Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Nelly Bricks

Image perso : L'imposture d'une Lays Bannie10
√ Arrivée le : 16/04/2017
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Liste de vos DC : Steven Caldwell - Scott Greer - Darren Clive

le Lun 18 Nov - 20:32

Nelly Bricks
Elle s’était endormie très tard, ayant profité de la nuit pour se regarder une série jusqu’à ce que ses yeux ne puissent plus suivre. L’un des collègues lui avait dit : “Tu en commences un, t’es accroc direct”. Il avait eu raison ce bougre ! La peluche de colibri bien serrée contre elle, à l’aise sous son plaid, Nelly s’était promis de s’endormir après la fin de cet épisode.
Et puis, oh, pourquoi ne pas regarder “juste” l’introduction du prochain ?
Mais c’était trop tentant. Nelly avait envie de connaître la suite. Elle repoussait sans arrêt la promesse faite à son corps pour voir un épisode de plus...et encore un de plus ! Après tout, elle ne prenait son service de navette qu’en début d'après midi. Au pire, elle se léverait plus tard.

Ca, c’était sans compter l’appel de son officier à six heures du matin.
L’espagnole avait poussé une longue plainte avant de répondre au micro d’une voix douce, parfaitement hypocrite, puisqu’elle le maudissait en cet instant. Ca manquait de militaires ces temps-ci. Une petite épidémie auquel elle avait échappé et qui n’était pas assez violente pour verrouiller toute la cité. Un peu de fièvre, une fatigue assez handicapante, une semaine dans le lit au minimum. Une forme de grippe gentillette en somme. C’était apparu comme ça, surement transporté depuis l’un des mondes alliés d’Atlantis.
Nelly enviait parfois ces personnes autorisées à rester en-dehors du travail, se reposer, et occuper grassement le temps par du loisir. Mais il n’y avait pas de repos pour les braves et elle s’était présentée au rapport : mission d’escorte.

Bricks connaissait la concernée pour l’avoir côtoyée un peu. Sa dernière interaction, qui commençait sacrément à dater, s’était plutôt mal terminée. Un coup de coussin, censé être un jeu. Teshara l’avait fait dégénéré. Elle avait bien failli lui arracher les points qu’on lui avait posé sur l’épaule. C’était une star qui se donnait tous les droits. Tout le monde la connaissait pour ses grands airs : Teshara Lays. On racontait partout dans la cité qu’elle s’était rendue coupable de quelque chose, les bruits spéculaient sur des théories folles sans qu’il n’y ai d’informations concrètes. C’était resté secret tant le sujet était lourd.
Du coup, depuis ce délit ou crime anonyme, elle était escortée par deux soldats pour travailler. Elle n’était plus qu’une consultante, continuellement tenue à l’écart des produits qu’elle manipulait autrefois.
« C’est cool ! J’vais passer des heures à te habla, tu auras une grosse migraine, et ce sera bien fait pour toi ! » lui avait promis Nelly suite à l’aversion qu’elle lui portait.

L’hispanique avait tenu parole. Elle développait exagérément les anecdotes les plus nulles et les plus ennuyantes. Parce qu’elle n’avait jamais fait de mission d’escorte et qu’elle ne rêvait que de retrouver son lit, c’était également une façon de passer le temps. Armée d’un pistolet incapacitant Wraith dans la main et d’un 9mm en holster de cuisse (juste au cas où), elle escortait Teshara Lays en voyant ENFIN son service arriver à son terme. Encore quelques minutes, juste quelques minutes, et elle repartirait roupiller dans son lit douillet. Elle avait hâte...si hâte...
A moins qu’elle ne se laisse tenter JUSTE par UN SEUL épisode ?!? Quelques pop corns en guise de repas et elle se fixe une heure de couvre feu. Ca ne peut que marcher, non ?

En atteignant l’embranchement d’un couloir, Nelly leva son regard fatigué et rencontra celui, plus dur et rigide, de son amie. Pedge ! Ces yeux-là, très particuliers, l’identifiaient avant son propre visage. Bricks se garnit d’un sourire angélique et, tout en continuant de marcher aux côtés de Teshara, elle lança d’une voix de gamine en lui soulignant son adulation :

« Holaaaaaaaa ! Como esta mi Pedgy ?!? »

La jeune femme se voyait déjà lui proposer une soirée fille, lui démarrer l’épisode pilote de cette fameuse série pour la tenter et voir si elle résisterait mieux qu’elle. Car après tout, c’était Pedge, c’était son capitaine, son héroïne, sa soeur de coeur. Paré, son esprit organisait déjà une ribambelle d’arguments pour la convaincre de passer. Elle lui ferait même la promesse de lui brosser les cheveux et de lui poser le dernier vernis à la mode (elle adorait la trainer dans les quelques boutiques pour la maintenir à la mode d’Atlantis et plaire à “Papa”).

Tout se déroula beaucoup trop vite pour elle. L’hispanique ne vit et ne sentit pas cette main inconnue s’emparer de son neuf millimètres. Il avait été arraché de son holster de façon agile et exercée, par quelqu’un qui avait clairement été entraîné pour ça. Nelly avait simplement pris l’inspiration pour pousser un “Hé” de surprise. Mais c’est un choc terrible et puissant qui lui coupa le souffle. Puis un second tout de suite après !
Une vague de douleur l’inonda, un écran sombre qui l’avait aveuglé alors qu’elle se sentait percuter le sol. Son cerveau n’imprima rien. Il n’y avait plus de logique, plus de cohérence. Elle n’avait pas entendu les deux détonations, ni comprit qu’il s’agissait d’une arme. Des étoiles dansaient partout et sa vue s’était floutée.

Ce n’était qu’un fait.
Nelly Brick gagna simplement la conviction qu’elle allait mal...et qu’elle allait mourir. Allongée dans ce couloir stérile, elle cligna des yeux, complètement apeurée, en sentant un liquide chaud et poisseux courir entre ses mains serrées. Elle en apporta une devant son regard et chercha une explication, d’où pouvait venir ce liquide rouge, incapable de comprendre qu’il s’agissait de son sang. Amoindrie de la sorte, elle n’était plus qu’une spectatrice muette d’une scène qu’elle n’aurait jamais cru concevable. Son coeur battait déjà fort...mais elle le sentit alors se serrer de peine, de colère et de douleur. Dans une impuissance terriblement humiliante.

Là, juste devant, Pedge était attaquée...

Et elle ne pouvait que regarder...simplement regarder.
Nelly mit un instant à comprendre que ce qu’elle prenait pour un cri, un hurlement appelant à l’aide, n’était qu’une complainte à peine audible. La définition de l’agonie...

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Teshara Lays

√ Arrivée le : 06/04/2017
√ Messages : 150
√ Localisation : Atlantis

le Lun 2 Déc - 11:31

Teshara Lays
Teshara avait un plan. Elle le mûrissait, elle le nourrissait, elle le peaufinait depuis quelques semaines maintenant. Depuis qu’elle avait dégoté l’artefact en fait. C’était un objet qui aurait tellement plû à Naalem, et elle fut largement tentée de lui montrer, et de jouer avec. Elle s’imaginait déjà dans son corps, et voir ce que ça faisait d’avoir une queue et d’aller choper quelques nanas histoire de voir… Ce n’étaient pas des perspectives scientifiques vraiment très élaborées, mais Tesh était plutôt connue pour ses envies primaires et ses pulsions mal canalisées, que pour faire évoluer la science. Quoique, dans son domaine de compétences, elle était encline à pousser les recherches assez loin, au détriment de la déontologie et de l’éthique. Mais cela était motivé par une curiosité maladive et une envie malsaine de faire du mal. Ou du bien.
Cela restait purement narcissique comme façon de procéder et d’avancer dans la vie.

BREF. Elle avait un plan. Un plan qu’elle avait construit seule. Naalem aurait certainement pu calibrer les choses pour le faire réussir avec plus de finesse, mais il aurait surtout fait en sorte de la dissuader ou alors, il aurait eu envie de venir avec elle. Hors, et même si ça lui déchirait le coeur, elle ne pouvait pas l’emmener avec elle. Il était bien ici, il avait réussi à gagner la confiance, partielle très certainement, de ces gens, et il s’était intégré.

Pas elle.

Tous les jours étaient un supplice pour Teshara Lays. Maintenant qu’elle était muselée, réduite à être une assistante transparente aux mains liées, elle dépérissait. Elle fanait. Elle mourrait. Seule la proximité de son frère, le seul être qui était digne de sa personne dans cette galaxie, lui permettait de tenir, mais cette proximité n’était plus suffisante. Elle en était arrivée au point où, tout comme un alpiniste coincé par un bras dans une faille, qui pour se sortir de là, devait se séparer d’une partie de lui-même pour survivre, allait devoir s’amputer de sa moitié.
Mais quel bonheur de se dire que cette moitié serait vivante, moins heureuse certes, ou peut-être folle de chagrin, mais vivante.
Rien n’était figé, et cette situation serait sans doute provisoire. Peut-être que Naalem allait se mettre à sa recherche, peut-être pas, mais elle savait que leurs chemins finiraient par se croiser à nouveau. C’était une certitude comme elle pouvait en avoir parfois et qui se réalisait souvent.

Si son plan fonctionnait, elle pourrait s’enfuir sans problème, laissant une partie d’elle ici, une enveloppe… Son enveloppe. Oui, ça la faisait chier quand même, elle qui se trouvait si belle, si seyante, si gouleyante, si charnelle, elle allait se troquer contre quelque chose de plus…. platonique. Mais bon, la liberté avait un coût, et elle allait en payer le prix à bien des niveaux.

Mais elle serait libre. Teshara serait libre.

C’est tout ce qui pouvait compter au final. L’indépendance, la liberté, le chaos, plus aucunes règles, elle serait sa propre reine. Sans son roi. Sans son elle.

Tant pis. Elle mourrait d’un cancer, et il était temps de procéder à l’ablation de la tumeur.

« C’est cool ! J’vais passer des heures à te habla, tu auras une grosse migraine, et ce sera bien fait pour toi ! »
« M’oui m’oui. », avait-elle répondu à l’hispanique, ne comprenant pas ce qu’elle lui promettait, et ne cherchant pas plus loin tant elle était blasée par ces journées qui se succédaient sans varier.

Au final, il ne manquait qu’une chose à Teshara. Une chose que tout être souffrant d’un trouble de la personnalité antisociale attendait : une opportunité de déclencher l’apocalypse.

Jour après jour, elle s’était gantée dans l’espoir de croiser l’officier Allen, et jour après jour, elle ne l’avait pas croisé. Pourtant, c’était sa carte de sortie, son espoir de quitter Atlantis pour retrouver les méandres de sa galaxie. Tout était parfait : elle avait les accréditations nécessaires, le grade suffisant, le pouvoir, et surtout, elle n’était pas seule.
C’était dur de ne pas en parler à son frère, mais c’était devenu son sacerdoce. Elle l’aimait plus que tout au monde, et elle ne pouvait pas ne pas rechercher son bonheur. Il ne comprendrait pas, ou pas tout de suite. Tous les jours avant de partir, elle programmait un e-mail pour lui annoncer sa fuite, et tous les jours en revenant du boulot, elle annulait le départ différé à la nuit suivante.

Quand la silhouette de l’officier Allen se détacha dans la courbe du couloir, son coeur fit un bond. C’était le moment. C’était le PUTAIN DE MOMENT DE TOUTE SA VIE !! Elle avait tellement fait le film de la situation qu’elle était prête mentalement. Et puis, c’était une roublarde, une voleuse, une délinquante, un génie, elle était parfaite, elle ne pouvait pas se foirer !

Bricks lui avait endormi un peu l’esprit avec ses histoires ennuyeuses à mourir, mais l’adrénaline se déversa soudainement dans ses veines comme un torrent tumultueux et son esprit se fit plus clair tandis que sa respiration devenait plus courte. Tel un serpent, elle choisi le moment où son escorte s’adressa à l’officier. C’était inespéré comme aide. Signe que le destin lui gueulait : VAS Y MA GRANDE C’EST TA CHANCE BORDEL DE MERDE, T’ATTENDS QUOI FONCEEEEEEEE !!

Elle qui avait été un modèle de soumission pendant des mois, pendant DES mois, à tel point qu’elle en était presque au delà de tout soupçon désormais, fit halte, laissant Nelly se porter à sa hauteur. Sa main plongea sur le 9mm, tandis qu’elle la bousculait de son épaule et que son autre main venait défaire le lien d’accroche. Sa poigne se raffermit sur la crosse et avant même que le canon fut totalement sorti du holster, la sécurité était enlevée.
Ni une ni deux, elle fit feu sur l’hispanique et elle tourna le canon de l’arme sur la tête d’Allen qui se figea, tout aussi surprise que cette connasse à la langue trop bien pendue. Qu’elle crève en se racontant une histoire à dormir debout tiens !

Teshara devait reconnaître que l’officier était un exemple de maîtrise. Elle ne broncha pas, ne prononça aucun mot, et elle ne regarda même pas le corps de son amie tomber lourdement par terre. Ses yeux atones s’étaient fixés dans ceux de Teshara, qui l’attrapa par le cou de sa main gantée pour la plaquer contre le mur du couloir, le canon toujours sur son front.
Et tout se fit à cet instant.

Pedge se vit soudainement depuis une perspective autre. C’était elle qui se trouvait en face, c’était elle qui se pointait un flingue sur le front et qui se tenait fermement par le cou.

« Qu… ? », fit-elle en baissant l’arme et en lâchant prise. L’opportunité qu’attendait le second garde pour intervenir. L’opportunité de sauver l’officier Allen sans qu’elle ne soit blessée. Il sauta sur Teshara Lays, la plaquant sur le sol sans aucune tendresse, en la ramenant sur le ventre pour lui faire une clé de bras, un genou entre les omoplates, lui infligeant une torsion de brute épaisse.
Pedge se vit disparaître de son champ de vision, surprise par cette nouvelle agression soudaine. Le sol l’amortit avec rudesse.

« Ici l’officier Allen, envoyez une équipe médicale dans le couloir menant aux laboratoire du niveau 7, femme blessée par balle, je répète, femme blessée par balle ! »
« Les renforts arrivent madame ! », beugla l’autre garde qui maitrisait la forcenée.
« Bien, je vais aux devants de l’équipe médicale pour les guider. »
Le corps d’Allen se tourna vers un premier témoin :
« Vous, aidez Bricks, vite ! »

« Lâchez moi Rabiot, lâchez moi bordel, c’est moi Allen !! ».
« FERME TA GUEULE TOI !! », fit-il en lui écrasant le nez par terre.

Et Pedge vit ses propres rangers, lustrées et brossées du matin, s’en aller dans le couloir, alors que son nez semblait exploser dans une myriades d’étincelles douloureuses et que sa vision devint trouble à cause des larmes qui lui montaient aux yeux suite au choc de son pif sur le sol.

_________________
Tout ce que je dis est vrai, en particulier ce que j'imagine !
L'imposture d'une Lays 2018_t10
DC : Erin Steele & Pedge Allen & Chenoa Penikett

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Pedge Allen

√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Date de naissance : 29/09/1983
√ Nationalité : Américaine

√ Age : 36
√ Messages : 1622
√ Localisation : Atlantis

le Lun 2 Déc - 11:32

Pedge Allen
Tout était trop flou pour le moment. Pedge avait reçu deux cotons dans le pif histoire d’arrêter les saignements et elle était placée dans une cellule, les mains entravées sur le lit. Qu’est-ce qu’il se passait bordel ? Elle ne se sentait vraiment pas bien, comme si elle était distante avec elle-même, comme si tout ne réagissait pas comme d’habitude, comme si la douleur n’était pas la même. Qu’est-ce qu’il se passait ??
Allongée sur le côté, elle s’ajusta pour essayer de trouver une position confortable. Elle s’inquiétait pour Nelly. Etait-elle vivante ? Putain, mais c’était quoi ce délire ? Etait-ce une farce de l'hispanique ? Non c’était quand même trop gros, trop violent, pas assez immature pour Nelly...
Est-ce qu’on avait rembourré sa poitrine ou quoi ? Elle se sentait assez bien portante à ce niveau là, et elle n’arrivait pas à se caler convenablement sur le lit, et ce n’était pas que la faute à ses mains. Pouvait-elle dire "ses" mains ? Elle ne les reconnaissait pas, du moins pour celle qui n’était pas engoncée dans un gant… Avait-elle pris un sale coup sur la tête au point de ne plus savoir qui elle était ? C’était une aberration inconcevable pour son cerveau. Il s’était passé quelque chose au moment où cette femme l’avait touché. Elle s’était vue l’espace de quelques secondes. Elle s’était regardée depuis l’extérieur de son corps, comme si elle était arrivée dans le corps de cette blonde.

Lays.

Ce gant était inconfortable aussi. Il semblait y avoir quelque chose de cousu dedans et qui s’appliquait sur le bout de ses doigts. Son esprit divaguait entre ses mains qu’elle ne reconnaissait pas, son nez qui semblait avoir doublé de volume, sa position, sa détention, et cet inconfort au niveau de sa poitrine. Et…
Ce n’était pas ses chaussures non plus ! Ni son bas ! Ni son haut.

Cette fois, la panique s’empara d’elle. Sa détresse onta crescendo, quand, après s’être redressée subitement et avec violence en tirant comme une dératée sur les liens, une rafale de cheveux blonds, fins et lisses, lui tombèrent devant le visage. C’était impossible, c’était un cauchemar. Elle allait se réveiller, il n’y avait pas d’autres issues possibles.

« Gardien !! Soldat !! Quelqu’un !! », cria-t-elle en faisant du raffut avec ses menottes sur les barreaux du lit.
« Hé !!!! Ferme ta gamelle ! » fit soudainement Rabiot, le regard noir. Pour illustrer un geste à la parole, il cogna la crosse de son P90 contre les barreaux en manquant de peu de lui briser quelques doigts. « C’est trop tard pour les regrets ! Alors me fait pas entrer dans cette cellule si tu tiens à conserver la parole !!! »
« Rabiot merde, tu ne vois pas que c’est moi ?! », s’énerva Pedge, qui ne comprenait pas ce qu’il se passait, qui ne comprenait pas la teneur de la blague, qui ne comprenait RIEN !
Elle prit un coup de poing dans la tronche à travers les barreaux.
« Ca c’est pour la collègue qui se trouve au bloc. Maintenant ta gueule ! »
Pedge l’avait vue arriver, mais dans sa position, elle ne put l’éviter. Elle fut renvoyée sur son lit, des étoiles pleins les yeux mais pour des raisons qui n’étaient pas très joyeuses. Néanmoins, elle ne pouvait pas laisser tomber.
« Nelly…. comment va Nelly… ? Je veux des nouvelles… Comment elle va ? », insista-t-elle sans s’approcher du bord cette fois, alors que le sang recommençait à couler de son nez.
« Ah tu veux des nouvelles ? » demanda Rabiot. « Une sale pute de blondasse a foutu deux balles dans le dos de Nelly EN TRAÎTRE ! Et elle a collé son flingue sur la tête de notre Capitaine. Voilà les nouvelles !!!! »
Le garde sortit ses clés.
« Si j’ouvre cette porte, je m’occupe de ta gueule et tant pis pour mon emploi. T’as envie de continuer à jouer ton petit numéro ?!? »

Pedge le toisa. Il ne rigolait pas. Une atmosphère pesante s’installa quelques secondes, pendant lesquelles on pouvait entendre les mouches voler. Mais comment pouvait-elle se taire alors qu’il y avait erreur ? Comment voulait-il qu’elle la boucle alors qu’elle ne savait pas si Nelly allait s’en sortir ?
« J’ai besoin d’un docteur. Je veux Isia Taylor Laurence. »
« Elle est au bloc pétasse ! Avec Nelly ! »
« Tant mieux, elle a la meilleure. », soupira Pedge. Elle avait au moins UNE info.

La porte Lantienne s’ouvrit. Rabiot avait voulu lui gueuler dessus mais il se retourna, s’apprêtant à se placer au garde à vous. Sauf...qu’il ne s’agissait pas d’un gradé.
« Hé Rabiot... » fît Wakks en tapotant l’épaule du garde. « J’étais dans le coin, j’ai su pour Maria. »
Le geôlier ne répondit pas. L’échange de regard était très équivoque.
« Tu veux combien de temps ? Je ferai tout pour te couvrir. »
« Cinq minutes, ça fera l’affaire. »
« Fait gaffe mec, elle a failli buter Allen. »
« T’en fait pas, c’est aussi prévu dans mon petit texte de bienvenue. » fît l’homme en se présentant devant la cellule.

Rabiot vérifia qu’il n’y avait personne. Il posa un vêtement sur la caméra pour obstruer sa lentille, il ouvrit la cellule et la referma ensuite à clé derrière Wakks. Ce soldat fixa longuement Teshara Lays en hochant la tête, lui promettant les cinq minutes les plus longues de sa vie. Quand Rabiot fût enfin sorti, Wakks tira la chaise et la fît racler pour la placer en face de la prisonnière.
« Tu vois... » commença-t-il en s’installant tranquillement. « Dans notre monde, c’est super mal vu qu’un homme frappe une femme. »
Il sortit posément son poing américain de la poche intérieure de sa veste.
« C’est con pour toi, j’y vis plus. Et je m’en branle complet de ce qu’on pensera. »
Wakks lui fit un grand sourire en enfilant l’arme entre ses doigts. Il fit craquer ses jointures.
« T’as touché pile aux deux personnes qu’il fallait pas. Nelly. Et Allen. Allez...c’est à toi. J’écoute ? »

Forcément, Pedge n’avait rien raté du dialogue entre les deux hommes, et elle savait très bien ce qu’il allait se passer. Wakks était un malade mental, et maintenant qu’elle le voyait entrer dans sa cellule, elle se disait qu’elle aurait vraiment dû mettre les formes pour le dégager. Mais bon, il était là, et il allait s’en prendre à elle. Torture, intimidation, passage à tabac, les possibilités étaient grandes, et elle ne pourrait pas se défendre, surtout avec les mains attachées.
Tout le monde la prenait pour Lays, du moins, ces deux là. Le fait est qu’elle semblait avoir pris l’apparence de Lays, ça devenait une putain d’évidence, même si elle se refusait pleinement à y croire. Peut-être qu’un bon bourre pif dans la gueule allait la faire se réveiller de ce cauchemar. Et vu ce que sortait Wakks de son tablier, ça promettait d’avoir un goût métallique.
Ok, il allait falloir compartimenter la douleur. Ca n’allait pas être une partie de plaisir, mais que pouvait-elle bien faire d’autre ? Essayer de le faire douter ? De lui faire comprendre qu’il avait Allen en face d’elle et pas l’autre cinglée ? Putain, son jugement était déjà fait, il allait la démonter, sa décision était prise.
« Tu t’es collé un pain dans la gueule, Wakks, quand tu m’a fait péter un casque dans la tronche ? Ou que tu m’en as collé une quand j’étais attachée avec Calahan ? Non parce que tu m’as touché à ce moment là... ». Elle ne pouvait faire que ça, que lui rappeler des souvenirs en commun, lui mettre le doute… Mais comment pouvait-il y croire ? Elle ne lui avait même pas dit qu’elle était Allen, comme elle l’avait fait avec Rabiot.

Quelle conne.

Il allait taper. Et elle espérait qu’il n’allait pas viser le visage, même si ce n’était pas le sien et qu’elle n’en avait rien à foutre, mais c’était l’instinct. Pas le visage.

Comme elle le craignait, Wakks frappa soudainement. Un coup mesuré, bien placé, exercé pour faire souffrir. Il révélait être rompu à ce type d’exercice. Dans le ventre, histoire de dissimuler un tantinet l’hématome qui allait forcément apparaître. Il tendit l’oreille pour écouter le bruit de son étouffement. Le résultat de la souffrance qui l’avait investi. Il fît mine de s’en délecter.
« J’sais pas pour toi, mais moi je préfère cette musique là. » prononça tranquillement Wakks.
« Ok, tu sais que j’roulais du coté d’Allen durant son instruction. C’est bien, c’est bien. Mais c’est pas suffisant pour m’intimider. Sinon, la prendre pour cible et flinguer Maria, je peux savoir pourquoi ? »
Il agita le poing américain sous son nom.
« Ou tu préfères qu’on écoute le morceau suivant ? »

Elle ne savait pas où il allait frapper, et elle s’était crispée pour encaisser le coup. La souffrance l’irradia dans le ventre, diffuse et totalement différente de ce dont elle avait l’habitude, et pourtant, elle en avait bouffé des coups. Bon, peut-être pas au poing américain non plus.
Quoiqu’elle dise, ça ne changerait rien. Il n’était pas là pour l’écouter, il était là pour jouer, pour la venger elle, et pour venger Nelly. Elle aurait au moins dû avoir un élan de sympathie qu’un type comme lui décide de préserver ses intérêts, sauf qu’en l'occurrence, il en rajoutait juste une couche. Elle préféra ne pas répondre, ça ne servirait qu’à attiser un peu plus le sadisme du bonhomme. Autant la fermer, encaisser, et attendre que l’orage passe. D’une façon ou d’une autre, ça se terminerait. En tout cas, si elle survivait à ce merdier, si elle arrivait à prouver qu’elle était bien qui elle était, qu’elle arrivait à lever cette illusion à la con, alors elle irait personnellement lui faire manger page après page la convention de Genève, et s’il n’était pas capable de la bouffer entièrement, il retournerait sur Terre fissa !
Elle se contenta donc de grogner de douleur en laissant sa respiration prendre de l'ampleur.

« Eh ben ? T’avais plus de voix pour gueuler sur Rabiot non ? » fit-il en lui tapotant le front du métal.
« Bon. J’sais que tu sors de bouseland où tes parents se tapaient les vaches quand il y avait plus suffisamment de chair fraîche. Mais ce sont des enfants de choeur comparé à moi. »
Il marqua une pause.
« Tu vas me dire pourquoi tu les as agressé. Ou je te démonte ta sale petite gueule, c’est reçu ?!? »

« C’est reçu. », fit Pedge en essayantde s'écarterun peu. « Pour avoir des réponses…. faudra chopper la vraie Teshara Lays Wakks, c’est moi Pedge putain, personne ne le vois ou quoi ??! ». En fait, ça commençait à l’énerver sérieusement, et à la sortir de sa zone de confort et de maîtrise. La frustration de n’avoir aucune emprise, aucun pouvoir sur leur jugement rendait les choses terriblement humiliantes pour elle.
Normann ricana.
« T’as eu ton injection de clown pour la semaine, putain. »
L’homme appuya sur son oreillette.
« //Oh, rabiot ? Tu veux bien me ramener un miroir et m’offrir cinq minutes de plus ?// »
Il observa la jeune femme sans rien dire de plus, le regard noir, attendant simplement. Le geôlier arriva un instant plus tard, ayant visiblement trouvé l’objet non loin d’ici. Il passa la main par les barreaux puis il présenta le miroir devant sa gueule.

