Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Darren Clive

Image perso : Une chasse à la chirurgienne Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
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le Sam 30 Nov - 21:38

Darren Clive
Ca avait été si beau au début. Peut-être autant que Paradize. De la verdure, de vastes plaines. On aurait cru entrer à l’époque des colons sur le Nouveau Monde. Parfois, Darren avait rencontré des gars au retour d’exploration. Ils en ramenaient des photos sympas, des expériences insolites. Ils racontaient comment un île entière était habitée de fabuleux animaux de toutes sortes. Des espèces que l’on peinerait à inventer et qui, pourtant, avaient une existence réelle, une contribution à l’écosystème.

Darren avait voulu y aller plusieurs fois. Il avait même tenté de ramener Sheppard à sa cause, allant jusqu’à proposer de poser des congés rien que pour explorer là-bas. C’était un véritable bijou. Déjà, avec les différentes espèces, les scientifiques étaient devenus barges. Les botanistes sortaient la pétition pour être les premiers à fouler le sol.
Alors avec les diverses structures enterrées dans le sol, des temples en pierre ancestraux, les archéologues ne se sentaient carrément plus.

Il avait fallu attendre plusieurs semaines avant de découvrir de la vie beaucoup plus complexe sur cette planète. Ils ressemblaient à des hommes. C’était vague mais ça y ressemblait. Les biologistes étaient un peu paumés. Ils avaient l'hypothèse farfelue que l’évolution ait été naturelle sur cette planète, loin d’être altérée par les voyages de la Porte. Comme pour les Terriens, ils seraient descendus des primates, d’espèces ressemblantes en tout cas. C’était étonnant. Dans un tel mixage génétique, avec les variétées infinies que cela permettait, une espèce “presque” humaine était née dans la galaxie de Pégase sans intervention extérieure.
Sans les migrations par les portes.

Ils avaient été très craintifs au début. Dès qu’un Atlante pointait le bout de son nez, ils fuyaient tous dans les bois. Des villages entiers pouvaient parfois disparaître en moins d’une heure, quasiment invisible aux détecteurs pourtant perfectionné des Jumpers. Des villages fantômes et vides...comme si une épidémie les avaient soudainement éradiqués. Mais les explorateurs avaient rapidement découvert pourquoi.
Les Wraiths...encore.

Ce qu’ils ne peuvent dévorer, ils le génocident sans état d’âme.
Après l’intervention de plusieurs spécialiste. Des archéologues, des linguistes et des comportementalistes, le contact avait pu se faire. Et après quelques semaines...les villes avaient repris vies. Comme des fleurs s’ouvrant enfin au soleil, les occupants apaisés avaient repris leur habitudes.

C’était...perturbant.
Cette civilisation s’approchait de la culture Terrienne à l’époque coloniale. Mais pourtant, ce n’était que de la ressemblance, de la familiarité. Jamais les scientifiques n’avaient été à ce point décontenancé par cette possibilité. Cette race avait évolué par hasard avec les mêmes variables que l’espèce humaine Terrestre. C’était une chance inégalée de pouvoir procéder à des recherches sociétales, biologique et génétique. On vendait la chose comme le nouvel El Dorado scientifique auprès du CODIR pour qu’il y investisse une petite base.
Ca avait marché.

La négociation s’était bien passée. Contre la promesse d’être prévenu à chaque approche de Wraith, les Atlantes avaient obtenu l’accès au territoire et un petit bout de terrain pour leur base de recherche. Clive était donc revenu à la charge auprès de Sheppard, il espérait obtenir un poste pour quelques temps là bas. Pas forcément l’envie de se mettre au vert. Mais il adorait ces découvertes et, comme les scientifiques, il en voulait plus.

Maintenant…
Ce n’était plus que de la cendre. Partout…
Le ciel était rouge vif, chargés de nuages noirs et poussiéreux. Les espèces vivantes avaient toute fuit plus loin dans les terres, ne laissant plus qu’un paysage désolé et abominable. Personne ne l’avait vu venir. Et si seulement ils avaient su…
Darren se rappelait le coup de tonnerre qui avait fait trembler le sol. Ca lui avait remonté jusqu’aux os. La Porte des Étoiles pulvérisée dans une gerbe d’éclats surchauffés. On croyait à l’attaque de Wraith au début. Mais les capsules étaient venues se poser peu de temps après. Des formes humanoïdes étranges, tout aussi ressemblantes que les pauvres civils qui ne disposaient pas d’armées. Ils ont fui comme ils en avaient l’habitude mais certains se sont fait piéger.

Quant au camp…
Dévasté. Les soldats, les scientifiques, les médecins qui s’y étaient installés. Ils avaient tous été abattu comme des chiens. L’ennemi inconnu n’avait pas fait dans le détail, il avait strictement tout rasé. Place nette, en laissant les cadavres pourrir au soleil. Apparemment, le feu, c’était leur grand délire. Ils cramaient tout ce qui ne leur plaisait pas.
C’est pour ça. Là où son regard se portait à l’horizon, il y avait toutes ces énormes colonnes de fumées noires. Une pour chacune des villes qui brûlaient sans personne pour les éteindre.

Il y avait un vaisseau dans le ciel, en orbite basse, mais comme protégé d’un camouflage optique. Il se fondait dans le décor, les nuages. Il n’en sortait que pour pulvériser un nouvel endroit, déposer des forces au sol, puis il se barrait aussitôt. Le fait que ce soit un disque plat façon Roswell et E.T avait de quoi faire rire jaune.
Les petits bonhommes verts n’avaient pas frappé la Terre. Ils avaient frappé celle-là.

Plus de Porte des Étoiles.
Les deux Jumpers qui avaient décollé du camp avec les non combattants et les blessés...l’ennemi en avait fait des miettes. Si Sheppard ne s’était pas fait buter en protégeant son camp avec les quelques soldats qui lui restaient, c’est parce que Darren l’avait trahi. Il lui avait tiré dans le dos avec un pistolet incapacitant et l’avait retiré du champ de bataille. Quand l’adversaire eut fini de s’occuper de tout le monde, il ne restait qu’eux.

Sheppard et Darren…
Il devait vivre coûte que coûte. C’était son boulot, son devoir.
Sheppard devait revenir en vie sur la cité quoi qu’il puisse lui en coûter. L’avoir arraché à sa défense suicidaire, ça faisait aussi partie de son devoir même si c’était discutable.
Maintenant, ils étaient deux, dans cette forêt de bois mort et en cendres. Après avoir pu récupérer armes, munitions et équipements abandonnés par l’ennemi, ils avaient pris la route.
Comme la faune sauvage, les civils survivants s’étaient repliés en s’enfonçant dans les terres. Ils se cachaient dans un réseau de grottes et tentaient d’aller plus vite que la destruction totale orchestrée par l’ennemi. Eux qui brûlaient tout jusqu’à ce qu’il ne reste rien, même pas une bactérie.

Si Darren et Sheppard le savait, c’est parce qu’un dernier élément d’Atlantis avait survécu. Celui qui se trouvait au plus loin quand l’attaque avait commencé. Isia…
Elle avait son hôpital de campagne là-bas. Quand l’attaque avait eu lieu, elle était aux premières loges pour voir la destruction complète de son camp et du génocide qui venait droit sur elle. Les autochtones, qui l’adulaient pour son savoir, l’avaient emporté comme s’il s’agissait du dernier trésor de leur peuple. De la dernière chose à protéger de la destruction.
Deux de ses infirmières y étaient restées en tentant d’évacuer avec des blessés. Son aide-chirurgien, brûlé en plusieurs endroits du corps, s’était éteint dans son sommeil pendant les rares pauses. Ce n’est qu’en émergeant rarement des grottes, lorsque les autochtones n’avaient pas le choix, qu’elle pouvait allumer sa radio pour contacter quelqu’un.

Sheppard, Isia, Darren.
Il ne restait plus qu’eux…
Et en attendant les renforts, les militaires devaient à tout prix rejoindre la toubib. Ainsi que les survivants…

