Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mer 24 Oct - 18:26
Isia Taylor Laurence
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La traversée de
l'inavouable


Chronologie 15 juin 2018 - 20h00


Cela allait faire pile un mois que les évènements du mois de mai, comprenant l'attaque de la base de la reine des ingénieurs et l'invasion des morphéas était passé. Et pourtant, elle avait l'impression que cela faisait des mois et des mois. Il en avait eu des mouvements et des annonces depuis. La guerre était victorieuse, mais avec son lot impressionnant de mort et de blessés, sur Atlantis ils avaient eu aussi l'hécatombe et ses victimes … Isia était une victime, elle avait encore l'affreuse sensation d'avoir été violée, non pas au plus profond de son intimité mais au plus profond de son âme. La semaine à l'infirmerie avait été comme toujours, digne d'un défilé d'une princesse. Cody avait été affreusement mignon mais Isia était tendue, elle avait grande hâte de voir les équipes de Normandie arrivées et surtout l'angoisse de découvrir sur la liste des morts le nom de personnes qui lui tienne à cœur.

Puis elle était en convalescence, cela la tuait de ne pas pouvoir être à l'infirmerie et faire son rôle de médecin. Non, elle devait rester au calme et dans un sens, quand elle décidait de faire un peu d'activité, elle ne finissait pas s'écrouler de fatigue, tellement ses deux semaines captives d'un morphéas l'avait affaiblie. Elle était si faible, qu'elle restait éveillée à peine quatre heures par jours voir même six heures quand elle buvait un café. Pour s'occuper elle avait réussi à venir voir Erin qui avait été gazée avec les deux autres membres du CODIR. Isia, lui avait confié son étrange sensation de se souvenir que des émotions de la créature et qu'elle redoutait chaque rencontre et un peu plus celle avec Pedge. C'est d'Erin qu'elle eut la liste des morts et vivants et égoïstement, elle se sentie soulagée de ne pas voir les noms de Sheppard, Bricks, Allen Kalash et Hamilton sur celle-ci. Ainsi, que le nom de Natus qui lui tenaient à cœur comme sa jeune apprentie Yin.

Peu de temps après, Isia reçut de sa part une missive cachetée. Il s’y trouvait une notification administrative Natus qui attestait qu’elle avait reçu la Croix de la Sauvegarde, une distinction rare. Un petit mot supplémentaire venant d’elle lui disait qu’elle avait retrouvé ses parents et qu’elle veillait personnellement à leurs soins. Elle s’était démarquée durant la guerre, accédant au poste d’érudit en médecine Lantienne et gagnant le droit d’exercer librement cet art partout en Magna. Elle semblait heureuse, mais toujours aussi curieuse, avide d’apprendre toujours plus à ses côtés, et l’invitait dans le même temps, avec son emballement coutumier, à venir dîner avec sa famille à la prochaine fête de son quartier. Chose à laquelle Isia accepta en lui répondant,cela lui était étrange d’écrire à nouveau sur du papier pour communiquer.

Quelques jours après elle avait rendu visite à Yin puis avait fait un décroché pour voir Nelly et lui apporter un paquet de bonbons. L’hispanique lui avait sauté dessus pour la couvrir d’un câlin chargé de tendresse. Elle semblait avoir appris sa mésaventure et lui avait proposé maladroitement, mais avec son humour habituel, de garder son poisson rouge par intermittence. Elle lui avait également parlé de son projet bronzette entre filles sur Paradize. Isia avait trouvé l’idée agréable, un peu de calme et de bonheur pour compenser son humeur morose lui ferait le plus grand bien. Et elle adorait la plage et surtout nager dans les ondes qui lui manquait au plus haut point.

Mais concernant l'infirmerie, elle l'évitait, pour une raison simple : la frustration. Elle avait été raccompagnée par Dale et Carson la veille, car elle voulait aider. Cela avait entraîné une petite discussion entre les trois médecins, où Dale lui avait avoué que le morphéa l'avait enfermé dans un placard après lui avait fait de belles avances cochonnes (effleurement des parties loin d'être insensibles) et embrassade langoureuse. Quant à Carson, il avait eu le droit aussi a un baisé peu chaste un soir quand ils étaient sortis boire un verre alors qu'ils avaient fini très tard. Il avait mis naïvement ce comportement sur la dose d'alcool un peu trop important qu'avait pris le morphéa. Mais les deux hommes s'étaient sentit bien bêtes et surtout ils avaient eu honte de n'avoir pas pu découvrir ce pot au rose immédiatement mais trop tard. Dale et Carson, n'étaient pas les seules à avoir souffert des humeurs et des envies du morphéa et beaucoup lui avaient dit ce qui s'était passé, Isia avait dû être un peu brutale avec certain.

L'apothéose des actions du morphéa résidait entre sa relation avec Pedge Allen, puisque qu'à la veille de la guerre elles avaient fait l'amour et Isia avait ressentie toute la passion de cette étreinte et dans ce colis… oui ce colis, qu'elle avait reçu. Une commande venant de la terre que l'Athéna lui avait transmise. Quand, elle avait ouvert le contenue, elle s'était sentie blêmir de rage et de désespoir. Ce colis contenait une robe blanche en dentelle qui aurait pu servir à un mariage. Le morphéa avait commandé une robe de mariage !
La créature avait reproduit l’esprit de Nelly. De toutes ses victimes, c’était son comportement qu’il avait le plus longuement adopté avant de s’infiltrer sur le site Alpha et, petit à petit, arriver jusqu’à investir Isia. Forcément, les souvenirs amplifiés de l’hispanique et son projet secret de faire un “mariage piège” entre Isia et Pedge avait beaucoup joué dans cette démarche. La perception du Morphéa et les morceaux résiduels de ses calques étaient responsable de ces actes. Et pas seulement du mariage mais aussi des sentiments...
De colère Isia avait sorti la robe, prenant des ciseaux en en faisant des miettes de l'habit ! Elle avait fini par s'écrouler en larme de colère et de honte. Ce morphéa lui avait volé et créer des souvenirs auxquelles elle ne voulait pas. Cette robe avait fini quelques jours après à la benne.

Et la chute ne faisait que commencer. Quelques jours après, elle avait profité d'un temps d'éveil, pour franchir le pas de l'infirmerie et demandé si Hamilton était là, voir même Kalash. Personne ne lui répondit, sauf Katty qui lui affirma qu'il n'avait pas le droit aux visites. Isia conclut qu'il avait encore fait des siennes pour être puni encore. Elle hésita à voir Pedge mais il était encore trop tôt et les souvenirs de la robe et des émotions du morphéa la taraudèrent que trop elle préférait attendre. Pour une des rare fois elle semblait avoir peu bêtement, comme une adolescence. Peut-être qu'elle avait trop a perdre ? Ou qu'elle n'assumait pas de lui avouer qu'elle avait fait l'amour avec un monstre. Peut-être un mélange des deux.

En fin de mois, il eut l'annonce de la cérémonie militaire pour les grades des personnes méritantes et aussi celle pour Eversman de sa dégradation publique. Isia avait pensée beaucoup de choses de cet élément, surtout en entendant les chefs d'accusations et que s'était bien fait pour lui après tout. Et qu'il pouvait s'estimer heureux d'être encore sur Atlantis. Mais son esprit était ailleurs, elle cherchait panda et le bureau de Norah était vide, on l'avait informé qu'elle avait démissionnée pour se rendre sur terre. Étonnant, Isia l'ignorait et puis bon, elle ne s'intéressait pas vraiment à la jeune femme mais plutôt à son compagnon. Elle ne put pousser ses recherches plus… la réponse tomba de la bouche d'Alexander quand Isia complètement désespéré de ne pas trouver panda à l'infirmerie et même nulle part était venue le voir directement.

Alek Hamilton avait été radié de l'armée et renvoyé illico presto sur terre. Il n'était même pas venu lui dire au revoir ou même une petite lettre. Il était parti tout simplement comme un fantôme. La rage l'avait pris une nouvelle fois, avant qu'elle se décide à lui envoyer un mail. Il était plein de rancune envers « sa chérie Allen, qu'il tenait pour responsable ça et de d'autres maux. Il semblait heureux d'être sur terre et d'entamer une nouvelle carrière de pompier et que sa compagne d'archéologue. Une archéologue soit-disant pas assez bien reconnue sur Atlantis. Isia était un peu dépitée, si elle n'était pas bien ici et se faisait chier ce n'était pas normal, il devait avoir un problème de travail et elle n'avait jamais rencontré d'archéologue qui s'emmerde. Elle ne devait pas être si compétente que ça la Norah. Elle se garda pour elle quelques commentaires affligeant envers cette jeune femme qui semblait un peu trop aigris pour rien. Mais l'aigreur de Panda était véritablement là et il se vexa même quand elle l'informa de l'ironie de son nouveau métier face à son ancien. En tout cas, il était sur terre et elle, elle se sentait seule et abandonnée sur le coup. Cette soirée-là, elle l'avait passé devant un film quelconque seule, avec le panier de Kalash contre elle. Le chien et le maître lui manquait et elle se trouvait conne de s'être attachée encore une fois. Son petit monde venait de s'écrouler, du moins une partie et elle était partagée entre plusieurs sentiments qu'elle ne voulait partager à personne. Donc, elle les garda pour elle, restant dans ses quartiers plusieurs jours. Réfléchissant à tout ça… elle se trouvait stupide de se mettre dans ses états, Panda ne devait même pas ressentir le quart de ce qu'elle ressentait à cet instant et il devait bien s'en foutre. Sur le coup, elle lui en voulait d'avoir déconné et dans un sens, il semblait mieux autre part. Sa part égoïste lui dictait la colère et elle finit par lâcher prise, mué par l'évidence qu'elle ne pourrait rien changer et qu'elle devait faire sans. Le panier et les jouets de Kalasha qui étaient dans son bureau y restèrent. Comme un souvenir, les retirés lui arrachait le cœur. Elle avait organisé quelques vacances sur terre pour revoir son ami, elle partirait en juillet… oui voilà, elle prévoyait tout ça en s'endormant dans son lit les joues humides.

Voilà le résumé de ses actions avant le 15. Dans ce flot tumultueux, elle avait reçu un billet écrit de la main énergique d'une certaine Walker Texas Môman :

« Je suis sortie de soins. J’aimerai beaucoup vous voir. Lieu à votre convenance. »

Isia avait mis quatre jours à lui répondre, via un message glissé dans le vestiaire de la jeune femme. Oui, elle aurait pu faire un mail, mais très vite le jeu était revenu, malgré l'angoisse au fond d'elle. Elle lui avait donné rendez-vous ce soir pour diner dans ses quartiers. Elle voulait un lieu calme sans que personne ne les dérange comme cela était trop souvent le cas. Et puis cela commençait à devenir une obsession de vouloir être tranquille dans une bulle. Elle ne se sentait pas encore tout à fait à l'aise avec le regard des gens. Certain avait encore cette fichue pitié ou tristesse dans leurs prunelles quand il la croisait. Elle n'en voulait pas, elle avait recommencé le travail depuis lundi et elle s'acharnait encore plus pour récupérer son retard. Elle ne voulait rien des autres, elle voulait simplement que l'épisode morphéa soit derrière elle. Episode morphéa qui l'avait empêché de partir à la place de Skyler à la guerre et pour toutes les horreurs et traumatismes qu'elle avait subis Isia culpabilisait. Mais bon, elle se trouvait trop fragile, elle ne se reconnaissait plus et elle en avait assez. Alors, elle se fermait plus et parlait moins, le temps que tout soit rééquilibré dans sa tête. Et c'est aussi peut-être pour ça qu'elle avait mis plusieurs jours à répondre à Pedge… ça et aussi pour digérer la non-présence de Panda et Kalash. Un deuil se fait aussi avec un peu de temps. Elle n’aurait jamais cru qu’ils lui auraient autant manqué.

Le jour J, elle s’était apprêtée dans une robe longue blanche en tissus léger et souple elle portait par-dessus une veste de costard vert kaki un peu militaire et aucune paire de chaussures ni même de collant. Elle était partie chercher leur repas qui attendait dans leurs portions isothermes sur la table basse. Assise sur le canapé, elle avait ramené ses jambes sur le côté et mit sa tête contre sa main pliée en équerre sur le dossier. Elle regardait un reportage sur une nouvelle technique d’opération d’un professeur américain sur la nano chirurgie, histoire de calmer un peu son stress, cela était bête, mais elle ne pouvait pas contrôler son cœur qui s'emballait bêtement et sans raison. Le temps passait vite avant qu’il soit 20h00.

