Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 9 Oct - 20:43
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Chronologie : Dimanche 20 mai 2018, 09h30 du matin.



Le vendredi 18 mai, le Dédale avait fait une halte à la Porte des Étoiles la plus proche afin de délivrer ses premiers rapports et transférer d’urgence les blessés graves. Parmi ce groupe se trouvait Matt et Alek, destiné à un emprisonnement, ainsi que les quelques Wraiths savamment muselés pour un futur interrogatoire.
Le CODIR, donc, avait obtenu les premiers résultats de l’Opération Normandie. Un avis mitigé les gagnait, compte tenu du fait qu’ils ne pouvaient s’appuyer que sur des rapports papiers, et que l’ennemi n’avait toujours pas été détruit à cette heure. Impossible d’en discuter davantage, d’avoir une conversation directe. En effet, le Dédale repartait sans délai à la rencontre de l’ennemi sur son point de rendez-vous. Les directeurs, en consultant les informations, apprirent à la volée la prise de commandement du lieutenant Allen suite à la disparition de Sheppard.

Les circonstances étaient particulièrement floues et seul un rapport rédigé par Coleen, l’agent de liaison, expliquait la probabilité réaliste de la survie du colonel dans un “plan prison”. Elle le pensait inlassablement pourchassé par l’insecto.

Les dirigeants restèrent tout à fait indécis du devenir de Sheppard. Du devenir de la guerre. Ils ne pouvaient qu’espérer la réussite de cette audacieuse offensive tout en continuant de réparer les dégâts occasionnés par les Morphéas sur la cité. Le lendemain, samedi 19 mai, la Porte des Étoiles fût activée. Le colonel Caldwell annonça la réussite de l’Opération Normandie et la récupération du colonel Sheppard.

Pour sa sécurité, les médecins du Dédale l’avait plongé dans un coma artificiel. L’officier fût transféré dans les plus brefs délais à l’infirmerie d’Atlantis où le personnel restant pratiquèrent les examens d’usage. Une fois encore l’attente fût longue mais le résultat, tomba rapidement sur le bureau des patrons au milieu de la nuit : Sheppard n’était pas blessé. Physiquement parlant, sa santé était optimale. Psychologiquement, en revanche, il y avait du soucis à se faire. De nouvelles informations précisaient sa longue errance et une chasse quasi-perpétuelle, une forme de torture psychologique basée sur un épuisement progressif. Le risque que le colonel ne sache plus faire la différence entre son retour à la réalité et le plan-prison était important.

Sidney fût dépêché afin de préparer le réveil en douceur du colonel. Le CODIR avait confiance en ses capacités et souhaitait une prise en charge complète de leur ami. Patrick avait bien sûr accepté, demandant les fameux rapports afin d’adapter l’environnement à son éveil.
Très tôt dans la matinée du dimanche 20 mai, l’homme demanda un petit entretien avec les membres de la Co-direction afin d’obtenir quelques exceptions sur les pratiques médicales. Le déplacement de plusieurs effets personnels important du colonel dans sa chambre d’infirmerie pour servir de repères. Comme son poster de Johnny Cash, ses bandes dessinées et autres objets symbolique comme le grand cadre photo composé de pas moins d’une cinquantaine de clichés de John et de ses proches, photos amusantes, sérieuses ou même simple souvenir via des paysages… un patchwork d’images que le colonel enrichissait au fil de l’eau, depuis qu’il s’était pris une passion pour la photographie. Le nouvel appareil que lui avait offert Natasha suite à la perte du premier lors d’une chute du haut d’une falaise, n’avait que renforcé ce nouvel hobbie. Ainsi que la présence d’un proche.
Alexander opta très vite pour Natasha.


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Mar 9 Oct - 20:50
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Natasha Avalon


A la victoire contre les morpheas s’était succédée l’attente la plus longue de la vie de Natasha. Chaque jour qui passait était une épreuve pour ses nerfs à tel point qu’elle avait finit par réclamer des sédatifs à l’infirmerie pour pouvoir chasser les cauchemars et dormir d’un sommeil profond. Elle n’aurait pas tenu la route autrement, et Atlantis avait tout sauf besoin d’un soignant qui s’effondre. Si elle avait pu ainsi se garantir quelques heures de repos d’une nuit à l’autre, les journées n’en étaient pas moins terribles.
Autant dire que, lorsqu’elle reçut un message radio de son patron un matin pour l’avertir que John était revenu, elle sauta de son lit et s’habilla en quatrième vitesse. Pourquoi là-bas plutôt qu’à l’infirmerie ? Son état était-il si grave que son chef préférait la préparer à affronter ce qui l’attendait ? Rongée par l’angoisse, elle se fit du tort pour ne pas courir à l’infirmerie et se rendit au lieu de rendez-vous où on lui expliqua que John avait été torturé par une créature destinée à l’absorber dans une sorte d’autre dimension… elle demanda plusieurs fois de répéter tant l’histoire était farfelue, mais elle se trouvait dans la galaxie de Pégase où le mot “impossible” n’existait pas… Autrement dit…
John n’écopait d’aucune blessure physique mais il était ravagé sur le plan mental à tel point qu’il n’était plus en mesure de distinguer le réel du faux. Il était brisé.

Accusant le choc, elle sentit la colère la gagner à mesure de la discussion et proféra une bonne centaine d’insultes mentales à l’égard de cette pourriture de reine wraith. Puis ce fut l’angoisse qui la gagna à nouveau… qu’arriverait-il si John était réellement brisé ? S’il ne retrouvait jamais sa pleine conscience ? Si… il la rejetait ?

Un moment plus tard, elle obtint enfin l’autorisation de se rendre à l’infirmerie. Il ne fallut pas le lui dire une seconde fois et elle partit en courant pour retrouver Patrick Sidney qui attendait près de l’entrée d’une chambre, celle de John certainement.

L’homme se tenait devant la porte, toujours habillé en civil dans un complet trois pièces élégant et sa fameuse sacoche qu’il trimballait toujours avec lui. Lorsqu’il entendit les bruits de pas provenant de la jeune femme, il se retourna et l’accueillit d’un sourire aimable. Sidney était plutôt satisfait, intérieurement, d’avoir affaire à la soignante. Il la connaissait un peu au travers des quelques consultations concernant ses troubles du sommeil passés et il savait qu’elle n’était pas sujette facilement à la panique. Ce serait important pour la suite, pour ce qu’il avait besoin de lui demander.
Mais chaque chose en son temps. Il avait su de la part d’Alexander la relation actuelle qui liait les deux jeunes gens et devinait sans peine l’angoisse dans laquelle elle devait se trouver. Surtout que la présence du colonel avait été maintenu secrète jusque là depuis son arrivée.

« Bonjour jeune femme. » fit-il à son adresse. Elle le salua en retour. « Le colonel est plongé dans un coma artificiel. Je compte préparer un environnement favorable à son retour. J’aurai besoin d’aide. »
Son regard se tourna vers la porte close de sa chambre personnelle.

« Est-ce que vous voulez entrer un moment ? »
- Bien sûr…

Avec un mélange de crainte et d’urgence, la rouquine poussa la poignée pour se faufiler dans la pièce. Comme on le lui avait dit, John était là, inconscient. S’il n’y avait pas eu le contexte, si on ne l’avait pas prévenu, elle aurait pu croire qu’il était en parfaite santé. Elle s’approcha de lui le cœur lourd, posa doucement une main sur son bras. Aucune réaction, il dormait profondément. Elle repoussa du bout des doigts une mèche de cheveux qui lui tombait sur le front, prenant une grande inspiration. Il lui fut difficile de s’arracher à sa contemplation, mais elle prit sur elle et ressortit de la pièce.

Sidney l’attendait toujours. Par politesse, il n’était pas entré avec elle, lui laissant cet instant d’intimité. A son retour, il reprit doucement :
« Le colonel est en bonne santé. Les médecins lui ont fait un contrôle complet. Mais psychologiquement parlant, ce n’est probablement pas le cas. Alexander vous a-t-il informé à ce sujet ? »

La jeune femme acquiesça.
- Il a été piégé dans un lieu et traqué par une… chose ?
« Malheureusement. » Confirma Patrick. « En sa qualité de responsable militaire, John détient des informations très précieuses et secrètes. Des informations qui attirent beaucoup de convoitises et peuvent faire pencher l’issue d’une guerre. »
Il ne lui apprenait pas grand chose. Plus le grade capturé était élevé, plus la valeur des informations et leur potentiel valait le coup. Mais ce faisant, Sidney participait à éclairer la situation. Il avait conscience que cela ne devait pas être facile pour Avalon. Elle quittait un homme sur le pied de guerre et le retrouvait en pleine forme. Mais mentalement torturé et à bout.
« D’après les rapports que nous avons, la reine est parvenue à infecter notre ami avec un parasite. C’est une experte des armes génétiques et du détournement des espèces vivantes. John a été piégé dans un endroit où personne ne pouvait l’aider et une créature l’a longuement poursuivi pour le dévorer. »
Il fit une pause. Il avait l’air grave et soupira en devinant le cauchemar que cela avait dû être. La solitude, l’errance, la poursuite incessante.
« Si l’ennemi était arrivé à son but, nous aurions perdu le colonel et toutes ses connaissances, sans exception, seraient entrées en possession de notre ennemi. Je sais de mes consultations et de patients concernés que cette reine est expérimenté dans les méthodes de torture. Je ne serais pas surpris que le colonel en ai longuement été exposé au cours de sa fuite...il est fort probable qu’il ne nous reconnaisse pas à son réveil. »

- Un… parasite l’a envoyé dans une autre dimension ? demanda t-elle avec une légère grimace. Le concept n’était pas simple à saisir.
« Je pense que c’est beaucoup plus compliqué mais c’est une bonne vulgarisation. » Répondit-il. « Je ne veux pas vous malmener plus que vous ne l’êtes déjà. Mais c’est vrai. Votre compagnon a été touché par un parasite qui s’est étendu dans son corps en le consommant petit à petit, en modifiant son comportement pour le contraindre à finir dans cette “dimension”. Je pense que ce principe atypique avait surtout pour but de se passer de torture physique et d’obtenir des informations authentique. »

Sidney cessa sa description. Il regarda un instant vers la porte de la chambre puis s’en retourna de nouveau vers Natasha.

« Son retour parmi nous sera difficile. Chargé de scepticisme, peut-être même de violence. Il aura du mal à différencier nos deux réalités et savoir quelle est la bonne. Il lui faudra des repères, comme des effets personnels qui comptent pour lui. »
Il la regarda un instant.
« Et vous aussi, ma jeune amie. Je suis certain que vous avez marqué sa vie avant son départ à la guerre et il aura besoin de se remémorer ces bons souvenirs. »

Natasha demeura imperturbable mais la crispation de ses muscles trahissait le fait qu’elle n’aimait pas du tout ce qu’elle entendait.

- Ca me dépasse mais… soit. Mais je ne comprends pas pourquoi il ne nous reconnaîtrait pas.
Sidney n’avait pas forcément envie de lui répondre mais il trouvait presque dangereuse cette forme de naïveté. Non pas qu’elle devait se faire experte militaire et savoir comment procéder pour détruire une personnalité mais son nouveau rôle dans la vie de Sheppard faisait de son image une cible privilégié.
« Dans une torture psychologique, tous les moyens sont bons pour faire céder les défenses de la victime. » Fit-il doucement. « Et vous êtes sa compagne. Il ne serait pas étonnant que les sentiments que vous porte le colonel ait été utilisé, détourné, pour le fragiliser. En se servant de vous, de votre image. »

- Comment les wraiths auraient-ils pu se servir de mon image ? Je croyais qu’ils cherchaient justement à dérober les souvenirs de John.
« La technicité des Wraiths en matière de manipulation est très avancée. Ils sont très ingénieux dans ce domaine. Nous avons des preuves concrètes de leur capacité à conditionner un sujet en montant de faux-souvenirs de toutes pièces. Avec les images de tierces personnes. »
Sidney ne comptait pas lui révéler l’existence des clones et du conditionnement dont ils avaient fait l’objet pour nourrir une haine sans limite envers le contingent Atlante. Mais c’était une très bonne source de comparaison. Les Wraiths avaient su implanter des images rudes et très réalistes d’avatar à l’image du Codir, du colonel, et d’autres personnes importantes pour devenir des cibles.
« Nous devrions éviter de nous égarer sur ces suppositions et opter pour le pire scénario. Ce serait une erreur de prendre à la légère les troubles dont le colonel a été la victime. Qu’en dites-vous ? Voulez-vous bien m’aider à préparer son éveil ? »

- Vous êtes en train de dire que John risque d’avoir une réaction violente en me voyant, il me semble que ce n’est pas un petit détail…
Elle ferma les yeux un instant pour digérer toutes ces informations. C’était dur. Une chose au moins était sûre, elle allait devoir se documenter sur les tortures mentales au plus vite.

- Qu’est-ce que je dois faire ?
« Que devons-”nous” faire. » Corrigea gentiment Sidney. « Notre objectif consiste à accompagner John à prendre conscience de sa réalité, du fait qu’il n’est plus prisonnier de cette “dimension” et qu’il n’y a plus de danger. Pour cela, nous devons fournir des repères sécurisants, opter pour des éléments non-verbaux, symbolique. Et ne surtout pas apporter une influence volontaire. »

Il posa sa sacoche qui commençait à lui fatiguer la main.

« Il serait bien de pouvoir personnaliser un peu sa chambre avec des éléments qui lui tiennent à coeur. Et que vous portiez une tenue qui lui rappelle un souvenir agréable d’avant-guerre. Qu’en dites-vous ? »

