Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


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le Lun 25 Mar - 18:52

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Alexander Hoffman
Équipe

"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Soldat Clive


C’était passé beaucoup trop vite.
On y prenait goût à la Gaëllie mine de rien. Une semaine en immersion dans ce pays, à manger, s’habiller et vivre à leur façon, c’était presque un lavage de cerveau consenti. Clive n’était que trop heureux de pouvoir remettre son uniforme. Il se sentait moins clown, moins “pinguin”, même si les vêtements Gaëlliens avaient aussi leur charme. C’est juste que ce n’était pas lui, ça ne lui ressemblait pas.

Darren se trouvait dans la navette qui le ramenait en direction de la Porte. Il faisait le voyage seul, Emilia ne pouvait pas le suivre, trop embarquée dans ses préparatifs propre à une princesse déifiée. De toute façon, elle ne l’aurait pas fait. L’homme se sentait partagé entre une pointe de regret et le plaisir de retourner sur Atlantis. Le métal, la mer et les potes lui manquaient quand même un peu.
En revanche, il se voyait bien passer la retraite là-bas. En vieux briscard qui aura su se mettre quelques ronds de côté sur la monnaie Gaëllienne, avec une bicoque modeste. En hauteur de préférence, avec vue sur la mer de nuages, et un nid pour son Draconys dressé (il y tenait mordicus à son projet insensé).

Bref. Il était temps de reposer les pieds sur Terre et de redevenir sérieux.
Les huiles n’avaient pas accepté de l’envoyer là-bas pour se dorer la pilule et dragouiller de la princesse extraterrestre. Ils allaient vouloir un rapport issu du terrain. Darren était déjà en train de faire le tri dans sa tête, de ce qu’il raconterait, et des secrets consentis par Emilia qui ne sortiront pas. Il y avait des choses qu’il avait vu ou entendu qui ne méritaient pas d’être connu d’Atlantis. Pour le bien de tous, pensait-il, pas que pour le sien.

Une part de lui hurlait à la trahison. L’autre rappelait qu’il était essentiel d’être mesuré et que le CODIR, les premiers, devaient éviter que quelques petites réalités ne brisent tout le travail qu’ils avaient abattu. C’était comme ça que ça fonctionnait non ?
Steele, Hoffman et Woosley étaient connus pour tirer les vers du nez. De vraies fouines. Impossible de savoir comment ça allait vraiment se passer.

Clive était donc en train de gamberger et il ne s’arrêta que lorsqu’on lui activa la Porte des Étoiles pour qu’il puisse rentrer. Le soldat entra son code dans le GDO puis contacta la salle d’embarquement par radio, demandant l’autorisation de rentrer. Une fois de l’autre côté, on ne lui laissa pas beaucoup de temps pour apprécier le retour. Un des administratifs lui signala que le CODIR avait été informé et qu’il devait se rendre à une salle de réunion.

Le débrieffing. Il redoutait un peu ce moment.
Le soldat respira, le temps de rendre ses armes et son équipement, puis il se présenta là où on l’attendait.

« Bonjour, messieurs, madame, soldat Darren Clive au rapport. » fit-il après les avoir salué.
Il s’installa et attendit qu’on lui demande de faire son retour. Il prépara sa tirade puis la servit lentement, les mains croisées, en essayant de ne pas se montrer nerveux. Ce qui était peine perdue :

« J’ai été reçu comme un pape. Je pense qu’une bonne partie de la Gaëllie tient à cette alliance, chefs. On m’a fait visiter pas mal d’endroits, rencontrer des tas de gens, et si je dois faire concis, on peut dire que ce sont des putains de bluffeurs. Je suis pas scientifique mais on dirait qu’ils ont de la technologie qui rivalise avec la nôtre. »
Il décroisa ses mains pour les mettre sous le bureau. Mais ça le gênait d’autant plus alors elles reprirent la même place.
« Ils planquent tout ça sous leurs montagnes, leurs forêts. J’ai l’impression qu’ils essaient de se faire passer pour des bouseux au regard des Wraiths. Comme les Genii mais en vachement mieux. C’est un sacré double-jeu. »
Il marqua une pause.
« J’ai pas eu l’occasion de rencontrer les autres maisons. Mais c’est vachement axé Moyen- ge. En terme de noblesse, de vassaux etc. La reine Eidolas est très influente, elle a pas eu besoin de jouer des coudes pour le prouver. Elle s’est creusé une bonne place parmi le peu de personne qui lui est supérieur. La Floraison, c’est aussi leur occasion de se monter leurs intrigues de cour, enfin...le truc de base. Sûrement qu’ils vont vous présenter pour fignoler l’alliance. Mais c’est clair qu’ils ont besoin de nous. »
Ca, il en était persuadé.
« Les Eidolas ne tiennent pas juste aux connaissances qu’on a sur les Anciens. Ils sont pas cons, ils savent que l’entente qu’ils ont avec les Wraiths ne va pas durer. Et ils sont pas du genre à se laisser bouffer sans rien dire. D’autres maisons vous verront comme des menaces je pense. Ils ont pas dit ouvertement qui nous étions sur leurs médias, surement pour éviter les dénonciations. Mais la reine et la fille Eidolas préparent le terrain. J’ai creusé à droite à gauche pour voir si elles ne chercheraient pas à nous embourber. Mais non, ça à l’air sincère. »
Il les fixa, se malmenant les doigts.
« Je pense pas avoir fait mauvaise impression chez eux. Ils m’ont raccompagné pour que je vienne vous faire ce rapport et vous servir de guide pour votre arrivée. »
Il hésita avant d’ajouter :
« Par contre, nos uniformes, ils ne les aiment pas des masses... »


John Sheppard


John était rentré de ses vacances sur terre il y a une semaine. Il se sentait bien et en accord avec lui-même. Il ne s’attendait pas, que dès son arrivé Hoffman lui tombe dessus, (bon certes pour lui demander comment il allait et faire son rôle de bon copain), mais pour lui dire qu’il allait participer à une mission diplomatique (car il n’avait pas le choix et quand bien même l’anglais avait décrété qu’il vienne, et le militaire n’aurait pas refusé). John n’était pas contre, de remettre le pied à l’étrier d’une façon plus « récréatif » que de partir casser du Geniis ou même du Wraiths.

Ainsi, durant cette semaine, qu’il pensait tranquille, il avait eu le droit de se farcir les rapports, les faits et geste de cette princesse repêché dans les ruines de l’accident avec l’un des Lays…et de faire un topo avec sa seconde, autant sur cette rencontre que sur le reste des événements durant son absence. Il était content, de retrouver Atlantis et son rôle de responsable et il était tout aussi satisfait du travail exemplaire de Frei. Il était un peu déçu qu’elle ne puisse venir avec lui sur cette planète prometteuse d’une belle alliance… Cela faisait bien trop longtemps, qu’il n’avait pas jouit d’une mission avec elle, ou même de moment hors mission avec sa major, sans le côté professionnel. Il devait organiser ça…

John avait rendez-vous avec le CODIR et le soldat Clive aux alentours de 10h, bien entendu la veille les trois membres de la direction, avait voulu faire une réunion, pour savoir comment ils allaient cuisinier Clive. John, n’avait pas ce genre de préoccupation, il voulait surtout savoir s’il n’avait pas d’anguille sous les rochers et s’ils pouvaient être en toute confiance de cette alliance, qui avait quand même un gros monstre dans le placard. Il y a de forte chance, qu’il prenne après à part, Clive, pour s’assurer que le soldat de confiance qu’il ait n’ait rien oublié, ou simplement pour parler un peu avec lui de son voyage, sans la pression des directeurs.
Il était arrivé en avant, comme demandé par les hauts cadres dynamiques, pour parler d’autres éléments. Ainsi quand la porte s’enclencha et que Clive arriva, il trouva donc Richard, Erin, Alexander et John autour d’une boisson chaude. Naturellement, le soldat fut accueilli avec bienveillance et on lui demanda ce qu’il désirait avant de commencer.

« Soldat. »

John avait encore son café en main et installé, il écouta le rapport de son soldat. Bon, qu’il soit bien reçu et qu’on travaille pour leur alliance était une bonne chose. Surtout le fait qu’ils aient besoin d’eux, cela donnait plus de valeur à cette alliance et un risque un peut moins important qu’on leur fasse à l’envers… En tout cas, bonne idée d’avoir eu un homme pendant quelques jours dans cette société.

« Pourquoi ? Qu’ont-ils nos uniformes ? » John avait soupirer intérieurement, il ne pourrait donc pas être en uniforme, il aurait aimé négocié cet élément avec le CODIR, pour ne pas s’engoncer dans celui des hauts officiers pour les cérémonie, ou même un costume civil…mais il sentait qu’il allait devoir s’habiller correctement et en mettre pleins les mirettes. En plus Hoffman avait eu une liste de course… pas de rouge vif couleur rattaché à la Triache et du blanc, car religieux… Pfff, il allait falloir faire un tour dans sa penderie. Bref, il rebondissait sur cette dernière, phrase alors qu’il avait d‘autres éléments en tête, mais le trio de fouine au long nez allait bien se charger de cuisiner Clive. Bien mieux que lui.

Alexander Hoffman


Le grand retour du soldat (amoureux) Clive. Alexander avait lancé les paris avec Erin sur cet élément, même si l’attrait du soldat pour la belle princesse leur servait que trop bien. Il espérait juste, que sa loyauté était restée au bon endroit. John n’avait aucun doute sur ce fait, mais bon, étant politicien, Alexander savait que trop bien, comment, les humains pouvaient retourner leur veste et avec facilité.

« Bonjour Clive, prenez place. »

Après avoir convenu d’une boisson ou non avec le jeune homme, celui-ci entama directement son rapport assez synthétique. Regroupant, des points que le CODIR voulait vraiment, savoir comme l’intérêt qu’on les familles pour eux, la visions et surtout s’il avait des risques d’être entuber comme des bleus. En tout cas, il avait un jeu des médias intéressant, cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas eu jouer de cet outil.

Alexander était assis à côté de John sur le sofa, et celui-ci parka. Alexander, le toisa, eh bien non, John ne pourra pas être en uniforme et Clive venait d’enfoncer le clou. L’anglais comptait se changer après pour l’évènement, et le thème était d’affirmer la richesse... mais là n’était pas le sujet. Il attendit donc la réponse de Clive avant de commencer à répondre à son tour. En tout cas, le bilan était positif.
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    Alexander Hoffman
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le Mar 26 Mar - 4:39

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Erin Steele
Équipe

"Codir"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Erin Steele


C’était un pari risqué que d’envoyer Clive avec Emilia sur sa planète. Idéalement, il aurait fallu que ce soit un agent autonome qui puissent utiliser son libre arbitre en toute circonstance, et Erin savait très bien que quand un homme s’éprenait d’une femme et que le lien se consommait d’une façon ou d’une autre, le libre arbitre prenait un coup dans l’aile.
D’un autre côté, l’effet pouvait être inversé. Emilia était en confiance et elle était susceptible de lui livrer des secrets, ou des petites choses qu’elle n’aurait pas laché avec quelqu’un d’autre. Il fallait partir du principe que les deux jeunes gens avaient discuté de choses et d’autres que le secret aurait dû préserver, que ce soit pour les Gaélliens comme pour les Atlantes. Le tout était de tirer les vers du nez de Clive maintenant, pour savoir de quelles indiscrétions il avait été témoin. Pour ce qu’il avait certainement révélé de son côté, on passerait certainement l’éponge.

En tout cas, c’était chouette que John soit de la partie. Cela donnait un petit plus à l’entretien, surtout que c’était quand même avec l’un de ses hommes. Erin espérait cependant que le bonhomme en question n’avait pas retourné sa veste. Après, il s’agissait d’alliés potentiels, du coup tout pouvait s’appréhender sous un regard bienveillant.
La question ne se poserait avec un peuple moins évolué, mais là, ils pouvaient très bien maîtriser des sujets comme le contre espionnage d’une façon efficace.

« Soldat Clive, c’est un plaisir. J’espère que vous avez fait un bon séjour.»

Erin l’écouta débrieffer de son propre chef son petit séjour. Le fait que John rebondisse sur l’uniforme la fit sourire. Vraiment, ce garnement ne loupait rien, et surtout pas l’essentiel ! S’il pensait participer à des festivités en étant habillé comme un sac, il se trompait.

Elle laissa Clive répondre à John avant d’ajouter :

« Quand vous dites que vous avez creusé à droite à gauche pour savoir si on se faisait embourber, qu’est-ce que vous entendez par là ? », demanda Erin pour revenir dans le sujet. Son briefing était pas mal, mais il ne s’en tirerait pas à si bon compte.

Richard Woolsey


Richard Woolsey avait suivi le dossier de loin. Le problème tenait au fait qu’il avait été cloué au lit par une espèce d’angine de pégase qui l’avait terrassé comme un nouveau né. Maintenant, il essayait de revenir dans la course en se tenant au courant et en lisant les différents rapports, mais ce n’était pas pareil que s’il avait suivi l’affaire depuis le début. Aussi, après avoir salué avec les autres le soldat Clive qui revenait de “l’étranger”, il restait discrètement en retrait le temps d’observer tout ça derrière ses lunettes arrondies.

Soldat Clive



C’était vachement intimidant de tous les avoir là.
Leur sympathie semblait être le seul élément positif dans cette réunion, même s’il se doutait que c’était dirigé pour le mettre en confiance. Clive ne regretterait jamais son séjour en Gaëllie mais se faire décortiquer par ces quatre paires d’yeux alors qu’un seul était déjà dur à supporter : c’était la merde !

Le D4 lui manquait à cet instant. Mais il avait un boulot à finir et le soldat n’était pas du genre à reculer. Une petite mention à son chef pour la diversion agréable de l’uniforme qui ne pu l'empêcher de sourire également.

« Ouais, chef. L’uniforme, c’est zéro. J’avais pas posé les pieds au domaine depuis une dizaine de minutes qu’ils m’ont fait phénomène de foire. Avec un truc un peu gothique fait en cuir. J’avoue, c’était pas des vêtements de merde. Du fait main, artisanal. Le bon côté, c’est que les Gaëlliennes n’arrêtaient pas de me mater. Le mauvais, c’est que j’avais un mal fou à planquer mes flingues. »
Clive haussa les épaules.
« Je crois pas que vous allez pouvoir y couper. La Floraison, c’est du gros. Si j’ai bien compris Emilia, tout le gratin de la Gaëllie y sera. »

La question en vint ensuite sur sa petite enquête.
Il garda le silence quelques secondes, se creusant la cervelle pour leur servir autre chose qu’un “bah voir si on va se faire entuber ou pas !”...

« Franchement, je crois pas qu’on ai encore croisé une techno aussi évoluée. Ils sont pas si loin de nous, ils ont même une IA qu’ils appellent Lorraine, une guide pour les visiteurs. Les Eidolas ont aussi des entreprises scientifiques, du top niveau, apparemment sur les implants bioniques. Ils donnent l’air de très bien se démerder seuls. »
L’homme fronça les sourcils.
« Alors ça m’a fait gamberger. Pourquoi est-ce qu’ils auraient besoin de nous ? J’ai un peu creusé, posé quelques questions. »
La réponse, il devait surement déjà la connaître.
« J’ai pas eu l’impression d’être dans une cage dorée pour vous servir que du positif. Ils m’ont laissé voir le revers de la médaille aussi. Enfin, Emilia surtout. L’équilibre politique a l’air fragile chez eux. Ils se feraient une joie de se foutre sur la gueule. Façon union contre confédéré. Entre science et religion je dirai. Mais ils se retiennent. En fin de compte, les Eidolas - surtout eux - ils pensent un peu comme nous : ils veulent des alliés pour résister contre les Wraiths et les autres menaces. »

Erin Steele


Les différentes réponses de Clive laissaient penser à Erin qu’ils avaient bien fait de l’envoyer là-bas pour faire un premier topo sur leur civilisation. Il avait pris le temps de faire le boulot tout en profitant de l’hospitalité de ses hôtes. Il ne s’était pas contenté de regarder l’ensemble avec la bouche ouverte et un filet de bave admiratif, il s’était posé des questions et il avait tenté d’y répondre. Un bon point, surtout qu’il en était arrivé à des considérations politiques, ce qui n’était pas habituel pour un soldat. Bref, il s’était servi de sa tête.



Le fait qu’il voit le revers de la médaille, comme il le disait lui-même, par l’entremise d’Emilia, avait été un pari risqué mais payant. Envoyer Clive avec sa belle était à double tranchant, et nul doute que si ces deux là n’avaient pas une liaison, il n’aurait pas vu l’autre côté du miroir. Erin gardait à l’esprit que les Eidolas étaient de fins politiciens, la mère en étant un exemple de premier choix, et tout cela pouvait avoir été mis en scène par le biais de la matriarche pour lui montrer ce qu’elle voulait bien qu’il voit, par l’entremise de sa fille. Cependant, il fallait donner du crédit à son récit, et s’en servir pour partir plus ou moins sereinement à la Floraison.
Quoiqu’il en soit, cela faisait limite peur de rencontrer un peuple aussi avancé technologiquement. Soudainement, le sentiment d’être les meilleurs humains de ce coin de la galaxie en terme de développement s’estompait à vitesse grand V. Mais cela ouvrait sur des perspectives commerciales intéressantes, tout comme deux pays développés le feraient sur Terre. Alors oui, il y avait sans doute des égards politiques à tisser cette alliance, et l’avantage d’un pareil accord irait aux Eidolas vis-à-vis des autres maisons royales, puisqu’ils en étaient à l’origine. Mais il fallait voir plus loin, dans du durable et dans l’échange de bons procédés. Un peuple qui ne connait pas son Histoire est amené à la revivre, et fidèle à ce proverbe d’elle ne savait plus qui, Erin gardait en mémoire la fourberie des Géniis, et elle ne voulait pas revivre pareille chose. C’était sans doute pourquoi elle, et plus largement le Codir, prenait des pincettes avec tout ça, et qu’il fallait laisser le temps au temps pour voir où ça allait mener.

« Vous avez eu une démarche intéressante, Monsieur Clive. », répondit Erin agréablement surprise. « J’ai une autre question qui en englobe quelques autres. » ajouta-t-elle en croisant les mains devant elle et en toisant le soldat. «Quel était le protocole médical à votre arrivée ? Quel genre d’examen ont-ils pratiqué ? Vous ont-ils prélevé ou injecté quoi ce soit ? Avez vous été séquencé génétiquement ? Bref, est-ce que vous pouvez nous décrire tout ça s’il vous plaît ? »


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le Mar 2 Avr - 16:13

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John Sheppard
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Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00



John Sheppard


John, toujours très expressif notamment dans son regard, ne cacha pas sa surprise en entendant cela. Les Gaélliens étaient le genre de peuple, que quand ils n’aimaient pas changeait tout ? Du genre : vos fringues sont affreuses donc hop nouvelle garde-robe version pretty woman ? Il ne savait pas encore, pourquoi ni même un doigt dessus, mais cela le dérangeait. Etait-ce un trait de comportement de ce peuple ? Ou simplement l’envie de rendre Clive incognito dans la masse et de le grimer comme n’importe lequel Gaellien ? Cela devait être la véritable raison… car sinon, cela voudrait dire quoi ? Serait-il capable de mettre en sous-vêtements toutes les personnes qui ne portent pas des vêtements à leur goûts ? (ou de leur peuple), et cela allait t’il s’étendre jusqu’au traits physique ? Après tout, il avait lu qu’ils avaient un net problème avec la chirurgie. Hop, toi ton gros pif il est vilain : voici un nez fin de fouine… Hormis la cérémonie de la Floraison, où malheureusement le colonel, devrait bien s’habiller, comment cela allait se passer pour le futur ? Faudrait-il avoir un autre uniforme spécialement conçue quand on va chez eux ? Perdre son identité au profil de cette masse ? S’adapter que dans un seul sens ? Etait-ce au final, un trait négatif de ce peuple, trop habitué à faire plier les autres ? John partait sûrement un peu loin sur le coup. Mais cela le chiffonnait encore plus.

Après tout, il n’avait pas connue cette Emilia ni la confédération qui avait posé un pied sur la cité. Peut-être que tout cela s’évanouirait une fois-là bas... Mais encore une fois, si leur beaux vêtements ne font pas l’affaire ? Ils auront le droit de ressembler à des amateurs de SM version vampire ?

Clive enchaîna sur la question d’Erin, il était assez satisfait pour ne pas dire fier de l’investissement de son homme. Franchement, il avait agité ses neurones et cela faisait du bien d’avoir un soldat qui va au-delà de son rang. Au-delà du première classe qui agit avant de réfléchir, après tout vu sa spécialité on demandait de lui une certaine réflexion, donc il n’avait pas de surprise. Et son investissement dans cette infiltration consentante était une preuve à ajouter à son dossier pour une promotion. John n’était pas radin en remerciement ni en gratification quand le travail était à la hauteur, il avait été passablement déçu par beaucoup et il comptait bien serrer la vis sur certaines règles. Mais ne pas en oubliée d’autre. Enfin bref, Clive était le bon élément qui avait gérer, du moins dans ce début de rapport.

En tant que militaire, le point politique est généralement le moins intéressant, mais savoir qu’il ne fallait pas grand-chose pour qu’il se foute sur la gueule était un point à garder pour l’homme, qui nota les informations pour lui.

Il allait rebondir quand Erin prit la parole sur des points sanitaires. Oula oui, ça aussi ça ne lui plaisait pas vraiment… il avait une certaine réticence à donner ce genre d’information, encore « flou » pour son peuple et plutôt pour lui.

« Hum… et j’aimerai revenir à notre uniforme. Ce changement d’habits était une volonté pour être discret ou bien une autre volonté ? »
« Eh bien colonel, vous voilà bien obnubilé par ça. Vous aurez le droit à un bel habit de soirée comme tout le monde. » le taquina gentiment Richard, qui présentait une forme de réticence assez forte de John. Après tout, par l’humour on pouvait faire passer plusieurs éléments et cela pousserait John à développer un peu plus. D’ailiers, celui-ci eut un rire silencieux.

« Oui… j’entends surtout par-là, que si c’est simplement pour que Clive n’attire pas l’œil soit c’est normal après tout. Mais, si c’est pour une autre raison… ce n’est pas pareil. Je me questionne simplement, sur les mœurs de ce peuple, qui est assez porté sur l’esthétisme et si cela pourraient pousser à imposer leur marque de fabrique, tout simplement, parce qu’ils jugent que cela ne leur convient pas. Pour nos prochaines négociations, je n’ai guère envie de déguiser mes soldats, pour les caprices d’une reine de la mode… » Il regarda les trois dirigeants, qui attendaient son développement, Richard avait fait la fouine aussi et cela marchait bien. « Si cela s’étends aux vêtements par exemple : toi tu es habillé comme un sac donc on va te changer… ou à tout : exemple : Ton bec de lièvre est disgracieux, on va te régler ce petit problème en deux coups de bistouris… ou dans l’extrême, tes yeux bleu sont moches le rose à paillettes est plus tendance. En bref, s’ils sont capable d’imposer leur point de vu esthétiques sans demander un quelconque avis. Je vais dans l’extrême et j’ai sûrement tort de m’inquiéter pour pas grande chose. » Il regarda Clive, suite au hochement de Richard qui attendait tout comme le colonel la réponse du soldat qui allait trancher. John, se sentait un peu con, de se questionner là dessus, alors que les dirigeants avaient autre chose en tête que ce type d’idée. Mais le colonel, voyait un peu plus loin.

Alexander Hoffman


Alexander pour sa part, était assez passif, pour le moment, il écoutait les réponses de Clive tout en établissement son propre raisonnement de pensée, y trouvant le côté conflits politique particulièrement intéressant. Cela était une faiblesse, qu’il ne fallait pas négliger et ce jeu de pouvoirs serait un jeu de taquin assez fort durant la cérémonie. Il ne faut pas se leurrer les différentes familles qui désirent le pouvoir, essayerons de se mettre les Atlantes dans la poches ou au contraires essayerons de les manipuler pour gagner en influence ou se servir d’eux pour un quelconque complot ou desseins personnel. Il allait falloir se méfier.
Comme la totalité des responsable, s’il approuvait la démarches de Clive qui répondait parfaitement à leurs attentes. Il semblait avoir trempé son nez là où il fallait et Emilia n’avait pas rechigné à lui montrer les côtés plus sombre de sa peuple. Une preuve de confiance et un parti pris que peu courant. Rien que pour cela, il avait une confiance qui s’établissait avec ce peuple ou du moins avec la princesse.

Les aspects qu’évoquait Erin, étaient ceux qui les avaient faits tilté durant la première rencontre. L’expérience de leur éclaireur allait être enrichissante et surtout les préparer à accepter (ou non) ces conditions qui même avec des explications restaient un peu brumeuses. Brumeuses ? Tout simplement, qu’entre la réalité et les explications, il peut avoir un monde. Voir même une galaxie. Mais avant d’avoir ce genre d’information, John prit la parole, exposant un peu maladroitement son inquiétude. L’anglais, comprenait que le colonel, s’inquiétait du comportement véritable de ce peuple et lui, y voyait une manière de prévoir dans le futur leurs exigences. Après tout, quand on aime conformer les autres, on peut demander petit à petit que tous les alliés prennent le même chemin, lissant les différences et les imperfections. C’est après tout, un danger de la mutation génétique contrôlée. Mais, ce genre d’hypothèses sur leur manière de définir leur critère de beauté ou de naissance intellectuelle n’étaient pas encore d’actualité, cela serait une prochaine étape. Même si la question restait là.

En tout cas, l’anglais ne surchargea pas Clive de question, il avait déjà bien à faire.

Soldat Clive



« Heu...alors... »

Il s’attendait à recevoir pas mal de questions mais pas une avalanche soudaine. Un sourire un peu nerveux étira son visage et il essaya d’organiser ses pensées. Steele en première, le colonel ensuite.

« Oui. Ils m’ont fait entrer dans une salle avec deux toubibs. Plutôt accueillant les mecs. J’ai eu une prise de sang, c’est vrai. Mais pour le séquençage machin, je ne sais pas du tout. Peut-être. Ce serait bien le genre... »

Darren fouilla dans sa poche, se contorsionnant pour pouvoir aller jusqu’au fond. Il continua tout en s’affairant :

« J’avoue que quand le doc s’est ramené avec la seringue sans rien me dire, j’ai été tenté de lui arracher le pied avec mon pompe. Mais il a vite compris et m’a expliqué que c’était un cocktail de vaccins. Comme pour éviter l’hécatombe du Nouveau Monde avec la grippe par exemple. »

Il haussa les épaules.

« De toute façon, je les voyais mal anéantir une future alliance en disséquant un troufion comme moi. Ils auraient pas appris grand chose à part le fait que j’aime les hot dogs...je me suis pas écarté de mes flingues. Ils se sont même pas énervé, le type a été assez cool. Je pense qu’il avait l’habitude d’examiner des militaires. Ou des visiteurs étrangers. Il était pas envahissant, il s’est contenté de son protocole. C’était sympa. »

Darren retira finalement sa carte d’identification Gaëllienne du fond de sa poche. Une carte plastifiée avec sa trombine dessus. Le soldat la posa sur la table et la fit glisser en face de lui vers le gratin. Il espérait vraiment qu’on ne lui confisquerait pas vu que c’était un peu son passeport. Il les laisserait tripoter sa carte et l’examiner s’ils le voulaient. Mais Darren espérait sincèrement que le pass retournerait dans sa poche.

« J’ai eu le droit à ça en retour. Ils m’ont donné les accréditations pour que je me balade avec mon équipement et que je passe tous les contrôles. Une chose est sûre : ils ont rien capté pour ma balise sous-cutanée. Ca avait l’air d’un examen comme vous le faites souvent sur les gars qui reviennent des explos mais en un mode “plus méfiant”... »

Il marqua une pause.

« Ils n’ont pas l’air parqué dans une cité unique comme nous. On a prit une sorte d’avion et on a dû voler une bonne quarantaine de minutes. Je sais pas jusqu'où s’étend la Gaëllie mais c’est pas du petit poisson. La ville où j’ai été, elle était carrément planquée sous une montagne. Et bien décoré, de la verdure, des hologrammes et tout. Si j’exagérais, je dirais qu’on fait beauf de métal à côté... »

D’ailleurs il comprenait tellement pourquoi Emilia avait passé tout son temps dans le jardin botanique sur la cité. Elle avait l’habitude d’une quantité de verdure qui ne se trouvait qu’à cet endroit.
Le militaire parcouru les personnes présentes puis changea de sujet. La réaction du colonel l’avait fait rire. C’est vrai qu’il ne l’avait pratiquement jamais vu en-dehors de son uniforme. Si bien que sa dégaine lui collait comme une deuxième peau. Pas étonnant qu’il se sentait écorché à vif à l’idée d’aller faire le pingouin durant la Floraison. Pourtant, même s’il n’aimait pas des masses sa tenue Gaëllienne, il s’était vraiment senti intégré grâce à elle. C’était parfait pour son boulot...

« Pour tout dire, mon colonel, ils y ont quand même mis les formes. J’ai pas été traité comme un vieux clodo tout dégueulasse. J’ai eu le choix d’accepter ou pas. Ce que j’ai appris les jours suivant, avec la princesse, ça m’a aidé à comprendre un peu mieux leur démarche. Comment dire... »

Clive chercha une comparaison et reprit avec un léger sourire :

« C’est une famille royale quoi. C’est comme si j’entrais chez Lincoln en peignoir et sandales. Que je rencontrais sa famille et que je bouffais à leurs tables, sans faire d’efforts pour la tenue. Ca attire le regard, surtout du public, des médias, alors qu’à l’inverse ça passe vachement mieux avec des habits Gaëlliens. Et puis...c’est de bonne guerre...Emilia s’était trimballée plusieurs jours dans une tenue Atlante et elle a pas moufté alors... »

Ca et aussi l’uniforme militaire qu’il lui avait demandé d’enfiler pour aller au repas des bidasses. Il n’y avait qu’Erin qui savait pour l’instant et il ne savait pas bien si elle était du genre à faire des cachotteries au reste du Staff. Mais pour une princesse, Emilia avait été du genre sacrément conciliante et aventureuse. C’était de bons souvenirs tout ça. Il espérait en avoir d’autres à l’avenir.
Au fil de sa pensée, Darren se sentit obligé d’approfondir.

« Ou bien...j’sais pas...imaginez qu’il y a un peuple qui a l’habitude de se balader le matos à l’air et que leurs femmes se dandinent cul nu sans la moindre pudeur. Parce que ça se passe comme ça chez eux, que c’est normal, c’est leur culture. Et que vous les présentez à des Natus pour une future alliance, les rois du balais dans le...enfin hum...ca ferait pas beau ménage vous voyez ? »

Le jeune homme haussa les épaules. Son non-verbal trahissait une petite appréhension du fait de son langage assez familier. Il avait tellement dû faire attention là-bas qu’il se lâchait auprès de ses patrons, comme s’il pressentait qu’il serait excusé. Darren fit une petite moue et reprit en essayant de calmer un peu son naturel de bidasse.

« C’est à peu près pareil, je pense. C’est juste pour arrondir les angles avec tout le monde. C’est pas une question d’intégration forcée ou de chirurgie j’sais pas quoi... Moi j’ai vu ça comme du camouflage et ça m’a vachement aidé pour faire mon boulot...Et puis, vous concernant, c’est simplement éviter l’uniforme, ils vous demanderont pas d’enfiler du cuir. Je pense pas... »

Il parlait trop, ça le gênait.
Pourquoi c’était devenu si long et si peu concis soudainement ?
Darren ne se sentit pas à l’aise. Encore moins qu’avant en tout cas. Et il trouva refuge en entamant la petite bouteille d’eau disponible devant lui. Ca faisait une distraction de quelques secondes, le temps de passer au dernier sujet.

« Ah oui ! J’oubliais ! »
Il pinça des lèvres. Le meilleur pour la fin, forcément, le sujet un peu épineux :
« Les types qui ont voulu tuer la princesse, il y a peut-être des chances qu’ils soient aussi de la partie. Les Gaëlliens ont de la sécurité tip top mais j’aimerai bien poursuivre ma mission d’escorte si vous êtes d’accord. Je voudrai vous suivre pour la Floraison... »

Alexander Hoffman


Sans aucune surprise le pauvre homme ne savait pas par quel bout il devait commencer. Pas facile de faire un rapport avec autant d’interlocuteurs. Ainsi, il avait reçu la fameuse prise de sang, le soldat ne s’étonnait pas de la possibilité que son génome est séquencé… la question était de savoir si les Gaélliens avaient une éthique sur ça, du genre savoir s’ils demandaient une quelconque autorisation pour faire cela, où en mode : ils n’en avaient rien à faire. En tout cas, ils avaient aussi un cocktail de bienvenu, cela était dans les lignes qu’avait expliquer la commandante. Donc rien de plus ou de moins, du protocole. Cela était rassurant, même si la prise de sang avec l’idée d’un séquençage sauvage, ne plaisait toujours pas à l’anglais.

Clive avait tort, disséquer un homme sans rôle important était une source d’information bien plus grande que les grands d’un monde. C’est avec la composante de son peuple, qu’on peu juger d’une humanité. Les dirigeants sont toujours bien soignés et en bonne santé, ce qui n’est pas toujours le cas, de la plèbe. Enfin bon, l’homme considérait qu’on apprenait bien plus d’une civilisation en observant son peuple que les hauts fonctionnaires qui de toute manière, seront montré que le meilleur.

Le bilan semblai positif et la carte qu’il leur transmit était donc le pass, pour accéder à la planète, une sorte de carte d’identité qui condensait plusieurs pass. Une bonne idée, cela ferait hurler la bureaucratie avec leurs questionnaires et leur cinquante milles badge sur terre, mais cela était quand même plus pratique.

Le langage familier de Clive ne dérangeait pas Alexander, il n’allait pas lui demander d’avoir un langage soutenu, c’est ça manière de parler tant que ça reste dans l’acceptable. Sans insulte ou mots déplaisants.

Cela ne l’étonna pas que le jeune homme désire continuer sa mission à travers cet événement, surtout qu’il semblait attaché à la princesse. Et mise à part cet attachement, il était appréciable d’avoir au moins un « guide » de la maison, qui connait l’endroit, histoire de n’être pas en aveugle.

« Vous êtes sur la liste des invités. ».

John Sheppard



John écouta Clive, ne sachant pas trop quoi penser du protocole d’entrée, il préférait voir pour se donner un avis plus concret, se faire ou non séquencer l’ADN il s’en foutait bien. Il n’avait pas ce genre de considération. Après, le protocole d’entrée semblait correspondre à ce qu’il avait lu dans le rapport du CODIR, donc pas de vice là-dessus. Quand aux vêtements, cela le fit sourire d’entendre qu’Emilia avait porté les fringues Atlantes durant son séjour, mais avait-elle autre chose à se mettre sur le dos ? Il n’en était pas certain. Mais qu’importe, la comparaison maladroite n’était pas importante.

La comparaison suivante avec les natus, le fit pouffer un peu, avec l’image en tête qui va avec. Enfin chaque peuple avait leur style d’habits et même si le style était d’avoir des cordes dans le cul et nu, il faudrait accepter cette différence… s’y confirmer cela était autre chose. Mais de toute manière, il savait que trop bien, qu’il devrait prendre de beaux habits. Et le fond du problème n’était finalement pas là et il avait eut sa réponse.

« Le cuir ne nous change pas beaucoup avec nos uniformes noir » plaisant doucement John, qui sentait que son brave soldat infiltré était tendu. En tout cas, Clive faisait pas mal d’efforts pour donner des informations, il parlait beaucoup, mais plus il dirait des choses, plus cela servirait aux trois fouines.

« Merci » affirma John qui n’avait rien à ajouter pour le moment, pensant que les bureaucrates allaient continuer … enfin jusqu’au moment où son soldat souhaite continuer la mission… John porta son regard sur son homme, alors qu’Alexander confirmait sa présence. Il n’était pas d’accord pour continuer la surveillance rapproché de la princesse. Il avait d’autres enjeux pour lui et les Atlantes n'étaient pas les gardes de l’univers.

« Si vous êtes présent pour cette cérémonie, ça ne sera pas pour faire la nourrice d’une princesse soldat. Vous en avez bien conscience ? » La question était loin d’être si anodine que ça venant de John. Il avait croisé ses mains en s’avançant un peu du fauteuil. Après tout Emilia n’avait pas besoin d’un garde Atlantes pour être sauvée. Elle avait sa propre armée, mais que les atlantes gardent un oeil sur elle était envisageable, cela serait effectivement le cas… mais il ne fallait pas oublier qu’elle n’était pas la petite perruche qui va se faire croquer. Elle a des ressources : celle de sa planète.

C’est ce qui surprit un peu Darren qui reprit à la volée :
« Ah ? A vos ordres, mon colonel...heu...quelle est ma mission alors ? »

John marqua un temps de pose, cela lui apparaissait comme clair non ? Sinon pourquoi faire venir des soldats pour le bon plaisir d’avoir des gens autour d’eux ? Les places étant limitées, alors toutes ressources militaires se devaient d’être pour un seul but.
« Votre présence en tant que soldat, ne sera pas pour la surveillance de la princesse, elle possède maintenant ses propres garde du corps, surtout sur elle se sait menacée. Vous serez là pour la sécurité de nos VIP. Comme moi d'ailleur. » Il était le seul à comprendre cela ? Ou bien, il était à côté de la plaque et dans ce cas, il n’était pas en accord avec le fait de laisser une ressource s’égarer à la surveillance d’une autres personnes à pleins temps. Entre ses dirigeants et les dirigeants d’une autre planète, il n’avait pas photos, surtout qu’il aurait les trois têtes pensantes de l’expédition. Il tourna néanmoins la tête vers les trois fouines du CODIR pour avoir un avis contraire ou un aval.
« Bien colonel. Je me préparerai en conséquence. » Affirma-t-il en retour.


CODAGE PAR AMIANTE

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    Colonel John Sheppard
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le Mar 2 Avr - 17:05

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Erin Steele
Équipe

"Codir"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Erin Steele


Erin qui avait pas mal pris la parole pour le moment, laissa donc les trois hommes échanger si besoin avec le soldat Clive. Ce dernier les informa qu’il aimerait en être à la Floraison, et qu’il aimerait continuer son boulot actuel auprès de la princesse. L’administrative aurait été surprise que ce ne soit pas le cas, à moins bien sûr qu’il se soit foutu Emilia à dos, ce qui ne semblait pas être le cas au regard de ses dires. C’était une bonne chose, mais John doucha littéralement son enthousiasme en se comportant comme le militaire lambda. Ce n’était pas habituel pour le colonel, mais fallait croire que les années d’expériences commençaient à faire sortir le vieux loubard qui était en lui. A moins que ce ne soit ses expériences de vie plus récentes qui lui avait mis un peu de plomb dans la tête, ce qui pouvait se comprendre aussi. Quoiqu’il en soit, on ne pouvait pas lui enlever qu’il prenait son rôle à merveille en faisant passer la vie de l’équipe dirigeante avant celle de ses hommes, et il rappelait au soldat Clive cet objectif principal. D’un côté, c’était le but même d’avoir un encadrement militaire à une expédition civile. Ils étaient là pour la protection, et c’était tout à leur honneur.

Mais Erin avait d’autres projets pour Darren Clive, et elle comptait bien exploiter sa position autant que faire se peut.

En tout cas, il avait bel et bien subi une batterie de tests en arrivant sur place, et on lui avait administré des vaccins. Le flou subsistait autour du séquençage de son génome, et Erin poserait forcément la question si elle devait passer par la case médecin en arrivant pour la Floraison. Il y avait peu de chance qu’elle y échappe cela dit, mais au moins, elle pourrait comparer avec les propos de Clive et ce qu’on leur proposait. Ce n’était pas qu’elle remettait en question les dires du soldat, elle avait plutôt tendance à penser que les Gaéllien pouvaient adapter le protocole pour eux histoire que ça reste dans ce qu’ils avaient débattu, et en proposer un autre aux gens du “peuple”. Affaire à suivre donc.
En tout cas, elle était étonnée d’apprendre qu’ils utilisaient des appareils volants pour se déplacer. Les Wraiths devaient vraiment avoir de la merde dans les yeux… Ou alors, ces mecs étaient les rois du camouflage, et cela concrétisait d’avantage l’idée d’Erin d’avoir Clive dans la place. Si des Géniis parvenaient à se faire passer pour des fermiers, qui sait ce dont ils étaient capables, en faisant passer des vessies pour des lanternes auprès de la race la plus dangereuse de l’univers ? Il fallait que ce soldat reste dans les jupons de la princesse. Il était pile là où il fallait pour entendre et voir des choses qu’aucuns n’entendraient ou ne verraient. Alors que ça plaise ou non à John, elle ferait en sorte que ce type resterait à son poste auprès d’Emilia Zeïn Eidolas.
Il était taillé pour ça en plus. Sa réflexion sur la façon de se fondre dans la masse en portant des habits locaux, pour ne pas s’attirer l’attention des médias ou de la populace trop rapidement, c’était parfaitement réfléchi. Il pensait plus loin que sa simple mission d’escorte, et il avait suivi sa consigne de lui rapporter des éléments. Pourquoi le virer maintenant de son poste ?

Etant donné que ça avait dévié sur sa présence ou non à cette Floraison, puis à son rôle dans l’équipe militaire, Erin en vint à la conclusion que le débrief était plus ou moins terminé. Si elle parvenait à le garder en place, elle s’occuperait de lui causer de manière moins officielle pour obtenir de l’information supplémentaire.

« Colonel, soldat. Je vous propose d’arrêter l’entretien ici. Restez en attente de vos ordres soldat. Vous pouvez disposer. Et merci pour votre retour d’expérience. ». Sous entendu, les bureaucrates ont besoin de parler entre grands.

Erin patienta le temps que la porte n’avale Clive, ce qu’il fit après les avoir salué poliment, et elle se tourna vers ses trois vis-à-vis :

« J’aimerai qu’on discute du rôle du soldat Clive. Je n’ai pas spécialement envie d’empiéter sur tes plates bandes John, » concéda-t-elle avec un sourire pour le concerné, « mais j’aimerai qu’il conserve son affectation auprès de la princesse et qu’il continue de lui moucher le nez si elle lui demande. Vous avez remarqué la teneur de son rapport ? La façon qu’il a eu de gratter le vernis pour essayer de voir si on se faisait… embourber ? Il a fait plus que son boulot de garde du corps, il a cherché à sauvegarder les intérêts d’Atlantis dans le même temps. ». Erin les laissa analyser ce qu’elle venait de dire, avant d’ajouter : « Bref, j’aimerai le superviser directement pour en faire une source d’information officieuse sur les gaélliens, et sa place dans la sphère politique Orzane est parfaite. Ni trop proche, ni trop loin.»
« J’aimerai » n’était pas le mot adéquat, mais il était policé pour la forme, parce qu’elle s’entretenait avec Alexander, Richard, mais surtout, elle était en train de chier dans les bottes de John, et il restait son ami. Alors, elle y mettait les formes, et ce n’était pas un certain Caldwell qui dirait le contraire alors qu’elle lui était presque montée sur son bureau pour le faire plier. Quand Madame veut, madame a.

John Sheppard


John était satisfait de la réponse de son soldat, toujours réactif et prompt. Il comptait aussi le prendre à part pour échanger d’autres éléments. Mais avant cela, il attendait la réaction du CODIR, sentant bien, qu’il aurait peut-être une différence de point de vu, au vu de la surprise de Clive. Et cela ne manqua pas. John grinça des dents, sur le ton directif de la directrice envers son militaire, car là était question de pouvoir, mais la civile avait ordre divin. Elle lui passait dessus, voilà la hiérarchie, alors il ne dit rien, même si cela le dérangeait intérieure d’entendre son soldat se faire congédier par une autre personne que lui-même.

« Vous pouvez disposer, je reviendrai vers vous dans l’heure. » cela n’était pas pour avoir le dernier mot, mais pour informer son soldat que quoiqu’il advienne il n’aurait pas à chercher l’information, celle-ci viendra d’elle-même et par son plus haut responsable. Et si Darren était suffisamment malin, il pouvait aussi déduire que son colonel aimerait le voir seul à seul.

Il salua son homme qui déjà disparaissait suivi des saluts calmes de Richard et d’Alexander. Les deux n’avaient pas grand-chose à dire pour le moment, cela était toujours un peu déroutant au sens de Sheppard. Les CODIR était bien rôder sur ce point : tous avaient un avis et souvent le même. À moins qu’ils debrief bien avant pour être en accord. Cela était surement le cas, sinon, comment trois personnalités pourraient être aussi accordées ? Généralement, quand l’un parlait c’est pour les trois et ils se répartissent la tâche de manière naturel, une capacité qu’admirait John ; qui n’avait pas connu de direction aussi structurée depuis bien longtemps. Enfin civil. Même s’il était en accord avec sa major, ils n’étaient pas autant sur la même longueur d’onde.

Enfin bon, il se tourna un peu de trois quarts pour toiser Erin qui enchaînait rapidement. Alors, dès la première phrase il sut qu’il allait avoir conflit, quand quelqu’un sort « je ne veux pas faire-ci » c’est qu’il a le sentiment que ça va être le cas. Ça il l’avait appris des deux RDA. Surtout quand il y a un beau « mais » juste après. Erin, pouvait voir que John, s’était directement mit en défense, il ne pouvait pas le cacher, il était bien trop expressif comme garçon.

« Tu veux en faire un espion en conclusion. » répondit le colonel, qui toisa quelque secondes Erin avant d'enchaîner. En réalité il comprenait bien son point de vu, elle voulait exploiter cette compétence « nouvelle » de Darren et sa bonne intégration pour pousser plus loin la chose. Encore du politicien tout ça… mais c’est bien pour cela qu’il avait ce genre de personnalité en haut de la cité. « Pour la supervision c’est non. Enfin, autrement dit : Erin, je ne souhaite pas que tu me passe par-dessus. Si on doit concrétiser sa nouvelle mission d’espionnage maintenant, il sera toujours sous mon contrôle. Et me rendra des comptes, comme s’il était un soldat lambda sous mes ordres. Par contre, qu’on définisse ensemble ta stratégie pour le guider et qu’on fasse des retours ensemble durant la manœuvre festive, je suis d’accord. Surtout, que je compte bien danser avec toi, juste pour compenser. » cela était une blague sur la fin, il pouvait se le permettre comme ils n’étaient pas juste que collègue et c’est pour casser un peu l’opposition de sa phrase. Bref, faire passer la pilule de manière amicale sans être en conflit «Je ne souhaite… enfin non, je ne veux pas être à l'écart des ordres et actions que pourrait faire l’un de mes hommes. » Il la laissa prendre note de cette information. « Cela étant si on s’accorde sur ce rôle stratégique que tu souhaites lui donner. Et je le comprends. Cependant, vous êtes trois dirigeants de la cité et je n’ai que trois soldats pour vous sauver les miches s’ils arrivent un pépin. Et vu le peuple qu’on a en face de nous, ça sera bien plus compliqué de vous extraire et de vous protéger que si on va chez un peuple plus « simple ». En conséquence, si Clive est pour moucher le nez de la princesse, je demande un autre soldat, qui ne sera pas sur la liste, pour remplacer son rôle qui ne sera pas à 100% sur vous. » dit-il, il était habituel dans son ton.



Erin Steele


Erin avait opiné du chef quand il avait résumé sa proposition en un mot : espion. En effet, ce serait plus ou moins le rôle de Clive dans son idée. Elle avait noté le changement de comportement du gradé, et elle se doutait un peu qu’il allait adopter une attitude plutôt défensive. Après tout, elle n’y était pas allée par quatre chemins et elle avait exprimé clairement ce qu’elle désirait vis-à-vis de son soldat. Sa propriété, son commandement. Toujours pareil avec les militaires, mais à force, Erin avait l’habitude. Richard intervint à ce moment là pour clarifier les choses, au moins le concernant, et non pour tenter de peser dans la balance de la requête d’Erin.

Richard Woolsey


« Pour ma part je resterai ici, je ne vous accompagnerez pas. ». Il remisa ses lunettes, avant de poser la tablette sur la table, tablette qu’il consultait d’un air distrait en écoutant d’une oreille attentive ce qu’il se passait. Il trouvait donc le moment bien choisi pour faire cette petite déclaration.
« La Commission juge, et à raison, qu’envoyer les trois têtes dirigeantes de la cité au même endroit, au même moment, n’est pas sécuritaire. »
Erin acquiesça. Elle comprenait cette décision, et en réalité, elle se demandait si ce n’était pas acté quelque part dans un cahier des charges. Dans toutes les grandes entreprises, on n’envoyait jamais un comité de direction au complet dans la même voiture, dans le même bus, ou dans le même avion, pour la bonne et simple raison que par le passé, des entreprises importantes avaient perdues leur cadre dirigeants dans un crash d’avion… La suite était prévisible. Pas de tête, pas de direction, plus de personne morale, dissolution légale de l’entreprise, et fin de l’histoire. Et les exemples ne manquaient pas.
Il en allait de même ici. La prudence était donc de mise. Erin était déjà étonnée qu’Alexander et elle ne soient pas embêtés plus souvent par ce genre de consigne, mais elle préférait ne pas ramener sa fraise sur ce sujet, de peur que ça sorte sur la table.
« Par conséquent, vous n’aurez que nos deux amis ici présents à protéger. Néanmoins, j’octroi un militaire supplémentaire à la mission. »

Erin Steele


« Merci Richard. » fit Erin avec un hochement de tête.
« Vous savez, j’ai passé l’âge de me coucher très tard. », observa-t-il avec humour. Il écarta les mains en haussant les sourcils, plissant son crâne dégarni, invitant John et Erin à reprendre leur discussion.

Cette dernière avait eu le temps de réfléchir aux arguments qu’elle pouvait donner en faveur d’une supervision directe de cet homme. « Le point sur le soldat supplémentaire étant réglé, discutons du reste. », commença Erin. Manifestement, elle ne comptait pas en rester là.

« Je comprends parfaitement que ça t’embête que je le supervise, mais ta première réaction montre bien que tu n’es pas le genre d’homme à monter un réseau d’espionnage. Tu n’as pas saisi le potentiel de ton soldat, moi oui, et je pense que ce serait plus simple qu’une seule personne ne le supervise, pour ne pas créer d’interférence qui pourrait lui nuir. » Elle observait toujours John. C’était sans doute la première fois qu’elle s’opposait à lui ouvertement. Elle espérait juste que leur relation amicale n’en prendrait pas un coup. C’était tout le problème d’avoir des amis au boulot. Quand il fallait trancher dans le vif, on prenait des pincettes, et on avait des scrupules. Elle en avait, mais elle était sûr de son fait, et du coup, elle essayait de tourner les choses pour ne pas le braquer inutilement, même si ça allait probablement se faire dans la douleur.
« Ce que je veux dire, c’est que tu es un militaire de terrain, tu commandes des hommes qui vont au combat, pas des espions. Ce n’est pas contre toi, je m’appuis juste sur tes compétences. Tu t’inquiètes des uniformes, moi je m’inquiète de savoir quel est leur point faible, quel type d’armement ils possèdent, quels sont les sites stratégiques, où frapper en cas de besoin. C’est du renseignement à l’état brut. et Darren Clive saura voir ces choses. Je ne compte pas garder les informations pour moi, tout sera partagé aux personnes accréditées, mais j’aimerai vraiment qu’il prenne ses directives auprès de moi. Maintenant, rien ne nous empêche de définir une stratégie pour le guider, mais justement… Je ne veux pas qu’il soit guidé. »
Erin avait ses raisons pour ça. Emilia en était une. Leur relation d’amant/amante en était une autre. Si demain on guidait Clive comme un bon soldat, elle ne lui laissait pas deux heures avant de se faire griller par sa belle.

Alexander Hoffman


L’utilisation de Clive en tant qu’espion était l’idée d’Erin et elle était parfaitement brillante et il ne disait pas cela simplement pour glorifier sa compagne. Il suivait l’échange en silence, accueillant le non-présence de Richard, comme un regret mais une nécessité. Il s'était interrogé sur les risques de partir à trois, certes cela était parfaitement appréciable d’un point de vu humain, surtout que Richard s’était émerveillé des rapports et de l’avancement technologique…en plus d’avoir eu une belle aigreur de ne pas pouvoir participer au premier échange diplomatique… Sur ce point Alexander avait de l’empathie pour le dirigeant qui passait clairement, le plus clair de son temps dans son bureau et vivre d’aventure par procuration. Mais comme il lui avait souvent dit « je ne suis pas quelqu’un fait pour le pleins air ». En tout cas, Alexander avait envisagé de laisser sa place (à regret) pour rester sur la cité s’il était nécessaire et sans l’intervention de se brave Richard, il allait informer de cette décision.

John avait quand même l’air de faire une forme de concession dans sa défense : Ok pour l’espion MAIS ? Je veux ça et ça. Cela n’était pas beau, comme négociation…. Cela s’apparentait plus à de la fausse concession. Cela était souvent le cas, il était rare d’avoir de véritable concession ou un échange équivalent. Cet art était plus difficile, surtout pour que personne ne se sente laissé Et vu les demandes de John, il se sentait clairement en difficulté et sur un terrain où il ne voulait pas lâcher. Se sentait-il menacé ? Surement. Et il avait sûrement ses propres raisons, même si elles ne devaient pas être dirigées contre Erin en tant que personne.

En tout cas, c’est bien une première que l’officier soit autant en désaccord, avec un peu d’explications, cela pas toujours avec lui. À voir si cela allait suffire. Et Erin n’allait rien lâcher, elle obtient généralement toujours ce qu’elle désire et ce n’est pas un trait féminin stéréotypé, mais celui d’une personnalité forte et exigeante qui sait manœuvrer (et il adorait ça). Dans tous les cas cela allait être prometteur et l’homme s’adossa un peu plus au fauteuil, observant ce futur débat, espérant qu’il aurait quand même des arguments prometteurs de la part du colonel, qui allait détester ce petit jeu. Il était presque tenté de se prendre un verre de whisky et de compter les points. Cependant, il était bien tard et cela serait clairement un divertissement à l’insu d’un ami. (et en parlant de ça, il n’était pas contre de laisser le bras d’Erin au colonel plus tard dans la soirée, si cela peut le consoler de perdre au débat).

Richard et lui-même était en écoute et l’anglais glissa une boutade sur l’âge et les fêtes à son collègue et ami, ce qui fit sourire l’homme au joues joufflues.


John Sheppard


Bon, une personne de moins à surveiller. Cela n’était ni une bonne ni une mauvaise. Enfaite si plutôt une bonne pour l’officier, qui se voyait retirer un poids sur la surveillance des trois dirigeants en même temps. Et cela était dommage que Richard ne puisse pas profiter de cette soirée qui s’annonçait riche comme toute découverte d’une nouvelle culture. En réfléchissant, John oubliait un peu trop son rôle, il était aussi le responsable militaire, Atlantis envoyait du bon monde dans cette affaire. La prudence n’était pas de mise, et pourtant combien de pays envoie de jolies décorations pour briller chez le voisin ?

Enfin qu’importe, il avait son soldat en plus et cela ne serait pas du luxe, en plus de ne pas changer le nombre de personne sur la liste. Il marqua son acceptation par un hochement de tête, pensant, qu’ils allaient enchaîner sur les modalités de ce brave clive qui se voyait propulser à son insu espion. Mais la reine désirait qu’il ne soit plus un simple espion, mais celui de sa majesté. Elle ne lâchait rien ! Pire qu’un lézard vert !

Il retenu un soupir, oui, il était naïf de penser que cela aurait été réglé aussi facilement, après tout il imposait et non « parlait ». Et puis, c’est Erin en face de lui, il serait bien bête de penser qu’elle n’allait pas essayer de la manipuler pour obtenir son désir, qui était légitime car ces arguments se tenait.

« Pas besoin de me rappeler que je suis un homme de terrain et non affuté aux manœuvres dans le dos. » lui répondit-il avec un sourire, prenant conscience, qu’elle essayait d’éviter de le froisser. Cela était appréciable. Même si bon, oui, il n’était clairement pas rôdé à l’espionnage, cela n’était pas une spécialité ni même une compétence. Et même si Clive pouvait montrer de belle promesse sur ce point… il n’était pas de formation espionne ou infiltration. Ce qui pourrait poser quelques problèmes pour certaines actions précises. Mais bon, cela n’avait pas tant d’importance, si cela reste « limitée » et dans un champ auquel il peut répondre, surtout qu’il avait la confiance d’une VIP… il fallait qu’Erin ne lui demande pas le moulin et la bergère en même temps par contre.
« Je comprends. Mais ça me dérange. Tu y vois un intérêt plus vaste d’un point de vu stratégie et politique soit, je le concède. Moi je vois juste que mon soldat à sympathisé en amont avec un peuple et qu’il a montré quelques compétences plus intéressantes pour évoluer dans la hiérarchie. Je crains que tu lui en demande plus que ce qu’il ne peut fournir. Ce n’est pas un agent secret. Certes, il sait s’exfiltrer et s’infiltrer au vu de sa spécialité dans l’escorte et la protection des VIP. Mais cela n’est pas suffisant pour en faire un espion. Il va falloir que tu abaisses tes ambitions sur tes demandes, si tu veux le diriger. » Il fit une courte pause. « Je crains aussi, le conflit d’intérêt. De ce que vous m’avez dit, il aurait eu une relation intime avec la princesse ? Tu ne penses pas que de lui demander de pousser plus loin sa mission, cela va lui imposer le dilemme de la trahison. Que ça soit envers nous ou même envers ses sentiments ? » Comme souvent John s’inquiétait d’un point de vu humain, en y réfléchissant et hom le principe de laisser une civile prendre le commandement de l’un de ses hommes alors qu’il est présent… il avait la peur, légitime, qu’au vu du plan qu’elle c’est surement fait, elle en demande trop à Clive (ce qui peut le pousser à exceller chose qu’il fera, de son mieux voir même plus… et il avait ce risque qu’en voulant trop faire cela foire tout le beau plan d’Erin) sans parler du conflit d’intérêt. Tout le monde, ne savait pas gérer aussi bien que les deux RDA. (chose qui était hallucinante pour John, qui ne savait pas comment il arrivaient à faire ça aussi bien). Après John ignorait l’attachement entre les deux jeunes gens… et souvent chez un hommes, quand il y a une histoire intime, il y a un peu d’attachement ou de familiarité...et si ce n’était pas grand chose, un simple coup d’un soir, le soldat ne serait pas invité personnellement par la famille royale. Enfin bref, Erin pouvait se satisfaire d’une chose : John ne disait plus “non” de manière catégorique, il avait même une forme d’acceptation et il orientait le débat, sur des questions, comme pour être rassurer de ses doutes avant de filer le bébé à la nourrice.

Erin Steele


Erin préférait ignorer Richard et Alexander. S’ils ne prenaient pas sa demande au sérieux, soit. Ou alors, ils savaient que de toute façon, John n’y échapperait pas, et ils se désintéressaient du dialogue. Quoiqu’il en soit, elle préférait être dans une posture d’écoute active vis-à-vis de Sheppard, pour ne pas rater un argument qu’elle pourrait défaire ensuite. Ou contourner. Ou faire avec. C’était selon. Elle n’était pas dans une optique d’imposer réellement son choix. Bien sûr, elle en avait envie, mais si vraiment c’était trop compliqué, alors elle laisserait tomber l’idée, même si ça devait la contrarier.

Elle lui rendit son sourire. Oui elle essayait d’enrober pour ne pas le vexer, afin de présenter les choses aux mieux. Si elle n’était pas d’accord avec lui pour une fois, ce n’était pas pour autant qu’elle voulait s’en faire un ennemi ou ne plus le fréquenter.

« Je pense que nous nous sommes mal compris de prime abord John. », embraya Erin. « Il aura un rôle d’espion, mais n’en saura pas un vraiment. Je ne peux pas demander à un soldat lambda d’être un expert du renseignement, ce que je veux, c’est qu’il continue d’ouvrir ses yeux et ses oreilles en fréquentant la jeune femme. Si on ne le dirige pas vraiment, mais qu’on lui pose des questions orientées, il pourra toujours se montrer plutôt attentif à telle ou telle chose. C’est ce que j’ai commencé à faire avec lui quand il venu me voir pour me demander l’autorisation de montrer des parties de la cité, qu’il jugeait délicates. La contrepartie, c’est qu’il me fournisse en renseignements. ».

Elle regarda le militaire et ajouta : « Nous n’aurions pas eu un debrief de cette qualité sans la conversation que j’ai eu avec lui, j’en suis presque certaine. Ce type à de la ressource, et il comprend les choses en filigranes. Si je ne lui dis pas textuellement qu’il est un espion, mais que je discute simplement avec lui, il n’y a aucune raison qu’il sente un conflit d’intérêt dans tout ça, que ce soit avec sa belle, avec nous, avec les Gaélliens, ou autres. »

Elle haussa des épaules avec un sourire contrit, pour finaliser :

« Je sais que c’est de la manipulation, et je sais que je suis un rond de cuir qui au final fera prendre les risques à quelqu’un d’autre. Mais je t’assure que je ne souhaite pas le voir pendu haut et court à cause de moi. Je prendrai des précautions. Et bien entendu, même si je passe directement par lui, tu seras dans la boucle, et tu seras en droit de me dire : Erin stop, ça suffit, ou ça va trop loin. Je ne te garantis pas que je l’entendrai, mais j’en tiendrai compte. »

Elle espérait avoir remis en perspective ses ambitions vis-à-vis de Clive. Son but n’étant pas d’en faire un espion infiltré, surtout pas. Il serait une source d’information, un indic, un pion dans un décors, un pion bien placé à qui il suffirait de causer pour obtenir quelques informations. En faire une réelle source d’infiltration n’était plus possible. En effet, s’il entretenait de lui-même une relation avec la princesse, cette relation s’était constituée avant. Du coup, Erin partait du principe qu’il y avait peut-être une forme de sentiment entre eux, et qu’il serait difficile de le corrompre. Alors que si c’était un espion, sa mission aurait été de pigeonner la cible, en l'occurrence Emilia, afin d’être bien placé. Deux notions, et deux profils différents.

John Sheppard


John ne fit pas attention aux deux autres RDA, il était sur Erin et attendait sa réponse. Apparemment, ils s’étaient mal compris et cela le resserra quand même qu’elle ne comptait pas faire de Clive un Jame bond. Et puis, quand il pensait à le faire évoluer, il se souvenait que Clive préférait les nominations, les petites citations valorisantes à une prise de garde. Normalement, il faut évoluer un minimum dans l’armée, John ne forçait personne à prendre du galon. Mieux valait-il avoir quelqu’un d’efficace à son poste que d’incompétent, cela donne des lieutenant Ford qui ne se font plus respecté par personne.

Il écouta Erin, qui s’octroyait un peu le mérite de la qualité de se briefing, cela n’était pas négatif, après tout c’est en donnant les bonnes indications à un exécutant qu’on a du travail de qualité.
« Bon ça me va. » dit-il simplement, elle l’avait convaincue de toute manière John a rarement des avis tranchés. Il peut les changer avec des arguments. Il se leva, pour étendre sa colonne vertébrale. Il en conclut qu’il était temps de se préparer, même s’il n’avait pas hâte de retirer son uniforme… il l’aimait un peu trop cet uniforme d'ailleur. « Mais ça te coutera une danse, j’ai envie d’imposer chez eux les Gaelliens. Je suis certain que même sous leurs manipulation génétique, ils n’égalerons pas la reine Atlante » dit-il avec humour et aussi par sympathie. Cela aurait put être de la drague si au fond, il cherchait à la séduire, mais à cet instant et tout le monde le savait cela était simplement de l’amitié et un compliment sincère dissimulé sous une demande. Qu’elle refuse ou accepte cela ne changerait rien. Il lança un regard à Alexander pour l’emmerder, mais comme toujours celui-ci lui offrit un rictus éblouissant.
« Je ne peux qu’être d’accord… même si je vais être jaloux de ne pas pouvoir valser avec le GRAND et séduisant Colonel ! »
« Met une robe et je t'invite à danser « darlinnggggg » » il avait prit un accent anglais sur le dernier mot.
« Une robe et une teinture rousse Alexander…» enchérit Richard qui souriait amusé par la fin de briefing. Il avait été étonné d’avoir ce genre de répartie au début, mais avec Erin et Alexander qui en plus étaient brillants, avaient un humour certain. Cela le changeait des bureaucrates habituels et il en était très content.
« Et autre chose aussi… » Lança John soudainement pudique. Mais tout le monde avait compris, qu’il parlait de seins.

Satisfaite de la fin de cet échange, elle offrit un nouveau sourire à son ami à sa proposition de danser. Elle n’avait pas rebondit dessus la première fois parce que ce n’était pas le sujet, mais comme il proposait de nouveau, après ce petit échange, elle considérait qu’ils n’étaient pas fachés. Et fort heureusement, car elle aurait eu de la peine que ce soit le cas.
Et aller, c’était repartie. Heureusement qu’ils parlaient d’Alexander en travelo rouquin, à qui il fallait rajouter de la poitrine, car si c’était la concernant, elle aurait tiré son nez. Elle aimait bien ses petits seins, mais un peu plus ne lui aurait pas déplu. Enfin qu’importe, elle n’était pas tellement du genre à complexer sur son physique, et elle serait bien ingrate de l’être.
« Tu verras que de danser avec une femme à plus petite poitrine, c’est mieux.. », fit-elle dans la lignée des boutades. S’il ne voulait pas mettre un mot sur son ajout, elle le faisait pour lui. « Mais bon, tu peux lui marcher plus facilement sur les pieds alors tu feras attention, sinon ça risque de jaser chez les Gaélliens, car je suis une chochotte je te rappelle. ». Sous entendu qu’elle lacherait surement un petit couinement s’il devait lui écraser les panards.

John esquissa un rictus qui se mua très vite en rire franc. Il avait imaginé la scène, où Erin couinait dans l’assemblée des gaélliens. Ils les voyaient Bourjois jusqu’aux bout des ongles et donc pince cul au possible. Il espérait se tromper mais bon…
« Je dirais que tu as trop bu, ce n’est pas très grave.» la taquina t’il gentiment. Erin avait bien raison de penser qu’il n’était pas fâché contre elle. Cela était le cas, il n’avait même pas eu l’idée d’être offensé, alors bon faché… Il n’avait pas ce genre d’ambition comme le montrait son humour.

« Ouais c’est ça. », répliqua-t-elle en secouant la tête. Elle leva les yeux au ciel en se levant. « Aller, c’est pas que je m’ennuie, mais j’ai une tenue assez complexe à enfiler... »

« D’accord ! Je vais donc informer mon homme de tout cela. On se retrouve pour le départ.» Il salua les membres du CODIR.
« Ne perd pas trop de temps, tu as de l’essayage…»
« Je sais....» soupira John d’un air dépité, Alexander lui avait envoyé cinq costumes fait sur mesure… un seul aurait suffi, mais bon, autant avoir le choix et il avait craqué l’anglais. Il choisissait aussi les fringues d’Erin ? Ou c’est juste son nouveau hobby de refaire la garde-robe du colonel ? Enfin John râlait mais il était bien trop content que quelqu’un ait fait cette corvée sa place. Et il le remerciait éternellement pour ça. Puisque John et les vêtements ça ne fait pas un beau chiffre.



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√ Arrivée le : 04/09/2015
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le Mer 10 Avr - 19:52

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John Sheppard
Équipe

"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Ainsi le colonel prit congé du corps directionnel, pour retrouver Clive qui attendait non loin du bureau de l’anglais. Le colonel, marcha vers lui avec un sourire avenant.
« Soldat ! » Il lui fit un signe de tête pour marcher avec lui, dans les courvives de la cité. « Après entretien avec le CODIR. Vous continuerez votre mission initiale. Mademoiselle Steele, souhaite vous donnez des directives pour orienter vos objectifs. Je vous demande de vous y conformer, je serais aussi dans la boucle. Cependant, si vous estimez que cela va trop loin, je vous demande de me l’informer immédiatement. Est-ce bien clair ? » dit-il en le regardant, il comptait lui parler du briefing aussi, lui faire un retour hiérarchique dessus, cela était la moindre des chose.

Darren était curieux et impatient. Il s’était écarté volontairement de la salle de briefing parce qu’il se connaissait trop bien. Il aurait été foutu de coller son oreille à la porte de métal dans l’espoir de savoir ce que l’on racontait sur son compte. Ce n’était pas une attitude pro.
Quand il entendit la voix du patron, il se retourna pour se raidir d’un garde à vous sans salut. Le simple petit froissement des deux jambes qui se collent, mains le long du corps, puis il comprit qu’il fallait prendre la route avec lui.
Il était agréablement surpris de savoir qu’il allait traiter avec Erin. Mais en même temps, une petite pointe d’angoisse venait calmer ses ardeurs et son petit bonheur. Parce que s’il dépendait maintenant de la directrice du CODIR, c’est qu’ils avaient des plans qui le dépasseraient.

Clive n’était vraiment pas rassuré. Il ne l’aurait pas été même si ça avait été Sheppard. Des directives ? Lesquels ? Pourquoi ? La mission d’escorte, le colonel l’avait foutu dans la bouillasse en deux coups de cuillère à peau. Et finalement il la ressortait, enlevait les quelques morceaux de merde, pour le lui resservir sur une assiette avec un sourire enjoleur. Méfiance...quand tu nous tiens.

« A vos ordres, mon colonel. » Répondit-il aussitôt. Mais par la suite, sa voix fut bien moins assurée. Avec la consigne qui suivait, ça faisait un peu zone d’ombre tout ça. Il ne tenait pas à se tromper. « Mais heu...du coup...qui est-ce que je viens voir en premier ? Vous ou Madame Steele ?? »
Darren haussa les épaules.
« C’est pour être sûr...déjà que j’ai failli manger pour insubordination parce que je n’avais pas demandé directement au Major la dernière fois...je tiens pas à me faire visser une couronne sur la tête vous savez... »

« Erin.» répondit simplement John. Il comprenait bien le trouble de son soldat. Il allait le rassurer quand soudainement, il fronça les sourcils, c’est quoi encore cette histoire d’insubordination ? Karola lui avait parlé de pleins d’autres choses, surement plus importantes qu’un sujet aussi « insignifiant » qu’un soldat qui demande au CODIR avant de demander à son responsable militaire. Cela l'étonna d’entendre qu’elle lui ait proféré une insubordination. S’il l’avait insulté ou manqué de respect, cela aurait été tracé non ? Il n’en voulait pas à son major, qui avait fait de son mieux durant son absence et surtout, il avait autre chose en tête à son retour de vacances (depuis peu de jours) que d’être au courant de faits divers. Il se disait cela à cet instant, ils n’avaient pas eu le temps de faire un point aussi complet.
« Vous lui avez manqué de respect ? »
« Ca dépend du point de vue, mon colonel. » Répondit-il sans vouloir spécialement charger le major. « C’est pas tous les jours qu’un troufion suit une princesse dans son monde. J’ai demandé au CODIR avant d’en parler au Major. C’est un acte d’insubordination pour sa part. Mais je n’ai pas encore reçu mon avis de sanction donc... »

John prit sa tablette pour vérifier dans les demandes en cours ou en attente de signature, s’il n’en avait pas une qui trainait. « Donc vous en aurez pas. » conclut John simplement. Il ne voyait pas où était l’insubordination là-dedans. Il verrait avec la major le pourquoi du comment. Il rangea son appareil, avant de continuer à marcher dans les coursives où ils atteignirent la zone de contrôle, avec ces nombreux techniciens devant les tables anciennes de contrôles.
« Quel est votre ressentis personnel de ce que vous avez vécu, planète, peuple etc... Je ne veux pas le rapport du soldat, je viens de l’avoir, mais celui de Darren Clive, l’homme qui est partit seul en terre inconnue. . » Il lui fit signe de s’arrêter vers la machine à café dans une salle à proximité de la salle de contrôle. Il lui fit signe de se servir si besoin c’est lui qui régale. Comme toujours John était amicale et agréable.

Rassuré, forcément, Darren hocha la tête en recevant l’affirmation de Sheppard comme une libération. Même s’il n’était pas du genre à aller se cacher sous la couette parce qu’un galonné lui avait promis la misère, c’était une bonne nouvelle de savoir que cette sanction ne tomberait pas. Surtout s’il voulait pouvoir suivre la princesse un peu plus, une faute de ce genre dans le dossier ferait mauvais effet.
Le soldat n’était pas contre un bon café, au contraire, il n’en avait pas bu depuis son voyage et ça lui manquait beaucoup. Comme le chocolat d’ailleurs. L’aventure avait été superbe. Fatiguante parce qu’il avait du se faire violence pour tenir son langage, ne pas balancer du “Emilia” à droite à gauche..quand il ne s’oubliait pas sur le “Emy”. C’était quelque chose de très familier pour la princesse, même intime, et il sentait à chaque fois que ça la dérangeait.
En tout cas, il avait envie d’y retourner là-bas. Pour ces beaux yeux, oui, bien sûr. Mais aussi pour toutes les expériences qu’il y avait à faire. Les journées passées en Gaëllie l’avaient amené à encore plus de questions que de réponses.
Et il crevait d’envie d’aller creuser un peu avec la princesse sur la fameuse menace qui pesait sur elle.

La question du colonel coupa court à sa réflexion et manqua même de lui faire avaler son café de travers. Il rejeta la moitié dans son gobelet, l’autre au fond de son verre en plastique, puis il le considéra avec un peu de méfiance.
« Heu...je vois pas ce que je pourrais balancer d’officieux. J’ai tout dis au CODIR... » déclara-t-il tout en cherchant à découvrir un “second” message dans ses propos. « Les gonzesses vous voulez dire ? Elles sont belles, ouais. Abordable et débridée il me semble. En fait, je crois qu’on est les seuls pignoufs à se retenir dans cette galaxie mon colonel. On se pose trop de questions ou la fidélité c’est dépassé. Mais après, j’ai pas vraiment regardé ça... »
“Une ça me suffit, j’ai visé le haut du panier en plus…” Songea Darren intérieurement.

John ne parlait pas forcément de femme, même si dans un contexte entre militaire cela ne serait pas surprenant après tout. C’est un le nerf de la société terrienne le sexe. Ça et les armes. Et paradoxalement, ils sont les plus prude de la galaxie, cela n’était pas la première fois, qu’il avait cette sensation, ils se prenaient un peu trop la tête pour pas grand-chose. En tout cas, il esquissa un petit rictus amusé à cette remarque tout en buvant une gorgée de son café bien noir.

« Je ne parlais pas forcément des femmes. Mais c’est un sujet intéressants. » dit-il amusé «Mais comme vous amenez le sujet, la nature de votre relation avec la princesse est de quel ordre ? » il voulait en avoir le cœur net et puis il n’allait pas le juger (tant qu’il reste loyal à Atlantis), il en avait eu des nanas aliens. Mais autant levé le voile sur les suppositions du CODIR. Il avait horreur des “rumeurs” surtout quand on suppose des éléments de missions dessus. Est darren avait un faible et ok, il allait falloir qu’Erin prenne ça en compte pour ne pas le mener à faire un choix, auquel personne ne veut faire face est ce n’est pas le cas et donc il avait pas cette donnée a prendre. Car on les connaît les bureaucrates, aussi agréable et amis soient t’ils ils reste sur des objectifs bien plus lointain que l’instant présent en oubliant (involontairement ou non) le côté humain. Même si cela ne semblait pas être le cas avec le CODIR. John préférait quand même émettre des réserve sur ce point, pour le bien d'Atlantis et surtout de son soldat qui fait partie des ressources efficaces et loyales de son armée. (une chose à laquelle John se rapprochait depuis les déceptions de mai dernier).

Darren hésita. Il avait le regard un peu fuyant, nerveux.
« Parfaitement professionnel. » S’entendit-il mentir honteusement.
« J’ai commencé un boulot avec elle, je vais le finir. »

John ne chercha pas plus loin, vérité ou non, il lui était impossible de le confondre ou de le valider. Il fit comme à chaque fois : confiance. Après s’il lui avait menti, Clive ne viendrait pas pleurer s’il se retrouvait dans un choix moralement discutable entre le cœur et la raison. Il pourrait creuser un peu plus, en lui suggérant quelques phrases de sous-entendu, mais là n’était pas le but. John, ne cherchait pas ça, il voulait quelque chose de simple : la confiance et protéger son soldat. Lui-même avait été confronté à ce choix et il devait avouer que ce n’est guère plaisant d’être dans cette situation. Ainsi, Darren avait répondu et il assumerait la suite comme un grand garçon. Et John, n’avait aucune raison de ne pas lui accorder crédit à ses propos.
« D’accord. Vous avez rencontré des Wraiths ? » une question qu’il se demandait depuis la lecture du rapport et de cette alliance qui lui rappelait de mauvais souvenir. Il avait déjà fait une mission avec un peuple « allié » des Wraiths et généralement, ça se fini jamais bien pour Atlantis (et le peuple copain, surtout pour lui qui finit mangé...enfin aspirer). C’est peut-être pour cela, qu’il ne se sentait pas si enthousiaste à se rentre avec les dirigeants sur cette planète. Peut-être était-ce l’âge… il commençait à devenir plus prudent ou simplement plus paranoïa a force qu’on lui fasse des petits dans le dos ? Peut-être, mais il ne voulait pas savoir la réponse sur son comportement.

« Non. Je suis pas sûr qu’il y en ai sur leur planète. Mais ils ne parlent pas de leur pacte. Ils sont très intéressés quand on leur raconte comment en saigner un. Mais l’inverse, j’ai senti que ça les rends pas fier... »
Il prit une gorgée.
« En tout cas, ça les impressionne nos victoires sur les Wraiths. Ca peut être un bon sujet pour soigner les vantards ou parler avec les élites. Pensez-y pour la Floraison... »

Qu’ils ne soient pas fiers de leur alliance avec un super prédateurs soit, c’est logique et John aurait été étonné d’entendre que ça ne soit pas le contraire. C’est comme une occupation ennemie au final. Il hocha la tête avant de boire une nouvelle gorgée. Quand à se vanter des exploits Atlantes John n’était pas le meilleur pour se la péter. Il n’aimait pas vraiment ça, il en jouait avec Rodney pour compenser son égo, mais bon là dans ce genre de cérémonie, rien que d’y penser il n’était pas à sa place.
« Merci du conseil. Le CODIR sera plus apte à pavaner. » dit-il avec humour et à la fois pensif quelques instants. « Si vous devrez dresser les avantages et les inconvénients de ce peuple, vous direz quoi ? »

Ca le rendait mal à l’aise. Pourquoi le colonel ne lui avait posé ces questions devant le CODIR ? Est-ce que c’était un débriefing plus officieux ? Il aurait dû se garder des infos sous le coude pour les livrer au Colonel ?
Les jours passés avec Emilia, c’était quasiment des vacances à la plage. Mais répondre aux questions de tout le monde en faisant attention de ne pas les brusquer, c’était une sacrée purge. Surtout qu’il le sentait mal, ce coup de passer sous l’égide de Steele. Elle voulait plus d’infos ? Il allait devenir une taupe ?
« Attendez chef...vous voulez que je juge tout un peuple avec le peu que j’ai vu ? »
« Je vous demande votre simple avis Darren. Vous en avez bien un non ? Ce que vous avez aimez, ce que vous avez détestez… ça peut-être simple : les fesses des femmes. » répondit John en s’adossant au mur du couloir finissant avec humour pour le détendre quand même.
« Pas trop mon délire de parler cul, chef... » Marmonna Clive.
Ces quelques détails personnels, il les gardait précieusement pour lui. De belles images d’une blondinette se dessinaient dans son esprit mais il les protégea illico dans son jardin secret.
Il reprit.
« Ben...si je devais résumer rapido...ce sont des elfes... »
Darren hocha la tête.
« Des elfes sans le côté tapette. »
On ne va pas dire que Clive est un grand parleur, mais John devra se contenter de ça. Des elfes, il avait l’image de ce peuple dans le seigneur des anneaux et cela lui arracha un petit rire.
« Eh bien, allons donc joyeusement dire bonjour à Legolas... » conclut John en jetant son gobelet dans la poubelle. « McArty a prévu le nécessaire pour un équipement léger et efficace. On se rejoindra là bas. »
« Bien colonel. Je vais aller me changer et enfiler mon cuir. » Lâcha le jeune homme avant de saluer puis de rompre le rang après l’accord de Sheppard.

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    Colonel John Sheppard
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le Mer 10 Avr - 20:02

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John Sheppard
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"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Suite à la réunion, l’homme prit un repas à emporter en double, pour déjeuner avec sa compagne. Il comptait bien profiter d’un moment avec elle avant de partir. Il en avait terriblement envie et cela était encore tout frais, qu’ils étaient rentrés, ne plus l’avoir H24 avec lui, était étrange. Et puis ce petit rituel, de venir la chercher à son cabinet, il adorait ça. Une sorte de petite routine, sans être une, puisqu’il ne pourrait pas toujours. Il croisa quelques têtes connues, avant d’atteindre le cabinet d’ostéopathie et de frapper à la bonne porte.

« Coucou ma tigresse ! Repas sur le pouce ? Et tu m’aides à faire pretty woman ? » lança t’il heureux comme un pinson allant l’embrasser sur le front, alors que le dernier patient, qu’il n’avait pas vu, était en train de remettre ses chaussures. Du John, tout craché de venir alors qu’il y a encore quelqu’un et de ne pas le voir. En plus, c’était l’un de ses soldats, McArty, le petit rouquin, soldat loyal qui était toujours bien vu par lui et Frei. Le jeune homme rougit de gêne et en même eu un sourire amusé de la situation.


Les vacances sur Terre avaient été magiques et Natasha en avait savouré chaque instant. C’était la première fois qu’elle retournait là-bas depuis qu’elle s’était engagée dans l’expédition et cela lui avait fait un pincement au cœur. Les choses étaient surréalistes… comme si elle nageait dans un étrange rêve et que la réalité était la galaxie de Pégase. Tout était plus simple ici : les préoccupations des gens étaient uniquement portées sur leur petit confort ou sur la peur des voisins… il n’était pas question d’invasion extra-terrestre et l’espace était regardé de loin sans que personne ne s’imagine une minute tout ce qui s’y passait réellement.

Cela l’aida à prendre conscience qu’Atlantis était sa maison désormais. Si elle avait douté jusqu’à présent de ce fait à cause de tout ce qu’elle avait subit récemment, les choses étaient désormais limpides. Elle avait donc profité de ces quelques semaines pour se ressourcer sur sa planète natale avec son compagnon et avait renoué avec plaisir avec la Terre tout en songeant qu’elle se sentait un peu étrangère ici, détentrice d’un savoir qu’elle ne pouvait partager avec personne. Un jour peut-être, les gouvernements terriens accepteraient peut-être de dévoiler la vérité à l’humanité… mais qui sait comment cette dernière réagirait ?

Natasha avait également profité de ce voyage pour visiter la tombe de sa sœur. Ca avait été un moment difficile mais elle ne souffrait plus autant qu’auparavant. Ainsi, John avait pu faire la « connaissance » de Sarah. La kiné n’avait pas prit contact avec son père, elle n’était pas encore prête à franchir le pas, mais elle avait saisit l’occasion d’être à Montpellier pour faire visiter les lieux de son enfance à son compagnon… et le rhabiller un peu (quelques vêtements civils ne pouvaient pas lui faire de mal !).

Lorsque l’heure du retour avait été annoncée, Natasha se sentait bien plus sereine que lors de son départ. Elle se sentait prête à rentrer à la maison et à affronter la suite. L’expédition Atlantis était son monde désormais, dans tous les sens du terme.

Sa main avait guérit, grâce à l’intervention de cet extra-terrestre aux pouvoirs incroyables et à un long repos. Elle avait donc pu reprendre le travail sans problème. Et c’est à ce travail que John surgit soudainement en l’affublant d’un petit sobriquet et en l’embrassant devant un patient. Natasha lui fit une petite moue l’air de dire « t’abuse un peu mon loup, c’est pas très pro… » mais elle était heureuse de le voir. Ce voyage sur Terre avait l’air de lui avoir fait beaucoup de bien à lui aussi et les avait rapprochés tous les deux.

Tu te fais beau pour quelqu'un ? le taquina t-elle avant d'adresser un petit sourire à McArty pour se faire pardonner cette petite scène qui venait perturber sa séance, même si c’était la fin.

Le petit rictus de Natasha fit prendre conscience à l’homme, qu’ils n’étaient pas seuls… en détournant la tête, il remarqua McArty, qui déjà était en train de se faufiler comme un roublard, pour ne pas se prendre de chasse. Même si John, n’était pas le genre de militaire à faire ça, pour rien. Il se sentit un brin « concon » quand même.
Le soldat, salua brièvement la kiné avec un rictus au coin des lèvres pour dire « pas de soucis ». Mais, il se raidit quand John l’interpella.

« Bien entendu, vous n’avez rien vu et entendu. »
« Vu quoi mon colonel ? » répondit directement, le jeune homme avant de filer en douce.
« Je suis désolé, j’ai encore pas vu que tu avais quelqu’un… » Oui franchement, il pouvait être irréprochable sur le terrain, mais parfois il n’était pas habile comme homme. Mais cela faisait son charme.
-Ce sont des choses qui arrivent quand tu débarques dans mon cabinet de travail comme une petite furie… un vrai petit John-dodue parfois ! se moqua t-elle en faisant référence au furet extraterrestre que Nelly avait voulu refiler à John et qui avait attérit chez Natasha car il n’en voulait pas.
John fit la moue, il aimait pas être comparé à cette bestiole… bon il le trouvait drôle, mais bon il l’avait toujours un peu mauvaise qu’on lui ait refilé un furet comme ça. Menfin. Il aurait préféré un chien. Il alla vers la poubelle qui avait des boulettes de papier et en mit quelques une part terre.
« Voilà, comm ça je suis 100% John-dodue ! »
-Non, John-Dodue aurait aussi uriné dessus… mais si tu fais ça je te fais manger ce papier ! pouffa t-elle.
« Dans ce cas, je vais me retenir ! » lança John en ricanant, avant de changer de sujet, enfin revenu au sujet d’avant.

« Oui, pour une délégation de tête couronné. À ce qu’il parait la princesse est jolie, donc faut que je sois séduisant. » dit-il taquin.

-Oh, tu envisages de séduire la princesse ? Je ne te connaissais pas ce goût pour le pouvoir, le taquina Natasha.
« Oh, c’est juste pour le sacrifice … » ricana t’il.
-Oh oui, manger de la cuisine raffinée en compagnie de personnalités influentes dont une charmante princesse… c’est vraiment terrible !
« Tellement… je ne sais pas si je vais survivre ! » Dit-il ironique... « Mais sérieusement, ils sont pénibles les Gaëlliens, niveau vêtements. Hoffman a eut la liste de courses… facile pour lui, il a aucun costume qui ne coûte pas la moitié d’un reins et d’un poumon ! » John soupira de plus belle… adieu uniforme confortable, bonjour costume de chic homme au porte monnaie trop remplis…. « Bref… il m’a commandé cinq costumes et panoplie de vêtement de riche gentilhomme… et je sais pas quoi prendre. » Enfaite, rien que l’idée de se mettre dedans, le rendait morose… il n’était pas du genre à montré qu’il était riche ou quoique ce soit, les marques extérieur de richesse était vraiment pas son truc. Alors, quand il avait demandé au CODIR après que Clive soit partis, s’il pouvait mettre un uniforme, il avait crut se faire tuer sur place par les trois… et comme toujours, il en avait un qui avait TOUT prévu. John aurait dû se douter que l’anglais, en lui affirmant sa présence, avait déjà commander le nécessaire dès qu’il avait eu la liste de course. Mais bon, cela le faisait râler pour le principes, mais il était bien content de n’avoir pas perdu de temps à chercher une tenue… mais il avait abusé… cinq costumes quoi… et surtout, il n’avait pas dû se foutre de sa figure sur la qualité et la richesses des vêtements. Chose que lui, n'appréciait pas, il ne pouvait… il n’avait pas cette sensibilité. Pour preuve, c’est bien Natasha qui lui avait trouvé des vêtements civils, qui étaient supers et beaux.

-Ah, Hoffman t’a déjà mâché le travail alors ! s’exclama Natasha. -Cinq costumes pour toi, rien que ça ? T’auras plus d’excuses pour
ne pas t’habiller en soirée… bon, c’est quoi le cahier des charges vestimentaires de ces gaëlliens ?


Elle marqua une pause avant de reprendre soudainement :
-Attends ça me dit un truc… les gaëlliens… Hoffman avait fait tourner un mail à leur propos… c’était quoi déjà ?

Oui, il n’aurait plus t’excuse… et ils devaient tous être sur mesure en plus... Il allait lui répondre quand Natasha s’exclama sur un autre sujet. « Une nouvelle alliance et de ne pas s’étonner de voir la princesse faite de la télékinésie. »
-Ah mais oui c’est ça !! Y avait une princesse Disney sur Atlantis et je l’ai loupé !!! S’exclama Natasha toute excitée en se rappelant du contenu du mail dont elle avait prit connaissance à son retour de la Terre, après le départ de la jeune femme. Elle était loin d’être blasée comme John qui avait l’habitude, les gens avec des pouvoirs ça faisait son petit effet sur elle. En même temps c’était plutôt classe. C’est elle la jolie princesse dont tu parles ? Chanceux ! Moi aussi je veux aller la draguer ! pouffa t-elle.
La réaction de Natasha le fit rire… Peut-être qu’elle chantait avec les petits oiseaux ! Par contre, il beuga un peu quand elle parlait de la “draguer” « Hin ? Tu ne veux pas un prince ? » Ils n’avaient jamais parler après tout, mais il renchérit amusé. « Au pire, je la ramène on on s’arrache ensemble. » Enfin cela était juste pour la provoquer un peu.

Natasha rit de bon cœur. Elle n’avait jamais été particulièrement attirée par les femmes, sa dernière phrase était une plaisanterie au regard de ce que lui avait dit John sur le fait qu’il pouvait draguer la princesse.

– J’ai déjà un prince, il faut bien varier les plaisirs ! C’est ton truc ça, les plans à trois ?
Il eut un sourire radieux au compliment, toujours aussi semble et touché.
« Je ne sais pas, je n’ai jamais essayé. » dit-il en haussant les épaules. Il n’était pas spécialement attiré par de multiples partenaires, il était déjà bien difficile de se concentrer et de mener à un orgasme commun avec un seul… alors plusieurs. Il se demandait toujours, s’il en avait pas un qui était un peu mit sur la touche.
« Et toi ? » demanda t’il sans perdre le nord pour la taquiner.
– Moi non plus, j’ai assez à faire avec un seul partenaire.

Il haussa les épaules « Oui, Papa a fait le travail » dit-il ronchon pour le principe. « Pas de rouge vif, pas de blanc et en gros il faut montrer qu’on est riches… qu’on envoie des paillettes dans leurs petits yeux de bourgeois et qu’on est mieux lotis qu’eux. » Il faisait de l’humour, mais il n’était pas à l’aise pour être franc.
– Et tu sais comment ils s’habillent là-bas ?
John sortit sa tablette avec le mail d’Alexander, et les précisions et une ou deux photos qu’avait envoyés Emilia. « Comme ça. »
– Ah pas mal ! Le style masculin me fait un peu penser à l’époque victorienne. Bon, et tu veux que je t’aide à choisir ton costume c’est ça ?
« Oui, car sur les cinq… on va dire que j’ai le choix... »
– Bon… montre les moi alors je vais choisir !
« Bon bah allons donc dans mes quartiers » dit-il en faisant demi-tour, il avait le repas en main et il en profita pour lui montrer le choix de sandwich qu’il avait pris pour elle. Mangé sur le pouce, un véritable art, John n’aimait pas vraiment “snacker” il préférait largement manger un vrai repas sur une vraie table … Mais bon, il devait partir à la fête dans l’après-midi et il n’aurait pas le temps de tout faire, durant les dernières heures qui lui sont imparties.

Ainsi, les deux amants, prirent le chemin des quartiers du colonel. Une fois dedans, l’homme déposa sur table base leur collation un peu trop frugale à son goût, pour prendre sur le lit, cinq immenses chemises de protection, contenant les costumes. Ils les sorties avec précaution.
« Je te fais l’essayage de chacun, ou les regarder ainsi, te suffit ? » Elle avait été témoin sur terre de son « adoration » pour les essayages. Mais, par sympathie ou simplement parce qu’il est un homme bon et qu’il appréciait passer du temps avec elle, il avait essayé tout ce qu’elle lui dégotait dans les magasins sans râler. Et puis, il devait bien avouer que de se faire reluquer par l’œil gourmand et amoureux de cette femme lui plaisait.
– Hmm… attends je regarde, lança t-elle en sortant les costumes de leur housse de protection pour les regarder tous en détail. Après un examen minutieux, elle en sélectionna deux et les tendis à John pour qu’il les essaie. Allez pretty woman, enfile ça !

L’essayage fut probant après quelques longues minutes d’essayage entre les deux costumes… un coup l’un ou un coup l’autre pour être certain du bon choix. Finalement, l’heureux gagnant était un costume un peu trop original pour John… enfin il n’aurait jamais osé le prendre dans un magasin, mais une fois sur lui, il devait bien reconnaître que cela lui allait bien. Il avait une belle allure et jamais il n’avait été aussi élégant de toute sa vie.

Le costume était composé de trois pièces ebènes. Le pantalon droit et fluide d’un noir mat au reflet discret, avait néanmoins une pièce de cuir souple sur le bas en triangle. Cela faisait écho au veston du même goût qui était orné de ce même cuir sur le côté. La veste était peut-être la plus remarquable, entièrement en cuir avec sur les épaules un travail sur la seconde couche du cuir, donnant des effets marins et abstrait. L chemise qui portait en dessous, n’était pas blanche, mais plutôt un blanc cassé allant sur le beige pour ne pas entrer en confusion avec la symbolique gaelliene. Sa cravate de nacre et de soie, avait les mêmes motifs abstrait semblable à des colorants dans une masse d’eau. Alexander avait bien choisi, encore une fois et John le remercia mentalement d’avoir autant bon goût…

Visuel :
Spoiler:
Les pétales de l'alliance 1554919746-2019-john-costard

« Tu valides ? » Il soupira en se regardant dans le miroir. « Alexander a raté sa vocation de styliste ! »
Natasha supervisa l’essayage, le regardant sous toutes les coutures.
- Pas mal du tout ! Celle ci est vraiment bien !

John eut un rictus simple et à la fois empreint d’une grande satisfaction. Mais cette sensation se voyait encore mieux dans ses prunelles qui ne semblait pas vieillir. Une partie de son âme d’enfant était toujours dans la clarté de ce vert grisé. Et même si parfois, il regrettait d’être aussi lisible par beaucoup à cause de ces rétines, il ne les changerait pour rien au monde.
« Super ! » il accompagna sa parole avec un tendre baiser sur les lèvres de sa compagne. « A demain alors. Sois sage sinon je serais obligé de te privé de tartelettes aux amandes » dit-il gentiment, il cherchait encore à l’embêter et il l’attrapa contre lui pour profiter de sa présence encore quelques instant. Il se vit dans le miroir avec la nette impression d’être un Lord … il manquait qu’une robe de princesse à sa belle rouquine et ils seraient dans le thème. Natasha le serra fort dans ses bras en retour.
- N’en profite pas pour charmer trop de princesses !
« J’ai déjà une danse à faire avec notre RDA ! » dit-il en passant une main dans ses cheveux ondulés.
- Oh… avec Erin tu as le droit, glissa t-elle en donnant un coup de tête pour obtenir un câlin supplémentaire.
« Super j’ai toutes les autorisations ! » alors qui cédait sans aucune résistance à sa demande.
- Je t’aime, John. J’espère que tu t’amuseras bien là-bas. Rapporte moi un souvenir si tu peux !
Il l’embrassa avec plus de ferveur « Je t’aime aussi ma tigresse. Oui, je vais essayer. » Il avait toujours quelques chose à rapporter, même un simple cailloux de couleurs pouvait être un souvenirs, surtout s’il est attaché avec un beau souvenir ou une pensée pour l’être aimé. « Je te raccompagne ? Ou tu m’escortes avant l'armurerie ? »
- On te laisse emporter des armes avec cette jolie tenue ? demanda t-elle en mordant dans son sandwich.
« Bah tiens ! Je suis un soldats, si je n’ai pas une arme je me sens tout nu ! » cea n’était pas si faux que ça dans un sens malgré son humour. Il attrapa son repas et le débuta a son tour.
- Bon ben je t’accompagne avant de retourner au boulot alors !
« Chouette, comme ça je ne me perderai pas ! » il lui donna un coup de hanche, pour l’emporter sur le canapé et continuer a mangé ce “faux” repas. Natasha gloussa et le suivi pour finir de manger avec lui.

Suite à cela, ils partirent dans les couloirs de la cité, John quitta sa compagne avant de rejoindre l’armurerie et retrouva ses soldats qui étaient tous bien habillé pour cette mission de protection. Ils avaient à disposition certes des armes voyantes comme les P90, mais des plus discrètes, il était hors de question que l’escorte soit nue. Dans leur petit fatras du militaire discret il avait entre autres des lames fines à glisser un peu partout et notamment dans les doubles parois des costumes, des pistolets à mettre en holster de poitrine et pour les plus habiles des armes démontables. Chacun prit son nécessaire avant de rejoindre la salle d’embarquement.


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le Mer 1 Mai - 17:36

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Emilia Zeïn’ Eidolas
John-Clive

"Alex-Erin-Emilia"
PARTIE 2 : FLORAISON

Chronologie : 18 août


Une fois les derniers détails réglés, les atlantes purent faire la traverser de la porte vers Orzan et reçurent un accueil agréable de la part des Protecteurs qui les attendaient.

Un air doux les fouetta aussitôt qu’ils eurent traversés. De l’autre côté, l’hiver laissait doucement la place au printemps mais la température était encore fraîche, bien que particulièrement agréable ce jour-ci. Un grand soleil éclairait un ciel bleu rosé tirant sur le violet. En levant les yeux on pouvait apercevoir Mayla, l’une des deux lunes d’Orzan, à moitié transparente et bien plus grosse que le satellite gravitant autour de la Terre. Laffinor était également visible, plus petite. S’ils posèrent la question, les atlantes apprirent que les deux lunes d’Orzan avaient nourris une légende. Mayla et Laffinor étaient deux âmes sœurs se cherchant incarnation après incarnation, vie après vie, et s’étaient finalement retrouvé à Nibel, la dimension des dieux, après leur Envol.

La Porte se trouvait au centre d’une prairie. Son accès avait été aménagé pour faciliter la circulation de véhicules de transport. De fait, on y trouvait une rampe ainsi qu’une route qui se perdait dans la forêt un peu plus loin. Un esprit inventif aurait pu facilement imaginer qu’un artiste avait pu se perdre là et balancer de grands coups de peintures dans les arbres tant la nature était colorée. De ci et là se trouvaient tantôt des arbustes aux feuilles rouges flamboyantes, tantôt des plantes vertes plus classiques aux fleurs multicolores. Mais ce qui sautait le plus aux yeux était le feuillage bleu électrique des arbres qui ne semblait souffrir que modérément du froid ambiant. Des bourgeons commençaient à apparaître de ci et là. Un œil particulièrement vigilent pourrait apercevoir des protecteurs dissimulés dans les arbres et les végétaux. Leurs tenues ainsi que leurs armes étaient parfaitement adaptées pour se fondre dans leur environnement.
Moins discrets, d’autres protecteurs encadraient la Porte. Ceux là, bien visibles, étaient mis en évidence pour dissuader les voyageurs qui seraient tentés de forcer le passage. Par ailleurs, ils attiraient l’attention sur eux, renforçant ainsi l’effet de surprise des hommes et femmes postées dans leurs cachettes.

La commandante Yärdinn les attendait, accompagnée d’un homme qui se présenta comme étant Varys shay’ Redar, diplomate qui avait pour mission de les accompagner tout au long de la journée jusqu’à la réception. S’ils avaient la moindre question, Varys se ferait une joie d’y répondre.

Aura pris la tête du groupe et les invita à la suivre. Une centaine de mètres plus loin, la végétation s’éclaircissait pour laisser place à un immense talus couvert d’herbe et de végétaux. En s’approchant et en regardant attentivement, on devinait à l’intérieur, des portes et des fenêtres parfaitement invisibles depuis le ciel. Le camouflage était une seconde nature chez les gaëlliens. Des millénaires de perfectionnement en la matière leur avait permis d’obtenir un très bon niveau dans ce domaine. Avant d’établir un Pacte avec les wraiths, leur civilisation avait très longtemps compté sur ses capacités à se fondre dans son environnement pour échapper aux prédateurs du ciel. Aujourd’hui encore, malgré l’absence de danger, de nombreux gaëlliens continuaient à vivre dans des villages cachés et prenaient d’immenses précautions pour demeurer invisibles malgré le développement de leur technologie. Il fallait rivaliser d’inventivité pour vivre caché sans se priver totalement de confort. Le Pacte avait néanmoins encouragé les plus téméraires à sortir de leur cachette pour vivre au grand jour et Bréciliane était née, voyant sa population s’accroître génération après génération à mesure que les jeunes gaëlliens oubliaient le danger. Il existait désormais une réelle fracture culturelle et mentale entre ceux qui se terraient dans les villes cachées et les autres.

Le groupe fut invité à entrer dans le bâtiment et à procéder à des analyses médicales d’usage, conformément à ce qui avait été convenu. Il n’y eut pas de séquençage ADN, mais une simple prise de sang accompagnée d’une prise empruntes et de photo pour constituer une carte de visite à chacun d’entre eux et les ficher dans la base de données. Ainsi il pourrait circuler librement sans être ennuyé par les forces de l’ordre.
Une fois les examens d’usage menés et les accréditations pour circuler sur le territoire avec les armes données, le groupe fut invité à s’installer dans deux véhicules aux roues imposantes (type tout-terrain) et partirent en direction de Bréciliane. La route, pavée, était relativement propre bien que parfois caillouteuse. Il fallait croire que les gaëlliens assumaient totalement Bréciliane au point d’en flécher pratiquement l’accès aux visiteurs et aux wraiths. Une manière comme une autre d’attirer l’attention des ennemis du ciel sur cette ville qui servait de vitrine et où la technologie était savamment contrôlée par l’Empire pour ne montrer que ce qu’ils voulaient bien afficher. Contrairement à la cité royale qui se trouvait à une bonne heure de vol de la Porte, la capitale économique était construite tout près et ils purent en apercevoir les premières construction une quinzaine de minutes seulement après avoir commencé à rouler. Cela leur apparut d’abord sous forme de champs. Comme toute ville organisée, elle s’entourait d’une multitude de cultures. Si les Terriens aimaient les parcelles droites, taillées et ordonnées ; les Gaëlliens semblaient privilégier le terrain que la nature leur offrait et s’y adaptaient.
Ici et là, les parcelles s’entremêlaient comme un mélange de flore venus de tous horizons. Les zones ne se distinguent plus que par la différence de leurs plans, de leur production. Des arbres fruitiers encadraient un étrange champ fait de longues tiges à clochettes. Les paysans y passaient, veillant à ne rien écraser, examinant les grandes ramifications tout en glissant parfois une lame. Ainsi, ils semblaient contrôler la pousse et la qualité du grain.

Un peu plus loin, sur le versant d’un relief, des racines émergeantes s’entortillaient de lianes verticales en se prêtant des airs de vignes. Mais il suffisait d’appercevoir ces innombrables oiseaux de toutes sortes pour comprendre qu’il s’agit d’un élevage. Quelques femmes s’y trouvaient, en collectant les oeufs dans ce qui semblait être des niches prévus à cet effet.

Sur les crêtes les plus élevées, d’étranges tours en verre s’élevaient en piquant vers le ciel. Un assemblage ingénieux de pales souples tournoyaient sur une spirale creusant le verre depuis son sommet jusqu’à sa base. Une variante d’éolienne qui captait le flux aériens en hauteur et suivait le conduit dans un courant d’air, le tout piégé dans la colonne de verre. Le système le plus basique qui soit : vous laissez vos fenêtres ouvertes d’un côté et de l’autre de votre logement et les portes claquent.
Cette éolienne était une merveille d’ingéniosité pour produire de l’énergie propre. Ils avaient résolu le problème que serait la résistance des pales en leur permettant de tournoyer comme des hélices en plus de mobiliser la spirale.

A mesure que le véhicule avançait, les scènes de vie paysanne se déroulait dans l’indifférence. Quelques machines à l’aspect archaïque peinaient à offrir un meilleur avantage que l’usage des bêtes de sommes. Les “chevaux” de traits (ou ce qui s’en rapprochait), probablement rassemblés entre paysans se serrant les coudes, se faisaient conduire pour la préparation des prochaines semences. Leurs enfants allaient et venaient, trouvant de quoi jouer et se faisant la course, pour aller affronter le véhicule à grand renfort de coucous joyeux. Probablement dans le seul but innocent et enfantin de capter l’attention des personnalités qui s’y trouvaient. Un peu plus loin, il croisèrent des engins à moteur à meilleure allure, probablement des fermiers plus aisés.
Avec cet agencement un peu anarchique, les alentours de Bréciliane donnait l’air d’un village de campagne négligé. La productivité des champs et des plantations semblait prioritaire sur le reste des activités.
Pourtant, en s’approchant, l’aspect prenait un air moins négligé.
L’agencement des bâtiments et le cadastre Gaëllien n’avait pas bossé un cercle parfait pour en jeter plein la vue, comme si l’utilité et la pratique prévalait à l’esthétisme urbain. Pourtant, les choses allaient un peu en s’arrangeant en s’approchant. La rue pavée se transformait en une avenue générale très bien entretenue qui semblait fédérer ses habitants sur une tâche courante d’entretien.