Tenue de Isia:
 

L'angoisse de ne pas savoir se qu'a fait un autre a votre place ! je crois qu'au fond de moi je tiens plus à cette femme que je ne l'aurais voulue
Pando

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Mer 31 Oct - 12:17
Pedge Allen
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La traversée inavouable
Isia & Pedge
Chronologie 15 Juin 2018 - 20h - Quartier d'Isia



Pedge avait encore du mal à dormir par moment. Malgré son air froid, calme et posé, elle faisait des cauchemars liés à la guerre qu’elle ne parvenait pas à chasser. Elle avait un suivi psychologique obligatoire et elle se forçait à en parler, car elle savait que la clé de nuit tranquille se trouvait là. Dans le récit, dans la catharsis de ce qu’elle avait vue, entendue, senti, et surtout… dans le pardon à soi-même pour les vies qu’elle avait prise au détriment de certaines personnes. Elle pensait notamment aux enfants, contaminés par un virus modifié qui aurait anéanti toute la population de la Magna si on leur avait rendu. Elle en était malade de cette décision. Pedge était amoureuse de la vie en générale, et si elle s’était engagée, s’était avant tout pour la protéger, pas pour la prendre. Malheureusement, elle avait fait un choix horrible pour sauvegarder une culture complète, culture avec qui Atlantis avait des échanges réguliers. Il ne fallait pas être un spécialiste du CDC pour savoir que les échanges favorisaient la propagation d’un virus, et peut-être que par la virulence de cet agent viral, la cité aurait été infectée, ainsi que le Dédale, et plus largement la Terre. Elle avait fait preuve de courage en prenant cette décision, qui avait été difficile pour McKay également puisque c’était lui qui avait entré les commandes.

Néanmoins, elle commençait à aller mieux. Cela faisait un peu plus d’un moins qu’elle était revenue, et qu’elle était soignée. Physiquement, elle se portait bien. Elle avait senti une large diminution de ses moyens la première semaine, notamment à cause des fractures réduites par les nanotechnologies. Son corps était las de tout cet engagement physique. Elle avait, de fait, beaucoup dormi, et bien récupéré. L’équipe de l’infirmerie était aux petits soins. Isia ne passa pas la voir. Quelque part, Pedge était plutôt satisfaite de cet état de fait. Elle ne voulait pas se présenter comme une héroïne dans les draps blancs d’une antenne médicale, blessée de guerre et tout le toutim. Ses pensées tournaient autour de la belle blonde par moment. Elle se souvenait comme si c’était hier de ces quelques mots qu’elle pensait ne jamais devoir entendre dans la bouche de la doctoresse française. Et pourtant, elle lui avait dit, et Pedge devait reconnaître que ça la hantait. Sur la table de chevet se trouvait la bague qu’elle lui avait offert. D’habitude, elle ne l’enlevait pas, mais pour les examens, c’était plus pratique. Elle restait de longues minutes, le visage tournait vers cet objet, à le contempler, à penser à de nombreuses choses.

Elle pensait à Méda’Iyda dans sa tête. Elle l’entendait parfois, et elle se demandait si elle n’était pas folle, ou si la reine était tapie quelque part dans l’ombre… Il ne s’agissait en réalité que de reminicences et de rien d’autres.
Elle pensait aussi à sa cartographie génétique, altérée à jamais par la corruption Wraith. Devait-elle se morfondre comme Matt l’avait fait ? Non…
Ce qui l’embêtait le plus, c’était l’intrusion dans sa tête. Elle ne savait pas si elle aurait des séquelles psychologiques ou pas. Seul le temps le dirait. Le gène était une chose. Maintenant, un gène était un petit truc accroché sur un de ses chromosomes, ça n’allait pas lui changer la vie… En fait, elle n’en savait strictement rien. Est-ce que ça lui ouvrait des possibilités ? En condamnait d’autres ? Là aussi, elle verrait avec le temps. De toute façon, elle n’avait pas le choix. Elle était obligée de faire avec.

Dans la foulée, on l’avait promue au rang de Capitaine. Elle en était très fière, continuant son ascension dans l’échelle hiérarchique de l’armée. Capitaine, cela résonnait agréablement à ses oreilles. Il lui restait à passer la confirmation de ce grade, mais elle ne s’inquiétait pas trop de cela, sûre de ses compétences. Matt avait été déchu publiquement. Elle n’avait pas assisté à ça, toujours clouée à l’infirmerie. Elle aurait aimé, non pas pour se gausser de ce qu’elle avait provoqué concernant le ranger, mais parce qu’elle devait justement assumer ses décisions et montrer qu’elle était raccord avec elle-même. Elle était une cheffe, pas une planquée, et cela l’avait profondément ennuyée de devoir rester dans son lit. Même en fauteuil roulant elle y serait bien allée s’il le fallait.

Mais maintenant, elle était sortie. Elle pouvait vaquer de nouveau à des occupations lambdas, et reprendre progressivement l’entrainement, la remise en forme physique, et le boulot. Elle avait mis une journée pour envoyer le petit billet à Isia. Il était resté près d’une lettre rédigée à la main elle aussi, destinée à sa mère et sa sœur, dont le contenu était le suivant :

Citation :
Chères vous,

Cela fait un petit moment que je n’ai pas pris la peine de vous écrire, et cela me manquait. J’ose espérer que tout va bien pour vous. Ma prochaine permission se profil à l’horizon. Je n’ai pas de date exacte, mais promis, je reviendrai au Pays vous voir.
Nous sortons d’une période difficile. Je vais bien, et j’ai encore pris du galon, même si je dois confirmer ce grade.

J’imagine que le petit Carl grandit, j’ai hate de voir à quel point il a chang…

Le reste de la lettre était couvert par le mot rédigé pour Isia.

Pedge le fit passer dans la journée et patienta. Elle n’avait pas eu de réponse avant quatre journées, ce qui ne l’étonnait guère. A moins bien entendu, qu’elle n’avait pas fait attention quand elle était allée dans son vestiaire. Quelle idée aussi. Quoiqu’il en soit, c’était daté, et le rendez-vous était fixé au jour-même, dans les quartiers de la doc. La journée passa aussi mornement que l’humeur générale des gens. Les Morphéas avaient fait du dégat pendant l’absence des troupes parties à la guerre. Tout n’était pas réglé et une certaine suspicion restait palpable dans l’air. Pourtant, la vie reprenait ses droits, et l’arrivée de nouveaux dans l’expédition redonnait un peu de fraicheur à tout cela.
Les survivants devaient faire avec les conséquences de la guerre. Le front s’était porté chez l’ennemi, mais par derrière, ce dernier envahissait aussi la cité avec ses espions. Meda’Iyda avait agit comme toute grande nation digne de ce nom sur Terre, en espionnant et en s’armant, un peu à la manière des Soviets en des temps plus reculés, mais pas si lointain, qui disposaient d’agent sur le sol américain, lesquels avaient tous des signes désignées en cas de guerre. Ainsi, en l’espace d’une nuit, ils pouvaient supprimer l’ensemble de l’hydre gouvernementale états-unienne. Heureusement, ce n’était jamais arrivé et pour ce que Pedge en savait, la réciproque en URSS de la part de la CIA devait être similaire.

Pedge avait décidé de s’apprêter correctement pour ce rendez-vous. Après tout, elle n’allait pas visiter n’importe qui et cela faisait un moment qu’elles ne s’étaient pas vues. Et puis, elle mûrissait aussi. Faire cette guerre et subir tout ce qu’elle avait enduré l’avait faite grandir plus qu’elle ne voulait le reconnaître. Peut-être qu’elle ne se prenait pas en main en prétextant qu’elle était militaire pour se voiler la face. Cela ne la dérangeait pas d’être élégante finalement, et elle commençait à y prendre goût. Qui plus est, plus elle avançait dans sa carrière et plus elle aurait un rôle potentiellement public, ou ne serait-ce plus exposé. Alors oui, elle avait sa tenue officielle pour cela, qu’elle adorait, mais cela ne devait pas l’empêcher d’être en civile de temps en temps.
Elle opta donc pour une robe blanche aux manches percées de fleurs et serrées sur les poignets, avec un profond décolleté en V qui n’était pas non plus outrageux, et n’exposant pas non plus sa menue poitrine de façon licencieuse. Ça lui donnait un côté un peu chic qui allait fort bien avec son port rigide. La robe tombait jusqu’à ses genoux, laissant voir ses jambes et ses chevilles, avant qu’elles ne disparaissent dans de petites chaussures à fond plat. Ses cheveux avaient perdu leur teinte rouge quand elle était devenue reine, et la blancheur qu'ils avaient pris s'était estompée pour un châtain assez foncé.

A l’heure dite, elle se présenta chez Isia. Elle se demandait si elle n’aurait pas du ramener un petit quelque chose, mais l’idée ne lui avait pas traversé l’esprit avant d’arriver devant sa porte. Elle n’avait pas encore frappé, elle pouvait donc repartir et trouver un truc. Seulement, il était 20H et la probabilité d’avoir une idée en moins de cinq minutes et de pouvoir la réaliser était assez absurde. Tant pis, elle se ramenait elle, c’était déjà pas mal, non ?

Elle frappa donc de façon affirmée. Elle ne se sentait pas super à l’aise, le coeur un peu emballé et un brin stressée. Elle ne savait pas comment elle allait devoir se comporter, et elle ne savait pas pourquoi elle n’avait pas coupé les ponts après cette déclaration à l’emporte pièce alors que la porte se refermait sur elle, avant qu’elle ne parte pour la guerre. Elle allait consolider une relation, ou la détruire, chose qu’elle n’avait jamais vraiment expérimenté puisqu’elle ne se préoccupait pas beaucoup de sentimentalisme jusqu’à présent. Elle se contentait de vivre la chose normalement sans se poser plus de question, et quand l’autre commençait à s’en poser un peu trop à son goût, elle filait.

Pas ce soir.

Tenue de Pedge:
 


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Plus on se maîtrise soi même plus on maîtrise la réalité extérieure.
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Mar 20 Nov - 21:43
Isia Taylor Laurence
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Chronologie 15 juin 2018 - 20h00




En toute franchise, si elle devait faire un résumé du documentaire… elle rendrait feuille blanche. Certes, elle pensait qu’elle avait entendu et bien vu les images, mais ses pensées étaient tournées vers autre chose, trop obnubilé par celles-ci elle en avait oublié le pourquoi, elle avait allumé l’écran de son téléviseur. Enfin l’écran qui était branché sur sa tablette. Et en toute franchise, elle ne ressentait aucune culpabilité de n’avoir rien entendu des paroles de ce bon docteur Ramirez.

Les coups affirmés sur sa porte, la fit sursauter et son cœur prit quelques pulsations de plus. Elle haïssait quand cela lui arrivait. Elle haïssait simplement se prendre la tête pour quelqu’un. Quelque chose qu’elle expérimentait depuis quelques mois et années. C’est la rançon de l’investissement sentimental et elle n’aimait pas le revers de cette pièce qui l’empêchait de se reconnaître dans un miroir. Où était la Isia sans cœur ? Elle n’y était plus. Pourquoi s’emballer pour quelqu’un si c’est pour finir au plus profond de ses chaussettes ? Elle avait eu son lot de pot cassé notamment avec Gabrielle et elle devait avouer que Blanche lui laissai encore un goût amer… même Panda en tant qu’ami, une amitié pas facile … mais elle s’était investie… pour finalement, le perdre. Parfois, elle avait l’impression que plus elle aimait quelqu’un plus celui-ci lui échappe. Erin était encore là, droite à la barre. Nelly aussi… Et Pedge ? Resterait-elle ? Avec son métier, elle pouvait mourir, mais tout le monde ici était sujet à une mort subite. Et il était parfois plus préférable de mourir sur le terrain que de trahir.

Isia chassa les pensées tordues et bien sombres de sa tête, même si elle ne pouvait pas les éloigner non plus. Elle se releva avec élégance, pour éteindre l’écran, zieutant sur la bougie parfumé que lui avait offert Dale pour sa remise sur pied. Elle aimait bien les bougies, surtout avec une odeur de vanille. Elle l’avait allumé, par habitude mais aussi, parce qu’elle adorait quand ses quartiers ou son bureau sentait cette odeur. Même si son bureau était plus une odeur de café-vanille que de vanille tout court.

D’un geste fluide elle lissa sa longue robe blanche, avant d’éteindre l’écran et de se diriger pieds nus vers sa porte. La surprise était sur son visage… son regard toisa de haut en bas avec une lenteur délictueuse la silhouette de la militaire. Elle s’attendait à la voir engoncée dans son sempiternelle uniforme ébène les cheveux tirés en arrière à se décoller les racines… mais là non. Mademoiselle Allen était joliment vêtue et même un peu maquillé. Une robe élégante sobre avec comme seule originalité ses fleurs découpées au poinçon. Un décolleté sans extravagance et une allure stricte qui elle, ne changeait pas.

