Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Scott Greer

√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Date de naissance : 12/10/1988
√ Age : 32
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√ Localisation : Sur le Dédale

le Sam 1 Aoû - 14:57

Scott Greer
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Depuis que le Dédale avait fait route pour la Terre, Scott ne cessait de ressasser et de ruminer. Ca le privait de sommeil, lui ayant permis de découvrir que sa voisine du haut ne ronflait pas tant que ça finalement, et il commençait peu à peu à se négliger. Pas sur la base d’une quelconque déprime mais d’une inquiétude grandissante à mesure que le bâtiment revenait sur la Voie Lactée. L’escadrille qui partageait le dortoir le trouvait plus maussade et mauvais que d’habitude, voir même colérique. Les embrouilles quotidienne avec Timber le divertissait à peine tant il était préoccupé. C’était pourtant son passe-temps favori.

Blue venait de refuser sa demande visant à rester sur le Dédale et de se passer de permission. Alors il avait fait une connerie, puis deux. Il était même allé jusqu’à lui foutre une main au panier, sans le moindre plaisir malsain, porte ouverte pour son deuxième logement muni de quelques barreaux. Mais rien n’y faisait. Pas folle la sous-chef, elle avait remonté l’info à Ross. Et ces deux-là tenaient mordicus à ce qu’il descende sur la terre ferme. Le lieutenant lui avait bien fait comprendre que ses manigances bien grillées ne l’aideraient pas à se passer de sa permission.

Qui a-t-il de si désagréable à ça, penserait-on ?
Surtout un type comme Scott qui accourerait aussitôt dans les nights clubs pour mater quelques culs se tortiller sous sa liasse de dollars ?

En réalité, Scott avait un tout autre besoin à assouvir.
Depuis qu’il avait fait sa cinquième mission, Timber lui avait innocemment mis une saloperie en tête : retrouver Bradford. Retrouver le type qui l’avait remis sur le droit chemin.
A chaque fois que Scott trouvait des raisons de ne pas y penser, quelque chose venait contrebalancer tout ça. Il était déjà bien tenté. Mais au final, il avait suffit d’une simple photo pour le convaincre pour de bon.

Quand sa collègue avait eu le dos tourné, il s’était ramené avec du gros sel qu’il comptait répandre sur son lit. C’est que ça gratte cette merde quand ça passe sous les fringues. Et il n’aurait pas hésité une seule minute à se venger de son matelas en portefeuille si son regard n’était pas tombé sur le cliché.
Il était collé sur son mur, comme un souvenir qu’elle chérissait d’une époque désormais révolue. Timber sur une harley, moins de la vingtaine. Elle posait avec une forme de sérénité et de cette innocence qui faisait sa personnalité.

Pour une raison inconnue, ça lui avait rappelé l’emmerde qu’il lui avait causé à la fac.

Le monde est petit, la vie étonnante. Timber ne l’avait jamais reconnu, elle était passé à autre chose dans sa vie, et elle ne se souvenait plus. Lui, Hicks le pourri, se souvenait très bien du montage photo qu’il avait confectionné avec un acharnement pervers. Créer une image pornographique mettant en scène l’emplumée au milieu d’un tas de mâles en rut.

“Pénikett, chasseuse de chibres”, s’était-il remémoré.

Il en avait souri, avec le recul, tant il avait trouvé ça con. Mais ensuite, du haut de ses trentes cinq piges, le sentiment de honte était nouveau. Ce qu’il ne connaissait jamais avant que Bradford ne débarque dans sa vie.
Timber était quelqu’un de bien. Mais elle était également un danger permanent pour sa carrière. Le jour où elle apprendrait ses parties de chasse sur les Amérindiennes, sur les Terres qu’elle avait foulé jadis, les victimes dont il était coupable et qu’elle avait dû côtoyer ; L’escadrille, le Dédale, Pégase. Tout serait mort pour de bon.
Il avait payé sa dette envers la société. Mais pas envers les siens...

Scott ne se voyait pas ignorer continuellement ce couperet, il fallait agir avant qu’il ne soit trop tard. Timber était si curieuse et innocente qu’elle n’arrêtait pas de gratter pour voir ce qu’il y avait sous sa carapace d’hostilité. C’était un putain de compte à rebours toute cette affaire. Un jour où l’autre, elle allait le prendre pour ce qu’il n’était plus.

Le copilote s’était donc retrouvé là, un soir, dans sa couchette, avant d’avoir cette révélation : il avait besoin d’un dernier conseil. Il DEVAIT retrouver Josh…
C’est comme ça que le plan avait germé dans sa tête.
C’est comme ça qu’il s’était retrouvé de plus en plus préoccupé.

Cette fameuse photo de Penikett sur une Harley, il la lui vola pendant trois jours. A faire l’innocent alors qu’il était le seul tordu capable de ce coup-là dans toute l’escadrille. Durant ce temps, il avait contacté un fana des bécanes pour savoir de quel genre il s’agissait puis il s’était organisé à distance.

Le seul bien qu’il lui restait sur Terre, c’était sa moto. Une sportive, noir carbone, sombre comme son esprit. Il payait un fermier pour venir la faire tourner un peu et l’emmener à l’entretien. Il gagnait un bon bifton, de quoi arrondir copieusement ses fins de mois, et Scott pouvait venir la récupérer pour filer sur les routes. Nickel, prête à l’emploi.

Sur ce point là, son idée avait pris de l’ampleur. Un peu dingue, venue de nulle part, mais terriblement tentante.
Quand il avait su quel genre de Harley Timber montait à l’époque, il s’était documenté, toujours à distance. Il avait contacté le mec de l’entretien. Il lui offrit un pactole de plus pour en faire louer une qu’il déposerait dans le même box. Même marque, même modèle.
Ca ne lui suffisait pas d’aller voir Bradford. Il fallait qu’il invite sa collègue à s’y rendre. C’était risqué mais…Scott n’était plus Hicks. Il avait à coeur que son mentor comprenne tout le chemin qu’il avait accompli. Et pour être honnête, Scott avait besoin de sa reconnaissance, qu’il se satisfasse de ses leçons envers lui. Josh Bradford devait y voir sa réussite et prodiguer ses sages conseils pour que son avenir ne ressemble pas à un château de carte face à l’ouragan.

Mais voilà. Au-delà de son raisonnement personnel et de ses motivations, la réalité rendait le projet complètement fou. En somme, il s'apprêtait à inviter Timber à partir en virée avec lui. Généralement, il n’en aurait rien eu à foutre et il aurait demandé n’importe comment, à l’arrache. Mais là, ce n’était pas la même chose. La moto était louée, Scott avait les informations fragmentaires de l’endroit où vivait son mentor, il n’avait plus qu’à débarquer et faire la route.

Mais le temps avait passé...et il se questionnait de plus en plus.
Qu’est-ce que tu fais, Scott ? Qu’est-ce que tu fais, espèce d’abruti ?!?

C’est pour ça qu’il se cherchait toutes les excuses possibles pour ne pas descendre. Car Cross ne se voyait que deux chemins possibles. Soit il trouvait Josh avec sa partenaire. Soit il restait là.
Autant dire que la pression était insupportable. Et qu’il l’était devenu tout autant. Plusieurs fois, le copilote avait tenté de trouver la bonne occasion pour faire part de son projet à sa partenaire. Durant une mission de vol, ça aurait été l’idéal, mais on ne sort pas quand le vaisseau est en hyperespace.

Finalement, alors qu’il faisait ses affaires, il se résolut à y aller différemment. Moins franco, ce qui ne lui ressemblait pas du tout.
Scott avait l’habitude de faire ses courriers par écrit. Alors il prit une enveloppe dans laquelle il glissa le double de la clé de son box puis il inscrivit sur le dessus :

J’ai retrouvé Bradford. Il me faut un pilote.

Et il fourra l’enveloppe dans son barda qui trainait sur sa couchette. Jamais prudente la Penikett. Ou alors elle espérait qu’il foute tout en l’air...
L’homme nourrissait le sourd espoir, bien paradoxal, qu’elle ne trouve ce pli qu’une fois qu’il soit bien loin. Mais c’était fait cette fois, il s’en remettait au destin. Et là encore, ce n’était carrément pas dans ses habitudes.

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Chenoa Penikett

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le Sam 1 Aoû - 16:20

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

La perspective de retourner sur Terre était plaisante pour l’amérindienne. Cela commençait à faire un bout de temps maintenant qu’elle n’était pas repartie sur la planète bleue, et elle devait reconnaître qu’elle en avait un peu la nostalgie. Ce n’était pas qu’elle s’ennuyait dans son affectation, loin de là, mais elle n’était pas comme les atlantes qui voyageaient souvent sur une autre planète et qui bougeaient régulièrement. Pour les membres de l’équipage du Dédale, la routine se situait sur le croiseur, et les missions s’effectuaient en son sein, sauf vol d’escadrille ou mission sur des planètes tierces, mais toujours au manche d’un F-302.
Elle n’avait pas grand monde à visiter sur Terre, mais c’était surtout histoire de retrouver sa planète d’origine, la terre de ses ancêtres, et le monde dans lequel les siens avaient choisi de s’établir après leur quatrième voyage. Serait-elle la Navajo qui inscrirait un cinquième voyage ? Une cinquième exode des siens ? Elle entrerait dans les légendes, un peu comme femme-araignée. Quel serait son appellation : femme-aigle ? femme-oiseau ? femme-voyageuse ? Elle se demandait bien. Mais Chenoa ne serait pas Chenoa si elle n’avait pas la modestie de se dire que non, elle ne serait pas cette source de changement. Déjà, elle n’avait pas le droit de parler de tout ça à quiconque, et elle devrait faire gaffe elle qui avait la langue bien pendue, et d’autre part, elle estimait que les siens n’étaient pas encore prêt à voyager, à changer de monde. D’ailleurs, l’histoire de sa mythologie disait que c’était quand un de ces mondes n’étaient plus aptes à les accueillir, que le danger était trop grand ou que les conditions de vie étaient trop désastreuses, que les indiens d’Amériques choisissaient de partir. Etait-ce réellement le cas ? Aller dans la galaxie de Pégase ne ferait-il pas courir un plus grand danger aux siens ? La menace Wraith était latente et belle et bien présente. Tant bien, ils étaient venus de Pégase pour la Voie Lactée, et la Terre, ce serait donc revenir en arrière.

Chenoa en était donc réduite à spéculer sur sa vie de légende, et sur les mythes de sa culture, lors de ce voyage de retour. Scott était de plus en plus lunatique et désagréable, et elle préférait l’éviter. Il ne semblait plus vouloir la faire chier autrement que pour l’emmerder comme il fallait, et elle ne sentait plus cette notion de jeu dans leurs petites chamailleries. Elle en connaissait la raison, et elle était simple : Scott ne voulait pas retourner sur Terre. Cette permission lui sortait par les trous de nez, alors il se montrait comme le dernier des connards pour se faire clouer en cellule le temps de l’arrêt sur Terre du Dédale.
Plusieurs fois, en bonne équipière, elle avait essayé de lui faire comprendre que ça lui ferait du bien, qu’il n’était pas obligé de sortir du complexe militaire, et que de toute façon, il serait ramené sur le Dédale avant que ce dernier ne reparte pour Pégase, mais ce trou du cul de première ne voulait rien savoir. Alors, Chenoa avait lâché l’affaire. Si elle avait bien une façon d’exister, c’était en profitant des choses, et elle n’allait pas se gâcher cette doucereuse perspective d’un retour chez elle à cause de son copilote.

Du coup, elle préparait fébrilement son petit séjour. Elle irait déjà voir son oncle à la ville, et peut-être qu’elle passerait voir sa mère et son père, ainsi que ses frères et soeurs à la réserve. Elle était toujours déçue de voir qu’ils ne faisaient rien pour améliorer leur quotidien, et elle était de plus en plus en décalage avec eux à chaque fois qu’elle les revoyait. Mais ça restait sa famille, et elle devait faire avec. D’ailleurs… Avec un peu de fébrilité, elle consulta le calendrier sur son téléphone (qu’elle avait remis en service à l’approche de la Terre). Le jeudi qui allait suivre son arrivée, soit une semaine en tout et pour tout, Doli allait faire son Kinaalda. Cette cousine de Chenoa l’en avait informé par un courrier qu’elle avait reçu il y a quelques mois, et elle lui avait promis d’être là. En effet, le Dedale avait des rotations régulières et normalement, si elle n’avait pas merdé ses calculs, elle serait sur Terre.

Elle n’avait pas merdé ses calculs.

Elle avait hâte d’assister à cette cérémonie. Doli avait toujours eu une fascination pour Chenoa, sans que l’on explique pourquoi, surtout au regard de leur différence d’âge. Elle avait tout juste treize ans alors que Chenoa approchait de sa vingt-septième année. Elles ne s’étaient jamais vraiment cotoyées longtemps mais c’était comme ça. Certainement qu’elles étaient de grandes amies dans des vies antérieures, ou quelque chose comme ça.

La disparition de la photographie sur laquelle elle était sur son Harley Davidson Superlow de 1992 la contraria fortement. Si elle était affichée dans sa couchette, ce n’était pas pour rien. Elle y tenait et il y avait une connotation affective. Bien entendu, elle mena son enquête, et bien qu’elle était persuadée qu’il s’agissait de Scott, elle n’avait pas de preuve. Mais du coup, elle fit la gueule à tout le monde, profondément vexée qu’on s’attaque à un souvenir personnel. Ce n’était vraiment pas sympa… Qu’on se tire dans les pattes était une chose, qu’on s’emmerde gentiment aussi, mais qu’on s’en prenne aux effets personnels, s’en était une autre, et elle le fit clairement comprendre à l’escadrille en faisant la gueule. Elle espérait, par cette stratégie, qu’on lui rende le cliché.
Cela réveilla un mauvais souvenir chez elle. La dernière fois qu’il y avait eu une histoire avec une photo la concernant, c’était pour mieux l’illustrer s'apprêtant à se faire déglinguer par tous les trous par plusieurs bonhommes. Un montage grossier qui lui avait valu bon nombres d’emmerdes dans son université : “Pénikett, chasseuse de chibres”. Cela joua sur son moral d’autant plus, et elle fit profil bas durant le reste du voyage, préférant se projeter sur des trucs plus sympa. D’ailleurs, elle traîna moins avec l’escadrille, préférant vadrouiller dans le croiseur. Son naturel ouvert et avenant lui avait permis de tisser des relations à droite à gauche avec différentes personnes. Très sociable, Chenoa s’était fait pas mal de connaissances. Elle n’irait pas jusqu’à dire qu’il s’agissait d’ami, mais au moins ça lui permettait de sortir de l’escadrille et de faire mentir l’image comme quoi les pilotes méprisaient le petit personnel, ou ne se mélangeaient pas avec.

Quand elle revint à quelques heures de l’arrivée, son bordel était toujours sur son lit, et elle acheva de le ranger pour être fin prête. C’est là qu’elle trouva l’enveloppe, et qu’elle aperçut la photo qui était revenue. Satisfaite, elle était prête à lire qui lui avait pris cette photo, persuadée qu’elle était que dans cette enveloppe se trouvait les aveux circonstanciés du voleur, avec une lettre de plates excuses. Au lieu de ça, elle lu sur l’enveloppe, car il n’y avait qu’une clé dedans :

J’ai retrouvé Bradford. Il me faut un pilote.

Bradford… C’était le type dont lui avait parlé Scott lors de leur 5ème vol. Il comptait donc le revoir comme elle le lui avait suggéré ? C’était une bonne nouvelle ça ! Elle se demandait ce que la clé qui était jointe au message pouvait ouvrir. Ce n’était manifestement pas une clé de voiture, ni de moto, et encore moins d’avion. Alors quoi ? Il voulait un pilote, mais pour quel engin ? Et pourquoi est-ce qu’il voulait l’embarquer dans ses affaires d’ailleurs ? Il ne pouvait plus se passer d’elle ? Elle n’avait pas que ça à faire non plus, elle avait un programme ! Bon… La démarche était quand même importante pour Scott, et il n’était qu’à moitié décidé, elle en était certaine. Le fait qu’il l’invite à se joindre à lui pour retrouver ce mec était signe qu’il avait besoin d’être poussé au cul. Parole de Penikett.

Et puis franchement, ce serait une occasion de rencontrer quelqu’un du passé de Cross, lui qui n’était pas super bavard sur le sujet ou qui éludait beaucoup. Une occasion qui ne se ratait pas.

Quelques heures avant l’arrivée, elle mit la main sur le jeune homme :

« Hey trou duc. C’est d’accord si on est revenu jeudi prochain en Arizona. », lui balança-t-elle sans sommation.


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Scott Greer

√ Arrivée le : 13/06/2018
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le Sam 1 Aoû - 16:41

Scott Greer
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Il s’était un peu isolé en-dehors de l’escadrille. Plus une fuite qu’un besoin de tranquillité pour ne pas croiser sa partenaire. Il s’était rendu au mess pour s’y prendre un café et une part de gâteau qu’il ne touchait pas alors qu’il consultait ses mails. Notamment celui de l’office de la caisse de retraite du FBI qui avait accepté de lui transmettre l’adresse de Bradford, ce qui n’aurait pas été possible sans avoir retrouvé et fait appel à Vargass, le marshall qui lui avait fait changer de vie.

Il sursauta un peu en l’entendant et ne se montra pas si joyeux.
Merde, elle était tombé sur le message et le destin avait choisi : elle venait. Franchement, il la trouvait vraiment peu rancunière malgré son caractère bien trempé. Et il était bien obligé de reconnaître que ça faisait plaisir de la voir s’intéresser à sa quête.
«J’pense que c’est jouable.» Lâcha-t-il en reposant ses yeux sur la tablette.
Il alla sur “Maps” pour sélectionner son voyage qu’il avait déjà préparé. Il allait falloir un sacré moment pour se rendre à destination depuis Denver. Ca prenait des airs de roadtrip et dieu sait qu’il en éprouvait le besoin maintenant qu’il ne pouvait plus se réfugier en taule.
«L’Arizona...y’a une grande réserve là-bas.»
Il hocha légèrement la tête, espérant ne pas en dire trop sur le fait qu’il connaissait bien le coin...vu que ça avait été son territoire de chasse…
«Windows Rocks, c’est ça ?»

