Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 12 Fév - 12:10
Steven Caldwell
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White
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Chronologie : VENDREDI 1e MARS 2019, 17H30.



« PL-797… » fit le professeur Deyn après que la planète soit apparue par la grande baie vitrée du hangar. « On y est, le Dédale va se mettre en orbite géosynchrone et...là...voilà, vous voyez ?!? »

En orbite, les restes de deux épaves de croiseurs Wraiths semblaient comme figés pour l’éternité. Ils entouraient ce qui semblent être une ancienne station d’observation. Son architecture, sa forme et sa matière ne laissait pas de doute quant au fait que cette station leur appartenait bien. Pourtant, c’était très loin des habitudes de l’ennemi, lui qui avait ses propres laboratoires intégrés dans les vaisseaux ruches.
L’installation était complètement dévastée, un flanc entier était crevé de plusieurs impacts et ayant répandu depuis longtemps son contenu. L’amas de débris cernait la carcasse comme les anneaux de saturne tandis que le Dédale passait lentement devant, offrant un spectacle magnifique, mais morbide, avec tous les détails au groupe White réunis devant la baie.
Souvent, des masses nuageuses sombres et violettes se déplaçaient rapidement, faisant presque le tour de la planète en un temps record. Les zébrures d’éclairs violents pétillaient ici et là, marquant parfois un étrange sillage d’échange de courant d’air. Si l’oeil d’un typhon ne se voyait pas, il semblerait que l’état catastrophique du climat donnait cette impression.
Mais heureusement, il y avait des zones un peu plus tranquilles. Et c’est là que la teinte grisâtre d’une mégalopole de métal se devinait. En réalité, un immense champ de ruine...

« On s’arrête rarement pour des trucs comme ça. C’est monnaie courante dans ce secteur de la galaxie. Par contre... » Deyn pointa la partie éventrée de l’ancienne station. « On s’est rendu compte que c’était du plasma Wraith qui avait fait ça. Ils ont tiré sur leur station et, juste après, ils se sont tirés mutuellement dessus jusqu’à la destruction. Le dernier croiseur vivant à fait sauter ses générateurs par surcharge. »

Le professeur enfonça ses mains dans ses poches et attendit que le croiseur atteigne son orbite géosynchrone.
Vu depuis la baie d’observation du Dédale, la planète ne donnait pas du tout envie de s’y poser. La surface était striée de ravins si profonds et étendus qu’ils se distinguaient à l’oeil nu. Des cratères mouchetaient ici et là l’étrange harmonie de ces balafres et le caractère atypique de son parallélisme. Comme si une créature cosmique s’y était faite les griffes et que la boule n’avait jamais été capable de cicatriser depuis.

« Vous savez, on dit que les Wraiths démontent toutes les civilisations qui seraient capable de représenter un danger technologique. Dès que l’un deux découvre la poudre à canon, ils débarquent avec leurs vaisseaux et ils rasent tout pour les ramener à l’ère de la roue. » Il hocha la tête, pensif. « Mais je crois qu’ils ont fait une exception pour cette planète. Ils ont monté ce truc pour observer leur technique d'ingénierie mécanique, je vois pas ce que ça peut être d’autre... »

Deyn jouait les guides depuis trois jours. C’est lui qui avait mené les recherches sur la planète et découvert le cube. Le fait que les analystes et les savants de divers spécialités se soient lassés l’avait profondément vexé. Mais un beau jour, il avait reçu ce mail d’Atlantis, qui lui disait qu’une jeune femme avait découvert le secret. Il n’avait eu de cesse, depuis, de harceler Thyra White de questions. De ce qu’elle avait pu apprendre de l’Infinity.

« On devrait continuer de se préparer, Caldwell n’aime pas être en retard... »

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Mar 12 Fév - 12:48
Lorn Fawkes
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White
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« Donc ! Comme je vous le disais, Monsieur Fawkes, Mademoiselle White, cette fresque est la seule pièce que nous avons été capable de rapatrier de leur ville dévastée. Il y a eu un bombardement tellement massif et acharné que les rares bâtiments encore debout sont contaminés par du rayonnement plasma. Ce ne sont plus que des coquilles vides. Et il est impossible de s’enfoncer au coeur de la ruine. Néanmoins... »

Le confrère archéologue ouvrit la protection pour lui montrer cette fresque d’un mètre de large. Elle était faite dans un métal visiblement très résistant dans lequel avait été imbriqué un certain nombre de rouage gravé. C’était un travail d’orfèvre, comme si un concepteur de montre avait voulu faire une pièce d’art en format plus vaste. La première image générale montrait une ville avec un soleil radieux et des citoyens. Mais lorsque l’archéologue tourna quelques uns des mécanismes, les morceaux de gravures s’ordonnèrent sur une image totalement différente. La ville était la même mais le soleil semblait bien plus terne, morbide, tandis que des darts plongeaient et se redressaient. Les villageois étaient courbés, implorants. Ca racontait l’histoire d’une sélection.

« Nous pensons qu’ils n’ont pas d’alphabet mais une technique de communication principale basée sur ces types de casse-tête. Pour le moment, nous ne sommes parvenus qu’à modéliser trois images. Mais nous pensons qu’il pourrait y en avoir bien plus. »

L’archéologue replaça soigneusement la protection pour que Lorn et Thyra puissent en disposer et l’étudier à loisir.

« La dévastation nous met de sacrés bâtons dans les roues. Il y a très peu d’éléments étudiables en surface. Mais le Dédale a repéré une série de mines dans tous les reliefs de cette planète. Et son atmosphère présente des signes caractéristique d’activité industrielle intensive. Nous pensons qu’ils en étaient rendu à l'ère de la métallurgie. »

Il assista son monologue de gestes de la main.

« Comme l’a indiqué mon confrère, les Wraiths semblent avoir choisi de surveiller le développement de leur technologie. Il semblerait qu’ils soient parfois descendus pour des sélections mais sans forcément en faire une réserve de nourriture. Mais quelque chose semble avoir dérapé, nous ne parvenons pas à découvrir quoi.... »

L’archéologue se tourna vers la baie où la planète occupait désormais toute la place.

« A un moment donné dans l’Histoire, les Wraiths ont décidé de tout raser. Ils ont bombardé cette planète avec une telle violence qu’ils l’ont stérilisé de sa biosphère. La dalle de l’Infinity, cette ville qui court sous la croûte terrestre, était probablement leur cible finale. Ces ravins sont beaucoup trop parrallèle pour être naturels. Ils ont été foré dans l’espoir d’atteindre le réseau de rail. »
Il haussa les épaules.
« Mais même pour une race avancée comme les Wraiths, atteindre une telle profondeur relève du miracle d'ingénierie planétaire. Il y a une telle pression et une telle chaleur que rien ne peut y résister. Et pourtant, cette société y a monté une ville sur rail. Je suis certain, pour ma part, que vous trouverez un nombre important de ces fresques une fois sur site. Je suis jaloux de ne pouvoir partir avec vous... »
En parlant, il avait spécifiquement regardé Thyra, elle qui avait percé le secret.
« Soyez prudente, mademoiselle, nous ne savons presque rien de l’artefact que vous portez et comment il réagira une fois que vous entrerez sur la Dalle. »

Thyra Withe


C'est le grand jour. J'ai percé le mystère de l'Infinity. Tout le monde dans le milieu scientifique est au courant. Je suis allée voir mes supérieurs, j'ai expliqué ce que j'ai fait, ce que je voulais faire et avec qui. J'ai demandé à aller sur cette planète mystérieuse et j'ai aussi demandé à ce que Lorn m'accompagne. Je sais que c'est un expert en langue morte, en civilisation aussi, et puis le sang Français qui coule dans ses veines fait de lui mon partenaire idéal. Surement mon côté chauvin...

J'ai très mal dormi la nuit dernière, probablement à cause de mon excitation ! Maintenant que je suis sur le Dédale, à survoler cette cité de fer, je sens que mon coeur va exploser. Les bras croisés pour tenter de garder mon calme, mes yeux restent fixés sur cette merveille intergalactique. Je ne m'occupe pas des vaisseaux éventrés, seule cette planète, cette cité cachée m'intéresse. Les cicatrices à sa surface prouve la volonté acharnée des Wraiths à vouloir atteindre son coeur. J'imagine alors que la valeur de ce qu'elle renferme est inestimable. Je compte bien trouver quelque chose en tout cas... autre que des restes humains. La chaleur et la pression ont dû causer beaucoup de difficultés aux habitants pour construire leur ville, j'ai hâte de voir comment ils ont fait.

Quand l'archéologue dévoile le secret d'une fresque retrouvée sur place, mes yeux s'écarquillent. Le fonctionnement est remarquable ! Semblable à celui de l'Infinity ! J'imagine que Lorn est plus fasciné par les dessins représentés dessus.... nous dirons qu'ensemble, nous faisons la paire. Le système de rouage semblerait être la principale façon de communiquer sur place. Alors si jamais nous parvenons à pénétrer dans la cité, nous trouverons d'autres fresques du genre que nous devrons manipuler de la même manière. J'ai hâte !

L'archéologue nous laisse ensuite manipuler l'objet. Je sens dans son regard et à travers ses mots, l'envie d'être à ma place en cet instant. Mais franchement, malgré ma gentillesse, il est hors de question d'échanger nos places ! Vaut mieux peut être pour lui car aucun de nous ne savons où nous allons.

" Lorn, as-tu déjà vu ce genre de fresque ? Pour ma part, c'est bien la première fois que je vois ça. "


Lorn Fawkes


Lorn avait patiemment écouté la déferlante d’informations, notant dans un coin de sa tête ce qui lui semblait sans grand intérêt, soit la plupart des détails. S’il avait son carnet et un crayon en main c’était pour prendre des croquis de la planète, reproduisant convenablement ce qu’il aurait simplement pu avoir sur une tablette mais il restait méfiant quant à la toute puissance de la technologie. Parfois elle ne fonctionnait tout simplement pas et ce toujours lorsque l’on avait besoin. Il s’était montré plus attentif lorsque, enfin, il avait pu poser les yeux sur la fresque, magnifique au demeurant. Hélas il estimait que le “présentateur télévisé du vingt-heure” aurait pu être remplacé par quelqu’un de plus compétent. La plupart des déductions faites jusque là n’étaient pas totalement fausses mais bien trop hasardeuse à son goût. Rien que le pourquoi de la présence des Wraiths en orbite lui avait donné envie de rire et pas d’une façon positive. Et puis il était évident que seul des incapables ou pour le moins des benêts (selon Lorn) avaient étudié la planète, et ce qui en était sortie. Sinon comment expliquer que personne n’ait prêté attention à la musique joué par la fresque ? Un haussement de sourcils, un seul, trahi son irritation avant que ce pseudo archéologue ne se taise enfin et ne leur laisse étudier la fresque.

“Il y a des gens compétents dans le secteur ?” lâcha Lorn, à l’attention de Thyra. L’archéologue qui leur avait fait le résumé n’entrait évidemment plus dans cette catégorie. “Et non, je n’ai jamais rien vu de tel. Quoi que… Je suis certain que l’on a des exemples dans la culture terrienne.” ajouta-t-il pour répondre à la question.
“Vous avez l’oreille musicale ?” demanda-t-il en retour avant de prendre le temps d’étudier l’image actuelle de la fresque, la reproduire à la perfection sur son carnet en nuances de gris puis de demander, à sa façon, à son confrère, puisqu’il avait eu la bonne idée de rester à portée “Si vous pouviez faire apporter des instruments d’analyses audio et pas dans un siècle….”. Et, comme il aurait sans doute besoin de l’assistance de la technicienne, qui avait tout de même eu le mérite de percer le secret de la clef, il prit le temps de lui faire part de ses remarques “Lors des déplacements de la fresque l’on peut entendre un certain nombre de sons. Des phrases musicales je dirais. Derrière les images il pourrait bien y avoir des messages. En sommes cette bande d’incapables n’a fait que suivre leur petite idée grotesque selon laquelle nous avions à faire à un peuple sans aucune sorte d’alphabet… J’aimerais donc m’assurer que ce n’est rien d’important ou d’utile pour notre mission.”
Aussitôt les appareils obtenus, avec leur technicien, il entreprit de faire faire plusieurs essais, enregistrer les différents “bruits” émis, photographiant, pour gagner du temps, les scènes, notant quelques premières observations avant de prendre le temps d’analyser les résultats, trop rapidement pour n’avoir plus qu’une vague idée mais assez pour savoir que ce n’était pas juste une douce musique de rouages. Il lui fallut toutefois une bonne demi-heure avant de commencer à avoir des réponses, qui apportaient bien sûr de nouvelles questions.
”Donc… Résumons… Des sons lorsque la rotation s’effectue puis une fois la rotation effectuée, si l’on en juge par les quelques instants de silence entre les deux… Et évidemment nous sommes trop humains pour pouvoir entendre la chanson en son entier… Je doute parvenir à traduire cela avant plusieurs semaines… Et vous ne voyez rien qui pourrait nous éclairer ? Une donnée enregistrée par exemple ?”

