Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


MJ 32 Scavangers

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Hailey Spalding
√ Arrivée le : 09/09/2018
√ Date de naissance : 21/09/1995
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Age : 24
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Liste de vos DC : Lorn Fawkes

le Mar 8 Oct - 22:11

Hailey Spalding
Station

Mordave
MJ32 : Scavengers
Ft. Colonel Sheppard, 1ere classe Eversman, Docteur Raman, 1ere classe Clive


Pendant la chanson de Darren, la jolie blonde s’était penchée sur le côté pour se placer au plus près du musicien et l’observer sans retenue. Cela permis aux autres d’apercevoir sur d’autres écrans qui étaient derrière la jolie demoiselle, le groupe qui avait pris l’ascenseur avec les deux atlantes au milieu d’eux, traînées comme des animaux par leur laisse. Ils s’immobilisèrent devant une porte marquée d’une croix rouge et devant laquelle deux hommes montaient la garde. L’un des hommes prit les filles et entra pendant que le reste du groupe attendait devant avec l’autre garde.
La jolie blonde afficha un sourire coquin se laissant amadouer par les belles paroles de la chanson de Darren et se redressa lorsqu’il eu fini, cachant à nouveau l’écran.
Vous avez beaucoup de talent, je comprend pourquoi Madame loue vos services.
Elle prit des mains de Gia le joli collier, elle tapa quelque chose sur un clavier puis tendit un petit morceau de papier à la femme.
Voilà pour le collier. Pour le récupérer, il vous suffira de nous remettre ce document ainsi que la somme de la redevance ou un autre objet de valeur suffisante. Les perles du chaos couvrent largement la redevance... Enfin si elles sont vraies. Nous le confierons à un expert. S’il s’avère être un faux, nous vous demanderons le dû à la sortie des ascenseurs ou vous confisquerons tout achat effectué sur le marché sans remboursement possible.
La blonde évitait soigneusement le regard froid de Keya chaque fois qu’elle prononçait quelque chose qui pu la contrarier. Il semblait que les mots durs qu’elle avait eu un peu plus tôt envers elle avaient eu leur petit effet.
Elle se reprit rapidement en entendant quelqu’un toussoter sans discrétion dans le bureau et tapa à nouveau sur son clavier puis se mit à attendre. Le temps parut long à Sheppard et son équipe, qui n’avaient qu’une envie, passer ces maudites portes au plus vite et se porter au secours de leurs amies. La jeune femme s’aperçut sans doute des signes d’impatience qui gagnaient le groupe et elle se baissa sous son bureau avant de remonter pour s’excuser.
Désolée... il faut recharger l’encre.
Elle quitta le bureau, laissant à nouveau l’écran fixé sur la porte visible. Ceux qui étaient attentif purent voir les filles ressortir de la salle. Hailey baissait la tête, était ce de rage, de tristesse ou de peur, la résolution de l’écran ne leur permettait pas de le savoir. Mais l’attitude de Esfir était plus parlante, ses épaules tremblaient et elle jetait des regards inquiet autour d’elle. L’un des hommes qui les accompagnait tira violemment sur sa chaine pour lui faire reprendre la marche et elles disparurent de l’écran.
La blonde revint quelques secondes plus tard avec un petit paquet dans la main, elle se pencha à nouveau sous son bureau et des bruit de plastique et de métal indiquaient qu’elle changeait sans doute une cartouche d’encre ou quelque chose pouvant s’y apparenter. Elle se redressa enfin, un sourire triomphant sur les lèvres.
Et voici vos pass pour le second marché, il n’y a pas d’horaires pour les ventes, elles se font selon l’arrivage.
Elle tendit 4 pass de couleurs vertes, gratifiant Darren d’un sourire tout particulier et elle lui glissa doucement tout en tardant à lâcher son pass.
Si vous êtes encore dans le coin ce soir, passez voir ma navette, je suis au hangar 42.
Quelques soient les civilisations, les musiciens jouissaient toujours d’un atout auprès des femmes.
L’équipe se mit alors en route sans attendre, chaque minutes étaient comptées surtout qu’ils venaient d’en perdre de précieuses. Ils purent rejoindre l’ascenseur, où le garde leur demanda les pass. Ils tendirent les graal qu’ils venaient d’obtenir à coup de collier et de chansons et prirent place là où les filles et leurs ravisseurs s’étaient tenus quelques minutes plus tôt.
L’ascenseur se mit en branle et les conduisit au niveau intérieur où se situait les marchés plus sensibles.
Ils longèrent un corridor et arrivèrent rapidement au niveau de la porte barrée d’une croix rouge, et flanquée des deux même gardes. Leurs yeux se posèrent sur leurs badges et alors qu’ils ralentissaient à leur niveau, les gardes leur intimèrent de dégager le passage et leur indiqua le chemin d’accès aux marchés. Ils durent continuer tout droit, jusqu'à atteindre une vaste zone à l’air tout aussi vétuste que le reste de la station, mais dont les étals s’ornaient d’armement bien plus sophistiqué et au potentiel létal bien plus dangereux que ce qu’ils avaient pu voir de l’autre côté. D’autres boutiques mettaient en vente des animaux dont les couleurs annonçaient la dangerosité, d’autres dont les yeux semblaient trahir une intelligence bien trop troublante.
Bien que le nombre de client étaient un peu moins grand que sur le premier marché, la taille plus réduite ne rendait pas la foule moins dense et plus ils approchaient du fond de la salle plus celle-ci était compacte. En jouant des coudes, l’équipe pu s’approcher suffisamment pour apercevoir une scène et entendre le discours d’un homme qui vantait les mérite du produit qu’il proposait.
On en est à 850 UST, qui dit mieux ? Regardez moi cette petite perle à la peau Claire ! Elle ne peut que satisfaire les plus exigeants! Alors ? Ah j'ai 900 à droite... et quoi ? Ah on me propose un lance flamme par ici, qui dit mieux?
En se hissant sur la pointe des pieds, l'équipe pouvait voir sur la scène une jeune femme rousse dont les cheveux étaient détachés, une mèche tentant de cacher un pansement sur son front.



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Hailey écrit en Darkorange

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Matt Eversman

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le Mer 9 Oct - 16:16

Matt Eversman
Lt Ryan

Briefing
MJ32 : Scavengers
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Cette chanson l’agaçait… Il n’y voyait pas là un acte pour détourner l’attention mais plutôt une perte de temps considérable pour agir. Il y avait une part d’impatience en lui mais surtout il s’agissait d’agir pour les filles. Ce fut incompris par les deux autres hommes, l’un moqueur et l’autre hostile. Le regard que lui lança l’officier supérieur lui rappela quelques heures bien sombres et malgré l’envie de faire cesser cette mascarade, il se contenta de prendre son mal en patience et de ronger son frein.

Il passa complètement à côté de la chanson ne reconnaissant même pas l’air. Le mouvement de la guichetière avait donné accès à l’écran des caméras permettant d’y distinguer les deux atlantes. Matt détourna la tête cherchant à croiser le regard de son supérieur pour le lui signaler d’un mouvement discret. il ne sut pas s’il le perçut mais détourna la tête pour observer la scène qui se déroulait à quelques coursives d’ici. Les filles étaient reléguées au rang d’animal, d’objet avec cette laisse autour de leur cou. Elles disparurent derrière une porte portant une croix rouge avant de réapparaître peu à peu en bien plus mauvais état. Il n’osait imaginer ce qu’elles avaient pu vivre là-dedans. Cette vision mettait les nerfs du Ranger à rude épreuve. Il avait vraiment envie de bouger, maintenant. Les doigts s’étaient nerveux autour de son fusil témoignant de son bouillonnement interne mais il ne fit rien demeurant le plus immobile. Son rôle lui procurant une façade froide et hostile, il put à raison serrer les dents et afficher des lèvres pincées. La voix criarde de Darren n’y était pour rien, le temps perdu avec cette chance en revanche…

La chanson terminée, Eversman posa une main dans le dos de la medic du groupe afin de l’inciter au mouvement le plus vite possible. C’était sans compter sur le manque d’encre de l'imprimante. Là, il crut perdre sang froid et ne put empêcher une bruyante expiration. C’était pas vrai ! Le sort s’acharnait véritablement contre eux. Une fois les cartes d’accès enfin éditées, il récupéra la sienne et dût se retenir de ne pas lui prendre les cartes des mains pour accélérer la disparition. Un regard et un salut de la tête envers la jeune femme avant qu’il ne sorte du bureau, le précieux en place sur son uniforme. Ce dernier leur offrit l’accès à cette partie exclusive du vaisseau. Il y eut un recadrage de Sheppard à l’abri des regards. Les regards se croisèrent, ce n’était jamais agréable de se faire remettre en place. S’il ne partageait pas son point de vue, Matt acquiesça néanmoins de la tête. Qu’il soit d’accord ou non ne comptait pas, il se devait de reprendre pour suivre les directives de l’officier et se reprendre.

Matt délaissa quelque peu le tourisme, l’image des deux demoiselles traînées en laisse bien en tête et lorsqu’il passa devant cette fameuse porte rouge, l’envie de se faire les deux gorilles étaient bien là. Il ne put s’empêcher de soutenir le regard de l’un d’eux montrant bien sa détermination à en finir à un moment ou un autre. Une pression dans le dos le fit avancer. L’objectif c’était les filles, pas ces deux-là.

L’équipe parvint jusqu’à un hall central où la foule s’accumulait. Difficile de voir ce qu’il en était, il fallait jouer des coudes pour progresser.

// Je prends flanc gauche. // Murmura-t-il prévenant ainsi ses collègues qu’il quittait le groupe pour essayer d’avoir une meilleure vue d’ensemble. C’était aussi tout aussi bien de se séparer un peu pour mieux se fondre dans le groupe. Avec son air froid et hostile, Eversman n’eut pas de mal à se frayer une vue sur la scène. Ce qu’il y vit lui glaça le sang : Esfir, la rousse pétillante de la base, y était exhibée et des enchères avaient visiblement lieu pour s’acheter ses services. Il y avait même un crétin qui proposait un lance-flamme ?!! C’était incroyable ! Et pourquoi pas une dizaine de chameaux ? La bêtise humaine le dépassait. Le mieux à faire était peut être d’enchérir à leur tour pour la récupérer. Ils improviseraient quand il faudrait passer à la caisse mais encore fallait-il savoir où était la deuxième Atlante ? Le Ranger se focalisa sur cette information, scrutant attentivement l’environnement.

// Cible 2 introuvable.. //




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John Sheppard

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le Lun 14 Oct - 19:16

John Sheppard
Lt Ryan

Briefing
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Keya Râman


C’est long, mais tellement long ! Mon regard dévie sur Matt, alias l’Enclume et mes yeux roulent pour lui faire comprendre que moi aussi, je suis gonflée. Ce n’est pas le fait que mon camarade chante, mais juste le fait de perdre du temps. En tant que médecin, je sais que le temps est important si jamais un patient est blessé. Plus le temps passe, plus nous avons de chance de passer à côté des filles. Le regard de Matt s’immobilise derrière moi, alors rapidement je me tourne et comprends ce qui l’interpelle : les caméras filment les filles ! A première vue, elles marchent correctement, elles ont tous leurs membres, je n’ai pas l’impression qu’elles soient blessées gravement sur le plan physique du coup, je suis rassurée. Cependant, il n’y a pas une minute à perdre, elles viennent de disparaître derrière une porte. Mon cœur bat la chamade, mais en régulant ma respiration, je parviens à calmer mes membres qui tremblent d’excitation.

La main de Matt passe dans mon dos, je sais que nous sommes pressés mais il ne faut pas dévoiler notre objectif. Je fais un signe du pouce dans mon dos, indiquant à mon partenaire que OUI JE SAIS MAIS JE FAIS CE QUE JE PEUX NE ME STRESSE PAS ! .
Je suis le mouvement, lâchant un fin sourire à la secrétaire avant de partir. Je suis bien entourée, je ne risque rien pour le moment si la situation ne change pas du tout au tout. Après plusieurs couloirs, des portes et tout le touintouin, on pénètre enfin dans l’antre du diable. Je m’agrippe à la manche de…. Je ne sais pas qui, mes yeux sont comme figés sur la foule agglutinée devant nous. Les odeurs sont particulières, la population aussi, les objets n’en parlons pas. Je jette un regard à Matt lorsqu’il décide de quitter le groupe et bouge mes lèvres sans bruit « Attention ».

On s’avance toujours vers le fond de la salle, mes doigts toujours agrippés sur la manche d’un de mes partenaires. Je ne me sens pas très à l’aise, malgré le sang froid donc je peux faire preuve, ici je ne suis absolument pas dans mon élément et il ne faut pas me laisser seule. Si mon visage ne dit rien, mes doigts agrippés et mon cœur en disent long. Mes yeux sont brutalement attirés par le lot exposé : UNE FILLE ROUSSE ! Serait ce Esfir ?!!! A part le petit pansement sur son front, son corps ne semble pas blessé, aucunes grosses blessures à déclarer. Peut être est elle droguée ? Oh mon Dieu, je dois garder mon calme… que devons nous faire.

----- DARREN


Au premier coup, le soldat ne remarqua pas ses collègues entravées et muselées être amenées jusqu’à cette porte. Il était trop occupé à chanter, captiver cette jeune femme, et l’envoûter de ce qu’il avait comme charme. Quelques petits clins d’oeil, quelques petites sonorités bien senties sur les éléments les plus élogieux pour qu’elle se sente concernée. Bref, Darren avait le sentiment de capter suffisamment bien la jeune femme et, même s’il ne pouvait dire qu’elle avait les étoiles dans les yeux, il était certain de son petit effet.

Il lui rendit donc un petit signe à son sourire, lui faisant comprendre de façon non-verbale qu’il trouvait ça mignon et attendit les félicitations.

Vous avez beaucoup de talent, je comprend pourquoi Madame loue vos services.
« Vous n’aurez pas besoin de les louer, vous. Il suffira de les échanger contre ce délicieux regard…pour commencer. » lui dit-il comme une promesse d’un beau moment.

La blonde en repassa directement à son travail. Il avait peut-être été lourdingue ou trop direct sur le coup. Darren s’effaça en replaçant sa guitare dans son dos et attendit patiemment d’obtenir les badges. C’est à ce moment là qu’il remarqua la locomotive qu’était son ami, prêt à péter dès la moindre pichenette. Quand il était sur le point de sauter à la gorge de n’importe qui, comme ça, avec ce regard des plus aimable pour tout le monde : c’est qu’il avait trouvé un truc.

Darren comprit finalement en apercevant le manège sur l’un des écrans de contrôle en face. A tous les coups, Eversman n’avait vu que ça depuis le début et il voulait rentrer dans le tas pour les libérer. C’était tentant, c’est vrai. D’ailleurs, s’ils pouvaient carrément y aller d’emblée et ramener les filles, c’était l’idéal. Moins de prise de tête, moins d’emmerdes, plus direct.
Mais les huiles avaient bien dit de ne pas faire de massacre, de la jouer fine, sans oublier qu’ils devaient également récupérer la technologie. Voir la détruire “gentiment” le cas échéant.
Bref. Foncer dans le tas, c’était l’erreur à ne pas faire. Même s’il avouait se sentir concerné par la même émotivité. Si ça avait été Eidolas, il aurait sûrement péter un boulon lui aussi. Mais perdu au milieu de nulle part, avec presque aucune monnaie d’échange et rien d’autre que la ruse pour tirer tout le monde de là : c’était pas la meilleure optique.

Vu la gueule du Ranger, il fallait pas être devin pour connaître sa pensée. Mais c’est pas en brusquant les choses qu’ils allaient réussir plus vite, au contraire. Là, les copines étaient vivantes, encore en état de marcher, et c’était déjà une bonne nouvelle. Elles n’avaient pas l’air déjà vendue, donc pas “consommée”, preuve qui leur restait encore du temps.

Darren prit donc son mal en patience en détournant son regard de l’enclume. Impossible de lui parler dans des cas comme celui-ci. Matt était en mode “tête de con” et il se fermait que sur un truc : foncer jusqu’au point A. Foncer jusqu’au point B avec le colis.
A la place, le soldat songea un instant à ce que Warlow avait dit puis au reste. Un début d’idée commençait à germer dans sa tête. Un truc qui le tentait.

La blonde revint quelques secondes plus tard avec un petit paquet dans la main, elle se pencha à nouveau sous son bureau et des bruit de plastique et de métal indiquaient qu’elle changeait sans doute une cartouche d’encre ou quelque chose pouvant s’y apparenter. Elle se redressa enfin, un sourire triomphant sur les lèvres.

Et voici vos pass pour le second marché, il n’y a pas d’horaires pour les ventes, elles se font selon l’arrivage.

Elle tendit 4 pass de couleurs vertes, gratifiant Darren d’un sourire tout particulier et elle lui glissa doucement tout en tardant à lâcher son pass.

Si vous êtes encore dans le coin ce soir, passez voir ma navette, je suis au hangar 42.

Clive n’était pas un as pas question séduction. Il se dépatouillait seulement avec ce qu’il avait à vendre. Cette petite attention le surprit agréablement. Son sourire déjà léger s’aggrandit et il prit le pass. Tout comme elle, il s’y attarda, faisant glisser ses phalanges pour recouvrir celles de la blonde d’une douce caresse. Un contact subtil pour faire passer le courant.

« Avec mes plus beaux morceaux... » lui confia-t-il en tirant légèrement sur le pass, comme s’il lui demandait la permission, et donc l’accord de ce rendez vous.

L’esprit de Darren turbinait à fond. Il avait déjà deux trois idées bien sympa qu’il aurait aimé explorer. C’était en partie à cause de ça qu’il ne se voyait pas officier. Il partait toujours dans tous les sens quand il était dans un endroit peu familier et une mission qui sortait des standards. Localiser et protéger des cibles dans un bouge dans ce genre, c’était déjà fait. Mais sur Pégase et dans une station spatiale, c’était tellement le pied !!!
Clive lui adressa un dernier petit clin d’oeil charmant et s’éloigna à reculons, comme s’il voulait la regarder encore un peu, puis il finit par lui tourner le dos.


John Sheppard


La chanson de Darren eut le mérite de faire son effet sur la demoiselle qui laissait entrevoir les écrans derrière elle. La scène était très intéressante, incitant à observer un groupe de gorilles avec deux jeunes femmes bien connues. Le plus inquiétant n’était pas de les voirent attachés comme des chiennes (comme quoi il n’étaient pas si loin avec Jabba le hutt) mais l’horreur sur le visage de la jolie rousse qui semblait avoir vu quelque chose de terrifiant dans une pièce… l’émotion d’Hailey était difficile à déchiffrer, après tout, une soldate était censé être moins expressive avec son entraînement mais son regard rivé sur le sol témoignait de son mal être. Naturellement cela piqua le colonel qui présentait l’urgence de leur porter secours, mais pour faire cela il fallait agiter un peu ses neurones… Ils devaient agir avec finesse, ce marché “noir” devait être un repère de vipère contrôlé et vigilé par une sécurité encore plus renforcée. C’est pour cela que l’initiative de Darren, de draguer la jeune femme était la bienvenue, il fallait trouver des alliés pour sortir de ce trou à rat sans trou en plus que ceux déjà présent naturellement ! Et si la demoiselle a le béguin pour le troubadour du coin, elle serait peut-être plus encline à “aider” celui-ci. John réfléchissait dans ce sens, des stratégies subtiles pour assurer le futur, qui allait être des plus rocambolesque !

