Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis

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Steven Caldwell

√ Arrivée le : 24/01/2017
√ Date de naissance : 05/04/1952
√ Age : 68
√ Messages : 803
√ Localisation : Sur le Dédale

le Lun 9 Mar 2020 - 18:16

Steven Caldwell


Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Steven Caldwell revenait des cales lorsqu’il reçut l’appel radio du Pôle-Com. Les deux éléments qu’il avait requis pour la suite de sa mission venait d’être téléporté à bord. En continuant de filer dans les coursives de son bâtiment, l’officier accusa réception tout en songeant à son affaire. Il pourrait déléguer à l’un de ses officiers ou au responsable du renseignement, le Capitaine LaTour. Mais quelque chose lui donnait envie de côtoyer du Russe. Bien qu’il n’en pensait pas moins les concernant, ça commençait à faire un moment qu’il n’avait pas eu ces anciens ennemis à bord.

La Guerre Froide était vieille, lui aussi.
Mais pourtant ça restait ancré. Et il n’allait pas laisser quelqu’un de cet acabit au contact de son parfait équipage. Non, valait mieux l’avoir à l’oeil, juste histoire de jauger. Comme une mise à jour. Quant à la linguiste, on lui avait simplement dit qu’elle venait d’ailleurs. Recrutée récemment.

Ca n’allait pas être une mission facile. Les unités allaient devoir apprendre à se connaitre en cours de mission et se faire confiance pour investiguer. Pas question de laisser le moindre doute.

Dans ses quartiers personnels l’attendait déjà Darren Clive. Il répondit à son salut militaire puis passa un appel pour faire convoquer les deux jeunes femmes. Elles avaient été téléporté sur le croiseur il y a peu et des gardes les escorteraient jusqu’ici. Les guiderait, plutôt. L’endroit était strict mais ce n’était pas une prison.

« Mesdames. » salua le Colonel en les voyant entrer. « Veuillez prendre place. »

D’un geste simple, il leur présenta les sièges devant son bureau. Il invita Darren à s’installer également.
Quelques secondes s’écoulèrent. La porte sécurisée s’était abaissée en les laissant seul dans le bureau.

« D’après mes informations, vous êtes toutes deux nouvelles. Alors commençons par le début. Savez-vous qui je suis ? »

LANAE :

Elle était là depuis peu et toute cette nouveauté lui faisait tourner la tête. Il y avait d’abord eu le dossier de candidature qui avait été accepté après quelques petites mises au point et maintenant là voilà, prête à faire sa première téléportation. Un certain Colonel Caldwell l’avait faite appeler. Si elle n’aimait pas les ordres, pour cette première mission, elle allait faire en sorte de plier l’échine et de rester sage. Ce n’était pas le moment de se faire remarquer, pas encore.

L’Athosienne se trouvait maintenant dans la salle d’embarquement. L’équipage du Dédale n’allait pas tarder à la téléporter à bord du vaisseau. Elle n’était vraiment pas habituée à toute cette technologie, on pouvait même dire que ça l’effrayait. C’était bien loin de sa vie simple où les animaux aidaient au travail.
Un coup sur sa montre lui indiqua que la téléportation aurait lieu dans 10 minutes. Cela lui laissait encore un peu de temps. Dire qu’elle n’était pas tendue serait faux. En réalité elle avait un peu la trouille… Mais bon, ça elle ne le dirait pas. Très peu de temps après son arrivée, une autre jeune femme fit son apparition. Sans doute la dite Esfir avec qui elle allait effectuer cette mission dont elle ne connaissait pas encore les informations. Elle l’observa un instant puis lui offrit un sourire. C’était rare mais c’était le début et elle allait faire un effort. Surtout qu’elle ne devait pas inspirer spécialement confiance avec ses peintures sur le visage.

« Esfir non ? Moi c’est Lanaë, enchantée. »

Son anglais était parfait. Si elle n’avait pas eu son air athosien avec ses peintures, elle aurait pu passer pour une terrienne américaine. Le compte à rebour se mit alors en route et la jeune femme reporta son attention devant elle. C’était sa première téléportation. Il ne lui fallut qu’un clignement des yeux pour se retrouver à bord du vaisseau, face à des militaires. Comme elle s’y attendait, l’accueil ne se fit pas chaleureux, ils ne jouaient pas à la dinette ici. Elle suivit donc sans broncher leur escorte aux côtés d’Esfir, jusqu’au bureau du Colonel. Ce dernier était assez âgé et il les salua avant de les inviter à prendre place. Elle s’assit donc sur une chaise après l’avoir salué à son tour.

« Colonel Caldwell. Merci. »

Les militaires repartirent, les abandonnant avec le Colonel, et un autre homme dont elle ignorait l’identité. Son attention se porta à nouveau sur lui lorsqu’il se remit à parler. Elle apprit ainsi que l’autre femme était également nouvelle. Elle se sentait tout de suite un peu moins seule. Si elle savait qui il était ? Non. Juste qu’il était Colonel et qu’il les avait convoqué toutes les deux. Pour toute réponse à sa question, elle se contenta de secouer négativement la tête.


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Esfir Lunienko

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√ Arrivée le : 11/01/2019
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√ Localisation : Cité de Atlantis

le Jeu 12 Mar 2020 - 14:49

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Esfir Lunienko

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Après son sauvetage, Esfir avait eu le droit de profiter d’un peu de repos pour se remettre de cette expérience plutôt traumatisante. Et puis ses mains aussi avaient eut besoin de temps pour retrouver leur pleines capacités, aujourd’hui, il ne lui restait qu’une attelle sur son index gauche qui lui donnait des allures de E.T.
Mais au moins, elle avait pu reprendre le travail, même si ce n’était pas des plus pratique, en temps que droitière, elle parvenait encore à bricoler un minimum.

La jeune russe fut assez surprise de voir que pour sa reprise du travail, on la convoquait à bord du Dédale. Elle connaissait le vaisseau pour y avoir voyagé depuis la terre mais c’était la première fois qu’elle y mettait les pieds pour le boulot et convoquée par le grand patron en personne.