A l’arrière, un peu plus dissimulé, se devinait des quartiers plus pauvres à la végétation laissée à la dérive. Les gens s’y déplaçant avec des outils, des machines et des vêtements rappelant la basse classe de fermiers. Ils s’accumulaient dans cette grande avenue par petits groupes épars, là où se tenait des bâtiments un peu plus imposant et travaillé.

Lorsque le véhicule s’y engagea, les Gaëlliens s’écartèrent pour lui faciliter le passage. Il fut néanmoins obligé de ralentir, ce qui permettait aux convives de pouvoir examiner la nature même de Bréciliane. Plus ils s’avançaient dans la ville et plus cette dernière prenait forme.

Si ce n’était les quelques façades à l’allure “officielle” symptomatique d’une organisation civile, le reste se composait d’ateliers, d’échoppes et diverses vitrines. Comme un marché permanent qui se jouait dès le lever du jour. Constamment, comme un centre économique qui ne connaissait pas la production de chaîne, les produits artisanaux s’achetaient et se vendaient entre acteurs de commerce. Il n’était pas rare de voir un petit véhicule de transport garé sur la porte arrière d’un atelier, les artisans déchargeant les matières brutes tandis qu’un des leurs tenait courament le comptoir pour la vente. Le tout s’accompagnaient de chariots à mains, d’étranges brouettes à double roues et de remorques tirées par des chevaux. Il n’était pas rare de croiser de braves Gaëlliens se rendant au travail à vélo. Les moins aisés tenaient sur un vieux tromblon largement rafistolé. L’un d’eux avait même réussi à récupérer deux moitiés pour en faire un ensemble fonctionnel. D’autres pouvaient se targuer de l’aspect neuf et de la gravure fait main de l’artisan compétent dans ce domaine. Sur le garde-boue de la roue arrière, ils avaient leur cantine. Le repas du jour fait avec amour par la tendre moitié.

Les clients se faisaient légions et semblaient avoir de quoi offrir en échange. La monnaie n’était pas la seule valeur semblait-il, certains n’hésitaient pas à vanter la qualité d’un produit pour le faire passer au troc. La partie opposée ne s’en offusquait pas et l’étudiait consciencieusement en recherchant un terrain d’entente pour conclure l’accord.

Mais il y avait un élément supplémentaire surprenant. Ici et là, des bénévoles disposaient de larges tables dans les rues, indépendamment des marchés. Des sièges, des couverts, des ornements. Tout le monde participait autant que possible. De jeunes femmes pleine de vie se faisaient la courte échelle pour accrocher gaiement des décorations. Les vieillards pendaient des oriflammes à leurs balcons. En l’honneur de divinité ou de Zeïn. Une variété d’arbre, présente en abondance dans la ville, était particulièrement mis à l’honneur, décorée. De gros boutons de fleurs fermés les parsemaient. Probablement les fameux “yästries”.
La ville, en somme, continuait de vivre tout en se préparant à la fête.

Difficile de percevoir la différence de classe des Gaëlliens par la tenue. Même si certains semblaient plus à l’aise que d’autres, ils semblaient tous là pour acheter ou vendre. Par endroits, là où l’avenue s’agrandissait, quelques petits rassemblements d’étals classique bourgeonnaient. Sur ces micro-marchés, les tavernes et auberges en profitaient pour attirer le client en annonçant, par leurs crieurs public, les plats du jour. Si ce n’était pas le cuisinier lui-même qui racollait le client en leur proposant, avec le sourire, des échantillons de sa carte.

Entre deux, les bénévoles, toujours, apportaient des marchandises aux auberges qui délimitaient des foyers pour préparer le festin. Quelques commis, d’ailleurs, se chargeaient déjà d'éplucher les légumes. Des marmites entières s’alignaient contre le mur.

L’autre activité qui échappait à l’économie, c’était l’entretien. Il n’y avait pas une intersection, un tournant de rue, un coin de mur ou un escalier sans son petit espace vert. Sur certains arbustes et exemple de flore impressionnante se devinait un travail de découpe artistique. Régulièrement, il y avait un gaëllien en tenue simple et ce qui pourrait s’apparenter à un chapeau de paille. Ils s’affairaient à retirer les mauvaises herbes et les pousses néfastes pour poursuivre un entretien minutieux, presque amoureux.

Bréciliane démontrait un savoir faire exceptionnel en terme de végétation verticale. Les murs se couvraient de diverses plantes naturelles. Certaines semblaient jeunes, à peine plus développée qu’une fine moquette de verdure. D’autres brillaient d’une ancienneté générationnelles. Des volontaires suspendus à des cordages triaient ces grands fourrages de branches et de feuilles au coloris mouchetés. De ces plantes, en parois ou au sol, germaient des fruits dont les habitants se servaient modérément. C’était le cas de quelques enfants, ils cueillaient quelques fruits pour les ranger dans une simple besace de tissu déjà fourni, sous le regard vigilant d’un parent. Il n’était pas rare, d’ailleurs, d’appercevoir des regroupements y disposer des lanternes décoratives. Des musiciens répétaient aussi, certains villageois devançant la fête pour danser à la bonne franquette.

La façade d’un plus grand bâtiment permettait de voir la différence des travaux de verdure. Depuis son sommet jusqu’à la ligne que formait les cinq jardiniers, la toile de végétation luxuriante leur souriait d’une structure ordonnée. Le dessous faisait beaucoup plus fouilli, comme une vieille barbe hirsute qui n’avait pas connu la tondeuse depuis trop longtemps. Outre la verdure, les gaëlliens semblaient affectionner la lumière car leurs maisons, boutiques et bâtiments comportaient d’immenses fenêtres comme s’ils cherchaient à se sentir “dehors” tout en profitant du confort d’un espace fermé.

Le véhicule passa les différents marchés. Quelque gens, d’ailleurs, se découvraient de leur couvre-chef. Il devinaient au véhicule l’aspect officiel et élitiste, ce qui les conduisait à saluer sans en connaître les passagers. Avant que celui-ci ne reprenne de la vitesse, il donna la vue sur un quartier un peu plus pauvre. Plusieurs citoyens s’étaient organisés autour d’une façade dont la moquette de verdure semblait s’être effondrée au sol. Au lieu de la retirer pour en mettre une nouvelle, il semblait qu’ils aidaient les racines à prendre de nouveau adhérence sur la pierre, s’aidant d’un grand nombre d’outils et d’une machine pour permettre à cette fusion de se consolider. Encore une fois, les tables se dressaient dans chaque rues.

Le véhicule s’enfonça progressivement dans la ville, quittant ces quartiers vivants et très modeste pour atteindre des endroits étonnamment conservés, artistique. Comme d’une évolution douce et croissante, les bâtiments témoignaient d’un entretien plus énergique. L’esthétique prenait peu à peu le pas sur des allées parfaitement alignées et des bâtiments méticuleusement structurés. Moins de masse, plus d’espace pour des domaines richement décorés de verdure. De grandes maisons à plusieurs étages. Des jardins suspendus venant jusqu’au sol pour délimiter la route.
Le véhicule cessa sa progression au tournant d’un carrefour mais on ne les invita pas à descendre. Un autre engin leur passa doucement devant, arrêtant pile poil la porte passager devant une belle allée de roses courtes, à ras-le-sol. Une bonne cinquantaine d’ouvriers, aux tenues disgracieuses et pleinement fonctionnelle, formaient une même haie, les couvre-chefs en mains et le menton baissé. Seul un homme vint ouvrir la porte avec empressement, se courbant à l’apparition d’un homme particulièrement bien habillé et d’un charisme travaillé. Il semblait visiter le chantier de son château à moitié monté. Tout le bâti était fait et les ouvriers montaient les pousses naturelles sur les parois.
Guidé par ce qui semblait être un artiste, il se fit présenter de belles sculptures de femmes en pierre. Portant des paniers d’osiers, des sortes d'amphores, proposant des fruits, des ouvrages, des outils. Chacune de ces figures avait quelque chose dans les mains. Et ces objets servaient à l’installation de belles plantes dont le lierre venait harmonieusement se tisser. Sous les mains expertes de l’artiste, elles formaient les vétements de ces statues...sur des couleurs et des ensembles différents.
L’alignement de ces statues dans l’allée témoignait d’une recherche de perfection en terme d’esthétisme. Et le tout serpentait gracieusement jusqu’au petit château dont les murs, encore à nu, faisaient horriblement tâche. Les innombrables plans et arbustes qui attendaient dans l’allée allaient bientôt corriger tout ça.

L’officiel s’enfonça dans sa propriété, suivi par l’artiste et son escorte. La voie était désormais libre et le véhicule reprit sa lente progression dans des avenues qui atteignaient le summum de la décoration naturelle. Il n’était pas rare de croiser des cavaliers chevauchant d’étranges animaux à quatre pattes, des véhicules qui s’apparentaient à des carrosses ou quelques engins de transport à moteur plus ou moins fonctionnels ou esthétique selon l’usage, le rang et la richesse de la personne qui en était propriétaire. Les individus étaient tous très bien habillés. Tout ce qui donnait envie de deviner leur métier pour un tel confort de vie. Des cadres ? Des enseignements pour les élites ? Des banquiers, des avocats, si ça existait ?
A ce stade, il y avait bien moins de salut à leurs attentions, signe qu’ils avaient atteint un milieu social similaire. Les préparatifs étaient beaucoup plus audacieux ici. De grandes estrades en bois gravés étaient déjà montées. Des illusionnistes, des artistes, des danseurs, des comiques et des acrobates répétaient leurs morceaux. Les tables étaient belles, sur des napperons brodés et des étiquettes indiquant les noms. Le bout des tables se voyaient gratifiées d’un siège massif en bois, comme un trône de famille. De grands flambeaux aux flammes de diverses couleurs encadraient ces vastes agencements.

Le véhicule gagna de la hauteur. L’évolution de la ville se poursuivait également avec l’altitude. Entre les domaines devenus particulièrement luxueux, la route se partageait avec des colonnes magnifiquement sculptées. Comme si quelqu’un avait décidé que l’accès devait en jeter plein la vue tous les dix mètres, ce garde-fou partait en ligne droite et ne s’ouvrait que sur de nouvelles entrées de résidences. Pourtant, des techniciens s’occupaient de l’un de ces ornements. Le véhicule ralentit une nouvelle fois parce que l’un d’eux avait fait tomber l’échelle sur la route. Il se fit très vite petit en espérant ne pas attirer les foudres. Une occasion pour les invités d’observer la petite plate-forme, habituellement au sommet de cette colonne, être travaillée par les techniciens. Il s'agissait en réalité d’une surface photovoltaïque mobile. Elle était parfaitement bien encastrée dans la coupole de pierre pour ne représenter, d’un point de vue extérieur, qu’un monument esthétique. Mais son sommet participait à alimenter la ville en énergie pendant la journée.

La résidence secondaire des Eidolas se trouvait à cinq minutes de route, un petit peu plus loin, sur un versant qui offrait tant la vue sur la ville que sur ses champs. A l’arrière, une forêt s’étalait et semblait appartenir à la maison, probablement pour la chasse. Le mur d’enceinte parfaitement fleuri entourait une grande maison de plusieurs étages verdoyant. Les grilles ornées du blason de la famille se laissaient doucement envahir de fleurs de toutes les couleurs. Comme du lierre ayant entouré chacun des barreaux avant de bourgeonner et laisser éclater ce florilège de petites couleurs.

Quatre gardes s’activèrent immédiatement pour leur ouvrir. Le personnel de maison semblait avoir été averti en avance puisqu’ils formaient une haie parfaite à l’entrée principale. Le véhicule s’engagea dans la cour pavée, nettoyée de fond en comble, et s’arrêta devant la fontaine en respectant le milieu au millimètre près. Pas trop en avant, pas trop en retrait. Lorsque la porte s’ouvrirait, les servants impeccables et dans leurs tenues propres salueraient les invités de la famille Zeïn Eidolas.

Une petite série de marches grimperait alors sur deux lourdes portes en bois verni. Le même blason s’y trouvait gravé de part et d’autre sur un aspect géométrique. Sauf que cette fois, les femmes de maisons avaient tissés à partir de belles fleurs des compositions à l’effigie du symbole Atlante. Posé sur trépieds à droite et à gauche, ces belles petites attentions encadraient le majordome qui les attendait patiemment sur le porche.

« MESDAMES, MESSIEURS : LES INVITÉS DE LA NOBLE FAMILLE ZEÏN EIDOLAS ! » fit une voix forte, perchée à l’un des balcons.

Tous les employés se penchèrent respectueusement sur une chorégraphie parfaite. Le geste symbolique du salut Gaëllien, la main sur le coeur et le signe de l’envol, leur fut adressé avec une dévotion enthousiaste. Le temps que le majordome salue avec ce même respect Varys shay’ Redar, la tête de peloton remonta jusqu’à eux.
Une femme pour les femmes, un homme pour les hommes, on leur demanda avec le sourire et beaucoup de chaleur humaine s’ils désiraient être débarrassé. Ce même signe se répéta une ou deux fois. On leur adressa également des voeux en Anciens, témoignant d’un apprentissage de bonnes manières. En somme, ils étaient accueillis comme l’auraient été la famille royale.

Le Majordome se présenta et leur offrit avec élégance un livret d’un velours couleur Cyan. Le ton semblait volontairement s’approcher des couleurs familières que l’on trouvait couramment sur la cité d’Atlantis. En première de couverture, le symbole de la Porte des Étoiles avec, sur une calligraphie à tomber, le nom et prénom du destinataire. Alexander Hoffman, Erin Steele, John Sheppard, etc.

Le serviteur leur expliqua qu’il s’agissait d’un petit guide des personnels et services qu’ils pouvaient réclamer, ainsi que les loisirs, les visites, les référents, accessible avant que ne commence la grande cérémonie de la Floraison et après cette dernière.

Sur les dernières pages se trouvaient le cheminement de ce que serait la Floraison avec les différents thèmes abordés. Comme, par exemple, la compétition de l’innovation. Là où chaque maison présenterait le meilleur exemple de son domaine à la Triarche. Une petite mention pleine d’humour indiquait que la famille Eidolas comptait bien surprendre la communauté pour être nommé vainqueur de ce concours.

On leur proposa de visiter ou de se rafraîchir dans leur chambre s’ils le souhaitaient. Discrètement, le majordome demanda à Erin et Alexander s’ils souhaitaient être installés ensemble ou dans deux chambres séparées car son altesse Emilia zeïn n’avait su lui dire. Une fois la décision prise, ils eurent donc tout le loisir de profiter d’un peu d’intimité dans leur quartier. Chacun avait hérité d’une chambre individuelle plus ou moins spacieuse selon son rang. De fait, Alexander et Erin avaient tous deux droit à une très belle suite tandis que les soldats servant d’escorte hériteraient d’un espace plus modeste. S’ils le désiraient, ils pourraient aller se promener dans le domaine ou à l’extérieur, autrement ils seraient conduits moins d’une heure plus tard au château de la Triarche.


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le Jeu 2 Mai - 7:27

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Erin Steele
Équipe

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PARTIE 2 : Floraison

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Erin était assez impatiente de découvrir le monde d'Orzan. A dire vrai, avec tout ce qui s'était passé autour de cette civilisation depuis qu'Emilia avait trouvé refuge sur Atlantis, sa curiosité était plus que piquée au vif. Elle était avide de voir des choses nouvelles, une architecture audacieuse, des plantes surprenantes, et de rencontrer des gens qui devaient cumuler les deux adjectifs en même temps.
A part des peuples technologiquement peu avancé, et qui l'était tout autant philosophiquement et culturellement, la dirigeante n'avait pas eu le loisir de faire de rencontre de cette nature, avec des personnes qui avaient un niveau de développement élevé. Rien que l'entrevue avec la commandante, puis la reine, rien que cela avait tenu toutes ses promesses. La seule crainte qui l'habitait réellement, et qu'elle devait sans doute partager avec d'autres atlantes, c'était cette histoire de pacte avec les Wraiths. Rien ne pouvait garantir à cent pourcent qu'il ne s'agissait pas là d'un traquenard destiné à les remettre à ces créatures. L'atlante devait s'échanger cher, et s'ils avaient déjà trouvé des intérêts communs avec ces monstres par le passé, nul doute que ça pouvait toujours se faire. Aussi, laisser Richard Woolsey à la maison n'était pas idiot, loin de là.

« Faut passer le bras Erin, sinon je vais mourir d'amour dans d'atroces souffrances de tenir mes bras aussi haut à vous contempler à moitié nue. »

La voix de Perrine Carrier la fit revenir à la réalité. Elle s'excusa en s'empressant de passer son bras dans la robe que la française lui tenait à une certaine hauteur pour que ce soit pratique. Isia étant occupée, et Hanz n'étant pas vraiment fait pour ça, même si ce dernier, aussi bourru et loubard soit-il, présentait un certain goût pour la mode, elle avait trouvé dans la personne de Perrine une alliée indéfectible pour qu'elle soit la reine du bal de la promo.
L'ingénieur était dégoutée de ne pas pouvoir venir, mais elle ne le montrait pas tellement. Pour le moment, elle était plutôt jouasse de se retrouver avec une Erin en sous-vêtements, tentant d'enfiler une robe assez complexe. L'américaine savait que Carrier était plutôt du genre bisexuelle, et elle n'avait jamais vraiment caché son désir de se faire un plan à trois avec les deux administratifs. Elle ne le disait pas ouvertement, même si c'était sorti une fois au fond d'un éboulement sur le site Alpha, sous le coup de l'émotion et de la peur de mourir.

Enfin qu'importe, elle lui faisait confiance pour se tenir à carreaux, et elle avait raison. Perrine ajusta l'ensemble fait de plumes et de soie de différente armure. Le bustier était fait de satin de soie de la duchesse, un tissage rendant la matière lourde, en faisant le roi des tissus selon les couturiers. Il y en avait très peu et il était brodé de motifs harmonieux agrémentés de perles en nacres qui venaient s'enrouler autour de la taille d'Erin dans des couleurs dorées, dont l'origine se trouvait sur son sternum, sous sa poitrine, symbolisé en un soleil qui propulsait ses rayons sur son corps. Ce motif trouvait écho dans un bijoux qu'Erin portait à la fois dans le dos et autour du cou, dont l'extrémité était reliée à la robe à l'arrière. Ce bijou fait de perles et d'or reproduisait les arabesques architecturales qui s'étiraient sur sa robe, un peu comme si le tissu avait cédé la place qu'au métal précieux et à ses acolytes issues des huîtres perlières de Polynésies. La soie étaient teintées d'un vert bleu élégant, s'agençant parfaitement avec les plumes et les autres pièces en mousseline qui allaient en s'évasant sur les jambes de la jeune femme.

« Bon en fait je suis morte d'amour de vous voir dans cette robe. », rajouta Perrine en prenant un peu de recul pour contempler la jeune femme, ce qui fit rire Erin.
« Merci pour votre aide et vos flâteries. », répondit la concernée en souriant. Elle passa par la case maquillage pour ajuster son teint, la couleur de ses lèvres qu'elle gardait proche de celle naturelle mais qui avait un petit côté gloss brillant sympathique, souligna ses yeux d'un coup de crayon et elle se farda les paupières sobrement. Elle n'aimait pas faire pot de peinture. Perrine l'aida enfin à se coiffer, un espèce de chignon défragmenté, déstructuré, qu'elle aimait beaucoup, qui lui donnait un air sérieux sans trop l'affirmer, et qui dégageait ses épaules et sa nuque, laissant voir les boucles d'oreilles pendantes en forme de feuille qu'Alexander lui avait offert.
La dernière pièce vint des chaussures, qu'elle enfila en dernier pour ne pas commencer à laisser son pied travailler dedans, mais nul doute qu'elle serait bien heureuse de les enlever une fois la fête terminée. Il s'agissait d'escarpins noirs, à bout arrondi et au talon qui était un peu plus épais qu'un talon aiguille, ce qui ne l'empêcherait pas de devoir marcher si besoin sur une longue durée. Elle se sentait comme des chaussons dedans, mais à la longue, la cheville devenait douloureuse en plus du pied dans son ensemble.

Les deux femmes observaient le reflet dans le miroir pour évaluer [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

« Et bien vous êtes parfaite. J'en connais un qui va en chier pour vous mettre toute nue, mais c'est de bonne guerre. », constata Perrine en regardant Erin. Cette dernière réflexion fit rire l'américaine, qui se demandait alors comment son anglais allait être habillé. Elle n'allait pas tarder à le retrouver, lui-même se préparant dans ses quartiers et elle dans les siens. Habituellement, ils auraient pu le faire ensemble, mais d'un point de vue organisationnel, c'était plus simple comme ça.

En chemin vers la Porte, elle croisa Clive, qui tombait on ne peut mieux. Elle ne savait pas si c'était un coup de John de lui envoyer le soldat dans les pattes, ou si c'était le fruit du hasard, mais au moins aurait-elle le temps de lui glisser un petit mot en aparté avant de partir. Non sans détailler sa tenue assez particulière, mais qui, avait-elle cru comprendre, était typique de chez les Gaélliens, elle entama la discussion :

« Soldat Clive, vous voilà apprêté d'une façon bien originale. », lança-t-elle pour ouvrir l'échange.

Le jeune homme avait un timing assez serré. Tout en marchant rapidement en direction de la salle d’embarquement, il assurait l’accrochage sur la face intérieure de sa veste de deux flashbangs par les cuillères. Il vérifait qu’elles ne risquent pas de voir les goupilles se crocheter quelque part. Les types de l’armurerie avaient fait un boulot formidable en lui mettant rapidement à disposition des armes discrètes. C’est comme ça qu’il avait troqué son fusil à pompe pour un MP5 à double chargeur. Une sangle plus longue qui permettait de porter l’outil de travail à la hanche et laisser le torse bien visible. Il s’était également glissé un neuf millimètre à la ceinture dans le dos et démonter son kit médical pour en fourrer le plus important dans les poches.
Dès qu’il entendit la voix de la directrice, il la fixa tout en souriant gaiement. Il était content de pouvoir y retourner et il ouvrit en grand cette partie de la veste pour faire comme les vendeurs de montres à la sauvette.

« M’dame la directrice trouvera-t-elle son bonheur dans ma quincaillerie ?!? » lâcha-t-il en faisant le clown.

L’image du vendeur à la sauvette ne s’imposa pas directement à Erin qui voyait plutôt l’image du vieux dégueulasse qui montre ses attributs les moins éloquents à la demoiselle qui passait près de lui. Seulement il n’ouvrait que sa veste pour dévoiler son armement, celui qui tire des balles et pas des spermatozoïdes. La jeune femme plissa la bouche d’un air impressionné en opinant du chef.
« J’ai bien peur que non, votre quincaillerie est impressionnantes, mais guère adaptée me concernant. », répliqua Erin.
« Vous prenez votre mission de garde du corps au sérieux à ce que je vois. Vous craignez qu’il se passe quelque chose ? »
« Un ramassis de vipères, ouais. » répondit-il tout en poursuivant son chemin. Il déduisit un peu trop tard que ses propos pouvaient être mal interprété en plaçant les membres du CODIR dans le même sac.
« Oh...heu...désolé. Je veux dire par là qu’il n’y aura pas que des alliés à cette fête. Alors on ne sait jamais. »
Il tapota sa veste qu’il venait de laisser retomber et ouvrit les bras, se présentant avec tout l’équipement dissimulé. Rien en vue, il en était plutôt fier. Il reprit la route posément.
« Vos voyages de ce genre se sont toujours bien passé ? »
« Vous avez raison de vous montrer prudent en effet. », confirma Erin qui montrait par là qu’il n’y avait pas de mal et qu’elle n’avait pas pris la remarque personnellement. Clive restait un Atlante et forcément, il parlait des autres, tout naturellement.
« Pas toujours non… », éluda-t-elle en haussant des épaules. « Mais bon, je suis certaine que tout se passera bien pour cette fois. Je suis quelqu’un d’optimiste. En tout cas, je tenais à vous remercier personnellement du rapport que vous avez fourni toute à l’heure, c’était complet. Vous êtes allés au delà de ce qu’on pouvait attendre de vous, beaucoup se serait contenté de faire leur mission sans chercher à voir plus loin. J’espère que j’aurai toujours cette qualité de rapport à l’avenir. », observa-t-elle l’air de rien.
« Ah...on y est... » répondit-il en ralentissant l’allure. Le début de son discours était flatteur mais la fin bien moins joyeuse selon lui. « Le colonel m’a dit que je devais voir après vous. Est-ce que...ça veut dire que je dois fliquer les Gaëlliens ? »
Le timbre de sa voix laissait comprendre le doute qui le rongeait et le dilemme sur le fait qu’il n’était pas spécialement partant.
« Est-ce que vous êtes policier Darren ? », demanda simplement Erin en le toisant franchement. Elle se sentait impériale dans cette robe et cela lui faisait bizarre d’entretenir une conversation de cette nature avec un soldat dans cet accoutrement.

Sur le coup, Darren ne sut pas quoi répondre. Le “non” était aussi évident que la rhétorique de sa question et il ne tenait pas plus que ça à le formuler. Le jeune homme n’aimait pas entrer dans la mésentente - le conflit encore moins - mais c’était un soldat. Il n’avait pas peur d’aller au casse pipe contre un monstre de la joute verbale qui aurait tellement de facilité à le moucher que ça en serait puéril.
Il préféra la fixer silencieusement en attendant la suite puisque, manifestement, elle faisait les questions et les réponses.

Darren se sentit naître un petit sourire en coin lorsque sa voix intérieure prit un plaisir parfaitement enfantin à noter que, même dans cette belle robe, Steele n’avait pas autant de classe qu’Emilia.
Erin laissa traîner son regard sur le soldat quelques secondes, s’assurant qu’il ne répondait pas à une question qui ne méritait pas spécialement qu’on s’y attarde. Elle opina du chef silencieusement avant de regarder ailleurs, sondant les environs comme quelqu’un qui réfléchit à la suite de la conversation. Finalement, elle tourna de nouveau ses yeux vers lui.
« Je souhaite simplement que vous fassiez votre mission, en continuant d’avoir les yeux et les oreilles ouvertes, tout simplement. Ce que vous pouvez me rapporter ne regardera que vous et moi, et le Colonel Sheppard si vous le désirez, et comme je ne suis pas dans votre tête, c’est vous qui décidez la teneur de vos rapports. »
« Donc... » Conclu-t-il. « Je ramène des infos à la maison et je peux continuer de chasser Cendrillon... »
« Ou de lui trouver les plus beaux souliers que vous voulez, cela ne me regarde pas. », compléta Erin.
« Ok, ça me va... »
Ils n’étaient plus très loin. Darren songea qu’il pourrait être assez malin de faire un premier geste, histoire de conclure cet accord verbal. C’était un terrain d’entente qui lui plaisait finalement. La directrice lui permettrait de rester dans le giron d’Emilia et il pouvait partager des infos sans trahir sa promesse envers cette dernière.
« Emilia est vachement intéressée par tout ce qui concerne l’Ascension. Si vous voulez la motiver ou marchander, c’est la bonne carte à sortir. »
« Hum je vois. Ça peut avoir son utilité à un moment ou à un autre en effet. », répondit-elle avant de compléter : « Mais si vous êtes plus à l’aise pour échanger des infos sur leur peuple de manière générale plutôt que sur Emilia elle-même, n’hésitez pas à aller plutôt dans ce sens. ». Elle aurait pu ajouter : c’est pour votre petit coeur, mais c’était trop familier et pas si utile que ça.
Darren se sentait beaucoup plus à l’aise maintenant qu’elle lui avait permis d’élargir le champ de ses échanges. Ca ne changeait pas qu’il se sentait comme un espion mais ça allait se décanter petit à petit, il le savait.
« Ok. Merci pour votre confiance. » Répondit-il rapidement alors qu’ils atteignaient la Porte des Étoiles.

Quand elle retrouva Alexander à l'embarquement, en attendant dans la salle que la Porte des Étoiles ne s'ouvre, Erin l'accueillit avec un regard pétillant, le trouvant à la fois très beau, et très élégant, comme toujours, dans ce qu'il avait choisi pour s'habiller pour l'occasion.
« Tu es très beau. », lui susurra-t-elle doucement en le regardant en coin, tandis que la Porte était en train de tourner sur elle-même. Cet ensemble lui allait à ravir, et cela le changeait des couleurs qu'il portait habituellement. Ce n'était pas plus mal de le voir dans des nuances différentes. Le côté gris faisait ressortir son bronzage lavabo, mais ce n'était pas critique.


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le Mer 8 Mai - 20:08

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John Sheppard
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"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00



Alexander Hoffman


La découverte d’un nouveau peuple est toujours excitante. Alexander devait reconnaître, qu’il était dans un état d’excitation proche d’une petite folie intérieure. Cela était surement mué, par l’aspect technologique et surtout innovant des Gaélliens. Cela changeait véritablement des autres peuples avec qu’ils traitent et cela jouait beaucoup dans leur avancé. Malgré une méfiance légitime envers ce pacte qui avait permis de survivre. L’anglais était arrivé le premier en bas des escaliers, attendant patiemment que tout le monde soit présent pour partir. Il se fit la remarque que les militaires n’étaient pas en avance cette fois, surement entrains de s’équiper à la façon de James bond. Il serait surprenant que John et sa troupe, ne décide pas de prendre avec eux des armes. Un militaire sans arme est comme un gâteau au chocolat sans chocolat : inimaginable. Enfin qu’importe, il avait grande hâte de partir.

Comme convenu avec Emilia, sur sa tenue, il avait fait preuve d’originalité et de raffinement. Il devait cependant, reconnaître qu’il était bien plus aisé pour des femmes de se parer de robe alliant les deux que les hommes. Ainsi, il portait un ensemble trois pièces gris. Un gris métallisé fait sur mesure et surtout avec ses propos goûts. Le blason était décoré d’arabesques élégantes et quelques broderies donnant du volume. Ces mêmes arabesques se retrouvaient sur les manches de la veste et sur les épaules, avant de se fondre dans le tissus unis. Dessous le tout, il portait une chemise bleu nuit, le blanc aurait été bienvenu, cependant cette couleur était trop connotée chez les Gaelliens. Cette chemise portait des motifs aux manches mais ils n’étaient pas visibles actuellement. Quant à la cravate qu’il portait, elle était dans un éclat similaire à la chemise avec un nœud dit compliqué ce nommant : Eldredge tie knot. Il était surmonté d’une épingle avec une perle de Tahiti. Bon, il avait fait fort niveau vêtement cela « sentait le richard » a pleins nez comme disait John. Et alexander se mit à sourire en pensant à cette remarque, puisque le colonel aussi simple soit-il allait être tout autant être « bourgeois ».

Il ne fut pas seul bien longtemps, Erin arriva en compagnie de Clive (qui portait la fameuse tenue Gaelliene, cela était pas mal) . Le regard de l’homme resta sur sa compagne qui était tout bonnement transcendante ! Il n’avait pas d’autre mots. Elle avait mis le paquet sur cette tenue de paon ! Les “intagrameuses” seraient toutes jalouses de cette tenue extravagante et d’une beauté envoûtante. Oui, elle était ainsi, envoûtante et il se fit violence pour ne pas offrir à la cantonade qui approchait un sourire, certes humain, mais profondément émerveillé et amoureux. Il tendit l’oreille dans sa direction, quand elle s’approcha de lui. Contant que son apparence lui plaise, il esquissa un rictus complice.

« Merci. Tu es époustouflante dans cette robe… je vais avoir du mal à me concentrer sur le paysage. » répondit-il dans un souffle.
« Oh je suis certaine que cette planète saura suffisamment capter ton intérêt pour que tu ne passes pas le reste du séjour à te demander comment tu vas m’enlever ça. », répliqua Erin amusée, mais heureuse de plaire.
« Oh mais je sais déjà comment elle va t’être retirée ! » avoua t’il de son petit air suffisant, pour la provoquer.
« Je penserai à cette phrase quand tu seras en train d’essayer de le faire gauchement. », répliqua-t-elle pour le taquiner jusqu’au bout.
L’homme ne doutait pas qu’elle trouvera toutes les phrases de la galaxie, pour le chambrer, surtout s’il galère à lui retirer cette robe spectaculaire. Enfin lui enlever peut-être très facile… moyennant de plus jamais la remettre après mais il serait dommage d'abîmer une si belle création. Il ne lui répondit que par son petit air arrogant pour la mettre au défi.


Spoiler:
Inspiration du costume d’Alexander Les pétales de l'alliance 1554658445-ea138edc4d325574efaf994363bc0d12


John Sheppard


John arriva à cet instant, les techniciens avaient déclenché la porte dès qu'il leur avait fait un signe. Il ne comptait pas perdre trop de temps, ce temps, il l'avait pris avec ses soldats. En effet, outre l'apprenti espion Darren Clive, il avait le sergent-maître Vacares, un homme a la bouche carrée et au regard aussi limpide et calme qu'un océan. Il avait des faits d'armes importants dans son dossier, notamment en sécurisation de bâtiment et de personnel sensible. Il avait participé à la Magna, mais était resté sur la cité durant l'infiltration Morphéa. Il était secondé par le caporal Jores une espagnole aussi épaisse qu'un camionneur. Une pro du combat. Et malgré sa robe plutôt élégante orné de noir et de paillettes argentés, elle dégageait cette impression de force de la nature. Elle avait son grade depuis quelques semaines, une réussite suite à une mission contre des Geniis. Elle avait sauvé des civils pris aux pièges dans un bâtiment avec son équipe. Les Geniis étaient pressant en ce moment et il était bon, de voir émerger de nouveaux potentiels dans cette expédition.

Chacun des soldats, avait la panoplie que le lieutenant Jacobs avait peaufiné et mit en place : la panoplie des « invisibles » comme elle disait. Depuis sa mission sur Ovidae, la jeune femme avait en tête de mettre en place des armes discrètes et faciles d'utilisation, quand celle-ci ne pouvaient être vues. Elle avait présenté son concept aux deux responsables militaires et aujourd'hui John avait décidé de tester la première version (suite à divers prototypes) de ce kit. Composé, de lames fines dans les doubles coutures des costumes. Il allait de même pour un pistolet entièrement démontable, astucieusement bien dissimulée dans les vestes. Bien entendu, ils avaient sur eux leur éternels holsters de torse, contenant deux armes et quatre chargeurs. Ils savaient bien, qu'ils seraient surement privés de leurs armes et le but étaient de les laisser. Ainsi, John débarqua avec le reste de l'équipe. Pour sa part le colonel avait choisi grâce à l'aide importante et salvatrice de sa compagne l'un des cinq costumes, que lui avait fait faire Hoffman. Le choix s'était porté sur un composé de matière nobles et douce comme de la soie et de pièces de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. La veste un peu longue le gênait, enfaite non… il se sentait aussi à l'aise qu'un gamin avec sa chemise de baptême. Même si le costume fait sur mesure était tellement bien taillé, que seul le poids des armes, lui rappelait qu'il n'était pas nu.

