Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Darren Clive

Image perso : Le SBC Atlante Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 81

le Mar 14 Jan - 14:27

Darren Clive
Le soleil se levait à peine mais c’était tellement mieux pour voir ce que l’on faisait. A cause de la faune locale, soit disant, il fallait ensemencer le champ avant l’aube. Les coutumes locales plutôt, dirait Darren, au lieu d’une pseudo science tiré sur des générations de pèlerins…
Oui. Il avait beau avoir monté plusieurs épouvantails avec les locaux, ils ne le croyaient pas. Donc la semence, c’était “avant”.

Darren prenait son temps.
Séparé de son gilet tactique et n’ayant que son neuf millimètre qu’il avait glissé sous la ceinture (pas réglementaire il est vrai), le soldat s’appliquait en répandant les graines, avançant en ligne droite. Ca avait quelque chose de presque...thérapeutique...toute cette simplicité…
Plus besoin de se prendre la tête. Il fallait simplement faire quelques gestes de bras, être patient. En prime, ce beau lever de soleil qui teintait le ciel d’une myriade de couleur chatoyante et très originale. Comme un arc en ciel qui ne durait que le temps d’apparition ou disparition de cet astre.

Darren s’épongea le front. Bouger comme ça lui avait donné chaud malgré la fraicheur matinale. A chaque planète son environnement atmosphérique. Alors, retirez le réchauffement climatique des humains de la Voie Lactée…

«Ca vaut le coup d’oeil.» approuva le militaire en fixant les nuances se jouer lentement.

Le soleil poursuivit son inéluctable ascension, les couleurs arc en ciel s’atténuèrent, puis le ciel bleu, carrément classique.

«Ca fait quand même bisounours cette connerie...»

Il cracha le morceau de paille qu’il s’était glissé entre les lèvres comme une allumette et reprit le boulot aux côtés des locaux. Cette mission d’assistance, est-ce que c’était de la poudre aux yeux ? L’endroit était si tranquille, si paisible, même s’il y avait beaucoup de travail. C’était à se demander si on ne l’avait pas mis directement au vert.
Un truc psychologique, une nouvelle invention managériale des cerveaux dérangés des administratifs, il ne savait pas trop. Mais...ouais. Pour qui n’était pas feignant, c’était des putains de vacances qui permettaient de se sortir un peu la tête de la cité.
Les engagements, les ordres de mission, le traintrain quotidien. Bref...pour Darren, c’était un bon moment.
Il termina son sac et prit le chemin de la bordure pour se ravitailler. Vu que le village était cerné par des bosquets, des morceaux de terrains inemployés ou des jardins, il avait fallu bâtir une clôture. Ne serait-ce que pour empêcher le bétail du voisin à aller bouffer ce qui commencera à pousser.

Le jeune homme passa sous les barreaux de bois comme l’aurait fait un type qui sortait d’un ring de boxe. Plus loin, vers la gauche, se trouvait les caisses en bois. Elles avaient été descendu des chariots puis disposées là pour le ravitaillement. Clive y plongea le godet pour se ravitailler, plongés dans ses pensées, ce qui ne lui permit pas de se rendre compte de la présence de cette femme.

Habillée de simples tenues de toiles, le fonctionnel plutôt que l’esthétique, c’était vraiment l’image du clampin de base. Robe qui n’en a que le nom, chemise de jute avec une veste et un tablier qu’on renonce à envoyer à la retraite. Ils ne devaient même pas avoir conscience de ce qu’était la mode ni même le concept de “tenue vestimentaire”. Elle était là, la toile qui lui servait de cache cheveux malmenée entre ses mains.

«Sir ?»
«Hmmm ?»
«Monseigneur.»

Cette fois, Darren décrocha son regard de la caisse pour la fixer. La pauvre était dans un état lamentable, sale, couverte de crasse. Les cheveux en bataille et les habits troués par endroits, ça laissait deviner de la richesse du ménage.

«Je peux faire quelque chose pour vous ?»
Il avait cessé de se battre en leur disant qu’il n’était pas un seigneur. Mais depuis que le CODIR les avait envoyé ici, la simple texture travaillée et résistante de l’uniforme leur avait tourné le ciboulot. Pour eux, il ne pouvait y avoir que des nobles pour s’habiller de façon si efficace. Et jouer les paysans semeur d’un blé local ne changeait pas le point de vue, bien au contraire, ça faisait d’eux la version “bienveillante” aimée du petit peuple.
«Mon compagnon est tombé Sir ! Là, dans le bois !»
«Il s’est blessé ?»
«Il a chuté profond. Il dit que sa jambe est brisée.»
«Quelle idée de se balader en pleine nuit dans les bois aussi...»
«La chasse est plus facile, les proies dorment.»

Darren soupira.
L’héritage de passer pour un noble, homme de surcroît, et il était devenu le service après vente. A la moindre emmerde, on venait le chercher.
«Ce bois là-bas ?»
«Oui. Oh...de grâce, ne le laissez pas mourir, je vous en supplie.» s’écria-t-elle en se plaçant à genoux, les mains jointes.
«Ola, ola, ola….relève toi.»
Elle hésita.
«Allez, sérieux. Je vais faire le nécessaire mais relève toi.»

La jeune femme finit par obéir. Elle malmenait son morceau de tissu avec une telle force qu’il ne lui servirait plus à grand chose. Au moins, son émotivité n’était pas surjouée et le gus devait vraiment avoir un problème. Darren n’avait pas besoin d’aller voir les autres locaux, il les aidait librement, parce qu’il le voulait bien. Il lui suffit d’un signe de main pour leur dire au revoir et il prit la destination suivante.
C’était légèrement en retrait, entre les fameux bosquets qui tranchaient le village de longues coulées vertes et d’étendues sauvages. Là, il y trouva sa toile de tente avec un feu de camp encore actif. Il avait décidé de crécher à la belle étoile. A force de dormir avec un toit au-dessus de la tête et un environnement contrôlé par l’IA la plus performante de la science humaine, ça rendait le camping désirable.

Sa cantine était toujours au même endroit, le contenant en allu laissait filer la vapeur d’eau en ébullition. Darren sortit son sac et fouilla parmi son équipement. Il avait quasiment tout épuisé mais il lui restait un peu de café. La Porte des Étoiles était à plus de deux milles kilomètres. C’est un jumper qui les avait déposé. Plus isolé comme île façon Robinson, on ne faisait pas mieux. Du coup, les ravitaillements en friandises, café et compagnie, ça arrivait à la fin. Toujours à la fin…donc...jamais.

«Tu vas m’attendre ici si tu comptes garder tes cheveux..»
«Merci, Sir !» lâcha-t-elle avec une véritable reconnaissance dans la voix.
Darren ronfla en entendant encore ce titre de noblesse. Même cette femme prête à remuer ciel et terre ne se voyait pas aller réveiller l’Hydre. C’est dire à quel point, dès les premiers jours, elle leur avait fait comprendre la couleur du tableau.

Clive prépara son café. Il savait qu’elle en manquait horriblement.
Il avait empêché une émeute de sa part quand elle s’était fait piqué ses dernières dosettes. Voir Isia Taylor Laurence avec un flingue dans la main, même si elle n’avait tiré que deux cartouches dans le ciel pour chercher le coupable, c’était un spectacle inoubliable. S’il n’avait pas cru qu’elle en buterait un, essayant vainement de calmer sa crise de folie passagère, il aurait adoré observer la scène. Isolé si loin de la Porte et avec un contact radio par jour, Darren comprenait parfaitement que la diplomatie n’était plus une constante chez la chirurgienne.

En faisant le chemin vers son domicile, Darren se questionna sur son compte. Il était clair qu’elle ne vivait pas aussi joyeusement que lui sa participation à la mission. Alors...est-ce qu’elle avait été punie ?
On racontait qu’elle s’entendait très bien avec le gros poisson d’Atlantis. Donc, qu’est-ce qui pouvait expliquer sa présence, qui pouvait expliquer qu’elle subisse cet endroit ? Une situation comme ça, c’était presque humiliant pour son poste et sa condition.
C’était un vrai mystère…
Et à vrai dire, il ne tenait pas à lui poser la question tout de suite. Darren préférait attendre de trouver le bon moment.

Le seul bénéfice, si on pouvait encore le voir comme ça, c’est qu’Isia avait obtenu la seule structure solide et bien bâtie du village. Donc au centre, comme une mairie, ce rectangle bien charpenté aux allures de chalet artisanal était l’antre de l’Hydre. Au moins, elle n’avait pas fini dans une tente.
Clive eut une pensée en se disant qu’il était un de ces héros de la mythologie en osant pénétrer dans l’antre à une heure aussi matinale. C’est qu’il y jouait sa vie le lascard !

Devant sa porte, il y avait quatre prétendants aux cheveux propres et gominés. Ils étaient au mieux de leurs formes, de leurs atouts, et dans des tenues qui passeraient pour chic auprès des autres villageois. Mais à peine à la hauteur d’un clochard sur Atlantis. Darren éclata de rire en les voyant se préparer. Ils échangeaient sur leurs stratégies de demande en mariage.
L’un avait sorti un instrument de musique à deux cordes. L’air allait être des plus recherchés, c’est certain. L’autre s’était taillé la barbe pour former le symbole du chevron d’Atlantis.
Un autre exhibait les muscles saillants de ses pecs. Bref...une belle brochette de prétendants prêt à demander la belle toubib en mariage. Pauvres fous...
Darren se rappelait la première fois qu’elle avait débarqué, toute pimpante, malgré sa motivation “exceptionnelle” à exécuter la mission. Elle s’était attirée direct le regard de tous les jeunes hommes et la haine de toutes les femmes.

Pas étonnant de voir l’un de ces types tester la poignée de la porte et revenir bredouille. Isia était sans arrêt emmerdée, que ce soit pour les soins ou les avances, c’était perpétuel. A ce stade, le soldat trouvait que la jeune femme subissait du harcèlement. Mais que pouvait-il y faire ? Sa façon d’aborder ça et de résister, de faire malgré tout son travail même si elle ne s’empêchait pas de montrer son mécontentement, ça lui avait attiré la sympathie. Darren ne pouvait dire qu’ils étaient amis. Après tout, il ne l’avait rencontré que dans son cabinet pour résoudre une affaire de vol de soutif.
Mais en fin de compte, ce qu’il découvrait sous les apparences de joueuse de la chirurgienne lui plaisait.

Donc...la porte était bloquée au tout petit matin. Puisqu’il n’existait pas de serrures ni de goupilles, la notion de domaine privé n’existant pas chez eux, Isia avait dû trouver une autre solution pour avoir la paix. Darren rigolait en voyant le prétendant revenir penaud et faire signe de ses bras que, non, la porte ne leur était pas encore ouverte pour la tentative.
Mais vraiment…cinglés...

Le soldat passa devant eux avec son quart militaire en allu. Il les salua d’un sourire simple. Mais dans son esprit, il se disait : «Courez les mecs. Courez si vous tenez à vos couilles. Vous ne vous rendez pas compte !!!»
Mais il n’en fît rien. Quelque part, Darren prenait tout autant de risque en soulevant la fenêtre pour s’y glisser comme un chat. Sa blessure à la jambe avait très bien guérie et c’était grâce à elle. Il n’avait même pas eu besoin de rééducation. Donc la souplesse ne l’avait pas quitté.

Mis à part l’horloge bien glauque qui cliquetait d’une mécanique trop dépassée, le reste du mobilier avait été déplacé pour faire de la place. La pièce était unique, spacieuse, servant de salle de réception pour la majorité du village. Comme une salle des fêtes version paysans. Darren avait aidé à y installer la tente sanitaire à l’intérieur de laquelle l’environnement était stérilisé. Il fallait faire gaffe à ne pas bouffer trop sur le générateur mais c’est là qu’Isia bossait.
Un lieu en plastique enfermé dans un lieu de bois arriéré. Comment est-ce qu’elle supportait ça depuis plus de deux semaines ?

Est-ce qu’elle finirait par craquer ? Et c’est là qu’Atlantis viendrait la récupérer ?
Darren ne comprenait vraiment pas. Elle était l’une des grandes du Pôle chirurgie. Sa présence ici...c’était presque comme une insulte. Le soldat savait que les paysans lui amenait même leurs bétails pour des opérations et des soins. Il se souvenait d’un type qui s’était fait chasser salement avec sa poule boiteuse.
Qu’est-ce qu’il avait ri à ce moment là !!! C’était plus fort que lui. Voir Isia le faire valdinguer avec la poule boiteuse qui lance un cri de détresse. C’était fort, vraiment génial...

