Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis

Le Deal du moment : -20%
Figurine Herbizarre N°76 – Collection Super ...
Voir le deal
11.99 €

Scott Greer

√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Date de naissance : 12/10/1988
√ Age : 31
√ Messages : 90
√ Localisation : Sur le Dédale

le Sam 1 Aoû - 14:57

Scott Greer
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Depuis que le Dédale avait fait route pour la Terre, Scott ne cessait de ressasser et de ruminer. Ca le privait de sommeil, lui ayant permis de découvrir que sa voisine du haut ne ronflait pas tant que ça finalement, et il commençait peu à peu à se négliger. Pas sur la base d’une quelconque déprime mais d’une inquiétude grandissante à mesure que le bâtiment revenait sur la Voie Lactée. L’escadrille qui partageait le dortoir le trouvait plus maussade et mauvais que d’habitude, voir même colérique. Les embrouilles quotidienne avec Timber le divertissait à peine tant il était préoccupé. C’était pourtant son passe-temps favori.

Blue venait de refuser sa demande visant à rester sur le Dédale et de se passer de permission. Alors il avait fait une connerie, puis deux. Il était même allé jusqu’à lui foutre une main au panier, sans le moindre plaisir malsain, porte ouverte pour son deuxième logement muni de quelques barreaux. Mais rien n’y faisait. Pas folle la sous-chef, elle avait remonté l’info à Ross. Et ces deux-là tenaient mordicus à ce qu’il descende sur la terre ferme. Le lieutenant lui avait bien fait comprendre que ses manigances bien grillées ne l’aideraient pas à se passer de sa permission.

Qui a-t-il de si désagréable à ça, penserait-on ?
Surtout un type comme Scott qui accourerait aussitôt dans les nights clubs pour mater quelques culs se tortiller sous sa liasse de dollars ?

En réalité, Scott avait un tout autre besoin à assouvir.
Depuis qu’il avait fait sa cinquième mission, Timber lui avait innocemment mis une saloperie en tête : retrouver Bradford. Retrouver le type qui l’avait remis sur le droit chemin.
A chaque fois que Scott trouvait des raisons de ne pas y penser, quelque chose venait contrebalancer tout ça. Il était déjà bien tenté. Mais au final, il avait suffit d’une simple photo pour le convaincre pour de bon.

Quand sa collègue avait eu le dos tourné, il s’était ramené avec du gros sel qu’il comptait répandre sur son lit. C’est que ça gratte cette merde quand ça passe sous les fringues. Et il n’aurait pas hésité une seule minute à se venger de son matelas en portefeuille si son regard n’était pas tombé sur le cliché.
Il était collé sur son mur, comme un souvenir qu’elle chérissait d’une époque désormais révolue. Timber sur une harley, moins de la vingtaine. Elle posait avec une forme de sérénité et de cette innocence qui faisait sa personnalité.

Pour une raison inconnue, ça lui avait rappelé l’emmerde qu’il lui avait causé à la fac.

Le monde est petit, la vie étonnante. Timber ne l’avait jamais reconnu, elle était passé à autre chose dans sa vie, et elle ne se souvenait plus. Lui, Hicks le pourri, se souvenait très bien du montage photo qu’il avait confectionné avec un acharnement pervers. Créer une image pornographique mettant en scène l’emplumée au milieu d’un tas de mâles en rut.

“Pénikett, chasseuse de chibres”, s’était-il remémoré.

Il en avait souri, avec le recul, tant il avait trouvé ça con. Mais ensuite, du haut de ses trentes cinq piges, le sentiment de honte était nouveau. Ce qu’il ne connaissait jamais avant que Bradford ne débarque dans sa vie.
Timber était quelqu’un de bien. Mais elle était également un danger permanent pour sa carrière. Le jour où elle apprendrait ses parties de chasse sur les Amérindiennes, sur les Terres qu’elle avait foulé jadis, les victimes dont il était coupable et qu’elle avait dû côtoyer ; L’escadrille, le Dédale, Pégase. Tout serait mort pour de bon.
Il avait payé sa dette envers la société. Mais pas envers les siens...

Scott ne se voyait pas ignorer continuellement ce couperet, il fallait agir avant qu’il ne soit trop tard. Timber était si curieuse et innocente qu’elle n’arrêtait pas de gratter pour voir ce qu’il y avait sous sa carapace d’hostilité. C’était un putain de compte à rebours toute cette affaire. Un jour où l’autre, elle allait le prendre pour ce qu’il n’était plus.

Le copilote s’était donc retrouvé là, un soir, dans sa couchette, avant d’avoir cette révélation : il avait besoin d’un dernier conseil. Il DEVAIT retrouver Josh…
C’est comme ça que le plan avait germé dans sa tête.
C’est comme ça qu’il s’était retrouvé de plus en plus préoccupé.

Cette fameuse photo de Penikett sur une Harley, il la lui vola pendant trois jours. A faire l’innocent alors qu’il était le seul tordu capable de ce coup-là dans toute l’escadrille. Durant ce temps, il avait contacté un fana des bécanes pour savoir de quel genre il s’agissait puis il s’était organisé à distance.

Le seul bien qu’il lui restait sur Terre, c’était sa moto. Une sportive, noir carbone, sombre comme son esprit. Il payait un fermier pour venir la faire tourner un peu et l’emmener à l’entretien. Il gagnait un bon bifton, de quoi arrondir copieusement ses fins de mois, et Scott pouvait venir la récupérer pour filer sur les routes. Nickel, prête à l’emploi.

Sur ce point là, son idée avait pris de l’ampleur. Un peu dingue, venue de nulle part, mais terriblement tentante.
Quand il avait su quel genre de Harley Timber montait à l’époque, il s’était documenté, toujours à distance. Il avait contacté le mec de l’entretien. Il lui offrit un pactole de plus pour en faire louer une qu’il déposerait dans le même box. Même marque, même modèle.
Ca ne lui suffisait pas d’aller voir Bradford. Il fallait qu’il invite sa collègue à s’y rendre. C’était risqué mais…Scott n’était plus Hicks. Il avait à coeur que son mentor comprenne tout le chemin qu’il avait accompli. Et pour être honnête, Scott avait besoin de sa reconnaissance, qu’il se satisfasse de ses leçons envers lui. Josh Bradford devait y voir sa réussite et prodiguer ses sages conseils pour que son avenir ne ressemble pas à un château de carte face à l’ouragan.

Mais voilà. Au-delà de son raisonnement personnel et de ses motivations, la réalité rendait le projet complètement fou. En somme, il s'apprêtait à inviter Timber à partir en virée avec lui. Généralement, il n’en aurait rien eu à foutre et il aurait demandé n’importe comment, à l’arrache. Mais là, ce n’était pas la même chose. La moto était louée, Scott avait les informations fragmentaires de l’endroit où vivait son mentor, il n’avait plus qu’à débarquer et faire la route.

Mais le temps avait passé...et il se questionnait de plus en plus.
Qu’est-ce que tu fais, Scott ? Qu’est-ce que tu fais, espèce d’abruti ?!?

C’est pour ça qu’il se cherchait toutes les excuses possibles pour ne pas descendre. Car Cross ne se voyait que deux chemins possibles. Soit il trouvait Josh avec sa partenaire. Soit il restait là.
Autant dire que la pression était insupportable. Et qu’il l’était devenu tout autant. Plusieurs fois, le copilote avait tenté de trouver la bonne occasion pour faire part de son projet à sa partenaire. Durant une mission de vol, ça aurait été l’idéal, mais on ne sort pas quand le vaisseau est en hyperespace.

Finalement, alors qu’il faisait ses affaires, il se résolut à y aller différemment. Moins franco, ce qui ne lui ressemblait pas du tout.
Scott avait l’habitude de faire ses courriers par écrit. Alors il prit une enveloppe dans laquelle il glissa le double de la clé de son box puis il inscrivit sur le dessus :

J’ai retrouvé Bradford. Il me faut un pilote.

Et il fourra l’enveloppe dans son barda qui trainait sur sa couchette. Jamais prudente la Penikett. Ou alors elle espérait qu’il foute tout en l’air...
L’homme nourrissait le sourd espoir, bien paradoxal, qu’elle ne trouve ce pli qu’une fois qu’il soit bien loin. Mais c’était fait cette fois, il s’en remettait au destin. Et là encore, ce n’était carrément pas dans ses habitudes.

:copyright:️ 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Chenoa Penikett

Image perso : Bicycle Road Rage 7foc
√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Messages : 158
√ Localisation : Entre le Dédale & Atlantis

le Sam 1 Aoû - 16:20

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

La perspective de retourner sur Terre était plaisante pour l’amérindienne. Cela commençait à faire un bout de temps maintenant qu’elle n’était pas repartie sur la planète bleue, et elle devait reconnaître qu’elle en avait un peu la nostalgie. Ce n’était pas qu’elle s’ennuyait dans son affectation, loin de là, mais elle n’était pas comme les atlantes qui voyageaient souvent sur une autre planète et qui bougeaient régulièrement. Pour les membres de l’équipage du Dédale, la routine se situait sur le croiseur, et les missions s’effectuaient en son sein, sauf vol d’escadrille ou mission sur des planètes tierces, mais toujours au manche d’un F-302.
Elle n’avait pas grand monde à visiter sur Terre, mais c’était surtout histoire de retrouver sa planète d’origine, la terre de ses ancêtres, et le monde dans lequel les siens avaient choisi de s’établir après leur quatrième voyage. Serait-elle la Navajo qui inscrirait un cinquième voyage ? Une cinquième exode des siens ? Elle entrerait dans les légendes, un peu comme femme-araignée. Quel serait son appellation : femme-aigle ? femme-oiseau ? femme-voyageuse ? Elle se demandait bien. Mais Chenoa ne serait pas Chenoa si elle n’avait pas la modestie de se dire que non, elle ne serait pas cette source de changement. Déjà, elle n’avait pas le droit de parler de tout ça à quiconque, et elle devrait faire gaffe elle qui avait la langue bien pendue, et d’autre part, elle estimait que les siens n’étaient pas encore prêt à voyager, à changer de monde. D’ailleurs, l’histoire de sa mythologie disait que c’était quand un de ces mondes n’étaient plus aptes à les accueillir, que le danger était trop grand ou que les conditions de vie étaient trop désastreuses, que les indiens d’Amériques choisissaient de partir. Etait-ce réellement le cas ? Aller dans la galaxie de Pégase ne ferait-il pas courir un plus grand danger aux siens ? La menace Wraith était latente et belle et bien présente. Tant bien, ils étaient venus de Pégase pour la Voie Lactée, et la Terre, ce serait donc revenir en arrière.

Chenoa en était donc réduite à spéculer sur sa vie de légende, et sur les mythes de sa culture, lors de ce voyage de retour. Scott était de plus en plus lunatique et désagréable, et elle préférait l’éviter. Il ne semblait plus vouloir la faire chier autrement que pour l’emmerder comme il fallait, et elle ne sentait plus cette notion de jeu dans leurs petites chamailleries. Elle en connaissait la raison, et elle était simple : Scott ne voulait pas retourner sur Terre. Cette permission lui sortait par les trous de nez, alors il se montrait comme le dernier des connards pour se faire clouer en cellule le temps de l’arrêt sur Terre du Dédale.
Plusieurs fois, en bonne équipière, elle avait essayé de lui faire comprendre que ça lui ferait du bien, qu’il n’était pas obligé de sortir du complexe militaire, et que de toute façon, il serait ramené sur le Dédale avant que ce dernier ne reparte pour Pégase, mais ce trou du cul de première ne voulait rien savoir. Alors, Chenoa avait lâché l’affaire. Si elle avait bien une façon d’exister, c’était en profitant des choses, et elle n’allait pas se gâcher cette doucereuse perspective d’un retour chez elle à cause de son copilote.

Du coup, elle préparait fébrilement son petit séjour. Elle irait déjà voir son oncle à la ville, et peut-être qu’elle passerait voir sa mère et son père, ainsi que ses frères et soeurs à la réserve. Elle était toujours déçue de voir qu’ils ne faisaient rien pour améliorer leur quotidien, et elle était de plus en plus en décalage avec eux à chaque fois qu’elle les revoyait. Mais ça restait sa famille, et elle devait faire avec. D’ailleurs… Avec un peu de fébrilité, elle consulta le calendrier sur son téléphone (qu’elle avait remis en service à l’approche de la Terre). Le jeudi qui allait suivre son arrivée, soit une semaine en tout et pour tout, Doli allait faire son Kinaalda. Cette cousine de Chenoa l’en avait informé par un courrier qu’elle avait reçu il y a quelques mois, et elle lui avait promis d’être là. En effet, le Dedale avait des rotations régulières et normalement, si elle n’avait pas merdé ses calculs, elle serait sur Terre.

Elle n’avait pas merdé ses calculs.

Elle avait hâte d’assister à cette cérémonie. Doli avait toujours eu une fascination pour Chenoa, sans que l’on explique pourquoi, surtout au regard de leur différence d’âge. Elle avait tout juste treize ans alors que Chenoa approchait de sa vingt-septième année. Elles ne s’étaient jamais vraiment cotoyées longtemps mais c’était comme ça. Certainement qu’elles étaient de grandes amies dans des vies antérieures, ou quelque chose comme ça.

La disparition de la photographie sur laquelle elle était sur son Harley Davidson Superlow de 1992 la contraria fortement. Si elle était affichée dans sa couchette, ce n’était pas pour rien. Elle y tenait et il y avait une connotation affective. Bien entendu, elle mena son enquête, et bien qu’elle était persuadée qu’il s’agissait de Scott, elle n’avait pas de preuve. Mais du coup, elle fit la gueule à tout le monde, profondément vexée qu’on s’attaque à un souvenir personnel. Ce n’était vraiment pas sympa… Qu’on se tire dans les pattes était une chose, qu’on s’emmerde gentiment aussi, mais qu’on s’en prenne aux effets personnels, s’en était une autre, et elle le fit clairement comprendre à l’escadrille en faisant la gueule. Elle espérait, par cette stratégie, qu’on lui rende le cliché.
Cela réveilla un mauvais souvenir chez elle. La dernière fois qu’il y avait eu une histoire avec une photo la concernant, c’était pour mieux l’illustrer s'apprêtant à se faire déglinguer par tous les trous par plusieurs bonhommes. Un montage grossier qui lui avait valu bon nombres d’emmerdes dans son université : “Pénikett, chasseuse de chibres”. Cela joua sur son moral d’autant plus, et elle fit profil bas durant le reste du voyage, préférant se projeter sur des trucs plus sympa. D’ailleurs, elle traîna moins avec l’escadrille, préférant vadrouiller dans le croiseur. Son naturel ouvert et avenant lui avait permis de tisser des relations à droite à gauche avec différentes personnes. Très sociable, Chenoa s’était fait pas mal de connaissances. Elle n’irait pas jusqu’à dire qu’il s’agissait d’ami, mais au moins ça lui permettait de sortir de l’escadrille et de faire mentir l’image comme quoi les pilotes méprisaient le petit personnel, ou ne se mélangeaient pas avec.

