Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


[MJ31] : Imprévisible

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√ Arrivée le : 09/04/2019
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le Ven 28 Juin - 11:10

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Kyle Hawkins
Kyle Hawkins


//Bien reçu LeadWhite, on bouge//

Alors que la diversion avait commencé à l'heure prévue, chacun des membres de mon équipe sautait dans le trou, où un bruit d'eau se fit entendre à chaque fois que quelqu'un se laissait tomber. Pour ma part, je pris Arès dans mes bras avant de passer à mon tour par le trou dans le plancher, atterrissant dans une eau croupie et nauséabonde. Alors que je me remettais sur mes pieds, je lâchai mon chien qui se mit à nager, luttant pour garder la tête hors de l'eau, rapidement submergé par tous les détritus de la ville qui se trouvaient à la surface. Sans réfléchir, je rattrapai l'animal et le hissai sur mon épaule. Son arrière train y prenait appui, pendant que le reste de son corps reposait sur le sommet de mon sac à dos. Arès était lourd, et ce n'était pas une position confortable pour lui, mais je n'avais pas le choix. Le porter de cette façon me permit d'avoir les mains libres, et lui était au sec.

Une fois que l'obscurité envahit les lieux au moment où Druwie replaça les planches sur le sol, certains villageois décidèrent de lui rendre visite. Il était temps pour nous de bouger, et j'avançai lentement devant les demoiselles, pendant que Marchetti marchait un peu plus loin pour ouvrir la voie. Je n'osai même pas imaginer tout ce qui se trouvait dans l'eau, il valait mieux rester concentré sur l'issue à trouver, et ne pas penser à ce que mon estomac contenait et qui voulait sans aucun doute prendre la poudre d'escampette hors de mon corps.

Arrivés dans une nouvelle salle, notre chemin rencontra celui de drôles et hideuses créatures. Saréa nous expliqua de quoi il s'agissait, et bien que le premier réflexe aurait été de les achever, il fallait bien reconnaître qu'elles n'avaient pas l'air dangereuse du moment qu'on leur fichait la paix. Ecoutant les conseils de la jeune femme, tandis qu'Arès grognait sur mon épaule en regardant les créatures, je me mis à caresser sa tête en lui murmurant quelques paroles calmes pour le tranquilliser. Cela fonctionna vu qu'il cessa de grogner, se contentant de suivre les collecteurs des yeux.

"J'ai une nette préférence pour les rats de chez nous. Au moins, ils sont plus petits et moins effrayants que ces trucs".

« Les huiles prévoyaient d’étudier quelques spécimens. Surtout leurs griffes. Ca taille profond dans le bifteck et ça aurait servi à renforcer vos gilets... »

Stunner toujours en main, je continuai d'avancer avec mon groupe jusqu'à une nouvelle salle, d'où je pus voir à l'autre bout le couloir qui menait vers la sortie de ces fichus tunnels. Mais Orsu marqua l'arrêt, et je levai mon poing pour donner le même ordre aux autres. Le militaire avait-il vu quelque chose ? Alors que je rapprochai de lui, me retrouvant au centre de cette nouvelle salle, le couloir situé en face fut condamné par une grille. Puis, quelque chose se passa, Saréa disparut dans les eaux souillées, entravée par une corde que tirait un groupe de quatre personnes situé plus loin dans un autre couloir, pendant qu'un adolescent utilisait une arbalète contre nous. Il fallait réagir et vite.

"Lame Soeur, Lunienko ! Aidez Saréa !"

Je n'eus pas le temps de dire autre chose que mon chien se mit à aboyer en direction de Marchetti. Au même moment, deux hommes sortirent des eaux, vêtus d'un matériel rudimentaire de plongée, qui se jetèrent sur nous en brandissant des armes contondantes. Arès continua d'aboyer, voulant descendre pour se jeter sur les agresseurs. Mais il s'y résigna car l'eau l'empêcherait de se battre. Mon adversaire était trop proche de moi, il m'était impossible d'utiliser le stunner wraith. Et lorsqu'il leva rapidement sa main non armée dans ma direction, j'eus un très mauvais pressentiment. J'eus juste le temps de protéger mon visage avec mon avant bras, ce qui fit rager le villageois qui m’asséna alors un coup de matraque, me faisant gémir de douleur à cause du coup. Il voulait se battre ? Il allait être servi. Je rangeai rapidement le stunner wraith, avant de me lancer au contact physique de mon adversaire. Celui ci amorça un nouveau geste pour abattre la matraque sur moi, mais je parai son coup en bloquant son bras avec le mien, avant de le frapper au visage avec mon poing libre.

En plein dans le mille. Il recula d’un pas au même moment que le claquement très sec du choc. Mais celui-ci répondit de plus belle en un revers qui m’atteignit au genou, m’obligeant à céder de la distance lorsqu’il prépara sa prochaine attaque. Le poids d’Arès m’handicapait grandement dans mes mouvements, tout comme l’eau. Mais cela changea soudainement lorsqu’un accoup brutal me fit comprendre que mon compagnon venait de sauter de mon dos. Sa gueule se referma sur l’avant-bras armé qui m’aurait atteint une fois de plus au visage et le type hurla à pleins poumons. Les canines perforèrent son épiderme au rythme des grondements assassins et très intimidants d’Arès.

De la douleur mais aussi de la peur puisqu’il ne connaissait pas les chiens. Cet animal inconnu qui lui avait saisi son avant bras et se refusait de le lui rendre. Une diversion profitable pour moi mais également saisissante. Parce que mon ennemi ne se contenta pas de rester les bras ballants. L’arme perdue, il agrippa le pelage humide d’Arès et l’enfonça sous l’eau dans l’espoir de le noyer.

Lorsque mon chien sauta sur mon adversaire pour me protéger, je perdis un peu l'équilibre, me rattrapant de justesse avant de tomber dans l'eau. Quand je retrouvais un bon appui, une rage m'envahit au moment où le combattant était entrain de tenter de noyer mon chien. Une fois sous l'eau, l'animal commença à paniquer, incapable de respirer. Il lâcha prise et essaya de se débattre pour regagner la surface, mais l'ennemi l'en empêchait, en colère, maintenant sa cible sous l'eau. Mon regard sombre se posa sur mon adversaire. Je voulus me jeter sur lui et le frapper encore et encore, mais la situation autour de moi n'était pas brillante. Orsu était toujours au prise avec une véritable armoire à glace, pendant que les deux membres féminines de mon équipe peinaient à libérer Saréa. Etant donné que mon adversaire était occupé avec Arès, j'eus alors l'avantage sur le combat. Sans réfléchir davantage, je m'emparai du stunner wraith, avant de crier :

"LACHE MON CHIEN TOUT DE SUITE, ENFOIRÉ !!!"

Puis j'ouvris le feu sur l'homme pour le plonger dans l'inconscience. Arès ne risquait pas d'être atteint par le rayon vu qu'il était sous l'eau. Puis, alors que mon ennemi tombait en arrière, n'étant plus une menace, je me dirigeai aussitôt vers mon chien qui parvint de lui même à revenir à la surface en gémissant. Je l'attrapai rapidement et le soulevai, pendant que ce dernier secouait la tête pour évacuer l'eau qui ruisselait sur son pelage.

"Ca va aller mon gros, je suis là".

Je le replaçai aussitôt sur mes épaules, ce qui sembla lui convenir vu qu'il se secouait de la tête à la queue, envoyant de l'eau partout. Le corps de mon adversaire inconscient coula comme un poids mort parmi les détritus, et je regardai autour de moi pour analyser la situation, le stunner toujours en main, tout en contactant le Lieutenant Ridding pour l'informer de notre situation et notre retard au rendez vous.

//LeadWhite, ici Werewolf ! On est tombé dans une embuscade. Une demi douzaine de villageois nous attendait//

//Werewolf. Sommes sur site dans quelques minutes, tenez le coup. LoupGris signale l’installation d’un dispositif sur votre vecteur. On va vous libérer la voie, à vous !//

//Bien reçu. Ils ont fermé la grille du couloir qui mène à la sortie. On va essayer de l’ouvrir pour éviter un détour//

//Continuez de rendre compte. Terminé.//

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DC : Rodney McKay - Skyler McAlister - Lyanna
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le Ven 28 Juin - 12:05

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Orsu Marchetti
Orsu Marchetti


/splash/

Orsu sentit l’odeur envahir ses narines et souiller jusqu’à son âme, Quelque soit la civilisation, les canalisations étaient vraiment l’endroit rêvé pour y découvrir toute la saleté inhérente aux races dotées d’un système digestif, ce qui concernait sans doute un bon 90% de l’univers. Les rapports parlaient de formes de vie différentes, mais il fallait avouer que le modèle humanoïde était un bon point de départ. Et dieu que ces égouts là étaient répugnants. Le première classe scrutait les ombres, son pistolet wraith pointé devant lui, fermement vissé dans sa main, il avait juste un peu réajusté son sac et son fusil pour ne pas les faire tremper dans cette fange, en tout cas cela serait un handicap s’il devait faire la moindre observation par la suite, tant que tout ça ne serait pas lavé, il embaumerait à 50 mètres à la ronde. Sans oublier que si sa tenue était bien serrée et waterproof, il était bien plus prévu pour eux de résister à de la pluie qu’à faire trempette et l’eau souillée s’infiltrait dans ses rangers et son bas de treillis, ajoutant à l’odeur l’impression parfaitement charmante de n’avoir aucune protection contre la septicémie inévitable qui les attendait, il faudrait bien plus qu’un douche pour nettoyer ça et Orsu voyait déjà la tête du médecin analysant son bilan sanguin. Fort heureusement il avait l’estomac solide et il avait vu des charniers en Afrique, des égouts n'atteignaient même pas l’horreur de tous ces corps d’hommes, de femmes et d’enfants serrés les uns contre les autres dans un trou avant qu’on ne les tue sans aucune pitié. Les nazis avaient inventés des méthodes très prisées des criminels de guerre. Il se recentra sur la mission.

Avançant en ignorant les maladies qui flottaient dans ces eaux, il priait pour que sa bonne constitution éloigne le plus gros de ce qui flottait ici. Il était prudent, limitant le bruit qu’il faisait en progressant dans l’eau, ils devaient normalement s’attendre à quelques rencontres et il n’aimait pas le silence gênant qui régnait ici. C’était bien trop calme, il scruta les ombres mais il ne percevait que de vagues ombres, on lui avait signalé que les pistolets Wraith se dissipaient au contact de l’eau, encore un magnifique exemple de technologie, inutile donc de tirer pour le moment, il marqua l’arrêt et scruta les environs. C’est alors que les enfers se déchaînèrent. Un cri retentit à l’arrière la voix de Saréa qui s’étouffa dans un splash de mauvais augure, dire qu’il s’était plaint d’en avoir jusqu'aux hanches. Il n’eut pas le temps de profiter de sa bonne fortune qu’un colosse se ruait sur lui, un immense objet à la main. Un nerf de boeuf, réellement ? On en était aux outils de fermier ? Il sembla un bref instant impassible, prenant la mesure de la situation alors qu’un coup le frôlait, il manqua de perdre l’équilibre. Dans cette mélasse, inutile de tenter quoi que ce soit, il ne serait jamais assez rapide pour s’éloigner et l’autre semblait parfaitement à l’aise malgré son gabarit.

- Avà!

Difficile de contenir sa surprise face à la situation, une embuscade ça c’était pas sur le plan de route. Il regarda l’imposant adversaire qui lui faisait face, autant dire qu’il allait se faire massacrer si il essayait d’y aller seul, mais il n’avait aucun renfort sur ce coup, il était à peu près persuadé que les rats locaux se marraient déjà en le ragardant, imaginant le festin qu’ils allaient se faire sur son compte. Saloperies ! Il devait agir vite avant de se prendre une volée digne des plus grands moments. Pour le moment il devait creuser la distance, si lui ne le pouvait pas, il devait forcer son adversaire à le faire, ce dernier avait l’allonge, mais lui était bardé de protections, il rentra le menton pour présenter son casque au coups potentiels et tenta d’attraper l’adversaire pour lui asséner un coup de tête en plein menton. Avec un peu de chance, il allait reculer et lui laisser l’occasion d’aider Kyle et son chien.

Environnement


BONG !!!

Il sentit le nerf de boeuf impacter son casque avec tant de force que le métal fît une bosse. La vibration interne résonna son crâne, ce qui surprit Orsu. Mais cela venait de le préserver d’un coup à assommer un boeuf. D’ailleurs, malgré la maitrise du type, son bâton fit le trajet inverse par la force du contrecoup. Surprise surprise, les militaires sont bien équipés, bien protégés. Au milieu des différents cris entremélés issus du combat, Orsu entendit celui de son adversaire.
Et il sentit d’ailleurs très bien son casque impacter sa tronche.

Le nez n’est pas le seul à être exposé dans ces cas-là.
Dans le feu de l’action et l’incertitude du geste, que ce soit d’un côté et de l’autre, l’impact l’atteignit à la mâchoire. La lèvre supérieure de la brute se pinça entre la coque de métal et ses propres dents pourries avant qu’elle ne claque sévèrement.

Quand Orsu monta son regard sur lui après ce coup de boule bien senti, il le trouva les deux mains sur le visage, tentant fébrilement de retenir sa petite hémorragie. Plus de bâton donc... Ses mains s’écartèrent, laissant au militaire découvrir la belle fente qui lui avait cisaillée la lèvre. Puis la colère reprit le dessus.

« AAAAHHHHHHHHHHHH !!!! »

Le type lui fonça dessus.
La flotte ralentit grandement ses mouvements. Plus de stratégies, pas de cohérence dans l’assaut. L’adversaire se contenta simplement de s’élancer dans sa direction, du peu qu’il pouvait à cause de l’eau, pour chercher à agripper ses hanches comme un rugbyman et l’emporter dans la souillure.

Orsu Marchetti


Orsu sentait son corps basculer, vu le gabarit de son ennemi, inutile de tenter de lutter, mais il pouvait toujours tourner ça à son avantage. Il devait d’abord gagner quelques seconde, une charge frontale nécessitait qu’il prenne appui, son pied droit se mit en arrière pendant que sa jambe gauche se pliait pour opposer le maximum de résistance à sa tentative de tacle. Sa main droite tenait toujours son pistolet Wraith qu’il mit au contact du dos du balèze avant d’appuyer sur la gâchette.

Environnement


Malgré sa réaction, la violence du choc aidé par le poids alourdi de toute cette eau amena Orsu au déséquilibre. Son tir fit mouche en se répartissant sur toute la surface de la tenue mouillée de son adversaire...et de la sienne.

Le contact entre eux au moment du tir les avait atteint tous les deux. Le blast se dissipa un peu à cause de cette forte humidité et les anesthésia simplement de leur sensation. Orsu et l’adversaire se retrouvèrent donc dans un roulé-boulé amorti par un odieu bruit de plongeon. Le type tenta bien une prise pour étrangler le soldat mais il ne connaissait pas cette nouvelle sensation incapacitante. Ses bras glissèrent sur la gorge d’Orsu par faiblesse.

Il voulait à tout prix l’atteindre, à tout prix le battre. La panique était en cause, ce qui le rendait bien moins ordonné. Dans une recherche frénétique, ses doigts accrochèrent un objet qu’il fît émerger des eaux de toutes ses forces. Une bouteille en verre percuta brutalement le casque de Marchetti. La violence du coup brisa l’arme de fortune qui expulsa des bris de verre dans tous les sens. Mais il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Son cri de rage ponctua un coup de pic. Le reste de la bouteille brisée se planta dans la protection de son gilet sans atteindre son torse, le laissant exposé à la contre-attaque de ce dernier.

Orsu Marchetti


Orsu ne sentait plus rien dans ses bras et dans ses jambes, complètement sous le choc, il tenta un bref instant de comprendre la situation qui se rapella à son bon souvenir avec violence. Le première classe observa son vis à vis qui semblait très volontaire dans sa tâche actuelle de tentative de percer un gilet tactique, il ressentait presque de la peine pour le pauvre homme face à lui, il comprenait un peu mieux ce qu'alexander lui avait expliqué sur la planète rouge, les différences et tout le reste. Mais tout ça devait cesser, car allait venir le moment où le balèze comprendrait que son attaque n'avait aucun effet.