Il continua son chemin. Son sourire s'agrandit en remarquant l’une des grosses armoires volontairement placée devant la porte. Ouais...pas une chaise...pas une commode. Isia, avec son allure de starlette sexy, avait obstrué sa porte d’entrée avec une PUTAIN D’ARMOIRE DE DEUX MÈTRES !!!

Le soldat adorait ce paradoxe chez elle, c’est ce qui attirait tout autant sa sympathie. C’était le genre “beau cul belle gueule” et, en fin de compte, PATATE DE FORAIN DANS TA GUEULEEEEEEEEE !
Il termina les escaliers qui menait à l’étage supérieur en espérant qu’elle n’avait pas mis une remorque de bétail devant de sa dernière porte, celle de sa chambre. Après avoir fait une prière (il ne faut pas se leurrer, à six heures du mat, il prenait le même risque qu’un prétendant !), Darren toqua à la porte sans obtenir de réponse.
A la troisième, il se décida d’entrer à ses risques et périls.

On était tête brûlée ou on ne l’était pas !
La chambre était assez grande et le lit plutôt sympa. Un minimum de confort pour une jeune femme qui n’était pas une militaire. Il la trouva dans une posture rocambolesque, enroulée dans des draps qui avaient dû s'emmêler entre ses bras et ses jambes à force de mouvements nocturnes. Les cheveux complètement emmêlés rappelaient bien le fait que la “déesse” que percevait les villageois était simplement une femme à la bonne génétique qui avait su prendre soin d’elle. Ca se confirma d’autant plus que son regard avait capté les parcelles de peau qui dépassait des draps. La chirurgienne était visiblement nue sous sa couette et Darren vérifia du regard. Pas pour se rincer l’oeil, même s’il avouait que la tentation était plaisante, mais surtout pour définir s’il allait poursuivre son “effraction”. Après s’être assuré qu’aucun détail anatomique intime était en vue, il se décida à continuer. Aucune femme ne réagirait bien. Mais en fin de compte, elle était trop profondément endormie pour l’entendre toquer donc...
Par contre, la lampe torche encore allumée et posée sur la table basse l’inquiéta un peu.
Avait-elle peur d’être visitée la nuit ? Après tout, elle était seule, entourée d’un village de “bouseux”, comme elle disait. Avec la populace en rut qui grattait dès l’aurore à sa porte. Quant à son flingue, il était presque sûr qu’il se trouvait sous son oreiller. C’était un coup à se prendre une balle dans le bide en l’approchant.

«Isia ?»


Nan, toujours rien.
Elle était vraiment profondément endormie. Elle avait dû bosser comme une forcenée toute la nuit. Il y avait eu un accident à la mine la veille. Darren en avait entendu parlé, quatre blessés dont deux graves. Quand il l’avait su, il avait voulu s’approcher de la doc pour l’aider. Mais il se disait qu’elle le renverrait chier, d’autant plus qu’il n’était pas toubib.
C’était sale de ne pas lui avoir laissé une seule infirmière. Elle devait tout faire, de la décision stratégique de chirurgie, du suivi médical, jusqu’à laver les instruments. Parce que, de toute évidence, les locaux n’avaient pas conscience de l’hygiène. L’intérieur de la tente technique à environnement contrôlé devait être constamment propre si elle ne voulait pas se taper des infections mortelles chez ses patients.
Oui...Isia devait manger toute la chaîne de profession sanitaire seule et cela lui vrilla le coeur. Ses journées devaient être dingue...
Bon sang...mais quelle connerie elle avait faite pour se retrouver dans cette situation ?!?

Darren tira un siège pour se poser discrètement à côté d’elle.
La pauvre devait sûrement être à bout non ? Et elle se refusait à le montrer ?
Ce serait une erreur de lui montrer de la pitié, elle le lui renverrait à la gueule en lui disant où il pouvait se le carrer. Mais finalement, elle n’avait que lui comme “bouée” de nature Atlante. Alors au final, il ne risquait pas tant que ça de se prendre une balle non ?

«Isia...» l’appela-t-il de nouveau en faisant passer le quart en allu sous son nez.
Il voulait que la bonne odeur du café, cette boisson qui se rarifiait dangereusement, la réveille plus doucement que lui.
«Ne me fait pas le coup de la belle au bois dormant, même si c’est tentant, je vais me retrouver avec ton pétard sur les rouleaux...alors...on se réveille douceeement...au cafffffféééé...»
Il avait chantonné les derniers mots.