Concentré sur les écrans, il ne ratait pas l’état de l’un de ses compagnons, il n’était pas surpris que cela soit Matt, la patience n’était pas l’une de ses vertus… faut dire que vu son état tout le monde dans le poste de douane sentait le volcan bouillonner sans même le regarder… ce genre de trait de caractère, Calahan ne lui avait pas supprimé et pourtant être plus calme lui serait profitable… enfin bon, il avait eut le mérite de le juguler un peu. John retenu un soupir alors que la demoiselle lui donnait enfin les badges et qu’ils puissent partir vers la suite des festivités.

Mais avant d‘atteindre l’ascenseur darren ralentit la marche demanda :

« Permission de parler avant d’atteindre la cour des grands ? »
« Pas maintenant. » répondit l’homme qui attrapa l’épaule de Matt pour le faire stopper et lui faire tourner les épaules et le regarder froidement. Le petit geste envers la Doc avait été de trop aux goût de John.
« Je ne le dirais qu’une fois Eversman, vous gardez votre sang froid ou vous retournez faire le maton dans le jumper. Cette mission est trop délicate pour qu’elle foire à cause d’humeurs mal controlées ! » Il avait murmurer pour que cela reste dans le groupe, mais le ton cinglant était là. John ne rigolait pas, on était loin de l’homme jovial il était en mode officier et ça ne rigolait pas. De plus, il ne voulut même pas entendre la quelconque réponse de son soldat, il lui fit signe de continuer la marche, histoire qu’il médite sur son comportement et surtout… John le savait Matt allait fulminer et il n’avait pas envie de voir un enfant bouder. Puis il tourna la tête vers Darren un signe de tête pour lui signifier qu’il pouvait parler. Celui-ci ralentit sa progression au grand désespoir de Matt. Une fois certain que les oreilles ne traînait pas hormis celles de son groupe, il chuchota :

« J’sais pas si vous avez vu mais j’ai un coup à jouer...je parle pas du rencard. Le Warlow en question n’aime pas “les gens comme nous”. Pour un mec aussi bien gradé, visiblement, il a l’air de le vivre assez mal. Je pourrai essayer de le recruter….et sa blonde avec. »
Il s’était penché pour lui murmurer son plan.
« Oui j’ai constaté cela aussi. » Il l’encouragea à dire la suite.
« Le mec est chef de la sécu, c’est un joker. Il en a peut-être marre de cette vie. Le seul truc qui l’intéresse, c’est aussi voyant comme le nez au milieu du pif : c’est l’attention de ce top modèle. »
Darren jeta une oeillade pour vérifier qu’on ne les écoutait pas en chemin. Quant à John il n’était pas certain que cela soit une histoire d’amour entre le garde et la jeune femme, mais soit, dans tous les cas, il avait quelque chose pour qu’il daigne venir mettre son nez dans les affaires des “clients”.
«Bon...une splendeur pareille, c’est forcément le coup du brésilien. Service trois pièces et traitement hormonal au menu. Obligé ! Mais je peux essayer de l’avoir aussi à notre cause. Un vaisseau de plus au hangar 42 pour faire diversion, deux personnes qui connaissent les lieux comme leurs poches... »
Darren tentait de ne pas tout débiter à la vitesse grand V. Surtout qu’il n’y a pas cinq minutes encore, il se proposait de se faire vendre avec le jumper. Il partait toujours dans tous les sens, c’est pour ça qu’il lui fallait l’avis de John. Peut-être que son idée était complètement débile. Ou peut-être que ça vaudrait le coup ?
« On connaît des planètes avec des peuples refuges, des civilisations qu’ils pourraient intégrer pour changer de vie, l’un comme l’autre. C’est quand même une sacrée proposition qui les fera réfléchir, une chance qui se reproduira pas comme ça. Je me désolidarise et je tente de me les mettre dans la poche ? Ca vous botte ? »
John réfléchir en même temps que Darren parlait, là voilà la seconde opportunité pour leur retour en limitant la casse…
« Bien, faites le vite. Vous me tenez au courant en même temps. Vous devez être subtil, tester leur loyauté, je ne veux pas que ça se retourne contre nous. Gardez en tête qu’ils sont une aide possible pour qu’on dégage de là sans la gestapo au cul.» lança John, qui lui sortit une lame discrètement pour lui tendre à couvert de sa veste pour la donner au troubadour du coin qui n'avait rien sur le cul mise à part sa guitare envoûteuse de blonde.
« J’suis pas comme vous patron. J’impressionne personne avec une lame dans la main. » lui dit-il en souriant. « J’m’en trouverai une sur l’ennemi quand ça chauffera... »
« Ce n’était pas une proposition soldat. Vous la mettez dans votre caleçon si vous voulez mais vous la prenez !»
« A vos ordres. »
Le colonel hocha la tête avant d'accélérer le pas, pour que l’équipe se détache et qu’ils arrivent vers l’ascenseur. Les autres auraient parfaitement entendu l’échange étant à coté.
Quant à Darren, il cessa sa marche, se faisant distancer par le groupe. Il ne serait pas là pour la suite, ça se jouerait avec John, Matt et la toubib maintenant. Mais il avait la possibilité de bosser en parallèle et, rien que d’avoir cet accord de la part du patron, ça le gonflait d’enthousiasme.
« Question référence cinématographique, j’ai connu mieux ! » le taquina-t-il avant de tourner les talons.
Ca y est, il entrait sans la partie la plus profonde de son boulot. Il repartit tranquillement dans la direction inverse. Sa cible ?
Warlow...forcément ! Un petit dialogue de circonstance pour lui demander un service.
Le brave homme allait bien lui trouver un guide pour le hangar 42. Et si l’hypothèse de Darren était bonne, le type saurait forcément où ça menait et sa réaction serait assez révélatrice.
Amoureux ou pas ?
Manipulable ou pas ???
John ne pretta nullement d’attention aux gorilles étant calme d’aspect, il se faufila dans l’ascenseur qui franchement faisait peur avec ces bruits de rouille… mais ils n’étaient pas au bout de leurs surprises, le marché “noir” était véritablement la face cachée de la lune… il devait avoir toutes sortes de denrées et des créatures interdites, très difficile à se procurer… il était d'ailleurs étonnant que tout cela soit “légal” dans cette cité spatiale et juste autorisé à une élite. Le plus déroutant était le regard de certaines créatures, qui puaient l’intelligence, se demandant surement pourquoi des animaux sans poils avaient le culot de les mettre en cage. Et même si cela aurait été des plus fascinant de s’attarder sur l’horreur que pouvait faire les hommes, John laissa son regard courir sur l’ensemble de l’endroit, avant d’accrocher vers cette estrade au loin. il fallut donner des coudes et Matt, de son air aimable, ouvrit la marche sans trop de difficulté. John avait laissé passé la doctoresse entre eux, pour qu’elle soit happé par le mouvement tout en évitant de la perdre dans cette foule en délire.
Sans même demandé la permission, Matt décida de s’éloigner. John approuva, il contait lui demander de s’éloigner un peu pour repérer les sorties potentielles, les “cages” et les filles. Une initiative appréciable. Il se retrouva avec la doctoresse, continuant à l'entraîner vers l’estrade. Ils stoppèrent à une distance respectable pour voir avec effroi une pauvre jeune femme faiblement vêtue… Esfir avec un pansement. L’homme fronça les sourcils, écoutant le discours édifiant du vendeur d’esclave. 850 UST...900..., le collier était à 270 à peine...Et un lance flamme était plus cher qu’un collier de perles rares ? Les armes avaient donc plus de valeur, il avait un coup à jouer et des armes ils en avaient pour les enchères.
John sentit que quelqu’un s‘accrochait à lui, il tendit son bras pour que la doctoresse puisse saisir celui-ci et se rassurer si besoin.
« ça ira Doc. » dit-il en lui tapotant la main… il ne pouvait rien dire de plus, il lui offrait son bras et le soutien qu’elle pourrait rechercher, cela était un spectacle des plus difficile à voir.

// Cible 2 introuvable.. //
// Regardez les sorties, le nombre de gardes et s’il y a des cages. // indiqua John qui trouvait inquiétant qu’on ne puisse pas voir Hailey.

« Fusil de guerre avancé doté de son lance explosif. » gueula John pour tâter les enchères. Son regard essaya d’accrocher Esfir.



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    Colonel John Sheppard
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & Alexander Hoffman& Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : MediumTurquoise

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Hailey Spalding
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le Lun 14 Oct - 19:20

Hailey Spalding
Lt Ryan

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MJ32 : Scavengers
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Une vente presque parfaite


La vente d’esclaves, cette industrie malsaine de la réification de l’être humain, échauffait les esprits, excitait les passions, les désirs des plus pervers, des plus écœurantes âmes qui s’étaient réunis en cette vaste salle. Les prix grimpaient, le lance flamme qui avait suscité l’amusement et accordé à son propriétaire l’attention du commissaire avait été délaissé par la proposition plus intéressante de Sheppard. Le regard de cet homme sans scrupule s’était posé sur lui, des murmures intrigués s’étaient soulevés dans l’assistance. A cette voix bien connu dans la cité autrefois perdue d’Atlantis, Esfir releva la tête, cherchant d’où elle venait, pensant rêver mais dans la foule les visages familiers n’étaient qu’anonymes dans les ombres. Sheppard n’était qu’un enchérisseur de plus, un horrible personnage pour l’acheter alors elle reprit sa position résignée, attendant son sort.
Qui était ce nouvel enchérisseur ? D’où venait il ? Quelle était donc la nature exacte de l’arme qu’il proposait en paiement ? Ces questions fleurissaient, entrecoupés de quelques ricanements. Matt n’était pas le seul à trouver qu’il fallait être un crétin pour vendre une arme pour une esclave. Mais nos Atlantes avaient ils le choix ? Ils n’avaient clairement pas assez de monnaie locale en poche pour se permettre de prendre de risque. Déjà qu’ils risquaient d’avoir des difficultés suite à leur paiement en perles du chaos, puisqu’il n’était pas certain qu’elles soient véritables… Mais si une arme valait aussi cher que la vente en cours semblait l’indiquer, ils pourraient sans doute s’en tirer, avec de la chance…
« Qui dit mieux ? Une arme avancée disposant d’un lanceur d’explosif… Allons messieurs, dames, vous avez sans doute plus à proposer ? Non ? »
Un silence, un long moment d’hésitation, des regards suspicieux. Une main commença à se lever avant de retomber.
« Ah…. Eh bien le monsieur à l’arme avancée est prié de se présenter immédiatement au point de retrait. A gauche de l’estrade. »
D’un geste, il fit signe pour que l’on emporte Esfir et fasse monter la suivante, qui n’était autre que Hailey Spalding. Elle avait l’air en plus piteux état. Une lèvre tuméfiée, une arcade sourcilière qui semblait avoir pris un méchant coup et mériterait sans doute quelques points de sutures, une posture qui pouvait s’expliquer par des côtes fêlées… Elle avait l’air de s’être défendue, d’avoir tentée de s’échapper, en vain. Mais elle avait ce regard faussement fier, tentant de conserver une contenance malgré ce qu’elle avait vu plus tôt, et l’avait ébranlée.
Et pendant que les enchères s’effectuaient ceux des Atlantes qui étaient attentifs à leur nouvel environnement purent constater que la salle était octogonale, chaque portion de murs disposant d’une porte et le plafond lui-même semblait pouvoir s’escamoter pour laisser la place à un vaisseau par quatre fois plus imposant que les jumpers. Ils étaient donc dans une salle de maintenance ou un conduit permettant le déplacement de vaisseaux ou marchandises entre différents niveaux. Quant aux gardes, ils étaient nombreux. Six par portes, tous vêtus d’armures noires, casqués, armés d’armes massives et dissuasives. S’ils devaient bouger, il y aurait des morts. Quant aux cages pour contenir les marchandises humaines, si elles existaient, elles n’étaient pas ici. Tout semblait se passer derrière la porte à gauche de l’estrade par laquelle Esfir avait disparu, dont Hailey était sortie et par où Sheppard disparaîtrait à son tour.
« Et voici un nouveau spécimen. Une magnifique créature si vous voulez mon avis. Regardez cette peau dorée, ces cheveux soyeux, ce regard ! Un peu rebelle mais il ne sera pas difficile de la discipliner ! La mise à prix est à 500 UST ! »
Immédiatement des mains se levèrent, proposant des sommes toujours plus folles. D’abord la hausse fut minime, puis de plus gros poissons se mirent à enchérir par paquet de 100 UST. Les Atlantes pourraient bien avoir plus de difficultés avec celle-ci mais tout dépendait de la valeur de ce qu’ils pouvaient encore proposer, et peut être de la qualité de leur bluff ? Hélas l’inventivité de Sheppard n’allait plus pouvoir servir pour Hailey. Il était sollicité ailleurs…
En approchant de la porte, l’enchérisseur au lance-flamme barra la route à John. C’était un type plus grand de deux têtes, aux bras comme des cuisses de taureau, rasé et tatoué de marques tribales. John n’eut aucun mal à s’imaginer la frayeur qu’il pouvait susciter mais surprenamment, il avait un air amical et ne semblait pas lui en vouloir pour l’avoir vaincu sur l’affaire.
« Félicitation ! J’aurais dû y penser ! Ils en ont à la pelle des lances flammes ! T’as intérêt à pas laisser la donzelle ici, le temps de récupérer l’arme. Le conseil est gratuit hein ! Allez salut mon gars et amuse-toi bien avec la fille ! »
Et sur ces mots accompagnés d’un clin d’œil, il s’éloigna en sifflotant. Les affaires continuaient.
Sheppard, et le reste de l’équipe qui aurait décidé de le suivre, put ensuite atteindre le point de retrait sans encombre, passant devant les gardes qui ne leur adressèrent aucun signe d’attention particulière, seulement les têtes qui tournaient, reflétant leur image dans les visières polies à l’excès et découvrirent une salle légèrement plus étroite, où, derrière des barreaux de métal, enfermés tels des animaux dans un zoo attendaient les malheureux privés de leur liberté. Esfir était dans une cellule à part et regardait ce sauveur avec surprise et joie, craignant tout de même que son amie n’ait pas sa chance ; elle venait de partir pour connaître son prix.
Une femme, qui aurait pu être la mère de Caldwel tellement elle paraissait âgée, au regard sévère et à la tenue stricte, militaire, vint accueillir ce nouveau client. Elle avait un air de famille avec le chef de la sécurité précédemment rencontré ; quelque chose dans le regard et la forme du menton, ainsi que la façon de marquer sa désapprobation. Le client qui n’avait pas de quoi payer sur lui était toujours une plaie.
« La rouquine c’est ça ? Vous avez le paiement sur vous ? »

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John Sheppard

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le Jeu 24 Oct - 19:53

John Sheppard
Lt Ryan

Briefing
MJ32 : Scavengers
Ft. Colonel Sheppard, 1ere classe Eversman, Docteur Raman, 1ere classe Clive


John s’attendait à enchérir avec un bonus en plus sur son arme… mais apparemment il avait cloué le bec à tous les amateurs de jolie femme…enfin amateurs, quand on achète un esclave de sexe féminin ce n’est pas que pour lui faire faire le repas et le ménage…La nature humaine, même sur d’autres planètes reste là même. Si des tarés sur terre ont des fantasmes inavoués et effroyables, ils devaient exister sur pégases les mêmes archétypes de perversion.
Ainsi, le colonel raflait le « lot », il en était étonné de ne voir aucune autre proposition, son regard alla sur les autres personnes présente dans la salle… il soupira, toisant la doctoresse a son bras.
« Il semblerait que nous sommes les heureux gagnants… » remporter une mise aux enchères d’un membre de la cité était un beau foutage de gueule... les escrocs qui l’avaient enlevés avec Hailey devaient se faire un fric monstre, s’ils revendent des marchandises qu’ils ne leur ont jamais coûtées quoique ce soit, mise à part du temps pour les trouver. Comme dans toute enchères terrienne, John s’attendait à prendre « ces lots » à la fin, mais apparemment cela se jouait dès maintenant… un peu surpris, il n’en resta pas moins calme.
// Eversman ramenez-vous ici // il n’avait pas sur lui le fameux fusil, il fallait bien leur montrer la proposition, avant de laisser sous-entendre que le lance grenade était dans la vaisseaux. Dans un sens, il n’avait pas beaucoup de personne avec des lots encombrants, ils devaient avoir l’habitude de gérer le paiement en troc…tout le monde ne pouvait pas avoir sur soit une cargaison d’arme ou de bestioles farfelues. L’argent est transportable, le reste bien moins.
// Reçu, en mouvement. // Confirma le soldat quittant la position qu’il occupait pour rejoindre le duo se doutant des intentions du Chef de récupérer son fusil. S’il n’appréciait peu d’en être dépourvu perdant ainsi une belle puissance de feu, si cela permettait de reprendre un membre de l’équipe, c’était un bon sacrifice.
Quand le soldat les rejoignit John, décrocha son pistolet de son holster et lui tendit.
« On échange. » l’homme gardait son zat, qui ferait son effet si le fusil et le lance grenade ne suffisait pas pour Esfir.
La sangle du fusil fut retiré avant qu’il ne lui tende le fusil. Ce dernier était opérationnel, ne l’ayant piégé si l’officier devait en faire une démonstration. Il espérait néanmoins qu’il ne se retourne pas contre eux. Un tel fusil entre de mauvaises mains pourrait faire un carnage. «Gardez, j’ai de quoi. » Répliqua-t-il à voix basse refusant l’arme d’échange. Si le fusil devait être donné, Sheppard se devait d’être encore armé au cas où. Le M9 attendait dissimulé sous la veste, prêt à servir alors que le Zat était visible sur la cuisse. John hocha la tête remettant son arme a sa cuisse en remerciant d’un signe de tête Matt.
Déjà une silhouette reconnaissable par les Atlantes apparaissait : Hailey… « Nous allons récupérer Esfir. Occupez-vous de l’enchère pour Hailey. Nous avons un drone dans le jumper qui peut aider, même si de base, il serait bon que nous ne laissions pas grand-chose à ces rapaces. Si l’enchère est trop grande, prenez en filature l’ordure qui l’a acheté. On lui tombera dessus plus tard. » John ne parlait pas ouvertement, il avait chuchoter cela à son soldat et la doctoresse, en prenant soins de ne pas voir d’oreille curieuse. Il était hors de question de laisser la doctoresse seule en simple spectatrice, surtout que la rousse avait l’air d’être un peu blessé… après tout le rôle de la jeune femme était de soigné et de vérifier « la marchandise » avant l’achat.
“ Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens mal. Ca se passe beaucoup trop bien… Oh mon Dieu…. c’est Hailey ! Elle est…. Un coup d’oeil suffit pour remarquer qu’elle n’a pas été épargnée. Il va lui falloir des soins plus poussés que pour la techno…. Mais quand j’entends les enchères monter, je me dis que l’acheter va probablement être impossible. Il faut un truc différent, un truc qu’ils n’ont jamais vu mais à part des armes qu’avons nous ? J’ai juste du matériel médical ! A moins que…. je fouille dans mon sac rapidement, dans une petite poche à l’intérieur et en sors un petit pot.
“ J’ai pris ca au cas où, la peau de pierre. Vous croyez qu’on peut faire une démonstration et l’échanger contre Hailey ? Qui ne rêve pas d’avoir une peau comme superman ? Je jette un regard à mes deux compagnons.
«On peut toujours tenter. » Il la remercia d’un signe de la tête tout en prenant le tube qu’elle lui tendait avant de le ranger à l’intérieur de sa veste. «Bonne chance. »
Eversman s’éloigna ensuite des deux Atlantes pour reprendre la position qu’il occupait avant le regroupement. De là, il avait une vue globale du spectacle ce qui lui permettait de ne rien raté.