S’était la seconde fois qu’elle voyait Pedge en « fille » et elle devait avouer qu’elle adorait. Un sourire appréciateur sur les lèvres Isia plongea son regard prédateur sur les yeux clairs de son amante.

« Bonsoir Capitaine. » Oui, elle avait entendu les nominations militaires comme les déshonneurs. Et elle devait aussi avouer qu’elle avait ressentie une pointe de fierté en attendant le nom de la jeune femme être promu à un rang de plus en plus élevé. Isia est une femme ambitieuse et il lui était intolérable que les personnes qui partageaient son intimité ne soit pas aussi ambitieuse qu’elle. Et sur ce point Pedge et elle-même était similaire. La militaire grimpait à la vitesse grand V sur Atlantis. Isia avait connu ça au début, même si elle restait en place de seconde elle envisageait bien d’être première. Enfin qu’importe, ce n’était pas le moment.

« Les grands esprits se rencontrent … » dit-elle en fixa la robe de Pedge pour lui indiquer de quoi elle parlait, avant de s’écarter pour la laisser entrer.



Pedge opina du chef à la salutation de sa vis-à-vis. Elle n’était pas encore totalement confirmée dans son grade, mais elle ne se faisait pas de soucis pour la suite. De toute façon, elle avait les galons, ce serait quand même surfait que de se prétendre encore lieutenant.
« Bonsoir docteur. », fit Pedge en utilisant aussi la fonction d’Isia pour la saluer. N’empêche, cela faisait quelque chose de se faire appeler Capitaine par quelqu’un. Elle en était fière, même si elle ne le montrait pas du tout.

Une nouvelle fois, Pedge hocha positivement de la tête, non sans avoir détaillé de pied en cape la jolie blonde qui venait de lui ouvrir la porte, dans sa belle tenue blanche. Le fait qu’elle ait les pieds nus donnait un petit côté intimiste à la chose qui plaisait bien à la texane. Elle entra dans la pièce, parcourant des yeux l’endroit pour voir s’il avait changé, ce qui ne semblait pas être le cas.

Est-ce qu’elle aurait du se montrer moins froide ? Être dans la démonstration ? Montrer à Isia qu’elle partageait elle aussi ses sentiments et lui sauter dessus pour une embrassade fougueuse digne de deux amantes qui ne s’étaient plus vus depuis belle lurette et qui se retrouvaient enfin ? Pedge ne savait pas trop quoi faire, et quand c’était le cas, elle se contentait d’être elle-même, comme bien souvent. Après tout, elle n’avait jamais travesti la réalité pour paraître sous un jour qui n’était pas le sien, alors pourquoi commencer ? Elle lui avait déclaré l’aimer, c’était donc qu’elle l’aimait tel qu’elle était, voilà tout.

« Quand ils veulent bien se rencontrer. Je suis ravie de vous voir. », concéda enfin Pedge en se retournant vers Isia, une fois qu’elle eut fait trois pas dans la chambrée de la doctoresse. Elle la toisa tranquillement, ne se lassant pas de la détailler.



Isia ne se formalisa nullement de la « froideur » de la fraîchement élue capitaine d’Atlantis. Non, elles n’avaient jamais été dans les grandes embrassades ou démonstrations. Leurs baisers étaient sauvages fougueux et dictés par la provocation. Sauf peut-être ces trois jours perdus dans le bungalow sur le continent. En y repensant soudainement, un fin sourire nostalgique se dessina sur les lèvres de la doctoresse. Ce temps était loin et tellement bon, bien avant cette guerre et cette invasion. Sur le coup, elle avait l’impression d’avoir passé un an complet sans voir personne, alors … alors qu’au final, ce n’était qu'à peine quelques semaines. Enfin bref, elle aurait été surprise et sûrement dérouté d’un élan plus passionnelle et peut-être même amoureux. Il avait quelque chose de rassurant de voir Pedge normale, peut-être que le morphéa n’avait pas fait trop de dégâts… enfin s’il en avait fait un, il avait partagé la dernière nuit avant le grand départ avec SA militaire. Sa militaire à elle ! enfin, ce terme de possession était assez révélateur, Isia se fichait bien de savoir si la capitaine s’envoyait en l’air avec d’autres, tant qu’elle était clean. Mais quand elle était avec elle, Pedge était sa militaire et personne d’autre n’avait à voler leurs moments d’intimité. Et ils avaient été souillée par un escroc !

Enfin bref, la belle blonde s’était effacée pour laisser entrer Pedge, ne la quittant pas du regard se perdant sur sa tenue qu’elle appréciait avant de remarquer que les deux jeunes femmes se regardaient toute les deux. Loin d’attendre un geste, Isia faisait se qu’elle désirait et à cet instant et après la fin de phrase de Pedge marquant son ravissement de la revoir, la belle blonde, s’approcha et lui colla un baiser sur les lèvres. Quelques choses de simple, comme pour un salut un peu plus appuyé par le contentement de la voir aussi. Elle lui avait manquée… c’est à ce moment-là, qu’elle se rendait bien compte, que cette femme avait pris une place un peu trop importante et qu’à cet instant elle avait presque envie de la prendre dans ses bras, comme pour la retenir de partir… de partir comme d’autres l'ont fait. Mais jamais, elle ne s’abaisserait pas à ce genre de moment de faiblesse, surtout dicté par un traumatisme et cet abandon ressent d’un homme qui avait compté. Enfin qu’importe elle l’embrassa avant de se reculer et de la regarder dans les yeux une dernière fois et de se mettre en marche vers le sofa l’invitant à y prendre place.

« Moi aussi. » Isia prit place, mettant sa jambe droite ses fesses, laissant se découvrir sa jambe gauche avec sa robe immaculée. Elle se demanda comment aborder le sujet du morphéa… elle était partagée entre directement entré dans le vif du sujet et risqué de la voir partir, ou de profiter de sa chaleur un court moment. Oui Isia était persuadé que cette révélation allait briser quelques choses. Et elle avait peur de voir Pedge ouvrir la porte et se refermer définitivement. Finalement, elle décida pour la première option, autant se prendre une claque maintenant que d’entretenir le suspects malsain et douloureux.

« Avant votre départ, il s’est passé quelque chose… » elle déglutie, car cela lui était tellement désagréable. Sa tête était accoudé sur sa main et son bras en appuis sur le dossier du canapé rose perle. Les images, la souffrance et la colère envahissait son esprit, ses hurlements de rages et cette impression de vivre par procuration… elle en était folle et elle culpabilisait au fond d’avoir été attrapée sans n’avoir rien pu faire. La langue, cette pique affreuse était encore présente comme sensation fantôme dans sa gorge. Rien que de penser à ça, elle avait l’impression d’être une nouvelle fois ponctionner la tête par un baiser vampirique. Elle se perdit quelques secondes avant de relever le regard vers Pedge.



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Jeu 22 Nov - 18:18
Pedge Allen
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La traversée inavouable
Isia & Pedge
Chronologie 15 Juin 2018 - 20h - Quartier d'Isia



Finalement, elle aurait dû prendre l’initiative de lui coller un baiser sur les lèvres. Cette sensation lui avait manqué, plus qu’elle ne voulait bien l’avouer. Elle aurait aimé que ça dure un peu plus longtemps. En réalité, de la voir ainsi vêtu lui donnait des envies peu chastes que seule une longue période d’abstinence pouvait donner. Elle avait envie de tout, et elle commençait à s’en rendre compte. Mais Pedge savait se tenir, et elle resta neutre pour le moment, préférant laisser la mayonnaise prendre au fil de la soirée. Elle était à milles lieues d’imaginer la tourmente de la doctoresse et les révélations qu’elle comptait lui faire.
Alors qu’elle se reculait pour la toiser une dernière fois dans les yeux avant de prendre place dans le divan, Pedge en était venue à la conclusion qu’elle avait attendu ce moment depuis son retour. Elle lui avait manqué, tout simplement. Quoi de plus normal quelque part, quand on tient à quelqu’un ? On souhaite passer du temps avec cette personne.

Pedge alla donc s’installer dans le divan. A l’inverse d’Isia, elle prit une position plus classique, sans passer une jambe sous l’autre, pour la bonne et simple raison qu’elle avait ses chaussures et que cela ne se faisait pas. Elle se positionna de trois quart pour pouvoir regarder la française, terriblement aguichante dans sa pose avec cette robe qui remontait sur sa cuisse. Putain, elle était vraiment en manque, elle avait l’impression qu’elle réfléchissait avec une bite imaginaire plutôt qu’avec son cerveau de femme évoluée. Ses yeux parcoururent cette peau diaphane avant de revenir vers le visage plus grave de la doctoresse. Appuyée contre l’appui coude, et non contre le dossier, Pedge l’avait bien en ligne de mire, de l’autre côté du sofa.

Les quelques mots d’Isia, et sa façon de déglutir trahissait le sujet qu’elle voulait aborder. Le coeur de la texane prit quelque tour. Finalement, elle voulait en parler, évoquer ces deux mots qu’elle avait prononcé avant de fermer la porte. Pedge pensait que ça en resterait là, qu’elles n’en discuteraient pas, ou qu’elles se le diraient de façon intime et spontanée, elle ne pensait pas que entraînerait une discussion. Elle avala sa salive aussi. Elle n’allait pas jouer les niaises et faire semblant de ne plus se rappeler, ce serait vraiment insultant pour Isia qui s’était ouverte, contrairement à elle. Néanmoins, elle disait “quelque chose”. Il “s’était passé quelque chose”. Parlait-elle de son “je t’aime” ou de la partie fine qui l’avait précédé ? Peut-être qu’elle pensait à totalement autre chose aussi… Pedge ne savait pas trop finalement sur quel pied danser.

« De quelle... », elle marqua un temps d’arrêt, pas très certaine d’elle, surtout avec le palpitant qui battait lourdement. Elle en avait bien conscience, et cela la tracassait. En fait, elle avait peur de la discussion. C’était con, mais c’était comme ça. Elle ne maîtrisait pas vraiment le sujet et les émotions n’étaient pas son dada, même si elle avait mûrie. « de quelle chose vous voulez parler au juste ? », demanda-t-elle finalement en maintenant son regard neutre sur elle. Elle essayait de ne pas trahir son appréhension.



Cela était trop difficile à dire… cela était ridicule, devait-elle finalement ne rien faire ? mais cela était tellement affreux… Pedge finirait pas l’apprendre dans un rapport surtout qu’elle devenait de plus en plus importante. Et ça serait terrible. Isia s’estimait être une femme courageuse et pourtant, elle en manquait cruellement à cet instant. Elle soupira sans le vouloir, se disant que ce genre de discussion était pire que la torture. Elle ne sentait pas à l’aise et sa gorge était si serrée qu’elle en venait à se questionner si elle parviendrait à en sortir un son. Elle sentait que sa vis à vis était surprise et n’osait pas évoquer cette “chose”. Isia se demandait sincèrement, si le morphéas n’avait pas fait pire que coucher avec Pedge en toute impunité...

« De la dernière nuit que vous avez passée avec « moi ». » a l’orale elle ne pouvait pas mettre des guillemets. Isia était un peu plus sombre. Elle baissa le regard, cela lui déplaisait, mais elle sentait ses yeux piquer entre la honte, la colère et la tristesse. Car oui, cela était triste au final… avec ça, au nom de la vérité et de la transparence la mettait en jeu sa relation avec la capitaine. Et elle ne voulait pas qu’elle parte. C’est peut-être cette peur du rejet qui clouait la belle française sur place. Pourtant, elle avait décidé de lui avouer. Il le fallait… sinon ça ne serait pas saint pour la suite.

Elle prit quelques secondes pour se remettre et relever la tête vers Pedge comme un air de défiance, alors que ce n’était qu’une peur de courage dissimulant une forme de peur.

« Ce n’était pas moi… mais un morphéa. » elle détourna la tête, laissant ses longs doigts voiler son visage. Elle n’avait pas les souvenir exacte du morphéa mais ses sensations et sa jubilation et son amour… cela elle en avait été dingue. Elle avait du mal à supporter cette révélation et encore moins de le dire à Pedge. Sa voix tremblait soudainement, alors elle se reprit pour la durcir tout en fixant le bord de son lit derrière le canapé au fond de la pièce et des voilages…Elle se mordit la langue, pour lutter et essayer de se concentrer. Elle ne pouvait pas faire bonne figure finalement cela lui était impossible. Elle ne pouvait pas avoir d’aplomb quand on avoue avoir été dupliquer et que ce double à jouer et aimer à votre place. Et vous simple spectateur sans images juste avec des sensations…. Vous n’avez que pu hurler alors que la faim, la douleur et la soif était vos nouvelles amies.

