Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis

Le Deal du moment : -25%
25% sur l’Ecran Gamer Hp 25MX
Voir le deal
149.99 €

Darren Clive

Image perso : Le SBC Atlante Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 140

le Mar 14 Jan - 14:27

Darren Clive
Le soleil se levait à peine mais c’était tellement mieux pour voir ce que l’on faisait. A cause de la faune locale, soit disant, il fallait ensemencer le champ avant l’aube. Les coutumes locales plutôt, dirait Darren, au lieu d’une pseudo science tiré sur des générations de pèlerins…
Oui. Il avait beau avoir monté plusieurs épouvantails avec les locaux, ils ne le croyaient pas. Donc la semence, c’était “avant”.

Darren prenait son temps.
Séparé de son gilet tactique et n’ayant que son neuf millimètre qu’il avait glissé sous la ceinture (pas réglementaire il est vrai), le soldat s’appliquait en répandant les graines, avançant en ligne droite. Ca avait quelque chose de presque...thérapeutique...toute cette simplicité…
Plus besoin de se prendre la tête. Il fallait simplement faire quelques gestes de bras, être patient. En prime, ce beau lever de soleil qui teintait le ciel d’une myriade de couleur chatoyante et très originale. Comme un arc en ciel qui ne durait que le temps d’apparition ou disparition de cet astre.

Darren s’épongea le front. Bouger comme ça lui avait donné chaud malgré la fraicheur matinale. A chaque planète son environnement atmosphérique. Alors, retirez le réchauffement climatique des humains de la Voie Lactée…

«Ca vaut le coup d’oeil.» approuva le militaire en fixant les nuances se jouer lentement.

Le soleil poursuivit son inéluctable ascension, les couleurs arc en ciel s’atténuèrent, puis le ciel bleu, carrément classique.

«Ca fait quand même bisounours cette connerie...»

Il cracha le morceau de paille qu’il s’était glissé entre les lèvres comme une allumette et reprit le boulot aux côtés des locaux. Cette mission d’assistance, est-ce que c’était de la poudre aux yeux ? L’endroit était si tranquille, si paisible, même s’il y avait beaucoup de travail. C’était à se demander si on ne l’avait pas mis directement au vert.
Un truc psychologique, une nouvelle invention managériale des cerveaux dérangés des administratifs, il ne savait pas trop. Mais...ouais. Pour qui n’était pas feignant, c’était des putains de vacances qui permettaient de se sortir un peu la tête de la cité.
Les engagements, les ordres de mission, le traintrain quotidien. Bref...pour Darren, c’était un bon moment.
Il termina son sac et prit le chemin de la bordure pour se ravitailler. Vu que le village était cerné par des bosquets, des morceaux de terrains inemployés ou des jardins, il avait fallu bâtir une clôture. Ne serait-ce que pour empêcher le bétail du voisin à aller bouffer ce qui commencera à pousser.

Le jeune homme passa sous les barreaux de bois comme l’aurait fait un type qui sortait d’un ring de boxe. Plus loin, vers la gauche, se trouvait les caisses en bois. Elles avaient été descendu des chariots puis disposées là pour le ravitaillement. Clive y plongea le godet pour se ravitailler, plongés dans ses pensées, ce qui ne lui permit pas de se rendre compte de la présence de cette femme.

Habillée de simples tenues de toiles, le fonctionnel plutôt que l’esthétique, c’était vraiment l’image du clampin de base. Robe qui n’en a que le nom, chemise de jute avec une veste et un tablier qu’on renonce à envoyer à la retraite. Ils ne devaient même pas avoir conscience de ce qu’était la mode ni même le concept de “tenue vestimentaire”. Elle était là, la toile qui lui servait de cache cheveux malmenée entre ses mains.

«Sir ?»
«Hmmm ?»
«Monseigneur.»

Cette fois, Darren décrocha son regard de la caisse pour la fixer. La pauvre était dans un état lamentable, sale, couverte de crasse. Les cheveux en bataille et les habits troués par endroits, ça laissait deviner de la richesse du ménage.

«Je peux faire quelque chose pour vous ?»
Il avait cessé de se battre en leur disant qu’il n’était pas un seigneur. Mais depuis que le CODIR les avait envoyé ici, la simple texture travaillée et résistante de l’uniforme leur avait tourné le ciboulot. Pour eux, il ne pouvait y avoir que des nobles pour s’habiller de façon si efficace. Et jouer les paysans semeur d’un blé local ne changeait pas le point de vue, bien au contraire, ça faisait d’eux la version “bienveillante” aimée du petit peuple.
«Mon compagnon est tombé Sir ! Là, dans le bois !»
«Il s’est blessé ?»
«Il a chuté profond. Il dit que sa jambe est brisée.»
«Quelle idée de se balader en pleine nuit dans les bois aussi...»
«La chasse est plus facile, les proies dorment.»

Darren soupira.
L’héritage de passer pour un noble, homme de surcroît, et il était devenu le service après vente. A la moindre emmerde, on venait le chercher.
«Ce bois là-bas ?»
«Oui. Oh...de grâce, ne le laissez pas mourir, je vous en supplie.» s’écria-t-elle en se plaçant à genoux, les mains jointes.
«Ola, ola, ola….relève toi.»
Elle hésita.
«Allez, sérieux. Je vais faire le nécessaire mais relève toi.»

La jeune femme finit par obéir. Elle malmenait son morceau de tissu avec une telle force qu’il ne lui servirait plus à grand chose. Au moins, son émotivité n’était pas surjouée et le gus devait vraiment avoir un problème. Darren n’avait pas besoin d’aller voir les autres locaux, il les aidait librement, parce qu’il le voulait bien. Il lui suffit d’un signe de main pour leur dire au revoir et il prit la destination suivante.
C’était légèrement en retrait, entre les fameux bosquets qui tranchaient le village de longues coulées vertes et d’étendues sauvages. Là, il y trouva sa toile de tente avec un feu de camp encore actif. Il avait décidé de crécher à la belle étoile. A force de dormir avec un toit au-dessus de la tête et un environnement contrôlé par l’IA la plus performante de la science humaine, ça rendait le camping désirable.

Sa cantine était toujours au même endroit, le contenant en allu laissait filer la vapeur d’eau en ébullition. Darren sortit son sac et fouilla parmi son équipement. Il avait quasiment tout épuisé mais il lui restait un peu de café. La Porte des Étoiles était à plus de deux milles kilomètres. C’est un jumper qui les avait déposé. Plus isolé comme île façon Robinson, on ne faisait pas mieux. Du coup, les ravitaillements en friandises, café et compagnie, ça arrivait à la fin. Toujours à la fin…donc...jamais.

«Tu vas m’attendre ici si tu comptes garder tes cheveux..»
«Merci, Sir !» lâcha-t-elle avec une véritable reconnaissance dans la voix.
Darren ronfla en entendant encore ce titre de noblesse. Même cette femme prête à remuer ciel et terre ne se voyait pas aller réveiller l’Hydre. C’est dire à quel point, dès les premiers jours, elle leur avait fait comprendre la couleur du tableau.

Clive prépara son café. Il savait qu’elle en manquait horriblement.
Il avait empêché une émeute de sa part quand elle s’était fait piqué ses dernières dosettes. Voir Isia Taylor Laurence avec un flingue dans la main, même si elle n’avait tiré que deux cartouches dans le ciel pour chercher le coupable, c’était un spectacle inoubliable. S’il n’avait pas cru qu’elle en buterait un, essayant vainement de calmer sa crise de folie passagère, il aurait adoré observer la scène. Isolé si loin de la Porte et avec un contact radio par jour, Darren comprenait parfaitement que la diplomatie n’était plus une constante chez la chirurgienne.

En faisant le chemin vers son domicile, Darren se questionna sur son compte. Il était clair qu’elle ne vivait pas aussi joyeusement que lui sa participation à la mission. Alors...est-ce qu’elle avait été punie ?
On racontait qu’elle s’entendait très bien avec le gros poisson d’Atlantis. Donc, qu’est-ce qui pouvait expliquer sa présence, qui pouvait expliquer qu’elle subisse cet endroit ? Une situation comme ça, c’était presque humiliant pour son poste et sa condition.
C’était un vrai mystère…
Et à vrai dire, il ne tenait pas à lui poser la question tout de suite. Darren préférait attendre de trouver le bon moment.

Le seul bénéfice, si on pouvait encore le voir comme ça, c’est qu’Isia avait obtenu la seule structure solide et bien bâtie du village. Donc au centre, comme une mairie, ce rectangle bien charpenté aux allures de chalet artisanal était l’antre de l’Hydre. Au moins, elle n’avait pas fini dans une tente.
Clive eut une pensée en se disant qu’il était un de ces héros de la mythologie en osant pénétrer dans l’antre à une heure aussi matinale. C’est qu’il y jouait sa vie le lascard !

Devant sa porte, il y avait quatre prétendants aux cheveux propres et gominés. Ils étaient au mieux de leurs formes, de leurs atouts, et dans des tenues qui passeraient pour chic auprès des autres villageois. Mais à peine à la hauteur d’un clochard sur Atlantis. Darren éclata de rire en les voyant se préparer. Ils échangeaient sur leurs stratégies de demande en mariage.
L’un avait sorti un instrument de musique à deux cordes. L’air allait être des plus recherchés, c’est certain. L’autre s’était taillé la barbe pour former le symbole du chevron d’Atlantis.
Un autre exhibait les muscles saillants de ses pecs. Bref...une belle brochette de prétendants prêt à demander la belle toubib en mariage. Pauvres fous...
Darren se rappelait la première fois qu’elle avait débarqué, toute pimpante, malgré sa motivation “exceptionnelle” à exécuter la mission. Elle s’était attirée direct le regard de tous les jeunes hommes et la haine de toutes les femmes.

Pas étonnant de voir l’un de ces types tester la poignée de la porte et revenir bredouille. Isia était sans arrêt emmerdée, que ce soit pour les soins ou les avances, c’était perpétuel. A ce stade, le soldat trouvait que la jeune femme subissait du harcèlement. Mais que pouvait-il y faire ? Sa façon d’aborder ça et de résister, de faire malgré tout son travail même si elle ne s’empêchait pas de montrer son mécontentement, ça lui avait attiré la sympathie. Darren ne pouvait dire qu’ils étaient amis. Après tout, il ne l’avait rencontré que dans son cabinet pour résoudre une affaire de vol de soutif.
Mais en fin de compte, ce qu’il découvrait sous les apparences de joueuse de la chirurgienne lui plaisait.

Donc...la porte était bloquée au tout petit matin. Puisqu’il n’existait pas de serrures ni de goupilles, la notion de domaine privé n’existant pas chez eux, Isia avait dû trouver une autre solution pour avoir la paix. Darren rigolait en voyant le prétendant revenir penaud et faire signe de ses bras que, non, la porte ne leur était pas encore ouverte pour la tentative.
Mais vraiment…cinglés...

Le soldat passa devant eux avec son quart militaire en allu. Il les salua d’un sourire simple. Mais dans son esprit, il se disait : «Courez les mecs. Courez si vous tenez à vos couilles. Vous ne vous rendez pas compte !!!»
Mais il n’en fît rien. Quelque part, Darren prenait tout autant de risque en soulevant la fenêtre pour s’y glisser comme un chat. Sa blessure à la jambe avait très bien guérie et c’était grâce à elle. Il n’avait même pas eu besoin de rééducation. Donc la souplesse ne l’avait pas quitté.

Mis à part l’horloge bien glauque qui cliquetait d’une mécanique trop dépassée, le reste du mobilier avait été déplacé pour faire de la place. La pièce était unique, spacieuse, servant de salle de réception pour la majorité du village. Comme une salle des fêtes version paysans. Darren avait aidé à y installer la tente sanitaire à l’intérieur de laquelle l’environnement était stérilisé. Il fallait faire gaffe à ne pas bouffer trop sur le générateur mais c’est là qu’Isia bossait.
Un lieu en plastique enfermé dans un lieu de bois arriéré. Comment est-ce qu’elle supportait ça depuis plus de deux semaines ?

Est-ce qu’elle finirait par craquer ? Et c’est là qu’Atlantis viendrait la récupérer ?
Darren ne comprenait vraiment pas. Elle était l’une des grandes du Pôle chirurgie. Sa présence ici...c’était presque comme une insulte. Le soldat savait que les paysans lui amenait même leurs bétails pour des opérations et des soins. Il se souvenait d’un type qui s’était fait chasser salement avec sa poule boiteuse.
Qu’est-ce qu’il avait ri à ce moment là !!! C’était plus fort que lui. Voir Isia le faire valdinguer avec la poule boiteuse qui lance un cri de détresse. C’était fort, vraiment génial...

Il continua son chemin. Son sourire s'agrandit en remarquant l’une des grosses armoires volontairement placée devant la porte. Ouais...pas une chaise...pas une commode. Isia, avec son allure de starlette sexy, avait obstrué sa porte d’entrée avec une PUTAIN D’ARMOIRE DE DEUX MÈTRES !!!