Chenoa s’installa à sa table, tirant la chaise vers lui pour se positionner à ses côtés afin d’observer l’écran de sa tablette. Elle se demandait où est-ce qu’il fallait aller pour retrouver ce fameux Bradford. Elle opina du chef quand il indiqua qu’il y avait une grande réserve en Arizona. C’était de notoriété commune quand on était un américains. En plus, ça devenait tendance d’aider ces pauvres indiens à sortir de l’âge de pierre, et d’aller voir comment ils vivaient dans leur réserve, moyennant un voyage à un prix exorbitant. C’était toujours mieux que de les exterminer.
« Ouais, c’est ça. ». Elle hocha de la tête, surprise qu’il connaisse la ville. « T’es vraiment surprenant comme gars quand tu t’y mets. », ajouta-t-elle pour l’emmerder.
«Quoi, parce que je sais comment s’appelle l’endroit où t’as monté ta hutte ?» Provoqua-t-il en retour. Pour enfoncer le clou, il ajouta sans réelle assurance : «On déteste pas des emplumés sans savoir où ils se planquent.»
« Faut toujours connaître son ennemi, c’est ça qu’on dit, t’as raison. », rigola-t-elle. « Remarque, je connais bien Berlin, c’est sans doute là que tu as construit ton camp de concentration à emplumés. », ajouta-t-elle dans la même optique de provocation.
«Ouais ! Et j’suis né dans le bunker en-dessous, la tombe d’un visionnaire.»
C’était la surenchère. Il la fixa pour voir ce qu’elle allait lui balancer à la gueule en retour. La perspective de descendre sur Terre avait l’air de l’avoir mise en forme.
« Je te passerai mon flingue si tu veux avoir le même genre d’avenir de visionnaire que ton idole. », fit-elle en mimant un pistolet avec deux doigts pour se les poser sur la tempe en faisant un “boom” silencieux, qui fit s’agrandir ses yeux pour marquer le coup.
«Quelle actrice, putain !» Ricana-t-il en réponse. «A peine douée pour effrayer des gosses.»

Il décida de passer au vif du sujet en faisant glisser la tablette sous son nez. Il avait ajouté une étape pour y mettre en destination finale “Windows Rocks” en Arizona, puisqu’elle l’avait affirmé. Le projet avait de quoi en rebuter plus d’un. Plus de quarante heures de route au total. C’était le bon moment pour voir si Timber était le genre de nana à frimer sur une moto qui lui appartenait sûrement pas. Ou si c’était une motarde pure et dure qui ne se lasserait pas par la distance annoncée. Sachant qu’elle ne connaissait même pas le moyen de locomotion à ce moment là…

«Les Grands Lacs. Sa retraite est versée sur une banque d’une minuscule ville en bordure du site...apparemment il vient la chercher en liquide. Je sais rien d’autre. Il faut que je récupère quelque chose à Denver et on file là-bas...c’est le plan.»
« Ah ouais…. », fit-elle en regardant la tablette de plus près. Elle médita le trajet pendant quelques secondes. C’était con qu’il devait passer à Denver en premier, sinon le Dédale aurait pu les larguer du côté de Chicago ou quelque part dans le coin. Ça aurait fait moins loin. « Tu comptes y aller par la route ? Ce serait plus cours en avion ? Oh putain je sais ! On loue un coucou et on y va par nous même ! Ce serait pas mal ! », fit-elle avec entrain en levant les yeux de l’écran.
«On verra ça une fois que j’aurai récupéré mes affaires à Denver.» Eluda Scott. «La clé, c’est celui de mon box.»
« Et pourquoi tu me l’as donné ? », demanda-t-elle illico.
«Y’a que la curiosité pour te motiver.» Fit-il, presque râleur. «Au moins, avec ça, j’ai pas besoin de jouer des pieds et des mains pour te demander de l’aide.»
Il fît un signe de menton en direction de la tablette.
«C’est bourré d’emplumés là-bas. Les Chippewas et les Winneba-jsais-pas-trop-quoi.»
Scott ne se sentait pas agiter nerveusement sa jambe, créant des vibrations remontant sur la table et le banc.
«Si j’y vais seul, j’vais en buter un ou je vais finir le pantalon sur les chevilles. Me faut quelqu’un qui s’y connaisse un peu.»

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Chenoa Penikett

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le Dim 2 Aoû - 17:36

Chenoa Penikett
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Chenoa fit une moue perplexe devant son argumentation. C’étaient des putains de prétextes ouais. « Parce que tu crois que je les connais ? », soupira-t-elle. « Compte pas sur moi pour faire la nourrice. Si tu fais des conneries, tu les feras comme un grand et t’assumeras. Toute façon, on va voir Bradford, on va pas faire du tourisme. Je te rappelle que je dois être revenue jeudi prochain moi. Faudra pas traîner, surtout si on y va pas en avion. »

«J’t’ai pas demandé de me torcher le cul !» Grogna-t-il en reprenant la tablette.
Il se rassura néanmoins à l’idée qu’elle avait pas rejeté d’emblé le projet.
«T’as oublié ce que je t’avais dis sur lui ? Son boulot ?»
Scott la fixa.
«Il est pas là-bas au hasard, l’un va pas sans l’autre. J’mettrais ma main au feu qu’il s’est posé à côté d’un de leur camp. Tu seras revenue jeudi prochain, c’est promis.»
« J’ai pas oublié, mais c’est pas parce qu’il habite au beau milieu d’une réserve que ça doit te servir d’excuse pour faire de la merde. », répliqua-t-elle du tac au tac. « Parce qu’il me semble que c’est grâce à ce gars que tu es là où tu en es aujourd’hui, alors ne va pas tout gâcher en allant chez lui. », ajouta-t-elle.
«Oui, môman, j’ai bien pigé !»
Scott soupira et se passa la main sur la nuque. C’était une mauvaise idée finalement. Ils n’étaient même pas parti qu’il avait envie de l’embrouiller bien comme il faut. Une bonne petite crise de nerf et d'engueulades, y’a rien de mieux pour se défouler. Surtout que ça faisait un moment qu’il ne l’avait pas fait démarrer au quart de tour comme il y arrivait si bien.
Mais bon, il aurait tout le temps pour ça.
«Tu en dis quoi alors ?»
« Que ça va faire voir du pays, mais c’est cool. », fit-elle en souriant, avant de s’étirer et de bailler un grand coup. « On arrive bientôt, je pense que je vais aller faire un somme pour être en forme ! », ajouta-t-elle en se levant.
«Ok, on se retrouve à la plateforme pour la téléportation sur Denver.»
« Ok. », dit-elle en commençant à s’éloigner. Avant de se retourner et de fixer Scott : « C’était pour quoi que tu as pris ma photo ? »

Il était en train de se redresser à son tour et il s’immobilisa un peu. Scott s’y attendait un peu. A vrai dire, il pensait vraiment qu’il se serait fait griller plus tôt. C’était sans compter sur la conciliance à toute épreuve de Timber. Rien que sur ça, il pensait qu’elle lui serait tombé dessus comme une furie. Mais non...
«Je serais vraiment un enculé de venir perturber ton sommeil.» Lâcha-t-il pour toute réponse avec un air narquois. Il ajouta sérieusement à la suite : «Je te le dirai quand on sera en bas.»
La jeune femme ouvrit la bouche sur une expression choquée. Elle poussa un « Baahhhh ! » dégoutée, et elle se retourna pour se barrer vers le dortoir de l’escadrille. Le tout sous le ricanement joyeux du copilote.

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Scott Greer

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le Dim 2 Aoû - 18:17

Scott Greer
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Pour le temps qu’il lui restait, Scott calcula les coûts du voyage en terme de carburant, se renseigna sur les quelques motels qui pourraient faire office d’étapes au cas où. Et histoire de ne pas se faire avoir, il zieuta aussi les mécaniciens sur la route. Il s’y pencha à tel point que les dernières heures s’envolèrent littéralement. Quand l’annonce se fit sur les hauts parleurs du Dédale, le copilote se passa les mains sur le visage pour calmer ses yeux piquants et il abandonna son café froid et sa tarte entamée.

Ses affaires étaient déjà prête depuis un moment. Il n’avait pas grand chose à emporter avec lui justement parce qu’il avait embarqué avec presque rien. Pas d’effets personnels à part son couteau de chasse, son vestige maudit. Pour le reste, le plus important, ce serait dans le box.

En se rendant au dortoir de l’escadrille, il ne cessa de songer aux quelques mots échangés avec Penikett. Il se demandait encore ce qui la motivait à le suivre et pourquoi. Elle avait une motivation autrement plus profonde que sa propre curiosité et elle lui faisait confiance. Comme lorsqu’ils étaient en vol, comme des partenaires. Ca lui pinçait un peu le coeur de se dire que cette confiance était mal placée et qu’il prenait le risque qu’elle fasse les horribles découvertes.
Mais le copilote n’allait pas pouvoir dissimuler tout ça bien longtemps. Il voulait prendre les devants et percer l’abcès si c’est ce que Josh lui conseillerait.

L’idée était tordue, dangereuse. Un quitte ou double en fait.

Dans le dortoir, il restait encore quelques pilotes et copilotes qui attendaient l’heure du dépôt sur site. Ca dépendait de l’endroit en somme. Denver, c’était dans vingt minutes, tous les membres de permission étaient déjà en train de s’entasser dans l’aire de téléportation. Au passage, en récupérant son sac, Scott croisa la seconde de Ross. Blue s’était détachée de son mec pour aller dans sa direction, un léger sourire en coin, en le voyant presque pressé. Grillé, finalement il voulait descendre, oui.
En passant, Greer lui fit des excuses à peine assumées pour le geste déplacé qu’il avait eu envers elle. Mais c’était suffisamment visiblement puisqu’elle les accepta d’un signe de tête.

Il devait y avoir une bonne trentaine de personnes dans la salle pour la téléportation. Scott chercha un instant sa collègue du regard et la trouva à l’autre bout, en train de discuter avec quelques membres d’équipage. Il la reconnaissait bien là, à sympathiser avec tout le monde.
Le copilote resta dans son coin jusqu’au décompte final qui les fit apparaître dans un hangar entièrement verrouillé et bien sécurisé par des militaires en civils. L’aire était délimité au sol et tous les permissionnaires se déplacèrent en ordre vers les cinq bureaux formant un cordon de filtrage. La file avançait plutôt bien et Scott se présenta à un homme visiblement abîmé. Il avait dans la cinquantaine et il dissimulait l’énorme cicatrice de son crâne brûlé sous une casquette.

«Vos papiers, je vous prie.»

Comme pour chaque bureau, il y avait deux militaires avec des MP5, des zats et un membre bien plus détestable derrière. Ca puait la CIS à plein nez. Le type allait à droite à gauche, inspectant comme un inquisiteur le moindre pas de travers. Scott restait cool dans les moments comme ça. Les types ne rigolaient pas. Un problème et c’était le retour de téléportation en cellule cette fois.

«Sous-lieutenant Greer, permission à terre pour quinze jours.»
«Des visites de prévues ?»
«Ouais, famille, je prends la route.»
Le mec de la CIS avait l’air de s’intéresser à ses affaires. Cela le braqua assez rapidement, ce qui ne pouvait échapper au contrôleur qui récupéra les papiers des mains de l’administratif.
«Monsieur Greer. Je vous attendais.»
«Ah oui ?»
«Franklin Ruttle, CIS.»
«Et ?»
«J’ai quelques questions à vous poser. Nous savons que vous avez loué une moto et contacté un élément de l’US Marshal. Un certain Vargass.»
«J’suis resté dans les clous. J’avais simplement besoin d’une adresse.»
«Je ne suis pas là pour vous priver de votre séjour.» Rectifia l’inquisiteur d’un ton parfaitement calme. «Vous vous rendez au Nord du Pays pour ?»
«Visite de famille. Bradford vit là-bas, j’ai besoin de récupérer ma moto ici.»
«Et celle qui a été loué ?»
«Pour un ami qui me suit.»
L’agent acquiesça. Il lui rendit son carnet militaire mais pas sa fiche de permission qui réclamait le coup de tampon.
«Quelle couverture évoquerez-vous ?»
«Celle de d’habitude : copilote d’un avion de chasse sur la base aérienne d’Air Force Hill.»
Le type le regarda un instant et ajouta :
«Vous avez l’habitude de vous faire remarquer, sous-lieutenant. Veillez à ce que cela ne se fasse pas durant votre permission. On fait comme ça ?»
«J’avais pas prévu l’inverse.» Maugréa Scott, commençant à perdre patience. Il se lança dans un duel de regard avec le bouffe-merde qui cherchait sûrement à savoir s’il était prit au sérieux. Mais c’était bien le cas vu l’importance de son périple.
Finalement, il donna la feuille à l’administratif en lui faisant un signe positif. Elle fût tamponnée et après un passage au rayon X pour vérifier qu’il ne s’était rien planqué dans le colon (à peine faux), il pu enfin quitter le hangar pour retrouver la civilisation.

Dès qu’il pu s’éloigner un peu de cette entrée, qui n’était rien d’autre qu’une casse au regard du public, le copilote s’alluma une clope puis ralluma son portable. Il fit le tri sur les différents sms moisis de plusieurs mois, que des publicités, pour trouver la plus récente. Le taxi venait, la commande avait été validé. Scott attendit donc sa partenaire et la vit débarquer. Sans mot dire, il lui fit un signe de tête, la clope au bec, puis l’attira à la sortie de la casse, là où plusieurs taxis s’étaient alignés. Des véhicules qui appartenaient à l’armée, avec des soldats réformés comme cet administratif, des mecs pour qui l’aventure s’était fini trop rudement. Ils ne parlaient pas du programme, revenant à une vie plus simple avec leur famille dans le coin. Ce n’était donc pas une peinture bien jaune flashante qui aurait donné la puce à l’oreille, heureusement.
«T’as eu le droit à l’autre connard ?» Demanda Scott.
Après tout, la CIS, c’était les pro pour remuer la merde et fouiner dans tous les sens. Il avait mis le nom de Penikett sur l’acte de location puisque le destinataire était obligatoire, même si c’était lui qui souscrivait. C’était obligé qu’elle se serait faite questionnée et, l’espace d’un instant, Greer se demanda si on lui avait éventé la “surprise” qui l’attendait dans son box.

« Ouais, il m’a demandé ce que j’allais faire avec un branleur dans ton genre. », répliqua Chenoa qui avait encore en mémoire sa dernière réponse au mess avant qu’elle ne parte. Limite si elle n’avait pas planqué la photo dans sa couchette. L’imaginer en train de se palucher en la fixant, ça ne la faisait pas triper du tout. Néanmoins, elle n’était pas mécontente d’être sur Terre. Elle regarda du côté du ciel, et du soleil, en poussant un « aahhhh ! » de satisfaction. C’était le climat dans lequel elle avait grandi, sa ville de lycéenne et d’étudiante. Elle était de retour au pays, et elle savait qu’elle en serait encore plus chamboulée quand elle reverrait son véritable chez elle, à la réserve. Elle était un peu contrariée de ne pas y aller dans les prochains jours, mais la curiosité d’aller rencontrer ce Bradford l’avait emporté.
« Putain, ça fait du bien d’être de retour sur Terre. », observa-t-elle, en ajustant son barda sur son épaule. Elle avait passé le contrôle sans peine, ne répondant qu’à quelques questions, dont une concernant leur escapade dans le Nord du pays. Décidément, ces mecs savaient tout sur tout, c’était pénible, mais normal quand on y réfléchissait deux minutes. Il n’avait pas était trop chiant, ni trop intrusif, et c’était tout ce qui comptait finalement.
«Ca manquait un peu, ouais...» Mentit-il, simplement pour répondre.
« Pfiouuu quel enthousiasme... », le railla-t-elle en se dirigeant vers le taxi qu’elle imaginait pour eux.

Le taxi roula quarante minutes. Il tomba dans quelques bouchons en centre-ville avant de s’éloigner, passant devant l’université où il avait étudié. Même l’épicier, désormais fermé, où il s’était prit ses trois balles. L’espace d’un instant, il bifurqua son regard vers Penikett et se demanda si elle se remémorait aussi quelques instants. C’est vrai qu’elle ne savait toujours pas qu’il l’avait connu plus jeune, comme elle ne savait pas pour la photo.

Scott préféra se détourner de cette fameuse observation et laisser sa copilote dans sa contemplation personnelle. Il songea juste que si on avait dit à Joël Hicks, qui sortait de cet épicier avant de se faire tirer dessus par règlement de compte, qu’une voiture passerait bien plus tard avec une Navajo et lui dedans. Il aurait forcément ri…
La vie est vraiment bizarre des fois.

En périphérie de Denver, le flux des véhicules se réduisit un peu et le type carbura pour rattraper son retard. Il les déposa finalement devant une série de boxs peu surveillés. Ils étaient seuls manifestement, ça servait le plus souvent de garde-meubles. Scott paya sa course, récupéra son sac puis fila le long des portes de fer en y parcourant les numéros peint négligemment en blanc. Il s’arrêtait parfois pour faire signe à sa collègue, une forme de gaieté enfantine lui prenant les tripes.
Il se figea devant le numéro huit et se rappela qu’il n’y était pas venu depuis si longtemps...ça datait de bien avant sa nomination sur le Dédale. Déjà lorsqu’il s’était isolé à l’autre bout du pays, il payait déjà le paysan pour l’entretien de sa moto. Une BMW bien chère qu’il s’était offert cash avec son deal de poudre à l’université.

Bicycle Road Rage Bmw-k-10

Et, si le mec qu’il payait ne lui avait pas menti, la harley que montait Penikett dans sa jeunesse serait juste à coté, fin prête. Il n’y avait plus qu’à.
Une main sur la bretelle de son sac, l’autre sur sa hanche, le regard de Scott se tourna vers l’emplumée. Il la toisa un instant avant de lui dire :
«J’te rappelle que c’est toi qui a la clé !»
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Chenoa Penikett

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le Lun 3 Aoû - 11:11

Chenoa Penikett
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Chenoa méditait les propos de Scott, et elle remettait en perspective toute son aventure depuis qu’elle était sur le Dédale dans la galaxie de Pégase. Et surtout ce qu’elle savait de Scott. Elle se demandait bien ce qu’il avait avec les amérindiens, pourquoi un flic qui devait les protéger l’avait pris sous son aile, et pourquoi est-ce qu’il était haineux à leur sujet, tout comme il avait pu l’être à son propre sujet. Est-ce qu’il avait fait des trucs répréhensibles par le passé ? Est-ce qu’il faisait parti de ces cowboys d’un autre temps qui voyaient encore dans les indiens d’amériques des cibles ? Est-ce qu’il était de ces blancs qui étaient de véritables connards avec les siens ? Elle en avait fait l’amer expérience, et même si elle avait tiré un trait sur tout ça depuis longtemps, il lui arrivait de se réveiller en pleine nuit avec la sensation de s’être faite violer de nouveau. Généralement, elle ne dormait plus ensuite. Cela ne s’était pas produit depuis qu’elle était en poste sur le Dédale, et elle s’en félicitait, mais elle redoutait toujours un peu le moment où ça se reproduirait.

Le décorum filait derrière les vitres du taxi. Elle revoyait une ville qui avait déjà changé, du moins en apparence, mais certainement pas en profondeur. Un silence s’était installé entre les deux jeunes gens, et Chenoa était tentée de le briser pour lui demander pourquoi est-ce qu’il n’aimait pas les amérindiens, pourquoi cette haine, cette animosité, cette envie de leur faire du mal. Elle repensait à sa phrase : “je vais finir avec le pantalon sur les chevilles”, cela voulait certainement dire qu’il avait envie de taper les bonhommes et de se taper les femmes. Est-ce qu’elle devait tirer des conclusions hâtives sur cette phrase ? Elle avait peur d’avoir une réponse ; qu’elle soit négative ou positive. En réalité, la teneur des propos de Scott lui dirait si oui ou non c’était ce genre de connard, qu’il avoue ou non, et elle avait peur de ça. Elle préférait se dire qu’il était là où il était parce que c’était un bon soldat, un bon militaire, un bon copilote, et qu’une expédition comme Atlantis n’embaucherait pas quelqu’un qui a fait des choses répréhensibles par le passé.

Plongée dans ses réflexions, elle ne percuta même pas quand ils passèrent devant l’université. Elle aurait pu lui dire : Tiens c’est là que j’ai fais mes études !, mais elle n’en fit rien, se contentant de regarder la ville sans la voir. C’était ironique, elle qui se faisait une joie de revenir à Denver. Maintenant qu’elle y était, elle était absorbée par un autre problème : son copilote. Tôt ou tard, ils auraient cette discussion, qu’elle sache le fond du problème, pourquoi cette haine, cette rancune… Pour le moment, elle devait penser au roadtrip. De toute façon, si elle ne se sentait pas en sécurité avec lui, et si elle ne lui faisait pas confiance, elle n’aurait pas accepté sa proposition. Elle n’était plus la petite fille naïve qui essayait d’échapper à des tordus en voiture sur une bicyclette aux pneus presque dégonflés sur un terrain plat et rocailleux.

La voiture qui commençait à prendre de la vitesse, puis qui ralentissait, termina de bercer la pilote, qui ne tarda pas à avoir une respiration plus régulière, la tête appuyé sur la sangle de la ceinture de sécurité, ballottée par les changements de direction de l’automobile. Elle ne ronflait pas, mais elle dormait paisiblement. Elle l’avait toujours dit : la voiture ça l’a bercé; et ça ne manqua pas. Elle émergea soudainement quand la voiture se stoppa devant le garde meuble. Chenoa sursauta en faisant style qu’elle ne dormait pas, regardant un peu autour d’elle par la vitre de la voiture. Mais où est-ce qu’ils étaient donc arrivés ? Elle avait la bouche pâteuse, et elle se l’essuya d’un revers de poignet, en s’étirant l’air de rien alors qu’elle sortait de la voiture, saisie par la différence de température entre l’intérieur de l’habitacle et l’extérieur. Alors que Scott réglait, Chenoa attrapa son sac dans le coffre, avant de faire quelques pas pour observer les environs un peu mieux. C’était paumé.

Elle emboîta le pas de Scott qui l’emmena devant une série de box de rangement, sur lesquels un numéro était peint. C’était artisanal, mais suffisant. Un millier de questions se bousculaient dans la tête de l’amérindienne, mais elle ne pipait mot, se demandant ce qu’il allait sortir de ce fameux box. Il semblait tout content, et presque guilleret. Ca faisait plaisir à voir ! Elle était tentée de se moquer de lui ou de faire de l’ironie.

« Ah ! Elle ouvre donc ce box ! », fit-elle en fouillant une de ses poches. Elle leva le nez vers Scott et elle prit un air dépité. « Merde… Je crois que je l’ai oublié sur le Dé… à la maison. », se réprit-elle.
«QUOI ?!?» S’écria-t-il d’une voix blanche, ne pouvant y croire.
Il se souvenait que ce n’était que le double qu’il lui avait lâché dans l’enveloppe, s’en gardant un si jamais son plan tombait à l’eau et qu’elle ne lui rendait rien. Mais c’était la merde si elle n’était même pas capable de conserver une foutue clé. Et le petit effet, c’était à oublier avec la bonne prise de gueule en perspective.
«Tu te fous de ma gueule là, c’est ça ?»

Elle lui laissa croire deux minutes avant de déclarer avec un air mutin, en l’extirpant de la poche arrière de son jean : « POISSON DE FÉVRIER !! ». Elle se mit à rire de sa connerie, et fila une tape sur l’épaule façon bucheronne à Scott, avant de se porter au niveau de la serrure pour glisser la clé dans le cadenas.
«Avril, poisson d’avril...» rétorqua-t-il, vachement maussade, pour dissimuler le fait qu’elle l’avait bien eu. Il y avait cru jusqu’au bout. La voir agiter cette fameuse clé lui avait fait faire l'ascenseur émotionnel.
Par contre, il n’avait pas tout prévu, comme le fait qu’elle s’agenouillerait pour ouvrir le cadenas. Chassez le naturel et il revient au triple galop. Son regard s’aventura là où il ne fallait pas et il s’entendit gueuler mentalement un : “Bouaaaaaaaaah !!”

Chenoa tourna la clé, et on entendit le déclic : « Zut, je crois que je l’ai cassé dedans... » puis « nan je blague !! », ajouta-t-elle en lui montrant le cadenas et la clé. C’était juste pour l’emmerder en réalité, comme il avait repris un peu de poil de la bête et de bonhomie avenante, elle se sentait plus libre de déconner.
«Hm...très drôle.»
Il avait répondu d’un maigre sourire en espérant ne pas s’être fait grillé dans son observation “accidentelle”. Il était tout juste revenu à la réalité quand elle avait amorcé son geste retour, du coup il n’avait strictement rien suivi concernant la blague. Il notait tout de même qu’elle était joueuse et agréable, ça promettait.

Avec l’aide de Scott, elle souleva le rideau coulissant du box, dévoilant une moto typée sportive et bien racée. Une allemande bien connue pour ses voitures, et pour ses motos pour les connaisseurs.
« Putain de merde !! », jura-t-elle en approchant, sans s’attarder sur la seconde forme qui était sous une bâche. Le mec qui avait ramené l’Harley avait fait ça bien. Elle laissa ses doigt glisser sur la calandre carbone de la bécanne. « Elle est canon. Je savais pas que tu étais motard. Mais j’espère que c’est pas là dessus que tu veux qu’on aille aux Grands Lacs à deux, parce que je te préviens, je ne monte jamais derrière quelqu’un, et surtout pas sur un engin comme ça même si j’ai le cul taillé pour. ». Les mecs qui avaient ce genre de sportive et qui tringballaient leur nana passaient un message à la concernée. ”Si tu grossis, je te largue, parce que tu ne monteras pas derrière”.
Puis bon, ça avait la gueule d’une sportive, et s’en était une, ce n’était pas une routière, ce serait galère.

«Le nombre de nanas que j’ai foutu dans mon lit grâce à cette meule, j’te dis pas.» fit-il avec une grande nostalgie en faisant tourner la clé pour mettre le contact.

C’est vrai qu’il ne lui avait jamais dit. Il ne s’était même pas intéressé en fait. Heureusement qu’elle avait affiché cette photo sur le mur de sa couchette sinon ils n’en n’auraient rien su ni l’un ni l’autre. C’était une passion commune, forcément, qui semblait aller de paire avec le pilotage de F-302. Pas que tous les membres de l’escadrille devaient être des motards. Mais pour Timber et lui, ça ne l’étonnait pas.

C’est là que Scott lui montra la forme sous bâche qui patientait à côté de l’allemande. Il avait été tenté de lui dire que c’est toujours lui qui montait à l’arrière pour un voyage en duo, histoire de s’accrocher aux nibards de la motarde. Mais la surprise qu’il lui avait réservé était au-delà de ses petites vulgarités habituelles. Il pointa simplement du doigt la bâche en laissant la curiosité de l’indienne faire le reste. Intriguée, Chenoa capta rapidement qu’il s’agissait d’une moto également. Fébrilement, parce qu’elle sentait le coup arriver avec la photo qu’il lui avait subtilisé, elle la débacha pour découvrir une splendide Harley, carrément similaire à celle qui était sur la photo et qu’elle avait eu dans sa jeunesse, avant de la rendre quand elle s’était embarquée pour une autre galaxie.

Bicycle Road Rage Harley10

« Oh merde…. Putain, elle est trop belle ! C’est pour moi ?? ». Elle n’attendit pas spécialement de réponse, et elle sauta au cou de Scott pour lui faire un câlin en sautillant comme une gamine. Elle était toute contente et elle le faisait savoir. Elle retourna vite auprès de la moto qu’elle étudia de plus près, des étoiles dans les yeux.

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Scott Greer

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le Mer 5 Aoû - 14:16

Scott Greer
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Avant qu’il ne se retrouve avec une Amérindienne perchée à son cou, le copilote se fit une remarque très juste. Il n’avait jamais été généreux avec qui que ce soit. Même pas envers sa femme avant qu’elle ne le trompe. Scott ne s’était plus comporté comme un salaud mais l’égoïste, lui, était resté. C’était aussi pour ça que son couple n’avait pas tenu.
En montant ce plan pour que Penikett le suive dans sa quête pour retrouver Bradford, lui volant cette fameuse photo pour lui offrir une virée sur la même moto, il venait de découvrir ce que ça faisait un peu de générosité. La sienne était très dirigée et loin d’être innocente, c’est sûr, mais s’en était quand même.

Il avait voulu que ça plaise à sa partenaire. Que le trajet, au moins, ne lui soit pas entièrement désagréable. C’est quelque chose qu’il n’avait jamais songé auparavant. Jamais.
La fébrilité de sa collègue, la décomposition qu’il devinait s’opérer sur son visage en faisant la découverte, et sa réaction soudaine lui firent une drôle d’impression. Ca lui faisait plaisir, comme une petite réussite personnelle envers quelqu’un qui comptait. Logiquement il serait excusé pour le vol et la vexation que toute l’escadrille avait perçu chez elle ensuite. Scott ne savait pas bien si elle parlerait de sa virée en moto en revenant à bord mais il comptait bien lâcher quelques infos histoire de ne pas laisser de malentendus entre collègues. Il fallait bien qu’ils sachent, même s’ils avaient de gros doutes, que c’était bien lui le voleur.

«Elle est à toi jusqu’à ce qu’on retourne à bord, ouais.»

Le contact de Timber sur lui avait laissé comme empreinte de chaleur et une odeur qui manqua de le déstabiliser. Un peu comme un mec timide, et il aurait préféré que ce soit le cas d’ailleurs, mais en réalité c’était pire. Les chatouillis dans ses tripes de son instinct prédateur, Hicks le pourri qui se faisait appeler par cette gentillesse, par cette bonne odeur naturelle de Navajo sous le parfum, comme un appel à lui démolir le cul. C’était la crainte, qu’avec ce contact, il se perde soudainement et se décide d’en revenir à des sources bien plus chaotique.
C’était une peur. Juste une peur…c’était fini tout ça maintenant.

Tandis qu’elle était en train de mater sa bécane sous toutes les coutures, Greer s’approcha de l’établi où se trouvaient différents outils d’entretien. Il y avait une enveloppe avec une lettre du fermier. Le gars avait vraiment été aux petits oignons et Scott songea à lui envoya un bifton supplémentaire. Le deal était cool pour les deux parties et il était assez satisfait que le mec ne le prenne jamais pour une buse en profitant de son absence. Dans cette lettre, il lui parlait d’un ou deux détails concernant la moto et d’un endroit sympa où les tenues pouvaient être louée.
Scott prit la clé de l’Harley qui se trouvait dans l’enveloppe et il la tendit à Timber.

«La clé de tes bons souvenirs.»

Il lui fit un sourire entendu puis se tourna pour ouvrir une armoire métallique. La porte couina à cause de la vieillesse et une odeur caractéristique d’un vieux cuir lui monta tout de suite aux narines. Malgré ses crimes et ses conneries, cette odeur lui rappelait une impression de liberté lorsqu’il était sur la route, loin de tout ça. Avec une émotion qu’il s’évertua à conserver en lui, Scott prit le cuir. Il était un peu craquelé par endroit, abîmé au niveau des coudes, mais pas question d’en prendre un neuf. Il avait une histoire celui-là.
Greer l’enfila en ayant l’impression de changer de vie et il vérifia que le veston lui allait toujours aussi bien. Il retourna ensuite auprès de son bijou, levant la jambe pour enfourcher la bête, démarrant sans attendre le moteur.
Quart de tour !

Forcément, il joua avec Timber à celui qui ferait rugir son moteur le plus fort. Il fit même mine de partir sans elle pour se placer dehors, s’arrêtant aussitôt dans son élan. Béquille ouverte, il quitta l’engin et alla refermer son box en y laissant son sac à l’intérieur. Il ne se contenta que de garder ses papiers et son pognon. Il laissa aussi sa collègue se préparer, voir si elle gardait son sac ou pas, puis retourna sur sa moto.
Sur un emplacement du guidon, il accrocha son portable et activa le GPS. Il y enregistra tranquillement deux trajets. Celui de la boutique et celui des Grands Lacs. Soudain, une petite lumière se fit dans son esprit. Scott tapota la surface de sa veste puis en retira, depuis la poche intérieure, une paire de lunette de soleil. Il les chaussa lentement puis tourna sa tête vers Chenoa avec une expression complètement vide. Il imita le terminator et lâcha d’une voix glaciale et rauque, malheureusement mal jouée, le célèbre :

«I’LL BE BACK !»

L’arrogant Scott dans toute sa splendeur fit rugir plusieurs fois son moteur, impatient.
Il gueula par dessus le bruit des motos :

«Ok, la bikeuse aux plumes ! Y’a un endroit si tu veux te louer un cuir. Ca te botte ou tu préfères rester nature ?»

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Chenoa Penikett

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le Mer 5 Aoû - 14:51

Chenoa Penikett
Timber & Cross
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« C’est vraiment… une belle surprise. Merci Scott. », fit-elle en le toisant depuis l’autre côté de la moto, alors qu’elle avait encore deux doigts sur la selle et l’autre main sur la poignée. « Je te pardonne pour la photo, je préfère ça que de savoir que tu t’es branlé avec. »

Scott éclata d’un rire presque sadique. Si elle lui tendait le bâton aussi, il ne pouvait pas la fermer continuellement. Il adorait lui balancer un saleté bien vulgaire à la tronche parce que, généralement, ça lui revenait en surenchère. Le répondant de Penikett, c’était à l’autre bout des gueules décomposées des nanas qui se disaient dans leurs petites têtes : “Nan mais quel sale pervers quoaaaa”. Il y avait du retour, c’était marrant.

«J’ai pas besoin de ta photo pour me soulager, qu’est-ce que tu crois !»

Il ricana de sa propre connerie et la balaya d’un geste de main. Autant il aurait insisté du regard en attendant le retour du bâton. Mais là, ils profitaient un peu de la surprise. La dernière fois qu’il avait vu Timber avec des yeux aussi brillant, c’est lorsqu’elle avait fait la connaissance de son F-302.

« Je crois rien moi. », fit-elle en haussant des épaules avec un sourire. Ce ne serait pas un bonhomme sinon. Elle le regarda aller ouvrir une armoire métallique de laquelle il extirpa un cuir. Il devait entretenir ce box, ou plutôt faire entretenir ce box et garder sa bécanne au chaud pour ses retours sur Terre. Franchement, elle devrait faire pareil. Sa solde ne servait à rien, elle dormait sur son compte, et elle était frileuse à l’idée de dépenser son argent, certainement par peur de manquer par la suite. On lui avait toujours dit que pilote, ça ne durait pas toute une vie, mais une petite partie seulement, parce qu’on était vite remercié quand on avait ses premiers cheveux blancs. Du coup, elle faisait comme la cigale, elle mettait de côté au cas où. Elle n’avait pas envie d’être comme ces vétérans de guerre qui revenaient au pays, la main devant, la main derrière, et qui finissaient clochard.
Elle avait un certain bagage culturel qui lui permettrait de trouver une place dans une université, ou un lycée, pour enseigner, mais franchement… elle ne préférait pas y penser pour le moment, pour la bonne et simple raison que cela signerait la fin de l’aventure SG. Ils étaient tous pareils dans ce boulot. Une fois qu’on avait goûté à la Porte des Étoiles, à l’Univers, et tout le toutim, le reste semblait bien fade…

Encore que… Cette moto était tout sauf fade !