« Pendant deux semaines s’était un morphéa. » Isia supportait tout aussi mal de devoir montrer sa faiblesse qu’elle pensait avoir combattue mais non… une larme perla involontairement entre ses doigts, et plus particulièrement sur sa bague.



« Ah, de la dernière nuit... », fit Pedge en écho, qui sembla soudainement rassurée. Elle ne voulait pas parler des quelques mots échangés sur la fin, quand elle s’en allait. Mais que pouvait-il s’être passé cette fameuse dernière nuit pour que cela trouble Isia à ce point ? Elle voulait en parler parce que c’était à cause de cette nuit là qu’elle avait fini par lui dire ses sentiments ? Ou alors elle avait réfléchi et elle voulait se rétracter, ou tout arrêter ? La texane moulinait, à des années lumières de ce que Isia voulait réellement lui dire.

Les quelques secondes qui suivirent pendant lesquelles Isia releva la tête vers elle semblèrent interminables. Un silence religieux était tombé sur la chambre. Puis elle lâcha “Fat Man” soudainement. Nagasaki était rayée de la carte, Pedge aussi.

« Quoi ?! », dit-elle avec une certaine forme d’incompréhension et une rudesse toute typique de son accent texan. Un rictus passa sur ses lèvres. Isia lui faisait une blague, ce n’était pas possible autrement. Un blague de mauvais goût, mais une blague quand même ! Mais le rictus s’effaça dans la seconde suivante alors qu’elle voyait une larme rouler sur la joue de la doctoresse et qu’elle affirmait avoir été dupliquée par une de ces créatures de l’enfer.

« Nom de Dieu... », fit-elle cette fois dans un souffle murmuré, alors qu’elle commençait à comprendre qu’elle avait fait l’amour à une créature de Méda’Iyda. Elle ne regardait plus la française. Pedge porta sa main à sa bouche, et elle fourra l’extrémité de son doigt dedans. Pour la première fois depuis longtemps, elle était sur le point de se ronger un ongle. Finalement, elle se leva. Elle jeta un regard à Isia, puis à la pièce entière. Elle était larguée, complètement pommée, et petit à petit, l’horreur de la chose était en train de la submerger.

Cette chose l’avait doigtée, cette chose l’avait pénétrée de sa langue, et elle-même lui avait fait une caresse buccale passionnée. Elle revoyait parfaitement la scène, couplé soudainement aux images des créatures sur le croiseur Wraith qu’elle avait dû affronter avec Sheppard, Nelly, et les jumeaux. Mais c’était l’horreur totale !!!

« Nom de Dieu… », répéta-t-elle. Ce n’était pas son genre de jurer, et de recourir à un Dieu quelconque. Mais elle venait de prendre une claque dans la gueule. Quoiqu’à la réflexion, c’était plutôt un uppercut. D’ailleurs, elle chancela, alors elle reposa ses fesses sur le canapé. Ses coudes vinrent se poser sur ses cuisses, et elle enfouit son visage dans ses mains, les deux paumes au niveau de ses joues et de sa bouche tandis que ses doigts venaient cacher ses yeux.

Elle se sentait sale. Elle se sentait violée. Elle se sentait sale. Elle s’était faite violée. Ce n’était pas une sensation, c’était réellement le cas. Elle avait été violée par cette créature, un viol par tromperie.

Et elle n’avait personne à détester. Personne à part Isia. Mais en toute logique, elle était aussi une victime, et Pedge ne pouvait pas en vouloir à la victime. Elle connaissait le mode opératoire des Morphéas, et si l’un d’entres eux étaient tombés sur la française, elle n’avait certainement eu aucune chance de s’en tirer, à l’instar de Nelly ou de Candom, qui étaient pourtant entraînés. Elle devait compatir pour Isia qui avairt vécu un calvaire, mais pour le moment, elle était trop submergée par la nouvelle et par la réalité qui venait s’y ajouter, pour encaisser la douleur d’une autre en prime.

Elle s’était faite violer par une créature alien ! Par une création de Méda’Iyda !!! Cette foutue reine était morte trop doucement !! Elle avait frappé jusque dans son intimité. Peut-être que ce n’était pas la langue d’Isia qu’elle adorait qui lui avait fouillé le sexe mais une tentacule… Peut-être que ses doigts s’étaient allongés… C’était une horreur et elle en frissonna de dégoût, avec une envie soudaine de vomir.

« Merde... », fit Pedge dans ses mains, avant de se mettre à pleurer. Elle ramena ses bras vers elle, et ses mains montèrent dans ses cheveux dans lesquels elle ferma ses poings de rage en s’emprisonant quelques mèches. Son front s’était appuyé sur ses avant bras et finalement, elle descendit son visage jusque dans le creux de ses coudes, s’enveloppant de ses bras comme pour se protéger. Elle s’était faite violer. Elle devait encaisser. Mais là, c’était un peu trop. Elle se sentait conne. Elle se sentait vulnérable. Elle se sentait sale. Exposée. Faible. Elle était une proie. Elle avait soudainement honte de se retrouver là, dans cette robe. Elle était à poil là dedans, il y avait trop de partie dénudée qui s’exposaient avec ce vêtement, il y en avait trop !!

Non seulement elle s’était faite violer, mais la créature s’était jouée d’elle ensuite quand elle était partie. Ce n’était pas Isia qui lui avait dit qu’elle l’aimait. Ce n’était pas elle. Elle l’avait violé jusque dans ses sentiments. Pedge décompensait largement. Elle ne faisait rien pour cacher qu’elle pleurait à part en se planquant sous ses bras. C’était plus fort qu’elle, elle arrivait à se calmer puis ça revenait avec une image horrible de tentacules, de corps enchevêtrés, de sexe, etc.

Et pourtant, elle ne s’était pas enfuie.



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Sam 24 Nov - 12:03
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La traversée de
l'inavouable


Chronologie 15 juin 2018 - 20h00




Isia n’avait pas regarder la tête de Pedge, pour la simple raison qu’elle ne pouvait pas… le QUOI très texan de la belle, la fit vibrer et indéniablement, la jeune femme se disait qu’il était trop tard qu’il fallait continuer et donner les derniers coups pour ébranler la bête. Sauf qu’elle ne désirait pas affaiblir qui que ce soit.

Difficilement, Isia tourna la tête vers l’américaine, chassant les larmes qui coulaient toutes seules, comme si elles avaient eu l’autorisation d’inonder sa peau. La nouvelle était choquante, Pedge était sur le cul et il avait de quoi. Plusieurs fois Isia s’était demandée comment elle réagira à sa place, elle se sentirait sale, il avait de l’intimité là-dedans. Ce n’était pas des petits bisous anodins qu’elles se faisaient habituellement. Non pas du tout.

Quand Pedge se leva brusquement Isia eut une grimace de douleur, elle allait partir claquant la porte, lui en voulant surement. Cela serait bête, puisque la doctoresse n’avait rien fait pour. Mais cela serait humain, dicté par la rage et l’humiliation d’avoir eu dans le fond de son lit une création de la reine. Reine Wraith qui avait un lien particulier avec la texane depuis sa torture l’an dernier. Isia ne savait pas si Méda’Lyda avait renforcer cette haine durant cette guerre ou fait quelque chose en plus. Mais, elle savait que Pedge devait l’avoir en exergue complet et cette nouvelle renforçait l’acharnement de la Wraith sur la militaire. Alors bon, une fois levée, Isia voyait déjà la suite, le départ tant redouté.

Pedge était complètement sous état de choc, prenant conscience de l’horreur et des gestes que seule elle pouvait connaître envers cette créature et de ce qu’elle avait reçu en échange. Isia avait envie de se lever de la prendre dans ses bras, dans un élan qu'elle n’expliquait pas, même de lui demander pardon. Mais pourquoi demanderait-elle pardon de quelque chose qu’elle ne pouvait être responsable ? Elle déglutie ne sachant quoi faire, elle était clouée au canapé et sans se rendre compte sa main serra le dossier si fermement que ses articulations blanchies un peu plus.

Son cœur manqua un battement de soulagement en voyant les fesses de Pedge se poser une nouvelle fois sur le sofa, elle ne partait pas encore alors. La doctoresse s’attendait aussi à des cris, des insultes et des hurlements. Elle n’aurait pas la force de répondre, elle savait que si Pedge s’en prenait à elle, elle ne dirait peut-être rien. Non pas par soumission, mais par tristesse. L’ironie du destin, allait encore lui faire perdre quelqu’un qu’elle aime.

La belle blonde détourna son regard de la militaire qui devait avoir des flash et d’autres horreurs en tête. Son regard se perdit sur la pièce et les quelques photos dispersées dans des cadres. Ne pouvant supporter l’inconfort de la situation et peut-être pour reprendre le dessus sur elle, elle se leva avec souplesse, pour marcher vers sa commode, effleura du doigt un cadre photo qui représentait Erin et elle en train de faire des grimaces après avoir eu sur les joues les dessins inaboutis de John et Alexander. Cela la fit sourire, elle aimait se souvenir. Cela lui donnait toujours du baume au cœur, d’ailleurs on voyait bien les deux hommes derrières elles hilares. Une larme perla le long de sa joue, elle ne chercha pas à retenir celle-ci et elle se fit le constat que si tout se fini en fracas, elle irait frapper à la porte d’Erin ou celle d’Alexander si elle ne se trouvait pas dans ses quartiers afin de trouver sa meilleure amie. Quitte à virer son amant d’anglais, pour se garder égoïstement Erin. Son cœur était lourd et étroit à la fois. Le « merde » de la texane, l’interpella, ainsi que le bruit des sanglots de celle-ci, refroidissant le cœur de la doctoresse qui sentit ses mains tremblées sur le cadre.

Elle s’en voulait de lui imposer cette révélation, elle pourrait affirmer que c’était le mieux, mais en toute franchise, elle regrettait… pour épargner Pedge. Mais bon… il avait que des mais bon dans sa tête. Elle reposa le cadre photo et s’avança vers la texane replié en boule sur elle-même. Son cœur l’étouffait mais elle continua à marcher silencieusement vers elle, attrapant une boite de mouchoir faite dans une boite métallique laqué de rose perlé qu’elle déposa sur la table basse avant d’attraper le plaide doux et soyeux et le mettre sur les épaules de la jeune femme. Cela était ridicule à ses yeux, mais que pouvait-elle faire d’autre ? Pedge n’était pas le genre de la personne à vouloir un câlin pour le réconfort, c’était une manière subtile de lui montrer son soutien et aussi… et aussi, elle devait quand même avouer que c’était un geste d’empathie et surtout de tendresse. Quand la couverture tomba sur les épaules de la militaire délicatement, les doigts de la chirurgienne effleuraient les poils soyeux hésitant à se poser sur le corps de son amante… de la serrer contre elle… L’hésitation semblait longue et elle finit par stopper son geste, ne la touchant pas. Cela pouvait entraîner un mouvement de répulsion après cette révélation. Isia resta dans son dos debout, le regard perdu ne se rendant pas compte qu’elle observait cette femme, cette femme qui souffrait en concerto avec elle. Ni même que son regard se brouillent de larmes tout en gardant un silence religieux… pourtant dans sa tête s’était le grand bordel.




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Mer 28 Nov - 19:17
Pedge Allen
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Isia & Pedge
Chronologie 15 Juin 2018 - 20h - Quartier d'Isia


Pedge n’avait pas bougé d’un pouce. En fait, elle était bien comme ça, repliée sur elle-même. Elle accepta le plaid sur ses épaules. Ce dernier diffusa une douce chaleur que les tremblements incertains de ses membres avaient chassé. Le tremblement de ses membres ou l’horreur de la situation. C’était au choix. En fait, cela était si soudain qu’elle avait du mal à réaliser la chose. Le fait est que cela s’était produit il y a plus d’un mois aidait aussi, dans une certaine mesure. En effet, si elle avait vécu normalement pendant plus d’un mois, sans le savoir, pourquoi ne pourrait-il en être autrement ? Au final, elle aurait aimé ne jamais savoir, mais elle aurait détesté l’apprendre par quelqu’un d’autre, au détour d’un rapport par exemple. Non pas que la scène de sexe aurait été consignée, non, mais elle aurait certainement fait le lien en voyant que Isia avait été kidnappée par un Morphea sur une période donnée, et que par conséquent, ce n’était pas elle qu’elle avait aimé fiévreusement cette soirée là.

