il lui lança un regard surpris quand elle lui tendit une tablette de chocolat en forme de cœur… hésitant, il tendit la main pour la prendre, profondément touché par cette attention, il eut la gorge serrée. Cela était bête, oui très même, mais John reste un grand sentimental et après toute la déception qu’il avait eu dans son délire ce genre d’attention aussi simples soit elle, lui faisait un bien fou. Avoir sa compagne qui l’aimait encore (oui parfois il doute de tout) avec lui et maintenant une attention d’un ces soldats lui faisait de l’effet. Il ne dit rien, retournant le cœur, pour y lire une floppé de mots. Il avait l’impression d’avoir le cœur fabriqué par une nièce ou un truc dans ce genre. Cela était profondément gamin, mais qu’importe, cela avait de la valeur à ses yeux.

Et comme toujours avec Nelly, il avait cette aura de bonne humeur et les souvenir de l’avant-guerre, où elle avait forcé le passage sur le Dédale lui revenait en pleine poire… mais la seule chose qu’il gardait à cet instant était l’anecdote qu’elle lui avait dite sur le déguisement de canard. Pourquoi, a cet instant il se souvenait que de ça ? Il ne pouvait l’expliquer. En tout cas, l’homme avec un grand sourire qui marquait son état touché.
« Merci… Nelly.... » il n’avait pas dit soldat Bricks, puisqu’il ne sentait pas plus colonel que homme complètement fou à cet instant. Sa voix était rauque
et encore hachée. Mais elle ne reviendrait pas avant quelques jours.


Natasha eut un léger sursaut lorsque la voix de Nelly retentit tout à coup, surtout quand le bras de John se ressera brusquement autour de sa taille. Elle ne l’avait pas entendu rentrer et en ressentit un peu d’agacement : depuis quand écoutait-elle leur conversation ? Instinctivement, elle porta sa main sur celle de John pour la caresser en un geste rassurant. Puis elle avisa l’énorme gerbe de fleurs que la soldate portait avec des yeux ronds. Où était-elle allée chercher ça ? Il n’y avait pas de fleuriste à Atlantis, la demoiselle avait du passer un temps fou à composer son bouquet.
La kiné se redressa pour pousser les objets qui trainaient sur la table de chevet afin de faire de la place. Comme d’habitude, Nelly était une vrai tempête, le genre à vous laisser sans souffle rien qu’en l’écoutant déblatérer. Natasha eut un sourire devant son excès de zèle, elle n’avait pas eu beaucoup d’occasion de revoir la militaire depuis qu’elles avaient fait équipe dans le laboratoire d’Elijah mais elle semblait toujours égale à elle-même. C’était une bonne chose que des personnes aussi enthousiaste viennent voir John, elles seraient peut-être capable de lui rendre le sourire.

- Bonjour Nelly, dit-elle en souriant, contaminée malgré elle par la bonne humeur de la jeune femme.

Un mariage, des bébés… oulala, elle allait vite en besogne la demoiselle. De toute façon, les enfants étaient interdits à Atlantis, ça avait le mérite de régler la question.

- Écris une lettre au père-noël, il sera peut-être généreux, plaisanta la kiné. Puis elle avisa la tablette de chocolat grossièrement taillée en forme de cœur et la réflexion de Nelly sur les mots d’amour. La soldate ne manquait décidément pas d’imagination. Ouais, preum’s à la rousse ! Lança-t-elle avec un sourire en coin. Quoi que si tu séduis son estomac… dit-elle en montrant le ventre de John, l’air de dire que le morfale pouvait bien s’éprendre de quelqu’un qui lui offrait des sucreries. Elle lui fit un clin d’œil.


Au travers de son masque habituel de gaieté demeurait cette émotion singulière. Nelly trépignait sur place, les mains encore plongées dans son sac, avec cet élégant sourire qui ne voulait plus la quitter. Elle appréciait l’instant, se rendant tout de même compte qu’elle s’était imposée à ce couple, et profitait du petit effet de ses cadeaux. Le réponse de sympathie de Natasha avait déclenché une nouvelle vague d’humour. L’idée de l’acheter avec de la nourriture avait déjà fait son chemin.

« Gracias !!!! » S’écria-t-elle en réponse. « C’est vrai, je n’y avais pas pensé. Des gâteaux !!! Tout plein de gâteaux et des biscuits ! Avec des bonbons, de la nougatine. Et de la Barbapapa aussi !!! Comme ça, siguiente estupidez, j’suis toute pardonnée. Bonne idée ! Et pour toi : des cookies bien chaud ! Pour dire merci !! »

Elle lui fît un clin d’oeil avant d’ajouter sur le ton de la confidence :
« Par contre, je confonds toujours le sucre et le sel...mais c’est pas grave... »
Nelly fouillait toujours dans son sac. Elle semblait alors se parler à elle-même en espagnol avant de sortir un papier qui avait difficilement survécu au voyage. La jeune femme fit la grimace avant d’essayer de refaire le pliage. C’était un avion en papier tout simple comme les enfants adoraient le faire. La feuille représentait une vieille photocopie d’un formulaire de permission militaire. Le genre de document arrivé à expiration et qui n’attendait plus que la poubelle.
Bricks le tendit à son supérieur en chantonnant un « Tadaaaaaa ! ».

Pour la compagne du colonel, ça resterait un simple avion en papier. Mais il y avait un message beaucoup plus symbolique à l’adresse du colonel qui se rappellerait forcément de leur discussion sur le Dédale. C’était au sujet de sa punition au retour.
La petite espagnole lui offrit son avion en papier et lui posa une main sur l’épaule, adoptant une expression sérieuse qui contrastait beaucoup sur son air enjouée et survoltée. Elle continuait de fanfaronner mais avec, semble-t-il, beaucoup d’humilité à son égard. Curieux mélange.
« Quand je fais pas le taxi-jumper, je trie beaucoup de papiers pour m’dame la directrice. Ensuite, je transporte du papier entre différents services. Et après, je fais beaucoup de papiers à l’imprimante. J’ai bien essayé de m’imprimer la figure mais après je vois plus rien ! »

La jeune femme se mordit les lèvres avant de lui dire avec plus de sérieux :

« J’ai pas pu tenir mi promesa. Je m’excuse... pour pas qu’el coronel gentil soit déçu de moi, j’arrose toutes ses plantes vertes dans son bureau. Je fais les poussières aussi. Ah, et la serpillère ! Et la vitre ! Et nourrir votre furet aussi. Je m’en occupe très bien, vous savez !!! »


Prem’s à la rousse, cela allait marquer le colonel qui eut un rictus fortement amusé. Il jeta un regard à Nelly puis à sa compagne alors qu’il découvrait l’œuvre chocolaté de son soldat, le soldat le plus enfantin et le plus foufou qu’il n’avait jamais eu à diriger sous ses ordres. Et pour une fois, que cette différence n'entraîne pas l’amer déception d’une rébellion… cela le travaillait encore et encore, mais après tout c’est normal non ? Il sortait à peine d’une illusion paranoïaque ou tout ce qu’il pensait être bon été tourner au plus mal dans la perversion humaine. Il était au plus bas, niveau confiance chez autrui et il devait réapprendre à avoir cette fichue confiance. Pour certain ça sera plus long que d’autre.

Et cette intention aussi mignonne que toute bête, fit chaud au cœur du colonel qui sentit son cœur se serrer doucement, comme si son corps lui disait qu’il avait encore de l’espoir là-dedans. Son esprit était en train de basculer une nouvelle dans d’autres pensées plus sombres, quand la voix si joviale de Nelly les brisa, avec la mention des gâteaux et des biscuits. En toute franchise, il ne serait pas contre de s’empiffrer de sucrerie. Même si là, à cet instant, il était plus barbouillé que sujet à la gourmandise. Mais normalement, d’ici quelques heures il aurait une nouvelle fois faim et désirait manger quelque chose, de préférence avec beaucoup de sucre.

Il garda son sourire amusé quand Nelly affirma qu’elle confondait souvent le sucre et le sel… des cookies au sel cela devait être infect ! Quoiqu’avec beaucoup de chocolat….
« Dans ce cas je prendrai des popcorn, sucré ou salé cela est toujours aussi bon… » dit-il doucement et d’un air qui se voulait parfaitement innocent. Lui aussi avait cet air enfantin.

Quand Nelly fouilla dans son sac, John tourna la tête vers Natasha, lui montrant le cœur avec les petits mots pleins d’amour écrit au dos, pour qu’elle les lise. Il ne savait pas quoi dire d’autre qu’un merci, il était gêné au fond et bien trop touché. Et John et les discours ce n’est pas ça. Enfin de l’ordre du sentiment, c’est plutôt un homme un peu pato sur ce sujet-là.

En tout cas, il réceptionna l’avion en papier avec un air intrigué… les souvenirs encore brumeux mélangé à son délire, avait mis ses souvenirs en vrac… puis en voyant l’écriture ou plutôt avec quoi avait été fait l’avion en papier, il se rappela nettement la référence. Le regard du colonel, se tourna sur la main posée solennellement sur son épaule et les paroles de Nelly qui affirmait faire sa punition… il en resta un peu pantois, depuis quand les soldats faisaient leurs corvées même quand le colonel était parti ? Il avait trop eu de cas spéciaux, pour ne pas être étonné qu’elle ait respecté son serment et fait cette punition.

« Si tout le monde pouvait être aussi obéissant…» grogna t’il sans se rendre compte qu’il avait parlé à voix haute. Il soupira levant les yeux vers Nelly, tout en effleurant l’avion en papier sans s’en rendre compte aussi. Oui John était gentil, une petite voix lui soufflait : qu’il ne l’était pas seulement, il était con trop con avec les hommes et les femmes qu’il dirige, au point qu’on lui chie dessus et qu’il ne sert plus à grand-chose.

Durant son errance, il s’était demandé si son commandement, qu’il trouvait plus juste et plus humain, n’était pas au final inadapté. Qu’il ne fût trop en avance sur son temps ou pas fait pour des humains. Que sa bonté et son humanité le rendait faible et qu’il n’inspirait rien de plus que l’envie de se foutre de sa gueule. Au final, l’hypocrisie des gens était à tel point, qu’il se pensait être depuis tout ce temps légitime. Ne devrait-‘il pas adopter un commandement plus dur ? Revenir aux bases qu'il avait rejeté avec ferveur ? puisque final personne n’était capable de l’écouter et de le respecter ? Son regard s’était dévié sur l’avion et sa main s’était serrer doucement sur le fragile objet… la voix de Nelly n’était qu’un fond sonore alors que le brouillard de doute refaisait surface. Elle n’avait pas tenue sa promesse… mais personne ne la tenait finalement pour lui. Tout le monde préférait prendre la tangente sur une volonté propre. Une volonté qu’il avait fait naître en chacun, ne rabaissant pas les soldats à juste obéir, mais aussi à réfléchir. Il valait mieux avoir des lobotomiser apparemment, cela permet de faire une guerre sans déceptions et sans libre arbitre. Cela était bien moche au final. Il s’était trompé… pourtant une autre voix résonnait dans sa tête comme pour lui dire que NON, il ne devait pas se laisser aller dans cette pensée, qu’il était dans le juste, dans ses valeurs… et pourtant à cet instant John n’était sûre de plus grand-chose. Si, de l’affection qu’il portait à certaines personnes dont Natasha et Nelly. Ça au moins, ça ne changeait pas. Mais il était presque fataliste, comme s’il savait qu’au final on allait encore lui planter des couteaux dans le dos et qu’il acceptait cette action. Pourquoi ? parce qu’il ne pouvait pas s’empêcher de tendre la joue une nouvelle fois. Il n’apprenait rien.

Il eut un blanc de quelques secondes, avant qu’il relève la tête. Le mot furet tournait dans sa tête. Cela eut le mérite de faire un troue dans le brouillard… un furet ? Pourquoi elle lui parlait de promesse, plante verte et furet ? Son cerveau reconstitua bien mal la phrase…
« Pardon ? Un furet ? » Son regard perdu ne devrait tromper personne, sur ces minutes où il avait déconnecté dans les ombres.

- C’est le nom de ton gosse caché ? Plaisanta Natasha qui n’avait rien perdu de l’échange, bien qu’elle ne soit pas capable de comprendre les divers sous-entendus des deux soldats.

« Hannnn….si ! Avec une enfant illégitime ? Ca ferait un grand drame ça ! » John lança un regard amusé à Natasha, même si pour le nom un gosse caché cela ressemblait fortement à une mauvaise blague.
Nelly ricana gentiment avant d’ajouter.
« Le furet dans le bureau, il est super sympa. Je l’ai appelé “John-Dodu” parce qu’il a un peu de bidou. Faudra le mettre au régime mi coronel. »
John dodu… c’est quoi cette histoire encore ? « Mais il vient d’où ce furet ? Et pourquoi j’ai un furet dans mon bureau ? » John ne comprenait pas il était à mille lieues de penser qu’il venait d'écoper d’un nouvel animal de compagnie…un animal d’un soldat rapatrié sur terre.

« C’est celui d’Alexia. » Fit soudainement Nelly.

Elle pinça des lèvres, affichant une mine génée puisqu’elle confirmait de manière implicite qu’elle n’était plus là. La petite hispanique n’avait pas reçu les consignes de Sidney mais elle ne voulait surtout pas blesser le colonel. Elle chercha à combler le trou en ajoutant :

« Elle a sûrement voulu vous laisser ce souvenir, mi coronel. Il était devant votre bureau il y a plusieurs jours. Moi j’ai déplacé sa cage et depuis il est bien. »

Nelly avait l’impression d’avoir imposé un gros malaise. Elle chercha du regard sur le côté, comme si elle farfouillait dans son esprit pour trouver une solution miracle. Mais non, rien ne lui venait. Au lieu d’une diversion, elle trouva un “sauve qui peut”. Elle porta la main sur la mauvaise oreille en mimant la réception d’un appel radio.

« Si ?...Si !!! J’arrive !!! » Fît-elle dans sa fiction.

La jeune femme sauta sur le colonel pour lui faire un gros câlin. Son étreinte était légère, juste de quoi lui montrer qu’il lui avait bien manqué et qu’elle était contente de le voir de retour. Lorsqu’elle se décrocha, Nelly fit un quart de tour et s’étira pour atteindre Natasha par-dessus le lit. Elle fît la même chose.

« Pas de jaloux ! »

Un petit clin d’oeil malicieux puis Nelly fit un grand coucou en signe d’au revoir et laissa le petit couple aussi rapidement qu’elle était apparue.


Alexia ? Elle était donc repartie sur terre ? Cela fila un coup au colonel, qui était déçu que la soldate rebelle n’a pas tenu le choc… a moins qu’elle soit morte ?
« Stones est morte ? » il suffit de voir le regard de Nelly pour avoir une réponse, cela le soulagea … enfin c’est dommage elle aurait put finir par être une très bonne soldate… il était trop sentimentale et s’attachait trop aux gens.

Enfin bon, John ne se voyait pas garder un furet, il n’en avait jamais eu. Un cadeau empoisonné même s’il aimait les bêtes c’est certain, mais quand même. Il n’avait un mal à s’occuper de lui, pour ajouter un furet d’origine pégasienne … Cela ne lui faisait pas plaisir, il n’était pas apte à cet instant d’avoir un animal à sa charge. Il était déjà à lui seul une trop grosse charge et cela l’agaçait prodigieusement. Il soupira, avant que Nelly … mais qu’est ce qu’elle fait avec son oreille sans oreillette ? John fronça les sourcils avant de recevoir une petite espagnol toute guillerette sur lui. Bon, d’accord, ce geste fou et inapproprié dans le milieu militaire le fit sourire et cela calma son irritation. Sur le coup, il avait presque envie d’avoir une fille aussi fofolle et amusante que Nelly. Il lui tapota le dos, lui rendant son étreinte… il allait finir par fondre comme un imbécile !

John lui rendit son au revoir avant de tourner le regard vers sa compagne.
« S’il te plait, débarrasse-moi de ce furet… » dit-il avant.

Nelly avait déjà jaillit en direction de la sortie. Elle s’interrompit subitement en tentant de faire une glissade qui ne ressemblait à rien tant elle était mal négociée. L’hispanique se rattrapa difficilement pour se retourner et faire un salut militaire parfait.
« On obéit toujours à son officier !!! »
Et elle repartit, laissant planer la blague et le doute, elle qui n’avait pas obéi pour monter sur le Dédale.

John lui lança un regard étrange avant de secouer la tête amusé. Le reste du temps, ils parlèrent un peu ensemble avant que les infirmières demandent poliment à Natasha de partir. La belle, posa des congés pour être au chevet de son homme, qui accepta sa présence, cela l’aidait à ne pas sombrer dans ses démons et de le maintenir dans la réalité. Entre deux temps hors de l’infirmerie Natasha récupéra le furet pour s’en occuper et découvrir les joies et les malheurs d’avoir un petit animal hyperactif.



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Le lendemain John son lot de visite, surtout le matin, à croire que les personnes avaient décidé de sauter sur son réveil pour tous se précipité le voir. John en était étonné, comme s’il ne croyait plus en rien et cela était le cas après tout. La danse commença par McKay, qui profita de l’occasion pour lui rendre le collier de Natasha. Les deux hommes échangèrent pendant une bonne heure et Rodney semblait particulièrement éprouvé par la guerre. Et il avait de quoi. Mais dans sa fatigue et surement ses angoisses nocturnes, John voyait bien son fidèle ami était surtout surexcité par les découvertes. Et comme souvent avec Mckay il lui était difficile de s’arrêter de parler. Autant John, trouvais ça par moment pénible, mais cette fois non. Il laissa son ami déblatérer sans fin, puisque Rodney lui donnait des informations de la guerre qu’il n’avait pas vécu, certes très centré sur la technologie mais cela convenait à John, qui n’avait pas le droit de savoir, pour soi-disant le préserver. Tsss. De toute manière l’homme se concentrait sur l’apport des découvertes et non des pertes et des actions menées militairement.

Enfin bon, le scientifique devait aussi se reposer et John le remercia de sa visite et quand il partit, un resta quelques minutes le regard vide avec un rictus. Oui, Rodney n’avait pas changé et qu’il pouvait toujours compter sur excentrique ami. Cela n’était pas rien, pour un homme qui avait vécu un enfer d’illusion qui l’avait brisé.


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Après le scientifique ce fût au tour de Karola Frei dans l’après-midi. John fut surpris de la voir débarquer avec une peluche à l’image d’un Tairis ! Les Athosiens avaient déjà commencé la fabrication ? Il avait des demandes ? Cela ne le surprenait pas à dire vrai. Les Tairis étaient de plus en plus présent et leur aspect de gros chats devaient en faire rêver plus d’un. John y vit un symbole de la guerre avec l’alliance et il accepta le cadeau avec un rictus remerciant. La tigresse entre ses mains ressemblait beaucoup à Arwé Shara, la Tairis qui avaient combattue dans son équipe et qui avait dû prêter griffes fortes à l’équipe de Pedge. Il ne savait pas si cela était fait exprès ou non. Cependant Karola n’était pas venu non seulement avec une peluche toute douce mais aussi une boite de friandises gourmande, qui trouvèrent naturellement leur place dans le ventre du colonel. Comme supposé la veille, son estomac n’avait pas mit longtemps à réclamer de la nourriture et surtout du sucre.

Les deux responsables militaires échangèrent à leur tour et Karola l’informa des événements sur la cité avec les morphéas. John avait tellement insisté sur ce fait que le major, avait prévu le coup en demandant à Sidney si elle pouvait prendre « le risque » de lui dévoiler ce qui s‘était passer sur Atlantis. L’impatience du colonel et sa frustration grandissante avait été largement pressentie par le psychologue qui avait consentie de donner quelques miettes de pain à John pour calmer ses épisodes sombres qui se faisait dans sa tête. En effet, après la visite de Mckay Sidney était passer voir John et le colonel, s’était forcer à lui dire qu’il ruminait et qu’il était sujet à confondre par moment la réalité du délire et qu’il n’arrivait pas toujours à dissocier ses ressentis. La paranoïa était forte encore et même si elle se calmait par la force de son tempérament, ; John flanchait comme tout le monde.

Ainsi, savoir ce qui s’était passé sur la cité le rassura et à la fois, l’horrifia de la puissance qu’avait eu cette reine. Ils avaient échappé au pire. Passer un moment avec sa seconde et amie, lui fit du bien, il remarquait que depuis quelque temps, elle s’humanisait de plus en plus et il appréciait ce côté moins protocolaire, surtout quand elle l’appelait par son prénom. Et il était content de passer un peu de temps avec elle pour entretenir leur lien d’amitié. La cohabitation avec le commandement de Caldwell semblait bien se passer. Karola avait l’habitude, elle l’avait déjà expérimenté.



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Le surlendemain vit un nouveau visage apparaître, bien moins habituel cette fois. Le docteur Sidney l’avait quitté une heure plus tôt après lui avoir fait faire différents tests et casse-têtes censés servir de marqueurs. Le colonel avait eu le droit de faire venir le matériel qu’il souhaitait dont sa console de jeu. Pas obligé de rester dans la fine tenue du patient puisque ses blessures n’étaient pas physique. Si ce n’est cette perfusion dont il pouvait suspecter un mélange d’antidépresseur et de béta-bloquants vu la sérénité qu’il était en train de connaître depuis ce matin, la journée ne s’annonçait pas si mal. John avait su que les Natus venaient en début d’après-midi pour faire le point avec le CODIR.

John avait mis en pause sa partie de jeux vidéo, un jeu que lui avait conseillé Matt… Matt cela lui donnait l’étrange impression que c’était il y a des milliards d’années. Repenser à son soldat “pizza” comme son esprit l’avait si joliment associé, ne lui plaisait guère. Alors il le chassa très vite pour relever la tête sur la nouvelle personnalité qui venait lui faire un petit coucou. Sur le coup, il crut que c’était peut-être sa compagne, en effet Natasha lui tenait compagnie dès qu’elle le pouvait. Mais ce n’était pas elle, rien ne qu'à la tenue c’était un Natus.

Ordinairement, le colonel pouvait s’attendre à voir Paresok débarquer. Il aurait probablement trouvé l’endroit bien pauvre pour sa convalescence, se serait moqué de l’absence totale de “trophée” sur son corps et l’aurait invité en Magna pour connaitre “un vrai” répit. Le tout en lui tendant sa flasque à l’alcool qu’il détestait tant. Le genre d’attitude qui, avec son faciès et sa façon de parler, aurait sûrement débouché sur une bonne rigolade.
Mais ce n’est pas son visage qu’il vit. Paresok n’était pas venu. C’était quelqu’un d’autre…

« Mes respects, colonel Sheppard. » fit Anelyn Vida.
« Bonjour Batailleuse Vida. » Il la nommait encore “batailleuse”, puisque généralement, elle se présentait encore ainsi et il l’avait toujours nommé ainsi sans qu’elle lui demande de changer son titre. Il se fit la remarque qu’il devrait peut-être l'appeler par son nouveau métier de grande dirigeante du peuple libre et insoumis des Natus, mais il n’était pas certain qu’elle en soit réellement honoré. C'était après tout une grande guerrière… enfin qu’importe, il était surpris de la voir et s’attendait à voir débarquer Paresok comme une bombe avec des “CRENOM !” digne de sa personne… Et il devait reconnaître qu’il avait au fond de lui, cette impatience de voir si Sidney ne lui avait pas dit des cracks à propos d’Idène… Il avait encore du mal à la croire vivante. Et si cela était réellement le cas, la joie que lui procurerait cette annonce, risquerait de lui déclencher un geste un peu trop… spontané, mais qu’importe encore une fois, il désirait voir ses deux amis et il était tout aussi ravi de voir Vida ici. Mais redoutait, par sa présence, une nouvelle horrible.

La dirigeante des Natus était habillée exactement de la même manière que la dernière fois. Une tunique bordeau avec des dorures qui désignait son rang important, un fin ruban de la même couleur qui liait ses cheveux en queue de cheval. Et son tricorne qu’elle retira en signe de respect alors qu’elle approchait. A sa ceinture se trouvait sa rapière, sa main valide reposait sur la garde et elle présenta son arme pour le saluer. Les Natus faisaient comme ça depuis que les Tairis leur avaient demandé de ne plus s’agenouiller.

