Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Darren Clive

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le Sam 28 Mar - 10:08

Darren Clive
Jeudi 19 mars 2020, 14:30
Salle de Briefing B-2, Niveau 10



A l’entrée, le sergent Bianco qui occupait ordinairement un poste de gestion de crise, était affecté à un bureau que l’on avait placé là. D’un point de vue extérieur, on aurait cru que le pauvre homme avait été puni et que l’on avait viré son bureau hors de son lieu habituel. Ce qui l’obligeait, manifestement, à attendre dans le couloir que son bourreau lève enfin la sanction.

En réalité, Bianco faisait office d’avant première à un spectacle impressionnant. Celui-ci s’apprêtait à démarrer dans la plus grande salle de réunion du niveau 10. Une mobilisation massive venait de secouer la cité, comme si le géant au doux nom de Sheppard venait de balancer un putain coup de pied dans la fourmilière. Le colonel semblait avoir sonné le tocsin des temps modernes.
Tout le monde sur le pont, ses soldats avaient reçu les convocations sur boites mails, par radio, via messagers, sans oublier les multiples annonces qui passaient par le système de com. Ils s’étaient tous rendus disponibles.

La totalité des troupes mobilisées s’étaient pressées calmement dans cette petite salle en prenant, chacun d’eux, le dossier que plaçait Bianco à leur disposition sur sa table. Les petits gars avaient beau faire la queue et respecter l’ordre de passage, le document partait plus vite qu’il ne parvenait à le disposer sur la table.
Un ouvrage en couverture transparente reliée de la taille d’un foutu bottin téléphonique. Les administratifs l’avaient composé dans un temps record. Cela dit, on ne le retirera pas cette délicate attention d’avoir placé un sommaire clair et lisible sur les premières pages.

Le document portait la mention “OPERATION VICTORY VENDETTA”, estampillé d’une inscription criarde “confidentiel”. Ceux qui avaient participé à l’opération Normandie visant la destruction d’une faction Wraith entière sentiraient un air de déjà-vu.

A l’intérieur, le Capitaine Anderson, spécialiste en stratégie, se présentait devant trois grands tableaux dressés spécialement pour l’occasion. Ici et là, des écrans faisaient défilés une masse impressionnante d’informations sur le théâtre d’opération. Tout avait été finement préparé et il semblait impatient de débuter.

La tension venait de grimper, les salutations se faisaient brièvement dans la sympathie de voir des amis, des frères et soeurs d’armes se découvrir mobilisés. Dans un brouhaha général, les hommes s’installèrent sur les chaises. Les plus curieux et impatients épluchaient déjà leur ouvrage, quelques autres discutaient en transmettant cette douce excitation du soldat à l’aube d’une grande baston.

« VOTRE ATTENTION ! » gueula-t-il par dessus le brouhaha après avoir consulté sa montre.

Quatorze heures trente. Pas une minute de plus, tant pis pour les trainards.
On est ponctuel pour la guerre ou on ne l’est pas.

« ALLEZ ! ON BAISSE LE NIVEAU, SOLDATS !!! »

Comme par magie, les diverses discussions prirent fin, comme si elles venaient d’être balayées par le vent. Les irréductibles bavards furent sommés de s’arrêter par les “chuttttt” peu discrets des copains. Le Capitaine Anderson se positionna au centre de l’estrade.

« Bon ! Je commence par la base pour ceux qui n’auraient pas suivi ! Et pour faire taire d’emblée les rumeurs. »
Il fixa son auditoire.
« Depuis un petit moment maintenant, on pourchasse tout un tas de fumiers abonnés à la tactique de la charogne. Dès que les Wraiths ont dévasté une région, ils débarquent sur le site et prennent les restes. »
Le Capitaine fit passer plusieurs images diapositives sur l’un des écrans, révélant des meurtres sanguinaires, des incendies, tout un tas d’exemple nocifs et abjects. Le volume sonore s’éleva une nouvelle fois dans un élan de consternation et de promesses de vengeance avant de retomber.
« Les Vautours ! - Ainsi nous les appelons - s’amusent depuis un certains temps avec NOS armes. Ils sont bien équipés, bien entrainés, et les dernières civilisations qui pouvaient encore leur opposer de la résistance ont fini dans la fosse commune. Et puisque certains d’entre vous pourraient commettre l’erreur de les sous-estimer... »

Cette fois, c’est une vidéo qui passa à l’écran.
On avait coupé le son, laissant simplement l’image sur le grand écran à la vue de tous. Quelqu’un avait même abaissé la lumière pour donner l’ambiance du cinéma. Certains reconnaitraient cette équipe d’exploration standard de six hommes. Ils s’amusaient, bavardaient, riaient face à la caméra, immortalisant le bonheur de l’exploration avant que l’enfer ne fonde sur eux.
Au début, on peine à comprendre que l’envol de la caméra est dû à l’usage d’une grenade. Il y a ensuite une violente fusillade qui prend les trois militaires de l’équipe à partie. Ces hommes sont ciblés, stratégiquement, parce qu’ils représentent la plus grande menace. Le premier est déjà à terre, la jambe déchirée par la grenade, et son collègue tombe soudainement à ses côtés, le crâne pulvérisé par une rafale qui l’a cueilli alors qu’il épaulait son M4 pour se défendre.

Le dernier résistant peine à garder les deux civils à couvert. Ils paniquent et tentent de s’enfuir. Le scientifique qui saute par-dessus un grand arbre mort se fait intercepter par deux sauvages habillés de peaux de bêtes. Les pointes qui transpercent son dos témoignent des violents coups qui lui sont portés. C’est sûrement grâce à l’énergie du désespoir qu’il arrive à tirer son arme de poing et en abattre un par des tirs réflexes. Mais juste après, il est jeté au sol et roué de coups. Si on ne distingue plus son corps, les sauts frénétiques des deux sauvages font baisser les yeux à plus d’un spectateur. Mais ils ont eut le temps de remarquer que leurs armes sont Atlantes, garnies de baïonnettes de la même facture.
Des Atlantes...massacrés par leur propre matériel.
La cruauté, la sauvagerie, le vice...tout y est.

Le dernier militaire se bat comme un forcené. Il garde une jeune femme collée contre son dos. Les traits tirés de son visage lui produisent un mime d’une terreur parfaite. On ne sait pas qui elle est, ni quel poste elle occupait. Parmi les mobilisés, il y a probablement des amis et de la famille qui la reconnaitront. Le résistant lui donne un ordre alors qu’il dégoupille une grenade, conservant la cuillère d’armement bloquée dans sa main libre.
L’autre armée du P90, il fonce brusquement en avant tout en donnant son signal.

La femme s’élance. Des balles la frôlent de si près que deux impacts se perçoivent distinctement sur son sac à dos. Elle ne les a pas senti. Lancée à vive allure, elle chope la caméra au passage et file à travers les bois. Une explosion se perçoit, de la poussière vole ainsi que des morceaux dont-ne-sait-quoi. Le dernier militaire s’est sacrifié pour lui offrir du temps.
Le hasard veut que l'objectif soit fixé la dernière survivante. Elle court à en perdre haleine, elle hurle en même temps. La jeune femme à perdu tout son sang-froid, à tel point qu’elle ne remarque pas sur son passage les silhouettes qui la laissent volontairement passer, planqué derrière les arbres.

Elle arrive jusqu’à la Porte, compose l’adresse, son code GDO. Puis une force invisible la propulse brusquement en arrière. La caméra vole encore une fois à quelques mètres et tombe la face contre le sol. Plus rien ne bouge durant quelques secondes. Et enfin, un tremblement, un mouvement. Elle a réussi à la récupérer !
Allongée sur le ventre, son visage apparaît en révélant toute une partie arrachée. Sa structure osseuse et ses ligaments se devinent derrière le flot de sang qui s’écoule sur le sol. Le public voit les Vautours l’entourer lentement, l’un d’eux la saisissant par les pieds pour l’empêcher de rejoindre Atlantis.
Elle est mue d’une dernière volonté, de dernières forces, qui la pousse à jeter le caméscope à travers l’horizon des événements.

Le Capitaine Anderson coupa la vidéo à partir de ce point, préférant ne pas laisser plus de temps aux gars de spéculer. Une chose est certaine : l’équipe entière venait de périr sous l’assaut des Vautours.

« Comprenez bien la situation. Ils agissent de la sorte avec tout le monde. Les survivants des sélections Wraiths ont à peine le temps de se remettre du chaos que ces types leur sautent à la gorge. Et ces assauts portent notre signature ! Toutes leurs victimes finissent par penser que nous employons ces barbares pour de sombres buts. »
Il afficha une carte générale.
« Il nous a fallu du temps mais on tient enfin ces salauds. L’Opération Victory Vendetta a pour principal objectif de détruire entièrement les Vautours et d’appréhender leurs leaders. »
Il marqua une pause.
« A l’heure actuelle, une invasion massive de vautours est en cours sur une planète récemment sélectionnée. L’ennemi afflue en nombre, monopolisant la Porte des Etoiles. Vous serez donc mobilisé depuis le Dédale en un gigantesque assaut aéroportée. Avant d’aller plus loin sur la description du dispositif, je vous présente la particularité de l’Opération. »

Anderson chercha plusieurs personnes du regard. N’y parvenant pas, il fît l’appel en consultant l’un de ses documents.
« Major Karola Frei, soldat Eversman, soldat Spalding, soldat Lyanna, mesdemoiselles Tomohiko et Lunienko ; veuillez vous lever ! »
Toute l’assemblée en profita pour les observer.
« Messieurs. Cette équipe composera une arrière garde qui aura pour tâche de vous faciliter le boulot. Par mission de soutien et d’extraction, ils veilleront à limiter la casse du coté des Vaeliens ! Rappelez vous de leurs visages, parce qu’ils sont essentiels à la bonne exécution de l’Opération. »

La fameuse équipe récolta plusieurs signes et salutations en retour.
Le Capitaine lança ensuite un briefing complet dont on trouvait les mêmes informations sur le “bottin téléphonique”. Une fois le Dédale en orbite, le vaisseau mobilisera la quasi totalité de ses ressources énergétiques pour des dépôts de troupes par téléportations. L’armée comptait opérer autour des Vautours pour les prendre en tenaille, profitant d’un soutien aérien bien formé.

L’escouade secondaire ne faisant pas partie du personnel vital, celui-ci aura le droit à une descente en jumper jusqu’au premier site d'extraction, une zone sécurisée en cours de formation. La mission débuterait par la prise de contact avec l’espionne Riding, qui leur transmettrait toutes les informations.

Conscient que son briefing pourrait être un bourrage de crâne ou avoir des airs inadaptés pour son autre section, il leur informa qu’une deuxième partie leur était dédiée à la fin. Et effectivement, une heure plus tard, alors qu’une grande majoritée de soldats quittaient la salle pour se rendre à l’armurerie, Anderson fit rassembler la petite équipe autour de lui.

« Bien ! Pour commencer, je vous félicite de vous être porté volontaire. Vous charger de la sécurité de la population va nous enlever une sacrée épine du pied. Vous risquez d’être isolé de nos lignes donc Sheppard vous a alloué des effectifs. »

Anderson fît un signe de la main.
Quelques personnes virent à leur rencontre. Une petite espagnole souriante et une escouade de quatre autres soldats.
« Hola mes petits amours ! Me llama Nelly. Sinon...Pile-Poil. C’est “plus cool”. »
« Bricks va diriger la colonne de Jumpers qui vous est alloué. Elle gère votre transport, l’évacuation sanitaire et votre pourvoi en matériel. Quand à ces soldats ! »

Darren leur fit un signe de la tête.
« Nous sommes l’escouade d’intervention rapide. Indicatif radio “Guardian”. Un problème, vous appelez, on déboule pour soutenir. »
« Guardian occupera le jumper 4. Apprenez bien vos indicatifs radio, ils vous seront utiles pour faire des appels plus rapides. »
« ”Médic”, c’est le jumper 3. Vous pourrez faire évacuer des blessés vers l'hôpital de campagne ou le Dédale. C’est à utiliser doucement, les amis, il lui faudra du temps pour les allers et retour. »
« Le 2, c’est votre caverne d’Ali baba, le fret. On y a casé tout ce qui peut vous être utile. Munitions, soins, matériel de désincarcération, contrôle de foule. Vous commandez, on vous l’apportera. A l’issue de ce briefing, vous êtes libre de faire admettre votre propre liste de matériel. »

L’officier les fixa à tour de rôle.
« Les Vaeliens ont beaucoup souffert. Nous devons impérativement les préserver des dégâts collatéraux, ce sera votre boulot. On vous veut rapide et efficace, alors vous ne répondrez à aucune autorité. Lorsqu’on vous déposera, contactez Chimère. Helen Riding pour ceux qui ne la connaissent pas, est une espionne qui pourra vous fournir une réalité de terrain très précise. »
Anderson claqua des mains.
« Bien. Je pense que c’est le bon moment pour les questions. Alors ? »

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Matt Eversman
Caporal
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le Sam 28 Mar - 11:16

Matt Eversman
Une heure plus tôt, sur le Dédale.

Une convocation chez Caldwell. Ce n’était jamais anodin ni à prendre à la légère, loin de là. Si l’homme prenait la peine de le convoquer dans son bureau et donc d’interrompre la préparation de cette opération de grande envergure, ce n’était pas bon. Eversman stoppa les préparatifs laissant son matériel en plan tout en le signalant à l’un de ses coéquipiers afin qu’il achève les vérifications pour prendre la direction du bureau. Pas question de faire attendre l’officier. Personne n’osait faire attendre le Pacha du Dédale, lui pouvait encore moins se le permettre et c’est donc à petites foulées qu’il rejoignit le quartier des officiers.

Avant de porter un coup à la porte, Eversman effectua un rapide contrôle visuel de sa tenue en ajustant les quelques éléments pour être le plus présentable possible.
L’officier l’accueillit et répondit à son salut.

« Installez-vous ! » ordonna Caldwell de sa voix habituelle.

Comme à son habitude, il tenait sous son regard inquisiteur un dossier qui s’avérait être assez épais. Celui d’Eversman, qu’il connaissait de long en large maintenant. L’officier fit peser une longue minute oppressante où l’ancien Rangers était à peine permis de faire du bruit avec sa respiration. Caldwell tourna les dernières pages avant de s’exprimer.

« Je lis ici que vous avez participé à votre examen d’aptitude au grade de caporal. Vous avez un résultat de soixante-quinze pour cent et obtenu une mention pour la cohérence de vos réponses. »
Il laissa filer encore un instant.
« Il n’y a donc plus que moi pour vous interdire l’accès à ces galons. »
Steven s’exprimait sans prendre de gants.
Il tenait Eversman à l’oeil depuis longtemps maintenant et la vie sur le Dédale l’avait contraint à une rigueur militaire qui n’allait pas de paire avec sa réputation. Ou plutôt...son ancienne réputation.
Eversman avait fait de la route depuis et il s’était rangé.

« Je veux connaitre la motivation qui vous anime à la reconquête de votre grade. Vous n’avez pas la réputation d’être un meneur. Il y a autre chose ? »
« Je ne suis effectivement pas un meneur. Je n’aspire pas à devenir Chef d’équipe, mon Colonel. Je pense néanmoins que je pourrais être utile en tant que Caporal au vue de mon expérience et de mes compétences. » Il y avait une hésitation certaine dans la voix de l’ex-Sergent Chef.
« Je m’attendais à ce genre de réponse. Elle me semble creuse. » décréta Caldwell.

C’était la mauvaise pioche. Steven ne croyait pas un mot de cette phrase préfabriquée et il décrocha son combiné mural. L’homme ordonna un profond “Faites-le entrer”.
L’instant d’après, le sas dévoilà le Capitaine Calahan, parfaitement tiré dans son uniforme avec le couvre-chef sous l’aisselle.
« Mon colonel ! » fît-il avec un salut impeccable.
Il s’approcha ensuite d’Eversman en le lorgnant d’un air de requin.
« Soldat... »
« Mon Capitaine » Dit-il après s’être aussitôt redressé et s’être mis en position de salut. Une peur certaine apparut, lui serrant brutalement les entrailles et la raison était toute simple : la présence de ce type.

Calahan était exactement le genre d’homme qui usait de la peur.
Il n’attendait qu’un écart de Matt pour le renvoyer dans le tourment qu’il avait vécu “juste” pour récupérer une place de soldat. Le Capitaine lui permit de s’installer et prit place à ses côtés, non sans le suivre d’un oeil dédaigneux.