Elle s’était arrêtée de pleurer alors qu’elle réfléchissait. Tout se bousculait dans sa tête. Depuis qu’elle était sur Atlantis, elle n’avait pas eu de répit. Souvent blessé, souvent meurtris, elle n’avait jamais baissé les bras. Cependant, elle commençait à en avoir marre. Elle était dénaturée dans sa chair, et dans son être. Elle avait signé pour vivre comme une militaire, pour sacrifier sa vie personnelle pour son pays et sa défense, plus largement pour l’humanité. Mais est-ce qu’elle avait signé pour le reste ? Pour devenir une Wraith, et en garder un héritage ? Pour se faire torturer ? Pour se faire tuer, et “retuer”, et “reretuer” encore ? Puis maintenant pour se faire violer par une espèce Alien ? Elle oubliait certainement des trucs tant elle était dépassée par les évènements.

Au final, cela l’arrangeait bien que ce n’était pas Isia ce jour là. Elle n’avait pas à discuter de cette fameuse phrase prononcée par un usurpateur. Mais ce n’était pas tant ça qui la faisait chier au fond, c’était plutôt l’impression d’être souillée, d’être sale.
Le pire, c’était qu’elle gardait un excellent souvenir de cette dernière fois avant la guerre. Le pire, c’était qu’elle s’était raccrochée régulièrement à ce souvenir pendant les moments durs du conflit. Le pire, c’est qu’elle avait aimé ce que “Isia” lui avait fait, et lui avait dit… C’était ça le pire. Le pire du pire.

Elle réprima un nouveau sanglot. Elle avait mal à la gorge, ses yeux piquaient, et son nez ne demandait qu’à couler. C’était la première fois depuis longtemps qu’elle se permettait de craquer comme ça. Peut-être qu’elle n’était pas tout à fait remise de la guerre, peut-être que son suivi psychologique devrait continuer. Elle aurait encaissé mieux que ça habituellement, non ?

Non.

Probablement pas en fait. La tromperie, la duperie, la perfidie. Elle était victime de tout cela à la fois. Elle prenait tout le contexte, tous les sentiments, tout le plaisir ressenti pour une grande farce. Elle avait joui avec une langue dans la chatte qui n’était autre qu’une extension de tentacule. Elle s’était offerte, elle s’était laissée aller, elle s’était donnée, à une créature intelligente. Ce n’était pas un viol standard, où elle se faisait pénétrer par un homme, ou une femme, sans son consentement, consentement qu’elle ne donnait pas par son rejet, son refus, par une défense acharnée qui n’aurait pas suffit, non, là, elle n’était pas directement victime à la fin de l’acte, elle était juste une victime à retardement qui s’était faite violer par quelque chose qui avait trompé ses sens jusqu’à faire en sorte qu’elle soit consentante. La tromperie de la chose était horrible, véritablement horrible.

Pedge n’était pas quelqu’un qui se donnait de prime abord. Elle avait longtemps réprimé de petits cris pendant l’amour, en ayant honte. Les hommes la trouvaient frigides, ils n’étaient pas contents de ce rapport silencieux, même si elle avait pris du plaisir au fond. Avec les années, et l’expérience, elle avait lâché prise dans les rapports sexuels et elle se permettait de se procurer du plaisir. L’onanisme l’avait beaucoup aidé, et elle s’était rendue accessible quand elle était dans une notion d’intimité. Maintenant, elle avait honte d’avoir cette faiblesse, d’avoir laissé une porte s’ouvrir pour finalement se la prendre dans les dents. Elle était dure avec elle, car c’était la première fois qu’on se jouait d’elle, mais ça faisait tellement mal.

Elle se redressa, gardant la tête baissée vers ses avant bras. Elle était rosie par les pleurs, les joues trempées, le front moite, et le souffle lent et régulier. Elle prenait sur elle pour se refaire une contenance, les deux pouces sur le front pour se soutenir, le plaid formant une cape protectrice pour la garantir des agressions extérieures. Elle chercha du regard Isia, entre sa frange qui était tombée maintenant sur son front, mais cette dernière était derrière elle.

« Je… Je crois que je vais rentrer. », fit-elle d’une voix voilée, mais sans bouger d’un pouce. En fait, elle ne croyait rien, elle ne savait rien. Elle n’en voulait pas à Isia, ce n’était pas de sa faute, elle était victime au même titre qu’elle, mais elle n’arrivait pas à ne pas penser à elle-même dans un premier temps, et elle sentait qu’elle avait besoin d’être seule, de se faire mal, de se nettoyer, de dormir. Oui de dormir, de ne plus penser à rien. Peut-être se prendre une murge ? Non… Pas trop le style de la maison. Ecrire ? A ses proches, ce serait une bonne idée. Mais ils allaient s’inquiéter. Et après ? Ils avaient raison de s’inquiéter non ? Elle était seule ici, et malgré toutes ses compétences, toutes ses défenses, elle se faisait quand même frapper en plein coeur.

Pourquoi est-ce qu’elle n’arrivait jamais à se défendre ? Pourquoi malgré tout, elle prenait le tarif à chaque fois ? Pourquoi elle ?

La crise de pleurs semblait passée. Elle fixait le sol avec une froid détermination, mais sans savoir sur quoi tourner son désir de vengeance. Au final, Méda’Iyda était morte, et pas elle. Elle avait donc gagné. Mais à quel prix ? C’était étonnant que cette salope ne se soit pas servit de ça contre elle. Peut-être que l’attaque surprise et la fermeture d’Atlantis en quarantaine avait empêché la reine d’avoir les rapports de ses sbires chéris. Au moins, elle n’avait pas à souffrir de ça en plus.




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Mer 28 Nov - 19:23
Isia Taylor Laurence
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Chronologie 15 juin 2018 - 20h00




Isia reconnecta avec le monde de sa chambre et la triste réalité, quand Pedge se remit droite pour informer d'une phrase qu'elle ne voulait pas entendre. Mais, à laquelle elle s'attendait depuis le moment où elle avait prononcé cette révélation. Elle s'en voulait, elle aurait dû attendre, profiter un peu et égoïstement de Pedge avant de la détruire. Puisqu'il serait débile de penser que Pedge allait bien et qu'elle était en train d'avaler la pilule sans aucun problème. Non, la pilule était en travers et elle brisait tout.

Son cœur se serra douloureusement et elle ressentait l'équivalent de peur, plus contrasté à cause de sa défaillance, mais cela lui en était insupportable. Elle n'avait pas l'habitude de gérer ce genre de choses. Elle ne voulait pas que Pedge parte, mais dans un sens, cela serait peut-être le mieux ? Pour des retrouvailles il avait mieux… d'un pas, lent elle passa devant la militaire toujours en position fixe, elle semblait foudroyer le sol, le faire fondre de son regard, cela était un brin flippant et impressionnant. Isia aimait s'impressionner de son amante, elle la trouvait forte et surtout inébranlable. Jusqu'à aujourd'hui, où elle voyait pour la première fois Pedge aussi affaiblie et cela ne la dérangeait pas, à son plus grand étonnement, au contraire. Voir quelqu'un dans toute ses facettes montrent un stade, celui de l'appréciation même dans les moments les plus sombres.

Isia s'assit juste à côté d'elle, avant de se risquer… à poser sa main froide, sur le bras chaud et humide de son amante. Elle se mordait les lèvres pour ne pas flancher un peu plus… si la crise de l'arme de la jeune femme était finie, Isia sentait qu'elle pouvait sombrer à nouveau. Elle essaya d'ailier l'eau de ses yeux, d'un revers de l'autre main.

Le contact, la fit frissonner d'un plaisir inavouable, entre le contact rassurant, d'avoir encore ce qu'on va perdre, l'angoisse d'un rejet et l'envie d'aller plus loin dans un geste d'affection qui sera un soutien au-delà d'une relation charnelle. Puisque ça ne serait pas le geste de réconfort d'une amante envers une autre, mais celui d'un autre type et elle n'avait pas conscience de cette signification dans l'immédiat, elle le désirait, point.
« Je n’ai pas envie que vous partiez… mais…. » ”mais pour une fois je ne serais pas égoïste…parceque je tiens a toi “ avait t’elle envie de
lui dire… mais cela était tellement niais, tellement bête…
« Mais, je comprendrai que vous le fassiez après ça… »
Il était drôle de voir qu'elle la vouvoyait encore dans cet état… elle ne savait plus pourquoi, elles étaient restées à ce mode là, mais cela lui avait plus tout simplement. La main d'Isia glissa contre celle de Pedge, la prenant avec une douceur mélangée de dureté en adéquation avec le tempérament sulfureux d'Isia.

« Je ne veux pas de votre départ puisque… j'ai peur que vous ne reveniez plus… je… tiens beaucoup à vous… surement un peu trop que je voudrai me l'avouer. »

D'habitude et surtout après ça, elle se serait levée d'elle-même pour fuir, pour marquer la rupture, pour montrer qu'elle était la plus forte, que personne n'avait d'importance pour elle ! Mais ce n'était pas le cas, adieu femme forte ou plutôt sans cœur et prête à encaisser le départ. Il n'avait plus rien de ça à ce moment précis. Elle était là immobile, levant son regard bleu, un peu rougie par les larmes sur Pedge, dans l'attente désagréable d'une réponse. Et à la fois, elle avait envie de ne rien entendre… redouter était une terrifiante épreuve. Isia ne croyait plus en l'amour et pourtant, elle était en train de faire quoi là ? Elle se prenait la tête pour quelqu'un et redoutait sa perte comme si cela l'importait au plus haut point. Peut-être que cette révélation, était la goutte d'eau qui ferait déborder le vase… elle ne savait pas si la militaire éprouvait autant de palpitations qu'elle et il fallait qu'un putain de monstre, lui fasse prendre conscience de ses sentiments, du moins une part qu'elle refusait de s'avouer. Pedge, devait souffrir, elle devait en avoir marre de toutes ses aventures chacune plus douloureuse avec comme récompense la maigre reconnaissance d'un nouveau grade… psychologiquement, Isia venait surement de lui offrir un ticket pour une thérapie de choc. De lui offrir quelque choses qu'elle n'aurai pas voulue savoir ... et même assumer après deux ans de guerre contre une perverse.

« Alors, pardonne moi d’avoir tout briser. »


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Jeu 29 Nov - 10:52
Pedge Allen
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La traversée inavouable
Isia & Pedge
Chronologie 15 Juin 2018 - 20h - Quartier d'Isia


Pedge ne bougeait pas d’un pouce, même quand elle sentit le poids plume d’Isia à côté d’elle, alors qu’elle venait de s’asseoir. Sa peau se parchemina d’une légère chair de poule quand la main froide de la doctoresse se posa sur son bras chaud. Pedge ferma les yeux et inspira par le nez. C’était exactement la même sensation qu’avec le Morphea, et c’était pour ça que c’était horrible. Elle avait été trompé totalement dans ses sens. Ces créatures étaient vraiment très fortes, on ne pouvait pas leur enlever.
Cela rassura la texane de ne pas avoir de réaction épidermique au toucher. Une réaction de rejet aurait pu se produire suite à ces révélations, une réaction qu’elle n’aurait pas maîtrisé. Mais non, le contact ne provoqua rien d’autre que cette chair de poule.

Isia comprenait qu’elle voulait partir, mais elle n’en avait pas envie. La militaire l’écoutait, le regard toujours fixé vers l’avant, vers un point dans la salle qu’elle était seule à voir. Elle sentit sa main accompagner sa parole, et venir prendre la sienne. Imperceptiblement, Pedge ouvrit les doigts, et laissa ceux d’Isia investire sa paume. Elle les serra faiblement, lui laissant comprendre qu’elle l’écoutait, qu’elle était là malgré les apparences, et qu’elle n’était pas encore partie.

En d’autres circonstances, le coeur de Pedge aurait accueilli ces quelques mots avec quelques battements supplémentaires. Maintenant, dans l’état dans lequel elle était, elle se sentait vide, et c’était à peine si les déclarations d’Isia arrivaient à franchir la muraille qu’elle érigeait en elle pour contenir toutes les émotions dégoûtantes qui la traversaient avec violence. Cela lui fit quelque chose, car au delà des quelques mots prononçaient par le Morphéa alors qu’elle s’en allait, cela voulait dire que la française tenait à elle plus que de raison. La texane savait très bien ce que cela voulait dire, étant quelqu’un de raisonnable elle aussi.

Pedge était glaciale, inexpressive au possible, complètement atonique. Elle ne regardait toujours pas Isia, laissant ses quelques paroles l’emplir. En fait, elle avait du mal à se concentrer sur ce qu’elle disait, à saisir pleinement le sens des mots, et de ce que cela pouvait sous-entendre. Son esprit divaguait entre le moment présent, cette chambre, ce parfum, cette blonde, et le moment passé, fatidique, qui ressemblait en tout point à l’instant présent. Le passage au tutoiement et sa demande de “pardon” provoqua un petit électrochoc chez la texane, qui tourna son regard vers son interlocutrice. Elle avait la mine défaite, les yeux rouges, et les yeux brillants des larmes qui les avaient inondé.

