Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Pedge Allen

√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Date de naissance : 29/09/1983
√ Nationalité : Américaine

√ Age : 36
√ Messages : 1633
√ Localisation : Atlantis

le Lun 2 Déc - 11:29

Pedge Allen
Welcome to DinoWorld
Chronologie : 28-06.2019

Quelque part sur PF-415.

Pedge reprenait difficilement ses esprits. Elle était sonnée. Elle ne se souvenait plus vraiment de l’accident, signe que sa tête avait dû taper sur la carlingue. Néanmoins, elle s’estimait heureuse d’être encore en vie malgré les circonstances. Des débris du Jumper fumaient ici et là. L’intégrité du vaisseau était complètement ravagée. Un début d’incendie illuminait les environs, laissant voir une végétation archaïque, comme on aurait pu la trouver illustrer dans un musée de paléontologie.
Tout était allé très vite. Trop vite. Ils volaient au dessus de cette jungle luxuriante qui abritait des dinosaures sortis tout droit d’un autre temps. C’était la première planète dotée d’une Porte qui débouchait sur une civilisation proche de la préhistoire, et sur laquelle les reptiles géants existaient encore. Des alarmes avaient affolé le pilote du Jumper avant qu’un énorme choc ne vienne percuter l’arrière du vaisseau, dégradant le système d’armement et de défense. Le deuxième choc avait détruit le module d’inertie, et le vaisseau était parti en vrille, dans un tourbillon de fumée, laissant ses occupants subir tous ces “G”. Heureusement, tout le monde était harnaché.

Tout le monde dont Isia.

Ça lui revenait là d’un coup.

« Isia ? », murmura Pedge, avant de tousser à cause de la fumée. Il n’y avait plus l’avant du Jumper. Seule subsistait la partie arrière, entourée de végétation. Elle se souvenait que la doctoresse était sur un des quatre sièges à l’avant...
En face d’elle se trouvait le sergent Gary Voce. Mort. Sa tête pendait mollement sur son torse, lui même retenu par le harnais. Il manquait toute une partie de ses jambes, des pieds jusqu’à la hanche pour la droite, et du milieu du tibia jusqu’à mi cuisse pour la seconde.
A sa gauche, le première classe Antonio Suarez. Il gémissait de douleur, une tige de soubassement du plancher enfonçait dans son aine et ressortant dans son dos, le mettant en tension dans son harnais.
Il manquait donc Isia, le pilote Peter Rogers, et le copilote Rabio Fransesco.

Pedge se détacha à l’aide de son couteau. Elle était dans un piteux état. Son épaule droite lui faisait un mal de chien, et elle sentait que le harnais, en la retenant de force, lui avait laissé des marques sur tout le buste. Du sang coagulé lui collait les cheveux, et il avait coulé le long de son arête nasale, avant de se disperser autour de son nez pour barbouiller sa joue gauche, suivant l’axe de sa tête avant qu’elle ne reprenne ses esprits. Elle perdit l’équilibre en se remettant debout, tombant sur le sol du Jumper. Elle retrouva le pied droit de Voce, qu’elle écarta d’une main tremblante.
La texane parvint à se hisser sur la banquette, près de Suarez. Elle ne savait pas quoi faire pour l’aider.