Anelyn était assez contente de le voir bien qu’un peu inquiète.
Elle l’observa durant les quelques secondes qu’elle avait mis pour le rejoindre et se porta sur le côté du lit.
« J’ai fais transport à nouvelles encourageantes. La nation Natus se réunit pour choisir son dirigeant. Ils semblent nourrir grande préférence en mon règne. Moi qui fantasmait retraite sereine... »
La jeune femme lui offrit un sourire sincère et changea de sujet.
« Comment allez-vous ? »

Le regard du colonel se figea sur Vida neutre avant de se fendre d’un sourire agréable. Une chouette nouvelle, même s’il pensait que c’était acquis. Mais la derniere fois qu’ils s’étaient vus, elle n’était pas certaine de continuer à mener son peuple.
« Vous êtes trop jeune pour la retraite Vida. Mais, si vous tenez à savoir ce que font les terriens à la retraite, je vous emmènerais avec moi pêcher et jouer au scrabble ! » Cela était sortit tout seul, une boutade…En plus, il n’était pas fan de pêche, enfin sauf pour manger le poisson après, mais généralement pour manger il était jamais le dernier ! « Mes félicitations, votre peuple vous porte en haute estime. » Tenta t’il de se rattraper. Il devait avouer qu’il avait répondu à sa première phrase, aussi pour éviter un peu de répondre à la question que tout le monde lui demandait sans cesse… comment il allait. Il allait bien physiquement, mais mentalement, il était loin d’être le John que tout le monde connaissait, il se devait de faire semblant, mais le soir seul dans ce lit blanc, il laissait libre cours à ses démons et à ses angoisses les plus pures.

« Votre gentillesse est appréciable. » Répondit-elle en s’installant.
La Batailleuse posa son tricorne sur ses cuisses et gambergea sur sa proposition.
« Qu’est ce qu’un Terrien ? »

John la regarda d’un air étonné, s’apprêtant à lui dire un beau “bah nous quoi” … avant que son cerveau fasse tilt. Il était autorisé ou pas ? Il ne savait plus. Bon, il allait faire la technique, qu’il avait apprise en travaillant avec des civils et plus particulièrement avec les deux RDA roi et reine dans l’art du “je t’enfume ni vu ni connu” Bref la technique des “fouines” comme il aimait le dire. Bon, il ne maitrisait pas cet art au même niveau, voir seulement le niveau débutant, mais l’humour oui et donc il décida de ne pas développer plus sur ça. Il se sentait bête, mais bon à force d’être trop spontané… et puis bon, il n’avait pas fait attention, cela était une évidence pour le colonel qui devait se connecter avec la réalité et les obligations que celle-ci lui demandait. Et puis pourquoi nier ? Il avait fait une gaffe et tant pis, cela n’est pas sa première ni sa dernière. (Et puis merde, lui aussi a le droit, pas de raison qu’il ne soit pas le seul à être une tête brûlée…Hin ? Et un colonel avec un blâme ça donne quoi ? Un colonel à l’image de son armée de bras cassés ! Sur le coup il se gifla mentalement face à cette connerie...Il ne devait pas sombrer dans le conforts des chants des sirènes de son mal être). Et à cet instant, il s’en fichait bien, il devait juste ne pas oublier que les Natus n’étaient pas des terriens. Et même s’il avait tendance à les considérer comme une nouvelle famille, il devait réprimer certaines envies et abus de langages avec eux. Il se pencha alors vers Vida d’un œil de conspirateur.

« Si je vous le dis, nous ne pourrons pas pêcher ! »
Vida entra immédiatement dans le jeu et se pencha davantage pour répondre, tout aussi conspiratrice :
« Vous me le dites et nous pêcherons en Magna... »
Arf...pourquoi ça marche toujours avec les autres et pas avec lui ?
« Il y a des poissons en Magna ? »
« Les braves qui apprennent l’art du souffle et du déplacement dans les flots vont profond. Hanches cernées de roches pour s’enfoncer puis percer ces mets délicieux de leurs harpons... »
Elle fronça les sourcils.
« Vous ne demandez jamais la nature de ce que vous consommez, Sheppard ? C’était pourtant votre dernier plat en ma compagnie... »
« Je crois qu’on pourrait me faire avaler du Wraiths que je ne me questionnerait pas… Tant que c’est bon... Enfin pas tout de suite.» Il se tut quelques secondes,remarquant que oui, pourquoi, il ne se demandait jamais ce qu’il avait dans son assiette ? Puis il fronça les sourcils « C’est une bêtise que procure la confiance. » dit-il un peu plus sombre, sans se rendre compte que son ton avait changé.

La jeune femme s’était redressée. Maintenant elle le regardait dans les yeux et relevait le mal qui le rongeait sans véritablement le définir. C’était quelque chose qui sévissait en Magna depuis la Guerre et nombre des familles qui s’inquiétaient de ce mal demandaient la venue du docteur de l’esprit. Un certain Sidney, drôle de nom pour un Atlante, mais bien apprécié pour avoir exercé dans le camp Natus sur le continent. C’était l’une des requêtes de Vida lorsqu’elle s’était entretenue avec le CODIR.
Un peu nerveuse par ce soudain changement, Anelyn tapota son tricorne avant de lui répondre avec franchise :

« Si c’était telle bêtise, nos peuples ne se seraient pas liés d’amitiés...voir plus. Et nous serions tous auprès des Trois, et de vos Dieux, en cette heure. »
Elle secoua négativement la tête.
« En mon jugement, je trouve bienvenue la confiance que vous avez eu pour les miens. Ce n’est pas un mal colonel. »

Il était décidément le roi de la diplomatie aujourd’hui. Il se redressa aussi, comme soudainement gêné et regarda droit devant, lui serrant ses mains entre elles.
« Oui, vous avez raison. » Oui, et cela était vrai, ce n’était pas toujours de la bêtise et pourtant on avait cesse de vouloir lui planter dans le dos des couteaux. A ses derniers souvenirs les Natus avait suffisamment d’honneur pour ne pas être aussi bas que les terriens et c’est pour cela qu’il affectionnait ce peuple où il se sentait que trop bien. « Excusez-moi, de l’offense. Les Natus ne sont pas une bêtise, ils sont une nouvelle famille. Et je crois que je n’ai pas besoin de le dire pour que vous le sachiez. Et en parlant d’affection, comment … vont… Paresok et… Idène ? » Il tourna la tête vers Vida.

Anelyn aurait voulu se dissimuler derrière son rôle de Batailleuse et s’en tenir aux faits. Raide, solide, inébranlable. Les nouvelles tomberaient comme un couperet. Sheppard était fort, il survivrait aux nouvelles, même mauvaises. Seulement, ce n’était plus qu’un colonel reconnu en Magna mais également l’ami de son Premier. Tout avait changé et elle était au coeur d’un drame qu’elle n’aurait pas voulu intégrer. Le courage d’un Natus changeait tout cela.

« Idène retourne parmi les siens. Ses jambes ne la portent plus mais vos médicastres sont de grands conseils. Leur confiance fait preuve de meilleures augures pour son avenir. »
Elle eut un sourire.
« Vous l’avez sauvé. Les Natus vont prendre soin d’elle et sa grande personnalité fera le reste. »
C’est là que ça se corsait.

Était-elle tétraplégique ? Mais la suite des propos de Vida, montrait que non, elle devait se reposer avec le temps et surtout les soins lui permettront de marcher à nouveau, même s’il avait un doute soudainement… et il allait lui demander la confirmation ou son contraire quand une vague de soulagement un peu vicieuse le prit. Il s’adossa à son dossier quelques instants savourant la vérité de sa vie. Il avait eu pourtant l’impression de l’avoir projeté dans la mort… Idène vivante, c'était quand même … inespéré et il eut un rictus sincère de contentement, celui qu’on voit sur quelqu’un de véritablement heureux. Oui, il était heureux qu’elle ne soit pas morte empalée… cette image le tourmentait encore dans ses songes. Idène sans souplesse serait une étrange vision, mais qu’importe tant qu’elle vit et il n’avait aucun doute que son caractère la pousse à combattre farouchement et ne pas se laisser aller à la dépression ou même à la facilité, certes humaine, de la tristesse.
Sur le coup, il désirait la voir…Il prit à cet instant la décision de se rendre en magna.
« J’aimerai lui rendre visite sur magna si cela est possible… »
L’émotion sur le visage du convalescent rassura Vida sur l’idée qu’elle s’était faite de toute cette histoire. Les membres du CODIR avec qui elle avait dû traiter de l’affaire avait déjà été rassurant mais c’était autre chose que d’avoir cette confirmation sur l’expression non-verbale du concerné. Elle demeurait neutre, gardant néanmoins un sourire encourageant, alors qu’elle répondait doucement :
« Je prendrai les dispositions pour qu’elle vous revienne à visite ici-lieu. » Elle fit une pause avant d’ajouter : « Mais pas en Magna, pas pour le moment. »
« Bien, ici ou magna, cela me va. Je lui écrirai un mot. » A dire vrai, qu’elle revienne ici sur Atlantis ou sur magna, cela avait l’importance qu’on voulait lui donner. Il désirait se rendre à magna, pour faciliter les choses du côté d’Idène et de voir d’autre Natus par la même occasion. Mais à cet instant tout ce qu’il l’incombait était de la savoir en vie et de pouvoir la revoir véritablement.

« Y a t’il un problème sur Magna ? »
« Sheppard. » fit-elle avec compassion. « Nous avons toujours beaucoup à apprendre les uns des autres. Vous vous êtes mêlé avec une Natus et avez partagé son lien. Même si ce n’est consacré, il est de l’homme des devoirs envers son lien et inversement. »
Elle hocha la tête avant de poursuivre.
« Vous étiez le deuxième d’Idène Delongeale. La rupture s’est faite avant la Guerre. Mais cela ne vous préserve pas de ces devoirs moraux. Les deux duellistes ont témoigné vous avoir vu choisir votre vie et délaisser Idène à la mort. Ce faisant, vous avez couvert Paresok Otakins de déshonneur. Il n’était pas auprès d’elle pour la protéger comme tout aimant se doit. »
Anelyn savait combien ça avait été difficile pour lui. Elle ne comprenait pas tout du mal qui l’avait frappé mais le CODIR avait été tout aussi convainquant que pédagogue.
« Il n’y a nul jugement à votre encontre, nul devoir de répondre à quelconque griefs. Vous êtes libre et affranchi de nos lois tant que vous demeurez en-dehors de la Magna. Vos maîtres, d’ailleurs, font force de preuves et discours qui vous innocentent. Mais il est des lois en Magna qui ne se contournent pas. »
La Batailleuse soupira.
« Le Meneur Paresok exulte de haine à votre égard pour cet abandon. Il restaurera son honneur par les armes si vous allez en Magna. J’ai requis de par vos proches que vous n’y alliez pas jusqu’à ce que je ramène cet homme à la raison. Sa colère l’aveugle. »

John ouvrit la bouche étonné et complétement dégouté à la fois…Il la referma aussitôt avant de se faire craquer les doigts de mécontentement, il retenu un flot de parole trop sanguin pour franchir ses lèvres. Mais il n’en pensait pas moins. Qui était ses deux petites emmerdeuses qui se permettaient de juger et de remettre en causes des choix qui les dépassaient ? Même si Vida prétendait qu’il n’avait pas de jugement là-dessous, il en avait sinon, il serait autorisé à se rendre sur magna… Et s’était quoi cette règle ? Idène était capable de se protéger seule, elle n’avait besoin de personne, c’était une femme libre et indépendante, dû moins, c’est comme ça qui le voyait, mais les Natus avaient encore des principes moraux proches d’un temps ancien. Mais que les terriens avaient aussi. Mais la question et le problème n’était pas là. On lui reprochait de n’avoir pas préféré se donner à la reine, pour sauver Idène qui serait morte définitivement. Car la reine n’aurait pas tenue parole. Un avant-goût d’humiliation et d’injustice le traversa. Il avait attaqué la reine, il ne pouvait se sacrifier pour une vie et condamné les autres… et avait-il toute sa tête à cet instant ? Non, il était parasité et il les remontées des sauvageries et de haine remontait en lui comme des aigreurs d’estomacs. Oui, il n’était plus humain… Il aurait du resté dans les lignes arrières. Mais Idène serait morte aussi. Avait-il un bon choix ? Non surement pas, pas avec les Wraiths. Il n’avait pas de bon choix, mais il en avait fait un et il devait l’assumer. Il avait choisit de se battre et non de rester en arrière. Il avait déjà prédit sa propre fin.

Il soupira expira pour ne pas s’emporter, cela était difficile… surtout quand Vida, lui avoua pour Paresok, cela lui lança un coup terrible au cœur. Un coup si douloureux, il mit machinalement la main contre sa poitrine. Alors même lui ? Mais finalement, sur qui pouvait-il compter dans ce bas monde ou galaxie ? La paranoïa remonta en pic, tellement fort, qu’il serra la mâchoire à se faire péter les couronnes.

