Atlantis Insurrection

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[Evénement] Féeries de noël

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Steven Caldwell

√ Arrivée le : 24/01/2017
√ Date de naissance : 05/04/1952
√ Age : 68
√ Messages : 803
√ Localisation : Sur le Dédale

le Sam 9 Fév - 18:26

Steven Caldwell
Emilia Zeïn'Eidolas



-Bonsoir professeur, dit-elle en portant une main à son cœur pour répéter le geste de salutation de chez elle, les paroles en moins.

Elle avait spontanément adopté le langage des Ancêtres puisque Lorn avait engagé la discussion ainsi. Mais l’historien repassa rapidement sur la langue commune, expliquant même ce qu’il venait de lui dire aux autres. Lorn possédait ce petit brin d’arrogance commun aux nobles lettrés de chez elle et il ne se sentait visiblement pas à sa place parmi ces gens. Emilia se demanda si interrompre une conversation de groupe était malvenue dans la culture terrienne ou si cela venait de l’archéologue. Elle se prit à espérer que la seconde hypothèse était la bonne ou bien elle venait de commettre un impair.

-L’un de vous saura peut-être m’expliquer… pourquoi avez-vous accroché toutes ces décorations sur cet arbre coupé ?

Ces yeux se décrochèrent de l'arbre pour se poser brièvement sur la patinoire. Il serait plaisant, après avoir mangé un morceau, d'expérimenter ce jeu.
Lorn Fawkes


Sans doute Lorn avait-il donné l’impression de manquer aux convenances en s'immisçant dans la conversation, comme par arrogance mais s’il y en avait sans doute dans son comportement, elle était, ici, involontaire. Il n’avait fait que saisir une opportunité de saluer une personne qu’il connaissait et appréciait. Il avait entendu la réponse d’Erin quant au sens de la célébration et, en bon savant qu’il était, il ne sut s’empêcher d’étaler sa science, pour préciser, même si désormais l’arbre était devenu l’objet de la curiosité de la princesse.

“Eh bien c’est une tradition relativement vieille… De quatre siècles mais qui n’a été popularisé sur notre monde que depuis deux cents ans, soit le dix neuvième siècle. C’est une façon de décorer mais il symbolise aussi le renouveau de la vie, avec le solstice d’hiver. Je résume évidemment, tout comme Madame Steele a résumé le sens de Noël à une célébration d’échanges de cadeaux. C’est pourtant avant tout la fête de la nativité, reprise successivement par les différentes religions qui virent le jour sur Terre. Le Père Noël, lui, n’est que le fruit de plusieurs histoires mettant en scène un personnage similaire et d’ailleurs si vous preniez le temps d’interroger chacun vous verrez que ce n’est pas toujours le Père Noël qui apporte les cadeaux…” répondit Lorn avant de se dire qu’il en disait trop, comme souvent au final dès que le sujet l’intéressait un tant soit peu et décida de cesser là d’une touche humoristique “Et voilà que je parle trop… Vous pensez que nos scientifiques ne pourraient pas concevoir un détecteur avec alarme pour m’éviter ce désagrément ?”.
Il suivit du regard celui d’Emilia et esquissa un sourire amusé ; la patinoire était une activité amusante, jusqu’au moment où vous vous étaliez sur la glace et qu’un patineur plus expérimenté, ou non, vous rentrait dedans. Il n’était pas prêt d’y faire un tour, à moins de ne pouvoir y échapper.

--Cela s'appelle un bâillon, je crois, plaisanta Emilia qui appréciait malgré tout d'en savoir plus sur l'origine des festivités même si le lien entre les éléments du décors et les explications pour justifier leur présence n'était pas si évident pour elle. Donc… il est coutume de couper un arbre pour célébrer la vie ?.

[color=#08088A] “Disons que c’est compliqué et que pour beaucoup c’est juste une décoration qui veut dire uniquement fête et cadeaux. Ca a autant de sens que les pulls hideux de certains…” répondit Lorn, voyant que ses explications n’étaient pas très clairs et surtout tendaient à induire en erreur sur le sens à donner à ce fichu arbre qui prenait toujours une place folle dans le salon, perdait ses épines et, parfois, donner lieu à des situations amusantes lorsque le chat décidait d’y grimper.


D’accord, je comprends.
Les traditions perdaient souvent de leur sens au fil du temps mais les gens continuaient à festoyer car ils l’avaient intégré dans leur culture.

[Evénement] Féeries de noël - Page 2 D412

« Hey !!! » s’exclama joyeusement Max en accueillant sa comparse un peu essoufflée et en sueur. « Alors, il est comment ? »
« Endurant la salaud ! » Confia April en ricanant. Elle souffla. « Je l’ai déf dans le jumper, un zéro ! »
« T’es une bonne fille, tu défends bien les valeurs Atlante !!! »
« T’as vu ça ? J’lui laisse le temps de se remettre. J’ai vu un coin pas mal entre les déco, ça doit valoir le détour ! »
« L’exhibition est aussi punie dans la galaxie de Pégase. » Ironisa Jim en lui tendant un verre d’eau.
Provocante, April s’approcha de lui, bien plus ce verre d’eau et passa une main sur sa hanche pour aller se saisir d’un verre d’alcool qui se trouvait derrière lui, sur la table.
« Ouais ben toi aussi tu devrais te lever une petite, Papi. Ca te ferait du bien ! »
Elle prit une gorgée puis lui tapota le bras en pointant l’assemblée un peu plus loin.
« Et notre Don Juan, il se débrouille comment ? »
Jim secoua négativement la tête. Il croisa les bras, dont l’une de ses mains était encore garnie d’un cadeau, puis il fixa son collègue resté posté maladroitement entre la poubelle et la table. Le pauvre bougre ne savait plus trop où se mettre.
« Rattrapé par ses démons on dirait. »
« C’est con, il avait plutôt bien commencé. »