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Isia Taylor Laurence

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le Mar 14 Jan - 14:45

Isia Taylor Laurence
SBC AtlanteIsia & DarrenFévrier 2020

Oui la belle demoiselle était endormie et si elle n’entendait pas la douce chanson du soldat, c’est parce qu’elle avait mit des boules quies pour ne plus percevoir l’horrible chant de ce “putain de coqs et de ses bouseux de maîtres”. Elle ne craignait pas la visite de ses nombreux prétendants, qui ne connaissaient pas le mot “non” et les phrases “allez vous faire foutre” puisque son armoire était la meilleure des barrières ! Et puis quand bien même, il y en aurait suffisamment bête pour trouver un moyen d’entrer, elle avait une arme sous son oreiller. Elle avait eut du mal à trouver le sommeil malgré sa fatigue, sa punition était horrible et elle avait envie de tout foutre en l’air, de dire merde. Néanmoins elle avait promit à Erin de revenir “calme” sur Atlantis, d’accepter cette punition pour ne pas retourner sur terre suite au petit “accident”. Un accident, qu’elle trouvait légitime mais cela n’incombait qu’elle.

Son rêve était étrange… sans aucun sens et surtout désagréable… pourtant il avait bien commencé avec une charmante rencontre et des ébats des plus appréciables… mais voilà, fallait que le contexte de sa “nouvelle” vie lui gâche son rêve coquin. La boue, les paysans du coins et surtout ce putain de coq qui, maintenant, s’agitait devant elle en dansant la chorégraphie du “muffin time”. Rien de cohérent et cette fichue odeur de café… elle aurait tué pour un café goût vanille.

Elle ne sut si c’est l’odeur de sa drogue favorite ou bien son rêve vraiment spécial qui lui fit ouvrir les yeux… mais elle le fit et …

« BORDEL de merde ! » Elle sursauta et se redressa dévoilant le début de son torse, pour choper son arme sous son oreiller et la pointer sur la silhouette en face de lui. Elle s’était prostrée contre le mur, arme en avant. Le drap cachait que le bas.
« Sale pequenot pervers ! Tu vas me faire le plaisir de dégager ou je t'enfonce le canon de mon arme si profond dans le cul que tu vas cracher de la fumée par le nez ! »
Son agressivité était à la hauteur de sa surprise, elle n’avait pas reconnu Darren, elle était encore dans le flou. Pourtant sa lampe de chevet aurait dû mettre en lumière ce quiproquo… mais dans son mouvement brusque elle avait envoyé valdinguer le petit luminaire au sol de son bras.

Dans un premier temps, Darren avait sursauté. Sa première préoccupation avait été de couvrir son quart d’une main. Ce liquide là, c’était aussi précieux que du pétrole, plus même. Si Isia le chassait d’un coup de poing ce serait le drame.
Ensuite, il avait amorcé un regard vers sa silhouette. Mais en comprenant qu’elle s’était raidie, loin de se dire qu’elle ne le reconnaissait pas, et qu’elle se positionnait comme ça...il était clair qu’elle avait le torse à la vue. Ou planqué derrière ses bras tendus vers lui.
Mais...seule pensée à ce moment là... LES LOLOS PRENAIENT L’AIR !!!
Darren ferma les yeux et inspira lentement. Il entendit la menace, sentit parfaitement bien le canon pointé sur lui. C’est ce qui lui rappela qu’en ne portant pas l’uniforme d’Atlantis, il n’y avait plus grand chose pour faire le distinguo avec les fameux péquenots si ce n’était l’odeur.
Mais il comprenait.
Il comprenait et en même temps.

PUTAIN, LES LOLOS PRENAIENT L’AIR !!!!

Darren rouvrit les yeux mais en regardant la porte. Il se faisait violence pour ne pas tourner un regard sur elle. C’était tellement compréhensible comme réaction. Il avait déjà fait le coup à une amie et il avait récolté un bouquin dans la gueule. C’était...moins violent.

