Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Darren Clive

Image perso : L'Heure Mille Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 76

le Sam 30 Nov - 21:35

Darren Clive
L’heure approchait.
Darren avait une pression de dingue. L’échéance arrivait à grand pas et il ne se sentait toujours pas prêt. Il restait tant de détails à résoudre. Tant de petit élément à traiter. Depuis deux jours, le soldat passait sa vie à la radio. Il dormait peu, mangeait sans vraiment avoir d’appétit. Il avait bien malgré lui multiplié les messages à destination de la Gaëllie mais sans réponse toutefois. Donc il appelait untel pour savoir si c’était prêt, l’autre pour savoir s’il avait pu mener à bien son projet. Un autre pour savoir si les chariots seraient livrés à l’heure. Encore un pour vérifier que les officiers ne viendraient pas foutre la merde.

D’ailleurs, en parlant d’officiers adepte de brassage de merde, Clive eut une pensée particulièrement sombre du glaçon de la cité.
Deux jours de taule pour avoir osé lui demander ses dessous. L’explication complète, le respect et la considération de son grade, mettre les formes, être pragmatique dans sa démarche. Non, rien n’avait marché. C’était comme s’il avait suffi de lui tendre le bâton et elle le recevait avec un air diabolique. ET BIM !!! Deux jours de taule !
ET BIIIIM ! Pas le droit de parler à une gonzesse les quarante huit heures suivante ET...ET...ET ?!?
BIM !!! Re-deux jours de taule !!! Fliqué et dénoncé parce qu’il avait continué.

Quelle vieille carne, tiens !!! C’était quasiment de l’acharnement à ce stade. Dans un élan mauvais et colérique, tous les noms d’oiseaux y étaient passé la concernant. Une gradée féministe qui n’en connait même pas la définition ! Voilà ce que c’était pour lui. Une parfaite amerloc qui hurle au viol parce que le mec a regardé trop bas.
Depuis 2015, cette cité avait un vrai problème. Le mec qui avait mis tout ce foutoir était un génie question chaos. Ca n’avait jamais vraiment soigné.

Darren était aigre à songer à tout ça. A cause de la réaction de Frei, il n’avait pas eu ses 100%. Bien obligé de faire profil bas et d’arrêter les visites auprés des filles. Darren était dégouté d’avoir donné tant sur le système pour échapper à tout le côté pervers du projet pour finalement être retenu par une seule gonzesse.
Encore heureux que le reste des filles du Groupe d’Armée étaient moins portées sur la pleurniche. Quelques unes étaient venues le voir pour la participation avec le plaisir presque mesquin d’aller contre le message du major. Ce jour-là, ça l’avait regonglé d’espoir.

Bref. Ce sujet là, c’était la bête noire de Darren. Ca restait quand même tapis au fond, une amertume et une sourde colère. Le soldat avait su en discuter avec le reste des organisateurs et ils s’étaient trouvés quelques indics sympa pour les prévenir si jamais. Dans le Groupe entier, le même mot revenait. C’était la source même du projet et des efforts qui y étaient placés malgré les embûches :
Pour Sheppard !
Ca faisait trop longtemps qu’ils galéraient pour qu’une seule sardine les menace. Le Groupe Armée y veillait.

« Eh salut les gars !!! » fît Darren avec légèreté en parvenant au lieu de la réunion. « Les nouvelles sont bonnes ? »

Une douzaine de visages qu’il ne voyait qu’une fois par semaine. C’était drôle de se réunir au-delà du grade, au-delà de la fonction, entre organisateur de l’opération BIG BOSS. Clive avait l’impression d’être un comploteur. Il se demandait même si le CODIR n’était pas déjà au courant, trop impliqué dans les défenses internes de la cité et ce genre de monde. Et ils feraient volontairement les ignorant puisqu’ils ne faisaient rien de mal. C’était plus logique non ?