« Je crois que c’était nécessaire... », commença-t-elle. Elle détaillait les traits d’Isia, son regard malheureux, ses yeux tout aussi rouge que les siens. Elle était aussi pitoyable qu’elle. Isia qui était habituellement si fière, si forte, si arrogante... Elle n’était que le reflet d’elle-même.
Il ne fallait pas se leurrer. Si la française ne lui en avait pas parlé, elle aurait fini par le découvrir d’elle-même.
« Je tiens beaucoup à vous… à toi. », hasarda-t-elle pour poursuivre dans sa lancée. Elle serra un peu la main qu’elle tenait. « Je n’ai pas envie de donner une victoire posthume à cette reine, il me faut du temps, du temps pour avaler la pillule, c’est tout. »
C’est tout. Oui Pedge, c’est tout. Il n’y avait qu’elle pour se leurrer à ce point. La pillule était quand même assez conséquente. De sa main libre, elle se frotta le nez, avant de pousser un profond soupir qui était à la limite du sanglot. Pourtant, elle tenait bon.

« Tu te souviens de ce qu’il s’est passé ? ». Question on ne peut plus légitime très certainement. Pedge n’arrivait pas à imaginer comment c’était, si les souvenirs étaient partagés, morcélaires, inexistant. Pourtant, si Isia lui avait dit qu’elle était un Morphéa avant son départ, cela devait avoir un lien avec leur coucherie et cette déclaration, non ? Des déductions hasardeuses et peut-être rapide que Pedge ne parvenait pas à endiguer.

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Jeu 29 Nov - 18:08
Isia Taylor Laurence
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La traversée de
l'inavouable


Chronologie 15 juin 2018 - 20h00




Cette froideur, cette rigidité était véritablement dure à affronter. Elle avait envie de la secouer sur le coup. Était-elle perdue ? Pourtant, elle était présente, mais il n'avait rien d'autre que cette enveloppe de chair. L'esprit de Pedge semblait ailleurs. Cela était douloureux, cela était angoissant et Isia avait l'impression de n'être plus qu'une petite fille qui cherche à se consoler auprès d'un doudou sans vie. Et cependant, elle réagissait quand ses doigts glissèrent dans sa main, pour se mêler aux siens. Une bouffé de chaleur prit la française, qui en venait à prendre ce qu'il avait à prendre sur le coup. Le contact aussi faible soit t'il redonnait un peu d'espoir et elle marchait non plus sur des pieux, mais sur des œufs maintenant.

Au moins, le tutoiement avait ranimé la glace qui maintenant la regardait. Que voyait-elle ? Quelque chose de ne pas très beau, une Isia qui avait perdu ses plumes pour une petite patate texane. Oui, cela était nécessaire, oui une belle consolation pour voir le résultat que cette nécessité avait causés. La blonde, hocha la tête. Oui s'était nécessaire on va dire, il aurait été tellement mieux que cela ne le soit pas.


Finalement, la glace parlait et le cœur d'Isia fit un petit bon agréable, un saut de mouton dans un pré vert… elles étaient deux connes à tenir l'une à l'autre. Comme avouer au final, quelque chose de plus sentimentale, enfin Isia avait conscience que c'était son cas pour elle. Elle ne le disait pas souvent ce genre de choses. Et elle avait l'impression de jouer le ticket de la loterie de sa vie, en ayant affirmé à Pedge ce fait. C'était ridicule, et pourtant… et pourtant…

Il lui fallait du temps, comme à toute personne qui est trompée par la plus belle supercherie de l’histoire. Isia hocha une nouvelle fois la tête. Au moins, Pedge restait pareille à elle-même en affirmant qu’elle ne baisserait pas les armes. Malgré son soupire larmoyant… en réponse Isia se colla contre elle pour l’embrasser sur la joue, avant que le sujet passe radicalement des aveux à une question légitime, la blonde soupira elle aussi, avant de s’éloigner un peu, du moins la tête, seulement la tête.

« J’étais sur le site alpha, pour une opération. Quand je suis sorti des douches, il avait cette femme… une ingénieure au vu de sa tenue, toute petite et toute minuscule. Elle m’avait souri avant de me dire qu’elle m’était reconnaissante. J’avais opéré un autre ingénieur, elle devait être proche de lui je ne sais pas…Mais ce n'était pas pour ça qu’elle me remerciait... Puis, une autre personne est rentrée, le major Trudeau. Il est venu me voir d’un pas vif, avant de me plaquer contre la porte et de m’embrasser fougueusement… puis trou noir. Je me suis réveillé dans un cocon dans la forêt d’Atlantis… avec en face de moi mon double qui me caressait le visage d’un air tendre et malsain… Il avait d’autres personnes et face à nous nos doubles. » Elle avait serré la main de Pedge comme pour se raccrocher s'insuffler un peu de courage.



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Mer 19 Déc - 17:44
Pedge Allen
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Isia & Pedge
Chronologie 15 Juin 2018 - 20h - Quartier d'Isia


Pedge s’en voulait d’être un glaçon, mais elle ne savait pas se défendre autrement contre les émotions qui s’étaient immiscées en elle suite à cette révélation. Aussi ne chercha-t-elle pas les lèvres de son amante quand cette dernière l’embrassa sur la joue. Elle préférait rester stoïque pour le moment, même si elle devait reconnaître que ce genre de rapprochement lui avait manqué. Au final, elle n’avait pas côtoyé la vraie Isia Taylor Laurence depuis plus longtemps que prévu, puisqu’elle s’était trouvée avec un usurpateur. C’était quand même difficile à encaisser.
Pourquoi n’avait-elle rien remarqué dans le comportement de la jeune femme ? Pourquoi ? Est-ce qu’elle ne lui avait pas prêté assez attention ? Ne la connaissait-elle pas suffisamment pour ne pas faire la différence entre elle et quelqu’un, ou plutôt quelque chose, qui l’a plagiée ? S’était-elle fourvoyée en pensant l’aimer ? Si elle l’aimait, si elle avait des sentiments pour elle, n’aurait-elle pas dû se rendre compte de la supercherie ? Au delà du viol qu’elle avait subi, combien de personne avait été abusé par la fausse docteur Taylor Laurence ? Combien ?? Si même son amante, qui connaissait les replis de son intimité du bout des doigts et de la langue, si même elle n’avait rien vu, qui avait pu s’en rendre compte ? Pourquoi n’avait-elle rien vu…

Elle était en pleine montée de culpabilité. Maintenant qu’elle s’était faite, enfin en apparence du moins, à l’idée que les responsables étaient déjà punis, elle passait de la phase de sidération et de colère, à celle de culpabilité.
Pedge ne s’attendait pas à ce récit. En réalité, elle voulait savoir, un peu égoïstement peut-être, si Isia se souvenait des moments qu’elles avaient passé ensemble… Enfin, la texane et le Morphéa. Mais cela ne lui déplut pas de savoir comment Isia s’était faite avoir. La pauvre avait dû vivre un calvaire au jour le jour à cause de cette créature, sans pouvoir rien faire, totalement impuissante. Sans s’en rendre compte, Pedge tenait la main de la jeune femme avec un peu plus de poigne qu’au départ, comme si elle la soutenait dans l’épreuve orale qu’elle s’imposait de raconter.

« Je ne comprends pas comment je ne m’en suis pas rendu compte. », culpabilisa Pedge en réponse au discours d’Isia. « J’aurai pu arranger les choses plus vite. Je suis vraiment aveugle. »


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Jeu 20 Déc - 18:49
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La traversée de
l'inavouable


Chronologie 15 juin 2018 - 20h00


La poigne de la texane revenait un peu plus et Isia sentait un regain d’énergie en elle. Cela ne lui faisait pas plaisir de raconter tout ça, mais bon, elle éprouvait autant le besoin d’en parler que de le dire à Pedge. Elle ne savait pas trop pourquoi, peut-être pour lui dire la vérité ? Elle n’en savait rien, elle était pas dans son état normal, elle avait perdu son arrogance au profil de la crainte douloureuse de perdre son amante. Elle s’irritait des palpitations et des espoirs que son cerveau créait quand la militaire semblait revenir à elle… de souffrir de sa froideur … Pourquoi se prendre autant la tête ? Pourquoi s‘était telle attachée au final ? elle n’y pouvait rien voilà. Comme quand elle s’était attachée avec ce drôle de personnage qu’était Panda, pourtant imprévisible et ronchon par excellence, ils ne se laissait rien passé, tout était dans le « trop » jamais dans la mesure. A croire qu’elle avait un penchant pour cet état chaotique. Avec Pedge s’était de la sauvagerie, de la passion et pourtant sur ses élans de désirs, il avait autre chose qui s‘était noué au fil du temps.

Des éléments un peu affirmés quand elles avaient passés trois jours dans ce bungalow sur le continent. Encore une fois, elle repensa à ce moment, elle avait adoré et elle aimait ses souvenirs simples aux coins du feu ou à apprendre à tirer. Des moments sans filtres juste en pleine nature et au naturel. Elle était revenue détendue et heureuse… oui c’était le mot, heureuse. Pedge la rendait heureuse. Et personne, ne veut perdre une part de son bonheur.
Isia haussa les épaules, nouant un peu plus sa main à celle de son amante.
« Personne n’aurait pu s’en rendre compte. » Elle avala sa salive avant de croiser le regard de la jeune femme « Le morphéa copie tout. Il façonne un clone presque parfait… quoiqu’un peu plus passionnel et extrême que l’original. » la passion, était le mot juste, tout était sous cet hymne avec le morphéa… pas de mesure comme panda. Elle soupira avec un fin rictus repensant à une anecdote
« Je n’aime pas trop les Athosiens, le morphéa a pété un scandale en quand la guérisseuse Athosienne est venue accompagner un des siens au bloc opératoire. Les gens, n’ont pas réagis … » Elle sourit doucement « Je n’aime pas cette femme en plus de son peuple et je l’aurais envoyé surement chié….Le morphéa à continuer ma vie, tout en étant plus passionné… encore aujourd’hui, je découvre des actions qu’il a fait ou même des commandes… » elle repensait à la robe qu’elle avait fichue en l’air. « De toute façon, il revenait régulièrement me voir, pour copier mon esprit et se mettre à jour. Comme je ressentais ses actions, sans les voirent ni les entendres, mais que d’un point de vu sentimental, il pouvait se réajuster au mieux. »


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Ven 4 Jan - 4:46
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Isia & Pedge
Chronologie 15 Juin 2018 - 20h - Quartier d'Isia


« Plus passionnel et extrême que l’original... », souffla Pedge alors qu’Isia venait d’employer ses mots. Elle était déjà en train de lui donner un exemple en lui parlant de son aversion pour les athosiens, laquelle s’était vue accentuée par la créature quand elle jouait le rôle de la doctoresse. Personne n’y avait vu quelque chose de louche ou de bizarre.

Pour Isia non plus ce n’était pas simple, car en effet la bestiole avait entrepris certaine chose le temps de son clonage, tout comme le véritable Isia l’aurait fait, et maintenant elle se retrouvait à gérer les conséquences de tout ça. Et Pedge était l’une de ces conséquences. Cette dernière imaginait sans peine le calvaire que cela avait dû être de voir revenir la créature pour les mises à jours, et la façon dont elle devait les faire.

Pedge prit une inspiration, posa ses mains à plats sur ses cuisses, et tout en regardant Isia, elle se lança :
« Alors… Quand le Morphéa m’a dit que... » Elle hésitait. Franchement, ce n’était pas sa tasse de thé de parler de ce genre de chose, et d’aller dans le sentimentalisme. Malgré tout, elle devait affronter cette merde jusqu’au bout, et finir de crever l'abcès qui s’était formé au moment même où la française lui faisait part qu’elle n’était pas elle. Elle se remit sa foutue mèche de cheveux qui venait de tomber devant ses yeux, derrière son oreille et elle compléta : « Il m’a dit qu’il m’aimait, mais je pensais que c’était vous, juste avant que je ne parte à la guerre. Ça m’a hanté tout le temps que je suis restée là bas, et même ici à mon retour pendant ma convalescence. Je m’y suis accrochée, mais c’était une usurpation, ce n’était pas vraie, c’était... ». Elle avait parlé tout d’un bloc, à fond la caisse, et on sentait dans sa voix à l’accent texan habituel, des pointes d’émotions et de malaises qu’elle n’avait jamais habituellement. Elle prenait vraiment sur elle, elle passait par dessus tous les blocages qu’elle érigeait à chaque fois qu’elle expérimentait une relation sociale avec quelqu’un pour se livrer sur ce point. Isia sentirait sans peine que la duperie avait fait mal à ce niveau là aussi, sur un sentiment qu’elles ne s’avouaient pas, mais que Pedge semblait partager finalement, surtout au regard de sa réaction actuelle.