« Paresok… aussi ? » Il avait dit ça en regardant le plafond abasourdi. Et sans prévenir, il se leva de son lit dans un mouvement brusque, envoyant valser tout ce qu’il avait sur le mobilier, soit la console, le drap et le coussin dans son mouvement sauvage. Il marcha d’un pas, vers la fenêtre adossant la tête contre la paroi de la vitre, frappant de sa paume le verre. La fraîcheur de la vitre ne lui faisait ni bien ni mal. Bon, il était habillé d’un pyjama blanc d’hôpital en deux pièces. Il soupira pour calmer sa fureur, sa vexation et surtout son sentiment d’injustice. Cela était affreusement douloureux. Il ne s’y attendait pas et ne comprenait pas pourquoi… Il ne savait pas quoi faire et il avait mal à la tête, les sirènes recommençaient à chanter, il avait envie de se laisser tenter par la colère mais il ne devait pas le faire. cela était si dure de lutter, de lutter contre soit même. Aurait il la paix ? Non… Il devait parler avec son ami, car tout cela était incroyablement stupéfiant et il réagissait à chaud, la colère légitime était là. Mais il avait besoin de prendre du recul pour voir au delà de son incompréhension… Oui et faire taire les chants des sirènes démoniaques… Il soupira fermant les yeux. Encore un sujet pour ce bon vieux Sidney qui n’avait pas fini avec lui. John se sentait fou et perdu. Il ne pouvait pas “bien” réagir, on venait de lui dire que son frère d’arme, cet homme qu’il estimait au plus haut point et surtout qu’il aimait d’une belle amitié fraternelle, le haïssait maintenant… John a toujours été un sentimentalisme, il a toujours trop donnée et il souffrait toujours… Il était incapable de se blindé sur ce point, comme un enfant. A cet instant, il ne savait pas quoi pensé et il avait l’obligation de ne pas se laisser aller devant Vida. Mais il resta contre la vitre, pour attendre, que la colère et la tristesse passe, que l’ouragan s'arrête. S’il ne tenait pas véritablement à Paresok et à la Magna, jamais il n’aurait réagis ainsi… même si la paranoïa lui chantait encore et encore le même refrain.

La Batailleuse n’avait pas été surprise par cette réaction. Le docteur de l’esprit lui avait bien dit que cela risquait de le déstabiliser davantage mais il n’était pas possible de laisser ce problème couver plus longtemps. Sheppard devait savoir. Maintenant que le colonel était debout, la jeune femme se redressa et cala parfaitement son tricorne sur sa tête, assurant sa queue de cheval pour une présentation sans défaut. Ce geste lui permettait aussi de gagner un peu de temps pour agencer ses propos. Elle évitait aussi de faire une cible trop facile en restant assise.

« Comme je l’ai dit : nous avons encore beaucoup à apprendre les uns des autres. » Remarqua-t-elle doucement. « Je prie les Trois que votre chagrin se tarisse rapidement et vous rappelle à meilleur jugement. Votre frère est tout aussi attaché que vous. Cette haine est illusoire. »

La jeune femme le regarda de dos. Il donnait l’air d’un grand malade et, en Magna, bien des hommes auraient été là pour veiller à ce qu’il leur revienne. Quand ce n’était pas le cas, il n’y avait plus de place pour un être à la raison défaillante. Soit la famille s’en occupait, soit il rejoignait les Trois après un cérémonie honorable. Si la Magna était composé d’un peuple fort, c’est parce que les faibles disparaissaient à un moment ou un autre.
Anelyn avait le coeur qui pinçait à l’idée que la faiblesse ai frappé ce personnage. Mais pour l’avoir côtoyé lors de la Première Guerre, elle savait qu’il avait les capacités de revenir.

« N’avez-vous jamais tempesté à tort ? »

La tête toujours comme la vitre, John essayait de tempérer tout cela. Il n’était pas du genre sanguin… il l’était moins avec l’âge, mais la souffrance était si violente qu’il ne pouvait que se tenir là. A essayer de comprendre ou même d’évacuer tout ça. Vida ne se rendait pas compte, que son esprit se laissait aller à la facilité de la paranoïa et cela était un combat des plus dure. Un nouveau combat contre soi-même et cette sensation de ne plus être l’homme d’avant, de perdre confiance et tout simplement d’être un étranger à sa propre intimité. Personne ne pouvait comprendre son dilemme et il se sentait profondément seul. Cette annonce, avait amplifié la chose, il devait reconnaître que Paresok avait prit de la place dans sa vie et il avait une importance incroyable, il se rendait compte que son amitié avec le meneur Natus était une réalité. Une réalité avec un grand “A”, d’une amitié à laquelle il ne s’envisageait aucune perte.

Il laissa quelques minutes de silence, un silence affreux qui ne le fit pas souffrir, il avait besoin de donner un coup à son démon intérieur. Pour revenir et essayer de faire bonne figure. Il était fier quand même, il avait du mal à ravaler sa faiblesse et de se laisser aller tout simplement. T à cet instant, il se mortifiait de honte, d’avoir réagi tout simplement ainsi. Il avait ce besoin de combattre et il a toujours combattue, qu’importe ses états. Et il était hors de question d’être à nouveau en dépression.

Il ravala sa salive et se tourna vers Vida, s’adossant au mur, son corps lui paraissait lourd et à la fois, il avait envie de courir pour évacuer tout ça. Son regard était à nouveau neutre et celui du John qu’on connaissait habituellement. Pas besoin de s’excuser, il n’avait pas à le faire il était encore chamboulé de tout ça et l’esprit est la pire des armes.
« Si. J’aimerais le rencontrer en terrain neutre pour qu’on s’explique. Cela ne peut pas durer. Paresok n’est pas qu’une représentation d’un frère d’arme entre deux soldats, mais aussi le frère que je n’ai jamais eu et je ne tiens pas à le perdre. » pas lui en tout cas.

« Dans ce cas, ne laissez pas la fierté vous entraver et écrivez lui. L’effort de vos mots manuscrits en sera plus perceptible qu’une simple messagère. Donnez-lui ce lieu. Un Natus ne peut pas refuser une main tendue, comme la vôtre, ce serait une conduite honteuse. »

John hocha la tête et marcha vers la table de nuit et le carton d’affaire qu’on lui avait constitué… il tira un bloc note aux allures étranges, constellé de paillette avec au dos écrit « Je l’avais acheté pour Nelly, mais bon, je me suis dit que tu avais besoin d’un peu de virilité ! Bisous sur ton petit cul poilu … Isia »… Il se mit à rire bêtement en lisant ce message complètement loufoque de la seule personne dans cette cité à être véritablement taré…Et à côté il avait un paquet de fraise tagada… avec un message aussi loufoque « Je suis certain que la véritable viendra te rendre visite, mais pour combler le manque en voici pleins d’autres ! Alexandrounette ! »… Et sur plusieurs autres objets il avait des choses marqués tout aussi tiré par les cheveux et il était tenté de les lires toutes mais il avisa ça pour plus tard. Bon, il prit le bloc note, avec le papier rose… Et il chercha un stylo, il devait bien en avoir un… et c’était le pompon avec un stylo en forme de licorne… et s’était signé « I&A ». Les deux avaient dû faire une bien étrange commande dans le passé pour avoir des blocs notes format A4 paillette et des stylos licorne… Franchement et ça, c’est des responsables ? Il faut avoir des cases en moins pour diriger… Et il devait avoir aussi des messages sympas d’Erin dans le lot, voir même soyons fou de Richard qui se serait fait convaincre par ses deux coéquipiers barrés… Cela était un peu flippant, était-il lui aussi un peu trop bercé au près d’un mur en marbre ? Peut-être, la folie est après tout une bonne vertus quand elle est pas maladive… Enfin, il était le seul adulte ! Bravo ! En plus, il était certain que Nelly allait avoir un paquet un jour avec ça. À moins que ça soit pour la récompenser ? Il n’en savait rien, mais en tout cas, il avait écopé de tout cela. Et le mec qui s’occupait des commandes avait dû bien se marrer.

« Comment est perçu le rose chez les Natus ? » demanda t’il a Vida, avant de se rasseoir et de tirer la tablette vers lui… il regarda le stylo
licorne, qui avait au bout une chaîne avec une mini licorne qui galopait…Il l’agita amusé...

Vida l’avait suivi longuement du regard, plutôt curieuse. Elle se demandait ce que ces artifices de décorations apportaient. S’ils avaient une valeur culturelle, religieuse, ou tout simplement une fantaisie. Lorsqu’il posa la question, elle fût surprise et marqua un temps d’arrêt.
« Le rose ? » Fit Anelyn avec un petit sourire. « Nous l’employons en Magna pour faire connaître notre intention d’enfanter. Lorsque l’envie se fait pressante et que l’on souhaite que son partenaire soit plus actif, une offrande en rose est faite. »
John regarda son papier rose puis Vida, puis le papier… Il ne put s’empêcher de rire nerveusement… mais à la fois amusé... « Si j’écris sur ce papier il va croire que je souhaite un enfant… » dit-il en montrant le bloc.
« La logique Natus l’amènerait à penser que vous souhaitez l’enfanter contre nature. » Confirma Vida en se mordant la joue pour ne pas exploser de rire. « Cela peut faire une insulte bien sentie. Mais connaissant mon Premier, je l’entends déjà rire à pleine vocalise. »
Soudainement, John hésita à changer de papier… si le rire vient cela apaisera un peut sa colère… Il regarda Vida un rictus malicieux aux lèvres.
« Comme je vais lui déclarer ma flamme ça sera dans le ton. » dit-il avec humour. Bon, il le garde ce papier rose tant pis, il prend le risque, mais c’est une valeur qu’ils ont tout les deux de l’humour. Bref il trouvait qu’au final, cela ne dénaturait pas leur rapport d’amitié au contraire.
« Je ne vous ai pas félicité pour ce lien Vida. J’espère que vous en serez heureuse. »
Il ne lui demanda pas, comment elle vivait le fait que Paresok n’était pas homme d’une seule femme, cela ne le regardait pas et si elle avait accepté c’est qu’elle s’était faite à l’idée.
« Je ne veux point de vos bons sentiments. C’est un lien que je continue de refuser, mais pourtant, mon corps et mon coeur en appellent à lui. Et vous connaissez Paresok tout aussi bien que moi : un rude entêté qui abattrait un mur par son insistance... »
« Vous ne voulez pas beaucoup de chose ... » affirma John avec un rictus taquin. Il regarda son papier, ne sachant quoi écrire comme d'habitude… Il était mauvais à ce jeu là. Il aurait aimé savoir faire de beaux discours qui retranscrit son état et ses sentiments...Mais il en était pas capable, il trouvait toujours ça fade.
La jeune femme souria.
« Cela fait bien des cycles que je n’ai plus songé à ma personne. Du moins, jusqu’à ce que ce Meneur s’en occupe en me traînant de force en divers endroits. » Elle fixa le carnet et ajouta en changeant de sujet : « Paresok est guerrier comme vous. Non verbaliste. Cherchez le naturel plus que l’ombage, c’est un conseil. »

John la regardait quand elle parlait, il esquissa un rictus. « C’est agréable quand quelqu’un comble nos oublis. » Voilà qu’il en devenait sage. Il se mit à écrire, quelques phrases assez simples, au final, pas besoin de long discours… efficacité, il reste militaire après tout .