Le soldat adorait ce paradoxe chez elle, c’est ce qui attirait tout autant sa sympathie. C’était le genre “beau cul belle gueule” et, en fin de compte, PATATE DE FORAIN DANS TA GUEULEEEEEEEEE !
Il termina les escaliers qui menait à l’étage supérieur en espérant qu’elle n’avait pas mis une remorque de bétail devant de sa dernière porte, celle de sa chambre. Après avoir fait une prière (il ne faut pas se leurrer, à six heures du mat, il prenait le même risque qu’un prétendant !), Darren toqua à la porte sans obtenir de réponse.
A la troisième, il se décida d’entrer à ses risques et périls.

On était tête brûlée ou on ne l’était pas !
La chambre était assez grande et le lit plutôt sympa. Un minimum de confort pour une jeune femme qui n’était pas une militaire. Il la trouva dans une posture rocambolesque, enroulée dans des draps qui avaient dû s'emmêler entre ses bras et ses jambes à force de mouvements nocturnes. Les cheveux complètement emmêlés rappelaient bien le fait que la “déesse” que percevait les villageois était simplement une femme à la bonne génétique qui avait su prendre soin d’elle. Ca se confirma d’autant plus que son regard avait capté les parcelles de peau qui dépassait des draps. La chirurgienne était visiblement nue sous sa couette et Darren vérifia du regard. Pas pour se rincer l’oeil, même s’il avouait que la tentation était plaisante, mais surtout pour définir s’il allait poursuivre son “effraction”. Après s’être assuré qu’aucun détail anatomique intime était en vue, il se décida à continuer. Aucune femme ne réagirait bien. Mais en fin de compte, elle était trop profondément endormie pour l’entendre toquer donc...
Par contre, la lampe torche encore allumée et posée sur la table basse l’inquiéta un peu.
Avait-elle peur d’être visitée la nuit ? Après tout, elle était seule, entourée d’un village de “bouseux”, comme elle disait. Avec la populace en rut qui grattait dès l’aurore à sa porte. Quant à son flingue, il était presque sûr qu’il se trouvait sous son oreiller. C’était un coup à se prendre une balle dans le bide en l’approchant.

«Isia ?»


Nan, toujours rien.
Elle était vraiment profondément endormie. Elle avait dû bosser comme une forcenée toute la nuit. Il y avait eu un accident à la mine la veille. Darren en avait entendu parlé, quatre blessés dont deux graves. Quand il l’avait su, il avait voulu s’approcher de la doc pour l’aider. Mais il se disait qu’elle le renverrait chier, d’autant plus qu’il n’était pas toubib.
C’était sale de ne pas lui avoir laissé une seule infirmière. Elle devait tout faire, de la décision stratégique de chirurgie, du suivi médical, jusqu’à laver les instruments. Parce que, de toute évidence, les locaux n’avaient pas conscience de l’hygiène. L’intérieur de la tente technique à environnement contrôlé devait être constamment propre si elle ne voulait pas se taper des infections mortelles chez ses patients.
Oui...Isia devait manger toute la chaîne de profession sanitaire seule et cela lui vrilla le coeur. Ses journées devaient être dingue...
Bon sang...mais quelle connerie elle avait faite pour se retrouver dans cette situation ?!?

Darren tira un siège pour se poser discrètement à côté d’elle.
La pauvre devait sûrement être à bout non ? Et elle se refusait à le montrer ?
Ce serait une erreur de lui montrer de la pitié, elle le lui renverrait à la gueule en lui disant où il pouvait se le carrer. Mais finalement, elle n’avait que lui comme “bouée” de nature Atlante. Alors au final, il ne risquait pas tant que ça de se prendre une balle non ?

«Isia...» l’appela-t-il de nouveau en faisant passer le quart en allu sous son nez.
Il voulait que la bonne odeur du café, cette boisson qui se rarifiait dangereusement, la réveille plus doucement que lui.
«Ne me fait pas le coup de la belle au bois dormant, même si c’est tentant, je vais me retrouver avec ton pétard sur les rouleaux...alors...on se réveille douceeement...au cafffffféééé...»
Il avait chantonné les derniers mots.

Revenir en haut Aller en bas

Isia Taylor Laurence

Image perso : Le SBC Atlante 1562438535-01-isia-profil
√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Date de naissance : 07/01/1980
√ Gène : Innoculation
√ Age : 40
√ Messages : 1008
Liste de vos DC : Hoffman-Sheppard-Naalem-Elana Ravix

le Mar 14 Jan - 14:45

Isia Taylor Laurence
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Oui la belle demoiselle était endormie et si elle n’entendait pas la douce chanson du soldat, c’est parce qu’elle avait mit des boules quies pour ne plus percevoir l’horrible chant de ce “putain de coqs et de ses bouseux de maîtres”. Elle ne craignait pas la visite de ses nombreux prétendants, qui ne connaissaient pas le mot “non” et les phrases “allez vous faire foutre” puisque son armoire était la meilleure des barrières ! Et puis quand bien même, il y en aurait suffisamment bête pour trouver un moyen d’entrer, elle avait une arme sous son oreiller. Elle avait eut du mal à trouver le sommeil malgré sa fatigue, sa punition était horrible et elle avait envie de tout foutre en l’air, de dire merde. Néanmoins elle avait promit à Erin de revenir “calme” sur Atlantis, d’accepter cette punition pour ne pas retourner sur terre suite au petit “accident”. Un accident, qu’elle trouvait légitime mais cela n’incombait qu’elle.

Son rêve était étrange… sans aucun sens et surtout désagréable… pourtant il avait bien commencé avec une charmante rencontre et des ébats des plus appréciables… mais voilà, fallait que le contexte de sa “nouvelle” vie lui gâche son rêve coquin. La boue, les paysans du coins et surtout ce putain de coq qui, maintenant, s’agitait devant elle en dansant la chorégraphie du “muffin time”. Rien de cohérent et cette fichue odeur de café… elle aurait tué pour un café goût vanille.

Elle ne sut si c’est l’odeur de sa drogue favorite ou bien son rêve vraiment spécial qui lui fit ouvrir les yeux… mais elle le fit et …

« BORDEL de merde ! » Elle sursauta et se redressa dévoilant le début de son torse, pour choper son arme sous son oreiller et la pointer sur la silhouette en face de lui. Elle s’était prostrée contre le mur, arme en avant. Le drap cachait que le bas.
« Sale pequenot pervers ! Tu vas me faire le plaisir de dégager ou je t'enfonce le canon de mon arme si profond dans le cul que tu vas cracher de la fumée par le nez ! »
Son agressivité était à la hauteur de sa surprise, elle n’avait pas reconnu Darren, elle était encore dans le flou. Pourtant sa lampe de chevet aurait dû mettre en lumière ce quiproquo… mais dans son mouvement brusque elle avait envoyé valdinguer le petit luminaire au sol de son bras.

Dans un premier temps, Darren avait sursauté. Sa première préoccupation avait été de couvrir son quart d’une main. Ce liquide là, c’était aussi précieux que du pétrole, plus même. Si Isia le chassait d’un coup de poing ce serait le drame.
Ensuite, il avait amorcé un regard vers sa silhouette. Mais en comprenant qu’elle s’était raidie, loin de se dire qu’elle ne le reconnaissait pas, et qu’elle se positionnait comme ça...il était clair qu’elle avait le torse à la vue. Ou planqué derrière ses bras tendus vers lui.
Mais...seule pensée à ce moment là... LES LOLOS PRENAIENT L’AIR !!!
Darren ferma les yeux et inspira lentement. Il entendit la menace, sentit parfaitement bien le canon pointé sur lui. C’est ce qui lui rappela qu’en ne portant pas l’uniforme d’Atlantis, il n’y avait plus grand chose pour faire le distinguo avec les fameux péquenots si ce n’était l’odeur.
Mais il comprenait.
Il comprenait et en même temps.

PUTAIN, LES LOLOS PRENAIENT L’AIR !!!!

Darren rouvrit les yeux mais en regardant la porte. Il se faisait violence pour ne pas tourner un regard sur elle. C’était tellement compréhensible comme réaction. Il avait déjà fait le coup à une amie et il avait récolté un bouquin dans la gueule. C’était...moins violent.

«Ne regarde pas à droite...ne regarde pas à droite...» se dit-il en secouant la tête.
« REGARDE MOI DANS LES YEUX CONNARD ! » Feula t’elle ! Un putain de merdeux des champs avait osé ! Lui, il allait finir dans la fange des cochons ! Ils sont bons pour faire disparaître les corps ! Elle regretta que Pedge ne soit pas là pour l’aider à faire le ménage, elle allait galérer à le traîner sans se faire remarquer…

Le regard de Darren vacilla mais il se refusa à cette tentation. Une fois la menace passée, il approcha le quart de ses lèvres pour décréter en guise de réponse :

«Et si tu ne baisses pas ton pétard, Isia, je vide le tout dernier café sous ton nez...»
Il souffla dessus, d’un air gourmand, avant d’amorcer le geste. Il ne regardait toujours pas dans sa direction.

« Darren ? » dit-elle un peu abasourdie, elle ne l’avait pas reconnu avec ses fringues de bouseux…. Puis il avait dit le mot magique… « Tu as du café ??? » elle baissa son arme, attrapant le draps pour ne pas qu’il tombe complètement au sol, se levant d’un bond, comme si des piques la chatouillaient. Elle attrapa tel l’anneau de sauron la tasse en métal, des mains du soldat, pour le porter à ses lèvres…. du café bordel !!!! Voilà plusieurs jours qu’elle n’en avait pas bu ! Cela était la plus belle chose de son séjour ! Elle était sur un petit nuage maintenant… l’arme était sur son matelas, lâchement abandonné comme une vieille chaussette et la présence de Darren était presque occulté par l’or noir.

«Sale Péquenot Pervers...» répéta finalement le soldat avec humour.

Bon, le choc de l’effraction passé, il se sentait un peu plus en sécurité maintenant.
Mais...dormir à poil quand elle était demandée en mariage chaque jour...cette nana était folle. Trop fort...sérieux, elle était géniale dans sa folie. Darren termina sa phrase.

«La nana bonnasse qui pointe un flingue le balcon à l’air, c’est le fantasme du militaire. Je colle bien à mon pti nom charmant on dirait.»

Isia tourna la tête vers lui, on aurait dit une lionne dérangée en pleins repas et cela était le cas. Le regard bleu azur scanna le pauvre homme avant de ricaner doucement.
« Et ça t’a plu j’espère ? Tu pourras te palucher et raconter aux copains ! » demanda-t’elle avec son ton habituel de la provocation. Oui, elle se foutait clairement d’être à moitié nue dans la même pièce que Darren. Elle avait autre chose à se soucier comme ce café qui méritait d’être savouré.

Darren pencha la tête en arrière en se retenant de rire.
«Mollo les chevilles, il y avait rien de fou à mater.» mima-t-il.
Isia lui lança un regard taquin tout en sirotant son café.
« Et pourtant j’ai surement une bande puceau à l’entrée qui aimerait voir ça. » Sur le coup, elle se demandait comment il était entré et s’il n’avait pas fait péter son armoire, mais très vite cette idée fut chassée Il avait trouvé autre chose, sinon, il n’aurait pas été seul.
«Ce n’est pas dur à deviner, ça fait deux semaines qu’ils grattent à ta porte.» fît remarquer Darren avec le sourire.

Il s’en fichait dans le fond. Il avait joué son galant en regardant ailleurs. C’était déjà assez irrespectueux d’être entré dans la chambre d’une femme à poil, il n’était plus à une boutade près. En tout cas, mission accomplie ! La toubib était debout et son service trois pièces était resté en place. Ils allaient pouvoir parler boulot dans quelques minutes.
«Le Sale Péquenot Pervers descend. Il va se palucher en attendant que la sublissime toubib le rejoigne. On a du boulot...pour changer !»
Darren récupéra la lampe qu’il éteignit et posa sur le chevet.
En passant, il reprit son sérieux en déclarant :
«Navré pour le réveil doc.»
« Pas grave, tu avais du café ! » dit-elle guillerette, alors qu’elle déposait sa tasse sur sa table basse pour filer vers la pièce d’eau. Atlantis lui avait au moins donné le plaisir d’avoir un système d’eau courante rudimentaire. Après une toilette rapide pour se rafraîchir autant le corps que les dents, elle s’habilla dans l’immonde uniforme qu’elle haïssait tant. Mais autant elle n’aimait pas ce vêtement, autant ici, c'était sa seule sauvegarde contre la merde de ce village boueux. Elle avait très vite arrêté de porter ses fringues civils ...faute de machine à laver. Et puis, cela rappelait aux bouseux du coin, qu’elle était Atlante, donc : pas leur pote !



:copyright: 2981 12289 0

_________________
    I'm a nightmare dressed like a daydream
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : palevioletred

Revenir en haut Aller en bas

Darren Clive

Image perso : Le SBC Atlante Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 140

le Mar 28 Jan - 19:07

Darren Clive
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Darren redescendit les escaliers en solo et profita du silence. C’était une nouvelle définition que l’on découvrait, comme une première fois, une fois la tempête Laurence passée. Naturellement, il laissa son regard dériver vers l’horloge tandis qu’il sentait le contrecoup l’atteindre : une terrible vague de malaise concernant ce réveil. Il savait que la toubib n’allait pas s’en offusquer, c’était une légende de la provoc, elle se traînait une réputation d’allumeuse. Mais d’un autre côté, il ne pouvait s’empêcher de se dire que c’était la deuxième fois qu’il faisait le coup et que, peut-être, il était vraiment un pervers qui prenait son pied à surprendre les jeunes filles au pieu, quand elles étaient endormies, vulnérables.