Elle venait de glisser la clé que Cross lui avait filé, et elle pressa le démarreur. La moto ronfla subitement et elle prit vie devant eux. Un barouf grave et puissant digne d’une putain d’Harley que les cylindres en V propulsaient dans les deux silencieux. Scott avait démarré sa BMW, sur la carrosserie de laquelle on pouvait lire 1300, ce qui en faisait une trèèèèès grosse cylindrée. S’il voulait faire la course, il lui mettrait un vent en deux secondes, la sienne n’étant qu’une 800 centimètres cube. La sportive faisait pas le même bruit que la Harley, c’était plus aigu quand même, et quand elle tournait au ralenti, elle ne faisait quasiment pas de bruit. Il était obligé d’aller jusqu’a rupteur pour qu’elle pétarade gentiment. De toute façon, il était dur de rivaliser en terme de boucan avec les HD, sans enlever la chicane du silencieux sur une moto comme celle de Scott.
Quoiqu’il en soit, c’était grisant ! Alors que Scott sortait du garage, elle n’était pas encore montée dessus. Avec précaution, elle passa sa jambe par dessus la selle, ce qui n’était pas bien dur. Elle était grande, et la moto était courte sur patte, plus petite et racée que celle de son comparse. Pour le moment, elle ne pensait pas à tous les kilomètres qu’ils allaient devoir se mettre dans les roues, et heureusement. Quand elle posa ses fesses sur la selle, elle sentit les ressorts typiques de chez Harley s’écraser doucement, procurant une assise confort et la protégeant des cahots de la route. La selle était rembourrée, ferme sur l’extérieur, et moelleuse en profondeur. Quand sa deuxième main vint se poser sur le guidon, elle eut un frémissement d’excitation sexuelle. Elle sentait le moteur grave et puissant ronronner, vibrer, vivre entre ses jambes, et elle savait qu’à cause de la position de ses quilles sur les repose pieds, elle aurait son pubis de collé au réservoir, et ça allait fourmiller. Une sensation qu’elle perdrait de vue dès qu’elle se concentrerait sur la route.

Son pied enclencha la première en appuyant sur le sélecteur tandis qu’elle tenait l’embrayage au guidon. Avec une souplesse incroyable, elle avança pour sortir du box, faisant ronronner de plus belle la machine. Elle repassa au point mort pour déployer la béquille et s’extirper de la moto. Elle avait hâte de tailler la route avec ! C’est là que Scott se lança dans l’art dramatique, ou comique, c’est selon, en produisant une imitation foireuse de Schwarzy dans Terminator. Forcément… Chenoa n’avait pas la référence. Ce n’était pas dans sa hutte dans sa réserve qu’elle avait la télé, alors d’aller au cinéma… Elle n’y était allée qu’à l’université avec ses amies. Du coup, n’ayant pas de point de comparaison à ce qu’elle pensait être une référence à quelque chose, elle ne pouvait pas se moquer de son compagnon d’aventure.
Et sur ce, il fit rugir son moteur, lui cassant les oreilles. Elle secoua la tête. Elle avait glissé son portefeuille dans une de ses poches de jean, laissant son sac dans le box pour le moment avant qu’il ne le referme et se mette à faire du boucan.

« OUAIS !!! ME FAUT UN PUTAIN DE CUIR !! ». Pour le casque, elle n’était pas décidée encore mais elle verrait sur place une fois au magasin. Elle enfourcha de nouveau sa moto qui était chaude maintenant, et elle suivit Scott.

Les premières sensations étaient les meilleures. Au début, elle était un peu frileuse, le temps de se remettre la moto dans les pattes. Les Harley n’étaient pas le genre de bécane qu’on pouvait beaucoup pencher, et c’était le seul défaut qu’elle leur trouvait. Toujours est-il que de sentir le vent dans ses cheveux qui ondulaient derrière elle, de sentir la moto entre ses jambes, de voir l'asphalte défiler et de pouvoir doubler peinard les voitures, tout cela lui rappela de bons souvenirs. Il n’y avait pas à chier, la moto c’était quand même sacrément la liberté.

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Scott Greer

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le Ven 7 Aoû - 8:21

Scott Greer
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Parcourir le bitume c’était bien.
Le faire en duo, vivre le partage de cette passion commune, c’était encore mieux. Scott ne l’avait jamais fait, il n’y avait jamais vraiment songé. Généralement, quand on est un pourri avec son historique, les roadtrips se faisaient en solitaire.
Le copilote avait prit la tête pour conduire Timber jusqu’au “Vikler & Son”, le détaillant de cuirs. Il pouvait entendre l’Harley gronder dans son dos et témoigner, à des moments, des impatiences de liberté de la jeune femme.

Dès que la route se dégagea un petit peu, Scott fit hurler sa moto et exerça une bonne accélération pour lever sa roue avant. L’écart qu’il fit à ce moment-là trahissait sa perte de pratique. Mais clairement, il avait été de ces jeunes branleurs qui s’amusaient à faire ces pirouettes de cirque avec des motocross trafiquées. Il n’avait pas perdu de cette mentalité puérile et prétentieuse en parcourant une bonne cinquantaine de mètres en roue arrière.
Après être retombé, il fit une embardée un peu brutale pour se porter sur le flanc de l’indienne et reprendre une conduite un peu plus calme. Côte à côte, ils longèrent l’avenue principale comme deux potes motards le feraient. Le petit coup de folie était passé.

Scott attendit qu’il ne reste qu’une intersection pour lui repasser devant et activer son clignotant de façon prématurée, histoire de lui indiquer le chemin.
Pourtant, ça n’existait pas chez lui la signalétique.

L’adresse que lui avait fourni le fermier devait les amener à l’autre bout de la ville. Il fallait rester prudent avec les bagnoles. Il fallut même remonter un embouteillage avant de récupérer une portion un peu plus dégagée de Denver. Vikler & Son était une boutique particulière à la devanture en bois qui jurait avec le reste. Elle faisait volontairement tâche en jurant sur tout le béton qui cernait la rue. L’accès avait un peu la gueule d’un saloon avec une ribambelle de motos garées devant. De toutes les marques, de tous les types, un paquet de clients potentiels. C’était signe que les commerçants étaient plutôt bien connu.
Scott se gara tranquillement et attendit que Timber face de même. Il sonda les motos en progressant, s’arrêtant un peu plus sur celle où le type avait monté un fusil à pompe sur la longueur de l’échappement. Il y avait aussi des décorations très originales et des peintures magnifiques.

«Elles valent pas la mienne.» Lâcha-t-il en bon prétentieux.

Le jeune homme grimpa les marches et tira la porte battante. Il donnait l’air de vouloir faire le galant en lui ouvrant un vrai boulevard. Seulement, quelque chose attira brusquement son regard et il poussa un “wow” en oubliant toute notion de politesse. Il boula quasiment Timber en lui passant devant, façon chamailleur, la laissant se débrouiller avec la lourdeur de la porte qui se rabattait sur elle. Il fila jusqu’à l’un des mannequins qui formaient une haie d’honneur à l’entrée.

C’était l’antre de la tenue pour motard. Il y avait tout une série de rangements, d’étagères, de présentoirs et des cabines d’essayage. Comme pour une boutique de fringues classique mais en mille fois mieux. Ca sentait le cuir, le cambouis et la putain de moto partout où se portait le regard. Certaines tenues étaient en vente, d’autres se louaient simplement. Beaucoup de clients, ou de simples curieux, se déplaçaient le long des rayonnages.

Scott ne pouvait pas s’empêcher de faire le pitre. Il s’arrêta devant un mannequin au cuir rappelant beaucoup plus la maîtresse SM que la motarde. Le haut était composé d’une fausse armure de bandes de cuirs. Le bas formait une sorte de jupe lacérée. Toutes les bandelettes retombaient jusqu’à mi-cuisse en rappelant un peu les romains. Goguenard, le copilote se déporta pour faire une comparaison entre l’indienne et la tenue, comme s’il estimait sa taille et sa capacité à entrer là-dedans.

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Chenoa Penikett

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le Ven 7 Aoû - 9:24

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
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Bicycle Road Rage

Si Scott n’avait pas fait un wheeling, ce ne serait pas lui sur la bécanne. Il avait vraiment la tronche du kéké en train de faire ça au milieu de la circulation, et cela n’étonna même pas la jeune femme. L’avantage de la moto, c’était qu’on était libre de faire ce qu’on voulait en toute indépendance, sans embarquer les autres forcément, puisque chacun conduisait sa machine comme il le souhaitait. Du coup, la jeune femme restait sage tandis qu’il faisait le con, préférant se remettre la moto dans les jambes, et reprendre des habitudes, sans parler des sensations. Elle n’était pas du genre à faire des roues avant, ou des roues arrières, et ce n’était certainement pas avec son brelon qu’elle allait pouvoir le faire. Harley, c’est bien pour se la raconter d’un point de vue sonorité et visuel, mais ça fait que ça.

Forcément, elle dû grimper sur les freins pour ne pas dépasser l’intersection que Scott signala au dernier moment. Ok, il avait pris le temps de le faire, mais un peu tard. Toujours est-il qu’ils arrivèrent devant ce fameux magasin, qui sentait bon l’univers moto jusqu’à son parking devant. Une ribambelle de bécanes s’étiraient là, ne demandant qu’à être regardé. Chenoa gara son engin à côté des autres, prenant soin de vérifier que le béquille était bien mise avant de la pencher. Ce serait con de faire tomber toute la rangée quand même, parce que ce n’était pas avec son gabarit svelte et fluet qu’elle retiendrait les 260 kilos de la meule si elle avait décidé de tomber.
La clé dans la poche, elle suivit Scott vers la boutique, tout en remettant ses cheveux en place. Heureusement, elle les avait fins, mais ça ne les empêcheraient pas de faire des noeuds si elle ne prenait pas deux minutes pour les lisser du bout des doigts. En plus, elle avait pris un moucheron dans l’oeil, et ça la grattait fortement. Bref, elle ne regarda pas tellement les engins garés devant, préférant se remettre de sa petite chevauchée, et elle ne releva pas non plus la remarque égocentrique de son copilote. Elle ne se souvenait plus du nombre de kilomètres qu’il y avait à faire, mais elle était déjà en train de se dire que ce serait génial. N’empêche, la boutique avait de la gueule. Pas de doute, on était bien aux USA.

« Merc... ». Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il la bousculait alors qu’il était en train de lui tenir la porte. Elle le tua du regard tandis qu’il s’éloignait en l’ignorant complètement et qu’elle était contrainte d’amortir le poids de la porte à deux mains. « Connard. », baragouina-t-elle en prenant volontairement la direction d’un autre rayon, histoire de.

Tandis que Scott faisait le pitre pour changer, Chenoa étudiait des tenues un peu plus loin, lui tournant le dos sciemment. Au moins, elle ne le voyait pas faire l’andouille, et puisque de toute façon il avait décidé de la faire plus ou moins chié en déclarant la guerre de la porte dans ta gueule, elle ne voyait pas pourquoi elle participerait à ses enfantillages. Surtout qu’elle avait mieux à faire ! Comme choisir entre cette tenue là, ou celle-ci là bas, ou encore celle qui était disposée sur ce mannequin, sans parler de celle qui était en tête de gondole de ce rayon là bas. Il y en avait partout !

« Salut, tu cherches une tenue en particulier. », entendit-elle dans son dos. En se tournant, elle se rendit compte qu’elle avait à faire à un jeune homme d’une trentaine d’année, le look cool et l’air branché.
« Pour le moment je regarde un peu. »
« Pas mal l’Harley dehors. »
« Ouais, elle en jette. Tu montes quoi toi ? »
« J’change souvent. En ce moment c’est plus une Victory Végas, si tu vois ce que c’est. »
« Pas vraiment, j’suis pas hyper calée non plus. », avoua-t-elle franchement.
« Dommage qu’il y ait pas de place pour deux, j’aurai pu te montrer et te faire faire un tour. »
« Dommage que je ne monte pas derrière quelqu’un en moto. », répliqua-t-elle du tac au tac avec un sourire. Ça lui faisait bizarre de parler à un…. civil. En fait, ça lui faisait bizarre d’être sur Terre, au milieu de ces gens, de ces gens qui ne savaient pas, qui ne soupçonnaient pas, qui n’étaient tout simplement pas au courant pour la Porte des Etoiles et tout ce qui tournait autour, comme le Dédale, les missions dans l’espace, son chasseur et tout le bordel. Au final, ce serait vraiment compliqué d’entretenir une relation avec quelqu’un qui n’était pas dans le coup, si on mettait de côté la distance qui était un facteur de risque de rupture accrue.
Le bonhomme rigola à cette remarque, et répondit :
« Bonne réponse. ». Il lui fit un signe de tête et s’éloigna pour lui laisser de l’air. Chenoa reporta son attention sur les différentes tenues. En réalité, il y avait pas mal de modèle qui lui plaisait, mais il fallait bien choisir.
Aussi opta-t-elle pour une veste en cuir d’un marron terne qui faisait vieux, et qui passerait bien avec sa bécanne. Elle ne prenait pas en location, car les quelques kilomètres en moto lui avait donné envie de faire comme Scott. Elle se payerait un coin, avec une meule dedans, et quand elle reviendrait sur Terre, elle se ferait plaiz’.
Elle acheta également un pantalon, pas en cuir mais type jean, qui était en réalité un mélange de fibres tressées avec du kevlar pour ne pas se déchirer en cas de chute. Et puis tant qu’à y être, une paire de bottes, des gants pour la nuit, et un casque pour la pluie, comme ça, elle était parée pour tous les temps. Elle poussa même le vice jusqu’à se prendre une combi pluie qu’elle caserait bien quelque part, et un filet pour accrocher son sac. Bref, elle venait de claquer deux soldes d’un coup, mais comme elle n’en faisait strictement rien quand elle était sur le Dédale, cela ne la mettrait pas en difficulté le moins du monde. Elle fit ramener ça vers le comptoir pour payer, avec quelques accessoires en plus histoire de pimenter le voyage.

De son côté, Greer ne pouvait qu’avoir apperçu le manège de Timber et vu ensuite le type l’accoster. Il se questionna un petit instant, de savoir s’il avait à intervenir dans le cas où le type serait un peu trop entreprenant, puis finalement il se rappela que Chenoa était la reine de la poutrelle dans les dents. Pas de dangers quoi. Il continua d’aller et venir dans les rayonnages, ayant compris qu’elle le snobait royalement, et ne releva pas la quantité de ses achats. En fait, il était tombé sur une carte papier des routes, spécialement pour motards, et il l’avait déplié pour la consulter. Là-dessus, une vieille bikeuse couverte de tatouages avait franchi son comptoir pour lui faire profiter de ses connaissances. Au début, Scott était un peu réfractaire, du genre à en avoir rien à cirer de la vieille carne. Mais finalement, elle avait du kilomètres au compteur et il vit avec elle pour pointer les endroits dignes d’intérêt sur son chemin. Forcément, il comptait acheter la carte en étant arrivé là de ces informations.
Il vit ensuite la tonne d’équipement de Chenoa défiler sur le comptoir, le prix prendre de l’altitude, et il sentit le malaise l’investir.
«Heu...t’as bien saisi que j’l’ai pas acheté, cette Harley.» murmura-t-il au passage.
« Ouais tu m’as dis que c’était une loc. », répondit-elle avec un sourire. Elle se pencha vers Scott et lui murmura : « Alors tu m’présentes à ta meuf ? »
«C’est avec les bons vins qu’on fait les meilleurs repas non ?» Lâcha-t-il avec un air tout de même dégouté. «C’est pas dans tes habitudes d’être cruelle ! Ca c’est moi normalement !»
« C’est toi qui interprète, moi je ne posais que la question. T’imagine ce que tu veux ensuite. », balança-t-elle en tendant sa carte de crédit. « Tu te prends rien ? »
Il lui montra la carte routière pour rétorquer haut et fort :
«Un bon motard est un motard qui n’a besoin que d’une carte.»
Il évita soigneusement de croiser les regards assassins des autres clients et ricana grassement. En même temps, il aida à prendre les affaires que la jeune femme avait amassé. Pour un peu, la montagne de fringues et d’articles en tout genre l’aurait fait disparaître.
«J’ai du change sous la selle, ça me suffit.» Reprit-il simplement.
Chenoa secoua la tête. Elle avait failli lui répondre qu’un bon motard comme Scott avait besoin que d’une carte et de ses deux jambes pour pousser sa moto, mais elle s’abstint en voyant tout le monde les regarder. Elle n’était pas forcément timide, mais elle jugea qu’il s’était mis la honte tout seul comme un grand, sans qu’elle ait besoin d’en remettre une couche.
« Ok, laisse moi le pantalon, je vais aller le mettre tout de suite. », fit-elle, avant de se tourner vers la femme. « C’est indiqué que les militaires ont une remise. V’la ma carte. ». Ouais, parce que de prime abord, ça ne se devinait pas comme ça.
« Ah ouais, pas que charmante, mais féroce aussi. », balança le bonhomme qui venait de passer derrière les caisses pour aider sa collègue.


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Scott Greer

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le Lun 10 Aoû - 12:50

Scott Greer
Timber & Cross
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Il repartait à l’attaque l’autre mec ?
Franchement il y avait de quoi. Surtout de balancer qu’elle était militaire en plus, la moitié des motards devaient commencer à se sentir les rouleaux enflés. Greer était encore tenté de faire le con, de la faire passer pour sa gonzesse devant tout le monde, même s’il était évident qu’elle lui aurait foutu la pile en retour. Mais bon, finalement, il ne connaissait pas bien Timber dans le civil. Il savait à peu près ce qu’il pouvait se permettre au sein de l’escadrille, quand il faisait une saloperie plus acide que méchante. Mais là ce n’était pas trop son terrain. Alors il préféra rester soft...à sa manière.
« Et toi, t’as vu que la surface mon gars ! » Lâcha-t-il en récupérant le reste des affaires et en se tirant tranquillement.

Une fois dehors, Scott s’alluma simplement une clope avant d’entreprendre d’installer le filet qu’elle s’était acheté. Il se rappela de sa main directrice, histoire de ne pas installer le tout du mauvais côté, puis il rangea ses fringues rapido sans trop se pencher sur le contenu. Là encore, il aurait pu se faire un malin plaisir de détailler la moindre pièce d’équipement. Mais cette fameuse carte routière dans sa poche intérieure l’appelait.
Il la déplia sur sa moto et la consulta longuement en attendant que Timber réaparaisse dans sa tenue de motarde.

