Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mer 9 Jan - 20:32
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Emilia Zeïn'Eidolas



Le jour de la prise de contact était arrivé et Emilia trépignait d’impatience à l’idée de retourner sur sa planète natale. Elle avait veillé à faire un petit cours succinct de politique gaëllienne aux atlantes qui avaient bien voulu prêter l’oreille. Il était important que les atlantes en sachent plus sur les jeux de pouvoirs des Sept, tout comme elle-même avait passé une semaine à s’intéresser à la culture terrienne. Les premières rencontrent étaient toujours décisives, il fallait mettre toutes les chances de leur côté pour permettre cette alliance. Emilia avait déjà érigé un plan dans sa tête pour aller serrer quelques mains utiles chez elle, tirer profit des médias pour influencer le peuple et donc, indirectement, le gouvernement… en bref, inciter les Sept à dire oui.

Sur le principe, il était peu probable que les monarques se refusent à une alliance aussi prometteuse mais elle appréhendait les rancunes de certains. Les gaëlliens vivaient dans la paix depuis soixante-dix longues années grâce à un pacte de non-agression avec les wraiths. Grâce à ce dernier, sa civilisation avait fait un bond technologique et prospérait comme jamais. Mais l’arrivée des atlantes sur Pégase et le réveil massif des wraiths avaient remis en cause cette paix qui devenait chaque jour un peu plus fragile. Les ruches se battaient pour étendre leur territoire, il fallait sans cesse renégocié les contrats et fournir toujours plus… un jour prochain, la Gaëllie ne pourrait plus subvenir aux besoins des démons et deviendrait à son tour la proie… à moins qu’elle n’entre dans une politique offensive et qu’elle n’aille chercher des tributs dans d’autres civilisations… cette pensée donnait la nausée à Emilia mais elle savait que les Sept en étaient capables. Après tout, la pensée commune qui orientait la politique depuis un siècle voulait que la survie de la civilisation se fasse coute que coute, quitte à en sacrifier quelques-uns. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle les gaëlliens centralisaient la somme de leurs connaissances sur des réseaux informatiques habilement dissimulés sur trois planètes. Ainsi, si Orzan tombait, leur culture survivrait à travers la poignée de rescapés qui pourraient se réapproprier les connaissances. C’était aussi la raison pour laquelle certaines colonies n’étaient pas protégées par le pacte, ainsi, rien ne les rattachait aux yeux des wraiths à la métropole. Les démons du ciel étaient trop imprévisibles et les gaëlliens jouaient avec le feu en se développant, même s’ils s’efforçaient de dissimuler une bonne partie de leurs recherches. Son peuple faisait preuve d’inventivité pour s’en sortir.

Néanmoins, une alliance avec Atlantis pouvait être décisive pour les orientations politiques futures. Avec un peuple guerrier aussi puissant à leurs côtés, la Gaëllie pouvait envisager de se soulever contre les démons du ciel. Le peuple n’accepterait pas cela en un jour bien entendu, mais avec quelques mois/années de propagande il ne serait pas bien difficile de faire évoluer sa pensée. Qui sait comment les choses pouvaient évoluer ? L’avenir ne manquait pas de perspectives.