Natasha baissa les yeux sur la veste floquée au nom de « Sheppard » qu’elle portait et eut un léger sourire ironique. Oui, ça ne devrait pas être trop difficile de trouver un objet symbolique.
- Je suis prête à enfiler toute ma garde-robe si ça peut l’aider, déclara t-elle sans humour. Elle soupira, son front se plissa d’inquiétude. Qu’appelez vous « influence volontaire » ?
Sidney ria de bon coeur. Il trouvait de l’humour malgré tout dans ses propos. Ce serait des plus utile le moment venu. Il lui expliqua ensuite :
« Plus vous tenterez de le convaincre et plus il en sera méfiant. La conviction d’être enfin en sécurité, d’être en présence d’élément de confiance, ne doit venir que de lui. Il ne faut pas s’approcher s’il semble réfractaire, obéir s’il donne un ordre, pour qu’il comprenne qu’il maîtrise pleinement son environnement. C’est un paysage contraire à toute situation de torture psychique qui le forcera à réfléchir et retrouver ses esprits. »
La kiné fit une légère grimace, le rire de son interlocuteur lui semblait un brin inapproprié étant donné les circonstances.
D’accord je ne chercherai pas à le forcer ou à la brusquer… autre chose ?
« Oui... » Sidney lui fit un sourire. « Je serais seul lors de son éveil pour examiner son comportement. S’il ne présente pas de danger, je vous ferai signe pour que vous puissiez entrer. Vous êtes d’accord ? »

Natasha hocha la tête. Elle ne se sentait pas du tout prête à faire face et elle ignorait si elle serait assez forte pour affronter ce qui l’attendait, mais elle ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour aider son compagnon, dut-elle en souffrir.

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Mar 9 Oct - 23:17
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Le reveil de John n'était pas sans douleur et il avait tout à réapprendre, donc notamment se faire aimer et qu'il n'était plus seul !






Il était neuf heures trente.
L’infirmière venait de retirer la poche de sédation responsable de son long sommeil et son corps était en train d’éliminer progressivement la molécule. Assis à ses côtés sur un fauteuil, une jambe repliée par-dessus l’autre, Sidney était plongé dans la lecture d’un roman des années cinquante. Sa posture le rendait avenant, calme, accueillant. Parfois, son regard se levait dans sa direction, notant les signes caractéristiques de l’émergence de sa conscience. Bientôt, John ouvrirait les yeux et trouverait des éléments de sa propre chambre, l’architecture de la cité et Sidney. La pauvre Natasha faisait le pied de grue juste derrière la porte en attendant son signal. Le psychologue lui avait aimablement demandé de porter la dernière tenue dans laquelle il l’avait vu. Ou la tenue qui l’avait le plus marqué. Pour qu’il puisse resituer le contexte, son sentiment d’appartenance à ce qu’il avait construit dans la cité.

Appliqué dans son petit effet, Patrick patienta l’éveil de son patient et le laissa regarder autour de lui, prendre ces fameux repères avant d’abaisser son livre et de l’accueillir d’un sourire agréable.

« Bonjour colonel. »

John Sheppard


Il n’y avait rien dans cette pièce… enfin s’en était une non ? Il avait été attiré dans d’affreuses souffrances dans ce nouveau monde et pourtant il n’avait plus rien à découvrir. La mort était donc le vide et l’ennui ? A moins que l’enfer lui ait réservé un nouveau châtiment. Cela lui rappelait cette série que lui avait fait découvrir Alexander pour changer des Marvels : Lucifier. Assez sympa et l’approche de la religion y était original. Pas de conception de bien ou mal au final, on va en enfer parce qu’on se sent coupable et responsable et donc on façonne notre propre châtiment. Lui, il se sentait affreusement coupable et donc il se punissait tout seul non ? Après l’errance dans ce désert orange, il devait faire face à une nouvelle épreuve, est-ce encore une farce de la reine ? Ou était-il définitivement mort ? Il se souvenait vaguement que la fatigue l’avait pris, lui coupant les jambes, pour qu’il s’effondre dans le sable et que le sommeil le prennent sans lui demandé son consentement… Et quand il s’était éveillé, il avait vu une silhouette, une silhouette commune qui lui ordonnait de se battre avant de rendre un dernier soupir. Cette silhouette, il la connaissait bien c'était celle de Caldwell, dernière personne à le tourmenter dans son errance. Puis, il ne sait plus trop bien, il s’était battu avec lui non ? Cela lui paraissait dingue de livrer bataille contre un homme qui avait passé l’âge de la retraite ! Puis le vide, le grand vide et la souffrance encore et encore. Vaguement il avait cru se retrouver sur la planète du Bloc… mais il n’en était pas certain. Il était certain de rien au final.

Une sensation lui parcourait le corps, comme si celui-ci revenait à un état normal, plus du tout engourdi… tiens donc il était engourdi ? Une fine lumière sur ses paupières, enfaite il les avait clauses… En les ouvrant difficilement, il vu floue et plus rien au-dessus de lui, lui demandant de livrer bataille encore et encore. Son premier réflexe fût de porter ses mains à son visage, de toucher sa joue… elle était lisse comme dans le désert, mais pas sales… Un long soupir, il tentait de relever un peu son buste et de voir autour de lui. Les vieux réflexes de survie étaient présent, il se mouvait doucement prenant gaffe à chaque bruits autour de lui… sa vision devenait nette et il se trouvait dans une chambre… à la fois familière et étrange, on aurait dit l’infirmerie d’Atlantis avec en prime une déco qui appartenait à ses quartiers… le sable c’est surfait, on vient donc sur le terrain ennemi pour mieux torturer ? Franchement elle espère quoi ? Il vive dans ce monde, et lui montre les codes ? Et pourquoi pas petit tour sur terre ! Soyons fou !

Son regard s’attarda quelques minutes sur le grand poster de Johnny cash qu’il avait ramené de la terre et qui créchait sur son mur depuis qu’il était ici… Puis le grand cadre photo réceptacle de milles souvenirs. C’est à cet objet qu’il s’attarda le plus, cherchant à voir s’il ne manquait rien, ou même s’il n’y avait pas un intrus. Il en était dégoûté de voir que la reine essai de jouer avec ce qu’il a plus symbolique en lui. Son esprit commençait à se terrifier de cette nouvelle vision, mais étrangement son corps restait calme… On l’avait drogué ou s’était un nouveau tour ? La porte était close et John s’adossa sur les coudes, pour s’observer lui, voyant que son corps était intact… Il n’avait mal nulle part, alors que son esprit lui souffrait de fatigue et de lassitude.

« Je suis tombé où encore… » Murmura’til pour lui-même avant d’entendre un salut qui le fit sursauter. Sur sa droite se tenait un homme d’un âge avancé… Sidney ? oula…. Cela ne présageait rien de bon, si c’est le psy qui vient le torturer. En position de défense, le colonel foudroya l’homme. Il en avait marre… mais au moins le soleil ne le brûlait plus et il avait l’impression que sa peau rougissait encore sous les rayons… Il allait délirer encore…

« Et vous êtes là, pour me sortir une belle phrase pleine de sens qui me ferait comprendre qu’il est tant que je laisse échapper la lumière parceq’Atlantis est dans les mains des morphéas et que la guerre est perdue ? Que ça ne sert à rien de lutter que je devrai me donner ? Eh bien avant que vous ouvrez encore la bouche, je tiens à vous dire que vous et tous les autres allez-vous faire foutre ! Je meurs si je veux et foutez moi la paix ! Je trouverais une sortie et je vous botterai le cul avec un malin plaisir ! Le même que vous avez eu quand vous avez tué Idène ! » Dit-il en se levant… mais cela fut un cuisant échec, son corps encaissait la sédation et donc il ne pouvait pas faire le mariolle. Mais cela ne l'empêcha pas de tirer la couverture voyant qu’il n’avait plus d’uniforme mais un pyjama médical super ! Encore moins de fringue résistante ! La prochaine fois il finit à poil ! … Il continua à fouiller dans son lit pour le retrouver …Et il commençait à angoisser sans son objet ! Son ballon quand il était seul au monde, un objet lui avait tenue compagnie et qui l’avait aidé à se défendre !

« Mais… Wilson tu es où ? » Oui, il l’avait nommé comme dans le livre, y trouvant une forme d’amusement, John avait pris l’habitude de parler pour lui-même, cela remplissait un peu son errance. Sa voix était assez sombre et surtout écorché à vif, il la voix des mauvais jours quand la fatigue et l’usure le prenait…


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Pando

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JohnSheppard

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Ven 12 Oct - 17:40
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Il n'y a de solitude que celle que l'on s'impose !




La réaction du colonel n’étonnait pas vraiment le psychologue. Il avait dû errer si longtemps que son esprit avait développé divers mécanismes de défense pour le préserver d’une folie incapacitante. Même si, pour cela, il pouvait se trouver être le sujet d’hallucinations ou de comportements incohérent. Pour ne pas le brusquer, Sidney accueillit sa colère sans sourciller et attendit patiemment, l’entendant parler d’un ballon prénommé Wilson. Pas difficile de faire la similitude avec ce film de Tom Hanks. C’est probablement la solution qu’il avait trouvé pour tenir un peu plus longtemps dans le plan prison.
Sidney profita d’un moment de silence pour attirer son attention. Il savait comment faire. Quatre mots feraient l’affaire.

« Idène est en vie. »

Patrick avait employé son ton paternaliste et avenant. Il attendit d’accrocher toute son attention par ce rebondissement qu’il exploitait avant d’ajouter :

« Le Docteur McAlister est parvenue à stabiliser son état. Elle a été admise d’urgence à l’infirmerie et ses jours ne sont plus en dangers. »

Le psychologue rangea son livre tout en décroisant les jambes. Il plongea son regard dans celui de John et poursuivit :

« Vous êtes de retour chez vous John. Vous êtes à l’infirmerie d’Atlantis, dans la réalité que vous avez toujours connu. La guerre est terminée depuis peu, nous vous avons récupéré et rapatrié sur la cité. Votre cauchemar se termine là. C’est fini. »

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Sam 13 Oct - 15:00
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Le reveil de John n'était pas sans douleur et il avait tout à réapprendre, donc notamment se faire aimer et qu'il n'était plus seul !