Chenoa avait secoué la tête à la remarque de Scott. Ce mec en ratait pas une décidément. Au regard interrogateur du bonhomme, la jeune femme haussa des épaules : « Il dit ça parce que je lui ai mis une branlée au scrabble. ». Elle laissa l'hôtesse de caisse et le type qui avait des clients à servir, et elle se dirigea vers une cabine d’essayage pour passer le pantalon et les bottes. Une fois fait, elle revint vers sa moto et eut la bonne surprise de constater que son filet avait été mis par Scott.

« Merci pour le filet. Je vois que tu ne peux pas te passer de ton boulot de copilote. », blagua-t-elle, en s’installant sur sa selle. Y a pas à chier, elle se sentait plus rassurée avec l’équipement que sans. « J’retourne chercher mon sac. Tu viens ou tu m’attends là ? Ou c’est la route ? »

C’est vrai qu’elle avait gardé le double de la clé du box. Scott ne savait pas bien si ça voulait dire quelque chose. Qu’elle craignait qu’il prenne ses affaires en otage en étant le seul à ouvrir. Si c’était un manque de confiance ou quoi que ce soit d’autre. Il referma tranquillement sa carte en laissant l’idée de côté. Il prévoyait huit heures de route par jour avec deux heures de repos le matin, le midi et le soir. S’ils s’y tenaient, ils atteindraient les grands lac le lendemain soir.
Greer n’était pas encore trop stressé mais il sentait que ça le guettait. Pour l’instant, Timber était trop intéressée par sa moto pour se poser des questions. Mais elle n’était pas conne et elle allait fatalement recommencer à gamberger. Sur sa gentillesse manifeste ou son invitation au roadtrip. Scott enfonça la carte dans la poche intérieure en étant pensif. Il répondit si distraitement qu’il rebondissait à peine sur sa taquinerie.
« Je peux pas me passer de mon boulot, ouais : je viens. »
Il la raccompagna jusqu’aux boxs tranquillement, sans faire le fou de la route, et resta sur sa moto en attendant qu’elle récupère son sac. L’homme se montrait patient, le regard par moments perdus dans le vide, comme s’il était préoccupé. Il avait hâte de partir, non pas pour parvenir au but, mais pour être “cloisonné”. Le bon côté de la conduite à moto, c’était qu’il n’avait pas besoin de parler avec Timber. Juste échanger ce petit plaisir d’aligner des centaines de bornes et de ne se soucier que de deux choses : la prochaine station service et le restau qu’ils se choisiraient.

Greer lui fit silencieusement un signe de tête. Moitié nerveux, moitié avenant. Le genre d’expression non-verbale qui l’informait qu’ils étaient partis cette fois. Le hasard voulut qu’ils s’arrêtent à un feu rouge au bord de l’université et Scott ne put s’empêcher de tourner son regard vers elle, ses yeux dissimulés par les lunettes de soleil sondant sa réaction.

Après Denver, la route s’était beaucoup plus élargie et ils filèrent côte à côte à la même allure. Le soleil était bon, le vent aussi. Sentir le bitume au travers des vibrations de la moto, du moteur ronflant. C’était comme revivre selon lui. Scott se sentait bien même si cette petite pointe de tracas continuait de le harceler. Son GPS était branché sur le premier checkpoint, une auberge de famille qui avait la réputation de servir des recettes artisanales. Il ne connaissait pas les goûts de Chenoa. Est-ce qu’elle était Burger King ou du genre plus raffinée.
Mais l’emplacement du site était un bon endroit pour faire une pause.


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Chenoa Penikett

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le Lun 10 Aoû - 16:35

Chenoa Penikett
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Chenoa était dans une autre perception des choses que son copilote. Elle était là pour tailler la route vers un objectif, qui, elle le pensait, tenait à coeur à Greer. Alors, elle était satisfaite, et contente de faire un tour avec lui sur Terre, même si elle avait souhaité, par moment, prendre des vacances de cette andouille et de l’escadrille, histoire de casser la monotonie de la routine sur le Dédale. Mais Cross lui avait demandé de venir, au delà de ce qui semblait être une proposition, et comme elle savait que ce Bradford était important pour lui, elle avait participé à l’aventure. Comme toujours, il ne fallait pas grand chose pour qu’elle ne soit, ce qui lui avait attiré des ennuis après le cinquième vol. Qu’importe, ici sur Terre, ils étaient libres de faire ce qu’ils voulaient. Pas de Colonel au dessus de leur tête pour juger leurs pérégrinations, et pas de gradés pour donner des directives et des ordres à respecter. Pas de protocole non plus. La vie civile dans toute sa liberté quoi.

A ceci près qu’ils restaient des militaires engagés et qu’ils avaient un devoir de réserve, en plus d’un devoir d’honneur.
De ce côté là, il y avait peu de chance qu’ils le bafouent, à moins de tremper dans une sale histoire, ce qu’elle ne comptait pas expérimenter.

La moto, c’est à double tranchant. En moto, il faut toujours être alerte, surveiller les alentours, l’environnement, le comportement des autres usagers, pour essayer d’avoir toujours un coup d’avance sur le destin. L’odeur de gazole annonce souvent le passage au dessus d’une flaque d’hydrocarbure, des champs alentours la présence de terre sur la route à cause des tracteurs, un peu de vent et les véhicules pouvaient se déporter, autant d’exemple qu’un motard confirmé devait analyser en temps réel pour adapter sa conduite. Car un bon motard est un motard qui rentre en vie le soir chez lui. Malheureusement, la seule carrosserie dont ils disposaient tous les deux, c’était leur peau, et l’équipement en plus. Du coup, il était plus simple d’être blessé gravement, voir de mourir, dans un accident en deux roues. C’était à double tranchant parce qu’on devait faire attention à tout ça, mais l’asphalte qui défile sous les roues, devant le guidon, les odeurs de printemps, de barbecue, les paysages, tout se prêtait à une contemplation admirative des environs, sans parler que la relative régularité du parcours avait tendance à diminuer la vigilance. Mais Cross et Timber étaient des pilotes expérimentés, et instinctivement, ils roulaient dans un état de veille active, malgré les pensées annexes qui se présentaient à eux.
Car il ne fallait pas croire. Chenoa pensait à tout et n’importe quoi. Elle divaguait sur ce qu’elle voyait dans le paysage, elle repensait à ces quelques mois passés en OPEX sur le Dédale. Il y avait de la matière à réfléchir, il fallait le reconnaître, et comme toujours, elle faisait des parallèles entre ses origines, son peuple, et la Porte des Étoiles, avec tout ce qu’elle ouvrait dans le champ des possibles.

Au bout d’un certain temps, pendant lequel Chenoa semblait voguer en dehors du temps d’ailleurs, son ventre se rappela à elle. Mais pour le coup, c’était Cross qui avait les commandes à ce niveau là, et elle devait suivre. Il semblait ailleurs, un peu perturbé, tout en étant un peu serviable, ce qui ne lui ressemblait pas des masses. Elle se demandait bien pourquoi, et cela augmentait ses réflexions sur son copilote. Ce périple serait l’occasion d’en apprendre un peu plus, dans un cadre autre que celui de l’armée. S’ils se voyaient en dehors du boulot, ça voulait dire quoi ? Qu’ils n’étaient plus collègues mais amis ? C’était comme ça qu’elle le voyait maintenant.

Soudainement, il passa devant elle, et sortit de la voie rapide pour emprunter des contres allées et de s’arrêter devant une bâtisse sur laquelle était affichée “Auberge Lincolm”. Ca ne payait pas de mine mais il y avait plusieurs véhicules d’arrêtés devant, signe que c’était fréquenté. La jeune femme s’étira sur sa moto. Elle n’était pas mécontente d’y mettre la béquille et d’étirer ses longues jambes de part en part en laissant ses fesses sur la selle.

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Scott Greer

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le Mar 25 Aoû - 10:14

Scott Greer
Timber & Cross
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Ils avaient bien avancé mine de rien.
En cinq heures, ils avaient torchés une bonne part du Nebraska en arrivant dans la ville de Lincoln.
La vieille bikeuse lui avait conseillé d’y faire un arrêt et de trouver la pension d’une famille modeste. Des vieux de la vieille qui ne s’étaient pas encore fait bouffés par les chaînes de fast food et que tout bon routiers, qu’ils soient de deux, quatre ou huit roues, se retrouvaient pour le plaisir du goût. Apparemment, chacun des membres de cette petite famille avait vécu un temps dans chaque coin de l’Amérique. Et ils y étaient revenus avec des compétences culinaires apprises sur le terrain.

Puisqu’ils proposaient aussi des chambres, ils avaient remplacé le “n” du nom de la ville pour le “m” de motel. C’est ce qui donnait le simple titre de l’auberge Lincolm.
Scott s’était également étiré en quittant sa moto. Alors qu’elle refroidissait avec un cliquetis métallique caractéristique, il se massa distraitement le bas du dos d’une main, y ressentant l’effet d’un long trajet sur une sportive. Il savait que ça allait empirer avec le temps mais il s’en foutait bien. Le jeune homme cala une clope entre ses lèvres et l’alluma, appréciant grandement cette première bouffée de nicotine. Il observa un peu le paysage, qui se composait surtout d’une indienne sur Harley en train d’étendre ses jambes et d’étirer son cuir.

Le copilote se sentait agréablement surpris. Chenoa avait de la gueule pour râler et faire profiter de son sale caractère. La plupart du temps, c’est lui qui cherchait les coups d’ailleurs. Mais pour assumer la route, ce n’était pas de l’esbrouffe. Une Harley, même confortable, il fallait pouvoir la tenir et il l’avait vu à l’oeuvre. Elle était prudente sur la route tout en aimant la vitesse. Comme lui quoi.

« C’est “ma meuf” qui m’a conseillé de s’arrêter là. On va voir si elle a bon goût. » Commenta-t-il tranquillement en observant l’établissement. Chenoa acquiescça. Elle était raide. Ses bras étaient tendus. C’était elle le parebrise sur la route, même si elle était basse sur la moto. Sans bulle de protection, elle devait encaisser le vent relatif, et tenir ses mains sur le guidon. Sans s’en rendre compte, elle s’était crispée petit à petit et maintenant, elle avait les épaules un peu rigides. Mais ça passerait avec le repos du guerrier.

Il ne payait vraiment pas de mine.
Une façade de maison familiale en bois, mal entretenu, que les intempéries avaient vieilli et rendu terne. L’une des vitres avaient été récemment brisée, surement par un alcolo mécontent qui y avait envoyé sa bière. Un contreplaqué s’y trouvait fixé et, sur la vitre d’à coté, deux clients attablés discutaient gaiement sans s’en offusquer. Les quelques marches avec une rampe menait à un porche agrandi avec les moyens du bord. Quelques planches de bois et une bâche pour protéger trois rockin chair et un banc. Une famille standard avec deux gamins étaient en train de se prendre en photos, juste à côté de deux bikeurs tout en cuir qui s’appuyaient au chambranle de la porte.

« On s’organise comment Timber ? Chacun son tour ou chacun sa part ? » Demanda-t-il en écrasant sa clope, une fois qu’elle fût prête à y aller.
« Tu plaisantes Adolfi, c’est moi qui invite. Tu viens de me faire un cadeau d’enfer avec cette brêle, et tu crois que tu vas t’en tirer comme ça ? Ramène ton petit cul, je rince. ». Elle lui fit un sourire.
« Tu sais pas dans quel merdier tu t’engages ! » lui répondit-il avec le même enthousiasme. « Je vais te plomber la note, ça te coutera plus cher que la location ! »
« Pas grave, si je ne peux pas payer, je te laisserai quelques jours ici que tu fasses la plonge pour payer ton addition. », enchérit-elle, fidèle à elle même.

« Ou alors je fais le tapin ! »

Scott prit les devants et ouvrit à sa collègue, cette fois en évitant de lui renvoyer la porte dans la gueule. Il avait profité de cette petite occasion non pas pour se montrer galant mais laisser de nouveau court à sa bêtise enfantine, feignant de relâcher le battant d’un coup. Mais non, cette fois, il était sérieux. En face se trouvait un bar-comptoir assez habituel. Avec une caisse enregistreuse et quelques piliers de bar installés à leurs place attitrés, ils fixaient les deux écrans qui relayaient des matchs de foot américains.

Derrière, sur toute la paroi, un véritable mic mac était à peine organisé pour vendre. Une petite étagère supportant des paquets de cigarettes sans diversité notable surplombait cinq vieilles casquettes encore en vente. Plusieurs petites panneaux en tout genre laissaient des messages du genre “Si vous venez boire pour oublier, s’il vous plaît, payez d’avance”.
C’était son préféré celui-là et ça le fit bien marrer.

En décalage, plus à l’écart, se trouvaient alors les photographies des anciens gérants et des quelques personnalités de la ville. Si on oubliait les cuisines et les deux serveuses qui allaient et venaient, le reste de l’espace était occupé par des banquettes alignés, cernant des petites tables carrées.
Le restaurant était à moitié plein et une bonne odeur de bouffe artisanale régnait en maître, ça donnait l’eau à la bouche. L’une des jeunes femmes, une belle petite blondinette, passa devant Scott en le saluant. Short court et débardeur blanc pigeonnant, elle se dandina en passant, ce qui lui offrit une vue dont il ne se priva nullement. Il en bavait silencieusement le copilote.
« Salut coquine. » Marmonna-t-il en la suivant du regard.
Le plateau qu’elle tenait était aussi attractif, deux assiettes de spécialités mexicaines et bien fourni. Visiblement, ici, on en avait pour son argent.

Sans attendre, Scott prit place à table et consulta la carte. Il hésitait déjà entre trois ou quatre plats. Parfois, son regard montait sur Timber, qui se trouvait en face de lui, puis il redescendait à l’observation de ses choix.
« Tu bois quoi ? »
La jeune femme avait, comme Scott, étudié l’environnement du regard. Bien entendu, la serveuse lui tapa dans l’oeil également, dans le sens où elle ne passait pas inaperçue avec sa tenue affriolante. Pas de doute, c’était elle qui devait vendre le plus de bière, bières qu’elle devait poser sur la table en se penchant avec une élégance crasse, histoire de laisser ces messieurs lorgner dans son décolleté plongeant digne d’un plongeoir olympique. On pouvait aisément organiser une compétition RedBull là dedans tellement c’était profond. Ca lui filait des putains de complexe, elle qu’on appelait “planche à pain” à l’école pendant longtemps. Maintenant, elle avait des seins, mais ce n’était pas de ce calibre non plus.
BREF. La voilà installée à table avec son copilote en face d’elle. Elle consultait la carte. Ca n’avait l’air pas trop mal, et ça changerait du mess, même si le cuistot se cassait le cul pour proposer du bon et du goutu.
« Un putain de bon coca bien frais, avec de la glace et un verre qui transpire. », répondit-elle du tac au tac. Elle en avait bien envie.
« Une putain de bière comme on voit dans les pubs ! » Enchaîna-t-il rêveusement.

« Eh, ça te fait pas bizarre d’être là, sans uniforme ? » il haussa les épaules. « Ca dépayse vachement...avec l’habitude du mess. »
Elle venait de se décider pour des lasagnes maisons quand Scott lui posa une question. Oui, ça lui faisait bizarre. En fait, elle trouvait tout bizarre depuis qu’ils étaient arrivés dans ce magasin de vêtements et d’accessoires motos. Elle haussa des épaules par mimétisme, en claquant la carte fermée sur la table. Chenoa embrassa le lieu du regard, comme si elle devait le juger avant de répondre, avant de reporter son attention sur le jeune homme. Elle plissa les lèvres et répondit :
« Un peu ouais. Faut le temps qu’on sorte vraiment de notre service je suppose. On avait un quotidien, et on en a un autre pour quelques jours. Ce qui me fait vraiment bizarre, c’est d’être au milieu de tout ses gens ignorants et qui ont une vie de civil lambda, comme nous avant quoi. », murmura-t-elle sur la fin, à partir de “bizarre” dans sa réponse. Pour ce faire, elle s’était penchée sur la table pour lui dire en articulant bien, tout en zyeutant un peu pour que personne ne les écoute. Scott aussi s’était penché pour être certain de recevoir les propos de Timber. Il acquiesça au fil de son petit discours et s'apprêtait à lui répondre. Mais quelqu’un apparut soudainement.

« Est-ce que ce petit couple a trouvé son bonheur dans notre carte ? Vous désirez boire quelque chose messieurs dames ? », fit la jolie serveuse, arrêtant son petit cul moulé dans son shorty au niveau de leur table. Chenoa se redressa promptement, craignant d’avoir été entendu du coup, tout en orientant son regard vers la jeune femme, pour l’arrêter sur ses traits fins, soulignés d’un maquillage léger qui ne faisait pas pot de peinture. Si en plus elle savait y faire pour se mettre en valeur, elle devait dérouler du câble à la fin de son service ! Tant bien, elle était juste étudiante, avec un petit copain, et tout le tralala.
L’amérindienne lui fit un sourire, choisissant de ne pas rebondir sur la notion de couple. Après tout, un homme, une femme, dans un Dîner, ça pouvait prêter à confusion.
« Oui, un grand verre de coca bien frais, avec de la glace, et pour le plat, ce sera vos lasagnes maison. »
« Ok. », fit-elle en ne prenant aucune note, mais en tournant son regard sur Scott.

Il adorait quand on lui tendait la perche.
Non mais il adorait vraiment ça ! Le petite coquine qui les prend pour un couple et Timber qui ne réfute pas, forcément, c’est du pain béni. Le copilote s’était tourné vers sa collègue avec un sourire bien goguenard, attendant la fin de la commande avant de déclarer, comme un gamin :
« Une bière ! Et une pièce de boeuf aussi bouillante que ma gonzesse ! »
La serveuse se figea l’espace de quelques secondes, ce qui rendit Greer bien heureux. Elle finit par lui répondre d’un petit clin d’oeil avant de reprendre les cartes et de se retirer. Son regard se déporta vers Timber et il haussa les épaules, fier de sa connerie.