Emilia prit donc le temps de brieffer le CODIR et les éventuels atlantes intéressés qui avaient souhaité se greffer à la réunion. Ainsi, ils bénéficièrent d’un cours d’histoire en accéléré : Il y a un siècle environ, une guerre civile avait frappé les dix familles royales et s’était révélée affreusement sanglante. Des dix familles, trois avaient été définitivement éradiquées. Une vingtaine d’années plus tard, les sept monarques restant avaient finit par s’entendre et conclure un traité de paix. Le Conseil des Sept était ainsi né, ainsi que la Triarche. Cette dernière, composée de trois membres, était une autorité au-dessus du Conseil. Elue tous les trente ans par le peuple, la Triarche était souvent composée d'Êtres d’Exception ou de personnalités influentes appréciées par la masse populaire et pouvait poser un véto sur les décisions du conseil ou départager les monarques lorsqu’ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord. Si la Triarche avait été très active jadis, elle avait perdu peu à peu de son pouvoir et n’interférait aujourd’hui plus que rarement dans les affaires du Conseil.
La Gaëllie était un empire, divisé en Sept territoires/royaumes auxquels venaient s’ajouter des zones « neutres » sous l’autorité de la Triarche. Si la loi était commune et définie par le Conseil, il incombait à chaque monarque de la faire respecter sur son territoire. La Gaëllie possédait deux capitales : l’une politique et l’autre économique. Emilia ne rentra guère dans les détails mais laissa entendre que la première était une forteresse bien dissimulée et l’autre une ville dite moderne (pendant très longtemps les gaëlliens avaient vécu des villages cachés avant que le Pacte ne viennent bouleverser leur mode de vie), exposé aux yeux de tous.
La princesse s’efforça ensuite de présenter rapidement les protocoles et phrases rituelles à connaître pour échanger avec les personnalités influentes de son monde et notamment les monarques. Ainsi, elle montra une série de révérence en précisant que ces dernières étaient plus ou moins marquées selon le rang social de la personne qui l’exécutait et la personne à qui on l’adressait. Elle insista finalement sur deux modes de salutation : le premier pouvait être utilisé par le CODIR pour saluer un monarque ou un zeïn (les parents proches), le second pour saluer une personne tout niveau confondu (le geste à utiliser s’ils avaient un doute sur le rang de leur interlocuteur). Le symbole de la main partant du cœur et marquant un geste pour esquisser une aile revenait de manière systématique, cela semblait très ancré dans la culture gaëllienne. Elle leur fit également part de quelques phrases rituelles en langues Sage et réponses à y donner. Parmi ces dernières, Erin pu reconnaître le « la lumière illumine vos pas » qu’Emilia lui avait sorti le jour de leur première rencontre et apprit la réponse qu’elle aurait pu donner à cette occasion : « la Terre-Mère veille sur vous ». Emilia fit remarquer que ces phrases étaient toutes issues de l’ancien langage. Elle leur conseilla d’ailleurs de ne pas hésiter à parler la langue des Sages devant les nobles qui voyaient en cette dernière une marque de prestige et d’éducation.

Une fois ce petit cours terminé, Emilia expliqua son plan d’attaque : elle souhaitait ouvrir la Porte vers la métropole et demander après la commandante Yärdinn. Cette dernière dirigeait l’intégralité des forces armées chargées de veiller à la surveillance et à la sécurité des Portes donnant sur des mondes occupés par les gaëlliens. Un poste difficile et dangereux mais dont elle s’acquittait avec brio. Aura shay’ Yärdinn était une femme intègre en qui elle avait confiance, il lui suffirait de lui demander de prendre contact avec sa mère, la reine d’Arcadie, Suëna zeïn Eidolas, et de lui demander de venir à la Porte. Pas question de traverser avant que sa mère ne soit là, après cela elle remettrait sa protection entre ses mains.

Soldat Clive


C’est Jim qui l’avait tiré du lit avec l’aide d’April et d’Amon Amarth à plein volume. Le militaire avait gémi et lâché sa douleur en plaquant l’oreiller sur son visage mais rien à faire. Le boucan faisait vibrer ses murs, tomber le cadre photo, tandis que son amie essayait vainement d’avoir une voix aussi rauque que le chanteur.
« Pitié !!! Cessez le feu ! » Hurla-t-il.
Il leur en devait une pour ce coup de main, aussi détestable soit-il. La réunion que faisait Emilia pour parler de son peuple débutait dans l’heure et le soldat s’était endormi. Jim, lui, ne voulait louper ça pour rien au monde. Forcément, le reste du D4 avait été averti et c’est tout le petit groupe qui voulait se greffer.

