Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis

-25%
Le deal à ne pas rater :
25% sur l’Ecran Gamer Hp 25MX
149.99 € 199.99 €
Voir le deal

Hailey Spalding
√ Arrivée le : 09/09/2018
√ Date de naissance : 21/09/1995
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Age : 24
√ Messages : 357
√ Localisation : Parmi les étoiles....

Liste de vos DC : Lorn Fawkes

le Mar 24 Mar - 16:35

Hailey Spalding
Un petit cailloux trouble aisément l’eau


Atlantis. C’était une cité magnifique en y repensant… Mais surtout terrifiante…

Chaque recoin, chaque couloir, chaque planète de l’autre côté de la Porte dissimulait une menace potentielle. A force cela faisait naître une inquiétude et cette dernière grandissait sans cesse. L’on avait beau la refouler, elle était bien présente. Elle rampait sous les vêtements, le long du dos, plantait ses crocs acérés dans votre chair et diffusait son venin glacer. La peur…

Je ne m’étais jamais considérée comme une trouillarde. Certes je n’étais pas un glaçon et si ma vie était en danger je réagissais sans grande classe. Mais depuis quelques temps, depuis que j’avais été victime d’un enlèvement en cours de mission, je n’étais plus la même. J’étais mal à l’aise, inquiète. Je dormais mal, ressassant les évènements, me demandant si je n’aurais pas dû faire quelque chose différemment, si je n’aurais pas pu éviter tout cela.

Le temps déformait déjà certains souvenirs, et ces heures effrayantes hantaient chaque seconde de ma vie désormais. Je devais résister à l’envie de me promener avec une arme pour me rassurer, de fuir la compagnie pour me cacher dans ce qui m’était familier : la technologie. De sociable j’étais devenue tout juste vivante.

C’était un constat que je pouvais faire moi-même mais je n’arrivais à rien. Je m’étais même mise une fois à paniquer en voyant un incendie débuter et il m’a fallu bien trop de temps pour penser à l’éteindre. Je me disais juste « Tiens… C’est pas normal… ». La même réflexion qui m’était venue quand le Jumper avait été pris dans le piège…

Cet incident, parmi d’autres, les différentes remarques que je me prenais dans les dents me valurent une invitation un peu forcée à aller voir un psychologue pour parler… Parler… Je trouvais ça débile. Je parlai beaucoup. Je faisais des blagues idiotes dessus donc c’était que j’étais guérie et non pas traumatisée non ? L’excuse était bonne mais il était clair que mes amis et supérieurs n’étaient pas vraiment du même avis.

Je consultai donc la liste des professionnels présents sur Atlantis, optai pour un que je ne connaissais pas mais dont l’on ne m’avait pas dit du mal puis prenais rendez-vous. Je n’attendais pas qu’on le fasse pour moi. Montrer sa bonne volonté, et que l’on acceptait de ne pas avoir l’esprit tranquille (même si on refusait de l’admettre totalement) était une bonne façon de montrer que l’on n’était pas bon pour être mis au rebus. Diable… Penser cela me fit réaliser quelque chose d’autre : j’avais désormais peur de perdre mon boulot ! Décidément ma fille il est temps de te ressaisir !!!


Deux jours plus tard, oui je n’avais pas voulu d’un rendez vous dans l’urgence et je n’étais pas non plus pressée d’y aller, je me tenais devant mon armoire. Un choix s’offrait à moi… Non ce n’était pas entre la tenue militaire et la tenue militaire mais entre s’habiller et y aller ou ne pas y aller. J’hésitai… Encore et toujours. Cela me tuait. Je me tenais donc là, avec une chemise de nuit pendante, une sueur froide me coulant dans le dos… C’était immonde… La pièce sentait limite la maladie…

Une minute, peut être dix s’écoulèrent avant que je ne bouge enfin, prenant une tenue et la jetant sur un lit refait machinalement. J’allais à la douche, me lavant lentement sous l’eau fumante, passant le gant jusqu’à avoir la peau rougie. Pourquoi je faisais ça ? Je ne sais pas. Depuis que j’étais rentrée je n’arrivais pas à me dégager d’une impression de saleté. Je rêvai de chose qui n’était pas forcément arrivée. Je me levai avec des envies de vomir parfois. Il m’arrivait même de courir à la cuvette pour cracher une bile.

Un son affreux, un hurlement me vint de la pièce principale de mes quartiers. C’était l’alarme pour me rappeler que je devais me bouger qui sonnait. Il faudrait vraiment que je change de musique, c’était hideux ! Mais elle avait le mérite d’empêcher toute envie de traîner… Sauf lorsque l’on avait le geste malheureux et que l’on coupait le réveil depuis son lit.

Je sortie donc de la cabine, prenait la serviette et me séchait, oblitérant dans un coin de mon esprit la sonnerie indélicate. Je m’attardai plus que nécessaire par endroit. L’impression de saleté toujours présente. Mais cette fois il n’était pas question de retourner sous l’eau. J’avais rendez-vous et je devais donc y aller. Je m’habillai, prenais ma trousse à outils, que j’évitais de laisser loin de moi, spécialement depuis cet incendie en pleine période des fêtes où un sapin avait pris feu. Et puis le nombre de fois où l’on avait besoin d’un tournevis ou d’une clef était impressionnant.

Tête en l’air, je sortie dans le couloir pied nu, arrivant presque au réfectoire quand j’entendis quelqu’un beuglait « Eh Spalding, tes chaussures ! ».

Chaussure, chaussure ??? Mais de quoi il parlait ce gugusse ? Je mis du temps, comme il n’était pas de coutume, avant de baisser les yeux sur mes pieds et repartir en lâchant des petits « Et merde merde merde c’est pas vrai ! ». Au moins je n’avais pas à pointer devant un supérieur avant d’aller à mon rendez-vous donc au pire ce serait au médecin d’attendre mais bon les médecins c’était jamais à l’heure, même quand vous étiez la première dans la salle d’attente. C’était bien connu… Je les retrouvai là où je les avais laissées la veille, à côté de l’armoire. Sitôt ce détail réglé, je retournai au réfectoire attraper un bout de pain à manger. Ce fut de la brioche. Jour luxueux, il fallait croire. Et je repartais presque immédiatement à mon rendez-vous. Quelques minutes de plus et je serais à la bourre. Je n’étais pas dans la cavalerie pourtant !

Une fois devant la porte du psy, je me sentie fondre. Aurais-je seulement le courrage de parler ? D’entrer ? De ne pas reculer… Trop tard, mon pied avait déjà entamé le mouvement pour m’éloigner de la porte. J’avais presque fini un demi-tour quand je vis une porte s’ouvrir. Alors pour ne pas paraître idiote je fis celle qui cherchait un papier dans sa poche en marmonnant « C’est quoi son nom déjà… »… C’était mieux de paraître hésitant devant la pancarte que de faire celle qui fuyait. Enfin je me le disais en tout cas. Un regard à ce médecin qui bossait dans le même coin, un nouveau tour sur moi-même et je frappai à la porte, attendant que l’on m’autorise d’entrer. J’avais dû m’asseoir sur un parapluie ouvert, je me sentais particulièrement coincée… Je dirais même que je me sentais grippée et je n’avais pas de burette d’huile pour arranger la situation.

Codage par Libella sur Graphiorum


_________________
Double compte : Lorn Fawkes


Hailey écrit en Darkorange

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 1

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum