Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Amicalement Votre [Erin Steel et Hailey Spalding]

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Mer 17 Oct 2018 - 19:04
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C’était une journée comme les autres, fait d’un réveil que l’on souhaiterait n’avoir jamais entendu, d’un petit déjeuner traditionnel et d’une de ces bonnes vieilles matinées où tout semble se passer lentement et où votre travail vous semble d’un ennui mortel. Pour quelle raison n’étais-je pas satisfaite ? Cela faisait près d’une semaine que je travaillai sans relâche, j’avais sans doute besoin de faire une simple pause, penser à autre chose. Alors, profitant de ma pause du midi, je marchai dans les couloirs de la cité, adressant un signe de tête à des connaissances, répondant aux saluts d’autres membres de l’expédition moins connus. Je me demandai quelle serait la prochaine mission sur laquelle je serais envoyée. Je voulais changer d’air, voir autres choses. C’était une phase régulière chez moi. C’était une simple envie de bouger, de voir des nouveautés. Rien qui n’entamait ma bonne humeur ni mon goût pour les blagues foireuses. Après tout je n’avais pas encore mangé que je demandai à l’un de mes collègues s’il n’avait pas vu mon tournevis sonique… C’était tellement hilarant de le voir chercher, en me demandant à quoi ça ressembler… Ah ces gens sans références… Evidemment j’ai renchéri en prenant un de mes tournevis, le tapotant sur la table en lui disant « il fait du bruit, il est sonique ». Je me suis fait traiter d’idiote, en des termes qui n’avaient que l’élégance d’une fiente de mouette sur la tête d’un chat vexé mais ça c’était classique. L’humour ne plaît pas toujours à tout le monde et ce que l’on croit drôle n’est pour les autres que stupidité. Perdu dans mes pensées, je me retrouvai sur un balcon de la cité, non loin de la porte des étoiles. Je me disais qu’il ne serait pas mal de passer faire un petit coucou à Erin. Après tout ça ferait bientôt cinq jours que je ne l’avais vu mais c’était assez difficile de se trouver du temps à partager vu nos postes distincts. Elle était dans le haut du gratin, moi dans les petites mains. Nos journées n’avaient pas grands choses en commun et n’étaient surtout pas aisément compatibles.

L’air frais de l’océan était agréable et les reflets du soleil magnifique mais je me détournai très vite de ce spectacle pour m’asseoir à même le sol, sortir ma tablette et me mettre à étudier les dernières découvertes sur la cité. J’aime me tenir au courant, notamment dès lors où ça peut impacter mon travail. Qui sait, l’on trouvera peut-être des choses utiles un jour, dans l’une des nombreuses pièces de la cité… Comme un entrepôt plein à craquer d’E2PZ, ça n’aurait rien d’impensable ! Ce serait même la plus grande farce que cette cité pourrait nous faire ! L’on trouverait peut-être même des armes de poings des anciens, bref quelque chose de plus qu’utiles pour nous défendre ou simplement vivre dans ce coin.

Entre deux paragraphes, je relevai la tête et crut voir passer quelqu’un devant moi mais il n’y avait personne ni à droite ni à gauche et je me replongeai dans ma lecture avant de constater que l’heure où il me faudrait retourner m’occuper des drones approchait grandement alors je me levai en soupirant et y retournai en passant près de la porte des étoiles, juste pour jeter un regard au grand anneau qui s’illumina pour laisser passer une équipe rentrant de mission. Ce spectacle m’arrêta quelques minutes seulement.
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Dim 21 Oct 2018 - 17:44
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Chronologie : 17 Ocotbre 2018, Début de journée - Feat. Hailey Spalding

Ce n’était vraiment pas de gaieté de cœur qu’Erin se préparait pour aller sur Paradize. La dernière fois qu’elle était allée sur cette planète pour une mission un peu festive, le rêve idyllique avait tourné au cauchemar digne d’un film d’horreur. Une guerre de clan s’était mise en œuvre pendant la fête, et les représentants d’Atlantis devinrent les ennemis public numéro un alors qu’on les accusait à tort d’avoir assassiné un chef ennemi. Une chasse fut donnée et ils étaient le gibier. Les militaires avaient tenté de répliquer avec leurs armes automatiques, mais une marrée d’indigènes en furies s’étaient abattus sur eux, contraignant le contingent à se replier dans la jungle tropicale. Le calvaire avait commencé. Alors encore simple consultante pour la Commission Internationale de Surveillance, Erin s’était retrouvée à suivre Sheppard jusqu’à une cascade de laquelle elle fut contrainte de sauter pour sauver sa peau. Elle était tombée sur l’arme du colonel dans l’onde bouillonnante, et elle avait cru mourir une première fois déjà. Sans le gradé emblématique de la cité, elle ne serait plus de ce monde aujourd’hui.

Finalement, les indigènes, maîtres des lieux et du terrain, parvinrent à attraper quelques membres de l’expédition. Erin était de ceux-là, et malgré une résistance acharnée qui l’avait conduite à planter son couteau dans la gorge d’un type, elle s’était retrouvée au beau milieu d’une foule en colère qui conspuait les prisonniers. Une vieille femme s’était permise de lui torde l’extrémité d’un sein jusqu’à la faire pleurer, avant qu’on ne l’attache à un poteau en place public. Là, elle avait été torturé comme les autres avec une lame de couteau. Elle avait tellement eu peur qu’elle s’était pissée dessus devant ces monstres.

Alors oui, elle ne tenait pas spécialement à retourner sur cette planète côtoyer des gens qui, hier, l’avaient humiliés et torturés. Cependant, les relations avec les autochtones s’étaient aplanies, et désormais, Atlantis commerçait de nouveau avec eux. Le ménage avait été fait et quelques têtes étaient tombées, mais pas toute forcément. Il y avait toujours quelques clans qui entretenaient une forme de rancune envers les atlantes, mais heureusement, ils n’avaient pas le contrôle de la Porte.

Ni Richard, ni Alexander ne pouvaient se déplacer, et il fallait parlementer sur les approvisionnements actuels. La demande était supérieure à l’offre, et il fallait voir s’il n’était pas possible d’augmenter un peu le rendement. Erin en profiterait également pour passer un peu de temps sur la planète. Si elle avait vécu un cauchemar là-bas, c’était bien dans un décorum paradisiaque, d’où le surnom de PS4-122.

« Hey Hailey, si vous êtes libres, préparez vous à partir sur la planète Paradize dans 30 minutes. Maillot obligatoire pour coller au décor plage de sable blanc et cocotier. », lança Erin à son amie qui se tenait là en salle d’embarquement. Elle lui fit un coucou de la main avant de disparaître au détour d’un couloir. Manifestement, elle était elle aussi pressée, et pour cause rien n’était prêt de son côté.

A l’heure dite, Erin patientait près de la Porte. Les chevrons étaient en train de s’enclencher pour composer l’adresse de la planète qu’elle s’apprêtait à rejoindre. Elle espérait qu’Hailey serait du rendez-vous, car cela faisait un moment qu’elle ne l’avait pas croisée. Et puis, à la réflexion, ce n’était encore jamais arrivée qu’elles partent toutes les deux sur une petite mission lambda. En tout cas, Erin espérait qu’elle avait eu la clairvoyance de prendre une arme. Pour sa part, dans son sac à dos, se trouvait un Walther P99 et un chargeur supplémentaire.

Elle était en tenue légère : short kaki, chaussure de marche (les claquettes étaient dans le sac avec la serviette de plage), débardeur de la même couleur, une casquettes sur la tête de laquelle émergeait ses longs cheveux bruns, elle patientait tranquillement. Elle dénotait un peu avec le reste du personnel de l’aventure qui n’allaient pas sur Paradize et qui passait dans le coin. La saison froide approchait !

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Mer 24 Oct 2018 - 11:57
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Je m’apprêtai à disparaître dans les couloirs d’Atlantis quand j’aperçue Erin qui me lança, en sus d’un coucou de la main, une annonce pour le moins alléchante : départ pour Paradize dans 30 minutes, maillot obligatoire pour sable blanc et cocotier. Je n’avais pas posé de vacances pourtant mais comment pouvais-je dire non à Erin et au cocotier ? Par contre la destination était surprenante. Je croyais me rappeler que ma bonne amie n’en avait pas gardé un excellent souvenir. Comme elle était pressée, je ne faisais que répondre d’un geste de la main et prenait la direction de mes quartiers où je passai près de dix minutes à tenter de retrouver ce fichu maillot… C’était peut-être une blague de sa part mais au cas où je préférai être équipée. Je le retrouvai dans le fond de mon placard, bien plié. C’était le bête deux pièces blancs qui moulait bien sans faire chaudière des plages et qui avait le malheur de se fermer par des lacets. Je pris une serviette en microfibre, d’un bleu sombre, qui ne prenait pas trop de place dans le sac, une brosse pour avoir l’air présentable au retour puis je me changeai. Je ne savais pas le programme et je doutai que la première chose que nous ferions serait de nous jeter à l’eau au sens propre alors je passai une tenue adaptée au climat de la planète : tenue longue beige, chaussures de marche, casquette et lunettes de soleil… Je passai à ma ceinture mon couteau de chasse et prenais un colt 1911, quatre chargeurs supplémentaires, une gourde d’eau, des rations, une tablette et un petit appareil photo. Prête je rejoignais Erin qui attendait déjà à la porte des étoiles. Ce serait la première fois que nous partirions ensemble, sur une mission des plus ordinaires aussi j’affichai un grand sourire et quand je fus à sa hauteur je lui lançai gaiement :

« Je suis prête à partir Erin. C’est quand vous voulez ! »

Je jetai un œil sur son sac, me demandant ce qu’elle avait pu prendre de son côté en regardant la porte s’illuminer. De l’autre côté, un paradis nous attendait mais aurions-nous les cocktails ? Excellente question mais ce n’était pas moi l’organisatrice du voyage touristique.

« Quel est l’objectif ? Plage ? Ou bien vous avez autre chose de prévu ? »

Je savais que tout à l’heure elle était simplement pressée parce qu’elle n’avait rien préparée vue comment elle avait filée après m’avoir faite l’alléchante demande. Pensait-elle que je pourrais refuser un instant ? Possible. Mais je l’aurai prévenu avant en ce cas.

« Nous sommes seules à partir ? » demandai-je également, m’apercevant que personne ne semblait devoir s’ajouter à nous. Ce n’était pas pour me déplaire. Au contraire, j’en étais même contente puisque nous pourrions discuter librement et que je n’aurai pas à craindre grand-chose pour mes plaisanteries. Autant dire que j’avais l’esprit fertile depuis que je visualisai le décor… Comme quoi il n’y a pas d’âge pour les gamineries. Je comptai toutefois attendre la plage pour ça. Le petit bain n’était sans doute pas la priorité, plus un petit supplément qui risquai fort de me sembler bien loin car à la réflexion Paradize avait un climat plutôt chaud… Ah la logique militaire, ça vous joue parfois des tours idiots… Au pire je pourrais toujours me promener en maillot de bain puisque j’avais eu la bonne idée de le mettre.

« Comment allez-vous sinon ? » ajoutai-je alors que l’anneau s’illuminait. Le passage était ouvert et n’attendait plus que nous pour nous projeter à des années lumières de la paisible cité lantienne.
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Mer 7 Nov 2018 - 17:40
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Chronologie : 17 Ocotbre 2018, Début de journée - Feat. Hailey Spalding

« Je pense que ça ne devrait plus tarder maintenant. », répondit Erin en détaillant son amie de pied en cape. Et effectivement, à peine avait-elle terminé sa phrase que la séquence d’allumage commença. Les chevrons s’illuminèrent un à un pour sélectionner les coordonnées nécessaires au voyage vers Paradize et l’horizone des évènements se déploya dans son vortex habituel comprimé par l’iris ancien qui se dématérialisa une fois la menace écartée.

Erin considéra d’un oeil inquiet l’anneau bleuté. Elle n’avait pas peur de passer la Porte des Etoiles, mais c’était plutôt la destination qui l’angoissait. Néanmoins, elle était aussi là pour faire face à ses démons. Il n’y avait pas eu d’incident avec les autochtones depuis la reprise des bonnes relations. Les clans qui avaient conduit les exactions sur les Atlantes avaient été punis par les clans alliés de la cité. Il n’y avait rien à craindre. Pour des raisons de sécurité, elle n’avait pas prévenu

« Nous devons voir deux chefs de clans pour parler de l’approvisionnement de la cité. Nous aimerions que le rendement soit plus grand. Il va donc falloir négocier dans ce sens là, avec, pourquoi pas, l’envoi d’ingénieurs agraires pour aider. Ensuite, ce sera détente. J’espère que le programme vous convient. », fit Erin avec un sourire.

Erin regarda autour d’elle. Effectivement, elles seraient les seules à y aller. Normalement, la jeune femme avait toujours une escorte militaire avec elle mais pas ce coup là, malgré les antécédents. En réalité, Hanz Hirsh était déjà sur place avec le sergent Nilson. La situation était calée. C’était aussi pour cela qu’elle avait demandé à Hailey de venir, au moins, elle serait en compagnie de quelqu’un qu’elle appréciait et qui avait aussi des compétences martiales, un plus non négligeable.

« Les autres sont déjà sur place. Mais je pense que vous allez devoir me supporter l’essentiel de la journée, j’en ai peur. », répondit-elle du tac au tac à son amie.

« Je me porte à merveille, et vous ? », demanda-t-elle. Erin attendit sa réponse et invita Hailey à traverser avec elle.

Le contraste avec Paradize fut saisissant. La chaleur était déjà belle et bien présente, et l’air était encore lourd de l’humidité de la nuit, mais déjà le soleil venait sécher tout ça au fur et à mesure. Le décor était planté : un lagon bleu entourait la Porte et une langue de sable blanc serpentait de celle-ci vers une large plage bordé d’arbres exotiques comme des cocotiers, bananiers, et autres palmiers de toutes sortes. L’onde s’agitait faiblement sous le vent léger, clapotant en venant lécher le bord du sable dans un lent va et vient paresseux. Il n’y avait personne aux alentours. Erin connaissait le chemin, et elle descendit les quelques marches pour s’arrêter sur le sable, et elle attendit Hailey, en ajustant sa casquette et ses lunettes de soleil. C’était vraiment un décor de carte postale, il n’y avait pas à douter.