« Suarez ? Tu m’entends ? », balbutia-t-elle. Elle se rendait compte que parler lui était difficile. Quand elle respirait un peu trop fortement, ses poumons lui faisaient mal. Elle espérait ne pas s’être pétée une ou plusieurs côtes.
« Suarez, sert ma main. Aller mec, sert ma main putain. ». Elle tenait la main du soldat dans la sienne, sentant qu’il essayait mais le trouvant sans force.
« Allen... »
« Ouais… j’suis là Suarez. J’suis là. »
L’homme leva les yeux vers elle, difficilement. Un filet de bave mêlée de sang s’écoulait de sa bouche pour se perdre dans sa barbe noire assez fournie.
« J’suis foutu... », éructa-t-il en toussant et en aspergeant le visage de Pedge de sang.
« J’en sais rien… Je vais regarder. »
L’officier écarta les pans de l’uniforme du bonhomme. Il couina. La barre en fer était bien enfoncée dans sa chair, et s’il crachait du sang, il avait probablement un poumon perforé. Oui il était foutu. Elle ne pouvait pas lui dire cependant, ce serait indécent. Elle farfouilla dans son gilet tactique, et extirpa un kit d’injection rapide de morphine.
« Hé Suarez… Tu sais quoi ? »
Pas de réponse à part un grognement de douleur. Pedge planta la seringue dans la cuisse du solat. Il était tendu comme une corde d’arc. Ses pieds raclaient le sol pour soulager la tension qui s’exerçait sur la barre de fer et qui devait lui provoquer des douleurs insupportables.
« Ca se présente pas si mal. »
« Je vais retrouver… je vais retrouver le Seigneur. », balbutia-t-il. Pedge tenta de soulager la tension, mais elle dérapa, ne faisant que lui arracher un cri supplémentaire. Les fumées de l’incendie voletaient autour d’eux.
« J’suis avec toi, je suis là. ». Elle ne savait pas quoi dire d’autre, quoi faire d’autre. C’était horrible. Elle le tenait contre elle, soulageant son épine dorsale des affres de la barre en fer qui le clouait là sur son siège. Elle l’entendit prier pendant quatre bonnes minutes, s’adressant à Jesus Christ essentiellement. Il pria Marie aussi, et demanda pardon pour tous les péchés qu’il avait commis.
Sa main s’agrippa à celle de Pedge avec une force de fanatique convaincu et ses yeux, déments, et pourtant suppliant, se figèrent dans ceux de la militaire :
« Pardonnez moi ma soeur, car j’ai péché, pardonnez moi... »
Pedge n’était pas très versée sur la religion. A dire vrai, elle n’y connaissait rien, n’ayant jamais eu l’occasion d’apprendre, ou de pratiquer. Elle se sentait être une imposteure dans le rôle qu’il lui donnait dans la folie qui le prenait aux portes du royaume céleste.
« Je vous en supplie, dites que vous me pardonnez… Pardonnez moi ma soeur... » Il toussa, ses forces étaient en train de le quitter. Pedge balbutia, en prenant sa main dans les deux siennes :
« Je te pardonne Suarez… Je te pardonne... ».

Il acquiesça. Il ne la voyait déjà plus. Son coeur accélérait, cherchant à pomper du sang qu’il ne trouvait plus. C’était normal, entre l'hémorragie ouverte qu’il avait et ses poumons qui se remplissaient du fluide vital, il n’y avait plus grand chose à envoyer au cerveau. Dans un râle atroce de quelqu’un qui se noie, il expira douloureusement une dernière fois dans les bras de la texane. Soudainement, le poids de son corps doubla contre elle. Nulle respiration si ce n’était la sienne, ne venait troubler un silence perturbé par les crépitements des flammes et les étincelles électriques que produisaient des petits arcs au bout des câbles arrachés par le crash.

« Suarez ? ».

Elle insista deux fois, puis elle le laissa glisser. Il resta assis, empalé. Mort.

Pedge se redressa dans l’habitacle. Un vertige vint la saisir, mais elle se retint aux lanières accrochées au plafond. Quand le sol se stabilisa sous ses pieds, elle se pencha pour décrocher les plaques militaires du soldat. Elle prit celle avec la chaîne la plus longue, et glissa celle avec la chaîne la plus courte dans le gilet tactique du mort. Ainsi, il serait quand même identifié si elle ne s’en sortait pas elle non plus.
Elle procéda de la même façon avec Voce, puis elle fit quelque pas vers l’extérieur. Le spectacle qui s’offrit à elle était dantesque. Une longue ligne de végétation écrasée et d’arbres abattus s’étirait sur plusieurs mètres, si ce n’était pas sur une centaine de mètres. La carlingue avait creusé ce sillon dans l’amas vert de la jungle, écrasant tout sur son passage. L’autre partie était certainement au bout, ou quelque part aux alentours. Des cris d’animaux se faisaient entendre, puissant et menaçant, sans qu’elle ne parvienne à les localiser exactement.

Un important séisme vint secouer soudainement la terre et Pedge tomba à la renverse dans le Jumper. La secousse dura quelques secondes qui parurent durer des heures. Puis tout redevint calme. Elle avait reçu sur elle quelques éléments qui s’étaient détachés du vaisseau éclaté. Elle les chassa, tandis qu’un arbre, affaibli par le passage aux forceps du Jumper, termina de s’écrouler dans un fracas de branches et de feuillages, faisant trembler une nouvelle fois la carlingue. Cela obstrua en partie la sortie, et Pedge se rendit compte que si elle n’était pas tombée à la renverse, elle se serait prise le tronc sur elle.