Orsu était couvert de l'eau immonde des environs et franchement tout ça commençait à durer, il n'avait jamais été un bon combattant, il n'avait jamais été un guerrier, on pouvait même le juger un peu couard parfois, avec sa mollesse généralisée lors des combats, avec fort peu de conviction mise dans ses assauts. Mais la personne n'allait lui venir en aide, Kyle s'occupait de celui qui tentait de noyer son chien, l'âme et Esfir semblaient de leur côté tout aussi préoccupé, il avait complètement échoué a accomplir quoi que ce soit.

Un profond soupir conclua ses pensées et il considéra le balèze sans la moindre animosité, ce dernier semblait complètement enragé et poussait toujours plus fort, coupant peu à peu la respiration du militaire, sa main droite sorti alors de l'eau souillée, vu l'allonge du mec, inutile de tenter de le frapper, surtout avec la bouteille brisée qui augmentait la distance, mais au moins il avait toujours son stuner, l'arme se colla contre le torse du plongeur et Orsu considéra son adversaire avec pitié l'espace d'un instant avant d'appuyer sur la gâchette. Ce second coup se répartit à nouveau dans la tenue, faisant tituber son adversaire en arrière, mais l'eau restait une bonne protection. Orsu fit donc au plus simple en envoyant la crosse de l'arme frapper le visage du malheureux, chaque impact faisait vibrer son bras engourdi.

Le balèze tomba dans l'eau, rattrapé in extremis par Orsu au niveau du col. Pas de morts.

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le Ven 28 Juin - 13:04

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Zya de Britt
Soeur Lame



Alors que l’on allait partir, la vieille dame passa dans le dos de Lame pour fourrer dans son sac un généreuse part de gâteau qu’elle avait empaqueté dans un papier. Bien que cela agaça la nonne martiale, elle n’en montra rien et se contenta d’un simple signe de tête à l’attention de la vieille personne qui semblait agir par pure bonté d’âme. La jeune femme s’éloigna rapidement laissant Saréa parler avec l’ancienne. Pendant ce temps, l’équipe s’était réunie devant le passage “secret”. Dehors, on pouvait entendre les premières pétarades de diversion. C’était le signal et chacun son tour les membres de l’équipe sautait dans l’obscurité malodorante.

L’atterrissage fut surprenant. Chacun avait de l’eau environ jusqu’aux hanches. Cela allait grandement compliquer la marche, surtout pour ceux qui n’étaient pas habitués aux efforts de ce type. Les appuis aussi étaient quelques peu mouvant à cause de ce qui se cachait sous les immondices qui étaient charriées par les égouts. Une fois tous réunis dans la pénombre de ce couloir, Lame se laissa aller à un coup d’oeil en arrière pour constater que la vieille Druwie était en train de replacer les lattes de son plancher. Peu de temps après s’être mit en marche, on pouvait entendre ce qui se déroulait au-dessus. Des gens tambourinant à une porte, des éclats de voix, puis le bruit sourd des pas martelant le sol de la maison de leur hôte, il était probable que la vieille femme passerait un sale moment si les poursuivants trouvaient le passage secret et les intrus encore présent à proximité.

Alors, la blondinette décida de se mettre en marche de manière déterminée. Rapidement, les bruits s’estompèrent et une sorte de paysage monotone s’installa. Un long couloir avec une faible luminosité qui était bien compensée par les lentille que l’équipe avait dû s'équiper. Pour la première fois, Lame trouva que ce peuple avait fait quelque chose d’extraordinaire avec cette invention. son environnement lui semblait particulièrement clair et elle pouvait même distinguer des mouvements dans les ombres les plus impénétrable. La moniale martiale progressait en queue en compagnie de la technicienne que le sergent lui avait demandé de surveiller et de la fameuse Saréa qu’elle n’appréciait guère. Le groupe déboucha assez rapidement dans une vaste pièce où l’on pouvait apercevoir de manière plus distincte ce qui provoquait les mouvements que Lame avait pu discerner précédemment. Sarea étala sa science en présentant ces étranges animaux comme étant des collecteurs. Inoffensif de prime abord, il fallait simplement les ignorer afin de ne pas déclencher leur hostilité. La nonne martiale se contraint à ne faire que poser sa main sur la garde de son épée toujours au fourreau. En cas de problème, elle pourrait réagir avec plus de célérité.

Même si elle ne disait rien pour le moment, la situation lui pesait. Toute cette eau croupie qui s’infiltrait dans sa tenue écarlate la mettait mal à l’aise. Puis, cela allait demander beaucoup de temps afin de laver correctement ses affaires, temps qu’elle n’aurait probablement pas avant la fin de la mission. A cette idée, Lame fut encore plus contrariée et marmona quelques imprécations dans sa langue à l’encontre des gens de cette planète. Pendant ce temps, l’équipe continuait de progresser vers la sortie de ce trou à rat digne d’un piège. Régulièrement, la jeune femme blonde regardait en arrière comme pour mieux s’assurer qu’il n’y avait personne à leur poursuite ou bien qu’un de ces collecteurs ne tentait pas de venir jouer au curieux. Le groupe s'immobilisa net à l’entrée d’une nouvelle salle qui semblait être la copie conforme quoiqu’un peu plus petite de la précédente avec un tunnel de plus. Ce devait être une des pièces principales des égouts, l’endroit rêvé pour une embuscade. Alors que le chef du groupe avança pour voir ce qui avait fait stoppé l’autre militaire, l’impensable se produisit.

CLANG !!!!

La sortie de secours venait de se voir clore par une grosse herse qui interdisait le passage. Les événements s’enchaînèrent de manière trop bien huilée, car presque simultanément, Saréa se retrouva attirée sous l’eau pendant que l’on entendait des gens hurlait qu’il tenait quelqu’un. Aussitôt, Lame compris que leur guide avait marché dans un piège et que les autres devaient tirer comme des malades pour la ramener à eux. Au même moment, un carreau d’arbalète passa de peu au-dessus de sa tête. Par réflexe, elle dégaina une dague en la tenant de manière défensive afin de tenter de dévier les tirs s’ils se faisaient un peu trop précis. Cela faisait des chose qu’on lui avait apprise au monastère du Givre. Merci Mère Bastion et aux enseignements des autres soeurs. Sans esquisser le moindre geste pour aider la malheureuse Saréa, Lame se rapprocha d’Esfir afin de pouvoir la protéger elle aussi par la même occasion. De leur côté, les deux militaires étaient au prise avec des hommes sortis de nul part. Probablement qu’il avait nagé sous l’eau profitant de la protection visuelle qu’elle offrait. Cela n’empêcha pas le sergent de donner un ordre clair et net aux deux jeunes femmes: celui d’aider Saréa à se sortir de ce mauvais pas. Alors que dans un premier temps, Lame avait fait en sorte qu’Esfir ne se porte pas au secours du guide, elle la laissa attraper cette dernière pour la soutenir dans sa lutte contre les hommes qui tentaient de la traîner jusqu’à eux. Tout en lâchant une bordée de mots fleuri dans sa langue natal Lame dégaina son épée de sa main gauche et commença à attaquer la corde qui était particulièrement solide tout en se tenant prête à parer une attaque de sa main droite armée d’une dague.

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le Ven 28 Juin - 13:21

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Esfir Lunienko
Esfir Lunienko


Lorsque ce fut au tour d’Esfir de se laisser tomber dans leur issue de secours... elle n’avait qu’une envie, aller se livrer aux villageois. Ce “trou” puait tellement ! Mais bon, elle avait bien compris que ce n’était pas l’heure de jouer les chochotte alors elle prit une grande inspiration, se boucha le nez, s'assit au bord de la trappe et donna une petite impulsion pour descendre. La réception fut aussi désagréable qu’elle s’y attendait, humide, puante et gluante.

L’équipe fut bientôt au complet et Soeur Lame et Saréa se mirent de chaque côté de la technicienne alors que Druwie refermait la trappe, les enfermant du même coup dans ces égouts nauséabond.
La jeune russe dut avaler plusieurs fois sa salive pour refluer la bile qui montait dans sa gorge à mesure que son corps était secoué par la nausée, elle finit par respirer par la bouche, seule solution pour éviter que les odeurs d'excréments ne la fasse vomir.
Son attention fut attirée par les bruits de porte et de pas au dessus de leurs têtes, il fallait espérer que la vieille Druwie n’aurait pas d’ennuis.

Esfir posa une main, qu’elle espérait réconfortante sur le bras de Saréa. Elle n’allait pas lui dire que tout irait bien, cela ne servait à rien de lui mentir, mais au moins lui signifiait elle qu’elle n’était pas la seule à s’inquiéter du sort de la vieille femme. Ce geste de compassion était le bienvenu et Saréa le lui fit comprendre silencieusement par une expression de gratitude. Sa façon de la fixer avec exactitude prouvait qu’elle portait également des lentilles.

Ils commencèrent leur cheminement dans ce décors immonde et lugubre. Soeur Lame à sa gauche, Saréa à droite, Orsu parti en éclaireur et Kyle devant elle avec Arès sur les épaules.
Esfir se dit que le pauvre chien ne semblait pas à sa place et bien qu’elle sache qu’il était entraîné pour tout type de situation, elle aurait voulu lui offrir des gratouilles réconfortantes... elle projetait sans doute son propre besoin de réconfort sur l’animal qui restait alerte sur le sac de son maître.

Ils arrivèrent dans une salle avec des couloirs et des grilles ainsi qu’un mécanisme, Esfir en déduisit qu’il devait probablement s’agir d’un système permettant de gérer les flux et potentiellement de baisser ou augmenter le niveau dans un couloir ou un autre, un système rudimentaire mais efficace.
Saréa leur indiqua la présence d’animaux comparable plus ou moins aux rats terrien, jusqu’ici Esfir ne les avait pas remarqué, elle était trop concentrée sur la nausée et la volonté de ne pas trébucher dans cette bouillie infâme. Mais l’une de ces sales bestioles décida de lui montrer de plus près de quoi elle avait l’air. Elle sentit d’abord un mouvement entre ses jambes puis la bestiole sauta sur le mur. La technicienne sursauta et poussa un petit cri aigu qu’elle ne put retenir. La créature sembla l’observer d’un air de défi, rayant la roche de ses griffes. Néanmoins, comme l’avait suggéré Saréa, elle ne demanda pas son reste et s’éloigna dans l’obscurité.

Le sergent partagea avec le groupe son propre point de vue sur ces bestioles

"J'ai une nette préférence pour les rats de chez nous. Au moins, ils sont plus petits et moins effrayants que ces trucs".

"Oui...des rats...c’est mignon...les rats....".

Esfir était encore sous le choc, mais la reprise de la marche l’aida à passer le cap, le seul hic, c’est que maintenant elle croyait voir ces créatures partout. Pour essayer de retrouver un peu de courage.

"Pourquoi faut il que sur cette planète, les vieillards soient si gentils et les animaux si laids".
« Ca va aller... » lui souffla Saréa pour l’encourager. « Il faut penser à un truc sympa pour t’occuper l’esprit. Genre ta dernière fête, ta dernière ballade, ou ta dernière cuite... »
Esfir réussit à esquisser un sourire à ces mots...penser à sa dernière fête ou sa dernière cuite...pourquoi pas.

Ils arrivèrent bientôt dans une nouvelle salle aux dimensions plus petites mais dont l’utilité était la même que la précédente. A peine eurent ils tous mis les pieds dedans que tout s'accélèra soudain. Un grand bruit métallique accompagne la chute de la grille qui bloqua alors le passage vers le couloir principal, ils n’eurent que le temps d’un battement de coeur avant que Saréa ne soit emporté à sa droite dans un bruit de “plouf” glauque à souhait. Des voix un peu plus loin s’enorgueillissait d’avoir pris au piège l’un des leurs.
Instinctivement Esfir voulut se porter à son secours, mais Lame vint se mettre devant elle bloquant en tendant son bras devant elle. La none évita un une flèche alors que le sergent leur ordonna de venir en aide à l’infiltrée.

Lame laissa alors la voie libre à la technicienne qui se rua sur Saréa, essayant tant bien que mal de l’attraper sous les aisselles et la tirer en arrière. Cela l’obligeait à s’enfoncer un peu plus profondément dans l’eau crasseuse et la nausée la repris alors qu’elle faisait des efforts pour essayer de maintenir Saréa contre elle et la tête hors du marasme puant qui les entourait.
Pendant ce temps, soeur Lame essayait de rompre la corde de son épée. Esfir pria pour qu’elle y parvienne rapidement.

Environnement


« SALES B TARDS !!!!!! » Parvint à hurler Saréa, prise de panique, au moment où son visage émergea des flots souillés.
Par instinct de conservation, la jeune femme avait noué ses bras dans ceux d’Esfir, mal assurée, contorsionnée, par cette position loin d’être idéale. La tension contre la corde s’accentua brutalement. C’était à croire que les types d’en face faisaient un concours de force pour ramener tout ce beau monde de leur côté. Le visage de Saréa retomba fatalement sous le niveau de l’eau dans un horrible gargouillement paniqué.
Esfir pouvait sentir par la pression des bras contre les siens l’appel à l’aide qui transitait. Sa peur, sa lutte, pour essayer d’échapper à ces bourreaux elle-aussi. Malheureusement, l’aide limitée de Lame ne suffit pas et un nouveau sursaut de force, avec la corde humide, fit glisser brutalement Saréa de quelques mètres. Elle l’avait pourtant bien entaillée à coups d’épée.
Esfir fût surprise par l’assaut soudain et ripa sur le sol, tombant avec Saréa sous l’eau tandis que cette ancre humaine manqua également d’embarquer soeur Lame.

C’est là que l’arbalétrier fît son opportuniste. En tirant au moment où la nonne était surprise par cette diversion. Le trait vola dans sa direction et elle fit exactement ce qu’elle avait prévu avec sa dague : intercepter le tir qui aurait été létal si elle ne l’avait pas fait.
Hélas, avec cette agitation autour d’elle et le début de déséquilibre qui avait manqué de la faire chuter, le geste était forcément moins précis. Zya sentit sa dague vibrer sous l’impact pour la déviation mais cela n’écarta la pointe qu’en direction de sa cuisse gauche.

SHPACK !

Une piqûre qui la saisit et l’intrigua dans le même temps.
Ce n’était pas une douleur perforatrice. Pas comme une flèche qui percerait les chairs pour s’y enfoncer profondément, quitte à entailler l’os et l’assaillir d’une douleur violente. Le trait avait terminé sa course beaucoup moins vite et il s’était planté en surface. Il laissa paraître à son regard un aiguillon. Minuscule pour pénétrer une défense...puis plus grand pour se sertir d’un tube minuscule.
Sauf que maintenant...il n’y avait presque plus rien. Lame vit les dernières gouttes transparentes quitter le fameux tube pour envahir son organisme.

Esfir Lunienko


Alors que la jeune russe avait réussi péniblement à faire sortir la tête de l’eau à Saréa, un nouveau coup sur la corde tira violemment la femme vers l’avant et sa tête fut de nouveau submergée. Déséquilibrée par la traction exercée sur ses bras, Esfir eut droit à un plongeon dans l’eau croupie. Elle faillit bien en avaler au passage mais heureusement, la nature étant bien faite, son corps eu pour réflexe de stopper sa respiration et fermer la bouche avant même qu’elle n’ait pu le penser.

Esfir n’eut pas le temps de réfléchir, Saréa s’agrippait à ses bras agités de mouvements de détresse, Esfir ne pouvait l’abandonner à son sort, qu’une personne meurt par sa faute était inimaginable. Elle essaya de toute ses forces de remonter Saréa à la surface, elle plaça un genou en appuie contre le dos de Saréa, et l’agrippa de toute ses forces pour tirer en un mouvement vers le haut.... les deux femmes aurait vite besoin de pouvoir respirer. Elle ne pouvait voir ce que faisait sa collègue, il fallait espérer qu’elle réussisse à couper la corde car les maigres forces d’Esfir ne suffirait bientôt plus.


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Zya de Britt
SOEUR LAME
Soeur Lame


Alors que Lame s’acharnait à abattre le tranchant de son épée sur la corde, les locaux passèrent à l’action avec une traction plus forte que les autres. La nonne martiale suspendit son coup quand elle constata que Saréa et Esfir étaient emportées dans les eaux sales des égouts. Cela provoqua par la même occasion un léger déséquilibre que l'arbalétrier avait dû percevoir, car il décida de saisir sa chance et décocha un carreau en direction de la soeur. Seul un geste salvateur issu de sa longue formation lui permit de dévier le trait, mais ce ne fut pas suffisant, car il alla se planter dans sa cuisse gauche. Pas de douleur comme on pouvait en ressentir avec une telle blessure, juste une légère piqûre. Un rapide coup d’oeil et elle avisa le petit tube vide au coeur du carreau. Son esprit ne fit qu’un tour: c’était du poison. Aussitôt, elle rangea sa dague pour avoir la main droite libre de retirer le trait piqué dans sa cuisse gauche. Pas d’odeur particulière, ce monde devait avoir ses propres poisons dont elle ignorait tout. Fixant du regard le jeune homme qui était déjà en train de recharger, elle commença par avoir recours à la technique de méditation de combat afin de conserver l’esprit clair et de ralentir les battements de son coeur histoire de gagner un peu de temps en retardant l'afflux de poison dans son organisme. Puis elle avança en faisant preuve d’un calme olympien en direction de ses ennemis. Elle ne savait pas combien de temps il lui restait pour régler la situation, mais il fallait agir vite … sans précipitation. Afin de déstabiliser un peu sa cible, elle lui lança dessus le carreau d’arbalète. Rien de dangereux ou de mortel, mais qui pouvait parfaitement faire mal. Le calme dont faisait preuve la moniale de combat lui donnait une aura à faire blêmir les plus endurcis. Malgré l’eau, elle gardait une démarche gracieuse proche de celle d’un prédateur, son calme donnait l’impression de voir un fauve approcher avec la ferme intention de vous dévorer. L’épée toujours dans la main gauche, Lame avançait vers le tunnel dans lequel se trouvait un nombre indéterminé d’adversaire qui allaient faire connaissance avec la voie des poings et peut-être la voie des lames pour les meilleurs combattants.

Environnement


L’approche de Soeur Lame n’effraya personne dans un premier temps.
Malgré la force qu’ils y mettaient, le groupe ne parvenait pas à arracher Saréa de la prise d’Esfir. Ils tentaient pourtant de se coordonner par les chiffres, par une sorte de “ho hisse”. Mais rien n’y faisait. L’eau et la longueur de corde demandait trop de puissance avec une prise retenue par la mécanicienne. Elle parvint à sortir la tête de l’eau puis permettre à Saréa de se redresser. Cela lui demandait toutes ses forces, Esfir se sentait sur le point de lâcher tant ses muscles lui brûlaient.

Et c’est là que l’image d’une none guerrière approchant lentement, comme une moissoneuse indestructible, commença à dessiner une sérieuse menace dans les esprits. Les regards inquiets des tireurs de corde allaient en direction de l’arbalétrier qui paniqua rapidement. Ses doigts tremblants firent tomber le carreau qu’il tentait de remettre en place. C’était son dernier de ce type et il s’agenouilla dans un cri fébrile pour fouiller la vase et les immondices. Impossible de le retrouver...

« Par les Dieux !!! Elle approche ! Tire ! MAIS TIRE !!!! »
« C’est d’la sorcellerie ! De la SORCELLERIE !!!! Elle a reçu la dose qu’on met aux vaches ! Elle aurait dû tomber !!! » S’excita celui-ci en fixant Lame comme si elle n’était pas humaine.
« TA GUEULE ET TIRE !!! »

Soeur Lame approchait.
Déterminée, prête à en découdre, son air et son regard ne laissait aucun doute à la petite troupe qui se mit à s’agiter de plus en plus. L’arbalétrier poussa un dernier cri de peur et se mit à reculer malgré les ordres de ses comparses. Il tenta bien de lui jeter son arme à la figure pour la retarder mais l’engin plongea dans l’eau un bon mètre avant.

Pourtant, malgré ses efforts, Zya se sentait faiblir. Une extinction généralisée de son corps qui ignorait le ralentissement de son rythme cardiaque. Elle sentit ses jambes se dérober sous elle, le contrôle lui échappant peu à peu. Malgré toute sa volonté, elle finit par comprendre trop tard qu’il ne s’agissait pas d’un poison...mais d’un sédatif !

Comme l’avait dit l'arbalétrier avant qu’il ne prenne ses jambes à son cou - ce qui était minable vu l’eau et la vitesse qu’il prenait pour la quitter - il n’avait pas lésiné sur la dose. Le sol se mit à tanguer, à tourner...puis le plafond. La jeune femme pouvait encore approcher mais ses membres s’étaient affaiblis comme jamais. Des poids lourds les attiraient tous vers le sol, la forçant à se mettre de plus en plus d’efforts.

Les quatre tireurs de cordes s’en rendirent compte. Un signe de faiblesse visible et ils s’échangeaient déjà des oeillades les uns les autres, se questionnant sur une évidence. Un seul mot d’un des plus trouillards et ils se mirent tout de suite à l’oeuvre. La tension de la corde se libéra d’un simple geste, cessant la torture que subissait Esfir et Saréa de leur côté.
Mais c’était pour mieux sauter sur Lame et l'agripper de toutes parts.
Sa défense, qui aurait pourtant dû être violente et létale, ne se transforma qu’en une tentative mollassonne et futile. Une ceinture de cuir lui fût passée brutalement autour du cou. Une autre autour des poignets. Puis on l’étrangla. Juste suffisamment pour qu’elle puisse respirer mais comprenne qu’il valait mieux se laisser couler dans le sommeil.
C’était malheureusement inutile. La dose de cheval eût raison de la pauvre Lame qui tomba presque instantanément dans l'inconscient, comme l’anesthésie avant l’opération, le fameux 100...99...98...97...qu’on ne franchit jamais plus bas…
Ces paupières qui tombent toutes seules sans la moindre sensation de sommeil.

Esfir, de son côté, fût la parfaite observatrice de cet enlèvement. Saréa crachait encore l’eau croupie et infecte, essayant de lui marmonner des remerciements, sans se rendre compte du drame.
A défaut d’avoir obtenu leur prise à la corde, les quatre ravisseurs embarquérent Lame et prirent rapidement le chemin inverse. Ensemble, ils creusèrent le plus vite possible l’écart pour les perdre dans les égouts. Alors que l’équipe Hawkins perdait déjà le visuel sur elle, ils ne gardèrent pour seul écho un cri répétitif.

« ON EN A UNE ! DES RENFORTS !! VITE, DES RENFORTS !!! »

Ainsi qu’une volée d’exclamation qui semblait matérialiser le souhait ennemi.

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Esfir Lunienko
Esfir Lunienko


Les efforts que du employés Esfir pour se sortir de l’eau et Saréa avec elle lui parurent surhumain. Ses muscles étaient tendus à l’extrême et les difficultés pour respirer sans avaler d’eau croupie en ajoutait encore aux douleurs qui accablaient ses bras.
Des larmes mêlées de sueurs perlaient aux coins de ses yeux, à un moment, elle crut bien qu’elle allait lâcher et s’affaler sous l’eau comme une larve, mais comme par miracle, c’est la corde qui lâcha la première.
Tout à coup, elle prit le poids de Saréa tout contre elle, manquant de peu de la refaire basculer sous l’eau, heureusement, le fait d’avoir caler Saréa contre sa jambe lui avait donné une bonne assise qui lui permis d’esquiver ce bain supplémentaire.
Lorsque la femme parvint à se tenir par elle même, Esfir put enfin reprendre son souffle et cracher ce qui s’était insinué dans sa bouche, elle n’était pas aussi mal en point que Saréa mais entre ses bras endoloris, ses jambes flageolantes et sa respiration saccadés, elle n’en menait pas large.
Mais ce qui l’aterra le plus, ce fut le spectacle qui se déroula devant ses yeux, Lame était encerclée et ligotée. La jeune russe observa, impuissante, la grande blonde se faire entraîner plus loin dans la coursive. Elle voulut crier à la cantonade ce qui se passait, mais le souffle lui manquer et elle dut s’y prendre à deux reprises avant de réussir à sortir un son assez fort pour attirer l’attention de ses coéquipiers.

“Lame ! Lame...ils....emmènent....Lame....!”

Elle essaya de courir après les kidnappeurs, mais même si dans son esprit, elle partait courageusement au devant du danger en petite foulée digne d’alerte à malibu... dans la réalité, elle ne fit qu’un pas chancelant dégoutante d’eau et d’immondices.


“Lame ! Non....! Sergent !”

Constatant l’inutilité de ses mouvements et l’épuisement de ses muscles, il ne lui restait plus qu’à faire appel aux militaires qu’elle appela alors d’une voix où perçait épuisement et panique.

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le Ven 28 Juin - 22:12

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Kyle Hawkins
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Après avoir rendu compte de la situation au Lieutenant Ridding, je regardai l'endroit où mon adversaire avait coulé. Si ça ne tenait qu'à moi, je le laisserai là, mais non, ma conscience me poussait à lui venir en aide, même après ce qu'il avait essayé de faire à Arès. Je finis par soupirer, puis cherchai à tâtons dans l'eau jusqu'à ce que mes mains attrapent le corps de l'inconscient. Il me fallut user de mes forces pour le ramener à la surface et le traîner jusqu'à une grille non loin de là où je me trouvais. Le villageois n'était pas rester suffisamment longtemps sous l'eau pour en avoir avaler, et il respirait mais restait toujours plonger dans l’inconscience. Tant mieux. Je sortis un serflexe d'une poche de mon gilet, puis attachai mon ennemi à la grille de manière à ce que sa tête reste au dessus de l'eau. Fichue conscience, qu'est ce qu'il ne fallait pas faire pour apaiser une révolte qui était en train de dégénérer.

Après en avoir fini avec mon adversaire, Arès se mit à aboyer, ce qui attira mon attention. D'abord sur Orsu qui venait de terminer de se débarrasser de l'armoire à glace. Non, ce n'était pas là qu'il fallait regarder. Mais vers les jeunes femmes. J'eus juste le temps de voir Lame Soeur aux mains des autres villageois, pendant que de son côté, Esfir aidait Saréa à se lever. La rouquine était à bout de forces et paniquée, elle tentait de m'appeler pour m'exposer la situation. De ce que je pus constater de là où je me trouvais, la combattante pégasienne était visiblement sonnée pour je ne savais quelle raison, et la voilà prisonnière de nos ennemis. Mais pourquoi s'était elle portée là bas toute seule ? Je tentai tant bien que mal de me diriger vers le couloir, ralentit par l'eau et le poids d'Arès sur mes épaules. Sans réfléchir, je tirai avec le stunner en direction des villageois malgré la distance, mais une seconde plus tard, ces derniers disparurent avec Lame Soeur, sans que je puisse en atteindre un seul. Je m'arrêtai, en colère.

"Et merde !!!" lançai je sans pouvoir retenir ce cri du coeur.

Ma première mission en temps que leader d'un groupe, et voilà déjà un membre capturé par l'ennemi. Je me tournai vers les deux jeunes femmes, sachant que le temps nous était compté. Des renforts allaient être envoyés, c'était certain.

"Lunienko, ouvrez cette grille. Saréa, restez avec elle".

“Mais, on ne va pas la chercher ? ”

"Vous voulez vraiment vous jeter dans la gueule du loup comme elle l’a fait sans avoir analysé la situation ? Ils sont sur leur terrain, pas nous. Nous ignorons combien d’entre eux se trouvent dans ces tunnels, ni combien d’autres pièges il y a sur le chemin. Nous avons besoin de renfort et de stratégie pour aller la récupérer".

Je vins me poster à côté d'Orsu, surveillant les alentours en attendant ces fameux renforts, pendant qu'Esfir s'occupait de la grille.

//LeadWhite, ici Werewolf. L'un des membres de mon équipe a été enlevé. Des renforts ne devraient pas tarder à arriver. Nous sommes en train d'essayer d'ouvrir la grille pour vous rejoindre//

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Esfir Lunienko
Esfir Lunienko


Le sergent avait sans doute raison, se jeter à sa poursuite à l’aveuglette était probablement la pire des idées. Mais voilà, Esfir n’était pas une militaire, et si elle s’était jetée sans réfléchir a ses chances de succès à l’aide de Saréa, pourquoi ne l’aurait elle pas fait pour Lame?
La jeune femme hocha simplement la tête face à la rebuffade qu’elle venait de prendre du sergent, elle tourna les talons pour éviter qu’il voit les larmes qui commençaient à lui piquer les yeux et parti comme il le lui avait ordonné vers la grille. Elle était faites de lourds barreaux, aucune lame n’en viendrait à bout, quand à l’engin de désincarcération, c’était quitte ou double, sans connaître précisément l’alliage dont elle était faite, tenter de l’utiliser c’était soit la bonne solution, soit une lamentable perte de temps. Grâce aux lentilles à vision nocturne, Esfit pouvait apercevoir le mécanisme, si elle réussissait a en comprendre le fonctionnement, ils pourraient enfin s’échapper.

Elle s’avança dans cette direction la mâchoire serrée, accompagnée de Saréa, mais bientôt les deux femmes firent face à un autre problème. Quelques collecteurs s’étaient agglutinés contre la grille et les regardaient approcher d’un oeil mauvais. Esfir s’arrêta net, elle ne pouvait enlever de son esprit les griffure que la bestiole avait laissé dans le mur de pierre d’un simple coup de griffe. Elle demanda alors l’aide de Saréa.

“Il faudrait qu’on réussisse à les éloigner... ”

Elle sortit d’une de ses poches sa deuxième barre de céréales, ouvrit le paquet et en coupa un quart environ. Elle fit un petit geste avec un petit sifflement pour attirer l’attention des bestioles, puis jeta le morceaux vers le coin opposé à la grille et au couloir où s’étaient postés Hawkins et Marchetti. Elle ne jeta ce premier morceau qu’à une petite distance des collecteurs et en s’arrangeant pour produire un “plouf” autant qu’il était possible dans cette eau visqueuse, ceci afin de voir s’ils mordaient à l’hameçon, si ça fonctionnait, elle n’aurait plus qu'à jeter les autres morceaux de plus en plus loin en espérant que cela dégagerait leur accès au mécanisme de la grille.

Si au début les créatures semblaient ne pas s’intéresser à l’appel, le bruit soudain du « PLOUF » fit son petit effet. Les yeux luisant d’un gros spécimen se fixa sur la masse flottante, avant qu’il ne se jette à l’eau pour récupérer le morceau de barre de céréale, croquant dedans avant de pousser un couinement à destination des autres. Qui immédiatement fixèrent Esfir dans une attente étrange.

“Oups...c’était peut être pas l’idée du siècle...”

C’était tout ou rien, soit les créatures attendraient sagement les morceaux suivant... soit ils allaient finir par lui sauter dessus et la bouffer en entier. Quoique ces bestioles lui réservent, elle ne pouvait pas se permettre d’attendre. Elle tendit la barre de céréale à Saréa.

“Je vais avoir besoin de mes mains pour jouer avec le mécanisme. Vous pouvez essayer de les éloigner avec ça... si ça marche, une fois à la grille je vous en donnerai d’autres pour les garder éloigné le temps que je travaille... a moins que vous ayez une meilleure idée ?

Saréa n’était pas très partante de jouer avec de la nourriture surtout avec le regard avide que lui lançait maintenant les Collecteurs. Elle lança un morceau et trois créatures se jetèrent dans l’eau, commençant à se battre pour s’arracher les précieuses avoines !

« Files-moi ton stock de bouffe et magne ton cul ! » Lança un peu sèchement Saréa plus sous l'empressement que par méchanceté. Elle était aussi stressée que les autres, voyant que les créatures commençait à initier des mouvements dans leur direction pour rafler une nourriture bien plus appétissantes que les excréments des villageois. La jeune femme envoya un autre morceau un peu plus, loin et une nouvelle fois d’autres créatures s’empressèrent de récupérer le morceau dans l’eau sous les grognements et couinements de joutes aquatiques. Mais celles de la grilles, commençaient sérieusement à s’intéresser à Saréa et certain tombaient dans l’eau pour s’approcher.

« Fait chier… Je vais être au menu bordel... » Marmonna t’elle.

Esfir s’avança vers la grille dès qu’un chemin le plus clair possible se fut dégagé. Elle attrapa son sac à dos et se plaça de manière à ce que les créatures ne voient pas ce qu’elle faisait et elle sortit toutes ses rations de survie. Elle referma son sac, le replaça sur son dos et tendit les rations à Saréa.

“J’espère que ça suffira, sinon...”

Elle fouilla dans sa ceinture à outils, en sortant son couteau et sa lampe torche.

“Tiens, le couteau pour te défendre, et la lampe, peut être qu’en la braquant dans leur direction ça les aveuglera peut être, tu peux essayer pour voir leur réaction...mais attention de ne pas la braquer dans nos yeux.”

Elle se concentra ensuite sur la grille, cherchant des yeux le mécanisme qui en commandait l’ouverture, laissant le reste à Saréa qui la remercia en prenant le nécessaire. Elle ne se fit pas prier pour séparer la barre en plusieurs petits morceaux et les envoyer de plus en plus loin pour chasser les collecteurs. Sa sueur était glacée, un comble dans un égouts humide, puant et chaud… quand le dernier morceau de nourriture fut expédié au plus loin, elle souffla… constatant que les affreuses bestioles étaient en train de régler leur problème de gourmandise et de domination ensemble et non plus avec elle.

Une fois à court, elle se chargea de balancer la ration de survie à la flotte après avoir ouvert les différentes conserves. Cette fois, les créatures y trouvèrent l’équivalent d’un festin de roi. L’intérêt animal convergea dans son ensemble sur la bouffe noyée ou flottante et ils sautèrent tous à cet endroit là. Un bouillon désagréable se forma sur la bagarre générale entre les divers collecteurs, faisant un boucan du diable, jusqu’à ce que l’un d’eux chippe le plus gros morceau et se sauve.
Un bon point puisque tous les autres se lancèrent à sa poursuite en laissant Esfir libre de pouvoir travailler.

« Les affreux sont partis miss... » fit Saréa d’un air de soulagement assez fort. « Ne t’en fais pas pour ta copine “Tape Dur”. Ils ne la tueront pas tout de suite, on aura le temps de la récupérer... »


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le Ven 28 Juin - 22:40

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Kyle Hawkins
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//Bien reçu, Werewolf. Poursuivez. Présence de fumée de bois dans le tunnel d’évacuation. Pas de panique, on vient de traiter la menace. Rippeur 1 et 2 font retour pour jonction, le comité d’accueil se prépare à recevoir vos poursuivants dehors. Terminé.//

Des cris devenaient de plus en plus distinct. Les fameux renforts s’approchaient. Loin de toute expérience militaire, la peur s’entendait dans leurs voix. Certains se faisaient généraux de fortune en donnant des conseils qu’ils pensaient éclairés, d’autres priaient des dieux inconnus pour ne pas être emporté par “Le Mal”.

Quand Orsu et Kyle les virent débarquer, c’était en un petit groupe resserré. Une dizaine de civils qui avançaient très lentement à cause du niveau des eaux usées. Ils avaient arraché des portes de maisons, des volets, des panneaux de bois pour se faire des boucliers de fortune. Ainsi joint les uns aux autres, ils tentaient de progresser vers le groupe sur une formation en tortue tellement mal organisée que c’en était presque risible.

Mais cela ne les empêchait pas de se protéger, surtout un noyau dur de cinq fermiers qui jouaient plutôt bien le jeu. Il ne fallait pas les sous-estimer, surtout quand un étrange paquet s’envola dans leur direction. Une bourse en tissu avec une mèche qui siffla d’un air inquiétant.
Le lanceur savait visiblement ce qu’il faisait. Il avait dosé sa mèche pour que le projectile étrange explose en l’air, plus proche d’Orsu et de Kyle que de la phalange. Un nuage de poudre se déploya juste après la petite détonation, pas d’explosifs violents donc, mais un composé irritant qui leur piqua très rapidement les yeux et fit couiner sévèrent Arès.

Les lentilles de vision nocturne du duo servit de protection. Ils n’en étaient pas rendu à pleurer et se frotter les yeux comme s’ils avaient reçu du lacrymogène en plein visage. Mais ça n’avait jamais été prévu pour ça et le contact irritant sur leur technologie de vision brouilla les nuances d’éclairage. A partir de maintenant, leur vue faisait le yoyo entre un éclairage parfait et les maigres petites torches des paysans.
Ils avançaient, quelques fourches et matraques en avant, d’un air terrifié en voyant que leur stratégie ne s’était pas bien déroulé. Déjà, quelques opportunistes d’arrière garde commencèrent à rebrousser chemin. D’autres s’arrêtaient. C’est le noyau dur qui poursuivit son avancée, une voix parmi eux râlant sur les lâches et les traîtres.

Du côté d’Esfir, elle venait de terminer l’étude du mécanisme. Au début, sa complexité l’avait un peu perdu. Une série de roue dentée et de petits pistons donnaient l’air d’un système mécaniquement avancé. Mais en réalité, elle découvrit avec le temps que ce peuple en était encore à tatonner la science de la mécanique et qu’une bonne moitié du système ne servait tout simplement à rien.

Ils ne savaient pas recouvrir leurs pièces d’une couche galvanisée, les laissant pleinement exposée à la rouille causée par l’humidité. Mais pourtant, le temps qu’avait mis Esfir à examiner les éléments paya. Elle trouva l’emplacement de ce qu’avait été une manivelle fusionnée à un engrenage générale. Il y avait une différence de couleur très nette à cet endroit, prouvant que quelqu’un avait abaissé la grille avant leur arrivée et que l’outil lui était resté dans les mains.

La jeune femme avait donc un choix à faire.
L’outil de désincarcération était muni d’une pince coupant qui pouvait ouvrir ces barreaux. Encore fallait-il qui type assez fort pour soutenir ces 15 kilos à bout de bras taille autant en haut qu’en bas.

Ou bien Esfir parvenait à se constituer un levier de fortune pour faire lever cette grille. Et qui sait...la redescendre pour couper l’accès aux poursuivants ?

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le Ven 28 Juin - 22:43

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Il fallait qu’elle trouve quelque chose pour faire levier, elle passa mentalement en revue les outils qu’elle avait en sa possession mais même si certains pouvaient entrer dans l’engrenage, il faudrait trop de force pour les activer et garder la grille suffisamment ouverte. Elle avait le kit de désincarcération, il pourrait peut être venir à bout de ces barreaux mais il faudrait que Orsu les rejoigne et le bruit d’une explosion lui indiqua que le militaire était probablement occupé... et aussi que le temps pressait.

Elle regarda autour d’elle et demanda à Saréa de l’aider dans sa quête.

“Il nous faut un levier, quelque chose comme... un manche à balai en métal...une barre de fer... ”

Tout en parlant, elle fouillait l’obscurité des yeux, lorsqu’elle aperçut un peu plus loin l’un de leurs assaillant attaché à l’autre grille. L’objet tant convoité ballottait à sa ceinture, elle ne pensait évidemment pas à ses attributs masculin mais a son arme.

“Là, une matraque ! Vous pouvez la récupérer ? Et attention s’il se réveille.”

Pendant que Saréa allait récupérer l’arme, Esfir fouilla dans son sac à dos, elle en sortie sa paire de gant de travail, ils étaient antidérapant, ce qui pourrait s’avérer plus qu’utile pour manipuler une matraque mouillée dans un environnement humide.
Les bruits venant du côté de Hawkins et Machetti ajoutaient une pression supplémentaire sur les épaules de la technicienne et elle sentit les larmes lui monter aux yeux.

Lorsque leur contact revint la matraque en main, Esfir s’efforça de retenir ses larmes, elle n’avait pas honte de les verser, mais ce n’était simplement pas le moment.

« Hé... » fit Saréa qui devinait l’état de la jeune femme, ayant bien compris qu’elle n’était ni militaire, ni habituée aux missions qui tournent mal. « Prends le temps de respirer, concentre-toi. On a les gros bras qui retiennent ces bouseux et la mère Tape-Dur est sûrement en train de faire le ménage dans son coin. Alors...panique pas...concentre toi sur ce que tu fais. »

“Oui...je vais essayer....

Elle pris la matraque que lui tendait Saréa et tenta de se mettre au travail. Elle regarda les différentes roues dentées pour retrouver le sens de rotation de chacun et suivre le chemin qui activerait le vérin permettant de remonter la grille. Elle ne pouvait pas simplement mettre la matraque à l’endroit où la manivelle s’était cassée, l’embout n’étant pas le même, cela n’aurait aucun effet. Elle trouva le chemin de la mécanique en partant par la fin, c’était toujours comme ça que ça fonctionnait le mieux. Là, la roue qui entrainait le vérin, ici l’autre roue, qui en entrainait deux autres, l’une des deux partait vers un piston qui n’avait de toute évidence pas d’utilité, et l’autre roue en entrainait une autre et enfin la roue où il y avait eu la manivelle! Si elle plaçait la matraque judicieusement entre les deux roue, en prenant appuie sur celle du bas, elle devrait pouvoir faire tourner les crans de celle du dessus.

Allez, c’était le moment de tenter le coup. Elle agrippa la matraque et l’inséra entre les deux crans les plus proches, mais la matraque glissa, la rouille et l’humidité avait rendu tout le mécanisme poisseux.

Бля!

Un sanglot plaintif lui échappa.

Бля!Je suis trempée, je pue et je suis qu’un boulet qu’ils trainent...”

Elle ne voulait pas jouer les geignardes mais entre les dangers qu’ils venaient d’affronter, la capture de l’une des leurs et l’endroit plus que dégoûtant dans lequel ils marinaient, Esfir se sentait au bord de la nausée. Elle savait qu’il fallait qu’elle se reprenne, mais elle avait besoin d’extérioriser, c’était ainsi qu’elle avait appris à surmonter les plus grosses difficultés de sa vie, c’était de cette manière qu’elle avait pu retrouver le droit chemin.

« Esfir...c’est bien Esfir ton nom, hein ? » lui demanda-t-elle en récupérant la matraque sur le sol.
« Ok. Alors c’est l’histoire d’un Américain, d’un français et d’un Russe. »
Histoire forcément orientée après avoir compris que la plainte avait été formulé dans cette langue, Saréa apporta son aide à la jeune femme tout en racontant sa blague avec un tel sérieux qu’elle promettait d’être drôle.
« L’Américain dit : “Yeah, nous on part en avion ! On est puissant et on a beaucoup de pétrole. On va même le chercher dans d’autres Pays !” »
Elle plaça l’extrémité de la matraque sur l’engrenage et appuya à cet endroit, faisant fi de la saleté, pour assurer la stabilité dont Esfir avait besoin.
« Le Français : “Nous c’est la bagnole. On va partout avec. Parce qu’on est doué pour battre les records en voyage. Les feux, les clignotants, les limitations, on connaît pas. Nous Français, nous sommes des pilotes ! »
Saréa fixa ensuite la jeune femme, un sourire blasé sur le visage.
« Et t’as le Russe qui leur répond : Moi j’ai pas besoin de sortir de ma Patrie, c’est le plus beau Pays du monde...Pas besoin d’avion. Y a trop de neige pour reconnaître la route : alors pas besoin de voiture. Nous, on voyage en char d’assaut, parce que c’est normal en Russie ! »
Elle laissa filer quelques secondes et se mit à rire légèrement. Occuper l’attention d’Esfir pour qu’elle ne regarde pas les militaires retenir l’ennemi. Faire une diversion suffisante pour qu’elle reprenne pied, c’était son but. Saréa lui sourit tout en s’activant pour que la matraque tienne bien à sa place quand sa collègue agirait. Elle conclut dans le même temps :
« C’est nul hein ?!? Voilà, il y a pire que toi dans l’équipe. Maintenant sors nous de là sinon je te sors la blague à Poutine !!! »

Esfir finit par sourire de la blague pas drôle de Saréa, ce n’était qu’un léger sourire mais cela l’aide.

Je crois que je préfères essayer de soulever cette grille... mais tu sais, c’est vrai que la Russie est un pays magnifique! On a de splendides forêts remplies de lapins et d’écureuils en été...

La femme avait bien choisi le sujet de sa blague, penser à sa russie natale faisait un grand bien Esfir, après être arrivée sur la Cité, elle avait traversé une période que le mal du pays avait rendue difficile, et même si aujourd’hui ça allait mieux, la nostalgie de son pays chéri ne la quittait jamais vraiment.
Raconter son pays l’aida à se concentrer sur sa tâche. Elle posa ses mains sur le manche de l’arme et appuya de toute ses forces, la roue bougea, la grille frémit, mais il faudrait répéter la procédure plusieurs fois.

On a aussi les steppes où un froid glacial pare le paysage de cristaux qui scintillent au soleil couchant, des épaisseurs de neige à ensevelir un homme... et puis des ports gigantesques aussi...

Réactive, Saréa plaça à chaque fois l’extrémité de la matraque sur le prochain emplacement. Action en équipe, la grille se leva lentement mais sûrement.

« Et ces bons vieux camarades Popov qui sortent torses nus et sautent dans la neige après avoir descendu la bouteille de Vodka ! »

Encore une de plus. Ca fonctionnait !

Esfir sourit

Ah oui j’oubliais...on a aussi la meilleure vodka du monde, et tu sais la vodka, ça tient chaud !
« Avoue que tu l’as fait, fêtarde ! » Lâcha Saréa avec un regard étincelant.
Et plus d’une fois même !

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le Ven 28 Juin - 22:45

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Kyle Hawkins
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Je restai sur mes gardes, à côté d'Orsu, tout en tenant le stunner dans les mains. Tandis que Saréa et Esfir s'occupaient d'ouvrir la grille, des cris se firent entendre dans un tunnel, là où les villageois s'étaient enfuis avec Zya. Les renforts arrivaient, mais ils allaient être bien accueillis à coup de tirs paralysants. Cependant, tout ne se passa pas comme prévu. Les villageois arrivèrent, mais de manière groupée, armés et tenant ce qui ressemblait à des portes de maison ou autre objet en bois pour s'en servir comme bouclier. Ils avaient peur, cela s'entendait dans leur voix et se voyait dans leur comportement. Mais ils semblaient vouloir surmonter cette crainte pour s'opposer à leurs ennemis. Alors, ils continuaient d'avancer dans notre direction, même si certains étaient hésitants et s'arrêtaient. Soudain, l'un d'entre eux lança quelque chose dans notre direction, une sorte de grenade.

"Attention !!!"

La grenade explosa dans les airs, non loin de nous. Un nuage se répandit, ce qui me fit un peu tousser, et je sentis les larmes me monter aux yeux. Arès éternua plusieurs fois, je l'entendis gémir sur mes épaules. Cela ressemblait un peu à du gaz lacrymogène, mais les lentilles de vision nocturne protégea un peu mes yeux, ce qui me permit de continuer de voir. Toutefois, ma vision faiblit à cause de l'obscurité, mais je continuai de regarder en direction du groupe de villageois qui continuait d'avancer.

"Lunienko, ça devient urgent. Dépêchez vous !" lançai je derrière moi pour presser Esfir.

« On y est presque ! » Répondit Saréa à la place de la jeune mécanicienne.

Impossible d'utiliser le stunner wraith sur les villageois, ces derniers se protégeaient avec leurs boucliers rudimentaires. Les tirs ne les atteindraient pas. Il fallait trouver une autre solution sans faire un carnage. Il fallait leur faire peur, mais comment ? Je réfléchis à toute vitesse, et une idée me vint à l'esprit. Je n'avais pas d'autre solution, et même si elle ne me plaisait pas, je devais tenter le coup. Rangeant le stunner, je levai mon P-90, allumant la lampe intégrée pour avoir une meilleure vision, compensant ainsi le problème des lentilles. L'idée de tirer en l'air me vint en tête, mais mauvaise idée. La balle avait des chances de ricocher, et causerait peut être un blessé ou un mort. Je regardai l'eau, c'était sans doute la seule façon de faire. Je pressai la détente et je tirai une seule balle devant le groupe de villageois, à leurs pieds. La balle disparut dans l'eau, mais le son puissant du tir retentit dans les égouts, de quoi impressionner fortement nos adversaires. Puis, je me mis à crier pour que ma voix porte au dessus du vacarme que faisaient les villageois, les menaçant de mon arme.

"PARTEZ D’ICI TOUT DE SUITE ! OU J’OUVRE LE FEU SUR VOUS !"

Les plus hésitantes filèrent sans demander leur reste. L’eau qui entravait leur élan les rendait ridicule tant ils essayaient de fuir rapidement sans le pouvoir. Mais le noyau dur persistait et, pour toute réponse, un trait vola soudainement dans ma direction. Pas un carreau d’arbalète mais une lance courte qui passa à un mètre de mon visage, me surprenant d’un soudain sifflement.

« RENDEZ-VOUS ET ON VOUS FERA PAS DE MAL !!! » Cria quelqu’un dans le groupe. « TIREZ ENCORE UN ÉCLAIR ET ON TUE LA FOLLE !!! »

Je regardai la lance venir frapper la paroi du tunnel derrière moi, avant de tomber et disparaître dans l’eau. Il s’en était fallu de peu. L’un des quelques villageois téméraires qui continuaient d’avancer osa nous donner l’ordre de se rendre. Ce qui me fit soupirer, car j’aurais espéré que nos adversaires prennent peur et s’enfuit. Mais ce n’était pas le cas, et voilà qu’ils menaçaient de tuer Zya. Cependant, pouvais-je les croire ? La Pégasienne était leur seule prisonnière. S’ils la tuaient, ils pouvaient dire au revoir à une source d’informations. La jeune femme était sans doute leur seule chance d’en apprendre plus sur nous. Sans oublier qu’elle était une monnaie d’échange. Je réfléchis sur la décision à prendre, mais je ne pouvais pas faire marche arrière dans mes menaces. Sinon, les villageois ne me prendraient plus au sérieux. Serrant les dents pour étouffer un juron, je visai la jambe de l’un des villageois qui se trouvait devant le groupe. Puis, j’appuyai sur la détente à nouveau, logeant une balle dans cette partie du corps humain. Sans attendre, je fis la même chose pour l’homme à côté de ma première victime. Une balle dans la jambe ne les tuerait pas s’ils étaient soignés, mais j’espérais que cet acte allait leur faire peur.

"LA PROCHAINE FOIS, JE TIRE UNE BALLE DANS LE COEUR DE CHACUN D’ENTRE VOUS ! ET VOS BOUCLIERS EN BOIS NE VOUS PROTEGERONT PAS ! MAINTENANT, DEGAGEZ OU JE FAIS UN CARNAGE !!!" leur criai-je à nouveau, mon arme toujours braquée dans leur direction.

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le Dim 7 Juil - 14:33

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Orsu Marchetti
Orsu Marchetti


Le corps inconscient du balèze pesait lourd sur son bras, aussi il imita son supérieur en allant le "ranger" contre la grille. Combats dans les égouts, voilà qui n'était pas au programme d'entraînement des chasseurs alpins. L'état des lieux était douloureux pour l'équipe, sœur l'âme avait été embarquée dieu savait où pour subir dieu savait quoi, et visiblement le plan n'était pas de lui venir en aide dans l'immédiat. Orsu ne l'appreciait pas plus que ça, mais l'idée de livrer ce qui restait un personnel civil à l'ennemi le dégoûtait au plus haut point. Mais bon, elle avait pris un risque et eux ne pouvaient se permettre de la suivre. Tout cela n'était pas glorieux.

Ils n'eurent pas vraiment le temps d'y penser car les renforts ennemis rapliquaient et les deux militaires faisaient face à une foule de paysans en colère. Il considéra un instant l'inutilité de leur protection avant de voir un paquet volet. La poudre donc, voilà qui devenait intéressant. L'explosion ne le tua pas dans une volée de schrapnels comme il s'y était attendu, mais l'irritation dans ses yeux n'avait rien d'agréable. Il soupira intérieurement en luttant contre l'envie de se frotter les yeux et d'aggraver son cas. Le stunner était inutile et le sergent l'avait compris car il leva son p90 pour… Faire feu ? L'impact dans l'eau le rassura, mais Sarea allait râler. Il se mit ensuite à crier et Orsu se contenta d'imiter, pointant lui aussi son arme sur les assaillants alors qu'une lance passait prêt d'eux. Un détail le frappa alors, et si ils avaient face à eux le chef ? Loin de lui l'idée d'en faire un martyr avec tout ses petits copains, mais bon. Il se pencha vers son supérieur, chuchotant.

-Sergent, on a peut-être affaire à Ableth.

"Je ne pense pas qu’un chef comme lui irait se balader dans les égouts lui même. Trop dangereux pour lui. Je le vois plutôt attendre tranquillement à l’abri pendant qu’il fait faire le sale boulot aux autres".

Orsu offrit un regard perplexe à Kyle, dans les sociétés moins avancées, les leaders avaient pour habitude de prendre les choses en main, ou au moins d'envoyer un homme de confiance, si ce n'était pas Ableth, c'était sans doute au moins un mec important selon lui, le genre dont la capture ferait beaucoup de bien au niveau des infos et de la pression à exercer sur les villageois, sans oublier que ceux l'entourant étaient bien plus motivés que les autres ayant fuit. Il se contenta donc de pointer son M4 sur eux, attendant les ordres.

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Esfir Lunienko
Environnement


La grille finit par monter suffisamment pour autoriser le passage. Pressé comme elles l’étaient, pas question de lever la grille plus haut. La petite équipe s’agenouillerait mais l’accès était enfin libre. Malheureusement, Saréa sentit comme Esfir le grincement du mécanisme au moment où elle retirait la matraque…

« Il faut que tu bloques le mécanisme où le malchanceux qui passe là-dessous va se prendre la grille sur la gueule !! » Lui demanda-t-elle.

Esfir Lunienko


Bloque avec la matraque pour l’instant, je vais sortir ce qu’il faut.
« Ok ! »

Esfir retira son sac à dos pour fouiller dedans, elle en sortit la clé à molette qu’elle avait emporté. En sortant l’outil de son sac, elle profita d’essuyer les larmes qui avait ruisselées de frustration sur ses joues, mais tout ce qu’elle parvint à faire fut d’étaler encore plus la crasse qui y était installée.
Elle referma son sac et le remis en place sur ses épaules.

Je te présente Paulette, ma clé à molette !

Elle se rapprocha de Saréa.

Il va falloir que tu pousses encore d’un cran avec la matraque et je vais insérer la clé entre les deux crans suivant, comme ça, ça devrait bloquer les rouages, on y va !

La jeune femme suivit immédiatement les instructions.
Dès que l’espace entre les deux crans dégagés par Saréa fut assez large, la rouquine y introduisit la clé à molette de biais afin qu’elle empêche les engrenages de tourner à nouveau, cette fois ils pourraient enfin s’échapper.

Sergent ! Vite, c’est ouvert !

Esfir resta le long de la grille, attendant que tout le monde passe, en tendant le bas, elle devait pouvoir retirer la clé de son emplacement et permettre à la grille de se refermer...assez vite pour empêcher leurs adversaires de passer... enfin il fallait l’espérer ! Et au moins, elle pourrait récupérer Paulette!

La technicienne se concentra, il faudrait qu’elle agisse vite.

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le Lun 8 Juil - 15:09

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Kyle Hawkins
Environnement


Le vacarme du tir secoua pas mal le groupe offensif. La fausse phalange tressauta et l’un d’entre eux se mit à gueuler. Des râles de douleurs et d’agonie d’un type qui n’avait jamais connu ce genre de plaie. Mais pas question de faire marche arrière, c’était également pour eux un acte de faiblesse qui allait valoir leur mort. Pourtant, Kyle et Orsu faisait un effet détonnant avec leurs armes. Le prochain cri fût plus tremblotant.

« RENDEZ-VOUS J’AI DIS !!! NOUS ON BLESSE PAS ! VOUS ÊTES DES CRIMINELS ! ON SE DÉFENDRA SI VOUS RECOMMENCEZ. RENDEZ-VOUS !!! »

Et forcément, les adversaires préparaient les javelots en voyant la grille ouverte, le cri d’Esfir indiquant que la voie était libre.

//Aux indicatifs radio dans les égouts, ici Rippeur 1 et 2.// Murmura une voix dans toutes les radios. //Dans le tunnel évac à vos six heures, vingt mètres. Envoyons les lacrymos au top. Six...cinq...quatre...trois...deux...un...TOP !!!//

Quatre grenades envoyées depuis un lanceur à tube filèrent à travers leur vecteur de fuite avec un sifflement soudain. Esfir en vit même un lui passer au dessus de la tête, impacter les barreaux de la grille et tomber à ses pieds. Les trois autres firent leur atterrissage sur le groupe, visiblement conçu pour flotter sur l’eau, libérant un soudain nuage de gaz. Dans cet endroit fermé, l’agent irritant vint très rapidement sur l’équipe.
Il fallait espérer qu’ils soient réactifs.


Kyle Hawkins


Au moment où Esfir annonça que la grille était ouverte, les villageois tentèrent de lancer des lances dans notre direction. Je parvins à les esquiver tout en reculant, mon arme toujours levée dans leur direction.

"Marchetti et Saréa, allez y. Lunienko, suivez les !"

Mieux valait que le militaire ouvre la marche dans ce nouveau tunnel avant d’y envoyer la civile.

Non Sergent, je peux refermer derrière vous!

Après avoir donné mes ordres, je continuai de reculer pour venir protéger Esfir. Au même moment, une voix s’éleva dans la radio, et l’instant d’après, des grenades furent envoyées dans le tunnel. Des fumigènes conçues pour flotter sur l’eau. Pas bête du tout. La fumée commença à envahir le souterrain entre les villageois et mon équipe, mais il fallait partir rapidement. Pour couvrir notre fuite, je tirais à nouveau dans l’eau à mes pieds, en rafale cette fois ci, histoire de faire un peu plus peur aux villageois. Une fois Orsu et Saréa de l’autre côté de la grille, je fis la même chose, m’arrêtant juste derrière pour couvrir la retraite d’Esfir au cas où une attaque surviendrait.

"Allez y, refermez la grille !!!"

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le Lun 8 Juil - 15:15

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Esfir Lunienko
Esfir Lunienko


Saréa et Orsu partirent en avant et le Sergent resta près d’Esfir. A ce moment, des grenades volèrent, l’une d’elle passa au dessus de sa tête et vint ricocher sur la grille faisant atterrir l’engin explosif à ses pieds. La technicienne la regarda deux secondes avant que les mots qu’elle avait entendu dans son oreillette ne la fasse réagir. Lacrymo...c’était une grenade lacrymo.

Esfir plaça son bras sur sa bouche et son nez, plissant les yeux afin d’être le moins atteinte possible par les gaz qui s’échappaient déjà des engins. Heureusement son corps se souvenait de l’endroit où était placé la clé, elle agrippa le manche et tira dessus de toute ses forces. Ce faisant, elle pris instinctivement une inspiration qui fit entrer un peu de ce gaz piquant dans son corps. Elle fut prise d’une quinte de toux alors que le mécanisme de la grille se mit à grincer.


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le Lun 8 Juil - 20:31

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Atlantis
Tb mission

1/3
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Chronologie : Lundi 20 mai 2019 / fil rouge


La manipulation d’Esfir fût un franc succès. Pris de court, les assaillants se mirent à hurler en lâchant armes et protections de fortune. Il y eut bien quelques braves, si ce n’est des suicidaires, pour aller se jeter dans leur direction. Mais ils rencontrèrent les fameux barreaux les plaçant en échec. L’ennemi était donc pris au piège, permettant à l’équipe Hawkins de s’enfuir.

Pourtant, si Orsu et Saréa avait tout juste pu éviter l’effet des lacrymogènes en mettant suffisamment de distance à temps, ce n’était malheureusement pas le cas du chef d’unité et de la jeune russe. Arès avait sauté des épaules du sergent en se rendant compte qu’il avait pied dans le tunnel d’évacuation et il se mettait à aboyer. Il s’était éloigné comme s’il avait conscience de la zone d’effet du gaz et restait pile au bord pour pour faire tonner ses aboiements.

Kyle et Esfir n’y voyaient plus rien. Ils avaient la gorge en feu, toussaient et pleuraient sans pouvoir reconnaître leur route. Les aboiements d’Arès étaient rapidement devenu pour eux le phare d’une nuit trop sombre.

Orsu et Saréa tombèrent finalement sur Rippeur 1 et 2, les responsables de la fausse fusillade pour écarter l’essentiel de la foule et faire croire à une évacuation par la porte. P90 solidement en main, couvert de leur masque à gaz, ils occupaient chaque bord du tunnel d’évacuation. De la fumée de bois se devinait au plafond au-dessus d’eux.
L’un des deux militaires reconnu Orsu comme confrère et lui fit un signe sans appel de rejoindre la sortie avec Saréa. Et dès qu’il s’exécuta, le duo quitta sa position pour s’enfoncer lentement en direction de Kyle et d’Esfir.

La fuite fut un beau moment de stress pour tout le monde. Mais toute l’unité se retrouva à l’entrée du tunnel d’évacuation, dans les marais. Les trois unités Rippeur adoptèrent d’elle-même un petit périmètre de sécurité le temps de laisser aux autres la possibilité de se remettre du gaz. Un peu à l’écart, il y avait un petit radeau de bois qui, semble-t-il, avait servi de foyer pour produire de la fumée de bois. Le fameux dispositif visant à enfumer l’équipe Hawkins et les repousser vers leurs assaillants. Les secours menés par Ridding avaient neutralisés les trois plaisantins qui se retrouvaient couchés sur le radeaux, les mains jointes par des serflexs.

« Ca va passer Esfir ! » la rassura Saréa en la soutenant. « Laisse toi pleurer, les larmes vont chasser le composé irritant. C’est juste temporaire. »

Au centre de ce dispositif se tenait un homme droit, au regard dur et âgé d’une quarantaine d’années. Le lieutenant Ridding. Naturellement bronzé il avait une fine barbe et les traits tiré par la contrariété. De l’inquiétude s’y lisait aussi, mais sur lui, on se doutait qu’il était avant tout l’archétype de l’officier qui allait vous botter le cul. L’homme terminait visiblement d’échanger avec LoupGris sur la situation générale et leur possibilité d’extraction.



[MJ31] : Imprévisible  - Page 2 Riddin10

Il embraya sans même se présenter, vu la situation, pour prendre le relais.

« Sergent ! Regroupez vos hommes, on part tout de suite. On règlera les comptes une fois à l’abri. »
« Je retourne au village lieutenant. »
Le regard de l’officier se porta sur l’espionne qui finissait de s’inonder le visage de l’eau poisseuse du marais. Plutôt ça que de garder la merde du village sur la figure plus longtemps.
« Je n’y tiens pas. La situation est trop tendue. »
Si ça n’avait été des infos que disposait Kyle, le couple jouait très bien le jeu de la méconnaissance. Le ton de l’officier envers sa femme demeurait pro et inversement. Une forme de respect mutuel demeurait néanmoins hors des clivages de guerre militaires vs civils. Mais il ne se trouvait dans cet échange rien de personnel. Que du professionnel.
« Les hommes d’Ableth vont rapidement s'apercevoir que leur captive n’est pas une Atlante d’origine. Il faut que je la contacte et que je prépare son extraction au plus vite. Beaucoup de boulot et trop peu de temps pour le faire. Je repars maintenant... »

Ridding comprenait. Il acquiesça et lui dit pour toute conclusion : « Mets le paquet. Je ne veux pas remplir un nouveau sac mortuaire ce soir. »
« Ok, lieutenant. » répondit Saréa qui marcha immédiatement vers les autres militaires pour échanger quelques mots. Les unités Rippeurs, à la façon dont ils répondaient, connaissaient bien Saréa. A la surprise générale, son interlocuteur lui mit une droite sans la moindre retenue qui la fit tomber dans les flots nauséabond du marais. Elle se redressa difficilement en se touchant le visage.
Sa lèvre s’était fendue et elle saignait bien. Saréa trouva le moyen de le remercier avec un sourire mi-figue mi raisin. On lui découpa d’autre partie de sa tenue au couteau et en l’arrachant, de quoi lui donner l’air d’avoir été passé à tabac, puis elle s’en alla dans une autre direction pour rejoindre le village. Elle était prête à jouer la comédie pour se réinfiltrer. Saréa savait ce qu’elle faisait.