« Bien. Maintenant que nous sommes tous là, je veux connaître ce qui motive cette prise de grade. » rappela le colonel.
« Certes ! » renchérit Calahan. « Voilà une vraie question, Eversman ! Je suis étonné que vous ayez si rapidement oublié que le grade rime avec “responsabilité” ! »
Il le mira un instant avant d’ajouter d’un ton acide.
« C’est une question, soldat ! »
Les deux le mettaient mal à l’aise. La pression de la mission ne suffisait pas, il fallait ajouter un passage devant le peloton d'exécution avec deux bons tireurs en face. Matt n’en menait pas large.
« Je peux retirer ma candidature si vous ne m’en pensez pas capable. »
« Ce n’est pas la question que l’on vous pose. Rappelez nous votre rôle au sein de l’équipage du Dédale ? »
« J’assure la sécurité du Dédale et de son personnel, Monsieur. »
« En étant première classe, vous oeuvrez sous la responsabilité de votre chef de section, le sergent-chef Galloway. Vous savez donc ce qu’il se passera si vous obtenez ce grade ? »
« Il est possible que je sois amené à seconder un chef de section et donc à avoir davantage de responsabilités. » Récita-t-il se remémorant les révisions nécessaires pour l’examen.

« Un querelleur anarchiste au rôle de police du Dédale ! » commenta Calahan avec mépris. « Ce serait ajouter volontairement le grain de sable au milieu de rouages sensibles ! ».
« Le Capitaine Calahan marque un point. Votre tempérament et votre réactivité se concilient mal avec cette évolution de poste. Je crois savoir que votre sergent-chef vous a, en de nombreuses fois, canalisé au cours de vos missions. Vous vous sentiriez capable de remplir votre rôle en son absence ? »
Il fallait encaisser les remarques désagréables de Calahan. Il était là pour le bousculer, pour le déstabiliser ce qu’il faisait à merveille. Caldwell s’en sortait bien aussi appuyant là où le bât blesse.
« Je ferais de mon mieux, mon Colonel. » Lâcha-t-il se laissant quelques instants pour une plus forte expiration avant de reprendre. « J’ai changé depuis mes débuts sur ce vaisseau… »
« Et votre dossier le certifie. Je lis d’après les rapports de votre chef de section une bonne conduite. Ainsi qu’un retour favorable lors de votre précédente mission de sauvetage. »
« Sans oublier le soin très particulier que vous mettez à ne pas vous faire remarquer sur la cité. Pour un peu, on vous croirait devenu un ange ! »
Cahalan secoua la tête.
« Mon colonel ! S’il y a bien une chose à savoir du soldat Eversman, c’est que c’est en cet instant précis qu’il faut se méfier ! »
« Se méfier, mon Capitaine ? » C’était trop beau. Un compliment de Calahan ne venait jamais sans une brouette de reproches.
« Ne faites pas l’étonné, Eversman ! Le colonel Sheppard figure comme l’une de vos victimes préférées à ce petit jeu ! Vous voulez quelque chose et vous vous tenez à carreaux en attendant de l’avoir. Vous le contestez ? »
Les lèvres furent pincées. L’homme aurait adoré pouvoir prouver à l’officier que son raisonnement était erroné mais l’histoire jouait contre lui.
« Non, Monsieur…J’ai merdé par le passé et à plusieurs reprises mais pas cette fois... »

Le silence retomba.
Le Capitaine ne cachait pas sa désapprobation et Caldwell écoutait longuement. C’était également pour ça qu’il l’avait fait venir.
« Vous avez passé cet examen théorique. Pratiquez votre nouveau tempérament et je validerai moi-même votre certificat. »
« Sur le terrain ! Rien de mieux pour faire valoir la nature profonde de notre brave soldat ! Faire tomber le masque ! »
« L’opération actuelle ? »
« Affirmatif, mon colonel ! Si le soldat Eversman est bien l’homme capable de responsabilité qu’il prétend être, cette mission est parfaite pour le tester. »

Le colonel examina la proposition et tourna son regard vers le soldat.
« Qu’en dites-vous ? Intégrer une équipe ayant pour mission la sauvegarde d’une population au milieu d’une vaste manoeuvre armée. »
En entendant parler de pratique, Eversman imaginait déjà son nom inscrit en haut sur la prochaine liste de stagiaires pour le stage du Français. Il lui fallut suivre l’échange des deux officiers pour comprendre qu’ils parlaient de le tester sur la mission en préparation.
« J’irai où vous me direz d’aller, mon Colonel. »
« EVERSMAN !!!! » tonna le capitaine. « Le colonel ne vient-il pas de vous faire une proposition très claire ?!? Espérez-vous que l’on choisisse à votre place ? »
Ce cri. N’importe qui en aurait eu les poils hérissés. « Je suis un soldat. J’irai là où mon supérieur m’envoie. Si le Colonel Caldwell veut m’envoyer au front pour faire mes preuves alors je lui demande où l’équipe se rassemble-t-elle ? Et d’ici combien de temps ? »
« Vous semblez avoir l’urgent besoin d’une transfusion d’intellect ! Laissez-le moi, mon colonel ! »
« Ca suffit ! » trancha l’officier.

Caldwell secoua négativement la tête.
« Eversman. Je vous propose de vous tester sur le terrain en vous ajoutant à la liste des volontaires de l’Opération Victory Vendetta. Ca nécessite une réflexion personnelle et une prise de position autonome. »
« Idéalement par “oui, mon colonel” ou “non, mon colonel” ! Excusez-moi donc de vous mâcher le travail ! »
« Je me porte volontaire pour l’opération, mon Colonel. » Lança-t-il détournant la tête quelques instants vers le Français. Oh il payerait cette moquerie, il en était certain mais c’était de bonne guerre.
« Je vous félicite, vous voilà capable d’aligner plus de trois syllabes ! » rétorqua automatiquement Calahan.

« Très bien ! » coupa le colonel. « Vous serez susceptible de rencontrer un environnement familier à l’Opération Normandie, en quelque sorte. Appliquez ce que vous avez appris et prouvez votre capacité. Nous reparlerons de votre grade de caporal par la suite. »
« Reçu, Monsieur. » Eversman ignorait ce qu’il voulait dire par l’environnement familier de Normandie. Il espérait que cela se résume au climat et non à la débâcle de cette expédition. Le briefing lui apportera les réponses nécessaires.

C’était en spectateur qu’Eversman devait assister à l’Opération. Le personnel du vaisseau était bien sûr mobilisé. Personne ne tirait au flanc, tous se donnait comme à chaque opération de grande envergure et chacun savait ce qu’il avait à faire. Le personnel de Sécurité avait prêté assistance aux participants et se tiendrait prêt à rejoindre le terrain si la situation l’exigeait. Tout était réglé comme du papier à musique.

Un passage par le bureau de Caldwell et le voilà désormais sur la liste des volontaires. Pas le temps de passer par les quartiers pour changer de tenue, le briefing ne l'attendait pas et il était plus que nécessaire qu’il emmagasine le plus de données rapidement se montrant donc attentif à l’élocution du Capitaine. Ok, il n’était pas de la mission principale mais d’une en annexe en guise de soutien à la population locale. Il repéra les différents partenaires sur ce coup-là : Frei, il tilta mais c’était un bon officier et bon combattante, Hailey et sa magie des drônes, Lyanna vêtue d’un uniforme atlante qu’il ne reconnut pas, une autre qu’il ne connaissait pas et Esfir. Bordel qu’est-ce que qu’elle foutait là ? Il soupira de la savoir sur cette mission délicate mais garda ses propos pour lui.

C’était parti pour une heure d’un bon bourrage de crâne. Le plan général de l’assaut fut passé en revue, escouade par escouade avec chacune leurs objectifs spécifiques. Matt essayait d’être le plus concentré possible pour ne pas louper un élément pouvant le concerner. Pas questions de piquer du nez aussi, Calahan serait capable de venir le réveiller à sa manière et il était bien décidé à clouer le bec de ce prétentieux de français. Ils eurent leur moment de gloire avant que le briefing ne continue. La salle se vidait peu à peu jusqu’à les laisser seuls, Anderson leur faisant signe de s’approcher. Instinctivement il se rapprocha de sa copine Russe lui adressant un petit sourire avant de se reprendre et d’écouter la suite des instructions.

« Comment distingue-t-on Vaeliens et Vautours, Monsieur ? . »
« Page trente quatre de votre “bottin”. Vous verrez que ces deux peuples sont très différents. » l’invita le Capitaine tout en ouvrant son propre document. Il demanda au reste du groupe à faire la même chose.
« Les Vaeliens n’avaient rien à se mettre sur le dos. Il y a un bon paquet d’années, on a fait appel aux tisserands Athosiens pour leur vendre des vétements chauds et fonctionnels. Donc les concernant, ils sont pratiquement tous vêtus de tenues qui vous rappeleront un peu la Terre. Regardez cette photo type...on y a reproduit nos bonnes vieilles habitudes. »



« Le bon cliché du Paysan. Ca sera dur de se tromper. Maintenant...tournez votre page...là on a nos braves vautours. »



« Je pense que ça se passe de commentaires. Celui qui porte ce genre de tenue, peaux de bête, la bave aux coins des lèvres, vous me l’abattez. »
« Oui, Monsieur. » Effectivement la différence était nette entre les deux. Peut être qu’avec un peu de QI, ces barbares penseraient à se vêtir autrement mais bon mieux valait espérer rencontrer des êtres primaires. Il obtenait aussi la réponse quand aux règles d’engagement : tirer à vue.

« Une dernière question. Comment ils ont eu accès à nos équipements ? Nos armes ? »
« L’hypothèse la plus probable serait qu’ils aient mis la main sur l’un des dépôts en arme et munitions de Méda’Iyda. Un centre logistique que nous n’aurions pas encore découvert. »

Le Capitaine s’adressa au reste du groupe.
« Pour ceux qui se poseraient la question, Méda’Iyda était le leader d’une faction Wraiths spécialisée dans la réplique organique. On lui doit, entre autre, une civilisation alliée complète de clones à l’effigie du Capitaine Allen. Et du soldat Eversman ici présent. »
Il ajouta distinctement :
« Quand nous avons détruit la faction et récupéré la base ennemie, nous avons appris qu’elle détenait quelques petites installations extérieures pour sa logistique. Nous estimons que les vautours ont dû en trouver une avant nous. »

Lyanna fronça les sourcils en entendant parler d’une certaine Méda’lyda, une reine Wraith. Elle n’était pas encore sur la cité lorsque cette guerre avait eu lieu. Mais ce qui choqua le plus la jeune femme, fut la mention des clones. Bon, des clones de Pedge, d’accord. Cela ne la gênait pas. Mais des clones de Matt ? Oh non, c’était horrible. Des Matt partout, un monde envahit de Matt. Un véritable cauchemar. Lyanna parut si choquée qu’elle ne parvint pas à réprimer ses pensées, les murmurant à proximité du groupe.

"Plein de copies avec l’apparence de ce mâle ? Quelle horreur ! Ca me donne envie de vomir !"

Lyanna ne se sentait pas bien rien qu’en imaginant tout plein de Matt partout. Quoique, il y avait un avantage à la situation : si elle se retrouvait un jour sur cette planète, elle pourrait faire un véritable carnage pour son propre plaisir. Sauf si ces clones étaient aussi coriaces que l’original, et ne lui mettent des bâtons dans les roues au lieu de mourir dans d’atroces souffrances.

« On fera un détour par là à notre retour. Tu vas adorer. » Répondit-il sans perdre son calme. Devoir partir en mission avec Lyanna risquait d’être bien compliquée, il gardait en mémoire leur dernier affrontement néanmoins l’homme allait devoir mettre de l’eau dans son vin, la mission avant tout.

Lyanna se contenta d’un simple regard noir de colère à l’encontre de Matt lorsque celui ci lui adressa la parole. A sa remarque, un sourire carnassier apparut sur ses lèvres, signe qu’elle n’appréciait pas du tout sa compagnie.

"Quelle bonne idée, je me ferais une joie de tous les éliminer. Et si tu pouvais être dans le lot, ça me ferait encore plus plaisir !" lança-t-elle sur un ton de défi, avant de s’éloigner de Matt comme s’il était un danger pour elle. Ou peut être pour éviter de le frapper.

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Lyanna

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le Sam 28 Mar - 14:49

Lyanna
Opération Victory Vendetta
MJ 33


"Je vous l'ai dit, j'ai fait ça au maximum pour que ça vous convienne. Je ne peux pas faire mieux"

La Caporale Henricksen, l'une des militaires qui s'occupaient du matériel, paraissait exaspérée par mon comportement. Elle me fixait en secouant la tête, tandis que je restais devant le miroir, à me regarder de la tête aux pieds. L'ambiance était tendue et électrisante, et ma mauvaise humeur était palpable. Mon regard noir dévisageait mon reflet, j'avais envie de tout casser en hurlant. La cause de cette fureur : la tenue Atlante. Me voilà vêtue d'un haut terrien, d'une veste, de rangers, et le pire de tout, d'un pantalon de mâle. Quelle honte, me voilà tombée bien bas. Les autres femmes de la Cité, qu'elles soient Atlantes ou Pégasiennes, n'étaient pas choquées de porter ce genre de vêtements masculins. Mais moi, si. C'était un pur sacrilège. Être vêtue de la même façon que ceux que je haïssais. Une décadence, une descente aux enfers.

J'avais été avertie un peu plus tôt qu'une mission était organisée pour porter secours à des victimes de guerre. Je n'en savais pas beaucoup, mais mon envie de partir en mission m'avait poussée à me porter volontaire. S'il y avait de la bagarre contre des hommes, bien sûr que oui, je voulais être là. Mais voilà, je ne pouvais pas y participer avec ma propre tenue vestimentaire. D'après ceux qui chapeautait le projet, une simple jupe et un haut en cuir léger n'étaient pas suffisants pour assurer ma protection dans ce genre de mission. Ils voulaient que je m'habille comme les autres, pour faire Atlante. Et si jusqu'ici, j'avais réussi à esquiver la tenue, cette fois ci je ne pouvais pas y couper. A moins de renoncer à participer à cette mission. C'était peut être une bonne idée, non ?

J'étais donc passée aux essayages, un calvaire pour moi. Il me manquait le gilet tactique et mes épées, ainsi que ma ceinture. Mais je ne voyais pas comment porter mes fourreaux en même temps que ce gilet tactique. C’était impossible de m’imaginer avec ça. Une raison de plus pour me faire détester cette tenue. Mais si le haut ne me dérangeait pas trop, le bas était une véritable épreuve. En plus, je me sentais très mal à l'aise avec tout ce tissu, je trouvais que mes mouvements étaient entravés. Et maintenant, me voilà debout devant le miroir, à regarder le résultat tout en essayant de contenir ma colère. Je n'osai pas bouger d'un cheveu, comme si faire le moindre geste libérerait cette fureur contenue.

"Ca ne me convient absolument pas ! Trouve moi autre chose".

"Si vous voulez participer à cette mission, vous savez que vous devez porter la tenue Atlante, dans son intégralité. Elle ne vous pas si mal que ça, vous savez ?"

A ces mots, je lançai à la militaire un regard si noir qu'il aurait pu la tuer sur place s'il avait pu, simplement à cause de ces paroles. La jeune femme s'en rendit compte, et elle préféra s'éclipser plutôt que de me voir devenir hors de moi, et en faire les frais. Elle en avait aussi passablement sa claque, ça signait son abandon. Je me retrouvai donc seule dans la pièce, avec pour unique compagnie mon reflet qui aurait pu être quelqu'un d'autre que moi. Je ne me reconnaissais pas dans cette tenue qui me donnait envie de vomir. J'avais beau regarder, je ne parvenais pas à m'y habituer. Toute vêtue de noir, la militaire avait raison, cette tenue m'allait plutôt bien, même si on ne pouvait pas dire que les tenues Atlantes étaient très loin d'être sexy. Mais je ne pouvais pas admettre une telle chose. Je serrai les poings, en essayant de calmer ma respiration. Soudain, des bruits de pas me parvinrent aux oreilles. En regardant dans le miroir, je vis une silhouette se dessiner derrière moi. Celle de Darren qui venait d'entrer. Je lançai à son reflet un regard à la fois colérique et suppliant, sans me détourner du miroir.

"Je ne me sens pas bien, je veux remettre ma tenue. Tout de suite !"

Le soldat attendait derrière la cabine d’essayage depuis plusieurs minutes. Il avait entendu mes remarques en ressentant un fond d’hilarité. Plus prévisible comme réaction, tu meurs. Lorsque Henricksen s’était retirée en ouvrant la toile, Darren lui avait fait un petit signe de tête compatissant. Avec mes réactions, je ne me rendait pas compte que je faisais parfois l’ingrate. La collègue n’était pas tenue de me moucher le nez et de faire la baby-sitter. C’était un acte bienveillant, sûrement dans le but de partager une amitié. Mais je l’avais saoulé bien comme il fallait.

Clive en avait pris l’habitude. Il pouvait même se vanter d’y être vacciné ou de savoir comment me désarmer. Dans ce cas actuel, il portait sur son bras droit un gilet tactique tandis qu’il terminait une pomme de son autre main. Il s’avança sans gêne dans la cabine d’essayage pour me mirer, moi, en tenue intégrale d’exploratrice Atlante. Ce petit échange de regard à partir du miroir illumina son visage d’une forte expression amusée. Il se retenait pour ne pas exploser rire, me voyant partagée entre mon mécontentement de gamine et la détresse d’être bien en-dehors de ma zone de confort.

« Bien sûr, que tu ne te sens pas bien, guerrière ! » lâcha-t-il en s’approchant.

Il ajusta un peu de sa main libre ma veste et vérifia que les poches étaient fermées.

« Si on m’obligeait à porter aussi peu de vétements que toi, je penserai à me porter malade pour fuir le conflit. »

Un petit échange de regard montrait qu’il n’était pas sérieux. Mais Darren comprenait. Il ajouta plus sérieusement cette fois :

« Cette bataille, c’est pas moins de deux cents militaires qui ne te connaissent pas contre des sauvages en peaux de bête. Si tu ne portes pas ta tenue Atlante, tu as toutes les chances d’être confondue avec l’ennemi. »

Je lança un regard noir à Darren, démontrant que je ne le croyais pas du tout.

"Je ne te crois pas. Je suis sûre que c’est simplement une excuse pour que je porte ce truc" dis je en désignant le pantalon maudit.

« Ce truc, il est fait pour protéger tout ton corps. On ne recherche pas de la déco mais de la pratique. »

Il tapota la surface de mon pantalon des doigts.

« Il est fait avec une texture équilibrée. Ca résiste bien aux chocs, aux tailles légères, à la pluie. Et c’est aussi ignifugé. C’est dur à prendre feu. »

Le soldat secoua la tête.

« Ce n’est pas une conspiration pour faire porter un pantalon à l’Amazone pendant une mission. C’est une protection de plus et la certitude qu’on te reconnait dans le bon camp ! »

Au fond de moi, je savais que Darren avait raison, et que c’était pour ça que tout le monde, hommes ou femmes, portaient cette tenue. Mais j’étais têtue, c’était plus fort que moi. Je secouai la tête.

"C’est un vêtement de mâle, c’est tout ce que je vois. C’est une honte pour moi de porter ça. Et regarde, c’est difficile de bouger avec ce truc. Comment veux tu que je me batte si je ne suis pas libre de mes mouvements ? C’est impossible. Et avec le gros gilet que vous mettez par dessus, je ne pourrais pas porter mes armes".

« Tu charies, Lyanna. Ce n’est pas une couche de tissu sur tes jambes qui vont te faire perdre le combat. Dès que tu verras un mâle en peau de bête, tu auras tellement envie de lui percer le bide que tu en oublieras ta tenue ! »

Il ouvrit le gilet tactique pour m’aider à l’enfiler.

« Et le gros gilet, il est super important ! Il y a des plaques à l’intérieur qui empêchent nos munitions de te transpercer. Dehors, l’ennemi utilisera principalement nos armes, nos projectiles puissants. Tu compte toujours sur ton cuir ? »

"Oui !" dis je en répondant du tac o tac, comme si ma vie en dépendait, tandis que j’enfilais le gilet comme j’avais déjà vu Darren faire avec le sien.

Une fois le gilet sur mes épaules, je pus constater une chose très importante, qui me dérangeait, et à laquelle je m’empressai d’en faire part au militaire.

"C’est lourd. C’est pire que ce que je pensais. Je ne pourrais plus bouger avec tout ça !"

« Pauvre bichette ! » me nargua Darren. « Une solide guerrière comme toi, qui a peur de ne pas pouvoir relever le défi ? »

"Comment veux tu que je relève le défi si je ne peux plus bouger ?" lançai je avec un regard noir, en réaction à l’affront de Darren.

Je jetai un oeil dans le miroir. Je n’avais pas fini de me plaindre.

"Si mes Soeurs me voyaient ainsi, je serais la honte de mon peuple".

« Si tes soeurs te voyaient, elles seraient fières de voir leur leader porter la guerre sur une autre planète pour protéger l’innocent des “vilains mâles” ! » corrigea le soldat. « Avec ça, tu vas bouger moins vite, c’est vrai. Mais si tu te prends une balle, tu pourras te relever pour continuer la lutte. »

Il leva son index pour formuler le chiffre “un”.

« Avec ton cuir. Une seule balle, une seule ! Et je te perds... »

Je gardai le silence, maugréant intérieurement. Darren avait sans doute raison. Ma tenue ne me protégerait pas d’une balle, cela signifierait probablement mon arrêt de mort. Je lançai simplement un soupir en détournant les yeux, les bras croisés sur ma poitrine, accordant à contre coeur cette victoire au militaire.

Le soldat dévoila mes fourreaux comme des friandises pour attirer mon regard. Les trois qu’il m’avait demandé, sans mes armes. Les deux concernant les épées courtes et celle de mon poignard. Quelqu’un avait serti le cuir d’une bande de la même texture que le gilet et d’un curieux système d’attache.

« Et le bon côté du gilet Molle, c’est que tu peux attacher ton équipement où tu le souhaites. On fait quoi alors ? Tu abandonnes ? »

Je regardai les fourreaux, mais je ne comprenais pas où Darren voulait en venir. Les placer où je voulais sur le gilet ? Comment ça ? Cette technologie me dépassait. Je pris le fourreau sensé contenir mon couteau.

"Et maintenant, j’en fais quoi ? Je ne vois pas comment je pourrais porter tout ça comme avant".

« Autre équipement, autre façon de faire ! »

Darren reprit mon fourreau des mains pour m’expliquer le système d’accroche. Puisque le bas du gilet se terminait par une ceinture, il prit son temps pour me montrer comment le placer. Le principe du gilet Molle consistait en une multitude de bandes alignées tout au long de la surface, des accroches qui permettaient de placer comme on le souhaitait des contenants, des holsters, des poches. Pour l’instant, il y avait le minimum. Darren avait manifestement fait en sorte de me retirer tout ce qui n’était pas essentiel pour me laisser libre de mes mouvements. Enfin … pour ce qu’il en restait.

« Là, ici, c’est pas trop loin ? » me demanda-t-il après l’avoir accroché sur une position à ma ceinture.

Je regardais l’endroit où Darren avait placé le fourreau de mon couteau. A sa question, je mimais un mouvement comme pour prendre l’arme. Mais le fourreau n’était pas bien placé. Après en avoir fait part au militaire, celui ci modifia la position plusieurs fois avant de trouver l’emplacement idéal. Maintenant que le couteau était placé, il ne restait plus que les épées. Darren m’y aida longuement, me faisant parfois quitter mon gilet pour que je lui fasse connaître mes préférences ou mes exigences.

Dix minutes plus tard, je finissais entièrement équipée de la tenue et du gilet, et j’observais le résultat dans le miroir, toujours aussi furieuse de porter ça.

« Tu fais une parfaite guerrière Atlante ! » commenta Darren en regardant le reflet colérique que le miroir lui renvoyait.

Darren ne reçut qu’un simple regard noir au lieu d’un remerciement.

"Ce n’est pas la peine de te moquer de moi ! Je suis déjà suffisamment ridicule à porter des vêtements de mâle".

Il n’insista pas, préférant regardant sa montre avec un grand intérêt.

« Hmmm...il est quatorze heures quinze. Le briefing commence bientôt, on y va ? »

Je soupirai longuement à l’idée de ce briefing, et je voulus aussitôt retirer cet accoutrement pour mettre quelque chose de plus confortable.

"Je vais me changer, je ne peux pas venir comme ça devant tout le monde. Ca serait horrible !"

« Atatatatata !!! » s’exclama Darren en me retenant par un morceau de mon gilet.

Il me ramena à lui d’une légère traction pour m’interdire de retrouver ma tenue habituelle.

« Reste comme ça, Lyanna, il faut que tu t’habitues à cette tenue. »

Il ajouta rapidement, me prenant de vitesse :

« Je te promets que tu passeras inaperçue. C’est plutôt ton cuir bien court et sexy qui fera tache dans l’assemblée ! »

"Qu’est ce que tu as contre ma tenue ? Elle ne te plait pas ?"

« Elle plait beaucoup, et pas qu’à moi !. » répondit-il en me souriant étrangement. « Tu...as conscience que plus tu montres de ton épiderme, plus tu attires le regard des mâles ? Et là...tu vas venir avec moi, dans une salle, remplie de plusieurs centaines de mâles. »

Goguenard, il ajouta :

« Avec interdiction d’en frapper un seul ! »

Je fronçai les sourcils, sans vraiment comprendre le lien entre ma tenue et le regard des mâles. Pourquoi mes vêtements attireraient leurs regards ? Pour moi, cette tenue était portée par toutes les femmes de mon peuple, personne n’avait jamais fait de rapprochement. A la dernière remarque de Darren, je réfléchis avant de secouer la tête, égale à moi même.

"Alors espère qu’aucun d’eux ne me regarde de travers, ni ne fasse aucune réflexion à mon sujet. Sinon, je le frappe".

Je regardai à nouveau mon reflet dans le miroir, pas du tout satisfaite d’aller au briefing habillée de cette façon. Mais Darren ne me laisserait pas aller me changer. Je tentai de faire quelques mouvements avec le gilet, ainsi que le pantalon, pour tester la souplesse. Ou plutôt l’absence de souplesse par rapport à une jupe. Bon d’accord, j’en rajoutais un peu. Le gilet tactique n’était pas si lourd que ça, il avait été conçu exprès pour que les Atlantes n’aient pas trop de poids à porter afin de se battre et de courir. Mais pour moi qui n’étais pas du tout habituée à ça, il me fallait un temps d'adaptation. Quant au pantalon … je ne voulais même pas y penser.

Darren ne perdit visiblement rien de mes mouvements. Moi qui lui disais que je frapperai ceux qui me regarderaient, il le faisait allègrement en pensant que je ne le verrai pas dans le miroir. Quelque chose passa dans l’esprit du soldat à ce moment là, un éclair de lucidité sûrement, et il grimpa son regard sur le miroir pour croiser mes yeux. Il se mit à sourire naïvement.

« L’uniforme te va bien. »

C’est qu’il insistait en plus ! Je le dévisageai par le biais du miroir à sa remarque, avant de soupirer.

"Laisse tomber les compliments, tu n’arriveras pas à me faire changer d’avis. Je déteste cette tenue de mâle, j’en ai horreur, et j’ai hâte de pouvoir m’en libérer".

Puis, je me détournai du miroir pour venir me placer devant Darren, les bras croisés sur ma poitrine. Il se mit à sourire de nouveau. Et l’air de rien, il croisa des bras exactement comme moi pour me mettre au défi.

"N’ais je pas dit que je frapperais tous les mâles qui oseraient me regarder ? Je t’ai vu m’observer de la tête aux pieds. Tu veux que je te frappe ?" demandais je sans une seule once de colère dans la voix. Plutôt de l’amusement malgré moi.

« Ca te déplait que je regarde tes belles courbes ? »

A ces paroles, je sentis mes joues légèrement rougir, mais j’ignorais pour quelle raison. Je baissai les yeux pour me regarder, ne comprenant pas de quoi voulait parler le militaire.

"Des courbes ? Comment ça ? Je n’ai pas de courbes, j’ai un corps … normal".

« Meuh oui ... »

Je relevai ensuite les yeux, l’affrontant à nouveau vu qu’il voulait jouer.

"Alors cesse de me regarder, sinon je vais sévir !"

« C’est que ça se commande pas, tu sais. » répondit-il en s’écartant d’un pas pour me reluquer encore. « C’est ma petite faiblesse, une femme dans une tenue militaire. Alors une Amazone, distributeur de bourre-pifs, sans “aucune forme”.... »

Darren était vraiment exaspérant quand il s’y mettait. Cependant, je n’arrivais pas à lui en vouloir, ou à m’énerver contre lui depuis notre mission commune. Au contraire, j’aimais bien notre petit jeu. Même si comme dans ce cas là, je perdais.

"Grrrrr … tu sais que tu es toujours aussi énervant ?"

Puis, je fis demi tour pour clore le jeu, sachant très bien que Darren devait être satisfait d’avoir gagné. Lui tournant le dos, je me dirigeai vers la sortie de la pièce, abdiquant sur le fait de garder cette maudite tenue pour la réunion. Je pouvais sentir la satisfaction du soldat dans mon dos et son regard courir, l’air de rien, sur moi.

"Allez, dépêche toi. Sinon, on va être en retard !"

« J’ai oublié de t’annoncer la bonne nouvelle. »

Clive marcha à mes côtés tout en me guidant.

« Moi aussi je pars pour cette mission ! Je veillerai à ce que tu ne fasses pas la sauvage ! »

Je fixai Darren lorsqu’il m’annonça participer à cette mission, mais je ne répondis rien, ne voulant rien avouer à haute voix. Une part de moi était satisfaite de le savoir non loin de moi pendant que je serais entourée d’étrangers. Je savais que si je dérapais, je pouvais compter sur le militaire. S’il était là. En silence, je le suivis jusqu’à la salle du briefing où de nombreuses personnes étaient déjà présentes. Je m’installai sur une chaise située au dernier rang, ne voulant pas m’afficher devant tout le monde avec cette tenue. Déjà que j’étais connue sur la cité comme étant l’Amazone qui frappait tous les mâles sans raison valable, alors me voir ainsi vêtue allait encore plus susciter leur intérêt pour moi. Et donc augmenter les chances de recevoir des baffes. Autant rester en retrait. Quand à Darren, il s’éloigna pour rejoindre d’autres personnes.

Une fois la salle pleine, le briefing commença, et je me sentis mal à l’aise. Pour ne plus y penser, je me concentrai sur le mâle qui décrivait la mission, tout en jetant un oeil de temps en temps l’énorme dossier que j’avais pris à mon arrivée, comme les autres. A mon arrivée sur Atlantis, je ne savais pas lire. Mais depuis plusieurs semaines, Darren m’apprenait l’art de la lecture. Et bien que j’étais loin de pouvoir dévorer un livre en quelques jours, je me débrouillai un peu. Je lisais lentement, certes, mais ce n’était pas grave.

Le discours fut entrecoupé de vidéos, notamment le passage montrant un groupe Atlante pris à parti par ces fameux Vautours. Pour finir par une jeune femme terrorisée, qui tentait de fuir, avant d’être capturée, gravement blessée. Une scène à faire froid dans le dos, et qui me touchait personnellement, même si je n’avais jamais rencontré cette femme. Contrairement à une autre personne assise non loin de moi, une petite rouquine, vu sa réaction. Celle ci devait la connaître, et je ressentais sa peine et son effroi. Cette scène était ignoble, et cela ne fit qu’attiser ma colère contre ces monstres. Des mâles, encore, que je me ferais un plaisir d’étriper. Le Capitaine Anderson me fit me lever avec d’autres personnes, afin d’expliquer le rôle de notre petit groupe, chargé de la protection des civils. Bon, pas de mâles à tuer visiblement, pour mon plus grand malheur. Pendant qu’il parlait, et que tout le monde posait ses yeux sur nous, je jetai un oeil aux personnes qui m’accompagneraient pendant cette mission. Je reconnus Karola, mais pas les autres. La rouquine qui avait paru touchée par la scène d’horreur. Une membre de l’équipe médicale. Une autre militaire. Et … oh non. Un mâle. Le seul de l’équipe. Et pas n’importe lequel.

"Oh non, pas lui" murmurai je pour moi même, sans me soucier de savoir si mes paroles étaient entendues par mon entourage.

Matt. L’un des mâles que je détestais le plus sur cette cité. Je me souvenais parfaitement du jour de notre rencontre. Et me voilà partir en mission avec lui. Il allait me falloir beaucoup de volonté pour ne pas le confondre avec un Vautour. Un accident était si vite arrivé. Je soupirai, puis je détournai les yeux pour entendre la fin du briefing. Une fois que le gros des troupes quitta la salle, je m’approchai du Capitaine Anderson en même temps que les autres. Cependant, je préférai rester un peu en retrait pendant que l’équipe discutait et posait des questions, les écoutant en silence. Je les observai à tour de rôle, non sans lancer un regard noir à Matt, avant de me concentrer sur la discussion.


Emi Burton

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Esfir Lunienko

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le Sam 28 Mar - 22:02

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Esfir Lunienko






Opération Victory Vendetta

Voilà, j’avais mis mon nom sur la liste... et aujourd’hui c’était le grand jour.

Quelle idée ! Pourquoi s’être portée volontaire? Etais je atteinte du syndrome du héros depuis que j’avais sauvé le maire du village des mains de Ableth? Avais je besoin de me prouver que je pouvais être la sauveuse et non la sauvée depuis mon enlèvement par les ferrailleur ? Pourquoi m’être portée volontaire pour une mission d’une telle envergure? Moi... la petite mécano qui ne sait se battre qu’avec ses poings... et encore je ne fais même pas le poids face à tous ces militaires.

Toutes ces questions rebondissaient dans sa tête, comme une boule dans un flipper, alors que ses pas la conduisait jusqu’à la salle de briefing.
Maintenant qu’elle avait signé, elle n’avait plus le choix et c’était avec une appréhension inhabituelle qu’elle se présentait à l’entrée de la salle.

Elle entra et le briefing commença par un résumé des événements qui secouaient la galaxie de Pégase. Les planètes étaient déjà mise à mal par les wraith et voilà qu’un groupe d’individus s’amusaient à en rajouter, c’était inqualifiable.
Esfir serrait les poings sans s’en apercevoir, mais le clou du spectacle... ou plutôt du cauchemar fut la vidéo que le capitaine diffusa.
Cette fille... c’était Sarah... Sarah Montclair, une scientifique européenne. Sarah et elle n’étaient pas très proches mais Esfir avait eu l’occasion de la croiser à plusieurs reprises lors de soirées avec Tyler et ses copains. Plus la vidéo avançait et plus les larmes lui montaient aux yeux. La jeune technicienne savait comment se terminait l’histoire mais aujourd’hui elle en découvrait les détails les plus sordides.
Au moment où la pauvre femme revint vers la caméra, le visage ravagé, Esfir n’y tint plus. Elle détourna le regard et se cacha le visage dans les mains.

Cette fille était quelqu’un de bien, de sympa qui avait l’avenir devant elle et qui n’était pas plus militaire qu’elle même. Ca aurait pu être elle... c’était une pensée égoïste mais qui en cet instant, lui donnait envie de détruire ces maudits vautours jusqu’au dernier.

Elle écouta à peine la fin du briefing et ne repris ses esprits que lorsqu’il ne resta plus que les volontaires de la mission.

Lorsqu'il ne furent plus qu'un petit groupe, Matt la rejoignit, lui adressant un sourire qu'elle eût du mal à rendre.

C’était étonnant de voir la quantité de soldats qui étaient volontaires pour cette mission. Esfir se demanda encore une fois pourquoi elle, elle s’était portée volontaire... puis elle revit le visage de Sarah dans son esprit ce qui raffermit sa motivation.

Chaque intervenant se présenta, annonçant leurs noms de codes et leur mission.
Il y avait Nelly, une hispanique pétillante que Esfir n’avait fait que croiser et il y avait Darren. La technicienne était soulagée et heureuse de savoir qu’il serait la cavalerie qui débarquerait en cas de souci. Elle avait une pleine confiance en lui.

Enfin quand le capitaine évoqua l’identité de Chimère, Esfir esquissa un léger sourire, qui aurait été bien plus joyeux et expressif s’il n’y avait pas eu cette maudite séance de creepy cinéma.

« Helen sera là ? C’est super, c’est une femme épatante. »
« Chimère a été déployé très rapidement et elle s’est creusée une bonne place parmi les survivants. Vous pourrez donc compter sur elle, les informations qu’elle peut vous transmettre ne sont pas à négliger. »

« Est elle sous couverture ? Devons nous agir discrètement pour le protéger ? »

Esfir se souvenait trop bien de la façon dont leur dernière mission avait grillé la femme du lieutenant Ridding, et même si ça n’avait pas été de son fait, elle espérait bien ne pas remettre en cause le travail de l’espionne encore une fois.

« Pas besoin. » la rassura l’officier. « Chimère a pour tâche de fournir l’intelligence service sur place. Elle n’a pas pour ordre de maintenir sa couverture. »

Voilà un second visage qui rassurait Esfir sur le déroulement de cette mission. Tout ceci, en plus de la présence de Matt et Hailey à ses cotés, elle aurait des chances de s’en sortir et de se rendre utile.
Elle connaissait moins les autres membres de la mission, Frei était haut gradée et sa réputation la précédait. Lyanna avait tout de la pégasienne peu commode mais efficace et enfin l’autre civile du groupe était une nouvelle recrue, la mécano ne doutait pas que chacun d’eux ferait tout pour la réussite de la mission.

Arriva le moment des questions, Esfir en avait rarement mais elle demanda à se faire confirmer les noms de code.

« Les noms de code c’est Pile Poil, Guardian et c’est quoi le jumper 2 ? Ali Baba ? Et nous faut qu’on s’en trouve un aussi c’est ça ? »
« Ces indicatifs radio se trouvent sur votre bottin, ça vous permettra de cibler plus facilement votre destinataire. “Pile-Poil” pour le leader d’escadre, qui s’occupera également de votre transport. “Epicier” pour le jumper de fret. “Médic” pour l’évacuation sanitaire. Et “Guardian” pour l’appui feu. »
Le Capitaine secoua son index devant eux.
« Il est important que vous me choisissiez votre indicatif radio, que je le transmette au reste de l’unité de combat. Quelque chose de rapide, facile à dire, qui qualifie votre groupe. Ne trainez pas ! »

En écoutant la conversation, chacun des membres de l’équipe proposa différents noms comme par exemple “Pegase”, “Soutien”, ou encore “Okapi”. Lyanna quant à elle, suggéra “Phénix”, et après avoir effectué un vote rapide, sous le regard du Capitaine Anderson, ce fut la proposition de l’Amazone qui fut choisi. La jeune femme regarda l’homme qui attendait une réponse.

"Nous avons choisi. Notre équipe aura pour nom de code “Phénix” !"

Esfir trouvait ce nom de code très classe mais elle espérait qu’il n’aurait rien de prémonitoire car s’ils venaient à périr dans les flammes, elle doutait de leur capacités à renaître pour de vrai.

Lyanna croisa le regard de la jeune rousse, elle se souvint d’elle. C’était cette femme qui avait réagi avec détresse en visionnant la vidéo. La guerrière s’approcha de la technicienne.

"Tu avais l’air bouleversée en regardant ce truc … la vidéo. Tu connais cette femme ? Tu vas bien ?"

Esfir regarda l'étrangère qui s'adressait à elle avec sollicitude. Elle répondit avec un sourire triste mais la voix calmé par la reprise du briefing et les échanges de questions avec le capitaine.

« Oui, je la connaissais un peu, elle s'appelait Sarah, c'était une scientifique. On a quelques amis commun et on s'est croisé à une ou deux soirées... Elle méritait pas ça. »

Ces derniers mois avaient eu un peu plus de mal a sortir mais elle réussit à ne pas fondre en larmes à nouveau. Pleurer n'était pas un souci pour elle mais elle savait qu'un briefing n'était pas l'endroit approprié pour cela, elle viderait ses yeux plus tard.

Lyanna compris la détresse de la jeune femme, et la voir retenir ses larmes signifiait que c’était quelqu’un de fort. Elle posa doucement sa main sur son épaules, se voulant rassurante.

"Nous retrouverons ces monstres, et nous leur ferons payer !"

La jeune russe posa sa main sur celle que la pegasienne avait mis sur son épaule et la regarda avec détermination.

« Merci. Je ne pourrais sans doute rien faire pour la venger moi même... Alors c'est cool si toi tu peux, ça me rassure.. »

Elle commençait à enrager de ne pas pouvoir se défendre face à ce genre d'ennemis. Elle s'efforça néanmoins de retrouver sa bonne humeur pour vaincre sa peur.

« Je ne sais pas pourquoi tu n'aimes pas Matt mais tu as l'air sympa alors je t'aime bien quand même »

A la mention de Matt, le regard de Lyanna se durcit et son sourire disparut. Elle jeta un oeil noir au militaire, avant de revenir sur Esfir.

"C’est un mâle, et je haïs tous les mâles parce que ce sont tous des monstres qu’il faudrait asservir ou éliminer" dit elle sans préciser toutefois qu’elle appréciait l’un d’entre eux.

"Si tu es en danger face à eux, je te protègerais".

Esfir ouvrit de grands yeux surpris. Décidément, toutes les pegasiennes étaient elles aussi... Intransigeantes ?

« Tous les hommes... Tous ? Vraiment ? Mais pourtant ils ont leurs bons côtés... Enfin leur utilité au moins »

Esfir parut très surprise par les paroles de Lyanna, mais elle ne connaissait pas l’histoire de la Pégasienne. Il était donc normal d’être incrédule face à de telles propos.

"Oui, tous. Ils sont tous pareils. Des monstres fourbes et assoiffés de pouvoir et de contrôle. Enfin … je reconnais qu’il y a quand même des exceptions" dit elle en jetant un oeil à Darren, son regard étant plus doux que celui qu’elle avait jeté à Matt.

Esfir suivit le regard de Lyanna qui s’était fixé sur Darren alors qu’elle prononçait ses derniers mots.

« Darren... lui il est spécial c’est mon sauveur. »

Son ton s’était fait plus doux aussi, presque rêveur et son regard indéchiffrable. Elle se reprit rapidement avant de continuer à l’adresse de sa camarade.

« Mais tu sais, Matt aussi m’a sauvée, il est pas fourbe ou assoiffé de pouvoir. Il est juste un peu buté. »

Lyanna réprima un rire moqueur en entendant Esfir tenter de défendre Matt. Autant pour Darren, elle la croyait vu ce qu’elle avait vécu avec lui pendant leur mission. Autant Matt, elle savait que c’était un mensonge.

"Ce n’est pas le souvenir que j’ai de lui. Il est comme les autres".
Esfir sourit, elle n’avait aucune idée du vécu entre ces deux là, mais sa curiosité était attisée, elle comptait bien en savoir plus dès que l’occasion se présenterait.

« Il faudra que tu me racontes ce qu’il t’a fait, quand on aura un peu plus de temps.. »

Alors qu’elle glissait ces mots à l’oreille de la pégasienne, elle glissa un regard mélangeant curiosité, suspicion et amusement vers Matt. Lyanna acquiesça d’un hochement de tête, gardant le silence pour écouter la fin du briefing concernant leur équipe.


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Hailey Spalding
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le Dim 29 Mar - 22:03

Hailey Spalding
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Ce matin Atlantis fut réveillé par les roulements des tambours de guerre… Pas littéralement… Enfin pour moi si… Quelqu’un avait osé changer la sonnerie de mon réveil !!! C’est dingue je me rappel de personne qui aurait pu en être assez proche… Ma fille, c’est comme ça que la folie commence !

D’un geste machinal, je me levai, refaisais le lit, me lavai, m’habillai, rassemblai mon équipement : couteau de chasse, pince multifonctions, trousse à outils, quelques barres de céréales, une gourde… Bref ce que tout soldat qui a un jour eu la joie d’ouvrir son paquet de ration pense à avoir. Puis je me rendais en salle de briefing. J’y étais attendue, vu que j’avais inscrit mon nom à la liste des volontaires pour le bain de sang. Evidemment j’étais bien plus chaude pour ne m’occuper que d’un petit drone que de me retrouver au milieu des tirs mais je savais bien que je n’aurais pas ce loisir de bout en bout.

Sur le chemin, je croisai quelques connaissances, que je saluai d’un geste de la main, ou d’un salut militaire réglementaire quand il s’agissait de supérieurs. C’était agaçant ce besoin de respecter les formalités. Je prenais des heures à faire quelques mètres parfois. Mais aujourd’hui j’eu l’impression que ce fut extrêmement rapide de faire le chemin jusqu’au réfectoire, manger, passer à l’armurerie pour demander à ce que l’on me mette de côté mes affaires, vaquer à quelques affaires jusqu’à l’heure dite, monter au briefing et m’installer derrière Esfir. J’étais arrivée après elle, et j’avais donc choisi de me faire discrète pour une fois. J’ai attendu quelque seconde pour me pencher en avant et lui soufflait « Alors toi aussi t’as pas assez morflé que t’en redemande ? ».

« J’avoue je sais pas ce qui m’a pris... »

Hélas il n’y aurait pas vraiment le temps de discuter, la vidéo commençant peu après. Les images étaient dures. L’équipe avait été massacrée. Mais ce qui me faisait le plus réfléchir ce n’était pas la violence mise en œuvre, c’était la façon dont nos armes étaient tombés dans les griffes de ces salopards. Il était impensable que ce soit une seule équipe qui avait perdu un fusil ou deux. Il y avait quelqu’un qui leur avait fourni du matériel… Ils étaient bien trop équipés !

J’écoutais le reste des informations en silence, pour ne rien manquer. Bavarder avec un voisin m’avait déjà joué des tours… Puis je me mis à chercher un indicatif radio pour moi… Aigle noir ? Pour une opératrice drone pas très blanche c’était plutôt bien trouvé mais c’était pas terrible..

J’avais envie de proposer « Choc à Pics » pour Matt mais je devais d’abord trouver le mien, pour éviter qu’on m’on colle un bien pourri… Ou alors « Rix » pour Matt… Comme ça l’on aurait eu « Matt-Rix »…

Bref revenons à nos moutons.

« Vol de mort, ce serait sympa non si j’ai le droit d’embarquer un drone armé non ? » suggérai je à ma russe préférée. D’ailleurs, lui avait on déjà dit qu’une russe c’était une casserole aussi en français? C’est un ami au cuisine qui m’a demandé si j’avais déjà vu mouiller une russe… C’était nulle… Donc j’ai approuvé…

Esfir lui avait à peine sourit, encore sous le choc des images.

« Han attends… Il a parlé d’un indicatif pour le groupe ? Pas pour chacun de nous non ? » tout à coup j’avais un gros doute… « Bah en ce cas « Les baltringues. Vu notre niveau ça doit être bon non ? Ou p’tet… » j’eu un grand sourire « ALCOOL : Atlante Langoureux Constamment Oublié et Organisé Ludiquement… » Oui, j’avais trouvé un sigle rapide avec des lettres formant un mot aimé de tous.


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Karola Frei

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le Lun 30 Mar - 11:47

Karola Frei
Voilà un bon moment qu’une mission alléchante ne s’était pas présentée à elle. Et pour cause, Karola avait contracté un vilain virus lors de sa dernière sortie en territoire inconnu et l’avait contrainte à garder le lit deux bonnes semaines et le même temps pour reprendre le rythme de travail. Aussi, elle n’avait pas hésité à se porter volontaire lorsqu’un appel avait été lancé pour couvrir les arrières d’une équipe dans la chasse que les Atlantes avaient décidé d’ouvrir à l’encontre d’un groupe de brigands qu’ils avaient surnommés Vautours. C’était un bon moyen pour elle de se remettre dans le bain.

C’était avec grande satisfaction qu’elle avait revêtit son uniforme ce matin puis réalisé son chignon réglementaire duquel ne dépassait aucune mèche rebelle. Une fois son ouvrage terminé, un regard en direction de sa montre lui indiqua qu’elle était tout à fait dans les temps. Le temps de rejoindre la salle réquisitionnée pour faire le briefing et elle arriverait à l’heure.

Elle n’était pas la seule à s’être portée volontaire, 5 autres personnes seraient de la partie, dont 2 de ses subordonnés et Lyanna, la jeune Pégasienne qu’elle avait aidée, avec son équipe, à rapatrier sur Atlantis après une mission musclée. Quant aux 2 autres collègues participant, elle ne les avait encore jamais rencontrées. En revanche, elle connaissait déjà leur dossier puisqu’elle les avait lus dès lors que la liste des participants avait été confirmée. Deux civiles donc, autant dire, deux vies de plus à surveiller dans le cadre d’une mission qui s’annonçait déjà particulièrement difficile. Si l’affectation de civils lors d’évènements à haut risque posait souvent problème à Karola, elle reconnaissait cependant leur courage à s’engager dedans.

Des voix commencèrent à s’élever dans le couloir, indiquant que le major n’était plus qu’à quelques mètres de sa destination finale. La salle dans laquelle elle débarqua était déjà bondée de monde et pour cause, à peine eut-elle franchi la porte et rejoint un coin pour écouter le briefing du capitaine Anderson qui débuta dans le vif du sujet. Présentant la situation puis illustrant sa gravité à l’aide d’une vidéo d’une attaque perpétrée par les vautours contre une équipe Atlantis et que la jeune femme avait déjà eu l’occasion de voir, elle en profita pour observer l’assistance. La plupart des visages étaient grave, inquiets et pour certains, marqués par la tristesse.

S’en suivit un discours d’Anderson au cours duquel il appela l’unité de volontaires. Elle n’aimait pas être affichée de la sorte, mais le capitaine Anderson semblait tenir à les mettre en avant, aussi elle joua le jeu. Il fallait reconnaître que l’officier excellait dans la mise en scène théâtrale qu’il était en train d’opérer. Son briefing se termina sur des considérations plus générales concernant les modalités de la mission, le major pris soin de retenir les informations les plus importantes même si elles ne concernaient pas son groupe. Quand il eut terminé, il demanda à l’escouade de soutien de venir le rejoindre. Karola répondit d’un signe de la tête aux salutations qu’elle recevait de la part de subordonnés qui passaient devant elle et évacuaient la salle pour laisser la petite équipe en tête à tête avec Anderson qui débuta son speech en précisant certains éléments de contexte dont l’un d’eux faisant référence aux clones de Matt créés par la Reine Wraith Meda’lyda. Cela interpella Lyanna qui provoqua verbalement le soldat qui ne put s’empêcher de répliquer.

Calmez-vous tous les deux ou c’est moi qui me ferait un plaisir de m’occuper de vous.” coupa sèchement Karola pour faire cesser cet échange qui n’avait pas lieu d’être à pareil moment. Elle nota soigneusement dans son esprit de surveiller, en plus des civiles, très étroitement ces deux-là. Heureusement pour l’équipe, Matt était le seul représentant masculin.

Anderson leur présenta l’équipe qui les accompagnerait depuis les airs, Karola pu reconnaître des membres du Dédale. Autrement dit, avec eux surveillant leurs arrières, ils n’avaient aucune inquiétude à se faire. Les explications et réponses qu’il donnait étaient claires et compréhensibles. Il ne fallait pas sortir d’une école militaire pour comprendre toute la gravité de la situation et l’urgence de mettre un coup d’arrêt définitif aux exactions des Vautours. Si le major hochait régulièrement la tête, d’un air grave et concerné par la question, elle ne pouvait pas en dire autant de la part de quelques uns des autres membres de l’équipe. Quand vint le moment de s’arrêter sur un code pour identifier leur équipe, Karola crut bon de rappeler à l’ordre la 2nde Classe Spalding.

« Un peu de sérieux, Spalding, ce n’est pas à une soirée Scrabble que nous assistons. »

Hailey lui jeta un regard un peu surpris, se demandant où elle n’avait pas été sérieuse. Car oui, même si elle était consciente du côté humoristique de ses suggestions, elle n’en avait pas moins été très sérieuse quant à la possibilité de leur adoption. Cette femme, Karola Frei, devait être sacrément coincé ou peut être était elle dans une mauvaise période ? Hélas, avec sa réputation, cette seconde explication ne suffisait pas à expliquer la répartie. Cette mission allait s’annoncer pénible si elle devait veiller à chaque instant à ce qui sortait de sa bouche. Comme le dirait si bien ses collègues habituelles, elle faisait dans l’industrie en gros de la blague naze.

« Veuillez m’excuser, Major. Je me disais juste que des appellations peu conventionnelles seraient moins parlantes à l’adversaire que les termes militaires habituelles. Si l’ennemi écoute les conversations, il ne capterait pas grand chose. »

Finalement, le choix se porta sur la proposition de Lyanna. Un mot sobre, facile à retenir et qui leur porterait peut-être chance.

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Darren Clive

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le Mar 7 Avr - 20:00

Darren Clive
« Ok. » trancha le Capitaine Anderson pour ramener l’attention générale sur son briefing. « Je transmets en note de service. Indicatif Phoenix. »

Il nota l’information sur son calepin et reprit.
« Bien, je vous rappelle l’objectif principal. Prenez contact avec Chimère dès que possible, protégez un maximum de Vaëliens. N’hésitez pas à rencontrer vos différents collègues du pont aérien avant de partir en mission, ce serait l’idéal. »

« Je fais un briefing pilote dans une demi-heure. » annonça joyeusement Nelly à l’adresse de l’escouade Phoenix. « V’nez avec les pop corns ! Vous verrez, ils sont supers sympa ! »

Elle adressa un regard espiègle en direction de l’officier de l’escouade. Eh ouais, Nelly Bricks la gamine pilotait un briefing !! Elle ajouta avec excitation :

« Ils seraient même capable de faire sourire El Mayor Iceberg ! »
Nelly donna un coup d’épaule discret à Hailey, profitant du fait qu’elle était à coté.
« Et ils vont adorer ton humour ! » lui chuchota-t-elle avec discrétion.
« Je peux profiter de ce briefing pour venir avec mon escouade, les Guardians. » intervint Darren. « On se présentera. »
« Dis, ton escouade... »
L’hispanique écarquilla des yeux.
« ¿Es el D4? »

Clive répondit d’un sourire parfaitement clair.
La petite espagnole sautilla sur ses pieds, gonflée par l’excitation.
« Oh la la ! Oh la la !!! El D4 ! BatMattou ! Une Russe, amiga militaire drôle et Mange-Hombre ! El Mayor Iceberg !!! On va drôlement s’amuser ! »
« Explosif serait le plus adapté je dirai. Mais ouais, on a une bonne équipe.. »

Le soldat se laissait contaminer par la bonne humeur de sa collègue espagnole et rigola avec elle. Il se tourna finalement pour faire face à ses officiers et se raidit.
« Major ? Capitaine ? Permission de disposer pour poursuivre la préparation ? »
« ¿Permiso también? »

« Accordée. » décréta le major en hochant la tête en leur direction.
Dès qu’il en reçut l’autorisation, Darren s’éloigna non sans avoir fait un signe à l’ensemble de ses collègues.
« A la baie des jumpers dans une demi-heure pour ceux que ça intéresse. »
« “Avec les pops corns” ! “Avec les pops corns”, faut préciser ! » ajouta l’hispanique qui le suivait de près.

Le capitaine Anderson commençait à ranger ses documents.
« Votre groupe sera le dernier à embarquer. Téléportation depuis la salle d’embarquement à quinze zéro zéro. Le voyage ne durera pas longtemps donc montez équipés et prêt à la mobilisation. Bricks est le pilote de votre transport, son jumper vous sert de point de ralliement. Si vous n’avez pas de questions, je vous laisse vous préparer. »

Il était treize heures lorsque l’équipe de pilotes de Nelly se retrouva autour de leurs jumpers. Au vu des préparatifs, de l’activité des machines et manutentionnaires, leurs appareils allaient décoller pour rejoindre le jumper peut avant le départ du Dédale. La petite espagnole ne perdait rien de son sourire espiègle même si une certaine concentration déformait ses traits de gamine. Autour d’une table de fortune, assez étroite, nonchalamment posée sur tréteaux, elle dessinait les vecteurs d’approche avec ses collègues tout en les comparant avec le contenu de leurs tablettes. Détails atmosphérique, courant aérien, prévision météo, le boulot de pilote ne se contentait pas que de tenir les manettes.

La jeune hispanique traitait des détails les plus pointus et corrigeait les erreurs de plans de vol. Puisque la majorité des pilotes confirmés étaient déjà affectés pour la force d’assaut principale, Nelly avait obtenu dans sa petite équipe des pilotes civils. Un géologue, un chimiste et un administratif détenaient le gène. Ils avaient obtenu une certification de pilote de jumper en parallèle de leur activité principale.

Photo:
Placer photo. Arrête de les laisser au boulot !!!

{POUR HAILEY} Le rigolo de la bande se devinait. La casquette vissée sur son crâne et un large sourire sur la figure, il accueillit l’approche du groupe en scandant :
« Elle est où l’amoureuse des jeux de mots pourris ?!? »
« La fille, là-bas ! » dénonça Nelly en la pointant du doigt.
Le géologue s’approcha pour la saluer. Il lui serra amicalement la main tout en déclarant avec beaucoup de familiarité :
« Moi aussi on m’a renvoyé chier. J’avais proposé “Nutella” comme indicatif pour le fret. Mais on m’a dit que ça faisait pas sérieux. »
Il sourit.
« Ouais. Par contre, Épicier, ça passe crème ! »

Nelly avait terminé son travail.
Elle salua militairement le Major Frei et s’écarta pour vérifier la liste du matériel.

{POUR ESFIR}Buck Spent, l’administratif (à droite sur le cliché), récupéra le nécessaire de peinture qu’il avait laissé de côté. Il revint à l’avant de la carlingue du jumper de tête, celui de Nelly, et finalisa une grande peinture.

Il avait reproduit les dents de requin tout autour de la verrière, reproduisant fidèlement le modèle utilisé autrefois sur les hélicoptères du Vietnam. A la différence que ce prédateur là, par sa gueule grande ouverte, semblait avoir arraché une corde de fanions festifs. La peinture les reproduisait comme traînant le long du flanc de la carlingue, les drapeaux représentants successivement l’Amérique, l’Espagne, l’Allemagne et un encart vide de couleur.
Le peintre s’y positionna et il fouina dans son matériel pour apposer les couleurs russe sur ce dernier.

Les couleurs des patries qui composaient tout le groupe Phoenix, y compris la pilote, se trouvaient représenté sur l’engin.

{POUR KAROLA}Quelques éclats de voix tonnèrent soudainement derrière la porte de service. Dans le fond de la baie des jumpers, une jeune femme émergeait des escaliers de maintenance, ayant visiblement refusé d’emprunter le téléporteur. Entièrement équipée de la tête au pied, une bande de cartouche de M60 bariolant son torse à la mode rambo, le bandana rouge en prime, elle transportait un jeune homme sur son dos qui comptait chacune des marches. Elle le retenait par les jambes, le jeune homme confortablement installé à califourchon sur son dos tandis qu’il l’entourait de ses bras pour maintenir sa posture.

Escouade D4:
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« 99...100...101...102...103... » comptait-il avec un air profondément dépité. « ...102...101...100 »
« C’est ça ! Prends moi...pour une conne. 106 !!! »

Le visage d’April était tiré par l’effort qu’elle déployait pour terminer son ascension. La sueur goutait de son visage et elle poussa quelques plaintes pour atteindre enfin le niveau. Dans son dos, Darren apparut, portant sa M60 tout en observant d’un oeil ravi ce pari réussi. April reposa son frère d’arme au sol et expira longuement. Elle s’appuya sur ses genoux puis agita une main en direction de Max.

« 106 ! Aboule le pognon !! »
« Nan mais April, c’était une blague. En plus...me reste que ça pour finir le mois et... »
« Tu paies ou je raconte à tout le monde à qui tu penses quand tu te paluches !!! »
« Ok ! Ok ! Ok ! » abdiqua Max en sortant son ultime liasse de billet.

Darren rendit la lourde M60 à sa soeur d’arme, laquelle la posa sur son épaule de façon nonchalante tandis qu’une accumulation de biftons s’entassait dans sa main libre.
« Tu vois que tu sais être raisonnable ! »
« T’es pas cool, d’ailleurs... »
«D’ailleurs, vous avez commencé au niveau huit.» observa Jim, le patriarche de la bande. «Ça fait soixante douze marches. Pas cent six.»
Max parut brusquement outré. April l’avait piégé en beauté, sa main venant de se refermer sur la liasse comme un piège à loup. Il voulut immédiatement récupérer la différence et une dispute entre ces deux gamins éclata. Ils firent rire l’assemblée lorsque, dans leur chahut, plusieurs dollars s’envolèrent autour d’eux.

Jim, pourtant, détecta la présence du Major et éleva immédiatement la voix. Darren avait voulu s’approcher de Lyanna mais il entendit son collègue formuler clairement :
«Un officier sur la baie !»

Le D4 s’aligna brusquement, comme s’ils avaient été branché en mode “discipline”, en se plaçant au garde à vous. Un ou deux billets trainaient encore dans la poche avant de Max, demeurant visible. Un coup de coude d’April lui rappela ce désordre et le militaire réctifia immédiatement sa tenue.
« Escouade du D4, indicatif Guardian, aligné et à vos ordres, Major. » déclara Darren, droit comme un i.

{POUR LYANNA}Une fois autorisé à rompre les rangs, Clive chercha Lyanna du regard et lui fit signe. Il l’invita à s’approcher pendant que Jim réglait les problèmes entre les deux belligérants du pari de l’escalier.
« Je t’avais parlé des gars de mon dortoir. Ce sont eux. Tu as Jim, Max. Et là, c’est April, la pro du gâteau au chocolat ! »
« Ah ouais ! » ponctua la concernée en reluquant Lyanna. « Alors c’est toi qui confonds les Wraiths et les hommes ? »
« April ! »
« Ca va, je plaisante ! »
Max s’était approché et observait l’Amazone avec un mélange de fascination et de crainte.
« Hé...mais c’est la sorcière de... » il se reprit un nouveau coup de coude dans les côtes. « ...l’Amazone super douée et vachement pro, ouais. Darren il nous a beaucoup parlé de toi hein...heu...bon j’y vais moi. »
« Nan que Dalle ! » répliqua April en le retenant par sa poignée dorsale. Elle le replaça devant Lyanna tandis qu’elle se fendait d’un air de requin : « Si tu lui fais la bise, j’te rends ton fric ! »
« QUOI ?!? »
« Heu. Non les gars, mauvaise pioche là ! »
« Je me paierai un bon resto avec mes cents dollars alors ! »

{POUR MATT}Le dernier pilote, indicatif médic, était le chimiste. (au centre de l’image). Il était en train d’adapter la place dans son jumper en rangeant les différents kit de soins, le matériel d’intervention et ce que les secouristes emportaient. Il cherchait manifestement quelqu’un du regard et appela Eversman d’une voix forte lorsqu’il l’eût trouvé.
Il semblait le connaître alors que le pilote ne lui revenait pas.
« Joe Saks » se présenta-t-il en se pointant du pouce. « T’étais avec la sécu du Dédale quand j’ai embouti le croiseur du vieux ! Tu te souviens pas ? »
Il soupira.
« Ouais, bon. On s’en fout. Dis-voir mon gars, les secouristes nous ont filé des brancards pliables qui se transportent en sac à dos. Tu veux en embarquer un dans ton équipe ? »

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Hailey Spalding
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le Mar 7 Avr - 20:03

Hailey Spalding
Ainsi donc j’allais avoir de la concurrence pour les jeux de mots ? Il n’y avait rien de mieux pour me mettre de bonne humeur. Je n’aimais pas les compétitions d’ordinaire mais lorsqu’il s’agissait de faire des plaisanteries… Les choses étaient bien différentes. Hélas la déception fut brutale… Nutella… Où diable avait il été cherché un indicatif aussi nul ? Il aurait au moins pu proposer “Chocolat” vu que lorsqu’il ne saurait pas répondre à la demande qui lui serait faite, il serait “tout chocolat”... Non décidément je ne voyais pas où était la recherche savante digne d’un véritable jeu de mot là dedans… Ou peut-être ne cherchais je qu’à me prouver que les miens étaient de meilleurs qualités ? Il m’arrivait d’être d’assez mauvaise foi.
“Epicier ça passe crème ? J’aurais plutôt répondu ça si ça avait été Crémier…” répondis je sans hésiter à mon concurrent. Qu’aurait il était adapté de répondre pour un Épicier…. Ca passe à la caisse ? Après tout il est de notoriété que les épiciers aiment le son de leur caisse enregistreuse…
“Plus sérieusement il est où le drone et tout le bazar qui va avec ? Que je sache si je dois filer à l’atelier récupérait des trucs…” . Je comptais bien faire un petit essai avant d’embarquer, pour m’assurer qu’il était fonctionnel. Cela ne m’était jamais arrivé sur le terrain mais je me rappelai d’une fois à l’entraînement où le drone refusait de voler correctement parce que l’un des rotors avait souffert. Quand l’on sait la facilité de changer cette pièce c’est dommage de rester en arrière à rien faire…
“Et on a des batteries de secours pour le drone ?” je ne m’attendais pas à voir un reaper avec le plein de fuel mais bien un simple appareil d’observation ou du moins un modèle fonctionnant à l’énergie électrique. Et de toute façon l’électronique, c’était toujours ce qui déconnait. Pouvoir changer l’alimentation c’était parfois bien utile.
“En tout cas, c’était pas de pot pour Nutella…” glissai je avec un demi sourire, bien contente de ma blague. Pot… Nutella… Une bonne amie me dirait sans doute que c’était nulle et archi nulle… Mais j’aimais bien.

« Aha...aha...pot...nutella... ! » ricanna-t-il. « C’est vrai que le fameux Capitaine a failli m’étaler comme une crêpe. C’était du pain béni pour lui ! »
« Et s’il n’en avait profité du pain perdu ? »
« Alors il se serait bien “fourré” de nous. ! »
L’épicier me fît signe de le suivre et il m’attira jusqu’à l’intérieur du Jumper. Les banquettes avaient été retirées pour qu’on puisse y aligner des caisses de rangements, des malles tactiques et divers éléments matériels. Une partie du ravitaillement était là, l’autre continuait d’affluer. Le comique alla vers l’un des contenants les plus petits, il contrôla la référence puis le dégagea pour l’ouvrir.

« Tes batteries sont là. »

Il me présenta l’intérieur de la mallette. Les différents blocs s’alignaient dans des emplacements protecteur en mousse. L’homme me laissa les contrôler et vérifier qu’elles étaient toutes bien chargées.
« Mes potes du pôle géologique ont un p’ti cadeau pour toi. Quand je leur ai pris leurs batteries et qu’ils ont su qu’un pilote de drone participait... »
Le pilote ouvrit une mallette plus grande. A l’intérieur se trouvait cinq micro-drone servant à la prospection. L’autonomie n’était pas folle mais la liaison avait été renforcée pour permettre des investigations en profondeurs dans les grottes. Et il comportait un module adaptable pour les transports de charges. J’avais les outils et le matériel pour pouvoir y accrocher ce que je voulais.
Grenade, charge de démolition. Caméra. Désignateur laser. Même un taser, ça marchait. Tout ce qui me passerait par la tête tant que je pouvais bidouiller l’accroche du module ventral.
« J’imagine que t’as déjà ton propre matos. Mais les géologues ont tenu à t’offrir ce petit bonus. »
« Juste la base pour pas avoir l’air d’une débile profonde à tenter de réparer un de mes joujous avec l’équipement de base du soldat… Sa bite et son couteau et vu que je suis une femme… Disons que j’ai que la bite ? » l’inversion, dans cette blague, était bien volontaire. Je lui adressai un petit sourire tout en regardant l’ensemble de l’équipement qui serait à ma disposition, réfléchissant aux différentes situations où je pourrais devoir faire voler le drone. Ce qui m’inquiétait le plus c’était la liaison. Elle ne serait pas illimité et certaines zones pouvaient ne pas être couvertes.
« La Mite s’effondre... » fit-il d’un air profondément blasé. « Un si beau minois avec une bite... »
« Bon bah j’ai plus qu’à vérifier la météo et les données topographiques. Ca devrait le faire. J’essaierai de ramener les petits en un seul morceau ! »
J’en avais fini ici, ayant vu et vérifié ce que je voulais. Je rejoignit donc les autres pour finir de m’équiper même s’il ne devait me manquer que le fumigène pour marquer les zones de largage ou d’évacuation. D’ailleurs j’irai bien proposer à la fine équipe d’appeler la première “Opération Petit Sioux” et la seconde “opération grand sioux”... Bah quoi ? Les indiens ça fait des signaux de fumée et ça faut être terrien pour le capter !

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Lyanna

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le Mar 7 Avr - 22:51

Lyanna
Opération Victory Vendetta
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Après le briefing, les membres de l’équipe quittèrent la salle pour se diriger vers l’armurerie, et je décidai de les suivre car le matériel d’expédition se trouvait également là bas. Sans oublier mes armes, je n’avais pas l’autorisation de les garder dans mes quartiers, pour ma plus grande déception. J’avais toujours l’impression d’être vulnérable loin de mes épées, mais je n’avais pas le choix. Et puis, c’était surtout une précaution pour les habitants de la cité. Déjà que j’étais connue pour m’en prendre aux mâles qui me provoquaient, alors imaginez si j’étais armée en permanence. Sur tout le long du chemin, marchant à l’arrière du groupe, je ne pus m’empêcher de tirer sur ce maudit pantalon qui était très désagréable à porter. Je maudissais plusieurs fois Darren pour m’avoir obligée à porter cette tenue pendant le briefing, soit disant pour m’y habituer. Bon d’accord, le haut et le gilet tactique, je commençai peu à peu à m’y faire, le gilet n’était finalement pas si lourd que ça même s’il me faudrait plus d’efforts dans mes gestes pour me battre ou courir. Mais le pantalon, impossible de m’y faire vu ce que c’était. J’en voulais encore à la terre entière de devoir porter une telle aberration qui me faisait ressembler à un mâle. Et en plus, il me serrait de partout, surtout entre les jambes, ce qui était insoutenable. Comment pouvait-on s’habituer à ce truc ?

Une fois à l’armurerie, j’enfilai des sortes de mitaines qui me permettaient d’utiliser des épées sans abîmer la peau de mes paumes avec le frottement du métal de la poignée. Puis je pris mes épées et mon couteau que je plaçai aussitôt dans leurs fourreaux respectifs. Je ne pus réprimer un soupir de soulagement à l’idée de les avoir avec moi, je me sentais mieux. Cependant, je n’en avais pas terminé ici. La Caporale Henricksen était également présente, et même si je l’exaspérai, elle accepta de donner mon matériel comme pour les autres. Elle m’aida même à apprendre à m’en servir. Me voilà assise sur une chaise, tandis que la jeune femme plaçai les lentilles de vision nocturne sur mes yeux. Je n’aurais pas du tout réussi à faire ça toute seule, c’était la première fois que j’utilisais cette technologie. Dès que je rouvris les yeux, ma vue était légèrement trouble, et j’avais l’impression d’avoir une poussière qui me gênait. Je battis plusieurs fois des paupières, mais cette désagréable sensation ne passait pas.

"Bordel, c’est quoi, ces trucs ? Je ne vois plus rien !" lançai je sur un ton énervé.

"Ce sont les lentilles de vision nocturne. Patientez quelques secondes, votre vue va revenir rapidement à la normale. Vous allez vite les oublier" dit elle, tandis qu’elle s’éloignait pour aller chercher d’autres affaires.

Je patientai un peu, tentant de calmer cet énervement. Et comme l’avait dit Henricksen, ma vue revint lentement à la normale. Je ne voyais aucune différence par rapport à avant, mais on m’avait dit que les lentilles de vision nocturne étaient faites pour voir dans l’obscurité. Normal que pour le moment, rien ne changeait. La Caporale revint à ce moment là, et glissa un petit objet dans une poche du gilet après me l’avoir montré.

"C’est un GDO, vous en avez entendu parler ? C’est ce qui permet d’envoyer un signal à travers la Porte des Étoiles par le biais de votre empreinte digitale, pour qu’Atlantis baisse le bouclier avant votre passage dans l’horizon des évènements. Vos empreintes ont été entrées dans la base de données, vous pourrez donc vous en servir".

Henricksen mit ensuite une oreillette A1 dans mon oreille droite, et elle m’expliqua comment m’en servir. Elle fit même un essai pour voir si je recevais bien la communication radio, et si je pouvais y répondre. Parler à voix haute sans interlocuteur était déstabilisant, et j’avais toujours été intriguée de voir les Atlantes le faire. Ils semblaient parler tous seuls, ça faisait peur.

Le dernier objet que la Caporale me tendit était un boitier blanc de la taille d’une main, éteint.

"Vous aurez sûrement besoin de ceci. J’ai lu dans votre dossier que vous pouvez l’utiliser. Vous apprendrez à vous en servir sur le terrain".

"Qu’est ce que c’est ?"

"Un détecteur de signes de vie. C’est un objet lantien".

Je fronçai les sourcils, et je pris l’objet qui s’alluma à mon contact. A mon arrivée, on m’avait expliqué que j’avais le gène qui permettait d’utiliser la technologie de cette cité, mais je n’avais pas compris ce que cela voulait dire. Et visiblement, je pouvais me servir de cet objet. L’écran afficha plusieurs points brillants, qui représentaient chaque personne présente autour de moi. Je rangeai le détecteur dans une poche, puis je me levai pour aller voir moi même le reste du matériel qui pourrait m’être utile. Henricksen me tendit un holster avec un pistolet 9 mm, mais je l’envoyais promener. Ce n’était pas de ma faute, je n’avais pas appris à utiliser cette arme. Pas la peine d’en prendre une si c’était pour vider un chargeur en espérant toucher la cible une seule fois. J’embarquai également diverses affaires, comme une lampe torche, une paire de jumelles, même si j’ignorais comment m’en servir, une petite trousse de secours, ainsi que de quoi boire et manger, surtout du chocolat. Darren était le responsable, il n’avait qu’à pas m’en faire goûter. Maintenant, j’en étais presque accroc.

Je pensai avoir pris ce qui m’était nécessaire, et je finis par affûter mes armes, afin que les lames soient bien tranchantes. Une fois cette tâche terminée, je quittai l’armurerie pour me diriger vers le hangar à jumpers. Je me perdis en chemin, ce n’était pas un lieu où j’avais souvent été. Je faillis arriver en retard, les autres étant arrivés un peu avant moi, et je restai à l’écart pendant que les personnes présentes nous accueillaient.

Il y eu un peu de blabla au moment où un groupe arriva depuis l’autre côté du hangar. Je fus stupéfaite de voir une femme porter un mâle. Mais, que faisait-elle ? Elle était à son service ? Quoi ? Elle était esclave ? Ce type ne pouvait pas se déplacer tout seul ? Je ne pus m’empêcher de ressentir de la colère, mais je fus très surprise de voir la tournure des événements. De loin, je ne comprenais pas vraiment de quoi les nouveaux arrivants parlaient, mais le mâle tendit quelque chose à contre coeur à la femme qui parut ravie. Derrière eux, Darren arriva, ainsi qu’un autre mâle. Maintenant que j’y faisais attention, ces trois personnes me disaient quelque chose. Je les avais déjà vu quelque part, mais où ? Ah oui, l’image que Darren avait dans son étui en cuir. Une photographie. Il m’avait expliqué que c’était les membres de son équipe. Quoique, la femme je m’en souvenais. Les deux mâles, eux, je ne m’en étais pas préoccupée, je les avais déjà oublié après avoir vu la photo. Je ne m’en préoccupais pas davantage maintenant.

Il y eu des échanges entre les nouveaux arrivants et Karola, je pus le voir de là où je me trouvais. Je balayai la salle du regard pour regarder les autres. Je pus voir un mâle entrain de peindre les jumpers, ce qui m’intrigua. Pourquoi faisait-il ça ? Mais je restai là où j’étais, isolée, sans participer à la réunion que les autres organisaient. Soudain, mes yeux se portèrent à nouveau sur la D4, et je remarquai que Darren me fit signe de venir. En temps normal, j’aurais envoyé un mâle balader pour avoir osé me donner un ordre. Ou alors, je lui aurais simplement castrer pour ça. Mais avec lui, c’était différent, j’avais appris à le connaître, et je savais parfaitement qu’il n’était pas du genre à vouloir contrôler une femme. Contrairement aux autres. Moi de mauvaise foi ? Jamais. Je m’approchai de Darren, me demandant ce qu’il me voulait. J’eus aussitôt la réponse à ma question, et ses coéquipiers se mirent alors à me parler. D’abord, la jeune femme qui semblait me provoquer avant de dire qu’elle plaisantait. Je fus d’abord surprise par son comportement, ne sachant pas quoi penser d’elle. Mais je dus reconnaître quelque chose : elle avait du tempérament. Puis, l’un des mâles osa me parler. Je dus avouer que rien que de l’entendre m’appeler “sorcière”, je sus que le courant n’allait pas du tout passer entre nous. Je le fusillai du regard, et visiblement, d’autres voulaient lui apprendre les bonnes manières. D’ailleurs, je pus lire une certaine forme de peur dans ses yeux quand il les posait sur moi. Le mâle affirma qu’ils avaient entendu parlé de moi par Darren, ce qui me fit froncer les sourcils, intriguée. Je regardai alors le soldat, interdite, comme si je n’y croyais pas.

"Tu leur as parlé de moi ?"

« Oui. J’ai préparé le terrain pour te les présenter ! »

Darren se racla la gorge et cru bon d’ajouter :

« Je n’ai pas tout dit, bien sûr. »

« Ouais, le reste ça se devine facile ! »

April entoura les épaules de Darren, en levant le menton, et me demanda l’air de rien.

« C’est un bon coup alors ? »

Darren soupira, gêné. Contrairement à lui, je ne ressentis pas de gêne à la question d’April. Pour la simple et bonne raison que je ne comprenais pas cette question. Un bon coup ? Elle voulait boire ? Non, elle devait parler d’autre chose, mais de quoi ? Je la regardai avec un air à la fois perdu et innocent.

"Un bon coup ? Comment ça ?"

Darren ne savait plus où se mettre. Donc April adorait ce moment qu’elle causait auprès de son frère d’arme. Il voulut se sauver mais elle affermit sa prise autour de ses épaules pour le lui interdire.

« Elle..heu... » Il baissa le ton après avoir regardé autour de lui. « ...te demande si je suis bon dans les moments intimes. C’est déplacé April. »

« Pauvre chouchou ! »

Je remarquai que April empêchait Darren de s’enfuir, mais pourquoi le soldat voulait il partir ? La jeune femme n’avait posé qu’une simple question innocente, non ? Puis, il m’expliqua le sous entendu de sa question, et je compris enfin où April voulait en venir.

"Oh … heu … je ..."

Je ne pus empêcher mes joues de rosir légèrement, destabilisée par la question d’April. Jusque là, Darren et moi n’avions pas encore passé le cap, mais nous ne restions pas sans rien faire. Le militaire avait beaucoup de choses à m’apprendre et à me faire découvrir afin de m’aider à aller plus loin avec lui. Cependant, vu que je n’avais pas d’inhibition par rapport à Darren, mes paroles étaient dites sans gêne ni honte, sans me douter un seul instant que le soldat pouvait être mal à l’aise dans ce genre de conversation.

"Et bien … il … il est très doué avec ses mains, si c’est ce que tu veux savoir. Et sa langue aussi ..."

« Cet Apollon ! »

« Vous êtes faites pour vous entendre, toutes les deux... » grommela Darren, les mains dans les poches. « Ayé ? T’es contente ? »

« Relaxe, bichon ! L’interrogatoire ne fait QUE commencer ! »

Je regardai tour à tour Darren, puis April, les écoutant dans ce curieux échange. Comment ça, l’interrogatoire ne faisait que commencer ?

"Ah bon ? Tu veux savoir autre chose ?"

« Ca suffit les filles. On a une mission ! » rétorqua le soldat en se dégageant abruptement. Il secoua négativement la tête. Par chance, April avait détourné son attention sur Max et le défiait de me faire la bise.

Un constat me traversa l’esprit en voyant les coéquipiers de Darren : mais qui étaient ces cinglés ? Ils étaient vraiment étranges, et je me mis rapidement sur la défensive. Le militaire me les avait présenté, mais je maintenais ce que je pensais. Je les dévisageai l’un après l’autre, tandis que celui qui m’avait insulté avant de se reprendre, voulait s’enfuir. April ne parut pas d’accord, car elle le replaça devant moi en parlant de quelque chose que je ne comprenais pas. Enfin, la seule chose que je compris, c’était qu’elle l’encourager à m’embrasser. Ce qui me fit me raidir immédiatement, horrifiée par cette idée. Darren tenta d’intervenir, mais c’était trop tard. Je me retrouvai devant ce Max, que je n’appréciai pas. En tout cas, pour l’instant. Déjà c’était un mâle, et puis, je n’avais pas oublié ses paroles. Je croisai les bras sur ma poitrine, et l’affronter d’un regard noir et menaçant, même si je savais qu’ici, je ne pouvais rien faire contre lui.

"Touche moi et je m’occupe de ton cas ! Tu veux vraiment tenter ta chance ?"

April éclata de rire. Max, quand à lui, rentra sa tête dans les épaules.

« C’est que je dirai pas non à récupérer ma solde... » dit-il, craintif. « On partage si tu veux ? Cinquante cinquante ? »

« La moitié de la monnaie pour te dédommager de l’insulte subie » traduisit Darren, dans ma logique, en connaissant déjà ma réponse. Il espérait que je ne me mette pas à hurler devant l’assemblée.

Mais si April était entrain de rire, ce n’était pas mon cas. Je dévisageai Max, n’en revenant pas de ce qu’il venait de me dire. Darren m’expliqua plus simplement la raison de ses propos, mais moi tout ce que je voyais, c’était qu’il voulait vraiment m’approcher pour récupérer une partie de son argent. C’était donc ce que tenait April lorsqu’ils étaient arrivés, lorsqu’elle avait été ravie de lui prendre des étranges papiers rectangulaires ? Décidément, le mâle était fou à lier. Ou alors, il me provoquait simplement, et je voyais là un affront qui ne pouvait pas rester sans réponse.

"Tu tiens vraiment à mourir, toi ?!"

Je tournai la tête vers Darren, sans comprendre.

"Tu savais que tu avais un ami suicidaire ? Ou alors, il est fou ?"

« Heu….bon, j’ai des trucs à faire...en fait... » fît le concerné en se barrant.

« Je t’expliquerai plus tard. Mais d’ici là, défense de le trucider ! »

Je regardai le mâle s’éloigner, puis je soupirai à la demande de Darren. Je finis par tourner la tête vers lui.

"Ca veut dire que, après que tu m’ais expliqué, je pourrais le tuer ?" lançai je plus par taquinerie que par sérieux, car je savais bien que Darren ne voulait pas une telle chose.

« On pourra en discuter sérieusement. » répondit-il en souriant. « Tu es prête ? »

Je souris aux paroles de Darren qui jouait le jeu à ma taquinerie. Puis, je hochai la tête en signe d’acquiescement.

"Oui, je crois. Je pense avoir pris ce qu’il fallait. Enfin, j’espère".

Je suivis Darren et April jusqu’au reste du groupe, prête à partir.

« Tu sais. Les Vaeliens seront probablement paniqués et il n’y aura pas que des bonnes personnes dans le lot » me confia Darren en chemin. « Ce n’est pas impossible que tu retrouves des scènes de ton passé, que tu sois témoin de comportement qui ne te plaisent pas du tout. »

Il s’arrêta pour me fixer.

« Résiste à l’envie de tailler dans le tas, d’accord ? Au pire, reporte toi sur ta hiérarchie, le Major. Mais tout ce qui n’est pas Vautour, on doit éviter de les tuer. »

Éviter de tuer les Vaeliens, même s’ils avaient des comportements douteux, que ça soit à mon égard ou envers les autres ? Difficile pour moi d’accepter un tel fait. Cela dit, Darren avait raison. Nous allions au secours de ce peuple, les véritables ennemis étaient les Vautours. Je devais déverser ma haine et ma rage sur eux, et non sur les Vaeliens. Je soupirai discrètement, abdiquant.

"Bon d’accord, je ferais ce que je peux pour ne pas les tuer".

Et puis, frapper ou assommer ne voulait pas dire tuer. Si un Vaelien mettait ma colère à rude épreuve, rien ne m’empêchait de lui en coller une, tant qu’il n’en mourrait pas, non ?

Satisfait, Darren accrocha une grenade fumigène à mon gilet tout en m’expliquant le fonctionnement.

« Si tu tires sur l’anneau, cette grenade dispersera un nuage coloré. Ca se voit très bien depuis le ciel. Ca permettra à un jumper de venir te récupérer. »

Il tapota la goupille.

« Une fois que tu l’a enlevé, ça ne se remet pas. Il faut être sûre de ton coup. Si on te dit “Lance un fumigène !”, ça veut dire qu’il faut que tu enlèves l’anneau et que tu envoies cette boite à l’endroit où le vaisseau doit se poser. »

Une fois que j’eus compris, le soldat me tapota l’épaule et s’éloigna pour poursuivre sa distribution. Je pris alors l’objet pour le regarder plus attentivement, n’ayant jamais vu ce genre de chose auparavant. Une petite étiquette de couleur violette était posée dessus, probablement la couleur du nuage de fumée dont le militaire avait parlé. Dommage, j’aurais préféré avoir la couleur rouge comme le sang de mes futures victimes. Je tripotai également la goupille sans la retirer, comme pour m’assurer que c’était bien cela que je devais enlever. Puis, je rangeai la grenade dans une poche de mon gilet, et je m’approchai du reste du groupe, en tirant encore discrètement sur mon pantalon, très mal à l’aise.


Emi Burton

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Matt Eversman
Caporal
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√ Gène : Wraith
√ Age : 30
√ Messages : 11605

le Mer 8 Avr - 11:32

Matt Eversman
Les dernières questions posées et le briefing levé, l’heure était aux préparatifs et pour intégrer une équipe de terrain cette fois. Cela n’avait plus rien à voir avec ceux qu’il avait mis en place avec son escouade, il s’agissait maintenant d’être prêt à être déployé. Certes ce n’était pas en première ligne d’assaut mais la mission était tout aussi cruciale pour éviter de bien nombreuses victimes collatérales. Eversman dévia de la route de l’équipe pour rejoindre les quartiers d’équipage pour quitter la tenue du Dédale pour une tenue plus appropriée. Ce vaisseau ne le quitterait pas pour autant, l’écusson du X-303 était bien accroché sur son biceps avec les autres logos de l’expédition. Quelques échanges rapides avec les copains de bord avant de rejoindre l’armurerie où il retrouvait les coéquipiers déjà bien affairés.

Travailler pour la sécurité du vaisseau pouvait avoir des avantages. L’armurier connaissait ses préférences et petites manies, par conséquence le matériel était déjà prêt et il n’avait plus qu’à enfiler l’équipement. Ce dernier lui énuméra les modifications effectuées pendant qu’il enfilait les mitaines tactiques. Les armes furent vérifiées : le HK-417 était équipé d’un viseur permettant des tirs plus longues distances ainsi que d’un designateur laser et le M9 était prêt lui aussi. Les poches du gilet furent passées en revue. Il s’équipa notamment d’un kit de premiers secours avant d’opter pour quelques grenades défensives. Les lentilles de vision nocturne étaient en place, il put s’occuper des munitions qu’il emporta en nombre pour ne pas manquer. Un casque qu’il accrocha à l’avant du gilet et le voilà fin prêt à monter à l’assaut.

Le 1ere classe se rapprocha des coéquipiers, vérifiant si personne n’avait besoin d’aide. Il ne rata pas la partie de plaisir entre la Caporale et Lyanna qui semblait aussi à l’aise qu’une vache dans un magasin de porcelaine. Il s’en moqua en affichant un sourire mais ne fit pas de commentaires pour ne pas lancer les hostilités. Matt préféra s’approcher des filles qui s’équipaient.
« Je sais bien que c’est votre spécialité les filles mais si vous pouviez éviter de vous faire attraper cette fois. » Lâcha-t-il à voix basse avec son sourire.
« Ah ? Jaloux de pas être celui qui nous a chopé ? » lui rétorqua Hailey avec le même sourire. Elle restait silencieuse ? Il ne fallait pas rêver quand la perche était tendue....
« Oh tu ne serais pas trop heureux de venir nous sauver les fesses ? Cette fois ci, c'est toi qui me porte sur ton dos »
« Jaloux moi ? Nooon mais Je crois bien t’avoir porté et ramené après la soirée Vodka non ? » Fit-il se remémorant une Esfir à l'allure qui n’avait plus rien de droite. Il n’était pas beaucoup mieux.
Esfir éclata de rire au souvenir des deux amis à la démarche chancelante... Après quelques bouteilles, le résultat n'avait pas été brillant.
« Sincèrement je ne me souviens plus qui a porté l'autre, je me souviens juste que le lendemain j'avais mal aux cheveux et à l'épaule... »
Eversman accompagna son haussement d’un sourire, les souvenirs de cette soirée n’étaient plus très fiables. Certainement devait-il avoir une bonne dose d’alcool dans le sang, l’essentiel étant qu’ils s’en étaient sortis et n’avaient pas subis de conséquences fâcheuses.

{POUR MATT}Le dernier pilote, indicatif médic, était le chimiste. (au centre de l’image). Il était en train d’adapter la place dans son jumper en rangeant les différents kit de soins, le matériel d’intervention et ce que les secouristes emportaient. Il cherchait manifestement quelqu’un du regard et appela Eversman d’une voix forte lorsqu’il l’eût trouvé.
Il semblait le connaître alors que le pilote ne lui revenait pas.
« Joe Saks » se présenta-t-il en se pointant du pouce. « T’étais avec la sécu du Dédale quand j’ai embouti le croiseur du vieux ! Tu te souviens pas ? »
Il soupira.
« Ouais, bon. On s’en fout. Dis-voir mon gars, les secouristes nous ont filé des brancards pliables qui se transportent en sac à dos. Tu veux en embarquer un dans ton équipe ? »
« ça peut toujours être utile, oui… Enfin j’espère ne pas avoir à l’utiliser. » Répondit le Ranger prenant en mains l’objet tendu qu’il soupesa. C’était plutôt léger, un bon point de ce côté là. C’est fou les efforts déployés par l’armée pour inventer de nouveaux matériaux pour améliorer l’efficacité d’un soldat.

L’homme ne put s’empêcher de jeter un coup d’oeil au matériel embarqué. Il y en avait beaucoup. Les filets étaient en train d’être complété avec le plus de matériel médical possible pour parer au mieux : il reconnaissait des bouteilles d’oxygène, ce qui devait être des respirateurs et quelques mallettes médicales, prêtes à l’emploi. C’était important de savoir qu’une équipe médicale était prête à intervenir s’il y avait un problème. On ne les laisserait pas tomber une fois là-bas.

Leur équipe ne possédait pas de soignants, certainement un choix de la hiérarchie pour ne pas les exposer sur ce côté là et de ne pas les avoir sur l’assaut principal. Il n’avait pas à commenter les choix des dirigeants. Les officiers avaient bien d’autres données que les siennes, lui n’était au courant que de l’essentiel concernant son escouade. C’était déjà suffisant.

« Un problème, Eversman ? » Demanda un des secouristes affairé à la préparation du matériel. Loin d’être un inconnu vu qu’il s’agissait d’un des médecins de bord.
« Non, mon Lieutenant... » Hailey était spécialisée dans les drones, Esfir dans la mécanique, Lyanna dans l’idiotie et le Major dans les relations sociales, autant dire qu’ils étaient mal barrés en cas de problème médical.Certes il y avait une équipe médicale pour parer au pire mais encore fallait-il maintenir en vie le blessé jusqu’à leur arrivée.
« Mais je ne serais pas contre un cours express de secourisme si vous avez le temps. » Avoir des notions théoriques, c’était bien mais une fois sur le terrain, c’était tout autre.
« On manque jamais de temps pour sauver des vies soldats. »

Le lieutenant commença par vérifier le kit de secours de Matt et le compléta de quelques éléments supplémentaire. Notamment des seringues auto-injecteurs d’hémostatique et d’ampoules de morphine. Il ajouta deux garrots autobloquant dans l’une de ses poches tactique.
« Bon, le but du jeu, c’est la stabilisation de ton blessé. Pour que tu puisses nous l’amener et qu’il soit admis sur la table. Tu dois t’attendre à gérer des plaies par balle. On commence par le plus simple, les membres. »
Le lieutenant lui détailla la procédure en articulant et en se contentant du plus concis.
« Tu dresses un pansement compressif et tu ligatures en amont par un garrot. Tu serres trois crans si c’est une blessure nette. Le maximum si tu constates une hémorragie sévère. Tu as un stylo ? »
Le toubib en récupéra un qu’il glissa dans son gilet.
« Sur le front du mec, tu écris toujours l’heure quand tu places un garrot. C’est important pour les chirurgiens qui prendront le relais. »

Le médecin tapota ensuite les seringues d’hémostatique.
« Les plaies par balle en-dehors des membres, ça devient complexe. Là-aussi, tu poses un pansement compressif. Et puisque tu pourras pas réduire l’épanchement avec un garrot, tu lui injectes un tube d’hémostase. Compris ? »
Il lui montra ensuite les ampoules de morphine.
« Interdiction d’en abuser, soldat. Si ton patient s’agite trop et qu’il souffre, tu lui plantes une aiguille à l’opposé de la blessure. Pour que la drogue ne se barre pas par la plaie. Généralement on vise une cuisse, c’est le plus efficace. Par contre, si ton patient a un rythme cardiaque trop bas, qu’il a perdu trop de sang, c’est à éviter. »
Le lieutenant désigna le jumper d’un coup de menton.
« Je fais partie de l’effectif de l’évacuation sanitaire. Si tu es perdu, tu auras qu’à me contacter, je te dirai quoi faire. Ca ira ? »

Eversman s’était efforcé d’être le plus concentré possible écoutant attentivement les propos du médecin. Il s’agissait de conseils pour sauver une vie, pas pour cuisiner la meilleure des quiches. Beaucoup d’informations à mémoriser, certaines qu’il connaissait mais n’avait que peu ou pas appliqué sur le terrain. Ce n'était pas sa spécialité même s’il commençait à y toucher un peu.
« Je ferais de mon mieux, mon Lieutenant. J’espère que cela ne restera que de la théorie.. »
« T’es plus un lapin de trois jours, soldat. Si un de tes collègues est blessé, garde ton calme et cale toi sur ma fréquence. La force principale détient la majorité des téléportations du Dédale mais je saurai t’en trouver une si un de tes gars est à l’agonie. »
« Reçu. » Fit-il en ajoutant un signe affirmatif de la tête avant de ranger le kit de soins dans la poche de son gilet tactique. « Merci, mon Lieutenant. »
Les informations obtenues, l’homme quitta le jumper médical pour retrouver l’équipe

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Esfir Lunienko

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le Mer 8 Avr - 14:50

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Esfir Lunienko






Opération Victory Vendetta

Le briefing prit fin et Esfir suivit sagement le mouvement lorsque tout le monde sortit de la pièce. Elle récupéra quelques affaires dont sa ceinture à outil avant de rejoindre l’équipe à l'armurerie. Elle aperçut Lyanna en discussion dynamique avec la caporale. Elle ne connaissait pas bien la pégasienne en dehors de sa réputation et cette petite scène poussa sa curiosité, toutefois ce n’était ni le lieu ni le moment de la satisfaire.
Elle récupéra son gilet MOLLE, un casque et un sac à dos qu’elle remplit de ses outils fétiche et de son stock perso de barres chocolatées. L’un des responsable lui proposa un stunner, la russe regarda Hailey et Matt qui les avaient rejoint.

« Tu crois que je devrais prendre ça ? »

La jeune femme n’était pas sûre du tout que ce fut une bonne idée, elle n’avait pas appris à utiliser d’armes de ce genre, et elle serait peut être aussi dangereuse que Darren avait pu l’être pour Matt avec ces explosifs artisanaux.
« Tu as déjà utilisé ce genre d’armes ? » Demanda-t-il, sérieux, récupérant le stunner.
Esfir regarda l'arme qu'elle n'avait jamais croisé sur la base où elle avait grandit.

« Non j'en ai jamais utilisé »
« Et celle-là, tu sais t’en servir ? » Le berreta est sorti du holster accroché à sa cuisse, l’arme est désarmée avant de la lui tendre.

Celle là, elle les connaissait de vue et avait eu l'occasion d'en manipuler mais jamais de s'en servir, elle fit non de la tête.
« J'ai jamais tiré...avec une arme »
« Mais tu t’en es déjà servi à l'entraînement ou pas ? » Il avait besoin d’une confirmation.
« Euh je peux les démonter et les remonter mais pour le reste. Non »
« Ok. » L’arme fut rangée dans son emplacement, l’homme se déplaça ensuite jusqu’à récupérer un Zat avant de revenir à elle pour le lui tendre. « C’est un Zat. Tu appuies sur ce bouton pour l’activer. » Matt lui fit la démonstration essayant d’être le plus pédagogue possible. « ça envoie des décharges énergétiques. Une fois, tu rends inconscient. Deux fois, c’est mortel. Trois fois, tu fais disparaître le corps. » L’arme lui fut tendue après avoir été désactivée. « Qu’est-ce que tu en penses ? »

Esfir suivit la démonstration sérieusement mais ne put s'empêcher de répondre sur le ton de la blague tout en prenant l'arme en main.
« J'adore l'idée de pouvoir faire disparaître les corps ! »
Elle appuya sur le bouton permettant d'activer l'arme dont la tête se releva avec le petit bruit caractéristique.
« Vise plutôt par là bas. » La tête de l’arme fut déviée en direction de Lyanna. « J’ai déjà donné côté tirs alliés. »

La russe regarda Matt de la curiosité plein les yeux.
« Toi aussi tu veux la tuer ? »
Elle baissa l'arme consciente qu'elle serait bien capable de faire une boulette.
« Mais qu'est ce qui s'est passé entre vous deux ? »
« Un entraînement qui a mal tourné. » Répondit-il ne cherchant pas à s’en cacher. « Je préfère l’éviter pour pas envenimer la situation. Alors tu la prends ? » Fit-il d’un geste de la tête envers l’arme.

Esfir desactiva l'arme.
« Oui je vais la prendre... J'espère juste que j'en aurai pas besoin... »
Elle rangea l'arme dans l'une des poches de sa ceinture à outils avant de reporter son regard sur Matt d'un air espiègle.

« Mais comment un entraînement peut mal tourner au point de vouloir tuer quelqu'un... Non parce qu'elle a l'air de vraiment le penser quand elle le dit ! »
« Peut être que je lui ai mis une raclée en gagnant. » Déclara-t-il avec un sourire malicieux. « Ne t’inquiète pas avec elle, on a déjà bien assez à faire avec la mission. »
Elle serait mauvaise perdante alors ? Ou tes mains se sont baladées où elles n’auraient pas dû ? » Elle ponctua sa phrase d’un clin d’oeil, mais piquée par la curiosité, elle ajouta De toute façon, je lui demanderai sa version de l’histoire... et j’en profiterai pour essayer de la faire changer d’avis sur toi... dans le fond t’es un mec bien. »
« Mauvaise perdante c’était certain mais je crois qu’elle a surtout un problème avec les mecs en général. » Eversman haussa les épaules, il n’y pouvait rien pour ce coup-là. Les deux seules choses qu’il pouvait faire étaient de garder une distance raisonnable avec elle et prendre sur lui en cas de conflits. Penser à Calahan ou Caldwell devait être un bon moyen de garder des lèvres pincées. Le fait qu’Esfit essaie de lui changer d’avis tout en le considérant comme une bonne personne fut plaisant à entendre.
« Merci, Esfir… » Les compliments étaient assez rares à bord pour être savourés à leur juste valeur. « Tu devrais quand même prendre un holster avec un Berreta. On ne sait jamais. » Il repoussa l’équipement vers elle. ça pouvait toujours être utile.
Esfir regarda l'arme sans toutefois la prendre.
T'as envie que je te fasse un deuxième trou de balle? »
Il semblait que Hailey commençait à avoir une mauvaise influence sur le niveau des blagues de la russe.
Elle reprit plus sérieusement.
Plus sérieusement, je suis pas sûre que ce serait prudent. »
Les yeux s’agrandirent marquant l’étonnement de tels propos venant d’elle avant qu’il ne se reprenne. « Comme tu veux mais un Zat en seule arme, ça me parait peu… Après on est là pour te protéger. »
Esfir lui asséna un coup de poing sur l’épaule.
Je compte sur toi pour assurer mes arrières alors, c’est plus prudent que ce soit notre sniper plutôt que moi qui tire.
« Tu peux compter sur moi. » Il lui accorda un signe de tête avant de s’éloigner la gratifiant d’une petite tape sur l’épaule.


L’équipe rejoignit ensuite la baie des jumper pour le briefing avec les équipes support. La jeune femme remarqua immédiatement les peintures qui ornaient la navette, elle s’avança tout en admirant le travail.

« Waow c’est top ! Si on avait su on aurait proposé requin comme nom de code. »

L’homme s'apprêtait à appliquer des couleurs au dernier fagnon.

« Si vous voulez faire le drapeau russe, n'oubliez pas, le rouge c’est en bas, allez pas me faire le drapeau des Pays Bas. »
Elle avait parlé avec entrain et sans aucune agressivité.
« Ah ? Le rouge en bas et la vodka en haut ? Je me disais bien que ce drapeau c’était encore une histoire d’alcool ! » Hailey eut un grand sourire débile. Elle était bien évidemment fière d’elle.

Le peintre se mit à rigoler.
« Le drapeau Russe est une rhétorique d’alcool. Mais si vous y tenez...je peux le changer pour un drapeau Français ! »
Sa couleur bleu se rendit au mauvais endroit.

« Tsss tsss Tsss... Ne m'insulte pas, sinon je devrai t'envoyer au goulags »
Esfir avait mis ses poings sur les hanches pour se donner des faux airs de dictateur.
« Je peux peindre une toi miniature aussi. » ajouta le pilote en présentant son pinceau pour définir sa taille.

Esfir de mit à rire.
« Si tu y arrives je t'offre une bouteille de vodka ! »
« Vendu. »
Le peintre l’avait pris au mot. Il termina de réaliser le dernier drapeau avant d’utiliser un autre pinceau. Il détoura une silhouette caricaturale.

Soudain, une voix féminine résonna dans la pièce, demandant si quelqu’un était un bon coup... Esfir se tourna amusée par l’incongruité d’une telle question en cet instant, mais la scène qui se déroulait fit naître une ombre dans son regard. La femme qui avait clairement manqué de discrétion taquinait du coude Darren qui se tenait tout près de cette Pégasienne. Les conclusions étaient facile, et peut être même plus facile encore pour une femme ...un peu jalouse... elle devait bien le reconnaître. Cela remontait à plusieurs mois maintenant et elle pensait être passé à autre chose mais, elle découvrit qu’elle n’était pas vraiment préparée à ça. Elle préféra se détourner et vérifier si Buck mettait les couleurs dans le bon ordre pour mettre en valeur sa nation sur le jumper.

Un peu plus tard, Darren s’approcha finalement d’elle.
Il tenait des grenades fumigènes dans ses mains.
« Esfir ? »
Son regard dévia sur le drapeau russe qui ponctuait la série de fagnon et il rigola.
« La boucle est bouclée ! »

Le jeune homme mira son équipement.
« Pour le dépôt et les reprises de forces au sol, les pilotes ne pourront pas nous distinguer de l’ennemi ou des Vaëlliens. Trop de signes de vie sur leurs écrans. Il faudra marquer la zone de dropage au fumigène. Chacun un donc... »
Il lui présenta les trois grenades.
« Rouge, vert ou bleu ? »

Malgré ce qu'elle s'était promis à elle même, Esfir pris soin d'éviter son regard, ne sachant pas encore ce qu'elle ressentait réellement face à cette nouvelle information qu'elle venait de découvrir sur Darren.
Elle regarda les trois grenades quelques secondes comme si elle hésitait sur le choix, même s'il était déjà fait.

« Rouge évidemment »

Elle avait essayé d'avoir un ton enjoué mais ce n'était pas très réussi et une petite pointe d'aigreur s'y sentait.
« Evidémment... » répéta Clive avec un sourire ironique.
Pointe d’aigreur que le militaire releva très bien, même s’il n’avait pas fait le lien. Il plaçait la réaction d’Esfir sur le compte du stress naïvement et disposa la grenade fumigène sur son gilet tactique tout en lui parlant :
« Tu es bien entourée avec cette équipe. » lui dit-il doucement. « Mais si jamais tu te retrouves isolée du reste du groupe, ne panique surtout pas. Garde le contact radio avec le Major. Et si ce n’est pas possible, envoie ton fumigène. Entre Nelly, Matt et Hailey, tu seras forcément repérée. La cavalerie viendra te chercher. »
Pas très rassurant comme discours. Mais c’était un sujet qu’il fallait traiter malgré tout.
Darren avait à coeur de lui faire comprendre que le drame de sa dernière mission ne se répéterait pas. Surtout avec les unités expérimentés qui l’entouraient.
« T’essaie de me rassurer ou de me faire peur ? »
Cette fois son ton était plus léger, elle avait beau faire, elle n’arrivait jamais à rester fâchée contre le militaire, même lorsqu’il avait repoussé ses avances, elle n’avait pas vraiment réussi à lui en vouloir même si elle s’était sentit blessée sur le coup.
« De te faire sentir en sécurité. » fît Darren.
« La dernière fois c’était une sortie anodine qui a mal tourné... peut être que cette fois ci ce sera l’inverse... ou alors je suis folle de me lancer dans un truc pareil alors que j’ai pas les compétences... »
« Folle ? Oh oui, c’est certain...et brave aussi. Tu devrais t’en souvenir. Il n’y a pas masse de tes collègues qui se sont pressés au portillon pour sauver des innocents. C’est un point à souligner. »
Une voix l’interpella soudain.
« Hey Miss Russia ? »
Esfir tourna la tête pour découvrir son “mini elle” peint sur la carlingue. Cette peinture caricaturale qui ornait maintenant le jumper la fit sourire, voilà qu’elle était maintenant intégrée dans un nose art, voilà qui était flatteur.
« Hey, un vrai artiste! Chose promise chose dûe, si je reviens entière je t’offre une vraie bonne bouteille ! »
« Selon si ça m’attaque le cerveau, je verrai si j’te peins toi ou la bouteille ! »
Codage par Libella sur Graphiorum



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Karola Frei

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√ Arrivée le : 14/05/2015
√ Date de naissance : 09/04/1983
√ Nationalité : Allemande

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le Mer 8 Avr - 18:23

Karola Frei
Le briefing s’acheva sur les exclamations toniques caractéristiques de l’accent espagnol de Nelly. Le groupe avait devant lui deux heures avant que ne soit effectuée la téléportation qui lancerait leur mission. Avant cela, toute la fine équipe se dirigea en salle d’armement afin de pouvoir s’équiper de la manière la plus complète qui soit. L’équipement de Karola était déjà prêt à être porté et embarqué grâce à l’efficacité des armuriers qui avaient reçu les consignes et liste d’équipement à préparer. Ce moment était toujours l’un de ceux auquel Karola apportait une rigoureuse importance. Peu importe si cela lui prenait plus de temps qu’il n’en fallait mais s’équiper correctement était vital pour eux et il était hors de question pour l’officier de négliger le moindre détail. Aidée par l’un des armuriers, elle vérifia deux fois que tout était bien présent, attaché, armé avant de finalement se diriger sereine vers le point de rendez-vous mentionné par le capitaine Anderson : la salle d’embarquement. Plus elle s’en approchait et plus elle percevait l’animation qui en provenait, symbole très certainement de l’activité de préparation de la mission qui débuterait très bientôt. En tout, c’est ce qu’elle pensait jusqu’à ce que son regard ne s’achoppe à un couple de soldats qui était visiblement tout sauf entrain de préparer la mission.
L’homme qui était juché sur les épaules d’une de ses camarades dont le visage était rougi par l’effort en descendit et les deux se mirent à argumenter sur une espèce de pari à base d’argent qu’ils avaient fait entre eux. C’est tout du moins ce que Karola comprit de ce qu’elle voyait alors qu’elle convergeait vers eux dans le but de remettre un peu d’ordre dans tout ça. Alors qu’elle approchait, elle pu mettre un nom sur les visages de ces soldats peu sérieux. Elle reconnut les membres du D4 dont elle avait scrupuleusement lu les dossiers transmis avant la mission et qui composerait l’équipe d’intervention rapide. L’équipe était aussi bien connue pour ses performances sur le terrain que pour ses frasques dans la cité qui l’avait maintes fois exaspérée lorsqu’elle avait lu des rapports de la police militaire.
Alors qu’elle avait espéré opérer une approche en toute discrétion, elle fut rapidement repérée. Si elle avait de bonnes capacités à détecter les situations un peu illégales ou peu réglementaires dans lesquelles ses subordonnés se mettaient, il fallait reconnaître que ces derniers étaient tout autant doués pour détecter l’approche d’un officier pouvant menacer leurs activités. Elle ne fut cependant pas détectée par ces joyeux lurons qui préféraient s’amuser que se préparer mais par un homme légèrement en retrait. Réactifs, l’escouade Guardian se mit immédiatement en rang devant elle lorsque celui que Karola reconnu comme était leur chef, les prévint de sa présence. Tous se tenaient à présent au garde à vous devant elle. Se faignant d’un salut militaire, son œil inquisiteur et scrutateur de l’officier se posa attentivement sur chacune des personnes qui se tenaient droites devant elle. Un moyen de ramener un peu de calme et de sérieux dans cette équipe. Les secondes s’égrainèrent avant qu’elle ne lâche finalement un « Repos » monocorde en se tournant vers Jim Holman, la « tête pensante » de l’escouade se faisant cette fois-ci un peu plus sèche.
« Caporal Holman, le D4 est-il prêt à partir en mission ou bien dois-je envoyer une dépêche aux Vaëliens leur demandant de bien vouloir prendre leur mal en patience le temps pour vous d’arrêter vos petits jeux ?
«Le D4 est toujours paré à accomplir son devoir militaire, major. Hommes et équipements parés !»
« Bien. » Puis se tournant vers le dénommé Max Carngy qui se trouvait quelques instants plus tôt sur les épaules de sa comparse qui se tenait fixe à ses côtés, elle demanda « Carngy, auriez-vous l’obligeance de me rafraîchir la mémoire concernant vos objectifs de mission ? »
« Hein ? Ben...heu...C’est qu’on a pas eu vos ordres... » Fît Max en se creusant la tête. « Je dirai, comme dans le briefing, l’intervention en soutien de l’escouade Phoenix. On les protège et on les aide, Major ! »

« Hum. Disons que ça suffira, pour le moment. » Conclut Karola avant de se désintéresser de lui et d’adresser un dernier signe à Jim Holman.
Elle consulta sa montre et se rendit compte que l’heure du départ approchait. Il était temps pour elle de faire un petit speech tant qu’elle en avait encore le temps. Elle embrassa du regard l’ensemble de la salle et constata que tout le monde ou presque devait être là. Elle repéra un endroit dégagé de toute agitation et s’y rendit. De là, elle porta ses doigts à sa bouche afin de siffler sèchement de manière à attirer l’attention de tout le monde suivit d’un « Votre attention s’il vous plaît. » autoritaire . Si la dizaine de personnes à proximité directe d’elle furent interpellées et stoppèrent leurs activités pour se tourner vers elle, le reste de la salle en fit très vite autant lorsque des chuchotis informant de la prise de parole du major circulèrent. Elle ne commença à parler que lorsqu’elle fut assurée du silence complet.
« J’aimerais vous rappeler que notre mission, même si elle n’a pas l’air aussi glorieuse ou aussi trépidante que si vous vous trouviez à l’avant du front n’en n’est pas moins cruciale. Il se peut que nous rencontrions des Vautours sur notre chemin, si c’est le cas vous avez carte blanche pour ouvrir le feu. Mais je vous rappelle que notre objectif principal est d’assurer la sécurité des Vaëliens. Spalding, vous ferez le lien avec Loup-Gris et le jumper de Bricks. Vous nous guiderez Lyanna et moi, nous vous ouvrirons la voie et nous nous assurerons que les secteurs soient clean pour évacuer les civils. Vous resterez à l’arrière avec Eversman qui apportera de l’aide médicale de première nécessité et faire le lien avec le Médic si nécessaire et Mademoiselle Lunienko qui coordonnera les évacuations. »
« Des questions ? » demande Karola à la volée lorsqu’elle eut terminé son discours.

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