Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)
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RPG sur Stargate Atlantis
 

Lun 28 Jan - 20:39
John Sheppard
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John Sheppard & Magna (Papi)"Chrono : 10 janvier 2019"


Lorsque le Colonel Sheppard émergea de l’horizon des événements, il découvrit que la Porte de la Magna ne donnait plus dans le musée. Elle semblait avoir été changée de place dans ce qui semblait être la vaste esplanade d’un carrefour qu’il ne reconnaissait pas. Une statue immense était encore en train d’être taillée sur un bloc de roche monstrueux que les Natus semblaient être parvenu à déplacer. Certains parties de ce futur monument était terminé. A sa base, le colonel reconnu un vieillard grisonnant qu’il pensait avoir croisé lors de la première guerre. Celui-ci faisait quelques petites retouches sur des scènes de combats gravées dans cette roche. On y trouvait beaucoup de détails comme l’ancienne Zone de posée de la Mission Normandie. L’intérieur du premier complexe de Méda’Iyda avec les terribles combats de tranchées. On y trouvait des scènes de mêlées dans lesquels se distinguaient des Natus, des Tairis, des Atlantes mais aussi des clones. La majorité des ouvriers travaillaient la partie haute du bloc de pierre. Mais entre sa base et son sommet, le monument était lisse et taillé sur une géométrie octogonale. Des centaines de noms et de prénoms s’y trouvaient. Le colonel trouva facilement la zone “Atlante” et y découvrit tous les noms des braves soldats morts au cours de l’Opération Normandie. Il y étaient inscrits à jamais, aux côtés des Natus, des Tairis. Même les clones avaient le droit à un magnifique symbole de la Porte des Étoiles et d’une représentation de la cité d’Atlantis. Chaque petites entailles modélisant l’océan représentait une vie de clone disparue.

Depuis que les otages étaient retournés dans leurs foyers, la Magna semblait avoir repris vie. Une vigueur phénoménale qu’il découvrait soudainement comme s’il venait de remonter dans le temps ou d’avoir passé des années sans s’y rendre. En approche de la Porte, des caravaniers amenaient le ravitaillement à destination de la base du Boc, là où se trouvait l’alliance cantonnée dans l’Ancienne forteresse de Méda’Iyda. Une trentaine de soldats, des troupes fraîches parfaitement habillées et au regard neuf, se tenaient derrière en ordre, prêt à traverser la Porte.

Un peu plus loin, des badauds qui allaient de-ci de-là. Des enfants qui jouaient sous la surveillance de parents réunit sur diverses conversation. Les quelques garnements firent la course, à celui qui serait le plus rapide, pour venir accoster deux tigres qui semblaient très bien savoir où ils allaient.
La Porte s’ouvrit sous l’action d’un DHD bien défendu par un dispositif militaire. La caravane prit la route et toute la cohorte suivit sans hésiter. Certains soldats Natus semblaient impatients.

Oui. La vie avait réellement repris ses droits en Magna et cela avait un côté salvateur. La Guerre n’avait pas été horrible pour rien. En évoluant pour essayer de retrouver son chemin, Sheppard découvrit qu’il n’était pas au bout de ses surprises. Il croisa plusieurs clones de Matt et de Pedge, aux aspects plus ou moins altérés par la génétique Wraiths, mais qui se déplaçaient librement en Magna. A voir leurs uniformes, certains avaient gardé une appartenance purement Atlante. Ils devaient être simplement de passage. Mais d’autres occupaient manifestement des métiers dans la grotte souterraine. Il vit ainsi deux Matt brancardiers aider des mutilés de guerre à se rendre dans une échoppe. En se déplaçant, il trouva divers exemple dans ce genre. Il croisa même une Pedge, une moitié de visage Wraith, tenir un bar et répondre par des signes à des soldats Natus.
En se détournant pour prendre une nouvelle bouteille, elle croisa son regard et le salua d’un signe de tête.

John la regarda quelques minutes, avant de lui adresser un salut tout à fait agréable, mais ses prunelles étaient teintées d’un trouble légitime. Autant voir des Tairis commençait à devenir presque naturel, mais des clones… Il avait encore du mal à les voir évoluer comme ça, comme des êtres normaux. Mais après tout, ils étaient des êtres normaux. Heureusement, qu’ils avaient des particularités qui les rendaient différents des originaux… et quand il croisait le regard d’un Matt qui venait le saluer en toute neutralité, John sentit au fond de lui un frisson. Ce n’était pas en soit le clone, non, mais plus le fait qu’il était encore en colère contre son soldat au point de ne plus vouloir le voir et de ne faire aucun effort, pour renouer un quelconque contact. Il avait même décidé que malgré le fait qu’il avait levé en septembre à son retour salvateur de vacance avec Natasha, la mesure d’éloignement, qu’il ne verrait pas plus l’homme. Il avait demandé au nouveau responsable des équipes, de faire en sorte de ne jamais lui mettre Eversman avec lui dans les missions. John ne voulait tout bonnement plus l’avoir avec lui, il était une trop grande déception qu’il n’avalait toujours pas. Même si celui-ci avait étonnamment survécu à Calahan, cela n’effaçait pas le reste et John considérait que ce n’était pas à lui de faire le premier pas vers Matt.
Et vu le temps que celui-ci semblait mettre à revenir vers lui, il considérait qu’au final, il avait été triplement con d’avoir cru qu’ils étaient amis. Si Matt tenait un tantinet à lui, il aurait profité du levé de la mesure pour venir s’excuser montrer qu’il était un nouvel homme ou nouveau soldat. Mais non. Alors, John s’était désintéressé de son cas. Qui ne valait plus grand-chose. Un simple soldat parmi la masse sans valeur. Et pourtant, John partait toujours attention à chaque personne de son corps d’armée… sauf un maintenant.

Et puis pourquoi repensait t’il à ça ? Il savait bien, cela le travaillait quand même et voir des figures de Matt, toutes plus méritante que l’original lui foutait les boules. Il soupira, de toute manière il avait une mission aujourd’hui, raisonner quelqu’un qui était proche et qui était loin de lui donner de l’irrespect goût pizza. Entre son réveil et la nouvelle que lui avait fait part Vida, il c’était passé huit long mois… huit mois d’ignorance d’un Paresok têtu et sacrément borné ! Mais apparemment cela s’était tassé selon Vida qui lui avait envoyé une missive. Missive, que l’homme avait entre ses mains.

John n’était pas en uniforme pour une fois. Natasha avait dû juger qu’il n’était pas assez en civil pour lui offrir des vêtements. Cela allait très bien à John, qui n’était pas très magasins et s’était prêté au jeu des essayages sans râler sur terre Ainsi, aujourd’hui il portait un pull noir aux coupe moderne et un col en V, le jean bleu foncé était assortis bien entendu au style du John des villes urbaines ! En dessous, il avait même le tee shirt aux motifs géométriques qui avait fait flasher Natasha. Et pour compléter le style il avait une veste en cuir par-dessus. Il avait aussi avec lui un sac à dos contenant plusieurs souvenirs de la terre pour quelques personnes Natus.


Le clone qui tenait le bar l’invita à s’approcher.
Elle le salua militairement de manière assez brève et lui désigna le siège du bar. Trois tirailleurs et une duelliste s’y trouvaient alignés. Ils saluèrent également le colonel avec une certaine forme de simplicité. Un calme étonnant régnait à l’intérieur de cette petite taverne. Au gré de la décoration assez simple, une grande horloge avec son pendulier retint son attention. Elle avait une coupe beaucoup trop terrestre pour n’avoir été qu’une conception Natus. Un technicien ou un ingénieur avait conçu les pièces et un menuisier Natus s’était occupé du reste. L’heure était calée sur le fuseau d’Atlantis.
Le petit sourire en coin qui gagna le visage du clone lui fît comprendre que c’était elle qui avait fait faire cette belle pièce et qu’elle avait ainsi toujours l’heure d’Atlantis là où elle travaillait.
Habituée, elle sortit de sous le comptoir une série de petites plaquettes en bois sur lesquelles étaient gravés des phrases types. Elle glissa sous ses yeux celle où il y avait marqué “Qu’est-ce que je vous sers ?”.

Bien entendu John rendit chacun des saluts aux personnes qui lui présentait ce même genre d’attention. Son regard s’était perdu sur la décoration, trouvant ça assez fascinant de voir que malgré le fait que clone n’avaient pas mit les pieds sur Atlantis, ils en avaient gardé que les bons souvenirs et leur culture communes avec les originaux. Les yeux clairs de l’homme finirent par se porter sur la barmaide. Allen en barmaide cela avait un côté complètement ubuesque. Il lui rendit son sourire, en lisant la phrase, sur le coup, il s’était attendu à l’entendre parler, oubliant qu’elle était muette.

« Quelque chose qui n’est pas vert et pétillant. » dit-il sur le ton de l’humour.
Le clone fît un petit hochement de tête, signe qu’elle connaissait le breuvage du Meneur et qu’elle comprenait pourquoi il n’en voulait pas. Elle se détourna pour regarder le présentoir des différents alcools et en sélectionna deux qu’elle disposa devant l’officier. Son air endormi, signature d’une Allen, jurait sur la partie droite de son visage. Comme si cette moitié prédatrice regardait la “vie” consommable du client.
John essaya de ne faire abstraction du côté prédation de cette Allen double face. Et toisa les deux bouteilles avant de faire un plouf plouf élémentaire pour choisir celle de gauche. La jeune femme leva les sourcils, comme si elle ne s’attendait pas vraiment à cette façon de choisir et lui servit son verre. John lui fit un rictus amusé en réponse à son air dubitatif.
Elle passait tranquillement le torchon sur le comptoir en le laissant déguster un alcool de racine qui piquait un peu. Un peu trop pour lui, mais cela était étrangement parfait, il était un peu perdu, ne sachant pas comment s’y prendre, il était venu un peu comme un cheveux sur la soupe. En tout cas, en regardant la magna, la vie continuait tranquillement sur l’espalanade, comme si de rien était. C’était comme si la guerre n’avait jamais eu lieu.
Une fois le colonel bien installé et ayant eu son petit moment de dégustation, le clone fit glisser une autre plaquette.
“Vous cherchez quelque chose ?”
Oui, retrouver un ami. Il n’avait pas vraiment réfléchi, enfin si, il s'était fait bon nombre de film sur comment aborder Paresok, mais à chaque fois, il finissait embroché comme un lardon. Et cela lui minait le moral. Il réfléchit quelque minutes sur qui il voulait voir avant de finir empalé… Il remercia la jeune femme d’un signe de la tête pour le verre.

« Oui. Idène. » finit-il par dire. Elle lui manquait et il ne l’avait pas vu depuis… et il avait besoin de la voir véritablement vivante pour que ses rêves ne soit plus des cauchemars de voir la belle blonde, être transpercé par une lance Wraith avec le rire sardonique de la reine.

Le clone fronça imperceptiblement des sourcils.
Elle fit un quart de tour et quitta le bar pour aller dans l’arrière salle. Le colonel pouvait l’entendre farfouiller dans des meubles, un bruit de papier, avant de la voir revenir avec un ouvrage de nature Natus. Elle le posa sur le comptoir et l’ouvrit pour le feuilleter petit à petit. Des coupures de journaux Natus...ou en tout cas, des recueils visant à informer les populations. Le parchemin était corné et froissé. Pourtant le papier avait l’air encore assez neuf. La Barmaid trouva le bon et le tendit au colonel. La langue natale de ce peuple était un mélange d’Allemand et de Latin, Sheppard ne pourrait pas y comprendre un traître mot. Mais il pouvait voir sur le dessin le visage familier d’Idène devant une structure en pierre inconnue. Elle avait une canne, son corps légèrement plié sur le côté. L’éclat de son regard n’était plus le même, la joie et la folie provocante qui faisait ce qu’elle était avait disparu. Le dessin qui avait été pris d’elle témoignait d’un élément embarrassant : elle ne semblait plus être la même.

John regarda avec attention l’image, puisque bon, il ne parlait pas Natus et ne parlerait sûrement jamais Natus. Il était mauvais là-dessus, en langue étrangère. Son cœur se serra, les Natus étaient bon pour les détails et la lumière de provocation et d’espièglerie de la jeune femme était absente. Il soupira, la guerre l’avait rendu handicapé. Il ne voyait que ça et aussi… la perte de son enfant. Tous les enfants avaient été « tués/sacrifiés » pour le bien de tous.

« Elle est dépression ? » demanda t’il doucement, alors qu’une sensation froide coulait dans ses veines. Dans tous les cas, il voulait lui rendre visite. Il se devait de la voir pour plusieurs raisons…

La jeune femme haussa des épaules, signe qu’elle ne savait pas. Elle ne connaissait pas Idène, elle avait simplement lu son nom dans ce qu’elle avait réussi à décortiquer de ce journal. L’instant d’après, un tirailleur Natus l’appelait pour avoir un verre. John ne saurait rien de plus dans ce bar, il lui fallait trouver ses informations ailleurs, dans une Magna qui semblait avoir changé de visage en huit mois.
Bon, il était un peu en “terra “incognita” ici, cela le perturbait. Il se leva après avoir fini son verre qui lui donna un coup de fouet. Il remercia la Pedge “double face” avant de marcher vers le hall des égarements, espérant trouver la bienveillante Ascyl, qui pourrait lui donner plus de réponse de l’endroit où se trouvait Idène. Bien entendu, il aurait put se rendre directement chez la belle blonde, mais il risquait de trouver aussi Paresok et il voulait pas encore le conforter. Magna lui semblait hostile et froide soudainement et il releva le col de sa veste, comme s’il avait du vent.


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    Colonel John Sheppard
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Le quartier principal du carrefour Andrièlus était bien là. Malgré les changements géographique majeurs qu’avait connu la Magna en une demi-année, le colonel trouva l’Antre des égarements inchangé. Cela donnait l’air d’un phare immuable au milieu d’une tempête et d’une nuit noire. Comme les fois où il s’en était approché, des Natus apportaient du ravitaillement et des vivres en prévision de la soirée. Lorsqu’il monta les marches, il trouva encore une fois quelques clones bossant avec un uniforme de la Magna sur le dos. Ils s’étaient vraiment intégrés à la société… et cela étonna grandement John, qui n’aurait pas cru que les clones aient autant de bienveillance de la part des Natus. Après tout, ils manquaient de main d’œuvre et ces clones devenus des humains à part entière étaient mués de bonnes attention. Comme quoi, cela ne devaient pas les déranger d’avoir des copies non identiques de deux Atlantes. Les Natus faisaient preuves de bien plus d’ouverture d’esprit que certains terriens. Encore une leçon qui était à prendre de ce peuple.

Aussi inaltérable que l’Antre, la bienveillante Ascyl était en train d’écrire sur un registre à son bureau de réception. Un regard plein de chaleur humaine et de tendresse se posa sur le colonel. Elle referma son livre pour venir le rejoindre, les mains jointes, comme une grand-mère heureuse de retrouver son petit garçon après des lustres.

« Colonel Sheppard. Vous manquiez aux Natus. » Lui dit-elle avec un sourire bienveillant. « Vos vêtures ont changé. Auriez vous obtenu quelconque promotion honorable ? »

L’homme lui fit un rictus chaleureux à son tour, il avait bien une chose qui n’avait pas changé c’était cette femme. Et cela était plaisant.
« Bonjour Bienveillante Ascyl» dit-il avec un hochement de tête à l’image de son regard dynamique et souriant face au constat de ses nouveaux habits. Il prit cette phrase comme un compliment sur les vêtements choisit par sa compagne, ils devaient être largement plus beaux et appréciables que son uniforme noir.
« Oh non, je suis en civil. Les habits que je porte quand je ne suis pas en uniforme et en poste. »
« Ils vous embellissent, jeune guerrier. » Lui dit-elle gentiment. Alors que l’homme lui offrit un énième rictus, teinté de gêne et content à la fois.
« Puis-je vous guider ? L’un de nos conteurs narre vos exploits à grande réception. Il en serait que plus honoré d’obtenir vos détails fidèles. »
John est le genre d’homme très modeste et entendre ses “exploits” de la bouche d’autres personnes n'entraînerait chez lui qu’une forme de gêne et un mal être important. Il préférait s'abstenir de ce genre de chose, surtout qu’il estimait que durant la dernière guerre, il n’avait rien fait de bien glorieux.
« Je suis certain que ce conteur s’en sortira très bien.» il releva le regard qu’il avait baissé sans s’en rendre compte. « Je cherche Idène… vous ne serez pas où elle se trouve ? »
Le sourire de la Bienveillante s’effondra petit à petit. Une petite lueur d’incompréhension brilla dans son regard, le temps qu’elle déduise que le colonel n’était pas au courant. La vieille dame connaissait bien la relation qui avait uni les deux jeunes gens à une époque. Pour avoir vu la duelliste prendre la supériorité sur les Candides qu’elle lui avait proposé il y a deux ans, pour les multiples visites de Sheppard depuis lors.

Ascyl se comportait comme une mère attentionnée. Elle ne tenait pas l’Antre des Égarements pour rien, elle savait s’occuper des Natus et des Atlantes qui s’y rendaient avec, comme sa particule l’indiquait, beaucoup de bienveillance. Doucement, elle récupéra l’une des mains de Sheppard qu’elle recouvrit chaleureusement puis l’attira discrètement à l’écart. Jusqu’à son bureau des enregistrements. John se laissa faire, une pointe d'appréhension au fond de son coeur.
Après avoir ouvert son tiroir, elle ressortit exactement le même article illisible que le colonel avait reçu au bar de la part du clone. Le même dessin avec le même texte. Visiblement, c’était quelque chose de plus important qu’une simple coupure. Comme une annonce générale...
« Colonel. » Annonça-t-elle doucement en lui remettant le document. « Dame Delongeale s’en est allée pour la Dernière Marche. Elle ne vit plus ici-lieu. »
John fronça les sourcils, ne comprenant pas le véritable sens, il hésitait entre la mort ou une épreuve Natus pour regagner un honneur perdu.
Elle eut un sourire faible, teinté d’une expression de deuil cette fois.
« La jeune Elyate a hérité de son arène. Le logis du Meneur Paresok et de sa femme a été vidé. Il y a demi long-cycle déjà. »
La vieille dame le considéra avec compassion. Elle répondit à une question qu’il allait naturellement se poser.
« Tout bon Natus accepte mal d’être entrave à sa famille. Lorsqu’il le décide, le brave se retire à préparation de son esprit et de son corps. Le rite de la Fin, les derniers adieux, précéde le départ pour la Dernière Marche. »
C’était ce qui était annoncé dans l’article. Idène avait décidé d’en finir...
« En cela consiste d’embarquer seul, sur la rivière, l’arme à la main, pour s’enfoncer dans les Tréfonds. Nul n’en revient, le voyage est à sens unique. Pour s’en aller dans l’honneur. »


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Mer 30 Jan - 22:54
John Sheppard
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Sur le coup le patronyme d’Elyate ne lui disait rien, il avait dû croiser cette jeune femme il en était certain, mais à l’heure actuelle son esprit était concentré sur Idène. Plus la Bienveillante parlait, plus John ouvrait de grands yeux de stupeur… venait t’elle de lui annoncer le suicide d’Idène ? C’est quoi encore cette fierté mal placée ? Les Natus étaient des paons ! Vraiment ! La colère bouillonnait dans ses veines, il trouvait ça stupide ! Il fallait accepter, certes difficilement son handicap, mais elle n’était une entrave pour personne… Et si elle ne voulait pas gêner les Natus, elle avait qu’à venir sur Atlantis (pas certain que natasha apprécie cette visite a domicile, mais sur le coup, John ne pensait pas à ça) ... enfin cela était facile à dire, lui-même aurait surement mal vécu une blessure qui l’empêcherait de vivre sa vie comme avant, de ne plus être un soldat… un handicapé oui... Une pique de frustration le gagna, un rite… les derniers adieux et il n’avait pas été convié à lui dire une dernière fois au revoir (et la convaincre de ne pas faire ça). Décidément… Son cœur s’alourdit … puis les larmes lui piquaient les yeux… Idène avait donc choisit le suicide ? Il déglutit simplement avant de retirer sa main de la femme en face de lui...
« Et cette dernière marche commence où ? et finit où ? » demanda-t’il sombrement… mais dans un murmure faible, il refusait encore, le déni… la
tristesse allait arriver sous peu, il le sentait au fond de sa poitrine. Un demi-cycle il ne savait pas à quoi cela correspondait mais suffisamment de temps a son avis… Paresok habitait où alors ? Avec Vida ? … Il avait bien fait de ne pas se rendre dans l'habitation. Il n'aurait trouvé que des fantômes. Il soupira, passant sa main sur son visage… A quoi bon que les Atlantes l’aient sauvé si c’est pour qu’elle mette fin à sa vie ? La frustration, la colère et la tristesse lui apportait un mélange désagréable. Il avait envie de taper du poing d’irritation, de plus jamais voir cette femme qu’il avait aimé. De ne pas lui avoir dit au revoir… il ne garderait d’elle que ce cauchemar… Quelle folie mais typiquement Idène...

Ascyl comprenait le désarroi du jeune homme.
Elle n’évita pas son regard même lorsqu’il était embué.
« Il y a plusieurs endroits. » Dit-elle.
Son regard se posa sur la gravure et elle passa ses doigts sur l’étrange pierre qui se trouvait derrière.
« Je reconnais ceci...le monolithe de la foi. »
Elle tendit le parchemin au colonel pour qu’il puisse le conserver. Il allait en avoir besoin. L’homme le prit, le roulant soigneusement. Il ne savait pas trop a quoi cela allait lui servir, surement à reconnaître l’étrange pierre.
« Si tel est votre quête, elle débute au temple des Vertueuses. La lignée des Delongeale fût faites de Pugilistes renommées jusqu’à crime atroce qui en arracha le destin à cette jeune femme. »
Elle acquiesça.
« Son chemin s’étend inéluctablement sur les sentiers de la religion Natus. Il va vous falloir l’emprunter dans l’espoir de la rejoindre... »

Il sentait soudainement qu’il allait entrer dans un livre de chevalier à la quête du graal dit ainsi. Devait-il abandonner l’idée ? enfin idée avait-elle lieu ? il n’en savait rien (oui il ne savait pas grand-chose à cet instant), si cela valait la peine, mais il sentait qu’il avait besoin de voir cet endroit. Encore une histoire qu’il se raconte, avec l’espoir de la voir se dessiner au recoin de la pierre, surgissant victorieuse d’un chemin sans retour. Mais une belle utopie qu’il imaginait… il était au fond véritablement triste et c’était une manière de faire un deuil, il avait besoin de se rendre auprès de ce monolithe point. Qu’importe les raisons si elles étaient encore obscures…
« Je ne suis pas équipé pour partir en mission. » souffla t’il, vu le rapport de Mckay sur les tréfonds il fallait véritablement être équipé pour survivre à toutes les bestioles qui s‘y trouvaient. « Peut-on revenir vivant de cette dernière marche ? Ou le but est de mourir coûte que coûte ? » Si elle était partie longtemps… il ne retrouverait qu’un corps inerte...
« Nul ne sait. » Répondit-elle calmement. « La famille voit son brave disparaître au détour de la rivière. Comme s’il partait à voyage. Mais sans retour prochain... »
Elle soupira.
« J’aurai fais voeu en mon âme de vous apporter réconforts à vous proposer les services de notre Antre. Mais je sens en vous ce désir ardent de la retrouver. » Elle prit un morceau de parchemin et s’empara de sa plume sur laquelle elle inscrivit quelque chose.
« Un brave Natus fait la piste sur la ligne de contention. Il peut vous mener à l’arsenal Atlante et le Temple. Présentez-lui ceci. Il se prénomme Madnel. »

Oui, elle avait raison, il avait envie de la retrouver… Il avait posé deux jours de repos, pour les passer sur Magna et être tranquille. Il hésitait à se rendre seule dans ce chemin… il décida de ne pas prendre de décision sous le coup de l’émotion, il devait réfléchir, il n’était pas le jeu soldat sans attache, il était officier et surtout Colonel de l'armée Atlante. il devait se renseigner avant de mettre sa vie en jeu, sous un désir personnel. Et surtout prévenir ses responsables. En tout cas, il prit le papier au cas où.
« Merci. » dit-il simplement, avant de la saluer et de partir…
« Colonel Sheppard ! » l’appela-t-elle au dernier moment. « La Magna aime Dame Delongeale. Si vous la retrouvez, puissiez-vous l’en convaincre. Elle a toujours sa place au sein du peuple. »

John hocha la tête avant de demander simplement : « Un demi long-cycle équivaut à combien de jour ? Enfin de dodo pour que je me fasse une idée ? »
« Selon vos méthodes de calcul. Il y a six mois. »
John ouvrit de grand yeux en secouant la tête… six mois...Il y a que dans les films que les personnes disparue depuis tant de temps sont encore en vie.
« Avait-elle des vivres ou des armes quand elle est partie ? »
« Vous vous fourvoyez, mon jeune ami. »
La bienveillante croisa les mains.
« Dame Delongeale et son compagnon ont débuté cette retraite il y a six mois, pour la préparation au rite. Le départ pour la Dernière Marche est à la discrétion du volontaire. Elle peut s’être lancée tant au demi long-cycle que dans les prochains jours... »
Ah… en gros personne ne savait quand elle était partie, il esperait qu’elle ait décidé de faire sa marche de solitude il y a peu de temps.
« Merci ... » Il allait oublier, il avait ramené quelques éléments à certains Natus venant de ses vacances de la terre. Il défit son sac à dos, pour tendre un paquet carré et souple. celui-ci contenait un foulard en texture fine de couleur verte foncé avec des motifs fleuris pour la Bienveillante.
« Tenez. » il n’y avait pas de raisons particulière, juste de faire plaisir à des personnes qui l’ont marqué et surtout cela venait de sa culture à lui. Un partage qu’il trouvait important avec ce peuple qu’il affectionnait particulièrement.
La Bienveillante fût particulièrement touchée pour son geste et l’en remercia. Elle lui rappela qu’elle serait toujours à son service, qu’il ne devait pas hésiter à passer s’il avait l’envie de se perdre dans l’Antre des Egarements.

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Lun 11 Fév - 16:04
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John comptait se rendre au temple où il retrouverait Vadrielle sûrement.
Les indications étaient bonnes. Le colonel Sheppard retrouva dans une aire de stockage savamment dissimulé le Natus qui vérifiait la bonne tenue des sangles autour d’un animal particulier. Une sorte de caméléon géant qui n’avait qu’une seule hâte, c’était de gambader. Il se secouait, comme un chien fou, respectant à peine les incitations au calme de son maître. Un jeu de ressort et d’attaches empêchaient ces brusques rotations d’atteindre le chariot. Il bougeait à peine, deux grandes cuves et des cuisinières donnait un étrange air de baraque à frites. Sauf qu’à l’instar de pommes de terre, il s’y trouvait suspendu de nombreuses charcuteries sèches. Le feu de minerai dans les âtres faisaient bouillir de l’eau dans deux énormes marmites fermées. Et vu la masse de vivres dans les stocks et rangements entourant la roulotte, le Natus s’apprêtait à faire le repas de toute une armée. Le type fredonnait un air que Sheppard pensait avoir déjà entendu, lorsqu’il avait visité l’Antre en compagnie d’Alexander et d’Erin, une femme qui avait chanté dans une grande salle d’opéra. Il avait l’air amoureux, la tête dans les nuages. Au moment où John allait s’approcher, l’animal tourna la tête vers lui mais le reste alla plus loin. En effet, il désolidarisa ses yeux globuleux qui se déplacèrent de façon complètement chaotique vers lui, pour le mirer de près. C’était comme si des antennes d’escargots géantes orientaient ces deux prunelles pour l’observer sous toutes les coutures.
Le Natus s’immobilisa en découvrant la présence de l’Atlante.

« Les Trois m’en soient témoins. Z’êtes LE Sheppard ? Z’êtes le Meneur Atlante ?!? »

John avait encore le regard figé sur cette étrange créature, ayant un mouvement de recul quand les yeux se détachèrent des orbites imposants de l’animal… *nom de dieu c’est
quoi cette chose ?*
. La surprise passée, il se prit d’amusement pour ce caméléon qui désirait l’emmener quelque part, au vu des signes de patte qu’il lui faisait. Le reptile avait l’air dynamique et trépignait d’une envie que John ne pouvait comprendre à ce moment. Il finit par lever le regard sur le Natus un petit sourire sur les lèvres encore très distrait par le comportement de l’animal, même si les yeux … oui les yeux c’est juste flippant !
« Hum… oui Le Sheppard.. oui. Et vous ? » Il aurait toujours du mal à ce dire qu’il était une célébrité ici…
« Je suis Madnel. J’apporte la graille aux gars. Vous voulez que je vous dépose en quelconque endroit ? »

Trop obnubilé par l’étrange créature dansante et trépignante, John n’avait pas remarqué l’odeur… cette odeur appétissante de viande séchée qui demandait qu'à être dévorée sur place et dans la minute. cela lui donna faim soudainement. Bon, il a toujours fin dans un sens.
« Enchanté Madnel. Oui je veux bien. Au temple de Vadrielle si c’est votre chemin. » ce patronyme lui disait vaguement quelque chose, mais il ne pourrait dire si c’est une impression véritable ou non. Une fois l’accord reçu il grimpa aux côté du cocher en toisant encore sa drôlesse de bestiole.
« Elle est marrante comme bête… c’est quoi ? »

A ce moment-là, Madnel était monté dans sa roulotte pour vérifier que le contenu de ses marmites était bien sécurisé. Il leva ses sourcils broussailleux en faisant un “hm ?” distrait puis il comprit.

« Oh, Gizzig ? C’est un Délhue. »
En réaction à son nom, ou peut-être parce que les deux personnes venaient d’embarquer, la bestiole s’ébroua en dansant presque d’un côté à l’autre. Sans le système de ressort, il aurait secoué et fait valdinguer la roulotte. L’animal avait une gueule particulièrement expressive grâce à ses yeux assez atypique et sa tête en général. En se contorsionnant, il ouvrit sa gueule en révélant toute une rangée de dents pointues et montra son impatience dont Madnel restait volontairement ignorant. Voilà pourquoi il insistait à l’adresse du colonel.

John avait toujours le regard sur le caméléon, essayant de retenir son petit patronyme. En tout cas, voir les dents de cet animal, le surprit un peu, il avait encore en tête l’image du reptile terrien, qui n’avait rien de tout ça dans sa gueule.

« Ils vivent en Tréfonds, de vrais monstres tout juste bon à vous décrocher la tête et se curer les dents de vos osselets. La mère rejette parfois sa progéniture. La race n’aime pas le gentillet, elle le sent. Alors nous veillons, nous faisons expédition pour récupérer le “traître” avant que la mort ne fonde sur lui. »
Il fît un geste de la main dans sa direction.
« Delhue gentillet est d’une grande rareté. Et il n’a de voeu que d’aller ici et là, avec ou sans nous, tant qu’il va. »
Le Natus parlait d’une voix qui trahissait son profond attachement pour la bête. Il avait découpé un morceau de viande séchée qu’il jeta négligemment. Comme un caméléon à l’approche de sa proie, il fît jaillir sa langue ventouse qui claqua dans l’air comme un fouet. Gizzig se saisit du morceau de viande en un temps record et le goba tout rond avant de siffler de contentement. A vrai dire, comme souvent, il donnait l’air de se fendre la poire.
« Mais ils détestent l’agitation. La première guerre a chassé nombre de nos Délhues vers les Tréfonds, là où la sauvagerie n’attendait que de se repaître de leur chairs. Jusqu’à ce que veilleurs nous signalent nouvel avorton à sauver, Gizzig est le dernier de nos braves. »
L’animal ne comprenait pas le dialogue mais il ricanait comme un garnement fier d’avoir fait une connerie.
Le tirailleur Natus tapota le siège du cocher pour l’inviter à s’y installer. Il récupéra deux grandes flagelles qui semblaient naître depuis le dos de l’animal et les lui donna. Elles avaient une consistance étrangement douce et le colonel pouvait sentir l’impatience de la bestiole vibrer à travers ces antennes.
« Allons. Tout droit jusqu’à la Grand Place. Tournez à droite, puis continuez jusqu’à mon prochain ordre ! » Fit Madnel en l’invitant à commencer.
Lui se tourna vers ses cuisines pour fignoler sa préparation. Le délhue tapotait ses deux pattes arrières frénétiquement, poussant ses petits cris d’impatience, tout en pointant sa tête vers l’avant.

Et la remarque sur les canines de l’animal que c’était faite le colonel, fut confirmé par Madnel… les charmants Delhues (avait-il un lien avec Dahut ? il ne pense pas, mais en tout cas cela lui fit penser à cette créature française imaginaire) étaient de sacré prédateurs… Brr, il semblait avoir de drôle de chose dans les bas fond de cette grotte et les vagues souvenir du rapport de McKay ne le rassura pas plus. Et Idène était partie dans ce merdier ? Franchement, c’est comme se retrouver en pleine Amazonie avec un caleçon et des botte… n’empêche sur terre, ils n’avaient pas ce genre de créature, sauf des crocodiles, mais bon…. Le saurien faisait pâle figure contre le cousin Natus.

En tout cas, le Natus semblait aimer ces créatures, dû moins les gentillets. Et l’attachement d’un homme à son animal était (et qu’importe le peuple) toujours très puissant. Enfin bon, Gizzig, malgré ses cousins dangereux et disparue, était quand même hilarant avec sa drôle de gueule. Le colonel, n’interrompit pas Madnel, il appréciait l’écouter parler de cette créature et son monologue répondait à beaucoup de ses questions. En réalité, il trouvait dans le timbre de la voix de cet homme, quelque chose d’apaisant et rassurant, cela avait le mérite de calmer son agitation intérieure et de le faire penser à bien autre chose. De profiter de ce qu’il aimait chez les Natus : leur simplicité et leur histoires toujours raconté avec des mots qui piquent l’intérêt.

Il fut surpris que le « cocher vendeur de viande » décide de lui partager la conduire de l’étrange créature. Il hésita envoyant les filament rond et soyeuse… cela lui rappelait un film bien célèbre : Avatar, il manquait de lui faire la blague « doit-on les connecter avec nos cheveux ? » mais il se retient saisissant les membres clairs. Il ne put s’empêcher de caresser de son pouce la matière si agréable.
« Bien chef. En avant Gizzig ! » dit-il pour la forme avec un regard pétillant d’enfant. C’est bien que sur pégase qui mène un caméléon prédateur à la tronche fendue et qui adore se balader ! « Mon peuple aime bien les images animée qui raconte des histoires fantastiques. L’un de nos « films » parle d’un peuple qui peut se connecter aux créatures de sa planète et ça ressemble un peu aux antenne de Gizzig… » John ne pouvait pas s’empêcher de parler de sa culture et des ses références au final.
« AH ! Quelle grotesquerie que d’envahir esprit animal !!! » S’écria Madnel en levant sa louche. Il la replongea dans son chaudron pendant que le Délhue tirait la charrette. Son mouvement de balancier de droite à gauche était assez bien absorbé par le système, si bien qu’ils progressaient comme s’ils étaient tirés par un simple cheval. La créature, néanmoins, était surexcitée et voyageait comme si on le lui avait longuement interdit. Parfois, l’un de ses orbites se disloquait pour venir observer le chaudron d’un air gourmand ou s’intéresser au colonel, qui trouvait ça autant gênant que marrant.
« C’est déjà bien assez d’un esprit, diable. Pas besoin de s'enquérir d’un second. Surtout s’il est aussi heureux que Gizzig en cette étape. Qu’il s’en délecte de la joie à lui seul ! »
« Si on est triste cela peut-être une bonne thérapie. » répondit John d’un trait d’humour en faisant une grimace à l’oeil dissocié de la créature.
« Vous, Atlantes, et vos tristesses moribondes, bah ! » Rétorqua Madnel. Et John lui lança un regard étrange… oui peut-être que les Atlantes étaient plus tristes que les Natus, cela ne l’étonnerait pas en fait… « C’est femme qu’il vous faut ! Qui mieux que bonne Natus au regard vif, à l’esprit clair et à la lance agile, hm ? »
Il claqua sa louche assez fort sur ses marmites, attirant l’attention de l’oeil de Gizzig. Le tirailleur reprit.
« Que les Trois m’en soient témoins, Sheppard. A telle Natus à vos côtés, bien mal au désespoir de vous ravir l’esprit ! Et bon maître, pour enseigner sourire et non déprime. C’est défaillance qui vous tente au déshonneur !!! »
John se racla un peu la gorge, il avait eu ce genre de Natus avec lui… et il était là pour la voir et maintenant la chercher dans son périple un peu fou en quête d’honneur… en tout cas Madnel ne semblait pas au courant du’Idène avait été « sans honneur » (il ne voulait pas se rappeler des termes de Vida, cela lui en coûtait encore beaucoup) ou un truc comme ça, par le fait qu’il n’avait pas donner sa vie quand la reine lui proposait la peste ou le choléras…
« J’ai une compagne déjà. » dit-il simplement sans développer plus. et cette femme le rendait heureux comme tout. Même si parfois, il se demandait si garder les deux auraient été mieux… mais il ne se voyait pas partager Natasha… quoique il comprendrait, la vision Natus lui avait ouvert l’esprit, tant qu’il y a de l’amour au final c’est la seule chose qui compte véritablement. De l’amour sincère.