« Paresok,
Il est urgent que nous nous rencontrons, pour mettre au clair ce qui semble être un quiproquo culturel.
Il m’est intolérable de savoir que tu veux me découper en rondelles, alors que je n’ai qu’une envie c’est de boire de ton infâme boisson similaire à du coca de cactus ! Tout en rigolant de cette guerre.
John
»

Il se relisa et tendit la lettre après l’avoir pliée soigneusement. Puis regarda le stylo… puis Vida. « Cet animal vous évoque quoi en tant que Natus ? »

La jeune femme receptionna le pli et le passa sous sa veste. Elle le donnerait au Meneur dés qu’elle le verrait, elle se le promettait intérieurement. Elle s’apprétait à le quitter après l’avoir salué et encouragé lorsqu’il eut une question des plus étranges. Anelyn considéra la décoration en question puis haussa des épaules avant de dire :
« Pour l’heure, je me questionne surtout sur l’utilité de cette effigie. J’espère qu’elle ne nourrit pas votre affliction. »
« Aucune, c’est une babiole pour me faire rire. Et elle n'alimente que ma bonne humeur. C’est une licorne. » Il était simplement curieux de voir se que cela pouvait évoquer pour un Natus.
Anelyn demeura interdite, un sourcil arqué.
« Les Natus ne se sont jamais égayés d’effigies. Mais je présume que c’est l’interprétation qui compte. Cet animal existe-t-il chez...les “Terriens” ? » Fit-elle avec un début de malice. « Cette créature se pêche-t-elle ? »
John eut un rictus amusé, elle avait bien reprit le bon mot. Il était évident qu’elle était très maline. « C’est un animal de légende » Pêcher une licorne lui semblait très drôle sur le coup. Il la fit tourner « Elle n’a pas de nageoires. Donc non. »
« Je vous sais propriétaire de bien des gravures illustrées. Pourquoi ne pas nous les présenter un jour, en dinant en Magna, lorsque vous aurez ramené Paresok à la raison. Je suis convaincue qu’Idène et lui seraient des plus heureux d’entendre vos contes de légende. »
L’idée lui plu, bien plus qu’il ne l’aurait cru, cela était une manière de faire partager un peu de sa culture avec des amis issus d'ailleurs. « Pourquoi pas.. »
« Dans ce cas, reposez-vous et nourrissez vous de ce projet. » Conseilla-t-elle.
Anelyn le salua poliment et gagna la sortie.
« Je gage de la bonne réception de votre message. Je vous ferai parvenir le retour urgemment. Mais revenez-nous en forme, Atlante. Vous ne méritez pas la perdition de votre esprit. »
John hocha la tête, non personne ne le méritait et il faudrait travailler dessus, pour ne pas être tout simplement fou. A cet instant, il désirait qu’une chose, redevenir mentalement l’homme qui est était. Et non plus, cet homme empreint de paranoïa destructive. Et cela, il s'employerait à réussir, sinon… sinon il ne voulait pas envisager cette conséquence. L’échec ne lui était pas permis.
Après un dernier salut, Anelyn Vida le quitta et le silence revint dans la chambre.




co écrit avec Steven
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Le réveil de John n'était pas sans douleur et il avait tout à réapprendre, donc notamment se faire aimer et qu'il n'était plus seul !




La rencontre n’aurait pas lieu à l’infirmerie.
Le colonel se fichait de savoir si son équivalent penserait qu’il le snobait. Mais de son côté, il savait que ce serait désagréable, voir humiliant, d’avoir cette visite en étant alité. Caldwell debout, Sheppard couché, s’en était presque dérangeant. Après avoir quitté une nouvelle réunion avec le CODIR et le docteur Sidney, le sujet ayant été principalement axé sur le devenir du colonel Sheppard, le gradé parti en direction de la cafétéria pour prendre un café.
Ce n’était pas habituel chez lui. Le travail primait, il ne restait rarement pour dépenser du temps à regarder le paysage ou la beauté éternelle de cet endroit. Mais il ferait une exception.

Non seulement il allait traiter du débriefing. Mais en plus, il se chargeait d’annoncer qu’on le mettait au vert quelques temps. Il allait occuper sa place pendant quelques semaines pour le remplacer le temps de ces vacances qui s’organiseraient obligatoirement sur Terre. Steven soupira en chemin, sur cette constatation. C’était ironique de voir à quel point il s’était cassé les dents en tentant de l'évincer pour prendre sa place autrefois. Et maintenant qu’il se contentait de sa place sur le Dédale, espérant rester en activité encore deux ou trois ans de plus malgré son âge, il faisait plus fréquemment des remplacements.
Par chance, il était déjà rodé à cet exercice et il pouvait compter sur la participation du Major Frei pour le seconder.

En se rendant sur le balcon extérieur, profitant du temps ensoleillé, Steven se cala sur la balustrade pour observer l’immensité de l’océan et la cité qui trônait sur celui-ci de manière souveraine. Il était emporté dans ses pensées, profitant de l’air marin, quand il entendit, ou plutôt senti, le colonel Sheppard s’approcher. Avec les différents saluts et expressions de contentement des militaires qui se restauraient, bien heureux de le voir debout, ce n’était pas difficile de le voir arriver. Caldwell attendit qu’il ait terminé de saluer ses hommes et qu’il le rejoigne à ce lieu de rendez-vous. Le gradé avait fait passer la consigne de les laisser tranquille dans cet endroit, qu’il n’y ai pas de regards indiscret ou de visiteurs surprise.
« Colonel Sheppard. » le salua-t-il poliment en lui tendant la tasse de café qui n’avait pas été entamée. « Vous manquiez aux soldats. »


Deux semaines seulement après son réveil, il avait rendez-vous avec son homologue du Dédale. Cela allait devenir une habitude de se voir après chaque guerre. John ne se faisait aucune illusion, c’était à Caldwell de lui parler des évènements qu’il avait loupé dans l’autre plan et aussi de savoir ce qu’il allait advenir. Les médecins avaient été clairs, il avait besoin de repos et surtout qu’un suivi psychologique assez assidu. Même si l’homme était fort, il avait vécu quelque chose de suffisamment important, pour que ça ne se règle pas en trois coups de cuillères. Sidney faisait du bon travail, il devait bien le reconnaître et déjà, il avait de plus grande facilité à combattre son démon intérieur. Et il avait pu sortir de l’infirmerie, pour se consacrer à un repos d’âme bien mérité. Il en avait profité pour organiser ses vacances sur terre, vacances qu’il allaient faire avec sa compagne, qui avait aussi besoin de se ressourcer.

John avait dû mettre de côté sa frustration, de vouloir savoir les états de la guerre. On l’avait épargné de tous les sujets et cela l’avait agacé. Mais c'était pour son bien et il comprenait. Ce matin-là, il quitta donc ses quartiers après avoir pris une longue douche chaude pour enfiler son uniforme. Natasha était partie travailler bien plus tôt et il était content d’avoir une femme aussi forte qu’elle. Elle l’aidait bien durant sa convalescence et elle se battait aussi, contre ses nuits agitées suites aux éléments traumatisants qu’elle avait pu voir. Elle était forte et il avait hâte de passer des vacances comme deux personnes parfaitement normales et amoureuses. Retrouvé un peu de routine sur terre, une routine d’un couple qui partait simplement en vacances, oubliant les soucis de morphéas, geniis et wraiths pendant deux semaines.

C’est l’esprit calme, qu’il rejoignit la cafétéria, sur le chemin, il fut arrêté pas bon nombre de militaires qui se pressaient, pour lui demander des nouvelles et lui prouver des marques de soutien. Cela perturba John intérieurement et cela confirmait qu’il n’avait jamais été seul, qu’il avait de braves hommes et femmes sous ses ordres. Et que seulement un faible pourcentage gâchait cette belle famille qui est l’armée. Il avait le sourire aux lèvres et prit quelques minutes pour chacun. Et ce fut le même accueil quand il franchit le seuil de la cafétéria. On aurait dit une star de cinéma et cela le mettait mal à l’aise d’être source de toute cette attention. Après quelques salut et remerciement, John arriva vers le colonel en mettant dans sa poche, un pli de lettre que lui avait donné un militaire, des lettres de soutien de ses soldats. Il les lirait après sans fautes.

« Colonel Caldwell. » répondit John avec un simple rictus comme il faisait toujours. Cet homme n’était pas son grand copain et il ne le serait jamais, mais une entente cordiale demeurait entre eux et cela lui convenait bien. Il se demandait en toute franchise, si ces remplacements saisonniers satisfaisait cet homme qui avait cherché à l’évincer avec force. Pour sa part, John savait sa place acquise et que Steven ne le menaçait plus. Et il était au final, assez content qu’un homme puisse prendre sa place, même si Karola pouvait le faire. Cela donnait une certaine stabilité et des échanges plus fluides entre la cage de fer volante et la cité. John saisit la tasse de café chaude en le remerciant, avant de poser celle-ci sur le rebord du balcon et admirer la vue sur l’océan. Il avait envie de voler et peut-être qu’il irait demander une faveur à Lorne sur ce sujet.

« Et ils me manquent aussi. » avoua t’il doucement, avant de tourner la tête vers son aîné. « Combien avons-nous eu de
morts ?
» il commençait directement dans le vif du sujet, avec une question qui lui brûlait les lèvres depuis longtemps.

« Pour l’instant, cent quarante sept. » Annonça le colonel de but en blanc.
Il savait que la question perturbait son homologue depuis son éveil. Lui aussi aurait été dérangé d’être tenu à l’écart du compte. « Et deux fois plus de blessés. »

Le gradé s’accouda à la balustrade et fit son rapport calmement, en regardant l’horizon. C’était une réalité de l’après-guerre, Sheppard ne pouvait rien y faire, il ne changerait pas ce massacre qui découlait d’une offensive d’une telle ampleur.

« Il ne reste plus qu’un tiers de nos effectifs en activité. Parmi les blessés, certains ne survivront pas aux prochaines semaines, d’autres repartiront sur le Dédale pour être démobilisés. Ils seront peu nombreux à réintégrer les rangs. »

Il fit une pause avant d’ajouter.

« Le SGC prépare déjà un renfort massif de troupes. Les premières mutations se feront dans la semaine. Ils ont envoyé l’Athéna à marche forcée. »

Les nouvelles étaient assez difficile à encaisser. Ils avaient perdu beaucoup d’hommes et de femmes, et ce chiffre allait augmenter les prochains jours. Outre les morts, il y avait surtout le nombre de soldats qui ne remettrons plus les pieds sur Atlantis. Mais, dans un sens à quoi s’attendait-il ? Les guerres sans perte ne sont que dans les films. John soupira, se passant une main sur le visage, des hommes et des femmes qu’il voyait tous les jours et qu’il connaissait. Car oui, John était suffisamment proche de ses hommes, pour connaître des noms et prénoms. Après dans le lot il avait aussi ceux du Dédale. C’est le prix de la liberté.
« Cela comporte les pertes humaines Atlantes et du Dédale ? Concernant les Natus et les Tairis ? »

Caldwell confirma d’un signe de tête. Il s’était tourné de trois quart pour observer la réaction de son homologue et poursuivait calmement son rapport.

« Seulement 24% du corps expéditionnaire a survécu. Ils se sont répartis entre la nouvelle base du Boc et leur fortin du continent. Les blessés les plus graves sont traités ici. D’après les informations, les tigres s’en sont un peu mieux sortis mais plusieurs de leurs grandes figures ont péri durant la guerre. »
Il marqua un silence avant de conclure.
« Personne n’en est ressorti indemne. Mais ce résultat aurait été beaucoup plus tragique si votre second n’avait pas assuré efficacement la relève. C’était un bon choix Sheppard. »

John encaissa une nouvelle fois 24%... même s’ils avaient vaincu, le prix de l’addition était sacrément salé. Il émit un soupir, prenant un peu de temps, pour prendre réellement conscience des maigres survivants de cette affreuse guerre. Etre attaquant avait été plus tragique que défenseur. Pas besoin de parler ou même de commenter ce genre d’information, cela était énorme et affreux. Mais encore une fois, la guerre sans mort c’est comme une utopie. Il déglutit une énième fois, silencieux quand son homologue lui annonçait son bon choix de second. Pedge avait réussi à éviter bien pire. Il était content de cette nouvelle, elle avait assuré les arrières correctement et cela n’était pas aisé de placer second une jeune femme tout juste lieutenant qui avait encore beaucoup à prouver. Il aurait mit d’habitude Frei, mais celle-ci était resté sur place pour un autre but. Maintenant, Allen avait montré ce dont elle était capable, elle était un véritable officier dans la cours des grands. il l’avait pressenti à plusieurs reprises dans les missions faites avec elle et plus particulièrement quand ils avaient combattue durant Magna et cela s’était confirmer à 100% dans la découverte des morphéas.

« Comment elle a été ? » Il voulait un avis d’un vieux loup de mer et des actions marquantes et difficiles. Pour se faire une idée du commandement d’une “Allen”. John avait d’autre desseins pour elle, voyant certains éléments périclités et surtout qu’il était temps de renforcer les équipes Atlantes, de faire une nouvelle sélection suite aux pertes, pour qu’ils soient mieux préparer à ce genre de guerre qui leur aurait coûté beaucoup. En deux semaines, il avait eu le temps de penser à beaucoup de chose, sur son avenir, sur ce qu’il comptait faire maintenant et surtout de prendre du recul sur deux guerres éprouvante. John avait constaté que personnes n’était préparer à ça et il fallait renforcer les militaires pour qu’ils ne vivent plus avec les acquis de la terre, mais ceux de pégase.

« Professionnelle. Un peu trop téméraire, comme vous. J’ai demandé à ce que sa promotion s’assortisse d’une formation continue. Allen a démontré un potentiel remarquable au vu des épreuves qui se sont présentés peu de temps après votre...disparition. Il lui faut un entraînement adéquat et ce sera un officier de grande valeur, je n’ai que peu de doutes sur le sujet. »

John hocha la tête, ne relevant pas vocalement la pique sur sa témérité. Il ne dit rien de plus pendant quelques secondes avant de croiser le regard du colonel.
« Et quelle genre de formation ? »
« Vous conviendrez qu’un soldat de terrain qui devient officier peut perdre de vue les obligations de notre “monde”. Il serait opportun de veiller à ce qu’Allen agisse plus en capitaine qu’en commando.. »
Le colonel Caldwell en avait très peu parlé au CODIR, ce soldat était sous l’égide de Sheppard et c’est lui qui déciderait des projets qu’il le concernait. En fin de compte, Caldwell ne faisait qu’une proposition même si le ton employé semblait prétendre un décision définitive.
« Connaissez-vous le capitaine Calahan ? »

Sur le premier point John était d’accord, trop peu de soldats étaient préparés au monde des officiers quand ils étaient issus des rangs. Par contre, il ouvrit de grand yeux quand Caldwell parla de Calahan. « Oui et pas en bien. Même si je dois reconnaître que malgré ses méthodes douteuses, il apporte de très bon élément. » il devait au moins reconnaître ce mérite à cet homme. Il ne l’avait pas voulu sur la cité à cause de son manque d'humanité et puis soyons clair ses méthodes étaient pas du tout en accord avec les siennes. mais cet homme était là…. Il le trouvait dangereux et c’était de la torture moderne ses entraînements. John, ne voulait pas réagir à chaud, car de base, il dirait “non” sans réfléchir plus. Mais, ce n’était pas la bonne méthode. Il devait peser le pour et le contre des futures arguments de Steven. Et surtout, pour ne pas dire malheureusement, Calahan avait de bons résultats (mais des pertes trop importantes aux goûts de John) mais qui serait en adéquation avec une “remise en forme pégasienne” suite à cette guerre extrêmement difficile, bien plus que ce qu’on peut trouver sur terre.

« Cet officier est votre antithèse. Il n’est pas là pour se faire aimer. » Répondit Steven sans vraiment prendre de gants. « Et malgré ses méthodes plus que discutables, il n’y a rien à redire de la qualité des militaires qui sortent de son instruction. Si vous pensez qu’Allen peut le supporter, je vous laisse deviner le gain d’expérience qu’elle pourrait en retirer pour l’exercice de sa fonction... »

John lui lança un regard noir, il ne pouvait pas s’empêcher de faire une pique gratuite celui-là. Il ravala une phrase bien sortie des oursins, du genre « bah oui, je suis là de base pour être aimé, c’est mon seul but, on repassera sur les qualités d’officier ». Mais, cela ne serait pas constructif mais alors pas du tout. Et cela allait même faire plaisir à ce vieux chameau.
« Merci de la proposition, j’y réfléchirai. » fit John sans état d’âme, il ne devait pas prendre de décision sur le sort d’Allen immédiatement, puisqu’il choisirait de la mener à la gloire ou à l’abattoir. Et il avait une part de risque là-dedans. Surtout qu’Allen était un très bon élément. Enfin bon, quelques jours après, John donnerait sa validation pour qu’Allen suive un entraîne sauce Calahan, dans le but évident de faire d’elle quelqu’un de plus performant et de plus efficace. Une marque de confiance et aussi un risque sur ce potentiel que tout le monde avait senti. John enverrait par la suite plusieurs autres officiers pour les perfectionner, comme Jacobs qui a brillamment réussit à commander la ZA.
« Avez-vous d’autres mauvaises nouvelles à m’annoncer ? »

Steven acquiesça.
« Hamilton et Eversman se sont rendus coupable de rébellion en temps de guerre. Ils ont délibérément compromis l’alliance que vous avez construite avec les clones. Allen a pu résoudre l’incident de peu. »
L’officier soupira.
« Vous êtes trop tendre, Sheppard. Vous avez laissé trop de libertés à ces anarchistes. J’ai procédé à leur comparution la semaine dernière mais ça ne s’arrête pas là. Je suis chargé de recueillir votre rapport qui légitime le maintien de ces hommes à leur poste avant l’engagement. La raison pour laquelle vous les avez gardé. Les hautes sphères se posent des questions sur vos motivations. »

John regarda longuement Caldwell… ces deux imbéciles heureux avait fait quoi ? … les mots lui étaient comme interdit, comme impossible à entendre. Cela l'agacait au plus haut point. Hamilton, il l’avait toujours gérer car cet homme lui portait du respect, mais dès qu’il en avait pas ou plus il était ingérable … Et pourtant, dans son dossier psychologique ou même de guerre il avait toujours été aussi instable, il avait été prit ainsi… et il avait exploser. Quand à Matt cela était la déception de trop, l’énervement le gagna et le regret surtout. Il aurait dû lui donner un coup de pied, vers la porte dès le début, il en aurait été moins déçu. Franchement, il donnait des chances a des hommes et des femmes et on le prenait vraiment pour une endive jambon. Heureusement, qu’il en avait qui eux étaient redevables et qui ne décidaient pas de faire n’importe quoi… sinon, il aurait rendu sa casquette.

Bref, John soupira et il se rappela nettement du coup “pizza” dans un sens cela l’avait aidé à s’enfoncer dans sa démence. Et sans surprise caldwell lui faisait remarquer que s’était des conséquences qu’il devait prendre sur lui. Cette éternelle rengaine, des huiles qui s’irritent. cela le laissait franchement de se battre pour des personnes qui l’enfonce. il était temps, de penser aussi un peu à lui au lieu de s'échiner pour des cas désespérés.

« C’est un éternel débat. Il suffit de deux cas, pour qu’on se questionne. Ces personnes ont été embauchés par des responsables qui ont cru en leurs dossiers où ils ont été rudement sélectionné pour être sur cette cité. Ce n’est pas anodin, de prendre des personnalité pas toujours dociles et généralement elles font de grandes choses. Et dès qu’une de ces petites bombes exploses, les huiles se demande pourquoi, l'armée ne les a pas museler comme de bon chien de garde. Cela en devient ridicule. » John soupira une nouvelle fois. Ses motivations ? Cela en devenait pénible pour le colonel, mais s’était logique après tout. terriblement logique, il était responsable de ses deux hommes. Oui responsables de cette honte. Steven avait raison, il était trop tendr,e lui nommait ça humanité. Être humain était une force, mais comme toute force elle est aussi une faiblesse et on s’amusait de ça. John tourna la tête vers l’océan bleu et calme… “rébellion en temps de guerre” et périle d'alliance… Si ça ce n’était pas quelque chose...Allen avait du écopé de deux cas, deux cas, qu’elle aurait put éviter. Mais franchement, quelle déception et honte de voir ce genre de comportement, dans une armée qui est censée être une élite. Elle est où cette élite ? Elle n’y ait pas du tout à cet instant. Oui, il aurait dû comme ont dit… et avec des “si” on refait paris. John avait échoué avec ces deux soldats. Et l’échec était salé.

« Bien, nous ferons donc la liste de mes motivations et pourquoi j’ai gardé deux anarchistes sous mes ordres. » Il soupira une nouvelle fois, lasse. Matt allait lui coûter sa carrière finalement. et cela lui donna de fortes aigreurs d’estomacs, comme si toutes ses actions allaient passer sous la trappe à cause du “cas Matt” avec l’option “cas Hamilton”. Et sur le coup, il l’avait mauvaise, non pas envers Caldwell, qui faisait son boulot, mais envers ces deux hommes qui étaient au final que déceptions et ingratitudes.
« Je dois apporter ma signature de leur renvoie de l’armée, ou la vôtre à suffit ? » puisque bon là, il n’avait pas à tortiller, une faute grave aussi énorme ne demande aucun pardon et John se souvenait très bien que si les deux zozios avaient compromis l'alliance, il ne serait pas sympa. il en avait marre d’être sympa en fait.


Steven le fixait silencieusement, fermé, l’air glacial.
Son homologue n’était pas avare en paroles et ça dénotait un malaise qui devait dater. Seulement, Sheppard ne pouvait pas se le permettre. Il était à la tête des Forces Armées de l’expédition d’Atlantis, c’était une position singulière qui ne devait pas laisser paraître l’échec. Rien que le discours de l’officier en disgrâce ravivait les flammes de la rivalité qui les opposait.

Pour lui, Sheppard était tout simplement défaillant et il tentait de se défendre comme un garnement pris la main dans le sac. Il secoua négativement la tête, presque dépité.
« Il est pourtant logique que l’Etat-Major s’inquiète de votre manière de mener les hommes. C’est inutile de rappeler le nombre de fois que vous les avez couvert en lésant votre crédibilité. Vous l’avez fait une fois de trop. Il s’agit d’Atlantis, Sheppard, de sa sécurité ! »

Caldwell n’alla pas plus loin. Il mourrait d’envie de lui mettre sous le nez sa responsabilité et l’échec de sa politique de commandement. C’était bien le problème de deux écoles différentes. L’ancien et le nouveau temps. Steven espérait vraiment qu’Allen ne suivrait pas les pas de Sheppard.

Matt Eversman n’avait cessé de scander, lors de son entretien, la sincérité de son amitié pour le colonel. Et rien ne le rachetait. Aucun effort réaliste pour Sheppard qui était maintenant inquiété. A qui l’on demandait des explications à peine sorti de l’infirmerie.
« Étant donné votre état de convalescence, j’occupe désormais votre poste par intérim. Je me suis occupé de cette affaire. » L’informa-t-il platement. « C’est bien la raison pour laquelle je n’ambitionne plus votre place. Je perdrai mon temps à recadrer tous les hommes qui ont trop longuement profité de votre clémence et qui excellent par leur ingratitude. »

Inutile d’insister pour lui demander s’il en était heureux. Ce serait tout aussi sadique que puéril. Mais la réalité était là : Sheppard était un bon officier mais trop proche des hommes. Son indulgence avait permis les dérives. Des hommes comme Berkham en avaient profité de l’extérieur. Des hommes comme Hamilton et Eversman de l’intérieur. L’alliance avait failli être rompu par deux bidasses qui servaient depuis longtemps sous la responsabilité de cet homme. C’était grave, très grave. Surtout pour des hauts gradés qui se trouvaient sur l’autre galaxie et prenaient conscience de ces incidents au beau milieu d’une guerre. Il n’y a pas si longtemps encore, les séditieux étaient alignés contre les murs.

« Hamilton est renvoyé à la vie civile pour trahison. » Expliqua Caldwell. « Et Eversman perd son uniforme ainsi que son grade. Il va refaire ses classes sous l’égide de Calahan. Le moindre écart est éliminatoire. A l’issue, il ne pourra prétendre qu’à un poste de première classe...uniquement sous mon autorité. Il ne dépend plus de vous désormais. »

L’homme s’éloigna de quelques pas en longeant la rambarde. Mettant un peu de distance pour réduire la pression qu’il devait déjà appliquer inconsciemment. Il se faisait violence pour ne pas lui dire ses quatres vérités. Il se retenait véritablement.
« Vous avez de la chance d’avoir le CODIR parmis vos plus sincères amis. Et la chance qu’ils manient parfaitement l’outil politique. Ils ne vous le diront pas alors je me charge de vous transmettre le message en clair : cessez d’offrir à notre État-Major des raisons légitimes de vous remplacer. Vous avez encore beaucoup de choses à faire dans cette cité et des soldats bien plus honorables comptent sur votre présence. »

Vu leur échange de regard John se rappelait pourquoi, il n’aimait pas cet homme, il représentait tout ce qu’il détestait dans l’armée. La rigidité, l’ordre sans compréhension et surtout le besoin de taper les gens pour leur brisé et en faire des parfaits toutous. Et ce qui l’emmerdait là-dedans, s’était que des cas, comme Eversman et Hamilton, menait à mal sa manière de commander, le faire passer pour un incompétent et surtout, cela montrait qu’il était nécessaire de mettre une laisse à tout le monde. John n’avait jamais été en accord avec ça, ce genre de commandement était contre ses principes et pour son cas personnel, la liberté avait permis de le rendre excellent dans son corps de métier. Un peu de confiance et de liberté donne au gens plus d’opportunité mais aussi plus de courage. Quand il regardait ses hommes et ses femmes dans la cafétéria, beaucoup avait fait de grandes choses en mission, des soldats courageux, qui lui était redevable d’être plus ouvert et compréhensif. Mais, dans le lot, dans ce beau lot, il avait les profiteurs et les ingrats. Cela ne pardonne jamais et Matt avait poussé le bouchon déjà trop loin, John le savait mais il avait eu foi en cette tête de mule, il le savait capable de faire plus que d’être une honte sur patte avec le crâne mal rasé… Et il avait tout foutue en l’air. John l’avait en travers et il avait pris sa décision à cet instant. Mais voilà, cela faisait quelques temps, que John le trouva de plus en plus égoïste. En fait depuis la magna, pour être franc. Leur relation était dégradée et l’officier n’aimait pas ce qui se passait. Il avait fait comme d’habitude, il avait pris sur lui. Et puis, il avait commencé l’année 2018 avec des recadrages, Ford et Stones. Cela avait le mérite d’avoir été efficace. Il avait durci son commandement de manière plus subtile. En fait, il en avait marre qu’on le prenne pour un couillon. Trop bon trop con. Devait-il ressembler à Caldwell ? Ou le respect ne tenait que dans sa politique de foutre la frousse ? Non. Cela ne marchait pas toujours, Frei n’avait pas le respect de tous avec ses méthodes.