Après s’être préparé, il se rendit dans la salle, voyant Max et April se bousculer comme des gamins pour être les premiers à atteindre le premier rang, leur réserver une place.
« Je savais pas que ça t’intéressait. » Confia Clive en regardant le bloc note de son ami.
« Ce n’est pas pour moi que je prends ces notes. »
Alors pour qui ? Clive avait tendance à penser qu’il le faisait pour lui parce qu’il n’arriverait pas à condenser en temps réel toutes les informations qu’Emilia leur partagerait. Et c’était une attention toute délicate. Clive lui bourra l’épaule en guise de remerciements puis essaya de calmer les deux grands gamins qui profitaient que ça n’ai pas encore commencé pour s’envoyer des claques derrière la tête.
Présence ou non du CODIR, peu importe. Ils n’allaient pas changer parce que des patrons seraient présents.

Dans l’assemblée, il y avait quelques soldats au repos, surement des curieux, qui saluaient de loin la princesse sans vraiment comprendre sa véritable nature. Pour le moment, certains s’intrigaient de voir “Emilia Clive, la broyeuse” préparer l’exposé. Ne se doutant pas du subterfuge.
Elle eut le droit au silence et au respect de la part du D4, même s’il arrivait parfois que quelques claques volent en mode furtif chez le voisin. A un moment, lorsqu’April croisa le regard de la fameuse enseignante en herbe, elle lui fit un signe qui se voulait discret pour lui faire comprendre qu’elle avait quelque chose qui pendouillait sous le nez.
Et bien sûr, il n’y avait rien. Goguenarde, elle scella sa blague d’un clin d’oeil malicieux.

Tout le monde écoutait.
Clive trouvait ça intéressant mais, en même temps, il se disait qu’il aurait bien du mal à vivre dans cette civilisation qu’il trouvait très dominatrice. C’était paradoxal, d’ailleurs, puisqu’il était soldat et habitué à la rigueur, à se soumettre aux ordres d’un supérieur tout en le saluant. Son regard restait parfois ancré sur la jeune femme, s’égarant dangereusement sur des probabilités et des hypothèses. Elle était noyée dans des intrigues politiques entre Sept familles qui se tiraient la bourre. Mais qui pouvait prendre son pied ?

A la fin, il se permit de lever la main pour poser ses questions.
« Mademoiselle Zeïn... » Il fît l’erreur volontairement, autant pour éviter de montrer qu’il en savait plus grâce à leur échange la veille, mais aussi pour la taquiner secrètement. Il se détourna en entendant les ricannements étouffés de ses deux voisins. Ils ne l’avaient jamais vu aussi poli. Même Jim avait eu un petit sourire en coin. Clive secoua la tête, comprenant leur réaction, et repris illico la parole : « Il y a Septs Royaumes et deux capitales. Ca veut dire que ces capitales sont partagées, un bout pour chaque royaumes ? Ou seulement deux d’entres eux détiennent ces capitales ? Ca leur donne plus de pouvoirs ? »

Emilia Zeïn'Eidolas




– Eidolas, le corrigea t-elle gentiment. Il la taquinait… la veille au soir, elle avait passé un temps conséquent à lui expliquer les notions de rangs et de particules. Mais son intervention venait de lui rappeler qu’elle n’avait pas pensé à aborder ce sujet, il faudrait qu’elle fasse un point dessus avant de conclure la réunion. Zeïn est une particule qui se greffe au nom des membres des familles royales.
La jeune femme avait été étonnée de voir débarquer tout le D4 ce matin. Elle s’était attendue à trouver Darren puisqu’ils en avaient discuté la veille mais les autres ? Quelques soldats s’étaient également joint à la réunion, probablement des curieux interessés par les échanges culturels. Elle percevait leur étonnement, apparament ils l’avaient reconnu et ne comprenait pas pourquoi elle dirigeait cette conférence. Quelle allait être leur réaction maintenant qu’ils savaient qu’elle avait menti à propos de son identité ?
Le brusque élan de politesse de Darren l’avait faite sourire intérieurement. Espérait-il donner le change devant le CODIR ? Il s’entrainait pour l’attitude qu’il devrait adopter plus tard, devant les gaëlliens ? Sa démarche était la bienvenue, elle appréciait qu’il fasse la différence entre leur relation dans la vie privée et dans des circonstances plus officielles. Il le lui avait promit et il faisait effectivement un effort d’adaptation.