« Le village est là bas. », fit Erin en montrant un point dans l’horizon, sur lequel on pouvait voir quelques volutes de fumées qui venaient entacher la limpidité du ciel bleu. Il fallait vraiment y faire attention, mais ils étaient visibles. Il fallait longer la plage sur deux kilomètres environs, mais elles pouvaient encore marcher à l’ombre si besoin, en progressant à l’orée de la jungle.


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Mar 13 Nov 2018 - 12:25
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L’ouverture d’une porte des étoiles était toujours un moment fascinant et effrayant à la fois. Les yeux se perdaient dans la contemplation d’une faille dans l’espace et le temps, l’esprit imaginait les merveilles et les horreurs qui pouvaient attendre de l’autre côté car en vrai ce n’était pas tant passer la porte elle-même qui faisait naître l’angoisse que ce qui se passait après. Erin avait déjà eu une rencontre malheureuse sur Paradize et la voir angoissée n’avait rien de surprenant. Nous n’étions après tout que deux jolies femmes guère armées ni très talentueuses au combat -j’étais à peine plus douée alors en cas de problèmes nous aurions plutôt intérêt à déguerpir et vite-. Je ne me faisais toutefois pas de film catastrophe ; je me montrais optimiste. Parler de malheurs ça les attirent, pas vrai ?

J’écoutais Erin annonçait le programme : visiter deux chefs de clans pour palabrer puis détente. Pour la première partie, je me disais qu’il serait opportun que j’évite de trop l’ouvrir. Les autochtones n’ont sans doute pas un sens de l’humour très développé, du moins pas comme je l’entends.

« C’est parfait ma chère. Je n’ai pas vu d’enlèvements dans le programme de la journée, des clients se sont plaints de ce que j’ai compris ! » répondis-je avec un sourire. Plaisanterie douteuse, sur une mésaventure que je savais relativement traumatisante pour Erin mais je considère que tourner en dérision une chose aide à la rendre moins effrayante. Dommage que ça ne marche pas avec les clowns…

Je notais, non sans un certain soulagement, qu’une équipe état déjà sur place. C’était rassurant de ne pas se savoir totalement seule. Je lui adressai une moue déçue lorsqu’elle m’annonça que je devrais la supporter toute la journée ; un simple masque trahi par le pétillement malicieux de mes yeux.

« Comme une fleur. » répondis-je à la question d’Erin tout en me mettant en route vers la porte des étoiles à son invitation. Oui, j’allais bien. J’étais reposée et enjouai par une sortie en bonne compagnie. En plus, avec un peu de chance, je réussirai à prendre des photos compromettantes pour taquiner Erin plus tard. Evidemment, je ne les montrerai à personne d’autre, sauf, éventuellement, ce bon Alexander Hoffman… Qui sait ? Il n’a pas l’air d’avoir un mauvais fond, même si je ne sais pas vraiment sur quel pied danser avec lui.

De l’autre côté de la porte, Paradize se dévoila devant nous. Il faisait bien plus chaud, l’air était lourd, humide, même si le soleil faisait revenir une certaine sécheresse. La vue du lagon était splendide et la belle plage exotique me faisait penser à une de ses îles du pacifique ou de l’océan indien de notre bonne vieille planète Terre. C’était toujours amusant de voir les similitudes entre les mondes que nous visitions, comme si c’était une constance de l’univers. J’entrepris de suivre Erin, qui m’indiquait la direction du village. Ce n’était qu’un point à l’horizon, d’où des nuages de fumées semblaient s’élever. Je ne les avais pas remarqué, en partie parce que je parcourais le secteur des yeux en quête d’un signe de vie quelconque mais surtout parce que ce n’était qu’à peine perceptible. Nous entreprîmes ainsi de longer la plage. Je décidai donc de lancer une petite discussion bien peu sérieuse.

« Je me demandai… Cette invitation ne serait pas un traquenard pour que j’apparaisse sur le calendrier des pinups d’Atlantis ? Sinon pourquoi diable me faire emporter mon magnifique maillot ? » demandai-je avec un grand sourire, la surveillant du coin de l’œil en quête de sa réaction. Cela me fit d’ailleurs me demander s’il y en avait bel et bien un qui circulait puis je me mis à l’imaginer : Erin dans une position suggestive sur le pupitre de contrôle de la porte des étoiles, Isia Taylor pour la médecine, moi sur le siège de drones… Je ne pus m’empêcher de retenir un petit ricanement ; les images étaient amusantes.

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Dim 25 Nov 2018 - 15:52
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Chronologie : 17 Ocotbre 2018, Début de journée - Feat. Hailey Spalding

« Tant mieux, je ne souhaitais pas participer à cette activité une nouvelle fois. », répondit l’administrative avec une petite moue peu rassurée. Ce n’était pas le genre de blague qu’elle goûtait, surtout sur le départ comme ça. Néanmoins, elle comprenait la démarche de Hailey qui souhaitait avant tout la faire sourire et la rassurer en présentant les choses d’une façon un peu décalée. Avec le temps, elle connaissait un peu la façon de fonctionner de l’américaine.

En tout cas, elle était ravie d’apprendre qu’Hailey se portait bien. C’était un peu la première figure amicale qu’elle avait croisé dans cette expédition. Quand elle était sur le Dédale, en tant que « consultante pour la commission internationale de surveillance », la CIS, Erin n’était pas bien regardée. En effet, cet organisme n’avait pas bonne presse dans les rangs internes des différentes entités qui composaient l’hydre du programme SG. Hailey avait été l’exception dans ce monde d’indifférence courtoise et de politesse froide. C’était dans sa nature de s’intéresser aux gens, quels qu’ils soient. Le voyage avait été moins monotone, et Erin avait pu gérer son stress de la découverte avec quelqu’un d’autre.

Maintenant, elles étaient amies, et la RDA pouvait s’en féliciter.
Elle était également heureuse de partir à l’aventure avec elle, chose qui ne s’était produite jusqu’alors.

Une fois de l’autre côté du miroir, les deux jeunes femmes entreprirent de se rendre au village des autochtones, là où devait se tenir la réunion. Naturellement, elles marchèrent à l’ombre des arbres à la cime élevée pour ne pas subir de plein fouet la chaleur, même si la réverbération du soleil sur la sable était éblouissante.

Erin s’amusa de la question de son amie, en secouant la tête d’un air étonné :

« Pourquoi diable vous faire emmener votre maillot ?? », fit-elle d’un air faussement surpris, en exagérant le côté question de sa phrase. Elle avait reprit les termes employés par Hailey à dessein. L’américaine embrassa le lagon des yeux puis d’un mouvement ample du bras, d’un côté à l’autre des langues de sables qui le délimitait.

« Parce que nous irons nous baigner dans cette eau turquoise ma chère. Mais si vous souhaitez apparaître sur un quelconque calendrier de pin’ups, je me ferai une joie de vous prendre en photo dans votre magnifique maillot de bain. », enchérit-elle avec un air taquin. « Je suis certaine que vous serez imprimée soit en juillet, soit en aout. ».