La texane reporta son attention sur un point dans la chambre, ne cherchant pas spécialement à croiser le regard d’Isia. Ce n’était pas tant qu’elle le fuyait, car ce n’était pas son genre, elle était juste larguée, perdue, et incapable de faire face réellement à son pire ennemi, c’est à dire elle-même, elle-même dans son “elle” intérieur et profond, assumé, émotionnel, humain tout simplement.


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Ven 4 Jan - 13:24
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La traversée de
l'inavouable


Chronologie 15 juin 2018 - 20h00


Isia se trouvait bavarde et intarissable sur ce sujet, elle aurait dû peut-être se contenter du minimum. Mais elle avait besoin d‘exprimer son mal être et surtout de dire à Pedge les tenants et aboutissants de cette horrible créature. Elle était horrible, puisque capable de faire tant de mal. Mais, elle devait reconnaître que cette créature était assez fascinante et elle avait ressenti une once d’affection, une affection anodine et passagère qu’on peut s’octroyer quand on a son clone en face de soi. Cela n’avait pas duré juste le temps des « baiser de mise à jour », comme si le Morphéa voulait l’apaiser et lui dire « je t’aime », son morphéa lui disait à chaque fois, la caressant sur cette petite joue douce avant de lui coller un baiser dessus en murmurant ses mots d’amour si sincère et si dégoûtant.

Isia ne releva pas la répétition des mots que faisait la texane, comme pour se les ancré, elle semblait réfléchir. La belle blonde, regardait sa chambre, sans rien dire de plus cette fois. Elle essayait de chasser les souvenirs de cette période et elle essuya son visage humide. Un peu de maquillage avait coulé.

Elle reporta son attention sur la mention de ces simples mots « m’a dit que… » m’a dit quoi ? Qu’avait encore dit cette créature de malheur ? Au fond Isia le savait, la bouffée d’amour et d’allégresse du morphéa était si puissante après leur « nuit d’amour » et le lendemain, qu’elle ne pouvait que deviner la suite. Le morphéa était guilleret et elle avait tout sentit, les battements un peu fous, les suées de stresse et finalement la joie salvatrice de l’avouer comme ça… comme une perle au milieu d’un gâteau à la chantilly. Plusieurs fois, elle avait espéré que ça ne soit pas cet aveu, un aveu qu’elle ne voulait même pas se dire elle-même… un aveu qu’elle fuyait car elle ne voulait plus de tout ça. Un aveu qu’elle n’avait pas dit à quelqu’un depuis longtemps. Et cette fois, ce n’était pas une Gabrielle rousse mais une Pedge brune…

Le couperet tomba sous le regard déconfit d’Isia. Cette enflure avait osé ! Elle se leva brusquement, comme si on venait de lui enfoncer une pique dans l’arrière train ! Et autant cela pouvait faire du bien, mais à cet instant elle en était outrée ! Cette ordure avait osé lui dire « les mots magiques » comme ça ! Sans se soucier de tout ce qui avait autour. La créature avait avoué ça, sans problème au calme ! Sans sourciller. Oui, elle le savait, il fallait arrêter de se voiler la face ! Elle avait tout ressenti et ce n’était pas pour lui dire la recette des cookies que le cœur s'emballent ! Et le pire dans toute cette merde sentimental, c’est que si elle avait dû lui dire « Je t’aime », Isia lui aurait avoué de la même manière, spontané et comme ça, comme un cheveux blond dans la soupe au patate de la texane.

Elle se planta de dos à son amante, une main sur son menton en appuis sur le bras qui la ceinturai la taille. L’agacement la prenait, quelle pire déclaration que faite par quelqu’un d‘autre ! Mais, le morphéa avait eu plus de courage et de lucidité qu’elle ! Pedge lui avoua à son tour, qu’elle s’était servi de cette aveu comme des mots fantômes qui la hantait durant la guerre ou même après… cela la hantait dans quel sens ? Dans le bon ou le mauvais ? Isia n’en savait rien, elle comptait bien lui demander, puisque cela la rongeait et elle ne se rendit même pas compte qu’elle venait de répondre d’un ton sans appel et aussi tranchant qu’un sabre :

« C’était vrai. » s’il avait bien une chose qui était vrai la dedans c'était bien ça au final. … 1…2…3… Isia ouvrit de grand yeux, elle venait de dire quoi là ? son cœur prit des tours importants dans sa poitrine ! Son naturel était revenu au galop et elle avait osé dire ça ! La doctoresse piqua un fard monumental, n’osant pas un seul regard envers son amante… Pourquoi, elle confirmait ? parceque c’est vrai lui soufflait une petite voix… c’est vrai surement, mais ce n’est pas une raison pour le dire ! Isia se sentait dans une position inconfortable.



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Lun 7 Jan - 19:26
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Mar 8 Jan - 18:05
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Isia & Pedge
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Pedge ne s’attendait pas à ce genre de réaction. Limite, elle sentait que si elle n’avait pas été dans sa propre chambre, Isia se serait enfuie à toute jambe pour disparaître. Mais là, elle était sur son territoire, elle ne pouvait pas vraiment se dérober. La doctoresse s’arrêta dans son mouvement. Elle ne souhaitait pas croiser le regard de la texane, qui pourtant, essayait de lui dire ça dans le blanc des yeux.
La texane ne s’arrêta pas pour autant. Elle devait aller jusqu’au bout de sa démarche et lui expliquer ce qui la tiraillait dans cette déclaration, comment elle s’y était accrochée, comme elle l’avait exploitée dans les moments sombres, comment elle avait tenu par moment grâce à ça. Elle voulait savoir si c’était une vérité exagérée ou une duperie.
La texane ne bougea pas du canapé pour sa part. Elle se sentait vraiment ridicule et exposée dans sa robe qu’elle était sur le point de prendre la décision de ne plus jamais porter ce genre de vêtement. Elle était mal à l’aise, son ventre se tordait de stress, et elle avait chaud, le coeur palpitant trop rapidement. Bref, elle n’était pas bien, et elle n’avait pas l’habitude de gérer autant de stress d’un coup. La réaction de la doctoresse n’arangeait rien les choses.
Le Morphéa lui avait menti, il l’avait prise pour une conne en tentant de s’approprier ses sentiments et Isia ne savait plus où se foutre. Pedge était sur le point de lui dire que ce n’était pas grave, qu’elle comprenait, que ce n’était pas elle, et de prendre congé ensuite, quand les mots de la chirurgienne claquèrent dans l’air.

Pedge qui allait parler du coup, ferma la bouche, avant de lâcher un pâle :

« Ah. »

Cette fois, elle ne savait plus vraiment où se foutre. Mais Pedge était une femme de caractère, et même déstabilisée, même abattue et trainée par terre, elle gardait sa fierté. Elle avait les mains posées sur ses cuisses et d’un geste souple, elle se leva. Son pouce faisait tourner la bague à son doigt, comme si elle essayait de se calmer par ce procédé. Elle resta dans le dos d’Isia, les mollets contre le canapé, comme une base solide ancrée dans le sol, un point de repère dans l’espace où elle flottait un peu, tiraillée entre plusieurs sentiments contradictoires.

« Alors au moins… Ce sur quoi je me suis projetée durant tout ce temps, c’était vrai. Même si ce n’est pas toi qui me l’a avoué, ce n’est pas grave. Mon propre sentiment n’aura pas été usurpé lui. »

C’était comme un aveu de réciprocité. Pedge se sentait légère. Comme si elle avait bu en fait. C’était une douce sensation qui diminuait son stress et son viol devenait presque secondaire, même si ce n’était qu’un masque ponctuel de ses hormones stimulées par son cerveau qui acceptait la nouvelle. La situation était bizarre. Elle aurait dû s’approcher et la serrer contre elle, lui montrer qu’elle était dans le partage, dans l’amour puisqu’il était question de ça, mais Pedge faisait preuve d’une certaine réserve, parce qu’elle n’était pas programmée pour ça. Pas programmée, ou pas habituée, tout simplement. Comme elle s’était faite la réflexion, elle n’avait pas besoin de lui dire, ou qu’Isia le lui dise. Elle vivait la situation, tout simplement, profitant des moments ensembles où elle se sentait bien. Elle n’avait pas besoin de folle démonstration d’amoureuse transie, ou d’explosion de sentimentalisme baveux.
Elle le savait depuis un moment déjà qu’elle était amoureuse, et la situation lui convenait. Elle savait que ça allait changer, du moins un peu au début, mais ça finirait par redevenir normal. Elle allait devoir accepter un rapprochement corporel avec elle, réapprendre… Car pour le moment, elle encaissait à peine la nouvelle concernant le Morphéa. Si les aveux circonstanciés d’Isia passaient un peu de pommade, ils n’effaçaient pas le crime dont elle avait été victime.

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Mer 23 Jan - 20:48
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Chronologie 15 juin 2018 - 20h00


Raide comme un piquet, raide comme un foutu pin centenaire, elle était immobile. Il est dingue, elle n'aurait pas tenue deux minutes comme ça, face à un Wraith, mais là… elle avait l'impression d'être rouillé, rouillé comme une vieille grand-mère qui n'arrive plus à tendre ses jambes pour se gratter les orteils! Son cœur lui arrachait la poitrine et cela était affreusement douloureux et surtout contraignant. Le stress et l'angoisse un savoureux cocktail qui ne semblait pas les quitter. Pourquoi, avait-elle soudainement peur ? Pedge n'avait pas sous-entendu quelques mots réciproque juste avant ? Cela était une chose de faire des sous-entendu, mais clarifier la chose en était une autre…

En toute franchise, Isia n'aurait jamais pensée à confirmer qu'elle s'était fait avoir à son propre jeu, à leur propre jeu du chat et à la souris. Pourtant, elle était devenue une experte des relations non amoureuse mais juste affective. Sans être totalement passionnée, même si elle s'était sentie basculer avec peu dans le côté sombre de la force avec Blanche. Si celle-ci n'avait pas été complètement instable et barje, peut-être que son cœur aurait battu encore un peu plus fort pour elle. Mais, avec Allen, on ne parlait pas de la même chose, cette femme, lui avait fait un peu d'effet, de l'attrait qui dans un jeu passionnel était devenu une addiction, jusqu'au jour où elles ont sombré dans leurs désirs charnels, pour continuer encore à jouer d'une autre manière… pour s'embrasser comme deux adolescentes et péter le miroir des chiottes du Dédale… pour passer trois jours ensembles à s'entrainer et à échanger leur savoir. Chose qui n'était pas prévu et qui s'était déroulé comme sur des roulettes comme si tout cela était normal. À manger ensemble au restaurant le jour de la saint valentin pour prendre le pari qui lierait leurs doigts avec une bague. Une bague qui n'avait quittée nullement les deux femmes, comme un symbole caché. Plusieurs fois, elle se demandait pourquoi, elle s'entichait à garder cet anneau autour de son doigt. Cela était drôle au début, mais cela était la seule chose au final ?

La raison, n'était pas tout simplement, parcequ'elle se sentait bien avec cette femme forte, autoritaire, charismatique et froide ? Qu'elle était tout bonnement amoureuse de la texane et qu'elle gardait avec elle, une petite partie de l'être aimé ? Elle qui ne croyait pas aux princes charmants et toutes ses conneries… elle était la seule à se trimballer avec une bague à cet endroit sans la quitter. Sauf pour dormir. C'était plus qu'une habitude…

Le souffle lourd, la gorge serrée, elle entendit le « Ah » de la texane qui tombait comme une dent dans le potage. Elle n'entendit pas, le mouvement d'Allen, mais quelque chose dans son dos, une impression, lui indiquait qu'elle n'était plus le cul poser sur le sofa. Les minutes étaient longues, trop longues… et une nouvelle fois l'accent traînant et grave du pays des vaches et des patates sonna dans la pièce.