– Sombrelune et Bréciliane, les deux capitales, sont en territoire “neutre” depuis la fin de la guerre. Selon la loi, elles sont sous l’autorité de la Triarche, aucun monarque n’y a plus de pouvoir qu’un autre.

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Lun 14 Jan - 20:51
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Alexander Hoffman


Alexander était présent et tout était calme avant que l’équipe de militaire arrive. Leur bonne humeur et leur facétie donnaient un peu de vu à la salle qui était froide. Faut dire que les salles de conférence de la cité étaient dans le jus de l’architecture des anciens et niveau décorations ils n’étaient pas des pro. Cette remarque étant faite, l’anglais, se demanda s’il n’était pas temps de redonner un peu de vie aux lieu de réunion, puisque pour sa part il y passait un grand nombre de d’heure et à chaque briefing de mission, les militaires posaient leurs fesses aventureuses sur ses sièges. Certains endroits de la cité, comme les salles de réunions, n’étaient pas aménagés comme si les atlantes ne comptaient pas rester. Il fallait continuer, aux goûts d’Alexander de s’approprier les lieux.

L’homme écoutait attentivement les propos d’Emilia, faut dire que la prise de contact était
importante pour l’alliance et il ne fallait pas merder. Il avait un fort protocole et s’il n’était pas rodé a celui de la haute société anglaise, il
aurait trouvé ça lourd et contraignant. De temps à autre il faisait une petite remarque discrète à Erin qui se trouvait à côté de lui.

« Bien, je te propose qu’on parle qu’en anciens » soufflat’il à la demoiselle.

Pour sa part il n’avait pas d’autres questions, il se contenta d’écouter celle qu’avait poser les soldats qui n’était pas dénué de sens permettant d’en apprendre plus sur la civilisation d’Emilia et de ces deux capitales aux fonctions bien différentes. Ils verront bien par la suite, comment la prise de contact entre la princesse et son royaume se fait. Une prise de température, pour voir comment elle allait être accueillie, une morte de retour parmi les vivants cela allait normalement faire grand bruits sauf si son assassinat était accepté par les sept et surtout commandité. En tout cas, il n’avait rien qui lui venait en tête il avisera quand ils devront rencontrer les nobles et dirigeants de cette planète, si des interrogations surgissent.

Erin Steele


A l’instar d’Alexander, Erin était déjà là avant l’arrivée des soldats. Elle remarqua le première classe Darren Clive, qui était venu la consulter dans son bureau pour faire un petit point sur les choses qu’il ne pouvait pas présenter à la Princesse. Erin l’avait trouvé amusant, touchant par son bon vouloir, assez rustique et authentique, mais surtout bienveillant. Finalement, la jeune femme qui résidait en tant qu’invité sur Atlantis n’aurait sans doute pas trouvé mieux pour s’immerger dans la culture profonde de la cité, et c’était parfait. Il semblait y avoir une bonne petite équipe autour de Clive, une équipe soudée et très certainement complice au regard de leur comportement général. Ils ne foutaient pas le bordel, et c’était une bonne chose. Cela aurait été complètement déplacé et puéril en pareille circonstance, et on ne pouvait que saluer leur professionnalisme à tous.
Erin ne pouvait pas en être certaine, mais son instinct féminin lui laissait penser que le soldat avait pris sa mission à coeur et que la compagnie de la Princesse ne le laissait pas indifférent. Quoiqu’il en soit, cela ne la regardait pas outre mesure, et elle préférait le voir là en train de s’instruire de la culture de cette personne plutôt que de n’en avoir rien à battre.

Pour sa part, la RDA se gorgeait d’information, n’hésitant pas une seconde à prendre des notes. C’était un peu scolaire, mais elle n’avait pas une mémoire susceptible de lui rappeler la teneur de la réunion dans les moindres détails. De toute façon, sauf cas exceptionnel, aucun humain ne pouvait enregistrer un message aussi long sans moyen de se les rappeler ensuite.
Elle se penchait de temps en temps vers Alexander pour communiquer avec lui en chuchotant. Ce n’était pas une façon d’être mauvaise élève, mais juste une façon d’échanger sur ce qu’ils entendaient. Pour le coup, elle était d’accord avec lui. Ils communiqueraient en ancien, ce serait approprié.

« Tu essaieras de ne pas bafouiller. », le taquina-t-elle. Se tirer la bourre était une constante chez eux, de même que les petites plaisanteries taquines de la sorte.
« Tu as raison, j’éviterai de manger les gâteaux de tes admirateurs ! » La veille Alexander avait trouvé sur le bureau de leur secrétaire Sophie, un ensemble de cup cake avec un petit mot affreusement mignon à destination de la RDA. Un Admirateur ou admiratrice qui ne voulait pas être connu. Et en réponse à ça, l’anglais qui n’est pas du tout porté sur les sucreries en avait mangé un entièrement (le trouvant pas bon, mais dans un sens il n’aimait pas les fruits confits) et dans un autre il avait croqué dedans en complétant le mot de petites phrases sur les compositions des gâteaux. Bref une manière d'embêter sa compagne indirectement.

Erin n’avait pas spécialement de question non plus. C’était plutôt claire, même si la question de Clive tombait à pic. Ce point était désormais éclairci, comme les formules de politesses et les phrases types qu’il fallait répliquer. L’américaine philosophait intérieurement. Pourquoi est-ce que c’était à eux de rentrer dans cette culture et de “s’abaisser” à utiliser leurs codes ? Pourquoi n’était-ce pas l’inverse ? Erin ne voyait pas cela comme quelque chose de dégradant, elle se posait juste la question. Après tout, dans une échange diplomatique, les deux parties devaient faire des efforts. Bon, dans le cas présent, une seule des deux parties étaient réellement au courant qu’il y allait y avoir une séquence diplomatique entre les deux nations. Il ne restait plus qu’à espérer que la partie qui n’était pas encore au courant accepte de parlementer. Tout cela n’était pas encore gagné, mais les atlantes, par l’entremise d’Emilia, mettaient toutes les chances de leurs côtés.



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    Alexander Hoffman
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Jeu 17 Jan - 19:35
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Soldat Clive


Le soldat Clive écoutait attentivement. Au premier rang, il donnait l’air d’un premier de la classe. C’était pourtant Jim qui prenait les notes. Ils se passaient parfois le bloc note pour relire quelques informations.

« J’ai une autre question. La Porte a une valeur stratégique. C’est la Triarche qui la contrôle aussi ? »
– En effet, elle est sous le contrôle des Protecteurs, un corps de l’armée régulière sous autorité de la Triarche et du Conseil dans son ensemble.
Il leva la main une fois de plus.
« Donc tous les Royaumes y ont accès facilement ? C’est bien un carrefour neutre ? »
– Oui, mais les passages sont soumis à des contrôles d’identité.
« Eh moi ! Moi ! » Coupa pratiquement Max en se levant tout en tendant la main.
« Pas comme ça abruti ! » Murmura April en le forçant à se rassoir. Elle profita d’avoir capté l’attention pour poser sa question. « Y’a des devises chez vous ? C’est autorisé si on vient faire du troc un jour ? »
Emilia réprima un sourire.
– Nous avons une devise oui, et le troc est un moyen couramment utilisé, surtout dans les villages de petite taille.
« Cool. »
« Et y’a des endroits pour jouer aux jeux vidéos ?!? »
Il se prit une tape derrière la tête.
– Nous avons des jeux-vidéo bien sûr. Certains ont évolué en sport d’ailleurs... mais là c’est mon frère qu’il faudrait interroger, il est plus informé que moi sur ce sujet.
« Le frangin. C’est reçu ! »
« Mademoiselle Eidolas. Si l’un de nous fait quelque chose de maladroit à l’encontre d’un membre de votre peuple, existe-il une procédure culturelle précise pour se faire pardonner ? » Demanda aimablement Jim qui prévoyait justement ces petits problèmes vu les deux gamins qui s’affrontaient à côté de lui.