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Chenoa Penikett

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le Mar 25 Aoû - 17:39

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Chenoa fit les gros yeux en entendant l’autre abruti se la ramener. Comme d’hab en fait. Elle aurait dû se douter qu’il allait sauter sur l’occasion. La perche était trop belle. Elle ne releva pas, préférant laisser repartir la jeune femme. Elle savait déjà comment elle allait prendre sa revanche. Elle laissa filer quelques secondes avant de parler d’autre chose, comme si la remarque de Cross n’avait jamais existé.
« Tu entends ? », dit-elle en faisant mine de tendre l’oreille. Là aussi elle laissa quelques secondes filer, pour laisser le soin à Greer de tendre son oreille lui aussi. « On entend pas ce taré de Goose gueuler en cuisine ! », fit-elle en rigolant. Tout le monde dans l’escadrille connaissait l’histoire du barbare et de la bûcheronne et de ce fameux repas où le cuistot, alors qu’elle faisait la queue, lui avait remis une cuillère de purée dans son assiette en bon cantinier, en faisant une remarque déplacée sur son tour de taille. Quand Chenoa répliqua en l’imitant et en jurant comme une charretière pour forcir le trait, le bonhomme était rentré dans son jeu si bien qu’on aurait pu penser qu’ils s’engueulaient comme du poisson pourri. Ils avaient paralysé la queue du mess pendant bien cinq bonne minutes. L’échange fleurit avait scellé leur amitié maintenant bien établie.

Scott lui servit un sourire spontanée et sincère.
« Oh putain ouais !! Avec cette baston de purée qui a failli se déclencher, les mecs derrière avaient la pétoche de voir leur repas s’envoler ! »
La scène avait valu le coup entre Goose qui rajoutait sans cesse des louchées de purée et Timber qui les renvoyaient à la hâte dans sa marmite. Ce qu’il avait pu se fendre la poire. Quand elle s’y mettait, l’emplumée, ce n’était pas la moitié d’une gueularde. Et elle n’avait pas peur du putain de chapelet d’injures bien imagé qu’elle lançait à la volée.
« Tu m’étonnes. Ça aurait été con, parce que je dois reconnaître qu’elle est bonne sa purée de merde. », s’amusa Chenoa.
Au moment où la serveuse revint avec les boissons, servant Chenoa en premier avant de déboucher sa bière, le regard de Scott s’arrêta sur un visage et il sentit le banc tanguer sous son cul. Il le reconnaissait. Et vu la façon dont l’autre le matait, c’était réciproque. Vite, on a rien vu, il existe pas.
« Avoue que ses cris te manquent ! » Ajouta le copilote en feignant l’ignorance.
Il trinqua avec l’indienne et prit une grande gorgée du breuvage, ne s’empêchant pas de pousser un grand soupir de soulagement. Il discuta un petit moment de tout et de rien, surtout de leur trajet en moto, occultant sa désagréable découverte.
« Pas du tout, on est peinard ici. Je suis contente de sortir du contexte de la mission. », ajouta-t-elle en guise de réponse. Elle avait attendu que la serveuse revienne pour préparer sa revanche sur Scott, puis finalement, elle s’était ravisée, car la discussion sur Goose et son franc parlé lui avait sortie son idée de la tête et elle n’avait pas vu la jeune femme revenir avec les boissons. Pas grave, elle aurait l’arrivée des plats pour se rattraper et lui faire ravaler sa fanfaronnade sur sa chaudasse de “femme”.
« Du thym et des lauriers... » fit alors une voix dans le dos de Scott.
Scott se tourna et vit que le type s’était installé à la table derrière lui, occupant le banc qui l’opposait de dos. Il soupira et reprit sa discussion avec Chenoa, refusant de lui répondre. Mais voilà que l’abruti insistait, ce qui entraina un coup d’oeil de la part de l’interlocutrice de Scott, se demandant ce que l’autre allumé avait à réclamer des plantes aromatiques.
« DU THYM ET DES LAURIERS... »
Le visage du militaire s’empourpra. Lorsqu’il l’emmerda pour la troisième fois, il pratiqua son quart de tour pour le renvoyer chier.
« La pharmacie est fermée depuis quinze ans, connard. Dégage ! »
« Sérieux ?!? »

L’inconnu se leva pour se porter à leur table. Scott était nerveux, il regarda ailleurs en espérant que l’ancien client ne s’accroche pas mais c’était peine perdue. Le type cherchait visiblement à comprendre, ou plutôt à se fournir la dose qui lui manquait horriblement. Vu ses mains tremblantes, son visage couvert de sueur et son regard de fou, ça faisait un moment qu’il cherchait. Il s’exprimait nerveusement, en bégayant par moment, s’arrachant la peau autour de croûtes cayées. Une épave toxico...
« Mais mais...t’es le “Prince”. Tu dois bien avoir un truc. Tu peux pas avoir abandonné le biz, impossible... »
« Y’a erreur ! Casse toi ! »
« Je paie triple. S’teu’plait !... »
« Qu’est-ce que tu comprends pas dans le “casse-toi” ?!? »
« Tu peux pas dire le contraire ! Tu bouffes avec ta mule en plus ! »
Chenoa toisait l’étrange manège. Elle s’était ramassée dans son siège, sentant l’embrouille, sans trop savoir ce qui se tramait ici. Elle n’était pas conne. Elle avait fait quelques conneries plus jeune, comme consommer de l’herbe, et elle connaissait le jargon. Tout indiquait clairement que Scott était un dealer, du moins par le passé. Qu’on la prenne pour une mule ne l’enchanta guère, et c’était surtout le spectacle qu’ils donnaient qui commençait à lui casser les ovaires.
« Hey mec, sérieux dégage, laisse mon pote tranquille, on n’a rien pour toi. », ajouta-t-elle en le toisant. Il faisait peur à voir ce toxico. Le problème avec ces connards, c’étaient qu’ils étaient instables, et prêt à tout pour avoir leur dose. Il devait même vendre son cul à la tombée de la nuit, au premier venu, pour dix dollars. Cette déchéance des camés était aussi à l’origine de l’arrêt de la fumette de la jeune femme.
« La ramène pas toi putain, j’suis sûr qu’il te laisse consommer pour te rémunér... »

Scott lui laissa à peine le temps de terminer.
Excédé, il se leva brusquement en cognant la table dans son mouvement, sa bière se renversant accidentellement. Hargneux, Scott planta son couteau de chasse dans le bois de la table.
PAC ! La lame se fixa à l’horizontale entre lui et le fameux client gênant. Il le fixa avec la haine intense de celui qui ne veut pas être découvert. Sa main restait bien cramponnée autour du manche, lui montrant bien qu’il ne révait que de lui planter dans le bide avant de le tourner plusieurs fois. L’inconnu écarquilla les yeux et recula en levant les mains, poussant un petit “ehh” comique et parfaitement craintif.
Le silence s’était installé tout autour d’eux. Ils venaient de devenir la nouvelle attraction, ce qui rendit le jeune homme encore plus mauvais.
« DE-GAGE ! » Répéta Scott.
« Ouais dégage ! », ajouta Chenoa à la suite de Scott. Elle s’était levée elle aussi.

Au moins, son couteau venait de les mettre d’accord sur la discussion. Mais le copilote regrettait amèrement d’avoir été dénoncé sous le nez de Chenoa. Il aurait voulu pouvoir lui expliquer autrement. Même si elle ne se rappelait pas de qui était “le prince” quand il faisait son trafic, elle allait rapidement poser des questions.

Alors que le type s’en allait quasiment au pas de course, le regard du copilote dévia sur celui de la serveuse. Immobile, leurs plats chauds dans les mains, elle avait peur et n’osait plus approcher. D’ailleurs, le gérant qui se tenait au comptoir derrière elle glissa une main sous le bar. Conscient que Scott le regardait, il lui fit passer le message en y retirant un bon vieux pompe qu’il posa nonchalamment sur son épaule. Forcément, le patron avait tout entendu et pensait qu’il dealait sur son territoire.

Le copilote se frotta l’arête nasale, excédé. Il retira la lame en la remuant, pratiquant une belle fente sur la table, puis il la replaça dans le fourreau qu’il avait sous son cuir.
« On est pas encore assez loin de Denver. » Commenta Scott comme pour rassurer l’amérindienne. Il ne tenait pas à ce que sa colère soudaine lui fasse peur.
Alors pour qu’elle comprenne, il lui tapota l’épaule en passant à coté et se rendit vers le gérant. Ils étaient réglés comme une horloge. Avec son air patibulaire et un simple signe de tête, les deux pitbulls de l’entrée s’étaient disposés comme pour le recevoir de pied ferme.

Scott avait été dans les affaires. Pas sur un grand niveau mais il en savait assez pour savoir comment ça fonctionnait. Ca n’avait pas tant changé que ça en quinze ans. Il traversa le cordon de sécurité à base de cuir et de protéines pour aller rassurer le gérant. Ne pas montrer sa peur, se confronter plutôt que de fuir. Scott s’arma de son air sérieux et il alla au contact. Le mec accepta sa venue en posant son pompe sur le comptoir, les mains bien à plat dans un air impérieux. Tout en sortant sa liasse de billet pour rembourser la table, Scott lui livra sa version et fit le nécessaire. Le gérant fût assez réceptif. Sa grosse main harpona les billets et le petit supplément pour le dérangement. Il en fit le compte et, puisque Scott s’était montré assez généreux, il ajouta un petit signe de menton qui vit les deux molosses retourner à l’entrée. Et la serveuse recetionna le prochain signal qui lui donna l’autorisation de les servir. Elle se ressaisit et rejoignit Timber pour servir leurs plats.

Elle nettoya rapidement la place de Scott, récupérant sa bière, et s’éloigna en veillant à ne pas croiser son regard. Le copilote était furax intérieurement mais il ne le montra pas. Après avoir serré la main du patron, concrétisant sa position de client et non d’emmerdeur, il retourna à sa place et sourit à Timber.
« Il commence parfaitement bien, ce trip ! » Moqua-t-il.
Il passa son doigt sur la fente qu’avait pratiqué son couteau puis déplaça l’assiette par-dessus. L’instant d’après, la serveuse lui débouchait une nouvelle bière. Tout était oublié grâce au pouvoir du dollars. Alors Scott reprit son air branleur et tendit sa bière en direction de son amie pour trinquer de nouveau. Faire comme si rien ne s’était passé de son côté aussi.

Quand le mec était parti, Chenoa s’était assise, laissant Scott récupérer son couteau. Elle ne pipa mot pour le moment. Elle le laissa arranger les choses avec le patron. Finalement, cet endroit n’avait de familial que le look. Elle se demandait comment la famille avec le gamin qu’elle avait vu dehors accueillerait ce genre de publicité ? Manifestement, le patron s’en tapait, tant qu’on ne dealait pas sur son territoire à lui. Super la couverture pour blanchir l’argent. Un restau, c’était pas con. Finalement, elle n’avait plus spécialement envie de rester.
Elle nota que Scott avait parlé de Denver, et le fait qu’on le reconnaisse ici, quinze ans après apparemment, ça voulait dire qu’il avait vécu dans le coin. Drôle de coïncidence quand même. En tout cas, il devait trainer quelques casseroles derrière lui, et encore une fois, elle se demanda comment il avait pu intégrer le Programme si c’était un dealer. Peut-être qu’il n’avait jamais été attrapé ? Elle avait aussi fait des conneries plus jeunes, donc elle ne le jugeait pas spécialement, mais comme il y avait la composante “séjours réguliers au trou” + “sortie de la merde par un flic qui protégeait les indiens d’amériques” + “dealer à Denver”, ça commençait à faire beaucoup, non ?

L’ambiance fut tendue quelques minutes le temps que Scott arrange les choses avec le patron. Une vraie atmosphère de western. Finalement, le plat arriva, mais sa saveur était moins ragoutante que prévue. Fait chier. Chenoa avait échappé à la douche de bière, et heureusement, sinon elle aurait été encore plus contrariée. Quand il revint à sa place et qu’il trinqua avec sa bière, la jeune femme resta passive, n’entrant pas dans la plaisanterie.
« On mange on se barre. Je reste pas plus longtemps ici. », marmona-t-elle en se penchant sur son assiette pour taper dedans avec sa fourchette. Heureusement, à la première bouchée, elle savait qu’elle allait la finir. C’était décidément très bon, mais malgré tout, elle n’arrivait pas à se détendre. Ce n’était pas tant la perspective de savoir qu’un pompe était sous le comptoir, n’importe quel commerçant américain qui se respecte en possède au moins un, c’était de se savoir sur un lieu de deal et que ce genre de connerie pouvait se reproduire. D’ailleurs, après quelques bouchées, ils purent entendre des bruits dehors, et des cris.

Un type entra dans le restaurant en gueulant :

« Y a un gars qui vient de faire tomber deux motos exprès !! »
Ni une ni deux, Chenoa bondit de sa place. Non seulement sa bécanne était une moto de location, donc soumise à une caution, mais personne ne faisait tomber sa bécane sans en subir les conséquences. Elle poussa le lourd battant en bois, bien décidé à en découdre, quand elle vit deux loubards taper dans le junkie. Un le tenait, l’autre lui bourrait le mou avec ses poings. Deux bécanes étaient par terre, mais ce n’étaient pas celles de Scott et Chenoa. Le type gémissait sous chaque coups qu’on lui donnait.

Les motards qui étaient en train de filer un savon au gars avaient des blousons en cuir sur lesquels présidait l’inscription “Outlaw”, et différents patchs ici et là, agencé d’une façon particulière sur la veste. Le gars s’en était pris aux mauvais mecs du quartier et surtout, aux mauvaises motos. Chenoa se retourna et poussa Scott à l’intérieur.
« Finissons de manger “Le Prince”, j’ai pas spécialement envie d’attirer l’attention de ces mecs. Vaut mieux pas avoir à fricoter avec ce gang. Cet endroit est vraiment malfamé putain. », jura-t-elle dans ses dents en retournant s’asseoir. Elle semblait aux aguets. « J’espère pour ton copain que les flics vont arriver, sinon il va finir traîné sur le macadam. ».


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Scott Greer

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le Ven 28 Aoû - 11:23

Scott Greer
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

« Ola, ola...doucement, y’a pas de danger. Je maîtrise parfaitement la situ... »

Prenez vos grands airs et le destin se charge de vous faire fermer la gueule. En voulant lui assurer qu’il n’y avait aucun risque, et Scott le pensait vraiment, il avait fallu que ce type entre en gueulant que deux motos s’étaient fait plantées. Et feu ! Scott décolla aussitôt avec Timber en n’ayant que ce toxico comme potentiel coupable. En débarquant sur le porche, l’air profondément con et étonné, il vit cette scène de règlement de compte. Heureusement, la Harley et sa meule étaient toujours à la bonne place : intact.

Il ne fallait pas être cardiaque bon sang !
Si on mettait de côté la question pognon, il ne voyait pas son amie avec une harley endommagée. C’était, à coup sûr, la voir vomir sa grogne pour les jours suivants, à toutes les heures, à chaque fois qu’elle poserait le cul sur la selle. Et ça, le Scott, il n’allait pas le supporter des masses.
Frayeur donc, mais coup de pot.

Le jeune homme se laissa guider à l’intérieur tout en arquant un sourcil.
« Nan mais de la daupe et des loubards, tu en trouves partout maintenant. Ca veut pas dire que ce restau est l’antenne du Bronx Local et que tu vas en ressortir avec le cul garni de fromage. »

Il comprenait mal cette fébrilité chez l’emplumée, elle ordinairement si “aventurière”, bourrine. Scott joua du couteau et de la fourchette pour débuter son plat. Il trouva la viande très bonne et attaqua l’accompagnement tout en se posant des questions. Son ancien surnom le braqua un peu mais il fallait s’y attendre à cause de l’autre abruti. Et dans ces moments-là, quand elle était en mode “alerte”, à regarder autour d’elle, Chenoa était pas évidente. En voyant qu’elle ne prenait aucun plaisir à se restaurer et qu’elle continuait de surveiller ses arrières, Scott abandonna en soupirant. Il posa ses couverts dans l’assiette à peine entamée et posa la question simplement :

« Bon raconte Timber...tu as peur ? Tu t’es fait martyriser par des dealers quand t’étais môme ? »

Chenoa savait que ce monde n’était pas clean et elle n’était pas née de la dernière pluie. Elle avait les stigmates de toute l’atrocité du monde dans sa chair, et même si son sexe de jeune fille était depuis longtemps soigné, elle n’en restait pas moins meurtrie dans son âme. Elle ne le ressentait pas tous les jours, mais de temps en temps. Aujourd’hui, elle s’en foutait un peu de ce qui lui était arrivée plus jeune, elle était sur un certain nuage, nommé Harley. Scott semblait préoccupé par son attitude, et elle haussa des épaules.
« Nan. C’est pas ça. J’ai juste pas envie de me retrouver dans une affaire louche ok ? On a une situation, un métier, qui demande des tas d’accréditations, on est sélectionné sur dossier, et j’suis pas certaine qu’ils s’encombreraient à garder deux officiers qui se retrouvent mêlés à une histoire de drogue, de meurtre, ou je ne sais quoi. Y a du monde qui attend qu’on libère la place, et je ne leur ferai pas ce luxe. C’est tout. ».
Elle piocha dans ses lasagnes, suspendant son geste et d’ajouter :
« Et si y a deux Outlaws là dehors, m’étonnerait pas qu’une partie du chapitre se promène dans le coin. J’ai pas envie d’avoir des emmerdes avec eux, même si là, ils ont déjà leur victime. ».
Est-ce que la morale voulait que deux militaires, deux agents de l’état, deux citoyens qui avaient décidé de mettre leur vie de côté pour protéger celles des civils de leur pays, est-ce que ces deux là ne se devaient pas d’intervenir en voyant quelqu’un se faire défoncer la gueule ? Chenoa n’en savait rien, et elle n’avait pas spécialement envie d’aller se frotter à ces bikers. Elle n’en avait pas spécialement peur, mais elle savait qu’elle n’était pas taillée pour une bagarre, aussi téméraire soit-elle. Son côté aventureux et aventurière s’arrêtait à ses limites, et sa carrière en était une. Elle voulait pouvoir continuer de l’exercer en revenant de ce périple, sinon autant arrêter tout de suite les frais.