Il se répéta cette dernière phrase puis secoua finalement la tête.
«Nan...»
Mais carrément pas ! Quel nana s’endort à poil dans un lit en mission à l’extérieur avec un tas de collectionneurs de chèvres grattant à sa porte ?!?
Ok, ça ne faisait pas d’elle une coupable de quoi que ce soit. Mais des deux, qui était le plus pervers ?

Darren laissa tout ça derrière lui. Les remords, ce n’était pas son crédo.
Maladroit et tête brûlée, prochaine pirouette, et GO !!!
Il observa un instant l’endroit et observa cette poignée de porte que l’on testait une nouvelle fois. Les prétendants étaient toujours là.
«Ahaha, si vous saviez ce que vous avez loupé les mecs...» murmura-t-il pour la déconne.
En attendant que sa collègue descende pour parler affaire, il examina son hôpital de campagne. Tout l’équipement était propre, déjà prêt pour sa nouvelle journée de forçat. Pas de vaisselle non plus, elle avait dû le refiler à quelques gueux désireux d’obtenir son attention. En revanche, le petit générateur qui trônait sur une commode et qui alimentait tout l’équipement d'aseptisation, ça méritait un coup d’oeil. C’était une version bien plus compacte que le générateur à naquada, on en avait fait une pile alcaline pour un usage beaucoup moins énergivore. Forcément, moins de risque de surcharge et moins de risque de dévaster la zone avec une explosion thermonucléaire. On pouvait déployer ce modèle sans présence continue d’une tronche de la scientifique.
Pourtant, ça n’en restait pas moins une source d’énergie qui pouvait pulvériser toute la baraque et qui nécessitait un minimum d’attention. Darren était certain que la chirurgienne ne s’y était pas penchée.

En bon macho, il se sentit des devoirs d’homme en contrôlant le dispositif. Comme un mec qui vérifie la voiture et la prépare pour sa nana à l’aube d’un long trajet, le militaire sorti le carnet d’entretien. Le document vulgarisait beaucoup le fonctionnement et les procédures pour que tous ceux qui ne sortaient pas d’Harvard puissent le manipuler. Sûr que la communauté scientifique avait dû gueuler en étant contraint de publier un “Mon générateur pour les Nuls”.

Le soldat lança les outils de diagnostic en attendant. Il suivit scrupuleusement les consignes, les lisant à plusieurs reprises, avant de toucher à quoique ce soit. S’il avait un doute, il reprenait à zéro. On ne mets pas ses doigts dans la prise en chantant paquerette, un peu de jugeote…

Dix minutes s’étaient écoulées. Lorsqu’il entendit du bruit dans son dos, il se retourna et aperçu Isia dans une tenue bien mieux adaptée pour le relationnel qu’ils partageaient. Mieux, elle avait repris de sacrées couleurs : vive le café !

«Quatre-vingt dix pour cent.» lui annonça Darren, résultat du diagnostic de la durée de vie du générateur. Pas besoin d’ajouter que l’engin était en parfaite santé, c’était logique. En bon clown, il ajouta plutôt : «Le coup de la panne, c’est mort ! Je vais devoir trouver autre chose !»
Il marqua une pause.
«Alors ? Remise de ce réveil en fanfare ?» demanda finalement Darren, un petit tic gêné sur le visage. Une façon de demander si elle ne lui en voulait pas trop et, parallèlement, savoir si elle était ouverte à la “bonne” nouvelle matinale. Crapahuter dans une forêt, aller chercher un type, ramasser sa jambe cassée…
Chouette !

:copyright: 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Isia Taylor Laurence

Image perso : Le SBC Atlante 1562438535-01-isia-profil
√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Date de naissance : 07/01/1980
√ Gène : Innoculation
√ Age : 40
√ Messages : 1008
Liste de vos DC : Hoffman-Sheppard-Naalem-Elana Ravix

le Mar 28 Jan - 19:12

Isia Taylor Laurence
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

La jeune femme s’était approchée silencieusement, curieuse de voir pourquoi il avait le nez sur son générateur. La doctoresse ne s’était pas préoccupée de l’engin. On lui avait installé en bon état et il avait intérêt à suivre cette trajectoire. Elle comptait ne pas louper Zelenka s’il avait foiré. Elle avait néanmoins retenue qu’elle devait être moins violente et oublier le physique...Calahan ne devait plus l’approcher et elle non plus. Une mesure de sécurité qui lui allait bien, elle avait perdu son sang froid et son professionnalisme avec lui. Quelle honte...elle regrettait qu’une seule chose : qu’il ai encore ses deux couilles. Bien sûr, elle avait passé un sale quart d’heure dans le bureau d’Hoffman. Bêtement, elle avait préféré Erin mais le CODIR savait que le plus cinglant était Hoffman. Et puis, comme Erin était sa meilleure amie, ils évitaient les sentiments.

Même si le mari de la belle brune était aussi un intime, Isia était persuadé que Richard lui avait filé la patate chaude. On lui donnait toujours les crises à gérer, à lui ou Erin de toutes manières. Enfin bon, Hoffman, il avait été professionnel, LUI. Il ne l’avait pas loupé, il l’avait mise en pièces...même si elle s’était défendue avec sa sauvagerie coutumière et sans aucune pitié.

Une dispute sur la colline des Dieux...une dispute avec le goût amer de l’orage et du sang ! Cela avait entraîné des cris, les siens majoritairement. Elle était si enragée qu’elle avait envoyé des objets qui s’étaient fracassés contre la porte, faisant sursauter les sectaires très curieux d’entendre la moindre phrase sur la déchéance de la plus belle femme de cette putain de cité.

La colère d’Isia était si instable qu’elle avait voulu qu’il perde son putain de flegme ! Elle avait réussi...mais à quel prix ? Sur le coup, elle avait été ravie de voir enfin le masque de l’administratif se craquer dans de la colère glaciale...mais entre deux Lions, ce n’est jamais beau le résultat quand l’un sort les griffes pour achever l’autre. Elle était allée trop loin. Çà avait pété et, plus tard, elle avait présenté ses excuses tout comme lui. Mais le résultat était là. Ils avaient dû la punir et elle ne savait que trop bien...que le CODIR n’était pas content de devoir l’écarter de la cité quelques temps.

Elle avait pleuré les premières nuits, elle avait maudit le responsable de son malheur...puis maintenant, elle se sentait calme intérieurement. Elle méritait cette punition. Mais bordel, qu’elle avait envie de retourner sur la cité ! Même pour soigner des abrutis d’Athosiens.

Enfin bref, Darren bidouillait et elle donna un coup de fesse contre la table pour faire du bruit. Elle lui sourit, elle aimait beaucoup son humour.

Son regard alla vers la porte qui, de temps à autre, claquait. Il y avait du monde...encore. C’était pénible ! Vraiment ! En s’approchant de la fenêtre, elle aperçut une file d’hommes. Une queue de mecs en pâmoison voulant lui demander de vivre avec eux jusqu’à la fin de leurs vie pourries. Elle soupira alors que Darren lui posait une question. Elle referma celle-ci en comprenant qu’il était passé par là, le petit malin. Bizarre qu’aucun n’ai osé le suivre n’empêche…

« Je pète la forme ! »

Bien entendu qu’elle ne lui en voulait pas. Il s’était fait pardonné. Et même si elle se fichait que l’on voit son corps, elle ne ressentait pas non plus de pudeur...elle aurait dit oui. Mais bon, au point où elle en était, elle s’en fichait éperdument. Et puis c’est un gentil garçon. Il ne l’humilierait pas avec des racontars auprès des copains.
Ce militaire là ne dirait pas que c’était une salope qui dort à poil et qui se précipite sur une tasse de café comme une chienne sur une bite. Non...et ils étaient là tous les deux, dans la même galère, à se demander pourquoi on les avait envoyé ici.

Elle fit quelques pas vers le soldat, il venait de lui donner une idée pour faire fuir les autres. Si ça ne marchait pas, elle aurait toujours le plaisir d’aller chercher son arme.

« Faute de me faire le coup de la panne, tu sais simuler ? »
Elle croisa les bras sur sa poitrine. Bien sûr, il devait être là pour quelque chose en particulier. Un abruti de paysan avait tâté de sa propre lame de faucheuse de blé ? Un cochon qui boite ? Une poule avec un rhume ? Exactement le genre de conneries qu’elle n’avait pas envie de soigner.

Darren manqua de s’étouffer avec sa propre salive.
Il fixa Isia en cherchant la blague dans son regard et trouva suffisamment de résolution pour faire la connexion. Le délire en vue d’éloigner les prétendants.
«Tu crois vraiment que tu vas les démotiver ?» s’amusa-t-il avec le sourire. «Je dirai plutôt que ça va les rendre encore plus impatients.»
Le soldat secoua négativement la tête. Au jeu de celui qui pissait le plus loin, cette femme était forte. Elle n’avait aucune gène pour gagner le duel de la surenchère sur les sujets culs. C’était à se demander si elle n’était pas câblée comme un bon gros bidasse qui ne voyait que par la baise. Qui tenait le même discours bien gras et vulgaire H24. Ca ne la dérangerait à peine.
«Je simule pas, moi. Je mets la main à la pâte !» lui dit-il finalement. «Ce serait une insulte, Isia.»

Elle en avait tellement marre… Marre de ces pauvres gars qui espéraient la lune… elle ne comprenait pas pourquoi ils persévéraient dans ce jeu de séduction sans résultat. Plus elle était horrible plus ils semblaient épris d'elle… c'est à se demander s'ils n'étaient pas tous des maso, ou bien si les bouseuses du coin n'étaient pas des sombres merde pleines de tiques et de puces.




:copyright: 2981 12289 0

_________________
    I'm a nightmare dressed like a daydream
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : palevioletred

Revenir en haut Aller en bas

Darren Clive

Image perso : Le SBC Atlante Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 140

le Sam 1 Fév - 19:47

Darren Clive
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Son sourire s'élargit néanmoins aux répliques de Darren. Il était parfait dans ce rôle de ping pong.

« Dans ce cas, j'espère que tu es en forme. » elle le testait bien entendu. Même si le sexe lui manquait presque autant que le café elle ne se voyait pas encore s'envoyer en l'air avec lui. Même s'il était le seul potable de toute la planète.

«Tu n’as toujours pas glissé de bromure dans ma bouffe et je suis isolé depuis deux semaines avec toi.» énuméra le soldat comme s’il prenait ça avec objectivité.
Il laissa quelques secondes filer, provoquant un silence parfaitement évocateur, et il ajouta en se marrant :
«C’est frustrant !»

Isia ricana, elle était face à lui. Du bromure ? Elle ne voulait pas le castrer comme un vulgaire violeur ou ces soldats partant en guerre pour éviter qu'ils ne sautent les chèvres des paysans.

« Fait moi le plaisir d'être convainquant. Qu'ils croient que je sois enfin prise et qu'ils ne viennent plus faire la queue. » affirma-t’elle de son ton mielleux.
«Il y a plus subtil comme solution. J’en ai une parfaite !»
« Oui. Vire l'armoire et je te roulerai une pelle devant l'assemblée... » le coupa-t’elle. Elle était usée par ces hommes… pour une fois qu'elle en avait marre d'être draguée… Mais bon elle était dégoûtée par ces paysans et elle voulait avoir la paix rien que pour pouvoir dormir. Sans flipper de se taper le gros balourd du coin prêt à la prendre de force. Elle n'avait plus de panda hystérique pour tuer ses agresseurs maintenant … et si le CODIR apprenait qu'elle avait flingué des villageois, cela allait encore chauffer.

Ca aussi, ça va les exciter...»
« Quand même ! Ils sont dans les mœurs du moyen âge… Ils ne sont pas aussi tordu que nous.. »
«Ils sont croyants. C’est un bon filon.»
Darren était barré. Il adorait faire le clown quand il n’était pas en mission en train de se battre.
En bon plaisantin, il abaissa un genou à terre et ouvrit les bras en grand.
«Isia Taylor Laurence, voulez-vous m’épouser ?»
Il éclata de rire. Ca faisait si peu crédible.

Isia ne put retenir un rire. Elle attrapa le porte clés sur le bureau virant la pampille qui était dessus et donna l'anneau disgracieux au soldat qui était complètement fou et elle adorait ça . Après tout elle avait déjà une bague. Elle mima un cri de surprise aiguë.

« Oh oui Darren Clive ! Vous en avez mit du temps ! 2 semaines !! Vous êtes lent ! » en agitant ses mains dans une fausse excitation. Vraiment, il était dommage qu'il n'y ait aucune vidéo de cette scène rocambolesque.
« Par contre tu prends mon nom. »
Darren rigolait. C’était tordant de voir la doc jouer le jeu et faire l’hystérique ravie. Il prit le faux anneau, étonné qu’il soit suffisamment petit pour se glisser au niveau de son pouce, et s’amusa à le placer comme s’il la demandait véritablement en mariage. A la mention du nom de famille, il haussa les épaules tout en la citant :
«Pas le choix. Sinon tu m’enfonces ton flingue si profondément que j’en sortirai la fumée par les trous de nez.»
« Oh tu sais tellement parler aux femmes !! » renchérit-t-elle de plus belle.