– Tout dépend de la maladresse et de la personne à qui vous avez porté préjudice... mais vous serez plus facilement pardonné en tant qu’étranger, répondit-elle à Jim avec un sourire compréhensif. Cela ne devait pas être tous les jours facile de s’occuper de phénomènes pareils. Des excuses sincères sont un bon début...
La princesse se retint de regarder Darren et d’ajouter « Et ne surtout pas balancer la personne sur votre dos pour la forcer à vous écouter ».
Vu comme il souriait en coin, c’est très exactement ce qui était venu en tête de Clive alors qu’il acquiesçait.
« Le D4 a bien enregistré... »

Eh bien cela s’emballait chez les militaire qui se battaient presque pour avoir une réponse. Cela amusa l’anglais, qui esquissa un rictus au coin de ses lèvres. Il avait une question, depuis qu’Emilia avait parlé des “protecteurs” mais il n’avait pas pu la poser, sous le flot des interogation de l’équipe. Il attendit un petit blanc avant de prendre la parole.
« Qui fait autorité chez les protecteurs ? »

Emilia se tourna vers Alexander Hoffman. Le gouverneur prenait enfin la parole.

– La commandante Aura shay’ Yärdinn que j’ai l’intention de contacter dès que j’aurai ouvert la Porte.
« Yärdinn ou Shay est aussi une particule ? »
– Ah oui… c’est exact, j’ai oublié de détailler ce point. Vous pouvez identifier les nobles à la particule rattachée à leur nom. Le peuple, les « tarkis » ne possèdent pas de particule. Les « shayens », les nobles, portent la particule « shay » entre leur prénom et leur nom de famille. Dans le cas de la commandante, son prénom est Aura et son nom de famille Yärdinn. Et zeïn désigne les nobles issus des familles royales.
« Elles se cumulent ? »
–Non. Un zeïn est un shayen mais un shayen n’est pas un zeïn. Considérez les zeïns comme les nobles les plus… comment dire ? “Gradés” ? que vous pourrez rencontrer.
Une petite voix au fond d’elle lui souffla qu’elle avait passé un peu trop de temps avec des militaires, elle se mettait à parler comme eux.

Erin Steele


Erin trouvait que cela ressemblait au russe. Ces derniers mettaient souvent le prénom du père avant le nom de famille, et souvent, ils s’appelaient par leurs prénoms + prénoms du père sans mettre le nom de famille. C’était différent, mais pas tant que ça, car il s’agissait juste d’une particule supplémentaire, un peu comme le “de” pour la noblesse française. En tout cas, ça n’allait pas être simple de si retrouver au début, puis ensuite ça roulerait tout seul. En tout cas, chacun avait de bonne question, alimentant la réflexion d’Erin et sa prise de note. Alexander n’ajouta rien de plus, il était l’heure pour les deux RDA d'enchainer avec une seconde réunion avec un groupe de scientifique concernant l’E2PZ Vert. Ils saluèrent le petit comité avant de s'éclipser. Une courte, un point d’une vingtaine de minutes avant de manger.


Soldat Clive


Lorsque la réunion se termina, la plupart des personnes présente quittèrent tranquillement la salle. La majorité des militaires, quant à eux, étaient restés en faisant mine de trainer un peu. Ils attendaient tous que le CODIR quitte enfin les lieux pour se lever et s’approcher tous ensemble. Sur la nuée de remarques qui vola instantanément dans sa direction, la jeune femme comprit qu’ils voulaient surtout avoir confirmation.
« Et alors la princesse, comme ça tu te mêles à la valtingue ? » Ricana l’un des types.
« Princesse BROYEUSE, les gars ! Pas vrai ? »
Ils rièrent de bon coeur en envoyant pas mal de boutades dans sa direction, surtout le fait qu’elle faisait un bien piètre soldat ou qu’elle donnait l’air trop soignée pour ça. Quand Clive avoua à ses collègues avoir eu l’idée de la faire passer pour sa soeur, il eut le droit à un bon paquet de blagues et de se faire chahuter.
« Ok ! Prochain coup tu nous invites tous à grailler chez toi ! Le pinard, c’est de la vinaaasseuuuuuuhhhh…. »
Ca faisait partie de la blague, de lui chanter cette chanson bien peu recherchée vis à vis de ce qu’elle était. Toute la masse s’y était mise d’une seule voix. Une militaire qui se trouvait à sa droite enchaîna juste après :
« Hé, Broyeuse ! Tu préfères quoi alors ? Grailler avec des bidasses ou faire la princesse ? »
Il n’y avait pas de reproches dans cette invasion de la caste des gris qui la cernait entièrement. Ils prenaient tous ça comme une bonne blague pour ne s’être aperçu de rien, sauf qu’il fallait se méfier de ses biceps.
Le reste du D4 voulait lui parler mais ils avaient été rejeté en arrière par le mouvement de foule.