Scott devait avouer que c’était d’excellents arguments. Il préférait aussi coucher les oreilles si ça lui permettait de conserver son job. C’est bien pour ça qu’il n’avait pas buté Lays d’ailleurs. Greer prit une bouchée refroidie de sa viande puis la mâcha en silence tout en la regardant. Il finit par hocher la tête.
« Le fast food du coin alors ? » Lui proposa-t-il en dernier recours.
« On peut finir notre plat tranquille et partir ensuite avaler des bornes. », proposa-t-elle avec un sourire. Elle n’allait quand même pas s’abaisser à fuir non plus. Après, si on venait les emmerder alors qu’ils mangeaient peinard, il y aurait bien des témoins pour le confirmer. Finalement, elle aurait dû profiter de l’offre au magasin de moto. Si elle avait pris une paire de gant spécifique, d’une marque d’arme à feu, elle aurait eu le droit à son calibre offert avec une série de munition. Ça aurait permis de parlementer plus fermement si besoin était. Mais bon… Une fois en route, le danger venait surtout des automobilistes distraits et des camionneurs.
« Ok !!! » Lâcha Scott bienheureux de pouvoir reprendre le repas. Il glissa l’assiette devant lui et attaqua. Il ne savait pas vraiment de quoi parler, ou plutôt il se réservait quelques idées, jusqu’à ce que la plus “lumineuse” s’impose à lui.
Il ricana comme un gamin avant de lui glisser en se penchant, un pouce désignant la serveuse à la volée.
« Hé ! T’as pas les couilles de lui demander son numéro ! »
Chenoa jeta un coup d’oeil à la serveuse en question tout en mangeant. Elle haussa des épaules, et reporta son attention sur Scott : « Tu paris combien ? »
« Pognon ou dossier secret ? »
« J’étais partie sur du pognon, mais puisque tu proposes plus croustillant, dossier secret. ».
« Ca marche que si tu le choppes son numéro ! Sinon c’est moi qui réclame le dossier sur ton compte ! »
« Nan nan, tu as dis que je n’étais pas capable de lui demander son numéro, si je lui demande, je gagne, que je l’ai ou pas. », rétorqua-t-elle.
« Tu chipotes Timber. Tu joues la sécurité, je te filerai juste un bif et tu sauras que dale ! »
Il était ragaillardi et ne se privait pas pour la défier.
« C’est toi qui chipote, tu sais que tu vas perdre alors tu ajoutes des conditions. ».
« Si tu veux du croustillant faut prendre le risque. Carrément que je rajoute cette condition. »
Il prit une bouchée et la fixa avec un air malicieux.
« Tu doutes de ton capital virilité ? Toi, Timber ! »
Chenoa le détailla un instant, puis elle leva la main :
« Madame ? S’il vous plaît ! ».

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Chenoa Penikett

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le Lun 31 Aoû - 10:28

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

La serveuse vint à sa rencontre et lui sourit.
« Oui ? »
Chenoa posa son coude sur la table, et glissa sa main dans ses cheveux tout en toisant la jeune femme. Le pire dans tout ça, c’était que Scott lui offrait sur un plateau d’argent la possibilité de se venger bien bassement. Alors si en plus elle pouvait gratter quelque chose. Elle était un peu stressée par ce qu’elle était en train de faire, mais comme il y avait un enjeu, elle préférait se dire que c’était un jeu : « Vous savez, il a un cancer… Phase terminale. On se fait ce petit roadtrip en guise de… de… enfin, vous voyez. », fit Chenoa, attendant une réaction de la serveuse.
Scott écarquilla les yeux dans un premier temps. Puis il se reprit tout de suite pour jouer le jeu et prendre un air attristé, le genre à ce qu’il ne tient pas que ça se sache. La serveuse, de son côté, vit son sourire perdre en sincérité pour une teinte de gène.
« Oh... » fit-elle. « Je...suis navrée. »
« Ne le soyez pas, ce n’est pas de votre faute. », ajouta Chenoa du tac au tac. « Il a toujours eu un rêve vous savez… C’était de traverser l’Amérique en moto. Mais il en a un autre. »
La serveuse fronça les sourcils, sentant le coup venir. A ce moment, elle ignorait l’appel d’un autre client au fond de la salle.
« Oui...un autre... » murmura Scott, devenu agonisant.
« Je...mais...qu’est ce que vous me voulez ? »
Chenoa fila un coup à Scott sous la table pour qu’il la ferme, sans quitter la serveuse des yeux, l’air de rien. Il sursauta un peu et la ferma.
« Je vous dérange pendant votre service, et finalement, ça me gêne de vous demander ça... », avança-t-elle en secouant un peu la tête.
« Ben...allez droit au but parce que je peux pas attendre, là. »
« Ecoutez, donnez moi votre numéro, je vous explique tout ça par message et vous voyez à la fin de votre service. », fit Chenoa en lui glissant la serviette en papier.
La serveuse regarda la serviette puis Chenoa. Un peu méfiante, un peu perdue aussi, elle ajouta :
« A quoi ça va vous servir... »
« C’est stupide, laissez tomber. Mais si vous changez d’avis, envoyez moi un message. Vous avez un stylo, je vous note mon numéro ? », répliqua Chenoa qui changeait de stratégie au final.
La jeune femme préférait largement ça. Elle acquiesça et sortit un petit stylo de son shorty en jean.
« Tenez. »
« Merci. ». L’amérindienne nota son numéro sur la serviette, et la glissa dans les mains de la serveuse en lui rendant son stylo au passage. « Lui c’est Bouda, et moi c’est Peste. Pour votre répertoire. », précisa-t-elle.
La blonde se figea. Un petit sourire naquit sur ses lèvres.
« Budapest ? »
« Ouais, c’est nos surnoms de Biker, c’est marrant hein ? », fit-elle en adoptant un ton plus léger.
« Plutôt oui. »
Le client venait de lever le ton. Elle leur sourit, gênée, puis s’en alla.

Scott avait gagné au loto. Non seulement la scène était à tomber mais en plus, Timber venait de filer son numéro au lieu de récupérer celui de la serveuse.
« J’ai gagné. » Vantarda-t-il avant de finir sa bière.
« Non pas encore. On a pas fixé de limite de temps, et si je reçois un message de sa part, j’ai son numéro ! »
« Tu rêves. Elle le fera jamais. »

Scott passa son temps à tailler Timber, énumérant tout ce qu’il allait lui demander, hésitant sur des dossiers personnels, très personnels et carrément intime sur la fin. Ils en étaient arrivé au dessert, le temps s’écoulant lentement et inexorablement vers la défaite de Chenoa lorsque soudain :
VRTTT-VRTTTT-VRTTTT
Le sourire de Scott se cassa.
C’était le portable de Chenoa qui venait de vibrer sur la table. Le copilote sentit son visage se décomposer et il secoua négativement la tête, ne voulant y croire.
« T’es chié ! Je te préviens que si tu as mis ton alarme pour m’enfumer, c’est deux dossiers que je te prends ! »
« Genre je suis pas une tricheuse moi. », fit Chenoa en prenant son téléphone. Elle jubilait. Elle regarda l’écran, et son sourire s’accentua. Elle posa le portable sur la table, le tourna vers Scott en déclarant : « J’ai gagné ! J’ai gagné ! J’t’ai niqué !!! Je te l’avais dit !! Et voilà c’est qui la patronne ?? », fit-elle avec entrain.
« Nan mais c’est un smiley, ça veut rien dire... » S’enfonça le copilote en se passant une main sur la nuque. Il se savait fait comme un rat.
« Et puis on sait pas si c’est elle ! »
« Tu veux que ce soit qui ? Caldwell qui m’envoie un clin d’oeil ? Putain le mauvais joueur ! », fit-elle en le montrant du doigt.
« Ok, ok ! T’as gagné ! » fit-il en abdiquant, encore en train de rire à sa blague. Il imaginait bien le vieux con envoyer des smileys à Timber.
« Et merde. Bon...j’imagine que c’est toi qui choisit ?? »
« Ouais, mais pas maintenant, on a de la route. Ca me laissera le temps de réfléchir. », répliqua-t-elle. Et puis, maintenant, elle n’avait pas spécialement envie d’avoir la serveuse dans les pattes.
« J’aurai dû te défier de galocher la serveuse, tiens ! J’aurai eu moins de risques. On décolle ? »
« T’aurai perdu aussi. », fit Chenoa en se levant. Elle accrocha le regard de la serveuse, lui montrant son portable, lui fit un clin d’oeil, et elle se tourna vers le comptoir pour aller régler. Elle espérait lui faire comprendre qu’elle allait avoir de ses nouvelles ensuite par message. Comme elle avait dit qu’elle régalerait, elle ne se fit pas prier et régla les deux commandes à l’aide de sa carte de crédit.

La serveuse capta rapidement le message et lui fit un mignon clin d’oeil en réponse. Scott était en train de s’imaginer des choses pas très catholique entre ces deux là, en bon mâle qui se respecte, et attendit que Timber ai fini de régler. Il la remercia d’un signe de pouce en l’air et prit le départ. Forcément, vu que la serveuse passait avec une nouvelle série de plat, Scott ne pu s’empêcher de faire le con.
« N’oubliez jamais votre Bouda... » fit-il dans la pleurniche.

Il fallait reconnaître que Chenoa était une sacrée débrouillarde. Scott pensait qu’elle aurait tenté naïvement de la dragouiller en priant pour qu’elle soit de l’autre bord. Mais la pilote avait fait marcher sa tête en le faisant passer pour un lépreux en fin de route. Cette reconnaissance, il l’eut envers elle en commentant sa tentative, en la félicitant, en quelques sortes, des petites techniques subtiles employées.

Il sortit sa carte routière pour vérifier le chemin puis il se prépara. Une fois n’est pas coutume, Scott prit la tête de leur duo du bitume et engagea une nouvelle étape importante. Ils roulèrent alors des heures entières sur des routes libres et bien aérées, s’arrêtant quelques fois pour faire des pauses ou pour remplir les réservoirs. Lorsque le trajet se faisait linéaire, il restait aux côtés de Timber, pétant parfois son câble pour faire une très soudaine pointe de vitesse. Sur une courte distance, l’attendant ensuite.

Arrivé à mi-chemin, Scott fût beaucoup moins fluide dans sa conduite. Il fixait régulièrement son GPS puis fini, au bout de quelques minutes, par lui faire un signe. Il attira son attention et l’emmena en-dehors de la nationale. Ils atterrirent bientôt en plein champs, longeant des enclos à chevaux. Scott trouva un coin relativement tranquille où il s’arrêta puis il étira son dos douloureux. Impossible de dissimuler les apparences. En quittant sa moto, il avait tellement mal au cul qu’il se tenait comme un canard.
Le copilote ouvrit grand les bras et s’étira en baillant.
« Pfouuuuu. Je voudrais que ça s’arrête jamais. T’as remarqué la gamine qui nous faisait des doigts d’honneur à l’arrière du pick up il y a une heure ? Je parie que c’est toi qui a commencé ! »

Chenoa s’était permise quelques petites accélération elle aussi pour tirer la bourre avec Scott, surtout quand ça commençait à devenir monotone. Elle était soulagée de reprendre la route, et de tirer vers l’horizon, vers l’objectif Bradford. A un moment, ils passèrent dans un tunnel, et Chenoa gagna le concours de rupteur, faisant bondir l’aiguille du compte tour dans le rouge en embrayant pour faire un barouf de folie avec l’écho qui va bien. Un bon petit trip de motard.
Entre les arrêts essence, et les longues lignes droites, le temps fila à une lenteur infernale. La jeune femme avait l’impression de ne pas avancer sur le trajet qu’ils avaient prévu de faire pour rejoindre le nord du pays. Passé la joie et l’euphorie d’avoir une moto pour rouler toute la journée, elle conduisait maintenant au mental, le cul raide, et les épaules complètement endolories.
Aussi, Chenoa accueillit cet intermède impromptu avec beaucoup de bienveillance. Néanmoins, elle espérait que ce n’était pas le lieu où il désirait dormir, parce qu’il était hors de question qu’elle pose son cul dans autre chose qu’un lit king size avec un matelas moelleux et confort.
Elle déplia ses longues cannes des étriers de la moto, étendant ses jambes devant elle en se courbant sur sa selle pour s’étirer.
« Pouaaaahhhh…. », fit-elle en couinant de bonheur de délier ses muscles contrits. Elle entendit la question de Scott, les oreilles soulagées de ne plus avoir le barouf lancinant de la moto. Elle aurait dû prendre des boules Quies.
« J’suis bien contente qu’on arrête un peu moi. », avoua la jeune femme en s’étirant une nouvelle fois. Elle n’avait jamais peur d’avouer qu’elle en avait marre, même quand il s’agissait de faire un combat de zizi. « Et non ! Je n’ai rien fait à cette gamine, mais quand on l’a doublé, je lui en ai collé un à sa vitre dans l’angle mort de ses parents ! », rigola-t-elle.
« Et j’ai loupé ça ? C’est con. »
« Ben ouais, mais c’est ça de faire le barbouze en doublant comme un gros excité. »
« Hé ! J’ai une réputation à entretenir ! » Se défendit-il. « Et carrément, j’suis un putain de barbouze. Le Roi du Bitume. »
« Ok, donc tu perds ton surnom de “Bouda”, et tu seras désormais “Le Prince Barbouze” ! », rétorqua-t-elle.
Le copilote lui fit un clin d’oeil.
« Et ben voilà, maintenant tu reconnais ma place. Et tu sais quelle est la tienne. » taquina-t-il.
« Je n’ai pas de place parce que la moto, c’est la liberté ! », fit-elle avec un air suffisant.


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Scott Greer

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le Lun 31 Aoû - 14:22

Scott Greer
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
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Scott s’étira une dernière fois et sortit sa fameuse carte. Il la déplia sur la Harley, sous le nez de Timber.
« Y’a un gros accident à cinquante bornes. Avec le symbole de route glissante. Surement un camion qui a répandu...on peut perdre notre temps à contourner. »
Son doigt dessinait le chemin sur la carte. Un détour sacrément long sur des petites routes usantes.
« Ou alors...Sioux City est pas loin. C’est ton coin ça. » Lâcha-t-il pour la taquiner. « Ce que je te propose, c’est qu’on y aille peinard. On profite un peu du coin, on se balade, et demain on partira plus tôt. La route sera refaite d’ici là. T’en dit quoi ? »

La jeune femme haussa des épaules en rigolant à la vanne. Elle était facile, mais c’était bien pensé. Elle était plutôt partante d’abréger la virée en s’arrêtant plus tôt que prévu.
« Ça me va. Allons voir mes cousins germains dans leur ville. », fit-elle avec emphase et humour.
« Ok. On va faire ça. »
Scott la regarda sur sa Harley. C’était marrant de voir qu’elle n’avait pas changé, si ce n’est les traits plus matures et qui la mettait certainement plus en valeur, avec cette machine entre les jambes. Tranquillement, le copilote défit son cuir pour se sortir une clope qu’il alluma. Il expulsa lentement sa première bouffée avant de la questionner un peu. Il se les était posées sur la route et ça l’intéressait d’en apprendre plus.
« S’il y avait pas eu ta photo, j’aurai jamais cru que t’étais le genre à enjamber un engin comme ça. Comment ça t’es venu ? »
« J’ai toujours aimé les engins à moteur qui peuvent aller vite. », confia-t-elle en attrapant une bouteille de flotte pour s’hydrater dans son barda calé dans le filet. « Alors j’ai essayé avec la moto d’un copain, et j’ai trouvé ça cool, et mon oncle en avait une, la même que celle là, alors il me la prêtait de temps en temps. Toute façon, quand on monte sur une bécane, on a vite le virus ensuite. Je parie que c’est pareil pour toi. », fit-elle en retour, histoire d’alimenter l’échange et d’en savoir un peu plus elle aussi.
« Carrément. Le p’tit branleur devant le collège en vieille motocross pour impressionner les filles, c’est moi. J’me suis offert un stage de moto sur piste et j’suis tombé amoureux de la bécane que j’ai essayé là-bas. »
Il regarda la sienne.
« Je me suis payée celle-là d’un type qui s’est fait coupé les couilles par sa gonzesse. »
Chenoa acquiesça. Elle imaginait très bien. Des gamins de sa tribue avaient des motocross pour tracer dans le désert. Elle n’aimait pas trop ce genre de moto. Ça faisait un bruit désagréable pour une vitesse de pointe dérisoire. Bref, c’était juste pour la frime, et pour le coup, ça collait parfaitement avec l’image qu’elle avait de Scott.
« Jamais essayé sur piste, mais c’est sûr que ta moto est faite pour ça. Elle est classe dans son genre. », observa la jeune femme. « Pourquoi tu as fais chier le monde pour ne pas prendre ta permission alors que tu avais ce petit bijou qui dormait dans un box sérieux ? En plus, pour qu’elle démarre comme ça au quart de tour, j’suis certaine que tu payes quelqu’un pour la bichonner. »