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Isia Taylor Laurence

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le Lun 2 Déc - 19:55

Isia Taylor Laurence
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Janvier 2020 ••• La terre… une vilaine odeur de terre humide et surement rempli de saloperies rampantes qui devaient se demander ce que fichait un nez dans leur maison pourries ! Car oui, ça sentait cet humus de végétation tropicale et de souches décomposé… Isia aurait put dire que ça sentait aussi la fougère mais en tout franchise, elle savait bien que cette plante ne sent pas grand-chose. Sa tête se releva du sol…il avait toute sorte de bruit autour d’elle, mais impossible de savoir véritablement, a qui ils appartenaient et à cet instant elle s’en foutait royalement. Elle sentait que son visage avait un masque, un masque qui n’avait rien de détox ou d’anti-point noir… elle essuya du revers de sa manche, la boue sur ses yeux et lèvres. Cela lui parut extrêmement lent et douloureux, son corps se rappelait à elle petit à petit. Elle avait atterri dans la végétation… mais pas seulement, il avait quelque chose sous elle de moue et d’inerte. Cela passa au second plan. Sa bouche pâteuse, avait le goût métallique du sang. Mince… elle s’est mordu la langue ? Ouai cela en a tout l’air et bien correctement… hum sa lèvre aussi palpitait et elle sentait quelque chose coulé le long de son arcade sourcilière et de son nez… Bref, elle saignait aussi tant qu’à faire.

Comme tout médecin, elle essayait de se faire un diagnostic, les doigts étaient bons… le ventre douloureux, surement dû à sa chute sur cette chose molle. Cela aurait été surement pire si elle n’avait pas été là. Elle se tourna sur le dos, pour essayer de voir l’endroit où elle était… Son corps était rouillé et elle soupira en poussa un petit cri, quand elle sentit sa jambe taper sur un truc dur.

« Il s’est passé quoi putain… ? » dit-elle en français entre ses dents. Elle resta quelques minutes ainsi… avant de sentir que son corps revenait tout comme elle à la vérité et que les souvenir affluait. Ils s’étaient craché comme des merde et elle avait appris à voler en prime… elle se souvenait juste d’un bruit horrible, des arbres qui percutaient le pare-brise et puis… plus rien…Elle avait mal au torse aussi, elle n’avait plus de ceinture… plus de siège pour une raison occulte qu’elle ne voulait pas savoir. Un tremblement la fit sursauter et tourner la tête sur l’horreur… l’horreur était le copilote Fransesco, la tête ouverte en deux par un bout de verre au milieu de sa tête… un bout du pare-brise.

Elle s’écarta brusquement, avant de toucher quelque chose de moue aussi… un siège éventré… son cœur battait un peu plus fort, alors qu’elle rassemblait ses jambes autour d’elle. Elle n’avait plus de radio… elle fouilla à quatre pattes le corps du pauvre homme, prenant en main son pistolet, quelques munitions et sa seconde radio. Elle ne voyait personne d’autre autour d’elle… où était les autres ?

Où était Pedge ?

Une main tremblante elle activa la radio. // Ici Isia… quelqu’un me reçoit ?// elle répéta deux fois son message, avant de sursauter quand une main se posa sur son épaule. Le siège était occupé par le pilote Roger, encore harnaché et la gueule en sang, il s'était prit un coup. Plus loin, il avait le reste de l’avant du jumper et sa commande.

« Docteur… aidez moi à me détacher » Elle se releva s’agrippant à lui, sentant que ses jambes étaient piquantes… elle eu un vertige. Peter (bon il avait un prénom de merde lui) Roger avait taper la tête contre quelque chose de trop dur, il saignait mais cela n’était pas si grave, la tête c’est toujours une fontaine… il semblait épargné grâce au fauteuil et sa chance. Elle le détacha, avant de constater qu’il avait le poignet cassé. Il poussa des jurons, essayant de se lever avant de se rassoir soumis aux mêmes vertiges… La doctoresse, chercha autour d’elle des branches, cela ne manquait pas… il allait falloir faire une attèle avec trois fois rien, heureusement qu’elle avait donné des cours de soins en pleine nature…