Elle arriva pour la téléportation et découvrit une autre jeune femme, ses peintures faciales lui donnait un air peu commode. Esfir en déduisit qu’elle devait faire parti des quelques athosiens qui avaient rejoint les rangs des atlantes. Toute perdue dans ses réflexions, elle oublia la première des politesse et se reprit immédiatement en lui adressant un large sourire après qu’elle se soit présentée.

« Bonjour, oui je suis Esfir Lunienko, enchantée »

Elle lui tendit la main juste avant qu’on ne les invite à prendre place pour la téléportation. Elle n’aurait pas le temps de discuter tranquillement.
L’idée de se faire téléporter amusait beaucoup Esfir, elle espérait avoir l’occasion d’étudier cette technologie qui l’intriguait beaucoup, tout d’un coup, elle avait l’impression de se retrouver dans un Star Trek où le colonel Caldwell aurait le rôle de James T. Kirk.

Une fois re matérialisées, les deux femmes sont accueillies par deux militaires venus leur servir d’escorte. Bien que Esfir les salue avec un sourire chaleureux, ceux-ci restent des plus professionnels et froids. Etait-ce à cause de cette ambiance froide que Matt parlait si peu de son boss ?
Ils n’étaient pas désagréable, mais froidement professionnels... était ce l’influence du Colonel ? Ca lui rappelait la manière dont l’arrivée de certaines gradés jetait un air morose sur la base militaire où elle habitait avec le Général.
Les deux soldats les laissèrent devant la porte du colonel, Esfir les salua d’un geste un peu exagéré comme une caricature d’un soldat un peu trop zélé. Cette mimique assortie d’un clin d’oeil parvint tout de même à voler un petit sourire en coin au plus jeune des deux hommes.

Lorsqu’elles entrèrent dans les quartiers du colonel, l’homme, très professionnel, les invita à s’asseoir.
Les deux femmes prirent place, et en s'asseyant Esfir aperçut alors Darren Cliv, elle s’adressa à lui avec un grand sourire.

« Salut sauveteur », elle se pencha légèrement vers Lanaé pour ajouter sur un ton de confidence « c’est un type bien, il m’a sauvé...je te raconterai. »

Elle avait bien failli tout raconter là dans la foulée, mais un simple regard du Colonel avait suffit à la faire taire.
Il reprit alors.leur demandant si elles savaient qui il était.
Esfir répondit d’une petite grimace avant de prendre la parole.

« Nouvelle, nouvelle... ça va bientôt faire un an que je suis là boss. »
Puis sa mimique et ses sourcils froncés s’effacèrent pour laisser place à un sourire un poil espiègle.

« Oui, vous êtes le célèbre colonel Caldwell, celui qui nourrit les fantasmes de plus d’une femme de la Cité et dont les hommes craignent le gourou... euh... c’est comme ça qu’on dit ? »

Darren serait peut être surpris, jusqu’ici, il n’avait vu que le côté le plus fragile de la jeune russe et beaucoup moins son côté enthousiaste.



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Steven Caldwell

√ Arrivée le : 24/01/2017
√ Date de naissance : 05/04/1952
√ Age : 68
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√ Localisation : Sur le Dédale

le Sam 28 Mar 2020 - 11:34

Steven Caldwell

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Sur le coup, Darren n’avait pas répondu puisqu’il était en face de l’officier. Il ne put s’empêcher néanmoins de sourire en conservant sa stature droite de soldat au repos. Le colonel, de son côté, avait accueilli les différentes réponses d’une allure froide et autoritaire. La jeune russe avait parlé d’une façon assez vivante, allant jusqu’à lui certifier l’attrait qu’il produisait encore à son âge.
C’était comme cette fois où il avait reçu les dessous de son équipage pour fêter son soixante cinquième anniversaire. Le colonel avait fait signaler qu’il attendait dans son bureau quiconque souhaiterait récupérer ses effets.
Forcément, personne n’avait pris le risque. Les sanctions étaient prêtes à tomber.


C’était ça, être un vieux loup de mer.
Ne pas ciller sur cette allusion flatteuse pour rester professionnel, peu intéressé par la question. Ne pas rebondir, ne pas se laisser aller à l’humour. Steven se demandait même s’il en avait vraiment eu et il ne cligna même pas d’un oeil lorsque cette jeune femme plein de fougue le caressait dans le sens du poil.

« Très bien. » dit-il sans donner la réponse à son interrogation. Le terme “courroux” était bien mal choisi lorsqu’il décidait de réprimander.
Cela dit, Lunienko ne manquait pas d'aplomb.
« Vous êtes sur mon croiseur, le Dédale. Nous venons de quitter l’orbite Lantienne pour l’hyperespace. J’ai requis la présence de deux spécialistes pour une mission...particulière. »

Le colonel prit une télécommande et afficha sur l’un des grands écrans (relatant l’état du Dédale au début) une vidéo. Il s’agissait d’un grand monument en pierre. Une tablette étudiée par plusieurs archéologues sur une planète apparemment désolée et lugubre.

« Les archéologues ont fait une découverte sur un peuple migrateur appelé les “Dorns”. Ils ont obtenu par cet artefact une liste de coordonnées, basé sur la disposition des étoiles, indiquant les derniers endroits qu’ils auraient traversés. »

Le colonel Caldwell ouvrit son tiroir pour fournir aux trois explorateurs un dossier contenant des clichés photos et les constatations préliminaire des archéologues. Si Darren étudiait minutieusement, tout comme Esfir qui voyait son exemplaire intégralement rédigé en Russe, le reste entrait dans le domaine du connu pour Lanaë.

La plupart des mots recouvrant la surface du monument se montraient familiers pour la jeune femme. Elle lisait sur ces diverses photographies un très vieux dialecte qui tombait dans l’oubli, utilisé par des marchands étranges que l’on ne connaissait que dans les légendes. Il était dit que ces porteurs de miracles apparaissaient aux peuples les plus méritants pour faire des affaires très lucratives pour les deux camps.
C’était, somme toute, comme la corne d’abondance de matériel à l’image de celle de la mythologie.
Les Dorns...étaient donc ces marchands de légende...