C’était un compliment à peine masqué puisque les plus jolies femmes faisaient toujours l’un des deux mois d’été dans ce genre de calendrier.

Il y avait bien un calendrier qui trainait sur Atlantis, Erin en était certaine. Elle avait déjà trouvé une série d’image trafiquées d’elle en sirène, et Alexander avait également mis la main sur des photos qui serviraient à faire ce type de calendrier, mais côté masculin pour le coup. Il avait fallu quand même punir les commanditaires, car cela s’était fait sans le consentement des uns et des autres.

Quelques mètres plus loin, il fallait négocier un petit cours d’eau qui venait se précipiter dans la mer. Il serpentait au milieu du sable, en sortant de la forêt. Il n’était pas très profond, et son courant était faible. Il faisait parti des nombreux petits ruisseaux qui venaient alimenter l’océan de cette planète. L’eau devait sûrement y être douce, surtout plus en amont, parce que là, avec le sable et le ressac de la mer, le sel devait se propager sur quelques mètres. D’ailleurs, Erin trempa sa casquette dans l’onde, au niveau des arbres, avant de la remettre sur son crâne. Elle ne l’avait pas gorgée d’eau pour ne pas être trempée comme une soupe, et nul doute qu’en arrivant, son haut de forme serait complètement sec.

La sensation de fraicheur brève et saisissante était cependant agréable. Erin avait hâte d’en terminer avec la partie politique et diplomatique de la mission, pour venir se la couler douce sur la plage. Elle n’était pas une fervente praticienne des grillades de dinde sur le sable chaud, mais de temps en temps, cela ne lui déplaisait pas.

Encore un bon kilomètre et elles arriveraient aux paillottes et autres cases qui composaient l’essentiel de l’architecture du village.



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Mar 27 Nov 2018 - 10:11
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Evidemment Erin n’avait que peu goûtée à ma plaisanterie. Comme je l’avais dit plutôt, elle était d’un goût douteux. Toutefois elle ne sembla pas m’en tenir rigueur, sans doute parce qu’elle connaissait ma façon de tout dédramatiser à renforts de pitreries. Après il y avait sans doute aussi un autre point qui jouait : j’étais l’une des rares figures amicales, du moins aux premières heures de notre magnifique aventure, à avoir fait preuve d’un semblant d’ouverture d’esprit dès le voyage du Dédale… Le CIS ça refroidit pas mal de gens… Allez savoir pourquoi ! Mais passons cette petite digression introductive pour en revenir à notre promenade en amies sous les cocotiers (ou quoi que pussent bien être ces arbres).

Je n’avais pas grande envie de me farcir -car il allait bien falloir en passer par là- une réunion protocolaire avec des autochtones, non que je n’aimais pas l’idée de voir des peuples de Pégase dans leur élément naturel -je ne serais pas là sinon mais bien à l’abri sous les bombes que l’on continuait à s’envoyer entre copains humains sur Terre- mais je n’étais pas vraiment la plus intéressée par la politique, même si je savais négocier mon bout de gras avec les fournisseurs. En attendant, cette discussion dénuée de presque tout sens, me distrayait fortement. Evidemment elle entra dans le jeu, c’était Erin après tout, pas la plus grande maîtresse en enfonçage de balais dans des orifices obscurs, du moins lorsque nous étions seules.

Sa façon de me relancer ma question, d’une façon si exagérée, avant d’embrasser du regard puis d’un ample mouvement du bras le lagon pour me lancer un joli compliment, bien flatteur, qui me demanderait de trouver une réponse à la hauteur : je serais imprimée en juillet ou en août ! Ah fichu Erin… Toujours le bon mot !

« Vous préférez quel mois ? Août ou Juillet ? Je prendrais l’autre ! ». C’était facile, mais je n’allais pas la placer dans les mois d’hiver. Elle n’était pas froide Erin et méritait bien une belle place dans le futur calendrier des pin’ups… Tiens au fait, Erin en sirène ? Qui avait fait le coup déjà ? J’avais bien trafiqué une photo d’Erin pour lui coller un buste de centaure un jour où je m’ennuyais ferme mais le résultat avait été si peu concluant que je l’avais supprimé immédiatement. De toute façon, autant sur un dessin ça peut rendre jolie, autant sur une photo truquée… Disons que ça n’est pas dans mes goûts.

« Vous savez quoi ? Je crois bien que j’aurais dû réfléchir à deux fois en choisissant ma tenue… Le short ça a l’air d’être si confortable… ». Je me plaignais un peu de la chaleur, il fallait dire que je transpirai joliment aussi lorsque nous passâmes le cours d’eau et qu’Erin mouillait sa casquette, je m’aspergeai généreusement le visage et verser un peu dos dans mon cou. Le soulagement ne serait que temporaire mais le frais était diablement agréable. La prochaine fois, je prendrai une grosse couverture pour aller dans le désert pour la journée et non la nuit ? Il me faudrait réfléchir un peu plus la prochaine fois… Quoi que… C’était la tenue militaire que j’avais chopé donc… Pas le bon métier chérie, tu l’as dans le baba…

Un kilomètre plus loin, nous découvrîmes les paillotes et cases, dignes d’une carte postale prise sous les tropiques. Quelques villageois nous regardaient approcher, certains se dirigeaient vers nous. Le temps de la raison officielle de notre venue sur Paradize était venu et je laissai donc à ma bonne amie le soin de nous expédier ça, restant bien entendu avec elle, prête à lui venir en soutien et à faire sauter un caisson ou deux si le paradis se révélait être un enfer terrestre.


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Mer 28 Nov 2018 - 14:54
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« Ah non ! », fit Erin en riant. Elle secoua négativement la tête en doublant la négation par un geste du doigt. « Il est hors de question que j’apparaisse dans un quelconque calendrier. ». C’était dingue le nombre de personnes qui voulait la mettre dans un de ces supports glacés dans une tenue légère (pour ne pas dire inexistante pour certain). Elle savait qu’elle avait une certaine prestance, et un charisme affirmé, mais de là à être la cible répétée de ce genre de truc, elle ne pensait pas.

Enfin, Hailey était surtout portée sur la plaisanterie qu’elle avait initié, et à laquelle Erin avait répondu. Elle ne devait pas le penser vraiment. Quoique ? Erin préférait se dire que c’était une boutade, une taquinerie entre amies. Et puis quelque part, c’était une forme de compliment qu’elles se faisaient toutes les deux en souhaitant se placer sur les pages centrales des mois d’été dudit calendrier fictif.

Et comme elle savait que c’était une plaisanterie, elle adopta sa petite tête de fouine qui faisait toujours craquer Alexander, et elle ajouta, mutine :

« Aller, aout sera parfait. ». Elle rigola un peu à la fin de sa phrase, histoire de bien montrer qu’elle ne se prenait pas au sérieux.

En attendant, elles avançaient toujours vers le village, passant au-dessus de petits cours d’eau, dans l’un desquels Erin mouilla sa casquette pour se rafraichir. Il ne devait pas faire moins de trente degré à l’ombre. Hailey se plaignit de sa tenue. L’administrative la toisa, avant d’hausser des épaules et de répondre :

« L’avantage de votre tenue, c’est que s’il fait froid, ça ira pour vous, parce que la mienne ne peut pas se couvrir d’avantage. Et autre avantage, avec un couteau, vous pouvez très bien vous accommodez un short. Avec le beau couteau de chasse que vous portez à la ceinture, ça doit être faisable. Je n’en toucherai pas un mot à l’intendance. », promit-elle.