Le D-4 était plus ou moins installé sur les bancs, à l’écart.
Les amis de Darren étaient en train de l’observer avec un mélange de compassion et résigné par son coté maladroit. En effet, le militaire avait fini par se sentir comme un pot de fleur au milieu de ce regroupement quasi-mondain. Au bout d’un moment, il ne savait plus vraiment ce qu’il faisait là tant il était géné. Le soldat avait bien occupé parfois le temps en discutant avec quelques camarades mais cela allait un temps.
« Nan, me dit pas qu’il attend Emilia comme un blaireau ! » Ronfla-t-elle. « Parle avec eux, intègre-toi l’abruti ! »
« Ben comme l’an dernier. »

Clive trouva leurs regards. Il vit Max et April faire de larges gestes l’invitant à s’intégrer dans la conversation mais le soldat ne savait pas comment faire. Un petit blocage qu’il faisait sur le moment et qui le laissait les bras ballants. Finalement, il préféra faire marche arrière et revenir tranquillement vers ses camarades. Lesquels voyaient ça comme une fuite éhonté.
« Hé mais tu fais quoi là ?!? »
« On est pas dans sa zone de confort, soldat Clive ? »
Il ricana en se massant la nuque.
« Je galère les mecs. » Confia Darren en s’installant avec eux.
Il se sentait beaucoup mieux entourés de ses amis. Comme Jim le disait si bien, là il n’était plus dans sa zone de confort. Il voyait bien Max ou April lui dire de s’imposer.
« C’est pas dur pourtant ! T’y vas, t’écrase le pied du type qui lui cause, tu lui mets une main au panier ! Et hop, le palot, ni vu ni connu, j’t’embrouille ! »
« Parce que ça fonctionne comme ça dans ton monde ? » Demanda Clive en rigolant.
« Ca fonctionne super bien dans le mien. »
La montre d’April bipa. Le compte à rebours qu’elle y avait mis venait d’atteindre zéro.
« C’est l’heure ! Round 2, j’vais le crever le garde du corps ! »
Max l’applaudit pour l’encourager alors qu’elle piquait une bouteille avant de s’en aller.
« Et toi, t’as rien à foutre là. Retourne-y, et par pitié, arrêtes de te foutre à côté des poubelles, ça la fout mal ! »
Géné, Clive éclata de rire et la regarda partir.
« Hé, je suis mieux ici. »
« On a les cadeaux à lui offrir, c’est la bonne excuse. »
« Attendons qu’elle soit disponible alors. » Conseilla Jim.
« Je vais aller lui demander. »
Clive prit son courage à deux mains. Autant ça lui allait très bien d’embarquer la princesse dans son monde, autant s’afficher devant tout le populo le déstabilisait. Et il ne savait pas vraiment pourquoi sur le coup. Un peu de timidité, certes, mais c’était pas le plus gros frein. Clive n’avait pas été timide pour le coup de la batte ou étrangler cette pauvre Emilia pendant l’entrainement. Max l’encouragea de la même manière qu’April. Elle n’était plus là d’ailleurs, déjà repartie à l’assaut du garde du corps d’Emilia. Clive acquiesça puis repartit tranquillement en direction de la jeune femme, attendant que sa conversation se termine avant d’engager la sienne. La princesse lança un regard en direction de son garde du corps, ne sachant si elle devait s’amuser ou s’offusquer de son manque de professionnalisme.