À quatre pattes, elle entendait Rogers lui parler, il faisait de l’humour ce con ! Elle décida de lui répondre aussi, surtout qu’il lui sortait qu’il aurait préféré qu’elle lui soigne son cœur au lieu de soigner son poignet. En s’éloignant un peu, pour attraper une branche d’un tronc, elle entendit des cris et des sortes de piaillement gutturaux… En se retournant, il avait un petit dinosaure semblable à un mini raptor qui bouffait le ventre du pilote ! Pour une des rares fois, elle sentit blêmir… se retrouver dans jurassic park elle ne trouve pas ça si drôle finalement ! Elle brandit son arme, se disant qu’elle allait plus tuer l’humain que le reptile… quand la horde de cinq bestioles sautèrent sur le pauvre homme qui hurlaient ses dernières mots… La survie égoïste l’emporta chez Isia, elle ne pouvait rien faire, si elle tirait, elle attirait les dinosaures et elle se ferait bouffer vivante. Alors, elle resta immobile, reculant derrière le tronc de l’arbre, essayant de ne rien écraser… elle se concentrait un max et espérait (tristement) que Rogers allait encore gueuler longtemps pour couvrir le son de sa fuite…

Le reste du jumper était à quelques mètres, elle pouvait le voir maintenant… un arbre était écroulé dessus, si elle se faufile, elle pourrait se cacher ou même trouver quelques choses de plus effrayant comme des fumigènes ? Ou même quelqu’un de vivant ! Elle se précipita donc vers le jumper, regardant derrière elle de temps à autre… les bruits d’oiseau s’amplifiait et les cris de l’humain se rarifiait… vite vite vite !

Finalement, elle ne réparerait pas non plus le cœur de Rogers.

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Pedge Allen

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le Jeu 26 Déc - 9:27

Pedge Allen
Pedge s’était relevée péniblement. Le monde tournait autour d’elle, lui donnant des nausées qu’elle ne préférait pas voir aboutir. Elle avait dû prendre un sacré coup sur la tête pour avoir ce genre de symptômes et ces vertiges à la con. Elle espérait simplement qu’elle n’aurait pas de séquelles à long terme, ne pouvait pas compter sur une aide médicale d’urgence qui l'emmènerait passer un scanner dans l'hôpital du coin. Elle se raccrocha au mobilier intérieur du Jumper. Dans sa tête, un plan d’action à court terme s’était formé. Il était simple et concis : retrouver l’autre partie du Jumper. Seulement voilà, elle n’était pas dans un environnement calme et connu, et elle ne savait pas qu’est-ce qui s’était passé pour qu’ils se crashent comme ça. La présence d’ennemis ou de faune hostile était à prévoir.
Du coup, la texane fouilla un peu le bric à brac. Les affaires étaient sans dessus dessous, et tout s’était plus ou moins mélangé. Elle récupéra ainsi son fusil d’assaut, un kit de soin, et un pistolet lance fusée. Son holster de cuisse dans lequel se trouvait son arme de poing dotée de munition 9mm. était bien fixé et l’arme toujours en place, retenue par un cordon en cuir à pression. Elle ne jugea pas opportun pour le moment de rassembler les vivres, comme les rations de survies, de même qu’elle laissa de côté la valise destinée à la survie dans la nature, dans laquelle on pouvait trouver une tente, et tout le nécessaire pour camper et assainir de l’eau naturelle. Cela pouvait attendre pour le moment, le temps qu’elle retrouve l’autre partie du Jumper. Il serait toujours temps de revenir pour reprendre tout ça, et faire de cet endroit un lieu habitable si besoin, en évacuant les morts bien entendu.

Des bruits de pas dans du feuillage l’alertèrent. Avec précaution, elle se déplaça discrètement vers la porte arrière qui était close, celle qui servait de sas habituellement, et elle se positionna de manière à être peu visible, accroupie. Le corps empalé de Suarez lui offrait une couverture improvisée et morbide, mais elle se devait de rester presque invisible, ne sachant pas qui était en train d’approcher de la carlingue. Pedge faisait certainement montre de paranoïa, mais elle n’excluait pas une hypothèse Wraith dans le crash du vaisseau. Le doigt sur la queue de détente, elle laissa filer le temps, concentrée sur l’ouverture obstruée par les feuillages.
Ces derniers bougèrent sensiblement, puis plus rien. Pourtant, une respiration lente se faisait entendre, respiration qui s’accélèra brutalement, comme un chien le ferait en reniflant quelque chose. D’ailleurs, c’était précisément en train de renifler. De là où elle se trouvait, Pedge ne voyait absolument pas de quoi ou de qui il s’agissait. Puis soudainement, un petit cri guttural déchira l’atmosphère calme de la carlingue, faisant sursauter la jeune femme. Et là elle le vit…

C’était un petit dinosaure d’environ cinquante centimètres de haut, le genre de bestiole qu’on aimait bien voir à la télé mais pas en réalité. Le genre de bestiole qui avait sa place dans les livres d’histoires, dans les marmites de boues naturelles qu’on retrouvait des millions d’années plus tard sous forme de fossile, mais pas en vraie. Le reptile cria deux autres fois, sa tête tournant sur le côté à chaque fois. Il eut une réponse la seconde fois, et il s’avança dans la carlingue tandis que deux autres faisaient irruption derrière lui. Ils commencèrent à renifler l’air, tournant la tête de gauche et de droite comme pour capter des sons ou des odeurs. Leur gueule à la dentition serrée était entrouverte, laissant voir une langue rose. Ils se tenaient sur deux pattes postérieures puissantes et courtes.

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Isia Taylor Laurence

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le Mar 14 Jan - 13:58

Isia Taylor Laurence
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Janvier 2020 ••• De son côté, Isia approchait de son but, le cœur vrillant. Plus elle approchait, et plus en elle naissait la certitude que ce n’était pas l’arrière de son Jumper qu’elle voyait là. En effet, outre l’arbre abattu qui lui barrait la carlingue, la végétation avait repris ses droits sur le vaisseau. Dire vrai, l’arbre était tombé sur la verrière il y a de ça plusieurs mois. A moitié pourrie, toutes ses feuilles étaient mortes et les insectes en avaient déjà consommé une grande partie. Et elle ne voyait aucune trace d’un atterrissage forcé autour d’elle…A Mais il s’agissait bien d’un Paddle Jumper d’Atlantis. Pourtant, ce dernier devait être là depuis des lustres et des lustres. L’intérieur était complètement envahi de végétation. Sur un des sièges subsistait un reliquat de vêtements bleus marine, dans lequel on pouvait voir des os blanchis par le temps. Le corps n’était pas entier, il en manquait clairement des morceaux, et Isia fit sans peine le lien entre les créatures qu’elle avait vu et les morceaux manquant. A l’arrière, il y avait d’autres corps démembrés, et pire encore…

Il y avait un nid, un nid fait de feuilles, de branches, de pailles, de toutes sortes de matériaux disponibles dans cette jungle, nid au milieu duquel trônaient fièrement trois œufs de la taille d’un melon. Ils n’étaient pas blanc, comme l’imaginaire pouvait le sous-entendre, mais taché de brun comme les œufs des cailles. Surement dans un but simple : le camouflage. Isia se rappela alors, qu’elle n’avait pas mangé d’œuf de caille depuis au moins …une éternité. Sur terre elle ne consommait que ça, puisqu’elle trouvait ça marrant comme œuf et surtout elle les trouvait délicieux. Elle a toujours adoré les œufs, quel que soit leurs formes. Et en voyant ses ovules de « grosse poule dévoreuse d’humain », elle se demanda quel était leur goût. La survie aurait imposé qu’elle en chipe un ou deux, pour les manger plus tard… si elle se perd dans cette forêt peu accueillante. Mais, si les petits dino, sont comme les vélociraptors de Jurassic Park c’est ce condamné bêtement pour une omelette. Et puis peut-être étaient-ils infect et bourré de maladie ? Ce n’était pas ce genre de pensée le plus effrayant… Ce qui était effrayant, c’était qu’il semblait récent, frais, et entretenu. Et maman dino, allait surement revenir de la cueillette aux « volant écrasé » et se dire que “delivro-jurrasique” avait livré pour une fois à domicile, sans se tromper d’adresse. Il fallait qu’elle se barre d’ici et retrouver son putain de morceau qui manque !

Les coups de feu dans le lointain, pourrait la guider vers son équipe. Pour le peu qu’il en reste un encore apte à marcher ! En effet, très loin sur la gauche, plusieurs détonations sèchent claquèrent dans l’air, avant que le calme ne revienne, seulement perturbé par les clameurs offusquées des résidents de la jungle. Les locaux étaient dérangés, et ils le faisaient savoir, haut et fort.

