Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Erin Steele

√ Arrivée le : 27/03/2016
√ Date de naissance : 29/09/1987
√ Nationalité : Américaine

√ Age : 33
√ Messages : 1632
√ Localisation : Atlantis

le Ven 2 Oct - 11:52

Erin Steele
La troika : la rond-de-cuir, le soudard et la traitresseCaldweel, Steele & Lunienko

Dédale : Retour sur Terre.


A présent qu’elle était maman, Erin revenait plus régulièrement sur Terre. Si elle avait la possibilité de passer par la Porte maintenant qu’Atlantis utilisait la technologie d’un E2PZ vert, elle n’avait pas choisi cette option pour ce retour, préférant faire le voyage via le Dédale pour des raisons… professionnelles.
Atlantis se relevait d’un événement sans précédent, durant lequel un militaire avait pris le contrôle de la cité, faisant sécession avec la Terre, et avec le reste de la galaxie qui plus est. Heureusement, les choses étaient rentrées dans l’ordre, mais à quel prix ? Il y avait du boulot, tant diplomatiquement, administrativement, financièrement, etc. Alexander ayant choisi de rester sur Terre élever leurs enfants, Erin devait composer avec un Woolsey au plus mal, et la Commission qui lui mettait la pression.

Mais elle savait que c’était provisoire. Elle lâcherait l’affaire prochainement, parce que… Elle n’avait plus autant le feu sacré qu’auparavant, son esprit étant ailleurs. Elle ne s’imaginait pas reprendre une vie normale sur la planète Bleue, mais l’arrivée de leur fille changeait radicalement la donne, ainsi que ses perspectives. Il ne fallait pas se leurrer, elle avait fait son temps sur Atlantis. Mais cela ne l’empêchait pas d’essayer de léguer un bateau en bon état de fonctionnement pour le suivant.

Et pour cela, il fallait traiter tous les problèmes, y compris les problèmes avec l’espionnage russe. Une sale habitude qu’ils avaient conservé depuis la Guerre Froide, comme si emmerder le grand adversaire américain était un sport national. Pourtant, cette expédition était commanditée par une Commission Internationale, et ils y avaient même leur siège ! En tout cas, cette histoire serait un bon coup d’arrêt à leurs prétentions d’avoir un représentant plus officiel sur la cité, avec des pouvoirs plus important, comme un dirigeant en second, ou un dirigeant tout cours. En leur mettant leur nez dans la merde, ils ravaleraient leurs ambitions.

Encore que… Il y avait potentiellement un coup à jouer. Après tout, si les russes aimaient l’espionnage, les américains aussi. Il restait envisageable de retourner leur espion pour en faire un agent double, et pourquoi pas, brouiller les cartes. Voir jusqu’à où ça allait, qui était concerné, démanteler le réseau en sous-main et avoir des billes à faire peser dans la balance pour des négociations privées avec les russes. Bref, de la politique pure et dure.

« Comment voulez-vous procéder Colonel ? », demanda Erin posément, les jambes croisées, assise devant le bureau de Steven Caldwell. Il fut un temps où elle était presque montée sur ce bureau pour lui montrer qui était la cheffe dans le coin, malgré qu’il soit sur son croiseur, mais ce temps était révolu. Depuis, ils entretenaient une relation cordiale, en bonne intelligence, et ça convenait bien mieux à Erin. Elle était encore jeune dans le milieu à ce moment là, et montrer les dents lui semblait être une bonne stratégie, maintenant… elle arrondissait un peu plus les angles, et elle parvenait quand même à ce qu’elle voulait, sans avoir à rayer le parquet derrière elle.
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L'administration a des problèmes à toutes vos solutions.
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D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Warren Butler~ Ecriture : Springgreen ~ PNJ : Psychologue Harleen Walker

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Steven Caldwell

√ Arrivée le : 24/01/2017
√ Date de naissance : 05/04/1952
√ Age : 68
√ Messages : 805
√ Localisation : Sur le Dédale

le Ven 2 Oct - 12:12

Steven Caldwell
La troika : la rond-de-cuir, le soudard et la traitresseCaldweel, Steele & Lunienko