L’homme en avait fini. Il revint se positionner à hauteur du colonel pour lui donner ses nouvelles indications de route. Par moment, Gizzig s’oubliait et débutait une course bien vite reprochée par les cris d’avertissements de Madnel. La créature était assez obéissante, elle surjouait sa peine et sa frustration comme un animal de compagnie. Comme un chien au départ de son maître ou en quémandant de la nourriture.
Au bout d’une quinzaine de minutes, Madnel fit stopper le chariot devant un bâtiment un peu plus officiel et plus imposant. Des cris réguliers s’y élevaient et, très vite, Sheppard trouverait une unité d’une vingtaine de jeunes guerriers en entraînement. Quasiment des enfants qui maniaient des fusils en bois et qui apprenaient la base : planter la baïonnette dans des corps en paille à l’effigie des Wraiths.

*Au moins ils entraîne déjà la futures générations * pensa John sans rien dire. Il trouvait cela apaisant de guider le chariot et il appréciait ce geste venant de l’homme à ces côtés.

Deux soldats Natus portant des dorures sur leurs manches se déplaçaient d’un rang à l’autre pour les observer. Très régulièrement, ils interrompaient une recrue pour corriger le geste ou la posture. Les Natus étaient réputés pour leur tactique de brise-ligne, capable de profiter du surnombre pour amener des sbires à terre et les tuer par leur cartouches à bout portant. Ils reconnaissaient, sans vouloir corriger leurs doctrines d’engagement, le nombre impressionnants de blessés qu’occasionnait la charge initiale. Mais une fois en contact avec un tirailleur ou une duelliste, c’était une force que nombre d’Atlante convoitaient d’apprendre. Et John en faisait partis. Il était temps de quitter le maître et l'animal et John rendit les rênes à Madnel pour descendre et donner une tape amicale au caméléon.
«Merci a vous deux »

Madnel désigna l’entrée du bâtiment de son doigt. La créature voulu suivre le colonel mais reçu un nouvel avertissement, il s’écroula illico comme si on venait de lui annoncer un décès. Imperturbable, les recrues continuaient leurs entraînements. L’officier trouva bientôt une nouvelle troupe à l’intérieur, dans de grandes salles ouvertes, apprenant à démonter leurs fusils et stocker des balles de minerai de feu. A les tailler au bon calibre sans les faire détonner par exemple.


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Jeu 28 Fév - 18:42
John Sheppard
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Enfin, au bout de quelques minutes d’exploration, son regard tomba sur une gravure à la tête d’une entrée proche, à même la roche, très accessible, portant la mention “Armurerie Atlante”. Ce n’était ni en Allemand, ni en Latin, c’était bien de l’Anglais. En s’approchant, il découvrit une salle de stockage protégé par des barreaux, comme un centre fourier, une surface séparée entre le requérant et les tenanciers.

Ces derniers, d’ailleurs, étaient des clones portant les uniformes d’Atlantis, les formats habituels. Une Pedge et un Matt disputaient visiblement une partie de carte à l’abri dans cet endroit. A voir le contenu des gains de chaque côté, Matt était sur le point de perdre son slip. Des dizaines d’étagères de facture Atlante, du matériel provenant intégralement d’Atlantis, armes et vétements compris, s’y trouvaient. Personne ne pouvait y entrer visiblement. Mais c’était comme si un morceau de la cité, et de l’armurerie, avait été déménagé ici. Il en avait eu vent dans l’un des nombreux rapports qui surchargeait son bureau. L’un des critères pour la concession du terrain où les Natus avaient créé leur fortin, c’était qu’ils leur cédent également des emplacements en Magna. Celui-ci servait de dépôt logistique dans le cas d’une nouvelle guerre et il semblerait que son personnel avait été choisi parmi les clones du Boc. Cette image satisfaisait John, qui espérait comme tous, que ces armes n’auront pas à être utilisées une nouvelle fois ici… Mais il n’était plus homme de rêveries sur ce point. Et préférais largement avec des réserves de munitions de leur technologie chez des alliées que pas du tout.

Il eût suffit au Matt de tourner la tête dans sa direction pour que sa soeur fasse exactement la même chose l’instant d'après. La connexion du courant se définissait rien que dans cette réaction. Les deux soldats clonés se redressèrent alors lentement pour se mettre au garde à vous. C’est la copie du Rangers qui s’approcha alors de ce comptoir pour inscrire sur une ardoise :

« Lu, John, t’es en vac ? Tu fous quoi ici ? »

Le langage de Matt le surprit et il esquissa un rictus amusé. Pas besoin de protocole militaires pour ses clones qui ne répondait pas aux ordres des Atlantes. Cela était déroutant comme il avait la tête de l’autre abrutie qui lui foutait la ratte au bouillon !
« Bonjour Pedge et Matt. On va dire ça. Je cherche Vadrielle, vous ne serez pas où elle est ?» Il se demanda soudainement, si les clones n’avaient pas décidé de se nommer autrement. « Hum… vous avez gardé vos prénoms originaux, ou vous avez changé ? »

Au moment où il avait donné le nom, Matt s’était penché vers un bureau en foutoir. A coup sûr, c’était lui le responsable d’un tel bazar de documents froissés et posés négligemment les uns sur les autres. Sous le regard de la Pedge blasée, il débarrassa des piles entières avant de s’en prendre une sur la tête. Mais il avait posé une question qui, semble-t-il, était assez épineuse. Les deux clones se figèrent soudainement pour le regarder comme s’il venait de dire la connerie du siècle. Ils se demandaient alors si c’était une blague ou pas, aussi légitime soit l’interrogation.

John leur rendit leurs regards « Eh bien ? Vous avez le droit de choisir votre identité non ? » Il se sentait con sur le coup, mais bon, il n’aurait pas aimé froissé les clones si par hasard ils avaient décidé d’être des entité à part entière de leur originaux. Comme Coleen qui avait bien un autre patronyme.

Sur le coup, ils ne répondirent pas. Et John laissa tomber, dépité d’avoir posé cette question qui était apparemment aussi bête que demander pourquoi “maman a des seins et pas papa”.

Le Matt retira finalement un classeur qu’il posa sur le comptoir et qu’il se mit à feuilleter avec une lenteur effrayante. Pedge ne tint plus et lui arracha pratiquement l’objet des mains quand celui-ci voulut se défendre. Des gosses en somme. Le clone de la texane alla bien plus vite en se rendant sur la bonne page de ce qui semblait être un organigramme prévu pour eux, surement pour leur apprendre l’identité et le rôle des personnalités influente de la Magna, et elle fit un simple signe de tête à Matt qui écrivit alors :

« Vadrielle, c’est la tape-dure des Natus. Elle est au temple des pugi-machins, on te guide ? »
Il proposa l’ardoise avant de la retirer brusquement pour ajouter.
« Si tu prends du matos, faudra remplir le registre, c’est obligé ! »

Le geste de la Pedge fit sourire John, il reconnaissait bien le caractère de sa nouvelle capitaine dans ce geste d’empressement. Il eut un sourire qui s’effaça bien vite, non décidément cela état véritablement perturbant de voir des clones, (même modifié pour leur part Wraith) en face de lui. La vue de Matt lui était toujours aussi difficile et il devait réfréner ses sentiments pour ne pas être agressif.
« Oui je veux bien. Quand au matos je le prendrais après l’avoir vu. » chaque chose dans son temps, il voulait avoir le maximum d’information avant de se lancer dans une expédition en solitaire.

Malheureusement pour John, c’est le clone de Matt qui sembla s’organiser guide. Il récupéra sa veste sur le dossier de la chaise et fit un signe à sa partenaire, concernant le jeu de carte, comme s’il lui demandait façon “Matt” de ne pas regarder pendant qu’il aurait le dos tourné. Celle-ci lui répondit d’un air dédaigneux, ce qui fit marrer silencieusement le clone, au moment où il passait la porte de service. Il tapota l’épaule du colonel sur la même familiarité, comme s’il était à mille lieux de savoir ce qu’il s’était passé, ce qui n’était pas si loin que ça de la réalité.

John se tendu et frissonna d’une forme légitime de tension, il se mordit l’intérieur de la joue, pour ne rien laisser paraître et continuer à avancer avec son « guide ». Après tout celui-ci n’avait rien fait, au contraire de son originel. Même si bon, la Pedge 2 aurait été plus appréciable pour les nerfs du colonel que la copie de son ancien ami.

Cette copie-là savait, comme toutes les autres, l’égarement du sujet d’origine au cours de l’Opération Normandie. Mais contrairement à John, il n’était pas ancré sur ce sujet. Comme s’il comprenait son jumeau en certaines circonstances ou qu’il s’en foutait royalement.
Peut-être un peu des deux…



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Mar 2 Avr - 16:14
John Sheppard
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En prenant le chemin, longeant un des couloirs, le clone rencontra deux Natus qui lui sourirent. Ils se connaissaient visiblement et l’un d’eux ne tarda pas à le chambrer.
« Eh bien ! Quand est-ce donc que tu nous fais l’honneur de ta belle vocalise ? Toujours pas suffisamment entraîné ? »
En réponse, Matt griffona à la hâte sur son minuscule bloc note et colla le papier contre le torse du type qui le lu...et s’esclaffa sur le champs.
« Bien dit, l’ami ! »

John regarda l’échange avec un sourire au coin, une belle entente qui était appréciable, comme quoi les clones n’étaient de pas si grand problème au final. Il y a que les Atlantes qui éprouve une gène ou peut-être que lui.

Le Matt savait connaître suffisamment bien le chemin pour guider le colonel en-dehors de la caserne et se rendre en direction de l’objectif. A une bonne demi-heure de marche, en direction de l’un des versants de la Magna, un chemin de marches inimaginablement long serpentait à flanc de paroi pour grimper, grimper, grimper encore, jusqu’au niveau supérieur. Là où se trouvait le temple. On ne le voyait pas encore, étant trop bas, mais le clone n’eut pas la flemme qu’aurait pu nourrir le véritable Matt en s’y engageant tranquillement. Et cette différence marqua un bon point dans l’esprit de John, qui commençait à mettre au fond de lui ses sentiments négatifs. Marquant la différence bien nette entre celui qui lui prenait la tête et toutes les autres copies. En tout cas, la montée des marches lui arracha une moue dubitative… il allait transpirer comme un cochon et cela ne l’emballait pas des masses, surtout dans ses affaires en civil. John aimait bien les garder propres il en avait pas beaucoup et il en prenait soin. Enfin bon, avant même de faire sa marche alpine, il retira son pull, le laissant en tee-short pour éviter de faire de belle auréoles sur le vêtement. Au début il faisait frais, mais vu l’effort, il n’eut que trop vite chaud. Au point, qu'à la moitié de l’escalade il était déjà trempé, au contraire du clone, lui, bien renforcé par son matériel génétique Wraith. Il n’avait même pas l’air dérangé. Dans un silence long et pesant, forcé par son mutisme obligatoire, le Matt se retournait parfois pour le regarder. Quand ils firent leur pause au milieu de l’ascension, il plissa un oeil suspect et griffona sur le papier qu’il lui tendit :
« T’en fait une de ces tronches. Il y a un truc qui va pas ? »
« Je ne suis pas dopé aux Wraith moi ... » renchérit John avec un sourire malicieux au coins des lèvres.

Matt 2 y ria ouvertement. C’était étrange de voir un muet rire et avoir une apparence déformée, avec des aspects Wraiths, sur un homme qui semblait si familier et inconnu à la fois.
« J’le savais qu’t’étais jaloux ! » Écrivit-il. « T’imagines pas les Pedges. Elles sont encore plus badass ! »
« Ouai ! ça me fend le coeur de voir un gamin plus badasse que moi ! » dit-il en ricanant, il avait l’impression de (re)vivre un moment passé, un moment qu’il n’aurait plus avec son ami… Il ne se rendit pas compte à quel point cela lui manquait et il ne voulait surtout pas ouvrir les yeux la dessus. Puis Il rebondit sur les Pedge « Plus que les Matt’s ? »
« Jamais d’la vie ! » S’était empressé d’ajouter le clone avec une écriture de médecin. « On leur fait juste croire qu’on est moins fort pour pas les froisser. Mais c’est nous les boss du game ! »
« Vraiment ? » dit-il d’un air suspicieux, pour l’emmerder.
Comme en réponse, le clone écrivit quelque chose sur une nouvelle feuille puis le fourra entre les mains de John avant de s’éclipser vitesse grand V. Un sourire goguenard sur le visage, il escaladait les marches trois par trois en s’éloignant. Il avait rédigé :
« Vraiment ! Le dernier John arrivé est une planche pourrie ! »

John grogna et ce grognement était plus animal que félin, un résidu encore présent de sa transformation en animal il y a de ça, de nombreux mois… Mais à croire que la technologie lui avait laissé quelques traces animales qui partirait avec le temps avait dit les médecins… Enfin, l’homme ne s’en rendait pas toujours compte et il s’en foutait tant que ça ne lui donne pas des envies de bouffer ses collègues, même les petits clones emmerdeurs ! Il regarda l’impudent se barrer comme un lièvre et il eut un sourire mi amusé mi prédateur et il se prit au jeu, de le suivre en lui balançant la boulette de papier roulée en boule.
« Je vais t’en foutre de la planche pourrie moi ! »

Les escaliers semblaient sans fin. Mais à force de prendre l’altitude, tous deux bien épuisés, John et le clone de Matt terminèrent les dernières marches ensemble. Essoufflés et en sueur. Ce dernier trouva le temps, malgré le fait qu’il se penchait en s’appuyant sur ses genoux, de lui envoyer un regard lourd de sens. Du genre à avoir atteint les dernières marches juste avant lui en profitant de l’effet de surprise. Et pour ce regard il écopa d’un coup de poing dans l’épaule de la part du colonel qui avait une grande auréole sur le coup de son haut.
Le clone était un peu plus frais que John mais il en avait marre également. Il s’éloigna pour s’assoir, dos à une paroi, et reprendre son souffle. Le colonel, quant à lui, découvrit par surprise une petite obélisque qui l’interpella. Il lui suffisait de faire la comparaison avec le document qu’il portait sur lui pour se rendre compte que c’était bien là qu’Idène avait posé pour l’article. Il était donc sur la bonne voie… et il se releva difficilement et bout de souffle pour toucher le monument de ses doigts.
« Hey gamin amène ton cul. » dit-il goguenard en jetant un regard au clone qui semblait quand même épuisé et cela lui fit plaisir. D’ailleurs, celui-ci refusa. John soupira doucement pour toiser le bâtiment en face de lui.

Le temple était très grand. Pas gigantesque, ni démesuré, mais étendu. Un grand mur d’enceinte de roche le cernait dans un rectangle presque parfait, ne présentant qu’un seul accès qui faisait exagérément petit vis à vis du reste. On devinait par la grandeur, derrière, deux ou trois bâtiments imposants et richement décorés de gravures. A peine le temps de faire ces constatations que John entendit des claquements réguliers dans les escaliers qu’ils avaient grimpé. Et soudain, une nuée d’adolescentes déboulèrent au pas de course. Certaines bien en forme, d’autres à bout physiquement, mais dans une parfaite organisation de troupe en manoeuvre. Quatre jeunes femmes par rangs formant une longue colonne qui prit John par surprise. La petite masse lui passa à travers en le frôlant de très près pour foncer en direction de l’entrée. Elles y disparurent vite. John les regarda étonné avant de toiser son “copain” d’escalade.

Le clone de Matt ricanait grassement (façon muet) dans son coin. Il se redressa et écrivit un dernier mot pour le lui donner.
« Je peux pas aller plus loin. J’suis tellement beau que j’ai pas le droit d’entrer, risque de séduire toutes les nanas. Je t’attends ici. »
« Manquerait plus que tu te reproduises oui...» John lui fit une signe de la main pour le remercier.
« C’est pas prévu. Mais j’ai d’jà repéré deux trois bombes atomique dans le coin. »
« J’espère qu’elles auront du goût ...» traduction : qu’elles ne tombe pas sous ses charmes.
« Au pire, elles ferment les yeux et elles pensent à un beau Natus ! »
« Non, ne te reproduit pas, ça vaut mieux pour la galaxie.»



