Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


[MJ31] : Imprévisible

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Esfir Lunienko

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√ Arrivée le : 11/01/2019
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le Mer 14 Aoû - 9:29

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Esfir Lunienko
Esfir Lunienko


Heureusement, le briefing n’avait pas été interminable ! Esfir n’avait donc pas tarder à prendre le chemin avec ses compagnons de route, ça lui faisait un peu bizarre de ne plus avoir Saréa et Soeur Lame à ses côtés. Bien qu’elle ne doutait pas que Orsu et Kyle feraient tout pour la protéger, elle se sentait tout à coup plus vulnérable, et le fait de devoir garder un secret n’était pas non plus étranger à ce sentiment. La présence de Arès a ses côtés lui redonna un peu de confiance, et elle jeta quelques regards vers l'animal au comportement très professionnel.

Avant de partir du camp, Kyle s'approcha d'Esfir, son chien toujours à ses pieds. Il regarda la jeune femme avec un air interrogateur.

"Lunienko ? Que vous voulait le Lieutenant, toute à l'heure ? De quoi avez vous parlé ?"

Et voilà... il fallait bien que le chef joue les curieux !

Pas grand chose, juste être sur que je ferai mon boulot sans découper le pauvre botaniste en petits morceaux... comme il dit, on doit le respect aux morts et c'est la moindre des choses de le ramener en un seul morceau. Oh et puis me montrer les clichés de l'accident... tous les détails... ça j'avoue je m'en serais bien passé chef !.

Elle espérait que son petit récit serait assez convaincant, mentir la rendais bavarde... mais heureusement pour elle, elle était de nature bavarde alors ça passerait peut-être inaperçue. Kyle écouta les paroles de la rouquine, réfléchit longuement en silence, puis acquiesça d’un signe de tête, semblant croire à ses paroles.

"Très bien, à vous de jouer alors. J’espère qu’il ne vous a pas donné un détail qui pourrait nous être utile ou être important pour cette mission" dit-il, avant de s’éloigner pour donner les ordres de marche au groupe.

Heureusement, le chemin était plutôt facile à emprunter, pas besoin de tailler son passage dans une jungle touffue... les aller retour en jeep s’était déjà chargé de cela. Mais en voyant les ornières creusées par les roues, les arbres coupés par endroit au milieu de cette nature sauvage, elle se demanda si ce ne pouvait être une des raisons du ressentiment de ce peuple à leur égard... après tout, leurs activités ne détruisaient elles pas la nature environnante ?
Elle n’eut pas le temps de réfléchir plus avant aux conséquences écologiques de tout ça car Arès grogna et une créature on ne peut plus intimidante fit irruption devant le groupe. Le coeur de Esfir manqua un battement, mais la grosse bestiole ne prit pas le temps de faire connaissance avant de disparaître de l’autre côté du chemin. Pour le reste du trajet, Esfir ne put s’empêcher de tourner la tête de droite et de gauche, surveillant les abords de la forêt mais aussi en arrière, de peur de voir la bête ressurgir par derrière.

Heureusement, le reste du chemin se déroula sans encombre, et ils arrivèrent bientôt sur le lieu de l’accident, la jeep et le corps étaient sous la protection précaire d’un barnum qui semblait toutefois avoir bien fait son travail puisqu’il était toujours fermé malgré les traces de griffes apparentes.
Lorsqu’ils entrèrent, leurs narines furent une fois de plus assaillies par une odeur fétide.

Décidément, cette odeur va finir par devenir le thème de cette mission !

Esfir s’avança vers le corps et posa la valise du désincarcérateur près de lui.
Le chef fit une réflexion sur le fait que les vieparterre n'auraient pas dû s'intéresser à un corps sans vie.
Esfir cherchait comment justifier ça mais le sergent trouva tout seul une justification, elle se contenta donc de hausser les épaules pour toute remarque.

Elle se concentra ensuite sur le véhicule et prit le temps de l’observer, ainsi que l’endroit où les jambes du pauvre homme étaient coincées. Elle évitait ostensiblement de regarder le reste du corps, elle avait trop peur de se trahir en y prêtant trop attention. Elle préféra donc se concentrer sur la machine, et fit le tour du véhicule avant de commencer le boulot. Le réservoir était partiellement vidé mais quelque chose coulait par endroit sur la carcasse...

Бля, la batterie fuit....

Pas de temps à perdre, si le liquide coulait par dessous le toit du véhicule, les jambes du pauvre homme seraient rongées et s'il s'en sortait vivant il aurait des raisons de lui en vouloir.

Elle sortit son matériel et monta le désincarcérateur. Elle commença par coincer le bout de la pince sous un des morceaux de tôle un peu déformé et elle actionna le système permettant d'écarter les pinces et ainsi de soulever le métal. Une fois suffisamment d'espace dégagé, elle plaça la tôle entre les lames et entrepris de découper autour des jambes du pauvre homme assez loin pour ne pas le blesser mais pas trop loin pour ne pas fragiliser la structure de l'engin. Elle opérait aussi précautionneusement que ce genre d'outil le permettait et elle priait pour que le bruit de sa machine n'ameute pas toute les bestioles du coin.

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Kyle Hawkins

√ Arrivée le : 09/04/2019
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le Mer 14 Aoû - 22:45

Kyle Hawkins
Kyle Hawkins


Une fois le briefing terminé, mon équipe et moi sortîmes de la tente, et préparâmes le reste de la mission. Il fallait rejoindre la jeep accidentée à pied, et le voyage pouvait être périlleux. Ridding nous avait prévenu pour la faune locale, notamment ces Vieparterres. Il n'y avait pas que les autochtones qui allaient nous poser des problèmes. Par chance, une sorte de hangar avec du matériel entreposé pouvait faire notre bonheur. Je regardai les bidons d'huile, puis Orsu.

"Marchetti, voyez si vous pouvez confectionner deux torches. Il doit y avoir tout le matériel nécessaire".

Le soldat s’exécuta sans un mot, prenant bout de bois et tissu qu’il imbiba de la substance visqueuse nommée bave d’escargot, cela ferait l’affaire, mais ne connaissant pas exactement la tenue du liquide, il décida de sacrifier sa gourde de réserve en la vidant de son contenu pour la remplir avec ce liquide.

Puis, je partis discuter avec Esfir de l'entretien qu'elle avait eu avec Ridding. La jeune femme ne m'annonça rien de particulier, le Lieutenant avait peut être voulu la voir pour lui expliquer en privé comment réaliser la mission de son côté. Après avoir discuté avec Esfir, nous fûmes prêts à partir.

"Marchetti, vous ouvrez la marche. Lunienko, rester au centre de la formation".

Pour ma part, je fermai la marche, une torche dans une main, m'assurant qu'aucun danger ne se trouvait derrière nous, pendant qu'Arès marchait à côté de la jeune femme tout en surveillant les alentours. Progresser dans la forêt n'était pas aussi compliqué que je m'y étais attendu. Les nombreux passages de la jeep des scientifiques avaient créé un superbe chemin bien net à travers la végétation, il n'y avait qu'à le suivre. Soudain, Arès se mit à grogner en s'arrêtant, fixant un buisson non loin de nous. Par réflexe, je pointai mon P90 dans la direction visée par mon compagnon à quatre pattes, juste avant que surgisse une créature de la taille d'un chien, quoique un peu plus imposant que lui, qui siffla en direction d'Arès. Mon chien se mit à aboyer, ce qui fit sans doute fuir l'animal, car celui ci repartit se cacher dans les buissons avant que je puisse l'abattre. Il s'agissait certainement de ces fameux Vieparterres, il fallait donc s'en méfier.

Le groupe reprit la marche jusqu'à arriver à la jeep accidentée, dissimulée sous un barnum. Les nombreux objets éjectés pendant la fuite effrénée du véhicule étaient un véritable chemin à suivre jusqu'à destination. Autour de nous, quelques détails semblaient indiquer que nous n'étions pas seuls, des créatures tournaient autour de nous sans jamais se montrer. Il fallait redoubler de prudence. Maintenant que nous étions arrivés, je décidai d’en informer notre ange gardien, même si ce dernier devait sans doute être déjà au courant.

//LoupGris, ici Wereworlf. On est en place.

Laissant Orsu sécuriser le périmètre, je me glissai sous le barnum avec Esfir après avoir créé une ouverture, plantant la torche devant l'entrée à l'extérieur pour ne pas être embarrassé une fois à l'intérieur. Inutile de mettre le feu à cet endroit, la mission serait un échec. L'odeur était infecte, comme venait de souligner la jeune femme. Le corps était un peu plus loin, allongé au même endroit que sur la photo, coincé sous la carcasse du véhicule. Je regardai autour de moi, voyant qu'à certains endroits, il y avait des lacérations. Probablement les griffes des Vieparterres qui avaient essayé de venir sous le barnum. Mais pourquoi vouloir venir ici ? Il n'y avait rien pour eux, Ridding nous avait bien dit que ces créatures se nourrissaient de sang frais. Alors pourquoi venir voir un mort ?

"C'est étrange quand même. Je croyais que ces bestioles s'en prenaient aux être vivants pour leur sang frais. Pourquoi veulent elles s'en prendre à un mort ?"

Une question bien embarrassante pour Esfir, sans aucun doute. Mais totalement innocente pour moi. Je finis par secouer la tête, imaginant que les créatures étaient tout simplement curieuse de savoir ce qu'il y avait sous le barnum. Au moment où la jeune femme découvrit la fuite de carburant, Arès se mit à grogner à l'extérieur. Je sortis donc de dessous le barnum, jetant un oeil à la technicienne.

"Occupez vous de ça, je vais voir ce qui se passe dehors".

Arès continuer de grogner, puis aboya au moment où un Vieparterre sortit d'un buisson, menaçant. Il ressemblait beaucoup à celui que nous avions croisé sur le chemin. Normal, car c'était le même. Cette bestiole avait vraiment l'air d'être rancunière. Et sans crier garde, le Vieparterre se jeta sur mon chien. Arès était peut être plus petit, mais plus agile, et il esquiva sans mal, avant de répondre à l'attaque du prédateur en le mordant. La créature émit une plainte, mais cela semblait l'énerver davantage. Il attrapa le chien au niveau du dos, et le fit basculer par terre grâce à son poids, plus lourd qu'Arès. Heureusement pour mon compagnon, son gilet le protégeait de la morsure du prédateur. Mais pour combien de temps avant que la bestiole ne comprenne et ne le morde ailleurs. Je devais réagir, et je levai mon arme dans sa direction, prêt à l'abattre. Cependant, c'était une erreur d'ouvrir le feu, car les deux animaux étaient au prise l'un avec l'autre, beaucoup trop proche. Si je ratais mon coup, le tir atteindrait Arès. Alors, je finis par prendre le pistolet incapacitant wraith, moins dangereux pour mon chien. J'attendis jusqu'à trouver une fenêtre de tir, puis appuyai sur la détente lorsque le prédateur fut dans ma ligne de visée.