« On a testé les chariots trois fois, ils fonctionnent de façon optimale. » fît l’ingénieur.
« T’as mis sa morphologie ? »
« Bien sûr. »
« Et les figurants ? »

La discussion durait une heure, parfois plus.
Pour éviter de se faire gauler, les organisateurs de BIG BOSS se réunissaient et n’utilisaient pas les radios. Encore moins les mails ou l’intranet. Darren se sentait tout petit dans ce système organisationnel. Il avait apporté sa pierre à l’édifice, s’était mis professionnellement en danger pour la partie la plus dingue de l’opération. Mais ces gars-là connaissaient leurs affaires. Pas pour rien qu’ils avaient quasiment tous des équipes sous leurs ordres.
Clive se sentait bien seul là-dedans. C’est son côté tête brulée et sa participation active qui avait séduit visiblement.

L’échange était parfois un peu sauvage mais chargé d’humour. Ca lui permettait d’oublier son amertume envers Frei. Quatre jours de taule...et dans quel cas on interdit à un homme de “parler au femme” ? C’est pas sexiste ça, par hasard ?!? Peu importe. Tout le monde s’était vraiment arraché sous son nez pour faire l’opération du siècle en sous-marin. Des semaines de préparations, de messes-basses, de risque de se faire gauler, ou qu’un soldat ivre balance soudainement le morceau. Le plan aurait dû tomber tant de fois à l’eau. Et pourtant...pourtant...ils étaient là, réunis pour la dernière fois.

« On répète ? »
« C’est la troisième fois que tu nous dis ça, non ? »
Darren sourit.
« On a pas attendu deux répéts à l’arrache avant de balancer les pastilles sur Hiroshima. »
Il croisa le regard de la japonaise qui s’était chargée de toute la partie communication.
« Oh, pardon ! »
Elle lui répondit d’une grimace chargée de promesses vengeresque.

Dire que même ceux qui ne faisaient pas le déplacement avaient participé à leurs manières. Après une ultime répétition des rôles de chacun, le soldat partagea quelques anecdotes sympa de sa mission sans pour autant entrer dans les confidences. Il gardait les identités secrètes et tout le monde respectait ça.

« Vous envoyez du pâté…. » Les félicita Darren.
La Japonaise leva soudainement la main, le coupant net dans sa phrase. Elle s’était arrangée avec un gars de la salle de contrôle pour bénéficier de la fréquence des opérations de vols. Elle avait l’écoute sur les différents couloirs aériens. Une main plaquée contre son oreille, l’autre toujours en l’air, l’ensemble du groupe attendait avec une certaine pression. La jeune femme leur sourit pour déclarer :
« C’est confirmé ! Il arrive !!!! »
« A toi l’honneur Clive ! »
« La vache, je suis tout tendu ! Une vraie pucelle qui s’apprête à voir le loup ! » s’exclama Darren en secouant les bras.
Les gars l’avaient choisi pour aller au devant du danger. Si on pouvait l’appeler comme ça…
Certains trouveraient que c’était abusé puisqu’il s’était déjà risqué chez Frei. Mais c’était un bel honneur en fin de compte. Le projet avait vu le jour parce que tout le monde avait bien voulu mettre la main à la pâte. Mais c’est lui, le petit soldat Darren, qui allait lancer la machine. C’est lui qui allait lancer l’amorce. C’était si grisant, si excitant…

Son aveu lui valut une longue volée de boutades de la part des uns et des autres qui l’enjoignaient à ne pas perdre plus de temps. Cette fois, toute l’organisation émergeait des flots et de la discrétion. Darren se cala sur la fréquence que lui désigna la japonaise. Les gars écoutaient beaucoup plus attentivement, ce jour, en l’attente du mot qui allait tout lancer. Il se râcla la gorge, aussi intimidé que le jour de son permis, puis il lâcha d’une voix calme mais néanmoins tendue :
//Avis au Groupe d’Armée, lancement de l’opération BIG BOSS. Je répète, on lance l’opération BIG BOSS. T-20 minutes. Attila approche. A tous, vous connaissez vos places. Rejoignez les postes.
Surexcité, Clive attendit avant de répéter son message une dernière fois. Avec les autres organisateurs, il vérifia les derniers détails, passa quelques appels radios. Maintenant que l’opération était lancée, plus besoin de se cacher. Ils s’accordèrent une dernière fois puis, sourires aux lèvres, ils s’éclipsèrent comme des parasites de nuit soudainement chassé par un halo lumineux. Tout le monde s’éparpilla dans les couloirs en se laissant aller à une joie enfantine. Certains déconnaient en partant, d’autres ricanaient. Des plus rares prenaient les choses très au sérieux.