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L’accès était surveillé par deux gardes. Il ne les avait vu qu’une fois malgré ses nombreuses visites en Magna. Des femmes qui se peignaient la peau et qui portaient des armures en fourrure pour donner la forme et le genre des Tairis. Aussi droite et immobile que des gardes du Buckingham palace, elles fixaient l’horizon, forte de leurs lances qui se croiseraient pour interdire l’accès au colonel s’il s’y risquait. Et il devait bien le faire, donc il s'approcha d’elles, pour les saluer.
« Bonjour… j’aimerai voir Vadrielle, est-ce possible de la rencontrer ? »
Les deux gardes étaient immobiles. C’était comme si John n’existait pas, qu’il était redevenu un fantôme oublié de tous. Une telle ignorance et, pourtant, elle ne semblait pas insultante. Beaucoup plus basée sur une discipline si stricte que ces gardiennes ne faisaient pas dans l’accueil au public. Un peu salaud, le clone de Matt observait la situation, depuis sa position assise, tout en se marrant de la façon dont il galérait. Et John commençait à perdre patience… Mais finalement, le salut vint d’une des adolescentes qui traversa la cour intérieure et s’arrêta en constatant la présence du colonel.
Elle devait avoir treize ans à peine. Et pourtant, elle donnait l’air tout aussi sérieuse qu’une adulte. Pas en terme de maturité mais de comportement. Surement un conditionnement du fait de cette religion et de ce temple.
« C’est palabrer en solitaire que de s’adresser à gardienne du temple. » fit la petite fille en s’approchant, visiblement curieuse. « Qui êtes-vous pour tenter approche ? C’est uniquement jeunette Natus qui apprennent ici à devenir Vertueuses... »
John se tourna vers la jeune femme et il eut une envie soudaine de lui dire une énorme connerie, mais bon… il se ravisa, il n’était pas certain qu’elle puisse comprendre son trait d’esprit un peu culotté. En tout cas, si Idène avait posé ici, pourquoi ? Elle n’était plus une “jeunette” en voit de devenir une vertueuse… « Je cherche Vadrielle...On m’a dit qu’elle était ici. Il est possible que la rencontrer ? » Il la regarda avant de se présenter « Je suis le colonel John Sheppard d’Atlantis et vous ? » Cela lui était étrange de la vouvoyer mais bon, il prit le plis de la politesse envers cet enfant.

Elle ne lui répondit pas. La petite s’approcha pour l’observer, curieuse, touchant un peu ses vêtements pour en tester sa texture. Puis elle cala sa main dans la sienne et l’attira vers l’intérieur du temple. Les deux gardiennes ne refusèrent pas l’accès, elles demeurèrent tout aussi immobile alors que l’officier découvrait l’intérieur du temple des Vertueuses pugilistes. La cour intérieur était magnifiquement décoré de plantes et de jardins dans lesquelles de jeunes femmes faisaient de l’entretien.
Plus loin, des cercles de roche délimitaient des aires d’entrainements. Toutes les candidates y travaillaient. L’équilibre, l’agilité, la résistance, la force, la méditation. Il y avait de tout et cela expliquait un petit peu mieux l’extrémisme de la personnalité de Vadrielle. Les Vertueuses n’étaient que dix en Magna en composant l’élite de toutes celles qui, ici présentes, espéraient un jour prendre la relève. John avait l’impression de rentrer dans un temple ancien extrémiste et cela lui fila des frissons avant de réprimer d’autres pensées mélangés de constat et d’une forme d'admiration pour cette rigueur surhumaine, tout en se laissant emporté par la petite qui n’avait rien d’une enfant dans ce monde. Peut-être qu’Idène avait été une de ses jeunes femmes jadis.

La petite fille l’attira à l’intérieur du temple central. Des chants religieux très prenants s’y dégageaient et il pénétra dans une sorte de cathédrale très particulière. Il n’avait jamais aimé les chants religieux terriens, mais là d’une autres peuples cela n’avait pas le même effet que les alléluia… Et c’est à cet instant qu’il se rendit compte qu’il ne croyait plus dans son dieu depuis longtemps… il était un mauvais chrétien et sa mère devait se retourner dans sa tombe si elle savait qu’il avait arrêté de croire. Le plafond était composé de l'enchevêtrement des trois corps des Tairis qui faisaient la religion des Natus. Leurs gueules dépassaient par relief pour les observer depuis les hauteurs. Et au fond, deux Pugilistes priaient, encadrées par une chorale d’une bonne trentaines de candidates.

Les Natus avaient pour réputation de ne jamais déroger à leur religion. Mais cette fois, John entrait de plein pied dans ce qui avait tenu leur société dans la droiture pendant dix milles ans. Et qui les tiendrait encore pour longtemps. Et cela était impressionnant.
L’adolescente l’attira vers l’un des bancs et le fit asseoir. Avant de se mettre à prier à son tour, elle tendit son doigt vers l’une des deux Pugilistes. Vadrielle était difficile à reconnaître tant ça faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu. Mais son armure particulière, son arme, et sa façon de se tenir criait son identité à sa place. Elle était bien là.

Et le regard clair de l’homme se figea sur cette silhouette, l’observant pour la comparer à ce qu’il avait eue en tête… elle avait changé et il avait peine à croire que ce fut elle. Il se demanda ce qu’il devait faire, s’il devait se lever ou attendre. Il n'allait pas prier des dieux…. des dieux qui ne sont pas les siens. En tout cas, les Natus avaient la chance (ou non) de savoir que leurs divins ont été véritables. Et non une douce illusion comme l’était Jésus et tout le bordel, surement des gens réels mais qui ont été oscencé par d’autre pour en faire des dieux. Franchement, pourquoi pensait-il à ça ? Surement le forte présence divine du coin, lui rappelait à ses années de catéchisme et autres délires que lui avait imposé ses parents dans l’apprentissage de la religion. Et après tout, il était américain et tous avaient un problème avec la religion. En tout cas, il attendit que Vadrielle vienne à lui, ne sachant quoi faire et par peur de manquer de respect a tout ce beau monde.

Le rituel des Natus durant vingt bonnes minutes. Un gong sonore signa la fin de la messe et les candidates qui avaient, semble-t-il, été celles de la course se retirèrent en bon ordre. L’une des deux Pugilistes s’en alla mais la dernière, Vadrielle, tira son arme pour s’agenouiller et faire la suite de son côté. Elle donnait l’air d’une croisée qui retournait sa fidèle épée pour faire face à la Sainte Croix. Mais cela n’avait pas la même valeur chez eux. Alors qu’il était invité à s’approcher en silence par la petite fille, John parvint à quelques mètres d’elle pour l’entendre murmurer.
« Puisse les Trois bénir et protéger les valeureux guerriers. A jamais, Natus né, vit et péri l’arme à la main. Pour tous les braves encore au combat, que vos regards se portent et éclairent la voie du Juste. »
Les mains de Vadrielle se rafermirent autour du manche de son épée.
« Puisse les esprits des honorables vaincus inspirer à jamais les suivants qui naîtront. Dans l’honneur et la droiture des Trois. En qui nous devons tout. Tairius. »
L’adolescente vint alors à ses cotés, intimidé, sans prononcer un seul mot. Vadrielle la regarda puis, comme si elle comprenait, elle se décala pour découvrir la présence de Sheppard. Elle se redressa sur ses jambes et rangea sa lame avant de s’approcher de lui, sa lourde armure claquant d’un mouvement métallique l’accompagnant.
« Ceci est le Haut-Temple des Trois. Vaisseau de nos plus pures valeurs et traditions. Faites prudence de vos mots, Sheppard. » Lui fit-elle en guise de conseil.

Il avait tellement de chose à comprendre dans cette phrase, allant de surveiller ses mots pour n’offenser personne, ou de parler de sujet non tabou à simplement surveiller son ton… John hocha la tête ne sachant pas exactement la définition à donner à cette phrase de conseil.
« Bonjour Vadrielle » dit-il en la saluant.
« Bonjour Sheppard. »

Elle posa sa main sur la tête de la jeune fille, comme si elle l’a bénissait silencieusement, et celle-ci reparti gaiement comme si elle avait obtenu une récompense suprême. Elle laissa Vadrielle et John seul à seul. Le colonel la suivit du regard il désirait la remercier mais elle avait déjà disparu.
« Voici presque long-cycle que vous n’avez réapparu en Magna. Vous faites de renom homme affairé. C’est surprise d’y concevoir votre retour en pareil endroit de pureté. »
« Ne suis-je donc pas assez pur pour vous rendre visite ? » dit-il en la toisant, jouant sur les mots. Puisque bon ne venait t’elle pas de se surprendre de sa présence ici ?
« Auriez-vous franchi les gardiennes, sinon ? » Répliqua-t-elle avec un début de sourire.
« Ma pureté vient de s’enfuir dans les couloirs...» dit-il taquin.
La jeune femme sourit et secoua négativement la tête.
« C’est là bien mauvaise pensée que de croire que jeune candidate fait votre entrée en ces lieux. » Elle le sonda et ajouta : « Je doute d’une motivation trop légère de votre visite. Qu’êtes-vous venu quérir ? »
John lui fit un sourire pour répondre à sa première affirmation. « Je suis venu en Magna pour plusieurs chose dont voir Idène... mais on m’a dit qu’elle a entreprit un voyage et j'aimerai en savoir plus. Surtout pour venir la chercher.» dit-il en toute franchise, une tension s’anima au fond de lui, une forme d’appréhension, comme s’il allait se faire jeter.

Forte de sa stature et de la discipline extrême qui était la sienne, elle ne paraissait même pas surprise. Elle s’avança très près de John en lui agrippant le col d’un poing serré mais pas menaçant, surtout pour lui interdire la fuite alors qu’elle plongeait son regard dans le sien. Elle donna l’air de l’examiner jusqu’au plus profond de ses tripes en silence, jusqu’à ce qu’elle le relâche et lui annonce de but en blanc :
« Votre entreprise est tardive. J’ai donné les Saints Sacrements à cette brave duelliste il y a bien des cycles déjà. »
Elle le regarda encore un peu en silence avant de le dépasser et de lui dire d’un ton profond et compatissant à son égard :
« Venez. »

La manœuvre soudaine de la jeune femme le surprit au plus haut point, il se contracta comme le ferait n’importe quel homme s’apprêtant à recevoir un coup de poing dans la gueule ou une chasse. Mais non, Vadrielle semblait essayer de lire quelque chose d’autre en lui. Il ne sut quoi, peut-être la sincérité de son entreprise ? peut-être bien. Mais John ne bougea pas d’un pet de poil, étant plus grand qu’elle, il ne s’abaissa pas plus non plus.
« C’est le problème quand on ne sait pas. On arrive souvent en retard… » lacha t’il avant de remettre son col de haut en place. Il avait encore chaud et ne comptait pas remettre son pull immédiatement. Pas tant que la transpiration ne serait pas sèche. Et sans plus attendre, il la suivit.

Elle s’enfonça plus profondément dans le temps pour atteindre un escalier en colimaçon descendant. Ils durent aller au troisième ou quatrième sous-sol avant de s’engager dans un vaste couloir. Il était très bien éclairé par des coupoles d’un feu qui donnait l’air éternellement entretenu. De chaque côté, des niches avaient été pratiqué dans les parois pour abriter des statues de Vertueuses et autres personnalités visiblement importante. Dans un silence religieux et empreint de respect, Vadrielle les longea avant de tourner dans une nouvelle série de corridors à l’agencement différent. Cette fois, de multiples salles à l’accès unique, généralement circulaire, regorgaient de fresques racontant une histoire.

A plusieurs reprise le regard de John se posait sur chaque visage, il y avait quelque chose d’impressionnant de voir cette allée de femme il s’intéressait à toutes ces « sœurs » qui sont devenues des personnes iconiques en Magna. Niveau femme forte les Natus avaient leurs lots et cela devait être un exemple pour les peuples plus « machos ». John était fier d’avoir aussi son lot de femme puissantes sur la cité, équilibrant les sexe et ne délaissant personne sur ce point.

Vadrielle s’arrêta devant l’une de ces salles et l’invita à entrer d’un simple signe de la tête. John y découvrit une statue centrale d’une femme armurée et tenant une lance à trois pics. Elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à Idène sauf qu’elle avait une coupe de cheveux différents et des traits plus mûrs, comme si elle avait franchi la quarantaine. Il y avait une inscription en dessous :

« Soeur Maud Delongeale, la Troisième. »

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John Sheppard
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L’homme contempla l’immense statue… oui elle ressemblait à Idène cette femme, mais le patronyme n’était pas celui de son ancienne amante. Maud ? Une sœur ? Une mère ? Il n’en savait rien, il ne connaissait pas ce pan de vie de la belle blonde. Non et elle non plus envers lui et il ne parlait que peu de ses parents. Il resta quelques minutes à toiser le marbre avant de tourner le regard vers Vadrielle.
« Est-ce la mère ou la sœur d’Idène ? » Il ne savait pas non plus que c’est via le sang de la mère qu’on pouvait postuler en tant que Vertueuse. Et où voulait-elle en venir en lui montrant cet héritage ? Idène désirait renouer avec les Vertueuses ? Prétendait-elle a une épreuve aussi difficile que seules les Vertueuses et leurs religion drastique pouvait vaincre ?

« Sa mère. » Répondit-elle en approchant d’un endroit précis de la fresque. « Vous a-t-on narré le crime de Mauvel ? »
« Idène me la narré.» Il avait bien longtemps, trop longtemps peut-être… autour d’un verre alors qu’il était en pleine remise en question sur son ancien couple.
« Maud Delongeale était pressentie à grand destin avant que Mauvel le Fourbe ne commette le crime. Usant de drogues pour abaisser la défense, il s’empara de son être par la force. Maud Delongeale ne s’en remit jamais. »
Elle pointa la fresque qui racontait cette histoire par des images gravées à même la roche.
« Elle chérit sa fille comme si elle fût entièrement désirée. Mais le spectre de la honte et de la déchéance marqua trop durablement son âme pour qu’elle ne l’accepte. Au quinzième anniversaire d’Idène Delongeale, elle lui offrit son arme et la quitta. »
C’était ainsi. Abrupt, sans appel.
Les Natus ne prenaient pas des décisions à la légère et ils s’y tenaient. Il était évident, au vu des images des fresques, que la mère d’Idène avait décidé d’en finir une fois certaine que sa fille s’était bien intégrée dans la société Natus.
« Par le crime et le déshonneur intégrée en son être, Idène ne put devenir Vertueuse en l’honneur de sa mère. Celle-ci s’en alla pour la Dernière Marche. »
Ce mot allait attirer son attention. Maud Delongeale avait fait ce rituel de suicide autrefois. Et maintenant, toutes les pièces du puzzle s’agençaient. Idène ne se sentait plus utile à la nation Natus. Elle devait être en proie au désespoir, incapable de supporter les infirmités qui la privait de la grandeur qu’elle avait connu autrefois. Sans oublier la mort de son petit garçon.
Alors elle avait décidé de faire le même chemin que sa mère. La Dernière Marche…
Sur la fresque, c’était une habitation au bord d’un grand fleuve. Le dessin modélisait une personne qui suivait le cours d’eau dans une embarcation pour disparaître dans l’inconnu et ne jamais revenir.
Vadrielle lui offrait toutes les informations qu’il avait voulu obtenir en lui présentant cet endroit. Et quelques vérités qu’il n’avait jamais obtenu sur Idène.

La nouvelle arracha de grand yeux stupéfait à l’homme… ainsi Idène était le fruit d’un viol… et la conséquence (involontaire) du suicide de sa mère. Et l’injustice de crime passé et qui n’ont rien à voir avec la personne marque l’enfant. Il avait une forme d’injustice révoltante dans ce système mais en avait-il pas de partout ? Les Natus était ainsi, ils avaient cette fierté et une droiture inflexible. Dès que quelque chose mal s’apparente avec une personne liés cela impactait l’autre, comme le fait d’aimer un traître. Tout était lié chez eux.
Il secoua la tête comprenant que sa douce amie avait décidée d’en finir, il le savait bien oui, mais bon le savoir de manière plus affirmée lui arracha un soupir douloureux. Avait-il espoir à sauver quelqu’un qui désirait la mort ? Il n’en savait rien. Et sa présence changerait-elle quelque chose ? Il se passa la main sur son visage.
« Pourquoi a-t-elle décidé d’en finir ? » Après tout il ne pouvait que faire des suppositions. Et surtout pourquoi que diable personne n’avait eu le courage ou l’audace de l’informer de cette stupide marche ? Il s'agissait d’Idène après tout et il avait un lien avec et qu’importe les stupidité que certains avaient en tête à son sujet il était en droit … non s'estimait en droit de le savoir !
« Les raisons sont propres à celui qui entreprend la Dernière Marche. Nulle nécessité de le déclarer à l’argument. »
Elle le fixa.
« Vous avez partagé son coeur, son âme et sa couche jadis. Votre interrogation intérieure suffira à vous apporter la réponse. »
John secoua la tête, trouvant la phrase complètement débile, on peut être le plus proche des amant et tomber des nues sur les véritables raisons qui anime une tierce personne.
Vadrielle s’approcha d’un endroit où la fresque s’arrêtait et y posa la main. La disparition de celui qui entreprenait la dernière marche.
« Ainsi s’éteindra la lignée des Delongeale. »
« Et si j’étais si proche d’elle, pourquoi personne n’est venu m’avertir ? » dit-il sombrement.
« Il ne peut en être que de la volonté personnelle d’Idène. » Répondit Vadrielle en s’approchant de lui. « Ne pas vous accabler de peine et de chagrin, c’est probable. »
Cela lui fit mal mine de rien. Il resta silencieux quelque minutes, ne sachant que penser et dire… simplement constater qu’il aurait aimé qu’on lui dise avant que de le découvrir comme un crétin. Il se refusait à émettre un constat pour l’instant.
« Cela est une insulte aux Natus de prendre ce chemin pour chercher la personne qui va au suicide ? » demanda t’il de son air tout aussi peu joyeux.
« C’est un acte honorable, de grand courage. Mais ne vous y trompez pas. Tel chemin est celui où la mort guette à chaque tournant. Jamais Natus n’est revenu de la dernière marche. »
Elle le sonda et ajouta :
« Vous n’y parviendrez pas seul. En Tréfond, vous mourrez dans la quête que vous semblez vouloir suivre... »
C’est encourageant dit donc… il pourrait demander une armée pour sécuriser ses fameux tréfonds, mais bon, juste pour une histoire personnelle cela était limite de limite.
« Voulez-vous m’accompagner ? » Après tout, n’avait-elle pas dit qu’il mourrait s’il était seul ? Autant demander à quelqu’un qui avait déjà fait une visite dans le sous sol de la planète.