Sur ces quelques mots, Lanaë voyait déjà des références au “Grand Appel”. Une notion étrange appartenant à cette même légende. Ce qui les avait fait disparaître progressivement au grand désarroi des populations qui s’appuyaient beaucoup sur le négoce. Aujourd’hui, ceux qui prétendaient avoir croisé des Dorns n’étaient que des bonimenteurs espérant le gîte et le couvert à l’oeil.
Mais là, cette fois, il y avait une trace...et une piste à suivre.

« Nous partons en éclaireur. » déclara le colonel d’un ton net. « Étonnamment, ces coordonnées correspondent à des mondes qui ne sont pas connectés au réseau de Porte des Étoiles. Nous avons pour mission d’investiguer ces mondes et d’y envoyer une petite équipe si la situation est sécurisée. Prendre les premiers éléments pour préparer l’arrivée des archéologues. »
Il marqua une pause et croisa ses bras.
« C’est là que vous entrez en scène. Mademoiselle Lanaë, nous savons que ces dialectes ne vous sont pas inconnus. Nous aurons besoin de vous pour traduire et interpréter ce que nous y trouverons. Et quant à vous, Lunienko... »

Caldwell laissa filer quelques secondes.
« Il est admis que les Dorns seraient d’une culture proche des doctrines communistes. La place était ordinairement prévu pour un archéologue, idéalement Russe, pour assister mademoiselle Lanaë. C’était sans compter le mélange des idéaux politiques et des petits restes de la Guerre Froide qui ont mené nos scientifiques à des querelles inacceptables. »
Il la fixa.
« La solution est simple. Nous avons choisi un regard objectif avec une culture Russe qui ne souffre pas des clivages du milieu archéologue. Quelqu’un qui travaillera aux côtés de Lanaë sans se borner aux aspects politique. Vous. »

Le silence venait de retomber.
Depuis le début, Caldwell parlait lentement. Il souhaitait que son monologue ne soit pas rébarbatif et indigeste, prenant le temps d’articuler et placer des pauses au bon moment. Laisser aux deux jeunes femmes le temps d’intégrer les raisons ayant mené à leurs sélections.

« Le soldat Clive, ici présent, est un spécialiste de l’escorte et de la protection rapprochée. Sa mission sera de vérifier et mettre en oeuvre votre sécurité durant l’opération. Ce qui m’amène à cette question simple : êtes vous partante ? »


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Esfir Lunienko

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le Sam 28 Mar 2020 - 21:05

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Esfir Lunienko

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



_________ Lanaë __________

Esfir était donc russe et… amusante. Et en plus de ça elle connaissait déjà Darren. Le Colonel ne releva aucune de ses légères blague, restant très pro. Remarquable. Elle nota le tout dans un coin de sa tête. Elle n’était pas une experte en langue terrienne mais elle se débrouillait. Elle connaissait bien mieux les langues des peuples de Pégase. Ainsi elle ne fut pas dépaysé lorsqu’elle se mit à parcourir le dossier que le Colonel leur remis. La langue ne lui était pas étrangère, tout commes les histoires qu’elle avait pu entendre sur le peuple de Dorns. Ainsi ils auraient chacun un rôle : Darenn pour les escorter. Ce devait donc être un militaire. Esfir pour sa culture. Et elle, pour traduire. Jusque là ça allait.

« Donc si je récapitule pour voir si j’ai compris. Il faut juste que nous allions sur ces différents monde pour voir si ça vaut le coup que les archéologues s’y rendent. C’est bien ça ? »
« Vous avez bien récapitulé, c’est ce que nous attendons de vous. Notre expédition n’a pas de ressources illimitées et nous nous devons de les employer sagement. Vous formez une petite de reconnaissance dans ce but. »

Ce qu’elle lisait sur les feuilles était des plus intéressant et l’excitation la gagnait peu à peu. S’ils retrouvaient effectivement des traces de ce peuple disparu… elle n’imaginait même pas l’ampleur que la chose pourrait prendre.

Elle jeta un coup d’oeil à ses compagnons de mission, un léger sourire qu’elle avait du mal à cacher sur ses lèvres fines. Elle ne savait pas s’ils étaient aussi excité qu’elle mais en tout cas, elle avait hâte qu’ils arrivent à leur première destination. Comme première mission c’était génial !

____ Esfir___

Décidément, cet homme était de marbre... pas un seul frémissement n’anima la commissure de ses lèvres...rien, pas une étincelle dans le regard... Quel homme! Il entra dans le vif du sujet et distribua les informations. Esfir apprécia que les documents soient rédigés dans sa langue et les survola, laissant les détails pour plus tard.
Sa nouvelle future collègue athosienne semblait enthousiaste et récapitula ce qu’elle avait compris de la mission.

« Elle résume bien. Et dans tout ça, je suis donc l’experte communisme du groupe ?... C’est pas beau les préjugés Monsieur le colonel ! »

Elle gardait ce ton léger et s’était mis dans la tête de voir si elle parviendrait à dérider un peu ce vieux loup de l’espace. Ca ne marchait visiblement pas.
« Vous avez été sélectionnée pour votre position objective. Votre expérience de vie, votre culture, sans altération par les idéaux politique. Ne me faites pas justifier de nouveau votre présence à ce briefing, Mademoiselle Lunienko. Et veuillez vous concentrer. »

Elle fit une petite moue de déception puis s'enfonça dans sa chaise.

« En tout cas ça a l’air sympa, ça va me changer de faire de l’archéologie. Et puis moins dangereux que mes précédentes missions... et avec Darren pas de craintes à avoir »

Elle fit un petit clin d’oeil vers l’intéressé, qui, elle le savait pouvait se montrer beaucoup plus amusant que lorsqu’il faisait face au Colonel Caldwell.