Quand elle revint à quelques heures de l’arrivée, son bordel était toujours sur son lit, et elle acheva de le ranger pour être fin prête. C’est là qu’elle trouva l’enveloppe, et qu’elle aperçut la photo qui était revenue. Satisfaite, elle était prête à lire qui lui avait pris cette photo, persuadée qu’elle était que dans cette enveloppe se trouvait les aveux circonstanciés du voleur, avec une lettre de plates excuses. Au lieu de ça, elle lu sur l’enveloppe, car il n’y avait qu’une clé dedans :

J’ai retrouvé Bradford. Il me faut un pilote.

Bradford… C’était le type dont lui avait parlé Scott lors de leur 5ème vol. Il comptait donc le revoir comme elle le lui avait suggéré ? C’était une bonne nouvelle ça ! Elle se demandait ce que la clé qui était jointe au message pouvait ouvrir. Ce n’était manifestement pas une clé de voiture, ni de moto, et encore moins d’avion. Alors quoi ? Il voulait un pilote, mais pour quel engin ? Et pourquoi est-ce qu’il voulait l’embarquer dans ses affaires d’ailleurs ? Il ne pouvait plus se passer d’elle ? Elle n’avait pas que ça à faire non plus, elle avait un programme ! Bon… La démarche était quand même importante pour Scott, et il n’était qu’à moitié décidé, elle en était certaine. Le fait qu’il l’invite à se joindre à lui pour retrouver ce mec était signe qu’il avait besoin d’être poussé au cul. Parole de Penikett.

Et puis franchement, ce serait une occasion de rencontrer quelqu’un du passé de Cross, lui qui n’était pas super bavard sur le sujet ou qui éludait beaucoup. Une occasion qui ne se ratait pas.

Quelques heures avant l’arrivée, elle mit la main sur le jeune homme :

« Hey trou duc. C’est d’accord si on est revenu jeudi prochain en Arizona. », lui balança-t-elle sans sommation.


:copyright:️ 2981 12289 0

_________________
Bicycle Road Rage Cc597010
DC : Erin Steele ; Pedge Allen ; Teshara Lays

Revenir en haut Aller en bas

Scott Greer

√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Date de naissance : 12/10/1988
√ Age : 31
√ Messages : 90
√ Localisation : Sur le Dédale

le Sam 1 Aoû - 16:41

Scott Greer
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Il s’était un peu isolé en-dehors de l’escadrille. Plus une fuite qu’un besoin de tranquillité pour ne pas croiser sa partenaire. Il s’était rendu au mess pour s’y prendre un café et une part de gâteau qu’il ne touchait pas alors qu’il consultait ses mails. Notamment celui de l’office de la caisse de retraite du FBI qui avait accepté de lui transmettre l’adresse de Bradford, ce qui n’aurait pas été possible sans avoir retrouvé et fait appel à Vargass, le marshall qui lui avait fait changer de vie.

Il sursauta un peu en l’entendant et ne se montra pas si joyeux.
Merde, elle était tombé sur le message et le destin avait choisi : elle venait. Franchement, il la trouvait vraiment peu rancunière malgré son caractère bien trempé. Et il était bien obligé de reconnaître que ça faisait plaisir de la voir s’intéresser à sa quête.
«J’pense que c’est jouable.» Lâcha-t-il en reposant ses yeux sur la tablette.
Il alla sur “Maps” pour sélectionner son voyage qu’il avait déjà préparé. Il allait falloir un sacré moment pour se rendre à destination depuis Denver. Ca prenait des airs de roadtrip et dieu sait qu’il en éprouvait le besoin maintenant qu’il ne pouvait plus se réfugier en taule.
«L’Arizona...y’a une grande réserve là-bas.»
Il hocha légèrement la tête, espérant ne pas en dire trop sur le fait qu’il connaissait bien le coin...vu que ça avait été son territoire de chasse…
«Windows Rocks, c’est ça ?»

Chenoa s’installa à sa table, tirant la chaise vers lui pour se positionner à ses côtés afin d’observer l’écran de sa tablette. Elle se demandait où est-ce qu’il fallait aller pour retrouver ce fameux Bradford. Elle opina du chef quand il indiqua qu’il y avait une grande réserve en Arizona. C’était de notoriété commune quand on était un américains. En plus, ça devenait tendance d’aider ces pauvres indiens à sortir de l’âge de pierre, et d’aller voir comment ils vivaient dans leur réserve, moyennant un voyage à un prix exorbitant. C’était toujours mieux que de les exterminer.
« Ouais, c’est ça. ». Elle hocha de la tête, surprise qu’il connaisse la ville. « T’es vraiment surprenant comme gars quand tu t’y mets. », ajouta-t-elle pour l’emmerder.
«Quoi, parce que je sais comment s’appelle l’endroit où t’as monté ta hutte ?» Provoqua-t-il en retour. Pour enfoncer le clou, il ajouta sans réelle assurance : «On déteste pas des emplumés sans savoir où ils se planquent.»
« Faut toujours connaître son ennemi, c’est ça qu’on dit, t’as raison. », rigola-t-elle. « Remarque, je connais bien Berlin, c’est sans doute là que tu as construit ton camp de concentration à emplumés. », ajouta-t-elle dans la même optique de provocation.
«Ouais ! Et j’suis né dans le bunker en-dessous, la tombe d’un visionnaire.»
C’était la surenchère. Il la fixa pour voir ce qu’elle allait lui balancer à la gueule en retour. La perspective de descendre sur Terre avait l’air de l’avoir mise en forme.
« Je te passerai mon flingue si tu veux avoir le même genre d’avenir de visionnaire que ton idole. », fit-elle en mimant un pistolet avec deux doigts pour se les poser sur la tempe en faisant un “boom” silencieux, qui fit s’agrandir ses yeux pour marquer le coup.
«Quelle actrice, putain !» Ricana-t-il en réponse. «A peine douée pour effrayer des gosses.»

Il décida de passer au vif du sujet en faisant glisser la tablette sous son nez. Il avait ajouté une étape pour y mettre en destination finale “Windows Rocks” en Arizona, puisqu’elle l’avait affirmé. Le projet avait de quoi en rebuter plus d’un. Plus de quarante heures de route au total. C’était le bon moment pour voir si Timber était le genre de nana à frimer sur une moto qui lui appartenait sûrement pas. Ou si c’était une motarde pure et dure qui ne se lasserait pas par la distance annoncée. Sachant qu’elle ne connaissait même pas le moyen de locomotion à ce moment là…

«Les Grands Lacs. Sa retraite est versée sur une banque d’une minuscule ville en bordure du site...apparemment il vient la chercher en liquide. Je sais rien d’autre. Il faut que je récupère quelque chose à Denver et on file là-bas...c’est le plan.»
« Ah ouais…. », fit-elle en regardant la tablette de plus près. Elle médita le trajet pendant quelques secondes. C’était con qu’il devait passer à Denver en premier, sinon le Dédale aurait pu les larguer du côté de Chicago ou quelque part dans le coin. Ça aurait fait moins loin. « Tu comptes y aller par la route ? Ce serait plus cours en avion ? Oh putain je sais ! On loue un coucou et on y va par nous même ! Ce serait pas mal ! », fit-elle avec entrain en levant les yeux de l’écran.
«On verra ça une fois que j’aurai récupéré mes affaires à Denver.» Eluda Scott. «La clé, c’est celui de mon box.»
« Et pourquoi tu me l’as donné ? », demanda-t-elle illico.
«Y’a que la curiosité pour te motiver.» Fit-il, presque râleur. «Au moins, avec ça, j’ai pas besoin de jouer des pieds et des mains pour te demander de l’aide.»
Il fît un signe de menton en direction de la tablette.
«C’est bourré d’emplumés là-bas. Les Chippewas et les Winneba-jsais-pas-trop-quoi.»
Scott ne se sentait pas agiter nerveusement sa jambe, créant des vibrations remontant sur la table et le banc.
«Si j’y vais seul, j’vais en buter un ou je vais finir le pantalon sur les chevilles. Me faut quelqu’un qui s’y connaisse un peu.»