Avec Erin, un problème égale une solution.

Le village était déjà bientôt en vue. Des souvenirs de son arrivée lors de la précédente mission revinrent la hanté, mais par la force de son caractère, et sa conviction que tout irait pour le mieux, Erin n’hésita pas. Elle laissa les premières paillotes qui constituaient, en quelque sorte, la banlieue du village, pour se rapprocher du centre. Aussi dingue que cela pouvait paraître, un feu brulait sur lequel rôtissait quelque chose qui ressemblait à un cochon sauvage.

Une villageoise s’arrêta devant Erin et releva le nez pour la toiser. Yeux dans les yeux. Les mains de la RDA remontèrent pour cacher sa poitrine. Cette femme lui avait pressé un sein alors qu’elle était ligotée et emmené au piloris. Elle se souvenait encore de ce regard, et de ses doigts qui se refermaient sur l’extrémité de son avant cœur pour la tordre avec haine. Elle avait eu un hématome abject pendant des jours et des jours.
La dame éclata de rire, et baragouina un truc dans le dialecte local en se remontant ses opulents seins outrageusement, comme si elle se foutait de la gueule d’Erin. Cela lui arracha même une larme tant elle se marrait, puis elle tapota l’épaule de la jeune femme avant de s’en aller vers une des cases de la « banlieue ».

« Brrr... », fit Erin qui s’en trouvait un peu chamboulée. Cependant, elle se refit une contenance rapidement, affichant ce qu’elle appelait son masque d’inquisitrice. Impassible et froide, elle n’était pas sans ressources, et ce n’était pas un fantôme du passé qui allait la faire tomber.

La hutte du chef était la plus importante du village. De larges escaliers de quatre marches permettaient de monter sur la terrasse sur pilotis, sur laquelle attendaient les deux soldats, Hanz Hirsh et Linea Nilson. Le premier était l’exact opposé de la seconde. L’allemand était exubérant, bruyant, démonstratif, là où la suédoise était apathique, calme, et fermée.

« Madame. », fit la suédoise en saluant Erin, et en inclinant un peu la tête du côté d’Hailey.
« Eriiiinnnnnnn !! Comment ça va keupine ?! », lança joyeusement Hanz. Linea le fusilla du regard. Elle était la plus gradée des deux. Néanmoins, elle n’eut pas besoin de lever le ton, car Erin s’occupait déjà de l’allemand, avec qui elle avait l’habitude de traiter puisque c’était un habitué du couple Steele / Hoffman, au plus grand désarroi d’Alexander d’ailleurs.

« Hanz, je t’ai déjà dit de ne pas faire de familiarité en mission à l’extérieur, alors tiens ta place sinon je donne carte blanche au sergent Nilson pour te blâmer. », dit-elle froidement. Elle ne devait pas se décrédibiliser d’entrée de jeu avec un énergumène pareil.


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Jeu 29 Nov 2018 - 11:56
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Comment ça non? Elle ne voulait pas figurer sur un gentil petit calendrier ? Elle y serait pourtant si adorable… Oh tiens… Une autre idée des plus exquises apparut à cet instant dans mon esprit (dérangé ? Je laisse à d’autres le soin de répondre à cette épineuse question !) : une campagne publicitaire pour motiver les troupes à participer aux activités, prendre des postes à responsabilité… Et quoi de mieux que la jolie représentante de la CIS pour ça ? Hmm ? Vous pouvez me dire ? Cela lui valut un sourire malicieux, et certainement un peu flippant de ma part. O oui ! J’allais faire en sorte de prendre quelques photographies et lui faire le coup… Ah… En fait peut-être pas… Je me serais fait griller immédiatement… Dommage ! C’est étrange comme une simple plaisanterie peut prendre des airs sérieux parfois… Erin devait bien s’inquiétait de cette possibilité : que ce ne soit pas une simple boutade ! Mais elle eut cette petite tête de fouine pour m’ajouter d’un ton mutin : « Aller, août sera parfait. », rigolant même un peu à la fin de sa phrase. Elle ne se prenait pas au sérieux mais peu m’importait !

« Août ? Très bien ! Pour la version avec ou sans maillot ? Je me demande ce qui attirerait le plus le bon peuple d’Atlantis… ». Après tout, il devait également y avoir un calendrier des dieux et déesses d’Atlantis qui circulait ou circulerait un jour…

Au cours d’eau, elle me fit remarquer, alors que je protestai contre l’inconfort de ma tenue, que je pouvais toujours en faire un short si besoin était avec mon couteau ou ne pas me peler le jonc à la nuit tombée. Elle marquait un point, c’était indéniable mais je ne voulais pas le lui admettre alors je lâchai un petit grognement avant de me la boucler sur ce sujet.

Une fois au village, je jetai un regard à Erin. Je me doutais qu’elle ne serait pas à son aise et elle avait l’air tourmenté par les images de sa dernière mission, même si, avec son caractère, elle n’hésita pas. Elle était forte sur ce point-là ma magnifique amie ! Lorsqu’une villageoise s’arrêta devant Erin et la toisa, le nez relevé, ce qui me fit penser à une truie, Erin porta les mains à sa poitrine, dans un geste purement protecteur. Ce serait donc elle qui lui avait offert cette délicate torsion du sein dont j’avais eu vent ? Eh bien ça promettait avec ce village… Je me demandais toutefois si cette vieille bique avant l’heure n’était simplement pas jalouse du corps d’Erin, ou s’était sentie menacée sur son terrain de chasse lorsqu’elle remonta ses obus d’une façon outrageuse. Rien d’excitant ! Et en plus elle faisait pleurer mon Erin préférée ! Oh ça méritait une petite vengeance mais nous ne pouvions nous permettre de mettre en péril le délicat équilibre qui s’était instauré entre nos deux peuples, donc je la fermai et lorsque cette garce fut partie et qu’Erin eut lâché un « brrr », toute chamboulée qu’elle était, je lui mettai une légère claque rassurante dans le dos en lui lançant, malgré son masque impassible et froid : « Eh ! Oublie la grosse jalouse ! Elle a dû avoir peur que tu lui piques ses rares amants ! ». J’avais, il faut bien l’admettre, l’art et la manière de faire passer une sale garce pour ce qu’elle était : grotesque, vile, petite, mesquine. Ce n’était pas difficile mais certains le faisaient moins bien, du moins à mes yeux.

Très vite, nous fûmes devant la hutte du chef. Sur la terrasse, deux soldats attendaient : Hanz et Linea. Je les connaissais un peu ; on se connaissait très vite sur Atlantis de toute façon, au moins de vue. La suédoise salua Erin d’un classique « Madame » tandis que j’avais le droit à un signe de tête alors que Hanz, qui était sans doute l’une des personnes les plus exubérantes que je pouvais connaître -il me bâtait presque dans mes meilleurs jours- fit son foufou devant Erin. Il n’avait pas ma barrière vis-à-vis des supérieurs et je dois dire que je respectais ça tout autant que cela me dérangeai. Je saluai, de la façon la plus militairement acceptable mes deux confrères, respectant les formes en présence d’une gradée -incapable de faire autrement que j’étais-, puis je posai mon regard sur Hanz.