«Ne regarde pas à droite...ne regarde pas à droite...» se dit-il en secouant la tête.
« REGARDE MOI DANS LES YEUX CONNARD ! » Feula t’elle ! Un putain de merdeux des champs avait osé ! Lui, il allait finir dans la fange des cochons ! Ils sont bons pour faire disparaître les corps ! Elle regretta que Pedge ne soit pas là pour l’aider à faire le ménage, elle allait galérer à le traîner sans se faire remarquer…

Le regard de Darren vacilla mais il se refusa à cette tentation. Une fois la menace passée, il approcha le quart de ses lèvres pour décréter en guise de réponse :

«Et si tu ne baisses pas ton pétard, Isia, je vide le tout dernier café sous ton nez...»
Il souffla dessus, d’un air gourmand, avant d’amorcer le geste. Il ne regardait toujours pas dans sa direction.

« Darren ? » dit-elle un peu abasourdie, elle ne l’avait pas reconnu avec ses fringues de bouseux…. Puis il avait dit le mot magique… « Tu as du café ??? » elle baissa son arme, attrapant le draps pour ne pas qu’il tombe complètement au sol, se levant d’un bond, comme si des piques la chatouillaient. Elle attrapa tel l’anneau de sauron la tasse en métal, des mains du soldat, pour le porter à ses lèvres…. du café bordel !!!! Voilà plusieurs jours qu’elle n’en avait pas bu ! Cela était la plus belle chose de son séjour ! Elle était sur un petit nuage maintenant… l’arme était sur son matelas, lâchement abandonné comme une vieille chaussette et la présence de Darren était presque occulté par l’or noir.

«Sale Péquenot Pervers...» répéta finalement le soldat avec humour.

Bon, le choc de l’effraction passé, il se sentait un peu plus en sécurité maintenant.
Mais...dormir à poil quand elle était demandée en mariage chaque jour...cette nana était folle. Trop fort...sérieux, elle était géniale dans sa folie. Darren termina sa phrase.

«La nana bonnasse qui pointe un flingue le balcon à l’air, c’est le fantasme du militaire. Je colle bien à mon pti nom charmant on dirait.»

Isia tourna la tête vers lui, on aurait dit une lionne dérangée en pleins repas et cela était le cas. Le regard bleu azur scanna le pauvre homme avant de ricaner doucement.
« Et ça t’a plu j’espère ? Tu pourras te palucher et raconter aux copains ! » demanda-t’elle avec son ton habituel de la provocation. Oui, elle se foutait clairement d’être à moitié nue dans la même pièce que Darren. Elle avait autre chose à se soucier comme ce café qui méritait d’être savouré.

Darren pencha la tête en arrière en se retenant de rire.
«Mollo les chevilles, il y avait rien de fou à mater.» mima-t-il.
Isia lui lança un regard taquin tout en sirotant son café.
« Et pourtant j’ai surement une bande puceau à l’entrée qui aimerait voir ça. » Sur le coup, elle se demandait comment il était entré et s’il n’avait pas fait péter son armoire, mais très vite cette idée fut chassée Il avait trouvé autre chose, sinon, il n’aurait pas été seul.
«Ce n’est pas dur à deviner, ça fait deux semaines qu’ils grattent à ta porte.» fît remarquer Darren avec le sourire.

Il s’en fichait dans le fond. Il avait joué son galant en regardant ailleurs. C’était déjà assez irrespectueux d’être entré dans la chambre d’une femme à poil, il n’était plus à une boutade près. En tout cas, mission accomplie ! La toubib était debout et son service trois pièces était resté en place. Ils allaient pouvoir parler boulot dans quelques minutes.
«Le Sale Péquenot Pervers descend. Il va se palucher en attendant que la sublissime toubib le rejoigne. On a du boulot...pour changer !»
Darren récupéra la lampe qu’il éteignit et posa sur le chevet.
En passant, il reprit son sérieux en déclarant :
«Navré pour le réveil doc.»
« Pas grave, tu avais du café ! » dit-elle guillerette, alors qu’elle déposait sa tasse sur sa table basse pour filer vers la pièce d’eau. Atlantis lui avait au moins donné le plaisir d’avoir un système d’eau courante rudimentaire. Après une toilette rapide pour se rafraîchir autant le corps que les dents, elle s’habilla dans l’immonde uniforme qu’elle haïssait tant. Mais autant elle n’aimait pas ce vêtement, autant ici, c'était sa seule sauvegarde contre la merde de ce village boueux. Elle avait très vite arrêté de porter ses fringues civils ...faute de machine à laver. Et puis, cela rappelait aux bouseux du coin, qu’elle était Atlante, donc : pas leur pote !



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