« Ton avis sur la fête de Noël ? » Tenta-t-il maladroitement.
-Ah, tu es de retour, lança t-elle avec un sourire en coin. Elle avait bien remarqué sa déconvenue et son départ discret et elle ne s’était pas attendue à ce qu’il revienne si vite.
« Oui. J’aime bien aller d’un groupe à l’autre, ça entretient les jambes. » Mentit-il.
Il rigola et ajouta plus sincèrement, avec ironie : « Ca a rien à voir avec une situation inconfortable, pas du tout !! »
- Pas du tout... ironisa t-elle.
Il sourit à son tour.
« Mais je peux te laisser si tu veux... »
- Non, accompagne moi plutôt au buffet, intima t-elle en sentant son estomac gargouiller.
« A vos ordres... » blagua-t-il.
Il allait encore passer un petit moment à lui présenter les canapés et c’était loin de lui déplaire d’ailleurs. Il s’apprêtait à commencer lorsqu’il se rappela d’autre chose.
« Ah oui ! Le D-4 voudra un peu de ton temps. Pour t’offrir tes cadeaux de noël. On t’a déjà expliqué non ? »
- Oui vous offrez des cadeaux à vos proches c’est cela ? Et… tes amis ont pensé à moi ? s’étonna t-elle.
« Tu es surprise ? » Demanda Clive en souriant. « Tu as partagé la vie du D-4, tu t’es intéressée à eux, et tu as porté leur uni... »
Le soldat ne termina pas la phrase, regardant autour de lui. Qu’importe, la princesse avait compris.
« C’est comme si tu avais attrapé le rhume, Emilia. Tu fais partie du D-4 maintenant. »
Il lui donna une petite assiette et lui servit quelques canapés.
« Et ça, ça se guérit pas ! » Termina-t-il, vantard.
Il tourna son regard vers Jim et Max, ce dernier faisant un signe de sa main pour l’inviter à foncer. Clive secoua la tête.
- Vous acceptez vraiment n’importe qui dans votre groupe, le charria t-elle en faisant dans l’auto-dérision. Sur sa planète n’importe qui aurait donné cher pour qu’elle lui accorde de l'intérêt mais ici ces gens n’avaient pas vraiment de raison de l’intégrer dans leur bande. Elle supposait qu’ils le faisaient surtout par égard envers Darren.
Celui-ci s’oublia un peu, comme il oublia à qui il parlait en terminant de la servir. Il était en train de s’occuper de sa propre assiette tout en s’égayant dans la surenchère.
« T’imagine même pas ! La dernière personne était capable de faire l’hélicoptère avec...heu...enfin... »
- Imiter un hélicoptère c’est un jeu atlante ? demanda t-elle naivement en se demandant pourquoi il était à ce point gêné.
Il chercha maladroitement une issue avant de pointer un canapé.
« Tu devrais essayer celui-là, il est délicieux. »
Il en avait pas la moindre foutue idée en fait… Docile, et surtout parce qu’elle avait faim, elle goûta ce que lui proposait Darren et fit une grimace. Ca ressemblait à du poisson… mais ce n’était pas vraiment à son goût.
« Heu…. »
Il lui sourit gêné, en se demandant ce qui était le pire, lui expliquer ou la laisser découvrir si elle demandait à quelqu’un d’autre. Il préféra arrêter le massacre.
« En fait, c’est une blague de mauvais goût. C’est un truc que font les pervers en faisant tourner leur sexe dans le vide comme les hélices d’un hélicoptère. »
Il détourna le regard.
« Cool hein ? Maintenant, tu sais que si un Atlante se ramène en te disait qu’il sait faire l’hélicoptère, tu peux lui mettre une pêche. »
– Je… te remercie de me faire découvrir toutes les facettes de ta culture... dit-elle avec une grimace un brin dégoutée.
« Elles sont pas toute belles, c’est vrai. »
Il marqua une pause, décidant de changer de sujet.
« La soirée te plait alors ? »
– Je dois admettre que la décoration est splendide, répondit-elle en piochant un nouvel amuse gueule. Celui ci était meilleur que le précédent.
« C’est toujours plus beau chaque année. Tu vois, la dernière fois où j’y suis allé, y’avait pas de neige. On a un chasseur qui a survolé l’endroit en nous bombardant de neige artificielle. Ah, et des feux d’artifices aussi ! »
Il secoua la tête.
« C’était génial. »
– Le Père-Noël… je me demanderai comment réagiraient les gens si je l’animais devant eux, dit-elle en lançant un petit coup d’oeil vers le faux Père-Noel à taille humaine.
« Certains vont avoir peur. D’autres vont croire qu’il est mécanisé. »
Darren laissa un petit temps où l’excitation était clairement perceptible.
« Ca va être l’éclate si tu fais ça !!! »
Il ajouta bien vite.
« Mais faut coller à la culture de noël. La joie, le plaisir d’offrir, l’occasion de faire la fête. Ne fout pas une baffe accidentelle ou ne pique pas les cadeaux au pieds du sapin. Tu peux en distribuer à la rigueur, il y a les noms dessus normalement... »
Ca y est, il suffisait de lui laisser une ouverture et Clive redevenait un grand gamin. Il se voyait bien aux côtés d’une Emilia manipulant secrètement le Père Noël et lui faire une chatouille sous le bras pile à ce moment là. Pour la déconne, la farce. Ca le rendait déjà foufou tout ça.
– Voler les cadeaux… sérieusement, dit-elle en levant les yeux au ciel. Comme si une telle idée avait pu lui traverser l’esprit ! Mais l’excitation de Darren était communicative (foutue empathie) et elle commençait à envisager sérieusement le fait de faire bouger le gros homme barbu. Elle attrapa un petit sandwich et croqua dedans. Je peux apporter leur cadeau à tes amis avec le gros bonhomme… je sens que ça te fait plaisir.
« Je suis aussi lisible que ça ? » Lui demanda-t-il sceptique.
Puis une petite lumière se fit dans son regard.
« Ah oui, c’est vrai ! Ton radar, le Grand Secret d’Emilia. »
-Tu as les yeux qui brillent… le taquina t-elle.
Il ricana et regarda le D4. April était en train de revenir...tirant le type par une manche. Il croisa le regard de la princesse et semblait gêné.
« Je suis sûr que ça plaira ! »
-Si cela plait autant que mon garde du corps attire April… dit-elle en levant un sourcil inquisiteur.
« C’est de ta faute en même temps ! » Taquina-t-il en lui mettant un petit coup d’épaule. « On a pas idée d’agiter de l’exotisme sous le nez d’April. La Gaëllie, elle avait jamais testé ! »
***Et si le gus est aussi bon que la nuit que j’ai passé avoir toi…*** Songea Clive en finissant mentalement sa phrase.
- Mouais... elle se détourna pour chercher quelque chose à boire sur la table et dénicha un peu d’eau. Si mère apprend ça... elle ignorait encore si elle allait faire une remarque ou non, elle verrait bien selon son humeur à la fin de la soirée.
« Rhooooooo... » Fît-il exagérément. « Môman Emilia n’a jamais joué ? Moi j’y crois pas. Et puis... »
Il regarda le hangar qui ne se prêtait pas à l’excuse qu’il allait lui donner concernant le père noël. Il haussa pourtant les épaules avant d’annoncer avec la plus belle innocence hypocrite. « C’est pas ta faute, c’est l’vent. »
Il regarda en direction d’April qui continuait de faire boire le garde du corps. Pauvre gars…
« Y’en a qu’un qui pourrait te balancer et il est pas en position de faire pression ! »
- Oh mais mère se moquerait éperdument de l’usage que je pourrai faire de mes pouvoirs. C’est sur son sort que je suis en train de statuer, dit-elle en indiquant le garde d’un mouvement de tête. Il est en service.
Clive eut un petit pincement au coeur pour le type. Le D-4 pouvait être un peu salaud sur les bords et il savait que, même si April prenait largement sa part, l’occupation du garde en service n’était pas anodin.
« Soit pas trop dure. » Lui demanda-t-il avec sincérité. Il lui laissa sous-entendre le pourquoi : « Pour le D-4, moins de temps avec lui, c’est plus de temps avec moi. »
Son sourire s'agrandit et il assura sa cravate.
« Ils ont donné la prio à un autre garde du corps. »
Emilia regarda longuement Darren, songeuse.
-Il n’était pas nécessaire de pousser mon garde du corps à abandonner son poste pour m’approcher…
« J’aurai été vachement moins naturel. Tu m’en veux si je te dis que ça m’arrange ? »
La princesse fit la moue mais pris en compte sa remarque.
-Viens. Puisque votre fête est synonyme de présents… commença t-elle en se dirigeant vers l’arbre de noël.
Intrigué, Clive la suivi. Elle avait un présent pour lui ? Ca allait encore le gêner et, à la fois, lui faire sacrément plaisir.
Emilia s’arrêta près de l’arbre et fit un geste de la main. Un paquet volumineux se dégagea de la masse pour se poser aux pieds de Darren.
-Je respecte vos traditions.