Ce qui était désagréable, s’était que Steven avait raisons et les actes se légitimait par sa seule et unique faute. John le savait, il avait des arguments, mais cela ne servait à rien. Il était en faute et son commandement, déjà aux antipodes des principes de l’armée allait être remis en cause et détruit par les actions de deux idiots. Oui, car il fallait être sacrément idiots, pour se rebeller en temps de guerre… Et lui il avait été couillon avec deux personne qui avait foutu en l’air sa confiance. Il soupira, pour calmer un peu son agacement, car il s’agaçait lui-même. Sa carrière était en jeu. En jeu pour deux troufions ! Mais le pompon était quand Caldwell lâcha sa petite pique sur sa place… oh mais excusez-moi monsieur, de ne laisser qu’un commandement de branlot ! John serra les dents, se demanda s’il devait laisser passer le sous-entendu ou bien non. Et puis merde.

« Vous m’en voyez ravie d’entendre que vous ne voulez plus ma place ... » Affirma t’il sans dire rien de plus, non pas par respect ou même par politesse, mais parce que la suite serait une vérité pour cet homme. Et cela allait être tout simplement un règlement de compte entre deux colonels qui ne se piffraient pas. Puisque John comptait lui dire clairement, que de toute manière Steven n’aurait jamais été sur Atlantis, pour une raison simple : sa rigidité, il est tout bonnement incapable de mener une guerre avec des indigènes de les gérer, c’est pour cela que le Dédale est 100% Américain, qu’il ne comporte que des enfants de l’oncle Sam, car une autre culture aurait menée à mal la zone de confort de cet homme qui aurait subi peut-être son premier échec. Il soupira, il était énervé mais se canalisait étrangement bien. Il restait droit sans bouger

Quand il entendu que Matt lui avait une « faveur », il se mit à rire jaune. En passa une main dans ses cheveux. Pourquoi ? Pourquoi garder matta près tout ça ? Et pourquoi Caldwell s’emmerdait à le prendre ? Finalement, il aime perdre du temps… Il secoua la tête tout en écoutant la suite. Encore une fois, les dirigeants lui sauvaient le cul. Preuve qu’il ne devait pas être si nul au final. Puisque John se sentait véritablement nul depuis quelques temps… Il se demandait où était parfois ça véritable place et s’il avait bien fait d’être responsable militaire d’une bande d’anarchistes en herbe.

« Pourquoi faites-vous ça Colonel ? Quelles sont les raisons de garder encore plus un élément qui en a déjà trop fait ? » Il regarda Caldwell sérieusement, ne se laissant pas tenter par la colère ou l’envie de l’agresser verbalement pour lui dire ce qu’il pense de de lui. Non, l’âge lui avait pris la sagesse et il ne voulait pas montrer que tout cela avait nourrie ses doutes et son travail. John était pour une fois moins expressif, peut être son regard plus froid comme pour se calquer avec le blizzard en face de lui… Il n’avait pas touché au café au passage. Et il en avait envie, par acte puérile surement, mais la raison était plus forte. De toute manière il ne voulait pas entrer dans le jeu de celui qui brise plus l’autre. Il perdrait, il avait trop d’humanité en lui et moins de bagout que son homologue, rôdé à la duretée depuis sa naissance. Et puis à quoi bon au final ? il ne l’appréciait pas, mais il avait du respect pour le « vieux chameau », qui ne faisait que son travail, comme l’armée lui a toujours montré, droit dans ses bottes. John était aussi un anarchiste au final. Son CV le montrait. L’ordre et le désordre s’affrontait et le désordre en avait sa claque d’être déçu. Il avait mal à la tête soudainement… les doutes … une belle alimentation pour son démon intérieur qui lui rappelait à quel point il n’était qu’un colonel en carton, qu’il devrait se retirer. Qu’il aurait dû mourir, au moins personne ne l’aurait fait chié sur sa carrière et sa manière de commandé un peu moins martiale. Et surtout il n’aurait pas eu l’affront de voir qu’il avait échoué avec deux idiots qui de toute manière avait besoin de retourner à la vie civile, l’armée n’était plus pour eux. Et elle n’avait sûrement jamais été faites pour eux. Enfin qu’importe, John chassa les chants de son démon, pour rester droit, non, il était à sa place ici, sinon pourquoi des gens le défendrait, ce n’était pas seulement par amitié. « Cessez d’offrir à notre État-Major des raisons légitimes de vous remplacer. Vous avez encore beaucoup de choses à faire dans cette cité et des soldats bien plus honorables comptent sur votre présence. » Et Steven avait raison, il devait cesser de se donner pour les autres.


« Pour envoyer un message à votre armée. » Répondit froidement Caldwell. « Le 1e juin, les forces militaire de la cité se rassembleront pour assister à la radiation officielle d’Eversman. Tous seront témoins de ce qu’il en coûte de se rebeller et de prendre les libertés que vous cautionnez. Soldats comme officiers. »
Le colonel n’avait pas élevé le ton mais il n’était pas tendre. Il n’était pas là pour l’être. Sheppard devait se douter qu’une manoeuvre de cette importance avait été ordonnée par l'État-Major du programme Porte des Étoiles. Caldwell devait probablement être à l’origine de cette idée.
« Il servira ensuite d’avertissement vivant. Je vais le mater, le faire marcher droit. En somme : faire ce que vous n’avez pas fait. Les soldats déviants qui prennent votre sympathie pour de la faiblesse vont rentrer dans le rang s‘ils ne veulent pas un aller simple pour la Terre. »

L’homme le fixait sans colère. Il avait toujours l’envie de le plier mais se contrôlait.
« Et ce message vous est aussi adressé. Prenez-le mal, prenez le bien, mais notez-le...avant que nos supérieurs ne s’en mêlent sérieusement. Aujourd’hui, je suis un messager. Je ne trouverai aucune satisfaction à devenir votre bourreau la prochaine fois. Nous nous comprenons ? »

John eut un petit rictus, du cynisme cela ne lui appartenait pas, il était en train de rire intérieurement jaune. Il avait envie de lui en mettre pleins la gueule de se soulager sachant qu’il aurait un mur en face. En réfléchissant bien, son armée à lui, était composé d’homme bien. Il avait quoi là-dedans comme pourrie ? 10% même pas ? Quelques cas d’anarchiste qui font la merde et comme toujours on ne parle que d’eux ? Comme dans les grèves, ce n’est qu’un faible pourcentage qui gueule.

« Et vous y arriverez sans aucun mal. Eversman a peur de vous. La peur fait plier les hommes. Mais cela ne sera qu’une illusion. Un jour, sa nature reviendra. Le jour, où vous serez chez vous en train de pêcher. » Il faisait allusion à sa retraite proche. Il savait très bien ce que tout cela engageait, le CODIR avait renforcé nettement Atlantis, le temps de Weir était trop laxiste et s’était n’importe quoi, même lui le reconnaissait. Il était temps à la dureté pour mater les personnalités étranges, mais dans ce cas, John n’en voulait plus, il fallait aller engueuler les RH qui envoyait ce genre de profil. Ce n’est pas une fois sur Atlantis qu’on doit leur dire « oh bah non » alors qu’ils ont les informations confidentielles. La sélection devait se faire bien avant.

« Mais ça aura le mérite de marcher sur les 5% de déviants de cette armée. » Quant au message John regarda de haut en bas avec un simple sourire calme sur les lèvres. « Je le prends. Et vous ne serez jamais mon bourreau Caldwell. Je suis assez grand pour l’être moi-même... »

« Il ne s’agit pas de peur mais d’autorité. » Répondit-il sur le même ton. « Et au lieu d’entamer un argumentaire inutile, prenez le recul nécessaire pour réfléchir sur la vôtre. »
« Si ça vous rassure de nommer cela ainsi. » Il n’aurait pas d’autorité avec Matt, mais juste de la peur, de la peur de la punition. Comme un chien qu’on dresse. c’est tout et quand le maître partira, le chien désira revenir au fondement de ses pulsions : creuser des trou dans le jardin. Caldwell ne pouvait s'empêcher d'attaquer John l'entendait bien. Était-il frustré de ne pas lui mettre la pile ? Il n’en savait rien, mais une grande lassitude prenait le colonel, qui avait le crâne qui tambourinait.

Il tourna la tête vers la mer, oui au final celui qui était capable de lui faire le plus de mal, était lui-même, l’illusion où il avait vécu était la preuve qu’il pouvait se détruire comme un grand.
« Je ne veux plus d’Eversman. Gardez le sur le Dédale comme vous en êtes l’unique responsable maintenant. Vous pourrez le faire pavaner sur la cité, mais il ne participera à aucune mission d‘exploration. » ces propos était d’une dureté incroyable. Il ne voulait plus de ce soldat dans les paysages d’Atlantis. Et cela était compréhensible, il ne voulait pas d’un homme qui avait menacé le déroulement d’une guerre et qui en plus s’était joué toute sa carrière de son soit disant ami et supérieur. John ne voulait plus avoir affaire à un homme aussi honteux et décevant. Il n’avait plus sa confiance et la trahison de guerre était quelque chose à laquelle il ne voulait plus. Quel honte… quelle honte d’avoir donné sa chance à pareil enflure. Il s’accouda à la barrière, se passant une main dans les cheveux… il avait fait confiance à un traître. Cela lui restait au travers de la gorge. Cela lui apprendre à être couillon et trop bon. Il tourna la tête vers son homologue.

« Je crains malheureusement que vous ne soyez plus en mesure de prendre ces décisions. Du moins, jusqu’à récupérer votre poste. »
« J’en conclu donc que nos supérieurs respectifs préfèrent le garder sur Atlantis. Soit. Je le retirais a ma prise de fonction des missions d’explorations. S’il survit à Calahan.» faire de la garde de porte allait lui faire le plus grand bien.
« S’il survit à Calahan. » Confirma le gradé. « Je vous remplace, ce n’est pas une destitution. Vous ferez ce que bon vous semble de ce soldat dès votre retour. »
« Oui. Je recevrais les rapports aujourd'hui concernant le reste ? Avez vous d’autres éléments à me faire passer ? »
« Les divers dossiers sont déjà en attente dans votre bureau. Le Major Frei se charge du plus anodin. Vous concernant, vous devez être informé qu’Eversman a fait l’objet d’une interdiction de vous approcher. Ainsi que l’officier Allen. En dehors du cadre professionnel. »
« Pourquoi l’interdiction pour Allen ? » John n’était pas au courant de toute l’histoire Matt/pedge. Il se demandait si ce n’était pas dû à sa rébellion mais quand même... Pour sa part, cela lui allait très bien, il n’aurait pas à ce soucier de Matt jusqu'à son retour et cela permettrait de prendre du recul sur cet homme.