Son regard parcouru les deux administratifs, avant de rester un peu plus sur une Erin qui allait faire crever d’amour toute la gente bisexuelle et masculine de la planète alliée. Déjà qu’elle avait dû faire des ravages dans les couloirs… Il secoua un peu la tête pour chasser son appréciation envers son amie.

« Eh bien… si le but est de séduire les Gaelliens, je crois qu’on va y arriver sans problème. Erin tu es… divine ! Bon toi aussi, mais bon, j’ai un faible pour les plumes ! » lança John dans une pique humoristique à Alexander.
« Ton uniforme ne te manque pas ? » lança l’anglais avec un clin d’œil taquin.
« Je me languis de lui… franchement, vous me faites faires des choses ignobles !»
« Oh allons », fit Erin amusée. « des choses ignobles. Non mais entendez le celui-là. Il a des allures de princes et il aimerait retourner dans son uniforme. », s’amusa la jeune femme en secouant la tête, préférant ne pas relever son goût des plumes autrement que par un sourire charmant à son adresse. La surenchère serait inévitable de toute façon.
« Ouep… c’est mon coté rustre de préféré le confort de l’uniforme à la soie ! » ajouta John imitant un air texan un peu traînant. Il mimait un exploitant de champs de patate. Alexander ricana doucement, en levant les yeux au ciel.
« Eh bien… tu aurais du être français pour râler autant ! »
« Français, blond, et gaucher. », rajouta Erin avec un doigt en l’air comme pour expliquer.
« Gaucher ? Tu veux pas dire communiste pendant que tu y es ! » lança John amusé.
« Tout de suite les grands mots. Alalalala. ». Elle le toisa, et la pique partie toute seule : « Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, monsieur le Texan. », blagua-t-elle. John prit une mine offusqué au plus haut possible, comme si Erin l’avait traité d’un nom d’oiseau infâme.
« Hannnnnnn !! Je suis d’Arizona moi ! pas un bouffeur de patate et de couille de taureau ! »
« L’Arizona, c’est pas les mecs qui ne veulent pas croire que Pluton n’est plus une planète ? », railla Erin, rapportant là que des badges à accrocher à sa chemise avait été fabriqué en Arizona pour protester contre la radiation de Pluton de la liste des planètes, par esprit chauvin puisque c’était en Arizona en 1930 que la découverte de Pluton avait été faite. « On demandera au Colonel Caldwell de te montrer en passant ! », ajouta-t-elle pour enfoncer le clou.
« Gnagnagna, fait ta maline l’hybride ! » ronchonna gentiment John pour la forme.
« Et oui je suis à la mode, moi. », répliqua-t-elle du tac au tac avec un clin d’oeil malicieux et en insistant bien sur le “moi” à la fin de sa phrase.
John leva les yeux au ciel pour le jeu. « Allez va, je te laisse le dernier mot. »
« Dit-il en manque de répartie. », acheva-t-elle de répondre histoire de bien marquer sa domination dans l’échange de taquineries. Et John la laissa faire, car sinon ils allaient encore continuer longtemps… et elle avait raison, que pouvait-il répondre de plus ? Il lui lança un rictus charmant, en signe “pour te faire plaisir”. Rictus qui trouva écho chez Erin qui le lui rendit.


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le Mer 8 Mai - 20:09

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Alexander Hoffman
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PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Erin Steele


La Porte s'ouvrit, et le protocole établit, ils purent passer vers le monde de la princesse Emilia Zein Eidolas.

Aussitôt, et cela était toujours déroutant, un changement de température et d'ambiance s'opéra une fois de l'autre côté de la pièce. L'air filtré et à température de la cité céda la place à celui plus limpide et clair de la nature, chargé de la fraîcheur presque oublié d'un hiver sur le déclin pour laisser la place au printemps. Erin avait les bras nus avec cette robe, c'était pourquoi elle avait opté pour se draper d'un châle large et camouflant en cachemire teinté d'un vert gris similaire. Elle avait hésité avec un boa, mais cela aurait fait trop plumes, et elle ne voulait pas passer pour une pintade. Elle resserra les pans de ce châle sur ses frêles épaules, appréciant la sensation de chaleur diffuse qui se répandit illico sur son buste par le biais du soleil radieux qui trônait dans le ciel aux couleurs particulières. Déjà ses yeux sautaient d'un endroit à l'autre pour observer ce nouveau paysage, du moins dans la limite de la vue qui lui était offerte depuis la Porte. Elle observa les deux lunes, mais la question sur la légende ne vint pas d'elle, trop occupée à détailler ensuite la prairie pour s'enquérir encore de ce genre de chose.
Si on suivait la route des yeux, ces derniers s'attardaient alors sur un assortiment de couleur assez surprenant, surtout dans les teintes de bleus qui s'étalaient dans la végétation. Le regard observateur d'Erin remarqua les protecteurs cachés dans la végétation, mais elle ne s'attarda pas sur eux, reportant son attention sur la délégation qui les attendait à leur sortie de la Porte. Son observation n'avait duré que quelques secondes, pas plus pour le moment.

La commandante était là, ainsi qu'un certain Varys shay' Redar. Une pensée saugrenue traversa l'esprit de la dirigeante, faisant un rapprochement douteux entre ce Varys là et celui des bouquins de Martin, et son personnage surnommé l'araignée de Westeros. Le parallèle était amusant.

Ils avancèrent pour sortir du giron de la Porte, et pénétrer réellement sur Orzan. Dans la végétation, on devinait portes et fenêtres, camouflées habillement pour ne rien laisser paraître. Cela ne tromperait pas un ennemi au sol, mais une observation depuis une orbite ou un survol ne permettrait pas de révéler ces installations.
Sans faire d'histoire, Erin se prêta au jeu des examens médicaux, se laissant prendre son sang, espérant qu'elle n'aurait pas un hématome lié à la prise de sang, elle qui avait la peau qui marquait rapidement. Avec sa tenue aux bras nus, ce serait une faute de goût. Carte d'accréditation en poche (ou dans un endroit plus pratique avec une robe de ce genre, c'est à dire dans la poche intérieur d'Alexander), ils finirent par monter dans des voitures aux roues imposantes. Merde, c'était quand même sacrément curieux que de monter dans un engin à moteur chez une civilisation autre que la leur. Erin était curieuse de tout, son regard de fouine observant passivement. Elle se laissait guider sans faire de vagues. C'était bien d'être chouchoutée et bien accueillit.

L'annonce de la ville se faisait par ses cultures environnantes. Des parcelles s'étiraient selon la forme du relief et les possibilités du terrain, sans chercher à le dompter. Ils purent voir les premières traces de vie réelle de cette culture, par l'entremise des gens qui travaillaient dans les champs et qui s'occupaient des récoltes. Nécessairement, après la culture des plantes, il y avait des cultures d'animaux, des élevages en plein air là aussi. Une usine à oeufs version Gaéllie. Depuis les vitres du véhicule, Erin distingua les grandes tours qui s'élevaient dans le ciel. Vraiment, tout était fait pour que les Wraiths voient cette cité, et pas le reste. Quand elle posa la question sur la fonction de ces tours, Varys la lui expliqua, poussant même le vice jusqu'à lui en décrire le mécanisme ingénieux pour produire de l'électricité. La jeune femme était toujours un peu chamboulée par tout ça, mais elle conservait son air curieux et ses allures affables.
Les scènes de vie paysanne continuaient de s'offrir à eux au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient dans le territoire. C'était là le coeur de la machine de production de nourriture de la planète, et c'était toujours intéressant de découvrir les techniques de culture et d'élevage, qui devaient être différentes de celles qu'ils avaient sur Terre. Erin aperçut les premiers enfants, et elle s'amusa à les suivre du regard dans leur course innocente, et elle répondit par un "coucou" de la main aux minots qui leurs faisaient signe en tentant de suivre les véhicules.

Ils continuaient d'avancer, arrivant dans la ville même, du moins, dans sa banlieue. Erin persistait à penser que tout cela existait grâce à cet accord avec les Wraiths, car jamais elle n'avait vu de ville aussi grande jusqu'alors. Il y avait même des vélos ! C'était dingue quand même. En tout cas, tout ce petit monde, bien nombreux, s'ordonnaient pour laisser passer les véhicules, tout en oeuvrant à leurs activités quotidiennes.
L'agitation était digne d'un quartier populaire, et la dirigeante était plongée dans une contemplation passive du paysage comme on le ferait dans un train ou dans une voiture filant à une certaine vitesse. Elle laissait ses yeux vagabonder ici et là, observant cet homme, ou cette femme, ou encore ce vélo qui passait, ces échanges qui prenaient un caractère commercial, ce troc, ces gens qui décoraient les hauteurs en se hissant sur les épaules d'autres personnes, ces tables qu'on dressait ici et là, etc. On préparait la fête ici bas. La Floraison semblait être un événement de taille, comme les Eidolas leur avait vendu.

Erin identifia des tavernes et des auberges, et elle dressa le cou pour observer les plats que certaines personnes essayaient de proposer à d'autres. Elle était curieuse de goûter aux mets qui seraient servis, appréciant la bonne cuisine. De temps en temps, elle se faisait expliquer deux trois détails par Varys, qui se mettait effectivement à leur disposition à chaque question, en faisant un guide de premier choix.
En tout cas, les rues étaient propres, et de nombreux espaces verts ornaient ici et là les installations urbaines. Les gaélliens ne semblaient pas pouvoir faire sans des endroits où la végétation, même cadrée, même orientée, était reine. Cela détonnait avec Atlantis, et il est vrai qu'en dehors du jardin botanique, il n'y avait pas beaucoup de plante verte. Un peu dommage. Des hommes et des femmes participaient à l'entretien, s'échinant à rendre ces espaces propres et esthétiquement louables.

La végétation était partout en réalité. Que ce soit sur les murs ou dans des espaces dédiés, elle s'étalait ici et là avec un savoir faire sans pareil. Ici et là, des structures végétales étaient récentes, quand d'autres affichaient une certaine croissance liée au passage des années. Les jardiniers oeuvraient pour rendre l'ensemble magnifique, et ils semblaient veiller avec amour à ce que leur création vivante pousse dans de bonnes conditions. Les couleurs étaient fantasmagoriques, et c'était vraiment plaisant à observer. Nul doute qu'Alexander allait apprécier ces fresques murales digne d'artistes.
Un peu de musique fila jusqu'à leurs oreilles, laissant place à des scènes de danse. L'ambiance était bon enfant, et Erin aurait été curieuse de revenir par la suite, quand les festivités étaient terminées, pour comparer, car il semblait vraiment bon vivre dans le coin. Etait-ce aussi paisible et idyllique qu'ils ne le voyaient là maintenant ? La vie ne pouvait pas toujours l'être. Même dans le quartier le plus pauvre qu'ils purent voir par la suite, les gens installaient des tables et prenaient part à la fête qui se préparait. Personne ne restait derrière et le fait que des tables et des chaises soient installées, et des décorations mises, montrait aussi un caractère plus populaire de la Floraison. On était loin du bal des têtes couronnées qui allaient se dérouler plus loin, Erin en était certaine, mais cela n'empêchait pas ses gens de vivre cet événement à leur façon. Et c'était bien.

Ils quittaient d'ailleurs les quartiers populaires pour se retrouver dans un espace urbain plus dégagé, plus luxueux, plus esthétique encore. D'immenses maisons de plusieurs étages s'étalaient là, marquant définitivement la fin des classes populaires au profit des classes aisés. D'ailleurs, quand le véhicule s'arrêta, Erin contempla d'un oeil curieux cette cinquantaine de bonhommes qui attendaient le maître des lieux, lequel descendit de son véhicule qui venait de s'arrêter. Au moins, la richesse des uns faisait le travail des autres, et la jeune femme avait l'impression de se retrouver dans une description coloniale de la vieille Angleterre, quand les riches propriétaires s'établissaient dans des colonies en Afrique Noire et qu'ils possédaient des domestiques, pour ne pas dire des esclaves. En tout cas, le domaine était en construction, ou en transformation, Erin ne savait pas. Mais tout était en train de s'assembler pour dépeindre une fresque qui serait magnifique, laissant la part belle à la végétation. Franchement, il était étonnant qu'Emilia n'avait pas fait une dépression profonde après quelques jours sur la cité. Probablement que sa mère, la commandante et sa suite, avaient trouvé la cité très... préhistorique. Les statues stylisées étaient vraiment jolies, et l'américaine en apprécia le réalisme. Elle aimait l'abstrait, mais son coeur penchait beaucoup plus sur les réalisations fidèles à la réalité, ou qui la sublimaient tout simplement.

Ils continuaient de s'enfoncer dans le quartier riche, laissant voir plus de véhicules, tous différents des uns des autres, des gens bien costumés, bien habillés, des cavaliers montés sur des bêtes étranges, etc. L'indifférence était plus palpable, et le passage de leur délégation n'attirait plus que de l'ignorance. Ici, des préparatifs étaient en cours également, mais la grandiloquence de certains étaient à la hauteur des quartiers qu'ils traversaient. C'était de l'esbrouf, du "m'as tu vu ?", et Erin sentait que c'étaient les dollars qui régnaient en maître. Si leur monnaie avait été le dollar bien entendu, mais elle se comprenait.

Les choses évoluaient avec la hauteur, tout devenait encore plus fastueux, plus impressionnant, plus beau. Les colonnes disposées tous les dix mètres, abritant un système d'alimentation électrique, tout était fait pour que ce soit joli. La vue de là haut devait être exceptionnelle, et Erin avait du mal à se dire que tout ça pouvait être rasé par des Wraiths si jamais ils leur prenaient l'envie de rompre le pacte. Ce serait tellement aberrant. Mais les grandes civilisations connaissent toujours un moment de déclin. Pour l'heure, ils étaient plutôt dans une phase ascendante, et c'était agréable d'en être l'invité.
Ils arrivèrent enfin à la résidence Eidolas. Erin, qui habituellement s'endormait pendant les trajets en voiture, se laissant bercer par les aléas de la route, n'avait pas piqué du nez, trop curieuse pour cela. Du coup elle n'avait pas vu le trajet passer, et ce ne fut que ses jambes engourdies au moment de descendre du véhicule qui lui rappelèrent qu'elle avait été longtemps assise.

Ils furent annoncés, à la manière des petites et grandes gens à la cours des monarques, dans des temps anciens. Cela fit drôle à Erin, surtout de voir tout ce petit monde bien ordonné réagir et les saluer dans une chorégraphie parfaite. Elle nota la petite attention des symboles Atlantes sur les portes, appréciant le détail à sa juste valeur. Avec plein de gentillesse, on la débarrassa de son bagage. Erin lança un regard à Alexander, lequel devait se sentir comme un coq dans sa bascours. Monsieur le Baron devait avoir des habitudes. Cela amusa la jeune femme qui ne pu s'empêcher de lui faire un sourire niaiseux, en parfaite amoureuse qu'elle était.

Le Majordome lui remit le livret de velour, une matière qu'elle avait du mal à cerner. Elle ne savait pas si elle l'appréciait ou si elle la détestait. Quoiqu'il en soit, elle trouvait l'attention vraiment agréable, et elle passa son doigt dans le tissu, pour en apprécier la qualité et en observer les blasons et autres inscriptions calligraphiées. C'était un petit guide à leur attention pour qu'ils ne se sentent pas perdu. Elle remercia en ancien, et de façon chaleureuse, le Majordome, et répondit également aux voeux par des voeux, essayant de mettre en applications les phrases types qu'il fallait donner selon la nature du premier propos.

Quand le maître d'hôtel voulu savoir s'il fallait une chambre, ou deux, pour Erin et Alexander, la jeune femme fut tentée de blaguer et de dire qu'il fallait deux chambres. Ainsi, comme deux ados amoureux, ils auraient pu faire le mur pour se retrouver chez l'un ou chez l'autre, mais c'était quand même assez puéril, et franchement, elle avait passé l'âge. Et puis... leur relation ne datait plus d'hier maintenant, donc il fallait être raisonnable. C'est ainsi qu'elle fit savoir au Majordome qu'une chambre suffirait.
Une fois dans la suite, en compagnie de son homme, Erin opina du chef en regardant le décorum.

« Franchement, nous avons été nuls en matière de réception. », fit-elle remarquer avec un sourire taquin.



Alexander / John



Quand le départ fut donné, Alexander lança un regard complice et digne d'un enfant face à montage de cadeau que lui avait apporté le père Noël. Elle savait que trop bien, l'excitation dans laquelle il était depuis le jour, où ils avaient eu cette invitation. Et il faut dire qu'il ne fut pas déçu. Mais alors pas du tout. Et comprenait encore plus, pourquoi Emilia avait séjournée autant de temps au jardin botanique.

John n'était pas en reste sur ce point, les deux hommes avaient le regard baladeur sur l'environnement. Certes, le colonel, habitué à voir des paysages chaque jours plus surprenants les uns que les autres, il était le moins démonstratif (pour une fois). Il avait néanmoins un sourire sur les lèvres face à toutes ses découvertes. Ce fut Alexander, qui s'interrogea sur les lunes, obtenant ainsi une légende assez agréable.

Concernant l'examen de passage, autant Alexander, avait réprimé au fond de lui son dérangement et ses nombreuses questions autour de tout ça, autant John l'avait passé sans aucune gêne, il s'en foutait carrément. L'équipe militaires ne furent pas privé de leur armes (ouf ! soulagement), mais avec l’indication de laisser le matériel voyant dans leur chambre, ce qu’ils feront, comme ils avaient la panoplie de Jame bond sous le manteau ! Son regard s'attarda sur la commandante et ses yeux violets. Elle dégageait une impression de force et de prestance au-delà de ce qu'il avait pu voir sur terre. Même s'il avait un lot de femme fortes dans ses rangs à ne pas négliger. En tout cas, cette femme était intrigante en plus d'avoir une plastique parfaite. Il se demanda, si toutes l'armée était aussi bien roulée qu'elle. Mais, cette pensée futile fut très vite chassée par la suite.

La vue du « carrosse » à moteur était déroutante dans un sens, trop habitué aux peuples sans technologies, John marqua un peu un temps d'arrêt avant de monter dedans, suivant les paroles de ce Varys. Il avait une écoute sélective, il fallait bien l'admettre, son regard se perdait sur les scènes qui défilaient devant ses yeux, répondant comme tout le monde à certains « coucou » (Alexander était plus réservé sur ce point). La première remarque qu'il se fit, outre le fait qu'il avait eu des militaires les fameux protecteurs dans la végétation autour de la porte, étaient que ce peuple semblait bien sympathique. Son avis changea un peu, quand il découvrit que ce fut simplement de la « politesse » ou bien des réflexes du « bas peuple » envers leurs gouverneurs ou personnes de rangs égaux. Puisque dès qu'ils arrivèrent dans les beaux quartiers plus luxueux, les coucous étaient bien moins présents. Une certaine forme de snobisme était dans le regard de beaucoup. Surtout ce mec, avec son étrange monture, qui semblait être aussi raide qu'un bloc de bétons et aussi présomptueux qu'un aristocrate de Louis XV. Il devait surement l'être dans cette civilisation. Cela fit soupirer un peu John, qui devait bien reconnaître, qu'il ne serait pas de plus à l'aise dans le monde de l'aristocratie et de toutes ces personnes qui devaient rires des pauvres qui s'acharnaient pour leur cultiver leurs salades. Même s'il était issu d'une riche famille, cette abondance de luxe, ne l'avait fait que fuir. Cela n'était pas dans ses valeurs et dans ce qu'il aimait. Il reste quelqu'un de simple avec des goûts tout aussi basiques. Enfaite, il n'était pas si enthousiasme à cet instant, à cause des nombreux échos de son enfance. Néanmoins, la sur abondance de plante lui plaisait énormément. Le colonel, posa un regard sur les deux VIP, Erin avait ce petit regard de fouine, curieuse qui semblait fouiller le paysage de chaque détail et petites anecdotes. Quant à Alexander, il était sur le même branchement « fouinesque » que sa compagne, s'attardant surement sur le côté plus artistique des éléments défilant devant eux. D'ailleurs, il était en train de l'évoquer avec sa compagne.

D'ailleurs, l'anglais se faisait la même remarque qu'Erin sur les lieux. La cité était bien fade à comparer de cet endroit. Et si le pragmatisme n'avait pas sa grande place dans son esprit, il se serait dit qu'ils étaient des pecnos face à tant de richesses. La cité est après tout, une colonie, une cité sur l'eau, sa richesse était la technologie. Sans aucun doute que sur terre, les représentants auraient montré les plus beaux endroits de leur planète pour recevoir des alliés. Une belle vitrine en somme. Cet endroit était le cas après tout. Elle devait représenter ce peuple aux yeux des autres et surtout auprès des Wraiths et endormir leur vigilance. Ça devrait claquer et être à la hauteur de la royauté. Et quand on voit comment les rois et reines d'Europe du temps, où cela était courant d'en avoir, tout était faste et lumière. Alors, pourquoi pas chez les autres ? Surtout avec système royaliste encore bien présent. La révolution n'avait pas ravagé toutes ses belles choses pour donner un peu de modestie.

Pour l'anglais l'endroit était magnifique, il s'attardait sur l'architecture, le raffinement de l'ordre des plantes, des décors et de la propreté aberrante de cette ville… Une ville propre… cela avait de quoi étonner pas mal de monde. Après, ils n'avaient vu qu'une allée principale et fortement fréquenté. Tout le monde s'émerveillait de Londres ou même de Paris, mais dès qu'on quitte les quartiers de passages on remarque que la propreté et l'odeur sont bien différentes. Cela était peut-être le cas ici. Et il ne souhaitait pas vraiment découvrir ça. Il n'était pas là, pour trouver des points négatifs et rabaisser autant de beauté. Non, il était là pour une fête, une réponse à une invitation et connaître ce peuple un peu plus. Même si cela serait se cantonner aux « nobles » de ce monde. La petite attention florale sur les « couleurs » de la cité Atlantis était plaisante, une réception aux petits oignons les attendait et Alexander était aussi à l'aise qu'un grand requin dans l'océan. Il capta le regard de sa compagne et lui rendit en retroussant le nez avec son petit air suffisant.

John quant à lui, ravalait son étonnement et tout autre sentiment qui lui faisait travailler l'estomac. Il n'aime décidément pas ce genre de choses. Cela lui rappelait un peu trop l'hypocrisie de son enfance et du jeu de pouvoir d'une bande conne qui se croyaient au-dessus de tout le monde. Il savait pourtant, qu'il allait devoir affronter des « Sheppard père » dans cette cérémonie. Il ferait une belle comédie, celle d'un homme d'arme qui doit tremper dans de la politique et qui ne devait pas décevoir sa haute hiérarchie qui allait rire et parler la même langue que les vipères de la noblesse. Et puis bon, il allait bien trouver un moment pour parler avec des personnes ouvertes d'esprit, comme cette princesse qui s'entendait bien avec l'archétype le plus parfait de l'homme « sans » prétention qu'est Darren. Si elle l'aimait bien, c'est bien parce qu'elle avait suffisamment de recul et d'ouverture pour se mélanger aux « petits » et non réclamer des relations avec les « grands ». John réceptionna le carnet, l'ouvrant tout en remerciant le majordome, se laissant guider jusqu'à sa chambre, après avoir fait un ou deux signes à ses soldats. Au vu de la tête de Vacares et de Jores, les deux étaient amoureux du pays…

Alexander Hoffman


Alexander fut surpris qu’on leur propose une chambre pour deux. Il ne lui semblait pas avoir dit que les deux dirigeants d’Atlantis étaient ensemble. Non. Il supposa que ce fut Clive le responsable de cette fuite, qui n’avait aucune importance. Il était plutôt content de pouvoir jouir d’une chambre avec Erin, cela était bien plus simple et appréciable. Il était loin de s’imaginer faire le mur pour rejoindre Erin tel un adolescent. Non, il jeta un regard à John, qui s’engouffrait dans les couloirs pour découvrir sa chambre, le colonel, avait été peu bavard, ils étaient aux aguets et un peu dans ses pensées par moment.

La chambre était à l’image du palais, immense et riche. Il s’attarda sur le décor et les détails qui apportent tant de charme et de beauté à l’endroit, avant de poser un regard sur sa compagne… qui était à la hauteur de l’endroit.

« Une colonie galactique ne peut rivaliser avec la royauté. » confirma t’il, avant de s’approcher d’elle et ausculter ce fameux bijoux qu’elle portait autour du cou. Depuis qu’il l’avait vu cela l’intriguait, ce collier qui chutait sur ses omoplates tout en étant une partie intégrante de sa robe.

« J’ai hâte de voir la suite je t’avoue. »

« Depuis le temps que nous y sommes, on aurait au moins pu sortir quelques plantes du jardin botanique. », relativisa Erin avec un bruit de bouche pour confirmer qu’elle était aussi impatiente de voir la suite.
« On demandera à la groupie de John : Marie Escula, d'habiller la cité, cela changerait du bureau du colonel ! » lança Alexander, concentré sur le bijoux dorsale de sa compagne.
« Pourquoi pas, tant qu’elle ne place pas une plante carnivore gigantesque à côté du bureau du Major Frei. », blagua Erin. Alexander pouffa de plus belle.
« Le major apprendra la rigueur à cette plante hostile ! »
« J’ai toute confiance en elle. », s’amusa-t-elle avec un petit rire.

Elle laissait Alexander regarder son collier en se tenant droite, mais elle ne put s’empêcher de lui lancer une petite pique complice : « N’empêche… Tu me regardes tellement avec des yeux de petit coquin qu’ils ont deviné tout de suite que nous étions ensemble. ». Un franc sourire s’étira sur ses lèvres tandis qu’elle cherchait son regard pour se moquer un peu. Pour Erin, c’était sans doute du côté d’Emilia qu’il fallait chercher une coupable, soit qu’elle l’eut entendue de Darren, soit qu’elle l’eut devinée, soit qu’elle l’eut appris lors de son séjour sur la cité qui fut de quelques jours quand même, sachant que les deux administratifs ne se cachaient pas forcément, et que ça devait alimenter certains ragots par moment dans les rangs.

L’anglais releva les yeux sur le regard émeraude de sa compagne, un sourire sur les lèvres d’amusement. « Ou que j’avais très envie de fraternisé avec ma collègue ! » Il laissa ses mains coulisser le long de son dos… mais retenu son geste, consistant à la pousser sur le lit affreusement accueillant et moelleux. Cela pourrait la décoiffer.
« Quelqu’un t’a aidé à mettre ta robe ? Elle m’a l’air aussi facile à mettre que des bas à Caldwell. » Il était bien sur taquin et espérait bien que la jeune femme ait l’image en tête à cet instant.

Erin se rattrapa sur la paume des mains, pouvant apprécier le contact soyeux du lit qui semblait bien confortable. Elle devait reconnaître que la texture des draps changeait de celle qu’on pouvait retrouver sur la cité. Elle ne souhaitait pas s’éparpiller sur la couche et froisser sa robe, aussi fit-elle tout pour ne pas basculer sur le plumard sous l’impulsion d’Alexander. Ce serait quand même sacrément con d’arriver avec une parure vestimentaire de travers.
Elle secoua la tête en se retournant, imaginant très bien la scène, surtout que comme Perrine l’avait aidé, c’était elle qui était à genoux devant l’austère Colonel pour lui enfiler des bas résilles.
« Bien sûr. », commença-t-elle en passant ses mains dans le col de l’anglais pour en éprouver la texture et la finesse. Elle laissa courir la pulpe de ses doigts à l’intérieur de la veste, suivant le repli de cette dernière en la détaillant. « Perrine a eu la délicatesse de m’aider. », précisa-t-elle, préférant ne pas le faire deviner ou l’induire sur une mauvaise piste par jeu.

Alexander se laissa faire, avant de l’aider au besoin à se relever et se mettre droite. Même si l’envie de la chambrer et de l’envoyer sur le lit était forte, il devait contenir ses pulsions primaires d’emmerdeur amoureux, pour qu’elle garde de la prestance. Ils ne sont pas en vacances après tout. « Elle est bien cette Perrine, finalement on va la
garder à notre service.
» il avait prit un air de châtelain avant d'esquisser un sourire d’amusement plus proche de l’enfant fier de sa blague de d’un homme raffiné. Il passa une main sur le cou délicat de sa compagne pour lui déposer un chaste baiser.
« Je constate qu’elle n’a pas tenté de se faire rémunéré. » Vu l’amour qu’avait la française pour le sexe et surtout son attirance assumé et revendiqué haut et fort pour un plan a trois avec les deux RDA, il ne se faisait aucun film sur les blagues ou même les taquineries qu’avait dû dire la jeune femme a Erin. Mais au contraire d’Hanz gros lourd et chieur par excellent, Perrine entrait dans une sphère de jeu et d’amitié qui ne gênait personne.

Erin rigola de la réponse de baron de l’anglais. Si Perrine avait été là, elle serait rentrée dans la danse de la blague pour en rajouter une couche. Elle aurait même pu ajouter des trucs graveleux comme quoi son corps était déjà à leur service, ou une connerie comme ça.
« Ça tu n’en sais rien. », rebondit Erin d’un ton suave, sur la constatation d’Alexander. Trop facile et trop gratuit pour ne pas rebondir.
« Hum ? Tu m’en diras tant... » lui lança t’il sur le même ton velouté en effleurant de la pulpe de ses doigts les épaules nues de sa compagne.
« L’idée ne serait pas pour déplaire à Monsieur ? », rétorqua Erin avec un frisson dont la propagation avait trouvé naissance sur la peau nue de son épaule. Elle s’était un peu plus rapproché d’Alexander dans le même temps.

« Peut-être bien… depuis le temps qu’elle nous fait des promesses... » Il esquissa un rictus charnelle en sentant les fins pico se dresser sur la peau de sa compagne. Il l’attira un peu plus à elle, pour lui déposer d’autres baisers sur la nuque en remontant vers son oreille, avant de s’arrêter net et de lui donne une tape sur ses callipyges.
« Allez hop, on doit être sages a dit tonton Sheppard !» Il s’éloigna d’elle avec un regard tout aussi provocant. Bien entendu cela avait le prix de sa frustration, mais le plaisir d’embêter sa compagne la compensait largement, si ce n’est plus.

Erin émit un petit rire en se laissant éloigner, et rajouta : « Si tonton Sheppard l’a dit alors…. », fit-elle faussement blasée en se remettant dans de meilleures prédispositions, chassant la pointe de frustration qui s’était emparée d’elle. Décidément, ils étaient encore énervés.


CODAGE PAR AMIANTE


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le Mer 8 Mai - 20:11

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John Sheppard
Équipe

"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Pendant ce temps, John avait déposé dans sa chambre ses affaires « dites » encombrantes, comme les armes que les protecteurs avaient pu voir de leurs yeux soulignés de peintures. Il se sentait un peu plus léger et l’arme au fond de son costume, était un peu rassurant. Comme si une arme pouvait rassurer, mais bon, il restait militaire dans l’âme et il avait trop l’habitude de sortir avec tout un faudra sur le dos et sur lui que maintenant… dans un costume au prix du PIB d’un petit pays terrien… il se sentait un peu étrange. Enfin cela dura quelques secondes. Le colonel, regarda sa montre, ils avaient une petite heure pour se reposer ou flâner dans le palais avant la fête… Pour sa part John, comptait ménager un peu son équipe, qui aurait de quoi faire ce soir. Ainsi, il sortit de sa chambre, allant frapper à cette des deux membres du CODIR, pour leur demander s’ils comptaient bouger un peu. Et si cela était le cas, Vacares allait les accompagner. Pour les deux autres, ils avaient un temps de repos, avant les festivités éreintantes d’une floraison en milieu couronné.

Quant à lui, il quitta les deux fouines, pour se dégourdir les jambes, en se rendant dans sa chambre, s’ils avaient pu voir un plan et ce plan indiquait des jardins. Il était curieux de voir à quoi ressemblaient ceux de la famille Eidolas. Au vu de leur culture très « vert » il s’attendait à une explosion de fleur et de beauté, digne des jardins des plus grands châteaux européens. Et en plus, il pourrait repérer un peu mieux les lieux. C’est sur cette optique, qu’il se dirigea vers la sortie.

John eut tout le loisir de se promener où il le souhaitait. De temps à autre, il croisait la route d’un domestique ou d’un garde qui le saluait respectueusement comme s’il était de sang noble avant de reprendre sa route pour travailler. Le jardin était tout aussi fleurie que le reste de la ville, le travail de la flore pour embellir un environnement semblait être une seconde nature chez les gaëlliens. Jadis ces derniers utilisaient leur connaissances pour fondre leurs cités dans le paysage. Aujourd’hui, le Pacte leur donnait la possibilité de rechercher la beauté avant la sécurité et à la vue de tous et ils s’en donnaient à coeur joie. Il régnait une ambiance paisible et sereine, les oiseaux gazouillaient et John croisa à une ou deux reprises des petites biches orzaniennes qui se promenaient. Il appréciait ce paysage calme et sereins, un sourire agréable était sur ses lèvres, alors qu’il déambulait les mains dans les poches de son beau costume. Encore un point négatif, les chaussures en cuires italienne… quelle plaie !

Visuels Jardin
Spoiler:
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Mais tout à coup, un bruissement d’ailes retentit et une ombre gigantesque survola John et lui cacha le soleil quelques secondes. Surpris, l’homme releva la tête vers cette ombre imposante, machinalement, il avait porté sa main vers sa veste, prêt à se saisir d’une arme, s’il était en danger. Le naturel terrien, lui faisait penser à un aigle, ou un quelconque oiseau le survolant, mais celui-ci avait mangé une bonne dose d’OGM pour le couvrir autant. Il chercha du regard la créature. Il eut confirmation de la taille dantesque quand une plume blanche longue comme son bras lui tomba sur la tête… Bon… il avait des méga prédateurs dans le coin ? Peu probable, sinon ils auraient eu des avertissements… et puis dans le palais, c’est un coup à perdre sa reine ça... La prudence, l'amena (car sur pégase ont est jamais trop prudent) à se mettre près d’une arche fleuris aux couleurs pastels. Tout en essayant de trouver ce mystérieux piaf. Il gardant néanmoins la plume, la coinçant sous son premier et second bouton de veste.

Le soldat n’eut guère à attendre car l’oiseau se posa à une dizaine de mètres, près d’une mare. D’un blanc immaculé, immense, majestueux, un grand trait bleu vif semblable à une larme ressortait à la naissance de sa poitrine et venait renforcer la force de son regard bleu roi. Il avait quatre pattes se terminant par des serres et semblait être un savant mélange entre un griffon et une chouette blanche. La créature s’étira avant de plonger la tête dans l’eau et de s’ébrouer en poussant un sifflement satisfait.

John resta muet plusieurs seconde… il avait déjà vu des grands oiseaux, notamment lors de la recherche du second site alpha, il y a de ça… au moins quatre ans… un oiseau qui avait voulu manger le jumper. Mais là, une créature aussi fantastique ! Un mélange de conte et de légende, il était estomaqué. Il n’osa pas se rapprocher, mais il sortit de sa cachette. Il regretta immédiatement de n’avoir pas prit son appareil photo, cela aurait été juste superbe… L’animal était si grand, qu’il était persuadé que deux personnes pouvaient monté sur son dos. En tout cas, la plume constituait le premier souvenir pour sa belle.
L’oiseau sautilla soudain sur place comme s’il s’amusait, à l’instar d’un chat, puis bondit un grand coup dans les airs… pour atterrir non loin de John. Alors seulement il leva la tête vers lui et plongea ses grands yeux bleus dans les siens comme s’il se rendait compte seulement maintenant de la présence du militaire.

Ce comportement le fit sourire, avant de reculer d’un pas, histoire d’avoir une distance de sécurité. Il n’avait pas l’air très farouche...en tout cas son regard bleu impérial était envoûtant...tout en ayant un côté cabotin. Le regard clair de l'homme chassa les environs...personne… Il hésita quelque minute et tendit sa main en avant avec un bruit de langue pour attirer l’animal et jauger de sa réaction. Cependant, il se tenait prêt à retirer sa main, le mec crochu et tranchant, ferait qu’une bouchée de sa main et il ne comptait pas prendre sa retraite aujourd’hui… n'empêche cette honte, après avoir fait tant de guerres et d’actes d’héroïsmes, finir handicapé à vie à cause d’un “griffon des neiges”...
« Hey salut toi…»

L’oiseau pencha la tête pour jauger John avant de regarder sa main avec curiosité et de tendre le cou pour mieux observer ce qui se trouvait à l’intérieur. Lorsqu’il réalisa qu’elle était vide, il recula et poussa un sifflement doublé d’un regard accusateur vers John. Il semblait lui dire « c’est quoi cette arnaque, elle est où ma bouffe ?! ».

Cette réaction le fit rire… bon ils avaient un point commun : la bouffe. Et il mangeait quoi le ventre sur patte ? Sûrement de la viande.
« Navré mon gars, je n’ai rien sur moi de comestible...» (enfin il n’en savait rien si ce fut un mâle ou non… mais c’est les mâles généralement qui pense à la bouffe) Il tourna la tête vers un plante avec un énorme plumeau fluffy dans un buisson épais. Il se demanda si l’animal serait joueur, au vu de son comportement d’avant… faute de bouffe… Il s'approcha du buisson, pour voir s’il n’avait pas l’une des tiges qui pourraient prendre où par hasard qui seraient tombées… Il eut un peu de chance, une était presque cassé, il l’acheva. Un plumeau de 80cm de long… ça rendrait fou Harry ça…. La palme de la plante était d’un blanc cassé et la tige couleur paille…. Il avait vu mieux comme couleur dans ce jardin...cependant cela ferait l’affaire, il l’agita vers l’oiseau.
« Et ça tu aimes ? »
A nouveau, l’oiseau pencha la tête pour tenter de comprendre pourquoi ce deux pâtes agitait une plante et ce qu’il attendait de lui.
John soupira… non cela n’avait pas l’air de marcher… il le lança dans le buisson, se disant que cela était peine perdu, c’est un oiseau après tout.
La créature plissa les yeux, regarda le buisson, puis John, parut réfléchir. Il se tourna vers le buisson duquel le soldat avait coupé sa tige, referma son bec sur un plumeau et l’arracha avant de secouer la tête dans tous les sens pour tenter d’imiter l’atlante.
Ah tiens c’est intéressant ce mimétisme ! John récupéra son plumeau et toucha celui de l’oiseau, comme pour le mettre en garde. L’idée stupide et folleùment drole de faire un “combat” de plumeau “laser” avec un griffon avait germé dans sa tête.
« En garde Luke ! »

L’oiseau donna un coup de tête en réponse au premier coup de John. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais cet humain tentait de communiquer alors il se prêtait au jeu dans l’espoir de mieux comprendre ses attentes.

Bon, le jeu était en cours et John essaya d’initier le gros oiseau à l'escrime version plumette de roseau. Il toucha la tête du griffon avec son jonc, observant la réaction de l’animal. Bon, il devait être domestique… et ils en faisaient quoi les Gaelliens de ce bel animal ? Un animal de compagnie ou une monture ? Si c’est comme un cheval, ça doit être juste le pied de voler avec ! En tout cas, la longue plume était à terre pour ne plus le gêner durant ce combat.
L’animal joua encore un moment avant de se lasser. Il finit par lâcher le baton pour s’ébrouer à nouveau, puis bondit dans les airs pour s’envoler et se percher sur une colonne. John le salua, de la main, comme si l’animal pouvait comprendre, en tout cas, il était plutôt satisfait de cette rencontre. Il était un peu prit au dépourvu au début, mais bon cela était fait. Il avait hâte de le raconter à Natasha qui allait halluciner ! Vraiment l’appareil photo était un gros manque. Au moins, il avait gagner une belle plume, qu’il ajusta un peu mieux, pour l’assortir à son costume… Mais vu sa taille, il en chia pas mal… il décida de la mettre dans son dos et celle-ci sortait à l’arrière comme s’il avait une belle queue ! Cela le fit rire et il décida de la garder ainsi, cela serait le côté “original” qu’aimait tant les Gaëlliens.


Ppp
Soldat Clive


Le jeune soldat savait qu’il ne la trouverait pas à l’entrée de la Porte des Étoiles. Mais il ne savait pas vraiment pourquoi il s’y était tout de même attendu. La cité lui manquait quand même un petit peu. Y être rentré pour faire son rapport, débriefer, puis se rééquiper ne lui avait même pas permis de se poser un peu. Les collègues du D4 lui manquait un peu mais il se trouvait embarqué dans cette aventure au point que le temps filait sans qu’il ne s’en aperçoive vraiment.

La présence de la délégation fit qu’il n’avait pas besoin de jouer les guides. Sur le cheminement des membres éminents de l’expédition, ainsi que son colonel, le militaire s’effaça totalement pour se contenter de son rôle. Il passa une nouvelle fois au contrôle médical, reconnaissant et saluant Jebediah, qui l’ausculta à la hâte.

Darren n’était jamais allé à Bréciliane.
Le fait est que cette ville était belle et vivante. Très rythmée, avec une compartimentation très forte des classes sociales. Mais pour être honnête avec lui-même, c’était surtout la princesse qui faisait le décor. Il avait bien plus apprécié sombrelune et les divers endroits visités avec elle que cette vue qu’il décortiquait comme s’il se trouvait dans un bus de tourisme. C’était vraiment différent.

Le militaire resta pensif et silencieux jusqu’à leur arrivée sur le domaine. Les servants étaient tous aux petits oignons pour les accueillir, ils en jetaient. Pas de doute que ce type d’accueil devait être réservé aussi aux parents Eidolas et au frangin quand ils débarquaient là. Darren fut surpris, et très agréablement d’ailleurs, suite à une comparaison qu’il avait pu faire en venant. Tous ces bourgeois et ces nobles dans la rue qui prenaient cet air pédant et supérieur. Emilia Eidolas était rien de moins qu’une princesse d’une des maisons gouvernant ce monde, ou une bonne part de ces terres, et il n’avait jamais vu ce type de comportement chez elle.

Bien sûr, sa manière de se comporter changeait selon la situation. Elle ne s’adressait pas à lui comme elle s’adresserait à d’autres personnes. Et le coup de son retour avec ses coups de gueule dans son bureau valait le détour. Une vraie furie quand elle s’y mettait. Mais voilà...il découvrait combien elle était modeste et étrangère à tous ces gens. Surement à cause, ou plutôt “grâce”, à son pouvoir empathique.
Dans sa chambre qui tenait plus d’un cagibit qu’autre chose, Darren s’était perché à la fenêtre sur une observation passive alors qu’il laissait courir sa réflexion. Il ne savait pas encore s’il le lui dirait pour la flatter un peu, vu qu’il aimait bien la faire sourire un peu quand il se mettait au compliment, ou s’il garderait ça pour lui.

Son regard était alors attiré par une silhouette qu’il reconnu assez tardivement. Son officier était sorti dans le jardin. C’était peut-être une bonne idée que d’aller le rejoindre. Le temps qu’il descende les escaliers, Darren tomba sur le vieux majordome de la famille qu’il salua agréablement. Il en profita pour lui demander où se trouvait “son altesse”, pour éviter de la nommer par son prénom, et apprit avec une certaine tristesse qu’elle se trouvait déjà sur les lieux de festivités.
Pour s’amuser à elle chopper les pourris qui lui voulaient du mal, Darren avait longuement insisté pour être auprès d’elle.

Le temps de sortir pour rejoindre Sheppard, le militaire capta une scène tout à fait inattendue. Et c’en était à un point qu’il se demanda s’il n’était tout bonnement pas en train de rêver. Pas la peine de les déranger, il resterait à l’écart, mais il reconnaissait parfaitement les signes atypique du Nifgaar. Avec un sourire espiègle, Darren s’arma de son hollow. Il tenait en bracelet autour de son poignet droit, sobre et passe partout. Il arrivait plus ou moins à s’en servir et il récolta une magnifique image de Sheppard en train de se disputer au combat de branche avec l’animal. L’un en face de l’autre, chacun sa branche, le cliché était du tonnerre.

Clive organisa son envoi à destination de la princesse et lui écrivit : //Tu fais déjà un conquis !//
Puis il lui envoya le cliché avec un sourire aux lèvres.

Darren attendit patiemment que le jeu se termine pour ne pas brusquer le Nifgaar. Il le connaissait suffisamment pour savoir que sa douceur pouvait également cacher une colère qu’il ne valait mieux pas déclencher. Quand il monta sur cette colonne et que son officier semblait lui faire ses adieux, Darren trouva que c’était le bon moment et le rejoignit.
«C’est Léo, mon colonel.»
Il le fixa, perché sur sa colonne, et admira sa taille.
«La monture d’Emilia. Un sacré loustic.»

John ne s’attendait pas à être observé, du moins à voir une autre personne ici. Tout lui avait semblé vide dans le palais, sauf les quelques servent passants ici et là, très occupés. Ainsi, il sursauta légèrement, quand il entendit la voix de Darren, nommant le griffon. Le colonel, était un peu déçu du patronyme du bel animal perché sur cette colonne. Léo, ça semble trop simple pas assez classe…enfin peut-être que dans leur imaginaire ou langue originel, cela en jette ! Après tout, il l’avait surnommé « Luke » et hors du contexte ce n’est pas fantastique.
« Leur monture ? Vraiment, cette planète est mille fois plus classe que la nôtre… » conclut John. Heureusement que les Gaélliens n’avaient pas à visiter la Terre.
« Oh, on a aussi nos avantages, vous savez. On leur fout la mine avec notre chocolat, ils en seraient dingues. »
Cette réflexion fit sourire John.
« Vous marquez un point ! » son regard finit par se détacher de la colonne portant son oiseau. « Durant votre séjour, vous avez fait un tour dessus ? »
« Une ballade que je ne suis pas prêt d’oublier. Mais faut faire gaffe, chef. J’ai demandé à la princesse de me catapulter sur Léo, il a bien failli me faire sauter la tête d’un coup de griffe. Vaut mieux pas tenter sa chance quand sa maîtresse n’est pas dans le coin. »
« Rien que pour une chevauchée dans le nuages je prendrait le risque de perdre ma tête. » dit-il un peu songeur, il adorait voler, sinon il n’aurait pas été pilote de l’AIR Force, sont plus grand rêve et complètement impossible était d’avoir des ailes pour s’envoler dans les nuages… sentir la liberté dans un monde inatteignable par soit-même. Il avait adoré la chute libre pour cette sensation… et là, sur pareil animal, il devait bien reconnaître qu’il était très tenté de faire les yeux doux à cette princesse pour obtenir un tour de manège “Léonifiant” !

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le Mer 8 Mai - 20:54

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Emilia Zeïn’ Eidolas
John-Clive

"Alex-Erin-Emilia"
PARTIE 2 : FLORAISON

Chronologie : 18 août




Une fois l’heure arrivée, le petit groupe fut invité à reprendre la route pour rejoindre la château de la Triarche. Varys leur demanda de laisser leurs armes trop voyantes dans les chambres, leur expliquant qu’elles seraient confisquées à l’entrée de la fête dans le cas contraire.
Le château accueillait certaines grandes festivités du genre dans l’année et, le reste du temps, était voué à de l’administratif. Il s’agissait d’un lieu de rencontre neutre où chaque gaëllien était le bienvenue quelque soit son royaume d’origine et pouvait être entendu.

Le château était en parti fortifié et placé en hauteur de telle sorte qu’il était possible d’observer toute une partie de la ville depuis ses contreforts. Pour l’occasion, de vastes draperies tombantes affichaient les blasons de chaque maisons Zeïn. Ces immenses bannières flottaient lentement sous les vents en caressant la pierre et embellissant de leurs couleurs les remparts.

Une fois passée les grandes barrières de l’entrée et la longue file d’attente ou des gardes veillaient à contrôler l’identité de chaque individu qui se présentait, les atlantes furent invités à remonter une grande allée en pente qui déboucha sur un immense jardin. L’allée se poursuivait, cernée de part et d’autre par de grandes colonnades à l’instar de la Grèce antique (d’ailleurs l’allure générale des lieux rappelait un peu ce temps là), et menait vers une grande arche marquant l’une des portes d’entrées du château. De la musique s’échappait de cette direction, l’on aurait dit une sorte de balade irlandaise.

Fidèle à l’étiquette. Un orchestre parfaitement chorégraphié se déplaçait le long de ces jardins avec des tenues richements colorées. Ils allaient vers les différentes groupes, les différents lieux de ce jardin, en faisant parfois des arrêts. En apercevant les invités de la Maison Eidolas, ils formèrent une haie d’honneur au gré du rythme de leur musique.

Certains invités prenaient la direction de la salle de bal, d’autres se dispersaient dans le jardin. Ce dernier semblait contourner la bâtisse de telle sorte qu’il n’était pas possible d’en voir le bout. L’on devinait une sorte de grande serre arrondie un peu plus loin qui avait des allures de conte de fées tant la décoration avait été travaillée. Partout, les plantes étaient exploitées à leur plein potentiel pour embellir les lieux.

Des bancs étaient installés à différents endroits et, plus loin, une fontaine glougloutait tranquillement. Des serviteurs circulaient, portant des plateaux de boisson et de nourriture et en offrait à qui en voulait. Ces propositions s’accompagnaient régulièrement de voeux respectueux et de saluts presque dansés. De nombreux arbres – les mêmes que ceux qui avaient été décorés en ville – poussaient de ci et là. Leurs grosses fleurs n’avaient pas encore éclos.
L’on pouvait apercevoir des gardes armés, certains patrouillaient, d’autres restaient fixes et surveillaient les allers et venus. Il semblait que certains accès avaient été interdit par des obstacles verdoyant. Là où l’on aurait placé de vulgaires barrières sur Terre, ces portes et escaliers inutiles pour les festivités se trouvaient obstrués par des lierres grimpants, des brises-vues fleuris et de grandes plantes.

Les invités étaient tous richement vêtus et parés de leurs plus beaux atours. La mode masculine ressemblait beaucoup à l’époque victorienne anglaise mais certains sortaient du lot avec des tenues plus fantaisistes. Les femmes appréciaient les vêtements moulants et très transparents pour certains ou les robes de princesse. Les gaëlliens ne semblaient pas avoir de complexe pour montrer leurs corps. Déjà, quelques oeillades intéressées s’échangeaient. Certains avaient déjà commencé à faire la cour tandis que d’autres s’observaient à distance. Des groupes déjà formés parlaient affaires, renommée, gloire et spéculaient sur les futures unions. Le tout entrecoupés d’observations jalouse ou émerveillées de quelques femmes cheminant par là.
C’était sans compter sur les coupes de cheveux et maquillages digne des films futuristes ou encore des modifications génétiques que certains avaient apporté à leur corps. Un homme avec des yeux de reptiles et quelques écailles apparentes sur les mains passa tout près d’Erin et disparu dans la salle de bal.

C’est alors qu’une ombre gigantesque que John et Darren connaissait bien passa au dessus d’eux. Le première classe se fendit d’un sourire complice et leva une main au ciel, certain que son salut modeste serait perçu malgré la hauteur. Un bel oiseau d’une taille impressionnante plana un moment dans la zone avant d’aller se poser plus loin sur les contreforts depuis lesquels il se mit à épier la rue en contrebas.

Varys se tourna vers le groupe et les invita à choisir où ils souhaitaient aller.

------------- Indications :

=> A l’intérieur, la température est meilleure, le buffet est plus important il y a fort à parier que des invités gaëlliens prestigieux s’y trouvent. Vous pouvez également profiter de la musique et danser. Vous devinez que c’est ici que se tiendra la fameuse présentation/concours une demi heure plus tard où chaque famille royale mettra en avant une découverte qu’elle estime majeure.

=> Sous la serre, la température est également meilleure, le cadre enchanteur. Des invités y ont trouvé refuge pour discuter plus tranquillement tout en profitant de la vue extérieure.

=> Le jardin contourne le palais. Vous pouvez vous rapprocher des contrefort et profiter de la vue sur la ville en contre-bas, observer les préparatifs des festivités. Vous pouvez également étudier les plantes et les décorations gaëllienne, tenter de vous rapprocher de l’immense oiseau… ou faire des rencontres inattendues.

=> Un peu à l’écart, un crieur public fait les annonces ordonnées par les élites. Certains déclarent leur arrivée imminente, d’autres des retards pardonnés par leur élection inéluctable de meilleure maison de la Floraison. Vous verrez parfois quelques piécettes glisser dans la poche de cet homme qui se met ensuite à murmurer aux oreilles des intéressés.


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le Jeu 9 Mai - 16:03

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John Sheppard
Équipe

"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


John Sheppard


John se détacha du groupe pour s’aventurer dans la salle de bal. A l’instar de tout ce qu’il avait pu voir jusqu’à présent, cet espace avait été aménagé pour être au plus près de la nature tout en apportant le confort et l’élégance dont raffolaient tant les nobles fortunés gaëlliens. Le pan d’un mur était constitué d’eau et de poissons colorés tandis qu’un autre était couvert de végétaux grimpants du même bleu roi que celui des arbres près de la Porte. Les lieux étaient très éclairés, l’endroit avait été pensé de manière ergonomique afin que les fenêtres laissent passer un maximum de luminosité dans une optique de limiter les dépenses énergétiques. Ce problème était pris très au sérieux par les gaëlliens qui ne voyaient pas seulement l’impact sur l’environnement. Ils étaient limités dans la production d’énergie à cause de la surveillance des wraiths, ce qui les obligeaient à chercher des compensations par tous les moyens possible.

La salle de bal était spacieuse et semblait communiquer avec une autre pièce de belle taille où avait été installée une estrade et des chaises. La zone principale comportait un petit orchestre ainsi qu’un choeur qui avait amorcé un air lyrique qui aurait pu rappeler la musique celtique terrienne. Un grand buffet avait été disposé sur des tables tout en longueur et des domestiques habillés de manière élégante étaient affairés à servir ceux qui en faisaient la demande. Plus loin, d’autres tables et des chaises étaient disposées et certains shayens s’y étaient installés pour manger plus confortablement. Dans cet espace, une longue table comportant dix chaises toutes alignées semblait dominer les autres ainsi que le reste de la salle en hauteur. Si John avait bien appris sa leçon, il pouvait en déduire qu’il s’agissait de la place réservée aux Sept monarques ainsi qu’à la Triarche.

Deux larges escaliers recouvert de tapis rouges conduisaient vers un étage supérieur. C’était d’ailleurs une couleur très présente dans les environs, sureprésentées dans les teintures accrochées aux murs. Après tout, le rouge était la couleur rattachée à la Triarche, les trois seuls individus de l’Empire ayant la légitimité politique pour s’opposer au Conseil des Sept.

En observant les environs, John pu d’ailleurs apercevoir un homme et une femme d’un certain âge vêtu de cette couleur. Ils étaient tous les deux plongés dans une discussion avec quelques individus qui se pressaient autour d’eux.

Alors que John se rendait au buffet et et se faisait servir à boire et/ou à manger, une voix retentit tout près. Claire, féminine, aux tonalités agréables.

« Voici un visage qui m’est étranger ! »

Elle n’avait guère plus de trente-cinq ans. Brune, les cheveux ondulés lui tombant sur la poitrine, elle portait une robe bustier bleu qui mettait en valeur sa silhouette. Son style était d’une grande simplicité à côté de certains autres, pourtant cela n’éclipsait en rien sa beauté et son charme. Son visage était affable, souriant, elle paraissait très intéressée par l’homme à qui elle venait d’adresser la parole. Elle tenait un verre de vin rempli à moitié et le porta à ses lèvres avant de jauger John du regard.

« Ces évènements ne manquent pas de charme pour les rencontre que l’on peut y faire. Permettez que je vous tienne compagnie quelques instants ? »

Spoiler:
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Bon, il n'avait pas à tortiller, les Gaélliens étaient quand même les pros de l'environnement. Il aurait surement pleins de bonnes idées à prendre pour la terre. Après tout, les voyages intergalactiques ne sont pas là que pour l'aventure et ramener des technologies pour botter le cul des vilains… pleins de bonnes choses pouvaient en sortir, comme des soins, de nouveaux droits, une nouvelle civilisation qui se gorge de tout ce qu'elle voit. Bien, voilà qu'il fait comme les deux RDA à penser aussi loin et surtout à construire un monde plus saint. Dans un sens, la cité d'Atlantis, était bien le seul endroit terrien, où il faisait bon vivre avec des discriminations bien plus basses que sur terre. Dans un sens, ils étaient tous chanceux d'être les premiers terriens à pouvoir changer de cultures et d'en faire une nouvelle.
En tout cas, la salle de bal était véritablement somptueuse et les plantes étaient à son goût, ce qui la rendait encore plus belle. Car quand on regardait bien autour, ce qui composait cet endroit, il avait que des personnes mondaines, des personnes avec qui John n'aurait que peu d'atome crochu… il se sentait toujours ridicule dans son costume sur mesure… Il avait de la place là où il fallait sans que ça se voit… oui, il parlait bien de son entre jambe, qui n'avait pas à convenir d'un duel important : pencher à droit ou à gauche… il était droitier, donc monsieur allait à droite et le costume avait été fait pour que quoiqu'il arrive d'émouvant, personne ne puisse voir un plie déformé. La joie des costumes sur mesure et John comprenait maintenant, pourquoi Alexander lui avait posé cette étrange question à son retour. Enfin c'est un petit détail, appréciable, car il n'avait pas de gêne sur la couture du milieu.
Bref, il pensait véritablement à tout sauf à l'important là. Mais, il devait reconnaître qu'il était bien plus confortable que son uniforme… et cela était presque déroutant pour le militaire qu'il est.

En avançant vers la seconde salle, où se trouvait l'espace supra VIP… cela n'était pas sa préoccupation numéro 1, même s'il passa quelque seconde à observer l'endroit et la disposition du lieu. Surtout les deux personnes en rouge…avec leur fan club. Cela lui rappelait les films sur les rois de France : lécher le plus amoureusement les sandales du roi afin d'avoir des avantages. Il voyait cela ainsi et cela ne devait pas être trop loin de la vérité. John se déplaça vers le buffet garni… Il décida de ne pas commencer par de l'alcool, officieusement, il était en mission et il voulait être alerte pour intervenir au cas où. Il préféra alors, un jus de fruit… il choisit le plus original qu'il avait dans le lot, une couleur violacé qui n'était pas du tout avenante, mais l'odeur l'encouragea à faire ce choix. Il repartit même avec une petite assiette composée de mets « incontournables » du pays. Une demande qu'il avait faite au serveur. Content de ses emplettes, il comptait bien se repaître dans un coin : près de l'un de ces murs incroyables d'eau et de poisson ? Ou bien sur l'un des sièges moelleux et divinement confortable ? Son cœur balançait entre le nombre important d'endroit à tester et à savourer.

Cependant, il n'eut pas le temps de se décider, il fut hélé par une voix féminine. Il se tourna toisant la jeune femme en face de lui. Plutôt belle, elle était loin des tenues extravagantes qu'il avait pu croiser jusqu'alors. Enfin une personne avec des goûts simples et sans prétentions ? Peut-être bien. Par mimétisme empathique et surtout pas son naturel bienveillant, il lui offrit un rictus tout aussi affable.

« Que si vous me dites, en échange, de quoi est composé mon assiette. » enchaîna t'il avec une touche d'humour typique de sa personne. « Colonel, John Sheppard, responsable militaire Lantien. » pour accompagner sa présentation, il coinça son verre avec sa main contenant son assiette et mima le geste respectueux qu'avait transmis Emilia au RDA et qui bien entendu avait transmis au colonel. Pour bien, faire il aurait pu parler un peu lantien, mais ça…. Mise à part dire de trois mots pour faire bon genre, il ne savait pas le parler. Et puis, il avait un accent à chier, l'accent bien américain qui colle à la peau et qui donnait des fous rires à ses profs de langues étrangères. Cela lui fit étrange de se présenter en tant que “lantien”, pour lui les lantiens étaient justement les “anciens”... mais bon, il fallait taire le mot atlante.

La jeune femme le regarda mimer le geste et acquiesça d’un air approbateur. Il était difficile d’interprêter son sourire et son regard : il semblait qu’il y avait un peu de moquerie… ou bien était-elle simplement sensible à son humour ? En tout cas elle ne répondit pas au geste de John, se contentant de garder les épaules hautes et la tête bien droite. Elle avait ce petit quelque chose dans les yeux qui semblait dire qu’elle était satisfaite d’être ici à cet instant, que cette rencontre lui plaisait. Peut-être n’était-elle pas insensible au charme de John ?

« - Ravie de faire votre connaissance, John. Je présume que vous n’être pas originaire d’Orzan, » affirma t-elle avant de jeter un oeil à son assiette. Cette chose ici, dit-elle en indiquant une met coloré, C’est du lapios farcie, une viande très fine. Assortie à un verre de vin, le goût en devient divin ! déclara t-elle en le gratifiant d’un clin d’oeil. Ici, c’est une purée d’ikosar cuisiné avec quelques épices. Le goût est sucré mais relevé lorsque vous n’avez pas l’habitude des choses piquantes.

Elle continua à lui décrire une par une les choses qui se trouvaient dans son assiette, comme promis. De manière général, les gaëlliens aimaient les épices et les cuisinaient à toutes les sauces. Il n’était pas rare de tomber sur des plats très piquants.

-Et pour finir, je présume à la couleur que ce qui se trouve dans votre verre est du jus de baie de nuit. Une boisson acidulée, très rafraîchissante.

Elle laissa planer quelques secondes avant d'enchaîner :

-Vous n’avez dû guère avoir le temps de beaucoup visiter Bréciliane. Ce que vous voyez vous plait ?

John ne porta pas ombrage au sourire un peu incertain de la jeune femme, au contraire, il considéra cela comme étant un acte d'amusement de la jeune femme. Il ne chercha pas plus loin, n'étant pas vraiment observateur du genre humain, autre que de belles formes arrondies… cependant, il se demanda s'il avait bien mimé le geste de politesse vu la non-réaction de sa partenaire, il venait à se demander si finalement cette jolie jeune femme n'était pas justement d'une élite qui s'estimait au-dessus des autres pour ne pas saluer. Ou qu'il n'avait pas fait le bon. Bref, il ne s'en formalisa pas, il se fichait bien qu'on lui rende un salut auquel il ignorait la grande partie des significations profondes. Tant que lui, il est courtois et qu'il ne fait pas d'impair, il en était content.

Le militaire confirma d'un hochement de tête qu'il n'était pas d'Orzan, elle devait le savoir vu sa dégaine et surtout son questionnement légitime sur ce qu'il comptait bien mettre dans son ventre. Et puis, elle avait dit cela avec une telle affirmation que lui confirmer serait de trop. En tout cas, il écouta la description de chaque met, cela ne l'éclairait pas toujours sur ce qu'il allait avoir en bouche, mais elle eut le mérite de lui tirer un portrait complet (avec des mots inconnus) de chaque mets. Le fait que cela soit épicé ne le dérangeait pas vraiment, il aimait bien cela. Même si bon, il devait quand même avouer que la bouchée de velouté d'Ikosar et d'une plante était particulièrement forte en goût, arrachant les papilles de l'homme.

« Merci bien… » dit-il remarquant qu’elle ne s’était toujours pas présentée. Il n’eut pas le temps d’en dire plus, qu’elle enchaîna quelques secondes plus tard (le temps qu’il boive une gorgée de baie de nuit pour faire passer le feu dans sa bouche).
« Et bien, oui. Il serait difficile de dire le contraire quand la visite se limite au chemin pour venir au palais, les jardins et cette somptueuse salle. » il regarda la jeune femme quelques instants « Et comment vous nommez vous ? »

-Pourquoi s’encombrer de pompeuses convenances si l’on peut rendre ce moment plus croustillant ? Trouvez mon nom, je ne vous donnerai que la première lettre : un K ! répondit-elle en souriant. Ce petit jeu avait l’air de l’amuser.

Une devinette ? John était mitigé intérieurement même si le petit jeu était agréable. Il ne trouverait jamais son patronyme, ils n’ont pas les mêmes bases sur ce point. Déjà que trouver des prénoms asiatiques c’est une plaie alors extraterrestre…Il serait bien tenté de lui demander ce qu’il gagnerait (en cas de chance extrême…) s’il trouvait son prénom… mais cela rentrerait dans un autre registre, celui de la drague. Alors il s’abstenue de toutes remarques à ce sujet.
« J’ai le droit à combien d’essai ? »
-Autant que vous voudrez pour les cinq prochaines minutes.
« Kalista ? Kimberley ? Kaya ? Koriana ? » lança t’il a tout hasard avec un sourire espiègle sur les lèvres.
-Pas mal… le premier notamment est...

Elle s’interrompit brusquement en voyant débarquer un adolescent. De type asiatique, il devait avoir 14 ou 15 ans. Loin de faire comme les autres et de passer par la porte, le garçon venait de traverser un mur comme s’il n’existait pas. A l’instar des autres Exceptions, le jeune homme était marqué sur sa main droite. Ceux qui virent l’action se mirent à applaudir et à pousser quelques exclamations. L’adolescent afficha alors un grand sourire et agita les bras pour encourager le phénomène tout en se mettant à courir vers les tables pour les traverser littéralement les unes après les autres tout en jonglant entre les personnes installées. Sa petite démonstration eut l’air de plaire et les gens firent du bruit pour qu’il continue.
-Ah, les enfants, soupira la jeune femme qui accompagnait John. Le regard qu’elle posait sur l’adolescent était néanmoins doux.

Le colonel attendait la suite, surtout que Kimberley semblait lui plaire ? Un nom bien américain et souvent associé aux belles blondes sans cervelles dans les films. Mais bon, si toutes les Kimberley étaient bêtes comme leurs pieds, tous les Donald seraient de futurs dictateurs ! En tout cas, il ne sut la suite, un jeune adolescent eut l’envie d’attirer l'attention vers lui avec un tour de magie… ou plutôt il se prenait pour casper. John haussa un sourcil étonné. Parfois, il se disait qu’il devait être un peu blasé des choses bizarres, comme il en voyait beaucoup depuis qu’il avait quitté la terre. Il n’émit aucune réaction plus surjoué qu’un simple étonnement, concluant que les dons des exceptions n’étaient pas que de jouer avec des objets dans les airs, mais variés. Bref, des X-men. En avaient‘ils qui savait voler ? si c’est le cas, il allait crever de jalousie…

« Il faut que jeunesse se passe. Mais avec des dons hors du commun, il n’est pas surprenant qu’il l’utilise pour récolter un peu d’admiration. » Il l’aurait fait lui aussi… Mais il devait souligner que McKay n’avait jamais passé les murs de cette manière quand ils étaient proche de l’ascension.
-Naturellement, il est exceptionnel, confirma la jeune femme qui s’étonna du calme avec lequel son voisin avait réagi à cette démonstration imprévue.
« Il y a combien d'Exceptions ? » Vu le don délicat de la jeune femme, il se demandait si elle n’avait pas un lien avec lui… un lien de sang.
-Suffisamment pour faire la différence. Vous comprendrez que leur nombre est une information que nous ne pouvons pas ébruiter pour leur sécurité. Mais vous avez de la chance, la Floraison est une occasion où plusieurs d’entre eux se réunissent. Vous aurez peut-être l’occasion de profiter de leurs talents.

Dommage cette information aurait été utile. Il n’insista pas, il allait les compter en parcourant la soirée cela serait une bonne base. En tout cas, il se demanda si certain embrassait une carrière militaire, rien que le mec fantôme pouvait être un sacré atout dans une guerre ou même dans un vaisseau ruche… cela la ramena a un souvenir peu agréable, quand il avait rencontré les jumeaux Lays et surtout le premier morphéa… être fantomatique aurait été bien pour passer à travers les murs organiques. Il frissonna légèrement, décidant de passer outre cette pensée en toisant la jeune femme.
« Oui. » Oui ils se réunissent ici pour divertir les grands et se faire surement un nom dans cette grande elite. « Quel statut ont ils chez vous ? Ils ont des privilèges ? Peuvent t’ils faire n’importe quel métier ? »
- Les Êtres d’Exception sont des guides. Ils sont souvent idolatrés. Ce sont les enfants de l’Empire, ils doivent obéir aux lois mais n’ont aucune obligation de prêter allégeance à un souverain. Les plus puissantes familles s’arrachent leurs faveurs dans l’espoir de contracter un mariage. Les Exceptions née tarkis sont anoblis et n’ont plus à se préoccuper de leur situation matérielle. En contrepartie, nous leur demandons une présence à certaines occasions comme celle ci. Chacun d’eux est libre de choisir le métier de son choix, s’ils souhaitent travailler.

Elle marqua pour laisser John réagir avant de demander :

-Avez-vous déjà croisé la route de ce genre d’entité ?

En somment-ils pouvaient se « vendre » à la famille la plus généreuse pour leurs situations. Cela ne devait pas être un statut enviable au final. Avoir des superpouvoirs qui vous donne la liberté, mais qui vous donne aussi une horde de fans qui ne s'intéresse à vous que pour votre « don » … ils doivent être bien seuls, surtout ces fameux Tarkis. John était persuadé que même avec cette nouvelle noblesse ils ne seront que des Exceptions « bas de gamme » car non nobles. On ne retire pas ce genre d'avis d'un coup de baguette magique. Comme sa première petite copine, pas assez « bien » pour son père… elle était juste issue d'une famille modeste et il était hors de question qu'une simple Smith soit avec un Sheppard. Bon, cela n'avait pas duré très longtemps, un amour de jeunesse qui aurait pu continuer un peu plus sans la pression et le mépris paternel. Enfin bref, il se contenta d'hocher la tête.
« Hum… » Il avait rencontré bien plus que de simple « Exceptions » mais leur version ancienne… sans parler des myriades de personne enfermé dans ce monde à faire l'ascension, où il était resté de nombreux mois… Il ne fallait pas en dire trop non plus.
« On peut dire ça. » dit-il simplement, le mot entité lui semblait bien surfait pour décrire des personnes qui ont voué leur existence à rejoindre leur divinité ou un modelé de vie. Quand on voit ce que son certain ancien, ça brise un peu le mythe.

- Vraiment ? Où donc ? s’étonna son interlocutrice. Il n’était pas courant de trouver des êtres magiques en dehors d’Orzan. L’information valait son pesant d’or.
John ne pouvait pas révéler cette information a une parfaite inconnue; il lui fit un sourire espiègle avant de se pencher vers elle et lui dire : « Si je vous le dit je serais contraint de vous tuer... » Une petite boutade. De toute manière il pouvait très bien parler d’Emilia.
- Cela doit être rudement secret alors ! répondit la dame avec un léger sourire qui laissait difficilement paraître le sentiment qui l’habitait.

Une femme bien mystérieuse, il ne savait pas vraiment si elle avait goûté à son humour en jouant la sérieuse ou bien non.
« Eh bien Kimberley, nous en étions où de cette charade de prénom ? » lança John de son ton d’éternelle enfant. « Ah oui vous allez justement me dire quelque chose à propos de ce prénom. »
- Kimberley ? Je crains que vous ne soyez dans l’erreu...
Elle fut interrompu par l’arrivée soudaine d’un serviteur qui prit la parole après avoir marqué une belle révérence doublé du geste habituel que John avait lui même fait.

- Votre majesté, Landra est arrivée.

- Ah, enfin ! s’exclama la voisine de John soulagée. Elle congédia le servant d’un geste de la main avant de se tourner vers l’atlante.
- On dirait que notre petit jeu prend fin ici. Permettez donc que je me présente avant de vous quitter. Je suis Kali Zeïn’ Asygar, souveraine d’Avelorn et Concilière de l’Empire gaëllien.

Bien entendu qu’il se doutait qu’elle ne se nomme pas ainsi, il la taquinait gentiment pour espérer avoir son identité … et finalement, la circonstance donna que sa majesté dû dévoiler sa véritable identité sous le regard surprit de John. Une reine, rien que ça…Il avait le chic pour tomber sur les belles femmes de pouvoir. Et ce statut expliquait pourquoi, elle n’avait pas répondu à son petit geste, cela était donc un « du »… une tête couronné vraiment...il avait fait fort. Remarque cela coulait de sens après tout.
« Eh bien, enchanté. Je dois vous nommez comment ? » dit-il simplement avant de suivre rapidement le serviteur des yeux. Après tout, il ne se voyait pas dire majesté a quelqu’un qui ne le gouvernait pas. N’empêche, il avait été bien familier juste avant… il espérait n’avoir pas fait de faux pas diplomatique.

– J’ai été avertie que votre peuple n’était pas coutumier de la royauté. Les titres ne manquent pas : « votre majesté, votre grâce, ma Dame, Concilière… ». Mais si vous voulez donner dans l’intime vous pouvez m’appeler Kali zein’ je vous y autorise, dit-elle avec des yeux rieurs. Elle prenait plaisir à cette conversation tout comme à tester la personnalité de cet étranger maladroit dans cet environnement royal. C’était rafraichissement et amusant, qui sait ce qu’elle pourrait obtenir de lui ou de ses semblables sur la durée ? Et puis, il avait de jolies yeux, ce qui ne faisait qu’ajouter au charme de cet échange.

En réponse John lui fit un grand sourire absolument ravi. Oui, il n’y tenait pas vraiment aux titres de noblesses. Surtout que lui, n’était pas du genre à prendre ses titres de haut officier comme cela. Et puis soyons clair, il n’a jamais été coutumier d’être là-dedans, il a toujours été plutôt direct et “intime” avec ses supérieurs si on peut dire cela ainsi.
« Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’en suis ravi ! » t’il taquin.

– Je le vois dans vos yeux, dit-elle avec un petit rire. Très jolis soit dit en passant.

John lui rendit bien volontiers son rire, il suffisait généralement de voir ses prunelles pour savoir ses émotions, un vrai livre ouvert. Cela avait un avantage certain pour les autres, même pour lui mais parfois cela le desservait que trop bien. Quand au compliment sur ses yeux, il eut un petit rictus au coin des lèvres, venant d’un peuple qui peut s’autoriser toutes les excentricités, même se parer d’écaille, cela était assez flatteur. Vive le naturel dirons-nous. Il venu à se demander si cette reine avait aussi modifié quelques aspects de son physique plutôt appréciable. Elle respirait un air naturel et loin d’être travaillé pour faire ressortir de manière artificielle sa beauté. Quand on regardait autour et Kali, elle était la plus « simple ». Et cette simplicité était bien plus agréable aux yeux du colonel. Il lui retournerait bien un compliment, mais cela lui paraissait trop étrange. On n’en fait pas un, pour avoir à votre tour une flatterie. Même s’il pouvait rebondir sur ses long cheveux soyeux et bouclé qui était selon lui, la touche la plus éclatante de son physique. Un détail tout simple qui met en valeur qu’un peu plus le reste. Faut dire que John aimait tous les petits détails d’une personne, comme le fait qu’il adorait les fossettes rondes et remontées de Natasha quand elle riait, ou même la courbure de sa bouche formant un cœur quand elle lui souriait.
« Merci » Il répondit assez vite sur la suite :

« La fin des devinettes mais aussi de votre présence. Vous semblez attendre la présence d’une autre personne. »
– Vous n’êtes pas sans savoir que les jeux ne sont plus que l’affaire de quelques minutes. J’aurai été bien ennuyée que mon sujet de présentation ait du retard.
Cela intrigua le colonel qui esquissa un arc de cercle avec son sourcil droit.
« Une exception méconnue ? »
– Cela ne serait plus une surprise si je vous la dévoilai maintenant. Patience…
« Ah… je suis plus homme à en faire qu'à attendre… j’ai toujours cherché à savoir en avance mes cadeaux de Noël... » dit-il plaisantin. Comme toujours, il devait faire une remarque sur sa culture oubliant que l’autre en fac n’était pas Atlante.
– Je ne connais pas ce “Noël”, répondit Kali.
« Ah oui, c’est vrai. Alors, c’est une fête où on s’offre des cadeaux. C’est une fête religieuse catholique, commémorant le jour de naissance du fils de dieu. Enfin pour faire simple, on s’offre pleins de cadeaux, surtout aux enfants, qui croient à un être fantastique : le père noël. Et que s’ils ont été sages cette année ils auront des cadeaux. » john eut un sourire amusé « Une manière de garantir la paix, les quelques mois avant Noël de la part de nos adorables marmots ! » dit-il ironiquement.
Une fête religieuse tiens… Kali songea qu’il lui faudrait creuser davantage là-dessus. Non pas qu’elle s’intéresse aux religions étrangères mais elle savait à quel point les croyances d’un peuple pouvait influencer leur perception du monde. Pour pouvoir avoir de l’influence sur eux, il lui fallait bien connaître leurs rites et coutumes.

– C’est une religion partagée par tous ? Elle plissa les yeux et ajouta d’un air malicieux : – Et vous, vous avez été sage ?

L’heure tournait, elle allait devoir mettre un terme à cet échange. C’était bien dommage.

« Non. Nous avons plusieurs religions ou non religion. » Dit-il avant de ricaner « Ah votre avis ? »
– Non religions ? demanda Kali d’un air perplexe.
« Toutes les croyances, ne sont pas autour de dieux, ça peut être sur la natures… ou simplement, croire au destin ou ne croire en rien. »

Elle acquiesça puis réfléchit à la seconde question.
– J’ignore si nous donnons le même sens au mot sagesse chez vous et chez nous, répondit elle en riant. Je vais hélas devoir vous quitter. J’espère que nous aurons le plaisir de poursuivre cette conversation plus tard.
« Je l’espère aussi.» renchérit John, il était un peu déçu de ne pas continuer a parler avec la reine, une agréable rencontre il aurait bien aimé en apprendre un peu plus. Mais bon, elle avait une présentation à faire. Le colonel, avait entre temps fini la majorité de ses mets et il regagnant le buffet, pour voir s’il trouvait les deux RDA. De son côté, Kali disparu dans la seconde salle servant pour la future représentation.


CODAGE PAR AMIANTE

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    Colonel John Sheppard
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le Lun 27 Mai - 20:22

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Darren Clive
John-Clive

"Alex-Erin-Emilia"
PARTIE 2 : FLORAISON

Chronologie : 18 août



Avoir vu Léo passer au-dessus de leurs têtes signait l’arrivée d’Emilia.
Le soldat ne voulait louper ça pour rien au monde. C’était quelque chose de la voir débarquer sur le dos de cette créature et, avec ce qu’il savait de la procédure pour voler, elle serait surement dans sa tenue badass. Il avait une raison particulière de la rejoindre et, pourquoi pas, passer une caresse à Léo au passage. Le griffon était sympa même s’il sentait qu’il ne fallait pas trop le chercher. L’occasion ne s’était pas présenté au domaine avec Sheppard.

Son désir de rencontrer la princesse était pleinement intéressé. Un petit projet qu’ils avaient déjà évoqué il y a quelques jours, au bords de cette rivière, et dans le bar : Emilia allait sonder les inviter pour trouver celui qui lui voulait du mal. Potentiellement le type qui aurait pu lui mettre un contrat sur la tête. Son offre tenait toujours même si la présence des membres du CODIR, ainsi que de son colonel, le freinait un peu dans ses ardeurs. Mais concernant ce dernier, il était presque sûr qu’il comprendrait (ce qui ne voulait pas nécessairement dire que Darren échapperait à la douche).

Le soldat quitta le reste du groupe après leur avoir fait signe puis il se dirigea au piffomètre pour atteindre les remparts. Il essayait de se rendre vers l’endroit supposé où son amie aurait pu atterrir. Il tenta de se faire discret, innocent même, en croisant quelques gardes qui le dévisagèrent. Être déguisé en Gaëllien l’aidait pas mal. Hélas, il pouvait d’ores et déjà oublier d’être spectateur de l'atterrissage vu le temps qu’il mettait à atteindre la position. Mais apercevoir le griffon avait au moins le mérite d’affirmer que son sens de l’orientation n’était pas définitivement moisi.
Si l’oiseau était là, sa cavalière le serait forcément aussi.

Clive longea donc la muraille en regardant parfois au-dessus des crénelures, impressionné par le paysage et l’impression de puissance majestueuse que procurait cette altitude, puis il regarda vers l’avant. La jeune femme n’était pas seule...Darren s’arrêta, intrigué, et observa la scène tout en rejoignant le griffon qui se perchait non loin.
« Et ben Léo ? Tu t’es fait abandonner ?... » Lâcha-t-il machinalement tout en observant la scène.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] était arrivée bien plus tôt que les autres invités pour revoir les détails de la présentation. Comme les autres Maisons, elle misait gros sur cet évènement. Peu importait que les Eidolas remportent ou non le prix, tout ce qui comptait était d’attirer le regard sur son projet pour motiver des investisseurs et des clients. Sa reine lui avait fait un grand honneur en choisissant de mettre en lumière l’une de ses affaires cette année. Cela faisait des cycles qu’ils travaillent pour parfaire les détails et elle savait que sa mère avait continué sans elle lorsqu’elle l’avait cru morte. Une preuve que la Main de Fer d’Arcadie croyait en ce projet. Puisqu’elle était de retour, elle allait participer à la présentation comme c’était initialement prévue.

En début d’après-midi, elle reçu un message de confirmation de Varys pour lui confirmer que ses invités étaient bien arrivés au domaine, puis un second quelques temps plus tard de Darren qui lui envoyait une photo de Léo en train de jouer avec un inconnu. Cette image la fit sourire.

-« Qui est-ce ? » répondit Emilia sur son hollow.
Sa réponse arriva rapidement.
« Ton billet pour rendre visite à l’Ancienne, très chère ! »
-« Le fameux colonel Sheppard ? J’ai intérêt à rentrer dans ses bonnes grâces alors. »
« Le charmant sourire dont tu as le secret suffira. Il en est très friand mon chef... »

Une fois les préparatifs terminés, Emilia décida d’aller faire un tour dans le jardin. Elle n’avait pas mis les pieds à Bréciliane depuis des cycles, c’était un vrai plaisir de renouer avec les magnifiques espaces vert de la Triarche. Cet endroit avait été créé pour en mettre plein la vue aux visiteurs et faisait généralement forte impression aux étrangers.
Mais alors qu’elle se rapprochait des contreforts pour admirer la vue, elle se retrouva soudain nez à nez avec [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Sa bonne humeur s’envola comme à chaque fois qu’elle croisait cet homme. Brun, typé, il était jeune et elle l’avait jadis trouvé charmant mais ce temps était révolu. Cassian était l’une des Exceptions les plus convoités des zeïns car il possédait un don rare et infiniment précieux : celui de prédire l’avenir.

Ce terme était techniquement inexacte. Cassian pouvait prévoir les probabilités de manière surnaturelle et entrevoir grâce à elles les chemins les plus susceptibles de se dessiner dans le futur. Ce dernier se modifiait en permanence au gré des choix des uns et des autres, mais le talent de Cassian lui permettait d’être un acteur actif de ces changements. Aujourd’hui, il vendait très chèrement ses conseils mais ceux qui pouvaient se payer ses services possédaient indiscutablement un avantage tactique sur leurs opposants.

Emilia et lui avaient été proches l’un de l’autre jadis, à tel point qu’ils s’étaient fiancés pour le plus grand bonheur de leur famille. Et puis tout avait déraillé, leur relation s’était tellement ternies qu’ils ne pouvaient désormais plus se croiser sans avoir envie de se sauter à la gorge.
Ils se regardèrent un instant de cet air dur et froid qui ponctuait désormais chacun de leur échange, puis l’homme fit un geste pour s’en aller. Elle le retint.

-Attends !

Cassian se tourna avec un air agacé et l’interrogea du regard. Avec son pouvoir, Emilia sentait toute sa méprise sans qu’il ait besoin de l’exprimer. Apparemment, sa mort présumée et son retour miraculé n’avait pas changé la perception qu’il avait d’elle.

-L’avais-tu compris ? Savais-tu que j’étais vivante pendant tout ce temps ?

Cela faisait un moment que la princesse s’interrogeait sur ce point. Avec son pouvoir, Cassian aurait pu parfaitement prédire son retour et en déduire qu’elle était en vie. Mais il n’avait alerté personne et Emilia se posait cette terrible question : avait-il sciemment tue la vérité ou ignorait-il tout de sa situation?

Un sourire en coin naquit sur les lèvres de l’homme mais rien ne changea en lui. Emilia ne capta ni colère, ni angoisse ni remord… rien qui aurait pu l’aiguiller vers une réponse plutôt qu’une autre. Il n’y avait que cet air provocateur sur son visage qui lui donnait envie de lui coller son poing dans la figure.

Dans son dos, elle sentit peser le regard de Léo sur elle. Elle avait pourtant laissé l’oiseau au domaine mais en sentant la présence de Darren à distance, elle se fit l’hypothèse que le nifgar dernier avait dû suivre les atlantes jusque là. Après tout il avait eut l’air de bien s’entendre avec ce Sheppard et il connaissait plutôt bien Darren maintenant.
Perché sur le muret, Léo posa ses grands yeux bleus sur Darren et parut le sonder du regard.


Le soldat considérait la scène qui se jouait un peu plus loin devant lui. Il ne se sentait pas l’âme d’un comportementaliste mais il lui semblait que son amie n’avait pas l’air bien à l’aise face à ce type. D’ailleurs, il affichait une de ces tronches celui-là, c’était bien la première fois qu’il voyait quelqu’un jouer l’insolence devant elle dans ce Pays. Curieux.
« Mate un peu ça...il va y avoir du spectacle ! »
Darren quitta le Nifgar pour s’avancer vers eux. Pendant qu’il grignotait les derniers mètres, il remarqua la tenue de la jeune femme et s’interrogea sur sa venue. Elle n’avait pas les cuissardes avec l’appareillage pour monter sur Léo. Est-ce qu’il aurait fait un signe pour rien quand il avait vu le griffon les survoler ?
Peu importe. Il se sentait l’âme assez audacieuse et téméraire. Il avait même l’envie de s’incruster dans l’échange histoire de voir s’il allait devoir le pendre aux remparts par les pieds pour lui faire cracher le morceau d’un quelconque secret.
Emilia le sentit approcher bien avant de le voir et elle maudit intérieurement ce mauvais timing. Il allait être difficile de tenir la conversation qu’elle aurait voulu avoir si l’atlante débarquait maintenant. Hélas, elle ne pouvait pas lui crier de faire demi-tour.
« Vos invités sont arrivés, votre altesse... » fit-il d’une voix assurée, et un brin provocante, en déboulant dans ce charmant moment.
Il ne s’était pas trompé. Il y avait un truc même s’il ne savait pas encore quoi.
« On dirait bien qu’ils n’attendent plus que vous. »
-Fort bien, répondit la belle sans lâcher Cassian du regard. Puis elle finit par se détourner pour laisser le soldat entrer dans son champ de vision.

Darren sonda le guguss qui était plutôt sportif, belle gueule, de quoi faire tourner les têtes pour la soirée. Il laissa courir son regard quelques secondes mais ne remarqua pas le signe sur sa main. Impossible de savoir si c’était un Shay ou un Zeïn. Mais vu qu’Emilia ne l’avait pas renvoyé al patrès à coup de feu de Draconys, ça devait probablement être une tête de l’élite…
Il était bien content d’être habillé en Gaëllien. Le jeune homme comptait taire son appartenance aux Atlantes et, hypothétiquement, affilié à un bon vieux tarki des familles.
« Bonjour. Je suis Clive. »
« -Je sais, » répondit Cassian en toisant Darren comme s’il avait affaire à un insecte. Puis il posa les yeux sur la princesse. « L’interrogatoire est terminé ? Bien. »

Et il entreprit de se détourner pour marcher en direction de la salle de bal.
« Il semblerait pas... » répondit Clive qui se sentait un poil démarré par son dédain.
Il levait un sourcil tout en se demandant quel problème pouvait bien avoir ce type. Il savait qu’il s’appelait Clive et il voulait fuir l’interrogatoire de son amie ? Nannnn.
Le soldat regarda derrière lui. Il n’y avait pas de gardes, ça pourrait être intéressant de le ramener par la peau du cul façon “dis merci à la dame !” mais...le Codir et Sheppard étaient dans le coin.
Emilia devait forcément capter son envie et il tourna un regard interrogateur dans sa direction. Elle lui fit “non” de la tête. Agresser une Exception le jour de la Floraison risquait de compromettre toute forme d’alliance possible entre Atlantis et son peuple. Et puis ce ne serait peut-être pas justifié...
-Allons rejoindre tes gouverneurs.
Emilia l’avait tutoyé. Il se demandait si c’est parce qu’il était le seul à vouloir jouer un rôle ou si c’était un accident.
« ...ok ! »
Et il repartit avec elle. Il s’assura rapidement que personne ne les écouterait vu que l’autre clown était parti de son côté.
« Hey ! Franchement. Je pouvais lui faire prendre un peu l’air du haut de ces remparts. La tête en bas, la monnaie en moins...et on laisse Léo le rattraper si ça le botte. » Ironisa-t-il dans l’espoir de détendre un peu son amie.
- J’adorerai voir ça. Mais je préfèrerai éviter que tu finisses la corde au cou.
« Faudrait pouvoir me choper pour ça. » rétorqua Darren.
Il haussa les épaules.
« Tu m’avais pas l’air bien jouasse. C’est qui ce mec ? On dirait qu’il est trèèèèès légèrement complexé. »
- Non pas complexé. Arrogant. Il a des raisons de l’être, tous les zeïns lui mangent dans la main.
« T’es sûre ? Toi tu donnais plutôt l’impression de vouloir la lui arracher. Tu lui as parlé de moi pour qu’il sache mon nom ? »
Darren avait posé la dernière question en étant très loin d’être convaincu. Mais en même temps, il ne trouvait aucune autre explication et ça le taraudait ce fameux “je sais !” plein de suffisance. Il était peut-être arrogant mais il avait le mot “emmerde” écrit en plein milieu du pif aussi…
Non… je ne suis pas certaine qu’il le connaissait. Cassian sait beaucoup de chose mais il n’est pas omniscient. Il a peut-être menti.
« Et toi ? Pourquoi tu étais aussi tendue ? »
Parce que… disons que ce n’est pas l’amour fou entre lui et moi.

Darren ricana.
Il alla légèrement plus vite pour couper la route de son amie. Il resta de profil en souriant un peu.
« Tu esquives encore. Je m’habitue plus vite que j’pensais. »
Il termina de se tourner pour lui faire face, Darren se sentait joueur. La fête de la Floraison surement.
« Hé. Tu me raconte et je te donne une info ! Comme ça t’es pas perdante, tu en dis quoi ? »
-Tu es trop curieux Darren.
« Bon d’accord. Je me tais... »
Il laissa couler quelques secondes.
« Mais du coup, tu sauras pas ce qu’on s’est dit sur la cité, c’est dommage... »
-Tu oses faire du chantage à une altesse royale ? demanda t-elle en lui lançant un regard agacé.
« Je propose un marché honnête à une amie. » Répondit simplement Darren tout en reprenant la route. Il fixa les escaliers qui descendaient en contrebas.
« Ca fait pas beaucoup de marches pour se décider ça... »
Puis il les emprunta à reculons, un sourire amusé sur le visage. Il savait que ça l’agaçait puisqu’elle le lui montrait clairement. Mais Darren n’allait pas s'aplatir dès qu’elle avait le compte-tour qui passait au rouge. Il fallait reconnaître qu’il marchait sur des oeufs là, elle pouvait vraiment prendre la mouche. Mais elle ferait quoi dans le pire des cas ?
« Douze...dix...neuuuuuuf. » fit-il en comptant les marches à rebours.

Les informations que Darren lui proposait étaient séduisantes, si tant est qu’il lui donne quelque chose de réellement intéressant. Le problème c’était qu’il voulait se servir de ça pour lui extorquer des éléments qui lui étaient personnels et sa méthode ainsi que son petit air suffisant l’agaçaient prodigieusement. C’était peut-être son égo qui parlait mais ce chantage était de trop.

-Tu parles comme un zeïn… au moins tu n’auras pas de mal à t’acclimater aujourd’hui, fit-elle remarquer d’un air blasé.
« J’vois ça comme un compliment. Si je savais pas parler comme ça, tu m’aurais déjà bouffer tout cru ! » répondit l’homme en reculant sur les dernières marches.
En bon clown, il leva son pied pour le poser à terre, ralentissant le mouvement comme pour matérialiser la “dernière chance”.
- Et tu prends un peu trop plaisir à me tenir tête, soldat...
Il ramena son pied sur la dernière marche.
« C’est vrai ! En même temps, ce n’est pas tous les jours que je suis en position de force. Vu que je sais que mes infos t’intéressent... »
Il cessa de parler alors qu’un couple d’invités quelconques passaient non loin, trop occupé à parler marchandise de Lapis Arcus qu’ils comptaient négocier à un bon prix. Darren les laissa passer en se tenant à carreaux pour finir sa phrase :
« ...c’est le coin pour faire affaire visiblement. Alors tu peux pas m’en vouloir... »
Emilia soupira avant de croiser les bras en profitant de la hauteur que lui offraient les quelques marches d’écart qu’elle avait en plus de lui pour le toiser.

-Formules ta question. Que veux-tu savoir ?

Darren eut un petit temps d’arrêt. Avoir la princesse un peu plus haute avec ses bras croisés et son air peu amène le génait plus qu’il ne l’aurait pensé. Il ne voulait pas quitter cette dernière marche mais, en même temps, il ne voulait pas rester en “bas de l’étage”. Le militaire se décida donc de quitter sa position pour profiter de la largeur de l’escalier, se situer à coté de la jeune femme, pour être à la même hauteur qu’elle.
Il était pas du tout confiant intérieurement mais il essaya de ne pas le montrer. Question de fierté, de toute façon elle l’aurait déjà grillé par empathie.

« J’aimerai que tu me racontes pourquoi ce mec te met les tripes à l’envers, toi, l’Exception qui n’a peur de rien. »
Il lui fit les gros yeux au passage.
« Et sans ta super esquive ! »

Emilia eut un tic, une légère grimace qui trahit le fait que cette question la dérangeait.

– C’est personnel, Darren, et je n’ai pas peur de lui !

L’expression ne lui avait pas échappé et ça le mit un peu plus mal à l’aise. Il aurait aussi pu noter le reste de sa réponse et le fait qu’elle considérait d’emblée qu’il la jugeait. Un truc dans le genre. En réalité, Darren craignait d’être maladroit et tentait de rester focaliser sur le plus important.

« Tu veux dire...plus personnel que d’habitude ? Parce qu’avec les échanges qu’on à déjà eu... »

– Tu me connais depuis une quinzaine de jours à peine…

Emilia laissa planer un silence pour qu’il ait le temps de compléter intérieurement sa phrase, de l’interpréter. Certes, elle lui avait révélé des éléments personnels, mais cela ne signifiait pas qu’ils en étaient au stade d’une totale transparence. Penser le contraire serait bien orgueilleux pour l’un et pour l’autre.
Elle captait son malaise. En dépit de son assurance apparente, il n’était pas confiant.

– Cassian et moi avons été fiancés. C’est un temps lointain et révolu que je ne souhaite pas évoquer.

La première remarque avait le mérite de le remettre proprement à sa place. Darren s’en sentit légèrement vexé dans la mesure où ils ne s’étaient pas simplement contenté de discuter durant ces quinze jours. Une part de lui, néanmoins, savait qu’elle avait parfaitement raison. Peut-être qu’il lui offrait un peu trop facilement sa confiance et qu’il devrait s’échiner à avoir un peu plus de réserve.
Mais finalement, quand la révélation tomba, le jeune homme se sentit profondément stupide.
« Fiancés ?... » S’entendit-il répéter bêtement alors qu’il essayait d’intégrer l'information.
Elle ? Avec le pro de la suffisance et l’arrogance ?
Il connaissait rien des deux jeunes gens, c’est sûr. Mais il était vachement étonné et, surtout, il ne s’attendait pas du tout à ça. Il s’était déjà fait plusieurs hypothèses où il aurait vu son amie lui confier une guéguerre d’entreprise. Ou bien une sale attaque sur son image d’Exception. Ou encore une vieille querelle de famille.
Mais là, il était tellement surpris qu’il ne savait tout bonnement pas ce qu’il pouvait répondre.
« Ah ouais...heu...ok... »
Il secoua la tête en cherchant vainement de quoi meubler ou rebondir. Il s’accrocha à la dernière branche au vol pour éviter de s’écraser dans la plus belle des médiocrités.
« Ben tu sais, on connait ça aussi chez nous. Quand un couple se sépare, généralement, il ne se fait pas de cadeaux. On se dit souvent une citation là-dessus : “La frontière est mince entre l’amour et la haine…” »
Voilà. Il se sentit encore plus con et Darren en sourit, gêné.
Le malaise de Darren s’accentua. Elle s’en était doutée, il n’avait pas prévu ce genre de révélation. Peut-être qu’il comprenait un peu mieux pourquoi elle n’avait pas envie de faire étalage de cette partie de sa vie. Ca ne le regardait tout simplement pas.

– C’est une phrase bien avisée.

Elle ne souriait pas et ne fit rien pour le sortir de cette gêne. Après tout c’était lui qui l’avait voulu, il payait sa curiosité et son insistance.

– Cassian est une Exception. Il était peut-être au courant que j’étais en vie avant mon retour mais je ne peux l’affirmer… je n’ai pas eu le temps de l’interroger.
« Ou j’ai débarqué avant que tu aies eu le temps de le faire. » Déduisit facilement Clive en se rappelant mentalement la scène. « Pourquoi c’est aussi important pour toi ? Tu estimes qu’il aurait dû le dire s’il savait ça ? »
–Les secours auraient pu venir à ma rencontre lorsque j’étais pourchassée par les démons du ciel. Si Cassian a tût la vérité je dois savoir si c’est simplement par haine envers moi et si c’est pour une autre raison…
S’il s’était contenté d’ignorer la chose et cela lui ressemblerait bien ou s’il était de mèche avec la Marche…
Darren se fit à peu près la même remarque. Simplement parce qu’il n’aimait pas trop le type mais aussi parce qu’il avait déjà proposé à son amie de le “questionner”.
« Ben...on peux encore le “rattraper”. Il est peut-être pas trop tard ? »
–Non, ne t’en mêle pas. Il n’y a rien de plus sacré qu’une Exception en Gaëllie, je ne veux pas que ton peuple se fasse remarquer de la pire des manières possibles le premier jour.
« Oui...je comprends. »

Le malaise du soldat passait peu à peu en laissant une étrange empreinte de chaleur en lui. Il remarqua qu’il avait également croisé les bras, comme pour se protéger ou se défendre de ce sentiment alors qu’il était clairement responsable du tout. Darren aurait bien voulu lui dire que l’offre serait encore valable à l’avenir mais il décida de s’arrêter là pour les conneries. Quelques secondes génantes s’étaient alignées et il se racla la gorge.
« Bon...ben...on dirait que c’est mon tour. » dit-il en cherchant comment lui annoncer la nouvelle.
« Ils veulent que je continue. Pour rapporter mon ressenti, des informations. »
Il ajouta en ayant baissé un peu le ton :
« Je leur ai pas parlé de Fidji. Ni de ton radar. Mon rapport leur a plu visiblement...alors ils ont fait de moi comme une sorte de... »
Darren chercha dans sa tête sans trouver de mot adapté.

Emilia chercha à faire le lien entre les sentiments de l’homme et ses propos. Il était en paix avec lui-même, ne ressentait pas ces émotions typiques que l’on trouvait chez ceux qui mentaient. Il disait vrai. La princesse en ressentit de la satisfaction et de la gratitude. Elle l’avait mis à l’épreuve en lui révélant des informations sensibles et il avait brillamment passé son test. Elle pouvait lui faire confiance.
Curieux qu’il choisisse de la protéger elle plutôt que de tout rapporter consciencieusement à ses dirigeants. Ce n’était pas des petites informations pourtant, son empathie pouvait impacter considérablement les relations entre le CODIR atlante et elle, sur leur manière de se comporter en sa présence. Ils étaient vulnérables à son pouvoir et ne pouvaient pas s’en méfier.
Tiens… étais-ce de l’anxiété qu’elle captait chez lui alors qu’il cherchait ses mots ?

– Messager ? Diplomate ? … espion ? proposa t-elle en essayant de comprendre où il voulait en venir.
« Certainement pas !!! » Lâcha-t-il soudainement en entendant le dernier mot. « Nan. Pas messager non plus. Diplomate... »
Il ria légèrement en se rappelant les quelques indélicatesses qu’il avait eu envers son amie.
« Agent de liaison ? » hasarda-t-il finalement en la regardant.
« En gros...on va surement se revoir. Et je leur rapporterai des infos sympa sur la Gaëllie. Du coup j’ai intérêt à vérifier ma copie... »
– Quel genre d’informations souhaitent-ils que tu leur rapporte ?
« Au début, j’me suis dit qu’ils voulaient des secrets plus croustillants. Des trucs qu’on obtient de personnes hauts placées. »
Il coula un regard vers elle. C’était exactement sa personne qui s’en trouvait visée.
« Ca ne m’a pas plu sur le coup. Mais en demandant plus de précisions, j’ai compris qu’ils cherchent surtout à savoir si vous êtes des gens biens. On est déjà tombé sur une vitrine très alléchante et trouver un tas de merde derr... »
Il s’interrompit brusquement. D’autres personnes venaient de passer. C’était aussi la bonne occasion pour reformuler. Il ironisa d’autant plus sur la fin.
« Enfin, pour faire court, j’ai pas besoin d’aller fouiner et de courir leur rapporter que tu as été fiancé avec le “centre d'intérêt de tous les Zeïns”. »
– Et quels critères font, aux yeux des atlantes, qu’un peuple est composé de « mauvaises personnes » ? demanda t-elle d’un air interrogateur. C’était une information particulièrement intéressante. Les différences culturelles pouvaient provoquer des désaccords et des incompréhensions entre des peuples étrangers. C’était une bonne chose de connaître les critères rédhibitoire au développement d’une alliance.

Elle avait noté le passage de certains et leur curiosité à voir une altesse royale se cacher pour parler à ce parfait inconnu. Cela pourrait donner naissance à des rumeurs.
Elle s’en moquait.

Darren, de son côté, n’imaginait pas que cette simple présence à l’écart pouvait causer des rumeurs. Il avait ce côté presque innocent de ne pas connaître le monde élitiste et politique. Sur le moment, il se demanda si Emilia ne lui posait pas cette question et câler justement les relations, pour la future alliance, en dissimulant les cadavres dans le placard. Mais, de son côté, quinze jours lui était suffisant pour savoir que c’était bienveillant. Il pinça des lèvres alors qu’il réfléchissait à la réponse à donner.

« Je peux seulement te répondre avec mon regard de soldat, tu sais. J’dirai...ce qui ne poursuit pas notre idéal. La traite de l’homme par exemple, les comportements criminels, malveillants. Tout ce qui a pour but de nous nuire au final. Faire une alliance pour mieux nous entuber, nous trahir, ce genre de truc. »
Il eut un léger sourire en ajoutant :
« Bref, si vous vendez vos enfants aux Wraiths. Ou que vous leur faites des expériences dès le berceau, c’est pas sûr que les patrons aient la banane en approchant leurs crayons du contrat de mariage... »
[color=#6600FF] – Le concept de crime peut être perçu de manière très différente d’une culture à une autre. Mais nous ne pratiquons pas l’esclavage… Ton peuple considère donc les enfants comme des êtres particulièrement sacrés ? [color]
Darren avait envie de rire. Son amie était en train de le décortiquer, ça l’intéressait à bloc pour conduire sereinement le gratin jusqu’à l’alliance. A moins que ce soit simplement de la curiosité ?
« Comme je t’ai dis, c’est un idéal. Ce sont des innocents quand ils sont aussi jeunes... »
Il haussa les épaules.
« Ce que je voulais souligner c’est surtout si les buts sont communs. Si nos peuples se mettent ensemble pour se protéger les uns les autres, foutre la pile aux Wraiths, qu’on se soutienne sans avoir envie de bouffer l’autre : alors vous n’êtes pas de “mauvaises personnes”. »
Darren sentait le malaise revenir.
« Ce serait plus les chefs qui pourraient expliquer tout ça. Je sais pas si j’utilise les bons mots... »
[color=#6600FF] – J’imagine que l’on ne peut résumer une culture et ses valeurs centrales en quelques minutes. Malheureusement nous n’avons guère le temps d’approfondir le sujet, tes concitoyens doivent nous attendre. Où sont-ils ? [color]
« Peut-être que notre entente, nous deux, ça les inspire plus qu’un long discours. Mais je m’avance peut-être... »
Darren regarda un peu plus loin.
« Ils se sont séparés. Les chefs de la cité sont dans la serre. Mais Sheppard, je sais pas trop. Je l’ai quitté avant pour te voir, je pensais que tu étais sur Léo. »
[color=#6600FF] – J’aurai eu des difficultés à voler dans cette tenue,[color] répondit-elle en souriant.[color=#6600FF] Allons rejoindre tes gouverneurs. Bien que j’ai très envie de faire connaissance avec le colonel Sheppard, la bienséance m’impose d’aller d’abord saluer les plus hauts rangs. [color]
« Ok...j’irai sûrement mater un ou deux plantes, histoire de vous laisser discuter entre quatre yeux. » Répondit Clive tout en souriant.
Il amorça un pas mais se ravisa au tout dernier moment, préférant ouvrit la voie d’un geste poli de la main.
« Votre altesse... » tenta-t-il de joie avec un ton cérémonieux.

La jeune femme acquiesça avec un air princier et prit la tête de la marche. Direction la serre.


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le Mer 26 Juin - 16:37

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Emilia Zeïn’ Eidolas
John-Clive

"Alex-Erin-Emilia"
PARTIE 2 : FLORAISON

Chronologie : 18 août


Du côté d’Alexander et Erin, dans le jardin:

Alors que le groupe se déplaçait d’un pas léger vers la serre que le CODIR avait envie de visiter, Une adolescente sur leur chemin et qui se tenait de profil, admirant un immense buisson de roses blanche, se retourna soudainement et percuta Erin. Les joues de la belle devinrent rouges cramoisie, littéralement, alors qu’elle se confondait en excuses. Chatain, les yeux bleus et une quinzaine d’années tout au plus. La vitesse à laquelle elle avait rougi était trop importante pour que cela soit naturel, tout du moins chez un terrien normal. Les yeux les plus vifs purent cependant noter la présence d’un tatouage bien connu sur sa main droite, le même que celui que portait Emilia : un cercle en spirale, deux ailes et une inscription en Ancien.

Il y avait tellement à voir dans cet endroit que les yeux de l'anglais papillonnaient de part et d'autre de la pièce végétale. Il avait du monde certes, mais dès qu'ils s'approchèrent de la serre, celui-ci semblait plus modeste, au point qu'il aperçut la jeune fille au moment où elle percuta sa bien-aimée. Il fut étonné de ces joues d'un rouge pivoine bien plus marqué que la moyenne, enfin de la moyenne terrienne, peut-être qu'ici cela était différent. L'explication venait peut-être de son tatouage avec un don particulier, comme Emilia et sa télékinésie ? (enfin être une tomate n’était pas enviable). Il n'eut pas le temps de demander plus, elle avait déjà disparue dans toute sa gêne et son regard d'enfant. L'anglais releva les yeux vers sa compagne avec un sourire sardonique sur les lèvres, marque irréfutable d'une taquinerie à venir. Il serait dommage de ne pas relever cette action… et puis étant d’excellente humeur, il ne pouvait pas s'empêcher de lui glisser quelques mots au creux de l’oreille.
« Eh bien ma chère à peine vous mettez un pied dans cet endroit que déjà on vous fait du rentre dedans… »


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le Dim 7 Juil - 16:02

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Alexander Hoffman
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"Zulu"
PARTIE 1 : Fin des vacances = retour à la réalité

Chronologie : 18 août : Arrivé de Clive : 10h00 // Départ pour Orzan : 14h00


Erin Steele


Pour ce qui était des armes, Erin était tranquille. Elle n’en avait pas prises, et de toute façon, elle n’escomptait pas s’en servir, préférant laisser ce soin aux militaires qui accompagnaient la délégation. Erin laissa courir son regard sur les différents endroits qu’ils traversèrent, pour se rendre au château, qu’elle mira avec un œil à la fois attentif et émerveillé. C’était quand même une sacré aventure qui se profilait à l’horizon, et on aurait presque pu se croire dans un Disney avec son château, ses princesses, ses familles de nobles etc.
Tout était fait pour que le faste et le somptueux soient au rendez-vous. Les musiciens, la végétation, l’architecture, tout en mettait plein les mirettes. L’endroit semblait, par endroit, avec ses bancs, sa fontaine, et les plantes, en dehors du temps et du tumulte de la fête. Cela faisait penser à Erin que là était véritablement l’endroit des intrigues de cours, dans l’ambiance feutrée de la végétation et de la paresse déambulatoire de pareil endroit. Même les barrières garantissant l’accès à certains recoins et lieux étaient faites de végétation. Vraiment, ils s’emmerdaient pour que tout soit drapé d’un écrin de verdure assez sympathique. La jeune femme aurait été curieuse de voir pareil accès par lequel la végétation n’aurait pas encore eu le temps de pousser, histoire de voir comment ils procédaient pour le condamner. Ce n’était pas possible qu’ils n’aient pas un système plus simple et moins coûteux pour pareille situation.
Bref quoiqu’il en soit, le cadre était agréable, sécurisant, et prompt à la quiétude festive de la saison. Naturellement, Erin suivit du regard le bonhomme sortit tout droit d’un livre de Hobb, avec ses écailles et ses yeux de reptiles. Alors qu’il s’éclipsait par la salle de balle, son regard se porta sur une femme qui la regardait depuis l’autre côté de l’allée, dame qui portait une coiffe travaillée dans laquelle s’entremêlait ses cheveux avec des fleurs et des tiges vertes en tout genre. Elle soutint son regard quelques secondes avant de s’absorber dans le reste du panorama, surtout que ce dernier vit apparaître dans son décorum bien implanté, un splendide oiseau qui vola au-dessus des convives alors présentes avant d’aller se percher plus loin. Erin le suivit du regard, cherchant encore à savoir si elle devait avoir peur ou bien au contraire, si elle devait être dans une forme d’admiration passive de cette créature.
Erin et Alexander prirent du côté du jardin pour visiter un peu. L’américaine avait envie de profiter encore un peu de l’extérieur, ou tout du moins, de la nature, avant de s’engouffrer dans les méandres des salles, lesquelles seraient tenues par tout le gratin, lequel ne manquerait pas de faire entrer les deux administratifs dans le vif du sujet de la politique. Autant retarder un peu l’échéance et profiter de l’endroit.
La directrice, toujours soucieuse d’observer son environnement, avait vu l’adolescente sans y porter une attention particulière comme elle ne se trouvait pas sur sa route. Cependant, elle n’eut pas le temps de s’écarter que cette dernière, en faisant volteface, lui rentra dedans. Elle se confondit en excuse en prenant une teinte cramoisie au niveau de son visage, Erin baragouinant quelque chose comme « ce n’est rien mademoiselle », et cette jeune femme fila à l’anglaise sans demander son reste. Enfin, il n’y avait pas de mal, et tant que personne ne s’était fait mal, ils étaient quittes pour reprendre leur route. Bien entendu, Alexander releva l’incident en faisant une blague de bon boute en train qu’il était.
« Si seulement avais-je un chevalier servant qui voulait bien prendre les coups à ma place. », soupira Erin en adoptant un langage hautain pour coller à la phrase d’Alexander.
« Il ne fallait pas envoyer Clive s’occuper des jupons de la princesse. » fit’il du tac o tac avec un large sourire angélique.

Après cet épisode, le groupe poursuivit son chemin et pénétra dans la fameuse serre. Il régnait une ambiance apaisante à l’intérieur. Plusieurs bancs étaient disposés de ci et là, certains mieux abrités aux regards grâce à des buissons touffus. Une fontaine surplombée d’une statue d’homme crachait de l’eau dans un bassin abritant des poissons. Des bougies allumées tout autour laissaient entendre que la personne représentée était une figure importante pour les gaëlliens. De temps à autre, une personne s’arrêtait pour allumer une bougie et réciter une prière silencieuse avant de repartir. Des plantes grimpantes s’étaient enroulées aux quatres coins des murs et leurs fleurs répendaient une douce odeur florale.

Un homme passa près des atlantes, il paraissait chercher quelqu’un ou quelque chose. C’est alors qu’il fut intercepté par une autre invitée. La jeune femme paraissait avoir une trentaine d’années, le teint mat, les cheveux sombres, elle était habillée avec élégance. De son côté, l’homme, légèrement plus vieux, portait un costume de qualité moindre. Son apparence et son comportement non verbal se démarquait, il était mal à l’aise. Ils portaient tous les deux une marque sur la main droite, à l’instar d’Emilia.



Spoiler:
(pour avoir une idée de leur tronche: )
Shiren :
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Tobias :
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« -Tu es comme un poisson hors de l’eau, Tobias, un vrai tarki ! » lança la jeune femme.
« -C’est pas mon monde, » répondit l’homme, agacé.
« -Ne sois pas bête, c’est eux qui devraient baisser les yeux devant toi maintenant. Cesse de te comporter comme un inférieur, » rétorqua la brune avec dédain.
« -Fiche moi la paix, Shiren, » soupira l’homme. « -Qu’est-ce que tu me veux ? »
« -C’est rare de te voir à ce genre de mondanité. Je me demandais si tu t’étais découvert une passion soudaine pour les jeux de la Haute. »

Tobias soupira et glissa une main dans ses cheveux.

« -La petite voulait voir sa marraine. »
« -Ah, cette chère Emilia ! Il me semble l’avoir vue en compagnie de mon frère sur le contrefort. »
« -Emilia et Cassian ? Depuis quand ils s’adressent la parole ? »
« -Tu veux dire, comment se fait-il qu’ils ne se soient pas encore entretués ? Trop de témoins, pouffa la jeune femme. Quoi que… »
Tobias parut hésiter un instant avant de répondre :
« -Bon… Et Valerya tu l’aurais pas vu ? »
« -Elle s’est faufilée dehors… une vraie petite souris. Bon écoute… il faut vraiment faire quelque chose pour ton costume. Passe chez moi, je te trouverai quelque chose. »
« - Shiren... » soupira Cassian.
« -Regarde, ça c’est quelqu’un qui sait s’habiller ! » s’exclama t-elle en pointant du doigt Alexander sans aucune discrétion. « Une belle gueule dans un beau costume, c’est comme ça qu’on devient populaire ! »
« - J’ai soif ! » Lâcha l’homme en faisant un brusque demi-tour. Shiren était trop habituée pour se faire surprendre et elle captura d’autant plus vite son poignet pour l’attirer vers le concerné.
« Non ! C’est par là que ça se passe ! »

Alexander Hoffman


Pas besoin d'être une fin observateur (ou de se nommer Sheppard) pour ne pas remarquer la différence d'origine entre les deux vêtements des personnes devant eux. L'homme était tout sauf dans son milieu et semblait vraiment regretter d'avoir accepté cette invitation, au contraire de la jeune femme explosive de beauté et d'une aura qui semblait, à l'anglais enflammée. Et tout comme la jeune fille “percutante”, ils avaient les mêmes tatouages. Les fameux “exceptions” qu'ils ne tardèrent pas à confirmer par leurs dires. Face à Erin, Alexander ne pouvait s'empêcher d'entendre la discussion entre les deux jeunes gens, ils étaient bien trop près. Ainsi, les deux RDA; ne loupaient rien et il fallait dire, que la curiosité poussa Hoffman, à prêter l'oreille, surtout quand la fameuse « Shiren », se mit à évoquer des histoires de famille et la princesse Emilia. Sans surprise dans le monde mondain de la Gaéllie, il avait des rivalités, des histoires vieilles comme le monde et surtout des potins. Et malheureusement ou heureusement, c'est à travers les paroles des autres qu'on peut tâter de l'influence et de la perception qu'à une personne dans son monde. Que ça soit vrai ou non : si on parle de vous, ce n'est jamais pour rien.

En tout cas, il conclut que la petite se nommait surement Valerya et qu'elle avait un lien de sang avec cet homme qui se fichait bien de son apparence, malgré son statut de “supérieur”.
« Tu crois que si on parle ancien, on va nous prendre pour des élites aussi ? » demanda t'il doucement à sa compagne, pour rebondir sur ce qu'ils entendaient avec son ton pince sans rire. En réalité, cela le dérangeait un peu cette histoire d'être supérieur ou bien inférieur. Cela pouvait être surprenant pour un homme qui avait construit son empire financier et vivait dans une forme de luxe, mais il n'oubliait pas d'où il venait et ce qu'il avait dû vivre et faire pour gagner ce confort. Malgré ses airs hautains, il ne l'était pas du tout et il considérait que personne n'avait à être en dessous d’un autre (vive les utopies). Enfin bref, cela lui renvoyait quelques éléments qui lui étaient propres à son passé et à lui même. Il se concentra sur la réponse de sa compagne, pour rebondir au besoin dessus.

Erin Steele


Forcément, Erin ne pouvait qu’entendre les deux jeunes gens discuter. Forcément, en les entendant discuter, et face à la remarque de cette femme sur le costume de l’homme, Erin se surprit à détailler la pièce de vêtement. Certes le costume qu’il portait n’était pas aussi élégant qu’un de ceux d’Alexander, mais elle ne le trouvait pas dénué de classe quand même, malgré sa coupe. Et encore… il fallait être connaisseur pour remarquer réellement les imperfections.
« Aucune idée. Nous aviserons selon la situation et la langue qu’on emploie en s’adressant à nous, non ?», proposa Erin, qui avait bien remarqué les signes sur leurs mains.
« Oui, nous verrons s’il faut faire de la mousse pour embrouiller les esprits ou non. »
« Voilà. », répondit-elle avec un geste positif de la tête.

Alexander Hoffman


Cependant leur échange fut coupé par la discrétion qui ferait pâlir de jalousie Nelly Bricks, de Shiren, pointant sans aucune hésitation Alexander, flattant même son allure histoire de renforcer le mal être de son « ami » qui désirait qu'une chose, s'échapper de ce traquenard à tout prix.

Alexander lui adressa un sourire compatissant, comprenant que l’interaction entre les deux RDA et les deux « Élues » serait inévitable et sujet de comparaison vestimentaires. Même s’il pensait que niveau goût, la personne qui devait être une référence, serait nulle autre qu’Erin avec sa robe alliant élégance et originalité, mais sur ce point, il était tout sauf impartial soyons honnête. Et puis, cet homme n’allait pas porté une robe pour palier son triste costume. Bref, comme toujours les compliments sous n’importe quelle forme, sincère ou non, le rendait peu à l’aise, même si cela ne se voyait guère sur son visage flegmatique.

« Le tatouage fait tout l’habit. Il n’est pas forcément nécessaire d’en faire plus pour le plaisir des autres. » lança l'anglais d'un ton affable soutenant au travers des lignes le jeune homme. Après tout, être une exception, considéré comme un enfant des « dieux », de ces grands sages qui obnubile autant les gaélliens, devraient permettre à cet homme, de ne pas s'encombrer du surplus qui est l'apparence, puisque de base, il les surclasse tous. Mais bon, cela était comme sur terre, l'habit fait toujours le moine. Plus on en met pleins les yeux, plus les autres pensent que votre statut est légitime. Et cela, qu'importe votre véritablement personne, on vous demande de n'être juste qu'une image pour justifier quelque chose ou un manque...

Erin Steele


Erin en pensait pas que la comparaison tomberait sur Alexander. En tout cas, il fallait reconnaître que cette jeune femme avait une certaine forme de caractère pour arguer cela sans connaître les personnes. Au moins ne s’encombrait-elle pas de manières. En tout cas, de ce qu’elle pouvait déduire de la conversation, c’était que ce type était passé dans le camp de la “Haute” récemment, certainement pour une raison ou une autre, et qu’il n’avait pas encore accepté cela.
L’anglais soutint son homologue masculin, et Erin ne pipa mot, trouvant sa réplique pas mal. Elle se contenta de toiser tour à tour la jeune femme et le jeune homme, histoire de voir leurs réactions.

« - Hm… » répondit Tobias en faisant la moue.

Il était divisé entre la reconnaissance qu’il éprouvait envers la fine politesse de cet inconnu que cette idiote de Shiren venait d’apostropher et ce rappel à la marque qu’il portait. Puisqu’il était tatoué il n’avait plus besoin de travailler son image… c’était malheureusement au moins à moitié vrai dans ce monde superficiel. Dès que vous commenciez à manifester un quelconque pouvoir, on vous marquait pour vous rappeler que vous ne vous apparteniez plus et on vous assommait de privilèges. Être différent lui avait au moins permis de retrouver un semblant de vie « normale » lorsqu’il avait été gravement blessé, l’Empire avait veillé à financer ses soins, et il pouvait maintenant aider les autres qui n’avaient pas la chance d’attirer l’attention des « grands ».

Heureusement qu’il pouvait compter sur Shiren pour parler car il n’avait jamais su comment s’adresser aux plus grands de ce monde. Pas de chance, ils étaient tous réunis ici ce soir ou presque.

« – Mais pas du tout, ce n’est pas parce que l’on est un Être Exceptionnel qu’il faut négliger son apparence ! »
Puis le regard de la gaëllienne se posa sur Erin.
« – Magnifique ! Je n’ai jamais vu de telles plumes auparavant. De quel animal proviennent-elles ? »

Pouvait-on changer sa manière de faire juste pour un titre ? voilà ce que ça soulignait au final. Si cet homme, n’avait que faire de son apparence, préférant, au combien plus agréable : ce qu’il est, c’est son choix et il pouvait se le permettre. Au contraire de la majorité des personnes ici présente, il pourrait péter que ça serait un effet miraculeux de son exception. Un privilège de pouvoir rester un peu est même. Mais l’anglais, ne dit rien, observant simplement les deux personnes devant eux.

Erin était de celle qui pensait que l’habit ne faisait pas le moine, mais que ça n’empêchait pas le moine de mettre sa bure convenablement pour ressembler à un moine. Bref, que cela ne faisait pas de mal de bien s’habiller selon les occasions. Elle n’était pas contre des vêtements pratiques à l’esthétisme discutable, mais elle estimait qu’il y avait des moments qui nécessitaient un peu d’attention, par respect pour les autres, et par respect par soi-même. Pour le coup, elle n’aurait pas embêté ce jeune homme avec son allure, puisqu’il avait fait l’effort de paraître bien présentable, mais il fallait croire que ce n’était pas assez pour son amie.
Un sourire naquit sur les lèvres de la dirigeante tandis qu’elle s’entendait répondre :
« Ce sont des plumes de différents animaux lantiens, qui sont retravaillées et colorées pour aboutir à ce résultat. » Le fait que ce soit des plumes rendait le vêtement unique.
Elle laissa ses yeux aux reflets similaires à ceux de sa robe, courir sur la parure de sa vis-à-vis : « Je n’ai rien à vous envier. », ajouta-t-elle, et de faire un léger pas en avant et de se présenter : « Je suis Erin Steele, et voici Alexander Hoffman. », fit-elle en se tournant d’un demi pas pour appuyer ses dires en présentant l’anglais. Qui leur rendit un hochement de tête affable.

« – Lantien ? » s’étonna Shiren qui cherchait dans ses souvenirs pour rattacher ce mot à un concept qu’elle connaissait.
« - Le peuple qui a secouru Emlia Zeïn, » répondit soudain Tobias en regardant les étrangers avec une curiosité nouvelle.
« – Ouaah ! Vous êtes les grands héros dont elle a parlé lors de son allocution alors ! Vous avez du goût pour des étrangers ! » lança la gaëllienne en regardant leurs costumes.

Tobias soupira.

« - Je suis Tobias Nakoya et la bruyante demoiselle là c’est Shiren shay’ Malhel. La Dame Eidolas m’a parlé de vous, je suis heureux de faire votre connaissance, » dit-il en posant ses mains sur son coeur pour mimer le traditionnel geste de manière marqué, signe qu’il les positionne comme d’importante personnes.

« – Hé ! » s’exclama Shiren avec une moue contrariée.

Erin fit fonctionner sa cervelle et reproduisit le signe adéquat en retour, histoire de rester raccord avec ces personnes, personnes qui portaient maintenant un Nom et un Prénom. Forcément, elle s’empourpa un peu quand Shiren qualifia les lantiens de “grands héros”. Néanmoins, Erin était de celle à qui il en fallait plus pour être déstabilisée.
« Heureuse de faire votre connaissance également. », répliqua Erin en opinant du chef tout en affichant un rictus poli face à la petite provocation du jeune homme vis-à-vis de sa comparse à l’élocution bruyante. Elle notait dans un coin de sa tête que Tobias n’avait pas de particule malgré son statut “d’exception”. Tout cela était encore un peu flou pour la jeune femme, mais elle savait que ça allait se décanter rapidement.

Tout comme Erin Alexander fit un geste similaire sans remarquer qu’il était synchro avec sa compagne. L’anglais ne savaient pas trop comment prendre le fait “qu’ils avaient du goût” pour des étrangers. A croire que de tout les aliens qu’ils avaient du voir, les lantiens étaient bien les seuls à avoir un minimum de style. cela était certe un beau compliment venant d'une élite, mais aussi sujet à questionnement sur les autres peuples rencontré. Après, si comme eux, ils avaient côtoyés énormément de peuple “primaire” il fallait dire que le raffinement n’était pas encore à la mode, il est vrai. Le tatouage sur la main, fit aussi penser à Alexander que ses deux personnes devaient sûrement avoir des aptitudes aux même titre qu’Emilia et sa télékinésie. il se demandait bien lesquelles avaient touché une jeune femme “Shay” et un jeune homme sans particule. En tout cas, cette absence confirmait l’origine modeste de cette homme en adéquation avec son mal être et ses vétements de moins bonne facture que ceux de son amie.
« Merci, nous ne pouvons plus nous vanter d’être les plus élégant de la galaxie maintenant. » enchérit Alexander suite aux propos de Shiren, pour rebondir un peu et tâter le terrain de l’humour chez ses deux interlocuteurs. Puis il toisa l’homme. « Enchanté de vous rencontrer. » affirma-t’il.

« – Je pourrai passer la soirée à vous conseiller. » fit Shiren en toisant Erin. « – De belles mèches d’une couleur argenté sur vos cheveux, on étire vos petits yeux amandes et vous feriez des jalouses Orzaniennes ! »
« - Et ça recommence... »
« – Ils sont plus réceptifs que toi. »
« - Ils ne te connaissent pas encore... »

« La seule exception que nous avons rencontré est une princesse. Occupez-vous des postes similaires ou bien vivez-vous de d’autres occupations ? »

Pour Tobias, la diversion était parfaite. Il se racla la gorge et s'apprêtait à répondre. Shiren le prit de vitesse dans le seul but de le provoquer un peu plus.

« - Oh, nous ? Nous avons tellement d’argent que nous n’avons pas besoin de travailler. Et puis des “postes”, c’est pour les gueux, les misérables trainards des champs, n’est-ce pas mon cher ? »
Tobias eut un tic de nervosité au niveau des lèvres. Son visage s’était légèrement empourpré mais il resta calme.

« - J’avais oublié qu’un verre d’eau suffisait à t’aviner. »
« - Oh ! Pauvre miséreux qui mérite tant de louanges...est-ce que je t’aurai vexé ?!? »
« - Je suis dans l’éducation... » fit Tobias pour répondre à Alexander. Une lueur de fierté brilla dans son regard. « - Mon épreuve de rédemption se trouve à côté de moi. Hélas ! »
« - Comment il pourrait en être autrement ? »
Shiren haussa des épaules.
« - J’ai des postes et des occupations. Et vous ? Que faites-vous d’autres à part sauver nos princesses Gaëlliennes ? »

Eh bien Shiren était un moulin à parole en plus de tendre vers un cliché de la haute cours. Celui de la rentière qui trouve dans le travail qu’une activité ennuyante et indigne. Ce qui est pourtant intéressant, même sans besoin vital d’argent, les humains finissent toujours par s’ennuyer. Faire un travail passion est une manière de s’occuper ou de répondre à un autres besoins de la grande pyramide. Un petit rictus se dessina sur les lèvres de l’anglais, tout en assemblant les pièces du premier puzzle social en face de lui. En tout cas, elle ne manquait pas de piquant en rabaissant son collègue qui était en effet issus d’une famille bien moins prestigieuse. Seraient-ils « amis » s’il n’avait pas été touché par son don ? Surement pas… à moins qu’il ait d’autres attrait aux yeux de Shiren.
Le poste de Tobias, intéressait l’anglais qui comptait bien continuer la discussion sur ce chemin, mais une nouvelle fois, miss égocentrique et bavarde continua à attraper les projecteurs pour les braquer sur elle. Soit. Elle ne répondit pas vraiment, ne voulant pas en dire plus ou d’une autre stratégie ou bien, elle n’avait rien. Tout était possible, mais cela étonnerait l’anglais que Shiren n’ai pas « d’occupation » sinon elle s’en serait déjà vanter, elle voulait surement garder un peu de mystères.
« C’est déjà un métier à pleins temps. » ironisat’il avant d'enchaîner « Nous dirigeons Lantia. » dit-il simplement tout en observant un peu les deux autres. « En quoi consiste votre rôle dans l’éducation , vous êtes professeur de bonnes conduites ? » il avait une petite provocation pour Shiren, comme elle était soit disant une épreuve.

Tobias rit de bon coeur.
« - A quelques occasions. Non, plus sérieusement, je me rends disponible pour ceux qui ont le désir de progresser sur la Voie des Sages et je prête une oreille aux nécessiteux. » répondit Tobias avec franchise en se demandant comment ses interlocuteurs allaient réagir. Il était assez habitué aux nobles pour savoir que le fait d’évoquer le don de soi pour aider le peuple les faisait généralement sourire. C’était encore pire quand il précisait qu’il distribuait une belle partie de sa pension à des “gueux” qui crevaient de faim. Quelques rares nobles, les plus croyants d’entre eux, l’encourageaient cependant. De fait, Tobias ne rangeait pas systématiquement tout le monde dans le même panier. Il fallait juste prendre la température pour sonder les valeurs des gens.

C’était décidé pour Erin. Elle n’aimait pas spécialement cette femme. Ok elle semblait sympa de prime abord, mais finalement elle lui était parfaitement antipathique. C’était vraiment l’archétype de la femme pleine de fric qui n’avait jamais connu la débrouille et qui étalait grassement son pognon à la face des autres. Ceci posé, Erin pouvait adapter son comportement, et prendre en compte le fait que cette Shiren lui sortait par les trous de nez, pour ne pas faire un écart involontaire. Le bal des faux culs pouvaient commencer avec entrain. L’homme était plus intéressant, selon ses standards, dans le sens où il semblait plus accessible et plus ouvert d’esprit que son amie. Cela ne voulait pas dire que Shiren ne l’était pas, elle l’était tout autant que lui, mais dans un registre différent, un registre qui ne plaisait pas à l’américaine. C’était comme ça.
Erin offrit un sourire au jeune homme, avant de rebondir : « Je trouve ce métier honorable, et bienveillant. ». Le regard de la RDA glissa imperceptiblement du côté de Shiren, histoire d’observer sa réaction. L’Exception s’était désintéressée de la conversation et semblait fixer un point derrière les atlantes.

Tiens donc, il serait donc un guide pour l’ascension ? Intéressant tout ça. L’anglais venait à se demander si beaucoup de Gaelliens prenaient jusqu’à ce stade ou bien, tout comme les autres humains, cela était de l’ordre de l’exceptionnel. À moins que la voie des sages étaient une manière aussi de se rapprocher des anciens dans l’espoir qu’un jour tous vos efforts vous donne un nouvel aspect. En tout cas, cet homme était quelqu’un de très empathique et sensible à la charité, ce genre de comportement dans la cours des nobles étaient surprenant et appréciable. Enfin, il était presque logique d’y trouver un homme comme lui, surtout venant du bas de la pyramide.
Erin avait traduit son ressentis, oui cela était bienveillant.

« Je rejoins Erin. Comment vivent la classe populaire de cette planète ? » demanda l’anglais, qui y trouvait un grand intérêt, afin d’avoir toute les facettes de ce peuple et de faire une comparaison logique avec le sien et aussi de mieux comprendre le métier de ce jeune homme.
« - C’est à dire ? » L’interrogea Tobias qui avait du mal à saisir la question.

Shiren se désolidarisa soudain du groupe pour aller droit vers un petit attroupement qui s’était formé un peu plus loin. Quelques nobles étaient en train de saluer une blondinette de taille moyenne et son compagnon atlante.

Emilia avait espéré passer inaperçu au moins jusqu’à ce qu’elle puisse aller à la rencontre de ses invités étrangers mais il fallait se rendre à l’évidence, son retour miraculeux et sa première apparition publique allait attirer les curieux toute la soirée. C’était une chance néanmoins qu’il n’y ait pas foule ici, elle devrait rapidement pouvoir rejoindre les objets de son intérêt. Patiente et respectueuse des protocoles, elle rendit son salut à chaque personne qui lui parlait selon son niveau social, présentant parfois Darren ou le laissant parler. Ce petit jeu ne dura cependant pas longtemps car une aura enflammée (littéralement, la température venait d’augmenter d’un cran autour de Shiren et des flamèches crépitaient le long de ses cheveux) s’approcha d’eux et fit reculer les présents.

-- Et voilà la miraculée ! s’exclama la brune avec un sourire chaleureux doublé d’un geste de salutation. La lumière illumine tes pas, princesse.

- Et la Terre-Mère veille sur toi, Shiren, répondit Emilia avec un sourire cordial. J’aurai pensé te trouver dans la salle de réception au milieu du beau monde.

-- Et abandonner Tobias à sa solitude ? En voilà une idée ! ses yeux se tournèrent vers Darren qu’elle détailla avec curiosité. - Qui êtes vous ?

Darren ne pensait vraiment pas qu’il serait resté aussi longtemps à côté de la princesse. Dans son idée, il aurait été à l’écart pour ne pas l’embarrasser de sa présence. C’était logique, dans un endroit pareil, que se poster aux côtés d’une altesse ferait jaser. Il ne s’était peut-être pas méfié des oeillades alors qu’il jouait avec le feu sur les marches des remparts. Mais il s’en rendait compte maintenant. La foule leur était tombé dessus que trop vite. Darren appris deux choses à ce moment là : le visage officiel d’Emilia dans le protocole, comme son intervention devant les médias Gaëlliens. Mais aussi à quel point elle devenait le centre d'intérêt. On ne l’appelait pas “L’Exception” dans son Pays juste pour la frime.

Du coup, Clive se sentit obligé de se surpasser. Il mobilisa tout ce qu’il avait appris, tout ce qu’Emilia avait pu lui expliquer et s’arrangea pour ne pas oublier les particules, les règles de politesse, surtout lorsqu’on s’adressait à lui. Il pensait s’en être plutôt bien sortit, comme sur un niveau de Donkey Kong où le bonhomme parvient au sommet de la pyramide, éreinté, pour y découvrir le boss du Game.

Darren la sentit arriver et après la surprise évidente que ça lui fit, il devina que trop rapidement qu’il s’agissait de Shiren. Celle qu’Emilia ne portait pas spécialement dans son coeur. L’affiche dans le resto...la nana qui se la joue avec les flammes et tout le tromblon...Darren garda le silence avec le regard pétillant du gosse qui rêve de faire une connerie.
Mais Emilia le lui avait dit : ils étaient considérés comme des Dieux ici. Il pouvait même pas pendre l’autre vantard par les pieds pour lui faire cracher le morceau. L’approche de Shiren de cette façon le provoquait au fond des tripes. Pas de doutes, des Exceptions qu’il avait croisé, Emilia était vraiment la meilleure. Surement grâce à son empathie et ça ne faisait que renforcer son attirance à son égard.

Au début, Darren ne répondit pas. Et quand il vit son amie s’en aller sans vraiment comprendre pourquoi, il sentit un énorme “YESSSSSS” toner dans son esprit. Avec l’image du boucher ventripotent couvert de sang se frotter les mains à l’approche d’une nouvelle carcasse à désosser.
Elle n’était plus là...la tentation était si forte…oh et puis tant pis ! Un peu d’humour ne fait pas de mal non ?

« Oh, moi ?!? J’suis juste le type qui s’est paumé. J’ai confondu les portes et je suis arrivé ici. »

Il haussa les épaules tandis que Shiren le considérait en écarquillant les yeux..

« Alors tant que j’y suis, j’accompagne la plus sublime créature de la masse. » fit-il sur une forme de conclusion hâtive. Il ajouta aussitôt : « Sympa le truc des cheveux, on fabrique ça comment ? »

- Un peu d’huile et un briquet et le tour est joué, répondit Shiren avec le même ton moqueur qu’avait employé Darren. Ce petit retour de bâton le fit marrer. Elle marqua ensuite un regard vers Emilia qui s’était éclipsée pour saluer la délégation atlante avant de se tourner à nouveau vers son interlocuteur. Sublime créature… c’est pas faux, conclut-elle en songeant qu’elle avait sûrement affaire à un énième amant. Celui là ne manquait pas de répondant cela dit.
Darren en souria un peu plus mais sans répondre. Il essaya de modérer un peu son petit jeu de provoc pour ne pas se retrouver lui-même pendu par les pieds en haut de la muraille.
Mais faire demi-tour ? Nannnn.
« Je m’appelle Darren. » dit-il finalement. « Et vous Shay Shiren, je reconnais le coup des flammes sur les affiches de vous que j’ai vu dans le coin. Ca a dû en coûter question huile et briquet... »
- Et vous, vous n’êtes pas du coin. La particule vient après le prénom… un atlante ?
« J’y étais presque. » Lâcha-t-il en donnant un coup d’avant bras, signe habituel de frustration. « Bien vu, “Shiren Shay”. Je suis juste Darren l’Atlante, j’utilise pas la particule de là où je viens. J’ai été invité. »
- Oui en effet, je viens de rencontrer vos concitoyens. Vous vous fondez presque dans la masse avec vos vêtements. Je reconnais la patte d’Edna.
« J’ai eu le droit à son attention, oui. La moindre des choses c’est que je m’intéresse à votre pays. C’est pas dur cela dit... »
Il retourna le sujet sur un autre angle.
« Alors. Il vous sert à quoi votre Don ? Militaire, recherche ? »
Darren s’amusa et opta d’un ton plus superflus pour la chambrer.
« La restauration peut-être ? »
- Oh oui, c’est très pratique pour faire cuire de la viande, répondit-elle sur le même ton.
« Puis avec votre contrôle, pas de risque d’incendie comme ça ! »
Il mima l’hésitation.
« Enfin ! A part si le serveur insiste trop sur sa demande d’augmentation ! »
-Oui oui voilà, c’est ça.
Les flammes qui lui avait servi à repousser les gens disparurent peu à peu.
Darren dodelina de la tête, presque déçu de voir les flammes disparaître.
« J’avais entendu dire que vous aviez le caractère de vos flammes. C’est con, j’ai pas réussi à les attiser. Ca m’a fait plaisir de vous rencontrer Shay...enfin...Shiren Shay. »
- Attention Darren-sans-particule, quand on jette trop d’huile sur le feu on finit rôti comme le serveur, se moqua Shiren.
« C’est un bon conseil. Je vais me contenter des affiches alors ! »
- Quelles affiches ?

En d’autres occasions, Darren aurait aimé mener la provocation beaucoup plus loin, juste histoire de voir s’il pouvait faire déclencher les flammes de l’exception comme il l’avait appris sur ces fameuses affiches et les retours qu’il en avait eu à Sombrelune. Et à vrai dire, sa nature l’y aurait mené s’il ne s’était pas rappelé de l’endroit où il se tenait. Le CODIR, Emilia qui l’avait laissé, surement par confiance.
C’est l’incident diplomatique qui le guettait à agir avec Shiren comme il côtoyait Emilia et sa patience.

« Merci pour cet échange d’humour Atlante/Gaëllie. J’apprécie l’attention. » fit-il poliment pour conclure.



CODAGE PAR AMIANTE


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