Caldwell déposa une tasse devant elle. Il avait fini par connaître ses goûts et leur entretien passe toujours mieux avec des repères familiers. L’officier contourna son bureau pour s’installer sur son siège et faire face à Erin. Une histoire de traître et d’espionnage les attendait. Le CODIR avait commencé le boulot, ce serait à eux deux de le finir. Comme à chaque fois qu’il prenait ce genre de problème à bras le coeur, le colonel n’avait pas peur d’utiliser les moyens détournés pour contrôler son environnement. La fameuse Esfir Lunienko était secrètement surveillée par les caméras. Le Pôle-Com écoutait ses conversations radio. Et quelques membres d’équipage de confiance laissaient traîner une oreille non loin.
Dans un endroit aussi étriqué qu’un croiseur de combat, il n’avait pas de mal à contrôler les moindres faits et gestes de Lunienko. Il n’avait pas apprécié sa nonchalance et son humour permis par son rang de civil. Maintenant c’était une traître et il n’allait certainement pas lui faire de cadeau.
Une espionne Russe sur un bâtiment de guerre Américain...elle allait moins sourire cette fois.

« Je suis tenté de vous proposer la méthode du gentil et du méchant flic. » répondit-il calmement. Il but une gorgée de son café et développa son idée.
« Vous avez lu le dossier comme moi. Cette jeune femme a reçu l’héritage de la guerre froide. Je suis tout indiqué pour prendre le rôle du dangereux Américain. Mon grade et la façon dont me perçoit la concernée me prédisposent à la menace. »
Il marqua une pause, examinant discrétement les écrans de contrôles sur les murs d’un oeil vif, comme il en avait l’habitude, avant de reprendre :
« Je suggère une arrestation musclée et une fouille agressive de ses quartiers. Mes hommes la jetteront sans ménagement dans une salle d’interrogatoire une fois la fiole découverte. J'orchestrerai une petite mise en scène violente, sur relent de guerre froide, dans l’intention de produire un environnement menaçant. Je veux qu’elle se sente en danger, en péril, isolée dans un monde Américain sans pitié. Tout cela sera du bluff, bien entendu. »
Il la toisa avant d’ajouter d’un air entendu :
« Vous serez la seule femme du lot. Et l’idéal serait que vous interveniez contre “mes méthodes déplacées” pour vous donner le beau rôle. La seule bouée de douceur dans ce monde violent en somme. Qu’en pensez-vous ? »

Les mains autour de la tasse de thé fumante que le Colonel lui avait donné, Erin écoutait les propos de ce dernier en se réchauffant un peu. Elle avait toujours froid dans ce foutu croiseur.
Comme toujours, l’homme n’y allait pas par quatre chemins. C’était de l’efficace, sans enrobage, sans fioriture, direct et précis. Un plan de bataille en somme, où chacun avait son rôle à jouer, même la future détenue.
Très franchement, Erin n’était pas fan du procédé, c’était déloyal, fourbe, mesquin, et peut être un peu trop. Mais cela ne l’empêchait pas de considérer la question. Elle comprenait que le colonel, en fier militaire, en haut gradé des Etats-Unis, avait ce genre de raisonnement. Il était de son devoir de punir les ennemis de l’Amérique, et les espions en faisaient partis. Et puis… ces derniers ne jouissaient pas d’une bonne réputation depuis toujours.
Sa méthode avait le mérite de prendre l’ascendant psychologique tout de suite sur la jeune femme. Erin ne la connaissait pas spécialement, mais elle suivait le dossier depuis un moment. Lunienko semblait être une femme assez joyeuse, plutôt joviale, toujours convivial. C’était ce qui transpirait des enquêtes. C’était certainement une façade pour qu’elle puisse mieux opérer en sous-marin, qui plus est, le fait est qu’elle avait un rapport avec la gente masculine assez facile, ce qui pouvait là aussi accréditer la thèse qu’elle usait de ses charmes pour parvenir à ses fins. Cela dérangeait Erin de raisonner ainsi, mais quand on mettait bout à bout les pièces du puzzle… tout collait.

Et puis, elle avait quand même volé un produit classé, dans l’idée de le remettre à des commanditaires russes.

Mais fallait-il instruire à charge et bafouer quelques protocoles ? Pas vraiment, ce n’était pas légal.

« Sur l’idée du gentil flic et du mauvais flic, je suis d’accord, c’est une bonne façon de l'amener à coopérer. Tant que vous ne me faite pas un remake de Guantanamo, nous pouvons procéder comme ça. Il ne faut pas que ça dérape physiquement. Qu’on la bouscule psychologiquement est un fait, mais n’oublions pas que tant qu’une Cour n’aura pas jugé cette affaire, elle reste présumée innocente. »

Elle préférait que ce soit clair, et c’était son rôle en tant que civil et administratrice de rappeler ce fait. Bien entendu, il fallait quand même parvenir à la faire craquer et avouer, ou du moins, à démêler tout ça. Il y avait un faisceau de preuves accablantes qui convergeait dans sa direction, et devant le fait accompli, Erin espérait bien des aveux.