« Ouh… » laissais-je entendre, retenant un frisson en imaginant ce malheureux entre les mains d’un Nilson avec carte blanche. C’était jamais bon signe de se faire sermonner par celui-là. Je comprenais toutefois qu’Erin ne pouvait perdre la face, d’où sa froideur.

« Hey ! Comment ça se passe ici ? » demandai-je dans l’espoir de faire un peu tomber la tension qui s’installait, même si Hanz était du genre à s’enfoncer plus encore dans les sables mouvants en prétendant sentir le fond, de ce que j’avais cru comprendre du personnage. Je me trompais peut être mais vu comment il posait souvent problème au couple le plus important d’Atlantis Steele-Hoffman, il y avait peu de chance que ce ne soit pas le cas.
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« Oh, j’ai déjà mon idée sur la version qui attirerait le plus de monde, croyez-moi. », répliqua Erin amusée. Elle ne se voyait pas faire de photos de nus… Quoique, peut-être si Alexander avait envie de se mettre à la photographie et qu’il avait envie de choisir sa compagne comme œuvre. Mais l’anglais avait déjà un passe-temps concernant ses formes et ses arrondis quand ils étaient dénudés. Bon, deux passe-temps en réalité. L’un était vraiment très intime, l’autre l’était presque tout autant, mais il était plutôt artistique, quoiqu’érotique quand même. Il adorait peindre sur elle à l’aide de pinceaux de différentes textures. Généralement, ça terminait en quelque chose d’informe à cause du corps à corps qui s’ensuivait. Enfin qu’importe, ce n’était pas le sujet de la demande de son amie ici présente. « Mais non, ce sera avec maillot, je suis pudique voyons. », fit-elle en coulant un regard à Hailey.

La progression continua vers le village. Hailey n’était pas disposée à découper son pantalon, et Erin n’insista pas. Son amie était grande, et elle aussi, chacun faisait bien ce qu’il voulait. Le petit grognement amusa la RDA qui ne s’en formalisa pas. La rencontre avec l’indigène n’était pas pour plaire à Erin, qui ne s’attendait pas à croiser la route de cette femme à nouveau. C’était fortement désagréable, mais la vieille peau ne semblait plus lui tenir rigueur de ce qu’il s’était passé, ce qui était tout le contraire de l’américaine. Quoique… Est-ce qu’elle lui en voulait réellement ? Les gens étaient pris dans un mouvement de groupe où le QI le plus faible prenait le pas sur le plus fort, et où l’effet de meute se faisait clairement sentir. Erin avait eu la malchance d’être une captive, source de la folie et de la fureur de ces gens, et cette femme était dans le camp de ceux qui l’avaient attrapé, elle avait donc légitimement fait ce qu’elle avait à faire, même si c’était purement gratuit et humiliant.
Manifestement, la villageoise semblait se moquer d’Erin, riant aux éclats jusqu’à en pleurer. Face à ça, si ce n’était son geste de protection vis-à-vis de sa poitrine, l’atlante ne bougea pas et ne montra rien. La tempête passa, et Hailey envoya une boutade.

« C’est certain. », fit Erin d’un ton aigre. Et d’ajouter : « Ma réputation de croqueuse d’homme est intergalactique. ». Elle secoua la tête. Finalement, elle s’en foutait. Cette femme n’était rien pour elle, ni plus ni moins qu’une connaissance désagréable qu’elle aurait tôt fait d’oublier une nouvelle fois, un peu comme ce bleu qui s’était dissipé de sa poitrine après plusieurs jours.

Erin ne fit pas plus attention au petit bruit de bouche de Hailey qu’aux exubérances fantasques de Hanz. Bien entendu, les deux n’étaient pas à mettre dans la même catégorie, loin s’en fallait. Hanz ravala sa langue, jeta un coup d’oeil à Linea, et libéra le passage à sa “keupine”. Madame n’était pas d’humeur aujourd'hui’hui, et il l’avait vite compris. Ce mec était lourd, chiant, re lourd, mais il comprenait quand même quand ça ne devait pas aller plus loin… Non en fait il ne comprenait que quand il prenait le bâton, avec lequel on le menaçait jusqu’alors, dans la gueule. D’où le commentaire qui s’envola :

« Ouhhhh alerte rouge. Alerte “rouge”. », insista-t-il grossièrement. « Pourtant j’étais certain d’avoir mon calendrier Erinien à jour. Ton cycle n’est plus aussi régulier ma belle ! », lança l’allemand, loin d’être abattu par l’accueil glacial de la jeune femme.

Cette dernière se retourna, tandis que Nilsson faisait les gros yeux à Hanz, occultant complètement la question d’Hailey.
« Sergent, procédez à l’arrestation de Hanz Hirsh pour outrage à sa supérieure. Veuillez le reconduire immédiatement sur Atlantis.. »
« Mais madame, je ne peux pas vous laisser ici seule. »
« Hailey est là, je ne suis pas seule. Ce n’est pas pour vous punir Sergent, mais pour appliquer le règlement. Procédez s’il vous plait. »
« Erin tu n’es pas sérieuse hein ? », fit Hanz de son ton enfantin. Il se brula sur les prunelles froides de la RDA qui le toisait sans broncher, attendant que Nilsson procède. La suédoise sortit un Serflex de son gilet tactique, et elle attrapa les bras musclés de Hanz, qui étaient pour le coup assez flasque, tellement il était surpris.
« Première classe Hirsh, je vous arrête pour outrage sur la personne d’Erin Steele, suivez-moi, je vous conduis en détention sur Atlantis. », dit-elle d’un ton mécanique.
« Merde... », fit Hanz en regardant Erin avec des yeux ronds. Finalement, sentant la pression de la sergente sur ses mains liées, il se tourna pour la suivre. En passant, il envoya un clin d’oeil à Hailey : « C’est pas les règles Hailey, elle est enceinte !! Cette saute d’humeur !! Putain je suis trop content ! J’aurai tellement aimé que Alexander me mette enceinte aussi ! », lança l’allemand en s’éloignant.

Erin poussa un nouveau soupir et secoua la tête, dépitée. Ce mec ne savait pas s’arrêter du tout. C’était vraiment abusé. Elle leva les yeux au ciel en regardant Hailey, comme si elle s’excusait de ce spectacle navrant, puis finalement, elle l’invita à la suivre sur la terrasse rudimentaire de la cahute, où se trouvait deux chefs de tribus, assis sur leur chaise en bambou, leur ventre bedonnant touchant outrageusement la table. Leur pagne ne cachait pas grand chose de leur anatomie flasque et pendante qu’ils ne devaient plus avoir aperçu depuis longtemps au regard des deux bedaines qu’ils avaient.
L’américaine ne se focalisa pas sur ces sexes dégoûtants, préférant conserver le regard haut. De toute façon, une fois assise sur le banc qui les attendait, la vision disparue. D’un autre regard, elle invita Hailey à prendre place. L’un des hommes se gratta sous la table, avant de prendre un panier de fruits et de le donner aux deux femmes :

« Un présent des tribus pour nos honorables atlantes. Goûtez comme ils sont bons. »
« Non, ici c’est femme qui s’empoisonne le sang avec nos fruits. Femme malade. »
« Effectivement, mais je suis certaine que les atlantes seront ravis d’avoir ce joli panier. », répondit Erin qui ne se formalisa pas que son diabète soit étalé sur la table. En réalité, elle était guérie depuis longtemps maintenant, la faute à une onde régénératrice ancienne à laquelle elle avait été exposé. Mais à l’époque, lors d’une précédente négociation, elle avait du arguer dans le sens d’une maladie pour ne pas goûter aux fruits pourtant appétissant. Pour le moment, c’était plus le fait qu’il se soit touché les roustons avant de lui donner les fruits qui empêchait Erin de s’en saisir.

« Je suis certain aussi. Je pense que vous aimez nos fruits. », dit-il de manière haché.
« C’est pour cela qu’on aimerait augmenter le rendement. En avoir plus. »
« Plus ? Mais comment nous vivre ensuite ? »
« Plus sans vous affamer bien entendu. Discutons-en. »

Des rafraîchissements furent apportés par des jeunes femmes qui ne se firent pas prier pour disparaître ensuite. La conversation était cordiale, comme s’il n’y avait jamais eu de passif entre les deux peuples par le passé. Erin défendait bien son steack, et en leur promettant d’améliorer le rendement, une notion encore inconnue pour eux, l’accord fut bientôt amélioré.

Une fois devant la cabane, Erin mit les mains sur ses hanches, l’air contente d’elle.

« Une bonne chose de faite ! Place à la détente ! »



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Erin semblait s’amuser de ma plaisanterie digne d’une gamine, assez pour que son esprit ne lui donne d’étranges idées, en juger par le petit silence et son air entre son affirmation sur les préférences coquines du bas peuple d’Atlantis et le fait que ce sera avec maillot, précisant même qu’elle était pudique. Quelle tristesse… Moi qui me voyait déjà changer l’ensemble des calendriers d’Atlantis par des plus beaux encore… C’est sur ces mots que nous continuâmes vers le village, jusqu’à la rencontre avec l’indigène qui rendit Erin plutôt aigre. Elle pouvait bien se dire qu’elle s’en foutait qu’il était clair qu’elle avait encore les nerfs à propos de sa mésaventure au paradis. La preuve en était que Hanz, blagueur débile devant l’éternel, en prit pour son grade. C’est vrai qu’il était lourd, surtout à insister sur le calendrier Erinien -qui m’arracha un sourire discret- mais il n’y avait aucunement besoin de l’arrêter pour ça… Bon, c’était sans doute une sorte de solidarité entre membres du club très fermé des joyeux plaisantins mais tout de même… Une arrestation pour outrage ? Ce genre de gars, ça les arrête pas ! La preuve ! Il me donnait même un sujet pour taquiner Erin, plus tard, évidemment, lorsque personne ne pourrait me mettre aux arrêts… Erin enceinte… Mon dieu… Et si c’était vrai ??? Toujours était-il que j'en connaissais un qui allait se retrouver avec un T-shirt I love Calahan pour quelques temps...

« T’as pas pris ton ticket toi ? »
lui rétorquai-je, faussement surprise, vendant Alexander comme le stand de boucherie des grandes surfaces où il fallait avoir son numéro pour être servi. Evidemment, ça allait relancer la machine, pour la plus grande désolation de l’allemande. Erin me regarda comme pour s’excuser du spectacle mais moi j’adorais ce genre de situation, sauf pour l’arrestation, superflue et pas futée en fait puisque j’étais pas vraiment dans le top 10 des gardes du corps.

« Euh… Erin… Merci de votre confiance mais faudra vraiment pas que sa parte en vrille... » l’avertis-je, juste pour le principe. Je ne cherchai pas à empêcher le blâme d’Hisch, c’était fichu pour lui maintenant, mais il fallait tout de même garder la tête sur les épaules et ne pas se mettre en danger juste pour une petite contrariété. Question de bon sens ! Et sur ces mots, nous nous retrouvâmes à l’intérieur de la cahutte, face à des bedonnants à l’anatomie pendante sous un tablier abject, dissimulé de façon illusoire par un pagne. La vue ne donnait pas vraiment l’eau à la bouche et leur hygiène… Diable ! Il fallait espérer qu’ils soient plus sérieux avec les produits échangés ou que le mec de l’hygiène d’Atlantis était un vrai maniaque… Offrir des fruits après s’être gratté les noix… Sauvage ! Ah non… C’était pas mieux que certains de nos spécimens terrestres… J’écoutais la conversation sans intervenir. Je n’étais pas là pour ça et si je gouttai avec prudence au cocktail, un peu méfiante avec les nouveautés, surtout venant d’un ancien ennemi, je me limitai à afficher un air aimable. Ce n’est qu’une fois l’air pur retrouvé que je remarquai à quel point Erin était contente de sa prestation. Hanz avait raison. Elle changeait super vite d’humeur ! Ca cachait quelque chose ! Ah les maillots… Quelle merveilleuse idée avait-elle eu là !

« Allons ! L’on ne dit pas ça juste à la porte de nos hôtes ! Surtout si c’est vrai ! » rétorquai-je avec un grand sourire en prenant la direction de la plage.

Une fois notre destination de rêve atteinte, je retirai ma tenue, sans me presser, observant du coin de l’œil Erin. Le programme était simple : prendre au moins une photo et la taquiner sur un ventre rond, fictif ou non. Si elle nous avait fait une petite prise de poids depuis notre dernière rencontre, ce serait encore plus drôle… Et cela me faisait me poser une grande question : je risquai le blâme et l’arrestation moi aussi ? Les cellules d’Atlantis sont insonorisées ? Après tout… Hanz et moi dans la même pièce… Ca ne donnera jamais rien de bon, pour les oreilles de nos geôliers.

« Alors… On n’aurait pas pris un peu de ventre ? »
lançai-je à Erin avec un grand sourire, comme si c’était une question réellement sérieuse. Je pouvais enfin apprécier cette chaleur autrement que comme un pur calvaire même si elle restait assez élevée. Il vaudrait mieux ne pas rester trop longtemps à griller au soleil, parce qu’il ne nous pardonnerait pas.
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« Depuis le jour où j’ai roulé une pelle à Alexander, je n’ai plus besoin de ticket ! », enchérit Hanz qui ne savait pas s’arrêter. C’était plus fort que lui, il ne pouvait pas ne pas répondre à de la surenchère par de la surenchère. Bon, sur le point du baiser, il s’était réellement passé, et il n’y avaut bien que Hanz pour s’en vanter encore. C’était l’histoire de sa vie. Rouler une pelle à l’anglais !

« Ca ne partira pas en vrille, surtout sans Hanz. », répliqua Erin du tac au tac à Hailey, sur un ton tranché qui n’ouvrait pas vraiment au débat. Sa décision était prise et ce n’était pas les protestations des uns ou des autres qui y changerait quelque chose. Elle ne voulait pas de cet énergumène dans les pattes plus longtemps. A lui seul, il était capable de faire foirer la négociation. C’était déjà tendu depuis (du moins pour Erin, parce que pour les locaux et le reste d’Atlantis, l’appréhension semblait s’être évaporée) l’histoire des prises d’otages, il ne fallait pas en rajouter.