Darren fonça en direction de la tour. Quelques gradés de seconde zone, ceux qui partageaient encore le monde de l’amusement selon lui, ouvraient les accès et lui permettait de rejoindre le hangar à Jumper en douce. Sur plusieurs étages de la Tour, comme dans d’autres secteurs clés de la cité, plusieurs groupes de soldats s’étaient réunis pour installer les préparatifs. Quelques techniciens étaient déjà là, disposant des dernières décorations, les derniers détails. Les bénévoles terminaient leur déguisements et s’aidaient avec les retouches qu’apportaient plusieurs maquilleuses fortes de leurs expériences. Elles avaient fait un boulot du tonnerre. Le militaire les salua à la volée, touché par l’ampleur de la préparation qui échapperait à tout le reste de l’organe de commandement. Une fois à l’intérieur du hangar, il salua les techniciens qui étaient de connivence et rejoignit son binome. Il s’était planqué dans le sas de l’un des Jumpers à quai.
« Eh, T-10, t’es prêt ? »
« Ca dépend. » fît Wakks en finissant d’enfiler sa cagoule noire. Ca lui donnait un air diabolique. « Ses galons sont à moi. J’connais deux trois personnes qui paieraient chers pour avoir les dorures d’origine du patron. »
« Ouais, pas de soucis. Il sera trop occupé pour se soucier de ses épaulettes notre Sheppard. T’as de quoi faire ? »
« Les poings ça ira ? »
« Déconne pas, Wakks ! »
« Fait ton job, je ferai le mien. Et tout se passera crème ! »

Darren balisait, c’est vrai.
S’ils ne parvenaient pas à chopper le patron, il allait vite découvrir le pot aux roses. Il fallait le neutraliser et lui piquer sa radio avant qu’il n’ait le temps de réaliser. Bon, la Japonaise ferait le suivi pour lui. Même si c’était une surprise, des militaires ne pouvaient pas rendre leur officier complètement sourd à ce qu’il se passait sur la cité. Mais c’était le moment le plus important, le plus tendu.
Ces dix minutes furent atrocement longues. Il pensait qu’elles ne se termineraient jamais. Clive consultait sa montre tous les dix pas. Le jeune homme regrettait que la princesse ne soit pas là. Elle aurait pu en apprendre davantage sur les moment comme ça. Quoique...elle n’aimait pas la foule. Ca pouvait même lui être douloureux. C’était peut-être pour ça qu’elle ne lui avait pas répondu...non ?

Le vacarme du sas le tira de ses pensées.
CA Y EST !!! Sheppard débarquait !
Il s’était proposé pour un contrôle météo. Tout le monde savait que c’était une excuse pour aller voler peinard avec un Jumper sans risques ni combats à disputer. Savait-il seulement qu’il venait tout juste d’achever sa millième heure de vol sur cet engin ? Ce n’était pas rien...vraiment pas.
Le soldat sortit de sa cachette pour rejoindre le véhicule en cours d’atterrissage. La verrière illuminée laissait apparaître clairement les traits du colonel, sa concentration, les derniers réglages qu’il faisait consciencieusement avant de quitter son engin. Le coeur du première classe battait à fond. Il demeura là, à attendre que le colonel veuille bien se bouger pour sortir de son vaisseau. Inconscient de tout ce qui se tramait, il n’allait pas aller plus vite. C’était normal après tout.
Mais finalement, quand il le vit émerger en se rendant dans sa direction, l'électrochoc que sentit Clive le contraignit à ouvrir la bouche.

« Chef ! »
Il se plaça au garde à vous.
Oui, ça, il savait encore le faire. C’était comme une seconde nature et ça lui offrait un sursit, juste un sursi.
Allez Darren. T’es un tête brûlée. Arme ton regard, le genre de celui qui VEUT les emmerdes. Et go, mec, GOOOO !
« Mon colonel. Puis-je avoir la permission de vous enlever salement ! » déclara Darren en articulant bien.
Il savait que son officier allait beuguer. Se demander s’il n’était pas en train de se soumettre à un défi après avoir perdu un pari. Quelque chose dans ce genre. Le soldat ajouta, histoire d’enfoncer le clou :
« Littéralement. Monsieur ! »

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John Sheppard

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le Lun 2 Déc - 19:30

John Sheppard
L'heure milleChronologie : novembre 2019 ( John et Darren )La journée avait été fatigante, comme beaucoup en ce moment… Faut dire que les journées normales ne couraient pas les rues et il arrivait que John aspire à vivre ne serait-ce qu’une fois une journée routinière...mais cela n’était pas possible sur cette cité et avec son poste. En se faisant cette remarque John se sentait soudainement affreusement vieux, il n’aimait pas se faire ce genre de constatation, il avait l'impression de se plaindre, alors que chaque jour il vivait des aventures à en faire pâlir l’imagination d’un romancier de SF !

En fait il avait surtout besoin de se ressourcer un peu… d’être dans son monde quelques heures pour se retrouver et ne plus être dans le brouhaha du cycle infernal de la cité. Le matin, il était parti en mission, quelque chose de stressant, encore une disparition d’une équipe par le Spectre… des indices inquiétants et un survivant, peut-être l’erreur de cet ennemi insaisissable ? Mais ce n’est qu’un homme et un simple homme n’est pas invincible, il ferait tout ou tard une erreur, même une petite et Atlantis le choperai pour lui faire passer le goût du sang. Surtout que le CODIR est loin d’être aussi passif que l’était Weir, il devait bien le reconnaître le changement de gouvernance avait du bon, Atlantis était forte et surtout bien mieux préparé et chacun restait finalement à sa place… le sergent Yuon lui avait racontée que l’équilibre n’est pas sur quatre pieds. Cela ne voulait rien dire, mais pour une gouvernance cela était vrai. Parfois il regrettait le temps de Weir, ce sentiment de liberté totale et de faire ce qu’il voulait qu’importe la hiérarchie mais cela ne durerait pas, il y avait plus de stabilité et il n’avait plus cette raison de prendre les devants pour faire des actes fou et irréfléchies afin de compenser autre chose...qui n’était pas chez lui.

Enfin, la matinée avait été angoissante, frustrante et déroutante… le midi, il n’avait pas eu bien faim surtout qu’il avait avalé en vitesse un sandwich au poulet pour filer faire son rapport à ses supérieurs, cela avait durée … durée et il avait refilé la paperasse à Frei, qui adorait ça. Il n’avait jamais compris comment elle pouvait autant aimer faire ça, mais cela le soulageait grandement qu’elle ait cette étrange passion.

Ainsi quand il arriva dans la salle des opérateurs, il zieuta le tableau des missions et des affectations… son regard s'attardait surtout sur les vols en jumper, il avait une envie terrible de faire quelque chose de peu contraignant et surtout de voler. Il fallait se trouver une excuse pour sortir un vaisseau autrement que pour le plaisir, on n’est pas au club Med après tout ! Alors quand il aperçut “contrôle météo” il jubila intérieurement. L'avantage d’être le plus gradé et en plus le supérieur militaire était qu’il pouvait magouiller pour se faire un petit plaisir ! Surtout quand cela n'impacte personne. Il comptait bien prendre ce vol “météo” vide… mais au moment même où il désirait se mettre dessus, la case se grisa pour laisser apparaître “Capitaine Farawella”... il soupira, le réunionnais avait dégainé plus vite que lui. Lassé, il n’avait plus d’autres place libre et il demanda aux opérateurs de lui réserver la prochaine place de vol. Il allait devoir finir sa journée dans son bureau à faire le “bureau des pleurs” comme lui avait sorti une fois Isia… cette blonde ou plutôt cette garce lui avait fait un sale coup. Enfin sale coup avec humour et il ne lui en voulait pas. Elle en avait eu marre de soigner plusieurs “nana du fan clubshepynette” comme elle aimait le dire et ces jeunes “fanatiques” avaient du bien la gonfler, puisque pour passer ses nerfs (ou plutôt se donner une raison d’emmerder son monde), Isia avait piégé son bureau. Quand il l’avait ouvert avant de partir en mission, une myriade de ballons (merci les fournitures pour la planète aux enfants …) lui avait sauté dessus avec écrit dessus, des petits mots d’amour… Cela aurait pu être signé Nelly, mais le côté mignon et enfantin avait été brisé quand sur son bureau il avait un sex-toy très réaliste d’un sexe (qui n’était pas le sien) avec un panneau “à offrir à tes fanclubette ! Pour les calmer ! ”. Voilà du Isia tout crashé qui avait dû trouver cet imposant objet quelque part où elle n’aurait pas dû mettre son nez encore !

Ça aurait pu être cocasse si John ne recevait pas Calahan pile à ce moment-là. Le rude Capitaine resta pleinement de marbre, le regard rivé sur ce petit cadeau, et il n’ouvrit la bouche que pour dire une chose :

« Eh bien. Laurence fait encore sa star. Cette trainée influence vraiment tout le monde ! »
«Je vous l’offre capitaine, je suis certain que vous aurez de bonne leçon de moral à donner à vos soldats pour éviter cette influence. » avait lacher John d’un ton désabusé, les ballons auraient suffi… il allait faire quoi de cette bite en plastique inconnue ? Des crêpes ? Il méditait sur quoi faire de cette chose, au pire il allait le donner à la l’assistante de direction militaire.
Calahan resta toujours immobile.

« Je suis sérieux, colonel. Ces petites fantaisies vulgaires ont envahi la cité depuis qu’elle s’est mise le CODIR, et votre personne, dans la poche. Il n’existe plus de limites et c’est fort regrettable ! »

«Si vous le dites. » John l’ignorait, puisqu’il savait qu’il allait s’énerver avec le Capitaine et il en avait pas l’envie cela était une perte de temps de toujours essayer de faire changer d’avis les autres. Il fallait s’adapter et puis bon, il ne goûtait pas à la blague phallique. Il réglerait ce problème avec la “traînée” plus tard. Il poussa quelques ballons pour prendre l’objet vibrant et appeler Dora...la jeune femme ouvrit de grands yeux en voyant les ballons mais surtout elle ne savait plus où se mettre quand elle reçut dans les mains “la chose”.
«Faites en ce que vous voulez. » avait-il dit avant de recevoir Calahan pour leur véritable réunion. Une nouvelle fois John se fit la remarque qu’il avait acquis pas mal de sagesse avec le temps et une patience incroyable...

Étrangement les deux hommes n’avaient pas goûté à la seconde “blague”. Mais qu’importe, cela n’avait fait que renforcer que la journée était merdique. Il espérait avoir soit une bonne nouvelle ou soit qu’on lui foute la paix ! Et quand on parle de paix, il pensait naturellement à sa compagne Natasha… il allait lui proposer une soirée film et pizza… cela serait une bulle de joie dans une journée peu joyeuse.

//Hello ma tigresse, tu es libre ce soir pour un peu de culture cinématographique et de la grande cuisine ? // Il lui parla sans introduction, peut-être était-elle en train de masser quelqu’un…

// - Désolé mon cœur, je suis coincée ce soir... de la paperasse par-dessus la tête, je sais pas à quelle heure je vais finir. //
//Ah...bon tant pis pour toi… mais l’option radiateur sera ouverte jusqu’au matin. // tanta t’il quand même
// -L'option radiateur est livrée avec l'option massage ? //
//Oui, Sauf si le masseur dors. //
// -Je te rejoindrai peut-être après, si ce n'est pas trop tard et si le radiateur ne ronfle pas !//
// Il n’est pas assez vieux pour ronfler ce radiateur ! //
// - (Rire) Je dois te laisser, un patient arrive.//
John était un peu déçu… il aurait peut-être la possibilité de ne pas dormir seul, cela allait être une compensation… il soupira tout en marchant vers son bureau qui avait normalement été nettoyé… il esperait n’avoir aucune surprise cette fois. Mais devant la porte de son bureau, il y avait Farawella… il semblait embêté et surtout il avait le bras dans une écharpe.

«Hey Colonel ! »
«Capitaine ? Eh bien tu es tombé dans l’escalier ?»
« Eh bien… c’est exactement ça... »
«Comment tu as fait ton compte ?»
« Oh … je chantais et... »

Pas besoin d'en dire plus, John ricana amuser, par les gestes de l’homme joyeux. S’il avait un mot pour le décrire, c’était la joie, Farawella était toujours de bonne humeur et elle était contagieuse. Il lui raconta qu’il était en train de chantonner pour une belle pégasienne quand il n’avait pas fait attention… une erreur de parcours qui allait lui coûter son vol du jour et ceux des prochains jours. John ne pouvait pas se douter que cela était complètement faux, que le capitaine dans la confidence de la mission BIG BOSS, avait fait en sorte de réserver les prochains vols pour que le millième tombe bien quand tout sera organisé au petit oignon ! Et que son accident regrettable pour les beaux yeux d’une femme n’était que du pipo pour offrir à son colonel, son vol.

John compatissait pour son collègue, mais il était bien trop ravi de pouvoir enfin voler ! Il ne se fit donc pas prier pour se rendre dans la baie des jumper (sans passer dans son bureau). Une fois là-bas, il fut alpagué par un technicien, celui-ci avait une besace de courrier et il était de corvée de facteur apparemment. L’homme lui tendit une enveloppe cartonné boursouflé de papier bulle. AH ! Il l’avait enfin reçu ! Il fourra le pli dans sa veste pour le regarder plus tard. Il s’installa aux commandes, inspirant l’odeur sans signification de jumper, cela ne sentait rien, tout était bien trop nettoyer pour qu’il ressente une odeur spécifique… mais, à chaque fois, il s'imaginait déjà dans les airs et cela avait une saveur, une odeur dans sa tête qu’il ne pouvait décrire. L’engin, vibrant du mêm désire que son conducteur se leva quelques minutes plus tôt pour faire un repérage météorologique près d’une masse sombre de nuage à 200 kilomètres de la cité. Rien de bien méchant, mais les bleus s'inquiètent toujours pour pas grand-chose… surtout depuis qu’il avait eu des orages électromagnétiques non loin. Enfin qu’importe, John fit ce qu’on lui demandait, se permettant largement d’abuser un peu sur les cabrioles et autres petits “risques” près des nuages. Cela était le meilleur des déstressant, il se sentait libre, bien et tout simplement heureux… il n’avait pas de mot pour décrire son bien être à cet instant, tout lui semblait loin...les soucis, le spectre, Calahan, le sexe toy d’Isia et les autres petits pets de travers qui donne le piment à cette vie. Alors qu’il se sentait si fatigué avant, il avait un regain d’énergie et l’envie de faire le foufou… et c’est ce qu’il fit dans les cieux, profitant d’avoir fini les repérages en avances pour écouler son temps en plaisir !

Au bout de longues minutes d’euphories, il se stabilisa à une bonne hauteur, loin des nuages sur le chemin du retour, il décida de pousser le jumper jusqu'à l’espace, si on lui demandait (et cela n'arriverait pas) il argumentera qu’il testait le matériel … il avait pleins d'excuses bidons pour justifier qu’il prenait son pied en vol. L’espace dans son infinie était toujours aussi incroyable, il se sentait petit et il adorait par-dessus tout regarder le ciel de la planète lantia par-dessus… comme dans une bulle. Son esprit vagabonda dans ses pensées, il s’adossait à son siège ergonomique, avant de sentir l’enveloppe dodue de sa veste et l’ouvrit. Il en tira une petite boite sombre et l’ouvrit un sourire se figea sur ses lèvres.

Parfait.

L’attente avait été bonne et il n’était pas déçu. Il posa l’enveloppe sur le tableau de bord en lissant dans sa poche intérieur l’objet et la scellant avec la fermeture éclair. Il amorça la descente perçant la couche d’ozone, pour filer droit vers la cité, frôlant les eaux tumultueuses de l’océan, brisant quelques vagues avant de remonter dans le ciel et prendre un vol plus professionnel en arrivant vers la cité de fer. L'amerrissage des jumper était toujours délicat à cause de l'étroitesse du couloir fait au centimètres près pour les vaisseaux sans perte d’espace. Une fois sur le plancher des Atlantes, John ne s’attendait pas à être accoster, il avait jeté dans un sac poubelle de déchets son enveloppe, quand Darren le héla.

En voyant le première classe, John se dit un beau “eh merde les ennuis continuent”, il était persuadé qu'à cet instant son soldat venait lui annoncer une mauvaise nouvelle ou qu’il devait partir ensemble en mission pour une quelconque raisons… enfin tout sauf une demande de kidnapping… et comment ça salement ? Cela voulait dire quoi pour lui salement ?

Le colonel, beuga certes… et le soldat cru bon d’affirmer qu’il était sérieux, il devait avoir la tête de Sheppard en mode “WTF” devant lui… éberlué par cette situation, John regarda autour de lui, s'il ne voyait pas une bande de petit malin du vendredi soir (puisqu'il était 18h quand même) en train de les filmer… pour une blague ou bien un pari que Darren avait perdu…

« Je n’ai pas de caleçon de rechange… alors si ça pouvait être proprement ça m’arrangerai... » répondit John après avoir eut un temps d'arrêt non négligeable. Mais il répondit par humour, de toute manière il n’avait pas beaucoup de réponses possibles à ce genre de question...enfin si tout dépendait de comment on se nommait bien entendu.

« J’sais pas bien. Vous allez vous défendre ? »
« Je ne sais pas bien, vous allez me tripoter ? » enchérit John naturellement. Après tout kidnapping ça ne se finit rarement que par une happy end pour les petits enfants…
« J’vais vous enfiler un vieux casque pour vous... »
Darren n’eut pas le temps de terminer.
Le soldat Wakks, planqué sur le toit d’un jumper, fît un saut brutal pour atterrir sur le poil du colonel. Parce qu’il était formé, habitué, et surtout qu’il attaquait l’officier comme un gros lâche, il prit un avantage et tenta de lui exercer une clé de soumission.
« PUTAIN, WAKKS !!! »
« Coucou, ma poulette ! » fît Normann à l’oreille du colonel. « Tu vas être toute gentille et docile, hein ??? »

John sursauta quand un gros bourrin lui sauta dessus...naturellement il résista comme il pouvait mais Wakks était pro de...la soumission lâche et par derrière ? Penser cela était bizarre, mais il dut quand même se résigner à flancher un peu sous la pression des pinces de fer de l’homme.
John ricana légèrement à cette remarque… heureusement le ton était plus plaisant, limite il prenait son pied au lieu de se montrer le gars qu’agressif !
« Charmant… et je dois pousser des cris plaintifs pour donner des sensations au gros vilain du coin ? » bon, il était surpris de la tournure, mais pour le moment il gardait l’humour se disant que finalement celui qui allait “le bleu” n’était pas Darren mais...lui… enfin sauf s’il y a une mutinerie mais bon, John n’y croyait pas un seul instant. Alors il prenait ça au second degré, même si bordel il avait les mains dures le Wakks !

« Ca dépend de toi. Tu t’excuses pour le coup de poing ? »
Wakks le tutoyait maintenant, mais pourquoi pas, après bon John s’en foutait de ça, il demandait juste à Eversman de le vouvoyer, mais cela était un plaisir ou goût de vengeance. « Hum… a l’aide ??? » répondit-il sans enthousiasme pour le principe, faisant bien comprendre qu’il n'allait pas s’excuser pour un coup bien mérité ! Enfin faire ça avec un taré comme Wakks c’est quand même signer pour les cinquante nuances non pas de Grey mais de Wakks ce qui est nettement plus douloureux que trois coups de cravaches sur le derrière !
« Tu l’auras voulu, mec ! »
:copyright:️ 2981 12289 0

_________________
    Colonel John Sheppard
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & Alexander Hoffman& Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : MediumTurquoise

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