« Hmm ? » fît-il en la questionnant. « Ca fait un moment que j’ai pas vu Allen. Mais t’as pas encore sa gueule. »

Elle n’avait rien dit pour le miroir. C’était aussi une façon de confirmer que ce merdier était bien réel. Aussi patienta-t-elle en silence. Quand elle s’observa, elle ne put s’empêcher de prendre une profonde inspiration. Elle s’en doutait, mais c’était autre chose que de voir ces yeux bouger dans le miroir comme si elle s’observait. Tout simplement parce qu’elle s’observait. Dans le corps d’une autre. Pas de doute possible.
« C’est pas possible... », souffla-t-elle sous le coup de la surprise, oubliant Wakks quelques instants. Elle s’affaissa quelques secondes, un peu défaite par cette constatation surréaliste. « Y a un truc là, c’est une vaste blague. ».
Le soldat eut une réaction très brutale. De sa main libre, il l'agrippa par la gorge et la colla bien au fond de sa couchette.
« PUTAIN DE !!! UNE BLAGUE ?!? » Gueula-t-il. « La flaque de sang qu’on éponge dans le couloir, tu crois que c’est une blague ?!? Le Capitaine qu’on retrouve pas après que tu lui ai collé un flingue sur la gueule, c’est une blague ?!? »
Il lui donna un taquet pile dans la gorge pour l’étrangler.
« Tu me prends pour un con ? Tu crois que je suis un petit joueur poulette ?!? Tu te prétends être Allen, hein ?!? »
Pedge se ramassa sur elle-même en toussant en tentant de reprendre son souffle, le visage cramoisie par la douleur et le manque d’oxygène. Putain, elle avait envie de le tuer, de le tuer salement. Quel fils de pute. Si elle le tenait maintenant entre ses mains, elle le crèverait doucement mais surement.
Elle toussa bien trente secondes avant d’arriver à ouvrir la bouche pour sortir quelque chose de cohérent. Wakks s’était replacé sur sa chaise, la considérant avec haine. « Tu te prends…. putain mais tu te prends pour qui ? », rugit-elle en essayant de lui balancer un coup de pied depuis le fond de sa couche en revenant vers le bord du lit.
Elle n’en reçut qu’un coup de plus pile dans le genou, là où ça faisait bien mal.
La douleur lui transperça la jambe, lui arrachant un cri de souffrance alors qu’elle se repliait une nouvelle fois sur elle-même. Quelque part, aux tréfonds de sa conscience, une petite voix bien merdique l’encourageait à le buter, avec des relents de haine, de l’être humain en général. Elle ne souhaitait pas rester prostrée, et elle se redressa péniblement, prête à prendre une nouvelle volée s’il le fallait. Mais elle ne plierait pas.

Wakks se passa une main sur la mâchoire, dessinant ses moustaches de ses doigts avant d’hocher la tête de façon menaçante.
« Tu sais quoi ? Pour le temps qu’il nous reste, on va jouer à un p’ti jeu qui me plait bien. Tu t’amuses à faire l’innocente et l’amnésique hein ? »
Le soldat s’approcha et lui posa son poing américain entre les jambes.
« Et ben on va aller au fond des choses tous les deux. Tu pars pour le grand huit avec moi, chérie. A chaque réponse fausse, j’te ruine ce qui fait de toi une femme. »
Il marqua une pause, le regard rivé dans le sien.
« Ton copain, je le connais. Il s’appelle comment ? »

Pedge ne put s’empêcher de frémir. Elle avait peur de ce qu’il pouvait faire, et elle craignait d’avoir mal, même si c’était déjà le cas. Mais le surplus lui filait les pétoches. Surtout qu’elle ne pouvait pas se défendre. C’était toujours pareil.
Mais Wakks lui donnait l’occasion de prouver que c’était bien elle en se lançant dans un jeu de questions réponses. Elle n’avait pas envie de jouer, elle avait plutôt envie de lui cracher à la gueule avant de l’étriper. Mais il fallait saisir la perche. Sinon elle était foutue. Elle serait cataloguée comme cette timbrée de Lays si elle réagissait aussi violemment qu’elle.
« Va répéter à Taylor Laurence que c’est un homme et revient me voir si tu es toujours vivant, ducon. », pestiféra-t-elle, se retenant de lui cracher dessus en prime.
Il haussa un sourcil.
« Ok. J’t’ai enterré dans un trou de souris il y a quelques temps. Il y avait quoi dedans ? »
« Assez de merdier pour que je te casse les couilles en foutant le bazar, mais j’ai adoré ta petite photo de famille toute mignonne. Comment croire qu’un gars comme toi à du coeur sérieux. ». Elle avait envie d’être aigre, de chercher à le piquer avec les mots puisqu’elle ne pouvait pas le faire avec ses poings. Pourtant, elle prit une inspiration et ajouta : « Tes radios, ta centrale, de quoi charger tout ça... »
Wakks la fixa longuement. Elle en avait des informations pour Tesh Lays. Est-ce qu’elle avait eu le moyen de les voler à Allen ?
« On a fait une seule mission tous les deux. Qu’est ce que j’y ai fait ? »
« Tu t’es fait péter la gueule avec une grenade. »

Cette fois, Wakks commençait sérieusement à douter.
Il retira enfin le poing américain des parties intimes de la jeune femme pour lui laisser de l’air. Il regarda sur le côté, comme pour vérifier que personne ne l’entendrait. Et il murmura :
« Tu m’as rendu service pour remonter sur le Dédale. De quoi j’ai été coupable ? »

Pedge ne se détendit pas pour autant. Technique classique de faire croire que ça allait mieux entre le tortionnaire et la victime et soudainement, cette dernière en reprenait de plus belle en se pensant tiré d’affaire. Quoiqu’il en soit, elle se pencha vers Wakks :
« D’avoir voulu te taper la gonzesse d’Hoffman. », fit-elle avec un rictus mauvais sur les lèvres avant de s’appuyer à nouveau sur le mur.
Un gros blanc s’ensuivit. Wakks la considéra longuement, mesurant le pour et le contre, essayant de déterminer si le Capitaine était, finalement, quelqu’un d’indigne de confiance. Mais il ne la voyait pas comme ça. Il voyait une garce de Teshara Lays avec toutes les infos de l’officier qu’on ne retrouvait pas. Il cligna un peu des yeux, surpris qu’elle puisse lui répondre aussi spontanément, et il se redressa lentement.
« Tu connais bien ta copie... » murmura-t-il en rangeant son arme. « Je vois pas comment c’est possible... »
L’homme la sonda une fois de plus. Il tenta une dernière question.
« Maria, tu l’as connu où la toute première fois ? »
« En sortant de ma douche dans les vestiaires des femmes. », répliqua Pedge redevenue plus laconique au fur et à mesure qu’elle voyait Wakks douter. « Elle va s’en tirer pas vrai ? », ne put-elle s’empêcher de demander quand même.
« On ne sait pas pour l’instant. Ta copine est sur la brèche... »
Il ajouta :
« Son loisir secret, c’est quoi ? »
« C’est de se rincer l’oeil dans les vestiaires des mecs. ». Ca lui filait un coup de savoir qu’elle se battait pour sa vie en ce moment même. Mais elle avait confiance dans la vitalité de la jeune femme.
« T’es Capitaine et tu l’as jamais puni pour ça... » fit-il sur une mi-question, mi constat.
« J’l’ai jamais prise sur le fait... », maugréa Pedge.
Il hocha la tête. Un bruit se fit entendre dans son dos, Rabiot était en train de revenir.
« Le service tech commence à bouger, t’as plus le temps Wakks... »
Le geôlier fronça les sourcils en ne voyant pas sa prisonnière aussi souffrante qu’il l’espérait.
Wakks recula en continuant de fixer “Teshara Lays” dans les yeux, il attendit que son collègue lui ouvre pour s’adresser à lui.
« Rabiot...y’a une couille là. Ne laisse personne l’approcher. Et ne la touche pas. »
« Putain, quoi ? Elle t’a retourné la tête ? »
« Sérieux, regarde moi. »
Le soldat avait du mal à le croire.
« Ca a la gueule de la salope de Lays. Mais c’est PAS Lays. »
« Et ça, ça à la gueule de Rabiot, mais c’est PAS Rabiot ?? », répliqua l’autre en se demandant s’il se foutait pas de sa gueule, en se montrant le visage avec son pouce.
« Et imagine toi avec la gueule de Lays, que tu perds tes couilles et que je suis en face de toi ?!? T’aimerais pas qu’on croit au “Rabiot” qu’il y a en toi ? » gronda Wakks.
« Ouais…. Mais alors c’est qui ?!? »
« Une victime je crois... »
Il regarda vers la prisonnière, encore partagé, puis il agrippa l’épaule de son collègue.
« Je te le demande en service ok ? Laisse la tranquille et que personne ne vienne. Faut que j’aille parler à Sheppard et que je remue les huiles plus vite qu’ils l’ont prévu. »
« Et si elle s’est foutu de ta gueule ? »
« Tu as conscience que ta vie s’achévera là, quoi qu’il arrive ? » répondit-il en direction de “Tesh Lays”.

« Venant de toi... », fit-elle sans achever sa phrase. Le message était bien reçu. Elle tourna le dos aux barreaux et elle se replia sur elle-même, préférant gérer sa souffrance, tant physique que morale. Il n’y avait plus qu’à attendre qu’on l’identifie clairement, et les choses pourraient commencer à se décanter. Sans se retourner, elle ajouta :
« Hey Wakks ? »
« Ouais ? »
« Demande toi pourquoi la fausse Allen dans mon vrai corps n’est plus dans le coin. Et trouve là. »
« Il se pourrait que j’ai quelques questions à lui poser...ou une musique à lui faire jouer, ouais. » confirma Wakks en s'apprêtant à sortir.
Il se retourna.
« La touche pas Rabiot, je ramène le gratin. »
« Et n’amoche pas trop mon corps quand tu le retrouveras... », murmura Pedge plus pour elle-même que pour les autres...

_________________
Plus on se maîtrise soi même plus on maîtrise la réalité extérieure.
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John Sheppard

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√ Arrivée le : 04/09/2015
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le Lun 2 Déc - 19:40

John Sheppard


► Chronologie : février 2020
Imposture de Teshara ?
Nelly & Pedge & Isia & Teshara & Naalem & Alexander & Erin & John & Darren
//Ici Wakks. Première classe, effectif Dédale. Mettez moi en relation avec le colonel Sheppard. Dites lui que c’est important.// lâcha l’homme dans sa radio. //Je ne connais pas sa fréquence. Magnez vous le cul, c’est vraiment urgent !//

// 071406-JS. Le Colonel est en réunion. // répondit l’opératrice technique du SOC (Service Opération Communication) d’Atlantis sans aucune politesse ou superflus. La jeune femme semblait désabusée.

Normann ne releva pas. Il se brancha sur la fréquence en espérant que l’opératrice ne s’était pas plantée et appela le colonel.
//Sheppard ? Ici Wakks. Je dois vous parler, c’est important.//
Il attendit un instant avant d’ajouter.
//Faut reléguer votre réunion à plus tard. Sinon je débarque avec mon poing américain pour imposer la causette.//

John était en réunion, les réunion “CMUL” en gros “les Chiantes” mais utile du lundi”. Les réunions avec le CODIR quoi, pour faire le point sur la semaine passé et à venir. Parfois John se disait que la réunionite aiguë des fonctionnaires était pénible, même si le CODIR avait pas trop cette manie. Et que cela s'avérait utile surtout que la cité n’était jamais calme… Woolsey était en train de parler d’un sujet un peu fumeux sur une nouvelle alliance qui puait la manigance Geniis a pleins né… faut dire qu’en ce moment les Geniis étaient particulièrement chiant avec le “spectre”. Il allait répondre un truc quand la communication des plus détestable de “Wakks” et ses bonnes manières lui coupa le sifflet. Ce qui énerva encore plus Sheppard n’était pas le coup d'urgence ça non, mais la petite menace du poing américain … ce mec avait un trou au cerveau. Et c’est un homme du vieux loup ? Non mais qu’il vienne pas lui parler des “cas” si lui aussi il a des cons pareil. Le colonel, se leva s’excusant, sous le regard curieux du trio de fouine.

// Essayez un peu soldat et ce n’est pas la prison qui vous attend ! // ronfla Sheppard dans sa radio avec le ton qui laissait sous entendre qu’il ne fallait pas abuser un gramme de plus de la bonne bibine du comptoir.
// Vous êtes où ?//
//Pas loin du secteur carcéral. Je dois vous voir, très vite, entre quatre yeux.// Lâcha Wakks en réponse. //Ca vaut l’coup de l’impolitesse, sérieux.//

// Mon coup de pied au cul sera donc justifié ! // grogna Sheppard qui déjà était en marche // Montez à la salle de “Manoeuvre” au niveau supérieur, je vous rejoint// Le temps que John aille au téléporteur, Wakks arriverait en même temps à cette petite salle sans prétention avec pleins de plans sur les mur, des photos d’équipe et un grand tableau blanc pour les briefing ou préparations des manoeuvres. Calahan l’utilisait régulièrement avec d’autres collègues dont la spécialité était la stratégie afin de monter ses manoeuvres particulières. Lorn l’avait surnommé ironiquement “la caverne de satan”, mais cela restait dans un petit comité très restreint d’officier.

Wakks se mit en marche immédiatement. Il prit la route la plus rapide, doublant son rythme pour atteindre l’endroit le plus rapidement possible. Quand il y parvint enfin une bonne dizaine de minutes plus tard, il se présenta en saluant militairement. Wakks se foutait pas mal de la réaction de l’officier. L’information était si importante qu’il reléguerait lui-même son indélicatesse à plus tard. C’était trop sérieux pour se pencher sur les caresses et les ronrons.
« Wakks au rapport, colonel. On peut parler discrétos, sans oreilles indiscrètes ? »

John était arrivé presque en même temps, il avait pressé le pas sans attendre. Il lui fit un signe rapide. Il y avait deux officiers dans la salle qui les regardaient étrangement.
« Major Martel, Lieutenant Jacobs, nous avons besoin de la salle. » les deux soldats se regardèrent un peu étonné, mais ne rechigna pas à reprendre leurs affaires et à s'éclipser sans rien dire de plus. Le colonel était content de ne pas devoir se justifier. John referma la porte derrière eux, avant de toiser Wakks.
« Que se passe t’il ? » vu la gueule de Wakks il avait quelque chose de sérieux et John présentait une énième catastrophe… déjà qu’il n’avait plus beaucoup de soldat opérationnelle à cause de la grippe pégasienne… alors il redoutait le pire. Une invasion ?
« Je suppose que vous savez pour Maria ? »
Normann avait toujours appelé Nelly par son deuxième prénom.