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DC : Rodney McKay - Skyler McAlister - Lyanna
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Atlantis
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√ Arrivée le : 01/08/2015
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le Lun 2 Sep - 21:32

Atlantis
Environnement


Après avoir eu l’autorisation de son supérieur le soldat pouvait se consacrer à sa spécialité. L’agitation dans les fourrées, marquant la présence de VieParterre était tout bonnement inquiétant, mais depuis que le sergent en avait “abattu” un les prédateurs semblaient se calmer, comme pour s’organiser. En tout cas, Orsu n’était pas inquiété par la présence des ombres noires.

La piste de sang n’était pas difficile à suivre, des traces régulières marquaient les herbes ou quelques pierres sur le chemin. Les broussailles étaient soit maculée d’une empreinte sanglante coagulée ou brisées sous le passage de ce poids mort. Sans parler de quelques traînées sur le sol, un peu plus sec depuis, marquant le fait qu’on avait tiré un ou plusieurs corps dans cette direction. Pour le militaire, la piste n’était plus très fraîche mais devenait de plus en plus distincte.

De toute évidence, soit la personne ou l'animal qui avait fait ça, ne voulait pas être discret. La récurrence presque parfaite des taches de sang, comme pour ne pas perdre le pisteur était aussi troublante…une hémorragie que l’on avait pas pris la peine de traiter.

La piste tortueuse dans la forêt finit par mener l’homme jusqu'à une clairière…un éclaircissement léger dans la forêt formant une petite place. La faible lumière de l’endroit donnait quelques frissons. Le feuillage des arbres bloquaient les rayons du soleil, laissant le sol presque nu de toute végétation. À moins, que cela soit les traces d’un feu maîtrisé qui laissait cet immense cercle parfait délimitant la clairière similaire à une carrière ronde.

Même si l’odeur avait déjà alerté Orsu, l’horreur marquait le lieu… cinq piquets immenses trônait au milieu, il était maculés de sang…. Et ce n’était pas de simple piquet droit et fier, non, mais des croix où des corps avait été attachés dessus voir même crucifié avec de vulgaires clous. Ils avaient été torturés longuement. Exposés aux assauts des vieparterres dans un premier temps. Puis avec finesse, laissant des chairs ouvertes avec précision, des entrailles ouvertes et soigneusement enroulées sur les membres… et en parlant de membres… certain corps en manquait, une jambe, un bras, ou même des doigts… Les victimes en avaient été privé alors qu’elles étaient encore vivantes, consciente. Cet assemblage de corps crucifiés et charcutés, formait un tableau des plus horrible. Leurs bouches ouvertes dans un cris horrifique bloqué par une pierre au fond de la gorge semblait s’inscrire dans une œuvre terrienne qu’aurait peinte Goya. Les larves de vers, les mouches et une odeur pestilentielle ajoutait à l’ingénieuse cruauté humaine. Il s’y trouvait une forme de maîtrise dans l’horreur, une forme de “beauté” que le tortionnaire fou ne pourrait avouer apprécier sous peine de tomber dans la folie. S’il ne l’était pas déjà... Pourtant le tableau était savamment étudié pour choquer et laisser pantois.

Soudain, un froissement sur la droite attira l’attention du militaire. Ce n’était pas le bruit habituel de la faune qui lui tournait autour. Le temps de contrôler cet angle, son regard tomba sur un enfant aux vêtements tellements déchirés que toutes les parcelles de sa peau étaient visibles. Les vieparterres semblaient s’en être donnés à coeur joie avec lui. Mais quelque part, ces choses ne pouvaient pas être entièrement responsable de son état. Le gamin avait six ou sept ans, tout tremblotant, en joignant dans une forme de supplique des mains dont toutes les phalanges avaient été ôté. Il s’était fait un bandage de fortune avec le reste des habits de ces torturés. Autant dire que ses mains devaient également être colonisées et lentement dévorées par les vers.

L’enfant était fatigué, il avait longuement pleuré et ses larmes s’étaient mélangées au sang, lui donnant un visage terrifiant. Il regardait Orsu droit dans les yeux en murmurant un simple mais suppliant :

Maison…” Il ne pouvait pas dire grand chose de plus. Son souffle lui manquait, sa voix écaillée était signe de longs hurlements, d’appels à l’aide, qui lui avait brisé la voix.

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Orsu Marchetti

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√ Arrivée le : 28/04/2019
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le Ven 6 Sep - 1:20

Orsu Marchetti
Orsu Marchetti


Crapahuter en pleine nature en solitaire apporta un sourire au visage de Orsu, certes tout cela commençait mal, mais il appréciait l’opportunité de découvrir un peu les environs par lui-même. L’endroit était satisfaisament boisé et les même les vieparterres qui rôdaient n’entamaient pas son optimisme, il marqua leur présence à son équipe, toute information pouvait se révéler utile pour la suite et leur présence nombreuse indiquait que l’équipe devrait sans doute faire un peu d’extermination des nuisibles locaux, pour l’instant, il préférait les esquiver et progresser avec prudence, qui savait ce qui pouvait l’attendre si il les confrontait. La nature était magnifique, étrangement terrienne certe, mais sa diversité animale la rendait vraiment intéressante, même ces vorace de vieparterres étaient fascinants. Il sentait ses sens s’éveiller au contact des sons naturels, sa vision se clarifier, le calme revenait en lui et il en oubliait presque la mission, presque touriste malgré la situation. Il n’en restait pas moins concentré sur les environs, refusant de tomber dans une quelconque embuscade et progressant à couvert, son M4 fermement serré à son torse, prêt à être levé à la moindre menace.

Il arriva près d’une clairière, rien de bien impressionnant outre son artificialité et… la scène qu’elle offrait.

Orsu avait vu quelques trucs horribles, des charniers aux corps mutilés à coup de machette, des seigneurs de guerre usant d’enfants comme démineurs involontaires, des blessures dont peu d’homme se remettraient et dont peu avaient survécus. Dire qu’on lui avait déjà bien rempli ses nuits de visions de cauchemars étaient un doux euphémisme, mais tout cela devenait des souvenirs, moins terrifiants avec le temps, l’être humain rationalise, enregistre et s’adapte constamment. Certes cela à pu le rendre plus froid avec le temps, plus rationnel, moins enclin à se lier, mais il n’avait jamais été bon à ça de toute façon. Devant les corps mutilés, découpés avec soin et sadisme dans une cruelle parodie de ce que l’humanité pouvait s’infliger de pire, il se demandait combien de temps cela mettrait à partir. Pour tout observateur extérieur, Orsu aurait semblé simplement circonspect par la vision s’offrant à lui, mais au fond de son être, un profond dégoût se tapissait, une envie humaine et primale de justice pour les malheureux qui étaient attachés là. Orsu n’avait jamais aimé la violence, imaginer simplement un tel mépris pour son prochain qu’on en viendrait à prolonger son supplice lui semblait la plus abominable des idées, il n’éprouvait que mépris contre les responsables de ce massacre, un mouvement attira alors son attention, son arme se leva instinctivement vers la source.

Ce n’était qu’un enfant, brisé par la cruauté des hommes, son arme se baissa instantanément, dire qu’il ne représentait aucune menace était plus qu’un doux euphémisme, c’était un mensonge éhonté. Son état lamentable lui attira bien évidemment la sympathie immédiate du première classe qui scruta juste les environs pour vérifier que celà n’était pas un piège, vu ce dont étaient capables leurs adversaires, nul doute que ce serait un de leur tours préféré/ Après s’être assuré de l’absence de tout signe de l’ennemi, il s’accroupit pour se diriger vers l’enfant en silence le doigt sur les lèvres pour l’intimer au silence, un air calme sur le visage. Vérifiant l’absence d’explosif sur son chemin et autour de l’enfant, il sortit ensuite sa gourde d’eau encore remplie du précieux liquide, ce gamin devait être au bout de sa pauvre vie et il était vital de tendre à ce besoin en premier lieu, il l’aida à boire en vérifiant si il était transportable, son petit corps brisé ne devait pas peser bien lourd, mais il ne devait pas aggraver ses blessures déjà pourrissantes. Le pauvre n’avait aucune chance ici et personne sur la cité n’en aurait quoi que ce soit à faire de ce qu’il en savait. Aidant l’enfant à boire et parlant le moins fort possible pour ne pas attirer d’éventuels hostiles. Il fit un petit sourire à l’enfant.

-Omu stizzosu, omu viziosu… Je te ramène petit. Reste avec moi.

Il signala sa présence à son supérieur sur le canal vocal.

// Sergent, présence très probable d’hostiles bien plus violents que des villageois effrayés, j’ai une scène de torture façon vlad l’empaleur non loin de la clairière impossible de savoir si ils sont encore dans les environs, un survivant, un enfant gravement blessé, je l’extrait immédiatement, je suggère une extraction immédiate le mort ne nous en apprendra pas plus, terminé. //

Il n’avait même pas pensé à sa formulation, formulant son désir de sauver le gamin comme un absolu avec une voix imperturbable et son conseil presque comme un ordre. Il y avait urgence et en ce qui le concernait, risquer de perdre le gamin ou risquer de perdre un homme déjà mort, le choix était facile.

//Bien reçu Marchetti. Revenez immédiatement ici, et emmenez l’enfant avec vous. Nous verrons ce que nous ferons de lui plus tard//

L’enfant qui était un garçon, du moins l’absence de trait féminin semblait lui donner ce sexe, le regardait de ses grand yeux vides et bruns comme la terre chaude d’un matin ensoleillé. Son petit corps tenait encore vaillamment après avoir été écorché de la sorte… son manque de réactivité montrait clairement que l’enfant était en état de choc, voir même pire, il avait du se résigner à mourir a un moment.

« Tu es un Az ? » Des larmes coulaient le long de la joue du petit « Tu va m'emmener voir mon papa ? »

-Non petit, je suis un humain, mais je vais pas te laisser là.

Orsu devait faire vite, le gamin serait difficile à transporter, heureusement il avait du matériel sur lui, pas de quoi le soigner certes, mais de quoi faciliter le transport et ne pas trop s’encombrer, ça demanderait du travail donc il avait intérêt à s’y mettre immédiatement.

Le première classe commença par sortir serflex, bâche et couverture de survie de son sac, posant son M4 proche de lui afin qu’il ne le gêne pas mais également qu’il puisse l’avoir à portée au cas où. Il commença par enrouler l’enfant dans la couverture de survie, le maintenant ainsi en place, mieux valait éviter tout mouvement. Il renforça son emmaillotage avec quelques serflex. Usant de son couteau pour pratiquer quelques trous dans la couverture. Il s’attaqua ensuite à la bâche, elle camouflerait le brillant de la couverture pour ne pas trop nuire à son camouflage dans cette forêt dense, il enroula l’enfant dedans, serrant le tout à nouveau de serflex et perçant des trous avec son couteau. Il était temps de se rendre le plus invisible possible.