Oui Hailey semblait mal en point, comme tout bon soldat elle avait du mordant et même si cela faisait peine à voir...John était satisfait qu’elle ait au moins fait en sorte de ne pas être la princesse qui attend. Enfin, il avait hâte de les récupérer toutes les deux.
« Il faut croire un peu à notre bonne étoile. Bon courage Eversman, on se tient en contact. »
Je tente de détourner mon regard de la militaire aux enchères pour ne pas apporter les soupçons sur nous. Tel un soldat, je dois obéir aux ordres et suivre le groupe parce qu’ici c’est beaucoup trop dangereux. Je reste accrochée à John.
Une fois que tout était convenu, le colonel, s’éclipsa avec la doctoresse qui avait choisi de lui tenir ou non son bras. Sur le chemin, il lui chuchota :
« Si notre offre ne suffit pas, je compte sur vos talents, pour justifier qu’Esfir est blessée et en mauvaise santé, afin de « baisser son prix ». » “ Bien sur..
John soupira, il lui était détestable d’envisager de négocier la liberté d’une collègue… il se sentait sale au milieu de tous ces gens, alors qu’il comptait s’engouffrer par la porte… un homme trapu leur barra la route le félicitant tout en lui donnant un conseil. John l’observa avant de lui répondre :

« Sinon quoi ? Ils la remette en vente ? » ironisait-il.
« Pas de paiement, pas de vente. C’est la règle mon gars ! » répondit l’homme avant d’ajouter « Faut pas perdre de temps, surtout ici. Y a pas de confiance. »

« Merci » dit-il en l’observant, se demandant à quoi pouvait servir tout les gardes autour de la pièce...si ce n’est pas justement pour garantir une certaine confiance dans les échanges commerciaux. Après bon, normal que si quelqu’un sans argent (du tout) ne prend pas le lot, mais bon si c’est dans un vaisseau ? Cela ne marchait pas ? ça paraissait être limite comme condition. En tout cas, il se demandant où était les règles pour les “nouveaux”, mais cela n’avait pas d’importance au final.
« Baisé ou baiseur, il faut choisir ! » ajouta t il avant de s’éloigner pour de bon, ne souhaitant pas éterniser plus cette rencontre ni donner l’impression à des adversaires potentiels de fraterniser avec un inconnu qui pourrait s’avérer être un ennemi.

John le laissa partir.
“ On fait comment pour le paiement ? On n’a rien sur nous…” Je ne suis pas vraiment rassurée depuis que nous sommes entrés ici, j’ai beau avoir l’habitude des situations tendues et risquées et pourtant cet endroit ne me dis rien qui vaille. J’ai le sentiment que la situation va s’aggraver….
« Nous avons le fusil que j’ai proposé. le lance grenade est dans le jumper néanmoins.Nous allons voir se qu’ils nous dise. » Il la regarda elle semblait tenue comme une corde de violon. « Détendez-vous… jouez votre rôle d’élite supérieure. » dit-il gentiment, elle avait bien mouché la petite blonde de la douane...alors autant continuer.

Suite à cela, ils purent entrer dans la zone des transactions, où justement ils pouvaient découvrirent les cages de toutes les humains privés de leurs droits et de liberté… John se demanda où ils les trouvaient ces pauvres âmes… et si finalement cette station avait quelque chose à voir avec les Wraiths, car bon, avoir autant de ressource de nourriture pour les vendre aux plus offrants, alors qu’ils pourraient les filer à leurs maîtres ? Cela ne collait pas. Mais alors comment cette station survivait aux Wraiths ? Là était la véritable question.
La femme d’un âge avancée devant eux possédait le visage de l’expérience et surtout de la dureté. Elle inspirait la crainte et surtout la mauvaise humeur, le genre de personne éternellement frustré et grognon. Peut-être elle la leader de ce groupe de vendeur ? ou bien la mère de celui-ci. John n’en savait rien et les liens de parenté l’importait peu, il ne désirait que repartir avec Esfir a cet instant.
D’un geste calme, il déposa le fusil. « L’accessoire du lance explosif est dans mon vaisseau. Vous voulez une démonstration ? » proposa-t-il de son ton affable.

La vieille femme regarda Sheppard en haussant les sourcils.
« Il y a une gâchette sur laquelle on appuie j’imagine? » Elle prit le fusil, et l’examina d’un oeil de connaisseur, le tournant dans un sens puis dans l’autre.
« Et pour le lance grenade, vous avez un manifeste de transport, pour en prouver la détention ? Quelqu’un peu l’apporter ? »
“ Il y a pas mal de voleurs en ville et nous ne pouvions pas tout porter, j’ai préféré laisser nos armes et nos autres biens dans notre vaisseau. Est ce qu’une loi interdit d’effectuer les échanges et les transactions sur les quais ? ”
Je me permets d’intervenir à l’improviste, après tout il me semble que c’est mon rôle aussi. Et puis ce sont mes armes, mes soldats et bientôt mon esclave donc bon, j’ai mon mot à dire. Si les échanges pouvaient se faire la bas, ca pourrait peut être bien nous avantager qui sait ? Cette foule me met mal à l’aise. Je dois aussi inspecter les blessures de Hailey rapidement, elle ne semblait pas en forme tout à l’heure. Je n’ai pas envie de trainer ici.

Sur ce même moment, le colonel reçut un appel.
// Enchère compliquée. Couverture compromise //
Mince Matt était un aussi bon dragueur qu'acheteur apparemment… Il s’éloigna un peu, pour lui répondre.
// Etat de la situation // mumura-t-il tout en surveillant Keya d’un oeil.

La dame toisa Keya avant de lui répondre.
« Des voleurs ?...Les voleurs ici ils finissent jeté par le sas, on vous a pas expliqué ? Comment ce foutoir tiendrait encore si y’avait pas un service de sécurité à la hauteur vous croyez ? S’il ne manque qu’une partie du paiement, on peut s’arranger et vous faire escorter avec le produit pour récupérer ce qui manque... mais encore faut il une preuve que vous avez bien ce que vous dites en votre possession... sinon celle là, elle repart aux enchères, on a pas de temps à perdre, la prochaine sera bientôt vendue et j’aurais quelqu’un d’autre a m’occuper moi!»
“Un de mes hommes est resté en arrière, je vais lui demander de nous apporter l’arme, si vous acceptez de nous laisser quelques minutes bien sûre.” Je m’éloigne un peu et active mon oreillette, donnant ainsi “l’ordre” à Darren de rappliquer le plus vite possible avec la dite arme.
// Appel à Spock, arrête de jouer de la guitare et rapporte nous d’urgence le lance grenade.//
Cela aurait étonné John que tout se passe bien. La dame semblait s’offusquer du fait qu’il aurait des “voleurs”, mais un bon voleur ne se fait pas choper bêtement et dans toutes les cités il y a ce genre de criminel, alors pourquoi pas ici ? En Arabie où ils ont la main coupé ils sévissent encore, alors une peine de mort n’arrête personne… Le colonel, trouvait que ces gens avaient une bien drôle de morale, étant donné qu’ils se permettaient de vendre des esclaves kidnappées sur le tas… et après ils font la morale sur les vendeurs, une grosse connerie ça encore. Néanmoins John, garda ses quelques pensées peu appréciables sur ces gens, alors que Keya prenait son rôle dans cette pièce de théâtre glauque.
Et comme par magie l’appel tant attendu de Darren rassura John. Au moins un truc qui ne merdait pas trop.
// C’est Darren. Je suis en chemin. Loup ? Le boulot est fait. On devrait avoir la réponse bientôt.//



« Avez-vous au moins un certificat sur la marchandise ? origine, âge, état, groupe sanguin, maladie ? » Puisqu’on leur demande de bien vouloir “prouver” leur marchandise, ces braves commerçants devaient avoir la même chose non ? « Un de nos hommes va arriver avec le matériel. »
// Ne tardez pas trop // dit-il a Darren pour souligner l’urgence de la situation au soldat.


La vieille femme chargée de la remise esquissa un sourire. Au moins celui là savait qu’il fallait un peu regarder les détails et pas se fier à tout ce que racontait le bonimenteur sur scène. Il marquait un bon point, même si son exigence lui faisait perdre du temps et le temps c’était de l’argent.
« Oui, bien sûr. Un instant. » répondit elle en cherchant sur une tablette, fine, gracieuse, digne des meilleurs appareils similaires que l’on connaissait sur Terre. Qui que soit cette femme, elle avait accès à des technologies et ne se contentait pas des papiers comme pouvaient le faire pour la plupart des tâches le service de sécurité du niveau précédent. « Ah voici ! » ajouta t elle après quelques instants en leur tendant sa tablette, non sans avoir consulté au préalable le message confirmant la vente suivante et l’identité de l’acquéreur et verrouiller les pages consultables aux seules qui concernaient Esfir. Il était fait mention de nombreux détails sur son état de santé, du groupe sanguin (même si la classification n’était pas celle retenue sur Terre), à l’état nutritionnel, la présence de blessures, les soins apportées depuis son arrivée, la présence de fracture, une évaluation sur ses capacités physiques et reproductrices, cette dernière faisant d’ailleurs l’objet d’un paragraphe assez long et favorables. Le seul problème c’est qu’à part des diagrammes et schémas, la langue employée était inconnue. C’était les mêmes symboles que ce observable à certains endroits de la station.
« Veuillez m’excuser, je dois m’occuper de l’acheteur suivant pendant que votre homme vous apporte l’objet. Militaire ?. »
La dernière question était venue comme cela. Sans raison apparente pour qu’elle tombe ici.
John se saisit de la tablette, cachant son étonnement sur la technologie du coin. Vraiment, il avait quelque chose de déplaisant sur cette station. Peut-être avait-il trop l’habitude de rencontrer des peuples inférieurs sur cet aspect-là… mais faut dire que la pression des Wraiths et leur pratique visant à garder leur proie les moins évolués possible aidait pour beaucoup. Il avait encore ce fort doute sur une potentielle alliance, même si d’autre élément ne tenait pas debout. Il avait en tout cas un sacré mystère sur l’existence même de cette cité volante. Il tendit la tablette à la doctoresse, celle maîtresse des compétences médicales pour évaluer “sa marchandise”. Néanmoins, il nota que la langue n’était pas connue et qu’il avait foule d’informations… après à savoir si cela était du pipo ou non...
La question de la dame arriva juste après le rapport de Matt sur l’échec de l’acquisition de Hailey. Son regard resta sur son vis à vis et il eu une sorte de petit rictus de politesse.
« Homme de main. » répondit-il sommairement, après tout il devait jouer le rôle d’être au service de la belle demoiselle aux traits indiens. La vieille esquissa un sourire amusé. Un homme de main ? Il était militaire de formation, c’était évident. Et cette femme… Elle n’arrivait pas à la définir mais elle n’avait pas la même prestance que les acheteurs habituels. Il y avait quelque chose de différent, mais pas forcément désagréable. Il fallait pourtant qu’elle les tienne à l’oeil.
La vieille me fatigue réellement. A moins que ce soit l’endroit… Elle peut pas nous filer la fille qu’on disparaisse acheter la seconde ? Quand John me tend la tablette, que je la saisie pour lire les informations dessus, je croise son regard. C’est quoi cette langue ? Je ne suis pas spécialiste en langue étrangères morte vivante ou en voie d’extinction ! Je garde mon sang froid, après tout, je peux en réfléchissant un peu comprendre ou déduire certaines informations. Je me concentre donc…. hum… la plupart des éléments sont verts, je pense que c’est universel le vert… ou du moins le rouge… donc si ce n’est pas rouge, c’est que c’est bon. Contrairement à Hailey, qui est une militaire, j’imagine que Esfir a dû faire le dos rond et obéir sans discuter. Elle n’avait qu’un pansement au front, aucun bandage, balafre, plâtre, attelle,... j’aimerai bien voir le dossier de Hailey, il m’inquiète d’avantage mais je crois que la tablette est bloquée… fait chier ! J’espère que Matt va trouver une solution pour ne pas la perdre.
Hum…. ca m’a l’air pas trop mal. J’imagine que je n’ai pas à me plaindre vu la demoiselle présentée juste après la notre. Au moins, la mienne ne me fera pas de vagues.” Quand faut jouer le jeu, autant le faire au maximum.
A la mention de l’heureuse candidate au statut de marchandise suivante, la vieille femme ne put s’empêcher d’esquisser une grimace. Elle avait vu le dossier et il n’était pas brillant. Cela n’aurait tenu qu’à elle, elle l’aurait envoyé faire un tour à l’infirmerie le temps de la rendre présentable mais son collègue chargeait de vendre ses marchandises lui avait assuré que cela ne ferait que lui donner plus de valeur. Evidemment elle n’était pas d’accord. Les marchandises en mauvais état, ce n’était pas bon pour les affaires. Réduction de prix, contestation, prétention que l’on a été dupé… Et puis, même si elle vendait des êtres humains, elle n’appréciait guère cet engouement pervers pour les blessures. L’on achetait pour ça et ensuite l’on faisait quoi avec ? C’était effrayant rien que d’y penser.
« Vu son état à celle là, je m’attendrais plutôt au contraire. Elle est dans un sale état. Mais c’est sûr que la vôtre a moins de caractère à côté... »
“Si vous êtes en panne de médecin, je peux peut être y jeter un oeil si vous voulez, ca ne coute rien et le supérieur n’en saura rien.”
John se racla distraitement la gorge, il fallait rester dans son rôle et faire attention, elle était une acheteuse une grande dame qui venait trouver son nouveau jouet ou servante.... Proposer soudainement ses services était risqué.
« Ca ira. Merci. » il n’était pas question de laisser des inconnues aux compétences douteuses se pencher sur ce genre de cas. Mieux valait faire confiance à des personnes fiables ou au moins connues. Elle avait eu le ton sec, mais pas impoli ou cassant. Il n’appelait seulement pas à poursuivre sur le sujet.




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Matt Eversman

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le Jeu 24 Oct - 21:00

Matt Eversman
Lt Ryan

Briefing
MJ32 : Scavengers
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Matt Eversman

Du côté de Matt


Les offres s’emballaient pour Hailey. A croire que le fait qu’elles soient couvertes de⁰traces de mauvais traitements excitaient les acheteurs. Eversman essayait de repérer d’où provenaient les offres d’achats, les différents miseurs au cas où il aurait à les suivre. Il remarqua Sheppard et Keya disparaître derrière ce qui devait être les geôles où on récupérait les différents biens. Il n’aimait pas ça. ça puait le piège à plein nez mais ils n’avaient pas le choix. A eux de récupérer Esfir, à lui de sauver Hailey !

L’homme discret depuis le début finit par lever le bras signalant ainsi son envie de participer à l’enchère.
«Un drône en échange de la fille. » Lâcha-t-il d’une voix calme ne beuglant pas comme les autres.
Lorsque Matt proposa un drone, il y eut un temps de silence. L’assistance se regardait, perplexe. Ignorait elle ce qu’était un drone ? Possible. Même si nombreux étaient ceux à avoir les connaissances, ou les relations requises pour se rendre sur cette station, à cette vente, tous n’avaient pas atteint nécessairement un niveau de connaissances scientifiques et technologiques suffisants pour apprécier la qualité du matériel proposé.
« Interruption de la vente. Quel genre d’appareil est ce, ce drone ? » déclara le commissaire aux ventes, ne remarquant pas le sourire de Hailey qui avait reconnu la douce voix de Matt. Lui, expliquer ce qu’est un drone ? Cela risquait d’être fort intéressant. Elle imaginait déjà une réponse du genre “alors c’est un petit appareil qui vol et prend de belles photos”. Elle ne s’attendait pas à avoir la description d’un reaper, à moins qu’ils soient venus la chercher avec le Dédale mais il ne fallait pas rêver… C’était déjà beau qu’ils soient tous là pour acheter des belles esclaves ! Toutefois, peu désireuse d’attirer l’attention sur elle, Hailey reprit une position soumise, résistant à l’envie d’expliquer la valeur du matériel. Il était évident qu’il fallait qu’elle garde ses distances avec Matt, qu’elle ne donne pas l’impression qu’ils se connaissaient.

La proposition fit son petit effet, la salle devenant silencieuse et les regards tournés vers lui. S’il doutait intérieurement de ne pas avoir fait une connerie, il affichait un air sûr de lui allant jusqu’à poser les mains sur la balustrade, détendu. Il eut l'occasion de croiser le regard d’Hailey, lui adressant un bref signe de tête avant de rechercher celui du commissaire.
«Un robot volant pilotable à distance. Bien au dessus de tout ce que vous pourrez trouver ici... »

La dernière assertion du jeune homme avait piqué l’orateur au vif.

« Ah oui ? Et a part voler, il fait quoi d’utile votre robot ? »
« Déjà il vole et est pilotable à distance… J’ai rien vu de tel ici. » Répliqua-t-il sans se démonter, esquissant même un début de sourire. «Et après avec un peu d’imagination, les possibilités sont infinies. Alors j’ai la fille ?! » Finit-il par lâcher avec une pointe d’agacement.

L’homme sur la scène éclata de rire.
« Ah ah ah ! ça vole et ça se pilote à distance.... mouais.... mais ça a une arme, des caméras, des explosifs, des missiles ? Ecoute le rigolo, j’veux bien prendre ton offre mais faut que je puisse estimer son prix pour ça et j’ai pas de temps à perdre.»

Il se râcla la gorge reposant une main pesante sur le bras de Hailey.
« Les enchères reprennent à 1000 UST sous forme de “drône”, allez qui dit mieux pour la sauvageonne à mater ? Regardez moi ces hanches, cette poitrine généreuse...»

Il appuyait ses propos de gestes sans élégances allant même jusqu’ palper la pauvre esclave.
« Et ce regard de chienne qui n’attend qu’une bonne correction ! Allez qui dit mieux ?»

Dans la foule de nouvelles offres fusaient, les derniers mots de l’orateur en avait émoustillé plus d’un. Et 1200 UST et 1400....
Arf c’était raté. Ce glande n’avait rien compris et l’enchère avait repris. Quand il avait palpé Hailey comme une vulgaire esclave, les mâchoires furent serrées et la poigne renforcée autour de la balustrade. Ce n’était clairement pas bon. Eversman se devait de garder le contrôle, ne pas perdre ses nerfs. Il fit une dernière tentative.
«J’ai parlé d’imagination ce dont tu ne sembles pas avoir.Tu peux y mettre des caméras, y coller une bombe ou même un fusil. Discrétion, précision… Tout est possible. Alors ? » Lâcha-t-il une nouvelle fois parlant d’une voix traînante ne se laissant pas démonter.