Clive adorait ça. Quand elle utilisait son pouvoir de façon aussi naturelle, c’était quelque chose. Dans l’assemblée, il y avait bien un ou deux ignorants qui avaient écarquillés les yeux en voyant ce paquet s’envoler. Il était grand en plus ce cadeau, Clive se sentait soudainement très gêné, pour ne pas dire séduit par l’intention.
« Woaw. C’est la taille qui compte en Gaëllie ? » La chambra-t-il.
Elle lui répondit par un petit sourire en coin. Contagieux le sourire.
Clive se mit à étudier le cadeau. Il l’ouvrit et y trouva en premier un livre assez épais sur lequel il souffla, comme s’il voulait en évacuer quelques petites impurtées. Son regard brillait comme un gosse et il passa son pouce sur le titre de la première de couverture.
« Les Grands Prédateurs...Harold Shay’Rayar. » Il lui sourit et ouvrit le bouquin pour y feuilleter les pages.
« C’est génial !!! »
Il continua son exploration, voyant que la princesse ne s’était pas arrêté là. Il prit un curieux objet qu’il se mit à inspecter, essayant de voir quel pourrait en être son utilité. Emilia lui montra un petit bouton du doigt et la roulette sur le côté.
Quand le soldat s'exécuta, il était loin de se douter que l’objet allait émettre l’hologramme d’une créature qu’il reconnut sur le champ. Il sursauta en voyant cette image apparaître et supporta la soucoupe comme s’il avait peur de la briser, comme si la technologie qu’elle recelait la rendait fragile.
Il joua avec la roulette, découvrant que cela faisant grandir ou réduire la bestiole. Un grand sourire lui cassa littéralement le visage et il éclata de rire.
« Alors c’est ça un draconys ?!? » S’exclama-t-il sur une pure rhétorique.
Il ria une nouvelle fois en observant plus attentivement le prédateur. Il avait encore moins l’envie de se désintéresser de son petit projet.
« Je confirme, il ne t’arrive pas à la cheville ! »
Petite référence à la nuit étoilée. Elle pouffa.

Clive était touché. Il ne fallait pas grand chose pour lui faire plaisir mais, comme il l’avait confié à la princesse, il avait perdu l’habitude de recevoir des cadeaux en-dehors du D4. Surtout que ça avait un rapport et que cela montrait qu’elle avait fait un effort de réflexion. Elle savait qu’il crevait d’envie de taquiner la bestiole, le plus intelligent étant de le faire après l’ascension pour éviter une mort stupide. Et qu’ils chevaucheraient la créature ensemble. Mais là, ça le touchait vraiment, il était content de pouvoir conserver un aperçu de la créature. Il savait déjà où le placer sur sa table de nuit.
« Franchement...j’sais pas quoi dire, tu me gâtes ! »
Il regarda dans le carton et y trouva la corde.
« Tu as des envies secrètes à assouvir ? » Blagua-t-il, surexcité par ces beaux cadeaux.
-C’est pour faciliter la capture de la bête, répondit-elle en le gratifiant d’un clin d’œil.
« Parlons-nous de la même bête ? » Taquina-t-il.