:copyright:️ 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Chenoa Penikett

Image perso : Bicycle Road Rage 7foc
√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Messages : 158
√ Localisation : Entre le Dédale & Atlantis

le Dim 2 Aoû - 17:36

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Chenoa fit une moue perplexe devant son argumentation. C’étaient des putains de prétextes ouais. « Parce que tu crois que je les connais ? », soupira-t-elle. « Compte pas sur moi pour faire la nourrice. Si tu fais des conneries, tu les feras comme un grand et t’assumeras. Toute façon, on va voir Bradford, on va pas faire du tourisme. Je te rappelle que je dois être revenue jeudi prochain moi. Faudra pas traîner, surtout si on y va pas en avion. »

«J’t’ai pas demandé de me torcher le cul !» Grogna-t-il en reprenant la tablette.
Il se rassura néanmoins à l’idée qu’elle avait pas rejeté d’emblé le projet.
«T’as oublié ce que je t’avais dis sur lui ? Son boulot ?»
Scott la fixa.
«Il est pas là-bas au hasard, l’un va pas sans l’autre. J’mettrais ma main au feu qu’il s’est posé à côté d’un de leur camp. Tu seras revenue jeudi prochain, c’est promis.»
« J’ai pas oublié, mais c’est pas parce qu’il habite au beau milieu d’une réserve que ça doit te servir d’excuse pour faire de la merde. », répliqua-t-elle du tac au tac. « Parce qu’il me semble que c’est grâce à ce gars que tu es là où tu en es aujourd’hui, alors ne va pas tout gâcher en allant chez lui. », ajouta-t-elle.
«Oui, môman, j’ai bien pigé !»
Scott soupira et se passa la main sur la nuque. C’était une mauvaise idée finalement. Ils n’étaient même pas parti qu’il avait envie de l’embrouiller bien comme il faut. Une bonne petite crise de nerf et d'engueulades, y’a rien de mieux pour se défouler. Surtout que ça faisait un moment qu’il ne l’avait pas fait démarrer au quart de tour comme il y arrivait si bien.
Mais bon, il aurait tout le temps pour ça.
«Tu en dis quoi alors ?»
« Que ça va faire voir du pays, mais c’est cool. », fit-elle en souriant, avant de s’étirer et de bailler un grand coup. « On arrive bientôt, je pense que je vais aller faire un somme pour être en forme ! », ajouta-t-elle en se levant.
«Ok, on se retrouve à la plateforme pour la téléportation sur Denver.»
« Ok. », dit-elle en commençant à s’éloigner. Avant de se retourner et de fixer Scott : « C’était pour quoi que tu as pris ma photo ? »

Il était en train de se redresser à son tour et il s’immobilisa un peu. Scott s’y attendait un peu. A vrai dire, il pensait vraiment qu’il se serait fait griller plus tôt. C’était sans compter sur la conciliance à toute épreuve de Timber. Rien que sur ça, il pensait qu’elle lui serait tombé dessus comme une furie. Mais non...
«Je serais vraiment un enculé de venir perturber ton sommeil.» Lâcha-t-il pour toute réponse avec un air narquois. Il ajouta sérieusement à la suite : «Je te le dirai quand on sera en bas.»
La jeune femme ouvrit la bouche sur une expression choquée. Elle poussa un « Baahhhh ! » dégoutée, et elle se retourna pour se barrer vers le dortoir de l’escadrille. Le tout sous le ricanement joyeux du copilote.

:copyright:️ 2981 12289 0

_________________
Bicycle Road Rage Cc597010
DC : Erin Steele ; Pedge Allen ; Teshara Lays

Revenir en haut Aller en bas

Scott Greer

√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Date de naissance : 12/10/1988
√ Age : 31
√ Messages : 90
√ Localisation : Sur le Dédale

le Dim 2 Aoû - 18:17

Scott Greer
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Pour le temps qu’il lui restait, Scott calcula les coûts du voyage en terme de carburant, se renseigna sur les quelques motels qui pourraient faire office d’étapes au cas où. Et histoire de ne pas se faire avoir, il zieuta aussi les mécaniciens sur la route. Il s’y pencha à tel point que les dernières heures s’envolèrent littéralement. Quand l’annonce se fit sur les hauts parleurs du Dédale, le copilote se passa les mains sur le visage pour calmer ses yeux piquants et il abandonna son café froid et sa tarte entamée.

Ses affaires étaient déjà prête depuis un moment. Il n’avait pas grand chose à emporter avec lui justement parce qu’il avait embarqué avec presque rien. Pas d’effets personnels à part son couteau de chasse, son vestige maudit. Pour le reste, le plus important, ce serait dans le box.

En se rendant au dortoir de l’escadrille, il ne cessa de songer aux quelques mots échangés avec Penikett. Il se demandait encore ce qui la motivait à le suivre et pourquoi. Elle avait une motivation autrement plus profonde que sa propre curiosité et elle lui faisait confiance. Comme lorsqu’ils étaient en vol, comme des partenaires. Ca lui pinçait un peu le coeur de se dire que cette confiance était mal placée et qu’il prenait le risque qu’elle fasse les horribles découvertes.
Mais le copilote n’allait pas pouvoir dissimuler tout ça bien longtemps. Il voulait prendre les devants et percer l’abcès si c’est ce que Josh lui conseillerait.

L’idée était tordue, dangereuse. Un quitte ou double en fait.

Dans le dortoir, il restait encore quelques pilotes et copilotes qui attendaient l’heure du dépôt sur site. Ca dépendait de l’endroit en somme. Denver, c’était dans vingt minutes, tous les membres de permission étaient déjà en train de s’entasser dans l’aire de téléportation. Au passage, en récupérant son sac, Scott croisa la seconde de Ross. Blue s’était détachée de son mec pour aller dans sa direction, un léger sourire en coin, en le voyant presque pressé. Grillé, finalement il voulait descendre, oui.
En passant, Greer lui fit des excuses à peine assumées pour le geste déplacé qu’il avait eu envers elle. Mais c’était suffisamment visiblement puisqu’elle les accepta d’un signe de tête.

Il devait y avoir une bonne trentaine de personnes dans la salle pour la téléportation. Scott chercha un instant sa collègue du regard et la trouva à l’autre bout, en train de discuter avec quelques membres d’équipage. Il la reconnaissait bien là, à sympathiser avec tout le monde.
Le copilote resta dans son coin jusqu’au décompte final qui les fit apparaître dans un hangar entièrement verrouillé et bien sécurisé par des militaires en civils. L’aire était délimité au sol et tous les permissionnaires se déplacèrent en ordre vers les cinq bureaux formant un cordon de filtrage. La file avançait plutôt bien et Scott se présenta à un homme visiblement abîmé. Il avait dans la cinquantaine et il dissimulait l’énorme cicatrice de son crâne brûlé sous une casquette.

«Vos papiers, je vous prie.»

Comme pour chaque bureau, il y avait deux militaires avec des MP5, des zats et un membre bien plus détestable derrière. Ca puait la CIS à plein nez. Le type allait à droite à gauche, inspectant comme un inquisiteur le moindre pas de travers. Scott restait cool dans les moments comme ça. Les types ne rigolaient pas. Un problème et c’était le retour de téléportation en cellule cette fois.

«Sous-lieutenant Greer, permission à terre pour quinze jours.»
«Des visites de prévues ?»
«Ouais, famille, je prends la route.»
Le mec de la CIS avait l’air de s’intéresser à ses affaires. Cela le braqua assez rapidement, ce qui ne pouvait échapper au contrôleur qui récupéra les papiers des mains de l’administratif.
«Monsieur Greer. Je vous attendais.»
«Ah oui ?»
«Franklin Ruttle, CIS.»
«Et ?»
«J’ai quelques questions à vous poser. Nous savons que vous avez loué une moto et contacté un élément de l’US Marshal. Un certain Vargass.»
«J’suis resté dans les clous. J’avais simplement besoin d’une adresse.»
«Je ne suis pas là pour vous priver de votre séjour.» Rectifia l’inquisiteur d’un ton parfaitement calme. «Vous vous rendez au Nord du Pays pour ?»
«Visite de famille. Bradford vit là-bas, j’ai besoin de récupérer ma moto ici.»
«Et celle qui a été loué ?»
«Pour un ami qui me suit.»
L’agent acquiesça. Il lui rendit son carnet militaire mais pas sa fiche de permission qui réclamait le coup de tampon.
«Quelle couverture évoquerez-vous ?»
«Celle de d’habitude : copilote d’un avion de chasse sur la base aérienne d’Air Force Hill.»
Le type le regarda un instant et ajouta :
«Vous avez l’habitude de vous faire remarquer, sous-lieutenant. Veillez à ce que cela ne se fasse pas durant votre permission. On fait comme ça ?»
«J’avais pas prévu l’inverse.» Maugréa Scott, commençant à perdre patience. Il se lança dans un duel de regard avec le bouffe-merde qui cherchait sûrement à savoir s’il était prit au sérieux. Mais c’était bien le cas vu l’importance de son périple.
Finalement, il donna la feuille à l’administratif en lui faisant un signe positif. Elle fût tamponnée et après un passage au rayon X pour vérifier qu’il ne s’était rien planqué dans le colon (à peine faux), il pu enfin quitter le hangar pour retrouver la civilisation.

Dès qu’il pu s’éloigner un peu de cette entrée, qui n’était rien d’autre qu’une casse au regard du public, le copilote s’alluma une clope puis ralluma son portable. Il fit le tri sur les différents sms moisis de plusieurs mois, que des publicités, pour trouver la plus récente. Le taxi venait, la commande avait été validé. Scott attendit donc sa partenaire et la vit débarquer. Sans mot dire, il lui fit un signe de tête, la clope au bec, puis l’attira à la sortie de la casse, là où plusieurs taxis s’étaient alignés. Des véhicules qui appartenaient à l’armée, avec des soldats réformés comme cet administratif, des mecs pour qui l’aventure s’était fini trop rudement. Ils ne parlaient pas du programme, revenant à une vie plus simple avec leur famille dans le coin. Ce n’était donc pas une peinture bien jaune flashante qui aurait donné la puce à l’oreille, heureusement.
«T’as eu le droit à l’autre connard ?» Demanda Scott.
Après tout, la CIS, c’était les pro pour remuer la merde et fouiner dans tous les sens. Il avait mis le nom de Penikett sur l’acte de location puisque le destinataire était obligatoire, même si c’était lui qui souscrivait. C’était obligé qu’elle se serait faite questionnée et, l’espace d’un instant, Greer se demanda si on lui avait éventé la “surprise” qui l’attendait dans son box.

« Ouais, il m’a demandé ce que j’allais faire avec un branleur dans ton genre. », répliqua Chenoa qui avait encore en mémoire sa dernière réponse au mess avant qu’elle ne parte. Limite si elle n’avait pas planqué la photo dans sa couchette. L’imaginer en train de se palucher en la fixant, ça ne la faisait pas triper du tout. Néanmoins, elle n’était pas mécontente d’être sur Terre. Elle regarda du côté du ciel, et du soleil, en poussant un « aahhhh ! » de satisfaction. C’était le climat dans lequel elle avait grandi, sa ville de lycéenne et d’étudiante. Elle était de retour au pays, et elle savait qu’elle en serait encore plus chamboulée quand elle reverrait son véritable chez elle, à la réserve. Elle était un peu contrariée de ne pas y aller dans les prochains jours, mais la curiosité d’aller rencontrer ce Bradford l’avait emporté.
« Putain, ça fait du bien d’être de retour sur Terre. », observa-t-elle, en ajustant son barda sur son épaule. Elle avait passé le contrôle sans peine, ne répondant qu’à quelques questions, dont une concernant leur escapade dans le Nord du pays. Décidément, ces mecs savaient tout sur tout, c’était pénible, mais normal quand on y réfléchissait deux minutes. Il n’avait pas était trop chiant, ni trop intrusif, et c’était tout ce qui comptait finalement.
«Ca manquait un peu, ouais...» Mentit-il, simplement pour répondre.
« Pfiouuu quel enthousiasme... », le railla-t-elle en se dirigeant vers le taxi qu’elle imaginait pour eux.

Le taxi roula quarante minutes. Il tomba dans quelques bouchons en centre-ville avant de s’éloigner, passant devant l’université où il avait étudié. Même l’épicier, désormais fermé, où il s’était prit ses trois balles. L’espace d’un instant, il bifurqua son regard vers Penikett et se demanda si elle se remémorait aussi quelques instants. C’est vrai qu’elle ne savait toujours pas qu’il l’avait connu plus jeune, comme elle ne savait pas pour la photo.

Scott préféra se détourner de cette fameuse observation et laisser sa copilote dans sa contemplation personnelle. Il songea juste que si on avait dit à Joël Hicks, qui sortait de cet épicier avant de se faire tirer dessus par règlement de compte, qu’une voiture passerait bien plus tard avec une Navajo et lui dedans. Il aurait forcément ri…
La vie est vraiment bizarre des fois.

En périphérie de Denver, le flux des véhicules se réduisit un peu et le type carbura pour rattraper son retard. Il les déposa finalement devant une série de boxs peu surveillés. Ils étaient seuls manifestement, ça servait le plus souvent de garde-meubles. Scott paya sa course, récupéra son sac puis fila le long des portes de fer en y parcourant les numéros peint négligemment en blanc. Il s’arrêtait parfois pour faire signe à sa collègue, une forme de gaieté enfantine lui prenant les tripes.
Il se figea devant le numéro huit et se rappela qu’il n’y était pas venu depuis si longtemps...ça datait de bien avant sa nomination sur le Dédale. Déjà lorsqu’il s’était isolé à l’autre bout du pays, il payait déjà le paysan pour l’entretien de sa moto. Une BMW bien chère qu’il s’était offert cash avec son deal de poudre à l’université.

Bicycle Road Rage Bmw-k-10

Et, si le mec qu’il payait ne lui avait pas menti, la harley que montait Penikett dans sa jeunesse serait juste à coté, fin prête. Il n’y avait plus qu’à.
Une main sur la bretelle de son sac, l’autre sur sa hanche, le regard de Scott se tourna vers l’emplumée. Il la toisa un instant avant de lui dire :
«J’te rappelle que c’est toi qui a la clé !»
:copyright:️ 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Chenoa Penikett

Image perso : Bicycle Road Rage 7foc
√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Messages : 158
√ Localisation : Entre le Dédale & Atlantis

le Lun 3 Aoû - 11:11

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Chenoa méditait les propos de Scott, et elle remettait en perspective toute son aventure depuis qu’elle était sur le Dédale dans la galaxie de Pégase. Et surtout ce qu’elle savait de Scott. Elle se demandait bien ce qu’il avait avec les amérindiens, pourquoi un flic qui devait les protéger l’avait pris sous son aile, et pourquoi est-ce qu’il était haineux à leur sujet, tout comme il avait pu l’être à son propre sujet. Est-ce qu’il avait fait des trucs répréhensibles par le passé ? Est-ce qu’il faisait parti de ces cowboys d’un autre temps qui voyaient encore dans les indiens d’amériques des cibles ? Est-ce qu’il était de ces blancs qui étaient de véritables connards avec les siens ? Elle en avait fait l’amer expérience, et même si elle avait tiré un trait sur tout ça depuis longtemps, il lui arrivait de se réveiller en pleine nuit avec la sensation de s’être faite violer de nouveau. Généralement, elle ne dormait plus ensuite. Cela ne s’était pas produit depuis qu’elle était en poste sur le Dédale, et elle s’en félicitait, mais elle redoutait toujours un peu le moment où ça se reproduirait.

Le décorum filait derrière les vitres du taxi. Elle revoyait une ville qui avait déjà changé, du moins en apparence, mais certainement pas en profondeur. Un silence s’était installé entre les deux jeunes gens, et Chenoa était tentée de le briser pour lui demander pourquoi est-ce qu’il n’aimait pas les amérindiens, pourquoi cette haine, cette animosité, cette envie de leur faire du mal. Elle repensait à sa phrase : “je vais finir avec le pantalon sur les chevilles”, cela voulait certainement dire qu’il avait envie de taper les bonhommes et de se taper les femmes. Est-ce qu’elle devait tirer des conclusions hâtives sur cette phrase ? Elle avait peur d’avoir une réponse ; qu’elle soit négative ou positive. En réalité, la teneur des propos de Scott lui dirait si oui ou non c’était ce genre de connard, qu’il avoue ou non, et elle avait peur de ça. Elle préférait se dire qu’il était là où il était parce que c’était un bon soldat, un bon militaire, un bon copilote, et qu’une expédition comme Atlantis n’embaucherait pas quelqu’un qui a fait des choses répréhensibles par le passé.

Plongée dans ses réflexions, elle ne percuta même pas quand ils passèrent devant l’université. Elle aurait pu lui dire : Tiens c’est là que j’ai fais mes études !, mais elle n’en fit rien, se contentant de regarder la ville sans la voir. C’était ironique, elle qui se faisait une joie de revenir à Denver. Maintenant qu’elle y était, elle était absorbée par un autre problème : son copilote. Tôt ou tard, ils auraient cette discussion, qu’elle sache le fond du problème, pourquoi cette haine, cette rancune… Pour le moment, elle devait penser au roadtrip. De toute façon, si elle ne se sentait pas en sécurité avec lui, et si elle ne lui faisait pas confiance, elle n’aurait pas accepté sa proposition. Elle n’était plus la petite fille naïve qui essayait d’échapper à des tordus en voiture sur une bicyclette aux pneus presque dégonflés sur un terrain plat et rocailleux.

La voiture qui commençait à prendre de la vitesse, puis qui ralentissait, termina de bercer la pilote, qui ne tarda pas à avoir une respiration plus régulière, la tête appuyé sur la sangle de la ceinture de sécurité, ballottée par les changements de direction de l’automobile. Elle ne ronflait pas, mais elle dormait paisiblement. Elle l’avait toujours dit : la voiture ça l’a bercé; et ça ne manqua pas. Elle émergea soudainement quand la voiture se stoppa devant le garde meuble. Chenoa sursauta en faisant style qu’elle ne dormait pas, regardant un peu autour d’elle par la vitre de la voiture. Mais où est-ce qu’ils étaient donc arrivés ? Elle avait la bouche pâteuse, et elle se l’essuya d’un revers de poignet, en s’étirant l’air de rien alors qu’elle sortait de la voiture, saisie par la différence de température entre l’intérieur de l’habitacle et l’extérieur. Alors que Scott réglait, Chenoa attrapa son sac dans le coffre, avant de faire quelques pas pour observer les environs un peu mieux. C’était paumé.

Elle emboîta le pas de Scott qui l’emmena devant une série de box de rangement, sur lesquels un numéro était peint. C’était artisanal, mais suffisant. Un millier de questions se bousculaient dans la tête de l’amérindienne, mais elle ne pipait mot, se demandant ce qu’il allait sortir de ce fameux box. Il semblait tout content, et presque guilleret. Ca faisait plaisir à voir ! Elle était tentée de se moquer de lui ou de faire de l’ironie.

« Ah ! Elle ouvre donc ce box ! », fit-elle en fouillant une de ses poches. Elle leva le nez vers Scott et elle prit un air dépité. « Merde… Je crois que je l’ai oublié sur le Dé… à la maison. », se réprit-elle.
«QUOI ?!?» S’écria-t-il d’une voix blanche, ne pouvant y croire.
Il se souvenait que ce n’était que le double qu’il lui avait lâché dans l’enveloppe, s’en gardant un si jamais son plan tombait à l’eau et qu’elle ne lui rendait rien. Mais c’était la merde si elle n’était même pas capable de conserver une foutue clé. Et le petit effet, c’était à oublier avec la bonne prise de gueule en perspective.
«Tu te fous de ma gueule là, c’est ça ?»

Elle lui laissa croire deux minutes avant de déclarer avec un air mutin, en l’extirpant de la poche arrière de son jean : « POISSON DE FÉVRIER !! ». Elle se mit à rire de sa connerie, et fila une tape sur l’épaule façon bucheronne à Scott, avant de se porter au niveau de la serrure pour glisser la clé dans le cadenas.
«Avril, poisson d’avril...» rétorqua-t-il, vachement maussade, pour dissimuler le fait qu’elle l’avait bien eu. Il y avait cru jusqu’au bout. La voir agiter cette fameuse clé lui avait fait faire l'ascenseur émotionnel.
Par contre, il n’avait pas tout prévu, comme le fait qu’elle s’agenouillerait pour ouvrir le cadenas. Chassez le naturel et il revient au triple galop. Son regard s’aventura là où il ne fallait pas et il s’entendit gueuler mentalement un : “Bouaaaaaaaaah !!”

Chenoa tourna la clé, et on entendit le déclic : « Zut, je crois que je l’ai cassé dedans... » puis « nan je blague !! », ajouta-t-elle en lui montrant le cadenas et la clé. C’était juste pour l’emmerder en réalité, comme il avait repris un peu de poil de la bête et de bonhomie avenante, elle se sentait plus libre de déconner.
«Hm...très drôle.»
Il avait répondu d’un maigre sourire en espérant ne pas s’être fait grillé dans son observation “accidentelle”. Il était tout juste revenu à la réalité quand elle avait amorcé son geste retour, du coup il n’avait strictement rien suivi concernant la blague. Il notait tout de même qu’elle était joueuse et agréable, ça promettait.

Avec l’aide de Scott, elle souleva le rideau coulissant du box, dévoilant une moto typée sportive et bien racée. Une allemande bien connue pour ses voitures, et pour ses motos pour les connaisseurs.
« Putain de merde !! », jura-t-elle en approchant, sans s’attarder sur la seconde forme qui était sous une bâche. Le mec qui avait ramené l’Harley avait fait ça bien. Elle laissa ses doigt glisser sur la calandre carbone de la bécanne. « Elle est canon. Je savais pas que tu étais motard. Mais j’espère que c’est pas là dessus que tu veux qu’on aille aux Grands Lacs à deux, parce que je te préviens, je ne monte jamais derrière quelqu’un, et surtout pas sur un engin comme ça même si j’ai le cul taillé pour. ». Les mecs qui avaient ce genre de sportive et qui tringballaient leur nana passaient un message à la concernée. ”Si tu grossis, je te largue, parce que tu ne monteras pas derrière”.
Puis bon, ça avait la gueule d’une sportive, et s’en était une, ce n’était pas une routière, ce serait galère.

«Le nombre de nanas que j’ai foutu dans mon lit grâce à cette meule, j’te dis pas.» fit-il avec une grande nostalgie en faisant tourner la clé pour mettre le contact.

C’est vrai qu’il ne lui avait jamais dit. Il ne s’était même pas intéressé en fait. Heureusement qu’elle avait affiché cette photo sur le mur de sa couchette sinon ils n’en n’auraient rien su ni l’un ni l’autre. C’était une passion commune, forcément, qui semblait aller de paire avec le pilotage de F-302. Pas que tous les membres de l’escadrille devaient être des motards. Mais pour Timber et lui, ça ne l’étonnait pas.

C’est là que Scott lui montra la forme sous bâche qui patientait à côté de l’allemande. Il avait été tenté de lui dire que c’est toujours lui qui montait à l’arrière pour un voyage en duo, histoire de s’accrocher aux nibards de la motarde. Mais la surprise qu’il lui avait réservé était au-delà de ses petites vulgarités habituelles. Il pointa simplement du doigt la bâche en laissant la curiosité de l’indienne faire le reste. Intriguée, Chenoa capta rapidement qu’il s’agissait d’une moto également. Fébrilement, parce qu’elle sentait le coup arriver avec la photo qu’il lui avait subtilisé, elle la débacha pour découvrir une splendide Harley, carrément similaire à celle qui était sur la photo et qu’elle avait eu dans sa jeunesse, avant de la rendre quand elle s’était embarquée pour une autre galaxie.

Bicycle Road Rage Harley10

« Oh merde…. Putain, elle est trop belle ! C’est pour moi ?? ». Elle n’attendit pas spécialement de réponse, et elle sauta au cou de Scott pour lui faire un câlin en sautillant comme une gamine. Elle était toute contente et elle le faisait savoir. Elle retourna vite auprès de la moto qu’elle étudia de plus près, des étoiles dans les yeux.

:copyright:️ 2981 12289 0

_________________
Bicycle Road Rage Cc597010
DC : Erin Steele ; Pedge Allen ; Teshara Lays

Revenir en haut Aller en bas

Scott Greer

√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Date de naissance : 12/10/1988
√ Age : 31
√ Messages : 90
√ Localisation : Sur le Dédale

Hier à 14:16

Scott Greer
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

Avant qu’il ne se retrouve avec une Amérindienne perchée à son cou, le copilote se fit une remarque très juste. Il n’avait jamais été généreux avec qui que ce soit. Même pas envers sa femme avant qu’elle ne le trompe. Scott ne s’était plus comporté comme un salaud mais l’égoïste, lui, était resté. C’était aussi pour ça que son couple n’avait pas tenu.
En montant ce plan pour que Penikett le suive dans sa quête pour retrouver Bradford, lui volant cette fameuse photo pour lui offrir une virée sur la même moto, il venait de découvrir ce que ça faisait un peu de générosité. La sienne était très dirigée et loin d’être innocente, c’est sûr, mais s’en était quand même.

Il avait voulu que ça plaise à sa partenaire. Que le trajet, au moins, ne lui soit pas entièrement désagréable. C’est quelque chose qu’il n’avait jamais songé auparavant. Jamais.
La fébrilité de sa collègue, la décomposition qu’il devinait s’opérer sur son visage en faisant la découverte, et sa réaction soudaine lui firent une drôle d’impression. Ca lui faisait plaisir, comme une petite réussite personnelle envers quelqu’un qui comptait. Logiquement il serait excusé pour le vol et la vexation que toute l’escadrille avait perçu chez elle ensuite. Scott ne savait pas bien si elle parlerait de sa virée en moto en revenant à bord mais il comptait bien lâcher quelques infos histoire de ne pas laisser de malentendus entre collègues. Il fallait bien qu’ils sachent, même s’ils avaient de gros doutes, que c’était bien lui le voleur.

«Elle est à toi jusqu’à ce qu’on retourne à bord, ouais.»

Le contact de Timber sur lui avait laissé comme empreinte de chaleur et une odeur qui manqua de le déstabiliser. Un peu comme un mec timide, et il aurait préféré que ce soit le cas d’ailleurs, mais en réalité c’était pire. Les chatouillis dans ses tripes de son instinct prédateur, Hicks le pourri qui se faisait appeler par cette gentillesse, par cette bonne odeur naturelle de Navajo sous le parfum, comme un appel à lui démolir le cul. C’était la crainte, qu’avec ce contact, il se perde soudainement et se décide d’en revenir à des sources bien plus chaotique.
C’était une peur. Juste une peur…c’était fini tout ça maintenant.

Tandis qu’elle était en train de mater sa bécane sous toutes les coutures, Greer s’approcha de l’établi où se trouvaient différents outils d’entretien. Il y avait une enveloppe avec une lettre du fermier. Le gars avait vraiment été aux petits oignons et Scott songea à lui envoya un bifton supplémentaire. Le deal était cool pour les deux parties et il était assez satisfait que le mec ne le prenne jamais pour une buse en profitant de son absence. Dans cette lettre, il lui parlait d’un ou deux détails concernant la moto et d’un endroit sympa où les tenues pouvaient être louée.
Scott prit la clé de l’Harley qui se trouvait dans l’enveloppe et il la tendit à Timber.

«La clé de tes bons souvenirs.»

Il lui fit un sourire entendu puis se tourna pour ouvrir une armoire métallique. La porte couina à cause de la vieillesse et une odeur caractéristique d’un vieux cuir lui monta tout de suite aux narines. Malgré ses crimes et ses conneries, cette odeur lui rappelait une impression de liberté lorsqu’il était sur la route, loin de tout ça. Avec une émotion qu’il s’évertua à conserver en lui, Scott prit le cuir. Il était un peu craquelé par endroit, abîmé au niveau des coudes, mais pas question d’en prendre un neuf. Il avait une histoire celui-là.
Greer l’enfila en ayant l’impression de changer de vie et il vérifia que le veston lui allait toujours aussi bien. Il retourna ensuite auprès de son bijou, levant la jambe pour enfourcher la bête, démarrant sans attendre le moteur.
Quart de tour !

Forcément, il joua avec Timber à celui qui ferait rugir son moteur le plus fort. Il fit même mine de partir sans elle pour se placer dehors, s’arrêtant aussitôt dans son élan. Béquille ouverte, il quitta l’engin et alla refermer son box en y laissant son sac à l’intérieur. Il ne se contenta que de garder ses papiers et son pognon. Il laissa aussi sa collègue se préparer, voir si elle gardait son sac ou pas, puis retourna sur sa moto.
Sur un emplacement du guidon, il accrocha son portable et activa le GPS. Il y enregistra tranquillement deux trajets. Celui de la boutique et celui des Grands Lacs. Soudain, une petite lumière se fit dans son esprit. Scott tapota la surface de sa veste puis en retira, depuis la poche intérieure, une paire de lunette de soleil. Il les chaussa lentement puis tourna sa tête vers Chenoa avec une expression complètement vide. Il imita le terminator et lâcha d’une voix glaciale et rauque, malheureusement mal jouée, le célèbre :

«I’LL BE BACK !»

L’arrogant Scott dans toute sa splendeur fit rugir plusieurs fois son moteur, impatient.
Il gueula par dessus le bruit des motos :

«Ok, la bikeuse aux plumes ! Y’a un endroit si tu veux te louer un cuir. Ca te botte ou tu préfères rester nature ?»

:copyright:️ 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas

Chenoa Penikett

Image perso : Bicycle Road Rage 7foc
√ Arrivée le : 13/06/2018
√ Nationalité : Américaine

√ Gène : ATA
√ Messages : 158
√ Localisation : Entre le Dédale & Atlantis

Hier à 14:51

Chenoa Penikett
Timber & Cross
Du 04 au 25.02
2020
Bicycle Road Rage

« C’est vraiment… une belle surprise. Merci Scott. », fit-elle en le toisant depuis l’autre côté de la moto, alors qu’elle avait encore deux doigts sur la selle et l’autre main sur la poignée. « Je te pardonne pour la photo, je préfère ça que de savoir que tu t’es branlé avec. »

Scott éclata d’un rire presque sadique. Si elle lui tendait le bâton aussi, il ne pouvait pas la fermer continuellement. Il adorait lui balancer un saleté bien vulgaire à la tronche parce que, généralement, ça lui revenait en surenchère. Le répondant de Penikett, c’était à l’autre bout des gueules décomposées des nanas qui se disaient dans leurs petites têtes : “Nan mais quel sale pervers quoaaaa”. Il y avait du retour, c’était marrant.

«J’ai pas besoin de ta photo pour me soulager, qu’est-ce que tu crois !»

Il ricana de sa propre connerie et la balaya d’un geste de main. Autant il aurait insisté du regard en attendant le retour du bâton. Mais là, ils profitaient un peu de la surprise. La dernière fois qu’il avait vu Timber avec des yeux aussi brillant, c’est lorsqu’elle avait fait la connaissance de son F-302.

« Je crois rien moi. », fit-elle en haussant des épaules avec un sourire. Ce ne serait pas un bonhomme sinon. Elle le regarda aller ouvrir une armoire métallique de laquelle il extirpa un cuir. Il devait entretenir ce box, ou plutôt faire entretenir ce box et garder sa bécanne au chaud pour ses retours sur Terre. Franchement, elle devrait faire pareil. Sa solde ne servait à rien, elle dormait sur son compte, et elle était frileuse à l’idée de dépenser son argent, certainement par peur de manquer par la suite. On lui avait toujours dit que pilote, ça ne durait pas toute une vie, mais une petite partie seulement, parce qu’on était vite remercié quand on avait ses premiers cheveux blancs. Du coup, elle faisait comme la cigale, elle mettait de côté au cas où. Elle n’avait pas envie d’être comme ces vétérans de guerre qui revenaient au pays, la main devant, la main derrière, et qui finissaient clochard.
Elle avait un certain bagage culturel qui lui permettrait de trouver une place dans une université, ou un lycée, pour enseigner, mais franchement… elle ne préférait pas y penser pour le moment, pour la bonne et simple raison que cela signerait la fin de l’aventure SG. Ils étaient tous pareils dans ce boulot. Une fois qu’on avait goûté à la Porte des Étoiles, à l’Univers, et tout le toutim, le reste semblait bien fade…

Encore que… Cette moto était tout sauf fade !

Elle venait de glisser la clé que Cross lui avait filé, et elle pressa le démarreur. La moto ronfla subitement et elle prit vie devant eux. Un barouf grave et puissant digne d’une putain d’Harley que les cylindres en V propulsaient dans les deux silencieux. Scott avait démarré sa BMW, sur la carrosserie de laquelle on pouvait lire 1300, ce qui en faisait une trèèèèès grosse cylindrée. S’il voulait faire la course, il lui mettrait un vent en deux secondes, la sienne n’étant qu’une 800 centimètres cube. La sportive faisait pas le même bruit que la Harley, c’était plus aigu quand même, et quand elle tournait au ralenti, elle ne faisait quasiment pas de bruit. Il était obligé d’aller jusqu’a rupteur pour qu’elle pétarade gentiment. De toute façon, il était dur de rivaliser en terme de boucan avec les HD, sans enlever la chicane du silencieux sur une moto comme celle de Scott.
Quoiqu’il en soit, c’était grisant ! Alors que Scott sortait du garage, elle n’était pas encore montée dessus. Avec précaution, elle passa sa jambe par dessus la selle, ce qui n’était pas bien dur. Elle était grande, et la moto était courte sur patte, plus petite et racée que celle de son comparse. Pour le moment, elle ne pensait pas à tous les kilomètres qu’ils allaient devoir se mettre dans les roues, et heureusement. Quand elle posa ses fesses sur la selle, elle sentit les ressorts typiques de chez Harley s’écraser doucement, procurant une assise confort et la protégeant des cahots de la route. La selle était rembourrée, ferme sur l’extérieur, et moelleuse en profondeur. Quand sa deuxième main vint se poser sur le guidon, elle eut un frémissement d’excitation sexuelle. Elle sentait le moteur grave et puissant ronronner, vibrer, vivre entre ses jambes, et elle savait qu’à cause de la position de ses quilles sur les repose pieds, elle aurait son pubis de collé au réservoir, et ça allait fourmiller. Une sensation qu’elle perdrait de vue dès qu’elle se concentrerait sur la route.

Son pied enclencha la première en appuyant sur le sélecteur tandis qu’elle tenait l’embrayage au guidon. Avec une souplesse incroyable, elle avança pour sortir du box, faisant ronronner de plus belle la machine. Elle repassa au point mort pour déployer la béquille et s’extirper de la moto. Elle avait hâte de tailler la route avec ! C’est là que Scott se lança dans l’art dramatique, ou comique, c’est selon, en produisant une imitation foireuse de Schwarzy dans Terminator. Forcément… Chenoa n’avait pas la référence. Ce n’était pas dans sa hutte dans sa réserve qu’elle avait la télé, alors d’aller au cinéma… Elle n’y était allée qu’à l’université avec ses amies. Du coup, n’ayant pas de point de comparaison à ce qu’elle pensait être une référence à quelque chose, elle ne pouvait pas se moquer de son compagnon d’aventure.
Et sur ce, il fit rugir son moteur, lui cassant les oreilles. Elle secoua la tête. Elle avait glissé son portefeuille dans une de ses poches de jean, laissant son sac dans le box pour le moment avant qu’il ne le referme et se mette à faire du boucan.

« OUAIS !!! ME FAUT UN PUTAIN DE CUIR !! ». Pour le casque, elle n’était pas décidée encore mais elle verrait sur place une fois au magasin. Elle enfourcha de nouveau sa moto qui était chaude maintenant, et elle suivit Scott.

Les premières sensations étaient les meilleures. Au début, elle était un peu frileuse, le temps de se remettre la moto dans les pattes. Les Harley n’étaient pas le genre de bécane qu’on pouvait beaucoup pencher, et c’était le seul défaut qu’elle leur trouvait. Toujours est-il que de sentir le vent dans ses cheveux qui ondulaient derrière elle, de sentir la moto entre ses jambes, de voir l'asphalte défiler et de pouvoir doubler peinard les voitures, tout cela lui rappela de bons souvenirs. Il n’y avait pas à chier, la moto c’était quand même sacrément la liberté.

:copyright:️ 2981 12289 0

_________________
Bicycle Road Rage Cc597010
DC : Erin Steele ; Pedge Allen ; Teshara Lays

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 1

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum