Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis

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Steven Caldwell

√ Arrivée le : 24/01/2017
√ Date de naissance : 05/04/1952
√ Age : 68
√ Messages : 802
√ Localisation : Sur le Dédale

le Lun 9 Mar - 18:16

Steven Caldwell


Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Steven Caldwell revenait des cales lorsqu’il reçut l’appel radio du Pôle-Com. Les deux éléments qu’il avait requis pour la suite de sa mission venait d’être téléporté à bord. En continuant de filer dans les coursives de son bâtiment, l’officier accusa réception tout en songeant à son affaire. Il pourrait déléguer à l’un de ses officiers ou au responsable du renseignement, le Capitaine LaTour. Mais quelque chose lui donnait envie de côtoyer du Russe. Bien qu’il n’en pensait pas moins les concernant, ça commençait à faire un moment qu’il n’avait pas eu ces anciens ennemis à bord.

La Guerre Froide était vieille, lui aussi.
Mais pourtant ça restait ancré. Et il n’allait pas laisser quelqu’un de cet acabit au contact de son parfait équipage. Non, valait mieux l’avoir à l’oeil, juste histoire de jauger. Comme une mise à jour. Quant à la linguiste, on lui avait simplement dit qu’elle venait d’ailleurs. Recrutée récemment.

Ca n’allait pas être une mission facile. Les unités allaient devoir apprendre à se connaitre en cours de mission et se faire confiance pour investiguer. Pas question de laisser le moindre doute.

Dans ses quartiers personnels l’attendait déjà Darren Clive. Il répondit à son salut militaire puis passa un appel pour faire convoquer les deux jeunes femmes. Elles avaient été téléporté sur le croiseur il y a peu et des gardes les escorteraient jusqu’ici. Les guiderait, plutôt. L’endroit était strict mais ce n’était pas une prison.

« Mesdames. » salua le Colonel en les voyant entrer. « Veuillez prendre place. »

D’un geste simple, il leur présenta les sièges devant son bureau. Il invita Darren à s’installer également.
Quelques secondes s’écoulèrent. La porte sécurisée s’était abaissée en les laissant seul dans le bureau.

« D’après mes informations, vous êtes toutes deux nouvelles. Alors commençons par le début. Savez-vous qui je suis ? »

LANAE :

Elle était là depuis peu et toute cette nouveauté lui faisait tourner la tête. Il y avait d’abord eu le dossier de candidature qui avait été accepté après quelques petites mises au point et maintenant là voilà, prête à faire sa première téléportation. Un certain Colonel Caldwell l’avait faite appeler. Si elle n’aimait pas les ordres, pour cette première mission, elle allait faire en sorte de plier l’échine et de rester sage. Ce n’était pas le moment de se faire remarquer, pas encore.

L’Athosienne se trouvait maintenant dans la salle d’embarquement. L’équipage du Dédale n’allait pas tarder à la téléporter à bord du vaisseau. Elle n’était vraiment pas habituée à toute cette technologie, on pouvait même dire que ça l’effrayait. C’était bien loin de sa vie simple où les animaux aidaient au travail.
Un coup sur sa montre lui indiqua que la téléportation aurait lieu dans 10 minutes. Cela lui laissait encore un peu de temps. Dire qu’elle n’était pas tendue serait faux. En réalité elle avait un peu la trouille… Mais bon, ça elle ne le dirait pas. Très peu de temps après son arrivée, une autre jeune femme fit son apparition. Sans doute la dite Esfir avec qui elle allait effectuer cette mission dont elle ne connaissait pas encore les informations. Elle l’observa un instant puis lui offrit un sourire. C’était rare mais c’était le début et elle allait faire un effort. Surtout qu’elle ne devait pas inspirer spécialement confiance avec ses peintures sur le visage.

« Esfir non ? Moi c’est Lanaë, enchantée. »

Son anglais était parfait. Si elle n’avait pas eu son air athosien avec ses peintures, elle aurait pu passer pour une terrienne américaine. Le compte à rebour se mit alors en route et la jeune femme reporta son attention devant elle. C’était sa première téléportation. Il ne lui fallut qu’un clignement des yeux pour se retrouver à bord du vaisseau, face à des militaires. Comme elle s’y attendait, l’accueil ne se fit pas chaleureux, ils ne jouaient pas à la dinette ici. Elle suivit donc sans broncher leur escorte aux côtés d’Esfir, jusqu’au bureau du Colonel. Ce dernier était assez âgé et il les salua avant de les inviter à prendre place. Elle s’assit donc sur une chaise après l’avoir salué à son tour.

« Colonel Caldwell. Merci. »

Les militaires repartirent, les abandonnant avec le Colonel, et un autre homme dont elle ignorait l’identité. Son attention se porta à nouveau sur lui lorsqu’il se remit à parler. Elle apprit ainsi que l’autre femme était également nouvelle. Elle se sentait tout de suite un peu moins seule. Si elle savait qui il était ? Non. Juste qu’il était Colonel et qu’il les avait convoqué toutes les deux. Pour toute réponse à sa question, elle se contenta de secouer négativement la tête.


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Esfir Lunienko

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√ Arrivée le : 11/01/2019
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√ Localisation : Cité de Atlantis

le Jeu 12 Mar - 14:49

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Esfir Lunienko

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Après son sauvetage, Esfir avait eu le droit de profiter d’un peu de repos pour se remettre de cette expérience plutôt traumatisante. Et puis ses mains aussi avaient eut besoin de temps pour retrouver leur pleines capacités, aujourd’hui, il ne lui restait qu’une attelle sur son index gauche qui lui donnait des allures de E.T.
Mais au moins, elle avait pu reprendre le travail, même si ce n’était pas des plus pratique, en temps que droitière, elle parvenait encore à bricoler un minimum.

La jeune russe fut assez surprise de voir que pour sa reprise du travail, on la convoquait à bord du Dédale. Elle connaissait le vaisseau pour y avoir voyagé depuis la terre mais c’était la première fois qu’elle y mettait les pieds pour le boulot et convoquée par le grand patron en personne.

Elle arriva pour la téléportation et découvrit une autre jeune femme, ses peintures faciales lui donnait un air peu commode. Esfir en déduisit qu’elle devait faire parti des quelques athosiens qui avaient rejoint les rangs des atlantes. Toute perdue dans ses réflexions, elle oublia la première des politesse et se reprit immédiatement en lui adressant un large sourire après qu’elle se soit présentée.

« Bonjour, oui je suis Esfir Lunienko, enchantée »

Elle lui tendit la main juste avant qu’on ne les invite à prendre place pour la téléportation. Elle n’aurait pas le temps de discuter tranquillement.
L’idée de se faire téléporter amusait beaucoup Esfir, elle espérait avoir l’occasion d’étudier cette technologie qui l’intriguait beaucoup, tout d’un coup, elle avait l’impression de se retrouver dans un Star Trek où le colonel Caldwell aurait le rôle de James T. Kirk.

Une fois re matérialisées, les deux femmes sont accueillies par deux militaires venus leur servir d’escorte. Bien que Esfir les salue avec un sourire chaleureux, ceux-ci restent des plus professionnels et froids. Etait-ce à cause de cette ambiance froide que Matt parlait si peu de son boss ?
Ils n’étaient pas désagréable, mais froidement professionnels... était ce l’influence du Colonel ? Ca lui rappelait la manière dont l’arrivée de certaines gradés jetait un air morose sur la base militaire où elle habitait avec le Général.
Les deux soldats les laissèrent devant la porte du colonel, Esfir les salua d’un geste un peu exagéré comme une caricature d’un soldat un peu trop zélé. Cette mimique assortie d’un clin d’oeil parvint tout de même à voler un petit sourire en coin au plus jeune des deux hommes.

Lorsqu’elles entrèrent dans les quartiers du colonel, l’homme, très professionnel, les invita à s’asseoir.
Les deux femmes prirent place, et en s'asseyant Esfir aperçut alors Darren Cliv, elle s’adressa à lui avec un grand sourire.

« Salut sauveteur », elle se pencha légèrement vers Lanaé pour ajouter sur un ton de confidence « c’est un type bien, il m’a sauvé...je te raconterai. »

Elle avait bien failli tout raconter là dans la foulée, mais un simple regard du Colonel avait suffit à la faire taire.
Il reprit alors.leur demandant si elles savaient qui il était.
Esfir répondit d’une petite grimace avant de prendre la parole.

« Nouvelle, nouvelle... ça va bientôt faire un an que je suis là boss. »
Puis sa mimique et ses sourcils froncés s’effacèrent pour laisser place à un sourire un poil espiègle.

« Oui, vous êtes le célèbre colonel Caldwell, celui qui nourrit les fantasmes de plus d’une femme de la Cité et dont les hommes craignent le gourou... euh... c’est comme ça qu’on dit ? »

Darren serait peut être surpris, jusqu’ici, il n’avait vu que le côté le plus fragile de la jeune russe et beaucoup moins son côté enthousiaste.



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Steven Caldwell

√ Arrivée le : 24/01/2017
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√ Localisation : Sur le Dédale

le Sam 28 Mar - 11:34

Steven Caldwell

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Sur le coup, Darren n’avait pas répondu puisqu’il était en face de l’officier. Il ne put s’empêcher néanmoins de sourire en conservant sa stature droite de soldat au repos. Le colonel, de son côté, avait accueilli les différentes réponses d’une allure froide et autoritaire. La jeune russe avait parlé d’une façon assez vivante, allant jusqu’à lui certifier l’attrait qu’il produisait encore à son âge.
C’était comme cette fois où il avait reçu les dessous de son équipage pour fêter son soixante cinquième anniversaire. Le colonel avait fait signaler qu’il attendait dans son bureau quiconque souhaiterait récupérer ses effets.
Forcément, personne n’avait pris le risque. Les sanctions étaient prêtes à tomber.


C’était ça, être un vieux loup de mer.
Ne pas ciller sur cette allusion flatteuse pour rester professionnel, peu intéressé par la question. Ne pas rebondir, ne pas se laisser aller à l’humour. Steven se demandait même s’il en avait vraiment eu et il ne cligna même pas d’un oeil lorsque cette jeune femme plein de fougue le caressait dans le sens du poil.

« Très bien. » dit-il sans donner la réponse à son interrogation. Le terme “courroux” était bien mal choisi lorsqu’il décidait de réprimander.
Cela dit, Lunienko ne manquait pas d'aplomb.
« Vous êtes sur mon croiseur, le Dédale. Nous venons de quitter l’orbite Lantienne pour l’hyperespace. J’ai requis la présence de deux spécialistes pour une mission...particulière. »

Le colonel prit une télécommande et afficha sur l’un des grands écrans (relatant l’état du Dédale au début) une vidéo. Il s’agissait d’un grand monument en pierre. Une tablette étudiée par plusieurs archéologues sur une planète apparemment désolée et lugubre.

« Les archéologues ont fait une découverte sur un peuple migrateur appelé les “Dorns”. Ils ont obtenu par cet artefact une liste de coordonnées, basé sur la disposition des étoiles, indiquant les derniers endroits qu’ils auraient traversés. »

Le colonel Caldwell ouvrit son tiroir pour fournir aux trois explorateurs un dossier contenant des clichés photos et les constatations préliminaire des archéologues. Si Darren étudiait minutieusement, tout comme Esfir qui voyait son exemplaire intégralement rédigé en Russe, le reste entrait dans le domaine du connu pour Lanaë.

La plupart des mots recouvrant la surface du monument se montraient familiers pour la jeune femme. Elle lisait sur ces diverses photographies un très vieux dialecte qui tombait dans l’oubli, utilisé par des marchands étranges que l’on ne connaissait que dans les légendes. Il était dit que ces porteurs de miracles apparaissaient aux peuples les plus méritants pour faire des affaires très lucratives pour les deux camps.
C’était, somme toute, comme la corne d’abondance de matériel à l’image de celle de la mythologie.
Les Dorns...étaient donc ces marchands de légende...

Sur ces quelques mots, Lanaë voyait déjà des références au “Grand Appel”. Une notion étrange appartenant à cette même légende. Ce qui les avait fait disparaître progressivement au grand désarroi des populations qui s’appuyaient beaucoup sur le négoce. Aujourd’hui, ceux qui prétendaient avoir croisé des Dorns n’étaient que des bonimenteurs espérant le gîte et le couvert à l’oeil.
Mais là, cette fois, il y avait une trace...et une piste à suivre.

« Nous partons en éclaireur. » déclara le colonel d’un ton net. « Étonnamment, ces coordonnées correspondent à des mondes qui ne sont pas connectés au réseau de Porte des Étoiles. Nous avons pour mission d’investiguer ces mondes et d’y envoyer une petite équipe si la situation est sécurisée. Prendre les premiers éléments pour préparer l’arrivée des archéologues. »
Il marqua une pause et croisa ses bras.
« C’est là que vous entrez en scène. Mademoiselle Lanaë, nous savons que ces dialectes ne vous sont pas inconnus. Nous aurons besoin de vous pour traduire et interpréter ce que nous y trouverons. Et quant à vous, Lunienko... »

Caldwell laissa filer quelques secondes.
« Il est admis que les Dorns seraient d’une culture proche des doctrines communistes. La place était ordinairement prévu pour un archéologue, idéalement Russe, pour assister mademoiselle Lanaë. C’était sans compter le mélange des idéaux politiques et des petits restes de la Guerre Froide qui ont mené nos scientifiques à des querelles inacceptables. »
Il la fixa.
« La solution est simple. Nous avons choisi un regard objectif avec une culture Russe qui ne souffre pas des clivages du milieu archéologue. Quelqu’un qui travaillera aux côtés de Lanaë sans se borner aux aspects politique. Vous. »

Le silence venait de retomber.
Depuis le début, Caldwell parlait lentement. Il souhaitait que son monologue ne soit pas rébarbatif et indigeste, prenant le temps d’articuler et placer des pauses au bon moment. Laisser aux deux jeunes femmes le temps d’intégrer les raisons ayant mené à leurs sélections.

« Le soldat Clive, ici présent, est un spécialiste de l’escorte et de la protection rapprochée. Sa mission sera de vérifier et mettre en oeuvre votre sécurité durant l’opération. Ce qui m’amène à cette question simple : êtes vous partante ? »


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Esfir Lunienko

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√ Arrivée le : 11/01/2019
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le Sam 28 Mar - 21:05

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Esfir Lunienko

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



_________ Lanaë __________

Esfir était donc russe et… amusante. Et en plus de ça elle connaissait déjà Darren. Le Colonel ne releva aucune de ses légères blague, restant très pro. Remarquable. Elle nota le tout dans un coin de sa tête. Elle n’était pas une experte en langue terrienne mais elle se débrouillait. Elle connaissait bien mieux les langues des peuples de Pégase. Ainsi elle ne fut pas dépaysé lorsqu’elle se mit à parcourir le dossier que le Colonel leur remis. La langue ne lui était pas étrangère, tout commes les histoires qu’elle avait pu entendre sur le peuple de Dorns. Ainsi ils auraient chacun un rôle : Darenn pour les escorter. Ce devait donc être un militaire. Esfir pour sa culture. Et elle, pour traduire. Jusque là ça allait.

« Donc si je récapitule pour voir si j’ai compris. Il faut juste que nous allions sur ces différents monde pour voir si ça vaut le coup que les archéologues s’y rendent. C’est bien ça ? »
« Vous avez bien récapitulé, c’est ce que nous attendons de vous. Notre expédition n’a pas de ressources illimitées et nous nous devons de les employer sagement. Vous formez une petite de reconnaissance dans ce but. »

Ce qu’elle lisait sur les feuilles était des plus intéressant et l’excitation la gagnait peu à peu. S’ils retrouvaient effectivement des traces de ce peuple disparu… elle n’imaginait même pas l’ampleur que la chose pourrait prendre.

Elle jeta un coup d’oeil à ses compagnons de mission, un léger sourire qu’elle avait du mal à cacher sur ses lèvres fines. Elle ne savait pas s’ils étaient aussi excité qu’elle mais en tout cas, elle avait hâte qu’ils arrivent à leur première destination. Comme première mission c’était génial !

____ Esfir___

Décidément, cet homme était de marbre... pas un seul frémissement n’anima la commissure de ses lèvres...rien, pas une étincelle dans le regard... Quel homme! Il entra dans le vif du sujet et distribua les informations. Esfir apprécia que les documents soient rédigés dans sa langue et les survola, laissant les détails pour plus tard.
Sa nouvelle future collègue athosienne semblait enthousiaste et récapitula ce qu’elle avait compris de la mission.

« Elle résume bien. Et dans tout ça, je suis donc l’experte communisme du groupe ?... C’est pas beau les préjugés Monsieur le colonel ! »

Elle gardait ce ton léger et s’était mis dans la tête de voir si elle parviendrait à dérider un peu ce vieux loup de l’espace. Ca ne marchait visiblement pas.
« Vous avez été sélectionnée pour votre position objective. Votre expérience de vie, votre culture, sans altération par les idéaux politique. Ne me faites pas justifier de nouveau votre présence à ce briefing, Mademoiselle Lunienko. Et veuillez vous concentrer. »

Elle fit une petite moue de déception puis s'enfonça dans sa chaise.

« En tout cas ça a l’air sympa, ça va me changer de faire de l’archéologie. Et puis moins dangereux que mes précédentes missions... et avec Darren pas de craintes à avoir »

Elle fit un petit clin d’oeil vers l’intéressé, qui, elle le savait pouvait se montrer beaucoup plus amusant que lorsqu’il faisait face au Colonel Caldwell.

« Tout sera fait dans les règles de l’art. Nous sommes d’accord que la sécurité de ces dames est prioritaire sur le déroulement de la reconnaissance ? »
« Affirmatif. »
Darren se permit de sourire.
« C’est moi qui commande alors. »
« Non, c’est une mission civile. La responsabilité de l’unité revient à Mademoiselle Lunienko. Les archéologues comme le CODIR y tiennent. »

A ces mots les yeux de la jeune russe s’écarquillèrent, une fois n’était pas coutume, elle resta bouche bée.

De son côté, Lanaë leva un instant les yeux des documents qu’elle avait entre les mains. Au moins ce n’était pas elle qui commandait et cela la rassura. Elle n’avait pas du tout l’âme d’un leader.

« Bien colonel. »
« Néanmoins... » ponctua le colonel pour ajouter le fameux “mais”. « La sécurité de l’équipe doit demeurer une priorité indiscutable. Je vous ordonne, en tant qu’officier, de prendre toutes les mesures nécessaire. Quitte à altérer les sites archéologiques, quoi qu’en disent les experts. »
Caldwell donna un coup de menton en direction des deux jeunes femmes.
« Nous sommes garants de l’intégrité de nos deux invitées et je les veux sur Atlantis en un seul morceau. »
« Tout est très clair, c’est enregistré mon Colonel. » répondit sérieusement Darren.

Esfir n’en revenait pas de se retrouver dans le rôle du chef ! L’envie de fanfaronner viendrait sans doute, mais pour l’heure, elle accusait encore le coup de cette nouvelle et chercha furieusement quelques questions qu’elle espérait intelligentes pour la mission.

« On aura combien de planètes à visiter ? Et est ce qu’elles ont toutes une atmosphère respirable ? »
« Page 25, vous trouverez un paragraphe détaillant les coordonnées que nous avons déduit. Pour l’instant il y en a trois. Nous procéderons, à l’approche, d’une analyse complète mais nous sommes déjà presque certains que ces endroits ne peuvent pas soutenir la vie. »
Lanaë se replongea dans la lecture du dossier, à la page indiquée. Trois planètes… C’était fou !
L’officier les laissa examiner cette partie du dossier avant d’ajouter :
« Nous voyagerons durant quatre jours. Vous emploierez ce temps à mieux vous connaître, étudier votre dossier, et vous familiariser avec les moyens technique. Nous vous dispenserons les formations de base à l’emploi des combinaisons, télécommunications et pratique en milieu hostile. »
Il marqua une pause puis conclu :
« Nous ferons un petit briefing avant chaque engagement sur le terrain. En attendant, le première classe ici présent vous fera la visite guidée. Il vous détaillera, notamment, les règles spécifique qui régissent la vie à bord d’un croiseur spatial. Avez-vous d’autres questions ? »

Esfir fit mine de réfléchir, pour une cheffe c’était bien de trouver des questions mais là aucune ne venait... tant pis.

« Pas d’autres questions colonel. »


Elle se leva tout en parlant et termina par un salut militaire parfaitement exécuté, dont seul un sourire espiègle et le pétillement de ses yeux venait démentir le sérieux.

« Sir Yes Sir »

L’Athosienne secoua négativement la tête, elle non plus n’avait pas de question, elle était prête pour la visite guidée.

« Moi non plus Colonel. »

Comme sa camarade, elle se remit sur ses pieds mais ne le salua pas. Elle n’était pas une militaire, autant rester soft et ne pas en faire trop.

A la mention du “Sir, yes sir !”, la mâchoire de Darren se contrit et il plissa les yeux. C’était la mauvaise pioche et il était quasiment effaré de voir avec quelle imprudence la Russe s’adressait à un colonel. Celui-ci était toujours assis derrière son bureau, les mains croisées, et il jaugea la jeune femme en restant tout à fait neutre. Après quelques secondes d’un silence pesant, il ouvrit finalement la bouche.

« Soldat Clive, mademoiselle Lanaë, attendez votre collègue à l’extérieur, voulez-vous ? »

Darren salua militairement puis rompit le rang pour quitter les quartiers du colonel. Au passage, il pinça la manche de l’autochtone pour lui faire comprendre qu’il valait mieux ne pas traîner.

Lanaë ne se fit pas prier pour suivre le jeune homme censé assurer sa sécurité. Elle jeta tout de même un dernier coup d’oeil à sa camarade russe puis sortie.

Quand la porte sécurisée s’abaissa de nouveau, le vieux loup était seul avec Esfir. Là encore, il laissa filer quelques secondes tout en observant cette jeune femme.

« Pensez-vous que ce soit vraiment le moment de nous faire profiter de votre humour, Mademoiselle Lunienko ? Ou êtes vous occupée à vous moquer ? »

Lorsque le Colonel l’avait convoqué à part, puis laisser un silence lourd de reproche envahir la pièce, la jeune russe pivota la tête de côté, l’observant avec curiosité, un peu comme l’aurait fait un chiot ne comprenant pas le comportement de son maître.
Enfin, le reproche tomba, toujours d’un ton calme et froid, tel le bon militaire stricte et droit qu’il était.
Des gars dans son genre elle en avait vu pas mal défiler dans la base ou dans le salon du général Chekov. De ces hommes, elle en connaissait deux types: ceux qu’elle finissait par désarmer et qui l’accueillait ensuite d’un sourire amical, et ceux pour qui elle ne pouvait rien et qui resterait à jamais des bougres avec un balai coincé entre les fesses. Elle n’arrivait pas encore à deviner dans quel lot elle pourrait ranger celui là.

Lorsqu’il eut fini, elle inclina la tête de l’autre côté et même si son sourire ne disparut pas, il s’atténua naturellement comme chaque fois que l’on parle avec sincérité.

« Colonel, je ne me moque pas. »

Elle prit le temps de se rasseoir devant lui, légèrement penché en avant, les mains croisées sur ses genoux.

« Aujourd’hui, je reprend du service après... deux mois très difficile où j’ai du me retaper moralement et physiquement. Aujourd’hui, vous m’envoyez sur une mission importante mais qui pour le moment est bien loin des wraiths, des geniis et des kidnapping par de maudits ferrailleurs et de ventes d’esclaves... »

Sur les derniers mots, son sourire s’affaiblit encore et ses yeux se perdirent un moment sur un point quelque part sur le mur derrière le colonel, puis elle reprit sa respiration et se redressa, un sourire amical redessiné sur les lèvres et les yeux pétillant.

« alors, si un jour comme aujourd’hui, je ne peux pas être souriante, amicale et un brin taquine... alors mes jours sur Atlantis sont condamnés à la morosité et à la tristesse. »

Elle laissa filer quelques secondes attentive aux réactions du militaire.

L’officier l’avait laissé développer son sujet en conservant son expression passive habituelle. Il prêtait l’oreille à son argumentaire bien qu’il ne le trouvait pas utile. C’était...gentil...de sa part de vouloir justifier son comportement, ce qu’il ne désapprouvait pas. La différence qu’il appuyait de son reproche était plus subtile.

« Le résultat de votre dernière mission ne m’a pas échappé, pas plus qu’au CODIR. » répondit-il simplement en décroisant les mains. « C’est d’ailleurs ce dernier qui a choisi de vous envoyer ici. L’opération d’investigation doit rester une prérogative civile. Et si vous avez été choisie parmis les dizaines de candidats potentiels Russe, c’est bien qu’ils vous estiment prête à repartir. Toutefois... »
Le colonel marqua une courte pause.
« Vous n’êtes plus la proie piégée dans une cage sordide, c’est du passé. Laissez ce drame derrière vous. »
L’officier n’était pas à sa place, il le savait bien. Mais il ne lui laissait tout simplement pas le choix si elle comptait poursuivre. C’était inévitable.
« Lunienko, aujourd’hui vous êtes désigné leader de votre petite équipe. Vous aurez des comptes à rendre tant au CODIR qu’à moi-même. Je ne vous mets pas la pression, je ne vous demande pas de dénaturer votre tempérament. Je vous invite à mettre de côté votre penchant taquin lorsque vous participez aux briefings et engagements opérationnels. Tout ceci est à prendre au sérieux. »

Esfir écouta ce que le colonel lui disait, il n’était pas aussi sévère que ce que tout le monde voulait bien raconter... enfin, cela tenait sans doute davantage du fait qu’il s’adressait à une civile, qui venait en plus de lui faire un aveu de faiblesse... en quelque sorte. Mais la fin de son exposé n’en restait pas moins une remontrance, elle conserva tout de même le sourire.

« Colonel, je suis ce que je suis et tous ces événements... même si j’ai mis du temps à les surmonter... font partie de moi maintenant, enfin je crois. Et comme je vous l’ai dit, je ne pense pas qu’un peu de légèreté dans les rapports humains soit incompatible avec le sérieux dans le travail. »

Avant qu’il ne puisse ajouter quoi que ce soit, elle reprit la parole, sans le quitter des yeux.

« Je suis consciente de l’honneur et la confiance que me fait le CODIR... et ... je veux bien essayer de limiter les taquineries avec vous... disons... que j’éviterai les remarques grivoises.. on dit top là ? »

Elle garda sa main en l’air, attendant un top, dont elle se doutait qu’il ne viendrait pas.
« Et si je me plante sur toute la longueur... vous pourrez me donner la fessée... oh pardon... me remonter les bretelles? »

Caldwell se leva et quitta son siège. Il fixa un instant cette main levée et secoua négativement la tête.
« Vous abusez de ma patience. Je le répète une dernière fois plus clairement : je ne veux pas de ce comportement en mission. Que vous soyez comme ça ou non, vous allez faire un effort et vous contrôler. »
Il se ferma.
« Ou bien je vous fais remplacer sans délai. Que choisissez-vous ? »

Esfir soupira, il faisait donc parti de ces indécrottables coincés avec un balai... enfin bref, c’était sa première mission depuis le kidnapping... et sa première mission de chef.

« Bien... je m’efforcerais donc d’être capable de la souplesse qu’il vous manque colonel... Une poignée de main peut être ?... non?... si c’est trop, je m’en vais avant que vous me bottiez le cul hors de votre vaisseau. »

La jeune femme baissa la main, tendue cette fois avec un visage, un tantinet plus sérieux. Dans ses yeux, le colonel pouvait voir qu’il avait réussi a allumé une petite étincelle... de la colère, de l’inquiétude ? Même Esfir n’était pas sure de ce qu’elle ressentait, elle n’était sûre que d’une chose soit ils finiraient pas s’adorer... ou se détester cordialement, cet homme restait un véritable défi.

Caldwell répliqua aussitôt d’une voix plate.
« Il existe d’autres traitements pour votre effronterie. Vous venez de gagner votre place dans l’arrière salle du mess, au pont neuf. »
L’officier donna un léger coup de menton en direction de la sortie.
« Vous pouvez disposer. L’un de mes hommes viendra vous chercher. »

Esfir se contenta d’un petit sourire accompagné d’un petit mouvement de tête sur le côté et déguerpit du bureau, tout en se demandant ce en quoi consistait cette “punition”.


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Darren Clive

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le Sam 20 Juin - 21:18

Darren Clive

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



Pendant ce temps, du côté de Lanoë.

« Le patron de la galère lui frictionne les oreilles. » lui confia Darren en souriant, une fois la lourde porte refermée. La jeune femme lui rendit son sourire.
« On dirait bien oui... »
Le soldat avisa un instant le garde de faction. Se disant qu’il pourrait bien s’agir d’une taupe remarquablement bien placée, Darren préféra lui faire un signe l’invitant à s’éloigner.
« Lanaë, c’est ça ? » lui demanda-t-il. « Moi c’est Darren. C’est la première fois que tu montes sur un vaisseau ? »
« C’est bien ça. Enchanté Darren. » lui répondit-elle, jetant un regard vers la porte fermée. Elle se demandait bien comment ça se passait là-dedans. « Sur ce vaisseau oui. Il y a longtemps je suis montée sur un autre lors de l’évacuation d’Athos. Mais j’étais alors bien jeune. »
« Oh ! Une autochtone pas naïve, ça me change ! » plaisanta Darren.

Parler de ce sauvetage ne lui était plus aussi douloureux qu’auparavant. Les douleurs dues à la perte de ses terre mais aussi de sa mère étaient loins maintenant. Toujours présentes certes mais bien atténuées.

« Ca fait longtemps que tu fais partie de l’expédition ? »

Lanaë était une grande curieuse. Depuis toujours. Il fallait toujours qu’elle en apprenne plus, quitte à faire des faux pas mais c’est ce qui lui avait permis d’avoir sa place de linguiste aujourd’hui.

Finalement la porte se rouvrit et ils récupérèrent Esfir pour visiter le vaisseau, comme prévu.

« Je suis arrivé dès le début ! » répondit-il, presque fier du parcours. « Mais j’étais vraiment pas la pièce de valeur. J’ai juste eu la chance de survivre jusque là. »

Il sourit. Et elle lui renvoya la pareille, lui signifiant qu’elle avait bien écouté la réponse.

« On mange tous ensemble dès qu’on a récupéré notre Russe ? Je suis sûr que tu connais pas la bouffe du Dédale ! »
« ça me va ! Effectivement, et je ne suis pas certaine d’apprécier… Déjà que la nourriture terrienne laisse à désirer ! »

C’était une blague évidemment. Ou pas… Il était vrai qu’elle avait du mal avec leur style de nourriture complètement transformé.


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Darren Clive

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le Sam 20 Juin - 21:19

Darren Clive

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Après la petite visite guidée de Darren et s’être aperçu que la petite équipe se partageait un dortoir mixte avec lit superposé, deux militaires de la sécurité du Dédale entrèrent pour aller directement vers elle. La jeune femme avait à peine eu le temps de déballer quelques affaires qu’on lui avait sorti le fameux “Madame, veuillez nous suivre, ordre du colonel.”

Les coursives étaient tortueuses. Il était facile de s’y perdre, comme dans un porte-avion. Il fallait parfois descendre d’un niveau pour remonter à un autre, utiliser des anneaux de transport ou contourner de larges zones dit “sensible”. Une façon polie pour dire que ce n’était pas à laisser à la vue des civils.

Finalement, les coursives gagnèrent un aspect beaucoup plus technique et froide quand elle atteignit les entrailles du croiseur. Le pont neuf était celui des techniciens, des manutentionnaires, des agents qui s’occupaient du travail plus physique qu’intellectuel à bord. Ils passèrent ensemble par un passage secondaire, moins voyant, qui menaient aux arrières cuisines du mess.

A l’intérieur, Esfir entendit quelqu’un gueuler.
« Eh bah ? C’est toujours pas fini, garçon ?!? T’vas finir par dormir ici !!! »
La salle était rectangulaire, largement occupée par des plans de travail et diverses machines de plonge et d’entretien. Des fours d’une dimension impressionnante, des éviers, des tables au centre où s’alignait une centaine de plaque de cuisson. L’équipe se préparait au repas du soir pour tous les techniciens et l’activité se sentait bien.
« Goose ? » l’appela un soldat.
A travers un brouillard de vapeur dégagé soudainement par un lave-vaisselle de compétition, un homme hirsute se matérialisa. Vêtu de son pantalon d’uniforme et d’un marcel blanc taché de partout, jusqu’au dos, d’un tablier qui agonisait par son vécu, Goose s’approcha d’un pas lourd.
C’est le type rustique à souhait. Il posa ses poings sur ses hanches, assumant ouvertement un ventre bedonnant. D’une respiration lourde et sifflante, comme un grondement respiratoire continue, il fixa les deux personnes d’un air curieux.
« C’est pour quoi, gamin ?!? »
« Ton nouveau T.I.G. »
« HEINNNN ?!? »

Il s’approcha rapidement jusqu’à atteindre Lunienko avec tellement de grâce qu’elle aurait pu craindre qu’il la bouscule d’un coup de bide. Il lui prit l’avant bras sans brutalité ni douceur non plus.
« Mais qu’est-c’est qu’cette culture Terrienne de merde à faire des femmes en peau d’allumette ! » maugréa-t-il en la sondant. « ENCORE une anorexique !!! Ma pauvre amie. A vouloir copier l’magazine, tu finis faiblarde. Faut manger, jeunette, LE GRAS C’EST LA VIE ! »
« J’te la laisse. Bonne chance madame. »
« Vouais ! “Bonne chance madame !” » répéta-t-il, pleinement moqueur. « C’vrai que l’dernier, il a pas tenu le coup et on l’a planqué dans le congel. »

Goose regarda le militaire s’éloigner puis il ronfla un instant de son souffle avant de lui poser une question.
« Bon, tu sais peler les patates ?!? »


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Esfir Lunienko

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le Lun 22 Juin - 15:01

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La petite visite du vaisseau avait été intéressante, et Esfir avait gardé l’esprit léger malgré son entrevue un peu collet-monté avec le colonel. La jeune russe en avait presque oublié sa “punition” jusqu'à ce qu’un des homme de Caldwell ne vienne la chercher.
Elle obtempéra avec un sourire et suivi sagement le soldat jusqu'à destination.

Le spectacle qui s’offrit à elle ne la surprit pas vraiment même si le comportement du cuistot en chef collait moins avec la réalité des cuisines militaires russes.

Elle accueillit toutefois avec bonhomie l'attitude familière de l’américain même lorsqu’il l’examina comme un saucisson. Elle rit même à sa blague du congel ! Esfir avait toujours été bon public.
La question ultime tomba enfin donnant ainsi l’énoncé de ses TIG.
La jeune russe éclata de rire en levant les yeux au ciel.

« La corvée de patata ? Colonel, j’avais espéré plus d’originalité venant de vous! »

Elle reporta ensuite son regard sur le cuisinier.

« Enchantée Monsieur Goose ! Je suis Esfir Lunienko prête à prendre mon service forcé. »

Elle remonta ses manches et posa les poings sur les hanches.

« Où est l’épluche légume? »

Deux choix s’offrait à elle, quitter les lieux, n’étant pas militaire elle n’avait pas à jouer à ses petits jeux... mais étant capitaine du bâtiment où elle se trouvait...ça pouvait se défendre. Ou, faire front, et lui montrer de quel bois se chauffait les moscovites! Elle avait évidemment choisi la deuxième solution.


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Darren Clive

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le Jeu 25 Juin - 19:29

Darren Clive

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Il lui restait encore quelques amis sur le Dédale.
Après être passé les saluer, le soldat contacta le Pôle-Com pour savoir où trouver ses collègues de mission. Une fois sur place au dortoir, il ne trouva que Lanaë a qui ont avait confié une tonne de bouquins. Au pas de la porte, il la sonda un petit moment alors qu’elle était en train d’étudier.
« Il a emmené Esfir, c’est ça ? » lui dit-il aimablement en entrant.
Lanaë releva la tête rapidement, surprise puis lui offrit un sourire. Il lui avait presque fait peur.
« Tout à fait... »
Il n’existait pas des centaines de punitions pour le petit accrochage qu’elle avait eu avec le patron de la galère. C’était un vieux de la vieille accroché aux anciennes coutumes. Soit la Russe se retrouvait dans une cuisine à faire le rata pour les hommes. Soit on l’avait envoyé nettoyer les latrines.
Darren ne connaissait pas bien le colonel Caldwell mais il déduisait facilement qu’il n’aurait pas envoyé une civil sur une tâche aussi humiliante. La corvée de cuisine l’était aussi...mais moins.
« On y va ? La fraternité, ça commence dès maintenant ! » lui dit-il avec le sourire.

L’Athosienne referma son livre et le déposa sur la pile qu’on lui avait confié puis se leva pour suivre le militaire. A son avis ils allaient très certainement aller aider la pauvre Esfir qui avait su s’attirer les foudres du Colonel.

« C’est parti oui ! »

Ce n’était pas difficile dans un vaisseau aussi structuré que le Dédale. Il lui avait suffit de demander à l’un des hommes de la sécurité. Parvenir jusqu’à la cuisine de Goose sans se perdre, là en revanche, ça avait été un incroyable chemin de croix. Clive avait été obligé de se renseigner quatre ou cinq fois...à moins que ce soit dix ?

Bref. Il finit par débarquer dans la cuisine par le même accès qu’Esfir une heure plus tôt. Il la découvrit là, au milieu des tables, assise sur un tabouret devant une énorme marmite couverte de pelures de pommes de terre. Il y en avait encore des centaines qui attendaient dans des caisses en bois à côtés et autour d’elle. Une pareille invasion donnait le tournis.

Alors, lorsque cette image lui vint, cette frêle petite russe appliquée à peler une montagne de patates : c’était si disproportionné qu’il éclata de rire.
« Je vois que tu goûtes fort à l’hospitalité de notre bon colonel ! » fit Darren, hilare, en s’approchant d’elle.
Il mira le peu de pommes de terre qu’elle avait accumulé dans un contenant juste à coté. A coup sûr, un commis venait récupérer régulièrement le légume. De quoi se désespérer de ne jamais voir la masse de travail se former devant soit.
Il en avait goûté lui aussi de cette punition. L’astuce, c’était de prendre son temps et d’être patient. Tréééééés patient.
Du coup, le soldat alla chercher deux autres tabourets et des économes. Il s’installa à ses côtés, de même que Lanaë, puis se mit au travail.
« Je parie que tu aurais préféré te faire trimballer sur mon épaule comme la dernière fois. » il leva son économe. « Ah...heu...j’m’excuse au fait ! Quand ta tête a cogné le mur ! C’est que j’avais mal négocié mon virage... »

Darren lui fit clin d’oeil. Mais puisque leur collègue ne comprendrait visiblement pas de quoi ils parlaient, le soldat plaisanta en affirmant, le torse bien bombé :
« J’ai acheté Esfir. C’est mon esclave à moi. Et elle était pas donné ! »


------------------ LANAE

L’Athosienne s’installa aux côtés de ses deux camarades après que Darren ait rapporté deux tabourets et des économes. Elle prit une première pomme de terre afin de s’atteler à la tâche, l’oreille attentive. A priori les deux là se connaissaient depuis un petit bout de temps vu la familiarité dont ils usaient pour communiquer. D’ailleurs elle ne saisit pas du tout à quoi il faisait référence, les ayant rencontré que le jour-même. Elle se contenta de sourire en imaginant la scène. Et lorsqu’il se tourna vers elle, fier comme un paon, cette fois-ci elle ne put s’empêcher de joindre son rire au sien.

« Si elle était réellement ton esclave c’est sur tes doigts que le Colonel aurait tapé. Mais je veux bien croire qu’elle ne t’ait pas été donné, une femme de sa trempe ça ne se trouve pas partout. »

Elle jeta un regard en coin à Esfir, un sourire sur ses lèvres. De ce qu’elle avait vu jusqu’à maintenant et surtout depuis qu’ils n’étaient plus entourés de responsables, elle pouvait dire qu’elle appréciait la Russe. Son cran avait manqué de la faire exploser de rire devant le Colonel. Dommage qu’il n’ait pas eu l’humour pour lui renvoyer la balle, ils auraient pu avoir le droit à un beau match verbal.

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Esfir Lunienko

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le Mar 7 Juil - 11:31

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Esfir Lunienko

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La jeune russe était toute concentrée sur sa tonne de patate, les épluchant vaillamment et s’étant donné pour défi personnel de faire la plus longue pelure d’une seule traite. Elle ne comptait pas faire le plaisir au colonel d’échouer, et ce mini défi l’aidait à ne pas démoraliser face à ce tas qui n’en finissait pas.

« Goose, tu vas les cuire comment tes patates ? »

« Aujourd’hui c’est patate à l’eau ma petite! Allez, elles vont pas s’éplucher toute seule! »

C’est après cet échange... qui avait donné une nouvelle idée à Esfir pour se passer le temps que Darren et Lanaë firent leur entrée. La jeune russe accueillit ses compagnons d’un grand sourire, et accepta plus que volontier leur aider pour cette corvée titanesque.

« Oui, il ne fait pas mentir sa réputation... mais il en faut plus pour me faire craquer. »
« Oh, là il se conduit en gentleman. D’habitude c’est le curage de fosse septique... » Ironisa Darren.
« Ca, ça veut dire que je n’ai pas encore trouvé sa vraie limite... » Elle ponctua sa phrase d’un clin d’oeil, elle fanfaronnait mais intérieurement elle était des plus soulagée de ne pas avoir eu la corvée de toilettes... bien plus horrible que la corvée de patates.

Lorsque son compagnon évoqua leur mésaventure... qui avait aussi été leur première rencontre, Esfir faillit éclater de rire. Les premières semaines suivant son retour sur la Cité avaient été très difficile, faire le point sur sa captivité, d’avoir été rabaissée ainsi au statut d’objet... ses blessures, la fusillade... tout ça avait été dur à digérer. Mais c’était sans compter sur sa force mentale et quelques rendez vous avec le psy histoire de remettre le fouillis de sa petite tête, dan l’ordre.
Aujourd’hui, elle pouvait à nouveau évoquer ces événements sans se mettre à trembler ou à pleurer.

Darren tenta bien de faire croire à Lanaë qu’il l’avait acheté, mais le mensonge bien trop gros pour que le militaire l’ai formulé sérieusement, ne pris pas. L’athosienne, bien qu’étrangère à leur monde, était plutôt observatrice et maline.

La technicienne se redressa fièrement lorsque la jeune femme la complimenta, Elle remercia Lanaë d’un clin d’oeil puis pointa le bout de son économe sur Darren.

« Tu vois, c’est une fille sensée ! Elle a tout de suite vu que je ne suis pas n’importe qui, je ne suis pas dans tes moyens ! »
« Tu parles ! Elle te flatte à mort pour faire front commun contre moi. C’est moche de s’en prendre à la minorité ! » rétorqua Darren, jetant un regard accusateur vers Lanaë.

Elle appuya ses propos suivant en jetant une patate vers le militaire.

« Et pour la peine, je devrais te laisser éplucher toute cette montagne de pomme de terre à ma place... à cause de ton inefficacité à me porter convenablement... j’ai passé une semaine à l’infirmerie!!! Et je déteste l’infirmerie ! »
« Pourtant je t’ai porté comme une princesse. Vu la reconnaissance que j’en retire, je demande si je te trainerai pas par les pieds la prochaine fois !! »
« J’espère que tu portes ta princesse mieux qu’a califourchon sur ton épaule! Sinon la pauvre! J’en ai encore mal dans les côtes rien que d’y repenser! »

Sur ces derniers mots elle ajouta deux autres pommes de terre devant Darren. Elle reprit son sérieux avant de continuer.

« Mais, je me souviens plus si je l’ai fait... mais merci... j’aurais pas survécu là bas... j’aurais été une esclave tellement nulle qu’ils auraient fini par m’envoyer par le sas... alors merci. »
Le soldat fit la moue et secoua négativement la tête.
« Tu te sous-estimes. Si tu avais pas eu cette commotion, tu te serais défendue comme une diablesse, j’en suis sûr ! »
« Uhm... » Esfir fit mine de réfléchir.
« Ouais j’avoue... je les aurais tous mis au tapis! » Elle imita sa version de Rocky Balboa, donnant des coups de poings imaginaire dans l’air devant elle avant d’éclater de rire.
« Sérieusement, en bagarre je me débrouille mais dès qu’il y a des flingues, je suis une vraie petite claquette! » elles étaient loin les années de provocation, de vols et de bagarres de son adolescence et avec Atlantis, elle avait découvert que garder son sang-froid face à des armes ou des aliens étaient bien plus difficile qu’elle ne le croyait.

Elle se tourna ensuite vers Lanaë.

« En plus, ce qu’il n’a pas dit, c’est qu’il a prit une balle pour moi... tu vois, ici on s’entraide tout le temps... même pour les patates ! »
« Je ferais mal mon boulot si j’avais pas reçu un pruneau. » Contre-attaqua le soldat pour amener un peu de modestie. Les propos d’Esfir étaient très flatteur cela dit.
« Je te rappelle que je suis spécialisé dans l’escorte des VIP. Être Russe n’est pas un critère d’exclusion ! »
« Si pour toi une russe est une VIP, c’est que tu n’es pas américain » Elle avait volontairement exagéré son accent sur le dernier mot, faisant rouler le “r” comme dans les steppes profondes, ceci afin d’appuyer la boutade.

Elle tourna la pomme de terre qu’elle avait dans la main, et présenta face à Lanaë une face dans laquelle elle avait creusé deux ronds et une ligne courbe dessous, faisant apparaître comme un visage souriant sur le légume.

« Les hommes du colonel vont avoir des patates sourire pour le dîner »

Elle plaça son Monsieur Patate sur le plateau qu’un commis vint de nouveau débarrasser. La technicienne s’empara d’une autre pomme de terre à qui elle fit le même sort.

« Tu commences à t’habituer à la vie ici ? Lanaë c’est bien ça ? C’est pas trop bizarre comme changement de vie pour toi ? »
« Je ne sais pas encore ce que je peux répondre à cette question. » confia-t-elle.
« D’ailleurs, tu pourrais nous dire ce que tu sais de ces “Dorns” ? Ils sont aussi prestigieux que le sous-entend le colonel ? »

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Darren Clive

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le Sam 1 Aoû - 11:16

Darren Clive

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Pendant une bonne petite demi-heure, Lanäé développa ce qu’elle savait des Dorns. La jeune femme avait su faire le tri entre les récits romancés des oeuvres qu’on lui avait fourni et ses propres connaissances. Elle était assez excitée à l’idée de se lancer à leur poursuite même s’il était commun qu’un échange avec eux se terminait généralement mal. L’indigène ne tarissait pas d’éloges les concernant, probablement influencé par la légende qui les entourait et qui suivait son propre peuple dans l’histoire.

Darren se montra captivé. Il plaisanta même en demandant des anecdotes supplémentaires et des histoires qui se racontaient de bouche à oreille, qu’importe qu’elles soient déformées. Les Dorns gardaient l’image d’un peuple illustre de marchands et ça lui plaisait de se dire qu’il serait un pionnier.
Aller vérifier cet endroit, cet autel ? Il serait, avec Esfir, les premiers humains à y poser le pied, ce qui n’est pas rien en son sens. Surtout avec l’absence de Porte des Étoiles.
Darren avait du mal à contenir son enthousiasme.

Or, contre toute attente, tandis que les patates s’amenuisaient petit à petit, le devenir de Lanäé bascula très brutalement lorsqu’un groupe de la sécurité vint à sa rencontre la récupérer. D’abords surpris, Darren se fît un peu barrage humain en rappelant qu’elle participait à une opération d’éclairage et qu’il devait y avoir une erreur.
Ce n’était pas le cas…ils venaient vraiment pour elle.

« Le Dédale s’arrête pour vous déposer devant la Porte des Étoiles la plus proche. On doit vous rapatrier d’urgence sur Atlantis, ordre du colonel ! »
« C’est si grave que ça ? »
« Plus important que sa mission actuelle en tout cas. Vous êtes bien Lanaë, Athosienne ? »
La jeune femme confirma gravement, sa respiration trahissait alors l’anxiété.
« C’est à propos de votre famille. »

Merde…
Le visage de Darren se contrit en une grimace compatissante. Quand ça touchait la famille, on en oubliait tout, même la mission. Il le comprenait parfaitement. D’un geste de la main, il tapota l’épaule de Lanaë et l’observa filer en quatrième vitesse, faisant peser sur le binôme restant une ambiance morbide.
Même pas le temps de vraiment se dire au revoir, ils ne reverraient plus leur jeune amie de sitôt.

Esfir observa la scène sans trop comprendre, et comme Darren avait pris les choses en main et qu’il semblait bien mieux connaître ce vaisseau et ses règles qu’elle, elle resta spectatrice. C’est la mine assombri qu’elle vit partir Lanaë. D’une part, elle était déçue de ne pas avoir l’occasion de côtoyer plus longtemps l’athosienne, et aussi que ce soit pour un souci de ce type, lorsqu’on venait vous chercher sur votre lieu de travail pour “raison familiale”, cela n’augurait généralement que de mauvaises nouvelles.

« Bon...et bien...je crois... » marmonna Darren en cherchant de quoi combler le silence.
...que c’est mort, la mission est avortée avant même d’avoir débuté ! Le seul point notable aura été cette joyeuse partie d’épluchures de pomme de terres !
Il avait complété sa phrase mentalement pour éviter d’approfondir le sentiment de malaise qui s’était installé. Avec la perte de Lanaë, il y avait tout à parier que la mission ne se ferait plus. A moins qu’on ne leur envoie quelqu’un d’autres par cette même Porte des Etoiles pour la remplacer.

Darren cherchait un moyen de faire diversion. Non pas qu’il trouvait ça vital mais, comme d’habitude, il préférait largement se montrer optimiste plutôt qu’en pleurer.
Son regard s’éclaira brusquement.
« Hé ! Tu connais le pont douze ? »

Clive l’observa pencher la tête sur le côté à sa manière. Elle était mignonne quand elle faisait cette bouille là. Mélange de curiosité sincère et d’un calcul mental pour échafauder des hypothèses. Il venait de faire carton plein, il en était certain.
Un sourire ravi sur le visage, il envoya sa patate découpée dans un seau en un jet digne d’un basketteur. La réussite de son formidable tir ne tenait que dans une chance insolente et totalement inattendue.
Il n’en montra rien, faisant mine de maîtriser parfaitement son adresse.

« Le Dédale ressemble un peu à un porte-avion dans son organisation. L’équipage fait trois semaines de voyage, il fait sa mission sur Pégase, puis il revient : trois semaines de plus. »
Il marqua une pause, espérant son amorce suffisamment claire.
« Du coup, comme sur un porte-avion nucléaire qui passe plusieurs mois en mer, il est équipé des loisirs alloués aux militaires qui ne sont pas de quart. »
Darren partagea un air complice.
« Et tant qu’on nous appelle pas pour dire que la mission est annulée, on fait partie de l’équipage. Ca tente d’aller explorer les occupations de l’équipage ??? »
Il énuméra sur ses doigts luisant d’amidon.
« Je sais déjà qu’il y a une boite de nuit, une piste de bowling et un ring de boxe. Mais il y en a sûrement d’autres qu’on ne connaît pas. Tu en dis quoi ? Запуск линейки ? »

“Partante ?” avait-il tenté de prononcer avec un accent à faire rager Poutine. Sa connaissance du Russe ne tenait qu’en quelques mots à peine maitrisés.

Esfir s’était replongée dans son exercice d’épluchage, mais sans tailler de petits yeux dans ses patates cette fois. Tout à coup l’aspect fastidieux de cette tâche lui écrasa les épaules.

Mais c’était sans compter, sur le caractère enjoué de Darren qui ne tarda pas à trouver, une diversion des plus alléchante pour leur changer les idées.

« Запуск линейки! »

Répondit-elle en articulant bien les mots afin de corriger l’accent de Darren, sans grande politesse il est vrai, mais avec un sourire des plus jovial.
Le militaire répéta à la lettre ses propres travers sans parvenir à imiter Esfir.
« Je ne suis biologiquement pas fait pour parler Russe ! » se moqua-t-il.

Ce nouveau plan mis sur pied, le reste des pommes de terre à éplucher diminua rapidement, même s’ils mirent moins de fantaisie à le faire, tous deux avaient envie que cette corvée se termine afin de visiter des lieux s’annonçant bien plus réjouissant que la cuisine de Goose.

Lorsqu’ils quittèrent la cuisine du Dédale, le duo se dirigea nonchalamment vers le pont 12, le niveau le plus bas du croiseur.

« Qu’est ce qu’on va faire alors ? »

Esfir se mis en position de combattante, les deux poings levés... enfin l’un des deux poings arborait un doigt en l’air encore tenu par l’atèle, ce qui donnait à cette pâle imitation de Rocky Balboa un petit air de ridicule qui collait plutôt bien aux propos qui accompagnèrent ce geste.

« Tu veux que j'te mette une dérouillée sur le ring ? »

Elle gratifia le militaire d’un petit coup sur l’épaule de sa main valide, avant d’agiter son doigt encore meurtri devant elle.

« не... avec ça, c’est pas la peine, je pourrais pas enfiler de gants... »
« Ah ?!? Donc tu comptes me battre avec une seule main ?!? »
Le militaire fît le clown en essayant de l’imiter, une main dans le dos, à tenter des droites digne d’une petite fille de primaire.
« Je suis prêt à parier que tu vas te casser l’autre doigt ! »

Esfir le regarda avec un air faussement offusqué avant que sa mimique ne se transforme en un petit sourire en coin carnassier.

« Gare à toi, tu n’imagines pas combien de pauvre gars j’ai fichu au tapis dans ma jeunesse ! En plus je sais où appuyer pour te faire mal... »

Des yeux, elle indiqua le bas de son corps, elle pensait évidemment à la cuisse dans laquelle une balle s’était logé lors de la mission de sauvetage. Mais Darren, sur le moment, n’avait pas eu la même déduction. Il avait serré un peu plus les jambes en serrant les dents, se demandant si la Russe serait du genre à expédier le coup de genou là où il ne fallait pas.

« Hé ! » fît-il d’un air de reproche. « Ce serait pas fair-play, ça ! »

Ils pénétrèrent dans la salle des anneaux où Esfir continuait de réfléchir aux activités que pouvait receler ce vaisseau.

« Oh, tu crois qu’ils auraient, un trampoline ? »
Darren laissa une étrange expression le gagner. Juste avant d’appuyer sur le déclenchement des anneaux de transport, il répondit bizarrement :
« Hmmm...c’est vrai, tu mérites mieux. »
Le flash lumineux et le mouvement des anneaux les transportèrent. Alors qu'ils entraient enfin sur le pont 12, les deux jeunes gens passèrent les portiques après avoir signé leur présence. La sécurité filtrait visiblement les entrées, vérifiant que les hommes de quart n’en profitaient pas pour faire le mur. Les soldats tout habillé de noir, ceux qui plaisantaient moins que les autres du coups, vérifièrent le rôle d’équipage. Darren et Esfir étant de quartier libre, on ne les ennuya pas plus. Dans le couloir général d’un décorum bien plus sommaire et technique que les autres ponts, divers sas aux lourds panneaux étaient surmontés d’enseignes artisanales.

Des plaques en bois, ou en fer forgé, annonçait les antres de chaque loisir. “Boxe interstyle” ; “Cinéma” ; “Billards & Quilles” ; “GameLand”. Des membres d’équipage circulaient dans la coursive, certains seuls, d’autres en groupe. On y devinait même des couples discrets qui ne s’affichaient pas, loi de non-fraternisation oblige.

« Il parait que c’est l’équipage qui a conçu et qui gère ces différents endroits. Ils ont tout fabriqué de leurs mains. »

« Il faut dire que s’ils avaient laissé le Colonel gérer ça, ce serait beaucoup plus... austère. Je parie que son seul loisir c’est de cirer ses grognasses. »

Une fois de plus Esfir s’essayait à employer une expression dont le vocabulaire lui échappait encore. Elle avait beau le savoir, elle estimait que seule la pratique pourrait l’aider à améliorer son niveau d’anglais.
« On dit “godasse”. Mais j’aime bien ta formulation ! » s’amusa Darren.

Une enseigne en bois bien moyennageuse pendait depuis l’un des sas. Un artiste avait gravé le bois pour lui donner une forme en 3D du cheval de l’Expédition. Le fameux Pégase que tout le monde portait sur l’épaule était représenté sur ce bois, accoudé peinard, en train de se vider une chope de bière. L’artiste y avait insufflé beaucoup d’humour. Une activité très musicale battait son plein dans ce bar du vaisseau qui accueillait un karaoké. Le sas était resté ouvert et quelqu’un tentait vainement de chanter un air sous les éclats de rire hilares de ses camarades.

« Pas tout suite !! » fît soudainement Darren en captant le bras de la jeune femme pour lui interdire l’entrée.
« J’ai ton trampoline 3.0 a te présenter. J’ai pas envie que tu vomisses sur mes “grognasses”... »

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Esfir Lunienko

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le Mar 4 Aoû - 21:51

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Esfir Lunienko
@Darren Clive a écrit:

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Décidément, le comportement de son sauveur l’intriguait de plus en plus. D’abord ces mots énigmatique avant que les anneaux ne les emportent... et maintenant il lui promettait un trampoline 3.0, voilà qui piquait la curiosité de la jeune femme, qui se laissa entraîner sans mot dire.

Clive attira sa collègue jusqu’à une autre pièce qui se trouvait bien plus éloignée. Petite et discrète, il s’agissait d’un endroit dont les murs avaient été intégralement recouvert de tatamis sur toute la surface, mur, sol et plafond. On se serait cru dans la cellule de contention d’un hôpital psychiatrique. Pourtant, sur la paroi d’en face, il n’y avait plus de métal et même pas de verrière. C’était le vide spatial total. La danse lumineuse d’un bleu et mauve de l’hyperespace rendait un charme à l’endroit. Nul doute qu’à l’arrêt, la foule devait s’y presser pour observer les étoiles. Les nuances habituelles du voyage hyperspatial s’appréciait plus dans l’une des baies d’observation dans les niveaux supérieurs, c’était sûrement pour ça qu’il n’y avait strictement personne en cet instant.

« Enlève tes chaussures. » fît Darren en se faisant exemple, défaisant ses rangers qu’il rangea dans un emplacement prévu à cet effet.
Esfir s’exécuta en bon petit soldat. Elle était trop curieuse de découvrir la surprise qu’il lui réservait.

« Et ben. Les Russes ont des petits pieds ! » se moqua-t-il tout en faisant exprès de ne pas révéler la nature de cet endroit.

La jeune russe ne lui répondit que d’un tirage de langue digne d’une enfant de cinq ans.

Il ouvrit un rangement non loin des godasses pour en sortir une tablette déjà allumée. Il navigua dessus, révélant le fait que ce n’était pas la première fois qu’il venait ici. Après avoir tapoté sur quelques lignes sur l’écran, se gardant bien d’en laisser la vue à Esfir, il déclencha une musique :
« J’ai toujours rêvé de copier la scène de ce film culte ! » lui apprit-il tandis qu’une musique amplissait soudainement la pièce. Du Van Halen (https://www.youtube.com/watch?v=QMZCmgYITgQ) comme on en faisait plus. Les lumière se réduirent pile au même moment où la porte se refermait.
Darren se garnit d’un sourire diabolique en lâchant la tablette, laquelle se mit à flotter sous apesanteur, révélant que cette impression soudaine de légèreté représentait l’absence totale de gravité.
Le soldat s’approcha et donna une petite impulsion à la technicienne pour la faire décoller.
« Le nouveau trampoline de Mademoiselle est avancé ! »

Esfir se sentit alors toute légère, son sourire s’élargit de plus en plus. Elle hésitait entre donner une franche impulsion ou avancer à petits pas. Elle opta finalement pour une solution intermédiaire qui la propulsa sans élégance au centre de la pièce. N’étant pas habituée à l’absence de pesanteur, la main d’Esfir cherchait, par pur réflexe, quelque chose à quoi s’accrocher pour se redresser alors que sa tête partait vers le bas sans qu’elle n’arrive a faire faire ce qu’elle souhaitait à son corps.

C’était une sensation déroutante et grisante et elle ne put réprimer un éclat de rire lorsqu’après avoir vainement essayé de remettre ses pieds vers le bas de la salle, elle dut demander son aide à Darren.

« Aide moi à me remettre debout s’il te plait... sinon je vais avoir le sang dans la tête! »

Elle faisait des petits moulinets avec les bras, ses mains cherchant désespérément le sol pour y prendre appui et se remettre dans le bon sens.

« Du sang dans la tête ? Non... » fit-il joyeusement en narguant Esfir.
Le soldat prenait des impulsions pour aller d’un mur à l’autre en passant à côté de la Russe désemparée.
« Il n’y a plus d’apesanteur. Si tu vomis, tu formeras une énorme bulle dégueu devant ton museau ! »

« Argh! »
Une fois de plus Darren était passé près d’elle sans qu’elle n’arrive à l’agripper. Le sale gamin qui l’était joué avec ses nerfs et profitait bien de la situation pour se moquer d’elle.
« Darreeeennnn! »

Il appréciait la musique tout en faisant le clown.
Après avoir suffisamment travaillé la jeune femme pour lui arracher une supplique, le militaire donna une nouvelle impulsion qui le ramena sur son amie. Il se rattrapa sur elle, l’emportant forcément dans son élan, puis s’accorcha à elle.
« Là, attend, bouge pas ! » dit-il en attendant qu’ils atteignent de nouveau le mur.
Clive se réceptionna en pliant les genoux, essayant d’absorber la force et refusant de la contrer. En faisant comme ça, il demeura contre la paroi, sur un côté de la pièce. Ses mains toujours accrochés sur la Russe, il prit des précautions et évolua lentement en direction du plafond, l’attirant dans sillage.
Finalement, ils se retrouvèrent la tête en bas, sans sentir d'apesanteur. C’était comme si quelqu’un avait monter la salle à l’envers sans prendre compte du sens. Darren explosa de rire en mimant quelques pas de danse que la gravité absente rendait ridicule puis il agrippa le pied d’Esfir pour lui faire faire une rotation.
La jeune femme était maintenant en train de tourner lentement sur elle-même.
« Dans les dents, Gagarine !! Une Esfir en orbite ! »


Le soldat avait finit par l’aider à se mouvoir dans l’espace, elle s’était laissé faire puisqu’il semblait bien plus accoutumé qu’elle à cet exercice. Il l'entraîna contre le mur puis vers le plafond avant qu’ils ne se retrouvent tous les deux tête en bas encore une fois.

« Tu ne m’aides pas beaucoup! » se plaignit elle avant d’éclater de rire en le voyant exécuter une danse bien loin des critères d’excellence du ballet du Bolchoï. Mais avant qu’elle n’ait le temps d’essayer elle même d’exécuter le moindre pas de danse, elle se retrouva à tourner sur elle même telle une étoile de mer prise dans un tourbillon.

Son rire fusait dans la salle, mais au fur et à mesure de ses circonvolutions, son rire diminua pour se transformer à nouveau en supplique.
« Стоп ! Стоп ! »
« Стоп ! Стоп ! » mima le clown en massacrant sa langue natale.

Elle fit encore plusieurs tours mais les trait de son visage se déformaient en grimace.

« Стоп ! Arrêtes... je vois plus le haut du bas.... »
« Le haut et le bas n’existent pas dans l’espace ! Faut t’y habituer !! »

Son mouvement giratoire diminua peu à peu, et bien décidée à se venger, elle tendit le bras dès que Darren fut à sa portée, elle réussit tant bien que mal à agripper son vêtement et pris appui sur lui pour se stabiliser. C’était une sensation assez étrange de se mouvoir ainsi, alors qu’elle tirait sur son bras pour se rapprocher de Darren, elle avait l’impression que c’était lui et tout le mur derrière lui qui s’avançait dans sa direction, comme si elle était un point fixe et que c’était la pièce entière qui bougeait autour d’elle.
Elle était enfin stable, accrochée des deux mains a un Darren moqueur, mais sur son visage à elle, ce n’était pas le rire qui se lisait... mais la grimace provoquée par ses hauts le coeur.
« Tu essayes de me faire vomir... je crois que c’est ré... »
Elle s’agrippa encore plus fort au soldat, le rapprochant inexorablement d’elle... avant d’imiter une régurgitation sur son haut d’uniforme et de partir d’un nouvel éclat de rire et de le repousser vers le mur opposé.

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Darren Clive

Image perso : Destination : Kamerad Popov Bannie10
√ Arrivée le : 20/03/2019
√ Messages : 210

le Mer 5 Aoû - 14:19

Darren Clive

Destination : Kamerad Popov

Darren Clive & Esfir Lunienko



« J’y ai cru !!! T’es passée maître dans l’art de feinter le vomito sur les gens. Tu n’as pas honte ? » s’égaya-t-il, piégé.
« Tu essayes de me rendre malade! Je ne sais même plus où est le plafond et où est le sol ! Je ne sais pas si tu mérites encore que je t'appelle mon sauveur! »
« Oh ? Il en faut si peu pour perdre ce titre prestigieux ? »

Elle lui asséna ses accusations entre deux rire, mais commençait à sentir que le soldat n’était pas très loin d’obtenir le but qu’il semblait rechercher. Darren rigolait par contagion.
Il remarqua néanmoins son visage blanchir et décida d’arrêter le petit jeu. Il se tint à la jeune femme puis se servit d’elle comme d’un appui pour se propulser. Mais puisqu’une Russe n’était pas un mur, elle se fit également renvoyer vers le mur opposé, lui permettant de trouver un nouvel appui comme Darren. Une image miroir.