Il était neuf heures trente.
L’infirmière venait de retirer la poche de sédation responsable de son long sommeil et son corps était en train d’éliminer progressivement la molécule. Assis à ses côtés sur un fauteuil, une jambe repliée par-dessus l’autre, Sidney était plongé dans la lecture d’un roman des années cinquante. Sa posture le rendait avenant, calme, accueillant. Parfois, son regard se levait dans sa direction, notant les signes caractéristiques de l’émergence de sa conscience. Bientôt, John ouvrirait les yeux et trouverait des éléments de sa propre chambre, l’architecture de la cité et Sidney. La pauvre Natasha faisait le pied de grue juste derrière la porte en attendant son signal. Le psychologue lui avait aimablement demandé de porter la dernière tenue dans laquelle il l’avait vu. Ou la tenue qui l’avait le plus marqué. Pour qu’il puisse resituer le contexte, son sentiment d’appartenance à ce qu’il avait construit dans la cité.

Appliqué dans son petit effet, Patrick patienta l’éveil de son patient et le laissa regarder autour de lui, prendre ces fameux repères avant d’abaisser son livre et de l’accueillir d’un sourire agréable.

« Bonjour colonel. »


John Sheppard


Mais au lieu d’un ballon avec un visage dessiné au feutre, le colonel cherchait un bâton, un bâton tout simple auquel il tenait. Une seule et unique arme pour se défendre dans cette errance ! Il n’y avait rien dans ce désert, que du sable et un étrange donjon qui lui avait valu que des malheurs. Il ne savait pas encore comment il avait atterrit dans ce nouveau monde, ou plutôt nouveau décor, mais il comptait bien, un jour, voir la véritable cité. Cela était un espoir fou et plus le temps passait plus il n’y croyait plus. Et cette maudite illusion de Sidney commençait son œuvre, en lui annonçant qu’Idène n’était pas morte. Cela lui arracha un rictus qui pouvait très bien dire « mais oui c’est ça »… ce genre de phrase il l’avait espéré, les illusions lui avaient fait croire, il avait même entendu la voix de son ex amante et amie. Alors bon, on ne lui faisait plus à toutes ces histoires ! Il n’était pas naïf, celle-ci il l’avait perdue.

Il ne releva pas la tête vers le psychologue, semblant l’ignorer, mais comme toujours John l’écoutait, se demandant quels autres supplices il allait lui dire. Pendant que son homologue se fatiguait à lui expliquer qu’il était dans la réalité, le colonel retourna ses draps dans tous les sens pour chercher son objet. Ne le trouvant nullement part. Il avait du mal à cacher son angoisse et pourtant il se sentait plus tranquille à la fois. Etrange sensation qu’il ne pouvait expliquer. Pourquoi, il n’avait plus son bâton ? Il soupira… tout en relevant le regard sur Sidney qui semblait sincère… tout le monde avait eu l’air sincère… John ne voulait pas lui répondre, il s’était de trop nombreuses fois fatigué à répondre… et cela ne lui avait apporté qu’encore plus de mal. Comme la fois, où il avait vu Alexander… Puis Erin et surtout Karola. En seule réponse, il se saisit d’un coussin et le balança sur la tête du vieil homme dans un bon Head shoot ! Habituellement, les illusions se dissipaient quand ils les touchaient ou les frappaient, sauf quelques-unes comme celle de Steven ou même de Natasha. Là, celle de Sidney semblait être de la même trempe et ce n’était pas très bon… pourtant il voulait le croire et se rassurer se dire qu’il était bien là où on prétendait… Le doute arrivait il devait le dissiper.

John savait qu’il aurait du mal à faire la différence entre la réalité et le monde où il avait erré et même dans ce désert, parfois il vérifiait ses bandages pour voir la lumière s’évacuer de son corps… Là son corps était intact, il devait se blesser, prenant le risque de perdre un peu de lumière encore… il devait vérifier, histoire de… histoire de se dire que ce n’était qu’une illusion, de garder un semblant d’esprit … et qu’il pouvait attaquer les silhouettes pour les faire disparaître. Qu’elles arrêtent de le tourmenter. Même si de nouvelles réapparaissaient.
Cependant, il n’y avait rien autour de lui qui pourrait le blesser… rien du tout mise part les perfusions… sans même parler il en arracha une, cela lui fit mal et machinalement il posa sa main en compression sur sa blessure. Il n’osa pas regarder desuite… puis souleva prudemment sa main, voyant du sang liquide s’écouler et non plus de la lumière… DU SANG ! Il … il était revenu ? Il n’y croyait pas du tout… non cela n’était une vaste blague ? Et pourtant… et pourtant non, il saignait !