« Tout sera fait dans les règles de l’art. Nous sommes d’accord que la sécurité de ces dames est prioritaire sur le déroulement de la reconnaissance ? »
« Affirmatif. »
Darren se permit de sourire.
« C’est moi qui commande alors. »
« Non, c’est une mission civile. La responsabilité de l’unité revient à Mademoiselle Lunienko. Les archéologues comme le CODIR y tiennent. »

A ces mots les yeux de la jeune russe s’écarquillèrent, une fois n’était pas coutume, elle resta bouche bée.

De son côté, Lanaë leva un instant les yeux des documents qu’elle avait entre les mains. Au moins ce n’était pas elle qui commandait et cela la rassura. Elle n’avait pas du tout l’âme d’un leader.

« Bien colonel. »
« Néanmoins... » ponctua le colonel pour ajouter le fameux “mais”. « La sécurité de l’équipe doit demeurer une priorité indiscutable. Je vous ordonne, en tant qu’officier, de prendre toutes les mesures nécessaire. Quitte à altérer les sites archéologiques, quoi qu’en disent les experts. »
Caldwell donna un coup de menton en direction des deux jeunes femmes.
« Nous sommes garants de l’intégrité de nos deux invitées et je les veux sur Atlantis en un seul morceau. »
« Tout est très clair, c’est enregistré mon Colonel. » répondit sérieusement Darren.

Esfir n’en revenait pas de se retrouver dans le rôle du chef ! L’envie de fanfaronner viendrait sans doute, mais pour l’heure, elle accusait encore le coup de cette nouvelle et chercha furieusement quelques questions qu’elle espérait intelligentes pour la mission.

« On aura combien de planètes à visiter ? Et est ce qu’elles ont toutes une atmosphère respirable ? »
« Page 25, vous trouverez un paragraphe détaillant les coordonnées que nous avons déduit. Pour l’instant il y en a trois. Nous procéderons, à l’approche, d’une analyse complète mais nous sommes déjà presque certains que ces endroits ne peuvent pas soutenir la vie. »
Lanaë se replongea dans la lecture du dossier, à la page indiquée. Trois planètes… C’était fou !
L’officier les laissa examiner cette partie du dossier avant d’ajouter :
« Nous voyagerons durant quatre jours. Vous emploierez ce temps à mieux vous connaître, étudier votre dossier, et vous familiariser avec les moyens technique. Nous vous dispenserons les formations de base à l’emploi des combinaisons, télécommunications et pratique en milieu hostile. »
Il marqua une pause puis conclu :
« Nous ferons un petit briefing avant chaque engagement sur le terrain. En attendant, le première classe ici présent vous fera la visite guidée. Il vous détaillera, notamment, les règles spécifique qui régissent la vie à bord d’un croiseur spatial. Avez-vous d’autres questions ? »

Esfir fit mine de réfléchir, pour une cheffe c’était bien de trouver des questions mais là aucune ne venait... tant pis.

« Pas d’autres questions colonel. »


Elle se leva tout en parlant et termina par un salut militaire parfaitement exécuté, dont seul un sourire espiègle et le pétillement de ses yeux venait démentir le sérieux.

« Sir Yes Sir »

L’Athosienne secoua négativement la tête, elle non plus n’avait pas de question, elle était prête pour la visite guidée.

« Moi non plus Colonel. »

Comme sa camarade, elle se remit sur ses pieds mais ne le salua pas. Elle n’était pas une militaire, autant rester soft et ne pas en faire trop.

A la mention du “Sir, yes sir !”, la mâchoire de Darren se contrit et il plissa les yeux. C’était la mauvaise pioche et il était quasiment effaré de voir avec quelle imprudence la Russe s’adressait à un colonel. Celui-ci était toujours assis derrière son bureau, les mains croisées, et il jaugea la jeune femme en restant tout à fait neutre. Après quelques secondes d’un silence pesant, il ouvrit finalement la bouche.

« Soldat Clive, mademoiselle Lanaë, attendez votre collègue à l’extérieur, voulez-vous ? »

Darren salua militairement puis rompit le rang pour quitter les quartiers du colonel. Au passage, il pinça la manche de l’autochtone pour lui faire comprendre qu’il valait mieux ne pas traîner.

Lanaë ne se fit pas prier pour suivre le jeune homme censé assurer sa sécurité. Elle jeta tout de même un dernier coup d’oeil à sa camarade russe puis sortie.

Quand la porte sécurisée s’abaissa de nouveau, le vieux loup était seul avec Esfir. Là encore, il laissa filer quelques secondes tout en observant cette jeune femme.

« Pensez-vous que ce soit vraiment le moment de nous faire profiter de votre humour, Mademoiselle Lunienko ? Ou êtes vous occupée à vous moquer ? »

Lorsque le Colonel l’avait convoqué à part, puis laisser un silence lourd de reproche envahir la pièce, la jeune russe pivota la tête de côté, l’observant avec curiosité, un peu comme l’aurait fait un chiot ne comprenant pas le comportement de son maître.
Enfin, le reproche tomba, toujours d’un ton calme et froid, tel le bon militaire stricte et droit qu’il était.
Des gars dans son genre elle en avait vu pas mal défiler dans la base ou dans le salon du général Chekov. De ces hommes, elle en connaissait deux types: ceux qu’elle finissait par désarmer et qui l’accueillait ensuite d’un sourire amical, et ceux pour qui elle ne pouvait rien et qui resterait à jamais des bougres avec un balai coincé entre les fesses. Elle n’arrivait pas encore à deviner dans quel lot elle pourrait ranger celui là.

Lorsqu’il eut fini, elle inclina la tête de l’autre côté et même si son sourire ne disparut pas, il s’atténua naturellement comme chaque fois que l’on parle avec sincérité.

« Colonel, je ne me moque pas. »

Elle prit le temps de se rasseoir devant lui, légèrement penché en avant, les mains croisées sur ses genoux.