En tout cas, c’était pas si con comme plan. Ca allait priver la population féminine des envies de vengeance et les prétendants retourneraient penauds dans les chaumières.

« Bon allez hop. Aide moi à virer l'armoire. J'étais tellement furaxe hier que l'adrénaline a fait des miracles. » dit elle en lui tapotant l'épaule tout en marchant vers la porte.
«Je te comprends tellement...»
Darren prit place et poussa le mobilier d’un bon coup d’épaule. Il s’étonna de son poids, et donc de la force employée par Isia, puis ouvrit directement la porte. Parce qu’il avait fait du bruit, le premier prétendant se trouvait pile à l’encadrure. Son expression pleinement séductrice, avec son beau bouquet de fleur en prime, se décomposa lorsqu’il comprit qu’il n’avait pas affaire au docteur. Mais à un concurrent.
Le soldat lui tapota l’épaule et s’en servit pour le retourner, lui faire faire le chemin inverse, jusqu’à la bande de charlots. Ils s’échangèrent quelques oeillades inquiètes. Et ils avaient raison d’appréhender les bougres. Après tout, on l’appelait “Sir”, n’est-ce pas ?
«J’AI DEMANDÉ ISIA EN ÉPOUSAILLES !!!» Hurla-t-il avec les mains en porte-voix.

La jeune femme se glissa à ses côté telle un chat le regard luissant d'une forme de malveillance. Elle se régalait déjà de leur stupeur. À l'annonce du soldat, tous tournèrent un regard vers l'hydre… Certain souriant, s'imaginant qu'elle l'avait rabrouer comme la grande majorité… Même si le doute les prenaient, après tout il était un seigneur…
Isia n'eut pas besoin de répondre. Elle empoigna le col de Darren et l'embrassa sous les quelques cris de la foule de pauvres mecs. Le soldat était complètement surpris. Ca, il ne s’y attendait vraiment pas ! Mais une fois l’émotion passée, il fit mine d’en apprécier le goût. Une façon de crier en non verbal “Pas de bras, pas de chocolat !”.
Quand elle eut finit, amusé par la surprise de son partenaire, elle pointa un doigt vers le village.

« MAINTENANT DU VENT ! LE PREMIER QUI VIENT M'OFFRIR DES FLEURS DEVRA COMBATTRE CONTRE LE SEIGNEUR DE GUERRE !!!! » elle retenu une insulte. Une bonne chose.
«DES VOLONTAIRES ?» Renchérit le soldat en bombant le torse.
Elle du se contrôler pour ne pas rire face à leurs têtes déconfites. Petit à petit, ils disparurent et elle soupira de contentement.
«Tu es française non ?» murmura Darren en s’essuyant les lèvres.

« Oui ! Pourquoi tu voulais que je mette la langue ? » dit elle en lui donnant un coup de poing dans l'épaule. D'où il s'essuie lui !!! Enfin elle se marrait. La première fois où elle retrouvait un peu de folie dans cette mission de merde. Mine de rien… Elle eu une pensée pour Pedge… Elle lui ferait bien sa fête… Son corps lui manquait horriblement et sa personne aussi...
«Il n’y a qu’un fou qui répondrait “non” à la question.» nota Darren en la suivant dans le bâtiment. «Heu...»
Il fit la grimace, devenu un poil plus sérieux. D’un geste du doigt, il désigna le véritable anneau qui cernait son annulaire et faisait d’elle une femme mariée. Ce n’était pas son délire de taper dans l’assiette du voisin.
«Ca reste entre nous, d’acc ? Je ne me vois pas expliquer à ton mari que c’était pour te sauver des bouseux pendant qu’il me casse la gueule !»

Isia avait prit place sur une chaise tout en tirant une autre pour le soldat. La tête contre sa main bagué elle détourna le regard pour mater un peu son objet avant de ricaner au nez de Darren.
« Je n'ai rien à lui dire car je ne suis pas marié. C'est une manière d'avoir la paix aussi. » dit-elle dans un demi mensonge. Après tout, elle ne l'était pas avec la capitaine et toutes deux ne s'était jurée aucune fidélité. Alors ça ne posait aucun problème la dessus. Cette bague c'est un délire… Un délire qui est devenu un attachement amoureux. Car même si Isia était volage, tout comme sa partenaire, son cœur aimait qu'une personne de cette manière. N'empêche leur relation avait réussit à être secrète encore… Admirable.
«C’est plutôt malin quand on y pense.» lâcha-t-il, songeur. «Mais...ce serait pas plus efficace d’arrêter de jouer de tes charmes ? Tu fait parler les commères !»

« Non je ne suis qu'une traînée. Que j'arrête ou non ça ne changera rien. Rien ne marche, bague ou non. J'aurais toujours au cul des gens épris. » dit-elle, soudainement amère. Repensant a une phrase du vieux con.
«Oula. Plutôt rapide comme raccourci !» fît-il.
Le soldat secoua la tête.
«J’ai pas ce jugement en tête si ça peut te rassurer !»

Isia lui fit un sourire. Elle ne voulait pas développer sinon elle allait être cynique.
« Merci pour le café et la demande. » conclut-elle doucement. Il allait falloir passer au professionnel alors… Elle n'avait pas envie.
Darren aussi n’avait pas envie de parler boulot. Il avait beaucoup ri de cette situation et il se disait encore que, perdu au beau milieu de Bouseland à l’écart de la cité, il n’y avait que ces délires pour les tenir.
Bon...voir Isia à poil et jouer l’amoureux transi l’instant d’après, ça faisait quand même beaucoup. On ne restait pas insensible au jeu sans avoir la tentation de le prendre au sérieux. D’autant plus qu’il avait encore le goût des lèvres d’Isia dans la bouche et que ça commençait doucement à le chauffer. Forcément, une terrible, horrible impression de trahison, commençait à le travailler vis à vis de quelqu’un qu’il aimait beaucoup.
Heureusement, la dernière réplique de la toubib le chassa de ses songes et lui rendit le sourire.
«Un pti café le matin, un flingue et une demande en mariage, il n’y a rien de mieux pour bien débuter la journée ! Et tu sais avec quelle proposition je viens ?»
« Fait moi rêver grand fou… . »
Il leva les sourcils.
«Une petite balade en forêt !»
Isia était surprise à son tour
« Pas de cochon boiteux ? Ou de petit boutons sur le front ? »
Darren éclata de rire.
«Un garçon d’écurie qui vient te montrer les croûtes qu’il a sur le bout ?»
Isia grimaça de plus belle… rien qu’à l’idée elle en avait presque la nausée…Surtout qu’elle avait en tête l’image du mec bien sale qui pue la merde de cheval et qui se trempe le biscuit dans le fumier. Bref, trop glam ! Darren remarqua son expression et ricana, fier de son petit effet.
Il reprit aussitôt.
«Ca fait une demi-heure qu’on aurait dû aller rejoindre un type qui s’est cassé une jambe. Il est coincé dans une fosse, un piège à gibier. J’ai les hameçons, tu viens le pêcher avec moi ?.............ISIA CLIVE !»
Une demi-heure ? Il devait chanter le pauvre mec… avec un peu chance il est tombé dans les pommes et les carnivores du coin l’auront bouffé… il y avait des espèces de loups plutôt peu commodes… Des gros machins poilus qui vous dévorent une vache en trente minutes. Oui, c’est bien méchant, mais que voulez-vous ? Isia n’avait pas la fibre altruiste pour ses gens. Si cela avait été un Atlante, elle aurait crisé. Elle s'apprêtait à répondre un truc quand il osa mettre son nom à la place du SIEN ! Le jeune homme écopa d’un coup dans l’épaule.
« Je vais chercher les vers de terre DARREN TAYLOR LAURENCE ! »
«Mais bien entendu, “ma femme”. Nous nous appliquerons à savoir qui appartient le plus à l’autre, c’est important !» railla-t-il en mimant une révérence.
« Avec une laisse à ton cou, il n’aura plus de question à se poser ! »
Le soldat écarquilla les yeux, l’air interdit. Il finit par pouffer.
«Attention, là c’est toi qui fantasme !»
« Toujours. » confirmat’elle d’un haussement d’épaule innocent.

Sans aucune motivation, elle alla chercher son sac de voyage. Un gros sac à dos avec le nécessaire. Elle le compléta d’une couverture de survie et de tissus stérilisés s’il elle devait recoudre une blessure ouverte…
« Allons donc pêcher le gros… » dit-elle. Elle n’était pas motivée et regrettait d’avoir été tiré du lit si tôt pour un pauvre bougre malchanceux. Comment faisaient-ils avant qu’elle n’arrive ? Quand elle repartira : ils vont tous crever !

:copyright: 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Isia Taylor Laurence

Image perso : Le SBC Atlante 1562438535-01-isia-profil
√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Date de naissance : 07/01/1980
√ Gène : Innoculation
√ Age : 40
√ Messages : 1008
Liste de vos DC : Hoffman-Sheppard-Naalem-Elana Ravix

le Ven 6 Mar - 15:30

Isia Taylor Laurence
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Darren suivit le mouvement.
Qu’il était bon d’ouvrir une porte sans une file de prétendants, ils avaient tous pris la poudre d’escampette et elle redécouvrait presque la saveur de l’air. Sur le coup, Isia se demandait clairement si cette stratégie allait durer ou bien, si dans leur bonté, les villageois allaient organiser pour eux ce mariage. Un peu plus guillerette, elle suivit le soldat à travers les champs pour rejoindre la forêt au plus vite…
«Tu es mieux avec le sourire.» nota le soldat par compassion. En retour, elle lui mima un éclatant rictus des plus appréciables. Darren bomba le torse comme un héros, il ne se sentait plus.

Ils croisèrent plusieurs paysans, fauchant le blé de cette belle saison, les saluant avec respect et politesse. Si plus tôt elle se questionnait sur l’idée saugrenue qu’une personne se porterait volontaire pour un organisateur de mariage, elle n’aurait jamais pensé que le pasteur du coin déboule vers eux, courant dans l’herbe jaune comme une brebis… la religion du coin tournait sur les anciens, cet homme habillé d’un bleu cyan typique de l’océan qu’il n’a jamais vu avait à son cou un pendentif avec un symbole ancien. Ce mot voulait dire pureté. Isia savait bien que cet homme ignorait la signification de ce glyphe… comme la totalité des textes gravé sur le vieux temple près du lacs… et pourtant, ils vouaient un culte très pieux et respectueux pour des personnes qui en avaient rien eu à faire d’eux. Le temple, anciennement un laboratoire, avaient servi de test. Au même titre que le “jeu” trouvé par Sheppard et McKay, cette planète était l’une des nombreuses proposée par le simulateur de vie réel… et selon les données de la console qu’avait exploité les scientifique (avant de repartir avec leurs trouvailles la laissant ici avec Darren), l’expérience avait été un désastre. Ce peuple était trop réticent aux changement et loin d’être intéressant au final, trop concentré sur la religion et la vertu.

« Hola ! On m’a annoncé la grande nouvelle ! »
Isia roula des yeux… non ce n’est pas vrai …
« Oui Darren est enceinte … nous ne savons pas qui sera le parrain, mais on vous tiendra au courant. » dit-elle en se mettant en marche pour snober le pasteur… mais celui-ci, peut-être habitué à son caractère de merde, afficha un rictus bienveillant et la rattrapa.
« Quel honneur ! Des seigneurs s’unissent ! Ici sur notre terre ! J’ai grande hâte de bénir vos noces ! Il faut vite préparer ça ! La fête de l’Astre est pour bientôt ! Une union durant cette période sera source de fertilité et de bonheur ! » insista l’homme assez heureux.

Il est sérieux ? La belle blonde le foudroyait littéralement du regard… s’il continuait à leur tenir la jambe, le pauvre gars dans son trou allait mourir d’une septicémie…
Darren, de son coté, n’en menait pas large. La déclaration du prêtre le stupéfia dans un premier temps. Le type était déjà sur la brèche...même pas quinze minutes après sa “déclaration”.

Il s’y était un peu attendu à ce que le village entier transforme leur délire en un acte profond et concret de mariage. On les prenait pour des riches, des seigneurs. Ces types voyaient en eux un exemple, un avenir, un idéal. Des arriérés certes. Mais des arriérés très procéduriers dans leurs coutumes. Alors avoir gueulé qu’Isia avait trouvé preneur et qu’il était l’heureux élu, il ne fallait pas s'étonner que le village soit déjà au courant.
Si l’idée de se retrouver devant l’autel avec Isia ne le terrifiait pas du tout, puisque ce serait un délire vachement flatteur, il craignait plutôt le fait que ça se sache sur la cité et que ce soit prit au sérieux.
Après tout, en étant piégé ici sans savoir pour combien de temps ils en auraient, la doc comme lui ressemblaient fort à ces marins qui ont le droit à une cabine personnelle s’ils sont mariés. Dans l’histoire, des tas de faux couples s’étaient formés rien que pour ce confort. Ici, c’était pour la paix d’Isia, qu’il connaissait à peine, et pour s’assurer qu’il n’y aurait pas quelques vengeances au final.
Deux milles kilomètres de la Porte, un appel par jour, vous feriez quoi ?