John eut un air un peu surpris avec le mot “Maria”...il ignorait que Nelly avait ce prénom a la suite du siens. Juste avant de commencer la réunion avec les huiles, ont leur avait informé que Bricks était hospitalisé suite à deux balles dans le dos, tiré par Teshara Lays. Cela avait été le débat du jour, mais Hoffman avait demandé d’avoir plus d'élément avant de statuer sur la suite. Et justement les éléments en “plus” devait arriver suite à un interrogatoire que Wakks n’était pas censé mener. Enfin de base, une équipe était en train de chercher la capitaine afin d’avoir sa version.
« Que Bricks est au bloc oui. »

Normann hocha la tête. Il s’appuya contre la table, les bras croisés et lui déclara.
« J’suis allé au secteur carcéral. » avoua-t-il sans la moindre gène. John retenu un soupir… il fallait toujours que quelqu’un viennent laver son nez dans de l’eau qui n'est pas la sienne...Rabiot avait encore fait place à ses sentiments « J’étais sur le point de lui exploser la gueule incognito quand je suis tombé sur un truc vraiment...dingue. »

John était toujours aussi fasciné d’entendre Wakks parler… ce mec n’avait aucune limite particulière et assumait clairement tout. Il lui avouait clairement, qu’il comptait explosé la jolie petite tête de Teshara Lays, pour son plaisir personnel et avoir des informations auxquelles il n’avait pas été autorisé d’obtenir. Incroyable… John reléga ce sujet au dernier plan, tabasser la nana qui avait dégommer Bricks et fait disparaître la capitaine Allen, était une réaction, malheureusement très tentante que beaucoup de soldat et même lui, aurait eu envie de faire. Bref.
« J'espère que ce truc de dingue ne concerne pas la taille de sa poitrine... » lâcha le colonel, qui était impatient d’entendre la suite… tout le monde connaissait Teshara, et ce n’était pas pour de bonnes choses… et ceux qui bavait sur elle en bien était les personnes qui avait une érection rien qu’en la voyant ou qui avait passé une folle nuit avec elle ou a plusieurs ! Les “partouzes Lays” étaient quelque chose… Et puis le coup des seins, on lui avait déjà sorti ça...et de manière sérieuse en plus. Donc bon.

Le soldat leva un sourcil, se demandant si l’officier se foutait pas clairement de sa gueule, et ne répondit pas à la question. Au lieu de ça, il donna immédiatement l’information qui méritait d’être connue discrétement.
« Elle arrêtait pas de dire qu’elle était Allen. Et j’dois avouer qu’elle avait un peu de son caractère. J’y croyais que dalle jusqu’à ce qu’elle me sorte des infos. »
Il fixa le colonel, les bras croisés.
« Des infos qu’on était tous les deux seuls à connaître. Je vois pas Allen balancer comme une donneuse. Alors je viens vous dire qu’il est possible...qu’Allen soit dans le corps de cette blondasse. »
Il renifla.
« Je pense que si vous y allez avec le CODIR. Et fissa. Elle pourrait faire la même et prouver que c’est elle. C’est dur à croire. Surtout qu’elle a la gueule de la salope qui a flingué Maria. Mais...c’est Allen là-dedans colonel. C’est Allen... »

John resta un peu sur le cul. Cela semblait un peu tiré par les cheveux, mais bon ils étaient sur une galaxie où tout était possible.
« Bordel... » fit-John, McKay lui avait parlé de cette étrange machine qui copiait les corps, où il s’était retrouvé avec Esfir, Eversman et justement le jumeau Lays dans une salle qui avait copié le corps de Mckay chez les autres… un sacré bordel. Mais, cette machine volumineuse et encombrante était scellée dans un hangar... personne n’avait accès sauf les scientifiques habilités pour l’étude et encore… elle avait été jugée trop dangereuse. Cela était donc impossible, mais bon, cette histoire d'échange de corps lui rappelait cette histoire farfelue.
« Bon je vais ramener une huile. » fit John qui se fit une remarque : au moins si Pedge est dans le corps de Teshara, ils avaient toujours leur “officier” mentalement...
« Prenez une équipe et chopez moi le frère Lays, il doit être au courant de quelque chose. »
« Je ne serais que trop heureux d’obéir à cet ordre, colonel. » Maugréa Wakks qui oubliait volontairement les procédures. « Si je peux me permettre. Maria est au bloc. Et on a perdu le Capitaine. Je suis pas le seul à vouloir défoncer de la blondasse. D’autant que le bruit court que c’est pas la première fois qu’elle s’en prend aux militaires. »
Il hocha la tête.
« Je vous recommande de doubler la garde. D’autres trouducs comme moi voudront sûrement se venger...faire la justice façon Far West avec une bonne corde de chanvre. »
John hocha la tête, il manquerait plus que ça… mais on ne peut pas combattre la nature humaine aussi révoltante est-elle.
« Le frère ne porte plus d’arme sur lui depuis longtemps. Mais il bosse dans un labo d’armement. Pas besoin de vous faire un dessin, même s’il est plus “calme” que sa soeur. Prenez des stunner Wraith s’il est réacalcitrant. » échange d’information « Je vous envoie l’escouade Charlie pour l’arrestation et la sécurisation. » John préférait assurer les deux.

Wakks claqua de la bouche.
« Filez moi un bon vieux taser à l’ancienne et je vous le ramène. Avec ses dents et sa langue intacte pour vous causer. Lui amener du monde, ça ne fera que lui donner la trique. » demanda l’homme avec sérieux.
« Ce n’était pas une discussion Wakks. Nous ne sommes plus des cow-boy. Si vous êtes incapable de faire de manière civilisé, je vous retire de l'intervention. »
Normann le mira longuement. Il crevait d’envie de rectifier la gueule du frérôt, juste pour le principe de rappeler à tout le monde que les militaires ne sont pas des cibles gratuites. C’était un Sheppard tendre qu’il avait en face de lui. Tendre...mais avec ses responsabilités de patron. Il avait raison dans le fond, c’était le mec qui se contrôlait le mieux. Normann était davantage dans la réaction bestiale et instinctive.
« Je sais faire mon civilisé, colonel. » répondit-il lentement. « Mais quand vous en aurez marre de les caresser à la pommade et de les voir vous prendre le cul avec le sourire, je suis partant pour leur rappeler les régles avec mon outil collector. »
John serra les dents, non il n’aimait pas ce langage et de toute manière, il aurait beau être diplomate cela n’aurait rien comme crédit face au bourrin de service qui veut casser de la gueule. Alors cela partit tout seul… Il n’avait que ça, pour donner un peu de respect à un mec qui vous sort ce genre de phrase sans ciller. John en avait plein le cul des mecs qui oublie le respect alors qu’ils se chie dessus quand le briscard de l'espace arrive. Ainsi, le coup de poing dans la gueule de Wakks fut donné avec force pour lui rappeler à l’ordre.
Wakks ne l’avait pas vu venir. Il se le prit direct dans le pif et recula de quelques pas avant de s’avancer, en posture de combat. Il abaissa de nouveau ses bras, un sourire mesquin sur le visage.
« C’est comme ça que vous dansez sur la corde ? » siffla-t-il.

Ce mec n’est que provocation et John lui lança un regard qui en disait long, maitenant qu’il avait passé le cap de la “non patience” avec les éléments qui lui chie dessus, cela pouvait aller bien plus loin. Ainsi, après un regard aussi dur que de la pierre, il lui répondit d’un air glacial.
« Dernier avertissement Wakks. » sur ce John tourna les talons, ignorant cette énieme provocation qui aurait comme seul effet d’être relégué là où elle devrait être : dans l’oublie des phrases sans intérêts.
« Avertissement reçu. Et sinon, je vous le livre où ? Salle d’interrogatoire ? »
« Parfait. » répondit froidement le colonel qui planta ici Wakks, pour se rendre dans le couloir et passer ses appels.
// Sergent Brass, vous prenez votre équipe pour m'arrêter Naalem Lays, vous ferez équipe avec Wakks. Vous ne me l'abimez pas plus que nécessaire. Et vous me le clouez à la salle d’interrogatoire. //
// Ici Brass, reçu. Toute l’équipe Charlie dans son ensemble ? //
// Les éléments qui vous semble nécessaire pour l’arrestation et la sécurisation de la salle. Personne ne rentre sans mon ordre et vous me surveillez Wakks il a envie de bouffer du Lays. //
// Reçu. On se met en route. Je vous tiens au courant. //
// Parfait //
John pressa le bouton de son oreillette sur l’officier qui était en charge de la sécurité aujourd’hui.
// Lieutenant Huon, vous me renforcez la garde devant la salle où est Teshara Lays, personne ne rentre sans MA permission. Et vous me virez Rabiot il a besoin de repos // John ne voulait pas qu’un soldat qui laisse un “Wakks” entrer comme ça sans permission soit encore devant la porte de la Teshara/Pedge.
// Reçu colonel, cinq soldats vont être en renfort. //
Wakks le dépassa peu de temps après pour rejoindre l’escouade Charlie et procéder à l’arrestation.


CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne

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Alexander Hoffman

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le Lun 2 Déc - 19:57

Alexander Hoffman


► Chronologie : février 2020
Imposture de Teshara ?
Nelly & Pedge & Isia & Teshara & Naalem & Alexander & Erin & John & Darren



John avait reprit son chemin au pas de course, pour regagner la réunion, l’ouvrant à grand fracas. Sur le chemin, il s’était un peu frotté la main, Wakks avait la gueule aussi aiguisé que ses propos impolies.
« On a un problème ! » lança John à la cantonade, où les trois bureaucrate venaient de se tourner vers lui. Ils avaient du continuer la réunion sur d’autres sujets en attendant le colonel.

Richard Woosley releva ses yeux des différents dossiers qu’il organisait sur sa table, comme à son habitude, et se montra surpris par la réaction du colonel.
« Je devrai pourtant m’y habituer. Surtout lorsque l’un de mes responsables s’éloigne pour une communication radio. »
Le directeur donna un coup de menton en direction du fauteuil.
« Finissez d’abord votre café, le temps d’organiser vos propos colonel. Vous me donnez l’air d’avoir vu un fantôme. »
Il ajusta une fois de plus ses lunettes.
« Ca aussi, je devrais pourtant être habitué. » murmura-t-il en parlant du fameux fantôme et de toutes les surprises que réservait la cité.

Erin opina du chef. Elle sentait néanmoins que le Colonel semblait tendu et pressé de parler de ce problème, aussi ajusta-t-elle ses dossiers devant elle pour les laisser de côté le temps qu’il expose le motif qui l’avait conduit à quitter cette réunion pour y revenir rapidement. Comme les deux autres Alexander avait plier les dossier avec calme en attente de la fameuse nouvelle qui leur avait retiré leur colonel juste avant.

John resta debout, il voulait que ça percute vite en fait. Il sentait qu’une autre merde allait leur tomber sur le coin du nez, car généralement c’est toujours ce qui arrive non ? une merde en attire une autre et ainsi de suite jusqu'à l'explosion. Parfois, il voulait crever le poussin dans l’oeuf, dû moins le proverbe disait un truc comme ça, mais comme c’est du français, il avait du mal à le réutiliser à sa juste valeur. Mais l’idée était là.
« Le soldat Wakks vient de m’informer qu’il a procédé à un interrogatoire illégal de Teshara Lays. Et selon ses dires, “l’âme de Pedge” serait dans le corps de Teshara Lays. Puisqu’elle a pu lui donner des informations qu’eux seuls connaissaient en plus de se prétendre d’être la capitaine Allen. »
A la mention de Wakks, Hoffman roula des yeux… surtout quand cela suivait le mot “illégal” enfin, il décida de se taire, laissant Richard prendre la main sur ce sujet. De plus il avait plus surprenant qu’un soldat un peu trop passionné et bourrin… une transmutation de corps ? Cela semblait stupéfiant et de base l’anglais se méfia de cette information, qu’il fallait certifier.
Celui-ci notait l’information et demeura un instant silencieux pour y réfléchir. Il partait du postulat que le colonel ne transmettait pas cette information s’il n’y croyait pas lui-même..
« J’ai connu plusieurs expériences similaire sur les rapports du SGC. Si c’est le cas, nous sommes face à un risque majeur de sécurité interne. Ce soldat est-il digne de confiance ? »
« Et surtout, sommes nous certains que Lays n’a pas raconté des “choses” sous l’influence de Wakks, ou parce qu’elle se sentait menacée ? » ajouta Erin qui pensait cette nouvelle farfelue ou presque. Surtout annoncée de but en blanc comme ça. Mais comment pouvait-il en être autrement ? Impossible de prendre des pincettes si l’information était exacte, et ça allait demander de la réactivité.
« Wakks est un con de première mais il n’est pas du genre à croire aux premiers bobards venu. S’il m’a fait venir en urgence c’est qu’il est persuadé de cette information et qu’il a vérifié plusieurs faits. »
«Le capitaine Allen, connaît deux codes pour l'auto destruction de la cité. Nous pouvons lui demander. Si la vrai Teshara les connaissaient, je ne vois pas pourquoi, nous serons encore là à parler. »
« Nous ne pouvons pas perdre de temps à spéculer. Votre mesure est très bonne, Alexander. Mais c’est une donnée qui peut avoir été volé. Nous sommes trop peu informé pour le moment. »
Woosley acquiesça, pensif.
« Messieurs, madame, je vous propose d’interrompre notre réunion et de nous concentrer sur cette affaire en priorité. Nous poursuivrons deux axes en particulier. La vérification de l’identité occupant le corps de Teshara Lays d’une part. Et la recherche active du Capitaine Allen pour arrestation, pour la sécurité de tous, de l’autre. Qu’en dites-vous ? »
Alexander hocha la tête, il avait des doutes sur le vol des codes, mais après tout mieux valait être trop prudent que pas assez. En tout cas, par mesure de sécurité il allait demander de désactiver les codes d’Allen. Il serait quand même con, de finir en poussière de cette manière. « Cela me convient. Par précaution, je souhaite désactiver ses codes. » Il regarda Erin pour lui laisser le choix de l’axe qu’elle préférait prendre, par simple galanterie.
« C’est ce que je compte faire Alexander. Ainsi qu’un rapport préliminaire à l’intention de la CIS. J’ai besoin de votre flegme Londonien sur le terrain. » fît Woosley avec un mi-sourire. « Je compte sur vous pour mobilier toutes vos sources. Cette cité est une meule de foin mais nous devons impérativement retrouver le Capitaine Allen. »

Finalement Richard avait choisit pour eux, cela n’était pas pour déplaire à l’anglais qui était plus tenté par cet axe que par l’autre. Les enquêtes c’est un peu le dada d’Erin après tout.
« Bien, au travail alors. » il leva son regard acier vers le colonel qui attendait sagement et pas mécontent que ça se décante aussi rapidement. « John tu viens avec moi. »
« Je ne comptais pas te demander la permission. » répondit le colonel, avant de toiser Erin malicieusement. Alexander était déjà debout, avec ses dossiers sous le bras.

Les choses s’étaient organisées naturellement et rapidement. Avec une telle équipe, il était assez simple de sauter d’un sujet à un autre, de passer des plaintes pour installer des distributeurs de boissons sucrées dans différents endroits de la cité, à la gestion d’un transfert de corps. Bienvenue sur Altantis ! Erin se leva à son tour, disposant les dossiers qu’elle avait regroupé dans une pochette en plastique qu’elle refilerait à Lexie qui irait les classer pour la prochaine réunion. Erin était tentée de se dire que ça rejoindrait le dossier “en attente de réunion” mais la jeune femme qui lui servait de secrétaire avait son propre système de classement sortie tout droit d’elle ne savait où, mais l’essentiel c’était qu’elle trouve le dossier qu’elle lui demandait en moins de quinze secondes quand il le fallait.

John indiqua au deux administratifs qu’il filait voir sa propre secrétaire pour qu’elle sorte le dossier complet d’Allen. Il se doutait qu’Hoffman voudrait le maximum d'élément pour certifier que cette femme était bel et bien Allen et non une personne qui avait usurpé son identité. Il comptait demander à Starlette, de faire le nécessaire même les éléments classé top secret et au regard de certains spécialistes. En gros des éléments que personne d’autres ne connaissait hormis la capitaine.
Quant à Alexander, il emboita le pas à Erin, pour rendre leur dossier à leur armée de secrétaire et autre assistante de direction et surtout, récupérer d’autres éléments pour la recherche de la capitaine disparu. L'anglais devait récupérer sa tablette, il n’aimait pas spécialement avoir des dossiers papiers en mains préférant le numérique.

« Aufaite le 15 août 2020, est une bonne date. C’est un samedi » souffla t’il à sa compagne.
« Hum pas mal. Tu es donc plutôt parti sur une date en aout ? Pourquoi pas Juin ou Septembre ? », répliqua Erin sur le même ton.
« Septembre c’est ton mois. Chaque événement à sa date. Juin, je crains que ça ne est pas si chaud que ça à Londres. »
Distributeurs de boissons sucrées, échange de corps, mariage. Re Bienvenue sur Atlantis !
« Certes. », fit-elle pensive. « Je vois que tu as pensé à pas mal de chose déjà. », ajouta-t-elle espiègle. Londres maintenant. Elle se demandait à quoi d’autre il avait réfléchi.
« Si je compte sur toi, on n’aura même pas de dragés ! » dit-il d’un air taquin. « Ile de la reunion ? Ou les philippines française ? »
Erin pouffa. Elle n’aimait pas les dragées aux amandes, mais celles fourrées au chocolat… Elle ne disait pas non !
« Et si je te disais Île Maurice, côte Est, pas Ouest, avec les plages de sable blanc, et les tortues marines qu’on peut suivre à la nage ? », fallait pas croire, elle avait réfléchie elle aussi !
Cela le tentait encore plus, surtout que l’île maurice était à côté de la réunion, donc autant faire les deux...« Hum pas mal… finalement ils sont aux amandes ou au chocolats tes dragés ? »
« Chocolat, mais si tu tiens aux amandes, on peut faire un mixe des deux. De toute façon, je ne suis pas certaine que nous en mangions beaucoup. », observa-t-elle en opinant du chef.
« Pas faux.» Il tourna la tête vers elle, avec un sourire agréable, avant de lui ébourifié les cheveux, elle détestait ça. « C’est bien que tu penses a autre chose qu'à ta soirée “dévergondage”. J’avais peur de faire encore tout le boulot ! » dit-il malicieusement en soulignant qu’Isia avait de drôle d’idée, pour ne pas changer de la soirée d’enterrement de jeune fille de la RDA. Ils arrivaient vers le bureau des assistantes.
Erin protesta tout en s’écartant pour se soustraire à ses mains. Forcément, elle essaya de se remettre les cheveux en place, même s’ils n’avaient pas forcément bougés des masses. « Attend, c’est “mon” mariage dont on parle, tu ne crois pas que tu vas pouvoir décider de la moindre chose mon grand. », répliqua-t-elle en entrant dans le bureau des assistances avec un haussement de sourcil à l’adresse d’Alexander.
« Pffoui, je ne sais pas qui est ton mari, mais je le plains ! » lança t’il sans se soucier des petits rires des femmes qui s'affairaient sur leur claviers, surement habitué aux piques des deux RDA. Cela ne l'empêcha pas demander à Sophie de lui ranger ses dossiers dans la foulé.
Et Lexie d’arriver pour récupérer les dossiers d’Erin et de déclarer :
« J’ai bien peur que ce soit vous son futur mari Monsieur Hoffman. » Tout en présentant une liste à sa patronne : « Pour la commande de dragée, c’est réglée. J’ai pris rendez-vous pour les décorations, et pour visiter deux trois lieux à Londres, après faudra qu’on voit ensemble les... »
« Parfait parfait, mais on verra ça plus tard, nous avons un autre problème sur les bras et il me faut des dossiers en express. », coupa Erin qui ne voulait pas que la jeune femme, qui en rajoutait une couche de façon ostentatoire juste pour emmerder Alexander sur la liste qui n’existait pas du tout, ne se disperse alors que l’heure était grave.
Alexander pouffa un peu, hochant la tête,pour regarder Erin qui remportait la donne. De ses pupilles il lui lançait un bien joué.
« Bonne chance, pour l'enquête, mois je vais voir mon témoin. » dit-il simplement, en attrapant sa tablette. John avait fait le nécessaire, comme quoi quand il voulait il y arrivait a faire du charme pour de la paperasse !

Erin hocha de la tête, lui souhaita bonne chance également avant de récupérer ce qui l’intéressait. Elle n’arrivait pas encore à se servir uniquement de dossiers dématérialisés. Elle préférait de loin avoir des feuilles à tourner. Bref, il était temps de s’y mettre.

Alexander quitta le bureau pour rejoindre John et se diriger vers la blague du jour…


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Naalem Lays

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√ Arrivée le : 03/04/2017
√ Date de naissance : 23/05/1985
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le Lun 2 Déc - 20:01

Naalem Lays


► Chronologie : février 2020
Imposture de Teshara ?
Nelly & Pedge & Isia & Teshara & Naalem & Alexander & Erin & John & Darren



Comme tous les matins, il avait dit au revoir à sa sœur chérie, pour se rendre au laboratoire où il allait s’enfermer dedans pendant de longue heure à bidouiller sur des inventions ou même sur de nouvelle intégration de technologie hybride. Il était toujours sur son “Bourre-Pif” un robot d'entraînement militaire pour le combat en corps à corps. Il avait eu de nombreux cobayes après la nonne martiale : Sœur Lame… oui elle avait un peu un nom à la con, mais bon ce genre de chose c’est comme les hémorroïdes on ne les choisit pas on les subit… Mais bon qu’importe, il avait pleins de volontaires et pas seulement des Atlantes pour perfectionner la base de données de combats du “Bourre-pif” et celui-ci commençait à être véritablement redoutable. Cela allait donner un peu plus de matière aux entraînements de combats de ses militaires qui n’étaient pas franchement les plus doué de la galaxie. Et face à des Wraiths ou même à des primaires made in Pegasus, ils se faisaient laminer la gueule sans leurs armes automatiques. Et c’est quand même un peu la loose pour une civilisation qui utilisait une telle technologie.

En pleins travail et casque sur la tête, il chantonnait des paroles incompressibles dans l’atelier. Ces collègues avaient pris l’habitude et au moins, quand il bossait, personne n’avait à souffrir de son envie du jour : emmerder quelqu’un. Il avait une forme d’habitude et de routine dans ce laboratoire, chacun faisait avec le sale caractère des uns et des autres…et Naalem loin d’être sociable faisait partie du décor de cette équipe particulière qui ne se parlait pas toujours bien, mais qui avançait ensemble. Au final, le Lays, avait trouvé un respect et une acceptation des Atlantes et surtout il n’avait pas provoqué de nouveau accident diplomatique depuis le coup des bombes avec la princesse aux pierres volantes. Plusieurs fois, il s’en voulait d’être intégré alors que sa sœur était encore accompagnée comme un chien qui va pisser… cela l’agaçait de voir qu’elle était toujours sous haute surveillance à cause de cette stupide histoire de viol. L’autre con était-il autant surveillé ? Il ne pense pas. En tout cas, s’il ne rentrait pas bien tôt depuis quelques semaines, s’était pour cumuler des heures et prendre son jour de congé pour amener sa sœur sur une planète (il avait reçu l’autorisation en rendant service à la grosse dame qui gérait les entrées et sorties). Dans un endroit sauvage où rien ni personne ne pourrait les emmerder. Il la sentait dépérir à petit feu et il avait prévu quelques surprises pour lui donner un peu la niaque. Lui aussi avait un plan en tête. Un plan pas très « humain » mais qu’importe.

« HEY monsieur le case-coquille! Tu as ton ordinateur qui fait un boucan du diable ! » un mail avec la mention urgente, Atlantis aimait bien les rappels casse pieds. Naalem se leva, pour une fois qu’il regardait un mail urgent. Peut-être est-ce le destin ou l’instinct ? En tout cas, il commençait à avoir un peu mal à la tête, une drôle de sensation d’éloignement. Cela l’inquiéta un peu, Teshara devait être partie en mission de consultante sur le continent surement…surement cela.

En tout cas, il se posa sur son ordinateur, volant la pomme de Cloclo et croquant à pleine dent dedans, alors qu’il ouvrait la boite mail, comprenant deux mails urgent… le premier était le refus de son voyage sur la planète, pour cause de « personnel dangereux »… ce qui commençait à l’agacer car il avait eu l’autorisation la veille… et le second était celui de sa sœur. Étonné de voir qu’elle l’avait classé dans urgent… il l’ouvrit. Et surtout pourquoi, elle utilise les mail ? C’est nouveau ça !


Salut Naalem.

Je suis partie.

J’en avais marre de cette cité. Je pense que tu entendras parler de moi. Je serai toujours là quelque part. Tu vas me manquer et je sens que ça va être horrible, mais je ne supporte plus le coin. J’ai besoin de changer d’air et vite sinon je vais finir par avaler chacune de mes fioles une par une et je m’aime trop pour vouloir me tuer ! (Et puis j’avais gardé cette idée pour Kolya, histoire de voir ce que ça ferait).

Je vais tâcher de créer un coin où tu pourras me rejoindre si jamais tu as envie de quitter ces Atlantes. Je ne peux pas partir normalement parce qu’ils ne voudront pas, du coup je vais assurer le spectacle pour me tirer. J’espère que mon plan marchera. Si tu viens me voir dans une cellule après ce mail… c’est que ça n’a pas marché !
Aller courage frérot, je t’aime, et je suis toujours là dans la Galaxie. Si tu vas bien, je vais bien, si tu es heureux ici, je suis heureuse là bas, et c’est ok, ne t’embête pas à essayer de me trouver ! Je te ferai savoir quand l’opportunité sera la bonne. En attendant, on vole sous les radars !
Prends soins de toi.

Je suis forte.

Enfin j’essaie. Et je ne ferai rien de con pour risquer ma vie maintenant que tu ne seras plus derrière moi pour me défendre, promis !

Bisous partout !

Ta moitié Tesh.
P.S. Désolée encore une fois pour les ennuis que je vais te causer…


La pomme roula sur le bureau avant de continuer son long chemin sur le sol, sans que le jeune homme ne daigne bouger. Il était figé dans un masque d’effroi, la bouche entre-ouverte…immobile comme foudroyé en pleine action. Il lui semblait même que son cœur avait soudainement cessé de battre pour faire place à une douleur qu’il connaissait bien et qu’il avait espéré ne plus retrouver. Celle de la séparation. Koyla les torturaient de cette manière pour les plier… leur père avait même fait ça… Atlantis avait enfermé Teshara deux affreuses semaines loin de lui… mais tout cela était surmontable car il savait qu’il allait la retrouver, qu’elle n’était jamais loin.
Maintenait tout était différent.

Son cœur se réactiva et la douleur était insupportable, au point, qu’il se leva d’un bon arrachant son casque pour le balancer sur la table, fermant l’ordinateur dans un geste si violent qui se demanda après s’il ne l’avait pas brisé. Naalem disparue, comme une fusée, quittant l’atelier sous le regard subjugué de ses compatriotes qui se demandait quelle mouche avait encore piqué le roi des Trolls…

Naalem ne fuyait pas… il avait un but, rejoindre ses quartiers, LEUR quartier. Même si d’instincts il savait que trop bien qu’on n'allait pas tarder à lui tomber dessus. Teshara était partie, il ne savait pas comment ni ce qu’elle avait fait… mais Teshara n’est pas le genre de femme à faire dans la délicatesse… il redoutait le pire, mais même si elle avait buté la moitié de la cité pour s’échapper… cela ne serait rien à comparer de ce qui était en train de se briser en lui. Son monde s’écroulait à chaque pas, à chaque respiration… Il était en pilote automatique, ne se souciant plus de savoir, s’il renversait quelque chose ou quelqu’un.

Jamais il n’avait couru aussi vite … jamais, il n’avait manqué de souffle... quand il ouvrit la porte de LEUR quartier, de LEUR chambre aménagé en nid, rien qu’à eux… de LEUR endroit où ils pouvaient vivre et se retrouver…La chambre était pleine de leur bordel… tout semblait en ordre, même l’odeur sucré et envoûtante de sa sœur était encore présente. Surtout dans les draps défait de manière presque artistique… Naalem, tituba vers le placard qu’il avait aménagé d’un double fond. Il ne se rendait pas compte que son corps tremblait… il était terrifié de cette évidence. Quand il ouvrir le coffre bien caché, sa sœur n’avait même pas prit sa ceinture avec ses différentes potions et poisons…Il referma la trappe et le placard… sa fuite était donc sur un coup de tête ? Une opportunité qui servait son plan ? Elle était partie avec rien… absolument rien...Pourquoi ne lui en avait-elle pas parlé ?

L’homme se laissa tomber sur leur lit circulaire en fosse, s’enfonçant dans les coussins… les tremblements de ses bras, étaient de plus en plus forts… et il se tourna enfonçant sa tête dans l’un de son oreiller hurlant de rage et de souffrance !

NON

Il venait de perdre sa sœur ! Elle avait fui SANS lui ! Elle l’avait laissé ici… Il était fou de rage, mais cette colère n’était que de la souffrance. Tout en maudissant tout ce qui lui venait en tête. Les objets volaient sous ses mains, il était debout… envoyant tout en l’air, alors qu’il appréciait quand même quand ce n’était pas « trop » le bordel… tout se brisa sous ses doigt sous sa colère avant que cela ne tombe comme un soufflet, contre le lit qui sentait sa sœur… et la colère laissait place aux larmes… au larmes qui ne controlaient pas, cela n’avait pas d’importance, il venait de perdre sa sœur… même si elle était loin, même si elle serait plus heureuse, il devait apprendre à vivre ici sans sa moitié, sans une partie de lui-même. Une partie de lui-même qui l’avait trahi en filant sans lui parler de ses plans. Il serait parti avec elle oui, il l’aurait suivi jusqu’au tréfonds de la mort ! Il l’aurait suivi alors que cette cité était son rêve… il était prêt à être malheureux pour elle, comme elle l’avait été pendant tout ce temps pour lui. Il venait à regretter d’être ici, d’avoir fait en sorte d’être intégré par ses « doucards » d’atlantes qui ont peur d’une arme ! Il n’était pas prêt à sacrifier sa sœur pour son rêve non… Il regretait d’être ici…
Plusieurs minutes.... De vide… plusieurs minutes à regarder son monde s’écrouler.

Il se tourna sur le dos… essuyant ses larmes, contemplant le plafond qu’ils avaient peint de formes abstraites et entremêlés représentant leurs âmes, qui était partagée en deux corps… ce dessin, bien loin d’être le plus beau du monde était leur œuvre, leur unité. Il était vide, il avait l’impression de perdre tout a cet instant… mourir aurait été moins douloureux. Allait-il devenir fou ? Certain disaient qu’ils l’était après tout… alors allait-il devenir lucide ?
La colère passait, laissant place aux évidences, il la comprenait, il ne pouvait pas ne pas la comprendre… mais, il se refusait à lui pardonner qu’elle l’avait laissé ou même qu’il ne lui en avait pas parlé. Il soupirait, il savait qu’il l’aurait dissuadé, qu’il aurait essayé de partir avec elle. Et là, n’était pas le but de sa sœur. Elle lui demandait de ne pas la chercher (alors qu’il était prêt à retourner la galaxie entière ! Même un vaisseau ruche !!)… qu’elle lui dirait quand tout serait bon. Alors, il attendrait le bon moment. Vivre sans elle serait sa galère, sa punition… sa nouvelle vie. Et nom d’un Lays, cela était affreusement douloureux !

Il se releva en position assise… la main sur son visage, se frottant celui-ci d’un air désespéré… sa chambre n’était qu’un chaos brisé…les Atlantes allait le cueillir, il en était certain… il allait avoir des problèmes et cela n’avait aucune importance au final. Strictement aucune. Son seul problème était de supporter cette douleur, cette sensation d’être seul… d’être seul…Il regarda son bras, il avait été pucée… elle aussi. Il était tenté de se l’arracher, pour évacuer sa souffrance, mais il n’avait plus cette force. Son cerveau était en mode off. Il devait se préparer à l’évidence, devait t’il prendre une arme ? il en avait planqué ici… les atlantes n’étaient pas assez futé pour les découvrir, ils avaient trouvé que celle qu’il avait bien voulu laisser…

Il se pencha vers le bas de son lit démontant une planche plus deux, pour sortir une arme de facture loupias. Il la déposa à ses pieds à un mètre de lui, comme ça, ils seront tranquille...il le verrons comme quelqu’un qui se rend ou qui a envie de se tirer une balle dans la gueule... Puis, il glissa une lame dans une cachette … une lame très fine comme une feuille, dans la doublure de son pantalon en cuir, qu’on ne pouvait pas sentir. Ça c'est au cas où que ça dégénère. Puis il se remit à sa place… il aurait pu prévoir un comité d'accueil, mais non, il comptait se laisser faire… ou pas, il était incertain, la douleur lui brisait le corps et il manquait d’air.

Il savait qu’elle avait réussi son coup, il ne la “sentait” plus… il était bel et bien seul… mais pour combien de temps ?



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L'imposture d'une Lays 2017_n12


DC : John SHEPPARD // Isia TAYLOR LAURENCE // Alexander HOFFMAN // Elana RAVIX écriture : LawnGreen

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Nelly Bricks

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le Mar 14 Jan - 13:38

Nelly Bricks
Très réactive, l’escouade Charlie s’était réunie pour procéder à l’arrestation. Wakks s’était intégré en se présentant au rapport et le sergent distribua les rôles. Il demanda à Ruth Padilla d’aller au centre de surveillance pour localiser et suivre Lays s’il était visible sur les caméras. Danny, Will, Rita et Wakks formaient l’unité d’intervention. Armement neutralisant, quelques serflexs et ordre de diplomatie avant l’action. Ne restait qu’Iza qui garderait les arrières et n’interviendrait que pour s’assurer de la bonne santé du captif. Une fois tout le monde briefé et bien au courant, le sergent Brass donna l’ordre de marche et informa le colonel de l’arrestation imminente.

//Alors, on en est où Ruth ?//
//Je le cherche encore, Tim. Un peu de patience.//
//Il n’a pas pu disparaitre comme ça. Tu es sûre qu’il n’est plus dans le labo ?//
//Certaine. Je vous rappelle.//
« On a besoin d’être autant pour arrêter un seul type ? » demanda Will en vérifiant son stunner. C’était la première fois qu’il allait en utiliser un en-dehors de l'entraînement.
« T’as tendance à résister quand tu comprends pas. » répondit Danny.
Wakks, dans leur dos, conclu d’une voix suppliante.
« Pourvu qu’il résiste...pourvu qu’il résiste.. »
//Sergent ? Je l’ai. Il a quitté son poste, il est dans ses quartiers. Je vous trace la route.//
//C’est inhabituel ?//
//Oui. On a appelé à son poste. Ses collègues disent qu’ils ne l’ont jamais vu réagir à ce point.//
//D’accord. Envoie l’information à Sheppard et fait le suivi caméra autant que faire se peut. On se met en route.//

Cinq minutes plus tard, Tim Brass s’était présenté devant la porte des quartiers Lays. Il avait demandé à Izabel de rester à l’écart. Pour les autres, ils se tenaient sur les côtés. Deux à droite et deux à gauche, prêt à entrer.

« NAALEM LAYS ? » demanda-t-il en tapant à la porte métallique. « Je m’appelle Brass. Je dois vous parler. »
« Résiste mon gars, fait moi plaisir.. »
Le sergent le fixa pour lui intimer l’ordre de se taire.
« Naalem Lays, je sais que vous êtes là. Ouvrez, s’il vous plait. »

Aucune réponse. Naalem, demera silencieux, la cavalerie était donc là. On venait le cueillir, Teshara avait fait quelque chose… il resta assis sur le lit, les mains croiser entre ses jambes, le regard fixé sur son arme. Il était tenté de la prendre et de tirer quelque part, histoire de les faire un peu flipper. Il sentait un peu de colère encore… la souffrance allait être son amie… Il regarda autour de lui, des objets de partout… un capharnaüm sans nom, des inventions, des fioles, des drôles d’objets… bref un musée... il saisit un petit moteur en métal et l’attrapa entre ses mains, jouant avec. Il était lourd, un bon kilos, cela pourrait faire mal. Mais au moins, il avait les mains occupé.
Il attendait quoi l’autre Brass pour défoncer la porte ? De toute manière il n’avait pas envie de leur ouvrir. Il avait envie de ne plus rien faire… il était tenté de faire une connerie, mais s’il meurt… sa soeur mourrait aussi dans un sens. Elle le sentirait. Comme elle disait “si tu es ok moi aussi…”

« Lays... »
Brass passa la main devant le récepteur mais la porte ne s’ouvrit pas. Le soldat Wakks se mit à sourire comme un requin.
« Je reviens. Je vais chercher de la quincaillerie ! »
« Nos ordres sont clairs Wakks. »
« Ouais, ouais ! On abime pas sa jolie petite gueule d’ange. En attendant, sa frangine a foutu deux balles dans le dos d’une collègue. Qui prends le risque d’entrer en premier ? »
Il les regarda tout en haussant les sourcils.
« Je viens avec toi. » fît Rita.
Elle regarda son chef et lui assura de rester pro.
Le sergent finit par accepter. Le temps que le binôme partait prendre du matériel supplémentaire, Tim reprit.
« Je sais que vous m’entendez. Alors voilà la situation : nous avons pour ordre de vous placer en état d’arrestation. Je vous demande d’obéir, au nom d’Atlantis et au respect de vos supérieurs, et de ne pas nous compliquer la tâche. Je vous promets que vous serez bien traité. »

Il eut un bruit sourd de l’autre côté. Comme une lourde pièce de métal qui tombe sur le plancher. Naalem, ne répondait toujours pas...L’homme regardait ses mains, elles étaient en sang… il avait serré tellement fort le moteur aux pièces saillantes qu’il s’était enfoncé les bords dans la chair, au point qu’il avait finit par lâcher. Il ne s’en rendait pas compte, il était ailleur dans un autre monde, enfermé dans sa bulle, pour lutter contre le chaos intérieur et cette destruction interne. Il referma ses mains ensemble attendant. Il n’avait même pas la force de faire l’effort de se lever pour permettre à cet homme de faire son travail. Non, il était loin de tout ça.

//Ruth ?//
//Je suis là, chef.//
//Pas de caméras dans cette pièce ?//
//Négatif. Ce n’est pas une partie commune. Quartier d’habitation, pas de surveillance interne.//
//Très bien. Déplace toi en salle de contrôle. Trouve quelqu’un qui peut m’ouvrir cette porte à mon signal.//
//Je me mets en route. Je vous tiens au courant Tim.//
Le sergent frappa une nouvelle fois.
« Ce n’est qu’une question de temps, Lays. Vous le savez. Ouvrez-nous, qu’on puisse faire ça sagement. »

Il n’entendait plus les bruits du sergent. Il avait fermé les yeux… combien de cachet devait t’il prendre pour ne plus avoir mal ? Il n’en savait rien, c’est Teshara qui le soignait, il était nul a ce petit jeu, il connaissait des bases histoire de… mais la chimie c’est elle. Comment allait-il faire sans elle ? Il serrait ses mains poisseuse un peu plus fort, pour masquer les tremblements … il souffrait et ce n’était qu’un long début. Allait-il s'habituer à cette absence ? Cette véritable absence ? Combien de poids allait-il perdre ? Il savait qu’il allait se laisser dépérir quelques temps… comme quand elle était enfermée, les deux étaient en mauvais état… il devait se battre pour elle pour eux… mais là, a chaud, il voulait qu’on lui offre la possibilité d'oublier tout ça, qu’il se saoule, qu’il se drogue pour ne plus avoir conscience d’être seul dans l’univers. Il n’avait pas les idées en place...mais il se forçait à rester ici, calme, en attente, sinon cela allait être l'exutoire, il allait exploser dans la violence pour soulager vainement sa propre douleur. Eux ils ne pouvait comprendre, ils ont toujours été seul. Une larme coula sur sa joue, il passa ses mains rouge sang sur son visage… pour l’essuyer. Laissant deux traînées sur sa joue rouge carmin.

Cinq longues minutes plus tard, toute l’équipe était parée. Wakks et Rita étaient revenu avec des flashs bang. Ruth avait demandé l’aide d’un membre de la salle de contrôle pour faire le travail à distance.
« LAYS ! DERNIERE CHANCE !!! » s’écria Brass pour tenter l’éléctrochoc.

Comme il s’y attendait, il n’obtint aucune réponse. Il donna le signal à Padilla qui fît ouvrir la porte. Planqué sur les côtés, Rita et Wakks envoyèrent les flashs bang dans la chambre.

BAM……..BAM

Mais avant que le sergent ne puisse donner l’ordre d’entrer, Normann Wakks se rua à l’intérieur comme un fou furieux et l’écrasa au sol.

Naalem avait les yeux fermé, il ne fut pas aveuglé… du moins pas autant qu’ouvert, mais les tympans prirent chère… il était décontenancer, la porte était ouverte, ils avaient peur de quoi cette brochette de consanguin ? Qu’il les attaque ? Si cela était dans ses plans, au moment même où ils auraient ouvert la porte, celle-ci leur aurait explosé à la gueule. Piéger sa serrure il savait faire. Il sentait que son corps était en déséquilibre, et encore une fois, cela lui passait au dessus, douleur sur douleur ne donne rien de plus que de la souffrance. Il ne fit aucune résistance quand quelqu’un le jeta au sol. Son esprit était concentré sur le chaos, essayant de rassembler quelques pièces pour ne pas partir en vrille complet...le lion était à terre, inerte… le visage rouge de sang.

« Alors comme ça c’est le trip de la famille de casser du militaire ?!? Ca te fait bander ?!? » ragea Normann avant de lui écraser la gueule contre le sol. Il lui cala deux bons bourrepifs de côté avant que le sergent Brass ne lui saute dessus.
« Arrêtez ça tout de suite, Wakks ! C’est un ordre !!! »
« Pas avant qu’il réponde ! Hein que tu vas répondre ?!? Ca vous plait de dégommer du... »
Danny fonça et lui donna un coup d’épaule pour le renverser sur le côté. C’était devenu un vrai bazar. Mais un bazar contrôlé. Le temps que Tim repoussait le fou furieux contre le mur pour le remettre sur les rails, Danny procéda à l’installation des serflexs. Rita et Will le surveillait, arme au poing, avant que l’un d’eux ne découvre celle qui trainait sur le sol.
« Hé chef ! Regardez... »
« Mets-le sous scellé. On l’apportera au dépôt. »
« T’avais dit qu’il avait pas d’arme... »
« Comme quoi ! Bon...ça y est, vous êtes calmé soldat !!! »
« Ouais sergent, mais c’est que partie remise. Si Maria meurt, je le crève ce petit enfoiré. »
Normann avait gueulé la fin de la phrase comme une promesse.
« Normann Wakks, vous sortez ! Vous sortez de cette chambre et vous allez prendre des nouvelles de votre amie. Exécution. »
« De casser du militaire » donc Teshara avait attaqué des militaires…pour ça qu’ils mettaient les moyens. Naalem ne répondait pas, ne bougeait pas. Il écoutait simplement les militaires jacasser sur cette arme qu’ils ne cherchaient pas à comprendre pourquoi elle était là. Des abrutis. Le foux furieux qu’il l’avait plaqué, commençait à lui faire des promesses…de le buter, cela était à mourir de rire, comme si une lavette dans son genre avait les moyens de la buter. Il en a qui ne doute de rien. Il avait de la chance lui, que sa soeur venait de le mettre à terre… il soupira. Ça va leur arrestation n’était pas trop dur… bande de lopette. Qu’ils se magne le cul, il avait un monde à reconstruire. Qu’on le foute en taule une bonne fois pour toute et qu’on lui foute la paix. En tout cas, Naalem était d’une docilité impressionnante, il était presque complètement inerte et ne réagissait à rien. Après tout sa plus grande faiblesse venait de frapper.
Une fois le calme revenu, le sergent Brass fît installer Naalem en position assise puis il appela Iza. La toubib entra alors dans la chambre pour inspecter son état et le guérir. Elle s’intéressa à ses mains, lui demandant ce qu’il avait fait, mais il ne répondit toujours pas. La jeune femme poursuivit son examen en partant du principe qu’il ne jouerait pas le jeu.

« Alors ? » demanda Brass. « Etat de choc ? »
« Non. Pas du tout. Mais sa tension est élevée. Il n’est pas aussi serein qu’il en donne l’air. » nota Izabel.
« Il peut être admis en salle d’interrogatoire ? »
« Si un médecin vient approfondir les soins pour ses mains et qu’on contrôle un peu ses constantes, je ne m’y oppose pas. »
« Ok, bon boulot Iza. Fini ce que tu as à faire, je contacte Sheppard. »

Tim Brass s’écarta pour passer son appel radio. Naalem restait sous la vigilance du reste du groupe. Ruth, d’ailleurs, venait tout juste de les rejoindre.
//Mon colonel, ici le sergent Brass. Vous me recevez ?//
// Oui sergent ? Comment ça s’est passé ? //
//Le prévenu a joué les forcenés en refusant d’obtempérer. Nous avons forcé sa porte et envoyé les flashs bangs par mesure de précaution. Mon médecin le déclare apte à l’interrogatoire, je vous l’amène sous peu.//
// Il s'est débattu ? Aucun blessé ? //
//Justement, colonel. Le prévenu n’a pas voulu nous ouvrir. Il reste stoïque depuis le début. On l’a trouvé légèrement blessé et en possession d’une arme qu’il n’avait pas en main. J’envoie Ruth Padilla placer le scellé au dépôt pour preuve. Quand à ses blessures, elles ne résultent pas de....//
// Tentative de suicide ? //
//Aucune idée mon colonel. Il ne nous a pas menacé si c’est votre question.//
// Bon. Mettez le au frais. Soignez le si possible et faite lui une prise de sang. La dernière fois qu’on a fouiller leurs quartiers, ils avait une quantité impressionnante de drogue. //
//Bien chef. Je vais laisser deux hommes pour garder la chambre en attendant la perquisition.//
// Tenez moi au courant. Et Wakks il a été sage ? //
//Autant qu’un homme qui rêvait vengeance. Je l’ai retiré de la section pour avoir frappé le prévenu. Il n’a pas été blessé.//
// Bon boulot Sergent. Rompez. //

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Alexander Hoffman

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√ Arrivée le : 08/07/2016
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le Mar 14 Jan - 14:01

Alexander Hoffman


► Chronologie : février 2020
Imposture de Teshara ?
Nelly & Pedge & Isia & Teshara & Naalem & Alexander & Erin & John & Darren



Ca faisait maintenant un moment que Wakks était parti. Un moment, ou une éternité, Pedge n’en savait rien. Elle flottait entre deux eaux, repliée sur sa couchette. Elle n’avait pas changé de position depuis qu’il avait quitté la cellule, et comme Rabiot avait fini par s’asseoir dans un coin sans ne plus rien dire, le calme était revenu dans la zone carcérale. C’était peut-être un peu trop calme au goût de certain, car un homme sur la droite s’amusait à siffler de temps en temps, brisant le silence des mouches qui volaient incognito.
Elle s’était clairement vue dans le miroir, et il n’y avait pas de doute possible, elle était bien coincée dans le corps de Teshara Lays. C’était toujours aussi aberrant et inconcevable pour la jeune femme. Elle ne comprenait pas comment cela était possible, et comment cela avait pu se produire sans qu’elle ne se rende compte de rien.

Elle repassait en boucle ce moment où elle voyait la gueule du canon approcher de son front, et qu’elle sentait la tiédeur du métal qui venait de tirer deux cartouches, se poser sur sa peau, alors que la main de la jumelle lui imprimait une strangulation assez puissante pour la clouer au mur. Puis soudainement, ses perceptions changeaient et elle sentait la crosse en résine dans sa paume de main, tandis qu’elle se voyait d’un point de vue extérieur et qu’elle se sentait en train d’étrangler quelqu’un. Forcément surprise, elle avait eu un temps de latence pendant lequel Rabiot s’était jetée sur elle. Pourquoi ne s’était-elle pas défendue à ce moment là ?

Comment aurait-elle pu se défendre alors que son univers avait basculé en une seconde d’un point de vue à un autre, sans qu’elle ne ressente rien. La seconde d’avant, elle était clouée sur un mur avec un canon encore fumant sur le front, à fixer dans le blanc des yeux cette femme qui venait de tirer sur Nelly, et la seconde suivante, elle était celle qui la tenait en se fixant dans le blanc des yeux. Y avait de quoi être surpris, même quand on s’appelait Pedge Allen et qu’on avait expérimenté pas mal de chose déjà dans sa vie de soldat. Non ?

Et puis après, elle aurait réagit, il se serait passé quoi ? Elle aurait paru encore plus suspecte aux yeux de tout le monde, et elle aurait même pu récolter une balle en pleine poire pour avoir tiré sur Bricks et pris en otage un officier.

Le temps passait au fil du film qu’elle se refaisait. Et de la douleur lancinante de son genou, de son nez et de son ventre. Même pas un paracétamol ou une connerie comme ça. Elle était condamnée à souffrir en attendant qu’on veuille bien faire un geste d’humanité envers elle. Elle comprenait l’état d’esprit de chacun, elle avait “normalement” tiré sur une des leurs, dans le but évident de la tuer, avant de s’en prendre à un capitaine. Qui pouvait leur dire qu’elle ne l’aurait pas tué aussi ? Personne. A part elle. Du coup, elle payait les pots cassés.

Est-ce que Wakks arriverait à convaincre quelqu’un de cette méprise ? Elle avait des doutes. Si ce gars s’était pointé pour lui dire : “on a Tesh Lays dans la cellule et ce n’est pas elle, c’est…” qui d’autre pouvait être à sa place ? Pedge pensa à Frei. L’aurait-elle cru s’il était arrivé pour lui dire que ce n’était pas Lays mais Frei dans la cellule, alors que la femme qui était dedans était manifestement Lays ?
Probablement pas.
Elle lui aurait dit d’aller emmerder quelqu’un d’autre, surtout que Wakks était le genre de gars qu’elle avait du mal à encadrer. Ça n’allait pas s’arranger.
Bref, de toute façon, elle n’avait pas d’autres choix que d’attendre. Et fulminer. Ruminer. S’interroger.

En attendant la prochaine étape.

Pendant cette attente, Rabiot fut relevé de ses fonctions sans aucune douceur par le lieutenant en charge de la sécurité. Et cinq nouveaux soldats tout frais prirent sa place.
Il fallut attendre encore quelques longues minutes avant que des pas résonnent dans le couloir, laissant voir le colonel Sheppard et Hoffman. Que ça soit l’un ou l’autre, les deux étaient impassibles, même si leur pensée était commune : il était étrange de voir Teshara Lays avec l’idée que ça ne soit pas la dingue mais la capitaine Allen. Cela était juste déroutant, mais cette blonde incendiaire était intelligente, tous les psys l’avaient dit, elle était d’une intelligence supérieure et elle pouvait très bien avoir manigancé quelque chose à plus grande échelle. Même si, jusqu’à lors, elle était plutôt dans l’instantanée que dans la préméditation.
John s’approcha de la cellule pour toiser la jeune femme. Alexander était sur ses talons calme comme toujours.
« Apparemment on doit vous appeler Capitaine Allen ? » comme toujours l’homme entra dans le vif du sujet tout en fixant l’acier de son regard dans le bleu de la belle femme

Allen se redressa sur sa souche. Elle qui tournait le dos au monde accepta d’y faire face une nouvelle fois. Elle n’arrivait pas à concevoir la situation, et le fait qu’Hoffman fasse son entrée en matière de la sorte lui laissa l’espoir qu’elle n’aurait pas à se défendre. Oui elle était Allen, ça ne se voyait pas bordel ?
Et non, pensa-t-elle en se souvenant du miroir. Elle resta assise sur le bord du lit, posant simplement ses deux jambes sur le sol. Son genou était salement engourdi, en plus d’être douloureux. Putain de Wakks quoi. Une articulation… Elle en aurait pour quelques jours à douiller et à se sentir contrainte par l’hématome… Si ce n’était pas des semaines dans ce corps pas habitué à prendre des ch’touilles.
« Oui monsieur. », fit-elle en faisant un mouvement de tête positif.
« Loin de moi l’idée de ne pas respecter le protocole et de vous saluer Colonel, mais... », elle se décala un poil pour montrer ses mains liées aux barreaux du lit.

«Je m’en passerai pour cette fois» fit John affable.
« On va devoir vérifier cette hypothèse Allen. » enchaîna John qui avait tiré deux chaises, mais Hoffman resta debout, son regard parcourait sa tablette.
« Date de naissance, pays et école fréquenté au secondaire. » Alexander avait relevé son regard en attente de la réponse, cela était facile, mais il comptait bien enchaîné avec des questions très précise. Il ne voulait pas perdre de temps. Car si elle est belle et bien Allen, cela allait être chiant pour elle et surtout cette situation était suffisamment détestable comme ça. En tout cas John nota qu’elle n’avait pas été bien fouillé. Il s’éloigna un peu, Brass venait de la contacter par radio.

Pedge acquiesça. C’était normal de vérifier dans pareil circonstance. Alexander attaqua directement en entrant dans le vif du sujet. Questions dont les réponses se trouvaient dans son dossier, ce qui n’était pas une preuve en soi, mais qui mettaient en bouche.
« 29 Septembre 1983 à Austin au Texas, Etats-Unis d’Amérique, et j’ai fréquenté le collège communautaire d’Austin. », déclara-t-elle d’une traite, d’un ton raide.
John était toujours en communication et il semblait surpris. Alexander quant à lui continua tout en restant si flegmatique.
« Codes de l’autodestruction de la cité ? »
« Pas devant le lieutenant et ses hommes. », répondit-elle avec aplomb.
Alexander eut un très fin sourire amusé, il attendait cette réponse, et non la série de chiffre habituel, cela était du Allen pur et dur.
« Que faisiez vous dans la chevrolet creme de votre père plus jeune ? » c’est une information tellement perso, qu’elle venait d’un dossier psy quand elle était revenu de mission pour Normandie, quand elle avait combattue la reine Wraith, impossible à avoir comme ça.
Pedge tiqua. Elle n’était pas du genre à raconter ce genre d’histoire à tout le monde. Clairement, ça la faisait chier. Et puis c’était parler d’elle, et elle n’était pas fan du tout, surtout que c’était personnel, vraiment personnel. D’ailleurs, pourquoi quelqu’un comme Hoffman pouvait avoir ce genre d’information ?
Elle soupira, mal à l’aise.
« J’me planquais. », répondit-elle laconiquement, peu désireuse d’aller au fond du sujet ou d’en dire plus. Avouer, elle, maintenant Capitaine, qu’elle se planquait, lui faisait presque honte.
Alexander ne jugeait pas, il passait de question en question sans aucun état d’âme. Il lui montra une carte de l’amérique du sud sur sa tablette, où il n’y avait rien d’inscrit.
« Où est le texas ? »
« Là où pousse les patates Monsieur. », fit-elle. « Et ça ne se trouve pas en Amérique du Sud. ».
Alexander ramena sa tablette vers lui « Hum, la dernière fois que nous sommes partis en mission, il nous est arrivé quelque chose de commun ensemble. C’est quoi ? » si c’est Teshara elle va s'imaginer du sexe, même si à a ce stade il était certain d‘avoir Allen en face de lui. Peut de personne savaient qu’ils étaient morts, cette information était classée.
« Nous sommes morts. Et nous nous sommes réveillés dans un lit dans un hotel. » Elle regarda John qui était revenu après sa conversation, et ajouta : « Chacun le sien. »
« Je suis surpris tiens… » Alexander tourna la tête vers le colonel en arquant un sourcil. Et John eut un rictus mystérieux, juste pour emmerder le monde, mais son regard était sur Allen, pour lui répondre a sa petite précision. Alexander secoua la tête, avant d’éteindre sa tablette.
« Content de vous avoir en face capitaine. »
« Soldat détachez la et ouvrez la porte. »
Les deux soldats s'exécutent immédiatement, alors que le colonel, entra en premier, pour vérifier l’état de sa subordonner. Elle avait un méchant hématome sur le genoux. Il fronça des sourcils.
« Cadeau de bienvenu de Wakks je suppose ? »
Alexander entra à sa suite, tout en demandant qu’on fasse venir un médecin. Il regarda a son tour en soupirant. Il n’en pensait pas moins.
« Il a été sage ? »
« Non. Mais le sergent Brass la gérer »
Alexander retenu une remarque acerbe mais il s’était juré de ne pas en faire en public sur cet idiot prétentieux. En plus il avait un différent avec lui depuis qu’il avait tenté de draguer sa femme. Et il ne voulait pas qu’on s’imagine qu’il avait des envies de l’enfoncer à cause de ça.
Pedge fit aller ses poignets. Enfin “ses”. Ceux qu’elle avait quoi. N’empêche que ça faisait du bien. Effectivement, le genou était l’endroit le plus visible où Wakks avait frappé, surtout que le vêtement s’était déchiré. Elle haussa des épaules, un peu blasée, mais soulagée par la tournure que prenait les évènements.
« Je suppose qu’il avait besoin d’être certain que je ne disais pas de connerie. », observa-t-elle magnanime même si sur le coup, elle l’aurait bien tué à main nue. Au final, le soulagement prenait le pas sur la rancune, pour le moment. Elle retira le gant. Il était assez lourd mine de rien, et elle n’avait pas encore eu l’occasion de le soupeser. En tout cas, quelque chose était fourré dans la doublure en tissu, elle était prête à le parier.
« Vous devriez regarder ça de plus près... », fit-elle en tendant l’objet vestimentaire en le tenant par le renfort du poignet.
Pour la première fois depuis qu’elle était dans ce corps, Pedge pouvait aussi l’explorer un peu. Elle se passa la main dans les cheveux, et elle glissa ses doigts devant ses yeux, emmêlés de mèches blondes, lisses et fines. Sensation bizarre. Quant à se tenir debout, elle ne se sentait pas dans les mêmes dispositions qu’habituellement…

John l’observa, il ne pouvait pas imaginé comme cela devait être étrange d’être dans un autre corps. Bêtement, il se dit qu’elle avait sacrément gagné au change niveau physique. Même si ce canon était associé maintenant à de la folie. Alexander avait prit le gants, le trouvant lourd lui aussi...Il attrapa le couteau de John sans même lui demander la permission, il n’avait qu'à pas le laisser traîner à l’arrière de son cul aussi.
« Fait comme chez toi …. »
« C’est ce que je fais. » l’homme plaqua le gant sur le sol, pour déchirer la doublure, sortant un drôle de petit artefact. Qu’il garda dans la doublure éventré.
« Intéressant… On une pièce du mystère. » il n’osa toucher l’objet, il le tendit au lieutenant lui demandant de l'emmener au laboratoire pour analyse.
« Que c’est t’il passé ? » demanda le colonel, qui avait jeté un bref regard à l’artefact surement à l’origine de ce transfert.

Maintenant qu’elle était libre, le cerveau de Pedge carburait à cent pourcent. Autant ne pouvait-elle rien faire quand elle était enfermée, à part récolter des coups, autant maintenant, elle pouvait agir, et cela changeait beaucoup de choses !
Il fallait à tout prix qu’elle remette la main sur Lays et sur son corps, dans un délai rapide. Elle ne devait pas être bien loin.
« Je ne sais pas trop, elle m’a posé le flingue sur le front après avoir tiré sur Bricks et elle m’a attrapé par le cou avec la main qui portait ce gant…. », répondit Pedge en laissant ses yeux qui n’étaient plus aussi lourds désormais, trainer sur l’artefact qu’Alexander remettait au lieutenant. Il fallait mettre McKay sur le coup, tous les scientifiques, toutes les têtes pensantes de la cité, il fallait activer tous les réseaux dans la galaxie, communiquer avec les clones, les Natus, les factions alliées ! Il fallait retrouver son putain de corps !

« L’échange à donc été fait à ce moment là. » conclut l’anglais.

Mais Lays ne devait pas être bien loin, elle devait être cachée dans la cité… Non ? Pedge l’espérait de tout son coeur parce que sinon cela allait compliquer les choses. Elle n’en était pas encore au point d’envisager de passer le restant de sa vie dans cette enveloppe charnelle, pas encore. Pour le moment, elle retrouvait un peu de niaque et d’envie d’en découdre.
« Si vous êtes là, c’est que vous n’avez pas encore retrouvé Lays, j’aimerai participer aux recherches. », affirma-t-elle en faisant un pas digne d’un boiteux de feu rouge. Elle accéda au lavabo de la cellule et elle se débarbouilla le visage, effaçant les traces de sang sous son nez, sur sa bouche et son menton. Ah non… sur sa bouche, c’était un rouge à lèvres… Bon… Bref, elle n’était là que provisoirement.
« Seul son frère a été attrapé. » informa John en toissant Pedge. « Je pense que ce n’est pas une bonne idée dans votre état Capitaine. » John la regardait faire avec un simple sourire sur les lèvres, elle était en train de s'échiner sur sa bouche avant de comprendre qu’elle portait du maquillage. « Bienvenu dans le monde de la coquetterie Allen » lui lança t’il d’un air amusé, pour faire un peu d'ironie avant de lui faire un signe de main pour la conduire à l’infirmerie. Elle le toisa, l’air un peu perdue, et peu sensible pour le moment à ce genre d’humour. Néanmoins, elle n’était pas contre d’aller à l’infirmerie, même si elle avait plus la bougeote qu’autre chose. En fait, elle n’avait pas spécialement envie de prendre soin de ce corps qui n’était pas le sien et qu’on venait de lui refiler par dessous la ceinture comme ça. En quoi est-ce qu’elle était concernée par son bien être ? Hein ? Peut-être parce que pour le moment, la douleur de ce corps était sa douleur ? Ce serait un bon début de la calmer quand même...
« En tout cas, si le frère ne veut rien dire, on peut cependant vous demander de jouer la comédie. » une simple hypothèse qui lui traversait la tête en voyant ce corps qui n’était pas celui de l’âme y résidant.
« D’autres ont essayé de me faire jouer la comédie… c’était un désastre, mais pourquoi pas. Du moment qu’on retrouve mon corps. », dit-elle en approchant de la sortie de la cellule. Elle était de nouveau libre. Un sentiment qui n’était pas puissant parce qu’elle n’avait pas été enfermé longtemps et qu’elle ne se sentait pas coupable. Quelle merde quand même...
« Peut-être que vous aurez un talent caché avec cette enveloppe. » lança l’anglais loin d’être défaitiste.
« M’ouais. », fit-elle dans un murmure, pas très convaincue. Le seul talent caché qu’elle percevait, c’était cette poitrine opulente qui lui servait de déflecteur maintenant. Pour le moment, elle n’était pas assez bien lunée pour y voir autre chose qu’une contrariété vraiment très importante.


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John Sheppard

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le Mar 14 Jan - 14:05

John Sheppard


► Chronologie : février 2020
Imposture de Teshara ?
Nelly & Pedge & Isia & Teshara & Naalem & Alexander & Erin & John & Darren


John pris les devants. Tous les trois marchaient en rythme dans le couloir, sous le regard de quelques personnes intriguées de voir l’état de la « tornade » … John ne pouvait pas réprimander d’autres types de regard qui étaient de la haine des militaires qui avaient eu vent de l’histoire… quand on parle d’agression sur un soldats cela tourne très vite sur la cité. Le colonel, redoutait un débordement à chaque instant, mais le fait que Pedge soit entouré du responsable militaire et d’un des responsables civils, semblait décourager les plus culotté de faire du zèle. Aucun n’osait ruiner sa carrière pour un acte de vengeance, mais une chose était certaine : si elle se retrouvait seule, elle se prendrait un coup. Par chance, le trajet fut rapide et l’infirmerie était toujours dans cette ébullition digne d’une fourmilière. Une infirmière, une jolie demoiselle blonde au joue rondes prit en charge Pedge, l’emmenant un peu plus loin sur un lit pour s’occuper de son genou et des coups visibles. Sa douceur était incroyable, tout comme sa jeunesse, elle n’était pas terrienne, mais une native de pégase. L’une des nombreuses personnes qui avaient mal commencée sa vie, pourchassé comme un runneur par des Wraith affamé de son tempérament de battant, elle avait eu la chance de sa vie en sauvant la vie d’un atlante. Un militaire de surcroît. Et la voici ici, dans la plus belle cité de la galaxie à prendre soins des autres et à oublier son passé qui était avec ou sans Wraiths des plus déplaisant. Elle aurait fini marier de force au mec le plus valeureux de sa tribu, pour lui pondre une myriade de gamin avant de mourir jeune d’une grippe.
John était non loin, il questionnait un aide-soignant sur l’état de Nelly. Le colonel, était ici non pas seulement pour protéger l’un des ses meilleurs officiers, mais aussi pour s’enquérir de l’état de sa petite « fofolle de Nelly ». L’homme était inquiet … Le jeune homme n’avait pas d’information, le bloc était toujours fermé dans cette angoisse que tous ressentait… dans un soupir lassé le milliaire regarda l’anglais et lâcha soudainement : « J’ignore si j’aurais l’occasion de lui mettre des cœurs en chocolats sur son lit… » une référence à ce qu’elle lui avait fait quand il était revenu en sale état de Normandie… le RDA lui posa une main réconfortante sur l’épaule.
« Mets-toi à la cuisine… elle va en vouloir des dizaines ! » les deux hommes ne se souciait guère de savoir s’ils étaient entendu ou non. Alexander dû s’éloigner pour communiquer avec Richard et l’informer que « Teshara » était bel et bien le capitaine Allen. Le directeur allait faire le nécessaire pour établir un communiquer et éviter les débordements de haine envers l’enveloppe de la « voleuse ». Il était persuadé qu'annoncé ce genre de chose, allait donner encore plus d’énergie aux militaires pour traquer les moindres recoins ou ombres où pourrait se cacher la pégasienne.
Et comme de part hasard, un drame n’arrivant jamais seul, il avait ramené ses petits copains… Hoffman devait retourner au plus vite à la salle de commande où un groupe de personne commençait à s’affoler, quelqu’un avait lancé la rumeur qu’un morphéas était toujours dans les lieux…l’anglais ignorait comment cela était possible… qu’une rumeurs ait déjà éclos…quelqu’un avait dû entendre que la furie blonde n’était pas celle qu’elle devait être… à moins qu'ils aient croisé l’officier… enfin dans tous les cas, il ne fallait pas grand-chose pour que cela prennent de l’ampleur. Il salua Allen et Sheppard, avant de disparaître rejoindre Richard qui ne pouvait contenir cette foule de plus en plus paniqué. Dans ce même temps, le colonel dû abandonner son officier, on avait besoin de toute urgence de lui.
« Je suis navré de vous abandonner Allen. Dès que vous aurez l’autorisation de partir, on vous escortera jusqu’aux bureaux de la direction. » elle pouvait comprendre qu’il lui autorisait d’agir. « Mais enfilez un uniforme Atlante. Dans vos vestiaires vous devez avoir l’un de vos uniformes. » Il serait étonnant que l’empreinte de Teshara arrive à ouvrir les quartiers d'un officier, d’où l’idée du vestiaire.
Il donna des ordres par oreillette et partis à son tour.
« Je vais voir Colonel, je vais me débrouiller. », assura Pedge, un peu désorientée. « Merci. », fit-elle avec un hochement de tête. De toute façon, elle devait passer par la case infirmerie.


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