Il commença par sortir son kit de camouflage qu’il appliqua sur son visage, brisant les lignes de son visage avec les trois couleurs le composant, ses yeux devinrent vite deux points blancs au milieu d’une masse difficile à cerner. Il remit son équipement sur lui et attacha l’enfant à lui avec les serflex restant, limitant les mouvement de l’enfant fermement emmailloté contre son torse, le visage vers lui afin que ses cheveux soient la seule chose visible, le visage abimé du jeune homme au niveau de son épaule.Il était prêt à bouger, il devait rejoindre le groupe, aucune réponse pour l’instant, il avait dû se passer quelque chose.

L'enfant le regardait dans le vide se laissant faire il ne sem l'ait plus avoir la force de protester.

« Tu vas sauver aussi mon papa ? »

L'enfant avait le regard soudainement fixe sur l'un des corps… Celui de l'homme sans jambe droite. Le pauvre gars était mort les tripes à l'air dans d'affreuses souffrances sûrement devant les yeux de son propre enfant. C'est peut être à ce moment là qu'on pouvait remarquer qu'il n'y avait plus aucun bruit dans cette forêt.

Quelque chose vola dans les air… Flash flash… et boum… L'objet non identifié s'abattit sur le crâne du corse pour le faire tomber à terre. L'enfant poussa un hurlements reconnaissant ses bourreaux… quatre hommes à cagoules apparurent des buissons. Un remake du ku klux klan version pégase. Ils profiterent de l'état de faiblesse du corse pour l'empoigner et l'entraver… il fut traîné au pied d'un des piquet sanglants. L'enfant avait été séparé du torse du militaire sans ménagement. Le pauvre gosse avait été balancé à terre comme un déchet qu'on ne désirait plus.

« Pas gradé. C'est que de la merdasse. »

« Le petit poisson attire toujours les gros. Occupez vous de lui. »

Orsu était à demi conscient et il fut passé à tabac alors qu'un homme prenait son arme pour le charger et qu'un autre avait retiré son oreillette pour la porter près du fusil.
Les tirs commencèrent dans le vide. Alors que d’une voix alarmée et difficilement identifiable un des cagoulé parlaient.

// Sergent ! Je suis….*bruit de tir* venez *tir à nouveau * embuscade *PAn PAn* je….blessé //

L'homme garda l'oreillette observant le militaire qui avait la lèvre en sang et un méchant œil au beurre noir. Il était impossible pour orsu de savoir qu'à cet instant il souriait.

« Bayonnez le et tuez le môme. Il fera une belle déco à ses pieds. »
Quelques secondes après l'enfant gisait à ses pieds mort et les hommes avaient disparu en le laissant attaché à son poteau et bâillonné.

La douleur était une vieille connaissance, ces minables n'étaient rien face à deux jambes en miettes. Les opérations et la rééducation avaient été durs, mais il s'était accroché, comme toujours. Restait à savoir combien de temps ça durerait cette fois. Orsu n'avait aucun amour pour ce gamin, leur brève rencontre avait surtout éveillé une sympathie très humaine en lui et il était bien plus attristé par la cruauté de ses semblables d'une autre galaxie. Il sortit de sa brume et observa les environs avec calme. Difficile d'agir à présent, l'ennemi était plus nombreux et il était entravé, il n'avait que du temps à gagner. Si ces minables pensaient qu'ils allaient avoir quoi que ce soit de lui, ils étaient plus cons qu'ils en avaient l'air. Orsu était un soldat peu efficace, mais il savait faire preuve de ressource de temps à autre et il avait été favorablement noté au exercices d'interrogatoire. Principalement grâce à son calme en fait. Il se terra donc dans le mutisme et attendit. Cette bande de tête de pioche aurait tôt fait de déclarer ses intentions.

Comme Orsu le présageait, ils n’étaient pas loin pour attendre le reste de l’équipe en embuscade. Ils se servaient clairement de lui comme appât, d’où les quelques balles tirées et l’appel radio faussé. A tous les coups, ils avaient attendu qu’il se maquille suffisamment bien pour se fondre dans le décors et serve encore mieux la diversion.
A moins qu’ils ne soient tout simplement stupides et désorganisés. Ce n’était pas facile de faire des déductions et de jauger puisqu’il ne s’était retrouvé que trop vite dans l’inconscience. Parfois, le soldat Marchetti entendait quelques bruits. Un craquement de brindille, une forme immobile qui se replace dans sa vision périphérique…
Ils étaient là...à attendre ses collègues comme des rats.
Mais soudain, Orsu se rendit compte que l’un des bruits qu’il percevait provenait de ses pieds. L’enfant présumé mort recommençait à s’animer très lentement. Il lâcha quelques hoquets sanglants, son dos tressaillant sous la douleur.
Ces types avaient salopé le boulot…infoutu de tuer convenablement quelqu’un.

Inconscient de son environnement, le gamin leva très légèrement la tête, la bouche entrouverte, comme s’il cherchait à reprendre son souffle. Ses traits tirés trahissaient le fait qu’il n’était animé que par l’instinct de survie. L’enfant s’accrocha aux rangers d’Orsu pour prendre appui et il se hissa péniblement.
Parce qu’il voulait fuir, parce qu’il voulait vivre, le pauvre gamin tentait de reprendre son souffle sans le pouvoir. Une large fente au niveau de sa poitrine expulsait l’air à la place de sa gorge, un sifflement indiquant qu’il était tout à fait foutu. Par instinct, il serrait de ses deux mains meurtrie une fente bien trop profonde au niveau de son ventre. Par contraction, de douleur mais aussi d’asphyxie, ses boyaux étaient en train de ressortir dans un gargouilli immonde.

Pourtant, quand il croisa le regard d’Orsu, l’expression de supplique se mua en une toute dernière volonté.
Il était parvenu jusqu’à son bassin, faisant peser son poids contre lui dans l’espoir de pouvoir tenir debout. Il hoqueta deux petits mots courts, difficile à entendre au vu de son état.
Merci…m’sieur...
Là-dehors, dans le couvert de la verdure, quelques rires gras montaient. Les embusqués se moquaient d’un môme à l’agonie occupé de faire un calin à son sauveur entravé. Mais en réalité, et très surprenament, celui-ci donnait ce qu’il restait de sa vie pour s’emparer du poignard d’Orsu. Il n’avait plus de phalanges alors il plaquait ses mains visqueuse de sang de chaque côté du manche pour le séparer de son fourreau.
Le bruissement des fourrées alerta le militaire. Le gamin, lui, continuait son va-tout en serrant les dents, tellement privé d’oxygène qu’il en devenait bleu. A quelques mètres, une gueule entoilée d’une taie d’oreiller souriait. Il venait peinard, traînant le pied, comme le type blasé de devoir aller finir le boulot. Il s’avança sur le gosse et l’empoigna par la nuque. D’un revers sec, il l’envoya s’écrouler sur le dos, révélant ses tripes à l’air et son abdomen fendu. Le gosse hoquetait, rendu entre l’inconscience et la lutte pour une survie devenue inutile.
Dans un râle grossier, le type écrasa sa botte sur la gorge de sa victime, la faisant sursauter. Il le fit deux fois de plus pour s’assurer de sa mort puis, une fois certain qu’il ne respirait plus, il contrôla vite fait Orsu. La rivière de sang que le jeune enfant avait lâché sur Marchetti pendant son “câlin” lui avait dégouliné de la hanche jusqu’aux Rangers. Cela fît bien sourire le bourreau qui se pencha difficilement, comme fatigué par son propre bide proéminent.
Tiens, il est cadeau celui-là !
Puis il jeta la carcasse du gosse aux pieds du militaire.
Le fameux bourreau, ami de la poésie et du bon goût, s’éloigna en faisant signe à ses potes que tout était bon. Il reprit sa place et l’embuscade reprit son cours.
Seulement…
...
Il avait juste oublié de contrôler les mains de Marchetti...là où l’enfant avait eu le temps de lui glisser le poignard de combat au tout dernier moment…
Orsu était resté impassible, succomber à l’émotion ne servirait à rien, il devait neutraliser ces rigolos au relents pourris qu’il y avait devant lui, leur travail était-il volontairement mauvais? Difficile à dire mais ils faisaient un nombre d’erreur un peu trop grand pour ne pas être suspects. Voulaient-ils qu’il se libère? Leurs provocations étaient claires, il cherchaient peut-être une bonne raison de le tuer, d’aller contre des ordres trop ennuyeux pour eux. Orsu préférait s’en tenir aux faits directs, il avait une chance de s’en sortir si il jouait bien ses cartes, deux fumigènes pour compenser le peu de temps qu’il avait, une M4 non loin avec le silencieux sur lui, le couteau en main et tout le temps du monde devant lui son équipe mettrait au minimum 20 bonnes minutes à arriver sur zone si ils avaient cru au petit manège de l’autre imbécile heureux. Pour le moment il devait se libérer totalement, il opta pour une coupe lente avec des mouvements discrets, il ne voulait pas alerter ses geoliers, pas pour le moment, il devait avoir l’air vaincu, ce qu’il s’efforça de faire de son mieux, le regard posé sur le gamin au sol, concentré sur ses gestes et les 4 mousquetaires pour tromper au mieux leur vigilance.

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Esfir Lunienko

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le Ven 6 Sep - 10:32

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Esfir Lunienko
Environnement


Le tir toucha les deux animaux, mais Arès, au contraire de son assaillant fut touché à la patte. Le chien gémit voyant que sa patte arrière ne répondait plus. Mais au moins le Vieparterre était tombé à ses côtés inerte. Il eut de bien drôle de bruit dans les autres buissons, comme des ricanements de hyènes… un ombre noire surgit et attrapa le prédateur inconscient, pour le tirer… un second Vieparterre venait aider le premier à tracter leur compatriote à l'abri…


Kyle Hawkins


Pendant que les Vieparterres s’éloignaient, j’attrapai Arès par le gilet pour l’emmener en sécurité. Le voir boiter ne me plaisait pas, mais au moins il était sain et sauf. Il fallait maintenant attendre que les effets du pistolet incapacitant cessent. Et bien qu’il avait du mal à se déplacer maintenant, mon chien avait toujours ses crocs à disposition. Pour sa sécurité, le temps qu’il retrouve son agilité, je le fis entrer sous le barnum, le laissant garder l’entrée. La torche placée juste devant devrait dissuader les bestioles de s’approcher, sans parler de mon compagnon à quatre pattes qui continuait d’aboyer et de montrer les crocs. Pour ma part, je me plaçai également devant l’entrée, à proximité du feu pour ma sécurité, tout en tirant quelques rafales en direction des Vieparterres qui se montraient. Ces derniers devinrent plus curieux, osèrent davantage de s’approcher de nous. J’espérai que le bruit de l’arme les effraie pour les empêcher d’avancer.