En attendant une possible aide de Thyra il entreprit de faire quelques nouveaux essais, directement sur la fresque, revenant à des positions déjà visualisées plusieurs fois d’affilées. Il ne naviguait en fait qu’entre deux scènes, l’une décrivant la chute des darth sur la cité et l’autre montrant les habitants insouciants, juste avant l’attaque. Il espérait ainsi trouver un détail, dans les mouvements ou la musique pour tenter une percée. Et il y en eut bien une : le mouvement terminé l’on pouvait entendre une phrase musicale très courte, juste avant une plus longue. L’annonce du début du message ? C’était probable...


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Mer 13 Fév - 15:48
Karola Frei
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DU CÔTÉ DU MAJOR FREI ET FULLER.

« Bon, ce putain de tas de ferraille est censé être vide. Mais c’est toujours quand on s’y attend le moins qu’on a le droit au débarquement dans la gueule donc... »
Wakks présenta les diverses munitions qu’il avait étalé sur la table.
« Voilà le nec plus ultra de la munition perforante. On en a peu en stock tellement ça coûte bonbon. Ogive perçante chemisée d’un plaquage de trinium et de céramique. Ca vous perce une plaque de blindage de dix centimètres facile. Je peux vous les charger sur vos P90 mais pas les armes de poings. »
Il tapota les autres armes, dont une mitrailleuse.
« Plus vous prendrez du calibre élevé et plus je peux vous l’adapter. Par contre, oubliez pas, ça traverse “très” bien. Si vous êtes dans un endroit qu’il faut pas détruire, je sais pas, un générateur, une connerie comme ça, votre balle transpercera la menace ET le mur derrière. Donc gare au dégât collatéral. »
Le soldat passa aux articles suivant. Il remua une grenade sertie d’un liseret rouge.
« Le C4 fera pas l’affaire là-bas. Donc, grenade au phosphore boosté à la poudre termite, employable en charge d’effraction. Ca projette un écran surchauffé qui fait tout fondre comme du beurre sur un rayon d’un mètre. C’est pas utile pour une utilisation antipersonnelle, ça blesse pas. Vous foutrez de belles brûlures à la rigueur. »

Le militaire continua son exposé, professionnel.

« Depuis qu’on vadrouille là-bas, on a pas croisé âme qui vive. Peut-être un ou deux mecs nerveux vous diront qu’ils ont cru voir un truc bouger mais, en vérité, on s’emmerde comme des rats. Les signes de vie sont les nôtres, plus aucun faune ni flore. En surface, il y a des bourrasque de vents qui peuvent monter jusqu’à 160 km/h. Et ce n’est pas du sable dans ces tempêtes mais de l’oxyde de fer. »
Il avait pointé les énormes masses nuageuses électriques du doigt pour l’exemple.
« Les Wraiths s’en sont donnés tellement à balle que les débris se sont fragmentés en micro-débris jusqu’à faire de la poussière. De la limaille de fer. Alors si jamais vous voyez une de ces tempêtes vous tomber dessus, retenez votre respiration ou mettez vous une balle. »
Il était sincère, ça serait une trop terrible agonie.
« Je peux vous fournir des masques à gaz, bien sûr, mais les filtres ne tiendront pas longtemps. Normalement, la ville ne sort pas en surface donc vous devriez être peinard. Des questions ? »

Il hocha la tête et poursuivit.

« On pourra pas communiquer avec vous à une telle profondeur, vous serez seul. C’est pour ça qu’on a installé une balise de détresse subspatiale sur le MALP. Si jamais ça dérape et qu’il faut se tirer en vitesse, activez le et restez dans sa zone. Pas plus de deux mètres ok ? Et on téléporte le tout dans une cellule de quarantaine, bien à l’abri. »

Cody Fuller


Une mission à l’extérieur de la cité. Quoi de mieux. Je me sentais prêt à affronter ce que la galaxie nous offrait. Suite à l’aventure morphéa et la gyre, j’avais préféré prendre du temps pour moi pour me remettre sur pied. Avec beaucoup de temps et d’introspection sur moi-même, j’en étais venu à la conclusion que je pouvais retourner en mission.

Nous voilà sur le Dédale, en orbite autour d’une planète. Enfin, si on pouvait dire planète. Elle était en ruine. Il y avait des ravins et des cratères partout. Deux croiseurs Wraith étaient là, éventrés et ouverts, laissant voir leur contenu éparpillé partout. Ils s’étaient entretués ? Honnêtement, je n’avais pas trop envie de me poser sur cette planète.

Comme à mon habitude, je m’étais levé tôt et avais vaqué à mes tâches du matin pour me rendre au point de rendez-vous. Cette fois-ci, je n’avais pas emmené Zelda avec moi. Concernant le spectacle qui s’offrait à nous, je doutais qu’un chien soit utile. Elle risquerait plus de se blesser qu’autre chose.

J’eus un mouvement de recul lorsqu’une masse nuageuse violette fit le tour de la planète en un temps record. Des vents ? Puis le dédale se déplaça vers une section un peu plus calme. Celle-ci était pleine de métal. Un autre champ de ruine ? Il s’était passé quoi au juste sur cette planète ?

L’homme expliqua qu’ils s’arrêtaient rarement dans cette section de la galaxie, que c’était courant, sauf qu’ils s’étaient rendu compte que c’était du plasma Wraith qui avait éventré leur ancienne station. Ces monstres étaient une espèce assez évoluée. Pourquoi auraient-ils tirés sur les leurs ? On savait aussi que ces créatures n’hésitaient pas à raser tous ceux qui posaient un danger technologique. Alors l’état de la planète confirmerait ceci.

Devant moi et la major Frei, un militaire nous expliquait les munitions et explosifs à utiliser sur cette cité sous-terraine. Eh bien, jamais je n’aurais cru cela possible ! Elle était tout près de la croûte qui entourait le noyau de la planète, montée sur rails qui plus est ! Il n’avait pas tort. La planète semblait peut-être vide, mais c’était quand on s’y attendait le moins qu’on avait droit à des surprises.

Les munitions dont il parlait pouvaient percer environ 10cm ! Nom d’un chien, mais c’était énorme ! Il n’en avait pas beaucoup, disant que ça coûtait cher. Il disait pouvoir les charger sur les P90, mais pas les armes de poing. Je ne refusai pas. Peut-être que ça pourrait nous être utile. Il montra une mitrailleuse et ajouta que plus le calibre augmentait et plus les munitions perforaient facilement. Je n’étais pas contre la défense, mais en même temps, nous n’étions pas ici pour détruire la cité.

Il ajouta ensuite que le C4 ne fonctionnerait pas. Ça chaufferait et foutrait des brûlures. Il fallait trouver un autre explosif dans ce cas. À la limite un truc anti-blindage pour percer des parois de métal.

« Si le C4 c’est non, je suppose qu’un explosif anti-blindage est accepté ? Pour qu’on puisse percer certaines parois de métal »
« C’est bien pour ça que je propose cette grenade. On a un équivalent en charge d’effraction, ça fonctionne comme du C4 mais la composition est différente... »

Ensuite, il enchaîna sur le fait que les tempêtes qui avaient lieu à l’extérieur n’étaient pas du sable, mais de l’oxyde de fer. Putain, je n’osais même pas imaginer l’horreur ! Les masques à gaz seraient utiles, mais ne tiendraient pas longtemps. Je n’avais pas envie de me tirer une balle ! Non merci. Bon, si on avait droit à des tempêtes, on ne pouvait pas se trouver un endroit à l’abri le temps qu’elles passent ? Bien entendu sur un terrain à découvert, ce n’était pas évident. Bon, la seule option pour pouvoir réussir à traverser la planète restait le masque.

« Je propose de quand même prendre des masques. C’est mieux que rien. On en reparlera plus tard pour la balle ! » répondis-je, rigolant doucement. La décision restait tout de même à Karola, c’était elle la responsable de la mission.

L’homme mentionna qu’il n’y aurait pas de communication à cette profondeur. Évidemment. Proche de la croûte, je me doutais que les ondes radio ne passeraient pas. On avait droit à un système d’urgence. On pouvait l’activer et nous serions téléportés dans une cellule de quarantaine. C’était parfait. Cependant, une question me taraudait l’esprit. On avait droit à de la communication entre membre à cette profondeur ou nous serions réellement seuls ? Genre quelqu’un viendrait à se perdre et nous ne pourrions pas le contacter ?

« On a quand même droit à une communication entre membres n’est-ce pas ? Avec vous et le Dédale, c’est logique qu’il n’y en ait pas. »
« Vos radios personnelles passent, oui.. »

Karola Frei


Attentive et silencieuse, le major Frei se tenait debout face à Wakks et aux côté du soldat Fuller. Les bras croisés, elle écoutait religieusement l'exposé que le premier effectuait au sujet des armes mises à leur disposition dans le cadre de cette nouvelle mission qui les attendaient, elle et son équipe. Une fois encore, les petits plats avaient été mis dans les grands et les atlantes ne partiraient pas sans être solidement équipés en conséquence. Un sacré lot de consolation quand on savait qu'une fois sur place, ils seraient seuls pour se débrouiller.
Curieuse, elle tendit le bras pour attraper entre ses doigts l'une des munitions perforantes que le soldat leur présentait pour l'observer de plus près puis la reposa délicatement. C'était toujours fascinant de constater les progrès fait en matière d'armement et donc de voir que de si petites munitions pouvait faire autant de dégâts. Elle avait hâte de voir ce que cela donnerait en situation réelle tout en Elle prenant bonne note des recommandations quant à leur utilisation. A ce sujet, une question lui vint à l'esprit.

"Je me contenterais de mon p90 pour ma part. D'ailleurs, puisque vous parlez de risques, disposons-nous d'un plan de la ville ? "
« Négatif, Major. A cette profondeur, on ne peut pas cartographier la dalle... »

Wakks poursuivit son explication en énonçant deux trois informations relatives à ce que les équipes qui étaient descendues sur la planète avait pu observer. Pas grand chose à en croire l'homme du Dédale mis à part ces rafales chargées d'éléments toxiques pour l'être humain. Même si les masques à gaz ne se révéleraient pas d'une grande aide, ils ne pouvaient pas s'en priver non plus. Karola n'était pas femme à prendre des risques encore moins lorsqu'elle était chargée de diriger une équipe composée en grande majorité de civils. Visiblement, Fuller était du même avis puisque pour sa part, il exprima oralement qu'il préférait que l'équipe soit équipée des masques. Ce à quoi le major acquiesça.
Pour terminer l'exposé, le soldat Wakks insista sur l'impossibilité pour eux de pouvoir communiquer avec le Dédale qui, cependant, mettait à leur disposition son système de balise. Karola lança un regard entendu en direction de Fuller. Ce genre de dispositif, ils avaient déjà eu l'occasion de l'utiliser lors d'une précédente mission, qui avait bien failli mal se terminer pour eux, et il fallait dire que le système de balise subspatiale était plutôt bien pensé et pratique. A condition de l'utiliser convenablement, ce qui, dit comme ça, n'était pas non plus une mince affaire. Heureusement, ils pourraient communiquer entre eux.
"Est-ce qu'on est sûrs que l'air sous terre n'est pas vicié ? " demanda t-elle alors qu'elle doutait que l'utilisation du terme "peinard" soit justifié. D'ailleurs en parlant de ça, elle ajouta "Qu'en est-il d'une éventuelle présence Wraith ? " Aucun signe de vie autre que ceux des membres du Dédale envoyés sur place n'avaient été détectés, mais il était de notoriété publique que la présence de Wraiths endormis était difficilement décelable.
« Les détecteurs du Dédale sont assez performants pour être certain de la viabilité de l’atmosphère. Par contre, pour les Wraiths, on a aucune garantie. C’est bien pour ça que vous êtes là, protéger la troupe de civil... »

Karola n’aimait pas vraiment l’incertitude surtout quand elle concernait une donnée aussi importante que la présence d’ennemis dans un lieu qui leur était inconnu en tout point. Néanmoins, le major acceptait cela comme faisant parti des inconvénients de son travail. Elle s’en accommoderait et son équipe se contenterait d’improviser comme ils avaient l’habitude de le faire. Portant ses mains sur ses hanches, la jeune femme hocha la tête en signe d’approbation et considéra l’ensemble du matériel militaire que Wakks leur avait présenté.