Vadrielle ne répondit pas.
Elle réfléchissait intérieurement, comme pesant le pour et le contre. Sheppard savait qu’elle s’était déjà enfoncée dans ces Terres Inconnues avec Alek et qu’elle en était revenue. Tous les deux bien amochés mais vivant. Elle s’approcha finalement du côté de la fresque qui narrait la chute de Maud et laissa glisser ses doigts sur la partie qui concernait Idène. L’attente était longue du point de vue de John qui se demandait alors, si sa question un peu culottée ne serait pas incongru pour cette grande dame.
« De son point de vue, il lui sera inconvenant de vous voir l’arracher à son désir de la Dernière Marche. » Dit-elle simplement.
Elle regarda ensuite le colonel et s’en approcha pour lui sonder une nouvelle fois le regard. De manière moins intrusive cette fois. Elle n’y trouva rien de mauvais.
« Mais la Magna s’enchanterait de revoir sa duelliste en vie. Idène Delongeale est bel exemple que l’héritage du sang ne forme pas l’individu à lui seul. Elle est chérit de son peuple. Alors, je viendrai... »

Finalement, le couperet tomba en deux temps. Le premier était une belle évidence, une évidence que John avait du mal à accepter : laisser partir l’autre à une mort certaine. Le suicide… une bien belle connerie quand on y réfléchit bien. Vouloir s’ôter la vie, tellement on ne peut supporter d’exister dans ce monde… c’est bien la pire chose qu’un humain peut être amener à faire à soi-même : couper le fil volontairement, puisqu’il n’y jamais de deuxième chance, sauf quand on se rate bien entendu. Enfin bon, il était facile de juger, comprendre était plus difficile. Qui était-il pour l’empêcher de faire ce choix ? Cela était un questionnement très terrien, les Natus ne semblaient pas avoir peur de la mort comme eux et c’est pour cela qu’ils avaient beaucoup d’honneur à donner leur vie dans un combat ou pour une noble cause. Les terriens préfèrent toujours survivre que d’accepter la fin.

Mais bon, ses réflexions ne pouvaient continuer à tourner en boucle dans sa tête, Vadrielle lui annonçait qu’elle viendrait avec lui. Un soulagement, il ignorait tout des surprises des tréfonds et surtout, il ne se voyait pas se rendre seul dans la gueule du loup. Le CODIR le tuerait littéralement (c’est dans le thème) … un beau sourire de chenapan se dessina sur ses lèvres.
« Allons donc rendre à magna sa fille ! » dit-il d’un air joyeux, il avait l’impression de valider une quête médiévale et de partir dans une aventure fantaisie ! Bref un beau film à la sauce seigneur des anneaux. Il toisa Vadrielle. « Merci. » non pas seulement pour lui mais aussi pour Idène qui devait retrouver son chemin.
« Une gratitude bienvenue mais pas requise. » Commenta-t-elle tout en laissant glisser son regard sur lui. « Telles vêtures ne résisteront pas bien longtemps. Cette audace est-elle volontaire ? »
« Je ne comptais pas crapahuter dans les Tréfonds au début… mais je me changerai avant de partir. » affirma-t’il

La Pugiliste leva ses deux sourcils, perplexe quand au terme de “crapahuter” puis enchaîna.
« Nous nous retrouverons en contrebas de ces longues marches lorsque vous serez prêt. Nous partons pour la Longère. C’est ici que notre Duelliste fait sa retraite avec le Natus Otakins. »
« D'accord. » Il convenu d’un temps avec elle, puisqu’il devait retourner à la porte pour appeler les dirigeants de sa cité. Mais avant cela, il dégrafa son sac pour lui tendre une pochette de cuir souple contenant quelque chose d’un poids raisonnable. « Je suis rentré chez moi pendant mes congés, j’ai ramener un présent. Voici le vôtre. »
Vadrielle fixa le cadeau avec curiosité sans le prendre. Une main sur la garde du pommeau de son épée, l’autre le long du corps, elle ne fit aucun mouvement pour l’accepter.
« Au nom des Trois, nulle Vertueuse n'acquiert de bien. Seule l’armure est demeure, seule l’épée est compagnie. »
Elle prit le chemin pour sortir de la chambre du souvenir mais s’arrêta sur sa hauteur.
« Je gage de votre bienveillance, Atlante, elle est agréable. Mais je ne puis l’accepter. »

Il regarda sa main contenant la bourse puis la rangea, il ne se vexa pas, il avait trouvé son contenu en passant sur un des marchés médiévaux dans la famille de Natasha. Il avait pensée à elle, en voyant les deux petites épées qui servait de boucle d’oreilles. Il les avait pris dans le seul but d’être désintéressé et parce qu’il avait pensée à elle à ce moment-là. Qu’elle refuse le présent pour des raisons de mœurs, ne le choqua pas, même si au fond il trouvait ça dommage. Vadrielle semblait le déduire en l’observant, surement par l’expression qu’il avait dû avoir au moment du refus. La jeune femme déposa sa main gantée sur son épaule.
« Préparez tant le coeur que l’esprit. Aussi guerroyeur êtes-vous, il faut vous concentrer et vous préparer. »
Elle acquiesça et le reconduisit tranquillement jusqu’à la nef centrale, là où il pourrait reprendre son chemin seul.
John hocha la tête ne sachant pas quoi répondre, il y a des moments où on ne peut rien dire, cela est une évidence et le silence n’est pas plus gênant. En sortant, il croisa le regard de Matt, l’originel, se serait surement barré ou aurait râler tellement fort, que tout le monde l’aurait foutu dehors. Une chance, que celui-ci soit muet… enfin non, celui-ci était de bien meilleure compagnie.
« Merci de faire le gentleman Matt. » dit-il taquin avant d'enchaîner les premières marches. La descantes serait bien plus facile.

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Celui-ci le suivit tranquillement. John pu l’entendre griffonner quelque chose mais il ne s’attendait peut-être pas à ce qu’il lèche son morceau de papier, comme un timbre-poste, pour le lui coller sur le front. Il le bouscula ensuite légèrement pour prendre l’avant de la ligne et être le premier à descendre. Sur le papier, il avait écrit :
« J’fais ça juste pour foutre la loose à Allen ! »
John retira le papier qu’il froissa (après l’avoir lu en secouant la tête) pour courir dans les escaliers et le rattraper avant qu’il ne prenne trop de vitesse… et il lui fourra dans le haut la boulette de papier. Et il fonça.

Forcément, le clone de Matt embraya immédiatement et le peu de Natus qui se rendaient au temple furent témoins de ces deux Atlantes qui se disputaient comme des gamins en revenant au plus bas de la Magna. Lorsqu’ils furent de retour au cantonnement, le colonel pu s’équiper et se changer comme il le désirait. Le matériel gardé par ces deux clones était complet et suffisant pour le rendre opérationnel. Pendant ce temps, il ne loupait rien dans des vantardises silencieuses de Matt envers Allen. Pas besoin de mots, les regards et les signes de la main suffisaient en quelques échanges bien piquants. La télépathie devait également chauffer entre les deux mais John, rien qu’en observateur, ne loupait rien du spectacle, regrettant un peu de ne pas pouvoir tout entendre… quoique en y réfléchissant il préférait de lui même s’imaginer le dialogue entre les deux. En tout cas, il leur adressa un signe chaleureux d’au revoir.

Ils furent tout de même assez “triste”, si on pouvait le considérer comme ça venant d’Allen, de le voir s’en aller. Pendant le chemin qu’il faisait à contre-courant, remontant les rues qu’il avait dévalé bien plus vite avec le cantinier et sa créature étonnante, le colonel rencontra plusieurs soldats. Deux d’entres eux, des mutilés, vinrent se traîner jusqu’à lui pour le saluer et partager leurs expériences. Quelques petites anecdotes pour préciser dans quelles circonstances ils le connaissaient. L’un se trouvait dans le jumper qui s’était écrasé lors de la bataille de sécurisation de la ZA. Et l’autre avait été de l’équipe qui avait secouru Matt lorsqu’il avait son pied sur une mine.

John prit le temps de les écouter et surtout de parler avec ces vétérans qu’il avait croisé de loin ou de prêt. Les ravages de la guerre lui filaient toujours une immense boule au ventre, se disant que lui était bien chanceux de jamais être ainsi. Cela le faisait relativiser sur ses expériences et ses traumatismes, même s’il ne pouvait pas comparer au final. Le handicap physique le rendrait fou, vivre ce qu’il vivait mentalement, rendrait fou plus d’une personne… et pourtant lui, il était encore sain d’esprit par un quelconque miracle de sa personnalité. En tout cas, il se permit des gestes chaleureux envers ces hommes qui grâce à leur larmes et sueurs avait arraché une victoire à trois peuples.
Enfin bon, même si cela lui fendait le cœur de voir l’état de ses hommes, il aimait échanger. C’est bien une chose qu’il adorait faire, cet échange entre âmes guerrières, entre valeurs et histoires communes. Cela le rendait plus vivants et surtout, il avait l’impression de ne plus être qu’un simple américain ou même humain de la terre, mais d’appartenir à la belle et riche histoire d’une galaxie et d’une humanité bien plus large qu’une conscience terrienne.

Sur ces bonnes paroles, l'homme se dirigea vers la porte pour contacter le CODIR. Il arrangea la vérité, prétextant qu'il devait rester plus longtemps et qu'il comptait explorer les tréfonds pour chercher une âme perdue. Cela déplut à Richard évidemment, mais la bienveillance de l'homme le poussa à accepter que son responsable militaire aille chercher une amie et surtout une personne importante pour leurs alliés. A une seule condition néanmoins, que si cela devient trop périlleux, que John ravale sa fierté et fasse immédiatement demi-tour. Il en avait d'autre bien entendu et l'échange était plus long qu'il aurait aimé John, voir moralisateur et à 42 ans, il aurait aimé ne pas être comme un enfant. Mais, il comprenait. Néanmoins, il eut quand même son équipement de livré une dizaine de minutes après.

John rebroussa chemin avec son sac à dos militaire et son uniforme, il alla jusqu'à la zone de commandement où, il espérait bien trouver Vida. Hors, cela ne fut pas le cas. Dommage. D'un pas plus rapide, il retrouva le Matt farceur et la Pedge grognon, leur demandant s'il pouvait s'équiper ici et s'ils voulaient bien garder ses affaires civiles en attendant. Dans son sac d'exploration, il glissa un paquet simple avant de se changer et vérifier ce qu'il avait dedans. Le matériel standard qu'on les militaires (radio oreillette, serflexe, kit de soin, gourde, bâton lumineux, gilet MOLLE, briquet, boussole, GDO, détecteur de vie…), avec une corde, un baudrier, un lot de trois grenades, trois fumigène, son P90 avec quatre chargeurs, un pistolet avec trois chargeurs, un zat et un couteau… Richard avait abusé niveau arme mais il n'allait pas s'en plaindre, surtout qu'il avait un guide de survie, avec deux barres d'énergies, une ration de survie et deux gourdes. En vérifiant tout ça, il sentit le regard du Matt se poser sur lui. Il releva la tête curieux.

« T’es sûr que tu veux pas qu’on vienne ? Ca a l’air chaud bouillant ton histoire. Et on s’emmerde nous, ici !!! » écrivit le clone après avoir rangé ses affaires civiles.

Il s’était tourné pour chercher du soutien auprès de la Pedge qui s’était contenté d’acquiescer, suivant l’échange par télépathie.

Le colonel allait répondre avec spontanéité quand il retenu sa phrase pour réfléchir deux minutes. Pouvait-il mettre en “danger” deux vies qui ne lui devaient rien d’autre que des souvenirs qui ne leur appartenaient pas ? Il ne savait pas toujours comment se comporter avec les clones, enfaite-t-il ne savait pas du tout… C’est quand même étrange. En plus, ils ne lui réponde pas directement à lui, comme le Matt et la Pedge… mais à Coleen, ils avaient une hiérarchie à respecter et dans cette équipage, qui serait le capitaine ?
Enfin bon, avant de s’embarquer dans des réflexions plus poussées il mit en évidence une question : “voulait-il qu’ils viennent avec lui dans ce lieu ?” La réponse était simple à la fois : “oui”. Vu les dangers des tréfonds et le mystère autour de ses lieux, ils ne seraient pas contre d’avoir le soutien de deux soldats vétérans.

« Oui. Mais je vais dans les tréfonds. Toujours partants ? »

Le sourire de Matt s’était élargi. Il pointa un pouce par dessus son épaule d’un simple geste pour désigner la copie de Pedge. Elle tourna le regard vers un présentoir et sorti un fusil à pompe remington qu’elle chargea d’un mouvement symbolique avant de le fixer.
Goguenard, Matt boula gentiment Sheppard d’un coup d’épaule et commença à s’équiper avec sa soeur. Gilet tactique, grenades, chargeurs à portée de main. Matt prit son fidèle fusil de précision qu’il semblait chérir comme l’original. Quand à la copie de Pedge, elle conserva son fusil à pompe dans le dos et s’équipa d’un fusil d’assaut M4 comme arme principale.

Les deux clones donnaient l’air de revivre, dans leurs expressions, comme si les originaux auraient été privé de leur droits trop longtemps. Ceux-ci savaient qu’ils n’étaient que des copies. Et ils n’ambitionnaient qu’à se construire de nouvelles expériences qui les façonneraient et écarterait leur personnalité de l’original. Ca avait déjà commencé.

Cette scène était somme toute classique.
Les choses dégénérérent rapidement lorsque Matt se colla sur le gilet tactique une bande patronymique personnalisée. Il tapota dessus avec son index pour signaler sa nouvelle identité au colonel avec toute la part comique qui suivait…


« GATOR ! »

Pedge secouait la tête, dépitée, alors qu’elle plaçait sa bande avec bien plus de modestie.

« Catalia. »

Ainsi équipé, le duo se présenta devant le colonel au garde à vous. Si Pedge Catalia tenait à l’aspect professionnel, Matt Gator faisait son pitre tout en bombant exagérément le torse. Ce qui fit sourire John.
Ils étaient prêt.

Bon au moins, ils étaient aussi partant que les vrais. Cela fit plaisir au colonel, un peu plus qu’il ne l’aurait cru. Quand aux surnoms, ou plutôt leurs nouveaux patronymes il les regarda avec un petit air amusé. Gator, ressemblait à “cador”, un peu de vantardise sur un jeu de mot ou bien simplement des sonorités qui lui plaisait ? Qu’importe, il n’était pas permis à tout le monde de choisir un prénom soit même. Et c’est une belle chance aux yeux du colonel. Il hésita à leur demander s’ils avaient informé leur hiérarchie, mais cela devait être le cas après tout ils étaient reliés par l’esprit aux autres clones. Une chose bien pratique niveau communication.
« Bien Gator et Catalia, allons rejoindre la vertueuse, »

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Mar 4 Juin - 19:37
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Une demi-heure plus tard.
Difficile de ne pas manquer Vadrielle dans sa tenue particulière. Toute carapacée de son armure, d’une stature droite et impassible, elle s’était laissée entourée de plusieurs Natus qui lui parlaient. La dévotion, l’admiration, tout cela se devinait à son égard. Les adultes lui demandaient, couvre-chefs en main par respect, si elle accepterait de bénir les tombes des morts au combat à son retour. D’autres encore réclamaient avec une étonnante humilité sa bénédiction pour des épreuves qui les attendaient.

Toutes ces choses qui participent à une notoriété et risque bien de rendre imbu la concernée. Mais pas une Vertueuse. Le fanatisme dans lequel elle avait été baigné depuis son enfance l’amenait à quelque chose bien loin de la compréhension actuelle des modestes. Comme si elle était bien au-dessus de tout cela, sur un chemin différent, et pas nécessairement plus valorisant. Simplement différent.

Comme lors de la Première Guerre, elle portait l’étendard de son temple. Le mât solidement accroché à son dos, le drapeau retombait sur ses épaules droites et rudes. Les deux mains posées sur la garde de son épée d’une manière rappelant la chevalerie, elle répondait aux questions et se montrait avenante.
Puis son regard tomba sur Sheppard et les deux volontaires. Son regard se durcit rapidement. La jeune femme quitta le groupe pour venir à sa hauteur, ses pas claquant sur le sol de manière lourde.

« Vous attirez reflets à une mort certaine Sheppard. Ce n’est pas ce que nous avions convenu. » trancha-t-elle.

Gator l’avait fixé tout en sortant son calepin. Il griffonna une phrase très rapidement et, tout en la défiant, il colla le papier dans les mains de son colonel.

« Détend ton string, le tank sur pattes là ! »

Si le groupe de Natus exprimait de l’admiration pour cette femme d’or et d’armure, John en avait aussi, la trouvant tout particulièrement impressionnante voir même intimidante. Les Atlantes n’avaient pas la même classe dans leurs uniformes militaires, mais bon s’ils avaient enlevés les armures des chevaliers dans l’armée c’est bien pour des raisons de confort et d’endurance. Son regard se perdit quelques secondes sur le drapeau qui a son goût était bien encombrant. Il y a de forte chance que celui-ci soit perdu où laisser de côté. Mais il garda cette pensée pour lui. Surtout qu'à ce même moment, elle venait de lui faire le regard du basilic… le regard pétrifiant de la femme pas contente et qui allait lui en coller une bonne. Mais verbalement. Et cela ne manqua pas. D’ailleurs, il ne comprit pas ce qu’elle insinuait. Comme souvent en fait. Et cela était pénible il devait l’avouer, il se sentait con a chaque fois.
Par contre Matt était clair lui, peut être trop et surtout comme souvent… enfin comme l’original inapproprié. John lui lança un regard désapprobateur.

« Un peu de respect. » siffla t’il entre ses dents pour Matt. Avant de soutenir le regard de Vadrielle.
« Et pourquoi donc ? »

« Les Tréfonds n’apportent que la mort. Notre voyage est très certainement sans retour, c’est telle responsabilité que vous portez en les invitant à ce sort funeste. »
Elle les regarda sans agressivité. Il était clair, que ce soit Gator ou Catalia, qu’ils n’avaient pas du tout envie de faire demi-tour.
« Nous ne devons porter la menace sur des âmes qui ne sont pas concernés par notre ambition. »

John hocha la tête enfin peut-être que lui, il prenait un peu ce voyage à légère puisqu’il n’avait pas cette urgence en tête et il ne l’avait pas vraiment dit ainsi à ses supérieurs. (Et heureusement sinon le CODIR lui aurait interdit de faire un pas de plus). La petite voix dans sa tête lui indiquait qu’il était irresponsable et que cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas été aussi enfantin dans ses décisions.