« Si nous l’envoyons devant un cours bien entendu. Nous pouvons prendre le parti de tenter de la retourner contre les russes pour notre compte. Nous avons l’accord en plus haut lieu pour ça. », finit-elle par dire. Dans ce cas là, ça devenait moins officiel, moins légal, plus opaque… Les limites n’étaient plus les mêmes, mais heureusement pour Esfir, Erin n’était pas le genre de personne qui pouvait commettre des atrocités et qui pouvait se brosser les dents en se regardant dans le blanc des yeux dans son miroir.

« A voir comment ça va tourner pendant l’interrogatoire. Votre méthode donnera des résultats, j’en suis certaine. »

Comme d’habitude lorsqu’ils s’entretenaient, Steele ne pouvait pas s’empêcher de dessiner du doigt la ligne à ne pas franchir. C’était désagréable, lorsque l’on était reconnu pour sa droiture et son respect du protocole, de vous faire rappeler les règles par un supérieur qui aurait l’âge de votre petite fille. A l’époque, ça l’agaçait prodigieusement, d’autant plus qu’elle était du genre à avoir les dents longues. Elle se servait de cette habitude pour prendre un ascendant qu’il ne voulait pas lui laisser. Ca n’avait duré qu’un temps, heureusement. L’accouchement semblait même l’avoir rendu moins hargneuse. Elle finissait ses diatribes par une couche de miel…

« Comme je l’expliquais... » aborda l’officier après un petit moment silencieux. « ...il s’agit d’une mise en scène. Du bluff. Notre prisonnière sera bousculée psychologiquement et probablement choquée dans un premier temps. C’est délibéré, je veux la déstabiliser pour maximiser votre image du bon flic. »
Il but tranquillement une gorgée et termina :

« Cela reste du domaine psychologique, sa santé ne sera pas exposée. Nous sommes sur mon croiseur. Et il ne s’appelle pas “Guantanamo”. »

Erin opina tranquillement de la tête. Elle percevait clairement qu’elle l’avait contrarié avec sa référence à Guantanamo mais ce n’était pas grave. Il fallait bien que quelqu’un évoque les limites, et c’était sans rôle, aussi rabat-joie que cela était. Enfin qu’importe, tant qu’ils étaient sur la même longueur d’onde au bout du compte, l’essentiel était là.
Malgré son air, le colonel Caldwell était un fin stratège et un habile manoeuvre, capable de créer des situations discutables, mais qui restaient sensiblement dans la loi. Pour cela, elle n’avait pas à s’inquiéter, elle le savait, et ses hommes étaient aussi bien dressés que des chiens de berger. Tant que le maître ne leur dirait pas de mordre, ils se contentaient de rabrouer le troupeau.
« Non assurément, ce serait de mauvais goût. », concéda Erin avec un sourire finalement. « Et bien, je vous laisse procéder dans ce cas, les choses étant posées... »
La partie allait commencer. Elle se demandait comment aller réagir cette femme. Comment ne pas anticiper sa réaction ? Qu’allaient-ils découvrir en creusant ? Enfin… qu’allaient découvrir qu’ils ne savaient pas déjà en creusant ? C’était là la vraie question. L'administratrice avait hâte de s’y mettre même si elle devait se disposer à aller au charbon et à la confrontation, un exercice qu’elle n’aimait pas particulièrement mais qu’elle maîtrisait.
« Très bien. Je vous conseille de garder votre radio près de vous. Nous agirons à une heure tardive. »

Steven la salua poliment et la congédia de son bureau pour lancer ses premiers ordres. Maintenant qu’ils étaient en accord, il fit surveiller étroitement Esfir Lunienko. La technicienne revenait sur Terre pour une permission, elle se trouvait dans les quartiers aménagé du personnel de transit. Cet endroit, légèrement à l’écart de la vie de l’équipage et des endroits sensibles, s’organisait sur un double couloir bardé de chambres pour quatre. Elle avait eu la “chance” d’être seule dans celle-ci, sans caméra.

L’étau s’était pourtant resserré sur elle.
La fiole qu’elle avait substitué, celle qui contenait la fausse version du breuvage surnommé “potion magique” pour ses capacités énergisantes, avait été auparavant traité avec un composé radioactif. Une signature que l’on employait pour marquer un objet ou un élément d’importance par une empreinte non physique, dissimulée. Dès son entrée, les sondes entourant les sites de téléportation avaient relevé la signature radiante.

Depuis, un membre de confiance de l’équipage venait faire des relevés discret devant la porte de la Russe, confirmant la présence du produit volé.

Au début, le colonel laissa Esfir s’installer et prendre ses marques pour son voyage. Il voulait que le Dédale soit dans le tunnel hyperspatial pour éviter une quelconque communication vers Atlantis, même s’il les maîtrisait. C’était une sécurité. Il comptait également là-dessus pour endormir la méfiance de Lunienko. Passé l’installation, le début du voyage lancé, elle aurait moins de doutes.

Pendant ce temps, le colonel effectua plusieurs briefing aux forces de sécurité qui se chargeraient de l’arrestation. Erin Steele était conviée à chacun d’eux. Steven y détaillait ses consignes, le rôle agressif qu’il demandait aux hommes pourtant plus habitué à la sévérité protocolaire de ce dernier.
La seconde du Capitaine LaTour, officier en charge de la communication, était une petite brune du nom de Danela. Elle se présenta et lui fournit une tablette lors de la première réunion.

« Le colonel souhaite que vous soyez pleinement informée du processus d’arrestation. Nous avons connecté cette tablette en temps réel aux caméras du couloir ainsi qu’aux modules que porteront certains gardes sur leurs casques. »
La jeune femme lui expliqua le fonctionnement après lui avoir demandé de rentrer son code d’authentification sur la tablette.
« Nous avons simplifié la chose. » expliqua Danela. « Vous avez les images de chaque caméras disponibles sur ce damier interactif. Il vous suffit d’appuyer sur celle que vous souhaitez suivre, elle s’affiche en plein écran. Il n’y a pas de latence, donc ce sera un visionnage en temps réel. Image et audio madame. »

« Très bien, je vous remercie. », fit Erin en s’emparant de l’objet et de le manipuler un peu pour vérifier qu’elle avait bien en main son fonctionnement. Au moins, elle serait au première loge des festivités, et peinarde. Ce ne serait pas très agréable à regarder, mais voilà, c’était nécessaire. Après tout, elle n’y était pour rien si cette jeune technicienne jouait à un jeu dangereux.


Caldwell prit la décision d’agir le troisième jour au milieu de la nuit.
Il envoya un garde frapper à la porte de Steele. Pour le côté diplomate, il avait veillé à lui laisser une demi-heure et un café. Pendant ce temps, les gardes se réunissaient pour une ultime préparation. Caméra sur casque branché, vérification des Zats, liste des passagers à contrôler.
Au signal du colonel, pendant que le pavillon de l’équipage de transit dormait, les soldats déboulèrent sans aucune douceur. Ils se mirent à gueuler, à tambouriner aux portes. S’y mélangeait les aboiements agressifs de chien de combat.
« OUVREZ !!! CONTRÔLE MILITAIRE ! » gueulait-on.
Le colonel visait la fouille générale pour son morceau de théâtre. Laisser quelques minutes à Esfir pour réaliser que quelque chose se tramait dans les coursives. Qu’elle puisse sentir l’angoisse et la pression monter d’un coup, la dévorer, jusqu’à ce que ce même poing finisse par s’écraser sur sa porte à elle.
« OUVREZ !!! CONTRÔLE MILITAIRE ! »
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Esfir Lunienko

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√ Arrivée le : 11/01/2019
√ Date de naissance : 06/08/1994
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√ Messages : 520
√ Localisation : Cité de Atlantis

le Mer 7 Oct - 16:22

https://www.atlantisinsurrection.com/t3265-permission-de-esfir-lu
Esfir Lunienko
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Esfir émergeait à peine du sommeil lorsqu’elle entendit des coups se rapprocher de sa porte, elle n’eut que le temps de cligner des yeux en fait avant d’entendre tambouriner sur sa porte. Elle bailla à s’en décrocher la mâchoire et se frotta les yeux. Mais c’était quoi ce bordel ? Depuis quand le Colonel Caldwell laissait il des abrutis importuner les passagers du Dédale. Les coups redoublèrent, et le type derrière la porte gueula de plus belle.
« OUVREZ IMMÉDIATEMENT !!! CONTRÔLE MILITAIRE ! »
« Oui oui j’arrive... » bafouilla t’elle tout en se dirigeant vers la porte tel un zombie. Elle n’était pas ivre...ça ne risquait pas avec la politique zéro alcool du capitaine de bord mais cela faisait à peine une heure qu’elle s’était endormie et voilà que tout ce charivari la réveillait en plein milieu d’un rêve passionnant.