"Bien. Au moins, nous serons équipés en conséquence. Nous prendrons juste les masques à gaz en plus, au cas où. Nous allons nous concerter et vous faire rapidement parvenir la liste du matériel dont nous allons nous équiper." Conclut Karola avant de se tourner vers Cody pour qu’ils puissent sans tarder discuter équipement.
« Reçu. »

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Jeu 14 Fév - 21:42
Natasha Avalon
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DU CÔTÉ DE NATASHA AVALON.

« Voilà, essayez encore une fois... » fit le docteur Swassons, très patient.

Sur le MALP modifié, un écran avait été placé à l’arrière. C’était comme un poste de travail ajouté en plus des commandes manuelles pour le faire rouler.
« Vos nouvelles balises sous-cutanées ont été hybridé avec la technologie Wraiths des traceurs. On les a reprogrammé pour que les signes vitaux soient retransmis ici, sur cette unité centrale. » Expliqua-t-il.
Les noms des cinq équipiers composaient une liste en haut de l’écran. Le docteur laissa sa comparse en choisir un avant de poursuivre son explication. Tout de suite, des constantes claires s’affichèrent, à côté d’une modélisation type du corps humain. C’était comme un jeu vidéo...
« Nous travaillons depuis longtemps sur un interfaçage permettant à une unité non formée d’apporter des soins plus avancé sur le terrain. C’est vous qui avez l’honneur de faire le test de cet équipement en plus de vos compétences professionnelles, mademoiselle Avalon. »

Swassons tapota sur l’écran tactile pour faire apparaître un exercice. Il afficha un corps du patient X, lequel voyait sa tension baisser et son rythme cardiaque s’accélérer. Les signes typiques d’une plaie ouverte assez importante. Automatiquement, la fenêtre de diagnostic faisait apparaître des mots clés sélectionnable. Natasha avait le choix entre “Trauma visible”, “Trauma non visible”, “péril imminent”. Lorsqu’elle appuya sur l’un d'eux, de nouvelles sélections se proposèrent et elle put poursuivre jusqu’à obtenir les procédures adaptées à la blessure par déduction.
Une animation rapide, sans texte, montrait les gestes nécessaires et les outils à employer pour stabiliser le blessé. Et en temps réel, le système retraçait l’amélioration des constantes.
« J’ose croire, néanmoins, que vous n’aurez à guérir qu’une cheville foulée et quelques épines de limailles douloureusement planté dans la peau... »
Il lui sourit.
« A cela s’ajoute un dispositif de traçage si vous perdez un ou plusieurs de vos équipiers. Vous verrez sur cette option une sorte de sonar qui vous indique la distance de séparation. Et la position par écho. C’est basique mais très efficace. »

-C’est très impressionnant, répondit Natasha en examinant les commandes. Cette machine lui aurait été utile à bien des reprises sur certaines missions auxquelles elle avait participé en tant que soignante. Bien qu’elle ait été bien formée aux gestes de premiers secours, elle n’en restait pas moins kiné. La médecine et la chirurgie n’étaient pas pas ses domaines de prédilection.

Swassons appuya ensuite sur la dernière option.
« Et pour finir, ce système d’analyse atmosphérique qui vous alertera si jamais il y a un brusque changement, une menace quelconque. Vous souhaitez vous exercer un peu sur le mode médical ? »

-Oui, tant qu’à faire… et comment déplace t-on le malp ? Demanda t-elle en examinant les pieds de l’engin. Elle n’avait jamais eu à en manipuler mais il lui semblait que ces engins n’étaient pas fait pour rouler sur de grandes surfaces accidentées.

-J’espère que la ville n’est pas montée tout en escaliers, plaisanta la rouquine… à moitié. Après tout, ils ne savaient rien de l’endroit où ils allaient mettre les pieds et ils ne pourraient peut-être pas faire suivre le malp dans leurs déplacements.

Lorsque Natasha avait apprit que la ville était enterrée elle avait hésité à accepter la mission. Sa peur de l’enfermement et de l’obscurité combinée au stress des missions que ne se passaient jamais comme prévu avaient déjà fait des ravages chez elle. Mais elle avait vu cela comme un défi personnel, l’occasion de dépasser sa peur et de se prouver qu’elle en était capable. Elle avait beaucoup changé en quelques mois.

Le docteur Swassons partit d’un rire léger, de celui qui regarde un jeune enfant excité à l’aube d’une expérience intéressante. Il prit la télécommande et passa la bretelle autour du cou de Natasha.
« Il y a des commandes manuelles sur le MALP. Mais ceci vous sera plus utile. Utilisez le joystick comme un jeu vidéo, c’est très instinctif. »
Il présenta le hangar de sa main, il était assez vaste pour manipuler l’engin.
-Ne me dites pas ça, répondit-elle d’un air taquin, Je vais plus décrocher après !
Les jeux vidéo c’était son truc et c’était tant mieux si la manipulation du MALP était intuitive et ludique.
« Exercez-vous. Et en cas d’escalier, cette sonde vous attendra bien sagement sur terrain plat. »
Le médecin se servit de quelques sièges pour concevoir des obstacles et permettre à la soignante de se familiariser avec la sensibilité des commandes. Natasha s’amusa un moment jusqu’à ce qu’elle se sente parfaitement à l’aise.
-Maintenant voyons voir la partie médicale...
« Bien. Je vais vous faire un exercice classique. Un de vos coéquipiers chute en contrebas, pas de plaies ouverte, conscient. »
Swassons engagea l’exercice sur l’écran puis s’écarta.
« Imaginez votre patient au sol et procédez... »
Natasha étudia les constantes vitales de son co-équipier fictif sur l’écran et les choix que la machine lui faisait apparaître avant de sélectionner celui qui lui paraissait le plus approprié au vue des “symptômes”..

En réponse, suite aux déductions, le logiciel proposa à Natasha deux blessures hypothétiques. La commotion cérébrale et la fracture interne. Les deux étant tout aussi plausible, le docteur lui montra l’onglet “spécificité” juste en dessous de chacun de ces choix. Une petite interface lui rappela les signes distinctifs d’une commotion cérébrale. Du sang dans les oreilles par exemple, élément que le médecin du Dédale n’avait pas signalé sur le patient imaginaire.
- Donc je peux entrer des détails pour affiner ma recherche ?
« En effet. »
Il désigna l’ensemble du dispositif.
« Dites-vous que ceci a été conçu pour qu’un soldat sans expérience de la médecine puisse apporter un soutien efficace à un élément important. Un collègue, un VIP...sur le papier, ce logiciel a pour but de permettre une compréhension rapide et précise du diagnostic et réagir en conséquence. Donc, si vous avez le moindre doute, ne vous inquiétez pas et creusez la question sur les onglets d’informations. »
- Il y a une commande vocale ? Parce que je risque d’avoir les mains prises si un collègue se vide de son sang à côté de moi.
« Oui. Avez-vous votre radio ? »
Il eut confirmation.
« C’est simple. Formulez clairement “AudioMédic”. »
- AudioMédic.
//Commande vocale AudioMédic. Nom du patient : ?//
« L’un de vos coéquipiers. » Conseilla Swassons.
- Karola Frei.
//Karola Frei, constante viable, blessures apparente ?//
« Vous pouvez aller plus vite en entrant des mots clés. Dites “exercice” puis des blessures imaginaire. »
- Exercice. Blessure ouverte, os apparent...
//Jets sanguins rythmés ?//
- Oui.
//Position, membres ? Centre corporel ?//
- C’est la jambe droite, au niveau du tibia. Je penche pour une fracture ouverte, répondit Natasha qui trouvait l’exercice amusant.
//Traitement. Résultat : Détresse vitale. Priorité : poser garrot en amont. Procéder.//
« Dites : “absence matériel”. »
- Absence matériel.
//Disponibilité effective !//
Un déclic sourd s’entendit dans le MALP et un tiroir magnétique se désengagea, laissant accès à une série produits et de fourniture de soin. Le garrot s’y trouvait bien.
- Wow ! s’exclama Natasha en jetant un oeil au matériel contenu à l’intérieur du robot.
« Dans le cas où vous perdriez vos affaires, cette unité de soutien dispose de sa propre pharmacie. Mais ne comptez pas exclusivement dessus. Elle est très limité. » Conseilla Swassons. « Vous n’avez ensuite plus qu’à dire “Effectué” et la commande vocale vous signalera les étapes suivantes. Il faut savoir qu’elle suit également à distance les constantes. Vous serez donc immédiatement informée en cas de dégradation soudaine. »
Il marqua un temps d’arrêt et ajouta, avec un peu moins d’entrain.
« Il s’agit du premier prototype employable sur le terrain. Sa fiabilité n’est pas garantie, c’est un outil pour vous aider. Pas une assurance tous risques. »
- Ca reste du bonus par rapport à mes précédentes explorations. Je peux dialoguer avec le malp à distance si nous sommes contraint de l’abandonner pour avancer ?
« Tant que votre liaison radio fonctionne et tant que le MALP est alimenté. » Certifia le médecin. « Nous avons essayé de penser à tout. La commande vocale fonctionne aussi pour vous. Vous pouvez être votre propre patiente, évidemment. »
- Génial ! Le Malp a une autonomie de combien d’heures ?
« Je suis médecin, pas technicien. » Fit Swassons un peu gêné. Il sourit et ajouta : « Ces engins sont fait pour durer, ça ne se compte pas en heures mais en jours. Je pense que vous en aurez largement pour votre mission. »
- C’est noté. Merci pour la formation accélérée !
« C’est un plaisir Mademoiselle Avalon, n’hésitez pas. »
Le médecin la quitta peu après.

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Dim 24 Fév - 14:08
Steven Caldwell
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White
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Chronologie : VENDREDI 1e MARS 2019, 17H30.


L’archéologue du bord ne fit pas grand cas des commentaires de Lorn lorsqu’il égratigna ouvertement son professionnalisme et ses compétences. L’homme se considérait, somme toute, plus sage que les cancans et la bataille de l’égo entre scientifiques. Il lui fournit aimablement le matériel qui lui permit de faire ses premières découvertes tout en l’observant de loin et échangea quelques mots avec Thyra. Elle lui semblait plus sympathique et il lui narra avec plaisir la découverte de l’Infinity, ayant été partie intégrante de l’équipe qui le récupéra avant de se casser les dents sur son étude.

Lorn découvrit finalement que les “clics” raisonnant différements à l’oreille n’étaient pas aussi anodin. C’était peut-être, aussi, un moyen de communication. Si la petite fresque ne lui apprendrait plus rien à court terme, il connaissait maintenant les outils indispensables pour son voyage et son étude de la civilisation disparue.

Pour Karola et Cody, le soldat Wakks leur permit de tester les nouvelles munitions dans une salle de tir et s’attela à leur préparer leur équipement, communiquant beaucoup pour qu’il n’y ai pas d’imprévus ou d’oubli de matériel.

On laissa à Natasha le plaisir d’explorer encore un peu plus le MALP et de le déplacer jusqu’à la zone de téléportation du Dédale.