« Sergent, intégrez le rang et tenez vos hommes. On rentre. » déclara finalement Ridding. Une unité Rippeur passa en tête de pointe et les autres fermèrent la marche.

Quinze minutes plus tard, sans forcer l’allure, l’unité entière rejoignit un bosquet d’arbres qui semblait facilement accessible par un chemin de terre. Le lieutenant les informa d’être vigilant puisque le chemin principal était piégé de fusées et de pièges anti-intrusion. En file indienne, ils contournèrent l’accès avec prudence.

Par habitude, les quatre unités Rippeur repartirent sur leur position de défense, laissant l’escouade Hawkins seule avec le lieutenant. Le rempart de verdure laissa alors place à des ruines Lantiennes en relativement bon état vu son exposition aux éléments. Si la forme de cuvette les rendaient plutôt sensibles à une attaque, la zone en était d’autant plus défendable. Quelques tentes dressées avec des filets de camouflages se trouvaient à l’écart d’un autre petit camp plus vieux. Il était entouré d’un ruban signalétique jaune fluo portant la mention “scène de crime”.

Trois personnes vêtues d’une combinaison blanche intégrale poursuivait des recherche sur ce qui avait semblé être un bain de sang. Kyle, Orsu, Esfir, il leur suffisait de laisser courir leur regard sur cette zone pour discerner tout un tas de détail sur la boucherie que ça avait été. Les larges traînées de sang des unités SG abattues comme des chiens. Le matériel abandonné sur place où l’on avait disposé un numéro identifiant.
Les propos de Sheppard se matérialisaient ici. Des militaires avaient perdu la vie et ils avaient salement souffert avant.

Ridding n’y prêta pas attention. Il passa la tente de commandement et de recherche qu’il venait de leur présenter pour emmener le groupe un peu plus loin. Un ruisseau alimentait le marais en contrebas et passait justement ici.

« Hawkins. Votre section ne me sert plus à rien avec cette odeur. On vous sentira arriver de loin. J’espère que vous ne craignez pas l’eau froide car c’est tout ce que vous aurez pour vous nettoyer. Rippeur 3 vous déposera de nouveaux uniformes que l’ancienne équipe avait gardé en stock. »

Il passa son arme en bandoulière, s'apprêtant à le quitter.

« Remettez votre unité en état rapidement et envoyez moi votre mécano dans la tente de commandement sans délai. On a déjà perdu beaucoup trop de temps. On débrieffera tous ensemble ensuite. C’est reçu ? »


CODAGE PAR AMIANTE

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Atlantis

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le Mer 17 Juil - 21:03

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Orsu Marchetti
Orsu Marchetti


Les lances volaient, l’agressivité des locaux se transformaient en brutalité sauvage, ils avaient beau être emplis de peur, ils transformaient ce sentiment en haine guerrière avec une facilité qui aurait fait honneur à un redneck américain ou à un paysan de la France profonde. Il sentit quelques projectiles le frôler mais l’eau les empêchait de bien effectuer leurs lancers qui manquaient de précision, il ne se fit pas prier pour engager la fuite cependant, ça leur évitera de tirer dans le tas. Orsu se faufila avec agilité et célérité dans l’ouverture et ne se fit pas prier pour se carapater loin de tout ça, gardant le même rythme que Saréa. Des silhouettes se profilaient au bout du tunnel et Orsu finit par percevoir les uniformes de ses camarades, malgré tout, il gardait le doigt près de la gâchette, toujours pas sûr de savoir à qui faire confiance sur cette planète, il restait malgré tout visiblement détendu, profitant de l’accalmie et surtout d’être enfin sortit de sous la terre, sa claustrophobie récemment ébranlée par sa mission avec Alexander restait tatillonne.

Ridding entama à peine le groupe reformé, attaquant avec une véhémence toute procédurale son sergent par une pique qui aurait sans doute fait rougir bon nombre d’officiers. Un rapide topo fut fait en Saréa exprima son désir de rejoindre le village, alors là il aurait payé cher pour voir ce qu’elle allait…

Ses pensées et ses spéculations furent interrompues par la droite magistrale que reçu la jeune femme juste après, celle là avait résonné jusque dans son propre crâne et il considéra la scène avec perplexité, regardant la réaction des autres pour voir si quelqu’un comprenait, la suite l’éclaira un peu plus, mais cela ne faisait pas remonter de choses positives. Il avait voulu rejoindre les sections de recherche des chasseurs alpins fut un temps, si ses conditions physiques avaient été acceptables, c’était ses capacités sociales et ses compétences de combat qui avaient coupé court à ses évaluations. Un bon soldat, mais pas un bon opérateur. Dans un sens il était heureux d’avoir poursuivi dans cette voie, même si ça avait failli lui coûter ses jambes, en voyant Saréa, il se demandait ce que ça aurait pu lui coûter d’autres d’intégrer la SR.

Ils reprirent ensuite la marche, atteignant rapidement la scène de crime et le camps des atlantes, la zone serait désormais à risque, mais Ridding avait visiblement prévu en conséquence et si les locaux passaient dans le coin, ils passeraient un sale quart d’heure, eux et tout bestiole un peu trop curieuse d’ailleurs. Mais la vraie surprise les attendait.

La scène de crime n’avait rien à envier aux massacres ethniques africains ou bien à une vidéo sur la shoah par balle. Du sang partout, des restes du combat dans toute la zone. La brutalité, le manque absolu de retenue dans le déploiement de la violence inspira une sage crainte à Orsu, voilà ce à quoi ils avaient échappé. Ridding et sa femme pouvaient bien la ramener sur les locaux, mais c’était eux les responsables de ça, de cette scène d’horreur. Une mine antipersonnelle aurait eut plus de pitié que les assassins des atlantes, il adressa un salut militaire en guise de respect à leur dépouille. Au delà de toute religion, il restait sans doute là seule chose bien à faire pour lui.

Il entendit ensuite Ridding donner ses ordres avec assurance et autorité, sa remarque sur l’odeur semblait confirmer ce qu’il pensait, ils allaient probablement faire de l’observation et de l’infiltration, il avait bien fait de prendre un appareil photo avec lui. Une fois les ordres reçus, il se dirigea sans attendre vers la rivière, l’odeur était insupportable et il était juste heureux de pouvoir s’en débarrasser, il se dévêtit sans grande honte, gardant seulement ses sous-vêtements avant de se plonger dans la rivière, l’eau était froide mais il se sentait purifié par le contact de l’eau douce, il entama de se frotter, plongeant son corps dans l’eau, attendant que son tour vienne d’user du savon.

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le Sam 20 Juil - 14:37

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Kyle Hawkins
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Esfir récupérait sa clé à molette, faisant ainsi baisser la grille qui empêcherait, du moins temporairement, leurs assaillants de les suivre. Mais elle fut prise d'une violente quinte de toux à cause du gaz lacrymogène. Moi même, j'eus du mal à respirer et à voir, et je tâtonnais pour attraper le bras de la jeune femme, et la tirer de là. Arès avait sauté de mes épaules, et je m'inquiétais pour lui. Cependant, entendre ses aboiements fut rassurant, et même si je ne voyais rien à cause du gaz, je me dirigeai dans sa direction, gardant Esfir près de moi. Je toussai encore et encore, mes yeux piquaient et brûlaient, des larmes coulaient sur mes joues. Traverser un nuage de lacrymogène était toujours aussi désagréable, mais au moins, notre retraite fut couverte. D'une main, je tenais fermement Esfir, et de l'autre, je touchais le mur pour suivre le couloir, me guidant grâce aux aboiements de mon chien. Nous finîmes par rejoindre l'extérieur, et l'air fut bien plus respirable. Peu à peu, je retrouvais mes esprits, ma vision devint plus nette, et je toussais beaucoup moins. Je pus alors voir d'autres militaires, dont un homme charismatique qui s'adressa à moi en me donnant des ordres, sans même se présenter. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'il s'agissait du Lieutenant Ridding, et que le temps n'était pas à la causette, car il fallait s'éloigner rapidement de cet endroit.

Tandis que je caressais Arès pour m'assurer qu'il allait bien, avant de voir si Esfir et Orsu n'étaient pas blessés, Saréa demanda à son mari si elle pouvait rejoindre les villageois pour venir en aide à Zya. Enfin, demander n'était pas le bon terme, vu que rien ne semblait l'empêcher de vouloir y retourner. Et pour préserver sa couverture, la voilà qui se faisait malmener par d'autres militaires. Au début, je fus surpris, me demandant ce qui se passait lorsque la jeune femme se fit frapper. J'avançai même d'un pas, alors que mon chien se mit à grogner. Mais je stoppais mon avancée en voyant la suite, et je compris alors que c'était une mise en scène pour faire croire que Saréa était en réalité notre captive. Puis, je la regardai partir, avant de me tourner à nouveau vers Ridding. Le signal du départ fut donné, et je vins me placer à côté d'Esfir et d'Orsu, marchant non loin du Lieutenant.

Plusieurs minutes plus tard, nous arrivâmes dans des ruines anciennes, le point de ralliement. Une scène de crime nous fut offerte, et j'examinais en détail ce qu'il y avait. Du sang partout bien sûr, nul doute que l'escouade avait été sauvagement exécutée. Mais par qui ? Les villageois ? Ou quelqu'un d'autre ? Je ne pus m'empêcher de poser une question à Ridding, même si ce n'était pas le moment.

"Vous avez découvert qui a pu tuer nos hommes ? Les villageois que nous avons croisé auraient-ils pu commettre un tel massacre ?"

« Certain surement.» répondit laconiquement Ridding qui me fit signe d’avancer au lieu de papoter.

Je ne cherchai pas à poser davantage de questions à ce sujet, le comportement du Lieutenant était très clair. Nous verrions ça plus tard. Le groupe continua d'avancer jusqu'à un ruisseau, et les paroles de Ridding furent accueillies comme une bénédiction. Enfin, un bon bain, ce n'était pas de refus. Arès en profita pour aller donner quelques coups de langue au bord de l'eau, buvant tout son soul. J'acquiesçai d'un hochement de tête aux ordres de mon supérieur.

"Bien reçu, Lieutenant".

Ce dernier s'éloigna alors, nous laissant seuls, Esfir, Orsu et moi même. Une simple rivière allait faire office de baignoire, avec de l'eau froide, sans endroit particulier pour offrir un peu d'intimité pour la jeune femme. Sans attendre, je retirai mon sac à dos et mes armes, les posant sur le sol, avant de faire de même avec le gilet d'Arès.

"Lunienko, lavez vous et vous irez ensuite rejoindre le Lieutenant sous la tente de commandement".

A aucun moment, je ne regardais Esfir pour ne pas la gêner. Puis, je me déshabillai, faisant comme Orsu en gardant mon boxer. L'air était plutôt frais, mais ce n'était pas le moment de faire la chochotte. D'un seul coup, j'entrai dans l'eau froide, ce qui me fit frissonner sur le coup. Mon chien me suivit, également heureux de prendre un bain. Je plongeai entièrement mon corps dans l'eau, mettant aussi la tête sous l'eau pour me frictionner partout. Mon boxer fut également retiré, maintenant que j'étais complètement immergé. Et lorsque le savon me fut passé, je me mis à nettoyer chaque partie de mon corps, chaque centimètre de ma peau, me lavant même les cheveux pour faire partir cette crasse et cette odeur horrible. Je fis la même chose à Arès qui prenait un malin plaisir à se laisser dorloter de la tête aux pattes. Pendant ce temps, un militaire vint poser des serviettes et des vêtements de rechange près de nos affaires sales. Même après le départ d'Esfir, je continuai longuement à me laver, appréciant ce bain même si l'eau était froide.

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Esfir Lunienko
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Putain.... c’est lacrymo c’était fichtrement efficace ! Ca lui brûlait les yeux et la gorge, provoquant des quintes de toux irritante...
Elle avançait, agrippée au bras de Kyle, elle n’y voyait plus rien et sa propre toux rendait l’écoute des aboiements de Arès difficile à suivre, elle devait s’en remettre totalement au sergent qui dirigeait leur course vers la sortie.
Lorsqu’ils furent enfin à l’extérieur, Esfir se laissa tomber à genou, continuant à tousser pour expulser le gaz de ses poumons, ses yeux pleuraient.
Saréa vint près d’elle et lui conseilla de laisser les larmes couler et faire leur travail, elle laissa le flot partir, pleurant autant d’irritation que de fatigue, elle répondit néanmoins à l’infiltrée sur un ton faussement léger.

Je suis trempée, j’ai des immondices jusque dans les cheveux, je pue comme un rat mort.... et maintenant j’ai la gorge et les yeux qui brûlent..... tu crois que ça peut encore empirer ?
« Ce n’est qu’un parcours de santé. » Moqua gentiment Saréa en réponse.

Sa vision revenait peu à peu et elle parvint enfin à respirer un peu plus facilement. Ses larmes avaient dessiné des sillons presque propre sur ses joues.
Un homme s’avança et aboya des ordres, nulle doute qu’il devait s’agir du fameux Ridding, il ordonna la remise ne route mais Esfir ne s’en sentait pas encore capable, sa vue était encore troublée et elle n’avait pas le courage de se relever maintenant.
Saréa lui offrit un petit répit en annonçant son propre plan,mais cela fit aussi grandir l’inquiétude dans le coeur de la jeune russe, la femme se jetait dans la gueule du loup, mais elle semblait plus que décidé et même son mari dû capituler face à la détermination de la femme.

Hey ! fut tout ce qui sortit de sa bouche lorsqu’un des militaire frappa Saréa au visage, puis la technicienne compris le but de la manoeuvre, Saréa se ferait passer pour leur prisonnière ou quelque chose du genre, c’était quitte ou double. Esifr se relava et alors que la femme qui l’avait aidé à retrouver la force nécessaire pour avancer, s’en allait, elle lui dit :

Bonne chance... la prochaine fois que je viendrais on s’ouvre une bouteille de notre meilleure vodka!
Saréa échangea un petit sourire complice malgré le sale coup qu’elle avait reçu et la plaie qui continuait de saigner.
« Je ne serais pas en retard au rendez-vous. En plus... »
Elle se toucha la lèvre pour y observer la petite maculation de sang du bout de ses doigts.
« La Vodka a aussi la réputation de bien cautériser. »
L’espionne lui fit un petit clin d’oeil et repartit sans attendre plus longtemps.

Ce n’était pas un au revoir, juste sa façon de lui dire qu’il fallait qu’elle se sorte vivante de ce guêpier tout comme Lame.

Ils reprirent leur marche au milieu des marais, la vue et la gorge d’Esfir revenait progressivement à la normale ou presque. De leur équipe, ils n’étaient déjà plus que trois et leur apparence était aussi pitoyable que leur odeur. Lorsqu’ils arrivèrent sur le lieu de l’attaque des Atlantes, leur mines s’assombrirent.
L’endroit portait encore les stigmates de l’atrocité qu’avait subi leur collègues, les traces de sang laissaient imaginer le chaos qui s’était abattu sur l’équipe, le matériel était éparpillé et tâché de carmin. Esfir détourna le regard et murmura pour elle même Et si, ça peut encore empirer....

Ridding les fit continuer le chemin, leur présenta la tante de commandement et les fit ensuite descendre jusqu'à une rivière où il leur proposait... ou plutôt leur ordonnait de se laver... La première bonne idée de la journée !
un bain, que l’eau soit bouillante ou glacée, peut lui importait, elle allait pouvoir virer ces crasses immondes de sa peau! Elle ne se fit pas prier et commençait déjà à se débarrasser de son sac et de son gilet quand Ridding ordonna à Hawkins de lui envoyer son mécano au plus vite...
Esfit détestait cette façon de ne s’adresser qu’au chef d’équipe, même si elle comprenait le principe, qu’on parle d’elle comme si elle n’était pas là lui paraissait toujours très impoli et le sergent pris même la peine de lui répéter ce qu’elle avait de toute façon entendu.

J’avais compris chef !, elle avait le ton léger, peut être même un peu moqueur, mais alors qu’elle cherchait du regard celui de son chef d’équipe, elle remarque qu’il évitait de la regarder.

La manière dont il s'était placé indiquait soit qu’il s’efforcer de donner un peu d’intimité à la jeune femme, soit qu’il était timide et pudique. Cela fit sourire la jeune femme, qui elle, ne se priva pas du spectacle des deux militaires aux corps d’athlète en sous vêtements.

Elle défie le reste de sa tenue, et vérifia tout de même qu’aucun des deux mâle n’était en train de se rincer l’oeil avant d'ôter ses sous vêtements et de plonger dans l’aut d’une traite. Elle frissonna et du se frictionner le corps pour réussir à ne plus trembler, elle récupéra le savon que Rippeur 3 leur avait apporté en même temps que les vêtements propre et entreprit de se laver aussi soigneusement que possible, elle prit son courage à deux mains pour plonger la tête sous l’eau et shampouiner ses mèches rousses.
Elle s’approcha de Kyle et lui tapota l’épaule pour lui passer le savon.

J’y vais chef, on se retrouve tout à l’heure.

Elle s’approcha de la rive et se tourna vers ses compagnons avant de sortir.

On se retourne les gars, je vais sortir alors pas besoin de jouer les voyeurs. Et ça vaut aussi pour toi Arès non mais !

Elle avait parlé avec légèreté, les deux hommes avaient montré jusqu'ici la plus extrême courtoisie avec elle, elle n’avait aucun raison de penser que cela changerait maintenant. En entendant son nom, Arès tourna la tête vers elle et aboya comme pour lui répondre, avant de porter son attention sur un gros insecte volant qui passait par là, tandis que son maître continuait de le laver.

Elle sortit de l’eau, s’ébroua se sécha sommairement avec les parties restées propre de son ancien t-shirt avant d’aller enfiler les vêtements propre qui lui étaient destinés, en évitant soigneusement de penser au fait qu’ils avaient appartenu à quelqu’un qui était aujourd’hui mort. Elle reprit son gilet, son sac à dos et sa ceinture à outil puis se tourna à nouveau vers ses collègues qui pataugeaient, regrettant que l’eau recouvre autant leur corps et lui gâche le spectacle.

Marchetti, je reprend mes outils dans votre sac à dos!!

Sans attendre de confirmation de sa part, elle alla récupérer la boite contenant l’outil de désincarcération qu’on lui avait expressément demandé d’emmener lors du briefing, puis partit vers la tente de commandement. Elle en passa le seuil et posa la lourde boîte à ses pieds en cherchant le moustachu des yeux.

Lieutenant Ridding, merci pour le bain, ce fut...vivifiant. Que puis je faire pour vous ?

L’officier était penché sur un amas de documents. Il quitta des yeux son étude pour observer silencieusement la jeune femme. Il ne lui répondit pas tout de suite, signant ce qui semblait être un rapport manuscrit avant de tirer une chaise.
« Prenez place. »
Il attendit qu’elle s’installe pour commencer à lui parler.
« J’ai eu Saréa à la radio durant votre bain ‘revigorant’. Elle m’a fait savoir que vous aviez été pas mal malmenée lors de votre extraction. »
Ridding prenait en compte qu’elle était civile et ne bénéficiait pas d’un entraînement militaire. Il avait conscience que les derniers événements avaient pu la choquer.
« Je présume que vous n’avez pas l’habitude de ces dangers. Je mentirai si je garantissais votre sécurité ici. Alors, avant de commencer notre entrevue, je veux savoir si vous vous sentez toujours d’attaque et si je peux compter sur vous ? »

Esfir fut surprise de l'attitude de Ridding, vu comment il s'était adressé au Sergent, elle s'attendait à un militaire rude et autoritaire. Elle s'était donc préparée à devoir faire preuve de force mais la prévenance dont il faisait preuve la déconcerta. Elle s'installa sur la chaise qu'il lui offrait et prit une bonne inspiration, le temps de faire le point sur son état d'esprit.

Sincèrement... j'en sais rien.
« Si je vous proposais de retourner sur Atlantis ou de rester avec vos collègues, quelle décision vous prendriez ? » fit l’officier pour déterminer son état d’esprit.

Esfir prit le temps de réfléchir, retourner sur Atlantis, ce serait retrouver la sécurité, les amis... mais pourquoi s'être engagée dans cette aventure si c'était pour faire demi-tour dès que ça devenait trop difficile ?
Et puis, cela impliquerait de laisser tomber Hawkins, Marchetti et Sœur Lame... que penseraient-ils d'elle après ça!

Je reste, je ne laisserai pas tomber mon équipe.
« C’est une décision courageuse. » fit Ridding en prenant une chaise et en s’asseyant à ses cotés.
Ou de la folie. rétorqua t'elle avec un demi sourire.
L’officier hocha la tête, ne se contentant que d’un frêle sourire en réponse. Il poursuivit.
« Et malheureusement, je vais exiger plus de vous. Je n’ai pas demandé le meilleur mécano à Sheppard pour lui faire vivre l’enfer... »
L’officier prit sa tablette et navigua sur un dossier de photos. Heureusement, ce n’était pas celui de la scène de crime. Il sélectionna un cliché en particulier et tendit l’appareil à Esfir pour qu’elle se rende compte de la raison de sa présence. Une Jeep militaire semblait avoir eu un accident sur le terrain. Les traces de dérapages indiquaient que le conducteur avait perdu le contrôle de son véhicule alors qu’il devait battre les records de vitesse. La carcasse s’était retournée et avait glissé jusqu’à un grand rocher. Il s’était carrément encastré dedans, à l’envers, et il y avait les formes d’un corps sous un drap blanc.
Il était évident, vu la disposition, que la victime s’était retrouvée avec les jambes écrasées entre le sol et le tas de ferraille qu’était devenu la Jeep. Pour couronner le tout, le rocher faisait une sorte de contre-levier qui empêchait de soulever la masse…
Le pauvre homme était prisonnier...

« Il s’appelait Jebediah Kovic. C’était un botaniste. On pense qu’il se trouvait en amont du site de recherche à douze kilomètres et qu’il a dû être averti. On ne sait pas encore les circonstances de l’accident mais nous n’avons pas réussi à le désincarcérer. Ses deux jambes sont prises... »
L’officier la fixa.

Esfir observait la photo, depuis qu'il avait prononcé le nom du botaniste, elle avait du mal à détacher son regard du drap blanc contre la carcasse.
« Vous connaissez l’adage de la cité non ? On abandonne jamais les nôtres sur le terrain ? »
Elle passa le bout de ses doigts sur le corps du pauvre homme.

Il n'était que botaniste... il n'a jamais demandé tout ça...

Il acquiesça.
« Tous les corps ont été rapatrié sur Atlantis à l’exception de celui-là. Je vais demander à Hawkins de vous protéger le temps que vous accomplissiez votre mission. Découpez moi tout ça et permettez le transport de son corps jusqu’à ma base. Vous en dites quoi ? »

Elle releva enfin les yeux vers lui, son regard était humide mais elle réussit à ne pas pleurer. De penser qu'elle pourrait être à sa place était effrayant mais voir la détermination dont ils faisaient preuve pour ramener son corps chez lui, lui donna la force de les aider.

Je vous aiderais à le ramener à la maison
Le lieutenant Ridding la sonda. La détermination palpable chez la jeune Russe lui était suffisante et il lui retira lentement la tablette des mains avant de se lever.
« Parfait. Je suis heureux de pouvoir compter sur vous. »
Le militaire écarta un pan de l’entrée de sa tente et observa l’extérieur. Personne…
« Maintenant...je vais vous donner la raison de cette entrevue discrète. Pourquoi le sergent de votre équipe n’a pas été convié... »
Il s’approcha lentement d’elle et déclara d’un ton grave.
« Jebediah Kovic est vivant. »

Esfir le regarda avec des yeux ronds

Vivant ! Mais le drap... et il est là-dessous depuis combien de temps ?
« Depuis dix sept heures. Le temps presse sérieusement. »
Il passa une nouvelle photo pour lui montrer l’image morbide de l’homme.
« Kovic est le seul survivant de l’unité du docteur Zelenka. Notre seul témoin de ce qu’il s’est passé cette nuit-là. Et nous n’avons pas les moyens de le rapatrier dans un bloc opératoire sans qu’un mécanicien doué ne le sorte de ce bourbier. »
Le lieutenant poursuivit, il parlait lentement pour que la jeune femme intègre bien tous les éléments.
« L’ennemi l’a laissé pour mort. Nous l’avons plongé dans un profond coma et on fait la comédie pour que le secret persiste. Vous imaginez ce que ses agresseurs pourraient lui faire s’ils apprenaient que cet homme avait survécu ? »
Ridding soupira.
« Votre équipe a déjà perdu un soldat. Et ils vont bientôt être déployé sur le terrain pour enquêter. Je ne peux pas risquer de laisser cette information s’éventer. D’autant plus que vos amis auront d’autres préoccupations à ce moment là. »
Il s’approcha d’elle.
« Voilà pourquoi j’ai fais appel à vous. Protégez le secret. Désincarcérez cet homme avec toute la douceur que vous pourrez y mettre. Et surtout : jouez la même musique que nous. A part moi, Saréa et vous, personne ne doit être au courant qu’un homme a survécu à l’ennemi. Vous comprenez ce que je vous demande ? »

Esfir était passé par tout un panel d'émotions lorsque Ridding lui avait enfin exposé toute la vérité. Elle avait d'abord voulu l'engueuler, lui demander pourquoi ce secret, pourquoi ne pas avoir fait venir un médecin... puis au fur et à mesure elle avait compris même si ça restait dur à avaler.

Je suis pas la meilleure menteuse qui soit. Le général disait toujours qu'on lit en moi comme dans un livre. Mais je ferais mon mieux pour préserver votre secret et la vie de cet homme.
« Faire de votre mieux ne me suffira pas, Lunienko. » fit-il sombrement mais sans agressivité. « La survie de Kovic dépendra essentiellement de votre capacité à protéger l’information. Votre mission n’est pas d’appuyer vos comparses, aussi sympathique vous sont-ils. Votre mission consiste à faire en sorte de lui faire franchir la Porte en vie. »
Il marqua une pause avant d’ajouter.
« Je n’ai que vous et je sais que vous en avez le potentiel. Alors...pouvez vous le faire, oui ou non ? »
Ridding ne pouvait pas lui laisser d'ambiguïté ou d’incertitudes, quitte à lui mettre la pression. Il lui fallait un résultat. Oui ou non...mais pas entre les deux.

Esfir prit son courage à deux mains, quoiqu'il dise, quoiqu'il pense, il n'avait pas le temps de faire venir un autre mécano. Ni l'un ni l'autre n'avaient le choix, il faudrait qu'elle assure.

Elle prit le temps de regarder Ridding dans les yeux.

J'y arriverait
« Très bien. » fit le lieutenant après l’avoir observé quelques secondes.
Il lui présenta la sortie de la main.
« Prenez du temps pour respirer, avaler tout ça, réfléchir à votre champ d’action. J’appelerai bientôt tout le monde pour un briefing général et si vous avez besoin de me parler, ce sera entre quatre yeux. »

Ridding la laissa s’en aller. Il l’observa jusqu’à ce que les pans de la tente ne se replace et il souffla, espérant que la jeune femme soit à la hauteur. Il n’en doutait pas au fond de lui. D’autant plus que Saréa avait eu des compliments à son égard. Mais les enjeux étaient si grand que ça les dépassait.

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le Mer 31 Juil - 19:29

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Atlantis
Tb mission

1/3
MJ31 : Imprévisible
Chronologie : Lundi 20 mai 2019 / fil rouge


DIX MINUTES PLUS TARD


« Escouade parée ? » Questionna le lieutenant à l’adresse d’Hawkins.
Il lui fit un signe après avoir reçu la validation. L’officier fit entrer tout le monde et les laissa s’approcher de la table où une carte locale trônait. La Porte, le village et leur position était parfaitement bien signalée. Un cheminement hypothétique dessiné au crayon à papier partait de ce dernier pour rejoindre un site inconnu au milieu des bois.
Ridding regarda chacun des intervenants et débuta son briefing.

« Bon. Votre approche plus qu’indiscrète à eu l’effet d’une bombe chez les villageois. Vous y avez perdu une unité de combat et privé mon dispositif d’un temps très précieux. Ce qui est fait est fait. Je ne vais pas m’attarder sur le contexte. J’insiste simplement sur cet élément : chacun de vos faux pas, légitime ou non, sert un ennemi que nous ne connaissons pas bien. Alors réfléchissez davantage la prochaine fois et soyez plus malin... »
Ce point posé, il passa à la suite.
« Vous vous trouvez actuellement sur le site de fouille principal du Docteur Zelenka, lieu de l’embuscade qui a vu son équipe décimée et notre VIP porté disparu. Ses subordonnés se déplaçaient à bord d’une jeep mis à leur disposition sur divers sites secondaires. Avant de débuter les opérations d’enquête, je vous envoie sur le secteur Bravo-2, lieu d’un accident. »

Le lieutenant Ridding fit passer la photographie de la jeep retournée et du drap blanc.
« Jebediah Kovic, botaniste, est le dernier corps que nous devons renvoyer par la Porte. Pour l’instant, c’est la priorité. »
L’homme se tourna vers le maître chien.
« Sergent, vous allez transiter en direction du site. Formez un périmètre sécurisé autour de la dépouille et protégez Lunienko dans son job de désincarcération. Une fois fait, vous ramenerez le défunt à l’aide du brancard pliable que je mets à votre disposition. »
Il pointa la carte du doigt.
« Le secteur est très boisé. Marchetti, il me semble que vous êtes un spécialiste sur ce type de terrain. Je compte sur vous pour appuyer le sergent de vos compétences et veiller à ce que rien ne vous arrête. Cette mission est importante pour Atlantis. »

L’officier les considéra un petit instant, les laissant digérer l’information avant de continuer.
« Mon dispositif étant déjà en sous-effectif, je ne peux vous laisser personne pour compléter l’équipe. Il va falloir faire avec. Pour compenser, je vous fourni mon Joker. »
Ridding donna le plan ainsi qu’une copie à chacun des soldats. Il était marqué à l’échelle pour permettre l’envoi de coordonnées de position.
« Les scientifiques se servaient d’un mortier de 81 classique pour lancer dans le ciel des obus à onde spécifique. Ca leur permettait de faire refléter le métal Atlante. Faire apparaître les contours de nouvelles ruines difficilement repérable. Nous avons mis la main sur ce matériel et l’avons déployé ailleurs. »
Il marqua une nouvelle pause et prit un ton plus prononcé.
« J’affecte temporairement LoupGris à votre unité pour du soutien longue distance. Vous n’avez que quatre coups alors ne les gâchez pas. Deux fumigènes blanc, un lacrymogène et un flash bang en grappe. C’est de la fabrication maison, on fait avec les moyens du bord, alors ne vous attendez pas à des miracles. Ca ne doit vous servir qu’en cas de coup dur, reçu ? »

CODAGE PAR AMIANTE

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le Mer 31 Juil - 19:39

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Kyle Hawkins
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Après m'être lavé, séché et changé, je repris mon équipement et me dirigeai vers la tente de commandement avec Arès et Orsu. Esfir se trouvait également sur place. Le lieutenant Ridding vint alors à ma rencontre, me demandant si mon escouade était prête.

"Oui mon Lieutenant".

J'entrai sous la tente avec les autres, et je me plaçai autour d'une table présente au centre. Mon chien vint se coucher à mes pieds, tandis que je regardai la carte, pendant que Ridding exposait la situation. Ainsi donc, la mission était le rapatriement du dernier corps de l'expédition de Zelenka, prisonnier d'une jeep accidentée. Je ne répondis pas aux premières paroles de mon supérieur, concernant notre approche chaotique dans le village, me retenant de jeter un oeil à Orsu. Inutile de rajouter de l'huile sur le feu, même si j'avais envie d'expliquer la situation. Au lieu de ça, je préférais me concentrer sur la mission actuelle, lisant les documents que Ridding nous donnait, examinant les lieux de l'accident sur la photographie. Le lieutenant expliqua alors que Loup Gris nous aiderait, et que nous avions à notre disposition quatre munitions de mortier à utiliser en cas d'extrême nécessité.