Mouais, Darren se disait que l’idée avait finalement un intérêt stratégique. Et que ce n’était pas si bête de jouer la comédie tant qu’il ne tomberait pas dans la tentation d’y croire. La collègue était pas moche, ni inintéressante. Clown dans l’âme, Darren se voyait déjà chambrer la toubib en lui sommant d’envoyer des faire parts et tout le toutim. Il serait mort de rire à l’idée de faire marcher tout ce beau monde. Mais il y avait cette autre partie de lui qui culpabilisait déjà en se disant qu’une femme comme elle devait forcément être liée. Malgré ce qu’elle en disait, il trouvait sa bague un peu trop belle et recherchée pour n’être qu’une diversion. Il serait peut-être en train de foutre la merde dans son couple si l’info transitait jusqu’à la cité. Il fallait y songer...
En tout cas, l’éclat de rire chargé d’un bonheur sincère du pasteur le tira de ses pensées. Il le considéra un instant, tourna son regard vers Isia, puis se rendit soudainement compte qu’elle avait les poils qui s’hérissaient. Ce religieux commençait à démanger l’Hydre salement, Darren se sentit contraint d’intervenir en catastrophe.

«C’est que nous partageons le même bonheur, mon Père. Mais vous vous empressez un peu vite.» il cerna la taille d’Isia.
La dernière fois qu’il avait fait une connerie dans le genre, ce qu’il avait cru être le Capitaine Allen lui avait fait un magnifique sourire d’ange avant de lui foutre un coup de boule magistral. Il avait manqué de perdre ses dents de devant.
Darren jouait, Darren restait la tête brûlée. Mais Darren balisait quand même un peu. Parce qu’il se voyait déjà se prendre une patate par la belle blonde. Il gardait quand même son rôle de fier seigneur ayant obtenu la plus belle plante du Pays.
«Laissez-nous le temps d’apprécier le début de notre Idylle. Et nous serons ravis d’organiser les fêtes ensemble un peu plus tard, d’accord ? »

Oui, Isia avait des pulsions sanguinaires sur ce pauvre homme se ravissant d’un bonheur inexistant. Elle avait toujours eu des problèmes avec les religieux… ce besoin d’imposer leur croyances et leur manière de faire. Elle ne désirait pas suivre les dogmes de ce peuple… et puis, elle avait un autre problème : l’engagement. Alors les deux ensemble, ça lui filait des envie de meurtres. Par chance, Darren était loin d’être le simple bidasse, il avait étonnement un cerveau et une certaine sensibilité que beaucoup de ses collègues n’avaient pas. Elle le remercia intérieurement de prendre la main et d’être comment dire… “diplomate”.

« Exactement ! Et vous nous dérangez ! On a des vies à sauver aujourd’hui ! » elle attrapa le bras de Darren pour presser le pas, sous le regard déconfit du prêtre qui, lui, désirait les guider dans ses ruines pour organiser cet événement prestigieux.

« Mais… bon...venez me voir ce soir alors ! » Chose qu’ils ignoraient, l’homme n’aurait aucun scrupule à venir leur rendre visite… il ne savait que trop bien que les jeunes couples ont souvent la tête dans le ciel et ne savent pas s’organiser ou même stressent pour rien. Il était là pour les aider et les soutenir.

Une fois qu’ils furent plus loin, la belle soupira, lâchant enfin le bras du pauvre homme qui n’avait rien demandé à tant d’empressements. En réalité, Darren soupira tout autant qu’elle, appréciant ce peu de liberté.

« Ils sont pire que la gazette d'Atlantis ! »
«En même temps, tu as pas interdit qu’ils fassent une page spécial Isia. Tu le paies maintenant !» provoqua Darren.
« Car tu crois qu’ils en ont eut quelque chose à faire que je sois d’accord ou non ? » dit-elle. « Les stars n’ont pas leur mot à dire sur les paparazzis ! »
«Oh, oui, j’oubliais. Traînée un jour, traînée toujours ?»
« C’est un credo qu’un gros connard affectionne beaucoup. » pesta-elle en mirant l'orée de la forêt… elle était un brin terrifiante mine de rien, si sombre a cause de l'épaisseur du feuillages… mais surtout elle ressemblait aux contes des frères Grim…. peut-être pour cela que la française ne la trouvait pas avenante.

Intérieurement, le soldat Clive nota l’information et se la réserva pour plus tard. C’était la deuxième fois qu’Isia lui avouait à demi-mot un jugement qui semblait l’avoir affecté. Un crédo comme elle disait. Mais en même temps, c’était partie intégrante dans le monde des femmes d’avoir régulièrement ce genre de situation. Elles avaient toutes un petit quelque chose à s’envier, à se convoiter. Il suffisait d’en jouer un peu et la définition de la traînée volait gratuitement.
Pourtant, même s’il apprenait à la connaitre, Darren restait étonné qu’une personnalité extravagante comme elle y accordait du crédit. Il s’était passé quelque chose pour qu’il reste cette amertume et qu’elle s’autorise à lui laisser quelques miettes en guise d’indices. Elle qui se foutait de tout généralement, ou qui en donnait l’air, le sujet semblait plutôt sensible.
Darren trouverait le bon moment pour mettre les pieds dans le plat. Mais pas tout de suite…

«Il doit être frustré de ne pas avoir pu te demander en mariage, Isia Clive.» déconna-t-il tout en agrippant la manche sur le passage.





:copyright: 2981 12289 0

_________________
    I'm a nightmare dressed like a daydream
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : palevioletred

Revenir en haut Aller en bas

Darren Clive

Image perso : Le SBC Atlante Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 140

le Lun 9 Mar - 17:08

Darren Clive
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

La toubib esquissa un sourire s’imaginant Calahan un genoux à terre avec un diamant plus gros que sa tête de crâne d’oeuf. Rien que cette scène finit par lui arracher un rire. Mais elle se garda bien de partager son hilarité avec le soldat.

Darren prit la tête et guida la toubib jusqu’à son campement. La requérante était toujours là, le regard trahissant un mélange de colère et de supplique. Le fait d’avoir attendu si longtemps et de leur en vouloir pour ça. Mais en même temps, elle se rassurait de voir que les deux seigneurs avaient accepté de se lancer au secours de la victime. Qu’il n’y aurait pas meilleur renfort.

Darren contourna son feu de camp et sa tente. Il laissa Isia découvrir le confort bien plus rudimentaire dont il se contentait. La jeune femme resta près du feu, ignorant le regard de la jeune femme. Elle n’avait pas apprécié ce regard de colère. Elle devait se réjouir qu’ils se bougent pour son lamentable cul terreux. En tout cas, elle ne pouvait pas continuer à se plaindre de son confort quand elle voyait ce qu’avait Darren. On aurait vraiment dit une punition que leur infligeait la cité. Enfin, pour elle c’était le cas… Après comme dans toute occupation, même pacifique, le confort arrivait bien après et Atlantis n’avait pas de budget à rallonge pour construire du 5 étoiles partout.

Pendant ce temps, Clive retira un amas de branche qui dissimulait un coffre de cantine sécurisé. Pas la version métallique avec un simple cadenas qu’un bon coup de pied suffit à chasser. Plutôt la caisse de transport en sécurité renforcée qu’un peu de C4 gratouillerait à peine. Prestement, le soldat s’agnouilla et posa son pouce sur le lecteur. Un “bip” positif retentit, les attaches sautèrent, et l’homme en retira son haut d’uniforme, ainsi que son équipement.

Il hésita un peu à l’idée de se séparer de son haut en toile. Mais puisque de toutes évidences ont criait partout qu’un magnifique mariage allait survenir, il n’était pas à ça près : Darren se plaça torse nu et enfila son haut militaire. Ses gestes témoignaient de son habitude, il boucla son gilet tactique, sortit son P90 qu’il arma et vérifia brièvement. Il s’intéressa de nouveau à la toubib qui l'accueillit avec un rictus amusé.

Tout en récupérant le neuf millimètres pour l’installer à sa place réglementaire cette fois, il déclara :
«Je me mets en mode escorte, doc. Tu te rappelles des règles ? Si ça chauffe, tu restes derrière moi et tu ne lâches pas la poignée dorsale. On est toujours d’accord ?»

« Oui Papa... » confirma la jeune femme sous le regard étonné de la bouseuse du coin. « Eh bien ? ça doit arriver dans votre bled les mariage consanguin non ? » toujours aussi provocante la Isia. En réponse, la fermière balbutia brièvement des mots incompréhensibles.

Clive fit une légère grimace à l’intention de la soigneuse. Du genre : “T’abuse Isia…”. Et celle-ci fit une grimace digne d’une petite fille en mode “Rien a foutre”.

Il rattrapa le coup en offrant un sourire plus avenant qui contrebalancerait la provocation de Taylor Laurence. Ca se sentait et ça se voyait comme le nez au milieu du pif : elle ne les aimait pas. Il le savait depuis un petit moment déjà. Mais la pratique, c’était autre chose. Isia se permettait ces largesses parce qu’elle savait bien que personne ne viendrait la contredire, la défier, d’autant plus qu’elle avait entre les mains la survie de son mari.
Mais ce n’était pas une bonne idée.

Oui. Le militaire ne disait rien pour l’instant. Mais il allait devoir trouver le moment, et surtout les mots, pour lui faire comprendre qu’un peu de diplomatie n’était pas une option. Ils étaient bloqués là pour une durée indéterminée. Se mettre à dos les villageois n’était pas du tout la chose à faire si on se projetait à long terme.

«Son humour très particulier, c’est ce qui m’a tout de suite séduit chez elle.» expliqua-t-il dans l’espoir d’arranger un peu les choses. «Elle plaisante.»
Isia roula des yeux. De la diplomatie ! Le voilà qui essayait de justifier quelque chose qui n’avait pas lieu d’être. Cette bouseuse n’avait même pas à avoir la confirmation qu’ils rigolaient ou non. C’est superflu. Si elle avait besoin de ça, cela prouvait encore une fois qu’ils n'étaient que des débiles. Enfin qu'importe, elle laissa Darren faire un rôle généralement attribué aux civils, cela allait lui donner de belles lignes dans son CV et une promotion à clé. Ce n’est pas souvent qu’un première classe présente des neurones autre part que dans le bas ventre. Même si, techniquement, le corps entier en possède.
Le soldat prit un chargeur de neuf millimètres dans son coffre et le referma, s’assurant qu’il était bien verrouillé. Il s’avança pour lui tendre ce frêle ravitaillement.
«Seulement en cas d’extrême urgence. Nos ressources sont limitées, tu sais...»
Et ça, pour être limité, c’était limité.
Ils manquaient de tout. Quand le jumper venait, sa cargaison leur était très rarement adressée. C’était souvent le matériel médical, les vaccins à fournir aux villageois, ou bien du matériel agricole.
Le pire dans tout ça, c’était de ne pas savoir si leur “mission” prendrait fin dans quelques jours ou dans trois mois.
Toujours la même question : vacances ou punitions ?

« Ouai ça je sais… heureusement que j’ai des culottes lavable, car sinon j’aurais jamais de serviettes hygiéniques ! Tss...selon l’autre abruti de sergent “ce n’est pas une ressource vitale”. Lui il n’a jamais vu sa femme en PLS a cause de ses menstruations. » Oui Isia s’éloignait du sujet, mais cela était une habitude. Elle prit l’arme.
« Tu as un holster ? »

:copyright: 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Isia Taylor Laurence

Image perso : Le SBC Atlante 1562438535-01-isia-profil
√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Date de naissance : 07/01/1980
√ Gène : Innoculation
√ Age : 40
√ Messages : 1008
Liste de vos DC : Hoffman-Sheppard-Naalem-Elana Ravix

le Lun 9 Mar - 21:04

Isia Taylor Laurence
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Darren déboucla sa ceinture, qui permettait par extension l’installation d’un holster de cuisse. Il ressera un peu les sangles et tendit le tout à la toubib. Il ne savait pas qu’elle était venue sans équipement. Avec un flingue oui. Mais on ne coinçait pas ça dans sa ceinture pour aller trainer dans les bois.
«Ma mie est servie.» déconna-t-il.
« Merci mon chou ! » dit-elle en attachant l’équipement à sa cuisse. Elle avait zappé de prendre son holster qui devait trainer dans la maison. Parfois, elle oubliait les armes et pourtant ce n’est pas la première fois qu’elle se rendait sur le terrain… un oubli, ça arrive même aux meilleurs.

Il s’approcha de la dame rongée par l’impatience et posa une main sur son épaule.
«Je ne vous demande qu’une chose. Ne vous jetez pas sur votre mari lorsque vous le verrez, ok ? Laissez le médecin faire son travail et tout se passera bien...»
La paysanne laissa traîner son regard en direction d’Isia, loin d’être convaincue et rassurée. Mais elle n’avait pas le choix. Et la main que Darren gardait posée sur son épaule avait tendance à la rassurer. Elle acquiesça finalement.
«Allons-y.»