« Fait chier ! » La belle blonde, s’engouffra dans la direction des détonations, elle n’avait pas vraiment le choix. Il fallait s’éloigner au plus vite du festin du jour et de ce jumper couveuse. En tout cas, elle pouvait se dire, que les lantien avait découvert cet endroit et il avait l’air tout aussi charmant que maintenant. De temps à autre, elle zyeutait derrière elle, les petits dinosaures n’avaient pas eu la bonne idée de la suivre pour le moment. Dans un sens, il y a bien que dans les films que les animaux, décide d’exterminer pour le plaisir tous les humains. Généralement, quand il y a de la bouffe, ils la prennent, sans chercher à tuer tout le monde et gâcher de la viande. Et puis, elle repensait au triste sort de son co-pilote, plus elle se dit que les créatures autour de lui n’avait rien de similaires avec les versions des musées, ils avaient de fines plumes si serrées et collées les unes entre elles, qu’on aurait dit qu’ils avaient un pelage coloré. Comme quoi, la théorie, des dinosaures à plumes proche parents des piafs était confirmé.

Dans son empressement, elle trottinait, tenait son arme en main, tout en essayant d’être aux aguets… elle s'essuyait de temps à autre le visage, la boue suintait avec sa sueur. Elle pensait qu’elle ne retrouverait jamais le jumper… pourtant à interval régulier elle parlait dans la radio pour l’espoir… sans réponse. Elle se pensait perdu… au milieu d’une clairière ouverte sur un ciel sans nuage et un soleil brûlant… elle regarda son sac, cherchant un détecteur de mouvement.

« Pourquoi tu n’y a pas pensé plus tôt gourdasse ? » … mais l’écran était remplis de petits points… tout autour d’elle, il avait des créatures, dans les arbres, ou à plusieurs mètres… comme dans n’importe quelle forêt à dire vrai… Isia n’était pas seule… et pourtant à cet instant, elle l’était. Et cela ne la rassurait pas du tout, elle venait même espéré qu’un nouveau coup de feu (signe de danger) retentisse… mais rien encore une fois… Dans un long soupir, elle tourna sur elle-même, regrettant de n’avoir pas pris au sérieux les cours d’orientation du sergent maître Tilto… Mais dans un sens, il était chiant (il préférait raconté ses exploits pour espérer avoir une pipe d’admiration !) et en plus elle n’était pas bonne en orientation !

Dès qu’elle prit l’objet en main, elle se mit une baffe… quelle conne, il lui avait suffi de lever les yeux pour voir le sommet des arbres arraché dans une belle trainée, qui laissait un chemin tout tracé sur le passage du jumper… Franchement, elle n’était pas au top de sa forme, elle se sentait encore un peu égaré dans sa tête. En suivant le passage très avenant du vaisseau, elle finit par trouver le bon bout… il avait quatre cadavres de petits dinos par terre… les rescapé avaient dû fuir, se disant que la proie à l’intérieure était soit déjà mangée soit trop coriace. Isia espérait que ça soit la seconde option.

« Il y a quelqu’un ? » Demanda t’elle en s’approchant un peu de la carlingue défoncé… elle dit qu’elle si ce n’était plus le cas… elle devrait se démerder seule dans une forêt prête à la bouffer et loin de cette putain de porte ! Surtout qu’elle espérait au plus fort, que les coups de feu étaient ceux de Pedge… elle n’avait pas envie de voir sa gorge déchirée en deux et son poitrail ouvert avec comme grand absent son foie et son cœur. Elle n’avait pas envie d’assister au spectacle de la mort de la femme qu’elle aimait…Un grand désespoir la prit soudainement. Juste avant, elle était concentrée sur la survie, maintenant que son esprit reprenait un peu de sa normalité suite à la chute de l’adrénaline… l’évidence se faisait claire… elle était seule survivante de l’avant… et si elle était réellement seule ? Seule à jamais ici ou même sur la cité, sans Pedge… sans sa texane amoureuse des patates et des étreintes vives ? Machinalement, elle posa son regard sur sa bague rougie par du sang…Non, elle ne devait pas penser à ce genre de chose. Elle pointa son arme, au cas où que le meurtrier hypothétique de son amante surgisse pour les réunir avec ses sucs gastriques…


Finalement, elle ne réparerait pas non plus le cœur de Rogers.

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