Lorsque le sas se leva, deux militaires la bousculèrent et entrèrent dans ses quartiers, mettant ses affaires sans dessus dessous. Un troisième militaire, celui qui tenait un berger allemand agressif, pointait Esfir du doigt pour lui intimer l’ordre de rester dans le coin de sa chambre pendant la fouille. Il retenait d’une main ce chien qui ne cessait d’abboyer et d’abboyer en la fixant de manière haineuse.
« VOUS ÊTES RUSSE ? » enragea celui qui jeta ses vêtements au sol.
La jeune femme les regardaient bouche bée tout en se retrouvant forcée de reculer dans sa cabine sous la menace de ce chien dressé au combat.
« Oui. » répondit-elle sans réellement comprendre le but de la question.
Pendant ce temps, un quatrième homme entra avec une sorte de compteur Geiger évolué. Il pointa son capteur qui se mit à grésiller de plus en plus fort.
Sans aucun ménagement, ils poussèrent Esfir contre le mur, bras et jambes écartés, pendant qu’on la fouillait et la passait au capteur.
Ces types étaient de vraies brutes… mais où étaient donc passées les bonnes manières de Caldwell ?
« Mais qu’est ce qui se passe ? » tenta-t’elle en vain de s’informer.
« Mais arrêtez ! Mais.. si vous continuz je crie au viol ! » commença t’elle à râler alors que les soldats la fouillait sans ménagement malgré le peu de tissus qu’elle portait pour dormir.
« LA FERME ! »
« Qu’est ce qui vous prends ? Je veux parler au colonel ! Ou est ce vieux bougon ? »

Ses questions restaient sans réponses. Parce que c’est eux qui les posaient.
« VOUS ALLEZ OU ? EN RUSSIE ? » lui crachait-on au visage.
« Chez moi... » répondit elle toujours aussi perdue face à ce traitement qu’elle estimait injuste et incompréhensible. Jamais elle n’avait vu aucun militaire de la Cité traiter un de ses collègues de la sorte.

Le détecteur grésilla fortement lorsque le technicien s’approcha de sa valise qui n’en méritait plus le nom. Il fouilla longuement à l’intérieur avant de déclarer “avoir trouvé”.
« Donnez moi ça. » l’officier des gardes prit la fiole qu’il sonda longuement.

Le visage de la jeune femme se décomposa lorsqu’elle découvrit leur trouvaille en jetant un oeil par dessus son épaule. C’était ça le but de tout ce cirque ? Une petite voix dans sa tête, la même que celle qui l’avait fait hésiter lorsqu’elle s’était saisi de la fiole, se mit à titiller sa conscience. Son coeur s’emballa et elle garda cette expression d'hébétude figée lorsque l’officier s’approcha d’elle avec l’objet du délit.

Il agita l’objet sous le nez d’Esfir avant de lancer à un collègue, d’un ton sans appel :
« Appelez le colonel. »
Le petit doute que la jeune femme n’avait pas voulut écouter, celui là même qui lui avait fait demander au Général de lui reconfirmer qu’il voulait absolument qu’elle lui apporte cette fiole… ce doute semblait justifié maintenant. Elle n’osait ni bouger, ni parler, prise d’une soudaine suée.

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Steven Caldwell

√ Arrivée le : 24/01/2017
√ Date de naissance : 05/04/1952
√ Age : 68
√ Messages : 805
√ Localisation : Sur le Dédale

le Mar 13 Oct - 13:47

Steven Caldwell
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Tandis qu’on continuait de retourner ses quartiers, la trouvaille les motivant à une exploration encore plus minutieuse de chaque recoin, le chien de combat ne cessait de hurler sur la jeune femme. A croire qu’il ne demandait qu’un geste de son maître ou un moment d'inattention pour lui sauter dessus et la défigurer à vie.
Chaque secondes devait lui sembler très longues.

Au bout d’une éternité, un seul homme pénétra dans les quartiers.
Le colonel Caldwell commença par sonder le bazard qui se trouvait dans les quartiers avant de jeter un coup d’oeil au chien puis à la jeune Russe.
« Maître-chien, disposez. »
Le type répondit tout de suite d’un salut militaire avant d’écarter l’animal. Il quitta les quartiers d’Esfir, l’écho des aboiements s’amenuisant au fil du temps.

La technicienne se détendit légèrement maintenant que le molosse s’éloignait et avec lui le souvenirs des mises en garde de Kyle sur les chiens de combats. Sa respirations se calma légèrement mais l’atmosphère de désordre et la tension qu’elle lisait dans les attitudes froides du colonel la gardait sur la brèche.

L’officier de la sécurité remis ensuite au colonel la fiole qu’il observa un instant. Il l’approcha volontairement du soldat équipé du compteur Geiger, passant le fluide sous la sonde qui grésilla bruyamment.
« Lorsque j’ai été informé d’un cas de haute trahison à bord de mon navire, j’ai suspecté les passagers en transit. » dit-il doucement.
Esfir écarquilla les yeux. “Haute trahison” ? Non c’était impossible, il devait faire erreur. Elle fouilla sa mémoire à la recherche d’indice. Sans succès.
Il rendit le tube au chef de la sécurité qu’il congédia d’un signe de tête. Il ne restait plus que les deux gardes qui allaient l’arrêter.
« Je vous félicite, Lunienko. Cette fois, vous avez réussi à me surprendre. » lâcha-t-il d’un ton sec. « De mon temps, la haute trahison se règlait simplement. Avec un mur et une balle. Mais vous avez commis cet acte sur mon bâtiment, sous mon commandement, alors je ne vous donnerai pas cet honneur... »
La russe s'apprêtait à répondre qu’il y avait erreur, qu’on était plus à l’époque de la guerre froide, mais aucun mot n’eut le temps de sortir.
Il s’approcha et la fixa droit dans les yeux.
« Gardes. Emparez-vous de cette ordure. Et passez-là par le sas. »
« Avec plaisir, monsieur ! »

Les deux hommes l’empoignèrent sans ménagement. L’un opéra une clé de bras tandis que l’autre l’harponnait par le col.
« N’attendez pas mon ordre pour l’éjecter. »
« Bien colonel ! »
Ils s’apprêtaient à la faire sortir de sa chambre, devant tout l’équipage, avant de la jeter dans un sas. Puis dans l’espace...

Esfir se tourna autant que la prise des deux soldats le lui permettait, l’incompréhension se lisait toujours aussi bien sur son visage.
« Colonel ? Non! Il y’a erreur… vous ne pouvez pas... » commença t’elle alors qu’on l’emmenait dans le couloir.
Non, ce n’était pas possible, pas logique… bon, elle avait bel et bien pris cette fiole sachant que le Général n’avait pas encore tous les papiers… mais de la haute trahison, ça devenait n’importe quoi. Ce devait être une blague… oui c’était forcément ça.
Elle cherche des yeux Darren ou Matt… une caméra peut être...
« Aller, c’est bon… c’est pas drôle. Vous pouvez me lâcher maintenant… franchement le coup de la russe espionne, c’est du réchauffer! Dites à Matt que c’est pas drôle... »
Mais la poigne des deux gardes se fit plus rude.
« Tais toi ! On a nos ordres traîtresse ! »
Quoi ? Tout ça pour une fiole de potion magique améliorée ? Ca ne pouvait pas être si grave… et puis on était peut être pas sur Terre mais, on ne pouvait quand même pas la juger sans procès… même Caldwell!

La russe commença à se débattre, freinant des quatres fer pour empêcher ses gardes d’avancer. Il était hors de question de finir propulsée dans l’espace! Non, elle en référerait à Woosley s’il le fallait.
Les deux hommes affirmèrent leur prise et la secouèrent un peu pour l’obliger à aller en avant, elle décolla alors les pieds, fouettant l’air devant elle dans une ruade désespérée pour se libérer sous une bordée de jurons russes.
« Laissez moi partir ! Au secours! On veut me tuer!!!! A l’aide!!!!. »
Quelqu’un ayant deux doigts de jugeote finirait bien pas intervenir et obliger Caldwell a s’expliquer !
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Erin Steele

√ Arrivée le : 27/03/2016
√ Date de naissance : 29/09/1987
√ Nationalité : Américaine

√ Age : 33
√ Messages : 1632
√ Localisation : Atlantis

le Jeu 15 Oct - 12:19

Erin Steele
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Erin reconnaissait que les méthodes du Colonel étaient pour le moins… cinématographiques. Il y mettait les formes et ses hommes aussi. Pas difficile de jouer le militaire de base, mais pour faire peur à une demoiselle, ce n’était pas la même chose pourtant. A croire qu’ils avaient soit ça dans le sang, soit un sacré sens de la représentation visuelle. Après il suffisait de faire miroiter le mot “traître” à des gens qui donnaient leur vie pour leur nation pour les mettre en route. Et puis, Caldwell avait certainement trié sur le volet son équipe pour que celui ou celle qui soit un peu plus timide que les autres ne se retrouve pas embarqué dans ce simulacre d’exécution. Avaient-ils parler de cela d’ailleurs ? Non, sinon elle s’y serait opposée, et fermement. L’introduire dans un environnement menaçant, lui couper toutes formes de sentiment d’appartenance à l’expédition, la traiter comme une traîtresse et lui foutre les pétoches, ça oui. Simuler une mise à mort… ça non.

« Maudits militaires, faut toujours qu’ils aillent trop loin. », râla Erin en se levant de son siège. Elle n’aimait pas ce qu’elle voyait, et cela la chamboulait en son for intérieur, pourtant elle se devait de rester calme et posée.
Maintenant qu’elle était une taulière de l’expédition, les couloirs du Dédale n’en constituaient plus un, de dédale. Aussi s’orienta-t-elle sans mal en essayant de faire au plus court, et elle intercepta le petit convoi. Oh, facile, dans les derniers mètres, il était aisé d’entendre Lunienko gueuler comme un putois, et à raison.

« Qu’est-ce que vous faites ?! », fit Erin en se posant au milieu du couloir, blanche comme un linge, mais fermement décidée à s’opposer à cette méthode merdique. « Vous allez me mettre madame Lunienko en salle d’interrogatoire, et tout de suite ! » Elle s’écarta légèrement, en faisant un signe du menton dans la direction supposée des salles en question. Le rôle du gentil flic commençait, et sur les chapeaux de roues.

Erin Steele qui apparaissait au milieu du couloir tel un chevalier blanc, c’était inespéré ! Esfir était toujours aussi affolée mais elle cessa de hurler lorsqu’elle croisa le regard de la bureaucrate.
« Madame Steele...qu’est ce qui se passe ? J’y comprends rien... »

Pendant ce temps, le chef de la petite équipe n’appréciait pas l’ingérence de cette autorité. Il se présenta en bouclier devant ses hommes et finit par dissimuler entièrement Lunienko de son propre corps. Il comptait faire comprendre à tout le monde qu’il ne serait pas si aisé de se priver du spectacle d’une exécution. Un bon gros soudard à l’ancienne en somme.
Comme Steele le suspectait, le colonel avait trié sur le volet les meilleurs candidats pour ce jeu de dupe. A leur capacité à surjouer, à faire les acteurs d’un mauvais film d’espionnage. Il les avait longuement briefé sur le caractère peu respectueux et décalé qu’il leur ordonnait d’adopter. Bien loin de ce qu’il permettait ordinairement sur son navire. Et comme Esfir l’avait elle-même suspecté, il n’avait jamais été question d’envoyer quelqu’un par le sas sans forme de procès ni interrogatoire. Steven Caldwell était trop procédurier.
Tout cela déguisait la scène comme il l’avait expliqué. Une nette référence à la guerre froide, aux purges fratricides orchestrées au sein de l’armée rouge en diverses époques, dans le seul dessein de déstabiliser la jeune femme. Toutes ces questions qui bouillonaient dans son esprit la fragilisait et la jetait d’autant plus vite dans les jupons de Steele.

Mais le colonel Caldwell avait malheureusement négligé un détail.
Le côté compatissant et les méthodes new age de la directrice du programme. Tandis qu’il atteignait la salle d’interrogatoire et attendait de donner l’ordre qui terminerait cet odieux coup de pression, son chef d’équipe le contacta pour lui faire part de l’événement. Erin Steele était intervenue prématurément.
Ce n’était pas si étonnant dans le fond. Le coup de bluff était recherché, osé, et très mesquin. Steele avait déjà émis des réserves à ce sujet et, puisqu’il lui avait permis d’en suivre tout le déroulement par vidéo, il comprenait qu’elle veuille mettre fin plus tôt à ce petit jeu.
Steele avait ses propres armes. Mais Steven songeait qu’elle n’aurait jamais pu faire déguiser l’environnement comme il l’avait fait de son côté. Qu’elle l’accepte ou non, ce choc était nécessaire à la préparation de son interrogatoire. Déstabilisée mais pas blessée, il l’avait promis. Envoyer quelqu’un par le sas en agitant un objet volé sous son nez était très gros, trop gros. C’est justement pour ça que ça marchait. Il y avait toujours le risque que ce soit vrai, le doute que ce soit possible. Et pour quiconque cherchait la sécurité, Steele serait alors la bouée de sauvetage.

« Très bien. Amenez-là en zone carcérale. »

Caldwell n’en tirait aucun plaisir.
Il avait même hâte d’en avoir fini avec cette histoire. L’homme n’appréciait pas le concept de faire passer au supplice une Russe qui n’avait eu pour seul crime que sa naïveté. Mais c’était son rôle, c’était l’idéal pour ce qu’on leur demandait.
En attendant patiemment l’arrivée de l’escorte et de la directrice, l’officier se déguisa de son masque le plus sévère et toisa directement Steele lorsqu’elle apparut. Si l’échange de regards se montrait aussi froid et électrique qu’il avait été à leurs débuts, il ne doutait pas que c’était délibéré cette fois. Le jeu de rôles venait de débuter. Pour les reproches et règlements de compte, ça se ferait plus tard durant le débrief.
« Steele ! Dois-je vous rappeler que ce bâtiment navigue entre deux galaxies et que j’y ai seule autorité ? » gronda Caldwell pendant qu’on installait sans ménagement Esfir sur la chaise. « Une affaire de trahison de cette importance au sein de l’US Air Force ne regarde pas la CIS. »

Erin n’avait pas répondu à Esfir. Elle préférait garder une certaine barrière avec elle, même si l’envie de lui dire que ça irait été forte. En faite non, ça n’irait pas. Elle était dans la merde, et jusqu’au cou. Campée devant le militaire qui venait s’interposer entre ses hommes et elle, elle était à deux doigts de lui rentrer dedans en le toisant d’un air froid, le menton légèrement relevé pour le mettre au défi de venir lui chier sur ses escarpins, quand l’ordre du colonel vint mettre un terme à toute cette mascarade.

Ça commençait fort ce petit jeu du mauvais et du gentil flic, mais au moins, Lunienko était dans l’ambiance. Et le colonel qui en rajoutait une couche en arrivant. Dans le bain direct. Ça lui rappelait une discussion qu’ils avaient eu tous les deux un jour et qui avait valu des problèmes à Erin, mais qu’elle ne regrettait pas vraiment.

« Au sein d’une expédition civile nommée Atlantis Colonel, dont vous n’êtes qu’un instrument utilisé par la CIS pour en garantir la sécurité. Nous sommes peut-être dans votre bus, mais cela ne vous donne pas tous les droits. Aux dernières nouvelles, cela n’inclue pas de rendre justice soi-même. Contentez vous de conduire. », répondit-elle froidement, s’apprêtant à le contourner pour aller du côté d’Esfir. Elle y allait fort, et elle espérait que Caldwell ne lui en tiendrait pas ombrage par la suite, mais il fallait poser le tableau.
« Aux dernières nouvelles, vous n’êtes pas la CIS mais son outil au même titre que moi. »
Il la toisa.
« Arrogez-vous la place conducteur et je vous éjecte de mon bus en même temps que votre nouvelle amie. La sécurité de tous les passagers m’importe plus que votre soif de pouvoir. »

« Je n’ai pas cette prétention, je me contenterai de conduire l’interrogatoire. Pouvons nous commencer ou il faut encore que nous clarifions quelque chose ? », demanda-t-elle en faisant les gros yeux.
Caldwell la sonda silencieusement. ll avait bien saisi le message, lui faisant comprendre que le petit jeu avait assez duré. Steele avait raison, continuer le concours ne servirait plus à grand chose. Pour un peu, Lunienko sortirait les pops corns en attendant de voir qui pissait le plus loin. Mais puisqu’il avait sa fierté de commandant, il resta silencieux un certain temps, faisant mine de peser le pour et le contre, malgré le fait que la décision était déjà prise, forcément.
Il lui tendit le dossier qu’il venait de récupérer sur la table.
« Nous conduirons cet interrogatoire à deux. » imposa-t-il en lui donnant le dossier. Son regard sévère migra vers Lunienko. « Ensuite, nous déciderons s’il est sage de sortir les poubelles. »
« Ohhh, pitié. », fit Erin en levant les yeux au ciel en prenant sèchement le dossier. Elle reporta son attention sur Esfir.
« Puisque nous sommes là, autant ne pas y aller par quatre chemins, vous êtes accusés de trahison, et des preuves matérielles ont été saisies dans vos quartiers. Je suppose que vous avez une explication. »


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