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Isia Taylor Laurence

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le Lun 2 Déc - 19:49

Isia Taylor Laurence
La chasse
Le rouge à toujours été sa couleur favorite, elle y trouvait de nombreuses symbolique, celle de la passion, celle de la sensualité sans parler du feu qui caractérisait bien son tempérament. Même si elle devait bien reconnaître qu’entre le feu et l’eau elle préférait largement les ondes, tellement elle aimait s’y baigner. La fraîcheur du lac juste en dessous de l'hôpital était un véritable délice. Elle était contente de pouvoir s’échapper un peu de la cité de fer, pour découvrir autre chose et surtout avoir eu l’opportunité de voir se monter pierre par pierre (ou béton par moulures) cet édifice Atlante au coeur d’une planète des plus fantastique. Elle se surprenait aussi, à ne pas rejeter un peuple “primitif”, au final il n’avait bien que les Athosiens qu’elle ne pouvait pas sentir, ces bandes d’ingrats, débiles et aux moeurs de faux guerriers lâches !
Ceux-là n’étaient pas très intelligents. Mais ils cherchaient à apprendre, prendre conscience de leurs environnement, être innovant. Apprendre que la médecine pouvait également se faire par le biais d’opérations en chirurgie les avaient atterrés. La révolution de cette science apportée, au lieu de leur faire peur, les avaient ravi. Et c’est dans une déférence et un respect total qu’ils apprenaient des gestes d’Isia.

Comme toujours, elle ne se formalisait pas qu’on l'idolâtre, cela était peut-être après tout normal qu’elle est propulsé au rang de grande dame dans un monde, où la guérison se limitait à mâchouiller des feuilles crues. Et puis, cela ne fait pas de mal à l’égo, bien aux contraire, elle y trouve une forme de réconfort de se dire qu’elle n’a pas besoin de mettre le pied sur les couilles de quelques bureaucrates antipathique pour montrer qu’elle était un élément vital de cette fichue expédition. Avec ou sans vagin qui se trémousse !

Et cette vénération, qui était son atout majeur dans les relations diplomatique avec ce peuple, lui avait sauvé la vie… au grand dam de beaucoup de ses collègues. Quand tout avait explosé devant l’impuissance de son regard, elle n’avait pas ressentit la panique comme les autres… mais une fatalité. Une pensée sordide lui était venu quand les premiers corps calcinés avaient jonchés le sol “Heureusement que Katy avait la gastro…” elle aurait détesté perdre sa meilleure infirmière de cette manière. Ce petit rêve d'hôpital en pleine campagne alien avait explosé avec tous les espoirs de s’en sortir vivant. Au moins, une semaine avant, elle avait passé une bonne nuit d'amour avec Pedge et elle ne mourrait pas frustrée.

Alors qu’elle rejetait de son organisme le reste de son repas, contaminé par les cendres qu’elle avait respiré, elle avait affreusement froid… cette grotte était aussi humide que la chambre de la petite sirène ! Des couvertures en fibres tissés lui couvrait le corps et les grand yeux en amandes de “Yu” l’une des filles de la vieille matriarche qui avait dû rendre l’âme durant l’attaque. La panique était palpable, quelques survivants se trouvaient autour d’elle en se frottant les bras, dans une “toilette de réconfort” mais les larmes dessinait des traits sombres sur leurs faces peintes de couleurs chatoyantes.
« Où sommes nous ? »
Pas de réponse, du moins, si mais peu compréhensible avec les gestes dans la pénombres, isia se rendit compte qu’une de ses lentilles avaient sauté… elle ne voyait clair que d’un oeil. Elle soupira lentement… elle essayait de se calmer intérieurement, au moins, elle n’était pas seule, mais ce n’est pas avec les gentils “Doudou” comme elle disait, qu’elle allait être protégé d’une invasion d'astronautes aux bulles jaunes ! Il fallait se prendre en mains, et pour cela d'abord savoir s’il reste des gros bras qui galopent joyeusement dans la forêt calcinée ou bien … ou bien, si elle devait s’armer d’une grosse pierre pour survivre. Il lui semblait avoir vu la Porte des Étoiles sauter dans les airs avant de se faire dégommer comme au tir aux pigeons par le vaisseaux alien. Sur le coup, elle se fichait bien de savoir qui ils étaient, elle savait qu’une chose : que c’était de gros bâtards qui n’avaient même pas dit bonjour avant de cramer la gueule à tout le monde !

« Tss des impolie encore… ils devraient être les copains de Kolya et de sa clique de consanguins. » pesta-t-elle silencieusement avant de porter sa main à son oreillette tout en se redressant.

// Ici Isia… y a t’il des survivants Atlantes ? // demanda t’elle sans espoir dans sa radio, suivant le protocole des militaires… elle recommença son appel avec deux minutes d’écart pendant quelques minutes… sur plusieurs fréquences.
Aucune réponse. Dans un dédale de grottes, c’était couru d’avance. Elle allait devoir attendre de revenir à la surface.


:copyright: 2981 12289 0

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    I'm a nightmare dressed like a daydream
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : palevioletred

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