*John ? tu es un peu con non ? Tu as pensé aux autres ? A Natasha ?* il chassa cette pensée de sa tête, persuadé qu’il n’avait aucun risque qu’il meurt, mais une manière comme une autre de ne pas vouloir penser en adulte. Il n’avait pas envie qu’on lui dise ou qu’il se dise qu’il était en train de se jeter dans la gueule du loup. Peut-être avait-il besoin de ça aussi ? Entre la culpabilité, l’héroïsme, le courage et surtout la folie du soldat. Cette folie, qui le pousse chaque fois qu’il traverse la porte à se mettre en danger et de suivre ses valeurs qu’importe le risque… Avait-il une si piètre estime de sa vie pour la remettre en jeu a chaque fois avec la faucheuse ? un jour il perdra…et beaucoup de monde en souffrira. Et pourtant, cela fait partie intégrante de lui. Un court instant, ses pensées étaient allées au monde parallèle qu’il avait visité contre leurs grés avec Natasha. La reine des grognasses avait gagné, une poignée de survivants Atlantes avaient survécu, se cachant sur une planète espérant que le Dédale revienne… l’image de ce John, dévasté par la perte de la cité, de l’homme qu’il l’aimait (car bon il était gay dans cet univers apparemment…) et surtout la perte de toute ambition et risque … avait rendu ce John complétement aigris. Il avait tout perdu, même l’envie de se donner pour les autres.

Pourquoi pensait ‘il à lui ? Peut-être parce qu’il sentait du changement en lui et qu’il avait besoin de retrouver des éléments familiers de sa personnalité, quelque chose de rassurant pour ne pas prendre peur de l’étendu de ce qui se passait en lui. Enfin qu’importe, il décida d’ignorer tout ça. Il avait toujours le regard sur Vadrielle, calme et affirmant ces quelques mots :
« C’est leur choix. Ils le font en connaissance de cause. »
« Fort bien. Espérons que vous assumiez le vôtre. » répondit-elle avec une pointe d’inquiétude. Elle pointa un chemin tout en se retournant. « La longère de la Dernière Marche n’est pas loin, je vous guide. » John lui lança un regard assuré en seule réponse.

Gator coula un regard vers le colonel, secouant négativement la tête puis suivit en compagnie de sa soeur.
Beaucoup de regards Natus se tournèrent sur eux pendant la route. Curieux, se demandant ce qu’il se passait pour que la Vertueuse se déplace. En revanche, les clones qui occupaient différents emplois n’étaient pas du tout étonnés, à croire que l’information était déjà passée chez eux.

Pour atteindre cet endroit en particulier, le groupe progressa jusqu’à un endroit isolé de la Magna. Les différents bâtiments s’étaient raréfiées au profit d’un chemin pavé et divers ornements religieux. Étonnamment, toute la place disponible était occupé d’un jardin entretenu. Des haies, des fleurs, des arbres, qui se passaient visiblement très bien de l’absence de soleil.
Cet environnement qui n’existait que dans les terrains de chasse ou les secteurs tenus par les professionnels avaient également été aménagé ici. Et bien au fond se profilait la fameuse longère en pierre au bord d’un fleuve. Une source bouillonante jaillissait depuis une puit naturel puis filait vers un tunnel sombre et inquiétant.
Attenant à la longère, un ponton en bois permettait d’accéder à plusieurs canot artisanaux.

« C’est ici. »
« On ne devrait pas tous entrer. » Rédigea Catalia sur son calepin. Elle connaissait visiblement l’endroit. La note de Matt s’ajouta entre les mains de Sheppard.
« Y’a qui là-dedans ? Ta nana ? »

Nous y voilà, l’endroit était un contraste entre les jardins entretenu et ce tunnel porte de l’enfer. Il portait bien son nom. Il ne s’attendait pas qu’il ait un arrêt… il regarda les deux messages des clones. Ils posaient maintenant les questions ? Ils ne pouvaient pas s’en soucier avant de demander à venir sérieusement ?
« Et vous voulez faire le guet Catalia ? » il ne répondit pas à Matt, il avait qu'à demander aux autres clones de le mettre a jour, puisque sa soeur semblait connaître l’endroit au vu de sa remarque.

Elle acquiesça pendant que le fameux Gator soupirait.
Vadrielle s’était approchée. Elle posa sa main bien à plat sur la porte puis perdit son regard sur les différents petits symboles faits à la main. Avec des fleurs, des tiges, des branches mortes. Les différents signes avaient été cloués sur tout le pourtour de la porte.
« Les derniers rites. » fit-elle pour l’informer. « Allez-vous seul ou en ma compagnie ? »
John marqua un temps d'arrêt, oui il se jetait vraiment dans l’inconnue… il ajusta son arme.
« Ensemble, c’est que nous avons convenu…. » dit-il en parcourant du regard la silhouette imposante de la vertueuse. Il aurait été tenté de faire un peu d’humour, mais cela n’eut pas lieu, elle n’y goûterai pas.

Ensemble donc.
John et Vadrielle entrèrent dans la longèrent. Immédiatement, ils furent saisi par la pénombre et l’impression d’abandon qui reignait en ces lieux. La jeune femme fronça des sourcils tout en progressant avec le colonel, méfiante, en suivant du regard quelques détails intriguant.

En plus de l’odeur de renfermé, John sentait un relent d’alcool fort. Exactement celui que concevait Paresok pour sa consommation personnelle. Ils filèrent le long du couloir pour entrer dans une cuisine dévastée. Le mobilier était en miette, comme les couverts brisés sur le sol et des trous dans les murs.

Vadrielle avait affermi la poigne de sa main droite autour de la garde, comme si elle sentait une menace. Elle approcha de la porte qui menait au salon, elle était fêlée par une grande crevasse. Sans attendre, elle posa sa main dessus et tourna la poignée. Mais elle n’ouvrit pas tout de suite, déviant son regard vers le colonel. Celui-ci hocha la tête solennellement, il était temps de mettre un pied dans l’aventure.

Une fois qu’elle reçut son signal, assuré qu’il était prêt, elle ouvrit la porte à la volée et le laissa entrer dans le grand salon. Il n’en restait plus rien...complètement dévasté.

Vadrielle était entrée rapidement, prenant position aux côtés du colonel. Son regard exercé sondait les lieux sans afficher la moindre notion de peur. Elle était entraînée à gérer son stress et se faire un exemple vivant. La raison de son existence : un modèle de vertu qui inspirait les Natus.
Pas étonnant, donc, de la voir si sûre d’elle. Pourtant, l’endroit donnait des frissons tant il avait été démoli. Impossible de savoir s’il y avait eu une lutte intense ou si quelqu’un s’était simplement défoulé.

Les volets fermés, l’éclairage était réduit au minimum par quelques rares cristaux survivants. Le mobilier fracassé était éparpillé aux quatre coins de la pièce. On retrouvait des tiroirs et du bois gravés dans des endroits inhabituels. Le contenu était répandu au point qu’on ne voyait rien du sol. Les murs portaient des impacts assez inquiétants.

Les pas de Vadrielle crissèrent alors qu’elle se déplaçait, fouillant de son regard avant de déclarer avec certitude :
« Il n’y a pas eu combat. Ces marques sont celles d’un marteau de guerre. Nulle autre... »

John fronça des sourcils, normalement l’endroit devait être dans un bien meilleur état… mais outre le saccage il semblait y avoir eu une lutte. Qui aurait bravé des Natus dans cet endroit ? Machinalement il se demanda s’il n’avait pas eu un Wraith survivant, mais il lui semblait qu’il avait eu une belle chasse à l’envahisseur… cela serait peu probable qu’il en reste encore quelques un… et puis ici, cela n’avait pas de sens.
Finalement, il s’avança un peu plus dans la pièce pour trouver une explication logique de ce barouf. Outre les impacts dans les meubles et sur les murs… les tiroirs éventrés pourraient laisser croire à un cambriolage, si ce n’était qu’ils étaient brisés d’une bien étrange façon. Plus il observait l’endroit plus l’évidence se profilait dans son esprit. Aucun combat, juste un humain ivre de colère. Et cela collait bien avec l’odeur aigre de l’alcool. La vertueuse arriva surement à une conclusion similaire puisqu’elle identifiait l’arme du crime.
« Et vu l’odeur dans la pièce, un Natus alcoolisé a passé sa colère sur le salon. » il réprima un soupir. Paresok lui avait donné son marteau de guerre … un marteau pour fracasser de la pierre de feu et donner de belle explosion avec leur canons… se pourrait-il qu’il ait choisit de reprendre une arme similaire ? Surement.
« Sans faire d’offense à mon ami, je me demande si cela n’est pas le résultat de la colère de Paresok. Sinon, je ne vois pas d’autres raisons qui pousseraient un Natus à faire cela. »
« Certes... »

Vadrielle était encore en train d’examiner certains éléments, poussant du pied un tiroir renversé lorsqu’un craquement attira son attention. Par réflexe, elle empoigna l’épaule du colonel et l’attira à elle au moment pile où un marteau de guerre Natus fusait au centre de la pièce. Il l’aurait reçu en pleine figure, à pleine puissance, s’il ne s’était pas décalé. L’engin percuta brutalement ce qu’il restait d’un meuble après avoir rebondi et fit monter dans le salon un fracas à l’image du Meneur.

Il était là, le bras appuyé sur le chambranle d’une porte qui n’existait plus. Il semblait avoir retiré sa vareuse, ce qui faisait que seul sa chemise en tissu recouvrait son torse. Elle avait jauni sous l’effet de la bile et des vomissures de Paresok. L’homme tenait à peine sur ses jambes, le visage grevé de cernes profondes et violettes.

« Toi... » Siffla-t-il de haine.

Il quitta son appui et vacilla lentement dans sa direction. Il leva un doigt menaçant pleine de promesses, murmurant dans sa barbe entre plusieurs hoquets de relents d’alcool. Vadrielle l’observait avec une étrange lueur dans le regard, ne bougeant pas de sa position. Elle le vit s’approcher du colonel avant qu’il ne retrouve brusquement l’énergie tirée d’une envie de meurtre.

« TOI !!!!!! » Gueula Paresok en sauta brutalement sur John, ses mains se refermant autour de son cou alors qu’il faisait peser tout son poids pour l’attirer dans sa chute.

En toute franchise John ne s’y attendait pas. Dans un sens il n’était pas encore en terre ennemi et il ne pensait pas se faire attaquer par un marteau volant … cela aurait put être une erreur quelqu’un qui cherche à les faire fuir sous sa propre rage, mais le coup était bien trop précis pour ne pas être qu’un simple avertissement…
Surpris l’homme tourna la tête dans la direction du projectile… et quel triste spectacle, celui de Paresok complètement débraillé, l’image d’un ancien guerrier qui n’arrivait plus à se refléter … cela fit de la peine au colonel, de le voir ivre et pas seulement d’alcool… mais cette peine se mua en déception et en blessure un peu plus profonde similaire à la trahison… la vue d’un ami qui vous saute à la gorge pour vous tuer. Même si Vida lui avait dit il y a de ça plusieurs semaines ou mois, que le meneur lui en voulait « à mort ». John avait du mal à imaginer son frère d’arme projeter de le tuer réellement, cela lui était inconcevable et inimaginable. De simple paroles sans action sous le coup d’une colère qui n’aurait pas dû avoir lieu… Peut-être était-il vraiment naïf et trop bon, pour se leurrer à ce point… Tout le monde n’avait pas de nobles sentiments ou la force de ne pas se laisser couler dans les ondes de la violence et du meurtre surtout envers quelqu’un qui avait compté pour vous. Du moins, sans avoir discuter avec lui, avant de projeter son homicide.
Ce fut la consternation qui mua le colonel quand des mains se refermaient sur son cou pour l'entraîner dans une chute mortelle. Et si l’ami était sonné par cet acte, le militaire lui, n’avait pas envie de se faire étrangler et agrippa Paresok fermement aux épaules pour lui donner un coup de genoux à l'entrejambe, point sensible et le plus rapide pour neutraliser un pauvre fou.
« Paresok ! Reprend toi nom de dieu ! » grogna John.
« TU ME L’AS ENLEVÉ !!!!!! » Hurla-t-il dans un cri de détresse.

Le Meneur n’avait pas moufté. Soit parce qu’il avait bougé à ce moment là ou parce que John n’avait pas frappé suffisamment fort. Sous le regard toujours neutre de Vadrielle, Paresok tira son frère d’arme par le gilet et le contraignit à se relever. Il lui envoya son haleine alcoolisée et tenta un bourrepif à assommer un boeuf.

John chassa sa tête sur le côté pour ne pas sentir l’affreux fumet et cela lui permit d'esquiver légèrement le coup, les deux dernière phalanges arrivèrent à bon port sur le rivage de la joue de John.
« Tu es ivre Paresok... » dit-il calmement, sentant une douleur dans cette pommette qui n’avait rien demandé. autant son ton était calme, mais cela commençait à le gonfler sérieusement et tenta de repousser le corps de Paresok pour se dégager. Il ne désirait pas le frapper autrement que pour se défendre.
« PAR LES TROIS ! BIEN SÛR QUE JE SUIS IVRE, TRAÎTRE !!!!!! »

Sa main encore libre se leva bien haut au-dessus de sa tête, laissant paraitre l’éclat d’un poignard qu’il allait reconnaître entre mille. Il s’agissait de celui qu’il lui avait offert en échange du marteau de guerre personnel de Paresok. La lame qu’il portait souvent sur lui et dont il avait fait graver le fourreau du nom de Gaiha.

John soupira de plus belle… voilà du traître maintenant, cela commençait à devenir vraiment du grand n’importe quoi. Devait-il lui faire remarquer qu’il avait manqué de mourir ? Non, les Natus, avait juste vu, qu’il n’avait pas offert Atlantis pour sauver Idène et qu’il n’avait pas choisi. Non, il n’avait pas choisi, il avait essayé de prendre les deux, de sauver la femme qu’il aime (fallait pas se leurrer sur ce point non plus, sinon pourquoi serait-il ici, comme quoi l’amour pouvait être sous toutes forme et surtout multiple, même s’il avait choisi Natasha et qu’elle était l’unique femme de son cœur, il ne pourrait nier son attachement pour Idène) tout en sauvegardant les informations précieuses sur Atlantis. Mais, bon les Natus avaient vu autre chose et cette chose n’était pas acceptable. Et comme la discussion semblait n’être qu’une simple utopie, John devait se résigner à frapper Paresok, surtout en voyant l’éclat d’ivoire de couteau qu’il lui avait offert… Gaïa qui s’était transformé en Gaiha avec une belle faute, mais qui était pardonnable… Mais le geste largement moins. Enfin là, cela allait trop loin et l’agacement en plus de la souffrance allait prendre le pas. John, donna un coup de poing au menton de Paresok tout en parant d’un coup ferme de la tranche de son autre main, celle qui tenait la lame. Tapant sur l’articulation du poignet. Il aurait voulu être un salop, qu’il aurait frappé la gorge.
« Maintenant ça suffit Paresok ! Depuis quand tu oses attaquer un frère ? Sans même venir lui demander ce qu’il s’est pass….» ragea t’il.
« AAAAAAAHHHHHH !!!!!! » fût le cri qui coupa net la parole de Sheppard au moment où il se saisissait de son bassin.
Tel un rugbyman, le Meneur l’embarqua avec lui avec l’intention (potentielle) de le faire tomber. Sauf qu’avec l’équilibre plus que précaire que lui offrait son alcoolémie, l’homme battit des pieds tout en embarquant le colonel jusqu’à la fenêtre. Le mur en bois déjà bien fragilisé par des coups de marteau, ils passèrent tous les deux au travers dans un fracas terrible.
En contrebas, c’était une pente de terre régulière qui finissait jusqu’à la berge. La rivière de la Dernière Marche. John et Paresok y roulèrent jusqu’en bas, surpris par la fraîcheur de l’eau qui n’en calma pas moins les ardeurs du Meneur.
« JE SUIS IVRE. IVRE DE COLÈRE !! PAR MA FOI, LOI NATUS A L’APPUI, DÉFENDS TOI, ORDURE ! OU JE PRENDRAI TA VIE !!! »
Et Paresok s’élança une fois de plus avant de s’écrouler lamentablement dans l’eau. La chute lui avait donné le tournis, c’était plus qu’il n’en fallait pour ce qu’il avait ingurgité plus tôt. Il battit des bras et rampa jusqu’à pouvoir accrocher la jambe de son “ennemi”.
« Meurtrier !! Voleur d’amante !! Traître du coeur, traître !! » Lâchait-il essoufflé.
Il fût pris d’un furieux hoquet avant de lâcher un flot important dans la rivière juste à côté.
« Tu...m’as...trahi ! » Lança-t-il entre deux hoquets.



Un peu plus au-dessus, Vadrielle se tenait à l’embrasure du grand trou creusé par les deux hommes. D’un geste de bras, elle avait interdit l’intervention de Gator et Catalina, alerté par le vacarme.

Il n’y a pas à dire, un homme ivre c’est quand même la merde… surtout en colère en plus. Et lui aussi commençait sérieusement à l’être et sur le coup, la sagesse de se dire que son adversaire était alcoolisé, ne pardonnait pas cette agression qui donnait des envies de se barrer à John et de laisser les Natus dans leur merde. Mais, ce n’est qu’un coup de sang et le sentiment d’un homme déchiré par un autre tout aussi en morceau.
John voulu se relever, mais d’un coup de pied, il se dégagea de l'emprise du meneur pour lui sauter sur le dos, qui avait un bien mauvais équilibre et lui planter sa main sur la tête afin qu’il embrasse de sa joue la terre humide près de la rivière. Il fit en sorte de l’immobiliser. Qu’importe si finalement, ils avaient maintenant le bas dans le l’eau.
Aviné comme il l’était, Paresok ne parvint qu’à une brève résistance qui s’évanouit dans ses hoquets gastriques.
« Lâche...traître ! » répétait-il mollement.
« Non, le lâche c’est toi ! Tu aurais dû avoir le courage de venir me confronter pour me demander ce qui s’est vraiment passer au lieu de t’imaginer des conneries ! Tu fais hontes à ta nation et tous ceux qui t’aime Paresok ! Regarde-toi ! Ivre et fou ! » grogna John, qui le maintenait toujours, appuyant un peu sur l’arrière de la tête. « Mais ça sert à rien de parler avec l’ombre d’un homme ! Je vais chercher Idène et toi tu vas retrouver ta bouteille ! Puisque tu ne sais faire plus que ça ! » il le provoquait aussi un peu, pour un déclic même si ivre cela ne servait à rien.