Quel drôle de sensation, la pression qui broyait son corps, s'évanouissait mais restait légèrement, comme pour lui rappeler de ne pas prendre ses aises. Isia, tourna la tête en direction de Pedge. Oui, sur toute cette merde de morphéa, il avait bien au moins ça qui était véritable. Au moins ce sentiment sur laquelle elle s'était basée pour les moments difficiles était juste. Pedge n'aurait pas à subir l'affront de ne pas être aimé en retour. Ou même rejeter. Etait-ce un point positif qu'elles s'avouent ça ? Il le fallait bien un jour ou l'autre, Isia ne l'aurait surement jamais fait de son plein grès. Surtout avec ses œillères.
Elle se tourna complètement. Elle ne s'attendait pas à un élan de joie, ou même d'amour, non cela n'était pas le genre de la maison texane, ni même de la maison française, même si cette dernière était plus tactile. Un petit rictus mignon et sincère se fendit sur le visage de la belle blonde, quelque chose de non contrôlé comme un second aveu, qu'elle était touchée et mat.

Un instant, elle se demanda ce qu'elle devait faire…la décision ne prit pas longtemps, Isia fit comme toujours, quelque chose auquelle elle avait envie et simple, elle voulait depuis le début qu'une chose : la présence d'Allen. Alors, elle allait prendre ce besoin et elle sentait qu'aussi fortes qu'elles puissent être toutes les deux, suite à ce genre de confessions qu'elles soient destructrices comme le morphéa ou agréable comme l'amour, il avait un besoin. Et ce besoin Isia le ressentait par un contact auquel elle n'avait pas peur d'imposer.
Elle s'approcha de l'américaine, pour lui prendre une main avant de l'écarter et de se mettre contre elle, contre sa poitrine pour la serrer contre elle. Rien de plus rien de moins, un câlin ferme où elle nicha son visage dans le cou encore humide de son amante.

Elle laissa passer quelques minutes, profitant de la chaleur de ce corps qui lui avait terriblement manqué. Puis elle murmura : « J’espère que tu aimes manger froid. » une petite touche d’humour, puisque son regard avait croisé le paquet de nourriture sur la table basse.


L'angoisse de ne pas savoir se qu'a fait un autre a votre place ! je crois qu'au fond de moi je tiens plus à cette femme que je ne l'aurais voulue
Pando

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Jeu 24 Jan - 10:38
Pedge Allen
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La traversée inavouable
Isia & Pedge
Chronologie 15 Juin 2018 - 20h - Quartier d'Isia


Pedge ne bougeait pas d’un pouce. Elle était raide, vraiment raide. Elle ne savait pas trop comment se comporter. Elle avait l’impression que d’avoir révélé ce qu’elle ressentait pour la française avait achevé le peu de naturel qu’elle était capable de mettre dans cette relation. Elle mettait ça sur le compte qu’elle avait toujours cette amertume légitime qui venait lui mettre la gerbe, à savoir celle de s’être faite abuser, de s’être faite violer, d’avoir fait l’amour à une bête alien créée par Méda’Iyda. Car oui, Pedge n’avait pas avoué ses sentiments, se contentant de vivre sa vie relationnelle avec Isia, mais elle n’en était pas moins entichée depuis un moment maintenant, et elle ne se contentait plus de la “baiser” ou d’avoir une relation sexuelle avec elle, non, elle aimait lui donner du plaisir et en recevoir d’elle, elle aimait se donner et la posséder, elle l’aimait tout simplement, et c’était bel et bien de l’amour qu’elle lui avait donné ce soir là lors de cette séance intense et doucereuse.

Peu à peu, ses épaules descendirent légèrement, signe qu’elle se laissait aller. Ses bras vinrent enserrer une Isia toute frêle contre elle. Elle aimait se sentir plus forte, dans le sens où elle sentait qu’elle était capable de la protéger. Cet aspect de leur relation participait à cette amertume, dans le sens où elle n’avait rien pu faire pour empêcher la française de tomber entre les mains du Morphea. Elle n’avait rien vu, rien senti. Elle n’avait pas pu la protéger. Est-ce que Pedge était quelqu’un de protecteur habituellement ? Peut-être un peu, car c’était là sa fonction de soldat, son leitmotiv profond qui faisait qu’elle aimait la vie et qu’elle voulait la défendre. Mais elle n’était pas du genre à jouer les nounous. Isia était une femme forte sur le plan psychique, et cela lui plaisait grandement. Elle aurait détesté tenir la main à une morue sans cervelle.

Elle nicha son nez dans la chevelure blonde de son amante, respirant son parfum à plein poumons alors qu’elle fermait ses yeux pour profiter du contact charnel de leur deux corps l’un contre l’autre. La chaleur commençait à se propager à nouveau, chassant cette chape glacée qui s’était imposée à elle au fil des révélations. Cet instant de silence volé au tourbillon des émotions rassénéra Pedge. Isia brisa le silence la première, en faisant une note d’humour sur le repas du soir. La texane ouvrit les yeux, tout en haussant légèrement les épaules.

« Je n’ai pas très faim de toute façon. », déclara-t-elle, toute forme d’appétit envolée pour l’heure. Ce n’était pas de l’humour, elle le savait, mais le naturel de sa personnalité très terre à terre était revenu à vitesse grand V. Elle avait besoin de ça pour se préserver, besoin de rationalisme, de pragmatisme, d’être vraiment elle dans toutes ses défenses et barrières habituelles.

Tout cela pour encaisser, et se relever.

« Je me sens conne dans cette robe, j’ai envie de me cacher. », fit-elle dans un murmure de constatation, avec une pointe de rire gêné dans la voix. C’était véritablement le cas pour le coup, et elle était tentée de se changer, ou de demander à Isia un truc à mettre.


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Sam 26 Jan - 22:26
Isia Taylor Laurence
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La traversée de
l'inavouable


Chronologie 15 juin 2018 - 20h00


En toute franchise, Isia avait même oubliée de quoi était composé leur menu. Il lui fallut quelques instants pour se souvenir qu’elle avait pris du japonais et que la seule notion de nourriture chaude tenait aux faits qu’il avait deux soupes miso et des gyosas. Grande amatrice de ce type d’aliment, elle ignorait clairement si la texane allait apprécier. Elle avait hésité un instant à entrer dans le cliché steak patate, mais s’était dit qu’il valait mieux éduquer un peu cette capitaine avant qu’elle continue à ne jurer que contre de la viande en forme de T. Enfin un cliché soyons clair, mais cela l’avait fait rire. Un moment un peu hors temps, vu ce qui venait de se passer dans cette chambre. Le cœur encore lourd de différent sentiment, elle se sentait un peu mal à l’aise quand elle serra dans ses bras un piquet de béton. Son cœur s’alourdit involontairement, mais elle continua à encercler de ses bras cette femme qui avait chamboulé finalement ses croyances. Petit à petit, elle sentie la rigidité de son amante s’amollir. Cela la soulagea, elle n’avait pas envie d’avoir contre elle un objet sans vie, si elle désirait ce genre de chose, « Nono » son sexe toy pour plaisir solitaire et 100% orgasme était là pour la conforter. Or, elle ne fait pas de câlin à Nono. Bref, son esprit s’égare comme toujours.

Le retour à l’humanité, ou du moins à la normalité d’un corps « moue » mais pas trop de Pedge était encore une fois un soulagement, sentir le souffle dans ses cheveux, son odeur et même tout bonnement la sentir elle. Comme si elle n’était pas une illusion, comme si tout allait continuer sans fin. Isia ne savait guère comment exprimer tout ce qu’elle ressentait à cet instant, les sentiments ce mélange, s’entrechoque pour n’être qu’un amas informe et tumultueux.

Isia esquissa un petit rictus à la remarque de la texane. Elle n’y répondit pas. Elle se contenta de faire glisser ses mains dans le dos de la texane, une caresse douce et apaisante. Surtout quand celle-ci lui sortait qu’elle avait envie de se cacher.
« Tu peux toujours l’enlever et je te file ma combinaison licorne. Mais tu es très belle avec et tu n’as pas te sentir gêné d’avoir fait cet effort. » murmura t’elle en se décollant de la jeune femme. La tutoyé était étrange. Elle la prit par la main, pour la faire asseoir et déballer la nourriture et lui tendre les barquettes de sushis et California. Isia avait besoin de reprendre le dessus dans cette situation, non pas sur Pedge mais sur le court du temps qui s’échappait entre ses mains. Elle avait besoin de remettre un peu de quotidien suite à tout ça.


Pedge se retrouva avec la barquette dans les mains, assise sur le canapé. Elle se sentait ailleurs si bien qu’elle avait l’impression de rater des moments présents et de se rendre compte de sa position dans l’espace qu’à un instant T, comme maintenant.
La combinaison licorne ne lui disait rien qui vaille, et déjà qu’elle se sentait conne dans cette robe, se draper d’un habit aussi farfelue n’arrangerait rien. Elle s’était contentée d’hocher de la tête, tout simplement. Tant mieux si elle était belle dans cette robe. C’était déjà une victoire que de plaire à Isia, à défaut de se plaire soi-même.
C’était surtout le fait d’avoir été violé qui revenait à la charge et de coup, elle se sentait exposée à la vue de tous, comme si tout son corps disait qu’elle avait été une victime. Cacher sa peau, s’habiller basiquement, pratique, et passe partout serait une bonne solution pour ne pas le crier au monde. C’était stupide, elle le savait, mais ça la rendait nerveuse quand même.
Elle était tellement obnubilée par ses pensées morbides de tentacules et de corps qui se fend en deux avec les traits d’Isia que le tutoiement ne lui faisait pas bizarre pour le moment. La militaire considéra les mets qu’elle avait dans les mains. Du riz, du poisson, de l’avocat, du concombre, tout ça dans des feuilles d’algues pour certains. Génial. Ca ne lui disait rien. Habituellement, elle aurait essayé, mais là, elle n’avait envie de faire aucun effort. Elle était abattue.

« Ce n’est pas contre toi, mais je vais y aller. J’ai besoin... ». Elle cherchait ses mots. Habituellement, elle se serait barrée sans rien dire, mais maintenant que la situation était un peu plus claire avec la doctoresse, elle se sentait obligée d’exprimer le fond de sa pensée, pour ne pas la braquer.
« J’ai besoin d’être un peu seule, et je n’ai vraiment pas faim. ». Pedge posa la barquette sur la table et se leva. Elle regardait Isia avec ses yeux lourds, encore rougit des larmes qui leurs avaient été arrachées.

Finalement, elle se pencha vers elle pour aller chercher ses lèvres des siennes, en guise d’au revoir humide.


Isia ignorait si la nourriture emballait ou non la texane, après tout elle n’en savait rien sur ce point. Mais en tout cas, la capitaine désirait partir. Isia, une nouvelle fois ne savait pas trop quoi pensé. Elle était déchirée entre l’envie qu’elle reste et à la fois, d’être un peu seule, elle avait l’impression à cet instant que si elle forçait Pedge a resté cela ne serait que pire pour elle. Dommage, elle se voyait déjà dormir dans ses bras, un simple geste réconfortant et calmer certaines tensions, sans passer par du sexe. Elle se souvenait bien, quand elle avait été violée enfant, elle avait eu le besoin de se réconforter dans son lit en s’entourant de sa couverture et de son énorme peluche tigre. Cela l’avait rassuré et elle c’était dit à cet instant, dans son monde imaginaire que plus rien ne pourrait lui faire du mal.

Ainsi, elle comprenait le besoin de Pedge de se sentir seule, de se retrouver elle-même et de faire ce qu’elle avait à faire pour digérer cette affreuse nouvelle. D’un geste lent, elle déposa sa barquette juste après celle de son amante, levant la tête pour la regarder se lever et surement partir comme ça…

Un ange passa et des lèvres humides percutèrent son front et un fin sourire se dessina sur ses propres muqueuses. La belle blonde se leva, accompagnant la brune jusqu’à la porte.
« Je comprends. » dit-elle se rendant compte, qu’elle n’avait rien dit depuis plusieurs minutes. elle embrassa sur la joue son amante.
« Quand tu iras mieux, on se verra... » cela était dit comme une affirmation, mais le manque de conviction sonnait comme une véritable question. Isia ne voulait pas être intrusif et donnait la possibilité à Pedge de maîtriser le tout.

« Oui, compte sur moi. », déclara Pedge, percevant cette demande implicite. Ce n’était pas une question, mais la suspension à la fin de la phrase d’Isia laissait penser qu’elle voulait une confirmation quand même. Elle renforça son message verbal par un signe positif de tête. Elle chercha un autre baiser, avant de soutenir son regard et finalement de s’en aller. Elle irait vers ses quartiers, et ensuite… elle ne savait pas encore si elle y resterait ou si elle irait se changer les idées en transpirant un bon coup dans la salle de gym. Rejoindre le continent serait une bonne idée, mais il n’y avait plus de navette à cette heure là, et la nage serait longue et fastidieuse, voir mortelle, tant la distance était lointaine. Mais une chose était certaine, elle se changerait rapidement.

END 26/01/2019


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