Ce qui marchait pour le moment, les Vieparterres semblaient m'observer et disparaître à tour de rôle dans la végétation. Certains me provoquaient un peu pour me tester. Claquant de la machoire, ou en mimant un bond vers moi. Soudain, une voix s’éleva dans mon oreillette, celle d’Orsu.

// Sergent, présence très probable d’hostiles bien plus violents que des villageois effrayés, j’ai une scène de torture façon vlad l’empaleur non loin de la clairière impossible de savoir si ils sont encore dans les environs, un survivant, un enfant gravement blessé, je l’extrait immédiatement, je suggère une extraction immédiate le mort ne nous en apprendra pas plus, terminé. //
J’eus du mal à comprendre les paroles du soldat, mais je captai l’essentiel. Une scène d’horreur, un enfant rescapé et blessé. Je réfléchis. Nous ne pouvions pas laisser un enfant sans défense. La scène découverte par Orsu ne me disait rien qui vaille, mais il fallait que le militaire revienne rapidement, car les Vieparterres se montraient de plus en plus insistants.

//Bien reçu Marchetti. Revenez immédiatement ici, et emmenez l’enfant avec vous. Nous verrons ce que nous ferons de lui plus tard//

Je continuai de surveiller l’extérieur avant de me glisser à mon tour sous le barnum, restant à l’entrée. Arès se trouvait à mes côtés, continuant de grogner en direction des bestioles. La torche se trouvait juste devant moi, si les prédateurs voulaient m’atteindre, ils allaient devoir se frotter au feu. Par moment, je tirais sur les créatures pour continuer de les tenir à distance.

Environnement


L’homme était inerte, si elle ne savait pas qu’il était vivant, elle aurait pu croire qu’il était tout bonnement mort. Seule sa peau à peine chaude montrait qu’il était en vie et il fallait vraiment chercher pour s’en rendre compte. La rapidité de la jeune femme et sa précision dans la découpe permis d’ôter la batterie assez rapidement. Enfin dans sa zone de confort en terme d’aptitude professionnelle, elle avançait efficacement. L’homme était blessé, sa jambe broyée en divers endroit. Il n’y avait aucun doute que sans l’aide d’un bon chirurgien, d’une bonne rééducation et d’un peu de chance, il risquait de finir amputé. Et à vie sur un fauteuil roulant.

Il ne restait qu'à sortir le corps pour l’éloigner de l’affreux liquide acide qui gagnait du terrain à l’intérieur de la mécanique. Avoir ôté la batterie lui avait fait supprimer la source. Mais les traces d’oxydation et de dépôt acide ne laissaient pas de doute sur le fait que le temps leur était compté.

Cependant, un nouvel inattendu alerta la jeune femme. L’un des garrots qui sertissaient discrètement la jambe du pauvre homme, en amont, s’était sectionné sous l’effet du même acide. C’était récent, Esfir percevait distinctement l’épanchement sanguin s’écouler continuellement en rendant sa survie en péril. Elle allait devoir pratiquer un autre garot discrètement...et pendant ce temps, les grattements de plus en plus oppressants des prédateurs à l'extérieur qui essaient clairement de vous agacer pour vous pousser à sortir.

CONSIGNES :
L’homme est lourd, il va falloir s’y mettre a deux.
Il saigne beaucoup, il va falloir agir mais à toi de voir si tu préserves le secret.
Le sang va exciter les Vieparterre de l’autre côté, qui vont commencer à faire des grognements et à attaquer le barnum. Une Meute de six Vieparterre vous attendent à l’extérieur. Ce sont des animaux de meute, donc ils sont organisés et ils apprennent assez vite. Celui que Kyle a abattu servait à vous tester. Ils vont naturellement se méfier quand vous brandirez quelque chose devant vous (une arme). La stratégie est simple : un ou deux Vieparterre va vous occuper pendant que les autres vous encercle pour attaquer.


Esfir Lunienko


Jusqu’ici, tout s’était plutôt bien passé. Le Général aurait dit que c’était normal pour un bon ouvrier avec de bons outils, mais comme les derniers événements et surtout la découverte de tout ce nouvel univers spacial et technologique avait ébranlé la confiance que Esfir avait en ses compétences...une réussite lui faisait du bien.
Mais son soulagement fut de courte durée lorsqu’elle s’aperçut que le pauvre homme perdait du sang... beaucoup de sang.
Esfir fouilla dans son sac, dans son kit de secours mais rien, elle n’avait pas de quoi faire un vrai garot. Dehors la situation était tout aussi stressante et les bruits qu’elle entendait mettaient ses nerfs à rude épreuve.
C’est alors que Kyle fit entrer son chien, apparemment blessé et se posta devant le barnum, Esfir avait un choix à faire et très peu de temps pour y réfléchir.
Elle décida que la vie d’un homme était plus importante que tous les secrets du monde et elle appela son supérieur.

Sergent! J’ai besoin de vous, tout de suite.

Dans sa voix perçait clairement son inquiétude. Hawkins la découvrit à genou près du corps, du sang sur les mains.

Sergent ! J’ai besoin de deux choses, faire un garrot à ce type, et bouger son corps et ça très vite! Est ce que vous avez de la corde ou autre chose qui puisse faire garrot ?


Kyle Hawkins


Lorsque Esfir m'appela, je tournai la tête vers elle. La jeune femme demandait de l'aide, et j'ordonnai à Arès de rester près de l'entrée du barnum, avant de me diriger vers Esfir. En approchant, je remarquai ses mains ensanglantées.

"Qu'est ce qui vous arrive ? Vous êtes blessée ?"

Mais rapidement, je compris qu'il ne s'agissait pas de son sang. D'ailleurs, Esfir me demanda de trouver quelque chose pour faire un garrot. Quoi ? Comment ça ? Pourquoi faire un garrot sur un mort ?

"Un garrot ? Je ne comprends pas. Les morts n'ont pas besoin de ..."

Soudain, je compris la situation. Le sang n'était pas celui d'Esfir, mais du scientifique. Et s'il saignait, cela ne voulait dire qu'une seule chose. Je dévisageai alors la jeune femme.

"Attendez, vous voulez dire que ce type est encore en vie ? Vous le saviez ?"

Cela expliquait pourquoi Ridding voulait tant qu'on récupère que le corps au plus vite. Le scientifique n'était pas décédé, il était vivant malgré la situation. J'eus une terrible envie de demander des explication à la technicienne pour savoir pour quelle raison elle m'avait caché une chose pareille, mais ce n'était pas le moment. Derrière moi, Arès se mit à aboyer plusieurs fois. Les Vieparterres se rapprochaient sans doute de plus en plus, je pouvais les entendre rôder autour du barnum.

"Je n'ai pas de corde pour faire un garrot. Vous portez une ceinture ? Cela peut une solution".


Environnement


Esfir regardait son chef d'unité qui comprendrait peu à peu la situation.

C'est pas le moment de discuter Sergent, sa vie est entre nos mains personne ne doit le savoir.

Esfir ne pouvait pas mieux parler.
Pile à ce moment là, un terrible bruit de déchirure se produisit au fond du barnum. Arès n’avait pas son compte. Le chien avait beau boiter, il s’était approché et aboyait à tout va contre la menace, montrant des dents, prêt à sauter dès l’ordre de son maître. Trois fentes importantes s’étaient dessinées sur la paroi de tissu, laissant paraître le passage des quelques vieparterres. En prédateurs, ils profitaient de l’absence de Kyle, de son enfermement dans le barnum, pour investir les alentours. Mais cette attaque était plus impressionnantes que les autres.

Encore une autre ouverture d’un profond coup de patte. Celui qui avait fait ça était plus grand, plus gros, un modèle plus lourd et violent. Hawkins, en sa qualité de maître chien, sentait qu’il affrontait le mâle Alpha. Esfir luttant pour la survie du pauvre homme, elle se retrouvait piégée dans le rôle de témoin, de spectatrice.

Un grognement sourd fît taire les trois autres tournant tout autour du barnum. Leurs ombres se dessinant légèrement par transparence s’estompèrent pour laisser place au silence.

// Sergent ! Je suis….*bruit de tir* venez *tir à nouveau * embuscade *PAn PAn* je….blessé //
Tout arrivait au plus mauvais moment, tout s’accumulait. A peine reçu cet appel radio en urgence, c’est LoupGris qui l’appela puis le soutenir.
// Werewolf. J’ai entendu, artillerie courte distance parée. J’attends vos ordres. //
Le bazar...le bazar pour lui, pour Orsu, pour Esfir.
Il fallait croire que le mâle Alpha était connecté à la radio. Parce qu’à peine cette diversion survenue sur leurs ondes, la masse impressionnante d’un vieparterre beaucoup plus grand passa aux travers des pans déchirés du barnum. Un seul bond, CRAC !!! Et il se réceptionna d’un coup sur la jeep renversée.
La carlingue grinça odieusement sous le nouveau poids. Un poids qui comprima d’autant plus les jambes de la victime. Le monstre gronda en montrant toutes ses dents. Sauf qu’il ne s’en prit pas au corps inerte. Il fixa immédiatement les mains pleines de sang de la jeune technicienne. C’était un met pour lui. Un met délicieux, du premier choix russe qu’il s’empara de sa grande pattes griffues en souhaitant l’amener directement dans sa gueule.
Le brave Arès ne le vit pas de cet oeil là. Dans un grondement puissant mêlant son aboiement, il ferma sa gueule sur l’articulation de la bestiole, s’y suspendant comme un le prédateur qu’il était. Tel un loup cherchant à handicaper sa proie, il se cramponnait à cette articulation en secouant rageusement la tête.
Esfir était prise dans un terrible bras de fer. Elle devait agir.
Elle et Kyle. Il y en allait de leurs vies...

Esfir n'eut même pas le temps de porter ses mains à sa ceinture que la situation dégénèra complètement.
Les bestioles du dehors firent une première percée à coup de griffes juste derrière elle, puis un grondement horrible de fit entendre réduisant toute la nature au silence.
La technicienne n'osait plus bouger craignant que le moindre bruit de sa part ne déchaine la meute qui les encerclaient. Ce fût un message de détresse de Orsu qui rompit le silence suivi d'un message de Loup Gris. Comme si le chef de meute avait pu percevoir les mots charriés par les ondes, il décida de passer à l'attaque, perçant la toile du barnum de toute sa masse, pour venir se planter sur la jeep qui écrasa davantage les jambes du pauvre scientifique... cela aiderait peut-être à stopper l'hémorragie...
La créature n'attendit pas d'autre signe pour agir et sa patte musculeuse attrapa la main d'Esfir .
La jeune femme poussa un cri d'effroi, voyant déjà sa main dans la gueule de l'animal, heureusement pour elle Arès réagit immédiatement l'instinct et l'entraînement lui offrant des réflexes plus rapide que ceux des humains.
Elle chercha des yeux de quoi frapper l'animal mais aucun outil n'était à sa portée, elle frappa alors de son autre main toute partie de l'animal à sa portée.