Caldwell se retourna pour s’adosser contre la rambarde, les bras croisés.
« Eversman s’est introduit dans le carré des officiers de nuit, durant notre déploiement. J’avais ordonné une surveillance vidéo constante, une mesure de sécurité au vu des risques que faisait peser le Morphéa. »
Il le regarda.
« Ce brave soldat a toqué à la porte de votre capitaine dans le but de fraterniser “physiquement”. Une querelle s’est déclenché, la surveillance l’a suivi jusqu’à ses quartiers où le soldat Stones est venu le consoler. »
Caldwell avait le regard noir.
« Monsieur Eversman légitime cela par la haute probabilité de mourir au combat. C’était l’un des points du dossier de sa comparution. »

John qui était aussi dans cette position tourna la tête vers Steven avec un air surpris et la bouche entrouverte… de quoi ? Fraterniser ? Avec Allen ? mais il ne manquait pas d’ambition ce petit ! Bon au moins Allen ne succombait pas à ces charmes…heureusement ! Fraterniser la veille de la guerre franchement, il faut vraiment … bref… Il secoua la tête dépitée, avant de se prendre le revers de la balle dans le dos.
« Pardon ? Stones ? » Mais, elle n’était pas attirée par les femmes ? Stones même elle, elle fait n’importe quoi ! L’armée ce n’est pas meetic !! et on ne va pas dire qu’ils étaient en manque avec les civils…. Bordel mais … bref. Il mit une main sur son front.
« Il les aura toutes faites… c’est vraiment n’importe quoi... » et il parlait de conneries et non de femmes soyons clair. Il soupira secouant encore la tête dépitée. Cette excuse miteuse… la peur de mourir donc on s’envoie en l’air ? Mais franchement Matt… il avait vraiment des idées aussi lumineuse qu’un pigeon. Il ne voyait pas plus loin que le bout de son sexe.
« A t’il fait du harcelement sexuelle à la capitaine ? »
« Est-elle le genre de femme à se faire harceler ? » servit Caldwell en guise de réponse. « Les images de la vidéosurveillance sont assez tendancieuses. J’ai eu une discussion avec le capitaine à ce sujet. Votre soldat sait se faire respecter, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. »

John ne dit rien de plus sur ce sujet. Il n’était pas certain que le respect empêcher des gens malveillants d’abuser d’une autre personne. Il avait encore en tête les sévices de janvier 2017, où des soldates qui avaient l’air toute à fait solide et de grades différents se faisait violé sans vergogne et régulièrement. Mais tant mieux, si elle n’avait pas ce genre de problématique, elle en aurait une autre à cet instant. Celle de pourquoi, Matt c’est cru permit de lui demander un acte sexuel. Car bon, Allen était loin d’être une femme ouverte ou avenante sur ce sujet, plutôt gardienne de prison. Du moins, il la voyait comme tel. Il était sûrement bien naïf, mais il ne désirait pas connaître ce genre de facette de ses hommes. Avait-il quelque chose entre eux ? Peut-être et il espérait que cette relation soit définitivement finie, pour ne pas briser les ailes déjà bien déployées d’Allen. Il serait dommage qu’elle soit traînée vers le bas.

Il ne pouvait pas s’agir de vie privée puisqu’en situation de déploiement opérationnel. Eversman n’avait pas à s’introduire sur le pont des officiers, comme Allen n’avait pas à l’accueillir ouvertement. Pour lui, les deux soldats étaient condamnables de ces manquements en terme de fraternisation. Peu importe qu’ils aient ou non fait des galipettes, Caldwell s’en moquait, c’était la transgression qui lui déplaisait. D’autant plus que ce n’était pas la première fois qu’Allen était surprise dans ce type d’infraction sur le Dédale.

« Ces faits se sont déroulés sur mon bâtiment, mon terrain. J’ai pris soin de rappeler au capitaine combien il pouvait être préjudiciable à sa réputation et sa carrière de laisser cet homme l’approcher dans un contexte privé. Contrairement à Eversman, votre capitaine sait assumer ses torts et rectifier le tir. »
« Bien. Vous avez pris les mesures nécessaires. » Cela aurait emmerder sérieusement John de devoir voir Allen, pour lui faire la morale, sans savoir s’il avait eu vraiment fraternisation, en tout cas, cette relation avec le ranger était malsaine, tout comme lui avec Matt au final. La mesure d’évitement serait bénéfique pour les deux et surtout éviter qu’Allen se retrouve comme lui, un jour.
« Autre chose ? »
« Profitez de votre convalescence. Beaucoup de travail vous attendra au retour.. » Conseilla-t-il avant d’entamer son café. « L’apport important de recrues demandera un entraînement et une adaptation qu’il faudra surveiller. »

John ne pouvait qu’être d’accord, il ne fallait pas rater le coche avec les nouvelles recrues, surtout avec la guerre qui avait éliminé pas mal de monde. Et ça ne sera pas la dernière. John hocha la tête simplement, prenant son café à son tour, il était tiède. Son regard se perdit une nouvelle fois dans la mer en face de lui avec un petit sourire ironique sur les lèvres. Son mal de tête était fort et pourtant, il se sentait en paix à cet instant, alors qu’il avait bouillonner comme une mammite juste après. Il devait être fou, il en parlerait à Sidney. Son regard alla sur le colonel et il prit la parole d’un ton calme et serein.

« Quand j’étais dans cet étrange monde…celui où ma emmener le parasite. » machinalement il tapa sur sa joue là où s’était trouvé l'élément alien
« Vous y étiez. Une illusion comme toutes les autres. Vous étiez peut-être un peu plus fringuant, quelques rides en moins et une forme olympique. Vous me tenez le véritable discours qui doit vous brûler les lèvres à cet instant, saupoudrez de mauvaise foi et de méchanceté. On a fini par se mettre sur la figure comme deux chiffonniers.... » John secoua la tête, il pouffa un rire silencieux, comme si cela était un vieux souvenir grotesque. Dans un sens cela l’était parfaitement.
« Vous savez qui a gagné ? » Il le regarda, il désirait l’entendre répondre, même si ce n’était qu’un “je ne sais pas”. Qu’il joue le jeu pour une fois de sa vie.

Steven fronça les sourcils mais il gardait un air impassif en l’entendant expliquer son expérience. Est-ce que c’était une confidence ? Le colonel était bien le dernier en qui cet homme pouvait échanger sur son passif. Il n’avait pas l’intention de lui prêter son épaule pour pleurer, aussi rude que pouvait paraître cette prise de position.
« Peu importe. »
Il secoua la tête.
« Quel que soit l’avis que j’ai à votre sujet, même s’il est bien piètre, je ne suis pas de ce genre là. Nous avons tous deux nos devoirs et nos ordres. Nous continuerons de travailler ensemble malgré les différents qui nous opposent. »
L’homme marqua une pause avant de terminer.
« Cela dit, je prends votre description pour un compliment. »

John s’attendait à une réponse qui serait bien différente du « vous ou moi ». Steven devait se demander pourquoi, il lui racontait tout ça après tout. John lui-même n’était pas certain de la formulation pour faire passer la suite du message, mais cela lui apparaissait assez important, du moins une importance relative. Il ne comptait pas lui directement ce qu’il allait sous-entendre. Une question de rivalité après tout. Le colonel se crut obligé de continuer en avouant ce qu’ils savaient déjà : ils ne s’aimaient pas et n’avait pas d’avis très élevé de l’un et de l’autre. John ne voyait pas en quoi sa description pouvait être un compliment, puisqu’il en avait aucun, mais passons, là n’était pas le message. Il se contenta d’un petit sourire, comme une évidence face aux réponse de son homologue. Finalement, il commençait à le connaître à force de le côtoyer.

« Bien entendu. » affirma John sur le fait qu’ils continueront à bosser ensemble.
« Pour me répondre : aucun des deux. J’ai peut-être remporter la joute physique mais la mentale ce fut votre illusion. . » Nouvelle petite pause, il avait les coudes sur la rambarde regardant l’océan avant de reprendre : « Même si ce n’était que le délire d’un homme, cela m’a fait prendre conscience d’une chose. Un élément que vous confirmez aujourd’hui en vous retenant. Qu’il vaut mieux se faire passer pour un connard pour guider les autres dans le droit chemin, que de leur tenir avec bienveillance la main. » Il se redressa, qu'il le veuille ou non, il fallait des gens durs comme le marbre du même acabit de Caldwell pour équilibré les forces. Pour ça qu'après tout il avait pris un second bien moins souple que lui. Pour équilibrer le tout et avoir quelque chose d'homogène. Il ne ressentait aucune douleur à laisser Caldwell remettre un peu d'ordre et durcissant la sécurité qui ne baisserait pas quand il reprendrait son poste. John avait déjà pris une grande décision, quand il était revenu. Il en avait marre de donner et de se faire baffer en retour. La bienveillance serait là, mais il était fini le temps d'être pris pour l'endive. Et c'est triste à dire, si les hommes étaient moins opportunistes et malveillants, ce système marcherait sans sourire de quelques épines. Mais il fallait toujours mettre des semelles en fers, même entre adulte censé être une élite. Une élite qui n'avait rien à envier aux restes de la population que trop humaine et trop peu réfléchie. Au plus profond de lui, cela le rendait amer, tout cela le rendait emplis d'amertume. Mais, il ne pouvait plus s'entêter à vouloir son utopie. Le cas de Matt était l'ultime goutte d'eau qui avait fait déborder le vase Sheppard déjà bien trop rempli. Il n'était plus tout jeune et l'espoir était bien moins puissant qu'avant. Il avait vécu des choses qui le changeaient et il devait accepter tout ça.

Il se redressa pour le toiser sans once de haine ni rien. Oui, il avait dit un gros mot, mais cela était pour marquer quelque chose de fort. « Merci pour le café Caldwell. »
L’homme était intelligent pour comprendre pourquoi il lui racontait tout ça et où était le véritable “merci”. John ne lui avait pas dit cela dans le but de dire qu’il avait été l’un de ses bourreaux. Non. Cela allait au-delà et peut-être que Caldwell le comprendrait et dans ce cas tant mieux. Ou pas du tout et dans ce cas, tant pis. Le discours était un beau sous-entendu et ce n’était pas négatif. John comptait prendre congé.

« La psychorigidité présente aussi ses défauts. » Annonça le colonel en ignorant volontairement le remerciement.
Il comprenait parfaitement le message mais trouvait que son interlocuteur n’avait pas encore assez de recul. L’errance et ce qui en découlait était encore trop récente. La décision se prenait à la volée dans la douleur et ce n’était pas ce que l’on attendait d’un homme intègre comme lui.
« Vous ne me verrez jamais accueilli comme vous l’avez été sur ce réfectoire. Néanmoins, il y a un juste milieu que vous devez trouver, vous n’avez plus le choix. »
Caldwell fixa les hommes qui continuaient de déjeuner.
« Quel que soit votre politique de commandement, ce n’est pas votre rôle de sympathiser avec les gars. Ils comptent naturellement sur votre seule personne pour les tenir à flots, à prendre les décisions incomprises, au cheminement de pensée méconnu. Quand le chaos survient, vous êtes leur garant. C’est votre devoir, Sheppard. »
Il le regarda en s’accoudant à la rambarde.
« Si vous comptez durcir votre commandement, rappelez-vous qu’il est très facile de tomber dans l’extrême inverse. Votre “correction de trajectoire” devrait surtout porter sur le choix des soldats en qui vous placez votre sympathie. Mais ce n’est qu’un avis personnel. »

John s’était arrêté pour se tourner vers Steven, il avait l’impression de prendre une leçon, mais dans un sens c’était aussi le cas. Caldwell avait l’avantage de l’expérience et de l’âge, il pouvait être en désaccord certe, mais il avait quelque chose a donner. john prit ce qu’il avait à prendre des paroles de Caldwell
« Un devoir que j’ai toujours en moi. » il hocha la tête.
« Je ne peux être l’homme de fer, le titre est déjà prit. Comme vous l’avez dit, je n’ai plus le choix et c’est ainsi qu’on apprend de ses erreurs pour corriger la trajectoire, sans me dénaturer. »
Et oui, le choix des personnes sur qui accorder sa confiance ou même sa sympathie était aussi dans les projets de l’homme. Il n’aurait pas de second Matt. De toute façon, il devait renforcer un peu son coeur tout mou. Son regard alla sur le self, il avait de bonnes personnes ici, il le savait que trop bien. Des personnes qui comptait sur lui et sur ce qu’il était.
« Alors tout est dit. Le Dédale repart dès que les réparations d’urgence sont achevés. Colonel... »
Il le salua d’un signe de tête, ne voyant pas quoi ajouter d’autre. John le salua lui emboitant le pas à son tour, chacun devait avoir moult choses à faire.

« Bon courage pour les mois à venir Colonel.. » dit-il, gérer le Dédale et Atlantis voilà un sacré travail. Sur ce John traversa le self en prenant un peu de temps pour répondres aux inquiétudes et mots gentils de nouveaux soldats et il repartit en direction de l’infirmerie.

END 11/12/2018

co écrit avec Steven
.
Pando

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JohnSheppard

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