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    Colonel John Sheppard
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Ven 7 Juin - 18:29
John Sheppard
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Un meneur en colère
John Sheppard & Magna (Papi)"Chrono : 10 janvier 2019"


« SHEPPARD ! » fit une voix sur sa droite.
Une silhouette très fine se trouvait quasiment dans son dos, non loin, marchant elle-aussi sur la berge pour les rejoindre. Son uniforme bordeau aux gravures dorées, sa cape, et son tricorne, ne pouvait pas lui échapper. Il n’existait qu’une seule personne qui pouvait porter cette tenue.
La main sur son épée fine, le regard écarquillé, elle fixait le colonel en se demandant si elle avait bien entendu ce qu’il venait de dire.
« ÉCARTEZ-VOUS ! » Siffla Vida d’un air menaçant.
« Par les Trois, êtes vous frappé de folie ?!? »

Bien entendu, on vient les séparer quand c’est lui qui maîtrise… Il soupira, il était vraiment agacé. John reconnu sans peine la voix de Vida, mais il ne s’écarta pas pour autant de Paresok. De toute manière, il avait des envies de meurtre ce brave meneur et il n’avait pas envie de se retrouver avec une troisième tentative. Il s’assit sur le dos de l’homme, histoire de le maintenir, sans pour autant lui tenir la tête au sol, tout en tournant la tête vers Vida.
« Ça semble être la nouvelle mode ici, alors je m’adapte. Ne vous mêlez pas de ça Vida. » dit-il de mauvaise foi. Franchement, il n’avait pas envie de discuter avec Vida ou quiconque à cet instant, il avait le meneur sous lui et son attention était entièrement sur lui. Il croisa les bras tout en ajoutant pour son coussin : « Je suis bien tenté d’attendre que tu décuves ! Ou te jeter à l’eau pour accélérer le processus … » dit-il en espérant entendre l’autre homme pester à sa manière…

Anelyn l’entendait bien pester mais elle n’était pas venue en tant que Seconde de Paresok, pas encore. Son regard sur le colonel n’avait pas changé et elle continua de s’approcher.
« Je vais volontairement oublier votre invective, ainsi que votre façon de vous adresser à moi, colonel. D’autant que je suis à l’origine de votre appel. Mais c’est votre calme et votre honneur que j’ai mandé. Pas votre fierté égratignée... »
Elle insista du regard.
« Relâchez ce Meneur. Il n’est plus une menace maintenant... »

Calme ? Oh eh bien il devait être dans l’eau avec la fierté et la lucidité de Paresok… oui là à barboter joyeusement. Il soupira longuement, histoire de reprendre un peu d’apaisement. Mais, il n’était pas facile de le faire, quand vous vous sentez bafoué et en plus que vous n’avez pas du tout envie d’une intervention extérieure pour régler votre problème numéro un. rabroué comme un gamin ! Une envie de l’envoyer chier était présente au fond, cette envie de petit garçon qui n’avait pas envie de recevoir d’ordre de quiconque… Il se releva, après avoir vérifié que Paresok, n’avait plus d’arme sur lui.
Il ne dit rien, il n’avait rien de bon qui allait sortir. Et surtout sur le coup, il ne savait plus vraiment pourquoi il allait voir Vida. Son regard alla sur Paresok toujours au sol et il eut bien plus de peine que l’envie de le secouer pour qu’il revienne à la l’état normal. Alors, il l’attrapa par le haut de son vêtement, pour l’aider à se mettre debout, quitte à se prendre encore un coup dans le pif.

Le Meneur se laissa faire. Mais à peine Sheppard eut-il le temps de pouvoir le mettre debout que l’homme se prit une gifle bien sentie par la Batailleuse. Le coup claqua fort comme un fouet, arrachant un gémissement à Paresok.
« Paresok Otakins ? »
Il ne répondit que d’un faible râle et mélange de deux mots qui s’approchaient du fameux “traître” qu’il ne cessait de réserver à Sheppard. Vida lui envoya une deuxième baffe tellement forte qu’il pencha la tête dans l’autre sens. Si Sheppard ne l’avait pas tenu, il serait retourné illico dans l’eau. L’Atlante tenait bon, pour garder bien droit le meneur qui se prenait de sacré baffe. Il n’était pas certain que cela est une bonne méthode, mais il garda ce genre de commentaire pour lui.
« PARESOK OTAKINS ! »
« M’en faut une troisième... » murmura-t-il dans un grincement de dents. A cet instant le colonel se demanda s’il n’avait pas un coté maso a cette histoire.
Anelyn ne se fit pas prier et lui retourna un revers de la même violence. Elle se secoua la main devenue douloureuse et serra les dents. Mais c’était visiblement suffisant au retour de Paresok qui lui sourit tendrement malgré ses effluves d’alcool.
« Tu te briseras les phalanges avant d’entamer ma mâchoire. » lui dit-il doucement.
Vadrielle venait de descendre. Elle attrapa le Meneur pour soulager Sheppard et entreprit de l’embarquer pour l’installer dans la longère. Catalina et Gator, quant à eux, s’inquiétèrent légèrement de leur colonel avant de l’inviter à suivre lui aussi. John leur fit un signe que tout allait bien, il aurait une belle marque sur la joue, espérant qu’elle disparaisse avant son retour sur Atlantis, sinon il allait se faire harceler et surement engueuler par toutes les parties prenantes de sa vie.

Là-haut, ils dégotèrent quelques tabourets et chaises encore en état. Le clone de Matt tenta bien d’en redresser une en voulant copier le cinéma, usant simplement de ses pieds pour remettre l’assise dans le bon sens. Il s’improvisait mal comme étant la nouvelle étoile de football. Catalina secoua négativement la tête d’un air résigné et opta pour le plus court chemin. C’est là que l’on posa Paresok qui eut toutes les peines du monde à rester lucide. En face de lui, il avait John, celui avait les bras croisés en attente. Il ne savait pas quoi penser, simplement, qu’il essayait de faire redescendre sa propre frustration.

La Pugiliste Vertueuse s’absenta et revint rapidement avec un produit que le Meneur fût contraint d’inspirer. Vu sa tête, ça sentait si mauvais que ça le tira de son état second. Il cligna des yeux, toujours abimé par tout l’alcool qu’il avait ingurgité, mais semblait avoir retrouvé un semblant de lucidité.
La caresse de Vida sur sa joue lui offrit une vague de chaleur humaine qui le fit trembler puis céder. Il s’effondra dans un long sanglot sincère dans les bras de la Batailleuse qui lui caressa les cheveux tout en ignorant son état lamentable.
« Ce n’est pas une fin Paresok. Ce n’est point la fin... »
« Pourquoi l’avoir appelé ? » demanda-t-il finalement, déboussolé, en pointant John du menton qui roula des yeux. « Ma haine est trop forte. C’est frère dans le sang et le combat. Mais ma haine est trop forte...je n’y arrive pas. »
« Je l’ai appelé. Mon premier, tu as besoin de lui... »
« Je ne le peux... »
« Tu le dois. Tu sais au fond de ton coeur quel est ce frère d’arme. »
Paresok baissa les yeux puis secoua négativement la tête face à une constatation aussi inaltérable.
« J’ai brillé de déshonneur... » Conclut-il.
« Vous brillez de détresse. » Rectifia Vadrielle qui se tenait aux côtés de Sheppard. « Soyez intègre et je vous absous de votre manquement, Meneur. Au nom des Trois. »
John hocha la tête, ce n’était pas faute de lui avoir dit, mais bon, un homme ivre et en fusion ne fait jamais quelque chose d’intelligent. Enfin bon, il avait eu de la chance que les deux tentatives de Paresok ne l’ait point tué.

Paresok se tendit. Son visage s’était tordu dans une émotion de douleur. Il poussa sur ses jambes, aidé par Anelyn qui soutint l’une de ses larges épaules, puis il claudiqua lentement jusqu’au colonel. Une fois face à lui, il mit un certain temps à braquer son regard dans le sien, celui du colonel était direct et franc en attente. Sa voix balbutia au début, formant quelques mots incompréhensibles. Il respira et se reprit, récupérant l’assurance qu’il avait généralement en tant que combattant.
« Ma Première...Idène...m’a sauvé de noyade alors que je n’étais que jeune intrépide plein d’idées suicidaires. Elle, à peine jeunette à porter l’enfant, nous avons combattu dans les Terres Flétries des Tréfonds. Au plus fort de nos batailles, isolés et harcelés par la mort, nous avons partagé nos rations, notre eau... »
La poitrine de Paresok se gonfla de tristesse.
« Nous avons subi la famine, la soif, la misère main dans la main. A son étreinte et à la mienne, plus grande motivation que Rhoamytra pouvait nous offrir. Mon arme était sienne, la sienne était mienne. Je l’ai porté sur mon dos, je sentais sa fièvre au travers de mon vêtement. Son corps qui tremblait...mais...je l’ai refusé à la mort. Je l’ai fait mienne. Comment... »
Il serra les dents, à deux doigts de retomber dans les pleurs.
« Comment peux-tu comprendre, John Sheppard, la douleur de telle perte ? Comment peux-tu comprendre de ne plus voir celle qui pansa mes blessures. Celle qui me donnait si beau spectacle en l’arène. Qui partageait ma couche chaque soir. Celle qui sourit en mes baisers...elle qui a été mon renfort tant d’années... »
Le Meneur avait le regard perdu. Difficilement, il mit un genou à terre pour s’abaisser humblement devant le colonel.
« Ma douleur est pareille à l’incendie de pierre à feu...j’ai injustement porté grief en toi, mon ami de toujours, en qui je présente mes excuses. Au nom des Trois, puisses-tu comprendre ma douleur...et me la pardonner... »

John soupira face à certain passage du discours de Paresok. Puis, il haussa les épaules… Quelle tristesse de voir un homme si respectable se mettre ainsi. Mais cela était compréhensible, qui n’avait pas envie de se mettre minable quand votre essence de vie disparaît ?
« Je la comprend. » dit-il simplement mais peut-être un peu trop rêche. Lui aussi avait perdu quelqu’un qui comptait dans sa vie, une personne qui était son pilier, son seul soutien face à un tyran détestable. Quand, elle était morte, il avait eu l’impression que toute la beauté et la bonté du monde avait disparue avec elle. Cette femme, n’était pas une amante, mais celle qui l’avait mis au monde. Il avait eu une grande haine envers ce père si absent et cruel, il n’avait pas pris soins de la fragile fleur qu’il avait épousé, il l’avait éteinte et brulée jusqu’à son dernier soupir. Oui, il avait eu envie de frapper ce géniteur indigne, mais pas à le tuer… car même si son père était le roi des connards, il avait aimé sa mère et chaque jour qui passe il regrette de n’avoir pas été plus attentionné. Voilà une belle punition. Alors oui, Sheppard comprenait la souffrance de son ami, mais ne comprenait pas sa pulsion à vouloir tuer quelqu’un qui était votre « frère ». Donner la mort ne doit pas être un acte si facile, mais réfléchie. En tant que soldat, il en avait arraché des vies… mais dans un cas pareil, aussi haineux et en colère il aurait eu grand mal à ôter la vie d’un proche. Et pour cela John, ne lui pardonnait pas… du moins pas encore. Et c’est pour cela qu’il avait simplement dit « qu’il le comprenait » sans lui donner un quelconque pardon. Qu’importe l’ivresse, qu’importe la douleur, il y a des actions qui ne sont pas tolérable.

Le colonel, tourna le regard vers Vadrielle, qu’allait-il faire ? Maintenant qu’il avait Vida, cela allait changer leur plan non ? Il avait envie de se tourner et de partir, de laisser tout ça derrière lui. Il en avait un peu sa claque sur le coup. Cette attaque, qu’importe les raisons, lui rappelait les autres trahisons et il se demandait sur qui compter sans se prendre un poignard dans le dos… il avait bien sur pleins de personnes, mais bon quand on est au plus profond de soit triste et en colère, on ne voit ce que vous voulez bien voir. Il était fatigué de toujours être bon, parfois, il se faisait la remarque que les connards avaient moins la rate au court bouillon que lui, qu’ils souffraient largement moins puisque ne s'investissent pas humainement parlant. Mais jamais, il ne pourrait adhérer à ce genre de comportement. Il est homme de sentiment et homme en conséquence facilement ébranlable sur ce point. Il voulait pardonner à Paresok, mais là… non il ne le pouvait pas pleinement. L’alcool n’est pas une excuse, sinon, pourquoi inculper les meurtres et les viols perpétrés par des personnes enivrés ? Cela n’a pas de sens. Il avait envie de lui gueuler dessus… de lui dire qu’il n’est pas responsable de tout ça… qu’on ne devrait pas l’accuser de choses aussi terrible… et de pester pour se soulager, mais il se résigna, dans un soupir lent et silencieux.

Vadrielle posa une main sur sa tête. A ce moment, Paresok donnait l’air d’un vieil écuyer sur le point de se faire adouber.
« Meneur Otakins, au nom des Trois, je vous absous de votre manque d’honneur. Puisse l’humiliation vous servir de leçon et éclaircir votre regard. »
Le Natus se redressa difficilement, cherchant un soutien d’une main qui trouva celle de Vida. Elle l’accompagna jusqu’au fauteuil pour qu’il s’installe et reprenne ses esprits.
« Elle est partie...je l’ai perdu. » Souffla-t-il dans un élan de détresse.
« Sheppard ne compte pas laisser cette duelliste dans la Dernière Marche. »
Paresok écarquilla les yeux et le sonda, se demandant si son entourage n’était pas en train de se moquer de lui.
« C’est folie, nul ne revient... »
« NOUS reviendrons. » trancha Vadrielle. « Les Soeurs me missionnent à renfort de Sheppard. »
« Et je l’ai fait mandé. » ajouta Anelyn tout en le fixant doucement. « C’est homme d’honneur comme toi, je savais qu’il se refuserait au départ d’Idène...comme moi. »

Paresok essayait de réfléchir malgré la présence de l’alcool. Avoir retrouvé une forme de lucidité ne lui permettait pas de récupérer toutes ses facultés et il tentait de mettre les pièces du puzzle en place. C’est Anelyn qui le lui fit comprendre un peu plus subtilement. Sa main enchassée dans la sienne, elle la guida pour qu’il la pose sur son flanc, bien à plat. Et tout en le regardant, elle la décala pour que ses phalanges terminent leurs voyages sur le bas de son ventre. Juste en-dessous de son nombril, là où la vie grandissait toujours chez les femmes.

« Nous sommes là pour la récupérer Paresok. » confirma John, il n’avait aucun doute, tout comme Vadrielle de la réussite de leur mission. Bon, ils n’allaient pas revenir dans un super état, mais cela n’avait pas d’importance. Son regard migra vers le geste équivoque de Vida… elle était enceinte, une très bonne nouvelle pour illuminer un peu l’ambiance… et surtout pour les Natus qui avaient perdu tous leurs enfants… dont Idène et Paresok. John n’osa pas donner ses félicitations à la Batailleuse, pas encore... le moment ne s’y prêtait peut-être pas. Celui-ci appartenait au meneur qui découvrait cet état. Cependant, un sourire radieux avait devancé ses propres paroles ainsi qu’un regard pétillant.

Paresok avait du mal à organiser ses idées. Mais tous les signes de détresse, de haine et de colère avaient quitté son visage pour une expression de joie pure. Il se redressa un peu brusquement et fît disparaître le petit corps de Vida dans une étreinte passionné et amoureuse.
« Sois-je maudit de l’apprendre ainsi. » Murmura-t-il avant de l’embrasser tendrement.
Tandis qu’Anelyn se séparait de lui parce qu’ils n’étaient pas seuls, Gator donna une feuille de son calepin dans les mains de John.
« Dis-lui que Matt, c’est sympa comme nom. Oublie John, c’est trop éventé... »
Il aurait dû parier que le clone de Matt face ce genre de réflexion, c’est tellement… “Eversmandien” tout ça. « C’est trop instable comme prénom » murmura John. Surtout que Matt était très mal vu en magna donc cela ne serait pas approprié.

La Batailleuse prit le visage de son homme entre ses mains.
« Paresok...nous menons tous deux les familles à la bataille. A leur mort, au nom des Trois, de nos valeurs, et pour l’avenir. Ce n’est pas ce que je veux pour son éducation... »
Il hocha la tête, visiblement sur la même longueur d’onde.
« Idène. » Répondit-il.
« Oui. Elle est plus que simple duelliste. Une aimante qui mérite tant de connaître sous nouvel enfant. Il doit grandir avec son amour, pas en lui enseignant sa Dernière Marche. »
« Je la ramène. Par les Trois, je la ramène à nous. »
« Fait-le, amour. Sa mère doit être là lorsqu’il poussera son premier cri. »

Même si John était initié à la manière des Natus, cela était toujours un peu étrange (à cause de sa propre culture) d’entendre ce genre de propos, « que sa mère soit là quand il poussera son premier cri ». Mais outre le décalage de culture, John n’avait jamais nié, qu’il aurait bien aimé pouvoir être d’origine Natus, pour leur valeur et la manière de voir le couple. Ou même vivre de cette manière avec leurs liens. Il avait l’impression que ce genre d’union, rendait une famille plus forte et plus propice à la tolérance.
En tout cas, Vida avait accepté d’être plusieurs et non plus exclusive. Une belle évolution et une preuve d’amour encore que plus belle envers Paresok. Cela était touchant, son cœur était gonflé de bonheur et cela se voyait sur son visage qui ne pouvait mentir.
Le ton dramatique avait laissé place à un peu de joie et cela était appréciable pour donner du baume au cœur à chacun. Quand les deux futurs parents s’éloignèrent l’un de l’autre John se présenta devant Vida.
« Toutes mes félicitations pour cette grossesse. Vous savez à combien de mois vous êtes ?» demanda t’il curieusement. Il serait bien tenté de lui proposer l’aide médicale de la cité, pour le suivi de son petit bout. Mais vu le tempérament des Natus, ils n’y verraient pas de grand intérêt, sauf peut-être pour voir le sexe en avance.

« Nous ne faisons pas compte du développement de l’enfant. Restera en mon sein tant qu’il le désire pour émerger plein de force et de fougue. »
Elle dévia son regard dans la direction où Paresok avait disparu.

« C’est un risque excessif que vous prenez en vous engageant sur la Dernière Marche. Votre retour sera récompensé comme il se doit, prenez-en conscience... »

John hocha la tête, il ne pouvait pas estimer son temps de grossesse, mais il était certain qu’elle la mènera à bien. Il lui fit un sourire en même temps, avant de le perdre lors de la mention de la récompense… John ne se rendait pas compte des dangers de cette dernière marche, mais il commençait à se dire qu’il allait à la rencontre d’une sacré aventure et que sa vie ne valait pas grand chose pour qu’il la mette aussi souvent en jeu.
« Ma seule récompense sera de revenir vivant avec Idène toute aussi pleine de vie ! »
« Que les Trois vous gardent, John Sheppard. Vous avez toute ma gratitude... »
Le colonel eut un rictus avant de lui tendre la main pour la saluer dans un signe de respect et d’au revoir.
« Prenez soin de vous… *petit silence* deux.. »
Vida l’en remercia d’un sourire entendu.


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    Colonel John Sheppard
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Un meneur en colère
John Sheppard & Magna (Papi)"Chrono : 10 janvier 2019"


Une bonne heure s’était écoulé.
Paresok avait pris un bain assez rapide, aidé par sa Batailleuse et amante, et ressorti de la chambre dans une nouvelle tenue. Il était propre, présentable, n’empestait plus l’alcool. Si les signes restaient encore bien présents avec des cernes profondes, le Meneur avait repris son allure habituelle. Il marcha pour récupérer tant son marteau que sa lame “Gaiha” et prépara ses affaires avec gravité.

Du côté des clones, Gator et Catalia s’étaient associés avec Vadrielle pour préparer les canots qui débuterait leur propre Dernière Marche. Le premier les emménerait tous tandis que le second, traîné dans leur sillage et attaché d’une corde, contenait des vivres, du matériel et des armes supplémentaire.
La longère disposait d’un hangar pour ces préparatifs qui, par chance, n’avait pas subi la colère de Paresok. Vadrielle aida les deux clones à s’installer sur les côtés et se positionna droitement comme une figure de proue. Ils étaient sur le départ.

Les “au revoir” pleins d’espoirs entre Paresok et Vida furent déchirant. La jeune femme, toute Batailleuse et farouche guerrière qu’elle était, ne put s’empêcher de pleurer silencieusement ce départ. Paresok l’embrassa une dernière fois et descendit sur le ponton pour rejoindre son frère d’arme.

« Il ne faut pas que cela soit corvée en ton coeur. Tu peux toujours repartir. » Lui dit-il après l’avoir observé un moment. « Je comprendrai... »

John attendait patiemment le dernier membre de cette expédition. Il était plutôt content de retrouver un homme calme. Et surtout à nouveau frais sans avoir l’esprit embrumé. Il pourrait dire qu’il n’était pas certain de partir à l’aventure avec « son frère » ou un autre homme mais au fond de lui, il savait qu’il l’avait retrouvé. Et cette certitude lui fit le plus grand bien.
Voilà que maintenant, il lui offre la possibilité de rebrousser chemin. Cela n'était pas une corvée sinon il ne serait pas ici à mettre en jeu sa vie. Une nouvelle fois. La dernière phrase du meneur lui arracha un rictus au coin de ses lèvres blanches.
« Mais tu me le pardonnerai pas. » répondit directement John, qui avait bien compris la référence du Natus. Il le regarda droit dans les yeux, l’air sérieux. « Il faudrait qu’on parle. Qu’on mette à plat cette histoire qui a manqué de tuer notre amitié… mais avant….» et le mot tuer était bien choisi. Il se tourna complètement vers le meneur avec son allure fraîche mais le visage encore gris par son exploit du jour. Sans parler de ses adieux déchirants à vous briser le cœur en éclat. Sans attendre le colonel, prit dans ses bras cette tête de mule.
« Je suis heureux que tu sois à nouveau père Paresok !» dit-il doucement en lui tapant farouchement les épaules du plat de ses mains.
« Arrière... » intima Paresok dans un fausse plainte, complètement géné. Il le repoussa légèrement. « Crénon ! Après m’avoir fait gober la rivière, tu cherches à me la faire sortir par les yeux...quelle sadique divinité peut te faire telle inspiration ?!? » Cela fit rire John qui ne répliqua rien de plus. Paresok haussa des épaules.

« Assez de mots, palabres et jugements. Tu es Atlante et moi Natus, nous perdrions la salive sur griefs poussiéreux et convictions personnelles. La réponse viendra...en partageant l’arme, côte à côte, plutôt que face à face. »

Voilà une sagesse qui aurait été bonne d’être connue plusieurs mois avant, avant que Paresok décide de le tuer et qu’il n’est pas bienvenu ici a cause de la colère du meneur. John retenu un soupir, il trouvait ça facile comme phrase, cette soudaine illumination, alors que juste avant Paresok avait manqué de lui éclater la cervelle avec son marteau et il en passe… Mais soit. Au final, John n’avait pas envie de se disputer avec le Natus surtout sur des différences de cultures qui ne mèneront à rien de bon. Il espérait juste que dès maintenant son frère d’arme, son ami ait mit de côté ses pulsions meurtrières.
« Très bien.» Affirma John, qui s’avança vers la barque pour commencer un long voyage dangereux digne d’un roman de Tolkien.

Le départ se fit calmement.
Après que Gator eut cessé de vouloir reproduire la scène du “Je suis le Roi du Monde” du film Titanic, Catalia le retirant de sa position après avoir accroché sa ceinture, Sheppard pût trouver une place libre dans ce long canot. Il se trouvait en tête de proue tandis que les clones, Paresok et Vadrielle prenaient les rames. Ils orientèrent l'embarcation qui, dès qu’elle s’écarta du ponton, fût lentement attirée sur le courant.

Anelyn Vida s’avança sur la plateforme de bois, comme si elle leur souhaitait un simple au revoir d’un signe de tête. Mais au-delà de sa stature droite de Batailleuse et de dirigeante du peuple, l’expression morcelée de son visage se détachait du reste. Apparence de femme forte, visage cassé par l’anxiété et des larmes discrètes. Paresok lui fit un dernier signe puis le tunnel dans la roche les avala pour de bon.
Ils venaient de franchir le point de non-retour, celui dont les Natus ne revenaient jamais, la dernière image qu’ils donnaient d’eux à la Magna et à Atlantis.

Le minerai de feu à l’état naturel éclairait les lieux. Le tunnel filait comme s’ils étaient en balade de découverte en direction d’un étang plus vaste. La voix de Vadrielle monta ensuite en écho, comme si elle chantonnait dans une église.

« Au nom des Trois Valeureux, fondation du peuple Natus, voyez la vaillance des hommes de la Magna et de l’île de Fer. Portez en nos forces et vertus le regard du Juste. Accompagnez nos bras et nos pas dans la noble épreuve à laquelle nous approchons sans terreur. Pour la Magna et l’avenir... »

Un papier griffonné tomba entre ses mains et elle le fixa avant de relever le regard sur le clone de Matt.

« A...men ? »

Gator n’eut pas le temps de rire qu’il se prit un taquet derrière la tête de la part de sa soeur d’arme. Il répondit dans la mauvaise fois d’un élan de rame pour lui envoyer de la flotte, éclaboussant Sheppard au passage.

Ce Matt était bien plu enfantin et culotté que l’autre l’était, on va dire que le culot était bon enfant alors que celui du vrai était de la provocation d’un sale môme qui n’a pas prit assez de baffe. Outre le taquet sur le coin de son crâne coupé court John lui avait lancé un regard sombre avant de pester à cause de l’eau !
« Nom de dieu Gator ! Tu m’étonnes que tu es célibataire en visant aussi mal ! » lâcha t’il pour faire chier le clone muet.
« J’loupe jamais le visage ! » Répondit-il par écrit pour faire un jeu de mot entre ses performances sexuelles et son aptitude de tireur de précision.
Catalia, à côté, afficha une mine dégoûtée qui se partageait à l’aspect morne et endormi que l’on connaissait habituellement d’Allen. John soupira aussi à son tour… mais d’humeur à l'embêter il continua histoire d’avoir le dernier mot. Cela était quand même plus sympas qu’avec l’autre qui vous parle de pizza dans un irrespect frolant l’humiliation et le meurtre.
« Je confirme mes paroles, tu vises jamais au bon endroit...»
« J’te coupe le sifflet, patron ?!? » répondit Gator avec un air excité. « T’es prêt pour la petite bombe dans ta face ? »
John lui prit son stylos pour lui griffonner sur le papier un petit bonhomme qui pleure … le pauvre il est attaché par ses testicules en train de boire la tasse dans de l’eau, avec écrit au dessus “Matt-nuque” pour le jeu de mot sur l’onuc.
« Et toi tu es prêt ?»
« Tu dessines avec tes pieds colonel ! T’as gagné ton grade au dernier concours d’art ? » Rétorqua le clone en mimant la tête d’un attardé.
« Non c’est via le mérite d’avoir des cassos comme toi dans mes équipes ! »
« On est UNE ARMÉE de cassos maintenant ! Bon, tu la veux la bombe ?!? »
John éclata de rire avant de répondre sans attendre : « Autant que toi de perdre tes chamallows ! »

Paresok et Vadrielle, derrière eux, continuaient de pagayer bien que plus lentement. Leurs visages empreint d’une perplexité presque angoissée, ils se jetaient des regards en se demandant si les Altlantes n’étaient pas soudainement devenu fous. Surtout que Sheppard répondait seuls à des mots qu’il recevait, rendant la scène encore plus gênante.
Mais finalement, la réponse se matérialisa sous leurs yeux et ça eut l’effet de les soulager. Gator s’était tourné de trois quart pour ouvrir son gilet tactique et fouiller dans sa poche intérieure. Il plaça dans les mains de Sheppard une petite plaquette de bois Natus en faisant un geste d’explosion et un “bouaaaaaa !” silencieux. Comme si c’était du lourd. Du très très lourd…

Et finalement, c’était le cas. Car en la retournant pour en observer le contenu, il découvrit une image dessiné avec une extrême précision. Les Natus n’ayant pas d’appareils photo passaient exclusivement par leurs artistes les plus doués. Gator s’était fait tiré le portrait et il n’était pas seul. Une femme se laissait ceinturer par la taille et il y avait un nourrisson dans ses bras.
« GATOR, LE CONSOLATEUR DE VEUVE. Ca pète non ?!? »

John regarda l’image avec un air de perplexité plus que visible...Il leva un regard vers Matt fronçant les sourcils en mode “tu déconnes, tu as payer combien pour ça ?”...
« Bah… voilà tu vas me la faire mon armée de petits rebelles ! Quoique avec du sang de Natus, cela va rattraper ta connerie.» dit-il sous forme d’humour, mais cela lui avait quand même couper le sifflet, lui qui pensait à une bombe version “bombe a eau”...
« Fantasme pas. J’l’ai fait encore plus con que moi !!! Ca va être beau les vacances chez tonton Sheppard ! »
John pouffa « Papi Caldwell va être heureux de lui montrer son Dédale alors ! Il a besoin de challenge le vieux ! »
« Il pissera sur son siège de patron. Les gamins, ont leur excuse tout. Regarde pour moi... »
« Oui je vois… Matt a été dégradé et si cela tenait qu’à moi il ne serait plus sur la cité. » botta en touche John.
Gator eut l’air surpris. Il cessa de pagayer et noter ses petits textes pour voir s’il disait vrai. Le clone préféra passer lui aussi là-dessus, la nouvelle l’affectant visiblement.

John le laissa digérer la nouvelle. Il se concentra sur une autre plus positive : Matt...papa...enfin un clone de Matt papa… Non Gator ! La reine Wraith leur avait donné la faculté de pouvoir enfanté comme de vrai “humain”... Quand on pense que sur terre les clones d’animaux vivent pas longtemps mais ne sont pas toujours fertile…Cela en bouche un coin !! En plus de lui donner un coup de vieux non négligeable… Il ignorait si les deux annonces de bébés commençaient à agiter son horloge biologique, mais il se demandait si lui a 42 ans il allait être père… Cela était peut probable, au vu de sa vie.
Il lui rendit sa petite plaquette avec un sourire complice sur les lèvres en chuchotant « Félicitations le papounet ! J’espère que tu l’as appelé John c’est bien classe ! » reprit-il la vanne faite pour Vida juste avant.
« Il s’appelle Auriel. C’est con comme nom...mais bon, les femmes...surtout elle. Elle veut gueuler sans ouvrir la bouche pour, je cite : “être au même niveau que toi pour tempêter griefs”. J’sais même pas ce que ça veut dire, c’est sa trombine qui parle pour elle... »
Qu’il est clone ou non, cela restait quand même du Matt de ne pas comprendre les autres… « Elle veut parler de la même manière que toi, pour être comme toi. Comme tu ne parles pas, elle se met par empathie au même niveau que l’homme dont elle a fait l’erreur d’aimer ! Benet ! »
« Ben moi, j’mets fin aux emmerdes autrement. Et croit moi, non seulement elle se dit pas qu’elle a fait une erreur. Et elle garde pas sa bouche fermée bien longtemps quand je m’en occupe. Eh ! Faut avoir l’arme pour se faire pardonner toutes les conneries, j’suis la copie de Matt je te rappelle !!! »
« Ouai… Aussi vantard l’un que l’autre ! » roula des yeux John… Elle avait intérêt à être patiente cette jeune femme.
« T’es un gros jaloux ! Ma prise est plus belle que la tienne, LE sheppard d’Atlantis. »
John lui lança un regard blasé ...« Bien sur bien sur… Moi j’aime un peu trop la cuisine française avec son raffinement et son élégance… toi tu es trop dans la nostalgie américaine… toujours plus, toujours plus lourd... » Il lui fit un sourire narquois, jouant le jeu. Au moins, cela faisait passer le temps de cette traversée frissonnante.
« Carrément pas, je bouffe Natus maintenant et ça me plait. On a beau être enfermé dans une cave géante, les nanas du coin elles aiment pas à moitié...Ah ! Et toi, mon petit colonel, t’es privé de dessert. Tu tapes que dans le modèle unique de Française. Moi j’ai le droit de courir à droite, à gauche ! T’en dis quoi de ça ?!? »
« Que je n’ai pas besoin de tremper mon biscuit dans toutes les crèmeries du village pour être pleinement content. » enfin il disiat ça, mais il n’était pas contre le système des Natus, il n’aurait eu que peu de problème de se partager avec Idène et Natasha… Bon cela l’aurait dérangé que Natasha ait quelqu’un d’autre… mais au final il aurait put s’y faire aussi… Enfin pas moult partenaires un couple a trois lui va bien.
« On en reparle à ta prochaine embrouille !! »
John lui fit une moue… « Car toi tu en as pas a force de courir de partout ? »
« Arvelie elle s’appelle. Et quand je rentrerai chez moi, elle m’attendra avec mon gamin. Elle m’aura encore fait un putain de repas de roi et elle lira mon aventure à voix haute. Enfin...sauf les trucs cochons que j’écris pour elle. Faut préserver le môme. Je t’invitrai à bouffer si tu veux...mais faudra pas rester dormir. Les mûrs sont en “pierre-pâte”. Mes nuits, c’est sportif ! »
« Va pour le repas sans le cérémonie d'intronisation de monsieur ! » confirma John. Lui s’il rentre sur Atlantis, allait devoir s’expliquer à ses supérieurs et auprès de Natasha qui sera ravi d’en remettre une couche sur son idée farfelue d’avoir mit en jeu sa vie. Enfin cela n’était pas terrible, bien moins qu’avec son ex. Il savait que Natasha comprendrait … en pensant à elle, il se disait qu’il avait de la chance d’être tombé amoureux de cette femme exceptionnelle. Et il culpabilise un peu de ne pas lui avoir envoyé un message… au cas où il lui arriverait malheur… Mais dans sa tête il reviendrait en vie ainsi que toute cette fine équipe. Donc, il la retrouvera qu’avec la fierté d’avoir retrouvé Idène sans jamais avoir eut a faire un au revoir comme pour l'opération Normandie.

Cependant, malgré ses boutades, il était sincère il était content pour Gator qu’il ait une famille et qu’il est responsable d’autre chose que de son petit cul… Même si les accompagner aujourd’hui était irresponsable comme il était père de famille… John toisa le miroir d’Allen.
« Tu as aussi une famille ? »
Sur le moment, elle fît mine de ne pas avoir entendu. Gator lui fît une tape punitive sur l’épaule en insistant d’un geste. Catalia lui retourna un regard morne et il semblait qu’elle conversait avec lui par télépathie. De longues secondes s’écoulèrent et, étonnamment, Gator gagna la bataille de l’esprit puisqu’elle positionna la rame sur ses genoux afin de fouiller la poche intérieure de sa veste.
Catalia tendit à Sheppard une plaquette similaire. Le clone d’Allen était représenté dans un bain. Le portrait dessiné à la main commençait à partir de ses épaules nues, étendue comme si elle avait posé ses bras sur les rebords en bois. Le visage neutre, le regard malgré tout étincelant, ses cheveux se perdaient dans ceux d’une femme. Une brune très fine au visage pointu et au regard expressif. Elle avait un air de louve et elle posait son menton sur l’épaule droite de Catalia, la main maintenant une douce étreinte sur l’épaule gauche garni de leur chevelure entremélée.
En-dessous, le nom d’Eryelle s’y trouvait gravé.

John lui fit un sourire, les deux avaient trouvé des âmes avec qui vivent une vie… Une vrai vie pour des personnes qui avaient été créer pour n’être que des armes, cela était une belle conclusion. « Content pour toi aussi Catalia ». Le colonel, ne la questionna pas sur son temps de réponse long, elle devait sûrement hésiter à lui montrer un bout de sa vie. Après tout la capitaine Allen était discrète sur ses amours et peut de personne savait qu’elle fréquentait aussi une femme blonde et incendiaire. John lui même n’était pas au courant, il avait des “bruits” et de racontars sans véritable preuves et il n’y portait jamais attention.

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