Encore un agressif… Ces acheteurs étaient définitivement tous les mêmes. Aussi peu intelligents les uns que les autres, aussi prompts à réagir par l’insulte, et la violence -quoi que cette dernière pulsion était sacrément refroidi par la présence des nombreux gardes-. Le commissaire s’apprêtait à réagir quand une voix s’éleva derrière lui, pleine de sarcasmes. Il ne s’y attendait pas et resta quelques secondes sans rien dire, la bouche entrouverte et un air un peu stupide peint sur le visage.
« [color=darkorange] Eh l’as du manche, t’as pris lequel de drone ? Quand même pas celui pour faire les photos pendant les fêtes ? Parce que je crois avoir laissé celle où tu danse cul nu sur le bar ! Et je ne suis pas lourde mais jamais une bombe pourra être soulevée par ton drone ! Faudrait le… »
Hailey ne termina pas sa phrase, un coup de matraque électrique d’un des « surveillants » l’a pris par derrière, la faisant cesser son débit infernal. Entre le stress et son talent inné pour les plaisanteries, elle en avait beaucoup dit en quelques secondes, assez pour attirer la méfiance sur Matt. La connaissait il comme la petite tirade semblait l’indiquer ?
De nouveaux les enchères reprirent, les prix montaient moins rapidement, laissant à penser que même les Atlantes à la fortune incertaine, composée de quelques babioles emportées avec eux, pourrait suffire…

Hailey ne pouvait elle pas rester docile à arrondir le dos ? Non, la jeune femme réagit et en subit les conséquences avec un choc électrique. Eversman eut mal pour elle, serrant les dents avec une forte envie d’abattre ce bâton sur le crâne de cet abruti. Il ne put rien faire et l'enchère reprit… L’offre du drone avait été balayée mais ce n’était pas le plus important. Des regards lui étaient désormais portés depuis la réaction d’Hailey et ça ce n’était pas bon. Il valait mieux éviter d’attirer de nouveau l’attention au risque de se retrouver bientôt avec les fers aux mains. Il décida de ne pas réenchérir levant la main vers le visage, faisant semblant de se gratter l’oreille tout en activant l’oreille radio.
// Enchère compliquée. Couverture compromise // Murmura-t-il à voix basse avant d’esquisser quelques toux. Le vacarme ambiant permettant de dissimuler la communication. Eversman choisit de changer de position pour se décaler un peu et ainsi se rapprocher de la porte de retrait histoire de repérer l’acheteur.


// Etat de la situation //
//Le drone ne plaît pas. Le prix s’envole. Hailey m’a reconnu. En mouvement vers la zone de retrait pour repérer l’acheteur. //
John resta impassible se demandant comment un drone ne pouvait pas plaire plus qu’une arme ? Le colonel se demanda comment tournait ce monde ou si Matt n’avait pas mal vendu le truc. Il n’en savait rien, mais cela était chiant de perdre Hailey à l’achat.
// Bien on garde le contact. Faites attention. //

Finalement, après un temps d’envolée des prix, le silence retomba. Mais plus que le prix, ou les coups de marteau du commissaire priseur, il semblait que cela venait de l’annonce qu’il avait faite.
« 2030 UST pour le Patriarche. Qui dit mieux ? »
La proposition de renchérir n’intéressait personne. Une main qui se leva à hauteur d’oreille puis retomba suite à un coup de coude d’un voisin. Un grognement de désapprobation, un soupir exaspéré, des yeux levés vers le ciel et une déception commune… La dernière annonce avait été faite par quelqu’un qui inspirait la peur et Matt s’étant mis en retrait ne parvenait à voir l’acheteur. L’annonce n’avait pas été faite comme les autres, à voix haute, mais dans le silence. Un message informatique ou audio sans doute, directement adressé au maître des ventes.
Toutefois il put remarquer un petit homme se presser vers le point de retrait où se trouvait toujours Sheppard et Keya. Il n’avait clairement pas le profil de quelqu’un pouvant se permettre une telle folie mais ressemblait fortement à l’image que l’on pouvait se faire d’un serviteur appliqué et consciencieux.

Le Patriarche. C’était lui qui venait d’acheter Hailey et rien que d’imaginer ce que pouvait faire un vieux pervers avec elle lui fichait la nausée. Il valait mieux oublier cela et plutôt garder en tête que la jeune femme n’aurait pas à se retrouver entre ses mains. Ils allaient la sortir de là, c’était certain. Eversman était parvenu à rejoindre la porte d’accès, s’y plaçant de manière à ne rater aucune allée et venue. L’enchère étant terminée, un homme se présenta pour réclamer son gain. Un homme de petite taille, pas vraiment impressionnant ni même vieux, arborant une tenue blanche et rouge marqué d’un signe assez simple à se remémorer : une gueule noire dévorant un soleil jaune. Se devant d’être sur qu’il s’agissait bien de lui le commanditaire, le Ranger se mit en mouvement afin de se placer sur le chemin de celui-ci lui donnant un bon coup d’épaule en le bousculant l’envoyant au sol.
« Nan mais ça va pas de me bousculer toi ?!!! » Lâcha de bien mauvaise foi et faisant mine d’être énervé.

De le bousculer ? Mais qu’est ce qu’il racontait celui là encore ? Le serviteur était près à parier de n’avoir pas bousculé cet individu ! Non, en fait, il en était plus que certain ! C’était lui le fautif ! Lui et lui seul ! Il voulait lui faire perdre de son temps ! Comme tous ces riches imbéciles ! Mais il avait l’habitude. Il vivait cela presque tous les jours et savait comment réagir. Il se releva, épousseta ses habits d’un geste neutre puis regarda Matt, prenant un air faussement contrit.
« Veuillez m’excuser monsieur. Je ne faisais pas attention. Veuillez m’excuser… » Et aussitôt dit, il repartit en direction de la porte, pressant le pas pour ne pas être de nouveau arrêté.

Les excuses parvenaient bien trop rapidement. Nul doute que ce n’était pas le type qu’on nommait le Patriarche. Un simple exécutant qu’il n’avait peut être rien demandé et qu’il agressait gratuitement. Déjà il le dépassait de nouveau pour rejoindre la porte. Eversman le stoppa en levant le bras et lui barrant le passage.
« Tu travailles pour le Patriarche c’est ça ? C’est lui qui t’envoie ? »
Le serviteur, malgré la différence de taille et de carrure entre lui et Matt, l’un petit et chétif, l’autre grand et musculeux (du moins de l’avis de ce petit être), ne trembla pas. Il n’avait pas de raison d’avoir peur. Ils n’étaient pas loin des gardes et déjà ceux ci avaient dû remarqués qu’il se passait quelque chose. Les altercations n’étaient pas rares mais c’était généralement les premiers signes à une bagarre… Par contre il n’aimait pas les questions. Pourquoi est ce qu’il lui demandait cela ? Il ne voyait pas qu’il en portait les armoiries et pourquoi il se permettait de l’interrompre ? Il n’avait donc peur de rien ce gros tas de muscles !
« Veuillez m’excuser, j’ai un travail à faire. Mon maître n’aime pas attendre... »
« Mène moi à ton Maître. J’ai une offre à lui proposer pour la fille! » continuant de barrer le chemin
« Mon Maître ? Vous ne vouliez pas voir le Patriarche ? Mais j’avais cru comprendre... » Un petit soupir par dessus, les yeux levés au ciel et un air des plus innocents et naïf, parfait pour duper la plupart des gens. Il avait l’habitude de se faire discret, garder des secrets, jouer les idiots. C’était comme cela que l’on survivait sur son monde, pas en jouant les grandes gueules et en clamant que l’on était le serviteur du Patriarche. « Je ne suis qu’un messager moi, rien de plus... et en soit ce n’était pas un mensonge. Il était le messager de la parole de son maître et n’avait aucune autorité propre à faire jouer ici.
« Si le patriarche n’est pas ton maître, pourquoi viendrais tu chercher un bien qui lui appartient ? » Matt chercha à croiser le regard de cet homme. « Ne me prends pas pour un imbecile… » Lacha-t-il froidement.
Ah, il ne croyait pas encore à ses boniments ? Il fallait donc insister un peu plus. C’était fatiguant de toujours devoir éviter d’attirer l’attention, dire ouvertement les choses. Normalement, le simple fait d’arborer l’emblème du Patriarche aurait dû lui être reproché, prouver qu’il cherchait juste à s’échapper de cette situation mais si l’homme ne lui en parlait pas, c’est qu’il l’ignorait et comme personne n’était décidé à intervenir dans leur “discussion”, il avait le champ libre.
« Mais je vous ai dit que j’avais un travail à faire ! Je transmets des messages confidentiels sur les arrivages, les annonces particulières, les estimations...Je vous assure que je n’ai rien à voir avec le Patriarche ! Et croyez moi je ne vous prend pas pour un imbécile ! assura t il tout en pensant en son for intérieur “mais vous en êtes un bien frappé d’imbécile.”. Si cela continuait, il allait crier pour attirer la garde. Cela suffirait et ce guignol se ferait éjecté manu militari.
Le doute s’empara d’un Ranger. Devait-il continuer et insister ou lâcher l’affaire pour le moment ? Il y avait risque de passer au travers et de finalement tout faire foirer. Il ne pouvait se le permettre.
«Dégage de la ... » Finit-il par lâcher l’observant continuer son chemin vers la fameuse porte. Il n’y avait plus qu à compter sur le duo à l’intérieur pour continuer le repérage. A lui de transmettre les informations en attendant de le voir ressortir pour le prendre en chasse.
Ah et maintenant il devait dégager ? Mais c’était parfait ! Il ne demandait que ça ! Et il n’allait certainement pas se le faire répéter ! Le serviteur fila donc, allant plus vite qu’il ne l’aurait voulu mais n’ayant aucunement envie de voir un changement d’avis et de nouveau le gaillard tenté de lui prendre son bras comme le galant indésirable attrapant celui de la belle récalcitrante ! Il se faufila donc entre les gardes du point de retrait.

// Enclume pour tous. Enchère pour Hailey remportée par le Patriarche. Contact possible : homme de petite taille vêtu d’un vêtement blanc avec signe distinctif gueule noire qui dévore un soleil. Présence possible au point de retrait. //





CODAGE PAR AMIANTE


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merci !                               couleur : darkcyan                                USS Dédale
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Darren Clive

Image perso : MJ 32 Scavangers - Page 2 Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 76

le Jeu 24 Oct - 21:14

Darren Clive
Lt Ryan

Briefing
MJ32 : Scavengers
Ft. Colonel Sheppard, 1ere classe Eversman, Docteur Raman, 1ere classe Clive


Pendant ce temps là,un musicien faisait preuve d’habileté ! Darren aux manoeuvres !


C’était une sacrée marque de confiance n’empêche. Le Colonel lui offrait la possibilité de travailler sur leur roue de secours au cas où. Rien que pour ça, il comptait se sortir les tripes pour ne pas échouer. Faudrait pas qu’il se foire et qu’il se retrouve face à un refus la prochaine fois...
Tranquillement, le soldat fît demi-tour. Mentalement, il souhaita bonne chance au reste de son équipe. Un petit espoir que Matt ne pète pas un boulon, que la doc n’aie pas trop peur et que le patron parvienne à tirer les filles de ce piège sordide. Valait mieux que ce soit trop facile que trop dur, n’est ce pas ?
Dans une situation idéale, l’équipe reviendrait avec les deux filles et le chef lui dirait que, finalement, ça avait été inutile de le laisser creuser en solo. Mais...ça ne se passait jamais bien. Aucun plan se déroulait parfaitement sans demander des corrections, des réadaptations.
C’était du fantasme non ?

Darren se sentait comme un poisson dans l’eau.
Cette situation lui rappela son métier sur Terre lorsque c’était le groupe qui choisissait les contrats pour lui. Qu’importe le type, tant qu’il payait cher. Ca pouvait être un innocent comme un parfait pourri, Darren devait entrer dans l’environnement, la culture, et s’y fondre malgré sa gueule d’Amerloc.
Non, ce n’était pas le maître de l’infiltration mais il savait se démerder. Même en n’ayant aucun biftons en poche, quelques idées fusaient dans sa petite tête. Déjà, Warlow était sa cible principale. Darren devait trouver un moyen d’attirer son attention, de l’écarter un peu de sa troupe, et de le tester gentiment. Il suffisait d’un soupçon de psychologie pour faire un calcul simple. L’homme voulait l’attention de la blonde et quelque chose ne lui plaisait pas dans le marché aux esclaves.
Clive allait investiguer là-dessus en essayant de la jouer finement.

Le jeune homme repartit en sens inverse, dans les axes principaux, en essayant de ne pas s’aventurer dans des endroits inconnus. Il devait rester plus au centre, là où il y avait le plus de concentration. Pour le centre de la sécurité et le fameux sas B-3, il demanderait sa route un peu plus tard.
Darren se creusa un petite place entre une échoppe de vêtements à l’aspect étrange et un étal d’ustensiles à l’utilité méconnue. Un petit signe de salut pour ces braves vendeurs puis il déposa un petit réceptacle sur le sol. Il l’avait trouvé par terre en train de trainer. Ca avait sûrement servi pour contenir de la bouffe ou un truc dans le genre.
Clive s’éclaircit la gorge puis il se mit à jouer. Des morceaux sympas dont les paroles ne parlaient pas de la Terre, il tentait de capter du regard, intéresser, attirer. Il l’avait déjà fait quelques fois. Le troubadour qui essaie de se faire un billet, ça marche toujours. Si on le suivait par la caméra, on ne sait jamais, d’un petit curieux qui se demanderait pourquoi il n’a pas suivi ses amis : il comprendrait rapidement.

Darren tenta d’amasser suffisamment de valeur avant de se mettre en quête d’un étal de fleurs. Il resta un peu à l’écart pour l’observer de loin, la guitare en train de refroidir dans son dos. Puisqu’il ne connaissait pas les variétés et qu’il n’avait pas intérêt à se foirer, le jeune homme observait et apprenait des potentiels clients. Il attendit de voir un pigeon se faire racketter dans les plus belles règles de l’art. Puis il vérifia les commandes de meilleurs clients. C’est comme ça qu’il s’évitait les arnaques.
Quand Darren se présenta, il demanda à acheter une fleur étrangère. Etonnante. A mi-chemin entre la rose et la tulipe. Forcément, il essaya de payer en se repérant aux valeurs qu’il avait vu passer de mains en mains mais il était certain que le vendeur, bien gentil de ponctionner directement dans sa main, s’était donné le droit d’un petit supplément pour son sourire.

La belle fleur, il la coinça entre les cordes de sa guitare puis il vérifia l’argent qu’il lui restait.
//Loup. Je commence le rapprochement. C’est parti.//
Darren questionna alors un peu les habitués pour revenir en direction de la salle de contrôle. Le fait qu’il retrouvait quelques petits repères le soulagea un peu. Le voilà maintenant au bord de son entreprise. Une fine tremblote couvrait ses mains et il était si excité que ses tripes se tordaient. Darren adorait ça.
Franchement, il était drogué au danger. Ce n’était pas pour rien qu’on le considérait comme une tête brûlée. C’était flatteur pour certain, source d’une mort prochaine pour d’autres. De toute façon, pour risquer de se prendre une balle à la place de quelqu’un d’autre, en faire son job, fallait déjà être ravagé à la base. Alors go !
«Salut mon gars !» fît Darren en allant vers le garde de faction. «Il me faut les services honnêtes d’un messager pour votre patron. Un certain...Warlow, c’est ça ?»
Clive se fendit d’un sourire amusant. Il sortit quelques valeurs de sa main qu’il présenta au garde sans lui tendre.
«Il n’y a pas mieux qu’un garde pour transmettre un message en toute sécurité. Warlow me connait. Est-ce que vous pouvez lui dire “que son ami musicien l’attend pour une visite du sas B-3” ?»
Darren avait donné sa phrase avec humour.
Il baissa les yeux sur sa main nantie d’un peu d’argent qu’il gardait en suspens, comme une proposition. Il valait mieux lui éviter le sentiment d’une quelconque corruption. Même s’il était certain que la sécurité l’était jusqu’à la möelle. Son expérience de ce type de terrain ne pouvait pas lui mentir. Une station remplie d’éléments illégaux et qui s’abaisse à la traite humaine, il fallait pas se leurrer. Mais autant jouer le jeu en précisant :
«Votre peine mérite salaire, vous me l’appelez s’il vous plaît ?»

Darren n’eut pas grand mal à retrouver son chemin. Il ne s’agissait après tout que de revenir sur ses pas et même si chaque couloir n’était pas différent de celui qui le précédait ou le suivait, la droite et la gauche, l’avant et l’arrière ne changeait pas seulement parce que l’on ne regardait plus dans le même sens, à moins de se nommer Perceval. Il put donc mettre son début de plan à exécution, s’installant entre deux étales, attirant l’attention des vendeurs inquiets pour leurs marchandises avant de voir que ce n’était qu’un drôle qui jouait de la musique. Ils n’avaient rien contre cela ; ils avaient même tout à y gagner puisque cela attirait de l’attention de leur côté et permettait donc de mettre en valeur sans se fatiguer la voix leur stand. Mais comme souvent, les troubadours avaient le succès par l’assistance, rarement par les dons et les quelques piécettes qu’il recevait sonnaient bien maigre dans ce petit pot pour l’effort de sa prestation. Lorsqu’il y jeta un œil, il put découvrir des triangles de métal, noir, gravé d’un côté d’un symbole qui ressemblait à un système solaire schématisé mais dont le centre au lieu d’être une étoile était un trou noir, tandis que de l’autre un chiffre, ou ce qui était logiquement un chiffre, indiquait la valeur. Restait à identifier lequel correspondait auquel du système de numérotation de la Terre.
Il disposait d’une douzaine fait d’un carré scindé en deux par une barre verticale, cinq d’un arc de cercle sur la gauche, dix d’une croix. Ce n’était clairement pas grand-chose mais cela pouvait toujours servir à se payer le café, la bouteille d’alcool pour oublier le malheur ou même acquérir un petit bouquet de fleurs dont le prix était clairement prohibitif, en plus du pourcentage évident que le vendeur s’était permis. Un pigeon qui ne connaissait rien à la valeur locale était un animal précieux !
Lorsqu’il s’adressa au garde en faction, celui-ci réagit par un regard derrière lui puis autour, craignant visiblement les ennuis s’il se faisait voir à prendre un pot de vin. Warlow n’était pas vraiment du genre à plaisanter avec ça, même si c’était plus courant que désiré dans de tels endroits. Il fallait bien savoir fermé les yeux sur certains trafics et comme tout marché à la relation et à la réputation, refuser de l’argent pour quelque chose qui se ferait de toute façon n’était pas considérée comme malin par beaucoup. L’intégrité n’a jamais enrichi personne, pas vrai ?
« Vous lui voulez quoi à Warlow ? Il regarde qu’une certaine gonzesse… » la rose lui laissait penser que les intentions de Darren était de séduire le chef des gardes et d’une certaine façon il avait raison. Ce qui changeait c’est que ce n’était pas pour l'enfiler dans un recoin mais pour se le mettre dans la poche. « M’enfin c’est pas comme si c’était mes affaires pas vrai ? » dit il en empochant les maigres deniers présentés avant de porter un appareil à ses lèvres, appuyait sur une partie plus clair qui devait être un bouton, et lâchait \\ Chef, y a un musicien qui vous demande pour le sas B-3. \\, marquait une pause, écouter une réponse qui n’était audible que pour lui -il portait une oreillette discrète- et ajoutait \\ Non. Il n’a pas précisé \\, écouter à nouveau puis s’adresser à Darren pour l’informer « Il arrive. J’espère que c’est important pour vous, il a pas l’air de bonne humeur. ».
Quelques minutes plus tard, Warlow, le chef de la sécurité préféré des voltigeurs de l’espace sans combinaison se montra, fixant Darren d’un œil noir.
« Qu’est ce qu’il veut le musicien ? J’ai pas que ça à foutre que d’écouter tes chansons… »

Le garde de faction venait de lui donner des informations intéressantes.
Il avait déjà la preuve que Warlow était bien le chef de la sécurité. Mais maintenant, il apprenait que son attirance pour une femme était connue de tous. Tout convergeait sur cette blonde qui l’avait magnifiquement ignoré dans la salle de contrôle.
Intérieurement, le soldat fût satisfait d’avoir pu graisser la patte à ce mec. Approcher Warlow par l’intermédiaire de ses gars était une bonne tactique selon lui. A cela s’ajoutait le fait que ce n’était pas des incorruptibles. Et si ses hommes l’étaient, Warlow devait être encore plus exposé aux tentations.