La jeune femme passa en première.
Elle s’enfonça dans la forêt en suivant un sentier à peine creusé dans la végétation. La nature avait tendance à reprendre ses droits plus vite que le passage de l’homme ne l’imposait. Darren se montra prudent dès le début. Les sens en alerte, professionnel, il veilla à garder le médecin dans son dos tout en suivant le guide. Ce n’était pas un expert du milieu forestier mais il parvint à découvrir un ou deux pièges à loup qu’il désigna d’un doigt. Pour plus de sécurité, il stoppa la colonne et prit une branche. Un coup sec dans le déclencheur et le piège était désormais inerte.

En réduisant la distance avec le lieu de l’accident, la paysanne finit par entendre, tout comme eux, des hurlements d’agonie se mêlant à une série d’aboiements agressifs. Pas de doute, l’homme estropié était une cible idéale pour les prédateurs et il était en train de se faire tuer. Lentement mais sûrement. La jeune femme poussa un cri de terreur et s’élança. Exactement ce que Darren lui avait conseillé de ne pas faire...
«STOP ! Arrêt...»
Trop tard ! Elle s’engagea là où son mari se faisait déchiqueter par une meute de loup. Deux d’entre eux, déjà bien enragé par les giclées d’hémoglobines, lui sautèrent dessus. La paysanne hurla tandis qu’elle était amenée au sol et que des crocs se refermaient sur elle.

Isia roula des yeux… son manque d’empathie était flagrant.
« Quelle conne... » grogna t’elle entre les dents en français. Darren aurait pu pisser dans un violon que cela aurait été le même effet avec le relent nauséabond de la bêtise en prime.
Très peu habitué et ne connaissant pas du tout le “détachement” qu’Isia avait concernant la peur, le soldat l’agrippa un peu plus brusquement cette fois. Il était surpris par sa réaction.
«Isia. Dans mon dos !» lui ordonna-t-il une nouvelle fois.
Darren n’avança pas. Une main en arrière qui accrochait la ceinture d’Isia pour s’assurer de sa position, il l’attira sur le côté jusqu’à un couvert suffisamment intéressant. Un poste de tir. Les loups avaient déjà fort à faire sur les deux victimes qui se débattaient encore. L’homme plus faiblement.
Ils composaient, malgré eux, une diversion acceptable.
Maintenant qu’il avait collé le toubib derrière le couvert, il posa son P90 en appui sur le tronc devant lui pour accroître la précision de sa visée.
«Tu prends ceux de la fille et je m’occupe des autres. A mon top ?»

La belle blonde avait suivit sans rien dire le professionnel, elle savait depuis longtemps qu’il fallait faire confiance aux soldats et ne pas essayer de ramener sa science dans ce genre de situation. Et ça, bien avant qu’elle ne est en couple avec l’un d’entre eux. Elle examina la scène tragique qui se déroulait devant eux… au vu de l’acharnement des imposants canidés affamés, il valait mieux les achever que de tenter de les sauver. Abattre une meute de loup (enfin sorte de loup puisqu’ils n’avaient en commun que leur silhouettes canine avec les terriens) ne serait pas bon d’un point de vue logistique. Surtout qu’elle n’était pas une pro. Pedge lui avait donné des cours, mais on apprend pas une néophyte d’être tireur professionnel en un an (avec des cours partiels).

« Ou les achever. Au vu de l’état de l’homme, s’il ne meurt pas d’une hémorragie on aura de la chance…. » dit-elle sans émotion, d’un pragmatique froid.
«J’te donne un ordre doc !» Lâcha soudainement Darren avec aplomb. «Tu vas faire ton boulot de toubib et ramener ces deux là en vie au village, enregistré ?!?»

Il n’avait certainement pas le temps de discuter avec elle pendant que deux innocents se faisaient bouffer. Il comprenait encore moins qu’une chirurgienne aussi qualifiée qu’elle pouvait s’attarder sur le calcul des chances de survie au lieu de foncer comme le ferait les médecins militaire qu’il avait côtoyé. Non, il ne comprenait vraiment pas. Et là, tout de suite, durant l’action, ça ne lui donnait pas du tout envie de rire.
Il n’attendit pas sa réponse, se moqua bien de savoir quel effet avait son ordre et sa façon de le donner. Il s’appliqua sur sa visée puis, la seconde d’après, déclara le fameux “TOP” avant de faire feu.
Des rafales courtes mais précises. Quitte à ne pas tuer les loups. Autant les effrayer et les mettre en fuite. Une fois à l’écart de la victime, il tenta d’en aligner quelques uns au coup par coup. Mais il ne fallait pas rêver...c’était sacrément souple et rapide ces bestioles là…

Isia lui lança un regard désabusé, elle pourrait lui rappeler qu’elle n’était pas une militaire à obéir bêtement aux ordres, mais cela n’avait pas de sens. En conséquence, elle haussa les épaules, s’adossa dans une position confortable et stable pour tirer. Elle n’aimait pas le recul que lui donnait les armes, elle avait l’impression d’être aussi précise qu’un houligane bourré dans une fête foraine. Bien entendu, elle se doutait qu’il ne pouvait pas comprendre pourquoi elle envisageait de plutôt les aider à mourir que de sauver leur vies… C’est le cas de beaucoup de personnes qui ne peuvent envisager qu’ils feraient plus de bien en abrégeant les souffrances qu’en s’acharnant à les sauver. Mais c’est aussi la politique de la cité, même si Isia avait déjà aidé certains à mourir, elle se gardait bien de le dire et de laisser des preuves. Même dans le corps médical l'euthanasie était très mal vu, mais elle, elle faisait partie des médecins qui étaient pour. Cela ne faisait pas d’elle une tueuse ou toute autre forme déviante. Elle estimait juste que parfois, les miracles ne sont possible que dans les films, il n’y avait rien de plus détestable que de perdre un patient alors qu’on a tous fait pour le sauver… Alors quand on sait que quoiqu’on fasse il va mourir : autant l’y aider.
Enfin qu’importe, elle essaya de minimiser la perte de balles… elle tira vers les loups et cela avait pour effet de les effrayer ou de les agacer encore plus… mais au moins ils foutaient la paix aux deux villageois. La femme eut même le réflexe de venir auprès de son mari agonisant alors que les prédateurs du coin couraient autour d’eux pour éviter les balles ou bien chercher d’où cela pouvait venir… quelques balles de plus et les canidés estimeraient qu’il était grand temps de battre en retraite face à ce tonnerre qui pique.
La doc était concentré et retenait des jurons, elle ne touchait rien de ce qu’elle visait…
« Putain ! Je suis mauvaise ! » pesta t’elle entre les dents, alors que sa petite langue était sortie sur le côté signe qu’elle se concentrait.

Clive était également concentré. Sur le moment, il enregistra l’information mais ne lui répondit pas. Il suivait l’arrière garde de la meute disparaître dans les taillis et y balança une dernière rafale dans l’espoir qu’une balle perdue laisse un bon message à l’un d’eux.
Sans attendre, il sauta par-dessus le tronc et progressa à un rythme rapide vers les deux victimes. D’un oeil, il avisa le trou à gibier juste à côté.
Ils avaient trop tardé…
Le mari avait réussi à se hisser tant bien que mal hors du piège mais ça l’avait vidé de ses forces...puis offert en pâture à la faune locale.

:copyright: 2981 12289 0

_________________
    I'm a nightmare dressed like a daydream
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : palevioletred

Revenir en haut Aller en bas

Darren Clive

Image perso : Le SBC Atlante Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 140

le Lun 9 Mar - 21:11

Darren Clive
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Darren s’en voulait.
Au lieu de prendre son temps à déconner avec la doc, il aurait dû se presser.
C’était fait, il n’allait pas s’y attarder. Un genou à terre, il posa sa main sur la jeune femme qui tremblait nerveusement en agrippant son homme. Elle saignait, le bras gauche salement lacéré et sa tunique de jute si déchirée qu’on devinait de grande parcelle de sa peau sanguinolente. Les loups ne l’avaient pas loupé.
Mais l’homme, c’était encore pire. Il se tenait la gorge en secouant mollement des jambes. Il avait été atteint à cet endroit vital...il suffoquait.

«Sécurisé. C’est à toi de jouer, miss !» s’écria Darren en gardant le P90 pointé vers les fourrés.

Il s’écarta pour lui laisser de la place et s’installa un peu plus en avant, se laissant guider par la multitude d’aboiements et de jappements que la forêt leur laissait entendre.

«Ils vont revenir. Il te faut combien de temps ?» lui demanda-t-il le plus calmement possible malgré une respiration devenue plus rapide.

Isia l’avait suivit, moins réactive, elle n’avait pas la même réactivité que lui, mais elle le rejoignit à grande enjambées. D’un regard, elle estima que la femme pouvait attendre a comparé du mari qui était en train d’étouffer dans son propre sang… elle grimaça, alors qu’elle fouillait dans son sac.
« 10 minutes. Mais il ne pourra pas courir. »
Elle commençait à lui compresser la gorge le temps qu’elle déchire l’emballage de l’aiguille pour recoudre.
« Darren, soutient lui la tête. »
«Va te falloir un autre partenaire sur ce coup-là...» répondit-il en déviant son arme vers une autre série de grondements. Quelques prédateurs couraient le long de la lisière, à couvert, usant très certainement de technique de chasse. Il ne pouvait pas leur tourner le dos, ce serait le lâché de volailles.
En réponse, la paysanne se traîna jusqu’au niveau du visage de son mari et lui ceintura les joues. Elle lui murmura des mots doux, lui demandant de ne pas se débattre, que la médicastre était la pour le sauver. Elle migra son regard terrifié sur elle et la supplia alors qu’elle continuait de saigner elle-même.
« Je vous en supplie ! Pitié ! Pitié, sauvez-le ! »

Isia l’ignora non pas par méchanceté, mais parce qu'elle était entièrement concentrée sur le pauvre homme. Cela allait être barbare sans morphine mais ils n’avaient pas le temps, il saignait trop pour que le sang soit dilué encore plus. Les mains pleine de sang, elle commença à le recoudre, le pauvre homme souffrait tellement de base, qu’il réagissait à peine, essayant de respirer entre deux inspirations. Mais même recousu, le sang s'était accumulé. Elle dû lui planter un outil de trachéite pour qu’il puisse à nouveau respirer sans se noyer….
Le râle trop faible de son patient transita par celui de la paysanne qui ne comprenait pas cet acharnement.

Soudain, Clive lâcha deux rafales. Un loup couina une fraction de seconde avant de rouler, emporté par son propre élan, et de s’arrêter comme une masse de poil à côté des filles.
«Isia...»
Il lâcha une nouvelle rafale et en aligna un deuxième.
Darren serrait les dents. Il savait que ces saloperies n’étaient pas bêtes. Les renégats de la meute étaient simplement envoyés pour le tester. C’était le plus facile…

Isia sursauta en voyant la carcasse d’un loup mourir à leur pieds… Elle leva le regard vers la paysanne et lui attrapa le bras pour le bander rapidement.
« Darren… il ne survivra pas si on le bouge. » Le souffle faible mais présent de l’homme confirmait qu’il n’était pas en état de bouger, il devait se reposer et surtout elle devait le désinfecté pour qu’aucune infection ne l’emporte durant la nuit… Mais, elle savait à cet instant, que les autres blessures plus petits et moins importantes pouvaient l’achever… tout comme la perte importante de sang. Il était meurtrie, ses bras avait servi de bouclier avant que sa gorge ne devienne la victime numéro 1 des mâchoires des loups.
«On doit le sortir de cette putain de forêt !» insista le soldat.
Il se tourna pour la regarder et lui faire prendre conscience qu’elle devait trouver une solution. C’était une erreur. Ce seul instant d'inattention lui valu l’assaut d’une énième créature qui referma sa gueule sur son avant-bras au moment où il pressa la détente. La volée de projectiles se perdit dans les arbres. Clive se laissa tomber au sol, sachant qu’il ne se ferait que plus de mal à contrer l’emprise du loup. Il roula avec lui le long de la pente et chercha frénétiquement son couteau avant de l’empoigner.

Fini le Clive sympa à la bonne gueule. Une lueur meurtrière brilla dans son regard alors qu’il plaquait l’animal au sol en se servant de son avant bras prit dans la gueule dentée. Il s’y installa de tout son poids, tant bien que mal, et trucida la créature à coups de poignards comme s’il avait été un taulard en évasion. C’était sale, sanguin, violent et sans la moindre pitié. Son dernier coup de lame passa dans l’oeil du chien pour aller chercher le cerveau et il termina d’une rotation très sèche qui fit racler l’os d’un bruit détestable.
Darren se jeta ensuite sur son P90 et vida son chargeur dans le remous de fourrées d’en face. Annulant aussitôt l’assaut qui avait failli les submerger.
«ISIA !!!» gueula-t-il nerveusement en reprenant sa posture de combat, l’avant bras déjà ponctué de creux ensanglanté. Il rechargeait.