Le jeu se terminait là.
Darren progressa doucement vers la commande et, lorsqu’il s’assura qu’Esfir était au niveau du sol, il activa le retour de la gravité. Heureusement, le système se déclenchait creshendo pour permettre au retardataire de se réceptionner sans trop de casse. Une fois de retour sur le plancher des vaches, Clive s’approcha et l’observa.
« Vomito reste chez la Mère Patrie ! Tu votes quoi comme prochaine étape ? Bar ou Bowling ? »

La descente s'était faite en douceur. Le temps qu'elle retrouve le sens de la pièce, Darren s'approchait pour s'enquérir avec humour de son état.

Elle posa de nouveau des mains sur sa chemise, relevant doucement la tête, mais cette fois au lieu de lui resservir la même blague, elle se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser.

« Tu préférais le vomito ? »

Darren bugua complètement. Il ne s’était vraiment pas attendu à cette petite déclaration. Ce qui était parfaitement flatteur et bien orchestré. Il sentit son coeur rater un battement et son corps se figer tandis qu’il se demandait s’il n’avait pas eu une soudaine hallucination. Se faire embrasser par la mignonne petite russe, c’était très surprenant et agréable.
Mais un malaise l’étreignait brusquement. Le fait qu’il penchait déjà pour quelqu’un d’autre et qu’il n’avait absolument pas besoin d’un terrible malaise à deux pas avant la mission.

« Écoute...heu... » dit-il gêné. « Mon coeur est déjà pris. Je suis très touché. Mais...je suis un abonné à la vieille école de la fidélité. »

Il sentait qu’il allait causer un malaise. Et au minimum la déception de cette jeune russe qui ne méritait absolument pas le rejet. Bon gré, mal gré, Darren tenta d’alléger la situation par l’humour.

« La représaille par vomito te démange ? »


Ce n’était certes pas la réaction espérée et cela se lisait sur le visage de la petite russe. Elle n’était pas douée pour mentir ni pour cacher ses sentiments.
Toutefois depuis une année qu’elle avait mis les pieds sur cette citée, elle avait appris deux choses : parfois il fallait mentir pour le bien de la mission et parfois il fallait apprendre à refouler ses émotions pour survivre à une mission et ça, elle avait découvert que surmonter ses émotions pour bien agri était quelque chose qu’elle pouvait faire.

Alors quand le soldat tenta une pointe d’humour pour détendre l’atmosphère, elle répondit en souriant.

« Ca reste une option...mais j’ai pas assez de vodka dans le sang pour t’en servir un à la hauteur...alors je vote pour le bar, en plus ils font un karaoké! »

Elle quitta sa place devant Darren, cela la mettait dans une position de faiblesse et ce n’était pas le bon moment pour ça.
Elle retourna auprès de ses petites chaussures, qu’elle récupéra et remis doucement à ses pieds, s’asseyant sur le sol autant par praticité que pour calmer son corps piégé entre les battements accéléré de son coeur et la tension musculaire née avec sa déception. Tout en évitant de croiser le regard de Darren, elle parla avec franchise et avec un soupir dans la voix, de ces souffles qu’on lâche pour évacuer le stress accumulé et passer à autre chose.

« Que veux tu, les mecs bien sont toujours casés... j’ai l’habitude »

Extérioriser ses pensées était une habitude et c’était sa façon à elle de passer au delà d’une difficulté. C’était en agissant de cette manière qu’elle s’était sortie des difficultés de son adolescence.
Mais en relevant les yeux vers Darren, elle se rendit compte que cela pouvait le mettre mal à l’aise et elle ne le souhaitait pas, elle reprit donc entre sérieux et légèreté.

« C’est rare qu’on refuse ce corps de rêve... mais t’inquiètes pas, je sais gérer un non et je ne te volerai plus de baiser, je te respecte trop pour ça. En tout cas, elle a de la chance ta dame! »

Elle se positionna devant la porte.

« Allez,la discussion est close, et c’est pas une raison pour ne pas me sauver les miches sur cette fichue mission ! Allons lever le coude camarade ! »
Darren n’avait rien perdu de la décomposition du visage de son amie. Ca lui pinça le coeur par compassion parce qu’il n’aimait pas voir naître la déception dans son regard. Il savait d’expérience le contrecoup qu’offrait ce genre de mésaventure. Se sentir rejeté, humilié par le sort, parfois contraint de se demander pourquoi. Qu’est-ce qui faisait qu’on avait pas le droit à la réciproque ?

Elle avait heureusement le même sens de l’humour et un côté très positif. Mais il n’empêche que ça faisait toujours mal de se faire rejeter. Ca prenait jusqu’au tripes, jusqu’à son intimité et son amour propre. Le soldat avec encore le goût des lèvres de la Russe, comme une empreinte rémanente qui mettrait un certain temps à partir, et il trouvait que c’était dommage.
Dommage parce qu’il comprenait trop tard son intérêt. Et qu’Esfir aurait fait une très belle partenaire.

Le jeune homme se souvenait en avoir parlé avec Matt, lui confiant qu’il trouvait la jeune Russe à son goût. Il le pensait d’ailleurs, c’était une confidence d’homme. La jeune femme avait un côté fétarde et espiègle assez cool.
Mais il n’avait pas imaginé un seul instant avoir attiré à ce point son regard. Clive remontait dans ses souvenirs pour essayer de trouver ce qui lui avait échappé, comme des signes, des propos, qu’il aurait naïvement interprété autrement. Mais à part l’avoir déclaré comme son sauveur pour l’avoir porté, il ne voyait pas trop.
Darren n’avait pas été le seul. Matt, Sheppard, Doc Raman avaient largement participé à son sauvetage eux aussi.
Est-ce qu’elle transférait ?

Le fait que sa déclaration intervienne tardivement, alors qu’il s’était déjà amouraché de quelqu’un d’autre, avait radicalement changé la donne. Clive ne faisait pas dans le libertinage. Il trouvait que les nouvelles libertés prise par ses semblables, sous couvert que la fidélité était devenue “chiante”, n’était qu’une véritable hypocrisie.
Un bon opportuniste se serait dit qu’entre sa partenaire actuelle et sa petite prétendante russe, il existait une solution simple et agréable : prendre les deux.
Ce n’était pas dans son tempérament ni dans ses convictions.
Aussi, lorsqu’Esfir rajouta qu’elle ne l’embrasserait plus par la force et qu’elle le respectait, Darren répondit à la suite.
« J’ai beaucoup de respect pour toi, moi aussi. C’est réciproque. Je ne veux pas t’offrir de faux espoirs et m’amuser à bouffer dans toutes les assiettes. Ce genre de truc...ce n’est pas mon délire. »

Il ajouta avec malice.

« Ton corps de rêve ne restera pas célibataire longtemps. Il y aura bien quelqu’un d’autre qui saura te combler ! »

Bon, d’un certain point de vue, c’était parfaitement minable comme tentative pour la rassurer. Mais Darren restait tout de même gêné par la situation et il n’avait rien de plus au magasin.

« Merci, tu me respectes sans doute plus que je ne me respecte moi même... »
Esfir eut un petit sourire énigmatique et rendit Darren curieux de comprendre pourquoi elle disait ça. Mais avant de poser la question, elle avait continué de parler.
« Oui, ce corps superbe trouveras facilement où se consoler... M’enticher d’un mec bien, ça m’aurait changé. »
Elle soupira ostensiblement comme si elle se libérait d’un poids.
« Pour les gens kidnappés, y’a le syndrome de Stockholm, c’est quoi le syndrome des filles qui sont sauvées ?... Ca doit être ça qui m’arrive. »

Clive écoutait attentivement.
Son amie était blessée et déstabilisée par le rejet qu’elle avait dû encaisser. Il semblait que ça l’amenait à formuler quelques aveux à demi-mots ou qu’elle avait le besoin de se confier. Darren déduisait qu’elle s’était éprise des mauvaises personnes. Probablement de mecs qui trouvaient leur bonheur dans l’adoption d’une longue liste de conquête.

Ca lui pinçait un peu le coeur de se dire que la jeune russe ne parvenait pas à se trouver quelque chose de stable. Mais elle réfléchissait aussi sur la nature de ses sentiments pour lui. Le transfert, le fait d’avoir été sauvé. Darren ne tenait pas à la contredire ou favoriser le fait qu’elle avait transféré. Il n’était pas psychologue et il savait d’expérience que survivre au danger et à la mort tissait un lien solide, particulier.

« C’est mon métier de faire ça, tu sais ? » lui dit-il, un peu gêné. « Je suis pas un héros. Ma spécialité, c’est de me prendre une balle à la place du client, qu’importe ce qu’il est. Je te mentirai si je te disais que ça ne m’affecte jamais. J’avoue que je me suis parfois attaché à ma cible. »
Il secoua la tête.
« Mais dans le fond, Esfir. Je devrai faire ça de la même façon que tu uses d’une clé à molette. Je t’ai porté sur mon dos mais c’est Matt et Sheppard qui se battait pour me permettre de t’exfiltrer. Et quand je me suis pris cette balle, c’est quelqu’un d’autre qui t’a porté. »

Darren acquiesça et plaisanta :
« Tu as pas un syndrome ou un truc psy. Je pense plutôt que je t’ai eu sacrément à la bonne. »

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