"Je comprends, mon Lieutenant. On va faire avec les moyens du bord".

« Je n’en attend pas moins de vous sergent.» affirma une nouvelle fois Ridding

Je regardai une dernière fois le rapport, avant de regarder Ridding.

"Quelles sont les instructions en cas d'attaque des autochtones ? Action non létale ? Ou nous avons l'accord d'ouvrir le feu ?"

« Les ordres n’ont pas changé concernant les autochtones. mais vous pourrez ouvrir le feu sur les “Vieparterre” des charognards agressifs du coin. La faune est charmante ici. » fit-l’homme sévèrement, sachant que trop bien la difficulté pour ses deux hommes de ne pas tuer des assaillants.

Vu la situation, il sera très difficile d'éviter les blessés et les morts si les villageois décidaient de nous attaquer, alors que nous n'étions que deux militaires affectés à la sécurité d'Esfir. Surtout pour ramener un cadavre. Nous aurions pu le ramener plus tard, quand la situation se serait calmée, mais ce n'était hélas pas à moi de donner les ordres, ou de les discuter. Puis, après que Ridding m'ait répondu, je changeai de sujet.

"Et concernant le quatrième membre de mon équipe, comment se passera son sauvetage ? Y participerons nous après cette mission ?"

« Notre agent d'infiltration est en train de s’organiser. Vous irez lui prêter main forte quand on en saura plus sur sa situation. Nous vous tiendrons au courant.» le lieutenant regarda les autres personnes « D’autres commentaires ?»

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le Dim 4 Aoû - 18:27

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Esfir Lunienko
Orsu Marchetti


Une foi débarrassé de toute la crasse et la fange qu’il avait dut fréquenter, Orsu fut heureux de sortir de la rivière pour se sécher et se rhabiller, Avant d’enfiler sa tenue, il tint cependant à se frotter avec quelques herbes fraîches traînant dans le coin ainsi qu’un peu de terre locale, traitement qu’il appliqua également à ses habits. Car si il évitait habituellement ce qui pouvait représenter une odeur trop prononcée, un vieux réflexe de chasseur, il faudrait de quoi masquer ce que ces dernières heures avaient infligées à son corps sur le plan olfactif si il ne voulait pas que les probables bêtes de traque des locaux ne le repère si il se planquait, les chiens avaient une grand connaissance de leur environnement et l’imiter sur soit était une étape essentielle dans ce but.

Le première classe enfila ensuite sa tenue avec rapidité pour rejoindre son sergent. Il resta de marbre quand Ridding fit son petit discours, se concentrant sur la tâche présente, protection d’un lieu forestier en non létal, aucune possibilité de faire de poser de quelconques explosifs, 4 munitions de mortier non létal, pas assez de serflex pour tout le monde et des hostiles en nombre supérieur. Pas l’idéal, les tactiques de guérilla seraient nullifiées par le fait de devoir protéger une zone, Esfir était la priorité numéro 1 et la laisser à découvert craignait un peu. Faire des pièges non létaux à base de trous prendrait trop de temps même pour des militaires entraînés, le manque absolu de discrétion de l’opération rendait obsolète une tentative quelconque de camouflage de la chose. Il faudrait être encore plus rusé que ça, et visiblement, c’était sur lui que ça tombait. Kyle ne serait sans doute pas ravi d’entendre que chaque plan qu’il pourrait lui proposer serait loin d’être infaillible. Il se tut donc, préférant laisser sa réflexion se continuer, il trouverait mieux avec un peu de temps et il n’était pas le centre de l’attention pour l’instant ce qui l’arrangeait, Ridding avait du mal à cacher son désamour de l’équipe envoyée en renfort et ça pouvait dégénérer, mieux valait rester alerte au cas ou les poings volent bas, ce ne serait pas la première fois que les egos de ses supérieurs s’exprimeraient de manière virile.

Esfir Lunienko


Esfir écouta le briefing avec moins d’attention que d’habitude. Elle connaissait déjà une bonne partie des informations.... et même plus qu’elle ne l’aurait voulu.
Elle pria intérieurement pour que ses collègues ne la questionne pas trop sur ce que Ridding avait pu lui confier en tête à tête.

Garder un secret n’avait jamais été son fort, mais Ridding lui avait bien fait comprendre qu’elle n’avait pas le droit à l’erreur cette fois, que la vie même du blessé était sous sa responsabilité. Hawkins et Marchetti serait donc chargé de sa sécurité.... ouais.... et elle de la sécurité du pauvre scientifique.
Elle resta en retrait pendant qu’ils examinaient la carte et parlaient mortier... tous ces détails lui échappaient et aujourd’hui plus qu’aucun autre jour elle ne souhaitait pas s’y intéresser.
Après tout c’était à eux de s’occuper de l’emmener au bon endroit et de la protéger, son boulot à elle commencerait une fois sur place....et il faudrait qu’elle fasse preuve de délicatesse et de discrétion.

Ridding répondit aux questions du sergent et demanda s’il y avait d’autres commentaires, Esfir se râcla la gorge avant de parler pour garder un ton assurer.
« Vous n’auriez pas des vérins par hasard ? Cela pourrait faciliter un peu mon travail.»
« Malheureusement non. Vous allez devoir faire avec les outils en votre possession. »

Elle repassait dans sa tête la photo du véhicule renversé sur le corps du pauvre homme tout en réfléchissant déjà à la façon dont elle pourrait procéder sachant qu’il faudrait qu’elle ai le moins possible à demander l’aide de ses collègues, moins ils approcheraient du corps mieux ce serait.
« Et juste au cas où, si ça peut être utile pour la suite, un certain Verle, m’a dit qu’un dénommé Kodrel sait... il pourrait nous fournir des informations si nous parvenons à le trouver. Peut être que vous pourriez voir si vous pouvez obtenir des infos sur lui pendant qu’on s’occupe de... du mort.»
« Kodrel. C’est noté. Au prochain contact avec Saréa, je rassemblerai des infos. »


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Atlantis
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MJ31 : Imprévisible
Chronologie : Lundi 20 mai 2019 / fil rouge


Le lieutenant Ridding signa la fin du briefing d’un claquement dans ses mains.
« Parfait. Alors “action”, les gars ! »
Sous le commandement du sergent Hawkins, la petite équipe quitta le secteur sécurisé, rencontrant au passage les quelques unités “Rippeur” camouflées et parées à recevoir n’importe quel ennemi. En suivant les indications fournies par le lieutenant, le groupe parvint jusqu’à un chemin assez particulier.
Il donnait l’air comme “neuf”, creusé par de nombreux aller et retour de la fameuse jeep entre les différents sites de fouilles. D’ailleurs, ils passèrent par son “terminus”, à proximité directe du camp de Ridding, en apercevant un petit hangar de fortune aménagé à base de bois morts. Surement pour le protéger de la faune ou des intempéries. Il s’y trouvait des bidons imposants d’une huile ressemblant au gasoil, cette huile était celle faite avec les escargots géants sur le site alpha. la jeep utilisé était donc une jeep dernière génération avec une autonomie bien plus grande, sous des bâches, quelques caisses, et une remorque ajustable.

L’équipe pouvait suivre le chemin fait par les roues de la jeep en percevant très bien les détails. Les arbres gênant qui avait été coupé à ras, les ornières des roues avec une longue bande d’herbes au centre. C’était un sentier très clair qui rappellait avec une familiarité déconcertante ces chemins de terre serpentant entre les champs.
L’oeil avisé d’Orsu parvenait à retracer un certain historique. Les types qui conduisaient la jeep n’avaient pas été toujours très prudent. Il s’y devinait parfois de sévère embardée qui auraient pu les faire encastrer dans le platane attenant. Mais les larges empreintes griffues que la terre sèche conservait indiquait clairement un passage de quelques spécimens créatures plutôt lourd.

Ridding avait été assez clair en fournissant les derniers détails. La faune locale était dangereuse pour qui réagissait mal. Comme pour les Récolteurs, les Vieparterres risqueraient de s’en prendre à eux. Il ne fallait pas leur montrer de faiblesse. Ces saloperies ne s’attaquaient pas à la proie pour la manger, mais pour s’amuser avant tout, ainsi un mort leurs étaient d’ailleurs indifférent. C’était le cas du cadavre de Kovic. Mais le Vieparterres aimait plus que tout le sang frais. Il s’attaquait à ses cibles pour tuer : c’était tout simple. Arès repéra les premiers prédateurs bien avant qu’ils n’apparaissent. Le groupe avait été averti et ils aperçurent justement l’un d’eux bondir depuis la lisière du sentier. Souple, d’apparence intimidante, elle siffla en direction du chien comme pour lui jurer sa perte avant de repartir dans les fourrées à l’opposé.


Spoiler:
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Le chemin se poursuivit sans véritables encombres, peut-être un ou deux frissons quand les buissons s’agitaient anormalement parlant. Ou qu’un bruit de galop les suivait depuis des couverts les rendant invisible. Heureusement, Arès tendait l’oreille et pointait de son museau les indésirables comme un radar.

Enfin, l’équipe Hawkins fini par rencontrer quelques débris qui n’avaient rien à faire là. Notamment des échantillons étiquetés dans des sacs plastique, une glacière ouverte et pulvérisées. Des éléments qui avaient vraisemblablement bondis de la jeep au cours de l’accident.
Elle se trouvait là, plusieurs mètres plus loin, exactement à la même position de la photographie. Rien n’avait bougé...et tout semblait aussi mort que le supposait le cliché. En se déployant, les unités apperçurent les signes d’une conduite excessivement dangereuse en amont du chemin. Le type avait vraiment roulé comme un dératé, débordant des ornières avant de perdre le contrôle de son véhicule et de venir s’encastrer contre le bloc de pierre.

Comme l’avait souligné Ridding, il souffrait d’un sous-effectif trop sérieux pour sécuriser un corps sans vie (même si Esfir savait que celui-ci se trouvait dans un coma prolongé). Afin de le protéger des éléments, les unités “Rippeurs” avait monté un barnum au-dessus de la carcasse et du corps piégé. Le matériel était déjà dans le coffre pour permettre de travailler même par temps pluvieux. Ils avaient recyclé la fonctionnalité pour entourer l’accident. Ils avaient ensuite abusé du scotch pour verrouiller les pans de tissu épais et empêcher n’importe quel bestiole de passer. Ca avait été une bonne idée visiblement puisque chaque paroi semblait avoir été visité et gratté par des griffes épaisses.

Quelques coups de poignards plus tard, les hommes purent dégager l’entrée et accéder à l’intérieur. Ce n’était pas beau à voir. En plus d’une odeur d’urine et de défécation, signe que le pauvre homme s’était vidé. Comme tout défunt en somme. Le véhicule retourné et éventré était une esquisse mal faite d’un artiste torturé.
Pourtant, quelque chose ne collait pas sur l’ensemble du décorum. En sondant les lieux, Orsu finit par se rendre compte que le sol avait conservé autre chose que les empreintes des unités Rippeurs venues en renfort. Quelque chose qu’elles ne semblaient pas avoir remarqué : une masse avait été “traîné” jusqu’à la lisière d’en face.




------- CONSIGNES
Orsu : avant même d’arriver sur le site, tu as repéré d’étranges traces et pas seulement de sang, comme si des corps avaient été traîné ou quelqu’un de blessé se soit enfui vers l’est. À toi de voir avec ton sergent si tu peux partir en pistage. Car il est possible que Kovic n’était PAS SEUL au moment de l’accident.

Esfir : Tu remarques que les unités Rippeurs ont tenté de vider le réservoir pour garantir la sécurité de la dépouille du pauvre homme. Mais ils n’ont pas tes compétences et la batterie, endommagée, laisse glisser de l’acide sur pas mal de pièces. Il est possible que le liquide corrosif voyage vers les jambes du “défunt”. Tu remarqueras aussi, vu le métal tordu et son emplacement, qu’on a tenté de retirer le corps...c’est récent. Très récent même...

Kyle : Si tu restes, tu verras que sur les buissons à gauche il y a de l’agitation. Comme d’habitude, Arès gronde et signale l’emplacement du Vieparterre. Mais il s’agit de celui qui s’était montré précédemment...et qui avait juré la perte du compagnon canin. Au moment où ton chien aboie, la créature lui saute dessus et tente de le tuer. Grondements très sourds entre les deux créatures. Arès à l’agilité mais le Vieparterre à la force de le jeter au sol.

Vous avez jusqu’au 11 août
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CODAGE PAR AMIANTE

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le Mer 14 Aoû - 1:25

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Orsu Marchetti
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Le soldat était heureux que Ridding ne leur fasse pas plus la leçon, cette homme avait le don de l’intimider bien plus que de raison et le première classe craignait qu’un contact prolongé avec lui ne le pousse au mutisme prolongé, cela avait toujours été sa manière de gérer le stress, en intériorisant tout pour l’étouffer, un processus plus long que d’exprimer ce que l’on ressent vraiment, mais moins risqué pour son matricule. Il écouta les dernières recommandations et nota sommairement quelques détails de la carte de ridding sur sa propre carte, des points non répertoriés sur les premiers vols aériens notamment. On ne pouvait tout voir, même du ciel, après tout et les unités locales devait en savoir un peu plus qu’à la maison, il pourrait comparer tout ça une fois sur place de toute façon. Ils prirent donc la route avec un silence absolu de la part du soldat, le manque absolu de compréhension de la situation par Ridding lui pesait encore un peu sur la conscience et il imaginait les milles ennuis que cela allait lui causer, le retour sur terre semblait plus proche que jamais.

Le chemin n’avait rien d’exceptionnel, même si les traces étaient indubitablement parsemées d’accidents de parcours, l’activité et le rythme des voyages était bien plus impressionnant que quelques embardées, pourquoi les locaux auraient attaqué maintenant? La coupe était-elle pleine pour eux? Prenaient-ils leur présence comme une occupation? Difficile à dire, mais tout cela était un bordel bien trop complexe pour un troufion de base comme lui de toute façon. Il restait attentif et l’apparition du lézard ne fut qu’une raison de plus de se méfier, il n’y avait pas que les locaux qui pouvaient leur nuire ici surtout que les bestioles du coin semblaient peu enclines à leur laisser un instant de répit en s’amusant à leur courir tout autour, le première classe se concentrait sur son environnement, il n’allait pas se faire tomber dessus par un lézard local, ça c’était sur.

Le lieu de l’accident était un chaos camouflé derrière un rideau à la hauteur de la petitesse des actes des locaux. La bâche était un assemblage malheureux qui faisait honnêtement un peu pitié comme demeure de transition pour un mort. C’était vraiment un destin des plus abjectes, et sans doute une mort lente et douloureuse, il ne jeta qu’un oeil à l'intérieur du musée des horreurs, suffisamment pour remarquer des traces étranges. Il réajusta son fusil et s'accroupit pour étudier ce qui continuait à l’extérieur et partait dans la forêt, des pas et du sang, bizarre, peu de chance que ce soit un leurre ou un piège en tout cas, qui s’emmerderait à faire ça? Un assaillant blessé? Il aurait été évacué par ses collègues et Ridding n’avait signalé aucun blessé parmis ses troupes. Cela serait sans l’ombre d’un doute un survivant qui aurait miraculeusement échappé à tout ça, le corse se gratta l’arrière du cou entre le pare balle et le casque, perdu un instant dans ses pensées. Il oberva les environs, le sergent pourrait le prendre mal mais…

-Sergent, j’ai des traces suspectes, je regarde ça?

Il brisait son mutisme précédent de manière très abrupte, mais il n’avait pas réfléchi à un meilleur moyen de présenter la chose.

"Allez voir ça, mais ne vous éloignez pas trop. Et assurez vous que le périmètre est sécurisé".

Orsu opina du chef avant de se mettre en route, surveillant les environs pendant qu’il suivait la trace.


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