Enfin, après cette minutieuse préparation, le groupe White fût autorisé à débuter l’opération. Sous le commandement de Karola, ils furent téléportés en surface, dans un petit module de laboratoire qui avait été affecté là. C’était les toutes premières installations de base déposée par le Dédale au cours de ses recherches initiales.

Comme indiqué sur leur briefing, un petit monte charge avait été affrété pour pouvoir descendre lentement le MALP. Deux techniciens du Dédale les attendait. Il s’agissait d’un grand ours timide nommé Peter et d’une femme au look particulier, Marta. Avec leur aide, le MALP fût solidement sanglé et les deux techniciens passèrent ensuite aux troupes. Ils les aidèrent à enfiler un baudrier pour faire une descente en rappel. Mais la technique était différente de l’action militaire habituelle, ce n’était pas manuel cette fois. Un petit levier leur permettait, par action de compression, de descendre à la vitesse choisie. Les deux techniciens agissèrent en professionnel, dispensant une petite formation, et leur expliquant bien qu’ils n’auraient pas de problèmes au vu des sécurités.

Marta s’occupait des femmes de l’équipe puisque le nounours, de toute évidence, était un timide maladif qui n’osait pas les regarder dans les yeux.
Lorsque le Major en donna le signal, l’équipe White débuta sa lente et longue descente en rappel. Elle dura plus de quarante minutes, les enfonçant à une telle profondeur que la surface, vue d’en bas, n’était plus qu’une petite auréole de lumière. Comme un astre de clarté insignifiant surplombant le fond de ce puit qui, enfin, prenait fin.

La surface était solide, faite d’un métal étrange et aussi noir que la pierre volcanique. Grossière, à l’instar de toute surface parfaite significative d’une technologie avancée, elle était striée, irrégulière, et désagréable à sentir sous les bottes. Le MALP atteignit le sol une petite dizaine de minutes plus tard. Karola et Cody, durant ce temps, sécurisèrent les lieux sans trouver de menace.

C’est en avançant à la lampe torche que l’équipe trouva enfin la place de l’autel. Encore de cette surface grossière mais pourtant agencée en évidence, le piédestal brut de décoffrage grandissait depuis un point inhabituel pour porter à hauteur d’homme des griffes de soutien. Là où l’infinity avait été posé.
A l’avant, en face, d’immenses rails suspendus, serpentant dans un tunnel d’une immensité presque incohérente vis à vis de cette place. Sur le pourtour, il y avait les projecteurs restés à leurs disposition. Il suffisait d’allumer pour quitter les lampes torches. Quiconque ne s’attarderait pas sur les détails aurait l’impression d’être dans le métro d’une ville de géant. Ce décorum simple, stérile, post-apocalyptique, conservait son air de quai sur laquelle cinq braves explorateurs patientaient l’arrivée du train.
Et pour tout véhicule : cette immense dalle que Thyra White parviendrait peut-être à appeler ?

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Mar 26 Fév - 11:22
Natasha Avalon
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Natasha Avalon


Avant de descendre, Natasha prit l’initiative d’aller voir Karola pour lui faire une formation accélérée de ce qu’elle venait d’apprendre. Partant du principe qu’il pouvait lui arriver quelque chose à tout moment, elle jugeait plus prudent de brieffer le chef de groupe pour qu’il sache déplacer leur ticket de sortie et puisse avoir accès aux commandes pour obtenir les conseils médicaux du programme. Natasha songea un peu trop tard que le major Frei n’était peut-être pas la personne la plus indiquée pour se voir confier la tache de soigner vu leurs antécédents. La rouquine se rappelait plutôt bien de la proposition très spontanée de la militaire de cautériser leurs blessures alors qu’elles étaient perdues et traquées par des barbares dans la forêt. Ca partait d’un bon sentiment… mais c’était un peu violent alors qu’il y avait du matériel médical à disposition. Mais qu’importe. Au besoin, Karola pourrait toujours se faire assister par un tiers. Et puis tout cela était hypothétique, si tout se passait bien Natasha ne se serait pas blessée et n’aurait pas besoin de confier ses responsabilités à quelqu’un d’autre.

Ils furent équipés pour descendre en rappel et entreprirent de plonger dans les entrailles de la terre. Si Natasha n’avait pas le vertige et appréciait l’escalade, elle se sentit rapidement mal à l’aise en s’enfonçant dans le noir. Ce sentiment d’angoisse ne la quitterait probablement pas tout au long de leur voyage car elle redoutait les ténèbres et d’être enterrée vivante sous des tonnes de pierre comme c’était le cas dans les grottes. Mais elle s’était préparée mentalement et se sentait capable d’affronter ce qui allait suivre. La descente fut néanmoins très longue et elle finit par allumer sa lampe torche pour renforcer les capacités de ses lentilles.
Une fois en bas, elle se détacha et attendit que le MALP atterrisse pour le récupérer. Elle réalisa alors qu’il lui serait difficile de manipuler l’engin et de filmer comme elle avait l’habitude de le faire à chacune de ses expéditions. Tant pis pour les vidéos, la priorité était au MALP.

De temps à autre, la rouquine balayait les lieux avec sa lampe, s’attardant sur des détails. Le sol qui n’avait rien de naturel, les murs… une civilisation qui avait été capable de s’enterrer si profondément devait posséder un important niveau de technologie. Ces gens étaient ils vraiment tous morts comme semblaient le penser ses collègues restés sur le Dédale ? Si ses expériences passées sur Pégase lui avaient bien appris quelque chose c’était qu’il ne fallait pas sauter aux conclusions trop vite.

Ils arrivèrent finalement dans ce qui ressemblait à un gigantesque hall de gare… ou de métro. C’était stupéfiant ! La curiosité de la rouquine prit le pas sur son inquiétude tandis qu’elle examinait la zone. Puisqu’ils pouvaient enfin s’arrêter et poser les affaires, Natasha en profita pour extirper sa caméra et capter quelques images. Si tout se passait bien, l’équipe d’ingénieur/historiens allait bidouiller des choses et appeler la cité. Pouvoir observer le phénomène intéresserait forcément les atlantes restés en arrière. Alors elle entreprit de se promener pour observer les lieux plus en détail, puis elle remarqua les projecteurs et se tourna vers la technicienne du groupe.

- « Vous pensez qu’il y a du courant ? »

« Honnêtement, je n’en sais rien. Mais si je trouve une source d’énergie alors peut être que je pourrais apporter le courant oui et illuminer notre nouveau Versailles. »



Karola Frei


Après qu'ils aient pu tester l'efficacité des balles que Wakks leur avait présenté et constater qu'effectivement elles étaient bien pensées et leur seraient très utile, Karola et Cody allèrent se préparer pour la grande descente dans les entrailles de PL-797. Ils rejoignirent le reste de l'équipe, renommée pour l'opération du nom de la technicienne qui avait résolu une partie du mystère de l'Infinity , "White". Chacun avait été briefé de son côté afin que soit dispensée des informations relatives à leur champ d'expertise. Regroupés et équipés, le Dédale déclencha la téléportation et tout le monde réapparut sur la base des opérations de recherches effectuées par le Dédale. Ils furent accueillis par deux techniciens dont le rôle était de les équiper avant d'amorcer leur départ en mission. Pendant qu'on s'occupait des deux autres larrons, Natasha interpella Karola et lui présenta son nouveau joujou : le fameux MALP mécaniquement modifié dont elle avait entendu parlé et qui permettait - outre d'apporter plus de matériel avec eux - de prodiguer des soins médicaux de qualité aux blessés. La kinésithérapeute souhaitait en effet lui donner quelques indications au sujet de son fonctionnement et de sa manoeuvre "au cas où" quelque chose lui arrivait. Karola ne lui souhaitait pas mais effectivement, savoir comment utiliser l'engin pourrait s'avérer salvateur en cas de gros pépin.
Vint ensuite leur tour d'être équipées du matériel. La jeune femme se laissa faire par les mains expertes de Marta qui lui fixa solidement son baudrier avant de vérifier que tout était en ordre. A son tour, Karola effectura une dernière vérification, et de son matériel d'escalade et de ses armes qu'elle s'assura être bien attachées à elle. En dernier lieu, Karola revêtit son casque, en alluma la lampe frontale et s'avança au bord de l'ouverture. En regardant en contrebas elle ne put que constater un puits sans fond plongé dans le noir. Elle espérait qu'aucun des membres de son équipe ne se découvrirait soudainement acrophobe ou claustrophobe car une fois livrés à eux-mêmes ils ne pourraient malheureusement pas revenir en arrière. Elle avait déjà eu à gérer ce genre de cas il y a longtemps, elle ne souhaitait pas vraiment renouveler l'expérience.
Repoussant son P90 dans son dos afin d'avoir plus d'amplitudes de mouvement pendant la descente, elle se tourna vers Lorn, Thyra et Cody.
"C'est l'heure, que tout le monde se prépare à descendre." Joignant le geste à la parole elle se lança elle-même dans cette longue désesclade largement facilitée par le mécanisme de levier. Karola n'avait qu'à maintenir solidement la corde qui la reliait au point d'ancrage et à stabiliser sa position pour que les choses se fassent d'elles-même. Cela lui rappela les expéditions spéléologiques effectuées pendant ses classes militaires, néanmoins, aucun des lieux qu'elle avait arpenté n'étaient aussi impressionnant que ce monde souterrain qui semblait se dessiner autour d'elle. Tournant prudemment la tête à gauche et à droite, et en direction de ses camarades, elle s'assura que la descente se passait tout aussi bien pour eux et en profita pour essayer de mieux appréhender l'espace qui les entourait. Malheureusement, la surface qui s'éloignant peu à peu et le manque de luminosité l'empêchait d'avoir pleinement conscience de son environnement. Les reflets des lampes frontales se reflétaient par moment sur la roche mais elles étaient bien trop faible pour donner plus de visibilité.
Après quarante minutes de descente, les pieds de Karola foulèrent enfin le sol. Dur, le son métallique de ses chausses qui le foulèrent lui révélèrent sa nature qui n'était donc pas de pierre. La jeune femme détacha la corde de son mousqueton afin de pouvoir évoluer en toute liberté et à l'aide de sa lampe, chercha Cody des yeux.
«Fuller, vous sécurisez le périmètre à droite, je m'occupe de la gauche. »
La jeune femme se mit aussitôt à la recherche d'une quelconque menace de son côté. A l'aide de la lampe torche de son P90 qu'elle avait repris en main, elle balayait l'espace qui s'étendait devant elle en avançant très prudemment. Elle scruta dans les quatre directions mais à part le néant et eux, rien ne semblait être en ces lieux. Retournant vers les autres, elle constata que le MALP lui aussi avait atterit.
«R.A.S à gauche. Si c'est bon pour Fuller, nous allons pouvoir nous mettre en marche. »
Une fois la réponse de Cody obtenu et s'être assurée que tous étaient détachés, le petit groupe se mit en route vers leur premier objectif. Toujours dans l'objectif de veiller à la sécurité de son équipe, Karola évolua à l'arrière tandis qu'elle avait demandé à Cody de prendre la tête. Avancer dans le noir, même avec l'aide des lentilles de vision nocturne, sans aucun autre repère que les zones éclairées par leurs lampes n'était pas une expérience très agréable. La jeune femme sentait qu'un immense espace s'étendait autour d'eux et l'odeur de l'air lui rappelait celui si particulier de l'humidité, de la pierre caractéristique des grottes. Quand au silence ambiant, il était amplifié par les bruits de pas qui battait le métal du sol et résonnaient.
Ils finirent par déboucher sur un lieu qui rappelait une place, un vaste espace de passage pour autant que leur visibilité permettait dans jucher. Chacun semblait plongé dans l'observation de ce lieu et Natasha s'enquit de la présence éventuelle de courant. Les techniciens avaient évoqué ce point et elle chercha un générateur afin de l'activer. Lorsqu'elle appuya sur le bouton d'allumage, les projecteurs se mirent à diffuser une vive lumière qui aveugla Karola dont les yeux s'étaient habitués à l'obscurité. Elle les ferma quelques secondes pour qu'elle puisse s'y habituer et lorsqu'elle les rouvrit, son regard se posa sur des formes humanoïdes figées dans la pierre.

« Fuller, allons examiner ça de plus près. Quant aux autres, restés groupés et évitez de vous en approcher tant qu'on n'a pas conclut de quoi il s'agit... »
La jeune femme et son subordonné se dirigèrent vers la multitude de statues pétrifiées qui se massaient devant eux.
« A vue d'oeil, il doit y en avoir une bonne trentaine... » déclara Karola après avoir embrassé du regard l'ensemble des statues. Une fois arrivée à proximité de l'une d'entre elle, Karola constata qu'elle était de taille inférieure à la sienne. Toute devait à peine dépasser le mètre 20 et il s'agissait bien d'être humains. Karola fit le tour de celle qu'elle observait. Elle ressemblait un peu aux moulages des corps des victimes de l'éruption du Vésuve à Pompéi. Ses yeux se posèrent sur le visage de la malheureuse victime, ses traits avaient été conservé dans la matière qui l'emprisonnait et ils étaient emplis de terreur et en zigzagant entre les autres, elle put constater par ici de la tristesse, par là du désespoir. Leurs vêtements différaient, pour certains une tenue simple, pour d'autres des uniformes qui témoignaient de la diversité de la population et de la menace qui pesait sur tous. Ces gens fuyaient quelque chose et avaient été stoppés brutalement dans leur course pour la survie. A l'aide de l'un de ses doigts ganté, elle gratta au niveau de l'épaule une des statues et la matière s'effrita légèrement. Elle ignorait de quoi il s'agissait mais elle avait parfaitement conservé les dépouilles.
« On dirait que ces gens ont été fauchés par la mort alors qu'ils tentaient de fuir quelque chose. Qu’est ce que ça donne de votre côté, Fuller ? » déclara t-elle à son oreillette à l'intention des autres.



Natasha Avalon


C’était une chose d’avancer dans le noir et s’en était une autre de voir avec la lumière. Les projecteurs apportaient un éclairage nouveau aux lieux… un éclairage macabre. En voyant les statuts de loin, Natasha ne pu s’empêcher de penser aux Anges pleureurs de Doctor who, ces espèces de démon de pierre qui se déplaçaient uniquement quand on ne les regardaient pas et toujours pour vous nuire. Elles étaient nombreuses et n’avaient été mentionnées sur aucun rapport auquel elle avait eu accès ni au cours du brieffing… comme si elles étaient apparu par magie. Un frisson glacé lui hérissa les poils, amplifié par la dernière déclaration de Karola qui confirma que ces choses étaient, ou avaient été vivantes.
C’était ultra glauque !
Je n’ai pas le souvenir que ce petit “détail” ait été mentionné dans le rapport… » répondit-elle, espérant que quelqu’un la contredirait. Parce que si elle avait raison, cela signifiait que non seulement il y avait bel et bien de la vie dans les entrailles de cette planète, mais qu’il y avait également quelque chose d’horriblement dangereux qui l’avait pétrifié en un clin d’oeil. Quelque chose qui se trouvait peut-être encore dans les parages. Au moins, cela corroborait son opinion : les missions d’exploration prenaient toujours des tournures inattendues

Préoccupée mais calme malgré tout, elle éteignit sa lampe qui n’avait plus d’utilité et attendit patiemment que Karola donne son accord pour aller jeter un oeil à ces statuts de plus près… En attendant, elle sortit et activa son scanner de vie lantien juste pour s’assurer que ces créatures étaient bien mortes. Juste au cas où. Mais non, il n'y avait rien.

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Lun 4 Mar - 11:52
Thyra White
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Thyra White



Toute cette histoire est juste fantastique. Je pense même inventer un mot pour décrire ce que je ressens. Je m'en occuperais à mon retour sur la cité. Je reste sans voix devant la découverte le Lorn : des notes de musiques. Pour être franche, je n'ai pas l'oreille musicale, mais les sons que j'entends me parlent aussi. Pour moi, ce sont des cliquetis mécaniques. Je les enregistre dans un coin de ma tête en imaginant que cela pourrait peut être nous aider. Quand j'y repense, peut être qu'inconsciemment je me suis laissée guider par les sons de l'Infinity au fur et à mesure que je le manipulais. Et si tout tournait autour des sons....

Durant notre descente, je repense à tout plein de chose pour tenter de calmer ma nervosité. Il fait très sombre, les lentilles ne suffisent pas à voir correctement, et la lampe n'éclaire pas assez non plus. Je reste le regard fixé sur la roche devant moi et évite de regarder le vide en dessous. Ce noir profond me paralyse. Cody, le militaire qui nous escorte tente de détendre l'atmosphère et j'apprécie son geste. Je lui réponds... sans bouger le regard. J'ai l'impression que la descente dure 5 heures, mais quand je regarde à ma montre, je découvre qu'il n'y a eu que 40 minutes.... Bravo. avant de descendre, j'ai refais le tour de mon équipement vérifiant bien posséder tous les outils pouvant se montrer utiles. Mais pour être franche, je ne suis pas sûre d'être prête à 100% pour cette expédition malgré ma super caisse à "outssss"...

A peine mes pieds touchent le sol, je me mets à quatre pattes pour le toucher de mes mains. C'est vraiment étranges, le toucher me parait si froid... à cette profondeur il devrait plutôt être chaud. Enfin je pensais mourir de chaud ici... mais en fait le métal qui constitue cet endroit est presque glacé. Il est irrégulier, tout cabossé. Ca pourrait ressembler à un chemin de terre raviné par l'eau. Mes doigts demandent à tout tripoter. Je dis toujours que tous les sens sont utiles et pas seulement les yeux. Mais j'avoue que lorsque Karola nous met les pleins phares, c'est tout de suite plus agréable. L'ambiance paraît toujours sombre c'est bizarre. Et quand on tombe sur des statues humaines, un frisson me parcourt le dos. J'échange deux mots avec la Doc avant de me perdre dans mes souvenirs. Je ne me souviens pas avoir entendu parler de ça...

" J'ai entendu dire que la plupart des habitants sont morts de faim.... qu'ils se sont probablement mangés entre eux. On ne m'a pas parlé de ça..."

Je parle pour tout le monde, ou bien pour personne, reste à voir qui va entendre et écouter. Je ne reste pas là à regarder ce "spectacle" car je trouve cela angoissant et en plus, j'y connais rien. Je sors de ma poche la clef de cette cité : l'Infinity. Je le trouve tellement beau, tellement mystérieux, tellement fascinant... j'en suis tombée amoureuse. C'est comme si sans lui je n'avais pas plus d'importance que n'importe qui. Alors que lorsque je le touche, je me sens.... différente.

Cet endroit est immense, alors je décide de le parcourir. On se croirait dans le film "Prometheus" où tout est grand et démesuré. Grâce aux spots allumés, je vois au loin une sorte de piédestal étrange. Il m'appelle. J'en oublie de prévenir mes collègues que j'entends à peine se chamailler pour des broutilles et décide de m'approcher de cet autel. Je vois des griffes, comme sur les sceptres ou les bâtons de mage dans les films... oui je sais, je rapporte tout aux films ! Mais en tout cas, on dirait que c'était la place de mon artefact magique... et si je le posais dessus... voyons voir ce que cela fait.... hop !

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Mer 13 Mar - 21:21
Atlantis
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White
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Cody Fuller


Avant de quitter pour l’exploration de la cité souterraine, j’avais eu le droit de m’entraîner au tir avec les munitions qu’avait suggéré le militaire. Effectivement, elles avaient le résultat voulu. Satisfait, j’allai rejoindre les autres membres de l’expédition pour nous rendre sur la zone de recherche avec l’aide de téléporteurs. Chaque membre avait été briefé selon son champ d’expertise. Moi et Karola, c’était surtout niveau défense du terrain. Nous devions nous assurer que le terrain serait sécuritaire.

Fin prêt, je laissai le loisir à un technicien pour m’installer à descendre une crevasse. Je m’étais approché et avais jeté un oeil. Noir. C’était le noir total. Honnêtement, ça me mettait les nerfs en boule. On ne voyait rien. Qui pouvait dire ce que nous allions trouver en-bas ? C’était intéressant, mais en même temps inquiétant. Et s’il y avait des créatures ou des wraith dans le coin ?

Karola nous fit savoir que c’était le moment de descendre. Après m’être assuré que tout était en place et ne tomberait pas dans ce trou, je me lançai dans cette longue descente dans les entrailles de la terre. Il y avait un mécanisme de levier qui permettait de contrôler la vitesse de la descente. J’avais allumé ma lampe frontale sur mon casque. Mes yeux s’ajustèrent à l’obscurité.

Alors que je descendais, je regardais de gauche à droite. Rien. Que le noir, le vide. Le faisceau de ma lampe se répercutait sur la roche qui nous entourait, mais le rayon qu’éclairait la petite lampe n’était pas très grand, ce qui donnait l’impression d’être en suspension dans le vide.

Ce silence pesant me rendait nerveux. La seule chose que je pouvais entendre était la friction des cordes de nos harnais contre les leviers ainsi que ma propre respiration. Je me mis à compter dans ma tête pour me distraire, mais rien à faire.

« Une cité souterraine sur rails ? Faut avoir un certain niveau de technologie avancé pour penser à cette structure. J’ai trop hâte d’y être » dis-je, tentant de briser le silence pesant ainsi qu’angoissant et également d’ouvrir un sujet de conversation si quelqu’un souhaitait répondre. Je veux dire, la descente commençait à être longue là.

" C’est surement quelque chose d’exceptionnel, mais n’oublions pas qu’ils ont quand même finit par disparaître.”

Au bout de quarante minutes, on atteignit le fond. Le MALP, quant à lui nous rejoignit quelques minutes plus tard. Le sol était irrégulier et désagréable à sentir sous les bottes. Il montait et descendait ici et là, il n’était pas parfaitement plat. Fallait faire attention où poser les pieds. Si ça se trouvait, on pourrait se retrouver à glisser dans une autre crevasse.

C’est alors que le Major donna l’ordre de faire un tour de la zone. Elle prendrait à droite et moi à gauche. Je sortis mon arme, allumai la lampe torche en plus de celle sur mon casque, espérant que les deux faisceaux de lumière aideraient à voir des menaces.

« Bien reçu, Major » répondis-je, me mettant en marche prudemment, attentif au moindre mouvement.

Je balayais tous les côtés, le sol, les murs, le haut, derrière, devant… Je percevais uniquement mes bottes et ma propre respiration. Désirant détecter d’autres signes de vie, je sortis un détecteur et scannai la zone. Il n’y avait que ceux de l’équipe. Enfin, j’étais certain que d’autres zones de la planète devaient être à explorer, mais pour l’instant, aucune menace à signaler. Au bout de quelques minutes, je donnai mon compte rendu au Major.

« Aucune menace à signaler, Major »

Après nous être assuré de la sécurité des lieux et que tous soient détachés, sous ordre de Karola, je pris les devant et me mis en marche, arme à la main, mes deux lampes allumées pour nous éclairer. Le métal sous mes bottes n’était pas du tout agréable. Je faisais bien attention où je posais mes pieds. Honnêtement, j’avais l’impression d’être observé, mais c’était peut-être juste le fait d’être dans le noir et d’ignorer ce qui nous entourait. Les pas du groupe et ma respiration semblait intensifiés.

C’est alors que nous arrivâmes devant un grand espace, enfin ce qui semblait en être un d’après ce que l’obscurité nous permettait d’en juger. Natasha s’enquit de l'existence de courant et Karola chercha un interrupteur pour l’activer. Soudain, une lumière vive apparut et me força à fermer les yeux quelques instants, aveuglé. Lentement, je les rouvris et me laissai m’adapter à la lumière.

Au même moment, mon regard se posa sur des statues figées au loin. Elles semblaient être des personnes. Karola se dirigea vers elles et je la suivis, prenant la direction opposée tout en restant près d’elle. Avec l’aide de mon détecteur de vie, je voyais toujours les points des membres de l’équipe. Cela signifiait que ces statues… Putain.

« Ouais, je suis d’accord avec vous. La mort les a fauché. Faudrait peut-être faire des prélèvements de cette matière. Je sais pas ce que c’est, mais ça craint. » répondis-je alors que je m’approchai de l’une d’elle. Je levai une main et la posai dessus, observant que la matière inconnue qui les avait conservé s’efrittait.

Leurs visages semblaient figés dans la peur et le désespoir. C’était triste à regarder. Il y en avait plus d’une trentaine. Si on observait les vêtements, il y avait des tenues simples et d’autres des uniformes. Quoi ? Il semblait y avoir eu une civilisation ici.

Je me reculai un peu, zyeutant l’étendu des statues. Elles formaient en file indienne, se dirigeant vers un endroit en particulier, qui pourrait les sauver.

« Ils ont tenté de fuir, en effet. Si vous vous reculez un peu, vous verrez qu’ils font la file et tentent de se diriger vers un endroit en particulier. Je sais pas trop où c’est, mais j’ai l’impression qu’ils pensaient que cet endroit les sauverait. »

Une chose était certaine, ces statues ne nous causeraient aucun problème. Du moins, je l’espérais. Elles étaient ‘mortes’. Enfin, c’était souvent dans les moments les plus bizarres que des trucs survenaient. Je restais quand même vigilant, attentif au moindre mouvement.

« Je ne pense pas qu’elles nous causeront des problèmes, mais faut rester prudent. »

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Mer 13 Mar - 21:37
Lorn Fawkes
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Lorn Fawkes


Pendant qu’il accomplissait les recherches qu’il jugeait d’une simplicité maladive et qu’il aurait cru que n’importe quel idiot affecté au programme Porte des Etoiles aurait pu accomplir tellement, Lorn écoutait distraitement la conversation du technicien et de Thyra, en se demandant comment ce type pouvait considérer avoir fait correctement son travail vu ce qu’il avait négligé. C’était une énigme insoluble et comme ce serait faire trop d’honneur aux incompétents que d’y répondre, Lorn finit par rapidement l’oublier pour se recentrer sur son travail. Ainsi à l’heure du départ, il lui adressa un bref, et sec, « au revoir » puis se dirigea vers la zone de téléportation pour retrouver le reste de l’équipe avec ses découvertes réparties entre son carnet et son ordinateur portable.
Sur le sol de la planète, devant le trou dans lequel ils allaient devoir se jeter au bout d’une corde, il esquissa un sourire en voyant la militaire -Karola Frei s’il se souvenait bien- leur dire qu’il était temps d’y aller et de joindre le geste à la parole.

En bas, les militaires vérifiaient le périmètre, ce qui ne put que réjouir Lorn. Des gens qui bossaient ! Enfin ! Il devait toutefois tenir son rôle de scientifique casse-pied et les avertir des dangers de toucher à tout et n’importe quoi, d’un ton qui semblait les reléguer à des imbéciles heureux incapables de résister à l’envie d’appuyer sur un gros bouton.
« Et surtout ne touchez à rien ! »

Son avertissement semblait toutefois ne pas avoir été utile, pour cette fois. Mais mieux valait prévenir que guérir, comme l’on disait. Le feu vert étant donné, le groupe se rendit à son premier objectif, avec un Lorn qui regardait partout, comptant ses pas et notant chaque tournant, moins dérangé que d’autres par la pénombre pour avoir déjà eu à farfouiller dans des endroits où presque toute lumière était absente. Enfin, ça c’était avant que Karola n’active un générateur dans une grande salle et ne les éblouisse en toute innocence. Cela leur permit toutefois de découvrir les formes humanoïdes figées dans la roche, qui pouvait soit être des corps fossilisés, soit de simples statues. Elles étaient intéressantes mais pas prioritaires ; Lorn préférant s’assurer qu’il n’y avait ni fresque ni objet utile dans cet endroit. Problème : les militaires voulaient analyser ça…
« Vous comptez l’analyser avec votre P-90 ou vous avez un doctorat en bizarreries anciennes ? » demanda Lorn ironiquement. Ah ces militaires…
Toujours à penser pouvoir gérer et surtout comprendre toute source de danger
inconnu… « Je regarderai ça plus tard. Demoiselle Avalon, vous avez quelque chose sur vos scanners ? Agents bactériologiques, virus ou que sais-je ? C’est pas
si rare dans les tombeaux…
». La petite veinarde avait les jouets des Anciens pour faire ses analyses alors autant l’utiliser à bon escient.
« Et l’abruti de service ! On ne touche pas une matière inconnue d’autant plus quand on pense que ça craint ! » grogna Lorn en voyant Cody poser la main dessus.
Il n’avait rien dit quand c’était Karola mais il était généralement plus galant avec les femmes et multiplier les cibles de ses commentaires disgracieux auraient perdu de son charme, sans doute « Vous léchez pas les doigts après. ». C’était quoi ? Une garderie ? Difficile de se concentrer sur son travail et étudier du bout des yeux, en attendant d’en savoir plus sur les causes de la mort, les victimes de ce qui pouvait être une arme ou un accident naturel. Il ne voyait pas d’armes, ni quoi que ce soit qui pourrait les aider. Les « statues » portant des habits, il pouvait au moins en déduire que comme bien des peuples à travers les mondes et les époques, ceux-ci ne considéraient pas que ce promener sans caleçon était chose décente. C’était surtout un signe de civilisation, ce qui était prévisible vue la technologie mise en œuvre pour déplacer la cité. Mais en faisaient-ils partie ? Pourquoi s’étaient-ils retrouvés là ? Etaient-ce des fugitifs de la cité sur rail ?

« Bon… C’est toxique cette matière ou pas ? Que je puisse leur faire les poches en bon archéologue que je suis… » demanda Lorn en s’approchant un peu plus, photographiant les corps figés pour bien des années encore. Il fallait archiver
ça, pour le rapport de mission. Puis il regarda dans la direction que semblait donner la file. « Il devait tenter de rejoindre l’accès à la cité… A moins qu’ils ne cherchaient à fuir la planète. Félicitation. » termina Lorn en délaissant un instant les statues pour remonter la file, cherchant une dalle ou un dispositif quelconque qui étayerait la première hypothèse. Cette fois, il avait presque semblé sympathique. Il avait d’ailleurs cherché à l’être avec Cody en reconnaissant son hypothèse. Il y avait peut-être plus qu’un porte-flingue derrière ce beau visage.

« -Nous le saurons vite quand la dalle sera là… » répondit Natasha. « Je ne capte aucuns signes vitaux et rien de dangereux. Les lieux ont l’air sains. »

Bon. C’était déjà ça. Il serait idiot de s’intoxiquer avec une substance inconnue avant même d’avoir atteint la cité. Ce serait comme mourir dans un jeu au premier niveau, avant même la première quête. L’archéologue la remercia donc d’un signe de tête avant de reporter son attention sur la salle. Il était impatient de découvrir quelque chose à se mettre sous la dent, obtenir des informations intéressantes, à défaut d’être forcément utiles sur ces lieux.

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Mer 13 Mar - 21:39
Steven Caldwell
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White
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Chronologie : VENDREDI 1e MARS 2019, 17H30.


Le détecteur de signe de vie était également branché au MALP. L’un comme l’autre n’émettaient aucune alerte concernant l’atmosphère où les risques viraux. L’équipe du Dédale qui était venue là s’était assurée de la sécurité avant d’y déposer l’équipe Whyte. Ceux-ci pouvaient donc se rassurer, il n’y avait aucune menace pour l’instant.

Le véritable changement eut lieu au moment où la mécanicienne s’éloigna pour disposer l’Infinity sur son piédestal. En s’y approchant, ses multiples facettes s’étaient animées en un cliquetis automatique et une faible lueur ; comme une luciole qui dansait en se planquant derrière les innombrables rouages ; était apparu.

Cody, Lorn, Karola, Natasha, furent témoins de la désagrégation progressive des statues. Comme si l’éloignement de l’Infinity ne permettait plus aux corps pétrifiés de garder leurs équilibre. Le Major avait été la première à découvrir la texture poussiéreuse et largement fossilisées des corps. Maintenant, tous pouvaient le constater visuellement en observant cette poussière perdre son intégrité et se ramollir, se réduire, s’écrouler au sol.

Avant d’y disparaître en laissant place nette.

Il n’y avait plus rien. Parce que l’Infinity se trouvait maintenant sur le piédestal. L’artefact brillait de plus en plus, les serres du monument ne se rétractaient pas autour du cube. Elles s’y enfonçaient, se connectant aux rouages. Peut-être parce que la mécanicienne y avait déjà entré le bon code, ou peut-être parce que c’était elle, tout simplement : le reste se fit automatiquement. Étonnamment, sans code à rentrer ou sans épreuve difficile pour montrer patte blanche. Ca pourrait même en être un peu décevant.

Mais du coté de Thyra, après tout ces mois passés d’obsession, il semblait que la clé accepte enfin de lui livrer son secret.

Soudainement, le cliquetis des pièces de l’infinity se propagea à l’intérieur du piédestal. Ses façades s’écartèrent et s’ouvrirent sur un enchevêtrement impressionnant de rouages de précisions, de pistons, de diverses pièces mécanique agencées avec une minutie étonnante, presque artistique. La luciole, cette source de lumière, devait surement être l’énergie dégagée pour son fonctionnement. Le détecteur de signe de vie bipa, déclarant l’apparition d’un nouveau spot pile à cet endroit, l’intensification de sa lumière la rendant maintenant bien visible.

Telle une horloge qui fait mouvoir ses aiguilles au fil du temps, l’action de l’artefact déclencha un changement de forme du piédestal. Ses parois se replièrent, se vrillèrent, adoptant de nouvelles formes géométrique plus gracieuse avant de se réagencer sur un tout nouvel aspect moins froid. Presque plus accueillant. Plus poétique.
Thyra s’intrigua intérieurement car cette nouvelle architecture mécanique, cette forme, avait une petite identité, comme une signature, qui lui correspondait presque intimement. Ce truc, façonner comme ça, c’était sa mail. C’était elle !
Est-ce que l’Infinity avait appris d’elle comme elle avait appris de lui ?!?

Le silence retomba comme un soufflet durant quelques secondes. Plus de lumière, plus rien. Là où le groupe Whyte pourrait se demander si ça n’avait tout simplement pas foiré. Si l’artefact était si vieux, ou son piédestal, pour au final s’être grippé et ne rien appeler du tout. La dalle continuerait de voyager hors de leur portée, hors de l’aventure promise. Mais pour rompre à cette inquiétude grandissante, ce qui pourrait ressembler à un énorme coup de corne de brume d’un pétrolier retentit avec une telle puissance dans le quai que tout trembla.
Ce fût si fort, si puissant, qu’ils se retrouvèrent tous avec les mains sur les oreilles.

La vibration fît trembler le sol et les murs avant de s’écarter dans un écho agonisant. Mais sous leurs rangers, ils sentiraient ensuite la mise en marche de nouveaux organismes mécanique. Toute la station se mit en branle, s’éveillant doucement dans des craquements et gémissements d’une vieillesse trop mal assumée. Les rails semblaient aussi s’agencer au loin. Au plus profond du tunnel, un aiguillage automatique s’était effectué.
Là-haut, dans le plafond immensément haut, des “lucioles” s’éveillèrent également. Le détecteur s’agita, affolé, et il se recouvrit d’un tel nombre de spot que l’équipe se retrouva noyée dans l’écran, devenant rapidement invisible dans ce “fourmillage”.

Avec le temps, certaines d’entre elles étaient moribondes, d’autres encores pleine de vie. A cette distance en hauteur, le plafond finissait par ressembler à la magnifique constellation d’une nuit étoilée. Les émissions de ces milliers de petites lumière se conjuguèrent, et rapidement, l’équipe y vit comme en plein jour. Les projecteurs devenus inutiles.

Un grondement s’éleva. Il était léger au début, petit, et timide. Mais il gagna peu à peu en intensité, présageant l’arrivée d’un train en gare. Seulement, les tremblements devinrent des secousses. L’activité monta creshendo jusqu’à faire croire à un séisme. Le plafond s’éffilochait par endroit, les murs craquaient, ces étranges “lucioles” tombaient sur leurs têtes. Et finalement, alors qu’on n’y croyait plus, un bloc gigantesque de ce métal noir roula jusqu’à eux. Il était si vaste et étendu que le cerveau imprimait à peine l’information.

Le grincement du freinage était atroce et il dura longtemps, très longtemps, ne laissant à la vue qu’une longue immensité d’une paroi mouvante. Pas d’accès, pas de fenêtres, pas d’ouvertures permettant d’y voir à l’intérieur. Rien d’autre que l’aspect d’une coque qui avait subi d’innombrables sévices avec le temps. Mais pourtant loin d’être sérieusement entamée. Des chocs, des creux, des traces de brûlures. Bref, tout ce qu’un corps en mouvement pouvait subir à une telle profondeur. Cette technologie était déjà miraculeuse.

Quand la Dalle s’arrêta enfin, un double sas s’ouvrit automatiquement et un étrange pont levis de métal se déploya jusqu’en bordure du quai pour les inviter à entrer. Le Hall devait pouvoir faire entrer une demi-douzaine de bus scolaire tant il était grand. Il s’étala sur une trentaine de mètres, là où des lucioles s’éveillaient d’un long sommeil en dessinant de manière presque harmonieuse une invitation à entrer. Au fond, on devinait un grand jardin d’accueil. Mais aucune verdure, tout semblait mort et glauque. L’équipe avait l’assurance d’entrer dans un immense charnier.

Dès que le dernier membre du groupe quitterait le quai, le pont levis remonterait immédiatement et la Dalle reprendrait son chemin.



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Mer 13 Mar - 22:03
Natasha Avalon
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La réflexion de Cody était intelligente, comme le fit remarquer Lorn (un sacré personnage celui là, soit dit-en passant… quel caractère !). Ces statues semblaient se diriger vers un point précis… restait à savoir lequel. Ils pourraient faire quelques hypothèses une fois qu’ils auraient fait le tour et étudiés un peu plus les lieux. En tout cas, si c’était une arme biologique qui avait provoqué la mort de ces trente nains, l’agent pathogène n’était plus présent. Il lui faudrait prélever quelques échantillons de la substance recouvrant les cadavres, les scientifiques pourraient peut-être en apprendre plus sur la cause de la mort avec une analyse approfondie. En tout cas, elle espérait que ces gens n’avaient pas essayé de fuir la ville où ils s’apprêtaient à mettre les pieds.
Convaincue qu’il n’y avait pas de danger, elle demanda à Karola l’autorisation d’approcher pour ne pas bafouer son autorité d’entrée de jeu, filmer d’un peu plus près les cadavres et les alentours et prendre des échantillons. Mais c’était sans compter sur la technicienne qu’elle n’avait pas vu se faufiler jusqu’au piédestal. La kiné remarqua dans un premier temps que les statues commençaient doucement à se détériorer pour une raison inconnue. Désireuse de s’assurer une nouvelle fois qu’il n’y avait pas de danger, elle porta le regard sur son scanner et s’aperçu qu’un nouveau point venait d’apparaitre… Thyra White se trouvait devant le piédestal qui avait changé d’apparence et s’était connecté à l’infinity. C’était lui qui émettait ce signe.

- Sans blague , soupira Natasha.

Il fallait toujours qu’il y ait un pressé dans ses groupes d’exploration. Elle se rappelait très bien de l’exemple de Stones qui était partie en courant toute seule dans les montagnes pour poursuivre une entité qui n’était pas supposée exister puisque les ruines étaient censées être désertes, et qui avait refusé de revenir lorsque Sheppard le lui avait ordonné. Cette fois, c’était l’ingénieure qui activait l’infinity sans prévenir personne. Ca promettait.
Cela dit, le fait que l’infinity soit vivant avait quelque chose de complètement dingue. C’était comme si quelque chose s’était éveillée à l’intérieur en se connectant à l’appareil. Et très rapidement, les statuts s’étaient désagrégés pour disparaître. Adieu les échantillons, ce n’était plus envisageable maintenant. Au moins, elle avait eu le temps de filmer quelques détails mais pas autant qu’elle l’aurait souhaité hélas.

Puis soudain, les ténèbres. L’infinity ne se manifestait plus… avait-il perdu de sa puissance comme une pile se vide de son énergie au fil du temps ? Elle avait à peine eu le temps de formuler cette pensée qu’un son atrocement puissant la fit grimacer. Instinctivement, elle porta les mains à ses oreilles pour se protéger. Quelque chose s’était réveillé, le sol et les murs tremblaient. Quoi que Thyra ait provoqué, c’était en train de se mettre en place. Si l’on suivant la logique des archéologues, la dalle était normalement en train de venir à eux.
Mais ce n’était pas la seule chose étonnante. Natasha regarda avec incrédulité des quantités hallucinantes de signes vitaux apparaître sur son scanner. C’était partout ! Il ne lui fallut que peu de temps pour apercevoir alors les nouvelles lumières qui avaient envahi le « plafond ». C’était superbe mais… qu’est-ce que c’était au juste ?

Et puis, soudain, les lieux se mirent à trembler avec une telle violence que Natasha sentit la panique la gagner en imaginant que le plafond risquait de leur tomber sur la tête. Mourir enterrée était sa plus grande peur. Mais cela n’arriva pas. En revanche, des choses lui tombèrent dessus et elle poussa un petit « hé ! » de surprise en portant la main à son crâne pour attraper le corps inconnu. Une luciole ! C’était vivant et ça s’agitait ! Natasha étudia l’insecte quelques instants avec curiosité avant de le poser par terre pour le laisser partir. C’était donc des créatures vivantes qui illuminaient le plafond ? Celui qu’elle avait tenu ne brillait pas très fort.

Mais son attention ne demeura pas très longtemps sur l’animal. La dalle était apparue : gigantesque, vieille, abimée mais impressionnante. Et les portes s’étaient ouvertes.
Très vite, son esprit se mit en branle et commença à rattacher des éléments les uns les autres pour établir des hypothèses. Il ne pouvait s’agir de coïncidence, tout était lié ! les cadavres détériorés qui disparaissaient, les lucioles réveillées, tout était lié à l’infinity.
Se pouvait-il que ce dernier soit la source de vie de ces lieux ? Qu’en le débranchant un an plus tôt, les atlantes aient provoqué sans le vouloir la mort de toutes ces personnes dont les cadavres venaient de tomber en poussière ? En admettant qu’il s’agisse d’explorateurs et qu’ils soient connecté à cette énergie qui avait peut-être son équivalent dans la dalle… ils n’avaient guère eut le temps de rejoindre la seconde source d’énergie alors que la première disparaissait et ils étaient morts. Après tout, les cadavres étaient tous tournés vers la dalle, elle le savait maintenant que cette dernière s’était arrêtée sur le quai. Ils seraient arrivés après le départ des atlantes et n’auraient jamais réussi à atteindre leur objectif.
C’était démentiel, il fallait vraiment qu’elle arrête de regarder des séries de science-fiction. Mais tout cela était troublant. L’infinity était clairement connecté à ces lucioles et avait impacté sur l’état des statues, son hypothèse n’était donc pas si farfelue. Elle avait déjà vu un Ancien transférer son esprit dans un corps artificiel et se connecter à des machines alors pourquoi pas un peuple tout entier… Mais il lui manquait beaucoup trop d’éléments pour savoir si cela tenait la route ou non.

« -C’est l’heure de vérité je crois… » lança-t-elle en regardant la dalle. « A propos, l’infinity émet des signes vitaux depuis qu’il est connecté au piédestal. C’est la première fois que je vois ça avec une machine. »

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Mer 13 Mar - 22:14
Karola Frei
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Karola recula de quelques pas suite à la remarque de Cody pour effectivement remarquer que les statues tendaient toutes leurs bras vers la même direction et avaient l'air de fuir quelque chose. Ce que confirma Lorn juste après. Mais quoi exactement ? A l'aide de la lampe de son P90, elle balaya une des statues placée devant à la recherche d'un quelconque autre détail qui se révélerait à la lumière. De son côté Natasha avait dégainé son détecteur de signes de vie et les informa de leur absence en provenance des statues et de la qualité de l'air. Aucun danger immédiat ne risquait donc de s'abattre sur eux, elle put donc l’autoriser à s'approcher pour y voir de plus près. Karola fit donc demi-tour afin de rejoindre les autres quand son regard se posa sur un détail. Un détail mouvant. Thyra était en train de se diriger dans une direction alors même que Karola avait expressement demander au groupe de ne pas bouger, ou tout du moins de ne pas se séparer et s'éloigner.

«Whyte, où allez-vous ? » Mais sa question resta sans réponse tant la jeune femme semblait décidée à se rendre à un endroit bien précis, Infinity en main. Karola se mit donc à zigzaguer entre les cadavres fossilisés afin de la rejoindre mais fut stoppée net dans sa progression au moment où la technicienne déposa l'artefact sur un espèce d'autel, activant ainsi un mécanisme. Mais c'est plus encore la désagrégation des statues qui l'arrêtèrent car cela provoqua un nuage de poussière qui l'enveloppa. Elle porta son avant bras devant ses voies respiratoires pour éviter d'en inhaler puis constata les effets de l'enclenchement de l'Infinity. Tous les corps avaient été réduits à néant et il n'en restait absolument plus rien, ni même quelques grains de poussière. La jeune femme le constata en se retenant de maudire verbalement la technicienne. Heureusement pour elle d'ailleurs, le spectacle de l'activation provoquée par l'artefact constituait une distraction suffisante pour Karola reporte à plus tard la mise au point sur le respect des règles.
Soudain, ils se retrouvèrent à nouveau plongés dans le noir et Karola, gardant son sang froid, s'empressa de rallumer sa frontale avant d'attraper fermement son p90 en main. Au moins, elle ne risquait pas de se heurter contre une des statues à présent.... D'ailleurs, elle aurait aimé pouvoir en savoir plus à leur sujet, au moins pour éviter que le même sort ne leur arrive.

«Fuller, retournez auprès des autres. » s'exclama t-elle dans sa radio, alors que de son côté elle rejoignait Thyra afin de ne pas la laissée seule. D'une part, pour éviter qu'elle ne commette un autre acte irréfléchi et d'autre part, pour la protéger en cas de danger.

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, après la vue, c'est leur ouïe qui fut atteinte. Un bruit assourdissant accompagné d'un tremblement de terre fit perdre l'équilibre à Karola qui était en mouvement et qui se rattrapa sur ses appuis de justesse.

« White, j'aimerais savoir ce que vous êtes en train de faire. » pesta t-elle dans l'oreillette alors qu'elle essayait de retrouver ses repères. Non seulement la jeune femme c'était particulièrement désagréable, autant que le léger sifflement que le boucan avait provoqué dans ses oreilles. Il s'était d'ailleurs mué en un espèce de son caractéristique du mécanisme rouillé qui se remettait en place après des années d'inutilisation. On aurait dit qu'il provenait des entrailles de la terre et remontait peu à peu jusqu'à eux. Karola avait le cœur qui battait rapidement, mais plus par l'enchaînement d’événements qu'elle ne comprenait pas et par le fait qu'elle devait rester sur ses gardes pour réagir le plus rapidement possible, que par peur. Cela ne l'empêcha pas de sursauter quand des petites boules lumineuses se mirent à tomber devant ses yeux. Elle pointa le canon de son arme sur l'une d'entre elle mais elle n'avait rien de menaçant. Ca n'était rien d'autre que des lucioles et des tas en tombaient du ciel et sur elle. Se redressant et guidée par son instinct, elle repris aussitôt son chemin vers Thyra en courant pour la rejoindre plus vite. La lumière provenant de son casque et de son fusil était bien inutile compte tenu de la luminosité émanant de cette pluie de lucioles.

C'est quand elle arriva aux côtés de la technicienne que les choses commencèrent enfin à se calmer. Ce bruit qui lui semblait être remonté des profondeurs n'était autre que celui de ce qui semblait être un véhicule qui glissait péniblement sur les rails. Il acheva son chemin dans un dernier crissement encore plus désagréable que la corne de brume mais au moins, après cela, le silence ce fit. Au grand soulagement de Karola qui observa de son point de vue le paysage, elle repéra les trois autres membres du groupe qui avaient l’air entiers. Peu de temps avant, les statues s'étaient tenues là bas, devant elle, et maintenant, avec l'arrivée de cet espèce de train, elle supposait que c'était cela qu'ils essayaient peut-être de rejoindre lorsque la catastrophe était arrivée.

« Avant d'aller plus loin. J'exige des explications. » dit-elle autoritairement à Thyra en la fixant des yeux et se plantant devant elle pour lui barrer la route en quelque sorte.
” L’Infinity est une clef, je l’ai juste insérée dans la serrure… sans vraiment réfléchir oui je vous l’accorde…”

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Jeu 21 Mar - 1:49
Cody Fuller
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Sans dire un mot, je fixai l’archéologue. Non, mais il nous prenait pour des enfants ou quoi ? Ok, fallait pas toucher des substances inconnues, mais fallait bien savoir si elle était toxique, non ? En tout cas, nous avons eu la réponse. Le MALP descendu avec nous n’émettait pas de signe, juste ceux du groupe. C’était rassurant. Je m’étais reculé pour observer la file de statues et Karola avait fait de même. Ouep, ils se dirigeaient vers un endroit précis. Si ça se trouvait, c’était peut-être la dalle comme le suggérait Lorn.

C’est alors que Karola me demanda de rester avec les autres. Hein, quoi ? Fronçant les sourcils, je la vis se diriger vers le piédestal où se trouvait Thyra. What the fuck? Il avait changé et une lumière s’en échappait. Trop bizarre. Cet artéfact devait sans doute ouvrir une porte. À ce moment-là, il y eu un tremblement et je dû me couvrir les oreilles tant le bruit était assourdissant. Il se passait quoi ? C’était comme si quelque chose s’animait dans les entrailles de cette planète déserte. Quelque chose qui avait été appelé par l’Infinity.

« Faut rester groupé » dis-je à l’intention des autres.

Nous étions livré à l’inconnu dans cette espèce de grotte. Nous ignorions tous ce à quoi nous étions confronté. Les statues qui se trouvaient à mes côtés disparaissaient à vue d’oeil, comme si elles n’avaient jamais existés. Autour de nous, des points lumineux s’élevèrent. Certains brillaient plus que d’autres et les projecteurs que nous avions activés devinrent inutiles. C’était tel un ciel étoilé la nuit. C’était de toute beauté, mais extrêmement flippant. Nom d’un chien, il s’agissait de quoi ? Des créatures inconnues ? Elles servaient à quoi ? Le MALP affichait de nombreux points lumineux et s’était affolé.

« Sérieux ? Des lucioles ? Pour faire quoi au juste ? »

C’est alors que la grotte se mis à trembler. Le son devenait insupportable. J’avais le coeur qui me martelait la poitrine et la respiration difficile. J’avais l’impression de perdre pied. Il fallait rester alerte pour réagir rapidement, mais en même temps, je ne comprenais rien de ce qu’il se passait. C’était une créature ou bien… ouais, je pense que c’était la cité souterraine.

Puis, les lucioles se mirent à tomber sur nous. Par pur réflexe, je levai mon arme et la pointai sur l’une d’elle, mais me rendis compte qu’elle n’avait rien de bien menaçant. Juste une créature lumineuse qui nous éclairaient, mais qui avait décidé de tomber.

C’est alors que devant nous, un pont s’ouvrit, laissant place à un sas, nous invitant à y entrer. J’étais curieux de découvrir ce qu’il se trouvait à l’intérieur, mais en même temps, je voulais comprendre ce qui c’était passé. Je n’avais jamais été du genre à foncer tête première avant de comprendre la situation. Généralement, dans ces moments-là on se retrouvait dans la merde.

« Je crois bien que votre hypothèse est fondée, monsieur Lorn. » dis-je, me tournant vers l’archéologue.

J’éteignis mes lampes, voyant bien que leur utilisation n’était plus la bienvenue. Arme en main, je m’approchai de ce sas et effectuait une première vérification, sans y entrer. Rien à signaler pour le moment. Aucune créature ne surgissait de ce trou et venaient nous attaquer. C’était bon signe. Enfin, c’était plus comme un métro qui c’était arrêté à une station et attendait que les passagers entrent dans la wagon.

« Première vérification. Rien à signaler. »
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Jeu 21 Mar - 12:50
Lorn Fawkes
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En étudiant les statues, Lorn avait remarqué un détail pour le moins étrange : au niveau de la gorge, il était possible, si l’on y prêtait attention, de remarquer de petites interstices, qui lui fit penser à la présence d’un mécanisme, et -c’était là pure spéculation qui aurait mérité une autopsie pour s’en assurer- aurait pu servir à pallier à l’absence de cordes vocales. Mais ce ne fut pas la plus grande bizarrerie qui devait survenir dans ses premiers instants d’exploration. En effet, les statues s’effritèrent subitement, sans que personne ne vienne poser la main dessus ou qu’un courant d’air ne les souffle. La seule explication logique était due à l’éloignement de Thyra, et donc de l’Infinity. Un lien ? Lorn commençait à l’envisager. Mais qu’est-ce que cela voulait dire ? Etait-ce une fresque racontant l’histoire des derniers habitants comme l’on pouvait en trouver sur les murs des tombeaux d’Egypte ?
Mais pourquoi les statues avaient disparus ? Une seconde… Qui a encore touché à quelque chose ? Lorn se retourna, prêt à gronder après tout le monde, cherchant la source de sa contrariété et vit Thyra près du piédestal, qui avait changé de forme depuis la dernière fois…
« Evidemment… » commença par dire l’archéologue en fonçant vers la dalle, tel un diable sorti de sa boîte. C’était une garderie ! Une saleté de garderie !
« Eh ! Qui a foutu quoi encore ! Thyra !? » demanda-t-il sèchement. Elle était responsable, c’était certain. Pourquoi est-ce qu’il fallait toujours que les gens ne pensent pas à regarder le mode d’emploi, ou le chercher dans la boîte avant de le monter ! C’était pas un meuble ikea en plus ! Il n’y avait donc pas de raisons de se dire que ça ne servait à rien !
« Est-ce que vous pourriez… Et il se passe quoi encore ! ». Il n’y avait plus de lumière, ce qui était déjà bien agaçant. Mais il fallait que quelque chose ne se mette à produire un sifflement aigu, strident, de plus en plus fort avant de se changer en la musique du vieux métal grippé qui s’agençait. Et à tout cela il fallait ajouter deux autres bizarreries : d’abord des lucioles apparaissant au plafond, puis un tremblement qui les aida à leur tomber dessus.
« Auriez-vous l’obligeance de nous prévenir avant de faire une véritable connerie la prochaine fois ? » demanda Lorn d’un ton neutre, presque froid. « Bon… Vous avez pu récupérer l’Infinty ? » demanda-t-il, redevenant subitement plus calme -en apparence parce qu’il avait une réelle envie d’enguirlander ce qu’il estimait n’être qu’une bande de guignols tout juste bonne à changer les couches de nouveaux nés-.
« Sinon, avant que mademoiselle, ou madame, j’en ai rien à cirer de ça, ne se décide à faire joujou avec les mécanismes, j’ai remarqué des interstices sur la gorge des statues. Blessures, ou traces d’un quelconque appareil ça je ne saurais pas dire. Et également si l’on pouvait avoir le temps de regarder les bizarreries qui se produisent autour de l’Infinity avant que sa gardienne n’enclenche une nouvelle séquence ce ne serait pas si mal. Ah oui… Pure hypothèse mais je dirais que ce n’était pas des cadavres, juste de la matière amalgamée. Un livre d’histoire pour les simplets qui viendraient se risquer dans les entrailles de la terre… Tiens on pourrait appeler le rapport « voyage au centre de la Terre » se serait adapté je trouves… » termina Lorn avec un sourire, trouvant ça dernière idée très bien. Il était toutefois temps de voir les autres changements, et après avoir pris soin de photographier et noter les caractéristiques de la dalle après son changement, il se rendit vers le sas, attendant sagement que les militaires aient vérifié que rien de suspect ne se cachait derrière pour aller plus loin, et chercher une nouvelle scène, ou un détail insignifiant au premier regard.
« Bien, s’il n’y a rien de suspect nous pouvons embarquer je pense. » dit Lorn en réponse à Cody. « Personne n’a d’objections ? Un train n’attend pas les traînards pour rappel. » sur cette plaisanterie et avertissement il franchit la passerelle et monta à bord, attendant les autres à l’entrée.

“Je suis pour ! Je récupére L’Infinity et je te suis ! “



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Lorn écrit en #08088A
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Jeu 21 Mar - 16:08
Thyra White
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White
MJ30 : La cité mécanique
Chronologie : VENDREDI 1e MARS 2019, 17H30.



Je ne savais pas ce que l'Infinity déclencherait une fois mis dans la "serrure", je ne pouvais que le supposer en effet. J'étais certaine que c'était une clef et qu'il ouvrirait quelque chose ! Mais je ne m'attendais pas à cette merveille. Je suis bouche bée devant ce spectacle, devant l'ingéniosité et le miracle de cette ancienne civilisation. Après le bruit assourdissant caractéristique du métal qui frotte contre un autre métal, après les tremblements provoqués par l'enclenchement du mécanisme, après l'illumination du plafond par les lucioles et la disparition des statues de cendre, je me retrouve devant cette immense porte, cette immense cité qui m'appelle. Je me sens petite, si petite.

Je ne réalise pas tout de suite ce qui se passe, ce qui m'arrive. La voix de Karola me tire brusquement de ma stupeur, de mes interrogations. Je lui réponds brièvement, puis après un silence, j'entends la voix du doc qui raisonne. De l'énergie. Mon cerveau se met en route. J'observe, je mémorise, je calcule, je cherche à comprendre. L'Infinity s'est libéré. C'est incroyable. J'ai vraiment le sentiment, en voyant ce qu'il a produit, que nous sommes connectés, comme s'il était vivant et qu'il avait appris de moi durant tous ces mois passés à mes côtés. Et s'il avait une conscience ? Pour le moment, je comprends bien qu'il libère une énergie démesurée pour activer la cité et peut être que les lucioles elles, ont juste attendu le bon moment pour sortir de leur hibernation. Si celles qui sont tombées sont mortes, c'est qu'elles devaient être vieilles ou pas assez "fortes". Et si toute la cité était vivante ! Oh non, je délire.

" C'est donc bien une clef.... Nous avons trouvé une cité engloutie ! Telle la cité d'Atlantis ! Perdue et oubliée depuis des années ! Peut être que l'Infinity peut nous aider à vivre ici, ou alors peut être qu'il pourra nous fournir de l'énergie sur Atlantis ? "

Je ne cesse de regarder tout autour de moi pour m'imprégner du moindre détails mais c'est tellement inimaginable que... heureusement que la doc filme tout ! Le système mécanique qui ouvre les portes, qui transporte la Dalle sur le rail est hallucinant ! Faut pouvoir supporter la chaleur, le poids, l'usure du temps, le.....

" On doit entrer maintenant !"

Mon regard croise celui de ma responsable et elle n'a pas l'air commode pour être franche. Je m'avance vers la porte et lui tourne le dos.

" Imaginez ce que nous venons de découvrir ! j'écarte les bras pour montrer l'immensité de notre découverte " C'est une découverte majeure j'en suis sûre ! "

AHHHHH Lorn, il m'engueule mais je lui souris, je suis persuadée qu'il est heureux malgré ma petite précipitation incontrôlable que la Dalle soit là à nous ouvrir les bras. En plus je suis d'accord avec lui ! Il faut entrer maintenant ! Ah et oui, je ne pars pas sans l'Infinity ! Je me précipite sur le piédestal pose ma main fermement sur l'objet et le reprends. C'est mon doudou maintenant, je ne m'en suis pas séparée depuis le premier jour et ça ne commencera pas maintenant. Maintenant je suis prête pour pénétrer dans les entrailles de cette cité oubliée.


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