Le sourire du soldat se dégrada un peu et il malmena sa clope entre ses lèvres.
« C’est ta question dossier ? »
« Pourquoi ? C’est dossier comme question ? Parce que c’était juste une constatation. », fit-elle en haussant des épaules.
« C’est pas un dossier. J’essaie juste de me débarrasser de cette épine que je me suis mis tout seul dans le cul... »
Il hocha la tête tout en tapotant sa cigarette.
« J’ai un super pouvoir, c’est de renvoyer chier tout et tout le monde. J’en ai rien a cirer. Mais Bradford...je sais pas comment il réagira quand il me verra. La dernière fois, c’était des adieux...ça m’importe. »
« Ouais ok, mais tu aurais pu aussi descendre en perm pour faire un tour avec ta moto sans spécialement aller voir Bradford. En fait, c’était juste pour draguer Blue et faire ton intéressant quoi, comme d’hab. », taquina-t-elle.
« Ouais, cette main au panier, je la regrette pas ! » S’exclama-t-il, ironique. « Son sport a payé. Je vais aussi bien m’amuser quand je vais remonter et parler séduction avec son mec. »
« Et ce sera plus une épine que tu auras dans le cul, mais une pine. ». Et hop, un jeu de mot made in Chenoa, pas toujours les meilleurs, mais au moins elle essayait.
Scott leva ses deux sourcils en interrompant sa fumette.
« Ouais...non. T’as encore du boulot... »
Il ricana en secouant la tête.
« Au fait ! Pourquoi t’as affiché cette photo là en particulier ? En plus c’était après notre cinquième vol, ça a quelque chose à voir ? »
Après tout, ils s’étaient fait de belles frayeurs au cours de cette mission.
« Bah, je personnalise ma couchette. C’est mon espace intime, le seul que j’ai vraiment dans ce rafiot. ». Elle haussa des épaules. « Faut s’approprier l’espace, sinon c’est toi qui te fais approprier par l’espace tu vois ? »
« Je croyais que c’était par rapport à ta scolarité. » Fit-il en ne trouvant pas forcément la logique qu’elle lui partageait.
« Qu’est-ce que ma scolarité vient faire là dedans ? »
« C’était pas la même période ? T’es jeune sur la photo. »
« Ouais, c’était à la fac. Mais c’est surtout un souvenir de jeunesse. Tu dois bien en avoir toi aussi, même si ce ne sont pas des photos. », ajouta-t-elle avant de s’enfiler une autre gorgée d’eau.
« C’est quand même dingue que tu te rappelles pas de moi. » Lâcha-t-il le plus simplement du monde, laissant un regard courir sur elle pour voir si elle allait s’étouffer avec la flotte.
Ses yeux s'arrêtèrent sur lui tandis qu’elle arrêtait de boire. Un rire bref s’échappa de sa gorge tandis qu’elle le considérait. « Pourquoi ? Je devrai ? T’étais à la fac aussi ? T’es plus vieux que moi. », termina-t-elle comme si ce simple fait répondait aux autres questions.
« Ça empêchait pas qu’on ai Repahny en cours de maths appliqués. » balança-t-il en guise de preuve. « Toujours la même chemise. Avec les cancres comme moi qui ont fait une pétition pour lui faire changer cette merde fluo... »
Chenoa souleva ses lunettes de soleil comme si cela l’aiderait à mieux voir Scott. Il était pas sérieux ? « Fallait surtout une pétition pour qu’il arrête de se pencher vers nous pour expliquer des trucs tellement il puait de la gueule ouais. ». Elle le toisa une seconde de plus avant d’ajouter : « Mais putain, pendant tout ce temps tu m’avais reconnu, et tu m’en parle que maintenant ? ». Elle était sur le cul.
« Bon alors...déjà...Repahny se penchait pas pour souffler sa vieille haleine à qui voulait la respirer. Il se frottait sur le coin de vos tables tout en lorgnant vos décolletés. Pas pour rien que les bonnasses avaient les meilleures notes ! » fit-il avec un large sourire. Il leva un autre doigt pour compter les détails.
« Chenoa Pénikett, ça courre pas la rue, surtout quand c’est la seule emplumée du cours de ce vieux pervers. »
Troisième sur la liste.
« Et je t’ai reconnu la première fois qu’on a embarqué. Ouais, ça fait depuis le début que je ferme ma gamelle sur ce sujet. »
« Ouais c’est ça. Mes notes je ne les dois pas à mon décolleté, il avait quand même mieux à voir comme la poitrine de Chapman. Tu te souviens d’elle ? Bien sûr que tu te souviens d’elle, tout les bonhommes voulaient se la taper. Mais merde putain. ». Elle prenait conscience de ce qu’il disait : « Le premier jour !! Mais pourquoi tu as rien dit ? … Oh... ». Elle marqua une pause. « J’ai fait quelque chose de gênant pendant cette période ? Genre je t’ai repoussé, je t’ai vexé, je t’ai ignoré ? C’est pour ça que tu ne m’aimais pas au début… ». Elle était en mode déduction, et alignement des faits. « Tu serais bien du genre à me demander de faire ton devoir maison en plus… Forcément, je t’aurai envoyé chié. »

Scott éclata de rire en la voyant s’embourber dans ce long monologue, avec toutes ses déductions, les pièces du puzzle qu’elle essayait de mettre en place. Si seulement elle savait, l’emplumée, que c’était loin d’être aussi drôle. Peut-être le lui dirait-il à un moment...mais pas maintenant. Il avait envie de déconner avec elle, de la charrier.
« Je dis pas, la “planche à pain” avait son petit charme quand elle ouvrait sa gamelle pour les renvoyer chier. Mais nan, tu m’as pas vexé. Il y a bien une fois où je t’ai demandé de me filer un coup de main sur une copie “chez moi”. Mais t’avait mieux à faire avec une bande de fumeur de joints. »
Il ricana.
« C’était de bons clients d’ailleurs. »
Scott appréciait comme un gamin la situation. Il ne se privait pas des détails, surtout à cette période où tout le monde chassait tout le monde. Il lui coupa la parole pour ajouter avec une fierté bien consommée :
« Et Chapman, j’l’ai baisé. C’était pas un si bon coup au final. Que de la gueule ! »

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Chenoa Penikett

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le Lun 7 Sep - 16:53

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Chenoa ne rigolait pas elle et ce n’était pas l’emploi du terme “planche à pain” qui provoquait cela. Elle se demandait vraiment si c’était du lard ou du cochon, genre une information qu’il aurait eu en cherchant sur le net ou quelque chose comme ça. Après tout, il s’était bien renseigné sur le modèle d’Harley qu’elle avait sur la photo, pour en trouver une similaire. Au final, elle préférait presque se dire qu’il était réellement étudiant à l’université, que d’imaginer Scott remuer le passé pour trouver ce genre d’information et lui faire croire à des fadaises ensuite. Ça aurait été trop flippant en fait.
Il parlait sûrement du groupe que fréquentait Chrystie, sa meilleure amie à cette époque là. Elles étaient tout le temps fourrées à deux. Étonnant d’ailleurs qu’il n’y ait pas eu une rumeur comme quoi elles se broutaient le minou. Au lieu de ça, elle s’était retrouvée avec une photo d’elle, truquée, digne d’un film X. Bref, ce groupe, elle ne le fréquentait que parce que les étudiants faisaient partis de sa promo. Oui, ils fumaient pas mal de joint, mais elle, elle avait arrêté au lycée quand elle était sortie de son groupe d’amérindiens squatteurs.
Cette fois Chenoa rigola quand elle allait répliquer quelque chose et que Scott enchaina en lui coupant la parole pour affirmer haut et fort qu’il avait baisé Chapman.
« Et t’as pas chopé une MST ? », répliqua-t-elle en éclatant de rire. « J’suis sûr qu’elle bosse dans les télécoms maintenant tellement elle a déroulé du cable ! » Ce n’était pas sympa de se moquer d’elle, mais contrairement à Chenoa qui n’avait pas une vie de débauche lors de ses années d’université, Elisa Chapman avait la réputation à la hauteur de sa poitrine. Et pourtant, c’était la plus sage des deux qui était sur une photo. Ça la taraudait.
Elle reprit son sérieux, et elle se décida à foncer dans le tas, comme d’habitude, histoire de renverser la gêne : « En fait, tu m’as jamais remarqué dans le cours de Repahny n’est-ce pas ? Tu te souviens plutôt de ma gueule sur la photo… », fit-elle en plissant les lèvres. Pourtant, elle ne baissait pas les yeux, car elle ne devait pas avoir honte, ce serait trop facile. Elle était une victime, pas une coupable.

Scott sentit ses tripes se serrer au moment où elle parlait de la fameuse photo. Il se souvenait de tout comme si c'était hier. Le travail fait. La passion presque acharnée pour rendre le cliché plus vrai que nature. Avec les moyens de l'époque, c'était quasiment un chef d'oeuvre.
Est-ce qu'il allait avoir les couilles de lui dire ?
Sûrement. Parce que c'est en partie pour ça qu'il avait demandé sa venue. D'une sorte de rédemption parce, finalement, ils avaient besoin l'un de l'autre pour pour suivre leur passion.

« Je t'avais déjà remarqué avant. Mais pas au cours de Rephany, c'est vrai. La chasseuse... »
Il secoua négativement la tête. Il savait qu'il en avait ri à l'époque. Mais maintenant, c'était si débile. Si détestable. C'est Bradford qui lui avait mis cette merde dans la tête. Et avec les regrets.
« Qui est ce que tu dérangeait autant pour te retrouver avec une promo de film X sur le dos ? »
Il le demandait doucement. Presque compatissant. Scott avait été payé pour ça mais il n'avait jamais su qui avait été le client.

Chenoa se tendit en entendant son surnom de merde. Elle tripota nerveusement le guidon de sa moto. Finalement, tout le monde se rappelait d’elle à cause de ça. C’était logique après tout. Elle se demandait ce qu’il avait pensé en la voyant la première fois : ”Tiens c’est Penikett, la tête en math, la meuf du cours de Repahny ?” ou ”Tiens c’est la chasseuse de chibres, marrant ça !”.
« Tu me poses vraiment la question ? », répliqua-t-elle déréchef. « Ça t’aurait plu d’avoir ce genre de photo de toi ? C’était pas un délire, c’était délibéré, c’était fait exprès pour me nuir. Y avait mon nom dessus quand même putain. Te connaissant un peu maintenant, tu aurais tarté tout le monde jusqu’à ce que le coupable crache le morceau, alors me pose pas la question. ». Elle regarda vers le champ qui jouxtait la grange, là où des chevaux étaient en train de brouter tranquillement leur herbe tendre, loin des problèmes des humains. Elle maugréa : « Et te connaissant un peu, j’suis sûre que ça t’a fait marrer. » Elle reporta son regard sur Scott pour ajouter : « J’en ai bavé tu sais. J’ai reçu des centaines de mails, je me faisais insulter dans les couloirs, jusqu’à la fenêtre de mon logement étudiant, on taguait mon casier avec des bites, et je t’en passe. Je ne comprends pas pourquoi ça a pris autant d’ampleur, surtout à l’université quoi... ». Ça lui faisait bizarre d’en parler à quelqu’un, et elle se rendait compte qu’elle avait toujours une certaine forme d’amertume liée au souvenir. « Mais bon, j’suis devenu quelqu’un, et ces connards à l’origine de ça ne sont que des merdes maintenant, j’en suis certaine. C’est le passé ! », conclut-elle avec un haussement d’épaules, désireuse de changer de sujet.


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Scott Greer

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le Sam 19 Sep - 10:17

Scott Greer
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Du 04 au 25.02
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Du passé ? Ca n’avait pas l’air…
Aujourd’hui encore, ça la touchait. Il n’y avait qu’à voir comment elle réagissait. Son regard qui partait observer autre chose pour fuir. Et ça...ça l’emmerdait profondément.
Première nouvelle, Greer est devenu humain. Tout le monde tombe des nues !!!
Mais clairement, il préférait voir son amie souriante sur cette moto plutôt que sur cette confidence douloureuse. Ca passerait encore s’il était blanc comme neige. Là il lui aurait surement prêté son épaule pour pleurer et il aurait enfoncé le couteau en gros bâtard qu’il est, lui disant que la photo la mettait tout de même en valeur…

Mais tout ça, c’était sans compter la vérité.
La deuxième clope, Scott la laissait pendre nonchalamment au bout de ses lèvres sans y toucher. Elle se consumait lentement alors qu’il approchait d’elle. C’était l’heure...il n’y aurait pas meilleure occasion pour percer l'abcès de toute façon. Selon ce que lui conseillerait Bradford, il se pourrait même que ça ne soit qu’un début.

Il alla lui poser une main sur l’épaule. C’était histoire de s’approcher d’elle et de son guidon, sournoisement. Mais il était sincère dans son geste. Comme la pression exercé sur son épaule pour lui transmettre un peu de chaleur, de compassion.
« Même les sous-merdes évoluent avec le temps. »
Timber n’apprécierait pas, surtout en le voyant retirer les clés de sa Harley pour les mettre bien à l’abri dans sa poche. Scott s’écarta un peu en rajoutant :
« Je préfère vachement plus ta photo sur la Harley. Parce que l’autre... » Amorça-t-il en guise de réponse à son air interrogateur. Scott la fixa puis soupira. Il fallait y aller maintenant, c’était l’heure. « Le Prince rendait toutes sortes de services à ceux qui payaient cash...tous les domaines, celui-là compris. »
Le copilote sentait son coeur qui battait à fond. Maintenant qu’il avait commencé, il ne pouvait plus faire marche arrière. D’une main maladroite, le jeune homme se sépara de sa clope qu’il jeta négligemment.
Il finit par ajouter en la regardant dans les yeux.
« Tu méritais pas ça. Je m’excuse Timber... »


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Chenoa Penikett

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le Dim 20 Sep - 12:04

Chenoa Penikett
Timber & Cross
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En fait, s’il n’y avait pas eu toute la mise en scène, du type qui lui prend les clés de la Harley pour les glisser dans sa poche, puis la main compatissante sur l’épaule, Chenoa aurait cru qu’il cherchait à faire le gros lourd en blaguant. Mais son ton et le fait qu’il semblait se jeter à l’eau acheva de lui faire comprendre qu’il était bel et bien à l’origine de ce photomontage.
En fait, c’était tellement surprenant, tellement suréaliste, tellement ubuesque, que cela ne lui fit ni chaud ni froid. C’était le passé, et cela était tellement… grotesque. Elle soutint son regard un moment sans rien dire, cherchant quand même à savoir si c’était du lard ou du cochon. Finalement, elle sentait poindre une once de colère. Jamais on avait retrouvé ses violeurs, jamais on avait retrouvé le type qui avait fait ce trucage humiliant, et à chaque fois, elle avait dû vivre avec cette injustice. Et maintenant, elle avait un des responsables d’une des humiliations de sa vie devant elle. En fait, elle avait du mal à le croire, parce que déjà, ils se cotoyaient depuis quelques mois maintenant, ils vivaient ensemble sur le croiseur, ils étaient pour ainsi dire amis, ou presque, et ce serait ce type, Scott Greer, alias Cross, son putain de copilote, qui serait derrière cette photo ?? Mais elle est où la caméra cachée ??

« Putain tu te fous de ma gueule, pas vrai ? ». Elle secoua la tête. Elle savait qu’il ne se foutait pas de sa gueule. En fait, tout collait ! Il avait très clairement le caractère, le tempérament, et la méchanceté de faire tout ça. Elle pensait que c’était une grande gueule, un barbouze qui se sent plus pissé d’être copilote de F-302, d’être dans l’élite, un sale con en gros, mais en fait c’était vraiment un enculé de première. Elle comprenait pourquoi il passait des séjours au trou, pourquoi Caldwell l’avait à l’oeil, et pourquoi ce dernier voulait des informations compromettantes sur son compte. Le monstre du Camping Car devait connaître les antécédents de cette raclure.
« J’sais que tu te fous pas de ma gueule. », enchaina-t-elle en levant la main pour lui couper éventuellement la parole s’il souhaitait répondre par la négative à sa première question, qui n’était que le reflet de sa surprise plutôt qu’une véritable question. Elle secoua la tête, l’air dégoutée.
« J’arrive pas à y croire, je fais vraiment équipe avec un sale nazi, un raciste, une racaille, une grosse merde de délinquant à deux balles. Putain je comprends pas. ».
Elle s’était levée de sa bécane, qu’elle avait béquillé auparavant. Elle regarda vers le champ, en lui tournant le dos.
« C’qui me fout en rogne, c’est que j’attendais ce jour depuis longtemps, histoire de passer mes nerfs sur l’enculé qui avait fait ça. Et j’ai pas envie de me défouler sur toi… J’ai presque pas envie de t’en vouloir. T’es vraiment qu’une merde Cross, en fait, tu as vraiment la haine contre moi. » Elle se retourna pour le toiser. Elle était visiblement atteinte et pas contente, à la limite de verser quelques larmes de rage. La colère venait, la haine aussi.
« C’est pour ça que tu as tout fait pour pas te retrouver dans la même cabine que moi, que tu m’as traité comme une moins que rien, une étrangère, une putain d’indienne, d’emplumée, tu me détestes, tu me hais, je sais pas pourquoi, je sais pas ce que j’ai fais. Qu’est-ce que j’ai fais pour mériter ça ? Qu’est-ce que j’ai fais…. », acheva-t-elle de demander la voix tremblotante en le toisant avec les yeux humides. Elle n’attendait pas de réponse. Jamais elle ne se lamentait sur son sort, et là, elle prenait une claque, et les différentes vérités s’imposaient à elle, les pièces du puzzle se mettaient en place, et elles expliquaient finalement qui était Greer dans son passé.
Elle en était clairement à se demander si elle allait revenir vivante de ce périple. Est-ce qu’il lui avait raconté l’histoire de Bradford pour pouvoir l’entrainer sur la route pour finir de la trucider ? Pour finir de l’humilier ? Elle ne supporterait pas un autre viol, elle ne supporterait pas une humiliation supplémentaire. Et maintenant qu’elle savait, qu’est-ce qu’il allait faire, la buter ? Sa vie ne serait qu’une gigantesque farce finalement ? Elle l’entendait rigoler cet enfoiré de Coyote, il devait se pisser dessus tellement la situation était cocasse. Ça faisait un moment qu’il se pissait dessus d’ailleurs, depuis le premier jour où elle avait rencontré Greer sur le Dédale et où elle s’était retrouvée dans la même équipe que lui. C’était peut-être la volonté du Décepteur, peut-être qu’il infligeait une punition à Scott en lui mettant une de ses victimes dans les pattes ? Parce que Chenoa ne se leurrait pas, elle ne devait pas être la seule à avoir subi ce genre de coup tordu de ce mec.

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