« Aujourd’hui, je reprend du service après... deux mois très difficile où j’ai du me retaper moralement et physiquement. Aujourd’hui, vous m’envoyez sur une mission importante mais qui pour le moment est bien loin des wraiths, des geniis et des kidnapping par de maudits ferrailleurs et de ventes d’esclaves... »

Sur les derniers mots, son sourire s’affaiblit encore et ses yeux se perdirent un moment sur un point quelque part sur le mur derrière le colonel, puis elle reprit sa respiration et se redressa, un sourire amical redessiné sur les lèvres et les yeux pétillant.

« alors, si un jour comme aujourd’hui, je ne peux pas être souriante, amicale et un brin taquine... alors mes jours sur Atlantis sont condamnés à la morosité et à la tristesse. »

Elle laissa filer quelques secondes attentive aux réactions du militaire.

L’officier l’avait laissé développer son sujet en conservant son expression passive habituelle. Il prêtait l’oreille à son argumentaire bien qu’il ne le trouvait pas utile. C’était...gentil...de sa part de vouloir justifier son comportement, ce qu’il ne désapprouvait pas. La différence qu’il appuyait de son reproche était plus subtile.

« Le résultat de votre dernière mission ne m’a pas échappé, pas plus qu’au CODIR. » répondit-il simplement en décroisant les mains. « C’est d’ailleurs ce dernier qui a choisi de vous envoyer ici. L’opération d’investigation doit rester une prérogative civile. Et si vous avez été choisie parmis les dizaines de candidats potentiels Russe, c’est bien qu’ils vous estiment prête à repartir. Toutefois... »
Le colonel marqua une courte pause.
« Vous n’êtes plus la proie piégée dans une cage sordide, c’est du passé. Laissez ce drame derrière vous. »
L’officier n’était pas à sa place, il le savait bien. Mais il ne lui laissait tout simplement pas le choix si elle comptait poursuivre. C’était inévitable.
« Lunienko, aujourd’hui vous êtes désigné leader de votre petite équipe. Vous aurez des comptes à rendre tant au CODIR qu’à moi-même. Je ne vous mets pas la pression, je ne vous demande pas de dénaturer votre tempérament. Je vous invite à mettre de côté votre penchant taquin lorsque vous participez aux briefings et engagements opérationnels. Tout ceci est à prendre au sérieux. »

Esfir écouta ce que le colonel lui disait, il n’était pas aussi sévère que ce que tout le monde voulait bien raconter... enfin, cela tenait sans doute davantage du fait qu’il s’adressait à une civile, qui venait en plus de lui faire un aveu de faiblesse... en quelque sorte. Mais la fin de son exposé n’en restait pas moins une remontrance, elle conserva tout de même le sourire.

« Colonel, je suis ce que je suis et tous ces événements... même si j’ai mis du temps à les surmonter... font partie de moi maintenant, enfin je crois. Et comme je vous l’ai dit, je ne pense pas qu’un peu de légèreté dans les rapports humains soit incompatible avec le sérieux dans le travail. »

Avant qu’il ne puisse ajouter quoi que ce soit, elle reprit la parole, sans le quitter des yeux.

« Je suis consciente de l’honneur et la confiance que me fait le CODIR... et ... je veux bien essayer de limiter les taquineries avec vous... disons... que j’éviterai les remarques grivoises.. on dit top là ? »

Elle garda sa main en l’air, attendant un top, dont elle se doutait qu’il ne viendrait pas.
« Et si je me plante sur toute la longueur... vous pourrez me donner la fessée... oh pardon... me remonter les bretelles? »

Caldwell se leva et quitta son siège. Il fixa un instant cette main levée et secoua négativement la tête.
« Vous abusez de ma patience. Je le répète une dernière fois plus clairement : je ne veux pas de ce comportement en mission. Que vous soyez comme ça ou non, vous allez faire un effort et vous contrôler. »
Il se ferma.
« Ou bien je vous fais remplacer sans délai. Que choisissez-vous ? »

Esfir soupira, il faisait donc parti de ces indécrottables coincés avec un balai... enfin bref, c’était sa première mission depuis le kidnapping... et sa première mission de chef.

« Bien... je m’efforcerais donc d’être capable de la souplesse qu’il vous manque colonel... Une poignée de main peut être ?... non?... si c’est trop, je m’en vais avant que vous me bottiez le cul hors de votre vaisseau. »

La jeune femme baissa la main, tendue cette fois avec un visage, un tantinet plus sérieux. Dans ses yeux, le colonel pouvait voir qu’il avait réussi a allumé une petite étincelle... de la colère, de l’inquiétude ? Même Esfir n’était pas sure de ce qu’elle ressentait, elle n’était sûre que d’une chose soit ils finiraient pas s’adorer... ou se détester cordialement, cet homme restait un véritable défi.

Caldwell répliqua aussitôt d’une voix plate.
« Il existe d’autres traitements pour votre effronterie. Vous venez de gagner votre place dans l’arrière salle du mess, au pont neuf. »
L’officier donna un léger coup de menton en direction de la sortie.
« Vous pouvez disposer. L’un de mes hommes viendra vous chercher. »

Esfir se contenta d’un petit sourire accompagné d’un petit mouvement de tête sur le côté et déguerpit du bureau, tout en se demandant ce en quoi consistait cette “punition”.


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Darren Clive

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le Sam 20 Juin 2020 - 21:18

Darren Clive

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Pendant ce temps, du côté de Lanoë.

« Le patron de la galère lui frictionne les oreilles. » lui confia Darren en souriant, une fois la lourde porte refermée. La jeune femme lui rendit son sourire.
« On dirait bien oui... »
Le soldat avisa un instant le garde de faction. Se disant qu’il pourrait bien s’agir d’une taupe remarquablement bien placée, Darren préféra lui faire un signe l’invitant à s’éloigner.
« Lanaë, c’est ça ? » lui demanda-t-il. « Moi c’est Darren. C’est la première fois que tu montes sur un vaisseau ? »
« C’est bien ça. Enchanté Darren. » lui répondit-elle, jetant un regard vers la porte fermée. Elle se demandait bien comment ça se passait là-dedans. « Sur ce vaisseau oui. Il y a longtemps je suis montée sur un autre lors de l’évacuation d’Athos. Mais j’étais alors bien jeune. »
« Oh ! Une autochtone pas naïve, ça me change ! » plaisanta Darren.