De son côté, la doctoresse lâcha un soupir, cela était de l’acharnement mais soit. Puisqu’il voulait à tout prix sauver un futur cadavre, il allait avoir le droit au zombie. Elle empoigna une seringue d’adrénaline et l’injecta sans plus attendre sur le pauvre homme qui tressaillie. Le choc était violent pour son organisme et c’était sa dernière chance où il crevait ici comme un idiot.
« Levez vous ! » cria-t’elle, alors que l’homme semblait désorienté à cause du shoot important. Il tiendra … mais il s’écroulera. Elle se leva, agitant ses mains pour que la femme fasse pareille. La doc, mit son sac sur son dos alors que Clive était en train de câliner avec son couteau le loup… oui cela était affreusement répugnant, mais bon tuer n’est jamais un acte beau, surtout pour survivre.
« Il tiendra pas longtemps, on bouge maintenant ! »

:copyright: 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Isia Taylor Laurence

Image perso : Le SBC Atlante 1562438535-01-isia-profil
√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Date de naissance : 07/01/1980
√ Gène : Innoculation
√ Age : 40
√ Messages : 1008
Liste de vos DC : Hoffman-Sheppard-Naalem-Elana Ravix

le Lun 9 Mar - 22:20

Isia Taylor Laurence
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Le doc avait parlé !

Darren décrocha soigneusement une grenade de son gilet tactique et la balança le plus loin possible dans cette végétation dansante. Il s’éloigna tout aussi rapidement et s’étonna de voir le type debout. Il était complétement shooté à coup sûr, il avait déjà vu ça une fois lors d’un échange armé. Le mec essayait d’aligner un pas devant l’autre, les deux mains autour de sa gorge dans l’espoir d’obtenir toujours un peu plus d’air. Darren trouvait qu’il n’avançait pas assez, même si c’était impressionnant au vu de ses blessures. Il finit par l’agripper et le jucher sur ses épaules. Le tout pour le tout, en intimant l’ordre aux filles de se barrer en vitesse.
Ce n’était pas le genre d’Isia, il fallait s’y attendre.

Heureusement, la meute de prédateurs n’aimait pas s’aventurer sur les abords du village, aussi disparate soit-il. Ils finirent par lâcher l’affaire et, complètement à bout de force, Darren parvint à rejoindre la masure d’Isia en traînant ce type comme un sac à patate. Les villageois s’étaient rassemblés en nombre, comprenant ce qu’il venait d’arriver, et seul celui qui faisait office de shérif en ville parvint à les tenir à l’écart. C’était l’un des prétendants d’ailleurs.
Clive attira le malheureux jusqu’à la table d’opération d’Isia et il l’aida cette fois-ci.

La doctoresse pesta auprès de ses soupirants qu’il fallait aider Clive, mais aucun ne bougeait, dans cette stupeur incroyable qu’on les témoins de drames… cela renforça sa haine envers eux. Seul le shérif eut la bonne conscience de se remuer les fesses en ouvrant la porte pour soutenir un peu Darren quand il déposa le villageois. A coup sur, il faisait ça pour s’attirer les faveurs de la belle, même si la rumeur prétendait qu’elle appartenait à ce freluquet de seigneur.

Mais...elle avait eu raison.
La doc ne lui avait pas fait l’affront pendant qu’il se battait, pendant qu’il lui foutait la pression pour sortir ce mec de la forêt. Mais la blonde savait avant lui que tout déplacement achéverait le paysan. Elle l’avait dopé pour répondre à son ordre...et c’est ce qui avait signé son arrêt de mort. Trop faible, exsangue malgré les intraveineuse, l’homme s’éteignit entre les mains d’Isia et de Darren.

Lui le supporta très mal.
Il jeta rageusement un réceptacle en métal dans un coin en gueulant un «PUTAINNNNN !» très sonore. Et lorsqu’il croisa le regard de la toubib, c’est là qu’il sut. Isia savait tout ça depuis le début. C’était dans sa profession, ça rejoignait sa remarque sur le fait de l’achever dès le début.
Ca, le militaire n’arrivait pas à l’intégrer, il ne parvenait pas à l’accepter. Le souffle coupé par l’émotivité, le regard toujours ancré sur Taylor-Laurence, il ignora les pleurs déchirants de la paysanne qui s’était pratiquement allongée sur le torse sans vie du patient. Non, franchement, il ne parvenait pas à accepter l’idée que tout ceci n’ait servi à rien, ça le foutait en l’air.
Et il comprenait encore moins comment Isia pouvait autant garder son calme.

******

La jeune femme ferma les yeux du pauvre homme d’un geste fataliste. Oui elle savait, cela était inévitable, mais l’acte aussi inutile que brave de Darren, donnait l’impression à la veuve que les seigneurs avaient tout tenté pour sauver l’homme qu’elle aimait… de l’apparence voilà. De la simple communication pour éviter d’affronter la réalité dès le début. Elle se tourna vers le soldat, il était fixé… elle connaissait ce regard, celui de l’impuissance et de la colère. Elle ne réagit pas, pensant qu’un geste dans sa direction ferait lâcher la soupape et qu’elle regretterait les paroles qu’il allait dire ou même les gestes. Alors, elle se tourna vers la veuve, attrapant le seul chiffon employable dans un endroit pareil pour essuyer ses mains : des compresses stériles ; et consoler comme elle le pouvait cette femme déchirée. Comme le voulait la profession… consoler les victimes. Elle n’aimait pas ça, mais elle savait faire cette comédie pour trouver les bons mots.

Brusquement, Darren se barra de cette tente enfermée dans cette masure. Un putain de mouroir.
Il glissa un oeil rapide sur son avant-bras sanguinolent et décida d’ignorer copieusement la blessure pour mettre un écart entre lui et son échec. Il parvint jusqu’aux marches de la masure, à l’entrée, et s’y asseya lentement. Il essayait d’avaler la pilule. Mais bon sang...c’était si dur….
Il avait échoué, Darren ne cessait de se le répéter.

Au bout de plusieurs minutes, Isia marcha vers lui. Plusieurs villageois avait vidé la maison du cadavre et de la veuve. Sans rien dire, elle s’assit à côté de lui pour lui écarter le pan de sa veste et accéder à son bras. Elle avait bien remarqué qu’il avait mangé durant son combat. Et par sa faute aussi, puisqu’il lui avait demandé de sauver ce pauvre type.
Darren résista dans un premier temps, il se prit une tape sur l’épaule, réprimandé comme un gamin. Mais le bon sens lui revint et il se laissa manipuler doucement. On avait beau dire, mais dans ces moments tragique, c’était le frère d’arme à côté de soi qui valait plus que tout au monde.

«Qu’est-ce qu’on fout là, Isia...» finit-il par lâcher, le regard au loin.
La jeune femme, le soigna, laissant filer quelques secondes entre deux cotons désinfectant.
« Moi je suis punie, toi je ne sais pas quelle connerie tu as fais pour être ici et me supporter. »
«....Sheppard...» dit-il en secouant la tête. «Il m’a dit qu’il lui fallait quelqu’un de confiance. J’ai juste répondu que j’étais son homme….et me voilà ici...»
Darren haussa les épaules.
«Je comprends pas, sérieux. Je comprends pas ce qu’on fait ici...on arrive même pas à sauver ces paysans de leurs propres environnements.»
« Tu as été fou de dire ça. » dit-elle en lui bandant le bras… John avait donc essayé de trouver un soldat en qui il avait une totale confiance ? Elle ne savait pas si elle devait être contente de l’attention ou bien triste pour Darren qui se coltinait cette merde… en gros il était sa nounou… Elle soupira. Cela devait coûter aussi au colonel de se séparer de Darren autant de temps.
« Tu es donc là à cause de moi…. » elle soupira… elle ne voyait pas l'intérêt de la cité, mise à part lui faire une cage dorée.
«Ben tu sais quoi ?» lâcha-t-il en suspens alors que son visage reprenait quelques couleurs.
Il tourna la tête pour la regarder dans les yeux.
«Si je faisais un saut dans le temps et qu’il me le redemandait...»
Le jeune homme accentua son suspens puis éclata de rire en terminant par :
«Putain ! Mais carrément que j’y retourne !!!»
Isia le toisa longuement se demandant s’il n’était pas complètement barré en fait… mais elle finit par rire à cette réaction folle.
« Tu es maso en fait... » elle lui fit un bisou sur la joue et se leva.
« Voilà ! Le bisou magique fait tout dans la guérison des braves. »
Ce qui était bien avec lui, c’est qu’il ne lui demandait pas pourquoi elle était punie. Elle n’aurait pas à lui dire qu’elle avait voulu mettre fin à l'existence au connard moderne de la cité.

Sur le moment, Darren ne s’attendait pas à recevoir une bise. Surtout dans cette circonstance où il aurait pu se poser la question de sa motivation. Heureusement, il existait une réponse très simple : c’est Taylor-Laurence. La provoc, sa seconde nature. Après tout, elle lui avait roulé une pelle en plein public pour justifier leur fameuse liaison et avoir la paix…
Donc cette fois, il évita de s’essuyer la joue et la fixa simplement en train de s’éloigner.

«Isia ?» l’appela-t-il finalement alors qu’elle était sur le pas de la porte.
Il glissa un peu de côté pour la fixer.
«Je suis pas là “à cause de toi”. Sort toi ça de la tête !»
Il acquiesça.
«Je suis là “pour toi”. C’est mon job….et. Je fais toujours mon boulot.»
La jeune femme se tourna de trois quart vers lui avec un sourire amusé mais fatigué à la fois.
« Non, tu es ma nounou Darren. Tu aurais du faire des choses palpitantes normalement. Pas être ici à voir crever des pauvres bougres. » elle était fataliste. Qu’est ce qu’elle donnerait pour voir le jumper se poser avec Erin dedans qui lui annonce qu’ils rentrent enfin !
Elle savait remettre la sale ambiance, se dit-il amèrement. Mais finalement, il s’arma d’un contre sourire pour répliquer :
«Mais je fais des choses palpitantes ! Là, par exemple, je m’amuse à me prétendre ton mari. Y a une bonne moitié de la cité qui envie ma place à cette heure là, je te dis pas !!!»
« Attend de leur raconter la nuit de noce... » lança-t’elle avec humour, avant de gagner la porte de la maison et de s’affaler sur une sorte de fauteuil… elle avait emprunté (même si le mot n’était pas approprié, elle ne comptait pas lui rendre) une toile à l’un de ses prétendants et lui avait demandé de la remplir de copeaux de bois. Puis, elle avait cousu elle même, le fauteuil en forme de poire. Elle aimait bien ce genre de mobilier, cela lui permettait de toujours avoir un coin pour se vautrer quand elle était morte de fatigue… un endroit autre qu’un lit.



:copyright: 2981 12289 0

_________________
    I'm a nightmare dressed like a daydream
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : palevioletred

Revenir en haut Aller en bas

Darren Clive

Image perso : Le SBC Atlante Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 140

le Lun 9 Mar - 22:22

Darren Clive
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

De son côté, Darren était resté immobile.

Il souriait de cette dernière remarque bien provocante qui ne pouvait, forcément, que faire marcher son imaginaire. Sauf que ce n’est pas le corps nu de Taylor-Laurence qu’il voyait dans son fantasme. C’était celui de quelqu’un qui lui manquait beaucoup. Emilia...il savait qu’il s’était rendu tête la première dans un traquenard. Et elle l’avait prévenu en plus. Mais ils s’étaient sauvé mutuellement la vie. A plusieurs reprises. Ca avait forcé la chute de plusieurs barrières. Son corps lui manquait, ses mimiques, comme sa personnalité, sa façon de lui parler. Même sa façon de le snober, quand elle voulait lui rappeler son rang de princesse. Son odeur, qu’il n’avait jamais su si ça provenait d’un parfum ou naturellement de son épiderme. Il lui avait pris la main, le bout des doigts, quand il avait eu ses pouvoirs. Le sentiment et la connexion...il lui suffisait simplement d’y repenser pour que ça revienne.
Et depuis ça. Depuis TOUT ça. Silence radio. Plus rien…elle avait tout simplement disparue.
Ne pas savoir, c’était le plus horrible. Et comme il se l’était promis, il fermait profondément sa gueule en ayant été quelqu’un d’averti. Il s’était juste débrouillé pour savoir si elle était en vie et en bonne santé. C’était le cas. Donc la déduction restante était facile à faire.
N’empêche...que ça faisait mal. Il n’avait pas honte de se l’avouer, il ne s’attendait pas à ce que ça se termine aussi bêtement : dans le silence…

«Et elle s’étonne de la réputation qui lui colle au dos...» répondit-il dans le maigre espoir de s’arracher de cette image pour en revenir au cas Laurence. A qui était vraiment adressée cette remarque ?…Emilia ou la doc ?

Clive resta assis encore quelques minutes puis il s’intima l’ordre de “repartir”. C’est comme ça qu’il se bougeait quand il avait le moral à zéro. Il se répétait souvent ces phrases types. Celle qui détenait la médaille d’or était : “C’est pas fini, putain. J’ai pas terminé !”. Avec ça dans le crâne, Darren se redressa puis s’éloigna de la masure d’Isia. Il savait qu’elle avait besoin d’être un peu seule et il avait bien senti, vu ses réponses, qu’elle avait également le moral à zéro. Elle le planquait simplement derrière ses remarques salaces et tendancieuses.