Darren était comme en suspension. Il rigola de bon coeur sur la petite référence de la corde et se dit qu’elle ferait tout aussi bien dans sa chambre. L’homme avait bien envie de lui sauter au cou mais il préféra se contenir pour lui faire la bise.
« Merci ! Ce sont d’excellents cadeaux ! Je vais m’éclater ! »
-Tant mieux, je craignais d’être dans l’erreur étant donné ma méconnaissance de vos traditions.
« C’est parfait. Tu tapes dans le mille, Emilia. »
Il joua encore une fois avec la taille du draconys puis reprit le bouquin qu’il feuilleta un peu.
« Tu sais que tu m’encourages encore plus là ? » Fit-il en la taquinant.
-Avec un peu de chance cela te fera surtout comprendre à quoi tu veux t’exposer… Si seulement ça pouvait le dissuader… mais Darren avait le crâne dur.
« Bon...je pose tout ça, histoire de les garder précieusement près de moi. Et c’est à mon tour de t’offrir ton cadeau ! »
- Tu as donc pensé à moi ?
« Nannnnnnnnn ! » S’écria-t-il en réponse. « Nan mais t’imagine le mec qui attend impatiemment la fête de Noël parce qu’il apprend que la princesse y sera ?!? Franchement, un intérêt comme ça, moi, ça me ferait peur ! C’est pas sain. Autant s’en moquer et offrir une chaussette pour le délire ! »

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[Evénement] Féeries de noël - Page 2 2018_s10

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Invité
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le Sam 9 Fév - 18:29

Anonymous
Emilia écarquilla les yeux.
Il lui fit un clin d’oeil. Il avait posé ses affaires dans le carton qu’il avait replié avec beaucoup de soin. Déposé sur le banc, un regard dessus, il se retourna et ouvrit sa veste en essayant de faire marcher le suspens.
« Tu t’attends à me voir sortir un carton aussi gros ? » Lâcha-t-il avec un peu de provoc.
Non… les gaëlliens ne font pas une fixation sur la taille. Les atlantes oui ?
« Pas du tout. Enfin...à part les femmes...parfois...sur les histoires d’hélicoptères. »
Il se racla la gorge, sentant la pente savonneuse.
« Bref ! C’est pour toi ! » Fit-il en sortant un petit paquet cadeau.

Il y avait à l’intérieur un collier dont le pendentif était assez imposant. De la taille circulaire d’une balle de baseball mais plat, un premier signe en fer forgé représentait celui qu’ils s’étaient inventés dans le cas où l’un des deux feraient l’ascension. Mais puisque Clive, qui avait fait faire ça sur le continent, n’avait pas été satisfait du vide froid de ce métal, quelques idées supplémentaires lui étaient venues. Sur la surface, plusieurs mots en Ancien étaient gravés. Il les avait sélectionné après demandé l’aide d’un scientifique calé sur l’histoire de l’Ascension des Anciens. Ces mots rappelaient à certains préceptes de base qu’Emilia lui avait expliqué. Et en plein centre, sur un renfoncement discret, quelqu’un avait gravé au coeur du métal le même tatouage qu’elle portait sur la main.
Les quelques différences, parfois presque grossières, tenaient du fait que le soldat avait redessiné le symbole de tête. Il avait fait de son mieux.
D’ailleurs, vu les cadeaux qu’il avait reçu, il avait l’impression que celui-ci ne serait pas à la hauteur et il ressentit une petite pointe d’angoisse en l’observant déballer ce pendentif. Il ne l’avait pas fait pour qu’elle le porte spécialement sur elle, plus pour le pacte qu’ils avaient conclu.

Emilia étudia attentivement le pendentif, d’abord avec curiosité puis avec une pointe d’émotion en reconnaissant certains symboles dont celui qu’elle lui avait tracé dans la main quelques mois plus tôt.

-Tu n’as pas oublié…
« Non, je n’ai pas oublié... » Répéta-t-il distraitement.

Le collier était un peu imposant pour être porté dans son quotidien ou en apparat mais il pouvait tout à fait être accroché à un sac ou un objet utilitaire du genre.

- Tu as meilleure mémoire que ce que tu prétends, le taquina t-elle en voyant qu’il avait sut reproduire certaines représentations figurant sur sa main. Merci Darren, j’en prendrai soin.

Le soldat en était presque soulagé. Le cadeau avait l’air de lui plaire.
« Oh, c’est trois fois rien ! » fit-il gêné.
Il ne s’attendait pas être bousculé soudainement par le D-4 venu en douce.
« Eh, les tourtereaux, faut faire une parenthèse là ! Sinon on aura jamais l’occas... » fit Max en mettant les pieds dans le plat. Il tendit directement son cadeau à Emilia.
- Pour moi ?
Darren l’avait prévenu mais ça l’étonnait de voir que Max dont elle gardait surtout une image de garçon colérique fasse l’effort de lui choisir un cadeau. Elle aussi l’avait fait mais elle avait le soucis d’être polie et de respecter leur tradition.

Sur le moment, Darren était un peu vexé, même frustré que son collègue lui casse ce petit moment de complicité.
« Max, t’as vraiment aucun tact ! »
« Hein ? C’est maintenant que tu t’en aperçois ? » Il haussa les épaules et laissa la princesse déballer son cadeau. « Ca va, j’vais pas te la piquer ta nenette ! »
Emilia le regarda en haussant un sourcil l’air de dire “comment ça SA nenette?”. Depuis quand elle appartenait à Clive ? Elle s'abstint néanmoins de tout commentaire, désabusée. April et Max ne brillaient pas par leur savoir vivre, elle le savait… mais ils n’avaient pas mauvais fond.
Le cadeau était un jeu vidéo, quelle surprise ! Mais il n’avait pas pris n’importe lequel. Le dernier Dark Soul, le jeu le plus punitif qui existe, conçu pour être dur et recommencer inlassablement des combats compliqués aux issues généralement tragique.
« Bon, faudra que tu trouves un truc techno pour lire le disque. Mais tu verras, il te résistera celui-là. Plus difficile, tu meurs. Tu m’en donneras des nouvelles ! »
- Oh, oui, sans console… je vais devoir y jouer ici et te prouver encore une fois que je suis meilleure que toi, dit-elle pour le charrier.
« Ca c’est ce qu’on va voir ! Celui là, il a été fait pour te résister ! J’suis le seul maître dessus !! » S’enorgeuillit-il en réponse.
Un paquet flotta et vint se poser dans les mains de Max. Il trouva dans la boite une machine de petite taille avec un écran intégré, des capteurs à accrocher, une paire de lunettes et ce qui ressemblait à une arme factice. Déjà, voir le paquet flotter l’avait bien fait marrer. Mais le contenu le laissa littéralement pantois et le militaire eu l’expression du type dont la vie changeait radicalement. Et en bien...
-Je ne sais pas si vous avez ce genre de technologie ici… j’y ai installé quelques jeux… dont un simulateur de tir, dit-elle d’un air moqueur. Le jeu se projette dans l’espace, les lunettes te permettent de cerner facilement les éléments virtuels. Mon frère m’a conseillé, là d’où je viens ce genre de choses sont à la mode. Comme ça tu pourras t’entrainer pour me battre !
« C’est le putain de Saint Graal !!! » S’écria-t-il.
« Heu...le Saint Graal c’est... »
Darren eut du mal à trouver une explication, d’autant plus que Max se mettait à sautiller comme un gamin en chaussant les lunettes et en testant l’arme comme s’il était nanti du pouvoir absolu. Il secoua négativement la tête puis interrogea Jim du regard. Lui avait déjà une réponse concise :
« L’introuvable. » Il se marra. « Vous ne pouviez pas faire plus heureux, Emilia’Zeïn. »
La jeune femme acquiesça avec un sourire sobre. Le Saint-Gräal désignait quelque chose d’introuvable et d’exceptionnel… d’accord, elle retenait l’expression pour une prochaine fois. La joie mêlée à l’excitation enfantine de Max n’était pas feinte, c’était mignon de voir comme il était facile de leur faire plaisir. Jusqu’à présent elle avait visé juste pour les deux militaires.
« Carrément, ouais !!! »
Il releva les lunettes de son nez.
« Hé ! J’vais m’entrainer ! Ensuite je te défierai en duel. Et ton frangin, dis-lui qu’il fera pas un pli contre moi. J’le défie aussi. »
« Au jeu. Max, il peut être utile de le préciser en y ajoutant les formules de politesse. »
« Ouais, ouais !!! »
- J’aimerai bien voir ça tiens… c’est un féru de nouvelles technologies lui aussi.
« Il peut pas test, je suis le meilleur ! Dis-lui bien !!! »

Il colla deux bises éclairs à la princesse avant de se sauver, hurlant à la volée qu’il allait “geeker jusqu’à mort s’ensuive”.
« Et bien...quand tu fais des cadeaux, c’est pas à moitié. » Complimenta Clive en le voyant disparaître. « Il ne t’a même pas demandé comment ça marche... »
- Il finira bien par trouver… ou il l’éclatera contre un mur, conclut-elle en faisant la moue.
« C’est un cadeau de ta part, j’en doute beaucoup. » Certifia Darren, voulant lui faire comprendre qu’il y avait une différence entre les deux situations. Il connaissait suffisamment son ami pour savoir, qu’au pire, c’est l’arme factice qui volerait dans la pièce mais pas le reste.

Ce fut au tour d’April. Elle souriait comme un requin en désignant d’un pouce relevé à la volée le garde du corps en fâcheuse posture.
« Eh, merci pour ton cadeau, c’est un costaud ! J’suis encore en train de le travailler mais il est presque mûr ! » Elle se sépara du paquet un peu large qu’elle avait sous le bras pour lui donner. Emilia fit la grimace, l’air de dire “t’abuse cocotte…”. Le garde-du-corps tenait à peine sur ses pieds, le lendemain il allait se réveiller avec une gueule de bois monstrueuse et la peur au ventre de perdre son emploi.
Dans le paquet, il y avait l’uniforme qu’elle avait emprunté pour donner le change lors de la soirée des militaires. Emilia afficha une expression très surprise avant de se mettre à rire. Plusieurs cycles avaient passé depuis cet évènement mais elle en gardait un bon souvenir. Les vêtements étaient un rappel symbolique de cette soirée surréaliste où elle avait endossé le costume d’un soldat atlante et trompé des centaines de militaire en se faisant passer pour l’une d’entre eux.
April lui fit un clin d’oeil complice puis tapa dans ses mains.
« Bon, c’est pas tout mais j’ai un troisième round à disputer. C’est qu’il résiste ce con-là ! Darren ? Moins de blabla, plus d’actions ! »
« Mais oui, c’est ça ! Allez, amuse-toi bien April... »
-Un instant jeune femme.
April se sentit soudain attirée en arrière par une force invisible.
- Tu oublies quelque chose.
« Ola ! hé !!! Tu triches là ! » S’écria-t-elle en faisant le demi tour. Elle palpa distraitement les zones qui avaient été en contact avec cette force invisible, le regard malicieux. « Nan mais t’imagine un peu les applications de ce truc au pieu ? »
- Oh oui, je les imagine très bien, répondit Emilia du tac-o-tac, avec l’air de celle qui savait parfaitement de quoi il en retournait.
Il n’en fallait pas plus pour démarrer la joueuse dont le sourire malfaisant pris de l’intensité. Elle lâcha un petit « Ah oui ? » mais qui ne semblait pas lui être adressé. Plutôt au militaire juste à côté qui fit mine de boire son verre et de ne pas avoir compris un traître mot de l’insinuation. Forcément, ça s’était su qu’il n’était pas rentré le soir de l’imposture d’Emilia. Un bon souvenir qui restera. Mais il était terriblement gêné pour Emilia qu’elle se permette ce petit jeu. S’il avait pu, Clive se serait couvert le visage de ses mains, dépité, en se disant qu’April n’en loupait vraiment pas une tant elle était barge. Au lieu de ça, il était en train de rougir.
Emilia haussa les épaules sans éprouver de gêne. Les gaëlliens n’étaient pas pudiques en la matière et elle avait un joli panel de conquêtes, même si elle ne s’en ventait pas particulièrement contrairement à certains de ses concitoyens qui tenaient un tableau de chasse. Sentant le malaise de Darren, la princesse décida néanmoins de détourner le sujet en faisant léviter un petit paquet devant la soldate.