Parler de ce sauvetage ne lui était plus aussi douloureux qu’auparavant. Les douleurs dues à la perte de ses terre mais aussi de sa mère étaient loins maintenant. Toujours présentes certes mais bien atténuées.

« Ca fait longtemps que tu fais partie de l’expédition ? »

Lanaë était une grande curieuse. Depuis toujours. Il fallait toujours qu’elle en apprenne plus, quitte à faire des faux pas mais c’est ce qui lui avait permis d’avoir sa place de linguiste aujourd’hui.

Finalement la porte se rouvrit et ils récupérèrent Esfir pour visiter le vaisseau, comme prévu.

« Je suis arrivé dès le début ! » répondit-il, presque fier du parcours. « Mais j’étais vraiment pas la pièce de valeur. J’ai juste eu la chance de survivre jusque là. »

Il sourit. Et elle lui renvoya la pareille, lui signifiant qu’elle avait bien écouté la réponse.

« On mange tous ensemble dès qu’on a récupéré notre Russe ? Je suis sûr que tu connais pas la bouffe du Dédale ! »
« ça me va ! Effectivement, et je ne suis pas certaine d’apprécier… Déjà que la nourriture terrienne laisse à désirer ! »

C’était une blague évidemment. Ou pas… Il était vrai qu’elle avait du mal avec leur style de nourriture complètement transformé.


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Darren Clive

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le Sam 20 Juin 2020 - 21:19

Darren Clive

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Après la petite visite guidée de Darren et s’être aperçu que la petite équipe se partageait un dortoir mixte avec lit superposé, deux militaires de la sécurité du Dédale entrèrent pour aller directement vers elle. La jeune femme avait à peine eu le temps de déballer quelques affaires qu’on lui avait sorti le fameux “Madame, veuillez nous suivre, ordre du colonel.”

Les coursives étaient tortueuses. Il était facile de s’y perdre, comme dans un porte-avion. Il fallait parfois descendre d’un niveau pour remonter à un autre, utiliser des anneaux de transport ou contourner de larges zones dit “sensible”. Une façon polie pour dire que ce n’était pas à laisser à la vue des civils.

Finalement, les coursives gagnèrent un aspect beaucoup plus technique et froide quand elle atteignit les entrailles du croiseur. Le pont neuf était celui des techniciens, des manutentionnaires, des agents qui s’occupaient du travail plus physique qu’intellectuel à bord. Ils passèrent ensemble par un passage secondaire, moins voyant, qui menaient aux arrières cuisines du mess.

A l’intérieur, Esfir entendit quelqu’un gueuler.
« Eh bah ? C’est toujours pas fini, garçon ?!? T’vas finir par dormir ici !!! »
La salle était rectangulaire, largement occupée par des plans de travail et diverses machines de plonge et d’entretien. Des fours d’une dimension impressionnante, des éviers, des tables au centre où s’alignait une centaine de plaque de cuisson. L’équipe se préparait au repas du soir pour tous les techniciens et l’activité se sentait bien.
« Goose ? » l’appela un soldat.
A travers un brouillard de vapeur dégagé soudainement par un lave-vaisselle de compétition, un homme hirsute se matérialisa. Vêtu de son pantalon d’uniforme et d’un marcel blanc taché de partout, jusqu’au dos, d’un tablier qui agonisait par son vécu, Goose s’approcha d’un pas lourd.
C’est le type rustique à souhait. Il posa ses poings sur ses hanches, assumant ouvertement un ventre bedonnant. D’une respiration lourde et sifflante, comme un grondement respiratoire continue, il fixa les deux personnes d’un air curieux.
« C’est pour quoi, gamin ?!? »
« Ton nouveau T.I.G. »
« HEINNNN ?!? »

Il s’approcha rapidement jusqu’à atteindre Lunienko avec tellement de grâce qu’elle aurait pu craindre qu’il la bouscule d’un coup de bide. Il lui prit l’avant bras sans brutalité ni douceur non plus.
« Mais qu’est-c’est qu’cette culture Terrienne de merde à faire des femmes en peau d’allumette ! » maugréa-t-il en la sondant. « ENCORE une anorexique !!! Ma pauvre amie. A vouloir copier l’magazine, tu finis faiblarde. Faut manger, jeunette, LE GRAS C’EST LA VIE ! »
« J’te la laisse. Bonne chance madame. »
« Vouais ! “Bonne chance madame !” » répéta-t-il, pleinement moqueur. « C’vrai que l’dernier, il a pas tenu le coup et on l’a planqué dans le congel. »

Goose regarda le militaire s’éloigner puis il ronfla un instant de son souffle avant de lui poser une question.
« Bon, tu sais peler les patates ?!? »


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Esfir Lunienko

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le Lun 22 Juin 2020 - 15:01

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Esfir Lunienko

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Darren Clive & Esfir Lunienko



La petite visite du vaisseau avait été intéressante, et Esfir avait gardé l’esprit léger malgré son entrevue un peu collet-monté avec le colonel. La jeune russe en avait presque oublié sa “punition” jusqu'à ce qu’un des homme de Caldwell ne vienne la chercher.
Elle obtempéra avec un sourire et suivi sagement le soldat jusqu'à destination.

Le spectacle qui s’offrit à elle ne la surprit pas vraiment même si le comportement du cuistot en chef collait moins avec la réalité des cuisines militaires russes.

Elle accueillit toutefois avec bonhomie l'attitude familière de l’américain même lorsqu’il l’examina comme un saucisson. Elle rit même à sa blague du congel ! Esfir avait toujours été bon public.
La question ultime tomba enfin donnant ainsi l’énoncé de ses TIG.
La jeune russe éclata de rire en levant les yeux au ciel.

« La corvée de patata ? Colonel, j’avais espéré plus d’originalité venant de vous! »

Elle reporta ensuite son regard sur le cuisinier.

« Enchantée Monsieur Goose ! Je suis Esfir Lunienko prête à prendre mon service forcé. »

Elle remonta ses manches et posa les poings sur les hanches.

« Où est l’épluche légume? »

Deux choix s’offrait à elle, quitter les lieux, n’étant pas militaire elle n’avait pas à jouer à ses petits jeux... mais étant capitaine du bâtiment où elle se trouvait...ça pouvait se défendre. Ou, faire front, et lui montrer de quel bois se chauffait les moscovites! Elle avait évidemment choisi la deuxième solution.


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Darren Clive

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le Jeu 25 Juin 2020 - 19:29

Darren Clive

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Darren Clive & Esfir Lunienko



Il lui restait encore quelques amis sur le Dédale.
Après être passé les saluer, le soldat contacta le Pôle-Com pour savoir où trouver ses collègues de mission. Une fois sur place au dortoir, il ne trouva que Lanaë a qui ont avait confié une tonne de bouquins. Au pas de la porte, il la sonda un petit moment alors qu’elle était en train d’étudier.
« Il a emmené Esfir, c’est ça ? » lui dit-il aimablement en entrant.
Lanaë releva la tête rapidement, surprise puis lui offrit un sourire. Il lui avait presque fait peur.
« Tout à fait... »
Il n’existait pas des centaines de punitions pour le petit accrochage qu’elle avait eu avec le patron de la galère. C’était un vieux de la vieille accroché aux anciennes coutumes. Soit la Russe se retrouvait dans une cuisine à faire le rata pour les hommes. Soit on l’avait envoyé nettoyer les latrines.
Darren ne connaissait pas bien le colonel Caldwell mais il déduisait facilement qu’il n’aurait pas envoyé une civil sur une tâche aussi humiliante. La corvée de cuisine l’était aussi...mais moins.
« On y va ? La fraternité, ça commence dès maintenant ! » lui dit-il avec le sourire.

L’Athosienne referma son livre et le déposa sur la pile qu’on lui avait confié puis se leva pour suivre le militaire. A son avis ils allaient très certainement aller aider la pauvre Esfir qui avait su s’attirer les foudres du Colonel.

« C’est parti oui ! »

Ce n’était pas difficile dans un vaisseau aussi structuré que le Dédale. Il lui avait suffit de demander à l’un des hommes de la sécurité. Parvenir jusqu’à la cuisine de Goose sans se perdre, là en revanche, ça avait été un incroyable chemin de croix. Clive avait été obligé de se renseigner quatre ou cinq fois...à moins que ce soit dix ?

Bref. Il finit par débarquer dans la cuisine par le même accès qu’Esfir une heure plus tôt. Il la découvrit là, au milieu des tables, assise sur un tabouret devant une énorme marmite couverte de pelures de pommes de terre. Il y en avait encore des centaines qui attendaient dans des caisses en bois à côtés et autour d’elle. Une pareille invasion donnait le tournis.

Alors, lorsque cette image lui vint, cette frêle petite russe appliquée à peler une montagne de patates : c’était si disproportionné qu’il éclata de rire.
« Je vois que tu goûtes fort à l’hospitalité de notre bon colonel ! » fit Darren, hilare, en s’approchant d’elle.
Il mira le peu de pommes de terre qu’elle avait accumulé dans un contenant juste à coté. A coup sûr, un commis venait récupérer régulièrement le légume. De quoi se désespérer de ne jamais voir la masse de travail se former devant soit.
Il en avait goûté lui aussi de cette punition. L’astuce, c’était de prendre son temps et d’être patient. Tréééééés patient.
Du coup, le soldat alla chercher deux autres tabourets et des économes. Il s’installa à ses côtés, de même que Lanaë, puis se mit au travail.
« Je parie que tu aurais préféré te faire trimballer sur mon épaule comme la dernière fois. » il leva son économe. « Ah...heu...j’m’excuse au fait ! Quand ta tête a cogné le mur ! C’est que j’avais mal négocié mon virage... »

Darren lui fit clin d’oeil. Mais puisque leur collègue ne comprendrait visiblement pas de quoi ils parlaient, le soldat plaisanta en affirmant, le torse bien bombé :
« J’ai acheté Esfir. C’est mon esclave à moi. Et elle était pas donné ! »


------------------ LANAE

L’Athosienne s’installa aux côtés de ses deux camarades après que Darren ait rapporté deux tabourets et des économes. Elle prit une première pomme de terre afin de s’atteler à la tâche, l’oreille attentive. A priori les deux là se connaissaient depuis un petit bout de temps vu la familiarité dont ils usaient pour communiquer. D’ailleurs elle ne saisit pas du tout à quoi il faisait référence, les ayant rencontré que le jour-même. Elle se contenta de sourire en imaginant la scène. Et lorsqu’il se tourna vers elle, fier comme un paon, cette fois-ci elle ne put s’empêcher de joindre son rire au sien.

« Si elle était réellement ton esclave c’est sur tes doigts que le Colonel aurait tapé. Mais je veux bien croire qu’elle ne t’ait pas été donné, une femme de sa trempe ça ne se trouve pas partout. »

Elle jeta un regard en coin à Esfir, un sourire sur ses lèvres. De ce qu’elle avait vu jusqu’à maintenant et surtout depuis qu’ils n’étaient plus entourés de responsables, elle pouvait dire qu’elle appréciait la Russe. Son cran avait manqué de la faire exploser de rire devant le Colonel. Dommage qu’il n’ait pas eu l’humour pour lui renvoyer la balle, ils auraient pu avoir le droit à un beau match verbal.

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Esfir Lunienko

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le Mar 7 Juil 2020 - 11:31

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Esfir Lunienko

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Darren Clive & Esfir Lunienko



La jeune russe était toute concentrée sur sa tonne de patate, les épluchant vaillamment et s’étant donné pour défi personnel de faire la plus longue pelure d’une seule traite. Elle ne comptait pas faire le plaisir au colonel d’échouer, et ce mini défi l’aidait à ne pas démoraliser face à ce tas qui n’en finissait pas.