Le sol s’échappa sous ses pieds. Enfin le lit comme il ne pouvait pas se lever sans avoir la tête qui tourne.

Sous choc, son corps tremblait involontairement, il sentait une foule d’émotion en lui. Une main tenant sa blessure et l’autre contre son visage pour voiler son regard. La tête baissée, il ne sentait pas les larmes couler doucement le longs de ses joues… il était là, sur Atlantis, tout était fini… et … Idène était en vie… cela était un miracle, il l’avait vue mourir pourtant…sous le choc, il ne se releva pas, son esprits s‘agitait se demandant ce qu’était advenu des autres et la culpabilité d’avoir disparu le prit et l’étouffait au plus profond de sa gorge.


Le psychologue ne s’attendait pas à recevoir un oreiller en pleine figure. Il poussa involontairement une plainte mêlant la mauvaise surprise au côté désagréable de se prendre un objet sur la figure à soixante piges mais se garda de tous reproches. Au contraire, il laissa son patient entamer ses propres doutes sans le brusquer, espérant qu’il ne passerait pas véritablement dans la violence. L’homme prit l’oreiller par un coin et le déposa tranquillement sur le siège d’à côté avant de voir la dernière tentative de l’officier. Il avait arraché sa perfusion et, ayant été peu soigneux, quelques gouttes de sang n’avaient pas tardé à faire leur apparition. Sidney nota la lividité soudaine de son visage, la façon dont il tomba sous le poids d’une vérité dont il ne croyait plus depuis longtemps.

Dans ces cas là, l’envie primitif de tout ami, de tout proche qui se respecte, serait d’engloutir la distance en grandes enjambées pour lui porter assistance. Mais Sidney savait d’expérience que cela pourrait être perçu comme une offensive, une intrusion soudaine, ou le fait de vouloir profiter de son inattention. Sheppard allait devoir se faire à cette nouvelle, il fallait lui laisser le temps de l’intégrer, de l’accepter.

Les informations sur le plan-prison et ce que le colonel y avait vécu restait mystérieux, pleinement énigmatique. Mais un officier, colonel qui plus est, ne se retrouvait pas sur le point de fondre en larmes, sans avoir vécu l’enfer. Cet environnement ayant été soumis à la volonté de la reine, il n’y avait aucun doute quant à la souffrance qui avait été la sienne durant quarante huit heures.

« Nous sommes le dimanche 20 mai, il est neuf heures quarante. »

Sidney ne bougeait pas, il voyait mal le colonel et avait donc des difficultés à définir son état, s’il fallait continuer à donner ces éléments pour le situer ou s’il était préférable de se taire.
Dans le doute, le psychologue continua de lui offrir des repères.

« Nous vous avons gardé sous sédation. Le temps pour nous de vérifier votre état de santé et préparer votre réveil dans les meilleures conditions. Vos effets personnels sont là pour vous éviter une désorientation trop violente. »

Maintenant il fallait diriger Sheppard sur des pensées uniques et neutre. Il ne fallait pas le laisser ressasser.

« Vous voulez bien épeler votre nom, prénom et donner votre grade ? »

La base acceptable. Le genre d’informations que l’on pouvait donner même à l’ennemi et qui ne souffrirait d’aucun doute. De quoi rappeler à son patient qui il était et qu’on s’occupait de lui.

John Sheppard


Comment décrire ce qui se passait en lui ? Était-il soulagé ? oui dans un sens, mais dans l’autre il n’était sûr de plus rien. Encore et encore le doute le taraudait et si cela était encore une ruse ? Une manière plus horrible de le torturer. Il avait erré tellement longtemps dans ce désert couleur coucher de soleil… qu’il ne savait pas s’il aurait la force mentale de faire face à une nouvelle épreuve. Il avait peur de tomber dans la folie… de sombrer définitivement dans cette part de maladie. Il ne désira pas cela, il avait tant de chose à vivre et à faire et la folie serait la première marche vers un beau suicide. Un suicide qu’il avait terriblement envisagé durant cette errance, plusieurs fois, il s’était demandé s’il n’était pas plus préférable de mettre fin à ses jours. Il en avait eu même très envie et il avait été tenté avant de se raviser par une force mystique en lui. La pire chose n’était pas la souffrance, mais le doute constant, même après avoir vu son sang, il recommençait.

Et Sidney ouvrait encore la bouche pour lui annoncer, qu’il était le 20 mai… John ne comprenais pas, il ne savait plus la notion du temps. Il prit une profonde inspiration, essayant de calmer son corps et ses pensées de plus en plus violentes et tortionnaires. Son regard vert parcourra la chambre, redécouvrant ses effets personnels, qui semblait l’agresser comme étant un sacrilège de les avoir emmenés ici. Cela l’angoissait, puisqu’il se demandait si ce n’était pas une stratégie pour lui faire dire des informations…

« 20 mai de quelle année ? » souffla t’il avant de regarder Sidney méfiant… il n’avait pas disparu avec le coussin. Il était de retour, oui, mais s’était véritablement certain ça ?

« Le 20 mai 2018. » Répondit posément Sidney après la réplique cinglante, comme s’il en était tout à fait indifférent. « Vous avez été touché par un parasite et maintenu prisonnier pendant 72 heures, environ. Mais c’est fini maintenant, vous êtes en sécurité. »

John l’écoutait… ça il s’en souvenait, mais cela lui paraît bien court, trop court même… À peine 72H dans cet enfer ? ce n’était pas possible, cela lui avait apparu comme des mois et des mois… Il secoua la tête soupirant une nouvelle fois, tout en chassant un peu d’humidité sur sa joue droite. Il ne pouvait pas le croire même avec toute la volonté du monde, tout lui paraissait hostile encore et dangereux. Il redoutait d’être dans une nouvelle manipulation.

« Il m’est incapable de vous croire Sidney. Qu’est-ce qui me garantit que je ne suis toujours pas dans cet autre monde. Avec un nouveau décor en plus ? Avec des illusions plus résistantes et plus perfides ? Absolument rien. Je saigne… je n’ai plus de lumière qui s’échappe de moi, mais cela peut être le bonus de ce décors tout à fait familier. Ou autant je suis vraiment sur Atlantis … mais … je … Foutez le camp ! Laissez moi seul, de toute manière c’est ce que j’ai toujours été ! Seul ! » Ils ‘emportait sans le vouloir vraiment. La raison lui disait de se calmer, mais le reste lui disais de ne plus compter sur personne, il avait été trop déçu et tout le monde semblait adorer se jouer de lui. Cette prise de conscience surement fausse, il l’avait eu dans son errance, et il ne pouvait pas s’en dépêtrer.

Le psychologue en profita pour l’examiner, le sonder. Il ne comprenait pas tout de ses propos, de cette fameuse lumière, mais il sentait que sa première hypothèse avait été la bonne. L’ennemi avait usé de ce qui lui tenait le plus à coeur pour le pervertir, l’isoler.

« Je ne vais pas vous contraindre à nous croire. Et je n’entrerai pas dans ce jeu : vous avancer des preuves et des garanties. Vous le verrez rapidement. Demandez-vous simplement si l’isolement que vous êtes en train de me demander n’est pas justement ce que l’ennemi a longuement souhaité. »

Sidney se redressa lentement. John avait plus l’air de lui porter attention. Ce genre de propos, était typique d’un psychologue et ils en étaient déplaisant. Pourquoi, il faut qu’on vienne toujours l’embêter pour lui tordre l’esprit ? La reine était une véritable harceleuse et il aimerait rester véritablement seul. Et cette solitude lui était aussi insupportable, puisqu’on ne laisse pas un homme sans communication sous peine d’être fou. Voulait-il sombrer ? Non, mais il avait l’impression que ses souhaits était contradictoire. Personne n’avait voulu lui donner des preuves, cela le conforta dans ses doutes et il soupira, laissant son regard sur la toile de photo.

« De toute manière vous finirez bien par disparaître. Comme les autres et je serais seul. » Dit-il simplement en haussant les épaules dans une lassitude tellement habituelle, qu’il semblait résigner.

« Vous vous trompez. Nous sommes venus pour accompagner votre réveil. Tout ceci n’a que pour but de vous rappeler que vous êtes chez vous, qu’il n’y a plus de menaces à craindre. Vous ne pouvez opter que pour deux comportements : rester éternellement méfiant et fermer la porte à toute aide extérieure, celle que vous avez longuement espérée. Effectivement, vous resterez seul. Ou bien faire un acte de foi et vérifier par-vous même que votre cauchemar a effectivement pris fin, avec nous. »

John avait semblé l’ignorer royalement tout du long de son discours. Mais ça, la reine avait dû bien voir, sinon elle n’aurait pas créé autant d’illusions pour l’embêter, que John écoutait toujours et feignait de ne rien entendre. Il voulait encore une fois, le croire, mais il avait encore ses doutes et ses peurs… allait-il être un clone de Ford sur ce point ? Sur le coup, il se mit à comprendre l’homme qui était en proie à d’éternelle doute et peur.
Il avait la gorge sèche, sa voix, sa propre voix, il ne la reconnaissait pas et cela le perturbait. Il macha se rendant compte qu’il avait terriblement soif. L’impression surement fantomatique d’avoir du sable encore… Il eut un flash, il voyait encore le colonel Caldwell lui avait avaler le sable… tout en lui disant quelques phrases de son cru pour l’attendre au plus profond du reste d’estime qu’il portait pour sa personne. Une estime qu’il n’avait plus, sous le poids de la culpabilité.



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JohnSheppard

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