Maintenant qu’il était là, il pouvait commencer à le décortiquer un peu. Ce mépris affiché pour le musicien, cette façon de le considérer comme un boulet, n’eut aucun autre effet que de le faire sourire. Pas par sentiment d’une quelconque supériorité mais parce que Warlow ne trompait pas son monde.

Darren captait le regard de la blonde, elle était intéressée, donc il était un rival.
Il était un rival parce qu’il avait un terrain de séduction, des outils que Warlow ne possédait pas.
Et donc il avait quelque chose d’immatériel à lui vendre.

Clive conserva donc son calme et répliqua en usant exactement du même ton, l’habillant d’un brin d’humour :
«C’est peut-être ça votre problème, Warlow. Vous devriez vous intéresser à la musique. Surtout quand ça envoûte les blondes...»
Il lui sourit.
«Ca sera toujours plus charmant qu’un sas B-3 ou votre monologue critique sur mes capacités de musicien. Je suis un commerçant, je vous le rappelle. On discute ?»
« Tss… » fit le chef de la sécurité en réponse, même si un sourire amusé s’était dessiné sur son visage à la mention du sas B-3.
« Discuter de quoi ? ».
Son intérêt n’était pas encore éveillé ; il ne savait pas quoi penser de ce musicien, qu’il n’arrivait pas à apprécier. Il était louche, assez pour lui faire rapprocher une main vers son arme, un geste qui ne manqua pas d’attirer l’attention de Darren. Il était susceptible d’être une menace, c’était bien ce que cela voulait dire.
Clive suivit du regard le geste et se laissa gagner par le sourire. Le chef de la sécurité le voyait comme un risque, c’était trop d’honneur. Il releva ses yeux pour le fixer directement et faire un signe de tête lui demandant ce qu’il comptait faire de manière non verbale.
«De ce que j’ai à vendre bien sûr.»
Il marqua une pause pour faire jouer un peu le suspens.
«Ce n’est pas parce que mon étal est invisible que je n’ai pas de belles richesses à vous proposer. Je sélectionne mes clients quand ils s’en montrent dignes, quand l’opportunité vient. C’était votre cas il y a une dizaine de minutes. Un exemple ?»
Et comme pour donner la réponse, il tourna son regard vers le soldat qui lui avait permis de contacter Warlow pour lui demander :
«Sauriez-vous où se trouve le hangar 42, mon ami ? J’ai rendez-vous...»
Darren laissa la moutarde lui monter au nez. Si le chef avait vraiment des vues sur la blonde, il allait forcément l’avoir mauvaise. Et si c’était pas le cas, peut-être que le hangar 42 recèlerait autre chose qu’un rendez vous galant. Le soldat ajouta de façon malicieuse, comme rappel au tout début de leur conversation. Cette invitation au commerce :
«On discute ?»

Son problème ? Son désintérêt pour jouer d’un autre instrument musical que de son arme de de service ? Bon, ce gars avait raison. Les filles craquaient parfois pour les musiciens mais le charme de l’uniforme militaire marchait encore mieux n’est ce pas ? Et de toute façon, ce type ne pouvait certainement pas lui offrir ce qu’il désirait. Mais ce n’était pas une raison pour ne pas écouter ce qu’il avait à dire. Les bavards avaient tendance à se trahir, donc si lui et ses compagnons cherchaient à semer la pagaille dans son domaine, il n’allait pas les laisser faire sans broncher.
Warlow tiqua lorsque Darren parla de sélectionner ses clients. Avec sa fleur, cela lui donnait des airs de prostitué en quête de clients. Mais le fait qu’il parle du hangar 42, et donc celui de la navette de la belle blonde, chassa cette idée de sa tête. Non, clairement, soit il prenait des clients sans fortune -ce qui serait vraiment malheureux pour lui- soit il se moquait seulement de lui et du peu d’intérêt qu’il suscitait chez la jeune femme. C’était parfait s’il voulait l’agacer mais même s’il avait une forte envie de lui mettre sa main dans la figure, il décida de ne pas lui offrir le plaisir de réagir par la violence, ou même de montrer son agacement. Avec son travail, il avait appris à se forger un masque impassible, froid, qui ne laissait rien paraître et il le lui fournit donc.
« Le hangar 42 ? T’as pas vu les plans nunuche ? Section 2, à droite des ascenseurs par où t’aurais dû monter puis après 1 bon kilomètre tu prends la coursive de gauche puis à droite après le sas. »
Il ne le lui disait que parce qu’il n’avait aucune envie de passer pour le jaloux qu’il était auprès de la belle qui avait attiré son attention, et parce que cela restait dans ses fonctions que d’indiquer la route à suivre pour les secteurs autorisés.
« Et tu veux discuter de quoi ? On dirait que tu veux m’enfiler ! Alors si c’est ça, tu peux être sûr que tu vas pouvoir t’envoyer en l’air avec les cadavres des derniers crétins à avoir foutu le boxon chez moi ! »
Pourquoi est ce que les gens prenaient toujours des heures pour aborder le fond de leur pensée ? Et surtout pourquoi fallait il qu’il tombe toujours sur les types aux propositions douteuses ? Il s’attendait à se voir proposer un pot de vin, ce qui était pour le moins ironique venant de gens qui n’avaient même pas un UST en poche pour s’accorder un billet pour les marchés qui les intéressaient.
«Décidément, ce n’est pas la faculté de déduction qui vous a fait évoluer jusqu’à votre poste.» rétorqua Darren en se moquant de la menace, de l’injure, et de tout le reste.
Il avait vu et entendu bien pire. D’ailleurs, pour un chef de la sécurité, s’en était presque triste de se borner à une réaction aussi basique et linéaire.

«Le problème est encore plus simple que je ne le pensais. Vous n’avez pas le moindre tact, pas de conscience, rien. Vous croyez qu’une belle femme va s’intéresser à un rustre ? Un amas de muscles dégoulinant de virilité sous habit de garde ? »
Il haussa les épaules.
«Faites taire votre fierté deux secondes pour faire la calcul et il vous sera évident que vous n’êtes que le reflet de la population de cette station. Ce n’est pas votre répartie soporifique qui va vous rendre séduisant. Ce n’est pas votre comportement de gueux, de soudard, qui va capter son intérêt. »
Darren se contorsionna pour retirer la rose de son instrument, il le lui tendit pour en faire un exemple pratique. Il la lui présenta avec un air enjôleur comme si ce rude gaillard était la blonde magnifique.
« Pas de tact ? Moi ? » pensa Warlow avant de se dire qu’il était vrai que si la menace d’une arme contre la tempe était une bonne tactique pour calmer les petites frappes et que deux ou trois exécutions sommaires permettaient de rappeler à tout le monde que le calme était préférable à l’embrouille, ce n’était clairement pas une excellente façon de gérer les relations humaines quotidiennes. Mais pire encore, cette attitude professionnelle était presque une seconde nature maintenant pour lui. Il avait beau se dire qu’il agissait ainsi parce que c’était la règle ici, parce qu’il avait été élevé ainsi, que la faute n’était pas sienne mais celle de ses parents, de son entourage, il savait bien qu’il se voilait la face et que ses problèmes relationnels, qui dépassaient largement le cadre de la belle blonde, venait bien de lui et de personne d’autre. Ce n’était pas un sentimental, l’amour passionnel ressemblait plus pour lui à cette étrange sensation qui naissait au fond des tripes, remontait jusqu’à la gorge alors qu’il pointait son arme vers sa cible, l’analysait, l’estimait, puis l’abattait.
Mais il était peut être temps de revoir un peu sa façon d’être, s’il voulait sortir de cette impasse. Pas question que la belle Valeria ne se retrouve encore avec un autre minable ; un pire que lui du moins.
« T’as jamais entendu parler de l’attrait pour l’uniforme ? Ca excite les pétasses… Mais ouais c’est le problème… C’est pas une pétasse, Val… »
Et au sujet de la demoiselle, les intentions que semblaient afficher Darren le mettait en rogne. Il ne cachait clairement pas qu’il comptait lui rendre visite, et même s’il ne disait pas pourquoi il était évident que ce n’était pas pour la causette. Qui irait parler quand on a eu une invitation aussi ouverte d’une si belle plante ?
Toutefois, même s’il se méfiait de cet homme et de ses compagnons, il n’avait rien à leur reprocher pour l’instant, si ce n’est d’avoir sollicité une autorisation pour accéder au marché sombre, à la zone où l’on vendait plus que de simples objets mais aussi des humains. Quant aux termes à la limite de l’injure à son égard, il avait entendu tellement pire qu’il n’arrivait qu’à y sourire légèrement. Au moins, c’était mieux trouvé que les trouducs, connards, enfoirés et autres joyeusetés habituelles.
«C’est la finesse, l’élégance, le style. Tout ce qui nous différencie...mais qui sommeille pourtant au fond de vos tripes.»
Il ne s’empêcha pas d’en rire. Il le fît même ouvertement sous son nez pour l’emmerder, lui ouvrir un peu plus grand les yeux.
«Allons, Warlow. Bas les masques. Vous la voulez, votre blonde ? J’ai ce dont vous avez besoin, la solution. Et ça s’achète !»

« T’as pas vu cette station ? Si j’en suis le reflet, toi t’es un wraith en robe… » rétorqua-t-il, avec le sourire. Il ne s’estimait pas en rustre, même s’il ne se considérait pas pour autant comme le plus finaud des hommes. Et peut être que ce musicien avait raison, qu’il pouvait espérer être plus que le simple chieur qui envoyait des gens dans l’espace sans combinaison, s’assurer de la juste et équitable répartition des marrons dans la poire et des pastilles pas à la menthe dans la bouche. Mais pouvait il encore changer ? Et même si c’était le cas, cette station, c’était là où était sa vie maintenant. Où irait il s’il devait quitter ce travail, cet endroit pour être avec Valeria ? Démissionner n’était pas une option, déserter voudrait dire fuir, se cacher, trouver un refuge et pour cela il aurait besoin de pouvoir accéder aux portes des étoiles, à défaut d’avoir une chance d’emprunter un vaisseau disposant d’une propulsion subspatiale et surtout de pouvoir le piloter. Les plans d’avenir avaient cette petite odeur d’excréments qui ne les rendaient pas attrayants et dissuader rapidement de continuer à les imaginer.
« C’est quoi ta solution, et son prix ? »
De l’argent sans doute. Ou bien une tentative pour l’embarquer dans une combine foireuse… Mais pourquoi diable parlait il encore avec cet énergumène ? C’était un esclavagiste, comme tous ceux qui allaient en haut !
«La solution, c’est d’offrir une autre vie à Val.» décréta le musicien avec assurance.
Il regarda autour de lui, sonda le plafond et le sol, en pratiquant son tour d’horizon avec une lenteur exagérée.
«Comment pouvez-vous penser qu’une si belle femme se voit vivre ici ? C’est pour ça que la musique l’envoûte. Le désir de s’évader brûle dans ses yeux, elle rêve de s’échapper pour un monde meilleur. C’est un fantasme qu’elle avouera peu. Très exactement ce que vous devez lui offrir.»
Il lui sourit.
«Soyez le prince, Warlow. Devenez le chevalier qui va l’arracher à cette monotonie pour l’emmener là où elle pourra enfin s’épanouir, s’embellir. Son coeur sera tout à vous...»

A cette évocation plus que romanesque, la poitrine de Warlow se gonfla d'orgueil, mais ses mâchoires se crispèrent de frustration. Être le sauveur de ces dames...ma foi n’était ce pas une des raisons qui l’avait conduit à l’uniforme... ou plutôt une des raisons qui lui avait fait pensé que c’était peut être pas si mal comme boulot. Mais de là à se voir en preux chevalier il y avait un monde ! Et quitter cette station, un emploi reconnu, stable et qui payait pour partir on sait où... c’est que la jolie Valeria a des gouts de luxe !

«Quant au prix...»
Il marqua une pause pour le suspens.
«Nous sommes venus récupérer deux amies personnelles de notre roi. Les deux dernières arrivantes qui ont sûrement dû marquer votre esprit par leur aspiration à la liberté. » confia Darren. «Nous n’aimons pas la brutalité. Donc nous venons, en paix, les racheter pour les ramener auprès de nous.»
Nouvelle pause pour un suspens supplémentaire.
«Aidez-nous à leur rendre la liberté. Favorisez leur achat et notre départ. Et vous aurez, avec Val, une place sur notre vaisseau. Ca c’est juste la preuve que ce n’est pas une entourloupe. Ensuite...»
Darren vérifia que personne ne l’entendrait. «Il y a un monde refuge. Un peuple très simple qui sera ravi d’avoir un homme de votre trempe pour les protéger des kidnappings. Faire régner l’ordre. Vous obtiendrez une bonne situation pour vous et cette belle blonde. De quoi changer de vie, Warlow.»

Il espérait pouvoir toucher la corde sensible. Sans se montrer mielleux mais lui faire comprendre l’enjeu, l’opportunité qui ne se représentera pas de sitôt.
«Vous m’aidez pour les amies de mon Roi. Je vous aide à vivre heureux avec Val. Donnant donnant.»

Avant même que Warlow n’ai eu le temps de répondre, Darren reçu une communication radio de Keya:
// Appel à Spock, arrête de jouer de la guitare et rapporte nous d’urgence le lance grenade.//

A mesure que le discours du guitariste faisait son chemin, les poings de Warlow se serrèrent, allait il filer un direct du gauche dans la mâchoire de Darren où n’était ce qu’un signe supplémentaire de sa frustration ?
« Des amies personnelles de ton Roi ?! »
Il avait appuyé sur les mots “personnelles” et “roi” indiquant ainsi qu’il ne voyais pas vraiment à cette dénomination.
« Dis plutôt ses favorites, ses maîtresses..... »
«Chez nous, une femme est l’égal de l’homme. Votre environnement n’est pas une généralité.» rétorqua simplement Darren sans préciser sur le sujet. Il devait faire attention à ce qu’il lui disait.
L’appel radio venait de couper court à son petit boulot de démarchage. La voix de la toubib dans son oreillette radio l’inquiétait un peu. Il se serait plutôt attendu à avoir Sheppard ou Matt. Et aller chercher un lance-grenade, il priait pour que ça ne soit pas Eversman qui le prenne en main. Le type ferait une boucherie.

Clive ne comptait pas répondre sous le nez du chef de la sécurité. Il préférait éviter de montrer son moyen de communication. Autant clore le petit débat qui devenait trop long à son goût. D’autant plus que Warlow ne semblait pas particulièrement objectif. Normal puisqu’il jouait clairement sur la corde sensible et ses faiblesses. Peut-être que le type pourrait réfléchir plus efficacement à tête reposée ?

«Allons Warlow. Cette offre commerciale, vous ne la retrouverez jamais plus. Vous êtes un homme manifestement intelligent. A vous de faire le bon choix...»

Warlow fronçait les sourcils l’air sceptique.

« J’ai pas vu beaucoup de Roi traiter les autres comme leurs égaux....»
«Vous êtes souvent sorti de cette station donc ?»

Warlow eu un reniflement dédaigneux.
« Tu crois que je suis né ici peut être ? »
«Je crois que vous êtes tenté mais qu’il vous est difficile de faire confiance.»
Darren lui tendit la rose.
«Commencez par donner ceci à votre amie en arrêtant de vous conduire en militaire. Un vocabulaire légèrement plus recherché, une petite flatterie sur sa beauté. Et vous n’en rajoutez pas plus. En attendant...»
Le soldat recula un peu.
«Du travail m’attends. Pensez à mon offre. Nous avons tous les deux beaucoup à y gagner.»

Le garde était un peu désarçonné, mais il ne voulait rien laisser paraître. La proposition était alléchante mais de là à se décider comme ça.... et puis, c’était probablement une entourloupe. Ce qu’il lui demandait en échange était risqué !
Lorsqu’il lui tendit la rose, Warlow hésita... le troubadour avait raison, c’était dur de faire confiance, y compris à un type qui pouvait se montrer aussi désagréable et ... observateur.
Warlow fini par saisir la rose, en l’arrachant des mains de Darren.

« Mouais... »

Ce n’était ni un refus, ni un accord, l’homme n’avait pas encore décidé, mais il ne voulait pas complètement fermer la porte... si le bouffon disait vrai... ce pouvait être une belle opportunité et si ce n’était qu’un escroc alors il serait toujours temps de l’envoyer visiter le sas B-3 !

Pour Darren, le boulot était fait. Il songeait avoir fait de son mieux, la balle était dans le camp du chef de la sécurité. Ca n’avait pas été évident, il y avait tant de variables qui pouvaient tout faire foirer. Mais quelque part, il savait que lui-même aurait été tenté si on lui avait fait cette proposition. Ce type était clairement raide dingue de la blonde. Et il y avait de quoi. A l’inverse, “Val” appréciait ces tentatives. Il n’y avait qu’à voir comment elle l’avait renvoyé en délicatesse dans le poste de sécurité.
Elle avait donné l’air de jouer avec ça, aimer ces attentions tout en ne s’ouvrant pas trop vite.
Donc l’ouverture était toujours là. La rose la surprendrait à coup sûr puisque ce n’était manifestement pas dans les habitudes de Warlow.

Darren n’était pas le plus fin des connaisseurs mais il sentait que son argumentaire tenait. Maintenant qu’il avait fait le boulot auprès du chef de la sécurité, il le salua d’un sourire entendu puis s’en alla rapidement. Il prit le chemin du Jumper, essayant de se rappeler de la route, tout en appuyant sur son oreillette.

// C’est Darren. Je suis en chemin. Loup ? Le boulot est fait. On devrait avoir la réponse bientôt.//

// Ne tardez pas trop // répondit John à a Darren pour souligner l’urgence de la situation au soldat.

Par chance, le chemin de retour vers le hangar était relativement simple à se rappeler. Il suffisait, en somme, de regagner l’artère principal du marché, chercher la grande porte toujours ouverte, la franchir et de là plus rien ne venait former un labyrinthe. Mais ce qui risquait de poser un problème c’était d’accéder à la navette. Un certain John Sheppard avait emporté la clef de verrouillage du sas et il n’en existait pas de double à la disposition des visiteurs. Et toute personne sérieuse fermerait le sas puisqu’il était là pour s’assurer que personne ne tente de s’envoler à bord de votre vaisseau. Et pourtant… Ce que Darren découvrit ne fut pas une cloison de métal étanche, fermé, mais une vue imprenable sur le jumper, toujours bien là, toujours bien camouflé. La porte était restée ouverte. C’était bien la peine de prendre la clef ! Mais au moins cette inattention réglait un sérieux problème : comment ouvrir sans tout faire exploser !

Sur le moment, Darren s’était immobilisé devant ce grand sas ouvert. Il se demanda un instant si quelqu’un n’avait pas forcé l’accès avant de se dire que personne, dans l’équipe, n’avait songé à fermer derrière soit. Ca l’arrangeait quelque part. Ca l’amusa aussi un peu. C’était comme oublier ses clés d’appart au boulot, son badge d’accès chez soi. Ou encore chercher ses lunettes deux heures avant de réaliser qu’elles sont perchées sur la tête.
Ca arrive…

Le soldat se rendit à l’intérieur du vaisseau. Il monta un regard par dessus son épaule pour vérifier que personne ne le regarderait en train d’accéder au compartiment dissimulé. Et après avoir fait un bref tour d’horizon, histoire de voir si personne n’avait tripoté le Jumper en leur absence, il récupéra le lance-grenade en question.

Clive ne repartit pas tout de suite. Il récupéra une caissette de munition contenant quelques grenades, histoire de séparer les explosifs de son lanceur. Ca passerait mieux que s’il se baladait avec la ceinture de torse façon Rambo. Ensuite, il guetta les différents systèmes dans le sas, cherchant un déclencheur mécanique pour commander la fermeture des portes. Il s’exécuta tout en partant, conscient qu’il ne pourrait plus entrer comme ça et qu’il lui faudrait avertir Sheppard.


Mais alors qu’il se retrouvait face à la sécurité veillant à ce que personne ne s’amuse à monter sans permission, il entendit une voix familière l’alpaguer.
« Eh ! Le musicien ! C’est quoi ton nouveau jouet ? Pas d’armes lourdes on a dit ! »
C’était Warlow, qui n’avait plus la fleur et semblait légèrement moins agressif vis à vis de Darren. Coup de chance, meilleur humeur passagère ? Qui pouvait le dire ? Toujours est il qu’il venait s’enquérir de ce que ce coach en séduction venait faire avec une arme au calibre décidément non conforme à la catégorie admise. Et si l’on pouvait se demander pourquoi c’était lui qui revenait à la charge, c’était tout simplement qu’il revenait vers le poste de sécurité situé juste à côté. Rien que faire le trajet aller retour avait pris une bonne dizaine de minutes à Darren et maintenant il allait perdre à nouveau du temps pour des histoires de contrôle.

Darren sourit en se retournant.
C’était le moment de vérifier si le type était toujours tenté par son offre ou non.
«Monsieur à l’oeil !»
Il pointa la barrière que ses subordonnés avaient formé par refus de le voir entrer avec ça.
«Je dois apporter cette arme à l’intérieur. Une valeur d’échange pour nos achats je suppose. Il y a une procédure particulière ? Une pose de scellé ou je vous laisse les munitions par exemple ?»
Warlow le fixa plusieurs secondes sans rien dire, réfléchissant. La procédure du transport d’armes lourdes, c’était bien la meilleure question qu’on lui avait posé de la journée. Le problème, c’était que généralement il ne réfléchissait pas et l’interdisait purement et simplement, ou faisait venir sur place l’expert lorsqu’il était question de s’en servir comme paiement. Sauf que le temps que l’expert se pointe, il se serait passé un temps incroyablement long qui lui imposerait de conserver l’arme sous surveillance. Une perte de temps et d’effectif certain. Il appuya discrètement sur une touche d’un boîtier électronique fixé à son avant bras gauche puis lâcha distinctement, sans porter aucun appareil de visible :
// Ici Warlow. Vous attendez une arme pour expertise ?// il marqua un silence, hocha la tête pour lui même avant d’ajouter //Bien. Je vous l’amène avec son propriétaire.//
« T’as chopé le gros lot. Je t’escorte là haut. Ces abrutis sont même pas foutus d’envoyer quelqu’un...»
Cela lui cassait royalement les pieds de devoir monter, se rapprocher un peu de trop de cet endroit qui lui donnait envie de vomir, même si ce n’était rien à côté des sacrifices qui étaient fait pour maintenir cette station en vol. Il prit la direction des ascenseurs, adressa un signe de tête aux deux agents pour leur signifier que c’était bon, que Darren était avec lui, enfonça rageusement la commande d’appel puis attendit que l’ascenseur s’ouvre avant de s’engouffrer dedans.

Clive acquiesça. Bon, le chef ne faisait pas la forte tête, c’était vachement positif en son sens. Il avait plus ou moins sa confiance puisqu’il faisait l’effort, sous couvert d’un comportement parfaitement blasé, de lui permettre l’accès. Darren lui avait demandé de favoriser les “achats”, c’était dans le thème.
Maintenant il restait à voir s’il allait poursuivre pour le départ de la troupe une fois les deux filles récupérées, histoire qu’ils foutent le camp avec ce nouveau couple en devenir.

Dans le même temps, une autre conversation prenait place cette fois dans les oreilles de Darren, avec la douce voix de Matt.
// Enclume pour tous. Enchère pour Hailey remportée par le Patriarche. Contact possible : homme de petite taille vêtu d’un vêtement blanc avec signe distinctif gueule noire qui dévore un soleil. Présence possible au point de retrait. //

Hailey n’avait pas été intercepté, Darren nota ça dans son esprit tout en essayant de paraître indifférent. S’il avait saisi que Warlow avait également une radio, il préférait ne pas le lui montrer tout de suite. A sa place, ça le rendrait encore plus méfiant en se disant que le contact avec les autres rendrait sa démarche, son offre, beaucoup moins franche. Il valait mieux ne pas répondre tout de suite à Matt.

La montée fut rapide, sans heurt. Les portes s’ouvrirent et dévoilèrent à Darren le même décors que celui précédemment découvert par Sheppard, Keya et Matt. Pour autant, ne voulant pas perdre plus de secondes que nécessaire, Warlow opta pour la ligne droite en coupant par des couloirs de service qui ne s’ouvraient que grâce à une puce insérée dans ses équipements. Il fallait l’habilitation requise et comme il pouvait devoir venir en renfort dans le secteur, il l’avait.
« Attention à pas toucher la tuyauterie ou ce qui peut couler. C’est pas du jus de raisin, même si ça y ressemble....»
Un avertissement qui tombait à juste titre car une goutte tomba du plafond et vint s’écraser à côté de la chaussure de Darren, aspergeant légèrement la semelle en caoutchouc qui produisit une légère fumée.
«J’apprécie l’attention.» répondit Clive en continuant de marcher.

Cette station était vraiment une ruine…
Une part de lui s’égara sur le reste de son équipe qu’il comptait rejoindre rapidement. S’ils avaient perdu Hailey pour cette première manche, le lance grenade servait à quoi ? C’était pour un achat ? Avaient-ils trouvé et acheté Esfir ?
Darren ne se rappelait plus vraiment, il avait été trop concentré sur sa mission concernant Warlow. D’ailleurs, puisqu’il restait visiblement un peu de route avant d’arriver dans à quai, le soldat décida de mettre ce temps à profit.
«Vous avez bon goût en matière de femme, Warlow.» dit-il en soulignant bien de son intonation qu’il parlait de Val. «Est-ce que je peux savoir ce qui vous a fait échouer, l’un comme l’autre, dans un endroit pareil ?»
Il posa sur lui un regard qu’il espérait intéressé mais pas aussi intrusif que ses mots.
«Quand je vois l’allure de cet endroit. Et que je vous vois la vôtre, vous et Val. On vous croirait piégé dans une vie qui vous est contraint.»
« Va savoir… La vie est une pute. On a fini là, fin de l’histoire». Il n’était pas prêt à raconter son histoire à n’importe qui, même à quelqu’un qu’il connaissait depuis quelques heures et avait sur lui fournir des conseils judicieux question séduction.
«La fin d’une histoire, c’est le début d’une autre.» contre-attaqua Darren. «Si la précédente est merdique, à vous de faire en sorte que la suivante soit belle. Non ?»
« Mouais… Je vois pas trop l’histoire suivante après avoir été suicidé de deux balles dans le dos mais bon...»
«Je dirais...le shérif d’une ville par exemple. Qui fait régner un ordre juste qui reflète le fond de votre âme. Val qui ne se contenterait pas de la chaumière. Une femme avec autant de charisme serait parfaite dans les affaires. Une baraque, une condition, un avenir. Rien que de réfléchir à ça, juste pour le projet, c’est quand même plus beau que deux balles dans le dos ! »
« P’tet… Mais l’avenir des déserteurs, il est pas joyeux d’où je viens. Alors les grands projets… C’est bon pour les rêves la nuit...»
«Des rêves que Val fait toutes les nuits à coup sûr.»
Darren secoua la tête.
«Il n’y a pas de secrets, Warlow. La désertion, c’est recommencer une vie à zéro, ailleurs. J’ai une liste entière d’endroits pour vous deux. Lieu paradisiaque ? Plus discret ? Avec une Porte ou sans. On saura vous faire disparaître avec un petit quelque chose pour débuter. Après ça, c’est votre force et votre courage, votre intelligence, qui fera la différence.»
Il marqua une pause.
«Franchement. Entre le risque de se libérer ou de vivre comme ça...je prendrai le risque à votre place. Mais...ça ne concerne que moi. Ce n’est pas ma vie.»
« Vu votre gueule à toi et tes copains, clairement vous n’avez pas la capacité de nous mettre à l’abri. Je sais pas trop ce que vous appelez Porte, même si je me dis que ça doit être le grand anneau mais clairement… Vous connaissez combien de monde ? A peine une vingtaine je paris et même une centaine ça ne serait pas suffisant, tu peux me croire...» mais pourquoi ce gars insistait autant ? Il y connaissait quoi à comment il finirait, comment Valeria finirait si elle le suivait ? Il pensait avec les considérations de son monde, pas du sien. Il ne voyait qu’une partie de l’Iceberg mais n’osait pas plonger la tête sous l’eau pour en voir l’autre versant, le plus gros.
«Eh ben. Les seuls qui peuvent traquer sur des centaines de mondes, ce sont bien les Wraiths.»
Darren fronça les sourcils.

«Vous êtes porteur d’un pisteur, Warlow ? C’est comme ça qu’ils vous tiennent ?»
Un pisteur ? Warlow eut envie de rire à cette simple idée. Finalement ces gugusses avaient dû plus poser d’emmerdes aux Wraiths, et sans doute à d’autres, qu’il ne l’avait estimé car il fallait un sacré niveau dans la recherche des embrouilles et un bon en technologie pour tomber sur la petite puce émettrice.
« Tu sais...Les Wraiths sont p’tet les rois des emmerdeurs mais ils sont pas les seuls dans le coin à avoir des jouets sympas et des types pour traquer les proies. »
«Vous jouez aux devinettes avec moi. Les Geniis ?»
« C’est un exemple oui. Un bon pour ceux qui s’affichent et veulent faire un concours de qui à la plus grosse. »
«Je ne suis pas fan de ce jeux-là. Vous devez comprendre que votre situation est trop complexe pour qu’elle soit pleine de garanties. C’est un risque, c’est sûr. Mais vous avez l’air bien informé et vous n’êtes pas aussi bête que vous vous amusez à me faire croire.». Warlow eut un sourire ; jouer les imbéciles étaient généralement une bonne stratégie pour éviter les questions et d’avoir trop de demandes. C’était bien vrai ça et il en jouait régulièrement.
Il fronça des sourcils.
«Vous savez forcément comment vous tirer de là. Et il vous faudrait quoi Warlow ? Que voudriez-vous pour changer de vie ?»
« C’est pas ce que je veux qui compte. C’est à la façon dont je prendrais ma retraite que je dois penser. Déserter, c’est la mort. Démissionner… Disons que la différence est pas très grande.»
«Rester, c’est encore pire.»
« Au moins je connais l’odeur de la merde ici. Je peux pas en dire autant de celle d’ailleurs. »
«Moi si. Et je peux vous dire qu’il y a des endroits où ça ne sent pas la merde. Warlow...je vais être grossier. Mais bougez-vous de cette place de suicidaire et montrez que vous avez des couilles. Vous ne gagnez rien à rester là. Mon offre n’est pas si nulle que ça quand on réfléchit bien. Et si vous savez comment vous pourriez être traqué...alors vous savez comment vous protéger de ça. Agissez.»
« Bon t’es sympa mais clairement retourne jouer dans ton bac à sable. Je connais mon monde, je sais ce qui m’attend. Si un jour je me casse de là, t’en fais pas je le ferais pas sans classe.... Ce qui m’emmerde, c’est les conséquences pour les autres surtout. Ceux qui me suivraient. Seul, c’est sûr je peux p’tet survivre et fuir pendant des années avant de me faire pincer mais avec une personne ou p’tet dix ? Ils vont tous se faire avoir et le résultat sera le même : je fuirai seul comme un con ou je me serais fait crever. Donc mon plan suicidaire du moment, il est plutôt bien puisqu’à part trois abrutis avec un flingue dans une cantine, y a pas trop d’incidents graves et létaux.»
Ah...un moulin à paroles qui se déclenche. Il y avait bien le côté insultant mais Warlow se confiait. Du moins c’est ce que Darren pensait. Il était là le problème ? Il voulait fuir à plusieurs ?
Franchement, à part les Wraiths ou les Geniis, Darren séchait grave. Il n’arrivait pas à comprendre qu’un autre peuple puisse tenir la barre et transformer ce rude type en mauviette. C’était dur comme qualificatif. Mais à part rouler des muscles et avoir le verbe grossier, le chef n’était pas trop dans l’action quand l’opportunité était donnée. Bon...ça n’allait pas refroidir Darren. Le couloir se finissait mais ils ralentissaient l’allure en parlant alors...c’était que ce cher Warlow n’était pas si réfractaire que ça.
«Mon offre, c’est deux places. Val et vous. S’il y en a d’autres, vaudrait mieux charger tout le monde dans le vaisseau de votre belle blonde et préparer le coup tant que vous avez des alliés à l’intérieur.»
Darren pinça des lèvres.
«Si c’est vraiment ça le problème, on peut s'entraider. Mais franchement, à l’écoute, je me demande bien qui s’enterre dans le bac à sable de nous deux.»
Il opta pour un côté légèrement plus agressif.
«Moi je reste pas enfermé chez moi. J’ai pris le risque de venir ici pour récupérer des amies. Des risques Warlow. Et je n’ai pas peur d’échouer.»

« Eh ! Tranquille ! J’ai jamais dit qu’on était cent à vouloir partir, juste que je m’attends à voir une bande de crétins croire devoir me suivre par fidélité… C’est con un soldat parfois… Et franchement si je partais, à part Val si elle le demandait je crois que je les laisserai derrière. Au moins ils peuvent revoir leur famille comme ça... »
Il marqua une pause, repensant aux paroles de Darren avant de se rappeler un petit point vexant « Faire preuve de prudence, c’est pas s’enterrer. C’est juste pas être débile.»

«Vous vous enterrez en espérant trouver une solution parfaite qui n’existe pas. Pendant ce temps, votre amie dépérit dans une station sordide. Je suis pas sûr de votre affirmation, Warlow.»
« Ce qui est drôle là dedans c’est qu’elle aurait juste besoin de décoller pour trouver un meilleur endroit. Sa navette, elle vole. Par contre c’est vrai qu’il y a toujours le souci de la distance et sans les coordonnées adéquates… On peut finir un peu partout, y compris un trou noir… Je sais pas si elle a peur, si elle attend quelque chose mais si elle reste là… C’est p’tet qu’elle a une raison ? J’ai jamais réussi à vraiment savoir.»
«Il lui manque peut-être quelqu’un pour la motiver.» déduisit Darren.
Si Warlow chercher et se mettait à turbiner, c’était bon signe. Maintenant, c’était le fait que la blonde ne veuille pas partir qui bloquait. Le coup d’astérix avec le laisser passer A28, vous connaissez ?
Une chose est sûre, Darren ne pouvait pas continuer longtemps comme ça. Il était tenace et il aurait sorti les chaises, la bière et le parasol pour continuer de le travailler pendant des heures. Sauf que Sheppard attendait toujours son lance grenade…
«On va faire simple. Je veux que vous nous aidiez à récupérer nos amies et à partir. Nous, on vous aidera quand vous saurez enfin ce qu’il vous faut. C’est un échange honnête. Et pour le coup de la navigation, ne soyez pas inquiet. Loup est un pilote exceptionnel, il a un ordinateur de bord qui fera le boulot pour votre vaisseau.»
Darren insista du regard.
«Vous me dites ce que vous voulez en échange et on s’entraide, ça va comme ça ?»
« Hmmphhh… Y a des tas de trucs qui coincent en vrai… Faut bien l’admettre… Mais bon, vos amies… Pour ça je peux bien m’arranger pour que vous ayez la paix un moment… Et le boulot pour le vaisseau… Tu parles de quoi au juste ? »
«Vous me disiez que Val n’osait pas sans coordonnées. Notre pilote et ses outils pourront faire le boulot à la place. Si c’est vraiment ça le souci pour que Val prenne les valises...»
« Je sais pas trop si t’as beaucoup voyagé via les portes, comme tu les appellent, mais t’as autant de chance de bien tomber que tomber mal. On sait jamais où on va finir et avec les Wraiths c’est plutôt difficile. Rajoutons à ça que l’on a pas toujours accès au panneau d’accès pour rentrer les coordonnées… Notamment quand l’entrée est en orbite… Mais bon là c’est moi qui y pense, Val connaît le système général, pas les spécificités.»
«D’où les deux places que je vous propose sur notre vaisseau. Nous voyageons de la même façon.»
« Donc vous avez un panneau de contrôle à bord. Vu que vous n’êtes pas des Wraiths, je ne vois pas beaucoup d’autres candidats pour vous identifier. T’as de la chance que je sois sympa au fond... » il le déduisait de ce qu’il croyait comprendre. Après tout pourquoi insister sur les places de son vaisseau à cet instant précis de la conversation si ce n’était pas pour ça ?
«Parce que vous pourriez nous vendre ? Vous donnez trop d’importance à nos visages de “bac à sable”.»
« Je dis simplement que tu parles beaucoup et que tu donnes assez d’informations pour savoir d’où tu viens. La technologie nécessaire n’est pas si répandue que cela.»
«Ca c’est sûr. Nous l’avons reproduite à partir d’une épave. Vous avez donc des infos sur l’origine de ce système ?» mentit Darren.
C’est qu’il s’avançait vachement en déduction celui-là. Panneau de contrôle = Atlante à coup sûr ? Nannnnnn.
« L’on atteint pas l’espace sans croiser d’autres technologies et je connais personne qui ne prend pas le temps de voir ce dont il s’agit et chercher d’où ça vient. Ca peut être un ennemi ou un allié. Mais après dire qu’on a des infos sur ce système… Ce serait peut être exagéré…. »

«Peu importe. J’ai pris trop de temps à essayer de vous convaincre de la valeur de mon offre. Je dois y aller Warlow. Le choix vous appartient maintenant.»
« Je sais ce qu’elle vaut ton offre, et t’en fais pas je vais pas oublier ça. Comprend juste qu’on accepte pas un truc pareil sur un coup de tête.»
«Il faudra bien. On dormira pas ici ce soir.» rétorqua simplement le soldat.
« Mais si vous utilisez les portes, que je les utilise, il y a forcément un endroit où s’envoyer des messages sans gêner l’autre. Donc l’offre n’est pas aussi limitée dans le temps.» cela lui paraissait logique. Darren devait bien pouvoir comprendre que lui et Val n’avaient pas pu échanger plus que quelques mots et à peine commencé à se rapprocher dans le meilleur des cas, qu’il allait falloir plus que quelques heures pour la convaincre de bouger et encore plus pour que lui passe outre ses craintes, ses doutes.
«Deux places dans le vaisseau et une nouvelle vie Warlow. Je n’ai que ça en boutique.» insista le soldat. «Vous avez le temps d’y réfléchir, pendant qu’on récupère nos amies. Et après il sera trop tard. Je ne vais pas choisir à votre place. Comme je l’ai dis, il n’y a pas de solution miracle.»
« On verra bien… De toute façon t’es arrivé alors maintenant un conseil ferme là sur ce sujet, ou on est bon pour la version désagréable du sas B3.» coupa Warlow, pas sèchement mais visiblement peu à l’aise à l’idée que quelqu’un puisse entendre ce qui ressemblait à une discussion d’un corrupteur à un potentiel corrompu.
Darren passa alors sur un langage à demi-mot.
«Je vous apprendrai à arrêter de juger au faciès quand on sera à l’abri de la “flotte”. Ca fera partie de mes leçons de séduction.»
« Pourtant ça marche les trois quart du temps. Mais ouais c’est sûr que ça aide pas à se faire des copains… Mais bon ce sera dans une autre vie sans doute ça !»
«Je ne suis pas les trois quart du temps. C’est par où ?»

Ils étaient désormais de retour dans la zone tout public. Warlow le mena jusqu’à l’entrée de la salle des enchères avant de lui annoncer :
« C’est là. T’as qu’à aller à la porte trois, à gauche de l’estrade. Maintenant tu te démerdes...»
«Vous en avez fait bien assez.» dit-il, sur la même longueur d’onde. «Merci.»
« Tu me remercieras si ton plan fonctionne. En attendant si tu permets, j’ai des affaires à reprendre en main.» comme donner des ordres, réfléchir à la proposition et voir si prendre la poudre d’escampette immédiatement était une bonne idée.

Et il fit chemin inverse, laissant Darren gérer la suite. Il n’allait quand même pas avoir besoin de lui pour surveiller un guignol de plus, pas avec autant de forces prêtes à sauter sur le premier fou et c’était sans compter le système de défense de la station, s’il avait été réparé bien entendu...
Quelques minutes plus tôt, le serviteur du Patriarche était entré pour récupérer Hailey et l’emmener dieu sait où.

Le soldat s’exécuta sur les consignes de direction. Il chercha un instant à se repérer dans ce mélange informe de foule, de vente à l’enchère et de passage entre vainqueur et vaincu. Le nombre de gardes était tout bonnement ahurissant et Darren se demanda un instant ce qui pouvait valoir cette sécurité aussi dingue. Même s’il avait les munitions et le lance-grenade, il comprit rapidement que c’était bel et bien une valeur d’échange. Tirer dans le tas serait une telle boucherie que ça serait tout aussi stupide que gratuit.
Clive craignait de se découvrir en utilisant sa radio. Il préféra opter pour une autre façon de rejoindre Sheppard. S’il s’agissait bel et bien d’un achat, il n’avait qu’à suivre le prochain type qui allait acheter cette femme aux cheveux...mauve ?
Elle était étrange...et très triste.
L’espace d’un instant, le regard du militaire croisa celui de cette pauvre femme. Elle était prostrée, muette, se laissant même toucher quand le vendeur la débarrassa de sa première couche de vêtement pour exhiber sa poitrine aux trois seins...comme dans le film de Schwartzy. Total Recall version nature, la folie ! Darren écarquilla les yeux en relevant dans un premier temps l’incroyable possibilité. Un cliché qui avait fait fureur dans les années 80 existait bel et bien, morphologiquement parlant, dans cette galaxie.

Des femmes à trois seins…
Il n’en fallait pas plus pour que la gente masculine ne s’anime soudainement. Des bêtes pour ceux qui voulaient l’acquérir pour leur pomme. Et des gens plus sérieux qui surenchérissait pour le compte de riches absents. L'euphorie de cette vente “avec option” valut plusieurs mouvements de foule qui manquèrent de faire tomber le président de vente. Les gardes agirent rapidement en les repoussant et matérialisant un nouvel espace de sécurité.
Donc...ils servaient aussi à ça...d’où le nombre ? Qui sait…

Clive comptait s’en aller lorsqu’il croisa le regard de l’esclave. Impossible de dire si elle avait su qu’il n’était pas du même état d’esprit que les autres. En même temps, il devait être le seul à ne pas lever la main en beuglant des valeurs supérieures. Faire tâche sur le tableau mouvant et ténébreux de mâles en rut. L’expression de son regard le marqua silencieusement...c’était une forme d’appel à l’aide mêlée d’une résignation sans espoir. Une intuition le gagnait à ce moment là. Comme le fait que cette femme aux cheveux mauve ne le fixait pas pour lui demander une intervention folle et sans issue. L’éclat de son regard triste avait quelque chose de particulier et de vibrant. Comme si elle voyait en lui un comportement encore civilisé et qu’elle puisait dans cet échange de regard du courage, un bref espoir.
Mais il disparut trop vite. La vente se conclut et elle fût emmenée quelque part.

Darren tenta de suivre la piste en se rappelant, malgré son étincelle chevaleresque, qu’il ne pouvait pas sauver tout le monde. Qu’il ne pourrait pas se décider, comme ça, de sauver cette nana à la poitrine multiple parce qu’elle intéressait trop. Combien y en avait-il d’autres de sa culture, de sa morphologie, que des esclavagistes présenteraient dès que les prix remonteraient ?

«Navré...» murmura Darren en la voyant disparaître dans l’antre où les affaires se terminaient.
Le soldat prit cette même route et entra à l’intérieur, conscient qu’il avait probablement fait perdre du temps à l’équipe. Mais en même temps, difficile de rester totalement indifférent à tout ça. Forcément, il avait songé à la princesse Gaëllienne, dans l’état où elle aurait été en se voyant vendue comme un vulgaire morceau de steack.
Alors...si Warlow voyait ça tous les jours et que son boulot cautionnait...c’était peut-être vrai qu’il s’en trouvait affecté sur la durée. Il avait un peu le béguin pour Val, pour ne pas dire carrément, qui se trouvait être une très belle femme qui s’entretenait. Alors….
Soit ces ventes lui rappelait Val.
Ou bien il était en droit de craindre qu’elle se retrouve sur l’estrade de ce marché sordide le jour où elle ne servirait plus à la station.

Darren ne savait pas trop si ces hypothèses étaient fondées. Il ne connaissait pas suffisamment bien les moeurs de l’endroit. Mais c’était une crainte sur laquelle il pourrait jouer. Pourquoi ?
Clive avait inversé les rôles. Quand on tient à quelqu’un, on espère logiquement pouvoir l’éloigner de cette folie un jour où l’autre.

Bref. C’est la silhouette de Sheppard et de la doc qui finit d’attirer son attention. Il se dépêcha d’aller jusqu’à leur hauteur et se porta au bord du bureau.
«Désolé pour le retard, Loup. Il y a eu un mouvement de foule dehors...»
Il fixa ses deux comparses en présentant l’arme, histoire de faire du ronflant. Leur présence ici venait de prouver son hypothèse, c’était bien une valeur d’échange.
«Lance-grenade avec une caissette de munition, trente coups.»

CODAGE PAR AMIANTE

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Esfir Lunienko

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√ Arrivée le : 11/01/2019
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le Mer 30 Oct - 17:10

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Esfir Lunienko
Station

Mordave
MJ32 : Scavengers
Ft. Colonel Sheppard, 1ere classe Eversman, Docteur Raman, 1ere classe Clive


Environnement : le retour des quatre Atlantes

Alors que Keya consultait le dossier médical et cherchait à en tirer ce qu’elle pouvait, faute de pouvoir tout saisir, l’ensemble de l’équipe reçu un message de la part de Matt.
// Enclume pour tous. Enchère pour Hailey remportée par le Patriarche. Contact possible : homme de petite taille vêtu d’un vêtement blanc avec signe distinctif gueule noire qui dévore un soleil. Présence possible au point de retrait. //

Hailey leur était passée sous le nez. Et maintenant ils allaient assister à sa remise à un petit homme, entre deux âges, portant cette tenue blanche et rouge marqué d’une gueule noire dévorant un soleil jaune qui se distinguait du style vestimentaire des autres occupants des lieux. Il n’était pas arrivé immédiatement, ayant été quelque peu ralenti par une enclume bien ou mal avisé de se mettre sur sa route. Cet incident l’avait contrarié, faisant naître des signes physiques de frustration comme cette petite veine qui palpitait sur son front et cet air renfrogné qu’il n’avait pas avant.

La gérante s’adressa à nouveau à Keya, cette fois en tendant la main avec un ton sec pour la forcer à se presser :
« Vous avez fini ? ». Besoin de préciser qu’elle souhaitait sa tablette ?
« Un instant. Je finis avec ces gens et je suis à vous. »
« Bien sûr… Mon Maître souhaiterait obtenir les effets qui vont avec. »
« Voyez ça avec l’équipage du Betty. Avec de la chance vous pourrez les obtenir avant qu’ils n’aient tout vendu ou soient partis. »
La vieille femme tendit à nouveau la main vers Keya afin de récupérer son bien, même si elle appréciait de voir des acheteurs consciencieux, elle devait bien avouer que c’était plus pratique et rapide quand ils n’en demandaient pas tant !
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John Sheppard

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le Sam 2 Nov - 13:08

John Sheppard
Lt Ryan

Briefing
MJ32 : Scavengers
Ft. Colonel Sheppard, 1ere classe Eversman, Docteur Raman, 1ere classe Clive


Comme l’avait dit Matt l’achat d’Hailey leur avait filé sous le nez, cela n’était pas si grave, ils avaient encore des solutions, certes moins “légale” mais dans cet endroit ce mot frôlait avec beaucoup d’autres limites. Du moins pour des valeurs terriennes.
Sur ce l’acheteur pour Hailey arriva, vu sa dégaine il était le cliché type du serviteur dévoué, rusé et digne d’un célèbre chauve dans une série à succès parlant de petit “oiseau”. Le colonel, se contenta de le laisser passer en l’observant du coin de l’œil, comme aurait fait n’importe quel garde du corps auprès de son employeur. L’acheteur, avait une tenue simple mais l’armoirie sur son épaule était est un signe de sa famille, ou celle de quelqu’un d’autre… en tout cas, cela attirait l’attention. John profita de son éloignement pour contacter Matt.

// Filature vers le Betty, cible souhaitant les affaires de sa proie. // dit-il doucement avant de couper et de revenir nonchalamment vers Keya qui avait fini de lire cette fameuse tablette. Il regarda la dame, le fait de récupérer les affaires était assez intéressant.
« Notre “marchandise” possède aussi ses affaires ? Où pouvons-nous les récupérez ? »
« Comme je l’ai dit, il faut voir avec le fournisseur. C’est assez rare que l’on nous remette les possessions. Voyez avec le Betty vous aussi.. »
John tourna la tête vers le second acheteur puis regarda la dame. « Elles se connaissent ? »
« Elles sont arrivées ensemble. Ca ne veut rien dire de plus et ce n’est pas ou du moins plus votre problème. Oublier l’autre si vous voulez mon avis.... » la mise en garde n’était pas là par gentillesse. C’était un constat froid, cynique même. Le marché d’esclaves n’était pas un commerce qui encourageait à entretenir les relations du passé.
John lui lança un regard désabusé, du genre “je vous ai pas demandé de me conseiller mais de répondre oui ou non” « Très bien. Il est détestable d’avoir de la “marchandise” dépressive à cause d’ancienne connaissance. » dit-il froidement avant de regarder l'acheteur a côté de lui. Il manquait plus que Darren, pour l’échange d’arme. Et ils pourront se rendre chez les enflures qui kidnappent des braves gens pour se faire des couilles en or sur leur dos. En tout cas, ils allaient au même endroit que ce furet, cela serait plus simple pour lui tendre un guet à pan sans qu’on se questionne sur le pourquoi du comment de leur présence. Il manquait plus qu'à savoir s’il était accompagné de quelques gorilles et cela serait sûrement le cas.

« Certes mais c’est un fait. Le sentimentalisme est mortel dans le milieu. » et ce type, censé n’être qu’un garde du corps mais qui parlait bien trop sans se faire interrompre par sa maîtresse, était clairement un grand sentimental. Vivement qu’ils paient et s’en aillent ceux là ! “ Loup… combien de fois dois je te dire que t’es trop sentimentaliste et qu’un jour ça te perdra ? T’es pas bien avec moi ? Alors pourquoi la rouquine ne le serait elle pas ? On va voir ce qu’on peut récupérer de ses affaires et après on repart. Je suis fatiguée. ” Loup. C’est mignon comme surnom. Ca laisse entendre une certaine attitude solitaire, voire rebelle, mais aussi l’esprit d’équipe et de famille avec le respect qui se doit au chef. Et oui, c’est moi le chef. Je ne suis pas fatiguée, c’est juste que la vieille dame commence à être agacée, Hailey nous passe sous le nez et on ne peut rien faire de plus ici. L’acheteur est là, enfin son laquet donc inutile de négocier avec lui pour le moment surtout dans cet endroit. C’est beaucoup trop risqué : trop de gardes, pas d’armes sur nous et équipe séparée. “ Je suis contente d’avoir eu celle-ci, regarde Loup, l’autre est défigurée et elle va vouloir se suicider ou tuer son nouveau propriétaire à peine arrivée dans le vaisseau. Tout cet argent perdu… ”
En fait, quand on voit la pauvre Hailey, on se doute bien qu’elle ne s’est pas laissée faire et on imagine très bien les châtiments corporels qu’elle a subit. Ca me fait mal au coeur, mais c’est comme ça. Je parle bien fort pour que la crapule qui embarque la militaire m’entende bien. Et ne t’inquiète pas Hailey, au hangar on trouvera une solution à la expendable pour te tirer de là.

Les mots de la doctoresse n’eurent pour effet que de décocher un coup d’oeil blasé du côté du serviteur. Qui qu’elle soit, elle ne savait apparemment rien du Patriarche et bien que sa beauté exotique soit aussi au goût de son maître, elle n’en saurait pas plus sur lui… Enfin mieux valait pour elle en tout cas.
Il glissa quelque chose sur la table tout en le gardant caché sous sa main, ne la retirant qu’une fois celle de la vieille femme en prenne possession.

« C’est toujours un plaisir de traiter avec vous. »
Elle esquissa un geste discret vers le fond de la salle où étaient entreposées les cages, et un homme, armé, se dirigea vers l’une d’elle, l’ouvrit et fit signe à l’une des occupantes d’en sortir. Hailey apparue, l’air furieuse, et il attrapa la chaîne accrochée au collier qui enserrait son cou, la forçant à avancer en tirant brusquement dessus, manquant de la faire chuter.
Face à ce spectacle, les larmes montèrent aux yeux de Esfir qui était restée sage jusqu’ici, ayant compris que c’était le meilleur moyen de rester en vie dans cet enfer. Mais voyant son amie toujours aussi mal traitée malgré son état, et confiée entre les mains d’un immonde petit chauve, elle ne put retenir davantage ses sanglots. Et elle cria à qui voudrait l’écouter, tout en agrippant les barreaux de sa cage.

« Hailey non ! Sortez la de là...j’vous en prie... »
Heureusement pour l’équipe de secours, son regard n’avait pas quitté Hailey et seul Sheppard et Keya savaient que cette supplique leur était adressée. Et pour seule réponse, elle reçut un violent coup de matraque sur les doigts, la faisant reculer au fond de la cage en hurlant de douleur et se tenant les mains.

Quelques pas et Hailey était face au serviteur de son futur bourreau.
« Vous pouvez l’emporter. » conclut la vieille femme, un sourire de satisfaction suite à une vente sans encombre, sur le visage.

A l’extérieur, les ventes continuaient, dans l’ignorance de ce qui se passait juste à côté. Cette fois c’était un lot de trois esclaves, vendus ensemble, pour leur force physique, leur résistance qui était mis aux enchères. L’excitation était toujours aussi palpable, aussi féroce et Matt ne pouvait rien faire de plus qu’attendre et obéir ou désobéir aux ordres de son supérieur : attendre et prendre en filature le serviteur dès qu’il sortirait avec Hailey.

Les minutes s’égrenaient, lentement. Une vente de plus remporté, le client invitait à se présenter à un autre point pour « embouteillage au point principal » puis Matt vit Darren passer non loin de lui, avec le lance grenade et une escorte virile vu dans un rôle moins amusant avant : Warlow. Ce dernier laissa le musicien devant l’entrée du point de retrait puis repartit, s’éloignant trop rapidement et trop loin (avec la foule) pour que Matt ne puisse l’alpaguer. Quant à Darren il s’apprêtait à rentrer dans la pièce pour remettre l’arme. Il dû toutefois s’écarter pour faire place au serviteur, et à Hailey dont la respiration avait quelque chose de sifflant et désagréable. Elle ne lui adressa qu’un petit sourire et un murmure avec un léger espoir « boom ? » à la vue de l’arme et de s’éloigner en suivant l’homme qui la tenait par une chaîne. Pas question de fuir, surtout avec les mains attachées mais prévenir les copains d’un petit mot que jouer les distractions et ouvrir des fenêtres pour elle, c’était encore faisable cela ferait peut être la seconde requise pour s’échapper de cet enfer !

Sachant qui elle cherchait, et savait devoir trouver dans un rayon proche, elle remarqua Matt mais cette fois elle la ferma et détourna le regard. Elle était simplement rassurée de savoir qu’elle n’allait pas se faire abandonner, normalement. Quoi qu’elle aurait sans doute préférait qu’ils mettent Esfir à l’abri et lui glisse une arme ou dieu sait quoi pour rouler ses acheteurs et leur emprunter sans trop demander leur navette. Après tout, elle savait piloter, elle…





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Darren Clive

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le Sam 30 Nov - 21:29

Darren Clive
Lt Ryan

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“Boom”...c’est bien ça que Darren avait entendu ?
Il ne put s’empêcher de sourire. Plus on mettait une gonzesse en laisse, plus elle était sauvage. C’est pas bon de vouloir ramener une Terrienne à l’époque des primates. C’est même un jeu dangereux. Clive ne connaissait pas cette jeune femme si ce n’est de vue, peut-être, mais il se serait attendu à ce qu’elle se jette sur son pétard.

Mais non…

Il demeura silencieux en entrant dans l’espace de vente.
C’est la silhouette de Sheppard et de la doc qui finit d’attirer son attention. Il se dépêcha d’aller jusqu’à leur hauteur et se porta au bord du bureau.
«Désolé pour le retard, Loup. Il y a eu un mouvement de foule dehors...»
Il fixa ses deux comparses en présentant l’arme, histoire de faire du ronflant. Leur présence ici venait de prouver son hypothèse, c’était bien une valeur d’échange.
«Lance-grenade avec une caissette de munition, trente coups.»
Il marqua une pause et ajouta, l’air de rien :
«Bon, j’ai fais dans le social. J’ai vendu deux places pour un transport jusqu’au terminus “Alpha”. Mais ils sont indécis. C’est cinquante cinquante. S’ils acceptent notre offre, on aura gagné notre journée.»
Darren fixa Esfir qui se trouvait bien au fond de sa cage, visiblement en train de ramasser ses doigts.
«Bel achat. Dire que j’ai loupé ça...»

John hocha la tête alors que Darren l'informant de sa transaction. Ainsi, l’homme avait réussi à corrompre le chef de la sécurité ? Enfin réussite… cela n’était pas gagné d’avance, mais au moins la pierre était tombée dans le puits, à voir si elle touche le fond ou non. Dans tous les cas, le colonel était satisfait du travail de son soldat. John ignorait qui était la seconde personne à bénéficier du transport du jump-cat… mais cela devait être quelqu’un d’important pour Warlow...avec un peu de réflexion on pouvait déduire à la jolie blonde de l’accueil ou à un membre de sa famille soyons fou.
« En effet. » répondit simplement John, laissant le plaisir à la doctoresse de faire sa “maîtresse”.


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Matt Eversman

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le Jeu 5 Déc - 17:52

Matt Eversman
Lt Ryan

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C’est à proximité de la zone de retrait qu’Eversman se plaça de manière à avoir un visuel sur les différentes arrivées et sorties. Cela commençait à faire long depuis que le duo était entré pour récupérer Esfir. Il espérait que tout se passait bien à l’intérieur ne pouvant compter que sur les appels radios pour se tenir au courant de la situation. C’était l'effervescence dans cette salle des ventes avec une demoiselle à trois seins. Si on lui avait parlé de ça, il n’aurait pas pris la chose au sérieux et pourtant comme les autres il put contempler cette poitrine qui fit chavirer l’assemblée. Pauvre femme qui n’était rien de plus qu’un bout de viande, un jouet pour pervers.
Point positif, Darren profita de la distraction pour passer l’ouverture apportant le lance-grenade qui conclurait l’affaire n°1.
// Filature vers le Betty, cible souhaitant les affaires de sa proie. //
Le Betty ? ça devait être le nom d’un vaisseau ça. Au moins avait-il maintenant la direction que prendrait ce fameux serviteur avant de rejoindre le fameux “Patriarche” et ce n’était pas rien. Le serviteur sortit traînant Hailey derrière elle. Si la vision était difficile à supporter, il fallait se concentrer sur le positif : elle était vivante, en état de marcher et bientôt libre de ses mouvements. De plus, elle était au courant qu’ils étaient là pour les sauver toutes les deux et ça moralement c’était important.

// Début filature. //

C’était une chose de les suivre mais il fallait maintenant ne pas être visible. Ce n’était pas vraiment la spécialité du Ranger de se faufiler et de se faire discret. Il fit de son mieux se mêlant à la foule essayant de ne pas suivre de trop près pour ne pas se faire remarquer. Quand il fallut passer par les ascenseurs, il hésita à prendre le même. Après tout c’était le moment idéal pour passer à l’action avec cette proximité et cet endroit clos mais ce serait terminé pour la filature, le serviteur le reconnaîtrait. Mieux valait prendre le suivant. La destination étant connu, il devrait pouvoir le retrouver.

Filature et blagues filantes dans les cieux, (Matt bien ce qui t’entoure)


Qu’il n’était pas malheureux de voir Hailey suivre un petit homme qui n’aurait pas fait long feu si elle n’était pas en si piteuse état, notre belle militaire ? Du moins c’était ce que la jeune femme pensait, pour ne pas désespérer totalement.
N’étant pas totalement certaine que Matt puisse suivre, puisque Darren était condamné à remettre un joujou fort amusant pour qui aime les feux d’artifice et la chair à saucisse volante à Sheppard et Keya, coincés dans l’autre pièce, elle entreprit de trouver un moyen de gagner du temps. Elle se disait aussi qu’à leur place, elle aurait cherché autre chose à échanger qu’une arme mais s’ils pouvaient récupérer Esfir ainsi, c’était un maigre prix à payer. Ce n’était plus l’époque où chaque balle, chaque pistolet avait son importance. Maintenant il y avait de beaux vaisseaux pour réapprovisionner régulièrement Atlantis. Finalement, c’est une idée lumineuse qui lui vint…
Elle était une femme. Elle avait donc des tonnes de bagages quand elle voyageait… Et vu qu’il était clair qu’il était important qu’elle ait un cadre familier, ou que ses affaires soient récupérées pour être analysées, étudiées, exposées ou quelque chose dans la même lignée, elle devrait bien pouvoir lui faire faire trois fois le tour du marché ! Et pour le côté peu féminin de ses affaires qu’elle se refusait d’abandonner, il y avait toujours l’excellente excuse du « autre monde, autre culture ». Ainsi commençait un trajet vers les ascenseurs, tranquille, sans un mot, juste quelques grognements de Hailey qui peinait à suivre le rythme. Le serviteur allait payer sa souffrance, tant pis si ce n’était pas charitable ! Il n’y aurait qu’un problème : l’escorte de deux hommes musculeux et équipés (légèrement mais tout de même) qui était subitement apparue sur le chemin de l’ascenseur. Les fourbes ! Ils se cachaient !
La dernière chose que vit Matt avant que l’ascenseur ne file, fut le dos d’Hailey qui avait gentiment décidé de se placer de sorte d’obstruer la vue et éviter à ses alliés de finir griller au début de la filature. Matt put emprunter l’un des autres ascenseurs peu après et atteindre le niveau où déjà ses cibles disparaissaient. Il les aurait sans doute perdu si Hailey n’avait pas décidé de s’arrêter devant l’étal d’un marchand déjà connu… Le vieux gredin aux raccourcis douteux… Elle s’était arrêtée, obligeant l’autre à faire de même et à voir la raison et qu’elle ne fut pas sa surprise quand elle pointait du doigt un outil posé sur un étal misérable et dégarni…
« Eh mais c’est la grosse clef à Tata ! Je me rappelle encore quand on bricolait sa vieille guimbarde avec ! Sans elle on merdait tellement !!! Dire qu’elle est morte sous les bidons d’huile la Roche Posay !!! Tellement de souvenirs avec !!! C’est même elle qui m’a permis de rencontrer ma plus grande amie !!! Tiens d’ailleurs elle est devenue quoi elle ? Ah oui… Elle a fini en casse croûte pour ratons laveur ! »
Evidemment, elle racontait n’importe quoi mais avec son air crédible et son engouement total dans ce qu’elle racontait, le serviteur la crut sur parole. Après tout, si c’était à elle… Il devait bien obéir aux ordres du patron et cela ne devait pas coûter bien cher. Il désigna l’objet et s’apprêtait à payer quand il l’a vit fondre sur une trousse à outils…
« Sérieux ? Ils t’ont aussi refilé ma trousse de secours ??? Nan mais ils savent combien c’est pratique ça ??? Ils font comment pour remettre en état les équipements ? Avec une clef à molette en tapant dessus et beuglant que c’est comme ça qu’on répare dans les stations spatiales russes ? Ah nan mais dire qu’en plus j’y ai passé mes premières payes pour la constituer… Waaah nan mais clair je ne pars pas sans !!! »
« C’est pas bientôt fini ? » coupa le serviteur pour faire taire Hailey, ne récoltant qu’un regard malheureux et faussement stupide. Mais pas l’air de quelqu’un qui allait céder comme ça, ce qui laissait aux poursuivants le temps de se rapprocher un peu…
------
Quelle bonne décision avait il pris de ne pas monter dans cet ascenseur ! Eversman s’auto-félicita en voyant les deux molosses sortir de nul part pour les rejoindre. Des gardes du corps du Patriarche certainement. Ça n'allait pas faciliter les affaires… Attendre ce fichu ascenseur rendit nerveux le soldat. Attendre, suivre et ne pas se faire repérer n’étaient pas une habitude. Ce n’était pas non plus ce pourquoi il avait été formé et tentait donc de faire au mieux se rappelant des quelques films d'espionnage qu’il avait vu visionne.
Une chance pour lui, Hailey tâchait de retarder l’escorte en s’intéressant à différentes babioles. Il reconnut la petite ruelle ainsi que le vieux vendeur et son stand. Visiblement il n’était pas devenu plus aimable. Cette fois, Matt ne resta pas en arrière choisissant de continuer son chemin comme n’importe quel passant. Il n’accorda pas plus d’attention que ça a l’escorte avant de faire une pause dans l’une des boutiques. C’était celle des différentes fleurs dont pas mal d’exotiques avec de belles carnivores. Il fit semblant de s’y intéresser gardant le groupe en point de mire.
Matt ne s’étant pas arrêté, le serviteur ne prêta pas immédiatement attention à sa présence dans les environs. Mais aller plus loin, au stand des fleurs exotiques n’était pas forcément une meilleure idée. Le marchand le laissait regarder, attendant de voir s’il ne faisait que se rincer l’oeil sur ses belles plantes ou avait l’envie d’acheter. Il n’allait pas se prendre pour un marchand de poisson et crier les mérites de ses spécimens. Ce n’était qu’un bon moyen de se casser la voix avant la fin de la journée.
De là où il était, en regardant vers le stand du vieux, Matt pouvait apercevoir un échange de ce qui ressemblait à une monnaie et les objets pour lesquels Hailey s’étaient arrêté entre le vieux et l’homme chauve, Mieux valait payer un peu que discuter et perdre du temps ou tirer une corde et se fatiguer. Mais céder aussi simplement ne faisait pas l’affaire de Hailey qui ne voyait rien d’autre pour le retarder, excepté le drone lantien. Mais ce qui touchait à la technologie des Anciens, elle préférait ne pas en parler. Déjà qu’elle était dans une mauvaise passe, si en plus elle mettait en péril la sécurité d’Atlantis elle n’oserait plus jamais rentrer ! Elle se remit donc en marche, allant aussi peu vite que son état pouvait le justifier, s’amusant pleinement à faire perdre du temps malgré la situation. Ils allaient vers le Betty et plus rien désormais n’allait pouvoir empêcher de revoir ce vaisseau de malheur.
Le groupe passa devant Matt et c’est là que le serviteur tourna la tête, le fixant plusieurs secondes avant d’adresser un signe de la main à un des hommes. Il se souvenait de ce perturbateur, de ce fâcheux qui lui avait fait perdre son temps. Evidemment il était hors de question de l’éliminer ici, de s’en débarrasser. Ce n’était peut être qu’un type louche parmi d’autres qui cherchaient à se faire remarquer. Mais il ne fallait pas prendre de risques et il comptait bien lui offrir un comité d’accueil dans un coin plus désert de la station. Cela lui laisserait le temps de régler l’affaire avec le Betty et retourner à sa navette.
Ils arrivèrent finalement à la sortie du marché, retrouvant le calme presque total à côté des couloirs menant aux navettes, et se dirigèrent dans la direction opposée à celle qui menait au Jumpcat, Matt les perdit de vue à un tournant mais quelque chose faisait penser à un piège… Peut être les lumières clignotantes, faiblardes, le fait qu’il n’y ait plus un bruit de pas dans les environs…
// Marché atteint. //

Les rapports radio étaient réguliers permettant ainsi à l’équipe de connaître leur localisation et ainsi les rejoindre avec Esfir. Lui n’avait aucune nouvelle du déroulement de l’achat espérant que ce dernier était enfin finalisé et que l’équipe était sur le chemin, au moins Darren. Cette filature donnait des suées au jeune homme, peu habitué à l’exercice. Il redoutait de passer à côté, d’intervenir trop rapidement et donc de faire tout foirer. Il se contentait donc de les observer, de les suivre à distance.

Quand son regard croisa celui du Serviteur, Eversman sut qu’il était grillé. Il fallait vraiment être né de la dernière pluie pour ne pas le savoir. Personne néanmoins pour faire le relai, il se devait donc de continuer laissant une distance un peu importante entre eux.

Au fil des pas, il y avait de moins en moins de monde. Ça sentait vraiment pas bon. Eversman était sur ses gardes, une main posée sur le holster du zat au cas où.




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Darren Clive

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le Jeu 5 Déc - 20:17

Darren Clive
On m'appelle "Bob"

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Ca ressemblait beaucoup aux affaires bien sordide que l’on retrouve dans les trous du culs du monde (oui, il y en a plusieurs). Les parties plus noire du marché échappaient aux règles strictes au profit du plus fort, celui qui avait la main mise sur l’endroit. Le potentat local, un chef de gang mieux armé, un seigneur de guerre. Si ce n’est cette fameuse menace qui faisait passer les Wraiths pour de simples gêneurs. Warlow n’avait peut-être pas voulu en parler mais Darren remerciait son expérience sur Terre. Là, c’était le jeu de celui qui tirerait le meilleur parti, sur chacune des étapes de l’achat.
A avoir été dans tous les endroits, surtout ceux de ce genre là, ça lui avait fourni une base sur laquelle il s’appuyait largement. Bien entendu, cette station lui était parfaitement méconnue, comme les règles d’ailleurs. Mais il était...un peu moins perdu que les autres à son avis.

Tout ça pour dire que, lorsque le fameux expert débarqua pour estimer l’arme, Darren sentit aussitôt qu’il allait ruiner sa valeur. C’était le jeu. “Désolé monsieur, c’est ridicule, il va falloir mettre plus.” Comment tirer un max sur la corde et plumer le dindon jusqu’à la moëlle.
Matt lui manquait à ce moment là. Ca passait toujours mieux quand un gros bourrin présentait son outil de travail, le vantait, quitte à l’utiliser sur le malotru qui oserait le contredire. Darren, lui, avait simplement la gueule du camelot, ce n’était pas la même chose.

«Lance explosif MGL.» dit-il en déposant délicatement l’arme sur le plan de travail, le présentant à l’expert. «Arme à barillet, 6 coups. Deux tirs à la seconde. L’ogive est taillée pour être facilement transportable, grande simplicité de reproduction.»
Clive articula lentement, présentant l’appareil en gardant en tête que le type ne serait pas né de la dernière pluie. Mais justement, la Terre pouvait au moins se targuer de savoir fabriquer des armes ergonomique, efficaces, prévues pour tuer. Et non pour faire dans l'esbroufe.
En sachant la jeune russe dans sa cage et le regard qu’elle devait poser sur lui, sur Sheppard, Clive reconnaissait être stressé. L’expert en question pouvait jouer le bâtard à tout moment en décrétant l’arme peu valeureuse. Ce qui ne serait pas vrai, chose qu’il faudrait défendre.
Il ne comptait pas en faire des caisses. Mais il voulait assurer le coup en espérant ne pas marcher sur les pieds du colonel.
«Organe de visée sommaire et très efficace. Vous appuyez ici pour l’ouvrir, la fermeture est simplifiée. L’arme est composé d’un métal à la fois résistant et léger. Queue de détente classique comme on trouve sur toutes les armes communes. Résiste au gel et à la chaleur. Ne s’enraye pas couvert de sable, de boue ou d’eau.»
Il faisait aller ses mains au fil de son explication.
Darren marqua une pause pour laisser à l’examinateur le temps de considérer les différents éléments puis il lui déposa la caissette de munitions. Le soldat en sortit une grenade qu’il posa sur la table.
«Charge calibrée standard. C’est un juste milieu pour permettre un usage militaire antipersonnel. Ou bien effectuer de l’effraction contre des obstacles à faible blindage. Du coup, il peut être employé dans les espaces confinés comme celui-ci...pour le peu qu’on sache faire attention. Plus étroit, trop près, ce sera le drame.»
Il cessa de parler un moment. L’armement, ce n’était pas son domaine de prédilection. Il venait de répéter fidèlement le contenu de sa formation théorique en oubliant au passage un bon tiers de ce que l’instructeur avait tenté de lui rabacher.
«Pas de dégagement de chaleur au lancement. Le bruit est faible.»
Forcément, le militaire ne pouvait pas rester tranquille. Entre le stress et la trogne rude de l’expert, l’humour l’appelait de plus en plus. Il finit par se tourner vers la cage.
«Qu’est-ce qu’on ne vend pas là pour ce joli petit chaton !!!» blagua Darren en fixant Esfir.

Achat de seconde main

Une fois le petit homme chauve sorti de la salle avec son achat, la vieille femme reporta son attention sur les deux acheteurs de la rouquine. Ils venaient d’être rejoint par un troisième comparse, qui déposa devant elle, l’arme qui devait acheter la jeune femme qui se massait les mains l’air morose dans sa cage.
Darren commença son speech pour présenter les nombreux avantage de cet armement dernier cri. Il n’était pas de facture connue pour la station, et bien qu’elle en avait vu passer pas mal entre ses mains, elle voulait s’assurer que cet objet était bien fonctionnel. Mais comment faire sans risquer la dépressurisation ou l’anéantissement d’une part importante de client et de marchandise.
S’il n’y avait eu que la première arme, un petit test sur cible aurait suffit et l’achat aurait été bouclé, mais là on tapait dans du plus gros calibre et ne connaissant pas l’origine de cette chose, il fallait qu’elle s’assure qu’elle serait bien fonctionnelle sans s’en servir... et pour le coup, il lui fallait un expert.
Elle appuya sur le communicateur qu’elle portait à la main.
«Treva, pointe toi au bureau, j’ai besoin d’une expertise rapide.»
Elle regarda ensuite les trois comparses.
« Elle vient d’où cette arme ? Ce n’est pas une facture que je connais... pas sûre qu’elle ait assez de valeur pour couvrir la vente de celle là.... on verra»

«La galaxie est vaste. Notre produit à d’autant plus de valeur qu’il est rare. Donc question couverture, je crois qu’on s’y retrouve quand même.» Contra Darren en souriant.

John écouta attentivement les explications de Darren, celui-ci avait fait un bon résumé. De toute manière ils proposaient de base deux armes et cela était un très bon prix et comme elle n’en connaissait pas le lance grenade, John se disait que juste cette arme valait le prix nécessaire pour une “esclave” ici. Il était frileux à en donner davantage en observant les lieux. La caisse de munition, serait pour faire courber l’échine à l’expert si celui-ci est trop pénible. Dans tous les cas, le colonel comptait bien négocier et leur filé le minimum pour récupérer Esfir. La pauvre avait été rabroué méchamment quelques minutes avant, rien que ça, ça lui filait des envies inavouables d’explosion. Un autre point à marquer, elle ne connaissait donc pas l’origine des atlantes, sinon elle aurait reconnu la facture si particulière des terriens. Cette station était vraiment enclavée.
« Ce n’est pas parce qu'on ne connaît pas que ça ne vaut rien. Faite un essai et vous verrez qu’on ne vous échange pas de la camelote. » appuya t’il.
A ces mots, Esfir se rapprocha de nouveau, posant son visage contre les barreaux comme si elle avait pu les traverser par sa simple volonté. Sur ses joues, les larmes dessinaient des sillons humides.
Ils n’eurent pas à attendre longtemps avant qu’un type sans uniforme, à l’allure des marchands qu’ils avaient pu croiser dans la seconde partie du marché arriva et se dirigea tout droit vers le lance grenade et sa caisse de munition.
Il examina l’engin, ponctuant ses observation de petits sons inintelligible. Il finit par saisir l’arme, et se tourna rapidement vers Darren.
« C’est chargé?»

«Munition à part.» répondit-il simplement.
Une fois assuré qu’il ne ferait pas un carton, il commença à activer divers mécanisme, sûreté, gâchette, observant comment réagissaient les différentes parties. Il continua son examen minutieux par les munitions qu’il manipula beaucoup moins.
« Hum... type inconnue, mais semble fonctionnelle... l’inconnu peut attirer quelques acheteurs mais rendre aussi méfiant sur l’efficacité...dur de donner un prix... c’est tout ou rien. Débrouille toi avec ça, je dois retourner à mes propres ventes.»
Sans attendre plus, il déguerpit laissant la vieille et ses acheteurs. Elle jeta un coup d’oeil à la russe en cage, et aux deux armes posées sur son comptoir.
«Uhm.... pas sûre que ça vaille son prix....»
Esfir émit un petit son de chaton étranglé et essaya d’agripper ses barreaux avant de retirer ses mains aussi sec pour les coller contre sa poitrine, des nouvelles larmes emplissant ses yeux.
«Pas sûr que ça en vaille son prix ? Ah ???»
Darren feignit un air parfaitement triste.
Il regarda Loup puis haussa les épaules.
«Mais c’est vraiment un marché ici ? Ou une bande de figurants mal fringués ?!?»
Le soldat récupéra son arme et la grenade posée sur la table.
«Déjà qu’ils se permettent d’abimer notre achat comme si c’était normal, réduisant sa valeur. Et en plus de ça, notre compensation est faite au jugé, à l’arrache. Loup ! Vous avez une excellente idée. On va leur prouver par un petit test !»
Clive plaça la grenade dans l’un des tubes du barillet vide et referma le MGL.
«Vous connaissez le jeu de la roulette ?!? C’est du pur hasard !!!» s’exclama-t-il en faisant tourner d’un coup le barillet, une ogive à l’intérieur.
«Je vais pointer notre noble armement sur vous et je vais appuyer sur la gâchette jusqu’à ce que vous soyez CONVAINCUE de son potentiel de destruction. Et si c’est trop tard, vu qu’on ne sait pas quand ça va péter, la pratique vous fera regretter de ne pas avoir fait meilleure analyse. »
Et il fixa les gardes qui avaient dû s’activer vitesse grand V.
«Moi je vous dis que ça vide toute la salle de vie. On commence ?!?»
Son doigt débuta la pression.


CODAGE PAR AMIANTE

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