« Goose, tu vas les cuire comment tes patates ? »

« Aujourd’hui c’est patate à l’eau ma petite! Allez, elles vont pas s’éplucher toute seule! »

C’est après cet échange... qui avait donné une nouvelle idée à Esfir pour se passer le temps que Darren et Lanaë firent leur entrée. La jeune russe accueillit ses compagnons d’un grand sourire, et accepta plus que volontier leur aider pour cette corvée titanesque.

« Oui, il ne fait pas mentir sa réputation... mais il en faut plus pour me faire craquer. »
« Oh, là il se conduit en gentleman. D’habitude c’est le curage de fosse septique... » Ironisa Darren.
« Ca, ça veut dire que je n’ai pas encore trouvé sa vraie limite... » Elle ponctua sa phrase d’un clin d’oeil, elle fanfaronnait mais intérieurement elle était des plus soulagée de ne pas avoir eu la corvée de toilettes... bien plus horrible que la corvée de patates.

Lorsque son compagnon évoqua leur mésaventure... qui avait aussi été leur première rencontre, Esfir faillit éclater de rire. Les premières semaines suivant son retour sur la Cité avaient été très difficile, faire le point sur sa captivité, d’avoir été rabaissée ainsi au statut d’objet... ses blessures, la fusillade... tout ça avait été dur à digérer. Mais c’était sans compter sur sa force mentale et quelques rendez vous avec le psy histoire de remettre le fouillis de sa petite tête, dan l’ordre.
Aujourd’hui, elle pouvait à nouveau évoquer ces événements sans se mettre à trembler ou à pleurer.

Darren tenta bien de faire croire à Lanaë qu’il l’avait acheté, mais le mensonge bien trop gros pour que le militaire l’ai formulé sérieusement, ne pris pas. L’athosienne, bien qu’étrangère à leur monde, était plutôt observatrice et maline.

La technicienne se redressa fièrement lorsque la jeune femme la complimenta, Elle remercia Lanaë d’un clin d’oeil puis pointa le bout de son économe sur Darren.

« Tu vois, c’est une fille sensée ! Elle a tout de suite vu que je ne suis pas n’importe qui, je ne suis pas dans tes moyens ! »
« Tu parles ! Elle te flatte à mort pour faire front commun contre moi. C’est moche de s’en prendre à la minorité ! » rétorqua Darren, jetant un regard accusateur vers Lanaë.

Elle appuya ses propos suivant en jetant une patate vers le militaire.

« Et pour la peine, je devrais te laisser éplucher toute cette montagne de pomme de terre à ma place... à cause de ton inefficacité à me porter convenablement... j’ai passé une semaine à l’infirmerie!!! Et je déteste l’infirmerie ! »
« Pourtant je t’ai porté comme une princesse. Vu la reconnaissance que j’en retire, je demande si je te trainerai pas par les pieds la prochaine fois !! »
« J’espère que tu portes ta princesse mieux qu’a califourchon sur ton épaule! Sinon la pauvre! J’en ai encore mal dans les côtes rien que d’y repenser! »

Sur ces derniers mots elle ajouta deux autres pommes de terre devant Darren. Elle reprit son sérieux avant de continuer.

« Mais, je me souviens plus si je l’ai fait... mais merci... j’aurais pas survécu là bas... j’aurais été une esclave tellement nulle qu’ils auraient fini par m’envoyer par le sas... alors merci. »
Le soldat fit la moue et secoua négativement la tête.
« Tu te sous-estimes. Si tu avais pas eu cette commotion, tu te serais défendue comme une diablesse, j’en suis sûr ! »
« Uhm... » Esfir fit mine de réfléchir.
« Ouais j’avoue... je les aurais tous mis au tapis! » Elle imita sa version de Rocky Balboa, donnant des coups de poings imaginaire dans l’air devant elle avant d’éclater de rire.
« Sérieusement, en bagarre je me débrouille mais dès qu’il y a des flingues, je suis une vraie petite claquette! » elles étaient loin les années de provocation, de vols et de bagarres de son adolescence et avec Atlantis, elle avait découvert que garder son sang-froid face à des armes ou des aliens étaient bien plus difficile qu’elle ne le croyait.

Elle se tourna ensuite vers Lanaë.

« En plus, ce qu’il n’a pas dit, c’est qu’il a prit une balle pour moi... tu vois, ici on s’entraide tout le temps... même pour les patates ! »
« Je ferais mal mon boulot si j’avais pas reçu un pruneau. » Contre-attaqua le soldat pour amener un peu de modestie. Les propos d’Esfir étaient très flatteur cela dit.
« Je te rappelle que je suis spécialisé dans l’escorte des VIP. Être Russe n’est pas un critère d’exclusion ! »
« Si pour toi une russe est une VIP, c’est que tu n’es pas américain » Elle avait volontairement exagéré son accent sur le dernier mot, faisant rouler le “r” comme dans les steppes profondes, ceci afin d’appuyer la boutade.

Elle tourna la pomme de terre qu’elle avait dans la main, et présenta face à Lanaë une face dans laquelle elle avait creusé deux ronds et une ligne courbe dessous, faisant apparaître comme un visage souriant sur le légume.

« Les hommes du colonel vont avoir des patates sourire pour le dîner »

Elle plaça son Monsieur Patate sur le plateau qu’un commis vint de nouveau débarrasser. La technicienne s’empara d’une autre pomme de terre à qui elle fit le même sort.

« Tu commences à t’habituer à la vie ici ? Lanaë c’est bien ça ? C’est pas trop bizarre comme changement de vie pour toi ? »
« Je ne sais pas encore ce que je peux répondre à cette question. » confia-t-elle.
« D’ailleurs, tu pourrais nous dire ce que tu sais de ces “Dorns” ? Ils sont aussi prestigieux que le sous-entend le colonel ? »

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