Emilia Zeïn'Eidolas



Emilia ouvrit des yeux ronds alors qu’elle était littéralement prise d’assaut par les quelques militaires présents dans la pièce. Elle avait proposé au CODIR d’établir un contact avec Orzan dans une heure, à cause du décalage horaire. Grâce à sa montre, elle avait gardé une idée très précise du passage du temps sur sa planète et il était encore très tôt.

– Hmm…

Elle s’accorda un instant pour faire du tri dans tous ces liens émotionnels et ne pas être noyée sous ces derniers avant de reprendre contenance.
La jeune femme ouvrit la main et son verre d’eau qui était resté sur la table non loin vint s’y lover. Quitte à tomber le masque, autant que ces gens fassent également le lien avec le communiqué qu’Hoffman avait fait tourner deux jours plus tôt. Elle but une gorgée.

– C’était… une expérience intéressante.

Soldat ou princesse, il fallait croire que les militaires n’allaient pas changer de comportement avec elle. Toujours aussi… « naturels ». C’était nettement moins amusant maintenant.

Soldat Clive


Le coup du verre volant en surpris plus d’un.
Certains avaient ouverts des yeux ronds, d’autres avaient carrément gueuler, mais ils la majorité enviait ce pouvoir pour diverses raisons, et pas toujours catholiques. La masse de soldat était intéressé en quelque mesure mais ça pouvait rapidement tourner au spectacle d’une bête de foire. Après avoir répondu aux différentes questions une bonne dizaine de minutes, la pression autour d’elle s’intensifiant un peu plus comme si elle était en passe de devenir une célébrité, April débarqua avec sa tendresse légendaire pour faire peser un bras lourd sur ses épaules.
« Princesse BROYEUSE aimerait bien répondre à vos autres questions mais elle a un rendez-vous exclusif avec NOUS. Alors dégagez maintenant ! »
Elle les fixa d’un air peu aimable et se répéta.
« Allez, putains de groupies en chaleurs ! C’est fini le zoo ! »
Elle dispersa le groupe de cette manière bien peu diplomate. Quelques collègues sérrèrent la main d’Emilia pour lui dire au revoir et lui souhaiter un bon retour, les autres s’en allèrent simplement. La princesse poussa un soupire de soulagement. Voilà précisément pourquoi elle ne se mêlait que rarement aux gens du peuple...
« C’est comme ça qu’on fait de la diplomatie chez nous ! A grands coups de pains dans la gueule ! » Ricana Max en les voyant s’en aller.
« Aha, c’est bien joué les gars. T’as pas été trop prise à la gorge Emilia, ça va ? »
Elle lui lança un regard contrarié avant de détourner les yeux pour avaler une nouvelle gorgée d’eau. Ce n’était pas dirigé contre lui, ses yeux exprimaient simplement son état d’esprit. Clive se mordit la lèvre en interprétant ça comme l’erreur qu’il avait faite. Il venait de l’appeler par son prénom. Même si c’était en privé, il devait s’atteler à prononcer la particule. Il comptait se rattraper lorsqu’April l’alpagua.
« Hm !!! Ce protecteur !!! T’as pas eu un moment d’amnésie toi ? »
« Quoi ? »
« T’as pas demandé au CODIR si tu pouvais l’accompagner ! »
La douleur se peignit sur sa tête.
« Si ON pouvait l’accompagner. » Elle remua son bras qui emprisonnait la princesse. « Hein, que tu veux bien de nous dans ton Pays ?!? »
Jim était en train de relire ses notes. Il déclara doucement en relevant les yeux.
« Peut-être que Emilia’Zeïn y réfléchira si tu arrêtes de la tripoter ? »
Elle lui fit la grimace et se détacha.
La blondinette remercia intérieurement Jim, plus prévenant et polie que 98% des soldats présents dans la pièce.
Ainsi donc, Darren avait partagé avec ses collègues son désir de l’accompagner dans son monde. Ca ne la surprenait qu’à moitié, ils semblaient tous très proche, néanmoins, le fait que le reste du groupe décide de suivre aussi la surprenait d’avantage. Le faisait-il par soutien envers Clive ?