« Pour moi ? » S’étonna-t-elle de façon surjouée. « Tu m’avais déjà gatée, mais là, je vais commencer à croire que t’as une idée derrière la tête !!! »
April attrapa le paquet et l’ouvrit en faisant tomber les miettes de papier sur le sol.
–J’ai d’abord pensé à une parure comme les gaëlliennes en portent mais j’ai eu le sentiment que ce genre de présent n’était pas adapté. Alors je me suis orientée vers quelque chose qui, je pense, te ressemble d’avantage.

A l’intérieur, enroulé dans un tissu rouge et protégé dans un fourreau, se trouvait une dague. Légèrement courbée, la lame était gravée et portait l’inscription suivante : « Protège la vie, répand la paix ». Le fourreau était joliment décoré. L’objet était à la fois beau et terriblement tranchant.

– De facture arcadienne. Je n’adhère que modérément au message mais il fera certainement davantage écho à une guerrière.
« AH OUAIS ?!? » S’exclama-t-elle en sortant la lame pour en tester le tranchant. « Mais moi j’adhère COMPLÈTEMENT, meuf ! T’imagine, le mec que je castre en mission avec ça ?!? Protège la vie, répand la paix ! BIM ! J’suis une putain d’héroïne, ouais !!! »
La jeune femme fit une accolade à la princesse en guise de remerciement.
« J’aime beaucoup, merci ! Promis, je testerai pas ce coupe-couille sur ton pote !!! »
Emilia écarquilla les yeux avant de faire une grimace en s’imaginant ce que la soldate allait faire de son cadeau.
– J’aurai peut-être dû choisir un bijou tout compte fait...
« Ah nan nan nan, j’suis heureuse là, tu vois pas ?!? T’as bien fait !!! Quand j’vais baptiser ce truc là du sang d’un mec, je te l’dirais. »
Clive se pencha et tenta de murmurer discrètement :
« Elle est pas sérieuse... »
« Un beau cadeau pareil, c’est pas fait pour ouvrir les enveloppes. Merci Emilia ! »
La princesse la gratifia d’un sourire.

Le garde du corps était mal barré avec elle, d’autant plus qu’elle avait trouvé le moyen de lui mettre un coup dans le nez, ce qui le rendait forcément plus docile. Quoique...il avait l’air plus fatigué qu’en début de soirée. Forcément, la constatation arracha un sourire au soldat Clive qui trouvait que, vraiment, le D-4 représentait un ramassis de cinglés. Et il avait bien conscience de l’être aussi. April ne tarda pas à embarquer sa victime de nouveau loin des regards.
Heureusement, la distribution de cadeaux se finissait par la personnalité la plus polie du groupe. Il l’observait calmement déballer deux livres de poche intitulé “Moby Dick” et “Robinson Crusöé”.

« La morale de ces romans ne sont pas des plus adaptés à la rencontre récente entre nos peuples. Cela parle de vengeance, de solitude. » Confia Jim. « Mais je vous les ai choisi parce qu’ils représentent les classiques les plus appréciés et indémodables de notre Histoire. J’espère qu’ils vous plairont. »

– Merci Jim. Des livres si loin de leur galaxie d’origine… ont-ils une valeur sentimentale ?
« Ces ouvrages ont traversé les étoiles avec moi. Et je les avais fait lire à mon fils il y a quelques années. »
Il lui sourit aimablement.
« A présent, ils sont vôtres. Joyeux Noël votre Altesse. »

Emilia lui sourit, touchée par le geste. Ces deux livres venaient de prendre beaucoup de valeur avec ces quelques mots. Elle se pencha pour ramasser elle-même le cadeau de Jim et lui tendit.

Pour le plus sage des militaires du D-4 il fallait quelque chose qui soit à la hauteur.
« J’essaie de compenser l’impolitesse innocente de mes amis. J’espère que vous comprenez qu’ils n’ont pas d’insultes à votre encontre. »
-Je comprends… nous venons de deux mondes différents, répondit-elle en faisant mention à l’origine sociale et non aux planètes natales.
« Votre conciliance est très louable. J’ai apprécié l’expérience que vous nous avez apporté il y a quelques mois. »

Le cadeau était un livre. Emilia connaissait l’amour de Jim pour les écrits et elle s’était naturellement tournée vers un ouvrage philosophique très réputé en gaëllie. Le militaire l’ouvrit de façon bien plus correcte que ses derniers zouaves et le considéra avec beaucoup d’intérêt.

- Un Être d’Exception l’a écrit quelques mois avant de faire son ascension.