Kyle Hawkins


Alors qu'Esfir essayait de sauver le soit disant mort qui n'était pas mort du tout, un bruit de déchirement me fit tourner la tête. Je regardai au fond du barnum, tandis qu'Arès se mit à aboyer dans cette direction. Ce qui devait arriver arriva, l'une des bestioles tentait d'entrer à l'intérieur, plus puissante que les autres. Ses griffes n'eurent aucun mal à déchirer le tissu, l'ouverture s'agrandit pour laisser la place à un Vieparterre énorme, bien plus gros que ceux que nous avions croisé jusqu'ici. Je reconnus aussitôt ce monstre comme étant le chef de meute, un alpha car moi même j'étais un alpha dans ma relation avec mon chien. Le meneur, celui qui dirigeait, et cette créature était clairement le leader. Nous étions dans de sales draps avec cette chose, alors que les autres tournaient autour du barnum, comme attendant la suite des événements maintenant que l'alpha était entré en scène. Et pour couronner le tout, un message alarmant se fit entendre dans mon oreillette, un appel au secours d'Orsu. Du moins, j'eus un peu de mal à reconnaître sa voix, mais c'était normal. La communication était mauvaise, il y avait beaucoup de bruit là où le militaire se trouvait, sans parler que les grognements du Vieparterre n'arrangeaient rien à la situation. De toute façon, qui cela pouvait il être d'autre que Marchetti ? Je n'avais aucune raison d'imaginer qu'à l'autre bout, ce n'était pas du tout le soldat qui venait de lancer ce message d'alerte.

//Marchetti ?! Votre position ? Vous m'entendez ?//

Ce fut LoupGris qui me répondit, attendant mes ordres. Que pouvais je faire ? Orsu était quelque part en détresse, mais je n'avais aucune idée de sa position. Je ne pouvais même pas envoyer un tir de mortier pour l'aider sans coordonnées. Quant à notre situation à nous, elle ne s'arrangea pas. L'alpha sauta sur la jeep, faisant grincer la taule, et rajoutant davantage du poids dessus. Il eut l'air intéressé par Esfir car celle ci avait les mains couvertes de sang, voilà pourquoi il l'attaqua en saisissant son bras. Je n'eus pas le temps de réagir, la bête bougeait trop vite. Arès se précipita en avant et mordit l'alpha en plantant ses crocs dans sa chair pour le forcer à lâcher prise, tout en secouant la tête pour donner plus de puissance à sa morsure. Je réfléchis sur la démarche à suivre. L'idée d'ouvrir le feu sur lui me vint à l'esprit, mais c'était une mauvaise idée à mon avis. Les balles ne semblaient pas traverser le cuir des Vieparterres. Alors, vu sa masse imposante, il y avait beaucoup de chance que des tirs énervent l'alpha au lieu de le blesser. Il fallait trouver autre chose. Je sortis le stunner, tandis que la jeune femme luttait pour éviter le monstre d'arracher sa main. Avant d'agir, je donnai un ordre à LoupGris pour essayer de me débarrasser des créatures qui rodaient à l'extérieur du barnum. Si nous arrivions à fuir, autant essayer de ne pas se faire attraper une fois dehors.

//LoupGris, envoyez deux tirs de mortier de fumigène autour du barnum//

J'avais hésité avec le flashbang, mais Arès aurait également souffert de l'explosion. J'espérais que le fumigène soit suffisant pour effrayer les Vieparterres et les faire fuir. Quant à l'alpha, il était en hauteur, je visai donc son ventre, la partie la plus vulnérable selon moi, puis j'appuyai sur la détente.

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Atlantis
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le Dim 8 Sep - 18:02

Atlantis
Tb mission

1/3
MJ31 : Imprévisible
Chronologie : Lundi 20 mai 2019 / fil rouge


Le barnum tremblait furieusement avec toute cette agitation. C’était comme si une violente tempête tentait de l’emporter et d’arracher la tête de ses occupants dans le même temps. Le sergent n’avait pas eu de réponses de la part d’Orsu. D’ailleurs, plongé dans ce combat qui lui prenait l’ensemble de sa concentration, il n’entendit pas non plus LoupGris lui répondre par l’affirmative.

Le tir toucha bien la créature dans le ventre. Le blast neutralisant se répandit sur la surface de la chose en lui faisant de l’effet. Elle se ramassa un peu sur elle, relâchant Esfir sous le coup de l’effet de surprise, mais ne s’en trouva pas assommé pour autant. Au contraire, elle recula un peu et d’un geste abrupt, elle s’empara d’Arès par la peau du cou.
Le chien de combat couina sous l’étreinte dont les griffes plongèrent au travers de sa peau. Il n’avait pas l’intention de le lâcher, continuant de gronder, et la créature tira si fort qu’elle se déchira un morceau de son articulation elle-même.

Le Vieparterre poussa un long sifflement avant de jeter le chien sur Esfir. Elle n’avait été libéré que depuis quelques secondes et le poids d’Arès balancé sur elle comme une balle de baseball lui fît voir des étoiles. La jeune Russe eut l’impression qu’un camion de marchandise l’avait renversé. Elle était encore en train de se demander où est-ce qu’elle était, retrouvant des repères.
Arès s’était relevé. Les oreilles basses et succédants de rapides couinements, il renifla l’oreille d’Esfir avant d’y mettre quelques coups de langue pour l’obliger à se reprendre. Là, à quelques mètres à peine, la créature était en pleine bataille avec Kyle. Le soldat était parvenu à esquiver deux coups et aligner plusieurs tirs, se montrant comme la plus grosse menace.
Aussi massive qu’était le prédateur, il commençait clairement à faiblir sous l’accumulation des blasts.

Malheureusement, une feinte de l’ennemi lui fût fatal.
Le Vieparterre fît mine de tourner sur lui-même. C’était pour donner encore plus de force à sa queue qui, telle une masse, l’envoya valdinguer au travers la bâche déjà éviscérée du barnum. Le tout s’effondra fatalement sur Esfir, Arès et le monstre, les recouvrants et les aveuglants.
Kyle tenta bien de séparer le tissu pour pouvoir sortir la jeune femme de ce piège mortel mais il eût à peine le temps de réagir.
L’un des prédateurs à l’extérieur joua les opportunistes. Le pauvre soldat fut brutalisé dans le dos. Il vit une mâchoire se refermer brutalement sur son épaule, l’irradiant d’une douleur pinçante (conséquence : Pas de blessure ouverte. Encaissé par le gilet. Une bretelle du sac sectionné), tandis qu’un second pinçait sa rangers sans réussir à la percer. Les deux monstres se disputaient le soldat comme un vulgaire morceau de viande, entre deux concurrents affamés pendant que l’Alpha était occupé.

Heureusement, Kyle reconnut ce sifflement sourd et long. Il monta creschendo, faisant stopper net l’acharnement des Vieparterre sur sa personne. Les deux bestioles relâchèrent le soldat qui retomba au sol pendant qu’elles cherchaient l’origine du bruit. L’instant d’après, les fumigènes du mortier de LoupGris détonnèrent à quelques mètres au-dessus du sol. Il avait parfaitement bien visé…
L’ogive trafiquée était faite pour disperser l’agent occulteur avec un altimètre. Un panache brumeux se déploya brutalement sur ce qu’il restait de la tente. Le brouillard artificiel fit disparaître la silhouette de l’épave, là où l’on devinait l’Alpha qui jouant la structure principale du chapiteau. Esfir était piégée avec lui !!!

Soudainement, le deuxième obus explosa juste au-dessus de sa tête. Le nuage lui tomba dessus comme une pluie informe et brumeuse. Pris de cours, les deux créatures poussèrent de longues plaintes mêlant la stupeur à une souffrance exagérée. Elles s’enfuirent à bride abattue, la queue entre les pattes, laissant Kyle seul dans son brouillard. Le bruit du galop s’assouplit jusqu’à disparaître.
Il ne restait qu’une chose d’omniprésent. Le mélange de grognements agressifs et couinements de douleur d’Arès qui se battait encore comme un diable.

Du côté d’Esfir, après que le barnum lui soit tombé dessus, elle eût toute la vue sur l’Alpha qui la prenait maintenant pour cible. Il s’appuya sur sa patte blessée, laquelle céda aussitôt en le déséquilibrant. Le monstre s’effondra au pied de la jeep, la faisant bouger une nouvelle fois, et il se redressa aussitôt en gardant son membre blessé en l’air. Le monstre était très affaibli. Appuyé sur une seule patte avant, très amoindri par les multiples blasts de Kyle, il s’avança en présentant ses dents hideuses à Esfir. Il voulait l’éventrer, l’égorger, la dévorer morceau par morceau. Mais il y avait encore un obstacle à son désir. Un obstacle qui commençait sérieusement à lui faire perdre patience…

Arès s’était positionné volontairement pour protéger la jeune femme. Le pauvre animal boitait, les oreilles couchées, les babines retroussées. Ses poils s’étaient hérissés et malgré sa queue entre les jambes, signe de peur, il déversait toute son agressivité pour intimider son adversaire. Il ne faisait pas de doute que, même aussi diminué, le chien de combat ne ferait pas un pli. Il était blessé et il ne voyait plus son maître. Pourtant cet animal faisait preuve de courage et d’abnégation, comme certain du fait qu’il allait y passer, mais il gagnait du temps. Faire rempart de son corps d’un gabarit largement plus petit que le monstre, occuper son attention.
Esfir le voyait. D’ailleurs, alors que Kyle n’était toujours pas là et qu’elle était incapable de savoir s’il allait bien, le Vieparterre Alpha sauta brutalement sur le chien. La diversion par fumigène ne fit que le mettre davantage en colère, cette première détonation agissant comme le coup de feu à la ligne de départ. Il fonça soudainement sur son adversaire canin. Une très violente bagarre eu lieu mais le pauvre Arès ne se retrouva que trop vite plaqué au sol par la lourde main griffue du monstre. Il tenta de le mordre, perforant le gilet du chien sans parvenir à l’atteindre dans les chairs.
Arès allait mal mais il se débattait toujours. Kyle n’arriverait pas tout de suite. Esfir était là, la tête supportant un pan de la toile comme si elle était devenue une charpente humaine, témoin de cette affreuse scène.

Une évidence frappa soudainement face à la scène qui se déroulait : Le brave Arès allait y passer. Il fallait agir !



CODAGE PAR AMIANTE

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Esfir Lunienko

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le Mer 2 Oct - 15:39

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Tout se passait très vite et Esfir avait du mal à suivre. Sa main fut libérée tout à coup envoyant une pulsation douloureuse tout le long de son bras. Et le temps d’un battement de coeur, la jeune russe sentit un choc violent sur son abdomen qui la projeta au sol, l’arrière de sa tête cogna la surface dure et sa vue se troubla, pendant des secondes qui lui parurent de heures, elle se demanda où elle était, les bruits étaient assourdis comme si elle était dans une univers cotonneux. Une sensation humide sur son oreille attira son attention, ce qui eut pour effet de rendre son environnement un peu plus concret, les couinements de Arès, l’odeur du sang et sa propre douleur.
Lorsqu’elle se redressa, c’était pour assister impuissante à l’affrontement entre le sergent et là bête, l’ animal encaissait trop bien les tir du stunner et bientôt un magistral coup de queue propulsa Hawkins à travers la toile du barnum qui s’effondra sur elle, Arès et l’animal. Esfir tomba a genou sous la surprise de la toile qui lui tomba dessus, lorsqu’elle se redressa, elle souleva le tissus épais du barnum, dévoilant Arès à ses pieds qui faisait barrière de son corps meurtri et de sa rage entre elle et le vieparterre. Esfir se retourna, le pauvre botaniste gisait à ses pieds et se vidait de son sang...;s’il était encore vivant après ça, ce serait tout bonnement un miracle! Mais elle n’eut pas l’opportunité de vérifier comment allait celui qu’elle était censée sauver, ni de tenter quoi que ce soit, l’alpha se jetait à nouveau sur Arès qui défendait la vie de la jeune femme coûte que coûte. Esfit était ébahie et effrayée par le courage de l’animal qui ne lui était pourtant lié d’aucune manière.
De voir le dévouement de ce chien qui continuait à se débattre alors que la bête le coinçait au sol de tout son poids, Esfir trouva le courage d’agir, c’était ce type de courage que l’on découvre au fond de ses tripes lorsqu’on a plus le choix, lorsqu’une situation vous devient trop inacceptable.

Elle saisit le désincarcérateur qui était l’outil le plus accessible dans son environnement, ouvrit les lame au plus large et se jeta dans un cri féroce sur l’encolure de l’animal, elle serra puis appuya sur la gâchette qui lançait l’activation du moteur électrique.

La créature ne s'attendait pas à cette attaque. Dans un sens un animal ne s'attend pas avoir la jugulaire broyée par une mâchoire de fer. Le sang gicla tachant le barnum. La mort de l’alpha se solda par un râle ignoble déclenchant des hurlements de la part des autres “vieparterre” qui prirent tous la fuite...de manière désordonné.

Lorsque la pince fit son oeuvre, écrasant et coupant hideusement les chairs de l’animal, Esfir lâcha prise sur le manche, reculant sous une douche écarlate. La créature secouait la tête devant elle pour se débarrasser des pinces qui s’était bien planté dans son cou. Esfir repris pied et agrippa Arès pour l’éloigner de la bête qui vint s’écraser dans un râle gargouillant devant eux.
La jeune femme gratta la tête du berger allemand juste entre les oreilles.

Merci mon vieux...j’t’en dois une

La technicienne regarda autour d’elle, c’était un chantier immonde, entre corps et sangs, elle se pencha sur le pauvre botaniste et plaqua ses doigts contre son cou pour voir si son coeur battait encore.

Elle sentit son pouls. Extrêmement faible, au point qu’elle était en droit de se demander si elle ne prenait pas ses espoirs pour des hallucinations. Mais en y approchant l’oreille, elle sentit également un léger souffle. Le pauvre homme était vivant mais pour combien de temps ? Il continuait de saigner, le bazar que l’Alpha avait mis dans ce barnum n’avait rien arrangé. Arès se déplaça en boitant, la tête basse. Il était évident que le compagnon canin souffrait mais il n’appelait pas l’attention de son maître ou de la jeune technicienne. Il s’approcha de l’Alpha, comme pour s’assurer qu’il était bien mort, puis il renifla frénétiquement le sol pour retrouver l’odeur de Kyle. Il voulait le retrouver.
Esfir, de son côté, voyait plusieurs choix s’offrir à elle. La situation s’était plus ou moins calmée même si les problèmes s’accumulaient. Voulait-elle retrouver le sergent ou s’arranger autrement pour stopper l’hémorragie du civil ?
Une chose dont elle pouvait être certaine, même emprisonnée des restes du barnum, c’est que toutes les sales bestioles avaient fichues le camp !

// Ici LoupGris, vous me recevez ? Besoin de renfort ? //

Elle n’était pas spécialement croyante, mais là, il fallait croire qu’il y avait bel et bien un dieu quelque part ou que ce pauvre type avait une bonne étoile qui veillait sur lui. Mais son état restait des plus critique et Esfir ne devait pas perdre de temps si elle voulait que cette bonne étoile continue de briller. Elle se rappela les mots de Hawkins lorsqu’elle lui avait demandé son aide et retira in extremis sa ceinture. Sa main lui faisait encore mal mais c’était supportable et puis elle n’avait jamais été douillette de toute façon. Elle enroula son garrot de fortune autour de la cuisse du scientifique et serra de toutes ses forces, et serra encore un peu plus fort, elle serra encore une fois en fermant le système d’attache de la boucle pour s’assurer qu’elle resterait bien en place.

Arès était parti clopin clopant vers l’Alpha et reniflait au sol, sans doute à la recherche de son maître, et alors que tout était calme et que Loup Gris venait de leur parler dans l’oreillette, Esfir fut de nouveau prise de peur à l’idée qu’il soit arrivé malheur au sergent.
Elle fouilla sa ceinture à outil pour en sortir son couteau et attrapa la toile du barnum pour agrandir les ouvertures que ces satané vieparterres avaient déjà faites. C’est alors qu’elle entendit la voix de Hawkins... il était vivant.

Arès, par ici mon grand!

Elle dégageat un passage dans la toile, ne tardant pas à voir le sergent qui lui porta main fortes. Esfir était recouverte de sang tout comme le pauvre Arès, et ses larmes dessinaient des sillons clairs sur ses joues rougies.

Vous êtes vivant !

Elle attrapa le sergent et le serra dans ses bras.

Arès est un héros !

Elle s’éloigna du sergent, essuya ses joues du revers de la main et pris une grande inspiration, ce n’était pas le moment de flancher.

Sergent, le botaniste est encore vivant, mais on doit faire vite si on ne veut pas le perdre... ne dites pas a Ridding que je vous l’ai dit... mais on doit le ramener, je pourrais pas porter la civière toute seule.

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Kyle Hawkins

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le Jeu 3 Oct - 18:23

Kyle Hawkins
Kyle Hawkins


L'alpha était plus fort et résistant qu'il n'y paraissait. En un seul coup, je fus projeté violemment à l'extérieur du barnum, tombant lourdement sur le sol. Alors que j'étais sur le point de me relever pour partir au secours d'Esfir et Arès restés prisonniers sous la toile, les autres prédateurs se jetèrent sur moi pour me dévorer. L'un d'eux réussit même à couper la bretelle de mon sac à dos, sans toutefois parvenir à me blesser. Même ma chaussure était mordillée. Je tentais de me libérer des bestioles, mais sans y parvenir. Heureusement pour moi, les deux fumigènes arrivèrent et mirent en fuite les prédateurs. Me voilà seul après quelques secondes, mais les jappements d'Arès attirèrent mon attention.

Avec difficulté, je finis par trouver enfin l'entrée du barnum qui s'était écroulé, à temps pour voir l'alpha inerte sur le sol, peut être mort, tandis que mon chien me cherchait en reniflant le sol. En me voyant, il vint rapidement vers moi, battant sa queue de joie, les oreilles baissées. Il boitait, il avait du prendre cher contre l'alpha. Je m'empressai de le caresser et de vérifier son état, mais heureusement, mon compagnon à quatre pattes n'était pas blessé. Cela me fit plaisir et me rassura. Puis, je voulus prendre des nouvelles d'Esfir, mais je fus très étonné de voir la jeune femme se blottir dans mes bras, tout en pleurant.

"Heu ... oui oui ... je suis vivant … et vous ? Vous allez bien ?" lui demandai je sans savoir quoi faire, encore sous le choc de son geste, tapotant maladroitement son épaule.

La jeune femme fit l'éloge d'Arès, ce qui me fit sourire, pendant qu'elle s'éloignait. Je caressai la tête de mon chien, assis à mes pieds. Esfir m'annonça alors l'état de santé du botaniste. Tiens, il était encore en vie, celui là ? Il fallait vite le rapatrier pour avoir des soins en urgence. Cependant, il y avait encore Orsu quelque part dans la nature. A ce moment là, LoupGris prit contact et demanda si nous avions besoin de renforts. Quelle bonne idée.

//Affirmatif LoupGris. Notre cible doit être évacuée en urgence. Et j'ai un homme qui s'est éloigné et qui est en difficulté d'après son dernier message//

Je sortis du reste du barnum, attrapant la torche dans une main au cas où les Vieparterres décidaient de revenir malgré le nuage de fumigène. J'en profitai pour faire un noeud avec la bretelle cassée de mon sac pour le replacer sur mon dos. A ce moment là, un curieux son retentit dans mon oreillette. Je reconnus aussitôt du morse, et cela ne pouvait venir que d'Orsu qui annonçait des nouvelles rassurantes.

//LoupGris, ici Werewolf. Je viens d'avoir des nouvelles de mon équipier. La situation est maîtrisée de son côté, et il a fait un prisonnier. Je pense qu'il veut le ramener au camp. Est ce que vous avez un visuel sur lui ?//

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Esfir Lunienko

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le Mar 8 Oct - 15:01

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Esfir Lunienko
Esfir Lunienko


Esfir fut rassurer que le Sergent reprenne les choses en main, son face à face avec le vieparterre serait sans doute une histoire de dingue à raconter à toute la Cité d’ici peu, mais pour le moment, l’adrénaline qui coulait dans ses veines était trop forte pour fanfaronner.

Elle déplia la civière que Ridding leur avait fournie et vint la placer près du botaniste pendant que Hawkins discutait avec LoupGris. Elle vérifia son garrot et quand elle releva la tête, son regard se posa sur la tête à moitié broyée du vieparterre. Le spectacle était écoeurant mais au lieu de faire monter la nausée, c’est un sentiment de fierté qui poigna son coeur.

Je t’ai eu... moi... j’ai réussi... (en russe)

Elle vérifia une fois de plus le poul du pauvre blessé en attendant que le sergent la rejoigne.

Monsieur Kovic... on va vous sortir de là, c’est promis.