– C’est à votre gouvernement de décider... répondit-elle prudemment.

Le D4 au complet en Gaëllie… on pouvait rêver mieux comme premier contact pour représenter Atlantis. Elle aurait dit oui sans hésiter à Jim mais elle était beaucoup plus réservée concernant les deux autres.
« J’y pense...et si tu demandais à notre place, Jim ? »
« Oh putain ouais !! » S’écria Max. « Tu sais comment parler aux patrons toi. Nan nan...les “gouverneurs”... » Il insista sur le dernier terme pour charrier Emilia.
« Je viendrai avec toi, bien sûr. »
« Mais on a plus de chance de passer avec lui, ouais. » Elle bourra Darren d’un coup de coude. « T’es tellement délicat comme mec que tu pourrais déclencher un conflit diplo avant même l’ouverture de la Porte ! »
« Ouais, t’as deux pieds gauche. » Le chambra Max. Il se tourna vers Emilia. « Je parie que t’en as déjà fait les frais ? Heinnnnnnnn ? »
Le silence revint un peu. Jim réfléchissait et il sonda le regard de la princesse.
« Ce n’est pas à nous de choisir. Emilia Zeïn...voulez-vous la présence du D4 à vos côtés ? »

– J’ai toute confiance en Darren pour se tenir et en vous, Jim, vous êtes un homme mesuré. elle tourna les yeux pour regarder les deux autres. Mais vous autre, vous avez bien conscience qu’il ne s’agit pas d’une partie de jeu ? Le premier contact des atlantes avec mes concitoyens va marquer les esprits et vous êtes des boules de nerfs ambulantes.

Tant pis pour la subtilité, il fallait leur faire comprendre qu’ils n’avaient vraiment pas le profil de diplomate. Ou alors ils avaient vraiment intérêt à travailler leur comportement.

« Et bim... »
Il se tourna vers April qui baissait la tête, déçue.
« Allez, aboule le fric. »
« Nan, je proteste ! Y’aurait pas eu les autres militaires, elle disait oui. »
Max insista pour qu’elle lui donne le pognon, il se gargarisait.
« Nan mais t’as vraiment cru qu’elle nous laisserait aller chez elle ? On va déclencher une guerre avec nos godillots pleins de merde ! »
April fixa la princesse.
« Ben l’espoir fait vivre ! »
« Hm... je t’aiderai à faire la requête, Darren. Mais je resterai avec les enfants pour les surveiller. »
– Vous serez les bienvenus… plus tard quand Atlantis sera en bons termes avec mon monde.
« Allez, ne boudez pas !!! » Fit Clive en prenant ses deux amis dans les bras. Ils cherchèrent tous les deux à se retirer de l’étreinte comme des gamins.
Darren rigola et décala son regard vers la jeune femme.
« Emilia’Zeïn. Tu manges avec nous ? »

– Pourquoi pas oui, lui répondit-elle avec un sourire amusé. Cela lui faisait tout drôle de l’entendre l’appeler ainsi. Dire que deux jours plus tôt elle avait bataillé pour qu’il emploi la particule...

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