Clive écarquilla les yeux.
Lui qui voulait la faire, surtout pour le défi qu’il partageait avec Emilia, plus que par conviction, se disait qu’il en aurait surement besoin aussi. Mais il était vraiment content, et pas du tout jaloux, que ce soit Jim qui le possède. Il allait forcément l’ouvrir dès ce soir. Le sage lui sourit, démontrant bien que c’était précieux pour lui, et demanda avec une pointe d’humour :

« C’est à mon tour de vous questionner sur une possible valeur sentimentale ? »
- Joshua était un homme sage. Ses écrits sont mondialement connus et très appréciés des gaëlliens.
« Et bien, si vous n’y voyez pas d’offense, ce sera mon nouveau livre de chevet, avant de m’endormir. »
Faites, je suis heureuse de vous partager les lumières de Joshua.
Il feuilleta l’ouvrage.
« Comment remercie-t-on de manière polie une personnalité de votre rang en Gaëllie ? Je n’ai pas eu le temps de vous le demander la dernière fois. »
- Darren m’a dit que nous faisions partis du même clan maintenant, plaisanta t-elle. Alors pourquoi pas un simple “merci” ?
« Darren a bien parlé. Le D-4 semble vous avoir adopté, aussi turbulents et atypiques soient ses représentants. » Il fît un petit geste avec le livre entre ses mains. « Merci pour ce cadeau, Emilia’Zeïn, il me touche. »

Le militaire rencontra le regard de Clive puis estima qu’il avait assez pris de temps à la jeune femme. Intérieurement, il se promit d’échanger avec elle sur ce qu’il avait interprété de cette lecture. Il aurait forcément des questions et cela ferait une conversation des plus intéressantes avec elle. Depuis son apparition, il avait été un peu inquiété que le comportement ouvertement inchangé de ses collègues finisse par la vexer. Il avait conscience, simplement par son niveau d’éducation, de la différence que pouvait imposer cet univers classique à celui d’une princesse. C’est donc le coeur allégé de cette certitude et avec le livre qu’il s’écarta après les avoir salué.
Il alla s’installer à table avec un petit groupe de soldats venant d’une autre unité, partageant avec eux la nature de son cadeau sans leur en laisser l’accès. Au contraire, il se pencha immédiatement sur la première page, rien que pour en prendre un petit aperçu.
« Carton plein ! Tu as ravi tout le monde, Emilia. » Fit Clive en souriant. « Les cadeaux étaient de grande valeur pour chacun d’eux. »
Il regarda un peu autour de lui avant de baisser d’un ton.
« Au fait ! Tu voudras aller voir les poissons avant de retourner chez toi ?? »
L’observatoire sous-marin ?
Il acquiesça silencieusement.
« Je me suis dis que ça te manquerait peut-être. »
-Oui c’est une bonne idée mais avant j’aimerai faire ça, dit-elle en montrant la patinoire.

Le soldat regarda dans la direction et son sourire se défit un petit moment à l’idée de lui faire expérimenter la glisse. Non pas que ce serait plus dangereux que de la faire passer pour une militaire ou la faire entrer par effraction dans le nouvel auditorium. Mais ce coup-là, il ne maitrisait pas du tout le sujet, et il ne savait pas non plus si elle comptait s’y aventurer seule ou avec lui. Après tout, d’autres personnes voudraient surement échanger avec elle…
« Oh ouais !!! » fit-il dans un élan casse cou. « Si tu n’as pas peur de tomber ! On rira bien de nos chutes ! »
Il lui sourit. Il avait l’oeil qui pétillait. L’idée de se ridiculiser en public ne le bottait pas vraiment. Mais il y avait Emilia dans la donne et, franchement, ça allait forcément être un bon terrain au fou rire. Alors pourquoi pas, il était fou après tout. Et il chevaucherait un Drakonys un jour !!!
« Après, tu veux peut-être le faire en solo ou votre altesse apprécie les conseils du guide ? »

- Tu essais de te défiler ou tu veux m’accompagner sur la glace ?
« Si tu me provoques, dans ce cas... »

Le soldat tenta de lui apprendre le peu qu’il savait. C’est pratiquement ensemble, dans le même temps, qu’ils apprirent à conserver un bon équilibre sur les patins et se déplacer. En prenant de l’assurance, et surtout en ne voulant pas paraitre pour un trouillard, Clive prit des risques et termina plusieurs fois sa course les quatre fers en l’air, de quoi bien rigoler.
Il veilla à ne pas trop se montrer étouffant, les convives s’accumulaient de plus en plus sur cet aire de loisir, si bien que naviguer demanda un peu plus d’efforts et de prudence. Et c’était l’occasion pour Emilia de rencontrer d’autres personnes, de discuter de tout et de rien, de disparaître dans cette masse bouillonnante et festive.

Le CODIR avait très bien organisé la soirée. Le repas eut lieu dans la joie et la bonne humeur, tout ce que l’on pouvait attendre des festivités qui avaient demandé pas mal d’organisation et d’âmes généreuses pour voir le jour. Quelques activités eurent lieu, comme une représentation comique, quelques musiciens. Mais des invités se lançaient également dans des petites prestations personnelles qui faisaient la joie et le rire des autres.
Le temps s’envola littéralement. Ce n’est que les morceaux de vides éparses se creusant petit à petit sur les tables, les Atlantes retournant petit à petit dans leurs quartiers sur la cité ou pour poursuivre la fête en d’autres endroits du continent, qui donna le signal de cette fin peu programmée.
Il y avait bien entendu quelques âmes charitable pour rester, ranger un peu, faire un petit brin de ménage rapide pour que le plus gros soit relayé au lendemain. Mais pour la majorité, si ce n’est tous, la direction d’Atlantis avait tenu son pari de faire une fête encore plus resplendissante que l’année dernière.
Une fête qui laissait de bon souvenir et donnait un rendez-vous clair, à tous, pour l’année prochaine.


FIN DU RP

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