C’était aussi son caractère de traiter ce genre de chose de façon expéditive, surtout quand une action diplomatique attendait. Elle avait bien conscience que Hailey n’était pas taillée pour servir de garde du corps, et qu’une escorte de trois personnes valait mieux qu’une escorte d’une personne, et le choix était peut-être un peu précipité, mais maintenant qu’il était donné, elle ne reviendrait pas dessus. Et puis… Au moins c’était un bon prétexte pour passer le restant de la journée avec son amie sans avoir l’autre lourding dans les jambes, ou d’ennuyer Nilson qui ne devait pas forcément aimer le soleil ou la plage, au regard de son bronzage qui ferait pâlir un lavabo.

Quoiqu’il en soit, la négociation se passa bien. Erin était satisfaite, et son changement d’humeur venait de là. Elle n’avait aucune raison de rester coincée sur l’épisode avec Hanz, et elle capitalisait sur sa réussite plutôt que sur ses contrariétés. Alors oui ! Maintenant c’était détente, farniente, coquillages et crustacés, sur la plage presque abandonnée !

« Oui vous avez raison, ils seraient capables d’être d’accord avec moi et de se proposer pour nous agiter une feuille de palmier alors que nous faisons bronzette. Je vous laisse imaginer le spectacle vu de dessous en étant allongée. », pouffa Erin, lui faisant cette confidence sur le ton qui convenait, c’est à dire dans un murmure qui n’était audible que de l’américaine.

Pour sa part, elle avait l’image, et c’était sans doute pour cela qu’elle rigolait, même si c’était grotesque et horrible d’avoir une paire de kiwis poilus qui se trémoussaient au rythme de la feuille de palmier.
Erin entraina donc Hailey vers un lieu plus propice aux genres d’activités de plein air qu’elles escomptaient partager aujourd’hui. En repartant vers la Porte, elles avaient croisés des endroits susceptibles de s’y prêter, et la RDA s’arrêta dans l’un deux, offrant un petit lagon cerné de bras de sable sur lequel poussait quelques cocotiers et autres arbres exotiques. Elles auraient de l’ombre si besoin est, et même une petite source d’eau douce qui serpentait vers la mer. Idéal quoi. On ne pouvait rêver mieux, à l’abri du vent, avec vue sur une eau turquoise qui n’attendait que des baigneurs.

Erin avait son maillot sous ses vêtements. Ses sous-vêtements étaient dans son sac. Elle les avait pris au cas où, mais elle avait préféré mettre son vêtement de bain directement, ne sachant pas si elles auraient beaucoup d’intimité. Car oui, elles ne devaient pas qu’être deux à la base, si on comptait l’escorte. La jeune femme portait un maillot deux pièces comportant des motifs noirs et blancs rayés, le tout agrémenté de noeuds larges et amples. Quelqu’un comme Alexander aurait adoré tirer dessus.

Elle ne remarqua pas le petit manège de Hailey, avant de s’installer sur sa serviette, les doigts de pieds en éventails, préparant la crème solaire.

« Du ventre ? Ah ? Euh…. ?. », fit-elle, ne sachant pas trop comment elle devait le prendre. Est-ce qu’elle avait grossi ? Elle n’avait pas trop fait d’exercice depuis quelques temps, mais quand même… Il y avait bien qu’Isia ou Hailey pour lui dire ce genre de truc en toute sincérité sans risquer de se prendre un retour flamboyant de la belle. Erin tapota sur son bidou en le considérant. « Franchement je ne trouve pas… mais… Ca se voit tant que ça ?. », demanda-t-elle incrédule, ce qui pouvait lancer sur le quiproquo ou le poursuivre, c’est selon.



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Dim 13 Jan 2019 - 15:43
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Que ça ne parte pas en vrille sans Hanz n’était pas ce que j’appellerai une certitude. Toutefois, il était indubitable que son absence ne pouvait nuire à l’établissement de relations diplomatiques. Ses plaisanteries ne faisaient pas rire tout le monde et même moi je le trouvai lourd. Il insistait trop sur ses plaisanteries, et était d’aucune subtilité. L’humour, c’est comme sur un velo : il faut garder son coup de pédale et surveiller son guidon. Lui, il l’avait si peu surveillé qu’il avait fini aux arrêts. Quant à Erin, il était clair qu’elle n’avait pas du tout l’intention de poursuivre sur le sujet de l’allemand. C’était compréhensible, surtout avec la nécessité d’une négociation impliquant la participation de ma chère amie. De plus, Hanz nous avait offert le motif parfait pour ne pas avoir de gardes pendant notre escapade à la plage. Il me faudrait sans doute le remercier, d’une façon ou d’une autre ; quelque chose d’assez intelligent pour ne pas réveiller la bête.

Une négociation plus tard, Erin était satisfaite et bien plus détendue. Elle plaisantait même sur le risque d’avoir des vahinés du dimanche pour nous secouer une feuille de palmier en nous laissant voir leurs roustons. Je me serais passée de l’image et ne lui répondais donc que par un sourire amusé alors que tout mon être n’avait qu’une envie : dégurgiter cette vue hideuse, la chasser de mon esprit. C’est ainsi que nous nous rendîmes à la plage et que tout commença réellement. L’on avait un coin de paradis et une fois les vêtements perdus pour afficher nos magnifiques maillots qui ne demandaient qu’à être tirer, je pus lancer Erin, comme prévue, sur la forme de son ventre. Cela dû la prendre au dépourvu et sa réaction était hilarante mais je gardai, autant que faire ce peu, mon sérieux. Le plus adorable dans l’histoire ce fut cette maladresse de langage « ça se voit tant que ça ? ». Je me doutai bien, vue sa réaction initiale, qu’elle s’inquiétait simplement de quelques bourrelets, quelques formes adipeuses superflues mais j’étais lancée.

« Oh pas encore… Ca fait combien de temps ? » je lui laissai le doute quant au sujet de ces nouvelles formes qui ne m’avait d’ailleurs l’air que d’être un léger affaissement due à un défaut d’exercice. C’était tellement puéril que je commençai à laisser paraître mon amusement. Elle allait vite comprendre que je la taquinai aussi pour faire durer un peu le suspens je prenais la direction de l’océan, histoire de dire que j’y avais trempé les orteils, ce d’autant plus que l’eau était bonne. Finalement je m’y immergeai, soupirant d’aise en sentant mon corps se rafraichir. Je ne restai toutefois pas plus de quelques minutes, préférant retourner à l’ombre que carboniser par la faute de la réverbération. Et à l’ombre, de la façon la plus naturelle qui soit, je pris quelques photos du paysage, ainsi que des clichés d’Erin, dont le maillot ne demandait qu’être détachée. C’était tellement tentant ces petites ficelles… L’on courrait chacune le même risque et c’était d’autant plus excitant !

« L’on devrait organiser plus souvent des moments détentes, vous croyez pas ? Et très joli maillot au passage ! » lançai-je à Erin, réfléchissant à quelques nouvelles facéties.
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