D’être venu à bout de cette énorme bestiole et d’être rassurée par le fait qu’elle n’était pas seule, que des membres de l’équipe étaient encore auprès d’elle, cela la rendait optimiste. Elle n’avait pas compris grand chose à ce qui se passait avec Marchetti mais les derniers mots du Sergent semblait indiquer que lui aussi allait bien... il ne manquait plus qu'à retrouver la soeur écarlate pour que l’équipe soit au complet. Ce sentiment ne durerait peut être pas longtemps mais en cette minute, elle était convaincu qu’ils y arriveraient.

Le sergent vint l’aider à porter le botaniste blessé sur la civière, ils installèrent ses jambes aussi bien que possible, vérifiant que le sang ne coulait plus ou de moins plus trop. Le drap qui recouvrait son corps jusque là était maculé de sang, cela n’était pas idéal pour un mort et en plus ça risquait d’attirer d’autres bestioles, elle entreprit alors de découper un grand pan de toile du barnum afin de recouvrir Kovic comme s’il était mort, tout en lui couvrant la tête, elle lui chuchota.

A bientôt Monsieur Kovic...

Elle se redressa ensuite, prête à porter son côté de la civière pour emmener le pauvre homme. mais le sergent n’avait pas répondu à l’une de ses remarques et elle avait besoin de savoir ce qui se passerait.

Sergent... vous m’avez pas dit, vous ne direz pas à Ridding que je vous ai dit pour lui... s’il vous plait, je lui ai promis que je garderai le secret et il a bien insisté, personne ne doit savoir, ni vous, ni Loup Gris, ni qui que ce soit.

Elle avait un regard quasi suppliant. En tant que civile, désobéir à un militaire n’aurait pas dû lui causer autant de souci, mais Esfir avait été élevée dans un univers militaire et par un général de l’armée russe... autant dire qu’il lui avait inculqué le respect de l’uniforme et de la hiérarchie. De plus, pour Esfir, une promesse était quelque chose d’important, elle en faisait rarement à la légère et s’en voulait énormément lorsqu’elle ne parvenait pas à les tenir.

En entendant Esfir s'occuper du corps, Kyle retourna sous le barnum pour voir si elle avait besoin d'aide. La jeune femme lui demanda alors de garder le secret concernant la soi disant mort du scientifique. Le militaire réfléchit quelques instants. Pourquoi son supérieur avait-il caché une information aussi importante ? Pourquoi n'y avait-il qu'Esfir qui avait le droit d'être au courant de la vérité ? Kyle eut envie de refuser, et d'affirmer à Ridding qu'il avait découvert que le scientifique était toujours en vie. Pourtant, les yeux de chat potté de la jeune femme eurent raison de son choix, et il finit par soupirer.

"Bon d'accord, je ne dirais rien. Je vous le promets" dit il, contre sa volonté, avant de sortir du barnum pour attendre les renforts, et vérifier si du danger arrivait ou non.

Merci Sergent.

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Orsu Marchetti

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le Mar 8 Oct - 21:44

Orsu Marchetti
Environnement


Pour Orsu Marchetti, il n’y avait rien que le silence. Le silence et cette vue morbide de ces corps brisés et éviscérés. Ils continuaient de suinter, de sentir, même le gosse commençait à se vider à ses pieds en laissant une odeur nauséabonde remonter jusqu’à ses narines. La tactique du soldat paya. Avec patience, il parvint à entamer suffisamment les liens pour se libérer les poignets. Si la réponse prit la forme d’un soulagement soudain, Orsu ne pouvait pas être partout à la fois et ses entraves tombèrent aux pieds du poteau.

Le silence, encore…
Pourtant, s’il tendait l’oreille, Orsu percevait l’écho de tirs de mortier. Deux pour être précis. Et parfois des feulements de monstres. Pas besoin d’être un général trois étoiles pour comprendre que ses amis avaient des problèmes sur le secteur de la jeep en plus d’en avoir lui aussi de son côté. L’idée qu’ils seraient venus le secourir tombait à l’eau.

D’ailleurs, c’est pour ça que dix minutes plus tard, le même type qui avait achevé le gamin revint dans sa direction. Il tenait dans sa main la radio oreillette d’Orsu. L’air mauvais, il monta sur la cadavre du gosse comme pour s’en servir d’estrade puis il empoigna les maigres cheveux du soldat pour lui cogner le crâne contre le poteau.

Changement de plan, Atlante.
Il positionna l’oreillette dans le creux de son oreille. Ce type savait ce qu’il faisait, il connaissait cette technologie.
Tu vas appeler tes copains et tu as intérêt d’être un très bon comédien. Tu sais pourquoi ?!?
L’ennemi tira sa lame pour poser la pointe sur sa pomme d’adam. Il joua un peu avec pour bien lui faire sentir qu’il savait où viser.
Soit on bute tout le monde. Soit on capture tout le monde : là y’a une chance de survivre. Appelle tes potes. Fait les courir jusqu’ici ou tu ne pourras plus jamais l’ouvrir.
Un petit clin d’oeil pour le narguer et, de sa main valide, il toucha le contacteur de la radio pour qu’Orsu s'exécute. Qu’il envoie le message. Il pensait le tenir à sa merci, contrôler parfaitement la situation pendant que les potes demeuraient en embuscade, juste au cas où. C’est juste que c’était devenu trop long et aléatoire : autant faire supplier ce soldat, quitte à lui piquer les couilles pour le faire hurler.

Pourtant, en arrivant là de son plan personnel, l’ennemi laissa son regard tomber sur le sol et il fronça les sourcils. Sa lame était toujours en place mais son attention dériva ailleurs, là où il voyait traîner le lien cisaillé gisant au sol. Le type se demanda ce que ça faisait là, repassa dans son esprit l’historique sans pouvoir en expliquer la présence. C’était si impensable, ne comprenant même pas qu’Orsu ai pu se libérer “par magie”, qu’il buguait complètement. Il ne voyait même pas le poignard, trop concentré sur ce mystère qui lui captait de plus en plus d’attention. Il mis trop de temps à mettre en place les pièces du puzzle, reconnaître que ce n’était que Marchetti qui pouvait avoir les mains libres.

Une fois convaincu de la réalité, l’adversaire prit une grande inspiration. Affligé de stupeur, son visage s’était morcelé d’une expression représentant un cocktail détonnant d’un tas d’émotions à la fois. Crainte, incompréhension, surprise, méfiance. Il fixait son “captif” d’un air effaré, les poumons bien gonflés.

Il s’apprêtait à hurler...
Donner l’alerte à ses amis.


Orsu Marchetti


Orsu ne lui en laissa pas le temps car il était déjà en mouvement. Sa lame trouva sans peine la gorge de son adversaire immobile et la dernière chose que vit le malheureux avant de succomber fut le visage froid et impassible du première classe. Pas de temps à perdre, il devait continuer son plan, improvisé certes, mais le meilleur qu’il puisse s’offrir à l’heure actuelle, sa main gauche saisit le corps sans vie de son ennemi pour s’en servir de bouclier pendant que la main droite éjectait le sang d’un coup sec avant de ranger le couteau. L’appendice s’intéressa ensuite immédiatement au pistolet de son adversaire qu’il dégaina avant de lâcher une volée de balles vers ses copains pour les mettre au sol en vidant le chargeur. Malgré le couvert des fourrés, ils ne risqueraient pas de se prendre une balle, il lâcha ensuite le corps et sortit une grenade fumigène, elle mettrait du temps à bien couvrir la zone mais il devrait faire avec, il la dégoupilla et la laissa tomber au sol, se saisissant de son M4 et de son sac avant de courir vers le couvert de la forêt pour disparaître, il devait se préparer à la suite, éliminer ces bâtards un par un, ils allaient regretter de l’avoir laissé se camoufler. Il garda le silence radio, inutile de vendre sa position aussi facilement.

La manœuvre du soldat fonctionna à merveille. En partant du principe qu’Orsu était resté caché derrière son écran de fumigène, les adversaires firent feu dans sa direction avec la nette intention de le tuer. La progression stratégique de ces personnes en vêtement civil ne lui laissait qu’une image certaine : CE N'ÉTAIT DÉFINITIVEMENT PAS DES CIVILS !!
Ils occupaient une ligne large, demeurant espacés, pour ne pas se faire cueillir en même temps. Une tactique standard que tous soldats avec un minimum d'entraînement connaissait.

Dès que Marchetti vit son occasion se profiler, il en abattu un d’office et blessa le deuxième. Plusieurs cris retentirent et le reste de l’équipe prit la décision de se replier avec un tel tir de suppression qu’Orsu fût contraint de baisser la tête. Ils avaient lâché le reste de leurs munitions dans sa position supposée et, même si ce n’était qu’un tir de représailles, une balle perdue avait quand même terminé sa course dans sa couverture.

Ils s’étaient sauvés.
Deux types sur cinq, en comptant le troisième buté d’emblée à coup de couteau, ce n’était pas si mal comme tableau de chasse. Le soldat avait dégommé la moitié du dispositif ennemi, reprit sa liberté, et par la même empêché l’embuscade.
Mais alors qu’il cherchait à récupérer le reste de ses affaires, son attention fût attirée par l’un des corps. C’était le mec qu’il avait blessé. Il avait prit une balle de son M4 dans l’abdomen mais respirait encore. Il donnait d’ailleurs l’air d’aller plutôt bien pour une blessure de cette importance : la munition n’avait pas dû toucher les organes vitaux.

Att...attends...” fit-il en le voyant approcher, l’une de ses mains levées en signe d’abandon.
Les tremblements symptomatiques de l’état de choc ne pouvaient pas échapper à Orsu. L’ennemi serait incapable de lui opposer de résistance et son arme était à plusieurs mètres de lui. Son autre main, couverte de sang et qui comprimait sa blessure, glissa légèrement pour révéler son second habit. Il lui montra clairement, et volontairement, être porteur d’un uniforme.
C’était un genii…
J’ai...j’ai des informations...
Les tremblements lui coupèrent la parole. Son état de santé se dégradait et il en avait conscience. Le soldat était en train de paniquer.
Soigne-moi. Et...et je te dirai tout. Parole...
L’homme toussa.
Soigne-moi. J’t’en prie. Je te dirai tout...tout ce que je...sais.

Le militaire toisa l’homme du regard, ses yeux étaient résolument calmes derrière son camouflage. Ce genre de raclure ne méritait certainement pas de vivre, mais la guerre disposait de règles que chaque soldat se devait de suivre, un blessé incapable de se battre était un prisonnier et il n’était pas homme à succomber à l’émotion. Malgré tout, une partie de lui souhaitait voir l’homme souffrir, et il y avait plusieurs manières d’accéder à sa demande tout en respectant les conventions militaires, bien que les Genii s’en cogne visiblement vu les environs. Orsu pointa le canon de son fusil d’assaut sous le menton de son prisonnier et s’accroupissant, son genoux prit appui sur la main et la blessure, intensifiant la pression, il lui sauvait la vie de manière temporaire et le poids d’un homme, bien que maîtrisé, sur la plaie le ferait souffrir un mal de chien. Orsu usa de sa main libre pour lui bâillonner la bouche avec sa main gauche, inutile de se faire repérer par d’éventuels renforts. Il relâcha un peu la pression tout en continuant de maintenir un point de pression contre l'hémorragie et il enleva sa main.

-Tu vas parler maintenant. Ensuite on verra pour couvrir cette plaie et te ramener à la base.

Ses yeux étaient froids, son air concentré, il profitait allègrement de sa situation de force, ces enfoirés avaient pensés pouvoir se servir de lui et leur stratégie se retournait contre eux. Le première classe n’allait pas laisser le temps à cet enfoiré pour qu’il reprenne ses esprits, il devait user de son avantage dès maintenant. Son ton se fit menaçant.

-Identité, mission, objectifs, nombre d’entre vous sur place.

Il appuya le canon sur sa glotte pour lui faire comprendre que la récréation était terminée.

Jorad… Jorad Gotha. Sous-officier de l’armée Geniis. On est 5...on a pour objectif de...” l’homme semblait hésiter en laissant échapper un couinement de souffrance. “J’dirai rien de plus...si tu me soignes pas.

Il pensait jouer la victime, mais Orsu ne se laisserait pas berner aussi facilement, il posait les questions ici et il fallait le rappeler, son regard froid n’apporta aucune réponse au soldat derrière le camouflage qui brouillait les traits de son visage. Des yeux impassibles bien pratiques pour camoufler son tumulte intérieur. Orsu n’avait qu’à stabiliser ce fils de chienne avec quelques vêtements récupérés sur ses collègues et sans doute un peu sur lui, un sourire malicieux s’afficha sur son visage alors qu’il se relevait, relâchant la pression et laissant le pauvre bougre prendre le relais, laissant son visage libre pour recevoir un coup de crosse brutal et simple contre la tempe, de quoi le sonner, pas de temps à perdre après ça. Orsu saisit son couteau et se mit au travail en arrachant sans ménagement les manches de la veste du soldat, ponctuant son intervention de petit coups de rappel pour maintenir ce salopard dans la confusion. Il le mit sur le ventre et entama se déchirer sa veste tout en lui mettant le visage dans la terre, la violence pouvait se faire bien plus cruelle qu’un simple démembrement, se sentir isolé et vulnérable pouvait faire paniquer n’importe qui. Et Orsu était dans l’obligation de se montrer cruel aussi si il voulait que ce cancrelat donne plus que ça. Il ne parlait pas, se contentant de garder le malheureux dans un état de détresse pure avant de replier les restes déchirés de sa veste dont il fit un tampon de fortune et les manches un bandage improvisé, les deux bouts formant des noeuds au niveau des flancs de son prisonnier. Orsu le retourna d’un mouvement du pied et le toisa avec indifférence, évaluant les dommages légers causés à ses épaules, sa tête et son buste par ses coups. Il n’avait pas épargné le pauvre, mais après tout qui vivait par l’épée devait s’attendre à mourir par elle. Orsu avait fait la paix depuis longtemps avec son destin inéluctable, la nature lui avait enseigné l’humilité face à sa puissance implacable, son ennemi était-il de la même trempe? Il était temps de le voir.

La plante de son pied se posa sur la blessure et il planta son regard dans celui du Genii. Ils auraient le temps de discuter sur la route, il lui fit signe de se relever et le poussa en avant une fois exécuté. Il avançait le doigt sur la gâchette à une distance respectable dans le dos du bougre, surveillant les environs au cas ou ses petits copains pensent à revenir, de toute façon avec sa blessure, mieux valait que son captif ne fasse pas le malin. Il se saisit alors de son oreillette et entama de livrer un rapport concis de sa situation en code morse à son supérieur en faisant grésiller l’oreillette en boucle avec sa main gauche. Impossible qu’ils connaissent ça.

//Embuscade déjouée stop un captif stop rdv camp stop //

-Continue ton récit.

Le bruit métallique de son M4 passant de semi-automatique à automatique ponctua sa phrase.

-Je t’en prie.

Son ton était froid, presque glacial.

Le comportement mécanique et terrifiant de l’homme avait quand même son petit effet sur le genii… mais la fierté ou bien l’inévitable d’une mort certain le poussait à braver un peu l’atlante. Orsu pouvait voir une forme de mépris au fond de son regard.
Ton leader... ” souffla t’il en étouffant des gémissements entre les dents. Il toussa avec violence.

Son leader? Hawkins? Ridding? Sheppard? Le dernier semblait plus probable vu le passif de ce dernier avec eux, mais cette réponse voulait tout et rien dire, cela restait une nouvelle à prendre en considération, ils étaient venus ici même pour cela, ce qui signifiait que le contrôle des lieux représentait un intérêt stratégique quelconque. Ressources? Hommes? Technologie des anciens? Difficile à déterminer tant qu'il n'aurait pas une meilleure vue d'ensemble, ses doigts continuaient de s'agiter sur son communicateur pour faire passer son message en morse. Il considéra un instant son prisonnier, tant que la balle restait en place, il ne risquait pas grand chose, mais leur progression était ralentie, ils faisaient des cibles faciles et comme le lui avait prouvé sa rencontre ultérieure, l'ennemi aimait les embuscades. Il devrait donc rester plus que vigilant sur le trajet au cas où les copains du genii reviennent, ignorant sa faiblesse, il conservait la distance de sécurité entre eux avec un soin tout particulier, hors de question de se faire surprendre.

-Bon visiblement tu veux me rendre la vie dure, je vais donc te simplifier les choses, tu as trois options, une balle, un vieparterre ou mon camps où un médecin pourra te sauver. Tu vas continuer ton chemin et devenir plus précis et utile dans tes explications sinon il se pourrait qu'une balle finisse dans ta colonne vertébrale pour te paralyser pendant que les vieparterre te boufferont vivant et qu'un médecin regarde quels dommages toi et tes copains m'avez causé. Je suis clair ?

Le Genii grinça des dents.
Il lui faisait vraiment mal et il n’en pouvait plus. Le soldat arrivait au bout, ivre de douleur, ne trouvant plus d'échappatoire si ce n’est la haine.
LA BALLE !” gueula-t-il en réponse.
Tu m’tueras de toute façon ! Va...au diable, l’Atlante. AU DIABLE...AAAGHHH !

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Atlantis
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le Lun 14 Oct - 19:14

Atlantis
Tb mission

1/3
MJ31 : Imprévisible
Chronologie : Lundi 20 mai 2019 / fil rouge


Le Genii qu’Orsu tenait à sa botte poussa son dernier soupir.
Il avait été trop tardif pour le soigner, ses secrets partaient dans la tombe. Le soldat ne trouva rien de plus sur sa dépouille. Pas de papiers, pas d’ordre de mission, et des armes qui ne correspondaient pas véritablement à l’armée Genii. Le soldat avait fait face à une unité d’infiltration qui s’était bien foirée sur sa tentative d’embuscade. Maintenant qu’il le savait, Marchetti pouvait retourner sur le lieu de la Jeep accidentée.

Tandis que le sergent Hawkins s’organisait avec Esfir, attendant le retour de son homme isolé, Arès se mit à aboyer de nouveau vers une direction précise. L’idée que les Vieparterres reviennent était bien présente. D’autant plus que son unité ne serait pas capable de leur résister cette fois-ci. Mais au moment où le sergent se préparait à se défendre, la voix de LoupGris s’éleva depuis les fourrées. Il annonça son approche et apparu entre la végétation, permettant au sous-officier de mettre un visage sur le guetteur qui l’avait soutenu de ses infos depuis le début.

« Vous aviez demandé des renforts, sergent. Me voilà. » fît LoupGris en le saluant brièvement.

L’homme était descendu de son perchoir, privant l’unité de Ridding d’une vue sur la ville et son périmètre défensif, mais une paire de bras supplémentaire n’allait très certainement pas manquer à Kyle. Très obéissant, l’observateur s’attela à respecter les ordres que le sous-officiers lui donnait.
Orsu débarqua peu de temps après.

La situation revenu au calme, la petite équipe décida de rentrer au camp du lieutenant en emportant la “dépouille” de Kovic. LoupGris aida à porter le brancard jusqu’à ce qu’ils atteignent les unités Rippeurs dont deux éléments semblaient être parti à leur rencontre. C’était peut-être trop tard mais cela démontrait que le lieutenant n’avait pas ignoré leur appel à l’aide.

Celui-ci les attendait devant sa tente. Il joua le jeu en demanda à deux de ses hommes de placer le “défunt” à la morgue. L’officier fît ensuite un signe pour attirer le sergent et débriefer, seul, avec lui. Il apprit la situation, la présence avérée de Géniis et l’assaut des Vieparterres qui avait manqué de détruire la section. Il ne releva pas le fait que ces créatures étaient friandes de sang frais, préférant conserver les apparences tout en continuer d’écouter le compte rendu. Une fois au bout du rapport, il intervient :

« Ca n’a pas été un beau moment pour votre équipe mais vous venez de nous retirer une sale épine du pied. C’est du bon boulot, sergent. »
Il donna un coup de menton en direction de sa carte, signe que ce n’était pas terminé. Au contraire, ça commençait. C’était aussi ça l’armée. Pas de repos tant qu’on était pas revenu au bercail.
« Saréa vient de retrouver le chef du village. Ableth, notre magouilleur, l’a fait enfermer à double tour pour s’emparer du pouvoir. Tant qu’il tiendra les citoyens à sa botte, on sera coupé de la Porte des Étoiles. Et on n’avancera pas dans notre enquête. »
Il marqua une pause.
« Nous savons où il se trouve. Libérer le maire, c’est notre meilleur chance de récupérer le contrôle du secteur et de chopper Ableth. Ce mec n’a pas pu agir comme ça sans être soutenu par ces Geniis infiltrés. Alors il devient notre objectif de mission. On saura le travailler pour lui faire cracher le fin mot de l’histoire. »
Le lieutenant Ridding considéra un instant sa carte puis consulta sa montre.
« Sergent Hawkins. Je vous retire, vous et vos gars, des effectifs engagés pour les quatre heures qui viennent. Reposez-vous, renforcez votre équipe, faites votre briefing. Quand la nuit sera tombée, vous infiltrerez le village en bénéficiant de l’appui de LoupGris. Vous ferez jonction avec Saréa. Elle vous attend en présence de Soeur Lame, qu’elle a fait libérer, et d’un mercenaire prénommé “L’ours”. C’est un élément de confiance. »
L’officier le fixa.
« Une fois sur place, prenez le commandement de l’unité. Récupérez le Maire du village et aidez-le à reprendre le pouvoir. Ableth tombera naturellement entre nos mains. »



CODAGE PAR AMIANTE

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