Donc, voilà.
Isia avait fait un truc suffisamment dingue, affreux, pour avoir été punie par l’exil. Le soldat ne connaissait pas beaucoup de précédents. Peut-être son pote Wakks qui avait été débarqué sur le continent et interdit de monter sur le Dédale pour avoir voulu se taper un agent de la CIS déjà maquée. Ou bien Eversman qui n’avait pas pu remettre les pieds sur la cité le temps de refaire ses classes après son accusation de trahison.
Mais de là à envoyer une toubib qui ne peut pas assurer sa propre sécurité (puisqu’elle ne savait visiblement pas bien tirer) en terra incognita : c’est qu’elle s’était rendue coupable de quelque chose de grave. Clive s’arrêta pour fixer un instant la maison. On aurait cru qu’il n’y avait personne dedans, que la doc avait viré ses vêtements pleins de sang pour se refoutre à poil sous ses draps, avec l’espoir qu’on ne la réveille jamais plus.

Quel que soit sa punition, ça avait l’air de faire effet.
Il ne connaissait pas bien Isia. Mais c’était grillé que son humour et sa façon de dissimuler son mal-être prouvait qu’elle s’en prenait plein la gueule. Oui, la punition devait fonctionner à merveille sur elle et il commençait à saisir la gravité qu’avait eu le colonel en lui disant qu’il lui fallait quelqu’un de confiance. Sheppard tenait à Isia à sa façon et un bon militaire professionnel ne lui suffisait pas. Il lui fallait quelqu’un qui se ferait son extension. Tout le monde savait que le patron avait une tendance à la bienveillance qui avait failli lui coûter sa place plus d’une fois. Et là, il devait vouloir le bien de la toubib. A coup sûr qu’il y serait allé lui-même si on lui avait donné l’occasion.
Alors...il s’était arrangé pour envoyer quelqu’un qui ferait ça à sa place...sans avoir à le demander verbalement…

Darren hocha la tête en reprenant son chemin.
Oui. La logique lui semblait honnête et légitime. Ca collait bien à la mentalité du patron. Et ça collait encore plus à son coté mystérieux quand il s’était juste contenté du “J’ai besoin d’un homme de confiance”.
Sheppard n’en manquait pas, de confiance, pour le reste de son armée.
Non. Là il parlait d’une autre sorte de “confiance”. Il voulait un soldat qui réfléchisse un peu. Qui protège Isia en son nom. Et surtout qui sache se détacher de son tempérament de séductrice pour ne pas avoir envie de la baiser toutes les deux minutes. Le genre de mec qui avait déjà sa fidélité pour quelqu’un d’autre et qui veillerait à ce que la doc revienne auprès du colonel en meilleur état possible.
Darren avait mit le temps. Mais il avait fini par deviner le jeu du patron. Il en était même persuadé maintenant. Darren Clive n’était pas en vacances. Il était bel et bien en mission d’escorte….directement pour le compte du colonel.

«John Sheppard. Dès que je rentre, j’exige une augmentation de solde !» Lâcha ouvertement le militaire en rejoignant son campement.

Il ne s’y attarda pas beaucoup.
Après avoir rangé son armement le plus lourd et reprit sa tenue de “sale péquenot pervers”, comme l’appelait amicalement Isia, le militaire reprit la route en s’enfonçant dans le village. Savoir se diriger et connaître l’endroit avait fait partie de ses priorités dès son arrivée. Les autochtones avaient pris plaisir à lui faire visiter chaque coin et, même s’il restait encore pas mal de choses à voir, le soldat pouvait se targuer de savoir où aller. Il s’engagea donc sur quelques allées maigrement entretenue, que la nature se réappropriait dangereusement. C’est le petit attroupement de villageois devant une petit édifice de roc, froid et peu accueillant au regard, qui lui confirma sa bonne destination. Le sanatorium, qui se voulait à l’époque concurrencer le savoir médical d’Isia, s’était tout simplement transformé en morgue.
Il trouva le prêtre, au visage atterré, et vint à sa rencontre pour lui présenter ses regrets d’avoir échoué. L’homme fît un signe religieux en lui répondant :

« Si un seigneur aussi noble que vous n’a pas suffit à retenir la vie de notre brave ami, personne ne l’aurait pu. »
«Et sa femme ?»
« Nous veillerons sur elle. L’absence de son mari sera comblé par notre bienveillance à son égard, Seigneur. »
«Je suis content de l’entendre. A plus tard...»
« Monseigneur ! »

Darren se retourna. Les villageois formaient un cercle entre eux.
« Nous allons l’enterrer. Votre présence serait un hommage pour lui. Un honneur pour nous. Si votre fiancée peut aussi... »
«Ma femme...» coupa brusquement Darren, le corrigeant sur le degré d’appropriation pour décourager les optimistes potentiels. «...s’est battue comme une acharnée pour essayer de lui sauver la vie. Et elle est très triste de son échec.»

Il mentait. C’était le moment de faire une forme de diplomatie qui visait à contrebalancer la haine qu’Isia avait pour eux. Non seulement elle était en prison sur cette planète. Mais en plus de ça, ces pauvres gens semblaient représenter ce qu’elle détestait chez un patient. Clive devait bosser sur le fond pour qu’Isia soit appréciée malgré ses blagues discutables et ses envies de meurtres. Quelque part, l’homme sentait que Sheppard serait d’accord avec lui. Il valait mieux préserver le terrain, surtout s’ils étaient bloqués là pour longtemps.

«Laissez-la se reposer. Je ferais cet hommage en notre nom à tous les deux. Après tout...nous serons bientôt...»
Il se racla la gorge. Pas facile de balancer ça quand c’était un bon gros pipeau.
«Officiellement mari et femme. N’est-ce pas…?»

:copyright: 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Isia Taylor Laurence

Image perso : Le SBC Atlante 1562438535-01-isia-profil
√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Date de naissance : 07/01/1980
√ Gène : Innoculation
√ Age : 40
√ Messages : 1008
Liste de vos DC : Hoffman-Sheppard-Naalem-Elana Ravix

le Dim 5 Avr - 12:57

Isia Taylor Laurence
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Il avait visé juste.
Sa façon de certifier qu’ils se marieraient bien venait de soulager la plèbe et ravir le prêtre. Clive ne comprenait pas bien d’ailleurs. Qu’est-ce qui les rassuraient là-dedans ? C’était un gage d’avenir ? De sécurité ?


Bref. Non seulement ils avaient déjà une meilleure considération pour Isia mais, en prime, ils pleuraient leur mort avec un peu plus de légèreté. Quand le cercueil sortit de l’ancien dispensaire, Darren s’approcha de la veuve et lui exprima ses condoléances avec beaucoup de sincérité. Elle lui sourit maigrement et lui fit une révérence, le remerciant encore d’avoir essayé.


Elle aurait pu le détester pour avoir traîné. Mais dans sa tête, outre le deuil sévère, elle semblait avoir besoin d’un sentiment de lien et d’amitié avec le nouveau seigneur. Clive songea à ces regards qui s'attardaient longuement sur lui, ces sourires et ces salutations respectueuses. Même les prétendants d’Isia opinaient de la tête en laissant leur regards courir sur sa tunique en toile de jute digne d’un paysan lambda. Cette modestie semblait beaucoup leur plaire. Et même s’il provenait de l’anneau, depuis un cube volant, tout le monde avait acquit le fait qu’il était (ou deviendrait) le maître exclusif de tout ce peuple. Maintenant qu’il arborait un bandage sanguinolent à son avant-bras, le petit peuple n’avait plus de doute.
Le Roi Darren, le guerrier, qui les protégerait jusqu’à la mort.
La Reine Isia, la médicastre, qui veillerait à leur santé.
Dans la culture de ce peuple, ça semblait d’une logique imparable. Ils avaient besoin d’eux et ce degré royal semblait inné, presque logique.

Alors qu’il suivait calmement le convoi funéraire qui s’était formé autour du cercueil, Darren songea à toutes ces équipes d’exploration qui avaient dû connaître cette situation. La légende disait que SG-1, les pionniers, ces noms que l’on oublierait jamais, tombaient à chaque fois sur des peuples qui les considéraient comme des Dieux. Car seuls les Dieux empruntaient l’anneau.
Chez d’autres équipes, ça leur avait monté à la tête.
Darren espérait ne jamais prendre le melon, ne jamais se laisser piéger. Il allait devoir la jouer fine pour s’arranger une porte de sortie. Faire comprendre à ce peuple que la royauté qu’on leur gratifiait sans laisser de choix, ne serait que temporaire. Et il fallait faire ça dans le dos d’Isia pour qu’elle ne brise pas toute la manoeuvre en menaçant un villageois de castration.

Très respectueusement, Darren suivit le protocole lors de l’inhumation. Il répéta fidèlement les paroles du prêtre, entonnant à sa suite une prière qui semblaient inspirer les villageois aussi bien que s’il avait été lui-même le curé. En ayant été sur cette position, face à tous, son regard se perdit sur la masure d’Isia. Etant donné que c’était le seul bâtiment à deux étages, il vit le rideau s’écarter à l’une des fenêtres.
La chirurgienne l’observait. Il lui adressa un bref sourire, ne sachant pas trop si elle pourrait voir ce signe positif depuis son perchoir.



La cérémonie dura encore un peu.
Le bâtiment au toit de chaume était une sorte de bar local. Son propriétaire invita à partager le verre du souvenir et Darren suivit le mouvement, pleinement occupé à dorer son image. Donc celle d’Isia par extension. Il parla avec le shérif et compris, par sa confidence, que la meute était déjà un problème avant son arrivée. Les loups étaient affamés depuis l’incendie d’une majeure partie de leur terrain de chasse à l’Est. Une tempête mal placée, la foudre, et tout le périmètre réduit en cendre. La catastrophe naturelle avait repoussé les prédateurs jusqu’aux abords du village.
Cette explication n’était pas anodine. Darren avait conscience que le Shérif ne parlait pas de cette affaire pour la causette. C’était la première doléance faite à un seigneur et il ne pouvait pas l’ignorer. Son travail, c’était de protéger la toubib, et s’ils étaient bien vu en tant que futur couple royal marié, alors il avait tout intérêt à suivre cette voie. Isia comprendrait-elle ce qu’il était en train de faire ? Est-ce qu’elle jouerait le jeu quand un de ces types viendrait fatalement la voir pour une doléance ?
Il l’ignorait…

«Donc, si je comprends bien. Ces loups ne vous ennuyaient pas. Mais depuis l’incendie, ils vous attaquent ?»
« Ils ont tué la moitié de notre bétail, oui. Ce qui nous reste, on est obligé de l’enfermer dans nos granges. Ils peuvent paitre que lorsqu’on les surveille, donc ils grossissent moins. L’hiver va être difficile seigneur.»
«Si nous ne faisons rien.» compléta le soldat.
Il réfléchit puis reprit :
«Le cas de cet homme n’est pas isolé si je comprends bien ?»
« Ben. Plus personne n’ose aller dans la forêt. Ubald était le dernier brave. Et encore, ils étaient pauvres. La chasse, c’était son seul moyen de faire manger sa famille. Depuis l’incendie, on a perdu Rodard, Umeric et Balerec.»
«Vous n’avez pas essayé de les chasser ?»
« A chaque assaut, nous avons perdu plus de monde. Le village vit dans la peur, Seigneur.» il hésita et précisa, comme pour donner plus de poids à sa doléance : «Vos gens ont peur.»
«J’ai dis les “chasser”, pas les “attaquer”.» coupa Darren, intrigué. «Ne me dites pas que vous vous êtes jetés sur une meute entière de loups avec des fourches et des massues ?!?»
«Y avait-il une autre solution ?»
«Bien sûr qu’il y en a d’autres. Comme les conduire sur des territoires que vous n’exploitez pas. Vous m’aviez bien dit que le sud ne vous intéressait pas, je me trompe ?»
« Heu...non. Il y a que du bois...notre scierie est au Nord donc...»
«Donc ?»

Darren soupira.
«Shérif ! Une menace comme celle là, on ne l’affronte pas. On la contourne. Toutes ces morts auraient pu être évité !»
« Pardon, Seigneur. Je regrette de ne pas avoir eu cette logique. Sa clarté m’étonne, je m’en sens honteux.»
«Ne vous laissez pas abattre. Ecoutez...je vais voir ce que je peux faire. Trouvez moi quelques volontaires prêt à sacrifier quelques têtes de bétails. Et je vous réglerai cette menace. En attendant, continuez de faire du bon travail en protégeant ces gens.»
L’homme cessa d’avoir les épaules basses. Il prit le compliment de Darren comme un pardon et se montra comme prêt à se racheter, à prouver qu’il méritait bien sa place de Shérif.
« Seigneur...vous n’avez pas besoin de volontaires. Il vous suffit de demander. Tout ce pays, c’est le vôtre mainten...»
«Des volontaires, Shérif. C’est important. Un bon seigneur ne prive pas arbitrairement des exploitants déjà ruinés. Il remercie ceux qui participent à la résolution du problème.»
« Je vous les trouverais, Seigneur.»
«Bien. On commence demain. Reposez vous, une dure journée nous attends.»


:copyright: 2981 12289 0

_________________
    I'm a nightmare dressed like a daydream
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : palevioletred

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 1

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum