Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)
Les pétales de l'alliance 824245bouton512


RPG sur Stargate Atlantis
 

Lun 25 Mar - 18:52
Alexander Hoffman
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"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Soldat Clive


C’était passé beaucoup trop vite.
On y prenait goût à la Gaëllie mine de rien. Une semaine en immersion dans ce pays, à manger, s’habiller et vivre à leur façon, c’était presque un lavage de cerveau consenti. Clive n’était que trop heureux de pouvoir remettre son uniforme. Il se sentait moins clown, moins “pinguin”, même si les vêtements Gaëlliens avaient aussi leur charme. C’est juste que ce n’était pas lui, ça ne lui ressemblait pas.

Darren se trouvait dans la navette qui le ramenait en direction de la Porte. Il faisait le voyage seul, Emilia ne pouvait pas le suivre, trop embarquée dans ses préparatifs propre à une princesse déifiée. De toute façon, elle ne l’aurait pas fait. L’homme se sentait partagé entre une pointe de regret et le plaisir de retourner sur Atlantis. Le métal, la mer et les potes lui manquaient quand même un peu.
En revanche, il se voyait bien passer la retraite là-bas. En vieux briscard qui aura su se mettre quelques ronds de côté sur la monnaie Gaëllienne, avec une bicoque modeste. En hauteur de préférence, avec vue sur la mer de nuages, et un nid pour son Draconys dressé (il y tenait mordicus à son projet insensé).

Bref. Il était temps de reposer les pieds sur Terre et de redevenir sérieux.
Les huiles n’avaient pas accepté de l’envoyer là-bas pour se dorer la pilule et dragouiller de la princesse extraterrestre. Ils allaient vouloir un rapport issu du terrain. Darren était déjà en train de faire le tri dans sa tête, de ce qu’il raconterait, et des secrets consentis par Emilia qui ne sortiront pas. Il y avait des choses qu’il avait vu ou entendu qui ne méritaient pas d’être connu d’Atlantis. Pour le bien de tous, pensait-il, pas que pour le sien.

Une part de lui hurlait à la trahison. L’autre rappelait qu’il était essentiel d’être mesuré et que le CODIR, les premiers, devaient éviter que quelques petites réalités ne brisent tout le travail qu’ils avaient abattu. C’était comme ça que ça fonctionnait non ?
Steele, Hoffman et Woosley étaient connus pour tirer les vers du nez. De vraies fouines. Impossible de savoir comment ça allait vraiment se passer.

Clive était donc en train de gamberger et il ne s’arrêta que lorsqu’on lui activa la Porte des Étoiles pour qu’il puisse rentrer. Le soldat entra son code dans le GDO puis contacta la salle d’embarquement par radio, demandant l’autorisation de rentrer. Une fois de l’autre côté, on ne lui laissa pas beaucoup de temps pour apprécier le retour. Un des administratifs lui signala que le CODIR avait été informé et qu’il devait se rendre à une salle de réunion.

Le débrieffing. Il redoutait un peu ce moment.
Le soldat respira, le temps de rendre ses armes et son équipement, puis il se présenta là où on l’attendait.

« Bonjour, messieurs, madame, soldat Darren Clive au rapport. » fit-il après les avoir salué.
Il s’installa et attendit qu’on lui demande de faire son retour. Il prépara sa tirade puis la servit lentement, les mains croisées, en essayant de ne pas se montrer nerveux. Ce qui était peine perdue :

« J’ai été reçu comme un pape. Je pense qu’une bonne partie de la Gaëllie tient à cette alliance, chefs. On m’a fait visiter pas mal d’endroits, rencontrer des tas de gens, et si je dois faire concis, on peut dire que ce sont des putains de bluffeurs. Je suis pas scientifique mais on dirait qu’ils ont de la technologie qui rivalise avec la nôtre. »
Il décroisa ses mains pour les mettre sous le bureau. Mais ça le gênait d’autant plus alors elles reprirent la même place.
« Ils planquent tout ça sous leurs montagnes, leurs forêts. J’ai l’impression qu’ils essaient de se faire passer pour des bouseux au regard des Wraiths. Comme les Genii mais en vachement mieux. C’est un sacré double-jeu. »
Il marqua une pause.
« J’ai pas eu l’occasion de rencontrer les autres maisons. Mais c’est vachement axé Moyen- ge. En terme de noblesse, de vassaux etc. La reine Eidolas est très influente, elle a pas eu besoin de jouer des coudes pour le prouver. Elle s’est creusé une bonne place parmi le peu de personne qui lui est supérieur. La Floraison, c’est aussi leur occasion de se monter leurs intrigues de cour, enfin...le truc de base. Sûrement qu’ils vont vous présenter pour fignoler l’alliance. Mais c’est clair qu’ils ont besoin de nous. »
Ca, il en était persuadé.
« Les Eidolas ne tiennent pas juste aux connaissances qu’on a sur les Anciens. Ils sont pas cons, ils savent que l’entente qu’ils ont avec les Wraiths ne va pas durer. Et ils sont pas du genre à se laisser bouffer sans rien dire. D’autres maisons vous verront comme des menaces je pense. Ils ont pas dit ouvertement qui nous étions sur leurs médias, surement pour éviter les dénonciations. Mais la reine et la fille Eidolas préparent le terrain. J’ai creusé à droite à gauche pour voir si elles ne chercheraient pas à nous embourber. Mais non, ça à l’air sincère. »
Il les fixa, se malmenant les doigts.
« Je pense pas avoir fait mauvaise impression chez eux. Ils m’ont raccompagné pour que je vienne vous faire ce rapport et vous servir de guide pour votre arrivée. »
Il hésita avant d’ajouter :
« Par contre, nos uniformes, ils ne les aiment pas des masses... »


John Sheppard


John était rentré de ses vacances sur terre il y a une semaine. Il se sentait bien et en accord avec lui-même. Il ne s’attendait pas, que dès son arrivé Hoffman lui tombe dessus, (bon certes pour lui demander comment il allait et faire son rôle de bon copain), mais pour lui dire qu’il allait participer à une mission diplomatique (car il n’avait pas le choix et quand bien même l’anglais avait décrété qu’il vienne, et le militaire n’aurait pas refusé). John n’était pas contre, de remettre le pied à l’étrier d’une façon plus « récréatif » que de partir casser du Geniis ou même du Wraiths.

Ainsi, durant cette semaine, qu’il pensait tranquille, il avait eu le droit de se farcir les rapports, les faits et geste de cette princesse repêché dans les ruines de l’accident avec l’un des Lays…et de faire un topo avec sa seconde, autant sur cette rencontre que sur le reste des événements durant son absence. Il était content, de retrouver Atlantis et son rôle de responsable et il était tout aussi satisfait du travail exemplaire de Frei. Il était un peu déçu qu’elle ne puisse venir avec lui sur cette planète prometteuse d’une belle alliance… Cela faisait bien trop longtemps, qu’il n’avait pas jouit d’une mission avec elle, ou même de moment hors mission avec sa major, sans le côté professionnel. Il devait organiser ça…

John avait rendez-vous avec le CODIR et le soldat Clive aux alentours de 10h, bien entendu la veille les trois membres de la direction, avait voulu faire une réunion, pour savoir comment ils allaient cuisinier Clive. John, n’avait pas ce genre de préoccupation, il voulait surtout savoir s’il n’avait pas d’anguille sous les rochers et s’ils pouvaient être en toute confiance de cette alliance, qui avait quand même un gros monstre dans le placard. Il y a de forte chance, qu’il prenne après à part, Clive, pour s’assurer que le soldat de confiance qu’il ait n’ait rien oublié, ou simplement pour parler un peu avec lui de son voyage, sans la pression des directeurs.
Il était arrivé en avant, comme demandé par les hauts cadres dynamiques, pour parler d’autres éléments. Ainsi quand la porte s’enclencha et que Clive arriva, il trouva donc Richard, Erin, Alexander et John autour d’une boisson chaude. Naturellement, le soldat fut accueilli avec bienveillance et on lui demanda ce qu’il désirait avant de commencer.

« Soldat. »

John avait encore son café en main et installé, il écouta le rapport de son soldat. Bon, qu’il soit bien reçu et qu’on travaille pour leur alliance était une bonne chose. Surtout le fait qu’ils aient besoin d’eux, cela donnait plus de valeur à cette alliance et un risque un peut moins important qu’on leur fasse à l’envers… En tout cas, bonne idée d’avoir eu un homme pendant quelques jours dans cette société.

« Pourquoi ? Qu’ont-ils nos uniformes ? » John avait soupirer intérieurement, il ne pourrait donc pas être en uniforme, il aurait aimé négocié cet élément avec le CODIR, pour ne pas s’engoncer dans celui des hauts officiers pour les cérémonie, ou même un costume civil…mais il sentait qu’il allait devoir s’habiller correctement et en mettre pleins les mirettes. En plus Hoffman avait eu une liste de course… pas de rouge vif couleur rattaché à la Triache et du blanc, car religieux… Pfff, il allait falloir faire un tour dans sa penderie. Bref, il rebondissait sur cette dernière, phrase alors qu’il avait d‘autres éléments en tête, mais le trio de fouine au long nez allait bien se charger de cuisiner Clive. Bien mieux que lui.

Alexander Hoffman


Le grand retour du soldat (amoureux) Clive. Alexander avait lancé les paris avec Erin sur cet élément, même si l’attrait du soldat pour la belle princesse leur servait que trop bien. Il espérait juste, que sa loyauté était restée au bon endroit. John n’avait aucun doute sur ce fait, mais bon, étant politicien, Alexander savait que trop bien, comment, les humains pouvaient retourner leur veste et avec facilité.

« Bonjour Clive, prenez place. »

Après avoir convenu d’une boisson ou non avec le jeune homme, celui-ci entama directement son rapport assez synthétique. Regroupant, des points que le CODIR voulait vraiment, savoir comme l’intérêt qu’on les familles pour eux, la visions et surtout s’il avait des risques d’être entuber comme des bleus. En tout cas, il avait un jeu des médias intéressant, cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas eu jouer de cet outil.

Alexander était assis à côté de John sur le sofa, et celui-ci parka. Alexander, le toisa, eh bien non, John ne pourra pas être en uniforme et Clive venait d’enfoncer le clou. L’anglais comptait se changer après pour l’évènement, et le thème était d’affirmer la richesse... mais là n’était pas le sujet. Il attendit donc la réponse de Clive avant de commencer à répondre à son tour. En tout cas, le bilan était positif.
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    Alexander Hoffman
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Mar 26 Mar - 4:39
Erin Steele
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"Codir"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Erin Steele


C’était un pari risqué que d’envoyer Clive avec Emilia sur sa planète. Idéalement, il aurait fallu que ce soit un agent autonome qui puissent utiliser son libre arbitre en toute circonstance, et Erin savait très bien que quand un homme s’éprenait d’une femme et que le lien se consommait d’une façon ou d’une autre, le libre arbitre prenait un coup dans l’aile.
D’un autre côté, l’effet pouvait être inversé. Emilia était en confiance et elle était susceptible de lui livrer des secrets, ou des petites choses qu’elle n’aurait pas laché avec quelqu’un d’autre. Il fallait partir du principe que les deux jeunes gens avaient discuté de choses et d’autres que le secret aurait dû préserver, que ce soit pour les Gaélliens comme pour les Atlantes. Le tout était de tirer les vers du nez de Clive maintenant, pour savoir de quelles indiscrétions il avait été témoin. Pour ce qu’il avait certainement révélé de son côté, on passerait certainement l’éponge.

En tout cas, c’était chouette que John soit de la partie. Cela donnait un petit plus à l’entretien, surtout que c’était quand même avec l’un de ses hommes. Erin espérait cependant que le bonhomme en question n’avait pas retourné sa veste. Après, il s’agissait d’alliés potentiels, du coup tout pouvait s’appréhender sous un regard bienveillant.
La question ne se poserait avec un peuple moins évolué, mais là, ils pouvaient très bien maîtriser des sujets comme le contre espionnage d’une façon efficace.

« Soldat Clive, c’est un plaisir. J’espère que vous avez fait un bon séjour.»

Erin l’écouta débrieffer de son propre chef son petit séjour. Le fait que John rebondisse sur l’uniforme la fit sourire. Vraiment, ce garnement ne loupait rien, et surtout pas l’essentiel ! S’il pensait participer à des festivités en étant habillé comme un sac, il se trompait.

Elle laissa Clive répondre à John avant d’ajouter :

« Quand vous dites que vous avez creusé à droite à gauche pour savoir si on se faisait embourber, qu’est-ce que vous entendez par là ? », demanda Erin pour revenir dans le sujet. Son briefing était pas mal, mais il ne s’en tirerait pas à si bon compte.

Richard Woolsey


Richard Woolsey avait suivi le dossier de loin. Le problème tenait au fait qu’il avait été cloué au lit par une espèce d’angine de pégase qui l’avait terrassé comme un nouveau né. Maintenant, il essayait de revenir dans la course en se tenant au courant et en lisant les différents rapports, mais ce n’était pas pareil que s’il avait suivi l’affaire depuis le début. Aussi, après avoir salué avec les autres le soldat Clive qui revenait de “l’étranger”, il restait discrètement en retrait le temps d’observer tout ça derrière ses lunettes arrondies.

Soldat Clive



C’était vachement intimidant de tous les avoir là.
Leur sympathie semblait être le seul élément positif dans cette réunion, même s’il se doutait que c’était dirigé pour le mettre en confiance. Clive ne regretterait jamais son séjour en Gaëllie mais se faire décortiquer par ces quatre paires d’yeux alors qu’un seul était déjà dur à supporter : c’était la merde !

Le D4 lui manquait à cet instant. Mais il avait un boulot à finir et le soldat n’était pas du genre à reculer. Une petite mention à son chef pour la diversion agréable de l’uniforme qui ne pu l'empêcher de sourire également.

« Ouais, chef. L’uniforme, c’est zéro. J’avais pas posé les pieds au domaine depuis une dizaine de minutes qu’ils m’ont fait phénomène de foire. Avec un truc un peu gothique fait en cuir. J’avoue, c’était pas des vêtements de merde. Du fait main, artisanal. Le bon côté, c’est que les Gaëlliennes n’arrêtaient pas de me mater. Le mauvais, c’est que j’avais un mal fou à planquer mes flingues. »
Clive haussa les épaules.
« Je crois pas que vous allez pouvoir y couper. La Floraison, c’est du gros. Si j’ai bien compris Emilia, tout le gratin de la Gaëllie y sera. »

La question en vint ensuite sur sa petite enquête.
Il garda le silence quelques secondes, se creusant la cervelle pour leur servir autre chose qu’un “bah voir si on va se faire entuber ou pas !”...

« Franchement, je crois pas qu’on ai encore croisé une techno aussi évoluée. Ils sont pas si loin de nous, ils ont même une IA qu’ils appellent Lorraine, une guide pour les visiteurs. Les Eidolas ont aussi des entreprises scientifiques, du top niveau, apparemment sur les implants bioniques. Ils donnent l’air de très bien se démerder seuls. »
L’homme fronça les sourcils.
« Alors ça m’a fait gamberger. Pourquoi est-ce qu’ils auraient besoin de nous ? J’ai un peu creusé, posé quelques questions. »
La réponse, il devait surement déjà la connaître.
« J’ai pas eu l’impression d’être dans une cage dorée pour vous servir que du positif. Ils m’ont laissé voir le revers de la médaille aussi. Enfin, Emilia surtout. L’équilibre politique a l’air fragile chez eux. Ils se feraient une joie de se foutre sur la gueule. Façon union contre confédéré. Entre science et religion je dirai. Mais ils se retiennent. En fin de compte, les Eidolas - surtout eux - ils pensent un peu comme nous : ils veulent des alliés pour résister contre les Wraiths et les autres menaces. »

Erin Steele


Les différentes réponses de Clive laissaient penser à Erin qu’ils avaient bien fait de l’envoyer là-bas pour faire un premier topo sur leur civilisation. Il avait pris le temps de faire le boulot tout en profitant de l’hospitalité de ses hôtes. Il ne s’était pas contenté de regarder l’ensemble avec la bouche ouverte et un filet de bave admiratif, il s’était posé des questions et il avait tenté d’y répondre. Un bon point, surtout qu’il en était arrivé à des considérations politiques, ce qui n’était pas habituel pour un soldat. Bref, il s’était servi de sa tête.



Le fait qu’il voit le revers de la médaille, comme il le disait lui-même, par l’entremise d’Emilia, avait été un pari risqué mais payant. Envoyer Clive avec sa belle était à double tranchant, et nul doute que si ces deux là n’avaient pas une liaison, il n’aurait pas vu l’autre côté du miroir. Erin gardait à l’esprit que les Eidolas étaient de fins politiciens, la mère en étant un exemple de premier choix, et tout cela pouvait avoir été mis en scène par le biais de la matriarche pour lui montrer ce qu’elle voulait bien qu’il voit, par l’entremise de sa fille. Cependant, il fallait donner du crédit à son récit, et s’en servir pour partir plus ou moins sereinement à la Floraison.
Quoiqu’il en soit, cela faisait limite peur de rencontrer un peuple aussi avancé technologiquement. Soudainement, le sentiment d’être les meilleurs humains de ce coin de la galaxie en terme de développement s’estompait à vitesse grand V. Mais cela ouvrait sur des perspectives commerciales intéressantes, tout comme deux pays développés le feraient sur Terre. Alors oui, il y avait sans doute des égards politiques à tisser cette alliance, et l’avantage d’un pareil accord irait aux Eidolas vis-à-vis des autres maisons royales, puisqu’ils en étaient à l’origine. Mais il fallait voir plus loin, dans du durable et dans l’échange de bons procédés. Un peuple qui ne connait pas son Histoire est amené à la revivre, et fidèle à ce proverbe d’elle ne savait plus qui, Erin gardait en mémoire la fourberie des Géniis, et elle ne voulait pas revivre pareille chose. C’était sans doute pourquoi elle, et plus largement le Codir, prenait des pincettes avec tout ça, et qu’il fallait laisser le temps au temps pour voir où ça allait mener.

« Vous avez eu une démarche intéressante, Monsieur Clive. », répondit Erin agréablement surprise. « J’ai une autre question qui en englobe quelques autres. » ajouta-t-elle en croisant les mains devant elle et en toisant le soldat. «Quel était le protocole médical à votre arrivée ? Quel genre d’examen ont-ils pratiqué ? Vous ont-ils prélevé ou injecté quoi ce soit ? Avez vous été séquencé génétiquement ? Bref, est-ce que vous pouvez nous décrire tout ça s’il vous plaît ? »


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Mar 2 Avr - 16:13
John Sheppard
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PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00



John Sheppard


John, toujours très expressif notamment dans son regard, ne cacha pas sa surprise en entendant cela. Les Gaélliens étaient le genre de peuple, que quand ils n’aimaient pas changeait tout ? Du genre : vos fringues sont affreuses donc hop nouvelle garde-robe version pretty woman ? Il ne savait pas encore, pourquoi ni même un doigt dessus, mais cela le dérangeait. Etait-ce un trait de comportement de ce peuple ? Ou simplement l’envie de rendre Clive incognito dans la masse et de le grimer comme n’importe lequel Gaellien ? Cela devait être la véritable raison… car sinon, cela voudrait dire quoi ? Serait-il capable de mettre en sous-vêtements toutes les personnes qui ne portent pas des vêtements à leur goûts ? (ou de leur peuple), et cela allait t’il s’étendre jusqu’au traits physique ? Après tout, il avait lu qu’ils avaient un net problème avec la chirurgie. Hop, toi ton gros pif il est vilain : voici un nez fin de fouine… Hormis la cérémonie de la Floraison, où malheureusement le colonel, devrait bien s’habiller, comment cela allait se passer pour le futur ? Faudrait-il avoir un autre uniforme spécialement conçue quand on va chez eux ? Perdre son identité au profil de cette masse ? S’adapter que dans un seul sens ? Etait-ce au final, un trait négatif de ce peuple, trop habitué à faire plier les autres ? John partait sûrement un peu loin sur le coup. Mais cela le chiffonnait encore plus.

Après tout, il n’avait pas connue cette Emilia ni la confédération qui avait posé un pied sur la cité. Peut-être que tout cela s’évanouirait une fois-là bas... Mais encore une fois, si leur beaux vêtements ne font pas l’affaire ? Ils auront le droit de ressembler à des amateurs de SM version vampire ?

Clive enchaîna sur la question d’Erin, il était assez satisfait pour ne pas dire fier de l’investissement de son homme. Franchement, il avait agité ses neurones et cela faisait du bien d’avoir un soldat qui va au-delà de son rang. Au-delà du première classe qui agit avant de réfléchir, après tout vu sa spécialité on demandait de lui une certaine réflexion, donc il n’avait pas de surprise. Et son investissement dans cette infiltration consentante était une preuve à ajouter à son dossier pour une promotion. John n’était pas radin en remerciement ni en gratification quand le travail était à la hauteur, il avait été passablement déçu par beaucoup et il comptait bien serrer la vis sur certaines règles. Mais ne pas en oubliée d’autre. Enfin bref, Clive était le bon élément qui avait gérer, du moins dans ce début de rapport.

En tant que militaire, le point politique est généralement le moins intéressant, mais savoir qu’il ne fallait pas grand-chose pour qu’il se foute sur la gueule était un point à garder pour l’homme, qui nota les informations pour lui.

Il allait rebondir quand Erin prit la parole sur des points sanitaires. Oula oui, ça aussi ça ne lui plaisait pas vraiment… il avait une certaine réticence à donner ce genre d’information, encore « flou » pour son peuple et plutôt pour lui.

« Hum… et j’aimerai revenir à notre uniforme. Ce changement d’habits était une volonté pour être discret ou bien une autre volonté ? »
« Eh bien colonel, vous voilà bien obnubilé par ça. Vous aurez le droit à un bel habit de soirée comme tout le monde. » le taquina gentiment Richard, qui présentait une forme de réticence assez forte de John. Après tout, par l’humour on pouvait faire passer plusieurs éléments et cela pousserait John à développer un peu plus. D’ailiers, celui-ci eut un rire silencieux.

« Oui… j’entends surtout par-là, que si c’est simplement pour que Clive n’attire pas l’œil soit c’est normal après tout. Mais, si c’est pour une autre raison… ce n’est pas pareil. Je me questionne simplement, sur les mœurs de ce peuple, qui est assez porté sur l’esthétisme et si cela pourraient pousser à imposer leur marque de fabrique, tout simplement, parce qu’ils jugent que cela ne leur convient pas. Pour nos prochaines négociations, je n’ai guère envie de déguiser mes soldats, pour les caprices d’une reine de la mode… » Il regarda les trois dirigeants, qui attendaient son développement, Richard avait fait la fouine aussi et cela marchait bien. « Si cela s’étends aux vêtements par exemple : toi tu es habillé comme un sac donc on va te changer… ou à tout : exemple : Ton bec de lièvre est disgracieux, on va te régler ce petit problème en deux coups de bistouris… ou dans l’extrême, tes yeux bleu sont moches le rose à paillettes est plus tendance. En bref, s’ils sont capable d’imposer leur point de vu esthétiques sans demander un quelconque avis. Je vais dans l’extrême et j’ai sûrement tort de m’inquiéter pour pas grande chose. » Il regarda Clive, suite au hochement de Richard qui attendait tout comme le colonel la réponse du soldat qui allait trancher. John, se sentait un peu con, de se questionner là dessus, alors que les dirigeants avaient autre chose en tête que ce type d’idée. Mais le colonel, voyait un peu plus loin.

Alexander Hoffman


Alexander pour sa part, était assez passif, pour le moment, il écoutait les réponses de Clive tout en établissement son propre raisonnement de pensée, y trouvant le côté conflits politique particulièrement intéressant. Cela était une faiblesse, qu’il ne fallait pas négliger et ce jeu de pouvoirs serait un jeu de taquin assez fort durant la cérémonie. Il ne faut pas se leurrer les différentes familles qui désirent le pouvoir, essayerons de se mettre les Atlantes dans la poches ou au contraires essayerons de les manipuler pour gagner en influence ou se servir d’eux pour un quelconque complot ou desseins personnel. Il allait falloir se méfier.
Comme la totalité des responsable, s’il approuvait la démarches de Clive qui répondait parfaitement à leurs attentes. Il semblait avoir trempé son nez là où il fallait et Emilia n’avait pas rechigné à lui montrer les côtés plus sombre de sa peuple. Une preuve de confiance et un parti pris que peu courant. Rien que pour cela, il avait une confiance qui s’établissait avec ce peuple ou du moins avec la princesse.

Les aspects qu’évoquait Erin, étaient ceux qui les avaient faits tilté durant la première rencontre. L’expérience de leur éclaireur allait être enrichissante et surtout les préparer à accepter (ou non) ces conditions qui même avec des explications restaient un peu brumeuses. Brumeuses ? Tout simplement, qu’entre la réalité et les explications, il peut avoir un monde. Voir même une galaxie. Mais avant d’avoir ce genre d’information, John prit la parole, exposant un peu maladroitement son inquiétude. L’anglais, comprenait que le colonel, s’inquiétait du comportement véritable de ce peuple et lui, y voyait une manière de prévoir dans le futur leurs exigences. Après tout, quand on aime conformer les autres, on peut demander petit à petit que tous les alliés prennent le même chemin, lissant les différences et les imperfections. C’est après tout, un danger de la mutation génétique contrôlée. Mais, ce genre d’hypothèses sur leur manière de définir leur critère de beauté ou de naissance intellectuelle n’étaient pas encore d’actualité, cela serait une prochaine étape. Même si la question restait là.

En tout cas, l’anglais ne surchargea pas Clive de question, il avait déjà bien à faire.

Soldat Clive



« Heu...alors... »

Il s’attendait à recevoir pas mal de questions mais pas une avalanche soudaine. Un sourire un peu nerveux étira son visage et il essaya d’organiser ses pensées. Steele en première, le colonel ensuite.

« Oui. Ils m’ont fait entrer dans une salle avec deux toubibs. Plutôt accueillant les mecs. J’ai eu une prise de sang, c’est vrai. Mais pour le séquençage machin, je ne sais pas du tout. Peut-être. Ce serait bien le genre... »

Darren fouilla dans sa poche, se contorsionnant pour pouvoir aller jusqu’au fond. Il continua tout en s’affairant :

« J’avoue que quand le doc s’est ramené avec la seringue sans rien me dire, j’ai été tenté de lui arracher le pied avec mon pompe. Mais il a vite compris et m’a expliqué que c’était un cocktail de vaccins. Comme pour éviter l’hécatombe du Nouveau Monde avec la grippe par exemple. »

Il haussa les épaules.

« De toute façon, je les voyais mal anéantir une future alliance en disséquant un troufion comme moi. Ils auraient pas appris grand chose à part le fait que j’aime les hot dogs...je me suis pas écarté de mes flingues. Ils se sont même pas énervé, le type a été assez cool. Je pense qu’il avait l’habitude d’examiner des militaires. Ou des visiteurs étrangers. Il était pas envahissant, il s’est contenté de son protocole. C’était sympa. »

Darren retira finalement sa carte d’identification Gaëllienne du fond de sa poche. Une carte plastifiée avec sa trombine dessus. Le soldat la posa sur la table et la fit glisser en face de lui vers le gratin. Il espérait vraiment qu’on ne lui confisquerait pas vu que c’était un peu son passeport. Il les laisserait tripoter sa carte et l’examiner s’ils le voulaient. Mais Darren espérait sincèrement que le pass retournerait dans sa poche.

« J’ai eu le droit à ça en retour. Ils m’ont donné les accréditations pour que je me balade avec mon équipement et que je passe tous les contrôles. Une chose est sûre : ils ont rien capté pour ma balise sous-cutanée. Ca avait l’air d’un examen comme vous le faites souvent sur les gars qui reviennent des explos mais en un mode “plus méfiant”... »

Il marqua une pause.

« Ils n’ont pas l’air parqué dans une cité unique comme nous. On a prit une sorte d’avion et on a dû voler une bonne quarantaine de minutes. Je sais pas jusqu'où s’étend la Gaëllie mais c’est pas du petit poisson. La ville où j’ai été, elle était carrément planquée sous une montagne. Et bien décoré, de la verdure, des hologrammes et tout. Si j’exagérais, je dirais qu’on fait beauf de métal à côté... »

D’ailleurs il comprenait tellement pourquoi Emilia avait passé tout son temps dans le jardin botanique sur la cité. Elle avait l’habitude d’une quantité de verdure qui ne se trouvait qu’à cet endroit.
Le militaire parcouru les personnes présentes puis changea de sujet. La réaction du colonel l’avait fait rire. C’est vrai qu’il ne l’avait pratiquement jamais vu en-dehors de son uniforme. Si bien que sa dégaine lui collait comme une deuxième peau. Pas étonnant qu’il se sentait écorché à vif à l’idée d’aller faire le pingouin durant la Floraison. Pourtant, même s’il n’aimait pas des masses sa tenue Gaëllienne, il s’était vraiment senti intégré grâce à elle. C’était parfait pour son boulot...

« Pour tout dire, mon colonel, ils y ont quand même mis les formes. J’ai pas été traité comme un vieux clodo tout dégueulasse. J’ai eu le choix d’accepter ou pas. Ce que j’ai appris les jours suivant, avec la princesse, ça m’a aidé à comprendre un peu mieux leur démarche. Comment dire... »

Clive chercha une comparaison et reprit avec un léger sourire :

« C’est une famille royale quoi. C’est comme si j’entrais chez Lincoln en peignoir et sandales. Que je rencontrais sa famille et que je bouffais à leurs tables, sans faire d’efforts pour la tenue. Ca attire le regard, surtout du public, des médias, alors qu’à l’inverse ça passe vachement mieux avec des habits Gaëlliens. Et puis...c’est de bonne guerre...Emilia s’était trimballée plusieurs jours dans une tenue Atlante et elle a pas moufté alors... »

Ca et aussi l’uniforme militaire qu’il lui avait demandé d’enfiler pour aller au repas des bidasses. Il n’y avait qu’Erin qui savait pour l’instant et il ne savait pas bien si elle était du genre à faire des cachotteries au reste du Staff. Mais pour une princesse, Emilia avait été du genre sacrément conciliante et aventureuse. C’était de bons souvenirs tout ça. Il espérait en avoir d’autres à l’avenir.
Au fil de sa pensée, Darren se sentit obligé d’approfondir.

« Ou bien...j’sais pas...imaginez qu’il y a un peuple qui a l’habitude de se balader le matos à l’air et que leurs femmes se dandinent cul nu sans la moindre pudeur. Parce que ça se passe comme ça chez eux, que c’est normal, c’est leur culture. Et que vous les présentez à des Natus pour une future alliance, les rois du balais dans le...enfin hum...ca ferait pas beau ménage vous voyez ? »

Le jeune homme haussa les épaules. Son non-verbal trahissait une petite appréhension du fait de son langage assez familier. Il avait tellement dû faire attention là-bas qu’il se lâchait auprès de ses patrons, comme s’il pressentait qu’il serait excusé. Darren fit une petite moue et reprit en essayant de calmer un peu son naturel de bidasse.

« C’est à peu près pareil, je pense. C’est juste pour arrondir les angles avec tout le monde. C’est pas une question d’intégration forcée ou de chirurgie j’sais pas quoi... Moi j’ai vu ça comme du camouflage et ça m’a vachement aidé pour faire mon boulot...Et puis, vous concernant, c’est simplement éviter l’uniforme, ils vous demanderont pas d’enfiler du cuir. Je pense pas... »

Il parlait trop, ça le gênait.
Pourquoi c’était devenu si long et si peu concis soudainement ?
Darren ne se sentit pas à l’aise. Encore moins qu’avant en tout cas. Et il trouva refuge en entamant la petite bouteille d’eau disponible devant lui. Ca faisait une distraction de quelques secondes, le temps de passer au dernier sujet.

« Ah oui ! J’oubliais ! »
Il pinça des lèvres. Le meilleur pour la fin, forcément, le sujet un peu épineux :
« Les types qui ont voulu tuer la princesse, il y a peut-être des chances qu’ils soient aussi de la partie. Les Gaëlliens ont de la sécurité tip top mais j’aimerai bien poursuivre ma mission d’escorte si vous êtes d’accord. Je voudrai vous suivre pour la Floraison... »

Alexander Hoffman


Sans aucune surprise le pauvre homme ne savait pas par quel bout il devait commencer. Pas facile de faire un rapport avec autant d’interlocuteurs. Ainsi, il avait reçu la fameuse prise de sang, le soldat ne s’étonnait pas de la possibilité que son génome est séquencé… la question était de savoir si les Gaélliens avaient une éthique sur ça, du genre savoir s’ils demandaient une quelconque autorisation pour faire cela, où en mode : ils n’en avaient rien à faire. En tout cas, ils avaient aussi un cocktail de bienvenu, cela était dans les lignes qu’avait expliquer la commandante. Donc rien de plus ou de moins, du protocole. Cela était rassurant, même si la prise de sang avec l’idée d’un séquençage sauvage, ne plaisait toujours pas à l’anglais.

Clive avait tort, disséquer un homme sans rôle important était une source d’information bien plus grande que les grands d’un monde. C’est avec la composante de son peuple, qu’on peu juger d’une humanité. Les dirigeants sont toujours bien soignés et en bonne santé, ce qui n’est pas toujours le cas, de la plèbe. Enfin bon, l’homme considérait qu’on apprenait bien plus d’une civilisation en observant son peuple que les hauts fonctionnaires qui de toute manière, seront montré que le meilleur.

Le bilan semblai positif et la carte qu’il leur transmit était donc le pass, pour accéder à la planète, une sorte de carte d’identité qui condensait plusieurs pass. Une bonne idée, cela ferait hurler la bureaucratie avec leurs questionnaires et leur cinquante milles badge sur terre, mais cela était quand même plus pratique.

Le langage familier de Clive ne dérangeait pas Alexander, il n’allait pas lui demander d’avoir un langage soutenu, c’est ça manière de parler tant que ça reste dans l’acceptable. Sans insulte ou mots déplaisants.

Cela ne l’étonna pas que le jeune homme désire continuer sa mission à travers cet événement, surtout qu’il semblait attaché à la princesse. Et mise à part cet attachement, il était appréciable d’avoir au moins un « guide » de la maison, qui connait l’endroit, histoire de n’être pas en aveugle.

« Vous êtes sur la liste des invités. ».

John Sheppard



John écouta Clive, ne sachant pas trop quoi penser du protocole d’entrée, il préférait voir pour se donner un avis plus concret, se faire ou non séquencer l’ADN il s’en foutait bien. Il n’avait pas ce genre de considération. Après, le protocole d’entrée semblait correspondre à ce qu’il avait lu dans le rapport du CODIR, donc pas de vice là-dessus. Quand aux vêtements, cela le fit sourire d’entendre qu’Emilia avait porté les fringues Atlantes durant son séjour, mais avait-elle autre chose à se mettre sur le dos ? Il n’en était pas certain. Mais qu’importe, la comparaison maladroite n’était pas importante.

La comparaison suivante avec les natus, le fit pouffer un peu, avec l’image en tête qui va avec. Enfin chaque peuple avait leur style d’habits et même si le style était d’avoir des cordes dans le cul et nu, il faudrait accepter cette différence… s’y confirmer cela était autre chose. Mais de toute manière, il savait que trop bien, qu’il devrait prendre de beaux habits. Et le fond du problème n’était finalement pas là et il avait eut sa réponse.

« Le cuir ne nous change pas beaucoup avec nos uniformes noir » plaisant doucement John, qui sentait que son brave soldat infiltré était tendu. En tout cas, Clive faisait pas mal d’efforts pour donner des informations, il parlait beaucoup, mais plus il dirait des choses, plus cela servirait aux trois fouines.

« Merci » affirma John qui n’avait rien à ajouter pour le moment, pensant que les bureaucrates allaient continuer … enfin jusqu’au moment où son soldat souhaite continuer la mission… John porta son regard sur son homme, alors qu’Alexander confirmait sa présence. Il n’était pas d’accord pour continuer la surveillance rapproché de la princesse. Il avait d’autres enjeux pour lui et les Atlantes n'étaient pas les gardes de l’univers.

« Si vous êtes présent pour cette cérémonie, ça ne sera pas pour faire la nourrice d’une princesse soldat. Vous en avez bien conscience ? » La question était loin d’être si anodine que ça venant de John. Il avait croisé ses mains en s’avançant un peu du fauteuil. Après tout Emilia n’avait pas besoin d’un garde Atlantes pour être sauvée. Elle avait sa propre armée, mais que les atlantes gardent un oeil sur elle était envisageable, cela serait effectivement le cas… mais il ne fallait pas oublier qu’elle n’était pas la petite perruche qui va se faire croquer. Elle a des ressources : celle de sa planète.

C’est ce qui surprit un peu Darren qui reprit à la volée :
« Ah ? A vos ordres, mon colonel...heu...quelle est ma mission alors ? »

John marqua un temps de pose, cela lui apparaissait comme clair non ? Sinon pourquoi faire venir des soldats pour le bon plaisir d’avoir des gens autour d’eux ? Les places étant limitées, alors toutes ressources militaires se devaient d’être pour un seul but.
« Votre présence en tant que soldat, ne sera pas pour la surveillance de la princesse, elle possède maintenant ses propres garde du corps, surtout sur elle se sait menacée. Vous serez là pour la sécurité de nos VIP. Comme moi d'ailleur. » Il était le seul à comprendre cela ? Ou bien, il était à côté de la plaque et dans ce cas, il n’était pas en accord avec le fait de laisser une ressource s’égarer à la surveillance d’une autres personnes à pleins temps. Entre ses dirigeants et les dirigeants d’une autre planète, il n’avait pas photos, surtout qu’il aurait les trois têtes pensantes de l’expédition. Il tourna néanmoins la tête vers les trois fouines du CODIR pour avoir un avis contraire ou un aval.
« Bien colonel. Je me préparerai en conséquence. » Affirma-t-il en retour.


CODAGE PAR AMIANTE

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Mar 2 Avr - 17:05
Erin Steele
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"Codir"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Erin Steele


Erin qui avait pas mal pris la parole pour le moment, laissa donc les trois hommes échanger si besoin avec le soldat Clive. Ce dernier les informa qu’il aimerait en être à la Floraison, et qu’il aimerait continuer son boulot actuel auprès de la princesse. L’administrative aurait été surprise que ce ne soit pas le cas, à moins bien sûr qu’il se soit foutu Emilia à dos, ce qui ne semblait pas être le cas au regard de ses dires. C’était une bonne chose, mais John doucha littéralement son enthousiasme en se comportant comme le militaire lambda. Ce n’était pas habituel pour le colonel, mais fallait croire que les années d’expériences commençaient à faire sortir le vieux loubard qui était en lui. A moins que ce ne soit ses expériences de vie plus récentes qui lui avait mis un peu de plomb dans la tête, ce qui pouvait se comprendre aussi. Quoiqu’il en soit, on ne pouvait pas lui enlever qu’il prenait son rôle à merveille en faisant passer la vie de l’équipe dirigeante avant celle de ses hommes, et il rappelait au soldat Clive cet objectif principal. D’un côté, c’était le but même d’avoir un encadrement militaire à une expédition civile. Ils étaient là pour la protection, et c’était tout à leur honneur.

Mais Erin avait d’autres projets pour Darren Clive, et elle comptait bien exploiter sa position autant que faire se peut.

En tout cas, il avait bel et bien subi une batterie de tests en arrivant sur place, et on lui avait administré des vaccins. Le flou subsistait autour du séquençage de son génome, et Erin poserait forcément la question si elle devait passer par la case médecin en arrivant pour la Floraison. Il y avait peu de chance qu’elle y échappe cela dit, mais au moins, elle pourrait comparer avec les propos de Clive et ce qu’on leur proposait. Ce n’était pas qu’elle remettait en question les dires du soldat, elle avait plutôt tendance à penser que les Gaéllien pouvaient adapter le protocole pour eux histoire que ça reste dans ce qu’ils avaient débattu, et en proposer un autre aux gens du “peuple”. Affaire à suivre donc.
En tout cas, elle était étonnée d’apprendre qu’ils utilisaient des appareils volants pour se déplacer. Les Wraiths devaient vraiment avoir de la merde dans les yeux… Ou alors, ces mecs étaient les rois du camouflage, et cela concrétisait d’avantage l’idée d’Erin d’avoir Clive dans la place. Si des Géniis parvenaient à se faire passer pour des fermiers, qui sait ce dont ils étaient capables, en faisant passer des vessies pour des lanternes auprès de la race la plus dangereuse de l’univers ? Il fallait que ce soldat reste dans les jupons de la princesse. Il était pile là où il fallait pour entendre et voir des choses qu’aucuns n’entendraient ou ne verraient. Alors que ça plaise ou non à John, elle ferait en sorte que ce type resterait à son poste auprès d’Emilia Zeïn Eidolas.
Il était taillé pour ça en plus. Sa réflexion sur la façon de se fondre dans la masse en portant des habits locaux, pour ne pas s’attirer l’attention des médias ou de la populace trop rapidement, c’était parfaitement réfléchi. Il pensait plus loin que sa simple mission d’escorte, et il avait suivi sa consigne de lui rapporter des éléments. Pourquoi le virer maintenant de son poste ?

Etant donné que ça avait dévié sur sa présence ou non à cette Floraison, puis à son rôle dans l’équipe militaire, Erin en vint à la conclusion que le débrief était plus ou moins terminé. Si elle parvenait à le garder en place, elle s’occuperait de lui causer de manière moins officielle pour obtenir de l’information supplémentaire.

« Colonel, soldat. Je vous propose d’arrêter l’entretien ici. Restez en attente de vos ordres soldat. Vous pouvez disposer. Et merci pour votre retour d’expérience. ». Sous entendu, les bureaucrates ont besoin de parler entre grands.

Erin patienta le temps que la porte n’avale Clive, ce qu’il fit après les avoir salué poliment, et elle se tourna vers ses trois vis-à-vis :

« J’aimerai qu’on discute du rôle du soldat Clive. Je n’ai pas spécialement envie d’empiéter sur tes plates bandes John, » concéda-t-elle avec un sourire pour le concerné, « mais j’aimerai qu’il conserve son affectation auprès de la princesse et qu’il continue de lui moucher le nez si elle lui demande. Vous avez remarqué la teneur de son rapport ? La façon qu’il a eu de gratter le vernis pour essayer de voir si on se faisait… embourber ? Il a fait plus que son boulot de garde du corps, il a cherché à sauvegarder les intérêts d’Atlantis dans le même temps. ». Erin les laissa analyser ce qu’elle venait de dire, avant d’ajouter : « Bref, j’aimerai le superviser directement pour en faire une source d’information officieuse sur les gaélliens, et sa place dans la sphère politique Orzane est parfaite. Ni trop proche, ni trop loin.»
« J’aimerai » n’était pas le mot adéquat, mais il était policé pour la forme, parce qu’elle s’entretenait avec Alexander, Richard, mais surtout, elle était en train de chier dans les bottes de John, et il restait son ami. Alors, elle y mettait les formes, et ce n’était pas un certain Caldwell qui dirait le contraire alors qu’elle lui était presque montée sur son bureau pour le faire plier. Quand Madame veut, madame a.

John Sheppard


John était satisfait de la réponse de son soldat, toujours réactif et prompt. Il comptait aussi le prendre à part pour échanger d’autres éléments. Mais avant cela, il attendait la réaction du CODIR, sentant bien, qu’il aurait peut-être une différence de point de vu, au vu de la surprise de Clive. Et cela ne manqua pas. John grinça des dents, sur le ton directif de la directrice envers son militaire, car là était question de pouvoir, mais la civile avait ordre divin. Elle lui passait dessus, voilà la hiérarchie, alors il ne dit rien, même si cela le dérangeait intérieure d’entendre son soldat se faire congédier par une autre personne que lui-même.

« Vous pouvez disposer, je reviendrai vers vous dans l’heure. » cela n’était pas pour avoir le dernier mot, mais pour informer son soldat que quoiqu’il advienne il n’aurait pas à chercher l’information, celle-ci viendra d’elle-même et par son plus haut responsable. Et si Darren était suffisamment malin, il pouvait aussi déduire que son colonel aimerait le voir seul à seul.

Il salua son homme qui déjà disparaissait suivi des saluts calmes de Richard et d’Alexander. Les deux n’avaient pas grand-chose à dire pour le moment, cela était toujours un peu déroutant au sens de Sheppard. Les CODIR était bien rôder sur ce point : tous avaient un avis et souvent le même. À moins qu’ils debrief bien avant pour être en accord. Cela était surement le cas, sinon, comment trois personnalités pourraient être aussi accordées ? Généralement, quand l’un parlait c’est pour les trois et ils se répartissent la tâche de manière naturel, une capacité qu’admirait John ; qui n’avait pas connu de direction aussi structurée depuis bien longtemps. Enfin civil. Même s’il était en accord avec sa major, ils n’étaient pas autant sur la même longueur d’onde.

Enfin bon, il se tourna un peu de trois quarts pour toiser Erin qui enchaînait rapidement. Alors, dès la première phrase il sut qu’il allait avoir conflit, quand quelqu’un sort « je ne veux pas faire-ci » c’est qu’il a le sentiment que ça va être le cas. Ça il l’avait appris des deux RDA. Surtout quand il y a un beau « mais » juste après. Erin, pouvait voir que John, s’était directement mit en défense, il ne pouvait pas le cacher, il était bien trop expressif comme garçon.

« Tu veux en faire un espion en conclusion. » répondit le colonel, qui toisa quelque secondes Erin avant d'enchaîner. En réalité il comprenait bien son point de vu, elle voulait exploiter cette compétence « nouvelle » de Darren et sa bonne intégration pour pousser plus loin la chose. Encore du politicien tout ça… mais c’est bien pour cela qu’il avait ce genre de personnalité en haut de la cité. « Pour la supervision c’est non. Enfin, autrement dit : Erin, je ne souhaite pas que tu me passe par-dessus. Si on doit concrétiser sa nouvelle mission d’espionnage maintenant, il sera toujours sous mon contrôle. Et me rendra des comptes, comme s’il était un soldat lambda sous mes ordres. Par contre, qu’on définisse ensemble ta stratégie pour le guider et qu’on fasse des retours ensemble durant la manœuvre festive, je suis d’accord. Surtout, que je compte bien danser avec toi, juste pour compenser. » cela était une blague sur la fin, il pouvait se le permettre comme ils n’étaient pas juste que collègue et c’est pour casser un peu l’opposition de sa phrase. Bref, faire passer la pilule de manière amicale sans être en conflit «Je ne souhaite… enfin non, je ne veux pas être à l'écart des ordres et actions que pourrait faire l’un de mes hommes. » Il la laissa prendre note de cette information. « Cela étant si on s’accorde sur ce rôle stratégique que tu souhaites lui donner. Et je le comprends. Cependant, vous êtes trois dirigeants de la cité et je n’ai que trois soldats pour vous sauver les miches s’ils arrivent un pépin. Et vu le peuple qu’on a en face de nous, ça sera bien plus compliqué de vous extraire et de vous protéger que si on va chez un peuple plus « simple ». En conséquence, si Clive est pour moucher le nez de la princesse, je demande un autre soldat, qui ne sera pas sur la liste, pour remplacer son rôle qui ne sera pas à 100% sur vous. » dit-il, il était habituel dans son ton.



Erin Steele


Erin avait opiné du chef quand il avait résumé sa proposition en un mot : espion. En effet, ce serait plus ou moins le rôle de Clive dans son idée. Elle avait noté le changement de comportement du gradé, et elle se doutait un peu qu’il allait adopter une attitude plutôt défensive. Après tout, elle n’y était pas allée par quatre chemins et elle avait exprimé clairement ce qu’elle désirait vis-à-vis de son soldat. Sa propriété, son commandement. Toujours pareil avec les militaires, mais à force, Erin avait l’habitude. Richard intervint à ce moment là pour clarifier les choses, au moins le concernant, et non pour tenter de peser dans la balance de la requête d’Erin.

Richard Woolsey


« Pour ma part je resterai ici, je ne vous accompagnerez pas. ». Il remisa ses lunettes, avant de poser la tablette sur la table, tablette qu’il consultait d’un air distrait en écoutant d’une oreille attentive ce qu’il se passait. Il trouvait donc le moment bien choisi pour faire cette petite déclaration.
« La Commission juge, et à raison, qu’envoyer les trois têtes dirigeantes de la cité au même endroit, au même moment, n’est pas sécuritaire. »
Erin acquiesça. Elle comprenait cette décision, et en réalité, elle se demandait si ce n’était pas acté quelque part dans un cahier des charges. Dans toutes les grandes entreprises, on n’envoyait jamais un comité de direction au complet dans la même voiture, dans le même bus, ou dans le même avion, pour la bonne et simple raison que par le passé, des entreprises importantes avaient perdues leur cadre dirigeants dans un crash d’avion… La suite était prévisible. Pas de tête, pas de direction, plus de personne morale, dissolution légale de l’entreprise, et fin de l’histoire. Et les exemples ne manquaient pas.
Il en allait de même ici. La prudence était donc de mise. Erin était déjà étonnée qu’Alexander et elle ne soient pas embêtés plus souvent par ce genre de consigne, mais elle préférait ne pas ramener sa fraise sur ce sujet, de peur que ça sorte sur la table.
« Par conséquent, vous n’aurez que nos deux amis ici présents à protéger. Néanmoins, j’octroi un militaire supplémentaire à la mission. »

Erin Steele


« Merci Richard. » fit Erin avec un hochement de tête.
« Vous savez, j’ai passé l’âge de me coucher très tard. », observa-t-il avec humour. Il écarta les mains en haussant les sourcils, plissant son crâne dégarni, invitant John et Erin à reprendre leur discussion.

Cette dernière avait eu le temps de réfléchir aux arguments qu’elle pouvait donner en faveur d’une supervision directe de cet homme. « Le point sur le soldat supplémentaire étant réglé, discutons du reste. », commença Erin. Manifestement, elle ne comptait pas en rester là.

« Je comprends parfaitement que ça t’embête que je le supervise, mais ta première réaction montre bien que tu n’es pas le genre d’homme à monter un réseau d’espionnage. Tu n’as pas saisi le potentiel de ton soldat, moi oui, et je pense que ce serait plus simple qu’une seule personne ne le supervise, pour ne pas créer d’interférence qui pourrait lui nuir. » Elle observait toujours John. C’était sans doute la première fois qu’elle s’opposait à lui ouvertement. Elle espérait juste que leur relation amicale n’en prendrait pas un coup. C’était tout le problème d’avoir des amis au boulot. Quand il fallait trancher dans le vif, on prenait des pincettes, et on avait des scrupules. Elle en avait, mais elle était sûr de son fait, et du coup, elle essayait de tourner les choses pour ne pas le braquer inutilement, même si ça allait probablement se faire dans la douleur.
« Ce que je veux dire, c’est que tu es un militaire de terrain, tu commandes des hommes qui vont au combat, pas des espions. Ce n’est pas contre toi, je m’appuis juste sur tes compétences. Tu t’inquiètes des uniformes, moi je m’inquiète de savoir quel est leur point faible, quel type d’armement ils possèdent, quels sont les sites stratégiques, où frapper en cas de besoin. C’est du renseignement à l’état brut. et Darren Clive saura voir ces choses. Je ne compte pas garder les informations pour moi, tout sera partagé aux personnes accréditées, mais j’aimerai vraiment qu’il prenne ses directives auprès de moi. Maintenant, rien ne nous empêche de définir une stratégie pour le guider, mais justement… Je ne veux pas qu’il soit guidé. »
Erin avait ses raisons pour ça. Emilia en était une. Leur relation d’amant/amante en était une autre. Si demain on guidait Clive comme un bon soldat, elle ne lui laissait pas deux heures avant de se faire griller par sa belle.

Alexander Hoffman


L’utilisation de Clive en tant qu’espion était l’idée d’Erin et elle était parfaitement brillante et il ne disait pas cela simplement pour glorifier sa compagne. Il suivait l’échange en silence, accueillant le non-présence de Richard, comme un regret mais une nécessité. Il s'était interrogé sur les risques de partir à trois, certes cela était parfaitement appréciable d’un point de vu humain, surtout que Richard s’était émerveillé des rapports et de l’avancement technologique…en plus d’avoir eu une belle aigreur de ne pas pouvoir participer au premier échange diplomatique… Sur ce point Alexander avait de l’empathie pour le dirigeant qui passait clairement, le plus clair de son temps dans son bureau et vivre d’aventure par procuration. Mais comme il lui avait souvent dit « je ne suis pas quelqu’un fait pour le pleins air ». En tout cas, Alexander avait envisagé de laisser sa place (à regret) pour rester sur la cité s’il était nécessaire et sans l’intervention de se brave Richard, il allait informer de cette décision.

John avait quand même l’air de faire une forme de concession dans sa défense : Ok pour l’espion MAIS ? Je veux ça et ça. Cela n’était pas beau, comme négociation…. Cela s’apparentait plus à de la fausse concession. Cela était souvent le cas, il était rare d’avoir de véritable concession ou un échange équivalent. Cet art était plus difficile, surtout pour que personne ne se sente laissé Et vu les demandes de John, il se sentait clairement en difficulté et sur un terrain où il ne voulait pas lâcher. Se sentait-il menacé ? Surement. Et il avait sûrement ses propres raisons, même si elles ne devaient pas être dirigées contre Erin en tant que personne.

En tout cas, c’est bien une première que l’officier soit autant en désaccord, avec un peu d’explications, cela pas toujours avec lui. À voir si cela allait suffire. Et Erin n’allait rien lâcher, elle obtient généralement toujours ce qu’elle désire et ce n’est pas un trait féminin stéréotypé, mais celui d’une personnalité forte et exigeante qui sait manœuvrer (et il adorait ça). Dans tous les cas cela allait être prometteur et l’homme s’adossa un peu plus au fauteuil, observant ce futur débat, espérant qu’il aurait quand même des arguments prometteurs de la part du colonel, qui allait détester ce petit jeu. Il était presque tenté de se prendre un verre de whisky et de compter les points. Cependant, il était bien tard et cela serait clairement un divertissement à l’insu d’un ami. (et en parlant de ça, il n’était pas contre de laisser le bras d’Erin au colonel plus tard dans la soirée, si cela peut le consoler de perdre au débat).

Richard et lui-même était en écoute et l’anglais glissa une boutade sur l’âge et les fêtes à son collègue et ami, ce qui fit sourire l’homme au joues joufflues.


John Sheppard


Bon, une personne de moins à surveiller. Cela n’était ni une bonne ni une mauvaise. Enfaite si plutôt une bonne pour l’officier, qui se voyait retirer un poids sur la surveillance des trois dirigeants en même temps. Et cela était dommage que Richard ne puisse pas profiter de cette soirée qui s’annonçait riche comme toute découverte d’une nouvelle culture. En réfléchissant, John oubliait un peu trop son rôle, il était aussi le responsable militaire, Atlantis envoyait du bon monde dans cette affaire. La prudence n’était pas de mise, et pourtant combien de pays envoie de jolies décorations pour briller chez le voisin ?

Enfin qu’importe, il avait son soldat en plus et cela ne serait pas du luxe, en plus de ne pas changer le nombre de personne sur la liste. Il marqua son acceptation par un hochement de tête, pensant, qu’ils allaient enchaîner sur les modalités de ce brave clive qui se voyait propulser à son insu espion. Mais la reine désirait qu’il ne soit plus un simple espion, mais celui de sa majesté. Elle ne lâchait rien ! Pire qu’un lézard vert !

Il retenu un soupir, oui, il était naïf de penser que cela aurait été réglé aussi facilement, après tout il imposait et non « parlait ». Et puis, c’est Erin en face de lui, il serait bien bête de penser qu’elle n’allait pas essayer de la manipuler pour obtenir son désir, qui était légitime car ces arguments se tenait.

« Pas besoin de me rappeler que je suis un homme de terrain et non affuté aux manœuvres dans le dos. » lui répondit-il avec un sourire, prenant conscience, qu’elle essayait d’éviter de le froisser. Cela était appréciable. Même si bon, oui, il n’était clairement pas rôdé à l’espionnage, cela n’était pas une spécialité ni même une compétence. Et même si Clive pouvait montrer de belle promesse sur ce point… il n’était pas de formation espionne ou infiltration. Ce qui pourrait poser quelques problèmes pour certaines actions précises. Mais bon, cela n’avait pas tant d’importance, si cela reste « limitée » et dans un champ auquel il peut répondre, surtout qu’il avait la confiance d’une VIP… il fallait qu’Erin ne lui demande pas le moulin et la bergère en même temps par contre.
« Je comprends. Mais ça me dérange. Tu y vois un intérêt plus vaste d’un point de vu stratégie et politique soit, je le concède. Moi je vois juste que mon soldat à sympathisé en amont avec un peuple et qu’il a montré quelques compétences plus intéressantes pour évoluer dans la hiérarchie. Je crains que tu lui en demande plus que ce qu’il ne peut fournir. Ce n’est pas un agent secret. Certes, il sait s’exfiltrer et s’infiltrer au vu de sa spécialité dans l’escorte et la protection des VIP. Mais cela n’est pas suffisant pour en faire un espion. Il va falloir que tu abaisses tes ambitions sur tes demandes, si tu veux le diriger. » Il fit une courte pause. « Je crains aussi, le conflit d’intérêt. De ce que vous m’avez dit, il aurait eu une relation intime avec la princesse ? Tu ne penses pas que de lui demander de pousser plus loin sa mission, cela va lui imposer le dilemme de la trahison. Que ça soit envers nous ou même envers ses sentiments ? » Comme souvent John s’inquiétait d’un point de vu humain, en y réfléchissant et hom le principe de laisser une civile prendre le commandement de l’un de ses hommes alors qu’il est présent… il avait la peur, légitime, qu’au vu du plan qu’elle c’est surement fait, elle en demande trop à Clive (ce qui peut le pousser à exceller chose qu’il fera, de son mieux voir même plus… et il avait ce risque qu’en voulant trop faire cela foire tout le beau plan d’Erin) sans parler du conflit d’intérêt. Tout le monde, ne savait pas gérer aussi bien que les deux RDA. (chose qui était hallucinante pour John, qui ne savait pas comment il arrivaient à faire ça aussi bien). Après John ignorait l’attachement entre les deux jeunes gens… et souvent chez un hommes, quand il y a une histoire intime, il y a un peu d’attachement ou de familiarité...et si ce n’était pas grand chose, un simple coup d’un soir, le soldat ne serait pas invité personnellement par la famille royale. Enfin bref, Erin pouvait se satisfaire d’une chose : John ne disait plus “non” de manière catégorique, il avait même une forme d’acceptation et il orientait le débat, sur des questions, comme pour être rassurer de ses doutes avant de filer le bébé à la nourrice.

Erin Steele


Erin préférait ignorer Richard et Alexander. S’ils ne prenaient pas sa demande au sérieux, soit. Ou alors, ils savaient que de toute façon, John n’y échapperait pas, et ils se désintéressaient du dialogue. Quoiqu’il en soit, elle préférait être dans une posture d’écoute active vis-à-vis de Sheppard, pour ne pas rater un argument qu’elle pourrait défaire ensuite. Ou contourner. Ou faire avec. C’était selon. Elle n’était pas dans une optique d’imposer réellement son choix. Bien sûr, elle en avait envie, mais si vraiment c’était trop compliqué, alors elle laisserait tomber l’idée, même si ça devait la contrarier.

Elle lui rendit son sourire. Oui elle essayait d’enrober pour ne pas le vexer, afin de présenter les choses aux mieux. Si elle n’était pas d’accord avec lui pour une fois, ce n’était pas pour autant qu’elle voulait s’en faire un ennemi ou ne plus le fréquenter.

« Je pense que nous nous sommes mal compris de prime abord John. », embraya Erin. « Il aura un rôle d’espion, mais n’en saura pas un vraiment. Je ne peux pas demander à un soldat lambda d’être un expert du renseignement, ce que je veux, c’est qu’il continue d’ouvrir ses yeux et ses oreilles en fréquentant la jeune femme. Si on ne le dirige pas vraiment, mais qu’on lui pose des questions orientées, il pourra toujours se montrer plutôt attentif à telle ou telle chose. C’est ce que j’ai commencé à faire avec lui quand il venu me voir pour me demander l’autorisation de montrer des parties de la cité, qu’il jugeait délicates. La contrepartie, c’est qu’il me fournisse en renseignements. ».

Elle regarda le militaire et ajouta : « Nous n’aurions pas eu un debrief de cette qualité sans la conversation que j’ai eu avec lui, j’en suis presque certaine. Ce type à de la ressource, et il comprend les choses en filigranes. Si je ne lui dis pas textuellement qu’il est un espion, mais que je discute simplement avec lui, il n’y a aucune raison qu’il sente un conflit d’intérêt dans tout ça, que ce soit avec sa belle, avec nous, avec les Gaélliens, ou autres. »

Elle haussa des épaules avec un sourire contrit, pour finaliser :

« Je sais que c’est de la manipulation, et je sais que je suis un rond de cuir qui au final fera prendre les risques à quelqu’un d’autre. Mais je t’assure que je ne souhaite pas le voir pendu haut et court à cause de moi. Je prendrai des précautions. Et bien entendu, même si je passe directement par lui, tu seras dans la boucle, et tu seras en droit de me dire : Erin stop, ça suffit, ou ça va trop loin. Je ne te garantis pas que je l’entendrai, mais j’en tiendrai compte. »

Elle espérait avoir remis en perspective ses ambitions vis-à-vis de Clive. Son but n’étant pas d’en faire un espion infiltré, surtout pas. Il serait une source d’information, un indic, un pion dans un décors, un pion bien placé à qui il suffirait de causer pour obtenir quelques informations. En faire une réelle source d’infiltration n’était plus possible. En effet, s’il entretenait de lui-même une relation avec la princesse, cette relation s’était constituée avant. Du coup, Erin partait du principe qu’il y avait peut-être une forme de sentiment entre eux, et qu’il serait difficile de le corrompre. Alors que si c’était un espion, sa mission aurait été de pigeonner la cible, en l'occurrence Emilia, afin d’être bien placé. Deux notions, et deux profils différents.

John Sheppard


John ne fit pas attention aux deux autres RDA, il était sur Erin et attendait sa réponse. Apparemment, ils s’étaient mal compris et cela le resserra quand même qu’elle ne comptait pas faire de Clive un Jame bond. Et puis, quand il pensait à le faire évoluer, il se souvenait que Clive préférait les nominations, les petites citations valorisantes à une prise de garde. Normalement, il faut évoluer un minimum dans l’armée, John ne forçait personne à prendre du galon. Mieux valait-il avoir quelqu’un d’efficace à son poste que d’incompétent, cela donne des lieutenant Ford qui ne se font plus respecté par personne.

Il écouta Erin, qui s’octroyait un peu le mérite de la qualité de se briefing, cela n’était pas négatif, après tout c’est en donnant les bonnes indications à un exécutant qu’on a du travail de qualité.
« Bon ça me va. » dit-il simplement, elle l’avait convaincue de toute manière John a rarement des avis tranchés. Il peut les changer avec des arguments. Il se leva, pour étendre sa colonne vertébrale. Il en conclut qu’il était temps de se préparer, même s’il n’avait pas hâte de retirer son uniforme… il l’aimait un peu trop cet uniforme d'ailleur. « Mais ça te coutera une danse, j’ai envie d’imposer chez eux les Gaelliens. Je suis certain que même sous leurs manipulation génétique, ils n’égalerons pas la reine Atlante » dit-il avec humour et aussi par sympathie. Cela aurait put être de la drague si au fond, il cherchait à la séduire, mais à cet instant et tout le monde le savait cela était simplement de l’amitié et un compliment sincère dissimulé sous une demande. Qu’elle refuse ou accepte cela ne changerait rien. Il lança un regard à Alexander pour l’emmerder, mais comme toujours celui-ci lui offrit un rictus éblouissant.
« Je ne peux qu’être d’accord… même si je vais être jaloux de ne pas pouvoir valser avec le GRAND et séduisant Colonel ! »
« Met une robe et je t'invite à danser « darlinnggggg » » il avait prit un accent anglais sur le dernier mot.
« Une robe et une teinture rousse Alexander…» enchérit Richard qui souriait amusé par la fin de briefing. Il avait été étonné d’avoir ce genre de répartie au début, mais avec Erin et Alexander qui en plus étaient brillants, avaient un humour certain. Cela le changeait des bureaucrates habituels et il en était très content.
« Et autre chose aussi… » Lança John soudainement pudique. Mais tout le monde avait compris, qu’il parlait de seins.

Satisfaite de la fin de cet échange, elle offrit un nouveau sourire à son ami à sa proposition de danser. Elle n’avait pas rebondit dessus la première fois parce que ce n’était pas le sujet, mais comme il proposait de nouveau, après ce petit échange, elle considérait qu’ils n’étaient pas fachés. Et fort heureusement, car elle aurait eu de la peine que ce soit le cas.
Et aller, c’était repartie. Heureusement qu’ils parlaient d’Alexander en travelo rouquin, à qui il fallait rajouter de la poitrine, car si c’était la concernant, elle aurait tiré son nez. Elle aimait bien ses petits seins, mais un peu plus ne lui aurait pas déplu. Enfin qu’importe, elle n’était pas tellement du genre à complexer sur son physique, et elle serait bien ingrate de l’être.
« Tu verras que de danser avec une femme à plus petite poitrine, c’est mieux.. », fit-elle dans la lignée des boutades. S’il ne voulait pas mettre un mot sur son ajout, elle le faisait pour lui. « Mais bon, tu peux lui marcher plus facilement sur les pieds alors tu feras attention, sinon ça risque de jaser chez les Gaélliens, car je suis une chochotte je te rappelle. ». Sous entendu qu’elle lacherait surement un petit couinement s’il devait lui écraser les panards.

John esquissa un rictus qui se mua très vite en rire franc. Il avait imaginé la scène, où Erin couinait dans l’assemblée des gaélliens. Ils les voyaient Bourjois jusqu’aux bout des ongles et donc pince cul au possible. Il espérait se tromper mais bon…
« Je dirais que tu as trop bu, ce n’est pas très grave.» la taquina t’il gentiment. Erin avait bien raison de penser qu’il n’était pas fâché contre elle. Cela était le cas, il n’avait même pas eu l’idée d’être offensé, alors bon faché… Il n’avait pas ce genre d’ambition comme le montrait son humour.

« Ouais c’est ça. », répliqua-t-elle en secouant la tête. Elle leva les yeux au ciel en se levant. « Aller, c’est pas que je m’ennuie, mais j’ai une tenue assez complexe à enfiler... »

« D’accord ! Je vais donc informer mon homme de tout cela. On se retrouve pour le départ.» Il salua les membres du CODIR.
« Ne perd pas trop de temps, tu as de l’essayage…»
« Je sais....» soupira John d’un air dépité, Alexander lui avait envoyé cinq costumes fait sur mesure… un seul aurait suffi, mais bon, autant avoir le choix et il avait craqué l’anglais. Il choisissait aussi les fringues d’Erin ? Ou c’est juste son nouveau hobby de refaire la garde-robe du colonel ? Enfin John râlait mais il était bien trop content que quelqu’un ait fait cette corvée sa place. Et il le remerciait éternellement pour ça. Puisque John et les vêtements ça ne fait pas un beau chiffre.



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Mer 10 Avr - 19:52
John Sheppard
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"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Ainsi le colonel prit congé du corps directionnel, pour retrouver Clive qui attendait non loin du bureau de l’anglais. Le colonel, marcha vers lui avec un sourire avenant.
« Soldat ! » Il lui fit un signe de tête pour marcher avec lui, dans les courvives de la cité. « Après entretien avec le CODIR. Vous continuerez votre mission initiale. Mademoiselle Steele, souhaite vous donnez des directives pour orienter vos objectifs. Je vous demande de vous y conformer, je serais aussi dans la boucle. Cependant, si vous estimez que cela va trop loin, je vous demande de me l’informer immédiatement. Est-ce bien clair ? » dit-il en le regardant, il comptait lui parler du briefing aussi, lui faire un retour hiérarchique dessus, cela était la moindre des chose.

Darren était curieux et impatient. Il s’était écarté volontairement de la salle de briefing parce qu’il se connaissait trop bien. Il aurait été foutu de coller son oreille à la porte de métal dans l’espoir de savoir ce que l’on racontait sur son compte. Ce n’était pas une attitude pro.
Quand il entendit la voix du patron, il se retourna pour se raidir d’un garde à vous sans salut. Le simple petit froissement des deux jambes qui se collent, mains le long du corps, puis il comprit qu’il fallait prendre la route avec lui.
Il était agréablement surpris de savoir qu’il allait traiter avec Erin. Mais en même temps, une petite pointe d’angoisse venait calmer ses ardeurs et son petit bonheur. Parce que s’il dépendait maintenant de la directrice du CODIR, c’est qu’ils avaient des plans qui le dépasseraient.

Clive n’était vraiment pas rassuré. Il ne l’aurait pas été même si ça avait été Sheppard. Des directives ? Lesquels ? Pourquoi ? La mission d’escorte, le colonel l’avait foutu dans la bouillasse en deux coups de cuillère à peau. Et finalement il la ressortait, enlevait les quelques morceaux de merde, pour le lui resservir sur une assiette avec un sourire enjoleur. Méfiance...quand tu nous tiens.

« A vos ordres, mon colonel. » Répondit-il aussitôt. Mais par la suite, sa voix fut bien moins assurée. Avec la consigne qui suivait, ça faisait un peu zone d’ombre tout ça. Il ne tenait pas à se tromper. « Mais heu...du coup...qui est-ce que je viens voir en premier ? Vous ou Madame Steele ?? »
Darren haussa les épaules.
« C’est pour être sûr...déjà que j’ai failli manger pour insubordination parce que je n’avais pas demandé directement au Major la dernière fois...je tiens pas à me faire visser une couronne sur la tête vous savez... »

« Erin.» répondit simplement John. Il comprenait bien le trouble de son soldat. Il allait le rassurer quand soudainement, il fronça les sourcils, c’est quoi encore cette histoire d’insubordination ? Karola lui avait parlé de pleins d’autres choses, surement plus importantes qu’un sujet aussi « insignifiant » qu’un soldat qui demande au CODIR avant de demander à son responsable militaire. Cela l'étonna d’entendre qu’elle lui ait proféré une insubordination. S’il l’avait insulté ou manqué de respect, cela aurait été tracé non ? Il n’en voulait pas à son major, qui avait fait de son mieux durant son absence et surtout, il avait autre chose en tête à son retour de vacances (depuis peu de jours) que d’être au courant de faits divers. Il se disait cela à cet instant, ils n’avaient pas eu le temps de faire un point aussi complet.
« Vous lui avez manqué de respect ? »
« Ca dépend du point de vue, mon colonel. » Répondit-il sans vouloir spécialement charger le major. « C’est pas tous les jours qu’un troufion suit une princesse dans son monde. J’ai demandé au CODIR avant d’en parler au Major. C’est un acte d’insubordination pour sa part. Mais je n’ai pas encore reçu mon avis de sanction donc... »

John prit sa tablette pour vérifier dans les demandes en cours ou en attente de signature, s’il n’en avait pas une qui trainait. « Donc vous en aurez pas. » conclut John simplement. Il ne voyait pas où était l’insubordination là-dedans. Il verrait avec la major le pourquoi du comment. Il rangea son appareil, avant de continuer à marcher dans les coursives où ils atteignirent la zone de contrôle, avec ces nombreux techniciens devant les tables anciennes de contrôles.
« Quel est votre ressentis personnel de ce que vous avez vécu, planète, peuple etc... Je ne veux pas le rapport du soldat, je viens de l’avoir, mais celui de Darren Clive, l’homme qui est partit seul en terre inconnue. . » Il lui fit signe de s’arrêter vers la machine à café dans une salle à proximité de la salle de contrôle. Il lui fit signe de se servir si besoin c’est lui qui régale. Comme toujours John était amicale et agréable.

Rassuré, forcément, Darren hocha la tête en recevant l’affirmation de Sheppard comme une libération. Même s’il n’était pas du genre à aller se cacher sous la couette parce qu’un galonné lui avait promis la misère, c’était une bonne nouvelle de savoir que cette sanction ne tomberait pas. Surtout s’il voulait pouvoir suivre la princesse un peu plus, une faute de ce genre dans le dossier ferait mauvais effet.
Le soldat n’était pas contre un bon café, au contraire, il n’en avait pas bu depuis son voyage et ça lui manquait beaucoup. Comme le chocolat d’ailleurs. L’aventure avait été superbe. Fatiguante parce qu’il avait du se faire violence pour tenir son langage, ne pas balancer du “Emilia” à droite à gauche..quand il ne s’oubliait pas sur le “Emy”. C’était quelque chose de très familier pour la princesse, même intime, et il sentait à chaque fois que ça la dérangeait.
En tout cas, il avait envie d’y retourner là-bas. Pour ces beaux yeux, oui, bien sûr. Mais aussi pour toutes les expériences qu’il y avait à faire. Les journées passées en Gaëllie l’avaient amené à encore plus de questions que de réponses.
Et il crevait d’envie d’aller creuser un peu avec la princesse sur la fameuse menace qui pesait sur elle.

La question du colonel coupa court à sa réflexion et manqua même de lui faire avaler son café de travers. Il rejeta la moitié dans son gobelet, l’autre au fond de son verre en plastique, puis il le considéra avec un peu de méfiance.
« Heu...je vois pas ce que je pourrais balancer d’officieux. J’ai tout dis au CODIR... » déclara-t-il tout en cherchant à découvrir un “second” message dans ses propos. « Les gonzesses vous voulez dire ? Elles sont belles, ouais. Abordable et débridée il me semble. En fait, je crois qu’on est les seuls pignoufs à se retenir dans cette galaxie mon colonel. On se pose trop de questions ou la fidélité c’est dépassé. Mais après, j’ai pas vraiment regardé ça... »
“Une ça me suffit, j’ai visé le haut du panier en plus…” Songea Darren intérieurement.

John ne parlait pas forcément de femme, même si dans un contexte entre militaire cela ne serait pas surprenant après tout. C’est un le nerf de la société terrienne le sexe. Ça et les armes. Et paradoxalement, ils sont les plus prude de la galaxie, cela n’était pas la première fois, qu’il avait cette sensation, ils se prenaient un peu trop la tête pour pas grand-chose. En tout cas, il esquissa un petit rictus amusé à cette remarque tout en buvant une gorgée de son café bien noir.

« Je ne parlais pas forcément des femmes. Mais c’est un sujet intéressants. » dit-il amusé «Mais comme vous amenez le sujet, la nature de votre relation avec la princesse est de quel ordre ? » il voulait en avoir le cœur net et puis il n’allait pas le juger (tant qu’il reste loyal à Atlantis), il en avait eu des nanas aliens. Mais autant levé le voile sur les suppositions du CODIR. Il avait horreur des “rumeurs” surtout quand on suppose des éléments de missions dessus. Est darren avait un faible et ok, il allait falloir qu’Erin prenne ça en compte pour ne pas le mener à faire un choix, auquel personne ne veut faire face est ce n’est pas le cas et donc il avait pas cette donnée a prendre. Car on les connaît les bureaucrates, aussi agréable et amis soient t’ils ils reste sur des objectifs bien plus lointain que l’instant présent en oubliant (involontairement ou non) le côté humain. Même si cela ne semblait pas être le cas avec le CODIR. John préférait quand même émettre des réserve sur ce point, pour le bien d'Atlantis et surtout de son soldat qui fait partie des ressources efficaces et loyales de son armée. (une chose à laquelle John se rapprochait depuis les déceptions de mai dernier).

Darren hésita. Il avait le regard un peu fuyant, nerveux.
« Parfaitement professionnel. » S’entendit-il mentir honteusement.
« J’ai commencé un boulot avec elle, je vais le finir. »

John ne chercha pas plus loin, vérité ou non, il lui était impossible de le confondre ou de le valider. Il fit comme à chaque fois : confiance. Après s’il lui avait menti, Clive ne viendrait pas pleurer s’il se retrouvait dans un choix moralement discutable entre le cœur et la raison. Il pourrait creuser un peu plus, en lui suggérant quelques phrases de sous-entendu, mais là n’était pas le but. John, ne cherchait pas ça, il voulait quelque chose de simple : la confiance et protéger son soldat. Lui-même avait été confronté à ce choix et il devait avouer que ce n’est guère plaisant d’être dans cette situation. Ainsi, Darren avait répondu et il assumerait la suite comme un grand garçon. Et John, n’avait aucune raison de ne pas lui accorder crédit à ses propos.
« D’accord. Vous avez rencontré des Wraiths ? » une question qu’il se demandait depuis la lecture du rapport et de cette alliance qui lui rappelait de mauvais souvenir. Il avait déjà fait une mission avec un peuple « allié » des Wraiths et généralement, ça se fini jamais bien pour Atlantis (et le peuple copain, surtout pour lui qui finit mangé...enfin aspirer). C’est peut-être pour cela, qu’il ne se sentait pas si enthousiaste à se rentre avec les dirigeants sur cette planète. Peut-être était-ce l’âge… il commençait à devenir plus prudent ou simplement plus paranoïa a force qu’on lui fasse des petits dans le dos ? Peut-être, mais il ne voulait pas savoir la réponse sur son comportement.

« Non. Je suis pas sûr qu’il y en ai sur leur planète. Mais ils ne parlent pas de leur pacte. Ils sont très intéressés quand on leur raconte comment en saigner un. Mais l’inverse, j’ai senti que ça les rends pas fier... »
Il prit une gorgée.
« En tout cas, ça les impressionne nos victoires sur les Wraiths. Ca peut être un bon sujet pour soigner les vantards ou parler avec les élites. Pensez-y pour la Floraison... »

Qu’ils ne soient pas fiers de leur alliance avec un super prédateurs soit, c’est logique et John aurait été étonné d’entendre que ça ne soit pas le contraire. C’est comme une occupation ennemie au final. Il hocha la tête avant de boire une nouvelle gorgée. Quand à se vanter des exploits Atlantes John n’était pas le meilleur pour se la péter. Il n’aimait pas vraiment ça, il en jouait avec Rodney pour compenser son égo, mais bon là dans ce genre de cérémonie, rien que d’y penser il n’était pas à sa place.
« Merci du conseil. Le CODIR sera plus apte à pavaner. » dit-il avec humour et à la fois pensif quelques instants. « Si vous devrez dresser les avantages et les inconvénients de ce peuple, vous direz quoi ? »

Ca le rendait mal à l’aise. Pourquoi le colonel ne lui avait posé ces questions devant le CODIR ? Est-ce que c’était un débriefing plus officieux ? Il aurait dû se garder des infos sous le coude pour les livrer au Colonel ?
Les jours passés avec Emilia, c’était quasiment des vacances à la plage. Mais répondre aux questions de tout le monde en faisant attention de ne pas les brusquer, c’était une sacrée purge. Surtout qu’il le sentait mal, ce coup de passer sous l’égide de Steele. Elle voulait plus d’infos ? Il allait devenir une taupe ?
« Attendez chef...vous voulez que je juge tout un peuple avec le peu que j’ai vu ? »
« Je vous demande votre simple avis Darren. Vous en avez bien un non ? Ce que vous avez aimez, ce que vous avez détestez… ça peut-être simple : les fesses des femmes. » répondit John en s’adossant au mur du couloir finissant avec humour pour le détendre quand même.
« Pas trop mon délire de parler cul, chef... » Marmonna Clive.
Ces quelques détails personnels, il les gardait précieusement pour lui. De belles images d’une blondinette se dessinaient dans son esprit mais il les protégea illico dans son jardin secret.
Il reprit.
« Ben...si je devais résumer rapido...ce sont des elfes... »
Darren hocha la tête.
« Des elfes sans le côté tapette. »
On ne va pas dire que Clive est un grand parleur, mais John devra se contenter de ça. Des elfes, il avait l’image de ce peuple dans le seigneur des anneaux et cela lui arracha un petit rire.
« Eh bien, allons donc joyeusement dire bonjour à Legolas... » conclut John en jetant son gobelet dans la poubelle. « McArty a prévu le nécessaire pour un équipement léger et efficace. On se rejoindra là bas. »
« Bien colonel. Je vais aller me changer et enfiler mon cuir. » Lâcha le jeune homme avant de saluer puis de rompre le rang après l’accord de Sheppard.

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PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Suite à la réunion, l’homme prit un repas à emporter en double, pour déjeuner avec sa compagne. Il comptait bien profiter d’un moment avec elle avant de partir. Il en avait terriblement envie et cela était encore tout frais, qu’ils étaient rentrés, ne plus l’avoir H24 avec lui, était étrange. Et puis ce petit rituel, de venir la chercher à son cabinet, il adorait ça. Une sorte de petite routine, sans être une, puisqu’il ne pourrait pas toujours. Il croisa quelques têtes connues, avant d’atteindre le cabinet d’ostéopathie et de frapper à la bonne porte.

« Coucou ma tigresse ! Repas sur le pouce ? Et tu m’aides à faire pretty woman ? » lança t’il heureux comme un pinson allant l’embrasser sur le front, alors que le dernier patient, qu’il n’avait pas vu, était en train de remettre ses chaussures. Du John, tout craché de venir alors qu’il y a encore quelqu’un et de ne pas le voir. En plus, c’était l’un de ses soldats, McArty, le petit rouquin, soldat loyal qui était toujours bien vu par lui et Frei. Le jeune homme rougit de gêne et en même eu un sourire amusé de la situation.


Les vacances sur Terre avaient été magiques et Natasha en avait savouré chaque instant. C’était la première fois qu’elle retournait là-bas depuis qu’elle s’était engagée dans l’expédition et cela lui avait fait un pincement au cœur. Les choses étaient surréalistes… comme si elle nageait dans un étrange rêve et que la réalité était la galaxie de Pégase. Tout était plus simple ici : les préoccupations des gens étaient uniquement portées sur leur petit confort ou sur la peur des voisins… il n’était pas question d’invasion extra-terrestre et l’espace était regardé de loin sans que personne ne s’imagine une minute tout ce qui s’y passait réellement.

Cela l’aida à prendre conscience qu’Atlantis était sa maison désormais. Si elle avait douté jusqu’à présent de ce fait à cause de tout ce qu’elle avait subit récemment, les choses étaient désormais limpides. Elle avait donc profité de ces quelques semaines pour se ressourcer sur sa planète natale avec son compagnon et avait renoué avec plaisir avec la Terre tout en songeant qu’elle se sentait un peu étrangère ici, détentrice d’un savoir qu’elle ne pouvait partager avec personne. Un jour peut-être, les gouvernements terriens accepteraient peut-être de dévoiler la vérité à l’humanité… mais qui sait comment cette dernière réagirait ?

Natasha avait également profité de ce voyage pour visiter la tombe de sa sœur. Ca avait été un moment difficile mais elle ne souffrait plus autant qu’auparavant. Ainsi, John avait pu faire la « connaissance » de Sarah. La kiné n’avait pas prit contact avec son père, elle n’était pas encore prête à franchir le pas, mais elle avait saisit l’occasion d’être à Montpellier pour faire visiter les lieux de son enfance à son compagnon… et le rhabiller un peu (quelques vêtements civils ne pouvaient pas lui faire de mal !).

Lorsque l’heure du retour avait été annoncée, Natasha se sentait bien plus sereine que lors de son départ. Elle se sentait prête à rentrer à la maison et à affronter la suite. L’expédition Atlantis était son monde désormais, dans tous les sens du terme.

Sa main avait guérit, grâce à l’intervention de cet extra-terrestre aux pouvoirs incroyables et à un long repos. Elle avait donc pu reprendre le travail sans problème. Et c’est à ce travail que John surgit soudainement en l’affublant d’un petit sobriquet et en l’embrassant devant un patient. Natasha lui fit une petite moue l’air de dire « t’abuse un peu mon loup, c’est pas très pro… » mais elle était heureuse de le voir. Ce voyage sur Terre avait l’air de lui avoir fait beaucoup de bien à lui aussi et les avait rapprochés tous les deux.

Tu te fais beau pour quelqu'un ? le taquina t-elle avant d'adresser un petit sourire à McArty pour se faire pardonner cette petite scène qui venait perturber sa séance, même si c’était la fin.

Le petit rictus de Natasha fit prendre conscience à l’homme, qu’ils n’étaient pas seuls… en détournant la tête, il remarqua McArty, qui déjà était en train de se faufiler comme un roublard, pour ne pas se prendre de chasse. Même si John, n’était pas le genre de militaire à faire ça, pour rien. Il se sentit un brin « concon » quand même.
Le soldat, salua brièvement la kiné avec un rictus au coin des lèvres pour dire « pas de soucis ». Mais, il se raidit quand John l’interpella.

« Bien entendu, vous n’avez rien vu et entendu. »
« Vu quoi mon colonel ? » répondit directement, le jeune homme avant de filer en douce.
« Je suis désolé, j’ai encore pas vu que tu avais quelqu’un… » Oui franchement, il pouvait être irréprochable sur le terrain, mais parfois il n’était pas habile comme homme. Mais cela faisait son charme.
-Ce sont des choses qui arrivent quand tu débarques dans mon cabinet de travail comme une petite furie… un vrai petit John-dodue parfois ! se moqua t-elle en faisant référence au furet extraterrestre que Nelly avait voulu refiler à John et qui avait attérit chez Natasha car il n’en voulait pas.
John fit la moue, il aimait pas être comparé à cette bestiole… bon il le trouvait drôle, mais bon il l’avait toujours un peu mauvaise qu’on lui ait refilé un furet comme ça. Menfin. Il aurait préféré un chien. Il alla vers la poubelle qui avait des boulettes de papier et en mit quelques une part terre.
« Voilà, comm ça je suis 100% John-dodue ! »
-Non, John-Dodue aurait aussi uriné dessus… mais si tu fais ça je te fais manger ce papier ! pouffa t-elle.
« Dans ce cas, je vais me retenir ! » lança John en ricanant, avant de changer de sujet, enfin revenu au sujet d’avant.

« Oui, pour une délégation de tête couronné. À ce qu’il parait la princesse est jolie, donc faut que je sois séduisant. » dit-il taquin.

-Oh, tu envisages de séduire la princesse ? Je ne te connaissais pas ce goût pour le pouvoir, le taquina Natasha.
« Oh, c’est juste pour le sacrifice … » ricana t’il.
-Oh oui, manger de la cuisine raffinée en compagnie de personnalités influentes dont une charmante princesse… c’est vraiment terrible !
« Tellement… je ne sais pas si je vais survivre ! » Dit-il ironique... « Mais sérieusement, ils sont pénibles les Gaëlliens, niveau vêtements. Hoffman a eut la liste de courses… facile pour lui, il a aucun costume qui ne coûte pas la moitié d’un reins et d’un poumon ! » John soupira de plus belle… adieu uniforme confortable, bonjour costume de chic homme au porte monnaie trop remplis…. « Bref… il m’a commandé cinq costumes et panoplie de vêtement de riche gentilhomme… et je sais pas quoi prendre. » Enfaite, rien que l’idée de se mettre dedans, le rendait morose… il n’était pas du genre à montré qu’il était riche ou quoique ce soit, les marques extérieur de richesse était vraiment pas son truc. Alors, quand il avait demandé au CODIR après que Clive soit partis, s’il pouvait mettre un uniforme, il avait crut se faire tuer sur place par les trois… et comme toujours, il en avait un qui avait TOUT prévu. John aurait dû se douter que l’anglais, en lui affirmant sa présence, avait déjà commander le nécessaire dès qu’il avait eu la liste de course. Mais bon, cela le faisait râler pour le principes, mais il était bien content de n’avoir pas perdu de temps à chercher une tenue… mais il avait abusé… cinq costumes quoi… et surtout, il n’avait pas dû se foutre de sa figure sur la qualité et la richesses des vêtements. Chose que lui, n'appréciait pas, il ne pouvait… il n’avait pas cette sensibilité. Pour preuve, c’est bien Natasha qui lui avait trouvé des vêtements civils, qui étaient supers et beaux.

-Ah, Hoffman t’a déjà mâché le travail alors ! s’exclama Natasha. -Cinq costumes pour toi, rien que ça ? T’auras plus d’excuses pour
ne pas t’habiller en soirée… bon, c’est quoi le cahier des charges vestimentaires de ces gaëlliens ?


Elle marqua une pause avant de reprendre soudainement :
-Attends ça me dit un truc… les gaëlliens… Hoffman avait fait tourner un mail à leur propos… c’était quoi déjà ?

Oui, il n’aurait plus t’excuse… et ils devaient tous être sur mesure en plus... Il allait lui répondre quand Natasha s’exclama sur un autre sujet. « Une nouvelle alliance et de ne pas s’étonner de voir la princesse faite de la télékinésie. »
-Ah mais oui c’est ça !! Y avait une princesse Disney sur Atlantis et je l’ai loupé !!! S’exclama Natasha toute excitée en se rappelant du contenu du mail dont elle avait prit connaissance à son retour de la Terre, après le départ de la jeune femme. Elle était loin d’être blasée comme John qui avait l’habitude, les gens avec des pouvoirs ça faisait son petit effet sur elle. En même temps c’était plutôt classe. C’est elle la jolie princesse dont tu parles ? Chanceux ! Moi aussi je veux aller la draguer ! pouffa t-elle.
La réaction de Natasha le fit rire… Peut-être qu’elle chantait avec les petits oiseaux ! Par contre, il beuga un peu quand elle parlait de la “draguer” « Hin ? Tu ne veux pas un prince ? » Ils n’avaient jamais parler après tout, mais il renchérit amusé. « Au pire, je la ramène on on s’arrache ensemble. » Enfin cela était juste pour la provoquer un peu.

Natasha rit de bon cœur. Elle n’avait jamais été particulièrement attirée par les femmes, sa dernière phrase était une plaisanterie au regard de ce que lui avait dit John sur le fait qu’il pouvait draguer la princesse.

– J’ai déjà un prince, il faut bien varier les plaisirs ! C’est ton truc ça, les plans à trois ?
Il eut un sourire radieux au compliment, toujours aussi semble et touché.
« Je ne sais pas, je n’ai jamais essayé. » dit-il en haussant les épaules. Il n’était pas spécialement attiré par de multiples partenaires, il était déjà bien difficile de se concentrer et de mener à un orgasme commun avec un seul… alors plusieurs. Il se demandait toujours, s’il en avait pas un qui était un peu mit sur la touche.
« Et toi ? » demanda t’il sans perdre le nord pour la taquiner.
– Moi non plus, j’ai assez à faire avec un seul partenaire.

Il haussa les épaules « Oui, Papa a fait le travail » dit-il ronchon pour le principe. « Pas de rouge vif, pas de blanc et en gros il faut montrer qu’on est riches… qu’on envoie des paillettes dans leurs petits yeux de bourgeois et qu’on est mieux lotis qu’eux. » Il faisait de l’humour, mais il n’était pas à l’aise pour être franc.
– Et tu sais comment ils s’habillent là-bas ?
John sortit sa tablette avec le mail d’Alexander, et les précisions et une ou deux photos qu’avait envoyés Emilia. « Comme ça. »
– Ah pas mal ! Le style masculin me fait un peu penser à l’époque victorienne. Bon, et tu veux que je t’aide à choisir ton costume c’est ça ?
« Oui, car sur les cinq… on va dire que j’ai le choix... »
– Bon… montre les moi alors je vais choisir !
« Bon bah allons donc dans mes quartiers » dit-il en faisant demi-tour, il avait le repas en main et il en profita pour lui montrer le choix de sandwich qu’il avait pris pour elle. Mangé sur le pouce, un véritable art, John n’aimait pas vraiment “snacker” il préférait largement manger un vrai repas sur une vraie table … Mais bon, il devait partir à la fête dans l’après-midi et il n’aurait pas le temps de tout faire, durant les dernières heures qui lui sont imparties.

Ainsi, les deux amants, prirent le chemin des quartiers du colonel. Une fois dedans, l’homme déposa sur table base leur collation un peu trop frugale à son goût, pour prendre sur le lit, cinq immenses chemises de protection, contenant les costumes. Ils les sorties avec précaution.
« Je te fais l’essayage de chacun, ou les regarder ainsi, te suffit ? » Elle avait été témoin sur terre de son « adoration » pour les essayages. Mais, par sympathie ou simplement parce qu’il est un homme bon et qu’il appréciait passer du temps avec elle, il avait essayé tout ce qu’elle lui dégotait dans les magasins sans râler. Et puis, il devait bien avouer que de se faire reluquer par l’œil gourmand et amoureux de cette femme lui plaisait.
– Hmm… attends je regarde, lança t-elle en sortant les costumes de leur housse de protection pour les regarder tous en détail. Après un examen minutieux, elle en sélectionna deux et les tendis à John pour qu’il les essaie. Allez pretty woman, enfile ça !

L’essayage fut probant après quelques longues minutes d’essayage entre les deux costumes… un coup l’un ou un coup l’autre pour être certain du bon choix. Finalement, l’heureux gagnant était un costume un peu trop original pour John… enfin il n’aurait jamais osé le prendre dans un magasin, mais une fois sur lui, il devait bien reconnaître que cela lui allait bien. Il avait une belle allure et jamais il n’avait été aussi élégant de toute sa vie.

Le costume était composé de trois pièces ebènes. Le pantalon droit et fluide d’un noir mat au reflet discret, avait néanmoins une pièce de cuir souple sur le bas en triangle. Cela faisait écho au veston du même goût qui était orné de ce même cuir sur le côté. La veste était peut-être la plus remarquable, entièrement en cuir avec sur les épaules un travail sur la seconde couche du cuir, donnant des effets marins et abstrait. L chemise qui portait en dessous, n’était pas blanche, mais plutôt un blanc cassé allant sur le beige pour ne pas entrer en confusion avec la symbolique gaelliene. Sa cravate de nacre et de soie, avait les mêmes motifs abstrait semblable à des colorants dans une masse d’eau. Alexander avait bien choisi, encore une fois et John le remercia mentalement d’avoir autant bon goût…

Visuel :
Spoiler:
 

« Tu valides ? » Il soupira en se regardant dans le miroir. « Alexander a raté sa vocation de styliste ! »
Natasha supervisa l’essayage, le regardant sous toutes les coutures.
- Pas mal du tout ! Celle ci est vraiment bien !

John eut un rictus simple et à la fois empreint d’une grande satisfaction. Mais cette sensation se voyait encore mieux dans ses prunelles qui ne semblait pas vieillir. Une partie de son âme d’enfant était toujours dans la clarté de ce vert grisé. Et même si parfois, il regrettait d’être aussi lisible par beaucoup à cause de ces rétines, il ne les changerait pour rien au monde.
« Super ! » il accompagna sa parole avec un tendre baiser sur les lèvres de sa compagne. « A demain alors. Sois sage sinon je serais obligé de te privé de tartelettes aux amandes » dit-il gentiment, il cherchait encore à l’embêter et il l’attrapa contre lui pour profiter de sa présence encore quelques instant. Il se vit dans le miroir avec la nette impression d’être un Lord … il manquait qu’une robe de princesse à sa belle rouquine et ils seraient dans le thème. Natasha le serra fort dans ses bras en retour.
- N’en profite pas pour charmer trop de princesses !
« J’ai déjà une danse à faire avec notre RDA ! » dit-il en passant une main dans ses cheveux ondulés.
- Oh… avec Erin tu as le droit, glissa t-elle en donnant un coup de tête pour obtenir un câlin supplémentaire.
« Super j’ai toutes les autorisations ! » alors qui cédait sans aucune résistance à sa demande.
- Je t’aime, John. J’espère que tu t’amuseras bien là-bas. Rapporte moi un souvenir si tu peux !
Il l’embrassa avec plus de ferveur « Je t’aime aussi ma tigresse. Oui, je vais essayer. » Il avait toujours quelques chose à rapporter, même un simple cailloux de couleurs pouvait être un souvenirs, surtout s’il est attaché avec un beau souvenir ou une pensée pour l’être aimé. « Je te raccompagne ? Ou tu m’escortes avant l'armurerie ? »
- On te laisse emporter des armes avec cette jolie tenue ? demanda t-elle en mordant dans son sandwich.
« Bah tiens ! Je suis un soldats, si je n’ai pas une arme je me sens tout nu ! » cea n’était pas si faux que ça dans un sens malgré son humour. Il attrapa son repas et le débuta a son tour.
- Bon ben je t’accompagne avant de retourner au boulot alors !
« Chouette, comme ça je ne me perderai pas ! » il lui donna un coup de hanche, pour l’emporter sur le canapé et continuer a mangé ce “faux” repas. Natasha gloussa et le suivi pour finir de manger avec lui.

Suite à cela, ils partirent dans les couloirs de la cité, John quitta sa compagne avant de rejoindre l’armurerie et retrouva ses soldats qui étaient tous bien habillé pour cette mission de protection. Ils avaient à disposition certes des armes voyantes comme les P90, mais des plus discrètes, il était hors de question que l’escorte soit nue. Dans leur petit fatras du militaire discret il avait entre autres des lames fines à glisser un peu partout et notamment dans les doubles parois des costumes, des pistolets à mettre en holster de poitrine et pour les plus habiles des armes démontables. Chacun prit son nécessaire avant de rejoindre la salle d’embarquement.


CODAGE PAR AMIANTE

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